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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1994-10, Collections de BAnQ.

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puissance d'OMSffiïïfâS* dans (ivermectin) Profitez de tous les avantages du Prémélange IVOMEC • Un traitement pratique pour la maîtrise des mites de la gale, des poux et des vers chez les porcs en croissance • Moins de manipulation, moins de travail, moins de stress • Un seul traitement pour la maîtrise des parasites internes et externes • L'efficacité reconnue d'IVOMEC Demandez à votre vétérinaire, à votre marchand de moulée ou à votre fournisseur de prémélange sur ordonnance du vétérinaire d'incorporer le prémélange IVOMEC dans la moulée que vous achetez pour les porcs en croissance.fXP Prémélange s-ZTO pour les porcs (ivermectin) Notre réputation est dans le sac OMERCK AGVET Merck Frosst Canada Inc., Kirkland, Québec ANTÈ MALE ««posée de Merck S Co., Inc.'"«Slaiion.N.j.É-u7 ,oss'Canada Inc., U.l, * Merck & Co., Inc., 1993, Ke Station, N.J., É.-U. PORC SRRP et entéropathie: on avance à grands pas Si I entéropathie est assez facile à traiter, il n'en va pas de même pour le SRRP.Mais de nouveaux vaccins sont sur le point d'être commercialisés.par Camille Moore Depuis bientôt sept ans, les éleveurs de porcs sont aux prises avec le Syndrome respiratoire et reproducteur porcin (SRRP ou maladie mystérieuse).C'est sans contredit la pathologie pour laquelle, dans le monde entier, on a investi le plus de temps et d'argent en recherche au cours des 18 derniers mois.L'agent causal, un artérividae, est maintenant bien connu.On observe même de légères différences entre le virus qui cause la maladie en Europe et celui que l'on rencontre en Amérique.Au Québec, on est maintenant convaincu que cet agent peut causer à la fois la forme reproductive du problème et la forme respiratoire appelée pneumonie proliferative et nécrosante.Le printemps dernier, une enquête épidémiologique menée par Agriculture Canada a établi la prévalence de la maladie à 46,5 % au Canada.Cette étude a été faite sur 2657 sujets choisis au hasard dans les différents abattoirs de porcs à la grandeur du Canada (voir le tableau).Bien que sommaire, cette étude démontre bien l'étendue du problème et ses résultats pour chacune des provinces correspondent àcequ'on rencontre cliniquement.La plus grande source de contamination Pour un élevage indemne, l'achat d'animaux porteurs est la plus grande source de contamination.On doit donc continuellement faire attention au statut sanitaire des animaux que l'on achète.Lors d'achatsde reproducteurs, on préconise la quarantaine et l'observation des sujets.Le virus peut aussi se disséminer par la voie des airs.Les Camille Moore est médecin vétérinaire.Ce sont les porcelets qui sont les plus risques sont plus grands dans les régions à forte concentration de porcs.En effet, s'il y a plusieurs troupeaux infectés, la quantité de virus excrétés dans l'air peut être très grande.Théoriquement, lorsque les verrats sont en phase aiguë de la maladie, le virus peut être transmis par leur semence.Toutefois, l'utilisation de l'insémination artificielle provenant de centres où le suivi sanitaire est adéquat demeure donc le moyen le plus sécuritaire d'introduire de nouveaux gènes dans un troupeau.Les cas aigus de la maladie sont beaucoup plus rares aujourd'hui.Ceci est probablement relié à la forte prévalence dans l'ensemble des troupeaux québécois.Dans un troupeau aptes à multiplier le virus du SRRP.complètement naïf à cette maladie, quand survient une épidémie on remarque environ 40 % d'animaux anorexiques et présentant de fortes élévations de température.De 5 à 10 % des truies avortent ou mettent bas avant terme.La mortinatalité peut atteindre 35 à 40 % pendant une période de trois à six semaines.Les porcelets nés vivants sont beaucoup plus faibles et la mortalité naissance/sevrage augmente considérablement.Pour les quelques semaines suivant une épidémie, le taux de porcelets momifiés augmente aussi énormément.Les problèmes reproducteurs durent habituellement six à huit semaines.On rencontre aussi des problèmes respiratoires importants en pouponnière.Selon le statut sanitaire 18-2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1994 donne aux troupeaux sains accès a un niveau de rendement supérieur.Lorsque votre troupeau est en santé, c'est