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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 2005-05, Collections de BAnQ.

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Les détails qui font toute la ï différence j pour j GRANT ROY LES EQUIPEMENT DE FENAISQf CULTURES Bien présent 4lans vos champs le puceron du soi NOUS CULTIVONS LA IH£ 3ZH 30 1V3M1N0H HON 3118 SLZZ 38 no 31VN0UVN 3no3Hioneia 1V331 I0d3a/S3n0ia0183d 'd30 9/691 I0ZI6Q0Z:3 6SE9S00Z 88 (X)Ztxx L’UNION FAIT LA FONCE* COMBINEZ CAlUSir ETT'Ji l'il Ils s'appliquent de la prélevée au stade 2 feuilles du maïs.®lls éliminent les graminées et les feuilles larges en un seul passage, avant qu'elles ne nuisent.@lls offrent une sécurité exceptionnelle afin d'obtenir des rendements accrus.Faites le mélange en réservoir du nouveau Callisto avec Primextra II Magnum et obtenez une réduction de 9 $ par acre.WWW.SYNGENTfl.Cfl DEMANDB-USÀV0TRIDETIUUAN1 187SVNGENTA11877 964-3682) CalliStO Primextra II LU/#/*/* K MAGNUM l'offre de 9$/ocre est bosée sur le toux d'utilisation en prélevée et en postlevée de l ,4 l de Primextra II Moanum et de 120 ml de Callisto par acre.Tout outre taux d'utilisation sera calculé proportionnellement, pour un maximum de 9 $/ocre.CAIUSTO, PRIMEXTRA et MAGNUM sont des marques déposées d'une compagnie du groupe Syngenta. PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : MARTIN LAPRISE sommair volume 88 n° 6 www.lebulletin.com Wmnuu ftminitU ht/mm mut’ » IMiHimimtuwt tvtt nimmimuimn xxi uuu tvvWMW xvxxvjfl % HW XXXX* ¦6>u\ vVg ¦tiuxxvvs •2aVv\ xv mmijidg ffîutttum.unutt kTiÆÈlâ EN COUVERTURE VIE RURALE 14 RÉUSSIR UN LAIT DE QUALITÉ Pour obtenir un lait de qualité, Grant Roy a perfectionné ses méthodes de traite et de régie de troupeau.UN GUIDE ____________|A CONSERVER 42 LES ÉQUIPEMENTS DE FENAISON : fourragères automotrices, fourragères traînées, presses à balles rondes et presses haute densité.¦ CULTURES 22 BIEN PRÉSENT DANS VOS CHAMPS Depuis 2002, le Québec compte parmi ses ravageurs le puceron du soya.26 SOUS HAUTE SURVEILLANCE La probabilité que la rouille asiatique infeste les cultures de soya au Québec est élevée.30 LA BONNE DOSE D’AZOTE POUR DU BLÉ Pour obtenir de bons résultats en termes de rendements et de qualité.¦ ÉLEVAGE 38 LE MALHEUR DES UNS.Dans le marché mondial de la viande bovine, l’hémisphère Sud gagne du terrain.51 POUR LE CONFORT DES PORCELETS ET DE LEURS MÈRES 54 RÉGLER LE PROBLÈME DE FUMIER À LA SOURCE 59 DES POULAILLERS BIEN PROTÉGÉS ¦ FRUITS ET LÉGUMES 34 CULTIVER DE L’ASPERGE BLANCHE.EST-CE POSSIBLE AU QUÉBEC ?Elle est recherchée des restaurateurs et des grossistes en alimentation, mais sa culture relève du défi.69 LA DOUCE FOLIE DES CONCOURS Les récompenses sont source de motivation et de reconnaissance, une tape dans le dos qui stimule à aller un peu plus haut, un peu plus loin.66 DES PARRAINS, UN ÉLEVEUR Le parrainage, il y a sept ans, de six chèvres angora a permis à Jean-Luc Sauvé de démarrer son troupeau à Sainte-Angèle-de-Monnoir.CHRONIQUES 10 Agenda 10 Billet — Yvon Thérien 12 Billet — Lionel Levac 76 Calendrier des expositions agricoles 82 C'est nouveau 84 Coup d'œil 85 Cuisine 6 De bouche à oreille 86 Météo juin 64 Portrait de femme 62 Vie rurale Envoi Poste-publication - Convention 40070230-PAP - No d’enregistrement R 08866.Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Bulletin des agriculteurs 4380, Garanti, Saint-Laurent (Québec) H4R2A3.Courriel : abon_agriculteurs@ postexperts.com.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs PO.Box 4541, Buffalo, NY 14240.Canada OROGERS LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 MAI 2005 Vous avez besoin d'un équipement robuste et polyvalent, d'une puissance sans efja» (elangeurs ^Qiariots & 'jgto PplYelangeurs (jonvoyeur?POUR UN SYSTEME D ALIMENTATION " PLAN DE FINANCEMENT DISPONIBLE 0 VflLITIETflLl h achoirs Xutoration.Oouleuses & fl/oulanges 230, boul.Industriel, St Germain (Quebec) JOC I KO Tél.: (819) 395-4282 / Fax: (819) 395-2030 www.valmetal.com 18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ProMillc Armor — maintenant offert sous forme liquide Armor est le premier bain de trayons à barrière d'iode qui est conforme aux normes établies par la Direction Santé Canada des médicaments vétérinaires Bain de trayons à barrière antiseptique à l'iode Armor •Élimine les bactéries au contact.•Renferme d'excellents revitalisants pour la peau.•Forme un bouclier de protection durable.•Se réactive lorsqu'humidifié pour une protection totale.