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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1993-12, Collections de BAnQ.

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I-Mi V/c?/ ^ A Décembre 1993 Allietili des agriculteurs Où passé ['esprit AFFAIRES SPÉCIAL GESTION ET INFORMATIQUE P.i5 C'est dur dur.l'approvisionnement P.i2 Agricultrices: Jocelyne M.-Parisé fait le point p.25 Le lait s'habille de plastique recyclable Le marché mexicain du porc nous échappe TECHNIQUE La galéga concurrencera-t-elle la luzerne?; V 9EXX 17XT X5H 3D I^J)uoW (?) jserio a^oojqjaqs çgj sanbi poi jaj saçj >uau»a>_ieaaa I^òai ^odaa Jrig anbaq}oiiqta 1 t/Sl £-¿00 6¿5S80 ON Les ingéniei GMC Sonoma 1994 Le nouveau Sonoma 1994 est arrivé! Le nouveau Sonomo 1994 n'est pas un pickup comme les autres.Une carrosserie entièrement redessinée, un espace intérieur accru et On y retrouve tout le savoir-faire acquis au fil des ans par les un châssis renforcé, sans compter des freins antiblocage (ABS) aux ingénieurs de GMC dons la fabrication de robustes poids moyens.roues arrière de série (aux quatre roues avec les moteurs V-6) et un puissant moteur V-6 de 4,3 L de 195 chevaux (livrable en option): tout cela est le fruit d'une longue, très longue expérience.Oui, les ingénieurs de GMC ont déjà vu neiger.Le nouveau Sonoma 1994 est là pour le prouver.Assistance ROUTIÈRE SS GENERAI.MOTORS GARANTIE md CAMION • .Il km M\\im\l IHM LA FORCE DE L'EXPÉRIENCE ' L'Assistance routière el la Gaiantie GM Totalm sont offertes sur tous les camions GMC neufs pour une durée de 3 ons ou 60 000 kilomètres selon la première éventualité. Le ILLUSTRATION: ANNE VILLENEUVE Conseil consultatif auprès de la rédaction Pierre Courteau Conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture Vice-doyen, Campus Macdonald Pierre Doyon Consultant en publicité agricole Michel Forest Association des marchands de machines aratoires du Québec Nathalie Gauvin Conseillère en gestion, Jolierte Victor Girouard Producteur de porcs, Saint-Valerien Louis-R.Joyal Producteur de céréales, Yamaska Rejean Lavallée Producteur de lait.Saint-Marc-sur-le-Richelieu Serge Lebeau Directeur-adjoint du GRÉPA, Université Laval Philippe Meier Association de la jeunesse rurale du Québec Jocelyne Martel-Parisé Direction des services aux agricultrices, MAPAQ Gilbert Mathieu Producteur de lait, La Plaine Louise Tellier Productrice de poulets de gril, Saint-Félix Bulletin des agriculteurs Portrait 8 Le meilleur compagnon du berger et de l'homme Paul Lagacé, éleveur ovin de Saint-Ulric, ne jure plus que par les chiens.Ils transforment les corvées en plaisir! Affaires C'est dur dur.l'approvisionnement 12 Qu'ils soient dans le lait, le porc ou la volaille, l'oxygène des transformateurs, c'est l'approvisionnement.Comment choisir un logiciel 17 de comptabilité Un gestionnaire expérimenté a tout intérêt à s'équiper d'un logiciel spécialisé.Agricultrices: 25 Jocelyne M.-Parisé fait le point Les agricultrices se retrouvent dans les fonctions direction et contrôle, des domaines appelés à se développer.Le lait s'habille de plastique recyclable 28 La Laiterie des Trois-Vallées vend maintenant du lait dans des contenants de plastique.Le projet n'avait pas reçu que des appuis.Le marché mexicain 46 du porc nous échappe Le Mexique importe de plus en plus de porc américain et canadien, mais moins de porc québécois.Technique 31 Pas de double traitement au tarissement La répétition des infusions intra-mammaires ne prévient pas les nouvelles infections au vêlage.La galéga 33 concurrencera-t-elle la luzerne?À Nicolet, on étudie de près le comportement de cette légumineuse.Les résultats sont jusqu'à maintenant positifs.Préconditionnement: 41 une deuxième chance?Pour que les engraisseurs de bovins profitent des avantages des vaccins tués, les naisseurs devront les administrer avant la mise à l'encan.SPECIAL GESTION ET INFORMATIQUE Un coup de foudre 17 pour l'ordinateur et le robot En un hiver, les Groleau-Beaulieu sont devenus des mordus de l'informatique.Êtes-vous entrepreneur?21 À vous de juger si vous partagez les qualités des chefs d'entreprise du monde des affaires.Une solution aux problèmes 43 chroniques de SRRP Le syndrome respiratoire et reproducteur du porc peut être contré par le vide de la pouponnière.L'aérosacculite: 49 mieux vaut prévenir que guérir Cette infection n'arrive jamais seule.Elle suit des dommages causés par un autre virus ou de mauvaises conditions environnementales.Les crucifères québécoises 57 ont un avenir incertain Les superficies cultivées en crucifères traditionnelles n'augmentent plus et il est difficile de développer de nouvelles cultures.Famille Où est passé l'esprit de Noël?62 Dans nos grandes familles rurales, on découvre toute la dimension spirituelle de cette fête.Le dur-bec des pins, 65 un bel oiseau de Noël Ses plumes rouges comme des boules de Noël viennent égayer les mangeoires durant la période des fêtes.Chroniques Actualité 6 Agenda 7 Apprivoisons le futur 18 Cuisine 69 Éditorial 5 Forêt 58 Météo 66 Nouveaux produits 52 Nouvelles de l'industrie 55 Onésime 67 Petites annonces 68 4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 Bulletin de» agriculteur! DECEMBRE 1993 VOL.76, No 12 Editeur: Simon-M.Guertin, M 3 A RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Murielle Marineau PUBLICITE Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514)382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Représentants: Claude Larochelle, Isabelle Poutre Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Martine Lalonde, Expression Graf-X ABONNEMENTS Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise BrouiMette , Tarif de l'abonnement: (TPS et TVQ non incluses) un an Régulier 24,95$ Agricole 20,95$ deux ans trois ans 45.95$ 62,95$ 37,95$ 52,95$ A l'extérieur du Canada, un an: 40$ Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0066 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Répertorié dans "Repère- ^6 Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Magazines Maclean Hunter Québec 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L3T1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'imprimerie: Matthew B.Fyfe Président, Éditions Maclean Hunter Canada: James K.Warrilow EDITORIAL Jacques Proulx voyait grand Q Jacques Proulx passera à l'histoire comme un des grands leaders de l'UPA.par Marc-Alain Soucy uand, dans quelques années, on se souviendra de Jacques Proulx comme président de l'UPA, on dira"sûrement qu'il fut l'un de ceux qui ont mis l'agriculture du Québec «sur la mappe».Il a à son actif des luttes mémorables, qu'on pense au Nid-de-Corbeau, le dossier de la guerre du lait au Québec, le libre-échange, le GATT, les États généraux, etc.Il n'y a pas eu, bien sûr, que des victoires dans la carrière de M.Proulx.Cependant, les luttes qu'il a menées avec assurance, acharnement, lucidité et un sens de lacommunication exceptionnel ont sensibilisé l'ensemble de la population québécoise au rôle et à la place de l'agriculture dans leur préoccupation moderne.Avec Jacques Proulx à la barre, l'agriculture québécoise a traversé les océans et est même devenue dans une certaine mesure un élément catalyseur dans la création d'une solidarité internationale agricole.On a vu Jacques Proulx dans les rues de Paris et d'autres grandes villes européennes côte à côte avec les leaders agricoles du monde entier.Le charisme et la simplicité qui l'ont si bien servi au Québec ont à leur tour servi le Québec à l'étranger.Il ne faut pas sous-estimer l'impact de la présence du Québec au GATT entre autres.Jacques Proulx et l'UPA ont décuplé le poids politique, somme toute assez marginal, de notre province.Ils en ont fait, grâce aux jeux des alliances et des solidarités, une voix écoutée sur l'échiquier des grandes puissances économiques.Mais comme le dit le slogan de l'UPA pour la conquête des marchés, «Forts chez nous, présents partout», M.Proulx n'aurait pas pu réussir si bien au niveau international s'il n'avait bénéficié de l'appui de ses agriculteurs et agricultrices.Jacques Proulx connaissait bien ses membres, il a toujours su instinctivement ce qu'il pouvait se permettre.Il savait jusqu'où aller trop loin.Il savait se tenir en avant sans s'éloigner de sa base.Les agriculteurs ne tolèrent pas de leaders qui ne savent pas lire leurs émotions.Avis au successeur de M.Proulx, il est sûrement difficile d'entrer à la tête de l'UPA mais combien facile d'en sortir quand on perd de vue les aspirations de ses membres.Monsieur Proulx croyait aux valeurs des agriculteurs et il savait les écouter autant il pouvait se faire écouter d'eux.Le succès d'un bon leader repose toujours sur la communication qu'il réussit à établir avec ceux qui lui donnent leur confiance.Nous n'avons pas toujours été d'accord avec M.Proulx, mais jamais les divergences d'opinion n'auront empêché le président de l'UPA de répondre avec sympathie à toutes nos questions.Nous avons toujours senti chez lui une ouverture d'esprit et un respect de l'opinion des autres.Il a sûrement compris qu'à sa manière le Bulletin des agriculteurs partage avec lui l'amour de l'agriculture québécoise, des hommes, des femmes et des enfants qui en vivent.Bonne chance monsieur Proulx.Joyeux Noël et bonne année 1994 à tous et toutes de l'équipe du Bulletin des agriculteurs.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 5 L'ACTUALITE Peur des résidus Une enquête a récemment démontré que 80 % des Canadiens étaient préoccupés par la présence de résidus d'herbicide et d'insecticide dans leur alimentation.Ces chiffres ont été présentés aux participants du Colloque sur la salubrité et l'innocuité des aliments organisé par l'Ordre des agronomes en novembre dernier à Montréal.Agronomes, diététistes, membres de l'industrie et représentants des producteurs se sont également entendus sur la nécessité d'éduquer le consommateur et de l'aider à s'y retrouver dans la panoplie de noms compliqués qui composent les étiquettes de produits alimentaires.On craint également la mondialisation des marchés qui nous apportera des produits étrangers dont on ne connaîtra pas les méthodes de production.Par exemple, il ne faudrait pas acheter de pays éloignés des aliments produits avec l'aide de pesticides interdits au Canada.¦ La somatotropine a le feu vert aux USA C'est fait, la somatotropine^ a été acceptée aux Etats-Unis.Voilà ce qu'a annoncé la «Food and Drag Admi-nistration» (FDA) dans un communiqué diffusé par la compagnie Monsanto, distributeur du produit.Selon la FDA américaine, «le lait provenant de vaches traitées à la somatotropine a la même valeur nutritive et la même composition que celui des vaches non traitées».Le commissaire de la FDA.le D David A.Kessler a déclaré que le public peut consommer en toute sécurité le lait et la viande des vaches traitées à la somatotropine.A la Fédération des producteurs de lait, Luc Bournival croit que la décision de la FDA risque de relancer la discussion sur l'utilisation de ce produit au Canada.La somatotropine est actuellement interdite surtout parce qu'on craint des réactions négatives des consommateurs canadiens face à cette hormone.¦ Aidons les jeunes! L'Association de la jeunesse rurale du Québec souhaite recueillir 67 000 $ pour financer ses activités.A cette fin, elle a lancé une campagne de financement qui a atteint jusqu'à maintenant près de 80 % de son objectif.Mais Marie-France Reid, présidente de l'Association, précise: «On cherche des partenaires, pas seulement des commanditaires.On ne demande pas la charité, on recherche surtout des gens ou des organismes qui s'impliqueront Marie-France Reid.«Nous cherchons des partenaires.» avec nous pour aider les jeunes ruraux.» Pour Marie-France, les jeunes sont la base du milieu agricole.L'AJRQ les incite à prendre leur milieu en main, ce qui est important pour le dynamisme du milieu rural.Vous pouvez devenir membre sympathisant de l'AJRQ en envoyant 25$ au 1140, rue Taillon.bureau 304, Québec, GIN3T9.Tél.(418)681-4847.¦ 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 L'Agricultrice de l'année «J e me sentais comme dans un rêve.J'ai réalisé seulement trois ou quatre jours après que c'était bien moi qui avait remporté le titre.» Suzanne Labonté-Lan-gevin, productrice de boeuf de la région de l'Abitibi-Témiscamin-gue, était très heureuse de recevoir le titre d ' Agricultrice de l'année 1993, le 26 octobre dernier.Il faut dire que Suzanne Labonté-Langevin a toujours eu une vie sociale très active, qui l'a menée jusqu'à la présidence de la Chambre de commerce régionale.Mère de cinq enfants, cette agricultrice s'implique dans toutes les tâches de la ferme, allant jusqu'à couler du ciment lorsque c'est nécessaire.Issue d'une famille agricole, elle a assumé la relève de l'entreprise familiale.Sa fille Madeleine suivra bientôt ses traces.«Je vais tenter de représenter les agricultrices aussi bien que ma prédécesseure.Hélène Chevrier- Miron», conclut vinciate.la gagnante pro- Yvon Vallières, ministre délégué au MAPAQ, remet le trophée à Suzanne Labonté-Langevin.Le Gala des agricultrices honore les femmes qui ont contribué à l'amélioration du statut social et économique des agricultrices.Lors de la soirée, on a attribué la distinction de la catégorie «développement agricole» à Cécile Gadoury Girard, productrice laitière de la région de Lanaudière.Dans la catégorie «jeune espoir», c'est Martine Pinard, de la région de Nicolet, qui a reçu la distinction.¦ Une agricultrice perplexe.Le diktat insupportable des Américains au GATT Pour François Mitterand, on doit souhaiter l'aboutissement du GATT et pour y arriver il faut continuer les négociations.Mais ce beau discours n'empêche pas le président français de remettre sur les Américains la responsabilité d'un échec éventuel des négociations de 1 'Uruguay Round.«Ce sont les États-Unis d'Amérique qui se distinguent par la dureté de leurs négociations commerciales - je n'ose même pas dire des négociations - par une sorte de diktat qui n'est pas supportable», a souligné monsieur Mitterand dans une déclaration rapportée par le journal Le Monde.Quant à Michel Rocard du Parti Socialiste, il a tenu à indiquer que ne pas aboutir à un accord au GATT serait un drame pour la France, pour l'Europe et au moins autant pour les pays en voie de développement.¦ /—AGENDA-s 11 au 13 janvier Salon de l'agriculteur Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe 23 au 30 janvier Semaine de la gestion agricole «Comment prospérer en agriculture» 1er au 3 février La semaine horticole - exposition et conférences Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe 11 au 20 février Salon agriculture et alimentation Palais des Congrès, Montréal 17 février Assemblée générale annuelle de la Coopérative fédérée Hôtel Reine-Élizabeth, Montréal S,_4 C'est avec toujours beaucoup d'intérêt que je lis votre Bulletin et chaque édition me renseigne et m'instruit.Ceci dit, l'article «Agricultrice.mais femme d'abord», dans l'édition de septembre, me rend perplexe quant au bien-fondé de votre dossier.Je l'ai trouvé restreint dans son orientation et discriminatoire envers les citadins sans formation académique formelle.Il y a trois ans, je rencontrais mon conjoint, propriétaire d'une ferme laitière.Je connaissais moins que rien dans le métier et ne possédais aucune formation en la matière.Aujourd'hui, je peux faire la traite et l'entretien du troupeau et je travaille aux champs tout l'été.Mon conjoint, qui m'a appris le métier, préfère embaucher une aide à la maison, plutôt qu'une aide à la ferme, afin que je puisse le seconder dans son travail.Maintenant, à trente-trois ans, je doute que les prérequis énoncés dans l'article constituent réellement une entrave insurmontable dans l'administration et l'exploitation d'une ferme laitière.Judith Ladouceur Clarence Creek, Ontario LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 7 PORTRAIT Le meilleur compagnon du berger et de l'homme Paul Lagacé, de Saint-Ulric, ne jure plus que par les chiens.Ils transforment les corvées en plaisir! par Aubert Tremblay I maginez le décor: des collines I arroséesparlabellelumièreorange I du couchant.Devant vous des brebis, éparses, goûtent le bon trèfle.Puis un homme arrive avec son chien.En quelques minutes, tout change: le troupeau, en rangs serrés, prend le chemin de la bergerie sous l'oeil sévère du petit chien noir et blanc.L'homme marche devant, tranquille.Il a confiance en son compagnon.Pour rassembler le troupeau, deux ou trois coups de sifflet lui ont suffi.Cette scène digne de Marcel Pagnol, elle se passe tout près de Matane, à Saint-Ulric, un peu à l'intérieur des terres.L'homme s'appelle Paul Lagacé.Un passionné.Depuis qu'il a commencé à utiliser des Border colley pour son travail, il y a dix ans, sa vie s'est transformée.Fini le stress des rassemblements de troupeaux.C'est devenu une détente! Il vous parle de ses chiens avec un amour et une éloquence à faire rougir d'envie le meilleur curé.Et il a juré de répandre la bonne parole à travers la province.Ne riez pas: un bon chien rend des services inestimables.