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Titre :
Le Pays
Journal d'opinion du milieu du xixe siècle qui défend l'idéologie des libéraux radicaux, appelés « les Rouges », notamment la démocratie, la liberté de culte et la séparation de l'Église et de l'État. [...]

Le journal Le Pays, organe du parti « rouge », c'est-à-dire des libéraux radicaux, fait paraître à Montréal son premier numéro le 15 janvier 1852. Il est le successeur plus modéré du journal L'Avenir dont les positions souvent virulentes ont provoqué des dissensions même parmi ses partisans. Le nouveau journal vise donc à rallier toute la sphère libérale et à convaincre la population du bien-fondé de son idéologie.

Fondé par l'imprimeur Jacques-Alexis Plinguet et le libraire Édouard-Raymond Fabre, Le Pays a d'abord pour rédacteurs Louis Labrèche-Viger et Louis-Antoine Dessaulles. Échaudés par la difficile agonie de L'Avenir, qui avait été en partie brisé par les manoeuvres du clergé, le nouveau journal des Rouges évite d'abord les conflits avec l'Église. Il somme toutefois les journaux catholiques de ne pas s'engager dans l'arène politique.

Les journaux de l'époque jouent un rôle important de propagande, notamment lors d'élections. Comme la grande majorité de ses confrères, Le Pays consacre une partie considérable de ses pages à propager le programme politique de ses propriétaires et rédacteurs. Charles Daoust, le rédacteur du journal Le Pays, est d'ailleurs élu député en 1854, à la suite d'une élection qui porte un nombre record de Rouges à l'Assemblée.

Démocratie de type république, libéralisme, suffrage universel, établissement du scrutin secret, libre-échange, abolition de la tenure seigneuriale, liberté de culte et d'opinion, séparation de l'Église et de l'État, système d'éducation public non confessionnel, telles sont les principales positions défendues par Le Pays.

Les rédacteurs du journal combattent le patronage et militent pour la décentralisation du gouvernement. Méfiants envers le projet de Confédération canadienne, ils sont convaincus que l'annexion du Québec aux États-Unis permettrait une meilleure protection de la langue, de la religion et des coutumes des Canadiens français.

Le Pays prend position sur les conflits européens et américains, défendant systématiquement le camp le plus progressiste. Ainsi, pendant la guerre de Sécession, le journal se range du côté des nordistes, dénonçant l'esclavage qui prive des êtres humains du droit fondamental à la liberté.

Malgré un ton qui se voulait modéré au départ, Le Pays ne tardera pas à s'enflammer, se créant de nombreux ennemis. Le journal est malmené par ses concurrents plus conservateurs, comme La Minerve et le Journal de Québec, ou par des journaux religieux, tel L'Ordre.

En 1858, tous se doutent, bien qu'il ne soit pas nommé, que Le Pays est la cible de la lettre pastorale de l'évêque de Montréal, Mgr Bourget, contre les mauvais journaux. Une longue section de la lettre condamne en effet le journal libéral « qui prétend, entr'autres choses, être libre dans ses opinions religieuses et politiques ». Faisant fi de l'attaque, le journal maintient sa ligne éditoriale, du moins jusqu'au départ de Napoléon Aubin comme rédacteur, le 19 octobre 1869.

Le Pays vivotera ensuite jusqu'à sa disparition le 26 décembre 1871. Il aura été tour à tour, et parfois simultanément, dans des éditions distinctes, hebdomadaire, bihebdomadaire, trihebdomadaire et quotidien.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. I, p. 173-176.

BERNARD, Jean-Paul et Yvan LAMONDE, « Dessaulles, Louis-Antoine », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BERNARD, Jean-Paul, Les Rouges - Libéralisme, nationalisme et anticléricalisme au milieu du xixe siècle, Montréal, Presses de l'Université du Québec, 395 p.

FORTIN, Philippe, « Les sources de renseignement du journal Le Pays lors de la guerre de Sécession (1861-1865) », Communication, vol. 20, no 2, hiver-printemps 2001, p. 118-131.

SYLVAIN, Philippe, « Daoust (D'Aoust), Charles », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal,1852-1871
Contenu spécifique :
jeudi 13 mai 1852
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Pays, 1852-05-13, Collections de BAnQ.

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^71 /1 PKIX DES ANNONCES.abonnement.on n’annonce n, et 7^d.pour chaque suivante.Dix lignes el au- plus, que le plus haut et intéressantes lectures sur les erreurs po- Suivant le philosophe, “ le doute physique ! diplômé.Le cordonnier trouve-t-il que son polaires, sans toucher aux choses sacrées, et u ce crj de l'esprit qui dit: cherche, et lu j aléue ne produit pas assez vite ! il la plante sans froisser la croyance et les pratiques de >< t’instruiras.” Le doute moral et le doute re- ; là, avec son ligneul, et se met à faire des qui que ce soit.ligieux sont, à mon idée, ce cri de la cons- i pilules ; il taie le pouls aux malades, leur Mesdames et messieurs, j’ai l'honneur de ; cfelice qui dit: “cherche, et tu trouveras.” fait tirer la langue, examine les urines, flaire vous prévenir que le but de cette lecture j j,a conscience n’est autre chose que la les celles, et contrôle les ordonnances du n’est ni de faire disparaître les erreurs po- scjt.uce de |’âme, ce flambeau de la divinité, : médecin : c'est a n’en plus finir avec sou ex-publies, ni môme de donner dis moyens de | qu, |uit au-dedans de nous, et qui ne s’eteint |ptrience et avec ses guérisons! A l’enten-s’en préserver : tout mon dessein est d’en point, lorsque l'homme a besoin de lumière.| dre, la science médicale se devine ou s ap-faire sortir et sentir le ridicule, la fausseté et J L’homme n'est pas nécessairement voué a prend d’in»piratioo : ou se couche cordon-le danger.l'erreur, la destinée de l’homme, non plus, ’ nier, et ou >e réveille docteur Purgon ! Je traiterai le sujet avec l’indépendance , n'est point celle de la brute : la destinée de Le Duc de Ferrure, Alphonse d Este, mit d'un vieux Iccturcur, dont les intentions sont j |a brute est toute terrestre ; tandis que celle 1 un jour en propos familier de quel métier il y bien connues, sans ménagement et sans égard ; jc l’homme monte plus haut.Car, à quoi lui : avait plus de gens ; son bouffon Gooelle dit pour les classes et les conditions ; la inéde- j serviraient ces notions et ces principes subli- j qu’il y avait plus de médecins que du toute cine et les médecins en auront leur bonne j „)es dont il est environné—notions mdispen- autre espèce, et gagea qu’il le lui prouverait part ! Je m’engage seulement a ne point | sables a la conservation des sociétés et a la , dans -1 heures.perdre de vue ce sage précepte : “ D’épar-, direction d'une vie future ; notions essentiel- ! Le lendemain matin, Gonelle sort de son gner les individus, tout en blâmant leurs , ies> principes éternels, su: lesquels l’homme logis, avec un grand bonnet de nuit et un défauts ”—“ Pcrcere personis, iliccre de n*a jainais errer, et que je range au nombre I ouvréebef qui lui bandait le menton, puis un Il va sans dire qu’en cherchant à de trois, savoir : un culte a la divinité, le ma- j chapeau par-desaus, et son manteau haussé l iage et la sépulture.Examinons de près 1 sur les épaules.En cet équipage, il prend cette importante question.! k route du palais de son excellence, par une Toutes les nations les plus barbares, sépa- ; rue ***" posante.Le premier qu'il reorées cntr’elles par d’immenses pays ut Ion- | liées en divers temps, n'out-ulles pas toutes ; un culte quelconque envers la divinité ! ne , ._ ., .célèbrent-elles pas toutes des mariages ! et le plus grand regret ?Qu il serait a souhai- n’eutevehsseut-elles pas toutes leurs morts îi .ter que les plus éclaires en morale, eu poli- ! Ue niables idées, uniformes et nées chez i b,4nt u écnre ,la recette.A un pas de la il tique, et sur toutes les autres parties des | des peuples qui ne se sont na^onnus entr’eux, | ^ rencontre deux ou trois ensemble, qui u.sciences et des arts, travaillassent ensemble Joiv^ntr nécessairement ax'oir une origine j ‘ont la m6me mterrogaUoa, et chacun lui à un recueil des erreurs les plus accréditées comm uu pnilcipe commun de vérité ; je|d^ 5011 rero'-üc î ü ttnl ,turs ncms> conv sur chacun des objets dont ils s occupentde la nommer vérité populaire, m-‘ PrLm‘cr- , , ., Une pareille confédération aurait, sans con-, vèriUj diviue en d’autres termes, revelation.Icbcniin l0,,t bonnement, du long de la rue, il tredit, des résultats des plus arant-geux.A j J(j ,v vte dfllic.lu genre humain n'a pu et :110 rencontre personne qu, ne lui enseigne cet à-propos, un sage du dernier siccle a dit : RC a ¦ ^ dévier d D1 errer sur ces i ‘ dllltT‘ 1 UIM- (lt * “On trouverait plus d erreurs a del une que .chacun lui disant que la sienne était bien “ de vérités à établir.>ous vivons, beu- prouvée, certaine et îufaimblv.11 écrit les rcusement, dans un temps ou la vraie philo- ; ‘ l-ai> (l,lc tej’ 'oyageurson^ ose ax .i.,*-* î nonJ$ dç tou.Parvenu à la basse-cour du lue n'est plus a naître : les rêves de l'as- j {!“«>» de Brezd, les ( at.res et es I ^ ,c voiia environné de gens, qui, après trologie et l’alchimie n’occupent plus les es- *>-liants i.es - nti es, xiien cu^ J-ociv ’ j avoir entendu son mal, lui donnent force reprit*; on pe croit plus guère aux sorciers >ans aucune connais.1 mrc e ivu .ous ces , que chacun disait être la meilleure du et aux loups-garoux ; nous sommes loin de j r‘ Ç,ts ll’-‘ s0n* 0)ag'‘"|k' monde : il les remercia tous, et écrivit ausd ces temps qu’on contestait sérieusement pour qui veulent obtenir du debit de .eues hvrvx.ku;> ||0ms; d j, entra dans in chain-savoir dans quelles des deux familles, de : e“ lf «-vuiplissant t.e contes monstrueux.J ou- ; ^ du dac> ,ou excellence lui cria de loin: France ou d'Angleterre, se perpétuait le ; u‘s les nations, sans exception .uicunc, cio- j ! qU’a*-tu donc,Gocclle ?il répond pitcu-don miraculeux de guérir des écrouelles \ ,vent a une div inité provi en i« e.sement ; mal de dent le plus cruel qui fut par le simple attouchement ! Il est probable : L opinion e que ques sas ai.s.qu.,(s jamais ! Son excellence s’empresse de Vas- que, parmi les erreurs populaires, il se glis- umo,‘s contractées sans manages so errne s suror qU*j| connaît une chose qui le fera passera d’étranges coutumes, des usages bizar-, P?r dfc.s hommes li res e es einmes i »* es, ÿCr incontinent, quand même la dent serait res et des habitudes mauvaises : ce n'est pas | » ^1 rien de répugnant n, de criminel, est dé- ! .quc s0n médecin Bras.alvado n’en la première fois qu’on me ferait ce reproche ; mc°^e Par t?u.tes eS na lon" u.fl"1 pratiqua jamais une meilleure.