Le Pays, 23 novembre 1852, mardi 23 novembre 1852
77 PRIX DES ANNONCES.ABONNEMENT.os n’annonck qvc dan* l’édition ordinaire.K ditto* Ordinaire,.idem de la semaine,.£1 0 0, par année 0 10 0, “ “ Ou peut VuUuiumf pour si# uiou, mais non pas pour p0Ur a a BOnU.ne ° bilité de faire autremeut, ils sont obligés faire élire par le peuple, chambres de la législature, et au gouverneur rapport du comité permanent des dépenses des que sonores qu’il avait prononcés ;—un , nuis on nia, coi""": e compor u i ein p0ur se maintenir au pouvoir de corrompre, Nous le répétons de nouveau en termi- général de cette province, indiquant le* contingentes; et l’amendement est re|eté.troisième s’est enveloppé d’uue cotte de mai-1 dc “ l8lllllv’ (luei‘0U8 avons souses yeux, des partisans, de s’attirer des sou- nant, le patronage, voilà la source de la cor- noms des membres et le montant de» recette» M.Brown propose en amendement, que !e de vertus pour entrer dans !a caverne ; et ^ ^ ^ somme est ue a .urco e.|ien3 r„ fesaot miroiter aux yeux de certains ruption ; brisez cet instrument dans les mains et dépenses d’icelle pendant l’année prvcé-, les dites résolutions soient renvoyée» au il a cru qu’aprés avoir vécu en honnête hoin- j 1,0UI! ai r^‘rages dy salaire comme so lueui- jÏOromes au cœur vil des billets de banque des ministres, faites-le disparaître et la cordante; lesquel» rapports seront ;u oseille» dans i comité avec instruction du retrancher le cin- me pendant quarante-cinq ans, ou lui passe- j 8tuera • • qu’ils verraient avec ivresse prendre gite ruption sera frappée au cœur.Its vingt premiers jours de la session du par-1 quièine paragraphe du cinquième rapport du ruit la fantaisie de laisser picoler sa cotte iin- j v ., dans leurs bourses; c’est là ce qu’on Lit, lenient?! comité permanent de» dépenses contingentes, penetrable de mille traits d'infamie, sans j^^^^'^^^emènt de la pro- C’V>t ‘f ce qU’a rfilit,la t,er.niôre ^ministra- Jeudi dernier a été jour de deuil pour un IX.Et qu’il soit statué, que rien de con-i qui recommande une pension pour la veuve l inculper ;-un quatrième en a appelé à* ses | ^ lesquelle* des «=e que fait le ministère, c est ce que très grand nombre de nos concitoyens qui, tenu dans le présent n’affectera ou ne sera de Charles Olivier; et I amendement est cheveux blancs, si ses actes dans les moments ; nt demandés^ ^ ^ feront leurs pareils si on ne diminue le pa- répondant à l’appel de notre Maire, ont censé affecter en aucune manière et sons rejeté.critiques, pour établir une compensation en- q ’ ! tronage dont dispose le pouvoir., voulu honorer par le chômage et des céré- aucun rapport les droits de sa roajcs v, ses Les resolutions sont alors auoptecs.| tre ce qu .l a pu faire de bien dans le passe I ( ^ l’état-maior de la !.omb,,e,‘ n f*1'0" Pas ,vu d 1,omm,es enl^er ' monies funéraires la mémoire du duc de héritiers et successeurs, ou d’aucune personne La chambre se forme de nouveau eu co-.et ce qu il fera de mal dans le present et I a- .1 - .J .indépendants dans le parlement, et la vendre ' Wellington dont les funérailles ont dû avoir ou personnes, ou d’aucun corps politique ou , mité sur le 20e rapport du comité permanent i venir:—pour lui cent louis sacrifiés patnoli- * dénari.inent valent bien cette l*up *PPU1 au ministère et en sortir pour ; ijeu le même jour à Londres.Le spectacle incorporé créé, ou qui sera ci-après créé,1 des ordre» permanents et passe une résolu- , quement, valent cent louis pris mconsUtu- P J 1 P„s.llcu_u, to«t de même a,ler l,rt‘odre, Place le banc des juges, que présentait notre ville en differents en- en vertu de la loi commune du Bas-Canada, | lion confirmant le dit rapport, qui est rap- Uonnellment ;—un cinquième en appelle à » ’ , • ’ J ou Pour l’rendre Passion d une autre si- droits u surpassé tout ce que nous avions ou sous l’autorité de quelqu’octroi royal ou j portée et adoptée par la chambre.sa figure grotesquement stupide el demande J V : > ' ’ tuation créée pour I occasion r Combien n’a- Vus auparavant a Montréal, ci fait de deuil charte royale, ou d’aucun statut, loi ou usage Les ordre» du jour dont il n’a pas été si un homme avec cette physionomie, peut .™ ' , t-on pas vu dc membres négliger es devoirs public.Nous empruntons à la Gazette de quelconque, excepté ceux mentionnés plus disposé, sont remis au 11 février prochain, faire du mal ! % deux députés-adjudants, d’un aide-de-camp ^ représentant pour entreprendre un job Montréal, qui a fait une longue description haut et pour lesquels des dispositions sont Et la chambre s’ajourne jusqu’à ce jour.1 M.llmcks ne s amuse pas a aïoir .ou*, commis et d’un •ncssairer coûte a Pécuniairement plus profitable.des cérémonie» delà journée, les details établies.______________‘_______________ ces défauts en delà,I; ,1 les rnepr.se, ma,» .1 combien ne lui coûte- A ceux qui itéreraient le mystère de suivants : X.Et qu’il soit statué, que le présent i * «J® ^‘t; dies trouve petits, mais il dit ) m;|’icc ’ f certaine élévation, nous leurs dirons d’aller “ Les magasins dans la rue Notre-Dame, - 1 m pays.sflSKSfjrrzra &%%%%!% ™ 8E8i0M“*l”E biSEBëE ÈEÉEEFEE -HH SfeSt Mmsmmmwéfssm M.Hincb anatysé ^ sa plus simple ex- Zée' d’ing^ihude^u lroisidm« a le prix de ses délations N* piession, resume un defaut qui ruinera le Je dûrJt6 .ma|, M Hillcks Jt ^ collé- l'a«-sa nomination a plusieurs places, et ainsi dans la rue Notre-Dame, chez MM.§ip|fI miEi igiip lEESl sord.de qu, lait accumuler I or, pour le con lQJks} et dans lesquels la province conf,ler dc lalre,oe> ce> raffermira sa Dangertield, Mann, Hawkins et Slack, No-tcmpler î-mais M.llmcks, pu ’.r ob.,r aux ^ J intmeoue et aur!ul lorl d’interve c“nf,anc,c da,îs le m,mtere' ct en lu‘ Jcla"1 ! *°n, l'Iemmg, Savage et Cie., ainsi qu’à plu-exigences d une société luxueuse «'t de sa ta- ^ crr0yons.nous plus tard quelques autres os à ronger, il sera sieurs autres maisons.Les bannières des mille, recherchera sans relâche ce qui fait ’ - * .définitivement à nous, se disent MM.| sociétés St.-Jean-Baptiste et St.-Patrick.lents que nous lui reconnaissons.I n minis- gj q % était autrefois pour les feuille» ministérielles | sociétés nationales de St.-André, de St.- tre ne peut pas mettre en mouvement, pour EHer * «ë^nt ^n^o^.DUU ce qu, a m| ,ory cnragè| Ull ennemi des Canadiens, ! Georges, des Allemands, avec la société des son propre avantage, les ressorts spéciaux c e pvye , 1 aujourd’hui ces dames vont lui faire les yeux | Etudiants enDroit, assistèrent en corps à une que possède le gouvernement pour favoriser 1 crnn.ro, .doux, vont l’entourer de petits soins ct de ; cérémonie religieuse qui eut lieu à la Cathé- tcl ou tel intérêt, sans couvrir un peu les : ous av ons J q .jns- faveurs vont |e défendre avec amour contre drale Anglaise.Ces sociétés s’étaient formées machines.Mutions ^nt.tiques ^ httéraire, w mon- ^ attaques d, aes cx.amis, car » a embras- en procession dans la grande rue St.-Jacqi.es Il est oblige de déguiser les moyens et le aient a *1., _ -, sé la cause des bons principes et a rendu et avaient parcouru bannière en tête, les résultat; il est même obligé de racheter, «Ue s0.mme pst re\'”sn- un important service au ministère en propo- ' rues St.-Jacqucs, McGill et Notre-Dame, aux yeux des clairvoyants, le mal par le bien.»ts, sociétés, ecoi es Mientifiques uu Bas- $ant vajourneBcnt de |a chambre.pour se rendre à l’église.Voilà ce qui fait que M.Hmcks a toujours Canada, y compris M.le juge de Sherbrooke ne remplit pas | A 1 heure, des coups de canon furent quelque chose à son crédit.Mais, bon Dieu ! ; ° agriculture (qui reçoit -Lb' ) scs devoirs pour cause de maladie, on passe tirés dc Pile Ste.-Hélène,an nombre de 83 ; que nous le payons cher ! ai c sum i ahles institutions .• ' un petit bill pour permettre de nommer un c’est le nombre d’années qu’avait le duc Nous avons dit quel était le défaut de M.j ~anadi\ *£-»30Ü:.a quatl fi11 5 1 Jugti suppléant, la place est destinée à M.quand il est mort.Ceci termina la cérvmo- v ., , .J Hincks ; mais nous n’avons pas encore par- ,a provnice supérieure, L.,t) - “ Short, M.P.P.Mais comme on a besoin nie dont, en somme, la Gazette se déclare Nous avons promis, nans notre dernière Ornent expliqué la position étrange qu’il 18 écoles 15 colleges 17 acadvm^s et 5 de ,’appui de cc Mt p0ur certaines mesures on très satisfaite, feuille, delà,rc a revue des hommes qu.fixent occupe dans la chambre et le ministère.socetés d’educat.on, dans le Bas-Canada, fm de |a '^ou pour le nommer.1 - nh ^ ‘quc’fai 'urs ma-1 Quant à la chambre, donnons-lui les idées i 1- b.1 our cr cette < cruere ]l est vrai que les habitants de Sherbrooke ' Les pertes souffertes par l’assurance mu- ¦¦¦BB fzz'sà: : : me du ministère que tolère la chambre, ct conception de M.