«Le mouton court plus vite que toi, fait remarquer notre berger, et il le sait!» Le chien, lui, est toujours le plus rapide.Celui qui accompagne Paul Lagacé ce jour-là n'a pourtant l'air de rien.Il se tient à bonne distance du troupeau, la queue entre les jambes comme s'il avait peur.«Regardez-le, dit soudain son maître avec fierté, c'est un prédateur! » Un prédateur?Sceptique, vous observez de nouveau l'animal quelques minutes et, enfin, vous comprenez: tapi dans l'herbe, le berger à quatre pattes a un regard d'aigle.Son oeil Aubert Tremblay esl journaliste.Paul Lagacé et Hélène Forbes élèvent 150 brebis dans le Bas-Saint-Laurent.silencieux et inquiétant fait probablement plus d'effet sur le troupeau que tous les aboiements de la terre! C'est ce que Paul Lagacé appelle le «power» d'un chien: son aptitude à faire peur aux brebis.C'est d'ailleurs sans donner un coup de dent, sans émettre le moindre son, que ce petit assistant réussit à faire entrer quatre brebis dans la boîte d'une camionnette.A séparer le troupeau en deux.A le maintenir à distance tandis que son maître apporte une balle ronde dans le champ.L'important c'est le dressage Paul Lagacé ne pourrait vraiment plus s'en passer.Il ne comprend pas pourquoi ce type de chien n'est pas plus répandu au Québec.«Ce n'est pas une tradition comme en Angleterre, ici», explique sa compagne Hélène Forbes.Paul Lagacé a pourtant tout essayé pour populariser les chiens de berger! D'abord, il en a six et il en vend une bonne douzaine par an.Pas toujours à des bergers, mais aussi à des producteurs de lait, des éleveurs de chèvres et à des gens qui veulent un animal de compagnie.Il fait aussi des démonstrations, à l'Expo-Québec par exemple, ou au zoo de Granby.Il est tellement passionné qu'il a fondé une association et un journal pour les éleveurs de Border colley! Il ne lésine pas non plus sur le service après vente.Ses clients ont droit à une brochure sur le dressage, un flot intarissable de conseils, une offre sérieuse de suivi.Paul Lagacé a organisé une sorte de stage de dressage pour des éleveurs d'Abitibi-Témis-camingue.Un cours composé de trois étapes s'échelonnant sur plusieurs mois.Deux fois, Paul Lagacé s'est rendu jusqu'en Abitibi prodiguer ses conseils.La troisième étape s'est faite par vidéo interposé: notre expert visionnait les performances de ses élèves et notait ses commentaires.Paul Lagacé espère obtenir une subvention 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 pour faire le même stage dans sa région, en six étapes cette fois.«Le but serait de produire un rapport final et un vidéo, explique-t-il.Actuellement, il n'y a pas d'informations disponibles en français au Québec.» Le problème, en effet, c'est que beaucoup de producteurs achètent leur chien avant d'en avoir bien assimilé le mode d'emploi.«Ce n'est pas une machine, insiste Paul Lagacé.Ça ne fonctionne pas en tournant une clef et un volant!» Aussi, notre éleveur dresseur préfère vendre ses animaux quand ils sont très jeunes, âgés de deux mois seulement, et confier le dressage au client.«Je préfère éduquer le maître, dit-il.Quand on dresse son chien soi-même, on prend le temps d'établir une complicité avec lui.» Cela permet aussi de vendre le chiot beaucoup moins cher.Un peu de patience et beaucoup de constance À l'entendre, le dressage n'est pas sorcier.Un peu de patience et beaucoup de constance.Il faut éviter certains pièges, comme celui de toujours laisser le chien avec le troupeau.«Ça dilue son instinct, avertit Paul Lagacé, ou bien il perd son intérêt pour le troupeau, ou encore il se met à fixer un groupe de brebis et il n'y a plus moyen de l'intéresser aux autres.» L'autre erreur, c'est de l'amener toute la journée avec soi, quand il est jeune.Mieux vaut le garder dans son chenil en dehors de ses heures de travail.«Quand tu le sors, ensuite, il a du jus dans le corps et il apprend plus vite», affirme Paul Lagacé.Pas question, non plus, de tenir son Border colley en laisse.«Il faut qu'il reste toujours un peu délinquant», dit Paul Lagacé.Car il doit pouvoir prendre de l'initiative.La première chienne des Lagacé-Forbes, par exemple, avait été dressée à la corde et ne répondait qu'au son: elle était désemparée dès qu 'elle se trouvait trop loin de son maître! Les Border colley sont les chiens rassembleurs les plus populaires, si on en juge par le nombre d'associations américaines qui leur sont dédiées.Il faut dire qu'ilsont vraiment leur métier dans le sang.Sans que vous n'ayez à le leur montrer, par exemple, ils se placent toujours du côté opposé à vous, à l'autre bout du troupeau.C'est ce que Paul Lagacé appelle la «balance»: vous vous déplacez vers la gauche et, par delà les brebis, votre chien s'en va vers la droite.C'est automatique! Cette habitude ancestrale leur reviendrait à la mémoire d'un coup, paraît-il.Un jour, le chien comprend sa vocation, voilà tout.On dit alors qu'il «s'est déclaré».On a d'ailleurs un bon indice pour le voir: la queue.Si le chien la tient en l'air, c'est qu'il est trop jeune.Il joue et il a tendance à mordre les moutons.Un chien sérieux ne touche pas les brebis et garde une attitude plus humble.Pour le dressage, il faut donc se servir de l'instinct de l'animal.L'opération commence quand il n'a que deux mois et se termine au plus tard à deux ans.Passé cet âge, le chien n'apprend plus aussi bien.Les Border colley sont des rassembleurs-nés.Paul Lagacé a appris à utiliser leur instinct.Au début, vous lui montrez les deux fameux commandements de base: «Viens!» et «Reste!».Puis vous ne l'entraînez que dix minutes par jour, vers la fin de la journée, quand le travail plus pressant est terminé et qu'il vous reste quelques calmes brebis à déplacer.«Tu lui fais répéter sa balance».dit Paul Lagacé.Celal'habitue au troupeau et lui donne confiance.11 apprend qu'il est le plus fort.Normalement, il faut attendre que Les voyages jj H INTERCONSEIL VOYAGES AGRICOLES 1er au 16 février: HAWAÏ Dans un environnement qui vaut le détour des rencontres avec des producteurs laitiers et maraîchers de ces îles de rêve.Hébergement en hôtel avec cuisinette, excursion inter-île, souper spectacle polynésien et guide francophone.1991$.20 février au 8 mars: THAÏLANDE ET HONG KONG Une nouvelle approche de l'Asie pour comprendre leur culture et connaître une agriculture très différente.Profitez de ce magnifique voyage accompagné et guidé en français, 29 repas inclus.2991$.Début mars: SIMA PARIS Vol.hébergement et entrée pour le Salon de l'agriculture.Possibilité d'un séjour flexible.Mai 1994: ISRAËL ET TERRE SAINTE La meilleure période de l'année pour cette visite d'Israël au printemps.Les producteurs de la Vallée du Jourdain, les kibboutz, les oasis.seront au programme ainsi que Jérusalem, la ville 3 fois Sainte.Départ garanti.AUSTRALIE • NOUVELLE-ZÉLANDE • TAHITI Nous avons eu beaucoup de demandes sur ce fantastique voyage et nous le reprendrons en février 1995.Nous vous enverrons l'itinéraire dès que possible.Veuillez m'envoyer des renseignements sur le voyage:_ Nom:_ Adresse:_ Ville:_ Code postal:.Téléphone: _ Pour informations contactez: LES VOYAGES INTERCONSEIL 2760, Principale St-Édouard de Lotbinière (Québec) GOS 1Y0 Tél.: (418) 796-3060 Fax: (418) 796-3172 DÉTENTEUR D'UN PERMIS DU QUEBEC LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 9 L'EXCELLENCE TROIS CONCOURS PRESTIGIEUX Trois façons de rendre hommage au savoir-faire québécois dans le domaine bioalimentaire L'EXCELLENCE EN PRODUCTION AGRICOLE Concours de l Ordre du MÉRITE AGRICOLE * L'EXCELLENCE EN HORTICULTURE ORNEMENTALE Villes villages et campagnes lisions du Québec L'EXCELLENCE EN TRANSFORMATION DES PRODUITS LAITIERS Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec est heureux de se joindre à ses partenaires et à ses commanditaires pour souligner le travail des hommes et des femmes qui recherchent l'excellence.Agriculture, Pêcheries et Alimentation Québec El [] El El le chien ait atteint sa première année pour commencer à le faire agir contre nature: tourner autour du troupeau tout seul, parexemple.«On le met en situation d'erreur, explique Paul Lagacé.Quand il se trompe, on lui crie: Non!» Si vous êtes respectueux des traditions, vous lui montrez alors quelques mots d'anglais.Vous criez: «Corne by!», et votre chien tourne autour du troupeau dans le sens des aiguilles d'une montre.Si vous dites «Away!», il fait 1 ' inverse.«Certains comprennent en dix minutes», soutient Paul Lagacé.Il faut enseigner aussi ces deux ordres avec le sifflet de berger, car le chien est souvent hors de portée de la voix.Une fois cette deuxième étape franchie, on raffine: selon la longueur du coup de sifflet, par exemple, le chien se tient plus ou moins loin du troupeau.C'est important car s'il se rapproche trop, les brebis avancent trop vite.Une vocation tardive Rien ne destinait Paul Lagacé à devenir le maniaque des Border colley qu'il est aujourd'hui.En 1976, il était technicien arpenteur en Afrique! A son retour, il a décidé de s'acheter une terre près de son village natal et d'y élever dix moutons.«Ça n'avait pas l'air d'être trop de travail», se disait-il.Il y a pris goût, aidé par sa compagne Hélène Forbes, une passionnée de brebis.Le troupeau a grandi jusqu'à 250 têtes avant d'être ramené à 150.Il faut dire que Paul Lagacé est aussi chauffeur d'autobus.La première chienne est arrivée en 1980.La pauvre, elle tombait entre les mains d'un inexpérimenté, qui lui enseignait des ordres aussi peu pratiques que «droite» et «gauche» (on se trompe souvent de droite.) sans utiliser son instinct.Paul Lagacé est maintenant membre de deux associations d'éleveurs.mais d'aucun club canin! «Les clubs sélectionnent leurs chiens pour leur beauté, déplore-t-il.C'est comme ça que le berger anglais est devenu un gros toutou!» Il y aurait peu de «vrais» Border colley au Québec, c'est-à-dire des chiens qui ont gardé leur instinct de rassembleurs.On aurait fait des croisements néfastes, selon lui.C'est la raison pour laquelle il est allé cherché des bêtes ailleurs.Sur les cinq chiens adultes qu'il possède, l'un vient d'Angleterre, un autre du Maine et les autres de Nouvelle-Ecosse.¦ 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 C'EST DANS LE SAC Performance • Qualité • Plus LES SEMENCES DE MAÏS HYLAND ET SEMICO Ensemble, nous savons que vous devez avoir un excellent rendement sous différentes conditions de croissance.Ce haut rendement fait partie intégrante de ce que vous recevez avec ces hybrides de maïs de grande qualité.HYBRIDE UNITES THERMIQUES HUMIDITE RENDEMENT BO/ACRE HL2241 2600 23.5 136.3 Données recueillies de 131 parcelles de champs 1991-92 LG 24.09 2825 26.7 146.8 Données recueillies de 82 parcelles de champs 1991-92 HL 2241 et LG 24.09 avec notre programme de semence de maïs 10 plus 1 signifient performance, qualité, plus.C'est dans le sac, Hyland.4905 Boul.Laurier Ste.Rosalie, Québec 514-799-3225 COMMERCIALISATION s s s s s s s s s s s s $ s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s $ s s s s s s $ $ s $ C'est dur dur.l'approvisionnement Qu'ils soient dans le lait, le porc ou la volaille, l'oxygène des transformateurs, c'est l'approvisionnement.par Danielle Dagenais L'industrie de la transformation vit des moments difficiles.Pris entre les toutes-puissantes fédérations de producteurs qui régissent l'offre et des consommateurs désargentés et de plus en plus exigeants, les transformateurs sont littéralement entre deux feux.Le coeur du problème, c'est «l'approvisionnement», estime le directeur des études économiques au MAPAQ, Marc Dion.Il ne faut pas se surprendre si les discussions entre producteurs et transformateurs achoppent fréquemment sur ce point.À ce chapitre, le secteur avicole illustre bien le malaise qui existe dans l'industrie.Au printemps dernier, l'entreprise T.Lauzon intentait une poursuite en dommages et intérêts entre autres contre la Fédération des producteurs de volailles et la Régie des marchés agricoles en protestation contre le gel des approvisionnements aux abattoirs en vigueur de 1989 à 1992.Ce gel aurait nui à la croissance de la compagnie selon cette dernière.La poursuite a mis fin à une clause de la convention de mise en marché alors en vigueur.Depuis lors, les aviculteurs ne sont plus attachés à un abattoir (fin de l'assignation obligatoire).Pas étonnant qu'on parle de «pression énorme» (dixit M.Bastin, directeur des approvisionnements vivants chez T.Lauzon) dans ce secteur où les abattoirs aux prises avec des surcapacités d'abattage doivent courir après les fournisseurs.Comme le faisait remarquer M.Gauthier de l'Association des abattoirs avicoles du Québec, «on limite l'offre de produits mais pas les abattoirs».On assiste donc à une surenchère de ristournes et de primes plus ou moins déguisées (on Danielle Dagenais, agronome, est journaliste.Les transformateurs se sentent pris entre les toutes-puissantes fédérations de producteurs et des consommateurs de plus en plus exigeants.parle de primes de 0,03 à 0,05$ le kilo) pour s'attirer les bonnes grâces des aviculteurs qui en font leurs choux gras.Tout en soutenant avoir de bonnes relations avec les aviculteurs, on se plaint chez T.Lauzon de ne pouvoir récupérer les primes à la vente des produits, une perte sèche pour les abattoirs.Cette sous-utilisation des usines, une constante du secteur de l'abattage au Québec, «nuit à la capitalisation et à la rentabilité des entreprises», écrivent les auteurs d'un récent rapport (Laliberté, Lanctôt, Coopers et Lybrand pour le compte du MAPAQ) sur les produits avicoles du Québec et le secteur des hôtels, restaurants et institutions, le secteur HRI.Les signaux du marché seraient mal perçus par les éleveurs, soutiennent ies auteurs du rapport, une opinion que partagent certains membres de l'industrie.«Trop souvent,confie l'un d'eux, les éleveurs arrivent à l'abattoir avec des poulets ne correspondant pas aux critères des acheteurs des grandes chaînes.Par exemple, l'autre jour, raconte-t-il, nous avons reçu de magnifiques poulettes de 1,75 kg: exactement le poids demandé par l'un de ces acheteurs.Or, il avait fallu se battre avec l'éleveur pour que celui-ci ne nous livre pas ses poulets deux jours plus tard alors qu'ils auraient été trop lourds.» Comme le soulignait le rapport de Laliberté, Lanctôt, Coopers et Lybrand, les chaînes de rôtisserie et de restauration rapide ont des exigences très strictes sur le poids et le volume des poulets et les «arrivages en poids et en quantité sont inadéquats».A qui la faute?