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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
Régions
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1992-09, Collections de BAnQ.

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REGIONS Au Témiscamingue, le lait ça compte! La ferme des Robert, près de Ville-Marie, ressemble à celles du «sud».Son objectif: faire du lait économique.par Aubert Tremblay Quand vous arrivez chez les Robert, de Saint-Eugène-de-Guigues, et que vous vous mettez à parler avec eux, vous n' avez plus du tout l'impression d'être au Témiscamingue.Même si vous êtes à sept heures de route de Montréal, à cinq heures de Toronto, vous vous croyez presque à Saint-Hyacinthe.Silo hermétique plein de luzerne, une terre entièrement drainée depuis 15 ans, une moyenne de 10 000 kilos de lait, une étable digne des finalistes de la médaille d'or.La ferme a d'ailleurs déjà gagné le bronze.Des fermes d'allure prospère Mais si vous avez roulé un peu sur les interminables routes du Témiscamingue, vous vous êtes déjà rendu compte qu'il y en a plusieurs de ces fermes proprettes d'allure prospère, là-bas.Il y a plus de fermes laitières là qu'en Abitibi, et elles y sont depuis plus longtemps.Elles ont donc eu le temps de grandir, sur de bonnes terres sans roches et sous un climat plus clément que celui de la région voisine.Il y a plus de producteurs de lait que de producteurs de boeuf au Témiscamingue, alors qu'en Abitibi c'est le contraire.Il faut dire aussi qu'au Témiscamingue il n'y a pas de mines, l'économie s'est donc plus appuyée sur l'agriculture.La région du Témiscamingue doit avoir ses avantages, puisqu'elle attire les agriculteurs immigrants.D'après l'agronome du bureau de Ville-Marie, Richard Dessureault, une ferme sur dix appartient maintenant à un producteur venu d'ailleurs, surtout d'Ontario et d'Europe.__ Et les gens du Témiscamingue sont Aubert Tremblay est journaliste pigiste.Jusqu'à cette année, les Robert visaient la performance.Ils cherchent maintenant à baisser leur moyenne de production.loin d'être tous découragés.Le meilleur exemple, c'est la Ferme Robert et Fils.Quand vous posez des questions à la famille, c'est le plus souvent le fils Michel, 26 ans, qui répond, avec l'assurance de celui qui fait confiance à l'avenir.Il n'est pourtant pas encore copropriétaire de la ferme.Mais c'est bientôt lui qui la pilotera, et elle continuera à être rentable comme aujourd'hui.Objectif: économie Elle le sera plus, en fait, car les Robert viennent de changer de cap l'automne dernier.Leur objectif, c'est maintenant de réduire les dépenses.Pas à cause des coups durs qui risquent de frapper bientôt le Québec, mais parce qu'ils se sont rendu compte que les plus grosses moyennes ne font pas nécessairement les plus gros profits.Ils épousaient du coup la manière de voir des agronomes d'Abitibi-Témis-camingue: pour tenir, il faut arrêter de jeter F argent par les fenêtres.Laissons ça aux gens du «sud».Les Robert ont toujours fait monter régulièrement leur moyenne de production.Mais, depuis 1989, soit depuis que le fils Michel est revenu à la ferme avec son épouse Lorraine Mondou, ils y avaient mis les bouchées doubles.à coups de moulée.De 8200 kilos, on a sauté la barre des 10 000.De 40 vaches, on est passés à 35.«Je voulais sortir le jus des vaches, avoue Michel.On était parti pour la gloire!» Une de leurs vaches a ainsi gagné le trophée de la meilleure MCR du Témiscamingue, en 1990 (avec 243- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 277-248).Mais ça coûtait cher.Encore l'an dernier, les Robert ne faisaient qu'environ 2,5 kilos de lait par kilo de moulée.Aujourd'hui, il ont fait grimper le ratio à 3,6.Leur but, c'est de faire baisser la moyenne à 8500 kilos de lait par vache.Comme chaque vache consomme environ deux tonnes de moins de moulée, ils épargnent 400 dollars par vache.Même en comptant les cinq vaches qu'il faudra ajouter au troupeau pour compenser la perte de production, et leur propre nourriture, ça devrait faire quand même 12 000 dollars nets de plus par année en revenu.L'étable est assez grande pour accueillir les vaches supplémentaires, et comme les Robert font la traite à six personnes, pas de problème pour le travail en surplus.Et les 125 hectares cultivés peuvent donner tout le foin nécessaire.Un changement d'orientation Une des raisons de leur changement d'orientation, c'est que les ventes des grosses productrices n'ont pas été aussi payantes qu'ils l'espéraient.«En 1989, le marché de la reproduction était bon, explique Michel Robert.Mais le prix a baissé.» Une vache qui se vendait jusque-là 3000 dollars, il fallait la laisser aller pour deux fois moins.Les Robert ont tout de même vendu pour 40 000 dollars de sujets en deux ans.Mais ce qui les a vraiment convaincus de ralentir le rythme, c'est une journée d"étude sur les compagnies.«On pensait qu'on était de bons candidats pour former une compagnie, explique Pierrette Robert, mais le conseiller du syndicat de gestion nous a dit que, pour ça, il fallait faire plus d'argent!» Or les Robert comptaient sur la Ferme Robert et Fils nature juridique corporation à deux actionnaires superficie 260 ha cultures 38 ha de céréales 69 ha de foin 18 ha de pâturages troupeau 35 Holstein classement 1 EX, 8 TB, 17 B+, 2 B moyenne 10 220 kilos à 3,85 % de gras MCR 213-223-219 formule de la compagnie pour réussir leur transfert de ferme.La diminution des dépenses devenait donc une condition essentielle au transfert.«Il faut absolument passer par cette étape-là», continue-t-elle.Si on n'avait pas été obligés de se réajuster, le transfert serait déjà bien amorcé.Mais ensuite, une fois le transfert assuré, les Robert maintiendront-ils leur moyenne à 8500 kilos?Pas sûr.S'ils peuvent recommencer à augmenter leur moyenne, de façon économique cette fois, ils le feront volontiers.«C'est pas dit qu'on ne montera pas encore à 10 000 kilos», dit Michel Robert.Les Robert, de toute façon, font d'autres épargnes.La machinerie par exemple.Ils la partagent avec l'oncle de Michel, Lucien, l'ancien associé de son père.Jusqu'en 1989, en effet, Lucien et Marcel exploitaient une ferme ensemble, la Ferme Robert et Frères.La terre a été divisée en deux parties égales et Lucien est parti avec un tiers du troupeau.C'est pourquoi, d'ailleurs, les Robert de la Ferme Robert et Fils peuvent se permettre d'ajouter cinq vaches à leur troupeau: ils ont de l'espace dans l'étable.Mais le lien avec Lucien est resté très étroit.«On fait tous les travaux ensemble, tout ce qui s'appelle machinerie.» Le GATT inquiète Comme tout bon producteur du Témiscamingue, les Robert sont fiers de leur foin.Ils ont déjà gagné un concours provincial de luzerne.Ils sont entrés dans le «Club des 34» (ceux qui réussissent à faire un foin de moins de 34%d'ADF)en 1987, avec un taux de 27,5 %.Leurs fourrages, l'an dernier, avaient un contenu moyen de 17,2 % en protéines, 30,8 % d'ADF et 1,44 mégacalorie.Et puis, autre caractéristique du nord, ils ont tendance à ne pas insister sur la luzerne.Elle pousse très bien, mais.ils s'en tiennent à un mélange de 40 % de légumineuses.«On a déjà été plus forts en luzerne, explique Michel, mais quand tu donnes une balle de graminées aux vaches, elle disparaît plus vite qu'une balle de luzerne.» Alors, l'avenir de la production laitière au Témiscamingue?Le GATT, ça inquiète?Oui, un peu.«On a retardé l'achat de quota, avoue par exemple Marcel Robert.Mais il ne faut pas dramatiser.» Les Robert comptent surtout sur les mesures transitoires pour s'adapter, et ils savent qu'ils peuvent éventuellement augmenter leur production.«On a un silo pour 50 vaches», fait remarquer Michel Robert.Et une grande étable.et une grande terre.«Mais si le rapport Dunkel passe comme il est là, croit quand même son père, la région disparaît.C'est uniquement l'agriculture qui fait vivre le Témiscamingue.» ¦ laveuse a pression m-s • Fabrication au Québec par des spécialistes dans les pompes.¦ Nouvelle série «LC» des plus compétitives.Pompe «General».• Modèle LC100, 1.5 HP, 1000 lb/po'.¦ Modèle LC150, 3 HP, 1500 lb/po'.