Le bulletin des agriculteurs /, 1 octobre 1996, octobre
Bulletin Productions mixtes des agriculteurs VOTRE PARTENAIRE EN AFFAIRES AGRICOLES DEPUIS 78 ANS SPECIAL MERITE AGRICOLE Affaires Valeur des terres : des hausses vertigineuses Il peut être intéressant de louer ou d’acheter des terres.Mais pas à n’importe quel prix.La médaille d’or à la Ferme J.-P.Dionne et fils inc.Techniques Oméga 3 : les œufs de l’avenir?Ils contiennent le même taux de gras que les œufs ordinaires, mais renferment plus d’un certain acide gras essentiel à notre santé.Encore des familles divisées par la production porcine Le « syndrome du porc » a gagné le village de Rivière-Ouelle.L’histoire est loin d’être terminée.Famille Les gamins s’en vont à la ferme Les tout-petits qui passent une journée à La Petite Bergerie en repartent ravis.frXI X3H 30 0 a>)oo_tq jaqc anj c 9EXX sanbtpot lag sag ;uauiaijed! (1) lebaq }odag jng anbaq;oijq 1 60/10 LOO 6A2S8000I LA SÉRIEl EN 137 V • de 80 à 112 hp • inverseur à gauche, au volant • transmission " powershift " • vitesses rampantes • nouvelle série 8900 • transmission " powershift " 18 ou 24 vitesses • nouveau système anti-dérapage relié au radar 3000 (iû00 • de 200 à 425 hp • 3 systèmes de transmission • nouveau système " Quadtree " offert sur le 360 hp OTDionn • de 42 à 85 hp • 4 choix de transmissions : synchronisée, " powershift 2 vitesses ", vitesses rampantes, inverseur hydraulique à gauche, au volant APPRÉCIEZ LA DIFFÉRENCE CASE IH.CELLE OUI SE DÉMARQUE DANS LE CHAMP © 1996 CASE CORPORATION Case IK est une marque déposée de la Corporation Case.CASE ni Techniques 27 Ferme Du Boisé : une entreprise polyvalente 29 La maladie de la vache folle exige la vigilance 33 Cet hiver, ne négligez pas votre cheval 36 Encore des familles divisées par la production porcine 41 Oméga 3 : les œufs de l’avenir?44 Jusqu’où peut-on aller dans le prix des terres?46 Les fonds privés au secours de la recherche Famille 56 Les gamins s’en vont à la ferme Les tout-petits qui passent une journée à La Petite Bergerie en repartent ravis.58 63 Quand la télévision prend toute la place Hypnotisés par le petit écran, on n’échange plus avec nos proches.Ces arbres et ces arbustes qui vous protègent Un aménagement en milieu rural exige un contact étroit avec le paysage environnant.14 Personnalité du mois Henry Perreault ou l’agriculture durable à l’avant-plan Le Club de fertilisation de la Beauce recevait un prix spécial le printemps dernier.Son jeune président est fier des honneurs mais surtout de son équipe.Affaires 18 Valeur des terres : des hausses vertigineuses! Il peut être intéressant de louer ou d’acheter des terres.Mais attention.pas à n’importe quel prix.Chroniques Actualité.8 Agenda.9 Apprivoisons le futur.10 Éditorial.7 Cuisine.65 Forêt.48 Météo.66 Nouveaux produits.51 Nouvelles de l’industrie.51 Onésime.60 Petites annonces.61 SPECIAL MERITE AGRICOLE La médaille d’or à la Ferme J.-P.Dionne et fils inc.19 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I OCTOBRE 1996 3 NOUVEAUX TRACTEURS DE SERIE 7000 DIX Pourcentage de i«> couple nominal VOUS N'AVEZ JAMAIS RESSENTI AUTANT DE COUPLE D'UN MOTEUR DE TRACTEUR Voici les nouveaux tracteurs de série 7000 DIX à moteur PowerTech" John Deere.Cinq nouveaux tracteurs de 95 à 150 HP.Encore plus de puissance et un couple-moteur à tout casser.Les nouveaux moteurs de 6,8 et de 8,1 litres posent de nouveaux jalons de performance.Leur nouveau type de piston améliore considérablement le mélange carburant pour optimiser la puissance.Tous ces moteurs à PUISSANCE RÉELLE AU CHAMP Ressentez un nouveau couple à tout casser ; jusqu'à 150 % du niveau nominal.turbocompresseur développent une puissance supérieure à leur niveau nominal.L’énorme élévation de couple monte rapidement pour former une surpuissance qui demeure présente même à bas régime.Et il y a encore plus de force ; ainsi, les vilebrequins et tourillons beaucoup plus gros servent à épauler la charge.Nouvelle productivité Power Shift La nouvelle Power Shift à 19 rapports est encore plus productive.Lors du changement de vitesse, UNE POWER SHIFT ENCORE MEILLEURE La nouvelle logique de la boîte de vitesses assure un fonctionnement encore plus doux. le régime-moteur et la pression du collecteur sont mesurés pour améliorer la qualité du changement.L’embrayage est mieux modulé pour adoucir les changements de vitesse.La Power Shift vous donne 14 rapports inférieurs à 13 km/h pour les travaux des champs.Jamais besoin de changer de gamme.Un seul levier permet de sélectionner les 19 rapports.Roulez à 38 km/h ou à aussi peu que 25 mètres/minute.Il y a même des améliorations pour travailler par temps extrêmement froid.Hiver comme été, la fiabilité de la Power Shift John Deere est inégalée.La cabine ComfortGard" est encore plus confortable.Six nouveaux évents à volet contribuent à un excellent confort climatique.Les évents se règlent individuellement pour diriger l'air exactement comme vous le désirez.La capacité de refroidissement accrue peut aussi abaisser la température de l’habitacle de plus de 3 °C.Une barre d’alimentation à six prises peut être ajoutée en option.Chaque prise peut fournir une puissance constante de 12 volts ou être asservie à l’interrupteur de contact.PLUS D'AIR FRAIS Six nouveaux évents vous entourent d'air plus frais que procure le système de refroidissement et de ventilation amélioré.Un nouvel inverseur à main gauche est disponible avec la boîte PowrQuad" à 16 rapports pour faciliter les travaux au chargeur.Bref, vous obtenez des centaines d’améliorations dans les nouveaux 7210 (95 HP), 7410 (105 HP), 7610 (115 HP), 7710 (130 HP) et 7810 (150 HP).Voyez dès aujourd’hui le concessionnaire.John Deere Limitée, 295, me Hunter, Grimsby (Ontario) L3M 4H5 LE PREMIER RODENTICIDE EN AMERIQUE DU NORD RATAK® (Brodifacoum) est le rodenticide qui se vend le mieux en AMÉRIQUE DU NORD Voici pourquoi : Premier parce qu’il est bien accepté Les essais démontrent que les rats surmulots et les souris communes choisissent RATAK dans 60% des cas, soit deux fois aussi souvent que le premier rodenticide des concurrents et cinq fois aussi souvent que les autres rodenticides.Premier parce qu’il est efficace Une seule ration de RATAK détruit tous les rats et les souris, même les rongeurs qui évitent l’appât ou ont développé une résistance aux autres anti-coagulants.Premier parce qu’il est sans danger RATAK contient Bitrex®, un additif particulier de sapidité qui rend l’appât inappétent pour les enfants et les animaux de compagnie, sans empêcher les rongeurs de l’accepter.Premier parce qu’il est pratique RATAK est disponible en sachets appâts en vrac, ou en blocs de cire WEATHERBLOCK® durables et imperméables.Premier parce que le gouvernement l’a choisi À la suite d’une analyse approfondie, le gouvernement fédéral a choisi RATAK parmi les meilleurs rodenticides pour arrêter une grave infestation de rats dans l’île Langara.Les rats, dont la population avait augmenté sans résistance, menaçaient la faune de cet important sanctuaire d’oiseaux près de Vancouver.On a choisi RATAK parce qu’il a fait ses preuves et qu’il est efficace, mais aussi parce qu’il fallait s’interroger sur les préoccupations uniques pour l’environnement pendant la dératisation de l’île.Pour de plus amples détails sur cette intéressante histoire et sur les raisons pour lesquelles RATAK est le rodenticide préféré contre les rongeurs, demandez la VIDÉOCASSETTE GRATUITE - Scientificas “The Last Rat on Langora Island".Composez le (905) 643-5082.RATAK® est une marque déposée de Zeneca Inc.60%, 57% 58% Pourcentage de l’acceptation | Rats surmulots Souris communes 34% 34% 16% 16% «y Essais réalisés dans les laboratoires du Service de la Santé publique, Goldsboro, NC Grammes d’appâts nécessaires | 250 g Rats surmulots 25 g Souris communes 70,5 m 14,5 15,0 5,6 5,7 1,5 x>'-^ Selon les données sur la LD%, publiées Rafale- RODENTICIDE SOUS FORME DE GRANULES Une ration suffit pour tuer rats et souris iwitTom «un ibbtû GWmHÛflSMlÀFOTUMStW v AVERTISSEMENT POISON ZENECA ZENECA 400, chemin Jones Boîte postale 9910 Stoney Creek (Ontario) L8G 3Z1 Téléphone (905) 643-4123 Télécopieur (905) 643-4099 4% Bulletin Éditorial des agriculteurs OCTOBRE 1996.VOL.79.No 10 I00l.boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3EI Email: bulletin@lactualite.com Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.Email: simong@cycor.ca RÉDACTION Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Rédacteur en chef Marc-Alain Soucy Secrétaire de rédaction Sylvie Bouchard, agronome Journalistes Simon-M.Guertin.ingénieur et agronome Sylvie Bouchard, agronome Secrétaire Johanne Bazinet Directrice artistique Magdeleine Rondeau PUBLICITÉ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax: (514) 845-6261 Représentants Claude Larochelle.Thierry-Michel Racicot Bureau de Toronto Tél.: (416) 486-4446 Fax: (416) 486-6636 501 East Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P IN4 Directeur de la publicité Peter Salmond Coordonnateur à la production Claude Larochelle Tous droits réservés 1991 Envoi de publication.Enregistrement no 0068 Convention cadre de service No 1952706-00 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Éditions Maclean Hunter Limitée et les compagnies affiliées et imprimé par les Imprimeries Québécor.Les Magazines Maclean Hunter Québec L'actualité.Châtelaine.Le Bulletin des agriculteurs.1001 de Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3A 3EI Président: Jean Paré Services administratifs et financiers: Suzanne Lamouche.c.a.directrice Marie-Claude Caron, c.a.adjointe Éditions Maclean Hunter: Président: James K.Warrilow Président et chef de la direction: John H.Tory Vice-président circulation: Michael J.Fox Service des abonnements 2924, boul.Taschereau.bureau 201 Greenfield Park (Québec) J4V 3PI 1-800-667-4444 Région de Montréal: 875-4444 Tarif de l’abonnement un an deux ans trois ans (12 numéros) (24 numéros) (36 numéros) 29.95 $ 52,49 $ 67,49 $ TPS 2,10 $ 3,67 $ 4,72 $ TVQ 2,08 $ 3,65 $ 4,69 $ Total 34,13 $ 59,81$ 76,90 $ Le Mérite agricole, moteur de l’excellence C’est la fête de la fierté et tous les agriculteurs peuvent la partager avec les gagnants.Marc-Alain Soucy Quand on a remis la Médaille d’or à la Ferme J.P.Dionne et fils inc.au Château Frontenac ce 28 août 1996, la salle s’est levée pour la 107e fois pour reconnaître l’excellence de l’agriculture au Québec.La Ferme J.P.Dionne, comme 106 autres avant elle, a osé se comparer aux meilleures fermes de sa grande région.Et elle a gagné.Après la cérémonie, Jean-Paul Dionne, entouré de sa famille et de ses amis, avait encore les yeux rougis par l’émotion.À juste titre puisque la plus haute distinction que peut mériter un agriculteur québécois c’est bel et bien la médaille d’or du Mérite agricole.Nous croyons important de l’affirmer ici une fois de plus.Trop de gens ont tenté, sans le faire ouvertement, de porter ombrage à ce concours, d'enlever le mérite aux gagnants ou de discréditer les critères d’évaluation du jury.Qui n’a pas entendu des remarques ironiques sur les bouts de piquets de clôture à peindre en rouge pour gagner?Sur le manque d’intérêt ou de temps de l’un ou de l’autre pour participer à ce type de concours?Inutile d’en énumérer davantage.Disons seulement que ces remarques sont au mieux l’illustration du manque d'envergure de certains et au pire de leur découragement devant l’ampleur de la tâche pour atteindre les hauts standards des finalistes du Mérite agricole.Les agriculteurs qui sont des gens pratiques ont compris depuis longtemps le rôle important que joue le Mérite agricole pour l’amélioration de toute l'agriculture québécoise.Ce concours crée de l’émulation, c'est-à- dire ce sentiment qui porte à égaler ou surpasser quelqu’un.Que voulez-vous, la nature humaine est comme ça.Depuis les débuts de l'humanité nous aimons nos héros.Quand on n’en a pas, on s’en fabrique.Alors, autant utiliser ce trait de caractère de façon constructive et s’en servir pour améliorer notre agriculture.C’est ce qu’a fait le ministère de l’Agriculture du Québec, en adaptant le concours à l’évolution de son secteur.Ainsi, en 1935 (en pleine période de colonisation), une section des colons était ajoutée.Elle sera abolie en 1950 pour faire place au concours du Mérite du défricheur.Signe des temps, en 1980, pour la première fois, les épouses des lauréats reçoivent les mêmes distinctions que leur conjoint afin de reconnaître leur mérite.En 1985.pour la première fois dans l’histoire du concours.Cécile Drolet de Saint-Raymond-de-Portneuf est nommée membre du jury.Comme on le voit, le concours du Mérite agricole suit l’évolution de la société tout autant que celle de l'agriculture.Comme le dit la publicité, c’est un concours qui est jeune depuis 107 ans.Jean-Paul et Marie-Reine Dionne ont bien raison d’être fiers de leur médaille d’or, de leur ferme, de leur famille et surtout d’eux-mêmes.Ils ont mené à terme un projet grandiose.Eux seuls savent vraiment ce qu'il leur en a coûté de travail, d'intelligence et d’amour pour y arriver.(Voir notre reportage en page 19) ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I OCTOBRE 1996 7 Actualités Paul Sauvé et l’érosion.du MAPAQ C’est le 30 septembre dernier que Paul Sauvé de la Direction régionale de la Montérégie, secteur Est, a pris sa retraite.Avant son départ, on a voulu souligner sa contribution à la cause de la conservation des sols, de l'eau, de la fertilisation intégrée, etc., en lui remettant en même temps qu’à plusieurs agriculteurs de sa région un trophée pour souligner son intronisation au Temple de la renommée de la conservation des sols.M.Sauvé, apprécié pour son franc-parler, ne laissait personne indifférent.Selon Odette Ménard, agronome au MAPAQ, il a été un supporter inconditionnel de ses professionnels.« Son départ sera une perte pour l’agriculture, dit-elle, surtout à cause de son expertise et de la motivation qu’il savait insuffler à tous ceux qui travaillaient avec lui.» Marc-Alain Soucy Odette Ménard et Paul Sauvé Le Vrai #1, c’est lui Si vous croyez qu’il est difficile de vivre la compétition internationale dites-vous que ce n’est rien par rapport à ce que vivent les taureaux de reproduction au Canada.En effet, Mason, le Startmore Rudolph numéro un canadien que nous vous présentions le mois dernier dans cette même chronique, vient d’être détrôné par Rudolph, un jeune taureau du Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ).Selon Hélène Drapeau du CIAQ, il faut s’attendre à des changements plus rapides au palmarès des taureaux canadiens.À compter de 1997, les évaluations génétiques seront publiées quatre fois par année au lieu de deux.Les éleveurs pourront ainsi profiter plus rapidement de l’information sur des taureaux d’excellente qualité et les utiliser jusqu’à trois mois plus tôt que par le passé.Quant à Rudolph, il compte sur ses filles pour rester longtemps le #1.Le CIAQ rapporte qu’elles produisent à des niveaux élevés, spécialement en protéine.Elles possèdent le pis qu’il faut pour supporter ces fortes lactations : attache arrière haute et large, position des trayons avant très adéquate, texture soyeuse et bien veinée.Elles impressionnent aussi par leur stature, leur style et leurs membres très corrects.Quant à Mason (lui aussi du CIAQ), il reste malgré tout très populaire.Selon Hélène Drapeau, on n’a pas rapporté que sa chute au palmarès ait changé son humeur ou lui ait causé de l’insomnie.Marc-Alain Soucy Le site numéro un des vétérinaires Le site web incontournable en médecine vétérinaire, et en français, se trouve chez nos cousins : Vétonet fourmille d’informations sur les activités en cours dans le domaine vétérinaire et animalier, de références sur la santé des animaux, de suggestions de lectures, de liens vers d’autres sites web, etc.Ce qui ne gâte rien, le site est agréable à l’œil, et pas trop lent à charger.Vétonet : http://vetonet.crihan.fr Signalons par ailleurs que Vétonet a un homologue au Québec, moins ambitieux, mais rassemblant tout de même quelques informations utiles : Veterinet (ils ne se sont décidément pas forcés pour les noms!).http://www.mlink.net/veterinet/vet.html Science-Presse Les petits cochons aiment la compagnie Les porcelets sevrés tôt (5 à 10 jours) sont des mangeurs sociaux : ils ont besoin de leurs petits frères pour les encourager à s’alimenter.Donc, si vous faites du sevrage précoce, vous devriez, idéalement, vous assurer que tous les porcelets puissent se taquiner mutuellement le groin pendant leurs repas.C’est ce que conseille un chercheur de l’Université du Kansas, Steve Dritz.Le seul problème, prévient-il, c’est que les mangeoires sans parois n’empêchent pas les porcelets d’y faire leurs besoins.Jackie Navarro LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 Un agronome décoré à 101 ans À 101 ans, Edouard Brisebois est sans contredit le doyen des agronomes du Québec.Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation a voulu souligner son apport au monde agricole en le faisant commandeur de l’Ordre du mérite agricole et en lui remettant le diplôme de très grand mérite spécial.La cérémonie s’est tenue lors de la remise des médailles du mérite agricole au Château Frontenac, à Québec, le 28 août dernier.M.Brisebois, qui a eu une carrière active de 45 ans comme agronome, s’est adressé pendant quelques minutes aux invités et a impressionné tout le monde par la clarté et la justesse de son propos.Il s’est dit particulièrement préoccupé par les problèmes dus au manque de relève dans plusieurs familles agricoles.Marc-Alain Soucy Edouard Brisebois CONSOMMATION Le cholestérol et la publicité Faire la publicité des œufs, comme celle du lait, du porc ou du bœuf, c’est faire ce qu’on appelle de la publicité générique, c’est-à-dire la promotion d'une catégorie de produits ou services, plutôt que d’un produit ou d’une marque en particulier.Par exemple, parmi toutes les transformations des habitudes alimentaires et les recherches en alimentation des dernières décennies, c’est sans aucun doute la crise du « cholestérol » associée aux maladies cardio-vasculaires qui a le plus terni l’image de l’œuf.Surtout que l’équation était d’une simplicité déconcertante : les œufs contiennent du cholestérol, et le cholestérol est à la source des maladies cardiaques.Bang! Il a donc suffi qu'un médecin ou un chercheur débarque à la radio un bon matin pour que les œufs prennent le bord du panier.Et quand le mal est fait, il est très difficile à dé- faire, pour plusieurs raisons.C’est un secret de polichinelle que la publicité sert bien plus à renforcer des attitudes ou préjugés existants qu’à modifier ou changer en profondeur des attitudes, croyances ou comportements.Donc, tant qu’on ne pourra se servir haut et fort de sources parfaitement crédibles, dans des communications très simples, il vaut mieux ne pas tenter de renverser la phobie du cholestérol en se servant de la publicité.Surtout que si le discours est le moindrement confus ou qu’il est mal compris par les consommateurs, on risque de ressusciter les vieux démons à propos des œufs et n'obtenir finalement qu'un effet boomerang : le contraire de l’effet escompté.Il vaut mieux, à cet égard, recourir à ce qu’on appelle la communication à deux étages, en favorisant d'abord la diffusion de nouvelles informations sur les œufs auprès de leaders d'opinion (diététistes.médecins, cuisiniers, etc.) et en laissant ensuite l’information circuler de façon naturelle jusqu'à ce qu’elle redescende vers les consommateurs.Il s’agit en quelque sorte de combattre la rumeur par la rumeur.Ce que la publicité peut faire cependant, c’est contourner le problème ou.plus précisément, faire comme s’il n'existait pas.C’est pourquoi la plus récente stratégie adoptée pour la communication sur les œufs pourrait se résumer en ces quelques mots : retour aux sources.