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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1992-10, Collections de BAnQ.

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PER 3-208 iulletin Production laitière des agriculteurs L'OR A LA FERME BERTHELY Les Laliberté, de Honfleur, viennent de se mériter la médaille d'or du mérite agricole, édition 1992.Leurs credos, longévité des vaches et compostage du fumier, p.7 viculture La coccidiose démystifiée On peut l'enrayer mais il faut choisir le bon tuelles.p.19 programme et le bon produit, p.30 k Comment voyez-vous l'avenir?Cinq producteurs livrent leurs opinions: pas question d'exporter dans les conditions ac- Réduisez la pression de vos pneus Des pneus radiaux trop gonflés réduisent la performance du tracteur, p.40 Le soya peut être aussi HWaaiNU, ia de soya produit ±S~mo HMOOblScHHS £Sï g/ha de maïs.p.44 sanoiooiwad san irew3i.«yd3a "rasa1 icd3Q ma annsHiai is ra « XSH 3 ÏO&OS& LO&1.0 75 M anmi anniversaire 19 18 19 9 3 Le Bulletin des agriculteurs fêtera son 75e anniversaire en mars prochain, p.3 Diarrhée: des electrolytes et du lait Les veaux qui reçoivent aussi du lait guérissent plus vite.p.30 d Le casse-tête des devoirs Vous pouvez aider vos enfants à faire leurs devoirs.Mais pas trop.p.50 Cuisine Météo Nouveaux produits Onésime Petites annonces p.53 p.54 p.57 p.52 p.55 multifoliées LUZERNES MULTIFOLIEES le comparaison des variétés m Résistance aux maladies VARIÉTÉ Maturité Résistance Hiver Feuillage Potentiel Rendement Flétriss.bact.Flétriss.vert.Pourr.Phytoph-thoréenne Flétriss.fusar.Anthrac-nose (race 1) Legend Moyenne 2 2 1 1 2 1 1 1 Multiking 1 Moy.Hât.1 1 2 1 2 2 2 2 919"c MF Moyenne 2 3 2 1 2 2 2 2 Échelle numérique de 1-5 : ou 1 = excellent Les classifications et les descriptions sont basées sur des observations de recherche et de champs collectionnées par Northrup King en plusieurs années et en plusieurs endroits.Elles représentent des comparaisons entre produits de la compagnie seulement.Les Semences Northrup King Ltée NORTHRUP KING Compton (Québec) Tél.: (819) 835-5482 Les années 20 Au cours des prochains mois, nous revivrons les événements qui ont marqué l'histoire de l'agriculture du Québec et du Bulletin.par Maurice Hardy, agronome £e Bulletin fêtera bientôt ses 75 ans.Je me permets donc un re tour en arrière.Je veux refaire avec vous, lecteurs et lectrices, quelques bouts d'un long chemin qu'on a faits ensemble ou que nos pères ont défrichés de dure manière.Je veux aussi revivre les moments riches où, ensemble, nous avons essayé de donner sa place à une agriculture.On était dans les années 20.Dans la pénombre de la cuisine à peine soulignée par la lueur tremblotante de la vieille lampe à l'huile, on parlait à mots couverts du garçon qui, longtemps encore après l'armistice du 11 novembre 1918, continuait à se cacher dans la «cabane à sucre» pour éviter l'enrôlement obligatoire.Cette première grande guerre avait laissé des traces cruelles au souvenir de parents ou d'amis partis pour ne jamais revenir ou encore revenus amochés ou infirmes.L'agriculture, mise à contribution comme toujours quand le pays est en guerre, devait ralentir pour quelques années.Les productions agricoles de l'est du pays étaient essoufflées, le blé malade, le bétail de qualité médiocre en général, l'équipement et les bâtiments vieillis.Le chômage faisait son apparition un peu partout et, dans nos campagnes, des pères de famille allaient, de porte en porte, quémander un peu d'ouvrage.Chacun leur tour, mes oncles partaient travailler au développement du chemin de fer ou du «Bell» qui étendaient lentement leurs lignes vers l'Ouest canadien où, disait-on, se trouvaient des terres à blé qui attendaient les bons bras de nos «jeunesses».Un bon matin, dans un grincement infernal, on vit apparaître un premier tracteur agricole sur chenilles.Émoi au village suivi de discussions musclées concernant la création d'une conserverie coopérative qui devait, hélas, engloutir rapidement les rêves qu'elle avait vus naître.Les producteurs agricoles de mon patelin devaient continuer, encore longtemps, à «descendre» à Québec fruits et légumes frais, légumes «de provision» et viandes diverses.Aussi voyagèrent-ils souvent à bord du St-Antoine ou du St-Henri qui firent longtemps la navette entre la vieille capitale et les petits quais accrochés sur les rives du grand fleuve.Le boeuf demeurait tout de même l'animal de trait le plus fiable dans les conditions les plus difficiles.Pas vite, il passait partout, toujours au «même train».Mais le ministère de l'Agriculture veillait au développement des productions en facilitant la modernisation de certaines opérations.Un producteur local avait la responsabilité de «tenir en ordre» et disponible la «pompe à verger», un autre «la pompe à patates», un troisième le «verrat du gouvernement» que les agronomes, cette nouvelle sorte de conseillers, vantaient tant.A Oka, les bons frères Liguori et Wilfrid venaient de créer une nouvelle race de gallinacés, la «Chanteclerc», heureuse partenaire des bovins et des chevaux de race «canadienne».La ferme, «le bien», se transmettait d'une génération à l'autre sans jamais faire grand bruit, bien souvent sur le lit de mort de l'aïeul.La mécanisation apparaissait timidement avec les «engins» stationnaires attelés au «moulin à battre» ou à la «scie ronde».La Nouvelle-Angleterre et ses filatures attiraient un grand nombre de ceux qui ne pouvaient rester sur «le bien».A vrai dire, la vie était pénible.Cette décade, prévue comme une ère de reprise après la grande guerre de 14-18, devait plutôt être connue comme le prélude sombre à la grande crise des années 30.¦ Ça fait 75 ans qu'on vit ensemble par Simon M.Guertin Le Bulletin fêtera son 75e anniversaire d'existence en mars prochain.Il est le magazine agricole le plus expérimenté au Québec, celui qui a publié le plus de reportages de fermes et celui qui a donné le plus de conseils techniques et économiques en 3/4 de siècle.Le Bulletin, c'est la référence en vulgarisation et en affaires agricoles.En plus de son contenu technique, Le BulletinttaHe aussi de l'actualité et de l'économie avec un oeil sur le reste du monde.Sans jouer au devin et sans sensationnalisme, il s'efforce de faire intervenir tous les acteurs de la scène politique et économique afin que les gestionnaires agricoles modernes puissent établir des plans d'affaires viables.Le Bulletin s'est fixé comme mission d'informer le plus objectivement possible les agriculteurs et les agricultrices afin qu'ils puissent faire des choix éclairés.Pour atteindre cet objectif, il s'assure la collaboration de 250 experts et conseillers de tous les secteurs d'activité et leur laisse la liberté de s'exprimer sur des sujets choisis.Comme un chef d'orchestre qui bat la mesure, Le Bulletins marqué les grandes époques de notre agriculture; qu'il suffise de rappeler l'opération luzerne et la série de reportages sur les productions animales aux Etats-Unis qui ont contribué à modeler notre agriculture dans les années 70 et 80.Plus récemment, il fut l'initiateur de nombreux dossiers et guides qui ont permis à notre agriculture de s'ajuster aux nouvelles règles.Grâce aux moyens techniques mis à notre disposition, nous pouvons maintenant en donner plus à chacun.Nous vous proposons de relever le défi de notre agriculture, car les chiffres nous indiquent qu'elle est bien en vie.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 3 PRDVIBEC PRÉSENTE SON SYSTÈME D'ÉPANDAGE EN POST-ÉMERGENCE ^TISFACTION GARANTIE ^%^Ê • futÎDS^iiqui'âé^'jtovbi ïaijtier : • lisier de p;éi?ê avec ou saris#i>>e^t/òu 4 è aj0itó (fe fumier dé volaille ^; Au cours d'une démonstration tenue récemment à la ferme Duvalier de Nicolet, Rovibec a présenté aux producteurs agricoles et agronomes réunis, son système d'épandage.Parmi les manufacturiers présents, Rovibec s'est démarqué et a confirmé une fois de plus son ingéniosité.Toutes les parties présentes à cette démonstration ont reconnu la qualité du rendement du système d'épandage Rovibec.Des démonstrations ont aussi été données en Beauce, à Lotbinière, St-Hyacinthe, Joliette et la Ferme Expérimentale d'Ottawa.Système d'alimentation robotisé sur roues (MINI-ROVTRONIC) sur rail (DEC ROVTRONIC) • nourrisseur motorisé à ensilage • mélangeur super-mix • rouleuse • convoyeur à usages multiples manutention de fumier: citernes 2,500, 3,000, 3,500 gai.can.(4,375 gal.US) • pompe LE GROUPE 7RDVIBEC distributeur • 50 concessionnaires au quebec 591, Route 259, Ste-Monique (Quebec) JOG INO Tél.: (819) 289-2260 Fax: (819) 289-2757 Bulletin des agriculteurs OCTOBRE 1992 VOL.75, No 10 Éditeur: Simon-M.Guertin, M.B.A.Secrétaire à la direction: Christiane Martin RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Murielle Marineau PUBLICITE Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514)382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Directrice de la publicité: Isabelle Poutre Représentant: Claude Larochelle Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Martine Lalonde, Design Express ABONNEMENTS Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: (TPS et TVQ non incluses) un an deux ans trois ans Régulier 23,95$ 43,95$ 59,95$ Agricole 19,95$ 35,95$ 49,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 40$ Éditions spéciales: Le Lait (6/an), Le Porc (5/an).Aviculture (4/an) Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Magazines Maclean Hunter Québec 1001, bout de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A3E1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'imprimerie: Matthew B.Fyfe Président, Éditions Maclean Hunter Cpnada: James K.Warrilow EDITORIAL Plus de questions que de réponses.Le référendum du 26 octobre prochain suscite beaucoup d'ambivalence chez les agriculteurs.par Marc-Alain Soucy On est encore loin des passions qui ont animé le référendum de 1980.Même si on a l'impression, encore cette fois-ci, que nos politiciens, tant les fédéralistes que les souverainistes, sont en train de remettre en question le sens même des mots oui et non.Le débat navigue entre ciel et terre, un peu comme ces «ballounes» perdues, ballottées par le vent, et qui vont se perdre à l'horizon.Où ira l'une, où ira l'autre?Ça dépendra! Si on en croit l'UPA, la majorité des producteurs agricoles seraient pour le non.Au Congrès de 1991.ses délégués se sont prononcés à 98 % en faveur de la souveraineté-association.C'était, évidemment, au lendemain de l'échec de Meech.moment où le ressentiment face au Canada anglais atteignait son apogée.Dans le champ, à l'époque, plusieurs agriculteurs étaient déjà moins convaincus que la souveraineté du Québec passerait sans anicroches pour les plans nationaux de commercialisation.Aujourd'hui en pleine récession, alors que la demande des produits agricoles est en chute libre (particulièrement le lait), il serait hasardeux de prétendre que l'agriculture québécoise s'accommoderait aussi bien du statu quo que de l'indépendance.Le quota du Québec fait déjà l'envie des autres provinces; ouvrir la porte à quelque discussion sur un nouveau partage, parce que le contexte politique aurait changé, ce serait signer son arrêt de mort.Cependant, les agriculteurs prêts à voter oui et qui croyaient que l'accord représentait enfin le point final au fastidieux débat constitutionnel sont déçus d'apprendre que l'entente intervenue est tapissée de zones grises.Les conférences constitutionnelles entre les provinces, loin d'être terminées.vont devenir partie du folklore canadien au même titre que les «sets carrés» ou la «soirée du hockey».Les indépendantistes sont ceux qui ont le moins à gagner dans l'exercice.La question est purement fédéraliste.Pour eux, peu importe les résultats au soir du référendum, tout sera à recommencer à la prochaine élection.Avec encore un peu plus de fatalisme et de lassitude des électeurs.Pour les nationalistes hésitants, le spectre d'un oui au Québec et d'un non dans d'autres provinces ou de la part des autochtones a de quoi faire frémir.On aurait amputé la Belle province de son seul moyen de pression traditionnel: la possibilité de faire l'indépendance.Même les cartes des fédéralistes convaincus sont brouillées.Pierre Elliott Trudeau, qu'on ne peut certes pas qualifier de séparatiste, exhorte les Canadiens à voter non.Selon lui, le Québec exerce encore un honteux chantage et méprise les droits individuels au profit des droits collectifs.Messieurs Parizeau.Allaite et Trudeau voteront donc non.D'un autre côté, messieurs Mul-roney et Bourassa voteront «oui, nous avons la foi», alorsque monsieur Wells votera «oui, mais je ne m'en mêle pas» et monsieur Chrétien «oui, mais ça pourrait être mieux».Malheureusement, pour les agriculteurs québécois et l'ensemble de la population, le choix de réponses est plus restreint.Ajoutons à cela qu'ils ne savent pas très bien à quoi ils diront oui ou à quoi ils diront non.m LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 5 L'ACTUALITÉ Au Temple de la renommée de l'agriculture Quatre personnalités agricoles viennent d'être intronisées au Temple de la renommée de l'agriculture du Québec.Il s'agit, d'abord, d'Alcide Courcy, qui a joué un rôle marquant dans la mise sur pied, le développement et la supervision d'organismes coopératifs agricoles.Il a été, par ailleurs, ministre de l'Agriculture et ministre de la Colonisation dans le cabinet de Jean Lesage et il a réalisé l'unification de ces deux ministères.Monsieur Courcy a été proposé par le gouvernement du Québec pour devenir membre du Temple de la renommée.La deuxième personnalité nommée est Maurice Hardy, reconnu pour son implication dans le domaine de la fertilisation et des grandes cultures.Grâce à ses talents de communicateur et de vulgarisateur, Maurice Hardy a acquis une grande renommée partout où il est passé.Monsieur Hardy a été proposé par le Bulletin des agriculteurs.L'agronome Philippe Pariseault, lui, a consacré sa vie professionnelle au développement de l'industrie laitière au Québec.Il a travaillé à la consolidation et âl'expansion des coopé- Maurice Hardy, Alphonse-Roger Pelletier, Alcide Courcy et Philippe Pariseault.ratives laitières sur tout le territoire du Québec.Monsieur Pariseault a été proposé par Agropur.Enfin, un fils de la terre, Alphonse-Roger Pelletier, a reçu les honneurs.Comme président de la Coopérative fédérée de Québec, Monsieur Pelletier a amené la coopérative à préciser sa mission et à clarifier ses orientations.Il siège toujours au Conseil de la Coopérative de la Côte Sud.Il a été, par ailleurs, le premier agriculteur à recevoir le titre de Chevalier de l'ordre national du Québec.Monsieur Pelletier a été proposé par la Coopérative fédérée de Québec.«u Du théâtre engagé n pays à vendre», c'est le titre d'une nouvelle pièce de théâtre sur la «ru-ralité», créée à l'occasion des États généraux régionaux de Coaticook.Elle traite évidemment des éternels problèmes d'exode, de conflits de générations, de problèmes entre les agriculteurs et leurs voisins urbains.Mais, situation géographique oblige, elle parle aussi d'un problème très spécifique à l'Estrie: le magasinage transfrontalier.Elle a surtout le grand avantage de faire rire.Elle aété écrite par Benoît Pelletier, un agronome qui a, curieusement, une formation en théâtre.Comme il a grandi «sur une ferme», et qu'il a déjà travaillé à Montréal en tant qu'acteur, il était bien placé pour parler des problèmes ruraux et urbains.Et il a puisé son inspiration dans les journaux et le rapport des États généraux.«Mais je ne voulais pas écrire une pièce moralisatrice», dit-il.Sa pièce a été présentée deux fois déjà, soit pendant les États généraux et à l'occasion du Festival du lait, en août.Benoît Pelletier voudrait bien pouvoir la monter encore.La mise en scène est de Maryse Paquette.Du terrorisme contre la recherche Certains défenseurs américains des droits des animaux n'y vont pas avec le dos de la cuiller.Au printemps dernier, ils auraient fait pour 100 000 dollars de dommages à la Faculté de science animale de l'Université d'État du Michigan, réduisant à néant 32 ans de recherche sur l'effet des résidus de pesticides sur les animaux.Un groupe aurait revendiqué l'attentat: l'ALF (pour Front de libération des animaux).Western québécois La chaleur.Un champ.Une carcasse de veau.Dans le ciel sans nuages tournoient une bonne douzaine de grands vautours sombres.Qui voit-on arriver?Lucky Luke?Non! Monique Hénault-Émery, une productrice de poulets et de boeufs de Saint-Félix-de-Valois.En voyant les vautours, elle s'est dit qu'un de ses veaux était probablement mort cette nuit-là et elle est allée le chercher.Eh oui, il y a des vautours au Québec, des «urubus à tête rouge».On dit qu'il y en a de plus en plus autourde Saint-Félix.D'après les ornithologues, on retrouve ces personnages de western surtout à trois endroits au Québec: en Estrie, dans la Gatineau et dans Lanaudière.17 octobre Colloque sur l'apiculture (CPVQ) Granby 20 et 21 octobre Colloque sur la gestion des lumiers (CPVQ) Motel Universel, Drummondville 22 octobre Symposium sur les bovins laitiers (CPAQ) Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe 27 au 30 octobre Colloque de génie rural Université Laval, Sainte-Foy 10 au 21 novembre Foire agricole royale d'hiver Toronto, Ontario 18 novembre Colloque sur les productions avicoles Motel Universel, Drummondville 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 24 Derrière retable impeccable des Laliberté, à Honfleur, vient de se greffer un système sophistiqué de compostage.par Aubert Tremblay La ferme de Jean-Marie Laliberté et Céline Buteau, à Honfleur, n'a pas tellement changé depuis que Le Bulletin est allé la visiter, en 1988.Elle a toujours fière allure avec ses deux silos hermétiques et sa grande étable en tôle peinte.Il y a toujours les deux belles rangées d'arbres qui bordent le chemin, des arbres plantés par le grand-père de Jean-Marie et que les Laliberté remplacent amoureusement dès qu'il y en a un qui meurt.Quelques changements quand même.Des améliorations, évidemment.La moyenne de production a grimpé légèrement, passant de 8000 Le composteur expérimental devrait bientôt transformer le fumier solide en un terreau inodore.kilos à 8600.La MCR a dépassé les 180 dans les trois rubriques.L'ancien distributeur automatique de concentrés, qui fonctionnait mécaniquement avec des réglettes sur le rail, a été changé pour un Feedmaster in-f o r m a t i s é d'Alfa-Laval.Dans leur étable impeccable de 12 mètres (40 pieds) de large sur 3 mètres (10 pieds) de haut, les Laliberté ont aménagé dernièrement une salle de lavage d'animaux, juste à côté de la chambre des veaux (qui est isolée du reste du bâtiment pour éviter les changements de température).Mais le plus grand changement, c'est que la ferme est presque devenue une station expérimentale.Le jour de la deuxième visite du Bulletin, des hommes s'affairaient dans un grand bâtiment blanc attenant à l'étable: perchés près du plafond sur deux immenses réservoirs carrés, pas loin d'un panneau plein de lumières et d'interrupteurs sophistiqués, ils n'avaient vraiment pas l'air d'ouvriers agrico- Un de leurs credos, c'est la longévité des vaches.Leur moyenne d'âge dépasse quatre ans.les.En fait, ils mettaient la dernière main à un composteur expérimental qui devrait transformer bientôt tout le fumier solide en un terreau inodore et facilement transportable.Le projet est piloté par le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), en collaboration avec la firme d'ingénieurs-conseils BPR, de Québec.Un terreau inodore C'est encore confidentiel, paraît-il, mais le principe est simple: un séparateur extrait le liquide du fumier et envoie le solide dans les réservoirs où il est oxygéné.Après quelque temps, c'est devenu du compost.Pour les Laliberté, l'idée était parti- La ferme a fière allure avec ses deux silos hermétiques et sa grande étable en tôle peinte.8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 culièrement intéressante, puisque leurs terres sont situées assez loin de retable.11 faut rouler pendant cinq kilomètres dans certains cas.