¦ Modèle LC150C, 5.5 HP Honda, 1500 lb/po'.Série industrielle «R» de 1000 lb/po' à 3000 lb/po MODELE VEDETTE POUR FERME LAITIÈRE LC150 3 HP, 3 gal/min, 1500 lb/po; 1375$ MS, UNE VALEUR SÛRE Pulvérisateur M-S inc.4300, Vachon, Drummondville (Québec) J2B 6V4 — Tél.: (819) 474-1910 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 REGIE Disparition des petites fermes: un mal nécessaire?Cette sélection contribue à améliorer la compétitivité de la production laitière québécoise.par Daniel-M.Gouin La diminution du nombre d'exploitations laitières semble inéluctable; elle est provoquée par la réalité économique.Près de 3000 exploitations ont disparu en seulement 4 ans, de 1985-1986 à 1989-1990 (voir le tableau I).Et on croit que le seuil des 10 000 exploitations devrait être franchi d'ici 4 ou 5 ans.En fait, les petites exploitations laitières de moins de 1500 hectolitres de production annuelle sont particulièrement frappées.Alors qu'elles comptaient pour 50 % du total des exploitations en 1985-1986, elles n'en représentent plus que 34 % en 1989-1990.Somme toute, 84 % des exploitations de moins de 1500 hl ont disparu durant cette période.Par contre, le nombre d'exploitations de plus de 3000 hl connaît une forte croissance de 40 %.Cette réalité signifie qu'un faible nombre de petites exploitations ont augmenté leur production pour atteindre les échelons supérieurs.Mais la grande majorité des petites exploitations disparaissent à la retraite des propriétaires en place.Elles ne produisent pas des revenus suffisants pour permettre le transfert dans des conditions économiques satisfaisantes pour la relève et pour les parents qui se retirent.Selon le bénéfice dégagé La sélection des exploitations s'opère par le bénéfice brut dégagé, défini ici comme le revenu agricole familial (revenus totaux moins l'ensemble des dépenses, y compris l'amortissement) plus les intérêts payés.Ce bénéfice brut varie d'un peu plus de 18 000 $ pour les exploita- Daniel-M.Gouin est professeur au Département d'économie rurale de l'Université Laval.Au cours des cinq dernières années, le nombre d'exploitations de plus de 3000 hl a augmenté de 40 %, tions de moins de 1500 hl à plus de 60 000 $ pour les plus grandes (voir le tableau II).Ce montant constitue le maximum disponible à court terme pour rembourser les dettes et couvrir le coût de vie.Ainsi, l'exploitation de moins de 1500 hl dégage un bénéfice brut de 18 222 $ et doit réserver 13 000 S au coût de vie du producteur et de sa famille.Il ne reste donc que 5 222 $ ( 18 222 $ -13 000 $) pour les annuités, ce qui autorise un emprunt maximal de 55 553 $.À partir d'une dimension de 2000 hl, la capacité d'emprunt excède les 150 000 $ et atteint près de 370 000 $ pour les plus grandes exploitations.Finalement, il faut évaluer le capital total requis pour reprendre une exploitation.Les parents qui prennent leur retraite ont un besoin en capital évalué, très arbitrairement, à 150 000 $.Ce capital produit une rente annuelle de retraite d'environ 15 000 $, s'il est libre de dettes.Le jeune qui veut reprendre l'exploitation de ses parents devra donc leur I.Répartition des producteurs québécois selon le quota détenu, de 1985-1986 à 1989-1990 Hectolitres 1985- % 1987- % 1989- % Évolution 1986 1988 1990 1986-1990 moins de 1000 4 687 28,1 % 3 080 19,9% 2214 15,8% -52,8 % 1000 à 1500 3 657 22,0 % 3 002 19,4% 2 529 18,1 % -30,8 % 1500 à 2000 3 200 19,2% 3172 20,5 % 2 986 21,3% -6,7 % 2000 à 3000 3 489 20,9 % 4 077 26,4 % 3 996 28,6 % 14,5% 3000 et plus 1 624 9,7 % 2118 13,7% 2 269 16,2% 39,7 % Total 16 657 100,0% 15 449 100,0% 13 994 100,0% -16,0% Source: GREPA, 1991, Les Faits saillants laitiers.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 II.Seuil de démantèlement des fermes laitières du Québec en 1990 Caractéristiques (exprimées en S/ferme) 3000 hl Valeur rie l'exploitation (avec quota)1612 290 312 417510 569 064 946 025 Revenu agricole familiale global plus intérêts2 18 222 26 575 41 858 62 316 Moins: coût de vie3 13 000 16 000 24 000 25 000 Égale: solde pour annuité 5 222 10 575 16 858 37 316 Capacité d'emprunt 55 553 112 500 179 340 368 327 Dettes actuelles 66 707 139 027 180148 305 074 Besoins des parents 150 000 150 000 150 000 150 000 Capital requis 216707 289027 330148 455 074 1 Évaluation de l'actif à la valeur marchande.3 Retraits du propriétaire et produits agricoles utilisés.Source: Gilbert et Lebeau, GREPA, 1991.Symposium des bovins laitiers.Ensemble des activités marchandes de l'exploitation.verser 150 000 $ plus le montant des dettes.Par conséquent, le jeune qui veut s'installer sur une exploitation de moins de 1500 hl devra mobiliser un capital de 216 707 $, soit le besoin des parents plus les dettes.En regard de ce montant, sa capacité d'emprunt, compte tenu du bénéfice brut dégagé, n'est que de 55 553 $, ce qui est bien insuffisant.Les exploitations de moins de 2000 hl de production ne permettent pas de dégager un bénéfice suffisant pour couvrir les seuls besoins des parents de 150 000 $.C'est donc dire que, même si l'endettement des parents est nul, leur transfert s'avère très difficile dans la situation économique présente.La limite de la «transférabilité» Les exploitations entre 2000 et 3000 hl de production, quant à elles, se trouvent à la limite de la «transférabilité».Leur transfert ne semble possible que si l'endettement est très réduit ou encore si les vendeurs et les acheteurs acceptent des niveaux de revenus sous les seuils déjà faibles définis ci-dessus.Ce n'est donc qu'à partir d'une dimension d'exploitation de 3000 hl que le transfert de propriété entre parents et enfants pourra se faire dans des conditions permettant un niveau de vie minimal aussi bien aux parents qui prennent leur retraite qu'au jeune qui reprend l'exploitation.De plus, dans les plus grandes exploitations, le transfert de propriété progressif est souvent facilité par lacopropriété entre parents et enfants.Que retenirde cette démonstration?D'abord que ces calculs sur des moyennes ne reflètent pas la situation parti- culière de chacune des fermes du Québec.Quelques petites exploitations peuvent être reprises selon des conditions qui diffèrent de celles exposées ici.Également, certaines exploitations de grande dimension sont parfois démantelées.Quoi qu'il en soit, la différence entre une retraite tout au plus correcte et une retraite confortable peut être mesurée.Pour un producteur dans la situation de l'exploitation moyenne de 2000 à 3000 hl, la cession à un enfant procurera un fonds de retraite modeste.Par contre, le démantèlement rapportera au minimum 350 000 $ une fois les dettes remboursées.Évidemment, la problématique ne se résume pas à ce simple calcul financier.D'autres notions, comme le maintien du patrimoine familial et l'attachement à voir se maintenir l'entreprise économique péniblement «montée», entrent aussi en ligne de compte.Ces réserves étant faites, il n'en demeure pas moins que, d'un strict point de vue économique et financier, il est très difficile d'assurer la survie des exploitations laitières de moins de 2000 hl de production annuelle.Ces exploitations se maintiennent tout de même en production, le bénéfice brut dégagé étant suffisant pour couvrir le coût de vie du propriétaire et de sa famille.Cependant, le moment où le producteur décide de cesser ses activités agricoles est véritablement le point charnière du processus d'évolution structurelle.Si un producteur peu endetté pouvait survivre sur cette exploitation, les faibles bénéfices bruts dégagés deviennent le principal facteur de blocage empêchant un jeune devant recourir à l'endettement de s'y établir.¦ Un processus sans fin Le seuil de démantèlement était à 1500 hl de production en 1984.Il augmente sans cesse.par Daniel-M.Gouin Des calculs effectués sur la base de données de 1984 plaçaient le seuil de démantèlement à 1500 hl de production.Maintenant fixé à 2000 hl, ce seuil évolue sans cesse.Le processus de démantèlement des exploitations ne semble donc pas avoir de fin.Cette disparition des petites exploitations constitue-t-elle un processus qu'il faut tenter de bloquer?Question difficile.