À la télé, deux générations de producteurs d'œufs nous présentent leur produit : simple, bon.« aussi beau que la nature ».Ainsi, en délaissant toute argumentation explicite, la communication suggère par sa désinvolture que l’œuf est un aliment tout naturel et tout simplement incontournable.François Ménard Agenda 8 octobre Rendez-vous des filières I agroalimentaires Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe Information : (418) 646-5772 ' 9 octobre Conférence de Lennoxville sur la production laitière Université Bishop, Lennoxville Information : (819) 565-9174, poste 234 ?Il et 12 octobre Symposium international sur l'industrie ovine (CPAQ) Hôtel Delta, Sherbrooke Information : (418) 644-5872 ' 16 octobre Journée mondiale de l'alimentation 18 au 20 octobre Forum 96 Montérégie Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe Information : (514) 261-0046 24 octobre Symposium sur les bovins laitiers (CPAQ) Québec Information : (418) 644-5872 27 au 29 octobre Congrès annuel du Conseil de l'industrie laitière du Québec Club Tremblant, Mont-Tremblant Information : (514) 381-5331 28 et 29 octobre Colloque international PME-entreprenariat Université Laval, Sainte-Foy Information : (418) 656-7960 31 octobre au 6 novembre Salon de la gastronomie Place Bonaventure, Montréal Information : (514) 344-6700 Ier novembre Colloque sur la pomme de terre (CPVQ) Hôtel Québec Inn, Sainte-Foy Information : (418) 523-541 I 2 au 16 novembre The Royal Agricultural Winter Fair Toronto, Ontario « Information : (416) 393-6400 6 novembre Colloque sur la production porcine (CPAQ) Auberge des Seigneurs.Saint-Hyacinthe Information : (418) 644-5770 6 et 7 novembre Colloque sur la pulvérisation (CPVQ) Pavillon thématique, Village québécois d’antan, Drummondville Information : (418) 523-5411 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS /OCTOBRE 1996 9 Actualités Un abonné « patenteux » Un de nos abonnés de longue date, Albert Biais de Princeville, est un « patenteux » émérite.Après sa retraite en 1990, il a commencé à ramasser des pièces de bicyclettes anciennes.De là lui est venue l’idée de fabriquer une horloge avec des pièces d’engrenage, des chaînes ainsi que des pédaliers.Selon notre lecteur, il faut beaucoup d’attention et de calculs pour que le fonctionnement de l’horloge soit juste et précis.C’est le cas de celle qu’il a inventée et fabriquée.Cette dernière peut fonctionner 36 heures sans être remontée.M.Biais ne veut pas faire d’argent avec son horloge.Pour lui, c’est un passe-temps très intéressant.Il a trouvé très valorisant d'avoir réussi cet exploit.Marc-Alain Soucy Albert Biais et sa fameuse horloge Univers inc.Les agriculteurs intéressés à se familiariser avec le commerce international peuvent suivre une nouvelle série télévisée intitulée Univers inc., le plus grand programme multimédia jamais conçu sur la mondialisation des marchés, nous dit-on.La série est diffusée sur les ondes de Radio-Canada depuis septembre.On y fait entre autres connaissance avec des entrepreneurs qui ont réussi à percer les marchés internationaux ou encore on se familiarise avec les us et coutumes des peuples avec lesquels on souhaite transiger.À surveiller.APPRIVOISONS LE FUTUR Les fermes américaines .les plus productives pensent CKOISS5H1C6 Les propriétaires des fermes américaines les plus grandes et les plus productives cultiveront en moyenne 640 hectares de maïs et de soya en l’an 2000.Il s’agit d’une augmentation de 85 % par rapport aux chiffres actuels.Et ces producteurs ne laisseront pas tomber la production animale.Car il faut bien le préciser, les fermes les plus productives sont aussi les plus diversifiées.Ces producteurs songent toutefois à réduire leurs élevages durant les cinq prochaines années.En moyenne, les agriculteurs américains cultiveront 340 hectares de maïs et de soya, soit une croissance de 35 %.Ces données proviennent de la revue américaine Farm Futures qui a mené une enquête auprès de ses lecteurs.Le niveau d’erreur d’une telle enquête ne dépasse pas 5 %.En terme de surface, ces données n’ont rien de vraiment impressionnant : plusieurs des nôtres sont déjà rendus là.Le plus important producteur de maïs et de soya de chez nous récolte en ce moment des surfaces quatre fois plus grandes que le groupe de tête américain projette de semer en l’an 2000.Pour ce qui est des tendances toutefois, il y a de bonnes leçons à tirer.Une bonne moitié des répondants de l'enquête américaine pensent que leur équité croîtra de 2 à 5 % par année.Les plus optimistes prévoient battre ça.Il faut préciser que les fermes qui mènent le bal aux États-Unis ne sont pas nombreuses.Elles ont un chiffre d’affaires annuel de 500 000 $ US.La moyenne se situe autour de 300 000 $ US.Plus souvent qu’autrement, les fermes les plus productives regroupent les membres d’une même fa- mille formés en association ou en corporation.Une bonne majorité d’entre elles s’attend à accueillir au moins un membre additionnel de la famille au cours des cinq prochaines années.A ce moment-là, une ferme sur deux aura des employés à temps plein.En dépit du personnel en place, ces fermes utiliseront davantage les services de comptables, de consultants en production végétale, de conseillers financiers et en marketing.Elles seront aussi plus enclines que les autres à utiliser des travailleurs à forfait pour l’échantillonnage des sols, la surveillance des cultures, et aussi des sous-traitants pour l’application des engrais et des pesticides.La plupart des agriculteurs américains passent le plus clair de leur temps dans les travaux de production, 15 % pour la mise en marché de leurs produits et 25 % dans des tâches de gestion.Mais au cours des prochaines années, ils consentiront plus de temps à la mise en marché au détriment du temps passé dans les champs.Chose surprenante, seulement 2 % des fermes les plus productives utilisent les technologies de positionnement par satellite (GPS).Mais d’ici l’an 2000, une sur trois sera rendue là.Sur le plan des investissements, quatre fermes sur dix mettront plus d’argent dans la machinerie et la moitié pensent agrandir leur terre.Enfin, plusieurs s’attendent à augmenter leur capacité d’entreposage des grains.On sent bien que la confiance est au rendez-vous chez les agriculteurs américains; deux tiers s’attendent à une augmentation de leurs revenus d’ici l’an 2000.Simon M.Guertin 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE I996 Qu’est-ce qui travaille comme un chien, est fort comme un boeuf t mange comme un oiseau MULE 1000 MULE 2510 MULE 550 C'est le nouveau-né de la famille des véhicules utilitaires Mule de Kawasaki, le Mule 550 qui se joint à la série des Mule 500.Ce dernier est équipé de nouvelles caractéristiques intéressantes comme une large banquette pour deux personnes avec ceintures de sécurité, une nouvelle suspension indépendante avant à simple bras en A et une capacité de charge totale de 400 kg, pour n'en nommer que quelques-unes.Venez constater vous-même ! Venez examiner le nouveau Mule 550 ainsi que les véhicules utilitaires Mule des séries 2500 et 1000 chez votre concessionnaire Kawasaki Mule, dès aujourd'hui.¦ Kawasaki V’ià le bon temps! Pour obtenir une brochure gratuite ou connaître l'adresse du concessionnaire le plus près de chez-vous, veuillez composer le 1-800-265-7433. ccédez à la puissance Et à la productivité supérieure des nouveaux tracteurs GeminiMC de 90 à 130 HP à la PDF — des ajouts novateurs à la grande famille de tracteurs New Holland.n uujance e t rendement âUjJ erieurâ Les tracteurs Gemini sont équipés de moteurs GenesisMC New Holland de 7,5 L dont l'augmentation du couple à la PDF peut atteindre 42 %, ce qui se traduit par une excellente force de traction sur une gamme étendue de vitesses.Et ils consomment moins de carburant que les modèles précédents.Le circuit hydraulique précis, à centre fermé et à capteur de charge, affiche un débit de 98,28 litres par minute sur certains modèles, le meilleur de la catégorie.De plus, le dispositif Dynamic Ride ControDc, une exclusivité New Holland, réduit les secousses lors du transport d’accessoires.I l\£WHOLLAI\D tfdoîteâ de uitedded touted en di ouceur La boîte de vitesses Range CommandMC 18x6, exclusive à New Holland, est la meilleure de sa catégorie sur le plan des changements de vitesse et de la souplesse avec, en prime, l'avantage du va- et-vient sans débrayage.Il suffit d'appuyer sur un bouton pour passer entre les rapports et entre les gammes, qui comptent chacune six rapports assistés.Un vrai charme! Ou encore, essayez les changements de vitesses très faciles de la nouvelle boîte 23x12 Dual Commandée Si vous traversez un endroit difficile, il suffit d'appuyer sur un bouton pour réduire la vitesse et faire augmenter le couple pour vous tirer d'affaire.Dynamic Ride ControlMC fJfuâ Je confort Grâce au silencieux sous le capot, au capot incliné et à l’augmentation de 25 % de la surface vitrée, vous bénéficiez d’une visibilité imbattable.De plus, le siège pneumatique, l’espace abondant et les commandes ergonomiques minimisent la fatigue pendant les longues heures au volant.Ce ne sont pas les raisons ^ Râ qui manquent pour accéder à la puissance d'un tracteur Gemini de ^ & New Holland.faites-le bientôt.l\EWHOLLAI\D PHOTO: EMILIE FALCON Personnalité du mois ou l’agriculture durable à l’avant-plan Le Club de fertilisation de la Beauce recevait un prix spécial le printemps dernier.Son jeune président est fier des honneurs mais surtout de son équipe.par Emilie Falcon En mai dernier, le Club de fertilisation de la Beauce recevait du ministre de l’Environnement et de la Faune le prix du Mérite environnemental 1996 dans le secteur agricole.Pour Henry Perreault, son jeune président, les succès et le rayonnement qui ont justifié ce prix sont avant tout le fruit d’un travail d’équipe.M.Perreault a d’ailleurs insisté pour que Jocelyn Magnan, l’agronome conseil du groupe, participe à notre rencontre pour y mettre son grain de sel.Henry Perreault a pris la relève de son père sur la ferme où il a grandi à Sainte-Marguerite, à quelques kilomètres de Sainte-Marie.Notre producteur laitier de 33 ans y est installé avec son Emilie Falcon est journaliste.14 épouse Nicole.S’il occupe la présidence du Club de fertilisation, c’est qu’il croit beaucoup à la cause de l’agriculture durable et non parce que le travail manque au sein de l’entreprise.«Il y a deux ans, dit M.Perreault, nous avons acheté une deuxième ferme d’un voisin pour répondre à nos objectifs de production.Heureusement, celui-ci est encore très actif sur la ferme.Sans lui, sans Nicole, je ne pourrais jamais consacrer autant de temps au Club de fertilisation.» D’ailleurs, c’est même rare que le jeune couple puisse dîner sans que le téléphone ne soit au rendez-vous! Grâce au Plan vert Mais qu’est-ce donc que ce club de fertilisation?« L'appellation ne correspond pas tout à fait à la réalité, précise M.Perreault.La fertilisation n’est qu’un aspect de l’agriculture durable.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 Notre mission est d’en promouvoir tous les aspects.» Il faut savoir que le Club de fertilisation de la Beauce a vu le jour en 1993 grâce au programme Plan vert, volet clubs conseils.C’est donc en fait un club conseil subventionné à 90 % jusqu’en 1997 par les gouvernements provincial et fédéral.11 existe 10 de ces clubs dans le Québec, dont 4 dans la Beauce, une région dont le dynamisme et la solidarité sont légendaires.Celui qui nous intéresse regroupe 27 entreprises réparties dans 8 paroisses, dont Sainte-Marie.« C’est François Gagnon, le directeur du bureau local du MAPAQ, à Sainte-Marie, raconte M.Perreault, qui nous a fait connaître les possibilités du volet clubs conseils du Plan vert, dont celle d’embaucher un agronome à temps plein pour le groupe.Nous étions un petit groupe d’agriculteurs du coin et nous avons tout de suite sou- Henry Perreault mis un projet.» Pour Jocelyn Magnan, l'agronome du groupe, « l’agriculture durable et la naissance des clubs conseils redonnent leur place aux agronomes sur le terrain, une place qu’ils avaient un peu perdue au cours des dernières années ».Pour Henry Perreault, les pratiques culturales de l’agriculture durable avaient une résonance particulière puisqu’il était déjà un adepte de l’agriculture biologique.Il était tout naturel pour lui de prendre le leadership du groupe naissant.« Mon frère est producteur de tomates bio en serres, explique-t-il.Il m'a sensibilisé, entre autres, à une meilleure utilisation des fumiers.Déjà à La Pocatière, où j’ai étudié, je prônais l’agriculture bio.Aujourd’hui, je ne sens plus le besoin de convaincre mes collègues de me suivre.Avec le Club de fertilisation, c’est l'agriculture durable qu’il m’importe de promouvoir.Je veux démontrer que ses pratiques culturales sont tout aussi rentables que les autres sans être nécessairement plus difficiles.» La fertilisation : un point de départ La fertilisation est quand même un gros morceau en agriculture durable.Les grands principes qui ont inspiré dès le départ les membres du club sont les suivants : minimiser les intrants, optimiser les ressources et contrôler les pertes dans l’environnement.Avec un agronome pour faire le suivi aux champs, ils ont fait un pas de plus vers la fertilisation intégrée.« Les ministères nous demandent de produire des plans de fertilisation, dit Henry Perreault, mais c’est un outil théorique.Pour faire de la fertilisation intégrée, il faut continuellement valider notre plan par un suivi aux champs.C’est là que le rôle de l’agronome est important.» Aujourd’hui, 20 des 27 membres du club ont acquis le logiciel Agrigestion de l’Université Laval, celui dont se sert l’agronome pour faire les plans.Cela sauve bien du temps pour plusieurs réajustements que les agriculteurs peuvent effectuer eux-mêmes.« Nous avons reçu de la formation en fertilisation de Jocelyn au cours des deux derniers hivers, explique Henry Perreault.Il nous a montré comment se fait un plan de fertilisation.C’était important pour nous de comprendre le mécanisme.» Des chiffres éloquents Tout cela peut sembler théorique, mais il y a des chiffres qui sont bien concrets.En 1989, les membres du Club de fertilisation de la Beauce achetaient 400 tonnes d'engrais chimiques et 1700 acres de culture étaient arrosés d’herbicides.L’an dernier, une centaine de ces acres n’ont pas été arro- Pour Henry Perreault, l’agriculture durable est la voie de l’avenir et l’affaire de tout le monde.KvemeUmd -Jiï K VPrnphnH Pour l’agriculteur W Vl llVlCfllil créatif et visionnaire HACHEUSE DISTRIBUTRICE DE BALLES modèle KD824 A) Ensilage (soignage) B) Paille (paillage / litière) • Élévateur latéral ajustable pour mangeoires.• Longueur de hachage variable, selon vitesse de rotation de la cuve (moteur hydraulique).• Roues-support disponibles, pour meilleure stabilité.• Pour balles de 48” dia.max.Kverneland 1200, rue Rocheleau, Drummondville, Qc J2C 5Y3 (819) 477-2055 Information / Dépliant, hacheuse KD 824 Nom: BA-10-96 Adresse: No.Tél: Marque tracteur.cv: LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 «(M VOUS NE POUVEZ pas VOUS PERMETTRE »“™ n fois LA MÊME CHOSE ! LA SOLUTION ECONOMIQUE DE CHAUFFAGE À AIR CHAUD AU BOIS AUTOMATIQUE Économie du coût de chauffage • Choix de modèles au bois uniquement ou combiné bois-huile ou bois électricité • Économie d'espace: 2 fournaises dans I • Fournaise annexe au bois ; peut-être utilisé avec fournaise à l'huile déjà en place NEWMAC SECTION ÉLECTRIQUE FACULTATIVE AU-DESSUS FOURNAISE AU BOIS UNIQUEMENT FOURNAISE BOIS-ELECTRICITE ••••BRULEUR A L'HUILE À L'ARRIÈRE PORTE DE CHARGEMENT DE BOIS À L'AVANT FOURNAISE BOIS-HUILE • Garantie à vie sous conditions • Évent encastré dans le mur disponible; plus besoin de cheminée pour faire évacuer les fumées.RENDEMENT EFFICACE CHAUDIERE A EAU CHAUDE MULTI- CAPACITÉS CERTIFIEES PAR L'ACNOR € G lama SI VOUS DESIREZ OBTENIR UN DEPLIANT PLUS COMPLET, VEUILLEZ REMPLIR CE COUPON EN LETTRES MOULÉES, ET NOUS LE RETOURNER.Je voudrais aussi qu'un détaillant local me contacte pour me soumissionner un prix sur l'installation du système et ce, sans obligation de ma part.OUI ?NON ?VEUILLEZ IDENTIFIER LE MODÈLE QUI VOUS INTÉRESSE LE PLUS Modèle:_______________________________________________________________________ Paul Seiler, C.P.314, Sua.CSL, Montréal (Québec) H4V 2YS Adresse Province Code postal _ Téléphone ses.Cette année, seulement 62 tonnes d’engrais chimiques ont été utilisées.Tout cela, pour un rendement équivalent ou supérieur et sans tenir compte de l’augmentation des surfaces de culture.Ces résultats impliquent, entre autres, la valorisation des effluents d’élevage et le dépistage des mauvaises herbes.Dans ce dernier cas, l’agronome joue encore une fois un rôle clé.L’une des manières de valoriser la matière organique disponible, c’est de l’épandre en plusieurs fois plutôt qu’en une seule.« On a fait l’expérience d’une application de lisier en postlevée dans le maïs, plutôt que de tenter de combler tous les besoins dès le début, explique l’agronome Magnan.Jusqu’à maintenant, les agriculteurs qui ont fait l’expérience sont ravis, prêts à recommencer et d’autres sont intéressés à emboîter le pas.C’est une technique connue et dont on savait qu’elle était bonne, mais elle ne se pratiquait pas dans la région.» Un rôle de catalyseur « Nous ne prétendons pas être les premiers à appliquer de nouvelles techniques, renchérit le président, mais la présence du club accélère les choses dans la région.Le support de l’agronome est très important, mais il y a aussi l’effet de club.Le projet de valorisation agricole des boues de la station d épuration de Sainte-Marie ne se serait jamais réalisé cette année sans la cohésion du club, la communication entre ses membres.» Voilà un projet qui permet à Henry Perreault de nous rappeler l’importance qu’a pour lui la globalité en agriculture durable.