«Je trouvais que je transportais trop d'eau, explique Jean-Marie Laliberté; je n'ai pratiquement pas dé terrain près de I'étable.Et ma plate-forme n'était pas tout à fait assez grande pour tout loger le fumier.» Elle a pourtant été construite selon les recommandations gouvernementales (avant les subventions.), mais les besoins ont augmenté depuis.C'est Jean-Marie Laliberté lui-même qui est allé voir les ingénieurs pour tenter de trouver une solution.Son idée de départ était simplement d'obtenir un plan pour construire un toit sur sa fosse.«J'aimais mieux ça qu'agrandir, dit-il, parce que ça améliorait en même temps la qualité de mon environnement.» Mais les gens de BPR et du CRIQ l'ont progressivement convaincu de participer à leurs expériences.11 y a plusieurs années que les ingénieurs de BPR expérimentent de nouvelles façons de gérer le fumier.Ce qui l'a convaincu, c'est que le compost aura plusieurs autres avanta- ges, en plus de ceux touchant le transport.Il permettra, parexemple, d'épan-dre en postlevée, ce qui fera épargner de l'engrais.Jean-Marie Laliberté n'a toujours fait ses épandages qu'à l'automne, conscient de toutes les pertes que ça occasionne.«Je vais peut-être épargner 3000 ou 4000 dollars par an», estime-t-il.Il devra toutefois acheter un nouvel épandeur, un modèle à aspersion latérale qui permettra d'épandre une couche plus fine.Car le compostage, lui a-t-on dit, devrait faire diminuer de 40 % le volume de solide.Jean-Marie Laliberté s'est chargé de construire le fameux toit, qui restait nécessaire, tandis que les ingénieurs s'occupaient du composteur.Le jour de la visite du Bulletin, le toit était déjà en place, mais il n'abritait encore que du fumier ordinaire, le composteur n'étant pas encore en fonction.Longévité des vaches Quand ils ont acheté une part de la ferme paternelle de Jean-Marie, les Laliberté avaient déjà un bon troupeau de 25 vaches.La moyenne franchissait déjà le cap des 7000 kilos.Depuis lors, ils ont tout de même réussi à doubler leur quota.Un de leurs credos, c'est la longévité des vaches.Le mur de leur bureau est tapissé de certificats de production à vie qui le prouvent bien.La moyenne d'âge des vaches dépasse quatre ans.Elles bénéficient d'aires d'exercices totalisant sept hectares.Les laliberté ne sont toutefois pas des maniaques d'expositions.Ils «font» l'expo régionale, plus celle de Montmagny parfois et celles des jeunes éleveurs.«C'est rendu une compétition épouvantable, souligne Céline Buteau, il faut engager des professionnels.C'est pas un revenu, c'est une dépense.» «C'est sûr que c'est de la publicité, continue Jean-Marie Laliberté, mais il y a beaucoup plus de vendeurs que d'acheteurs.Ça devient moins rentable.» La vente de sujets ne tient que pour 15 à 20 % de leurs revenus.Elle a déjà été plus importante.Dans leur sélection génétique, ils ont mis un accent particulier sur le taux de protéines.Ce taux a ainsi grimpé à plus de 3,3 %.L'alimentation est à base d'ensilage de foin (41 % des terres sont en luzerne) et de maïs humide acheté à /-FARMI- Pour "sortir du bois", ça prend beaucoup de muscles, ou un treuil FARMI! Gamme variée d'accessoires pour vous faciliter la tâche.- Plusieurs modèles disponibles, capacité de traction de 7,700 Ib jusqu'à 13,200 Ib.CARACTÉRISTIQUES PARTICULIÈRES 1) Embrayage du tambour actionné par câble tant de l'intérieur de la cabine du tracteur que de l'extérieur: commode et pratique.2) L'attelage du treuil très près du tracteur améliore la stabilité de l'ensemble, tout en permettant un chargement optimum et sécuritaire.«SS»5 es produits FARMI sont distribués au Québec par Kverneland DÉPUANT.TREUILS FARMI ?NOM ADRESSE MARQUE DE TRACTEUR Kverneland inc.1200 Rocheleau, Drummondville Qébec, J2C5Y3, tél.: (819) 477-2055 BA-10-92 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 9 l'extérieur.Les Laliberté produisent bien de l'orge, sur 10 hectares, mais c'est de l'orge de semence.Cette céréale est entièrement vendue.Le revenu sert, justement, à acheter le maïs qui vient remplir le plus petit des deux silos hermétiques.Du maïs humide Les Laliberté ont opté pour le maïs en 1988, l'année de l'achat des silos.Ils ont choisi le maïs humide à cause de son bas prix, et parce qu'il se combine très bien avec l'ensilage de lu- zerne dans un programme d'alimentation.Même en comprenant l'achat du silo et de la rouleuse, les Laliberté estiment qu'ils s'en sortent gagnants par rapport à l'option de la moulée commerciale, beaucoup plus chère.«Les coûts d'alimentation sont aujourd'hui les mêmes qu'au tout début en 1976, affirme Jean-Marie Laliberté, même si on a doublé notre production!» Ils ne voudraient même pas produire eux-mêmes leur maïs.D'abord, la température ne le permet pas tout à Ferme Berthely nature juridique corporation à deux superficie 60 ha en culture 7 ha en boisé cultures foin, orge de semence troupeau 45 Holstein 95 têtes moyenne 8600 kilos MCR 176-182-184 classement 15TB 24 BP 4B alimentation ensilage de luzerne, foin sec, maïs humide fait, et puis ils n'ont pas assez d'espace.«Même si on avait le climat, soutient Jean-Marie Laliberté, je ne sais pas si ça vaudrait la peine d'acheter des terres pour en produire quand on sait qu'il se vend 95 dollars la tonne.» Il en utilise environ 150 tonnes.De la même manière, ils préfèrent donner certains travaux à forfait, comme la récolte de l'ensilage et le criblage des grains de semence.Les Laliberté pratiquent une rotation de cinq ans, avec un mélange de foin contenant 60 % de luzerne.En général, ils n'utilisent pas de plante-abri.L'orge est semée pure.Ils font trois coupes de luzerne par an, sauf l'année de l'ensemencement.D'après une analyse de juillet dernier, la luzerne contient 1,43 mégacalorie par kilo et un taux de protéines brutes de 16 à 19 %.Tous les champs sont drainés.C'est Céline Buteau qui fait lacomp-tabilité, en plus d'aider à la traite et à d'autres travaux.Depuis deux ans, elle utilise un ordinateur et le logiciel Fortune 1000, qui n'est pas un logiciel vraiment spécialisé en agriculture.«On disait qu'il était plus facile à utiliser», explique Jean-Marie Laliberté.L'adaptation du logiciel au contexte agricole a dû lui être facile, puisqu'il a déjà étudié en comptabilité.Il voulait être comptable général agréé.«C'était une porte de sortie au cas où je n'aurais pas eu de ferme, explique-t—il.J'ai toujours voulu avoir une entreprise.» Il a aussi fait un cours d'un an à l'école d'agriculture de Sainte-Croix.Il est président du syndicat des producteurs de lait de sa région.Quant à Céline Buteau, elle a une formation de secrétaire et est administratrice du Club Holstein Lévis-Bellechasse.¦ Construction robuste.Prix intéressants Toutes les batteries ne se ressemblent pas! Les modèles commerciaux, industriels et agricoles de Ford New Holland sont arrimés à la machine pour les protéger au maximum des chocs et des vibrations.Les autres constructeurs se contentent de fixer leurs batteries avec des bandes de colle.Ford New Holland recouvre de colle à l'époxyde tout le fond du plateau en Polyethylene qui reçoit la batterie.Elles y sont donc fixées solidement pour éliminer les risques de courts-circuits provoqués par les vibrations.Les batteries robustes et bien arrimées de Ford New Holland possèdent la résistance supérieure que vous recherchez.Elles vous sont maintenant offertes aux prix promotionnels «Parts-Mart».Renseignez-vous dès aujourd'hui auprès de votre concessionnaire Ford New Holland.FORD l\EW HOLLAND 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 ssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss s$s$$s$ss$s$ssssss$sssssssssssss$$sss$ssssss Vous pouvez prévoir les prix de vos produits Les rapports sur les cultures et le bétail contiennent une mine de renseignements cruciaux.par Pierre Aubin Les divers rapports publiés par les agences gouvernementales qui touchent la production de grains ou de bétail contiennent une mine de renseignements cruciaux dont vous pouvez tirer profit.Que l'on soit en production végétale ou animale, il se publie différents rapports tout au long de l'année qui viennent nous donner l'état des stocks de céréales à une date déterminée, des évaluations de la production ou des évaluations de la disponibilité et de l'utilisation des céréales et oléagineux.En production animale, ce sont principalement des rapports d'inventaire à une date fixe qui sont largement diffusés.Mais il se publie également des rapports sur les stocks de viande à une date fixe, ainsi que des évaluations de la disponibilité et de l'utilisation des viandes tant au Canada qu'aux États-Unis.Les réactions du marché Les intervenants dans le marché ainsi que les analystes sur les parquets des bourses essaient tous de deviner ce que contiendront les rapports d'inventaire de bétail ou de production et d'écoulement de grains et oléagineux.Ceux qui ont prévu avec assez de précision le contenu des rapports sont en position privilégiée pour aller chercher à moyen et long terme des prix au-dessus de la moyenne de l'année.Il y a bien diverses agences dans le secteur privé qui publient régulièrement divers rapports auprès de leur clientèle.Elles cherchent également à brosser le portrait de la situation, soit dans le secteur des grains ou du bétail.Mais, èn bout de ligne, tous se compa- Pierre Aubin est agro-économiste au Bureau des provendes d'Agriculture Canada.I.Offre et utilisation du maïs au Québec 2500 2000 1500 1000 500 0 1988-1989 1989-1990 1990-1991 1991-1992 1992-1993" Estimation basée sur l'enquête réalisée entre le 7 et le 14 août 1992.Stocks de tin de campagne "1 Importations Production Disposition intérieure Dans son estimation du mois d'août, Statistique Canada évaluait que la production de maïs au Québec atteindrait le niveau record de 2 millions de tonnes.Les plants accusent au retard dans leurs stades de développement.Les conditions météorologiques d'ici la récolte pourraient modifier ces prévisions initiales.rent ultérieurement aux données que publient Statistique Canada, Agriculture Canada, le Département de 1 ' agriculture américain (USDA), ainsi que les divers ministères ou agences des gouvernements provinciaux.Pour les producteurs agricoles du Québec, le Bureau de la statistique du Québec publie, entre autres, des rapports qui donnent des données régionales plus détaillées.Les données «officielles» que publient les agences gouvernementales sont celles qui sont le plus susceptibles de faire bouger le cours des marchés après leur publication.Ainsi, si le contenu d'un rapport correspond dans l'ensemble aux attentes du marché, on parlera d'un rapport neutre.On qualifiera un rapport de «bullish» si les données étaient plus basses que les attentes des analystes du marché.Dans ce cas, les prix devraient augmenter par rapport à ceux en vigueur avant sa publication.A l'opposé, si le rapport indique par exemple une production de grains beaucoup plus élevée que ce que provoyait le marché, on qualifiera celui-ci de «bearish» et le cours des prix devrait être à la baisse.Les rapports des agences gouvernementales ont acquis une réputation enviable auprès de la communauté agricole.Plusieurs points jouent en leur faveur: on n'a qu'à penser à toute l'expertise développée au fil des années.Par définition, ces agences gouvernementales sont neutres, puisqu'elles ne sont pas engagées dans le marché, n'étant ni acheteuses ni vendeuses.Du reste, il faut dire que les agences d'information dans le secteur privé, bien que plusieurs aient su établir une bonne crédibilité, n'ont pas accès aux ressources humaines et financières comparables.Examinons maintenant le contenu de deux rapports publiés par le Département de l'agriculture américain.Pourquoi des rapports de l'USDA?D'abord, chacun représente une portion significative du revenu agricole LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 11 II.Offre et utilisation du maïs aux Etats-Unis 1989-90 1990-91 1991-92 1992-93' Prix moyen à la ferme (SU.S./boisseaux): 2,36 2,30 2,37 1,85-2,25 Stocks de fin de campagne Exportations Utilisation domestique L'utilisation domestique du maïs aux États-Unis prévue pour la campagne de 1992-1993 atteindra des niveaux records.Cependant la disponibilité à la hausse (stocks de début + production) conjugué à un marché de l'exportation à la baisse se traduira par une remontée des stocks de report à la fin de la campagne.au Québec, soit l'élevage de porcs et la production de maïs.Et les prix au Canada et au Québec — on le sait — sont largement influencés par l'évolution des cours chez nos voisins plus au sud.D'ailleurs, on se doit d'en tenir compte pour se faire une idée juste des prix à venir pour notre production.Bilan du maïs Lorsque l'on décortique, par exemple, le bilan des disponibilités et d'utilisation du maïs aux Etats-Unis, on retrouve les principales variables pour se faire une idée du niveau de prix auquel on peut s'attendre durant l'année.On y retrouve le niveau des stocks au début de la campagne agricole, la production prévue et les importations, ce qui nous donne l'offre totale.La deuxième section du rapport évalue l'utilisation totale qui inclut la portion utilisée pour l'alimentation animale, humaine, industrielle et les prévisions d'exportations.La disponibilité totale à laquelle on retranche l'utilisation totale nous donne les stocks de report prévus.On y retrouve donc les variables de l'offre et de la demande qui vont avoir un impact sur les prix à court et moyen terme.Prises une à une, les données d'une année ne veulent pas dire grand-chose, si on ne peut les comparer aux campagnes agricoles précédentes.Il faut donc compiler les bilans des années précédentes pour voir comment les prix ont évolué dans le passé en fonction de l'offre et de la demande.D' autre part, ce rapport sur la disponibilité et l'utilisation du maïs américain est révisé chaque mois.Ainsi, on peut tenir compte de l'évolution tant de la production prévue que de l'utilisation sur le marché domestique ou sur le marché de l'exportation.Une fois que l'on a une bonne idée des facteurs fondamentaux qui entrent enjeu, on est en meilleure posture pour établir un plan de commercialisation de sa récolte.Bien sûr, il existe également des évaluations de la disponibilité et de l'utilisation du maïs canadien publiées Production que Canada et le Département de l'agriculture américain publient un rapport sur le bétail qui nous donne une multitude d'informations sur le cheptel porcin.Ces rapports nous brossent un portrait de l'industrie porcine à une date déterminée.On y retrouve, entre autres, les informations suivantes: le nombre total de porcs dans les fermes, le nombre de truies pour la reproduction, le nombre de porcs de marché par strate de poids, le nombre de truies ayant mis bas et devant mettre bas au cours des deux prochains trimestres.Quand on possède cette information, on peut se faire une bonne idée de ce que sera la disponibilité du porc sur les marchés dans les prochains mois et, par conséquent, la fourchette de prix à laquelle on peut s'attendre pour ses porcs de marché.Comme dans l'exemple plus haut, il est aussi judicieux de compiler les rapports d'inventaire du bétail pour pouvoir jauger le comportement du marché en fonction de l'offre et de la demande.Que l'on produise du porc ou du maïs, on ne peut cependant regarder uniquement ce qui se passe dans la production végétale ou animale que l'on commercialise.Il faut également évaluer l'offre et la demande des produits qui concurrencent notre production sur le marché.Par exemple, le producteur de maïs doit regarder la Nombre de porcs dans les fermes américaines au 1er juin Mises-bas sept.- nov.Reproducteurs Porcs de marché Tous porcs confondus La phase d'expansion se poursuit aux États-Unis.Au 1er juin 1992, le nombre de porcs reproducteurs évalué à 7,6 millions de têtes se comparait à 7,5 millions de têtes l'an dernier.Le nombre prévu de mises-bas devrait augmenter de 3% cet automne.Au 1 er juin 1992, il y avait 59,3 millions de porcs sur les fermes aux États-Unis, Le nombre de porcs de marché était en hausse de 6% depuis l'an dernier, et de 10% le 1er juin 1990.par Statistique Canada.Mais, comme le marché américain est celui qui influence le plus le cours du maïs au Canada, nous pensons que ce rapport de l'USDA est des plus pertinents.Par ailleurs, à chaque trimestre, Statisti- disponibilité et l'utilisation prévues des céréales qui peuvent être substituées au maïs: l'orge, le blé, l'avoine.Pour l'éleveur de porcs, il serait bon de voir l'offre à venir pour le boeuf et la volaille sur le marché.¦ 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 $S$$$$$$$$$$SÎ$$$S$Î5SSSÎ$$SSÎ$«S$$$ÎSÎS$SSSS$5S$$$$SSSS$$$S$S$$SS$$SS$SSS$SSS$$S$$SS$SSSS$SSS$SSS$$SS$S$$SS$$S$ Hill Ufr tfrMcíl Le rajeunissement de nos systèmes est nécessaire Nous devons adopter dès maintenant une stratégie marketing plus efficace et adaptée aux nouvelles réalités économiques.par Charles-Félix Ross En 1956, sous l'ère Duplessis, le législateur québécois adoptait la première loi des marchés agricoles permettant l'établissement des plans conjoints de mise en marché.Cette loi quelque peu révolutionnaire à l'époque suivait les recommandations du rapport de la Commission Héon.Cette commission devait trouver des solutions aux problèmes relatifs à la production, à la vente et à la distribution des produits agricoles, et à la protection des intérêts des agriculteurs et des consommateurs.Par le biais des plans conjoints, l'État voulait assurer aux producteurs un instrument apte à les unir et à renforcer leur pouvoir de négociation et d'intervention.Les plans conjoints, basés sur le principe de la vente collective et par les pouvoirs qu'ils conféraient, assuraient aux producteurs une mise en marché efficace et aussi avantageuse que possible de leurs produits.Trente-six ans plus tard, est-ce que la formule des plans conjoints ainsi que les mécanismes de commercialisation qu'ils peuvent impliquer (ex.: gestion de l'offre, promotion et publicité, agence de vente, péréquation des revenus, etc.) permettent toujours l'atteinte de cet objectif?Interrogés par le Bulletin, trois intervenants très engagés dans l'agro-alimentaire québécois ont bien voulu livrer leurs opinions sur le sujet.Les trois sont unanimes sur le besoin pressant de revoir et de modifier nos systèmes de mise en marché et nos politiques agro-alimentaires.Tout effort en ce sens devra aussi s'inscrire dans une démarche conjointe de l'ensemble de l'industrie agro-alimentaire.Cette indus- Charles-Félix Ross est étudiant à la maîtrise à l'Université Cornell.Le secrétaire général de la Coopérative fédérée de Québec, Mario Dumais.est relativement optimiste face à l'avenir.trie devra être de plus en plus axée sur les besoins des consommateurs.Elle devra être compétitive, adaptée à l'évolution des marchés et souple dans sa structure et sa réglementation.