que votre bonne gestion a permis à vos porcs d'atteindre leur potentiel de croissance.Posistac vous aidera maintenant à leur donner accès à un niveau de rendement supérieur.Le mode d'action unique de Posistac améliore le gain moyen quotidien Posistac fait partie d'une nouvelle génération d'additifs alimentaires.C'est un autre choix, après les promoteurs de croissance antibiotiques traditionnels.Utilisant un mode d'action unique qui est à son maximum même lorsque le troupeau est en santé, Posistac augmente l'énergie disponible en augmentant dans le gros intestin la production des acides gras volatiles bénéfiques (AGV).En d'autres termes, Posistac "surcharge" le système digestif de vos porcs, leur permettant de tirer plus d'énergie de leur nourriture.Résultat: une réduction des coûts d'alimentation et une croissance accélérée.Une croissance plus rapide avec une alimentation moindre.Une combinaison gagnante! Vous diminuez vos frais d'opération et votre troupeau atteint de nouveaux sommets de rendement.Posistac Nous ajoutons à voue bonne gestion.Santé animale ICCPPl * Posistac est une marque déposée de Pfizer Inc.Pfizer Canada Inc.est un usager inscrit. de l'élevage au départ, on peut voir apparaître différents problèmes secondaires.Les principaux sont des problèmes d'Haemophilus parasuis , de Streptococcussuis , d'Actinobacillus pleuropneumonia; , de rhinite atrophiante et de dysenterie.On rencontre actuellement beaucoup plus de cas chroniques de cette maladie.Dans certains troupeaux, des -cochettes séronégatives introduites dans le troupeau présentent en partie les mêmes symptômes que lors d'une épidémie aiguë.La manifestation chronique la plus importante est sans contredit en pouponnière.Les porcelets, une à deux semaines après le sevrage, sont les animaux les plus susceptibles et aussi les plus aptes à multiplier ie virus.La plupart du temps, c'est l'endroit dans l'élevage où se répand l'infection.Les outils de diagnostic se sont raffinés énormément au cours des dernières années.On peut mainte- _ nant compter sur différents tests sérologiques très valables.Il est aussi relativement facile de procéder à l'isolement du virus dans les sérums d'animaux affectés.Il s'agit sans contredit de la méthode de diagnostic la plus précise.De plus, on développe actuellement des sondes génétiques ADN pouvant déceler la présence du virus dans différents tissus.Cette méthode de diagnostic devrait être disponible bientôt.Compte tenu de la prévalence de la maladie, il peut être possible pour des troupeaux séropositifs de s'alimenter en sujets de remplacement provenant aussi de troupeaux séropositifs.Toutefois, on doit toujours faire attention de ne pas introduire dans un troupeau des sujets récemment infectés par le virus et qui l'excréteraient encore.Il semble maintenant admis qu'après l'infection, un porc excrétera le virus pendant deux à trois semaines.Si l'on procède à deux prises de sang chez un animal, à trois semaines d'intervalle, et que les titres obtenus lors de la deuxième prise de sang sont inférieurs à ceux de la première, l'animal ne devrait plus excréter le virus.Lors de cas aigus, on recommande d'arrêter d'induire les mises bas, de retarder la castration et de procéder à des traitements préventifs de routine contre la diarrhée néonatale.On recommande aussi de contrôler la température chez les truies pour réduire le nombre d'avortements.Les traitements à l'aspirine dans l'eau et des injections systématiques d'antipyrétique ont donné certains succès.On recommande enfin de ne pas saillir les truies avortées à leur première chaleur suivant l'avortement.Les verrats infectés seront probablement infertiles pour une certaine période.Il vaut donc mieux utiliser l'insémination artificielle pendant les six semaines qui suivent une épidémie aiguë.Les moyens de contrôle lors de cas chroniques sont plus difficiles à appliquer.Il faut essayer d'éliminer le virus du troupeau.Les cochettes nouvellement entrées et les porcelets en pouponnière sont les animaux qui multiplient le plus de virus.Jusqu'à présent, plusieurs essais d'éradication ont été effectués avec un certain succès.Ces programmes d'éradication sont prin- Prévalence du SRRP par province Province Nombre de sujets % positif échantillonnés Colombie-Britannique 102 15,7% Alberta .