Le bulletin des agriculteurs /, 1 juillet 1999, juillet
sse Enregistrement no 006«|^ Bulletin des agriculteurs.MIXTESFW3F Pour un élevage porcin plus efficace es agriculteurs Branché sur le monde fwww.lehulletin.com) Branché sur le monde (www.lebulletin.com) 1999 DOSSIEI PER PRECISION «REGION IHE DSH XX Des agriculteurs du Bas-Saint-Laurent, tel Normand Charest, prouvent que les nouvelles technoloi leur sont accès 08 lefuiuow 21 °H anu s/52 lebfl ogdfü/sanbipoijfd *d?Q 38 np dieuoneN anb^yiotiqig Lt> 60/1002 /QO 6ÀZG800000 Quoi d’autre?Pour en savoir plus sur les solutions que Doiv AgroSciences peut vous proposer afin (l'assurer la santé de vos cultures, contactez notre CENTRE DE SOLUTIONS au 1 800 667-3852, par télécopieur au 1 888 296-6188, faites-nous parvenir un message électronûjue à solutions@dowagro.com, ou visitez notre site Web : www.dowagro.ca. Et on l’apprécie! 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Ouais, pour le jardinage, le fauchage, le dépistage, le grand ménage.lÜjDow AgroSciences "Marque de commerce de Dow AgroSciences LUC Dow AgroSciences Canada Inc est un usager autorisé.'Tous les autres produits sont des marques déposées de leurs sociétés respectives.9805-425013F qui vous feront entrer m M = ^ i^h IL-l Le web agricole « Certaines applications que l’on n’envisageait même pas il y a six mois existent aujourd’hui, » affirme André Campeau Il y a quelques années, le télécopieur a causé une révolution dans le monde des communications en accélérant la vitesse de transmission des documents.Une seconde révolution, beaucoup plus importante celle-là, est venue avec le courrier électronique (le courriel) et Internet, dont les applications dépassent largement la simple transmission de domtées.En agriculture, ce réseau offre la possibilité d avoir un accès instantané aux cotes boursières, au prix des grains à la Boiuse de Chicago et aux prévisions de la météo, ou de faire ses transactions bancaires à partir de la maison.Si les agriculteurs ont d'abord utilisé Internet pour la recherche d information, les spécialistes croient que le commerce électronique, c’est-à-dire l’achat et la vente de biens par Internet, sera le prochain secteur à connaître une croissance fulgurante.C’est l’avis d’André Campeau, conseiller en marketing, section Conunerce électronique, chez Desjardins, à Lévis.Selon lui, l’une des principales utilisations du réseau par les agriculteurs sera la comparaison de produits avant l’achat.« Déjà, on peut comparer des produits concurrents en visitant les sites Web de certains fournisseurs.Mais les choses iront plus loin : on devrait bientôt voir surgir - si ce n’est déjà fait ! - des sites où des produits concurrents auront subi des bancs d’essai.» Déjà, Internet a changé radicalement les h altitudes d’achat de plusieurs agriculteurs américains : certains achètent maintenant leurs engrais et pesticides après avoir sollicité des soumissions de divers fournisseurs par courriel.Mais une telle tendance ne signifie pas pour autant que les conseillers agricoles seront remplacés par les ordinateurs, soutient Ryan Kelly, directeur des ventes et du développement de canaux chez eHARVEST.com/agribiz.net, une entreprise ontariemie spécialisée dans les sites Web agricoles.« C’est une question de valeur du service rendu à F agriculteur.Éventuellement, on verra apptuaitre des conseillers électroniques, mais ils seront contrôlés par ceux qui font en ce moment les recommandations de vive voix aux agriculteurs.Par l’entremise de certains sites Web américains, on peut déjà acheter divers intrants et produits agricoles.Potu les agriculteurs qui affichent ces produits, l’accès aux marchés s’en trouve élargi et presque instantané.M.Kelly insiste sur ime autre dimension : l’abondance d information générée par Internet doime une transparence accrue des marchés, et les agriculteurs connaîtront plus facilement la valeur de leurs produits et les créneaux à valeur ajoutée.La progression du réseau Internet continue d’être très rapide.On aura peut-être prochainement des ventes aux enchères virtuelles, avec des animaux qu’on examinera à l’écran et sur lesquels on pourra miser à partir de son clavier » affirme André Campeau.De son côté, Ryan Kelly croit qu Internet reliera plus étroitement fournisseurs et agriculteurs : le fournisseur saura par exemple quand son client a besoin d'être approvisionné, à cause d'un accès mutuel aux inventaires.« Internet deviendra une vaste Bourse, avec de nombreuses options comme des ventes aux enchères en ligne et le suivi informatique des livraisons.La traçabilité des animaux et des produits agricoles sera également de beaucoup facilitée par voie électronique.» PRODUITS DE MARQUE le PIONEER ïjtscnible pour mieux nuis informer des agriculteurs www.pioneer.com/canadawww.lebulletin.com sommaire JUILLET-AOÛT 1999 FRUITS ET LEGUMES* DOSSIER Ul\l SOL EN FORME 61 Les grossistes orientent notre production maraîchère Ce sont eux qui doivent répondre aux exigences des consommateurs.VIE RURALE 68 Votre outil secret : l'arbuste ! C'est le trait d'union indispensable à tout aménagement structuré et harmonieux.18 Le ménage du sous-sol La sous-soleuse a sa raison d'être.À condition de bien l'utiliser et de ne pas en abuser.21 Du diagnostic à la correction Les solutions aux problèmes d'égouttement se raffinent.22 La trousse d'outils du niveleur Quatre machines ou instruments s'offrent à celui qui veut effectuer du nivelage.25 La quatre raies au boulot La ferme Servisem pratique le semis direct.Mais la charrue y a encore sa place.OMC 15 Les fruits et légumes dans les négociations Deux enjeux importants : les mesures sanitaires et phytosanitaires, et les obstacles techniques au commerce.GRANDES CULTURES 28 Expédition agricole au Brésil .Vingt-sept agriculteurs et agricultrices québécois se sont familiarisés avec l'agriculture brésilienne.31 Qualité avant tout Agriculture de précision, nouvelles technologies, environnement.les grandes cultures ne manquent pas de défis.N’oublions surtout pas la qualité.75 L'homme aux mille reines.abeilles Depuis bientôt 18 ans, Raymond Beaudry se spécialise dans cet élevage particulier.EN COUVERTURE 34 La précision en région L'agriculture de précision n'est pas réservée aux producteurs de grandes superficies de la plaine de Montréal.ANIMAUX 38 « Et le gagnant est.» Quelle structure d'entreposage de fumier représente la plus économique pour vous ?Voici quelques pistes.42 L'ensilage de maïs, pas toujours pareil ! La teneur en fibre et la digestibilité varient selon 12 Agenda 8 Apprivoisons le futur l'hybride, le climat et le stade de maturité à la récolte.70 C'est nouveau 46 Le marais artificiel de Cacouna 79 Cuisine Ce filtre spécial draine depuis trois ans les eaux de 3500 veaux lourds.6 De bouche à oreille 51 Pour devenir plus efficaces 81 Météo août Les Gagné ont doublé leur troupeau porcin et 82 Météo septembre abandonné les cultures commerciales.67 Onésime 55 Dans les œufs de père en fils Avant-gardistes, les Gauthier.Déjà, en 1921, le Ministère 78 Petites annonces leur accordait un contrat de recherche.10 Point de vue 63 Quand la diversification entraîne 12 Point de vue la spécialisation Les Côté ont déjà vu comme un à-côté la production de Photo de la page couverture : Guy Duguay lait de chèvres.Ils ont pourtant fini par vendre leurs vaches.Normal de bouche à oreille PRIME DE 20'/.ASSOCIÉE AU PORC NATUREL Sur la lancée des fruits et légumes biologiques, un petit groupe d'éleveurs de porcs américains découvrent que la viande de porc portant la mention « Naturel » peut donner lieu à une prime allant jusqu'à 20 %.C'est du moins ce que tend à démontrer une étude réalisée par Jennifer Grannis de l'Université du Colorado, en réponse à une demande des producteurs de porcs du Colorado.Son étude précise que les jeunes familles à l'aise accepteraient de payer de 10 à 20 % plus cher pour obtenir une côtelette de porc naturel.La meilleure façon d'assurer la réussite de ce produit label consiste à l'offrir dans les supermarchés situés dans les localités où les revenus sont élevés, signale l'étude.Elle montre aussi que la diversité des produits naturels offerts au même endroit est proportionnelle à ses chances de succès.On y apprend qu'une clientèle très sensible aux préoccupations environnementales refuse de manger du porc élevé aux hormones ou avec des antibiotiques.Par ailleurs, cette clientèle pointilleuse veut savoir comment le porc a été élevé.Elle exige que cette information figure en évidence sur une étiquette intégrée à l'emballage.Mme Grannis soutient que le comptoir de viande naturelle constitue une suite logique aux autres produits naturels ou biologiques, à condition de prévoir leur présence là où le consommateur a les moyens de se les offrir.En matière de mise en marché, elle suggère aux éleveurs de distribuer des feuillets explicatifs dans les supermarchés.Ce document présenterait les fermes porcines biologiques et rassurerait le client quant à leurs méthodes d'élevage.On peut joindre l'auteure de l'étude par courriel : jgrannis@lamar.colostate.edu.Simon M.Guertin fresh fronieflapfcy L’EXPORTATION RAPPROCHE LES HORTICULTEURS L'Association des Jardiniers Maraîchers du Québec (AJMQ) est en train de rapprocher les divers groupes d'horticulteurs au Québec.Traditionnellement divisés selon les productions et parfois au sein d'une même production, les horticulteurs seront, aux prochaines foires commerciales, tous réunis dans un même kiosque où l'on exposera légumes de champ et de serre, pommes et pommes de terre.À l'heure de la mondialisation, la réunion de l'offre en produits horticoles sur un seul et même site s'impose pour que les acheteurs américains trouvent à une seule place les principaux exportateurs de fruits et légumes du Québec.Pierre Sauriol IL N’Y A RIEN .COMME UNE MERE POULE Des chercheurs canadiens ont découvert qu'on pouvait accélérer la croissance des poussins en leur faisant entendre des sons que les volatiles associent à la fonction de manger.« Nous avons enregistré le gloussement d'une poule signalant à ses poussins qu'elle vient de leur trouver de la nourriture, explique Luis Bate, du Collège des vétérinaires de [Atlantique situé à l'île-du-Prince-Édouard.Lorsque ce son retentit par des haut-parleurs situés près d'une trémie d'alimentation, les poussins accourent immédiatement, même si la mère n'est pas là.» Le scénario s'est aussi répété dans un élevage de dindes, faisant dire au chercheur que les volatiles peuvent distinguer de subtiles différences de son.L'expérience nous apprend que des poussins soumis au traitement ont engraissé 20 % plus rapidement dans les trois premières semaines de leur existence.Répété dans un poulailler abritant des milliers d'oiseaux, ce même protocole a toutefois eu des résultats moins foudroyants.Y correspond tout de même un avantage de 2 à 4 %.La compagnie américaine de nourriture pour chats Whiskas a immédiatement sauté sur l'occasion pour produire un commercial télé utilisant des couleurs, des bruits et des mouvements qui attirent les chats.Elle l'a testé sur 200 sujets qui ont réagi positivement en dévisageant le téléviseur, s'approchant de l'écran et touchant même la vitre de la patte.Simon M.Guertin ?ir une production qui évolue % f BELISLE.UN SITE QUI EVOLUE.Le fabricant de prémélanges pour porcs, volailles et bovins Concentrés Scientifiques Bélisle diffuse de l'information par son site Internet (www.belisle.net), modifié à quelques reprises depuis le début de l'année.Bien sûr, on y retrouve toujours la liste des produits ainsi qu'une description sommaire et, parfois, des témoignages de clients satisfaits.Bélisle a cependant ajouté d'autres sections intéressantes.La section « Publications » présente des articles sur l'alimentation animale.Tout client de l'entreprise peut également annoncer gratuitement ses produits et ses services ainsi que ses offres d'emploi.L'optimisation du site pour les fureteurs Explorer 4 ou 5 constitue peut-être un point négatif à soulever.Si vous utilisez un autre fureteur, le design risque d'être moins professionnel, et vous pourrez plus difficilement accéder à certaines pages.Luc Gagnon 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 NOS AMIS, LES CARABES A l'insu des producteurs, certains insectes aident ceux-ci à désherber leurs champs.Parmi ces confrères de travail, notons la famille des ca-rabidés.Plusieurs espèces de carabidés se retrouvent dans la nature québécoise.Ces insectes, que l'on peut dénicher en soulevant simplement une pierre ou un vieux morceau de bois, se nourrissent, notamment, de graines de mauvaises herbes.Clarence Swanton, malherbologiste à l'Université de Guelph, a étudié l'habitat des carabidés.Selon ses résultats, les résidus de cultures offrent un milieu de vie favorable à cette famille d'insectes.Par conséquent, le travail réduit du sol aide au maintien des populations de carabidés.En suivant des parcelles infestées de chénopode blanc et d'échi-nocloa pied-de-coq durant deux ans, M.Swanton a estimé le niveau de prédation des carabidés.Il a établi que ceux-ci avaient mangé des graines de mauvaises herbes dans des proportions de 30 %, 24 % et 21 % dans les résidus de maïs, de soya et de blé respectivement.Luc Belzile LE XXI SIECLE flPPflR AUX FEMMES?Il ne faudra pas se surprendre si, au cours du prochain siècle, des femmes dirigent l'UPA, la Coopérative Fédérée ou le Mouvement Desjardins.Car le cerveau de la femme conviendrait beaucoup mieux que celui de l'homme à notre monde complexe, où il faut gérer plusieurs tâches à la fois et où l'ambiguïté est omniprésente.C'est du moins ce que soutient Helen Fisher, auteure de The Natural Talents of Women and How They are Changing The World.Madame Fisher base son assertion sur nombre d'études qui établissent que la partie du cerveau en mesure de gérer plusieurs tâches à la fois est beaucoup plus développée chez la femme que chez l'homme et que l'hémisphère droit de son cerveau serait étroitement lié à celui de gauche, ce qui lui permet de saisir très rapidement une situation globale, sans se laisser distraire par des détails.Cette conclusion s'appuie sur la théorie de l'évolution, rappelant que l'homme des cavernes se consacrait essentiellement à la chasse pendant que la femme effectuait des tâches multiples comme s'occuper des enfants et les protéger tout en amassant le bois de chauffage, apprêtant la nourriture et, même, resserrant les liens de la tribu.Cette théorie expliquerait la réussite des hommes de pouvoir au XXe siècle, ceux-ci s'étant concentrés sur leur carrière pendant que leurs femmes menaient une vie beaucoup plus équilibrée.À mesure que la ménopause fera son oeuvre, les femmes pourraient connaître une poussée de testostérone leur procurant le meilleur des deux mondes : une vision d'ensemble couronnée d'un tempérament de chasseur.Simon M.Guertin ¦nMMSü PLUS DE CANON D’EFFAROUCHEMENT Jacques Roy, producteur laitier de L'Islet-sur-Mer, est bien content d'avoir pu chasser l'oie des neiges, au printemps.Chaque année, celui-ci devait se résigner à subir les dommages du grand palmipède dans ses prairies.« Auparavant, les canons d'effarouchement étaient l'un des seuls moyens de défense dont nous disposions, déplore M.Roy.Avec la permission de chasser les oies au printemps, nous avons pu nous dispenser de leur utilisation.En fait, nous n'en avons pas installé.» Tous connaissaient les effets bénéfiques de la chasse printanière pour les agriculteurs du littoral.Par contre, il était plus difficile de prédire quand ces effets se feraient sentir.Selon Jacques Roy, ils n'ont pas tardé.« Nous constatons déjà la réduction des dommages aux champs.» Rappelons que le gouvernement fédéral a autorisé la chasse printanière de l'oie des neiges en raison de la surpopulation de ces oiseaux.En plus des dommages à l'agriculture, cette surpopulation, soit 835 000 oiseaux en 1998, menace l'habitat hivernal des oies et des autres espèces du Nord canadien.Luc Belzile BACTERIE MANGEUSE D'ATRAZINE Un duo de chercheurs australiens a découvert une bac terie capable de dégrader l'atrazine qui réside dans les sols.La découverte créé de l'espoir chez tous ceux qui voudraient voir les sols décontaminés de cet herbicide là où il a été utilisé en excès.Amanda Tilbury, Ph.D.et chercheuse à ITInivcrsito de l'Australie de l'Ouest, a, en collaboration avec le Dr Peter Franzmaitn, microbio logiste à l'Organisation rie recherche industrielle et scientifique du Commonwealth, trouvé 40 types rie bactéries sut un site australien contaminé à l'atrazine.De ce nombre, Amanda Tilbury a sélectionne quatre bactéries qui semblaient dégrader et neutraliser l'atrazine.Finalement, la chercheuse n'a retenu qu'une seule bactérie, Pserr domonas AT2 (AI selon les initiales rie la scientifique), qui possédait les trois gènes indispensables à la degradation rapide rie l'atrazine.« Ordinairement, l'atrazine a une demi vie rie huit ans dans le sol, atteste Mme Tilbury.L'AI 2 irons a permis rie réduire ce délai à cinq heures en laboratoire.De plus, cette bactérie est parfaitement sùie pour les humains, les animaux et les plantes.» Luc Belzile Vous avez des commentaires ou des suggestions concernant le contenu du magazine ?N'hésitez pas à communiquer avec nous par téléphone au 1 800 361-3877, par télécopieur au (S14) 845-6261 ou par courrier électronique à infoQlebulletin.com.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z JUILLET-AOÛT 1999 7 i'k< PHOTO : JEAN-CLAUDE BÉHAR LA PARAJUBERCULOSE INQUIÈTE La paratuberculose, aussi connue sous le nom de maladie de Johne, soulève de plus en plus d'inquiétudes dans la communauté laitière internationale.Causée par une bactérie (Mycobacterium paratubercutosis), la paratuberculose s'attaque à l'intestin du bovin.Débilitante, elle entraîne une diarrhée chronique, une perte de poids et une baisse de la production de lait.L'agent infectieux se propage par les fèces et le lait.Quand un animal est infecté, il peut s'écouler deux ou trois ans avant que les symptômes comme la diarrhée n'apparaissent.Si cette maladie préoccupe de plus en plus, ce n'est toutefois pas à cause de ses répercussions économiques sur les élevages.Bien qu'on entende quelques avis contraires, la majorité des spécialistes estiment que les pertes financières qu'elle cause aux éleveurs sont faibles.Les inquiétudes proviennent plutôt du fait qu'il pourrait y avoir un lien entre la paratuberculose et une maladie affectant les humains d'une manière similaire, la maladie de Crohn.Personne, pour l'instant, ne peut prouver hors de tout doute que ce lien n'existe pas.On sait que l'agent infectieux peut se transmettre par le lait.Mais en pratique, la pasteurisation est censée le détruire.Des recherches scientifiques en ont d'ailleurs fait la preuve.Si les doutes demeurent, c'est que d'autres études débouchent sur des conclusions opposées.En outre, en Angleterre, on a retrouvé la bactérie dans des échantillons de lait pasteurisé.C'est pourquoi le gouvernement britannique a entrepris une étude approfondie dans le cadre de laquelle un millier d'échantillons de lait de diverses provenances seront analysés.Nul doute qu'il s'agit d'une question très délicate : la crise de la vache folle a démontré que la découverte d'une maladie transmissible de l'animal à l'humain (une zoonose) peut avoir des répercussions catastrophiques pour toute une industrie.C'est un dossier à suivre.André Piette apprivoisons futur LA PROCHAINE,RÉVOLUTION VERTE EST A NOS PORTES par Simon M.Guertin Après l’or jaune et l’or noir, c’est à notre tour de récolter l’or vert.Dans les années 1980, après une formation en agronomie, alors que j'étu-diais à temps partiel en administration aux côtés de personnes de mon âge issues de divers domaines, il s'en trouvait toujours une du secteur pharmaceutique ou pétrochimique pour essayer de me séduire : « Pourquoi restes-tu en agriculture ?Tu ne feras jamais d'argent là-dedans.» « Ce n'est pas grave, répondais-je spontanément à chaque fois : j'aime cela.» À peine 15 ans plus tard, beaucoup de sociétés pharmaceutiques découvrent à leur tour que l'agriculture a effectivement de quoi plaire.Elles changent de mission les unes après les autres en disant de leurs compagnies qu'elles œuvrent désormais dans la « Science de la vie ».Même les géants de la pétrochimie, qui craignent une pénurie de pétrole ou, pire, les attaques de plus en plus virulentes des environnemen-talistes, se tournent vers les agriculteurs pour faire produire de l'éthanol ou des huiles à moteur.Bienvenue dans le club.L'avenir n'appartient plus à ceux qui se lèvent tôt, mais à ceux et celles qui veulent nourrir, habiller et même soigner le monde.Tout simplement parce que la population mondiale croît à un rythme débridé.La planète porte 90 millions de personnes de plus chaque année.De quoi doubler la population du Québec en 28 jours, celle du Canada en 4 mois ou repeupler les États-Unis en moins de 3 ans.C'est ce qui explique que DuPont, le célèbre inventeur du nylon qui a habillé la plupart des jambes féminines de ce monde, n'a pas hésité à débourser tout près de 10 milliards de dollars US pour acquérir Pioneer, récemment.Qu'une compagnie comme Monsanto cherche actuellement à obtenir un coton naturel dont la fibre sera bleue ou kaki plutôt que le traditionnel blanc cassé.Et que Cargill et Dow unissent leurs efforts pour produire du plastique à partir du maïs ou du soya.Déjà, les fabricants d'automobiles et de tracteurs testent des matériaux composites faits de plastique végétal.Dans le Montana, John Deere étudie actuellement une résine qui, tirée du soya, pourrait remplacer les panneaux de ses presses à balles rondes.Ses chercheurs ont si bon espoir qu'ils n'hésitent pas à déclarer que, si le tout se maintient et que le produit est économiquement viable, les machines seront bientôt dotées de plastique d'origine végétale.Tout simplement parce que ces pièces de remplacement pèseront deux fois moins que les pièces en métal.Or, imaginez : il faut environ 20 kilos de soya pour faire un seul panneau ! Une autre entente, intervenue l'an dernier entre l'Université du Colorado, le groupe Agro Management et Thumb, et la coopérative de producteurs d'oléagineux, débouchera sur la production d'huile à moteur entièrement végétale : une première dans le domaine.Le produit est le résultat d'un mélange d'huile de canota et de soya et d'additifs végétaux qui a l'avantage de réduire considérablement les émissions d'hydrocarbures et de monoxyde de carbone.Les fabricants crient déjà victoire, car ce produit naturel est 230 000 fois moins toxique que l'huile ordinaire.Vendu depuis peu au Michigan, il est offert en grades de viscosité 30 et 10W-30 au prix de 2 $ US la pinte américaine.