Le journal de Françoise, 1 juin 1904, samedi 4 juin 1904
3” année—No 5 Le numéro, io cts (GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) Paraia»ant le 1er et le 3ieme samedi de ctia.Qiie rtioi» Directrice : R.BARRY Dire vrai et faire bien ABONNEMENT : Un an.\ Six mois Strictement payable d’avance A L’ETRANGER : Un an - - Quinze francs Six mois - - - 7 frs 50 Strictement payable d’avance.REDACTION et ADMINISTRATION 80, Rue Salnt-Gabrlel, Montréal.Tel.Bell.MaTn ©00 Brunette (poésie).André Tlieuriet Mme Bentzon.Françoise Question d’histoire .La Directrice Victoria Day au High School .Rêve de Watteau (poésie).Emile Nelligan Lettre d’Ottawa.Yvette Frondeuse La Cabane à Sucre .Françoise Correspondance.Louis Allard Le Coin de Fanchette .Françoise Propos d’Etiquette.Lady Etiquette Le Carnet intéressant.Yieux papiers Léon Déries Pages des Enfante.Tante Ninette Une Reine des Fromages et de la Crème (feuilleton, suite) .; .Mme Longgarde Mme BENTZON Reçues toie lee jours chez ED.LAFOND Le Fleuriste des Theatres 1607 RUE STB .CATHERINE Tél.Bell Bat 1949 Tout ouvrage exécuté à des prix modérés.Neurasthénie,Faiblesse générale,Surmenage Rachitisme, Scrofulose , Diabète, Consomption, w.Ç** _ % iAl£cm**ertATUBCU££*rB)VTEl>UJtAU*S Ay/"* I/S A/ # Ct77F/W^C r 4T 7R0W£aW7ZX/7£Sl£2 Pffl/?AMC/£S.IF FLACON DÉPOSITAIRE Pllc— LACHANCE.MOHTREAL % DENTISTES.Noe dei teaont d’nne grande beauté, naturelles, inuaablee.incasaa-blee,- » ana traces d’artiflcee, et donnent la plus grande aatief action à toua.„ Blfee sont garanties.Or, ciment, argent pour plombage! Electricité.Iwdtit Dentaire Franco - Imericitn 16S Kne Sl DeofF Montreal Bell E«t i\74J I II USm toteststiftepfuswec/tsmèms /mtosjttMf BmSA Am: to iïtenes ée fosfarontèot&nné/iQmêttMlft SBHHH dttmtemenLAinsidmksmati&es des mes resp/.¦ I Ha B™5' WfKiTR.ASTHME.Millaiiy 6aWCWTBLTüBERClH.03e) MtauJo/tâ^èlenJüS Wt^wto*.*#*i*Maa(iJ>krtènksCai}$vle3 tofiüa fxrwknntfitdes/nMS «ttwta rtarrotica.mm ushauufs «s muons .23bïïü vXv.".1440 IU*CAtk«riBC.George Gauvreau, Prop.Bemslne de 0 Juin Les Fiances d’Albano Par A.D’Bnnery Prix I Matinée, ÎO, 1S.*0, »6 et *Oe.S Moirée, lO, *5, as, 40 et SOe.N.13.—Les enfants âgés de moins de 5 ans 11e sont pas admis aux représentations.EDMOND GIROUXn Pharmacien Chimiste difice uu Monument National 216 RUE SAINT-LAUBENT Téléphone Main 2628.Spécialité : Ordonnances des Médecins.Affections des Organes respiratoires, toux rebelles, bronchites aiguës et chroniques, catarrhe, asthme, engorgements pulmonaires, laryngites, et toutes affections de la poitrine.Marque déposée Dose : Adultes, une cuillerée à thé toutes les deux heures.—Enfants : une demie cuillerée i\ thé toutes les quatre heures.Seul dépositaire : PHARMACIE CACHER, d'8 raeBMoNTRBALte"Catherlne CHRONIQUES DO LUNDI PAR FRANÇOISE Ün fort volume de 325 pages.Prix, 35c A vendre chez MM.DEOM & FRERES, 1877 Eue Ste Catherine, Montréal.Paraissant le ier et le de cheque mois.Publié sous la direction de Mme «ABBIELLE «OBCY DIRF.ÇTION BT ADMINISTRATION; «•A Rut RMSRY.T,l.M.to, ,o45 1 an, $1.50 ; 6 mois.80 cents.montre tt Biloax Notre assortiment de nouveautés est maintenant complet.Une .visite & notre Exposition vous sera avantageuse.~ .• .N.BEAUDRY & FILS Bijoutière Opticiens 212 Eue St-Laurent, Montreal Essayez le Polisseur CAN DO pour argenterie Demandez un échantillon.______Tél.Bell, Main 3106.^ 3“B année—No 5 ] Journal Samedi, 4 Juin 1904 H française I t i (GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) Paraissant le 1er et le 3ieme samedi de clieicitie mois Dirkctkick : H.BAHRY Dire vrai et faire bien ABONNEMENT : Un an f2.00 Six mois • - - % .00 Strictement payable d'avance.REDACTION et ADMINISTRATION 80, Rue Salnt-Gabrlel, Montréal.TCL.Bell.Main 999 A VETRANGER: U11 an - - Quinze francs Six mois - - - 7 frs 50 Strictement payable d'avance.E 3 : a 1 : 3 3 BRUNETTE Au fond des h ailiers Du grand bois qui bourgeonne Entends-tu les ramicrst 0 via mignonne ?Dans les chemins creux, Leur chanson vagabonde Semble la voix profonde Des printemps amoureux, Elle s'élève Tombe et venait ; (Test comme un rêve De la forêt.Lente caresse Aux sons voilés} Son chant nous laisse Ensorcelés.Nos coeurs troublés Par ces langueurs câlines A cowps doublés Battent dans nos poitrines.Y out le long die jour Sous les feuilles nouvelles, Viens, parlons d'amour Au chant des tourterelles.D'aimer et d'être aimé Voici l'heure.Contre ni on cœur charmé, Ah ! demeure.Mignonne, est-il rose qui pleure Mieux que Vamour ?l'amour au mois de mai ?André Theuriet : ?t t * » i i ?: ?: ?rrrrr ttttttti TTTTTTTTTTTTT TTTTTTTTTTTTTTTITT?TTTTTT TT1 1111 J Itimc Bcntzon La nouvelle édition, considérablement augmentée, des Américaines chez clksy dont je viens de terminer l’atta-cliaiVe lecture, me fournit aujourd’hui l'occasion de parler de la mission que cette œuvre s’était donnée pour but et qu’elle a remplie avec un succès qui doit réjouir 1* a me de son auteur.J’ai nommé Mme Bentzon, la femme de lettres exquise et distinguée dont nous avons eu la courte visite, au Canada, il y a quelques années, et qui, malgré le peu de durée de son séjour parmi nous, a laissé derrière elle un délicieux souvenir, lequel, certes n’a pas nui à l’admiration que nous entretenons tous de sa haute valeur littéraire.Il y a quelques semaines, étant allée à la librairie Beaucheiuin choisir des livres pour la bibliothèque de Waterloo, je demandai quels étaient les auteurs les mieux prisés d’un public intelligent et le vendeur, auquel je m’adressai, répondit sans une hésitation : — Mme Bentzon et Léon de Tin-seau.Celle qui a écrit Les Américaines chez elles y verra dans cette popularité la récompense de la noble tâche qu’elle s’était imposée de réhabiliter, aux yeux de toute l’Europe, “ ces filles du nouveau monde ” qui, selon l’expression d’un grand romancier à la mode, — je cite textuellement — “hardies jusqu’à l’effronterie, n'avaient pas plus de mesure dans leur luxe, de tact dans leur élégance que de jugement nécessaire.Ces “ fast girls” qui ne manquaient ni une ab- 378 LE JOURNAL DE FRANÇOISE surdité, ni une naiserie, ni une exagé- âge ne me donnait aucun droit vint où pendent en guise d'ornements des ration il adopter, et, qui, toujours gracieusement me chercher.11 sa- stalactites énormes.