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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1994-02, Collections de BAnQ.

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PORTRAIT Un engraissement clés en main Les Larochelle exploitent un engraissement construit sur leur ferme par la coopérative locale.Une alliance qui satisfait tout le monde.par Raymond Morissette En 1986, à Saint-Magloire, Danielle Lapointe et Réal Larochelle, un couple dans la trentaine, souhaitent augmenter les revenus de leur entreprise porcine.Or, la coopérative locale cherche justement un producteur qui élèverait ses surplus de porcelets et elle est même prête à financer la construction d'un engraissement sur sa ferme.Au départ, Réal Larochelle est peu attiré par cette idée, mais, à cette époque, le crédit s'obtient difficilement.En effet, l'industrie porcine se relève difficilement des mauvaises années qu'elle vient de subir.De plus, entre 1985 et 1987, les prêteurs gouvernementaux imposaient un moratoire sur les prêts consentis pour la construction de maternités ou d'engraissements.«C'est vrai que j'ai piétiné un peu, confesse Réal avec le recul.Cependant, en achetant l'engraissement construit et financé par la coopérative, nous avons réussi à corriger l'ancienne fosse à purin et à Raymond Morissette, agronome, es( journaliste.En 1986, Danielle Lapointe et Réal Larochelle ont accepté l'idée du gérant de leur coopérative: ils s'occuperaient d'un nouvel engraissement d'une capacité de 1000 porcs.atteindre nos objectifs de rentabilité.» Il se laisse donc tenter par la proposition du gérant de la Coopérative Langevin, de Sainte-Justine, qui fait le bonheur des deux parties.La coopérative s'engage à bâtir un engraissement de 1000 porcs chez les Larochelle qui, de leur côté, rachèteront la bâtisse olliunte méditai ini.UN DIAGNOSTIC DE GESTATION EN 10 SECONDES Formation porcine en reproduction Accrédité par ia sqdm VENTE DE MATÉRIEL • Pour insémination artificielle • Pour prélèvement à la ferme • Cours et suivis sur place Échographe portatif SYNTHÈSE ÉLEVAGE CANADA 185, rang Boulais, Farnham (Québec) J2N 2P9 Tél.:/Fax: (514) 293-8362 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 18-1 Apralan, la fin justifie les moyens Des études l'ont démontré : quand la diarrhée frappe, les porcs sevrés traités à î'Apralan récupèrent plus vite que les porcs non traités.En réprimant efficacement E.coli, Apralan les remet vite sur pied et sur la voie de la croissance.En bout de ligne, les résultats sont tangibles Apralan I Quand la diarrhée frappe! Apralan soluble dans l'eau est pratique.Sa solubilité élevée rrùnimise l'agglutination dans l'équipement de médication et le stress parfois occasionné par une injection.Quand la diarrhée frappe, demandez Apralan (sulfate d'apramycine) à votre vétérinaire.CCPP PROTEL Apralan® est une marque déposé de Eli Lilly and Company.Proved Division Eli Lilly Canada Inc est un utilisateur autorisé.Une alliance positive: le représentant de la Coopérative Langevin, de Sainte-Justine, Jean Tanguay, et les propriétaires de la ferme, Réal Larochelle et Danielle Lapointe.en payant un montant pour chaque porc vendu à l'abattoir.La coopérative devient maître d'oeuvre de la construction, mais chacun travaille en coopération pour réaliser le plan de l'engraissement.En février 1987, ils terminent la construction d'un engraissement moderne de 83,6 mètres de long sur 11,6 mètres de large.Réal profite de l'occasion pour améliorer la fosse à purin de l'ancien bâtiment, un engraissement d'une capacité de 1000 porcs construit en 1979.Les secrets de la réussite Dans un tel cas, il est nécessaire d'avoir un contrat afin de définir les règles entre les parties.Cependant, Réal Larochelle affirme qu'il faut plus que cela.«Sans la confiance, tu ne peux rien faire, dit-il.Le respect mutuel des associés vient au second rang.» Le représentant de la coopérative, Jean Tanguay, propose le dialogue comme troisième secret de la réussite.Aujourd'hui, les Larochelle continuent d'améliorer les performances de la ferme.La durée de l'élevage a été abaissée de plus de 30 jours pour osciller entre 115 et 120 jours.Réal Larochelle explique cette amélioration par la qualité des moulées et de la génétique des porcs qu'il achète de la coopérative.L'indice de classement à l'abattage a lui aussi connu un changement.De 102 en 1986, il a augmenté à plus de 105.Depuis peu, la ferme pèse systématiquement tous les porcs avant l'envoi au marché.Après l'analyse des données compilées à l'aide du programme informatisé Logiporc, la ferme devrait augmenter son indice d'abattage de plus de deux points si elle livre ses porcs dans la strate de poids idéale de 75 à 85 kilos.«Je rembourse une bonne partie du salaire de l'employé juste par la pesée», précise Réal.Actuellement, la ferme oriente ses priorités vers l'amélioration des différents points de régie.Les Larochelle désirent adapter les bâtiments pour suivre les nouvelles techniques.«Tout ce travail d'amélioration se fera de concert avec le représentant technique de la coopérative», précise Réal.¦ 1 18-2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FEVRIER 1994 la puissance d'tafi^os" (ivermectin) est dans le sac! Profitez de tous les avantages du Prémélange IVOMEC • Un traitement pratiqLie poLir la maîtrise des mites de la gale, des poux et des vers chez les porcs en croissance • Moins de manipulation, moins de travail, moins de stress • Un seul traitement pour la maîtrise des parasites internes et externes • L'efficacité reconnue dWOMEC Demandez à votre vétérinaire, à votre marchand de moulée ou à votre fournisseur de prémélange sur ordonnance du vétérinaire d'incorporer le prémélange IVOMEC dans la moulée que vous achetez pour les porcs en croissance.fXP Prémélange pour les porcs (ivermectin) Notre réputation est dans le sac OMERCK AGVET Merck Frosst Canada Inc., Kirkland, Québec H* déposée de Merck & Co., Inc.[frase Station.N.J., É -U / SB* Frosst Canada Inc., U.l.Bright Merck & Co., Inc., 1993, IBnouse Station.N.J., É.-U.IVMX-3-127-JA-F ATGARLT C.JAMAIS LA VERMIFUGATION DES TRUIES N'AURA ÉTÉ SI FACILE.Désormais, éliminer les parasites internes chez la truie n'est plus une corvée.Avec Atgard® C, la vermifugation est peu coûteuse, sûre et facile.Vous n'avez qu'à verser une mesure d'Atgard C sur le repas de chaque truie avant la mise bas.Ainsi, pour moins d'un dollar par truie, vous obtenez un traitement des plus efficaces.Une seule mesure d'Atgard C élimine tous les principaux vers intestinaux et aide à garder les cages de mise bas exemptes de parasites internes indésirables.Vos porcs demeurent en santé et vos finances aussi.Facile à utiliser, économique, efficace.Atgard C vous donne sa pleine mesure.Atgard C est offert par votre vétérinaire, chez votre fournisseur de produits de santé animale, ou chez votre fabricant d'aliments et de prémélanges.Contactez Marie, au 1-800-463-2031, pour connaître le détaillant le plus près de chez vous.SANTE ANIMALE FERMENTA ANIMAL HEALTH Guelph, Ontario.N1H2W7 ¦y Une entente dès le début La durée d'engraissement des porcs a été abaissée de 30 jours depuis les années 1980.Elle oscille aujourd'hui entre 115 et 120 jours.par Raymond Morissette C'est en 1979, l'année de leur mariage, que le jeune couple Larochelle se lance en production porcine.Réal, fils aîné d'un producteur de lait, choisit cette voie parce que la mise de fond initiale n'était pas trop élevée et que le prix des quotas des autres productions le rebutait.Dès le début, le jeune producteur prend une entente avec la Coopérative Langevin pour obtenir des porcelets qu'il élève à forfait.Cette alliance lui garantit une source d'approvisionnement en porcelets de qualité.A l'époque, la maternité de la coopérative est reconnue pour la valeur génétique de ses sujets d'élevage.Par ailleurs, le lien entre la coopérative et l'entreprise permet aux Larochelle d'obtenir plus aisément du crédit pour l'exploitation de la ferme.Durant cette période, la production porcine prend énormément d'ampleur dans la province.«Tout le monde veut se construire et faire du porc, déclare Réal.Du même coup, les prix chutent, entraînant plusieurs producteurs à fermer boutique.» Les Larochelle traversent cette période difficile.Selon eux, le fait d'acheter les porcelets au même endroit leur a permis d'éviter des problèmes de maladies, l'une des causes majeures de pertes de revenus.«Un producteur qui achète ses porcelets un peu partout prend des risques élevés.Or, durant cette période, cette pratique était normale», affirme-t-il.¦ 18-4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 SANTE De plus en plus d'ulcères d'estomac Le stress associé aux maladies débilitantes y serait pour quelque chose.par Robert Desrosiers L'ulcère d'estomac est un des sujets de discussion favoris des vétérinaires et autres spécialistes de la production porcine.Cette pathologie,qui affecte aussi les humains, est souvent mortelle lorsqu'elle survient chez le pure.I ,es traitements efficaces n'étant pas légion, on en est généralement réduit à prévenir les autres cas, plutôt que de guérir les animaux atteints.Enfin, les causes du problème ne font pas l'unanimité.L'ulcère peut survenir à tout âge, mais il affecte surtout les porcs à l'engraissement.Les truies, en particulier durant la période entourant la mise bas, peuvent aussi être affectées, mais c'est rarement un problème de troupeau dans les maternités.Dans les engraissements, des évaluations faites dans le passé Robert Dcsrosicrs, médecin vétérinaire, est responsable de la formation continue chez Nutribec Les «cochons blancs» morts des suites du SRRP présentent souvent à l'autopsie le cratère caractéristique de l'ulcère d'estomac.comptabilisaient de 1 à 3 mortalités attribuées aux ulcères par 1000 porcs (0,1 à 0,3 %).Depuis quelques années, on voit des exemples où ce nombre est passé à 30 ou même 40 par 1000 sujets (3 à 4 %).Qu'a-t-il pu se passer pour que se produise une augmentation aussi foudroyante?Parmi les facteurs favorisant l'ap- parition d'ulcères, la mouture trop line de la moulée constitue probablement l'un des plus importants.Le cubage ou la granulation des moulées peut aussi être un facteur contribuant au développement d'ulcères (voir l'encadré).Par contre, ce qui est plus nouveau et possiblement responsable de l'incidence accrue des dernières Un nouvel antibiotique présentant une courte période de retrait pourrait bien vous amenera réévaluer vos choix.À mesure que l'élevage intcnsil du pua se développe, votre vétérinaire et vous aurez peut-être à taire lace à des pneumonies porcines de causes diverses.et aux COÛtS que cela peut entraîner pour vous.Votre vétérinaire dispose maintenant d'un nouvel antibiotique unique en son genre qui peut réduire les port esdues aux maladies respiratoires dans votre troupeau ' e nouvel antibiotique injectable apporte une amélioration clinique rapide, possède un spectre étendu d activité et est très peu irritant pout les tissus.Un des avantages importants du produit est sa courte période de retrait d'un seul jour avant l'abattage, ce qui vous permet d'optimiser le rendement de votre troupeau tout en étant assuré Upjohn que la viande de porc que vous offrez est de première qualité.Demandez à votre vétérinaire de quelle manière ce nouvel antibiotique ;\ courte période de retrait peut taire partie du programme de soins vétérinaires de votre troupeau.Vous devrez peut-être réévaluer vos choix en matière d'antibiotiques pour vos porcs.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 50-1 années, c'est le rôle que semble pouvoir jouer certaines maladies débilitantes.Lorsque la texture de la moulée est plus fine qu'elle ne devrait l'être, la quantité d'acide et de pepsine augmente.Ceci entraîne une érosion graduelle de la muqueuse de l'estomac et finit par produire le cratère caractéristique de l'ulcère gastrique.Chez le porc, cette lésion se retrouve presque toujours au niveau du cardia (région de l'estomac où débouche l'œsophage).A cet endroit, la muqueuse n'est pas recouverte de mucus.Elle est donc particulièrement vulnérable.Par ailleurs, plus la taille des particules alimentaires est petite, plus l'incidence des lésions gastriques est élevée (voir le tableau).À l'intérieur de la communauté scientifique, il semble y avoir consensus sur ce point, même si on remarque des taux d'ulcères complètement différents dans des élevages utilisant exactement la même moulée.Le niveau de stress rencontré par les porcs dans ces élevages constitue probablement un élément de réponse.Le stress continuel Lors d'une étude, 62 porcs expérimentaux ont été soumis à des chi-rurgies et manipulations fréquentes.De ce nombre, 14 (22,5 %) ont développé des ulcères avec pertes de sang et deux sont morts subitement sans avoir montré de signes cliniques.Huit autres ont subi le même sort après avoir manifesté des symptômes pendant quelques jours.Les quatre derniers se sont remis spontanément après avoir eu des problèmes récurrents (perte d'appétit, sang dans les fèces) pendant une à plusieurs semaines.L'une des causes de stress rarement mentionnée, mais qui nous semble non négligeable, serait la présence de maladies débilitantes.Ces maladies affectent l'animal sur une période prolongée et constituent en quelque sorte un stress continuel.Il y a quelques années, un engraissement assaini a été infecté de pneumonie enzootique.Ce problème respiratoire n'entraîne pas beaucoup de mortalité.Il s'agit plutôt d'une infection qui affaiblit l'animal et peut ralentir.sa croissance.Durant les années précédant la contamination, le pourcentage de porcs qui mouraient d'ulcère gastrique dans cet élevage était très faible.Dans les mois qui ont suivi la contamination, ce taux a augmenté de façon radicale.MOULÉE CUBÉE OU MOULUE?Avant d'augmenter la taille des particules alimentaires et de passer de la moulée cubée à la moulée moulue, il faut y penser très sérieusement.En effet, en agissant ainsi, on détériore les performances zootechniques de façon importante.Selon un eminent vétérinaire américain, Steve Henry, s'il n'y a jamais d'ulcères d'estomac dans un élevage de porcs, la taille des particules de la moulée est probablement, du point de vue économique, trop grosse.Il y a donc là matière à réflexion.¦ En 1987 apparaissaient les premiers cas de ce qu'on a appelé pendant quelques années la «maladie mystérieuse».Entraînant des symptômes respiratoires et reproducteurs, cette pathologie est maintenant identifiée comme étant le Syndrome respiratoire et reproducteurdu porc (SRRP).Causé par un virus, il semble que ce syndrome soit le principal responsable des problèmes respiratoires rencontrés dans les pouponnières et les engraissements du Québec depuis quelques années.La situation dans notre province est toutefois compliquée par la présence d'un autre virus (Influenza atypique), dont le rôle demeure selon nous incertain.Ce dépérissement graduel Quelle qu'en soit leur cause, ces problèmes de pneumonie entraînent fréquemment un dépérissement graduel des sujets atteints et, éventuellement, une augmentation plus ou moins importante de la mortalité.Ce dépérissement, qui s'effectue sur une période de quelques jours à quelques semaines, s'accompagne souvent d'une augmentation spectaculaire des animaux qui meurent en présentant une carcasse très pâle.Les éleveurs les appellent d'ailleurs des «cochons blancs».Une autopsie révélera souvent chez ces porcs le cratère caractéristique de l'ulcère d'estomac.Nous suivons, sur une base plus ou moins régulière, 80 engraissements différents qui utilisent tous la même ration cubée.Dans les élevages où les problèmes respiratoires viraux qualifiés de débilitants sont absents, le taux de mortalité associé aux ulcères gastriques varie autour de 0 à 0,4 %.Dans ceux où les pneumonies proli-férati ves sévissent, ce taux peut monter à4%! Bien sûr, la moulée est cubée et la taille des particules alimentaires est relativement faible.Mais elle est la même partout! Le stress relié aux maladies chroniques ou débilitantes aurait donc une incidence sur le développement des ulcères.Cette hypothèse ne fait cependant pas l'unanimité.Encore récemment, un vétérinaire de Colombie-Britannique affirmait que le stress ne semblait pas être associé aux lésions gastriques du porc.Il s'appuyait sur un élevage atteint de pleuropneumonie à Actinobacillus pleuropneumoniae dans lequel la muqueuse de l'estomac des sujets n'avait été altérée d'aucune façon.Il est effectivement très rare que la pleuropneumonie soit associée à une augmentation du taux d'ulcères d'estomac.En fait, il s'agit là d'une maladie qui, le plus souvent, n'est pas débilitante.L'animal meurt rapidement ou récupère.Ce n'est pas le cas de la salmonellose qui, lorsque mal traitée, affaiblit graduellement l'animal.Elle aussi entraîne fréquemment une augmentation des cas d'ulcères gastriques.Effet de la taille des particules de maïs de la diète sur l'incidence des lésions gastriques chez les porcs en finition Taille des particules (microns) 465 820 1363 |im (jm (im Nombre de porcs 8 8 8 Nombre d'estomacs normaux 0 4 5 Nombre avec kératmisations 2 3 3 Nombre avec érosions 2 1 0 Nombre d'ulcères légers 3 0 0 Nombre d'ulcères sérieux 1 0 0 Certaines études semblent démontrer qu'un porc ne consommant pas une quantité normale et régulière d'aliments est prédisposé aux ulcères.Les animaux affectés de maladies débilitantes, mangeant peu, il est possible qu'il s'agisse là d'une des raisons de leur prédisposition à ce problème.Bien d'autres causes mentionnées dans les écrits scientifiques peuvent jouer un rôle dans le développement des ulcères d'estomac.Nous pensons toutefois que les cas où ces autres causes pourraient être impliquées ne sont pas fréquents.¦ 50-2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FEVRIER 1994 REGIE Enfin un diagnostic de gestation en 10 secondes La pratique de l'échographie permettrait de diminuer de moitié la moyenne des jours improductifs.par Louis Bonneville, Martin Boutin et Nedjma Zidane La précocité de l'intervention, la fiabilité, la rapidité et la facilité de 1 ' examen font de 1 ' échographie une méthode de diagnostic particulièrement efficace.En effet, la gestation peut être décelée dès le 18e jour en seulement 10 secondes pour une truie positive et en 30 à 60 secondes dans le cas d'une truie négative.Mieux encore, selon une étude effectuée en France sur plus de 14 000 echographies, le diagnostic s'avère exact dans 97,2 % des cas.Le résultat est connu immédiatement et ne nécessite aucune analyse de laboratoire.Cet examen est inoffensif et indolore pour l'animal.Par ailleurs, l'échographie permet de Louis Bonneville est formateur en reproduction porcinechezSynthèseÉlevageCanadainc.àFarnham.Martin Boutin est agro-économiste et Nedjma Zidane, dmv, MSc, est représentante chez Alliance Médical inc.I L'appareil portatif, très pratique pour l'utilisation à la ferme, ne pèse que 6,5 kilos.déceler des anomalies de l'appareil urogenital de la truie: kystes ovariens, metrites, cystites.En fait, la pratique de l'échographie.utilisée chez la truie depuis 1983, permettrait de diminuer de moitié la moyenne des jours improductifs.Elle réduit particulièrement l'intervalle sevrage-saillie fécondante (ISSF) et l'intervalle dernier sevrage-réforme (IDSR).Une étude le Groupement de Rennes (CE-MAGREF), l'Institut national de recherches agraires (INRA) et l'Institut technique du porc (ITP) en France a démontré des résultats trèspositifs.Avantl'uti-lisation de l'échographie, le pourcentage de truies vides sans retour était de 3 à 6 % et les retours tardifs étaient de 11,5 %.Suite à l'utilisation de l'échographie, ces résultats se situaient a 2%.Sachant qu'environ 40 % des truies sont réformées pour des causes de reproduction déficiente, cet aspect mérite une attention particulière.L'échographie n'offre toutefois d'intérêt que si elle est effectuée correctement.Pour plus de précision et de rapidité, la détection de la gestation doit être faite à partir du 22e jour par un opérateur bien formé et expé- INFORMEZ-VOUS AUPRÈS DE VOTRE VÉTÉRINAIRE AU SUJET D'EXCENEL.POUDRE STERILE' _ Excenel (CEFTIOFUR SOOIQUE) Upjohn LA SANTÉ ANIMALE la compagnie Upjohn - .Santé animale.Division d'Upjohn Inlcr-Anterican Corporatloi C*tio.Mq»eoUji: 40 de compagnie avant tout Sans malice et sans caprice, les cochons miniatures cohabitent facilement avec les humains.Ces nodules qui fixent l'azote 44 L'inoculation des légumineuses permet à la plante de fixer l'azote atmosphérique à un coût minime.Les horticulteurs 48 cultivent leur main-d'œuvre Ils ont parfois plus de 50 employés payés à peine plus que le salaire minimum.Ils doivent donc apprendre à les attirer et à les conserver.Famille Une belle histoire 54 Les gens heureux n'ont pas d'histoire.Les.Lapointe de Jonquière en ont pourtant une bien belle à raconter.Chroniques Actualité 6 Agenda 7 Apprivoisons le futur 26 Cuisine 65 Éditorial S Forêt 50 Météo Nouveaux produits 51 Nouvelles de l'industrie 52 Onésime 60 Petites annonces 4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 Bulletin de» agriculteur» FEVRIER 1994 VOL.77, No 02 Éditeur: Simon-M.Guertin, M.B.A.RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Michel Lefebvre PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514) 382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Représentants: Claude Larochelle, Isabelle Poutre Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Martine Lalonde, Expression Graf-X ABONNEMENTS Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Brouillette Tarif de l'abonnement: (TPS et TVQ non incluses) un an deux ans trois ans Régulier 24,95$ 45,95$ 62,95$ Agricole 21,95$ 39,95$ 55,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 40$ Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Répertorié dans "Repère" ft Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Magazines Maclean Hunter Québec 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L3T1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'imprimerie: Matthew B.Fyfe Président, Éditions Maclean Hunter Canada: James K.Warrilow EDITORIAL Le contingentement sur la sellette La gestion de l'offre doit s'ajuster à la mondialisation.par Marc-Alain Soucy Malgré l'inévitable bureaucratie qu'il occasionne et sa propension à se scléroser dans une sur-réglementation, le contingentement est un excellent système tant pour les agriculteurs que pour les consommateurs.Les agriculteurs y sont à l'abri des fluctuations dues aux guerres de prix des détaillants qui se répercutent inévitablement sur eux.Plusieurs pays ont compris qu'il n'était pas utile de garder leurs producteurs agricoles dans la misère et ils ont adopté des variantes de ce système.Le contingentement n'est pas particulier au Canada.Le consommateur y gagne également.Il n'a pas à payer via ses impôts pour l'exportation ou le stockage des surplus de production des agriculteurs.Il investit également dans l'agriculture de son pays et soutient une industrie qui contribue à la survie du tissu social rural et sa vie économique.Malheureusement, un des piliers qui soutient toute cette logique est maintenant chambranlant.Il s ' agit bien sûr du contrôle des importations.Comment en effet demander à des producteurs de limiter leur production alors que les pays étrangers menacent d'envahir nos marchés?Comment demander aux consommateurs de rejeter des produits étrangers surtout s'ils sont moins chers?Voilà pourquoi les accords du GATT et le libre-échange menacent nos systèmes de gestion de l'offre.Pressions internes Des pressions internes s'ajoutent maintenant à celles imposées par le GATT et le libre-échange.Il semble en effet que de plus en plus de consommateurs au Canada accusent la gestion de l'offre et les quotas de gonfler artificiellement le prix des pro- duits contingentés.Une représentante de l'Association des consommateurs du Canada déclarait dans le magazine Maclean's du 24 janvier 1994 que le GATT ne changerait rien à cette situation puisque les tarifs seraient si élevés que les consommateurs ne gagneront rien à la libéralisation des marchés.Il est à souhaiter que nous ayons plus de succès à faire accepter le niveau des tarifs aux consommateurs que nous en avons eu à leur faire comprendre les avantages du contingentement.Nous sommes en pleine zone de turbulence, impossible de prévoir le futur et encore moins celui du contingentement au Canada.Il importe cependant dans les discussions qui devront inévitablement se tenir entre producteurs, transformateurs, gouvernements et consommateurs d'éviter de s'emprisonner dans des positions rigides.Il ne s'agit pas de rejeter ou de bénir la gestion de l'offre mais bien de voir si dans le nouveau contexte de la mondialisation des marchés, elle est toujours le meilleur outil pour atteindre nos objectifs.Et ce, malgré tout ce que nous y avons investi.Comme le dit France Brunet, productrice de lait de St-Anicet, aux lecteurs du Maclean's du 24 janvier dernier: «Nous sommes de bons producteurs.Si on nous change les règles du jeu, on ne peut pas y faire grand chose.Mais nous savons produire du lait et je ne pense pas que les gens de ce pays vont soudainement arrêter d'enboire.» A ce sujet, au moins, personne ne peut la contredire.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 5 L'ACTUALITE Après le lait, le poulet Sylvie Daigle et la mascotte des Rôtisseries St-Hubert Après la Fédération des producteurs de lait, c'est maintenant au tour des Rôtisseries St-Hubert de s'associer à Sylvie Daigle, la patineuse de vitesse courte-piste.Sylvie s'envole le 9 février pour Lillehammer.Depuis le début de l'hiver, elle a participé à différentes activités, dont une importante compétition à Lake Placid à la fin du mois de janvier.Sylvie Daigle chausse les patins pour une cinquième fois aux Jeux Olympiques; un exploit qui mérite d'être souligné, selon les Rôtisseries St-Hubert.C'est pourquoi la chaîne de restaurants lance en février quelques initiatives marketing qui permettront aux Québécois de mieux connaître cette athlète.«Je suis très fière de l'appui de St-Hubert», a déclaré Sylvie Daigle.La championne s'est d'ailleurs dite comblée devant tant de reconnaissance.On lui souhaite bonne chance.Halte bioalimentaire pour se gâter un peu I n nouveau concept de commercialisation a été mis de l'avant par la Table U de concertation agro-alimentaire du Centre du Québec et le Complexe serricole Drummond.On y prépare entre autres des ensembles-cadeaux comprenant des produits de la région, chocolats, fromages, canneberges, des produits transformés de la pomme, des fleurs et autres gâteries.«C'est un tremplin pour les producteurs qui développent de nouveaux produits mais qui peuvent difficilement emprunter les circuits de commercialisation traditionnels», déclare le président Réjean St-Pierre.«C'est une vitrine agroalimentaire permanente et nos premiers mois d'opération nous portent à croire que nous sommes sur la bonne voie.» La halte bioalimentaire de Drummondville est facilement accessible de l'autoroute 20 (sortie 175).Gestion de l'offre après le GATT Mario Dumais Les ministres de l'agriculture fédéral et provinciaux ont créé en janvier dernier un petit groupe de travail qui conseillera les gouvernements afin d'adapter les secteurs régis par la gestion de l'offre aux nouvelles conditions qui vont découler de la signature du GATT.À partir de consultations avec les parties intéressées, le groupe de travail fera des recommandations sur l'orientation des changements à apporter au sein de ces secteurs en vue d'une mise en œuvre avant juillet 1995.Le secrétaire parlementaire du ministre fédéral de l'Agriculture et de l'Agro-alimentaire, Lyle Vanclief.présidera le groupe de travail de six personnes, qui sera composé d'agriculteurs, de transformateurs et de représentants gouvernementaux.Il s'agit de: Richard Huggard, sous-ministre du ministère de l'Agriculture et de la Commercialisation de la Nouvelle-Ecosse; Louis Balcaen.producteur laitier du Manitoba; Herman Driediger, producteur d'œufs de la Colombie-Britannique; Mario Dumais, secrétaire général de la Coopérative fédérée de Québec; Lem Janes, président de Janes Family Foods, en Ontario.6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 Le Guide d'administration à la ferme Tout savoir sur F administration des affaires agricoles, c'est ce que permet la lecture du Guide d'administration à la ferme publié récemment par la Fédération des agricultrices et la Fédération des syndicats de gestion du Québec.Le guide présente de façon simple et accessible les principales facettes de l'administration d'une entreprise.Il s'adresse aussi bien à ceux et celles qui débutent en agriculture qu'aux agriculteurs et agricultrices qui souhaitent adopter de bonnes méthodes de travail.Six fascicules composent ce nouveau guide de gestion.Le premier traite de l'organisation du bureau et de la planification du temps; le deuxième, des relations entre gens d'affaires et du contrôle des transactions; le troisième, du choix d'un système comptable; le quatrième, des registres divers; le cinquième, de la fiscalité; et le sixième, de la gestion des entreprises agricoles.Ce guide est gratuit.On peut se le procurer en s'adressant à la Fédération des agricultrices ou à la Fédération des syndicats de gestion agricole, au (514) 679-0530.Adieu Murielle Le 17 décembre dernier, Murielle Marineau, secrétaire à la rédaction du Bulletin, nous quittait, vaincue par le cancer qui la rongeait depuis un an.Murielle était appréciée et aimée de tous ses collègues de travail, des journalistes, des pigistes et des lecteurs qui au cours des années nous ont contactés pour toutes sortes de raisons.Murielle était responsable du traitement informatique des textes et d'un million de petites choses qui font qu' un magazine sort à temps et maintient des standards de qualité à la hauteur des attentes de ses lecteurs.Murielle était une employée exceptionnelle et surtout une amie très chère.Toute l'équipe du Bulletin des agriculteurs tient à exprimer ses plus sincères condoléances à son fils Benoit et sa compagne Doris, ainsi qu'à toute Murielle Marineau la famille de Murielle qui l'ont supportée et aimée toutes ces années, durant sa maladie et son agonie.Adieu Murielle./— AGENDA —x 11 au 20 février Salon agriculture et alimentation Palais des Congrès, Montréal 17 février Assemblée générale annuelle de la Coopérative fédérée Hôtel Reine-Élizabeth, Montréal 19 février Colloque «Quand un couple est en affaires.» Collège Maisonneuve, Montréal 23 et 24 février Forum sur le développement durable du secteur bioalimentaire Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe 9 mars 6f conférence des Perspectives agro-alimentaires Hôtel Hilton.Québec 9 au 16 mars Semaine de la prévention en agriculture Lettre^ Lc4%£A*VI> De l'éditorial à l'insulte Dans l'édition de janvier 1994 du Bulletin des agriculteurs, on a pu lire un éditorial qui, pour «accrocher», pousse la critique à l'insulte.Dans ce papier, l'auteur, Marc-Alain Soucy, donne une gifle au monde agricole québécois.Il insulte l'intelligence des agriculteurs.On pourrait s'attendre à autre chose d'un magazine spécialisé en agriculture.