•Testé selon un protocole.Offrez à vos vaches, une protection optimale contre la mammite grâce au bain de trayons Armor.Offert exclusivement par votre concessionnaire WestfaliaSurge.Nouveau sur le marché — renseignez-vous sur le produit de trempage avant et après la traite Theratec.Ligne sans frais Canada: 800-668-5508 www.westfaliasurge.com Célébrons 60 ans de service au sein de l'industrie laitière canadienne.WestfaliaSurge 54-674_F MAI 2005 L'ÉQUIPEMENT, AU CŒUR DE LA TRAITE en couverture En stabulation entravée, comme c’est le cas à Oakburn Farm, la dimension des stalles influe sur le taux de mammite en affectant l’incidence de blessures aux trayons et la propreté des stalles.« En 1995, nous avons élargi les stalles à quatre pieds par vache, raconte M.Roy.À ce moment, environ 30 % des vaches souffraient de mammite à cause de trayons écrasés.Maintenant, ce problème a presque complètement disparu.» Par contre, des changements apportés l’été dernier à la hauteur de la barre d’attache ont plutôt eu l’effet contraire sur le CCS du troupeau.« Avec une barre d’attache plus haute, les vaches s’avancent plus loin, elles salissent donc davantage leurs stalles, explique le producteur.L’installation de redresseurs aidera certainement à corriger le problème.» M.Roy utilise de la paille hachée Un système de traite performant, stable et bien entretenu est aussi gage de qualité du lait.Il devrait être vérifié au moins une fois par année.Ce service est offert par les fournisseurs d’équipement ou les agents spécialisés en vérification des systèmes et méthodes de traite (VSMT) du PATLQ.CE QUI DEVRAIT ÊTRE VÉRIFIÉ : ?Pulsateurs ?Régulateur de vide ?Réserve de vide (pour parer aux fluctuations de vide) ?Fuites d’air dans le système ?Puissance de la pompe ?Pente du lactoduc ?Vide dans la griffe à lait ?État des manchons trayeurs Le vide dans la griffe à lait pendant la traite doit se situer entre 10,5 et 12,5 po Hg.On mesure le vide et le bon fonctionnement des pulsateurs à l’aide d’un pulsographe.20 naturellement Le produit de référance pour les ensilages au Québec LE BULLETIN DES AGRICULTEURS comme litière.« Quel que soit le type de litière choisi, ce qui importe c’est d’en mettre suffisamment et de la renouveler régulièrement », soutient Gilles Laramée.Le traitement systématique au tarissement a prouvé son efficacité pour diminuer la fréquence de mam-mite clinique en début de lactation.Ainsi, Grant Roy administre un traitement antibiotique à toutes les vaches au moment du tarissement.Une surveillance étroite des vaches fraîchement vêlées par le GMT [California Mastitis Test) permet de prendre une action rapidement auprès des vaches souffrant de mam-mite en début de lactation.Grant Roy ne pratique pas systématiquement le GMT sur les vaches « fraîches ».Cependant, il l’utilise sur les vaches qu’il soupçonne d’éprouver un problème de mammite.Si la vache a un Bien utilisé, le bain de trayon diminue l’incidence de mammite de plus de 50 %.tel problème, une analyse bactériologique effectuée par le vétérinaire identifiera le pathogène en cause et déterminera les mesures à prendre.En ce qui concerne les veaux, il est important de ne pas leur donner de lait infecté.Il faut aussi éviter que les génisses se tètent entre elles et se transmettent ainsi des microbes responsables des infections.Une bonne qualité du lait demande de considérer bien des détails.Mais souvent, les changements à apporter ne demandent pas une grande adaptation et peuvent faire toute la différence, o nancymal@hotmail.com TA 9071S KVERNELAND GROUP NORTH AMERICA INC.1200, rue Rocheleau / Drummondville Oc / Canada Tél.: (819) 477-2055 / Fax: (819) 477-9062 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 21 ¦PSPiiSi miTA8083T TA 801 Financement à partir de 0%* 'our un traitement en douceur de vos fourrages Rateaux TA9042T (traînée 4,2 m) TA9142 3 pt 4,2 m TA9146 3 pt 4,6m TA9065S traînée 6,5m TA9071 S traînée 7,1 m TA90760 semi-portée 7,6m Faneurs TA8052 4 rotors 5,2m TA8083 6 rotors 8,3 m TA 8090 8 rotors 9 m avec chariot TA 80110 8 rotors 11m semi-portée TA9177S semi-portée 7,7m TA91840 semi-portée 8,4m TA91150 semi-portée 15m i/i/i/i/i/v.taarup.com kvcanada@kvernelandgroup.com *Voir votre concessionnaire MAI 2005 sas Depuis 2002, le Québec compte parmi ses ravageurs le puceron du soya.Pour connaître le niveau d'infestation et avoir l'heure juste il vous faudra dépister vos champs BIEN PRÉSENT LE DÉPISTAGE DE RAVAGEURS dans les grandes cultures est un outil avec lequel vous allez devoir vous familiariser.En fait, c’est la seule façon d’évaluer les populations du puceron du soya dans vos champs et de prendre une décision éclairée.Les coûts d’achat et d’application d’un insecticide ont un impact direct sur la rentabilité de votre culture. Larve de coccinel DES PRÉDATEURS NATURELS Plusieurs prédateurs naturels sont présents dans les champs, notamment les coccinelles asiatiques, maculées, à 