(Les curieux pourront se rendre à l'adresse suivante : www.agromgt.com pour en savoir davantage.) À bien y penser, si l'agriculture est bonne pour les autres, elle doit aussi l'être pour nous autres.8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 O' - MAIS la PRODUIT liberté de succès CONNAISSEZ-VOUS LE QUEBEC DES PRODUCTIONS MARGINALES ?par Lionel levac Beaucoup de Québécois connaissent mal le Québec.Pourquoi ?Parce qu'à la moindre occasion, ils le quittent pour la Nouvelle-Angleterre, s’envolent vers le Sud ou s’expatrient de longs mois dans des endroits où leur seule attache est le soleil.Et les agriculteurs, eux.connaissent-ils bien leurs collègues des autres régions, leurs spécialités, les produits qu'ils en tirent ?La réponse leur appartient.Toutefois, il serait déplorable que les premiers intéressés au développement de l’agriculture ne soient pas eux-mêmes des spécialistes de leur géographie agricole.Ne l’étant pas, ils ne pourraient non plus être des porte-parole et des promoteurs efficaces de cette grande industrie.Pourtant, ils seront les premiers à s’offusquer que quelques fromages fins de France plutôt que d’ici se retrouvent sur les tables des Québécois.Les premiers à reprocher au consommateur de réclamer du bœuf de l’Ouest et du saumon du Pacifique quand il pourrait se procurer des viandes québécoises de haute qualité et de la truite de pisciculture provenant peut-être d’à peine quelques kilomètres de chez lui.Il ne s’agit pas de jouer aux bornés et de se fermer à l'extérieur.Nous serions d’ailleurs très malvenus de le faire au moment où nous cherchons à développer les marchés d’exportation de nos produits.Il reste que nous devons connaître et apprécier ce qui se produit chez nous.Bien sûr, certains producteurs vendent leur lait ou leurs cochons et n’en demandent pas plus.Libre à eux, mais il faudra compter sans eux pour assurer la diversification et l’expansion de l’économie agroalimentaire.Les agriculteurs ont appris à respecter les différences — de plus en plus nombreuses, d’ailleurs — entre eux, entre petits et gros producteurs, entre ceux qui font de la production de masse et ceux qui élaborent des produits de créneaux.Il y a place pour les deux, et les deux sont essentiels l’un à l’autre.Si personne ne développait de fromages fermiers, n’ouvrait de petites fromageries ou ne produisait de lait biologique; si les autruches et les émeus ne montraient pas leurs longs cous dans nos campagnes; si nul maraîcher ne faisait de lacto-fermentation, si d’autres n’avaient pas eu l’idée de livrer des paniers de légumes directement chez les clients, si nos fraises et nos bleuets ne se retrouvaient pas en petits pots et notre cassis en liqueur.si, si, si.notre agriculture serait tout simplement stagnante, et le nombre de nos fermes aurait diminué davantage.Mais, trêve de « morale ».pensez donc à qui vous pourriez rendre visite d’ici la fin de l’été et à ce que vous pourriez goûter de nouveau ou d’inhabituel ! Lionel Levac est journaliste.leBulJetin des agriculteurs JUILLET-AOÛT 1999, VOL.82, N“ 8 1001, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 info@lebulletin.com Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon@lebulletin.com_______________ RÉDACTION Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Directrice de la rédaction Sylvie Bouchard, agronome sbouchard@lebulletin.com Rédactrice-réviseure Marie-Carole Daigle Journaliste Luc Belzile, dta lbelzile@lebulletin.com Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs Jean-Claude Béhar, Albert Chantier, Michel Dostie, Suzanne P.Lederc, André Piette, Richard Pitre, Pierre Sauriol PUBLICITÉ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tmracicot@lebulletin.com Représentant Claude Larochelle clarochelle@lebulletin.com Bureau de Toronto Tél.: (416) 932-2487 Fax: (416) 932-0294 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@netcom.ca Coordonnateur à la production Claude Larochelle Tous droits réservés 1991 Envoi de Poste-publications-Enregistrement n° 08866 Convention cadre de service N° 1952706-00 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Éditions Maclean Hunter Limitée et imprimé par les Imprimeries Quebecor.Les Magazines Maclean Hunter Québec L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1001, de Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3A 3E1 Président: Jean Paré Services administratifs et financiers: Suzanne Lamouche, c.a.vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a.contrôleur Rogers Media Inc.Président et chef de la direction: Anthony P.Viner Éditions Maclean Hunter Ltée Président : Brian Sega! Service des abonnements 525, rue Louis-Pasteur Boucherville (Québec) J4B 8E7 1 800 667-4444 Région de Montréal: 875-4444 Tarif de l'abonnement un an deux ans trois ans (12 numéros) (24 numéros) (36 numéros) 29,95 $ 52,49 $ 67,49 $ TPS 2,10$ 3,67$ 4,72 $ TVQ 2,40 $ 4,21 $ 5,42 $ Total 34,45 $ 60,37$ 77,63 $ Extérieur du Canada, un an : 40 $ 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 PRODUITS DE MARQUE PIONEER BRAND SEED CORN CHNOLOGY THAT L’ANGOISSE ALIMENTAIRE par André Piette Il y a vingt ans, un titre comme celui-là vous aurait fait songer d’emblée à ces centaines de millions d’humains qui ne mangent pas à leur faim.En cette fin de siècle, ils sont toujours aussi nombreux à crever de faim, mais force est de constater que l’angoisse alimentaire d'aujourd’hui, du moins celle des Nord-Américains, des Européens, bref de ceux qui habitent la partie industrialisée de cette planète, est tout autre.C’est de savoir si les aliments qu’ils consomment ne vont pas les empoisonner.Une certaine méfiance est en train de s’installer à l’égard des aliments.Nous avons tout intérêt à en tenir compte car elle pourrait avoir des répercussions majeures sur notre industrie.Plusieurs éléments sont venus alimenter cette méfiance récemment.Pensons à la crise de la dioxine, que viennent de vivre les Européens.La présence de ce composé chimique toxique dans certains aliments a ameuté tout le vieux continent et paralysé l’industrie agroalimentaire belge, d’où provenaient les aliments contaminés.Avant cela, il y avait eu la crise de la vache folle, qui a fait tout autant de vagues et fait vaciller l'industrie d’élevage britannique.La liste de tout ce qui soulève maintenant de la méfiance dans le domaine alimentaire est longue.Songeons aux aliments transgéniques.Aux fromages à base de lait cru.À l’hormone de croissance en production laitière.Aux résidus de pesticides.À la maladie de Johne, une zoo-nose potentielle vers laquelle les regards commencent à se tourner (une zoonose est une maladie infectieuse des animaux vertébrés transmissible à l’homme; voir le texte La paratuberculose inquiète à la page 8).11 ne fait pas de doute que certaines des inquiétudes alimentaires des gens sont justifiées.D’autres pourraient s’avérer sans fondement quand elles auront fait l’objet de plus de recherches scientifiques.Mais fondées ou non, nous devrions les avoir toutes à l’œil.Une zoonose crainte peut causer autant de torts qu’une zoonose confirmée.Des années d’efforts en vue de promouvoir un produit peuvent s’en trouver annihilées.Souvenons-nous de la phobie du cholestérol, qui a tant nui à l’industrie avicole et qui s’essouffle enfin.Se méfier des méfiances : voilà la première conclusion à tirer des derniers événements.Une seconde conclusion, c’est qu’il est plus impératif que jamais d’offrir à la population des aliments d’un qualité irréprochable.Dans le domaine alimentaire comme ailleurs, on pardonne de moins en moins les erreurs.André Piette, agronome, est rédacteur et vidéaste agricole.On peut joindre l’auteur au (514) 634-1113 ou apiette@cam.org.12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z JUILLET-AOÛT 1999 AGENDA 18 juillet 1999 Pique-nique provincial Holstein Ferme Yvan Jacques Saint-Eugène-de-Guigues Information : (450) 778-9636 28 au 31 juillet 1999 Assemblée générale annuelle de ('Association canadienne des médecins vétérinaires Calgary, Alberta Information : 1 800 567-2862, poste 23 6 au 8 août Festival du maïs Saint-Damase Information : (450) 797-3700 6 au 12 août Congrès international de la tourbe Centre des congrès, Québec Information : (418) 657-3853 7 au 22 août Fêtes gourmandes internationales île Notre-Dame, Montréal Information : (514) 861-8241 8 au 10 août Conférence annuelle de l'Institut agricole du Canada Charlottetown, île-du-Prince-Édouard Information : (902) 628-4880 12 au 14 août Contrés annuel de l'Ordre des agronomes du Québec Hôtel l'Oiselière, Montmagny Information : (514) 596-3833 18 août Journée Agriculture de précision et produits à valeur ajoutée (Nutrite, Prograin, Pioneer, Innotag, AAC, MAPAQ et Université Laval) Ferme Promarc Saint-Marc sur Richelieu Information : (450) 584-2511 18 au 29 août Expo Québec Parc de l'Exposition, Québec Information : (418) 691-7110 21 août Rendez-vous estival Novartis Semences Ferme Gustave Michon et fils La Présentation Information : 1 888 300-0147 24 au 26 août Journées des champs Salon de l'Agriculteur Ferme du Rapide-Plat, Saint-Hyacinthe Information : (450) 771-1226 Erratum : Dans notre numéro de juin, nous annoncions que les Journées Semico-Nutrite se tenaient les 14 et 15 juin à Sainte-Rosalie.Or, les Journées Semico ont lieu les 14 et 15 juillet.Toutes nos excuses pour les désagréments que cette erreur a pu causer. PREMIÈRE DE L’INDUSTRIE : GARANTIE DE DEUX ANS! PAR PNEU Firestone a été la première entreprise à garantir ses pneus pour une période de un an.Une fois de plus, elle reste le leader de l’industrie en offrant la première garantie du fabricant de deux ans.Firestone remplacera sans frais tout pneu radial arrière Firestone neuf devenu inutilisable au cours des 24 mois suivant l’achat; et ce en raison de toute cause hors du contrôle du fabricant) De plus, en ce moment et pour une période limitée, vous pouvez recevoir une remise du fabricant de 50 $ par pneu sur un vaste choix de pneus radiaux agricoles Firestone.Passez dès aujourd’hui chez le marchand de pneus agricoles Firestone de votre région et renseignez-vous sur la nouvelle garantie de 2 ans et sur la remise de 50 $.Hâtez-vous, cette offre se termine le 31 août! LA REMISE POSTALE firestone'de Cette offre spéciale est seulement disponible du 15 mars au 31 août 1999.Tire$tonc FIER COMMANDITAIRE DE CHEF DE FILE DANS LE DOMAINE wMarque de commerce de Bridgestone/Firestone Inc.Panade l'usure doit être Inférieure à 25 %.La garantie ne s'applique qu'à l'acheteur Initial du pneu ou à l'acheteur initial de l'équipement agricole équipé du pneu d'origine.Pour obtenir tous les détails et un exemplaire de la garantie, adressez-vous à votre marchand de pneus agricoles Firestone Polyram DF Excellente protection contre le mildiou et la brûlure alternarienne.Avec un avantage additionnel PolyramDF En plus de son action fongicide reconnue, PolyramMD DF contient du zinc - un oligo-élément et un facteur essentiel à la photosynthèse -pour garder le feuillage des pommes de terre plus vert, en meilleure santé et, par conséquent, plus résistant aux maladies.Polyram DF en granulés dispersibles se mélange facilement à l'eau et la structure unique de ses particules lui assure une meilleure suspension.Cela veut dire que le produit adhère bien aux surfaces des plants et résiste au délavage par la pluie.Polyram DF est économique et, à cause de son mode d'action à sites multiples, il est très efficace contre les souches résistantes de mildiou, y compris les plus tenaces comme la lignée A2.Produits agricoles Pour plus de renseignements, composez sans frais le 1-800-565-9586 ou visitez notre site Web à www.agproducts.basf.com BASF OMC Deux enjeux occupent une place importante : les mesures sanitaires et phytosanitaires, et les obstacles techniques au commerce.par Richelle Fortin, EN COLLABORATION avec Raymond Dupuis et Robert Bouchard Novembre 1999, à Seattle : lancement de la nouvelle ronde de négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).À l’ordre du jour : Vagroalimentaire.Quelle importance a tout cela dans l'industrie des fruits et légumes et de leurs préparations ?Les accords de l’OMC ont certes une influence sur la libre circulation des produits; cependant, compte tenu de l’importance des États-Unis comme premier fournisseur et première destination des produits de la catégorie Fruits, légumes et préparations, il faut aussi garder à l’esprit ce que prévoit l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).Plusieurs enjeux liés aux négociations de l’OMC touchent cette industrie, tels l’accès minimal, le soutien interne ou les subventions à l'exportation.Nous ferons d’abord le point sur Les auteurs travaillent à la Direction générale des services à l’industrie et aux marchés d'Agriculture et Agroalimentaire Canada.la question des tarifs douaniers spécifiquement applicables à cette catégorie de produits pour ensuite aborder deux enjeux qui occupent une place de plus en plus importante dans les négociations commerciales : les mesures sanitaires et phytosanitaires et les obstacles techniques au commerce.Les fruits et légumes représentent un secteur diversifié et considérable quant au commerce international (voir l’encadré Un secteur mouvementé).Les négociations multilatérales, soit par l’entremise de l’OMC ou d’accords régionaux, sont donc très importantes — tant pour les consommateurs qui recherchent diversité, meilleurs prix et grande qualité que pour les transformateurs qui s’approvisionnent sur les marchés mondiaux.L’ACCÈS AUX MARCHÉS L’accès aux marchés est l’un des trois piliers de l’Accord sur l’agriculture de l’OMC (pour plus de détails concernant cet accord et la nouvelle ronde de négociations de l’OMC en agroalimentaire, consultez Le corn- merce international dans le secteur agroalimentaire, que l'on peut obtenir auprès de l’Union des producteurs agricoles et d’Agriculture et Agroalimentaire Canada).Des tarifs, appelés à être diminués progressivement, ont été mis en place pour remplacer les barrières non tarifaires tout en accordant une protection équivalente.À chaque catégorie de produits correspond maintenant un tarif applicable à tout pays exportateur.Certains accords régionaux prévoient cependant un tarif préférentiel, comme c’est le cas entre les États-Unis, le Mexique et le Canada grâce à l’ALÉ-NA.En vertu de l’ALÉNA, la circulation des fruits, des légumes et de leurs préparations entre le Canada et les États-Unis s’effectue en franchise, c’est-à-dire sans tarif, depuis le 1er janvier 1998.Dans le cas de certains produits du Mexique, le Canada impose des tarifs jusqu’au 1er janvier 2003, applicables pour une période précise.C’est le cas des importations de tomates fraîches ou réfrigérées.Le Canada dispose du droit d'imposer un Les fruits, légumes et leurs préparations sont les principaux produits alimentaires exportés dans le monde.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 15 tarif de 2,2 0/kg ou d’au moins 6 % de la valeur de la marchandise, durant une période précise.Cette période peut comporter deux blocs distincts, sans excéder 32 semaines par année.Aux fins de comparaison, mentionnons que le tarif qui s’appliquerait à des tomates en provenance de l’Union européenne, au cours de cette même période de restriction, serait de 4,82 0/kg ou d’au moins 13 % de la valeur de la marchandise.MESURES SANITAIRES ET PHYTOSANITAIRES Le Cycle de l’Uruguay a permis la signature d'un Accord sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (MSP) mises en place pour protéger la vie et la santé des êtres humains, des animaux et des plantes.Afin d’éviter qu’elles ne deviennent des barrières commerciales, elles doivent se fonder sur des normes acceptées à l’échelle internationale.La contamination microbiologique des produits alimentaires, la détermination des niveaux acceptables de résidus de pesticides ou de médicaments vétérinaires et l’identification des additifs alimentaires autorisés sont des champs d’action où interviennent ces mesures.En décembre 1998, le Canada et les États-Unis ont établi un protocole d’entente concernant certains secteurs agroalimentaires.Ils y soulignaient l'importance de l’application de critères scientifiques objectifs comme fondement des MSP, comme le prévoient l’ALÉNA et l’OMC.En vertu de ce protocole, les responsables du commerce des deux pays convenaient notamment d’accentuer les efforts d’harmonisation des procédures d’homologation des produits phytosanitaires.Ils devaient également conclure une entente en vue de réduire le prélèvement d’échantillons et les tests de détection des résidus dans les fruits et légumes frais.LES OBSTACLES TECHNIQUES AU COMMERCE Du côté des produits alimentaires, l’Accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC) couvre notamment les prescriptions applicables à UN SECTEUR MOUVEMENTE Au Québec, les productions légumières et fruitières ont engendré près de 400 millions de dollars en recettes agricoles, en 1998.Du côté de la transformation, l'industrie de la préparation des fruits et légumes regroupe une cinquantaine d'entreprises et près de 2900 employés qui surgèlent, embouteillent, déshydratent et mettent en conserve.On y retrouve des conserveries traditionnelles, mais aussi des entreprises de marinades, de tartinades, de soupes, de sauces et de jus.Cette industrie a généré des livraisons annuelles de près d'un demi-milliard de dollars en 1996, ce qui en fait le septième groupe en importance dans (ensemble des aliments et boissons au Québec, selon les données d'Agriculture et Agroalimentaire Canada.Les fruits, légumes et leurs préparations sont les principaux produits alimentaires exportés dans le monde, comptant pour 17 % des exportations mondiales de produits alimentaires en 1996, d'après la FAQ (Organisation des Nations Unies pour (alimentation et (agriculture).Choux et choux-fleurs, carottes, légumes et fruits surgelés, le Québec exporte plus de 200 millions de dollars en fruits, légumes et préparations, principalement en direction des États-Unis (environ 75 %).Il en importe toutefois plus de 600 millions de dollars, ce qui représente près du quart de ses importations agroalimentaires.Poivrons, tomates, oranges, bananes et jus d'orange sont quelques exemples de produits importés par le Québec.Au Canada, en 1998, cette catégorie de produits comptait pour 10 % des exportations mais près de 30 % des importations (données de 1998, excluant les produits marins).l’étiquetage, les indications et mises en garde concernant la valeur nutri-tionnelle et la réglementation en matière de qualité.Le fait que les États-Unis contestent la réglementation canadienne en matière d’importation en vrac de pommes de terre de table ou destinées à la transformation constitue un exemple des problèmes qui peuvent survenir concernant les OTC.Dans ce cas, l’importateur canadien doit détenir un permis de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) uniquement lorsqu’il est prouvé qu’il n’existe nulle source d’approvisionnement intérieure.Ce permis permet d’effectuer des livraisons dans des contenants de plus de 50 kilos.Sans ce permis, le poids doit être inférieur à 50 kilos.Tout comme dans le cas des MSP, l’harmonisation des règles et exigences touchant l’importation entre les pays constitue le meilleur moyen de diminuer l’impact de celles-ci sur la libre circulation des marchandises et d’éviter qu’elles ne deviennent des obstacles au commerce.Finalement, l’accès au marché des produits issus de la biotechnologie, dont les produits modifiés génétiquement, sera certainement abordé au cours de la nouvelle ronde de négociations.Dans le cadre actuel de l’OMC, la question des biotechnologies pourrait être examinée par les Accords MSP et OTC.Il semble que l’Accord MSP pourrait régir les risques pour la santé et la sécurité découlant de ces produits, mais il serait peut-être souhaitable d’obtenir une reconnaissance explicite de leur applicabilité au commerce des biotechnologies.Quoi qu’il en soit, un objectif important pour le Canada sera de s’assurer que le commerce des produits alimentaires, animaux et végétaux demeure assujetti à des règles fondées sur des principes scientifiques, te 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET AOÛT 1999 Ne manquez pas ça ! Des tracteurs et des moïssonneuses-batteuses presque neufs à des prix défiant toute compétition New Holland TX66, 1998, 380 h de battage, 4 roues motrices, garantie pour la saison, table à soya 973 de 20 pi, nez à maïs 8 rangs New Holland TX66, 1998, 363 h de battage, 4 roues motrices, garantie pour la saison, roues doubles 20.8X42 Case IH 2188, système GPS AFS, 1997,1102 h de battage, table à soya de 25 pi, nez à mais 8 rangs COMME NEUVE New Holland TR98,1997, 1300 h, 4 roues motrices, roues doubles 20.8X42, roues arrières 18.4X30 EN EXCELLENT ÉTAT New Holland TR96, 2200 h, 1992, moteur Ford de 240 ch 4 roues motrices, roues doubles 20.8X42 EN EXCELLENT ÉTAT New Holland TR86, 2800 h, 1998, moteur Ford de 200 ch, roues 30.5X32, 4 roues motrices EN EXCELLENT ÉTAT Ford 9280, 1994, 1900 h, transmission 12X4 hydrau., 290 ch, roues doubles 20.8X42 pneus neufs COMME NEUF Ford 846, 1993, 2200 h, 250 ch, transmission hydrau., roues doubles 20.8X38 EN EXCELLENT ÉTAT MF 3690-4, Dynashift, Datatronic, 180 ch, roues 20.8X38 et 16.9X30 COMME NEUF Ford 6640 SLE, 1994, 1600 h, transmission 16X16, roues 16.9X38 et 14.9X24, chargeur Hardy 105ST EN EXCELLENT ÉTAT MF 8120-4, Dynashift, 550 h.140 ch, roues 20.8X38 et 16.9X28 COMME NEUF MF 6170-4, Dynashift, 1996, 900 h, 100 ch, roues 18.4X38 et 14.9X28 COMME NEUF mwhoumo TX6B Programme de location ou promotion «Aucun paiement ni intérêt avant le 1er janvier 2000 » 12, route 122, Saint-Guillaume (Québec) JOC 1L0 (sortie 170, Transcanadienne) Tél.: (819) 396-2185 1 800 268-3088 LA VRAIE FORCE DE Pas de cloute, la sous-soleuse a sa raison d’être.