“ Fais ceci on m'a déjà accusé d’en être arrivé an redou- célèbrent religieusement les mariages, et qui et ce|a> et iUContinent tu es guéri.table chapitre des répétitions! Je laisse reconnaissent par laque es unions na ure es dain Gonellejette bas sa coiffure et tout son dire, et passe outre, me trouvant en assez doivent être considérées des actes de bestia- attirail< et s’écrie: “Eh! vous aussi, mon-bonne compagnie : je me permettrai seule- bte : dans ces sortes d unions, es pareil sue- st.:gneu,.} ^tes médecin ! combien d'autres ment de prier ces messieurs à fine mémoire tal,t Plas rt ienU!> Par aucun lien, abandonne- j*en aurais trouvés depuis mon logis jusqu’au de vouloir bien me dire comment on s'y prend ra‘«nt leu,rs eo/“ti nalurtls V"' PnJcs des vôtre?voici mou rôle ; il y en a près de l’écolier, pour lui faire apprendre ta soins que leur faiblesse exige, seraien expo- deux cents, et je n’ai passé que par une rue ! sés à être dévorés par les chiens ; ils grand,- ¦ vou|ais allcr parlout, jc ^ que j’en raient sans apprendre à connaître n.rel.gmn, trouverais plus de dix mille, en cette ville, ni langue, m aucun des usages humains.Ces Trouvez.moi autanl de personnes d’autres unions passager** feraient rie cette terre.au- m^liprs 7» Ont, c esi une très grnv jourd’hui si riche et si parée du luxe des arts, populaire que celle de se croire médecin, feraient, dis-je, ce qu elle était dans les quand ;| vous cn prend la fantaisie ! En est-temps fabuleux : une forêt sauvage et inculte, ;j de même des autres professions ?Quoi ! on remplie d’êtres féroces, qui n auraient pas $e donnora mille peines à trouver uu avocat plus d’égard entr eux, que 1 ours, la lionne de renommée pour plaider un chétif procès, et la panthère.et on confiera sa santé et sa vie même au Socrate a essayé de prouver par des raisons physiques, que les accouplements accidentels sont défendus par la nature même : toujours est-il incontestable que ces sortes d'unions sont repoussées par toute» les nations ; et s’il se rencontre quelques exceptions à cette règle générale, elles sont consi- | durées un signe de la plus grande conniption, j comme cela arrive chez quelques tribus des , CAUSERIES MEDICALES.besoin de notions médicales assez précises j dois faire un naufrage complet : “ Nous pour l’aider et la secourir loi-même daps le» | “ connaissons le leclureur, disent-ils, et vous ( préavi s de ses dernières années.“ allez voir que, des erreurs populaires, il va Enfin, je vous suppose avec un oaclc qui “ vous faire un plat oui ne sera du goût de vous a élevés, qui vous a dotés, qui vous u “ personne.Vous ailes l’entendre déguiser casés! de bon compte#e devez-vous pas à “ contre les pratiques les plus innocentes ; cet oncle là les soins que vous donneriez a * vous allez voir qu’il va se mettre à devotee père pu à votre raèret Si, pour soi- “ chirer lus dévots et les dévotes, à tourner gner convenablement votre père ou votre “ en ridicule leurs pieuses dévotions, celles-inère.il vous faut être un peu médecin,ne le “ mêmes que l’église ne condamne pas.Les faut-il pas aussi pour soigner votre oncle ! “ erreurs populaires seront pour lui une mine On ne m’accusera plus, je pense, de ne pas “ à exploiter au profit des libertins, qui s'at-niettre les points sur les ».“ tendent à bien s’amuser ce soir, soyez-eu J’insiste bourgeoisement sur la reconnaissance due aux oncles bienfaisants, parce que ces braves gens ont été fort maltraités dans ces temps modernes : on les a honteusement traînés sur la scène ! on s’est moqué de leurs sacrifices d’argent et de leur dévouement à toute épreuve.Des godelureaux en gants jaunes, des petits jeunes gens vends à la tête comme & la chaussure, ont pris l’habitude de graze Hier à tout propos des lambeaux de vaudeville qui habillent leur ingratitude d’un semblant d’esprit ; ils disent en poussant prétentieusement la fumée de leur cigare à cinquante ceiiti- Le mal de gorge peut être gangreneux ; Le mal de gorge peut être remua tiamal ; Le mal de gorge peut être goutteux ; Le mal de gorge peut être dartreux ; Le mal de gorge peut être tout bonnement le symptô Commencez-vous à comprendre que vous feriez de la bien mauvaise médecine en o posant le même remède à tous ces maux __ gorge 1 Croyez-vous que votre tisane gommée serait bien efficace contre la gangrène ou contre une dartre intérieure, voyous 1 Mais voici bien un autre sujet de méditation : maintes fois, des maladi paraissent différentes sont produites par une même cause, et, par conséquent, reclament le même traitement.Ce monsieur a mal à la tête.Celui-là a mai à la jambe.Son voisin souffre de la poitrine.Un quatrième se plaint de l’estomac.Un autre a mal au foie.Un autre a mal aux entrailles.Un autre a mal dans les doigts.Un autre sent toutes ses articulations soudées.Un autre devient sourd.Un autre a des gonflements.Un autre a des abcès.Un autre a des plaies épouvantables.Eh bien ! toutes ces formes de maladies peuvent être le résultat, soit d’un vice rhumatismal, soit d’un vice dartreux, soit de toute autre cause générale.En pareil cas, ne médicamenter que la partie locale, c’est vouloir tarir uu ruisseau sans arrêter la fon laine ou la source qui l’alimente ; opposer à toutes ces formes de maladie des remèdes différents, c’est imiter cet architecte qui, quelques notions de médecine, s’ils avaient su donner un peu d’émétique et frapper aux extrémités avec des synapismes, ils auraient pu, sinon guérir, du moins enrayer la maladie et donner au médeciu le temps d’arriver à leur secours.C’est pour cette raisou, c’est en prévision de pareilles catastrophes que tous les parents devraient avoir quelques connaissances spéciales.L’étude d’une médecine élémentaire manque à presque toutes les éducations.Dût-on retrancher par semaine à chaque élève de rhétorique une leçon de grec ou de vers latins, je voudrais qu’on lui apprit, non-seulement un peu d’anatomie, un peu de physiologie, mais aussi beaucoup d’hygiène quelques principes de médecine.D’un autre côté, on a la manie d’astreindre les jeunes personnes à faire des tours de force sur le crochet ! On les condamne à martyriser un piano pendant une, deux, trois heures dans la journée ! Ne serait-il pas plus sage, plus convenable de les préparer par quelques notions de médecine domestique au rôle si complexe de la mère de famille î Je sais bien que des accidents analogues à celui que je retraçais tout à l’heure n’arrivent pas fréquemment dans un ménage ; mes : mais sans cesse il tombe sur les enfants une ün oncle «„ un banquier donné par la nature.fuérir "Ses dontds !’M“il,«nt» e> *“* \oul°‘r il faut savoir arrêter les hémorrhagies et Paraîlre ra*dec,ns> d® fumèrent toutes les panser convenablement les blessures.ds ont failes a ,a bourse d un Un enfant tombe et se frappe fortement à bonace parent, la tête; au lieu d’imiter les commères qui V°U8 croiriez qu il y a derrière toutes veulent aplatir la liasse produite par l’épan- ces plaisanteries un petit sentiment dcgrati-chement sanguin et s’imaginent arrêter le M*, peu d affection?Point, mal en y appuyant une pièce de deux sous, °” Parl* dc la morl dc 1 onc e con,,!,e dune il faut savoir employer des lotions astringen- gTosse espérance ; on regai de son héritage tes : l’eau blanche, l’eau et le vinaigre ; mais comme un paiement qui s es fait par trop at-surtout il faut songer aux boissons diffusibles ; tendrc > on 86 P*a!nt’ on plaisante, on s encan de menthe, éther, arnica, etc.delte, ^ 00 8e “»*• Et ce sont les résul- Un enfant se brûle, un enfant «.’empoison- de la morale des vaudevil.stes.ne, un enfant a des convulsions : il faut sa- m# voir le médicament en attendant l’homme de l’art.COMM* quoi CHACUN DOIT BTOS SOUVENT SON raorme mkdnsin.(Suite et Ûu.) Si, de U question d’habillement, nous passons à la question du travail intellectuel, à I* question de l'exercice physique, à le qeeeëee du sommeil, nous aurons à reproduire des £?u près identiques.il savoir régler le travail de me d’une maladie d’estomac.de pour- £ réflexions à Chacun intelligence ; il doit le proportionner à sa capacité, à sa résistance, à son tempéruminent ; il est sage de l’entrecouper, il est imprudent d’en faire excès.Chacun encore, à l’effet concentrateur du travail iutellectue, doit savoir opposer l’effet expansif de l’exelrcice corporel.Chacun enfin a besoin de s’astreindre à un sommeil suffisant et réparateur.Aux uns,il faut six ou sept heures de repos ; aux autres, il en faut huit ou neuf.Et puis il y a manière de se coucher, manière de dormir.Ceux-ci ne reposent pas sur un lit trop mou et s’étiolent dans la plume ; ceux-là ne sauraient supporter un coucher trop rude, uu lit sans oreille/ etc.etc.A tous, il faut des observations, des attentions, des prescriptions particulières.Ces observation», ces prescriptions sont personnelles, et chacun, en les faisant, s’installe forcément son propre médecin.J’ai ajouté que l’on devait être un peu médecin pour savoir appeler à temps homme bien versé dans l’art si difficile de soigner et de guérir.C’est de toute cette plaidoirie le point pratique le plus important, et je demande la permission de m’y arrêter quelques minutes.Il est un fait incontestable, c’est que, renseigné ou non, instruit ou pas, chacun a la prétention d’être un peu médecin.La Faculté de Médecine aura beau réclamer, les écrivains spéciaux auront beau fulminer les menaces, les récriminations, les anathèmes, ils n’y gagneront absolument rien.Il est dans la nature, je crois, de vouloir se médicamenter et de chercher à médicamenter ceux qui souffrent.Interroge*, observez toutes les classes, depuis la loge obscure du portier, qui raccommode la chaussure et fait dans le neuf et le vieux, jusqu’à la mansarde du sixième étage, où