Évidemment, les problèmes de développement régional et d'occupation du territoire sont préoccupants.Mais est-ce bien au secteur laitier de contribuer seul à l'atteinte des objectifs en la matière?Par contre, il est démontré que les plus grandes exploitations obtiennent des performances économiques supérieures aux petites.La disparition des petites exploitations, en permettant la croissance des autres, contribue donc à améliorer la productivité moyenne du secteur.Au niveau des critères technico-économiques, l'efficacité s'améliore avec la croissance de la dimension moyenne des exploitations.En particulier, le temps nécessaire pour produire un hectolitre de lait est de 2,75 heures sur une exploitation de moins de 1500 hl, soit une heure de plus que sur une exploitation de plus de 3000 hl.Cette plus grande efficacité du travail se traduit par un coût de production nettement plus faible sur les exploitations de grande dimension.Le revenu agricole familial est aussi croissant avec la dimension, variant du simple (12 505 $) à près du triple (34 139 $) des plus petites aux plus grandes exploitations.Il est évident que trois petites fermes font travailler plus de personnes qu'une grande exploitation, mais avec quel niveau de revenu?On ne peut exiger le maintien de l'occupation du territoire au détriment du niveau de vie de ceux et celles qui l'occupent.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Aidez-la à s'y rendre plus rapidement avec Deccox: La coccidiose pose un problème chez presque tous les veaux.Lorsque la coccidiose se déclare, elle est facile a reconnaître.Diarrhées sanguinolentes et mortalité peuvent vous coûter une génisse de remplacement de premier ordre.Par contre, la forme latente de la maladie, dont la majorité des veaux sont atteints, est plus difficile à identifier.Le ralentissement de croissance quelle entraîne peut finir par vous coûter beaucoup plus, en termes de nourriture gaspillée, de réduction de gain de poids et de dépenses déntretien pour des veaux qui tardent à atteindre leur poids de reproduction.Et aussi en 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laissez-les grandir avec Deccox dans la ration, jusqu'à l'âge de six mois au moins.Demandez Deccox chez votre distributeur.RHÔNE-POULENC ANIMAL NUTRITION NORTH AMERICA U.S.1-800-727-4433/Canada 1-800-387-2123 Le décoqulnate Deccoxmd est une marque déposée de May & Baker Ltd.RPI-339 CCPP COMMERCE INTERNATIONAL Aucune catastrophe en vue après le GATT L'après GATT sera loin de marquer la fin de l'industrie laitière au Québec, mais il faudra s'adapter à un nouveau contexte.par Charles-Félix Ross Al'issue des présentes négociations du GATT, les producteurs de lait du Québec se verront peut-être contraints d'évoluer dans un environnement économique moins clément et surtout moins réglementé qu ' il ne l'est aujourd'hui.L'article 11 du GATT qui permet présentement la gestion de l'offre telle que connue au Canada sera probablement modifié et la tarification introduite.Il y a donc fort à parier que nos systèmes de gestion des approvisionnements seront eux aussi modifiés pour laisser place à un plus grand libéralisme économique.Advenant ce scénario, qu'arriverait-il alors au secteur laitier québécois?Serait-il en mesure d'affronter la concurrence étrangère, particulièrement celle des Américains?Ces questions et d'autres concernant les conséquences de l'après GATT ont été posées à Normand DeMontigny, directeur aux affaires institutionnelles du Groupe Lactel (union de six coopératives québécoises spécialisées dans la transformation du lait et la commercialisation des produits laitiers), et à Guylaine Gosselin, directrice du Service de la recherche économique de la Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ).Or tous deux pensent que le secteur laitier québécois, tout en essuyant des pertes, pourrait réussir à tirer son épingle du jeu.La compétitivité à portée de main Si Normand DeMontigny admet que le secteur laitier québécois peut être moins compétitif que celui des Etats-Unis, il pense toutefois que cet écart est loin d'être insurmontable.Selon Charles-Félix Ross est étudiant à la maîtrise à l'Université Cornell.L'atteinte d'un niveau de compétitivité suffisant pour affronter la concurrence étrangère serait à portée de main.lui, l'atteinte d'un niveau de compétitivité suffisant pour affronter la concurrence étrangère serait à portée de main.«Nos producteurs sont aussi compétitifs que ceux du Wisconsin ou ceux de l'État de New York.Ils utilisent les mêmes technologies et possèdent plus ou moins la même formation.» Au niveau de la transformation, ajoute-t-il, «la situation est à peu près semblable, les usines américaines utilisent les mêmes technologies (majoritairement importées de Suède) que les usines québécoises».Un trop grand nombre d'usines nuirait cependant à la compétitivité du secteur.Normand DeMontigny croit qu'il y aurait un excédent de capacité au Canada et qu'une rationalisation s'imposerait.M.DeMontigny ne rêve pas en couleur, il sait très bien qu'une libéralisation des marchés pourrait faire mal au secteur laitier québécois.«Il y aura certainement des fermetures de fermes et d'usines, ce ne sera sûrement pas le paradis, mais ce ne sera pas non plus la catastrophe.» Selon lui, il faut voir les occasions que peut offrir l'ouverture des marchés (exemple: l'accessibilité à de nouveaux marchés d'exportation).S'il faut continuer à défendre nos acquis, il ne faut pas, par contre, jouer à l'autruche et laisser passer de belles occasions d'affaires.La survie d'une entreprise ou d'un secteur économique dépend beaucoup de sa capacité d'adaptation aux nouvelles réalités économiques, et le secteur laitier québécois ne fait pas exception.Les intervenants de ce secteur doivent donc relever leurs manches pour faire face ensemble aux défis qui s'imposent même s'ils ne les ont pas souhaités.Une différence: la qualité de vie Guylaine Gosselin de la FPLQ ne voit pas non plus de désastre à l'horizon, cependant elle ne partage pas le même optimisme que Normand DeMontigny.«Il est vrai que les fermes québécoises sont presque aussi compétitives que leurs concurrentes américaines et que notre secteur de la transformation est relativement LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 concurrentiel, dit-elle.Toutefois la réglementation américaine dans le secteur laitier est inadéquate et ne peut garantir à leurs producteurs des prix compétitifs.» Il faut savoir qu'au Québec le coût réel total à la ferme (coût avant rémunération du capital et du salaire de l'exploitant) n'est pas beaucoup plus élevé que celui des fermes américaines.Il est de 31,75 $ CAN/hl au Québec, comparativement à 31,08 $ CAN/hl aux États-Unis.L'écart entre les prix à la ferme est cependant beaucoup plus large, le producteur québécois recevant en moyenne 48,96 $ CAN/hl pour son lait contre environ 33 $ CAN/hl aux États-Unis.Le prix américain est donc loin de pouvoir rémunérer adéquatement le capital investi et le salaire de l'exploitant.«Les producteurs américains vivent misérablement, comparativement à nos producteurs, et le taux de faillites de leurs entreprises en est la preuve.La différence marquante entre l'industrie laitière québécoise et américaine, c'est la qualité de vie des producteurs qui est sensiblement meilleure au Québec.» Une lueur d'espoir Par conséquent, Guylaine Gosselin voit d'un très mauvais oeil toutes modifications qui pourraient être apportées au système canadien de gestion des approvisionnements laitiers en vue d'une plus grande libéralisation des marchés.«Avec des prix comparables à ceux que reçoivent les Américains ou comparables au prix mondial en- core plus bas, un bon nombre de producteurs québécois ne serait pas capable de rester en affaires.» Toujours selon Guylaine Gosselin, F après GATT ne sera peut-être pas si terrible que ça.Il pourrait même souffler encore une lueur d'espoir pour le maintien presque intégral du système canadien de gestion de l'offre.«Le rapport Dunkel n'est qu'un document de négociation; ce que les gouvernements décideront, c'est une autre histoire.Le lobby agricole mondial, spécialement en Europe, qui est de plus en plus agressif pourrait bien forcer les pays membres du GATT à signer une entente beaucoup moins dure envers le secteur agricole.» De plus, il se peut que, au terme des négociations, le Canada doive introduire la tarification (taxes sur les produits importés) dans ses systèmes de gestion des approvisionnements afin de remplacer les quotas d'importations (volumes fixes et prédéterminés).Aussi la FPLQ s'engage-t-elle à exercer le maximum de pression sur nos gouvernements pour que, initialement, ces tarifs soient assez élevés pour protéger le marché canadien contre la concurrence extérieure.Même si Guylaine Gosselin avoue que la tarification et les quotas de production ne font pas bon ménage, des tarifs initiaux élevés donneraient au moins la chance et le temps au secteur laitier québécois de s'ajuster à la nouvelle situation.Selon Normand DeMontigny, une plus grande concertation entre les divers intervenants du secteur laitier québécois sera indispensable pour passer à travers l'ouverture des marchés.Il croit à l'approche «filière» mise déjà de l'avant dans le secteur porcin.