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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1992-09, Collections de BAnQ.

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Septembre 1992 08 Production laitière des agriculteurs LE TÉMISCAMINGUE, C'EST LAIT! Comme leurs voisins du Témiscamingue, les Robert ont une belle ferme comparable à celles du «sud».Leur objectif: faire du lait économique.Aucune catastrophe en II ne faut pas «jouer» vue après le GATT avec l'alimentation Ce ne sera pas la fin de l'industrie laitière (J0S VdCtieS québécoise, mais il faudra s'adapter.„ ^ Certains croient qu il faut équilibrer les rations toutes les semaines! Ce que dit une r.nnrhp rip lactation frXÏ __,m s, de rattraper une XSH - 3P.O K •W3-HLN0W S3neiaon-Bd saa iNawsibWdaq L06L0 agnent du terrain Après la première année de culture, le bilan est positif, p.33 SPECIAL HAUTE TECHNOLOGIE Pour assurer un travail parfait, les nouvelles machines s'équipent d'ordinateurs, p.19 Faire du foin.avec le foin?Quand le prix de vente est bon, le foin peut être aussi payant que les céréales, p.11 Les agriculteurs préfèrent les femmes parfaites! Les boudeuses, paresseuses ou irresponsables, prière de s'abstenir, p.72 Disparition des petites fermes: un mal nécessaire Elle améliore la compétitivité de la production laitière québécoise. m u It if o! ices ]Lte[1@Q[]s@s VARIÉTÉ Maturité Résistance Hiver Feuillage Potentiel Rendement Flétriss.bact.Résistance aux maladies Flétriss.vert.Pourr.Phytoph-thoréenne Flétriss.fusar.Anthrac-nose (race 1) Legend Moyenne 2 2 1 1 2 1 1 1 Multiking 1 Moy.Hât.1 1 2 1 2 2 2 2 919" MF Moyenne 2 3 2 1 2 2 2 2 Échelle numérique de 1-5 : ou 1 = excellent Les classifications et les descriptions sont basées sur des observations de recherche et de champs collectionnées par Northrup King en plusieurs années et en plusieurs endroits.Elles représentent des comparaisons entre produits de la compagnie seulement.Les Semences Northrup King Ltée, 23, chemin cookshire, compton (Québec) job ilo Tél.: (819) 835-5482 Message de l'éditeur Bulletin des agriculteurs SEPTEMBRE 1992 VOL 75, NoC Éditeur: Simon-M.Guertin, M B.A.Secrétaire à la direction: Christiane Martin RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Murielle Marineau PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514)382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Directrice de la publicité: Isabelle Poutre Représentant: Claude Larochelle Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Martine Lalonde, Design Express ABONNEMENTS Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: (TPS et TVQ non incluses) un an deux ans trois ans Régulier 23.95$ 43,95$ 59,95$ Agricole 19,95$ 35,95$ 49,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 40$ Éditions spéciales: Le Lait (6/an), Le Porc (5/an), Aviculture (4/an) Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Magazines Maclean Hunter Québec 1001, bout de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A3E1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'Imprimerie: Matthew B.Fyfe Président, Éditions Maclean Hunter Canada: James K.Warrilow Un Bulletin sur mesure A partir d'aujourd'hui, le Bulletin vous offre une page couverture plus détaillée, plus de points de vue, plus de reportages, plus de conseils, plus d'experts.Les améliorations que nous avons apportées à votre Bulletin, à partir de ce mois-ci, vont bien au-delà de la page couverture.D'ailleurs les vrais changements sont à l'intérieur du magazine.Malgré ses apparences familières, c'est un Bulletin repensé, personnalisé, taillé sur mesure pour répondre aux besoins de votre production que vous tenez entre vos mains.En effet, Le Bulletin relève le défi de fournir plus d'information spécialisée pour chacune des productions de ses lecteurs et de ses lectrices.La page couverture illustre bien cet objectif.En comparant votre Bulletin à celui de votre voisin spécialisé en culture commerciale, à celui d'un producteur laitier ou encore au Bulletin de votre cousin éleveur de porcs, vous