À condition de bien l’utiliser et de ne pas en abuser.par André Riette LE MENAGE DU SI Simple et facile d'utilisation, le péné-tromètre exige une grande rigueur, car ses lectures varient non seulement selon la densité du sol, mais aussi selon son niveau d’humidité.André Piette, agronome, est rédacteur et vidéaste agricole.La sous-soleuse fait son petit bonhomme de chemin.Les producteurs découvrent progressivement les vertus de cet instrument.Car des vertus, il en a bel et bien.« S’il est effectué correctement, le sous-solage peut donner des résultats spectaculaires, affirme l’agronome André Brunelle, conseiller en grandes cultures au bureau régional du MAPAQ à Nicolet.L’effet se fait surtout sentir sur le régime hydrique du sol.» « S’il est effectué correctement » : voilà les mots clés.Le sous-solage doit en effet se pratiquer dans des conditions précises.Sinon, il peut s’avérer sans effet.Ou pire.« Certains ont détérioré leur terre en travaillant leur sous-sol », signale André Brunelle.Quand on décide d’effectuer un sous-solage après avoir diagnostiqué avec certitude la présence d’une zone compactée, deux éléments exigent une attention particulière : la profondeur à laquelle la sous-soleuse travaillera et le taux d’humidité du sol.Selon M.Brunelle, la profondeur de travail obéit à une règle simple : la sous-soleuse doit atteindre environ 10 centimètres (4 pouces) sous la zone compactée.« En pratique, déclare-t-il, la sous-soleuse doit descendre entre 16 et 18 pouces dans 90 % des cas.» Travailler plus profondément que nécessaire aurait un triple effet négatif.D’une part, plus on travaille en profondeur, plus c’est difficile.Ceux qui ont déjà tiré une sous-soleuse ne le savent que trop bien : il faut forcer ! « Dans un sol lourd, constate André Brunelle, chaque patte de sous-soleuse peut exiger jusqu’à 50 forces de moteur.» À noter que les pattes sont espacées d’un mètre.La plupart des sous-soleuses en comportent trois ou cinq, toujours en nombre impair, du fait de la conception de l’instrument.La réalisation d’un sous-solage trop profond a aussi le désavantage d’augmenter le risque de ramener des roches en surface.Quant au troisième effet négatif, il mériterait de figurer en tête de liste tant il touche un point crucial : plus on descend, plus le sol est humide, et plus grand est le risque d’effectuer un sous-solage inefficace.L’ENNEMI : L’EXCES D’HUMIDITE L’excès d’humidité est, selon l’agronome de Nicolet, la cause première d’échec en matière de sous-solage.« S’il y a trop d’eau, explique-t-il, la sous-soleuse provoque du lissage.Or, le lissage amène aussi plus d’eau au bas des pentes, dans les baissières, ce qui empire la situation.» Les mottes de terre laissées par la sous-soleuse constituent un indice fiable du niveau d’humidité du sol.« L’humidité est trop élevée si le sol ne forme pas des mottes de 6 à 12 pouces de diamètre et que l’instrument ne laisse que des buttons », explique André Brunelle.En pratique, le passage de la sous-soleuse se fait idéalement entre juillet, août et la première moitié de septembre.Évidemment, il ne s’agit pas d’une règle absolue.En plein juillet, après de fortes précipitations, il peut être nécessaire d’attendre quelques jours avant d’agir.Inversement, un mois d’octobre particulièrement sec peut se prêter à l’opération.« Il ne faut pas oublier, prévient André Brunelle, que l’humidité en profondeur peut être très différente de celle qui existe en surface.» DES RESULTATS PALPABLES Un sous-solage procure souvent des résultats palpables.On les perçoit d’abord simplement en regardant le champ : la culture se développe mieux et de façon plus uniforme.On constate cependant que le sous-solage a un effet très variable en matière de rendement.Celui-ci 18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 • & fW mm r.'» vi I agronome é Brunelle, qu’o ne vaut la pelle eau pour évalue sol.L'ART DU DIAGNOSTIC À cause du prix du sous-solage, personne n'a envie de l'effectuer inutilement.D'où l'importance de réaliser un diagnostic fiable.La culture donne certains indices qui permettent de soupçonner la présence d'une zone compactée.« La moindre imperfection du champ est plus visible, résume l'agronome André Brunelle.Les plants sont inégaux.» Pour passer du soupçon à la preuve, il faut cependant faire un pas de plus.Certains se servent d'un pénétromètre.En principe, cet instrument fort simple donne un aperçu de la densité d'un sol en mesurant sa résistance à la pénétration.Cependant, certains entretiennent des réserves quant à sa précision.L'agronome du bureau régional de Nicolet est de ceux-là.« La résistance à la pénétration dépend de deux facteurs, commente-t-il : la densité du sol et, surtout, son degré d'humidité.Pour vérifier si un sol est compacté, il faut donc faire des comparaisons : comparer les mêmes horizons au même taux d'humidité.Ça ne me paraît pas simple.» L'agronome préfère miser sur sa pelle et son couteau.Il creuse un trou, comme pour établir un profil de sol puis, à l'aide de son couteau, détache des mottes de terre.« Je vérifie la façon dont les mottes se défont », indique-t-il en ajoutant qu'il s'agit d'une méthode qui a fait sa preuve et dont l'usage est répandu sur tout le continent.L'agronome répète l'opération à divers endroits du champ.Que ce soit au pénétromètre ou au couteau, l'essentiel demeure de poser un diagnostic avant de passer à l'action.dépend en bonne partie des conditions climatiques.Au cours d'une saison aux pluies bien réparties, il risque d’être moins perceptible.La pluviométrie idéale pallie alors le sous-développement du système racinaire causé par la compaction.En période de sécheresse, le sous-solage a plutôt un effet sur le rendement.Et si le sous-solage ne semble pas avoir d’effet ?Il y a alors trois possibilités, soutient l’agronome de Nicolet : soit que le champ n’était pas vraiment compacté (voir à ce propos l’encadré L’art du diagnostic), soit que le sol était trop humide lors du passage de la sous-soleuse, soit que le sol a été recompacté au printemps suivant (ce qui est plutôt rare, assure André Brunelle).Si, à l’inverse, le sous-solage donne des résultats convaincants, on a alors doublement raison de s’en réjouir, car son effet devrait être de longue durée.« La majorité des producteurs n’ont pas besoin de revenir les années suivantes, précise l’agronome.L’effet de la sous-soleuse est durable.Et comme les producteurs savent ce qui a causé la compaction, ils évitent de répéter la même erreur.» te IN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 19 LES GRAINS BRIS¨¦S, C¡¯EST FINI ! aewhollard TR99 TR 89 : 240 Ch, capacit¨¦ de 190 boisseaux ¡ö D¨¦chargement jusqu¡¯¨¤ 22 % plus rapide que les mod¨¨les pr¨¦c¨¦dents ¡ö R¨¦glage des diverses fonctions de la batteuse ¨¤ partir de la cabine ¡ö S¨¦paration rapides des grains, sans les endommager, grace au Twin Rotor CONSTRUITS POUR LA VRAIE VIE Une puissance fiable provenant de moteurs CUMMINS w _____.¡ª ¡ª_____________________ OFFERT CHEZ LES CONCESSIONNAIRES SUIVANTS DALHOUSIE STATION Fernand Campeau & Fils inc.(450) 269-2737 IBERVILLE ¨¦quipement Innotrac inc.(450)347-5596 NAPIERVILLE SCA du Sud de Montr¨¦al 14501 245-3303 SAINT-GUILLAUME Machinerie C & H (819)396-2185 WWW ?¡ö l¡¯entretien r¨¦gulier le plus facile ¡ö un d¨¦bit hydraulique sup¨¦rieur ¡ö une cabine bien insonoris¨¦e et une excellente visibilit¨¦ l\EW HOLLAND www.newholland.com/na PHOTO : VICTOR SAVOIE ni DIAGNOSTIC àu, CORRECTION Les solutions aux problèmes d’égouttement se raffinent.Vous constatez qu’un champ ne donne pas les rendements espérés et soupçonnez le drainage d’être en cause.Vous avez probablement raison.Selon l’ingénieur et agronome Victor Savoie, du bureau de renseignement agricole de Nicolet, c’est le cas au moins sept fois sur dix.Mais comment en obtenir la confirmation ?Comment déterminer si c’est le drainage de surface ou le drainage souterrain qui laisse à désirer ?Et finalement, comment régler ce problème ?Ici, la rigueur est de mise tant à l’étape du diagnostic qu’à celle de la correction du problème.Il peut être tentant de conclure à la hâte qu’il est nécessaire d’effectuer un drainage souterrain.Plusieurs ont succombé à la tentation.C’est peut-être jeter de l’argent à l’eau, car peut-être n’est-ce pas le drainage souterrain qui fait problème, mais plutôt le drainage de surface ou le réseau hydraulique.Ou alors, peut-être le drainage souterrain est-il déficient, mais qu’il sera beaucoup plus rentable d’investir dans le drainage de surface ou le réseau hydraulique.Le drainage souterrain revient à 1600 $ l’hectare.Les frais des travaux de correction du drainage de surface sont de l’ordre de 400 $ l’hectare, soit quatre fois moins.Pour l’aménagement du réseau hydraulique du champ (fossés, rigoles d’interception, raies de curage, avaloirs, etc), il faut prévoir environ 200 $ l’hectare.Dans un cours sur le diagnostic et la correction des problèmes de drainage qu’ils ont préparé à l’intention des clubs d’encadrement agroenvironnementaux, Victor Savoie et l’un de ses collègues, l’agronome André Brunel-le, du bureau régional du MAPAQ à Nicolet, suggèrent l’approche suivante : « Il faut tout d’abord s’attarder à corriger le réseau hydraulique du champ, c’est-à-dire de mettre en place un réseau efficace d’évacuation des eaux de surface.« Par la suite, les travaux de conformation tels la formation des planches et le nivellement seront réalisés si nécessaire.En définitive, il faut éviter de croire que le drainage souterrain ou les fossés profonds règlent tout.Simi-lairement, il faut beaucoup mieux s’occuper du réseau hydraulique avant de penser au nivellement.Le drainage souterrain sera la troisième et dernière étape pourvu bien sûr que l’on en ait identifié le besoin.» L’identification du besoin nous ramène à l’étape du diagnostic.« La première chose à faire, suggèrent Victor Savoie et André Brunelle, c’est de recueillir des informations sur le champ, afin de bien évaluer le problème.Des cartes de rendement ou encore des cartes de niveau ou des photographies aériennes seraient très utiles à cette fin.» « On réalise ensuite des sondages dans le champ, poursuit Victor Savoie.Nous utilisons pour ce faire la méthode des profils comparatifs.Il s’agit de comparer l’état du sol à des endroits du champ où il y a de bon et mauvais rendements, par l’examen de son profil.» Les spécialistes estiment que généralement, cinq à huit profils effectués aux endroits stratégiques d’un champ de 20 hectares suffisent à identifier la ou les causes d’un mauvais égouttement.À noter que la méthode des sondages comparatifs est celle qu’emploient les conseillers de la région 17 du Centre du Québec et certains conseillers d’autres régions.D’autres méthodes sont également en usage.L'important demeure de s’assurer d'un diagnostic sûr.En ce domaine, les connaissances évoluent rapidement depuis quelques années.Autant en profiter! te jâ L’engazonnement des voies d’eau : un moyen économique de limiter l’érosion.par André Piette LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET AOUT 1999 21 UN SOU EN FORME par André Riette Quatre machines ou instruments s’offrent à celui qui veut effectuer du nivelage.Il s’agit de la niveleuse artisanale courte, de la niveleuse au laser, de la sole et du bulldozer.Chacun a son rôle, chacun a ses exigences, tant en matière d’habiletés que de coûts.* LA NIVELEUSE ARTISANALE COURTE Cet instrument permet de travailler dans des largeurs d’aménagement étroites.De même, il peut assurer le remblayage des raies de curage existantes et des dépressions.Son usage est également recommandé pour effectuer le travail grossier précédant le modelage des planches ou l’aplanissement de terrains à forte pente (plus de 1 % ou de 1 mètre dans 100 mètres).Le marché propose divers modèles de niveleuses courtes.Leur largeur varie entre 12 et 18 pieds et leur hauteur, entre 36 et 54 pouces.Il est donc possible d’en sélectionner un qui soit adapté à la puissance des tracteurs de la ferme.Leur prix se situe entre 4500 et 9000 $.La niveleuse courte présente deux caractéristiques pratiques.D’une part, un seul tracteur lui suffit.D’autre part, une fois chargée, elle améliore la traction du tracteur.LA NIVELEUSE AU LASER De la haute technologie ! Son système La niveleuse au laser évité de déplacer inutile ment du sol.L eau de ruissellement peut eroder un rapidement.de réglage du niveau de la lame utilise un rayon laser.Cette caractéristique lui permet d’exécuter des travaux de haute précision.Avec elle, finis les déplacements inutiles de terre ! La niveleuse au laser est donc particulièrement adaptée aux travaux de modelage des planches dans des terrains à pente faible (moins de 1 %).Cette technologie a toutefois sa contrepartie.Une niveleuse au laser représente un investissement relativement élevé.De plus, son opérateur doit maîtriser le réglage du niveau de la lame.En général, les producteurs préfèrent donc y recourir à forfait plutôt que de l’acquérir.LA SOLE Cet instrument très utile permet de régulariser les petites dépressions à la surface du sol.Cela peut se faire au printemps, avant les semis.On enchaîne ensuite avec un passage de herse.La sole peut aussi effectuer le travail grossier de modelage des planches et de remblayage des dépressions.De plus, compte tenu de sa portée, elle constitue probablement l’instrument le mieux adapté et le plus efficace pour l’aplanissement des terrains en forte pente (1 % et plus), où la précision du laser n’est pas nécessaire.Enfin, elle convient à l’entretien des aménagements déjà réalisés.Son principal inconvénient tient au fait que son utilisation nécessite deux tracteurs, dont les opérateurs doivent être attentifs l’un à l’autre et doivent posséder des habiletés pour réaliser les aménagements voulus.LE BULLDOZER Son rendement le met dans une classe à part.Il sert surtout à déplacer de grandes quantités de sol sur de courtes distances.On y a recours pour déblayer des fossés ou abaisser des buttes.On prend soin, à chaque fois, de décaper le sol arable et de l’entasser, de manière à pouvoir l’étendre sur le sous-sol mis à nu une fois les travaux terminés, k * Ces renseignements sont tirés d'une conférence préparée par l'ingénieur et agronome Victor Savoie du bureau local du MAPAQ à Nicolet, présentée dans le cadre de la Session sur le développement durable.22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 PHOTO : VICTOR SAVOIE au cœur du battage CAGE PERFOREE SUR 360 ° Qualité supérieure de la récolte et moins de grains brisés Le cylindre monté transversalement permet à la récolte de circuler naturellement autour du batteur afin de préserver la qualité des grains.VIS Elle égalise le matériel qui arrive aux ^ « passes ».TRAPPE A ROCHE À L’AVANT DU CONCAVE Une porte expulse les roches et les objets étrangers avant qu’ils abîment votre machine.ROULEAUX ACCÉLÉRATEURS Ils contrôlent l’arrivée du grain et éliminent les pertes en terrain accidenté et incliné.VENTILATEUR À DEUX SORTIES Celle du haut fait un pré-nettoyage de la récolte tandis que celle du bas fait la finition pour avoir le grain le plus propre de toutes les batteuses.Toutes ces caractéristiques se retrouvent dans la machine la plus simple sur le marché.Il fallait y penser.Depuis 76 ans, Gleaner est à l’écoute de vos besoins.Nous nous surpassons jour après jour pour demeurer le leader.^alardy,, (450) 797-3325 St-Damase clé Saint-Hyacinthe 1 800 207 3703 (450) 797-3325 aÆ MACHINERIES (450) 588-5553 1 800 361-9812 L’Epiphanie am* Kverneland Pour l'agriculteur créatif et visionnaire La charme Kverneland au Québec = Plus de 40 ans d’expérience.ça laisse des traces ! 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verneland 1200, rue Rocheleau, Drummondville(Qc) J2C 5Y3 tél.: (819) 477-2055 TÉLÉPHONE: DÉPLIANTS SUR CHARRUES ?BA-07-99 NOM:_______________________________________________________________________________ ADRESSE: CODE POSTAL: ^ http://www.kverneland.com marque de tracteur : c.v.; 24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUIN 1999 PHOTO : ANDRÉ PIETTE PTRE-RAIES DAIM AT La ferme Sei DUULU I *e semis dire par André piette Servisem pratique direct et ie travail aratoire réduit.Mais dans certains cas, rien ne saurait y remplacer la charrue à versoirs.La charrue a encore sa place dans la remise de la ferme Servisem.Bien sûr, elle en sort moins qu’avant.Quand la porte coulisse, c’est maintenant souvent pour sortir le chisel ou le semoir avec lequel on effectuera un semis direct.Toutefois, le tracteur vient aussi parfois accrocher la bonne vieille quatre-raies.À une époque pas si lointaine, la charrue régnait en maître sur ces terres de Sainte-Martine, une localité située au sud-ouest de Montréal.« Au début, on labourait tout », se rappelle Pierre Brault, propriétaire de l’entreprise avec son épouse, Nathalie Laberge.Quand le travail réduit du sol et le semis direct ont fait leur apparition dans le voisinage, ces producteurs n’ont pas manqué d’en entrevoir les avantages.Ils ont réévalué le labour traditionnel à l’aune de ces nouvelles méthodes, et leur jugement s’est avéré sans merci.« Lent et coûteux, le labour », résume Pierre.Le chisel et le semis direct ont donc délogé la charrue à versoirs, se voyant utilisés partout où c’était possible.Et même un peu au-delà : « Certaines terres n’ont pas été labourées durant une dizaine d’années, raconte Pierre Brault.On s’est cependant aperçu que les cinq premiers centimètres de leur surface se transformait en croûte.» C’était le retour du balancier.Dorénavant, les terres allaient être labourées au moins une fois aux cinq ans.Les conditions de culture dont jouit cette entreprise spécialisée en production de soya, maïs-grain et céréales sont superbes : de la chaleur à plein (2900 unités thermiques maïs) et des sols très fertiles, à drainage souterrain.« Les sols sont toutefois très sensibles à la compaction, souligne M.Brault.La plupart des terres appartiennent à la série Sainte-Rosalie, un sol qui ne pardonne pas.Si tu passes trois fois au même endroit, le rendement s’en ressent l’année suivante », affirme le diplômé en agronomie de l’Université McGill.UNE ROTATION DE QUATRE ANS En partenariat avec un oncle, le couple cultive 300 hectares.La moitié est consacrée au soya de semence.Une portion de 30 % est destinée aux céréales de semence (orge et blé).La dernière tranche sert au maïs-grain.Les producteurs pratiquent une rotation de quatre ans : du soya la première année, une céréale la deuxième, encore du soya la troisième année, et du maïs ou une céréale la quatrième année.Nul travail automnal du sol ne suit la première récolte de soya.Le printemps suivant, la préparation du lit de semence de la céréale est assurée par une barre porte-outils fixée au tracteur, devant le semoir, et munie de disques ondulés.Après la récolte de la céréale, on effectue une application de Roundup précédée d'un déchaumage et suivie d’un coup de chisel à 15 ou 18 cm (6 ou 7 po) de profondeur.Au printemps de l’an 111.on fait un passage de vibro Pierre Brault pratique une rotation de quatre ans qui inclut du soya, du maïs-grain et une céréale.Le labour s’avère essentiel après la récolte du maïs.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 25 avant le semis du soya.L’après-récolte donne lieu à un coup de chisel si le champ reçoit du maïs l’année suivante.Auquel cas, cette dernière s’ouvre sur un ou deux coups de vibro et se termine sur un labour.UNE ROTATION DES MÉTHODES CULTURALES Pierre Brault a déjà essayé le chisel après une saison de maïs.Les résultats l’ont déçu.« Je soupçonne que le maïs fait durcir la terre, énonce-t-il.La céréale, elle, laisse un sol plus facile à travailler.Il doit y avoir un lien avec la texture du sol.» Ce n’est pas le seul inconvénient auquel Pierre Brault se soit heurté.Il note que, par temps humide, le chisel est de toute façon inadapté.« Et puis, ajoute-t-il, le chisel m’obligerait à chopper, ce que je ne veux pas faire.» Le producteur laboure à une profondeur de 15 cm (6 po).« Quand le sol le permet, précise-t-il.Dans certaines conditions, la charrue ne tient pas bien dans la terre et tend à zigzaguer.Pour éviter cela, il faut travailler davantage en profondeur.Mais je ne vais jamais à plus de 20 cm (8 po).» Le charrue à quatre raies est accrochée à un tracteur de 140 forces à 4 roues motrices.« Je pourrais tirer un modèle à cinq raies, commente-t-il, mais je devrais alors ajouter du calcium et des pesées au tracteur pour l’alourdir, ce qui m’obligerait à labourer à 5 km/h plutôt qu’à 8 ou 9.» En fait, globalement, le producteur se montre assez satisfait de ses méthodes culturales.Il juge qu’il ne lui serait pas utile de labourer davantage.Par contre, il croit important de maintenir l’usage de la charrue.