( auieron, réclame pour , pe nc ^ra que justice, brédouillera la Mi-qu’il le commande en potentat.C’est l’hom- j sa Pa|-t £2.279 12 5; ct quoiqu'il n’ait me nécessaire pour chacun d’eux individuel- ! d’existence légale que depuis quelques jours, m.Hincks affectionne les voyages, sur-lement et pour tous collectivement.Sans ! c« département a cependant eu depuis le tout quand c’est la province qui en paie les lui, le ministère ne pourrait plus offrir la ré- mois d avril dernier, ses deux commis ct fra[Si pouv qUatre missions dont deux à sistance d’un enfant aux attaques de l’oppo- son messager dont les salaires se montent à J^ndres, une à Washington et une à Hali-sUion.Aucun des autres membres ne pus- environ jC‘~S0.Nous aimerions a sa- fax> j, a eu |a sommP ronde dp £970 18s 7d.séde une parcelle de tactique ct de diploma- voir ce que ce departement a produit d u- j ]| a reçu comme ayant dépensé en frais de tie; M.Hincks est obligé d’en avoir pour tile depuis que nos ministre* l ont, sans au- Vovage la somme de £268 10s dans une eux tous.Voilà ce qui constitue la force dc torité aucune, érigé et constitué, hous , mission à Washington.Or, le coût d’un M.Hincks et ce qui le rend si nécessaire, gérions aussi à avoir l’assurance que les ^mblable vovage et d’un séjour d’un mois Et c’est précisément cette condition de qu on all°ue à ce bureau pour, dit dans un hôtel de première classe dans la nécessité dans laquelle se trouve M.llinck» 1 c1st,n1J6’ “ disséminer les connaissances agn- capitale des Etats-Unis, n’est que d’à peu-qui nous le fait redouter.La moindre me- c°les dans la province, et faciliter I immigra- pr^s £30, et cependant M.Hincks a nace de retraite de sa part fait trembler ses )T> ne seront pas détournés de leur destina- empoché £268 10s, c’est-à-dire £238 10, collègue» et peut en arracher tout ce que le l|on.L est le moins qu on puisse demander au de trop.Pourquoi celai A quoi ont été caprice de M.Hincks peut lui inspirer.Et gouvernement aprys sa conduite étrange employés les £238 10s î Les organes pour-pour donner à M.Hincks le retour de la duns tou,e cette a aai^ de “ tl“rcau ou ^ raient-ils eh dire quelque chose 1 protection dont il couvre sé» collègues, ccs °°*trreaUi comme disaient quelques farceurs j| n’y a encore que quelque» jours que les derniers lui sacrifieront tout.de ra®m‘,rcs *°rj.de! la discussion, en chan- ministres actuels sont au pouvoir, ct voyez Nous avons donc tout à redouter de la ‘,re» .“meax °'" ®* *'*• Eomere*.cependant combien ils ont déjà récompensé part de l’inspecteur-général, car aucun œil -~ d’hommes serviles pour avoir voté ce que le ne le surveille dans le ministère et ce Toi^jouri* de la corruption.ministère a proposé.n’est que lorsque ses- actes 4e • traduisent au Nôus l’avons déjà dit,-trous sommes forcés Qu’ajouter à ces faite sinon que cet odieux dehors qu’il peut y avoir une nain pour Far- dc.le rÜDétpr sôUVèdt,.Cât notre devoir est régime subsistera tint qu’* la place dq la réter, celle de l’opinion publique.-, .1 de signaler les afius, et de dévoiler le» misé- nomination par le gouvernement, vous n’ae- Le dernier ministère était redoutable par râbles moyens qu’emploie le ministère pour rez mis l’élection par le peuple, tant que le# la plupart de ses membre* ; mais il existait se maintenir, le systèn* de corruption mis députés n’exerceront pas une plus rigoureuse entre eux un contre-poids salutaire qui don- en vigueur par la défunte administration avec inspection sur les dépenses du gouvernement.I* reliquat du compte qui sera dû par la compagnie devra, ai la cour l’exige, être déposé au greffe pour qu’il eu soit disposé en faveur oe qui de droit.Conformément à la convocation que nous avons publiée lundi dernier, uue assemblée publique des citoyens de Montréal a eu lieu ce jour-là, à la Salle liousecour», pour prendre en considération la convenance de faire représenter les intérêt» industriel» et le» productions de cette ville, à la grande Exposition Industrielle de New-York.Le maire occupait le fauteuil, et M.U.Cbamùerluin agissait comme secrétaire.Après la lecture d’une lettre du Président de l’A»»cciatiou de New-York, accréditant M.Whitman comme son agent dans l’Amérique Britannique, ce dernier s’adressa à l’assemblée, expliquant le bat de l'association, sa constitution et Tencouragemenl qu’elle recevait de toute» parts : la France, l’Autriche, la Belgique et plusieurs autres pays d’Europe ayant formellement promis leur concours à l’exhibition.M.Vf.expliqua uu long les raisons, qui devraient selon lui, engager le Canada à contribuer à cette grande entreprise.Après quoi, U fut passé plusieurs résolutions favorable» au projet.Puis des mesures furent prises pour la nomination d’un comité local.que.FAITS DIVERS, —Pour l'information de nos lecteurs, nous avons fait la récapitulation suivante des livres de la bibliothèque du parlement, d’après un catalogue de ces livres que noos devons à l’obligeance de l’assistant-hibliotiié-caire de la chambre d’assemblée.DIVISION ANGLAISE.Vol, Droit constitutionnel et parlementaire.2229 “ naturel des gens, civil et ecclésiastique.“ écrit et droit commun.“ colonial et provincial.Journaux et loia de la province.Lois Américaines.Journaux et rapports Américains Miscellanés.Dictionnaires.Atlas.Ouvrages périodiques.Total,.44 .930 178 366 123 245 144* 25 15 .648 5,549 DIVISION KBANCAISS Ouvrages par M.Faribault.“ sauvés tie l’incendie.DONS DK KBANCE.Du ministère de I’lnst.publ.et des cultes.102 “ '* de la marine et des colonies.104 “ “ de l’intérieur, beaux arts .3402 .173 .134 .100 De l’Institut.Du Corps Législatif.Du ministère de la tiuerre 302 13 VOTES ET DELIBERATIONS.Mercredi, 10 novembre.Deux pétitions sont présentées et mises sur la table.Pétitions reçues et lues:— Dc Denis Yeronncau et autres, commis- 1 saircs de la m-iuieipalité d’écoje de la pa-1 roisse de St.-Zotique, comte de YaudreuilJ demandant une aide pour défrayer les de- Total de la Division Française Total de la Division Anglaise.Section Américaine.4,330 .5,549 .1,538 MONTRÉAL.Mardi, 16 Novembre 1852.Grand total 11,417 Ce chiffre est bien au-dessous du nombre dc volumes dont se compote la bibliothèque de la province à cette heure.Car, depuis l'impression du catalogue, elle s’est accrue de plusieurs milliers de volumes, reçus d’Europe.On en porte aujourd’hui le chiffre total à 17,000.Nous tirons des résolutions de M.Merritt, sur le grand tronc de chemin de fer, présentées à la chambre le 8 novembre, mais rejetées par elle, l’aperçu suivant des distances que parcourait la ligne du major Robinson à travers les trois provinces britanniques : Mille».Du Détroit à Hamilton,.180 De Hamilton A Toronto, 41 De Toronto à Kingston, 168 De Kingston à Montréal, 170 De Montréal à Richmond, 72 De Richmond A Québec, 100 Ligne du grand tronc,.Font suspendu d’HamilVn 44 Du lac Huron A Toronto, 92 De Richmond A la ligne provinciale,.54 ! Nouvelle* «l'Europe.Le steamer “ Asia?' arrivé à New-York penses de la construct ion iL* deux maisons ; le 19, a apporté les nouvelles suivantes : d école dans leur municipalité.En Angleterre,le parlement s’était réuni De A.1 ainciiaud, écuyer, juge de paix,} le 4- du courant, et la chambre des communes et autres, marchands et commerçants de la avait reélu M.Lefèvre,comme son orateur.Magdeleine, se plaignant de divers obstacles ! Au nombre des membres présents à I’ dans l’exécution de la loi et d’autres griefs, | turc se trouvait le Baron Rothschild, et demandant la construction d’une prison, j Sur motion de M.Fournier, la petition avaient de A.Painehaud cl autres.ouver- A Manchester, les libres-échangistes ; eu, le 4, un grand banquet, ou se reçue aujour- j trouvaient plus de 3UUO d’hui, est renvoyée au comité spécial, nom- j Londres, on continuait, ave me pour faire une enquête sur certaines matières relatives aux îles de la Magdeleine.Rapport est fait de la résolution suivante, passée en comité, Lier :— Résolu,—Qu’une somme n’excédant pas cent quatre-vingt mille louis courant, soit envoyée a sa majesté, pour faire face aux dépenses nécessaires ct indispensables du gouvernement de cette province, pour l’année 185*2, auxquelles il n’est pas autrement pourvu, et dont il devra être rendu compte en détail durant la présente session du parlement.ersonnes.A n luxe extravagant.les préparatifs pour les funérailles du duc de Wellington.Les nouvelles commerciales de Liverpool, à la daté du 6, annonce une hausse dans les prix du blé et de la farine.En France, le sénat s’était assemblé, et dix sénateurs avaient propose de soumettre la question de l’empire au peuple.M.Victor Hugo et deux autres réfugiés avaient publié dans le journal Morning Advertiser un appel à leurs frères dç France, les engageant à s’abstenir de voter pour l’empire» Ab'J-cl-Kader était encore le lion du jour à Paris.i: 731 milles.