allez remarquer des différences.En fait, nous publions maintenant des éditions différentes pour chacun de vous.Plus d'articles sur le lait pour les producteurs de lait, plus d'articles sur le porc pour les producteurs de porcs, etc.En effet, des moyens techniques d'édition et d'impression révolutionnaires nous permettent maintenant de produire différentes éditions du Bulletin spécifiques à chaque production.Et ceci sans priver les autres producteurs et productrices des informations qu'ils recevaient auparavant.Tous nos abonnés continueront à recevoir le même volume d'information qu'auparavant mais, en outre, le magazine de chacun comportera des pages additionnelles de reportages, de conseils techniques, économiques et des opinions destinés à chacune de leurs spécialités.En un mot, un Bulletin sur mesure adapté à votre production.Les commentaires reçus dernièrement de nos lecteurs et lectrices étaient unanimes et nous conviaient tous à aller au-delà de la nouvelle, à la recherche de plus d'objectivité, de diversité et de qualité, à répondre davantage aux besoins particuliers de chacun de nos abonnés.Nous vous proposons donc une formule nouvelle qui s'inspire des magazines d'affaires et scientifiques avant-gardistes d'Amérique du Nord.Aucune autre publication agricole québécoise ou canadienne n'en fait autant.Simon-M.Guertin Éditeur LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 3 Différents hybrides pour des champs différents Quiconque prétend posséder l'hybride idéal pour ^^j^ F toute votre ferme ne tient sûrement pas compte de tous les facteurs.?C'est pourquoi nous avons mis au point autant d'hybrides de maïs, chacun étant unique.Afin de pouvoir mieux s' adapter à vos différents champs et non pas le contraire.Peu importe les types de sol, les niveaux d'humidité, les maladies présentes, le genre de travail du sol ou vos objectifs personnels de gestion.?Alors, ne vous contentez pas de demander à votre représentant Pioneer les meilleurs hybrides pour vos meilleures terres, mais demandez-lui comment nous pouvons aider chacun de vos champs à i développer sa pleine puissance économique.SEMENCE DE MAÏS DE MARQUE PIONEER PIONEER HI-BRED LIMITÉE Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.* Marque déposée dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée, Chatham, Ontario, N7M 5L1.-1992, PHII P U I S S A. CONOAAIQUES L'ACTUALITÉ Une femme au Conseil des viandes C'est fait: une femme a pris la tête de la section Québec du Conseil des viandes du Canada.Il s'agit de Renée Laçasse, qui travaille comme chargée de projet pour le groupe Olymel.Elle est, du coup, la seule femme à siéger au conseil d'administration du Conseil des viandes du Canada.Tout un événement pour un organisme qui, de l'aveu du secrétaire de la section Québec, l'agronome Roland Soucy, * * T"rès décevant», «choquant», " I c'est ainsi que Guylaine Gosselin, de la Fédération des producteurs de lait du Québec, qualifie la décision de laCommission canadienne du lait de ne pas accorder d'augmentation de prix cette année.Le pire, c'est que tout viendrait d'un mauvais calcul du temps de travail: l'Ontario ne l'aurait pas fait uniquement avec des feuilles de présence, comme on l'avait recommandé.Le tiers des producteurs de l'échantillon auraient simplement répondu à un questionnaire.«Ça a donné un résultat extrêmement inférieur», affirme-t-elle.Or la CCL a évalué l'ensemble de l'échantillon 6 «était vraiment un monde d'hommes».La nouvelle présidente est une spécialiste de marketing.Avant la création d'Olymel, elle a travaillé pendant une dizaine d'années pour la section des viandes de la Coopérative fédérée.Elle devra s'attaquer, entre autres, aux importants dossiers de l'inspection provinciale obligatoire et de l'harmonisation des inspections frontalières Canada—États-Unis.ontarien sur cette base, ce qui aurait fait baisser le prix national de plus de deux dollars l'hectolitre.