—* - v^e,de,a simplicité .les deux villes sœurs,—d'un bal tra- ligures informes encapuchonnées Voilà la catégorie cVAméricaines vesti chez Miss Alice Longfellow, la comme on ne l'est que dans les pays connue des Européens Mme llcnt/on hlle du poète.Lt j acceptai volon™ froids ou les coquettes sorties de a été la première à venir les étudier tiers, m’attendant à quelque agréable bal ” en usage chez nous ne sau-, 1 r TM1 , .surprise, rien de ce qui se produit a raient suffire; rien n est moins ele- dans leurs foyers.Elle a passe plu- Cambridge ne pouvant être banal ni gant qu’un vestiaire américain; les sieurs mois aux Etats-Unis dans les indifférent.tartans, les tricots, les caoutchoucs, principaux centres tant du Nord que J’avais hâte de connaître le Cam- les snowboois y tiennent une place du Sud, a fait connaissance avec les bridge nocturne isous l’aspect fan- démesurée, mais ne nous arrêtons femmes les plus en vue dans les mi- tastique joyeux qu’on me faisait pré- pas aux chrysalides, allons droit aux i * • » e » .» i • ¦ il__ piques, a conclu en reconnaissant frail- Unis.Si Boston, XVI le siècle, de- sous la poudre à une grande daine eliement dans le livre qu'elle a écrit vint la capitale politique de la colo- du XVlie siècle, accueille une foule 1 r\ i i r , i .• iJ___r__.„ .1 „ camp du général et de Mme Washington réhabilitation ne pouvait être plus fortifié; l’armée américaine l’occupa Dans ce qui fut leur salon, vaste éclatante, ni venir d’une autorité plus onze mois de suite.Aujourd’hui avec pièce aux boiseries claires, près de haute et plus compétente.ses collèges d’hommes et de femmes, la cheminée, au-dessous des portraits 4 ses avenues d’ormes incomparables de ces deux ancêtres de la Grande 1,1,0 Jolc (llly accompagner, j)0rdées de jardins et de villas, elle République, se tiennent leurs sosies a la faveur des Américaines chez elles, semble dédiée par excellence à une les jeunes Dana, petits-enfauts de Mme Bcntzon dans son voyage.L’est aristocratie intellectuelle.Les mai- Longfellow.un charme que de li e cette étude sin- sons sont des demeures de poète, de Un garçon bien campé, au visage ccre, vivante et documentée Dans ces Philosophes, de savants professeurs, énergique, en habit bleu à revers ,„Ses Udta, WjcUjm.rare ou, il chaque ligne, 1 écrivain a parfait échantillon du style ,1e la tes, un chapeau à cocarde noire sous su met lie sa fine supériorité, 1 espiit période coloniale, mais ce qui lui lu bras, 1 épée au côté.Il ne lui est tout à la fois subjugé par la fac- prête surtout de 1 intérêt, c’est d’a- manque que d’avoir quarante-c.nq ans haut pour ressembler i, mais la dignité un manières est imitée à .,,, , ., - - u- .wvw.» par cet adolescent qui ex- su traiter la variété des sujets qui général à Washington qui, sous le celle déjà, je le sais, à jouer la cos'imposaient à elle.grand orme de Cambridge, prit le medic.Et la jolie Marthe Washing- Lisons ensemble, si vous le voulez commandement de l’armée révolu- ton qu’est Miss Dana, garde aussi, bien, ce chapitre, intitulé : Un bal tl?nnaire; Lcs petits enfants des gé- comme il convient, une sorte de rc- tac le uu volume, et, dites-moi, s il vaient danser dans les mêmes salons sa robe de damas à fleurs, relevée sur est possible d'ajouter à ces pages quel- où lui-même ouvrit le Jour des Rois une jupe de satin.Nul n'ignore que ques chose de plus gracieux, de plus V11 ^ mémorable, et la fête d’au- Washington, devenu président, tc-i list r uct if et de plus intéressant : jourd’lnu est précisément aussi le naît à une étiquette qui était presque Jour des Rois, Iwclfth Might, com- celle des Cours.Je ne suis donc Cette jolie fête est un exemple nie on dit en anglais et comme le nullement surprise, quoiqu'il ne soit joyeux et tout mondain de ce que veut Shakespeare.encore que général, de l’apparat de peuvent faire les femmes pour en- La neige couvre, de même que ce cette réception: portes ouvertes à ti vieilîr dans leur pays, et surtout jour-là, les balustrcs, les portiques, deux battants, introduction de dans le cœur de la jeunesse, le culte le haut perron d’où l’on a eu beau- chaque invité par le maître des cèdes souvenirs historiques, le patrio- coup de peine à repousser ce tapis rémonies, Edmund Randolph de tisme, par conséquent, car le patrio- blanc pour livrer la place à un tapis Virginie, poudré, cravaté de dcntel-tisme est fondé autant sur 1 enthou- plus chaud, qui déroulé sous la vé- les, des broderies au gilet sous son siasino, que nous inspirent les ri- randa, assure le passage à pied sec.habit de velours.A voix haute, il Chesses nationales du «passé, hauts Les ormes géants de l’avenue dres- nomme les nouveaux venus qui, sa-faits ou éminente personnalité de sent dans le ciel clair où vogue la luant très bas, rendent leurs devoirs nos aïeux que sur cet instinct aveu- lune hivernale, luttant de splendeur au Général.Combien de noms fa-gle qui nous attache presque invo- avec les feux électriques, leurs noirs meux sonnent à mon oreille ! Le gé-lontaircmcnt au sol natal.squelettes chargés de givre ; tous les néral Green ; le général Lincoln ; le Pendant l’hiver que je passai à sapins du petit parc sont transfor- général Reed, qui sut répondre fiè-Boston, une invitation à laquelle mon mes par les frimas en arbres de Noel renient : " Si peu que je vaille, le roi LE JOURNAL