« Notre but n’est pas de faire de la valorisation agricole des boues à tout prix, mais en agriculture durable, il faut toujours garder une perspective globale.La situation était exemplaire : voici une municipalité en surplus, située sur notre territoire et dont les seules industries sont justement agroalimentaires.Les boues sont donc tout à fait valorisables du point de vue environnemental.» Non seulement la Ville a-t-elle payé elle-même les services agronomiques, le complément d’azote et de potassium nécessaire à la valorisation, le transport des boues et Vépandage, mais tout 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE I996 le processus s’est fait dans le plus grand respect de l’agriculture durable.» A ma connaissance, c’est une première au Québec, ajoute l’agronome Magnan.La Ville a respecté toutes les exigences du club : F épandage s’est fait avec une rampe basse, pour diminuer les odeurs, des pneus à basse pression pour réduire la compaction des sols.» Pour Henry Perreault, ce fut une belle occasion de démontrer aux citadins que les agriculteurs ne sont peut-être pas parfaits, mais qu’ils font des bons coups en faveur de l’environnement.Il considère en effet que les médias s’acharnent inutilement contre les agriculteurs pollueurs, sans montrer les efforts positifs qui sont faits.En plus de cette réalisation plutôt spectaculaire, le rayonnement du Club de fertilisation de la Beauce se fait de multiples autres façons.Trois syndicats de machinerie agricole sont nés du club, de même que des groupes d’achat, pour la chaux, par exemple.Ces initiatives englobent des non-membres.On privilégie l’équipement plus léger, les pneus ballons pour minimiser la compaction des sols.Au plan de la communication, il y a des journées de champ où des agriculteurs de l’extérieur sont invités à venir partager les résultats des activités du club.L’agronome donne également des conférences dans les institutions d’enseignement.Un président confiant dans l’avenir du Club Parmi les priorités à venir, la première en tête est la survie du club.« Jocelyn Magnan nous a bien démontré qu’il était rentable pour nous d’avoir un agronome à temps plein, confirme Henry Perreault.Par contre, sans aucune subvention, ce serait difficile de poursuivre toutes nos activités.Nous travaillons là-dessus et nous avons prévu une assemblée générale en décembre pour élaborer de nouvelles stratégies.Pour moi, c’était une priorité dès la première assemblée générale que le projet se prolonge au-delà de la période pilote de 4 ans.» Jusqu’à maintenant, le Club de fertilisation de la Beauce conserve toujours le même membership qu’au départ.C’était voulu ainsi pour assurer un suivi économique rigoureux du projet.D'autres agriculteurs sont pourtant intéressés à se joindre au groupe et il y a déjà une liste d’attente.Outre la poursuite et l’intensification de la recherche appliquée, la réduction de l'utilisation des herbicides, le développement des syndicats de machinerie agricole, Henry Perreault croit que le Club de fertilisation devra peu à peu s’attaquer à l’assainissement des cours d’eau.« C’est évident qu’il reste beaucoup à faire, dit-il.Actuellement, nous envisageons de nous procurer une débroussailleuse articulée.C’est un début, il faudra éventuellement clôturer les cours d'eau, solidifier les berges pour éviter l’érosion, prévoir des brise-vent.Mais pour résoudre ce grave problème, il nous faut trouver des partenaires.» Pour cela, Henry Perreault sait qu’il peut compter sur une équipe qui regroupe des leaders dans différents champs d’activités, mais aussi des agriculteurs désormais convaincus que l’agriculture durable est la voie de l'avenir et l'affaire de tout le monde.¦ IB CHARRUES CONÇUES POUR IB FERM FACILES Le nouveau versoir XL traité au carbone est moins tirant et résiste mieux à l'usure.La largeur du sillon est variable hydrauliquement de 12 à 22 pouces.FACILES À MANOEUVRER La conduite hydraulique facilite les manoeuvres les plus difficiles.La roue arrière dans le sillon donne un meilleur contrôle de profondeur.FACILES À AJUSTER Les déclencheurs hydrauliques permettent de s'adapter très rapidement au type de sols.PÉNÈTRENT DANS LES SOLS DURS La conception avancée de la pointe et du couteau procure une pénétration facile dans les conditions de sol dur.DEMANDEZ UNE DÉMONSTRATION! KONCSKILDE AG-PRO INC.1308, route 137 Ste-Cécile de Milton (Québec) JOE 2(0 Tél.: (514) 778-0444 Fax: (514) 778-0440 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 17 Courrier du gestionnaire Valeur des terres : des hausses vertigineuses! Il peut être intéressant de louer ou d’acheter des terres.Mais attention.pas à n’importe quel prix.par Gaétan Villeneuve Je loue ma terre à un producteur de maïs-grain.Le loyer était de 70 $ par arpent cultivable de 1991 à 1995.Considérant les hausses dans le prix des terres et du maïs-grain, quel loyer devrais-je demander pour les cinq prochaines années ?Il est légitime que le locateur retire une prime additionnelle reliée à une hausse importante des profits anticipés.Le prix du maïs-grain est élevé et pourrait le demeurer encore quelques années.Mais rien n’est certain.Il s’agit donc de faire participer aux profits le locateur tout en maintenant un loyer raisonnable pour le locataire.Je vous propose de renouveler votre bail avec le même loyer de base et d’ajouter à ce loyer une prime égale à la différence entre le prix du marché et le prix stabilisé du maïs-grain (voir l’exemple).Ces deux données sont compilées par la Régie des assurances agricoles du Québec pour la période d’assurance du 1er octobre au 30 septem- Gaétan Villeneuve, agronome et économiste, est consultant privé en économie agricole, à Saint-Hyacinthe.bre.Le versement de la prime aura lieu dès que ces données sont disponibles, vers le 28 février de l’année suivante.Plusieurs personnes signalent que la valeur des terres agricoles est en hausse vertigineuse.Qu’en est-il?La hausse dans les offres et dans les prix payés pour les terres de grandes cultures est en effet significative.Les secteurs touchés sont principalement les régions productrices de maïs-grain et de soya.Les prix élevés de ces deux produits ainsi que les perspectives de prix à moyen terme ont eu un impact direct sur le prix des terres.Le prix des terres a commencé à augmenter lentement dans les premiers mois de 1995.À ce moment, on notait des augmentations de 5 à 15 %.À l’automne 1995 et surtout au printemps 1996, la surenchère a été et continue d’être surprenante.Les hausses atteignent 50 % dans certains cas.Les acheteurs s’arrachent les terres de grandes cultures.Les vendeurs n’ont qu’à mentionner timidement leur intention de vendre et ils reçoivent des offres alléchantes sans même les solliciter.À mon avis, la surchauffe est inquiétante : elle touche sans distinction autant les terres en mauvais état de culture et d’égouttement que les très bonnes terres drainées.On a vu des terres de faible potentiel, mal égouttées et en mauvais état, se vendre jusqu’à 1000 $ l’arpent.Quant aux bonnes terres drainées, les prix varient de 1200 $ à 2200 $ l’arpent selon le secteur.Je suis producteur de grandes cultures.J’ai la possibilité d’acheter une bonne terre voisine drainée de 100 arpents pour 2000 $ l’arpent.Qu’en pensez-vous?Une telle transaction peut être avantageuse si vous rencontrez toutes ou la plupart des conditions suivantes : la terre se situe dans un marché actif et dynamique; le prix demandé est égal ou se rapproche des prix actuels de vente des terres comparables du secteur; la terre est prête à être exploitée à son plein rendement; le parc de machineries et la main-d’œuvre déjà disponible sur votre ferme peuvent absorber sans d’autres investissements les travaux additionnels; vous avez le financement nécessaire à l’achat; enfin, les bénéfices bruts anticipés de cette terre peuvent couvrir le service de la dette de cet achat.Selon la situation de chacun, un tel achat sera bénéfique pour l’un et désastreux pour l’autre.Une analyse globale spécifique à votre situation vous assurera du bien-fondé de l’investissement.Exemple de prime sur le loyer d’une terre Prix du marché - 1er oct.96 au 30 sept.97 : 200 $ la tonne Prix stabilisé - 1er oct.96 au 30 sept.97 : 170 $ la tonne Différence: 30 $ la tonne Prime versée le 28 février 1998 : 30 $ par arpent cultivable La différence de 30 $ la tonne est transformée en une prime de 30 $ par arpent cultivable.Le locataire aura donc un profit additionnel de 75 $ par arpent (30 $ la tonne X 2,5 tonnes à l’arpent).Il en remettra 30 $ au locateur.¦ Vous avez des questions concernant l’économie ou la gestion agricole?N'hésitezpas à nous écrire ou à nous téléphoner.Courrier du gestionnaire Le Bulletin des agriculteurs 1001, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3EI Montréal: (514) 843-2118 Ext.: 1-800-361-3877 18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE I996 PHOTOS : MA PAO • MARC LAJOIE SPECIAL MERITE AGRICOLE La médaille d’or à la Ferme Jean-Paul Dionne et fils Cette entreprise, c'est avant tout une famille avant-gardiste et perfectionniste.(( Notre force, ce n’est pas les champs mais la famille », dit Jean-Paul Dionne.par Louise Thériautt Comme des millions de personnes, les Dionne de Cookshire ont vécu intensément la fièvre olympique cet été.Après avoir remporté la médaille de bronze en 1986, puis celle d’argent en 1991, ils visaient l’or.Pas à Atlanta mais à même leur entreprise des Bois-Francs : la Ferme Jean-Paul Dionne et fils inc.Les juges du concours de l’Ordre du mérite agricole sont venus à maintes reprises scruter leurs performances.En calculant le total des points accumulés (903 sur 1000), ils ont décidé que oui la famille Dionne méritait bien LA récompense ultime.La Ferme J.-P.Dionne et fils cultive et transforme des pommes de terre.Elle ne vend que des produits à l’état frais, tous transformés.Des frites fraîches, des pommes de terre au four emballées ou non, des pommes de terre à bouillir, pour déjeuner, en cubes, en tranches, rondes, de fantaisie, etc.Des 200 hectares que compte leur ferme, les Dionne en cultivent 120.Us consacrent la moitié de la superficie en production aux pommes de terre, l’autre moitié aux cultures de rotation.Un mélange d’avoine et de trèfle pousse sur 45 hectares et du sarrasin sur 15 hectares.L’entreprise des médaillés d’or, c’est une belle ferme bien sûr, bien Louise Thériautt, agronome, es! journaliste.tenue, performante, équilibrée.« Notre force, ce n’est pas les champs mais la famille », dit toutefois Jean-Paul Dionne.L’entreprise, c’est donc avant tout une famille avant gardiste et perfectionniste.Un quatuor d’actionnaires, composé de Jean-Paul, de son épouse Marie Reine ainsi que de leurs fils Jean et René, dirige l’exploitation.Une autre enfant du couple, Anne Marie, bachelière en administration, ainsi que Suzanne, l’épouse de Jean, et Josée, l'épouse de René, complètent l'équipe à laquelle s’ajoute quelque 25 employés.Les deux fils ont chacun leur spécia- lité.Jean, qui s’est associé avec ses parents en 1980, est responsable des cultures.L’usine de transformation, c’est l’affaire de René.En 1983, après avoir terminé un baccalauréat en génie rural, René intègre l’entreprise qui prend alors un tournant La Légumerie voit le jour l’année suivante.On délaisse le marché traditionnel de la pomme de terre de table pour se consacrer à celui de la transformation et de la distribution.Les Dionne font preuve de beaucoup de souplesse dans la gestion de leur entreprise.Des réunions régulières d’orientation permettent de planifier « On a maintenant le rôle de rayonner sur toute la communauté agricole », disent les médaillés d’or de l’Ordre du mérite agricole 1996.Jean-Paul Dionne et son épouse Marie-Reine (au centre) ainsi que leurs fils Jean (à gauche) et René sont les quatre actionnaires de la Ferme J.-P.Dionne et fils inc., une entreprise spécialisée dans la culture et la transformation de la pomme de terre.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I OCTOBRE 1996 1» les projets de développement à long terme.Par la suite, Jean et René sont indépendants dans leurs prises de décision.Si une dépense importante et imprévue survient, les membres du conseil composé des actionnaires et des responsables de P administration, Anne Marie et Josée, se réunissent Les actionnaires de la Ferme J.-P.Dionne et fils font plus que diriger l'entreprise.« Nous sommes au bureau au besoin.Notre participation active sur le plancher explique peut-être en partie notre succès », avance René.Pendant que Jean-Paul récolte l’avoine ou retouche la peinture des bâtiments, Marie Reine fait les chèques de paie, Jean est au champ et René à l’usine.À ta Ferme J.-P Dionne et fils, on accorde une superficie aussi importante aux cultures de rotation qu’à cette de ta pomme de terre.Le sarrasin ainsi qu’un mélange avoine-trèfle sont les deux principales cultures de rotation.L’entreprise récolte une centaine de tonnes d’avoine par année.Le trèfle et le sarrasin sont enfouis.L’enfouissement du sarrasin (sur ta photo) ainsi que celui du trèfle procure un amendement organique appréciable aux sols composés de loam sableux et de sable foameux.La compétition livrée par le sarrasin aux mauvaises herbes et l’azote fixé par le trèfle sont aussi bénéfiques.lutanew La Légumerie, une entreprise affiliée mise sur pied en 1984, transforme et distribue les pommes de terre.Sept camions réfrigérés assurent la livraison à plus de 400 clients de l'Estrie, des Bois-Francs, des Appalaches et de la Beauce.Les Dionne ont récemment doté les camions d’équipements informatiques permettant aux livreurs de procéder à la facturation et à I inventaire au for et à mesure des livraisons.seront toutefois encore nécessaires pour qu’on décide si elle a vraiment sa place.Dans le choix des cultivais comme ailleurs, les Dionne s'efforcent d’être à l’avant garde.« Chaque année, nous réservons quelques hectares à l’essai de nouveaux cultivais », dit Jean.Une dizaine de variables, dont le comportement au champ, la conservation à long terme et l’aptitude à la transformation, sont évaluées sur plusieurs années.« Mais ce sont les clients qui ont le dernier mot », précise René.Les essais permettent aussi d’orienter les achats puisque l’usine transforme environ le double de pommes de terre que la quantité produite sur la ferme.Cette année, les Dionne ont aussi testé, à l’échelle expérimentale, la New Leaf.Il s’agit d’une pomme de terre d’origine biogénétique de type Russet Burbank.Modifiée pour résister au doryphore, la New Leaf contient une protéine dérivée du Bacillus thuringiensis (Bt).« Nous avons obtenu des résultats fantastiques, s’exclame Jean, mais nous ne la cultiverons pas tant que la demande du public ne sera pas là.» Jean note dans un registre des Shepody, Russet et les autres La Ferme J.-P.Dionne cultive des pommes de terre de forme allongée.Selon ses propriétaires, de tels cultivais offrent souvent un rendement plus bas mais occasionnent peu de perte à la transformation.De plus, les pommes de terre présentent un poids spécifique élevé; une caractéristique importante pour la transf ormation.Depuis une dizaine d’années, la Shepody occupe une large part des champs de la ferme.La superficie consacrée à la Russet Frontier augmente depuis trois ans.Quelques années LE BUUJt nu DES AGRICULTEURS I OCTOBRE 19% NOTRE OBJECTIF: VOTRE RÉUSSITE! 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SPECIAL MERITE AGRICOLE Au printemps dernier, les Dionne ont façonné 40 hectares de terre en terrasses.Sur toute la longueur d’un champ présentant une pente de plus de 4 %, des digues de terre d’environ un mètre de haut par trois de large permettent de canaliser l’eau et de la dériver.Cette technique de conservation, une première au Québec, limite l’érosion du sol.champs toutes les données du suivi des cultures.Il consulte régulièrement ce registre pour décider des correctifs à apporter à la production.Cela lui permet aussi de comparer divers paramètres consignés au fil des ans.Depuis toujours, on prête une grande attention à la conservation de la matière organique des sols et à leur fertilisation.La terre le rend bien puisque les rendements moyens s’élèvent à plus de 28 000 kg à l’hectare.Annuellement, on récolte 1700 tonnes de pommes de terre.Toujours une longueur d’avance La région de Cookshire et des alentours compte seulement quatre producteurs commerciaux de pommes de terre.Pour ne pas se sentir isolés, les Dionne prennent les grands moyens.Ils participent à des groupes de discussion sur la transformation et sur les pommes de terre avec le monde entier via Internet Ils sont membres de l’Association américaine de transformation des fruits et légumes et assistent à ses colloques.Enfin, Jean et René joignent l’utile à l’agréable en effectuant des voyages internationaux de prospection.Tous les ans, chacun se rend à au moins un salon de l’alimentation ou de la machinerie, à Paris, en Hollande ou ailleurs.De chaque voyage, les deux frères ramènent des idées concrètes ou des produits.À leur retour, il leur arrive d’importer un équipement qu’ils seront seuls à posséder au Québec.Ou bien de faire fabriquer, ou encore plus souvent d’adapter, de la machinerie.La plupart des installations de l’entreprise ont été modifiées.L’idée de nouveaux produits à mettre en marché provient souvent de ces tournées.