« Elle permet de faire une rotation du travail du sol, dit-il.Je pense qu’il est souhaitable de varier les méthodes culturales, de la même façon qu’il est bon de varier les cultures.» te LA PLANCHE DE SALUT C e serait une folie que de se débarrasser de sa charrue.» Agronome du bureau régional du MAPAQ à Nicolet, André Brunelle n’a pas l’habitude de faire de détours pour exprimer le fond de sa pensée.Il réagit promptement à l’idée que certains puissent se départir de leur charrue parce qu’ils seraient persuadés de ne plus en avoir besoin.« La charrue est le seul instrument qui fonctionne convenablement en conditions humides », dit-il pour expliquer son point de vue.Il rappelle que lorsque les sols sont lourds et humides à l’automne, le chisel ne « fonctionne » pas.Il souligne en outre que les tiges de maïs peuvent bourrer le chisel.Son collègue du bureau régional de Sainte-Martine, l’ingénieur Georges Lamarre, fait grosso modo les mêmes constats, même s’il favorise plutôt la pratique du semis direct.« Dans la région, explique-t-il, beaucoup de producteurs effectuent une rotation de cultures de trois ans : un an de soya suivi de deux ans de maïs.Après la deuxième année de maïs, il est essentiel de labourer.Il y a alors beaucoup de résidus, ce qui a comme effet, notamment, de ralentir le réchauffement du sol au printemps suivant.« C’est clair et net : dans de telles circonstances, l’absence de labour peut faire baisser le rendement de 1 à 3 tonnes à l’hectare.Ça ne marche qu’un an sur cinq.» Georges Lamarre ajoute : « Seuls les sols sableux offrent de bonnes chances de réussite malgré l’absence de labour.Ces sols se réchauffent mieux.Comme les rendements y sont plus faibles, les résidus sont moins importants.» Le spécialiste en conservation des ressources mentionne d’autres circonstances où le labour se montre d’un précieux secours : - Si l’automne est pluvieux et qu’il se forme des ornières pendant la récolte, la charrue corrigera la situation plus aisément que le chisel.Comme elle fonctionne bien en conditions humides, la charrue offre une meilleure fenêtre de travail que le chisel.- S’il existe un problème de compaction de surface (limité aux 20 premiers centimètres), la charrue peut le corriger.- Dans un travail de nivellement, on peut labourer en profondeur sur les buttons, de façon à ce que le meilleur sol ne soit pas déplacé dans les bais-sières.Sans doute que, en poursuivant la réflexion, on pourrait relever d’autres situations où la charrue s’avère irremplaçable.Mais déjà, celles qui sont mentionnées ici devraient inciter à y penser par deux fois avant d’accrocher une pancarte « À VENDRE » à sa vieille alliée, te En conditions humides, nul instrument aratoire ne surpasse la charrue.26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z JUILLET-AOÛT 1999 5604 Pierre à chaux naturelle.une valeur sûre -1 Certifiée conforme à la norme BNQ-NQ 0419-070 Pouvoir neutralisant (PN) : 94.5 (moyenne provinciale) Indice de valeur agricole (IVA) : 73 % (valeur minimale garantie) Producteurs : Carrières accréditées • Carrière Calco (418) 268-3584 • Carrière d’Acton Vale Liée (450) 546-3201 • Carrière Saint Dominique Ltée (450) 773-2591 • Carrière Saint-Jacques inc.(450) 659-7791 • Les Agrégats Waterloo (450) 297-2838 • Les calcites du Nord inc.(418) 276-1538 ' Entreprises Serge Maltais ltée (418) 668-6476 • Sintra inc.(450) 759-8071 Distributeurs épandeurs fiables et expérimentés de votre région ^ Chaudière — Appalaches • Auger Louis (418) 796-2882 • Alexandre Georges (418) 595-2327 • Caux Yvon (418) 475-6749 • Transport Alain Latulippe inc.(418) 253-5053 • Transport Real Labrecque inc.(418) 475-6301 Montérégie Est • Agrocentre St-Pie inc.(450) 772-2475 • B.Frégeau & fils inc.(450) 346-3487 • Cargill Ltée (450) 799-3245 • Entreprises Yberpo inc.(450) 797-3316 • Ray Adam & fils Ltée (450) 773-4429 • Transport Hanigan inc.(450) 296-4996 • William Houde Ltée ^ (450) 798-2164 Montérégie Ouest • Centre Agricole St-Clet (450) 456-3286 • Perras Réal & Réjean (450) 454-2562 Centre du Québec • Cyrille Frigon inc.(819) 228-9491 • Jacob & frères inc.(418) 328-8484 • C.Lemire & fils inc.(450) 564-2102 • Entreprises Michel Lampron inc.(819) 293-2209 • Transport J.W.Thibault inc.(819) 285-2920 • Transport René Proteau inc.(819) 362-2324 Gaspésie & Bas du Fleuve • Transport J.M.Sinclair (418) 772-6228 Laurentides & Lanaudière • Excavation M & P enr.(450) 258-4347 • Y & R Paquette inc.(450) 476-0471 Saguenay & Lac St*Jean "N • Charri chaux inc.(418) 695-7521 • Dufour et frère inc.(418) 276-1478 ' Entreprises Serge Maltais ltée (418) 668-3633 Québec • Entreprises St Ubaid inc.(418) 277-2060 • Fortin & Fournier inc.(418) 598-6497 • Transport Gérard Savard (418) 435-6138 Estrie • Transport Richard Nadeau inc.(819) 563-3879 • Roger Dion & fils inc.(450) 375-4751 • Transport Noël Dion ltée (819) 849-6797 La pierre à chaux naturelle certifiée.intrant essentiel à la productivité durable des sols.LES PRODUCTEURS DE PIERRE À CHAUX DU DUÉBEC TRANSPORTEURS-EPANDEURS DE CHAUX AGRICOLE DU DUEBEC TOURISME W "4 EXPEDITION AGRICOLE Vingt-sept agriculteurs et agricultrices québécois se sont familiarisés avec l'agriculture brésilienne.Ils nous ont fait part de leurs observations.PAR Luc Belzile n janvier dernier, un groupe de Québécois s’envolait vers le Sud.Rien de bien particulier, dira-t-on.Cependant, ces voyageurs n’allaient pas passer leurs journées à se faire dorer sur la plage : ils partaient plutôt en agrotourisme.Par l’entremise de son entreprise Tours Québec Plus, Brigitte Comtois organise en effet des tournées agricoles internationales depuis 1986.Et les contrées visitées sont nombreuses.On parle de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, de l’Espagne, de la France, d’Israël, de l’Italie, de la Suisse, de la Thaïlande et du Viêt-nam.UN MARCHÉ DE 74 HECTARES Nos voyageurs québécois ont d’abord touché le sol brésilien à Sào Paulo.Avec ses 10 millions Luc Belzile, dta, est journaliste.d’habitants, cette ville est la plus populeuse du Brésil.On peut donc s’attendre à ce que les marchés publics soient très vastes.Or, leur envergure dépasse l’imagination.« Nous avons visité un marché public de 74 hectares, dit Mme Comtois.Ces 74 hectares ne représentaient que 25 % de l’un des cinq marchés publics de Sào Paulo.» Christiane Tremblay, horticultrice et productrice laitière de Saint-Gédéon (Lac-Saint-Jean), fut très surprise de l’ampleur des marchés publics mais aussi du climat.« Le Brésil est une serre à l’année, dit-elle.À cause de sa température tropicale, on y trouve une grande diversité horticole.» De plus, Mme Tremblay a été étonnée de la qualité des fruits et des légumes.« Nous retrouvons certains fruits cultivés au Brésil dans les épiceries du Québec.Cependant, ils me semblaient de meilleure qualité là-bas.C’est probablement parce que les fruits vendus dans les marchés publics brésiliens sont plus frais et qu’ils ne subissent pas les effets du transport outre-mer.» Le séjour dans la région de Sào Paulo s’est terminé par la visite d’une plantation de café.Il ne fallait quand même pas manquer d’observer une exploitation du plus grand producteur de café au monde, qui en met 1500 millions de tonnes sur le marché chaque année ! DANS IGUAÇU À la quatrième journée de leur périple, les agrotouristes se sont envolés vers la région d’Iguaçu, 28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 célèbre pour ses chutes qui animent la rivière du même nom.Les visites se sont poursuivies sur une ferme d’élevage bovin et de grandes cultures.Le zébu semble être la race bovine la plus commune au Brésil.Les éleveurs apprécient surtout le grand bovidé pour sa résistance à la chaleur.Et quelle chaleur ! Durant leur séjour, les Québécois ont supporté des températures variant de 35 °C à 42 °C, auxquelles s’ajoute l’humidité.Le Brésil se démarque spécialement du côté des cultures commerciales (voir l’encadré Un grand des grandes cultures à la page 30).Edouard Oberli, producteur de grandes cultures à Saint-Bonaventure, près de Sorel, en a été témoin.« Nous avons vu une ferme de 2700 hectares et un champ de 300 hectares, dit-il.Ils obtiennent des rendements qui varient de 3,3 à 3,5 tonnes à l’hectare, sur une terre argileuse rougeâtre.» M.Oberli s’est aussi renseigné sur le prix des terres.« Une terre de 30 à 35 hectares se vend entre 120 000 $ US et 130 000 $ US.» Cependant, les producteurs brésiliens utilisent de la vieille machinerie.M.Oberli a aussi vu des pratiques peu favorables à l’environnement, notamment des séchoirs à grain qui poussent de l’air chaud obtenu par la combustion du bois.Le tout est particulièrement inquiétant quand on connaît le problème de déforestation de l’Amazonie.La dernière visite dans la région d’Iguaçu portait sur l’aviculture.En résumé, l’aviculture 1- Les éleveurs brésilienne offre un bon rendement technique, mais les prix versés aux producteurs ne se comparent pas aux nôtres.Benoît Désilets, producteur avicole de Saint-Wenceslas, en Mauricie, a aussi remarqué le bas niveau de mécanisation.« Nous avons vu des taux de conversion de 1,89, ce qui n’est pas mauvais, explique M.Désilets.Par contre, les Brésiliens reçoivent environ la moitié de notre prix.Comme les salaires sont très bas, soit environ 130 $ par mois, ils investissent peu dans l’équipement.» M.Désilets a de plus retenu que les poulets sont commercialisés un peu plus petits qu’ici (2,1 kg au lieu de 2,3 kg) et que la période d’engraissement est un peu plus longue.Il a aussi remarqué que l’intégration y est très présente, comme cela se faisait au Québec il y a plusieurs dizaines d’années.D’Iguaçu, le groupe s’est envolé vers la région de Rio de Janeiro.Les voyageurs y ont visité une ferme laitière de 80 vaches.Mais attention : c’était une très grosse ferme laitière.« Les propriétaires étaient, si l’on peut dire, les riches de la place », signale Jean-Guy Vanier, producteur laitier de Saint-Clet, près de Valley-field.Selon M.Vanier et Mme Tremblay, l’industrie laitière du Brésil a plusieurs décennies de retard sur le Québec.«Il y a des fermes laitières sans réfrigération où l’on doit expédier le lait très peu de temps après la traite, ajoute M.Vanier.De plus, les brésiliens appré- cient la race bovine zébu pour sa résis- tance à la chaleur.2- Le Brésil est le plus grand produc- teur de café au monde, puisqu’il en met 1500 millions de tonnes sur le marché chaque 3- L aviculture brésilienne obtient de bons résultats techniques.Cependant, la production repose beaucoup plus sur la main-d’œuvre que sur l’équipe 4- Selon les agrotouristes québécois, la production laitière brésilienne a du retard sur celle du Québec.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JL T AOÛT 1999 29 UN GRAND DES GRANDES CULTURES Le Brésil n'a plus grand-chose en commun avec le sous-développement des grandes cultures.En effet, ce pays est le deuxième producteur de soya " au monde, affichant une production de près de 33 000 000 de tonnes (33 Mt) en 1998-1999.Il se place premier en exportation de tourteau de soya et deuxième en exportation de fève et d'huile de soya.Du côté du maïs'", le Brésil figure aussi parmi les gros joueurs.Sa production de 1998 se chiffre à plus de 29 Mt et le place au troisième rang mondial, après les États-Unis (248 Mt) et la Chine (125 Mt).Sur le plan des exportations de maïs ", ses 34 Mt permettaient au Brésil de se placer aussi troisième l'an dernier, derrière les États-Unis (192 Mt) et la Chine (117 Mt).moyennes de production semblent très faibles.Un troupeau affichait une moyenne annuelle par vache de 3200 kilos.» D’après M.Vanier, le Brésil tente tout de même d’améliorer sa génétique laitière en important de la semence du Centre d’insémination artificielle du Québec.Malgré ces efforts, la production laitière prendra difficilement de l’expansion à cause des chaleurs torrides qui ne sont pas favorables à la production optimale des grandes races laitières.Le Brésil est le deuxième plus gros producteur de soya au monde.Ici, Lucien Coutu de Sainte-Élisabeth de Joliette (gauche) et Edouard Oberli de Saint Bonavonture (droite) échangent avec IVI.Domingo, producteur brésilien (centre).En somme, les agrotouristes de Mme Comtois ont apprécié la diversité agricole du Brésil et l’aspect dépaysant de l’aventure.« Il faut aller voir ailleurs pour constater à quel point nous sommes bien au Canada », affirme M.Vanier.te Source : Association brésilienne des industries de l’huile végétale 121 Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l'agriculture 131 Source : Association nationale des producteurs de mats (USA) dÂYFAU PLUSIEURS MODELES OFFERTS CT : porté CX, DX : porté réversible DTL : semi-porté CVL, DVL : semi-porté réversible CXL flexible, série 6000 : traîné Venez nous rencontrer aux journées de champ du Salon de l’agriculteur du 24 au 26 août ml KONCSKILDE AG-PRO MODELE DTL Encore plus de dégagement, soit 115 cm entre les versoirs 80 cm de hauteur Disques de 22 po Réglage hydraulique variable Conduite hydraulique Déclenchement facilement réglable selon le type de sol 231, chemin Thames E.Exeter (Ontario) NOM 1S3 1308, route 137 Sainte-Cécile-de-Milton (Québec) JOE 2C0 Tél.: (519) 235-0840 Fax : (519) 235-2931 Tél.: (450) 778-0444 Fax : (450) 778-0440 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET AOÛT 1999 GRANDES Agriculture de précision, nouvelles technologies, environnement.les grandes cultures ne manquent pas de défis.N’oublions surtout pas la qualité.QUflUIt AVANT PAR Luc Belzile En 1997, les minoteries montréalaises ont acheté 460 000 tonnes de blé de printemps.Les producteurs québécois pourraient potentiellement fournir 20 % de ce nombre, c’est-à-dire 90 000 tonnes (voir l’encadré Du potentiel dans le blé à la page 32).Or, pour cette année, la production québécoise a acheminé à peine 30 000 tonnes vers les minoteries.Qu’est-ce qui nous empêche de fournir les 60 000 tonnes restantes ?Un manque de qualité.Le blé de consommation humaine est un cas particulier qui ne reflète pas la situation générale du secteur des grains québécois.Cependant, la qualité reste l’un des grands défis de nos céréa-liculteurs.Ceux-ci devront s’en soucier de plus en plus, pour deux raisons.D’abord, il n’y a pas d’exportation sans qualité.Les acheteurs de grain le disent.Un mais québécois de qualité peut concurrencer le maïs américain.On a d’ailleurs pu exporter les surplus de maïs québécois de 1998-1999 parce qu’il était de qualité.Deuxièmement, le secteur des productions animales exige des intrants de plus en plus performants.Automatiquement, on doit penser à la qualité des céréales et oléagineux.Pour répondre à la demande dans ce domaine, les meuniers recherchent la régularité.Ils rêvent du jour où ils pourront acheter des lots de grains uniformes desquels on pourra dire : « Ce lot ne comprend que du n" 2.A> La qualité des grains fait partie des priorités de tous les intervenants de l’industrie.En effet, la Table filière du secteur des grains a placé la qualité à la tête des objectifs de son plan stratégique.Ce plan comporte d'autres objectifs généraux : il parle de diversifier les productions, de diminuer les coûts à tous les niveaux pour accroître la Selon les données de 1997, les producteurs québécois de blé de printemps de consommation en ont fourni à peine 30 000 tonnes aux minoteries montréalaises, comparativement à une demande totale de 460 000 tonnes.compétitivité et d’insister sur la recherche et le développement.Deux comités de la Table filière(s’at-tardent à la qualité des grains.Le premier se concentre sur la qualité des grains en général.Le deuxième analyse plus particulièrement la situation du blé de consommation humaine (voir l'encadré).Du côté de la qualité en général, les utilisateurs de grain, dont les meuniers, se plaignent davantage de l’uniformité que de la qualité en tant que telle.Nos grains ne sont pas si mauvais, mais leur qualité n’est pas uniforme.Or, les meuniers trouvent cette uniformité dans le grain américain.On cite le plus souvent le cas du maïs.Cependant, le problème 2767 GRANDES CULTURES d'uniformité n’est pas officiellement reconnu.« Il ressort des discussions que nous avons eues avec quelques nutritionnistes, explique le secrétaire-coordonnateur de la Table filière du secteur des grains, Guy Hayart.Toutefois, il faudra confirmer cette information.» D’ABORD REPÉRER LES BESOINS PRÉCIS La première étape du plan du comité sur la qualité prévoit donc que l'on repère les besoins précis des utilisateurs.Cette étape très importante pourrait révéler des surprises.Par exemple, le poids spécifique est depuis longtemps le principal critère de qualité.Certains croient toutefois que d’autres critères pourraient être aussi importants, notamment la grosseur du grain et sa teneur en protéines.Par ailleurs, un même critère peut avoir une importance différente selon l'utilisateur.On dit que la grosseur du grain a plus d'impact dans l’alimentation des volailles que dans celle des porcs.Les membres de la Table filière devront faire la lumière sur la question.Une fois qu’ils auront établi les besoins, ils proposeront des modifications.Les possibilités sont nombreuses.On peut déterminer quels hybrides de maïs il faut favoriser selon les besoins des utilisateurs.On peut aussi insister sur des techniques de production et d’entreposage plus appropriées.Cette année, soyez assuré d'un foin D'EXCELLENTE QUALITÉ Volume del l6oO grains AVEC LUZERNE CLASS Maximisez Votre Production de Foin Avec Cette Luzerne Améliorée.?développés pour une qualité fourragère supérieure ?rendement élevé de luzerne à tiges fines ?résistance aux maladies et aux rigueurs hivernales, ce qui vous assure une bonne persistance sur votre ferme.^Be/àW 180, montée Sle-Marle, Ste-Marthe, (clé Vaudreull), (Québec) JOP1W0 Téléphone : (514) 459-4288 1-800-363-5146 Télécopieur : (514) 459-4216 MAPLESEED + Consultez votre marchand local ou téléphonez le 1 800 461-7645 J) La fusariose est l’un des principaux problèmes reliés à la qualité du blé.Elle rend la céréale toxique pour les animaux et les humains en plus d’affecter son poids spécifique.GRAINS PARASITES Les changements proposés constitueront un tout.On peut inciter les producteurs à choisir très prudemment leurs variétés et leurs hybrides.Ainsi, leurs cultures atteindraient une maturité optimale à la récolte.Par conséquent, ils réduiraient le séchage qui, en excès, altère la qualité du grain.Si l’on n’applique pas rapidement les changements proposés, les résultats tarderont.Si les producteurs sont bien informés des actions à entreprendre, alors les résultats viennent promptement.On suggère, notamment, d’établir un code d’éthique en matière de techniques de production des grandes cultures.Un autre moyen informatif serait de créer une charte de primes reliées à la qualité, qui constituerait davantage un élément incitatif qu’un moyen d’information.Les nouveautés dans les semences, les pesticides et la machinerie occupent une place importante dans l’actualité du monde des grandes cultures.Néanmoins, il faut s’attendre à entendre parler de plus en plus de la qualité du grain.Le marché appartient en effet aux producteurs de qualité.On le sait depuis longtemps, mais la réalité d’hier diffère de celle d’aujourd’hui.La qualité fait maintenant partie des priorités, te DU POTENTIEL DANS LE BLÉ Le cas du blé de consommation humaine est complexe.Les minoteries ont avisé la Table filière de la problématique de cette céréale.Primo, il faut résoudre rapidement certains pro-, blêmes.Il est question de fusariose, d'humidité du grain, de présence de déchets dans le grain, de taux variable de protéine et d'approvisionnement irrégulier du marché.Secundo, à long terme, la recherche devrait développer des cultivars adaptés aux besoins de la transformation.Cet élément est très important si l'on souhaite que le blé du Québec se rapproche de celui de l'Ouest canadien.Actuellement, le blé de consommation humaine du Québec de classe 1 correspond au blé de consommation humaine de l'Ouest de classe 3.Les minotiers mélangent ces grains de moindre qualité avec des grains de qualité supérieure, c'est-à-dire les classes 1 et 2 de l'Ouest.Toutefois, ils ne peuvent mélanger plus de 20 % de classe 3 de l'Ouest, ou de classe 1 du Québec avec les classes 1 et 2 de l'Ouest.Voilà pourquoi nous disons que le potentiel actuel du blé de consommation humaine du Québec correspond à 20 % du marché.32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z JUILLET-AOÛT 1999 ous avez probablement utilisé divers équipements | de manutention des grains qui semblaient parfaitement adéquats à l’époque.Mais vos attentes d’hier en matière de durabilité, de gain de temps et de fiabilité étaient bien différentes de ce qu’elles sont aujourd’hui.En définitive, lorsque vous considérez tous ces facteurs, vous êtes prêt à avoir une voiture à grains Brent.Les voitures à grains Brent sont conçues intelligemment.Un exemple ?La vis de déchargement de coin est conçue pour donner une meilleure visibilité.Un autre ?Leurs parois sont recouvertes de graphite, avec une inclinaison adéquate facilitant un déchargement complet.Et personne ne construit des voitures à grains aussi robustes et durables, dans un aussi vaste choix de formats et dotées d’autant d’options que Brent.Vous le constaterez aussi bien en étudiant notre transmission 45° et l’arbre de 1 3/4 pouces que l’acier d’alliage spécial extra robuste des essieux et des moyeux, sans compter la haute qualité de finition conçue pour durer.Votre représentant : Georges Kremmel 3486, avenue Connaught Montréal (Québec) H4B 1X3 Téléphone : (514) 486- 9170 Télécopieur : (514) 486-0718 Maintenant que vous savez quels éléments comptent vraiment dans le choix 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On croyait que ragriculture de précision était réservée aux producteurs de très grandes superficies.Des producteurs du Bas-Saint-Laurent prouvent qu’il n’en est rien.PAR Luc Belzile ¥ « U n producteur de veaux d’embouche de la région utilise le GPS sur ses 30 acres ( 12 ha) de cultures », souligne l’agronome Normand Leblond, consultant indépendant en agriculture et environnement dans la région de La Pocatière.Cet exemple n’illustre pas la situation générale, mais donne une bonne idée de la façon dont se pratique l’agriculture de précision en région.Dans le Bas-Saint-Laurent, la production laitière demeure l’activité prédominante.Les cultures sont diversifiées, et le niveau de spécialisation des grandes cultures est moindre que dans l’Ouest du Québec.