DE FRANÇOISE 379 de la Qrandc-Bretagne n’est pas mémoire t dans un grand élan de bonté, aussi intelligente que généreuse, qu’elle a donné l’essor à cette idée qui fait le plus grand honneur à une femme.Cette action de relever, aux yeux de tous efît ses propres yeux, la femme qui travaille et de la placer à côté de ses congénères mieux douées qu’elle sous le rapp rt de la fortune ou de la position sociale, est le triomphe rationed de V intelligence et du cœur sur les ; réjugés égoïstes et in-j ustes.J armi les au rcs œuvres d'élite de Mme Bent2on, je désire mentionner ici Un Malenicndu qui venait de paraître dans La Revue des Deux Mondes lorsque s’ouvrit l’Exposition de 1900.Ce roman est la conséquence naturelle des observations sérieuses développées dans Les Américaines chez elles.C’est à dire qu' Un Malentendu est la poésie de cette prose.L’héroïne de ce roman,— une Américaine —est le type de la jeune fille indépendante et originale de son pays.Parce qu’elle se meut dans le monde, seule et libre, un jeune Français qui s’en éprend, se dit que la proie est facile, mais, il s’aperçoit bientôt que l’innocence et la vertu 11’ont pas besoin pour demeurer d’etre gardées à vue par le plus austère des parangons.De ce côté de l’Atlantique, où les jeunes filles ont tantjde liberté et n’en sont pas moins respectées, la leçon donnée par l’auteur 11'était pas indispensable ; outre-mer, elle fut puissante et porta ses fruits.J’entendis discuter les mérites de cette œuvre littéraire dans plusieurs salons, à Paris, notamment chez M.Edouard Rod, chez M.Eugène Manuel, l’auteur de La Robe Blanche, et ce dernier, bien qu’il ne connût pas personnellement Mme Bentzon, affirmait que c’était le roman de l'époque le plus captivant ù tous les points de vue.Combien j’étais heureuse de toutes ces louanges décernées à la femme délicieuse et sympathique, qui, si aimablement m’avait accueillie chez elle et qui m’honore encore — j’en ai maintes preuves — de son bienveillant intérêt.Combien il est difficile — je ue l’ai jamais autant ressenti qu’en ce moment— de cire tout le bien que l’on pense des personnes que l’on admire autant qu’on les aime, quand rien de ce que l’on en écrit ne peut monter aussi haut qu elles.Dans la sphère intellectuelle où est placée la digne collaboratrice de La Revue des Deux-Mondée, l’expression de ma v.ve admiration ne peut guère la flatter, aussi bien, je la prierai de ne voir dans le pâle aperçu que je viens de faire des Américaines chez elles qu’un humble hommage de reconnaissance et d’estime, en attendant qu’il s’élève un monument plus digne à celle dont un critique célèbre a dit de ses ouvrages qtV “ ils fournissaient aux hommes des fortifiants exemples et aux écrivains de précieux modèles.” Françoise.Citrons essence Jules Bourbonnière se vend à $r .00 et $1.50le livre fluide.Tel.Bell Est 1122.Question d’ftistoirc La question d’histoire posée par Marcelle Bailly reste sans solution.C’est qu’il 11’y en a pas à donner.Nous citons, relativement, à cette intéressante interrogation l’opinion de nos historiens érudits, et tous s’accordent à placer dans le domaine de la légende, cette héroïne de la famille des Villeray.Certes, même dans la légende, elle fait déjà belle figure, la belle Villeray.Laissons la pour inspirer les poètes et les artistes.La société des Antiquaires nous a fait l’honneur de discuter la question d’histoire, posée dans notre journal, à l’une de ses réunions, et voici la communication que son président, M.le juge Baby, nous a envoyée à ce sujet : Montréal, 18 mai 1904.Madame, Hier soir, nous avons eu notre séance mensuelle, et je me suis empressé d’attirer l’attention de ces messieurs sur l’article contenu au No 6 de votre journal du 7 courant.Après avoir soigneusement étudié cette légende, tous d’un commun accord, ont déclaré n’en avoir jamais entendu parler, et d’ailleurs, aurait-elle eu un certain cours, qu’elle était tellement entachée de contradictions qu’il était presque impossible de S’y arrêter.” M.J.Edmond Roy, de Lévis, une autre autorité, comme l’on sait, sur ces matières, nous écrit : “Je n’ai jamais vu, ni entendu parler de la vieille gravure dont parle votre correspondante, Marcelle Bailly.Je n’y crois pas non plus, car elle est invraisemblable.Songez que, pendant la bataille des Plaines d’Abraham, il n’ y avait pas de vaisseau dans la rade de Québec.Toute la journée, il y eut un feu violent et cr oisé entre les rem- TvE JOURNAL DIÎ FRANÇOISE 381 parts de Québec et les batteries de la BZX-ZXZZZ-ZZ-Z-ZXZZ*ZXZ-ZZ5fX®X«X''XaxX-X»ZiXZîRHas-XZXXZZXX-Z-ZX«‘ZZZg Pointe-Lcvis.La flotte de Saunders ^ ™;, « I Victoria *Day au Jfajh School | partie en amont de la pointe de Lévis, ^XZ-Z-ZZZ-Z-ZZZZZXZZZIZZZXZZIZZ-ZZZZ-IZXZZZZZZZZ-Z'Z-XX-XZ-ZZXZZ-ZZIB vis-à-vis 1 cghse de St-Joseph.Pour- quoi une Française aurait-elle agité Grande réunion, au High School, règne glorieux de l’Ere Victorienne, 1111 drapeau blanc pour annoncer aux le jour de la fcte de la Reine—Victoria en un récit pomp ux des conquêtes Anglais qui, seuls, auraient pu l’a- Day—pour célébrer avec solennité cet armées ou polémiques percevoir, que les Français étaient anniversaire doux au cœur d’Albion.Restons si vous le voulez ben, mes battus ! Les vaisseaux français étaient Plus de 900 élèves assistaient à cette chères amies, dans le domaine qui alors tous embossés vis-à-vis St.Au- démonstration, et mademoiselle Ger- nous est propre, celui que personne gustin, sous le commandement de maine Sauvalle, qui termine cette ne nous conteste, celui de la bonté.Vauquelain.Les soldats de marine année, un cours très brillant à cette celui de la charité qui est avant tout étaient sur les remparts faisant l'office institution, a été invitée à faire le i’apanage de notre sexe de canonnicrs.discours de circonstance.Qui a