«Ça nous choque parce que ce n'est pas le coût réel», continue-t-elle.Elle reste optimiste, car, l'an prochain, tous les producteurs devraient utiliser la feuille de présence.Elle croit que le comité consultatif chargé des recommandations dans ce dossier devrait finir par admettre la validité de la formule du coût de production.«Ça commence à aboutir», croit-elle.Comme les consommateurs sont représentés dans ce comité, cela améliorerait la crédibilité du système.Un vidéo sur les transferts Vous êtes conseiller en gestion et ne savez pas trop quoi faire dans les cas problématiques de transfert de ferme?Le CAPGA (Comité d'animation et de perfectionnement en gestion agricole) vient de produire une série de documents vidéo pour vous.La première des trois cassettes montre une dramatique mettant en scène parents, enfants et conseiller.Les deux suivantes reprennent cette dramatique, en l'entrecoupant de commentaires.Les personnages sont joués par des acteurs professionnels.Les cassettes sont vendues avec ou sans un guide d'environ 75 pages.Pour les commander, il faut s'adresser au Bureau de l'extension de la Faculté d'agriculture (pavillon Comtois) de l'Université Laval.Le prix de l'ensemble est de 140 dollars.Son nom: «Expert ou conseiller?» De l'intégration dans le cerf?Une entreprise ontarienne, laTayeba Deer Farm Inc., s'est donné pour mission de mettre sur pied une vraie industrie du cerf au Canada.Une industrie intégrée! Affiliée à une firme néo-zélandaise, elle offre, en effet, plusieurs types de contrats.Vous pouvez acheter des cerfs et les élever chez vous.Vous pouvez aussi, c'est là l'originalité, les laisser à la ferme Tayeba qui se charge de les élever, puis vous aide à les vendre.Les promoteurs affirment que leurs animaux, tous originaires d'une seule ferme de Nouvelle-Zélande, sont en parfaite santé et ne sont pas porteurs du parasite E.Cervi.Gel du prix du lait: une question de calcul LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Serge Lebeau au Centre de développement du porc C'est Serge Lebeau, ancien directeur adjoint du GREPA (Groupe de recherches en économie et politiques agricoles), qui a été nommé directeur général du tout nouveau Centre de développement du porc.Diplômé en agro-économie de l'Université Laval, M.Lebeau a déjà travaillé pour un syndicat de gestion, pour la Fédération des SG A, dans deux cégeps et à la Direction générale de l'enseignement collégial.Il est, par ailleurs, membre du Conseil consultatif du Bulletin.Il restera dans ses locaux de l'Université Laval jusqu'à ce que les négociations avec le MAPAQ soient L'importation d'orge américaine reste contrôlée Le Canada continuera à exiger des permis pour l'importation d'orge américaine.L'entente de libre-échange permet, en effet, de continuer à contrôler les entrées si la production de 1 ' autre côté de la frontière est plus subventionnée qu'ici.Or des calculs ont révélé que le soutien à la production d'orge était plus élevé aux États-Unis (29,13%) qu'au Canada (25,01 %).terminées.Par la suite, d'après le secrétaire de la Fédération des producteurs de porcs, Jean Larose, on tentera d'obtenir de l'Université des locaux Que fait-on avec le sirop d'érable qui traîne dans les entrepôts depuis trois ans?L'écoule-t-on à rabais?En profitons-nous pour faire un «blitz» de marketing à travers le monde?Un petit comité de six personnes a été chargé par le MAPAQ de répondre à ces questions.Son mandat officiel: assurer le développement de l'industrie.Il est composé de Jacques Proulx.du sous-ministre Guy Jacob et de Jean-Eudes Senneville.des Bleuets plus permanents.Le Centre de développement du porc a été créé pour prendre en charge les quatre programmes de soutien du MAPAQ (PATPQ,PEG,PVSPetPEPC).Même si ce transfert n'a pas encore été fait, on se penche déjà sur les moyens d'améliorer les programmes.