« Nos producteurs cultivent de 80 à 120 hectares en moyenne », mentionne Marco Dumais, technolo-giste agricole et directeur des ventes au Groupe Dynaco, coopérative agricole.Ces cultures comprennent évidemment les fourrages, le maïs fourrager et les petites céréales.On retrouve aussi de plus en plus de canola, de pois et de soya.Compte tenu de ces productions, les producteurs bas-laurentiens ont beaucoup à gagner de l’agriculture de précision.Cependant, peu d’entre eux ont les superficies nécessaires pour rentabiliser un investissement comme le géopositionnement par satellite (GPS).Pour résoudre le problème, on a eu recours à un moyen Luc Belzile, dta, est journaliste.beaucoup moins récent que le GPS : la coopération.LA PRÉCISION À FORFAIT L’origine du projet remonte à 1997, quand le Groupe Dynaco a acquis « L’Araignée ».Les producteurs ont ainsi surnommé le pulvérisateur que la coopérative agricole met au service de ses membres pour l’arrosage à forfait.Il s’agit en fait d’un pulvérisateur automoteur dont les rampes s’étendent sur 27 mètres (90 pieds).Équipé d’un réservoir prémélangeur (« inducteur »), ce pulvérisateur permet au producteur utilisateur de ne payer que la quantité nécessaire de pesticide.L’arrosage à forfait lui permet aussi de réduire ses heures de travail.Cet élément compte beaucoup aux yeux des nombreux producteurs laitiers de la région qui n’aiment pas interrompre la première coupe pour effectuer l’arrosage des herbicides.« La pulvérisation à forfait a plus que doublé depuis l’arrivée de L'Araignée, passant de 1200 hectares en 1996 à 2600 hectares en 1997, précise M.Dumais.En 1998, les superficies arrosées grimpaient à 4700 hectares.» Cette forte demande envers la pulvérisation à forfait laissait présager la même tendance dans d’autres travaux de champ.Le conseil d’administration de Groupe Dynaco a donc décidé d’entreprendre le même exercice en technologie GPS.Les premiers services offerts reliés au GPS ont été le mesurage et l’échantillonnage de sol.En 1998, l’équipe de Dynaco a mesuré près de 3500 hectares, en plus de faire le mesurage et l’échantillonnage de 485 hectares.Le producteur obtient le résultat de l’analyse de ses sols illustrée par les cartes communément appelées « cartes GPS ».Il reçoit 17 cartes décrivant chacune un facteur agronomique (voir Réal Pelletier (droite), et son fils Deny, de la Ferme Pelletier et Fils à Saint-Roch-des-Aulnaies, soutiennent que la technologie GPS leur a permis de corriger des problèmes de structure de sol et de pH.34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 Le producteur Normand Charest étudie la possibilité d’annexer le GPS à la batteuse de la CUMA locale.\IUIUW $ ^ LES 17 CARTES GPS 1.Le pH du sol 2.L’indice en chaux 3.Le taux de matière organique 4.La teneur en phosphore (P) 5.La teneur en potassium (K) 6.Le pourcentage de saturation du potassium (% K) 7.La teneur en magnésium (Mg) 8.Le pourcentage de saturation du magnésium (% Mg) 9.La teneur en calcium (Ca) 10.Le pourcentage de saturation du calcium (% Ca) 11.La teneur en bore (B) 12.La teneur en cuivre (Cu) 13.La teneur en manganèse (Mn) 14.La teneur en zinc (Zi) 15.La teneur en aluminium (Al) : cette donnée est importante dans I élaboration du plan agroenvironnemental de fertilisation (PAEF) 16.La capacité d échange cationique (CEC) 17.La grille de localisation UNE DÉMARCHE PROGRESSIVE « On s’attaque tout d’abord à la correction du pH, mentionne Normand Leblond, qui traite l’aspect agronomique de l’agriculture de précision, en collaboration avec le Groupe Dynaco.La prochaine étape sera la gestion des principaux éléments fertilisants, particulièrement le phosphore.» Les frères Placide et Réal Pelletier, de Ferme Pelletier et Fils à Saint-Roch-des-Aulnaies, ont senti l'impact de la technologie GPS.« Sans le GPS, g nous aurions épandu trop de chaux £ le tableau).Parmi ces facteurs, notons le pH du sol, le taux de matière organique, l’indice en chaux, ainsi que la teneur en phosphore, en potassium et en éléments mineurs.Le producteur obtient aussi des informations sur la capacité d’échange cationique (CEC), les pourcentages de saturation du potassium, du magnésium et du calcium ainsi qu'une grille de localisation.Cette dernière permet de repérer les variations au sein d’un même champ.Soulignons aussi que l’une des cartes précise au producteur la teneur en aluminium.Cette information est particulièrement utile à l’élaboration du plan agroenvironnemental de fertilisation (PAEF).En effet, l’aluminium joue un rôle important dans la fixation du phosphore, qui peut se trouver en excès dans certains sols. dans certaines parties de champ et trop peu ailleurs, explique Réal.La quantité totale de chaux appliquée sur nos terres est inchangée, mais nous l’appliquons beaucoup mieux.» « Le GPS nous a aussi permis de détecter des problèmes d’égoutte-ment », renchérit le fils de Réal, Dany, diplômé de l’ITA de La Pocatière.Pour les Pelletier, le GPS a surtout permis, jusqu’à maintenant, de corriger des problèmes de structure du sol et de pH.Les Pelletier ont aussi fait faire l’épandage de chaux à forfait par Dynaco.La coopérative a acquis cette année un camion-épandeur de chaux et d’engrais à taux variable.L’épandage à forfait est très profitable aux propriétaires de Ferme Pelletier et Fils, puisqu’ils voient aussi à la production d’un troupeau laitier de 100 vaches.Dans le cas de Gérard Cloutier, producteur de grandes cultures à L’Islet, le GPS a permis de limiter l’utilisation de chaux.« Avant que nous utilisions le GPS, notre taux U KONGSKILDE Convoyeur Cushionair, modèle 1000 Système pratique et performant qui en donne pour leur argent aux gros utilisateurs « Vos spécialistes en manutention des grains, au service des agriculteurs dans plus de 60 pays partout dans le monde » GO KONCSKILDE CA^PRO) 231, chemin Thames Est Exeter 1308, route 137 (Ontario) NOM 1S3 Sainte-Cécile-de-Milton (Québec) JOE 2C0 Tél.: (519) 235-0840 Fax : (519) 235-2931 Tél.: (450) 778-0444 Fax : (450) 778-0440 * Capacité variant selon le type de grain, de son état et de la distance parcourue Pour de plus amples informations sur le Cusltionair 1000 et les autres modèles de convoyeurs, appelez : • RENDEMENT Permet de remplir ou de vider rapidement les wagons à grains, les camions et les silos, soit jusqu'à 3200 boisseaux/heure* • COMMODITÉ Élimine la nécessité de pelleter, d'où une économie de temps et de travail tout en réduisant le contact avec la poussière de grain.Ne requiert qu'un seul opérateur.• RETOUR SUR L'INVESTISSEMENT La conception du convoyeur minimise son entretien et ses réglages.Le design unique du ventilateur turbo à haute tension élimine l'entretien coûteux qui va généralement de pair avec les équipements avec pompes et filtres.• VALEUR DE REVENTE Les convoyeurs Kongskilde d'occasion sont souvent revendus sans subir d'importante dévaluation.Ceci témoigne de la qualité des produits Kongskilde, de leur conception unique et de leur rendement croissant.LES PROCHAINES ETAPES L'une des prochaines étapes consistera à apporter les correctifs nécessaires à la fertilisation.Les producteurs constatent des variations importantes de certains éléments fertilisants dans leurs sols.Chez les Pelletier, tes cartes GPS ont permis de réaliser que des zones que l'on croyait faibles en phosphore en étaient plutôt fortes.À la ferme de M.Cloutier, on s'attend à corriger l'application du potassium et du magnésium.On a aussi sorti des cartes de rendement en 1998 pour l'équivalent de 160 hectares.Le Groupe Dynaco et les producteurs propriétaires de batteuses partagent l'investissement nécessaire à l'obtention de cet outil du GPS.Le producteur acquiert le capteur de rendement, et Dynaco achète le logiciel nécessaire au traitement des données en plus de l'équipement de positionnement par satellite.C'est le cas de Normand Charest, producteur de grandes cultures et répartiteur de la batteuse dans la coopérative d'utilisation de la machinerie agricole (CUMA) locale.Au moment de rencontrer M.Charest, celui-ci étudiait la possibilité d'annexer la technologie GPS à la batteuse de la CUMA.« C'est très difficile d'acquérir seul cette technologie lorsqu'on cultive 80 hectares », soutient M.Charest.« Le producteur investit de 6000 $ à 7000 $ plutôt que la somme de plus de 20 000 $ que requiert tout le système, ajoute Marco Dumais, de Dynaco.Ce partage de l'investissement répond vraiment aux besoins des producteurs de notre région.» Superposées, les cartes de sol et de rendement permettront aux producteurs et aux conseillers de faire un diagnostic poussé de chaque champ.En prévision de cette troisième année d'utilisation, on a muni le pulvérisateur automoteur du système de guidage assisté par GPS.On estime que cet ajout technologique réduira encore plus la facture en pesticides des producteurs.Le système de guidage par GPS limite les croisements de traitement et on veut en venir à l'application de pesticides à des taux variables.36 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z JUILLET-AOÛT 1999 d’application général était de deux tonnes à l’acre (5 t/ha), signale M.Cloutier.Nous avons fait les premières corrections de pH dans les champs où les besoins en chaux étaient plus grands.Nous n’avons ainsi appliqué que 75 % de la quantité utilisée avant le recours au GPS.Dans les champs qui restent à faire, nous savons que les besoins sont moindres.Nous y prévoyons une réduction de 50 % de la chaux appliquée.» Le GPS a donc permis à M.Cloutier de réaliser une économie considérable, car il cultive plus de 180 hectares répartis dans les productions de blé, de canola, d’orge, de pois et de maïs nain.Par la coopération, les agriculteurs du Bas-Saint-Laurent ont démenti les rumeurs.Certains affirmaient que les nouvelles technologies, comme le GPS, ne leur étaient pas accessibles.Elles le sont.On fera de l’agriculture de précision sur plus de 800 hectares cette année.C’est peu lorsque l’on ~JâPr 1/ûrnol^n/l Pour l'agriculteur V ^31 UClCllIU créatif et visionnaire Longévité accrue de 20% à 25% pour la nouvelle pointe de charrue Kverneland! Grâce à un nouveau procédé de traitement à chaud de l'acier récemment mis au point chez Kvemeland, un niveau sans précédent de dureté prolonge la «vie» de vos pointes.et distance les besoins de remplacement, pour minimiser vos frais d’opération d’une façon très appréciable.Ce nouveau trempage optimise la dureté de la pointe là où la friction est importante, tout en assurant la flexibilité aux points d’ancrage (trous de boulons) pour minimiser les risques de cisaillement dans cette zone.Reconnaissez la signature Kvemeland sur vos prochaines pointes: la flèche ^ bien incrustée dans le métal, pour un maximum de durabilité et d’économie.Kvemeland inc.Drummondville (Québec) (819) 477-2055 http://www.kverneland.com Gérard Cloutier (gauche), producteur de grandes cultures à LIslet, a réduit sa facture de chaux grâce aux cartes de sol GPS.Normand Leblond, agronome et consultant indépendant, traite l’aspect agronomique de ragriculture de précision, en collaboration avec le Groupe Dynaco.compare aux superficies de l’Ouest du Québec, mais la tendance est à la croissance.« L’agriculture de précision satisfait plusieurs besoins, ajoute l’agronome Leblond.En plus de ses avantages agronomiques et économiques, elle répond à la conscience environnementale.C’est une agriculture raisonnée.» te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 37 PHOTOS : ANDRÉ PIETTE LAIT Quelle structure d’entreposage de fumier représente la voie la plus économique pour vous ?Voici quelques pistes.par André Piette Pour les grosses fermes, le fumier liquide s’avère plus économique que le fumier solide.En fait, si on ne tient pas compte du coût du système d évacuation, cette conclusion s applique aux fermes de toutes tailles.Le MAPAQ vient d’apporter d’importants changements à son programme de subvention à l’entreposage des fumiers.Il a notamment éliminé le plafond de subvention par structure d’entreposage.Celui-ci se situait auparavant à 25 000 $ dans le cas du fumier liquide et à 35 000 $ dans le cas du fumier solide.Avec son plafond de subvention plus bas, l’entreposage en fumier liquide se trouvait d’ailleurs pénalisé.La disparition de ce plafond a comme effet indirect de rendre les toitures des structures d’entreposage plus intéressantes puisque, en pratique, elles peuvent maintenant être subventionnées.Avant, elles l’étaient certes en principe mais, dans la plupart des cas, la seule fosse ou plate-forme faisait atteindre le plafond de subvention.Le nouveau programme de subvention change radicalement la donne.En matière de coût de revient d’une structure, ce qui était vrai hier ne l’est donc plus nécessairement aujourd’hui.Ingénieur au Bureau de renseignements agricoles de Nicolet, Victor Savoie jouit d'une expertise en entreposage des fumiers reconnue d’un bout à l’autre du Québec.Il a notamment élaboré un logiciel qui facilite le calcul du coût de revient d’une structure d’entreposage de fumier, maintenant utilisé par plusieurs autres conseillers.Interrogé par Le Bulletin, M.Savoie fait part de ses conclusions.Pour ce faire, l’ingénieur du MAPAQ compare les divers types de structures d’entreposage en fonction de leur prix de revient global.En plus du coût de construction, il tient compte des frais reliés à l’achat du système d’évacuation du fumier (montée dans le cas du fumier solide et évacuateur souterrain dans celui du fumier liquide) et à son épandage à forfait, ainsi qu’à l’évacuation et à l’entreposage des eaux de laiterie (voir l’encadré à la page 41).Il n’oublie pas, bien sûr, la subvention possible.Cependant, Victor Savoie ne fait que signaler des tendances.Ses conclusions ne s’appliquent pas à l’ensemble des fermes laitières québécoises.Elles reposent en effet sur des conditions qui peuvent varier d’une région à l’autre et même d’une ferme à l’autre.Par exemple, les calculs de l'ingénieur tiennent compte d’une pluviométrie moyenne.Une pluviométrie plus forte ou plus faible pourra faire varier sensiblement les résultats.MOINS DE 50 VACHES Pour les troupeaux de moins de 50 vaches (et leurs sujets de remplacement), la structure d’entreposage la plus économique s’avère la plateforme avec toiture et montée, si l'on DU CAS PAR CAS Au plan financier, si l'on ne tient pas compte du système d'évacuation du fumier, les structures pour fumier liquide surpassent nettement toutes les structures pour fumier solide, quelle que soit la taille du troupeau.Il ne s'agit là que d'une tendance, comme toutes les autres conclusions présentées dans cet article.Le producteur qui prévoit investir dans une structure devrait effectuer des calculs tenant compte des caractéristiques de son exploitation, ou les faire réaliser par un conseiller.Ils feront ressortir quelle structure est vraiment la plus économique dans son cas.38 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 inclut tous les frais reliés au système d’entreposage.Notons que cette structure peut aussi comporter un purot.L’ajout d’un purot à la plate-forme n’augmente pas tellement le coût de construction global, car il permet de réduire la superficie de la structure, les liquides étant davantage entreposés en hauteur.À cette taille de troupeau, le coût de la toiture est acceptable.Comme la structure d’entreposage reste étroite, l’utilisation de fermes en acier n’est pas indispensable.On verra plus loin que, dans le cas de plus gros troupeaux, l’érection d’une toiture est moins avantageuse.Au second rang vient la plateforme sans toiture avec montée d’écu-reur.L’écart entre les deux structures est toutefois mince, soit d’environ 200 $ l’an.Ainsi, dans une région à faible pluviométrie, elles présentent des coûts presque égaux.Inversement, l’avantage de la structure avec toiture s’accentue dans les régions à forte pluviométrie.Au troisième rang figurent, presque à égalité, la dalle avec purot de béton, la dalle avec purot en terre et montée d’écureur, la fosse en béton et la lagune avec évacuateur souterrain.L’écart de coût par rapport à la plate-forme avec toiture atteint facilement 500 $ et plus l’an.Enfin, la dernière position est occupée par la plate-forme avec descente extérieure et évacuateur souterrain.Le coût de cette structure s’avère considérable, en raison de sa taille et surtout de son système d'évacuation.La facture annuelle dépasse de 1800 $ celle du système le plus économique.DE 50 À 70 VACHES Les troupeaux de cette envergure occupent une zone grise, une zone charnière.Pour les troupeaux de moins de 50 vaches, certaines structures sont plus avantageuses.Pour Avec les récents changements au programme de subvention pour l'érection de structures d’entreposage, l’ajout d'une toiture peut s'avérer avantageuse pour les entreprises de petite et moyenne tailles.'ours prei er dans l'entreposage et la manutention des fumiers PLATE-FORME OVALE FOSSE RONDE LIQUIDE PLATE FORME 10 PI EVACUAIR CONTACTEZ-NOUS AFIN DE FAIRE LE BON CHOIX Réussir votre projet nous tient à V PLATE-FORME RECTANGULAIRE DALLE ET PUROT PLATE-FORME AVEC ABRI À COINS RONDS r l ¦JhbbB HiHMÉfeAÉÉÉÉMIÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉAÉÉÉÉÉÉflÉMtMÉAÉÉI LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! JUILLET-AOÛT 1999 39 75 100 125 150 175 Grammes de bicarbonate de soude par vache et par jour.I 200 225 Donnez à vos vaches toutes les chances de produire à leur pleine mesure.Félicitations! Vous avez hissé le potentiel génétique de votre troupeau à un niveau élevé.Et vous continuez à le relever.Pour répondre à ce potentiel, vous avez aussi relevé plus que jamais la teneur en énergie de leur alimentation.Toutefois, si vous négligez de relever le niveau de tampon en même temps que la teneur en énergie, des chambardements du rumen risquent de restreindre votre production.et du même coup vos revenus.Dans des conditions caractéristiques, selon les chercheurs, la quantité de bicarbonate de soude qu’il faut à la vache est de V/2% du grain, ou 5 grammes par litre de lait.Assurez-vous de mettre à jour le niveau de tampon-faites appel aux experts en nutrition ou à votre marchand d’aliments du bétail.Ne tardez pas.Et continuez à monter.nous vous épaulerons sans cesse dans cette voie.L’agent tampon imbattable Church & Dwight Co., Inc., 469 N.Harrison St., Princeton, NJ 08543-5297 LAIT LES EAUX DE LAITERIE SUIVENT LE FUMIER Toutes les conclusions présentées dans cet article tiennent compte du coût relié à l'élimination des eaux de laiterie.Ce coût a donc influencé les choix de l'ingénieur Victor Savoie.Actuellement, la loi n'oblige que les producteurs de fumier liquide à prévoir une méthode d'élimination.Toutefois, il est réaliste de croire que tous le seront probablement d'ici quelque temps.En réglant le cas des eaux de laiterie, les systèmes d'entreposage en fumier liquide présentent un avantage qu'il serait malvenu de négliger.À propos des eaux de laiterie, Victor Savoie signale aussi que la plate-forme avec descente extérieure (une structure où l'on ne travaille pas dans la descente) dotée d'un évacuateur souterrain se prête mal à l'entreposage de fumier solide.