«Rien n'est éternel.Les agriculteurs québécois doivent bannir de leur vocabulaire l'expression droit acquis.» - Robert Allard Selon le président de la Fédération des producteurs de pommes du Québec, Robert Allard, les agriculteurs québécois doivent bannir de leur vocabulaire l'expression droit acquis.«Dans ce monde, rien n'est garanti et il faut toujours travailler d'arrache-pied pour conserver ce que l'on possède», af-firme-t-il.Il faut comprendre aussi que nos systèmes ne sont pas inattaquables et apprendre à être souple et ouvert afin de pouvoir les adapter plus facilement aux nouvelles réalités économiques.Robert Allard croit, par exemple, que les producteurs dans le secteur laitier ont manqué de souplesse lorsque le système était généreux et qu'il y avait une croissance à gérer.En effet, durant cette période, les besoins du marché changeaient et les consommateurs désiraient de moins en moins de produits à forte teneur en matières grasses.Malheureusement, les producteurs de lait se sont assis sur leurs droits acquis et ont graduellement décollé du marché.Ils n'ont pas su déceler à temps les changements d'attitudes du consommateur en continuant de produire en quantité de la matière grasse, la composante du lait en fonction de laquelle ils étaient payés.De plus, toujours selon Robert Allard.presque tous les programmes de soutien ou d'aide aux producteurs devraient être modifiés.L'ASRA est un exemple de droit acquis qu'il faudrait remettre en question.Si le concept de l'ASRA n'est pas bête du tout, l'utilisation qu'on en fait n'est pas extraordinaire.Par exemple, dans le maïs-grain, les superficies cultivées augmentent chaque année, et cela, même si le marché est saturé.De plus, certains producteurs de cultures commerciales produisent du maïs-grain d'année en année sans effectuer de rotation.«Le problème est que les producteurs produisent du maïs et se foutent complètement de ce que le prix sera, car, de toute façon, ils savent que l'ASRA viendra compenser les faiblesses du marché.» Il faudrait donc réviser les programmes d'aide pour qu'ils jouent vraiment leur rôle de stabilisation et favorisent le rapprochement des producteurs aux réels besoins du marché.M.Allard ajoute aussi que les producteurs de maïs-grain qui produisent année après année ne respectent pas la mission de l'agriculture québécoise en ce qui a trait au développement durable.«On critique beaucoup les Américains, dit-il, mais on s'en vient un peu comme eux.Malheureusement, on est encouragé à le faire.» D'ailleurs, M.Allard trouve décevante l'attitude de nos gouvernements en matière de commerce international pour le secteur agricole.Selon lui, le Canada et le Québec ont LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 13 SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS^ toujours été exemplaires par la bonne gestion de leurs surplus et sur le plan environnemental.Malheureusement, avec le GATT et l'accord sur le libre-échange, il faudrait plier et payer le prix pour les erreurs des autres.Le gouvernement devrait donc défendre plus l'agriculture d'ici.En effet, il faut bien s'avouer que, si les producteurs de maïs-grain du Québec font de plus en plus comme les Américains, c'est qu'ils y sont un peu forcés.«On ouvre «La compétitivité est un atout indestructible.Nous devons passer à l'attaque.» - Mario Dumais les frontières, dit-il, mais comment concurrencer les Américains si on n'a pas les mêmes outils.» Robert Allard affirme enfin qu'il faut changer nos systèmes de mise en marché et adapter nos politiques agricoles, mais pas à n'importe quel prix.De son côté, le secrétaire général de la Coopérative fédérée de Québec, Mario Dumais, est relativement opti- miste face à l'avenir.L'agro-alimen-taire québécois est un secteur très dynamique et efficace.Si l'ouverture des marchés menace le fonctionnement actuel de nos institutions et de nos systèmes de mise en marché, la compétitivité et l'efficacité des agriculteurs et de leurs secteurs sont indestructibles.En fait, même si le poids politique de F agro-alimentaire québécois diminue au fil des années, les entreprises agricoles sont bien gérées, et cela, personne ne pourra nous l'enlever.«Nous devons donc regarder en quoi nous sommes bons, quels sont nos avantages et passer à l'attaque», avoue M.Dumais.Il avoue aussi qu'il est découragé par l'éternel défaitisme de certains leaders de F agro-alimentaire québécois.«Il faut arrêter de broyer du noir, dit-il.On doit plutôt s'asseoir et regarder les chances qu'offre l'ouverture des marchés.» Selon lui, la question n'est pas de savoir si on aime ou pas le concept de la libéralisation des échanges en agriculture, mais plutôt qu'il faut faire face à cette réalité.De l'avis de M.Dumais, le principe de la vente collective doit être con- À la Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ), le directeur général adjoint, Mario Hébert, croit qu'il faut saisir le changement par les cornes.serve, car il permet aux agriculteurs d'améliorer leur rapport de force tout en leur permettant déjouer un rôle plus actif dans l'économie.Cependant, ces systèmes de mise en marché collectifs devront subir une cure de rajeunissement et devront ressembler plus à ce qui se fait déjà dans le porc qu'à ce shindahva EX OBTENIEZ GRATUITEMENT UN NECESSAIRE D'AFFÛTAGE (OBECOW) Promotion du 25 août au 25 novembre 1992 Chez les marchands participants UN COFFRE Adapté pour tous nos modèles UN PROTECTEUR DE CHAÎNE ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ N CHOIX FIABLE Génératrice Drurnmond, votre monuiacturier de groupe KÖHLER, se révèle un choix fiable.La gamme des groupes électrogènes KÖHLER GÉNÉRATRICE DRUMMONDI INC.4825, route 139 St-Nicéphore (Québec] J2B 8B3 Service 24 heures (819] 472-4076 (6D est l'une des plus complètes au monde.Disponibles en capacités de 2.25 à 1 500 kW, üs sont offerts en source d'alimentation primaire ou d'urgence.KÖHLER® VENTE - 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produits.«L'heure est à la planification stratégique.» - Mario Hébert À la Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ), le directeur général adjoint, Mario Hébert, croit qu'il faut saisir le changement «par les cornes».Comme M.Dumais, il est convaincu qu'il y a de bons côtés à l'ouverture des marchés.«Nous entrons dans une ère de changements qui, dans certains cas, sont fondamentaux, dit-il.Il y a deux attitudes possibles: on peut y résister ou encore chercher à saisir les occasions qui y sont rattachées.C'est par une gestion efficace que le changement sera traduit en occasions d'affaires.» La FPLQ a donc déclenché l'opération «planification stratégique».Cette opération a pour Les objectifs fondamentaux du syndicalisme agricole québécois Procurer aux producteurs et aux productrices, et ce, où qu'ils se trouvent, des conditions de vie et des revenus comparables à ceux qui existent dans l'ensemble de notre société.Faire en sorte que ce soient les mécanismes d'un marché efficace qui conduisent à ces conditions et non une dépendance excessive des fonds publics.Maintenir une structure de production basée sur la ferme familiale.objectif de déterminer un plan d'action qui servira de guide à la production laitière québécoise pour les mois et les années à venir.Dans ce plan, tout sera remis en question.Les moyens traditionnels de mise en marché seront scrutés à la loupe.La FPLQ sera même ouverte à toute suggestion visant à améliorer, ajuster ou modifier la gestion de l'offre.Les stratégies adoptées dans ce plan d'action devront cependant, souligne M.Hébert, respecter les objectifs fondamentaux du syndicalisme agricole québécois.«Si les systèmes sont modifiables, l'atteinte de ces objectifs fondamentaux, elle, est incontournable.» Ce que seront les résultats de cet exercice de réflexion, M.Hébert l'ignore.Cependant, il est important, selon lui, et cela autant pour le secteur laitier que le reste de l'agro-alimen-taire québécois, de trouver des stratégies pour faire face au changement.«L'inertie et l'inaction sont beaucoup plus inquiétantes que le changement lui-même.» ¦ TUBREX CALKERPJSS LA NOUVELLE GÉNÉRATION DE CHAULANTS FERTILISANTS Riches en POTASSIUM, CALCIUM MAGNÉSIUM, SOUFRE et très finement moulus « Pour abaisser mes coûts de production et améliorer mes rendements » J0 Tél.: (514) 759 lö|*iOp 'Fax : (51*4) 759-0223 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 15 Du commerce par satellite Grâce à son antenne de télévision, Jean-Pierre Vinet suit à la trace les prix du grain, du boeuf, du porc, du pétrole, le Dow Jones.par Aubert Tremblay Aqui vous fiez-vous pour commercialiser votre grain?À un commerçant?À Cérégrain?De plus en plus de producteurs se fient à un satellite! C'est le cas, par exemple, de Jean-Pierre Vinet, de Saint-Louis-de-Gonzague.Dans son bureau, l'électronique règne en maître: télécopieur, ordinateur, modem, sans compter le photocopieur.Mais ce qu'il y a de plus original est dehors, près de la piscine.Une banale antenne parabolique, dites-vous?Oui, sauf qu'elle ne capte pas seulement la télévision américaine, mais aussi la bourse de Chicago, de Winnipeg, et de New York.Grâce à elle, Jean-Pierre Vinet est toujours au courant des prix du maïs, du soya, du blé, des engrais, même du pétrole! Sans compter l'indice Dow Jones, la météo de toute l'Amérique du Nord et les derniers événements importants dans les marchés du grain (arrivages, grosses ventes, etc.).Il y a deux ans déjà que Jean-Pierre Vinet a décidé déjouer sa carte dans le poker des marchés à terme.«Pour avoir toujours du grain disponible à vendre, explique-t-il.» Il produit 3500 tonnes de maïs sur ses 400 hectares.Son accès à la bourse lui permet surtout de moins dépendre des autres.Si quelqu'un lui dit un jour que les prix vont baisser parce qu'il y a un bateau rempli de grain qui arrive, il peut lui répondre: «Y'a rien là, 25 000 tonnes de grains, ça ne changera pas le prix!» Et puis, l'investissement n'est pas énorme.L'installation lui a coûté, au total, 3500 dollars, en comprenant le décodeur pour la télévision.Il estime que l'antenne parabolique seule, avec le décodeur permettant d'avoir accès Aubert Tremblay est journaliste pigiste.Jean-Pierre voulait une antenne pour sa télévision.Il s'est retrouvé avec un outil de commercialisation.aux renseignements sur les marchés, aurait coûté autour de 1200 dollars.Plus les frais d'abonnement de 29 dollars par mois.«Même si ça ne me faisait gagner que deux dollars la tonne, souligne Jean-Pierre Vinet, ça me ferait 6600 dollars de plus au bout de l'année.» «Il y a des groupes de producteurs que je suis depuis quelques années, explique le consultant Stéphane Damato (un spécialiste, voir encadré), et qui réussissent à aller chercher facilement cinq dollars la tonne au-dessus du prix du marché.» Le seul danger, c'est d'attraper le virus du «gambling».Mais il y a un vaccin: ladiscipline.Jean-Pierre Vinet essaie d'écouler son grain sur toute l'année, à raison de 330 tonnes par mois.En novembre et décembre, il ne vend rien, car le prix est trop bas.Son système se nomme «X-Press».En plus des cotes en bourse et des prix, il offre la météo, des nouvelles (La récolte va être bonne?Il y a un embargo?.), et des analyses de l'état des marchés du porc, du boeuf, du coton, de l'énergie, des devises.Mais X-Press a le désavantage de n'être pas très rapide, selon lui.Les prix ne changent que lorsque, à l'autre bout des ondes, les responsables jugent que le changement est assez important.«Je préférerais que ce soit à chaque transaction», déplore Jean-Pierre Vinet.Il existe plusieurs systèmes du même genre, qu'on appelle des systèmes «de quotation».D'après Stéphane Damato, X-Press n'est pas le plus populaire.Le plus vendu serait DTN (pour Data Transmission Network), à cause de son bas prix: environ 40 dollars par mois plus des frais d'installation de 500 dollars, antenne et écran fournis.Il donne les prix toutes les 10 minutes, ce qui est amplement suffisant pour un producteur.Il permet aussi de faire des graphiques rudimen-taires permettant de suivre l'évolution des prix et offre un réseau de nouvelles respectable.Par contre, il n'a pas de banque de données (X-Press non plus, semble-t-il) et a la mémoire très courte: on ne pourrait pas garder les renseignements plus d'une journée.On peut par contre les imprimer.D'après un article paru dans la revue Country Guide d'avril dernier, DTN aurait quelque 65 000 abonnés au Canada et aux 16 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 Un outil indispensable! s$s$ssss$$$$$$sss$$$s$$$sssss$$s$$$$sss$$$s$sss$s$$$ États-Unis.Le deuxième système le plus populaire, selon Stéphane Damato, serait Future Sources.Mais c'est un outil très élaboré conçu pour les courtiers et les commerçants.Il coûte facilement 1000 dollars par mois et il n'aborde pas le marché des actions, seulement les transactions à terme.Par contre, il permet de faire des graphiques et des analyses techniques très poussées.Il a aussi une immense banque de données («Jusqu'à quinze ans en arrière, je pense.»), bien divisée pour en faciliter l'utilisation.Les autres systèmes offerts dont Stéphane Damato a déjà entendu parler s'appellent CMQ, CNS et Reuter.Le dernier, issu de la célèbre agence de presse, offre le meilleur réseau de nouvelles, mais est très dispendieux.CNS serait celui dont les nouvelles sont les plus faibles.Quant à CMQ, Stéphane Damato le connaît très peu.Dans l'article du Country Guide, on parle de deux autres produits: Globalink et FarmDayta.Le premier serait distribué au Manitoba par Voth Systems of Manitou.Il permet de stocker l'information dans un disque dur pour la revoir plus tard, ou faire des graphiques.Jean-Pierre Vinet n'a pas cette possibilité, mais il ne la juge pas indispensable.Lorsqu'il veut un graphique, il demande à son courtier.DTN aussi permet de stocker l'information, mais il faut payer un supplément.Par contre, la compagnie américaine FarmDayta se serait trouvé un distributeur au Québec: Bronn Enterprises, de Ormstown.L'abonnement est un peu plus cher que celui d'X-Press, et il ne comprend pas l'accès aux marchés autres que ceux du grain, niais l'antenne et l'ordinateur sont fournis.Jean-Pierre Vinet compte l'essayer quelques mois.«Il n'y a pas de système qui me satisfait complètement», avoue Stéphane Damato.Le produit idéal, en plus d'offrir une grosse banque de données et-la possibilité de faire des graphiques, donnerait aussi des renseignements sur les marchés comptants locaux.«Actuellement, on n'a que les marchés comptants américains, dé-plore-t-il, qui ne peuvent servir que de référence.Pour le Québec et l'Ontario, on n'a presque rien.» Il faut se rabattre sur les lignes téléphoniques du ministère de l'Agriculture ontarien et de la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec.Mais ce sont des systèmes lents et incomplets, d'après lui.¦ par Aubert Tremblay i vous faites plus de 1000 ton-O nés de grain par an, il est impératif pour vous d'avoir un système de quotation.» Non, ce n'est pas un vendeur qui parle, mais un consultant en commercialisation des grains, Stéphane Damato.Il s'est donné une mission: aider les producteurs à être plus autonomes.«La mise en marché, ça a toujours été le mouton noir des producteurs, déplore-t-il.Ils se lèvent vite debout quand il s'agit d'assurance-stabilisation, mais quand on parle de mise en marché, ça passe comme un fantôme.» Il trouve que les fédérations pensent encore trop «gestion de l'offre».«Ce n'est pas ça, le besoin, estime-t-il; il ne faut pas prendre les producteurs pour des idiots.Il faudrait plutôt leur donner des outils, comme un bon système de quotation.» Il est convaincu qu'il serait facile de bâtir un système approprié à nos conditions, qui offrirait aussi les prix des marchés locaux.«On devrait pousser le MAPAQ à le faire», lance-t-il.Rien que sur le marché du comptant et des primes, il y aurait de bons profits à faire, d'après lui.Mais on manque d'information.«Il y a beaucoup d'ouvrages sur la bourse, mais très peu sur le marché comptant et encore moins qui soient spécialisés dans les grains.» Même la formation des agronomes serait pauvre.«Au Collège MacDonald, je n'ai eu aucun cours sur la mise en marché des céréales.» C'est en travaillant pour la Coopérative fédérée, la Régie des assurances agricoles et différents commerçants que Stéphane Damato a fait ses armes.C'est aussi là qu'il a compris l'importance de la commercialisation.Un simple système de quotation, d'après lui, «ça donne un meilleur rendement que l'assurance-stabilisation».Puis il ajoute: «A la limite, on pourrait même se passer d'assurance!» ¦ ©Husqvarna FORET & JARDIN A L'ACHAT D'UNE SCIE HUSQVARNA MODÈLE 36 - 45 OU 51 Recevez Gratuitement' coffre pour votre scie lusqvarna et une i annette d'huile Husqvarna 2 temps 250 lllL f '1 Kir i ¡i i li'M r; is Iii nur chez Ics < Iriniìlui ifs / «/Miri/» uns BUCCANEER pislribué i>(ìr Industries Buccaneer Ltée 200, Hamford Lachute (Québec) J8H 412 Tél.: (514) 562-8551 Fax: (514) 562-6067 !