(.) M.Soucy, tel une mouette, est perché sur un piquet de clôture et regarde d'un air hautain les agriculteurs et agricultrices travailler au fil des saisons.Dans cette position, il peut émettre son opinion (protégée par la liberté d'expression) sur la profondeur de labour, sur la vitesse de travail, sur la couleur de la machinerie, etc.Mais il oublie de mentionner que le travail se fait au fil des saisons et malgré tout l'environnement social, économique et politique où évolue l'agriculture.Peut-on rappeler à cette mouette que: - le renouvellement des accords du GATT était un dossier très important et que l'UPA avait le mandat de ses membres de s'impliquer à fond: - les agriculteurs n'avaient pas tellement confiance dans le gouvernement conservateur, plutôt libre-échangiste, pour défendre l'agriculture québécoise et canadienne (tout comme les Canadiens en général, si on se fie au résultat des élections du 25 octobre dernier); - l'UPA a joué un rôle important de sensibilisation et d'information sur les enjeux de la mondialisation des marchés; - les missions organisées avec le gouvernement du Québec et l'UPA avaient pour but d'appuyer la position canadienne et de s'enquérir sur place des développements qui sortaient à la miette.L'agriculture québécoise n'a pas à marcher la tête entre les deux jambes suite au dénouement des négociations du GATT.Les agriculteurs et les agricultrices, de même que tous les intervenants impliqués dans F agro-alimentaire, n'ont rien à se reprocher dans l'attitude qu'ils ont eue pendant la durée des sept années de négociations de l'Uruguay Round.Les gens impliqués dans toute la structure de l'UPA devront continuer à défendre l'intérêt des agriculteurs en les informant et en les formant, en continuant à rassembler leurs forces et leurs idées.Pour ce qui est de l'opinion de cette pauvre mouette, l'agriculture québécoise mérite mieux.Sylvain Gascon Producteur de lait, Saint-Anicet LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 7 PERSONNALITÉ DU MOIS Saint-Pierre en a assez! Adéodat Saint-Pierre est un véritable héros de la résistance dans sa région.Son leitmotiv?S'unir ou mourir.par Jean Serge Turcot Adéodat Saint-Pierre en a assez.Comme de plus en plus de gens de Rivière-du-Loup, du Témis-couata et de la vallée de la Matapédia.Assez de la fermeture d'écoles.Assez de celle de bureaux de poste ou d'autres services gouvernementaux qui amène la fermeture de paroisses.Assez de voir les jeunes déserter les terres fertiles du Bas-Saint-Laurent pour aller grossir les rangs des chômeurs et assistés sociaux dans les grandes villes.En d'autres temps et d'autres lieux, on pourrait qualifier Adéodat Saint-Pierre, un fermier du deuxième rang près de Rimouski, de héros de la résistance.Dans une guerre non déclarée menée pour des raisons économiques, les agriculteurs de même que tous ceux qui habitent le Bas-Saint-Laurent depuis des générations sont en lutte contre des ennemis subtils mais non moins réels: des gouvernements inactifs, des gens résignés et de grosses corporations qui envahissent et pillent systématiquement le territoire, ne laissant souvent derrière elles que ruines et désolation.Si ce producteur de lait a passé le flambeau à ses fils en leur concédant sa ferme de 85 têtes, il n'a pas pour autant pris sa retraite.Adéodat Saint-Pierre, qui a subi quelques pontages coronariens, a mal à sa région, pour laquelle il s'inquiète davantage que pour lui-même.Son plus grand adversaire est la force d'inertie sans limites de nos élus, associée au pessimisme ambiant et au découragement des gens du coin dont plusieurs sont abonnés à l'aide sociale ou à la « 10/42» ( 10 semaines de travail pour 42 semaines de prestations d'assurance-chômage).Heureusement, Adéodat Saint-Jean Serge Turcot est joumalislc.Adéodat Saint-Pierre a mal à sa région: «Les politiciens vont devoir nous prendre au sérieux.; Pierre n'est pas seul.Une poignée de citoyens des villages disséminés de Rivière-du-Loup jusqu'à Matane a choisi de s'impliquer.Et, l'histoire se répète, c'est le clergé qui, parmi les premiers, a apporté son indéfectible soutien à cette opération de survivance, suivi des syndicats (UPA.CEQ, FTQ et CSN), de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), du Mouvement Desjardins et de diverses associations locales.Suite à un colloque organisé par l'UQAR à l'automne 1988 sur le thème: «Les villages ruraux menacés: le pari du développement», l'urgence de la situation est ressortie clairement.Les régions dites éloignées des Municipalités régionales de comté (MRC ) du Témiscouata, des Basques et de la Matapédia accusaient une baisse moyenne de leur population de l'ordre | de 40 %.Face à ce constat, une première) réunion rassemble près de 1500 personnes à la cathédrale de Rimouski et 70 corporations municipales signent une résolution qui stipule que le temps est venu de «prendre notre sort en main, de s'unir», pour éviter la mort de la région.La coalition Urgence rurale était née.Occuper le territoire Pour freiner l'exode des citoyens ruraux, le premier principe de la coalition consiste à occuper le territoire en se réappropriant les lots limitrophes des municipalités.Ces lots sont souvent concédés à rabais à de grosses corporations qui les exploitent sansI LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FEVRIER 1994 CRÉDIT AGRICO On ne vous pas partir si ça n'est pas à votre taille Avez-vous pensé à nous consulter récemment?Nous vous proposons une telle variété d'options de financement qu'on en trouvera bien une à votre mesure.Nos conseillers en financement sont là pour vous aider à choisir celle qui vous conviendra le mieux.En voici quelques exemples : CONSULTEZ D'ABORD • prêt à taux convertible d'un an (convertible à un prêt à long terme en tout temps, sans pénalité); • hypothèque à risque partagé (les variations des taux d'intérêt sont partagées); • prêt à long terme (sécurité de taux fixes jusqu'à 20 ans).Si vous désirez qu'un conseiller en financement de votre région communique avec vous, composez le 1-800-387-3232 1^1 Société du crédit Farm Credit agricole Corporation Par des sessions de motivation, on veut redonner aux gens confiance en eux et en leur capacité de changer les choses.Des idées vergogne et parfois sans respect pour les générations futures par des coupes à blanc.C'est ce principe qui a amené des citoyens du village La Rédemption, près de Rimouski, à bloquer une route pour empêcher le passage de la machinerie lourde d'une grosse compagnie, l'automne dernier.Membre de la coalition et administrateur du mouvement Dignité rurale, Réjean Lamarre a été arrêté par les policiers de la Sûreté du Québec, puis poursuivi et condamné à une sentence suspendue de six mois de prison.«Ça ne fait rien, clame-t-il, on a attiré l'attention des médias et du ministre Albert Côté, qui a accepté de nous rencontrer.» Les membres de lacoalition Urgence rurale, dirigée par Adéodat Saint-Pierre, n'ont pas froid aux yeux.Ils réclament rien de moins que de faire «cesser la vente de lots aux plus offrants», c'est-à-dire aux puissantes compagnies qui font la pluie et le beau temps dans le coin depuis des lustres.Dans le cas des 72 lots de La Rédemption, les citoyens ont obtenu du ministre Côté ce qu'ils voulaient: la compagnie conserve le droit de coupe, mais ce sont les citoyens qui fixent les quotas.Cette première victoire ne suffit pas: la coalition veut que les lots cultivables ou boisés soient transférés à des candidats fermiers et qu'on les aide financièrement à s'établir.Tout un programme! Du capital de risque Le deuxième principe de la coalition Urgence rurale vise une exploitation des ressources qui respecte l'environnement.Pour éviter le gâchis actuel de la dilapidation des ressources naturelles, lapopulation locale doit être associée à la prise des décisions susceptibles d'affecter son patrimoine.Aussi, il s'agit d'accélérer la reconstitution de la forêt et la mise en place de contrôles pour freiner la soif de profits à court terme des grosses compagnies.Le troisième principe est la création d'emplois, en s'assurant que le bois récolté alimente prioritairement les usines de la région.Grâce à un fonds de solidarité du type de celui de la FTQ, on vise à injecter du capital de risque dans des projets locaux.Le quatrième principe vise le maintien des services.Échaudée par la perte du bureau de poste de Saint-Clément, près de Rivière-du-Loup, la population insiste pour que la poste, les écoles et les services publics restent accessibles, car leur perte «engendre le pessimisme dans le milieu rural».Enfin, le cinquième principe souhaite valoriser l'identité rurale afin de «développer l'esprit d'appartenance à la région».L'éducation jouera son rôle, bien sûr, mais on veut aussi «attirer surplace des investisseurs urbains».Le plus difficile, selon Adéodat Saint-Pierre, c'est encore de mobiliser les gens.Les plus vieux, parce qu'ils sont trop fatalistes, et les plus jeunes, «parce qu'ils n'ont jamais manqué de rien».Il a donc fallu commencer à travailler avec ces gens pour qu'ils prennent conscience de leur pouvoir au lieu de se fier aux élus.«Les politiciens, autant au provincial qu'au fédéral, avaient peur de se mouiller», affirme M.Saint-Pierre.Même son de cloche de la part du président de la Fédération de l'UPA du Bas-Saint-Laurent, Gratien D'Amours: «On les appuie, parce que leurs objectifs rejoignent les nôtres.» L'UPA a d'ailleurs pris exemple sur la FTQ et institué l'an dernier un fonds agroforestier avec un objectif de 2 millions de dollars.Parrainée par l'UPA, appuyée par les CLSC, les communautés religieuses et le Conseil régional de concertation et de développement (CRCD), la coalition a mis sur pied une vaste campagne d'éducation populaire.Au prix de longues soirées passées à parcourir les routes et villages des MRC, les responsables ont réuni des gens intéressés à la survie de leur rang, de leur village, de leur milieu.Peu à peu, les gens ont proposé des projets: fermes collectives, fermes forestières, élevage d'agneaux, de chèvres, etc.La coalition publie un bulletin d'information.De Squatec à Saint-René-de-Matane, des centaines de personnes sont venues aux assemblées.À mesure que la coalition est devenue une force, les hommes politiques ont commencé à s'y intéresser.«C'est une question de paix sociale, dit gravement M.Saint-Pierre.Ils s'aperçoivent tout d'un coup qu'on est sérieux.» ¦ neuves «Le développement d'une région, ça commence avec la fierté de ses gens.» par Jean Serge Turcot Le président de la coalition Urgence rurale ne manque pas d'idées pour remettre le Bas-Saint-Laurent surpied: «Il faut nommer un commissaire agricole qui va faire entrer nos produits dans les magasins et faire faire des études de marché», dit-il.Adéodat Saint-Pierre est en faveur de la diversification: le porc, l'agneau, les cultures maraîchères en serres, etc.«Il faut occuper des créneaux négligés par les grosses entreprises mais qui peuvent faire travailler nos gens», ajoute-t-il.À La Rédemption, Réjean Lamarre, le responsable local de la coalition, est inquiet: «Le village comptait 1300 citoyensen 1972,dit-il.Il n'y enaplus que 580.» Même chose à Sainte-Jeanne-d'Arc et à Saint-Charles-Garnier: de 1000, ils sont rendus à400.Réjean Lamarre et ses bénévoles ont, suite à la fermeture de leur bureau de poste, réussi à mobiliser la moitié de la population dans la Corporation de développement!.Lorraine Théberge, qui a quitté Montréal et qui élève ses deux filles à Rimouski, est la seule employée de la Coalition depuis trois ans, dà"ns des bureaux prêtés par l'UPA.Très active dans son milieu, elle s'intéresse particulièrement au volet éducation.«Il faut que nous soyons unis et solidaires, dit-elle, et les gens doivent s'engager.» Avec la collaboration de Mgr Bertrand Blanchet, évêque de Rimouski, de l'Institut de formation des ressources humaines, du CRCD local et des communautés religieuses, des sessions de motivation et de développement de la personne sonl organisées pour redonner aux gens confiance en eux et en leur capacité de changer les choses.«Le développement d'une région, conclut madame Théberge, ça commence avec la fierté.» ¦ 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 spécial special Les filières ont le vent dans les voiles Après un certain ralentissement, les travaux reprennent de plus belle.par Aubert Tremblay La deuxième année de travail des tables filières issues du Sommet sur l'agriculture semble prometteuse.Le Bulletin a rejoint les responsables de cinq d'entre elles (sur un total de dix), et l'optimisme règne, dans la plupart des cas.Même son de cloche du côté du Secrétariat du sommet, où on ne cache pas une certaine surprise.Depuis juin dernier, en effet, le vent semble avoir tourné.Dans le rapport produit alors ( «Bilan des retombées du sommet, An 1»), on soulignait, entre autres, que «la transparence entre les partenaires n'est pas toujours présente», que «les vrais problèmes ont tendance à être évités», que «les membres des tables filières ne font pas tous preuve du même engagement», et, surtout, que l'opération semblait «en perte de vitesse».Aujourd'hui, à mi-course de l'an deux, l'inquiétude a fait place à la confiance.Les responsables des tables sont convaincus qu'ils respecteront les délais.Ceux qui n'ont toujours pas produit leur plan stratégique (c'est le premier objectif de toutes les tables) le feront cette année, comme prévu.Et les réticences du début s'estompent, ce qui est déjà un grand pas.Après tout, les filières sont des tables verticales, qui réunissent des représentants de tous les maillons de la chaîne agro-alimentaire.Faire en sorte que tous ces gens se parlent est déjà, dans certains cas, un tour de force.Ce qui a changé?Difficile à dire.Certains secrétaires évoquent la signature de l'entente du GATT qui, en clarifiant les règles du jeu, devrait donner un nouveau souffle aux discussions.La mondialisation des mar-cJTésjxmrrait même, croient certains, Aubert Tremblay est journaliste.Après la campagne de formation des bouchers, la table filière du porc veut sensibiliser les producteurs aux pratiques plus respectueuses de l'environnement.pousser les participants à se solidariser davantage, selon le principe voulant que devant un ennemi commun, on se serre les coudes.En fait, la première année aura surtout servi à donner confiance aux participants et à «éteindre des feux».Il était prévisible que le vrai travail de mise en commun attende 1 ' an deux pour démarrer.La plupart des tables ont choisi de se scinder en sous-groupes de travail, en confiant à chacun un problème particulier.C'était particulièrement important pour des filières aussi disparates que celle des «Ovins, caprins, lapins, grands gibiers domestiques», qui n' aurait pas pu fonctionner autrement.Les «grandes» tables ne se réunissent, dans la plupart des cas, que deux à cinq fois par an, laissant le gros du travail aux sous-groupes.Une des tables filières, celle de l'aviculture, est allée jusqu'à engager un animateur professionnel pour se faciliter le travail.Au lieu de réunir tous les intervenants pour chaque nouvelle question, c'est lui qui, souvent, se déplace pour aller rencontrer les gens.On lui demande même d'aller voir à l'occasion des personnes extérieures à la table.Cette année, il y aura un changement important au Comité chargé de faire le suivi des filières.Deux des personnes qui y siègent quittent leur poste: le président du comité lui-même, l'ex-sous-ministre à l'agriculture Guy Jacob, et l'ancien président de l'UPA, Jacques Proulx, qui laisse la place à son successeur Laurent Pellerin.Ce dernier a d'ailleurs une bonne expérience des tables de concertation verticales puis-qu'il faisait partie de celle du porc depuis quelques années.On songe, par ailleurs, à créer une sorte de table des secrétaires de filières.On veut aussi améliorer leur encadrement, en leur offrant des séances de formation, par exemple.Leur travail, on s'en doute, demande une grande compétence et beaucoup de doigté.Le porc: on travaille à la base La table du porc est la plus avancée des dix filières.Elle a même servi de modèle aux autres puisqu'elle existait bien avant la tenue du Sommet sur LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 11 S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S 5 S S S S S S S S S S S S S S S S S S S 1 ' agriculture ( on ne 1" appelait pas, alors, «table filière»).Les premières discussions se sont faites au début 1990, et un plan stratégique a été produit dès 1992.D'après le secrétaire de la table.Gilles Beaulé, les discussions ont été difficiles au début.Mais en moins de six mois, les participants s'étaient mobilisés autour de projets communs.Ça a donné des réalisations très concrètes et, la plupart du temps, financées en majeure partie par la filière elle-même.Par exemple, on a orienté certaines usines de transformation vers des marchés spécifiques.L'une d'elles produit de la viande fraîche emballée spécialement pour le Japon.Une autre met en marché des coupes à conservation prolongée destinée à aller directement sur les comptoirs d'épicerie.D'autres, enfin, se sont spécialisées dans les charcuteries.«La spécialisation se poursuit, précise Gilles Beaulé, d'autres projets innovateurs vont suivre.» Quant à la rationalisation des usines, elle serait presque terminée.On aura surtout évité les mises à pied massives.«Les syndicats sont des joueurs importants dans notre groupe», explique le secrétaire.En janvier 1993, la filière a envoyé des représentants au Danemark, en Hollande et en Allemagne pour y analyser les méthodes de mise en marché du porc.Le rapport qui est ressorti de ce voyage a, entre autres effets, convaincu les participants à la table de mettre sur pied une campagne de sensibilisation adressée aux enfants.Une des réalisations les plus spectaculaires de la table du Du côté du lait, on a passé en revue les règlements contenus dans les deux lois touchant la production.On cherche maintenant à trouver de nouvelles opportunités de marché.porc a été lacampagne de formation des bouchers.D'après un article paru dans le journal du Secrétariat («Actions-sommet», 6 décembre 1993), les ventes de porc ont augmenté de 10 % dans les endroits où on est allé rencontrer les bouchers pour leur montrer de nouvelles méthodes de présentation de la viande.La prochaine action spectaculaire touchera la formation des producteurs.La filière veut les sensibiliser davantage aux pratiques respectueuses de l'environnement (le plan global de fertilisation intégrée, notamment).«On a décidé de travailler à la base», souligne Gilles Beaulé.Au lieu de s'attaquer à l'image de la pro- La table de l'aviculture s'est jusqu'ici surtout occupée de faire un état de la situation et de résoudre des problèmes particuliers dans l'une ou l'autre des productions.duction, en allant voir les journalistes, on a préféré agir sur les pratiques mêmes.Cette campagne devrait, espère-t-on, faire contrepoids à celle que mènent certains mouvements environnementalistes contre la production porcine.Gilles Beaulé est convaincu qu'avec toutes ces actions concertées, le nombre de porcs produits au Québec devrait augmenter dans les années qui viennent.Le lait: d'abord le GATT Du côté du lait, la situation est bien différente.D'une part, l'incertitude sur les accords du GATT et sur la nouvelle convention de mise en marché a longtemps ralenti les travaux.D'autre part, les cadres réglementaires nationaux et provinciaux limitent considérablement la marge de manœuvre de la table.Il faut compter avec plusieurs autres instances décisionnelles.Après tout, la politique laitière canadienne est déjà une sorte de plan stratégique.Cela n'empêchera toutefois pas la table de produire son propre plan cette année, mais il faudra d'abord s'entendre sur l'interprétation du GATT.«L'accord devrait accélérer la production du plan, avance le président de la table, Gilles Prégent, car plus les règles se précisent, mieux on peu! planifier.» La table filière aquand même formé plusieurs comités.L'un, par exemple, s'est penché cet été sur les grands axes que devrait suivre le plan stratégique, un autre a passé en revue les règlements contenus dans les deux lois touchant la production laitière, un troisième 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 Conquête des marchés u revoir les politiciens, par ici les stratèges! La Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'Université Laval et Le Bulletin des agriculteurs vous invitent à un souper-bénéfice en présence de monsieur Pierre Biais, conférencier, ex-ministre d'État d'Agriculture Canada, maintenant avocat dans le commerce agro-alimentaire international.Cette soirée exceptionnelle se tiendra: le jeudi 17 mars 1994 à 18 h 00 Auberge Universel 5000, rue Sherbrooke Est à Montréal Billet: 150 $ Table (10 personnes): 1500 $ Renseignements: (514) 382-4350 Les bénéfices de cette soirée seront entièrement versés à la Fondation de l'Université Laval, qui remet des bourses aux étudiantes et aux étudiants de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation.M.Pierre Biais UNIVKRSITi: LAVAL m Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation Bulletin des agriculteurs s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s $ cherche à trouver de nouvelles opportunités de marché, à prédire les tendances.Dans le domaine du lait, les gens sont habitués à se rencontrer.Devant la régie des marchés, par exemple.Mais la table filière leur permet de se parler plus directement.On a limité le nombre de ses membres à 20, et on n'accepte que des décideurs, ce qui complique un peu l'organisation des réunions.La table vient de s'enrichir d'un joueur important, un représentant de Kraft.Comme dans le porc, l'optimisme règne.«Nos travaux préliminaires ont montré que nous étions assez efficaces dans la production et la transformation, souligne Gilles Prégent et nous savons maintenant que les efforts se feront en concertation.Si on n'avait fait que ça, affirmer l'esprit de concertation, ce serait déjà énorme.Les gens croient maintenant à la nécessité de s'asseoir ensemble pour discuter.Il y a un an, j'en étais moins sûr.Beaucoup de conflits subsistaient entre les participants.» L'aviculture: des propositions concrètes d'ici mars La table de l'aviculture s'est jusqu'ici surtout occupée de faire un état de la situation et de résoudre des problèmes par- # < ticulierssurvenantdansl'uneou Wà l'autre des productions.Elle a fait fa produire, entre autres, deux rap- S ports, l'un sur les coûts de la 11 moulée, l'autre sur les besoins des restaurateurs et des institutions.Pour éviter les pertes de temps, on a formé des sous-comités et engagé un animateur.Ces petits groupes ont déjà soulevé, séparément, une série de questions.Depuis janvier de cette année, ils se penchent sur les solutions.Leurs recommandations seront ensuite transmises à la table (qui réunit 25 personnes) et le plan stratégique devrait être produit d'ici mars.Là encore, le GATT a retardé un peu les travaux.Le plan était prévu pour janvier.Les intervenants en aviculture sont eux aussi habitués à se rencontrer, mais la table filière est venue augmenter le nombre de participants.De plus, elle a renforcé l'esprit de concertation.Certains participants, parexemple, se sont réunis spontanément pour développer une stratégie de défense dès qu'ils ont su que l'Ontario avait l'intention d'aug- $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ menter sa production.Parmi les autres dossiers abordés jusqu'ici, il y a la possibilité de s'attaquer au marché japonais, une étude sur les opportunités de marché du gros poulet et une autre sur les besoins des consommateurs pour la viande de dindon.Le bœuf: augmenter la production La table filière du bœuf, qui réunit 39 personnes, a produit son plan stratégique en novembre dernier.L'objectif principal est d'augmenter de 30% le cheptel de vaches de boucherie et le nombre de bovins engraissés, finis et abattus au Québec.On veut aussi augmenter la proportion des bouvillons du Québec abattus ici (ac-tuellement L'objectif principal de la table du bœuf est d'augmenter de 30 % le cheptel de vaches et le nombre de bovins engraissés, finis et abattus au Québec.70 % vont à des abattoirs étrangers), améliorer les coupes, revoir la formation universitaire et stimuler la recherche et sa vulgarisation.Durant l'an deux on précisera les échéanciers et on nommera des responsables pour chacune des actions devant mener à ce but.Déjà, la table a mis en branle un projet de système de contrôle de la qualité des élevages.Comme le Programme d'amélioration des troupeaux laitiers (le PATLQ), il permettrait de suivre les données de production en intégrant, en plus, des données sur la santé, sur l'alimentation, la génétique et la régie.Des informaticiens seraient $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$5 en train d'y travailler.La table propose aussi un système d'identification permanente des animaux (par implants, probablement), et un programme d'assurance contre les épidémies (une sorte d'assurance-récolte).Elle est aussi en train d'analyser la possibilité de produire du bœuf à forfait, et elle veut encourager la production à temps partiel utilisant des structures légères (hiverhement en boisé, par exemple).Elle a, enfin, commandé une étude sur les besoins actuels et futurs de consommation.On déplore, par ailleurs, que la stabilisation n'encourage pas la compétitivité.De plus, les producteurs manqueraient de conseillers: le seul disponible, souvent, c'est l'agronome local, qui doit partager son temps entre plusieurs productions.Enfin, l'insémination artificielle ne serait pas assez utilisée (85 % des taureaux n'ont pas été éprouvés) et la formation universitaire dans ce secteur serait insuffisante.Par ailleurs, les abattoirs fonctionnent à seulement 40 % de leur capacité, ce qui cause des problèmes de rentabilité et de mise en marché.Quant aux bouchers, ils seraient de moins en moins compétents en matière de découpes de bœuf.¦' ¦ Mais le pire, d'après le secrétaire de la table, B01HE Norbert Dubé, c'est qu'il a d'abord fallu s'attaquer à un problème d'image: convaincre les participants que la production bovine n'était pas une production d'assistés sociaux mais pouvait être rentable! Pour compliquer les choses, les gens de bœuf auraient peu d'expérience des discussions multilatérales.«C'est le secteur que je connais où il y avait le moins de concertation», dit Norbert Dubé.Mais le secrétaire est tout de même confiant.D'abord parce qu'il voit le bœuf comme un alternative intéressante au lait.Ensuite parce qu'à son avis, le G ATT devrait donner un nouvel essor à la production québécoise.Avec la fin de la guerre commerciale qui abaissait indûment le prix du grain, la production d'ici, à base de foin, devrait devenir plus compétitive.Norbert Dubé croit aussi qu'il faudra convaincre les gens de transformer leur foin ici même au lieu de le vendre à 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 sssssssss$s$ssss$sssssss$$ssssssssssssss$s$sssssssssssssss$ssssssssssssssssssss$ss$ l'étranger.De plus, le bœuf est un atout pour les régions éloignées, parce qu'il génère des revenus pendant une beaucoup plus longue période que le foin.Les ovins et cie: un problème d'hétérogénéité Au moment d'écrire ces lignes, la table des ovins, caprins, lapins et grands gibiers terminait une première ébauche de son plan stratégique.Le problème majeur de cette filière, c'est qu'elle comprend 40 participants qui ont des intérêts bien différents.Les seuls projets communs que ceux-ci peuvent vraiment espérer réaliser concernent lacommercialisation.Mais là encore, l'hétérogénéité est un obstacle: les productions ne sont pas toutes au même degré de développement.La transformation, par exemple, est bien avancée dans le lapin, mais peu dans l'agneau, qui est encore beaucoup vendu en carcasses.Quant à la viande caprine, elle est pratiquement inexistante.La filière commence donc par s'attaquer aux problèmes de chaque secteur.Dans les grands gibiers, par exemple, on se penchera sur la corn- La table des ovins, caprins, lapins et grands gibiers se heurte à l'hétérogénéité des productions.Elle a donc commencé par s'attaquer aux problèmes de chaque secteur.mercialisation: après avoir monté tellement de troupeaux reproducteurs, il faut maintenant assurer un débouché pour la viande! Dans l'agneau, par contre, on travaillera plutôt sur la production, en cherchant à mieux contrôler les chaleurs des brebis.Dans le lait de chèvre, deux en- treprises de transformation ont décidé d'utiliser un contenant unique et de regrouper leurs opérations.On pense aussi à congeler le caillé de lait de chèvre, ce qui permettrait de fabriquer du fromage toute l'année, et à faire du fromage affiné, qui se conserve plus longtemps.