«Il faut considérer l'industrie laitière comme un tout, où les décisions majeures se prennent collectivement dans le but d'optimaliser l'efficacité de l'industrie.» Concertation et concessions Guylaine Gosselin est d'accord avec ces beaux principes; cependant, des gestes concrets doivent être posés.«C'est beau de parler de concertation, mais ceux qui en font la promotion doivent être aussi prêts à faire des concessions.» Selon elle, les producteurs du Québec seront prêts à collaborer et à faire leur part, mais à la seule et unique condition que les autres intervenants du secteur fassent de même.Elle croit aussi que nos gouvernements comme partenaires de la filière devraient s'engager davantage, particulièrement dans le domaine de la recherche et du développement.Elle trouve ridicule l'allocution de Pierre Biais, ministre d'État à l'Agriculture, qui, à la dernière assemblée de la FPLQ, annonçait qu ' Agriculture Canada avait investi au Canada, depuis 1988, un montant faramineux de 2 millions de dollars dans des projets reliés à l'industrie laitière.Guylaine Gosselin trouve cette somme carrément insuffisante, comparativement aux 3,4 milliards de dollars que produit annuellement l'industrie laitière canadienne.¦ ® ULTRALINER Le manchon de haute performance Les caractéristiques brevetées exclusives des manchons ULTRALINER contribuent à assurer une performance supérieure vraiment sans précédent.Tous les modèles comportent une embouchure brevetée qui diminue le glissement ou la chute.Le tube à lait unique en son genre associe à la flexibilité un surcroît de protection contre les entailles par la griffe.Le caoutchouc doux et très élastique accélère la traite et garantit sa propreté avec un maximum de confort pour la vache.Et la conception spéciale réduit au minimum le temps de rodage.Pour obtenir le meilleur équilibre entre la haute performance et le confort des vaches, il n'existe pas d'autre choix.ULTRALINER.les manchons de haute performance C 1W2, Milk-Riic USA., Inc.MILK-RITE U.S.A.Distributeur canadien: Rodger Industries, Ltd.(519) 676-3244 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 COURRIER VÉTÉRINAIRE La qualité du lait québécois, un atout à utiliser Dans le contexte de l'internationalisation du commerce, la haute qualité du lait québécois pourrait devenir un outil de marketing.par Gilles Rivard QUALITÉ DE NOTRE LAIT_ Q.: On entend souvent parler de la qualité du lait par les médias: qualité bactériologique, qualité «chimique», résidus médicamenteux, présence de leucocytes.Qu'en est-il exactement de la qualité du lait que nous produisons au Québec?R.La qualité de notre lait est en général excellente.En effet, si on se compare aux autres provinces canadiennes ayant une production laitière importante ou à d'autres pays producteurs de lait, le Québec est très bien placé.De plus, si l'on regarde les statistiques des dernières années, on constate que la qualité de notre lait continue à s'améliorer du point de vue du comptage cellulaire.En 1990, la moyenne mathématique des résultats d'analyse des cellules somatiques était de 287 OOOc.s./ml de lait et, en 1991, elle était de 286 000.Cela est réellement encourageant, lorsque l'on sait que le comptage cellulaire du lait est le moyen par excellence d'évaluer la situation générale de la santé des pis.Les comptages bactériologiques de notre lait sont aussi très acceptables.Ces comptages sont en relation surtout avec 1 ' hygiène entourant les méthodes et l'équipement de traite et la qualité et la rapidité du refroidissement du lait.En 1991,93,8 % des échantillons analysés contenaient moins de 100 000 bactéries/ml avant la pasteurisation.Et 90,4 % contenaient moins de 1000 bactéries/ml après pasteurisation.D'autre part, on surveille de près la présence d'antibiotiques (ou d'anti- Gilles Rivard.médecin vétérinaire, est consultant en santé animale pour le MAPAQ, à Rock Forest.Seules les vaches avec de bons pis sains et des trayons normaux doivent être gardées.septiques) dans le lait.Aujourd'hui, bien que certains transformateurs s'en plaignent à l'occasion, la détection de ces produits est devenue relativement rare, soit moins de 0,5 % d'échantillons positifs.HAUTS COMPTAGES CELLULAIRES Q.: On entend souvent dire que la production d'un lait de mauvaise qualité peut diminuer les revenus de la ferme laitière.Comment cela peut-il se faire, alors qu'il n'existe pas de prime à la qualité du lait dans la province de Québec?R.: En effet, il n'y a pas de prime à la qualité pour le lait produit sur nos fermes laitières.Mais il existe des amendes qui peuvent être imposées à ceux dont le lait ne satisfait pas aux normes de qualité établies par le gouvernement du Québec.D'autres pertes seront cependant dues à la mauvaise publicité entourant la mise en vente de produits laitiers de mauvaise qualité, ce qui pourra nuire à la vente de ces produits.Que ce soit dû aux hauts comptages bactériens, à la présence de résidus d'antibiotiques ou au comptage leucocytaire élevé, la mauvaise qualité du lait peut en faire baisser la consommation.Ainsi, il est prouvé que lorsque le comptage cellulaire du lait augmentait, diverses caractéristiques de qualité dans les produits laitiers changeaient progressivement.Dans le lait fluide, le taux de saveurs non désirées augmentera et réduira, par conséquent, la durée de «vie de tablette».Des saveurs de rance, des saveurs amères et des goûts de sel apparaîtront graduellement avec 1 ' augmentation du comptage cellulaire.Cependant, les plus grandes pertes viendront de la baisse de production due à une augmentation du comptage leucocytaire.Un bon producteur laitier ne devrait pas se satisfaire de répondre à la norme gouvernementale de 750 000 cellules somatiques (leucocytes) par millilitre de lait.A ce niveau, les pertes se chiffrent entre 8 % et 9 % de la production potentielle de lait du troupeau ou, si l'on veut, entre 2,5 et 3 kilos de lait par vache chaque jour, selon leur niveau de production.Or on peut diminuer cette perte de moitié en abaissant le comptage cellulaire à 350 000 et gagner environ 1 kilo de lait par vache, par jour.En résumé, on peut affirmer LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 que, chaque fois que le comptage cellulaire est diminué de moitié, vous obtenez ce gain (1 kilo) de lait.À condition, bien sûr, que les vaches soient bien alimentées et que la traite soit faite adéquatement.Au Québec, il y a encore près de 3 % des producteurs dont le lait est hors norme (plus de 750 000 c.s./ml de lait) et près de 20 % avec plus de 400 000 c.s./ml de lait.Il y a donc encore de la place pour de l'amélioration.Ainsi, avec une moyenne de 286 000 c.s./ml de lait qui correspondrait à environ 3,8 % de pertes de lait (lait non produit), l'industrie laitière québécoise perdrait environ 76 348 491 $ par année.Par contre, si l'on veut plutôt estimer les pertes évitables en améliorant la qualité du lait, soit en diminuant la moyenne des cellules somatiques à 200 000 c.s./ml (avec 2,6 % de pertes), nous aurions alors des pertes d'environ 52 238 437 $.Les pertes évitées seraient alors de 24 110 054 $.Si l'on divise ce montant par le nombre de fermes laitières au Québec (13 512), on obtient un montant de 1784 $ par ferme.Ce qui est loin d'être négligeable, surtout en ces années de récession et de remise en question des programmes de soutien des prix du lait.MALADIES ET COÛTS DE PRODUCTION Q.: À part la prévention des maladies et l'autosuffisance alimentaire, y a-t-il d'autres moyens à notre portée pour abaisser les coûts de production en industrie laitière?R.: On pourrait en énumérer certainement une bonne quantité.Mais je me bornerai à en décrire un seul, applicable sur toutes nos fermes: l'élimination des vaches qui ne sont pas rentables.On estime que, dans un troupeau moyen, cela représente 10 % des vaches.Les premières à être éliminées seront celles souffrant de mammite chronique à Staphylococcus aureus, parce qu'elles sont susceptibles de contaminer les vaches saines au moment de la traite.On éliminera ensuite celles ayant perdu un quartier et celles ayant des trayons et sphincters anormaux.Les vaches infertiles nécessitant de nombreuses saillies pour être fécondées, avec des périodes très longues de non-production, devront également être éliminées du troupeau.De fait, un éleveur peut perdre près de cinq dollars par vache chaque jour quand il n'y a pas fécondation 85 jours après le vêlage.Les faibles productrices aussi ne «payent pas leur pension» et doivent être sorties du troupeau.Enfin, les vieilles vaches et celles qui ont d'autres problèmes de santé persistants peuvent également être étiquetées comme les «prochaines à partir».Deux ou trois fois dans l'année, avec 1 ' aide de votre médecin vétérinaire, vous devez révisez les fiches de santé de chacune de vos vaches.C'est ainsi que vous pourrez hiérarchiser les départs.Ne soyez pas surpris si vous dénichez alors quelques «bêtes noires» qui nuisent à la rentabilité de votre entreprise .Quelques individus contribuent à augmenter les coûts de production ou à contaminer les vaches saines.