Le bulletin des agriculteurs /, 1 novembre 2005, novembre
CULTURE est essenti, en product! NOVEMBRE 2005 IHC 9ZH 30 1V3W1N0W FSlilï (fl)Zfrxx LA RÉVOLUTION CALLISTO GAGNE DU TERRAIN CONTINUEZ LE m Faites comme des centaines de producteurs de mais en 2005 : joignez-vous à la révolution CallistoMD au Québec pour mettre fin à la dictature des mauvaises herbes dans vos champs.syngenta VOUS AUSSI, LUTTEZ EFFICACEMENT.4 Callisto vient à bout des mauvaises herbes à feuilles larges en toute sécurité pour le maïs.4 Callisto est flexible puisqu'il peut s'appliquer de la prélevée jusqu'au stade de 8 feuilles du mais.I 4 Callisto vous permet d'utiliser les hybrides les mieux adaptés à votre entreprise et les plus performants.KMTMJCallisto est également homologué pour les hybrides de 2500 UTM et moins.wk CHOISISSEZ CALLISTO, L’HERBICIDE RÉVOLUTIONNAIRE.f WWW.SYH6tNTfl.Cfl 1-87-SYNGENTA (1877 964-3682) Membre de CropLife Canada.CALLISTO, le logo CALLISTO et le logo Syngenta sont des marques déposées d'une compagnie du groupe Syngenta.Toujours lire l'étiquette et s'y conformer.Callisto j./< 36 PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : ÉRIC LABONTÉ-MAPAQ sommaire www.lebulletin.com volume 88 n° 11 | COUVERTURE ORDRE NATIONAL DU MÉRITE AGRICOLE 14 L’OR AUX JARDINS PAUL COUSINEAU ET FILS 19 L’ARGENT À LA FERME ST OURS 21 LE BRONZE À LA FERME PAUL-ÉMILE TOUPIN ET FILS CULTURES 24 DU LIN À TOUTES LES SAUCES Que ce soit en alimentation humaine ou animale, le lin gagne ses lettres de noblesse.32 UNE CULTURE COMPLIQUÉE MAIS ATTIRANTE Si vous êtes à la recherche d’un nouveau défi, la culture de semences de canola hybride vous intéressera.39 UN NOUVEAU TRAITEMENT POUR LA SEMENCE DE MAIS ÉLEVAGE 40 UNE CAVE PROFONDE SOUS LES LATTES Originaire de la Hollande, le système en serpentin s’implante petit à petit au Québec.Il comporte plusieurs avantages.45 COMMENT LES FAIRE MANGER PLUS ?Certaines pratiques d'élevage dérangent l'organisation sociale d’un troupeau et affectent le comportement, la santé et la productivité des vaches.49 BIOSÉCURITÉ, BIOSÉCURITÉ, BIOSÉCURITÉ.On ne le redira jamais assez : la biosécurité est essentielle en production porcine.53 LISIER TRAITÉ DE A À Z Envirogain a lancé, un peu plus tôt cette année, Biofertile, sa première station de traitement complet du lisier.58 LORSQUE LA GRIPPE AVIAIRE TOUCHE LES ÉLEVEURS DE BÉTAIL Le Québec avicole met en place un programme pour combattre une épidémie potentielle de grippe aviaire.DOSSIER NOUVELLE MACHINERIE 62 UN MARCHÉ À DEUX VITESSES Les niveaux de puissance et de sophistication progressent mais les appareils très simples ont encore des adeptes.VIE RURALE 72 DES LÉGUMES FRAIS POUR CONSOMMATEURS AVERTIS 76 CIRCUIT COURT POUR BŒUF LOCAL 81 UNE ÉOLIENNE DANS MA COUR ?Avoir sa propre éolienne serait-il la solution miracle pour diminuer ses dépenses d’énergie ?CHRONIQUES 12 Agenda 10 Billet — Nancy Malenfant 12 Billet — Lionel Levac 79 C'est nouveau 87 Coup d'œil 85 Cuisine 6 De bouche à oreille 88 Météo décembre 71 Portrait de femme 83 Vie rurale Envoi Poste-publication - Convention 40070230-PAP - No d'enregistrement R 08866.Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Bulletin des agriculteurs 4380, Garanti, Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3.Courriel : abon_agriculteurs@ postexperts.com.Periodicals Postage Rates are paid at Levvinston, NY 14092.USES #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs PO.Box 4541, Buffalo, NY 14240.Canada O Rogers LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 NOVEMBRE 2005 ü productivité des machines utilisées pour vos Cultures.Aucune autre marque n'offre autant de productivité, d’efficacité et de fiabilité que la machinerie Challenger6'.Ces machines robustes et durables offrent une performance optimale heure après heure, jour après jour, car elles sont dotées de technologies novatrices telles que la transmission TechStarMD CVT et des rotors réversibles hydrauliquement.Elles se paient donc elles-mêmes en gain de productivité.De plus, chaque machine Challenger est appuyée par le légendaire réseau de concessionnaires Caterpillar et son service à la ferme, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour maximiser vos opérations.Obtenez le maximum de performance et de meilleurs profits avec les équipements Challenger.Essayez un Challenger.En exclusivité chez votre concessionnaire Cat.Cat et Challenger sont des marques déposées de Caterpillar.©2005 AGCO Corporation CH246F05V03 « Je sais comment optimiser mes récoltes.Montrez-moi comment optimiser mes profits.» Nous relevons Le Défi Saint-Damase 51, rue Principale 1 800 207-3703 Napierville 16, rang Saint-André 1 866 218-2422 NOVEMBRE 2005 à oreille *i L'ESB PROVIENDRAIT D'ASIE DU SUD Des chercheurs britanniques, Alan Colchester et Nancy Colchester, ont lancé l’hypothèse selon laquelle la maladie de la vache folle proviendrait des humains.Selon eux, des animaux ayant consommé des aliments pour bétail contaminés avec des restes humains auraient causé le premier cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).Les chercheurs ont démontré que, pendant une longue période, des restes humains en partie calcinés lors de cérémonies funéraires ou des corps repêchés du Gange auraient été importés de l’Inde avec d’autres restes animaux dans le but de fabriquer des aliments pour animaux d’élevage.Selon les chercheurs, la similitude entre la variante humaine, la maladie de Creutzfeldt Jacob, est suffisamment proche de l’ESB pour cela.Cependant, deux neurologistes indiens, Susarla Shaka et R Satishchan-dra, réfutent cette hypothèse alléguant qu’il n’y a pas plus de cas de cette maladie en Inde qu’ailleurs.Source : The Lancet DES BACTERIES POUR DES POULETS PLUS SAINS Une importante découverte contribuerait à augmenter le nombre de poulets exempts de salmonelle sur les tablettes des supermarchés.Des scientifiques d’Agriculture et Agroalimentaire Canada et de l'Université de Guelph, les chercheurs Jim Chambers et Shayan Sharif, ont servi des probiotiques aux poulets pour améliorer leur système immunitaire.Les probiotiques sont des bactéries naturelles pouvant se substituer aux antibiotiques pour combattre les maladies.Il en résulte des poulets plus résistants à la salmonelle.Chaque année, on dénombre entre 6000 et 12 000 cas de salmonellose au Canada.Source : La puce à l’oreille TOUTES A LA DIETE ! Une vache qui a « une diète plus santé » fournirait un lait de meilleure qualité.Voilà ce qu’ont révélé les travaux du chercheur Bill Wales de l’Université de Melbourne.Des vaches néo-zélandaises nourries exclusivement au pâturage ont produit un lait avec des concentrations élevées en acides gras polyinsaturés comparativement à leurs consœurs qui consomment une ration à forte proportion de grains.Cette découverte pourrait permettre aux transformateurs de lait d’ajouter de la valeur à leur produit et de trouver un positionnement « santé » sur le marché.Parmi les acides gras les plus connus, on retrouve les oméga-3 dont les propriétés bénéfiques sur la santé ne sont plus à démontrer.Source : www.nutraingredients.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : MARIE-JOSÉE PARENT 4 QUALITE D'ALIMENT VS MISE BAS En début de gestation, le besoin éner gétique d’une truie pour le dévelop peinent de la portée est faible, mais il double pendant le dernier mois, et triple pendant la dernière semaine de gestation.Pour une portée de 10 à 12 porcelets, une ration de 2,4 à 2,8 kg d’un aliment standard par jour peut suffire, mais pas pour la truie hyper-prolifique que nous connaissons depuis quelques années.L’Institut technique du porc (ITP), en France, a étudié l’influence de la qualité de l'aliment donné aux truies en fin de gestation.Un groupe de truies a eu une alimentation plus riche en énergie pendant les 14 derniers jours de gestation, alors que l’autre groupe n’en a pas eu.L’alimentation a cependant été balancée pour que l’état corporel soit identique pour les deux groupes en toute fin de gestation.Bien que l’aliment supplémentaire soit apporté pendant une période de fort développement de la portée, il n’influence pas le poids des porcelets à la naissance.Par contre, les chercheurs ont noté une plus grande facilité de mise bas et une meilleure viabilité néonatale des porcelets.Ce bénéfice ne se retrouve cependant pas au sevrage, ce qui indique que d’autres mesures doivent être mises en place pour limiter la mortalité pendant la lactation.Source : ITP «r « PIZZA FARM » Walt Gregory, un agent d’assurances à la retraite, et son associée, Lynn Weis, ont créé toute une attraction touristique près de la petite villed’Alton au Mississippi.Pour sensibiliser la population à l’agriculture biologique, ils ont aménagé une riPV parcelle circulaire d’un quart d hectare qui représente d’immenses pointes de pizza.Chacune des huit pointes illustre un ingrédient utilisé dans la confection d’une pizza.Il y a ainsi une part de tomates, une de poivrons et d’autres de fines herbes, dont le romarin et la sauge.Dans une pointe, trois chèvres évoquent le lait.Une vache et sept porcs, symbolisant la viande, occupent leur part de pizza.En 2004, cette curiosité a attiré 1500 visiteurs, et cette année, les instigateurs du projet espèrent dépasser les 5000 visiteurs.Source : Associated Press DES SEMENCES BIOS ASSURÉES POUR BIENTÔT Le Syndicat des producteurs de grains biologiques du Québec travaille sur un projet visant à établir un protocole de production de semences biologiques à la ferme qui répondrait aux exigences de la Financière agricole.Le protocole sera testé à la ferme pendant deux ans.Ensuite, les producteurs qui le suivront pourront être couverts par l’assurance-récolte.À ce jour, les fermes biologiques qui utilisaient leur propre semence ne bénéficiaient d’aucune couverture.Le protocole vise seulement la production de semences pour les besoins du producteur et non pour la vente.Ce projet est réalisé z grâce à l’appui financier du d programme de soutien à y l’agriculture biologique du | g MAPAQ.î Source : Agri réseau LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 7 NOVEMBRE 2005 NOVEMBRE 2005 KÉm DES ENGRAIS SANTE Les engrais comptent pour beaucoup dans la qualité des cultures et, par conséquent, dans la valeur nutritive des aliments.Par exemple, la potasse accroît la teneur en isotlavines du soya.Ces substances aident à prévenir les cancers du côlon, du sein et de la prostate, et à réduire le cholestérol dans le sang.Le soufre accroît la teneur en huile de plusieurs oléagineuses comme le lin, le soya et le canola.Le phosphore fournit l’éner-gie qui assure la croissance de la plante et est important chez l’humain pour la santé des os et des dents.Enfin, l’azote contribue à augmenter la teneur en protéines des plantes, |fl 3 essentielles à notre bon développement physique, g Source : Institut canadien des £ engrais Textes de : Nancy Malenfant, Marie-Josée Parent et Yvon Thérien des grains PAR DOMINIC GRÉGOIRE, producteur de grandes cultures Nous attendons tous le résultat de la décision du gouvernement sur l’application de la taxe sur le maïs américain.Peut-être que d’ici quelque temps, chaque tonne de maïs provenant des États-Unis sera taxée dès son entrée.Serait-ce la fin de la concurrence de nos voisins du sud ?Peu importe le niveau de taxation, il coûtera désormais plus cher d’importer du maïs que de l’acheter localement.Quoi de mieux pour nous producteurs de maïs ?Grâce à cette taxe, la valeur de remplacement sera plus facile à atteindre.Plusieurs en seront heureux, depuis le temps qu’ils attendent.Mais encore une fois, il faudra être vigilant.Cette taxe créera une inflation sur les prix, alors il faudra en profiter et vendre une partie de sa récolte.Car, même si cette taxe nous garantit un prix plus élevé, si on ne vend pas notre récolte, les acheteurs devront se tourner vers le maïs américain, même si celui-ci est plus cher.Il faut aussi se demander ce qu’en penseront les consommateurs du nord-est des États-Unis, eux qui achètent beaucoup de maïs québécois.Le chauvinisme américain est notoire.Vont-ils bouder notre mesure de protection en s’approvisionnant dans le Midwest, probablement au même prix ?Car si notre prix monte, le maïs américain deviendra plus attrayant pour eux.dgnap@sympatico.ca UNE NOUVELLE GÉNÉRATION D'HUILE Natreon est une huile de canola de nouvelle génération conçue au Canada.Elle est exempte de gras trans et contient peu de gras saturés.La stabilité naturelle de Natreon en fait une huile idéale pour des utilisations dans le domaine de la restauration, comme la friture, et dans la préparation de produits qui doivent se conserver longtemps.Par exemple, dans un craquelin, la quantité combinée de gras trans et saturés serait réduite de 85 %, et la durée de conservation serait prolongée.Cette huile est produite à partir de graine de canola provenant de cultivars développés spécifiquement pour elle.En plus d’offrir aux consommateurs un aliment meilleur pour leur santé, elle améliore la santé des portefeuilles des producteurs de l’Ouest canadien.Ceux-ci reçoivent une prime minimum de 55 $/T pour leurs récoltes.Source : DowAgrosciences LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : ABLESTOCK Qualité ou tonnage?Prenez l'initiative™ m PIONEER Pas besoin de choisir entre les deux.Les hybrides d'ensilage de maïs Prouvés Hautement Digestibles (PHD) de marque Pioneer® possèdent tant les caractéristiques agronomiques que nutritionnelles adaptées à votre entreprise.Vous obtiendrez de plus hauts rendements et un ensilage plus digestible.De plus, vous aurez accès à l'équipe d'élite de représentants, agronomes et experts en nutrition Pioneer en matière d'ensilage, des leaders au sein de l'industrie.Ils sont tous voués à vous aider à régir de nouvelles technologies éprouvées de semences.Parlez à votre représentant Pioneer au sujet de .La technologie qui produit?/GEA PIONEER Une Société DuPont www.pioneer.com/cotecroissance *, ", ”, Marques de commerce et de service dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred limitée.Toutes les ventes sont sous réserve des conditions contenues dans les documents d'étiquetage et d'achat.© 2005 PHL 05PHBF013P185AVA NOVEMBRE 2005 PAR NANCY MALENFANT, agronome 10 UNE BRISE QUI MOBILISE Bien qu'il soit à la source de bien des bouleversements, le vent a réussi un exploit peu banal.Il est parvenu à mobiliser des gens aux intérêts différents vers un objectif commun : utiliser l'énergie éolienne comme levier de développement des régions Il est invisible à nos yeux, on sent sa présence seulement lorsqu’il se lève, mais le vent a le don d’exciter les médias ces derniers temps.C’est qu’il mène une véritable révolution.Nos voisins se seraient certainement passés du vent destructeur de Katrina.Bien malin celui qui aurait pu prédire l’ampleur de cette catastrophe.Et malheureux celui qui a pu penser que ça affecterait à la hausse le prix des grains.Car la récolte américaine a été excellente.En fait, le secteur agricole s’en serait plutôt bien tiré si ce n’était du prix de pétrole.Chez nous cet été, le vent a apporté la légionnaire uniponctuée.Cet insecte ne passe pas l’hiver au Québec, mais migre à partir des États-Unis par les courants d’air favorables.Il a causé des ravages importants dans plusieurs champs de céréales, de prairies et de maïs fourrager au cours du mois de juillet.Et ce n’est qu’une question de temps avant que les courants d’air provenant de l’autre côté de la frontière nous amènent des spores de la rouille du soya.Plusieurs états américains ont été touchés par cette maladie en 2005.Au-delà des bouleversements qu’il cause, le vent est en train de créer dans les régions du Québec un véritable mouvement de mobilisation.Les gens, autant des milieux citoyen et municipal qu’agricole, se regroupent pour s'approprier les retombées de cette source d’énergie.Car, si les régions regorgent de ressources naturelles, les retombées positives leur échappent plus souvent qu’autrement.La transformation a souvent lieu à des milliers de kilomètres de la source d’exploitation.Les régions ont maintenant la chance de posséder une source inépuisable d’énergie propre.Et qui plus est, le gouvernement a annoncé clairement son intention de faire de l’énergie éolienne le complément de l’hydroélectricité.Ainsi, tous les acteurs concernés par le développement futur de l’industrie du vent unissent leurs efforts : les agriculteurs qui hébergeront les éoliennes sur leurs terres, les citoyens qui devront vivre avec ces engins dans le paysage, les municipalités qui ne recevront que de minimes redevances pour de gigantesques infrastructures.Rares sont les dossiers qui excitent l’intérêt d’autant d’intervenants.Mais ils sont encore plus rares ceux qui les mobilisent tous dans la même direction.Dans ce cas, l’objectif est clair : l’argent généré par la croissance de ce secteur doit servir de levier économique au Bas-Saint-Laurent, à la Gaspésie et aux îles-de-la-Madeleine.Si tous poursuivent l’effort de mobilisation qui a été amorcé, les régions ressortiront gagnantes du développement éolien.