Le bulletin des agriculteurs /, 1 mars 1997, mars
PER Ilôt BNQ r Bulletin des agriculteurs BRANCHE SUR LE M ONDE ( ww\ bulletin.com) Les _ s de -agriculture américaine Les Américains sont no s et ça dit tout.On aime les critiquer nos voisins mais on leur ressemble tellement.Le Bulletin des agriculteurs est allé les rencon- 10s voisins itiquer nos A Ü Els INDIANA ° i Mtri >f n 72258966 1 95XX dankn * fetiar 4.r«gr1J A U 7 5 U U A 1 1 î Ê co-op NOUVELLE GÉNÉRATION L'inoculant d’endilage pour tout conserver ce que vouf avez produit!” Composé de souches de bactéries hautement performantes Produit de haute qualité technologique Meilleure performance animale Meilleure conservation de la matière sèche Merrill Kelsay trait quotidiennement 265 vaches.Elles sont nourries d'une ration totale mélangée.compagnie d’engrais chimiques mais j’ai décidé de la laisser tomber.Ça devenait trop compliqué.» Cet homme trapu aux mains élargies par le travail manuel est souvent cité en exemple.On dit qu’il est innovateur et qu’il a une bonne compréhension de l’industrie laitière.En effet, Merrill Kelsay a été impliqué dans plusieurs organismes dont l’union des agriculteurs de I’Indiana.On dit aussi qu'il aime la discussion.C’était la personne toute désignée pour parler de mise en marché du lait, de fluctuation des prix, de somatotrophine, mais Merrill avait bien autre chose à l’ordre du jour et le cœur à la confidence.« On n’est plus chez nous ici.Les banlieusards nous envahissent! Toutes les fermes que vous voyez aux alentours sont situées dans ce qu’on appelle la zone de transition agricole.» Dans cette zone, qui sert de tampon entre Indianapolis et la franche campagne, un fermier peut morceler ses terres en parcelles de 10 acres et y construire des maisons.L’appât du gain aidant, ça arrive de plus en plus fréquemment.« Devant ma ferme porcine, on vient de construire 400 nouvelles maisons.Les vents dominants m’avantagent mais je sais que bientôt j’aurai de sérieux problèmes.» Comme il n’y a pas les infrastructures nécessaires pour accommoder la nouvelle population, on doit creuser des aqueducs, construire des routes et des écoles.Au cours des trois dernières années, les taxes à Whiteland ont augmenté de 30 %.« Je n’aime pas dévoiler mes chiffres mais disons que ça me coûte maintenant plusieurs dizaines de milliers de dollars en taxes municipales et scolaires chaque année.En plus, on risque à tout moment d’être accusé de pollueur et de se faire dire que nos installations font du bruit, qu’on fait de la poussière et que ça sent mauvais.» C’est vrai que la ferme des Kelsay est très près d’Indianapolis, à peine à 30 minutes de route.Tout au long du parcours, un chapelet de nouveaux développements immobiliers sapent les sols de bonne qualité.En Indiana, il n’y a rien pour protéger les terres agricoles.Une loi évasive sur le droit de Tableau de rendement* Le Right Step Système de salle de traite à paliers Équipez-vous d'un système de traite automatisé dans vos étables à stabulation entravée - Le Right StepMC est le choix qu'il vous faut! Vous obtenez les avantages suivants: / Sortie rapide pour améliorer la circulation des vaches.?Entrée et sortie individuelle: chaque vache est traite à son propre rythme.?Plus de confort pour l’opérateur - Réduit le stress sur les genoux et le dos.?Coût d’installation réduit - jusqu'à 50% moins coûteux qu'une salle de traite conventionnelle ?Module de traite très avancé: - le Right Step'lc est conçu pour opérer avec les unités Advisor, MilkMaster, ReTrac+, SSTII SS, Quad et ALPRO.Le Right Step"c - seulement chez votre concessionnaire Alfa Laval Agri.m U Alfa Laval Agri Inc.2020 Fisher Drive, Peterborough, ON K9J 787 __________________(705) 741-3100________________ — Modèle de salle Nombre Vaches de traite à paliers d'opérateurs par heure D-4 1 56 D-6 1 72 D-6 2 84 D-8 2 104 " les données ci dessus sont calculées en fonction d'une salle d'attente et d'nne barrière de trafic.26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1997 Merrill Kelsay s’est équipé d’un système de séparation FAN.Il s’agit d’un extracteur de liquide qui fonctionne de façon similaire aux anciennes presses à jus de tomates.Le lisier est compressé à l’intérieur d’un cylindre perforé au moyen d’une vis sans fin spécialement dimensionnée.La partie liquide du lisier s’échappe par les ouvertures du cylindre tandis que la partie solide est de plus en plus compressée au fur et à mesure qu’elle se déplace à l’intérieur du cylindre.Le degré de compression est ajusté par des contrepoids actionnant des ralentisseurs qui retardent le déplacement de la matière solide dans le cylindre.La partie solide du lisier est évacuée à l’extrémité du cylindre.Le producteur la dispose en monticules dont le taux d’humidité varie entre 50 % et 70 % d’humidité.Il l’utilise comme litière pour ses vaches mais elle constitue aussi une bonne source de matière organique.Léon Guertin produire fait office de protection mais c’est un bien piètre bouclier.Merrill Kelsay est franchement inquiet de la situation et a décidé de se battre pour protéger l’héritage de quatre générations.« Je me bats pour que le gouvernement intervienne dans le dossier de la protection du territoire agricole mais je me suis fait des ennemis.On me traite même de communiste! », ajoute-t-il avec un sourire en coin.Merrill Kelsay est devenu un membre actif du comité de développement rural et de la commission de planification rurale de la région de Johnson.« Avec des agriculteurs du coin et l’agronome de comté, on veut proposer un plan de zonage efficace pour protéger nos terres.Je ne suis pas fou vous savez, je réalise bien que lorsque mes fils seront vieux, ces terres feront probablement partie intégrante d’Indianapolis.Mais tout ce que je peux faire pour ralentir ce processus d'expansion, je le ferai ! » Le producteur sait aussi que la guer- a -Normand Robert «Le fournisseur a réglé les plaintes de non-performance rapidement sans à avoir à envoyer la balle à une autre compagnie.» -Raymond Chaume Contrôle des mauvaises herbes à feuilles larges et_ des graminées en un seul passage D’ASSURANCE oum HERBICIDE Parity Banveiiama S ^ ^ I101111" protctlion des cultures, Toujours lire les directives sur I cliquette ovunl d'utiliser le pioduit.Produits agricoles BASF ^377 Dans les ligues majeures Selon les plus récentes statistiques disponibles au USDA (Département d’agriculture des États-Unis), on dénombre, en Indiana, 3,75 millions de porcs et 8500 fermes porcines.Les ventes à la ferme atteignent 720 millions de dollars (1995), ce qui classe l’Indiana au cinquième rang à l’échelle nationale.On compte en moyenne 441 têtes par ferme en Indiana alors que la moyenne nationale s’établit à 356 têtes.Tout porte à croire que la restructuration à laquelle fait face l’industrie porcine américaine depuis une quinzaine d’années est loin d’être terminée.Ce secteur de l’économie est devenu une industrie multimilliardaire caractérisée par un plus petit nombre de joueurs de plus gros calibre.Depuis 1980, près de 60 % des fermes porcines américaines se sont retirées des affaires.On est passé de la production traditionnelle à l’industrialisation.Pour demeurer dans le circuit, les producteurs doivent adopter sans délai des technologies modernes, ce qui exerce un effet de standardisation sur les différentes étapes de production.On assiste aussi à une évolution dans la façon de conduire les affaires et à une nouvelle définition des relations entre producteurs, fournisseurs et acheteurs.Cette situation laisse les producteurs un peu perplexes quant à la notion d’indépendance à laquelle ils tiennent tant.Les experts entrevoient trois grandes avenues de développement pour la production porcine des années futures.D’un côté, il y a cette tendance vers les opérations gigantesques entièrement intégrées.De l’autre, on retrouve ces producteurs indépendants à la tête de fermes de grande envergure.Ces entreprises tirent leur origine des fermes familiales ayant acquis la technologie re- concurrencer les structures intégrées de production.