¦ I.Comptage cellulaire moyen pour les troupeaux des différents provinces canadiennes (1988) Province Troupeaux Vaches Comptage cell.C.S./ml de lait Québec 16116 576 138 305 000 Ontario 9 800 402 780 374 000 Alberta 1 513 68 387 325 000 Manitoba 1 060 28 408 524 000 II.Comptage cellulaire moyen pour les troupeaux des différentes pays et du Québec (1989) Pays Troupeaux Vaches Comptage cell.C.S./ml de lait Angleterre 42 252 2 788 632 345 000 Belgique 25 600 793 600 395 000 Suisse 64 830 777 960 113 000 Danemark 21 700 513 000 240 000 Québec (1) 15 652 576138 313 000 Québec (2) 6 059 182 000 232 000 (1 ) Secteurs consommation et transformation .(2) Troupeaux inscrits au PATLQ seulement.ULTRALINER LT® Le manchon de forte capacité Les manchons ULTRALINER LT comportent des tubes à lait de forte capacité qui satisfont aux besoins particuliers des vaches d'aujourd'hui, de production élevée.Des rainures pratiquées au point stratégique agissent de paii avec la longueur plus grande du tube pour faire des ULTRALINER LT les manchons de forte capacité les plus flexibles qu'on puisse obtenir.Les ^ manchons ULTRALINER LT offrent aussi un surcroît de protection du tube et une embouchure à rayons radiaux, qui leur sont exclusifs.Si la protection de votre troupeau fait l'envie de vos voisins, le temps est venu de choisir les manchons ULTRALINER L ULTRALINER LT.les manchons de forte capacité pour la traite rapide et les j fortes productrices d'aujourd'hui.OIW2.Milk-Rile U.S.A., liw M fÀ MILK-RITE OSA ULTRALINER LT HICH-CAPACrrv INFLATIONS MILK-RITE U.S.A.Distributeur canadien: Rodger Industries, Ltd.(519) 676-3244 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Attention à la poudre! Quand des douaniers interceptent des trafiquants de poudre blanche, il s'agit généralement de cocaïne.La police d'Allemagne et de France vient, quant à elle, de mettre à jour un important trafic de poudre.de lait! Une société italienne, basée à Palerme, en importait depuis deux ans en prétendant la vendre pour l'alimentation animale.En fait, la poudre était destinée à la consommation humaine.La combine aurait rapporté plus de 20 millions de francs (environ quatre millions de dollars) dont une part tirée des subsides de la CEE pour l'importation de poudre de consommation animale.Les Français n'aiment pas le lait froid Les Français ne sont pas des amateurs du grand verre de lait froid.Pour 78 % d'entre eux, «boire leur lait comme ça leur plaît», c'est le boire chaud.et sept Français sur dix n'en consomment qu'au petit déjeuner.Globalement, ils ne boivent que 75 litres par an, soit 1 'équivalent d'un bon bol de café au lait par jour.De l'engrais de panse.^ IWl atières stercoraires», ça vous Iwl dit quelque chose?Vous en côtoyez tous les jours: c'est le contenu de la panse des ruminants.Eh bien, un producteur laitier français, Amand Liguet, les utilise comme engrais! Il a conclu une entente avec un abattoir, il y a huit ans, qui lui met cette matière de côté et la presse pour en extraire une part du liquide.Le produit est gratuit, livraison comprise! Les 90 % de matières organiques qu'il contient viennent compléter les besoins d'Amand Liguet: le fumier de son troupeau ne suffisait pas pour amender suffisamment l'argile très dure de ses 45 hectares.Une fois pressées, les matières stercoraires ont une valeur en azote et en phosphore semblable au fumier, mais un contenu inférieur en potasse, magnésium et calcium.Elles ont permis de diviser par cinq la facture d"en-grais.Et elles s'épandent avec un épandeur ordinaire.Le Brésil achète des embryons québécois L'Etat du Parana, au Brésil, vient de conclure une entente avec Boviteq inc.pour l'achat de 700 embryons congelés de bovins Holstein.Les embryons seront expédiés d'ici la fin de 1992.Déjà, 200 l'ont été en juin dernier.Le marché a été conclu lors d'une visite du ministre de l'Agriculture du Parana, pendant l'Expo Printemps Holstein d'avril dernier.Accompagné d'une délégation brésilienne, le ministre avait visité des fermes et des institutions comme le CIAQ et le PATLQ.Boviteq a assuré à ses nouveaux clients une assistance vétérinaire: des professionnels iront à deux reprises au Brésil donner des cours sur le transfert embryonnaire.Le Parana.situé au sud du pays, est un important bassin de vaches laitières.Un pool en Ontario?L'Ontario est en train d'examiner la possibilité de fusionner ses deux pools de lait.Les raisons principales sont à peu près les mêmes qu'au Québec: écrémage et coupures de quotas.Le Maniioba et la Saskatchewan ont déjà un seul pool.ULTRALINER TLC Le manchon délicat MC Le corps triangulaire des manchons ULTRALINER TLC berce délicatement Ole trayon, ce qui permet le massage uniforme du trayon et la circulation du sang sans risquer de pincement du bout du trayor comme avec les manchons ordinaires.De plus, le caoutchouc tendre et élastique agit de pair avec le triple massage pour assurer le dernier cri en fait de délicatesse de la traite.Le manchon TLC cède de trois côtés et il se traduit en fin de compte par le confort de la vache et la santé du pis.ULTRALINER TLC.les manchons triangulaires qui donnent une délicatesse de traite sans précédent.ei'NZ, Milk-Riic U.S.A.Inc.MILK-RITE USA ULTRALINER TLC CerJTlE MIUONC TRIANGULAR INFLATIONS MILK-RITE U.S.A.Distributeur canadien: Rodger Industries, Ltd.(519) 676-3244 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 ^fyii^l ^^ySk^ ^^JL*J| ^^ySL^I ^Ìy$*4 ^yLJ| ^Ìyl*^ ^Ì^ì*;| *W ^WJ ^H»4 ^ÌJiii| Où que vous soy e ?tre traité aux petits oiqnons! Spécialités de la maison Minéraux & Vitamines Mix-O-Lait Formule client personnalisé.Gest-A-Lac Prémélanges de minéraux et vitamines pour les vaches taries.Vita Lac Multi-vitamines.0-6 mois * u m • NUTRIVO m°,S BOVATEC Supplément en cubes mêlasses 669 BOVATEC Minéraux et vitamines Special Bovatec Prevention de la cocddiose L___5timuJant de croissance 559, Rang 9, St-Valérien, Québec, JOH 2B0 Régions: (819-418) 1-800-363-1346.(514) 1-800-363-1081_ L'otage de l'abattage et de la transformation La sous-utilisation des installations des abattoirs québécois nuirait à leur compétitivité.Le manque d'efficacité des abattoirs québécois, combiné à la faiblesse des marchés, les rendrait impuissants à offrir des prix compétitifs aux producteurs.par Charles-Félix Ross Certains conférenciers se sont faits on ne peut plus catégoriques lors du Colloque sur la production porcine, l'an dernier.C'est le cas notamment de Claude Lafleur, directeur des recherches et politiques agricoles de F UPA, et de Jean Larose, secrétaire de la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ).Ils affirmaient alors que les marges anormalement élevées du secteur de 1 ' abattage et de la transformation, au Québec, étaient l'un des principaux facteurs expliquant depuis quelques années les prix peu compétitifs reçus à la ferme par les producteurs porcins québécois.Selon les deux spécialistes, les abattoirs québécois évoluant sur le marché nord-américain du porc et exportant leurs produits vers les États-Unis bénéficieraient d'un avantage non négligeable sur leurs concurrents du Mid-West américain (région où est localisée 70 % de la production américaine).En effet, la proximité des abattoirs québécois du principal marché de consommation en Amérique du Nord, New York, leur offrirait un avantage de 4 $ CAN/tête pour le transport de la viande par camion-remorque réfrigéré vers ce marché.Dans un contexte de libre-échange, nos abattoirs devraient donc être en mesure de payer au producteur québécois le prix américain plus 4 $.Cependant, loin d'avoir reçu ce prix, les