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Titre :
Le journal de Françoise
Revue littéraire féminine qui contient des pages consacrées à la mode, aux arts ménagers, aux enfants et à l'étiquette (bienséance). [...]

Publié à Montréal de mars 1902 à avril 1909, ce « journal » littéraire bimensuel, qui a pour sous-titre Gazette canadienne de la famille, concrétise le rêve le plus cher de Robertine Barry, alias « Françoise », l'une des premières femmes canadiennes-françaises à faire activement du journalisme.

Pendant neuf ans, de 1891 à 1899, elle a en effet travaillé comme journaliste pour le quotidien La Patrie. En outre, elle a publié un recueil de nouvelles, Fleurs champêtres, ainsi que Chroniques du lundi, un choix d'articles parus dans La Patrie de 1891 à 1895. Les membres de l'École littéraire de Montréal la placent alors parmi les « principaux littérateurs canadiens ».

La fondation du Journal de Françoise représente un moment fort de sa trajectoire. Elle y consolide un capital social déjà considérable et y exerce une autorité absolue à titre de directrice, de rédactrice, de propriétaire et d'administratrice.

Ce bimensuel constitue un objet protéiforme donnant à lire un corpus de tonalités et de contenus variables, qui va du texte argumentatif sur des sujets d'actualité aux conseils pratiques pour la ménagère, en passant par les genres littéraires canoniques.

Dans son périodique, Françoise fait preuve d'une audace et d'une modernité absentes des oeuvres publiées sous forme de livres par les femmes au Canada français - des travaux qui sont caractérisés par leur conformité à la doxa. Son discours dissident se trouve dans les textes argumentatifs (éditoriaux, billets, comptes rendus d'ouvrages ou d'événements ponctuels) et les rubriques récurrentes (« À travers les livres », « Bibliographie », « Bloc-notes », « Le coin de Fanchette »); il surgit également là où on ne l'attend pas : phrases glissées dans des communiqués apparemment neutres de prime abord, ou dans de brèves présentations d'articles. Cette variété formelle rend difficile la quantification en pourcentage du discours de cette nature, mais elle lui donne une présence significative.

Françoise milite en faveur de l'émancipation des femmes et de leur droit à prendre une place entière dans la société. Cette position légitime l'autorité qu'elle s'accorde pour se prononcer dans les débats qui ont cours et tenter d'influencer l'opinion de ses contemporains. Elle affirme le droit à la liberté de pensée et d'expression, et appuie toutes les initiatives qui la favorisent. C'est en cela que son journal a laissé sa marque, malgré la relative brièveté de son existence. Ses prises de position, au demeurant, la mettent souvent en situation de conflit avec les autorités religieuses, en particulier avec l'archevêque de Montréal, Mgr Paul Bruchési.

Parmi ses collaborateurs, mentionnons Albert Lozeau, Paul Morin, Louis Fréchette, Émile Nelligan (à qui Françoise consacre un article élogieux dans le numéro du 2 avril 1904), Laure Conan et Jean de Canada.

Dans le numéro du 15 avril 1909, Robertine Barry remercie ses lecteurs et annonce la fin de son journal : elle n'a plus suffisamment de temps à y consacrer.

BEAUDOIN, Lise, « La parole dissidente de Françoise dans Le Journal de Françoise (1902-1909) », Recherches féministes, vol. 24, n° 1, 2011, p. 25-43.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1979, tome IV, p. 152-153.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1902-1909
Contenu spécifique :
samedi 11 octobre 1902
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
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Références

Le journal de Françoise, 1902-10, Collections de BAnQ.