^8 nancy.malenfant@lebulletin.rogers.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS leBulletin aes agriculteurs NOVEMBRE 2005 | VOL.88 | N il 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 info@lebulletin.rogers.corn Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon.guertin@lebulletin.rogers.com RÉDACTION Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Rédacteur en chef Yvon Thérien, agronome yvon.therien@lebulletin.rogers.com Journalistes Nancy Malenfant, agronome nancy.malenfant@lebulletin.rogers.corn Marie-Josée Parent, agronome mariejoseeparent@videotron.ca Rédactrice-réviseure Sylvie Bouchard, agronome Directrice artistique Sylvie Lévesque sylvie.Ievesque@lebulletin.rogers.corn Collaborateurs Pierrette Desrosiers, Dominic Grégoire, Martin Laprise, Lionel Levac, PUBLICITÉ Bureau de Montréal Directeur de comptes Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Martin Beaudin martin.beaudin@lebulletin.rogers.corn (514)843-2117 Représentante Anne-Marie Guertin annemarie.guertin@lebulletin.rogers.corn (514) 758-5648 Bureau de Toronto Représentante Tél.: (905) 838-2826 Télécopieur : (905) 838-3169 Lillie Ann Morris lamorris@allstream.net Production Julie Auger, Claude Larochelle Rédacteur publicitaire Charles Campbell chartes.campbell@lebulletin.rogers.corn Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 Président Marc Blondeau Vice-présidente, Suzanne Lamouche, c.a.administration Gestionnaire Marie-Claude Caron, c.a.des opérations ROGERS MEDIA Président et chef Anthony P.Viner de la direction Président, Brian Sega! Les Éditions Rogers Itée Premier vice-président, Marc Blondeau édition grand public Premiers vice-présidents Harvey Botting, Mitch Dent, Michael J.Fox, John Milne Vice-présidente, Immee Chee Wah planification opérationnelle OROGERS ILYA 95 RAISONS POUR LESQUELLES FENDT VARIO TMS EST MEILLEUR.DISPONIBLES* Dépêchez-vous et économisez ! RAISON #51 : Un virage technologique Vous avez peut-être une grande surface à sarcler mais cela ne devrait pas vous mettre à terre.Montrez à votre tracteur ce qu'il doit faire à chaque virage avec le nouveau système Variotronic « Ti Headland Management » de FENDT.Enregistrez les actions désirées en fonction de la distance parcourue, du temps écoulé et de la hauteur de levage (attelage 3 points); et regardez votre FENDT exécuter le tout en appuyant simplement sur un bouton de manette.Augmentez et réduisez la vitesse du moteur, activez et désactivez la prise de force arrière ou avant, élevez ou abaissez l'attelage 3 points avant et/ou arrière, actionnez une ou plusieurs prises hydrauliques pour élever ou abaisser un équipement, combinez jusqu'à 13 étapes différentes dans une des quatre fonctions automatiques — tout cela se déroule lorsque vous effectuez un virage en bout de champ (vous pouvez évidemment annuler ou modifier la séquence à tout moment).Vario TMS de FENDT mène la CVT à une nouvelle génération de confort, de productivité et de profitabilité.Voyez comment obtenir plus de vos intrants avec Vario TMS et le système « Ti Headland Management » en visitant votre concessionnaire FENDT dès aujourd'hui.Essayez FENDT.Essayez le futur Pour connaître les autres 94 raisons, visitez www.fendt.agcocorp.com/reasons Visitez www.agcocorpdealers.com pour connaître votre concessionnaire FENDT.FENDT est une marque mondiale de AGCO Corp.800.767.3221 www.fendt.agcocorp.com • FT212FGRV01 "Offre conditionnelle à l’approbation du crédit par AGCO Finance LLC.Versement initial requis.Crédit-bail et versement forfaitaire et final offerts à des taux légèrement plus élevés.Cette offre est sujette à changement sans préavis.Pour plus de détails, contactez votre concessionnaire participant. NOVEMBRE 2005 PAR LIONEL LEVAC, journaliste SUBSTANCES LAITIÈRES, D'ICI ET D'AILLEURS Leur importation ne cesse d'augmenter au Canada.Mais toutes les substances laitières utilisées ici ne sont pas importées.12 L'importation de substances laitières continue d’augmenter au Canada.De plus en plus de ces substances sont achetées par des industriels qui les incorporent dans des produits fabriqués dans leurs usines.Il y a certes lieu de s’inquiéter de voir entrer ici de plus en plus de ces substances provenant de l’industrie laitière d’autres pays.Or, toutes les substances laitières utilisées au Canada ne sont pas importées.D’importantes quantités, surtout de protéines, sont récupérées ici même, à partir du lactosérum ou petit lait de nos usines.Agropur, Parmalat et Saputo opèrent des usines où on réussit à extraire du lactosérum les substances qui enrichiront par la suite d’autres produits.Le lactosérum, qui a longtemps été considéré comme un déchet industriel, contient jusqu'à 20 % de protéines.Il est par conséquent économiquement fort intéressant de récupérer ces substances.Il y a donc, d’une part, des substances laitières étrangères, dont les producteurs laitiers canadiens dénoncent l’importation, et il y a, d’autre part, les substances produites chez nous.Lorsque les producteurs laitiers examinent les emballages, particulièrement des fromages, ils dénoncent le fait que ceux-ci contiennent des « substances laitières modifiées ».Mais voilà, ces substances proviennent souvent du propre lait de ces agriculteurs.Il faudrait donc nuancer un peu les attaques et éviter de généraliser.Il faut dénoncer les importations importantes, certes, mais ne pas conclure automatiquement et ne pas amener les consommateurs à croire que l’inscription « substances laitières modifiées » signifie à tout coup la présence d’ingrédients achetés à l’étranger.Le Conseil des industriels laitiers du Québec attirait l’attention récemment sur un autre point, c’est-à-dire l’obligation faite par Santé Canada d’inscrire sur les emballages « substances laitières modifiées » et cela sans considération de l’utilisation, en proportions plus importantes, de lait ou de crème.C’est comme si on forçait les fabricants à dire que leur produit n’est fait que de substances laitières modifiées.Et aussi, je vous le demande, pourquoi parle-t-on de substances laitières modifiées lorsqu’il s’agit d’éléments naturels qu’on a simplement séparés ou isolés ?Et voilà, ces mises au point ayant été faites, les producteurs vont continuer tout à fait légitimement de réclamer le plafonnement des importations de substances laitières ou d’ingrédients laitiers.De leur côté, les industriels vont continuer à chercher les sources d’approvisionnement les moins coûteuses, k LE BULLETIN DES AGRICULTEURS agenda ¦ 1 au 4 novembre Colloque canadien sur la fusariose Centre des Congrès, Ottawa 1 800 450-0077 ¦ 4 novembre Colloque sur la pomme de terre Hôtel Québec Inn 1 888 535-2537 ¦ 4 et 5 novembre Exposition Internationale Holstein Québec Pavillon des Pionniers, St-Hyacinthe (450) 778-9636 ¦ 4 au 13 novembre Royal Winter Fair Toronto, Ontario (416) 263-3400 ¦ 9 novembre Colloque avicole Hôtel Best Western, Drummondville 1 888 535-2537 ¦ 16 au 18 novembre Exposition commerciale de l'horticulture ornemental Hôtel des seigneurs, St-Hyacinthes (418) 650-3830 ¦ 23 novembre Journée proviciale d'information pour les producteurs naisseurs Hôtel Best Western, Drummondville 1 888 535-2537 ¦ 24 novembre Colloque de l’entrepreneur gestionnaire Hôtel Best Western, Drummondville 1 888 535-2537 SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d'adresse (veuillez préciser l'ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d'un problème de livraison; • que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS: Téléphone (de 9 h à 17 h, heure de l'Est) Montréal : (514) 333-9145 De l'extérieur de Montréal, sans frais : 1 800 665-5372 Télécopieur: (514) 333-9795 Site interactif : www.lebulletin.com/abonnement 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 TARIF D'ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses) : 59,81 $ International : 75 $ Tarif en vigueur jusqu'au 31 décembre 2005 Protection des renseignements personnels A l'occasion, nous partageons nos listes d'abonnés avec des sociétés ou des organismes sélectionnés, dont les produits ou services pourraient vous intéresser.Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas transmises et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone précisés plus haut ou en nous écrivant à l'adresse électronique suivante : info@lebulletin.rogers.com.Le Bulletin des agriculteurs reçoit, de temps à autre, des commentaires et des documents (y compris des lettres à l'éditeur) non sollicités.Le Bulletin des agriculteurs, ses sociétés affiliées et cessionnaires peuvent utiliser, reproduire, publier, rééditer, distribuer, garder et archiver ces soumissions, en tout ou en partie, sous quelque forme ou sur quelque support que ce soit, sans aucune rémunération de quelque nature. Le succès d’une récolte débute avec le choix de la semence.Mais d'où vient votre semence de maïs ?Que ce soit en offrant 14 nouveaux hybrides aux producteurs cette saison ou en jumelant la technologie Roundup ReadyMD à la protection intégrée contre la chrysomèle des racines du maïs et la pyrale du maïs pour créer les premiers hybrides « à combinaison triple », les idées innovatrices font partie de notre culture.Avec 1,5 million $ par jour consacres à la recherche et les chercheurs les plus doués dans le domaine, il n’est pas étonnant que plus de producteurs que jamais choisissent de semer le maïs de marque DEKALBMD.Hectare après hectare, de plus en plus de producteurs reconnaissent que le maïs de marque DEKALB offre des perspectives de croissance encore plus intéressantes.Et quant aux autres ?Ils sont sur le point de le découvrir.SEMEZ DES IDÉES PLUS BRILLANTES DANS VOS D0P CHAMPS DE MAIS. NOVEMBRE 2005 xj, v g* ;' OR ORDRE NATIONAL DU MERITE AGRICOLE LES JARDINS PAUL COUSINEAU ET FILS La force de la famille LE BULLETIN DES AGRICULTEURS # Pour travailler à neuf personnes de la même famille dans une seule entreprise, ça prend des valeurs familiales exceptionnelles.PAR MARIE-JOSÉE PARENT, agronome « Notre nombre, c’est notre force, mais à la fois notre défi », résume la directrice générale, Véronique Cousineau.À l’arrière, on retrouve justement Véronique, ainsi que François, Jeanne-D'Arc, Jean-Marie et Jacinthe.À l’avant-plan sont accroupis Martin, Laurent, Pascal et Vincent.Derrière une telle famille, il y a des parents extraordinaires.À preuve, les Cousineau ont gagné, en 1991, le titre de Famille terrienne de l’année.En 2001, Mme Cousineau mère récoltait le prestigieux titre d’Agricultrice de l'année.En octobre dernier, la famille Cousineau apprenait qu’elle remportait rien de moins que la médaille d’or au concours de l’Ordre national du mérite agricole.Les Jardins Paul Cousineau et fils ont débuté en 1965 lorsque Jeanne D’Arc et Paul Cousineau ont déménagé de Sainte-Geneviève-de-Pierrefond, sur l’île de Montréal, vers Saint-Constant, sur la Rive-Sud.Tout est à faire.La terre a grand besoin d’être valorisée.Les agronomes recommandent la culture maraîchère ou la production laitière.Mais des bâtiments, il n’y en a point.Alors, le couple opte pour les légumes.Dès l’année suivante, Paul et Jeanne D’Arc plantent et sèment divers légumes, incluant des tomates et des navets.Les brocolis, qui font aujourd’hui leur renommée, ne sont apparus que beaucoup plus tard.En 1978, des Montréalais d’origine italienne demandent aux Cousineau s’ils ont des brocolis dans leurs champs.Les Italiens raffolent des repousses d’automne.Intrigué par ce légume peu connu à l’époque, François, qui venait de s’associer à son frère Jean-Marie et à ses parents, commence à s’informer.Il découvre au brocoli des propriétés anti-cancérigènes intéressantes.« Je me suis dit que nous n'aurions pas besoin d’en faire la promotion; les médecins la feraient pour nous », raconte-t-il.Pour débuter dans le brocoli alors que ce légume est peu connu, il faut être un peu téméraire, mais surtout visionnaire.D’autant plus que le vrai départ, en 1983, nécessite des investissements importants en machinerie, entreposage et autres.Cette même année, Laurent et Martin se joignent à l’équipe.Puis, c’est au tour de Pascal en 1986 et de Vincent en 1989.Deux des quatre sœurs s’impliquent dans l’entreprise familiale à leur tour, Véronique en 1989 et Jacinthe en 1990.Elevés dans les champs Paul et Jeanne D’Arc Cousineau ont non seulement été unis dans la vie, mais dans l’entre- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! NOVEMBRE 2005 ORDRE NATIONAL DU MERITE AGRICOLE Non disponibles sur le marché, les machineries sont fabriquées par les Jardins Paul Cousineau et fils.En 1985, le brocoli ^-MJtornia AGHICUL' AU PAYS DE L'ONCLE SAM Afin de satisfaire les Américains et leur lutte antiterroriste, les Jardins Paul Cousineau se plient à des exigences précises.L’entreprise est accréditée C-TPAT.Par exemple, si vous désirez visiter les entrepôts, on vous fera d’abord signer un registre avec l’heure d’entrée et l’entreprise que vous représentez.Puis, on vous remettra une carte de visiteur numérotée.Chaque employé ou propriétaire de l’entreprise a une identification semblable qu’il porte au cou.D’autre part, un système de tra-çabilité permet aux Cousineau d’identifier la provenance de chaque caisse de brocoli, quand elle a été récoltée, dans quel champ, etc.Quand Jeanne D'Arc et Paul Cousineau ont acheté la ferme en 1965, les voisins leur disaient qu’il n’y avait pas grand-chose à faire avec cette terre-là.Quarante ans plus tard, les sceptiques sont confondus.pale récolte.On en cultive aujourd'hui 340 hectares.Ce qui représente, en quantité, 6 millions de kilogrammes.Les entrepôts totalisent 670 mètres carrés (7200 pieds carrés).On cultive également 152 hectares de maïs sucré, vendu à la conserverie.La culture se marie bien avec le brocoli dans la rotation.Les Jardins Paul Cousineau et fils emploient entre 100 à 125 employés durant la belle saison pour l’irrigation, la récolte, l’emballage et le conditionnement ou refroidissement.À cause de leurs activités et de leurs employés, les Cousineau doivent maîtriser trois langues : le français, l’anglais et l’espagnol.La culture, la récolte et la mise en marché du brocoli relèvent du défi.Premièrement, tout le désherbage est fait à la main.Côté récolte, puisqu’ils sont des pionniers au Québec, les Cousineau ont dû concevoir eux-mêmes leur propre machinerie.Et beau temps, mauvais temps, ils doivent pouvoir entrer dans les champs pour récolter.La mise en marché n’est pas moins aisée.Les Cousineau doivent trouver eux-mêmes un débouché pour leur prise également.« Tous les jours j’allais aux champs et j’amenais les enfants avec moi; ils ont été élevés aux champs », raconte Jeanne D’Arc Cousineau.En grandissant, ils ont chacun suivi des études dans différents domaines, ce qui aurait pu les éloigner de la ferme.Mais à leur entrée dans l’entreprise, ces aptitudes et ces formations diverses se sont complétées.Ainsi on retrouve les talents suivants : administration, publicité, marketing, communication, technique légumière, soudure, informatique de gestion, gestion agricole et mécanique diesel.Véronique, grâce à sa maîtrise en administration, agit comme directrice générale.« C’est rassurant que ce soit quelqu’un de la famille qui occupe ce poste, on ne se pose pas de question parce qu’on a les mêmes valeurs », exprime François.Vous l’aurez deviné, il y a un fort esprit de famille.«Il y a trois choses importantes pour le succès d’une entreprise comme la nôtre : une équipe unie, de la passion et une bonne formation », décrit François.16 LE BULLETIN DES Vers le brocoli devient la princi- OFFRE EXCEPTIONNELLE ! DEUX ABONNEMENTS POUR LE PRIX D’UN OFFRE EXCEPTIONNELLE ! DEUX ABONNEMENTS POUR LE PRIX D’UN brocoli.De 30 à 35 % du brocoli aboutit sur les tablettes des supermarchés québécois; 40 % suit la route de l'Ontario; et le dernier 30 % est acheté par les Américains.Ce dernier marché est très difficile à satisfaire, en raison principalement des mesures antiterroristes et de la traçabilité exigée (voir l’encadré).Lorsque les Cousineau ont débuté, il y a 20 ans, le brocoli était en pleine progression.Il fut relativement aisé pour l’entreprise de se forger une place.Mais le marché est maintenant saturé, précise François Cousineau.Les chaînes d'alimentation se sont regroupées.