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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1997-11, Collections de BAnQ.

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Le ¦R bnq NOVEMBRE Bulkbn 1997 Productions mixtes des agriculteurs BRANCHÉ SUR LE MONDE (www.lebulletin.com) :mie de marijuana le maïs "e si l’on trouve des plants de > dans son champ?Les détruire?les yeux?Appeler la police?t : les enzymes *ent le grain en gain stances protéiniques accélèrent dons biologiques d’un facteur re du million.acrés ados! font sortir de vos gonds?e d’identité, ils ont besoin de eurs parents entre parenthèses.La ferme porcine DAM récolte le bronze La gestion rigoureuse dans chacune des productions a contribué à l’obtention de cet honneur.spécial La Beauce c’est bien plus que le père Gédéon ou la folklorique appellation de « Jarrets noirs ».Cette région est un modèle d’entrepreneurship au Québec.THE 05H DS lefjquow 31 OH onu g/gg ZXX leGfl TQdeo/sanbtpowfd '0?Q (D) 30 np eieuoneN onb^qqotiqig El SET 60/TO ZOO 6Z3S800000 1 ft-1 S*ps Marcoux, Michel Berthiaume et leurs enfants Les grands succès de 19971 Faites-les performer dans vos champs.Vous n'en reviendrez pas.?De 85 à 115 ch ?Augmentation de couple jusqu’à 44 % A Système anti dérapage relié au radar A Rayon de braquage plus court de 25 % — If -““tt—aerggiggg r : E'^ S#1 i iBÉËBRæ^S - Série Magnum A De 135 à 225 ch A Transmission powershift 18 ou 24 vitesses A Nouveau système anti dérapage relié au radar A Moteur 8,3 1 poussant la performance au maximum © 1997 CASE CORPORATION Case IH est une marque déposée de la Corporation Case.À De 40 à 84 ch A Augmentation de couple de 37 % A Très économique ; Entretien réduit A Nouvelle transmission avec inverseur de marche A Nouveau moteur A Circuit hydraulique plus puissant Constatez par vous-même.Venez visiter votre concessionnaire Case IH CASE Éditorial BERTHIERVILLE Benoit Bellerose inc.C0ATIC00K J.M.Chagnon inc.GRANBY Les équipements Adrien Phaneuf inc.HÉBERTVILLE Antonelli Villeneuve & fils HUNTINGDON «.es équipements Lazure et Riendeau inc.LA DURANTAYE Jean-Guy & Denis Bolduc inc.LA GUADELOUPE Garage Brochu inc.LACHUTE J.& P.Raymond Itée.LYSTER Garage E.Boissonneault inc.MARIEVILLE Les équipements Boucher inc.NAPIERVILLE Napierville Automotive inc.NICOLET Centre Agri Nicolet POINTE-AU-PÈRE les équipements André Bellevance inc.PONT-ROUGE I Les machineries Pont-Rouge inc.SAINT-CLÉMENT Service Agro-Mécanique inc.SAINT-CLET Les équipements Lazure et Riendeau inc.SAINT-DENIS SUR RICHELIEU Claude Joyal inc.SAINT-ESPRIT Les équipements R.Marsan inc.SAINT-GUILLAUME Claude Joyal inc.SAINT-MAURICE Rolland Clément & fils inc.aint-pascal DE KAMOURASKA Service Agro-Mécanique inc.SAINTE-MARTINE Les équipements Lazure et Riendeau inc.STANBRIDGE STATION Claude Joyal inc.UPTON Les équipements Adrien Phaneuf inc.VICTORIAVILLE Garage Maurice Leblanc VILLE DE L’ISLET Garage Conrad Lord inc.WOTTON Garage E.Comtois inc.Un accroc aux règles journalistiques par Marc-Alain Soucy Il y a trois semaines, un lundi matin à 7 h 15, l'autoroute qui conduit au centre-ville de Montréal commençait à congestionner.Devant moi, une file sans fin de voitures et une semaine de textes à écrire, de photos à prendre, de réunions auxquelles assister.Distrait et pensif, je regardais le paysage.Dans un champ à un kilomètre de là, un tracteur qui tramait une herse ou un chisel soulevait un petit nuage gris survolé par quelques dizaines de mouettes.Je me suis mis à penser au bonheur de ce petit homme sur ce petit tracteur si loin de l’autoroute.Le ciel était d’un bleu sidéral, l’air limpide et frais; rien à voir avec ces journées brumeuses et étouffantes d’été.Une journée à mettre une chemise de « flanellette » à carreaux, des gants de travail, les pieds au chaud dans de bonnes bottes.J’imaginais les grosses mains de ce cultivateur sur le volant de son tracteur et j’entendais, comme lui, le doux ronron du moteur.Je sentais les cahots et les rigoles passer sous les grosses roues moelleuses de la machine et tout mon corps obéissait au mouvement.Je sentais même une raideur dans le dos à force de me retourner pour suivre le travail de l'instrument traîné par le tracteur.Une légère brise me rougissait le visage, me remplissait les poumons de fraîcheur, d’odeur de terre et de fuel.Je me suis mis à penser qu'il fallait être propriétaire d'un bien grand domaine, être riche d'expériences en nature.aimer les machines et le travail de la terre pour apprécier l’odeur du fuel.Je me disais que le Chanel no 5 c’est de la térébenthine comparé au judicieux mélange de terre, de boue, d'herbe, de bois et de fuel qui enveloppait ce petit tracteur.Le trafic a repris, j’ai roulé sur l’autoroute Métropolitaine, la voie rapide Décarie, l’autoroute Ville-Marie, la rue University.J'ai stationné mon auto et je suis monté au 10e étage de l’édifice où j’ai retrouvé mes piles de papiers, mon ordinateur, mon téléphone.Ce matin, trois semaines plus tard, j’avais un éditorial à écrire.J’ai transgressé les règles de l'art, j'ai utilisé le «je », ce que j'interdis à tous ceux qui écrivent dans Le Bulletin.J’ai suivi une impulsion, un élan irrésistible parce qu'une question m’obsède depuis ce matin-là.Depuis que j’ai vu ce petit tracteur à un kilomètre de l’autoroute.Cette question, il faut que je vous la pose.Chers amis lecteurs, malgré le libre-échange, malgré la concurrence internationale, malgré le droit de produire, malgré les journalistes, etc.Malgré tout, chers lecteurs, le savez-vous que vous avez le plus beau métier du monde?¦ > //www.casecorp.com/ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 3 à.IMAGINEZ QUE VOUS VOYAGIEZ À LA PLANÈTE «CHIENDENT» ET QUE VOUS NE POUVEZ APPORTER QU’UN SEUL HERBICIDE.Vous aurez à faire face à toutes sortes de problèmes de mauvaises herbes sur la planète «Chiendent» mais il n’y a qu’un seul herbicide pour répondre à vos besoins; celui sur lequel vous vous êtes fiés année après année pour un contrôle imbattable ici 100 Contrôle nettement meilleur 50 sur terre: l’herbicide Roundup™.Un meilleur contrôle sans compromis du chiendent est plus qu’une prétention publicitaire.C’est un fait scientifique, basé sur les résultats des essais côte à côte effectués année après année par des chercheurs universitaires2 au Canada et par Monsanto.Les recherches universitaires ont aussi confirmé que la vitesse d’absorption et de translocation de Roundup est nettement supérieure.3 En ce qui concerne la résistance au lessivage par la pluie, un niveau de contrôle commercialement acceptable est atteint au même moment pour les deux produits.1 Toutefois, Roundup finit par assurer des niveaux supérieurs de contrôle et de fiabilité.1 Pour un meilleur contrôle sans compromis du chiendent, du chardon des champs et d’autres mauvaises herbes tenaces, Roundup est le seul et unique.Avec Roundupmd, il y A UNE AUGMENTATION DE 9% DU CONTRÔLE DU CHIENDENT ET DE 1 4% CONTRÔLE DU CHARDON DES CHAMPS, COMPARATIVEMENT À Touchdown™3.1 MEILLEUR CONTRÔLE, SANS COMPROMIS Le Seul Et Unique 'Essais aux champs ellecmés gai Monsanto 'Essais universitaires sut le chiendent présentés dans «Comité expert en malherholo-Oie» 198Z-94 ’Dr.J.Christopher Hall, Université de Guelgh.«Effet de la formulation sut l'absorption et la translocation du glyghosate dans des giants de chiendent cultivés sous des conditions environnementales contrôlées.» présenté à l'Atelier de technologie agricole.1997 LET NOUS POUR AVOIR UNE COPIE DU RAPPORT COMPLET SUR LA PERFORMANCE, L'ABSORPTION ET LA RESISTANCE AU LESSIVAGE PAR LA PLOIE! Ontario, Quebec el les Maritimes: 1 800 361 2405. Techniques 35 Poulets : les enzymes changent le grain en gain 40 Ils ont construit leur étable laitière à moindre coût 46 La ferme DAM remporte le bronze 52 Dans les fruits et légumes, nos compétiteurs grognent 54 Épidémie de marijuana dans le maïs 56 Sirop d’érable : nouvelle offensive de la Fédération 59 On récupère aussi le bois incendié Vie rurale 64 Ces sacrés ados! Les adolescents sont en quête d’identité.Ils ont besoin de mettre leurs parents entre parenthèses.71 Des vignes utiles, jolies et.délicieuses! De culture facile, cette plante s’adapte à diverses conditions.Et elle ravit autant l’œil que le palais.special BEAUCE Découvrez l’âme beauceronne 20 Où est la force de l'agriculture beauceronne?Dans le dynamisme et la solidarité de ses habitants.Personnalité du mois 11 Guylaine Gosselin.« C’est une guerrière » Le parcours de la directrice générale de la Fédération des producteurs de lait est à son image : direct, enthousiaste, dynamique.Affaires 16 L’ASRA doit réviser ses objectifs Si le but ultime est la parité des revenus agricoles sans disparités entre agriculteurs, les modalités actuelles du programme apparaissent plutôt inadéquates.Chroniques Actualité 7 Météo .74 Agenda 9 Nouveaux produits 61 Apprivoisons le futur .10 Nouvelles de l’industrie .62 Cuisine .73 Onésime .67 Éditorial 3 Petites annonces .70 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 "Bulletin Actualités des agriculteurs NOVEMBRE 1997.VOL 80.No 11 1001, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3EI Email: bulletin@lactualite.com Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.Email: simong@cycor.ca rédaction Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Rédacteur en chef Marc-Alain Soucy Secrétaire de rédaction Sylvie Bouchard, agronome Journalistes Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Sylvie Bouchard, agronome Secrétaire Johanne Bazinet Directrice artistique Sylvie Lévesque PUBLICITÉ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Représentants Thierry-Michel Racicot Email: tracicot@cycor.ca Claude Larochelle Bureau de Toronto Tél.: (416) 486-4446 Fax: (416) 486-6636 501 East Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité Peter Salmond Coordonnateur à la production Claude Larochelle Tous droits réservés 1991 Envoi de publication, Enregistrement no 0068 Convention cadre de service No 1952706-00 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Éditions Maclean Hunter Limitée et les compagnies affiliées et imprimé par les Imprimeries Quebecor.Les Magazines Maclean Hunter Québec L actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1001 de Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3A 3EI Président: Jean Paré Services administratifs