* « 416 16,4% Saskatchewan 173 13,3% Manitoba 317 42,4% Ontario 663 4Q,2 % Québec 884 78,7% Nouveau-Brunswick j 9 0 Nouvelle-Ecosse 41 58,5 % lle-du-Priaee«ÉdouaK$ 51 15,7 % Terre-Neuve 1 0 cipalement basés sur l'arrêt d'introduction de cochettes pendant environ deux mois, le vide complet de la pouponnière et le sevrage sur un autre site pendant au moins deux semaines et, enfin, le sevrage plus jeune pendant une période de deux à quatre semaines.Bien qu'à prime abord ces programmes d'éradication semblent difficiles à appliquer, c'est la méthode qui donne le plus de succès pour le contrôle des problèmes chroniques.Un vaccin servant au contrôle de la composante respiratoire du problème est actuellement disponible aux États-Unis et dans certains pays d'Europe.Ce vaccin devrait être disponible au Canada au début de 1995.D'autres vaccins visant au contrôle de la partie reproductrice du syndrome devraient être disponibles sous peu.¦ L'entéropathie proliferative L'entéropathie proliferative est une maladie présente depuis longtemps dans les troupeaux porcins.En fonction de ses différentes manifestations pathologiques, elle a été connue dans le passé sous différents noms: adé-nomatose intestinale, entérite hémorragique, entérite nécrotique, iléite régionale et entéropathie hémorragique proliferative.La manifestation clinique la plus connue est un syndrome hémorragique aigu accompagné de mortalités subites.D'autres animaux présentent une diarrhée sanguinolente quelques jours et deviennent anémiques.Bien que cette condition pathologique existe depuis longtemps, on vient juste d'en trouver l'agent étiologique, D s'agit d'un organisme intracellulaire que 1 ' on appelle pour le moment «IS-Intracellulare».On rencontre cette pathologie beaucoup plus fréquemment au Québec maintenant.Elle semble être associée aux animaux de statut sanitaire supérieur.Elle se manifeste principalement chez les cochettes nouvellement entrées en maternité et chez les porcs en fin d'engraissement.À ces endroits, les principaux symptômes sont des mortalités subites et une diarrhée grisâtre chez plusieurs sujets.Les pertes peuvent être assez importantes.Le diagnostic précis de cette pathologie n'est pas toujours facile à réaliser.Il existe actuellement une technique spéciale pour procéder à l'identification de l'agent causal, mais cette technique n'est pas disponible au Québec.On doit donc se baser sur des signes cliniques, des necropsies et des examens histopathologiques.Cette condition est habituellement facile à traiter.On obtient de bons résultats avec des antibiotiques dans l'aliment, comme la lincomycine, la tylosine ou la virginiamycine.La régie est aussi très importante.On doit procéder à un bon lavage et une bonne désinfection de tous les bâtiments où il y a eu ce genre de problème.On doit aussi diminuer le stress des animaux.Il semble que l'humidité et les écarts de température importants soient des facteurs favorisant cette maladie.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1994 OPINION Un faux débat de développement régional Le conflit actuel sur l'approvisionnement de l'Abattoir Laurentides est strictement un problème de mise en marché.par Daniel M.Goum Le débat sur la réouverture de l'Abattoir Laurentides a fait couler beaucoup d'encre.L'abattoir de Saint-Esprit est devenu en quelque sorte un symbole de la résistance de Lanaudière.À mon sens, lier cette réouverture à une question de développement régional représente un faux débat, mal situé dans le contexte de l'abattage porcin québécois.Il est de notoriété publique que ce secteur est en état de surcapacité.Les niveaux de prix atteints à l'encan résiduel le prouvent bien.Dans ce contexte, l'augmentation de la capacité d'abattage a de fortes chances de signifier la fermeture d'abattoirs existants ailleurs au Québec.Et c'est là que le bât blesse: comment peut-on parler de développement régional si ce développement contribue au déclin de l'activité économique dans une autre région?Si l'on veut développer l'activité économique d'une région, il faut plutôt bonifier les activités de transformation déjà existantes en essayant d'ajouter de la valeur aux produits.Par exemple, les possibilités de surtransformation du porc sont loin d'être toutes exploitées au Québec.La région de Lanaudière ne fait pas exception.Le développement de nouveaux produits pour des marchés actuellement sous-exploités n'enlèverait rien aux autres régions engagées dans la transformation porcine.11 est