® Husqvarna LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 17 C 0 II R R GESTIONNAIRE SSSS$$$$S$$$$S$$S$S$$$$S$S$$S$S$$$$$SS$$$$$$$$$$$$$$$$SS$$$S$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$S5$ Si votre entreprise est en difficulté financière Il n'y a pas de subventions directes pour vous aider, mais il existe des services de soutien et des programmes discrétionnaires.par Gaétan Villeneuve et Sylvie Bouchard EN DÉFICIT DEPUIS DEUX ANS Q.: Je suis producteur laitier.Mes états financiers affichent un profit net de 12 000 $.Pourtant, mon banquier m'affirme que mon exercice financier est déficitaire depuis deux ans.Comment est-ce possible?R.: Vos états financiers ont été préparés à des fins fiscales.Ceci veut dire que les retraits personnels et les remboursements de capital sur les emprunts ne figurent pas comme une dépense aux états financiers mais comme un mouvement au bilan.Votre banquier analyse vos états financiers en calculant les sorties réelles d'argent en exercice.Il ajoute donc vos retraits personnels aux dépenses d'exploitation et remplace l'amortissement par les remboursements de capital.Il faut dire que souvent la différence entre 1 ' amortissement et les remboursements de capital n'est pas grande, mais le fait d'ajouter les retraits personnels aux dépenses de ferme peut faire toute la différence.Il est très fréquent que des états financiers donnent des résultats positifs alors que, en réalité, l'entreprise est en déficit.Un calcul simple vous permet de connaître vos résultats réels (voir l'exemple) et de prendre les moyens nécessaires pour redresser la situation le plus vite possible.Exemple: calcul de profit net réel Profit net aux états financiers 12 000$ + amortissements + 11 000$ - remboursements de capital sur emprunts - 13 000$ - retraits personnels (coût de vie, achats personnels) - 25 000 $ = déficit -15000 S UN PROBLEME STRUCTUREL Q.: Depuis quelques années, j'ai de la difficulté à payer mes comptes.La situation se détériore d'année en année.Mon banquier me recommande de réagir.Que puis-je faire?R.: Vous semblez avoir un problème de déficit permanent.C'est ce qu'on appelle un problème structurel, c'est-à-dire une déficience imbriquée au sein de l'entreprise.Dans un tel cas, il est primordial d'analyser à fond toutes les composantes de la ferme afin de découvrir précisément quelle est la (ou les) cause réelle du déficit.Ensuite, il s'agit d'élaborer un plan de restructuration financière ou un plan de redressement.L'objectif est de trouver des solutions permanentes pour régler le déficit.On recherche les avenues possibles, on choisit la meilleure et on l'applique.Ces exercices sont difficiles.En effet, le producteur éprouve souvent de la difficulté à analyser ses problèmes objectivement.Il vaut mieux aller chercher de l'aide, par exemple au Bureau d'examen de l'endettement agricole, chez votre con-seiller du MAPAQ ou chez un consultant privé.DES SUBVENTIONS POUR LES ENTREPRISES EN DIFFICULTÉ Q.: Existe-t-il des subventions pour les entreprises en difficulté financière?R.: Il y a peu de subventions relatives aux entreprises en difficulté financière et ce- sont rarement des subventions directes.Ce sont plutôt des services de soutien ou des programmes discrétionnaires.Le service de soutien le plus important est le Bureau d'examen de l'endettement agricole (tél.: (418) 648-2426).Un agriculteur en difficulté peut présenter son cas pour un examen qui facilitera la conclusion d'un arrangement avec ses créanciers.C'est un service tout à fait gratuit qui peut vous aider à établir un plan de redressement.Le comité de médiation du Bureau utilisera le rapport complet de votre entreprise qui aura été préparé par un agronome consultant privé.En plus, le Bureau peut payer une partie des consultations professionnelles nécessaires à l'application du plan de redressement.La Société du crédit agricole du Canada (S.C.A.C.) a de son côté une subvention directe, le Fonds d'aide du gouvernement fédéral aux agriculteurs en difficulté financière.Il s'agit d'un programme discrétionnaire.Sur recommandations du Bureau d'examen, la S.C.A.C.peut appliquer des subventions en vue d'obtenir des concessions relatives à ses prêts, par exemple des réductions d'intérêts.On peut parler aussi de programmes ponctuels ad hoc du MAPAQ pour des situations particulières et des crédits spéciaux de l'Office du crédit agricole du Québec.Ces organismes peuvent décréter la création d'un programme spécial relatif à une production agricole en difficulté.Qu'on se souvienne du programme de consolidation des entreprises d'engraissement de bovins de boucherie de 1 ' année dernière.Le MAPAQ avait alors décrété la formation d'un important programme d'aide directe pour les producteurs en difficulté.À notre connaissance, il n'y a pas de tels programmes en vigueur actuellement.¦ Gaétan Villeneuve, agronome et économiste, est consultant privé en économie agricole, à Saint-Hyacinthe.Vous avez des questions concernant l'économie ou la gestion agricole?N'hésitez pas à nous écrire ou à nous téléphoner: Courrier du gestionnaire Bulletin des agriculteurs 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Mtl: 382-4350 Extérieur: 1-800-361-3877 18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 $$$$$$$$$£ VOX POPULI Comment voyez-vous l'avenir?Cinq producteurs livrent leurs opinions.Tous s'entendent sur un point: pas question d'exporter dans les conditions actuelles.par Aubert Tremblay Comment avez-vous réagi à la volte-face de l'UPA, qui annonçait pendant le sommet de Trois-Rivières qu'elle allait dorénavant se tourner vers les marchés extérieurs?Avez-vous des inquiétudes face à 1 ' avenir?L'approche des nuages du GATT vous a-t-elle déjà poussé à modifier la gestion de votre ferme?Autant de questions que Le Bulletin a posé à quelques-uns d'entre vous.Rien de scientifique dans ce mini-sondage, bien entendu.Seulement quelques opinions entendues au hasard des rencontres.Une surprise: les points de vue concordent sur bien des thèmes.et tous sont passablement optimistes.Exporter?C'est trop cher! La question de 1 ' ouverture vers l'ex-térieur est celle qui a suscité plus de réactions différentes.Pas nécessairement sur le fond, mais sur l'action de l'UPA elle-même.Germain Côté de Stoke, par exemple, a été «déçu».«Que l'UPA le fasse, c'était à prévoir, explique-t-il.Mais je n' aurais pas pensé que le président irait aussi loin.» Jean-Marie Proulx, d'Oka, a trouvé que l'UPA montrait «presque de la panique».Et il se demande s'il ne s'agissait pas là de voeux pieux.«Je vais y croire quand je vais le voir», ajoute-t-il, en précisant que, pour lui, «l'exportation, c'est une fausse route».Dans le même sens, Normand Quirion de Coaticook «y croit plus ou moins».Quant à Régine Isabey de Saint-Mathias-sur-Richelieu, elle se dit, résignée, que «ça a l'air d'être l'avenir, mais que ce n'est peut-être pas une bonne solution».Il n'y a que France Lamonde, de Saint-Jean-Chry sostome, présidente de la Fédération des syndi- Auberl Tremblay est journaliste pigiste.• I Pour Germain Côté, de Stoke, c'est clair: «Ils rêvent, ceux qui ont 30 vaches et qui se disent qu'ils n'en auront pas plus.» cats de gestion du Québec, qui a vu la prise de position de l'UPA «de façon positive».Mais c'est parce qu'elle croit que «quand l'UPA dit ouverture, ça veut dire aussi s'ouvrir sur les marchés locaux».De toute façon, à peu près tout le monde s'entend sur un point: pas question d'exporter dans les conditions actuelles.Pour le faire, il faudrait que les producteurs n'aient plus à supporter la note seuls.Les industriels devront absolument faire leur part.«On ne peut pas exporter juste avec la participation des producteurs, résume France Lamonde.Mais, à partir du moment où toute l'industrie participe, ça peut devenir rentable.» «Mais c'est sûr que ce seront encore les producteurs qui vont payer la plus grosse partie de la facture», « s'inquiète Jean-Marie Proulx.Et il croit qu'au fond «on n'est pas de taille».«Qu'on nous donne F assurance-stabilisation, lance quant à lui Germain Côté, et on va en faire de l'exportation!» C'est pour ces problèmes de financement, d'ailleurs, que la plupart des personnes interrogées voient d'un L'exportation a l'air d'être l'avenir, mais ce n'est peut-être pas la bonne solution», dit Régine Isabey, résignée.oeil favorable la nouvelle «approche filière» que semblent vouloir adopter les différents intervenants de la chaîne agro-alimentaire.Mais là encore on LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 19 Capital Plus faible teneur en balle et rendement supérieur à toute autre variété d'avoine recommandée.Plante à tige courte dotée d'une bonne résistance à la verse et à l'égrenage spontané.Mise au point par Agriculture Canada, à Sainte-Foy.Marion Maturité hâtive et bonne résistance à la verse, rendement élevé et très gros grains.Pourcentage de balle plus faible que la plupart des autres variétés.Mise au point par Agriculture Canada, à Sainte-Foy.Résistance supérieure à la verse.Bonne résistance à l'égrenage spontané à la jaunisse nanissante de l'orge (BYDV).Grain gros et gonflé.Faible teneur en balle et poids spécifique élevé.Rendement excellent.Mise au point par Agriculture Canada, à Sainte-Foy.Tige courte et rigide, grain volumineux et faible pourcentage de balle.Rendement élevé et bonne résistance à la verse.Mise au point par Agriculture Canada, à Sainte-Foy.SEMENCE CERTIFIÉE Informez-vous auprès de votre fournisseur SeCan sur la productivité de ces variétés dans votre région, et consultez les recommandations gouvernementales.Maturité hâtive et rendement excellent, grain volumineux et poids spécifique élevé.Tige plus longue que celle des autres variétés.Mise au point au Collège MacDonald.L'Association SeCan ^¦H Partenaires dans la recherche de meilleures récoltes 200-57 Auriga Drive.Nepean, Ontario K2E 8B2 sss$$$$ss$ssssssss$$sss$sssssssssssss$s$sssssssssss$$$sssssssssss$ss$sssssssssssss$$ss$s^ssssss$$ssssssssss$$$s$$sssssssssssss$sssssss$sssssssssss$sssssss$s$s$sss$ trois pour que le Québec puisse y avoir Normand Quirion, de Coaticook, affirme que le système de quota demeure le meilleur, mais qu'il faudra l'ajuster.attend les gestes concrets.France Lamonde est la plus optimiste: «Je ne sais pas quel résultat ça donnera, mais je suis certaine qu'il va sortir quelque chose de positif de tout ça.» ' La plupart des personnes interrogées considèrent qu'il faut d'abord s'occuper du marché intérieur.Jean-Marie Proulx est même allé jusqu'à proposer, en assemblée, de faire une nouvelle classe de lait destinée à la création de nouveaux produits ou à l'incorporation de lait dans des denrées existantes.Il donne l'exemple de certains gâteaux Stuart, faits avec de la margarine.«Je serais prêt à leur vendre 2 % de mon quota à 32 dollars le cent litres plutôt que de le produire sans être payé ! Ce serait plus payant que d'aller vers l'exportation, qui est déjà encombrée.» Mais on lui oppose une inquiétude: les acheteurs n'en profiteront-ils pas pour exiger un prix plus bas pour d'autres classes?On est capables D'une manière générale, on s'entend pour dire que le système des quotas, c'est bien beau, mais qu'il faudra l'adapter.«Ça demeure le meilleur, dit Normand Quirion, mais il faut l'ajuster.» «Moi, je viens de France, continue Régine Isabey.On a vécu la période d'avant les quotas.Je sais que les quotas, c'est une sécurité financière même si, pour l'instant, c'est moins drôle avec les coupures.» Quant à France Lamonde: «Je ne sais pas si les quotas resteront, mais il va rester une forme de contrôle.» Laquelle?Difficile à dire.Mais elle croit que les producteurs sauront rester structurés.Quant à savoir si nos fermes sont assez solides pour supporter la concurrence américaine et internationale advenant la chute des frontières commerciales.c'est partagé.France Lamonde, encore une fois, met sa confiance dans les organisations: «On est , capable de trouver les moyens de passer au travers.Les gens se parlent ici, contrairement aux Américains.» Elle croit aussi qu'il faudra miser sur | la qualité du lait, déjà su-à celle des États-Unis, peneure d'après elle.Jean-Marie Proulx estime aussi que, côté qualité, «on a une longueurd'avance», mais qu'il faut, pour la garder, se méfier des trop grosses entreprises de transformation.De toute façon, les Américains ne lui ont «jamais fait peur».«Ils agissent toujours à court terme, explique-t-il.En Californie, ils n'ont pas d'eau.En Floride, ils ne tiennent pas compte de l'environnement.Un jour, il va falloir qu'ils se conforment.» Quant à la fameuse main-d'oeuvre mexicaine bon marché, il mise sur le libre-échange à accès aussi.«Si les lois étaient les mêmes, opine pour sa part Normand Quirion, on pourrait concurrencer les meilleurs fermes des États-Unis.» «Ici, on calcule plus nos résultats, continue Régine Isabey, moins confiante; j'espère que ça nous donne un avantage comparatif.» Plusieurs sont déjà convaincus qu'il faudra dire adieu aux plus petites fermes.Pour Germain Côté, c'est clair: «Ils rêvent, ceux qui ont 30 vaches et qui se disent qu'ils n'en auront pas plus.» Point de vue partagé par Jean-Marie Proulx: «Quarante vaches, Selon Jean-Marie Proulx, d'Oka, l'exportation, c'est une fausse route.La présidente des syndicats de gestion du Québec, France Lamonde, voit la prise de position de l'UPA de façon positive.oublie ça! Depuis dix ans, on a amélioré notre efficacité en gardant de petits troupeaux, mais là il va falloir dépasser les 500 000 litres.» Ces deux-là, d'ailleurs, commencent déjà à se préparer aux coups durs.Si les quotas venaient à disparaître, par exemple.Jean-Marie Proulx vient d'investir dans l'agrandissement de son étable.«On s'organise pour pouvoir accueillir une vingtaine de vaches de plus.» Il n'achète presque plus de quotas.Mais il a l'avantage d'avoir le marché de Montréal à sa porte.Germain Côté, lui, pense à un regroupement local.Il estime que, sans les règlements sur le quota et le transport, il pourrait vendre son lait un bon dix dollars de moins l'hectolitre.«On est sept ou huit producteurs de plus de deux millions de livres chacun dans le coin.On achèterait notre propre camion et on irait négocier nos prix.» ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 21 I Les nouveaux tracteurs Ford PowerStarr Plus puissants, ils permettent d'en faire plus. Plus puissants.Les tracteurs Ford PowerStar.Ces tracteurs de 66 à 106 HP s'adressent aux opérateurs qui recherchent une puissance et une performance supérieures en plus de la traditionnelle fiabilité Ford.Les moteurs Genesis vont plus loin et tirent plus fort! Quand un moteur Genesis est soumis à une lourde charge, il possède le couple nécessaire pour réagir en conséquence et vous tirer d'affaires—sans rétrograder! A la fin de la journée, vous quittez les champs moins fatigué, et vous en avez fait plus! Ce couple additionnel provient d'une circulation d'air plus efficace, d'une meilleure alimentation en carburant et d'une plus grosse cylindrée.Une performance supérieure à moindre coût! La circulation d'air plus efficace des nouveaux moteurs Genesis assure un meilleur mélange air-carburant, une combustion plus efficace et un minimum de perte à la pompe.Le nouveau profil des cames améliore également le levage des soupapes et la synchronisation.Avec les tracteurs PowerStar, vous bénéficiez d'un rendement supérieur ainsi que d'une réduction des frais de carburant et des gaz d'échappement.En bref, vous économisez de l'argent, et vous en faites plus.De nouvelles boîtes de vitesses synonymes de productivité La boîte Puise Command 16 X16 et la boîte synchronisées 12 x 12 sont deux nouveautés qui, en plus des fiables modèles 8x2 et 16x4, vous permettent d'adapter votre nouveau tracteur Ford PowerStar à vos exigences particulières.Passez sans tarder chez un concessionnaire de tracteurs Ford pour constater comment les tracteurs Ford PowerStar peuvent vous aider à en faire plus! FORD l\EW HOLLAND INTERNATIONAL L'exportation agro-alimentaire stimule l'économie Les ventes de produits alimentaires aux États-Unis sont essentielles au développement de l'économie provinciale.par Hugh Maynard Même si on a fait beaucoup de publicité au sujet de l'exportation de F hydro-électricité, l'un des secrets les mieux gardés du Québec est que la province vend plus de produits agricoles et alimentaires aux États-Unis que de courant électrique.Si on considère que les Américains produisent en abondance la plupart des produits qu'ils consomment, les ventes agro-alimentaires faites au sud de la frontière deviennent encore plus impressionnantes.De fait, le marché américain n'est pas une cible facile, comme vous le diront les producteurs de porcs canadiens qui font face à des droits compensatoires substantiels.Pour s'ouvrir une brèche dans ce marché, il faut beaucoup de planification.En effet, il s'agitde prévenir les embûches découlant, par exemple, de l'inspection ou de la réglementation de l'étiquetage.Avec un tiers de la population des Etats-Unis vivant à moins d'une jour- Hugh Maynard est rédacteur en chef du magazine Québec Farmers' Advocate.Myra Clement est responsable du développement du commerce avec New York.Elle y fait la promotion des hauts standards canadiens de qualité.née de route de la frontière canadienne, les missions économiques des gouvernements canadien et provinciaux ont acquis un rôle de plus en plus important, lorsqu'il s'agit de guider le ven-deurpotentiel dans l'immense marché américain.Il existe actuellement 14 consulats canadiens et 12 bureaux affiliés qui s'occupent du commerce vers les États-Unis.De plus, 8 missions économiques du Québec, 6 de l'Ontario et un total de 4 pour les provinces de l'Ouest canadien s'ajoutent à celles déjà mentionnées.Il faut dire que la ville de New York représente à elle seule plus de 10 millions de clients potentiels, tout en étant un centre majeur de distribution et de mise en marché d'aliments.Myra Clément, une Américaine qui a travaillé plus de dix ans à Montréal, s'occupe maintenant du secteur agroalimentaire dans «The Big Apple» pour le ministère de l'Agriculture et des Aliments de l'Ontario (OMAF).Elle occupe le poste de directrice du développement économique.Selon elle, nous avons toutes les raisons de croire que les États-Unis continueront à être un énorme marché et que les exportations sont le seul chemin par lequel le secteur alimentaire pourra prospérer.Elle remarque que certains produits de spécialité, tels les paquets-cadeaux, les aliments préparés congelés et kasher et l'eau canadienne embouteillée, sont les secteurs de ventes dont la croissance est la plus forte.Une intermédiaire convaincue À vrai dire, Myra Clément est une intermédiaire convaincue.Elle assiste aux expositions alimentaires, donne des séminaires aux acheteurs américains et canadiens.Elle amène même des acheteurs éventuels visiter les fermes de l'Ontario pour leur faire voir à quoi ils peuvent s'attendre de la part de leurs fournisseurs.«J'essaie de faire la promotion des hauts standards cana- Économisez jusqu'à 60% sur votre facture d'électricité en utilisant les ventilateurs Multifan(12à 16 po.) et AGRIFAN.CP.280, Roxton Pond (Québec) JOE 1Z0 Tél.: (514) 372-1347 / (418) 424-3827 • Fax: (514) 372-8485 24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$S$$$$$$$S$$$$$$$$$$$$$i diens de santé et de sécurité», note-telle.Cette mission économique communique ses informations aux autres provinces, ce qui, pour Cari Masters, agent général de l'Ontario pour les États-Unis, est très important.Il supervise les 125 milliards de dollars de la province que représente pour eux le marché américain, une somme qui, d'ailleurs, fait de l'Ontario le second plus grand partenaire commercial, derrière le Canada mais avant le Japon.«Nous pouvons avoir des différences politiques entre nous, mais nous ne devons avoir qu'une seule voix ici, affirme Cari Masters, autrement nous créons de la confusion dans le marché.Lorsque l'Ontario gagne, le Canada gagne, et lorsque le Québec gagne, le Canada réussit très bien.» Le défi à relever Le marché peut être grand, mais il existe quand même des défis et des barrières à surmonter.L'objectif des missions commerciales est de faire en sorte que les compagnies canadiennes transforment le plus de produits agricoles canadiens possible en produits alimentaires qui pourront être vendus aux États-Unis sur une base compétitive.Les exportateurs de produits alimentaires canadiens, toutefois, font face à différents problèmes en ce qui concerne l'étiquetage et l'empaquetage.Ils doivent aussi faire face à diverses méthodes de financement, de prix de distribution et d'assurance-responsabilité qui sont essentielles.Mais le principal problème demeure toujours les douanes américaines.