et financiers: Suzanne Lamouche, c.a.directrice Marie-Claude Caron, c.a.adjointe Éditions Maclean Hunter: Président et chef de la direction: John H.Tory Vice-président circulation: Michael J.Fox 525, Louis-Pasteur, Boucherville (Québec) J4B 8E7 1-800-667-4444 Région de Montréal: 875-4444 Tarif de l'abonnement un an deux ans trois ans (12 numéros) (24 numéros) (36 numéros) 29.95 $ 52,49 $ 67,49 $ 2.10 $ 3,67 $ 4,72 $ 2,08 $ 3,65 $ 4,69 $ Total 34,13 $ 59,81$ 76,90 $À Extér ieur du Canada, un an: 40 $ Les journées horticoles sont de retour Des Journées d’informations horticoles auront lieu à Saint-Rémi les 3, 4 et 5 décembre 1997 au Centre communautaire.Elles sont organisées par la Corporation de développement économique des Jardins de Napier-ville, la Direction régionale du MAPAQ et le Mouvement Desjardins.Les Journées seront lancées par un banquet en soirée le 3 décembre.Le directeur général de l’Association des jardiniers maraîchers du Québec, Alain Gravel, y entretiendra les convives de l’ouverture de nouveaux marchés et du bilan de la visite d’acheteurs américains au Québec.Le 4 décembre, on se questionnera sur le réalisme de pratiques agricoles durables en terre minérale : allées en-gazonnées, engrais verts, cultures compagnes, contrôle de pyrales sur piment.pollinisation des cucurbitacées et rôle des abeilles.Enfin, on présentera des résultats d’essais de cultivars de melons, de piments et de crucifères.En terre noire, des résultats de recherche sur des maladies et des variétés de laitue, et sur le contrôle du charançon de la carotte et du céleri sont au menu.On offrira aussi une formation spéciale sur des économies possibles à la CSST.Le 5 décembre, les petits fruits seront à l’ordre du jour : contrôle de la mouche et de la pourriture sclérotique du bleuet, des tétraniques, essais de cultivar et promotion 97.L’économie et la mise en marché seront au rendezvous : CSRN, exigences des entreprises dans le prêt-à-servir, tendances de la distribution alimentaire, besoins des transformateurs, etc.Pierre Sauriol Alain Gravel Consommation! Moins gras.plus gros! Plusieurs changements dans l’alimentation des Québécois ont marqué les dernières années.Les années 70 ont été celles des aliments sans sucre et sans sel.La décennie suivante, la hantise du cholestérol faisait rage.La mention « sans cholestérol » apparaissait sur à peu près tout ce qui se mangeait! Les années 90 ont vu surgir les produits à faible teneur en gras.Ce fut la vague des produits « allégés ».Pourtant, le taux d’obésité au pays n’a jamais été aussi élevé qu'aujourd'hui! Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le XXIe siècle sera le siècle de l'obésité.Pendant toutes ces années, les efforts marketing des fabricants ont été concentrés sur ce que le produit n’avait pas (sans sucre, sans sel, sans cholestérol, etc.).Or, à l’aube du deuxième millénaire, on assiste à un renversement complet de l’argumentation.Maintenant, les vertus des produits alimentaires, c'est ce qu'ils ont en plus : additionnés de vitamines E et B12, d'Oméga 3, de calcium, etc.Ainsi, les consommateurs choisiront dorénavant leurs aliments pour ce qu’ils contiennent avant de considérer ce qu’ils ne contiennent pas.C’est le retour du balancier.François Ménard LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 7 Actualités Interne Le Net vert Internet ayant été à l'origine le royaume des militants de toutes sortes, on ne s’étonnera pas que la cause environnementale y occupe une place de choix.Au cours de la dernière année, les groupes de pression ont cédé peu à peu la place à tout ce que la planète compte comme ministères de l’Environnement, avec des résultats parfois surprenants.Le Canada, avec « La Voie Verte » (http://www.doe.ca/fenvhome.html) et le Québec (http://www.mef.gouv.qc.ca/mef/index.htm) offrent ainsi des pages sympathiques, bourrées d’informations qui vont au-delà de l’autocongratulation des communiqués de presse : rapports sur l’état de l’environnement, du fleuve, des espèces menacées, des gaz à effet de serre, etc.Agence Science-Presse Des roseaux magiques Première au Québec : la ville de Bromont dispose de ses boues contaminées non pas dans un site d’enfouissement, mais en les épandant sur des lits de phragmites.« Ce sont ces roseaux qui envahissent les étangs et les bordures des cours d’eau », dit le technicien en assainissement des eaux de la ville de Bromont, Sylvain Cormier.Ces plantes, en absorbant les métaux lourds, transforment les boues contaminées en compost utilisable.Ce projet de 290 000 $ est financé à parts égales par Environnement Canada et la Ville de Bromont.Les deux champs de phragmites ont été construits au cours de l’automne 1996.« Les résultats des analyses correspondent à nos attentes », dit l’ingénieur Jean-Louis Breton, qui a importé le procédé d’Allemagne.« Nous faisons une bonne affaire, conclut le maire de Bromont, Robert Désourdy.C’est une technologie d’avenir.En plus d’être douce et écologique, elle est moitié moins chère que l’enfouissement.» Bernard Samson Médaille de bronze en mécanique agricole pour Claude Michaud Claude Michaud, élève en mécanique agricole de l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe, s’est mérité la médaille de bronze aux Olympiades des Métiers tenues en Suisse en juillet dernier.Quelque 550 jeunes provenant de 30 pays se sont rencontrés afin de compétitionner dans 38 métiers officiels.Claude Michaud était accompagné de Luc Morissette de la compagnie New Holland.« C’est M.Morissette qui m’a transmis l’amour du métier », dit Claude Michaud.Pendant quatre jours, Claude Michaud, en compagnie d’autres jeunes, a dû prouver ses compétences en mécanique agricole en effectuant plusieurs tâches dans sept postes de travail : soudure et fabrication, machines agricoles, direction et freinage, boîte de vitesses, moteur diesel, installation électrique et hydraulique.La commission scolaire a également délégué le pro- Daniel Croteau, directeur de l’Ecole; Luc Morissette, expert en mécanique agricole; Claude Michaud, médaillé de bronze; Lise Desmarais, présidente de la Commission scolaire et Dorés Dubreuil, enseignant en mécanique agricole.fesseur qui a entraîné Claude tout au long de l’hiver.Dorés Dubreuil, enseignant en mécanique agricole à l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe, y a rencontré des experts et préparé la participation de l’École à de prochains concours.Marc-Alain Soucy 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 Des trucs cochons au max Depuis le 14 octobre dernier, la Fédération des producteurs de porcs du Québec a lancé le concours « Des trucs cochons au max ».On invite les jeunes de 18 à 24 ans à décrire en quelques lignes une façon originale de déguster du porc.Le concours, diffusé sur les ondes de « Musique Plus », sera aussi publicisé par une campagne d’affichage inédite dans les collèges québécois.En effet, le réseau d’affichage ZOOM a réalisé une première pour le porc du Québec en juxtaposant à l’affiche deux blocs-notes sur lesquels les modalités du concours sont inscrites.Les gens pourront ainsi garder en main les informations relatives au concours.Selon Louise Cantin, de la Fédération des producteurs de porc, ce n’est pas un concours de recettes.« On souhaite plutôt que les jeunes nous dorment leurs idées sur le porc, les saveurs auxquelles ils aiment l’associer, etc.» Cet exercice permettra à la Fédération de mieux connaître cette clientèle.On veut également élever la notoriété du porc chez les jeunes de 18 à 24 ans.L’agence ZOOM est bien connue pour avoir amené la publicité dans les toilettes des bars et restaurants.Une particularité amusante de la campagne d’affichage, c’est qu’elle se fera dans les toilettes de 22 cégeps québécois.Marc-Alain Soucy Agenda 6 au 15 novembre The Royal Agricultural Winter Fair Toronto, Ontario Information : site Internet : http://www.royalfair.org/index.html 12 et 13 novembre Assemblée semi-annuelle de la Fédération des producteurs de lait du Québec Hôtel Loews Le Concorde, Québec Information : (418) 679-0530 13 novembre Déjeuner-conférence en floriculture (CPVQ) Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe Information : 1-888-535-2537 13 au 15 novembre Exposition commerciale de l’horticulture ornementale Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe Information : (418) 659-3562 18 novembre Colloque sur la production porcine (CPAQ) Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe Information : 1-888-535-2537 21 novembre Colloque sur les céréales (CPVQ) Auberge Universel, Drummondville Information : 1-888-535-3527 26 novembre Colloque Plan vert (CPVQ) Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe Information : 1-888-535-2537 27 novembre L’Événement marketing (AMPAQ) Hôtel Bonaventure Hilton, Montréal Information : (514) 349-1521 28 novembre Colloque de l’entrepreneur gestionnaire (GÉAGRI) Auberge Universel, Drummondville Information : 1-888-535-2537 Le lait biologique se vend.dans l'Ouest Après de nombreux efforts de recherche et de développement, la fromagerie l’Ancêtre de Saint-Grégoire (Bécancour) lance quatre nouveaux produits biologiques haut de gamme : le Frugal (fromage allégé), le lait, le mozzarella et le beurre biologique l’Ancêtre.Ces nouveaux produits constituent, selon le responsable de la produc- André Blanchette de la fromagerie l’Ancêtre tion, André Blanchette, une première au Québec soit par leur caractère biologique ou par leur présentation originale.