«Le système actuel est trop segmenté», soutient le Dr Gauthier de Nutribec, une compagnie québécoise privée impliquée dans la production de moulée, l'élevage de poulet et de porc.Par exemple, les couvoirs utilisent des pondeuses à haut rendement, de race inadéquate pour satisfaire les goûts des consommateurs.Et les éleveurs arrivent souvent à l'abattoir avec des poulets ne répondant pas aux exigences des clients de l'abattoir.Les poulets seraient aussi trop gras et leur teneur en eau trop élevée.Quant aux abattoirs, les auteurs du rapport les 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 $ $ s s s s $ s s s s s s s s s s s s $ s $ $ s s $ s s s s s s $ s $ s s s $ s s s s s $ $ s s s s $ $ s s s s s s s s s s s s $ s s s s s s s s s $ $ s s $ s s s s accusent de demeurer trop «généralistes».Certains contestent cette vision pessimiste du secteur avicole.Les races de poules utilisées par les couvoirs sont les mêmes au Canada qu'aux États-Unis, où on prétend pourtant que l'industrie de l'éle vage s'est davantage adaptée aux critères de la restauration rapide.De plus, il est fou de croire que les milliers de poulets livrés à l'abattoir par un éleveur une journée donnée puissent avoir tous un poids identique et idéal.Chez Aliments Flamingo, un joueur majeur avec 55% des abattages de poulets au Québec, on affirme même que «généralement les producteurs répondent assez bien aux spécifications de poids».Néanmoins, beaucoup sont d'avis que le système actuel avantage les éleveurs au détriment des autres participants de la filière, en particulier les transformateurs.«Les producteurs déjà établis vivent très bien», confie un membre de l'industrie.Les aviculteurs seraient protégés du marché par les formules de coût de production alors que les prix reçus par les transformateurs sont sujets à des pressions énormes de lapait des grands consommateurs de poulets comme le secteur HRI, qui achète 35% de la production avicole canadienne, selon le rapport de Laliberté et al.Bâtir sa propre filière Qu'on le veuille ou non, le système actuel pousse donc à une certaine forme d'intégration verticale.«Pour survivre, il faut bâtir sa propre filière», pense effectivement le Dr Robert Gauthier.Nutribec vient de faire l'acquisition du Groupe Fremette, une ferme avicole produisant 900 000 poulets par année: des poulets qui mangeront la moulée Nutribec et qui seront abattus par des partenaires de Nutribec, la Coopérative Dorchester.Ainsi Nutribec s'assurera d'un client pour sa moulée et aura un acheteur pour ses poulets.«Après la fermeture de l'abattoir de dindon à Saint-Jean-Baptiste de Rouville, on s'est promis qu'on ne se ferait plus reprendre», jure le Dr Gauthier qui se rappelle avoir fermé plusieurs élevages suite à la cessation des activités de cet abattoir, propriété de la Coopérative Fédérée.Une certaine forme d'intégration fait déjà partie de la réalité d'entreprises comme Aliments Flamingo (ex.Unival lié à la Coopérative Fédérée).Dans l'industrie porcine, on assiste aussi à une intégration ou un maillage d'entreprises.On pense à Olymel et à la Coopérative Fédérée, à Nap Breton, à Nutribec, au Groupe Brochu Lafleur.Le refus de cette dernière entreprise de signer la nouvelle convention de mise en marché des porcs a été largement publicisé.Cependant dans ce secteur, l'intégration n'est pas gage d'approvisionnement puisque la vente de porc est centralisée.Rien ne garantit donc à une entreprise qu'elle pourra acheter ses propres porcs.Il arrive même parfois qu'on ne puisse obtenir de porcs lors de l'encan électronique, faute d'avoir accès au système.La nouvelle convention qui, lors de la rédaction de cet article n'avait pas encore été signée, devrait régler en partie ces anomalies du système en Si la situation semble moins anar-chique dans le secteur laitier, il n'en demeure pas moins que certains transformateurs laitiers ont connu leur part de problèmes d'approvisionnement.Le Groupe Lactel, on s'en souviendra, a frôlé la faillite à cause du manque de lait pour ses usines de beurre et de poudre de lait écrémé.Le lait qui revenait à Lactel était détourné chez ses concurrents qui produisaient des produits à plus forte valeur ajoutée et plus en demande (fromages et produits frais) et ce, à cause de la convention de 1990 qui avantageait ce type d'usine.Cette convention a accéléré le recyclage de l'industrie dans des produits plus en demande au détriment des usines plus traditionnelles, un virage nécessaire mais que l'industrie a pris sur les chapeaux de roues.La nouvelle convention accorde maintenant des volumes minimaux aux usines beurre-poudre de Lactel réglant ainsi ses problèmes d'approvisionnement.Cependant, cet automne, c'était au tour d'Agropur de réclamer du lait.«Agropur frappe le fond du bidon et manque de lait», titrait un communiqué expédié par la coop à ses sociétaires au moment où la CCL s'apprêtait même à importer du beurre.Tout ceci faisait dire à Jacques Cartier, d'Agrogur, que le système était géré trop serré et qu'on développe des marchés qu'on ne peut satisfaire.A la FPLQ, on répond que la rareté de lait cet automne est ponctuelle.Le manque de lait constitue d'ailleurs la première contrainte à l'ac- préattribuant des volumes aux abattoirs mais sans assurer semble-t-il qu'une entreprise abatte les porcs élevés dans ses porcheries.Ce qui fait dire à certains observateurs que, dans l'industrie porcine, on développe de la génétique pour le voisin.La transformation demeure cependant le maillon faible de la chaîne dans le secteur porcin et ce, nonobstant les conventions de mise en marché.Jouissant d'intrants à faibles coûts puisque ces dernières années le porc s'est transigé au Québec à prix plus faible qu'aux États-Unis ou en Ontario, les entreprises de transformation doivent à leur tour abaisser les coûts.Le plan stratégique de l'industrie porcine publié en février 1992 fait état de plusieurs lacunes dans ce secteur croissement du niveau de production et au développement de l'industrie d'après une recherche conduite par les économistes Lambert et Romain de l'Université Laval.Ceci vaut bien sûr pour chaque entreprise prise individuellement et non pour l'industrie dans son ensemble, puisque le contingent de lait canadien est établi en fonction de la demande intérieure.Mais il reste que l'approvisionnement des usines laitières est en passe de devenir un véritable imbroglio qui génère une bureaucratie et une paperasserie sans cesse grandissante: un gouffre de temps et d'énergie, de l'avis du Conseil de l'industrie laitière.Le prix de la matière première est aussi perçu comme un problème.Lambert et Romain rapportent d'ailleurs que les industriels considèrent le prix du lait comme un obstacle à la conquête du marché américain.Un observateur du gouvernement considère que le secteur aura des ajustements à faire côté prix, particulièrement après les accords du GATT.Même en excluant le prix, il serait quand même possible d'augmenter la productivité du secteur.Selon Romain et Lambert, «une augmentation du taux d'utilisation des usines contribuerait à diminuer le coût unitaire des produits ainsi qu'à améliorer la productivité du travail grâce aux économies de taille».Reste à savoir si la nouvelle convention, en mettant un frein au recyclage du lait et en encourageant la transformation en région, favorisera cette adaptation.D.D.Plus de lait S.V.P.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 13 sssssssssssssssssssssssssss notamment le manque de competiti vite des entreprises, le faible niveau de transformation du produit, la sous-utilisation et la dispersion des capacités d'abattages.Mais, M.Guy Bienvenued'Olymei se porte à la défense de l'industrie et répond aux critiques.Sous-utilisation et dispersion des capacités d'abattage: ce n'est pas la faute des abattoirs, réplique-t-il en substance, si la production porcine a diminué au Québec.De 110 000porcs qu'on abat- s s s s s s s s s s s s s s s s s $ s s $ s $ s $ s s $ tait hebdomadairement, les entreprises doivent se partager maintenant 82 000 têtes par semaine.Pas facile de rentabiliser des usines, des salles de coupes et des nouveaux équipements quand le volume diminue de 25 %.«Et alors qu'on prévoyait un avenir tout rose où un consommateur pressé et en moyens se ruerait sur des coupes de porc sophistiquées et coûteuses, on se retrouve en pleine récession avec des ménages qui tirent le diable par la queue et qui magasinent le porc à 99 0 la livre Si vous comptez sur la nature pour la prospérité de votre entreprise, vous pouvez compter sur nous.C'est dans notre nature de vous aider.CIBC FINANCEMENT AU SECTEUR AGRICOLE VENEZ NOUS RENCONTRER Estrie Florian Rouillard Ayer's Cliff (819)838-4227 Linda Deacon Waterville (819)837-2474 Bernard Marceau Coaticook (819) 849-6351 André Courtemanche Windsor (819)845-2726 Yves Roy East Angus (819) 832-2433 Montèrégie Richard Gagnon Farnham (514)293-5371 Jacques Frenette Ormstown (514)829-2365 Donald Davidson Huntingdon (514)264-5328 Georges Roy Saint-Hyacinthe (514)774-1675 Suzanne Lavallée Lacolle (514)246-3852 s s $ $ $ $ $ s s $ $ s $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ avec le gras et les os, s'il vous plaît».Alors selon M.Bienvenue, le beau scénario risque fort de ne pas se réaliser avant 10 ans.On ne peut pas plus exiger des employés de travailler la nuit ou le samedi comme aux États-Unis.Quant aux principaux producteurs, attention aux comparaisons puisque le prix américain incluerait le transport et ne serait pas établi selon des indices, met en garde M.Bienvenue.C'est un secret de Polichinelle que le niveau des salaires et la productivité des employés constituent une part importante de la compétitivié de l'entreprise.Les entreprises devront innover dans les relations et l'aménagement du travail tout comme dans la transformation du produit et la mise au point de nouveaux produits pour répondre à des créneaux particuliers mais lucratifs.Les dirigeants d'Olymel entre autres l'ont bien compris lorsqu 'ils ont inauguré des installations pour l'empaquetage de la viande fraîche surréfrigérée et empaquetée sous vide destinée au marchéjaponais(«chilledpork»).Il était temps, les Américains s'y étant mis depuis un moment.Autre secteur, autre problème.Dans le secteur horticole, l'approvisionnement dépend de mère nature.Dans certaines productions comme les tomates, les aléas climatiques peuvent réduire considérablement les récoltes.A preuve, la fermeture de la conserverie de tomates de Aliments Carrière.Chez Lassonde, fabricant de jus de pomme, on doit quelquefois composer avec des récoltes de pommes réduites, mais, en général, l'approvisionnement ne présente pas de problème.Ce qui caractérise les industries de transformation de légumes et de fruits, c'est l'environnement extrêmement compétitif dans lequel elles évoluent.Le secteur de la conserverie a connu une rationalisation très importante ces dernières années, il ne reste que quelques joueurs sur la patinoire dont Aliments Carrière, Pillsbury, Nabisco et Lassonde.Cette dernière compagnie en se diversifiant s'en tire très bien merci! En effet, Lassonde produit une grande variété de jus parfois à base de produits exotiques et dont certains se retrouvent jusqu'à Hong Kong.Un secteur sinistré la transformation?Non, mais dans certain cas il s'en est fallu de peu.Il s'agit d'un secteur en mutation, d'un secteur essentiel qu'on doit soutenir, car, qui fera la conquête des marchés si ce n'est les transformateurs?¦ 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 SPÉCIAL GESTION ET INFORMATIQUE Un coup de foudre pour l'ordinateur et le robot ?En un hiver, les Groleau-Beaulieu sont devenus des mordus de l'informatique.par Aubert Tremblay Depuis que l'ordinateur est entré dans la vie de Diane Beaulieu et Jean-Noël Groleau, rien n'est plus comme avant.Un vrai ménage à trois! «A tous les jours je l'utilise», dit-elle.«Quand il est minuit et qu'elle est encore devant l'écran, je me dis qu'il ne faut pas exagérer!», rétorque-t-il.Heureusement, le triangle est solide.Car la passion est partagée.Il faut dire qu'elle permet de joindre l'utile à l'agréable: le nouveau partenaire offre de belles courbes de lactation, calcule les rations, rappelle le moment où il faut inséminer une vache, énumère les travaux à faire pour la journée ou la semaine.Il fait aussi les comptes et téléphone même à Ottawa pour savoir si les offres d'achat de quota que l'on vient de faire ont été acceptées! «On a un meilleur suivi du troupeau, dit Diane Beaulieu.Tout est noté: si une vache est malade, si elle est gestante, s'il faut la saillir.» Dans le couple, c 'est Diane Beaulieu qui entretient les relations les plus étroites avec l'ordinateur.Comptable de formation, ex-employée d'une municipalité, elle a vite compris ce qu'elle pourrait tirer de la rigueur et la mémoire surhumaine de son nouveau compagnon.L'hiver dernier, pour l'apprivoiser, elle allait quatre jours par semaine suivre des cours d'informatique en ville! Et le cinquième jour, pendant qu'elle restait à la ferme, c'était son mari qui prenait la relève sur les bancs d'école.Ah, la passion.Un vrai coup de foudre, d'ailleurs.Car, pas plus loin que l'été dernier, les Groleau-Beaulieu ne savaient même pas comment se servir d'un disque dur! Le petit ordinateur qu'ils Aubert Tremblay est journaliste.L'ordinateur de Diane Beaulieu et Jean-Noël Groleau sera bientôt relié à l'etable.Il transmettra directement à leur distributeur automatique d'aliments toutes les données concernant les rations.avaient acheté dormait dans une des chambres d'enfants à l'étage.Aujourd'hui, ils ont un PC moderne, équipé d'un modem, qui se tient au garde-à-vous juste à côté de la cuisine.Branché sur le téléphone, il sera même bientôt relié à l'etable: les Groleau ont fait poser un fil qui leur permettra de transmettre directement à «Arthur» (leur distributeur automatique d'aliments) toutes les données concernant les rations.Leur employé-robot saura toujoursquellequantité d'orge,de maïs et d'ensilage il doit offrir à chacune des pensionnaires.Depuis que l'ordinateur est entré dans leur vie, les Groleau-Beaulieu n'attendent plus de recevoir le contrôle laitier pour calculer leurs rations.Ils le font le jour de la venue du contrôleur, à partir des taux de gras et de protéine du mois précédent.Le rapport LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 15 s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s du PATLQ.ensuite, ne leur sert qu'à vérifier les calculs et les réajuster, au besoin.Grâce à leur copain à puce, les Beaulieu-Groleau évitent aussi les erreurs occasionnelles du PATLQ.En examinant les courbes de lait, par exemple, ils peuvent savoir si une telle vache était en chaleur le jour de l'évaluation et ainsi éviter d'ajuster sa ration à la baisse inutilement.L'ordinateur permet donc d'avoir une meilleure vue d'ensemble.Il donne aussi au DAC des données plus précises que le PATLQ, puisqu'elles sont inscrites vache par vache, et non par groupe de vaches.De la même manière, il permet de mieux détecter les problèmes de santé d'une vache en comparant sa courbe de lactation d'une année à l'autre.Il peut même superposer les courbes de lactation et les courbes de production de gras et de protéine.Il évite, par ailleurs, d'écrire plusieurs fois les mêmes données.En comptabilité, par exemple, on n'a qu'à entrer les chiffres des transactions dans les livres de compte et le grand livre se fait tout seul.Les Groleau-Beaulieu sont tellement épris de leur nouvel outil informatique qu'ils ont bâti leur propre base de donnée pour archiver les articles de magazines qui leur paraissent intéressants.Diane Beaulieu range dans sa mémoire électronique tous les titres qui peuvent éventuellement lui servir.Elle leur assigne des mots clefs, de manière à pouvoir les retrouver facilement au besoin.Les Beaulieu-Groleau se sont aussi abonnés à un service de distribution de logiciels appelé Périodisque.A tous les mois, pour 20 dollars, une compagnie française leur envoie une disquette contenant des trucs pour programmer, des jeux et quelques petits logiciels.C'est à partir de l'un de ceux-là qu'ils ont bâti leur base de données.Ils utilisent aussi un traitement de texte Ferme Jean-Noël Groleau Superficie: 130 ha (dont 36 boisés) Cultures: 10 ha de maïs 12 ha d'orge 72 ha de toin Animaux 38 Holstein (78 têtes) Moyenne 8206 kilos Classement 2 TB, 13 B+, 21 B s s s $ s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s S s $ et un calculateur qu'ils ont obtenus de cette façon.Mais pourquoi diable les Groleau se sont-ils lancés si vite dans l'orbite informatique?C'est simple: ils ont suivi les cours gratuits offerts par la commission scolaire de Coaticook.et sont tombés sur un professeur particulièrement passionné, André Bouvet.Jean-Noël Groleau, Diane Beaulieu et, sur la vache, Sylvain, Patrick et Alex.Ce spécialiste des applications informatiques en production laitière a créé lui-même son propre logiciel de gestion de troupeau laitier, le programme PIL.Il l'utilise d'ailleurs en classe, et les participants apprennent les rudiments de F informatique en travaillant avec les données réelles de leur ferme.