•V 190 " Embranch.Total jusqu’à Québec ; De Québec â la rivière êfüget,.991 De la rivière Naget à Mctapcdiac,.8fi 277 “ 921 L’honorable M.Hincks propose, et’la question étant mise, que la dite résolution soit maintenant lue une deuxième fois.Le gouvernement français, pour se debar-1 rasser de l’influence du Journal des Débats, M.Brown propose en amendement, quel avait offert d’acheter cette feuille.L’Asta avait 70 passagers.1198 “ en Canada.De Métapediac à Dalhou* aie 30 à Bathurst,.48 d Miramichi, 55 cette résolution soit renvoyée de nouveau au comité, pour prendre en considération les résolutions suivantes :— De De — ¦¦¦¦ 134 De àShediac,.74 à la ligne provinciale,.20 Le Mlnl.wtcre.1.Que cette chambre regrette profondément que l'estimation pour l’année courante n’ait pas été soumise a une période moins avancée dc la session.2.Que l’état imprimé des finances venant justement d’être mis devant la chambre, il est impossible d’en prendre les détails en considération avant une heure ce jour-d'hui, (heure à laquelle il est proposé d'ajourner a trois mois) avec le soin et l’attention qui devraient être donnés à l’important devoir que comporte la dépense de sommes considérables des deniers publics.3.Qu’il n’est pas expédient de voter les subsides en Uoc, ainsi qu’il est proposé par le gouvernement.Pour,—MM.De 100 Nouveau Br.125 Nouvelle-Ec.De Métapediac à Halifax, Grand total,.1556 Nous devons des remereïments à MM.Papineau, Dubord, Sicott, Valois, Jobin et Gouin ainsi qu’à plusieurs autres membres de la chambre, pour avoir bien voulu nous donner ou adresser des livres et papiers parlementaires, durant la session.Nous remercions aussi les Messieurs du bureau de la traduction française de la chambre à l’obligeance desquels nous sommes redevables de pareils dons.comté de Dorchester.—Lorsque l’opinion publique semble sommeiller, que la politique paraît s’ôtre réfugiée exclusivement dans le parlement et la presse, le comté de Dorchester, dans le district de Québec, donne signe de vie et s’assemble pour discuter les grandes questions dont la législature s’est emparée et qui intéressent si vivement le pays.On verra en effet par les procédés que nous publions aujourd’hui de deux assemblées publiques, tenues dans les paroisses de Ste.-Marie dc la Beauce et St.-EI-zéar, comté de Dorchester, que les électeurs de ce* localités se sont réunis et ont passé d’excellentes résolutions sur les plus importantes mesures de la dernière session.Nous ne pouvons qu’applaudir à l’idée d’établir un comité de correspondance pour faire connaître au représentant les opinions et les besoins des constituants.Nous espérons que tous nos comtés suivront l’exemple que viennent de leur donner les électeurs de Ste.-Marie et de St.-EIzéar.—C’est aujourd’hui que doit avoir lieu la nomination d’une personne pour représenter le comté de Stanstead en parlement.Il est probable que l’élection aura lie* par acclamation, car jusqu’à présent, M.L.Terrill le frère du défunt, est seul candidat sur les rangs.— Nous voyons par les journaux que M» __ Mme.Depuibusque, de Paris, ont envoyé pour lea incendies de juilli ne con- Boulton, Brown, Gamble et Mackenzie :—k Contre,—MM.Badgley, Burnham, Cau-chon, Chabot, Chapais, Chauveau, Christie de Wentworth, Clapham, Crawford, Dixon, Egan, Fortier, Fournier, Gouin, Hartman, Hincks, Langton, LaTerrière, Laurin, Lc-Blanc, Lemieux, McDonald de Cornwall, Macdonald dc Kingston, Sir Allan N.Ale-Nob, Malloch, Marchildon, Mongcnais, Morin, Morrison, Patrick, Paige, Richards, Fudout, Shaw, Sicotte, Stevenson, Street, Stuart, Taché, Tessier, Wilson, Wright de la division Est d’York, et Wright de la division Ouest d’York:—44.M.Mackenzie propose en amendement, que la chambre se forme maintenant en Les directeurs ont le pouvoir d’accorder aux débiteurs riv la compagnie, pour le paiement de leurs dettes, un délai qui ne pourra pas excéder douze mois à compter du 4- octobre dernier.Ht il sera loisible alors aux directeurs de faire payer la dette par imtalcnicnts, et avec intérêt.Ce délai ne préjudiciera pas aux droits de la compagnie, qui resteront en pleine vigueur centre les debiteurs, leurs endosseurs ou cautions, et ces derniers ne pourront pas, à raison de ce délai, invoquer la proscription ou l’insolvabilité du débiteur.Voici comment se fera la dissolution de la compagnie, lorsque les directeurs jugeront à propos d’y avoir recours : Il sera présenté par eux une requête accompagnée d’un compte des affaires de la compagnie, à la cour supérieure, lui exposant qu'il est de l’intérêt de toutes les parties concernées que cette dissolution soit prononcée et que les di-recteunfsoient libérés.Là-dessus, la cour ordonnera un appel, par la voie des journaux, dc tous les créanciers de la compagnie, les notifiant de produire au greffe leurs réclamations lesquelles elle adjugera, comme dans toute autre instance formée suivant le cours de la loi et de la procédure.Ht lorsque dans l’opinion de la cour,-il jr aura lieu de prononcer la dissolution de la compagnie, elle rendra son jugement à cet effet.M.Hincki.! nerve.A tout seigneur, tout honneur! M.Hincks peut dire : le ministère, c’est moi ! Les autres membres qui le composent, co- j apportent bien chacun leur contingent d’in-onté des subsides peur prendre eu considé- | fluence, leur mine, leur petit concours ;— ration la convenance d'affecter trente mille | M.Hincks, lui, n’apporte ni influence, (dans luuis’de toute somme qui pourra être votée | la signification que l'on donne au mot) ni par cette chambre à aider à la construction | mine, ni concours, dç chemins et ponts dans les deux Canadas ; ladite somme à être dépensée par l'entre-1 membre de la chambre;—il n’y a pas un mise des corporations municipales dans les homme qui agisse pour lui, ni par lui.différentes parties du pays ; et le dit amen- M.Hincks n’a certes pas la mine qui dement est rejeté sur division.concilie les haines ou qui captive les syot- La résolution est alors lue pour la deu- patines.Longtemps déjà on l’a repiésenté xième fois et adoptée unanimement.' ¦ sous la forme et baptisé du nom de la L honorable M.Chabot lait rapport que Hyène ; ct jamais il n’a mieux justifie la pein-I ou s’est rendu auprès de £on Excellence turc et le nom qu’il ne l’a fait durant la mi-avec l’adresse commune des deux chambres session que nous venons d’avoir, au sujet du chemin de fer de (jucher, et M.Hincks ne fournit pas au ministère Halifax ; et que Son Excellence a bien son concours dans le travail collectif ; car il voulu diru qu elle transmettra cette adresse ne travaille pas collectivement.Pendant a Sa Majesté, au secrétaire d’état pour les que les autres dînent, il cause affaires ; qii&nd colonies pour la mettre au pied du trénn.les autres se.promènent par la ville bu la L’honorable M.Morin présenta la ré- campagne, il suit la promenade, pour mieux poqse à une adresse du 20 septembre der- poursuivre une .intrigue ; tandis que les au-î ^mandant des, documents et informa- ties dorment,il veille ! Le* autres u’appor-yau Sujet d un bassin de sûreté et nà- tent nu concours des actionnaires que les Al.Hincks ^n'a d’influence sur aucun r.: £12 10 dernier.et sur —Nos remerciements à MM.E.R.Fabre et Cie.pouf l’envoi du “ Rapport sur “ exploration préliminaire faite dans in vue «la liai du *> |WM«l «U l'itupurald Uu lM(, *4 dk CMuUllau iuui ItUU de i’IaluWM *1 de# Imulliu.Pilule# (iommm du Dr.Helsey- I Ces IMules sont pié parées avec lu Salsepareille I et Ira meilleures propriété» végétales des rét», et ni ••oiitieiaiieu' ni mercure ui minéraux d'aucune svrle.Elira purgent sans aucun désagrément, et peuvent être prises «n tous tempe sans danger.Viles n’ont ni le gvût ni l'odeur de médecin*, et sont cinq" fois plu» purgative# ue toutes les autres Pilule#.Il y a liés |wu de terni» que ce# Pilule» sont connues du public, et pourtant des milliers en ônt déjà éprouvé les bon» rrirt».De» invalide# abandonnées par Imst» médecins sont été guéri* par leur usage.AUX PÈRES DK FA MI LL K.S.L'état bilieux et gâté de l’estomac occasionne pl il» de maladies et de mortalité dans 1rs la mil le# que toutre Ira suites maladies ensemble.A la fi.i de l’été, de l'automne, lorsque Pair est chargé de inhumes pestilentiel», des familles entières surit emportées parles fiwvies, et autres maladies, qui se | ont 'ne tent par le mauvai» état de l’estomac.Les jWrviiU ml» sont pas assez ignorant* pour ignorer |i'» dangers d'un état bilieux ; personne ne voudrait avoir à se reprocher L.i MO HT DU LEURS HIOPRES ESFAH8, Et cependant des milliers d’enlan» et d’adulte* meurent par la néglig-ncc U » parent» de les soigner aux premier» .symptôme# de Ule vu d’eeto mac tu désordre.trop grande abondance de bile peat toujour# être reconnue par des symptôme# défavorable», tels que le mal d’estomac, mal de tête, perte d’a-pétit, teint jaune, etc.Presque tout le monde est bilieux datas celte saison de l'année, et cette- pré* disposition, nigligée, conduit souvent à la mort.Une seule boite Je 30 sous des Pilules Gommée* du Dr.Halsey, suffit pour préserver toute une famille d’attaques bilieuses pendant six mois à un Une seule dose de 1 n 3 de ce» excellente# Pilules pour un entant ; de 3 à 4 pour un adulte, et de 5 à Ü pour une jh-isonne formée, suffit pour nettoyer complètement l’estomac de toute matière bilieuse et morbide, et pour prévenir toute attaque bilieuse et autres désordres.LE SEL ET L’ilL’lLE DE CASTOR.Ou ne peut se reposer sur le Sel et l’Huile de Castor.Ceci, comme tout les purgatifs communs passent sans toucher à la bile( et laissent les intestins et l’estomac dan» un aussi mauvais état qu’auparavant.Les Pilules du Dr.Halsey extraient toutes les matières bilieuses et laissent l’estomac fort et libre, et procurent une bonne santé constante.Les Pilules du Dr.Hais*y ne sont pas comme les auties.Elles agissent directement sur les organe», etc., en purifiant les fluides du corps et net- L„ „ .