À titre d’exemple, le beurre bio est présenté dans un enrobage cylindrique de la taille d’un gros saucisson.La fromagerie l’Ancêtre connaît un grand succès dans l’Ouest canadien où la vogue du bio est beaucoup plus répandue qu’ici au Québec.Malgré la distance, près de 18 % de ses ventes se sont faites en Colombie-Britannique de février à août 1997.André Blanchette prévoit une grosse augmentation des ventes de l’entreprise grâce à l’embauche d’un nouveau responsable du marketing.Selon lui, peut-être l'Ancêtre devra-t-il augmenter d’ici peu son bassin de producteurs de lait bio pour satisfaire la demande.Marc-Alain Soucy 2 au 5 décembre Congrès général de l’Union des producteurs agricoles Centre des Congrès, Québec Information :(5I4) 679-0530 3 décembre Colloque sur l’agriculture biologique (CPVQ) Auberge Universel, Drummondville Information : 1-888-535-2537 3 au 5 décembre Journées horticoles Centre communautaire, Saint-Rémi de Napierville Information : (514) 990-5586 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I NOVEMBRE 1997 8 APPRIVOISONS LE FUTUR L’agriculture à la chaîne est à nos portes La biotechnologie fera de l’agriculture une véritable usine de production de biens à valeur ajoutée.Depuis deux ans, les agriculteurs américains et ceux d’ici font la queue pour obtenir des semences issues de la biotechnologie.On n’a qu’à penser au maïs et à la pomme de terre Bt, au maïs, au soya et au canola résistant à certains herbicides.Même si le volume disponible et le nombre de compagnies offrant cette technologie augmentent chaque année, ces semences sont encore vendues en quantité limitée.L’acceptation par les consommateurs du maïs à haute teneur en huile démontre que l’agriculture est en train de changer de cap.Elle est maintenant dominée par le marketing plutôt que par la production.Cette vague de fond est tellement importante qu’un choix de semences comportant toutes sortes de caractéristiques recherchées par les agriculteurs ou par les consomma- En fait, la combinaison de la biotechnologie _ et de l’agriculture de précision ou de prescription liera le producteur, le transformateur et l’utilisateur final.teurs, est sur le point de nous éclabousser.Par exemple, on devrait voir sous peu une variété de soya à haute teneur en gras insaturé, ce qui améliorera la valeur nutritive de son huile et sa stabilité en cuisson.Toute cette révolution ne se passera pas seulement dans les grandes cultures.Des compagnies comme Agri-tope et DNAP, qui ont dans leur mire le contrôle du mûrissement, la réduction des coûts de production et l’amélioration des rendements, commercialiseront d’ici deux ans des semences de légumes ou de fruits modifiés génétiquement comme la tomate, la tomate-cerise, le melon, etc.Même si aujourd’hui la majorité des produits disponibles n’ont qu’un seul gène modifié, la technologie sera bientôt en mesure d’agir sur un ensemble de gènes.On peut imaginer un maïs résistant aux insectes, tolérant aux herbicides et comportant une teneur en huile élevée et un contenu en acides aminés qui rencontrent parfaitement les besoins nutritionnels des vaches laitières.Tout ça pour dire que l’agriculture est en train de se transformer en une industrie de haute technologie tout comme celle des ordinateurs.Cette mutation influencera tout le circuit de commercialisation, du chercheur au consommateur, en passant par le producteur et le commerçant.En fait, la combinaison de la biotechnologie et de l’agriculture de précision ou de prescription liera le producteur, le transformateur et l’utilisateur final.De toute évidence, on entre dans une ère de prospérité pour l’agriculture : on ne se contentera plus seulement de nourrir le monde et de fournir quelques tissus.La biotechnologie en fera une véritable usine de production de biens à valeur ajoutée.On peut déjà apercevoir un coton modifié génétiquement donnant une fibre noire avec tout l’intérêt que cela peut comporter dans la fabrication du denim et des jeans.On peut aussi imaginer un produit naturel composé d’un mélange de polyester et de coton.11 est fort probable que le chanvre autrefois cultivé ici pour sa fibre retrouvera ses lettres de noblesse dès que ses feuilles seront débarrassées de ses substances hallucinogènes.Par ailleurs, beaucoup d’efforts sont mis dans les produits pharmaceutiques afin de développer des médicaments et des vaccins à base de plantes.Enfin, les chercheurs travaillent sans relâche pour un jour remplacer le pétrole et ses dérivés par du carburant vert.Et d’après les Européens, cette production est à nos portes.Simon M.Guertin 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 Personnalité du mois Guylaine Gosselin.« C'est une guerrière » Le parcours de la directrice générale de la Fédération des producteurs de lait image : direct, enthousiaste, dynamique.par Manon Richard Enfant, Guylaine Gosselin allait traire les vaches du voisin tellement elle aimait les belles Holstein.Elle les préférait aux pommiers de la ferme familiale.Aujourd’hui, depuis 1988 en fait, elle œuvre au sein de la Fédération des producteurs de lait.Depuis juillet dernier, elle détient le prestigieux poste de directrice générale, une première pour une femme dans la plus importante fédération de l’UPA.Le parcours de la jeune femme de 36 ans est à son image, direct, enthousiaste, dynamique.Yeux pétillants, poigne franche, démarche assurée, elle en impose.Et c’est comme ça depuis longtemps.À l’école, elle représentait son niveau.Au cégep, à l’université, même au MBA, elle s’engageait dans son milieu, pour faire bouger les choses.Encore maintenant, lorsqu’elle ne mène pas ses luttes au profit des producteurs, elle se bat sur d'autres terrains pour protéger la quiétude de son environnement.Guylaine Gosselin a toujours voulu travailler en agriculture, particulièrement pour les producteurs de lait.Après son baccalauréat en agroéconomie à l’Université Laval, elle a obtenu son premier emploi dans un syndicat de gestion.« J’aimais la soli- Manon Richard est journaliste.Guylaine Gosselin : « J’aime la solidarité des producteurs, ils rejoignent mes valeurs.Ce sont des gens francs, directs, qui savent où ils s’en vont.» darité des producteurs, ils rejoignent mes valeurs.Ce sont des gens francs, directs, qui savent où ils s’en vont.» Après un MBA (Maîtrise en administration des affaires) obtenu au HEC (École des Hautes Études Commerciales) et un court séjour à la Banque de Montréal, elle pensait toujours revenir dans le milieu agricole.« Je me disais que je reviendrais en agriculture si le poste d’économiste à la Fédération devenait disponible.» Après quatre mois passés à la banque, le fameux poste s’ouvre.« Je l’ai eu.» Depuis, la jeune femme défend les intérêts des producteurs avec fougue.Elle était là lors des négociations du Gatt.Elle y était aussi lors des négociations nationales.Elle faisait alors la navette Montréal-Ottawa avec André Roy du Groupe Lactel à l’époque où il était directeur aux Affaires institutionnelles.« Avec Guylaine, dit-il, les discussions ont toujours été franches et ouvertes.On s’est affrontés souvent, mais c’était correct.C’est une femme déterminée et aussi engagée professionnellement qu'avec ses enfants.» De ses enfants, les gens qui la fréquentent diront qu’elle en parle passionnément.Dans son bureau, les photos des petits Samuel, 4 ans, et Charles, 6 ans, occupent une grande place, sur la table de travail et sur le mur, joliment agrémenté des dessins de Charles.« Charles est plus discret mais Samuel.la première chose qu’il a dite avant maman et papa c’est : C’est pas comme ça », raconte fièrement sa mère.Pas besoin de lui demander de qui retient celui-là.« Ma mère me dit toujours qu’il faut payer pour ce qu’on LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 11 a fait quand on était jeune », ajoute la jeune femme en riant.Comme lorsqu’elle était gamine, Guylaine Gosselin entraîne les siens dehors pour jouer aussitôt le boulot terminé.« Les enfants ça aide beaucoup pour décrocher.La fin de semaine, lorsqu'on va dans les Lauren-tides en famille, je ne pense plus à la Fédération.» Et puis elle a d’autres moyens de relaxer.En se battant sur d’autres plans.La directrice générale est bien connue de son conseil municipal et de ses voisins.Lorsque le lac en face de chez elle a été transformé, l’hiver, en piste d’atterrissage pour avions, la jeune femme et son mari se sont installés sur des chaises longues, au milieu de la piste gelée.« Après ça on a fait signer des pétitions aux voisins, puis on a fait des pressions au conseil municipal.» Après les avions, elle s’est attelée à Sociale-démocrate, Guylaine Gosselin favorise la création de la richesse mais surtout sa répartition.une autre lutte, celle des chiens.Une centaine de chiens qui servent à faire des randonnées de traîneau l’hiver près de son havre de paix.Guylaine Gosselin a repris le collier en militant pour faire taire les molosses, question de vivre dans un environnement paisible.La jeune femme se bat pour ce en quoi elle croit.Sociale-démocrate, elle favorise la création de la richesse mais surtout sa répartition, ce qui lui a valu de belles discussions avec ses professeurs des HEC, qui voyaient d’un mauvais œil les contingentements.« Il y a 11 000 entreprises laitières qui vendent leur lait à quatre gros acheteurs.La concentration est telle que si les producteurs ne se regroupent pas, ils ne sont pas capables d’avoir un rapport de force équitable », explique-t-elle en défendant la cause des producteurs.Contrairement à plusieurs, Guylaine Gosselin croit que la vague du libéralisme à outrance commence à se retirer et que la chute du capitalisme suivra celle du communisme.La richesse qui accentue le fossé entre les riches et les pauvres ne saurait durer, non plus que la période antisyndicale.« Il faut reconnaître qu’il y a peut-être eu des abus mais jamais chez les producteurs de lait.Il n’y a pas une structure syndicale qui a fait les conces- Offrez une «vie douce» à vos vaches avec les tapis El Les tapis EVA pour vaches ont été spécialement conçus afin d’assurer un plus grand niveau de confort et d’hygiène, tout en réduisant les frais de main-d’oeuvre et de matériel.a t.à votf® 'TSSfffr- 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A Alfa Laval Agri 12 Alfa Laval Agri Inc., 2020 Fisher Drive, Peterborough, ON K9J 7B7 (705) 741-3100 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE I997 Calendrier Onésime 1998 tsjr 1998 27 23 21 10 a de l’humour ! SEULEMENT 15,90 $ taxes comprises ou 2 pour 28,45 $ Pour la première fois, 12 des meilleurs épisodes de la plus ancienne bande dessinée au Québec ! Offrez-vous ou offrez en cadeau LE CALENDRIER 1998 « ONÉSIME À TRAVERS LE TEMPS » du Bulletin des agriculteurs Profitez de cette occasion unique d’obtenir un exemplaire du calendrier 1998 « Onésime à travers le temps » ! Cette pièce de collection historique regroupe 1 2 des meilleurs épisodes de la plus ancienne bande dessinée québécoise, choisis par l'auteur lui-même, Albert Chartier ! Mois après mois, Onésime et ses amis agrémenteront votre quotidien d’un sourire.