«C'est plus intéressant que des données fictives», opine Diane Beaulieu.D'autant plus qu'à la fin du cours, toutes les vaches du troupeau sont déjà dans l'ordinateur.Pas de travail en double.Robotisés, en plus! Diane Beaulieu a suivi toute une panoplie de cours: alimentation du troupeau, génétique, santé, comptabilité, programmation, utilisation d'un modem.A la fin de la première session, l'ordinateur et le logiciel PIL étaient déjà achetés! Cette année, elle veut suivre avec Jean-Noël la deuxième partie du cours sur la régie des champs et la suite du cours de comptabilité, «pour diminuer les dépenses de comptable».Mais 1 ' informatique n 'est pas entrée seule chez les Beaulieu-Groleau: elle amenait avec elle un goût marqué pour la mécanisation.Nos deux mordus ont en effet acheté leur robot distributeur d'aliments presque en même temps que leur ordinateur.Et, comme ils ont $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ choisi un distributeur à la fois de concentrés et d'ensilage, ils ont fait installer dans l'étable des systèmes automatiques pour que tout le processus d'alimentation se fasse sans eux, huit fois par jour.Même le «débouleur», dans le silo, est actionné automatiquement quand le robot commence à avoir faim.Il faut dire que les Groleau-Beaulieu recommençaient pour ainsi dire à zéro: ils venaient de perdre leur ancienne étable et toutes leurs taures dans un incendie.Après l'inévitable période de doute (on vend ou on continue?), ils ont donc décidé de partir du bon pied, droit vers la modernité.L'ordinateur leur a coûté environ 2500 dollars.Même prix pour les logiciels.Quant au robot, «il se paye vite», disent-ils.Ils estiment en effet que cet autre outil a fait augmenter leur moyenne de production de plusieurs centaines de kilos.«Certaines vaches sont allées chercher 2000 kilos de plus, disent-ils.On en a une de 13 ans qui faisait 8000 l'an dernier.Cette année, elle a produit 10 700!» Ils ont pu remarquer que l'alimentation est beaucoup plus régulière depuis qu'elle se fait automatiquement.Le robot suit plus exactement la courbe de lactation qu 'on ne peut le faire à la main.Cette régularité a des effets, selon eux, sur la production du troupeau.Elle aurait aussi des effets sur la santé des vaches.«La numéro 18 a eu trois fièvres de lait l'an dernier.Elle en avait régulièrement depuis quatre ans, explique Jean-Noël Groleau.Cette année, elle n'en a eu aucune.» La moyenne du troupeau est d'ailleurs passée de 7400 à 8200 en un an.Mais la différence n'est probablement pas toute due au robot.Il y a F informatique, bien sûr, mais aussi les nouvelles vaches qui sont arrivées dans le troupeau depuis l'an dernier, et l'évolution naturelle du troupeau.Car la moyenne de production n'a pas augmenté seulement en 1992: il y a dix ans elle n'était que de 4300 kilos! Enfin, les Groleau-Beaulieu ont placé dans leur étable un autre représentant de la nouvelle vague: une caméra reliée à un moniteur dans la maison.Pour l'instant, ils l'ont installée près de la stalle de vêlage, mais le bricoleur Jean-Noël veut bientôt la monter sur des pivots commandés à distance, ce qui permettrait vraiment de tout voir ce qui se passe dans l'étable.¦ 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 s s s s s$$$s $ s s s s s s s s s s s s $ s s s s s s s s s s s s s s s s s $ s s s $ s s $ s $ s s s s s s s COURRIER DU GESTIONNAIRE Comment choisir un logiciel de comptabilité Tout dépend de votre niveau de gestion.Un gestionnaire expérimenté a tout intérêt à s'équiper d'un logiciel spécialisé.par Gaétan Villeneuve et Sylvie Bouchard LOGICIELS DE COMPTABILITÉ Q.: Comment choisir le meilleur logiciel de comptabilité pour mon entreprise?R.: Le choix d'un logiciel de comptabilité dépend d'abord et avant tout de votre niveau de gestion et de la compréhension que vous avez de la comptabilité.Il dépend aussi du nombre de détails dont vous avez besoin dans les rapports comptables.Si vous utilisez une comptabilité sommaire et peu développée, il est sans doute préférable de commencer par un logiciel de comptabilité générale, peu coûteux et assez simple d'utilisation (Avantage, Bedford, Fortune 1000, Dynacom.).Cependant, si vous êtes à l'aise avec lagestion financière et technico-économique, un logiciel de comptabilité spécialisé (par exemple ceux offerts par Agri-gestion Laval) est tout indiqué.Si, en plus, votre entreprise cumule plusieurs secteurs d'activités (grandes cultures, porcs), vous avez intérêt à choisir un logiciel de comptabilité qui I.Exemple de résultats technico-économiques obtenus avec un logiciel spécialisé Animaux vendus Prix moyen (par tète) Revenu Porcelets 3500 42,50 $ 148 750 $ Truies de réforme 80 165$ 13 200$ Verrats de réforme 4 170$ 680$ Porcs à l'engrais 650 105$ 68 250 $ sépare les résultats par activité plutôt qu'un logiciel qui donne des résultats globaux.En effet, les résultats technico-économiques sont des informations qui vous aideront à prendre de meilleures décisions.Ils permettent d'avoir un portrait plus complet de l'entreprise et de mettre le doigt sur ses forces et ses faiblesses.Par exemple, un logiciel de comptabilité spécialisé fournit rapidement les prix et poids moyens des animaux vendus, le pourcentage de mortalité, etc.(voir le tableau I).AGRANDISSEMENT OU NOUVELLE CONSTRUCTION Q.: Nous possédons actuellement une porcherie de 150 truies et nous voulons prendre de l'expansion.Est-il plus avantageux d'agrandir notre maternité ou de construire un engraissement?R.: Lors d'un tel projet, il faut d'abord tenir compte de votre expérience et de vos préférences.Il faut aussi considérer les contraintes environnementales, la main-d'oeuvre disponible et, bien sûr, la rentabilité et le financement du projet.D'un point de vue strictement économique, il semble intéressant pour vous d'ajouter une porcherie d'engraissement à votre maternité.En effet, l'ajout d'une production complémentaire permet de profiter d'avantages comparatifs sur les coûts de production.Un naisseur-finisseur aura un coût de production plus faible dans son engraissement qu'un producteur spécialisé en finition.En effet, le naisseur-finisseur évite les frais de transport et de mi se en marché à l'achat et à la vente des porcelets.De plus, parce que l'élevage est fermé, les risques de maladies et le taux de mortalité sont plus faibles, les frais de médicaments sont pratiquement inexistants et les porcs ont une meilleure conversion alimentaire (voir l'exemple au tableau II).Dans l'exemple, les avantages comparatifs II.Avantages comparatifs en finition pour un naisseur-finisseur (Maternité de 150 truies, finition d'une capacité de 1000 porcs) Économie Nombre de têtes Stete Frais économisés Transport des porcelets 2500 1,50$ 3750$ Médicaments et vétérinaire 2500 1,50$ 3750$ Amélioration de la conversion alimentaire de 0,1 2500 2,00$ 5000$ Diminution du taux de mortalité de 1,5% 2500 1,00$ 2500$ Avantages totaux 15 000$ moyens du naisseur-finisseur sont de 6 $ par porc, c'est-à-dire un surplus au revenu net de 15 000 $.Cependant, il ne faut pas négliger les contraintes environnementales.U ne porcherie d'engraissement produit environ 2,5 fois plus de purin qu'une maternité de même surface.Il faut donc des superficies d'épandage plus grandes.Ladisponibilité de la main-d'œuvre est aussi un facteur limitatif.Si vous ajoutez un engraissement d'une capacité de 1000 porcs à votre maternité, il est foil probable que la main-d'œuvre familiale soit suffisante pour absorber les deux ou trois heures de travail supplémentaire par jour.La construction d'une deuxième maternité de 150 truies vous obligera sans doute à engager un employé additionnel.Or il faut le trouver.Enfin, il faut étudier les possibilités de financement.Les inventaires sont plus importants dans une finition.Pour la même surface de bâtisse, les besoins en capitaux seront donc plus élevés.¦ Gaétan Villeneuve, agronome et économiste, est consultant privé en économie agricole, à Suint-Hyacinthe.COIRRIKR OU GESTIONNAIRE Le Rulletin des agriculteurs 75, nie de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Mtl.: 382-4350 • Extérieur: 1-800-361-3877 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 17 APPRIVOISONS LE FUTUR $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ Japon: one piètre agricoltore par Simon M.Guertin Dans un vieux conte indien, quatre aveugles s'approchent d'un éléphant.Le premier pose la main sur le flanc et dit: c'est un rocher.Non, c'est un arbre, dit le deuxième, qui tâte la jambe.Le troisième, qui saisit la queue, corrige: c'est une corde, je crois.Erreur, c'est un serpent, tranche le dernier en tâtant la trompe.Ainsi faisons-nous souvent une erreur de perception devant un adversaire re- doutable, comme les États-Unis, le Japon ou l'Allemagne.Tous ceux qui sont allés au Japon se sont laissés impressionner par le miracle technologique de ce pays nouvellement riche.Mais en mettant les pieds dans un restaurant, ils ont tous trouvé que ça coûtait cher, très cher, pour ne pas dire trop cher.Ça, c'est une bonne nouvelle ! Les Japonais excellent dans la production de voitures, mais ils ont beaucoup de croûtes à manger avant de produire des aliments aussi bon marché que les nôtres.Or, cette faiblesse nous ouvre toute grande une porte pour alimenter un milliard de nouveaux riches, si on y inclut tous les autres pays du Pacifique en pleine effervescence.Un éminent bureau international de consultants, le McKinsey Global Institute, a examiné la productivité de neuf secteurs clés au Japon, en Allemagne et aux États-Unis.Selon les résultats de l'étude, les Japonais auraient, dans l'ensemble, une productivité qui correspond à 87 % de celle des Américains.Celle des Allemands se situerait à 79 %.Pris par secteur, on peut mieux voir les forces et les faiblesses de ce concurrent souvent perçu comme invincible.En effet, on s'aperçoit que les Japonais tirent de l'arrière dans quatre des neuf secteurs étudiés: la fabrication des ordinateurs, des savons et des détergents, de la bière et enfin des aliments.Pour ce qui est des Allemands, ils ne sont jamais meilleurs que les Américains, sauf dans les secteurs de l'acier, où ils sont égaux.Pourquoi en est-il ainsi?Tout simplement parce que les ingénieurs japonais sont des spécialistes des lignes d'assemblage et qu'au Japon, la nourriture est toujours fabriquée de façon artisanale.Les Japonais ont choisi de se spécialiser dans l'industrie de l'acier; ils se sont donné un immense bassin d'ingénieurs pour raffiner les techniques de construction automobile.Nos gouvernements ont plutôt choisi une politique d'aliments à bon marché, ce qui constitue en fait une force face aux Européens et aux Asiatiques.L'étude du McKinsey Global Institute avance que le protectionnisme n'a de valeur que s'il est temporaire.Par exemple, Chrysler a profité des quotas d'importation sur les voitures japonaises pour mettre à jour sa technologie et développer de nouveaux marchés.Par ailleurs, les auteurs blâment les Américains: si ces derniers avaient été plus vigilants, ils auraient vu venir les Japonais et ils n'auraient pas eu besoin de l'intervention de l'État.En conclusion, l'étude précise qu'un marché plus ouvert permet l'introduction de nouvelles technologies, ce qui accélère d'autant l'amélioration de la productivité et la création de la richesse collective.¦ Des placements de plos en plos populaires par Pierre Piché La popularité des fonds de placement est très récente.Àl'heure actuelle, environ 70 milliards de dollars sont investis dans plus de 600 fonds communs de placement au Canada.Les experts prévoient que l'actif de ces fonds atteindra les 300 milliards d'ici la fin du siècle.Or, il y a moins de dix ans, l'actif sous gestion s'élevait àpeine à 10 milliards de dollars.Cette popularité grandissante s'explique par les nombreux avantages qu'offre ce mode de placement.Beaucoup moins conservateurs que les dépôts à terme et moins spéculatifs que les titres boursiers individuels, les fonds de placement attirent ceux qui n'ont ni le goût, ni le temps, ni les connaissances pour faire eux-mêmes des placements sur les marchés financiers (hypothèques, obligations, actions, immobilier, etc.).Ils offrent donc aux petits épargnants, comme aux gros investisseurs, la possibilité de participer indirectement à tous ces marchés tout en minimisant considérablement les risques.Bref, ils permettent de se placer au même niveau qu'une banque ou qu'une caisse.Les fonds d'investissement regroupent l'épargne de milliers de personnes au sein d'un portefeuille Pierre Pichécsl conseillcrcn planification financière pour le Groupe Inveslors à Saint-Hyacinthe.géré à plein temps par des experts en placement.L'épargnant individuel profite donc, et à très peu de frais, des services d'une équipe de gestionnaires professionnels.Prenons l'exemple de Lise et Jean-Luc Giard, qui investissent dans les fonds de placement depuis neuf ans.Au début, leurs objectifs se résumaient à ces mots: sécurité, rendement et avantage fiscal à long terme.Les Giard ont donc été orientés vers un éventail de fonds dits «de croissance» composés d'actions de compagnies solides réparties sur trois marchés différents: canadien, américain et asiatique.Plus récemment, ils y ont ajouté le marché européen.Les fonds de croissance offrent un rendement à long terme élevé sous forme de gain en capital et dividendes et permettent un traitement fiscal avantageux.De plus, ces fonds sont convertibles en argent liquide en tout temps.Fait important à signaler: l'argent placé est complètement protégé.La compagnie qui gère ces fonds peut faire faillite sans affecter les fonds eux-mêmes, car l'investissement représente des actifs placés en fidéicommis.Avant de placer son argent par l'intermédiaire d'une société de fonds communs de placement, il est cependant prudent de vérifier la réputation de la société en matière de préservation de capital et de rendements au fil des ans.¦ 18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 BICYLINDRE PUISSANT ET FIABLE DU FABRICANT DE MOTEURS LE PLUS POPULAIRE AU MONDE Voici une toute nouvelle série de moteurs fabriqués par Honda et conformes aux exigences sévères des fabricants de produits mécaniques du monde entier.De dimensions compactes et dotés d'innovations perfectionnées, les nouveaux GX610 (18HP) et GX620 (20HP) offrent la grande fiabilité, le bruit réduit et la réduction des émissions polluantes attendus du fabricant de moteurs le plus important du monde.De type bicylindre en V à soupape en tête avec système de lubrification de type automobile, ces moteurs sont avant-gardistes.18 HP OX610/V-TWIN "°XDA BICYLINDRE EN V 90° DE VIBRATION RÉDUITE L'agencement du bicylindre en V 90° refroidi par air GX610/620 annule automatiquement la vibration primaire.L'inclinaison réduite du cylindre diminue aussi la vibration.MOTEUR TRÈS FIABLE La pompe à l'huile haute pression, le système de lubrification de type automobile des GX610/620 et le filtre à l'huile de type à cartouche assurent une lubrification maximale et un contact réduit métal sur métal en vue d'une fiabilité de longue durée.HONDA Produits Mécaniques 20 HP MOTEUR SPECIAL MOINS BRUYANT • Les dents d'engrenages silencieuses et en résine durable des cames et de l'entraînement de la pompe à l'huile réduisent le bruit mécanique.