-.je ü toiv.nt le sang, et en purgeant et purifiant le sang h Soussigné avant augnienté de bea .coup la e,fes détruisent le» germe» de» maladie#.Menulucture de Moulin» a Battre et .Much - pilu|ee n’alfaiblissent pas.mais elles donnent de ne» à Couper la }wil e et ks reams pour les an.- fofM au el à iv,p„L Elles ne causent maux et a Nettoyer le tieffle, au il tient en p> aucuueg coliques ou autres inconvénients, et celu opération depuis 1644, ce qui lui a valu pour eti lld nX p!l* dlu, &.4 aee af- Machmes le premier diplôme accordé a I exhibi- .prenant qu’avant.Leur opération tion provinciale, donm- avis qu’il, eut tourna dan» : , iiwnsible, lMjs très puissante pour rétablir le plus court délai aucun de ces instruments avec 1 entière garantie contre quiconque voudrait se prévaloir de prétendues lettre» patente».—Il lie croit pas devoir prôner les qualités de ses Moulin» t»iïT> f?flTiM VIV ir a tiattie, mais poui fair, cesser les forfanteries .* ^ .* ."JEF1 c et les rodomontades de certains ouvriers en ces Article qui est bien supéfMr au Sucre, et pour matières, il ne voit pas d’autre moyen que de leur ses vertus et pour la duree.Cette decouverte est offrir le pari suivant:-" Mathew fioody.de Ter- , le fruit d experience» laites durant trois années, rebonne, sera prêt à concourir au prix décerné à Ut |wur cette invention, le Dr.liaisey a obtenu ces sortes d'instruments d’agriculture, à la pro- ' la seule patente qui aie jama» rté accordée pour c haine exhibition du district de Montréal ; et pour de Pilules par le gouvernement des Ltats-V nia.augmenter l’encouragement de ceux qui se pré- Les qualités de la Gomme Arabique pure le# tendent supérieurs à s’y rendre, il éprouvera son j rendent encore pteiérabics aux «e.nbrea Pilule» Moulin, decent des juges compétents a être nom- coin ei tes de Sucre Ju Dr.Halsey.L humidité niés par les partie», contre aucun au ire Moulin "e peut les endommager en aucune maniéré, et construit en Canada, et le montant du pari sera ‘ elles conservent leurs qualités pemlant un tempe de £75, lu valeur de son moulin, ou le moulin indéfini.Ann de prévenir toute falsiücation.et lui-même, s’il n’y a pas trop de diflérence avec d’obtenir Fs véritable» 1 iluies du Dr.Hal»eyr l’autre.”—Le refus d’accepter ce pari sera coaai- ; »jrex aom de voir si chaque boite porte i< DM) d» déré comme une reconnaissance de la supériorité G.W.HAL^EY.des Moulins Moody, et le jugement, s’il y a essai.I A vendre a Montréal par k.* lera le pari en donnera avis, 13 jours d’avance, à C.P.Ladu, Montréal, a Hk.nry KiMH.XY, SL André, ou au Soussigné, Tt—i Pkovinck du Canada, ( District d'Ottawa.Non* u’avone «u que k temps de jeter un coup d’a il rapide sur te pamphlet d’oü non» ettrayou* ce qui auk, ## attendant uue nous parlions du projet d’aller chercher de l’eau a Lac lune pour ak men 1er la ville de Montréal: Nécrologie.J.H.A.S.Parisien vs A.C.Montreuil ! -Uu terrain, maison, St.Potycarpe «1 N'ente à St.Polycarpe, le 29, à 10 heure*.A N y O r Dam la uutl de samedi a dimanche, M.J.A.Tail hades, avocat, fut frappé d’ur, j coup dYpopl.»» n»i, mm tu.d'uu c.r«- „„„„ „„7 ,eil,, 1ère âoudroyaut, u en était pas moins fatal.v«u«euu Revenue, 1300 ton., parti 3 ju.lt.Une indigestion, suivie de vomissement# vio- ! ** Epuminondut, 1400 *• ** lent», avait déterminé un épanchement aé- ! " Octau Kagtr, 14>u •* lieux daus le cerveau et les poumon#.Lu 1 Ontev, maladie était déjà trop avancée quand on put d- y porter remède, et leu médecins déclarèrent de suite l’impossibilité de sauver le malade, qui avait perdu toute connaissance 0 0 avant même qu'on pût s’apercevoir qu’il était frappé.Lundi matin a neuf heures, M.Tadhadc» avait cesse de vivre.Son agonie avait uiusi duré près de deux jours ; car depuis le moment où on put lui porter ° 0 secours jusqu’à sa mort, il n’eut qu’une loo-.,y y gue agonie a peine interrompue par deux ou a 7j trois iutermitteuces imperceptibles de cou- I .4 4 “ 4 5 naissance.J a- défunt a été entouré des .4 y '* u u soins des Drs.Coderre cl Trudel qui ont j* y 3 0 épuisé toutes le» ressources de la science.0 o I L’autopsie a prouvé que les conjectures fai- tes par ces messieurs sur le caractère de la « eat précisément du même model, et tonnage maladie tenaient de la plus stricte reulité.Jes plus prompts et des jilee beaux Vaisseaux du Nous avons assisté à cette vérification, qui Port de New-York.Il sulfil d'ajouter qu’il sera a établi à l’évidence que rien n’aurait pu gréé et approvisionné de la même manière que % % I ad.„ % % |l »v»‘l 8! ,.n0l“o6meul sau‘- , .j cessalre.seront pourvus.M.Taitbade» exerçait la profession d a- Les Passager* qui retiennent leur passai; «ont vocal depuis huit à neuf am.Il était âgé ; averti» que ce Vaisseau fera voile ponctuellement o « i u-abord ««Uir.our i»M, K dit district d’Ottawa, il est ordonné que ledit Dé-ci & du dit Acte, dont ou peut voir de» copies à ; fendi-ur soit par un avertissement à être deux fois PHôtel-de-Ville.| inséré en la langue anglaise dans le papier-nou- velles appelé 'Ht* Ottawa .irirut et deux foie en langue française dan» le papier-nouvelle* appelé Ijt Puyi, notifié de comparaître devant relie cour pour répondre u l’action et demande du du Demandeur, mous deux mois apres la dernier* insertion de tel avertissement, et à défaut par le dit défendeur de connu laltrc et de répondre à telle action dan» la période susdite, le demandeur pourra procéder a la preuve cl jugement comme dan» mie cause par défaut.I M.Keefer propose, par son plan, que l’on aille chercher l’eau du 8t.Laurent, à un mille environ au-dessus des rapides de Lâchine.Un pourrait, selon lui, eu tirer un approvisionnement journalier de 5,000,000 de gallons impériaux, ce qui “ donnerait environ 40 “ gallons par tête pour une population dou-* ule de cello de la ville, à présent,” c’eat-A-dire 80 gallons par tête pour Montréal.L’eau serait conduite, par le moyen d’un canal ouvert, de quatre milles et trois quarts de longueur, jusqu’au canal de Lachine, sur la terre de (èregory, d’où elle serait poussée par des pompes et de» roues dan# un réservoir situé à peu près à la hauteur de la résidente du juge Smith, c’est-à-dire à 200 pied# environ au-dessus du niveau du port de .Montréal.M.Keeler estime le coût de l’entreprise a £ 150,000, et prétend que l’intérêt déboursé et les Irais annuels d’administration seraient payé# par le revenu annuel de nos aqueduc» qui rapporterait, selon lui, une somme de £10,000.WlU.JAM K.McCoBPt Kcoirr, Juge de Circuit.MMES TOUR Y.MarcUud.de U ritù de Montréal, dans le district de Montré*), Ko- 1100 *• MoWTaKAL, 13 iiov.*62 PRODUITS.S.d.S.i Alkalis, Potasse, par quintal, 20 O â 20 3 Perlasse,.20 U “28 3 Fasva, One du Canada, par baril de 190 Ibs.,.Superflue, No.2, do No.I, Très superflue,., do sure,.Superflue Américaine en entrepôt,.0 0 Farine le Blé-dNnde, 196 Ibs., 10 3 “ d'Avoine, 224 Ibs.23 U Grains, Blé mêlé, H.-C., 60 Ibs.4 0 do rouge.do mêlé, des E.-U .do louge, L.-C., par m.Oku c.par mi not.Avoine Pois blancs do do .Hlk-u’Inue, 60 Ibs.Provisions, Bosuf, me»*, Iwrl.Prime mes*.do .t Rrgo.Lard, me»*,.Prime mess.do .erça»l, ci-devunt du village d’Ayluier, mal "tenant absent de la Province, ï.1K MAUNU'iqVK KOUVBAU VAIS»! AU CLIH*XK U 0 SCARCO, 20 0 « 0 0 22 9 •' 0 0 23 0 Dé/e ndeur.GEORGE BOLTON, rr IfutnIUer, d’.Aylmer dans le dit district d’Ottaws, 23 9 .21 0 “ 0 0 Succédera d l’OSE CO comme eimjuuuie Yuituau de cette Linné, tt fera voile ponctuellement le 1 tr dietmbre pour MELBOURNE, PORT PHILIP.LIC SCAKtiU n’a lait qu'un voyage, H est garanti A I chez les Soussigné* à Londres et New-York.Ses accommodements |«our les Passagers seiont sans égaux ; il a 8 pieds de haut dans les entre-ponts, tandis qu’aucun des autres \ aisseaux annoncé* n’a plus de b) pieds 11 a été construit avec toutes les améliorations modernes, m Tiers-Saisu • UR lu pétition du Demandeur par son Procureur, L.K.Mounts, Ecuier, eu autant que jmu le retour de Louis M.Coutlée, Kcuiof, s lié rit du dit district d'Ottawa, au writ de saisie-arrêt émané en cette cause, il appert que le Détendeur a laissé son domicile eu celle partie de la Province du Canada, constituant la Province du Bas-Canada et ne peut être trouvé dans le dit district d’Ottawa, en raison de quoi le dit Shérif n’u pu lui servir le dit writ, et en autant que le du >hérif a saisi et arrêté en vertu du dit writ de saisi-arrêt, certains argents, meubles, crédit et cHrt* entre les mains du dit lier»-s*i»ie, appartenant audit Défendeur VVir.i.i s ai Badwki.tuons le 1 S 1 11 do do Z 3 ti “ 0 0 Ü U “ Ü 0 0 0 “ U 0 43 9 - 45 U 33 9 - 35 0 (1 0 IU0 U 75 0 7U ü “ 0 U : e ce La —Notre concitoyen, M.Norbert Dumas, accompagné de Mme Dumas, a laissé Montré il lundi dernier eu route pour l’Europe.M.P.E.Leclère, de St.