À titre d’abonné, profitez de cette occasion unique pour obtenir un exemplaire signé de la main de l'auteur.Pour vous et pour offrir en cadeau ! Commandez-en un ou plusieurs exemplaires pour offrir en cadeau et partager vos souvenirs avec vos parents et amis ! Notes biographiques sur l’auteur, Albert Chartier, pionnier de la bande dessinée québécoise; Chaque mois illustré des célèbres personnages de la bande dessinée Onésime; taxes comprises Découpez et postez dès aujourd’hui à : CALENDRIER « ONÉSIME » 1001, boul.de Maisonneuve O.11" étage Montréal (Québec) H3A 3E1 Téléphone : (514) 843-2123 TIRAGE LIMITE ! COMMANDEZ DES Papier de qualité supérieure; Grand format 9 po x 14 po.cnFINL-ARRIVE! | CALENDRIER 1998 « ONÉSIME » signé par l’auteur BON DE COMMANDE 0 OUI ! Je désire profiter de cette offre réservée aux abonnés du magazine LE BULLETIN DES AGRICULTEURS et recevoir le calendrier 1998 « Onésime », signé par l'auteur, tel qu'indiqué ci-dessous : ?1 exemplaire pour seulement 15,90 $ taxes incluses ?2 exemplaires pour seulement 28,45 $ taxes incluses ?Ci-joint mon paiement par : ?chèque ?VISA ?MasterCard NUMÉRO DE LA CARTE :_______________________________ SIGNATURE :________________________________________ PRÉNOM :______________________________ * ?American Express DATE D'EXP.:_________ NOM : N° DABONNÉ : ADRESSE :____ VILLE :______ APP.:.PROV.: CODE POSTAL :.Veuillez allouer un délai de 2 à 4 semaines pour la livraison.TPS : R137813424 ^TVQ : 1016624728 AUJOURD’HUI ! sions salariales que les producteurs laitiers ont faites », affirme-t-elle.En l’écoutant défendre les producteurs, on n’a pas de peine à croire son collègue, le directeur à la formation et à l’information à la Fédération, Jean Vigneault.« Elle se met dans la peau des producteurs et elle a leur confiance.C’est une femme d’action, tout le contraire d’une technocrate, qui a épousé la cause des producteurs.C’est une guerrière.» Même son de cloche chez l’adjoint au président de la Régie des marchés agricoles.René Cormier a connue Guylaine Gosselin dans des rencontres fédérales-provinciales et dans les négociations des conventions de mise en marché à l’époque où elle était directrice du service de la recherche économique.« Ses dossiers lui collent à la peau, dit-il.Elle est entière, a la réplique rapide et elle est tenace.» Et stratégique.Car Guylaine Gosselin sait comment mater les chevaux de sa fougue avant une réunion délicate.« Elle va dire tout ce qu’elle a sur le cœur avant la réunion, elle sort le méchant.Et on sait quand elle a une rencontre importante où elle veut se faire remarquer : elle met son tailleur rouge », ajoute Jean Vigneault.Stratégique, redoutable adversaire, c’est peut-être pour ça que Guylaine Gosselin n’a pas eu de mal à se tailler une place et devenir la première femme à occuper la direction générale.« Honnêtement, je n’ai jamais vécu de sexisme au travail.C’est un peu normal si on regarde le contexte dans les fermes où les décisions d’affaires se prennent en collégialité entre les conjoints », précise la directrice.René Cormier lui, voit sa nomination comme un plus pour les femmes.« Je pense que ça va les aider à monter dans la hiérarchie.» Depuis qu’elle a accédé à la direction générale, Guylaine Gosselin s’implique moins dans les négociations qu’à l’époque où elle était au service de la recherche économique.« Ça m’arrive encore sur certains dossiers comme celui de la coloration de la margarine.Pour ce dossier, nous sommes allés rencontrer le premier ministre Lucien Bouchard.» Avait-elle mis son tailleur rouge?« Non, je n'aurais pas voulu mettre de la politique là-dedans », s’exclame-t-elle en riant.Dans ses nouvelles fonctions, la directrice s’occupe davantage de gestion et prépare, néanmoins, le terrain en fonction de la prochaine ronde des négociations du Gatt.« On veut se faire davantage reconnaître des leaders d’opinion parce qu’on a une bonne organisation et qu’il faut la maintenir.» Avec elle sur la ligne de front, on se doute facilement que la Fédération sera bien défendue.Tailleur rouge ou pas.¦ Sur la route près de Nanton, Alberta Assurez-vous de consulter votre vétérinaire.Nuflor FLORFENICOL c& Division de Sobering Canada inc., 3535, route Transcanadienne Pointe-Claire (Québec) H9R 184 CCPP * Nijklok est une marque déposée de Schering-Plough Santé Animale NUF002-97F-J D existe, pour le bétail, un nouveau médicament vraiment unique qui fait son chemin en santé animale.14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE I997 Pour parfaire leurs connaissances, quatre jeunes explorateurs prennent la clé des champs.Yves Mathieu, directeur des services bancaires à l’agriculture et à l’agro-alimentaire de la Banque Royale, Andrew Lang (Shawville), Aaron Thomas (Cookshire), Isabelle Guay (Coaticook), Debora Santschi (Ayers Cliff), Serge Bilodeau, représentant, Association des Jeunes Ruraux du Québec et Nancy Pirie, représentante, Young Farmers Association (Québec).S’il est vrai que les voyages forment la jeunesse, les quatre délégués québécois participant au programme d’Échange interprovincial 4-H de la Banque Royale, ont pris tout un bain de culture.L’été dernier, chacun de ces jeunes a eu la chance de séjourner deux semaines sur une exploitation agricole à des kilomètres et des kilomètres de son coin de pays.Cette année, ce sont des familles d’Alberta, du Manitoba, de l’île-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick qui les ont accueillis.Non seulement ont-ils expérimenté là-bas des techniques de travail différentes, mais en plus, ils ont fraternisé avec les membres du Club 4-H de la région et enrichi leur bagage culturel en visitant plusieurs sites touristiques.Pour une 35e année consécutive, la Banque Royale a parrainé ces échanges nationaux auxquels ont participé une quarantaine d’adolescents.Tous nos remerciements au Club 4-H qui met si bien nos dons au profit de la jeunesse.IS BANQUE ROYALE PHOTO : PHILIPPE GAUTHIER Gestion >.L’ASRA doit réviser ses objectifs Si le but ultime est la parité des revenus agricoles sans disparités entre agriculteurs, les modalités actuelles du programme apparaissent plutôt inadéquates.par Daniel-M.Gouin Les objectifs d’une politique de stabilisation et de soutien des revenus mériteraient d’être davantage précisés.S’il s’agit simplement d’un objectif de parité des revenus, il faut mesurer et contrôler l’atteinte de cette parité pour une large part de la clientèle visée par un tel programme.Si la finalité recherchée relève d’objectifs autres que strictement économiques, tels le maintien d’un milieu de vie en zones rurales, il faudrait l’énoncer explicitement.Que ce soit l’un ou l’autre de ces objectifs qui soit visé, le programme actuel de soutien par unité produite ciblé sur un certain nombre de productions spécifiques n’apparaît plus adéquat.Le programme d’Assurance-stabili- Daniel-M.Gouin est professeur au Département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation, FSAA, de l’Université Laval.La base étant calculée par unité produite, les entreprises de grande taille reçoivent la plus grande part du soutien de l’État.En ont-elles réellement besoin?sation des revenus agricoles du Québec (ASRA) a été mis en place dans l’objectif de rapprocher les revenus agricoles de ceux obtenus dans le reste de l’économie.Pour atteindre cette parité, on a jugé que le soutien des revenus devait être universel dans les productions couvertes.C’est-à-dire qu’il devait s’appliquer sur une base d’unités produites quels que soient la région, la dimension des fermes, leurs choix technologiques, leur diversité.Dans la définition même de la politique agricole des Etats-Unis et de plusieurs pays européens, on mentionne clairement l’objectif de relever et de stabiliser les niveaux de revenus des producteurs agricoles.Cependant, cet objectif reste vague.Ainsi, on emploie des termes non quantifiables tels équitable, juste ou comparable.Le programme de l’ASRA se distingue par son approche de coût de production et par l’utilisation de la référence au salaire de l’ouvrier spécialisé comme base de rémunération du producteur agricole.Au-delà de cette distinction, il faut examiner si le secteur agricole dans son ensemble, étant donné l’évolution structurelle et technologique qu’il a subie, doit toujours bénéficier de programmes soutenant la parité des revenus.Autrement dit, le secteur agricole peut-il aujourd’hui se suffire des résultats du marché pour obtenir une rémunération adéquate plus qu’il y a 30 ans?Pour contrer les effets de l’instabilité et de la faiblesse des revenus agricoles moyens, les politiques peuvent agir sur des effets conjoncturels ou structurels.L’offre de produits agricoles fluctue à court terme.Les variations cycliques de production sont causées par certains délais.D’abord, le producteur doit prendre la décision de modifier son volume de production, en réponse aux signaux de prix du marché.Il faudra ensuite un certain temps avant que cette production soit finalement offerte sur le marché.Les variations climatiques et le caractère périssable des produits agricoles ajoutent à cette instabilité de court terme des volumes et des prix des produits agricoles.Cette instabilité peut conduire à une variation conjoncturelle à la baisse des prix et des revenus agricoles.Dans ce cas, si l’objectif du programme de sta- 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE I997 Grâce aux généreux dons de nos partenaires et diplômés Quelque 120 bourses offertes aux étudiants de la FSAA université UNIVERSITÉ Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation Grâce à ses nombreux partenaires, la Faculté des sciences de 1 agriculture et de l’alimentation (FSAA) offre de nombreuses bourses à ses meilleurs étudiants et étudiantes.Plus de 35 bourses d'excellence à l'admission Ces bourses, d’au moins 1500 $ chacune, incitent des étudiants de haut calibre à venir à l’Université Laval et sont offertes aux trois cycles d’études par les organismes suivants : • Fonds d’enseignement et de recherche de la FSAA (12), • Chaire en horticulture ornementale W.H.Perron (3), • Sopréma (3), • Premier-tech (2), • L Institut Joseph-Rhéaume (2) " La Faculté des études supérieures (2), • SOQUIA (2), • Banque Scotia, Les Industries et Équipement Laliberté liée, Alex Couture inc., la Société de financement agricole, la Régie des assurances agricoles, la Coopérative fédérée de Québec, Le Restaurant Michelangelo, Agriculture et Agroalimentaire Canada et la Fondation AFDU.Plus de 80 