jamais donné dans cet or be Voilà ce que la main rude de 1*his- ^ar une ntille attention, on lui a d’idée des exemples plus admirables toire nous montre.” demandé de le réciter en français que la Reine bien aimée, dont l'm- Monsieur T M LeMoine un cher- —^ première fois, croyons nous, que fance heureuse et douce présageait cheur érudit, nous fait part’de ce qui CC j)Ujs aux COups révolte au lieu de la doctrine de l’amour oui n’osent a peine plus en faire partie.qUj tombèrent dru.Le curé, qui était (ll,c *c Christianisme est venu apporter Vous les connaissez ceux-là.Ce sont dans le moment dans la sacristie fut atti- * et c,ont lcs fcmmcs Litincs, entre toutes, tous ceux qui reprochent à cette pauvre ^ par \c tojlu |)0|U1 (lc ja bousculade et doivcnt reslcr lcs Prêtresses fidèles pour Yvette Frondeuse de se moquer un peu p.qj(.pac des taloches, ct trancha la dif- le sall,t (lu ,noil(lc entier, ce féminisme des travers de nos compatriotes de lan- (iculté, en donnant raison à M.Canty " " gue anglaise.Plus royalistes que le roi, Et c>Mt ainsi fut célébré le pre-,1s ne veulent pas même se dec,(1er a nre mier mariage à la basilique d’Ottawa.là ne serait pas un progrès, il serait une chute.” Mais j’irai plus loin et puisque j’ai à de ce dont les anglais eux-mcnies font gorge chaude.Comme ces gcns-là aimeraient donc voir un peu railler les Canadiens pour s’en réjouir seul ou en compagnie.Savez-vous que, Vautre jour, l’un d'entre eux me conseillait presque d’essayer la satire nationale.11 nie le disait en termes aimables, en badinage, mais enfin, géant conservateur, je vous joins une jolie définition que le Père Delor n’eut pas pu donner, puisqu’elle émane d’un païen, mais qui me semble si belle et concorde si bien avec ses larges idées : “ Le féminisme doit être humanitaire ou ne pas être.Et mon vœu serait que toutes les femmes de tous les pays, en Comment auriez-vous aime cet incident ma ',ortic> la Bibliothèque et son si obli-ma chère directrice ?Comme dit l'habitant de chez nous, je reviens au vrai objet de cette lettre que je vous ai fait vilainement attendre en vous forçant irrévérencieusement à accepter une capricieuse histoire.Eh bien ! nous avons assisté à Ottawa la demande y était.Je lui ai cinglé les a 1,110 dc 008 dissertations charmantes sur dépit des différences de doctrine ou de doigts d’un petit coup d’ombrclle assez ° sl,J0 ant aime des uns, tant décrié des scctc qui I)CllvCnt les diviser, ne consti-sec pour qu’il en garde la marque.Je ne au ros’ ° .sur C(Il1el le conférencier a tucnt {JU»l|n vasU cœur q soit lc cœur crois pas qu’il y revienne.su convaincre tout en plaisant, corriger de piuimanité”.Mais, mou histoire! Pour rétablir l'é- ^ «=" Ma chère directrice, »'ai-je pas l'air quilibre, je ne vous parle pas des An- .de faire moi-même une conférence, ce que glais, je refuse d’attaquer les Canadiens, Une de nos amies qui a vu le Rev.Père vous m’avez si souvent défendu de faire?et je fais honneur à nos bons amis, les Delor quelques heures avant sa confé- Après cela, puis-je vous causer de nos Irlandais.rence me isait coin nen i se désolait de fêtes, de nos réceptions, de nos soirées, Il s’agit d’un incident d’église, d’inci- 11 ^trc l)aîj mieux prepare pour traiter le dc nos politiciens?Non, sûrement.Même dent du bon vieux temps, que la mort sujet qu il abordait.Pourtant, avec quelle vous entretenir de la mode actuelle d’un des plus anciens ontariens vient dc maestria il a attaque les grandes faces et pourtant si seyante, dc ces grandes inan-fairc revivre, et qui a été raconté coin- avcc quelle douceur il a déposé devant cllcs> ccs qots dc figurantes dentelles, me suit: nous 1 empoignante philosophie, les diffi- ccs tcintcs champagne, ce fouillis cata- M.John Canty, déccdc récemment à 011 tos’ 08 iautcs leçons du féminisme.pultueux d’étofTes légères, cet essaim Ottawa à l’âge dc 90 ans, était venu d’Ir- Voulez-vous savoir avec quelle libérali- blanc qui se presse aux si élégantes rélande dès son bas âge ct s’était établi té tout cela a été dit ; jugez-en, ma chère ccptions dc la présidence, serait vrai-dans notre capitale, quand elle s’appelait directrice.ment sujets trop profanes après cet expo- sculemcnt By-Town ct alors que l’endroit “ La femme, a dit le conférencier, n’est s pour combien de Se dit d’une personne qui, sollicitée temps, je désire la garder ?de deux côtés à la fois, ne sait à quoi Appelez-vous messieurs et soytz R.Certainement.Vous il*avez qu'à se résoudre.Buridan était 1111 philo- citoyens, dire : “J’espère que vous allez, nie sophe scolastique du XlVe siècle qui (Andueux).faire le plaisir de venir passer une avait été mêlé, du moins à ce que l'on Un gouvernement devrait tout sim- semaine ou une quinzaine chez moi, prétend aux orgies de la lour de ,ement élever uue statue au poète cet été Si votre invitée a du tact Nesles, du temps de Marguerite de qui a écrit ce vers là et de la discrétion, elle lie dépassera Bourgogne, laquelle fit jeter le philo pas le temps indiqué.S0Phc (lal,s 1111 sac eu Seille- J’appelle un chat, un chat, et Rolet Cette aventure a été le sujet d’un un fripon drame moderne, dans lequel le fameux .,, ., .r Ce vers appartient a une des satires Bocage s était taille un magnifique , , .« A.° ./ de Boileau ; il exprime les sentiments succès, en tenant le role de Buridan.A , „ r .mêmes de 1 auteur qui; ne prenant Roger de Beauvoir a fait aussi, sur ., .1 , .a .souci que de sa conscience et de sa le même sujet, un roman intitule ,.r .i.r /• j n a i r i propre dignité, ne veut faire aucune l’Ecolier de Cluny.A la fin du roman, .* „ , .x , ., ».