-llyacinthe, est parti eu même temps que M.et Mme D.8a destination est Odessa, d’où il doit rapporter du blé de la Mer Noire.On nous informe que M.Dumas a l’intention d'accompagner M.l^eclère jusqu’au terme de son voyage.Nous souhaitons à nos voyageurs agrément et santé dans leur tour.J.P.SF.XTON.Greffier de la Cité.Hôtel-de-Ville, Montréal, 20 nov.! 0 0 0 ü “ U 0 0 O “ 0 0 0 u 1852.0 O .0 0 0 0 r au.I CHANGE.Banque, 60 jours sur Londres, 104 à 0 percent.Privé,.DU do do do DJ “ DJ do do Banque, 3.do do New-York, | “ 0 do do l’rivé,.P.v ordre, aimé la font a INK P.C.1 NEW-YORK, ' ET ni; do do do Paire 3 do do PLATTSBURGH & MONTREAL BOURSE PERDUE.1j>N cette ville, le 19 du c.iurant, dans la rue j Notre-Dame, depuis I’Hgli-ie Paroissiale jusque chez M.J.L.Beaudry, vis-à-vis la bâtisse du Palais de Justice une BOURSE brune, avec glan- ASSOCIATION POUR LA FERMETURE A BONNE HEURE UES MAGASINS UK MONTREAL.—L’assemblée annuelle de l’association pour la fermeture à bonne heure de» magasins de Montréal s’est tenue à la salle des Odd Fellows, Grande rue St.Jacques, et les messieurs suivants ont été duement élus officiers : John Pope Morrier Secrétaire Correspondant John McWatters, jr.“ Archiviste James Akin Thoe.Kurf'ut Comité: MM.Jos.MeDonagh, A.McGibbnn, John Caulhers.Louis Tour ville, Tbos.Henderson, Wra.Mc Walters,—Bique et—McCauley.—Le Chronicle, de Québec, nous apprend qu’il est tombé en cette ville, vendredi après-midi, de la neige en quantité suffisante pour permettre l’usage des sleighs.Il en est tombé aussi dimanche, mais en petite quantité.Ce jour-là, à 7 heures du matin, le thermomètre marquait 12v, dans la capitale ; lundi matin, 10.— Nos journaux de Québec, reçus samedi, ne contiennent rien de nouveau de la capitale, si ce n’est que là comme ici la journée de jeudi a été observée comme jour de deuil, par un grand nombre de concitoyens, ta l’honneur du duc de Wellington.—Nous avons reçu “ Scobic's Canadian Almanac" pour 1853.Le nom d’almanach est insuffisant pour donner une idée de cette publication qui par son volume et la quantité de matière qu’elle contient devrait plutôt s’appeler «Un million de faits.Nous apprenons que l’hon.John Iloss est nommé président de la coinpagm grand tronc de chemin de fer ; que M.son associé, doit être l’avocat de la compa- Siie dans le Canada-Ouest, et M.G.E.artier, dans le Canada-Est; et que M.Gunn, de la banque de Montréal, doit en être le trésorier.M.S.Keefer serait l’as-sistant-ingénieur sous M.Ross, l’ingénieur en chef.—Herald.Empoisonnement.—La cour criminelle, siégeant à Kamouraska, a, comme nous l’avons dit, condamné à mort, vendredi, le 1*2 du couvant, Joseph Bèrubé et sa femme, Césarée Terriault, trouvés coupables de l’empoisonnement de Sophie Talbot, première femme de Bèrubé.La preuve a constaté que l’empoisonnement aurait eu lieu par le phosphore, (l’exterminateur de Smith,) administré avec des confitures; des traces d’arsenic, trouvé dans les viscères de l’estomac, au moyen de procédés chimiques, ont établi que ce poison avait aussi été mis en usage pour consommer le crime.Nous publierons prochainement tous les détails de ce procès important, qui a présenté des questions de médecine légale très intéressantes.Son honneur M.le juge Panet présidait la cour ; M.Angers conduisait la poursuite au nom de la couronne, et MM.Taché et Hudon ont défendu les prisonniers.M.Jackson, professeur de chimie de l’Ecole de Médecine de Québec, avait été assigné à Kamouraska pour faire des expériences sur les restes de la victime de cet empoisonnement, et à faire des opérations qui ont constaté la présence de poisons, et éclairé considérablement la justice dans la découverte du crime.L’exécution est fixée au 10 décembre prochain.Le prisonnier est un homme âgé d’environ 45 ans, et sa femme peut avoir environ 16 ans.—Canadien.UN fromage monstre.—L’immense fromage manufacturé dans le township de Dérobant, comté d’Oxford, et qui a obtenu un prix i l’exhibition provinciale, est maintenant offert en vente par M.J.C.Griffith,épicier, 156 rue Yonge, (Toronto.) Le poids de ce fromage est de 700 livres ; il a 11 pieds de circonférence et un pied six pouces d’épaisseur.La qualitûKcn est excellente.—Patriot.Bureau du Secrétaire, Québec, 13 Novembre, 1852.Il a plu à Son Excellence le Gouverneur-Général faire la nomination suivante,savoir: L’Honorable Edward Short, pour être un des Juges Puisnés de la Cour Supérieure dans cette partie de la Province du Canada, appelée Bas-Canada, aux lieu et place de l’Honorable Robert Hunter Gairdner, décidé.105 22 oct.STOCKS.Australie!! —— I De Montréal, Il : 45, A.M., et 4: 13.P.M.POUR ! IV PUtUburgh, 12: 45, P.M., et 4:15, 1‘.M.Melbourne, Port Philip et Svdnev, t us Pa^r.Par ieTt.ii.*11: 15, a.m.nmiTTVMVV'r * ' J J arrivent à Mooer’i Junrhon a temps pour le __ ‘ Train qui va à Ogdemburgh, et à PlalVburgh à , inyr n il n n r n tempe pour le Steamer allant à Burlington ou à LluNt LLIrrhn.While! ail, arrivant à Boston à 1 heure P.M., le jour iiuivant, et à New-York à 11: 30, A.M., passant la nuit à Troy.Le* Passager» par le Train de 4 : 13, P.M., arrivent à Plattsburgh à temps pour le Steamer qui va à Burlington le soir, couchent dam cette ville, et arrivent à Boston AC: 30,1e jour suivant, et à New-York, à 9, P.M.HEURES DES DÉPARTS.ipi i .c • ••• " " %" =L G.22 de» d’acier, contenant HUIT piastres et demie, dont deux 2 piastres, un I piastre et le reste en aigriif dur.—Celui qui ia rapjiortera a ce bureau sera généreusement récompensé.21 nov.S S s Si-S i Président, 1er.Vice-Président c-116 1 until ut National.1 Séance extraordinaire de Mardi, le 16 Novembre 1852.F.Pelletier, Ecr., avocat, est appelé au fauteuil.Sur proposition de T.J.J.Loranger.écr., avocat, secondé par M.JM.Desnoyers: Résolu :—Que c’est avec un sentiment de tristesse profonde que notre Institut a appris la mort subite d’un de ses membres, feu Jacques Alexandre Tailhades, écr, avocat.Tailhadee, français de naissance, était devenu par adoption un enfant de notre sol.C’est donc d’un compatriote en môme temps que d’un des plus zélés fondateurs de notre association que nous avons à déplorer la perte, et son souvenir restera longtemps gravé dans la mémoire de chacun des membres de l’Insti- £ 5 AVIS : :: I! Ce» LE VAISSEAU A 1 CLIPPER, “GLANCE.” 1200 Tonnes.Capitaine E.C.Taylob.11ERA voile île NEW-YURK.SAMEDI, le 1 DECEMBRE, |>our le» port* ci-de»eus.Ce vaisseau favori a été fuit voilà 1 j an et est supérieur à tous ceux qui sont déjà partis pour l’Australie.Son salon est sur le pont et arrangé d'une manière élégante et les entre-ponts sont grands et spacieux ayant prés de huit pieds de hauteur, avec lionne lumière et des ventilateurs à patente Trérosier p, y.H : < l JOHN FARROW, Secrétaire.la santé.Les Pilules véritables du Dr.Halsey sont cou- tÿ &'* 888 K.M 00 CO© CCiiiOOC* ceo e c © o © © F M © Bureau du R.R.de Montréal et New-York.18 nov.1852.i T ' vertes V.e c—116.© © M.PURE GOMME LABIQUE, Fi © © CHEMIN DE FER partout.Un médecin d'expérience et des personnes ca« pables sont attachés à ce vaisseau.Cette saison de l'année est la meilleure faire voile de ce pays, et les personnes qui désirent aller daus le “ Glance,” sont requises de faire application de bonne heure, aux agents du Canada, où on peut voir le plan du vaisseau, ou par lettre affranchie, à S* T n u s &¦§•§• 8-8-S-S-e-g n ST.LAURENT ET DU CHAMPLAIN en de et l,alcn,li de |,,,r,iste- T" regardait sa fille t-il sérieusement î ordinaires de lassitudes et qui mènent a une songer au suicide dans ce climat ou le bien- avec attention.—I n bon ami, dit-il, un —Que mes jours soient des nuits d’hiver rintu.-e ou a I indifference.Antonia n'a- ®,re vous entre Par t0"s *es |,ores» » la cha- amant fidèle, amoureux cl doué d'un organe et mes nuits des supplices infernaux, si je ne vail pas assez de fantaisies au ‘°ru de son ^ur de ce soleil vivifiant, sur cette terre si puissant ! refuser tant de biens serait un vous adore ! s’écria Taucrédi.mari, et ne lui fournissait pas avisez d’occa-!cbaude» lUune cl prodigue, où l’on a pour péché.Voilà trois jours que tu pleures, i —Jeune homme, dit le père, vous avez sion* de la satisia.re.Cependant, après rien d« bml(lu®,fb des citrons, de l’eau dé- c’est assez.j sauvé la république par un discours, comme |aiices, signes précurseurs de la fièv.e des avoir consenti a courir un peu le monde elle i Stable, de sublimes peintures et de jolis vi- Nous I avons remarqué en commençant, la Cicéron.Embrassez ma fille ; je la connais, marais.