loge la misère, le petit travailleur ; depuis le salon doré de l’opulence jusqu’à la cahute crottée que le berger traîne avec son troupeau ; depuis le savant à tête chauve, à boutonnière décorée, à figure excentrique, jusqu’au lourdeau valet de charrue qui porte sabots et bonnet de coton ; depuis la dame à cachemire, à dentelles, à falbalas, jusqu’à la vieille fille qui prise, porr te toujours cabas et cause sans cesse avec son chien : vous trouverez bien peu de monde qui ne se croie meilleur médecin que le médecin véritable, et qui ne dise pas en se redressant avec outrecuidance i “ C’est que je m’y connais, moi.” Je le sais parfaitement: la plupart de ces gens qui disent si bien s’y connaître n’y entendent absolument rien.Ils croient le cœur dans le ventre et l’estomac dans !a poitrine ; ils se font une petite théorie"d’échauffements et un système d’humeurs ; ils se servent de médicaments absurdes: c’est un malheur, c’est une faute.Ils ressemblent à ces bons bourgeois qui se croiraient architectes parce qu’ils ont vu des maçons gâcher le plâtre qu’ils ont présidé à la bâtisse d’une maison.Ce méchant préjugé est vraiment redoutable, cette manie médicale est cause de mille accidents.A qui la faute ?A ceux qni ne veulent pas que l’on apprenne un peu de médecine â tout le monde.Quand on ne peut pas vaincre un défaut, il faut savoir le changer en vertu.Quand on ne peut déraciner un préjugé, il faut le combattre par des enseignements qui l’annihilent.Figurez-vous un marchand mercier de la rue Saint-Denis qui se croit militaire parce qu’il a fait partie de la garde nationale, parce que maintes fois, le senako au front, le briquet â la ceinture et le fusil au bras, il a eu l’insigne honneur de faire faction, c’est-à-dire de grelotter à la porte de sa mairie, sous le spécieux prétexte de la sûreté géoé-Tout d’un coup voilà Paris en émoi : parle de guerre, d’étrangers, de batailles.Notre mercier se trouve sur les boulevards au moment où défilent deux ou trois régiments ; il voit notre belle armée française marcher, comme toujours, avec un ordre admirable ; il s’électrise au son de la musique ; il admire le général en chef tout chamarré d’or et donnant ses commandements.Parbleu ! s’écrie-t-il, mais je suis bien aussi capable d’être général, moi ! ” Au lieu de répondre à cet homme : “ Vous radotez, mon cher,” moi je lui dirais : “ C’est possible, ma foi ; mais allez d’abord au Champ-de-Mars, suive* les exercices, étudiez la charge en douze temps ; quand vous saurez manier votre fusil avec adresse, quand vous saurez le charger et tirer avec dextérité, vous apprendrez un peu la manœuvre, vous vous initierez aux alignements, aux marches, aux conversions ; vous tâcherez de comprendre un peu la stratégie : après tout cela, nous verrons.” Après tout cela, évidemment, le mercier viendrait me dire : Ab ! dam ! c’était plus difficile que je ne le croyais.Vous voulez savoir la médecine, messieurs, mesdames 1 Très bien : c’est pour cette raison que j’essaierai de vous l’apprendre ; nous en étudierons les éléments, je vous en montrerai les bases, je vous en ferai remarquer le plan et l’architecture ; et alors, j’en suis bien certain, au lieu de croire que c’est la science la plus simple du monde, au lieu dc penser que c’est le résultat d’un savoir instinctif, vous en comprendre* les difficultés, les doutes, les périls.Vous vous étiez fait votre petite théorie.Un jour de rhume, vous avez bu force tisane, vous avez guéri promptement, et vous en avez tiré cette conclusion, que tous les maux de gorge devient se guérir avec de l’eau d’orge et du sirop de gomme ; voua vous êtes complètement trompé, je vous le démontrerai plus tard en détails ; mais laissez-moi aujourd’hui vous esquisser cette démonstration.Le mal de gorge, à vos yeux, est toujours gorge.Eh bien! cette maladie de bien des natures différentes : et ex sère son es qui vous et 11!) voyant une maison menacer ruine parce que les fondations en sont trop faibles, se contenterait de parer en détail à chacun des accidents de cette misérable construction.Un jour il bouche une lézarde, qui reparaît et s’agrandit le lendemain ; un soir, il pose un étai, et bientôt deux ou trois bosses dans la muraille réclament impérieusement la même mesure ; le toit penche et se disloque : il en refait la partie mauvaise.Tout cela, peines inutiles, travaux insuffisants : la maison finit par crouler tout entière.Ah! ah! vous ouvrez la bouche toute grande, et je vous vois d’ici écrrquiller les yeux ! De loin sans connaissance aucune, la médecine vous paraissait bien facile ; mais de près, c’est tout différent.Attendez, attendez encore : nous causerons assez souvent ensemble, je l’espère.Je vous apprendrai la petite médecine domestique, les soins hygiéniques santé.Mais la stratégie nécessaire au médecin véritable, je suis bien sûr que vous vous humilierez comme le mercier de la rue St.Denis qui se croyait capable d’être général, et vous direz comme lui : “ Nous ne pensions pas que l’art de guérir était aussi difficile.La médecine est un fleuve rempli de trous sans fond et de courants dangereux.Vous voulez absolument vous y baigner : loin de vous en éloigner, je vous approuve, ment, si vous sentez un courant qui vous emporte, si vous vous trouvez près d’un tourbillon redouté, si vous êtes poussé de ce côté qui fait grand’peur à ceux qui le connaissent, appelez à l’aide, criez au secours : autrement, peut-être, vous seriez perdu.—Mais, monsieur, je suis tout seul, pourrait me crier un lecteur ; je n’ai plus ni père, ni mère, ni oncle, ni famille ! pourvu que je sache cette hygiène machinale qui se ramasse partout, pourvu que je comprenne qu’il faut mâcher avant d’avaler et que l’on doit fermer les yeux pour dormir, je n’ai pas besoin d'en connaître davantage : je n’aurai jamais l’occasion d’être un peu médecin.—Vous avez tout à fait tort, pauvre solitaire, car, non-seulement chacun doit être un peu médecin pour se conduire d’une façon hygiénique, mais chacun doit être son médecin dans les petites indispositions.—Bah ! les indispositions, je ne m’en occupe pas, et elles se guérissent elles-mêmes.—Oui, elles se guérissent une fois, deux fois, davantage si vous voulez, et puis un beau jour voilà l’orage qui s’amoncelle, la tempête vitale qui menace, la foudre de l’inflammation qui tombe : l'indisposition est devenue une redoutable maladie.Axiôme : la moitié des maladies du genre humain sont les suites d'indispositions uégli- Eh quoi ! l’on tient tant à ses enfants ; on donnerait pour eux sa carrière, sa vie ; et, pour être à même de les sauver peut-être un jour, on ne pourrait s'astreindre à une étude, non pas rebutante, non pas fatiguante, mais pleine d’intérêt et de curiosité ! Allons ! allons ! il faut de la logique dans ce monde.Qui veut la fin doit vouloir les moyens.Quiconque a des enfants, quiconque a peur de les perdre, doit pouvoir se faire leur médecin dans le cas d’un pressant danger.vitiis” détromper une foule de crédules, je ne manquerai pas de rencontrer une foule d'incrédules : “ L’homme est de glace aux vérités, “ il est tout de feu pour le mensonge.La plupart des hommes, en effet, ne comptent-ils pas leurs erreurs parmi leurs richesses ?ne les abandonnent-ils pas qu’avec contre lui demande qu'est-ce qu'il a ?il répond: “ une douleur enragée de dents.” Oh ! mon ami, dit l'autre, je sais la meilleure recette du monde contre ce mal, et la lui dit.Gonclle écrit son nom, en faisant sein- II.3ui peuvent conserver votre quand je vous initierai à toute —Très bien, monsieur, diront ironiquement les critiques.Malheureusement, vous plaidez un cas particulier quand vous avez généralisé la question : en digne médecin, vraiment, vous avez pris le croup d'une main, les convulsions de l’autre, et, sans trop de phrases attendrissantes, vous avez prouvé péremptoirement que les parents doivent avoir une teinte médico-pharmaceutique.Je crois, ne vous en déplaise, que la cuisinière bourgeoise a dit aussi quelque chose d'analogue.En conséquence, si le gouvernement était prudent et paternel, il exigerait au grand jour du mariage, avec l'acte de naissance obligé,un satisfecit d’examen médical.Tant pis pour les époux qui auraient mal répondu ! mais nous autres, monsieur, nous autres célibataires, nous devons être exempts des connaissances en médecine, tout comme les manchots sont exemptés du service militaire.—Permettez, messieurs! si vous voulez que nous discutions, discutons; mais alors faisons-le sérieusement, et laissons de côté, par conséquent, le tou goguenard de la taverne et les facéties des garçons.Vous êtes célibataires, dites-vous, vous en avez parfaitement le droit ; mais cela ne démontre pas que vous êtes seuls dans ce monde.Vous avez probablement des neveux, des cousins ; plus que cela : il vous reste peut-être encore votre vieux père, votre bonne mère, l’oncle qui vous a élevés.Prenons, pour les développer et servir d’exemple, les trois dernières de ces suppositions.Vous avez encore votre père, un vieillard déjà cassé par l’âge et le travail, une sorte de providence qui vous enrichissait jadis de ses conseils journaliers et vous environnait de toute sa tendresse.Maintenant les rôles sont changés: au début de votre existence, c’était ce bon père, alors dans la force de l’àge, qui se mettait en quatre pour vous faire vivre et qüi vous couvrait de sa protection ; à présent, c’est vous qui devez travailler pour lui, qui devez le protéger, le garder, le défendre, car ce sont des dettes réelles que les dettes de la reconnaissance, et, es enfants bien nés, la vieillesse des Et ainsi poursuivant son so:> gées.Ainsi, bien chers lecteurs, quand vous manquerez d’appétit, sachez bien qu'il ne faut point vous contraindre à manger, et agissez en conséquence.Quand vous avez des douleurs de tête provenant de l’effet concentrateur d’un travail intellectuel, sa- à cette indis- tieulc- ou chez vous arrêter et opposer position l’effet expansif de l’< que.exercice physi- Soignez vos rhumes ea gardant la chambre autant que possible.Soignez vos fièvres fugitives en gardant le lit.Je prends un exemple pratique pour terminer utilement tout ce bavardage : nous sommes dans un mois terrible et dangereux