7 points et à 14 points.On peut voir des chrysopes, syrphes, des guêpes parasitoïdes et un champignon entomophage.DANS VOS CHAMPS PAR MARTINE GIGUÈRE, agronome L’observation au champ Le dépistage du puceron du soya consiste à prendre 30 plants au hasard et à compter les pucerons en premier lieu sur l’apex, puis suites tiges et, enfin, sur les feuilles.La méthode suggère de faire cinq arrêts et d’y observer six plants à chaque fois.Il s’agit de comptabiliser le nombre de pucerons par plant et de faire une moyenne.Le seuil d’intervention est de 250 pucerons/plant.Mais attention, le soya est plus vulnérable à certains stades de son développement.Ainsi, du stade RI à R5 (voir l'encadré), il vous faudra faire des comptages une à deux fois par semaine selon les conditions météorologiques et la vitesse de développement des populations.Une fois le seuil d’in- W m.v tervention atteint (250 pucerons/plant), les experts estiment que vous avez une fenêtre d’intervention de sept jours pour appliquer votre insecticide.Deux insecticides sont présentement homologués pour la lutte au puceron du soya, le Matador et le Cygon.Selon des données onta-riennes, l’achat de l’insecticide, l’application à forfait et la perte de ren- mam STADES DE DÉVELOPPEMENT DU SOYA R1 : début floraison R2 : pleine floraison R3 : premières gousses (0,5 cm de longueur) R4 : remplissage des gousses (2 cm de longueur) R5 : premières graines (0,3 cm de longueur) I 5 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 23 PUBLIREPORTAGE ENTRETIEN SIMPLIFIÉ Le mélangeur nécessite très peu d'entretien : seulement 3 paliers (bearings) et une chaîne à rouleau à lubrifier.Le hache-foin est doté d'un nombre réduit de couteaux réversibles leur assurant une double vie, dont la rotation ou le remplacement doivent être effectués aux trois mois environ.Six paliers (bearings) doivent être lubrifiés.Leader en équipement d'alimentation au Québec, Rovibec est toujours à l'écoute des besoins des agriculteurs et elle a développé une relation de confiance enviable avec sa clientèle.Les Rheault ont d'ailleurs utilisé un robot sur rail Rovibec pendant 7 ans avant d'opter pour la RTM en stabulation libre.Face à l'enthousiasme de la relève (Pascal et Miguel) pour le combo 1480T, cet équipement n'est certainement pas le dernier produit Rovibec qui sera en opération à la Ferme R.L.Rheault.PERFORMANCE ET RAPIDITÉ EN RTJUI Les Rheault ont constaté une réduction considérable de la charge de travail grâce à la qualité du mélange, à la prévention du gaspillage et au déchargement rapide du combo 1480T.Ils ont vite maîtrisé le fonctionnement de l'équipement qui ne nécessite qu'un tracteur de force minimale de 40 ch et qui n'est pas exigeant pour le système hydraulique.UN RUMEN EN SANTÉ Grâce au mélange uniforme de la ration, les vaches de la Ferme R.L.Rheault mangent maintenant le foin qu'elle repoussaient souvent en stabulation entravée.Elles mangent mieux et la fibre coupée précisément par le hache-foin contribue à un meilleur rumen.Les résultats des tests en gras et protéines se maintiennent dorénavant à des taux stables (4,04 en gras et 3,43 en protéines) comparativement aux fluctuations constatées en stabulation entravée.La période de transition d'un groupe à l'autre a été réduite considérablement, sans effet néfaste sur la santé des animaux.De plus, les rations produites par la Ferme R.L.Rheault ont passé le test Penn State à la perfection.Miguel, Réal et Pascal Rheault de la Ferme R.L.Rheault à Saint-Albert En décembre dernier, la Ferme R.L.Rheault de Saint-Albert entamait le virage vers la stabulation libre.Un nouveau bâtiment a été construit pour accueillir 130 vaches laitières et un mélangeur de RTM était nécessaire.Opérée par Réal Rheault, sa conjointe Louise et leurs fils Miguel et Pascal, cette entreprise a choisi le combo hache-foin / mélangeur 1480T de Rovibec.Mélange uniforme de la ration PRÉCIS ET FACILE À OPÉRER Utilisant un système de pales angulaires conçu par Rovibec, cet équipement assure un mélange uniforme des ingrédients, tout en préservant l'intégrité des fibres.En effet, le mélangeur ne comprend aucun couteau pouvant broyer ou endommager la fibre et il est activé par le système hydraulique du tracteur.La prise de force du tracteur est utilisée pour activer le hache-foin.Selon Réal, le combo 1480T permet à son entreprise de réaliser des économies considérables en foin en utilisant seulement la quantité requise (160 kg) par mélange, sous forme de balles carrées (le hache-foin est également compatible avec les balles rondes).La longueur de coupe est facilement ajustable avec une grille à ouverture variable combinée à la vitesse du moteur du tracteur.Le combo 1480T assure d'ailleurs une longueur de coupe précise et uniforme.Pascal souligne, entre autres, la rapidité exceptionelle de préparation de la ration.ROVIBEC AGRISOLUTION 591, route 159 Sainte-AAonique (Québec) JOG 1N0 Tél.: (819) 289-2260 Sans frais : 1 866 599-2260 www.rovibec.com DES POINTS À SURVEILLER EN 2005 Identifier les zones où le nerprun est présent.