« On doit se donner des avantages comparables à ceux des producteurs travaillant à contrat, soutient John Har- din.Ça veut dire bâtir des alliances, des ententes avec d’autres producteurs.Ça peut aussi vouloir dire produire à contrat.» Mais pas besoin de pousser la conversation plus loin pour com- prendre que la production à contrat ne pourrait être qu’une solution de dernier recours pour John Hardin.« Je crois que l’agriculture répond à des cycles.Dans mon cas, les deux der- L’ Evolution UNE NOUVELLE APPLICATION DE LA BIOTECHNOLOGIE EN NUTRITION PORCINE M- + 2 porcelets/truie/an* jusqu’à 24 jours de moins de temps d’engraissement* jusqu’à 35 kg de moins de moulée* 1-800-361-7082 belisle pour une production qui évolué *selon des tests faits sur des fermes québécoises OBJECTIFS O 30 porcelets / truie - G.M.Q.1000 - C.A 2.5 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1997 quise pour accéder à dé hauts niveaux de production.Finalement, on assiste à la mise en place de réseaux hautement coordonnés.Ils sont composés de fermes de plus petites dimensions, de fournisseurs et d’abattoirs travaillant ensemble à maintenir leur accès aux technologies de pointe et à demeurer compétitifs malgré leur taille restreinte.Une chose demeure, l’industrie porcine continuera à perdre des joueurs.Quarante-cinq pour cent du cheptel porcin américain se retrouve sur des fermes de moins de 1000 têtes.Ce groupe perd presque 3 % de sa part de marché chaque année.nières années ont été excellentes pour ce qui est des rendements tant dans les porcheries que dans les champs.» John Hardin pense que les prochaines années ne seront pas aussi faciles.« Je devrai faire preuve d’agressivité.Nous sommes plusieurs à convoiter les terres libérées par ceux qui se retirent.» Pour John Hardin, posséder une superficie en culture suffisante pour soutenir I expansion de son cheptel est primordial.« L'agriculture, dans son essence, doit être durable, dit le producteur.Ça signifie prendre en considération les problèmes environnementaux.» Les nouveaux bâtiments sont construits de façon à ce qu’ils soient le plus éloignés possible des voisins.« Il n’est pas question non plus de lagunes ou de fosses.Mes bâtiments sont placés sur des caves profondes, ce qui minimise certains problèmes.» « Je crois que mes préoccupations ressemblent à celles de bien des producteurs canadiens.» John Hardin veut que son produit réponde aux normes de qualité les plus strictes.« Au-jourd hui, on est payé pour produire une viande maigre.Demain, le mode de paiement sera fondé sur la qualité de la viande et son goût.On pourra bientôt distinguer les variations de qualité d une ferme à l’autre.» Le défi qui se présente à John Hardin c’est de lester, malgré tout, compétitif.« C’est stressant mais c’est aussi ce qui rend la vie intéressante.» ¦ ISECHOIRI A GRAINS \SUPERB\ 3JLEJ WESTEEL ySIQEil OEg IfabricauqS* DE MOULÊeI §m FRAneHs VLKLZ.VU lu KUÜ IWUYl&UllS /lü UUkUul6 DU DUK ils lu m I?ayiul dkuqî/uk wjx m< 160, 161, 166 6V 166.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MI-MARS 1997 33 C'est le temps c 1 | r** * F?i ¡öuVx OJ v / 1 ¡ö; i Pour plus de renseignements, composez la ligne-info des product.__ _ TOUCHDOWN et TMS sont des marques de commerce d¨¦pos¨¦es de Zeneca, "toujours " u TOUCHDOWN.ZENECA Grâce à son absorption rapide par les mauvaises herbes, le TOUCHDOWN® agit très vite.Il peut faire toute la différence dans votre programme de lutte aux mauvaises herbes.Quand un temps menaçant pointe à l’horizon, le traitement du chiendent peut devenir risqué.Soyez un pas d’avance avec l’herbicide non sélectif TOUCHDOWN, le progrès le plus significatif dans la technologie du glyphosate en près de 20 ans.Le TOUCHDOWN possède un adjuvant particulier qui convient spécifiquement à son sel de glyphosate TMS® unique, et lui confère une efficacité maximale.Ensemble, ces deux composants aident le TOUCHDOWN à pénétrer le chiendent plus rapidement que les autres formulations de glyphosate.On a donc l’assurance du contrôle lorsque la pluie menace.Quand vient le temps d’une lutte non sélective aux mauvaises herbes, c’est le temps du TOUCHDOWN.CONTENU ZOE Planifier l’application en pôsttev^e, dans votre stratégie de contrôle des mauvaises herbes dans le maïs CONTROLE DES MAUVAISES HERBES Contrôle efficace et rapide des 15 principales mauvaises herbes à feuilles larges, comprenant l’abutilon, la renouée liseron et les espèces résistantes aux triazines dont le chénopode blanc, l’herbe à poux et l’amarante à racine rouge CONTRÔLE DU TEMPS Vaste fenêtre d’application - à partir du stade de quatre feuilles et plus du mais CONTRÔLE DU COÛT Intégrer PARDNER avec une gamme de produits de pré-semis, pré-levée ou en mélange _ dans le réservoir pour une répression maximale des mauvaises herbes et un programme flexible et économique RHONE-POULENC Rhône Poulenc Canada Inc.1-800-891-8291 PARDNER E-Utl 2I8UTRES Membre de 1 Institute pour la Protection des Cultures TOUJOURS LIRE L'ÉTIQUETTE AVANT Les produits ou les noms de produits sont des marques D’UTILISER LE PRODUIT déposées par leurs propriétaires respectifs.201 97 3F « Pourquoi vouloir e/ l’agriculture des affaires?» Brad Starr est considéré comme un producteur avant-gardiste.Selon lui, l’avènement de l’agriculture de précision est un cheminement normal vers une gestion de plus en plus serrée de son entreprise.par Pascale Tremblay La famille Starr a ce petit quelque chose de rassurant.Des parents chaleureux qui vous invitent à partager le iepas familial du samedi.Deux enfants polis qui fréquenteront bientôt le collège.La messe le dimanche.C est l’image même que l’on aime se faire de la famille rurale typiquement américaine.Mais la perfection n'existe pas.Brad Stair n’a, pour le moment, pas de relève à l’horizon.Trop ambitieux pour se laisser arrêter par cet obstacle, ce producteur de I'Indiana n’a pas hésité à donner à sa ferme une vocation moins traditionnelle.I ascale Tremblay, agronome, est journaliste.Brad Starr a toujours su qu’il serait agriculteur.Quand son père lui a laissé les commandes de la petite ferme familiale, en 1976, il s’est immédiatement senti dans son élément.Cette ferme modeste est devenue, en 20 ans, une entreprise dynamique et diversifiée bien qu elle n'ait pas atteint encore sa vitesse de croisière.Les Starr cultivent maintenant 1500 acres (600 hectares), 60 % en maïs et 40 % en têve soya.Ils gardent aussi une trentaine de bovins de boucherie mais, comme dans bien d’autres cas, l'élevage de porcs a été liquidé.Il fallait grossir ou se retirer.