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(GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) Paraissant deux rois par mois = nnŒCTitirr: : H.BARRY_____________________________Dirc vmi c//am, REDACTION et ADMINISTRATION A vEtranger : 80, Rue Saint-tiabriel, Alontrênl Un an - - Quinze francs.* Six mois - - - 7 frs 50.- ELt °ELlt MAiN 999 Strictement payable d'avance.ABONNEMENT : Un an -Six mois Strictement payable d'avance Joseph Noun .Falstavf .A.de Cailla vet Amie du “journal de Françoise .Carmen Sylva .Mme Boudet Tante Ninette Françoise Les numéros du mois d’octobre paraîtront le h et le 25 ^' ^* ^ ^ ^ ^ ^ IMPRIMERIE A.P.Pir.EON, I995-1597 RUE ONTARIO t~ lomm 1801 rue Stc-Cntlieriiic TEL.BELL, EST 1395.^*^^ Semaine du 13 Octobre « S APIIO 59 Pièce en 5 ne es.Semaine du 20 Octobre CHATEAU HISTORIQUE Comédie en 3 actes.Matinée : Samedi.Soirée de Onia : Mercredi.tfSTOSH EN FRANÇAIS 1440 Ste-Catherlne.George Gauvreau.Prop.SEMAINE DU 13 OCTOBRE SEMAINE du 20 OCTOBRE CLAUDE MEXNOTTE Théâtre de la Gaieté 1034 Ruo Stcs-Catl^or-ints Mons.G.RE Y, Directeur-Artistique.SEMAINE DU 13 OCT.1002 LES PAUVRES DE PARIS Tous les Jeudis, Soirées de Gala.Matinées tous les jours.Prix des Places, Soirées : 10, 20, 25 et 30c.Loge, 50c.Matinées : 10, 15 et 20c, Loge, 30c.Dames, 10c l’après-midi dans la galerie. Ce L Françoise (GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) Paraissant deux ko is par mois Hi HIX Titien : R.1»A R R Y Dire vrai et faire bien.ABONNEMENT : Un an .\ UJ 11 IW1 l\i \ lllll, .1 Vl_ 1 l„ lei I I V G)A mode étant, pour les vêtements lignes des tracés.Tantôt on fait les (,u ]a Sod6t6 (h, parlur fonçais au 1^' Canada, Université Lava,.Québec., tait sur le milieu de 1 épaule ; cela ________________ .ci .4 ¦ ¦-.•••ni.«iiilitnl « niiidiia /IrillL' ., I.ill .->111 IV 11111 IV 11 UU 1 V I >»l U IV , VV 1.1 sairenient presque autant ; même dans ohligu donc fl changer encore la lar-svs lignes générales, elle varie d année gcur d'encolure du dos.Mais quels que pxi f , i AMANT * eu année.soient les changements qui peuvent - —-—-i l,a place des coutures se modifiant survenir d’une saison à l’autre les constaimnent, oblige à modifier égale- 1 è g les genei aies sont toujours les Le mot d’un prince indien •» * "» *• ^ — » 11 Ul, mais nécessaires et qui ne durent que Londres pour le couronnement de- Non seulement les distances des juscjii’fi ce qu’une mode nouvelle manda à un ministre, alors qu’ils vi-toutures sont variables, mais encore vienne détrôner l'ancienne.sitaient la Chambre des Communes • les proportions du corps lui-même Marik Bovdkt.Comment pouvez-vous légiférer avec dont la structure se modifie avec le autant de distractions autour de vous." corset.I antot, par exemple, les cor- au n.7(.tsi-|.h.nc, km »;m.j:t de la main il indiquait les places sets sont longs, ils remontent alors la .„f, étaient assises les daines.On dit Bibliographie ^^trciin^ avoir les épaules liantes ; quoi que Le Bulletin du parler français au œ soit irrégulier, ou s’y habitue Cntlftda La reine des Belges vile parce que des/ lu ;/Wr, on sc Nous avons reçu le premier numéro La i cine des Belges, Marie-Hcnriette ligure même bien vite que c’est là le du Ihilh fin publié par la Société du du* x*c,,t de mouiir, tut éprouvée ts pe d’une jolie taille : tout le monde parler français un Canada, et ce pre- (L* ci uelles épreuves ; la plus doulou-les trouve bien, hors, bien entendu, les mit r fascicule permet déjà d’apprécier 1 