—Ne nous le dissimulons point, dit- ' y prit goût : aussi Emilio donna des fûtes ^ d,‘ lvmmvs à regarder tant qu on en grandeur est le signe distinctif du caractère elle est à vous.elle, j’emporte avec moi le poison qui m’a splendides.aimait la musique ' eu1l • 1 eut ôtrc-* d cut ete a l ^is,wo jour : romain.Or.la grandeur exclut les subtili- Eu effet, la Frascatanc, palpitante de joie, ravi le plus aimable, le plus parfait des époux, et la comédie Wmilio loua des loges a j de brouillard et sur les tours de Notre-Dame, tes.Le cœur humain procède, à Home, de surprise et d’amour se jeta dans les bras j et je dois in’en féliciter, puisque ci précieux l’année aux troi-Ztheatres.Un jour Anto- i d se 'era,t Jeté la têt® ,a Première, k l,au‘ i d'"a® ‘aÇoa bt ' oiqve et tout d'une pièce, et du gentil Tancrédi.Un essaim de jeunes - po,son va me conduire près «le l'incompara- nia s’était amusé a regarder la collection par- vrc a Rcrae* “ n en eut pas de la vient que, u ofiamt rien de complique, gens, qui apportait des consolations à la ble Tancrédi.Nous vous attendrons ensein- tiiu ière des bronze» du Vatican; son mari k courage.\ ameu par la douceur des sen- j il est plus facile à décbiflrer que dans nos belle affligée, la trouva riant, babillant ble, cher père.Ne vous désolez pas et vi- n’eut point de repos qu'il n'eut fait une col- sat,ons*ll retourna ebvZ lui* déterminé à vi- climats froids et brumeux.A delaut d’autres 1 comme une fauvette et roucoulant avec son Vex patiemment jusqu'au jour fortuné qui lection des bronzes antiques.Antonia re- vre Pour s,)" Antonia ;«u»m longtemps qu’il preuves, le témoignage du dictionnaire suffi- nouveau fiancé.L'anniversaire de la fête nous réunira tous trois, marqua une dame qui passait à cheval dans : Plairait » Dans la cour de sou palais, rail: le mot nuance, «Lins son acception : des cornes était arrivé.Pompeo, qui ne —Au diable, s’écria Nicolo, le précieux les allées de la villa iiorghèse : le lende- I U ,l0uva dcs sl"res chargés de l'arrêter.morale, n’existe pas en italien, et il ne faut »e doutait de rien, essayait un habit neuf poison, l'époux incomparable et le jour for-main deux excellens chevaux de selle étaient I Antonia, persuadée de l’innocence de son P«s s'étonner que des organisations passion- j devant une glace, lorsqu’un facehino lui of- j tuné de ma mort ! Les filles sont ici-bas à sa disposition.Pendant un etit vovaye mari, le crut d aboid xictime d une méprise ; nées n entendent rien aux raffinements.( e irit une petite corne en corail, accompagnée , pour fermer les yeux aux pères, et non pour de plaisir au lac Fucino, à peu de distance mais, lorsqu'elle entendit Emilio avouer se» llu’°n perd en délicatesse, on le regagne en «le ce compliment .-—Bien que son excel-, |es aller attendre.Ne parle pas ainsi et corn-de Subiaca.la comtesse jeta uu regard d’eu- feules avant qu’on l’eut interrogé, elle dé- force.^ Antouia ne mit que trois secondes à l«Mice ne soit qu un époux promis, la société mi nce par m «router : je vais t apprendre à vie sur une villa rustique située dans le pay- couvrit avec un saisissement profond l'abîme réfléchir ; en trois secondes, elle répara le des gais cornutclli lui envoie cette oflrandc, te connaître toi-même, car ton cœur est pour sage le plus pittoresque du inonde ; Emilio j dans lequel cet insensé s’etait plongé pur désordre de se* sentiments et fit le ménage j et l’invite, par une exception en sa faveur, moi comme un livre ouvert.Tu as reçu du demanda le nom du proprietaire : cette vil- amour et par faiblesse.Aussitôt après le dd st*5 passions, t'es joues pâlies par la â venir dîner ce soir a 1*11 jhi (itulio, afin ciel une disposition à la tendresse qui ne te la n'était pas a vendre mais, au inoven i depart des sbires, la comtesse courut toute douleur, se colorèrent d'un éclat charmant, «le pouvoir dire qu’une fois en sa vie, la belle permet point de vivre sans aimer.Si l’objet d’un sacrifice d’argent, il en devint acqué- k 'illc, remua le ciel et terre, et versa tant Elle tendit la main a l’ompeo en s’écriant : Frascatanc a procuré un convive aux joy- de ton affection t'échappe, lu crois éprouver reur, et il y installa sa femme, au retour de de larmes qu'on eut pitié de sa douleur.Elle ^ Cfct dit, je suis à vous.; eux entants de Saint-Luc.le froid de la mort ; mais qu'un autre objet l’excursion au lac Fucino.: obtint la permission «le voir sou mari tous les Et, par une transition soudaine, elle passa ; Cependant Tancrédi était un peu étour- se présente, et aussitôt la chaleur et la vie au château St.Ange, où il occupait du dése spoir à la joie la plus vive.Sa lan- di de son prompt succès.Le désœuvré- se réveillent avec l'amour.Nous n’en sotn- gue se délia ; les idées folles, le goût de la nient, l’espoir de glaner du plaisir, l’avaient mes pas à notre coup d'essai; à moins d’a- vie, le désir et I amour s’éveillèrent en elle , attiré dan* l'atelier du maître tourneur.Par voir perdu la mémoire, il faut bien avouer comme des oiseaux endormis que le soleil du , habitude, il avait tenté la fortune, parlé que le pauvre Emilio, tout faux-moonayeur mutin surprend dans leur nid, et maître Ni-1 d’amour et récité des tirades creuses qu’il et galérien qu'il est devenu, a été, comme colo, voyant sa fille guérie, se remit au tra- portait dans son sac au service de qui vou- Tancrédi, le plus adorable des humains.Ce vail.afin de laisser les deux amants à leurs |ait « n goûter.Sa cavatine avait plu à n’est point à cause de leurs perfections que atluircs, en se disant à lui-même : V oilù qui cause de la qualité du son, et tout à coup tu as aimé tes deux maris ; ce sont les ca- est fini.L’enfant a ce qu’il lui faut.C’est : j| se voyait embarqué dans une promesse resses.ta passion, ton empire sur eux qui les tout simplement qu’elle ne peut pas vivre | de mariage.Cette situation grave l’inquié- ont façonnés doucement et changés en amans san.» aimer.tait.Avant de se déterminer à ne plus re- parfaits.Avant de tomber dans tes filets, ce tourner chez la Frascatauc et à faire coin- n'étaient que des enjôleurs de filles.Pompeo, me s’il eût oublié cette aventure, il jugea aussi bon que les autres, serait à cette heure prudent de s'enquérir du douaire que possé- le modèle des époux, s’il eût atteint sans dait Antonia.Le chiffre rond de ce douai- accident le jour du mariage, et si les jaloux re rendait moins périlleuse l’embûche où il n’eussent point dénoncé ses fredaines de était tombé.La pensée d’une bonne allai- jeune homme.Tancrédi n’était pas plus sage, re soutenant son zèle à consoler la belle H eut plus de bonheur ou plus d'adresse, veuve, il consentit à se laisser couronner de voilàytout, et j’ai ri dans ma barbe le jour roses.Le temps du deuil s’écoula sans ac- qu’il se vanta «le ses deux ans d’amour, d'at- cidcnt, sans querelle entre les amants.Le tente et de silence.Laisse venir à toi les jour fixé pour le mariage arriva, et les fian- autres beaux rés furent unis au milieu d’un concert de louanges, de cris d'admiration, de chansons et de sonnets, où l'hymen, l’amour, Vénus, les grâces, le soleil, les étoiles, accessoires obligés d'un festin de noces italien, furent sans doute bien aises de se rencontrer en- I Après avoir répété vingt fois sans succès: Andiamo via! Nicolo s’en alla seul à Velletri.Lorsqu’il revint le lendemain, Tancrédi n’existait plu».Antonia, couchée sur le grabat, pressait étroitement son mari dans ses bras, et couvrait de baisers le visage du cadavre avec des transports de douleur.Il fallut l’arracher par force à cette occupation frénétique.Maître Nicolo fit enterrer précipitamment le défunt et se dépêcha d’emmener sa fille à Frascati pour y respirer l’air pur de son pays natal ; mais, en chemin, Antonia ressentit dus frissons et des defail- |.a (¦’avait d’y eux que pour sa femme ; son ! amour offrait tous les symptômes passion chronique et incurable, l’ombre d'un nuage entre les laisse pas le temps, il m'abîme de coup de pied, de coup de poing, de manche de fouet, Le faux Turc remonta sans encombre toute la rue du faubourg Montmartre, et son passage dans la rue des Martyrs ne fut signalé que par un seul épisode saillant :— il entra dans un débit de cigares et y acheta pour quatre sou» de tabac-caporal français qu'il qualifia immédiatement de tabac de La-tukié, en présence même de la marchande qui n’y apporta du reste aucun obstacle, puisqu’il venait de donner une pièce de vingt centimes toute neuve et ayant parfaitement cours.Théophile Gauthier avait à peine dépassé la rue de la Tour d’Auvergne et il était en train de chantonner l'air des Chameaux de Félicien David, en faisant de fausses notes, comme tous les Turcs, lorsque tout à coup il vit arriver à sa rencontre un taureau qui était tellement furieux qu’il s’arrêta court, —je parle de Gauthier.Doué de cette rare présence d'esprit qui est, comme l'a remarqué Lavater, la plus belle qualité de tous les hommes trop gras, Théophile Gauthier se fit immédiatement celle réflexion :—Voila un taureau qui est furieux, c'est évident, mais pourquoi est-il en colère?.est-ce parce que je lui barre le passage, ou parce que je chante faux l’air des Chameaux, ou bien est-ce purement et simplement parce qu'il a des chagrins domestiques ?.Mais quelle que soit la cause de cette fureur, la prudence m’ordonne de lui laisser le haut du pavé, de cesser de chanter et de ne lui adresser aucune question sur ses affaires personnelles.Cela dit, Théophile Gauthier se colla contre la première muraille que put rencontrer son dos et il se tint dans l'immobilité la plus complète ;—il avait l’air d'un Turc en cire du salon de Curtius.Le taureau, loin de se montrer satisfait de cette politesse, pivota sur lui-mûme et dirigea des cornes de plus en plus menaçantes contre le fez rouge de Gauthier.Dès lors il devenait évident pour toute personne ayant tant soit peu l’habitude des hommes et des taureaux que le terrible quadrupède était exaspéré par la coiffure rouge du faux Turc.De plus—on l’a su plus tard si bien que j’en ai été au lit huit jours et que je m’en sens encore.LE PRÉVENU.