« On a pris de l’expansion et on continuera à le faire, dit Brad Starr.Nos deux enfants veulent poursuivre leurs études et nous avons besoin d’un minimum de sécurité.Le fait que mon épouse soit retournée sur le marché du travail fait partie de notre stratégie.C’est une façon de se diversifier et de s’assurer un revenu stable.» Mais il y a plus encore.« On veut que notre ferme soit organisée de façon à pouvoir fonctionner même lorsqu’on sera à la retraite.On a formé une corporation et deux employés se sont joints à nous.» L’une de ces deux employés, Ginny, travaillait depuis 17 ans à la coopérative locale lorsque Brad l'a convaincue de tout laisser pour venir travailler avec lui.Elle est courtière en valeurs immobilières et est responsable de la mise en marché du grain.Ginny est allée chercher d’autres clients pour augmenter les revenus.Aujourd’hui, elle gère les comptes de plusieurs agriculteurs de la région.Considéré par plusieurs comme un homme d*affaires, le producteur de grandes cultures Brad Starr pense que les deux aspects sont indissociables.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1997 37 Les producteurs se fient depuis des années à l’équipement John Deere pour faucher, conditionner et presser leur foin.Et maintenant, John Deere propose fièrement un choix d’équipement encore plus vaste.Ces machines ont été longuement testées au champ pour surpasser vos normes élevées, et celles de John Deere.Le concessionnaire John Deere est là pour assurer la fiabilité de ces machines.avec un stock de pièces bien garni et des techniciens formés par John Deere qui ont les outils et les connaissances nécessaires pour garder votre machinerie en parfait état de marche.de NOUVEAUTE ! GROSSE PRESSE m Obtenez maintenant la performance John Deere et des balles dures de 80 x 80 cm faisant 2,44 m de longueur.Le tout nouveau système PowrFeed fait passer le foin du ramasseur surbaissé à 5 barres vers une zone de précompression puis dans la chambre de pressage.Il n'y a pratiquement rien pour l'arrêter ; si les fourches ou les râteaux d'alimentation se bourrent, la came PowrFeed se réengage lentement avec NOUVEAUTE ! ANDA1NEUSE Endurante.Intrépide.À toute épreuve.Voici la nouvelle andaineuse 4890 et la table 890.Une double vis sans fin et un double couteau synchronisé, avec un plus gros tambour à 5 lattes et des composants plus forts, réduisent le risque de bourrage de la table.Mais comme n'importe quelle andaineuse peut se bourrer, vous apprécierez l'inverseur de table, exclusivité John Deere.Si jamais la table 890 se bourre, vous n'avez qu'à nouveauté ! Les rolopresses John Deere sont de plus en plus en demande ! Sept nouveaux modèles vous permettent de faire des balles serrées pesant de 340 à 1000 kilos, même dans l'ensilage à haute humidité.Selon le modèle choisi, vous découvrirez de nouvelles options de ramasseur permettant d'entasser plus de foin dans la chambre de pressage à courroies variables.les légendaires courroies losangées John Deere disposées en quinconce.les nouvelles attaches de courroie à plaquettes.et les : nouvelles options de contrôleur permettant de régler les fonctions de pressage de “ l'intérieur de la cabine.NOUVEAUTÉ ! DE BALLES RONDES L'accumulateur 20 de John Deere facilite la manutention des balles.En fait, il peut vous aider à réduire de moitié le temps que vous passez à la manutention des balles rondes.D'installation facile, l'accumulateur de balles s'adapte à l'essieu de la rotopresse et peut être laissé en place en tout temps ou enlevé n'importe quand.Un convoyeur à chaîne fait avancer une ou deux balles éjectées sur l'accumulateur, là où elles sont gardées jusqu'à ce que vous soyez prêt à les décharger.Nota : L'accumulateur de balles rondes n'est pas conçu pour être utilisé dans les terrains en pente.NOUVEAUTÉ ! MOCO 945 ROTATIVE À PIVOT CENTRAL Voici la nouvelle MoCo rotative à pivot central la plus grosse qui soit dans toute l'industrie.Sa robuste barre de coupe de presque 4 mètres a des couteaux à double tranchant et des modules ultra-forts en fonte grise entourés par des plaques d'acier et peut donc affronter aisément vos champs et vos conditions de récolte les plus difficiles.Choisissez entre le conditionnement par rotor à dents en V ou rouleaux en uréthane à imbriquement -deux exclusivités John Deere.La remorque de transport en bout qui réduit la largeur à moins de 3 mètres est une autre option exclusive. o ^I^Fapteur de rendement, cartographie, épandage, pulvérisation et application à taux variables font maintenant partie du vocabulaire de ceux qui veulent tirer le maximum de chaque mètre carré de terre.Simon Lamothe possède, avec ses deux frères, une ferme céréalière à Saint-Célestin.Ils cultivent 330 hectares en maïs, orge, soya et tournesol.«Nos terres sont relativement homogènes, on n'a pas de champs problématiques mais je me suis dit que l'agriculture de précision pourrait nous aider à améliorer notre production.» Simon a considéré plusieurs possibilités avant de choisir.«Les gens d’Innotag sont venus me rencontrer et m’ont expliqué le fonctionnement de leur technologie.J'ai trouvé ça emballant.Je me suis dit: je fonce! Les compétiteurs n'ont pas été en mesure de satisfaire mes attentes.Ils semblaient dépassés par les événements et avaient de la difficulté à répondre âmes questions.» Q « Je sais qu’on répondra à mes questions rapidement même quand je suis dans ma moissonneuse-batteuse et qu’il est tard en soirée.C’est important quand on travaille en équipe.» Simon Lamothe, Saint-Célestin Le saunir-laire quéhécDis On ne devient pas spécialiste de l'agriculture de précision du jour au lendemain.La firme Innotag s'est hissée au premier rang dans le domaine de l’agriculture de précision au Québec en offrant à sa clientèle une approche unique et un choix complet d’instruments conçus pour travailler dans nos conditions.© «Il n’y a pas deux producteurs qui abordent l'agriculture de précision de la même façon.On leur propose de faire la transition vers cette technologie à leur rythme, en respectant la machinerie disponible sur la ferme» soutient Justin Larouche, directeur « Le simple fait de connaître le taux d’humidité et les rendements au fur et à mesure de la récolte nous aide à prendre des décisions.» Daniel Lanoie, Saint-Hughes technique chez Innotag.Le passage graduel à l’agriculture de précision répondait aux besoins de Daniel Lanoie, producteur de semence à Saint-Hugues.Lui et son associé, Dominique Lanoie, moissonnent 275 à 325 hectares de maïs et de céréales chaque année.Il y a deux ans, ils ont muni leur moissonneuse-batteuse d’un capteur.! Ils se lancent maintenant dans la carto-i graphie de rendement.«Notremoisson-] neuse-batteuse nous convientpour le\ moment mais éventuellement on pourrait ls\ changer.Nousn’aurions qu'à transférer le capteur de rendement et continuer à travaillei avec des instruments avec lesquels on esl familier.C’est important.» Pouvoir installer un capteur de rendement sur des batteuses de marques différentes est un atout pour Ronald Verdonck.Son entre-] prise, rattachée au groupe Belcan, est en pleine expansion et dès la prochaine saison, c’est 1 400 hectares que l'on cultivera.«Nous avons une moissonneuse-batteuse équipée d'un capteur Ceres 2 et ; nous nous apprêtons à acheter um\ deuxième moissonneuse, de modèle' différent.Elle sera aussi équipée d’uni capteur de la compagnie Innotag.» © faire le premier las Le capteur de rendement Ceres 2, c'est la première étape de l’agriculture de précision.