À l'heure actuelle, on l’a répertorié à Sainte-Julie et Boucherville.Évaluer la mortalité hivernale des œufs.Suivre la situation aux États-Unis et en Ontario car des pucerons migrants pourraient être transportés par le vent et venir coloniser les champs.Éviter de stresser la culture.Semer tôt.Évaluer les cultivais de soya, certains seraient plus résistants que d'autres aux attaques du puceron du soya.estime que la survie hivernale en Illinois est de 60 à 90 %.Au Québec, le taux de survie pourrait être un peu plus faible », indique Michèle Roy.On retrouve principalement les œufs sur le premier 1,5 mètre du nerprun; ils seraient ainsi mieux protégés par la couverture de neige.Toujours selon des observations effectuées en Illinois, l’éclosion des œufs du puceron du soya se ferait à des températures de 10 °C.Les pucerons migrent ensuite sur le soya, où les femelles vont uniquement produire des femelles (reproduction asexuée).De 2 à 5 % de ces femelles seront ailées et pourront ainsi coloniser d’autres plants un peu plus loin.Le nombre de générations par année varie de 18 à 24.La température optimale de reproduction est de 25 °C : à partir de 35 °C, les conditions de reproduction ne sont plus favorables aux pucerons.En août, lorsque la photopériode diminue à 13 heures, 20 à 25 % des femelles ailées sont produites.Ces femelles se dirigeront vers le nerprun où il y aura production de mâles, accouplement et ponte d’œufs (reproduction sexuée), te martine.giguere@lebulletin.rogers.com dement due au passage de l’équipement (environ 2 %) seraient d’une soixantaine de dollars l’hectare.À des niveaux de populations de plus de 250 pucerons par plant, l’application d’un insecticide a augmenté les rendements de 0,44 à 0,86 kg l’hectare en 2004.Au Québec, de tels essais devraient se faire au cours de la saison.Car plusieurs questions demeurent en suspens.Ce ravageur est nouveau au Québec et il faut recueillir des données pour établir des seuils d'intervention basés sur notre réalité climatique.Présent partout Présent dans toutes les régions agricoles, ce ravageur est bien g implanté au Québec, g « On le soupçonne de 3 passer l’hiver sous | notre climat, mais jus- g qu’à ce jour il n’y a | aucune preuve scientifique », indique l’entomologiste Michèle Roy, de la direction de l’innovation scientifique et technologique du MAPAQ.Cet insecte a besoin de deux hôtes pour effecteur son cycle vital : le soya et le nerprun.Le puceron du soya a éga- En novembre, c’est le meilleur moment pour identifier le nerprun car pratiquement toutes les autres espèces d’arbustes ont perdu leurs feuilles.Le puceron du soya passerait l’hiver sur le nerprun sous forme d’œuf.lement deux formes de reproduction : sexuée et asexuée.À l’automne, sur le nerprun, les femelles migrantes vont produire des mâles.Il y aura accouplement et production d’œufs.Le seuil létal pour les œufs est de - 34 °C.« On LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 25 MAI 2005 MAI 2005 cultures W SOUS HAUTE PAR MARTINE GIGUÈRE, agronome LES PRODUCTEURS AMÉRICAINS s’inquiètent de la présence de la rouille asiatique.Quelles seront les conséquences économiques pour la culture du soya à court, moyen et long terme ?Nul ne le sait.Au Québec, les experts vont suivre de près la situation aux États-Unis et un système d’alerte sera mis en place par le Réseau d’avertissement phytosani-taire (RAP).Production de soya menacée La probabilité que la rouille se retrouve dans les champs de soya au Québec est élevée, indiquait la phytopathologiste Sylvie Rioux, du Centre de recherche sur les grains (CÉROM), lors d’une journée d’information en grandes cultures organisée par le RAP en février dernier.Causée par un champignon, Phakopsora pachyrhizi, la rouille La rouille asiatique cause la perte prématurée du feuillage.Si la rouille atteint le Québec cet été, on estime que les pertes de rendements pourraient être de 10 à 40 %.asiatique a été observée pour la première fois au Japon en 1902.Depuis, on la retrouve en Asie, en Australie, en Inde, en Afrique et en Amérique du Sud.En novembre 2004, on l’a diagnostiquée en Louisiane et dans sept autres États américains.Les experts soupçonnent notamment les vents de l'ouragan Yvan d’avoir transporté les spores du champignon jusqu’aux États-Unis.Cette maladie peut s’attaquer à plusieurs espèces végétales.En La probabilité que la rouille asiatique infeste