«Il existe des milliers de lois sur les livres et si toutes étaient appliquées, le commerce deviendrait impossible», dit Georges Musgrove, consul général au Consulat général canadien de Buffalo à New York.Ce consulat est la porte d'entrée pour 12 milliards de dollars de commerce canadien vers les États-Unis.Georges Musgrove, qui a occupé des postes diplomatiques et commerciaux pour le gouvernement canadien dans divers endroits du monde, incluant l'Europe, les Caraïbes et 1 ' Australie, croit que les ententes commerciales telles que CUSTA et GATT sont les seules manières pour que le Canada, en tant qu'exportateur, bénéficie d ' une concurrence à chance égale.Un exemple du genre de problèmes auxquels les exportateurs d'aliments ont à faire face aux frontières est la réglementation américaine.qui exige que les produits de viandes soient mécaniquement séparés pour être vendus en paquets de 3 livres.Marcia Grove, directrice commerciale pour les produits agricoles et alimentaires au Consulat, fait ressortir le fait que cette loi a été votée dans les années 30 comme mesure de protection pour les consommateurs.Mais elle est maintenant désuète avec les changements des techniques d'empaquetage.Une étiquette américaine serait plus efficace «Le Département d'agriculture des États-Unis (USDA) a généralement ignoré ce genre de loi, mais, cette année étant une année d'élection, les règlements ont été resserrés», dit-elle au sujet du harassement périodique auquel les exportateurs alimentaires canadiens ont à faire face.Et elle sait de quoi elle parle.Aider les compagnies exportatrices à développer et mettre en place des stratégies leur permettant de contourner les barrières potentielles au commerce est l'une de ses principales responsabilités.Elle note que l'étiquetage des aliments peut paraître mineur; toutefois, «une com- pagnie peut passer tout son temps à trouver un marché, mais, si elle n'est pas prête (avec un étiquetage adéquat), elle ne pourra faire passer ses produits à la frontière».Toutefois, certains produits, comme la bière et l'eau, pourraient tirer avantage de leur identité canadienne.Mais Marcia Grove croit qu'une étiquette privée américaine est plus efficace pour la plupart des produits alimentaires.Elle cite l'exemple de Prince Foods de Montréal qui a commencé à exporter du bacon aux États-Unis en 1990.Les tranches 25 % plus maigres que le bacon régulier ont rapidement fait augmenter les ventes de la compagnie de 2 millions en plus des ventes additionnelles des autres gammes de produits.La clé a été de trouver un partenaire américain qui a vendu le bacon sous son propre nom.Marcia Grove croit aussi que si le produit est bon et qu'il est en demande chez les acheteurs américains, par exemple le porc plus maigre, les barrières non tarifaires dirigées pour contrer les pressions politiques s'élimineront d'elles-mêmes sur une longue période.¦ llonsered CORPORATION LTD./LTEE 200.Hamford Lachute (Québec) J8H4L2 Tél.: (514) 562-8872 Fax: (514) 562-6067 Avec tout achat d'un modèle Jonsered Turbo 2036' - 2040" ou 2054" obtenez gratuitement un étui, une chaîne, une casquette et une cannette d'huile Duramax d'une valeur de 80$.'2036 = 36cc / 2040 = 40cc / 2054 = 54cc LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 25 L'Ontario lorgne du côté du Québec On envie la solidarité qui existe à l'intérieur des organisations québécoises, particulièrement l'UPA.par Hugh Maynard ue signifie au juste le terme «so-I ciété distincte»?Est-ce qu'une \M organisation agricole de type UPA fonctionnerait en Ontario?Est-ce que les producteurs agricoles du Québec reçoivent autant de subsides que les producteurs agricoles des autres provinces semblent le croire?Celles-ci n'étaient que quelques-unes des multiples questions que les 30 participants de 1 ' Ontario Advanced Agricultural Leadership Program ( A ALP) se posaient au sujet du Québec et de son agriculture durant leur visite de quatre jours dans la province en juillet dernier.Le AALP est composé de producteurs agricoles et de personnes reliées à F agriculture et ses institutions.Son but est d'augmenter la sensibilisation de ses participants envers les problèmes politiques, économiques et sociaux canadiens tout en développant les qualités appropriées de dirigeants pour les communautés rurales ainsi que l'industrie agro-alimentaire.Qu' ils approuvent ou non, les mem- bres du AALP ont remarqué surtout le sens d'unité qui existe au sein des diverses organisations du Québec, particulièrement l'UPA.D'ailleurs, l'Ontario entreprend présentement une consultation pour déterminer si ses producteurs agricoles, dont le revenu brut est plus de 7000 dollars annuellement, doivent obligatoirement être membres d'une organisation.Même si les producteurs agricoles sont libres de choisir entre quatre associations certifiées, la proposition selon laquelle ils doivent obligatoirement devenir membres est la cause de controverse.«Je crois que c'est une très bonne idée d'avoir une voix unique en ce qui a trait à l'agriculture, et c'est quelque chose qui manque en Ontario», dit Theresa Whalen-Ruiter, copropriétaire d'une ferme laitière à Ramsayville en Ontario, et rédactrice de la page agricole du journal local.Elle croit aussi que le fait d'avoir tous les bureaux de mise en marché dans un seul édifice (La Maison UPA) est une bonne stratégie.Un autre producteur laitier de O wen Sound, Neil McCutcheon, voit que les regroupements des producteurs agricoles et les mouvements coopératifs sont beaucoup plus forts au Québec qu'en Ontario.Mais il croit aussi que devenir membre d'une organisation devrait être un choix et qu'aucun groupe ne devrait dominer.Pour plusieurs des participants du AALP, le tour du Québec était leur première occasion d'aller à l'est de Montréal.Ce périple a été suffisant pour qu'ils changent leurs premières impressions de la province.Par exemple, plusieurs des producteurs agricoles ont remarqué qu'il existait beaucoup plus de terres de haute qualité qu'ils ne le croyaient précédemment.D'autres ont découvert la forte présence du secteur laitier soutenu par une abondante récolte de fourrage.Un producteur de porcs naisseur-finisseur de Shelburne, Brian Homer, aremarqué, lui, la proximité du Québec des marchés principaux du nord-est des États-Unis et les avantages que cette proximité apportera dans un contexte de libre-échange.Selon lui, les producteurs qui en profiteront seront ceux qui auront des produits avec de la valeur ajoutée.En dépit de l'avantage géographique que le Québec peut avoir avec le marché des États-Unis, Theresa Whalen-Ruiter n'est pas convaincue, pour sa part, que les producteurs agricoles du Québec sont aussi prêts qu'ils le croient à soutenir une concurrence ouverte.«De croire que vous pouvez maintenirtous vos subsides et d'abaisser en même temps toutes les barrières tarifaires est une croyance absolument naïve», dit-elle.¦ LA SOLUTION ÉCONOMIQUE nCUMIUK \ AEUJfnflÇ j 5711 avenue Whitehorne.Montreal.Quebec H4W 2A1 ¡514)489-6660 \ fl£UJ ffiflC | 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 $$$S$$$$$$S$$$S$$$$$S$$$S$$$$SS$$$SS$S$S$$$S$SS$S$$S$$$$$$$$$$$SS$$SSSSS$SSSS$S$$5SS$S$SS$$SSS$S$S$S$SS$ APPRIVOISONS LE FUTUR On retrouve la stabilité des années 60 Des prix égaux, pas d'inflation, l'intérêt à 6 %: il vaut mieux s'adapter aux nouvelles conditions de route! par Simon M.Guertin Après les montants astronomiques de 1982 et le creux qui a suivi, le prix des fermes se reposera un peu pendant les prochaines années.Il en va de même du reste de l'économie.En effet, les taux de base de l'ensemble des conventions collectives canadiennes ont entrepris un mouvement à la baisse, passant de 6,6 % à 2,2 %.Par ailleurs, l'indice des prix à la consommation a été propulsé à 5,6 % en 1991 en raison de l'introduction de la TPS et des hausses de taxes indirectes des provinces.Si on exclut ces facteurs, le taux d'inflation de l'an dernier se situait plutôt autour de 3,5 %, soit un repli par rapport au 4,8 % enregistré en 1990, et il frôle maintenant le 1 %.L'expansion démographique d'après-guerre qui a stimulé l'inflation en 70 et 80 jouera maintenant le rôle inverse.En effet, les baby-boomers, nés entre 1946 et 1964, en- treront bientôt dans la période d'épargne la plus importante de leur vie.Au cours des prochaines années, la croissance des épargnes des ménages sera un facteur favorable à la diminution des taux d'intérêt à long terme, permettant aux entreprises de financer à meilleur compte l'expansion, la recherche et l'innovation.Cela suppose évidemment que les gouvernements ne siphonnent pas cette épargne additionnelle pour financer des déficits budgétaires non maîtrisés.La reprise économique, bien qu'ir-régulière et faible, prend enfin forme.La hausse de nos exportations y contribue.Les dernières baisses spectaculaires des taux d'intérêt auront également un impact favorable important sur l'activité économique.D'ici un an ou moins, de nombreux propriétaires auront eu l'occasion de refinancer leur hypothèque à des taux d'intérêt très faibles, réalisant ainsi des économies mensuelles de plusieurs centaines de dollars.La propension à dépenser de ces ménages augmentera au fil des mois et alimentera la demande finale.Le dernier point qui jouera en faveur d'une stabilité économique con- cerne l'amélioration de la formation de la main-d'oeuvre dont on parle beaucoup présentement.Cette formation servira à maintenir un bassin adéquat de travailleurs spécialisés lorsque la demande provenant de l'industrie croîtra.Ce phénomène réduira les pressions inflationnistes provenant d'une main-d'oeuvre qualifiée disponible en trop petit nombre.Un meilleur contrôle des coûts À la ferme, tout ça se traduira par une stabilité des prix.Les agriculteurs ayant accumulé beaucoup de capitaux, principalement sous forme de placements liquides, auront tendance à agrandir leurs entreprises pour aller chercher des économies d'échelle et obtenir un meilleur rendement sur leur avoir.Par ailleurs, le marché locatif se raffermira aussi.En effet, la relève voudra limiter son risque financier en se fixant un plafond à l'endettement.De plus, les taux d'intérêt moins alléchants inciteront les propriétaires actuels à mettre leur ferme en location plutôt que de la vendre.Toutes ces modifications sont présages d'un meilleur contrôle des coûts qui se fera sentir sur les profits.¦ El®fâ TREUIL monté sur le relevage hydraulique plus de 9 modèles de chaînes de traction Distributeur exclusif /-— Pre-Ver inc.CP.277, 869, boul.Harwood Dorion (Québec) J7V 7J6 Tél.: (514) 455-7946 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 27 VERSATILE UN NOM DE CONFIANCE ¦ Rien n'est plus fiable que Ford Versatile dans les tracteurs 4 roues motrices.• Une construction robuste pour durer longtemps.• Un poids équilibré pour assurer une meilleure flottaison, plus d'efficacité et une performance maximum.• Une conception modulaire pour faciliter l'entretien, même aux champs.• Et en prime, il garde son prix.NOUS AVONS TOUS CES PRODUITS FORD NEW HOLLAND EN INVENTAIRE.EQUIPEMENT FORD 16 265, 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2 - 4 ou même 6 numéros ! HÂTEZ-VOUS ! Complétez le coupon d'abonnement, joignez-y votre chèque ou mandat-poste et postez à: Le Bulletin des agriculteurs, 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200, Montréal, Que.H3L 3T1 31 Commandes téléphoniques acceptées avec carte de crédit: 1-800-361-3877 Offre valable jusqu 'au 1er décembre 1992 Mon Nom Adres Nom du parent, ami Adresse_ ( iode postal - Tél.Ville Code l'ostai Ci-inclus mon chèque ou mandat pour: Ll 1 an - 23,06 $ (taxes incluses) Prolongez mon abonnement de 1 numéros Q 2 ans - 41,55 $ (taxes incluses) 'rolongez mon abonnement de 4 numéros U 3 ans - 57,73 $ (taxes incluses) Prolongez mon abonnement de 6 numéros LAIT Ça bouge à Coaticook Tout le monde agricole de Coaticook devrait tourner bientôt autour d'un même point: la Ferme du Plateau.par Aubert Tremblay Les gens de Coaticook et des environs ne manquent pas de projets! Particulièrement ceux qui se sont engagés dans le tout jeune Centre d'initiatives en agriculture (CIA), créé en septembre 1990.Ceux-là, on dirait, ont juré que leur région allait continuer à mériter pendant des générations son titre de «bassin laitier du Québec».Ce sont des agriculteurs, évidemment, mais aussi des agronomes, des vétérinaires, des représentants de la commission scolaire, de la ville, de la MRC, de l'UPA, des syndicats de gestion, des organismes de développement (CADC, Centre d'emploi, etc.), des institutions financières.La plus importante de leurs croisades a porté fruit en juin dernier.Le gouvernement fédéral leur a alors donné 810 500 dollars pour qu'ils achètent la magnifique ferme laitière qui domine la ville, la Ferme du Plateau.Ils avaient déjà recueilli, de leur côté, presque la même somme: une contribution populaire, plus des prêts sans Aubert Tremblay est journaliste pigiste.La ferme servira d'école, de centre de main-d'oeuvre, de site d'exposition, d'attraction touristique.intérêt de cinq ans venant de producteurs, d'une dizaine de municipalités, du Festival du lait, des commerçants du coin, des coopératives et des institutions financières.Leur ferme, ils ont l'intention de s'en servir.D'abord en lui faisant produire du lait, donc des revenus.Ensuite en la transformant du coup en centre de formation, de promotion, d'essais, de démonstrations, de main-d'oeuvre.Ils veulent même y faire de la diffusion d'information par ordinateur et collaborer éventuellement avec 1 ' Agence de commercialisation du foin de l'Estrie.La Ferme du Plateau pourrait servir de bureau pour plusieurs organismes, comme les syndicats de gestion et le Festival du lait.Une ferme «multifonctionnelle» Il faut dire que ce n'est pas l'espace qui manque à la Ferme du Plateau.Le CIA n'a pas acheté n'importe quoi.«C'est une des plus belles fermes de la région», souligne laprésidente du Festival du lait, Rita Hébert.L'étable de la Ferme du Plateau, AqmqARD SERVIETTES À PIS NOS FORETS VOUS TIENNENT ELLES A COEUR?LE RECYCLAGE CONSTITUE UN FREIN À LA DÉFORESTATION TOUT EN OFFRANT UNE MEILLEURE GESTION DE NOS DECHETS.AqRiqARD DISPONIBLE À TRAVERS LE RÉSEAU DE LA COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC, QUINCAILLERIE ET ÉQUIPEMENT LAITIER.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 pourtant construite en 1912, mesure 104 mètres (340 pieds).On dit qu'elle a longtemps été la plus longue du Commonwealth! Comme plusieurs granges de l'Estrie, elle est construite sur un terrain légèrement en pente: ses stalles sont en bas et on accède à la tasserie, en haut, par un des côtés.Ce deuxième étage, au toit très haut, est particulièrement imposant et le bois, supporté par une charpente d'acier, est comme neuf.Ajoutez à ça la valeur historique de la ferme, son beau toit orné de lucarnes et de cheminées d'aération, ses murs de bardeaux, la grande maison attenante, les 243 hectares.bref l'emplacement idéal.Surtout qu'on s'en servira aussi comme attraction touristique.«Les vaches devraient entrer avant l'hiver», prévoit le secrétaire du CIA, Denis Brouillard, agronome au bureau local du MAPAQ.On compte en acheter 72.Les terres sont actuellement louées et, à la fin du bail, les travaux des champs se feront à forfait, le CIA ayant décidé de ne pas trop dépenser dans l'achat de machinerie.On investira plutôt dans l'infrastructure.Juste à côté de l'étable, par exemple, le CIA veut faire construire une «bâtisse multifonctionnelle» qui servira autant de site d'exposition que de centre de formation et de centre administratif pour le CIA.La commission scolaire y donnera ses cours de production laitière (dans des classes avec système informatique s'il vous plaît!), et le Festival du lait pourra y faire ses jugements d'animaux.L'emplacement pour les vaches mesurera 54 mètres sur 27 (177 pieds sur 90).De quoi loger 208 bovins.Un groupe, l'Association des éleveurs productifs, semble particulièrement intéressé à y faire sa vente annuelle.Actuellement, cette association est obligée de faire ses ventes dans des locaux utilisés pour ranger les bateaux! Cela oblige à planifier très tôt.La bâtisse du CIA donnerait plus de souplesse.La section administrative et scolaire aura deux étages, sur une superficie de 18 mètres sur 13 (60 pieds sur 42).«Ça va être merveilleux, prévoit le responsable de la formation professionnelle à la commission scolaire, Ghislain Royer; tous les cours de production laitière vont se donner là.» Ce sera surtout excellent pour les étu- Une CHAÎNE qui a du coeur au ventre.Pour résister à 50,000 Ibs de tension, ça prend une chaîne de qualité supérieure.Une chaîne d'écureur avec cette résistance, c'est impressionnant parce que c'est la meilleure performance enregistrée.Garantie pour 10 ans et adaptable à tous les modèles d'écureur, elle s'avère un choix judicieux et sensé.Installer une chaîne d'écureur de Machinerie Idéale, c'est un choix qu'on apprécie longtemps.t ON EST Machinerie Idéale iïL CP.360 1100, rue Leclaire, Saint-Césaire, Québec, J0L 1T0 (514) 469-3133 diants eux-mêmes, qui bénéficieront du dernier cri en matière de pédagogie: l'enseignement en alternance.C'est-à-dire qu'ils feront la navette entre leur classe et l'étable, histoire de mettre en pratique ce qu'ils apprennent.Côté nouvelles technologies, les gens du CIA ont décidé de ne pas toucher à la recherche, pour ne pas concurrencer les centres déjà existants.On se contentera de tester des technologies et d'offrir aux fabricants de machinerie de venir essayer leurs nouveautés.