• Le système de lubrification forcée à l'huile permet l'utilisation de paliers ordinaires plus silencieux et plus durables pour le vilebrequin et les biellettes.• Le couvercle du ventilateur en résine robuste amortit la vibration et le bruit.• Le carter renforcé limite la vibration bruyante.• Le vilebrequin durci et le profilé perfectionné des cames contribuent à la durabilité du silencieux.Distribué par: Équipements Sportifs et Forestiers JG inc 850 Place Dufour Ville Vanier, Québec G1M 3B1 Tél.: (418) 683-2318 • Fax: (418) 683-0349 $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ SPECIAL GESTION ET INFORMATIQUE Êtes-vous entrepreneur?On a identifié les traits caractéristiques de 60 entrepreneurs de 12 pays différents.À vous de juger si vous partagez ces qualités avec les chefs d'entreprise du monde des affaires.par Sylvain Caya Les entreprises agricoles d ' aujour-d'hui sont de véritables petites et moyennes entreprises.Dans bien des cas, le capital investi dans une ferme dépasse largement celui du con-tracteur, de l'électricien, du garagiste, de l'épicier, ou de tout autre entreprise reconnue comme moteur de l'économie.A cause de cela, pouvons-nous qualifier nos agriculteurs d'entrepreneurs?En comparant les caractéristiques entrepreneuriales identifiées par Louis-Jacques Fillion auprès de 60 entrepreneurs de 12 pays di fférents ( Vision et relation clef du succèsdeï entrepreneur ,Éditionsde l'entrepreneur) avec celles des agriculteurs, nous pouvons conclure que ces derniers partagent beaucoup de points communs avec les chefs d'entreprise du monde des affaires.Les valeurs entrepreneuriales Les entrepreneurs qui ont réussi à monter et à développer une entreprise prospère ont eu, dans leur entourage, un entrepreneur, un modèle qui les a influencés.Il s'agit parfois d'un parent immédiat, d'un grand-parent, d'un frère ou d'une sœur, d'un ami, mais on retrouve toujours quelqu 'un quia servi de modèle.Le plus souvent, le rayonnement de ce modèle a profondément orienté l'identification du futur entrepreneur alors qu'il était très jeune.Le monde agricole ne fait pas exception à cette règle puisque la très grande majorité des entreprises agricoles se transfèrent des parents aux enfants.Si l'entreprise est bien intégrée dans la Sylvain Caya, agronome, esl conseillerai! Service des affaires agricoles de la Banque Nationale du Canada.Lorsque l'entrepreneur planifie de nouveaux projets, il doit pouvoir les visualiser.vie familiale, les enfants seront motivés à en intégrer la culture, c'est-à-dire la façon de penser et de vivre qui accompagne ce type d'occupation.L'expérience du monde des affaires Pour réussir en affaires, il faut connaître à fond le champ d'activité visé.Il faut non seulement le connaître, il faut aussi l'aimer.Ceux qui ont réussi se sont familiarisés jeunes, voire très jeunes, avec le monde des affaires et très souvent dans le secteur même où ils connaîtront la réussite.Ce succès s'explique par le fait qu'on vivait au sein d'une entreprise familiale qui était le centre des discussions à la maison, en particulier à l'heure des repas.Le goût inné de certains producteurs pour l'agriculture s'est développé ainsi.L'intégration constante aux travaux de la ferme et aux décisions d'orientation de l'entreprise a certes contribué au succès des agriculteurs d'aujourd'hui.La différenciation L'une des caractéristiques de l'entrepreneur, c 'est sa capacité de voir les choses d'un point de vue différent.Cette capacité lui permettra de découvrir un besoin nouveau et une possibilité de le satisfaire.La différenciation, qui permet à plusieurs entrepreneurs de s'implanter, ne s'applique pas en agriculture tout à fait de la même manière que dans les autres secteurs.La différenciation des produits agricoles est difficile; du lait c'est du lait, du boeuf c'est du boeuf.Bien sûr, il y a des produits locaux ou régionaux et des produits biologiques qui occupent une certaine niche, mais LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 21 Dès son jeune âge, Nicole Tétreault n'avait qu'une idée en tête : travailler à son compte.À 23 ans, elle avait $300 en poche.Elle est aujourd'hui propriétaire de Ferme des Trois T.inc.et possède 1 150 acres de terre, un cheptel de 700 truies qui produisent près de 14 000 porcelets par année dont 6 000 porcs à l'engraissement.Et un chiffre d'affaires d'environ 1 million et demi ! « Le succès de mon équipe relève de la détermination, du désir de réussite, d'une capacité de travail extrêmement élevée et d'une discipline à toute épreuve.» Et quand elle dit que la relation avec sa banque doit être fondée principalement sur la confiance et le respect mutuel, on la croit.Elle a reçu une réponse à sa demande de financement seulement quatre jours après le début de sa relation d'affaires avec la Banque de Montréal.« Ils sont efficaces parce qu'ils ont de l'expérience en exploitation agricole.» Et c'est tout à fait juste puisque les agriculteurs ont compté parmi les tout premiers clients de la Banque.Chef de file en matière de taux d'intérêt, la Banque de Montréal a pris de nombreuses initiatives pour offrir de meilleurs services et faciliter la gestion des PME et des exploitations agricoles.Récemment, un milliard de dollars de plus ont été affectés en prêts aux PME afin de favoriser leur développement.Année après année, la Banque de Montréal assure un appui constant aux PME d'ici.Visionnaire, Mme Tétreault pense même continuer à prendre de l'expansion.Et elle sait que la Banque de Mon&éal sera toujours à l'écoute de ses besoins.Pour en savoir davantage sur la vaste gamme de produits offerts aux PME et aux exploitations agricoles, appelez Jean Sylvestre au (514) 598-2626 ou passez nous voir.Au-delà de l'argent, il y a les gens.Banque de Montréal s s s s s s $ s s s s s s s s s s s s $ s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s $ s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s c'est plutôt dans la manière de faire que les entrepreneurs-agriculteurs se distinguent, dans leur façon de gérer leur entreprise et de prospérer.L'intuition Nous pouvons établirdes règles, apprendre les paramètres qui nous permettront de mieux opérer, mais il n'existe pas de substitut à l'expérience et à l'instinct.Selon Jean-Robert Audet, agronome, producteur et entrepreneur, le pif seul ne suffit pas.Si c'était le cas, les chiens seraient d'excellents entrepreneurs, puisqu'ils ont l'odorat mille fois plus développé que nous! Néanmoins, l'agriculteur travaille fréquemment avec son intuition puisqu'il compose avec les éléments de la nature.Le fait de décider de faucher ou de ne pas faucher, le choix des cultures, des variétés de semences, des sujets de remplacement relèvent souvent de l'intuition.Les orientations stratégiques de production ou d'expansion d'entreprise comportent toutes une dose d'intuition et le risque fait partie du paysage.L'engagement Nous savons déjà que l'entrepreneur, comme toutes les personnes qui travaillent à leur compte, ne doit pas se contenter de faire du 9 à 5.Une fois dans l'engrenage, il faut aller de l'avant et, pendant certaines périodes, il faut opérer rapidement et sur plusieurs plans à la fois.Cet engagement, et la liberté qui en constitue la condition de base, amène l'entrepreneur à s'engager à fond dans ce qu'il fait.Il s'interroge, ne cesse de remettre en question ce qu'il fait, ainsi que sa façon de faire.Cela permet de sauver et d'épargner temps et ressources.Assis au volant de leur tracteur, les agriculteurs élaborent des projets, trouvent des solutions à leurs problèmes.C'est la conséquence la plus immédiate de l'engagement.Mener une entreprise, ce n'est pas seulement occuper un emploi, c'est souvent faire corps avec elle.La très grande majorité des agriculteurs habitent très près de leur entreprise.Ce phénomène se retrouve aussi chez plusieurs entrepreneurs.Bernard Lemaire, des Papiers Cascades, a habité longtemps à côté du premier moulin à papier qu'il a acheté à Kingsey Falls.De cette manière, il pouvait se lever la nuit pour intervenir lorsque le bruit cessait.Un travailleur assidu Tant et aussi longtemps que la survie de l'entreprise n'est pas assurée, l'entrepreneur y consacrera la quasi-totalité de son temps.Plus de 12 heures par jour.7 jours par semaine.Lorsque l'entreprise atteint un certain essor, on commence à engager de la main-d'œuvre extérieure et on accepte de déléguer des tâches.Ainsi, le temps de travail diminuera, se stabilisera et on arrivera à faire des semaines de travail plus équilibrées.Ce point d'équilibre semble plus difficile à atteindre en agriculture.Dans les faits, bien peu d'entreprises agricoles parviennent à dégager suffisamment de profits pour libérer ainsi leurs propriétaires.Un mode d'apprentissage particulier L'entrepreneur est perfectionniste.Il est intéressé parce qui est pratique et lorsqu'il fait quelque chose, il tient à ce que ce soit fait le mieux possible.Il cherche à apprendre lorsqu'il veut réaliser quelque chose ou solutionner un problème.Il apprend d'abord à partir de ce qu'il fait.Certains entrepreneurs s'ennuyaient à l'école et n'y ont obtenu aucun succès.Il faut bien comprendre, toutefois, que nos entrepreneurs sont intéressés à apprendre et que plusieurs s'inscrivent à des cours à mesure que les besoins surviennent.Ceux qui n'apprennent pas sont très limités dans leurs réalisations.C'est aussi ce qu'on remarque en agriculture.¦ POSSÉDEZ-VOUS LES QUALITÉS ENTREPRENEURIALES?Répondez par oui ou par non aux affirmations suivantes.* • (Solutions en page 25) I ) J'ai des parents ou des amis qui sont, ou ont été, dans les affaires.oui ?non ?2) Convaincu de mes possibilités, j'ai plutôt tendance à être optimiste.oui J non ?3) Je suis capable d'accomplir plusieurs choses à la fois (semences, traite, entretien de la machinerie, etc.) pendant une période assez longue et je résouds aisément les problèmes qui se présentent.oui ?non ?4) Je me sens responsable lorsque j'accomplis quelque chose, alors que je déteste rester sans rien faire.oui J non ?5) J'apprécie de décider par moi-même et être mon propre patron.oui U non ?6) J'aime réfléchir, imagineretdécouvrirdes nouvelles manières de faire les choses, oui J non ?7) En affaires, j'aime prendre des risques, mais je demeure tout de même prudent pour ne pas perdre mes acquis.oui U non ?8) Je cherche à adopter tout de suite les nouvelles technologies dans mon entreprise.oui J non ?9) Je me sers de mon intuition pour prendre certaines décisions.oui J non U 10) Lorsque je planifie de nouveaux projets, je suis capable de les visualiser.oui J non ?II ) Très jeune, j'ai été en contact avec le milieu agricole et, très jeune, j'ai commencé à réfléchir sur les façons de faire.oui J non ?12) Je suis capable de travailler plusieurs heures par semaine.Travailler pour mon entreprise, c'est comme un jeu, je ne vois pas le temps passer.oui J non ?13) J'aime apprendre de nouvelles choses lorsque la situation l'exige.oui ?non ?* Adapte de Devenir entrepreneur, Paul A.Fortin.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 23 LE CAMPUS MACDONALD PRET POUR LE ^MT/Af/ L'agriculture, un domaine d'avenir L'agriculture québécoise est un secteur dynamique en pleine expansion qui génère au Québec près de 18,6 milliards de dollars.Voulez-vous relever le défi avec nous, vivre la différence et vous assurer une carrière passionnante?Profitez d'un enseignement exceptionnel avec un ratio moyen de 8 étudiants par professeur.Depuis 1906, nos recherches et notre action au Québec et à travers le monde donnent à nos diplômés une expérience inestimable.De la classe à la ferme, de la théorie à la pratique, en quelques minutes.0 QUELLE DIFFERENCE! Au Canada, seul le campus Macdonald dispose d'une ferme sur le site même de vos études.Un grand choix de programmes Nous offrons des programmes de Ier, 2e et 3e cycles: ¦ sciences de l'agriculture ¦ génie agricole ¦ agro-économie ¦ sciences de l'alimentation ¦ sciences de la nutrition ¦ sciences de l'environnement ¦ et un programme collégial en gestion et exploitation agricole Une communauté universitaire bilingue Nous sommes la seule faculté des sciences de l'agriculture et de l'environnement en Amérique à offrir une éducation en anglais dans un environnement francophone.Vous pouvez même remettre vos examens et travaux en français.L'industrie agro-alimentaire et le campus Macdonald prennent la tête du peloton.Renseignez-vous sur notre programme de visites et nos critères d'admission au (514) 398-7925 SOLUTIONS au questionnaire de la page 23 Si vous avez répondu oui à toutes les questions, vous êtes un entrepreneur parfait.Si vous avez accumulé entre 8 et 12 réponses positives, vous avez bien des chances de réussir en affaires.Si vous avez répondu positivement à moins de huit questions, vous ne possédez peut-être pas les qualités d'un chef d'entreprise.1) Les entrepreneurs qui ont réussi à monter et à développer une entreprise prospère ont eu dans leur entourage un entrepreneur, un modèle qui les a influencés.2) La confiance en soi, la motivation et une attitude positive sont des éléments clés assurant la réussite.3) Les entrepreneurs sont capables d'opérer rapidement et sur plusieurs dimensions à la fois.4) L'entrepreneur ne néglige jamais ce qu'il est en train de faire.Constamment, il cherche à faire mieux et il a toujours en tête des idées qui bouillonnent.5) Plusieurs entrepreneurs ont décidé de démarrer leur entreprise tout simplement parce qu'ils en avaient assez de leur supérieur.6) Les entrepreneurs imaginent constamment des projets et sont innovateurs.7) Les entrepreneurs sont des gens actifs qui aiment composer avec le risque.Ils demeurent toutefois prudents et évitent dans la mesure du possible de mettre en danger leurs acquis.8) Les entrepreneurs cherchent toujours à faire mieux.C'est pourquoi ils n'hésitent pas à adopter les nouvelles technologies.9) L'instinct et le flair font partie des qualités que l'on retrouve chez plusieurs entrepreneurs.10) Les entrepreneurs qui ont bien réussi sont capables de visualiser, d'imaginer le développement de leur entreprise.11) Ceux qui ont réussi se sont familiarisés jeunes, voire très jeunes, avec le monde des affaires et très souvent dans le secteur même où ils connaîtront la réussite.12) Tant et aussi longtemps que la survie de l'entreprise n'est pas assurée, l'entrepreneur y consacrera la quasi-totalité de son temps.Douze heures par jour, sept jours par semaine.13) L'entrepreneur cherche à apprendre, autant lorsqu'il est pressé par un problème à résoudre que lorsqu'il veut réaliser quelque chose de particulier.Il apprend d'abord à partir de ce qu'il fait.Ce test ne constitue pas un questionnaire _scientifique.$ $ $ $ $ $ S $ S $ $ S $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ S $ $ $ $ S $ S S $ $ $ S $ $ $ $ $ $ S $ GESTION Agricultrices: Jocelyne M.Parise fait le point «Les femmes se retrouvent dans les fonctions direction et contrôle, des domaines appelés à se développer.» La responsable de la Direction des services aux agricultrices fait le point.par Sylvie Bouchard Le dossier «Femmes en agriculture» paru dans notre numéro de septembre dernier a suscité beaucoup de réactions négatives dans le milieu agricole.Une recherche effectuée par Thérèse Hamel, de la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval,et Michel Morisset, du Groupe de recherche en économie et politique agricoles (GREPA), et menée grâce à l'appui de la Direction des services aux agricultrices du MAPAQ concluait que les femmes passent beaucoup plus de temps aux tâches comptables qu'au travail aux champs ou auprès des animaux.Or, selon la responsable de la Direction des services aux agricultrices, Jocelyne Martel-Parisé, toutes les tâches sont également importantes dans une entreprise agricole.Et les femmes se retrouvent dans les fonctions direction et contrôle, des domaines appelés à se développer.Le Bulletin: Quel était l'objectif de cette recherche?Jocelyne Martel-Parisé: L'objectif premier de cette recherche était de remettre à jour les données socio-économiques sur les femmes en agriculture, c'est-à-dire leur âge, ce qu'elles font, leur nombre, leur situation dans l'entreprise, auprès de leur famille, etc.Les résultats nous donnent un portrait clair de notre clientèle, dont on a besoin pour mieux cibler notre action.Le Bulletin: Comment allez-vous utiliser les résultats de cette recherche?J.M.