© Cet instrument reçoit l'information du meilleur capteur naturel la plante.«Avant de corriger quoi que ci soit, il faut d’abord évaluer ce qui se passe au niveau des rendements dans le champ Pour cette raison, on a équipé notit moissonneuse-batteuse du Ceres.Main• tenant on est en mesure de faire le lien enm la fertilité de nos sols et le rendement soutient Ronald Verdonck.Le Ceres < Pour réussir en agriculture de précision, il faut miser sur une technologie de pointe adaptée aux fermes d’ici, s’assurer d’une assistance technique fiable et établir un lien de confiance avec de vrais spécialistes.Trois piliers indispensables au succès des agriculteurs québécois.INNOTAG INC.26 „ nous sommes plusieurs à être impliqués dans les différentes étapes de production et pour nous, l’agriculture de précision est une façon de faire le lien entre les différentes opérations effectuées.» Ronald Verdonck, Sainte-Marthe mesure le rendement avec une précision étonnante.Simon Lamothe en a eu la preuve.«Une lois le capteur installé sur la moissonneuse, on a été surpris de voir qu'on avait obtenu 14,4 tonnes de maïs humide à l'hectare dans un de nos champs.Mon frère était très sceptique.On a vérifié sur la balance.On a obtenu exactement le même chiffre! On était surpris.On a réalisé à quel point l'œil peut tromper.Certaines variétés semblent banales mais donnent d'excellents résultats.D'autres, plus belles sur l'épi, nous ont déçus.On va faire des changements à ce niveau.» Champ après champ, le Ceres 2 informe l'agriculteur sur sa récolte: humidité du grain, tonnage à l’hectare, tonnage à l’heure, tonnage par champ, quantité de grains secs et humides.0 "La beauté de ce système réside dans ie fait que l’information est emmagasinée dans une mémoire permanente interne qui peut conserver jusqu'à 75 champs.0 Tout ce qu'on a à faire par la suite, c’est de transférer ces données sur l'ordinateur de la ferme et les traiter avec des logiciels connus comme Siga-Champs ou Agri-Champs» soutient Justin farouche.secoue étape, la cariegraoDie tes reoüeeienis Lorsque le moment est venu de passer à un autre niveau, le Hermes vient se greffer au capteur de rendement.0 Le Hermes produit des cartes de rendement pour chacun de vos champs, sans aucun frais annuel d'utilisation des signaux DGPS.0 En plus, le Hermes agit comme un système de navigation.Il peut être utilisé pour échantillonner des sols ou pour retrouver les endroits problématiques identifiés lors de la récolte.Simon Lamothe apprécie le fait d’être seul propriétaire de ses données et de ses cartes de rendement.«Je décide qui je consulte et pour quelles raisons.Le logiciel de cartographie fourni par Innotag me permet de visualiser mes cartes de rendement et mes cartes de fertilité des sols.Avec le même logiciel, je peux planifier les épandages de chaux, /'épandage d'engrais, la pulvérisation de produits selon les variations dans le champ.» Le Hermes sert de messager et transmet les instructions pour l'application à taux variables au contrôleur Apollo.0 OHéi laire pour corriger ces uariatims?Lorsqu'on visualise les variations de rendement, on réalise à quel point les applications à taux variables d’engrais, de pesticides, de chaux et de semences sont essentielles pour récolter les meilleurs profits.C’est à cette étape que se retrouve Ronald Verdonck.«Dans certains champs, une légère correction va apporter une grande amélioration.Dès le printemps, nous ferons des applications à taux variables de chaux à partir des recommandations de notre conseiller en analyse de sol.On veut aller chercher le rendement économique optimum partout.» Chez Daniel et Dominique Lanoie, les sols sont passablement homogènes.Malgré ça, ils ont observé de bonnes variations de rendement.«Ona appliqué la chaux et le fumier plus sélectivement.Dès cette année, les rendements étaient plus uniformes.» Pour Simon Lamothe, l'agriculture de précision l'aura amené à revoir ses choix de variétés.«Semer une variété qui vous donne 14,4 tonnes à l'hectare plutôt qu'une autre à 9 tonnes à l'hectare, si vous multipliez ça par 125,150 hectares, votre investissement est vite gagné.» Il n'y a plus de doute, les agriculteurs québécois améliorent la productivité de leurs champs grâce à l'agriculture de précision et ils savent qu'ils peuvent compter sur Innotag pour leur faciliter la tâche.o Innotag est une firme spécialisée dans le domaine.Elle offre des instruments simples à utiliser de même qu'un service après vente et un support technique fiables.0 Tous les instruments de RDS Technology sont accompagnés d'une garantie complète de deux ans.0 Qu’importe la couleur de votre moissonneuse-batteuse, le capteur de rendement Ceres 2 s’y adapte.O Le Ceres 2: pour connaître et enregistrer ce que vous récoltez par mètre carré.0 Des manuels d’utilisation en français.Des instruments qui affichent vos données selon le système métrique ou impérial et aucun lecteur de disque spécial est requis.Les données sont enregistrées sur disquettes standards.0 Les données du Ceres sont compatibles avec des logiciels de gestion comme Agri-Champs et Siga-Champs.0 Le Hermes enregistre les données de rendement et peut être utilisé pour l’application à taux variables du semis, de la fertilisation et de la pulvérisation.Il peut aussi exécuter des plans de ferme et des cartes de sol.0 Aucun frais annuel d'utilisation du signal de correction GPS de la garde côtière, et ce avec la même précision que les réseaux payants.0 Apollo permet les applications à taux variable en fonction des instructions du Hermes. PHOTO TOM BECHMAN.INDIANA PRAIRIE FARMER « J’aurais pu faire moi-même la mise en marché du grain, explique Brad, mais Ginny est plus objective que moi qui suis attaché à ma récolte.Cela donne aussi une autre dimension à mon entreprise.» Le deuxième employé, Phil, est lui aussi devenu un maillon important de la chaîne.Il voit Installée en 1982, cette balance à grain a bien fait jaser les voisins.Aujourd’hui, Brad Starr peut se vanter d’avoir monté une banque de données substantielle.à la régie des champs et à l’entretien de l’équipement.« Mes employés savent ce qu’ils ont à faire, dit le producteur.On se parle quotidiennement, on planifie le travail et ça marche très bien.» Brad Star a de la difficulté à cacher son enthousiasme.Dans la région, on le considère comme un innovateur : il a été le premier à adopter le chisel, le travail minimal du sol, l’ordinateur et l’agriculture de précision.De plus en plus, on parle de ses qualités d’homme d’affaires.Mais est-ce que les affaires prennent le dessus sur l’agriculture?« Vous me faites rire! Pourquoi est-ce qu’on veut toujours séparer l’agriculture des affaires?L’agriculture n’est viable que si elle est rentable.» En ce qui concerne l’avenir de sa ferme, Brad n’hésite même pas une seconde, il sait exactement ce qu’il veut.« J’espère que ma ferme sera 50 % plus grande qu’elle l’est maintenant et encore plus efficace.C’est pour cette rai- Augmentation du prix des terres agricoles en Indiana Pour la neuvième année consécutive, le prix des terres en Indiana a augmenté.On a enregistré une augmentation moyenne de 14 % pour la période 1995-1996.