Être gros et regroupés est donc un élément essentiel pour l’entreprise.Les Cousineau n’atteindraient jamais les UNE MISSION, DES VALEURS Des pancartes affichées dans l’entreprise présentent la mission et les valeurs de celle-ci.Les voici.MISSION : Être un leader dans la production, l’importation et la distribution de légumes en favorisant les nouveaux procédés et les nouvelles technologies, pour répondre efficacement aux besoins de la clientèle.VALEURS : ¦ Intégrité : être honnête dans toutes les activités et en toutes circonstances, avoir une réputation sans taches.¦ Organisation solide et durable : valoriser le succès à long terme, favoriser l’innovation, la saine gestion et le consensus, préparer la relève.¦ Confiance et respect : établir avec nos clients, partenaires, collègues et employés des relations de confiance et de respect mutuels.¦ Efficacité : développer des compétences du personnel, favoriser l'innovation et la recherche de méthodes toujours plus performantes.¦ Esprit d’équipe et synergie ; favoriser l’harmonie et la communication avec le personnel, les partenaires, les actionnaires et les clients.mêmes résultats avec chacun leur entreprise.Dans l’entrepôt, François, directeur recherche et développement, ouvre une caisse et montre un brocoli préemballé muni d’un code à barres.« L’avenir est là », dit-il.On n’arrête pas le progrès, te mariejosee.parent@lebulletin.rogers.com FARM F En forêt privée la qualité a un nom: PARMI • Une gamme complète de treuils pour traction de 6400 Ib à 13200 Ib, adaptable aux tracteurs de 17 à 60 c.v.et plus.• Pratique embrayage actionné de l’intérieur ou l'extérieur de la cabine du tracteur.• Attelage près du tracteur pour stabilité et sécurité au débardage.PARMI : Le complément essentiel de votre tracteur de ferme Les produits PARMI sont distribués au Québec par kverneland KVERNELAND GROUP NORTH AMERICA INC.1200, rue Rocheleau / Drummondville Oc / CANADA / JBC 5Y3 Tél.: (819) 477-2055 / Fax: (819) 477-9062 kvcanadatiPkvernelandgroup.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I NOVEMBRE 2005 L’Ordre national du mérite agricole Une réalisation de : Agriculture, Pêcheries et Alimentation QuébecqS Félicitations aux entreprises lauréates de la 116e édition! Au cours de la cérémonie nationale tenue le 7 octobre dernier à la salle du Conseil législatif de l'hôtel du Parlement, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, M.Laurent Lessard, a remis leurs décorations aux lauréats des entreprises gagnantes de l'Ordre national du mérite agricole 2005.Le territoire en concours cette année était celui de la Monté régie, secteurs Est et Ouest.Il a suscité la mise en candidature de 114 entreprises agricoles.Dans le cadre de la 116e édition de ce concours, des femmes et des hommes passionnés, qui exercent leur métier avec le souci de l'excellence, ont reçu les prix suivants : • Médaille d'or Le ministre, M.Laurent Lessard, entouré de M.Daniel Bernard, adjoint parlementaire et député de Rouyn-Noranda-Témis-camingue, M™ Lucie Charlebois, whip adjointe du gouvernement et députée de Boulanges, ainsi que les médaillés d'or, d'argent et de bronze de la 116e édition du concours de l’Ordre national du mérite agricole 2005, accompagnés des représentants du Groupe Promutuel et de La Coop fédérée, partenaires de cet événement.• Première médaille d'argent • Première médaille de bronze •Très grand mérite spécial de l'Ordre national du mérite agricole • Mention spéciale pour la formation de la relève agricole • Mention spéciale pour la relève féminine • Mérite Promutuel de la prévention • Prix La Coop fédérée au transfert de ferme Consultez notre site pour les détails : www.mapaq.gouv.qc.ca/onma Photo : Marc Lajoie, MAPAQ Cette année, ce n'est pas qu'une seule entreprise.Ferme St-Ours, qui a remporté les honneurs, mais bien quatre.PAR MARIE-JOSÉE PARENT, agronome ORDRE NATIONAL DU MERITE AGRICOLE FERME ST-OURS Une « pépinière » d’entreprises Remporter la première médaille d’argent 13 ans seulement après l’acquisition de l'entreprise, c’est déjà un exploit.Mais lorsqu’on regarde de plus près le parcours de Ferme St-Ours et de ses trois actionnaires, les sœurs Martine et Chantai Bourgeois, ainsi que le mari de Martine, Serge Lefebvre, il y a encore plus de quoi admirer ces producteurs d’œufs.En fait, ce n’est pas une seule entreprise qui a remporté, mais bien quatre, puisque toutes sont la propriété des mêmes actionnaires.Ferme des Patriotes, à Saint-Charles, produit des œufs et des grains biologiques.À la Ferme Avitech de l’Ange-Gardien, on se concentre sur les œufs conventionnels et les œufs oméga-3.La Ferme St-Ours, dans la municipalité du même nom, se spécialise dans les œufs bruns et la grande culture.Les champs y sont actuellement en période de transition vers le biologique.À la Ferme Avistar, de Saint-Hugues, les actionnaires ont choisi d’élever des poules de reproduction et de produire des œufs d’incubation.L’aventure agricole de ces gagnants a débuté en 1993 avec l’achat de la ferme familiale des Bourgeois, à Saint-Ours.Martine et Serge, tous deux agronomes, et Chantai, comptable, étaient attirés par la production d’œufs.Ils ont donc vendu les vaches et le quota laitier.Martine et Chantai pratiquent encore leur métier.Serge, de son côté, partage son temps entre les fermes et la présidence de la Fédération des producteurs d’œufs de consommation.Issus de fermes laitières, les propriétaires de la Ferme St-Ours ont également une solide formation : Martine Bourgeois et son mari, Serge Lefebvre, sont agronomes; et Chantai, la sœur de Martine, est comptable.En 2008, les grains produits seront entièrement certifiés bios.« Merci à mes parents de nous avoir donné l'amour et la confiance en l'agriculture », a tenu à dire Chantai lors du dévoilement des gagnants.25 employés Une entreprise regroupant 135 000 poules pondeuses, dont 25 500 sont sous régie biologique, 35 000 poules de reproduction et 6000 entailles de sirop d’érable, ça ne se bâtit pas tout seul.D'ailleurs, lors du dévoilement des gagnants, le 9 septembre dernier, Serge Lefebvre s’est empressé de dire, devant l’auditoire, qu’il devait s’arrêter de parler car il avait quelques appels téléphoniques à faire.« Parce qu’il y a plusieurs personnes en arrière d’un succès comme celui-là : les gérants de ferme, les employés et certains de leurs enfants », a-t-il expli- qué.Les quatre entreprises réunies emploient 25 personnes.« Les partenaires sont importants, ajoute Serge Lefebvre.Quand on a fait l’inauguration de la nouvelle bâtisse de Saint-Hugues, on a invité tous les gens qui nous ont aidés depuis 10 ans.» Serge Lefebvre parle de l’élevage de poules de remplacement sur véranda, que Le Bulletin a présenté en février dernier.Une deuxième bâtisse semblable est en cours de construction.Comme quoi les actionnaires n’arrêtent pas leur progression, te mariejosee.parent@lcbulletin.rogers.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I PHOTOS : MARC LAJOIE - MAPAO Kverneland boni Spécial Programme limité aux inventaires actuels.Autres coditions s'applique, consultez votre concessionnaire NOUVEAUTES Deux versions de perche offertes: XP pour les sols plus argileux et HD pour les sols moyens à sablonneux Attelage à hauteur ajustable Roue arrière dotée d'un pneu Michelin 420/65R24 Châssis 200 x 250 Fixation double de la perche au châssis Support de coutre ultra résistant Conduit hydraulique avec accumulateurs Pivot de la roue arrière redessiné Plaque d'ancrage de la perche renforcée Et plus encore.AUTRES MODÈLES OFFERTS Valide jusqu'au 31 déc.3005 0,9 % - 12 mois — 2,9% - 24 mois sur crédit approuvé de Banque Nationale Canadienne OU Remise en argent Les nouvelles charrues semi-portées BE/BM Charrues portées réversibles Charrues semi-portées réversibles Charrues portées conventionnelles KVERNELAND GROUP NORTH AMERICA INC.Tél.: (819) 477-2055 I Téléc.: (819) 477-9062 kvcanada@kvernelandgroup.com / www.kvernelandgroup.com Une médaille de bronze à leur toute première participation au concours de l'Ordre national du mérite agricole : c'est plus qu'avaient espéré les propriétaires.PAR NANCY MALENFANT, agronome ORDRE NATIONAL DU MERITE AGRICOLE BRONZE FERME PAUL-EMILE TOUPIN ET FILS « C’est valorisant pour la profession! » « Nous ne nous attendions pas à finir avec les honneurs.C’était vraiment une surprise », confie Mario Toupin.Celui-ci possède une entreprise laitière et de grandes cultures à Saint-Jean-sur-Richelieu avec son frère Serge et leurs conjointes respectives, Lise et Lisette.Les quatre actionnaires ressentent une immense fierté de voir que les efforts investis pendant des années dans l’entreprise ont porté leurs fruits.Ils apprécient surtout que les retombées de leur médaille de bronze rejaillissent sur l’ensemble de la profession qui en a « bien besoin par les temps qui courent ».Les Toupin exploitent la ferme avec l’aide de Laurent, le fils de Serge, et de trois employés.Le troupeau Holstein compte 130 têtes, dont 94 vaches laitières qui produisent une moyenne de 10 259 kilos de lait pour un quota de 75 kilos de matière grasse par jour.Sur 330 hectares, on cultive du maïs-grain, de l’orge de semence, du soya et des plantes fourragères pour l'alimentation du troupeau.Les gestionnaires de la ferme tentent de mettre de l’avant des pratiques toujours plus respectueuses de l’environnement.Depuis environ huit ans, les céréales prennent davantage d’importance dans la rotation.« Nous pouvons épandre les fumiers plus tôt et implanter un engrais vert par la suite, explique Mario.Il est aussi possible de chauler et de décompacter.» Par ailleurs, l’arrosage en bandes et le sarclage mécanique des cultures font depuis longtemps partie des pratiques L’équipe qui est derrière le succès de la Ferme Paul-Émile Toupin et fils inc : Laurent, ses parents Lisette et Serge Toupin, ainsi que Lise et Mario Toupin.« Cette médaille est une reconnaissance de notre travail, mais c'est aussi un hommage à notre père qui a mis sur pied cette entreprise », dit Mario Toupin.et permettent de réduire les quantités d'herbicides appliqués.Les fertilisants et les pesticides sont épandus à l'aide d’un GPS pour augmenter la précision des applications.Une parcelle est consacrée à des essais de fertilisation et de performances d'hybrides.Cet été, les propriétaires ont procédé à quelques investissements.L’installation d’un système de ventilation tunnel dans l’étable a permis d’augmenter le confort des vaches et ainsi de maintenir la production dans les périodes de grandes chaleurs.Par ailleurs, on a construit un silo d’entreposage supplémentaire et acheté un faneur à foin plus performant.L’implication dans le milieu de la famille Toupin ne date pas d'hier.Elle a La relève de l'entreprise, Laurent, fils de Lisette et Serge.été parmi les membres fondateurs du syndicat de gestion Lacona duquel Mario a été administrateur et président pendant 10 ans.Ce dernier a aussi siégé pendant 24 ans au Syndicat de l’UPA de l’Acadie, dont deux ans comme président.Serge est actif au sein de son Club d’amélioration du bétail (CAB) et y organise des visites de fermes.Quant aux projets, il y a celui d’intégrer Laurent à l’entreprise à court ou à moyen terme.On envisage des achats de quota.Mais surtout, les Toupin veulent continuer à améliorer § leurs pratiques dans le respect de l’en- 9 vironnement.te I nancy.malenfant@lebulletin.rogers.com " § LE BULLETIN DES AGRICULTEURS B i A quoi se tout FIER, DÉPEI Derrière chaque écusson de marque Massey Fergusonmd vous trouvez une technologie à la fine pointe de l’industrie, une fiabilité éprouvée et des options d’équipements qui vous rendent plus productif et plus profitable.Qui plus est, vous allez retrouver cet écusson sur une des gammes d’équipements agricoles parmi les plus complètes de l’industrie.Depuis plus de 157 ans, Massey Ferguson dessine, conçoit et construit des équipements sur lesquels vous pouvez compter et vous fier, génération après génération.Notre engagement à vous satisfaire demeure notre but premier par l’intermédiaire d’un financement flexible, de pièces de qualité et d'un concessionnaire Massey Ferguson toujours à vos côtés, prêt à vous servir.Le tout confirme Massey Ferguson dans son rôle de meneur et en fait, 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on n'a pas fini d'entendre parler.PAR NANCY MALENFANT, agronome On retrouve un maximum de 10 graines de lin par capsule.Gérard Lavoie nourrit de grands espoirs pour la culture du lin oléagineux.Dans les années 1980, l’agronome du MAPAQ à Marieville a participé à l’établissement de la culture du soya et a assisté à sa percée fulgurante.Sans prétendre que le lin connaîtra un aussi grand succès, M.Lavoie avoue qu’il aimerait bien voir cette culture prendre de l’expansion au Québec.« Le lin constitue une carte de plus dans le jeu des agriculteurs, dit-il.Sans compter que ses propriétés nutra-ceutiques lui laissent présager un avenir prometteur.» Plusieurs agriculteurs ont décidé d’accorder une place au lin oléagineux dans leurs champs en 2005.Si bien que les fournisseurs ont épuisé la semence avant de pouvoir combler toutes les demandes.Les faibles prix du maïs et les menaces de la rouille et du puceron dans le soya ne sont certainement pas étrangers à l’intérêt croissant pour la culture du lin.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS m NOVEMBRE 2005 NOVEMBRE 2005 cultures Gérard Lavoie estime que la superficie ensemencée en lin a quintuplé par rapport à 2004.On en a cultivé entre 750 et 950 hectares au Québec cette année, alors que l’an dernier on en comptait environ 150 hectares.L’agronome, qui suit des champs de lin depuis cinq ans, a pu observer une moyenne de rendement de 1,55 t/ha dans différentes conditions.« C’est une culture économiquement avantageuse à produire, mentionne M.Lavoie.Cependant, la marge varie beaucoup selon les rendements et le prix.» Il est à noter que le lin n’est pas admissible à l'assu-rance-récolte ni à Vassurance-stabilisation des revenus à la Financière agricole.Comment le cultiver Cette plante aux jolies fleurs bleues s’insère bien dans la rotation.Elle appartient à la famille des linacées.Puisque le lin provient d’une famille différente des cultures fréquemment rencontrées, il permet de couper le cycle des maladies.Par contre, il est sensible à la rhizoctonie et risque d’être affecté si on l’implante après une légumineuse touchée par cette maladie.Certaines études menées dans l’Ouest canadien ont démontré que le lin donnait de mauvais résultats lorsqu’on l’ensemence après du canola, de la moutarde et de la pomme de terre.Pour contrôler les maladies du lin, il est préférable de ne revenir avec cette culture dans le même champ qu’une fois tous les quatre ans.Le lin préfère un climat tempéré frais.Le Canada possède donc un avantage climatique sur les États-Unis.Et contrairement au canola ou au maïs, le lin performe bien dans toutes les régions du Québec.Un loam qui retient l’humidité se prête bien à la culture du lin oléagineux puisque cette plante fait peu de racines.Si on sème en sol lourd, une croûte peut se former et nuire à l’émergence.On ensemence le lin du 5 au 15 mai à une profondeur de 1 à 2,5 cm.Le taux de semis devrait se situer autour de 50 à 60 kg/ha.Comme la graine est minuscule, il faut éviter de l’enfouir trop profondément afin de ne pas nuire à l’émergence.Un passage de rouleau après le semis favorise une levée uniforme.Pour la fertilisation, on recommande de ne pas dépasser 50 unités d'azote par hectare.On ajuste les doses de phosphore et de potassium selon la richesse des sols.On ajoute 40 kg/ha de phosphore si le sol en contient moins de 125 kg, et 40 kg/ha de potassium si le sol en renferme moins de 250 kg En ce qui concerne le désherbage, on doit s’assurer d’avoir un programme efficace puisque le lin se montre peu compétitif envers les mauvaises herbes La récolte se déroule entre celle des céréales et celle du soya, soit en septembre.Elle s’intégre donc facilement dans le calendrier des travaux.Comme on récolte tôt, il est possible de procéder à des travaux de nivellement, de semer un engrais vert ou d’appliquer du fumier.Des essais en cours Pour l’instant, la plupart des informations concernant la régie nous viennent de l’Ouest canadien où l’on Si l’on ne dispose pas d’une andaineuse, on peut appliquer du glyphosate ou un dessiccant chimique 7 à 10 jours avant de récolter directement I wm Wtti plus de producteurs choisissent-ils le soya Roundup ReadyMD?Le soya Roundup Ready est le premier choix des producteurs de soya à travers le Canada.Pourquoi?Vous saurez peut-être nous le dire.Est-ce la performance de désherbage aussi fiable qu'incomparable, la génétique supérieure, ou la remarquable simplicité du système de production Roundup Ready?Quelle que soit la raison, les chiffres sont convaincants.Davantage de producteurs sont persuadés que la meilleure façon de rentabiliser la gm production est de cultiver du soya Roundup Ready.Commandez vos semences de soya % s Roundup Ready avant le 9 décembre et économisez 0,50 $/unité (22,7 kg)".wLSSM Simplicité soya Marketing Horizons, 2005.Roundup Ready est une marque de commerce de Monsanto Technology LLC.Titulaire de licence : Monsanto Canada Inc.Q Monsanto Canada Inc.2005,.124745-3CA bk 09/05) * Offert à tous les producteurs du Canada qui passent une commande ferme à un détaillant de soya Roundup Ready participant avant le 9 décembre 2005.Offert par les compagnies participantes seulement. N'attendez plus Voyez votre conc John Deere pour profiter des offres maintenant disponibles sur les tracteurs John Deere NEUFS sélectionnés.Et profitez des escomptes msmsQN DESHRACTÊURS ESiWOUMERiliE PHOTO : GÉRARD LAVOIE, MAPAQ culturels essayer le lin.