à la santé.Le règne de l'hiver est terminé ; mais, semblable à ces monstres marins qui frappent si terriblement avec leur queue, l’hiver n’est jamais plus méchant que lorsqu’il est prêt à disparaître ; il vous a gratifié d’un soleil splendide : ce soleil était hypocrite et malsain.Souvent il tend au-dessus de notre tête un ciel d’azur, un pavillon perlé d’étoiles, et nous invite ainsi à la promenade.Hélas ! à chaque coin de rue, derrière chaque pan de muraille sc cache une bise tapageuse qui se jette sur tous les passants et les soufflette à merci.De tout cela il résulte des malaises, dc la toux, des lassitudes, indispositions dont chacun doit chercher à se guérir promptement ; autrement, cette toussaiilcrie dégénère en fièvre grave, en fluxion de poitrine.Se tenir bien chaudement, craindre le grand soleil, fuir autant que possible l’air du soir et du matin, telles sont les précautions que doit prendre toute personne sage.Chercher à transpirer, se couvrir suffisamment, boire des boissons très chaudes et rafraîchissantes, tels sont les moyens capables de guérir les tousseurs.Je m’arrête : j’en ai dit assez, je pense, pour démontrer toutes l’importance de la médecine domestique.DB LA MÉDECINE DOMESTIQUE.I.Sou- Cette fois, j’espère, mon titre, ou, pour mieux parler, le titre de ma causerie, ne contrariera personne.Il est bien simple, bien connu, bien admis.Je l’ai choisi de cette nature pour éviter les réclamations de certains ergoteurs.Connaissez-vous rien de plus gracieux que le spectacle d’une jeune famille réunie ?Supposons un beau soir de printemps : le temps est doux, l’air est pur et limpide, la nature a revêtu sa robe de violettes et de lilas.Sous un berceau de chèvre-feuilles sont rassemblés trois personnages : un père, une mère, un petit enfant.Contemplez et remarquez bien.avec leçon ?ne serait-ce pas, par hasard, eu la lui faisant répéter plusieurs fois ?Eh bien ! moi aussi, je répète au peuple jusqu’à ce qu’il les reconnaisse ; je répète au peuple scs défauts jusqu’à ce qu’il s’en corrige.Mesdames et messieurs, cc soir, j'ai besoin, plus que jamais, de votre bienveillante Le sujet est profond et plein erreurs en raie.ou attention.d’instruction : je m’efforcerai de marier ensemble l’agréable à l’utile ; vous trouverez, dans cette lecture, de la philosophie, de la saine morale et du pur profane ! L’erreur est, pour ainsi dire, attachée à la condition humaine : “ Ilumanum est cr-L'ignorance est la mère de l’erreur, Le père est Un négociant, un avocat, un agriculteur, un homme de travail, enfin: il a dans ses yeux le feu d’une résolution prise, il porte sur son visage le cachet d’tine précieuse énergie.La mère est calme et souriante comme toutes les femmes heureuses, elle semble avoir au front l’auréole d’une constante satisfaction.L’enfant a dix-huit ou vingt mois ; il est frais comme une rose, gracieux comme l'innocence, suave comme la vertu ! Eh bien ! ces trois personnages n’ont, pour ainsi dire, qu’une seule et même existence : l’existence du marmot, l’existence de cet enfant que l’on fait danser sur les genoux du père, puis que la mère embrasse et reprend tendrement dans ses bras ! Un enfant ! un enfant ! c’est l’ange de la famille et le trait-d’unioo chéri du ménage.Pour un enfant, pas de sacrifices trop coûteux! pas de peines trop amères! pas de travaux redoutés ! Un enfant devient tout pour des parents : bonheur, ambition, courage, espérance !—Revenons à notre tableau.La nuit est lentement descendue.La mère a donné le signal de la retraite.“ J’ai peur que notre ange ne prenne froid, a-t-elle dit ; rentrons.” On est rentré.Que de soins pour bien coucher, pour endormir le petit chérubin ! La mère est là près de la bercelonnette ; le père ne marche dans la chambre que sur la pointe des pieds, et il retiendrait volontiers sa respiration pour - pas faire le moindre bruit.L'enfant s’endort, et les parents pensent déjà aux cares-aux sourires, à la récréation du lende- premier venu.(A continuer.) VA RIE T E S.M (Du Courrier dc l'Europe.) D’après un document officiel, voici l'augmentation éprouvée par la consommation intérieure du thé en Angleterre.Dans le mois finissant au 5 mars 1850, la quantité entrée pour la consommation intérieure était de 3, 092,004- livres ; dans la même période de rare.et l’erreur fait le malheur de l'homme ; il en est le jouet et la victime—tristes débris du funeste naufrage de nos premiers parents : j Persans.travail ptnible, maladies sam nombre, | pour comprendre enfin, combien il est mort assurée, et l'erreur, sous le voile, qui ! vraj que |es enterrements sont un des priuci- nous cache la vérité.pes de l’humanité, il suffit de supposer un .^ J’oserais presque dire que, chez l'homme, état de barbarie, dans lequel les cadavres | :miiée suit ante, yi.e s esi vlevre 4 3,-75, l’erreur est une des preuves de sa liberté, humains demeureraient sans sépulture, et de- i ~u,) ln res.enfin llans b iao‘s flui J ®0] Tomberait-il donc dans l’erreur, s’il n'était | viendraient la proie des corbeaux et des a'\ ?1K cette dre la bierre à emporter.Les brasseurs ont reur! Oui! mais, aussi,elle manque de liber- enterrements ont reçu celte sublime appelle- consommé 1 année dernière 20,932,724 bois-té ! la brute fait bien ce qu’elle lait, parce tion : “ fader a generis human/.” C’est seaux de d roche.qu’elle le fait par nécessité : elle obéit à d’ailleurs une opinion dans laquelle toutes —Un journal donne le tableau suivant du l’instinct, qui la dirige ; et l’instinct comme I les notions des Gentils se sont accordées ; total de l'or exporté du port de San-Fran-Pon sait, ne se trompe jamais.j que les âmes demeuraient “ inquiètes sur la cisco, pendant l’amu e.jusqu’au 30 décembre Que le méchant dise tant qu’il voudra: terre, tout le temps que leurs corps étaient 1851.Cc tableau ayant été fait d’après les « Quant à moi, si je tombe dans l'erreur, il «m* sépulture.” livres de la douane, peut, dit le Ncic-\ark “ ne peut y avoir dc ma faute ; je ne me suis Toutes donc ont cru que les âmes ne Herald, être regardé comme le plus complet « pas fait moi-même : j’obéis ‘à mon pen- mourraient pas avec le corps, mais au elles et le plus correct qui ait été présenté.“ chant, et mes passions m’entraînent!” Un étaient immortelles : autre vérité fondamental langage est un mensonge; c’est comme taie, populaire et dime ! Je conclu* de; s’il disait! " Je ne connais en moi n.vol on- toutes ces idées uniformes chez tousles peu- ; “ té, ni raison, ni liberté!” Eh ! où est le pks, que ce sang commun, du genre-humain monstre, qui oserait se mentir ainsi à lui- doit avoir une source commune de vérité, même ! Sur cette terre l'homme n’est-il pas c’est-à-dire qu il nous vient de la divine, le seul être délibérant f le seul qui sache Providence, et sur lequel les hommes n ont distinguer la beauté dc la laideur, le bien Pu errer, ni sc tromper, d'avec le mal, le bon d’avec le mauvais î Notre sujet nous amène, naturellement, à • N’cst-il ras libre d'agir quand et comme il parler des premières erreurs des hommes.Le II y a à Panama au moins t rois nulle pas-veut, malgré cc juge sévère qu’il porte en genre humain a, dit-on, de même que l'bom- sagers qui attendent, dans le plus affreux dô-lui-mêmè, malgré, dis-je, cette conscience me.ses âges, son enfance, sa vérité et sa ; nûment, les moyens d’êtrctransportés en Ca-qui l’avertit, le condamne et le punit, c s vieillesse.J’aimerais mieux dire que ceci i lifornie.fois qu’il ne sc rend pas à son avis, ou qu’il arrive aux peuples,et non à 1 humanité.s'écarte du droit chemin 1 Voilà là tâche que Les peuples, dans leur enfance, ont quali- maux féroces était envoyé en présent par la remplit sans cesse la conscience.Le me- fié du nom de dieu tout cc qui leur a paru veine d’ Angleterre au prince-président de la chant prétendra-t-il qu’il n'a pas de cons- extraordinaire.Nous voyons encore de nos .République ; toute la collection était desti-cience ?eh ! grand Dieu, c’est justement ce jours les vrais Américains, donner le nom de née au J ardin-des-Mantes de Paris.Parmi qui fait tout son tourment ! La conscience ! dieu à tout ce qui frappe leur faible intelli- ’ ces animaux, qui se trouvaient à bord du pa-c’est elle qui place l’homme si haut ! c’est gence : la poésie, la langue, primitive, a été 1 quebot de h olkstone, était un ours blanc qui, elle qui met cet espace immense, entre lui et réputée divine, c’était la langue des dieux : pour parents est l’époque forcée d’un remboursement filial.Votre père, courbé, affaibli, infirme, est devenu en quelque sorte votre enfant.Eh quoi ! vous vous imaginez que, pour remplir ce devoir, vous n’avez besoin d’aucune connaissance médicale ?Docteur Jules Massé.Vous êtes tout à fait dans l’erreur.Mais si votre vieux père tombe en syncope, est-qu’il ne faut pas que vous sachiez les moyens à employer et que vous les mettiez bien vite en pratique î Mais s’il a des plaies, des infirmités, qui nécessitent des pansements et des soins spéciaux, est-ce qu’ils ne vous appartiennent pas plus qu’à personne ; n’est-ce point à vous à surveiller, à régler le régime alimentaire du vieux père ! à prêter votre bras pour appui au vieillard en promenade, afin de prévenir, et les chutes matérielles, et les lubies, et les sottises morales f Vous voyez, par conséquent, que vous avez besoin d'être un peu médecin.Je poursuis mes suppositions, ou plutôt mes exemples.Vous n’avez plus votre père, mais vous avez encore votre bonne mère.Pour elle, il vous faut toutes les attentions, toutes les précautions, toutes les connaissances que j’énumérais tout à l’heure.A l’égard de votre mère môme, il vous faut plus d'instruction, plus de renseignements.Les accidents qui surviennent à une mère émeuvent toujours davantage que les accidents qui surviennent à un père, car l’émotion produite est en raison de la délicatesse ou de la faiblesse des personnes dont on déplore les souffrances : on tremble toujours plus pour une femme en péril que pour un homme dans la même situation.Or, plus on s’effraie, plus on s’impressionne, plus il est urgent de savoir ! Un fils qui soigne et aime sa mère comme il le doit, comme elle le mérite, a CHAMBRE DE LECTURE DE ST.