Étonnamment, c’est le prix des terres de moindre qualité et de productivité moyenne qui aurait connu la plus forte augmentation, soit 18 %.Une terre évaluée à 115 boisseaux de maïs à l’acre, qui se vendait 1000 $ il y a quelques années à peine, trouve maintenant preneur à 1500 $.Un meilleur retour sur l’investissement explique cet intérêt pour ces terres.Au bout du compte, elles sont plus rentables que les terres plus productives dont le prix atteint maintenant 3000 $ l’acre.Quoi qu’il en soit, les agricul- teurs demeurent hésitants à investir sur des terres produisant 100 boisseaux ou moins.Le coût des intrants étant relativement stable, il devient plus difficile de faire ses frais sur ce type de sol.Selon un sondage réalisé par l’université Purdue, les meilleures terres de l’Indiana, évaluées à 149 boisseaux de maïs à l’acre, se vendent en moyenne 2274 $ l’acre.Les sols de qualité moyenne, 121 boisseaux de maïs, vont chercher dans les 1765 $ l’acre et on obtient 1303 $ l’acre pour celles de moindre qualité produisant 93 boisseaux de maïs.Le prix des terres agricoles demeure cependant inférieur de 15 % aux sommets atteints en 1981.En Indiana comme dans tous les États-Unis, la location de ter- res agricoles est devenue un marché lucratif.La flambée des prix du grain, jumelée à la réforme de la loi agricole américaine assurant aux producteurs toute la liberté de produire, font monter les enchères.On parle de 230 $ l’acre pour les meilleures terres à maïs en Illinois.Au Nebraska, des terres de bonne qualité sans irrigation se louent entre 160 $ et 220 $ l’acre, parfois plus.Les agriculteurs veulent rentabiliser la machinerie.Le moindre profit est considéré.Un gain de 20 $ l’acre sur une superficie de 160 acres, c’est 3200 $.Selon le mensuel Indiana Prairie Farmer, on prévoit, pour 1997, des augmentations sur la location des terres variant entre 15 % et 20 %.42 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1997 ! Malgré des semis tardifs, la saison 96 aura été dans la moyenne, à cause d’une fin de saison chaude et sèche.son que je me suis entouré de personnes qualifiées et qu’on coupe dans les dépenses.On achète les engrais et la chaux directement.Tout pour éliminer les intermédiaires! » Brad voudrait aussi s’associer à des investisseurs extérieurs.Depuis trois ans, il tente d’augmenter sa superficie cultivable.« Je ne suis pas seul à convoiter les terres à vendre ou à louer.Six, peut-être huit producteurs des environs ont les yeux rivés sur les terres que je loue et ils ont les dents longues.» L’agriculture de précision, une bonne affaire L’agriculture de précision ouvre aussi au producteur une nouvelle fenêtre sur la diversification.« J’attendais le GPS depuis longtemps; ce n’est qu’une étape de plus de l’évolution de la gestion d’une ferme.» La cueillette et l’analyse de données ont toujours été chose du quotidien pour Brad Starr.« En 1982, quand j’ai installé une balance dans ma ferme, mes voisins se moquaient de moi.Rien n’empêche que tout ce qui a été récolté, dans chaque champ, a été systématiquement pesé.J’ai déjà une bonne base de données, on fait des analyses de sol depuis deux ans et l'été dernier, on a procédé à des applications d’azote à taux variables.» Le GPS lui offre aussi l’opportunité d élargir son champ d’action.Ginny est déjà familiarisée avec la technolo-8*e et 1 équipe commence à offrir ses services à d'autres agriculteurs.Cepen- dant, Brad Starr demeure réaliste, bien peu d’agriculteurs du coin étant convertis au GPS.Mais selon le producteur, le filon est bon.Bien qu’il n’ait que 42 ans, Brad Starr se rappelle avec nostalgie du bon vieux temps.Quand il était jeune, les voisins se côtoyaient et s’entraidaient.« Maintenant ce n’est plus comme ça.C’est chacun pour soi et il faut bien vivre avec ça.Dans toute sa vie, un agriculteur connaît une quarantaine de saisons de production.Il ne faut pas se tromper trop souvent.J’ai eu des bonnes années mais des moins bonnes aussi.1988 a été désastreuse pour moi, 1995 n’était pas très bonne non plus et j’espère ne plus revivre ça.» La meilleure façon que ce producteur a trouvé pour vivre avec les hauts et les bas du marché c’est de stabiliser ses revenus par les services de mise en marché du grain, la consultation et l’emploi de son épouse qui a délaissé complètement l’agriculture pour se consacrer à l’enseignement.¦ (.'Indiana, l’état du popcorn Le maïs et le soya constituent les deux plus importantes sources de revenus pour les agriculteurs de l’Indiana.Quarante mille producteurs cultivent du soya sur des superficies moyennes de I 10 acres.Après Plllinois et l’Iowa, Plndiana est le plus important producteur de soya aux États-Unis.En 1995, 196,7 millions de boisseaux de soya ont été récoltés, 9 % de moins qu’en 1994, générant 1,2 milliard de dollars en ventes à la ferme.Mis à part les usages traditionnels de la fève soya, l’industrie fonde certains espoirs sur le carburant « biodiesel » à base de soya.L’Indiana domine aussi dans le domaine de la production de maïs.Cette culture a généré, en 1995, 598,9 millions de boisseaux.Même s’il s’agit de 30 % moins que l’année précédente, cette production a tout de même rapporté à la communauté agricole des revenus de 1,59 milliard de dollars.Soixante pour cent du maïs produit est destiné à l’alimentation du bétail mais l’Indiana surpasse tous les autres états américains pour ce qui est du popcorn.Selon The Popcorn Institute, les fermiers de cet état ont produit, en 1994, 225 millions de livres de maïs à éclater, ce qui explique la présence de compagnies telles Orville Redenbacher Popcorn, Ramsey Popcorn et Weaver Popocorn.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1997 43 PHOTO : TOM BECHMAN.INDIANA PRAIRIE FARMER PHOTOS : PASCALE TREMBLAY « Je continuerai à élever des poulets pendant au moins » Doug Henrickson rénove, modernise.La consommation de poulet augmente constamment et il a confiance en lfavenir.par Pascale Tremblay Il y a trois ans, Doug Henrickson, un paisible agriculteur de Corydon, a voulu tout balancer par-dessus bord.« J'en avais assez des poulets! Je ne faisais pas d’argent, d’abord parce que je n’étais pas un bon producteur et aussi parce que mon contrat n’était pas payant », s’exclame-t-il avec son accent typique du sud de l’Indiana.Comment aurait-il gagné sa vie?Il l’ignore.Doug a toujours été producteur de poulets à griller, comme son père et son grand-père.Aujourd’hui, il se considère comme un homme comblé.Les affaires vont bien et son épouse vient d’avoir un deuxième enfant.« Elle quitte son emploi pour de bon.Mes trois poulaillers nous font bien vivre, j’ai pratiquement doublé ma production, mes dettes sont minimes et seront liquidées avant que j’aie 40 ans.» Pour cet agriculteur, l’avenir est déjà tracé.« Je continuerai à élever des poulets pendant au moins 30 ans.» Ce qu’il appelle à la blague « sa crise de la trentaine » lui aura permis de faire le point sur son métier et surtout sur ses méthodes de production.Doug explique ce revirement de la Pascale Tremblay, agronome, est journaliste.44 situation bien simplement.« Deux facteurs m’ont aidé à m’en sortir : un nouveau superviseur et de meilleurs abreuvoirs.» Le superviseur, c’est ce technicien mandaté par la corporation Hudson Foods pour assister les producteurs contractuels.