«Mais on n'est pas fermé à la collaboration, précise Denis Brouillard, si la Station de recherche de Lennox ville veut utiliser nos installations.» Un centre de placement Le projet du CIA comprend aussi un volet main-d'oeuvre.La ferme devrait, en effet, servir de centre de placement agricole.De plus, elle accueillera des stagiaires étrangers, invités par la Firme CEPRA international (une création de la Clinique vétérinaire de Coaticook).Par ailleurs, avant même d'obtenir la subvention fédérale de 800 000 dollars, le CIA avait déjà fait approuver un projet de «Comité d'adaptation à la main-d'oeuvre» (CAMO).Le Centre a recueilli lui-même 9000 dollars et en a reçu autant du gouvernement fédéral, par l'intermédiaire du programme de Service d'aide à l'adaptation de l'industrie offert par la Commission de l'emploi et de l'immigration (la commission scolaire, la Coopérative des cantons, la Corporation de développement et les caisses populaires).Le CAMO sera chargé de faire une étude préliminaire sur les besoins de l'industrie: comment devra-t-elle s'adapter au nouveau contexte international?Enfin, le CIA a présenté un autre projet, à Agriculture Canada cette fois, pour un centre d'information par micro-ordinateur nommé «Téléferme».Début août dernier, on n'avait pas encore reçu de réponse.Il s'agirait d'acheter de l'équipement informatique qui rendrait disponibles par modem une foule de renseignements sur l'agriculture.On compte faire appel à la collaboration des organismes possédant déjà leurs banques de données et offrir aussi des services de messagerie électronique.On vise large: les renseignements pourront être autant techni- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 ques que commerciaux ou financiers, selon ce qui sera disponible.Le budget prévu est d'environ 150 000 dollars pour trois ans.Il permettra d'embaucher un secrétaire à temps plein et un superviseur à temps partiel.L'idée de former un organisme central pour planifier le développement agricole de la région a germé, semble-t-il, fin 1989.On en avait déjà parlé dans des discussions organisées par des animateurs du CADC du coin, comme Jean-Charles Biais, l'actuel Quand le Festival du lait s'y met Les organisateurs du Festival du lait n'ont pas voulu demeurer en reste quand l'aventure du Centre d'initiatives en agriculture a démarré.Ils se sont engagés tout de suite.Il faut dire qu'ils n'avaient pas le choix de s'intéresser à la chose.Depuis quatre ans, c'étaient eux les principaux utilisateurs de la Ferme du Plateau.En achetant la vénérable entreprise, la ville leur avait offert de l'utiliser pour y organiser des jugements d'animaux.Elle leur permettait du coup de réaliser leur vieux rêve: amener les animaux en ville.Un Festival du lait sans vaches, comme cela se faisait depuis 1979, ça restait toujours incomplet.La Ferme du Plateau, c'était donc l'emplacement idéal.Elle a permis d'exhiber une bonne centaine de têtes chaque année.Et les organisateurs en ont profité pour y organiser d'autres attractions connexes, comme l'exposition de machinerie ancienne, celle des vieux instruments de laiterie, l'exposition commerciale.On a même implanté un service d'autobus entre le chapiteau du centre de la ville et la ferme.Puis, deuxième changement, le CIA est arrivé dans le décor.C'était avec lui qu'il faudrait dorénavant traiter.D'où l'importance de suivre de près l'évolution du projet.Comme le CIA avait l'intention d'emplir l'étable de ses vaches, il fallait trouver une solution de rechange.Heureusement, le Centre a décidé, dans la foulée, de construire le fameux bâtiment multifonctionnel dont tout le monde rêvait.Les vaches du Festival auront donc des locaux tout neufs.Des locaux encore plus appropriés qu'une étable, puisque les stalles y seront amovibles.Quand on pense «concertation».¦ président du CIA.Pendant le Festival du lait, le député fédéral François Guérin, a convoqué les intéressés pour leur demander de décider ce qu'ils allaient faire avec la Ferme du Plateau, alors propriété de la ville de Coaticook.«Il a posé une condition, se souvient l'agronome: que la ferme ait une vocation collective régionale.» Il n'a pas été obligé d'insister.On a bâti un projet, que l'on a soumis aux responsables du Fonds d'initiatives communautaires, qui dépend du Pro- gramme de développement des collectivités.C'est ce qui a donné les 810 500 dollars annoncés en juin.L'idée était particulièrement bonne, puisque tout le monde, dans la région, s'entend pour dire que l'agriculture est un des moteurs de l'économie.Une étude faite par une firme privée (Logismark) a conclu que c'était, en effet, un secteur prépondérant.Et la table de concertation de 1988 l'avait déjà reconnue comme axe de développement prioritaire.¦ ?HB C'est «LAITficacité»! 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or on sait que les antibiotiques n'ont aucun effet sur les virus et les protozoaires.Ils peuvent même provoquer de la diarrhée chez des veaux en santé en tuant les bactéries vivant normalement dans l'intestin.Sans compétition, les bactéries pathogènes peuvent alors se multiplier plus rapidement.Il y a aussi danger de créer des souches de bactéries résistant aux antibiotiques, sans compter les dangers de la présence de résidus dans la viande si ces animaux sont dirigés vers l'abattoir dans un temps rapproché.En gé- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 I - Degré de déshydratation selon les signes cliniques Pourcentage de perte du poids Signes cliniques 1 à 5 % Dépression légère, diminution de l'excrétion d'urine.6 à 8% Yeux creux, perte de l'élasticité de la peau (la peau pincée avec la main garde le pli quelques instants), dépression, narines et bouche sèches, excrétion d'urine plus rare.9 à 11 % Les signes cités précédemment s'accentuent, les extrémités des pattes deviennent froides, le veau ne veut plus se lever.12 à 14% Choc, coma, mort.néral, les antibiotiques seront employés, sous surveillance du médecin vétérinaire, dans les cas où il y a infection en d'autres endroits du corps: poumons, ombilic, articulations.Des coccidiostatiques pourront être prescrits lors de diarrhées causées par des protozoaires genre coccidies (pour les veaux âgés de plus d'un mois), surtout comme prophylaxie.Une méthode éprouvée au Wisconsin Au cours des dernières années, la Faculté de médecine vétérinaire du Wisconsin a étudié diverses méthodes de traitement des diarrhées des veaux nouveau-nés.On en est venu à recommander un programme d'intervention basé sur des modes et des fréquences d'alimentation qui a donné des résultats très encourageants.Même si ces recommandations vont un peu à rencontre de ce que nous faisions auparavant, je suis d'avis qu'il faut adopter ces nouveautés qui sont basées sur l'expérimentation et sur le gros bon sens.Les principaux points de ce programme d'intervention sont les suivants: • Mettre la priorité sur le remplacement de l'eau et des électrolytes que le veau a perdus à cause de la diarrhée, tout en lui fournissant assez de calories pour maintenir son taux de glucides sanguins normal.Le veau ne doit pas utiliser ses réserves musculaires à cet effet.Il faut donc lui fournir du glucose avec les électrolytes, en plus de continuer à le nourrir surtout durant les saisons froides; les préparations commerciales d'électrolytes, souvent fournies aux veaux comme seule source de calories pendant un jour ou deux, ne procurent même pas la moitié des calories nécessaires aux veaux.Les plus récents travaux de recherche montrent que les veaux recevant du lait durant leur période de diarrhée ont un meilleur gain de poids, un meilleur appétit, un plus haut taux de sucre sanguin et guérissent plus rapidement.• Fournir le lait en 4 repas (matin, midi, soir et avant le coucher), c'est-à-dire à peu près toutes les 6 heures.Donner les électrolytes environ 10 à 15 minutes plus tard (voir le tableau II).• Lorsque la diarrhée cesse, la fréquence des repas est réduite à 3 par jour pendant 2 jours, tout en fournissant la même quantité de lait quotidiennement.Ensuite, on peut donner 2 repas par jour, comme pour les veaux en santé, tout en respectant les quantités quotidiennes.Pendant cette période, il faut aussi cesser le traitement aux électrolytes, afin que les veaux ne souffrent pas d'alcalose; si la réhydratation est encore nécessaire, il faut alors utiliser une solution saline physiologique.• Au cours des traitements, si la diarrhée devient plus sévère, la quantité d'électrolytes devrait être augmentée afin de répondre aux besoins du veau en fluides.• Ne jamais mélanger les électrolytes avec le lait, car ceci pourrait nuire à la formation du caillot de lait dans l'estomac du veau.Le lait passerait alors dans l'intestin trop rapidement et le Il - Horaire d'alimentation et de traitements pour un veau de 45 kilos Jours de diarrhée Litres de lait/repas' Électrolytes/repas* (solution en litres) 1 et 2 1,15/ 1,15/ 3 et 4 1,15/ 575 ml 5 et 6 1,15/ 288 ml 7 et 8 1,15/ 0 * 4 repas par jour (D'après Sheila M.McGuirk, Université du Wisconsin, É.-U.) Principes de prévention de la diarrhée néonatale 1.Réduction du degré d'exposition des veaux aux agents infectieux • local de mise bas: nettoyage, désinfection, litière; • hygiène du pis: lavage, désinfection avant la mise bas: • désinfection de l'ombilic: avec iode de 5 à 7 %; • logette individuelle — pouponnière ou hutte extérieure; • hygiène — ventilation (température: 13 à 16 °C, humidité: 60 à 80 %).2.Obtention d'un niveau élevé de résistance non spécifique • immunité passive par le colostrum et les immu-noglobulines; • quantité de colostrum: 2 à 3 litres dans les 12 premières heures; • âge au premier repas: moins d'une heure; • qualité du colostrum: riche en anticorps et en vitamine A (alimentation de la mère — santé du pis).3.Amélioration de la résistance spécifique du veau par la vaccination de la mère • vaccination — anticorps dans le colostum — veau; • aide à la régie: vaccins spécifiques contre les diarrhées infectieuses; • production d'anticorps: très variable; • niveau élevé d'anticorps dans le colostrum de courte durée: - Escherichia coll.2e jour ¦ Rota et Coronavirus.3e au 5e jour.veau absorberait moins d'énergie.La dilution du lait avec de l'eau provoquerait le même phénomène.• Le lait ainsi que les solutions d'électrolytes doivent être donnés aux veaux à la température du corps, à la chaudière, avec une bouteille munie d'un tube de rallonge en caoutchouc ou au moyen d'une sonde oesophagienne.En général, la thérapie orale donne de bons résultats chez le veau qui a gardé le réflexe de la tétée.• Dans les cas plus sévères, lorsque le veau ne veut plus se lever ni boire ou bien qu'il y a possibilité qu'une autre infection soit aussi présente, il ne faut pas hésiter à faire intervenir un médecin vétérinaire.Des injections intraveineuses d'électrolytes pourront alors être administrées aux veaux de même que des antibiotiques ou autres médicaments jugés nécessaires après examen des animaux.• Dans tous les cas, un diagnostic précis est important, car l'efficacité des traitements en sera augmentée.L'intervention du médecin vétérinaire aidé du laboratoire de pathologie animale permettra ce diagnostic.¦ 30 f LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 BOVINS Inoculums pour ensilage: un impact positif On a noté une hausse de production de 3 % chez la vache laitière et une augmentation de la croissance de 8 % chez les bovins.par E.Charmley Des recherches ont déjà révélé que l'utilisation d'inoculums bactériens pour ensilage peut être utile.A la Station de recherches de Fredericton, les études visent à déterminer le moment précis où l'emploi de ces inoculums se traduira par un rendement économique.Les inoculums bactériens font l'objet d'une utilisation fort répandue pour l'ensilage des cultures dans l'ensemble du Canada.Ils constituent un moyen relativement peu coûteux d'améliorer la fermentation et peuvent permettre d'accroître la production de lait ou le poids des animaux de ferme.Àl'heure actuelle, il existe environ 50 marques d'inoculums pouvant servir à la fermentation de cultures à faible et à haute teneur en humidité, de légumineuses, de graminées et de maïs ainsi que d'épis de maïs à forte teneur en humidité.Mais sont-ils tous aussi efficaces les uns que les autres?Plus de 50 essais A vrai dire, tant les chercheurs que les agriculteurs se préoccupent du fait que les inoculums pour ensilage risquent, dans certains cas, de ne pas permettre d'accroître le rendement du bétail, même si leur adjonction favorise la fermentation.C'est pourquoi on a comparé les résultats des recherches réalisées au cours des huit dernières années pour mesurer l'efficacité des inoculums.À cette fin, on a examiné les résultats de plus de 50 essais laits à partir d'ensilages avec et sans inoculums.Dans environ 75 % des cas, l'utilisation d'inoculums a favorisé la fer- E.Charmley est chercheur à la Station de recherches d'Agriculture Canada de Fredericton, Nouveau-Brunswick.L'addition d'inoculums donnerait un rendement économique dans 40 à 50 % des cas mentation des cultures ensilées, en augmentant, semble-t-il.la dominance des bactéries homofermentaires.Il s'agit des bactéries qui font baisser le plus rapidement le pH des cultures ensilées, d'où une préservation optimale de leurs substances nutritives.Au bout d'une ou deux journées d'ensilage, dans presque tous les cas, Pinoculum a provoqué une réduction marquée du pH.par rapport aux mêmes ensilages non traités.Près de la moitié des données provenaient d'essais en période de lactation et.en moyenne, l'utilisation d'inoculums s'est traduite par une augmentation de 3 % de la production laitière.Même si ce pourcentage peut sembler faible, il représente tout de même un revenu approximativement trois fois plus élevé que le coût de l'inoculum.Dans son ensemble, la croissance des bovins a augmenté de 8 %, et on estime, d'après la moyenne, que l'utilisation d'inoculums est utile.Cependant, une amélioration de la performance chez les animaux n'a été observée que pour 65 % environ des ensilages inoculés.D'après les don- nées employées au cours de cette étude, on pourrait s'attendre à ce que l'adjonction d'inoculums donne un rendement économique dans 40 à 50 % des cas.En général, plus la fermentation des ensilages s'améliore, plus la performance des animaux augmente.Les données révèlent que, pour maximiser la performance des animaux, il faut que l'acide lactique domine, ce qui augmente de 5 à 10 % la quantité de fourrage qu'un animal consommera et de 5 % environ la quantité digérée.Ces deux facteurs combinés permettent d'accroître la production de lait chez les bovins laitiers et le gain de poids pendant la croissance et la finition des bovins d'élevage.Selon le nombre de bactéries Les chercheurs ont démontré que la performance des bovins est favorisée par l'utilisation d'inoculums dans les ensilages quand le rapport des bactéries ajoutées et de celles déjà présentes sur les cultures (bactéries épiphytes de l'acide lactique) est supérieur à 10.Il s'agit du facteur d'inoculation.Par LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 exemple, l'application de la majorité des inoculums se fait à un rythme de 1 million de bactéries par gramme de culture.S'il y a moins de 100 000 bactéries par gramme de culture, il est probablement utile d'avoir recours à un inoculum.Malheureusement, les connaissances sont fort incomplètes en ce qui concerne les niveaux de bactéries epiphytes dans les ensilages.Voilà pourquoi nous ne pouvons pas réellement faire des recommandations quant au moment où les inoculums devraient être ajoutés.Néanmoins, grâce aux fonds reçus du Programme de développement du secteur des aliments pour animaux, l'Office de commercialisation du lait, en collaboration avec Agriculture Canada à Fredericton, a commencé à déterminer quels sont les facteurs qui influent sur les niveaux de bactéries epiphytes de l'acide lactique.A présent, nous savons que les niveaux de bactéries dans les ensilages à Fredericton varient entre 100 millions et 10 millions par gramme de culture.Il s'agit d'un niveau relativement élevé, par rapport à ceux relevés ailleurs en Amérique du Nord, ce qui reflète notre climat maritime.D'après ces renseignements, l'utilisation d'inocu-lums risque d'être moins utile dans les conditions qui régnent ici que dans celles, par exemple, du sud de l'Ontario.Qu'à cela ne tienne! Les études se poursuivent pour trouver des moyens de mieux prévoir les quantités de bactéries epiphytes qui justifient l'utilisation d'un inoculum en fonction des caractéristiques d'une culture, des conditions de croissance et du temps.¦ PC ALFA-LAVAL Alfa-Laval Agri, 2020 Fisher Drive Peterborough, Ontario, K9J 7ES7 LE LAIT D'AILLEURS Les fermes géantes ne sont pas laitières Parmi les 100 plus grosses fermes aux Etats-Unis, une seule produit du lait, mais pas exclusivement.Elle produit aussi des oeufs.Et même en cumulant deux productions, elle n'arrive qu'au 68e rang.C'est ce qui ressort d'une enquête réalisée par le magazine Successful Farming en 1991.Les productions les plus souvent rencontrées dans le peloton de tête sont le boeuf, le poulet et les oeufs.Tyson Foods Inc.est en tête, avec des ventes de 1,7 milliard de dollars américains.Elle produit du poulet et du porc.Listes d'ingrédients: les États-Unis changent les règles Le gouvernement américain est en train de revoir ses règlements d'affichage sur les contenants de produits alimentaires.Certaines de ces propositions qui ont été faites en novembre dernier risquent de nuire au marché du lait.C'est le cas, par exemple, de celle exigeant que le contenu en gras soit mis en évidence de cinq manières différentes, au détriment d'autres composants.Le taux de cholestérol devra être mentionné à deux endroits.Première femme juge française Pour la première fois de leur histoire, les juges d'animaux français ont accueilli une femme dans leurs rangs.Cette pionnière se nomme Geneviève Morel.Avec son mari, elle élève des vaches laitières dans la région de Charente.A la ferme, c'est elle qui a la responsabilité de la traite, de l'élevage des génisses et de la reproduction.C'est après avoir suivi un cours destiné aux éleveurs qu'elle a décidé de devenir juge agréée.Geneviève Morel souhaite maintenant que d'autres femmes suivent ses traces.Des vaches «Grand cru de France»?.A a France doit, comme les États-Unis et le Canada, adopter une approche de marketing international», insistait-on dernièrement lors d'une assemblée de coopératives laitières françaises.Les spécialistes présents ont déploré que la qualité génétique et sanitaire des vaches françaises était méconnue.Pourtant, la France occupe le deuxième rang mondial en nombre de taureaux testés.On a suggéré, entre autres, de mieux ajuster l'index français à ceux des autres pays, pour que les chiffres soient plus compréhensibles, et d'améliorer la qualité des photos.Un spécialiste néerlandais insistait sur l'importance d'une «présentation nationale».«Prenez exemple, a-t-il conseillé, sur ce que vous savez faire pour vos parfums, vos champagnes et vos vins.» Harmony Unité de traite coxceeeioxHOtir^e Un tout nouveau concept dans la traite! • Légère, unité à grande capacité avec vide positif pour une meilleure adhérence.• Griffe à écoulement libre pour une traite sans effort et rapide.• Dessin de sortie du lait par dessus gardant le niveau du lait au minimum dans la griffe; volume du vide au maximum.• Doublures en caoutchouc dynasoft à longue durée de vie et grande capacité, donnant une performance supérieure pour votre dollar.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 AVICULTURE Un ou deux silos?Deux silos, c'est peut-être plus rentable, mais ce n'est pas sûr.Un producteur de Saint-Félix-de-Valois a voulu en avoir le coeur net.par Aubert Tremblay Claude Émery, de Saint-Félix-de-Valois, ne se contente pas de demi-mesures.Les petits silos de bois dans le pignon de ses trois poulaillers, ce n'était pas assez.Il vient d'acheter, en juin, trois nouveaux silos à grains de 13 tonnes et en a mis un à côté de chaque bâtiment.Pourquoi?D'abord pour se simplifier la vie et éviter de courir après les camions de moulée le dimanche et les jours fériés, quand l'unique silo est vide.«Pendant le temps des fêtes, c'était un gros problème», dit ce jeune producteur dont la ferme, «Ferme Clary», n'a que dix ans.Ensuite, parce que le deuxième silo permet de vider le premier jusqu'au fond avant de changer de type de moulée.Grâce à lui, Claude Émery devrait donc pouvoir suivre à la lettre le programme d'alimentation de sa coop et ainsi améliorer son rendement.