¦ AVOINES À RENDEMENT Capital Marion Nova Plus faible teneur en balle et rendement supérieur à toute autre variété d'avoine recommandée.Plante à tige courte dotée d'une bonne résistance à la verse et à l'égrenage spontané.Mise au point par Agriculture Canada, à Sainte-Foy.Maturité hâtive et bonne résistance à la verse, rendement élevé et très gros grains.Pourcentage de balle plus faible que la plupart des autres variétés.Mise au point par Agriculture Canada, à Sainte-Foy.Résistance supérieure à la verse.Bonne résistance à l'égrenage spontané â la jaunisse nanissante de l'orge (BYDV).Grain gros et gonflé.Faible teneur en balle et poids spécifique élevé.Rendement excellent.Mise au point par Agriculture Canada, à Sainte-Foy.SEMENCE CERTIFIÉE Informez-vous auprès de votre fournisseur SeCan sur la productivité de ces variétés dans votre région, et consultez les recommandations gouvernementales.L'Association SeCan Partenaires dans la 4-^ recherche de meilleures récoltes 200-57 Auriga Dnve, Nepean, Ontario K2E 8B2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 15 GESTION S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S 5 S L'agriculture biologique est aussi efficace Fini le temps des préjugés: l'agriculture biologique se base sur des découvertes très récentes en biologie et en agronomie.Les entreprises qui ont une approche plus «biologique» génèrent autant sinon plus de bénéfice par unité de travailleur.par Yvon Allard De nos jours, la pratique de l'agriculture biologique suscite de la curiosité et soulève bien des préjugés.Vous avez sans doute déjà imaginé ces entreprises comme étant peu efficaces, non rentables et dirigées par des «granolas».Pourtant, il en est tout autrement.Dans le syndicat de gestion agricole de Lotbinière-Nord, on a comparé deux groupes d'entreprises laitières.Le premier (18 entreprises) pratiquait une agriculture dite «conventionnelle», le deuxième (13 entreprises) était en transition vers l'agriculture biologique.Même s'il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives, l'étude n'ayant duré que quatre ans, les résultats Yvon Allard csl agro-économiste.16 démystifient le potentiel d'une agriculture en transition vers le biologique.Dès le départ, les dirigeants des entreprises qui ont osé s'aventurer dans l'approche biologique étaient plus efficaces que les autres.Et pendant le transfert, ils ont même augmenté leur efficacité.L'étude en question s'est échelonnée de 1989 à 1992.Les dirigeants des 13 fermes en transition suivaient une formation en agriculture biologique.Pourêtre classées «en transition», les entreprises devaient avoir effectué des changements importants I.Résultats globaux des deux groupes d'entreprises 1989 1992 Variation Volume de lait produit Conventionnelle litres 243 833 258 185 6% Transition litres 241 722 268 498 11 % Total des revenus Conventionnelle $ 147154 162 269 10% Transition $ 147648 165948 12% % de dépenses Conventionnelle % 58,3 54,7 -6% (avant main-d'œuvre et intérêts) Transition % 53,6 48 ¦10% II.Résultats technico-économiques - activité vaches 1989 1992 Variation Utilisation des grains à la ferme Conventionnelle % 36 32 -11 % Transition % 43 50 16% Coût en concentrés Conventionnelle $/hl 8,56 6,36 -26 % Transition $/hl 7,37 4,78 -35 % Coût vétérinaire et médicaments Conventionnelle $/va.58 56 -3% Transition $/va.65 55 -15 % Lait par vache Conventionnelle litres 6 779 7103 5% Transition litres 6805 6511 ¦4% LE BULLETIN DES AGRICULTEURS i FEVRIER 1994 ssss$ss*s$$$$s$$$$$$$$$s$s$$s$$s$s$5$$s$$$$ssss$s$$s$s$sssss$ss$sss$$s$$sssssss$sss ture biologique favorise des rotations I.Résultats technico-économiques - activité champs 1989 1992 Variation Superficie totale cultivée Conventionnelle ha 75 83 11 % Transition ha 78 82 5% Superficie en céréales Conventionnelle % 20 22 10% Transition % 23 31 35% Coût en fertilisants Conventionnelle $/ha 76 61 -20 % Transition $/ha 72 12 ¦83% Coût en semences Conventionnelle $/ha 28 29 4% Transition $/ha 33 43 30% Coût en pesticides Conventionnelle $/ha 7,88 7,41 -6% Transition $/ha 6,26 0,32 ¦95 % Rendements en céréales Conventionnelle tm/ha 2,8 3,3 18% Transition tm/ha 2,9 3,1 7% Rendements en foin Conventionnelle tm ms/ha 5,5 5,5 0% Transition tm ms/ha 5,9 5,4 ¦8% dans leurs pratiques culturales: moins de fertilisants et d'herbicides, etc.Durant la première année d'observation, le groupe en transition pratiquait une agriculture conventionnelle.En 1989, les deux groupes produisaient pratiquement le même volume de lait, engendrant des revenus sensiblement identiques (voir le tableau I ).Par contre, le pourcentage de dépenses par rapport aux revenus, un indice d'efficacité économique, avantageait les entreprises qui opteront pour une transition vers l'agriculture biologique.En 1992, les entreprises en transition ont augmenté davantage leur volume de production et leurs revenus.D'autre part, elles ont vu leurs dépenses diminuer par rapport au total de leurs revenus (pourcentage de dépenses).Mais qu'en est-il de l'efficacité globale entre ces deux groupes?La capacité de l'entreprise à générer un bénéfice par unité de travailleur (RST/ UTP: revenu standard du travail par unité travail-personne) mesure très bien cette efficacité.Eh bien, les entreprises en transition obtiennent de meilleurs résultats (voir le graphique).Il faut souligner qu'au départ ces mêmes entreprises réalisaient déjà de meilleures performances.Cependant, les écarts du RST/UTP ont tendance à s'accentuer à l'avantage du groupe en transition.Du côté des champs, les deux groupes d'entreprises cultivent sensi- de culture sur une période plus courte et l'implantation de nouvelles prairies par des céréales servant de plante-abri.Les coûts en semences viennent confirmer cette pratique.Les entreprises en transition l'ont augmenté de 30 % comparativement à 4 % pour l'autre groupe.On pouvait s'attendre, d'autre part, à ce que les coûts en fertilisants et en pesticides chutent pour le groupe en transition.On observe en effet des baisses de 83 et 95 % respectivement.Enfin, il n'y a pas de différence remarquable dans les rendements en céréales et en foin entre les deux groupes.Dans l'étable Dans l'alimentation de leur troupeau, les entreprises en transition ont 30 Évolution du RST/UTP* 25 Transition ^^^^^^0^^^^^* 20 15 Conventionelle 10 5 mm*^*"—"1^*^^ Écarts 0 1989 1990 1991 1992 blement la même surface.Pour la dernière année observée, le groupe en transition allouait une proportion plus grande de ses superficies aux céréales (voir le tableau III).En fait, l'agricul- L'improvisation n'a pas sa place L'agriculture biologique remet en question F usage des produits chimiques en agriculture.Elle se base sur des découvertes très récentes en biologie et en agronomie.L'agriculture biologique met l'accent sur la différence entre les êtres vivants et les matériaux inertes.Dans un processus vivant, il y a des phénomènes de nutrition, de croissance, de reproduction.La vie est en perpétuel changement; c'est cet aspect dynamique que met en relief ce type d'agriculture.Dans notre étude, les dirigeants des entreprises en transition démontraient une plus grande efficacité dès le départ.A la lecture des résultats, ils ont amélioré cette efficacité durant l'étape de la transition.On s'aperçoit vite que l'improvisation n'a pas sa place en agriculture biologique.¦ accru l'utilisation des céréales produites à la ferme (voir le tableau II).L'utilisation de grains mélangés (a-voine, blé, pois) a eu pour effet de diminuer les achats de suppléments protéiques.Les coûts en concentrés ont diminué de 7,37 à4,78 $/hl.De plus, les frais de vétérinaire et de médicaments ont diminué davantage pour le groupe en transition, mais il faut remarquer qu'il leur en coûtait déjà plus cher au départ.Enfin, la moyenne de lait par vache a diminué dans les entreprises en transition alors qu'elle a augmenté dans l'autre groupe.Est-ce uniquement dû à la transition ou plutôt à 1 ' augmentation plus importante de lait produit (11 %) par ferme, une augmentation souvent accompagnée d'une sélection moins sévère des sujets?¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 17 COURRIER DU GESTIONNAIRE s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s $ s s s s $ s s s$$s s s s s Le meilleur plan de financement pour une machine Même si les concessionnaires financent le montant total du nouvel achat, on devrait privilégier le financement régulier par une institution financière.par Gaétan Villeneuve et Sylvie Bouchard CRÉDIT-BAIL ET PLAN DE LOCATION_ Q.! Le concessionnaire m'offre un plan de financement pour l'achat d'un tracteur.Est-ce mieux que le financement bancaire?R.I Quand on a une cote de crédit acceptable et les liquidités nécessaires pour verser un certain montant comptant, on devrait toujours privilégier le financement régulier avec les institutions financières.En effet, elles offrent des garanties gouvernementales, des conditions souples et des contrats sans surprise.Habituellement, leur taux d'intérêt est moins élevé que celui offert par les concessionnaires.De plus, on fait affaire directement avec un conseiller en financement, ce qui n'est pas à négliger.Le principal avantage du financement du concessionnaire est qu'il n'exige aucun comptant, contrairement au financement bancaire où il faut investir 20 à 25 % de la valeur de l'achat.Cependant, ce versement de départ est le caractère d'une saine gestion.Les concessionnaires offrent divers plans de financement.Le plan de location à long terme donne la possibilité d'acheter la machine à sa valeur résiduelle à la fin du terme.Le crédit-bail est un achat-location, un hybride entre le financement régulier et le plan de location.Avec un crédit-bail ou un plan de location, on n'est pas propriétaire légal de la machine.On a tous Gaétan Villeneuve, agronome et économiste, est consultant privé en économie agricole, à Saint-Hyacinthe.les inconvénients du propriétaire sans en avoir les avantages.En effet, on est responsable de l'entretien, des réparations et des assurances, mais on ne peut la vendre ou la donner en garantie.De plus, on doit souvent signer des contrats complexes et fermés, c'est-à-dire avec des pénalités très importantes si on fait des remboursements anticipés.A la fin du terme, il faut racheter la machine à sa valeur résiduelle en payant comptant.Cette valeur de rachat est fixée à l'avance ou évaluée à la fin du terme.Si on n'a pas besoin de versement comptant au moment de F achat, il en est tout autrement à la fin du contrat.Les concessionnaires offrent aussi des programmes de financement régulier.Ils sont comparables à ceux offerts par les institutions financières, sans l'investissement de départ, mais les conditions sont souvent moins souples.Certains concessionnaires offrent, par ailleurs, des promotions sur leurs plans de financement régulier.Cet avantage sur les rabais d'intérêt est cependant très secondaire.En négociant un peu, vous pouvez l'échanger contre une réduction du prix d'achat.SUIVI TRIMESTRIEL Q.! Mon banquier m'impose un suivi trimestriel de mon entreprise.Qu'en pensez-vous?R.I Vous devriez profiter de ces rapports trimestriels pour faire un suivi de gestion.En fait, vous devez fournir à votre institution financière un bilan, un état des résultats en exercice, un état des comptes à payer et à recevoir et tous vos inventaires.L'institution financière se sert de ces documents pour vérifier l'état de vos garanties.Ces documents sont généralement préparés par un comptable.En pratique, lorsque vous les aurez fournis au banquier, vous n'en entendrez plus parler, à moins qu'il n'y ait un gros problème.Un conseiller en gestion peut préparer et analyser ces états financiers.Ses conseils vous permettront de connaître l'évolution de votre entreprise et de prendre des mesures correctives rapidement.De plus, ça risque de coûter moins cher que chez le comptable.PROJET D'AGRANDISSEMENT Q.! Je veux acheter la ferme laitière voisine de la mienne pour agrandir mon entreprise.Quelles sont les démarches à faire?Q.' Tout d'abord, vous devez faire évaluer la terre convoitée par un consultant spécialisé en évaluation agricole qui déterminera la valeur marchande réelle de la ferme.Une telle évaluation, qui coûte entre 500 $ et 1000 $, renforcera votre pouvoir de négociation avec le vendeur.Ensuite, vous devez analyser l'impact de l'intégration de la nouvelle entreprise sur les opérations quotidiennes.Par exemple, il vaudrait peut-être mieux ramener tout le troupeau laitier dans la même étable, quitte à se servir de l'autre bâtisse pour les animaux de remplacement.Vous devez aussi faire l'étude de rentabilité du projet en tenant compte des impacts sur les installations actuelles, la main-d'œuvre et le parc de machinerie.En pratique, on oublie souvent de tenir compte de ces facteurs.L'ajout d'une autre ferme peut obliger à engager un employé supplémentaire ou à doubler le parc de machinerie.Enfin, il ne faut pas négliger d'étudier à l'avance la structure de financement en tenant compte des impacts causés par le nouvel achat.Nous vous conseillons d'en discuter avec plusieurs spécialistes (conseiller prêteur régulier, conseiller en crédit agricole, conseiller en gestion.).Ils pourront vous apporter leurs conseils et un éclairage nouveau.¦ COURRIER DU GESTIONNAIRE Le Bulletin des agriculteurs 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Mil.: 382-4350 • Extérieur: 1-800-361-3877 18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 En été, le D.E.C sort dehors avec les vaches Quand arrive l'été à la ferme Vitalait, les vaches sortent dehors, tout comme le D.E.C.qui leur assure quatre repas par jour à l'extérieur, quatre repas de base, d'ensilage frais.Les vaches reçoivent leurs suppléments alimentaires au moment de la traite, selon le régime approprié à chacune d'elles.En hiver, les repas sont servis toute les 4 heures et le videur à silo n'a plus le temps de geler.En respectant les besoins alimentaire de chacune des vaches de son troupeau Holstein à 50 % pur-sang et 50 % N.I.P., la moyenne de production est passée de 7500 kg à 8300 kg.«Un achat ça se calcule, et investir doit être rentable dès le départ.» La fidélité du chien fait de lui le meilleur ami de l'homme, dit-on.En septembre 1990, Marc Lambert découvrait plus qu'un ami.Il se procurait un D.E.C.de Rovibec, le plus fidèle distributeur d'ensilage et de concentrés du Québec.À peine un an auparavant, il achetait de son père la ferme Vitalait et ses 60 vaches.Adieu la vie familiale ! Les travaux de la ferme allaient alors gruger tout son temps sans même augmenter la rentabilité de l'entreprise.Dix ans plus tôt, à l'ITA de Saint-Hyacinthe, Marc Lambert écoutait un de ses professeurs parler de soigneurs automatisés et de ration totale mélangée (R.T.M.).Mais jamais Marc n'aurait cru qu'un troupeau de 60 vaches pouvait justifier un tel investissement.Chez les Lambert, on n'achète pas à l'aveuglette L'épouse de Marc, Madeleine, est comptable de profession.Pour elle, «un achat, ça se calcule, et investir doit être rentable dès le départ».Or, justement, l'achatd'un D.E.C.permettrait de profiter des avantages de la R.T.M.tout en diminuant le travail à l'étable.Après plus de trois ans d'une fructueuse collaboration avec son D.E.C, Marc épargne 750 heures de corvée par année, un temps précieux qu'il partage avec sa famille.Chez Vitalait, une portion alimentaire moyenne contient environ 70 % de maïs roulé, 25 % d'orge roulé, 5 %de minéraux et une quantité de suppléments adaptés aux besoins de chaque bête.Grâce à la précision du D.E.C.Marc Lambert a réduit de 15 % ses achats de grains et de suppléments.Le D.E.C.a aussi réduit les frais de vétérinaire.Six repas équilibrés par jour ont éliminé les problèmes de digestion ou de déplacement de caillette.Le meilleur ami du troupeau Avec son fidèle ami et associé, le D.E.C.de Rovibec.Marc Lambert pourrait facilement augmenter sa production de 250 000 à 300 000 litres.Mais déjà sa performance surpasse les données moyennes de productivité publiées par le GREPA.Alors, quand Marc Lambert envisage l'avenir, il pense toujours au D.E.C.Qui pensez-vous soignera les animaux de remplacement de sa future étable froide, sinon le plus fidèle ami de son troupeau?«ROVIBEC 591, Route 259 Sainte-Monique (Québec) JOG 1N0 Tél.: (819) 289-2260 Téléc.: (819) 289-2203 LAIT Au pays d'Emilie Bordeleau Les Déry étaient les voisins des «filles de Caleb».Ils sont devenus des producteurs laitiers de pointe.par Aubert Tremblay Vous avez écouté Les filles de Caleb, à la télévision?Eh bien, quand Emilie Bordeleau allait chercher sa farine au moulin, elle passait sur la terre des Déry.Une terre déjà ancestrale à l'époque puisque le premier Déry était venu s'y installer en 1759! Savait-elle déjà, quand elle y jetait un regard du haut de sa voiture à chevaux, que la ferme de ses voisins allait être une des seules de la région à traverser la tourmente du XXe siècle?Peut-être.Mais elle ne se doutait sûrement pas que les Déry allaient pousser la perfection jusqu'à faire bonne figure à cette institution de l'agriculture moderne qu'on appelle le Mérite agricole.En effet, ils étaient finalistes dans la dernière course à la médaille d'or.Ah, si elle revenait aujourd'hui au bord de la rivière de sa jeunesse, elle serait sûrement fière de ses voisins, producteurs laitiers de leur métier.Elle n'aurait pas de peine à reconnaître l'endroit: les bâtiments de ferme ne sont peut-être plus exactement au même endroit, mais le moulin, lui, est toujours là, sur l'autre rive, juste un peu en amont.Et il fonctionne encore, comme autrefois.Emilie traverserait le petit pont, comme avant, pour aller frapper aux portes d'Alain et Sylvain Déry, les deux représentants actuels de la famille, à la tête de la ferme depuis 1980.D'emblée, elle aimerait ces deux hommes dynamiques, qui portent leur quarantaine avec une jeunesse toute rafraîchissante.De leur côté, ces deux ingénieux bricoleurs, unis comme doigts de la main, ne résisteraient pas à l'envie de lui montrer leurs innombrables inventions: des portes à ouver- Aubert Tremblay est journaliste.La sixième et la septième génération des Déry: Nicole, Alain, Gaétane, Marie-Andrée et Sylvain.ture automatique, une cage amovible pour les soins des sabots, un système de barrières pour faire passer les vaches une par une devant le vétérinaire.Ils amèneraient aussi leur célèbre visiteuse jusqu'aux pâturages, où broutent 50 vaches «en lait», plus une centaine d'autres têtes.Ils lui feraient voir, enfin, la luzerne, l'orge, l'avoine et le maïs.La septième génération Avec leurs épouses Nicole et Marie-Andrée, ces deux hommes forment la septième génération des Déry du rang Petite rivière, à Saint-Stanislas.La huitième est déjà là, comme une porte ouverte sur l'avenir: cinq filles et un garçon.Et la mémoire de la famille, c'est la mère d'Alain et Sylvain, Gaétane Cossette, une femme sympathique qui ne se gêne pas pour rappeler dates, événements et anecdotes.Emilie trouverait sûrement que la ferme a bien grandi car, de son temps, les Déry n'avaient que 60 arpents (20 hectares).Mais Alain et Sylvain, suivant l'exemple de leur père, ont progressivement acheté les terres voisines jusqu'à posséder presque tout l'espace disponible entre la rivière et la forêt.Leur entreprise couvre maintenant 180 hectares, regroupés autour des bâtiments.«On n'a pas à aller sur l'asphalte», disent-ils.De belles terres argileuses, presque toutes drainées, où la luzerne pousse longtemps (une des luzernières a plus de dix ans.), et où le grain de maïs a le temps d'atteindre sa maturité.Les Déry ont à la fois la chance et la malchance d'être situés «sur la montagne» de Saint-Stanislas, c'est-à-dire en haut de la grande côte, au nord du village.Cela leur donne assez de neige pour que la luzerne se sente à l'aise, mais limite leur production de maïs, et leur récolte de foin sec.Ils préfèrent donc semer plus de maïs que leurs besoins en ensilage.S'ils manquent de foin, une année, ils ensilent tout leur maïs.Si, au contraire, le foin est abondant, ils font du maïs-grain.De la même manière, ils préfèrent semer plus de fourrages qu'il ne leur en faut.Leurs vaches se contenteraient de 15 000 balles, mais les champs en donnent 20 000, ces années-ci (avec la première coupe uniquement, car les deux autres vont dans les silos).Le surplus est vendu à la récolte.«C'est une police d'assurance au cas où on 18b LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 L aurait du mauvais temps», précisent-ils.Il faut dire que le rendement des prairies est plus élevé qu'avant et que les Déry ont récupéré pas mal de surface depuis qu'ils ont commencé à engazonner leurs fossés, il y a trois ans, suivant un «Plan de conservation et de gestion du sol et de l'eau».Dorénavant, ils sèmeront plus de céréales.Actuellement, ils en récoltent 24 hectares (dont la moitié en avoine, pour la paille), mais ils en ont déjà eu beaucoup plus, au milieu des années 70, à l'époque où ils abandonnaient l'ensilage en «silo-fosse» pour acheter leur premier silo vertical.Ils louaient même des terres pour y mettre du grain.«Mais on s'est aperçu que c'était plus rentable de travailler dans l'étable au lieu d'en entreprendre trop grand dans les champs», avouent-ils.Des gestionnaires prudents mais innovateurs Ce sont des gestionnaires prudents, qui y réfléchissent à deux fois avant d'investir.Pour leur dernier achat, par exemple, un DAC, ils ont mis plus d'une année de magasinage avant de choisir le modèle qui leur convenait.Cela ne les empêche toutefois pas d'être innovateurs.Ils ont compris très vite l'importance de la qualité des fourrages, dès le tout début de ce qu'on a appelé F «opération luzerne».Les premiers tuyaux de drain (en grès) ont été posés en 1967, la même année où les Déry achetaient leur premier séchoir à foin.Côté animaux, même esprit d'initiative.Le père d'Alain et Sylvain, par exemple, élevait des pur-sang depuis 1964.Il a été un des membres fondateurs du club Holstein Champlain-Laviolette.Alain a en quelque sorte pris sa relève, puisqu'il est directeur du club depuis maintenant 20 ans.Sylvain, lui, a été directeur de la so- augmentation de 13 % , de la digestibilité de la fibre "ADF"* VOUS donne Vous savez déjà que 1 utilisation des semences de luzerne de marque Pioneer® vous procure plus de tonnage d'ensilage de qualité.Mais nos inoculants font aussi toute une différence.fronornisez durant les Journées Pioneer Commandez et payez votre 1174 durant les Journées Pioneer, du 21 au 26 février et économisez 4,00 S l'unité Communiquez avec votre représentant Pioneer.Les tests ont prouvé que rinoculation à l'aide du 1174 améliore de façon significative la valeur nutritive de l'ensilage.Utilisez les inoculants qui ont subi le plus de tests.Les véritables inoculants d'ensilage de marque SILA-BAC®.^Données provenant de trois épreuves de graminées/ légumineuses et de deux épreuves de blé.Composez le 1-800-265-9435 pour de plus amples renseignements.PIONEER PIONEER HI-BRED LIMITÉE Pioneer.H Source de fourrages de qualité, ®, MS Marque de commerce et marque de service, déposée ou en instance dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée, Chatham, Ontario.Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.© 1994, PHII LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 18c SANTE Ferme Déry et fils inc.SUPERFICIE: 182 ha dont 142 en culture CULTURES: 24 ha d'orge 12 ha de maïs 12 ha d'avoine 53 ha de luzerne et fléole 40 ha de pâturages ANIMAUX: 150 têtes Holstein 50 vaches MOYENNE: 8200 kilos MCR: 172-169-173 CLASSEMENT: 1 E, 16 TB, 30 B+, 3 B ciété d'agriculture de la région pendant 15 ans en plus d'être membre du conseil d'administration de sa caisse populaire.Les Déry, sans être de grands fanatiques des expositions, élèvent tous leurs sujets de remplacement et en vendent beaucoup.C'est leur deuxième revenu, après le lait et avant le grain.Depuis qu'ils ont acheté leur DAC, l'an dernier, ils alimentent leurs animaux à partir d'orge roulée (ils achetaient auparavant de la moulée commerciale).Ce sont aussi des adeptes du pâturage: leurs vaches et leurs taures disposent de 40 hectares à brouter.Leurs vaches produisent une moyenne de 8200 kilos de lait.L'une d'entre elles s'est particulièrement distinguée: Déry Loire Make Rite.En 1990, à sa septième lactation, elle a donné 11 641 kilos de lait à 3,23 % de gras et 3,10% de protéine.Sa MCR était alors de 219-192-214.Elle est classée excellente «3E».C'est d'ailleurs cette vache-là qui a redonné le goût de la transplantation embryonnaire aux Déry.Ils avaient eu une expérience plutôt décevante, quand la technique était encore nouvelle, et avaient laissé l'idée de côté.Mais la performance de Loire, et celle de ses filles, les a convaincu de s'y remettre.Bien leur en pris: elle leur a donné, cette année, 21 gestations, toutes issues de la semence de Prélude.Alain et Sylvain Déry sont tous deux technologistes agricoles, gradués de 1 ' ITA de Saint-Hyacinthe respectivement en 1973 et 1976.L'aîné, Alain, a déjà travaillé deux ans au bureau régional du MAPAQ àTrois-Rivières.«C'est son père qui lui a dit: va voir ce qui se fait ailleurs», se souvient Gaétane Cossette-Déry, sa mère.Deux doigts de la main Depuis qu'Alain est revenu au foyer familial, les deux frères se partagent toutes les responsabilités.Ils ont l'aide d'un employé permanent.Aucun n'ade spécialité: les deux s'occupent, ensemble, de tous les aspects de la gestion.Et ils ne prennent aucune décision, ou presque, sans se consulter d'abord.Sur leur registre des champs, leurs deux écritures se mêlent.«Notre temps de bureau, disent-ils en souriant, c'est l'heure de la traite.» La concertation se fait autour des trayeuses.Ce sont des bricoleurs très inventifs, qui érigent eux-mêmes tous leurs bâtiments.«A chaque année, ils construisent quelque chose», dit Nicole, l'épouse d'Alain, pour les taquiner.L'installation de leur DAC est un modèle d'ingéniosité.lisse sont dit: tant qu'à acheter cette machine, arrangeons-nous pour qu'elle serve! Ils ont bricolé des sortes d'entonnoirs de caoutchouc sur les mangeoires des jeunes taures et installé un système d'ouverture de portes de garage pour la porte de l'étable froide.Ils ont aussi soudé des coudes au rail pour garder libres les ouvertures au plafond (pour le foin) et rendu amovible laçage servant aux soins des sabots.Aujourd'hui, le distributeur va partout et nourrit tous les animaux! ¦ N'achetez pas de maladies Avant d'acheter une vache, il faut l'examiner sous tous ses «angles», puis respecter une période de quarantaine.par Gilles Rivard La conformation influence le niveau de production d'une vache, sa santé et sa longévité.Si vous achetez des animaux étrangers à votre troupeau, vous devez faire un choix éclairé basé sur trois grands principes: acheter des vaches en santé, prévenir l'introduction de maladies (en période d'incubation) étrangères à votre troupeau et choisir des animaux productifs ayant une espérance de vie assez longue.Afin de vérifier 1 ' état de santé des animaux, vous pouvez d'abord compter sur votre expérience et votre sens de l'observation.Ainsi, vous devez examiner les différents systèmes de l'animal.Sa respiration est-elle normale?Rejette-t-il des excrétions anormales par les naseaux?Son fumier a-t-il une apparence normale, sans présence de sang, ni de mucus, ni de parasites?Par ailleurs, l'examen de la peau et du pelage fournit des renseignements sur la présence de maladies comme la teigne, la gale, les œstres.Pour le système reproducteur, il est pratiquement impossible d'observer visuellement des anormalités, sauf s'il y a excrétion de déchets (sang, pus.) pouvant indiquer la présence d'infections vaginales ou utérines.Dans ce cas, vous pouvez consulter les dossiers des animaux.S'ils sont bien complétés, ces dossiers fournissent de multiples renseignements sur les cycles sexuels, les inséminations, les kystes ovariens, les avortements, les mises bas, les infections post-partum, les mammites, les vaccinations, les maladies métaboliques (acetonemic fièvre vitulaire.) ainsi que sur toute autre anomalie ou pathologie importante.D'ailleurs, la qualité des registres d'un troupeau est une très Le D' Gilles Rivard, médecin vétérinaire, est consultant en santé animale au MAPAQ, à Rock Forest.18d LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 bonne indication de la régie générale appliquée dans ce troupeau.Vous ne devriez acheter que des animaux provenant de troupeaux où la régie est à peu près semblable ou supérieure à celle appliquée chez vous.D'autre part, il faut éviter d'acheter des animaux provenant de lignées ayant certains défauts de conformation comme la spondylite ankylosante, des défauts aux membres ou des hernies ombilicales chez les' veaux.Ces caractères indésirables se transmettent souvent aux descendants.La présence ou le passage de maladies infectieuses dans le troupeau au cours des mois précédents doit également être vérifiée.S'il n'y a plus trace de la maladie, il peut être difficile d'en connaître l'historique.Cependant, il est très important de savoir s'il y a encore des porteurs asymptomatiques de certaines maladies (BVD, leucose, salmonellose.).Vous pouvez exiger la production d'un certificat de santé du troupeau ou bien faire effectuer les tests de détection par un laboratoire pour les maladies soupçonnées ou déterminées.Pour s'assurer de la santé du pis.seul l'examen des dossiers et des comptages cellulaires précédents pourra vous donner quelques indications dans le cas d'une vache tarie.Pour une taure, l'examen visuel et la palpation peuvent fournir certains renseignements.Si l'animal est en lactation, on peut en plus prodéder au C.M.T.(California Mastitis Test) et à l'analyse du lait pour l'isolement de microbes pathogènes.Le moyen le plus efficace pour éviter l'introduction de maladies inapparentes (en période d'incubation) dans un troupeau est de garder les nouveaux venus en quarantaine pendant au moins PIONEE ALFALFA SEED SEMENCE DE LUZERNE VOUS donne 51,5 kg plus de lait par tonne d'ensilage servie Vous savez déjà que l'utilisation des semences de luzerne de marque Pioneer® vous procure plus de tonnage d'ensilage de qualité.Mais nos inoculants font aussi toute une différence.Économisez durant les Journées Pioneer Commandez et payez votre 1174 durant les Journées Pioneer, du 21 au 26 février et économisez 4,00 $ l'unité.Communiquez avec votre représentant Pioneer.Les tests ont prouvé que l'inoculation à l'aide du 1174 améliore de façon significative la valeur nutritive de l'ensilage.Utilisez les inoculants qui ont subi le plus de tests.Les véritables inoculants d'ensilage de marque SILA-BAC®.*Données provenant de lactations d'un total de 69 vaches dans trois épreuves.Composez le 1-800-265-9435 pour de plus amples renseignements.PIONEER PIONEER HI-BRED LIMITÉE ®, MS Marque de commerce et marque de service, déposée ou en instance dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée, Chatham, Ontario.Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.