-ROCH, LECTURES ce « »> SUR LES ERREURS POPULAIRES, PAR *t.LE DOCTEUR PAINCIIAUD.PREMIÈRE LECTURE.Mudamt* et Mtuiturs, Les Erreurs Populaires, qui m’ont paru bien dignes de Votre attention, vont me procurer le plaisir de vous entretenir dans quelques-unes de mes soirées d’hiver ; et je crois pouvoir vous dire franchement que, depuis que j’ai l’honneur d’être un de vos lec-encore présenté un sujet plus populaire, d'un intérêt plus général et plus attrayant, tant par sa nouveauté que par sa variété.Mais, je dois aussi vous l’avouer, jamais sujet ne m’a tant coûté à livrer au public ; jamais lecture ne m'a causé tant d'inquiétude.Ce n’est pas que l’espace ou la matière me manquent ; certes, au contraire, le champ est vaste et surabonde en richesses.Non, là n’est point mon embarras : tout mon trouble est dans le choix, qui me paraît hérissé de mille et mile difficultés.A en croire plusieurs, c’est ce soir que je New-York.30,861,400 dol.49 c.Nouvelle-Orléans.Londres.Panama.San-Diego.Valparaiso.Rio-Janeiro.Taicahuano.Hong-Kong 404 294 .3,392,660 “ 78“ 151,293 « 64“ 5.000 “ — “ 444,482 “ — “ 13.000 •* — “ 15.760 “ — “ 2,554 “ — “ 11 ne ses main.Hélas ! après une heure, le petit dormeur réveille : et le voilà qui tousse, le voilà qui crie, le voilà qui pleure ; sa gorge siffle, sa voix s’embarrasse ; il respire difficilement ; il a les premiers symptômes d'une maladie qui peut être terrible.Vite ! vite : un médecin.Mon Dieu ! il faut aller le chercher, ce médecin quelquefois bien loin, quelquefois inutilement, parce qu’on ne le trouve pas chez lui ; pendant ce temps la maladie marche, augmente avec la rapidité d’un incendie qui dévorerait des étoupea.Bref, quand survient l’homme de l’art, le mal a fait de progrès qn’il est à peu prés irréparable, bien ! si le père et la mère avaient eu SP tureurs, je ne vous ai Total.34,492,633 dol.02 c.un mal de peut être Le mal de gorge peut être purement et simplement inflammatoire ; Le mal de gorge peut venir, au contraire, d’un état de faiblesse locale ; Le mal de gorge peut être nerveux Le mal de gorge peut être produit par des ulcères intérieurs \ — Il y a quelque temps, un convoi d'ani- tels i yVoir la quatrième 9 \ tr 13 Mai LB PATS.que pourrait faire a ai In- la chair duo ani- 1 nommée pour s'enquérir de Vélat de» abat- luui habituent l‘e»prtt à l'ordre et à la nié- j Sou» le cou|.de la déclaration du grand mal dont la saute n'aurait pas été toul-à-ïait ‘ loir» et ue* viande» qui en provenaient ; ce thodr, au lieu uue le» nôtre» aont un pôle- jury de .Montréal» du discoure de I honorable constatée et que par hazard ou uuiait dé-, qui fait voir que le» autorité» ne doivent ja-1 mêle de toute» le» matière» mur lesquelle» le juge Holland, et en pretence de deux vic- bilée.*1 mal» trop mettre d'entrave à la »ub»i»lauce législateur veut statuer.time* sacrifiée» au vieux système d« vota- “ M.Hueard, fils (Anu.d'hrg., t, X),ne du peuple.! Il aérait donc grandement temps & femé- liou, le Canadien, organe reconnu du gou- La nomination d*uu inspecteur de» viandes requiert la proscription absolue que de» vjau- ! Ce .apport fait voir encore que le* ncci- dier à ce» deux inconvénient».Bien entendu vemeiueiit, protease uue admiration prolomic c »t elle absolument necessaire dans k» cir» dee gate os et de celles d'animaux morts de d*.ul» produits par la vente de» viande» pro- i que nous ne le son» de crime à personne de du vote au scrutiu secret.Depuis loiigi< cuoeiaucea actuelle» I charbon , quant aux chairs de» animai1.* viennent le plu» souvent, et presqu’exclusi- cet état de chose».Mai» il y a déjà quel- déjà le» démocrate» demandent ce chu _ Le» uiout» qui pourraient déterminer la mort* d'autre» maladies, dénaturée» par la veinent de l'usage de la charcuterie, boudin», uue» année» que le» démocrate» appuient sur ment.Il» sont toujours resté» isole».corporation à faire celle nomination doivent cuisson, elle» constituent suivait lui des jambons, etc.Cette commission chargée de l’urgence d'uue réforme à cet égard.Est- collaborateur» dan» la presse u ont pas fuit être base» sur de» considération» de salubri- viande» de médiocre quality, et non un fane rapport sur le meilleur mode d’amélio- ce que l'on refuserait d’agir parce qu’ils ont le moindre etfurt pour le» seconder.Mais il lé.La sauté publique et privée réclame de aliment dangereux.Celle conclusion s’ac- j ration dan» les abattoir*généraux de la ville pris l'initiative î Celle objection tombera, faut remarquer que les démocrate» agissaient la part de» autorité# municipal#* la plu» corde avec celle que J.1*.Fiank avait déjà de Durs», et d'examiner »i certaine» accusa- j nous l’esperon», puisque le Pilot, qu’on ne par principe.Il a fallu deux meurtre» pres- grande sollicitude, d’être i#*»urce contre les annoncée dans |e siècle dernier, et se trouve lion» portées coutre le» inspecteur» étaient , peut soupçonner de partialité pour la déino- que simultanément commis pour faire coiu- uiauva.se» mipressiOn», qui le plus souvent confirmée par l’ex|ierieiice de tou* le» jours; : fondées, eu vint à la conclusion suivante cratie, vieul de découvrir aussi lui que le sys- prendre à no» hommes politiques constitu- naiswnl de l’ignomice et de I inexactitude car la moitié de» ba-ufs abattu» pour la cou- avant que de résumer ses travaux : “Oùsont téiuc n’est pas parlait.lioimelle» I excellence du scrutin secret, des fait», et par cola même lui dev iennent sommation de Pari» sont atteint# de lièvre donc le» accident» sur lesquels se fonderait Si l’on parvenait i réformer ce* deux Pourtant ceux qui, n étant pas mUrressé» nuisibles.Mon but priucif»l, pour sujour- Inflammatoire par suite de# fatigue# de lu une attaque aussi vive I Le» médecin» de point», il resterait encore à former une coin- au maintien de la votation ouverte, ont »ui- d’hui, est donc de rassurer k public sur fè- route (ilutard, fil», Ann.d’hyg., t.XXII, h ville, ceux de» hôpitaux ont-ils signalé mission d’homme» à la hauteur de cette tà- vi les manœuvre» électorale» ; qui connaissent tnt de* v landes qui lui sont vendue* sur nos p.298).” l’existence de maladies provenant de l’usage cho pour reviser périodiquement noi statut», et prennent en considération I élut, la condi- marebé» et de calmer les cspr.u trop facile* Ces quelque» extraits, qui auraient pu ! de viandes malsaine# ?Les commissaires de Avec cette révision, on aurait fait un grand lion de la plupart de» voleurs, leur peu d in- à préjuger par des rapport» trop souvent être multiplie», suffiront pour démontrer police ont-ils reçu des réclamations, des pas ver» la perfection à laquelle on peut es- dépendance réelle ; ceux qui ne demandent exagère».que très souvent le» dangers sont exagéré» plainte* à ce sujet?Les classes le» plus né- pvrer atteindre dans cette alfaire.pas à la nature humaine en général une forban* vouloir examiner si l’état des v iandes lorsqu’il s'agit d’apprécier le» qualités des cessiteuxv», et Ile* qui consomment les viau- ———- ce, une énergie, uue conviction qui ne sont est tel qu on nous l’a représenté depuis quel- ¦ substances animale», et serviront, du moi»' des de qualité inférieure ont-elles offert plu» i oie au Sc’rutlu.le partage que d’un petit nombre d'heureux, que temps, s'il y a eu exagération dan» les | je l’espère, a rassurer ceux qui croient j ou moins récemment à l’observation médica- Veu-à-pcu le» saine# notions se font jour, ceux-là, disons-nous,ne peuvent hé*iter, n’ont rapports qui ont été publie» dan* différent* | qu’une très grande quantité de viande est le des maladies particulière* 1 A-t-on enfin et non# oou» en réjouissons.jamais pu balancer un instant sur le mérite journaux de cette ville, j’examinerai seule- j offerte sur nos marchés dans un état nuisible 1 entendu dans les populations de ces rumeurs, Quand des journalistes dont nous gênons respectif des deux modes, ment, si les viande» qui sont offertes sur les | à la santé.Eu employant le mot nuisible qui commencent à dénoncer un mal encore le» patrons par notre persistance à demander l)*un côté, nous avons un pauvre électeur marchés seraient préjudiciables à la santé, j a la santé, je désire que l’on comprenne peu connu de l’autorité ! Rien de tout cela des réforme», nous qualifient de démagogues, tiraillé dan» toutes les direction» par de» in-eu les supposant tilles qu’oa l’a dit.Avant | toute ma pensée: Il est très difficile pour n’est arrivé.Rien plus, dan» les campagnes de socialiste*, d’imspatients, nous somme» térêti opposé», se rendant au poil malgré lui, que de répoulre dans la négative, je rai» j ne pas dire impossible d’établir quelle vian- où la surveillance est beaucoup moindre, où quelquefois blessés de leur mauvaise foi, mais le plus souvent amené de force par un créciter quelques extrait* de diffèrent* auteur», de doit être réputée malsaine, l’uur prohi- parfois même elle e»t nulle, les accidents dus nous nous consolons en songeant que tôt ou aucier peu délicat, quelquefois convaincu afin de m’appuyer de l’opinion d'homme» ' ber telle viande de» étaux des bouchers, il faut à l’usage des viandes malsaines sont presque tard ils en viennent à ce uue nous demandons, qu’il risque sa vie, l’existence de sa famille, et compétents par leurs connaissances eu ma- pouvoir dire qu’elle est non seulement eu ap- i inconnus.” Article par article, la démocratie se glisse tout cela pour uu droit qu’il «’apprécie south're d’hygiène, et le* nombreuse» observa- parence mauvaise, mais qu’elle est nuisible a Le» auteurs de ce rapport nous disent en dans nos lois, comme compensation de» dé- vent que comme uu devoir et une charge lions qu’ils ont recueillies et publiées témoi- la santé : il y a dis viandes qui -ont d’une admettant l’action nuisible de certaines vian- boires qui ne nous sont pas épargnés.onéreuse, opinion que tout confirme et doit gui nt de leur haute éducation et de leurs bille apparence et qui néanmoins portent des : “qu’à l’exception des maladies conta- C’est ce que nous pension» en lisant dan* confirmer sou* le système actuel, et votant qualifications en pareilles matières ; de plus, de» principes délétères, et d’autre* qui sont gieuses, et spécialement des maladie* char- le Camulien l’extrait qui suit, sur le