«Quand le changement de moulée arrivait le lundi, on avait le choix: faire venir le camion le vendredi et mélanger les moulées, ou le faire venir le lundi et risquer d'en manquer!» On se retrouvait souvent, en fin de cycle, à nourrir les poulets avec de drôles de «fonds de bines»: une poussière contenant encore de la moulée de début vieille de six semaines.«Tu passes tous tes restants, explique Claude £111617,9a diminue ton efficacité.» Sans compter que cette poussière rend le contenu intestinal des poulets plus liquide, donc augmente les risques de contaminer la viande lors de l'abattage.Le problème était surtout criant chez sa mère, en face, Monique Hénault-Émery.Son poulailler à trois étages n'avait qu'un petit silo de 10 tonnes, Aubert Tremblay est journaliste pigiste.Claude Émery a payé 5000 dollars par silo.Il espère les rentabiliser d'ici cinq ans.que ses 39 000 poulets vidaient en troisjours et demi.«Il est arrivé qu'ils n'ont rien eu à manger pendant huit ou dix heures, se souvient Claude Emery.Ça faisait augmenter les morts subites quand ils recommençaient à manger.Ce ne sont pas des poulets habitués à jeûner.» C'est donc sa mère qui a amorcé le mouvement.Mais, tant qu'à y être, Claude Émery a décidé de tenter l'expérience lui aussi.«Ça faisait longtemps qu'on en parlait», expli-que-t-il.Un deuxième silo, c'est toutefois un luxe.Claude Émery a payé environ 5000 dollars par poulailler, installation comprise.«J'ai cherché à avoir des silos usagés, mais c'est très dur à trouver.Ceux qui ont plus de 10 tonnes sont trop populaires.» 11 en est bien conscient: ce n'est pas tout le monde qui serait prêt à faire cette dépense pour un hypothétique gain de poids et pour se faciliter un peu la vie.Mais la décision de Claude Émery a été facilitée par sa coopérative, Profidor, qui avait organisé un voyage en France.«Au retour, se souvient LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 Le deuxième silo permet de vider le premier jusqu'au fond avant de changer de type de moulée.l'agronome Luc Farley, on a fait une journée technique où on parlait des possibilités d'amélioration.» Il y avait des diapositives montrant des poulaillers avec double silo.Comme l'idée trottait déjà dans la tête de Claude Émery à ce moment là.En France, le système est apprécié, semble-t-il, mais il y a une différence de taille: la moulée est beaucoup plus chère dans F Hexagone qu'ici.D'après Luc Farley, il peut y avoir une différence de 130 dollars la tonne (390 dollars contre 260 ici par exemple).Si, dans ces conditions, le deuxième silo permet d'épargner assez de sous pour couvrir l'investissement, est-ce que ce sera vrai de ce côté-ci de l'Atlantique?Pas sûr.On n'est même pas absolument certain que c'est rentable là-bas, puisque Luc Farley n'a pas réussi à obtenir de données économiques françaises.Il faudra donc attendre l'an prochain, après plusieurs cycles de production, pour avoir l'heure juste.Mais Claude Émery ne s'en fait pas.Il croit que ses silos devraient se payer en moins de cinq ans: comme il produit 360 000 kilos de poulets, une simple économie de 0,8 cent par kilo suffirait.«Ça me semble réaliste, dit-il.Les morts subites coûtent cher, puisque ce sont les plus lourds, les coqs, qui meurent.» De toute façon, ça convient à sa vision de perfectionniste.«Il y a deux manières de résoudre ses problèmes, lance-t-il, soit en augmentant sa rentabilité, soit en essayant d'économiser.Moi, je veux les résoudre par la rentabilité.» C'est la raison pour laquelle il n'a pas opté, par exemple, pour la moulange à la ferme, autre solution possible à ses problèmes de moulée.C'était, à son avis, une solution «par le bas», qui lui aurait demandé plus de travail.Bref, «un paquet de troubles».Jusqu'à présent, cette vision des choses lui apermis,parexemple, d'obtenir le meilleur indice d'efficacité de sa coopérative, en 1991.C'est un indice calculé en tenant compte du gain moyen quotidien, du taux de mortalité et des condamnations.Double ventilation Claude Émery est aussi très inventif.On vient souvent le voir, paraît-il, pour l'entendre expliquer sa manière originale de ventiler les poulaillers.C'est simple: il varie le sens de l'air selon la saison.L'hiver, il le pousse à l'extérieur, pour chasser l'humidité (le principe du vacuum).L'été, il le tire à l'intérieur, pour faire entrer la fraîcheur.En période de canicule, il ajoute des ventilateurs qu'il place directement sur le sol, entourés d'une grille pour éviter que les oiseaux n'approchent trop.«J'ai essayé des ventilateurs suspendus, précise-t-il, mais c'était moins efficace.» Quant aux ventilateurs de fenêtre, il y en a quatre qui sont amovibles.Quelques petits clous à faire pivoter et on peut les retourner.Quand il fait vraiment trop chaud, ils sont mis par terre, avec les quatre autres qui y sont déjà.Mais le plus original, ce sont ses trappes de coin.Elles ont mis un terme aux problèmes de distribution de la chaleur.La température est maintenant très uniforme: à peine une différence de deux degrés Celsius alors qu'avant elle pouvait varier de dix degrés.Le problème avait déjà été en partie réglé grâce à une simple inversion des thermostats: celui de l'extrémité nord, par exemple, commande le ventilateur de l'extrémité sud, et vice versa.Ainsi, la chaleur et le froid sont toujours répartis.Mais il restait encore une trop grande différence.Claude Émery a alors eu l'idée d'ajouter une trappe à son système, commandée cette fois par le thermostat juste devant elle.Il en a mis aux bouts des bâtiments, de toutes petites trappes qui peuvent se fermer hermétiquement ou ouvrir d'à peine quelques centimètres.Quand il fait trop chaud à un bout du poulailler, celle de ce côté-là s'ouvre, tandis que, à l'autre bout, le ventilateur se met à tirer.Le peu d'air qui entre par la trappe aide à «pousser» la chaleur vers la sortie à l'autre extrémité.C'est sa ventilation principale.Il a réglé les thermostats pour que ce soient toujours les ventilateurs des bouts qui démarrent en premier.Les trappes lui ont coûté environ 150 dollars chacune (en incluant le moteur de 95 dollars).Autre originalité, concernant les oiseaux morts cette fois: Claude Émery s'est acheté une fosse septique pour faire composter les carcasses pendant l'été.Il a aussi un incinérateur à deux brûleurs, qui ne dégage aucune odeur.Son perfectionnisme se voit aussi dans le soin qu'il apporte aux poussins.Contrairement à plusieurs autres producteurs, il n'a pas abandonné l'habitude de restreindre les poussins nouvellement arrivés à un plus petit espace, pour qu'ils trouvent facilement les abreuvoirs.Il place un long carton entre les piliers du poulailler, obligeant les oisillons à se contenter du tiers de la surface.¦ 30 j LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 SANTÉ La coccidiose démystifiée En plus de lutter contre la coccidiose, les anticoccidiens augmentent les performances des oiseaux.coccidien lutte contre la coccidiose, mais il maximise le poids des oiseaux et améliore leur conversion alimentaire.Mentionnons, du reste, qu'il existe plusieurs variétés de coccidies affectant le poulet, et les anticoccidiens commerciaux montrent des forces et des faiblesses à cet égard.Deux classes rf anticoccidiens Au départ, il existe deux grandes classes d'anticoccidiens: les chimiques et les ionophores.Les produits chimiques sont des coccidiocides, c'est-à-dire qu'ils tuent les coccidies.Les ionophores, eux, sont coccidio-statiques,c'est-à-direqu'ilsempêchent la multiplication des coccidies sans tuer celles déjà présentes.De prime abord, le choix semble très simple: pourquoi utiliser l'iono-phore qui ne freine que la multiplication alors que le chimique détruit en totalité?D'abord parce qu'on sait que On peut enrayer cette maladie.Le problème réside dans le choix des programmes et des produits à utiliser.par Pierre Thouin La coccidiose a toujours été une maladie de la volaille (poulets et dindes) économiquement importante.L'apparition sur le marché du monensin (COBAN), premier d'une série d'ionophores, a totalement révolutionné la lutte contre cette maladie.Tellement que, à un certain moment, la quasi-totalité des poulets produits consommaient cet anticoccidien sur une base régulière.A cette époque, le choix du produit à utiliser s'imposait de lui-même, puisque cet ionophore était véritablement Pierre Thouin est médeein vétérinaire: consultant en production aviaire et porcine.supérieur à ses compétiteurs.Mais, après plusieurs années d'utilisation intensive, on a commencé à parler de résistance.Bien entendu, cela fut monté en épingle par les concurrents qui venaient de commercialiser leur réponse au monensin.C'est ainsi que, six ans après l'apparition d'un deuxième ionophore sur le marché canadien, il existe une multitude de produits efficaces.De ce fait, on peut aujourd'hui maîtriser toutes les facettes de la maladie.Et le défi réside maintenant dans le choix des programmes et des produits à utiliser.Avant d'aborder ces choix, rappelons que la coccidiose affecte plusieurs espèces animales (porcelets, veaux, etc.) et peut être la cause de mortalité.Mais, chez la volaille, les symptômes se limitent le plus souvent à altérer l'absorption intestinale, diminuant ainsi le poids vif et augmentant la conversion alimentaire.Aussi faut-il dire que non seulement l'anti- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 PERIODE DE RETRAIT, POUR PLUS GRANDE FLEXIBILITÉ" Vous connaissez bien cet état d'esprit: un sentiment de fierté et de satisfaction devant le travail accompli.C'est ce que vous éprouvez en préparant l'expédition de poulets de gril qui sont plus gros, plus uniformes et dont le plumage est plus fourni.Bref, des poulets de gril qui donnent un excellent rendement, grâce à un excellent anticoccidien.À travers le Canada, des centaines d'aviculteurs administrent Coxistac* po'ur la simple et bonne raison que c'est un anticoccidien remarquable; en effet, ¦ Coxistac* détruit les coccidies en phase précoce, avant que celles-ci ne causent la moindre lésion; ¦ Coxistac'' procure une protection optimale contre la coccidi-ose, tout en maintenant le rendement des poulets de gril; LA SANTÉ ANIMALE -Ma/que déposée/Usage aulonsô I Coxistac* n'entraîne aucun effe :ondaire important tel la production que le mauvais développement du pjum d'excréments liquides ou les anomalies de comportement.Si vous n'avez pas encore fait l'essai jjjL.de Coxistac*, vous risquez de rater lccppl l'occasion de faire un bon investissement.^^1 Demandez à votre fournisseur d'aliments d'inclure Coxistac* lors de votre prochaine commande et constatez la différence dans le rendement de votre exploitation.COXISTAC* {Marque de salinomycine) UN BON INVESTISSEMENT l'utilisation d'un ionophore qui laisse passer des ookystes (oeufs des coccidies excrétés dans la litière) stimulera une certaine immunité chez l'oiseau (tout comme le fait un vaccin).Ensuite, parce que des résistances au produit surviennent très rapidement (6 mois) par suite de l'utilisation continue d'un produit chimique.Mais les ionophores ne sont pas des produits sans failles.Certains inhibent la consommation alimentaire et la prise d'eau.D'autres sont très efficaces contre un type de coccidies et faibles contre un autre.De sorte qu'il existe présentement toute une gamme de produits sur le marché pouvant répondre à tous les besoins.Un choix difficile Avant de choisir, il faut connaître le problème auquel on fait face: mortalité, manque de poids ou conversion alimentaire trop haute.Il faut donc identifier le type de coccidies qui nuit à l'élevage.D'autres facteurs pourront également influencer le choix du programme d'anticoccidiens.S'agit-il de poulets à griller ou à rôtir?Programmes et produits à utiliser 1.Un produit durant tout l'élevage 1.1 1.2 ionophore chimique 2.Deux produits durant l'élevage («shuttle») 2.1 Début: chimique Croissance: ionophore A Finition: ionophore A 2.2 Debut: ionophore A Croissance: ionophore B Finition: ionophore B 2.3 Début: ionophore Croissance: chimique Finition: chimique Faites-vous cinq ou six élevages par année?Servez-vous une alimentation à très haute valeuréner-gétique (croissance très rapide)?Y a-t-il d'autres maladies présentes dans l'élevage?Une fois ces éléments identifiés, il convient de décider du programme et des produits à utiliser.Vous trouverez au tableau les choix les plus logiques et populaires.En premier lieu, il faut décider si on travaillera avec un programme rotatif (un seul produit qu'on changera au bout d'un certain temps).Ce choix se fera selon les critères énoncés plus haut, mais aussi en relation avec certaines considérations pratiques: disponibilité des produits à la meunerie, période de retrait, toxicité pour certaines autres espèces, coût, etc.Au fait, mieux vaut être averti: l'évaluation des résultats peut être difficile.En effet, l'amélioration des performances techniques est certainement un signe.Il est cependant délicat à interpréter; si les performances sont demeurées identiques, il peut s'agir d'un autre problème pas encore identifié.A vrai dire, l'identification des lésions intestinales à des temps stratégiques permettra beaucoup plus précisément d'évaluer le nouveau programme et surtout de ie réajuster si nécessaire.Une autre méthode d'évaluation est préconisée par les uns et décriée par les autres.Il s'agit du comptage des ookystes.On prélève dans la litière des déjections caecales et intestinales à des moments stratégiques et on compte le nombre d'ookystes.Si possible, on peut aussi identifier le type.Il faut savoir ici que la tendance américaine préconise le dénombrement des lésions intestinales comme une mé- thode d'évaluation.Les Européens, eux, tendent vers le comptage d'ookystes.Il faut également savoir que, parce qu'un produit chimique tue les coccidies et empêche la production d'ookystes (d'où un comptage d'ookystes quasi à 0), le produit paraîtra aux yeux de l'utilisateur beaucoup supérieur à F ionophore.Les compagnies pharmaceutiques faisant la promotion des produits chimiques sont donc d'ardents défenseurs du comptage d'ookystes tout comme du dénombrement lésionnel.Dans le cas des ionophores qui, de par leur nature, laissent «passer» des ookystes, il sera donc «normal» d'obtenir des comptages d'ookystes relativement élevés.Les compagnies commercialisant ces produits sont opposées au comptage d'ookystes, prétextant justement que ceux-ci stimulent l'immunité visée.Le problème est de savoir quel niveau est normal et lequel est trop élevé.Certaines compagnies affirment qu'un comptage jusqu'à 100 000 oeufs/g demeure dans les limites du normal.D'autres parlent de 50 000.Qui croire?Par expérience, on s'aperçoit d'une chose: le passage d'un ionophore à un autre réduit habituellement d'une manière colossale le comptage d'ookystes tout en diminuant également le dénombrement lésionnel.D'abord l'économie Pour tout dire, la méthode idéale n'existe pas.Il faut utiliser tous les outils disponibles afin d'évaluer le plus justement possible le programme d'anticoccidiens en place.Votre vétérinaire et votre technicien pourront être d'un grand secours.Du reste, l'aspect le plus important demeure les performances économiques et techniques.En effet, on ne fait pas d'argent avec un indice lésionnel bas et un comptage d'ookystes à zéro.On capitalise à partir des kilos nets vendus à l'abattoir et d'une quantité de moulée réduite au minimum, donc un poids moyen élevé et une conversion alimentaire basse.Enfin, on a toujours considéré la coccidiose comme l'apanage des poulets à griller.Or plusieurs recherches récentes montrent que les dindes sont beaucoup plus affectées qu'on pensait.Aussi faudra-t-il être plus vigilants.Actuellement, le choix des produits est beaucoup plus restreint à cause de la sensibilité de cette espèce à certains produits.D'où l'importance d'une recherche et d'une attention accrues.Dans cette optique, sans doute est-il opportun de rappeler que l'amélioration des performances actuelles passe non seulement par la venue de nouveaux produits, mais aussi par les programmes qui sont en place et qui sont souvent archaïques et désuets.¦ vous désirez • Un service personnalisé • Un bon prix • Un paiment rapide et détaillé • Un acompte avant la sortie de vos poules • Un service de chargement (local) • Un service pour le transfert de poulettes avec une remorque spécialisée équipée de carrosses sur roues Appeliez : Volailles Gilles Lafortune Inc.à (514) 754-2835 (trais virés acceptés) sans Irais 1-800-461-2955 Demandez Mario Laiortune LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 30m PARTENAIRES EN AVICULTURE lanco présente l'approche multidimensionnelle de la lutte contre la coccidiose : trois produits efficaces offrant plus de flexibilité dans l'élaboration de votre programme anticoccidien.Partenaire, Elanco vous aide à atteindre vos objectifs : limiter la maladie et optimiser la rentabilité.Le STANDARD COBAN • répression efficace des principales espèces de coccidies • excellente conversion alimentaire • aucune période de retrait Le RENDEMENT avant tout • efficacité remarquable contre E.acervulina • excellents gains de poids • aucune période de retrait La force de la SYNERGIE • combinaison de narasin et de nicarbazine • maîtrise les hauts niveaux d'exposition à la coccidiose • action synergique ELANCO nteban Maxiban narasin nicarbazine Pour obtenir de plus amples renseignements sur le programme adapté à votre exploitation, consultez votre vétérinaire ou votre représentant Elanco.