« Il avait une attitude différente de ce que j’avais connu par le passé.J’ai senti qu'il voulait m’aider plutôt que me dire quoi faire.Il m’a proposé d’aller visiter des poulaillers plus modernes et, ensemble, on a revu certains aspects de la production.» La première modification fut apportée au plus ancien des deux poulaillers, un bâtiment que M.Henrickson père avait construit.Une compagnie de la Pennsylvanie vantait les mérites d’un abreuvoir à tétines dans un magazine, Doug Henrickson l’a acheté par téléphone! L’été suivant, l’éleveura vendu une partie de sa récolte de blé pour acheter un deuxième système d'abreuvoir pour l’autre poulailler.Les résultats étaient encourageants, la productivité s’améliorait.Ensuite, un producteur se retirant des affaires lui a vendu son système de chauffage et des silos à grain.« J’ai tout payé comptant et le fait de rénover de la sorte m'a permis d’accéder à un contrat plus avantageux, dit M.Henrickson.C’est comme si je repartais en neuf.Ma production est passée de médiocre à très bonne.et mes revenus aussi.» Doug Henrickson pense qu’il aurait pu s’en tenir à deux poulaillers et ga- re BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1997 « De nos jours, qui peut se vanter d’avoir un contrat de travail assuré pour les 10 prochaines années?», demande Doug Henrickson. gner honorablement sa vie.Il a préféré prendre de l’expansion et construire un troisième poulailler qu’il considère à la fine pointe de la technologie.Le bâtiment à portée libre est muni d’une ventilation de type tunnel.Il y a huit ventilateurs de 48 pouces à une extrémité du bâtiment et quatre sur chaque côté.Les murs latéraux sont munis de rideaux de plastique que l’on ouvre pendant les journées chaudes de l’été.Les ventilateurs assurent une circulation très efficace de l’air.« C’est le seul type de poulailler que Hudson Foods permet à ses producteurs de construire maintenant.Cette bâtisse permet une efficacité accrue, requiert moins d’énergie et on y produit plus de poulets.Grâce à ce poulailler, j’ai pu signer un contrat de 10 ans », explique le producteur.Doug est maintenant parmi le groupe des meilleurs producteurs, le taux de mortalité est passé de 13 % à 4 % et il est payé 4,5 0 la livre de poulet.On lui donne aussi une allocation de 0,5 0 pour le chauffage pendant la période hivernale.Doug Henrickson n’a jamais connu l’époque où les producteurs de volaille étaient indépendants.Il sait cependant que son père et son grand-père étaient soulagés de devenir des producteurs contractuels.« Dans la vie, rien n’est sûr.Mais je peux vous dire que le type d’entreprise que j’ai est sans doute ce qui se rapproche le plus de la sécurité.On me fournit des poussins, de la moulée, une expertise technique, on vient reprendre les poulets, tout ça en échange d’un très bon salaire.Quelle autre compagnie offre des contrats de 10 ans par les temps qui courent?» Depuis qu’il a corrigé sa façon de produire et qu’on lui a offert un contrat à long terme plus payant, Doug Henrickson ne voit plus la vie de même Même si les hivers en Indiana sont un peu moins rigoureux que ceux du Québec, la facture de chauffage demeure importante.Par contre, avec le nouveau type de poulailler, l’éleveur a considérablement baissé sa facture d’électricité.façon.« La consommation de poulet augmente constamment et depuis deux ans je sens une période favorable qui a l’air partie pour durer.» Doug ne se soucie guère du Gatt et ne connaît pas grand-chose à la pro- duction canadienne de volaille.Il n’est pas prêt à dire qu’il est prisonnier d’un système régi par des règles strictes.« Les règlements auxquels je dois me soumettre relèvent du gros bon sens.Je dois rendre des comptes à un supervi- L’Indiana, l’état du canard En Indiana, quand on parle de volaille, on pense d’abord aux canards et aux poules pondeuses.C’est que Plndiana est le premier producteur de canards aux États-Unis.On en élève 9 millions annuellement.Grâce à des fermes de poules pondeuses comme Roses Acres, une entreprise familiale gigantesque aux allures d’attraction touristique, l’Indiana s’est hissé au cinquième rang dans ce secteur de l’agriculture.Dans le comté de Harrisson, à l’extrémité sud de l’Indiana, la topographie vallonnée rend la région particulièrement propice à l’élevage.On y produit du porc, du bœuf et un nombre sans cesse croissant de poulets à griller.C’est qu’à Corydon, Hudson Foods, la septième plus grande corporation de l’industrie du poulet à griller, a pris possession d’un couvoir, d’une meunerie, d’un abattoir et d’une usine de transformation.La compagnie construit présentement une nouvelle usine de transformation plus spacieuse et plus moderne.Hudson Foods possède ses propres fermes mais il y a au moins une vingtaine d’éleveurs qui, comme Doug Henrickson, travaillent pour elle à titre de producteur contractuel.REDRESSEMENT de POULAILLERS et autres bâtiments Hilaire Gagné inc.(819) 397-2333 Travaux en toute saison 805 Saint-Louis, C.P.129 Jean-Paul Gagné Saint-Cyrille, Que.J1Z 152 Président LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1997 45 Voici deux ennemis jurés des mauvaises herb ' Broadstrike* Dual® et Broadstrike* Treflan*.Broadstrike Dual assure un contrôle prolongé et / efficace des mauvaises herbes à feuilles larges ainsi que des graminées annuelles les plus persistantes.Broadstrike Dual vous garantit en outre une souplesse maximale, puisqu’il peut être appliqué autant en présemis incorporé ou en surface qu’en prélevée.Broadstrike Dual appliqué en présemis de surface peut-être mélangé en réservoir avec Roundup.Utilisé en présemis incorporé, Broadstrike Treflan élimine aussi bien les mauvaises herbes à feuilles larges que les graminées annuelles, à prix plus que modique.Broadstrike Dual et Broadstrike Treflan agissent sur les mauvaises herbes avec deux modes d’action chacun.Cela permet de réduire le potentiel de développement de la résistance des mauvaises herbes aux herbicides.Choisissez Broadstrike Dual au Broadstiike Treflan pour vos cultures de soya - et dites adieu aux mauvaises herbes.0% DuwElanco 0> DuwKlanco Broadstrike ¦Broadstrike ^ Dual ^^ïïeflan Herbicide Pour Le Soya Herbicide Pour Le Soya 'Marque de commerce de DowElanco ®Dual est une marque déposée de Ciba-Gergy Canada Ud «SRoundup est une marque déposée de Monsanto Company Monsanto Canada Inc est un usager autorisé. Hudson Foods, un producteur important • Compagnie basée à Rogers, Arkansas; • 7e plus grand producteur de poulets à griller aux États-Unis; • 5,4 millions de poulets abattus et 19,7 millions de livres de poulet mises en marché hebdomadairement; • ventes de 1,2 milliard de dollars en 1995, soit 15 % de plus qu’en 1994; • exportations en Russie, Pologne, Roumanie, Mexique, Chine, Japon, entre autres; • 10 300 personnes employées dans 6 complexes intégrés, 8 couvoirs (5,4 millions d’œufs par semaine), 9 meuneries, 6 usines de transformation, 5 usines de surtransformation, un centre de distribution, 13 usines de traitement d’eau; • 2524 fermes contractuelles, 504 fermes corporatives; • projets d’expansion au Montana, au Kentucky et en Indiana, entre autres.Hudson Foods fournit poussins, moulée et autres intrants.Doug Henrickson considère que c’est un avantage et n’envie pas les producteurs indépendants.seur mais je ne l’ai pas sur les talons huit heures par jour! » Face aux critiques qui rongent les piliers de son industrie, l’éleveur a choisi de fermer les yeux.