les cultures de soya au Québec est élevée.plus du soya, la rouille pourrait s’attaquer notamment au lupin, au pois, au mélilot, au haricot de Lima et au trèfle blanc.Pour survivre à l’hiver, ce champignon doit avoir accès à des tissus végétaux bien verts.On retrouve des conditions favorables au sud des États-Unis.Cependant, notre climat nordique nous donne un avantage : la rouille ne pourra pas survivre à nos hivers.L’infestation par la rouille se fera ici par des spores qui seront transportées par le vent et les courants d’air.Réagir rapidement Agressive, la rouille asiatique se reproduit rapidement.Elle complète son cycle vital en 9 à 10 jours (voir l’encadré Conditions propices au développement de la rouille).Le dépistage est donc de mise (voir l’encadré Dépistez vos champs).Une des difficultés sera de bien identifier cette maladie au tout début car les symptômes peuvent être confondus avec ceux des maladies comme la brûlure bactérienne et la tache brune.CONDITIONS PROPICES AU DÉVELOPPEMENT DE LA ROUILLE Températures optimales de développement entre 15 et 28 °C Humidité relative de 75 à 80 % Période de mouillure du feuillage de 6 à 8 heures ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : REID FREDERICK, USDA AGRICULTURAL RESEARCH SERVICE.FOREIGN DISEASE-WEED SCIENCE RESEARCH UNIT.FT.DETRICK, MD. DEPISTEZ VOS CHAMPS ?Visitez en priorité les champs semés tôt avec des variétés hâtives.?Soyez vigilants avec les champs dont le feuillage sèche lentement après une période de mouillure (pluie ou rosée)./ Privilégiez les champs dont les rangs se referment tôt en saison.?Commencez vos observations par les feuilles du bas, elles seront les premières infectées./ Utilisez une loupe de 10 X à 20 X et vérifiez la présence de pustules (urédies et urédiospores) à la face inférieure des feuilles.Source : Soybean rust continues to spread in southern U.S., Albert Tenuta, Ontario Ministery of Agriculture and Food Dans les régions tropicales et subtropicales, la rouille peut occasionner des pertes de rendements allant jusqu'à 80 %.Aux États-Unis, les experts estiment que les pertes pourraient varier de 10 à 50 %.Ici, les pertes pourraient être de 10 à 40 %.La rouille du soya s’attaque en premier lieu aux feuilles du bas.Et plus la maladie vieillit, plus son développement est rapide.Elle mm La rouille se développe rapidement, la maladie complète son cycle en 9 à 10 jours.Lors du dépistage, commencez vos observations par les feuilles du bas, elles seront les premières infectées.Attention, au début de l’infection, les symptômes de la rouille peuvent être confondus, notamment avec ceux de la brûlure bactérienne et la tache brune.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 27 Visez JUSTE à TOUT COUP.Le confort et la polyvalence des tracteurs MF 5400 vous permettent d'atteindre vos objectifs de productivité.MASSEY FERGUSON® Massey Ferguson1* est une filiale à part entière de la société Agco Corporation, Duluth, Géorgie.MAI 2005 MAI 2005 cultures STADES DE DÉVELOPPEMENT DU SOYA R1 : début floraison R2 : pleine floraison R3 : premières gousses (0,5 cm de longueur) R4 : remplissage des gousses (2 cm de longueur) R5 : premières graines (0,3 cm de longueur) yy Depuis que je l'ai intégré à mon programme de fertilisation, je peux me concentrer sur des perspectives de rendement et de croissance à plus long terme.ÉPANDAGE PRECISION TUBREX > SULFATE DE POTASSIUM > SOUFRE, CALCIUM, MAGNÉSIUM BN® 1866 770.8887 | 450.759.8887 www.agro-100.com certificat N 696 deux strobirulines (Quadris et Headline), et deux triazoles (Foli-cur et Tilt).Lors du dépistage, il faudra noter l’incidence (nombre de feuilles avec des symptômes de la maladie) et la sévérité (pourcentage de la feuille affectée par la rouille).Selon les experts, avec une incidence de plus de 10 %, on doit prévoir des baisses de rendement.On doit aussi considérer le stade de développement de la culture lors du dépistage.La fenêtre de protection se situe du stade RI à R5 (voir l’encadré Stades de développement du soya).Enfin, si les modèles américains de prédiction nous disent que Ton est à risque, la phytopathologiste Sylvie Rioux est d’avis qu’un traitement fongique préventif sera de mise.À suivre de près.k martine.giguere@lebulletin.rogers.com cause la perte prématurée du feuillage, une augmentation du nombre de gousses non remplies, une diminution du nombre de gousses et de grains, et une diminution du pourcentage de germination des semences.Comment lutter ?Il n’y a pas pour l’instant de culti-var résistant à la rouille du soya.La mise en marché de cultivars résistants pourrait prendre de cinq à sept ans encore.Certains cultivars sont peut-être plus tolérants, mais on ne les connaît pas encore.