bourses d'excellence Soixante-deux partenaires de la FSAA offrent aussi plus de 80 bourses d’excellence aux étudiants inscrits dans ses différents programmes de formation.D’une valeur de 200 à 2000 $, ces bourses viennent récompenser des étudiants qui se sont distingués dans leurs activités scolaires ou parascolaires.Vos dons à La Campagne Défi, destinés à l’un ou l’autre des quatre fonds de la FSAA, contribuent à améliorer nos programmes de bourses.11 s’agit des fonds suivants : • Fonds d’enseignement et de recherche de la FSAA ; • Chaire en horticulture ornementale W.H.Perron ; • Chaire en développement international (CRD1-DID) ; • Fonds en nutrition humaine Bureau de La Campagne Défi Tél.: (418) 656-7037 1-A C2AlVir»AC;i>IK ttéfi Et les objectifs sociaux?L’agriculture pourrait ne pas être considérée uniquement comme une activité productive, au sens strictement économique du terme.L’objectif d’un programme de soutien pourrait être plus large que d’assurer un niveau de revenu paritaire à une entreprise type.Des objectifs d’un tout autre ordre pourraient être poursuivis : présence d’un minimum d’activité économique en régions rurales, entretien du paysage ou de l’environnement, maintien d’un milieu de vie socialement acceptable.Encore là, l’ASRA ne peut être considérée comme un moyen adéquat d’atteindre de tels objectifs.Ce programme, de par son universalité dans les productions couvertes,favorise la spécialisation, la monoculture ou la production animale intensive.Paradoxalement, l’ASRA est universelle dans les productions couvertes mais loin d’être universelle dans le secteur agricole dans son ensemble.Ainsi,ce programme est source de disparités entre agriculteurs puisqu’il ne couvre pas les productions dites marginales.Or, ces productions sont souvent celles pratiquées par des entreprises d’une dimension économique réduite qui toutes contribuent à l’atteinte des objectifs que l’on pourrait qualifier de sociaux.bilisation n’est pas de relever durablement le niveau des revenus agricoles, le programme pourrait suffire pour contrer les effets négatifs d’une diminution temporaire des revenus.Or, l’objectif de l’ASRAest plus large que ce seul objectif conjoncturel de stabilisation.La « capacité de résistance » des producteurs À long terme, l’offre des produits agricoles est soutenue par un rythme constant et rapide de changements technologiques.Pour améliorer ses revenus, un producteur peut adopter une innovation technologique lui permettant d’augmenter sa production et de réduire ses coûts.Au fur et à mesure que d’autres emploient cette technologie, la production augmente et les prix diminuent.En bout de ligne, chaque ferme va se retrouver dans la même situation de revenu qu’au début du processus.Et le phénomène va se reproduire sans fin.En plus, les producteurs font preuve d’une grande « capacité de résistance » à des faibles niveaux de prix.Le niveau de revenu moyen des producteurs agricoles est généralement plus faible que celui des autres secteurs d’activité.Il ne s’agit donc pas d’une simple instabilité des prix.Il s’agit plutôt d’une faiblesse structurelle des niveaux de prix et de revenus agricoles.C’est en ce sens que sont définis les objectifs de la 18 politique agricole américaine ou européenne et également du programme de l’ASRA.Cela n’empêche que, dans le contexte actuel de crises budgétaires et de nouvelles règles de soutien au secteur agricole énoncées par les dernières négociations multilatérales, l’Europe et les États-Unis ont commencé à redéfinir leur politique agricole.Cependant, cette redéfinition n'implique pas un abandon du soutien structurel.Les caractéristiques économiques spécifiques au secteur agricole existent toujours.Leur action directe ou indirecte sur les niveaux de revenus moyens obtenus par les producteurs agricoles fait toujours partie de l’analyse du « problème » agricole.L’universalité du soutien agricole L’analyse en termes généraux du problème de parité des revenus agricoles masque l’hétérogénéité du secteur agricole.Qu’il y ait toujours problème de parité quant aux revenus agricoles ne fait aucun doute, mais que ce problème soit universel à l’ensemble du secteur agricole peut être mis en doute.Et il s’agit là d’un vieux débat.La plupart des analyses des politiques agricoles soulèvent le problème de la concentration du soutien de l’État vers les plus grosses entreprises agricoles.Or, ces entreprises ne sont pas nécessairement celles qui en ont le plus LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE I997 grand besoin.Elles sont d’une taille telle qu’on peut supposer qu’elles réussissent à être toujours à la fine pointe de l’évolution des technologies et des connaissances.Elles maintiennent ainsi leurs coûts de production à un niveau inférieur à la moyenne du secteur, dégageant des marges de profit intéressantes.On peut dès lors questionner la pertinence sociale du soutien de l’État, ce que n’a pas manqué de faire le Vérificateur général du Québec en 1995 dans son analyse de l’ASRA.Ces entreprises ne pourraient-elles pas se contenter d’un soutien réduit de l'État au niveau conjoncturel?En effet, le soutien structurel n'apparaît plus être une nécessité pour elles.Mais que faire alors de toutes les autres entreprises agricoles qui maintiennent une activité économique minimale dans plusieurs régions rurales?Ce qui doit donc être discuté, c’est l’universalité et, en corollaire, les objectifs de la politique de soutien.L’objectif sur lequel s’appuie les politiques de soutien des prix et des revenus est d’assurer à la population agricole un revenu équitable.Cet objectif pose problème entre autres parce que la définition de la clientèle visée représente une sorte de « trou noir ».La population agricole n’est pas caractérisée.Sous prétexte d'une certaine neutralité vis-à-vis des choix technologiques, des dimensions d’entreprise et de la localisation géographique, la base du soutien a toujours été par unité produite.Toutefois, ce soutien par unité ne garantit en rien l’atteinte d’une certaine parité des revenus pour un producteur en particulier.Et, dans les faits, il s’agit de la plupart des producteurs et productrices.Par contre, pour une faible part d’entre eux, le caractère universel et la base de soutien par unité de l’ASRA ajoutent à un revenu qui dépasse déjà largement le niveau de parité.Par conséquent, si l’objectif du soutien des revenus doit être la parité poui l’agriculture mais sans disparités entie agriculteurs, le programme de I ASRA dans ses modalités actuelles de fonctionnement apparaît plutôt inadéquat.¦ SOCIÉTÉ DU CRÉDIT AGRICOLE On ne vous laissera pas partir si ça n’est pas à votre taille Avez-vous pensé à nous consulter récemment?Nous vous proposons une telle variété d’options de financement qu’on en trouvera bien une à votre mesure.Nos conseillers en financement sont là pour vous aider à choisir celle qui vous conviendra le mieux.En voici quelques exemples : • prêt à long terme (sécurité de taux fixes jusqu’à 20 ans); • prêt à taux fixe ou convertible d’un an (convertible à un prêt à long terme en tout temps, sans pénalité); • prêt agricole familial (pour le transfert d’entreprises agricoles).Si vous désirez qu’un conseiller en financement de votre région communique avec vous, composez le 1 800 387-3232 SCA^FCC Société du crédit agricole Farm Credit Corporation Canada p e c i a I BEAUCE ¦ La Beauce c'es plus que le p ou la folklorique appellation d « noirs ».Cette devenue un modèle d'entrepreneurship au Québec.par Louise Thériault Découvrez l'âme La Beauce agricole reflète bien l’image légendaire du succès entrepreneurial beauceron.Qui n’a pas déjà entendu parler du miracle beauceron pour décrire la prospérité de ce coin de pays où foisonnent une multitude de PME?L’agriculture y est donc, à l’instar des autres entreprises, dynamique et diversifiée.Sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, la Beauce s’étire à partir d’une trentaine de kilomètres de la ville de Québec jusqu’à la frontière américaine du Maine.Le nid des Beaucerons est une vallée façonnée de part et d’autre de la rivière Chaudière sur 3500 knfl.Une quarantaine de villes et villages jalonnent la rivière et les plateaux des Appalaches.L’autoroute 73, puis la route 173, traversent la région dans Louise Thériault, agronome, est journaliste.l’axe nord-sud en parcourant les plateaux verdoyants, les collines arrondies et les méandres des rivières.Enclavé dans la région administrative Chaudière-Appalaches, le territoire de la Beauce est un peu plus restreint que celui couvert par la Lédération de l’UPA de la Beauce.On compte 1800 entreprises agricoles en Beauce.11 s’agit pour l’essentiel, et dans l’ordre, de fermes laitières, bovines, porcines et avicoles.La Beauce se démarque par la diversité de ses exploitations.La majorité des entreprises (55 %) tirent leur revenu de plus d’une production.A l’échelle du Québec, ce phénomène s’observe chez 42 % des exploitations.Plus de la moitié des fermes laitières beauceronnes déclarent un second revenu.Les entreprises où se conjuguent lait et porcs sont nombreuses.L'acéricul- 20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 Les grandes débâcles de la Chaudière ont mis au monde les grandes corvées beauceronnes.Encore aujourd'hui, à 20 ou à 50, on reconstruit une grange incendiée ou on refait la toiture d'une naison dans le temps de le dire.beauceronne ture et le bois se révèlent aussi des productions secondaires courantes.Attachés à leurs traditions, les Beaucerons n’en sont pas moins avant-gardistes à plusieurs égards.Si au Québec 60 % des exploitations agricoles appartiennent encore à un propriétaire unique, c’est le cas de seulement 43 % des fermes situées au nord de la Beauce et de 55 % de celles de l'ensemble de la région.Des terres à fourrages Les producteurs beaucerons n’ont pas été particulièrement bénis des dieux en ce qui a trait au climat, à la topographie et aux sols de leur coin de pays.On sème et on récolte deux semaines après la région de Saint-Hyacinthe, les collines 01 les roches sont nombreuses.(Elle est où alors la force de l'agriculture beauceronne?J’ai posé la question à plusieurs reprises.La réponse est unanime : dans le dynamisme de ses producteurs.) Les anciennes montagnes glaciaires ont donné naissance à des sols accidentés et peu profonds, constitués surtout de loams sableux ou graveleux.Dans le fond de la vallée, en bordure de la Chaudière, les sols sont toutefois plus lourds et plus profonds.