producteurs québécois ont reçu en moyenne, au cours des dix dernières années, 7,49 $ de moins que les producteurs américains.Toujours selon ces deux conférenciers, ce serait des coûts de transformation supérieurs au Québec qui rendraient impuissants les abattoirs Charles-Félix Ross est étudiant à la maîtrise à l'Université Cornell.québécois à offrir un prix compétitif aux agriculteurs.Jusqu'à maintenant, aucune étude n'a été réalisée pour établir précisément quels sont les coûts réels de la transformation du porc dans les abattoirs québécois.Mais l'évolution de la marge brute (prix de vente d'une carcasse reconstituée à 94,51 % (-) prix d'achat du porc vivant) de ces abattoirs indique assez clairement que ces coûts sont supérieurs à ceux de leurs concurrents.En fait, au cours des cinq dernières années, la marge brute de nos abattoirs a été de 2 $ (le 100 kilos) supérieure à celle des abattoirs de l'Qntario et de 22 $ supérieure à celle des abattoirs des États-Unis (voir le tableau).Le coût élevé de la main-d'oeuvre québécoise et sa faible productivité, la difficulté de bénéficier d'économies d'échelle et des retards dans l'innovation technologique sont les principaux facteurs identifiés et mentionnés par les conférenciers expliquant cette faible performance des entreprises québécoises.Évidemment, d'autres facteurs ont pu également agir sur le prix offert à la ferme, tels que la surévaluation du dollar canadien, la diminution des exportations vers le Japon et les droits compensatoires sur le porc vivant et transformé.Mais le manque d'efficacité des abattoirs du Québec demeure sans aucun doute l'une des principales causes de leur LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 ($ Can/100kg) Québec Ontario É.-U.1987 48,08 44,23 16,06 1988 40,16 39,90 16,03 1989 29,54 29,58 16,58 1990 38,39 34,95 15,59 trimestre 199 31,06 29,45 13,85 Source: LAROSE, Jean et Claude LAFLEUR, Espoirs et défis du secteur porcin québécois, 1991.incapacité d'ajuster le prix accordé aux producteurs québécois à celui reçu par les producteurs américains.Entre 1980 et 1989, le salaire horaire dans l'industrie de l'abattage aurait progressé de 58 % au Québec, tandis que, aux États-Unis, il n'aurait progressé que de 5 %.En 1989, le salaire horaire moyen était de 11,70 $ au Québec contre 8,72 $ aux États-Unis (10,32 $ CAN).Si pour certains cette différence dans l'échelle des salaires peut paraître acceptable, il leur faut admettre qu'elle ne reflète en rien les coûts indirects de la main-d'oeuvre.Des coûts, dans l'ensemble, plus élevés au Québec, associés aux exigences gouvernementales (assurance-chômage, RRQ, RAMQ, CSST), aux régimes de retraite et d'assurance et aux avantages sociaux dont dispose la main-d'oeuvre québécoise (vacances, jours de maladies), viendraient, en effet, gonfler de manière sensible la facture de nos abattoirs.La sous-utilisation des installations ou la surcapacité d'abattage des entreprises québécoises serait aussi un problème majeur nuisant à leur compétitivité.Par exemple, en août 1991, seulement 67 % de la capacité totale des abattoirs était utilisée.Selon les auteurs du plan stratégique de redressement et de développement de l'industrie porcine du Québec, présenté en février dernier par le ministre Picotte, «si nos entreprises veulent améliorer leur compétitivité, elles ne peuvent se permettre de maintenir des structures inefficaces qui ne fonctionnent qu'à 60 % ou 75 % de leur capacité».En fait, toujours selon eux, «la dispersion des usines d'abattage et la transformation sur le territoire québécois ne permettraient pas à ces entreprises de bénéficier d'économies d'échelle».Une concentration et une rationalisation des activités d'abattage seraient donc nécessaires afin que les abattoirs québécois jouissent de volumes suffisants pour fonctionner efficacement.Finalement, les faibles investissements en recherche et développement au cours des dernières années font que les entreprises québécoises accusent présentement un recul au niveau de l'innovation technologique, comparativement à leurs concurrents.Des budgets plus généreux dans ce domaine auraient probablement permis aux abattoirs d'améliorer encore plus la qualité de leur viande et sa durée de conservation.En outre, cela aurait vraisemblablement favorisé le développement de technologies permettant d'abaisser leurs frais de production.L'ASRA et les faibles prix Selon Charles Gagné, économiste à la Fédération des producteurs de porcs du Québec, l'assurance-stabilisation des revenus agricoles (ASRA), qui a comme mandat de garantir un revenu annuel net positif aux producteurs, supporterait présentement, par voies indirectes, l'ensemble de lafilière porcine québécoise.Selon lui, nos abat- leurs amortissements.D'ailleurs, cette situation pénible, vécue depuis quelques années déjà, se reflète sur l'ensemble de la production qui, depuis 1989, est en décroissance au Québec (voir le graphique).De plus, toujours selon Charles Gagné, le nouveau droit compensatoire sur le porc vivant de 12,3 cents/kg contribuerait aussi à la déflation des prix à la ferme en renforçant le lien de dépendance entre les producteurs et les abattoirs québécois.Selon les estimations de la FPPQ, si le droit de douane sur le porc vivant (estimé à 15,37 $ CAN/100 kg de carcasse) n'existait pas, les acheteurs québécois qui paient présentement 131,90 $/100 kg de carcasse devraient débourser au moins 145,56 $/100 kg de carcasse pour conserver leur approvisionnement au Québec.Le producteur québécois est donc pris en otage par le secteur de l'abattage et de la transformation.En effet, la présence d'un droit compensateur sur le porc vivant limitant fortement les exportations vers les États-Unis les oblige à vendre leurs Evolution des variations de production québécoise et américaine (1981=100) 105-1 100-.95-90-85- Etats-Unis 81 82 83 1^ 84 85 87 89 ~1 90 1 91 Source: LAROSE, Jean et Claude LAFLEUR, Espoirs et défis du secteur porcin québécois, 1991, GREPA, Annuaire statistique porcin québécois, 1990, toirs, croyant leurs approvisionnements garantis, ne prêteraient pas suffisamment attention aux prix qu'ils accordent.Le problème, selon Charles Gagné, est que, malheureusement, les compensations de l'ASRA ne sont pas assez élevées pourcouvrirentièrement le coût de production moyen des fermes porcines québécoises.Par conséquent, cette situation combinée avec des primes de plus en plus élevées pour participer au programme d'assurance et avec la faiblesse des marchés feraient qu'un bon nombre de producteurs n'arriveraient pas à couvrir leurs frais ou vivraient tout simplement sur produits à des abattoirs incapables de leur offrir des prix compétitifs.Chez Olymel, qui abat environ 70 % de la production québécoise de porcs, le plan stratégique de redressement et de développement de l'industrie porcine a été très bien reçu.L'entreprise semble bien déterminée à redresser la situation et a même déjà entrepris des actions concrètes (restructuration de l'entreprise, renégociation des conventions collectives).On préconise l'approche filière où tous les intervenants de l'industrie devront mettre l'épaule à la roue pour relancer la production porcine au Québec.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SEPTEMBRE 1992 AMELIOREZ LA CROISSANCE DE VOS AFFAIRES.avec Posistac*, une nouvelle approche pour améliorer la performance de vos porcs.Unique en son genre Posistac* n'est ni une hormone, ni un antibiotique thérapeutique.C'est un nouvel additif qui améliore l'utilisation des aliments chez les porcs aux stades de croissance et de finition.Accroît la production pendant la période de consommation maximale Agissant indépendamment de la présence d'une maladie pour stimuler la croissan ce, Posistac* exerce son effet maximal durant toute la période de croissance/finition.En modifiant l'activité digestive naturelle, il aide le porc à mieux utiliser la valeur nutritive des aliments.Réduit le temps de production et donc, économise la nourriture Des tests effectués au Canada et dans le monde entier, sous différentes conditions d'élevage, démontrent que Posistac* permet aux porcs d'atteindre le poids du marché jusqu'à 6 jours plus tôt, ce qui réduit les coûts d'élevage et les besoins en alimentation.Pas de période de retrait On peut administrer Posistac* jusqu'au moment de l'abattage.De plus, il est bien toléré, même à des doses 6 fois supérieures à celle recommandée.Renseignez-vous au sujet de Posistac*, le nouvel additif qui stimule l'utilisation des aliments.Vous améliorerez la croissance de vos porcs.et celle de vos affaires! (marque de ullnomycln* sodlque) GESTION Pourquoi boucler les syndicats de gestion?