®Coban, tSMontvban, et ®Maxiban sorti des marques déposées de Eli Lilly and Company.Elanco® Division Eli Lilly Canada Inc.est un usager inscrit.CCPP COURRIER VÉTÉRINAIRE Les maladies évoluent avec l'intensification Il faut s'attendre à ce que les maladies découlant des performances élevées continuent à se manifester.par Robert Gauthier Q.: Les maladies des volailles semblent évoluer au même rythme que l'intensification des élevages.A quoi faut-il s'attendre?R.: Sans doute faut-il s'habituer à des problèmes à la mesure des élevages.Les maladies découlant des performances élevées vont continuer à se manifester (syndrome de mort subite et ascite des poulets, problèmes osseux divers, ostéoporose des pondeuses, hypertension chez les dindons, etc.).Par ailleurs, les maladies infectieuses virales vont continuer d'occuper beaucoup de place, particulièrement celles qui ont un effet négatif sur le système immunitaire.Dans la péninsule du Delmarva (Delaware-Maryland-Virginia), on vient d'isoler un nouveau sérotype de virus de la bronchite infectieuse qui n'a aucune relation avec les sérotypes actuels et contre lequel aucun vaccin n'est efficace.A quand notre tour?De plus en plus, les maladies des volailles vont porter le nom de syndrome, car elles seront le résultat de plusieurs maladies agissant concurremment en fonction des micro-organismes, du milieu, de l'alimentation, etc.Mais on peut s'attendre aussi à ce que la prise en considération des problèmes soit proportionnelle à leur importance.Ainsi, les maladies apparentes ou non chez les volailles mais qui ont un impact certain sur la santé publique vont continuer de nous préoccuper, par exemple les salmonelloses et la campylobactériose.Robert Gauthier, médecin vétérinaire, est vice-président au développement chez Nutribec.Un des facteurs essentiels à contrôler, c'est la qualité de l'eau dans les abreuvoirs.Q.: Les performances obtenues dans les élevages de poulets, de dindons et de poules n'ont jamais été aussi bonnes.Cependant, ces volailles semblent de plus en plus sensibles à certaines maladies.Y a-t-il quelque chose à faire?R.: Vous abordez un aspect de l'élevage qui est fort complexe! La sélection génétique nous fournit des volailles aux capacités énormes, capables de «produire» selon les goûts des transformateurs et des consommateurs.Et la nutrition, de son côté, arrive à composer des moulées adéquates pour soutenir de telles performances.Puis on se dit naturellement que la régie des élevages et les programmes de prévention des maladies devraient faire le reste.Alors pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas toujours?En pratique, nous comparons souvent les volailles modernes à des voitures «formule 1»; mécaniques puissantes et précises qui ne supportent pas l'erreur de réglage ni la distraction du pilote.Or les deux maillons les plus faibles en élevage de volailles (les pièces fragiles) sont précisément la régie et la prévention des maladies.Ces deux éléments sont indissociables et s'appliquent à tous les échelons, de la reproduction jusqu'à l'abattoir.La régie, c'est l'ensemble des interventions qui feront que les poulets ou les dindons auront, en tout temps, l'ambiance idéale pour se développer.Le contrôle de l'eau, de la température, de l'humidité et de la qualité de la litière, 24 heures sur 24, est fondamental.D'autre part, les aspects sur lesquels on a le plus à travailler pour prévenir les maladies sont: la biosécurité, l'hygiène et la vaccination.Essentiellement, il y a trois portes d'entrée possibles pour les maladies, sur une ferme: l'arrivée des volailles, les poulaillers déjà contaminés par les lots précédents et le manque d'hygiène dans le programme de biosécurité.En voici des exemples: • absence de lutte contre les insectes, la vermine et les oiseaux sauvages; • plus d'une espèce de volailles sur la ferme; • libre circulation des personnes et des véhicules; • mauvaise élimination des carcasses et des fumiers; • distance trop rapprochée entre les bâtiments et les voisins; • retour sur la ferme de matériel non désinfecté (cage pour l'abattoir, boîtes à oeufs, etc.); • ferme avec volailles d'âges multiples.De plus, dans un grand nombre de fermes avicoles du Québec, les méthodes de désinfection devraient être révisées, car elles sont inadéquates.La vaccination des volailles constitue aussi une mesure de prévention des maladies infectieuses.Elle a cependant ses limites, ce n'est pas une panacée.On assiste souvent à des échecs de vaccination, parce que celle-ci a été mal faite et que les autres mesures qui doivent accompagner la vaccination n'ont pas été respectées.Par exemple, des poussins qui arrivent dans un milieu déjà contaminé n'auront sans doute pas le temps de réagir au vaccin avant d'avoir contracté la maladie.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 30 o SANS LA PROTECTION DU THYMUS PAR BURSINE®-2, VOTRE PROGRAMME DE VACCINATION POURRAIT MANQUER LA CIBLE.LA CIBLE Le thymus, organe essentiel du système immunitaire primaire.Il travaille avec la bourse pour permettre aux sujets de gril de forger une bonne réaction immunitaire à la vaccination, par exemple contre la maladiede Newcastle et la bronchite infec-tueuse.LA PROTECTION Les recherches de Solvay Animal Health démontrentqueBursine-2 protège lethymus C1990 Solvay Animal Health Inc., Mendola He.gMs.MN 55120-1139.USA ' On peut obtenir tes données de Solvay Animal Health, Inc.contre la bursite infectueuse*.Dans ces études, l'effet viral a diminué sensiblement la taille du thymus, dommage dont n'ont pas souffert les oiseaux vaccinés à l'aide de Bursine-2.BURSINE-2 DROIT SUR LA CIBLE En protégeant le thymus et la bourse, Bursine-2 atteint directement la cible dans votre exploitation de sujets de gril.Vu ses avantages, rien d'étonnant que des milliards de doses de Bursine-2 aient été utilisées dans le monde depuis son introduction.Pour mieux connaître comment Bursine-2 peut être un précieux atout de votre programme de vaccination, communiquez avec votre représentant Solvay.Solvay Animal Health, Inc.209 Manitou Drive Kitchener, ONT N2C1L4 Tel.: (519) 748-5473 Fax: (519) 748-5707 MEMBRE CANADIEN vlTE ANIMALE POMOCULTURE Pour cueillir la pomme et s'amuser! L'autocueillette, c'est une affaire de gestion.Les derniers visiteurs doivent avoir autant de plaisir que les premiers.par Carole Brodeur L'autocueillette, ça fait plaisir, c'est beau et ça fait prendre l'air.C'est moins cher et on cueille les pommes qu'on aime!» Comment résister aux arguments de Natacha Bastien?Ses parents, qui possèdent un verger à Oka depuis 1977, invitent les amateurs de pommes à cueillir leurs fruits eux-mêmes depuis six ans déjà, et cette facette de l'entreprise ne cesse de prendre de 1 ' ampleur.Mais le verger Bastien offre bien plus que des pommes.Les Vergers Jacques Bastien sont ouverts sept jours sur sept, en saison.Durant la semaine, des écoliers viennent visiter ces vergers standard (les grands pommiers, à 1 ' inverse des pommiers nains) qu'on voit de moins en moins fréquemment.Les enfants procurent d'ailleurs la meilleure des publicités au verger: ils y ramènent leurs parents la fin de semaine.Et Natacha évalue à près de 20 000 le nombre de petits cueilleurs qui viennent chaque année.La balade en tracteur épate à coup sûr les jeunes citadins.«On tient compte de la volonté d'apprendre.On répond aux questions s'il y en a, raconte Jacques Bastien.Ainsi, lorsque les élèves sont particulièrement intéressés, les balades peuvent être très longues!» Au retour de la balade, les jeunes visiteurs peuvent voir un diaporama monté par le Centre d'interprétation de la pomme de Rougemont.On retrouve également un montage sur les abeilles réalisé en collaboration avec les apiculteurs qui travaillent au verger durant la floraison.Les écoliers peuvent même déguster le miel.Ces dernières activités sont toutefois ex- Carole Brodeur est biologiste.Les Vergers Jacques Bastien offrent bien plus que des pommes.On peut s'y renseigner sur la culture, visiter une galerie d'art et se balader en tracteur.clusivement réservées aux écoliers.Mais, l'an dernier, les Bastien ont pensé aux plus vieux.Une quinzaine de grands panneaux d'interprétation informent les cueilleurs trop timides pour poser les questions qui les tracassent.De plus, une partie de la grange a été transformée en galerie d'art.«Les artistes d'Oka peuvent y exposer leurs oeuvres, toiles ou sculptures, et se faire connaître, tandis que, pour les cueilleurs, la visite leur fera oublier les pommes pour quelques minutes», estime Natacha.Une affaire de gestion «L'autocueillette.c'est d'abord une affaire de gestion! explique Jacques Bastien.Le truc: bien connaître son verger et diriger les visiteurs afin que les derniers aient autant de plaisir que les premiers.C'est ça le plus important!» La méthode de Jacques Bastien consiste à effectuer une rotation.Il ne guide les cueilleurs que vers certains endroits du verger à la fois.«Si les visiteurs cueillaient sur une plus grande étendue, les derniers devraient parcourir beaucoup d'arbres avant de remplir leur sac.» Jacques Bastien doit également faire cueillir sélectivement les pommes d'été par des employés avant que les visiteurs ne commencent à venir à l'automne.«Il n'y a rien à faire: les gens ne viennent pas cueillir de pommes au mois d'août.Ils ont sûrement autre chose à faire!» plai-sante-t-il.La saison dure six bonnes semaines au cours desquelles mûriront cinq variétés de pommes.«Lorsque quelques rares visiteurs se présentent vers la fin du mois d'août, ils ont droit à la Lobo.Mais, en général, on dirige les gens vers la Mclntosh en premier, parce que, sinon, elle tombe toute seule.» Viennentensuite laSpartan, laEmpire et, pour terminer, la Cortland qui, elle, peut attendre les retardataires, solidement attachée à ses pommiers.Selon Natacha Bastien, la pomme est le fruit qui se prête le mieux à l'autocueillette.Les gens choisissent évidemment les fruits les plus mûrs, ce qui permet aux autres pommes de recevoir plus de lumière et de mûrir à leur tour.Du reste, il n'y a pas autant de perte que dans le cas des petits fruits.Pour les pomiculteurs, en fait, l'attrait de l'autocueillette est détaille: moins de main-d'oeuvre à payer, et une cueillette sélective.Les avantages de l'autocueillette sont également nombreux pour les consommateurs.Natacha insiste: «Si on aime les grosses pommes, on n'a qu'à les prendre; on peut même choisir uniquement les belles!» ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 31 Le secteur agricole est en pleine évolution.compte Investissement?ou encore à des cer- Les ordinateurs remplacent le papier tificats de placement garantis* nous pouvons / iMGAtJt' et les crayons.L'agriculteur moderne doit répondre à vos besoins en matière d'accroisse- /Vfl/JfC@£^r j maintenant calculer le coût des fonds ment de caDital et de liauidités de façon à */»•/ nmFwA/j' maintenant calculer le coût des fonds ment de capital et de liquidités de façon à en plus du prix du bétail et du grain.transformer vos projets en réalités.Votre centre bancaire CIBC évolue lui Nous évoluons parce que vous évoluez, aussi afin de vous faire bénéficier pleine- Nous exerçons notre activité afin d'assurer ment de son expérience.Vous pouvez tirer l'essor de la vôtre, avantage, entre autres, de notre vaste gamme d'instruments de dépôt.Grâce au "Offem par U Société d'Hypothèques CIBC et garantis o "de façon inconditionnelle par la Banque Canadienne Impériale Compte d'épargne à intérêt quotidien, au de Commerce.CIBC FINANCEMENT AU SECTEUR AGRICOLE Votre exploitation diffère de la nôtre mais nos outils sont semblables. PORC Quels sont les troupeaux les plus productifs?Contrairement à une idée largement répandue au Québec, les petits troupeaux ne sont pas les plus productifs.par Robert Desrosiers Ya-t-il des critères qui différencient les troupeaux à forte productivité des autres?Une enquête récente faite aux États-Unis sur plus de 170 000 truies contribue à fournir des éléments de réponse à cette question.Ainsi, les facteurs clés qui permettent aux troupeaux de se retrouver dans les 10 % supérieurs sont un nombre de jours improductifs plus bas, plus de porcelets nés vivants et moins de mortalité présevrage.Les données de la compagnie américaine Pig Improvement Company portent sur 381 fermes.Toutes ces fermes utilisent les animaux de reproduction de cette compagnie, de sorte que les différences du point de vue de la génétique ont peu d'influence sur les résultats obtenus.Ceci ajoute donc à leur valeur.Des faits parlants.Selon l'enquête, la taille moyenne des troupeaux est de 442 truies, alors que la productivité se situe à 19,4 Robert Desrosiers, médecin vétérinaire, est responsable de la formation continue chez Nutribec liée.En diminuant de 10 jours la période improductive des truies, on peut obtenir 17 $ de revenus additionnels par truie par année.porcelets sevrés par truie par année.Or on note que les troupeaux dans les 10 % supérieurs produisent 4,4 porcelets de plus par femelle que la moyenne (voir le tableau II).Et l'analyse de leurs statistiques permet les observations suivantes (par rapport à la moyenne): • âge au sevrage légèrement plus bas ( 18,9 jours vs 20,6); • moins de retour en chaleur (8,4 % vs 18 %); • plus de saillies par service (2,4 vs 2,1); • taux de mise bas plus élevé (85,8 % vs 78 %); • moins de jours improductifs (36,4 vs 62,5); • plus de porcelets nés vivants (10,8 vs 10,1); • moins de mort-nés (6,7 % vs 7,5 %); • mortalité présevrage plus faible (10,1 % vs 12,5 %); • plus de portées à vie par truie (6 vs 4,9); • mortalité plus faible des truies (4,9 % vs 6,7 %); • taux de réforme plus bas (41,7 % vs 44,8 %); • taux de remplacement plus bas (42,4 % vs 50,9 %); Concentrés Scientifiques Belisle vous remercie d'être venu en si grand nombre le 18 septembre dernier à son usine de St-Mathias.Le but de cette journée était de souligner de façon particulière l'engagement de Concentrés Scientifiques Belisle vis-à-vis sa mission: «Diminuer les coûts d'alimentation des producteurs agricoles par une Nutrition de Qualité et un service professionnel» nfirfn& ftuhiÙost de Qualité LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 33 I.Comparaison des performances selon l'âge au sevrage Nombre de jours au sevrage 14 15 16 17 18 19 20 21 22 >22 Nombre de fermes 1 7 10 26 69 76 64 37 30 61 Âge au sevrage (jours) 667 410 395 467 457 489 560 410 392 279 % de retour 13,2 11,4 11,6 11,9 10,8 12,6 12,6 14,5 13,9 11,2 Saillies/service 1,9 2,1 2,2 2,1 2,2 2,3 2,0 2,2 2,1 2,0 Taux de mise bas (%) 79,7 81,3 80,3 79,2 80,1 79,3 77,0 75,8 77,7 75,1 Jours improductifs des truies 35,4 44,7 52,9 51,7 55,7 60,3 62,5 68,6 68,0 75,1 Porcelets nés vivants 10,7 10,0 10,4 10,2 10,0 10,2 10,0 10,0 10,0 10,2 % de morts-nés 6,6 8,0 6,7 7,1 7,6 7,6 7,4 7,6 7,5 7,5 % de momifiés 0,8 1,5 0,9 1,2 1,6 1,9 1,6 1,9 1,3 1,2 % de mortalité présevrage 12,5 11,9 13,3 11,7 13,1 12,1 11,9 11,5 12,7 13,4 Parité moyenne 3,9 3,7 3,7 3,5 3,5 3,4 3,6 3,7 3,4 3,6 Portées / truie durant leur séjour dans le troupeau 5,3 4,6 5,5 4,9 4,8 5,3 5,1 4,8 5,0 4,5 % de mortalité des truies 1,6 6,4 5,5 8,8 7,3 6,5 6,6 7,6 6,8 5,5 % de réforme 47,3 48,6 42,2 44,1 46,2 41,5 47,3 42,7 44,6 46,5 % de remplacement 41,0 54,5 49,3 49,9 50,0 49,6 54,2 51,7 50,6 50,3 Portées / truie / année 2,13 2,47 2,39 2,38 2,33 2,28 2,25 2,20 2,18 2,08 Porcelets sevrés /truie /année 18,8 21,1 21,1 21,2 19,8 20,0 19,3 19,0 18,2 17,7 • plus de portées par truie par année (2,47 vs 2,25).Les analyses de Pig Improvement Company estiment qu'un plus grand nombre de saillies par service entraîne directement un taux de mise bas plus élevé, ce qui permet de réduire le nombre de jours improductifs.Ceci conduit Le Laos, petit pays asiatique, demande un éleveur de porcs/ conseiller en élevage Les tâches : • planifier des programmes d'alimentation ainsi que des programmes généraux d'élevage à une station de recherche • élaborer des essais d'élevage de races de porcs indigènes • participer à des programmes ruraux de vulgarisation Si vous êtes diplômé et expérimenté en élevage porcin ou en sciences animales et recherchez de nouveaux défis, veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à CUSO FA-19, 135, rue Rideau, Ottawa (Ontario) K1N 9K7.Nous avons aussi d'autres postes intéressants dans les domaines de la phytosélection, des sols et de la vulgarisation agricole.inévitablement à un plus grand nombre de portées par truie par année.En outre, il est intéressant de noter que la parité moyenne ne varie pas dans des troupeaux ayant des niveaux de productivité pourtant fort différents.Par contre, la longévité des truies est supérieure dans les troupeaux les plus productifs.On note aussi que le nombre de porcelets momifiés est plus élevé dans les troupeaux qui sont dans les 10 % supérieurs.Ceci est simplement dû au fait que ce nombre augmente normalement lorsque le nombre de nés totaux (vivants + mort-nés + momifiés) est élevé.Les petits ne sont pas les meilleurs Contrairement à une idée largement répandue au Québec, les petits troupeaux ne sont pas, dans cette analyse, les plus productifs (voirie tableau III).Ceux-ci sèvrent les porcelets plus âgés et ont un taux de mise bas légèrement plus faible.Le nombre de jours improductifs est beaucoup plus élevé, ce qui signifie que les retours en chaleur et les truies non gestantes ne sont pas détectés aussi rapidement par le personnel.En revanche, les petits troupeaux, et il semble que ce soit constant, ont plus de porcelets nés vivants.Mais ils obtiennent aussi une mortalité présevrage plus élevée.On remarque, par ailleurs, que la productivité semble augmenter lorsque l'âge au sevrage est réduit (voir le tableau I).Le nombre de portées par truie par année s'accroît alors, parce que le nombre de jours improductifs diminue.Maintenant, pour évaluer l'impact du nombre de jours improductifs sur la performance économique des II.Comparaison des performances des troupeaux (janvier - juin 1991)* 10% Moyenne de 10% inférieurs toutes les fermes supérieurs Nombre de fermes 38 381 38 Taille du troupeau 324 442 466 Âge au sevrage (en jours) 22,8 20,6 18,9 % de retour 18,0 12,3 8,4 Saillies / service 1,8 2,1 2,4 Taux de mise bas (%) 68,5 78,0 85,8 Jours improductifs des truies 117,0 62,5 36,4 Porcelets nés vivants 9,5 10,1 10,8 % de morts-nés 8,5 7,5 6,7 % de momifiés 1,0 1,5 17 % de mortalité présevrage 14,7 12,5 10,1 Parité moyenne 3,6 3,5 3,5 Portées / truie durant leur séjour dans le troupeau 4,1 4,9 6,0 % de mortalité des truies 7,3 6,7 4,9 % de réforme 47,1 44,8 41,7 % de remplacement 52,8 50,9 42,4 Portées / truie/année 1,82 2,25 2,47 Porcelets sevrés /truie / année 13,6 19,4 23,8 ' Troupeaux classés selon le nombre de porcelets sevrés/truie /année.34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 1992 III.Comparaison des performances selon la taille des troupeaux (janvier - juin 1991) Nombre de truies 1000 Nombre de fermes 51 178 81 27 18 27 Âge au sevrage (jours) 23,2 20,4 20,0 19,5 20,3 19,9 % de retour 10,5 12,0 13,2 13,2 14,3 11,9 Saillies/service 2,3 2,1 2,1 2,1 2,1 2,2 Taux de mise bas (%) 76,6 78,4 77,9 78,0 75,0 80,8 Jours improductifs des truies 73,1 60,6 63,2 55,5 70,0 53,0 Porcelets nés vivants 10,6 10,1 9,9 10,3 9,8 10,1 % de morts-nés 7,3 7,5 7,5 7,0 8,9 7,5 % de momifiés 1,6 1,2 1,8 2,0 1,7 1,9 % de mortalité présevrage 14,5 12,2 12,6 11,4 13,1 11,3 Parité moyenne 3,6 3,6 3,6 3,5 3,7 3,2 Portées / truie durant leur séjour dans le troupeau 5,7 4,8 4,7 4,9 5,4 4,7 % de mortalité des truies 6,0 6,3 8,1 6,5 7,0 6,7 % de réforme 41,0 45,8 45,4 45,8 38,0 48,0 % de remplacement 46,0 50,8 53,0 50,7 52,7 53,5 Portées/truie/année 2,13 2,27 2,26 2,32 2,19 2,33 Porcelets sevrés / truie / année 18,8 19,5 19,1 20,6 18,4 20,6 troupeaux de truies, des chercheurs de la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe se sont penchés sur le sujet.En prenant l'exemple d'un troupeau de 150 truies, ils ont démontré que, en améliorant le nombre de jours improductifs de 10 jours, le nombre de porcelets sevrés augmentait de 0,5 par truie par année.Cette amélioration équivalait, dans leur étude, à une augmentation des revenus de l'ordre de 17 $ par truie par année.C'est tout dire! Attention aux jours improductifs! L'importance du nombre de jours improductifs sur la rentabilité des élevages naisseurs et naisseurs-finisseurs ne fait pas de doute.Le nombre de jours improductifs se définit comme étant le nombre de jours où, dans un troupeau, les truies ne sont ni gestantes, ni en lactation.Pour réduire les jours improductifs, les objectifs suivants doivent être fixés: • réduire l'intervalle entre l'entrée des cochettes dans le troupeau et leur saillie (10 à 20 jours); • réduire l'intervalle entre l'entrée des cochettes et leur réforme (pas de service :
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