© 1994, PHII LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 18e icourQuardmd 3(K)/C.pour les ftitégrer dans le lait de*os^vaches.Chaque année, la diarrhée des veaux nouveau-nés coûte aux producteurs de lait de l'Amérique du nord des millions de dollars en traitement, en médiocrité du rendement et en pertes de vie.Par bonheur, vous pouvez rabattre ces ravages financiers de la diarrhée grâce à ScourQuard 3(K)/C, le vaccin le plus complet et le plus commode qui soit contre la diarrhée.ScourQuard 3(I\)/C associe rotavirus, coronavirus, E.coli et Clostridium perfringens de type C pour assurer une puissante protection contre ces agents primordiaux de la diarrhée.De plus, ScourQuard 3(K)/C est commode.II suffit de vaccinerselon les directives de l'étiquette les vaches gestante-s pour qu'elles transmettent naturellement à leurs veaux dans le colostrum les anticorps qui combattent la diarrhée.D'ordinaire, vous pouvez récupérer le coût de la vaccination annuelle du troupeau au ScourQuard 3(K)/C en prévenant la mort d'un seul veau.Adoptez donc ScourQuard 3(K)/C pour tirer des profits de votre exploitation, non pas des ennuis.ScourGuaid3(K)/C SmithKhne Beecham Santé animale E.coli Rotavirus Coronavirus © I993,SmithKlinc Bcccham - Santé animale 3-5104 3.Angle pelvien (inclinaison du bassin) Inclinaison vers l'avant Bassin au niveau Inclinaison prononcée 4.Emplacement des trayons Ecartés Normaux deux semaines, la durée idéale étant de quatre semaines.Si l'animal n'est pas en lactation, il est relativement facile de trouver un endroit dans les bâtiments où il ne pourra venir en contact avec le reste du troupeau, ni être exposé à l'air contaminé provenant des ventilateurs des autres bâtiments.L'usage d'un bain de pieds est nécessaire et les équipements de nettoyage ne doivent servir qu'à cet endroit qui sera nettoyé après les autres.Pour les animaux en lactation, l'accès obligatoire aux facilités de la traite mécanique rend souvent impossible la mise en quarantaine.Il faut donc se contenter de les placer en fin de traite en aménageant le plus d'espace possible entre eux et le reste du troupeau et en multipliant les périodes d'observation.La mise en quarantaine évite l'introduction de germes inconnus dans le troupeau et permet 1 ' adaptation progressive des nouveaux animaux au microbisme (l'ensemble des microorganismes) de la ferme d'adoption.C ' est à ce moment que l'on peut procéder à des tests sérologiques ou autres pour diagnostiquer certaines pathologies.On peut aussi profiter de cette période pour traiter les parasites internes et externes et les maladies ou blessures ayant pu apparaître depuis l'achat.L'adaptation progressive au microbisme local dans la quarantaine, alliée à un bon programme de vaccination, permettra aux jeunes reproductrices d ' acquérir une bonne immunité avant d'atteindre la période de reproduction.Il s'agit eneffet d'une période critique pendant laquelle certains virus peuvent provoquer la mort du fœtus, les avortements (BVD.IBR.) et plusieurs autres problèmes de santé.Une bonne espérance de longévité Enfin, quelques points de conformation importants peuvent influencer le niveau de production futur des animaux, leur santé et leur longévité.L'angle des pieds sur le sol et l'angle des jarrets influencent la longévité de la vache; des angles trop fermés ou trop ouverts créeront de la fatigue, des mauvaises postures et des pathologies aux pieds comme aux jarrets (voir les figures 1 et 2).L'inclinaison du bassin peut jouer un rôle sur l'incidence et la durée des infections utérines: une inclinaison trop prononcée vers l'avant de la bête favorise la rétention de liquides, de sang, de pus, ou de fragments de placenta après la mise bas et prédispose l'animal aux infections génitales, particulièrement aux metrites (voir la figure 3).La conformation du pis, de ses attaches et des trayons a également une très grande importance pour la santé de ces organes et pour la longévité de la vache.De bonnes attaches relativement hautes aident à maintenir la glande mammaire en place et préviennent les blessures aux trayons qui précédent souvent les infections mammaires.Des trayons bien conformés et bien placés facilitent la traite (voir la figure 4) et aident à prévenir la mammite.Les faiblesses de conformation de la glande mammaire sont d'ailleurs une des principales raisons de la réforme prématurée des vaches.Pour ce qui est de l'achat d'animaux provenant de pays étrangers, il faut d'abord se soumettre aux règlements et ententes sanitaires passées entre le Canada et le pays concerné et consulter des représentants d'Agriculture Canada.D'ailleurs, dans ce cas comme dans tous les autres déjà évoqués, on suggère fortement de consulter votre médecin vétérinaire ou celui du vendeur avant d'acheter des animaux.¦ Rapprochés Gagnez la Bataille Conte la Mammite! Choisissez vos Armes: Della-Pretech Bain de trayons à technologie diode libre brevetée avec 4-6ppm d'iode libre pour une meilleure action contre les bactéries Delta-Soft Bain de trayons à 1 % d'iode maîtrisé pour un spectre d'élimination plus complet avec 10% de glycérine pour garder les trayons souples.Della-Blue Bain de trayons à base d'acétate de chlorhexidine pour un spectre d'élimination plus vaste et trayons plus souples.Offre Spéciale: A l'achat de 16 litres ou plus de bain de trayons marque "Delia", vous recevrez gratuitement une casquette en velours côtelé ainsi qu'un rabais supplémentaire.Voyez votre concessionnaire Alfa Laval Agri, aujourd'hui, pour plus de détails! Cette offre prend fin le 31 mars 1994! iftr Alfa Laval Agri Alfa Laval Agri, 2020 Fisher Drive Peterborough, Ontario, K9J 7B7 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 18g jl\ LA J^JjJ LA spi§avez FA|T D VOTRE MIEU (ioMnrque déposée de Merck & Co.; Inc.Rahway, N.J.É.-U./ Merck Frossl Canada Inc.U.I.Voilà pourquoi vous utilisez la solution à verser IVOMEC® (ivermectin) pour la maîtrise des parasites.Il ne vous viendrait pas à l'idée autrement.La solution à verser IVOM un antiparasitaire à large spectre d'ac pour un traitement rapide et adéquat de votre troupeau.et la commodité d'une seule NOUVELLES MoCo DE JOHN DEERE Y a pas mieux comme faucheuse.Les nouvelles MoCo de John Deere sont les seules faucheuses-condiùonneuses à avoir un système de suspension en 3 points pour mieux suivre les inégalités du terrain.De plus, l'angle du timon améliore considérablement la facilité de virage à droite.Les nouvelles 920 et 930 ont une barre de coupe rotative modulaire, fabriquée par John Deere.Rien de plus robuste ni de plus facile à entretenir.Au niveau de la barre de coupe, la 820 travaille sur une largeur de 2,97 m, soit 15 cm de plus que toute autre machine : sa catégorie.Y a pas mieux comme conditionneuse.Pour un séchage rapide, rien de mieux que les rouleaux en uréthane John Deere ou le conditionnement par rotor à dents en «V» (rotatives seulement).Il n'a jamais été aussi facile d'ajuster une faucheuse-conditionneuse en fonction de la récolte.Flottaison, angle de la barre de coupe, pression des rouleaux et largeur de l'andain : tout se règle facilement et sans outil.Les toutes nouvelles MoCo de John Deere.y a pas mieux pour le foin.John Deere Limitée, 295, rue Humer, Grimshy (Ontario) L3M 4H5 Mise^ stir votre chance au casino de Montréal-, pas dans vos champs de maïs.Il y a suffisamment de » _ semence.Quant à la résistance, risques en agriculture.q —.inutile de vous faire du souci car Pourquoi confier la ^ 0 ~ à il n'y a pas de mauvaises herbes répression des graminées g J résistantes à Dual, nulle part annuelles à un produit qui n'a pas fait § dans le monde.Dual vous ses preuves lorsque vous pouvez miser sur permet aussi de vous adapter aux une valeur sûre?Dual.® Pourquoi Dual est-il conditions météorologiques puisqu'il peut être toujours gagnant?Il procure une répression appliqué, dans le maïs, aussi bien en présemis des graminées annuelles et du souchet durant ou en prélevée que tôt après la levée.Et ce n'est toute la saison, avec peu de risques que des pas tout : Dual est efficace quelles que soient les mauvaises herbes échappent pratiques de labour, sur les sols nus comme sur au traitement.Dual vous laisse les sols recouverts de résidus de culture.Tbut aussi toute latitude quant à la bien considéré, comment peut-on miser sur rotation des cultures, parce qu'il autre chose que sur Dual?ne persiste pas dans le sol.Il peut être utilisé en toute sécurité dans le maïs fourrager, Optez pour Dual.le maïs sucré, le maïs à ensilage et le maïs de Formulé au Canada, pour les producteurs canadiens.Toujours lire l'étiquette avant l'emploi.("211 OYOI ® Dual est une marque déposée de Ciba-Geigy Canada Ltée VdLILii/^-J __ $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ COMMERCE INTERNATIONAL Diversification ou spécialisation?Ça dépend de vous D'autres considérations que celles strictement économiques prennent autant d'importance, sinon plus, dans la décision de diversifier une production plutôt que de la spécialiser.«I par Andrée Lagacé 1 fut un temps où on ne jurait que par la spécialisation, avec un discours productiviste basé Andrée Lagacé, agronome, est journaliste.en partie sur les économies d'échelle.Mais de nouvelles préoccupations, autant humaines qu'écologiques et économiques, conduisent maintenant à reconsidérer cette orientation et à s'intéresser de nouveau à la diversification.» C'est ainsi que s'exprimait Réal Daigle, de la Fédération des syndicats de gestion agricole, lors du colloque sur la gestion agricole du groupe GEAGR1.en décembre dernier.Le conférencier y a abordé la question de la spécialisation vs la diversification: une vieille question en quête de nouvelles réponses.Selon lui, l'agriculture québé- coise peut très bien être diversifiée tout en ayant des exploitations agricoles spécialisées.Par exemple, il peut y avoir des avantages à diversifier la production agricole sur une base locale afin de fournir les marchés en produits variés.Mais il n'est pas évident que chaque entreprise aurait avantage à diversifier sa propre production en période d'expansion.Il n'est pas évident non plus que toutes les entreprises qui se diversifient bénéficieront d'économies d'échelle.Elles seront négligeables si la nouvelle production ne permet pas de mieux utiliser les ressources déjà en Les avantages de la diversification Les inconvénients de la diversification • La répartition des risques: on peut récupérer une perte conjoncturelle dans une production par un gain dans une autre, ce qui stabilise les revenus.• L'étalement des périodes de pointe de travail: avec des productions complémentaires, on peut diminuer le stress, travailler dans de meilleures conditions et faire les choses à temps.• La revalorisation d'actifs sous-utilisés: de vieux bâtiments, un boisé, une érablière ou des équipements désuets peuvent se révéler profitables à une autre activité.Les coûts sont peu élevés puisque les ressources existent déjà.• La diminution des contraintes à l'expansion rapide: si on vise une production non contingentée, on peut alors introduire une nouvelle activité sans contraintes de volume, quoiqu'il faille être attentif aux contraintes environnementales.• Un meilleur positionnement pour saisir les opportunités: selon la situation, on peut prendre une orientation encore plus marquée vers une deuxième production déjà initiée.• La valorisation des ressources humaines: toutes les personnes qui travaillent dans la ferme n'ont pas les mêmes aspirations ni les mêmes goûts.L'agrément à faire un travail qu'on aime donne des résultats surprenants sur le rendement! • Un savoir-faire à acquérir: ce savoir-faire exige des investissements importants en recherche d'informations techniques et commerciales.Des essais peuvent parfois s'avérer coûteux.• Une gestion plus difficile de l'ensemble, particulièrement s'il n'y a qu'une seule personne responsable: il faut éviter d'être surchargé sinon certaines activités importantes seront mises de côté (formation, prévisions budgétaires, etc.).• Les risques reliés au démarrage: ces risques sont difficiles à évaluer à cause de l'absence d'expérience.Il faut donc prévoir une bonne marge de manœuvre financière en vue de possibles épreuves incontrôlables.• Les risques reliés aux périodes de cycle défavorable: en bon investisseur, il faut savoir aller à rencontre des cycles, si on juge que la production est promise à un avenir meilleur.• Les risques d'un marché vite saturé: certaines productions marginales se développent rapidement sans étude de marché valable.• La nécessité de nouveaux investissements: ils peuvent drainer les ressources financières de la production principale, au point de mettre celle-ci en péril.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 21 Venez à un grand de notre gratitude.IL S'AGIT DES JOURS D'ESTIME DE LA CLIENTÈLE CASE IH Votre concessionnaire sait ce qui importe le plus à son entreprise: vous-même, le client.Aussi, êtes-vous invité à venir voir le MAGNUM"0 Encore - le premier élément de la série de tracteurs Magnum 7200.Vous pourrez assister à une intéressante présente tion vidéo, vous verrez quantité d'autres produits Case International et il y aura des douzaines de prix de présence, notamment: Vêtements et casquettes hors série Case IH.Un gril au gaz Weber de luxe.Profitez de votre passage pour vous inscrire à nos sweepstakes et avoir une chance de gagner un des cinq Grands Prix régionaux - L'usage d'un nouveau tracteur MAGNUM pendant 50 heures! 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Chaque gagnant aura droit à 50 heures d'usage d'un ! selon les-disponibilités dû concessionnaire, l'usage gratuit pendant 50 heures vaut • votre concessionnaire participant l'heure, la dote et l'endroit où aura, lieu son Jour d .-' i cessionnaire participant [$ canadiens): là casquettes ncluslvemenl.Pour s'inscrire ou chez les concessionnaires parlià-es Rules, Attn.Kalhy Bell, c/oJ I , pendant les heures prévues de =nt du Canada et majeur dans la idonte pour jugement en vue du îs deux (2J régions de vente Cose Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-ue utilisation gratuite sera choisi ambre 1994.Vérifiez auprès de ix de présence pour chaque con- place.En comparant des résultats de la banque de données Agritel de la Fédération des syndicats de gestion agricole entre 1987 et 1991, M.Daigle conclut que les fermes diversifiées (lait-céréales) sont beaucoup plus capitalisées, avec près de 150 000 $ de plus d'actifs, pour un même nombre de vaches et d'unités travail-personne (UTP).C'est l'actif fonds de terre qui trace la différence.Le groupe diversifié arrive à de meilleurs résultats économiques, ce qui laisse supposer qu'un actif plus élevé par UTP génère plus de profits (6 000 $ de plus de revenu standardisé du travail par UTP).Mais M.Daigle nous met en garde: ces chiffres reflètent une conjoncture précise (les prix des céréales et du lait de l'époque) et des caractéristiques d'entreprises qu'il faudrait fouiller davantage.En fait, dans une décision de diversifier ou de se spécialiser, il faut considérer tous les avantages et inconvénients, ainsi que les conditions de succès (voir l'encadré).Les conditions de succès La décision de diversifier la production exige qu'au départ, l'entreprise offre une certaine flexibilité.Afin d'éviter que la diversification ne cause des dommages à l'entreprise, il est préférable que ce choix ne soit pas irréversible.Pour améliorer sa marge de profit en période de bas prix des grains, Denis Couture, producteur de grandes cultures à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, a choisi d'engraisser des bouvillons.L'engraissement, partiellement à forfait, dans une étable louée, lui permet de changer de cap si le prix des grains favorise la vente directe.La ferme Bovicole inc.de Bernières, propriété de Normand et Jean Lambert, produit du bœuf, du poulet à griller et des dindons, trois productions qui étaient déjà présentes dans la ferme paternelle.Dans ce cas-ci, la complémentarité des productions est indiscutable: le fumier de volaille fermenté remplace le supplément protéique dans la ration alimentaire des bouvillons.Il n'en demeure pas moins que des productions aussi différentes exigent des producteurs d'être compétents dans plusieurs secteurs.Les frères Lambert, même s'ils possédaient déjà les connaissances de base, tentent de progresser continuellement et également dans les deux secteurs de production afin d'éviter qu'une production vive aux dépens de l'autre.À chacun ses goûts et ses forces D'autres facteurs essentiels doivent être étudiés avant d'opter pour la diversification: la capacité et le goût des personnes impliquées dans l'entreprise de se lancer dans d'autres activités, les ressources physiques et environnementales, les ressources financières, la rentabilité du projet, une bonne connaissance du marché avec une analyse touillée de l'évolution des prix.Il est bon aussi d'avoir le goût d'innover, de coopérer au développement des marchés dans des productions nouvelles, de taire preuve d'ouverture aux différentes formes de partenariat, comme l'utilisation des équipements en commun ou l'échange de services entre producteurs.Les conditions de réussite de la diversification dépendent de la situation et des caractéristiques propres à chaque entreprise et à chaque entrepreneur.Certains peuvent très bien réussir, d'autres moins bien et quelques-uns ont avantage à ne pas diversifier du tout.A chacun ses goûts et ses forces.Mieux vaut en être conscient que de subir des revers douloureux et parfois humiliants.¦ S S 5 S S S $ S $ $ $ S $ S S $ s $ s s s s s s s s s s FINANCES Marges de crédit: l'ASRA pourrait servir de garantie Une agence de financement qui utiliserait I assurance-stabilisation comme garantie pourrait offrir à ses membres un rabais d'intérêt de 2 % à 4 %.par Charles-Félix Ross Pour réduire le coût élevé du financement à court terme, les producteurs de certaines productions (porc, bœuf, veau et céréales) devraient peut-être envisager la création d'une agence de financement.Une telle agence prêterait à ses membres à un taux préférentiel pendant les périodes de l'année où ils n'arrivent pas à couvrir leurs dépenses courantes.De son côté, l'agence emprunterait en bloc un montant équivalant à la somme des emprunts qu'elle aurait accordés.Elle donnerait en garantie les contrats d'assurance-stabilisation ou d'assurance-récolte de ses membres.Avec ces mesures, elle bénéficierait de taux d'intérêt très bas compte tenu de son grand volume d'emprunt et d'un risque réduit pour les institutions financières.On sait que les taux d'intérêt sur les marges de crédit sont très élevés.La dépréciation de la valeur des terres et l'endettement toujours plus important des entreprises agricoles rendent risqué ce type de financement pour les bailleurs de fonds (institutions financières, fournisseurs et intégrateurs).En 1991, les intérêts à court terme versés par les fermes québécoises spécialisées en production céréalière représentaient, en moyenne, 30 % de leur bénéfice d'exploitation comparativement à 4 % pour les fermes spécialisées en production laitière.Le taux d'intérêt payé par les entreprises céréalières était d'autre part plus élevé de 2 % que celui payé par les entreprises laitières.L'expérience ontarienne Il y a deux ans, une agence de financement a été créée en Ontario par les producteurs de grandes cultures.Jusqu'à présent, ses membres ont bénéficié d'un taux d'intérêt sur leur marge de crédit équivalant au taux préférentiel moins 3/4 %.Quant aux banques, au moment de la création de l'agence, elles prêtaient à un taux équivalant au taux préférentiel plus 1 % ou 2 %.Le taux préférentiel est le taux d'intérêt accordé par les institutions financières à leurs meilleurs clients.Ce taux équivaut, normalement, au taux Charles-Félix Ross est agro-économiste à la Direction recherches et politiques agricoles (DREPA) de l'UPA.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 23 s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s d'intérêt sur les bons du trésor plus 3/4 %.L'agence ontarienne regroupe présentement 500 producteurs et son portefeuille de prêts s'élève à 30 millions de dollars.Le montant des prêts accordés ne peut dépasser 70 % de la valeur de la production assurée par l'assurance-récolte.Les prêts sont accordés en deux versements égaux.Un premier versement est fait au début d'avril (pré-semis) et un deuxième à la mi-juin (post-semis).Il en coûte entre 300 $ et 500 $ par année pour être membre.La moyenne des prêts accordés par l'agence est de 60 000 $ et le montant d'emprunt maximum est de 250 000 S.Leproducteurremboursece prêt lors de la vente de la récolte ou lorsqu'il reçoit des avances du programme fédéral de paiements anticipés.Le président de la Fédération canadienne d'agriculture, Jack Wilkinson, est un ardent promoteur de 1 ' agence de financement ontarienne.Les producteurs qui ont des dettes élevées et un faible fonds de roulement sont parfois incapables d'obtenir de leur institution financière une marge de crédit suffisante pour couvrir leurs dépenses courantes.Ils doivent alors se tourner vers leurs fournisseurs qui les financent à des taux d'intérêt jusqu'à 4 % au-dessus du taux préférentiel.«Avec l'agence, les producteurs peuvent obtenirunrabaisd'intérêtde2 %à4 % sur leur marge de crédit, affirme Jack Wilkinson.Un producteur qui emprunte 50 000 $ de l'agence peut espérer économiser au-delà de 1 000 $ en versement d'intérêt.» Le seul problème réside dans le recrutement des membres.Pour être populaire, l'agence doit absolument offrir des taux d'intérêt plus bas que ceux offerts par les institutions financières.Or, en Ontario, voyant la venue d'un nouveau concurrent, les institutions financières et les fournisseurs ont réduit substantiellement leur taux d'intérêt, annulant ainsi l'incitatif à devenir membre de l'agence.Une faible participation à l'agence réduit la capacité d'emprunt à des taux d'intérêt privilégiés.Idéalement, selon Jack Wilkinson, le portefeuille de prêt minimum pour obtenirdes marchés financiers les taux d'intérêt les plus bas devrai t être de 100 millions de dollars.Toujours selon M.Wilkinson, la réaction des bailleurs de fonds traditionnels est une bonne indication du s$$ssssssssssssss$sssssssssss$ss$$ss$ss$sss$$ss$$$$s$sss Une agence de financement regroupant 500 Ontario depuis deux ans.Son portefeuille potentiel de l'agence.«Si l'agence ne constituait pas une menace sérieuse pour leurs profits, ils n'agiraient pas ainsi.» M.Wilkinson croit que le concept de l'agence pourrait être adopté par d'autres productions et dans d'autres provinces.Par exemple, au Québec, le concept de 1 ' agence pourrait être utilisé dans les productions de bœuf, de veau et de porc.Dans ces productions, le contrat d'assurance-stabilisation remplacerait le contrat d'assurance-récolte comme garantie.Le gouvernement provincial pourrait même accorder un rabais d'intérêt à travers ce programme.Cependant, selon M.Wilkinson, l'agence doit être administrée par les producteurs.Selon lui, la bureaucratie gouvernementale n'est pas apte à administrer efficacement ce type d'agence.Une version québécoise Le secrétaire de la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec.Michel Neveu, hésite à se lancer dans un tel projet.«La Fédération doit-elle devenir une banque?», demande-t-il.Michel Neveu comprend que cette formule de financement peut producteurs de grandes cultures existe en de prêts s'élève à 30 millions de dollars.être très utile pour certains producteurs.Cependant, comparativement au programme des paiements anticipés, elle modifie le principe d'aide à la commercialisation.«Est-il nécessaire de créer une nouvelle structure, questionne Michel Neveu, alors que les banques et les caisses offrent déjà un bon service aux producteurs?» De son côté, le responsable du dossier sur le financement agricole à l'UPA, Gratien D'Amours, croit que cette formule mérite d'être étudiée davantage.«S'il est vrai qu'en Ontario les institutions financières et les autres prêteurs abaissent leur taux d'intérêt pour contrecarrer la création de l'agence, c'est qu'il est peut-être un peu trop élevé.» Si c'est le cas au Québec, M.D'Amours invite les principaux bailleurs de fonds à réduire leur taux d'intérêt.Ils pourraient éviter, ainsi, la venue d'un nouveau compétiteur.Néanmoins, M.D'Amours est de l'avis de M.Neveu, il serait préférable de ne pas créer une nouvelle structure, mais plutôt d'offrir aux producteurs agricoles un plus grand accès au crédit à court terme et de meilleurs taux avec la structure actuelle.¦ 24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 Dès son jeune âge, Nicole Tétreault n'avait qu'une idée en tête : travailler à son compte.A 23 ans, elle avait $300 en poche.Elle est aujourd'hui propriétaire de Ferme des Trois T.inc.et possède 1 150 acres de terre, un cheptel de 700 truies qui produisent près de 14 000 porcelets par année dont 6 000 porcs à l'engraissement.Et un chiffre d'affaires d'environ 1 million et demi ! « Le succès de mon équipe relève de la détermination, du désir de réussite, d'une capacité de travail extrêmement élevée et d'une discipline à toute épreuve.» Et quand elle dit que la relation avec sa banque doit être fondée principalement sur la confiance et le respect mutuel, on la croit.Elle a reçu une réponse à sa demande de financement seulement quatre jours après le début de sa relation d'affaires avec la Banque de Montréal.« Ils sont efficaces parce qu'ils ont de l'expérience en exploitation agricole.» Au-delà de l'argent, il y a les gens.Et c'est tout à fait juste puisque les agriculteurs ont compté parmi les tout premiers clients de la Banque.Chef de file en matière de taux d'intérêt, la Banque de Montréal a pris de nombreuses initiatives pour offrir de meilleurs seivices et faciliter la gestion des PME et des exploitations agricoles.Récemment, un milliard de dollars de plus ont été affectés en prêts aux PME afin de favoriser leur développement.Année après année, la Banque de Montréal assure un appui constant aux PME d'ici.Visionnaire, Mme Tétreault pense même continuer à prendre de l'expansion.Et elle sait que la Banque de Montréal sera toujours à l'écoute de ses besoins.Pour en savoir davantage sur la vaste gamme de produits offerts aux PME et aux exploitations agricoles, appelez Jean Sylvestre au (514) 598-2626 ou passez nous voir.Banque de Montréal APPRIVOISONS LE FUTUR ssss$ssssss$ssssssss$sss Le Gatt est loin de signifier la fin Tout ce qu'on entendait ce midi-là dans la suite du Holiday Inn de Longueuil, c'était une abondante pluie verglaçante qui frappait inlassablement contre la vitre.Comme si la nature toute entière pleurait son désespoir.Le 10 mars 1986, le jeune ministre de l'agriculture récemment nommé en poste annonçait au conseil d'administration du Syndicat des producteurs de betterave à sucre que la raffinerie avait été vendue à Lantic.C'était la fin d'une époque.Sur un ton assez ferme pour alerter les policiers qui montaient la garde à la porte d'entrée, André Lussier, un des 100 derniers producteurs de betterave à sucre, lança à Michel Page: «C'est comme si je vous enlevais votre job de ministre et toute votre instruction en même temps.De la betterave, c'est tout ce que je sais faire.» Le ministre Page lui répliqua d'un ton froid: «Je vous comprends, monsieur Lussier, et c'est pour ça que le gouvernement va vous indemniser adéquatement.» André Lussier, jeune producteur de 39 ans, faisait partie de ceux qui avaient tout investi dans la betterave.Il fallait faire autre chose Le gouvernement n'y allait pas avec le dos de la cuillère: pas de période d'adaptation ni de protection pendant quelques années.C'en était fait de la production de betterave à sucre.Un mois et demi plus tard, il fallait semer autre chose.Pour sensibiliser le ministre au désastre de sa décision, Normand Saurette, aussi producteur de betterave, a bien essayé de l'amadouer: «Vous savez, monsieur Page, on a besoin des revenus de la betterave pour payer nos dettes; c'est pas avec le blé d'Inde qu'on va être capable.» Et le ministre de répéter: «Ne vous inquiétez pas, il y a de l'argent de prévu pour recycler les producteurs.» Comme si trois millions de dollars pouvaient faire oublier45 ans d'investissements.Pour les 100 derniers producteurs, il n'y avait rien de plus payant.Bon an mal an, ils réussissaient à dégager un bénéfice brut deux fois plus élevé que celui des producteurs de maïs.Trois millions de dollars, ça équivalait à la différence de bénéfice brut pendant plus ou moins trois ans.Après quelques bouteilles de bière qui délient la langue, un fonctionnaire m'avait confié le nom des agriculteurs qui risquaient fortement de faire faillite suite à la fermeture de la raffinerie.Des gens que je connaissais bien.Très bien, même.Ça faisait mal d'entendre ça.Surtout que le sacrifice des agriculteurs d'ici servait au mieux à exploiter davantage les producteurs de canne à sucre.Quand je rencontrais mes amis agriculteurs, ils me confiaient leurs craintes.J'essayais de les encourager du mieux que je pouvais, car du courage, ça en prenait.Surtout que la première année de maïs fut plutôt désastreuse.En effet, le maïs ne «venait» pas bien sur ces terres labourées profondément, enrichies démesurément au bore pour satisfaire les besoins de la betterave.Avec huit années de recul, les risques de faillites se sont dissipés.Les ex-producteurs de betterave ont, comme les autres producteurs, changé de tracteur.Plutôt deux fois qu'une.Rajeunis aussi la camionnette et l'auto.Mais ce qui est plus important encore, c'est qu'ils ont continué à réaliser leurs rêves: établir un ou plusieurs enfants sur la ferme et faire instruire les autres.Les solutions sont venues de leur imagination.Aujourd'hui, ce sont d'excellents producteurs de maïs qui furent les premiers à se lancer dans la réduction des coûts de production par les techniques de conservation des sols.Ils ont fait exploser les surfaces de soya.Ils se sont associés aux conserveries pour sauver cette industrie.Ils ont même développé de nouvelles habiletés comme laculture maraîchère et le commerce du foin.La récente signature du GATT ne changera rien jusqu'en juillet 1995.Par la suite, les tarifs appliqués aux importations décroîtront graduellement jusqu'à l'an 2000.Les producteurs agricoles québécois auront donc 2000 jours pour s'habituer aux nouvelles règles.C'est beaucoup plus que les 45 jours dont ont bénéficié les betteraviers qui, eux, ont vu disparaître leur production.Alors, le GATT,ce n'est pas la fin de l'agriculture québécoise.¦ Simon M.Guertin Voyez votre concessionnaire de tracteurs landini ALMA Équipement Gagnon & Morin Inc.BLACK LAKE G.Guillemette et Frères C0ATIC00K Services Agricoles Orner Madore Inc.GRANBY R.Viens Équipement Inc.LA SARRE Donia Trudel Inc.LOUISEVILLE Machinerie Patrice Ltée MATANE Garage G.Philibert Inc.MONT-JOLI Garage P.