«Il y a des réunions des sous-comités, a indiqué Jean Larose, en plus des négociations pour le transfert et la constitution légale du Centre.» Pour des raisons légales, le Centre a dû abandonner son ancien nom de «Centre de développement technique de l'industrie porcine».sauvages inc.Ils seront assistés par un sous-comité technique composé de Jacques Forget d'Agriculture Canada, de Jean-Yves Lavoie, un autre sous-ministre du MAPAQ, et du directeur de la commercialisation de l'UPA, Denis Brassard.La situation est urgente: on se demande combien de temps les Caisses populaires tiendront avant d'exiger qu'on liquide les stocks.Et puis, qui épongera les pertes?Qui sauvera le sirop?Prix Rivest de gestion Pour la première fois, c'est un conseillerdu MAPAQ, Guy Beau-regard, qui a reçu le prix Rivest de la Fédération des syndicats de gestion.«J'ai été surpris, a-t-il avoué, parce que je suis en dehors du cercle des syndicats de gestion.» M.Beauregard, un collaborateur régulier du Bulletin, s'occupe du soutien aux huit SGA de sa région, Nicolet, et travaille depuis une bonne vingtaine d'années en gestion agricole.Il faut croire que les SGA apprécient le travail de M.Beauregard, puisqu'ils ont, pour la plupart, soutenu sa candidature.Il n'était d'ailleurs pas le premier ga- gnant à ne pas faire partie des SGA: en 1990, le prix avait été décerné au professeur Raymond Levallois, de l'Université Laval.Le prix Rivest (du nom du premier secrétaire de la FSG A, décédé en 1985) a été créé en 1986 pour honorer ceux qui ont contribué au développement de la formule des SGA.À l'origine, il n'y avait qu'un prix, décerné généralement à des agriculteurs.Depuis trois ans, on en a créé un second, réservé aux intervenants non-agriculteurs.Le prix pour les producteurs de 1992 a été gagné par Jean-Charles Biais, de Coaticook.11 et 12 septembre Agri-Expotech Vaudreuil-Soulanges Saint-Clet 11 au 18 septembre Semaine de la conservation des ressources 28 septembre au 12 octobre National annuel du bovin de boucherie 1992 Ateliers Angus, C.P.Rails.Montréal 17 octobre Colloque sur l'apiculture (CPVQ) Granby 20 et 21 octobre Colloque sur la gestion des fumiers (CPVQ) Drummondville 22 octobre Symposium sur les bovins laitiers (CPAQ) Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe 27 au 30 octobre Colloque de génie rural Université Laval, Sainte-Foy LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 7 24 Meilleur le moteur.le rendement Redonnez vie à vos équipements dont les moteurs ont rendu l'âme en remplaçant ces derniers par de fringuants moteurs multi-usage Honda.Tous les moteurs de rechange Honda sont de la plus haute qualité.Ils vous offrent la performance et l'endurance tant recherchées, peu importe le travail à effectuer.Ils sont faciles à démarrer, économiques en carburant, silencieux et ils vibrent peu.De plus, ils sont très compacts tout en demeurant faciles à réparer et à entretenir.La fiabilité des Honda est légendaire.Pour améliorer grandement le rendement de votre équipement, il suffit que vous passiez chez un des 600 concessionnaires Honda du Canada.Vous y trouverez le moteur de rechange et le service qu'il vous faut.Pour un meilleur rendement, prenez le meilleur moteur.HONDA.Produits Mécaniques Moteurs 4929 ABITIBI Serres Guyenne: la lutte n'est pas finie Le bas prix des tomates frappe durement.La coopérative réagit en recyclant ses substrats de culture et en produisant des fleurs.par Aubert Tremblay Vous êtes aux confins de l'Abitibi.Vous arrivez au bout d'une route.À droite, un petit village.À gauche, un chemin qui s'enfonce tout droit dans le bois.Vous prenez à gauche pour arriver à ce qui vous semble un camp forestier: barrière en bois rond, épinettes, mouches noires.Mais non, en levant les yeux vous apercevez un vaste complexe de serres de plusieurs hectares.Des serres de plastique, des tunnels, des serres de verre, et même une sorte de cathédrale transparente de 10,6 mètres (35 pieds) de haut surnommée le «supertunnel».À1 ' intérieur de tout ça, des arbres pour le reboisement, bien sûr, mais aussi des tonnes de tomates, des pétunias, des lobélies.et même des rosiers! C'est ça les fameuses «Serres Guyenne», la surprenante coopérative qui a permis à tout un village de relever la tête et de regarder l'avenir avec un peu moins d'angoisse.Guerre des prix Je dis bien un peu moins.Car de l'angoisse, les membres de la coop continuent à en avoir.