-P.: Prenons par exemple un résultat qui nous dit que les femmes s'occupent majoritairement de la comptabi 1 ité, de la gestion du personnel et de la gestion financière, qu'elles partagent avec leur conjoint.Cette donnée, qu'on n'avait pas, nous dit que c'est ça qu'elles aiment faire et que c'est là qu'elles se sentent le plus utiles.Concrètement, quand on parle de formation, il est évident qu'on va orienter nos actions dans ce sens.On va donc tenir un discours qui va aider les femmes à s'investir encore plus dans le domaine de la gestion.D'autre part, une des orientations de notre direction visait à encourager l'établissement de la relève agricole féminine.Mais pour prendre cette décision, on s'était fié à notre intuition et à des commentaires récoltés lors de notre consultation de 1991.Or, l'étude est claire là-dessus: seulement 6 % des filles ont repris l'exploitation de leurs parents.Cette donnée nous conforte dans l'orientation qu'on avait prise il y a deux ans.C'est à ça que serviront les résultats de l'étude, à nous conforter sur certains points ou à réajuster notre tir.On va donc continuer à sensibiliser les parents au fait que la relève peut être féminine et les filles, qu'elles peuvent se voir comme la relève.Le Bulletin: Les résultats de la recherche vous ont-ils surpris?J.M.-P.: Les réactions nous ont surpris, pas les résultats.Dans les résultats que le Bulletin a présentés, il n'y a pas grand-chose de vraiment LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 25 S 5 5 5 5 5 S 5 S S S S S S S S S S S S S S S S S S S S nouveau pour nous.On savait que les femmes s'occupaient en majorité de la comptabilité et que les hommes étaient plus présents dans les tâches manuelles.Par contre, 22 % de nos répondantes s'occupent principalement des animaux.On se doutait bien qu'il y avait aussi des femmes dans ce secteur d'activités, mais on n'avait pas de chiffres exacts.Selon moi, l'agricultrice a une contribution spécifique dans l'entreprise.Les tâches manuelles sont les tâches valorisées, alors que d'autres fonctions s s s s s s s s s s s s s s s s s s $ $ s s $ s s $ s savait bien que vous ne faisiez rien dans l'entreprise.» Et puis, les agricultrices qui s'impliquent majoritairement dans plusieurs secteurs se sont demandées pourquoi leur participation n'est pas ressortie.Elle est ressortie mais elles sont minoritaires par rapport à la population générale des femmes en agriculture.Derrière les «principalement», elles se sentent en second.Dans le principalement, il faut voir que F un ou 1 ' autre se retrouve là, mais en mesure relative de leur travail.Il ne s'agit pas d'une mesure Jocelyne Martel-Panse: «Les tâches manuelles sont les tâches valorisées, alors que d'autres fonctions se développent en même temps qu'évoluent nos entreprises.Pourtant, ces tâches-là, on ne les valorise pas assez.» se développent en même temps qu'évoluent nos entreprises.Pourtant, ces tâches-là, on ne les valorise pas assez.Peut-être parce que ce sont les femmes qui les occupent.Le Bulletin: Comment expliquez-vous les réactions si négatives à la suite de la publication des résultats de la recherche?J.M.-P.: Si je me fie à ce que les femmes m'ont rapporté, ce sont les m tes des articles beaucoup plus que le contenu qui les ont touchées.En fait, elles se sont senties dépréciées, comme si on ne reconnaissait pas la valeur de leur travail.C'est ça qu'il faut rétablir: les tâches où elles se retrouvent en majorité sont aussi importantes que le travail au champ.L'autre élément de réaction, c'est que les titres ont été récupérés à des fins blessantes.Des agricultrices ont reçu des commentaires du genre: «On de qualité de travail ni de nombre d'heures.Sur les 13 tâches qui ont été décrites dans l'étude, 70 à 80 % des femmes se déclarent impliquées.D'autre part, quand on leur dit qu'elles sont «agricultrices, mais femmes d'abord», c'est comme si on leur disait que le fait de s'occuper de ses enfants empêchait d'être agricultrice.Celle quia choisi de partager son temps est, selon moi, agricultrice au même titre que sa collègue qui donne 100 % de son temps dans l'entreprise.Le Bulletin: La femme d'un médecin qui fait la comptabilité et qui est réceptionniste pour son mari n'est pas médecin pour autant.N'est-ce pas la même chose en agriculture?,1.M.-P.: Ce n'est pas du tout comparable.Lorsqu'on parle des notaires ou des médecins, on parle de travailleurs autonomes, de structures de services.L'entreprise agricole est une s s s s s s $ s s s $ s s s s s s s s s s s s s $ s s $ PME de production.Or, les quatre fonctions importantes d'une PME sont la planification, la direction, l'organisation et le contrôle.Mais ces termes de management, on ne les utilise pas en agriculture.Dans nos entreprises, on se partage ces fonctions.Nos agricultrices se retrouvent dans les fonctions direction et contrôle où s'exerce la comptabilité et la gestion des ressources humaines.Si on fait un pas de plus, on arrive à la planification financière.Je trouve très intéressant aussi de voir que nos femmes se retrouvent dans le domaine de la gestion des ressources humaines.Ce domaine a un impact majeur sur la productivité.Si on se fie aux économistes, on va avoir de plus en plus de grosses entreprises.On peut penser qu'elles auront de plus en plus d'employés.C'est donc un secteur en développement où les agricultrices peuvent s'investir.Le Bulletin: Qu'arrive-t-il actuellement avec l'étude?J.M.-P.: Les deux articles publiés présentaient les sections nature du travail, formation et relève.D'autres données nous permettront de connaître encore mieux notre clientèle.On a questionné les femmes sur leur implication présente, bien sûr, mais aussi passée et future.Ces données-là seront disponibles dès janvier 1994.Nous entendons les diffuser le plus largement possible à la clientèle, aux intervenants.Le Bulletin: Comment envisagez-vous votre mandat à la Direction des services aux agricultrices?J.M.-P.: Dans les premières années, le Bureau de la répondante à la condition féminine a aidé les femmes qui voulaient se regrouper, se donner une force politique.Ces années-là ont amené les agricultrices à se reconnaître elles-mêmes comme des partenaires.Pendant trois ans, on les a mis dans le même bloc, sans distinction.Ça nous a pris un certain temps pour distinguer que, dans nos entreprises agricoles, nos femmes n'étaient pas toutes agricultrices et que notre clientèle était très segmentée.Aujourd'hui, le discours change.Il ne faut pas se surprendre s'il y a quelques réactions.Depuis, nous avons élargi notre mandat, qui est de donner des services spécifiques à chaque segment de notre clientèle, d'où l'étude.En fait, depuis deux ans, nous travaillons dans ce sens-là.¦ 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 de 1000 portions réparties en six repas.En mangeant six fois par jour, les animaux assimilent mieux le fourrage, qui d'ailleurs est toujours frais.De plus, en mélangeant les grains et les suppléments à l'ensilage, le D.E.C.s'assure que toutes les composantes de la ration sont ingérées par les bêtes.< Enfin! Trois heures ccuper de la famille.» Pierre, Pierrette, Emilie, Vincent, Charline, Geneviève, Jean, Gisèle, Isabelle, Patrick et les 165 vaches de la ferme Drapeau et Fils, de St-Praxède,près de Disraeli, sont fiers de vous présenter leur nouvelle recrue, le grand responsable de l'alimentation du troupeau, un produit «numéro 1 » fabriqué au Québec, le Distributeur d'ensilage et de concentrés de Rovibec.D'une apparence très soignée, d'une robustesse inégalée, ce nouvel employé doté d'une mémoire infaillible exécute son travail de nourrice avec une extrême précision.Depuis mai 1993, la famille Drapeau se réjouit de ses services.Avant de s'associer le D.E.C, Pierre et Jean Drapeau dépensaient une heure et demie par traite pour soigner leurs 165 têtes: 20 kg d'ensilage, 10 kg de grains, 2 kg de suppléments et 100 à 200 g de minéraux, au total, 5280 kilos à manipuler dans une journée.Voilà une tâche bien ardue pour une personne, même pour deux, mais pas pour le D.E.C.de Rovibec dont l'endurance est sans limite.Et pas question d'en donner plus à une productrice qui n' en mérite pas.Le D.E.C.de Rovibec est économe et impartial; les beaux yeux ou la réputation de ses sujets ne l'attendrissent pas.Seul Pierre Drapeau le fait changer d'avis, une fois par mois.Quand Pierre reçoit les résultats du contrôle laitier, il les retransmet immédiatement au D.E.C.qui révise les portions de chacune des vaches.La semaine comme , la fin de semaine, tous les jours, le D.E.C.de Rovibec distribue près Quand arrive son heure, aussi précis qu'une montre suisse, le D.E.C.de Rovibec démarre.Il actionne le videur à silo pour remplir son compartiment à fourrage, puis il se déplace tour à tour sous les vis des silos d'orge et de blé roulé.Il fait alors le plein de suppléments pour les génisses et les vaches laitières.Ses compartiments remplis, il parcourt les allées de l'étable de 110 mètres de long, s'arrêtant devant chaque bête pour la nourrir.Et s'il prévoit manquer d'un ingrédient pendant son trajet, il retourne immédiatement au poste de remplissage pour faire le plein.À la fin de la journée, le D.E.C.est vide et n'a rien gaspillé.«Et, miracle! Les vaches en début de lactation ne maigrissent plus.» Avant, Pierre Drapeau avait beau soigner adéquatement ses nouvelles mères dans les semaines suivant la mise bas, elles délaissaient leurs grosses portions.Avec une ration équilibrée que leur distribue le D.E.C.de Rovibec en 6 repas, elles mangent tout.Selon Pierre, le D.E.C, c'est «un peu comme le lactoduc dans l'étable, on pourrait s'en passer, mais la corvée de la traite s'en trouverait drôlement alourdie».Il ajoute que dans 10 ans, la plupart des fermes posséderont un employé exceptionnel comme le D.E.C.de Rovibec.«ROVIBEC 591, Route 259 Sainte-Monique (Québec) J0G 1N0 Tél.: (819)289-2260 Téléc.: (819) 289-2203 MISE EN MARCHÉ Le lait s'habille de plastique recyclable La Laiterie des Trois-Vallées a gagné.Elle vend maintenant du lait dans des contenants de plastique recyclable.Le projet n'avait pas reçu que des appuis.par Nathalie Beaulieu Les laiteries du Québec peuvent maintenant vendre le lait aux consommateurs dans des contenants autres que le carton ou les sachets de plastique.En effet, le gouvernement a décidé de supprimer la partie du Règlement sur la composition, l'emballage et l'étiquetage des produits laitiers indiquant que le contenant de lait doit être un emballage de carton, s'il a une capacité de un ou deux litres, et un sachet de plastique, s'il a une capacité de quatre litres.Cette modification, en vigueur depuis le 22 septembre dernier, offre de nouvelles possibilités.«Les producteurs espèrent que la mise en marché de nouveaux contenants aura comme effet d'accroître la consommation de lait au Québec, qui subit une forte concurrence, surtout de la part des jus», précise Jean Vigneault, responsable de l'information à la Fédération des producteurs de lait du Québec, qui regroupe 12 300 fermes laitières.«Depuis quelques années, les producteurs estiment que l'industrie laitière ne fait pas suffisamment d'efforts pour rendre les emballages plus attrayants et plus pratiques», ajoute-t-il.C'est la Laiterie des Trois-Vallées dans les Hautes-Laurentides qui a entamé, à l'automne 1992, les démarches pour obtenir l'autorisation d'utiliser d'autres types de contenants.La laiterie a d'ailleurs débuté récemment la mise en marché de ses produits dans des contenants de plastique solide recyclable de grade alimentaire.Dans le mémoire présenté au conseil des ministres, le ministre de l'Agricul- Nathalic Beaulieu est journaliste.Le nouveau contenant permet de mieux répondre aux besoins des consommateurs.ture.des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, Yvon Picotte, explique que le Règlement sur la composition, l'embal lage et l'étiquetage des produits laitiers a pour effet d'empêcher l'innovation et l'utilisation d'autres types de contenants qui pourraient avoir des avantages sur ceux qui sont actuellement utilisés.Selon ce document, la déréglementation au sujet des contenants a notamment l'avantage d'alléger la réglementation ayant trait aux aspects techniques et commerciaux, tel que souhaité lors du Sommet de Trois-Ri vières qui s'est tenu en juin 1992.De nombreux appuis De nombreux organismes ont appuyé ce projet de déréglementation.Il s'agit de la Fédération des producteurs de lait du Québec, de l'Union des producteurs agricoles Outaouais-Laurentides, du Syndicat des producteurs de lait des Laurentides, du Syndicat de l'Union des producteurs agricoles de la Lièvre, de la Coopérative agro-alimentaire des Vallées Outaouais-Laurentides, du Conseil de développement des Laurentides, du Comité intermunicipal de déve- loppement économique de Labelle inc., de la MRC Antoine-Labelle, de la Corporation de développement des Laurentides et, enfin, de la Société nationale des Québécois des Hautes-Rivières.Les représentants de la Laiterie des Trois-Vallées ont également rencontré le ministre délégué pour la région des Laurentides, Claude Ryan, et certains députés du nord de Montréal.Ils en ont profité pour expliquer le projet et les possibilités qu'il offrait pour le développement économique régional.«Cette rencontre ainsi que tous les appuis reçus ont fait bouger le gouvernement», soutient Jocelyne Legault, membre du conseil d'administration de la Laiterie des Trois-Vallées.Ce projet n'a toutefois pas reçu que des appuis.En effet, la majorité des membres de l'Association des laiteries du Québec s'y opposait.De ce côté, on voulait plutôt que toute modification proposée à la réglementation touchant le secteur laitier fasse partie de la révision globale de la réglementation entreprise par le ministère dans la foulée du Sommet de Trois-Rivières.Dans son mémoire présenté au MAPAQ, l'Association des laiteries 28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 Me/li mIAU * UEBEC FERME OKADbLE M'\che\ et Andrée Dagenais, propriétaires Bref historique: La ferme Okaóa\e est en production laitière depuis 1975 à Oka.AparWr de 1988, celle-ci s'approvisionne chez Nutribec par Meunerie Deux-Montagnes.En fin d'année 1990, le troupeau est placé sur le programme NUTRILAIT.Il falLAIT le lairel FéWcWaWons à toute la famille, Andrée, M\che\, les enfants Isabelle, Dominique, Stéphanie et Benoit.PRODUCTIONS (moyenne de troupeau) 10,842 kg \aW 400 kg 358 kg gras pro\é\ne M.OR.235-235-246 Okada\e \nsp\ration Danna TB (à deux ans) 11, 618 kg lait 3,45 % gras 3,34 % protéine M.C.R.286-27^-305 aborde notamment l'impact de la déréglementation sur les laiteries.L'Association y rappelle que la rationalisation des lignes de production résultant de la normalisation des emballages pour le lait a permis aux laiteries de réduire leurs coûts de production, d'être plus efficaces et d'en faire profiter leur clientèle.Dans ce document, l'Association précise que l'introduction de nouveaux emballages viendrait modifier cette situation en forçant les laiteries à investir dans des systèmes d'emballages additionnels.L'Association ajoute que le marché de la vente du lait est financièrement difficile et l'obligation d'investir dans les emballages n'est ni un désir, ni une priorité pour un bon nombre de laiteries dans le moment.De son côté, la Fédération nationale des associations de consommateurs du Québec demandait qu'on analyse davantage l'impact que pourraient avoir les modifications proposées pour les consommateurs avant d'adopter le projet.La Laiterie des Trois-Vallées dessert un territoire composé de la Vallée de la Gatineau (Maniwaki), de la Vallée de la Lièvre (Mont-Laurier) et de la Vallée de la Rouge (Saint-Jovite).On estime que la population de ces trois régions boit neuf millions de litres de lait par année et la laiterie compte sur son nouveau contenant de plastique solide pour aller chercher le tiers de ce marché.