« Ils n'ont pas besoin de se procurer des équipements spécialisés puisqu’on peut réaliser toutes les opérations avec les mêmes machineries que pour les céréales.Cependant, une andaineuse serait un investissement supplémentaire à envisager si un producteur songe à adopter cette culture.» k nancy.malenfant@lebulletin.rogers.com L’équipement de récolte doit être en excellente condition et les doigts bien aiguisés pour éviter le bourrage.produit d’importantes quantités de lin oléagineux.Cependant, plusieurs essais de variétés, de fertilisation, de taux de semis et de méthodes de récolte sont menés au Québec et nous permettent de perfectionner notre façon de faire.Par exemple, différents essais de fertilisation azotée visent à vérifier la possibilité d’augmenter les rendements tout en évitant la verse.Pour Gérard Lavoie, si les prix et les marchés se maintiennent, les producteurs ont tout à gagner à LA RÉCOLTE, UN POINT CRITIQUE La tige de lin est très coriace et cause de sérieux maux de tête à la récolte.On doit donc s'assurer de l’excellente condition de l’équipement pour éviter le bourrage.La batteuse demande un ajustement minutieux.« Il est difficile d’obtenir un grain propre au battage, dit l’agronome Gérard Lavoie.Si le grain est propre, il y a généralement beaucoup de pertes.» Il existe deux possibilités pour la récolte : Dans le cas d’une culture semée au début de mai, il faut procéder à l'andainage à la fin d’août lorsque environ 85 % des capsules sont brunes.On procède à la récolte une fois le séchage au champ complété.La#?# « Je cultive des variétés de soya Roundup Ready" parce que j'obtiens un rendement exceptionnel année après année.» LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 29 NOVEMBRE 2005 Avec 1,5 million $ par jour consacrés à la recherche et les chercheurs les plus doués dans le domaine, il n’est pas étonnant que DEKALB"" soit la marque de soya la plus utilisée par les producteurs.Hectare après hectare, de plus en plus de producteurs reconnaissent que le soya de marque DEKALB offre des perspectives de croissance encore plus intéressantes.Et quant aux autres ?Ils sont sur le point de le découvrir.Le succès d’une récolte débute avec le choix de la semence.Mais d’où vient votre semence de soya ?Que ce soit en vous offrant des cultivars de soya de la plus grande qualité ou en trouvant des solutions qui améliorent la productivité à la ferme, les idées innovatrices font partie de notre culture.SEMEZ DES IDÉES PLUS BRILLANTES DANS VOS CHAMPS DE SOYA.L'innovation est notre caractère dominant DEKALB ef-DEKALB-et son,logo son! des marques de commerce de DEKALB Genetics Corporation.Titulaire.du permis , jylo'nsanto .Canada Jnc. PHOTO : NANCY MALENFANT l’introduction LE BULLETIN DES AGiyl Le prix du lin subit de fortes fluctuations selon les superficies ensemencées, les rendements et la demande mondiale.Que ce soit en alimentation humaine ou animale, le lin gagne ses lettres de noblesse.Une petite ombre au tableau, son prix varie grandement d'une année à l'autre PAR NANCY MALENFANT, agroi À TOUTES LI Le prix de la graine de lin s’est avéré très intéressant en 2004, se situant en moyenne entre 400 et 600 $ la tonne.Il subit cependant des fluctuations au gré des superficies ensemencées, des rendements et de la demande mondiale.« On attribue le prix élevé de l’an dernier au fait que 40 000 ha de lin n’ont pu être récoltés dans l’Ouest canadien à la suite d’une chute de neige, explique l’agronome Guy Beauregard, du MAPAQ Centre-du-Québec.Or, les prévisions pour la récolte 2005 s’annoncent excellentes, ce qui entraîne le prix à la baisse.» Avec les conditions exceptionnelles qui prévalaient l’an passé, les producteurs du lin ont fait de bonnes affaires.Luc Marchessault a vendu tout son lin sur le marché de l’alimentation animale pour un prix moyen de 590 $/tonne (criblé).Cette année, le producteur de grandes cultures de Saint-Antoine-sur-Richelieu a aussi essayé la production de semence à partir de lots importés de l’Ouest canadien, un marché qui s’avérerait beaucoup plus lucratif.« Je pense pouvoir obtenir presque le double du prix avec la semence », estime-t-il.Jean-François et Pierre Boulay de la ferme Miboulay à Marieville ont vendu une partie de leur production aux meuneries en 2004 pour environ 650 $/tonne.Une autre part de la production a été vendue ensachée en petites quantités à des magasins d’aliments naturels pour 2,20 $ le kilo (2200 $/tonne) ! Par ailleurs, l’ajout de lin à la ration des animaux aurait un impact positif sur leur santé.Ainsi, des recherches menées à l’université du Kansas ont démontré l’efficacité de la graine de lin pour améliorer l'immunité du veau à l’entrée en parc d'engraissement.La docteure Hélène V.Petit du Centre de recherche de Lennoxville a mesuré différents paramètres à la suite de de lin dans la ration de vaches laitières.« Nous avons observé une diminution de la mortalité embryonnaire, mentionne-t En général, la consommation de lin a effets bénéfiques sur la affecter la qualité et le volume de tion de lait.» Du côté de l’alimentation humaine, on incorpore le lin dans la fabrication de farines multigrains pour la confection de produits de boulangerie.La graine de lin est aussi vendue à des commerçants pour la vente subséquente au consommateur sous forme entière ou moulue.On en fait également des huiles pressées à froid, te nancy.malenfant@lebulletin.rogers.com Santé et oméga-3 On note une utilisation croissante de la graine de lin en alimentation animale.Le développement de produits enrichis en oméga-3, tels les œufs, la viande et le lait, risque fort d’accentuer cette tendance.En plus de compliquer les opérations de récolte par sa résistance, la paille de lin offre peu de débouchés.Comme litière, il est préférable de l’utiliser en stabulation libre.En effet, elle est difficilement manipulable et doit être enlevée à l’aide d’un tracteur.De plus, la paille de lin a une capacité absorbante limitée.Il existe plusieurs débouchés pour la transformation dans l’Ouest canadien.Par exemple, on intègre la paille dans la fabrication de papiers spécialisés ou comme composante de remplacement de la fibre de verre dans certaines parties d’automobiles.Mais il est économiquement impensable d’expédier la paille de lin là-bas pour la transformer.Très fibreuse, la paille est difficile à enfouir.Et même une fois enfouie, comme elle se dégrade très lentement, la paille peut compliquer les travaux l’année suivante.Pour l’instant, plusieurs producteurs la brûlent directement au champ.Un vrai feu de paille ! cultures Si vous êtes à la recherche d'un nouveau défi, la culture de semences de canola hybride vous intéressera.En plus de mettre vos talents de producteur à l'épreuve, cette culture est avantageuse financièrement, par yvon thérien.agronome Vous êtes un bon candidat pour la culture de canola hybride si vous répondez aux critères suivants : vous êtes rigoureux et n'avez pas peur des risques; vous n’êtes pas repoussé par une culture qui exige plus de 20 passages aux champs; vous habitez dans une région de 2550 UTM et moins; vous avez un champ bien égoutté et qui est éloi-z gné d’au moins 3 km d’autres champs de 1 canola.z Le canola est la reine des cultures oléagi-?neuses de l’Ouest canadien.Il couvre d’un g tapis jaune plus de 4,6 millions d’hectares £ destinés principalement à la production d'huile végétale.Depuis quelques années, les producteurs de l’Ouest sèment des variétés hybrides.Elles sont reconnues pour leur potentiel de rendement supérieur aux variétés traditionnelles.Le Québec, une région idéale Pour produire une semence hybride de qualité, les champs doivent être isolés afin de prévenir la contamination par le pollen des champs avoisinants.Le Québec est un endroit de prédilection pour la production de semences de canola.En plus d’offrir un climat frais favorable à cette culture, il s’y cul- xjjÿts - '• A : ».v ‘ ¦ -.S.32 JÆ BUl.Li/fJN DKS'AOn fCÿjfrr-ifJJRS ' / \X.'\ % UNE CULTURE COMPU tive très peu de canola, ce qui réduit les risques de contamination.Pour obtenir de la semence hybride, il faut semer côte à côte une lignée mâle et une lignée femelle.Le pollen des plants mâles féconde les fleurs des plants femelles pour donner une semence hybride.Or, le canola possède naturellement une fleur complète avec une partie mâle et femelle.Par le génie génétique, il est maintenant possible de produire des lignées femelles.Pour produire du canola hybride, on sème 40 % du champ avec la lignée mâle et 60 % avec la lignée femelle.Les plants mâles sont répartis en bandes étroites dans le champ.Quand les plants débutent leur floraison, on introduit des ruches pour favoriser la pollinisation.On fauche le dessus des plants mâles pour qu'ils produisent du pollen en quantité suffisante durant toute la période de floraison des plants femelles.Cette fauche stimule la production de fleurs.Il peut être Photo du haut : la fleur du plant femelle est dépourvue d’étamine.Photo du bas : la fleur du plant mâle est en réalité une fleur complète avec une partie mâle (étamine) et une partie femelle (pistil).nécessaire de faucher les bandes mâles à plusieurs reprises.Une fois la pollinisation terminée, les plants mâles sont détruits.On prévient ainsi la production de graines issues d’autofécon-dation.Les lignées mâles sont en réalité des plants possédant des fleurs complètes, qui peuvent produire des graines.La récolte se fait en septembre avec une moissonneuse-batteuse qu’on aura préalablement bien nettoyée et ajustée.Aux petits soins Le canola hybride exige plusieurs soins.Il faut s’assurer d’un désherbage impeccable.Les herbicides ne suffisent pas toujours à la tâche.Il faut prévoir un désherbage manuel pour se débarrasser de la moutarde sauvage, de la moutarde des oiseaux, du radis sauvage et du gaillet.Le canola est sensible à la sclé-rotinia, une maladie que l’on prévient avec l’application de fongicide.Généralement, les QUÉE MAIS ATTIRANTE résultats commencent la saison avec confiance - liez-vous a Semences Hyland pour des variétés de soya exceptionnelles.Une récolte de soya de qualité supérieure n’est pas le fruit du hasard.11 faut tout d’abord faire les bons choix - comme adopter les semences Hyland.Nos variétés de soya, y compris les variétés PI, Roundup Ready"” et traditionnelles, sont soigneusement sélectionnées pour que leur vigueur, leur rendement et la qualité de la récolte récompensent vos efforts.Faites confiance à Semences Hyland, pour une qualité et un service inégalés.Semences Hyland, une entreprise familiale qui traite ses clients comme une famille.Roundup Ready''11’ est une marque déposée de la compagnie Monsanto.>> POURCENTAGE DE VACHES PRÉSENTES À LA MANGEOIRE AU COURS DE LA JOURNÉE Alimentation Alimentation Traite Traite Pousser les aliments i Pousser les aliments | I LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 45 PHOTO : LE BULLETIN NOVEMBRE 2005 lait Dominance et affinité On sait que la vache laitière est un animal grégaire, c’est-à-dire qu’elle se sent bien en groupe.La relation de dominance est très importante chez elle.Cette relation permet à chacune de connaître précisément son rang social dans le groupe.Des femelles qui ont été élevées ensemble développent une relation d’affinité.On ne distingue généralement pas d’organisation de dominance entre les animaux qui développent ce comportement.Cela ressemble à une relation d’amitié chez les humains.L’organisation sociale souvent fort complexe des bovins est fondée sur ces deux types de rapports.L’élevage des bovins dans des bâtiments augmente la proximité des animaux et la fréquence des conflits occasionnés par la relation de dominance.Ces conflits, qui sont environ de 1 par vache par heure au pâturage, augmentent à 10 par heure dans une étable à stabulation libre.Les animaux ne réagissent pas tous de la même façon à une modification de leur environnement.Ainsi, à la suite d’un changement de groupe, les vaches dominantes seront peu affectées et continueront à performer aussi bien.Cependant, les animaux de faible rang social seront grandement perturbés et la performance laitière diminuera de 1 à 2 kg.De plus, ces vaches passeront une bonne partie de leur temps à éviter la confrontation durant la période de réorganisation hiérarchique qui dure de trois à sept jours.Elles auront donc tendance à passer plus de temps debout, accroissant ainsi leur risque de développer de la boiterie.Lorsqu'une situation de compétition existe à la mangeoire, les vaches dominantes passent plus de temps à manger que les vaches dominées.Une plus grande consommation d’aliments dans un temps plus court peut augmenter les risques d’acidose chez ces dernières, si la ration se trie facilement.On observe la même situation lorsqu'on augmente la densité de peuplement à 130 %, comparativement à une densité de 100 % (une logette par vache) en stabulation libre.Les vaches dominées changeront leur comportement alimentaire et auront tendance à manger plus durant la nuit, mangeront moins au total, et courront plus de risques de développer une maladie métabolique si elles sont en début de lactation.Pour réduire la pression sociale Pour éviter l’effet de compétition à la mangeoire, on recommande de fournir un minimum de 60 cm (24 po) d’espace mangeoire par vache.Une Démarquez-vous ! N’injectez plus de sélénium inorganique.Adoptez une approche nutritionnelle.Sel-Plex® résout les problèmes de carence en sélénium de façon plus économique et plus efficace.Sel-Plex®, intégré au régime alimentaire, permet aux tissus d’emmagasiner le sélénium et aux vaches d’absorber ce dernier plutôt que de l’excréter quelques jours après une injection.Imaginez Sel-Plex® : •Aucune injection de Se •Aucun abcès résultant de l’injection de Se plex* i\fltech .naturellement (866) 525-0779 www.alltech.com 46 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MESURE DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE D'UN GROUPE DE VACHES PRIMIPARES ET MULTIPARES Vaches primipares Vaches multipares Production de lait (kg/jour) 28,7 37,5 Quantité moyenne d’aliments par repas (kg) 1,8 2,5 Nombre de repas par jour 11,3 10,8 Durée moyenne d un repas (minutes) 25,9 31,1 Consommation d’eau (litres/buvée) 5,4 7,2 Nombre de buvées par jour 13,0 14,9 Durée totale des buvées (minutes/jour) 17,7 19,1 étude récente effectuée à l’Université de Colombie-Britannique a démontré qu’une longueur de mangeoire de 100 cm (40 po) était encore mieux.Comparativement à une longueur de 50 cm, cet espace d’alimentation diminuait le nombre d’interactions agressives entre les vaches surtout lors des repas.Les vaches dominées étaient celles qui bénéficiaient le plus d’une augmentation d’espace de mangeoire.On conseille aussi de limiter le plus possible le temps d’attente avant l’entrée en salle de traite.Cela permet de minimiser le temps d’éloignement de la vache de ses aires de repos, d’alimentation et d’abreuvement, ce qui diminue la tension au sein du groupe.Il convient d’éviter les changements fréquents de groupe car ceux-ci perturbent les vaches.Lors d’un changement, il vaut mieux transférer plusieurs animaux provenant du même groupe en même temps.La relation d’affinité qui existe entre ces animaux réduit considérablement le stress.Il est préférable de regrouper les vaches en préparation au vêlage et de prévoir un autre groupe pour celles qui sont fraîchement vêlées.Cette stratégie atténue le stress chez ces animaux dont la santé est plus fragile.Enfin, on recommande de regrouper les vaches de premier vêlage.Ces vaches ont des besoins nutritionnels différents et consomment moins d’aliments que les vaches plus âgées.De plus, comme elles sont plus petites que les vaches adultes, elle sont généralement en bas de l’échelle sociale, k Cï) JflfOA/f VOUS PRESENTE SES NOUVEAUTES POUR 2006 ¦ ?Faneurs rotatifs avec système de repliage hydraulique vers I arriéré Faucheuses à disques portées avec conditionneur Faucheuses à disques traînées avec doubleur d andain - - ii «i Andaineurs rotatifs à simple, double ou triple rotors ÇÙ KRONE Nouveaux modèles de grosses presses à balles carrées avec