«Les producteurs de porcs préfèrent la technique», disent les uns.«Ils ne connaissent pas les SGA», disent les autres.par Aubert Tremblay Un seul syndicat de gestion spécialisé dans la production porcine au Québec.À peine une cinquantaine de membres.Qu'est-ce qui se passe?La formule est mal adaptée au porc?Il n'y a pas eu assez de campagnes d'information?Ces questions, plusieurs se les posent, mais personne ne semble y avoir répondu clairement.Du moins, on ne pointe pas les mêmes causes.Le secrétaire de la Fédération des syndicats de gestion, Bernard Belzile, désigne deux coupables: la dispersion et le genre de préoccupations des producteurs.Selon lui, les éleveurs de porcs sont souvent trop éloignés les uns des autres, ce qui limiterait les possibilités de regroupement.Et ils sont surtout plus préoccupés par les problèmes techniques que par ceux de gestion.«Objectivement, opine-t-il, leurs besoins sont autant en gestion qu'en production, mais soit qu'ils se sentent assez solides comme gestionnaires, soit qu'ils veulent d'abord entendre parler de technique avant la gestion.On voit le même problème avec les producteurs maraîchers, par exemple; ils se sentent plus attirés par les clubs de production.» Le conseiller du SGAPPHY (Syndicat de gestion agricole des producteurs de porcelets de la Haute-Yamaska), Karl Hébert, admet que les producteurs de porcs sont plus intéressés par la technique.Parce qu'elle est omniprésente.«C'est une des productions où il y a le plus de raffinement dans la technique», explique-t-il.A la Fédération, Bernard Belzile aborde pourtant le problème dans l'autre sens: c'est plutôt parce qu'ils ont manqué d'encadrement technique Aubert Tremblay est journaliste pigiste.À peine cent producteurs de porcs font partie d'un syndicat de gestion.Plus de la moitié sont membres du SGAPPHY.que les producteurs de porcs se tournent plus de ce côté-là.«Ce qu'on dit souvent, c'est que dans le lait, sur le plan technique, les producteurs étaient bien servis en terme d'outils, avance-t-il.Éventuellement, les producteurs de porcs vont eux aussi se préoccuper de gestion.«D'autant plus que, àcause de la fluctuation des prix, les producteurs de porcs ont particulièrement intérêt à avoir une gestion précise.«Ils sont laissés à eux-mêmes quand vient le temps d'investir, déplore Karl Hébert.Par exemple: est-ce que c'est rentable d'avoir sa «moulange» à la ferme?Beaucoup ne savent même pas combien de moulée ils donnent à leurs porcs d'engraissement.» Et l'intégration?À l'entendre, on ne peut s'empêcher de penser à l'intégration: est-ce le fait d'être plus encadré par une compagnie qui pousse le producteur à chercher le truc technologique avant la perfection administrative?On aurait tendance à le croire en voyant l'exemple de Daniel Ducharme, un ingénieur industriel converti en 1984 au porc.«J'ai été quatre ans et demi à contrat, explique-t-il, puis je suis entré dans le syndicat pour voir ce que je pouvais faire en dehors de la compagnie.J'ai fait faire une étude globale et les chiffres me sont apparus évidents: je suis parti.J'avais besoin de ça pour savoir ce qui se passait à l'extérieur.» Depuis, Daniel Ducharme a pris de l'assurance, mais il continue d'être membre du SGAPPHY, rien que pour les rencontres, pour se tenir au courant.Reste qu'il y a aussi une cause historique.C'est du moins l'avis de Karl Hébert.«Les producteurs de porcs ont eu moins d'attention que ceux du lait», déplore-t-il.Les syndicats de gestion sont, pour ainsi dire, nés dans le lait, et c'est par la suite qu'on a commencé à s'intéresseràd'autres productions.Les producteurs de porcs ne seraient pas encore vraiment conscients de ce qu'ils peuvent retirer d'un SGA.Ils sont trop peu nombreux à en faire partie, il n'y a pas d'effet d'entraînement.Ce manque d'intérêt apparent des producteurs de porcs cause des maux LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 de tête autant à Longueuil que dans le champ.Le SGAPPHY, basé à Roxton Pond, couvre un immense territoire allant de Saint-Hyacinthe jusqu'à la frontière américaine, de Drummond-ville jusqu'à Knowlton.Tout ça pour 54 producteurs! Imaginez les dépenses et les problèmes d'organisation.Et la participation n'a pas toujours été formidable.À la fin des années 80, le nombre de membres avait baissé jusqu'à environ 35! Encore tout récemment, le coût élevé de l'adhésion (850 dollars par an) a failli causer la mort du syndicat.Il a fallu modifier la formule et offrir des services à la carte : l'adhésion ne coûte plus que 495 dollars par an, mais, pour obtenir les services privés du conseiller, il faut payer un supplément, par exemple de 130 dollars par jour pour la planification de gros projets.Pas de nouveaux SGA Que fait-on pour régler le problème?La Fédération, devant l'impopularité de la formule, a changé de stratégie.Elle a renoncé, ou presque, à former de nouveaux SGA.Elle cherche plutôt à intégrer les producteurs de porcs dans des syndicats déjà existants.«On va essayer de créer des noyaux de producteurs, dit Bernard Belzile, comme les maraîchers de la région de Valleyfield qui se sont intégrés au SGA Lacona.» Une orientation que n'approuve pas Karl Hébert.«Je n'y crois pas, lance-t-il, à moins que ce soient des syndicats moitié lait, moitié porc, mais là, le travail est double.Si vous mettez ensemble le lait et les grandes cultures, c'est moins pire, parce que ça va ensemble.Mais un producteur de porcs n ' est pas intéressé à entendre parler de vaches, et vice-versa.» «C'est sûr que c'est plus exigeant», admet tout de même Bernard Belzile.Les statistiques semblent toutefois montrerqu'un syndicat spécialisé dans le porc attire beaucoup plus qu'un SGA à prédominance laitière.Sur la centaine (à peine) de producteurs de porcs dans les syndicats de gestion au Québec, il y en a, rappelons-le, 54 dans le SGAPPHY.Cécile Gaudreault, qui a déjà été dans un syndicat de producteurs laitiers avant d'être dans le SGAPPHY, est bien placée pour le savoir.«On était en minorité, expli-que-t-elle.Quand on est parti de là on était trois producteurs de porcs.» Elle a profité d'une période où elle avait moins besoin du conseiller pour chan- ger de syndicat.«Les producteurs viennent surtout pour deux choses, estime Karl Hébert: les contacts avec les autres producteurs et l'aide en comptabilité.Avec la TPS et la TVQ, il devient de plus en plus important d'avoir un système clair de comptabilité.» En plus des traditionnelles analyses de groupe, le SGAPPHY offre aussi un bilan bimensuel du prix des porcelets.Et il y a des réunions en petits groupes, où on parle de sujets précis, par exemple le nombre de mort-nés.Sans compter les visites de fermes, les activités sociales.«Le but, c'est briser l'isolement», résume Karl Hébert.Peut-être la tendance actuelle à l'intégration naissance-finition appor-tera-t-elle de l'eau au moulin des SGA?«Faire les deux, ça demande plus de gestion, explique Karl Hébert, et deux fois plus de connaissances.Au SGAPPHY, on a peut-être six ou sept naisseurs et deux ou trois finisseurs, les autres font les deux.» ¦ Tirez plus d'énergie et de protéines de votre programme alimentaire pour les porcs.Gain de poids accéléré.Stafac vous aidera à tirer plus d'énergie et de protéines de vos aliments.Ce qui signifie que vos porcs se rendront au marché plus rapidement et que vous obtiendrez plus pour chaque dollar investi en nourriture.Voici comment travaille Stafac.L'ingrédient actif de Stafac, la virginiamycine, agit au niveau des intestins du porc.Elle réduit la compétition entre les bactéries du système digestif et les besoins de croissance de l'animal pour les éléments nutritifs.Ainsi, Stafac aide l'animal à absorber plus d'énergie et de protéines disponibles dans l'aliment.Les porcs atteignent donc leur poids de marché plus rapidement.Aucune période de retrait.Stafac est sûr et efficace.Aucune période de retrait n'est nécessaire.Ainsi, vous pouvez l'utiliser pendant les périodes de croissance et de finition, jusqu'au poids de marché.Peu importe la grosseur de votre entreprise, et que vous achetiez des rations complètes, des suppléments ou des prémélanges, Stafac vous aidera à tirer plus d'énergie et de protéines de vos aliments.Il