« C’est notre force, ces secrets-là, dit René.Il s’agit que nous soyons les premiers à les posséder pour avoir toujours une longueur d’avance.» C’est ainsi que dans les prochains mois une nouvelle gamme de produits sera mise sur le marché.René affirme qu’une des philosophies de l’entreprise Dionne est d’optimiser chacune des opérations.Il en donne pour exemple la consommation d’eau dans l’usine de transformation : dix fois moindre qu’au début des activités de la Légumerie.Pour en arriver là, René a modifié l’éplucheuse de pommes de terre à maintes reprises.Toujours dans une optique de protection de l’environnement, on récupère l’eau et les résidus de l’épluchage des pommes de terre pour les épandre sur les champs en rotation.On amasse 1, : 'i ainsi, du printemps à l’automne, quelque 70 tonnes de matière organique qui s’ajoute aux sols sableux.L’hiver, un séparateur semblable à ceux utilisés pour le fumier assure une épuration des eaux avant qu elles soient acheminées dans les égouts municipaux et com- Les Dionne cultivent 60 hectares de pommes de terre.Ils effectuent eux-mêmes le dépistage des insectes et des maladies.Une station météo sur la ferme et un logiciel permettent à Jean, le responsable des cultures, de déterminer les moments propices pour effectuer les traitements de pesticides.22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! OCTOBRE 1996 Sous la supervision de René, responsable de l’usine de transformation, les employés s’affairent autour de la table d’inspection.De la récolte à la distribution, les étapes de transformation sont nombreuses.Les pommes de terre sont lavées, pelées, parées, tranchées, trempées, criblées, ensachées puis mises en chambres froides.presse le solide qui sert à l’alimentation animale.Le ministère de l’Environnement et de la Faune s’inspire de l’entreprise des Dionne pour élaborer une fiche de technologies propres.L’originalité et la simplicité des procédés ont plu aux fonctionnaires.Un point sur lequel les Dionne ne lésinent pas non plus est celui de la sécurité.Ils ont incité des employés à suivre des cours de secourisme.Ils munissent scrupuleusement leurs machineries de gardes de protection.On veille aussi à garder la machinerie en bon état.À l’usine, les protège-tympans sont obligatoires pour certaines tâches.Lors d’un récent gala régional, la Ferme J.-P.Dionne a reçu le mérite Promutuel de la prévention.De la terre.à la cuisine Les Dionne cultivent, entreposent, transforment et distribuent eux-mêmes leurs pommes de terre.Ils contrôlent donc leurs produits, du semis jusqu’à la livraison aux clients.Leur clientèle en est une d’hôtellerie, de restauration et d’institution.L’usine fonctionne quatre jours par semaine.Pour assurer qualité et fraîcheur, la Légumerie produit sur commande seulement.Les produits sont habituellement livrés le lendemain.Les pertes après transformation sont minimes : moins d’un millième.Après la récolte, on entrepose les pommes de terre dans trois immenses chambres de réfrigération obscures, humides et bien aérées.La ferme procure à l’usine une autosuffisance de 50 à 60 %.On achète le reste.Au laboratoire de la Légumerie, du personnel effectue des contrôles de qualité (maladies, grosseur, densité, % de sucre, tests de cuisson, etc.) sur chaque lot reçu.Des primes incitent les fournisseurs à livrer une pomme de terre de qualité.« Les pommes de terre doivent être manipulées comme des œufs », répète René.Les Dionne cultivent la pomme de terre depuis trois générations.Jean-Paul a acheté la ferme en 1953, après son cours en agriculture à La Pocatiè-re.Son père possédait à quelques kilomètres de là une ferme spécialisée dans la culture de la pomme de terre.Les premières années, M.Dionne enterre des digues de roches, épierre, draine et conditionne ses sols.À trois reprises, il agrandit la superficie de l’entreprise.En 1993, les Dionne ont une fois de plus acquis de nouvelles terres.Elles seront bientôt mises en culture pour augmenter le degré d'autosuffisance de la Légumerie.Dès le début, M.Dionne avait muni la ferme d'un entrepôt.Il avait compris l'importance de s’assurer de la fidélité de ses clients en leur offrant des pommes de terre tout au long de l’année.Après toutes ces années de progression constante, les Dionne se disent prêts pour une phase de consolidation.« C'est très important avant de reprendre un élan.» À les entendre, l’élan risque de ne pas trop tarder.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 23 ROTOPRESSE 446 : Balles de 1,20 m de largeur ROTOPRESSE 546 : Balles de 1,50 m de largeur ROTOPRESSE 456 : Balles de 1,20 m de largeur sur 1,20 m de hauteur pesant jusqu'à 340 kilos.sur 1,20 m de hauteur pesant j , 'i 450 kilos.sur 1,50 m de hauteur pesant jusqu'à 500 kilos.ROTOPRESSE 556 : Balles de 1,50 m de largeur sur 1,50 m de hauteur pesant jusqu'à 500 kilos.ROTOPRESSE 456 SILAGE SPECIAL : Balles de 1,20 m de largeur sur 1,50 m de hauteur pesant jusqu'à 795 kilos.n / I nie v ROTOPRESSE 466 : Balles de 1,20 m de largeur sur 1,80 m de hauteur pesant jusqu'à 750 kilos.ROTOPRESSE 566 : Balles de 1,50 1 1 „ de hauteur pesant jusqu'à 1000 kilos.» 1 *:ry/ ) ‘ 9 03665354 NOUVELLES raisons d'acheter une rotopresse John Deere De plus en plus de producteurs choisissent les rotopresses John Deere — et pour cause : le ramasseur surbaissé happe le foin que d’autres rotopresses laisseraient derrière.La chambre de pressage à courroie variable et les courroies losangées et décalées réduisent les pertes de feuilles et forment des balles solides à noyau dur - des balles qui se tiennent debout et gardent leur forme plus longtemps que les autres.Maintenant, il y a sept nouvelles rotopresses John Deere possédant ces caractéristiques populaires.et des améliorations permettant de choisir encore plus facilement la mieux adaptée à votre entreprise.Ce tout nouveau contrôleur BaleTrak® Plus est l’un des trois modèles perfectionnés maintenant offerts.Un coup d’oeil sur l’écran et vous savez comment se forme la balle à l’intérieur de la chambre.De plus, il permet de contrôler la taille de la balle, de régler le ficelage ou l’enveloppement en surface, de régler la distance à partir des bouts de balle, et plus encore.C’est le contrôleur le plus perfectionné qui soit.Trois nouvelles options de ramasseur entassent encore plus de foin dans la presse pour produire des balles encore plus serrées.La force du ramasseur Y A PAS MIEUX POUR LE FOIN standard a été accrue en augmentant le nombre de soudures.Le nouveau ramasseur de 180 cm de largeur comporte deux vis convergentes ; rien de mieux pour les andains éparpillés par le vent.Quant au nouveau ramasseur MegaTooth (standard sur la 456 Silage Special, ci-dessus), il est spécialement conçu pour presser l’ensilage ou pour travailler dans les cultures à grande humidité ou riches en tiges.Les autres nouvelles caractéristiques et options incluent le double bras de ficelage électrique ou hydraulique.de nouvelles attaches de courroie à plaquette renforcées.un collier de PDF pivotant à blocage.et le nouvel accumulateur de balles rondes (à droite), pouvant réduire de moitié le temps de transport des balles.Voyez vous-même pourquoi de plus en plus de producteurs choisissent les rotopresses John Deere.Passez dès aujourd’hui chez le concessionnaire John Deere.John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M 4H5 Q CHUB FEED La précision au bout des doigts! C'est LAITficacité! Du travail bien fait! WIC (1993) inc.C.P.60, 784 rue Principale Wickham (Québec) JOC 1S0 Tél.: (819) 398-6822 • Télec.: (819) 398-5227 Membre du GROUPE MACHINERIE IDÉALE Distributeur de moulée motorisé avec ordinateur QWICFEED" De dimensions réduites, il effectue une distribution rapide et précise de rations individuelles comprenant jusqu'à 7 ingrédients, jusqu'à 9 fois par jour.La capacité des compartiments à grains est variable en fonction de vos besoins et l'espace est prévu, sur le modèle de base, pour l'ajout de compartiments motorisés additionnels.Fonctionnement silencieux (traction avant/arrière) grâce à un moteur électrique.Distributeur automatique de concentrés avec ordinateur QWICFEED" Distribution rapide et précise (des 2 côtés) de rations individuelles comprenant jusqu'à 8 ingrédients, jusqu'à 9 fois par jour.Calibration précise et mélange homogène des ingrédients.Fonction d'aiguillage intégrée (pour 2 aiguillages optionnels).Ordinateur QW!CFEEDMD Portatif et étanche, cet ordinateur peut mémoriser jusqu'à 300 rations, dont il peut faire varier automatiquement la quantité des ingrédients (meilleur contrôle de l'alimentation).Il est compatible avec les ordinateurs de type PC et les logiciels de régie de troupeau reconnus.La mise è jour du logiciel et le service peuvent être effectués par modem et il se branche sur une imprimante pour l'impression de bilans cumulatifs.Menus et messages explicatifs.SPECIAL MERITE AGRICOLE La médaille d’argent à la Ferme Jean-Claude et Gisèle Paradis La Ferme Jean-Claude et Gisèle Paradis de Saint-Edmond-de-Grantham, une entreprise se spécialisant dans les grandes cultures et la production d’œufs de consommation, remporte la première médaille d’argent avec 895 points sur 1000.Famille Gisèle et Jean-Claude Paradis La Ferme Jean-Claude et Gisèle Paradis, de la région agricole des Bois-Francs, combine brillamment un élevage de grande envergure et une très grande superficie en cultures.La superficie totale des terres exploitées par Jean-Claude et Gisèle est de 614 hectares, De son côté, outre son occupation à plein temps à la ferme, Jean-Claude est actif dans le milieu agricole.Il est président de la compagnie Nutri-œuf, qui met en marché les œufs de dizaines de producteurs.Il est aussi président de son syndicat régional de producteurs d’œufs et administrateur de la fédération.¦ dont 109 hectares cultivables sont loués.La rentabilité de l’entreprise témoigne de la validité des choix de ce couple d’agriculteurs hors pair.Le suivi financier résulte de l’excellent travail effectué par Gisèle dans tous les aspects de la comptabilité et de l’administration.La médaille de bronze à la Ferme Ray lue inc* Lo ferme Royluc inc.de Sointe-Perpétue, une entreprise laitière de la région agricole des Bois-Francs, remporte la première médaille de bronze avec 892 points sur 1000.La Ferme Rayluc inc.cultive près de 200 hectares et on y gère un troupeau Holstein de 204 têtes entièrement de race pure enregistrées, dont 95 vaches.Pour l’année 1995, avec 94 vaches inscrites au contrôle et 77 certificats de production, la moyenne s’établit à 9122 kilos de lait, pour des MCR de 198 (lait), 201 (gras), et 197 (protéine).En matière de gestion du temps, les propriétaires de la Ferme Rayluc, Raymond et Luc Laplante, font vraiment preuve de savoir-faire.Tous les travaux requis sont exécutés en temps opportun, avec l’aide d’un employé à temps plein et le soutien occasionnel des enfants les plus âgés.Mais il ne faut surtout pas oublier l’aide pertinente ap- À l’extrême droite, les parents Rolland et Gabrielle Laplante accompagnés de leurs fils Luc et Raymond, et de leur famille portée par Rolland Laplante, père des actuels propriétaires.Grâce au maintien d’une forte productivité dans les | champs, l’amélioration constante de la valeur génétique du troupeau et une g gestion technico-économique ra- 2 tionnelle, les Laplante ont su faire de la I Ferme Rayluc inc.une entreprise dy- j! namique, prospère et rentable.¦ ’ 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 Lait Ferme Du Boisé Une entreprise polyvalente Normand Dubois et Martine Daigle avec leurs quatre enfants: Patricia, Suzie, Raynald et Sébastien.Pour eux, la diversité en agriculture reflète le patrimoine familial.Au cœur des Appalaches, les Dubois-Daigle produisent du lait, des veaux d'embouche, des billes de bois, du bois de chauffage, des branches de sapin, du sirop d'érable.par Yves Charlebois X A500 mètres d’altitude au pied d’une colline appalachienne, Martine Daigle et Normand Dubois exploitent une ferme à multiples facettes.Dans leur coin de pays à Saint-Jean-Baptiste-Vianney, petite municipalité de 190 habitants située entre Plessisville et Thetford Mines, la polyvalence en agriculture reflète le patrimoine familial.Des vaches laitières et de boucherie La Ferme Du Boisé prend ses assises dans la production laitière.Le troupeau.Yves Charlebois est journaliste.composé d'une trentaine de vaches Holstein, produit un quota de 7500 kilos de matières grasses par année.«On ne vise pas la performance animale à tout casser, on cherche simplement la rentabilité», dit Normand Dubois.Pour aider leur production, les Dubois-Daigle participent au Programme d’amélioration des troupeaux laitiers du Québec (PATLQ).Toutes les vaches sont inséminées artificiellement.Depuis quelques années, les Dubois-Daigle utilisent les balles rondes enrobées d’une pellicule de plastique pour alimenter leur troupeau.Un distributeur de balles rondes programme le moment et la vitesse de passage de la balle devant les animaux.Les vaches sont alimentées de foin ensilé, de foin sec et de supplément à base de maïs.Leur étable étant passablement vaste, nos agriculteurs des montagnes élèvent également une dizaine d’animaux de boucherie de race Simmental.La progéniture est vendue l’automne aux encans de veau d’embouche.Du bois, encore du bois Sur leur terre de 145 hectares, dont près des deux tiers sont boisés, la forêt offre ses ressources sous diverses formes.Chaque année, la Fédération des producteurs de bois du Québec vend du bois aux papetières.Normand et Martine reçoivent alors une commande pour remplir un ou plusieurs camions de 20 cordes de bois mou.Un moulin à scie situé dans le village voisin leur achète également des billes de bois.L’automne marque le début d’une LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 27 IAGCO) Le foin, c’est notre affaire I HESSTON Il a vu ses produits copiés et imités par pratiquement tous les manufacturiers de l’industrie.Mais, il demeure toujours le seul à offrir les produits originaux.C’est un concessionnaire Hesston.Hesston.Le meilleur équipement de fenaison.Les meilleurs concessionnaires.Si le foin est votre affaire, consultez les gens qui en font leur raison d’être.course contre la montre pour Normand.Il coupe et ficelle des paquets de branches de sapin destinées à la fabrication de couronnes de Noël ou de couvertures pour les sépultures juives de Nou-velle-Angleterre.Les branches doivent être livrées les plus fraîches possible, en octobre et novembre pour les cimetières et en décembre pour les couronnes.Les acheteurs en prennent tant qu’il y en a.Une fois le train du matin terminé, Normand commence donc une journée en forêt pour former des paquets ficelés de 23 kilos.Les tailleurs de branches reçoivent en moyenne 5 $ pour chaque paquet et un bon travailleur réussit à en ficeler une cinquantaine dans une journée.Dans les villages environnants, seulement les marginaux chauffent leur maison avec du mazout.Les talents forestiers de Martine et Normand sont mis à contribution pour la coupe du bois de chauffage.Et le sirop d’érable Le printemps venu, Normand et Martine entaillent 2000 érables.Leur cabane à sucre, située au creux d’une petite vallée sur le bord d’un ruisseau, n’est pas électrifiée.Une génératrice active le vacuum qui pompe la sève à travers un réseau de tubulures.L’évaporateur chauffant au bois, la scie mécanique est encore là un outil précieux pour ce couple.Le sirop d’érable est vendu en baril chez différents acheteurs.Comme si ce n’était pas assez de travail, les Dubois-Daigle défrichent quelques hectares chaque été, histoire d’agrandir les superficies cultivées.Vient ensuite la corvée de l’érochage.«À Saint-Jean-Baptiste-Vianney, la roche ne manque pas», dit Normand en riant.Malgré une lourde besogne, Martine et Normand prennent le temps de vivre et de partager des activités avec leurs quatre enfants.L’hiver, ils se baladent joyeusement en motoneige et il n’est pas rare de les voir prendre quelques jours de congé.Normand et Martine ont acquis la Ferme Du Boisé il y a près de huit ans du père de Normand, Denis Dubois.A les voir, le métier d’agriculteur ne leur a pas été imposé, mais est plutôt vécu comme une continuité familiale.¦ 21 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 Santé La maladie de la vache folle exige la vigilance L’ampleur de l’épidémie en Grande-Bretagne nous incite à revoir les interventions humaines dans les processus biologiques.par le Dr Gilles Rivard Avec l’apparition brutale et le développement spectaculaire de l’encéphalopathie spongi-forme bovine ou BSE (maladie de la Le Dr Gilles Rivard est médecin vétérinaire.vache folle) en Grande-Bretagne, on s’est posé de nombreuses questions sur la santé des bovins canadiens et sur celle des humains.C’est d’ailleurs cette possibilité de lien entre la maladie de la vache folle et la santé humaine qui a relancé nos efforts et notre vigilance envers cette maladie depuis quelques années.Heureusement, les mesures prises dès 1988 ont permis au Canada de demeurer exempt de cette maladie et ainsi de sauver des sommes considérables d’argent.Cette maladie dégénérative à progression lente affecte le système nerveux central, en particulier le cerveau et la moelle épinière.La période d’incubation, c’est-à-dire la période de temps entre la contamination d’un animal et l’apparition des symptômes est très longue.Cette période dure entre trois et cinq ans avec des variations importantes (deux à huit Offrez une «vie douce» à vos vaches avec les tapis à vaches EVA! Hygiénique, Confortable et Économiqie Un tapis anti-bactérien unique qui contribue à enrayer la croissance des bactéries responsable de la mammite.Hygiénique et facile à nettoyer - frais réduits de main-d’oeuvre.cf Le matériel, doux et chaud ajoute au confort de la vache et favorise une meilleure production laitière.Les tapis EVA pour vaches ont été spécialement conçus afin d’assurer un plus grand niveau de confort et d’hygiène, tout en réduisant les frais de main-d’oeuvre et de matériel.Tapis anti-bactérien unique L’acétate de vinyle éthylène constitue un caoutchouc synthétique non poreux spécialement transformé en tapis pour vaches.Ce nouveau et unique matériel contribue à enrayer la croissance d'organismes, responsables de la mammite, et à améliorer la santé du troupeau.Pour plus d’informations, communiquer avec le concessionnaire Alfa Laval Agri.A Alfa Laval Agri Alfa Laval Agri, 2020 Fisher Drive, Peterborough, ON K9J 7B7 (705) 741-3100 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 29 cette maladie.Mais une attention technologique et scientifique permanente est essentielle en matière de santé publique.Le Canada affiche un statut officiel d'exemption de ans), ce qui en complique son contrôle et son dépistage.Les signes cliniques sont reliés à une dégénérescence du système nerveux : changements de tempérament, comportements nerveux, postures anormales et difficultés à marcher et à courir.On peut aussi observer chez les animaux atteints des pertes de poids, même si leur appétit demeure normal, et une diminution de la production laitière.La gravité des signes cliniques augmente avec le temps.D’ailleurs, l’aggravation des symptômes nerveux provoque un comportement anormal qui lui vaut cette dénomination de maladie de la vache folle.Le début des signes cliniques est souvent associé à des stress, à la mise-bas ou à l’apparition des chaleurs.Tous les animaux affectés meurent, aucun traitement n’étant possible.La confirmation du diagnostic ne peut être faite qu’après des examens histo-pathologiques sur les tissus des cerveaux des animaux morts où on ENDEer® abamectin pour une PROTECTION ANTIPARASITAIRE Maîtrise efficace des parasitoses internes et externes en une seule injection mdENDECTO est une marque déposée autorisée Mesures canadiennes de prévention et de contrôle de la maladie de la vache folle ¦ La Tremblante du mouton (ou Scrapie) est une maladie à déclaration obligatoire et est rigoureusement contrôlée.