LllSu PCI h-* (lu elle fit de son fils artistes peintres ou sculpteurs qui ont justement le caractère à la fois paci- llin(lUL‘.le comte de IIainaut.une autre manière de voir.Lu même hque, national et populaire de cette ^ CL P1()l)OS> 011 cite cette anecdote temps que les épaules et la poitrine se ,1()uvelle publication.touchante .surélèvent, presque toujours les lian- Lc dlt fanier français sera On a beaucoup parlé de la passion dies s’effacent autant (pie possible ou Lune des plus utiles et des plus inté- qu’avait la reine Marie-Heuriette pour du moins le corset les abaisse assez ressa,lles revues du pays.Eminem- la race hippique.Mais il y eût, dans sensiblement.ment pratique, cherchant, mais avec sa douloureuse vie de mère, un cheval Naturellement, quand survient cette prudence, à épurer notre langage, à qui, entre tous, lut chéri d’elle : mode, on base ses mesures pour les l'enrichir, à le défendre de toute cor- C’était “Kiss me Quick ” (Embrasse patrons de série sur le goût du jour ruption, le II nil clin ne s’adresse pas uioi vite), ainsi nommé pour sa a lin de faire autant que possible des seulement aux écrivains et à ceux disposition à donner des caresses et le tailles à la mode et quand toutes les qn’intéressent les problèmes de la plaisir qu'il avait à en recevoir.“Kiss femmes ont les épaules hautes ou doi- philologie, mais bien à tous les Cana- uie Quick” un poney, fut la première vent les avoir, on prend comme pro- diens-l rançais, quelque soit leur état, monture du prince comte de 11 ai -portion moyenne des épaules un peu qui ont à cœur le perfectionnement de uaut et resta son favori.La reine hautes, c'est-à-dire des dessous de pailei.elle-même, écuvère incomparable, bras un peu plus longs que la demi- ^ Proprement parler, on nés abonne avait présidé aux premières leçons longueur du dos.pas au Uni le lin du parler français-, d’equitation de son fils; elle avait Lorsque survient la mode contraire, mais cette revue, qui paraît par fasci- aidé au dressage du poney et vu avec on abaisse les corsets à un tel point eu le de 16 à 20 pages, est envoyée gra- attendrissement l’étroite affection qui que beaucoup de femmes ne portent Utilement à tous les membres de la unit bientôt l’héritier présomptif de plus sous leurs blouses que desceintu- Société Pour devenir membre de la delà couronne et ce joli cheval.Il tes.les épaules deviennent alors torn- Société et recevoir le Jlnllelin, il suffit parait que l’un des derniers mots du battles ou naturelles.Parfois aussi la d’envoyer au Secrétaire 1111e demande petit prince à l’agonie fut pour demode veut que l’on se fasse des liait- d’inscr', ** et le montant de la coti- mander “Kiss 111e Quick.” elles très hautes, les corsetiers met- sation annuelle ($2.00 pour les mem- L’enfant mort, le poney, déferré tent alors des coussins à l'intérieur bres actifs : Si.00 pour les membres d’un pied et caparaçonné de crcpe, des corsets pour que les hanches soient adhérents); ce paiement des cotisations selon l’usage, suivit le cercueil en boi-plus rondes à 10 centimètres a 11-des- est la seule obligation imposée aux tant.sous de la taille qu’à 15 centimètres, membres ; les dames sont admises La reine, depuis lors, apportait tous d’autres fois, c’est le contraire qui connue membres adhérents.les jours du pain à ce poney, et le arrive, les hanches sont plus rondes à Pour tout ce qui concerne la Société promenait elle-même avec de tendres 15 centimètres qu’à 10 au-dessous de (demandes d’inscription, versement ménagements.C’était quelque chose la taillc’ des cotisations, etc.) et le Bulletin encore du cher disparu, quelque ^ LK JOURNAL DE FRANÇOISE i6anne de porc, qui Une lettre de Lamartine : Spin,, ‘V'5,?.parf jour’ ÏUI n,i,i«w *1*»- vous fournira une graisse appétissante spira.U ^ ^ glissent pas mal de billets par sa blancheur, saine et nourrissan- Vnc autre : Jlt tutnc etsentpn.doux te a la lois, a condition de la préparer Sur le cachet d’une lettre de Balzac hollandais aiment tant vous-même.Idle sera bien préféra- on lit, avec l’orthographe ancienne: VlU icine .ble aux beurres de basse qualité qui ” Raison m’oblige.” Révérence (le reine et rancissent si vite au contact de l’air.Michelet avait pris pour devise ces ^ sourire de princesse.On prépare la panne en la coupant par deux mots : “ Des ailes.” Kinilc Sou- I',n ces derniers temps, les journaux petits morceaux, et en la plaçant dans vestre : “ Kspoir ni crainte.” Adol- îll,glais ont publié de curieuses an- une casserole avçc un peu d’eau ; dès plie Adam : “ J’espère et je crains.” no»^s- (lllc k‘ futl a fîlil fondre cette graisse, Alphonse Karr : “Je lie crains que 1 émoin celle-ci : on la verse dans des pots ou elle se ceux que j’aime.” Herold, le miisi- “ Maintien et sourires royaux.— bge par le refroidissement ; on la cien : “Rien de beau sans hasard.” f ne dame de qualité garantit la révé- couvre de papier, puis elle est bonne Sainte-Beuve, ce seul mot anglais : rence de la Reine et le sourire de la alors aux usages de la cuisine.Truth (vérité).princesse de Dalles en trois leçons.- .xt v *4 i « Corrections particulières.Prix : une BON CONSEIL Charles Nodier avait pour cachet ., % .x ., , giunee.I'.crire (confidentiel) a M.Chacune de nos aimables lectrices un emblème aune des caporaux : un , , J , n , , .nv , Blandel a sans doute entendu dire déjà, que cœur enflamme perce d une floche, .r ., ., .La dame de qualité professeur de les meres de famille modèles d’au trouvée ces mots, qui s associent singu- ., .v ., .x • , maintien, réalisa, parait-il, une petite lois, qui nous sont encore citées coin - hereinent a l’einbleine : Raison le L.1 .veut j fortune.me exemple, avaient 1 habitude de Une lettre de Nourrit est cachetée (>a,icl la Ilrinccsse eut connais- diviser en différentes petites parts les avec un llarpocrate -le dieu du silen- sanœ ,lu ''existence de ces leçons, elle sommes d’argent à dépenser et à éco- ce-le doigt sur la bouche et, autour, s’™' cn rialU : ,],olmser’ , Pol,r(l,,oi Ies iclmcs mères trois fois le mot : “ Chut ! chut ! -~Qnc c'cst ridicule ! Mon sourire d aujourd’hui qui sont soucieuses de chut ! ” est tout à fait ordinaire, je suppose.” l'avenir n’épargneraient-elles pas un “La fortune sourit aux and a- A quoi le prince de Galles, à qui sou pur jour pour inscrire leurs en-cieux ! ” disait la devise de Violet-le- elle s’adressait, répondit : fants à la Caisse Nationale d'Econo- Duc.—Je ne suis pas de votre avis, et, oucx et leur assurer par ce moyen une Leurs lettres s’il est peut être exact que votre sou- rente après 20 ans, suffisante pour Celui qui, de tous les souverains, rire vaille une guinée, je suis persuadé les mettre à l’abri des grandes difficul-reçoit le plus de lettres, c’est le pape, qu’il en coûterait cinq au moins à qui- tés de l’existence.Ce conseil mérite Il arrive au Vatican quotidienne- conque voudrait acquérir votre rire.” tine sérieuse considération.