-n • i a / i concession a 1 esprit d-j son siecle, et 1 auteur montre Buridan ayant écliap- r .1 M Amphitryon.péauxsicairesde Jeanne de Bourgo- comme ils le mentent les "donner ag»^,„o,,ta»^„chaireetdéveloppant^a»k,lcscuistresetlesmalhon.d'ncr- cette thèse : Licet accidcrc reginam, il ne^es Sens- La pièce d Amphitryon imitée de est permi de tuer une reine.Plante par Mo'ière se termine par ces A l’époque où vivait Buridan.les L Anneau de Gyges.quatre veis prononcés par Sosie : discussions scolastiques passionnaient Gygès, berger de Lydie qui vivait je ne me trompais pas, messieurs, ce mot «es esprits.On raisonnait à perte de 6oo ans avant Jésus-Christ, vit un jour [termine vue sur le libre arbitre.Buiidan la terre s’entr’ouvrir devant lui.Il Toute l’irrésolution : imagina, pour embarrasser ses and> descendit dans l’orifice ouveit et se Le vérit ble Ampli tryon leurs, de supposer un âne ayant faim trouva devant un cheval de bronze Lst l Amphitryon ou 1 o dme.et soif, lequel placé à égale distance qui avait une porte sur un de ses Jupiter ayant profité de l’absence de sa boisson et de sa nourriture, ne flancs.Gygès ouvrit la porte et vit d* Amphitryon, général Thébain, pour sait pour lequel des deux se décider, dans l’intérieur un cadavre étendu, s'introduire chez lui en prenant ses A ceux qui prétendaient que l'âne ayant à son doigt un anneau d’or, traits, de même que Mercure a pris se déciderait pour l’une ou pour Tau- Cet anneau possédait la vertu de ceux du valet Sosie, cette fantaisie Ire, Buridan répondait : il aura donc rendre son possesseur invisible, lors-des Dieux de l’Olympe donne lieu son libre arbitre.A ceux qui préten- que le chaton de la bague était tourné aux situations les plus comiques et les daient qu’il ne saurait se décider : il eu dedans.plus burlesques.Amphitryon de mourra donc de faim et de so f, disait Gygès s’empara de l’anneau, se retour est étonné d’abord, furieux Buridan.rendit invisible, et s’en alla à la cour ensuite de voir 1111 étranger qui lui Et là-dessus, des querelles intérim- du roi Candaule, où il surprit des ressemble traits pour traits et qui jouit nables entre les sophistes de cette secrets qui furent la cause de sa for-de tous ses droits.époque qui prenaient plaisir à faire tune ; il devint favori et premier Amphitryon se plaint à tous ses tomber leurs adversaires dms l’ab- ministre de ce prince, amis, niais ceux-ci sont très embar- surde.Que de gens voudraient posséder \ Ce Carnet Intéressant | ranneau de Gygès, surtout les conspirateurs, et les maris trompés.Après Agésilas, Hélas ! Mais après V Attila, Holà ! Critique de V Attila et de VAgésilas de Corneille par Boilcait.S’emploie encore aujourd’hui en parlant des erreurs d'un homme de goût qui, après avoir composé une œuvre passable, en commet une absolument médiocre.Uieux Papiers.Ait fond de nos tiroirs, sans ordre, çà et là, au hasard de la main qui les a déposés, gisent les vieux papiers, petits papiers bleus ou roses aux teintes pâlies, effacées, des soies longtemps exposées à un jour trop vif, petits papiers autrefois bien blancs, maintenant jaunis, de cette couleur qui est pour eux ainsi que pour les ivoires, le vernis des choses très anciennes.Ils dorment.Dans leurs plis sommeille tout le passé qui est aussi le nôtre.Jadis ils étaient jeunes, brillant de ce frais éclat que partagent avec les visages les petits papiers.Ils sont vieux à présent, vieux comme les yeux qui parfois les relisent, vieux comme les doigts qui les recouvrirent d’une fine écriture.Une étincelle, et ils auraient vécu.D’eux il ne resterait qu’une pincée de cendre grise.Les pensées s’enfuient et, avec la dernière pensée, l’âme semble s’enfuir à son tour.Pourtant, les petits papiers sont toujours là au fond de nos tiroirs.Aux heures d’ennui et de désœuvrement, il nous arrive de les tirer de leur retraite.Un à un nous les ouvrons, et c’est %lors tomme uni réveil.Les voilà qui soudain se reprennent à vivre d’une vie intense, puissante, qui nous charme et nous attriste tout à la fois.Petits papiers, reposez encore en paix au fond de nos tiroirs.Nous savons que vous êtes là, vous qui gardez mieux que nous le passé de notre cœur.Vieux papiers, vous serez toujours jeunes.Léon Deries, LE JOURNAL DE FRANÇOISE 387 Recettes utiles, pour Rire, 1.Le sel fait tourner le lait ; par Durasoir fait depuis une heure conséquent, en préparant des bouil- une conférence à sa femme pour lui lies ou des sauces, il est bon de ne démontrer que la vie, insensible-1 ajouter qu à la fin de la préparation, ment, modifie l’homme aussi bien au 2.L'eau bornée enlève la plu- '."°"'' 1»'»»/'W « l»rt tics tael.es de fruits ; versez “ l’eau bouillante sur la tache, comme au travers d’une passoire, afin de ne pas mouiller plus d’étoffe qu’il est nécessaire.qu’il était la veille.Mme Du rasoir, littéralement assommée, réprimant un bâillement : —Vraiment?Il me tarde d’être à demain.pour voir.3- Le jus des tomates mûres enlève l’encre et les taches de rouille du linge et des mains.Mme de Z, chez qui on doit jouer une comédie de salon, est dans tous ses états.4.Une cuillerée à soupe d’essence -Figurez-vous, dit-elle au bande térébenthine, ajoutée à la lessive, quier X, que mon neveu, qui tenait aide puissamment à blanchir le linge, un rôle de caissier, est indisposé.—Bon, fait X, ne vous tourmen- 5.L amidon bouilli est beaucoup ^C7 pas: un rôle de caissier, n’impor- amélioré par 1 addition d un peu de qUj volls jouera cela.au pied gomme arabique ou de blanc de ba- levé ! lcine.