-E.Anctil Ltée SABREV0IS Équipements Guillet Inc.STE-JUSTINE-DE-NEWTON R.Brisebois et Fils Ltée STE-MARIE-DE-BEAUCE Faucher et Faucher Inc.STE-MARTINE Les Équipements Colpron Inc.ST-ANDRÉ-AVELLIN Garage A.Parisien Inc.ST-ANDRÉ-DE-KAMOURASKA Garage N.Thiboutot Inc.ST-CYPRIEN Alcide Ouellet et Fils Inc.ST-DENIS-SUR-RICHELIEU Garage Bonin Ltée ST-GERVAIS Frs Goulet et Fils Inc.ST-GUILLAUME Machinerie C.et H.Inc.ST-HERMAS J.René Lafond Inc.ST-LUDGER Mach.R.Gagnon Ltée ST-ROCH-L'ACHIGAN A.Henri et Fils Inc.VARENNES René Riendeau Inc.VICTORIAVILLE Les Entreprises M.Girouard (1991) Inc.WARWICK Champoux Machineries Inc.W0TT0N Garage E.Comtois Inc.26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 SSEOV esebv 7SSOF EOEDV SBED EOED blizzDrd 'LjU trmtrlter- 7 S F SSEOF EOED L SSBOL ESEDF tr-Etrkt-r- BE F BSEOF EOED F tr-Elrift-r- BE STD 7SEDL ESEDL Les tracteurs Landini METTEZ-LES AU TRAVAIL! BEEOL EBBO 7BED blixxar-d Ij£j 7BBD BBEO BBBDHC laaaai i3aaa„ BBBD 3BBO 7 BED HC BBBDHC BBBDHC Après plus de 100 ans d'innovation, de qualité consacrés à la mécanisation de l'agriculture, Landini continue d'offrir une vaste gamme de tracteurs spécialisés.Parmi ses quelque 85 modèles standards et spécialisés, Landini a le tracteur qui vous convient.fh Tracteurs conçus pour aujourd'hui et demain.Travail en milieu dense: vergers, vignes, etc.Travail sous les branches basses Cultures de plants élevés Cultures en terrain difficile, accidenté ou très incliné Moteurs diesel Perkins reconnus mondialement Deux ans de garantie, main-d'œuvre et pièces Voyez votre concessionnaire local pour une démonstration.) landini 1839 2c 14f Prenez notre nouveau pickup compact Série S.Il a beau être pour des années de travail sans faille, une capacité k plus silencieux, plus spacieux et plus aérodynamique, il est chargement sur deux niveaux, et des freins antiblocas construit avec le même souci de fiabilité et de durabilité qui (ABS) aux roues arrière de série (aux quatre roues avec tous a fait la réputation de notre pickup grand format C/K.Une nos moteurs V6).caisse toute soudée éliminant les boulons, des panneaux de Du solide pour longtemps.Même la Pounc en convient. Poune Le nouveau pickup Chevrolet Série S 1994 GENERAL MOTORS GARANTIE Assistance ROUTIÈRE 3KS 'L'Assistance routière et la Garantie CM Total sont offertes sur tous les camions Chevrolet neufs pour une durée de 3 ans ou 60 000 kilomètres selon la première éventualité.CAMION CHEVROLET Fait pour durer AVICULTURE Ne devient pas aviculteur qui veut Miche! Deschamps, jeune producteur de poulets, est catégorique: sans son père, il ne serait pas aviculteur.par Chantai Simoneau ichel Deschamps fait partie de la nouvelle génération d'aviculteurs.A 32 ans, il produit du poulet depuis déjà 10 ans, ayant réussi à déjouer la récession économique et à faire progresser son entreprise.Cependant, malgré sa détermination, ses efforts et son amour du métier, Michel Deschamps est catégorique: sans son père, il ne serait pas aviculteur aujourd'hui.Ne devient pas producteur de poulets qui veut.Le prix exorbitant des quotas en décourage plusieurs.Lors-qu'en 1983, Michel achète la ferme de son oncle, le père et le fils fondent une compagnie, La Ferme R.et M.Deschamps inc., dont Michel a l'entière responsabilité.Cet arrangement lui permet d'investir progressivement dans l'entreprise.Un départ en douceur Au début, un hectare de terre, une petite maison et un poulailler auquel sont associés 2649 mètres carrés de quota de production de poulet de gril composent la ferme.Les revenus ne sont alors pas suffisants pour assurer la rentabilité financière de l'entreprise.Michel Deschamps a donc, durant un certain temps, augmenté ses revenus en travaillant comme camionneur pour différentes compagnies.En 1989, l'entreprise R.et M.Deschamps prend de l'expansion.Sur une terre de 20 hectares acquise dans le rang voisin, Michel et son père bâtissent un nouveau poulailler de 2788 mètres carrés.Les quotas nécessaires pour la production sont achetés et loués.La ventilation et le chauffage de ce nouveau bâtiment, que Michel Deschamps appelle «son poulaillerde l'an Chantai Simoneau est journaliste A 32 ans, Michel Deschamps produit du poulet depuis déjà 10 ans.Malgré la récession économique, il a réussi à faire progresser son entreprise.2000», sont contrôlés électroniquement sur chacun des trois planchers.Cinq paliers de ventilation permettent d'obtenir un changement d'air par minute.Les ventilateurs à vitesse variable ont 46 et 60 centimètres de diamètre.Des ventilateurs de 92 centimètres de diamètre entrent en fonction lorsque les besoins sont plus grands.Les vents forts et très variables de la région affectent considérablement les caractéri stiques de 1 ' air à l'i ntérieur des poulaillers.Alors, l'ajustement de la ventilation est effectué en tenant compte de ce facteur.Et quand la chaleur devient menaçante, les gicleurs installés sur toute la longueur des plafonds, contrôlés électroniquement ou manuellement, refroidissent l'air ambiant de deux ou trois degrés Celsius.Les poulaillers sont chauffés par radiation.Dans le plus vieux poulailler, les anciennes «éleveuses» ont été remplacées par ce système de chauffage plus sécuritaire et efficace.Ce changement a permis d'abaisser le coût d'achat de propane d'environ 25% et de diminuer les coûts d'assurance d'au moins 40 %.?30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 Mise^ sur votre chance pas dans vos champs de soja.// peut être amusant de jouer à la roulette, mais pas lorsque notre gagne-pain en dépend! Si vous cultivez du soja, ne prenez pas le risque de miser sur un autre herbicide pour réprimer les graminées annuelles, la morelle et le souchet.Optez pour une valeur sûre.Dual.® Non seulement Dual vous assure-t-il d'une répression durant toute la saison avec peu de risques que des mauvaises herbes échappent au traitement, comme c'est le cas avec d'autres herbicides, mais il vous laisse aussi toute latitude quant à la rotation des cultures, parce qu'il ne persiste pas dans le sol.Pas de l'isque non plus qu'il nuise à la croissance de vos cultures.Pour réprimer les mauvaises herbes à feuilles f larges, vous pouvez mélanger Dual à Sencor,® Lexone,® Lorox,® Afolan® ou Pursuit.* Question résistance, ne vous faites pas de souci : il n'y a pas de mauvaises herbes résistantes à Dual, nulle part dans le monde.Dual vous permet aussi de vous adapter aux conditions météorologiques, puisqu 'il peut être appliqué, pour le soja, aussi bien en incorporation en présemis qu'en prélevée.Et ce n'est pas tout : Dual est efficace quelles que soient les pratiques de labour, sur les sols nus comme sur les sols recouverts de résidus de culture.Tout bien considéré, comment peut-on miser sur autre chose que sur Dual?Dual K Optez pour Dual.Formulé au Canada, pour les producteurs canadiens.®Lcx ©Sen lire l'étiquette avant l'emploi.® Dual est une marque déposée de Ciba-Geigy et Lorox sont de.s marques déposées de E.l.duPont de Nemours & Co.ïSt une marque déposée de Bayer A.G., Allemagne ® Afolan est une marque de Canada lue.est l'usager autorisé de la marque de commerce Pursuit.Canada Ltée déposée de Iloechst A.G. L'eau dure est adoucie avant d'être servie aux oiseaux.La distribution se fait automatiquement dans un système de bols Swish.Selon Michel Deschamps, ce système diminue considérablement le temps consacré à l'entretien si on le compare au système à tuques (ou cloches).Les bols présentent également 1 ' avantage de ne pas se remplir de saletés.Pour ce qui est de la litière.Michel Deschamps utilise de la paille de première qualité.Non seulement elle s'accumule moins dans les bols que les copeaux de bois, mais elle élimine le besoin de sécher les copeaux qui sont toujours humides à la livraison.Pendant plusieurs années, les poulets ont été alimentés avec de la moulée complète achetée d'une meunerie.Michel, toujours propriétaire d'un camion, un «dix roues», transportait sa moulée de la meunerie à la ferme.Toutefois, en 1991, Michel dotait la ferme d'une moulange d'un modèle très sophistiqué qui a considérablement diminué les coûts de l'alimentation.Et Roger Deschamps, le père, achète maintenant la moulée de son fils.En fait, l'association père-fils s'étend également au regroupement de leur quota de production.Cet arrangement procure une plus grande flexibilité dans l'organisation des lots de poulets à élever annuellement.Les deux fermes, mises ensemble, sont propriétaires de 8364 mètres carrés de quota de production de poulet de gril.La moulée est composée de maïs local de première qualité, de soya, de concentré et de gras animal.Le coc-cidiostat est ajouté directement dans la moulange.Au total, cinq recettes composent le programme alimentaire du début à la fin de l'élevage.Les ingrédients de la moulée sont strictement choisis.«Ici, on n'a pas peur de payer pour de la qualité», souligne Michel Deschamps.Ses fournisseurs le savent et s'y conforment.Les performances zootechniques des poulets se sont maintenues suite à l'introduction de la moulée-maison.Le taux de mortalité observé dans les lots de coqs a même légèrement diminué.Michel Deschamps fait peu appel à l'aide extérieure, sauf à la sortie des lots où il engage un employé pour accélérer le nettoyage et la désinfection des bâtiments.Pour le moment, il n'a pas l'intention d'augmenter sa capacité de production.C'est de cette façon qu'il aime sa ferme.¦ CHEVAUX L'Arabe dans notre désert blanc Une tête fine et bien découpée, une encolure rappelant celle d'un cygne, des membres élancés et un port de queue fier font de ce cheval un animal superbe.Le Québec compterait plusieurs centaines de cet animal fier, réputé pour sa résistance.par Michel Dostie Des souvenirs de rêves d'enfant ou des images du film L'étalon noir, une carte de souhaits présentant une jument et son poulain, une statuette, un cheval de bois, les mémoires sont chargées de souvenirs qui rappellent l'ancêtre de tous les chevaux: le cheval Arabe.Cet animal fier n'existe pourtant pas que dans les rêves ou le désert d'Arabie.Plusieurs Québécois F ont choisi comme compagnon de leurs activités équestres.Même si, à l'heure actuelle, aucune donnée précise n'existe sur la population chevaline du Québec, le premier sondage systématique étant actuellement en cours, le Québec compterait plusieurs centaines (peut-être quelques Michel Dostie esi journaliste.milliers) de chevaux pur-sang ou demi-sang Arabe.Toutefois, on sait que l'Association du cheval Arabe du Québec compte 200 membres, dont plusieurs familles, ce qui porterait à quelque 300 le nombre de personnes qui suivent ses activités, estime la secrétaire de l'association, Rita Côté.Le responsable de la promotion de cette association, Pierre Pelletier, possède une ferme d'élevage à l'Avenir, petit village situé à quelques kilomètres au sud de Drummondville.Pour lui, le cheval Arabe est de plus en plus populaire à cause de son bon tempérament et de ses grandes qualités physiques.Selon M.Pelletier, ce cheval peut être utilisé pour presque toutes les disciplines équestres.Mais c'est aussi pour sa beauté qu'on l'apprécie.Une tête fine et très bien découpée, une encolure rappelant celle d'un cygne, un bon équilibre des proportions, des membres élancés et un port de queue fieren font un cheval superbe considère par plusieurs comme «le plus bel animal de la création».32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 Luce Carrier, une passionnée de chevaux et propriétaire d'une jument et d'une pouliche Arabe, rappelle que c'est aussi pour son intelligence qu'elle apprécie particulièrement cette race.«Ma jument est enjouée et peut nous faire comprendre que le moment est venu pourelle de couriret déjouer avec nous», dit-elle.Les origines du cheval Arabe Pamela et Claude Blanchette, de Lennoxville, se sont penchés sur les origines du cheval Arabe.Dans le livre «Le cheval Arabe.la source», ils mentionnent que les historiens estiment la présence de ces chevaux à quelque 2000 ans avant Jésus-Christ.L'utilisation du cheval par les Egyptiens a été démontrée par la découverte d'hiéroglyphes et d'inscriptions tombales produites dès 1580 avant J.C.Il faudra par contre attendre jusqu'en 634, année de la victoire des Arabes sur l'armée byzantine pour que le peuple arabe découvre l'art de l'élevage.Ce sont les guerriers bédouins qui en sont passés maîtres, car le cheval était pour eux à la fois leur fortune et un indéfectible allié pour faire la guerre.Ces nomades étant constamment en mouvement dans le désert, leurs montures devaient résister aux conditions difficiles de cette région.C'est de la sélection rigoureuse effectuée par ces éleveurs que le cheval Arabe moderne tient sa forte résistance.D'ailleurs, les pur-sang et demi-sang Arabe remportent de loin la palme dans les épreuves d'endurance, les terminant en meilleure condition physique que les autres chevaux.Les nombreuses et grandes qualités du cheval Arabe ont été recherchées partout dans le monde de telle sorte que, en croisement avec des chevaux de différentes origines génétiques, des races ont été créées ou améliorées.Le cheval Arabe a notament été utilisé chez le Thoroughbred, le Standardbred, le Morgan, le Hackney, le Trakehner, le Lipizzan et l'American Saddlebred.L'Association du cheval Arabe du Québec a été fondée en 1967 dans le but de promouvoir l'élevage et l'utilisation de ce cheval au Québec.Les administrateurs de ce regroupement ont pour mandat d'encourager et de coordonner les efforts des éleveurs et des propriétaires afin d'améliorer la qualité des chevaux élevés ici.À cette fin, l'association organise des compétitions et des cliniques de perfectionnement.Les chevaux Arabes sont par ailleurs bien représentés lors de plusieurs expositions agricoles et au Concours automnal du Comité conjoint des races chevalines du Québec.En plus de ces activités, l'association publie quatre fois par année un magazine bilingue, La revue du cheval Arabe du Québec.L'association vient d'autre part de lancer un programme d'élevage.Elle distribuera des bourses aux éleveurs des chevaux répondant le mieux aux critères de sélection de la race.Ces bourses seront donc un encouragement à la recherche de la qualité.¦ • JOURNÉE D'INFORMATION *1 SUR LA PLASTICULTURE PlastiTech ET EXPOSITION COMMERCIALE Plastitech vous invite à une rencontre avec les spécialistes de la «Plasticulture» du Québec.Date: le 10 mars 199b Lieu: Centre Communautaire de St-Rémi, 25 rue StSauVeur, St-Rémi, Québec Cinq conférenciers traiteront de différents sujets.9h00 1.«L'utilisation de couvertures flottantes multi-trouées étroites pour ta culture de pommes de terre de primeur.» 9h£>5 2.Les caractéristiques du film photosélectif Vert thermique et son fonctionnement.10h30 3.Les résultats obtenus aVec l'utilisation du film photosélectif vert thermique dans te piment et melon.1 Ih 15 (t.La réqie d'utilisation et tes possibilités des systèmes d'irriqation qoutte-à-qoutte.1 lhU5 5.L'utilisation des bâches tarqes «ROTOP» sur tes haricots.Sur place vous y verrai tous les équipements et matériaux plastiques pour réussir en Plasticulture._____EXPOSITION_ Butteuse-Dérouleuse à paillis et Applicateur de goutte-à-goutte • Transplanteur avec roue poinçon • Transplanteur automatique (Transplanteur Holland) à multicellules • Poseused'arceauxetdérouleuseàtunnel • Semoir à maïs sur paillis (à partir de 6 1/2" sur le rang) • deux modèles différents de dérouleuse à paillis • Récupérateur à paillis ainsi que toute la gamme de films • tunnel • bâches larges et brise-vent.478 Notre-Dame, St-Rémi (Québec) JOL 2L0 Telephone: (514) 454 3961 Fax:(514)454-6638 • Sans frais: 1 800 667 6279 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FEVRIER 1994 33 FUMIERS Une structure d'entreposage étanche et durable Les joints d'étanchéité préviennent les fissures causées par le mouvement et le retrait du béton.Il s'agit de choisir le bon matériau.par Roch Joncas De tous les équipements nécessaires pour gérer les fumiers, la structure d'entreposage est celui qui demande le plus d'investissement.Cette structure doit être étanche et durable.Elle est l'élément clé d'une gestion des fumiers rentable et efficace.Or, la durabilité et l'étanchéité d'une structure d'entreposage en béton armé dépendent de plusieurs facteurs, notamment des joints d'étanchéité (voir l'encadré).L'ingénieur concepteur, surveillant de chantier, doit tenir compte de tous ces facteurs et s'assurer que les codes, normes, guides et règlements soient respectés.Dans tous les ouvrages en béton armé, on retrouve des joints de construction et des joints de retrait.Les Roch Joncas, ing., agr., M.Sc., est conseiller à la Direction de la recherche et du développement du MAPAQ, à Québec.La qualité de la structure souffrira de l'emploi de matériaux de faible capacité ou d'étanchéité inappropriée.joints de construction sont nécessaires là où il y a arrêt de la construction, par exemple entre la dalle et le mur.Comme ces deux pièces de béton sont coulées indépendamment, il n'y a pas de liaison chimique entre la dalle et le mur.Les joints de construction préviennent donc les risques de fuite.1.Construction avec bande d'étanchéité entre le mur et la descente 1.armature verticale et horizontale 2.armature en «L» entre la semelle et le mur 3.remblai de sable ou de gravier 0-20 mm compacté à 95% du proctor modifié 4.bande d'étanchéité collée 5.drain périphérique 6.pierre concassée nette 7.membrane géotextile 8.joint de désolidarisation 9.encoche de 9mm pour recevoir la bande d'étanchéité ' L'ingénieur concepteur doit s'assurer que la déformation de la bande d'étanchéité rencontre le retrait du béton et le mouvement de la dalle.D'autre part, en séchant, le béton a tendance à se contracter.Une dalle de 10 000 mm de largeur pourrait mesurer, après séchage, 99 980 mm.Ce phénomène, appelé retrait, peut être contrôlé par les joints de retrait.Ces joints préviennent les fissures causées par le séchage et le retrait du béton, à des endroits déterminés à l'avance, par exemple entre le mur et la descente.Trois principaux matériaux Sur le marché, on retrouve différents matériaux servant à la confection des joints d'étanchéité.D'abord, on peut utiliser une bande d'étanchéité constituée d'une bande rectangulaire plasto-élastique, imperméable, en bitume caoutchouté enrobé de gravillons (voir la figure 1 ).Ce matériau, de marque «Mastix» ou l'équivalent, adhère très bien au béton et offre une grande latitude à la déformation.Utilisé selon les spécifications du fabricant, il assure des joints d'étanchéité de très haute qualité.Le vibrage du béton est très important, car il permet aux gravillons d'adhérer au béton.D'autre part, les bandes doivent être assemblées avant leur utilisation, car elles sont disponibles en longueur de 600 mm 34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 2.Construction avec lame de PVC entre la dalle et le mur 4.lame PVC de type durajoint (min.type 5,150 6.pierre concassée nette mm) ou l'équivalent 7.membrane géotextile 5, Drain périphérique 8.fixer la lame à l'armature seulement.Ces bandes doivent être soudées au chalumeau, de façon à obtenir des longueurs de 2 à 2,5 mètres.La lame de PVC est une autre possibilité (voir la figure 2).Il s'agit d'une bande mince en PVC qu'on retrouve principalement sous les marques «Durajoint» et « Water Stop».Ce matériau est vendu en rouleaux de 100 ou 150 mm de largeur.On émet cependant certaines réserves quant à son étanchéité à long terme.D'autre part, ce matériau étant flexible, il faut porter une attention particulière lors du coulage du béton, pour ne pas qu'il renverse.Advenant un renversement, l'étanchéité de la structure d'entreposage n'est plus assurée.Avant de couler le béton, il faut fixer solidement la lame à l'armature verticale ou horizontale et bien unir les sections des lames.Ensuite, on doit utiliser une pompe à béton et déposer délicatement le béton de chaque côté de la lame jusqu'à ce qu'il larecouvre.De plus, le béton doit être vibré.Un scellant peut aussi jouer le rôle de joint d'étanchéité, principalement entre le mur et ladescente( voir la figure 3).On utilise dans ce cas les produits de calfeutrage de marque «Sikaflex» ou l'équivalent.Avant de calfeutrer, il faut s'assurer que le béton soit propre, sec et que le retrait dû au séchage soit terminé.Si nécessaire, les surfaces devant veniren contact avec le scellant doivent être nettoyées au jet de sable et d'air.Elles doivent être exemptes de purin, de fumier, d'huile, de graisse et de tout résidu de béton.De plus, il faut attendre que le scellant soit sec avant qu'il entre en contact avec le fumier.Selon le scellant, le temps de séchage varie de 3 à 10 jours.Par ailleurs, pour que le joint puisse se déformer sous l'action du gel et du dégel, ses dimensions doivent respecter un ratio largeur/profondeur de un sur deux.De plus, seulement deux faces du béton doivent être en contact avec le scellant.Pour respecter ces spécifications, on utilise des tiges de fond de joint.Ce type de joint doit être entretenu périodiquement.Qui est responsable?L'ingénieur est le seul responsable de la conception de la structure d'entreposage.Il doit s'assurer que l'ouvrage offre durabilité et étanchéité.Avec l'application du nouveau Code civil, l'entrepreneur peut se dégager de sa responsabilité s'il y a vice de conception.De plus, le nouveau Code civil oblige l'ingénieur qui fait la surveillance de chantier à garantir la structure contre les malfaçons, con- Facteurs influençant la durabilité et l'étanchéité d'une structure d'entreposage en béton armé Lors de la conception (plan et devis) • Calculs structuraux (charges à considérer, contraintes imposées, risques de bris, etc.) • Choix des matériaux (béton, armature, joint d'étanchéité, lit granulaire, etc.) • Choix des méthodes de mise en place des matériaux • Retrait du béton et mouvement envisagé • Utilisation des matériaux selon les spécifications du fabricant Lors de la réalisation des travaux • Contrôle de la compaction sous la structure • Contrôle de la qualité des matériaux • Contrôle de la mise en place des matériaux • Temps nécessaire avant d'utiliser la structure jointement avec l'entrepreneur, pour une période d'au moins un an.La qualité de la structure est influencée par des conditions climatiques et topographiques difficiles.Elle souffrira aussi de l'emploi de matériaux de faible capacité structurale ou d'étanchéité inappropriée.Attention aux économies à court terme sur les matériaux.Assurez-vous d'autre part de l'expertise de l'ingénieur et de l'entrepreneur qui exécuteront les travaux.Le feuillet «Joint pour lieu d'entreposage en béton armé, des fumiers», publié par la Direction de la recherche et du développement du MAPAQ, fournit de nombreux autres détails.Il est disponible dans les Bureaux de renseignements agricoles.¦ 3.Construction avec scellant entre le mur et la descente 1.armature verticale et horizontale 2.armature en «L» entre la semelle et le mur 3.remblai de sable ou de gravier 0-20 mm compacté à 95% du proctor modifié 4.drain périphérique 5.pierre concassée nette 6.membrane géotextile 7.encoche ayant un ratio largeur/profondeur 1 8.tige de fond de joint 9.produit de calfeutrage * L'ingénieur concepteur doit s'assurer que la déformation de la bande d'étanchéité rencontre le retrait du béton et le mouvement de la dalle.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 35 Le semis direct, une solution au compactage Une des meilleures façons de rendre la santé aux sols compactés, c'est de les soumettre au semis direct après leur avoir fait subir une forme quelconque «de sous-solage».par Chantai Paul Rendons-nous à l'évidence: le tassement du sol fait diminuer les profits.Un sol compacté demande plus d'énergie pour être travaillé et il produit moins.D'un côté, les coûts de production augmentent; de l'autre, la récolte diminue.Si l'on cultive du maïs, on peut prévenir une telle situation en apportant quelques changements simples dans la méthode de culture.Car dans le cas du maïs, le tassement du sol est surtout dû aux nombreux passages de machinerie en début de saison ainsi qu'à la récolte sur un sol beaucoup trop humide.Des hybrides plus hâtifs peuvent éviterque les moissonneuses-batteuses ne détériorent les sols humides année après année.Si malgré cela, le grain ne sèche pas à temps, on peut récolter beaucoup plus tard, sur le soi gelé.Le travail du sol doit alors se faire au printemps suivant.Cette façon de procéder convient mieux aux loams et aux sables qu'aux sols argileux.Ces sols plus légers n'ont pas nécessairement besoin du cycle gel-dégel pour préparer une bonne structure du lit de semence.Tassement de la couche arable En règle générale, un sol argileux que l'on peut rouler entre ses doigts pour en faire un «cigare» est trop humide pour supporter la machinerie sans se tasser.Pour les sols plus légers, il n'y a pas vraiment de règle simple.Il faut y aller selon sa propre expérience.La machine qui applique un poids de moins de cinq tonnes par essieu dans de Chantai Paul, agronome, est chargée de projets à l'Ordre des agronomes du Québec.Le semis direct (no-till) évite plusieurs passages au champ: préparation du lit de semence et labour.mauvaises conditions comprimera plutôt la couche arable que le sous-sol.Ce tassement est facilement détruit lors du labour.Au Québec, l'effet d'un tel compactage sur le rendement du maïs dépend beaucoup de la quantité de pluie qui tombe pendant la saison de croissance.Sil' année est plutôt humide, une couche arable compacte aura des effets négatifs sur le rendement.Si, au contraire, la saison est plutôt sèche, un minimum de compactage sera bénéfique.Passé un certain cap, cependant, il y aura une réduction des rendements.Lorsque le poids par essieu d'une machine dépasse les cinq tonnes, son utilisation dans de mauvaises conditions fera probablement augmenter la densité du sous-sol.Ce type d'é- quipement inclut les moissonneuses-batteuses, certains tracteurs à quatre roues motrices et les camions et voitures chargés.Le passage des roues du tracteur dans le sillon lors du labour peut aussi provoquer le compactage du sous-sol.Une fois compacté, un sol peut prendre de deux à sept ans pour se restaurer.Les effets négatifs sur les rendements durent autant.Plus le sol est argileux, plus les rendements se feront attendre.Un compactage des couches profondes d'un sol limite son drainage naturel.Ce sol sera donc plus humide et plus froid qu'un même sol non compacté.L'humidité peut causer une diminution de la disponibilité de l'azote et provoquer des carences qui nuiront 36 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 RECHERCHE beaucoup aux rendements.Selon des chercheurs du Minnesota, il y a quatre façons d'agir face au tassement des sols agricoles: l'accepter, le soigner, le contrôler ou l'éviter, la dernière étant l'idéale, quand on en a les moyens.C'est rarement le cas au Québec.Le dilemme de l'agriculteur confronté à un printemps ou un automne pluvieux est difficile à résoudre.Lorsque le compactage est inévitable, que faire pour contrôler et limiter les dommages?On peut limiter les passages à certains rangs.Ceci requiert l'harmonisation de toute la machinerie, incluant les moissonneuses-batteuses et les épandeurs à fumier.Pour soigner un sol tassé, vous pouvez détruire le compactage ou bien réduire ses effets négatifs sans nécessairement vous attaquer à la cause.Au collège Macdonald, des chercheurs ont testé les différentes méthodes culturales propres à réduire le tassement du sol.Les essais incluaient la charrue, le chisel, le sous-solage et le no-till.Ils ont été effectués sur des parcelles compactées où les rendements se limitaient à 75 % de ceux des parcelles non compactées.Ces méthodes culturales ont permis d ' augmenter les rendements à 82 %, 89 %, 90 % et 102 % des parcelles témoins, respectivement.Pour des résultats nettement supérieurs Les résultats nettement supérieurs obtenus avec le no-till sont attribuables à l'établissement d'un réseau de micropores qui facilitent l'aération du sol ainsi qu'à la matière organique retournée au sol.L'augmentation du taux de matière organique réduit la densité et la résistance à la pénétration du sol.Ceci facilite la croissance des racines.La matière organique améliore aussi la disponibilité de l'eau.D'autres mesures pour combattre directement le compactage incluent l'utilisation de rotations efficaces, la réduction de la pression de contact sol-pneu et du nombre de passages et le travail mécanique du sol au bon taux d'humidité.Lorsque le compactage limite l'apport d'un ou de plusieurs éléments nutritifs, une fertilisation supplémentaire peut s'avérer bénéfique.Notez que dans ce cas-ci, il faut bien connaître les mécanismes de l'influence du compactage sur la croissance et le rendement pour que le correctif soit efficace.¦ Les mycoherbicides s'en viennent A base de champignons microscopiques, ce nouveau type d'herbicides est écologique, sécuritaire et facile d'application.par Marie-Bénédicte Pretty Les mycoherbicides, des herbicides à base de champignons microscopiques, sont à la veille de voir le jour.En plus de permettre le contrôle de mauvaises herbes ayant développé des résistances aux herbicides traditionnels, ils sont écologiques, sécuritaires et d'application facile.Au campus Macdonald de l'Université McGill, une équipe de recherche dirigée par les Drs Watson et Hallett travaille à l'élaboration de ce nouveau type d'herbicides.Les herbes indésirables, tout comme nos plantes cultivées, sont attaquées par certaines maladies fongiques.Pourquoi ne pas exploiter cette faiblesse naturelle et s'en servir à notre profit?Des pathogènes naturels et sélectifs La matière active des mycoherbicides est constituée de spores ou de myceliums de champignons pathogènes.Ces derniers parasitent un être vivant pour obtenir les éléments nutritifs dont ils ont besoin.Lorsqu'ils s'attaquent à des mauvaises herbes, ils peuvent ainsi les éliminer ou tout au moins en réduire la capacité de compétition envers nos plantes cultivées.Les champignons utilisés sont des pathogènes naturels qui parasitent des herbes spécifiques.Ils sont sélectionnés pour leur virulence et leur sélectivité.Ils ne représentent aucun danger pour les récoltes.Comme ils sont sélectifs, ils ne s'attaquent qu'à certaines espèces de plantes bien déterminées.Une fois que les mauvaises herbes visées ont disparu du champ, le pathogène ne survit pas, faute de nourriture.Marie-Bénédicte Pretty est étudiante graduée au campus Macdonald.Liseron des champs: le plant de gauche a été traité avec une solution contenant des spores de champignon Phomopsis convolvulus.Actuellement, aucun produit n'est disponible sur le marché québécois.Au département de phytotechnie du campus Macdonald, on travaille sur différents champignons afin de contrôler les herbes indésirables telles que l'amaranthe à racine rouge (Ama-ranthus retroflexus), le liseron des champs (Convolvulus arvensis), le chou gras (Chenopodium album) et.l'abutilon feuille de velours (Abutilon théophrasti).Aux États-Unis, deux mycoherbicides (Devine et Collégo) sont sur le marché depuis le début des années 1980.Plus récemment, le «Biomal» a été homologué en Saskatchewan; il contrôle la mauve à feuilles rondes (Malva pusilla) dans les cultures de lin et de lentilles de l'Ouest canadien.Les mycoherbicides constituent donc une alternative intéressante au contrôle chimique des mauvaises herbes.Utilisés dans un programme de gestion intégrée, ils offriront une façon de réduire la quantité de produits chimiques appliqués dans nos champs.De plus, ils permettront de contourner les problèmes causés par les résistances aux herbicides et ne laisseront pas de résidus dans l'environnement.Et comme les mycoherbicides ne sont pas toxiques, ils seront plus sécuritaires pour les utilisateurs.C'est donc une histoire à suivre.