scrutin, enfin, la plupart du temps, contre son cœur, les quelques traité» d'hygiène publique et d’une apparence médiocre et quelquefois bomieuses, il est impossible d'aft mer que Le* démocrate* demandent depuis longtemps Quelle éducation politique voulez-vous privée que j’ai consultés me fourniront eu- mauvaise et qui sont salubre».Il ne faudrait d’autre» maladie» communiquent aux viandes l’abolition de la tenure seigneuriale, l’élection que ce malheureux acquiert en exerçant des voie des moyen» de rassurer l’opinion pubis- donc pas prohiber le» viandes sans être bien de» qualités nuisible» ; du conseil législatif, le vote au scrutin—eu- droits aussi désagréables et périlleux pour que Mil- la qualité* des viandes vendues convaincu qu’elles sont nuisibles à la santé, “ Qu’il est même probable qu’une fois bien Ira beaucoup d’autre» mesures.11 y a quel- lui î Tout ce qu’il doit en retirer, c’est le aux marché».afin de ne pas augmenter le prix de lu sub- cuites, ces viandes perdront leurs qualités que» années a peine, ou traitait de folie tout plus profond dégoût des institutions que nasi* tance de la population.Tout le monde nuisibles.” leur programe.Aujourd’hui,ce* différentsar- turellement il devrait aimer et qu’il aimerait u’a pas les moyens de payer le prix pour les Néanmoins, avant que de terminer ces re- tide* sont inscrit» dan» les colonnes des or- si on ne les avait défigurées par des détails viandes de première qualité, mais tous marques sur ce sujet.M.Levey se résume eu gaues du gouvernement.qui en nullifient les résultats heureux, peuvent manger de bonnes viandes en payant disant que : “ Li s prohibitionsde polices qui Si les journaux professant la démocratie De l’autre côté, avec le scrutin secret ré- un prix moindre.frappent les viandes provenant d’animaux avaient imité leurs adversaires ; si au lieu de lecteur est libre ou du moins a le moyen de Il est facile de faire voir, par quelques malades doivent être maintenues } elle té- soutenir les droits populaires ils s’étaient tus.l'être s'il le veut ; il est en sûreté, sa vie extraits que je vais encore citer, les incoo- moignent de la sollicitude de l’autorité et ou bien s il» ai aient encensé le pouvoir ; si.n’est plus risquée ; il peut aimer les institu- véit-enls qu’il y aurait de nommer quelqu’un, préviennent les excès d'une industrie cupide, pour de l’or, ils s’étaient chargés de faire lions électives au moyen desquelles son opi- hpècialeuicnt, pour examiner les viandes dans etc.” Rien déplus sage que cette recoin- croire au peuple que tout était bien, qu'il nion se manifeste librement, U prend intérêt les circonstance* actuelles.Montréal a-t- mandai ion et de plu» juste dan* sa mise à ex- n’y avait pas de réforme nécessaire, croit-on au gouvernement de son pays, il s'instruit en il un système d’abattoirs publics, où les ani- écution chez ceux qui ont des établissements que ees mesures seraient aujourd’hui sur le politique et dans les lettres ; car pour exprice qu’on lit dan» le traité d’hygiène maux sont examinés, avant que d’être abat- d’abattoirs généraux ; mais pour Montréal, programme ministériel ?uier son opinion librement, pour être indé- publiquc et privée par Michel Levy, aux tus, par des hommes compétents î Non, qui n’a pas de ces établissements, un atten- Les hommes en montant au pouvoir de- pendant il doit chercher à se mettre en état pages 1)33 et suivantes : alors un simple inspecteur de viandes ne 1 dwit qu’il en ait, je crois que la surveillance viennent conservateurs, ils sont fatalement de se passer de tout secours : de la pour lui “ Quelle influence l’usage des viandes épi- pourrait remédier aux abus dont on s’est des viandes doit être laissée, comme par le attachés au statu quo \ le gouvernement en- la nécessité d'apprendre à lire et à écrire, zootiques (affectées de maladies epidémi- plaint dans quelques journaux, et très sou- passé, aux clercs des marchés ; ces officiers dort ses serviteurs, connut- le froid plonge le Voilà bien des considérations qui plus qaes) exerce-t-il sur l’organisuie, et doit-on vent deviendrait un officier importun, en voi- sont assez intelligents pour mettre à exécu- voyageur dans un sommeil mortel.Il faut d’une fois déjà ont été mises sous les yeux prohiber la consommation des viandes pro- ci la laison : Un publiait dans le Pays du tion les réglements de police contre l’intro- les tirer de leur a, ’ e par des moyens c- du public par les démocrates.Ils n’ont pas venant d’animaux malades ?” Après avoir *29 du mois dernier» en état des viandes sup- duc tion de mauvaises viandes sans qu'il soit nergiques.Et certes ce n’est pas chez les attendu, pour combattre le mode actuel, qu’ils cité les législations orientales contre l’usage ! posées mauvaises, et voici comment s'expii- nécessaire de nommer un autre employé qui flatteurs de tout gouvernement, sycophou- y fussent forcés par les faits accomplis : ils des viandes malades, M.Levy nous dit que: mait celui qui a dû faire ce rapport: rendu aura nom “ Inspecteur des viandestes et parasites, qu’il faut chercher l’energie se sont fondés sur la possibilité du mal, sur “ Moïse et Mahomet ont exclu du régime de la viande d'animaux malades, et trop ' J.Emeu Y Coderre.nécessaire pour dire la vérité aux puissants, la presque certitude de l’éducation politique dt leur uation les cliairs d’animaux malades.” nuiigrcs pour être mise en vente.L’inter- Montréal, 11 mai 1832.Cette vérité leur a été dite et répétée par de leurs compatriotes, et forts de ces éven- II ajoute que: “J.P.Frank rapporte, d’a- pré ta tion que Ion pourrait donner à cette -——__j_.- ¦¦¦ - les démocrate» seuls.A eux tout l’honneur tualités, ils ont demandé une réforme qu’on a priai plusieurs autres, divers exemples de la phrase me paraît toute résolue : Si cette i V DA VC du triomphe ! retardée jusqu’au dernier moment.Malgré nocuité de ces viandes; Zuckcrt dit qu’une viande, quoique provenant d animaux ma- XâÆj ÆTXX X Mi Que les mesures en question réussissent ou tout, la mesure sera reçue avec rccoimais- famille périt d’une fièvre pestilentielle avec ludcs, eut été pi as grasse, elle aurait pu lirnnA., nou de l'"'"c-abord, leur succès final est as- sauce par eux si on la propose, car mieux éruption de petits bubons bleuâtres, pour être mise en vente, d’après celui qui voulait EDITION HEBDOMADAIRE.sure it pour une époque assez rapprochée, vaut tard que jamais.avoir mangé de la viande d’un bœuf atteint la prohiber.— - car elle* sont maintenant connues par le pu- des premiers symptômes du charbon.” Il C’est l’état de maladie des animaux qui MONTRÉAL.blic, et il n’en faut pas davantage pour qu el- cite aussi l’opinion de Fracastor, de Lancisi, constitue la mauvaise viande, et c’est alors .iq M leb arnvent à ,natur,le* de ltainazziui et de plusieurs auteurs anciens, qu’elle peut devenir nuisible à la santé.jeucu, mai 100-^ ___ “ Vote au scrutin.—Les cours criminel- contre la consommation de la chair des ani- On lit dans un rapport fait et présenté par " 7 .les de Québec et de Montréal ont eu às’oc- maux atteints de charbon, delà rage, etc.MM.Iiuzard et Emery au conseil de salu- Le numéro de la semaine prochaine pa- CUper d’accusations de meurtre» comme aux Faudéré, dit-il, “ a ajouté son témoignage brité et adopté par lui sur les abattoirs gè- I mardi, en conséquence de la fete de dernières élections parlementaires dans des an leur,” avec cette modification que : m-raux de la ville de i’aris, accompagné | Ascensum, jeudi prochain.comtés ruraux (Mégantic et Beauharnais), “ cette même chair se trouve vruiscmbla- de réflexions sur ces établissements, sur le j w., et s’il n’a pas été prononcé d’accusations bit-ment corrigée parla cuisson, les assai- mode d’approvisionnement des marchés et Le Pilot, de vendredi, contient un article pour meurtre prémédité, il n’en est pas moins souneioents, dans la première et secondes *ur le manque de qualifications des inspec- P*c‘n sens °1 ‘j à-propos sur notre mal heu- vrai que dans l’un et l’autre cas il y avait eu périodes de la maladie épizootique, et qui leur*, ce qui suit : veux mode de faire les lois._ homicide par suite de la violence de l’esprit dans la troisième période (gangrène ou immi- “ Il semble résulter de cet état de choses, , ** est certain que presque tous ceux qui de parti et de la surexcitation des passions oence de gangrène dans les vicié res) elle est que les riches qui paient le mieux peuvent s occupent de ce sujet s accordent à dire que politiques.A l’élection de Beauharnais il un veritable poison ; mais les faits contraires avoir de la bonne viande, tandis que les au- ce système offre des embarras sans fin pour le y eut une émeute ct prise de vive force du à ce jugement ne font pas défaut ; les chiens u-e», le peuple de Paris, ne pourraient avoir Posent et nous prépare un cahos pour l’ave- |oca| 0ù se tenait le poil.Dans le tumulte et les carnassiers en général se nourissvnt [ que de la viande mauvaise, et quelquefois ?,‘r\ .occasionné par cet incident, un homme du impunément de chairs de toutes sortes ; ! nuisible à la santé.Nous comprenons bien que, dans un état nom de Clark reçut à la tête un coup mor- beaucoup de gibiers ne paraissent sur nos | “ Ceci posé, examinons la question au de société assez avancé, les besoins de légis- tel et succomba peu de temps après à sa tables qu’à un degri* de decomposition avan- fond, en commençant par le dernier point, ktiou augmentent tous les jours.blessure.Un électeur de l’endroit, André cé,ce qui n’empêche personne d’en manger celui de savoir : si le peuple ou les classes Le code Napoléon est une œuvre admira- Tellier, ayant été traduit aux assises de mars ct de s’en trouver bien ; Spallanzani n’a-t-il 1rs moins aisées peuvent manger de la ble ; pourtant la 1 rance n’a pas pu y trouver à Montréal, comme prévenu de meurtre, fut pas démontré que le suc gastrique a la pro- riande aussi belle ct aussi bonne tjue.les des règles sur toutes les matières de législa- néanmoins acquitté par le jury.L’honora- priété d’arrêter et de corriger la putréfaction classes riches f Rien qu’en énonçant ainsi la ll0n’ et *‘’s lo‘s adoptées par les différents ble juge Rolland adressa au jury, avant la des aliments ingérés ?