¦ Les carcasses des moutons atteints de Tremblante sont obligatoirement détruites.¦ Depuis 1990, aucune carcasse d’ovins n’est utilisée pour la fabrication de farines de viande ou d’os.¦ La température de cuisson des carcasses animales est de 104 °C.¦ Depuis 1990, il est interdit d’importer des ruminants, de la viande fraîche ou congelée, des farines de viande et d’os de Grande-Bretagne ou de tout autre pays où il y a eu des cas d’encéphalopathie spongiforme bovine.¦ Depuis le 25 mars 1996, il est interdit d’importer des embryons ou de la semence de bovins de Grande-Bretagne.¦ Agriculture Canada a entrepris une étude portant sur l’utilisation de farines de viande et d’os dans l’alimentation des bovins.¦ Le Centre pour le contrôle des maladies de Santé Canada à Ottawa révise actuellement les règlements incluant les sous-produits d’origine bovine pour déterminer si des mesures plus strictes s’imposent.observe des lésions typiques spongi-formes (apparence d’une éponge).On n’a pas encore identifié de façon certaine l’agent causal de l’encé-phalopathie spongiforme bovine.Actuellement, on soupçonne des molécules protéiniques infectieuses appelées prions.Ces agents infectieux ne provoquent pas de réaction immunisante apparente, ni même de réaction inflammatoire.C’est d’ailleurs à cause de cette particularité qu’il n’existe pas encore de moyens rapides et sûrs de diagnostic chez l’animal vivant ni de vaccins pouvant aider à prévenir.Dans les farines de viande et d’os En Grande-Bretagne, plus de 160 000 cas ont été jusqu’ici confirmés depuis l’apparition de la maladie en 1985.La maladie est liée à la contamination des farines de viande et d’os utilisées dans l’alimentation des bovins.Cette contamination proviendrait de f introduction dans la farine de cadavres de moutons Un choix professionnel pour la maîtrise du parasitisme Si vous désirez réussir dans votre entreprise, vous devez faire de bons choix.Pour une maîtrise efficace du parasitisme, faites un choix professionnel.Choisissez ENDECTO solution injectable d’abamectin pour les bovins.ENDECTO est un médicament antiparasitaire remarquablement efficace.Il renferme un principe actif unique, l’abamectin, et vous est maintenant offert en exclusivité au Canada par la compagnie Provel.ENDECTO vous offre exactement le choix que vous attendiez: un choix professionnel pour la maîtrise des parasitoses internes et externes et, en même temps, un produit sécuritaire lorsqu’il est utilisé selon les directives de l’étiquette.ENDECTO s’administre facilement et rapidement.Il offre une efficacité antiparasitaire à large spectre en une seule injection de faible volume, pouvant être administrée par voie sous-cutanée.Votre vétérinaire met à votre disposition des renseignements additionnels qui peuvent vous aider à incorporer ENDECTO à votre programme de prévention du parasitisme: prière de le contacter si vous désirez en savoir plus.^ROTEl Division Eli Lilly Canada inc.Iccppl Vendu exclusivement par l'entremise du vétérinaire.Endectd Endectd Nombre de cas confirmés d'encéphalopathie spongiforme des bovins morts de la Tremblante du mouton.À partir de 1982, les Anglais ont autorisé un nouveau processus de fabrication de la farine de viande ou d'os, qui abaissait les températures de cuisson.L’agent de la Tremblante du mouton résiste à ce degré de cuisson (90 oC) et demeure infectant.Cet agent (un prion?) se serait adapté aux bovins.Les premiers cas d’encéphalopathie spongiforme des bovins ont fait leur apparition en 1985.Jusqu’ici, les cas documentés de BSE dans le monde ont été diagnostiqués chez des bovins nés dans les troupeaux britanniques ou chez des bovins ayant été exposés à des aliments contaminés en Grande-Bretagne.À ce jour, il n’y a pas encore eu de confirmation de cas transmis d’une vache à l’autre, mais la transmission mère-fœtus serait possible, selon des études menées en Ecosse en 1994.Les principaux tissus contaminant sont le cerveau, la moelle épinière, la rétine de l’œil et une partie du petit intestin.Le lait et la viande ne seraient pas infectants.Le Canada affiche un statut officiel d’exemption de cette maladie, selon l’Office International des Épizooties (OIE).Le seul cas confirmé de BSE au pays est celui de Red Deer en Alberta, en 1993.L’animal avait été importé de Grande-Bretagne en 1987.Depuis, de sévères mesures de contrôle et de prévention ont été prises (voir l’encadré).Pour ce cas, on a abattu 363 animaux : le troupeau dont faisait partie l’animal atteint, les descendants immédiats de la bête ainsi que tous les bovins importés de Grande-Bretagne entre 1982 et 1990 encore présents en territoire canadien.Les dangers de jouer aux « apprentis-sorciers » Il n’y a pas d’évidence scientifique sur la possibilité d’infection des humains par l’agent de l’encéphalopathie spongiforme des bovins.Cependant, l’ampleur de l’épidémie chez les bovins de la Grande-Bretagne nous incite à revoir complètement les interventions humaines dans les processus biologiques.Cet exemple peut nuire grandement à l’image de l’agriculture traditionnelle comme source d’aliments sains pour les humains.À cet effet, on peut citer les controverses à propos des rations des bovins de boucherie à base de litière de volailles, des implants hormonaux comme facteur de croissance, des injections d’hormones de croissance pour augmenter la production de lait.Une attention technologique et scientifique permanente en matière de santé publique est essentielle.Espérons qu’en ces périodes marquées par des coupures budgétaires, les responsables Grande-Bretagne 161 663 Suisse 206 Irlande 123 Portugal 31 France 13 Allemagne 4 Italie 2 Canada 1 Danemark 1 Iles Falkland 1 Source : Ministry of Agriculture, Fisheries and Foods, Grande-Bretagne.Chiffres parus dans The Economist, le 30 mars 1996.du gouvernement et de l’industrie ne seront pas tentés de faire disparaître des programmes de contrôle et de prévention.Jusqu’à présent, ces programmes ont remarquablement bien protégé le cheptel canadien et québécois contre plusieurs épidémies graves ayant sévi ailleurs dans le monde.¦ Consultez votre vétérinaire 100 mL W9® " j EMicotil : SSS0>i 300 mgM VETERINAW r&c- 1 •'a» BMicof nuicosn#*?, nui BMicotil1 BMicotil BMicotil BMicotil ÏÏÏÏ-* nUUCOSUI 8UKTP 300 mg/ml 300 mg/ml 52F* 300 mg/mi 300 mg/m*- 300 mg/1"1 EUI8MB" PROTEL Micotil® est une marque déposée de Eli Lilly and Company.ProvelMD Division Eli Lilly Canada Inc.est un utilisateur autorisé.32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 Cheval Cet hiver, ne négligez pas votre cheval Après un été du tonnerre, il mérite mieux que de passer la saison morte dans roubli.Quelques petits soins lui rendront cette période agréable.par Michel Dostie Après un été mouvementé en compétition ou en randonnée, l’automne marque un temps de repos pour les chevaux.Nos compa- Michel Dostie est journaliste et consultant équin.gnons prennent le chemin de l’écurie.11 est facile pour les propriétaires de les laisser à eux-mêmes, voire de les oublier.Pourtant, un peu de médecine préventive et une bonne régie leur permettront de bien passer l’hiver.Selon une vétérinaire spécialisée en médecine équine, Louise Duplain, la première précaution à prendre, quand vient l’automne, c’est de modifier lentement tant le niveau d'exercice que l’alimentation.Les chevaux soumis à un exercice exigeant durant la belle saison ne peuvent rester à ne rien faire du jour au lendemain : ils courent le risque d’une impaction de l’intestin et des coliques qui en découlent.De même, on ne peut modifier du ONGUENT POUR PIS du Dr Naylor EN CAS DE TRAYONS ENDOLORIS, DE COUPURES, DE CONTUSIONS ET DE BRÛLURES L'UDDER BALM du Dr Naylor est l'onguent antiseptique fiable pour le pansement facile des blessures.C'est un onguent spécialement formulé par un vétérinaire pour aider à conserver l'humidité naturelle de la peau du pis tout en calmant la douleur et en maintenant le pis et les trayons doux et en santé.L'onguent UDDER BALM du Dr Naylor est excellent pour le massage complet du pis, le traitement des trayons endoloris, les coupures, contusions, brûlures par le vent et coups de soleil.Emballé dans notre boîte traditionnelle de 9 on ou dans notre seau pratique de 32 on tout nouveau.Comme toutes les spécialités du Dr Naylor pour troupeaux laitiers, l'onguent UDDER BALM est formulé, fabriqué, emballé et vendu par des gens qui connaissent l'industrie laitière et s'en préoccupent.Comme depuis plus de 50 ans, la gamme complète des produits du Dr Naylor est en vente chez les marchands 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jours de l’hiver.tout au tout le régime alimentaire d’un cheval au pâturage qui ne consomme pas de foin sans courir le même risque.« Les impactions provoquées par ces changements brutaux sont des cas fréquents d’intervention urgente », souligne Louise Duplain.À mort les parasites L’automne est aussi une période importante dans la lutte contre les parasites.C’est au pâturage que les chevaux s’infectent le plus en avalant des œufs de parasites déposés dans le fumier.Selon le Guide cheval du Conseil des productions animales du Québec, un bon programme de contrôle des parasites prévoit des traitements avec des vermifuges toutes les quatre ou huit semaines, selon le produit utilisé, durant toute la saison de paissance.La fin de cette période est donc un moment opportun pour éliminer les parasites logés dans le tube digestif des chevaux.« Il est plus important que jamais de traiter à l’automne, dit Alain Villeneuve, professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe.Selon une étude qu’il a dirigée au Québec à l’été 1995, un nouveau parasite, Yanoplo cephala, a fait son apparition ici.Ce ver provoque une irritation du gros intestin, qui peut être complètement bloqué.Selon l’étude faite sur 1000 chevaux, 17 % d’entre eux seraient infectés.De plus, on a identifié la présence de ce parasite dans une écurie sur deux.Selon le Dr Villeneuve, un traitement à double dose du vermifuge Strongide-P peut éliminer ces parasites.L’automne est aussi le seul moment pour éliminer les gastérophiles (vers de l’estomac).Les petits points brun-orangé que l’on remarque à l’extrémité des poils des chevaux à l’automne, sont les œufs de ces parasites.Les chevaux s’infectent eux-mêmes : en se léchant, ils transportent ces œufs.La chaleur et l’humidité de la langue en facilitent l’éclosion.Ensuite, les parasites se développent et s’installent dans l’estomac.On recommande d’enlever de la robe des chevaux les œufs de ces vers avec un couteau spécialement conçu à cette fin.Ainsi, il y aura forte diminution d’infection du tube digestif.Ensuite, il faut administrer un vermifuge.Plusieurs médicaments couramment utilisés ne sont pas efficaces contre les gastérophiles.De plus, deux types différents de parasites doivent être combattus à la même période de l’année.On recommande de préparer un bon programme de contrôle des parasites en collaboration avec un vétérinaire.L’arrivée des températures plus fraîches entraîne l’apparition des maladies des voies respiratoires.Les maladies infectieuses comme V influenza et la rhinopneumonie peuvent être prévenues par la vaccination.Les chevaux gardés à la ferme où il y a peu de va-et-vient peuvent être vaccinés deux fois par année, au printemps et à l'automne.Pour les autres chevaux, il faut vacciner trois fois, au début du printemps, au début d’août et en octobre.La vaccination régulière Ces vaccins ayant une durée utile limitée, il faut en donner régulièrement.La Dre Louise Duplain conseille de débuter chez les poulains de quatre mois et d’administrer un rappel à l’âge de six mois.Ces deux premiers vaccins développent les anticorps.Ce n’est qu'avec les vaccins subséquents que le cheval est vraiment protégé.Un tel programme de vaccination est important pour les jeunes chevaux qui débuteront leur entraînement à l’automne de leur 18 mois.Cette période étant très stressante pour eux, ils sont plus vulnérables aux infections.L’immunité acquise permet de les protéger.La rhinopneumonie peut aussi se présenter sous la forme abortive.Les juments infectées avortent durant le dernier tiers de la gestation.Le vaccin, différent de celui utilisé contre la forme respiratoire de la maladie, doit être ad- 34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 ministre aux cinquième, septième et neuvième mois de gestation.Vérifiez la gestation L’automne, c’est le moment de faire une dernière vérification des juments en gestation.Bien sûr, ce diagnostic ne changera rien à l’état de la jument.« Mais on n’hiverne pas les juments en gestation de la même manière que les autres, il faut savoir pour prendre les bonnes décisions », dit Louise Du-plain.D’abord, les exigences alimentaires des deux groupes de juments ne sont pas les mêmes.Puis, on ne vaccine pas contre la rhinopneumonie abortive la jument qui ne porte pas de poulain.Enfin, il est souvent plus facile de faire saillir une jument tôt en saison si on a pris soin d’assurer de l’éclairage jusqu’à 16 heures par jour.Les chevaux qui souffrent de bron-chiolite chronique (souffle) ont plus de difficulté à respirer quand ils sont à l’écurie.On peut laisser ces chevaux à l’extérieur durant la saison froide, à condition qu’ils aient un abri.Un cheval habitué à vivre à l’extérieur peut très bien résister au froid.Mais c’est une décision à prendre tôt en automne.Quand les températures froides se sont bien installées, il est trop tard.Si ces chevaux sont gardés à l'intérieur, on doit leur servir du foin abondamment mouillé afin de diminuer les effets néfastes de cette maladie.Les chevaux gardés à l’extérieur peuvent être montés ou attelés, mais il faut les sécher complètement avant de les retourner à leur abri après l’exercice.D’ailleurs, rappelle Louise Du-plain, à moins de conditions climatiques extrêmes, tous les chevaux devraient aller dehors tous les jours de l’hiver.Ces sorties sont excellentes pour la santé des chevaux : l’exercice stimule les fonctions de l’organisme.On assure aussi aux chevaux un bon apport de la vitamine D fournie par le soleil.Cette vitamine permet d’éviter beaucoup de problèmes de peau dont souffrent les chevaux en hiver.Même les nouveau-nés d’à peine une semaine, précise la vétérinaire, peuvent aller dehors en hiver en commençant par des sorties de 15 minutes.Finalement les pieds Même si cette période de l’année coïncide avec une utilisation réduite des chevaux, on ne doit pas pour autant négliger les soins aux sabots.« Il faut appliquer les graisses sur les sabots aussi souvent que durant l'été, conseille le maréchal-ferrant Sylvain Roy.Mais comme la pousse est moins rapide, on peut prendre une semaine de plus avant de faire venir le forgeron.» Selon le maréchal-ferrant, on devrait tailler les pieds des chevaux non ferrés toutes les dix semaines.Les chevaux ferrés doivent être vus toutes les sept ou huit semaines.Pour l'hiver, il faut faire poser des fers munis de crampons.Ces fers, comme les sabots trop longs, apportent une pression supplémentaire aux tendons.On comprend donc la nécessité de faire tailler les pieds régulièrement.Pour éviter que la neige ne colle sous le sabot, on doit placer des coussinets sous les fers des antérieurs.À cet effet, de nouveaux coussinets appelés « snow ball » sont offerts sur le marché.Formés d’une demi-sphère, ils reprennent leur forme et empêche la neige de coller lorsque le cheval lève le pied.Certains grands utilisateurs de chevaux durant l’hiver exigent ce genre de coussinets aux quatre membres.¦ Un engagement «FERME» envers la qualité! 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théâtre, le conseil municipal adoptait un règlement limitant l’élevage du porc.Ce règlement a été adopté à 4 voix contre 2.Ce règlement interdit tout élevage de porcs avec fumier liquide.Par contre, on accepte l’élevage avec litière, mais la porcherie devra être située à au moins un kilomètre d’un cours d’eau.Or, à cause de la situation géographique de Rivière-Ouelle, il est presque impossible de construire un bâtiment à un kilomètre d’un cours d’eau.D’abord, le fleuve longe la municipalité.Puis, la rivière Quelle, qui se jette dans le fleuve, est très sinueuse.Le règlement autorise la construction d’un établissement d’une superficie maximale de 200 mètres carrés à un kilomètre d’un cours d’eau.Une telle bâtisse permet l’élevage de 200 porcs, une quantité qui n’offre pas de bénéfices suffisants au producteur.À 1,5 kilomètre des cours d’eau, on pourra bâtir une porcherie de 800 mètres carrés, permettant un élevage d’environ 800 porcs.Sauf qu’à cette distance des cours d’eau, il n’y a pratiquement pas de terrain pouvant accueillir une construction.Ceux qui possèdent ce type de terrain devront amener l’électricité et construire une route pour accéder à la porcherie, rendant les projets peu rentables.Ce règlement a été adopté, mais 134 personnes ont signé un registre le 14 mai pour s’y opposer.Il fallait 122 signatures pour rejeter le règlement.Finalement, le conseil municipal y est allé d’un référendum le 26 juillet pour trancher le litige.Le taux de participation au référendum a été de 58 % : 371 étaient en fa- Les producteurs de porcs du Québec livreront cette année environ 5 300 000 porcs aux abattoirs.Ce nombre représente 500 000 têtes de plus qu’en 1994.Pourtant, au dire des représentants de l’industrie, on manquerait de porcs pour combler toutes les demandes des marchés d’exportation.Selon Jacques Pomerleau de Canada Porcs International, l’agence d’exportation au service de tous les abattoirs de porcs du Canada, les suidés québécois sont présentement vendus dans 57 pays à travers le monde.Les porcs du Canada entier se vendent dans 67 pays.Et le marché n’est pas fermé.On vient, par exemple, de signer des accords avec la Colombie et les Philippines.Deux facteurs expliquent cette hausse de la demande.D’abord, depuis la chute des régimes communistes dans les pays d’Europe de l’Est, la veut du règlement et 289 ont voté contre.Fait étonnant, le règlement de sept pages traite uniquement des distances à respecter pour la construction de porcherie.Il n’est absolument pas question de l’épandage du fumier.Par exemple, un agriculteur pourrait acheter du lisier dans une municipalité voisine et faire de V épandage sur ses terres sans restriction de distance à l’égard des cours d’eau.L’un des promoteurs de ce règlement, le conseiller Paul-Albert Cham-berland, un ancien agriculteur, déclare « qu’il fallait préserver la rivière Quelle, car c’est une rivière à saumon et à éperlan ».Quand on lui a demandé si le fumier solide de porcs est plus polluant majorité des entreprises porcines dans ces pays ont piqué du nez, ne pouvant plus faire face à la concurrence mondiale.Du statut de producteur-exportateur, les pays du bloc de l'Est sont devenus des importateurs pour presque toute leur consommation.L’autre facteur provient des accords du GATT : ceux-ci interdisent aux signataires de subventionner directement les aliments pour animaux.En étant obligés de suivre ces règlements, plusieurs pays ne sont plus concurrentiels lorsque vient le temps d’exporter.Selon M.Pomerleau, il faut s’attendre également à ce que la Chine communiste ouvre un jour son marché aux importations.A ce moment-là, le Québec aurait toute une opportunité.Actuellement, le Canada exporte pour 389 millions de dollars de porcs à travers le monde et on souhai- que le fumier solide de bovins, M.Chamberland a répondu : « Je pense que oui, mais je ne suis pas sûr.» Un autre conseiller municipal qui préfère garder l’anonymat nous a mentionné que le fumier de porcs pouvait contenir certaines maladies transmissi-bles à l’homme.De plus, en faisant Vépandage de fumier de porcs, qu’il soit liquide ou solide, on pouvait endommager la nappe phréatique.Le président de l’Association des pêcheurs de Rivière-Ouelle, Georges-Henri Lizotte, a fait campagne pour l’adoption du règlement.