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 37 LÉGUMINEUSES Le lupin blanc: une plante intéressante Cette légumineuse résiste bien aux méfaits climatiques.Mais il faut la semer très tôt et la cultiver sur des loams légers et bien drainés.par Camille Fernet Au cours des dernières années, des producteurs agricoles de diverses régions climatiques de la province ont fait l'essai du lupin blanc, une légumineuse introduite récemment.Les résultats ont été plutôt variables, satisfaisants chez certains, décevants chez d'autres, du moins en 1992.Pourtant, le lupin blanc est une plante intéressante possédant une tige robuste qui résiste bien aux méfaits climatiques.De plus, les gousses sont groupées dans la partie supérieure du plant, ce qui facilite la récolte et minimise les pertes au champ.Mais cette légumineuse n'a pas encore livré tous ses secrets quant à sa physiologie et les exigences particulières de sa culture.C'est avec la féverole que le lupin partage le plus de similitudes.Ces deux plantes sont sensibles aux excès de chaleur, ont une tige solide, produisent de gros grains contenant 28 à35 % de protéines et peuvent sans aucun traitement thermique entrer directement dans la ration alimentaire du bétail.Une longue période de croissance Le lupin nousad'abordétéprésenté comme une plante peu exigeante en fumure et en unités thermiques.On jugeait qu'elle se développait bien dans une gamme très variée de sol tout en offrant une productivité intéressante.Voilà que, après quelques années d'essais et d'observations sur le terrain, on remarque que le lupin exige des normes plus strictes concernant principalement le sol et le semis pour exprimer davantage son potentiel de production.Camille Fernet est agronome à la Station de recherche d'Agriculture Canada de Lennoxville.Les gousses du lupin sont groupées dans la partie supérieure du plant, ce qui facilite la récolte et minimise les pertes au champ.Le lupin demande une période de croissance aussi longue que celle du soya.Pour espérer le récolter à pleine maturité physiologique et à un niveau d'humidité d'environ 15 %, on doit semer très tôt les cultivars les plus hâtifs et le cultiver sur loam léger et bien drainé dans les régions bénéficiant d'environ 2600 UTM et d'une saison de végétation de 140 jours.Le loam léger profond et bien drainé limite les maladies des racines du lupin et permet une levée rapide, uniforme et un enracinement en profondeur du pivot.La germination épigée du lupin demande un sol pas trop tassé de façon I.Productivité du lupin selon différentes doses de semis Dose de semis (graines/m2) Rendement (kg/ha) Poids 1 000 grains (g) Protéine (%) Taille (cm) Verse 1-9 Précocité (jours) 30 2584 299 31,1 99 1,5 142 50 3213 305 30,8 101 1,4 142 80 3503 309 31,2 101 1,4 141 Source: Lennoxville, 1990-1991-1992 38 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FEVRIER 1994 àfaciliter l'émergence des cotylédons.Comme le système racinaire a un faible pouvoir de pénétration, le sol doit être friable et exempt d'obstacles.Dans ces conditions idéales, les racines pourront explorer le sol jusqu'à près d'un mètre de profondeur améliorant ainsi l'apport en eau et en éléments fertilisants essentiels au développement.rapide et régulier de la plante.Un semis dès la fin avril La date de semis est aussi un aspect de première importance dans le succès de cette culture.Dès la fin avril, au moment où le sol est suffisamment ressuyé pour permettre le passage de l'équipement de ferme sans trop le compacter, le lupin doit être mis en terre à une profondeur uniforme de 3 à 4 cm.La régularité de la levée dépend beaucoup de la régularité de la profondeur du semis.Le lupin tolère bien les gelées tardives et résiste à une température de -4 °C lorsqu'il est au stade cotylédon.La recherche a d'ailleurs démontré le besoin de vernalisation (effet du froid) de cette culture pour assurer un développement plus rapide et favoriser une maturité plus hâtive et uniforme.De plus, un développement précoce réduira le temps d'exposition de cette culture au stress hydrique durant la période de floraison et de nouaison, augmentant ainsi le rendement potentiel de la récolte.Les documents publiés à ce jour suggèrent une dose de semis d'environ 50 graines/m2.A Lennoxville, au cours des dernières années, nous avons comparé la productivité du lupin semé il.Calcul de la dose de semences à l'hectare La dose de semences à l'hectare se calcule en tenant compte: • du pouvoir germinatif minimal (85 %); • des pertes avant la levée (10 à 15 %); • du poids du 1000 grains (250 à 350 g).Exemple: pour obtenir 500 000 plants à l'hectare (50 plants/m2) avec une semence dont le poids du 1000 grains est 300 g, il faut semer: 500 000 x 300 x 100 = 175 kg 1000 85 Perte avant levée (10 %) = 17 kg Quantité nécessaire = ±190 kg à trois doses de semis, soit 30,50 et 80 graines/m2 (voir le tableau I).Si la taille, la verse et la précocité ne semblent pas être affectées par la dose de semis, le rendement est signifi-cativement différent.En effet, il augmente de près de 700 kg en passant de la dose de semis de 30 graines/m2 à celle de 50 graines/m2.Par contre, cette croissance du rendement ralentit du niveau 50 à 80 graines/m2.Une recommandation de dose de semis de 50 à 60 graines/m2 semble un bon compromis.Cette dose correspond à 160 - 200 kg/ ha de graines de semence (voir le tableau II).L'écartement entre les rangs peut être ajusté selon l'équipement disponible.Dans un champ exempt de mauvaises herbes, on recommande un écartement de 15 à 20 cm.Le feuillage remplira l'espace libre.Par contre, là où les mauvaises herbes présentent un problème, un écartement de 35 à 45 cm facilitera le sarclage mécanisé.Il faut cependant retenir que le rendement diminue en rangs larges.L'absence de désherbants efficaces nuit à l'expansion de cette culture qui compétitionne peu les plantes envahissantes.¦ étoiles brillent plus que d'autres.Les engrais 3 et 5 étoiles de Nutrite sont de celles-là.Moins concentrés que les engrais réguliers, Os donnent de meilleurs résultats tout en étant plus sains pour l'environnement.Chez Nutrite, la qualité prime toujours sur la quantité.En plus de ses engrais 3 et 5 étoiles, Nutrite vous offre une gamme de produits de qualité supérieure pour réussir vos récoltes: * Produits phytosanitaires * Semences ^emito (Hyland) Pour obtenir toute la lumière sur nos produits appelez-nous au f514) 462-2555 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FEVRIER 1994 39 AUTRES PRODUCTIONS Les cochons «pot-bellied» de compagnie avant tout Vous vous êtes démesurément attaché à un animal?Rien de plus normal.Surtout s'il s'agit d'un petit cochon.par Marie-Claude Gagnon Ala ferme de Roland Morissette, située à Sainte-Madeleine près de Saint-Hyacinthe, ils sont une quinzaine à fouiner, à taquiner les chèvres au passage, à se faire d'étranges mamours ou à bouffer des pelures d'orange.Ils sont drôles les petits cochons «pot-bellied», tout en rondeurs.Discrets, ils laissent échapper de petits sons de leur gorge.On ne les croirait pas dignes de noblesse mais attention, comme leur histoire, leur mémoire est très longue.«Il y en a un qui m'a boudé pendant des mois parce que j ' ai dû le piquer pour le protéger de certaines maladies», raconte Roland Morissette.En Chine, tout semble indiquer que la première race de cochon domestiquée fut le «pot-bellied».C'était 6000 ans avant Jésus-Christ.Depuis tous ces millénaires, ce porc miniature n'aurait pratiquement pas changé.Ayant toujours été estimé en Asie, on l'élève pour le manger, réchauffer les maisons grâce à sa respiration et engraisser les champs de son fumier.Dans l'astrologie chinoise, le cochon a son année tous les 12 ans, associée à la prospérité.Le «cochon vietnamien» S'il est mieux connu sous le nom de «cochon vietnamien», la guerre y est vraisemblablement pour quelque chose.En effet, c'est au Vietnam que les Occidentaux auraient vu cette race de porcs pour la première fois.En Amérique, le «pot-bellied» fit son entrée dans l'Ouest canadien en 1985.Keith Connel en importait alors 18 de Suède.L'année suivante, le porc miniature gagnait les Etats-Unis et séduisait près de 10 000 Américains.Jusqu'à ce jour, on ne connaît qu'un Marie-Claude Gagnon est journaliste.Sans malice et sans caprice, les cochons miniatures cohabitent facilement avec les humains.éleveur de cette race au Québec, Roland Morissette.«Je ne suis pas le gars qui ne pense qu'en terme de production, précise-t-il.Les «pot-bellied» sont d'abord et avant tout des animaux de plaisance.» Le mot est lancé.Éventuellement, ses porcs miniatures pourraient constituer un élevage dans le but de produire de la viande mais l'éleveur n ' en est pas encore là.Il lui reste encore beaucoup à expérimenter, à comprendre et à découvrir sur ses «pot-bellied».Comme sa première femelle est arrivée de 1 ' Ouest canadien il y a à peine deux ans, laconnaissance qu'il a de ces animaux est toute relative.Chaque fois qu'il veut résoudre une question concernant ses «pot-bellied», il doit tirer l'information de nos voisins américains.Non rentables pour les vétérinaires, les porcs miniatures resteraient-ils des animaux indignes d'être soignés?«Les vétérinaires ne connaissent pas cet animal et semblent très peu intéressés à apprendre à le traiter», explique l'éleveur.Conséquence?Ses porcs ont des mites depuis un bon moment et il n'arrive pas à trouver le moyen de les en libérer.Pourtant, ces animaux peuvent rapporter considérablement.Aux États-Unis, on les vend entre 1000 $ et 5000 $ chacun.Plus abordables en On- tario, on peut en trouver pour 1000 $ ou 1200 $.Quant à l'éleveur de Sainte-Madeleine, il affirme pouvoir éventuellement vendre des cochons de compagnie pour 300 $ ou 400 $.Leur ventre bedonnant, qui rappelle la forme du poêle à bois, a inspiré l'appellation «pot-bellied».Ayant le cinquième de la taille d'un cochon domestique régulier et le tiers de celle d'un cheval miniature, les «pot-bellied» sont plus courts qu'un Labrador et plus légers qu'un Saint-Bernard.Agréablement dodus, le dos creux, ils pèsent en moyenne 54 kilos (120 livres).Leur visage est plutôt court et ridé.Certaines têtes rappellent celles des sangliers, d'autres évoquent celles des bouledogues.A la naissance, les cochonnets pèsent entre 225 et 550 gr (8 et 20 onces).De manière générale, ils mettent autour d'un an et demi avant d'arriver à maturité.Leur période de gestation dure autour de quatre mois après le premier accouplement.Selon les vétérinaires américains, ils pourraient vivre jusqu'à l'âge de 15 ou 18 ans.Les éleveurs désirant obtenir des «pot-bellied» de race pure peuvent avoir recours à une banque de semences.Ainsi, ils pourront pratiquer l'insémination artificielle sur leurs 40 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 Des champs plus propres et de meilleurs rendements Fiez-vous à Banvel pour contrôler toutes vos feuilles larges résistantes aux triazines tout au long de la saison.Banvel fait exactement ce qu'un herbicide à feuilles larges devrait faire dans le maïs: • il contrôle la gamme complète des mauvaises herbes à feuilles larges, incluant les espèces résistantes aux triazines; • il contrôle les mauvaises herbes durant toute la période critique de désherbage dans le maïs; • il permet une flexibilité j^s'- complète des rotations; • il est très sécuritaire pour la culture; • il se mélange en réservoir avec des antigraminées de prélevée pour une application pratique en un seul passage.Comparé à d'autres herbicides, Banvel vous donne un meilleur contrôle et laisse moins les choses au hasard.C'est peut-être la raison qui fait que Banvel est le choix n°l des producteurs de maïs.Pour des champs propres et de bons rendements dans le maïs, fiez-vous à Banvel.Banvel DES CHAMPS PLUS PROPRES ET DE Mm L'agriculture dans tous ses.États 6* conférence des perspectives agro-alimentaires Le 9 mars 1994 au Québec Hilton Le Groupe GÉAGRI vous invite à discuter de perspectives agroalimentaires sous le thème «L'agriculture dans tous ses.États».En tenant compte des finances gouvernementales et des tendances du marché, comment le secteur agro-alimentaire sera-t-il à l'avenir traité par l'État?Venez réfléchir avec 700 autres intervenantes et intervenants du secteur agro-alimentaire québécois à la lumière de la signature des accords du GATT et de l'ampleur des déficits gouvernementaux qui remettent en question les modes d'intervention de l'État dans l'économie.8 h 30 • Inscription 9 h 10 • Mot du président 9 h 20 • Perspectives agricoles Douglas Mutch, Directeur de la recherche économique, Bureau des provendes 9 h 50 • Perspectives économiques et déficit gouvernemental Yves Séguin, consultant et ex-ministre du Revenu du Québec 10 h 25 • Période de questions avec participation directe de l'assistance par un système électronique de vote 11 h 10 • Unevisiondunouveaurôledel'Étatquébécois.Que cela veut-il dire pour le monde agricole?Michel Morisset, professeur au département d'économie rurale de l'Université Laval 11 h 45 • Dîner 13 h 30 • Où l'État devrait-il investir ses deniers dans l'agro-alimentaire dans l'avenir?Kathryn Cooper, Project coordinator, Guelph Food, Technology Center 14 h 15 • Les accords du GATT: l'intervention traditionnelle de l'État à la poubelle?Yvon Proulx, directeur des recherches et des politiques agricoles, UPA Collaborateur: Marc Dion Directeur des études économiques, MAPAQ 15 h 15 • Panel et discussion avec participation directe de l'assistance par un système électronique de vote Invités: Paul Massicotte, Coopérative fédérée de Québec: John Geci, Conseil canadien de la distribution alimentaire: Michelle Comeau, Agriculture et agro-alimentaire Canada; Laurent Pellerin, UPA; un représentant du MAPAQ.16 h 15 Mot de la fin Prix: 65 $ (taxes incluses) Inscrivez-vous avant le 25 février 1994 au secrétariat du Groupe GÉAGRI Groupe de gestion et d'économie agricoles GÉAGRI 200, chemin Sainte-Foy, 12eétage Québec (Québec) G1R4X6 Tél.: (418) 646-5772 Pour informations: (418) 643-2673 femelles.Malheureusement, cette banque, située en Oregon, est très limitée.D'autre part, selon Roland Morissette, il y aurait une belle recherche à effectuer sur la transplantation d'organes.A son avis, certains organes de porcs miniatures pourraient être compatibles avec ceux de l'humain.Bien sûr, cette possibilité pose un problème d'ordre éthique.Les cochons sont mal vus.Les ayant toujours cru malpropres et goinfres, nous sommes étonnés de les découvrir particulièrement soignés et à peine plus gourmands que nous.Mais quels traits caractérisent les «pot-bellied» pour provoquerun tel engouement?Particulièrement intelligents, ils peuvent facilement vivre avec des humains.Voilà pourquoi ils deviennent l'animal de compagnie par excellence.Aux États-Unis, une femme a construit un ring pour ses huit porcs miniatures.Sur une musique de fond, les coureurs participent à une course au bout de laquelle un biscuit les attend.Au New-Jersey, on les entraîne au dépistage des drogues.En Arizona, un policier a remarqué que ses interventions pour la prévention de consommation de drogues dans les écoles primaires étaient davantage bienvenues lorsque son «pot-bellied» l'accompagnait.Dans une maison ou un appartement, ils prennent peu de place.Apprenant rapidement à utiliser une litière, ils sont, d'autre part, infiniment moins bruyants qu' un chien.A moins d'être gardés dans un endroit sale ou d'être terrorisés, ils ne dégagent aucune mauvaise odeur.Cependant, à cause de leurs glandes, les mâles adultes non castrés laissent une trace aussi offensante que celle des matous.Nous aurons donc avantage à les faire opérer.D'autre part, les porcs miniatures suscitent moins d'allergies que d'autres animaux.Et à l'instar deschiens, les «pot-bellied» aimentjouerl'humain.Très maternelle, la femelle semble particulièrement affectueuse et paisible.Sans malice et sans caprice, ces animaux de plaisance mangent de tout: des oranges, des citrons et des pommes ainsi que leur pelure, du maïs soufflé, du blé ou du bouillon de poulet.«Je leur sers une tasse de moulée et une autre de son le matin et ça leur suffit.Ils ne consomment que des produits naturels.Je leur donne aussi des vitamines», assure Roland Morissette.Selon Mary Gregory, qui travaille à la ferme de Roland Morissette, les Américains auraient obtenu des résultats insatisfaisants avec plusieurs produits alimentaires servis à leurs porcs miniatures.Certains d'entre eux auraient causé la perte de poils, des vomissements ou des infections oculaires.Une nourriture granulée, appelée «Pot-bellied Pet Pig Pellets», est présentement à l'essai.Ce pourrait fort bien être la solution à tous ces problèmes.Le compagnonnage urbain Comme il ne prend pas beaucoup de place, qu'il apprend vite à utiliser une litière et qu'il est très discret, la tentation peut devenir grande d'inviter un «pot-bellied» à partager un espace urbain.Mais gare aux lois municipales! Aux États-Unis, il n'a pas toujours été facile de faire admettre le porc miniature comme animal de compagnie.Au Kansas, par exemple, celui-ci était considéré comme un animal de ferme.Dans d'autres états, les animaux exotiques ne sont pas tolérés.Chez nos voisins américains, les propriétaires de «pot-bellied» doivent obligatoirement les faire enregistrer.Lorsque nous songerons sérieusement à adopter le porc miniature dans nos villes québécoises, il ne faudrait pas nous étonner d'avoir à négocier avec la magistrature.¦ 42 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 Il est connu que Primextra léger" réprime 19 mauvaises herbes à feuilles larges et graminées dans les cultures de maïs, mais voici un discret aperçu d'un autre de ses avantages : LE PLUS CHAMP Enfin, pouvons-nous vraiment être discrets?Pour tout dire, Primextra Léger vous offre le plus large spectre de répression des mauvaises herbes dans les cultures de maïs, au prix à l'acre le plus bas qui soit.Il réprime les mauvaises herbes à feuilles larges et graminées, notamment la sétaire géante, la digitaire et le souchet, pendant une période allant jusqu'à 14 semaines.Inutile de vous faire du souci quant à la rotation des cultures.Avec Primextra Léger, vous êtes libre de cultiver du soja ou des céréales l'année suivante.Et si Primextra Léger est mélangé à Banvel® ou à Lorox®, il suffit d'un seul passage pour réprimer toutes les mauvaises herbes annuelles communes, y compris les mauvaises herbes résistantes aux triazines.Finalement, comment passer sous silence le fait que Primextra Léger vous offre une souplesse d'application optimale?Il peut être appliqué sur des sols secs ou humides, légers ou lourds, en incorporation en présemis, en prélevée ou tôt après la levée.Essavons-nous subtilement de vous convaincre de Primextra l'utiliser?Oui.Discrètement?Impossible.Formulé au Canada, pou: les producteurs canadien; Primextra Léger, pour réprimer sans se ruiner.Toujours lire l'étiquette avant l'emploi.©Primextra Léger est une marque déposée de Ciba-Geigy Canada Liée.©Banvel est une marque déposée de Sandoz Inc.©Lorox est une marque de EX duPonl de Nemours & Co. LÉGUMINEUSES Ces nodules qui fixent l'azote L'inoculation des légumineuses permet à la plante de fixer l'azote atmosphérique à un coût minime.par Roger Lalande, Sonia Sylvestre et Nicole Bissonnette Avez-vous déjà entendu parler des nodules, ces petites usines biochimiques localisées sur les racines des légumineuses?Bien que d'apparence anodine, ces nodules renferment tout ce qui est nécessaire pour la fixation de l'azote atmosphérique.En fait, la fixation biologique de l'azote consiste dans la formation d'ions NH4+ dans les nodules.Ces ions sont identiques à ceux provenant des engrais azotés et absorbés de la solution du sol parles racines.Dans les deux cas, ces ions seront ultérieurement incorporés dans des protéines par la plante.Au Québec, nous utilisons une grande diversité de légumineuses, que ce soit pour la production de fourrages (luzerne, trèfle) ou pour la production de denrées (soya, haricots, pois; voirie tableau I).Les légumineuses sont une excellente source de protéines et s'intercalent bien dans une rotation de cultures.De plus, leur pouvoir de maintien de la structure du sol n'est pas à dédaigner.L'ampleur prise par ces cultures est donc tout à fait justifiée.De ce fait, il devient impératif d'être pleinement conscient du potentiel qu'offrent les nodosités sur les racines.On ne retrouve que chez les légumineuses ce pouvoir de former des nodules.Cette spécificité réside dans le pouvoir génétique de la plante et d'une bactérie que l'on nomme le rhizobium.La légumineuse émet, dans une zone de 4 mm entourant les racines (la rhi-zosphère), des composés chimiques qui sont des signaux pour les bactéries.Seul le rhizobium peut les reconnaître.Roger Lalande et Nicole Bissonnette sont micro-biologisles-chercheurs à la Station de recherches d'Agriculture Canada.Sainte-Foy, et Sonia Sylvestre cstétudianteen microbiologie à la Faculté des sciences et génies de l'Université Laval, Sainte-Foy.On ne retrouve que chez les légumineuses le pouvoir de former des nodules qui fixent l'azote atmosphérique.Après ce signal, une multitude de réactions se succèdent: l'invasion des poils absorbants de la racine par le rhizobium spécifique, la prolifération des bactéries dans les cellules végétales et finalement la formation des nodules.La nature chimique des signaux commence à peine à être reconnue, mais depuis longtemps les microbiologistes savent qu'il existe une spécificité entre la légumineuse et le rhizobium.C'est ce qu'on appelle la spécificité de l'hôte.Par exemple, le Rhizobium meliloti forme des nodules uniquement chez la luzerne (voir le tableau II).Il est donc tout à fait inutile d'inoculer du soya avec un inoculant de luzerne même s'il a été adéquatement conservé.Le nodule est le siège de la fixation biologique de l'azote.C'est dans le nodule que l'enzyme nécessaire à la fixation, la nitrogénase, et les autres composés nécessaires au processus sont synthétisés.Selon les conditions climatiques, le nodule sera fonctionnel quatre semaines après l'inoculation.Il est bien évident que tout ce qui va affecter la croissance de la plante, comme les variations de température et de pluviométrie, va aussi affecter le fonctionnement du nodule; en effet, l'énergie nécessaire au fonctionnement du nodule provient de la plante par sa photosynthèse.De plus, une trop grande concentration d'azote dans le sol empêchera le processus d'infection des racines ou le fonctionnement du nodule.Dans ce cas, la plante détectera la présence d'ions NH4+ dans le sol et se développera en utilisant l'engrais azoté ajouté par le producteur.C'est le principe du moindre effort: c'est-à-dire utiliser le moyen le plus facile de se nourrir.Il faut donc que les producteurs soient prudents lors du semis et suivent les recommandations des grilles de fertilisation.Afin de stimuler la croissance du jeune plant et d'éviter les attaques de certaines I.Superficies cultivées en légumineuses au Québec Cultures Hectares Luzerne et trèfle Pois secs et verts Haricots secs et verts Soya Lupin 170 000 4 000 7 800 20 000 ?44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 maladies, on recommande d'ajouter une dose minimale d'azote au début de la germination.Une fois l'engrais azoté épuisé, le système symbiotique va prendre la relève et répondre aux besoins de la plante en azote.En quoi consiste l'inoculation?L'utilisation de rhizobiums viables et efficaces lors de l'inoculation des semences permet la formation rapide des nodosités sur les racines-.Le but de l'inoculation est de constituer une II.Espèces de Rhizobium et leurs hôtes spécifiques Espèces Nom commun du groupe Bradyrhizobium japonicum Soya Bradyrhizobium lupinus Lupin Rhizobium leguminosarum biovar phaseoli Haricot biovartrifoii Trèfle biovar viceae Pois Rhizobium loti Lotier Rhizobium meliloti Luzerne population importante de rhizobiums dans l'entourage de la jeune racine de la plantule.11 existe présentement sur le marché différentes formules d'inoculants commerciaux.La plus connue et répandue est la poudre noire de mousse de tourbe qui renferme une quantité connue de cellules de rhizobiums viables.L'inoculant est uniformément collé à la surface de la semence par l'emploi d'une solution mouillante ou un autre agent collant vendu par les différentes compagnies.L'uniformisation de l'inoculant sur les semences est très importante si l'on veut un champ bien inoculé.Pour faciliter le processus d'inoculation et éviter des manipulations, il existe des inoculants granulaires ainsi que des semences préinoculées utilisées surtout dans les semis en rangées, tels les fèves, les haricots, les pois et le soya.Tous ces inoculants permettent l'application de fortes quantités de rhizobiums par graines.Ce procédé permet d'éliminer les inconvénients de mélanger les inoculants aux semences avant le semis, particulièrement pour des semences traitées aux fongicides.De plus, laconcentration de rhizobiums appliquée est beaucoup supérieure à la méthode de la poudre.Elle est, par contre, plus dispendieuse et exige un entreposage adéquat des semences.Dans le cas des graines préinoculées, la viabilité des cellules de rhizobiums est faible.Dans un avenir rapproché et selon la demande, l'inoculation liquide sera employée.Elle est plus dispendieuse que le granulaire, mais encore plus efficace.En effet, les quantités de cellules viables ajoutées au semis sont très concentrées, d'où une meilleure inoculation.L'inoculation est donc le moyen de s'assurer que le rhizobium spécifique à la plante semée est présent sous une forme viable et en quantité importante.Même si les sols québécois renferment une population indigène importante de rhizobiums, il est toujours préférable d'inoculer la semence.Tous les inoculants vendus au Canada sont soumis à une réglementation très stricte qui prévoit que la qualité des produits respecte des normes de concentration en cellules viables.Les inspecteurs d'Agriculture Canada vérifient l'étiquetage des produits et la viabilité des cellules de rhizobiums.Les inoculants qui ne répondent pas aux normes minimales sont tout simplement retirés du marché.La recherche et la fixation d'azote Différents programmes de recher7 che touchant la fixation symbiotique de 1 ' azote atmosphérique sont à 1 ' étude au Québec.Au cours des dernières années, des chercheurs d'Agriculture Canada à Sainte-Foy ont établi des parcelles de haricots à Saint-Césaire en collaboration avec la Compagnie Carrière.Le but de ces essais était de doser la quantité d'azote atmosphérique retrouvée dans les gousses et ainsi convaincre les producteurs de l'efficacité du système.Pour ce faire, ils ont utilisé la méthode de dilution isotopique de l'azote (voir la figure).Dans les parcelles à l'étude, la source d'azote pour la légumineuse est appliquée au semis sous forme d'engrais (Nl5H4),S04.Lors de la fixation bio- III.Quantité d'azote dans les gousses due à la fixation biologique Variétés Provenant de Quantité l'atmosphère fixée % kg d'azote/ha Eagle 45 42 Goldrush 55 57 Benton 46 39 Flow 43 34 Fixation biologique de l'azote atmosphérique et sa dilution par de l'azote marquée (N15H4)2S04 logique de l'azote atmosphérique, on retrouvera dans la légumineuse no-dulée (système fixateur) de l'azote de type N14 provenant de 1 ' air, ainsi que de l'azote N'\ puisque la légumineuse puise aussi de l'azote provenant de l'engrais.La quantité d'azote provenant de l'engrais est diluée à mesure que la fixation se produit.Il est possible, à l'aide de formules mathématiques, de doser la quantité d'azote provenant de l'atmosphère (voir le tableau III).Lors des essais, on a noté que 45 % et 55 % de l'azote dosé chez les variétés de haricots Eagle et Goldrush provenait de la fixation biologique de l'azote.Ainsi 42 et 57 kilos d'azote par hectare sont obtenus grâce au nodule fixateur d'azote du haricot.Avec les variétés Benton et Flow, le pourcentage d'azote fixé dans les gousses a été de 46 % et 43 % respectivement, représentant des valeurs de 39 et 34 kilos d'azote par hectare.En absence de symbiose, cette quantité d'azote devrait être fournie à partir des engrais azotés à un coût moyen de 38 $ l'hectare.Il est donc à l'avantage des producteurs d'inoculer les légumineuses au semis, car il y a toujours de l'azote atmosphérique disponible pour la légumineuse à un coût très minime, soit le coût de l'inoculant (9 $ l'hectare).De plus, la faible quantité d'engrais azoté recommandée dans les grilles de fertilisation ne fera que stimuler le développement des jeunes plants et permettre une meilleure nodulation.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FEVRIER 1994 45 ELlfflP©EÏÏLl LLZIa / A \ • Servo-direction sur 2 essieux.• Suspension à égalisateurs hydrauliques.• Largeur hors-tout, 118" avec pneus 28L X 26.• Capacité de 3600 à 6900 Gallons Imp.• Servo-direction sur 3 essieux.« Suspension à égalisateurs hydrauliques.Largeur hors-tout, 118" avec pneus 28L X 26.• Capacité de 7500 à 7900 Gallons Imp.* Tandem fermé avec coussinets de bronze.* Largeur hors-tout, 118" avec pneus 28L X 26.* Capacité de 2800 à 5000 Gallons Imp.Tandem fermé avec coussinets de bronze.• Largeur hors-tout, 147" avec pneus 28L X 26.* Capacité de 2650 à 5000 Gallons Imp. Reconnu comme le plus important fabricant d'équipement de terme au Canada avec ses 150 employés, la Cie HOULE a récemment remporté la MÉDAILLE D'OR AFMAQ pour ses ÉPANDEURS DE FUMIER LIQUIDE EL48 à ESSIEUX DIRECTIONNELS et SUSPENSION à ÉGALISATEURS DE CHARGE HYDRAULIQUES.Les épandeurs Houle de la série EL48 ont été conçus à partir d'innovations majeures et distinctes qui les démarquent largement de tous les épandeurs produits jusqu'à date.La forme exclusive du réservoir, pour laquelle la Cie HOULE détient un brevet en dessin industriel, a permis la conception d'un réservoir complètement remodelé, étroit à sa base, surbaissé et l'utilisation de GROS PNEUS DE FLOTTAISON 28L X 26 SANS EXCÉDER 3 MÈTRES (118") DE LARGEUR HORS-TOUT POUR CIRCULER SUR LES CHEMINS PUBLICS SANS PERMIS SPÉCIAL.La conduite avec servo-direction sur tous les essieux, à l'exception de l'essieu pilote, est alimentée par le système hydraulique du tracteur et commande automatiquement aux roues directionnelles de suivre sensiblement le tracteur pour circuler dans les endroits restreints, sans détruire la végétation et sans aucun glissement latéral des roues lorsqu'on tourne.Cette conduite, en instance de brevet, fonctionne aussi bien à reculons sans inverser le contrôle de direction.I • Servo-direction sur 1 essieu.ê Suspension à égalisateurs hydrauliques.Largeur hors-tout, 118" avec pneus 28L X 26.Capacité de 3200 à 4800 Gallons Imp.' Tandem fermé avec coussinets de bronze.1 Largeur hors-tout, 118" avec pneus 23.1 X 26.