« Dans un tel cas, ce système fonctionne mal, ajoute-t-il.Les parties solides baignent dans les parties liquides, si bien que le fumier n'a pas de consistance.On a beau éliminer du liquide, le solide en contient toujours.D'ailleurs, plusieurs producteurs qui ont ce système passent au liquide.Ils n'ont pas le choix.De toutes façons, ce système est coûteux.» ceux de plus de 70, d’autres structures ressortent du lot.Entre ces deux groupes, les structures entraînent presque toutes des coûts comparables.Une seule exception : la plateforme avec descente extérieure et évacuateur souterrain qui, ici comme dans le cas de plus petits troupeaux, reste coûteuse.PLUS DE 70 VACHES La disparition du plafond de subvention et de la « pénalité » que constituait le plafond de 25 000 $ applicable aux installations pour fumier liquide se fait sentir particulièrement dans les gros troupeaux.Sur le plan financier, le fumier liquide l’emporte.Dans de tels cas, les systèmes de gestion les plus économiques misent sur une fosse en béton ou une lagune.Une seule structure pour fumier solide apparaît aussi avantageuse sur le plan financier : la plate-forme sans toiture avec montée d’écureur.Par contre, certains facteurs rendent cette structure peu pratique dans le cas de gros troupeaux.D’abord, la longueur de la montée devient considérable.De plus, le fumier a peu de consistance, car les vaches consomment souvent beaucoup d’ensilage.Cette consistance est d’autant moins bonne que les producteurs en question ont tendance à utiliser peu de paille.Au deuxième rang, on retrouve la dalle (avec montée) et purot en terre et la dalle avec purot de béton.Au troisième figurent la plate-forme avec évacuateur souterrain et la plate-forme avec toiture.En autant, bien sûr, que la toiture soit réalisable : au-delà d’une certaine superficie de plate-forme, son érection devient difficile, te INDUSTRY INDUSTRIE Faites appel à Bodco pour structures solides BODCO, C'EST AUSSI: Des épandeurs à purin Des pompes à purin Des rampes depandage Des rouleuses et des vis à grain Des chariots motorisés pour ensilage Des hache-paille, foin ou papier Des nettoyeurs detable Des wagons manuels Des stalles, des enclos et des accessoires d'accouplement Bodco UN PARTENAIRE DE CONFIANCE DEPUIS 16 ANS Appelez-nous pour connaître le concessionnaire Bodco le plus près de chez vous Usine et bureaux 10, route 249, St François Xavier de Bromp-ton (Québec), Canada, JOB 2V0 Tél.: (819) 845-7824 Télécopieur : (819) 845-5758 Bodco LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I JUILLET-AOÛT 1999 41 LAIT La teneur en fibre et la digestibilité sont plus ou moins sensibles, selon l’hybride, aux variations de climat et au stade de maturité à la récolte.L’ENSILAGE DE MAÏS, PAS T par Nathalie Gentesse Rien de plus stable que la composition de l’ensilage de maïs, entendons-nous dire.Cette affirmation s’apparente plus à un mythe qu’à une réalité.Plusieurs facteurs, dont le climat, le type d'hybride et le stade de maturité, agissent en effet sur la valeur alimentaire de l’ensilage.LE CLIMAT Des chercheurs du Michigan ont établi un lien entre la digestibilité de la fibre du maïs à ensilage et le climat durant sa croissance.Dans le cas d'une année chaude et sèche, la digestibilité de la fibre de la plante entière serait plus élevée que dans celui d’une année fraîche et humide (voir le gra-^ phique).La baisse de digestibilité est associée à une augmentation de la teneur en lignine de la [ plante.Nathalie Gentesse, agronome, est spécialiste en nutrition animale chez Concentrés Scientifiques Belisle inc.Le volet « température » agirait relativement peu sur la digestibilité de l’ensilage de maïs.Par contre, la quantité de pluie reçue pendant l’été est fortement corrélée avec la baisse de digestibilité.Ainsi, plus il y a de pluie, moins la digestibilité est élevée, car la teneur en ADF et en lignine compte davantage.Un léger manque d’eau dirige probablement l’énergie du plant vers le grain en formation, au détriment de la lignification et de la production de parois cellulaires.Il faut donc prendre garde de surévaluer la valeur de l’ensilage de maïs des rations lorsque l’année est humide, et de la sous-évaluer si le temps fut sec.LE TYPE D’HYBRIDE Mis à part quelques nouveaux hybrides de maïs fourragers, la majorité des hybrides ont été sélectionnés depuis des années beaucoup plus en fonction de leur rendement en grains qu’en fonction de leur rendement fourrager.Or, certaines caractéristiques recherchées au moment de la récolte de maïs-grain, comme un séchage rapide du grain dans l’épi et un grain dur, sont moins appropriées dans le cas de l’ensilage de maïs.Plus humides et moins durs, les grains du maïs fourrager offrent en effet une meilleure digestibilité.L’entreposage de l’ensilage de maïs en silo vertical amplifie le problème.Pour éviter les écoulements, on effectue généralement la récolte lorsque les feuilles des plants commencent à sécher.À ce moment, les grains sont probablement déjà trop secs et durs, alors que le reste de la plante est prêt à être récolté.Les chercheurs du Michigan ont aussi soulevé le fait que la texture du grain de maïs varie selon les hybrides.Certains ont des grains plus mous, plus faciles à briser que les RELATION ENTRE LA DIGESTIBILITÉ DE L’ENSILAGE DE MAIS ET LE CLIMAT ANNUEL Chaud et sec Frais et humide 42 LE BULLETIN autres.Le type d’amidon du grain, la taille des granules d’amidon, la solubilité de la protéine de l’endosperme du grain et la quantité d’endosperme varient aussi d’un hybride à l’autre.production de lait, de protéine et de lactose (voir le tableau).Par contre, si la récolte d’ensilage se fait à la maturité du grain, des quantités importantes d’amidon passent à OUMNHtS PAREIL ! La relation entre la texture du grain de maïs et la digestibilité de l’amidon selon l’hybride n’a toutefois pas été établie.MATURITÉ ET PRODUCTION LAITIÈRE Cela dit, le stade de récolte influence beaucoup l’efficacité alimentaire.La digestibilité de l’amidon du maïs est supérieure si la récolte se fait lorsque la ligne d’amidon est à la moitié du grain.La synthèse de protéines microbiennes dans le rumen et l’apport en lysine et méthionine à l’intestin sont alors plus éle- • vés.Cela permet d’améliorer la travers le rumen sans être dégradées, le grain étant trop dur.L’utilisation de rouleaux sur la fourragère ou au déchargement permet de régler ce problème.La quantité de fibre NDF augmente avec la maturité de la plante.Cette fibre est reliée au niveau de remplissage du rumen de la vache.Un ensilage dont la fibre est plus digestible occupera moins d’espace dans le rumen, parce qu'il sera digéré et quittera le rumen plus rapidement.Si les vaches reçoivent une ration riche en fourrages, un ensilage faible en NDF et offrant une digestibilité élevée augmentera la consommation de matière sèche et la production laitière.Finalement, si les perfor- EFFET DE LA MATURITÉ DE L’ENSILAGE DE MAIS SUR LA DIGESTIBILITE ET LA PRODUCTION DE LAIT Stade de récolte 1/2 de la ligne d'amidon Maturité Lait, kg/j 21,4 20,1 Rendement en protéine, kq/j 0,74 0,70 Rendement en lactose, kq/j 1,05 0,98 I Grains dans le fumier, % ms 3,1 9 Digestibilité ruminale de l'amidon, % 72 56 [ Digestibilité totale de l'amidon, % 96 87 Apport intestinal en lysine, q/j 139 116 Apport intestinal en méthionine, q/j 35 30 Source : Harrison et coll., 1996 mances du troupeau ne correspondent pas à nos espérances, il faut peut-être chercher du côté des fourrages de base.Les vaches n’utilisent peut-être pas toute l’énergie et la protéine que l’on suppose parce que les aliments sont moins digestibles que prévus.Selon l’hybride, la teneur en fibre et la digestibilité sont plus ou moins sensibles aux variations de climat et au stade de maturité à la récolte.Il peut être nécessaire de corriger les valeurs de l’analyse de l’ensilage de maïs avant de modifier la formule de la ration, afin d’obtenir une ration mieux équilibrée et une production conforme aux attentes, te 1 11 La valeur de l'ensilage de maïs dans les rations est surévaluée lorsque I année est humide, et sous évaluée si le temps fut sec.LE BULLETIN DES, AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 1999 LAIT ÇA PREND TOUT UN ŒIL ! Le maïs-ensilage dissimule bien son stade de coupe optimal.Un des principes fondamentaux de l'alimentation, c’est la régularité.On se donne comme objectif de servir toute l’année des aliments dotés de caractéristiques nutritionelles constantes.Ces caractéristiques englobent notamment le niveau de fibre (ADF, NDF), d’hydrates de carbone structuraux et non-structuraux (sucres, amidon) et de protéine.Dans ce contexte, quoi de plus normal que d’utiliser le maïs-ensilage : une récolte par an, des rendements impressionnants, un produit qui fermente facilement.On pourrait croire que tout est simple.Pourtant, plusieurs n’arrivent pas à maximiser l'apport nutritionnel de leur maïs-ensilage.On se doit d’abord de choisir un hybride qui poussera bien chez soi, dans ses sols, de façon à obtenir une plante en bonne santé donnant un rendement optimal en fibre digestible et en grain.Nos bovins performants d’aujourd’hui ont un transit ruminai rapide, d’où l’importance de la fibre digestible et d'une quantité maximale de grain digestible.Le maïs-ensilage constitue une triple source d'énergie : des sucres, de l’amidon et de la fibre digestible.Pour maximiser l’utilisation de ces sources, il faut récolter le maïs-ensilage au stade 1/2-3/4 de la ligne de lait.Donc, un grain encore partiellement laiteux et une plante entière qui joue dans les 65-68 % d’humidité.L’hybride de mais dissimule bien ce stade.Pour vérifier sa teneur en eau, il faut le hacher ou alors posséder un œil averti et investir du temps pour bien juger son champ.11 est important de noter que les hybrides d’aujourd’hui varient beaucoup en cote de verdeur et il est impossible de juger la teneur en eau d’un champ seulement par son aspect visuel.Pourquoi tant insister sur la teneur en eau ?C’est que dans un silo vertical, on doit s’en remettre à la gravité pour compacter l’ensilage.On peut utiliser une longueur de coupe plus élevée pour le premier tiers du silo (5Z8-3/4 pouce) et terminer la partie supérieure avec une longueur de coupe plus courte (3/8-1/2 pouce) pour empêcher le silo de couler.On peut aussi utiliser une gamme d'hybrides de maturités différentes en s’assurant d’avoir accès à celui de maturité hâtive en premier, te Sylvain Payant, agronome, Pioneer Hi-bred FerroForte ESSAYE, EPROUVE ET DEUX FOI FerroForte est le fer injectable utilisé avec toute confiance par les producteurs de porc pour l’administration du supplément de fer exigé par les cochonnets dans une injection de 1 ml.Le complexe macromoléculaire administre deux fois plus de concentration de fer élémentaire que les injections de 10%.Ceci élimine la répétition des injections, réduit le stress des cochonnets et diminue votre travail.Demandez à votre vétérinaire pour de plus amples renseignements au sujet de FerroForte.Bimeda-MTC Santé Animale Inc.420 Beaverdale Rd., Cambridge, ON N3C 2W4 1-800-265-6314 ® Marque déposée de Bimeda-MTC Animal Health Inc.ÜIN 0085/041 ‘ % FerroForte lion Dexlran/Dextran de 1er 200 mg/mL Veterinary Use Only Usage vétérinaire seulement FirrtW*;; conlaM:,.- 55: IHDICAI»*- OOSAtif alcow Store 100 mL MTC PHARMACEUTICALS Cambridge Ontario N3C 2W 44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET AOÛT 1999 GENEVA - Une nouvelle variété de luzerne pour cultiver en paix.La luzerne Geneva pour la rusticité hivernale et l’excellent taux de regain.Rusticité hivernale exceptionnelle et remarquable potentiel de rendement.Après des années de recherche, NK™ vous offre ces deux avantages réunis dans sa nouvelle variété de luzerne Geneva.De plus, Geneva obtient une excellente cote de résistance à plusieurs maladies et présente un regain très vigoureux après la coupe.Les fourrages de marque NK sont synonymes de tranquillité d’esprit.La luzerne Geneva en est l’exemple parfait.Cultivez en paix avec les fourrages NK.Pour plus de détails, consultez votre détaillant Novartis Semences, ou appelez-nous au 1-888-300-0147.™ NK est une marque de commerce de Novartis AG.Novartis Semences Inc.est un utilisateur autorisé.lb NOVARTIS Nouvelles forces pour l’amélioration des semences BŒUF Ce filtre spécial draine depuis trois ans les eaux de 3500 veaux lourds.L'expérience est concluante, disent les experts.par Lionel Levac « Lionel Levac est journaliste.p rotégeons les marais.» Écologistes, environnementalistes et protecteurs de la faune et de la flore le disent depuis des années : « Ne détruisez pas les marais.Ce sont des filtres naturels efficaces et des aires propices à une faune variée nécessaire à l’équilibre des écosystèmes.» Propriétaire des Élevages FJS de Cacouna, Jean-Eudes Marquis prend déjà un soin jaloux de son marais.C’est un jeune marais.En fait, il a à peine trois ans.Mais il est aussi, sinon davantage, efficace que tous ceux que défendent les amants de la nature et les protecteurs de l’environnement.Pourtant, ce marais a été créé de toutes pièces : on l’a creusé de main d’homme, et il dispose d’une source d'alimentation qui n’a rien d’un jardin de roses, loin de là.Des parcs d’engraissement comprenant en tout 3500 têtes de veaux lourds y drainent leurs eaux.Matières solides et liquides confondues, la ferme bovine de Jean-Eudes Marquis produit à peu près l’équivalent de la charge polluante de la moitié de la municipalité de Rivière-du-Loup.Ce calcul est simple : la charge polluante d’une unité animale équivaut approximativement à celle de cinq humains.À raison de deux veaux à l’engrais pour chaque unité animale, les 3500 têtes donnent 1750 unités.Il suffit de multiplier le nombre d’unités animales par cinq (humains).La charge polluante du troupeau est donc équivalente à celle d’environ 8750 personnes.Rassurez-vous, cependant : les matières solides sont récupérées et compostées, et les liquides sont canalisés vers le marais filtrant à l’issue duquel l’eau s’écoule en toute innocuité.NOUVELLE ORIENTATION D’abord producteur laitier, Jean-Eudes Marquis subit des pertes importantes lors d'un incendie, en 1990.Il s’oriente alors vers l’élevage du bovin de boucherie, qu’il a déjà expérimenté.Il voit dans ce secteur de fortes possibilités d’expansion, ARAIS ARTIFICIEL le Québec répondant à tout au plus 15 % de ses besoins en viande bovine.Après la visite de plusieurs parcs d’engraissement albertains, M.Marquis est convaincu que sa terre peut accueillir un bon troupeau.Les sections boisées vont servir d’abri et de brise-vent aux animaux qui ne pourront trouver refuge dans les bâtiments.De plus, les fourrages sont abondants dans le voisinage, sinon sur sa terre même.Des grains à prix modique de même que l’accès à des résidus d’autres productions comme les pommes de terre lui permettront de bien alimenter son bétail.Comme un troupeau de bonne taille est envisagé, reste à prévoir les moyens de se conformer aux règles environnementales.C’est là qu’apparaît le projet 5 de marais.Les fumiers seraient traités g de façon conventionnelle, et les eaux ° de lixiviation des cours d’exercice g seraient canalisées vers un marais.£ qu’il faut cependant créer.L’UN DES PLUS VASTES DU GENRE Élaboré par la société environnementale Écosphère de l’agronome rimous-kois Hugues Groleau, le projet est approuvé par le ministère de l’Environnement.De plus, parce qu’il est novateur dans la région et dans le secteur de production, le Programme d’essais et expérimentation en agroalimentaire, issu de l’Entente auxiliaire Canada-Québec, y associe une subvention de recherche de 30 000 $ qui permettra d’en valider les résultats.À la fin de 1996, Jean-Eudes Marquis et ses fils déboisent l’emplacement, et le creusage commence.L’aménagement est terminé en mai 1997.Le marais est l’un des plus vastes du genre en Amérique du Nord.Il s’étend sur 300 mètres de longueur et 100 mètres de largeur.Les spécialistes diront qu’il s’agit d’un système de marais « extensif ».Le lit de glaise du sol permet d’utiliser une grande surface sans danger d’infiltration dans le sol et d’assurer le traitement des lixi-viats de façon naturelle et à peu de frais, au long des 16 canaux qui se succèdent à travers le marais (voir l’encadré En quelques étapes à la page 48).DES RÉSULTATS CONCLUANTS L’expérience est très concluante.Le marais filtre de façon efficace et de mieux en mieux.Maintenant que les plantes y sont bien implantées, l’agronome Groleau croit que les résultats vont encore s’améliorer.Du début de l’opération en 1997 jusqu’à la fin de 1998, les analyses montrent que le marais a permis une réduction de 98,6 % de la charge organique (DBOs).Les matières en suspension ont été réduites de 89,9 %.Entre l’entrée au bassin de décantation et la sortie du filtre végétal, la teneur en azote a diminué de 83,2 %.Le phosphore total a baissé de 72,6 %.Pour ce qui UN MODELE POUR D'AUTRES PRODUCTIONS Enchanté des résultats obtenus à Cacouna, l'agronome Hugues Groleau reconnaît que les éleveurs de bovins de boucherie ont maintenant moins besoin d'infrastructures comme un marais filtrant.Toutefois, dit-il, l'expérience de Cacouna peut servir de modèle à d'autres productions.Déjà, il prépare quelques projets de marais filtrant jumelés à des fermes laitières.Les déjections en provenance de ce type de ferme sont beaucoup plus liquides, et la réglementation est plus sévère.De toute façon, Hugues Groleau effectuera, pour une troisième année, les relevés et analyses de l'efficacité des installations de Cacouna.L'Institut de recherche et développement en agroalimentaire (IRDA), rattaché au MA PAO, investit quelques milliers de dollars dans ce suivi de façon à donner encore plus de valeur aux données techniques et aux conclusions de ce projet, au moment où toutes les entreprises agricoles du Québec cherchent des solutions environnementales durables.Plus on avance dans le processus de filtration, plus la végétation des canaux du marais devient dense.1 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ' JUILLET AOÛT 1999 47 BŒUF est des coliformes fécaux, la réduction est de 96,2 % et serait encore plus importante si les canards ne venaient pas patauger et laisser quelques déjections dans les bassins.Après une dizaine d'années d’utilisation du marais, il sera envisageable de faire la vidange des étangs où de bonnes quantités de matières solides se seront déposées.Ces sédiments très riches en éléments nutritifs pourront être valorisés.Le marais artificiel des Élevages FJS aura coûté 95 000 $ en creusage, aménagement et services-conseils.Une subvention du Programme d’aide à la gestion et l’entreposage des fumiers a permis de couvrir une partie des coûts.Jean-Eudes Marquis se dit satisfait de l’ensemble de l’opération.Cependant, comme bien d’autres, il profite depuis quelques mois des assouplisse- Jean-Eudes Marquis est très satisfait des résultats du marais.ments réglementaires en matière environnementale (voir l’encadré Un modèle pour d'autres productions à la page 47).Les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement ont en effet donné leur consentement à l’application de mesures négociées et maintenant énoncées dans le Guide des bonnes pratiques agroenvironnementales pour la gestion des fumiers des bovins de boucherie, te EN QUELQUES ÉTAPES On peut résumer le processus du marais filtrant en quelques étapes.Des fossés de captage dirigent les eaux usées vers le bassin de décantation, dépourvu de plantes.Les matières solides des lixiviats se déposent, et l'activité bactériologique qui s'y amorce s'accélère dans les deux canaux suivants, dits « de stabilisation ».Le liquide passe ensuite au marais proprement dit.Des plantes émergentes, c'est-à-dire dont les tiges partent du fond pour se terminer à l'air libre, intensifient le travail d'épuration.Il s'agit surtout de quenouilles, de phragmite et de scirpe, des plantes qui ont un besoin élevé en nutriments.En plus de faire bon ménage avec les bactéries épuratrices, elles peuvent aussi contribuer à l'oxygénation de l'eau.Au bassin suivant, les plantes flottantes, des lentilles d'eau, poursuivent la filtration grâce à leurs besoins en nutriments différents.Vient ensuite le filtre végétal en tant que tel.La végétation du bassin y est très dense.On y retrouve du paturin trivial, de l'agrostide et du scirpe.À la sortie de cette section, l'eau a perdu l'essentiel de ses contaminants et pourrait être dirigée vers un ruisseau.Aux Élevages FJS, on a cependant choisi d'évacuer cette eau par infiltration, tout comme le ferait un champ d'épuration de fosse septique.:ncûL À ta hauteur de ¦UE£2 vas projets.' STRUCTURES D'ACIER POUR BÂTIMENTS ?Aucune soudure à toutes les pièces boulonnées.» Structures «standard» sur mesure » Jusqu'à 80' (24 m) de largeur sans colonne intérieure CHISELS ROBUSTES KNOWLES MFG.fabrique divers modèles de chisel alliant qualité et robustesse, offerts en largeurs de 7 à 14 pi.Tous sont dotés de dents Boron de 2 po sur 11/4 po traitées à la chaleur, convenant parfaitement aux travaux de fin d’été.Ces dents qui offrent un excellent dégagement sont en outre montées sur des ressorts afin d’en permettre l’utilisation intensive.POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS, VISITEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE LOCAL OU APPELEZ-NOUS MXMXG Equipement de ferme^^^^^^^Distributions ROBERT H.LAMING & SONS LTD.Robert H.Laning & Sons Ltd Waterloo, Québec Sans frais : 1 800 363-3292 NETTOYEURS P'ÉTABLE AUTOMATIQUES ÉQUIPEMENT DE STABULATION Chaîne en «8» Montées Stalles entravées # Carcans Nettoyeur d'allée à raclettes hydrauliques Stalles libres Enclos Abreuvoirs £Ÿ^Qjj^jp^ÉVÀCUATEU^D^UMIE^O^ÊRRAm pogtppxun Installation souterraine économique et réservoir souterrain garanti pour 10 ans MACHINERIE IDÉALE 1100, rue Leclaire, Saint-Césaire (Québec) Canada JOL 1T0 Téléphone : (450) 469-3133 • Télécopieur : (450) 469-3320 Courriel : info@wicideal.com • Internet : www.wicideal.com Membre du GROUPE WIOIDEAL Maintenant disponible avec guillotine anti-retour qui referme le conduit d'évacuation après chaque nettoyage et sert d'accès pour l'inspection ou l'entretien.48 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 Un antiparasitaire efficace.sur lequel ^ é vous pouvez compter ! M Solution a verser pour bovins (ivermectin) MERIAL IVOMEC® et le logo «tête de bovin» sont des marques déposées de Menai ©Copyright Merial Canada Inc., 1998 IVMO-P8-2568-JAB-F L_______________ Merial Canada Inc. lusqu'à 2000 $ de TRAVAILLEUR INFATIGABLE Super économie de carburant ¦ Cabine luxueuse de compagnie (offerte sur tous ies modèles) ¦ Garantie de deux ans ¦ Inverseur de marche ZETCR TRACTEUR DE QUALITÉ, VALEUR EXCELLENTE MOTOKOV CANADA INC., 15 Industrial Road, Tottenham, Ontario LOG 1 WO Dorchester Napierville Saint-Jacques Victoriaville Almo Dorchester Service Routier J.C.L.enr.Les Équipements Bruno Roy inc.Les Ent.Michel Girouard inc.J.B.Maltais Itée Équipements inc.Saint-Anicet Saint-janvier Waterloo Barnston Laurier Station J.R.Gaza et frères inc.Garage Julien Demers inc.Picken's Farm Equipment inc.Picken's Farm Equipment Michel Girouard inc.Sainte-Brigitte-des-Saults Saint-Polycarpe Black Lake Lorrainville Les Ent.Michel Girouard inc.Entreprise Sud-Ouest G.Guillemette et fils inc.Garage J.G.Neveu inc.Saint-Denis sur Richelieu Sainte-Rose Poularies Saint-Antoine Champlain Louiseville Garage Bonin Itée Machineries Horticoles Soint-Anloine Farm Garage (hampoux et frères Machineries Patrice liée Sainte-Hélène de Bagot d'Abitibi inc.