« Je n’ai rien à dire de mal contre Hudson Foods, au contraire! Je ne suis pas au courant de leurs secrets et je ne veux pas l’être non plus.La compagnie est là pour faire de l’argent et moi aussi.» Quant au reste, Doug préfère ne pas se prononcer.¦ Une industrie florissante Le vent souffle dans les voiles de cette industrie, pourtant hermétique au monde extérieur.En l’an 2000, les Américains produiront 30 milliards de livres de poulet.Chaque américain en consommera, en moyenne, 83,5 livres.En 1996, les États-Unis ont exporté l’équivalent de 2,16 milliards de dollars en poulet, une augmentation de 442 % comparativement à 1988.Des chiffres qui font sourire les intégrateurs mais font faire des cauchemars aux producteurs de bœuf.L’industrie du poulet à griller connaît, depuis 1975, une croissance annuelle de 5 % et tout porte à croire que cette tendance se maintiendra.L’efficacité de la production, les prix compétitifs, l’éventail des produits transformés et la crainte du cholestérol et du gras soufflent dans les voiles de cette industrie, pourtant hermétique au monde extérieur.« Nous ne pouvons pas vous rencontrer.Pourriez-vous revenir dans un an?» L’un des directeurs des opérations chez Hudson Foods, qui compte plusieurs installations d’abattage à Co-rydon en Indiana, s’est expliqué plus franchement.« C’est vrai que l’industrie va bien si on regarde les chiffres, mais c’est aussi une industrie attaquée de toutes parts.» Où est le problème?Les activistes?Les environnementalis-tes?Les producteurs contractuels?« Ajoutez à tout cela le ministère de la main-d’œuvre, les syndicats et les journalistes.» L’innocuité du poulet est l’un des problèmes majeurs de cette industrie.Le taux de contamination bactérienne du poulet varie entre 15 % et 62 %.La salmonelle et la Campylobacter étant les plus répandues.Ces deux bactéries sont responsables de 80 % des cas de maladies et de 75 % des morts associées à la viande et à la volaille.On estime qu’elles coûtent 3,5 milliards de dollars annuellement aux consommateurs américains.Bien que depuis 1981 la production de poulet ait connu une croissance constante atteignant 7,5 milliards de carcasses par année, le taux de condamnation due à la contamination se maintient entre 0,06 et 0,09 %.La colère gronde chez les associations de protection des consommateurs.On accuse le gouvernement d’être complice d’une industrie malpropre qui se défend en clamant qu’on cherche à améliorer l’innocuité du produit de toutes les façons possibles.Au conseil national du poulet à griller, on recommande de bien faire cuire la volaille afin d’éliminer les risques d’empoisonnement.Les instances gouvernementales re- commandent de traiter tous les poulets crus comme s’ils étaient contaminés.Depuis quelques mois, les intégrateurs de l’industrie du poulet à griller sont sur leur garde.C’est que le ministre de la main-d’œuvre a annoncé la mise en place d’une enquête sur les conditions de travail qui prévalent dans les abattoirs de volaille.Cette enquête demeure pour le moment ciblée sur F Arkansas et la Caroline du Nord, là où l’industrie du poulet à griller est particulièrement développée.Des travailleurs se seraient plaints de blessures causées par le travail répété, l’absence de pause, des étourdissements et d’irritation aux yeux.¦ 48 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1997 Grandes cultures Le soya sur billons, «on ne lâchera pas» En 1987, après dix ans de maïs en monoculture, la compaction des sols et la résistance des mauvaises herbes aux triazines incitent les Dewavrin à intégrer le soya dans la rotation.Ils ne sont pas près de lâcher cette culture.Thomas (à gauche), Loïc, Côme et leur père Luc (absents sur la photo), apportent chacun leur expérience dans la ferme.par Hervé Défaut Les idées n’ont jamais manqué à la ferme Longprés de Les Cèdres, au sud-ouest de Montréal.Les compétences pour les mettre en œuvre non plus d'ailleurs.L’une des forces de la famille Dewavrin, c’est de laisser chacune des tâches au plus qualifié des membres.C’est d’ailleurs une caractéristique importante de la bonne gestion de cette entreprise.En effet, Thomas, ingénieur rural, Loïc, polytechnicien, et Côme, technologist en grandes cultures, complètent parfaitement la longue expérience de terrain de leur père Luc.Pas étonnant donc, qu’au fil des ans, l’exploitation ait tant évolué pour arriver aujourd’hui à une superficie de 500 hectares cultivés sur billons, dont la moitié en soya.Une transition échelonnée Le passage du semis de 6 à 15 pouces, en 1990, a été une étape importante dans l'évolution de l’entreprise depuis I intégration du soya dans la rotation.La levée inégale en terre argileuse explique en partie l’intérêt de cet écartement, qui permet d’avoir les plants plus serrés sur le rang et apporte plus de vigueur dans la levée.Constatant que les rendements n’étaient pas affectés et Hervé Défaut est journaliste.que la maturité était plus uniforme, les Dewavrin se sont confortés dans leur choix.Mais en 1991, les producteurs sont tentés par la culture sur billons.Réduire l’effet de la compaction en même temps que leur coût de production les attire considérablement.Ils espèrent par ailleurs sauver beaucoup de temps, tout en favorisant la conservation des sols.L’année 1992 apporte les premiers résultats.« Un des obstacles du billon semble être, en terre argileuse, le semis du soya à 30 pouces d’écartement », constate Thomas.La plante aurait tendance à rester plus courte et ne pas fermer les rangs, d’où une perte d'énergie lumineuse et un manque de compéti- tion pour les mauvaises herbes.C’est donc à cette époque que les Dewavrin décident de semer deux rangs de soya par billon.Par ailleurs, cette technique leur donne la possibilité d’avoir un taux de semis de 500 000 plants à l’hectare, comme au 15 pouces, tout en sarclant comme au 30 pouces.Vibro, charrue et gros tracteur.au placard! Pour éviter un double passage au semis, les producteurs ont modifié un fertilisateur pneumatique.« Le même semoir permet aujourd'hui de semer le soya et de fertiliser le mais après les semis », dit Loïc.Les opérations sont désormais simples et répétitives.Au printemps, après LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1997 49 une image vaut mille mots IMT ça coûte?Vous avez besoin de plus de détails?L’herbicide pour le maïs Prim extra Léger vous offre une répression plus efficace et plus constante des graminées annuelles, notamment la sétaire géante, la digitaire et le souchet.Et Primextra Léger réprime aussi plusieurs mauvaises herbes à feuilles larges.Une répression plus efficace, mais aussi plus durable : jusqu’à 14 semaines.Et vous êtes libre de cultiver du soja ou des céréales l’année suivante.Tout cela, pour 5,00$"* de moins à l’acre qu’avec les programmes antigraminées concurrents.Et Primextra Léger vous offre du nouveau à compter de 1997 : vous pouvez maintenant l’utiliser en mélange avec Banvel® pour 1 application tôt après la levée.Et voilà! 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PHOTO FERME LONGPRÉS un « hurndown » au Roundup et acide citrique, le décapage et le semis sur 2 rangs écartés de 6 pouces sur le billon ont lieu.Le soya est bien sûr inoculé.S'il est possible, les Dewavrin opèrent un roulage, qui permet un bon contact sol-semence, uniformise la surface du sol pour faciliter la récolte et enterre les roches.Un premier sarclage avec arrosage en bandes, en précède un autre début juillet (sans arrosage).Aucune fertilisation n'a lieu l'année même du soya.