« Mon conseil d’administration veut protéger la rivière », explique M.Lizotte qui pêche l’anguille de façon commerciale E Préparez vos d [es oui ourd’fini ‘Entreprise gagna Sylvie Thibaudeau, agro • Échantillonnage de sol et de fumier • Évaluation du travail du sol • Élaboration de plans de fertilisation sur mesure rite en 1996 Concours "Jeunes entrepreneurs agronomes” Ordre des agronomes du Québec nome, M.Sc.Sainl-Jacques-le-Mineur (Montérégie) tél.:(514) 347-4277 téléc.:(514) 347-7351 lntemeMeraler@lolal.net 38 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 te amener ce chiffre à un milliard au tournant du siècle.Pour le spécialiste en exportation, les guerres du porc dans les villages québécois ne sont qu’une tempête dans un verre d’eau.Et l’espace au Québec pour en élever davantage ne manque surtout pas.M.Pomerleau fait référence à plusieurs pays européens beaucoup plus petits en superficie, tels le Danemark et les Pays-Bas, où la production porcine est au moins trois fois plus importante que celle du Québec.À l’ambassade du Danemark à Washington, le délégué commercial, Patrick Sondergard, explique que son pays d’Europe du Nord produit 18 millions de porcs par année.Le Danemark est 35 fois plus petit que le Québec avec une population de 5,13 millions d’habitants.Ses normes environnementales sont les plus sévères de tous les pays européens.« L’épandage de lisier se fait dans des périodes précises où les plantes absorbent le mieux la matière fertilisante, dit le délégué Sondergard.Au Danemark, on entend dans le fleuve.Il craint qu’une rivière polluée ne nuise à la survie des anguilles qui se tiennent à son embouchure.Par contre, lorsqu’on lui fait la remarque que les égouts du village se déversent directement dans la rivière, M.Lizotte réplique « qu’il ne faut pas ajouter de pollution ».Gilles Martin de l’UPA ne s’en cache pas, son organisme a fait défaut au chapitre des relations publiques.Pour lui, les dires des « antiporcs « sont des « propos mensongers et exagérés ».Il croit qu’une bonne campagne d’information concernant le type de porcherie projeté par Gislain Bérubé aurait pu faire pencher la balance.Le maire de Rivière-Ouelle, Roger Richard, un agriculteur et un farouche opposant au règlement, avance que ce règlement municipal deviendra probablement invalide lorsque le gouvernement québécois adoptera des règlements à l’intérieur de la loi 123 sur le droit de produire.Le maire Richard note que les gens ont voté pour, entre autres, bloquer le projet de Gislain Bérubé.Mais, selon le maire, il est trop tard : M.Bérubé a obtenu une lettre de la municipalité sti- peu de débat entourant les odeurs et il n’y a jamais de protestation lors de construction de nouvelles unités animales.« Le Danemark est le plus gros exportateur de porcs au monde.Le porc représente 15 % de toutes ses exportations.Aux Pays-Bas, on produit 20 millions de porcs par année.Pour contrôler la pollution acide engendrée par l’épandage du lisier et la surcharge en minéraux qu’elle produit, le ministère de l’Environnement des Pays-Bas exige que l’épandage du lisier se fasse sur la totalité du territoire.En plus, six millions de tonnes de lisier doivent être traitées dans des usines pour en faire des engrais.Au Québec, malgré les affrontements opposant les pro et les antiporcs, les producteurs continuent de construire ou d’agrandir de nouvelles porcheries.Les plus récentes données du ministère de l’Environnement font état de 1022 nouveaux permis émis depuis 1994.La région Chaudière-Appala-ches vient en tête de liste avec 397 per- pulant qu’il ne contrevient pas à un règlement municipal; et un règlement municipal ne peut pas être appliqué rétroactivement.Depuis les deux dernières années au mis.Elle est suivie de la Montérégie avec 305 permis.Cependant, au Lac-Saint-Jean on ne compte que six permis, quatre au Témiscamingue et un seul en Gaspésie.Pour ce qui est des capacités d'abattage, les installations québécoises sont loin d’être saturées selon Guy Bienvenu, porte-parole de la société Olymel, le plus gros transformateur de porcs au Québec.Ses quatre abattoirs situés à Princeville, Sainte-Perpétue, Saint-Va-lérien et Vallée-Jonction ne fonctionnent qu’à 80 % de leur capacité.M.Bienvenu ne cache pas que sa société aurait besoin de plus de porcs.De plus, l’abattoir Laurentides de Saint-Esprit près de Joliette est rouvert.Le groupe Brochu a obtenu la permission d’un tribunal d’y abattre plus de 5000 porcs par semaine.Au Québec, nous possédons les superficies, les structures d’abattage et les règlements environnementaux.Il ne manque que les éléments qui font consensus dans la Loi sur le droit de produire.Québec, plus de 140 municipalités ont fait l’objet de ce genre de débat.Dans le cas de Rivière-Ouelle, des familles entières ont été divisées et l’histoire est loin d’être terminée.¦ LU CO < o NOUVEAU Modèle Vision plus Voyez le concessionnaire le plus près de chez vous! 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(ivermectin) Le prémélange IVOMEC pour les porcs est le moyen le plus commode de traiter tous les animaux du troupeau au moyen de L ivermectin.Le seul médicament à ajouter à la moulée pour le traitement et la maîtrise des infestations par les parasites internes et externes, le prémélange IVOMEC est désormais indiqué pour une utilisation dans la ration des truies, des cochettes et des verrats, dans la ration de départ et dans la ration de croissance et de finition.• Les données montrent que les truies traitées au moyen de 1’ivermectin consomment moins d'aliment par porcelet sevré par rapport aux truies non traitées.1 • Traitez vos animaux reproducteurs avec le médicament qui s’est révélé efficace contre les mites de la gale chez vos porcs à l’engraissement et vos porcs de finition.Consultez votre vétérinaire ou votre fournisseur d’aliments pour les porcs afin d’obtenir de plus amples renseignements sur la posologie et les programmes de lutte contre les parasites les mieux adaptés à votre exploitation.teüifâS- m w (ivermectin) Premelange p»» ** pm A MERCK AGVET Merck Frosst Canada Inc., Kirkland, Québec 1.Données offertes sur demande IVMX-6-5011 -JA-F Aviculture Oméga 3 .Les œufs de l’avenir?La ration des poules qui produisent des oeufs enrichis d’oméga 3 contient les céréales traditionnelles auxquelles on ajoute de la graine de lin.Ces œufs contiennent le même taux de gras que les œufs ordinaires, mais ils renferment en plus un acide gras polyinsaturé essentiel à notre santé.: par Michel Dostie Il se pourrait bien qu’un jour les médecins conseillent aux personnes sensibles à la teneur en gras de leur alimentation de ne consommer que des œufs enrichis d’oméga 3.Ces œufs contiendraient plus de matières grasses considérées comme essentielles pour la santé.C’est une des raisons qui ont inci-8 té la direction d’Avibro, une division 5 d'Agri-Marché inc.(anciennement : Meunerie J.N.Brochu), d’y consa- I - 1 Michel Dostie est journaliste.crer une partie de sa production d’œufs.Selon une étude réalisée à l'Université de Guelph publiée dans Y American Journal for Clinical Nutrition, ces œufs enrichis d’oméga 3, un acide gras polyinsaturé, seraient bénéfiques pour la santé.Partant du principe que l'on peut changer la composition de l’œuf par l'alimentation de la poule, le Dr Perrier et ses collaborateurs ont ajouté de la graine de lin à des taux de 10 et 20 % à la ration des pondeuses.Ainsi, le taux de gras de l’œuf reste sensiblement le même, mais la répartition entre les gras insaturés et les gras saturés change de façon importante.Ces modifications affectent particulièrement l’acide gras polyinsaturé oméga 3 (voir le tableau).Les échantillons de sang prélevés chez les personnes ayant consommé ces œufs enrichis ont montré une amélioration de la qualité des plaquettes sanguines et du niveau d’acide gras oméga 3 sans toutefois diminuer le taux de gras total du sang.Selon les chercheurs, la consommation quotidienne d’un œuf enrichi peut combler jusqu’à 48 % des besoins quotidiens en oméga 3 des femmes et 35 % de ceux des hommes tels que spécifiés par le Guide alimentaire canadien.Ce guide recommande la diminution de la consommation des gras saturés, mais LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I OCTOBRE 1996 41 m suggère une augmentation de l’apport quotidien en acide gras oméga 3.Les spécialistes de Santé et Bien-être Canada considèrent d’ailleurs cet acide gras comme essentiel à la santé.Ces acides gras ne pouvant être synthétisés par l’organisme, on doit les retrouver dans l’alimentation.Outre les œufs enrichis, les poissons sont riches en ces acides gras polyinsaturés.Actuellement, seuls les grands amateurs de produits de la mer consommeraient suffisamment de cette matière grasse.Selon les chercheurs de Guelph, l’oméga 3 améliorerait le fonctionnement des plaquettes sanguines, diminuant ainsi les risques de formation de caillots sanguins dans les artères coronariennes.L’oméga 3 serait aussi nécessaire au bon fonctionnement du cerveau, au développement et au maintien d’une bonne vision.Selon d’autres chercheurs, cet acide gras serait également utile à la santé de la peau, au développement du fœtus et du nourrisson de même qu’au bon fonctionnement de la réponse immunitaire (Dr Kenneth Walker, La Presse, 23 juin 1996).L’œuf soleil d’Avibro Avibro est une entreprise avicole de Saint-Anselme, au sud de la ville de Québec.Elle produit du poulet à griller (près d’un million d’oiseaux par année), des œufs (180 000 pondeuses), élève des poulettes (230 000 par année) et classifie et commercialise des œufs (8 millions de douzaines par année).Selon le directeur des opérations chez Avibro, Patrice Brochu, la production d’œufs enrichis d’oméga 3 représente un nouveau créneau pour les producteurs.« C’est une façon de se protéger contre l’invasion des œufs américains tout en fournissant aux consommateurs un excellent produit pour la santé », dit-il.M.Brochu soutient que la disponibilité des œufs enrichis d’oméga 3 pourrait faire augmenter la consomma- tion d’œufs en éliminant la crainte que le gras peut être néfaste pour la santé.« Surtout que les œufs enrichis ne présentent aucune différence de goût », précise-t-il.La production des œufs Soleil d’Avibro représente pour l’instant seulement 2 % du marché de l’entreprise, mais les objectifs sont de l’ordre de 10 à 15 %.Depuis juillet dernier, un poulailler de 5000 poules est consacré à la production d’œufs enrichis d’oméga 3.Auparavant, Avibro a consacré 30 mois à la recherche avant de mettre ce nouveau produit sur le marché.C’est par la substitution d’une partie des céréales de la ration par de la graine de lin entière qu’on obtient ces œufs.Comme la graine de lin n’a pas une saveur aussi agréable que les autres céréales, Avibro a modifié quelque peu la régie de l’alimentation de son troupeau.Pour s’assurer que les poules mangent la graine de lin, il faut les laisser vider complètement les mangeoires avant de les remplir à nouveau.Ces changements se sont traduits par une légère baisse du taux de ponte ( 1 %).« En ajoutant le prix de la graine de lin à cette baisse de productivité, dit Patrice Brochu, il en Composition en matières grasses d'un œuf de 50 g (calibre gros) Matières grasses Oméga 6 Oméga 3 Mono insaturées Saturées Cholestérol Source : Avibro œufs Oméga 3 4.5 g 0,76 g 0,36 g 2,0 g 1.4 g 180 mg œufs réguliers 4,9 g 0,62 g 0,045 g 2,5 g 1,8g 190 mg REDRESSEMENT de POULAILLERS et autres bâtiments Hilaire Gagné inc.(819) 397-2333 Travaux en toute saison 805 Saint-Louis, C.P.129 Saint-Cyrille, Qué.J1Z 152 Jean-Paul Gagné Président 42 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 résulte une augmentation du coût de production d'environ 10 %.» Cette augmentation est difficile à évaluer à l’épicerie.En effet, les commerçants se servent souvent des œufs réguliers comme produits promotionnels et en baissent le prix.Selon Patrice Brochu, il faut comparer les œufs enrichis aux œufs faibles en cholestérol ou aux œufs « naturels » sur lesquels il n’y a pas de rabais.Chez Avibro, on vend aussi des œufs faibles en cholestérol.On destine à ce segment de marché les œufs pondus pendant les quatre premiers mois de ponte.Comme ces œufs ont un jaune plus petit, ils ont un taux de cholestérol plus faible.Les poules produisant les œufs « naturels » ne consommeraient que des céréales produites sans engrais minéraux ni pesticides.Avibro vend ses œufs Soleil dans l’ensemble de son réseau de distribution.Outre la région de Québec, ce réseau s’étend des Cantons-de-l’Est à la Gaspésie et comprend la Côte-Nord et le Saguenay-Lac-Saint-Jean.Ailleurs au Québec, les consommateurs peuvent se procurer les œufs enrichis de La Ferme Saint-Zotique qui distribue sa production à Montréal et dans l’ouest du Québec.Une source alimentaire de premier choix Selon la Fédération des producteurs d’œufs de consommation du Québec, la venue sur le marché des œufs enrichis d’oméga 3 représente une avenue positive.« Mais les œufs réguliers sont encore une source alimentaire de premier choix, précise le responsable de la publicité et de la promotion de la fédération, François Ménard.Il ne faut pas faire croire aux consommateurs que les œufs enrichis sont les seuls valables pour la santé.» M.Ménard rappelle notamment que la consommation de matières grasses et de cholestérol n’est pas nécessairement nuisible à la santé.« Ce sont les excès qu’il faut éviter », dit-il.Enfin, il précise que le taux de cholestérol sanguin n’est pas uniquement influencé par les aliments consommés, mais aussi par la génétique, le tabagisme et le niveau d’activité physique.¦ /S af EAU FROIDE CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES • Laveuse de série 1000 à 3000 lb/po2 à montage direct (moteur-pompe) • Pompe »General» à piston-céramique (base d’huile) • Moteur électrique ou à essence • Cadran à pression • Protecteur thermique de 145°F • Filtre 100 maille • Contenant pour le détergent • Gamme d’accessoires servant à augmenter votre efficacité : pipeline, jet rotatif, mousseur, 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apportées : drainage souterrain et nivellement.Le prix est aussi plus élevé suivant le type de drains.Le céréaliculteur qui achète des terres doit rembourser son emprunt.Or, le rendement en maïs-grain nécessaire pour assurer les remboursements dépend non seulement du coût d’acquisition de la terre mais encore du prix obtenu pour le maïs-grain.Le prix des céréales est présentement très élevé.À 285 $ la tonne de maïs prise à la ferme, beaucoup de choses sont possibles.Mais cela durera combien de temps?Déjà le marché à terme annonce une baisse de prix pour la récolte 1996.D’où l’à-propos de la question pour les futurs acquéreurs de terre : quelle portion de rendement faudra-t-il consacrer aux remboursements de l’emprunt?Cette portion sera bien différente si l’hectare de terre est payé 1000 $ que s’il en coûte 5000 $, 5500 $ et peut-être même 6000 $ pour se l’approprier.Quant aux prix du maïs-grain, nous avons retenu trois niveaux de prix annuels moyens : 180$, 200 $ et 220 $ la tonne métrique.Guy Beauregard est conseiller régional en gestion et économie à la direction régionale des Bois-Francs du MAPAQ.Les rendements nécessaires pour couvrir les remboursements de crédit agricole oscillent entre 4,1 et 5,2 tonnes pour un coût de terre de 1000 $ l’hectare (voir le tableau I).À 6000 $ l’hectare, il faut obtenir des récoltes entre 6,7 et 8,4 tonnes de maïs pour défrayer les 601,62 $ d’intérêts et de remise de capital.Entre les deux, il y a toute la gamme des rendements.Pour un même prix, 180 $ la tonne par exemple, c’est entre 5,2 à 8,4 tonnes l’hectare qu’il faut obtenir.À 200 $ la tonne, la fourchette oscille entre 4,6 et 7,4 tonnes.Au prix de 220 $ la tonne, les exigences sont moindres : 4,1 à 6,7 tonnes l’hectare.Il faut dire toutefois que ces rendements concernent les céréaliculteurs qui possèdent tous leurs machines aratoires, leur séchoir, leurs silos à grain et leur camion de livraison.De plus, les superficies nouvellement acquises ne contribuent aucunement à assumer le coût de vie du producteur ni à faire les paiements existants sur sa machinerie et ses équipements.Si le céréaliculteur désire en outre que cette nouvelle terre contribue à défrayer une partie de son coût de vie, il faut hausser le niveau de rendement d’autant.Dans le cas d’un producteur qui possède dorénavant 290 hectares de terre cultivable et dont le coût de vie est de 29 000 $ l’an, chaque hectare de terre doit supporter 100 $.Le remboursement de 100,27 $ se change en une obligation de 200,27 $.Pour couvrir cette nouvelle exigence, il faudra produire 0,65 tonne de plus de céréales, si le prix du maïs est de 180 $ la tonne, 0,58 tonne si le prix est 200 $ la tonne et 0,52 tonne, si le I- Rendement nécessaire l’hectare pour couvrir seulement les remboursements sur l’emprunt (I) (Taux d’intérêt : 8 %; durée de l’emprunt : 20 ans) Coût d’acquisition Remboursements Rendement à obtenir l’hectare par an si prix du maïs (2) 180 $/t 200 $/t 220 $/t 1000 $ 100,27 $ 5,2 t 4,6 t 4,1 t 1500 $ 150,86 $ 5,5 4,9 4,4 2000 $ 200,54 $ 5,8 5,1 4,6 2500 $ 250,68 $ 6,1 5,4 4,9 3000 $ 300,81 $ 6,5 5,7 5,1 3500 $ 350,95 $ 6,8 6,0 5,4 4000 $ 401,08$ 7,1 6,3 5,6 4500 $ 451,22 $ 7,4 6,6 5,9 5000 $ 501,35 $ 7,8 6,9 6,2 5500 $ 551,49 $ 8,0 7,2 6,4 6000 $ 601,62 $ 8,4 7,4 6,7 Ajoutez pour : • Coût de vie +0,65 t +0,58 +0,52 t • Renouvellement de machinerie +0,90 t +0,80 +0,72 t (1) Le céréaliculteur possède toutes les machines aratoires, son séchoir, ses silos à grain, son camion de livraison et il travaille pour rien.