d'ailleurs quelque peu surprenant, dans ce contexte, de voir nombre de «défenseurs» du développement régional prendre position dans ce débat, évidemment en faveur de la réouver- t>anjc| M.Gouin, professeur au département économie rurale de l'Université Laval, est Pr«cntemcnt chercheur invité à l'Université de Lincoln en Nouvelle-Zélande.ture de l'Abattoir Laurentides.Si l'on reste dans le cadre de la production porcine, d'autres «cibles» semblent plus appropriées.La levée du moratoire sur le développement de la production porcine dans Lanaudière aurait dû mobiliser les énergies «régionales» beaucoup plus que la réouverture de l'abattoir.Il s'agit bien là d'un véritable frein au développement régional que d'interdire l'exercice d'une activité économique pour laquelle la région possède déjà une expertise indéniable.Le syndrome du «pas dans ma cour» a frappé ces derniers temps le secteur porcin québécois.Or, le développement de la production porcine, malgré les préoccupations environnementales qu'il ne faut pas négliger, ne peut que représenter un apport économique appréciable dans les régions concernées.On peut penser entre autres au Bas-Saint-Laurent, où tout investissement productif devrait pour le moins être toléré, sinon accueilli à bras ouverts, étant donné l'état général de l'économie de cette région.Ceci sans compter que de tels types d'investissements, s'ils se multiplient partout au Québec, devraient permettre une meilleure utilisation des abattoirs existants, y compris celui de Jolibec qui fonctionne actuellement dans Lanaudière.En fait, le conflit actuel sur l'approvisionnement de l'Abattoir Laurentides dans le cadre de la nouvelle convention de vente entre la Fédération des producteurs de porcs et les abattoirs de porcs québécois n'est pas un problème de développement régional.Il s'agit plutôt d'un problème de mise en marché.C'estd'autantplusévident que les producteurs porcins de Lanaudière ne seraient pas seuls dans ce dossier.Ils sont fortement appuyés, semble-t-il, par une entreprise d'abattage (le Groupe Brochu-Lafleur) qui s'oppose par tous les moyens légaux possibles à la nouvelle convention de vente.Et ce n'est certes pas au nom du développement régional que cette entreprise conteste la légitimité de la L'augmentation de la capacité d'abattage a de fortes chances de signifier la fermeture d'abattoirs ailleurs au Québec.nouvelle convention de vente.C'est bien plus pour la question du coût de ses approvisionnements en matière première.C'est donc bien sur ce terrain que devrait se faire le débat.Une autre partie du débat est liée à la revendication des producteurs de Lanaudière qui allèguent que le déplacement de leurs porcs vers d'autres régions pour y être abattus leur coûte plus cher que les compensations qu'ils reçoivent pour le faire.Encore une fois, il s'agit bel et bien d'un problème d'organisation de la mise en marché.Le développement régional ne signifie pas qu'il faudrait tout faire, de la production à la transformation, dans chacune des régions du Québec.Il faudrait plutôt penser à développer une complémentarité entre les régions et répartir globalement l'activité économique sur l'ensemble du territoire.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1994 50-1 RespiSure Enfin un vaccin qui peut soulager votre troupeau du fardeau de la pneumonie enzootique.«Retard de croissance» «Diminution de gain quotidien» «Mauvaises performances» Quelque soit la description que vous en faites, il est fort probable que vous ayez déjà vu de près les effets de la pneumonie enzootique (chronique).Après tout, les études* révèlent que cette maladie atteint la majorité des porcs d'abattage.Elle diminue leur taux de croissance et réduit l'efficacité alimentaire.Une fois l'animal infecté par Mycoplasma hyopneumoniae, des agents pathogènes secondaires (Pasteurella multocida, Haemophilus parasuis, Actinohacillus pleuropneumoniae) peuvent envahir et infecter ses poumons, provoquant une pneumonie chronique.Mais aujourd'hui, les gens de SmithKline Beecham Santé Animale possède une solution.Voici RespiSure, un vaccin contre la pneumonie enzootique RespiSure vous aidera maintenant à prévenir la pneumonie enzootique dans votre troupeau.Les faits : Les porcs immunisés avec RespiSure ont présenté 82 à 91 % moins de lésions pulmonaires que le groupe témoin.Vous avez aussi plus de chance d'enrayer les maladies respiratoires secondaires.La pneumonie enzootique est une maladie difficile àcombattre.Votre vétérinaire peut vous aider à prendre les bonnes décisions.Et n'oubliez pas de lui parler de RespiSure.Après tout le fardeau qui pèse sur les troupeaux porcins est peut-être plus lourd que vous ne le pensez.