À court terme, l’utilisation de fongicides sera le seul outil de lutte.Ainsi, l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) a homologué d’urgence quatre fongicides pour lutter contre la rouille, Quelques rangs de soya n’ayant pas reçu de fongicide lors de la pulvérisation.28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Financement offert 0 % — 36 mois 0,9 % - 48 mois 1.9 % — 60 mois 2.9 % - 72 mois L'offre prend fin le 30 juin 2005e Possibilité de location ou « achat ballon » Modèle Puissance à la pdf Cylindrée (do‘- litres) Type de moteur de 60 à 95 ch à la pdf MF 5455 MF 5460 MF 5465 MF 5435 60 ch 268 -4.4 4 cyl.-Atmosphérique MF 5445 70 ch 268 - 4,4 4cyl.-Turbo Le CONFORT et la POLYVALENCE qu’il vous faut pour bien travailler ! -4,4 -4,4 -6,0 4cyl.-Turbo&Airàair 6cyl.-Turbo&Airàair injection directe électronique 1 Offre conditionnelle à l'approbation du crédit par AGCO Finance LLC.Certaines conditions s'appliquent.L'offre prend fin le 30 juin 2005.Pour plus de détails, contactez votre concessionnaire participant.Massey Ferguson-* est une filiale à part entière de la société Agco Corporation, Duluth, Géorgie.* MASSEY FERGUSON' MAI 2005 cultures Pour obtenir de bons résultats en termes de rendements et de qualité, certains cultivars de blé nécessitent des doses d'azote plus élevées que d'autres.Vrai ou faux ?PAR MARTINE GIGUÈRE.agronome POUR RÉPONDRE À CETTE QUESTION, les agronomes Stéphanie Mathieu et Simon Roy du Club Consersol Vert Cher ont fait des essais de fertilisation pendant trois ans chez des producteurs agricoles et dans des parcelles scientifiques.Selon les grilles de fertilisation du CRAAQ (Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec), la dose d’azote recommandée pour fertiliser le blé panifiable et fourrager se situe entre 90 et 120 kg / hectare.Mais dans les faits, nous dit le conseiller Simon Roy, la dose appliquée chez le producteur se situerait quelque part entre 90 et 200 kg / ha.Alors, quelle dose choisir ?L'objectif du projet de fertilisation de blé était de préciser la dose recommandée en fonction des cultivars et des critères de qualité recherchés (pourcentage de protéine, indice de chute, verse, etc.).Cinq cultivars ont été sélectionnés (voir le tableau 1).« Nous avons choisi d’évaluer quatre doses d’azote », précise Stéphanie Mathieu (voir le tableau 2).TABLEAU 1 CULTIVARS DE BLÉ SÉLECTIONNÉS PROTOCOLE D'ESSAI Blé à pain Blé pour mélange à minoterie ¦ 60, 90,120,150 kg d’azote ¦ Fractionnée (30 kg / ha au tallage) Type fort Type moyen ¦ Apports d’engrais chimique ¦ Aucune application de fumier AC Barrie AC Drummond SS Blomidon sur retour de soya de 35,65, ¦ Trois sites par cultivar o ° AC Brio Torka 95,125 kg / ha ¦ Taux de semis de 450 grains / m2 TABLEAU 2 BONNE D’AZ POUR DU m BLE E 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS RAFFINER LES METHODES D'ANALYSES Il existe plusieurs méthodes d’analyses pour vérifier la teneur en vomitoxine de vos grains.Les conseillers Stéphanie Mathieu et Simon Roy ont fait tester 12 échantillons de blé selon 5 méthodes d’analyses en 2004.On obtient une grande variation dans les résultats, pour classer le blé qui doit avoir moins de 2 ppm de vomitoxine (voir le tableau).Des résultats qui portent à réfléchir ! 12 ECHANTILLONS TESTES EN 2004 moins de 2 ppm # échantillons GC (chromatographie gazeuse) 83% 10/12 ELISA-B 67% 8/12 ELISA-A 50% 6/12 HPLC (chromatographie liquide) 42% 5/12 QuickDON 25% 2/12 Selon qu'il s'agissait d'un champ avec retour de soya, la dose était réduite de 25 kg / ha.Il n’y a eu aucune application de fumier et 30 kg / ha d’azote était appliqué au tallage.Chaque cultivât était cultivé sur trois sites.Le producteur semait une seule variété, mais sa parcelle était divisée en quatre afin d évaluer toutes les doses d’azote.Le taux de semis était de 450 grains / m-.Finalement, Gilles Tremblay du CÉROM (Centre de recherche sur les grains ) a supervisé la réalisation des parcelles scientifiques.« Dans ce cas-ci, les cinq variétés ont fait l'objet de quatre répétitions, en plus d’un témoin », indique Simon Roy.TABLEAU 3 PRINCIPAUX CRITÈRES DE QUALITÉ RECHERCHÉS POUR LA PANIFICATION Critères Valeurs Protéine 12,5% Indice de chute minimum 250 secondes Vomitoxine (DON) < 2 ppm TABLEAU 4 CAUSES DE DÉCLASSEMENT DU GRAIN SELON LES TROIS CRITÈRES ÉTUDIÉS Blé à pain Blé à mélange DON 62% 79% Taux de protéine 56% 60% Indice de chute 0% 25% LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 31 MAI 2005 RENDEMENTS EN FONCTION DE L'AZOTE DES CULTIVARS TESTÉS 1,5 0 60 90 120 150 Azote (kg/ha) cultures Le rendement stagne à plus de 90 kg/ha d’azote.I FIGURE 2 I TAUX DE PROTÉINE EN FONCTION DE L'AZOTE > Protéine Rendement IHUIH 90 Azote (kg/ha) Le taux de protéine augmente jusqu’à plus de 150 kg/ha.TABLEAU 5 RESULTATS MOYENS OBTENUS AU COURS DES TROIS ANNÉES D'ESSAI Barrie Blomidon Brio Drummond Torka Indice de chute 382 262 378 301 331 Protéine (%) 14,3 13,2 14 12,8 11,8 Rendement moyen (t/ha) 3,93 4,48 4,06 3,90 3,74 DON (ppm) 0,6 0,7 1,1 3,3 2,7 Probabilité de classement (%) 86 53 73 18 25 L’élément clé : le choix du site « Trop souvent les producteurs choisissent de cultiver du blé lorsqu’ils prévoient des travaux de nivelage ou de drainage », commente Simon Roy.Le champ libre tôt en saison leur permet de réaliser les travaux d’entretien.Par contre, ce n’est peut-être pas le meilleur site pour la culture du blé.