(2) Calculé à partir de la marge sur les frais déboursés, Budget maïs-grain 1996, G.Beauregard et A.Brunelle, agronomes, juin 1996.44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ! OCTOBRE 1996 À 285 $ la tonne de maïs prise à la ferme, beaucoup de choses sont possibles.Mais cela durera combien de temps?prix est 220 $ la tonne.Les rendements pour un prix d’achat de 1000 $ l’hectare deviennent 5,8 tonnes (180 $/t), 5,2 tonnes (200 $/t) et 4,6 tonnes l’hectare (220 $/t).À l’autre extrémité, les rendements sont majorés à 9 tonnes ( 180 $/t), 8 tonnes (200 $/t) et 7,2 tonnes l'hectare (220 $/t) pour un coût d’achat de 6000 $ l’hectare.Au surplus, si le producteur désire que la nouvelle acquisition contribue également aux coûts de renouvellement de la machinerie et de l’équipement, il faudra accroître à nouveau les rendements des champs.Prenons notre céréaliculteur qui possède 290 hectares de terre et un parc de machinerie et d’équipement d’une valeur de 500 000 $.Il aimerait le renouveler sur une base de 12 ans.Il doit par- conséquent réinvestir en moyenne 42 000 $ chaque année.Chaque hectare de terre devra générer 140 $ de revenu additionnel.À 180 $ la tonne de maïs-grain, c’est 0,9 tonne de plus à produire.À 200 $/t, c’est 0,8 tonne et à 220 $/t, 0,72 tonne.Pour un coût d’acquisition de 1000 $ l’hectare, les rendements à tirer des champs pour satisfaire aux trois conditions, soit le remboursement des annuités du crédit agricole, la contribution au coût de vie de l’agriculteur et au renouvellement de la machinerie, deviennent 6,7 tonnes (180 $/t), 6 tonnes (200 $/t) et 5,3 tonnes (220 $/t).Pour un prix de 6000 $ l’hectare, les rendements à viser pour satisfaire à l’ensemble des conditions sont 9,9 tonnes ( 180 $/t), 8,8 tonnes (200 $/t) et 7,9 tonnes l’hectare (220 $/t).L’emprunt contracté pour financer l’achat de la terre a été réalisé pour une durée de 20 ans au taux annuel de 8 %.Le producteur a choisi d’effectuer des remboursements mensuels de capital et d’intérêts.Le remboursement d’un tel emprunt est de 8,35 $ par mois sur chaque tranche de 1000 $ empruntée.Cela donne des remboursements de 100,27 $ par année.Le budget ayant servi à établir les revenus de la culture du maïs a pour toile de fond les trois prix du maïs, soit 180 $, 200 $ et 220 $ la tonne ainsi que le prix des intrants au printemps 1996 (voir le tableau II).¦ II- Budget maïs-grain (par hectare) Quantité Prix Unité Débours A- Produits Grain 86 % m.s.7500 kg 180 $ 1000 kg 1350,00 Compensation ASRA 0 Total 1350,00 B- Frais déboursés 1 - Approvisionnements Semence grains 70 000 120 $ 80 000 105,00 Fertilisants (160-50-75) : 0-0-60 125 kg 292 $ 1000 36,50 22-22-0 225 kg 430 $ 1000 96,75 27,5-0-0 400 kg 363 $ 1000 145,20 Pierre à chaux 0,5 t 25 $ 1 12,50 Pesticides postlevée :* Ultim 25 DF 100 g 192 $ 400 48,00 Pardner280 g 1 L 123,70 $ 8 15,46 Surfactant Ag-Surf 1 37,34 $ 4 9,34 Total 468,75 * Ne convient pas au maïs inférieur à 2500 UTM 2- Opérations culturales : Labour (loam) 16,32 Hersage lourd et léger 10,05 Épandage d'engrais 2 fois 5,38 Semis 8,67 Pulvérisation 1 fois 1,67 Sarclage 1 fois 3,18 Battage 26,60 Transport à la ferme 4,49 Mac h age des tiges 3,41 Total 79,77 3- Entreposage et marketing Séchage (30 % à 14 %) 101,78 Entreposage et aération 6,83 Transport au centre de grain 27,00 Total 135,60 4- Autres frais Assurance-récolte 35,80 Cotisation ASRA préliminaire 41 Plan conjoint 5,63 Main-d’œuvre salariée Entretien de la terre Intérêt sur ouverture de crédit Total Total des frais déboursés C- Marge sur frais déboursés (A-B) Source : C.Beauregard et A.Brunelle, agronomes 50,00 20,63 50,23 203,28 887,40 462,60 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 45 PHOTO : PIERRE SAURIOL Horticulture Les fonds privés au secours de la recherche En souscrivant une partie des fonds de recherche, les producteurs déterminent eux-mêmes les objectifs des projets.par Pierre Sauriol Les restrictions budgétaires des gouvernements diminuent les budgets alloués à la recherche agricole.Pour compenser, on a développé de nouveaux modes de financement.Ces nouvelles ressources impliquent les producteurs, leurs associations professionnelles, les fournisseurs d’in-trants.Plusieurs formules sont mises de l’avant : utilisation de crédit d’impôt pour la recherche, investissement public égal à celui du privé, etc.Ainsi, le gouvernement fédéral, par le biais de ses Centres de recherche agricole, investit autant d’argent que le proposeur d’un projet dans un programme de partage des frais d’investissements en recherche.Le proposeur peut même offrir une contribution non financière comme du travail, une location de terrain ou d’équipement.Des avantages Cette formule, qui a déjà permis des entrées de fonds importantes, incite les chercheurs à répondre aux besoins de ceux qui financent la recherche.En fait, elle les rapproche des besoins de la clientèle.Pour susciter d’autres entrées de fonds, les chercheurs publient rapidement leurs résultats.La formule partenariat a, d’autre part, déjà suscité des rencontres annuelles d’orientation de la recherche avec les producteurs ou des journées d’accueil « portes ouvertes ».Un tel système permet de démarrer rapidement des projets urgents.Fini les longs délais à établir en comités consultatifs des priorités de recherche difficiles à respecter à cause Pierre Sauriol, agronome, est conseiller en horticulture au MAPAQ, à Saint-Rémi.agricole des budgets restreints; il suffit de trouver des producteurs ou un organisme intéressés à payer.Ainsi, les producteurs de laitue et leurs réseaux de dépistage ont uni leurs dollars.Soutenus par des centres agrochimiques, ils ont financé de la recherche sur des maladies de la laitue.Près de 10 000 $ ont été souscrits.Cet effort financier a entraîné une mise égale du fédéral et l’appui de chercheurs français.Finalement, la somme investie par les producteurs a suscité 50 000 $ de fonds de recherche.Pas si mal.À la suite de cette expérience positive, les producteurs d’oignons ont souscrit plus de 10 000 $, ce qui suscitera de la recherche pour 30 000 $ en 1996 à cause de programmes provinciaux qui ont appuyé le projet.Et ce sont les producteurs qui ont déterminé les objectifs du projet avec les chercheurs.Et des inconvénients Tout de même, lorsqu’un proposeur individuel profite de crédits d’impôts à la recherche, il lui en coûte peu pour orienter la recherche pour son bénéfice personnel.Et ce proposeur exige parfois des clauses de confidentialité des résultats.Les résultats de certaines recherches ne seront donc pas vulgarisés immédiatement : ils serviront à ceux qui ont payé et qui en profitent pour accroître leur avance technologique.Les autres producteurs n’ont pas accès à cette recherche, pourtant financée par les fonds publics à 50 %.D’une part, en cette ère où l’individualisme prime, plusieurs n’y voient rien de bien grave.D’autre part, le secteur horticole a besoin de toutes ses ressources humaines et financières.La recherche n’est-elle disponible que pour solutionner les problèmes des bien nantis ou de ceux qui peuvent se regrouper?46 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 De leur côté, certains chercheurs sont mal à l’aise face à ces clauses de confidentialité des résultats.S’ils trouvent la réponse à un problème, ils veulent la communiquer à tous.Heureusement, la clause de confidentialité a été éliminée de certains projets.Enfin, malgré ces irritants, la recherche en partenariat doit être soutenue, les avantages dépassant les inconvénients.La recherche durable en péril Avec le retrait partiel de l’État dans la recherche, un autre problème s’annonce.Si la recherche est financée au complet par des fournisseurs d’intrants ou par des producteurs qui désirent des solutions à court terme, qu’adviendra-t-il des recherches concernant les méthodes plus durables, telle que la conservation des sols?Qui va payer pour développer des approches cultural es positives pour la société mais sans retombées pour le payeur?Prenons l’exemple du dépistage.Lorsqu’on l’a développé, les producteurs désiraient un nouvel insecticide pour contrôler le charançon.Ils auraient sans doute payé pour en obtenir un.Ils ne l’auraient sûrement pas fait pour mettre au point une méthode de prévention et de dépistage.On peut donc se demander qui va investir en recherche sur des productions maraîchères en développement ou potentiellement intéressante?Et qui va convaincre des producteurs aux moyens financiers limités d’investir dans la recherche?Un besoin de fonds publics On doit maintenir un minimum de ressources financières pour assurer la poursuite de ce type de recherche ou de la recherche fondamentale qui ne rapporte pas à un groupe en particulier.Sinon, les projets jugés non rentables pas les bailleurs de fonds mais qui pourraient être très rentables pour la société risquent d’être éliminés.D est même dans l’intérêt des producteurs de défendre les budgets de recherche.Les restrictions des budgets de recherche sont les mêmes chez nos voisins du sud.Or, la productivité reconnue de l’agriculture nord-américaine est le fruit de décennies de recherches dans les universités et les stations de recherche.Leurs découvertes ont permis à des compagnies privées de commercialiser les produits qui en découlaient Par exemple, les atmosphères contrôlées, la réfrigération et le prérefroidissement sont le fruit de plusieurs décennies de recherches.Bref, il faut s’assurer que malgré les coupures de personnel et de budget, on ne laisse pas en plan des années de recherches.Et il faut éviter que les résultats demeurent sur les tablettes.¦ m (P*MET11i%) ?Efficace et économique ?Facile à utiliser Peut s'appliquer en lotion ou en vaporisation Contrôle aussi les poux suceurs et mordeurs Consultez votre vétérinaire A.P.A.RHÔNE MEFUEUX, CANADA.*VC VictoriaviHe, QC.G6P 1B1 LE BULLETIN DES AGRICULTEUR S / OCTOBRE 1996 47 : PIERRE DUBOIS Forêt Des copeaux de feuillus pour refaire vos sols En se décomposant, les éléments nutritifs de /'écorce enrichiront le sol.par Pierre Dubois Pour reconstituer la richesse d’une terre épuisée par trop d’années d’agriculture intensive, il suffit d’y mélanger des copeaux faits de branches ou de broussailles de feuillus.La fertilité du sol sera rapidement stimulée.Cela semble trop simple pour être vrai.Depuis plusieurs années, un professeur en Sciences forestières de l’Université Laval, Gilles Lemieux, s’intéresse aux bois rameaux fragmentés.En fait, il s’agit de copeaux faits de branches ou de broussailles.Pour revitaliser un sol agricole épuisé, M.Lemieux n’hésite pas un instant : « C’est une garantie de succès à condition d’avoir un bon drainage et de ne pas travailler avec des conifères.» Les copeaux doivent être faits avec des rameaux de peupliers faux-trembles, de bouleaux, d’érables, d’aulnes, de saules, etc.On peut utiliser une dé-chiqueteuse (chipper), mais selon Gilles Lemieux, une fourragère à mais fait tout aussi bien le travail.Pour épanche une faible couche de copeaux sur le sol, un épandeur à fumier solide fait très bien l’affaire.Ensuite, M.Lemieux suggère l’utilisation d’une herse agricole pour mélanger les copeaux aux 10 premiers centimètres du sol.La structure du sol se modifiera rapidement, selon le professeur.Des Pierre Dubois est ingénieur forestier.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 agrégats (mottes) commenceront à se former, le sol brunira et les vers de terre deviendront plus abondants.On assisterait aussi à une sorte de décompactage du sol.Dès l’année suivante, M.Lemieux parle d’un rendement agricole supérieur de 30 à 40 %.Deux ans après le traitement, l’augmentation des rendements sera encore plus surprenante.Sur le territoire de la Forêt Montmorency de l’Université Laval, Gilles Lemieux a tenté l’expérience avec une plantation de pin sylvestre installée sur un sol forestier mélangé avec des copeaux d’aulne.Après 16 ans de croissance, sa plantation affiche une production en volume 5 fois supérieure à la plantation sur sol témoin.Pour expliquer ses résultats, le scientifique a fouillé les mécanismes physicochimiques et biologiques du sol.Le bois est composé d’hémicellu-lose, de cellulose et de lignine.La dégradation de la lignine serait responsable de l’impact bénéfique des bois ra- Les bois rameaux fragmentés sont de simples copeaux de bois de feuillus qu’on mélange au sol.méaux fragmentés (BRF).Lorsqu’on introduit les copeaux dans le sol, les agents biochimiques naturellement présents dans le sol, des champignons et des enzymes, brisent les liens chimiques de la lignine.Cette opération donne de l’énergie au sol.En se décomposant, les éléments nutritifs contenus dans l’écorce enrichiront le sol.Avec les BRF, les champignons à chapeaux, présents seulement dans les sols forestiers, coloniseront le sol agricole.Ce processus s’apparente à la pédogénèse, un terme scientifique désignant la formation du sol lui-même.« Il ne faut surtout pas ajouter une source artificielle d’azote, d’origine animale ou chimique, dit M.Lemieux.Elle bloquerait la dégradation de la lignine.» Beaucoup de bons sols agricoles du Québec, et d’ailleurs du monde, sont issus d’anciennes forêts feuillues.« La terre a été forestière pendant des millé- naires », dit le professeur.D y a 10000 ans, les glaciers se sont retirés de notre continent en laissant une terre inculte.La végétation s’y est développée et, grâce à certains cycles écologiques, le sol est devenu de plus en plus fertile.Or, des décennies d’agriculture l’ont parfois dégradé.« Les bois rameaux fragmentés peuvent redonner au sol sa richesse initiale », affirme M.Le mieux.La résistance vaincue L’idée d’utiliser des bois rameaux fragmentés vient d’Edouard Guay, un ancien sous ministre du ministère des Terres et Forêts (1974).Depuis déjà plusieurs années, un Groupe de coordination des bois rameaux fragmentés fait la promotion de la méthode.Au Québec, ce groupe tente de vendre son idée au monde de l’agriculture.« Les agronomes résistent et confondent avec l’emploi de sciures de bois pour amender les sols », remarque M.Le mieux.Cette dernière pratique offre évidemment des résultats désastreux puisqu’il s’agit de bois de conifères sans écorces.« Les gens ne croient pas aux résultats.Cela dépasse les connaissances agricoles traditionnelles », affirme encore le professeur.En poussant plus loin sa réflexion, il croit les BRF trop en marge de l’économie.« Comme il n’y a pas d’argent à faire avec cela, l’industrie ne s’y intéresse pas », poursuit-il.Les copeaux de branches sont accessibles à tout le monde.Les demandes de financement de travaux de recherche et développement du professeur auprès du gouvernement provincial se sont soldées par des réponses négatives.Gilles Lemieux a tout de même reçu l’appui de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) pour tenter des expériences à petite échelle au Sénégal, en Côte d’ivoire, en République Dominicaine et en Ukraine.Le professeur y traite des terres agricoles dégradées par la production de maïs, de bananes, de café, de blé, etc.En Belgique, en s’inspirant de ses méthodes, les agriculteurs ont triplé leur rendement en pommes de terre et en fraises.¦ Croyez-moi, il n y a rien de mieux!" Avec plus de 70 ans d1 excel lence en innovation et ingénierie allemande, ce n'est pas surprenant que la scie à chaîne STIHL soit la mieux vendue dans “Trousse Wood-Pro" gratuite chez votre détaillant de service complet STIHL participant à l'achat d'une nouvelle scie à chaîne SHHL 009L 017.021.023,024.025.026, 029.034.036.ou 039.jusqu'à 80$" sur les scies à chaîne STIHL 025,026 et 039.De plus, pour un temps limité, vous recevrez gratuitement une trousse Wood-Pro” d'une valeur de 75$ à l'achat de certains modèles de scies à chaîne STIHL __________________ Essayez-la avant de l'acheter chez votre détaillaint de service complet STIHL Satisfaction garantie ou argent remis! "Jusqu'au 30 novembre 1996 ou jusqu'à épuisement des i m 1 inventaires chez les défaS- IjM lants STH.participants." STIHL le monde.Maintenant, la qualité STIHL est encore plus abordable avec des rabais allant LE BULLE TU DES AGRICULTEUR I OCTOBRE 19% Nouvelles de l’industrie Le plus grand lancement de l'histoire de La lumière se tamise lentement Le bruit des voix diminue au même rythme, comme si elles étaient reliées au même interrupteur.Et pas moins de 4 000 diapositives commencent à défiler sur sept écrans géants.Tantôt elles s’arrêteront pour laisser la place à un chanteur country, tantôt pour laisser défiler un groupe de machines.Un spectacle d’une heure et demie chaudement applaudi par un public de concessionnaires venus assister au plus grand lancement de l’histoire de John Deere.Au palais des congrès à Albuquerque au Nouveau Mexique, cette soirée a donné le coup d’envoi à un séminaire de deux jours et demi auquel les 1700 concessionnaires John Deere venus d’un peu partout en Amérique du Nord ont participé à tour de rôle durant le mois d’août.Le lendemain matin, une armée de formateurs attendait au champ de pied ferme.Autour d’eux, un arsenal d’équipements verts parsemaient le terrain.En vedette, la compagnie a présenté la toute nouvelle série 8000T sur chenilles de caoutchouc.Offerts à partir de juin prochain, ces tracteurs proposent un choix de traction pour les puissances comprises entre 160 et 225 chevaux.Pour les amateurs de grandes puissances, John Deere présentait la série 9000, quatre nouveaux modèles articulés équi- John Deere pés de moteurs développant entre 260 et 425 chevaux.La série 6000 peut recevoir une cabine surbaissée pour répondre aux exigences des vergers ou du travail dans les bâtiments.Les modèles 5400N et 5500N peuvent aussi être coiffés d’une cabine installée à l’usine.Enfin, la série 6000 peut être équipée de la transmission PowrQuad et de l’inverseur de marche situé du côté gauche de la colonne de direction.La série 7000 est remplacée par les 7000 dix : cinq modèles dont la puissance varie de 95 à 150 chevaux.Le moteur 8,1 litres du 7710 de 130 ch et du 7810 de 150 ch fournit 10 à 12 chevaux additionnels lorsque la charge augmente et fournit une augmentation de couple de 50 % au besoin.Pour répondre à la tendance vers un travail minimum du sol, John Deere a apporté une douzaine de modifications sur l’unité de semis MaxEmerge 2.L’unité MaxEtnerge Plus est plus forte, plus précise et plus facile à ajuster.Elle peut être équipée du nouveau moniteur Seed Star, compatible avec le Green Star, le système pour l’agriculture de précision.John Deere vous invite à visiter son site Internet http://www.deere.com Pour ce qui est des planteurs à maïs, trois nouveaux modèles font leur apparition.Des modèles plus souples quant à l’espacement, entre autres un planteur à 20 pouces.Et comme il faut penser aussi à la récolte, John Deere propose deux nouveaux nez à maïs.Le premier récoltera 12 rangs à 20 pouces, le deuxième, 12 rangs à 22 pouces.Pour compléter le tout, Deere est définitivement engagé dans la voie de l’agriculture de précision avec le GreenStar et les semis à taux variables.Enfin, pour les grandes surfaces de céréales, John Deere offre le semoir pneumatique 787 qui combine outil de préparation de terrain et chariot de réserve.On a profité de l’événement pour lancer les sept modèles de presses à balles rondes de la série 6.Le plus petit modèle, la presse 446 fabrique des balles de 4 pieds sur 4 pieds tandis que la plus grosse, la 566, donne des rouleaux de 5 pieds de largeur sur 6 pieds de hauteur.Pour l’ensilage, le modèle 456 est offert en version Spécial ensilage capable d’avaler du foin à 60 ou 70 % d’humidité.Dédiée aux fermes de grandes surfaces ou pour les travailleurs à forfait, John Deere lance la faucheuse-condi-tionneuse automotrice 4890.Parmi les caractéristiques exclusives, un inverseur de marche sur le mécanisme d’alimentation permet à l’opérateur de débourrer sa machine sans descendre de la cabine, spacieuse à souhait Pour les fermes moins grandes, John Deere _______________ offre la faucheuse condidonneuse à huit disques MoCo 945 avec pivot central.