«À la suite de notre étude de marché, explique Jocelyne Legault, nous nous sommes aperçus que les consommateurs n'étaient pas totalement satisfaits des contenants disponibles.Les touristes déploraient que les contenants étaient difficilement transportables.» Tondeuses ultra-robustes pour bovins et chevaux avec tous les 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A' Alfa Laval Agri Alfa Laval Agri, 2020 Fisher Drive Peterborough, Ontario, K9J 7B7 De plus, en août 1991, la Fédération des producteurs de lait du Québec a présenté les résultats d'une étude non scientifique qui révélait que 86 % des répondants étaient favorables à un changement de contenant.Compte tenu de l'ensemble de ces données, la Laiterie des Trois-Vallées, qui se devait, soutient Mme Legault, de répondre aux besoins des consommateurs pour accroître ses chances de succès, a donc décidé de demander l'autorisation d'utiliser un nouveau contenant.Il faut toutefois mentionner que si, pour la Laiterie des Trois-Vallées, la déréglementation au sujet des contenants était primordiale, l'entreprise ne croit pas que l'industrie du lait soit, en général, sur-réglementée.«En ce qui concerne la qualité et les prix, les normes sont adéquates», soutient Mme Legault.¦ Nouveaux contenants: nouveaux équipements La Laiterie des Trois-Vallées a doublé sa surface de plancher et renouvelé presque entièrement ses équipements.Des investissements totaux de plus d'un million de dollars.par Nathalie Beaulieu Le projet de la Laiterie des Trois-Vallées a nécessité des investissements totaux de plus d'un million de dollars.Les producteurs (85 sur une possibilité de 112 dans les trois régions) détiennent 45 % des parts, la famille Brisebois, 40 %, et la Société nationale des Québécois des Hautes-Rivières possède 15 % des actions.L'entreprise a acheté au coût de 350 000 $ la Laiterie Bélanger de Mont-Laurier, fermée depuis novembre 1991, et a investi 800 000 $ pour en améliorer les équipements désuets.La Laiterie des Trois-Vallées met en marché du lait (écrémé, 1%, 2% et 3,25%), du lait au chocolat, de la crème 35% et du jus d'orange.Elle envisage, par ailleurs, la possibilité de vendre éventuellement du jus de pomme.L'entreprise a d'abord doublé la surface de plancher.Ensuite, elle a renouvelé presque entièrement les équipements en conservant, toutefois, le système d'embouteillage pour les contenants de crème en carton d'une capacité de 250 et de 500 millilitres.L'entreprise peut produire 5 millions de litres de lait par année.Elle a conclu des ententes avec la fromagerie Saputo de Mont-Laurier, la Fromagerie de Plaisance, Tim Horton de Mont-Laurier et les Tartes Brault de Lac-des-Écorces pour écouler ses surplus de crème.L'entreprise embauche actuellement six employés à temps plein.«Mais nous voulons que notre projet profite encore davantage à l'économie régionale, affirme Jocelyne Legault, membre du conseil d'administration de la laiterie.Nous avons entamé des discussions avec un industriel de Saint-Jovite qui se dit intéressé à produire les contenants de plastique qui sont actuellement achetés en Ontario.Nous avons également approché la Vallée de la Gatineau qui pourrait se doter d'une usine de recyclage pour les contenants.Notre défi, c'est de stimuler l'achat régional.» ¦ 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 COURRIER VÉTÉRINAIRE Pas de double traitement au tarissement La répétition des infusions intra-mammaires trois ou quatre semaines après les premiers traitements ne prévient pas les nouvelles infections au vêlage.par Gilles Rivard Double traitement au tarissement Q.: Est-il avantageux de répéter les infusions intra-mammaires pour vaches taries trois ou quatre semaines après les traitements appliqués au jour du tarissement ?Cette technique est-elle efficace pour prévenir les nouvelles infections mammaires au vêlage ?R.: Plusieurs travaux expérimentaux ont été mis en œuvre pour vérifier les avantages du double ou même du triple traitement pendant le tarissement.Les résultats démontrent qu'il n'y a aucun avantage à répéter les traitements, à condition que des produits spécifiques pour vaches taries (à longue action) soient utilisés, en évitant toute contamination et tout traumatisme du canal.On constate en effet des cas de mammite clinique dans les jours qui précèdent ou suivent le vêlage dans les troupeaux où les mesures classiques de prévention des infections mammaires sont appliquées (un seul traitement après la dernière traite).Certains en ont conclu que ces problèmes découlaient de l'usage d'antibiotiques inadéquats pour les microbes présents ou bien de la non persistance de ces antibiotiques pendant toute la durée du tarissement.Il faut rappeler que le traitement hors lactation a deux buts: d'abord, éliminer les infections présentes à ce moment et, ensuite, prévenir les nouvelles infections pouvant se développer pendant la période sèche.Le traitement classique assure une Le Dr Gilles Rivard.médecin vétérinaire, est consultant en santé animale au MAPAQ, à Rock Forest.Il n'y a aucun avantage à répéter les traitements au tarissement, à condition d'utiliser des produits spécifiques et d'éviter toute contamination et tout traumatisme du canal.bonne guérison des infections existantes (90 % et plus pour les infections par des Streptocoquesagalactiae et environ 50 à 70 % pour les Staphylococcusaureus ).Cependant, cette technique serait moins efficace pour prévenir les nouvelles infections qui représenteraient les trois quarts des infections présentes au vêlage.Rappelons par ailleurs que la sensibilité du pis aux infections est plus élevée dans les trois premières semaines suivant le tarissement et dans la semaine précédant la mise bas.Fièvre vitulaire et déplacement de la caillette Q.: Au cours de la dernière année, deux vaches de notre troupeau qui ont souffert d'une fièvre vitulaire ont dû être opérées pour un déplacement de la caillette.Notre médecin vétérinaire a constaté que les vaches souffrant de fièvre du lait étaient prédisposées aux déplacements de caillette.Comment expliquer ce phénomène ?R.: Une étude effectuée à l'Université de la Floride a démontré que les vaches ayant souffert de fièvre vitulaire (ou d'hypocalcémie) avaient près de cinq fois plus de chances de développer un déplacement de caillette que celles qui n'étaient pas hypocalcémiques, c'est-à-dire celles dont le taux de calcium sanguin était normal.En général, les vaches qui développent des déplacements de caillette ont une production laitière au-dessus de la moyenne et ingèrent de grandes quantités de concentrés.Les dépla- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 31 céments à gauche de la caillette suivraient des changements de position des viscères dans l'abdomen, à la fin de la gestation, ou résulteraient de l'atonie (manque de tonus) de la caillette due à plusieurs facteurs.Or, l'hypocalcémie ou la déficience en calcium sanguin est reconnue comme un de ces facteurs importants.De plus, l'étude, effectuée dans un troupeau de plus de 500 vaches, a démontré que l'hypocalcémie, même sans signe clinique de fièvre vitulaire, prédisposerait les vaches à développer des déplacements de caillette.Les propriétaires de troupeaux dans lesquels ces deux conditions pathologiques sont fréquentes devraient revoir le régime alimentaire de leurs vaches taries afin que le métabolisme du calcium soit optimal lors de la parturition.Conservation du colostrum Q.: On nous parle souvent de l'importance de donner du colostrum aux jeunes veaux au cours de leurs premières heures de vie, mais parfois la vache, pour différentes raisons, n'a pas un colostrum de bonne qualité.Y a-t-il d'autres possibilités?R.: La qualité du colostrum et la quantité fournie sont les deux paramètres les plus importants pour transférer les anticorps de la mère à son petit.Un colostrum de bonne qualité a une concentration en immunoglobulines totales (anticorps) supérieure à 60 mg/ml.On peut mesurer cette concentration à l'aide d'un colostromètre.Seul le colostrum de bonne qualité devrait être servi au jeune veau pour ses deux premiers repas.Un veau laitier (Holstein) devrait en absorber 2 à 3 litres à chacun de ces repas pris au cours des premières 12 heures de sa vie, le premier de ces repas devant être pris par le veau durant la première heure qui suit sa naissance.Si le veau ne veut pas boire seul, on doit lui donner de force au moyen d'une bouteille ou d'un tube œsophagien pour gavage qui peut vous être fourni par votre médecin vétérinaire.Vous pouvez conserver du colostrum de bonne qualité pour usage futur.Le colostrum se conserve un ou deux jours à une température de 20° C (température moyenne normale de la laiterie) ou environ une semaine dans un réfrigérateur (5° à 6° C).Le colostrum congelé conserve sa concentration en immunoglobulines totales pendant environ un an.Il est préférable de congeler le colostrum dans des contenants de deux à trois litres, repas normal pour un veau.On doit décongeler le colostrum dans de l'eau tiède.Un dégel rapide dans l'eau très chaude ou dans un four à micro-ondes détruit en partie les immunoglobulines.Il existe sur le marché des produits dérivés des produits laitiers vendus comme supplément ou substitut de colostrum.Toutefois, ils ne peuvent remplacer entièrement le colostrum frais.Ces produits contiennent moins de 20 mg/ml d'immunoglobulines totales, alors que le colostrum de bonne qualité peut en contenir jusqu'à 100 mg/ml.Ils peuvent donc le supplé-menter mais non le remplacer.¦ M Semences améliorées •nwl par l'aide de la science 00 Mycogen Développement de variétés supérieures à l'aide de nouvelle technologie de pointe, de pair avec les programmes traditionnels d'amélioration des plantes.• MAÏS A A 11 -r •SOJA .LUZERNE • • U.T.JBX013.2275 WW u.t.ww J051.2600 Chief J081.2700 Elevation 2420 2425 J083.2700 Multiplier ¿0/1).£D£D 2650 2550 Mycogen Canada Inc.4120 2725 •S5gS CP.1417 Chatham (Ontario) N7M5W8 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 PRODUCTIONS VÉGÉTALES La galega concurrencera-t-elle la luzerne?À Nicolet, on étudie de près le comportement de la galega, une légumineuse originaire de la Méditerranée.Les résultats sont jusqu'à maintenant positifs.par André Brunelle et Nicol Lemleux Depuis 1970, des chercheurs de l'Université de Helsinki,en Finlande, étudient la galega, légumineuse originaire des régions à climat méditerranéen, afin de mesurer sa valeur alimentaire pour le bétail.Sous leurs conditions climatiques, la galega s'est avérée une plante très résistante au froid et capable de fournir un fourrage de bonne qualité.Au cours de l'été 1993, on a introduit cette culture dans la région de Nicolet.Les agronomes du MAPAQ ont comparé son rendement, sa valeur alimentaire et son comportement agronomique avec la luzerne.Les quelques analyses effectuées indiquent que cette plante pourrait fournir un fourrage de qualité si elle est gérée correctement.A la première coupe, les deux espèces ont donné des rendements similaires.Mais pour le moment, le regain de la galega apparaît plus lent.Un rendement intéressant dès la première année Selon les chercheurs finlandais, la galega est une légumineuse qui atteindrait entre 50 et 150 cm de hauteur.Les branches, portant de nombreuses feuilles, se développent autour d'une tige centrale creuse.Chaque feuille comporte plusieurs folioles de 3 à 5 cm de longueur.La plante produit des petites fleurs bleu violacé placées le long d'une hampe de 10 cm environ.Cette légumineuse à enracinement profond se répand par stolons.La galega exige d'être inoculée avec anRhizobium spécifique pour être en mesure de fixer l'azote.Exposée en Andre Brunelle el Nicol Lemieux son! tous deux agronomes à la Direction régionale des Bois-Francs du MAPAQ de Nicolet.Sur la base des quelques analyses effectuées jusqu'à maintenant, la galega est plus riche en protéines et plus faible en fibres que la luzerne.Au moment des résultats, la luzerne était alors à un stade physiologique plus avancé.plein soleil, cette plante s'établirait rapidement pour donner un rendement intéressant dès la première année.Plus près de nous, on a fait des semis parallèles de galéga et de luzerne chez quatre producteurs de la région de Nicolet, afin d'en apprendre un peu plus sur cette plante méconnue chez nous et de la comparer à la luzerne sous divers modes d ' implantation.Les semis comparatifs de galéga et de luzerne ont été faits en semis direct ou LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DECEMBRE 1993 33 sur sol préparé, avec et sans plante-abri.La graine de galéga est passablement plus grosse que celle de la luzerne.On l'a donc semée au taux de 25 à 35 kg/ha alors que le taux de venus de la luzerne a été maintenu autour de 15 kg/ha.Tout comme la luzerne, l'établissement de la galéga a été plus lent en semis direct qu'en semis traditionnel.Cependant, contrairement à ce que les chercheurs finlandais rapportent, la galéga ne semble pas exiger beaucoup de luminosité pour son établissement.Cette année, du moins, le semis de galéga avec l'orge comme plante-abri a très bien réussi.Un développement plus lent que la luzerne Il a été possible de désherber la galéga avec les produits recommandés par le CPVQ (24DB + MCPA aminé 500) sans affecter la culture.La galéga émerge assez rapidement et garde une couleur verte moins foncée que la luzerne.A partir de la mi-été, les racines étaient bien ramifiées et elles comportaient un nombre suffisant de nodules.À compter du début août, la galéga avait de longues tiges dont le tiers inférieur tendait à se coucher au sol en formant un tapis très dense.L'évolution des stades physiologiques de la galéga semble plus lente que chez la luzerne.Ainsi, au début août, les boutons floraux apparaissaient sur la galéga alors que la luzerne était 50 % en fleurs.Vers la mi-août, au moment de la première coupe, notre Quelques données typiques sur la valeur alimentaire GALEGA LUZERNE Date de semis Début mai Début mai Date 1" coupe 15 août 15 août Stade Début floraison Pleine floraison Protéine brute % 26,15 19,4 Phosphore % 0,36 0,31 Calcium % 1,29 1,61 Magnésium % 0,31 0,28 Fibre (ADF) % 30,7 33,8 nouvelle plante en était au début floraison alors que la luzerne était en pleine floraison.Sur la base des quelques analyses effectuées jusqu'à maintenant, la galéga est plus riche en protéines et plus faible en fibres que la luzerne.Il faut cependant constater que la luzerne était alors à un stade physiologique plus avancé.Si la galéga offre une bonne survie à l'hiver, les chercheurs et les agronomes qui font le développement des nouvelles cultures devront se mettre à l'œuvre pour optimiser la gestion de cette plante.Il faudra établir les taux de semis et les régies de coupe qui conduisent au rendement optimal.Il faudra aussi évaluer cette plante en mélange avec les graminées, tels la fléole et le brome.En attendant, les agronomes du MAPAQ à Nicolet suivent de près le comportement de cette culture.