« On remarque que les producteurs qui performent le mieux (rendement et taux de protéine) avec la culture du blé sont ceux chez qui cette culture est bien implantée dans la rotation », indique le conseiller.Et la dose est.On note des augmentations de rendements avec les doses de 60 et 90 kg / ha d’azote.Par la suite, de 90 à 150 kg / ha, le rendement stagne, peu importe le cultivar.Si on regarde de plus près les principaux critères de qualité (voir le tableau 3), l’augmentation de protéines monte jusqu’à plus de 150 kg / ha (voir les figures 1 et 2).La dose optimale d’azote qui permet d’obtenir la meilleure marge brute se situe entre 100 et 105 kg / ha d’azote.« Nous avons tenu compte du rendement des cultivars, du prix payé en 2004 selon le taux de protéine, et du coût de l’azote (1,40 $ / kg) », indique Simon Roy.Ainsi, en appliquant ces doses, on obtient quatre fois sur cinq une marge brute optimale indépendamment du cultivar (une économie de près de 30 $ en azote entre la dose de 100 et 120 kg / ha).Le cultivar qui fait la différence Une fois la dose optimale d’azote trouvée, quelles sont les probabilités de classement du grain ?Le cultivar fait-il la différence ?Selon les données obtenues, les probabilités de classement du grain varient pour les blés panifiables et de mélanges.« En choisissant des cultivars de blé à pain, on augmente de 50 % nos chances de classement », souligne Stéphanie Mathieu.La meilleure chance se situe à une dose de 120 kg / ha d’azote, soit 90 % pour les blés panifiables et 40 % pour les blés à mélange.Les causes de déclassement les plus fréquentes sont la teneur en vomi-toxine (DON), le taux de protéine et l’indice de chute.Ici aussi, le choix du cultivar influe sur les résultats (voir les tableaux 4 et 5).Enfin, pour réussir votre blé panifiable, Stéphanie Mathieu et Simon Roy vous conseillent de bien choisir votre champ (drainage, précédent cultural, etc.), de choisir des cultivars de blé à pain pour augmenter vos chances de classement, de ne pas retarder la récolte, de bien ventiler, et de faire analyser votre grain, k martine.giguere@lebulletin.rogers.com Ce projet a été rendu possible grâce à la participation financière du CDAQ, de la FPCCQ et du MAPAQ.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO © YVON THÉRIEN LE 2,4-D.UNE INNOVATION SCIENTIFIQUE IMPORTANTE The Henry Ford Foundation de Dearborn au Michigan a inclus le 2,4-D à sa liste des 75 innovations les plus importantes des 75 dernières années.Peu d’innovations scientifiques auraient fait autant pour accroître la production alimentaire à l’échelle mondiale.Depuis son homologation au Canada en 1946, l’herbicide 2,4-D est devenu l’un des herbicides agricoles les plus utilisés au pays et à l’étranger.On l’utilise sur de nombreuses cultures telles que le blé, l’orge, le mars, le riz, les pâturages, le soya, les pommes de terre, la canne à sucre, les fruits à pépins, les drupes et les noix.On s’en sert également comme composant d’herbicides employés pour protéger les pelouses contre les mauvaises herbes, et les régions écologiquement vulnérables contre les espèces envahissantes.Une évaluation économique d’Agri-culture Canada faite en 1988 a conclu que l’augmentation nette de la valeur du grain pour les agriculteurs, une fois les coûts de l’herbicide et de son application déduits, était de 176 millions de dollars par an.Le brevet original pour le 2,4-D a été délivré en 1945 au Dr Franklin D.Jones, un physiologiste des plantes.Le Dr Jones travaillait avec l’acide indole-acétique (AIA), une auxine végétale naturelle.L’AIA est présent dans tous les végétaux.Les humains en consomment quotidiennement par l’entremise des fruits, des légumes et des céréales.Afin de pouvoir travailler avec un composé semblable à une auxine, mais plus stable chimiquement, le Dr Jones a ajouté à ses expériences le 2,4-D, un analogue de l’AIA.En février dernier, l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARIA) de Santé Canada a conclu que « l’utilisation du 2,4-D et de ses préparations