* Données fichées EespiSuie Pour la prévention de la pneumonie enzootique Disponible seulement chez votre vétérinaire se SmithKhne Beecham Santé Animale 3130 Pepper Mill Court, Mississauga, Ontario L5L 4X4 Commandes: 1-800-387-8218 Service technique : 1-800-668-4622 me Marque de commerce de SmithKline Beecham Santé Animale PORC Des producteurs visent haut avec l'extraction basse Un jeune couple de Plessisville vient de bâtir une maternité d'où l'air sort presque uniquement par le plancher.par Aubert Tremblay Thérésa Schei wilier et Réjean Le-moyne, de Plessisville, n'ont pas froid aux yeux.Cette année, ce jeune couple d'à peine 30 ans vient de se construire une porcherie de 225 truies intégrant plusieurs nouvelles technologies: ventilation par extraction basse (même dans la gestation!) avec préchauffage de l'air, cages «swing side» aux côtés pivotants, plaques chauffantes pour les porcelets, bandes aux trois semaines.Même le revêtement extérieur est original: il est fait de carton et de papier recyclés.Un produit nouveau ici, mais bien connu en Europe paraît-il, qu'on appelle «onduline».«C'est le même prix que la tôle et c'est garanti à vie», explique Réjean Lemoyne.L'air chaud qui descend Depuis 1991, les Lemoyne-Scheiwiller exploitent une porcherie d'engraissement de 1300 porcs.Réjean Lemoyne, technologiste en génie rural, vient d'une famille d'éleveurs.Thérésa Scheiwiller est physiothé-rapeute et travaille à Victoriaville quatre jours par semaine.Comme la jeune femme voulait s'impliquer davantage dans l'élevage porcin, il fallait agrandir la ferme.Cela permettrait d'engager un employé (pour les vacances, bien sûr) et, avec une maternité assainie, de mieux contrôler la génétique et la santé de leur élevage.Mais pourquoi l'extraction basse?«Pour notre qualité de vie et pour la santé du porcelet», répondent-ils.D après leur expérience, les porcheries d'où l'air sort par le plancher dégagent moins d'odeurs que les autres.Le porcelet respire un air moins Auhorl Tremblay est journaliste.Thérésa Scheiwiller et Réjean Lemoyne espèrent produire 22 porcelets sevrés par truie en inventaire.chargé d'ammoniac et plus chaud.De plus, l'air voyagerait plus lentement, ce qui occasionnerait moins de dépenses d'énergie.Pour aller vérifier tout ça dans la pratique, le couple a évidemment consulté d'autres producteurs.Notamment Michel Vachon, de la ferme M.P.Vachon, en Beauce, qui a réussi sans problèmes à traverser le dernier hiver avec l'extraction basse.Le plus gros inconvénient, finalement, semblait être le coût de construction, un peu plus élevé à cause du temps requis pour installer les tuyaux et les tunnels servant à faire circuler l'air.Et la gestation ?Pourquoi y implanter l'extraction basse alors que personne, à la connaissance des Lemoyne-Scheiwiller, n'avait encore osé le faire?A cause des cages «Swing side».Là, c'est l'influence de Thérésaqui ajoué: en bonne physiothérapeute, elle trouvait que les truies avaient besoin de bouger pour faciliter la mise bas.Mais les Lemoyne-Scheiwiller ne voulaient pas aller jusqu'à la stabulation libre.La cage à côtés pivotants était donc un intermédiaire intéressant puisque, sans occuper trop d'espace, elle permet aux animaux de se tourner.Pour changer de position, la truie n'a qu'à pousser la barrière de la cage voisine.Les cages «Swing side» coûtent toutefois plus cher que les autres.Environ 10 % de plus, d'après les Lemoyne-Scheiwiller, qui ont décidé de compenser en utilisant du fer peint pour les barrières.Autre inconvénient, la truie peut laisser tomber ses déjections dans la mangeoire quand elle se tourne.