« Nous fertilisons l’année qui précède dans le maïs, en bandes injectées dans le billon », dit Thomas.Pour lui, une bonne inoculation est beaucoup plus importante pour optimiser les performances de la plante.À l’automne, les fruits du labeur S'il est une étape primordiale pour ces agriculteurs, et qui requiert le maximum de minutie, il s’agit bien de la récolte.Ainsi, pour en faciliter la réalisation, un arrosage au Roundup permet, une fois que les feuilles sont tombées.de régler leur compte aux asclépiades, pissenlits, chiendents et autres vivaces nuisibles.Toujours dans le souci de réduire les effets négatifs d’un passage à l’automne dans un champ prêt à être récolté, les Dewavrin font là encore preuve de précaution et d’imagination.« Les roues étroites de 9,5 pouces dont on a équipé le tracteur permettent de passer plus facilement dans les rangs », souligne Côme.Par ailleurs, un revêtement de plastique est installé sous le tracteur et le pulvérisateur, pour que le soya glisse doucement sans s'égrener.Le même teflon, installé sous la table de la batteuse, réduit également l’accumulation de la terre si celle-ci est un tant soit peu humide.C’est également un avantage non négligeable lorsque l’on est obligé de battre le soir et la nuit, et de réduire par conséquent la vitesse pour ramasser le maximum de soya.Thomas préconise, en outre, de posséder une faux en excellente condition.car les tiges filandreuses de certaines variétés sont difficiles à couper.Les 250 $ investis dans une faux neuve La culture de 2 rangs sur le même billon permet entre autres au soya de fermer plus les rangs et de garder un taux de semis de 500 000 plants/ha.de 20 pieds sont d'ailleurs, à son avis, très vite récupérés en allant chercher le plus de plants possible.Autre particularité de la batteuse, des rabatteurs à air rendent Valimentation très régulière.« Les jets d'air propulsent le matériel vers la batteuse, empêchant l’accumulation de soya ou même de prêle.On n’a pas de coup de rotor et le “ feeder ” a moins tendance à se bloquer », explique Loïc.Quand on a une surface de récolte de 250 hectares, l’opérateur apprécie certainement ce que certains pourraient qualifier de gadget.Un marché profitable Les Dewavrin ne privilégient pas forcément les variétés de soya à hile clair pour l’alimentation humaine.« La valeur des primes données pour le soya à hile clair ne justifie plus tous les efforts consentis pour sa production », avance Thomas.C’est pourquoi ils ont l’habitude de préférer avant tout des variétés branchues, capables de compenser une éventuelle mauvaise levée.Pour eux, de telles variétés permettent surtout de ne pas ressemer quand on Une affaire de respect En quittant en 1977 sa France natale, Luc Dewavrin était bien décidé à créer son exploitation.Presque 20 ans plus tard, ce sont près de 500 hectares de maïs et de soya qui sont cultivés sur une rotation de 50 % et uniquement sur billons! Aujourd’hui, les Dewavrin ne regrettent ni billon ni soya.Cette technique et cette culture leur ont permis d’atteindre l’objectif qu’ils s’étaient fixés : obtenir la meilleure rentabilité dans le respect de l’environnement.Mais à les écouter parler, on sent bien qu’ils ne vont pas s’arrêter là.« Il y a toujours de la place pour l’amélioration », conclut Thomas.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MI-MARS 1997 J fTTTTTTTTTTT 1 fl I I I I I I I I 11 « Le bénéfice, c’est au ras du sol qu’il se trouve », disent les Dewavrin. DES CONCESSIONNAIRES FIABLES vV'0'"'.'"'SV w MASSEY Filiale en propriété exclusive de AGCO Corp.Duluth, GA #0^ ,»**v A ^ ,>»$*• * __.tifii •ggr Le fertilisateur pneumatique modifié qui permet de semer 2 rangs de soya par billon est utilisé pour fertiliser le maïs après les semis.Les producteurs remplacent simplement la barre de soutènement des unités de semis par celle des unités de fertilisation.DEUX LETTRES OUI EN DISENT LONG.Machinerie Fiable envisage une perte de 50 % de la population.Les résultats d’un champ confronté cette année à un croûtage excessif ne vont certainement pas les contredire.Pour une population finale de 140 000 plants à l'hectare, son rendement a été de 3,1 T/ha.La parcelle voisine, après avoir été ressemée, a donné, elle, un rendement de 2,8 T/ha.Cela donne à réfléchir.Malgré tout, puisque certaines variétés à hile clair obtiennent de bons rendements et que leur grande capacité d’entreposage permet de les stocker à part, une partie du soya produit par les Dewavrin est destinée à l’alimentation humaine, le plus souvent à l'exportation.Finalement, avec la superficie assez grande de leurs cultures, plusieurs variétés à maturité différente permettent d étaler et ainsi d'optimiser les récoltes.Fort de son expérience, Thomas admet qu'un soya ramassé trop sec peut être une perte pour le producteur.« 3 T/ha à 14 % donne 2,89 T/ha à Il '/ • Amos Ahitihi-Témiscamingtiè Tiasjx-siu et ” Nouveau-Bni Villv-Mariv Saguenay LaTXiquc • Rimouski North Bay Québec Bathurst Pembroke Monetoh • Ottawa Montreal / Fredericton » r , .N Estrie / INSTITUT POUR LA PROTECTION DES CULTURES Rôle important du climat en agriculture De 1950 au début des années 1970, période de progrès techniques rapides et de temps plutôt favorable, des optimistes ont laissé entendre que la technologie avait éliminé en grande partie les variations du rendement en agriculture.Tous se sont rendu compte par la suite, au retour du mauvais temps, que la technologie seule ne saurait donner toujours des rendements élevés sans la collaboration de Dame Nature.L’importance continuelle du climat a été confirmée récemment dans une étude des facteurs qui influent sur les rendements du maïs, dans les 10 principaux états producteurs américains.Quels facteurs influent le plus sur les rendements?Les précipitations et la température.Quel est le facteur qui a influé le plus fortement sur les rendements?Selon les économistes du département de l’Agriculture des États-Unis, ce sont les précipitations et la température qui ont eu le plus d’effet.Signalons que la fertilisation et d’autres technologies ont notablement accru aussi les rendements.Même si les météorologistes ne s’attendent pas à ce que le rôle du climat s’atténue sensiblement d’ici quelques années, ils ont confiance que leurs prévisions deviendront plus justes.A leur avis, nous allons encore en apprendre énormément.Les prévisions, surtout pour 30 jours à l’avance, vont s’améliorer, car les grands modèles mathématiques utilisés pour prédire les déplacements des courants d’air et des courants océaniques seront raffinés pour prédire les températures au-delà de la limite actuelle.Les météorologistes sont optimistes : ils auront un jour de meilleurs moyens de déterminer si oui ou non le temps évolue à long terme et de reconnaître avec certitude les causes du phénomène.¦ Beau vÏ>vA'S^ ÎEAeJ Pour un contrôle sans égal des feuilles large i AGRO CANADA, INC.Pour plus de détails au sujet de la performance Marksman »ci 053*9948 beau temps, mauvais temps, toute la saison durant: * v J MS est le premier manufacturier au Canada à être ^certifié ISO 9002 dans le domaine de la pulvérisation! 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