système MultiBale EXCLUSIF VENEZ PROFITER DES RABAIS SUR LES COMMANDES « PRÉ-SAISON » ET SUR NOS MODÈLES DEMONSTRATEURS SELECTIONNES ! REPRÉSENTE AU QUEBEC PAR (450) 778-0444 www.krone-northamerica.com ag-pro; agpro@qc.aira.com KRONE : LA TECHNOLOGIE ALLEMANDE AU RAPPORT QUALITE/PRIX EXCEPTIONNEL LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 47 NOVEMBRE 2005 Besoin d’aide pour balancer votre bilan alimentaire?Product Ajoutez Ronozyme® P.La réduction des excédents de nutriments présents dans le lisier de porc est un élément fondamental dans tout bilan alimentaire.Ceci est particulièrement important en ce qui concerne le phosphore phytique non-digestible (phosphore lié) qui se retrouve dans les aliments pour porcs (contenant des ingrédients de sources végétales ex: mais, soya) et qui est abondant dans le lisier de porc.C’est à ce stade que l’ajout de RONOZYME P à la formulation alimentaire peut vous aider.RONOZYME P libère le phosphore phytique présent dans les aliments à base de mais et de tourteau de soya, le rendant ainsi plus disponible pour les besoins d'entretien et de croissance des porcs.Ceci signifie que le phosphore total de l'aliment peut être réduit.Le résultat net: le maintain des performances des porcs tout en diminuant la quantité de phosphore excrétée.Dans un programme de gestion des lisiers basé sur le phosphore, cela peut vouloir dire qu'une surface d’épandage moindre sera nécessaire.Et ceci peut avoir un impact significatif et positif sur votre bilan alimentaire.Pour en savoir davantage sur RONOZYME P, contactez votre représentant en nutrition animale ou visitez notre site Web au www.nutraaccess.com.RÙNOZYME P La phytase qui a fait ses preuves novozymes*® Copyright © 2005 by DSM Nutritional Products All rights reserved.DSM10-0062-F Unlimited. porc .PAR MARIE-JOSÉE PARENT, agronome Le SDPS, vous connaissez ?Nous avons tellement entendu parler du Syndrome de dépérissement postsevrage (SDPS) depuis quelques mois que, si vous œuvrez en production porcine, il y a peu de chance que vous ignoriez cette maladie.D’autre part, le Syndrome reproducteur et respiratoire porcin (SRRP) court toujours.Associé à l'autre syndrome, il fait des ravages.C’est pourquoi il est toujours bon de revenir à la base.Martin Bonneau et Sylvain Messier, vétérinaires de la Clinique Demeter à Saint-Nicolas, dans la région de Québec, ont sillonné la province cet été pour animer des journées d'information sur le SDPS.Ce syndrome est en recrudescence depuis l’hiver dernier.Nous avons demandé à Martin Bonneau s’il y avait des mesures à prendre pour limiter la présence de la maladie.En fait, ce sont les bonnes mesures prises pour limiter toute présence de maladies qui doivent être respectées.n Transport et réception des animaux Le premier point à surveiller est la façon dont les animaux sont reçus à la ferme.Y a-t-il une quarantaine ?À défaut d’une bâtisse séparée, y a-t-il au moins un local d’isolement ?Ou encore la ferme achète-t-elle de source contrôlée ?Ce sont toutes des mesures qui peuvent aider.Au-delà du local, les fournisseurs de génétique doivent également appliquer certaines règles.Ceux qui livrent des animaux à la ferme doivent connaître le statut sanitaire de la ferme et respecter un certain horaire dans leurs visites.Même chose pour les animaux expédiés par la ferme.Est-ce que le camion arrive d’une autre ferme ?Est-ce que le camionneur entre dans les bâtiments ?Est-ce que le camion et le camionneur sont propres ?o H Visiteurs et introduction de matériel 3 Certaines personnes qui doivent entrer dans votre ferme » sont très sensibles à la question de biosécurité.D’autres ” § LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 49 § Il faut porter une attention particulière à l'arrivée des animaux.De quelle ferme viennent-ils ?N’hésitez pas à poser les bonnes questions à votre fournisseur.On ne le redira jamais assez : la biosécurité est essentielle en production porcine.Surtout en ces temps de maladies dans les troupeaux. NOVEMBRE 2005 porc moins.Le danger survient lorsque la ferme n’a pas de procédures définies pour assurer sa biosécurité.En mettant en place de telles procédures, c’est vous qui décidez des conditions d’entrée.« La ferme devrait au minimum fournir une salopette et des bottes, et avoir un évier pour se désinfecter les mains », soutient Martin Bonneau.Un nettoyant sec peut aussi convenir, mais un grand évier offre l’avantage supplémentaire de permettre le nettoyage du matériel entrant.Ces règles sont encore plus importantes pour les réparateurs d’équipements.Ce n'est pas que ces spécialistes ne sont pas consciencieux, mais ils sont appelés quand il y a urgence, s’il y a par exemple un bris d’équipement essentiel.C’est à ce moment qu’il peut y avoir relâchement des mesures de biosécurité.Ces personnes visitent plusieurs fermes dans une journée et, puisqu’il y a urgence, on ne peut pas leur demander de respecter un horaire en fonction de la biosécurité de la ferme.Enfiler une salopette, mettre les bottes delà ferme ou des bottes jetables et se laver les mains, c’est une question de quelques minutes.« Règle générale, constate Martin Bonneau, quand on prend le temps d’expliquer les procédures à ces réparateurs d’équipements, ils respectent le client, mais lorsqu’il n’y a pas de procédure définie, le producteur est à la merci du réparateur.Encore trop de fermes laissent les gens entrer directement dans les bâtiments.Quand une personne quitte une ferme, elle devrait au moins se laver les mains et changer de vêtements et de bottes pour protéger la ferme suivante.Elle devrait aussi laver les équipements qui ont servi, question de ne pas apporter les microbes avec soi.» El Autres points « Les autres points à ne pas oublier sont les animaux morts, la façon dont la semence est livrée, et le contrôle de la vermine, des insectes et des oiseaux », spécifie Martin Bonneau.Beaucoup d’inconnus Le vétérinaire François Cardinal, des Consultants Avi-Porc, une clinique située à Drummondville, hésite sur les recommandations à faire pour prévenir l’apparition du SDPS.« C’est dur de donner des mesures de prévention quand on ne sait pas l’origine du problème, dit-il.Le virus 50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SOYA EXCEL VOUS OFFRE** Ê DEÆlil JHE"]=I^1=^=1 VOTRE RÉCOLTE ©de^jesseh DE FÈVE SOYA EN TRANSFORMER TOURTEAU TRITURO © OU DE FERMER DES^JCUSfgîi!) D'ACHATS POUR L’ANNEE.INFORMEZ-VOUS DE NOS PRIX, VOUS VERREZ L'AVANTAGE QUE NOUS VOUS Ol-FRONS. !© ' DEMADEC LES: En 2001, le chercheur français François Madec a résumé en 20 points les mesures de biosécurité à respecter sur une ferme.En gros, nous retrouvons quatre grands principes : Règle 1.Limiter les contacts entre les porcs.Cela limite la prévalence de la maladie.Le contact indirect par une aiguille, un instrument chirurgical, du lisier ou des personnes constitue également un contact entre porcs.Règle 2.Le stress tue.Les animaux stressés ont plus de chance de devenir malades.Au-delà des sources physiques, les microorganismes causent du stress chez l’animal.Tout simplement parce qu’ils sollicitent le système immunitaire.Règle 3.Une bonne hygiène.Il n’y a pas de substitut à une bonne hygiène.Le nettoyage et la désinfection des bâtiments et des instruments font une différence.Règle 4.Une bonne nutrition.Une bonne alimentation est importante non seulement pour la croissance, mais aussi pour développer le système immu-Tout est mécanisé nitaire.Le colostrum protège dans un élevage contre les maladies.Il est donc porcin : alimentation, important que les porcelets en ventilation, éclairage.^ dans |es, 2 premières Un bris et il faut faire , venir le spécialiste.heures de leur vie.Apres le en toute urgence.sevrage, les porcs devraient être Ce n’est pas une stimulés à manger de la moulée raison pour relâcher d’excellente qualité.les mesures de Source : www.ThePigSite.com biosecurite.Champion alstoe PLUS DE fer o PLUS DE POIDS DARGENT Avec GleptosilMD, plus de 95% du fer injecté est absorbé en moins de 24 heures.Ainsi, vos porcelets absorbent plus de fer plus rapidement, ce qui se traduit par une augmentation du poids et peut représenter plus de porcelets livrés au marché qu’avec du fer dextran injectable.Et en bout de ligne, cela vous rapporte plus d’argent.Jadis le fer injectable préféré par les producteurs de porcs canadiens, Gleptosil est de retour.Voyez vous-même pourquoi il s’agit du fer injectable de choix dans plusieurs régions du monde.Gleptosil" est une marque déposée d'Alstoc Ltd.Titulaire de licence d'utilisation: Champion Alstoe Animal Health/Santé Animale Inc.Copyright 2004.CAAH-Glcp-Print-002-04-FR Gjeptosü PLUS DE PORCELETS.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 51 NOVEMBRE 2005 PHOTO : MARIE-JOSÉE PARENT porc qu’on croit responsable du SDPS, le circovirus de type 2, a toujours été présent dans les élevages au Québec.Et il n’y a pas de producteur qui n’a pas ce virus dans sa ferme.Qu’est-ce qui fait que tout à coup on a une recrudescence de la maladie ?On ne le sait pas.Il semble que la présence d’autres maladies, comme le SRRP, crée un effet de synergie.Ou encore il y a un agent x qu’on ne connaît pas.» Quoiqu’il en soit, tout comme Martin Bonneau, François Cardinal recommande des bons principes de biosécurité.Tout simplement parce que le SDPS seul, sans SRRP particulièrement, cause moins de mortalité.« Je suis d’accord à 100 % avec l’introduction des mesures de biosécurité, mais à condition qu’on le voit comme un moyen de prévenir l’entrée de nouvelles maladies comme le SRRP ou la salmonelle.» k mariejosee.parent@lebulletin.rogers.com Au CIPQ, on lave les camions entre les livraisons.52 Vibroculteur Vibro.îill de 13 à 50 I Érocheuse Stonebear Achetez ou commandez un équipement de travail du sol KOIUGSKILDE neuf avant le 15 décembre 2005 et obtenez 500 $ de pièces de rechange directement de KOIUGSKILDE.Rotoculteurs et herses rotatives Howard POUR PLUS D'INFORMATION, CONTACTEZ NOUS : XG-PRO 1308, route 137 Sainte-Cécile-de-Milton (Québec), JOE 2C0 Tél.: (450) 778-0444 Téléc.: (450) 778-0440 Courriel : agpro@qc.aira.com Qc) KOIUGSKILDE 380 - 710 Wright Street Strathroy (Ontario), N7G 3H8 Tél.: (519) 245-9917 Téléc.: (519) 245-8293 www.kongskilde.com Kongskilde, plus de SO ans d'innovation dans la conception et la fabrication d'équipements de préparation du lit de semence vous orrre ses meilleurs prix de « a *4* a » ¦» „ ».LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT porc Les Grenier avaient un problème de taille.Avec cinq entreprises totalisant 900 truies et produisant 45 000 porcs par année, il leur aurait fallu 1000 hectares pour gérer les lisiers produits, selon les normes environnementales de 2010.Mais voilà, les frères Jocelyn et Patrice, ainsi que leurs cousins, Rhéal et Luc, ne disposent que de 200 hectares.Pour l’achat de 800 hectares, on parle, dans la région de L’Ange-Gardien, en Mon-térégie, de 10 millions de dollars, sans compter les frais de transport pour l’épandage.En mètres cubes de lisier à gérer, il s’agit d’environ 18$/m3.La station Biofertile a coûté 2 millions de dollars à construire.USIEB TRAITE DE AaZ Nous l'attendions tous.Envi-rogain a lancé, un peu plus tôt cette année.Biofertile, sa première station de traitement complet du lisier.Visite des installations.PAR MARIE-JOSÉE PARENT, agronome Les Grenier ont eu droit à 1 million de dollar en subvention par le Prime Vert, soit cinq entreprises à 200 000 $ chacune.L’amortissement seul revient à 3 $/m3.L’opération coûte 5 $/m\ Donc un total de 8 $, soit une économie de 10 $ sur l’achat de terre.Le traitement donne à la toute fin un solide pelletable qui est épandu sur des terres de receveurs situées entre 70 et 100 km de la station.Les producteurs ne gardent que le liquide épuré qu’ils épandent sur une parcelle de 16 hectares juste à côté de la station.Du début à la fin du traitement, c’est 85 % de l’eau, 99 % du phosphore et 99 % de l’azote qui sont ainsi retirés du lisier.ETAPE 1 - , : v.- : j* BASSIN DE RÉCEPTION ET D'HOMOGÉNÉISATION DES LISIERS Le BRH est un bassin situé sous la station dans lequel un agitateur permet l’homogénéisation des lisiers.Des matières indésirables, telles que des roches ou des morceaux de métal, sont également captées pour empêcher d’endommager le système.La moitié du lisier produit provient du site où est située la station, rang Séraphine à L’Ange-Gardien, et est dirigée directement par pipeline.L’autre moitié est apportée par camion appartenant aux Grenier à tous les deux ou trois jours selon un calendrier précis pour assurer une bonne biosécurité : maternité, pouponnière et engraissement selon l’âge.Depuis l’avènement de la station, les fosses sont inutiles, sauf une, à proximité de la station.Le lisier est prélevé dans la préfosse de chaque bâtisse.ETAPE 2 : FILTRAMAT Le Filtramat permet de capter les matières organiques fibreuses afin de réduire la consommation en oxygène du traitement biologique.Ceci permet de diminuer le coût énergétique du traitement.Sur la photo A, le couvert de droite a été retiré pour montrer le liquide passant dans le Filtramat, mais il est normalement en place, comme celui de gauche.La photo B montre le Filtramat vu d’en bas.>> LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 53 NOVEMBRE 2005 Voici FluSure".Toute une dose, toute une protection contre le VIP.v~ ¦ N'acceptez aucun compromis quand vient le temps de protéger vos porcs contre le virus de l'influenza porcin.Voici un vaccin qui offre toute la dose, toute la protection contre le VIP : FluSure.FluSure confère une excellente protection contre le VIP et se distingue par son remarquable profil d'innocuité.En toute sécurité.En toute tranquillité.Faites de FluSure votre allié.Pour plus d'information, consultez votre vétérinaire ou contactez le service technique de Pfizer au 1-800-461-0917.Santé animale 50(j % dos!! Rehydrate 10100 ml « Réhydrater à 100 ml Æ)e Influenza Vaccine.Snand H3N2 'irvts ruse m r0r v, S'vine only etCrinar>' use only £in contre l’influenza P°rU fW ,,^e c^ez les porcs seulement Urinaire seulement FluSure" Toute une dose.Toute une protection.’’^Marque de commerce de Pfizer Products Inc.; Pfizer Canada Inc., licenciée.63376-0903 (2405-72) porc ÉTAPE 3 : BIORÉACTEUR TRAITEMENT BIOLOGIQUE AÉROBIE DES LISIERS Le Bioréacteur est décrit par l’ingénieur Camil Dutil, président d’Envirogain, comme le « cœur » du système.Il sert à transformer la partie liquide provenant du Filtramat par l'action des bactéries aérobies en deux sous-produits : d’un côté, une biomasse désodorisée riche en matières fertilisantes, de l’autre, un liquide épuré.La régulation précise par automate permet des conditions optimales pour l’activité des bac- téries et une réduction importante des gaz à effet de serre.Il est à noter que les bactéries ne sont pas introduites.Ce sont celles contenues naturellement dans le lisier qui agissent.Tout ce que le bioréacteur fait, c’est qu’il permet les conditions optimales à leur activité.Sur les photos, remarquez les bulles.C’est l’aération qui permet aux bactéries d’agir et de digérer le lisier.ÉTAPE 4 : SKIMMAÏ EXTRACTION PAR FILTRATION DE LA BIOMASSE DE L'EFFLUENT TRAITÉ Le Skimmat réalise simultanément la filtration de la biomasse, partie solide, et la clarification de Veffluent biologique traité, partie liquide.À la fin de ce processus, nous avons la partie liquide d'un côté, et la partie solide, pelletable, de l’autre.Cette partie solide est ensuite entreposée.Sur la photo A, nous voyons le Skimmat ; la B montre le lisier à l’entrée du Skimmat et la partie liquide qui en ressort ; la C permet de voir la partie solide.Sur la photo D, nous voyons l’entrepôt pour la partie solide.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 55 NOVEMBRE 2005 NOVEMBRE 2005 porc ÉTAPE 5 : FLAIR TRAITEMENT BIOLOGIQUE AVANCÉ DU LIQUIDE ET BIOFILTRATION DE L'AIR Le Flair capte et traite les gaz émis par l’ensemble du procédé de manière à éliminer les odeurs et à réduire les émissions de gaz à effets de serre.Il réalise aussi un traitement supplémentaire de la partie liquide clarifiée par le Skimmat.Sur la photo, on voit les cellules à travers lesquelles le gaz passe dans le liquide provenant de l’étape précédente.ETAPE 6 : POLIPUR TRAITEMENT TERTIAIRE (POLISSAGE) DE LA PARTIE LIQUIDE Le Polipur est la dernière étape.Il réalise simultanément la désinfection, la déphosphatation et l’enlèvement final des matières en suspension du liquide provenant du Flair.Tout le lisier des fermes Grenier donne ainsi un liquide qui peut être épandu sur une parcelle de 16 hectares.La couleur du liquide ne veut rien dire sur la qualité de l’eau produite, tient à préciser Camil Dutil.ENLÈVEMENT À LA STATION BIOFERTILE DE L'ANGE-GARDIEN (MASSIQUE CUMULATIF) Étape 2 3 4 5 6 Teneur de l’eau épurée Filtramat Bioréacteur Skimmat Flair Polipur (g/l) N 12% 83% 97% 98% 99% 0,092 P 30% 30% 93% 95% 99% 0,015 dbo5* *20 % 98% 99% > 99 % > 99 % 0,087 MES** 60% 61 % 99% > 99 % > 99 % 0,079 *DB05 : demande biologique en oxygène "MES : matières en suspension Source : Envirogain 56 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS « Les Grenier sont avant-gardistes, avoue le président d'Envirogain, Camil Dutil.Mais ils avaient des fosses à réparer et tant qu’à mettre de l'argent, ils ont préféré aller tout de suite vers le traitement.» Camil Dutil, à droite, est en compagnie de Rhéal Grenier.