—J’ai pourtant pas tapé fort ; mon cheval en voit bien d’autres et il ne se met pas huit jours au lit pour ça.vous comprenez ; il est là couché sur le chemin ; ma roue pouvait l’atteindre et lui faire du mal.M.LE ^RÉSIDENT.—Eli bien ! il fallait le réveiller et le relever, et non pas le maltraiter.le PRÉVENU.—Il m’a cogné ferme aussi ; j’ai été quinze jours à Beaujon.M.le président.—Par suite des coups qu'il vous aurait données ?LF.prévenu.—Ah! nou, pour autre chose.Le tribunal condamne le prévenu à quatre mois de prison et a payer à Labricot 300 fr., de dommages-intérêts.VARIETES.VN ACCÈS DE GOURMANDISE.—On lit dans un journal de Bruxelles, sous la date du 16 octobre: “ Une jeune dame de l’extérieur et des manières les plus distingués se présentait avant-hier, vers la nuit tombante, dans le magasin de comestibles situé au numéro 19 de la rue Saint-Jean, et, après avoir marchandé longuement divers fruits du Midi dont la fraîcheur et l’aspect séduisant paraissaient exciter vivement sa convoitise, se retirait emportant pour toute acquisition quelques conserves d’un prix peu élevé.A peine était-elle sortie, que l’un des propriétaires de rétablissement, M.C.,s’aperçut qu’il manquait, dans l'une des caisses complaisamment exhibées à l’élégante visiteuse, une magnifique grappe de raisin de Corinthe qui avait été quelques instants l’objet de sou admiration.Si un régisseur habile et honnête eut ad- jours ministre les biens d'Emilio, il lui aurait , one chambre vaste et propre.Quand la trouvé trente mille livres de revenu ; son porte de la prison s'ouvrit, Emilio s’élança intendant ne lui comptait pas chaque année : au-devant d Antonia ; il la saisit dans ses la moitié de cette somme.Antonia ne souf>- bras en lui demandant si elle l’aimerait flétri çonnait pas que sou mari se ruinait.Com- j |,ar une sentence infamante, et, comme elle ment l’aurait-elle pu deviner?Le comte jura de l'aimer jusqu au tombeau malgré tou-d’une gaieté inaltérable et d'une humeur tes ks sentences du monde, il trouva que son charmante, n'avait pas un souci.Pourvu : sort était encore très digne d’envie, et il ne que sa femme fût heureuse, tout allait bien, ! s'avisa point de gâter un pré sent supportable et, quand il songeait à ses embarras d’argent : Par des regrets inutiles du passé.Un jour, prés du pont Sixte, dix ou douze galériens en veste de laine marchaient lentement, entourés de soldats aussi indolents que leurs prisonniers.Une jeune et belle dame, fort bien vêtue, montée sur un âne et l'oinbreilk à la main, cheminait dans les rangs et causait avec un des forçats.Au moment de sortir du la ville parla porte St.Pancrace, le convoi s'arrêta devant la boutique d'un petit limonadier, qui s'empressa de servir des rafraîchissements aux seigneurs galériens.La dame prit un sorbet ; l’officier qui commandait le détachement accepta une glace, et les soldats attendirent, assis à terre, que leurs seigneuries fussent disposées à se remettre en route.D'une calèche élégante descendit un jeune homme, qui vint saluer la dame et serrer la main de l’un des galériens: c’était Pompeo,qui faisait de tendres adieux à son ami Éiuilio et a la divine comtesse.L’officier regarda sa montre pour avertir discrètement les voyageurs qu’il était temps de partir, et la chaîne reprit tout doucement le chemin de Civita-Vccchia.Ce n’était point par une faveur particulière qu’Émilio jouissait de la compagnie de su femme et de la liberté de régaler son escorte de sorbets et de limonade.Tout le monde a pu voir en Italie avec quelle mansuétude on y traite les galériens.La considération d’un homme dépend pas toujours d’une sentence en ce pays-là.Combien le pauvre Éinilio se félicita d'avoir résisté à l’envie de se noyer dans le Tibre ! Des compagnons pleins d’égards, des chefs débonnaires, une femme adorée, que lui fallait-il de plus pour être heureux ?Ses fautes mêmes et sa condamnation lui avaient donné la mesure de l’amour et du dévouement d’Antonia, qu’il n’aurait point connus sans cela, tant il est vrai que le plus grand malheur est bon à quelque chose.Assurément, si le célèbre chevalier Desgrieux, qui, sans faire de la fausse monnaie, vivait en escroc, eût été condamné aux galères, l’inconstante Manon l'aurait oublié dans les bras d’un autre.Antonia, au contraire, aurait repoussé le sort le plus brillant, si on lui eût imposé la condition d’abandonner le malheureux qui s’elait perdu pour elle.Pendant un an que dura sa pénitence, Émilio passa tous les jours quelques heures avec sa femme.Dans le courant de la seconde année, il apprit que lu fin de sa peine lui était remise, et déjà les deux époux faisaient ensemble de nouveaux projets de bonheur plus sages que les précédents, lorsqu’une fièvre cérébrale enleva le pauvre Émilio en quelques heures.Il se sentit touché d’un repentir et d’une piété sincères ; un prêtre lui administra les sacrements, et tout à coup Antonia ne pressa plus entre ses mains qu'une main froide et insensible.Le premier moment de stupeur une fois passé, la comtesse regarda dans son âme et n’y trouva que la désolation et le dégoût de la vie."Elle souffrait encore trop pour pleurer.Ses larmes ne commencèrent à couler qu’à Rome, lorsqu’elle revit ces lieux dû elle » heurtait * chaque pas contre les souvenirs d’un bonheur évanoui pour toujours.Il lui I 1 IV.il se promettait de réparer les brèches de sa fortune en se livrants quelque entreprise industrielle.Un de ces hommes à projets, qui passent leur vie entière à rêver des millions, proposa un jour à Emilio d’établir une raffinerie de sucre.C'était une affaire ad- ' On se tromperait fort si l’on pensait que la belle Frascatane avait donné son rreur par surprise, et qu’après le premier entraînement, elle tomba dans l’indécision on les vains scrupules.L’amour nouveau avait absorbé l’ancien.Si l’impossibilité de convoler à d'autres noces avant l'expiration de son deuil ne lui eût rappelé son état de veuve, Antonia aurait cru volontiers que jamais elle n’avait aimé d’autre homme que I’oinpeo.Elle trouvait la loi rigoureuse, et la perspective d’un an d'attente, qui n'aurait point effrayé des fiancés allemands, lui parut insupportable ; cependant, comme elle voulait vivre bien, elle se soumit à la nécessité.Par malheur, le beau Pompeo n’était qu'un médiocre platonicien.Des amis cha- core, niables avertirent tout bas sa fiancée qu’il Antonia sortit du veuvage comme d’une aimait d’autres filles.Antonia trop exclu- maladie ; l’épanouissement de son cœur se si vu pour fermer les yeux sur des infractions voyait sur son visage animé, dans le feu de ri graves à la foi jurée, éclata en reproches ses yeux, dans la vivacité, l’accent mélo-terribles et menaça son amant de se porter dieux et passionné de son parler.Le bon à quelque extrémité.Si le mariage eût moyen de se faire aimer, c’est d'aimer soi-été célébré, la Frascatane, avec ses ins- même.La Frascatane n’employa pas tincts de lierre, aurait su étreindre et enln- d'autre ruse.Sans apprêt ni calcul, elle cer son époux de telle sorte qu’en peu de enveloppa son mari de sa tendresse comme jours elle l'aurait dégagé de tout autre lien ; d’un filet.De son coté, le bon Tancrédi mais sa métaphysique n’allait guère plus n’aurait point su dire par quelle transforma-loin que celle de Pompeo, et l’amour méri- lion involontaire, sans émulation et sans dional ne se nourrit pas longtemps d’espé- envie de mériter des éloges, il devenait rances et de promesses, encore moins de malgré lui, d’un égoïste qu'il était d’abord, phrases et de madrigaux.Uyf première un homme généreux, désintéressé, fois Pompeo appaisa la tempête.Le lende- un