aidera à améliorer les performances de vos porcs et aidera à réduire vos coûts d'alimentation.Utilisez Stafac dans votre programme alimentaire.et foncez vers le marché.I9SISI se SmithKIme Beecham Santé Animale 3130Pepper Mill Court, Mississauga.Ontario L5L 4X4 Bureau des commandes: 1-800-263-5975 Service technique: 1-800-668-4622 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Bref questionnaire sur les vaccins antirhinite à dose unique V F Ces allégations sont-elles vraies.ou fausses?Une dose unique de vaccin antirhinite peut protéger les porcs issus de truies vaccinées'.?La recommandation d'une dose unique par porc ne convient qu'à une seule famille de vaccins: Toxivac AD et Toxivac AD + E NOBL après usage de Toxivac EC chez les truies.?Les produits à dose unique Toxivac s'emploient avec succès pour plus de porcs que tout autre vaccin antirhinite.?La technique de la dose unique pour les porcs économise argent et travail en comparaison des produits qui exigent deux vaccinations.?L'âge du porcelet qui convient à la vaccination à dose unique est de 3 à 4 semaines.Toutes ces allégations sont vraies.Le concept de la dose unique de NOBL a contribué à former des troupeaux comptant parmi les plus sains en Amérique.Il rend désuet le vieux principe de deux vaccinations contre la rhinite pour les porcs issus de truies vaccinées.Une seule dose coûte moins cher tout en étant plus commode.De plus, le traitement à dose unique à l'âge de 3 à 4 semaines s'insère bien dans la plupart des calendriers de travail.Si vous n'appliquez pas déjà le programme à dose unique pour les porcs, renseignez-vous auprès du vétérinaire sur ce concept sans pareil de NOBL.Le programme NOBL pour des porcs en santé contribue à prévenir plusieurs maladies importantes, et notamment: rhinite atrophique.érysipèle, Clostridium perfringens de type C, Haemophilus parasuis (maladie de Glasser), Lepto/Parvo, et E.coli (K88, K99.987P et F41).La recommandation de NOBL pour le Toxivac chez les truies prévolt deux doses avant la mise bas.LÉRYSIPÈLE RÉSISTE L érysipèle sévit depuis des générations, mais elle prélève encore un trop lourd tribut dans trop d'élevages porcins.Il y a aussi des années comme en 1989 où de graves épidémies d érysipèle ont frappé plusieurs régions d'élevage du porc.Vis'ibles ou Invisibles, les pertes sont assez lourdes pour justifier une protection constante par un programme de vaccination.Fastbreak Plus NOBL Complément énergétique oral pour tous les porcelets naissants • Un apport rapide d'énergie pour que les petits commencent à téter le colostrum • Meilleur gain en poids avant le sevrage • Meilleur gain en poids jusqu'à 8 semaines • La dose orale de 4 ce aide le porcelet à atteindre son potentiel optimal OFFERT PAR LE VÉTÉRINAIRE NOBL Laboratories, Inc.Distribution au Canada par.SELECTED BYPRODUCTS INC.Claude Héroux Siège social: (519) 638-2018 Cellulaire: (519)748-8450 DES SOLUTIONS NOVATRICES POL'R LE PRODUCTEUR DE PORCS CANADIEN RÉGIE ¦ Les porcs apprécient la douceur Le stress chronique, causé par des traitements désagréables, se traduit par des performances inférieures.par Robert Desrosiers Al'exception des membres rapprochés de leur famille, plusieurs personnes ont plus d'interactions avec des animaux domestiques qu'avec d'autres humains.Ces interactions sont souvent fréquentes et intenses.Or les résultats de recherches menées par une équipe de chercheurs australiens indiquent que les porcs répondent favorablement aux interactions positives avec les humains.Dans la situation où les animaux de la ferme sont fréquemment manipulés par des humains et qu'ils ont peur de ceux-ci, il peut s'ensuivre un état de stress aigu ou chronique.Cet état de stress peut avoir des répercussions significatives sur la performance des animaux, en particulier des porcs.Pour déterminer le «degré» de peur des porcs envers les humains, l'équipe du docteur Hemsworth a évalué l'attitude et le temps que prenaient les animaux pour approcher une personne dans un test standardisé.Leur recherche a permis de démontrer que les porcs qui ont peur des humains ont un taux de corticostéroïdes libres dans le sang plus élevé, ce qui dénote un état de stress chronique (voir le tableau).Dans ces expériences, les porcs étaient soumis à trois types d'interactions avec les humains: • contact agréable: marques d'affection (flatteries, caresses) envers les porcs; • contact minime: contacts avec les porcs limités au minimum; • contact désagréable: marques d'agressivité (coups, bâton électrique) envers les porcs.Robert Desrosiers, médecin vétérinaire, est responsable technique de la production porcine chez Nutribec Itée.I.Impact du type de contact avec les humains sur le niveau de peur des porcs et leur performance de croissance Agréable Contact Minime Désagréable Temps d'approche (sec.) 10 92 160 Taux de corticostéroïdes libres (ng/ml) 1,6 1,7 2,5 Taux de croissance entre 7 et 13 semaines (g/jour) 455 458 404 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 La douceur des traitements est souhaitable du point de vue humanitaire.Et elle est rentable.Il est important de noter que les contacts agréables ou désagréables envers les animaux étaient appliqués uniquement lorsque ceux-ci approchaient ou demeuraient près de l'expérimentateur.Comme on peut le constater, les porcs maltraités prenaient 16 fois plus de temps pour approcher l'expérimentateur que ceux dont les contacts avaient été agréables.Cet état de crainte envers les humains était également mis en évidence par un taux de corticostéroïdes libres dans leur sang II.Impact du niveau de peur envers les humains sur le taux de mise bas des cochettes et sur l'âge des jeunes verrats à la première saillie complète Agréable Contact Minime Désagréable Temps d'approche (sec.) 48 96 120 Taux de mise bas (cochettes) 88 57 33 Âge à la 1re saillie (verrats) 161 176 193 Taux de corticostéroïdes libres (ng/ml) 1,7 1,8 2,4 nettement plus élevé.La résultante fut une diminution du taux de croissance des porcs soumis au traitement désagréable de l'ordre de 13 %, par rapport aux deux autres groupes.Dans une autre étude menée auprès de 19 fermes commerciales, il fut démontré que le niveau de crainte envers les humains était fortement associé à la performance reproductrice des truies.Cette association était vérifiable aussi bien en ce qui a trait au taux de mise bas qu'à la taille des portées.Les effets négatifs du stress sur les performances de reproduction sont bien documentés, en particulier pour les femelles.Pour ce qui est de son impact sur la croissance des animaux, on présume qu'un taux plus élevé de corticostéroïdes réduit l'incorporation des acides aminés aux tissus et mobilise les réserves d'énergie, surtout les protéines, pour produire du glucose pour le système nerveux.En étudiant les facteurs en cause dans la peur des porcs commerciaux à l'égard des humains, on s'est rendu compte que l'attitude du personnel envers les porcs constituait un bon élément de prévision.En effet, un niveau élevé d'interactions négatives avec le personnel était fortement et constamment associé à un degré élevé de peur envers les humains.Deux conclusions importantes res-sortent des travaux du docteur Hemsworth.D'abord, il faut comprendre que la douceur envers les animaux est souhaitable non seulement du point de vue humanitaire, mais aussi du point de vue de la rentabilité.Ensuite, il est logique de prétendre que les employeurs devraient inclure l'attitude du personnel à l'égard des animaux dans leurs critères de sélection.¦ FORMATION Cours - prélèvement de verrat à la ferme Semaine du 28 septembre Egalement en novembre (Groupe de 10) Accrédité par CFP Tél.: / Fax: (514) 293-8362 185, rang Boulais, Farnham (Québec) J2N 2P9 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 NOUVEAU PROGRAMME DE GESTION-ENGRAISSEMENT AVEC NUTRÌ e UN OUTIL D GESTION PORCIN QUI FAIT TOUT LA DIFFÉRENC RÉSULTATS SUR 90,000 PORCS APRÈS LA PRISE EN CHARGE PAR NUTRIBEC _ r*l*« A/\î+ 00/ \ALIMENTATIO?< t _, POIDS DES CARCASSES.CLASSEMENT.,.,.+ 6kg.soit 0/0 .+ 3.3 points.3.37c CONVERSION ALIMENTAIRE.-0.07 unité.-6kg moulée / porc RÉGIE I011S3 MORTALITÉ + CONFISCATION.40.0% réduction COÛT MÉDICAMENT/PORC.34.0% réduction fi y/ SANTÉ REVENUS SUPPLÉMENTAIRES.(si le prix du porc est à 1.55$/kg.) .14.20$/porc ! Alors, pourquoi MNutribec NUTRÌ L'ALIMENTATION EN PREMIER Pour miser sur l'efficacité
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