« Notre but premier était de régler notre problème de surplus de lisier, dit Jocelyn Grenier.Les receveurs étaient de plus en plus loin.» mariejosee.parent@lebulletin.rogers.com Coupez court à Gumboro et ses variants avec UnivaxPlus ! Attaquez-vous à la bursite infectieuse avec Univax Plus Ce vaccin vivant contient deux souches du virus qui assurent une protection contre l'infection provoquée par les souches classiques et variantes de la maladie.De plus, avec Univax Plus, vous ne courez aucun risque d'introduire les souches variantes (type Delaware) dans vos poulaillers.La bursite infectieuse coûte cher aux producteurs de poulets.Coupez court à ses ravages avec la puissance d'un vaccin vivant.Optez pour le vaccin Univax Plus, le nouveau chef de file dans la lutte anti-Cumboro au Canada.Pour plus d'information, consultez votre vétérinaire UNÎVAX L " ou communiquez avec nos services techniques au 1 800 605-2584.Pour le meilleur et contre le pire Schering-Plough Santé Animale Division do SCHEMING CANADA inc.n Univax est une marque de commerce déposée de Schering-Plough Santé Animale.UNI00I-05F-AD NOVEMBRE 2005 volaille Le Québec avicole met en place un programme pour combattre une épidémie potentielle de grippe aviaire.L'Ontario a déjà quelques années d'expérience en la matière.Entrevue avec la présidente du Conseil de l'industrie de la volaille de cette province, Deborah Whale, par marie-josée parent, agronome LORSQUE LA GRIPPE AVIAIRE .TOUCHE LES .ELEVEURS DE BETAIL L'Ontario en est à sa deuxième simulation réelle.Il y en a d’abord eu deux en salle, comme le Québec en vivra une dans les prochaines semaines.Puis une première réelle, dans une ferme du comté de Wellington, en octobre 2004.On y simulait alors un épisode de grippe aviaire.En décembre prochain, du 12 au 15, nos voisins ontariens simuleront cette fois un épisode de fièvre aphteuse.Quel est le lien entre cette maladie et la grippe aviaire ?Eh bien, lorsqu’une épidémie survient et touche une espèce, les autres productions animales sont impliquées.C’est pourquoi le programme a été élargi à l’ensemble des productions animales.Commencer par la volaille En tant que présidente du Poultry Industry Council de l’Ontario (Conseil de l’industrie de la volaille), la productrice de poulets, de lait et de veaux Deborah Whale a été au centre de la mise en place de tout ce processus.« Ce programme d’intervention en situation d’urgence veut limiter la possibilité que l’influenza aviaire ne débute.Et si elle débute, nous voulons l’arrêter rapidement.» La première simulation en salle a eu lieu il y a deux ans avec uniquement des vétérinaires de l’industrie de la volaille.Un deuxième exercice de simulation a regroupé aussi l’industrie du bétail et plusieurs niveaux de gouvernements.« Le but était de faire peur aux gens, de leur dire : "Regardez ce qui pourrait arriver et aucun d’entre nous n’est prêt.” » Puis, au début de 2004, l’épisode d’influenza aviaire a frappé la Colombie-Britannique.Le 31 août, une conférence a rassemblé, en Ontario, plusieurs personnes impliquées dans l’épisode de cette province côtière.Le but de l’industrie onta-rienne était alors de mieux connaître pour tirer des leçons de l’expérience.En situation réelle À la manière d’un exercice de feu, l’industrie ontarienne s’est ensuite attaquée à une simulation en situation réelle.Pendant neuf mois, on s’est préparé à l’exercice.Une région a été ciblée, le comté de Wellington.Une ferme a ensuite été virtuellement déclarée positive à la grippe aviaire.L’auditeur en chef était le Dr Jean-Pierre Vaillancourt, professeur titulaire de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, à Saint-Hyacinthe.Le Dr Vaillancourt a mis en place une équipe de quatre personnes pour l’audition.Les gens de l’industrie avaient peur de se faire parler crûment.« Mais le Dr Vaillancourt a été plus subtil.Il a dit : “Voici les bons coups.Tout le monde a fait un travail fantastique.Vous avez tous travaillé ensemble.Voici maintenant les choses sur lesquelles vous devez travailler pendant les prochaines années." Parce que chaque année, nous allons refaire une simulation.» Tous unis L’étape suivante était majeure.« Nous nous sommes dit : “Maintenant, l’industrie de la volaille est intéressée, elle travaille fort et tout le monde collabore avec chacun.Mais en Ontario, nous avons une importante industrie du bétail : vaches, porcs, chèvres, etc.Qu’allons-nous faire à ce sujet ?Nous ne pouvons pas nous limiter à la volaille.Nous devons regrouper tout le monde et travailler ensemble.” » Une nouvelle organisation a vu le jour en janvier 2005: le Livestock and Poultry Council of Ontario, le Conseil du bétail Deborah Whale, présidente du Poultry Industry Council : « Nous ne pouvons pas nous limiter à la volaille.Nous devons regrouper tout le monde et travailler ensemble.» 58 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : POULTRY INDUSTRY COUNCIL Malgré un bon plan d’intervention, un point reste en suspens : l’indemnisation des producteurs en cas de sinistre.L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a déjà le sien, mais il ne couvre que les animaux qu’elle fait abattre.Les pertes réelles sont beaucoup plus considérables.C’est pourquoi Deborah Whale sonde la question des assurances depuis quelques mois déjà.« Par exemple, en Colombie-Britannique, l’épisode de grippe aviaire a coûté environ 400 millions de dollars, dont seulement 60 millions ont été payés par l’ACIA.Ceci signifie que la différence a été couverte par les producteurs.» Le travail est cependant colossal avant d’en arriver à un programme d'assurance, parce qu’il faut analyser les risques et les montants nécessaires.et de la volaille de l'Ontario.Toutes les fédérations du bétail et de la volaille, 13 en tout, appartiennent à ce conseil.Même s’ils n’en font pas partie, le gouvernement de l’Ontario et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a demandé à ce conseil de travailler sur un programme de cinq ans.Chaque année, une nouvelle simulation sera effectuée dans des contextes différents.Cette année, elle se concentrera sur l’industrie bovine avec un épisode simulé de fièvre aphteuse, dans le comté de Perth.L’industrie évaluera alors les dommages collatéraux pour l’industrie de la volaille et du bétail.Des routes seront fermées au transport de la moulée ou des animaux, par exemple.« Nous voulons voir comment l’industrie se débrouillera avec tout cela.Même si la maladie touche une production seulement, cela ne veut pas dire que les autres n’auront pas de problème.» Tout ceci est sans compter que lors d’un véritable épisode de maladie infectieuse touchant la volaille ou le bétail, les consommateurs sont inquiets.L’exercice vise également à sensibiliser les différentes instances.Par exemple, l’an dernier, dans le Comté de Wellington, les politiciens locaux ne réalisaient même pas à quel point le comté était un des plus populeux en termes de production de volaille et de bétail au pays, et à quel point il était vulnérable au niveau épidémique.Tout le processus entourant la mise en place du programme d’intervention en situation d’urgence a pris de l’ampleur.C’est maintenant tous les intervenants qui s’y intéressent : les fournisseurs de moulée ou d’animaux, comme plusieurs autres intervenants du milieu agricole.Ils veulent développer de bonnes mesures de biosécurité.Programme national Le Québec débute un tel processus impliquant dans un premier temps l’industrie de la volaille, avec notamment le Dr Vaillancourt au sein du Comité pour l’élaboration d’un plan intégré de gestion et de communication en situation de crise.« L’Ontario et le Québec sont voisins, dit Deborah Whale.Beaucoup d’animaux traversent la frontière dans les deux sens.Nous avons discuté, le Dr Vaillancourt et moi, de la possibilité de faire un exercice avec les deux provinces.» Selon Deborah Whale, il faut même penser à un plan d'intervention national, mais un tel processus doit d’abord débuter dans chacune des provinces.C’est pourquoi cette productrice impliquée multiplie les conférences à travers le pays.^5 mariejosee.parent@lebulletin.rogers.com ¦ uNUtiAVVat A Lmcomix Deux maladies.Une solution.LINCOMIX réduit la sévérité de la pneumonie à mycoplasmes et traite Viléite.(^2^ Pfizer Santé animale www.porcsuniformes.ca LINC0MIXMD est une marque déposée de Pharmacia & Upjohn Company, utilisée sous licence par Pfizer Canada Inc.64374-0205 (2405-154) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 59 NOVEMBRE 2005 PUBLIREPORTAGE UNE HISTOIRE DE FIABILITÉ Lorsqu'est venu le temps de renouveller leur flotte de tracteurs, les Leblanc ont choisi Massey Ferguson.Tout un investissement pour la Ferme L.Leblanc et Fils inc.: six tracteurs et une moissonneuse-batteuse.UNE MARQUE QUI EST LÀ POUR DURER « L'historique de fiabilité de Massey Ferguson est un point qui a guidé notre choix », explique Jocelyn Leblanc.« Massey Ferguson fabrique de bons tracteurs depuis très longtemps et la marque n’est pas prête de disparaître.Les tracteurs Massey Ferguson n'ont pas de gadget ni de " bébelle " en plastique; ils sont robustes et faciles à opérer.De plus, ils sont économiques en consommation de carburant, même lors des gros travaux au champ; point important dans le contexte actuel.» FERME L.LEBLANC ET FILS INC., SAINTE-HYACINTHE • 1100 hectares de grandes cultures • 26 poulaillers • 2 tracteurs de la série MF 5400 • 3 tracteurs de la série MF 6400 • 1 tracteur MF 3400 • 1 moissonneuse-batteuse MF 9690 « Les tracteurs Massey LE CHOIX IDÉAL POUR Ferguson n'ont pas de gadget LES GROS TRAVAUX ni de " bébelle " en plastique; ™nL Le,b'anC e] Fils uC- e?l0ite Us sont robustes et faciles 1100 hectares de grandes cultures (mais- .grain, soya et blé animal) sous la direc- a °Perer- " tion de Laurent Leblanc et sa conjointe Pierrette.Leurs enfants Jocelyn, Pierre-Luc et Marylène sont impliqués dans la gestion de l'entreprise qui compte également 26 poulaillers (poulets, dindes et poules pondeuses de reproduction).Trois tracteurs de la série MF 6400 (6475, 6475 avec chargeur et 6485 avec chargeur) permettent d'exécuter les travaux exigeants avec facilité.Que ce soit pour le sarclage, les semis, le transport des grains ou l'épandage de fumier, le tout se fait dans un confort exceptionnel avec une excellente visibilité.Les Leblanc ont choisi toutes les options disponibles telles que l'éclairage au xénon pour travailler le soir, des cabines à suspension pneumatique, des sièges pneumatiques pivotants, etc.L'entretien est d'une grande simplicité car les composantes sont faciles d'accès : capot amovible, nettoyage des filtres à air, etc.MASSEY FERGUSON® Les deux tracteurs MF 5400 (5435 et 5460) répondent parfaitement aux exigences de l'entreprise.« On voulait des tracteurs polyvalents et économiques pour les petits travaux et la machinerie légère mais qui permettent aussi un chevauchement de tâches avec les 6400 » précise Jocelyn.Surtout utilisés pour le transport, l'érochage, la vis à grains et le passage de rouleaux, les 5400 peuvent aussi servir pour les semis et l'épandage de fumier.Les Leblanc ont volontairement opté pour des tracteurs 5400 avec transmission standard, sans option, afin de consacrer plus de budget à la configuration des trois 6400.PETIT MAIS PUISSANT Afin d'accélérer le nettoyage de leurs poulaillers, les Leblanc on fait adapter un tracteur MF 3400 par leur concessionnaire.Normalement utilisé dans les vergers, ce tracteur a été doté de pneus de 32 po de largeur à l'arrière et de pesées aux roues avant.Il réduit ainsi de 3 à 4 heures le temps de nettoyage de chaque poulailler grâce à sa grande puissance et sa taille réduite permettant des virages serrés en espaces restreints.LA MOISSONNEUSE-BATTEUSE DE L'AVENIR Jocelyn affirme que la MF 9690 est la batteuse de l'avenir, non seulement pour sa capacité, la qualité et la propreté du grain obtenu mais aussi pour sa simplicité d'entretien et d'ajustement.« Seulement 15 minutes de préparation le matin et c'est parti » précise Jocelyn.Il n'y a pratiquement aucune composante à lubrifier.Lors du battage de maïs testé à 35 % d'humidité en septembre dernier, les Leblanc on obtenu un grain parfait.Jocelyn n'avais jamais vu ça.UN BON INVESTISSEMENT Les Leblanc sont très satisfaits de leur investissement en machinerie Massey Ferguson.Non seulement la ferme a-t-elle réalisé des économies en carburant, en charge de travail et en temps d'entretien, mais, comme l'explique Jocelyn : « Les tracteurs Massey Ferguson vont garder leur valeur longtemps.Ils auront une bonne valeur de revente car Massey Ferguson sera toujours très populaire auprès des agriculteurs.» * iSty ftncusow De nouveaux sommets en PERFORMANCE et en ÉCONOMIE de CARBURANT ! Visez jUSTE à TOUT COUP ! ” ^ ^ 4 Impossible de vous tromper ! La gestion PU électronique du moteur (EEM) des plus récents Perkins ou SISU assure un ° couple accru sur toute la plage des » révolutions et plus de couple en ^ réserve à tous les niveaux.Chaque \ moteur rencontre les critères de niveau 2 i9 3 i7 de l’EPA en réduisant les émissions et la consommation de carburant.De plus, ils sont dotés d’un système à injection électronique Bosch qui facilite les démarrage par temps froids.Transmission Dyna-StepMD sur les séries 7400 et 3400 assurant les changements de vitesse les plus doux de l’industrie ¦s rrm laa ¦iiinn hwH rmm bpfppi FFfflj iiiia p mEm Baal Transmission Dyna-6 avec changement de gamme électro-hydraulique sur les modèles 6465, 6475 et 6480 Cabine de luxe insonorisée, à la fine pointe du design 'x Système hydraulique robuste à centre fermé > Système de gestion de bout de champ permettant de programmer et répéter jusqu’à 21 fonctions du tracteurs de 95 à 240 ch à la pdf Tracteurs MF 6400, 7400 et 8400 Massey Ferguson"* est une filiale à part entière de la société Agco Corporation, Duluth, Géorgie.