«Mais elle ne le fait qu'une fois», avancent les Lemoyne-Scheiwiller.De toute façon, si l'intelligence des truies s'avère insuffisante, on peut toujours mettre des barres empêchant le derrière de la truie de trop approcher de la mangeoire.Le principal problème, en fait, est que les cages à parois pivotantes nécessitent un plancherentièrement latte, plus dispendieux.et laissant passer plus d'ammoniac.11 fallait donc penser à extraire l'air par le bas, comme dans les autres pièces de la porcherie.Les Lemoyne-Scheiwiller espèrent du coup réduire les problèmes de pattes, grâce au plancher plus sec, et éviter si possible la rouille des barrières de LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1994 50-3 sortira par le bas, en été, dans la gestation comme dans la pouponnière.Des ventilateurs, sur les murs, s'occuperont du reste.En hiver, ils seront bouchés.Seule la salle des mises bas sera entièrement ventilée par extraction basse toute l'année.Dans toute la bâtisse, le lisier est évacué par le principe du siphon, par simple gravité.Pas de pompe dans le liquide.«On a fait venir 300 voyages de gravier pour élever la bâtisse», précise Réjean Lemoyne.L'air de la porcherie est préchauffé dans un couloir au-dessus du corridor séparant les chambres.Les Lemoyne-Scheiwiller ont préféré ne pas utiliser le corridor lui-même, pour la simple raison que l'air destiné aux animaux est amené à.-10 °C! Le corridor bénéficiera d'un climat plus clément.Par ailleurs, les Lemoyne-Scheiwiller ont opté pour un «bâtiment progressif», c'est-à-dire dans lequel la salle de gestation et celle des saillies sont à une extrémité, la pouponnière à l'autre, avec les mises bas au centre.Le but est d'éviter que les porcelets sevrés ne côtoient les autres animaux.Les Lemoyne-Scheiwiller ont l'intention de séparer les porcelets par sexe et par poids, en regroupant les plus petits une semaine après leur arrivée dans la pouponnière.Ils veulent aussi les garder dans la salle de mise bas quelques jours après le sevrage afin de diminuer le stress du déplacement.Pour l'alimentation des porcelets, ils comptent utiliser du lactosérum produit par une fromagerie de la région (à raison de 25 % de la ration), comme ils le font déjà pour les porcs à l'engraissement.Quant aux truies, elles disposeront de trémies «à volonté» dans les salles de mise bas.Un système déjà utilisé en Europe, qui faciliterait les saillies et accélérerait le retour des chaleurs.Quand on leur demande combien de porcelets sevrés par truie en inventaire ils comptent faire, les Lemoyne-Scheiwiller répondent: «On a prévu 19 dans notre budget, la moyenne de la région.Mais on espère en faire 22!» L'extraction basse: deux écoles Le principe de la ventilation par extraction basse est simple: au lieu de faire sortir l'air par les murs, on le fait sortir par le plancher.C'est l'air chaud du haut qui va vers les porcelets et non pas l'air humide et chargé d'ammoniac du bas.Mais il faut s'assurer que l'air circule à la même vitesse partout, ce qui nécessite de savants calculs.Chez les Lemoyne-Scheiwiller, par exemple, il y a un couloir de circulation d'air sous chaque allée des chambres.De ces couloirs sort une série de tuyaux transversaux de différentes grosseurs: les plus éloignés du ventilateur sont plus rapprochés les uns des autres, les plus près sont plus distancés.Sans compter qu'il y a au moins deux écoles de pensée dans ce domaine.Certains, comme les agronomes du MAPAQ de Beauce, estiment qu'il suffit d'extraire par le bas 40 % de l'air ambiant pour éliminer l'excès de gaz.D'autres prônent le «tout par le bas», du moins en automne, en hiver et au printemps.C'est le cas du consultant Yves Legoff, qui a conçu la porcherie des Lemoyne-Scheiwiller.D'après cet Européen d'origine, arrivé en 1992, la technique est déjà populaire de l'autre côté de l'Atlantique.¦ VOS VOISINS ET VOS EMPLOYÉS ONT BESOIN DE SAVOIR CE QUE VOUS FAITES POUR L'ENVIRONNEMENT.Les producteurs de porcs de 26 pays à travers le monde ont démontré que Micro-Aid diminue d'environ 50 % les odeurs et l'ammoniac.Faites partie des producteurs soucieux de l'environnement et installez sur votre ferme l'affiche «On s'en occupe».Des affiches sont disponibles avec toute preuve d'achat de Micro-Aid.Contactez votre distributeur pour plus de détails MICRO-AID Distributors Processing, inc.Au Canada, téléphonez au (519) 469-3022 Micro-Aid est disponible chez tous les distributeurs de moulée du Québec.50-4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1994 "^HHfet BH ¦¦ / Je m'abonne pour 3 ans et j'économise plus de 11$.Super! 1.800.361.3877 Région de Montréal: (514) 382-4350 Nos bureaux sont ouverts de 8 heures à 17 heures.66 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1994 CASQUE ET GANTS GRATUITS À L'ACHAT DE CHAQUE JONSERED 2036, 2040 TURBO ET 2050! 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