— Audition musicale délicieuse, lundi der- 6.La cire jaune et le sel rendront nier, donnée par les élèves de Mme Adam, propre et poli comme du verre le "te Dcssanc, dans les élégants salons de plus rouillé des fers à repasser.Eu- f.In’c Hector Prévost Nous devons fé-1 .I ici ter le professeur de savoir commum- vcloppcz un morceau de eue dans un (jllcl.scs élèves le style propre (pii conclu (Ton et, quand le fer sera chaud, vient à l’exécution d’un morceau car il est frottez-le d’abord avec cette espèce assez rare de constater chez des élèves ce de tampon, puis avec un papier sau- /va^^a^A'Na^a^aaaaaaaa^aa*^aaaa/ WAAWw^^wvyvyw»vwvy^ww t& fois répété par Vannée, de: “Hipp! devant laquelle les soldats français Bélanger, Armand Laverdure, Douât Hipp! Hurrah!.” Les Anglais devaient forcément défiler.Landreville, Maria Mathieu, Charles étaient maintenant an pied du gué- Master John Crocket était là de- 1>e.aclly’ .Laura Peachy, Julie Ma- ridon.Cette fois, le petit Breton ,'"is quelques minutes à peine, lors- Arklard VanZ", comprit: ils venaient piller les bon- q«c la chaleur commença à l’incom- Wilfrid Côté, Ubald Séguin, Egbert bonnières, où lui, Jean-Paul, se pro- nioder.11 quitta son beau chapeau à Duguay, Christophe Charron, Léon mettait de puiser, le lendemain, très panache et autorisa ses troupes à l’i- Mackay, Elmirc Relliveau, Roméo largement! "Ohl heureusement miter.Nais, décidément, la bûche 2%% Aut%\m%"' devait chauffer, car cela ne sufût ^rtaut de Montréal, que: pas.11 fallut songer a sortir.Le gé- chemin suivez-vous pour vous rendre néral commanda : “ Get up!” (De- à V Exposition de Saint-Louis, Mis., bout!) et voulut lui-même se lever.ct nommez-moi quelques-unes des Mais il sentit ses jambes trembler.Jijla que vous passerez sur votre elle- Avait-il donc le vertige ?Il appela Ré p.: En passant par le Pacifique son capitaine.Le capitaine ne put Canadien, vous passerez par Peter- que yy Jcan-Paul n’acheva pas.C’est que la situation s’aggravait.Master John Crocket venait de découvrir le seul côté, celui de la causeuse, par lequel on put monter à l’assaut.Les Anglais s’apprêtaient à complir le même mouvement que Français.En effet, au commandement de: “Forward!” (En avant!) , A1 T i ^ i < * V ' V V V •" J IL- " rr , r .j j- ,,, , ., r au sol- Alors John Crocket, ter- situe dans le bassin du Mississipi.les footsoldters s’eleverent a la force .r* •, , , .< , .’ , ~ ., , ._ .» ., • 4.i i r nhe, comprit la terrible vente.Ont bien repondu : Marie-Antoi- tout à coup; "pan! pan," des coups YT" ^rnme a mre .un quart Mackay.Rbea Leblanc I^nest Du-.r -i ' i i.' i d heure après, 1 armée de Sa Mai es- four, Alxlon Cote, Amanda St.George, de fusil éclatèrent de toutes parts.f.rEmpcrcur des IncIcs fêtait plus Philippe Bélanger.Armand Laver- % «r,- resistance imprévue, se mirent à dé- '° t ““ = * VCrm,"°"' ]""= Cathie, Alice D,usais Alice A ^ ^ .^ T A , x coulant parmi les cendres.Philippe, Rosario Barrette, Adelard A cette vue, Jcan-Paul se mit à Vanasse.Wilfrid Coté, Ubald Séguin, îvn n rïrp ci W rnVil cVWilln Egbeit Duguay, Christophe Charron.Leon Mackay, L lin ire Belhveau, Roméo Clievrier, Léonard Charron, Alf.Moreau, Athanase Juneau.Charade taler à toutes jambes.Là-haut, sur le bord de la causeuse, on aurait pu voir rire, à perdre le souffle, ce colonel qui ressemblait tant à Jcan-Paul, devant la mine déconfite de ce général qui ressemblait tant à John Crocket.rire.à rire si fort qu’il s’éveilla.J.Jacouin.LES JEUX D’ESPRIT Enigme Un novice musicien, Le premier moment de surprise - -, passé, Master John Crocket, furieux, Déchiffrant sa page à grand peine, .f ., En vain s’escrime a perdre haleine réussit a arrêter quelques fuyards et pour suivre 111011 rythme incertain, à reconstituer un semblant d’armée.—Tu gagneras quelque migraine, En quelques minutes, il conçut un O novice musicien ! nouveau plan de campagne, qui con- Alors respirant à grand peine, • .• « a , ; « Sans couleur, sans pouls, sans haleine, sistait a couper la route aux Fran- Tll attrapperas, c’est certain ! çais et à les surprendre dans une em- fimscade.Master John Crocket con- ^ep.= Syucope.XUU1U11, ^ uu U111V1C1 uc naissait à fond le champ de man- Ont répondu: Melon d eau, Mu- %'ainiée anglaise lorsque celle-ci des- après sa victoire, par le chemin du Gosselin Chicoutimi ; Ecole x^arneau, .canapé, le général anglais fit placer Ottawa ; Cécile Dubé, Jos.Vanasse, Sainte - .Clarisse Bel h veau, Samuel Mackey, j Pour les petits jusqu a » ans.) scs footsoldicrs sous a p aque eu ^éa Leblanc, Ernest Dufour, Abdon Qu’entented-vous par ces mots : foyer légèrement en centre-haut, côté, Amanda St-George, Philippe Nabucliodonozor changé en bête ?Versez mon entier.Jusqu’à 111011 premier, Sans y mettre de mon deuxième, Alors, lecteur subtil, si vous ôtes [gourmand, Vous boirez à longs traits un vin réconfortant, Et vous aurez bientôt deviné le problème Histoire du Canada Quel était le mot de passe donné à la sentinelle française qui gardait l’anse du Foulon, par un officier de 390 LE JOURNAL DE FRANÇOISE r &hte ileine bss Ifcontage* w et be la ©vente * XXI LE I1AL DK GLACE ( Suite.) —C’cst la settle méprise que vous ayez commise, ma chère comtesse, — lui dit-il, à la première rencontre.— On ne peut se figurer une Reine de Neige que blonde à l'excès, pâle jusqu'à la décoloration, enfin glacée, c’est-à-dire tout ce que vous n’êtes pas.Vous auriez mieux fait de mettre vos vêtements de laitière et de vous en tenir à votre royaume des Fromages et de la Crème.Ces diamants ont l’intention de représenter des gouttes d’eau glacée, je suppose, et ils lancent des éclairs îCettc étoile, de glace soi-disant, sur votre front est l’invraisemblance même, car, à son contact, elle devrait être fondue depuis longtemps.—Est-ce votre seule critique ?