* MASSEY FERGUSON* NOVEMBRE 2005 nouvelle machinerie AUTO-GUIDE SIGNE MF GROUPEUR D'ANDAINS Offertes en largeurs de 3 et 3,5 mètres avec conditionneurs à doigts doubles ou rouleaux, les fau-cheuses-conditionneuses FC 303 GC RA et FC 353 GC RA constituent des unités de groupage hautement productives.Avec les avantages du timon central, le groupage peut s’effectuer vers la gauche ou vers la droite.Les commandes du PAR SIMON-M.GUERTIN, agronome et ingénieur UN MARCHÉ À DEUX VITESSES Les niveaux de puissance et de sophistication progressent mais les appareils très simples ont encore des adeptes.Les puissances des tracteurs brisent des records et atteignent 275 ch à la pdf pour les 2RM, et 570 ch au moteur pour les tracteurs à chenilles.Mais, au même moment, l’offre de tracteurs plus modestes, moins puissants et moins sophistiqués augmente.Les machines de fenaison élargissent, et l’offre de presses à grosses balles se multiplie.Et malgré un climat morose dans le secteur des grandes cultures, les fabricants continuent d’innover en matière de moissonneuses.simon.guertin@lebulletin.rogers.com L’Auto-Guide d’Agco est maintenant disponible sur les tracteurs Massey Ferguson de la série 8400.Ce système automatisé vient en complément de la transmission Dyna-Step et de la console GTAI avec Datatronics III.Ceux-ci aident l’opérateur à mieux gérer les fonctions du moteur, le glissement et la consommation par exemple.Massey Ferguson prépare le lancement de deux nouveaux modèles plus puissants dans la série 5400, offerts avec la nouvelle transmission Dyna-4.Par ailleurs, la transmission Dyna-6 offerte sur les modèles MF6465, MF6475 et MF6480, sera proposée sur tous les modèles.Enfin, on s’attend, comme en Europe, à un nouveau tracteur pour remplir le vide entre le MF6495 (155 ch) et le MF8450 (180 ch).www.masseyferguson.com SYSTÈME DE CONDUITE GPS COMPATIBLE La nouvelle version A5 du système de conduite Autosteer d’Autofarm repose sur une plateforme CanBus s’appuyant sur des normes DGPS.Fabriqué par le concepteur des systèmes d’atterrissage téléguidé des avions commerciaux, il est un des systèmes les plus précis de RTK GPS (précision de un pouce).Son nouvel écran tactile est facile à lire même au soleil et son utilisation est simplifiée.Le système s’adapte à tous les modèles de véhicules agricoles et son transfert d’un tracteur à l’autre est rapide.Sa nouvelle plateforme CanBus le rend compatible avec la plupart des équipements des autres fabricants.Ce système, distribué au Québec par la compagnie Innotag de Belœil, s'adapte à toutes les opérations culturales au champ.www.gpsfarm.com ou www.innotag.com ou (450) 464-7427 :_____________________________________________________________________ 62 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS DIRECTION PAR GPS SUR LES GROS AGCO GRAND LANCEMENT ATTENDU EN 2006 Tous les concessionnaires Case IH sont invités à un lancement qui aura lieu en janvier prochain.Les nouveautés présentées seront disponibles vers la fin de l’hiver.Au cours de l’automne, Case IH a ajouté à sa série de tracteurs deux autres configurations sur les MXM 130 et MXM 140.Celles-ci proposent des leviers mécaniques plutôt qu’électroniques, comme le relevage et une transmission 20 x 16 à quatre gammes et cinq rapports synchro.La pompe hydraulique à centre ouvert débite 14 gpm.Les modèles MXU comptent dorénavant sept modèles dont cinq portent la mention Limited.Les puissances disponibles varient de 80 à 115 ch à la pdf.Enfin, on ajoute à la gamme les modèles JX1085C et JX1095C, qui proposent des puissances de 69 ch dans le premier cas et 77 ch dans le deuxième, avec des réserves de couple de 32 % et 37 % respectivement.www.caseih.com Les tracteurs DT180A, DT200A, DT220A et DT240A peuvent recevoir en option la technologie Auto-Guide.Cette technologie comprend une trousse Auto-Guide Ready, le capteur TopDock sur le toit, et le terminal Auto-Guide installé dans la cabine.Même si elles peuvent devenir une partie constituante du tracteur, les composantes TopDock et Auto-Guide peuvent se déplacer d’une machine Agco à l’autre.L’antenne est conçue pour recevoir les signaux GPS L1 et L2, les signaux OmniStar ainsi que le signal corrigé Wide Area Augmentation System (WAAS).Pour augmenter la précision du système, il faut choisir parmi les différents logiciels et s’abonner à un service spécialisé.www.agcotractors.agcocorp.com PLUS DE PRODUCTIVITE John Deere lance sa série de tracteurs 8030 dont la puissance atteint maintenant 275 ch à la pdf.Le nouveau moteur de 9 litres est plus économique.La transmission à variation continue IVT qui peut équiper ces tracteurs (de série sur le 8530), donne le loisir de choisir une vitesse entre quelques mètres à la minute jusqu’à 42 km/h.Par ailleurs, on offre un nouveau système de guidage AutoTrac qui s’installe sur plusieurs modèles déjà en usage.John Deere améliore aussi sa ligne de semoirs en offrant le chargement central (CCS) en option sur tous ses planteurs Deere/Bauer Built dont les largeurs se situent entre 44 et 90 pi.La compagnie lance le système GreenStar 2 pour l’agriculture de précision.Pour faciliter le travail aux utilisateurs de mars Bt, les semoirs à chargement central CCS s’équipent d’une troisième trémie pour l’ensemencement du mars traditionnel servant de zone refuge.Sur ses moissonneuses, John Deere propose le StalkMaster, un système installé sous les nez à mars pour hacher les tiges.Ce système est conçu pour les nez 8 rangs à 30 po, et 12 rangs à 22 po.Enfin, le rotor de la série de moissonneuses 60 STS a été redessiné pour accroître sa capacité.www.deere.com tapis groupeur sont pilotées à partir de la cabine.En mode automatique, le tapis se place seul en position de travail, ou en position relevée à chaque manœuvre du timon central.La vitesse linéaire du tapis s’ajuste en fonction de la largeur du groupage souhaitée, de la densité du fourrage ou des conditions de dénivellation.Les deux faucheuses sont équipées de la tête Gyrodine qui permet des virages très serrés.www.kuhnnorthamerica.com ou (450) 795-3339 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS NOVEMBRE 2005 —"% —————————— — — — — ¦— — -y — — —— — —— - g — — — nouvelle machinerie SYSTÈME DE GUIDAGE ASSISTÉ PAR GPS En février dernier, Fendt recevait une mention lors du SIMA à Paris pour son Auto-Guide maintenant offert chez nous.La précision de ce système de guidage automatique est de 20 cm au cm près selon les modèles.Quelle que soit la largeur de l’outil, l’Auto-Guide permet de travailler avec précision, même de nuit ou par visibilité réduite.Il assure des économies de carburant, d’engrais, de semences et de produits de traitements.Il améliore la productivité du conducteur et du matériel.Le système Auto-Guide consiste en une automatisation complète de la direction.Une unité électrique et une unité hydraulique permettent le pilotage de la direction.Des capteurs d'angle de braquage informent le système sur la position exacte des roues.L’hiver prochain, Fendt procédera au lancement de certaines nouveautés dont une nouvelle cabine.www.fendt.agcocorp.com Le système Solitair 9 fabriqué par Lemken comprend un outil de préparation de sol plus un semoir à céréales, à canola ou encore un planteur à maïs.Dans tous les cas, les outils de préparation de sol peuvent s’adapter à la condition de champ.La trémie de réserve possède une capacité de 3200 litres (90 boisseaux).Le Solitair incorpore un outil de tassement du sol pour le raffermir avant le passage des unités d’ensemencement.L’outil de tassement s’ajuste indépendamment du reste de l’unité de travail du sol.Ce système sera lancé en 2006 et sera disponible en largeurs de cinq et six mètres.www.lemken.com ou (450) 772-5047 LARGE ET POLYVALENT Avec son envergure variant de 9 à 14 mètres, le nouveau Gigant 12 présenté par Lemken peut s’attaquer à de grandes surfaces.Sa configuration en trois sections permet de réduire sa largeur à trois mètres pour la circulation sur la route.L’ensemble peut se présenter sous forme de herse à dents, à disques ou d’un cultivateur.Chaque module est relié à l'outil por- HH teur au moyen d'un attelage trois Hrae points.Les roues sont montées avec des pneus 700/50-22.5 pour minimiser l’effet de compactage et être sécuritaire sur la route.Disponible au cours de 2006, le Gigant 12 exigera une puissance de remorquage entre 200 et 630 ch.www.lemken.com ou (450) 772-5047 NOUVEAUTÉS SIGNÉES CHALLENGER Le printemps dernier, Challenger lançait ses séries de tracteurs sur chenilles MT700B et MT800B.Dans le premier cas, les puissances à la prise de force s’étalent de 225 à 265 ch; dans le second, la puissance au moteur atteint 570 ch, ce qui a valu une mention aux tests du Nebraska.Ces tracteurs, déjà équipés de guidage automatique, méritaient une médaille d’argent au Salon allemand Agritechnica en 2003.Le système de guidage automatique est maintenant disponible sur les Challenger MT600B.Selon les systèmes K LE BULLETIN DES AGRICULTEURS choisis, il offre une précision pouvant atteindre 1 cm.Pour sa gamme MT500B, Challenger ajoute en option la transmission Auto-Power VI offrant six rapports powershift et quatre gammes mécaniques totalisant 24 vitesses AIR.Un levier situé à gauche de la colonne de direction actionne les mouvements avant et arrière.La manette en forme de T située à droite sur la console sert à choisir parmi tous les rapports sans utiliser la pédale d’embrayage.Des fonctions automatiques permettent le passage des rapports sans intervention de l'opérateur.www.challengerag.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AGROTRON K DE NOUVELLE GÉNÉRATION La nouvelle gamme de tracteurs Agrotron K propose quatre modèles de 90 à 120 ch au moteur bénéficiant d’une remontée de couple d’au moins 30 %.Ils sont propulsés par des moteurs Deutz turbo (4 et 6 cylindres pour le Kl 10), à refroidissement liquide de 6,1 litres.La boîte entièrement synchronisée avec quatre vitesses mécaniques dispose de trois rapports powershift auxquels s’ajoutent deux gammes à enclenchement électrohydraulique.Une gamme de quatre vitesses rampantes est proposée en option.L’inverseur PowerShuttle permet d'inverser le sens de marche du tracteur sans avoir à débrayer.Tous les leviers et les interrupteurs de l’Agrotron K diffèrent par leur forme et leur couleur.Ils sont situés sur la console à droite du conducteur, classés par groupes de fonctions et de fréquences d’utilisation.L’Agrotron K est équipé, de série, d’un système hydraulique à centre fermé et d’un système électronique de contrôle du relevage.La prise de force arrière offre quatre régimes (540, 540 E, 1000 et 1000 E) et la prise de force avant (en option) affiche un régime de 1000 tr/min.Les versions K Profilline se distinguent, notamment, par l’ajout de l’accoudoir multi fonctions Powercom S, d’un circuit hydraulique de type load sensing, d’un système de mémorisation d’actions répétitives Comfortip et de l’Autopo-wershift qui permet de sélectionner le meilleur rapport sous charge en fonction des conditions de travail.www.samedeutzfahr.com KRONE FÊTE SES 100 ANS Pour célébrer son premier siècle d’existence, Krone lance plusieurs nouveaux équipements.D’abord, les faucheuses à disques avec tablier de coupe Easy-Cut à attache trois points avec conditionneurs à fléau ou à rouleaux modèles EC-280 ou EC-320.Ensuite, un doubleur d’andains sur ses faucheuses-conditionneuses traînées, équipé du tablier de coupe Easy-Cut modèles EC-3200 ou EC-3210.Et, enfin, pour les grands chantiers, le modèle EC-9000 capable de s’attaquer à neufs mètres de largeur.On annonce aussi les séries de faneurs traînés KW-902T, KW-1102T, KW-1302T et KW-1502T, dont les largeurs de travail varient de 9 à 15 mètres.Les râteaux SWADRO modèles KS-700, KS-710T, KS-800, KS-810T, KS-900 et KS-1010 à trois rotors font leur apparition.Font aussi partie du palmarès la fourragère automotrice BIG X avec moteur de 605 ou de 780 ch, avec le ramas-seur d’andains EasyFlow de trois ou quatre mètres, et le nez à maïs EasyCollect de six à neuf mètres.Une machine de 1000 ch est actuellement à l’essai.www.krone-northamerica.com ou www.krone.de/fr/group ou (450) 778-0444 NOVEMBRE 2005 | NOVEMBRE 2005 BATTEURS VERTICAUX OU HORIZONTAUX En août dernier, Kuhn recevait ses concessionnaires au Wisconsin pour leur présenter une vingtaine de nouveautés Kuhn et Kuhn Knight.Ils ont pu découvrir les épandeurs à batteurs verticaux de grandes capacités ProPush.Le cylindre hydraulique de ces épandeurs pousse le matériel sur un fond de polymère.Les volumes de chargement varient de 440 à 540 pieds cubes.Les batteurs peuvent s’enlever pour transformer l’épandeur en remorque.Deux autres épandeurs à décharge latérale s’ajoutent à la gamme.Les ProTwin Slinger de 4100 et 5000 gallons peuvent recevoir du fumier plus ou moins liquide.Ils servent également pour appliquer la litière, épandre du compost ou du bran de scie, etc.La gamme complète, qui incorpore un système de freinage, s’étale de 1000 à 5000 gallons, ce demter modèle étant le plus gros de l’industrie.www.kuhnnorthamerica.com ou (450) 795-3339 INSTRUMENT DE CONSERVATION POUR LE PRINTEMPS Les instruments utilisés pour la conservation des sols l’automne laissent beaucoup de résidus et une surface du sol accidentée.Le constructeur Great Plains, bien connu pour ses semoirs à semis direct, propose un nouvel instrument qui travaille le sol en surface au printemps Cet instrument est composé d’une série de contres de type turbo à l’avant qui découpent les résidus et travaillent le sol à tous les 8 po.Par la suite, deux séries de herses roulantes, inclinées à 30 degrés, étendent les résidus et égalisent la surface du sol.Cet instrument travaille à une profondeur qui varie entre 1 et 2 po de façon à ne pas affiner le sol sous la profondeur de semis.Il est offert en largeurs de 30 à 52 pi et requiert une puissance variant de 150 à 300 ch.www.machinerie.com ou www.greatplainsmfg.com ou (819) 379-8551 LES NOUVELLES PRESSES BIG PACK Krone lance une nouvelle série de presses à grosses balles carrées modèles BP-890, BP-1270 multibale, BP-1290 et BP12130, toutes disponibles avec système de coupe X-CUT.La presse Big Pack BP-1270 permet de relier six balles séparées en une grande balle cubique.Sur cette presse, la largeur de travail du pick-up peut être de 1,95 ou 2,35 m, ce dernier modèle étant équipé de cinq rangées de dents.Un double berceau d’aiguilles permet de réaliser au choix une grande balle cubique ou six petites balles reliées entre elles.Cette fonction est dirigée depuis la cabine.Un dispositif X-CUT dispose de deux cassettes de 8 ou 13 couteaux avec une sécurité individuelle par ressort.Pour neutraliser la fonction X-CUT, il suffit de remplacer les couteaux par des couteaux de remplissage.Krone propose aussi trois unités de commandes.Avec la commande de base, la pression hydraulique est réglée à l'aide d’un potentiomètre.Avec la commande confort-médium, il est possible de régler également la densité des balles depuis la cabine.www.krone-northamerica.com ou www.krone.de/fr/group ou (450) 778 0444 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Holland en début d année 2006.Cet automne, la compagnie a ajouté deux nouveaux modèles dans la série de tracteurs TM, trois faucheuses à attelage sur le relevage hydraulique, et la série TNA s’est enrichie de deux nouveaux modèles.www.newholland.com NEZ À MAÏS AVEC DÉCHIQUETEURS New Holland faisait l'essai cet automne dans nos campagnes d'un nouveau nez à maïs équipé de déchiqueteurs.Ce nez est issu d’un produit déjà utilisé en Europe depuis quelques années.Il se replie pour les déplacements sur la route.Le déchiqueteur utilise un disque armé de deux couteaux.Compte tenu du stade de développement, les informations sont encore rudimentaires mais cet équipement pourrait faire partie de la gamme des produits lancée par New PRÉCIS ET FACILE À OPÉRER Utilisant un système de pales angulaires conçu par Rovibec, le combo hache-foin / mélangeur 1480T assure un mélange uniforme des ingrédients, tout en préservant l'intégrité des fibres.Ce mélangeur ne comprend aucun couteau pouvant broyer ou endommager la fibre.Il est activé par le système hydraulique du tracteur.La prise de force du tracteur se charge d’activer le hache-foin.La longueur de coupe s’ajuste facilement avec une grille à ouverture variable combinée à la vitesse du moteur du tracteur.Le combo 1480T assure d’ailleurs une longueur de coupe précise et uniforme.Un tracteur de 40 ch suffit au fonctionnement de cet équipement, qui n’est pas exigeant pour le système hydraulique.Le mélangeur nécessite peu d’entretien : seulement trois paliers (bearings) et une chaîne à rouleau à lubrifier.Le hache-foin est doté d’un nombre réduit de couteaux réversibles : leur rotation ou leur remplacement doit être effectué à tous les trois mois.Six paliers (bearings) doivent être lubrifiés.www.rovibec.com ou (819) 289-2260 SUR LA PLANCHE OU DANS LA RAIE Dès le printemps prochain, le constructeur de charrue Grégoire Besson offrira aux producteurs canadiens une nouvelle charrue capable de s’adapter pour le labour avec le tracteur qui roule sur la planche ou dans la raie.La charrue SPLW9 est un modèle semi-porté réversible pouvant s’ajuster de 12 à 20 po de largeur par corps.Elle sera disponible en version de 5 à 7 corps.La transition en mode labour sur la planche ou dans la raie s’exécute hydrauliquement au moyen de l’ajustement de la largeur de la première raie.Cette charrue est destinée aux tracteurs à pneus larges ou ceux équipés de roues doubles.Comme pour les autres charrues semi-portées, ce modèle applique un transfert de poids sur les roues du tracteur pour améliorer la traction.Dans les conditions de sol sec, le tracteur bénéficiera d’un maximum de traction et d’un minimum de compaction en labourant avec des roues doubles.www.gregoire-besson.com ou (450) 799-5615 » LE BULLETIN DES AGRICULTEURS NOVEMBRE 2005 nouveiremdchinerie DEUX SÉRIES DE HERSES ROTATIVES Le groupe Kverneland introduit en Amérique cette année deux nouvelles séries de herses rotatives à axe vertical.Les trois modèles NG-H variant de 3 à 4 m de largeur sont conçus pour les tracteurs de 180 ch tandis que les trois modèles NG-S variant de 3 à 4,5 m de largeur acceptent une puissance maximale de 250 ch.Les rotors verticaux sont montés sur deux roulements coniques plus distancés pour donner plus de résistance.Les dents se démontent facilement sans outils.Leur forme arquée facilite la pénétration dans les sols durs et assure une profondeur uniforme.Les engrenages roulent dans un bain d’huile maintenu dans un caisson de 6 à 10 mm d'épaisseur selon les modèles.Une lame ajustable insérée derrière les rotors améliore le nivellement du sol.Trois différents types de rouleaux assurent une finition uniforme et une bonne densité du lit de semence.www.kvernelandgroup.com ou (819) 477-2055 PULVÉRISATEUR TRAÎNÉ Hardi a dévoilé au dernier SIMA une nouvelle gamme de pulvérisateurs traînés appelée New Commander, proposant deux modèles de 3200 et 4400 litres.Un troisième modèle de 6600 litres est prévu pour bientôt.Ces pulvérisateurs se caractérisent par un