(M.H.A.) 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Vous n’êtes plus seul dans votre combat contre Strep.POT- PEN est là! Le premier traitement pénicilline G potassium approuvé pour les porcs • Une poudre hydrosoluble de pénicilline est maintenant disponible pour les porcs.• Pratique et très efficace, Pot-Pen est un produit tout indiqué contre les infections causées par le Streptococcus suis.• Tôt ou tard, vos porcelets devront affronter le Strep, suis.Avec Pot-Pen, un allié solide veillera sur eux! Consultez votre vétérinaire ^ Ligne de produits de Vétoquinol N.A.Inc.• 2000, chemin Georges, Lavaltrie, Québec, JOK 1H0 CCPP Steeve, 16 ans, Cathy, 18 ans, Sara, 20 ans, Lucie et Mario Gagné.Les propriétaires aménagent constamment un nouveau coin de terrain.La propreté et la beauté des lieux sont primordiales.Notre naisseur-finisseur n’a jamais oublié la consigne d’un banquier : « Pour savoir combien il y a d'argent dans le portefeuille d’un propriétaire, regarde autour des bâtiments.• gestion Beaurivage, à étudier divers scénarios avec eux.En février 1997, l’entrée des premières cochettes de génétique NPD permet à la Ferme Lucie et Mario Gagné inc.de célébrer un nouveau départ.Au cours des mois précédents, on a construit une nouvelle salle de mise bas, rénové la porcherie existante et, pour mettre fin à la maladie mystérieuse, effectué un vide sanitaire complet de quatre mois.Les nouvelles salles de mise bas, avec sevrage sur place, sont ventilées par extraction basse et disposent d’une entrée d’air par plafond diffuseur.Les cages totalement lattées sont munies de niches, au grand confort des porcelets.PRODUIRE AU MEILLEUR COÛT POSSIBLE Selon le conseiller Benoît Turgeon, la force de cette entreprise porcine réside dans la volonté de ses propriétaires.« Lucie et Mario sont très travaillants.Alertes, ils ont aussi la capacité de détecter rapidement une faille quelle qu’elle soit et de réagir très vite.» Mme Gagné ne le cache pas : « Si nous survivons, c’est parce que l’ouvrage ne nous fait pas peur.» « Nous n’avons pas le choix, renchérit son conjoint.À cause de nos investissements de plus d’un million d’il y a deux ans, il faut tenir toutes les ficelles.Pour remplacer l’un de nous deux, il faudrait un bon gérant bien payé; de plus, contrairement à un employé qui pourrait avoir envie de passer pardessus un petit problème, nous sentons l’intérêt d’agir.» Sept jours par semaine, Lucie effectue le suivi du troupeau de truies tandis que Mario s’occupe notamment de l’engraissement, de la fabrication de moulée, des cultures, de la vente des 52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z JUILLET-AOÛT 1999 PORC LA FORCE DU REGROUPEMENT Fin politicien, Mario Gagné est engagé dans une foule d'organismes.Vice-président de la coopérative de gestion des engrais de ferme Fertior, administrateur à la Fédération des producteurs de porcs pour la région de Québec, représentant des producteurs de porcs au syndicat de base de l'UPA et conseiller municipal, il reconnaît l'importance des bonnes relations et la force des regroupements.« Afin de préserver l'indépendance des fermes familiales, dit-il, les producteurs devraient s'associer, notamment, à des groupes d'achat et de transport, à des consultants privés et à des syndicats de gestion.Malheureusement, plusieurs restent isolés avec leurs problèmes.En 1996, par exemple, le conseiller Denis Champagne a complètement changé l'avenir de notre entreprise en moins d'une journée.Il nous a fait voir des possibilités auxquelles nous n'aurions jamais pensé.» porcelets et de l’épandage à forfait.Leur fds Steeve, qui entamera bientôt une formation professionnelle en production porcine, donne un coup de main le week-end.Un employé régulier appuie les producteurs.« Depuis la restructuration de l’entreprise, nous avons augmenté l’efficacité de notre travail pour consacrer 100 % de notre temps aux opérations productives, dit M.Gagné.À 150 truies, tout était manuel.Maintenant, le “ grattage ” est chose du passé, et l’alimentation est automatisée.Cela nous permet aussi d’accorder plus de temps à la gestion, d’où un meilleur contrôle de la production.» Les Gagné ont repéré les facteurs les plus rentables avant de déterminer leurs priorités d’action.« L’argent à faire, ça commence dans le bloc saillie et ça se poursuit à la mise bas, assure le producteur.C’est donc là qu’il faut travailler.» Mme Gagné insémine artificielle- ment 100 % des truies, comparativement à 10 % par le passé.Dans le bloc saillie où elle a recours à un mâle-souffleur (le seul verrat de l’entreprise), elle insémine une dizaine de truies à l’heure.En déclenchant les mises bas, la productrice limite cette activité à deux jours par semaine et peut assurer une bonne assistance aux truies.Selon les producteurs, l’alimentation est le facteur numéro un par lequel l’entreprise peut maîtriser ses coûts et sa qualité de production.Quatre ans après l’achat de la ferme en 1976, M.Gagné s’est équipé d’une moulan-ge.Il fabrique donc l’une des trois moulées de pouponnière, les quatre moulées composant l’alimentation multiphases des porcs à l’engrais, et les trois différentes moulées services aux truies.« De la moulée pour truie, ça ne s’achète pas », dit-il.Le producteur apporte un soin particulier à la source de gras qui entre dans la composition L’Evolution Truies des résultats payants pour les naisseurs Prémélanges truies Au cœur de la nutrition Programmes alimentaires pour Truies gestantes Truies lactantes Acclimatation Cochettes DES RESULTATS VISIBLES Fumier plus mou Urine plus acide DES AVANTAGES INDENIABLES » résistance aux mammites ?réduction des métrites, meilleur retour en chaleur Capacité d’ingestion accrue truie laitière, meilleur état de chair Contraction utérine plus forte ?+ de nés-totaux, + de nés-vivants, + 2 porcelets 1 800 361-7082 www.belisle.net Une autre innovation Bélisle OBJECTIFS 30 porcelets/truie - G.M.Q.1000 — C.A.2,5 belisie pour une production qui évolue LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 53 PORC de ses moulées.En outre, chacune de celles-ci est additionnée de phytase pour une meilleure assimilation du phosphore par les porcs.D’ici deux ans, il entend aussi préparer ses propres prémélanges de minéraux et de vitamines (prémix).La ferme est actionnaire du groupe d’achat de grains Transports des asso- ciés inc., comptant une quinzaine de producteurs de la région.Par ailleurs, depuis 1993, le lactosérum compose environ 20 % de la ration des porcs à l’engrais, qui reçoivent aussi des produits de boulangerie.« Nous obtenons un gain moyen quotidien très élevé, surtout à cause du lactosérum », dit M.Gagné.Lucie insémine maintenant artificiellement toutes ses truies.Le verrat de la porcherie l’aide à repérer celles qui sont en chaleur.Jusqu’en 1992, les producteurs cultivaient sur 183 hectares une bonne partie des céréales nécessaires à la ferme.Les bénéfices étant trop minces comparativement à la surcharge de travail que cela supposait, ils préfèrent maintenant produire des fourrages et réserver leur énergie à la porcherie.DE L’AMBITION À REVENDRE Préoccupé par la valeur des lisiers, M.Gagné préside la compagnie Envi-rotech 2000, composée de 10 producteurs.Le groupe vient d’acquérir un séparateur mobile de lisier conçu en Allemagne.Les producteurs comptent vendre leur fumier en le concentrant à environ 28 % de matière sèche afin de le transporter sur de longues distances.En 1997, en doublant le troupeau de truies, la ferme a dû conserver le même engraissement d’une capacité de 900 porcs.La majorité des porcelets est vendue à Agri-marché, le fournisseur des cochettes NPD.Même si les producteurs n’éprouvent aucun problème à écouler leurs porcelets à haut statut sanitaire, ils projettent de les engraisser en totalité d’ici cinq ans.Si les porcelets sont actuellement sevrés à l’âge moyen de 19 jours, tout a été prévu pour passer au sevrage hâtif avec la construction d’un site d’engraissement à l’extérieur de la ferme actuelle.Confiant envers l’avenir tout comme envers la génétique de son troupeau, le couple rêve aussi d’augmenter la productivité à 30 porcelets par truie d’ici deux ans.« Dans quelque temps, il y aura encore plus de choses à dire sur notre entreprise », te INSEMIN ARTIFICI Des produits d des gènes supi îlu ri nul I ra ut Les Super-mélanges Duroc vous procurent des gènes de qualité génétique supérieure qui correspondent à vos objectifs de sélection Super-mélange indice : - IPG gras moyen -0,93 mm - IPG gain moyen -6,13 jours - Indice IPG moyen 141,8 Super-mélange gain : - IPG gras moyen -0,40 mm - IPG gain moyen -7,45 jours - Indice IPG moyen 138,3 Super-mélange maigre : - IPG gras moyen -1,67 mm - IPG gain moyen -1,74 jours - Indice IPG moyen 135,9 is ' xX I \ Centre d'insémination porcine du Québec inc.INC.Mise à jour CDPQ au 25 mai 1999 Québec — Beauce 1486, rang Saint-Aimé Saint Lambert (Québec) GOS 2W0 Tél.: (418) 889-9748 Téléc.: (418) 889-8210 1-800-463-1140 cipq@istar.ca or _ V" v Lanaudière 2100, rang 6 Roxton Falls (Québec)JOH 1E0 Tél.: (450) 375-9977 Téléc.: (450) 375-2077 1-800-375-9811 1985, rang York Saint-Cuthbert (Québec) J0K 2C0 Tél.: (450) 885-1118 Téléc.: (450) 885-1033 1-888-608-1118 54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 PHOTOS MICHEL DOSTIE AVICULTURE La ferme Clovis Gauthier et Fils a toujours été avant-gardiste.Déjà, en 1921, le Ministère lui accordait un contrat de recherche.En octobre 1954.Le Bulletin des agriculteurs parlait déjà de Clovis Gauthier.Le producteur venait de construire un poulailler pour 5000 pondeuses, une innovation à l’époque.Avant lui.ses frères étaient déjà à l'avant-garde.En 1921, le ministère de l’Agriculture du Québec leur IB A avait en effet accordé un B B ¦¦ I contrat de recherche.En 1924, 1 B g g m c’était au tour du gouverne- B B 1 ment fédéral d’y poursuivre l^F g Bfl des tests d’évaluation de ponte.À l’époque, selon les ^^B données compilées par Ulric.B B frère aîné de Clovis, la fl 1 meilleure poule de race Ply- ^^B I mouth Rock Barrée avait * donné 171 œufs en une même année.Quelques années plus tard.Ulric a été engagé comme instructeur avicole par le ministère québécois de 1" Agriculture.Clovis a pris la responsabilité de la ferme et hérité du goût pour l’aviculture.Ulric avait alors réussi à le convaincre, en se souvenant de l’époque de la crise, qu'il était plus sûr d'élever des pondeuses afin de toujours pouvoir vendre un produit n'ayant pas besoin de transformation.La ferme comptait alors des vaches laitières et quelques truies, mais l’aviculture y occupait une place importante avec, en plus des pondeuses, des poulets à griller et des dindes.Clovis Gauthier élevait aussi ses poulettes de remplacement.Ces dernières étaient gardées à I extérieur, et 27 cabanes d'une capacité de 300 oiseaux servaient de refuge pour la nuit.Aujourd’hui encore, les Gauthier élèvent des poulettes.Ils ont une capacité de 50 000 par élevage, soit 110 000 par année.L'innovation n'a jamais fait peur aux Gauthier.Les producteurs d’alors avaient tous compris que.A Jean-Marc Gauthier accorde à ses pondeuses toute l’attention qu'elles méritent.La ferme possède 1200 pondeuses d’œufs bruns, et ce nombre devrait bientôt passer à 3000.?Stéphane, fils de Jean-Marc, défend avec fierté la qualité des poulettes que la ferme élève pour le compte d'autres producteurs d’œufs.Michel Dostie est journaliste LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOUT 1999 55 sans éclairage, les poules ne pondent pas.Il existait d’ailleurs un genre de concours visant à établir qui serait le premier à ramasser un œuf, le printemps venu.Pour augmenter sa production, Clovis avait donc installé des fanaux au naphta qu'il allumait tous les matins dès 4 h jusqu’au lever du soleil et en fin d’après-midi jusqu’à 20 h.Plus tard, avant la venue de l’électricité dans les campagnes, il avait mis au point une génératrice afin de fournir de la lumière à ses oiseaux.En 1967 était fondée la ferme Clovis Gauthier et Fils.Les deux garçons, Jean-Marc et François (ceux-là même qui vantent la qualité de l’œuf à la télé), ont petit à petit pris la relève de l’entreprise.Aujourd’hui, Stéphane et Dominique, leurs fils respectifs, se préparent à en assurer l’avenir.En 1963 et 1964, les Gauthier ont encore joué un rôle de pionnier en construisant des fosses en béton pour le fumier.Les poules étaient alors gardées sur un treillis, première étape vers les poules en cage.Ces fosses servent encore, mais Jean-Marc et François Gauthier en ont fait construire d’autres sur chacune des terres qu’ils ont achetées depuis.Ainsi, quand il est nécessaire de vider les premières, le fumier est transporté près des champs à ensemencer quand les chemins sont bons (hiver ou été).Au printemps, au moment de l’épandage, ils gagnent ainsi beaucoup de temps.Les Gauthier cultivent 340 hectares et possèdent suite à la page 58 LABOUREZ SANS ARRET GRACE AUX DENTS À DÉCLENCHEMENT AUTOMATIQUE 0 Ces dents au concept innovateur exigent lusquà 20 % moins de traction demandant moins de puissance tout en offrant une meilleure efficacité.0 Ces dents paraboliques à pénétration accrue brisent les sols les plus durs 0 Elles existent en modèle traîné ou porté, ce qui convient à la plupart des tracteurs.0 Elles labourent jusqu'à 18 po de profondeur afin de bien briser la couche de labour.0 Les tranches-débris optionnels permettent de tailler et d'enterrer les débris en un seul passage, d'où un travail optimal du sol.POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS, VISITEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE LOCAL OU APPELEZ-NOUS Robert H.Laning & Sons Ltd Waterloo, Québec Sans frais : 1 800 363-3292 MXMXn Equipement de ferme^^^^^^^Distributions ROBERT H.LANING & SONS LTD.Vaste choix d'épandeurs de fumier liquide avec châssis porteur régulier ou directionnel mécanique, sur 4 ou 6 roues.Réservoir surbaissé d'une capacité de 2 000 à 5 900 gallons (8 855 à 26 820 litres) avec turbine ouvrante à verrouillage rapide Modèles montés sur camion disponibles.Choix de pneus et ligne complète de rampes d’épandage pour diverses applications tè Rampe avec sarcloirs (postlevée) Rampe avec disques (postlevée) Rampe avec gicleurs pour prairies Rampe avec pendillards Le leader sur le terrainï Impossible d Pompe agitatrice P-300 avec spirale, turbine déchiqueteuse et châssis porteur sur 2 ou 4 roues Agite fosses et étangs en un temps record Idéale pour le fumier très épais.Pompe agitatrice P-200/3 idéale pour le fumier de porcs.La plus puissante Pompe H sur le marché! ^ ^ Pompe P-200/3 P-300/4 784, rue Principale, Wickham (Québec) Canada JOC 1S0 • Tél.: (819) 398-6822 • Télec.: (819) 398-5227 Courriel info@wicideal.com • Internet : www.wicideal.com • Membre du GROUPE WICHDEAL 56 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 QUALITE D'ABORD Contrairement à la majorité des producteurs qui vendent leurs œufs à des classificateurs, la ferme Gauthier possède encore son poste de mirage.Pour Stéphane et Jean-Marc, la classification est aussi un outil de régie, car si des œufs ne correspondent pas aux normes de qualité recherchées, c'est qu'il y a un problème dans le poulailler.Les producteurs peuvent donc réagir rapidement.Leur appareil de petite taille exige beaucoup d'attention, ce que Stéphane considère comme un avantage.« Cela nous permet de voir ce que les grosses machines ne voient pas », dit-il.Chez les Gauthier, les œufs sont réfrigérés dès leur sortie du poulailler.Un réfrigérateur mobile est installé à la porte du poulailler durant la cueillette, qui s'effectue normalement en après-midi.La classification n'est faite que le lendemain matin par Stéphane, sa mère Marie et une employée.Selon Stéphane, les œufs ont meilleur goût, car ils sont refroidis rapidement.Comme les Gauthier se sont bâti une réputation grâce à la qualité de leurs produits, l'alimentation des poules joue un grand rôle.Elles reçoivent une ration faite de maïs, d'orge, de fèves soya torréfiées, de tourteau de soya de même que de suppléments de vitamines et de minéraux.Les écailles d'huître, mais surtout la pierre à chaux moulue, permettent d assurer la qualité des coquilles.Les moulées ne contiennent aucun produit d'origine animale.Selon Stéphane, ceci donne une telle saveur aux œufs que certains clients les achè- Marie, conjointe de Jean- tent (< pafœ qyg œ ^ ^ Ggu„ Marc, s’occupe de ramasser thier ».Aussi, à l'exception des anti- coccidioses servis durant la période d'élevage, les oiseaux ne reçoivent la classification.nul médicament.De 75 à 120 ch MASSEY FERGUSON®: INNOVATION CONSTANTE, QUALITÉ ASSURÉE IL Y A LONGTEMPS QUE VOUS LES ATTENDIEZ ! ILS SONT LÀ POUR VOUS.¦ Moteurs Perkins de la Série 1000 avec combustion Fastram™ ¦ Cabine spacieuse avec visibilité exceptionnelle ¦ Transmission DynaShuttle 32 av/32 ar incluant l’inverseur de marche, les « powershifts » et la commande de débrayage à la colonne de direction ¦ PdF économique pour la consommation réduite du carburant, moins de et d’usure du moteur LA PUISSANCE EIM TROIS POINTS MASSEY FERGUSON Massey Ferguson* est une filiale à part entière de la société Agco Corporation, Duluth, Géorgie.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 57 AVICULTURE une batteuse munie d’un capteur de rendement depuis 1996.LA SPÉCIALISATION Au début des années 1960, la ferme s’est spécialisée en production d’œufs de consommation.Comme elle était en mesure de mirer ses œufs, elle a eu Steinberg comme premier client important.« 11 nous payait 0,03 $ de plus la douzaine pour les œufs classés Al », se souvient Jean-Marc.Les boîtes Al étaient scellées et devaient subir l’inspection d’un employé de Steinberg dès l’arrivée.Durant ces années, ce géant de l’épicerie achetait 800 caisses de 15 douzaines par semaine.Ces poulettes, qui présentent un plumage de plus en plus blanc, donneront des œufs bruns.Première rangée de gauche à droite : Janet Breckman, représentante des ventes, Colombie-Britannique; Mike Knight, directeur national des ventes; Lynne Mason, représentante des ventes, Ontario et Maritimes; Normand Robichaud, directeur général; Edith Biebert, représentante des ventes, Alberta; Normand Lamothe, directeur de produits.Deuxième rangée de gauche à droite : Gérard Bouillon, représentant des ventes, Québec; René Goupil, représentant des ventes, Québec; George Jeffrey, représentant des ventes, Ontario; Richard Shantz, représentant des ventes, Ontario; Arch Mullin, représentant des ventes, Manitoba; Paul-André Mainville, représentant des ventes, Québec; Michel Guérette, vice-président, ventes et marketing; Roy Phillips, représentant des ventes, Alberta; Luc Beaudry, représentant des ventes, Québec.Vétoquinol N.-A.a acquis les Laboratoires J.Webster Inc., Division de santé animale, filiale de Mérial, ce qui lui permettra de consolider sa présence auprès de sa clientèle avec les lignes de produits Dispar et A.P.A.Kapa^ dispar Lignes de produits de Vétoquinol N.-A.Inc.Les lundis, mercredis et vendredis, Jean-Marc se rendait à Montréal dès 4 h le matin pour faire la livraison.Au retour, les mercredis et vendredis, il achetait du grain aux élévateurs du port de Montréal, car c’est à cette même époque que les Gauthier ont construit leur propre meunerie.Jean-Marc se souvient d'avoir dû modifier sa recette de moulée, car le jaune de l’œuf était devenu trop pâle pour satisfaire aux critères de Steinberg.Il avait solutionné le problème en ajoutant de la luzerne.Le marché local a toujours aussi pris une part de la production.Aujourd’hui, il représente autour de 23 000 œufs par semaine, soit l’équivalent d’une journée de ponte.Deux distributeurs achètent le reste de la production.Le troupeau compte 27 000 pondeuses et « nous ramassons autant d’œufs que lorsque nous en avions 36 000 », dit Jean-Marc.Jamais les propriétaires de la ferme Clovis Gauthier et Fils n’ont acheté de quota depuis que le système existe.Les améliorations technique et génétique ont largement remplacé la diminution du nombre de poules.Afin de bien répondre à la demande, les 27 000 pondeuses sont réparties en trois lots.Les frères Gauthier ont donc toujours des œufs de différentes catégories.De ce nombre, 1200 (mais il en faudra bientôt 3000) pondent des œufs bruns.Un effort d’amélioration génétique a été fait du côté de ces lignées de poules.« Elles pondent presque autant que les autres, et leur plumage est de plus en plus blanc », précise Jean-Marc.Les œufs bruns sont empaquetés dans des boîtes clairement identifiées, te 58 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! JUILLET-AOÛT 1999 PRODUCTIVITÉ MAXIMALE AVEC LES PRODUITS umberland Tranquillité d'esprit grâce au service traditionnel des Industries et Equipements Laliberté CUMBERLAND : LE SYSTÈME D’ABREUVEMENT QUI A INSPIRÉ LA NORME POUR L’INDUSTRIE AVICOLE.Les avantages de ce système innovateur : ¦ Abreuvement des poussins quatre fois plus facile que tout autre système sur le marché ¦ Réglage précis du débit d’eau ¦ Environnement plus hygiénique puisque les poussins s’abreuvent directement dans la cavité de la tétine ¦ Assouplissement de la régie de la pression ¦ Facilité d’entretien ¦ Augmentation du gabarit des poulets ¦ Litière plus sèche SIÈGE EN ACIER INOXYDABLE ACTION DE LA TIGE SUR 360° CAVITÉ D’ABREUVEMENT PLUS LARGE POUR ATTIRER LES POUSSINS CONCEPTION UNIQUE AMÉLIORANT LE DÉBIT D’EAU TIGE SUPÉRIEURE EN ACIER INOXYDABLE « BALL-VALVE » EN ACIER INOXYDABLE SYSTÈME DE SOIGNEUR CUMBERLAND Le principe révolutionnaire des assiettes à deux niveaux HI-LO de Cumberland procure un nourisseur complet.Cette assiette de conception inédite facilite l’alimentation du premier jour jusqu’à l’âge adulte.Elle permet de ne servir qu’une quantité minime de moulée dès le premier jour, si bien que celle-ci est toujours fraîche.Les premiers 7 à 10 jours de vie du poulet de chair sont critiques.Le rebord de l’assiette HI-LO posée au niveau du sol se situe à 5,33 cm, ce qui correspond à la hauteur d’un poussin.