• t V .,4 , .:_______________________ n.r ___« :i Demandez les nrnsnprtni: A M A ?*_ i es, un unipiuie inuis le jnii.un jnij/cu y .«v.,.-• v^- r.v.v v.v, Vll(.^jqjj ciailS 1C secrétaires et scribes.Sa Sainteté ne oui.Léonard de Vinci dirait 11011.la province. ,66 LE JOURNAL DE FRANÇOISE « PAGE DES ENFANTS * (Tauwrif son année : Voici le roi, vous verrez.sa promesse; à la fin, pressé d'en (pie je saurai bien lui parler.finir, il s’écria : S’il est nécessaire 1/Histoire d’un roi enfant S’avançant vers Richard II, il lui pour la prospérité du royaume qu'il -^\F brave Kdouard dit Prince Noir dit : en soit ainsi, je n’épouserai que la et fils aîné du roi Kdouard III —Vous voyez tous ces hommes, n’est- jeune princesse (11 le de mon père de d’Anglvtvrrrc, fut le père ce pas?Mil bien ! ils ont tous juré de France.de deux (ils dont la mère faire ce que je leur commanderais.— La petite princesse de France fut la belle princesse Jeanne.Il accompagna ces mots d’un geste si n’est qu'une enfant, lui dit l’un de ses I/ainé de ces princes mourut jeune ; menaçant que les gens de la suite du grands ducs parents de Richard.A Richard, le cadet, succéda à >oii grand’ roi crurent que Wal Tyler en voulait peine sera-t-elle assez âgée dans cinq père sur le trône d'Angleterre sous le à sa vie, et d'un coup de massue ils ou six ans pour qu'on songe à la nom de Richard IL II naquit dans l’étendirent mort à leurs pieds.marier.le midi de la France à bordeaux, le Un cri de haine et de vengeance —Cela m’est égal, reprit le roi, je i 3 avril 1366, et les premières paroles s'échappa de l’armée ennemie et tous suis assez jeune moi-même pour l’at-qu’il put balbutier furent des paroles se précipitèrent sur le parti royal, mais tendre quelques années, françaises.Du reste il fut toujours Richard II, s’avançant lui-même vers K11 l’an 133b, par un beau jour toute sa vie plutôt le fils de la France eux, leur dit : d’automne, le roi d’Angleterre acconi- que celui d’Albion, et il était facile de Mon bon peuple, leur dit il, que pagné d’une nombreuse suite des plus constater que ses préférences allaient veut dire ceci ?Ne suis-je pas votre nobles et liants personnages de son surtout vers le pays de son enfance, chef véritable puisque je suis votre royaume, s’embarquait sur le navire il était d'un caractère vil et enjoué, roi?Suivez-moi et je vous ferai jus- somptueux qui devait lui taire tranimant la littérature et les sciences, et tice.verser la Manche pour aller chercher beaucoup le luxe et les plaisirs au lieu Celle majesté chez un si jeune sa petite fiancée.du travail sérieux et assidu qui l’an- homme en imposa à tel point à la Le mariage fut célébré à Calais, au rail préparé à la responsabilité qui multitude des révoltés qu'ils s’écrie- mois de novembre de cette même devait lui incomber plus tard.rent tous d’une seule voix : Longue année et ce fut une fête si grandio- II monta sur le trône à I âge de 11 vie à notre roi Richard ! Le jeune se que de longtemps en France on ans et fut alors le plus beau petit monarque amena alors l’armée insur- n’avait été témoin d’une telle magni-prince de son temps.Sa mère était sur- gée dans un champ voisin et s’emplit licence.nommée la “belle” et le jeune roi de la cause de leurs griefs.Le roi Richard qui semblait plutôt lui ressemblait beaucoup.Il tenait Ainsi se termina cette rébellition un adolescent qu’un homme de 30 d’elle ces grands veux bleus si foncés dont les débuts promettaient d’etre si ans, était assis à côté de cette reine qu’on les