commerciales (PC) pour traiter les pelouses et le gazon en plaques ne présente pas de risque inacceptable pour la santé humaine ni pour l’environnement ».On en est arrivé à cette conclusion après avoir examiné les risques combinés liés à l’exposition par la consommation d’aliments et à l’utilisation du produit sur des pelouses résidentielles.CropLife x CANADA représentant de l'industrie de la phytologle Rien i iv sin passe IVM icavilv résiduelle ni la souplesse de Dual II Magnum Pour un rendement maximal, laissez Dual1 II Magnum1 mettre un point final à la compétition des graminées annuelles rebelles, y compris le souchet et la morelle.En matière de lutte aux mauvaises herbes, il offre la performance la plus stable et la plus durable qui soit dans un large éventail de cultures.Et soyez sans crainte : le bénoxacor'"-, son phytoprotecteur distinctif, le rend parfaitement inoffensif pour votre maïs.Terrassez les mauvaises herbes avec la puissance de Dual II Magnum.Point final.Communiquez avec notre Centre de ressources pour la clientèle au 1-87-SYNGENTA (1 877 964-3682) ou visitez notre site www.syngenta.ca syngenta Tous les produits sont des marques de commerce d’une compagnie du groupe Syngenta.Dual II _ ¦ L mé Fleurs roses disposées en imbelle Le butome à ombelle est une plante qui se retrouve dans les fossés, les petits cours d’eau et les étangs.Ses fleurs d’un rose tendre attirent rapidement le regard des passeurs.Il se reconnaît par la couleur de ses fleurs et par leur disposition en ombelle.Le butome a été introduit au Québec en provenance d’Eurasie.La plante se reproduit rapidement par ses graines, ses rhizomes et de petites bulbilles qui sont situées à la base des plants.Le butome se retrouve principalement le long du Saint-Laurent et de ses affluents.Les Mohawks de Kahnawake utilisaient le butome en mélange avec de l’écorce de peuplier pour fabriquer un vermifuge pour les vaches et les chevaux.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 33 MAI 2005 uits et légumes IflfER toSPER PAR MARTINE GIGUÈRE, agronome Est-il possible de cultiver l’asperge blanche au Québec ?Le cultivar Guelph Millenium est-il adapté à ce type de production ?Les asperges produites vont-elles rencontrer les critères de qualité et les exigences des acheteurs ?Finalement, quel sera le coût de production de l’asperge blanche et à quel marché devrait-on la destiner ?L'agronome Daniel Bergeron, conseiller horticole à la Direction régionale de la Capitale nationale du MAPAQ à Québec, tente de répondre à ces questions.Il a mené des essais en 2004.Ceux-ci se poursuivent cette année.Le Guelph Millenium Très peu sensible à la fusariose, doté d’une meilleure productivité et d’une période de récolte plus longue que les autres cultivars, le Guelph Millenium a donné un nouveau souffle à la production d’asperges vertes au Québec.Les superficies en culture ont augmenté de 14,6 % de 1997 à 2002 (voir l'encadré Portrait de la production de l’asperge).Ce cultivar a permis aux producteurs québécois d'implanter de nouvelles aspergeraies, mais est-il adapté à la production d’asperges i blanches ?I l Un projet de culture d'asperges i I blanches a donc été élaboré et mis en ; | place aux Fermes Jacques Coulombe ' 1 et fils à l’île d’Orléans.« Nous avons J g installé des tunnels sur 10 sections de i £ 15 mètres dans une aspergeraie Le coût de production de l’asperge blanche est de 7,45 $/kg I alors que celui de la verte est de 1,90 $.i " r I.E BULLETIN DES AGRICULTEURS , PORTRAIT delà PRODUCTION DE L'ASPERGE En 2003,117 producteurs cultivent de l’asperge au Québec.Les superficies totales en culture sont de 277 hectares.On retrouve les producteurs dans trois principales régions : Lanaudière (83 ha), Mauricie (67 ha) et Mon-térégie (44 ha).73 % des producteurs d’asperges cultivent moins de 2 ha, ce qui représente 22 % des superficies totales en culture tandis que 9 producteurs cultivent 48 % des superficies, soit une superficie moyenne de 15 ha par entreprise.Source : Colloque sur l'asperge 2003, Offre et demande dans le monde, Pierre Mongrain, MAPAQ Québec CRITÈRES DE QUALITÉ ?Nombre de turions récoltés ?Poids des turions à la récolte ?Calibre des turions : petit, moyen, gros ?Nombre de turions cassés ?Maturité des turions ?Nombre de turions de catégorie #2 (droiture du turion) .est-ce possible au Québec ?Elle est recherchée des restaurateurs et des grossistes en alimentation, mais sa culture relève du défi.En fait, tout est à développer.L'essai s’est déroulé aux Fermes Jacques Coulombe et fils (Ile d’Orléans).On a installé 10 sections de 15 mètres de tunnels recouverts de paillis dans une aspergeraie implantée en 1998.
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