mari complaisant, fidèle, sincèrement main, ce lut à recommencer, grâce aux dé- épris de sa femme et enchanté de son es-lateurs officieux.Avec la confiance s’en- clavage.L’amour réciproque des deux volèrent la joie et les rires ; avec la jalou- époux s’accrut tant et si bien que, pour être sie arrivèrent la tristesse, le désordre, l’in- exclusivement l’un à l’autre, ils se séques-somnie, les sanglots et les larmes.trèrent, et les gais a/rnutclli répétèrent Les Italiens sont les gens qui pratiquent sans amertume que la Frascatane serait toute plus exactement ce précepte que le cans- jours, pour la fête de Saint-Luc, un mauvais tique Stendhal formula en termes un peu pourvoyeur.vifs sur quelque papier de sa chancelle- Un jour du mois de septembre, les jeunes rie de Civita-Vccchia, et dont il voulait gens de Home organisèrent une grande faire, par exagération, une vérité univer- partie de chasse dans les marais Pontins, selle : qu’un jeune homme au-dessous de où le gibier est très abondant, et ils propo-vingt-cinq ans, qui se trouve par hasard en sèrent à Tancrédi de les accompagner, tête-à-tête avec une jolie femme, ne fût-ce Antonia consentit non sans peine à laisser qu’un instant, manque à tous les devoirs de partir son époux.Depuis un an qu’ils la politesse, s'il ne lui fait une déclaration étaient mariés, c’était la première fois que d'amour.les deux époux se séparaient.Ce sacrifice Au bruit des querelles entre les deux fian- coûtait beaucoup a l’amoureuse Antonia ; cés, la jeunesse galante se ressouvint de mais elle voulut montrer qu’elle avait aussi son goût pour l’art ingénieux du tourneur, de la complaisance.Elle embrassa son L’aimable veuve étant encore à consoler, Tancrédi comme s’il se fût embarqué pour on revint admirer les quilles et les échecs les Gmndes-Jndes.La chasse ne devait de maiti o Nicolo.L« premier qui se pré- durer que deux jours.Le troisième jour, senta fut un Narcisse de vingt-deux ans, au- vers midi, une chaise de poste roula en effet cicn ami du défunt mari, et inscrit comme dans la rne des Crmdotti, et du haut d’un Pompeo, sur la liste des amoureux-morts de la Frascatane.L’occasion s’offrit par hasard au seigneur Tancrédi de parler à Antonia sans autre témoin qii’un père distrait, et il crut de sôn devoir d obéir gu précepte rigoureux de Stendhal.—Qu’ai-je appris?a’écria-t-il, quelle rumeur ai-je entendue, 6 divine Anton!*!?Est-il vrai que l’heureux mortel A qui voiW *vez donné votre cœur, ignorant le prix d’un ai riche trésor, jeunes gêna; BOus’yiWons aucun accident le foule aux pubis comme un impie ! Ab ! je * d’armes à feu à déplorer.Tancrédi s’est “ Bien certain que ce fruit avait étêjdé-robé par l’acheteuse pendant qu'il était occupé à chercher la monnaie de son argent, M.G., courut sur ses traces et la rejoi-.gnit près de la place Saint-Jean.Il se mit .?tte ta jeunesse atti- a|ors a suivre parallèlement sa marche,assez rcra.ne jolie femme est toujours solli- embarrassé, malgré sa certitude du délit, du citée «le s amuser et de se distraire ; les con- choix de la précaution oratoire par laquelle solations la viennent chercher à la maison.j| aborderait le sujet délicat de sa déchira-Regarde les jeunes gens, choisis avec tes tion.La dame vint elle-même en aide à sa yeux.Celui qui te plaira sera infailliblement perplexité.Arrivée au milieu de la rue de un mari incomparable après un mois de ma- l’Hôpital, elle tira de dessous son châle le nage, fut-ce un homme faible comme Emilio, raisin qu’elle avait tenu caché jusqu'alors et un libertin comme 1 ompeo, un cœur inté- le dégusta avec toutes les démonstrations de resse comme 1 àncrédi.Quel qu il soit, il |a p|us impatiente gourmandise.Mais, au tannera passionnément, et par conséquent moment où elle opérait le plus activement il acquerra toutes les perfections.Chasse des doigts et de la bouche, elle aperçut, en donc les idées de mort, et obus aux volontés |cvant ,PS yeux, ,c marchand de comestibles de la nature, en vivant pour ton père, pour quj venait droit à elle, un nouvel époux et pour toi-même.« A cette vision terrifiante, la malhcu- Jc ne veux point vivre, répondit la reuse femme fut prise d’un «rcinblement ner-I rascatane avec emportement, je ne veux veux si vio|ent# q„e, sans le soutien du bras point qu on me console.Peut-être suis-je qUj s’étendait vers elle dans une intention telle que vous le dites ; mais, si vous ne vous trompez pas, combien je me réjouirai de quitter ce monde et d’emporter avec moi dans un pays meilleur mon amour pour le pauvre Tancrédi! Ah! vous avouez que mes regrets ne sont pas en sûreté ici-bas, qu’on me solliciterait de me distraire, que je pourrais oublier mon Tancrédi, et qu’un autre, un inconnu, me paraîtrait quelque jour aussi aimable que lui ! Cette idée me fait horreur, et vous avez eu tort de me la communiquer.Je n’attendrai pas ce moment détestable.Je m’en irai, je chercherai un refuge contre ma propre faiblesse et contre vos raisons de philosophe, et je vous montrerai dans ce livre ouvert, où vous lisez si couramment, une dernière page que vous ne connaissiez mirnble.Les devis annonçaient des résultats prodigieux.]l ne s’agissait que d'acheter quelque vieux bâtiment dans le Transté-vèie et le matériel de l'exploitation.Le nom du seigneur comte ne devait point paraître ; on ne lui demandait que le capital de l'entre; ri e et l’usage de son influence pour obtenir la protection du barbier Gaetano et l'autorisation de fonder ce bel établissement (2).Emilio vendit une de ses terres, persuadé qu'un grand seigneur comme lui n'avait qu'à déroger pour gagner des monceaux d’or.Il fit un traité en commandite avec c qui contribuait encore à augmenter la mauvaise humeur du taureau, c’est qu’il venait de recevoir un coup de masse d'un garçon boucher inexpérimenté, et, blessé par ce procédé indélicat, il s'était enfui en beuglant des injures contre le maladroit.C'est dans cette fâcheuse disposition que le taureau fit la rencontre de Théophile Gauthier et de son fez rouge.I Tous les passants qui se trouvaient dans le haut de la chaussée des Martyrs, s’arrêtèrent épouvantés; le résultat d’une lutte entre un Turc et un taureau ne leur semblait pas douteux, car la force des musulmans a beau être passée en proverbe, jamais on n’a vu l’un d’entre eux abattre d'un coup de poing un taureau en fureur.Mais au moment même où l’animal terrible s’apprêtait à percer Théophile Gauthier, ce faux Turc se transforma en Espagnol, et mettant à profit les leçons qu’il avait prises naguère du célèbre Montés,il sauta pardessus le taureau avec une agilité bien surprenante, surtout chez un homme aussi gras ;— bien plus, tout en faisant cette voltige, il enfonça sur la tête du taureau le fameux fez et lui en couvrit complètement les yeux ! Une fois aveuglé, le taureau devint doux comme un mouton et il se laissa reconduire bien tranquillement à l’abattoir, bouchers, après avoir vivement félicité Théophile Gauthier, ne voulurent jamais le laisser partir à pied, et comme il manifesta le désir de continuer son ascension vers Montmartre, ils cotisèrent leurs épaules et ils le portèrent en triomphe jusque auprès du troisième moulin à vent.* son homme à projets et deux ou trois autres personnes.L’affaire, mal conçue et mal menée, n'eut pas un instant de prospérité.Dès le commencement, associés, employés, caissier, contre-maîtres et ouvriers se volèrent réciproquement à qui mieux mieux.C’était uu pillage.Émilio, en attendant ses bénéfices, augmenta son train de maison ; il ne mit pas une fois les pieds à la fabrique, et lorsqu’il apprit qu’au lieu de recevoir un dividende, il perdrait son capital, il raconta si gaiement la déconfiture de son entreprise, qu’Antonia n’eti fut pas alarmée.Comme, à la suite de ce revers, les dépenses inconsidérées allaient croissant, la comtesse trouva 3ue c’était trop de philosophie ; elle deman-a un jour à son mari s’il ne jugeait pas opportun de s’amender un peu.Le comte lui répondit,en l’embrassant, que, l'amour elles préoccupations d’argent ne pouvant pas s’arranger ensemble, il la priait de n’y songer pas plus que lui,—et par obéissance elle n’y songea plus.Dais sa petite ville de Snbiaco, Émilio • reçut la visite de quatre hommes de mauvaise mine, avec lesquels il eut une longue conférence.Peu après.Antonia crut entendre pendant la nuit des bruits souterrains et réguliers comme le mouvement d’une machine.En ouvrant sa fenêtre le m»tin, elle vit dans le parc deux des hommes à mines patibulaires qui tenaient, chacun par un bout, un long sac plein de quelque matière métallique ; j|$ agitaient le sac, d’où sortait une poussière de charbon, et ils vidaient ensuite les morceaux de métal noircis dans un trou qu’ils comblaient avec du sable.La comtesse s’informa de ce que faisaient ces hommes.Son .mari lui répondit que c’était l’expérience d’une nouvelle entreprise plus lucrative et * pins sûre
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