¦ LE BULLETM DCS AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 PHOTOS i SIMON M.GUERTtN Nouvelles de l’industrie Northrup King a reçu la permission du gouvernement de commencer à vendre son nouveau maïs Bt au Canada.Il s’agit là de la première homologation au Canada de la protection anti-insectes YieldGard de Monsanto.Combiné à la technologie de Northrup King, YiledGard fournit au plant de maïs entier une bonne protection contre la pyrale durant toute la saison.Ces hybrides, qui seront disponibles pour les semis de 1997, assureront une protection « intégrée » contre un ravageur qui coûte aux producteurs canadiens de maïs des pertes de rendement d'une valeur estimée à près de 100 millions de dollars par année.Deux hybrides homologués, le N4242Bt (3000 unités thermiques) et le N4640Bt (3100 unités thermiques), seront disponibles pour les semailles de 1997.Sous réserve de leur homologation, on s’attend à ce que les versions Bt des hybrides N2555 (2650 unités thermiques) et N3030 (2800 unités thermiques) soient en vente pour la saison prochaine.Maïs résistant à la pyrale Remise de bourses Le président du Comité des bourses et vice-doyen à l’enseignement et à la formation continue de l’Université Laval, Alain As-selin, a dévoilé le nom des étudiants récipiendaires de bourses offertes par Grégoire et fils inc.Le Comité des bourses, après consultation auprès des directrices et directeurs de programme concernés, retient le nom des personnes méritantes selon les critères exigés par chacun des donateurs.Les récipiendaires de la bourse offerte par Grégoire et fils sont Jean-François Huot, Marina Lambert, Dany Pelletier et Francis Pouliot du programme de génie rural., o g Jean-François Huot, Jean-François Hamel de Grégoire et fils, Dany Pelletier et Marina Lambert.Absent sur la photo : Francis Pouliot.Nomination Catherine V.Gauthier, représentante pour les produits agricoles DuPont au Québec, vient d’être nommée présidente de l’Institut pour la protection des cultures.Elle sera secondée dans sa tâche par Glen Leten-dre de Zeneca qui agit comme vice-président.Composent également le conseil d’administration Bernard Laprise de Semico, vice-président, et Yvon Thérien de Ciba, secrétaire-trésorier.Auparavant, Mme Gauthier s’occupait du Comité du recyclage des bidons vides pour cette association; son effort devait se traduire par une récupération de 40 000 contenants en 1996 sur 65 sites.Collaboration dans le mais AgrEvo et Pioneer Hi-Bred collaboreront à la commercialisation du système de haute technologie Liberty Link dans le maïs.Les hybrides de maïs de marque Pioneer contenant le gène Liberty Link résistent aux applications de l’herbicide Liberty.L’herbicide Liberty, mis au point par AgrEvo, est un produit de postlevée non sélectif caractérisé par un mode d’action exceptionnel et une répression à large spectre des mauvaises herbes.Ceci confère aux producteurs une souplesse exceptionnelle et assure la sécurité des cultures.AgrEvo s'attend à obtenir l’homologation de l’herbicide Liberty plus tard en 1997; le produit sera offert pour la saison de croissance de 1998.Nouveau produit Freins d’urgence sur les wagons Unverferth élargit sa famille de wagons à grains en offrant des capacités de 450,550 et 625 boisseaux.Tous les panneaux de côté sont fabriqués d’une seule pièce pour ajouter à la rigidité.Les roues arrière sont équipées de freins d’urgence hydrauliques sur tous les modèles.Le plus gros modèle possède par contre des freins aux quatre roues.Distributeurs à balles rondes «Alfred» Laveuses à pression et accessoires Treuils à balles rondes Séparateurs d'eau d’érable AIrablô (819) 828-2828 LES PETITES ANNONCES CAGES ET COUVEUSES Cages à lapins, cailles couveuses pour amateur et prolessionnel.Pour catalogue, écrire à Ranch Cunicole G.L.R.Inc.215, Rapide Plat Nord, St-Hyacinthe, Qc.J2S 8B1.Tél.: (514) 799-5170 TAPIS DE CAOUTCHOUC POUR ÉTABLE DIMENSIONS SUR MESURE SI DÉSIRÉ LÉVIS : 1-800-463-5282 Chaîne d'écureur d'étable Fabriquons 2 modèles, mêmes spécifications que Idéale ou Houle, s'adapte à tout écureur existant.Neuve (testee par des ingénieurs), lait d’acier grade de 1" qualité, directement de l'usine, 6,35$/pi.palette 2".Clients très satisfaits.Comptant.Granby, 600 Moeller, Parc industriel (514) 372-6459, soir: (514) 372-8664.f Réfrigération ?COMMERCIALE, LAITIÈRE, ETC.Service 24h/jours - (15 ans d'expérience) Ragette: 821-6624 PHOTOS: MARC-ALAIN SOUCY Nouvelles de l’industrie Le Challenger arrive au Québec Le Challenger allie la mobilité et la vitesse des pneus à l'efficacité et la performance des chenilles.Dans le hangar de la ferme de Jean-François Gross de Saint-Cutbert, les haut-parleurs crachaient une musique disco saccadée.Tout à coup la lumière s’assombrit, le temps que le nouveau Challenger 45 de Caterpillar traverse la porte tous phares allumés.Petit à petit, le ronronnement du moteur remplit le bâtiment jusqu’à ce que s’évanouisse la musique.Après un long moment, le silence reprend ses droits pendant qu’un léger nuage de diesel glisse lentement vers l’extérieur.Les 75 agriculteurs, agronomes et journalistes présents sont restés bouche bée quelques secondes, le temps que la pluie qui martelait la toiture de tôle du bâtiment les ramène à la réalité.Ce 19 juillet 1996, Hewitt venait de lancer officiellement au Québec le tracteur agricole Challenger de Caterpillar.Depuis des années, ce fabuleux joujou de la technologie fait parler de lui dans les magazines américains.Il n’y en avait aucun spécimen au Québec jusqu’à ce que Jean-François Gross en fasse l’essai à Saint-Cutbert cet été.Évidemment, il attire l’attention ce tracteur à chenilles de caoutchouc qui, pas de doute possible, n’est pas un « bulldozer ».par les avantages anti-compactage des chenilles.« Évidemment, dit-il aux agriculteurs présents, vous pouvez perdre cet avantage si vous traînez de l’équipement trop lourd derrière ce tracteur.» Plusieurs agriculteurs ont également apprécié la possibilité qu’offrent les chenilles d’entrer plus tôt aux champs.Avantage qui plaît à ceux qui veulent se lancer dans les travaux à forfait.Surtout quand les conditions des champs laissent à désirer.Les chenilles du Challenger sont disponibles en 5 largeurs variant de 16 à 32 pouces de façon à s’adapter aux différentes conditions de terrain.La largeur entre les chenilles peut également s’ajuster afin de s’adapter à chaque culture.Les agriculteurs présents ont eu l’occasion de voir le Challenger aux prises avec une grosse sous-soleuse bien plantée en sol humide.Selon ceux-ci, le Challenger glisse moins qu’un tracteur traditionnel malgré le sol mouillé.Et ce n’était pas la puissance qui manquait car le moteur des Challenger 35 et 45 est un « Proven Cat 3116, 6 cylindres » balancé, nous dit-on, pour donner souplesse et performance supérieures.Cockpit Le conducteur dispose d'un volant inclinable et de tout l’arsenal qui fait de son cockpit un super-nintendo agricole.D’un geste de la main, on fait le tour de la transmission « Power Shift », les vitesses défilent sur le tableau de bord comme sur son chronomètre.On avance, recule en douceur sans rien perdre de vue.Le Challenger tourne sur lui-même comme une ballerine.Bref, son seul problème c’est qu’il ne vole pas.Malgré son volant, le Challenger, comme c’est le cas des tracteurs articulés, ne se conduit pas exactement comme un tracteur traditionnel.C’est plus une question de sensation au volant que de performance.Selon les commentaires recueillis, il ne serait pas idéal pour les promenades du dimanche après-midi sur la route.Les chenilles de caoutchouc sur l’asphalte occasionnent une vibration qu’on ne rencontre heureusement pas au champ.¦ Pour le directeur régional des ventes chez Hewitt, Laurier Larose, le Challenger allie la mobilité et la vitesse des pneus à l’efficacité et la performance des chenilles.Des avantages agronomiques L’agronome André Bru-nelle, présent au lancement, a été impressionné Le président de Hewitt Équipement Limitée, M.Hewitt, s'est fixé comme objectif de vendre quatre Challengers au Québec cette année.Les chenilles de caoutchouc offrent la possibilité d’entrer plus tôt aux champs.52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 IB l|im Construction 555, boul.Industriel St-Eustache (Québec) J7R 5R3 Téléphone: (514) 472.7770 Télécopieur: (514) 472.1742 alÇTFFIWflV Morne au & Thibodeau , sur la Pulvérisation ROMARO LIMITEE FABRICANT DE FERMES DE TOIT ET DE POUTRELLES DE PLANCHER SAINT-VICTOR, BCE 1-800-463-9491 LA PRAIRIE Mti: 1 -800-461 -4044 6 et 7 novembre 1996 INFORMATION: (418) 523-5411 (Québec ot les environs) 888-535-2537 /extérieur de Québec, lig Nombre d'inscriptions limité à 100 personnes.Aucune inscription ne sera acceptée sur place Nos produits sont plus économiques et offrent meilleure résistance au feu que l'acier.Tous nos plans sont vérifiés et approuvés par nos propres ingénieurs professionnels Laissez-vous séduire par notre expertise dans la conception de bâtiments agricoles.Consultez nos experts! ROMARO votre spécialiste en structure de bois 1645 Le Conseil des productions animales du Québec 20e Symposium sur les bovins laitiers Le 24 octobre 1996 Centre des congrès de Québec, Québec « Depuis 20 ans, le rendez-vous qui s’impose » Programme ?Concepts et stratégies alimentaires pour la vache haute productrice ?L’évolution de la performance des fermes laitières du Québec ?Les évaluations génétiques, grâce à vous, pour vous ?Vingt ans de Symposium sur les bovins laitiers : la petite histoire d'un grand événement ?L'industrie laitière s’engage sur l’autoroute de l’information ?La gestion de la santé, est-ce que ça vaut le coût?La gestion d’un troupeau, approche d’un producteur ?Les étables à logettes : un nouveau départ.?La stabulation libre : beaucoup plus qu’une é table Participation et coûts d’inscription Le coût est de 65 $/pers.avec repas et de 55 $/pers.sans repas (étudiants 55 $ avec repas; 45 $ sans repas) pour toute inscription postée avant le I I octobre 1996.Après cette date, ajouter 10 $/pers.au montant de l’inscription.Ces prix comprennent la TPS et laTVQ.Aucun remboursement ne sera effectué.17e Colloque sur la production porcine Le 6 novembre 1996 Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe « La volonté de se prendre en main » Programme ?Le sevrage hâtif en trois sites : du rêve à la réalité ?Le porc sur litière : qu’en est-il?Les organismes de gestion des surplus d’engrais de ferme ?Changements structuraux aux États-Unis : implications pour la filière porcine québécoise ?Rôle et impact du programme d’évaluation de porcs commerciaux (PEPC) dans l’orientation de la sélection et de la diffusion de la génétique porcine au Québec ?Influence du débit de renouvellement, de l’hygrométrie et de la température de l’air ambiant sur l’état de santé et les performances zootechniques des porcs à l’engrais alimentés ad libitum ?Évaluation in vivo de la composition corporelle des porcs à l’engrais ?L’élevage en bandes aux trois semaines Participation et coûts d’inscription Le coût est de 40 $/pers.sans repas ou 50 $/pers.avec repas (étudiants 30 $/pers.sans repas ou 40 $/pers.avec repas).Ces prix comprennent la TPS et la TVQ.Aucun remboursement ne sera effectué.Faites parvenir votre formulaire d’inscription avant le 16 octobre 1996.Colloque sur les productions avicoles 1996 Le 13 novembre 1996 Auberge Universel, Drummondville « Vers un avenir de qualité » Programme ?Tendances des marchés nord-américains de volailles : poulets, poules pondeuses et dindes ?Aperçu du marché des céréales et perspectives pour 1996-1997 ?Mise à jour des principes de ventilation des poulaillers ?Les problèmes respiratoires chez les volailles ?La qualité de l’abreuvement chez la volaille ?Atelier chair ?Atelier pondeuses ?Atelier ratites Participation et coûts d’inscription Le coût est de 50 $/pers.sans repas ou 65 $/pers.avec repas.Les coûts d’inscription comprennent la TPS et la TVQ.Aucun remboursement ne sera effectué.Le nombre de places à ces colloques étant limité, nous ne pouvons vous assurer une place ou un repas le matin même de l'événement.Aucune inscription par téléphone ou par télécopieur ne sera acceptée.Pour de plus amples renseignements, communiquez avec le service à la clientèle du CRAQ au 523-5411 (pour Québec et les environs) ou au 1-888-535-2537 (sans frais).Sx- ¦ Formulaire d’inscription O Le 24 octobre 1996 O Le 6 novembre 1996 O Le 13 novembre 1996 20e Symposium sur les bovins laitiers 17e Colloque sur la production Colloque sur les productions Centre des congrès de Québec, porcine avicoles 1996 Québec Auberge des Seigneurs, Auberge Universel, Drummondville Saint-Hyacinthe À retourner au CPAQ inc., 200, chemin Sainte-Foy, 12e étage, Québec GIR 4X6 (EN MAJUSCULES S.V.R.) Nom : Prénom : - Adresse : - Ville :__________________________________________________________Prov.:_________________Code postal :___________________________________________________________________________________ Tél.bur.:( ) ___________________________________________________Tél.rés.: ( ______)- Profession (cochez une seule case) : O Agronome O Productrice/producteur O Journaliste O Ouvrier agricole O Ingénieur O Étudiante/étudiant O Technologiste O Médecin vétérinaire O Biologiste O Autres Entreprise ou organisme :- Retourner accompagné d’un chèque au montant total de l’Inscription à l’ordre du Conseil des productions animales du Québec Inc.Les coûts d’inscription de chaque colloque sont décrits dans la section « Participation et coûts d’inscription ».54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 PHOTOS : SIMON M.GUERTIN Nouvelles de l’industrie Un lancement de taille chez Case IH Une invitation pour assister au lancement de nouveaux produits cache toujours des surprises.Cette fois, les surprises ont commencé dès l’arrivée à l’aéroport de Denver au Colorado.Perdu dans la campagne, un bâtiment à la Star Trek, ultra sophistiqué et immensément grand nous attendait.En sortant de l’avion, des wagons de train robotisés nous amenaient à nos bagages situés trois stations plus loin.Le long du chemin, une voix féminine synthétique nous tenait compa- Parmi eux, un planteur à maïs avec une unité de mesure des grains à chaque rang qui pourrait un jour concurrencer les Cyclo actuels.À partir de mars prochain, Case IH 4 r—r.f .gnie en anglais et en espagnol.En fait, l’aéroport de Denver est le plus moderne au monde.Il vient à peine d’être inauguré.La deuxième surprise était de taille : Case IH avait loué l’ancien aéroport de Denver pendant tout le mois d’août pour y tenir son sommet du siècle.Plus de 3000 visiteurs, des concessionnaires et des clients Case IH ont pu monter sur les 150 pièces d’équipement éparpillées sur les pistes encore tachées par le caoutchouc des pneus d’avion.Enfin, Case avait loué un champ où tous pouvaient faire l’essai des nouveaux Magnum série 8900, du Quadtree et d’un engin de la compétition, pourquoi pas?En tout, plus de 20 nouveaux produits ont été présentés.offrira un tracteur sur chenilles de caoutchouc.Utilisant en partie les composantes du Steiger, le Quadtrac répond aux exigences de flottaison, de puissance et de fiabilité.La compagnie a aussi lancé le plus puissant de ses modèles Steiger, le 9390 développant 425 chevaux.Ce dernier-né est le sixième de la série Steiger dont la puissance de départ se situe à 205 chevaux.De son côté, la nouvelle série Magnum 8900, en apparence inchangée, a reçu des améliorations sur 16 points.La puissance du moteur a été rehaussée de 10 %, le couple a été amélioré.Le système de refroidissement est maintenant équipé d’un ventilateur thermostatique.Et le nouveau Magnum incorpore tout le filage pour intégrer facilement la nouvelle technologie GPS, appelée AFS chez Case IH.Dans les outils de travail du sol et d'ensemencement.Case IH lançait le Concord, un semoir pneumatique à céréales.Celui-ci utilise un cul- tivateur équipé de tubulures dont la largeur peut atteindre 60 pieds et une remorque sur laquelle est monté le système de mesure et de pressurisation.Pour ce qui est du planteur Early-Riser, il est offert en configuration 12/23 rangées selon des espacements de 30 ou 15 pouces.Case IH ajoute à ses équipements une presse à balles rondes spécialement conçue pour l’ensilage.Le modèle 8435 Spécial ensilage peut s’accommoder de 60 % d’humidité.Enfin, Case a aussi présenté un accumulateur de balles pour les presses rectangulaires à balles géantes.Mais ce qui faisait la fierté dans toutes les présentations, c’est le fameux Advenced Farming Systems (AFS), la version Case IH de la technologie GPS.Chaque moissonneuse qui sortira de l’usine en 1997 sera équipée d’un moniteur de rendement, d’une antenne, d'un récepteur GPS, d’un senseur d'humidité, d'un senseur pour mesurer l'écoulement du grain et de cartes de données.Le tout viendra avec la version 2,0 du logiciel AFS.¦ Pour en savoir davantage, Case IH vous invite à visiter son site Internet : http://www.casecorp.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1996 55 PHOTOS : SYLVIE BOUCHARD Vie rurale Les gamins s’en vont à la ferme
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