“ Deux bœufs surine- question, elle est par cela môme résolve, ce- corps législatifs depuis la promulgation de ce délibération et le prononcé du verdict, une nés communiquèrent la pustule maligne à lui qui paie le mieux aura toujours ce qui est code, doivent lonncr des monceaux de volu- allocution qu’il termina par ces mots: deux garçons bouchers qui les dépecèrent ; lu mieux ; il n’en peut être autrement.,ncs: , , “ Il faut mettre fin à ces violences et à la viande de ces deux animaux, cuite avec ' »< 'Fous les efforts de l’administration en Notre pensée n est donc pas qu’il soit ces attentats sur la vie des citoyens, commis d’autre, fut détaillée aux réfectoires des in-| fait de subsistances doivent tendre, ct ne possible de formuler des règles de conduite dans les élections ; et plus vite l’on cessera valides sans inr.-'»»mo«lrr aucun estomac ( Mo- | peuvent arriver qu’à c double résultat de claires et simples qui s adaptent à tous les d’en donner l’occasion, en adoptant le vote rand, memb.de l’Acad.des Sctenc., faire avoir les subsistances au meilleur beto ns présents ct futurs de la communauté.a„ scrutin—(comme l’a recommandé hier Hamel a consigné un fait semblable dans son marché possible, et d’empêcher qu’aucune Le que nous prétendons, c’est qu ou trouve votre grand jury)—mieux ce sera pour la paix recueil.L’innocuité delà viande des ani- matière alimentaire nuisible ne puisse être un moyen de mettre la loi sous les yeux du de notre population et pour lu société.” maux hydrophobes est constatée par des ob- fournie et vendue à des acheteurs incapables Sl|jet* celui qu elle oblige de manière qu il «.Xous espérons que cette recommandation sériations dignes de foi (l)ict.des sc.méd., de l’apprécier.puisse la connaître.Nous sommes couvain- partie de si haut, et l’exemple de la manière t.VII, 62 p.).Pendant la révolution, plus “ Examinons donc, s’il est vrai que.par cus T16 l)0,,r Ul> grand nombre de nos lois la paisible dont les dernières élections numi- de 300 chevaux morveux lurent tués à Saint rapport à la santé publique, les viandes li- c*10se cs* impossible.I ne loi existe ; une cipales se sont faites sous l’influence du scru-Lfermain, enlevés et mangés par les pauvres y ré es à la consommation sont souvent des clause parait défectueuse, il faut la changer, tin à Montréal, où jusqu’alors les élections de cette ville qui n’en ressentirent aucun viandes nuisibles.une nouvelle loi dans ce but ; I an- tant municipales que parlementaires avaient effet mauvais ; quelques années après, les «« d’abord la question principale à ré- ltve su'vanlc* une seconde, une troisième toujours été accompagnées de violence, met-profcsscurs de l’école d’Alfort firent abattre S0l,d,e serait celle-ci: à quels signes recon- c*ausc sont changées toujours par le même iront fin à l’opposition que ce mode de recueil-dans le bois de Vincennes un grand nombre „ajtrc qu’uue vjan(]e peut être nuisible à la Proc^è* Au 1,01,1 a“s (er fus et tufas, de faire ces endroits si riches, si beaux et si avantageux sous tous les rapports pour les Canadiens du Canada que des masses de opinions, les vues de ces hommes, et les soutenir d'après cette connaissance ; ou bien il leur donne son appui d’une manière aveugle.La Minerve ne connaît, pas ce que pensent aujourd'hui ces messieurs sur les différentes questions politiques.Elle soutenait des hommes hier, ces hommes sont tombés par leurs opinions ; d'autres hommes les remplacent, elle les soutient encore : Mais ces derniers pensent-ils comme les premiers ?Pas un d’eux n’a fait une profession de foi.Comment donc leur donne-t-elle son appui ?De confiance, et pas autrement.Pour elle entreprendre de définir les vues de ses chefs est chose impossible.Elle ignore également et les principes généraux et les détails de leur politique.Cependant elle invitera le peuple à suivre ces hommes.Peut-être ces hommes proposeront-ils des mesures diamétralement opposés aux principes qu’elle défendait hier.Comment se tirera-t-elle de ce pas?Plus facilement qu’on ne le croit.La Minerve a traité les questions politiques sous deux régimes différents.Sous le premier elle était démocrate ; sous le second elle est conservatrice.Elle peut donc s’étayer de textes puisés dans scs files pour soutenir toutes ses tergiversations.Pressée à l’endroit de contradictions flagrantes, elle répondra que les temps sont changées, ce qui l’excusera à ses propres yeux de changer avec les années.populations des paroisses de Montréal,jusqu’ici heureuses, Québec et de paisibles et vivant à l’aise, se troublent, s’émeuvent, soupirent à la pensée des Illinois, surtout de Bourbonnais, et tournent vers ces parages lointains des regards mêlés d'inquiétude et d'espérance, comme devant se trouver là pour eux une nouvelle terre promise, un vrai paradis terrestre ! Il y aura bientôt deux ans que je me décidai, avec l'agrément de monseigneur l’archevêque de Québec, à laisser la bonne et généreuse paroisse de Ste.Claire, dont j’étais le curé depuis deux ans, pour voler aux désirs empressés du digne évêque de Chicago qui réclamait depuis plusieurs mois le secours de mon ministère en faveur des catholiques Canadiens-Français de sa ville épiscopale.Outre la charge des âmes de la population catholique française de Chicago, je fus aussi chargé du soin spirituel de trois autres missions, Aurora, Battavia et Oswego, situées dans le comté de Kane, à 40 milles de Chicago, où un nombre considérable de familles canadiennes sont disséminéeea ça et là, tant dans ces trois petites villes que pagnes environnantes, dans un rayon de cent milles environ.J’ai depuis visité régulièrement ces trois stations catholiques une fois par mois, et quelquefois plus souvent.Ainsi mes fréquentes excursions dans les comtés de Kane, de Cook, dont Chicago est la première ville, de Lasalle, de Kendall et de Will un petit coin duquel se trouve le ttlèbre Bourbonnais, mais si petit encore qu’il a échappé jusqu’ici à l’œil scrupuleux des géographes.) tant dans les fins du saint ministère que dans le but de connaître par moi-même ces contrées des Illinois tant parlées en Canada, de même que les rapports intimes que j’ai eus avec les catholiques canadiens de ma jurisdiction à l’occasion de bâtisses d’église, m’ont donné une connaissance suffisante de la manière dont vivent nies chers compatriotes répandus en ces différents endroits, et me mettent en état de juger, avec n Les démocrates sont des exaltés, des impraticables et des impatients, disent et répètent alternativement tous les satisfaits qui profitent de l'état actuel des choses et qui sont payés des deniers publics pour faire partager au peuple leur satisfaction parfaite.Dernièrement encore, le Canadien avait le courage de nous dire que le peuple du Canada avait eu tant de démocrates depuis quelque temps, qu’il en était arrivé à l’engorgement.Cette expression si délicate était imprimée par notre confrère à l’occasion d’une demande par nous qu’on voulût bien laisser au peuple le choix de ses magistrats et officiers locaux.Le Canadien, qui se trouve pour le moment portevoix du gouvernement, affecte de partager la miopie naturelle à corps exécutif de l’état et ne peut comprendre la nécessité ni surtout l’à-pro-pos de cette demande.Ces messieurs ne comprennent jamais i’à-propos de se dépouiller en faveur du peuple "tfuuc part de leurs s les cara- ïbes écrivains de la Minerve ne s’aperçoivent-ils pas quelquefois qu’ils se rendent ridicules en écrivant sur un sujet comme celui qu’ils prennent pour nous attaquer jeudi î Le socialisme a dû être surpris de se voir invoquer d'une manière aussi solennelle à propos d’une de ces banalités qui se disent toujours en riant, ct que tout le monde comprend dans son véritable sens, sans explication, excepté pourtant le susceptible écrivain de la Minerve.Nous parierions que, dans le moment actuel surtout, personne ne nous a soupçonné de prêcher contre le mariage quand nous disions, dans le dernier numéro, en parlant de» défectuosités du cens électoral, que celui qui n’a pas fait la folie de prendre femme, qui ne tient pas maison n’est pas électeur, etc.Mais nous avons réellement tort de relever de pareilles simplicités.Ce n’est pas à coup sûr une femme qui conduit la Minerve.; la pauvre vieille a le pas trop lourd.-—rnmmomm—- Un individu qui signe Un vrai Démocrate sur la Minerve de samedi, attribue l’élection de M.A.A.Dorion, comme bâtonnier du Barreau de Montréal, au i rouges comme il les appelle, c’est-à-dire aux démocrates.B y a uue certaine classe d’êtres jaloux Îui inventeraient l’envie si elle ne l’était éjà.plutôt que de reconnaître le mérite.peuple s’en apeiçoit, il y mettra bon ordre.Mais un point important sur lequel passe le Pilot, c’est la phraséologie, le style de nos lois.dans j Copié sur le système anglais, ce style est le plus baroque, le plus barbare et le moins intelligible qu’il soit donné à l’intelligence humaine de débrouiller.Chaque clause est une phrase, à l’exception du proviso sacramentel, nui est tellement obligatoire que le rédacteur de la loi semble croire que s’il l’omettait, la chose ne serait pas valable.Or, très souvent ces phrases ont vingt, trente excessives prérogatives dont l’abus se répète et quarante lignes.Assez souvent elles em- d’une manière plus sensible à chaque cban-brassent une page, quelquefois deux du livre gement de ministère, de nos statuts.Uu y trouve des répétitions De plus, comme nous l’avons dit, le corps interminables, parfaitement inutiles et dont exécutif de l’état est toujours miope, et cela le seul but apparent est d’allonger la phrase, de nature.Les fait* accomplis seul» l’éclai-Enfm les lois sont tellement construites que rent.Prévenir semble lui être chose an titrés souvent les juges mêmes s’y perdent.patiqiie.Dans le cas de l’élection des ma-Que l'on compare maintenant ce mode à gistrats pourtant, tous nos grands libéraux au-celui qu’on suit en France, et l’on coinpreo- raient dû se souvenir qu’il est des circonstan-dra l’avantage de se servir du langage ordi- ces où les magistrats, s’ils avaient été nommés nuire pour légi*later.Là tout est clair, net ; per le peuple, n’auraient pas absolument agi la pensée du législateur s’y exprime en ter- comme ils ont fait.Il n’est pas nécessaire, mes concis; les différents objets de la loi croyons-nous, de particulariser, et chacun sont séparés en autant de chapitres, d’art i- comprendra.Mau nos puissants ont la mémoire aussi courte que la vue.quelque connaissance de cause, quelles plus grandes richesses, quelle plus grande somme de bonheur, quels plus grands avantages, en un mot, ces centaines de familles canadiennes ont trouvé ici sur ceux que leur offrait leur cher pays qu’ils ont abandonné pour venir chercher fortune en des pays étrang rcusement trop vantés.