¦ Lesaitteursdonncrontplusdcdétailsle4février 1994JorsdesJournécsagricoli'sduMAPAQquise tiencbvnlàNkok't.Ceueétudesurkgalégaapuêtiï' menéegrâeeàlacoIlaborationduD 'RéalMkhaud, d AgricultweCanada,àSainte-Foy Certaines étoiles brillent plus que d'autres.Les engrais 3 et 5 étoiles de Nutrite sont de celles-là.Moins concentrés que les engrais réguliers, ils donnent de meilleurs résultats tout en étant plus sains pour l'environnement.Chez Nutrite, la qualité prime toujours sur la quantité.En plus de ses engrais 3 et 5 étoiles, Nutrite vous offre une gamme de produits de qualité supérieure pour réussir vos récoltes: * Produits phytosanitaires * Semences 5«mia> (Hyland) Pour obtenir toute la lumière sur nos produits appelez-nous au (514) 462-2555 NUTRITE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / DÉCEMBRE 1993 Hybrides de maïs recommandés en 1994 pour la production du grain Conseil des productions végétales du Québec _ PUBLI-RE PORTAGE LES PRATIQUES CULTURALES EN 1994 La Régie des assurances agricoles du Québec assure la stabilité financière des entreprises agricoles québécoises depuis plus de 25 ans.Par ses programmes et régimes, elle participe à la croissance économique de notre économie agricole.La Régie, afin de réaliser sa mission tout en tenant compte des exigences de performance toujours plus grandes, poursuit la démarche qu'elle a entreprise en 1993 en matière de pratiques culturales.Soucieuse des besoins de sa clientèle, la Régie a tenu compte des commentaires qu'elle a reçus au cours de l'année.Ainsi, plutôt que de demander un plan de culture à chaque assuré, la Régie, en collaboration avec le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'alimentation du Québec, publiera des pratiques reconnues pour la culture des céréales, du maïs-grain, du soya et des pommes de terre.Les productrices et les producteurs agricoles dont les pratiques culturales diffèrent de celles publiées par la Régie devront présenter un plan de culture.Il sera analysé avant la date limite d'adhésion afin de vérifier l'admissibilité des cultures à l'assurance-récolte comme à l'assurance-stabilisatlon.La Régie tient à préciser cependant que pour la récolte de 1994, et tel que déjà annoncé, l'utilisation de semences pedigrees de céréales et de soya sera exigée pour être assuré à l'assurance-récolte comme à l'assurance-stabilisatlon.Il en est de même pour l'utilisation de variétés enregistrées dans le maïs-grain.ZONE DE 2700 A 2900 UTM (6 ANNÉES-STATIONS ET PLUS) N de Nom de l'hybride l'hybride Type de Humidité du grain Rendement en % par croisement Indice à la récolte (%) rapport à la moyenne Versé (%) 92 93 92-93 92 93 92-93 92 93 92-93 474 DEKALB DK371 CS 9173 25,3 24,7 24,9 98 101 100 5.3 9,1 7,2 1057 PIONEER 3907 CS 9452 26,5 24,2 25,3 104 105 104 4,0 2,7 3,3 27 DEKALB DK403 CS 8878 26,6 24,9 25,7 94 94 94 1,7 10,5 6,3 1050 PIONEER 3895 CS 9447 28,1 24,4 26,2 102 108 105 3,9 4,3 4,1 69 PICK 2700 CS 9113 26,6 26,1 26,3 101 100 101 6,1 16,7 11,6 597 DEKALB DK401 CS 9276 26,7 26,9 26,8 102 103 103 2,9 9,6 6,4 601 DEKALB DK381 CS 9047 26,5 27,7 27,1 95 100 98 3,4 3,1 3,2 885 PIONEER 3861 CS 9570 28,3 27,1 27,7 111 107 109 6,7 5,8 6,2 1020 HYLAND HL2272 CS 8724 27,4 27,9 27,7 94 94 94 3,8 19,0 11,7 1051 PIONEER 3876 CS 9465 27,5 28,3 27,9 106 106 106 3,6 2,6 3,0 604 FUNK'S G-4070 CS 8960 27,2 28,6 27,9 96 97 96 4,2 1,8 2,9 3 NKPX9161 CS 9236 26,2 29,6 28,0 107 98 103 4,2 7,3 5,8 317 PIONEER 3845 CS 9185 27,0 29,1 28,1 100 102 101 2,1 3,9 3,0 555 PRIDE K210 CS 8700 27,0 29,3 28,2 91 93 92 5,0 3,6 4,3 958 PRIDE K2204 CS 9027 28,7 28,8 28,8 101 97 99 2,5 9,4 6,1 1031 NK X251 CS 9128 28,4 29,3 28,9 104 99 101 5,1 8,5 6,8 411 MYCOGEN 4120 CS 9020 28,0 30,2 29,1 96 102 99 4,8 6,8 5,8 73 PIONEER 3790 CS 9283 28,2 30,4 29,4 107 101 103 1,0 4,3 2,7 778 NK N2409 CS 9319 27,9 31,0 29,5 112 102 107 6,6 16,5 11,8 25 DEKALB DK415 CS 8787 30,3 29,5 29,9 93 97 95 4,2 6,2 5,2 1062 PRIDE 6355 CS 9026 28,8 31,0 29 9 100 97 99 1,6 2,4 2,0 892 PIONEER 3795 CS 9539 29,1 30,8 30,0 109 108 109 1,0 3,0 2,0 475 DEKALB DK421 CS 8747 28,1 32,0 30,2 94 95 95 8.5 3,6 5,9 164 FUNK'S G-4160 CS 8582 28,7 31,9 30,4 91 90 91 2,1 2,7 2,4 431 PIONEER 3787 CS 9035 28,6 32,1 30,4 99 100 100 2,4 5,0 3,8 398 FUNK'S G-4023 CS 8924 29,8 31,1 30,5 97 99 98 6,9 3,2 5,0 1001 CARG 2497 CS 8910 32,0 29,7 30,8 98 98 98 1.9 8,3 5,3 1009 DEKALB EXP242 CS 9147 30,2 31,4 30,8 102 104 103 4,4 7,9 6,3 440 PRIDE K222 CS 8771 31,6 30,8 31,2 94 98 96 8,9 4,2 6,5 1044 PICK 4990 CS 9021 29.2 33,4 31,4 97 102 100 0,8 4,1 2,5 779 NK N2879 CS 9276 29,3 33,4 31,4 112 102 107 8,8 9,4 9,1 895 PIONEER 3760 CS 8983 28,4 34,9 31,8 100 100 100 7,1 3,0 4,9 425 PICK 5665 CS 8759 30,0 33,7 31,9 98 94 96 7,2 5,4 6,3 400 FUNK'S G-4120 CS 9042 30,7 33,8 32,3 97 105 101 7,0 3,0 4,9 RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES • Moyenne des indices de productivité (2 ans) : 8830 • Moyenne des indices de productivité des hybrides recommandés (2 ans) : 8995 • 110% de la moyenne des indices de productivité des hybrides recommandés (1 an) : 9833 • 110% de la moyenne du pourcentage d'humidité des hybrides recommandés (1 an) : 32,2 • 110% de la moyenne du pourcentage d'humidité des hybrides recommandés (2 ans) : 31,8 • Moyenne du rendement en grain des hybrides recommandés (1992) : 9478 • Moyenne du rendement en grain des hybrides recommandés (1993) : 9321 • Moyenne du rendement en grain des hybrides recommandés (2 ANS) : 9396 CS : Croisement simple CSM : Croisement simple modifié Bien que la Régie n'exige pas l'utilisation des variétés recommandées par le Conseil des productions végétales du Québec ( CPVQ ), elle favorise fortement leur utilisation.La Régie considère également que la carte de distribution des unités thermiques (UTM) du CPVQ est la mesure de référence pour choisir les hybrides adaptés aux conditions du Québec.Les détails de la nouvelle approche de la Régie en matière de pratiques culturales seront diffusés dans les prochains jours.Les conseillères et les conseillers de la Régie de votre bureau régional sont à votre service pour répondre à vos questions.¦ fURAAQ I P\ M tttHtms (ssunvisM.minitsnt (jiebfc SUPPLEMENT DU BULLETIN DES AGRICULTEURS - DECEMBRE 1993 pH optimum: 6.5 Rendement moyen: 6.75 t/ha AZOTE TEMPS ET MODE D'APPORT RECOMMANDATION (kg N/ha) N Un minimum de 20 kg/ha devrait être appliqué en bande lors du semis.180 C5 PHOSPHORE ANALYSE (kg P/ha) RECOMMANDATION (kg P205/ha) P 0-30 31-60 61-90 91-120 121-150 151-250 251 + 145 120 100 85 80 70 40 POTASSIUM ANALYSE (kg K/ha) RECOMMANDATION (kg K20/ha) K 0-50 51-100 101-150 151-200 201-250 205 185 170 120 100 251-500 501 + 75 50 (1) Quantité de démarrage Remarques: Ajuster l'azote selon le précédent cultural et le rendement visé.À un bas niveau de fertilité, il peut être difficile d'obtenir des rendements en relation avec la fertilisation recommandée.La fertilisation phospho-potassique de correction peut être faite avant la préparation du sol.Cette grille est conçue pour un rendement moyen de 6.75 t/ha.Pour des régions à moindre potentiel de rendement, ajuster l'azote entre 135 à 150 kg/ha.POUR RENDEMENT SUPÉRIEUR: voir le nouveau Guide de fertilisation.À TOUS LES TR0II AGRONOMIQUE DE L'j RÉVISION DES i d'engrais MINÉH PRÉSENTONS DEUj GRILLES DE LA 4lÈMlj DE FERTILISAI DE LA 4IÈME ÉDTIT1 TÔT AU DÉBUT DE Li Asse desi C.P.218, ST-HYACII TÉL.:(514)799-5081 ; ] DE FERTILISATION Ans, le Comité (eq procède à la | ommandations (x.Nous vous udes nouvelles iiTiON du GUIDE IN.L'impression sera disponible ée 1994.pH optimum: 6.5 Rendement moyen: 2.70 t/ha AZOTE TEMPS ET MODE RECOMMANDATION D'APPORT (kg N/ha) N À la volée au semis 30-45* PHOSPHORE ANALYSE RECOMMANDATION (kg P/ha) (kg P205/ha) 0-30 85** 31-60 85** P 61-90 91-120 121-150 85 75 65 151-250 50 251 + 30 (1> POTASSIUM ANALYSE RECOMMANDATION (kg K/ha) (kg K20/ha) 0-50 85** 51-100 85** K 101-150 151-200 75 65 201-250 55 251-500 45 501 + 20 ?GO (1) Quantité de démarrage Klion Remarques: ïjicanîs d'engrais ¦bec Ces doses tiennent compte d'une inoculation adéquate et d'un espacement entre les rangs de 18 cm.Les carences de manganèse sont à surveiller.Les plus hauts rendements s'obtiennent sur des sols fertiles.** À un bas niveau de fertilité du sol, les rendements demeurent faibles même avec une fertilisation élevée.¦ (QUÉBEC) J2S 7B4 ^AX: (514) 799-3967 pQUR RENDEMENT SUPÉRIEUR: voir le nouveau Guide de fertilisation. Hybrides de maïs recommandés en 1994 pour la production du grain _Conseil des productions végétales du Québec ZONE DE 2500 A 2700 UTM (6 ANNEES-STATIONS ET PLUS) N de Nom de Type de l'hybride l'hybride croisement Indice 1056 PIONEER 3947 CS 9232 1080 UA UA1121 CS 9346 593 DEKALB DK352 CS 9191 574 HYLAND HL2262 CS 8959 943 PIONEER 3953 CS 8619 178 PRIDE K127 CS 8946 1027 MYCOGEN 1376 CS 9161 573 HYLAND HL2241 CS 9229 607 ENER-FEAST II CS 8712 485 FUNK'S G-4022 CS 8797 387 DEKALB DK331 CS 9014 150 PRIDE 6352 CS 9082 434 PIONEER 3921 CS 9689 554 PIONEER 3917 CS 9016 1008 DEKALB DK363 CS 9315 404 FUNK'S G-4030 CS 8987 286 MYCOGEN 2650 CS 8765 473 PRIDE 6333 CT 8868 523 MYCOGEN 2750 CS 8781 191 NK N2001 CSM 9122 1057 PIONEER 3907 CS 9452 1050 PIONEER 3895 CS 9558 1076 RUSTICA RAX213 CS 9055 484 FUNK'S G-4034 CS 9001 246 PIONEER 3902 CS 9380 572 HYLAND HL2212 CS 9041 515 PICK 2620 CS 9077 285 MYCOGEN 3220 CS 8911 1014 FUNK'S G-4043 CS 8975 869 PICK 2630 CSM 8880 429 PIONEER 3897 CS 9196 1051 PIONEER 3876 CS 9492 518 PICK 2621 CS 8839 778 NK N2409 CS 9530 Humidité du grain Rendement en % par à la récolte (%) rapport à la moyenne Versé (%) 24,2 25,8 25,0 24,2 26,9 25,6 25,9 25,4 25,7 25.0 26,6 25,8 24,9 27,0 26,0 25,4 27,5 26,1 24,9 27,6 26,3 26.1 27,8 27,0 25,1 28,8 27,0 24,8 29,6 27,3 26,8 28,6 27,7 27.1 28,9 28,0 26,8 29,5 28,2 26,8 29,9 28,4 27.2 29,6 28,4 26.7 30,3 28,5 26.8 30,5 28,7 27.1 30,4 28,8 26.6 31,0 28,9 27,8 30,4 29,1 27.8 30,7 29,3 28,4 30,3 29,4 27.2 31,5 29,4 28.1 30,8 29,5 28,0 30,9 29,5 28.3 30,7 29,5 27.7 31,6 29,7 28.2 31,4 29,9 28.3 31,5 30,0 28,6 32,3 30,5 27.9 33,4 30,7 28,3 33,1 30,8 28,2 34,3 31,3 28.8 34,8 31,9 92 93 92-93 92 93 92-93 109 96 102 9,4 13,1 11,3 104 102 103 3,7 7,7 5,8 98 102 99 1,9 4,7 3,1 96 96 96 4,2 7,0 5,6 87 90 89 2,9 6,2 4,6 94 98 95 2,8 2,5 2,7 98 104 101 5,8 10,9 8.4 100 103 102 3,8 6,4 5,1 94 89 92 3,1 7,7 5,5 88 98 93 3,6 5,8 4,7 98 100 99 5,1 12,8 9,0 100 98 99 2,5 4,1 3,3 112 110 111 1,3 5,6 3,5 97 98 98 2,1 4,1 3,1 102 106 104 4,3 5,5 4,9 95 101 98 5,6 4,4 5,0 94 95 94 3,5 9,3 6,5 96 94 95 3,0 3,6 3,3 92 96 94 3,4 6,7 5,1 102 101 102 4,8 8.9 6,9 109 105 107 1,2 3.8 2,5 111 108 109 3,0 4,5 3,8 105 96 100 3,0 7,3 5,2 97 101 99 3,0 7,3 5,2 106 104 105 1,4 3,2 2.4 98 102 100 4,6 7,8 6,2 100 101 100 2,2 6,3 4,3 95 100 98 2,6 9,4 6,1 104 92 98 2,4 2,7 2,6 95 99 97 3,1 6,6 4,9 104 101 103 2,0 2,7 2,4 107 109 108 ' 1,0 1,9 1,5 98 97 98 3,3 11,4 7,5 114 109 111 2,6 8,7 5,8 RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES Moyenne des indices de productivité (2 ans): 8859 Moyenne des indices de productivité des hybrides recommandés (2 ans) : 8970 110% de la moyenne des indices de productivité des hybrides recommandés (1 an) : 9820 110% de la moyenne du pourcentage d'humidité des hybrides recommandés (1 an) : 31,4 110% de la moyenne du pourcentage d'humidité des hybrides recommandés (2 ans) : 31,2 Moyenne du rendement en grain des hybrides recommandés (1992) : 8446 Moyenne du rendement en grain des hybrides recommandés (1993) : 8711 Moyenne du rendement en grain des hybrides recommandés (2 ANS) : 8579 CS : Croisement simple CSM : Croisement simple modifié CT : Croisement triple Hybrides de maïs recommandés en 1994 pour la production du grain Conseil des productions végétales du Québec ZONE DE 2300 A 2500 UTM (6 ANNÉES-STATIONS ET PLUS) N de l'hybride Nom de l'hybride Type de croisement Humidité du grain Rendement en % par Indice à la récolte (%) rapport à la moyenne Versé (%) 92 93 92-93 92 93 92-93 92 93 92-93 547 PIONEER 3982 CS 8448 34,8 36,4 35,7 97 93 95 8,5 11.1 10,0 295 NK N0565 CSM 8421 36,3 37,1 36,7 94 95 95 8,9 10,7 9,9 1049 PIONEER 3984 CS 8698 35,4 38,0 36,9 98 99 99 4,9 4.5 4,7 671 MYCOGENJBX013 CS 8460 36,6 37,7 37.2 97 96 96 14,5 9,7 11,7 605 FUNK'S G-4011 CS 8502 36,0 38,9 37,5 98 95 95 3,9 4,1 4,0 247 PIONEER 3979 CS 8710 37,0 39,6 38,5 104 98 100 4,1 7,8 6,3 981 PRIDE FIGARO CS 8793 38.8 38,7 38,7 96 106 103 7,3 8,6 8,1 904 PRIDE K101 CT 8805 38,4 40,2 39,5 100 104 103 7,3 5,8 6,4 1075 RUSTICA RAX206 CS 8724 39,2 39,8 39,5 99 104 102 3,8 11,2 8,1 999 CARG 1037 CS 8588 40,6 38,8 39,5 110 93 99 5,3 10,1 8,1 549 PIONEER 3967 CS 8808 40,6 39,9 40,2 102 103 103 2,2 3,7 3,0 1056 PIONEER 3947 CS 9048 44,3 39,1 41,3 105 111 109 6,0 7,2 6,7 565 PRIDE K123 CS 8033 44,0 42,5 43,1 87 90 89 0,3 2,7 1,7 897 PIONEER 3962 CS 8841 44,0 43,4 43,7 100 109 106 2,1 6,6 4,7 1007 DEKALB OK302 CS 8889 43,3 44,2 43,8 112 104 107 2,6 3,7 3,2 1148 RUSTICA RAX300 CS 9533 0,0 40,0 40,0 105 0,0 6,2 6,2 1150 RUSTICA RAX305 CS 9705 0,0 41,9 41,9 109 0,0 3,0 3,0 RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES Moyenne des indices de productivité (2 ans): 8363 Moyenne des indices de productivité des hybrides recommandés (2 ans) : 8403 110% de la moyenne des indices de productivité des hybrides recommandés (1 an) : 9516 110% de la moyenne du pourcentage d'humidité des hybrides recommandés (1 an) : 44,3 110% de la moyenne du pourcentage d'humidité des hybrides recommandés (2 ans) : 44,6 Moyenne du rendement en grain des hybrides recommandés (1992) : 5393 Moyenne du rendement en grain des hybrides recommandés (1993) : 7143 Moyenne du rendement en grain des hybrides recommandés (2 ANS) ; 6397 CS : Croisement simple CSM : Croisement simple modifié CT : Croisement triple SUPPLÉMENT DU BULLETIN DES AGRICULTEURS - DÉCEMBRE 1993 Faut le voir absolument! FORD New Holland au Salon de Vagriculteur 1994 Tracteurs Genesiswc 70 8670 8770 8870 8970 145 à 210 CV «Le seul tracteur qui vire sur un 10 cennes» Ou presque.Avec un rayon de bracage de 65°, loin devant les 50° et 55° de ses concurrents, Ford tourne plus court que tout autre tracteur.Tournez vos coins carrés.Vous sauverez du temps dans le détour! Rayon de braquai Une transmission comme celle de votre voiture La technologie automobile accessible du bout du doigt.Ne cherchez plus.En mode automatique, les vitesses adoptent un rapport de 10 à 16 sans bouger le bras.Tout syajuste pour votre confort, même la console Vous montez dans la cabine par une des deux portes.Vous ajustez le volant, le siège et même la console, pour un accès facile et naturel à toutes les commandes, sans effort inutile, même quand vous regardez en arrière.Diamètre de demi-tour Machinerie St-Guillaume inc.12, toute 122, St-Guillaume (Québec) J0C 1L0 Tél.: (819) 396-2185 Machinerie St-Guillaume recevait en 1990, 1991 et 1992 le Prix du Président qui honore les établissements Ford New Holland classés dans les dix pour cent .les mieux cotés en Amérique du Nord.«rellCïkltlOfls!» C'EST DANS LE SAC Performance • Qualité • Plus LES SEMENCES DE MAÏS H Y LA N D ET SEMICO Préconditionnement: une deuxième chance?La diminution du taux de mortalité et du pourcentage de morbidité à l'engraissement permettraient de compenser les frais du naisseur.Si les engraisseurs veulent profiter des avantages des vaccins tués, les naisseurs devront donner tous les vaccins tués avant la mise à l'encan.par André Cécyre Pendant une décennie, les producteurs de boeufs, naisseurs et engraisseurs, se sont abondamment fait servir la salade du préconditionnement, sans vraiment y prendre goût.En 1984, une étude menée par la Fédération des producteurs de bovins du Québec jetait une douche froide sur les derniers apôtres de cette théorie avec des conclusions dérangeantes sur l'efficacité et la rentabilité d'un programme de préconditionnement de veaux d'embouche pour la production de viande bovine au Québec.A cette époque, l'auteur de ce rapport, Roger Bergeron, concluait que le fait de vacciner les veaux à la ferme d'origine trois semaines avant l'encan rapportait un maximum de bénéfices (17,51 $ de plus) par rapport au modèle traditionnel (vaccination à l'arrivée:
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