•Capacité de 1950 à 3750 Gallons Imp.CONCOURS DE LA MEDAILLE D'OR DE L'ASSOCIATION DES FABRICANTS DE MATÉRIEL AGRICOLE DU QUÉBEC Le concours de la Médaille d'Or a été institué en 1988 dans le but d'encourager l'excellence et la recherche dans la fabrication du matériel agricole au Québec et de promouvoir l'industrie en général.Le concours a lieu à tous les deux ans à l'occasion du Salon Internationnal de la Machinerie Agricole de Montréal qui aura lieu du 16 au 19 mars prochain au Stade Olympique.La Médaille d'Or AFMAQ sera remise au récipiendaire J.HOULE & FILS INC.par le Ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, M.Yvon Picotte, lors de l'ouverture du SIMA.Les critères d'évaluation des produits soumis au concours sont: l'innovation, la conception mécanique et/ou électronique, la facilité d'utilisation, la performance, la sécurité, l'apparence et le potentiel de vente.Le jury du concours était composé de spécialistes en machinerie agricole délégués par le MAPAQ, l'ITAA, l'UPA et le CCMA (comité consultatif en machinisme agricole).J.HOULE & FILS INC.4591 RTE 143, CP: 370 DRUMMONDVILLE Qc.J2B 6W3 Tél.: (819) 477-7444 / Fax: (819) 477-0486 HORTICULTURE Les horticulteurs cultivent leur main-d'œuvre Durant certaines périodes, ils ont plus de 50 employés payés à peine plus que le salaire minimum.Les employeurs doivent apprendre à attirer et à conserver ces travailleurs.par Pierre Sauriol Les horticulteurs ont de plus en plus besoin de main-d'œuvre.Pour demeurer concurrentiels, ils paient à peine plus que le salaire minimum pour de longues heures d'un travail routinier.Aussi, la main-d'œuvre manque parfois.Il existe pourtant des moyens de l'attirer et, surtout, de la conserver pendant toute la saison.Les propriétaires de fermes horticoles ont d'abord choisi d'être producteurs agricoles avant d'être gestion-naires de main-d'œuvre.Pourtant, vient un moment où ils peuvent employer plus de 50 personnes.Certains ont du talent pour gérer du personnel, d'autres moins.Plusieurs ont même suivi des cours de gestion de personnel pour apprendre à créer un climat de travail agréable.En fait, il s'agit de motiver les employés, de briser la routine et d'établir des liens qui les valorisent, qui leur font sentir leur importance dans la ferme.Les catégories de main-d'œuvre Un comité sur les ressources humaines d'Emploi et Immigration Canada a reconnu une lacune chez beaucoup de producteurs en ce qui concerne la gestion de la main-d'œuvre.Aussi, le Conseil québécois de l'horticulture a formé un comité qui préparera un plan stratégique de développement des ressources humaines.Car plus que jamais, les horticulteurs doivent aussi cultiver leur main-d'œuvre.Le développement rapide du secteur horticole a non seulement augmenté les Pierre Sauriol, agronome, est conseil 1er en horticulture au MAPAQ, à Saint-Rémi.Les logements des travailleurs doivent être propres et fonctionnels.besoins en main-d'œuvre, mais il a favorisé l'émergence de plusieurs catégories de travailleurs agricoles qu'il importe de bien distinguer.La main-d'œuvre familiale, le noyau sur lequel la plupart des fermes fondent leur croissance, est supportée par des employés permanents qui travaillent toute l'année ou presque.Ils agissent souvent comme contremaître et leur salaire varie selon l'ancienneté et l'expertise.Des étudiants font les sarclages et les récoltes.Certains ne font qu'une saison, d'autres reviennent durant plusieurs années et deviennent parfois des employés permanents.On compte aussi des travailleurs qui habitent dans les environs ou qui logent sur la ferme, offrant ainsi stabilité et disponibilité à l'employeur.Certains participent au programme Agri-Aide qui bonifie le salaire minimum des assistés sociaux en vue de stimuler leur participation au marché du travai 1.D'autres accumulent suffisamment de semaines de travail pour toucher des prestations d'assurance-chômage pendant l'hiver.Beaucoup de travailleurs journaliers voyagent en autobus à partir de postes de rassemblement comme Longueuil ou Henri-Bourassa, à tous les jours.Ils travaillent 8 heures par jour au salaire minimum et sont absents de chez eux durant près de 12 heures.Selon Camille Loiselle du Service d'emploi agricole de l'UPA, ces journaliers ont cumulé plus de 100 000jours-hommes dans la région de Montréal en 1993.Il y a aussi les travailleurs asiatiques qui font la cueillette des fraises, des framboises, des haricots, etc.Payés àla pièce, ils arrivent en auto avec leur famille et leurs amis.Dans bien des cas, les gains constituent un revenu familial intéressant.Certains producteurs avouent qu'ils ne pourraient produire sans cette main-d'œuvre fiable.Les travailleurs étrangers qui nous viennent surtout du Mexique ou d'Amérique du Sud sont plus visibles.Ils sont engagés pour la saison.En 1993, on en comptait 740 répartis dans 72 fermes.Là-dessus, 690 travaillaient dans des fermes maraîchères.Ils ont fourni approximativement 74 000 jours-hommes (740 travailleurs X 100 jours).Afin de gérer un programme d'accueil et de voir aux respect de certaines exigences, les producteurs ont créé la Fondation des entreprises en recrutement de main-d'œuvre agricole étrangère (FERME).Le producteur doit entre autres loger convenablement les travailleurs, payer leur bille' d'avion, s'occuper de leurs loisirs, de 48 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FEVRIER 1994 Soyez à l'écoute leur ravitaillement à l'épicerie ou de leur visite chez le médecin.Ces travai 1 leurs sont très appréciés: sans aucune parenté ni obligations familiales au Québec, ils travaillent de longues heures pour gagner le maximum d'argent.Captifs, ils sont toujours disponibles et leur présence a accéléré le développement du secteur horticole.Certains producteurs ont même appris l'espagnol pour communiquer avec ces travailleurs par ailleurs bien acceptés.Enfin, le nouveau phénomène des équipes de sarclage et de récolte à forfait incite à la prudence.Un contremaître offre ses services aux producteurs pour sarcler un champ.Le producteur s'entend sur un prix et l'équipe est payée par le contremaître.Les personnes qui travaillent pour ce contremaître sont surtout des immigrants récents.Avant de signer ce genre de contrat, vous devez vérifier certains points.Le courtieren main-d'œuvre a-t-il des assurances?Le producteur est-il couvert contre les accidents éventuels des employés du contremaître?Les normes du travail sont-elles respectées?Les employés ont-i ls un permis de travail?¦ Les quelques conseils qui suivent pourraient vous être utiles pour conserver vos employés et entretenir avec eux de bonnes relations.• Informez-vous de leurs intérêts et demeurez à l'écoute lorsqu'ils vous parlent de leurs problèmes personnels.• Donnez-vous la peine de bien leur montrer en quoi consiste le travail, car les travailleurs acceptent plus facilement une formation que les remarques désobligeantes sur le travail mal fait.Félicitez-les lorsque c'est bien fait.• Considérez les pauses durant le travail comme un investissement et non comme du temps perdu.Des employés heureux et reposés sont plus productifs.• N'allouez pas de passe-droits: ils créent des jalousies et brisent l'harmonie du groupe.• Organisez des activités ou des rencontres comme, par exemple, un souper avec vos employés réguliers.• Amenez vos employés clés aux réunions techniques; c'est un signe d'appréciation qui vous profitera.Et si vous créez un poste, donnez à la personne choisie suffisamment de responsabilités pour éviter les frustrations.• Si vous avez un contremaître, respectez les ordres qu'il donne aux employés.En cas de désaccord, dites-le lui en privé, sinon il perd toute autorité.• Offrez des récompenses, par exemple un bonus de 25 cents de l'heure accumulée à tous les employés qui finissent la saison.• Logez les employés dans un environnement agréable.Assurez-vous que leurs locaux (cuisinettes, toilettes) soient propres et qu'ils le demeurent.Faites qu' une certaine discipline et un respect des autres y régnent.• Réglez rapidement les conflits avant qu'ils ne s'enveniment.¦ ARBRES REMARQUABLES REMARQUABLES Une initiative de l'Association forestière québécoise et de la Société internationale d'arboriculture-Québec F0RÊT CONSERVATION Un Répertoire à ne pas manquer! La chasse aux arbres spectaculaires est maintenant terminée; le tout premier Répertoire officiel des arbres remarquables du Québec nous fera enfin connaître les plus riches éléments de notre patrimoine arborescent.Numéro spécial du magazine Forêt Conservation, ce document tout en couleurs, agrémenté de photos et de reportages, présente les arbres les plus distinctifs - en taille ou en renommée - situés sur le territoire québécois.Sortie en kiosques en janvier.Commandez votre exemplaire dès maintenant! ¦ OFFRE SPÉCIALE Vous faites partie d'un groupe, d'une association, etc.?Vous désirez plusieurs exemplaires?Pour toute commande de 10 répertoires, obtenez le dixième GRATUITEMENT! r, BON DE COMMANDE Quantité (moins de 10): X 7.88$* = ?Chèque ** ?Mandai postal " [ZI MasterCard ?Visa rj Je désire 10 répertoires au montant de 7.88 $* X 9 = 70.92 $ No carte:.Nom: Adresse:.Ville:_ Tél.: (_ Date d'expiration:.Signature:_ .Code postal: L * Inclut TPS, TVQ et trais postaux ** A l'ordre de Forêt Conservation Retournez ce coupon et votre paiement à: FORÊT CONSERVATION, 175, RUE SAINT-JEAN, 4e ÉTAGE, QUÉBEC (QUÉBEC) G1R 1N4 J BA LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FEVRIER 1994 49 FORÊT Savez-vous vous servir d'une scie à chaîne?L'ignorance des techniques d'abattage et d'affûtage oblige des producteurs à travailler plus fort sans beaucoup plus de résultats.par Pierre Dubois La scie à chaîne est l'outil forestier le plus répandu chez les producteurs de bois de la forêt privée.Cependant, beaucoup ne savent pas s'en servir adéquatement.On méconnaît, par exemple, les techniques d'affûtage et d'abattage.Cette ignorance oblige des producteurs de bois à travailler plus fort pour pas beaucoup plus de résultats, sans compter les risques accrus d'accidents.Léon-Paul Darveau a donné des cours d'utilisation de la scie à chaîne dans plusieurs régions du Québec.«La majorité des gens ne savent pas affûter», dit-il.Et il constate cela même chez les bûcherons professionnels.Les principes de l'affûtage sont méconnus mais les propriétaires forestiers sont généralement conscients qu'ils ont des problèmes à bien affûter leur scie.La solution, c'est la formation.«Ils viennent suivre un cours d'affûtage et ils s'aperçoivent en même temps qu'ils ne savent pas abattre», affirme M.Darveau.L'art de l'abattage Le grand principe de l'abattage est la création d'une charnière ou plus simplement une «penture» dans l'axe de chute de l'arbre.Léon-Paul Darveau insiste sur l'attention qu'il faut porter à l'encoche d'abattage.On fait celle-ci sur le tronc, près de la souche de l'arbre, du côté où l'on veut le faire tomber.Cette encoche n'a pas à être très profonde.La largeur du fond de l'encoche devrait équivaloir aux deux tiers de son diamètre.Il faut aussi surveiller l'angle d'ouverture de l'encoche qui devrait avoir 45 degrés au minimum.Une fois l'encoche faite, à la même hauteur mais sur l'autre côté du tronc, Pierre Dubois est ingénieur forestier.on effectue le deuxième trait de scie de façon à laisser intacte une pleine largeur de quelques centimètres qui devient la charnière recherchée.Cette charnière assure la stabilité du mouvement de l'arbre dans sa chute (voir l'illustration).Le règlement officiel sur les travaux forestiers, que fait respecter la Commission de santé et de sécurité au travail (CSST), explique la méthode d'abattage qui devrait être suivie en forêt.Léon-Paul Darveau croit celle-ci dangereuse pour la sécurité de rabatteur.Le règlement stipule que l'encoche d'abattage doit être d'une profondeur minimale équivalant à 1/3 du diamètre de l'arbre.C'est, selon lui, une première hérésie, car l'encoche n'a pas à être aussi profonde.Le règlement officiel mentionne aussi que le second trait de scie, sur l'autre côté du tronc, doit se faire 5 cm (2 po) au-dessus de l'encoche.Cette méthode va à rencontre du principe de la charnière, essentiel pour bien diriger la chute de l'arbre.M.Darveau prépare un projet de recherche avec l'IRSST (Institut de recherche en santé et sécurité au travail ) sur ce point précis.De toute façon, il croit que c'est la formation, et non les règlements, qui risque d'améliorer la sécurité des utilisateurs de la scie à chaîne.«C'est effrayant les vies humaines qu'on a détruites par un manque de formation», affirme Léon-Paul Darveau.Selon lui, les propriétaires de boisés privés ne portent pas beaucoup les équipements de protection tels le casque de sécurité, la visière, les pantalons ou les gants.De plus, en règle générale, le propriétaire forestier travaille seul.Ce phénomène augmente beaucoup le risque et le stress.Et ce stress est d'autant plus important s'il ne possède pas les bonnes techniques de travail et ne porte pas les équipements de protection nécessaire.Léon-Paul Darveau rappelle qu'une scie à chaîne est comparable à une arme à feu chargée.Il faut donc faire très attention lors de la manipulation.La formation serait encore plus importante à l'heure actuelle, au moment où plusieurs producteurs changent de production.De producteurs de «pitounes» (quatre pieds) qu'ils étaient, ils deviennent de plusen plus des producteurs de billots (8,12et 16 pieds de longueur).Selon M.Darveau, il faudra encore apprendre de nouvelles techniques ou plutôt, se réapproprier des vieilles méthodes utilisées par nos grands-pères qui savaient produire des billots avec de petits équipements.¦ 50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 GESTION Trop de remplacement dans nos fermes laitières L'élevage d'une taure coûte plus de 2000 $.Avant d'élever toutes vos génisses, pensez-y bien! par Diane Gilbert et Doris Pellerin Les producteurs laitiers québécois élèvent trop d'animaux de remplacement, plus que pour les besoins du troupeau.Ils justifient cette décision par l'inquiétude de manquer de génisses, le risque de laisser passer une future bonne vache et aussi parce que l'élevage des taures ne coûterait presque rien.«J'ai de la place dans mon étable.Le lait et le foin que je donne à mes jeunes animaux, je les produis de toute façon.Il paraît que ça coûte cher sans bon sens d'élever des génisses, mais pas sur ma ferme; chez nous, ça coûte quasiment rien de garder quelques bêtes de plus!» Tous ces arguments tombent quand on réalise à quel point les coûts reliés à l'élevage des animaux de remplacement sont importants.La diminution du taux de remplacement du troupeau est la solution la plus efficace pour diminuer rapidement les coûts d'élevage à la ferme.Un taux de remplacement de 25 % suffit et permet aux vaches de compléterquatre lactations.Au Québec, avec seulement 2,7 lactations en moyenne par vache, les producteurs parviennent tout juste à couvrir les frais de production.En effet, c'est à partir de la troisième lactation complète qu'une vache contribue positivement au bénéfice net de l'activité laitière dans son ensemble.Pour minimiser les coûts d'élevage des animaux de remplacement, il faut donc revoir la décision d'élever toutes les génisses issues du troupeau.Diane Gilbert, agronome, est responsable de 1 ' enquête sur les coûts de production des exploitations laitières du Québec, au GRÉPA.Dons Pellerin, agronome, est chercheur pour Agri-Gestion Laval.Cet article est tiré de la contérence «L'élevage des génisses: la modération a bien meilleur coût»; Doris Mlerin, J.Bigué, D.Gilbert, R.Martin, J.-P.Perrier, R Roy, Symposium sur les bovins laitiers, Saint-Hyacimhe, 28 octobre 1993.Les taures en trop sont vendues pour à peine la moitié de ce qu'elles ont coûté.Ou bien elles remplaceront des vaches du troupeau augmentant ainsi les coûts de remplacement de l'exploitation.Première étape, ne pas remplacer plus de 25 % des vaches du troupeau annuellement.Ensuite, viser un nombre de vêlages prévus pour le remplacement égal à deux fois les besoins en génisses.Selon une analyse du CIAQ, les producteurs sont ainsi assurés d'avoir suffisamment de génisses neuf années sur 10 et d'au moins parvenir à combler les besoins les plus importants, ceux pour la réforme involontaire.La décision d'élever toutes les génisses du troupeau élimine certes les risques de «manquer de taures» pour le renouvellement du troupeau.Mais cette assurance entraîne des coûts très élevés puisque, toujours selon la même analyse, six années sur dix les producteurs élèveront un nombre de génisses excédentaire aux besoins.Les taures en trop seront vendues sur le marché à un prix couvrant à peine la moitié des coûts d'élevage.Dans la plupart des cas, elles remplaceront des vaches du troupeau, augmentant ainsi le taux de remplacement du troupeau, donc aussi les coûts de fonctionnement de l'exploitation.Une production distincte Il faut voir l'élevage des animaux de remplacement comme une production distincte de la production laitière.En 1992, les coûts d'élevage, incluant les coûts réels, les heures travaillées et la rémunération de l'avoir propre, atteignaient 2 169 $ par taure dans la ferme laitière (voir le tableau).La production de fourrages, l'achat de concentrés et le lait bu comptaient pour 45 % du total des coûts d'élevage, suivis des achats nets d'animaux (16 %) et de la rémunération des 49 heures travaillées (12 %).Pour être conscient de ce qu'il en coûte pour LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 50a IT IT Faire face au complexe respiratoire bovin Dépenses reliées à l'élevage d'une taure laitière en 1992 Combattre la pneumonie chez les veaux laitiers Pour les producteurs laitiers, le printemps, période de stress dû aux fluctuations des conditions climatiques et aux maladies, est synonyme de pneumonie.La pneumonie menace tout particulièrement les jeunes veaux laitiers.Elle peut être responsable de retards de croissance importants et même de mortalités.En bout de ligne, la pneumonie porte atteinte à vos profits.IDiverses mesures s'offrent à vous pour prévenir la pneumonie chez les veaux.Parmi celles-ci, on compte la mise en oeuvre d'un programme de vaccination approprié et la diminution du stress imposé aux veaux.Mais lorsque, en dépit de tous vos efforts, la pneumonie se déclare, un diagnostic précis est essentiel.Votre vétérinaire peut identifier la nature exacte du problème et recommander les interventions nécessaires.Souvent, le traitement fera appel à l'utilisation d'antibiotiques.Les antibiotiques injectés par voie intramusculaire sont habituellement administrés quotidiennement, parfois durant cinq jours consécutifs - un travail ^terminable et stressant, tant pour vous que pour vos animaux.Cependant, de nombreux producteurs laitiers ont découvert qu'un nouveau traitement efficace à l'aide d'une seule injection sous-cutanée permet de combattre la pneumonie plus facilement et plus avantageusement que jamais auparavant.Le traitement à l'aide d'une seule injection est pratique et facile à administrer.Vous n'avez à manipuler les veaux qu'une seule fois, et vous êtes certain d'avoir adrrunistré un traitement complet.L'injection unique réduit le stress imposé à vos arrimaux malades car elle élimine la contention répétée quotidiennement et l'isolement des sujets.Cette méthode permet à ranimai de bien répondre au traitement et peut améliorer l'efficacité de votre programme de santé.Considérant le coût par veau traité, le traitement au moyen d'une seule injection est un choix judicieux.D s'agit de la meilleure façon de dirrrinuer les coûts de médicaments et les pertes associées aux manipulations et à la baisse de rendement.Pour savoir comment profiter des avantages d'un traitement antibiotique efficace à injection unique, consultez votre vétérinaire.T Les fiches techniques de PROTEL Coûts ($/taure) % ACHATS-VENTES D'ANIMAUX (INCLUANT LES VEAUX) 336 15,51 LAIT 118 5,44 FOURRAGES 592 27,30 CONCENTRÉS - 267 ' 12,33 INSÉMINATION 24 1,12 VÉTÉRINAIRE 17 0,76 LOGEMENT 229 10,55 PAILLE 22 1,01 AUTRES 57 2,62 TRAVAIL 263 12,13 INTÉRÊTS ET RÉMUNÉRATION DE L'AVOIR PROPRE 243 11,21 TOTAL 2169 100,00 Source: Symposium des bovins laitiers, octobre 1993 élever des animaux, il faut prendre le temps de comptabiliser toutes les données considérées comme des coûts d'élevage.Les producteurs ont tendance à considérer qu'ils possèdent toute l'infrastructure nécessaire à l'élevage d'animaux et que cet élevage est peu exigeant.Eh bien, même avec un tel raisonnement, l'élevage d'une génisse de la naissance au vêlage nécessite des coûts importants pour la ferme.En effet, les montants déboursés spécifiquement pour l'activité «animaux de remplacement», comme les achats de concentrés et les frais vétérinaires et d'insémination, comptent pour 308 $ par taure.Le foin consommé par les animaux de remplacement mais qui pourrait être vendu compte pour 435 $ par taure (1,25 $ par balle) et les 49 heures travaillées comptent pour 263 $ (à seulement 5,33 $/h).En tenant compte de ces seuls éléments, chaque taure coûte 1 008 $, donc plus que le prix de vente moyen de 822 $ par taure.Diminuer le nombre de génisses en élevage est une première étape relativement facile pour réduire rapidement les coûts reliés à l'élevage des animaux de remplacement.Après avoir pris conscience de l'importance de ces coûts à la ferme, il faudra viser à réduire l'ensemble des coûts reliés i cet élevage et réviser les décisions de gestion relatives aux animaux de remplacement (âge au premier vêlage, alimentation équilibrée avec fourrages de qualité, organisation du travail, etc.).¦ 50b LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 REGIE Somatotropine: tout est dans la régie Aucune recette magique ne garantit de meilleurs résultats avec la STB.Son efficacité dépend d'une foule de détails.par Daniel Lefebvre et Elliot Block La Somatotropine bovine (STB) n'a rien de magique.L'augmentation de la production de lait se traduit par une perte de poids de l'animal jusqu'à ce que la consommation volontaire de matière sèche (CVMS) ait augmenté de façon proportionnelle à la production.La régie de l'alimentation est donc des plus importante pour maximiser les bénéfices d'une supplementation de STB.La digestibilité des aliments et l'efficacité métabolique ne sont pas différentes chez des vaches recevant un supplément de STB comparativement à des vaches non supplé-mentées.Les recommandations nutri-tionnelles du Conseil national de recherche américain (NRC) et du MAPAQ pourraient donc être utilisées pour formuler le programme alimentaire des vaches supplémentées en tenant compte du ni veau de production de lait.Des fourrages de qualité On reconnaît depuis longtemps que la maximisation de la CVMS constitue la clé de voûte d'une stratégie visant à améliorer la production.En effet, une CVMS élevée permet de fournir au meilleur coût possible les éléments nutritifs requis par la vache, tout en favorisant une bonne santé.Ce principe demeure tout aussi important pour des vaches recevant une supplementation de STB.Outre le potentiel de production de 1 animal, les facteurs déterminants pour une CVMS maximale sont reliés à la ration alimentaire et à l'environnement.Les facteurs environnementaux les plus Daniel Lefebvre, agronome, cl Elliot Block, sont respectivement étudiant au doctorat et professeur au Département des sciences animales de l'Université McGill, Campus Macdonald.Les troupeaux recevant des fourrages de qualité supérieure obtiennent de meilleures réponses à la STB.importants sont la température et l'humidité relative ambiantes, l'espace disponible pour chaque vache et l'accessibilité de la mangeoire.Parmi les facteurs reliés à la ration alimentaire, notons l'appétence des aliments, la disponibilité de l'eau et des aliments, la fréquence des repas et la qualité des fourrages.Mais parce que les fourrages sont les aliments qui limitent le plus la CVMS, il faut surveiller de près la teneur en fibre, la grosseur des particules et la qualité de la conservation.La teneur en fibre doit être minimisée, de façon à éviter l'encombrement du rumen, tout en assurant un apport suffisant de fibre efficace.On visera donc un niveau optimum de fibre NDF de 40 % pour les légumineuses et de 55 à 60 % pour les fourrages de graminées.D'autre part, la grosseur des particules alimentaires doit assurer une rumination suffisante.Des fourrages hachés trop fins ne stimulent pas suffisamment la mastication.Finalement, la qualité de la conservation est déterminante, tant pour l'appétence que pour la préservation de la valeur nutritive des fourrages.Quant à la composition de la ration totale, c'est sa densité énergétique qui limite le plus la réponse à la STB, comme pour les hautes productrices.Des études ont démontré que des rations dont la densité énergétique était insuffisante ne permettaient pas de maximiser la réponse à la STB.Il sera sans doute nécessaire de poursuivre la recherche pour identifier les rations permettant d'optimiser la réponse à la STB.Afin de maintenir une bonne santé et de prévenir la perte d'appétit, l'apport d'énergie sous forme d'hydrates de carbone non structuraux (HCNS) doit être limité, le maximum variant selon les conditions alimentaires et environnementales.Si toutes les conditions sont optimales (fréquence des repas, grosseur des particules, température et humidité ambiantes, accès à la mangeoire, etc.), un maximum de 43 à45 % de la matière sèche de la ration sous forme d'HCNS peut être acceptable.Sinon, il y a lieu de réviser à la baisse cette limite, afin de prévenir les problèmes digestifs ou métaboliques.Or.lorsqu'on diminue l'apport d'HCNS.on réduit la densité énergétique de la ration.Pour assurer un apport énergétique suffisant, il peut alors être nécessaire de considérer l'ajout de gras à la ration.On devrait respecter un maximum de 4,5 % de la matière sèche de la ration - soit environ 1 kg pour une vache consommant 22 kg de matière sèche par jour-provenant de sources de gras non protégé (oléagineuses, huiles, gras LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FEVRIER 1994 50c C'EST RENTABLE D] PREMIER DANS LES ESSAIS DE RENDEMENT indices de Rendement Du 5364 107 E-Z O 101 22 111 102 101 3 ce tel 02 _2 Comité des plantes fourragères de l'Ontario, recommandations 1993, exprimées en pourcentage de Saranac Conseil des productions végétales du Québec, recommandations 1993, exprimées en pourcentage de multiples témoins Essais uniformisés de luzerne de l'Ouest du Canada (1992), Agriculture Canada, exprimés en pourcentage de Beaver La bonne luzerne PIONEER 1 ALFALFA SEED SEMENCE DE LUZERNE RESISTANCE A L'HIVER SUPÉRIEURE La Recherche donne Des résultats Le 5364 est l'un des rares cultivars ayant démontré i recherche une supériorité lors d'épreuves sévères i survie à l'hiver.Mais il y a plus: au champ, le 5364 aussi démontré sa capacité à offrir un peuplemen plus dense au printemps en comparaison directe ave des cultivars concurrents.Cela pourrait vouloir dii des luzernières de plus longue durée avec moins i mauvaises herbes et plus de rendement, tous des facteurs importants de qualité des fourrages.M La bonne luzerne r &EMER LE 5364 DEMANDEZ AUSSI LES 5311 ET 526 À HAUT RENDEMENT! PROUVE: RESISTANCES AUX MALADIES L'ENSEMBLE COMPLET DONT VOUS AVEZ BESOIN Un cultivar ne peut prétendre mener en matière de rendement et de persistance de luzernière sans avoir un ensemble complet de résistances aux maladies de sa zone d'adaptation.Le 5364 vous l'offre.Sa haute résistance aux flétrissures bactérienne et fusarienne sont des indices de ce qui lui permet de produire des rendements et des longévités de luzernières supérieures.La résistance aux maladies du 5364 a été démontrée par la recherche et les agriculteurs de la région.Semez-le avec confiance.I La bonne luzerne PIONEER ALFALFA SEED SEMENCE DE LUZERNE J PRODUITS OE MARQUE PIONEER ^ Pioneer.M Source de fourrages de qualité-.PIONEER HI-BRED LIMITEE Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.®, MS Marque de commerce et marque de service, déposée ou en instance dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée, Chatham (Ontario).© 1993, PHII BOVINS animal ).Tout gras additionnel au-delà de cette limite devrait être ajouté sous forme de gras inerte dans le rumen.L'énergie fournie par le gras de la ration est utile à la vache, mais n'est pas du tout utilisée par les microorganismes du rumen.Lorsqu'une partie des hydrates de carbone non structuraux est remplacée par du gras, on fournit donc une moins grande quantité d'énergie à la microflore du rumen.La croissance de ces micro-organismes s'en trouve réduite d'autant.Or, la protéine produite par la flore ruminale représente une importante fraction de la quantité totale de protéine disponible à l'animal.La réduction de protéine d'origine microbienne devra être compensée par une augmentation de la quantité de protéine alimentaire résistant à la dégradation ruminale (protéine non dégradable).Cependant, il faut combiner judicieusement les sources de protéine non dégradable.La déficience d'un acide aminé risque de limiter la production.Par exemple, si l'on a recours à la drèche de distillerie et au fin gluten de maïs, deux sources de protéine non dégradable à base de maïs, la réponse à la STB risque d'être limitée par une déficience en lysine.Attention à la condition de chair Par ailleurs, il ne faut pas négliger la régie de la condition de chair des vaches supplémentées à la STB.La condition de chair désirée pour le prochain vêlage (3,5 à 4 sur une échelle de 1 à 5) doit être atteinte avant la période de tarissement et maintenue constante au cours de celle-ci.Au besoin, il y aura lieu d'interrompre la supplementation de STB avant la fin de la lactation si une vache éprouve des difficultés à refaire ses réserves.A la limite, on pourra permettre un gain modéré durant la période de tarissement (un maximum d'un point de condition de chair).En aucun cas, la vache ne devrait perdre du poids durant cette période.Cette situation est intimement liée à l'incidence de problèmes métaboliques en période péri-partum.Dans de telles situations, on observe généralement une diminution d'appétit, une perte de poids considérable et une performance suboptimale.En présence de tels problèmes, la capacité des vaches de répondre favorablement à une supplementation de STB s'en trouverait sérieusement compromise.Dans ce cas, il vaut mieux retarder le début de la période de supplementation de STB et attendre que la situation soit normalisée.Plus la période de tarissement avance, plus l'appétit diminue.La ration doit donc avoir une concentration plus élevée en éléments nutritifs.Une telle ration se prête bien à l'adaptation du métabolisme de la vache aux minéraux (le calcium, en particulier) et aux changements qui surviennent durant la période péripartum.Bien qu'il n'existe pas d'études sur l'utilisation d'une telle approche alimentaire et son impact sur la réponse à la STB.on peut présumer que, comme toute stratégie visant à favoriser la santé et à minimiser les problèmes métaboliques, son utilisation ne peut qu'avoir un effet positif.La STB influence donc le bilan énergétique, particulièrement durant les premières semaines de supplementation, alors que l'augmentation de la CVMS n'est pas suffisante pour compenser les exigences énergétiques accrues par l'augmentation de la production laitière.L'impact du bilan énergétique en début de lactation sur l'efficacité reproductive est bien connu.Un déficit énergétique prononcé a généralement un effet négatif sur le retour de l'activité ovarienne, les chaleurs et la fertilité.On a beaucoup fait état de l'effet présu-mément négatif d'une supplementation de STB sur l'efficacité reproductive.En effet, certaines études rapportent un allongement de l'intervalle vêlage-conception de l'ordre de 20 à 25 jours chez les vaches recevant une supplementation de STB comparativement à des vaches non supplémentées du même troupeau.Tout porte à croire que ces différences observées soient en grande partie attribuables à l'augmentation de production et, par conséquent, de l'ampleur ou de la durée du déficit énergétique.En effet, les influences directes de la STB sur les paramètres physiologiques de la reproduction sont pour la plupart plutôt positifs, à l'exception peut-être des chaleurs.On a effectivement observé que la supplementation de STB tendait à diminuer l'intensité des signes de chaleur.Il faut donc porter une attention particulière à la détection de celles-ci.D'autre part, pour éviter l'impact de l'augmentation du déficit énergétique, il suffit de retarder le début de la supplementation jusqu'à l'atteinte de l'équilibre énergétique évalué par la condition de chair.