design plus fluide ainsi que par l’intégration d’un filtre de pression autonettoyant (cyclone) et d'un filtre d'aspiration (easyclean).Ce dernier intègre une fermeture automatique qui élimine le risque d’écoulement, un grand tamis qui réduit la fréquence de nettoyage, et un clapet piégeant les impuretés.Le système de suivi des New Commander permet de maintenir la rampe toujours perpendiculaire aux traces des roues tout en assurant un faible rayon de braquage.Un logiciel vérifie en permanence la stabilité du pulvérisateur lors des corrections du trapèze et intervient au besoin.Ces pulvérisateurs peuvent être équipés de rampe de 18 à 36 m, d’une suspension pendulaire et d’un dispositif antifouettement.www.hardi-intemational.com ou (450) 778-0444 GROSSES BALLES COMPACTES Le groupe Kverneland offrira une nouvelle presse à grosses balles rectangulaires en 2006.La TAARUP 6570 BB fait des balles d’une largeur de 80 cm; leur hauteur varie de 70 à 80 cm; et leur longueur s’ajuste de 60 à 300 cm.La largeur du ramasseur est de 2,1 m.La transition du foin dans la chambre de précompression est assurée par un rotor ou par le système Opti-cut.Celui-ci est composé de 10 ou 23 couteaux qui assurent la coupe du foin de 4,5 à 7 cm de longueur.Le foin est ensuite entassé dans une chambre de précompression dont la pression ajustable assure une dimension et une densité uniforme des galettes de foin ou de paille.La presse peut contenir 20 ballots de corde.Elle est montée sur des essieux simples ou tandems avec un système de conduite en option.www.kvernelandgroup.com ou (819) 477-2055 68 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MOOUCr SEMOIR PNEUMATIQUE POUR SEMIS DIRECT Le nouveau semoir à céréales et à soya Great Plains possède une trémie centrale pour la semence, ce qui facilite les remplissages.D’une largeur de 20 pi, il se replie hydrauliquement de façon à ne pas excéder 10 pi au moment du transport sur la route.La technologie du pivot central assure que les ouvre-sillons déposent toujours la semence dans le sol ouvert par les coutres situés à l'avant du semoir.Ce semoir possède un mécanisme de distribution européen à cannelures obliques qui répartit mieux la semence dans le sol.Une transmission à vitesse infinie ajuste précisé- POUR TOUS LES BESOINS Les nouveaux râteaux soleil de Frontier Equipment utilisent 8 à 12 roues et nécessitent une puissance de 20 ch et plus.La compagnie lance également une faucheuse économique dont la largeur de travail varie de quatre à neuf pieds.Ces faucheuses à disques sont adaptées à des puissances de tracteur variant de 19 à 50 ch.Frontier Equipment propose le râteau 1012, un modèle rotatif de type européen.Avec ses neuf membrures, il est conçu pour de grands chantiers et exige un tracteur d’au moins 20 ch.La compagnie offre aussi un faneur adapté à des tracteurs de 15 à 30 ch, qui s’attaque à des largeurs de 9 à 23 pi.Toujours chez le même fabricant, 11 nouveaux modèles de herses à disques dont la largeur de travail varie de quatre à huit pieds marquent leur arrivée.Ces machines s’accrochent à des tracteurs dont les puissances varient de 25 à 75 ch.www.deere.com trémie recueille les grains avant qu tombent au sol.www.machinerie.com ou (819) 379-8551 ils ment le taux de semis.De plus, 1 operateur peut facilement calibrer le semoir : une manivelle actionne le mécanisme de distribution et une TROIS FAUCHEUSES A DISQUES Les nouvelles MDX21, MDX31 et MDX41 sont offertes en format de quatre à six disques produisant des largeurs de travail variant de 5 pi 6 po à 7 pi 11 po.Les disques de format ovale portent deux couteaux réversibles, protégés contre les pierres.La faux, supportée par des ressorts, est actionnée par une prise de force de 540 tpm.Ces faucheuses exigent une puissance à la prise de force variant de 35 à 50 ch.www.caseih.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Nouveau Nouveau Nouveau Nouveau Nouveau N IN AGRICUHURE Astronaut Édition 3000 Lely vient d'atteindre les ventes record de 3000 robots Astronaut à l'échelle mondiale le plaçant chef de file avec 69 % des parts de marché.Pour cristalliser cet événement, Lely présente l'Édition Astronaut 3000.Ce modèle distinctif, dans une combinaison inédite de couleurs rouge/gris, est fabriqué d'acier inoxydable et équipé du système de détection CQL (contrôle de la qualité du lait).Il peut également être pourvu d'une unité de pesage « Gravitor » offerte en option.L'édition Astronaut 3000 couronne le succès de Lely dans la vente et le service de systèmes de traite robotisée dans plus de 20 pays.Le Groupe Lely est une multinationale en fonction depuis plus de 50 ans qui regroupe au-delà de 600 employés.Ses activités agricoles sont concentrées dans l'industrie laitière où elle est le chef de file de la traite robotisée.Visitez www.lely.com ou composez (819) 740-9955.H POUR AIDER LES PRODUCTEURS à faire un choix entre les hybrides conventionnels semés seuls ou en refuges avec les hybrides Bt, Semences Pride vient de lancer « Groupe Héros » sur le marché québécois.« Groupe Héros » indique les meilleures combinaisons d’hybrides Bt et conventionnels dans chaque créneau de maturité de la gamme Pride.« C’est la façon la plus facile de déterminer pour votre ferme, la meilleure combinaison d'un hybride conventionnel et d'un hybride Bt, ou encore le meilleur hybride conventionnel qui peut être semé seul pour obtenir des rendements élevés » conclue Fred Sinclair, directeur du développement des produits chez Semences Pride.Pour plus d’informations communiquez avec Semences Pride au 1 800 265-5280.______________________________________________________________ s Economies d'énergie combinées Fournaises et Chaudières 'Système électrique supplémentaire disponible sur les fournaises WB à air forcé seulement.Bois/Huile ou Bois/Électrique* La gamme complète de fournaises, chaudières et les modèles annexes de Newmac ont acquis une réputation remarquable de qualité, de valeur et de fiabilité Utilisez les sources d'énergie renouvelable pour réduire la dépendance à l'égard de la disponibilité du combustible très réduite.Les modèles optionnels avec grilles sont disponibles pour le charbon.L'air de combustion préchauffé est aspiré par un système de tirage à commande thermostatique qui favorise une haute efficacité et réduit la formation de créosote.Téléphonez dès aujourd'hui ou visitez notre site Internet pour améliorer votre système de chauffage.Siège Social C.P.9.Debert INouvelle-Écossel BOM ICO Téléphone : (9021 662-3840 Télécopieur: (9021 662-2581 Courriel : newmac@ca.inter.net Agence Desjardins 1200, rue Bergar Laval (Québec) H7L 5A2 Téléphone : (450) 629-0707 Courriel : agence_desjardins@qc.aira.com newmacfurnaces PAR LIONEL LEVAC, journaliste ortrait « L'agriculture, ça ne vient pas tout seul.Il faut s’en imprégner.» Depuis sa petite enfance et encore aujourd’hui, Fatima Houda Pépin côtoie l’agriculture, s’y intéresse, s’en imprègne, comme elle dit.Fatima Flouda est née à Meknès au Maroc, dans une famille agricole.Les productions étaient variées : des céréales aux légumes en passant par les bovins et les moutons.Mais pour ses parents, il n’était pas question qu’elle s’oriente vers l’agriculture.Ce n’était d’ailleurs pas souhaitable pour quelque jeune que ce soit, à l’époque.La jeune femme a donc amorcé des études de commerce au Maroc.Puis, à l’Université Laval, à Québec, elle décroche un baccalauréat en science politique et administration publique.Elle obtient par la suite une maîtrise en politique internationale à l’Université d'Ottawa, puis une autre, celle-là en biblio, science de l'information et gestion documentaire, à l’Université de Montréal.Elle s’inscrit à un doctorat en politique internationale, qu’elle poursuit jusqu’à la naissance de sa première fille.En plus des études, Fatima Houda Pépin enseigne en Sciences politiques à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec.Elle est aussi consultante en relations interculturelles et internationales, aussi bien pour Ottawa que pour Québec et même pour certaines municipalités.On semble loin de l’agriculture.Pourtant, tout ce temps, la sensibilité à l’agriculture de Fatima Houda Pépin persiste et se développe.Son mari est agronome au MAPAQ et collaborateur de la Banque mondiale et de l’Agence canadienne de développement international.Fréquemment, le couple discute agriculture.Après plusieurs années de bénévolat et d’implication politique, Fatima Houda Pépin accepte en 1994 l’invitation de Daniel Johnson.Elle devient candidate dans Lapinière qu’elle représente depuis à l’Assemblée nationale.Lorsque les libéraux prennent le pouvoir en 2003, Jean Charest la nomme présidente de la Commission de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation.Dès lors, Fatima Houda Pépin se retrouve plongée dans des dossiers qui la passionnent et pour lesquels elle foisonne d’idées et de projets.I a présidente ne se contente pas de diriger les tra- DE L’AGRICULTURE La présidente de la Commission de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation estime qu’il faut mettre fin à l’isolement du secteur agricole.vaux de la Commission.Elle initie des consultations, par exemple sur la vaste question de la sécurité des aliments.Le rapport unanime de la Commission sur cette question recommande au gouvernement d'imposer l’étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés.Depuis plusieurs mois, Fatima Houda Pépin se dit inquiète du faible niveau de revenu des agriculteurs.Elle estime que la société québécoise doit tenir un large débat sur la place de l’agriculture et son importance dans l’ensemble de la société, aussi bien au plan économique qu’au plan social et de l’occupation du territoire.« Il faut mettre fin à l’isolement du secteur agricole, dit-elle.Il faut faire le pont.La mondialisation nous force à réagir et doit servir de stimulant à la production locale et à la revitalisation des milieux ruraux.Le débat doit se faire et il faut que les urbains se sentent interpellés.» Elle aimerait que l’on se penche davantage sur les façons d’impliquer des nouveaux arrivants à la vie des régions, non pas à titre transitoire mais dans une optique permanente.Fatima Houda Pépin va plus loin.« Dans le contexte mondial, l’agriculture est vulnérable.Le rôle de l'État devrait être de protéger l’agriculture tout comme il souhaite protéger la culture.» k « La mondialisation nous force à réagir et doit servir de stimulant à la production locale et à la revitalisation des milieux ruraux.» LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 71 NOVEMBRE 2005 vie rurale Cette année, 97 fermes du réseau d'Agriculture soutenue par la communauté ont distribué au-delà dé 7000 paniers biologiques à leurs clients partenaire^ Démarrée à partir d'une seule ferme en 1995, on peut dire que l'initiative a fait des petits.PAR NANCY MALENFANT, agronome Tous les jeudis soir, un va-et-vient plutôt inhabituel anime le stationnement situé derrière la cathédrale Saint-Charles à Longueuil.C’est qu’une soixantaine de personnes, partenaires de la Coopérative de solidarité le Gourmand d’Est, viennent chercher leur panier de légumes biologiques.C’est une surprise à chaque fois pour ces gens puisque le contenu du panier varie de semaine en semaine.« J’apprends à cuisiner différemment, commente un des partenaires de la Coopérative.Normalement, je déciderais quoi manger avant de me rendre au supermarché.Maintenant, j’élabore mon menu à partir des légumes que je reçois dans mon panier.» Dans le cadre du réseau de l’Agriculture soutenue par la communauté (ASC), les citoyens deviennent « partenaires » d’une ferme biologique locale en achetant une part de récolte à l’avance.Cette part, achetée en début d’année, permet aux agriculteurs de planifier leur saison et de s’assurer une sécurité financière.Les fermes maraîchères biologiques participantes livrent à chaque semaine | des paniers de légumes variés à un | point de chute prédéterminé.Plus de g 300 points de chute sont établis afin de S permettre la rencontre entre les g citoyens et leur fermier de famille.£ 72 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Vocation : fermier de famille Le portrait des fermes membres du réseau varie beaucoup selon Isabelle fonças, coordonnatrice du réseau québécois des projets d’ASC.« Nous comptons des fermes qui cultivent sur une dizaine d’hectares et préparent jusqu’à 350 paniers par année.D’autres ne cultivent qu’une petite surface et font une vingtaine de paniers.» Par exemple, Marielle Bernier et Serge Émond des Fruits de la Paix à Saint-Joachim-de-Shefford en ont fait Marielle Bernier et Serge Émond en étaient à leur première année dans le réseau de l’ASC en 2005.Avec les légumes récoltés dans leur jardin, ils préparaient une vingtaine de paniers par semaine.leur projet de préretraite.Ils en sont à leur première année de commercialisation dans le réseau, les deux années précédentes ayant servi à préparer le sol qui accueillerait leur jardin.« Nous voulons produire sur une petite échelle, confie Marielle.Nous ne souhaitons pas faire plus de 40 paniers pour pouvoir suffire à la tâche nous- § mêmes.» | Aux Chemins du Roy, à Canton-de- » Granby, Reine Baron et Rosaire Beau- ” O LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 73 cultures regard exploitent des serres de fleurs coupées.Les légumes biologiques ne représentent qu’une part minime de leurs revenus.« Néanmoins, nous considérons que nous avons une mission sociale de faire connaître et développer l’agriculture biologique », explique Rosaire.10 ans déjà Le concept de l’ASC a été mis de l’avant en 1995 dans le cadre d’un projet pilote entre une ferme et un groupe d’une vingtaine de partenaires.Ce mode d’approvisionnement existait déjà sur quelques fermes du Québec, comme il existe aussi aux États-Unis, en Europe et ailleurs dans le monde depuis les années 1970.« Équiterre, alors appelé ASEED, a proposé de promouvoir ce type de rapport alimentaire entre la ville et la campagne en poursuivant deux objectifs, raconte Isabelle fonças.Tout d’abord, on devait favoriser le développement de l’agriculture biologique québécoise en créant une demande de la part des consommateurs.Il fallait ensuite rendre les produits biologiques et locaux plus accessibles aux citoyens tout en leur permettant de supporter directement une ferme.» Les producteurs sont unanimes à saluer l’aide d’Équiterre qui, par sa crédibilité et sa visibilité, a assuré le succès de ce mode de mise en marché.À la Coopérative de solidarité le Gourmand d Est, on a préparé plus de 90 paniers en 2005.La ferme est avant tout un centre d’apprentissage socioprofessionnel qui favorise l’intégration de plusieurs personnes sur le marché du travail par le biais de la culture maraîchère biologique.Voici une partie de l’équipe : Annie Vienneau, Michael Demers-Bonin, Chantai Norris et le maître d’œuvre, Richard Gauthier.« C’est presque la moitié des maraîchers bio au Québec qui font de l’ASC, souligne Mme fonças.La majorité des fermes membres arrivent à tirer un revenu intéressant et certaines sont même parvenues à redresser leur situation financière en mettant leur récolte en marché par le biais de l’ASC.» nancy.malenfant@lebulletin.rogers.com Les fermes membres du réseau mettent en pratique les principes suivants Agriculture biologique : les fruits, les légumes et la viande des paniers sont certifiés « biologiques » par un organisme de certification accrédité.Certaines fermes sont en démarche de certification.Production locale : les denrées des paniers proviennent de la ferme ou d’une autre ferme biologique et locale.Partage des risques et des bénéfices : les consommateurs achètent à l’avance une part de la production.Ils s’engagent à soutenir la ferme en partageant avec elle les risques et les bénéfices qu’implique l’agriculture.En échange, la ferme s’engage à produire en quantité, en diversité et en qualité.Dimension sociale : l’agriculteur et le consommateur entrent dans un dialogue constructif.Il se crée, grâce à cette relation, un climat de confiance qui favorise la compréhension mutuelle des réalités de chacun.74 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Rouleaux en métal préconditionnant le foin sans dommage; le préparant pour les rouleaux entrelaceurs en caoutchouc qui écrasent les tiges sans arracher les feuilles.Ensemble de rouleaux individuellement ajustables s’adaptant au type de culture et maintenant une alimentation uniforme.Plus économique que les systèmes génériques dispendieux.Doté d'un rabatteur à 5 peignes, d’une double faux oscillante et de doubles vis.Offert en largeur de coupe de 14 pi et 16 pi, pour s’adaper aux andaineuses automotrices à haute performance Hesston.DISPONIBLES* Dépêchez-vous et économisez ! 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