—C'est la seule, j’approuve l’idée plus que la chose elle-même.Cela prouve que mes leçons ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd.Manger, boire et s amuser, puis mourir demain ; vous avez saisi l’essence même de la vraie philosophie.Mais on a enfin fini d'arriver et vous voilà libre.Ne me permettrez-vous pas de vous conduire au buffet ?Pendant qu’Ulriquc, escortée de son cavalier en cheveux gris, traversait les salons encombrés par la foule des invités, tous les yeux suivaient la reine de la fête, égrenant sur son passage des compliments que guettaient un regard ou un sourire.Et Ulrique en était généreuse, parce qu elle en était riche, ce soir-là ; elle se montrait même presque trop gaie : c’est qu’elle avait peur de l’impression douloureusement mélancolique que lui avait causée la lecture de cette Lettre d’une Forêt de Sapins, et voulait, sinon l’effacer, du moins la surmonter à tout prix.De là, cette flamme ardente dans ses yeux et cette rougeur brûlante sur ses joues, qui faisaient de ses vêtements de Reine de Neige un paie mystification.—Oh 1 quelle exhibition de vieilles femmes I - observa Lord Cannington, tandis qu’ils traversaient un salon presque exclusivement occupé par des chaperons.—En effet, dit en riant Ulrique dont les beaux yeux firent ironiquement le tour de la salle.Parmi tous ces regards âgés fixés sur elle, un seul attira le sien avec une puissance àlaquelle il ne put se soustraire.Ce n’était pourtant qu'une vieille petite femme au visage rond, aux cheveux gris séparés sur le front, vêtue d'une robe de soie noire montante et de mode antique, dont les mains péniblement croisées étaient pauvrement gantées de noir.Pourquoi le regard de cette personne à la mise si simple, si pau- vre, avait-il si invinciblement attiré le sien ?C’est que depuis longtemps personne ne l’avait regardée de cette façon : les autres yeux se fixaient sur elle avec une expression d’admiration idolâtre ou d’envie mortelle.Ceux de la vieille dame, doucement bleus, exprimaient plutôt la compassion : il y avait dans cette façon de la regarder, quelque chose de ce qu’elle avait vu, jadis, quand elle était malheureuse, dans d’autres yeux, mais lesquels?.Est-ce qu’elle se souvenait?.Est-ce qu’elle voulait se souvenir?.La plaindre, elle! Quelle folie ridicule ! Elle fit un effort et détourna les yeux.Mais, tout en s’éloignant au bras de Lord Can-nington, la pensée de cette femme l’obsédait.Qui pouvait-elle être, seule, aussi modestement mise au milieu de cette réunion de tous les luxes et de toutes les élégances ?A côté d’elle, Ulrique avait remarqué deux chaises occupées par des pelisses de fourrures qu’elle reconnaissait maintenant : c’étaient celles des petites Misses White, dont la mère, délicate de poitrine, avait dû se faire remplacer par cette personne au doux et triste rcgarcl.Ulrique lança tout à coup un éclat de rire nerveux.C’était vraiment trop ridicule à elle de s’occuper ainsi de cette vieille femme et c’était là une excentricité qu’elle n’entendait pas se permettre plus longtemps.D’ailleurs, elle entrait dans la salle du souper au bras de son cavalier.—Grand Dieu —dit celui-ci,—seriez-vous victime d’une soudaine attaque de spleen ?Il faudrait soigner cela.Voilà une grande minute que vous n’avez dit un mot.—Eh bien, on peut rattraper le temps perdu, dit-elle en prenant place à une petite table.—Le meilleur que j’aie goûté de toute la Saison.Pas à comparer certainement avec le breuvage généralement servi sous ce nom dans de soi-disant bals.de dames.Et quand on pense, en voyant des fêtes aussi parfaites que celle-ci, qu’il y ades fous, qui, sous prétexte qu’ils font inutilement la chasse à la chimère dénommée idéal, déclarent ce monde inhabitable ! Pour ces sots, peut-être ?mais pour des gens comme vous et moi, ce monde est un lieu très confortable, très chaud et très brillant, dans lequel ne manquent ni le profit ni le plaisir.Ai-je raison ?—Sans aucun doute.Pour moi, je m’amuse follement en ce moment.—Puis-je savoir de quoi.ou de qui ?—De ces deux douairières là-bas.Je les observe depuis cinq minutes.Elles se mettent à la torture pour ne pas perdre un seul de mes gestes.Je vois au tressaillement même de leurs coiffures qu’elles médisent de tout leur cœur.—A propos de vous et de moi ?— demanda Lord Connington en se levant les sourcils.—Oh ! mon Dieu,—dit Ulrique en riant étourdiment,— il n’y a pas de bornes à l’imagination des douairières ; qui pourrait dire que vous ne soyez pas soupçonné de m’avoir attirée dans ce coin reculé afin de me faire plus LE JOURNAL DE commodément la cour.Savent-elles que nous sommes maître et disciple?Ulrique riait toujours, montrant ses dents blanches, les yeux étincelants de plaisir, attendant la réponse de son caustique partenaire.Mais Lord Cannington paraissait fort occupé à pêcher un atome de bouchon dans sa coupe à champagne.—Les apparences,—fit-il un peu sèchement, sont évidemment contre moi.—N’ayez pas peur, votre réputation ne sera pas longtemps compromise.—Et si j'avais envie quelle le soit?demanda-t-il en repoussant son verre et regardant fixement Ulrique.11 y avait quelque chose de si extraordinaire dans son expression qu'Ulrique demeura surprise, attendant un complément d’explication.“ Ecoutez,—dit Lord Cannington, en parlant de son ton de conversation ordinaire,—vous avez appris beaucoup depuis que j'ai commencé à vous instruire, mais en définitive ces vieilles dames de là-bas ont vécu plus longtemps dans le monde que vous, et, par conséquent, en savent davantage.Elles pensent que je vous ai amenée ici pour vous faire la cour ; en cela elles se trompent et il est toujours de mauvais goût qu’un vieillard fasse la cour à une jeune femme ; mais au fond elles ont raison.Je vous ai emmenée ici pour.comment dirons-nous?.pour vous proposer un arrangement qui, je l’espère, obtiendra votre approbation.Sincèrement, voyons, auriez-vous une répulsion insurmontable à m’épouser ?” Ulrique, ébahie, le regardant les yeux grands ouverts, sans trouver un mot, il continua avec calme: —L’idée est surprenante à première vue, je l’admets, mais considérez-la attentivement et le ridicule disparaît.Si nos âges ne concordent pas, il n’en est pas de même de nos idées.J’ai soixante-cinq ans, mais ce que j’ai à vous offrir n’est nullement à dédaigner: un des plus anciens titres d’Angleterre et une liberté d’action absolue .remarquez bien cela.une liberté sans laquelle une femme de votre caractère ne trouverait qu’une pauvre jouissance dans la vie, et une liberté qu’un mari plus jeune ne vous accorderait certainement pas.Vous voyez que vous ne seriez pas tant à plaindre.ni moi non plus, comme vous allez voir.Je vous ai dit que je n’ai pas l’intention de vous faire la cour ; mais je suis connaisseur en beauté, et j’affirme que vous êtes la plus merveilleuse femme que j’aie jamais vue.Si je puis arriver, avec mon titre, à acheter le luxe d’une jolie femme, pourquoi ne le ferais-je pas?Surtout si cette jolie femme possède une imposante fortune qui, convenablement administrée, nous permettra à tous deux d’extraire de la vie la plus large somme possible de jouissances?Ulrique, les sourcils froncés, s’était reculée toute droite sur sa chaise.“Vous me demandez de vous épouser?.” dit-elle d’un ton brusque dès qu’il eut fini de parler.Le marquis inclina la tête.—J’ai pris la liberté de vous soumettre cette idée pour que vous y réfléchissiez à loisir.Prenez votre temps: je FRANÇOISE 39i m’en voudrais, malgré mon impatience, de paraître presser votre décision.” Sans ajouter un mot, Ulrique se leva, et, laissant ses gants et son éventail sur la table, elle traversa la salle à demi vide, passa devant les douairières attentives, puis, arrivée au corridor, elle s’arrêta un moment pour regarder autour d’elle d’un air égaré.Quelque chose de l’ancien sentiment d’animal traqué d’autrefois s’était de nouveau emparé d’elle.Le souvenir de ses rencontres avec le baron Bcrnersdorf, de son indignation contre Eranzi, de sa fuite de la maison du paysan, revenait à son esprit d’une façon confuse, mais rien dans le passé ne pouvait être comparé à ce qui venait d’arriver.Ainsi cet homme aussi avait poursuivi son but, tout en se moquant de Végoïsme des autres.Et, en somme, pourquoi pas?N’était-ce pas là le point culminant même de ses théories ?Pouvait-il y avoir une démonstration plus triomphante de son enseignement que ce dénouement?Toutes ces pensées jaillirent à la fois du cerveau d’Ulrique pendant l’instant qu’elle s'était arrêtée sur le seuil de la r.clle du souper.Devant elle, elle vit Rockingham et, à deux pas, Lady Nevyll, aussi pâle que dans sa chambre, avant la fête.L’apparition d’Ulrique sans gants, sans éventail, et évidemment très troublée, causa un mouvement d’étonnement ; mais aussitôt un bras s’offrit à elle : c’était celui de Rockingham.Elle l’accepta, jetant un regard sur Charlotte, qui ne tressaillit même pas; il y avait presque même de la satisfaction dans le regard dont elle accompagna Ulrique et Basile tant qu’elle put les voir.—Eaitcs-moi faire un tour dans le salon,—dit Ulrique à M.Rockingham ; puis, aussitôt, avec un rire amer, elle ajouta :—Savez-vous ce qu’on éprouve quand, après avoir perdu depuis longtemps la foi en Dieu, on perd aussi la foi dans le diable ?je le sais, moi, car cela vient de m’arriver.—Vous êtes émue,—dit M.Rockingham avec un doux sourire.—Lord Cannington vous aura dit quelque chose qui vous aura contrariée.—Oh! presque pas!.Il m’a seulement demandé de l’épouser ! ” M.Rockingham se mordit la lèvre, mais il eut l’air plus troublé que surpris.—Il faut qu’il s’y soit pris bien maladroitement pour vous avoir bouleversée ainsi, dit-il tranquillement.Ulrique regarda Rockingham avec stupeur.Comment, c’était tout!.Cette chose monstrueuse était-elle donc une chose naturelle, qu’elle ne causait pas plus d'indignation ?—Vraiment,—s’écria-t-cjle nerveusement,—je m’étonne que vous ne me demandiez pas si je l’ai accepté ou non ! —Je suis bien sûr que vous ne l’avez pas fait,—dit M.Rockingham à voix basse.—Sûr?.Que voulez-vous dire?—Rien, fit Rockingham avec un sourire entendu, en montrant la foule attentive dont le voisinage seul l’empêchait de parler comme il l’eût voulu.Il se contenta donc de dire: 39* LE JOURNAL DE FRANÇOISE —Comtesse, vous pouvez vous fier à moi, vous n'avez pas d’ami plus sûr.—Vous êtes au moins un cavalier utile et plein d’à propos.—J espère être plus un jour, répondit Rockingham à mi-voix.I/intonation encore plus que l’inattendu des mots fit tourner la tête à Ulriquc.Elle vit, fixés sur elle, deux yeux où une ardeur sentimentale pourtant visible mettait moins de flamme qu’une anxieuse convoitise, infiniment moins noble.Pour la première fois elle comprit que cet homme l'aimait.Qu’il désirât l'épouser, soit, tous les célibataires en étaient là dans son monde; mais qu’il se permît de croire que ses coquetteries, qui ne visaient que Charlotte, étaient l'aveu d'une inclination partagée, halte-là ! Brusquement, elle dégagea son bras et se perdit dans la foule.— Mali! timidité de jeune fille,—se dit M.Rockingham en sa superbe fatuité.—Demain, je provoquerai le dénouement.Il n'est que temps d’ailleurs.Quelques instants plus tard, les yeux d’Ulrique rencontrèrent encore une fois le doux regard de la vieille dame en noir, et encore une fois ce doux et triste regard la fascina, 'fout en allant et venant, tout en causant ou souriant à scs invités, elle ne put se forcer à perdre de vue ce bon visage ridé et pourtant si attrayant à contempler.C’était une obsession et cette obsession devait être partagée, car le regard tristement compatissant la suivait au milieu de la foule, comme si elle eût été le pôle magnétique de cet aimant visuel.A la fin Ulriquc n’y tint plus ; et comme elle n’avait jamais su ce que c’était que d'hésiter, elle glissa rapidement à travers les groupes pressés et alla droit à la vieille dame.—Avez-vous quelque chose à me dire?—lui demanda-t-elle avec impatience.—Pourquoi me regardez-vous ainsi ?—Parce que vous êtes belle et que vous avez l’air
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