aurait crus noirs, une opu- désastreux.Richard 11’avait que seize de 12 ans.Il avait 1111 habit brodé de lente chevelure d’un blond doré so y- ans alors et il est difficile d’imaginer pierres précieuses évalué à la somme eu se et épaisse et un teint d’une blan- la somme de bravoure dont il fit de $50,000 ; ses cheveux de cette coucheur et d’une fraîcheur exquises.preuve en cette occasion.Si les années leur blonde qui lui donnait une pliv-II avait hérité de son père une bra- qui suivirent avaient rempli les pro- sionomie si enfantine, retombaient en votire à toute épreuve et sur ce sujet messes des premiers temps de son boucles sur ses épaules.La royale cet entant promettait d’être un roi règne, le pauvre roi eût eu un sort épousée 11’était pas mise moins magni-clans toute la lorce du mot ; malhett- bien différent.fiquement.File avait une robe rouge reusement, son adolescence ne tint pas Peu de temps après ce fait d’armes bordée d’hermine, et brodée d’oiseaux les promesses de son en tance ; envi- si remarquable, il épousa Anne de en or perchés sur des branches faites ronné de lâches et vils courtisans dont Bohême que ses sujets rappelèrent “la d’émeraudes et de perles.Une colle-les pernicieux conseils le poussèrent à bonne reine Anne.Son règne ne fut relie aussi en hermine recouvrait ses sa perte il ne lit qu’un prince 111011 et pas long ; et elle mourut après quel- épaules.Ses boucles d’oreilles, son col-dissolu.ques années d’une vie qui ne fut pas lier et ses bracelets, cadeaux de son Son règne s’ouvrit sous de bons heureuse à cause de la mauvaise cou- père Charles de France, étaient d’une auspices: un de ses sujets, nommé (luite de son époux, qui recherchait valeur inouïe.\\ at Vyler, s’étant révolté contre lui, plutôt les plaisirs du dehors que la Richard revint en Angleterre avec entraîna toute une armée a sa suite, compagnie de sa jeune et charmante cette épouse - enfant et tout sembla Les habitants du royaume lurent trap- épouse.rentrer dans l’ordre pendant quelque pés de terreur a l’exception du petit Richard, que cette mort prématurée temps.Malheureusement, son amour roi qui alla lui-même au-devant des toucha quelque peu, inspiré peut-être effréné du luxe ne tarda pas à dégoû-insurges pour leur demander ce qu’ils par le remords, prit la résolution de ter son père, qui pressuré par les lui voulaient.ne jamais se remarier, mais ses cour- impôts qu’on ne cessait de prélever Wat Tyler, en l’apercevant, dit à tisans le contraignirent à manquer à sur eux ne pouvait suffire à satisfaire LK JOURNAL DE FRANÇOISE l6?* PAGE des enfants * iiil mu fpp SS55S ::Er?5HE:FE Je!P^t soil prestige ne fut pas d uuc grande mains et il s’écria “voilà trois pistoles Mo” est une mon,une \ alear.Ce fut ce moment que Henri, de perdues,” la rivière fut nominee Avec laquelle VKspagncul gage ; duc de Lancastre, son cousin, choisit d’après cela et le village aussi En Mmi c,llier «>'Duiadn, cité (ville) pour attaquer Richard II.Le pre- face du village, se trouve une île "élie“l «rte».>“ Prhnantd.imer convoitant la couronne pour lui- apiielée l’Ile aux Basques.Avant Réponse à Devinettes mêmei s empara de la personne du roi, que le Canada fut découvert, il y avait , ère Rép.-U poisson d’avril, et le lit enfermer dans le chateau de 1111e famille de Basques qui faisaient sème Rép.—Dans l'Arche ,1e Noé.1 ontefiact ou il ne languit pas long- la chasse à la haleine et au marsouin l>Ml r
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