—Eh ! bien, je dis donc, c’est avec regret que je le dis : je serais heureux et fier de pouvoir dire le contraire ; mais je le dois à ma conscience de le dire ; je le dois surtout à çous, bons pa- de ers, malheu- 33 1 Wf *r — LB PAYS.1852.(Du Courrier 4u I'M*- I'm».) MM.P.ÀMH* et E.ÛAKTMC, propriétaire* du Cvurrter tien IihU»-U>n*, ¦ ayeti pu continuer » aVuteudre bur la direction • né rale a imprimer au journal, out, à parlé- de re iour, dissous d'un connuuu accord la société qui existait tout afin de leur éviter le “ bien triste avenir ,,a# trop tard, ils n’avaient rien à perdre et nnonlnuê du PUS crée a la cathédrale de Christ’s Church, au souffrances dv l’infortuné en lui donnant dc‘ homme qui .H mériter de I» confm.ee et 5es et de, revenu,*, moins de son pny.61 ,t=ert 1 rikt-ToTà^k^r.de « «>irt Win.Griffith a été reçu .vocal ,,our le non, tromper ! Pm«*ul nos e,pi re.,ce de l estime de ses compatriotes en des jours de ceux avec qui il commerce.j concert i anez ,1.,1,.R»«_rin»d» aliser ! plus heureux et plu» serins.: Nous espérons que M.Loranger publiera j tellement que cette p - S " ^,, Qu’on y réfléchisse bien ! l’homme qu on M ïHSiSSip -âsSEèw '"'T'':: 2" '”.t:EÉ£5EEIi?:EE Huiles oc la îxaiure, par nerna ^ j A propos, voici une bonne nouvelle : >1M.-¦ — I tre venirée ear y, avec droit pour un cinquième dan» la ma:- de St.lierre,.- |es Amateurs s’occupent en ce moment de I.e salaire des inspecteurs d’écoles est „ .® * .• fl.• V .v Wol i.cc de T hiv -on- irrunge, etc.dépendances sus érigée».Désinences Françaises,.1 ; Quant à la lecture de M.liicard, chacun j du mauvais état des rues de la capitale.Quel .' ' f ‘.,* , , , - naux.et tailleurs, de la grande rue M.projet de bâtisse est remise à une assemblée j C’est à cette même dame, alors demoiselle, j Jacques.spéciale sur proposition de M.Pepin, secon- ; & nui un jeune anglais, charmé de sou chant, i , ,, , .„„ .té par M.lToiitre.,'approche d'elle et lui dit du plu, grand regretton, d apprendre q ' ' Le rapport mensuel du comité de régie est rieux : Oh ! mademoiselle, c’est vous chantez Ainablc pionne, mem >r« ii e nv g lu el adopté, sur motion de MM.Coureollee comme un m,ruc !.: ttf.eat décodé le i du courant à Sla.Anne ct Ferlé.Ce çui la lit beaucoup rire.Mai, le p.u de là Foc,t,ère L bon.D ara, été «p- Un rapport extraordinaire demandant l’ait- Vre jeune homme voulait dire une syrène et pelé à laire partie du conseil lègisl.i i qi torisationde l’Institut de s’abonner aux jour- s*était tout simplement trompé de nom.i mm temns avant 1 union.A van ce e noie Globe et la Voix du Peuple, est lu, rents, amis et compatriotes uu Canada qui me demandez de vous dire francheiueut comment vivent par ici vue Irère» qu’un soit malheureux a arrachés à leur pays natal, qu’a P exception efun nombre comparativement très petit de Canut lu ns qui, sans être riches, il s’en faut, vivent au moins sans misère, la plupart tie nos cher» compatriote» des Illinois que je connais et de ceux dont j’ai entendu parlé, y vivent littérale ment jmu-vres, y Végètent dans une grande gène des conforts de la vie, y traînent une existence précaire et malheureuse, el un nombre trop grarul y vivent ou dans une gratuit misère, ou brus les jours d la veille d'y être plonges !.J’ajoute que,s’il était vrai qu’il y aurait aux Illinois des avantages supérieur», sou» quelque» rapports, à ceux qui offriraient, pour le firésent, quelques places nouvelle* et reçûtes du Canada, tes avantages, réels ou prétendus uYxisleut pas, généralement parlant, pour le Canadien qui émigre aux Illinois ; parce que, je le dis ici, le front dans la poussière et la douleur dans Vaine, parce que, de tous ces flots d’émigranto qui nous arrivent ici tous les jours de presque tous les coins do monde, le Canadien est celui qui exploite avec le moins de profit les ressources qu’offre ce vaste territoire ; qui y vit le plu» misérable, le plus confondu, le plus ahamlun-nè, le moins encouragé, et la dujre la plus fréquente des Yankee tricks.par- ce que les Canadiens, généralement parlant, ne sont pas encore ni calculés, ni préparés à émigrer au milieu d’une population si différente d’usages, de mœurs, d'instruction, de langage et de religion.Le Canadien des Illinois ne vit donc pas, généralement parlant, ni plus riche, ni plus à l’aise, ni plus heureux que celui du Canada.Non, certainement non ; mais, uu contraire, je vois qu’il vit aux Illinois moins riche, moins à l’aise ct moins heureux qu’en Canada.Pourquoi î Je vais vous le dire en dépit des choses ineffables qu'on a dites de ces endroits que les bons Canadiens du Canada se figurent être tout bonnement de vrais paradis terrestres, en prenant malheureusement pour argent comptant les belleswplirasis arrondies, les peintures pleines de coupables exagération» que font de ces localités des personnes dont “ le zèle qu’elles déploient dans cette affaire pourrait y faire soupçonner autre chose que du patriotisme” !.comme l’a dernièrement signalé le Pays, avec tant d'à-propo» et de discernement.lo.Le climat des Illinois est beaucoup moins sain que le climat du Canada.2o.La temperature est beaucoup plus variable aux Illinois qu’en Canada.3o.L’air, chargé de miasmes pestilentiels qui s'élèvent de toutes parts de ces basses et marécageuses prairies, est par conséquent moins pur que le bon air qu'on respire en Canada.4o.Les rhumatismes, les maladies de toutes les espèces, le choléra (les fièvres tremblantes, inconnues en Cumula) sont plus fréquentes, plus dangereuses, plus mortelles aux Illinois qu’en Canada, occasionnées par l’atmosphère chargée d’humidité et de vapeurs délétères, etc.5o.Les pluies ct les sont plus fréquentes aux nada ; le tonnerre est aussi plus fréquent, plus effrayant et plus fatal aux Illinois qu’au Canada.6o.L’eau qu’on boit aux Illinois est moins bonne que l’eau qu’on boit au Canada.7o.Les chemins, presque à toutes les saisons de l’année, mais spécialement au printemps et en automne, demeurent dans une affreuse condition, et par conséquent les chemins aux Illinois sont beaucoup plus mauvais qu'au Canada.8o.Les provisions en général, pain, farine, viandes, lard, bœuf, veau, mouton, œuf, beurre, fromage, sucre, café, thé, etc., sont aussi chers et souvent plus chers aux Illinois qu’au Canada.9o.L’hiver est presqu’aussi long et pres-qu'aussi froid mais beaucoup plus désagréable aux Illinois qu’au Canada.Le thermomètre était cet hiver, en quelques parties des Illinois, à 34 degrés au-dessous de xèrode Fahrenheith, pendant que le plus grand froid en Canada y était à 36 degrés du même.Je n’ai jamais tant souffert ni pâti du froid en Canada, comme j’en ai souffert et pâti pendant les deux mortels hivers que j’ai passés à Chicago.lOo.Les maisons sont beaucoup plus mal bâties, beaucoup plus froides et moins élégantes aux Illinois qu'au Canada.1 lo.Les poêles sont beaucoup plus chers, moins bons et moins confortables aux Illinois que nos poêles du Canada.12o.Les chaleurs de l’été sont beaucoup plus grandes et beaucoup plus insupportables aux Illinois qu'au Canada.13o.Les terres du Canada poussent généralement mieux le blé, l’avoine, l’orge, les pois et les patates que les terres des Illinois.Ho.La difficulté de sc procurer toutes espèces de bois, pour le chauffage, pour les clôtures, pour la charpente, pour bâtir, etc., est beaucoup plus grande aux Illinois qu’au Canada.15o.Les loyers des maisons sont beaucoup plus chers aux Illinois qu’au Canada.16o.Le foin et toutes les espèces de foutage sont moins bons et moins gros aux Illinois qu’au Canada.17o.L’automne et le printemps sont plus humides, plus venteux et plus mal-sains aux Illinois qu’au Canada.18o.Les vache» sont plus chères et moins bonnes ; les chevaux sont aussi chers et moins bons aux Illinois qu’au Canada.19o.Les voyages aux villes et aux marchés pour les habitants éloignés dans les campagnes sont beaucoup plus coûteux Illinois qu'au Canada.20o.Les gréments de labour et autres apparaux pour la culture sont beaucoup plus chers aux Illinois qu’au Canada.21o.Les voitures généralement grossières, sont cependant plus chères, plu» incotn-modes, beaucoup plus tiuUcrids, et par conséquent beaucoup inférieures aux Illinois à nos voitures du Canada.22o.La végétation en général n’est guère plus de bonne heure, et est goureuse aux Illinois qu’au Canada.23o.Les terres en général sont beaucoup plus dijfici/es à obtenir aux Illinois qu'au Canada ; les terres du gouvernement, de l’état et des chemins de fer sont plus chères aux Illinois que les terres du gouvernement au Canada.2*o.Les taxes de toutes les espèces sont beaucoup plus nombreuses, plus fortes et plus onéreuses aux Illinois qu’au Canada.25e.Les habillements en général, d'hommes et de femmes, de même que les chaussures sont moins bons et aussi chers nux Illinois qu’au Canada.26o.Les églises sont moins belles, moins riches et bien plus rare» aux Illinois qu’au Canada.que •on aux ner un menti., , ., i/écliafuud qui n’apparaissait plu* uan» le passé que comme un affreux souvenir, va redevenir une tnsle, hideuse et effrayante réalité.la population qui depuis douze avait pris la douce liabilude de voir pardonner aux plus grands C ruminai», qui avait satisfaction la prison perpétuelle remplacer lu peine de mort, va revoit la potence se redresser dans I enceinte de celte ville avec son horrible accoutrement.J)indeg (v,eux) p.r couple.Certes, le gouverneur est bien mal inspire (j|M en inaugurant uue nouvelle phase de son pou- Canard» Il au- Foules le fatal 1l’ouldU Figeons — PRIX DBS MARCHES M A RCllK BONSECOUlt.
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