«On ne peut pas dire qu'on est passés à travers toutes les difficultés, avoue le directeur général, Fernand Miron.On a réussi certaines choses, mais il en reste beaucoup à faire.On n'est pas encore une réussite durable.» Parmi les bons coups: la production de pins gris et d'épinettes noires, qui a commencé avec l'entreprise, en 1980.Mais le marché du reboisement perd du terrain.Parmi les difficultés à surmonter: la tomate.«On ne peut pas dire que ce soit rentable», laisse tomber Fernand Miron, sans que sa voix ne laisse poin- Aubert Tremblay est journaliste pigiste.«L'objectif, c'est d'assurer des emplois décents», assure Fernand Miron, le directeur général.ter le moindre signe de découragement.Ironie du sort, si lacoopérative s'est lancée dans la tomate en 1989.c'était pour compenser les pertes de contrats dans le reboisement.C'était aussi pour élargir la période d'embauché.«Si on avait continué à ne faire que des arbres, on ferait de l'argent, souligne Fernand Miron.Mais on ne serait pas sûr d'être encore en vie dans trois ans.» Un important contrat de plants de conifères, en effet, arrive à terme en 1995, et rien n'assure que les Serres Guyenne remporteront alors le nouveau contrat.D'ici là, les membres de la coopérative continuent à produire leurs 11 millions de petits résineux en se croisant les doigts.En 1989, il était déjà prévisible que le reboisement allait diminuer.Mais qui aurait cru que la tomate allait souffrir d'une guerre des prix comme celle que se livrent les producteurs québécois depuis deux ans?«Il faut réduire les coûts», s'obstine Fernand Miron.Or, sur le plan des économies, les Serres Guyenne ont déjà passablement fait leur part.Après avoir chauffé au bois, on est passé à la récupération de l'huile usée.Ensuite, comme les fournisseurs d'huile commençaient à de- mander trop cher, on a acheté des camions et on est allé chercher l'huile directement dans les garages et les mines.L'idée brillante a été de proposer aux fournisseurs d'acheter des parts dans l'entreprise, en échange d'un contrat de cinq ans.Mais il a fallu mettre sur pied un système de contrôle compliqué pour éviter de brûler des huiles contaminées.Aujourd'hui, à l'arrière des serres, deux impressionnantes séries de réservoirs s'élèvent comme des monuments à la protection de l'environnement.Dûment entourés d'une clôture et d'une digue de protection.Chaque arrivage d'huile est mis dans un réservoir différent et analysé.Comme le préposé à la livraison prend des échantillons à chaque garage, on peut toujours retracer la source d'un éventuel problème.S'il y a un incendie, les portes se ferment et des gicleurs remplissent la salle d'une mousse étouffante.Bref, des installations très coûteuses, mais qui font épargner gros.Les administrateurs ont calculé que le chauffage à l'huile usée coûte jusqu'à huit fois moins cher que celui au bois ou à la bi-énergie.L'autre épargne principale, ça a été LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 9 celle du gaz carbonique, nécessaire à la bonne croissance des tomates.Au début, on l'achetait liquide.Trop cher.Puis on l'a fabriqué avec un brûleur au propane.Trop dépensier.Aujourd'hui, on laisse la nature s'en occuper: au bout des serres, dans un espace clos, des tas de paille fermentent doucement, en produisant le précieux gaz.Il suffit ensuite de le souffler dans les serres.«On est probablement les seuls au pays à utiliser ce système, explique la directrice de la formation, Lysiane Boulé.On avait vu ça sur les diapositives d'un Anglais.» Maintenant, la coopérative s'attaque aux substrats de culture.Elle en a déjà essayé plusieurs, dont la laine de roche («pas moyen de s'en débarrasser après!») et ces petits globules de gelée qu ' on appelle aquaponic ( «ça ne laisse pas assez de place aux racines»).Dans les deux cas, c'est encore trop cher.