« On observe une très grande variation des sols sur l’ensemble du territoire de la Beauce, explique l’agronome Jean-Noël Couture du MAPAQ de Saint-Romuald.De plus, une ferme comporte souvent à elle seule plusieurs séries de sols différentes, 11 s'agit en général de bonnes terres lorsque les producteurs en corrigent le drainage et l'acidité.» La Beauce est un royaume pour les plantes fourragères.La culture de celles-ci occupe, avec les pâturages, 87 % de LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 Nouvelles moissonneuses-batteuses de sene Dix MMEBpB Bfi nwp| 1 n || NOUVEAU BATTEUR DE GENERATION II Ce batteur a 13 battes a une nouvelle géométrie radiale pour un battage plus complet à des vitesses plus lentes.Il améliore visiblement la qualité du produit en réduisant les fractions fines dans les conditions de haute humidité.Les huit premières battes ont 28 % plus d'espace que celles de notre batteur précédent afin d’améliorer la séparation.Le nouveau compte-tours à double affichage permet de régler avec précision l’écartement du batteur. Les nouvelles moissonneuses-batteuses de série Dix ont un nouveau moteur de 8,1 L, une meilleure performance dans les cultures à haute humidité et se règlent plus facilement humidité.11 fonctionne en conjonction avec un nouvel indicateur numérique de batteur permettant de déterminer facilement le point optimal et de retrouver ce réglage sur-le-champ.Le système de nettoyage Quadra-Flo Plusmc est amélioré par un nouveau crible, une grille à balle et un prénettoyeur.Vous aimerez aussi la puissance supérieure du moteur PowerTechmc, les raffinements de la cabine, ^ la robustesse du convoyeur d’alimentation et les autres améliorations.Renseignez-vous auprès du concessionnaire John Deere.« Nous sommes vraiment satisfaits du rendement de la série Dix dans nos récoltes plus humides.» Paul Parkinson, Guelph, Ontario Comment peut-on améliorer une Maximizer™ ?En y intégrant les nouvelles caractéristiques que Les nouvelles vous poignées facilitent attendiez.le réglage des Comme ce sabots.nouveau batteur de Génération 11 Qui donne un produit de qualité supérieure, tout spécialement dans le maïs à haute BEAUCE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 la superficie améliorée totale.La première récolte après les labours, celle des roches, les pentes contraignantes pour les moissonneuses-batteuses et le climat peu favorable pour le maïs-grain et le soya (sauf au nord) expliquent cette agriculture à base d'herbages.Qui dit herbages dit aussi bovins.Les fermes laitières dominent largement, suivies des entreprises de bovins de boucherie.Comme partout en province, le nombre de fermes laitières beauceronnes a chuté durant les dernières décennies.On en compte 40 % de moins qu’il y a 20 ans.Parmi les 750 producteurs actuels, on retrouve quelques éleveurs Holstein et Ayrshire dont la réputation nationale et outre-frontière n'est plus à faire.L'élevage des bovins de boucherie, quant à lui.est souvent associé à une agriculture à temps partiel ou complé- g mentaire.Ce qui n'empêche pas ceux g qui y croient de pousser fort pour “ améliorer la production.Une première -station d’évaluation génétique, | longtemps réclamée par les produc- a teurs beaucerons, vient d’ouvrir ses portes à Saint-Martin.Le cheptel de vaches-veaux a quasi doublé depuis 10 ans tandis que la plupart des parcs d’engraissement disparaissaient.Le MAPAQ aimerait bien retenir le bœuf un peu plus longtemps dans la région.L’étape de la semi-fini- La Pâtisserie Vachon de Sainte-Marie tion, peu pratiquée en Beauce, donnerait une plus-value au produit avant qu’il ne parte se faire engraisser ailleurs.Des porcs, des porcs La Beauce produit aux alentours de 800 000 porcs annuellement.La région de Saint-Hyacinthe, plus du double.Omniprésente surtout dans le nord de la Beauce, la production porcine génère tout près de la moitié du revenu total des fermes beauceronnes.Pourtant, elle occupe seulement le quart des exploitations agricoles.La municipalité de Saint-Bernard supporte à elle seule plus d’une centaine des quelque 450 entreprises porcines du territoire.Avis à ceux et celles qui se plaisent à répéter qu à Saint-Bernard il y a autant de cochons que de monde, c’est faux.On y dénombre 40 fois plus de porcs que de gens.Et personne ne s’en plaint puisque à peu près tous en vivent, directement ou non.« Plusieurs fermes porcines deviennent de véritables PME tout en demeurant des entreprises familiales, indique l’agronome Pierre Le may du MAPAQ, à Saint-Joseph.On voit de plus en plus de parents établir plusieurs de leurs enfants à des endroits différents, là où il est possible de construire de nouvelles porcheries.Il y a de la place dans certaines régions pour produire davantage de porcs.Il s agit de s’assurer d’une cohabitation harmonieuse. Les routes de la Beauce PHOTO : TOURISME QUÉBEC La maison Atkinson à Scott Au XVIIe siècle, bien avant que la Beauce soit ainsi nommée en l'honneur de ses premiers colons originaires de la Beauce orléanaise, les Abénaquis utilisaient déjà la vallée de la Chaudière comme voie de passage.En 1758, les Beaucerons construisent la première route praticable pour rejoindre les marchés de Québec.En s'y rendant, ils doivent traverser des zones marécageuses qui leur laissent des traces de boues jusqu'aux mollets.En ville, on les traite de « Jarrets noirs ».L'appellation leur est restée.Vers 1840, la découverte d'une pépite d'or dans la rivière Gilbert contribuera au développement des routes.Une première ruée vers l'or attire en effet un nombre impressionnant d'aventuriers venus de tout le continent pour faire fortune.Aujourd'hui, les Beaucerons revendiquent un réseau routier plus efficace pour augmenter le commerce interfrontalier et l'ensemble du développement économique de la région.L'autoroute 73 s'arrête au milieu du parcours entre Québec et la frontière américaine.On attend sa prolongation avec ferveur depuis des années.Et le tronçon reliant la Beauce à Sherbrooke n'est pas non plus des plus faciles.La Beauce peut compter sur plusieurs leaders préoccupés par les questions environnementales.Notons par exemple la présence de trois organismes de gestion des surplus de fumiers et lisiers : les très connus Fertior et Club de fertilisation de la Beauce ainsi que le Club conseil Beauce Agri-nature.» Le bassin de la Chaudière, largement imbibé, s’en remettra-t-il un jour?Depuis des temps lointains, un des grands fleurons de la Beauce coule goutte à goutte comme un hymne au printemps.Pour bien des gens, le pays de l’érable c’est la Beauce, même si d’autres régions lui disputent le titre.Chaque année, près de 900 acériculteurs beaucerons pratiquent plus de deux millions d’entailles générant un revenu avoisi-nant les neuf millions de dollars.L’acériculture, tout comme l’ex-ploitation forestière, se concentre davantage au sud de la Beauce.Au total, la contribution de l’agriculture à l’économie régionale de Beauce-Appalaches dépassait les 6 % en 1995.Si on tient compte de toute l’industrie bioalimentaire, la part s’élève à 16 %.Nulle part ailleurs au Québec, cette industrie ne contribue autant à l’économie ré-gionale.Le succès des PME beauceronnes, c’est donc aussi celui de ces entreprises agroalimentaires.¦ Québec (• Ste-Marie |St-Joseph Beauceville Québec.Canada I Maine, Élats-llnis Hackman Portland Boston 25 « L'élevage de la dinde diversifie les revenus de la ferme.En plus, l'alternance poulet-dinde dans les mêmes bâtiments brise les cycles de maladies », dit Yvon Parent.p e c i a I ¦ BEAUCE À l'ère de la spécialisation, rares sont ceux qui se permettent de courir plusieurs lièvres à la fois.« C'est pourtant l'avenir », lance le producteur Yvon Parent.Ses œufs dans des paniers différents par Louise Thériault « D ans le rang du Bord-de-l'eau, là où la rivière s’approche tout près de la route, vous verrez la ferme », avise Yvon Parent.Plantée face à la Chaudière, une affiche annonce la Ferme Marcel Parent et fils de Saint-Bernard de Beauce.Élevage de porcs, bovins, dindes et poulets, peut-on y lire.À voir la série de bâtiments à l’arrière, on aura vite compris qu’il ne s’agit pas là d’une petite ferme de démonstration.Les quatre actionnaires, les frères Yvon et Gilles Parent et leurs épouses, Estelle Breton et Guylaine Lessard respectivement, élèvent 125 000 poulets à griller et 40 000 dindes par année.Ils possèdent aussi un engraissement de 1200 porcs, une maternité de 230 truies et 75 vaches de boucherie.Marcel Parent a transmis à ses fils la polyvalence et la passion de plus d’une production.« Notre père nous a légué une entreprise diversifiée.Et nous sommes bien à l’aise avec ça », dit Gilles.Il y a quelques générations, il était courant de retrouver un peu de tout dans une ferme.Aujourd’hui, à l’ère de la spécialisation à outrance, ceux qui se permettent de courir deux ou plusieurs lièvres importants à la fois sont plutôt rares.« C’est pourtant ça l’avenir », soutient Yvon.Selon lui.d’importantes entreprises commencent à miser sur la diversification pour assurer leur avenir.La région de la Beauce, elle, est toutefois reconnue pour s’être développée de cette façon.Une assurance-stabilisation À la Ferme Marcel Parent et fils, cette diversification garantit une certaine stabilisation des revenus.Il s’agit en fait d’une assurance qui a servi plus d’une fois.« En 1994, lorsque les aviculteurs québécois ont subi une grosse baisse de prix dans le poulet, nos porcs nous ont permis de bien nous en sortir, raconte Yvon.Et s’il se présente de la maladie dans le porc, on a au moins deux autres productions pour amortir les chocs.» Des problèmes de maladies dans leur élevage porcin, les Parent en ont connu plus que leur part.Il y a trois ans, ils décident de prendre les grands moyens pour diminuer le taux de mortalité des porcs à l’engrais qui tourne autour de 3 à 4 %.