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 Dans l'élevage depuis 32 ans Olier Renaud, un avocat de Montréal, voulait prouver que la production bovine était rentable.Toujours à l'écoute des besoins du marché, il a réussi.par Raymond Morissette La ferme Olier Renaud inc.de Saint-Méthode-de-Frontenac élève des bovins de boucherie depuis 1961.Cette ferme serait l'une des rares sur la rive-sud du fleuve Saint-Laurent à fonctionner encore avec une structure «patron-employés».La recherche de la rentabilité a toujours été l'objectif premier du fondateur, Olier Renaud, un avocat de Montréal.À 54 ans, Olier Renaud décide d'investiren agriculture afin de s'éloigner de son travail stressant.Son choix se porte sur l'élevage de bœuf de race Hereford pur-sang.En fait, il veut développer un troupeau dont la valeur génétique serait comparable ou supérieure aux troupeaux de l'Ouest canadien.De plus, l'investissement doit être rentable, Olier Renaud n'ayant aucune envie de perdre ses économies.À l'été 1961, il achète quatre fermes abandonnées et débute l'élevage avec 20 vaches.Pour le seconder dans cette nouvelle aventure, il engage un finissant du cours professionnel agricole de La Pocatière, Donald Couture, actuellement gérant de l'entreprise.Ensemble, ils améliorent le fonds de terre et rénovent les bâtiments.Le propriétaire met en place des méthodes de contrôle comptable qui, à l'époque, n'ont rien d'innovateur pour le monde des affaires.«A tous les Raymond Morissette, agronome, esl journaliste.50f Ces deux coupables sont à l'origine de 80 % des diarrhées First Defense peut protéger les veaux contre ces deux virus CORONAVIRUS E.COLI La diarrhée des veaux peut transformer vos profits en véritable cauchemar de maladie récidivante et traitements laborieux.FIRST DEFENSENK est un nouvel agent préventif vous permettant d'échapper à la diarrhée des veaux.C'est le seul anticorps oral pour les veaux s'attaquant spécifiquement à HL £OU et au coronavirus - les deux causes principales de diarrhée.Étant donné que FIRST DEFENSE est administré directement aux veaux dans les douze heures suivant leur naissance, vous pouvez être assuré qu'ils recevront 100 % des bienfaits prévus du produit.Les capsules monodose sont faciles à administrer au moyen du pistolet d'administration fourni.De plus, il n'est pas nécessaire de les garder au réfrigérateur.FIRST DEFENSE offre une double protection et est facile à administrer.Renseignez-vous auprès de votre vétérinaire au sujet de FIRST DEFENSE, la meilleure défense contre la diarrhée des veaux.irst ImmuCell FIRST DEFENSE est une marque déposée de Immucell Coip.Boehringer Ingelheim LA RECHERCHE AVANT TOUT vendredis soirs, explique Donald Couture, je rencontrais le propriétaire qui revenait de Montréal et on examinait les chiffres.» Le suivi rigoureux des opérations de la part du propriétaire a été, selon l'employé, l'un des facteurs de réussite de la ferme.Cette rencontre hebdomadaire Servait aussi à la planification des travaux à venir, des achats et des ventes ainsi qu'à l'élaboration d'un plan de travail quinquennal.Encore aujourd'hui, les deux fils du fondateur font ce suivi avec Donald Couture.La confiance règne L'autre facteur de réussite est sans doute la grande confiance que les propriétaires ont toujours accordée aux employés, même lorsqu'une décision entraînait une perte.à la baisse et les abattoirs exigent des carcasses de bœuf de 275 kilos.La ferme s'adapte au marché et fait des croisements en achetant des mâles Charolais et Simmental dans les encans des stations d'épreuves.Le croisement apporte une vigueur hybride donnant des sujets plus lourds de 40 à 50 kilos.Selon Donald Couture, l'amélioration de la génétique est essentielle pour réussir en production bovine.L'effort déployé en ce sens durant l'élevage du Hereford pur-sang se vérifiera tout autant dans l'élevage de bovins commerciaux.De 20 vaches en 1961, le cheptel compte plus de 300 têtes en 1972: 125 vaches, 125 veaux et 50 taures de remplacement.Quelques années plus lard, plus de 700 têtes sont dispersées dans les différents bâtiments.La ferme engraisse ses Couture surveille le pis des vaches.«Le lait d'une vache ayant la mamnùte rend le veau malade», explique-t-il.A l'engraissement, le gérant mise sur un animal ayant une bonne génétique.Durant la finition, l'animal ne doit pas dépenser son énergie.Tout ce qu'il mange doit se transformer en viande.Donald Couture mentionne l'importance de nettoyer régulièrement les planchers des parcs: «Un animal qui s'embourbe dans le fumier ne grossit pas», dit-il.L'alimentation respecte les besoins du bouvillon.Peu importe le fourrage utilisé, il est analysé chimiquement et complémenté avec des minéraux et des grains.La ferme achète normalement 1,1 tm de maïs-grain par bouvillon en finition.Autre particularité de la ferme Renaud, la finition des veaux achetés aux encans se fait dans un parc d'engraissement différent de celui des veaux élevés sur la ferme.De cette façon, les risques de propagation de maladies diminuent.De plus, depuis de nombreuses années, on pratique lu vaccination préventive des vaches et des veaux contre les maladies courantes.Une bonne stature Lors de l'achat des veaux dans les encans, Donald Couture recherche un animal de bonne Staline ayant un poitrail large el fort.«Le veau doil manger beaucoup de grain el de fourrage pour peser 590 kilos a l'âge de 24 mois», précise l'acheteur.Beaucoup de changements ont transformé la ferme depuis 1961.Et on ne s'arrête pas là.Los propriétaires et le gérant se sonl donné de nouveaux objectifs, lin 1993, la ferme n'a pas acheté de veaux dans les encans.«On veut augmenter le troupeau d'élevage de 125 à 195 vaches», ajoute Donald Couture.Ce changement est dicté par le développement d'un nouveau marché, celui do la génisse de boucherie hybride gestante de cinq mois.«Les anciens producteurs de lait recherchent ce produit, souligne l'éleveur, et la ferme se restructure pour combler ce marché.» ( Hier Renaud peut être fier de l'entreprise qu'il a créé en 1961.Il voulait prouver 'que l'on pouvait ivussii cm agriculture.L'entreprise dirigée pat Gilles et André, les fils du fondateur, en étroite collaboration avec Donald Couture, prouve que la rentabilité peul exister en production bovine.¦ Donald Couture préfère les animaux ayant une génétique hybride Hereford X Simmental X Charolais.Ils ont une meilleure conversion alimentaire et donnent plus de viande.le développement de la ferme est rapide: l'équipe achète la meilleure génétique possible pouroblenirun bon troupeau, mais l'objectif initial decinq ans pour rentabiliser la ferme est régulièrement décalé.«Cela nous a finalement pris 15 ans», affirme Donald Coulure.L'amélioration du tonds de leire, l'enterrement ties las de roches et le drainage occupent passablement les employés de la ferme.La ferine initiale de 124 hectares est agrandie par l'achat successif de 12 autres fermes.Aujourd'hui, la ferme Olier Renaud possède X0H hectares de terre dont 232 sont en culture, 131 en pâturage amélioré et 445 en boisé, incluant uneérablièrede6000entailles.Le troupeau pur-sang a lui aussi connu les aléas du changement, lin 1970, la demande pour le I lereford est propres veaux el achète le reste dans les encans.Daniel Couture vise un taux de mortalité très bas dans le vache-veau: il est actuellement de 4 % à la naissance.Le veau reçoit très rapidement le colostrum de la mère après la naissance.«Il ne faut pas dépasser une heure, souligne Rosaire ( Irégoire, un îles cinq employés de la ferme.Maigre certains inconvénients, cet empressement à donner le colostrum vaut le coup.» Avant la mise bas, on surveille de près l'étal de chair de la vache.Elle ne doil être ni trop grasse, m trop maigre.¦•< )n ne sen pas de foin de mauvaise qualité à une vache en gestation», tient à préciser l'éleveur.De plus, la talion est balancée par l'ajout île minéraux.Après la naissance du veau, monsieur 50h LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 NOUVEAUX PRODUITS Des virages serrés Le slogan publicitaire «Faut l'essayer» du nouveau tracteur Genesis fabriqué par Ford New Holland ne pouvait pas être plus à propos.En effet, Luc Morissette, gérant de territoire, avait invité ses concessionnaires accompagnés de clients à venir conduire le nouveau tracteur à l'ITA de Saint-Hyacinthe.Pour l'occasion, on n'avait rien déplacé dans le garage, sachant très bien que le tracteur de la nouvelle série 70 saurait se faufiler entre les autres machines.Lorsqu'on demandait aux agriculteurs ce qui retenait le plus leur attention sur ce tracteur, ils répondaient sans hésiter: «Ça vire plus carré qu'un deux roues!».Ford New Holland a réussi à surmonter le principal handicap des tracteurs avec pont avant assisté: le manque de souplesse dans les bouts de champs.Le nouvel essieu offert en option se déplace de gauche à droite pour dégager les roues lors des virages.Dans cette manœuvre, la roue extérieure se déplace vers l'avant, dépassant même le nez du tracteur.Quant aux masses alourdissantes accrochées à l'essieu, elles sont entraînées dans le mouvement.Pour les sceptiques, Ford signale que l'organe de liaison entre l'essieu et le tracteur peut supporter une charge de presque 300 000 livres.Une console ajustable compte parmi les autres nouveautés équipant la série 70.En effet, un interrupteur à bascule permet de déplacer la console pour un meilleur confort de l'opérateur.Enfin, la transmission «powershift» profite de deux améliorations: d'une part, elle peut fonctionner en mode automatique sur la route et, d'autre part, jusqu'à trois rapports dans les deux directions peuvent être programmés puis commandés par la simple pression d'un bouton.Plan d'affaires agricoles Gaétan Villeneuve, consultant privé en économie agricole, lance le service d'élaboration de plans d'affaires agricoles.Ce type d'expertise professionnelle analyse la situation financière afin de maximiser la rentabilité d'une ferme ou d'un projet.Un plan d'affaires comprend l'estimation de la valeur marchande de tous les actifs, la conception et l'analyse du bilan, l'analyse du fonds de roulement et du financement ainsi qu'une étude détaillée de la rentabilité optimale de la ferme ou du projet.Le plan d'affaires agricoles est tout indiqué pour solutionner des problèmes de liquidités, ou pour des décisions de refinancement ou d'achat important.Pour plus d'informations, communiquez avec Gaétan Villeneuve au (514)771-6800.Du foin haché Larotopresse modèle Rollant 46 Roto Cut construite pas Claas fabrique des balles denses, bien équilibrées, qui retiennent la qualité du foin et qui se défont facilement.Équipée d'un ramasseur de 6 1/2 pieds (2 m), elle peut affronter n'importe quel andain.La Roto Cut dispose de quatre un arsenal de 14 couteaux.Chacun llkHi^i^^MHH^H des couteaux possède une protection pour faire face aux obstacles et revient en position après l'incident.Les couteaux peuvent être actionnés à partir du siège du tracteur.Pour accélérer la manutention La compagnie Sukup vient de mettre au point une pièce d'équipement qui facilite le déplacement et accélère la manutention des matériaux granulaires en vrac.Cette machine peut soulever un contenant, actionner la vis sans fin et remplir un semoir ou un planteur.En effet, la vis est en mesure de se déplacer tout au long du semoir.Cette pièce d'équipement peut recevoir deux boîtes de 40 boisseaux chacune, ce qui permet de transporter deux produits différents en même temps.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 51 Un producteur trop ambitieux Aujourd'hui, je vous parlerai du cas d'un producteur qui voyait grand.Ce producteur décide de s'équiper d'un semoir d'une largeur de travail de 45 pieds et d'une valeur de 80 000 S.Aucun semoir de cette taille n'ayant jamais été vendu au Québec, aucun marchand n'en a en inventaire.Qu'à cela ne tienne, notre producteur part en voyage avec son concessionnaire jusqu'à Winnipeg, puis à Fargo, dans le Dakota du Nord.Au retour, le pro-ducteurest l'heureux propriétaire d'un semoir géant.Lors des premiers essais, le printemps suivant, il constate une anomalie dans la précision du semis.Comme il se doit, le concessionnaire est avisé dans les plus brefs délais.Le représentant du service après-vente prend les choses en main et suggère le déplacement des «sensors» vers le haut du tube d'alimentation.Le producteur refuse catégoriquement en prétextant que la précision en serait détériorée, même si le manufacturier en prenait l'entière responsabilité et en garantissait la précision.Par ailleurs, notre agriculteur se plaint de ne pas avoir reçu de manuel d'opérateur en français.Selon votre médiateur de plaintes en machinisme agricole, il est très normal d'effectuer certains ajustements avant que la machine ne fonctionne adéquatement.Le manufacturier a tout fait pour satisfaire le client, mais le producteur a refusé les modifications.Quant au manuel d'opérateur, votre médiateur de plaintes n'a rien pu faire.La compagnie n'a jamais envisagé la commercialisation de ce semoir au Québec.La machine n'a d'ailleurs pas été conçue pour le Québec et les frais de traduction de ce manuel se chiffraient à environ 8 000 $.Dès le départ, notre producteur devait savoir que le risque d'aller chercher un si gros appareil aussi loin était grand, même si la compagnie manufacturière a tout fait pour le satisfaire.Dans ce cas-ci, la prudence de notre producteur était inversement proportionnelle à son ambition.Le médiateur de plaintes en machinisme agricole a/s M.Jean-Guy Choinière.MAPAQ Direction du développement régional 200-A, chemin Sainte-Foy, 9* étage Québec (Québec) G1R 4X6 Tél.: (418)644-6967 Téléc.: (418) 528-0405 Conservation des sols John Deere offre maintenant la Mulch Master 550 de 4,87 m en version flexible/repliable.Le nouveau modèle a une configuration flexible pour travailler les terrasses et les contours, une largeur de transport étroite, un réglage de profondeur par manivelle et, en option, un réglage exclusif de profondeur par commande électro-hydraulique.Cet outil de préparation de sol laisse beaucoup de résidus, incorpore parfaitement les produits chimiques, élimine les mauvaises herbes et prépare le lit d'ensemencement en un seul passage.Système de suspension en trois points John Deere annonce l'arrivée d'une nouvelle gamme de faucheuses-conditionneuses qui remplacent la 1219 à barre de coupe et les modèles rotatifs 1360, 1460 et 1470.Les séries 800 et 900 fournissent une flottaison améliorée grâce à un nouveau système de suspension en trois points.Les faucheuses-conditionneuses 820 et 920 ont une largeur de coupe de gg|bh^^¦¦¦¦¦ 2,97 m.La largeur de coupe de la plus grosse rotative, le modèle 930, est de 3,50 m.Les modèles rotatifs sont disponibles avec système de conditionnement à rotor ou à rouleaux en uréthane.La 820 est munie de rouleaux conditionneurs en uréthane.NOUVELLES DE L'INDUSTRIE Formation sur les pesticides Dans le but de mieux informer les producteurs, le groupe Semico-Nu-trite a innové en 1994 en rencontrant les 10 plus importants fabricants de produits phytosanitaires du Québec.Ces trois journées d'information technique visaient les plus récents changements aux étiquettes et les dernières homologations.La nouvelle technologie préconise des doses minimes à l'hectare, des emballages plus sécuritaires pour l'utilisateur et l'environnement.Afin que ces informations parviennent à l'utilisateur, les industries utilisent un système de distribution dont fait partie Semico-Nutrite.Gérant des ventes canadiennes La division santé animale de A.L.Laboratories vient de nommer Car-mine Forgione comme gérant des ventes canadiennes.Monsieur Forgione aura la tâche d'accroître les ventes de BMD, un produit antibiotique pour le porc et la vo-laille.Il sera Carmine Forgione aussi responsable de la coordination des activités entre le Canada et les États-Unis.52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 NOUVEAUX PRODUITS Claas lorgne vers l'Amérique Le spécialiste européen de matériel de récolte est sur le point de s'établir aux États-Unis.Pour de bon cette tois.par Simon M.Guertin Claas regarde activement aux États-Unis soit pour y construire une usine d'assemblage ou bien pour y conclure une entente avec un constructeur majeur de moissonneuses», annonçait l'automne dernier le président et principal actionnaire du groupe Claas, Helmut Claas.On se rappellera que Claas a déjà tenté une percée il y a une dizaine d'années en utilisant les couleurs de Ford.Plus récemment, c'est sous la bannière Massey-Fer-guson que Claas faisait un essai.Mais les deux tentatives n'ont pas obtenu un grand succès.Cette fois, on veut s'y prendre différemment.Par ailleurs, le temps a passé et les machines ont évolué.Claas est impatient de nous faire découvrir le génie allemand: construction solide et technologie poussée.Depuis 10 ans, Claas remonte le courant dans le marché européen de la moissonneuse qui vient pourtant de glisser en dessous de la barre des 10 000 unités, l'équivalent du marché américain.Pendant que tous les fabricants étaient emportés par le courant, le constructeur allemand arrachait 10 points en parts de marché.Et c'est surtout avec les grosses machines qu'il s'est imposé.Il détient en effet un tiers du marché européen dans ce domaine.En France, il est en seconde position dans un marché qui se situe autour de 1000 machines.Du côté des presses à balles rondes, un marché en pleine érosion, Claas annonce une pénétration en Europe qui a progressé de 15 points en 10 ans.Signe des temps, la concentration des marques est très forte là aussi puisque 90 % des ventes sont réalisées par quatre grandes compagnies.Dans les fourragères automotrices, le marché européen est encore plus serré.Il représente seulement 1 500 machines.Et ces machines sont de plus en plus puissantes.Dans ce cas, trois grandes marques sont offertes et Claas occupe la première place.En France, le marché est de 500 machines qui sont achetées par des utilisateurs professionnels, entrepreneurs à forfait ou coopératives d'utilisation.On s'intéresse donc au débit élevé, à la finesse de hachage et à la rapidité de réglage.En fait, les utilisateurs recherchent des machines dont la puissance se situe entre 400 et 500 chevaux.En 1993, deux modèles d'ensileuses de présérie étaient à l'essai: les Jaguar couteaux est beaucoup plus rapide que sur les machines précédentes: en deux minutes, les couteaux sont remis en forme, sans outils spéciaux.D'autre part, le graissage automatique a fait son apparition sur les fourragères.Avec un moteur de 300 chevaux, le Xerion 2000 servira à accrocher des outils de semis et de récolte.860 et 880.Dotées respectivement d'un moteur Mercedes de 414 et de 481 chevaux, ces modèles sont équipés, pour la récolte de maïs, d'un nez à six ou huit rangs qui se replie.Dans d'excellentes conditions, avec le plus gros modèle, les utilisateurs rapportent des vitesses de 6 km/h, des remorques remplies au bout d'une centaine de mètres, une capacité de 3 ha/h et un rendement de 170 t/h.Le nouveau dispositif d'affûtage des Les nouvelles moissonneuses sont équipées de deux batteurs consécutifs: l'accélérateur de préséparation permet d'obtenir une vitesse de battage supérieure de 33 %.Investies du même souci d'efficacité, les nouvelles moissonneuses Claas sont équipées de deux batteurs consécutifs; un premier de type traditionnel précédé d'un autre appelle «accélérateurde préséparation» (APS).Ce cylindre, qui accélère le tapis de récolte, permet d'obtenir une vitesse de battage supérieure de 33% et des gains de productivité de 15 à 30 %.Claas se lance maintenant dans la construction d'une machine qui ressemble étrangement à un tracteur.«Ne vous y méprenez pas, avertit Helmut Claas, vous ne verrez jamais un Xerion 2000 tirer une charrue.» Avec un moteur de 300 chevaux, ce module bi-direction-nel dont la cabine se place indifféremment dans trois positions servira plutôt à accrocher des outils de semis et de récolte, comme pour la betterave à sucre ou la pomme de terre.Le Xerion 2000 est équipé d'une transmission «powershift» intelligente qui permet des changements de vitesses en douceur.Sur la route, elle se comporte comme une transmission automatique d'automobile.Dans le champ, elle choisit un rapport qui permet au moteur de fournir son efficacité maximale.La vitesse de la prise de force s'ajuste au rythme de la machine.Ce module sera disponible en Europe en 1995.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 53 FAMILLE ( Une belle histoire On dit que les gens heureux n'ont pas d'histoire.Pourtant, les Lapointe de Jonquière, mariés depuis 36 ans, ont une belle histoire d'amour à raconter.par Sylvie Bouchard Sur le parvis de l'église Saint-Dominique de Jonquière, le jeune Louis-Marie attend la fin de la messe, anxieux.C'est peut-être aujourd'hui qu'elle le remarquera, cette belle Colette.Depuis qu'il a vu l'amie de sa sœur, elle occupe ses pensées.Le soir de la Saint-Jean-Baptiste, il a même rôdé autour de chez elle dans l'espoir de l'apercevoir.Peine perdue.L'insaisissable passe toujours sans le saluer.On est en 1955, Louis-Marie Lapointe a 19 ans.Timide, il cherche par tous les moyens une façon d'attirer l'attention de la jeune fille de 18ans.Etcen'est pas facile.Fille d'une famille très sévère, Colette n'a pas souvent de permissions pour aller «veiller».Il a fallu que la sœur de Louis-Marie l'invite à une soirée, le 2 juillet, sous prétexte d'accompagner un cousin, pour qu'enfin Louis-Marie en profite pour se faire connaître.Colette le trouve bien gentil, ce sérieux fils de producteurs agricoles du chemin Saint-Damien de Jonquière.Et surtout, il vient d'une bonne famille; avec lui, elle se sent en sécurité.La grande déclaration arrive quelques mois plus tard quand, à Noël, Louis-Marie offre à Colette sa pierre de naissance.Ce délicat symbole scelle àjamais le cœur des deux amoureux.Ça, c'est le début d'une belle histoire d'amour.Deux ans plus tard, malgré les récriminations du père de Louis-Marie, les deux tourtereaux convolaient en justes noces.Rosario trouvait son fils bien jeune pour se marier («ce n'est pas rentable pour la ferme», disait-il) et lajeune citadine bien chéti ve pour faire une bonne femme de cultivateur.Louis-Marie et Colette Lapointe: leur histoire d'amour dure depuis 38 ans.Mais la menue Colette, malgré sa vingtaine toute fraîche, était déjà bien déterminée.«Ça fait deux ans qu'on sort ensemble, on se marie ou on casse!» Une équipe parfaite Aujourd'hui, après 36 ans de vie commune, Colette est aussi déterminée mais Louis-Marie est beaucoup moins timide.Propriétaire d'une partie de la ferme paternelle depuis 32 ans, le couple a toujours travaillé main dans la main.Ils ont aplani et drainé leur terre et amélioré le maigre troupeau croisé Holstein donné par Rosario.En fait, ils ont choisi la Ayrshire, plus légère et mieux adaptée aux pacages vallonneux de leur ferme.Leur travail a été bien récompensé.Dans la maison s'accumule les trophées récoltés par leurs pur- sang dans différentes expositions agricoles du Québec et des Etats-Unis.Pendant que Louis-Marie s'occupe du troupeau et des champs, Colette calcule, comptabilise et prévoit l'avenir.Une équipe parfaite.«On est des gens chanceux», dit Louis-Marie qui avoue n' avoir pleuré que deux fois dans sa vie.La première fois, c'était le jour de son mariage.D'abord, il allait à contre-courant: sa famille était contre.Puis.il fallait faire un mariage double, avec sa sœur qui n'arrêtait pas de tout décider pour la noce.Et Louis-Marie était fatigué: depuis qu'il travaillait avec son père, il n'avait jamais manqué le train.Le jour du mariage, il a même dûj remplir un silo.Le jeune homme, malade, épuisé physiquement et mo ralement, n' a donc pas tellement profité de son voyage de noces.54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 Quand vient le temps de préparer le sol, une seule adresse: les accessoires sous ordonnance d'Unverferth A// moment de préparer le sol, certains champs réclament un traitement délicat et d'autres, un travail plus agressif.Seule la ligne d'accessoires sous ordonnance d'Unverferth propose, à la même adresse, des solutions à tous vos problèmes de régie de sol.Unverferth Manufacturing Company, Inc.P.O.Box 357 • Kalida Ohio 45853 (419) 532-3121 • FAX (419) 532-2468 1-800-322-6301 Le Culti-Planter® II Que vous choisissiez de préparer le sol ou non.le Culti-Planter® II comblera vos besoins.Son châssis s'accroche à votre planteur ou à votre semoir.Vous pouvez choisir de préparer les sols et de semer en un seul passage avec la combinaison d'une série de dents en «S», d'une lame nivelleuse et d'une herse à rouleaux.Si vous optez pour le «No-Till», enlevez tout simplement les accessoires du châssis et remplacez-les par des coutres ondulés.Le Rollins Harrow® Le conditionneur de sol Rolling Harrow d'Unverferth est l'outil de finition idéal pour préparer le lit de semences ou incorporer des produits chimiques.Il est disponible avec des rangées de rouleaux simples ou doubles, en version remorquée ou en version portée se rattachant facilement à presque n'importe quel accessoire de préparation de sol ou de semis.Le Perfecta® II Le vibroculteur Perfecta II à trois rangées de dents en «S», avec sa lame nivelleuse montée sur ressorts et ses rouleaux agressifs, produit une préparation efficace et une incorporation adéquate des produits chimiques.Le Zone-TillageM Le système Rawson Zone-Tillage"", parce qu'il s'adapte aux conditions du sol.combine le meilleur de toutes les options: le «No-Till».le billonnage et les façons traditionnelles.Accrochez votre planteur ou votre semoir au chariot du Rawson Zone-Till"" (en instance de brevet) ou attachez les coutres directement à votre planteur et préparez uniquement les bandes à ensemencer! Votre représentant des ventes: Georges Kremmel 3486.av.Connaught, Montréal (Québec) H4B 1X3 Tél.: (514) 486-9170 Fax.: (514) 486-0718 Pour tous vos besoins de préparation de sol, renseignez-vous sur notre ligne de produits sous ordonnance.Parlez-en dès aujourd'hui c) votre concessionnaire Unverferth. La deuxième fois que Louis-Marie a pleuré, c'est le jour où son père a partagé sa ferme entre ses deux fils aînés.Louis-Marie qui, à l'époque, n'avait pas encore d'enfants, a dû se contenter d'une quarantaine d'hectares de terre vallonneuse, du quart de la production et d'une douzaine de vaches, choisies parmi les moins bonnes.«Vous n'avez pas d'enfants, arguait Rosario.Vous n'avez donc pas besoin de beaucoup de revenus.» Des enfants, si le couple n'en avait pas malgré leurs quatre années de mariage, ce n'était pas par manque de désir.La pilule n' en était que plus dure à avaler.Mais Colette n'a pas laissé prise au désespoir: «Retrousse-toi les manches, a-t-elle dit à son mari.On va prendre ce que l'on a et on va travailler avec!» Voilà pour les événements tristes.Le reste est rempli de petites déceptions, bien sûr, mais surtout de grands et de petits bonheurs, accumulés jour après jour, de beaucoup d'amour, de complicité et de compréhension.La future relève Cinq ans après leur mariage, installés dans leur ferme, les Lapointe décidentd'adopter Pendant que Louis-Marie s'occupe des vaches, Colette s'occupe des chiffres.ce premier enfant que la nature leur refuse.Leur préférence penche pour un garçon, «pour que Louis-Marie ait de l'aide de bonne heure».Al'orphelinat, les religieuses présentent à nos futurs parents huit bambins.Un petit blond aux yeux bleus tend les bras vers eux.Le lendemain, dans la famille Lapointe, on fête l'arrivée du petit Claude, âgé de neuf mois.Un an et demi plus tard, le couple revient de 1 ' orphelinat avec Normand, leur deuxième fils.L'adaptation a été plus difficile.Louis-Marie restait impassible devant les sourires du cadet.Encore une fois, Colette a parlé: «Il faut choisir.Ou bien on le garde, ou bien on vale reporter.» Aujourd'hui, Colette n'en revient toujours pas de voir la grande complicité qui s'est ensuite installée entre le père et le fils.Ils travaillent depuis 13 ans côte à côte, puisqu'ils ont formé une compagnie ensemble.«Quand un des deux s'absente, on dirait qu'il manque un bras à l'autre», dit en riant Colette qui, de son côté, est propriétaire de sa propre terre.Le troupeau pur-sang Ayrshire a valu à ses propriétaires bien des trophées dans les expositions québécoises et américaines.Si les enfants ont choisi la voie agricole — l'aîné, technicien agricole, est représentant au Québec pour une compagnie américaine d'insémination artificielle —, c'est sans doute à cause de l'amour de leurs parents pour leur métier.En plus de s'occuper de leur ferme, les Lapointe sont des gens très engagés dans leur milieu.Au fil des ans, Louis-Marie a cumulé différents postes au sein de divers organismes agricoles: d'administrateur à la coopérative de Chicoutimi ou au Temple de la renommée agricole en passant par la présidence de l'Association Ayrshire Québec et à celle de l'Association Ayrshire Canada.C'est lui qui, en 1988, a fait déménager le siège social de l'association nationale d'Ottawa à Montréal.De son côté, Colette n'est pas en reste.Cette fille d'asphalte a été la première femme à siéger au conseil d'administration de l'Office du crédit agricole, aujourd'hui la Société de financement agricole.Elle est actuellement présidente du comité consultatif agricole de la Banque Nationale.D'ailleurs, c'est à cause de toutes ces activités que le couple Lapoi nte peut se vanter d'avoir reçu des personnalités importantes chez eux, par exemple l'ex-ministre de l'agriculture du Québec, Michel Page, «qui a mangé de la soupe aux gourganes et de la tourtière du Lac-Saint-Jean», et le président de la Banque Nationale.! André Bérard.En 1987, les Lapointe j recevaient les éleveurs Ayrshire dul Canada.L'été dernier, c'est le clan! Lapointe au grand complet, en pro-T (suite à la page 59| 56 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / FÉVRIER 1994 Obtenez maintenant des pièces de qualité Case IH à des prix concurrentiels, tous les jours, chez quelqu'un en qui SI DES PRIX DE PIÈCES ÉLEVÉS vous avez confiance: votre concessionnaire Case IH.Nous avons en fait, baissé nos prix sur des milliers de pièces de VOUS ONflPSpfeljU qualité portant la marque Case IH.UN ENGAGEMENT VIS-À- VIS DE LA QUALITÉ.Ce sont des pièces Case IH "de qualité VOICI QUELQÙE^CHOSE assurée" — les pièces qui répondent à toutes les spécifications et normes de fabrication Case IH.UN QUI VA VOUS RAMENER.ENGAGEMENT A ÊTRE DISPONIBLE .UÛg^^^^ naire, soutenu par le Réseau global de pièces Case IH, est prêt à vous obtenir la pièce dont vous avez besoin quand vous en avez besoin.UN ENGAGEMENT À SERVIR.Votre concessionnaire Case IH a le personnel et les outils lui permettant d'entretenir et de réparer correctement votre matériel du premier coup.UN ENGAGEMENT ENVERS VOUS.Allez voir votre concessionnaire Case IH et achetez des pièces de qualité à des prix concurrentiels.Et bien davantage.SERVICE APRES-VENTE j UN ENGAGEMENT POUR CHAQUE PIÈCE Jl Case Canada Une division de Tenneco Canada, Inc.Gi994.ll Case 30e SALON INTERNATIONA DE LA MACHINE AGRICOL 16 AU 19 MARS 1994 MONTREA 9HA17H À la conquête de l'efficacité ! 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