À mesure que le poussin grandit et qu’il faut hausser la ligne d’alimentation, le HI-LO s’élève, pouvant offrir une profondeur de 8,89 cm.Les bords plus élevés et le rebord antigaspillage éliminent les pertes dues au grattage et au becquetage.La combinaison d’une assiette basse pour les poussins et d’une assiette profonde pour les poulets adultes augmente la productivité tout en éliminant le gaspillage.Les Industries et Équipements Laliberté 550, route Bégin, Sainte-Claire (Québec) GOR 2V0 Tél.: (418) 883-3338 Sans frais : 1 800 490-3338 Fax : (418) 883-3999 Courriel : iel@iel.qc.ca www.iel.qc.ca Là où le service et la qualité sont une tradition Bartlett « POUR DONNER DU GOUT A VOTRE RECOLTE » SERVICE • FIABILITÉ • QUALITE LISTE DE VÉRIFICATION POUR L'ÉTÉ 1 999 Fongicides Même si le temps a été sec, les producteurs ont observé des taches de tavelure dans leur verger.Les maladies estivales requièrent une application de fongicide.Parmi ces maladies, notons la tache de suie, la moucheture et la pourriture noire.Prévoyez un programme de contrôle comprenant Maestro et/ou Benlate Miticides Les acariens se nourrissent de la sève des feuilles.Une infestation sévère peut causer un brunissement des feuilles, une réduction de la photosynthèse, une réduction de la teneur en azote des feuilles, une réduction de la taille des fruits, une faible coloration des fruits en plus de diminuer le nombre des nouvelles pousses et des bourgeons pour l'année suivante.Lorsque le temps est chaud et sec, le nombre d'acariens rouges peut doubler en 7 à 10 jours.Vérifiez le niveau d'infection et utilisez Pyramite.Insecticides Pour contrer la mouche et le carpocapse de la pomme, utilisez Imidan et/ou Zolone.Nutrition Pour éveiller vos arbres durant un été sec, votre détaillant Bartlett a plusieurs produits foliaires qui vous permettront de produire une très bonne récolte.Votre traitement en calcium devrait inclure Oligo Ca, Calstik, Caltrac ou Stopit.Équipement Pour tout cueillir aisément La récolte devrait être bonne cette année.Commandez vos échelles, vos seaux, paniers et sacs de cueillette tôt pour éviter une pénurie.____________________________ Les distributeurs expérimentés de BARTLETT offrent des produits et des services pour vous aider.Appelez-les.NM i 450! Tél.Fax Depuis 1912 9 Bartlett Rd.Beamsville (Or : (905) 563-8261 1 800 263 : (905) 563-7882 r Distributeur dans Distributeur dans tario) LOR 1B1 l’ouest du Québec l’est du Québec 1287 Brent Waller François Jobin (450) 827-2462 (450) 298-5207 87 ANS AU SERVICE DE L’INDUSTRIE CANADIENNE DES FRUITS ET LÉGUMES PHOTO : PIERRE SAURIOL lëgêtâtiês y eau round" xoma/Ne Heasiv Les maraîchers du Québec produisent des légumes qu’ils vendent à des grossistes qui, de leur côté, doivent répondre aux exigences des consommateurs.par Pierre Sauriol Au printemps dernier, la filière maraîchère a réuni tous les grands de f alimentation dans les bureaux de l'Association des jardiniers maraîchers du Québec.Les grossistes ont alors confirmé que la demande en légumes prêts à l’emploi était en plein essor.De 1997 à 1998, elle a augmenté de 35 %, si bien que les producteurs ont intérêt à y répondre.Dès cet été, ceux-ci offriront des cœurs de romaine en sac et des feuilles de romaine panachées.Les laitues prêtes à servir continuent de s’attirer la faveur populaire : des essais de variétés de laitue en terre minérale et terre noire sont en cours afin de repérer les variétés les mieux adaptées à ce type de marché.La consommation de carottes pelées continue à croître, mais celles-ci sont presque toutes produites aux États-Unis.Or, la croissance de ce marché a un impact sur le secteur frais : se vendra-t-il donc moins de carottes en cello ?L’été, la demande en légumes prêts à l’emploi baisse Pierre Sauriol, agronome, est consultant privé en horticulture.Année 1995-1996 83 319 707 1996-1997 33 513 432 75 514 480 1997-1998 56 770 779 111 003 859 1998-1999 Données incomplètes quelque peu, mais elle reprend dès l’automne.La demande en chou et en navet est en baisse.On consomme autre chose.Malgré cela, qui veille à promouvoir la consommation de ces légumes.?On persiste à vouloir vendre des choux et des navets difficiles à couper et encore plus à caser entre deux tablettes du réfrigérateur.Pour parer le coup, quelques Ontariens offrent maintenant des bâtonnets de rutabaga prêts à consommer accompagnés d'une vinaigrette, et des cubes de rutabaga prêts à cuire.Faudrait-il proposer des moitiés ou des quarts de chou et de navet ?Dans ce cas, il faudra tout d'abord voir à prévenir le brunissement des surfaces taillées.Il faut aussi faire valoir davantage les bienfaits de la consommation des légumes pour la santé : ceux-ci contiennent en effet des antioxydants qui réduisent les risques de cancer.Moussons cet avantage par une promotion bien ciblée.Par ailleurs, il importe de bien déceler les particularités de certains marchés locaux : dans les régions du Québec et dans les Maritimes, par exemple, le consommateur préfère les concombres longs et gros alors que, à Montréal, le petit concombre a davantage la cote.Au Lac-Saint-Jean, le consommateur recherche la petite gourgane; à Montréal et sur la côte est américaine, on la préfère grosse.En Ontario et à Halifax, les gens aiment le navet ciré; au Québec, on le choisit plutôt nature ! En Europe, les légumes précuits à la vapeur et conservés sous vide (pomme de terre, champignon, betterave rouge, endive, oignon) sont en vogue.Le La demande en cœurs de laitues romaines en sac augmente.Des producteurs québécois s’y sont donc mis dès cet été.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 61 FRUITS ET LÉGUMES journal The Packer parlait récemment de trois industriels de 1’Idaho qui ont mis en marché des pommes de terre partiellement ou totalement cuites : elles sont cuites sous pression, sans additif ni agent de conservation, puis refroidies et ensachées sous vide, et peuvent se conserver jusqu'à 21 jours au réfrigérateur.Par ailleurs, l'innocuité préoccupe énormément les acheteurs : un seul accident peut faire chuter radicalement la consommation d'un fruit ou d'un légume et coûter très cher à tous les intervenants.Le principe de la tra-çabilité, qui consiste à pouvoir remonter la chaîne de production du consommateur au producteur, ira bientôt de soi.Les acheteurs appuient d’ailleurs l'action des horticulteurs du Canada, qui préparent un guide de gestion de la salubrité des aliments à la ferme (Le Bulletin des agriculteurs, Des microbibittes qui font peur, avril 1999).te LES EXPORTATIONS EN CROISSANCE La croissance de nos exportations de légumes vers les États-Unis est soutenue par la faiblesse de notre dollar (voir le tableau de la page 61).Bien sûr, les investissements énormes des producteurs du Québec en équipements de production, récolte, lavage, conditionnement et refroidissement ont permis d'exporter de la qualité.Selon plusieurs acheteurs, la qualité des légumes du Québec est supérieure à celles des légumes du New Jersey.Notre infrastructure de production est supérieure à celle de l'Ontario, qui n'a pas investi autant que le Québec depuis 20 ans.Au Québec, malgré notre courte saison, on peut concurrencer sur le prix, sur la qualité et sur le volume.Malgré cela, aux États-Unis, à qualité égale, il faut vendre un peu moins cher à cause du protectionnisme des acheteurs américains.Selon le directeur de l'Association des jardiniers maraîchers du Québec, André Turenne, les producteurs maraîchers du Québec offrent la meilleure qualité de toute la côte est de l'Amérique du Nord.Aux États-Unis, le monde de l'agroalimentaire assiste à de nombreuses fusions.Ces géants de l'alimentation exigent encore plus de régularité dans les livraisons, du volume et une qualité uniforme.Leur clientèle, habituée à une norme, désire acheter le même produit à longueur d'année.Les acheteurs exigent des camions de plus en plus gros pour réduire le nombre de livraisons.Pour y arriver, les grossistes suggèrent de centraliser ou regrouper l'offre.Le grossiste exige de plus en plus une boîte au contenu identique et portant un nom de marque connu afin de satisfaire les exigences de sa clientèle qui recherche cette marque semaine après semaine.Cela signifie que des emballeurs locaux préparent de plus en plus des emballages de marques américaines privées, pour pouvoir pénétrer le marché des chaînes d'alimentation.Avec ou sans perforation En rouleaux de: 15 - 30 -45 - 75 - 1200 mètres Perforé avec ou sans membrane géotextile Ecoulement maximum grâce à son intérieur lisse et sa forme directionnelle.Diamètre : 100mm.(4" ) VOUS PENSEZ À DRAINER PENSEZ____ TOUS LES TUYAUX ET ACCESSOIRES DE DRAINAGE POUR VOS TRAVAUX, POUR VOS AMÉLIORATIONS, EXIGEZ DE VOTRE INSTALLATEUR LES PRODUITS SOLENO.DIAMÈTRES DISPONIBLES: 38 - 50 - 75 - 100 - 150 - 200 - 250 - 300 - 375 - 450 - 600 - 750 - 900 mm.GRANDE NOUVEAUTÉ SOLIDE ET TRÈS EFFICACE 62 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 AUTRES ENTRAINE IA r1 'j il" r1 r \ |_W rf 1 1 par Michel Dostie Il ne s’agit pas d’une histoire de citadins en mal d’agriculture qui se lancent à l’assaut des campagnes.André et Luc Côté, deux producteurs laitiers de Lefebvre, près de Drum-mondville, ont diversifié leur production en se procurant des chèvres laitières.Voilà maintenant 13 ans, ils ont fait l’acquisition du troupeau d’un éleveur qui changeait d’orientation.À cette époque, la production de lait de chèvre Michel Dostie est journaliste.Il y a 13 ans, les Côté voyaient comme un à-côté l’ajout de la production de chèvres laitières.Ils ont pourtant fini par vendre leurs vaches.était très limitée, et plusieurs producteurs étaient aussi des transformateurs artisanaux qui, à l’occasion, achetaient du lait d’un autre troupeau.Ce type de structure offre peu de garanties.Faute de clientèle, les frères Côté ont d’ailleurs dû jeter du lait à quelques reprises.« Heureusement que l’on avait encore des vaches », raconte André.Mais les choses vont maintenant beaucoup mieux.Le marché s’est développé, et les transformateurs ont maintenant besoin de lait.Si bien que, en 1995, les frères Côté ont vendu leurs vaches et leur quota pour se Les chevreaux mâles sont vendus à l'âge de trois mois, et les femelles sont sevrées à cinq mois.Elles ont leur première lactation à 18 mois.LE Bienvenue au "% ^55 A ne pas manquer : > Spectacle du groupe « Le Mercedes Band » > Vente aux enchères de tracteurs jouets > Tir de tracteurs agricoles > Concours d'habileté en tracteur à pelouse > Concours d’habileté en tracteur agricole > Machinerie agricole antique, etc Ou 6 au 5 août 1999 Cuisine champêtre et internationale à Entrez HATUITEM Snm PARMI yS-ii-BEfiSMÎ$ Ei6000j3snm!ES • Manèges et jeux d'adresse • Fermette pour enfants • Concours lancer de la balle de foin • Compétition de vaches Ayrshire et Holstein de la région (dimanche après-midi) Pour plus d'information, communiquez avec nous : (450) 225-1990 gième édition DU SALON AGROALIMENTAIRE DU SUROÎT les 27, 28 et 29 AOÛT 1999 Centre sportif régional des Copains 4, rue des Copains, Sainte-Martine Activités : Samedi 28 août 1999 • Concours de labours reap.Richard Brault (450) 427-8024 Samedi 28 août et dimanche 29 août 1999 • Visites à la ferme et agrotouristiques (sur réservation) Samedi 28 août 1999 à 18 h 30 • Souper champêtre (buffet) à saveur régionale et soirée dansante en compagnie des Bohémiens — coût 25 $ Menu : Bar à salade, médaillon d'autruche, porc braisé, cubes de sanglier sauce aux trois poivres, cubes de dinde sauvage aux fines herbes, légumes de nos maraîchers, tarte aux pommes ou au sirop d'érable, thé et café.Apportez votre vin Réservez auprès de Geneviève Beaulieu (450) 225-1990 ______________________ LA DIVISION MANUTENTION DE HEWITT CHOISIE CONCESSIONNAIRE DE L'AN HEWITT ÉQUIPEMENT est fière d'annoncer que sa division Manutention a été nommée Concessionnaire de l'année 1998 par la Mitsubishi Caterpillar Forklifts Association (MCFA).C'est la 5' fois que cette division remporte cet honneur.Le programme « Poursuite de l'excellence » vise à évaluer la performance des concessionnaires Cat à l'échelle nord-américaine.Les parts de marché, la rentabilité et la couverture du territoire sont parmi les critères d'évaluation.AGRICULTURE DE PRECISION ET PRODUITS À VALEUR AJOUTÉE JOURNÉE PORTE-OUVERTE II Le mercredi 18 août 1999 à la ferme Promarc inc.551, rang des Soixante, ^ Saint-Marc-sur-Richelieu ^ Y Prix d'entrée : 5 $ Journée axée sur : Les applications pratiques à la ferme Les aspects économiques et environnementaux SUJETS : Gamme complète d'équipements d'agriculture de précision Système de relevé topographique par GPS Photographies infrarouges Senseur d'azote Profils de sol Hybrides de maïs à haute teneur en huile Soya pour l'alimentation humaine Soya à haute teneur en protéine Et plus encore.Inscrivez cette journée à votre açjenda dès maintenant Pour information, appelez Luc Fontaine au (450) 584-2511 COMMANDITAIRES Nutrite Prograin Pioneer Innotag Agriculture et Agroalimentaire Canada MAPAQ Université Laval 64 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 « spécialiser » en production de lait de chèvre.Aujourd’hui, leur troupeau compte 150 chevrettes de moins de 18 mois et 275 chèvres adultes, essentiellement de race Alpine.Tous les jours, ils en traient 200.« Sur le plan génétique, les chèvres ne sont pas améliorées comme les vaches, explique André.Nous les tarissons donc après neuf mois de lactation.» Elles disposent ensuite de deux mois de repos.Comme la gestation dure cinq mois, les chèvres sont accouplées six mois après la mise bas.En début de lactation, en plus de se faire traire, la chèvre nourrit ses petits (généralement 2).« Souvent, explique André, les chevreaux ne tètent qu’un quartier.» A trois semaines, les mâles sont vendus à l’encan.Les femelles sont sevrées à cinq semaines, et la majorité d’entre elles restent dans le troupeau.En moyenne, les chèvres donnent trois ou quatre lactations.Le taux de remplacement est de 30 à 40 %, et on garde les descendantes des meilleures laitières.Elles ont leur première lactation à 18 mois.Il existe bien un contrôle laitier, mais le coût de revient par hectolitre de lait est trop élevé aux yeux des frères Côté.En effet, le coût par chèvre est le même que celui par vache.« Quand c’est nécessaire, on ne se gêne pas pour sortir nous-mêmes les balances », affirme André.PLUS CHER QUE LE LAIT DE VACHE Les chèvres produisent en moyenne de 600 à 1200 litres par lactation.Le prix payé est le résultat de négociations entre le transformateur et le producteur ou son regroupement.Actuellement, l'usine verse 0,83 $ le litre.André prévoit une augmentation de ce prix car, en France, dit-il, « le lait de chèvre est payé deux fois plus cher que le lait de vache ».Le prix est basé uniquement sur la quantité livrée, sans égard à ses taux de gras ou de protéine.En théorie, les normes de qualité exigent moins de 100 000 bactéries par ml, mais en pratique, souligne André, les usines imposent une norme de 50 000.EXPANSION PERMISE ! En 1995, les frères Côté ont décidé de vendre leurs vaches.« Le Québec n'occupe pas une position gagnante face aux États-Unis, se disaient-ils.Par contre, les chèvres représentent un marché local à développer : il y a de meilleures chances de tirer son épingle du jeu.» D'ailleurs, la moitié de la production du Québec est actuellement vendue aux États-Unis et en Ontario.La suite semble donner raison aux deux frères, car les transformateurs manquent actuellement de lait.Et les frères Côté, à titre d'actionnaires de Transport Chevrière inc., aimeraient bien que d'autres producteurs du Centre du Québec se joignent à eux afin de pouvoir adéquatement répondre à la demande.« Les chèvres sont des animaux agréables et faciles à traiter, affirme André.C'est moins d'ouvrage que les vaches.» L'idée de la diversification les intéresse toujours.Ainsi, il y a deux ans, ils ont retenu la production de veaux d'embouche.Leur troupeau compte actuellement 55 vaches de races Shorthorn et Saler (originaires de France).Les Côté Les frères Côté possèdent une salle de traite double six : 22 chèvres y ont accès simultanément.Chaque enclos regroupe donc ce même nombre de sujets.Les chèvres se rendent à la salle de traite en deux groupes de 11, un pour chaque côté de la salle.Sept minutes suffisent aux deux frères Côté pour traire 22 chèvres.Aucune nourriture n’est servie pendant la traite.Durant les trois premiers mois de lactation, les lumières sont allumées de 5 h à 23 h.Selon André, cette façon de faire favorise une consommation maximale d’aliments, d’où une meilleure lactation.Au cinquième mois, on réduit les heures d’éclairage, « pour faire croire aux chèvres que l’automne est arrivé.» C’est alors la période des chaleurs et des accouplements, et un bouc est placé dans chaque enclos.Les tests de gestation sont faits par échographie.Peu importe la saison, le taux de réussite des Côté oscille entre 95 et 98 %.Luc et André Côté cultivent 110 hectares, dont 30 de maïs et 14 de blé.Le reste est réservé au foin et à André Côté élève des chèvres laitières depuis 1986.Il est associé avec son frère Luc (absent lors de la prise de la photo).souhaitent élever des femelles FI issues d'un taureau Charolais.« On voulait diversifier notre ferme, mais avec seulement 2500 unités thermiques, les grandes cultures perdent de leur attrait.Par contre, on peut faire trois coupes de foin, dont le bœuf nous permet de tirer parti », explique André.l’ensilage d’herbe, et une petite superficie sert de pâturage aux vaches de boucherie.Les chèvres sont gardées à l’intérieur toute l’année.Quotidiennement, elles reçoivent 1,5 kilo de maïs.200 g de supplément, de 2 à 3 kilos d’ensilage d’herbe et environ 100 g de foin.Les fourrages sont servis deux fois par jour, et un soigneur automatique distribue les grains et les suppléments à cinq reprises.Les chèvres d’un même parc reçoivent une ration identique, car elles sont toutes au même stade de lactation.Les chèvres logent dans une grange spécialement conçue pour elles.L’étable a été élevée à 3 mètres, et deux portes ont été aménagées à une extrémité.De chaque côté de l’allée se trouvent des enclos.Le sol est recouvert de paille, et les éleveurs en ajoutent au besoin.Quatre fois l’an, le fumier est sorti au tracteur.Il y a six ans, comme le marché s’est beaucoup amélioré, les frères Côté ont ajouté une section leur permettant de grossir leur troupeau, te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / JUILLET-AOÛT 1999 65 Ajustez facilement votre tamis supérieur Loewen a développé une gamme complète de tamis supérieurs et de tamis inférieurs ajustables qui utilisent un levier à ressort gradué pour un ajustement facile et précis.Les bras d'ajustement en nylon et les coussins dans chaque ouverture réduisent la friction, l’usure et les bris.Les volets de remplacement individuels, les câbles et les pièces en nylon facilitent les réparations.Offerts avec des doigts longs, des doigts courts, des doigts effilés, un courant d'air ajustable, un courant d’air constant et un tamis à trous ronds.• Plus facile à ajuster • Réparable • Plus fort • Dure plus longtemps DISTRIBUES PAR SOBTEI DE LA ROUTINE, PARTEZ EN VOYAGE NOËL COUNTRY EN AUTOMNE avec Georges Hamel et Gilles Gosse!in à l'Auberge de la Coudrière de l'île aux Coudres Du 1" au 3 octobre 1999 Visitez le Casino de Charlevoix avant de traverser sur l'île et assistez au spectacle de Georges Hamel et de Gilles Gosselin.Transport en autocar sécuritaire de luxe, six repas haut de gamme compris.VOYAGE DANS LE SUD avec Georges Hamel et Denis Champoux.À la fin de janvier 2000 Si vous désirez recevoir de l'information relative à ce voyage aussitôt que tous les détails seront connus et ce, sans obligation de votre part, veuillez communiquer _ , avec Hélène Cowan au 1 888 563-5410.Georges Hamel Gilles Gosselin (819)395-5115 INFORMATION ET RÉSERVATION: VOYAGES (.A.A.(418) 653-9200 Sans frais : 1888 563-5410 Demandez Helen (owan et spécifiez-lui que vous avez vu l'annonce dans le Bulletin des âgriculteurs.À lire dans notre prochain numéro L’AGRICULTURE AIH| PROCHAIN MILLENAIRE Six producteurs nous parlent des principaux défis auxquels leur production fera face au cours des années à venir.CASSIOPEIA ST .- agriculteurs P¡ãur participer au tirage, vous ¨ºtes inscrit automatiquement.Nom : ___________________________________________________________________ Profession : ____________________________________________________________ Adresse : _______________________________________________________________ Ville :________________________________________Province : _______________ Code postal : _________________________________T¨¦l¨¦phone : ______________ Dur¨¦e de l¡¯abonnement: ¡õ un an ¡õ deux ans ¡õ trois ans ¡õ ch¨¨que ci-joint _____________________________¡õ envoyez-moi la facture ¡õ visa ¡õ mastercard N¡ã de carte : Date d¡¯expiration :____________________________Signature ________________ Le Bulletin des agriculteurs a/s Johanne Bazinet 1001, boulevard de Maisonneuve O.Montr¨¦al (Qu¨¦bec) H3A 3E1 T¨¦l¨¦phone : 1 800 667-4444 R¨¦gion de Montr¨¦al : (514) 875-4444 Courriel : info@lebulletin.com Site internet : www.lebulletin.com TARIF D'ABONNEMENTS un an deux ans trois ans (12 num¨¦ros) (24 num¨¦ros) (36 num¨¦ros) 29,95 $ 52,49 $ 67,49 $ TPS 2,10$ 3,67$ 4,72$ TVQ 2,40$ 4,21 $ 5,42$ Total 34,45 $ 60,37$ 77,63 $ 4304 flfasp^îv of Nmixvaii-HninMvick • Amos Aliitihi- lémisciiminguo * Villo-Marie Pembroke
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