« Sur les conseils d’un consultant et d’une compagnie d’équipements de ferme, on a bâti un engraissement de 1200 places en ventilation naturelle », dit Yvon.Ce principe devait assurer une meilleure qualité de 1 an ambiant et une plus grande économie d’énergie.Mais il s’est révélé néfaste; en 1996-1997, la mortalité moyenne était de 9,1 % avec des sommets atteignants 23 %.Les tiop grands écarts de température ont prédisposé l’élevage à une 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 J HT ETABLISSEMENT EST EQUIPE D’UN SYSTEME D'ALIMENTATION ROBOTISE rites-vous que ce producteur profite en moyenne de 3 heures de plus par jour pour ses diverses activités, et qu'il épargne environ 20% de son volume de concentrés.Ce producteur est plus en mesure de relever le défi de l'an 2000 grâce à son distributeur d'alimentation robotisé.Ste-Monique (Québec) Canad Tél.(819) 289-226C Fax (819) 289-2203 p e c ¦ a ¦ ™ BEAUCE sévère pleuropneumonie porcine (PPP).« Nous avons finalement perdu près de 200 000 $, déplore Yvon.Alors, pendant tout ce temps, une chance que nous avions les poulets et les dindes.» À la fin de l’été dernier, les propriétaires ont refait 1" intérieur de la porcherie pour y installer une ventilation traditionnelle.Ils sont maintenant optimistes et visent à diminuer la durée d'engraissement des porcs de 118 à 110 jours.On s'adapte Marcel Parent, tout autant que sa relève, a diversifié sa ferme au fil des opportunités.Les Parent ont également su abandonner certaines productions lorsque nécessaire.Marcel s’est établi, en 1946, avec des vaches laitières et des poules pondeuses.En 1967, alors que le prix pour le porc IX m Gilles Parent est responsable de la maternité de 230 truies.Si le projet de traitement des lisiers fonctionne bien, les Parent comptent doubler le nombre de truies.était intéressant et l'investissement récupérable en très peu de temps.M.Parent, à l'instar de bien d’autres producteurs laitiers, a construit une porcherie.Trois ans plus tard, il devenait aussi éleveur de poulets.Après quelques années à courir après le temps pour réussir à tout faire, il abandonne la production laitière et transforme l'étable en poulailler.Il continue tout de même à produire du foin qu’il vend à d'autres producteurs.En 1978, Gilles a enfin l’âge de se joindre à l’entreprise.On ajoute alors la maternité et on construit une moulange.« Cette moulange nous a toujours assuré une indépendance et nous permet de contrôler la fabrication de nos moulées en achetant la qualité de grains désirée », fait valoir Gilles.Au début des années 80, le nombre de fermes laitières ayant passablement diminué, la vente de foin est plus difficile.Pour utiliser leurs plantes fourragères, Marcel et Gilles construisent un parc d'engraissement pour 250 bœufs.Après quelque temps, le marché du bœuf étant peu intéressant, ils transforment l’élevage en production de veaux d’embouche.« On pensait faire de l’argent avec ça, mais année après année, ça demeure un canard boiteux pour l’entreprise.Ce n'est pas assez rentable pour justifier d’y mettre un employé et ça nuit au travail dans les autres productions », explique Yvon.Alors, c’est décidé : il n'y aura plus de bovins de boucherie à la Ferme Marcel Parent et fils.Cet automne, on a labouré tous les champs.Au printemps prochain, les 140 hectares de terre seront ensemencés en maïs et en orge.Ainsi, on récoltera et on stockera à la ferme 25 % des besoins en maïs.Celui-ci sera utilisé lors des hausses du prix du maïs sur le marché.Les actionnaires transformeront l’étable des vaches de boucherie en poulailler.Dès l'an prochain, on élèvera 112 000 poulets de plus.Yvon apprécie mener de front la production de dindes et de poulets.D’abord, il aime bien ses oiseaux.« Et puis, au lieu de faire des vides sanitaires, j'alterne un élevage de poulets avec un élevage de dinde pour casser les cycles de maladies.» La recette semble fonctionner puisque les taux de mortalité sont de 0,21 % chez les poulets et de 2 à 3 % chez les dindes.Les propriétaires aimeraient aussi doubler leur troupeau de truies.Depuis qu’ils ont rénové et divisé en chambres la maternité il y a trois ans, la production tourne rondement.« On a réglé les problèmes de SRRP (syndrome reproducteur et respiratoire porcin), la productivité des truies est passée de 20 à 24 porcelets sevrés par année et la mortalité post-sevrage a diminué de 11 à 8,6 % », fait remarquer Gilles.Pour obtenir le droit d'intensifier sa production porcine, la Ferme Marcel Parent et fils compte sur un projet de traitement des lisiers qui débutera dès le printemps prochain.Stratech.une jeune compagnie œuvrant en technologies environnementales, installera une usine pilote à la terme durant 8 à 9 mois.On extraira d’abord le liquide du lisier.Ce liquide sera traité dans un réacteur biologique pour en faire une eau d'irrigation ou pour être poli et retourné à la rivière.On stabilisera la partie solide à la chaux.Il en résultera un produit qui pourra éventuellement être transporté et servir de compost.En hommes et en femmes d’affaires avertis, les actionnaires de la Ferme Marcel Parent et fils ne cessent d être a l’affût des nouvelles technologies, de moderniser leur installation et d’élaborer de nouveaux projets.« La diversification ne nous empêche pas d’être des spécialistes de chu cune de nos productions », conclut Yvon.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 Le Bulletin a demandé à de « vrais Beaucerons » ce qu'ils pensaient de leur région et de ceux qui l'habitent.Un regard sur eux-mêmes, à travers l'histoire, l'agriculture et l'économie beauceronne.Les Beaucerons vus par eux-mêmes par Louise Thériault „ | 1 y a deux catégories de personnes au Québec : les ont participé à la reconstruction de l’usine Glendale Mobil I Beaucerons et ceux qui aimeraient l’être ».Ce vieux Home de Saint-Joseph.» I dicton, Fabien Roy le répète avec un plaisir évident.Sa Beauce, Fabien Roy lui voue une grande admira- Personnage bien connu, M.Roy a siégé à titre de député de tion.Il fait découvrir celle d'hier à travers le Village des 1970 à 1980 au gouvernement provincial puis à Ottawa.défricheurs de Saint-Prosper dont il préside la corpora- « Le Beauceron traditionnel est une personne indépen- tion.Dans ce village de 12 bâtisses, dont un magnifique dante d’esprit, attachée à son milieu et à ses origines.manoir, contes et légendes, expositions thématiques Vous avez certainement déjà entendu cet autre dicton?et visites guidées donnent un aperçu fidèle de la vie “ On peut sortir un Beauceron de la Beauce mais non la rurale d'antan.Beauce d'un Beauceron.” Nous voulons dépendre des autres le moins possible.C'est d’ailleurs ce qui explique le grand nombre de PME dans la région.Et les propriétaires des grosses entreprises, ce sont aussi des gens de la place.« Pour bien comprendre la nature des Beaucerons, il faut obligatoirement remonter le cours de nos 260 ans d'histoire.La Beauce est la seule région de la Nouvelle-France colonisée à l’intérieur des terres sous le régime français.En 1760, à cause de son éloignement, on l'a abandonnée à elle-même et les Beaucerons ont dû s’organiser.Depuis toujours ils sont fiers de s’être pris en main, de diriger leur économie.« Lorsque des décisions sont prises au niveau « Les grandes corvées beauceronnes, elles, ont pris régional, certains producteurs sont prêts à naissance lors des premières grandes débâcles de la rivière passer à l'action.Devant la longueur des délais.Chaudière.Ces liens de solidarité particuliers et très ils ont tendance à “ oublier ” qu’il faut que ce Prononcés se sont par la suite exprimés à maintes reprises.soit approuvé au provincial.» Par exemple, il y a 25 ans, plus de 3000 personnes y En gens d’affaires qu’ils sont, les compris des juges, des élus et même le gouverneur général Beaucerons profitent des programmes gou- « Le Beauceron traditionnel est une personne indépendante d’esprit, attachée à son milieu et à ses Origines.» Fabien Roy Si vous débarquez en Beauce avec vos projets d'études à n'en plus finir et vos grandes théories, vous risquez de ne pas faire long feu.« Lorsqu’on a un problème, on trouve une solution applicable rapidement sans perdre de temps à discuter ou à trouver un coupable, affirme Gaétan Bilodeau, producteur laitier à Saint-Elzéar.Même si nos solutions ne sont pas toujours parfaites, on va de l'avant et ainsi on prend toujours une longueur d'avance.Les petits pas mènent souvent à de grands progrès.» M.Bilodeau a présidé la Fédération de l'UPA de la Beauce pendant huit ans.Par la suite, il a siégé au conseil de la Société d'expansion de Nouvelle-Beauce.Il a quelquefois éprouvé des difficultés à retenir son monde.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 29 soumeuse QUI A DU ^ a mordant SPÉCIFICATIONS gpurles tracteurs de 16 à 75 ch largeur de coupe de 54" à 94" Hauteur de coupe de 24,5” à 34" Catégorie d'attache 1 et 2_ Diam.de la vis sans fin de 16" à 19" Les Entreprises Michel Petit inc.Acton Vale (514) 549-4808 Équip.R.S.Lacroix inc.Amos (819) 732-2177 Mach.J.N.G.Thériault inc.Amqui (418) 692-2521 Garage Denis Morin Baie-St-Paul (418) 435-2262 Trudel & Piché (Beauport) inc.Beauport (418) 666-0860 M.J.Brière inc Caplan (418) 388-2166 Gobeil Équip.(1987) liée Chicoutimi (418) 549-3956 Longus Équipement inc.Chomedey (514) 967-8343 Serv.Agric.Orner Madore inc.CoaticooK (819) 849-4646 R.Viens Équipements inc.Granby (514) 378-9891 Équipements Colpron inc.Huntingdon (514) 264-6871 Garage Oscar Brochu La Guadeloupe (418) 459-6405 Groupe Dynaco La Pocatiere (418) 856-1765 Garage Alfred Charest inc.Laurierville (819) 365-4844 Garage J.G.Neveu Lorrainville (819) 625-2290 Machinerie Patrice liée louiseville (819) 228-9494 Les Équipements Boucher inc.Marieville (514) 460-4951 Garage Paul-Émile Anctil Mont-Joli (418) 775-3500 Les Entr.R.Raymond inc.Mont-Laurier (819) 623-1458 Centre Agr.Nicolet-Yamaska Inc.Nicole! (819) 293-4441 Coop.Agricole Rég.Parisville Parisville (819) 292-2013 Équipement de Ferme Papineau Plaisance (819)417-6217 Machinerie Pont-Rouge inc.Pont-Rouge (418) 873-3232 Mach.Horticoles d'Abitibi inc.Poularies (819) 782-5604 Équipement Francoeur inc.Proulxville (418) 365-7113 Équipement Guillet inc.Sabrevois (514) 346-6663 Équipement G.M O.enr.St-Bruno (418) 343-2033 Équip.Séguin et Frères inc.St-Ciet (514) 456-3358 Garage Aurélien Lessard inc.St-Georges-Ouest (418) 228-3622 François Goulet & Fils inc.St-Gervais (418) 887-3327 Machinerie C.& H.inc.St-Guillaume (819) 396-2185 J.René Lalond inc.St-Hermas Mirabel (514) 258-2448 Inotrac inc.St-Hyacinthe (514) 796-3707 Les Équipements Baraby inc.St-Ignace-de-Stanbridge (514)296-4545 Les Équipements Bruno Roy inc.St-Jacques (514) 839-7244 Faucher & Faucher inc.Ste-Marie (418) 387-2377 Les Équipements Colpron inc.Ste-Martine (514) 427-2339 Rolland Clément & Fils inc.St-Maurlce (819) 376-3877 Équipement Maurox inc.St-Roch-de-l'Achigan (514) 588-7888 Raymond Lasalle inc.St-Thomas (514) 756-2121 René Rlendeau inc.Varennes (514) 652-3604 Garage Maurice Leblanc inc.Victoriaville (819) 752-2594 Les Équip.Proulx & Raîche inc.Wotton (819) 828-2661 Prdnovosti VOTRE GAGE DE SATISFACTION 260, route 159, Saint-Tite (Québec) Canada GOX 3H0 • Tél.: 418-365-7551 • Télec.:418-365-7954 0TRÉ FACON DE VOIR LES CHOSES Voyez ce qui s'en vient dans Le Bulletin des agriculteurs : SZIXmS Décembre Le top 10 de l'agriculture québécoise La biotechnologie à la rescousse du maïs et du soya Les grands défis qui guettent la production maraîchère Aller à l'école pour mieux s'adapter aux changements Ne manquez pas un numéro, abonnez-vous sans plus tarder.Tout s’apprend bien.ttllllçtiH et se comprend mieux avec Le Bulletin des agriculteurs a/s Johanne Bazinet 1001, boulevard de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 Par téléphone : 1-800-667-4444 Région de Montréal : 875-4444 Email: info@lebulletin.com Site internet: www.lebulletin.com Adresse S» Ville_____________________ Code postal ______________ Durée de I"abonnement: ?chèque ci-joint_________ ?VISA ?MASTERCARD Date d’expiration ________ Province „ Téléphone .?un an ?deux ans U trois ans ___________?envoyez-moi la facture N° de carte Signature 11/97 TARIF DE L'ABONNEMENT un an deux ans trois ans (12 numéros) (24 numéros) (36 numéros) 29.95 $ 52.49 $ 67,49 $ TPS 2,10$ 3,67$ 4.72$ TVQ 2.08 $ 3,65 $ 4,69 $ Total 34,13 $ 59,81$ 76,90 $ 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 BEAUCE ans et plus détiennent tout au plus un diplôme d’études secondaires.Imaginez la quantité de main-d'œuvre bon marché et peu revendicatrice disponible aux entreprises.Pas surprenant que les salaires et le taux de syndicalisation soient plus faibles qu’ailleurs.Les ménages beaucerons gagnent en moyenne près de 100 $ de moins par semaine que ceux de l'ensemble du Québec.Si les chômeurs sont rares en Beauce, c’est peut-être parce que les salaires étant bas, la quantité de main-d’œuvre offerte est plutôt faible et les offres d’emploi, elles, sont relativement nombreuses.« Au lieu d’attendre et d’attendre, l’idéal est encore de se prendre en main.» Gaétan Bilodeau vernementaux s’ils y trouvent leur compte.« Par contre, pour des gens d’action comme nous, la paperasse est un fardeau.Si une subvention nous oblige à comptabiliser des chiffres pendant des mois au lieu d'amener une solution, on peut « se revirer » rapidement.Au lieu d'attendre et d'attendre, l'idéal est encore de se prendre en main.Ça va deux fois plus vite.« La Beauce est passée par-dessus les crises économiques sans trop de misère parce que ses PME étaient diversifiées.C'est la même en chose en agriculture.Ce n’est pas ici que les agriculteurs possèdent les plus gros troupeaux, mais ils font plusieurs productions en même temps.» La Beauce connaît le taux de chômage le plus bas de la province.Jusqu’à deux fois moindre qu'ailleurs.Oscillant autour de 6,5 %, on parle de plein emploi pour cette région.Pourtant Stéphane Demers, professeur en économie au Cégep Beauce-Appalaches, trace un portrait plutôt sombre de la région, prise dit-il, dans un cercle vicieux.« L’expression cheap labor prend tout son sens en Beauce.La population est Peu scolarisée.68 % des gens de 15 CONCESSIONNAIRES Belarus AMOS Agritibi R H Inc.BAIE ST-PAUL Garage Denis Morin Inc.CAPLAN M J Brière CHAMPLAIN Garage Champoux et Frères Inc.CHICOUTIMI Cam-Trac-Sag-Lac Inc.GRACEFIELD Tracteur et Équipement M.G.HUNTINGDON Les Équip.Lazure et Riendeau Inc.LAURIERVILLE Garage Alfred Charest Inc.LORRAINVILLE Garage J G Neveu Inc.MASKINONGÉ Gagnon Ferme Equip.Inc.MATANE Garage Gérard Philbert Inc.NORMANDIN Équipements et Pièces J C L Inc.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 p e c i ii m BEAUCE 1 I « L’expression cheap labor prend tout son sens en Beauce.» Stéphane Demers « Économiquement très fertile, la région possède un secteur industriel concentré autour des entreprises de transformation et de services.Il s’agit en grande majorité d’entreprises de moins de dix employés.Elles préfèrent embaucher des techniciens à faibles salaires.Cette situation amène un exode des cerveaux vers les grands centres.Seulement 3 % des Beaucerons sont des diplômés universitaires comparativement à 8 % dans l’ensemble du Québec.» Il ne faut toutefois pas mettre tous les Beaucerons dans le même plat, selon M.Demers.« Il existe une différence notable entre les deux pôles, soit Sainte-Marie au nord et Saint-Georges au sud.Sainte-Marie est à peine à 25 minutes de Québec.Sa MRC, celle de la Nouvelle-Beauce, est en avance sur le reste de la région.Les gens sont plus instruits, gagnent plus et votent même différemment.» ¦ Touristes recherchés On est encore loin du plein potentiel touristique en Beauce.par Louise Thériault On a étudié la Beauce sous toutes ses coutures pour y percer les secrets du miracle beauceron mais on Va peu visitée.Il y a dix ans, la Beauce était la région du Québec attirant le plus de touristes.après l’Ungava et le Nou-veau-Québec! Pourtant, à part le centre-ville de Saint-Georges qui ne paie pas de mine, plusieurs endroits de la région sont bucoliques à souhait.« Les Beaucerons ont développé avec succès leurs industries et leur agriculture sans s’attarder au domaine touristique, sauf depuis les dix dernières années », explique la directrice de l’Office de tourisme et congrès de la Beauce, Agnès Fry-decka.Beauceronne d’adoption depuis un an, Mmc Frydecka voit la région avec l’œil d’une touriste.« La Beauce offre de beaux La directrice de l'Office de tourisme et congrès de la Beauce, Agnès Frydecka : « Les Beaucerons ont développé avec succès leurs industries et leur agriculture sans s'attarder au domaine touristique sauf depuis les dix dernières années.» paysages encore méconnus et semblables à ceux du sud de la France, s’exclame-t-elle.La vallée, les collines et les champs présentent des contrastes d'architecture et de couleurs qui valent le détour.» Toutefois, c’est davantage sur l’âme des Beaucerons, leur histoire et leur mode de vie que l’on mise pour attirer les touristes.« Aujourd’hui, dit Mmc Frydecka, beaucoup de gens se sentent seuls.En Beauce, ils apprécient l’accueil chaleureux et familial qui leur est réservé.Les Beaucerons établissent facilement des contacts.Industriels et producteurs agricoles se racontent de façon généreuse.C’est avec cet atout que nous comptons faire découvrir la Beauce aux touristes plutôt qu'à travers des panneaux descriptifs de musée.» Des attraits touristiques de la Beauce, on connaît surtout les cabanes à sucre.Chaque printemps, 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / NOVEMBRE 1997 des centaines de familles passent de longues heures à courir les érables et à faire bouillir la sève.La fumée qui danse au-dessus de l’érablière attire comme un aimant la parenté, les voisins, les amis et les amis de tous ceux-ci.Par ailleurs, d’autres érablières, comme la Cabane à Pierre de Frampton ou la Cabane Chez F Père Jos de Sainte-Clothilde, accueillent des milliers de touristes tout au long de l’année dans une atmosphère des plus traditionnelles.Mais en plus du sirop d’érable, le terroir beauceron ne pourrait-il pas faire accourir les gens?« L’agrotourisme représente certes une des bonnes façons de développer notre tourisme, confirme Agnès Frydecka.Il y a un intérêt tout nouveau pour cela dans la région de la part des intervenants touristiques, des producteurs, de l’UPAet du MAPAQ.» Pour tâter le terrain, l’Office de tourisme et congrès de la Beauce a organisé, en septembre dernier, un circuit-test sous forme de balade offerte en forfait d’une fin de semaine.Et ça a marché.Au menu : des producteurs agricoles, des artisans, des sites patrimoniaux et culturels.Un retour aux sources comme un grand bol d’air frais.Se faire expliquer par la famille Schoune les procédés de fabrication de la bière à leur ferme-brasserie de Saint-Odilon; voir de tout près les émeus de la ferme Judi de Scott; prendre un agneau dans ses bras avant de passer à table au méchoui à la bergerie de Saint-Evariste; humer l’odeur d’une fournée de pains au levain dans une maison privée de la Boulangerie artisanale d'ici située dans un cadre des plus pittoresques de Saint-Prosper; déguster de l’hydromel (un vin de miel) en écoutant le propriétaire de la Ferme biologique la fée : tout cela a épaté la quarantaine de touristes ayant répondu a I invitation.Aucun doute, l’aspect éducatif de telles visites dans une ambiance relaxante et conviviale plaît beaucoup.Depuis quelques années, l’affluence touristique a progressé en Beauce.Mais le plein potentiel est encore loin.¦ Condoléances aux gens de Saint-Bernard L’équipe du Bulletin des agriculteurs tient à off ruses condoléances aux parents et amis des victimes de la tragédie routière survenue dans Charlevoix en octobre dernier.Ce grand malheur a permis de constater, une fois de plus, la grandeur de l âme beauceronne et la solidarité qui unit les habitants de ce beau coin de pays.Faites l’expérience Tracteurs Belarus Z Choix de 12 Modèles Séries 2300 - 18,5 ch • Transmission mécanique - Idéal pour petite superficie Séries 5300 - 65*, 74*, 85* & 93* ch/pdf • Transmissions synchronisées ou avec inverseur • Idéal pour travaux avec chargeur ou travaux agricoles en général Séries 7200 - 250 ch • Transmission à changement assisté - Idéal pour grande superficie Séries 7300 - 350 ch • Transmission à changement assisté - Idéal pour grande superficie S Surbaissé Modèle 5370 •dans les champs d’essais d’Asgrow et/ou d’universités.Il ne s'agit pas d’une garantie de rendement sous toutes les conditions climatiques ni une garantie de performance pour des usages particuliers.Asgrow Vegetable Seeds • (800) 234 -1056 A ASGROW VEGETABLE SEEDS Le Dodge Ram olfrail déjà le moteur le plus puissant de la catégorie.Et voilà qu’aujourd’hui il est le premier et le seul de sa catégorie à offrir quatre portes.Quatre portes qui s’ouvrent sur l’intérieur le plus spacieux qu’on puisse trouver sur le marché.Le nouveau Dodge Ram Quad Cab.Cornions Dodgt Sans limites, sans frontières.
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