«Actuellement, les substrats nous coûtent plus de 100 000 dollars par an, précise Fernand Miron, on veut faire baisser ça à zéro!» Comment?En le vendant après utilisation ! Non, ce n'est pas du délire: les membres veulent utiliser de la perlite et l'incorporer ensuite dans le compost qu'ils font avec leurs résidus végétaux.En vendant ce nouveau substrat, ils paieraient l'ancien.Troisième moyen d'épargner: les bourdons.Cette année, on a essayé de faire polliniser les fleurs de tomates par des armées de ces insectes.Ça a très bien marché, semble-t-il, sauf que les bourdons sont difficiles à trouver.À part les Européens, Fernand Miron ne connaît que deux vendeurs, à Toronto et dans le sud de l'Ontario! Conclusion: les Serres Guyenne devraient bientôt se lancer dans la production d'insectes.Elles devraient même produire leurs propres lignées de tomates, bientôt, par culture in v/rro.Déjà, en mai dernier, on construisait le laboratoire où allaient se faire les plants éprouvettes.Encore une fois, on vise ainsi à diminuer les coûts, mais aussi, peut-être, à augmenter les rendements.Enfin, il y a les fleurs et les arbres d'ornement.Les administrateurs de la coopérative semblent compter beaucoup sur ce type de production pour assurer leurs arrières.Déjà, cette année, les tunnels ont abrité des caissettes ©Husqvarna FORET & JARDIN A L'ACHAT D'UNE SCIE HUSQVARNA MODÈLE 36 - 45 OU 51 Recevez Gratuitement' un coffre pour voire scie une casquelle Husqvarna et une ^^^^^^^ cannene d'huile une chaîne I |fe I Husqvarna 2 lemps I ^^^^^^^_I 251 l * Pour m) winps limiu-, liez h's i U'tuilktnls l'nui' 1/ mnis Distribuí1 par Industries Buccaneer Ltée 200, Hamford Lachufe (Québec) J8H 4L2 Tél.: (514) 562-8551 Fax: (514) 562-6067 ¡©Husqvarna I_1 SUEDE_ d'annuelles et de plants de légumes, destinées au Canadian Tire de la région.Une autre réussite encourageante.On veut maintenant essayer de vendre à des distributeurs «du sud».On lorgne particulièrement les arbres d'ornement et les rosiers.Des fonceurs De toute façon, les membres de la coopérative n'en sont pas à une aventure près.Ce sont des fonceurs.À preuve, quand ils ont voulu construire les serres de verre, en 1989, tout le monde a mis la main à la pâte.Exit des entrepreneurs.«On a acheté le verre et la structure, explique Lysiane Boulé.Les gens nous avaient dit qu'on serait pas capables de la bâtir.» L'histoire de la coopérative est d'ailleurs une suite d'aventures.Il y a d'abord eu celle des deux biologistes, Jean et Pierre Martineau, qui s'étaient mis dans la tête de produire des plants d'épinettes et de pins.Ils en ont fait trois millions par année, pendant cinq ans, grâce à un contrat du gouvernement provincial et le fameux PAC (Programme d'aide aux collectivités).Ils s'étaient construit une serre d'un demi-hectare.«Mais c'était un essai, explique Fernand Miron.Les gens de la paroisse n'y croyaient pas plus que ça.Ils se disaient: «On va le prendre tant que ça va durer.»» En fait, c'est probablement le saut suivant qui a été le plus hasardeux.En 1985, les membres (dont le nombre avait grossi) se lançaient dans la production de 11 millions de plants, sans subventions! Nouveau demi-hectare de serre.Ça en a surpris plusieurs, semble-t-il, mais les gens de Guyenne tenaient à leur village.Et ils étaient habitués à la formule coopérative, puisque la paroisse avait toujours été basée là-dessus: caisse pop, coop de travailleurs forestiers, coop d'habitation.On la surnommait, paraît-il, «La petite Russie».À cause de son éloignement (la ville la plus proche, Amos, est à une demi-heure), elle avait beaucoup souffert des changements en agriculture et de la fermeture de la scierie, en 1972.Fondé pas plus loin qu'en 1946, le village avait déjà perdu la moitié de sa population.«C'était le village le plus «magané» du coin, affirme Fernand Miron.Maintenant, c'est le plus solide.» «L'avantage d'une coopérative, c'est que ça ne peut pas se déménager, continue-t-il.Une compagnie ne serait jamais venue s'installer ici.» ¦ 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 MISE EN MARCHÉ Faire du foin.avec le foin?Avant de convertir ses champs de céréales en foin, il faut s'assurer de la disponibilité de la main-d'oeuvre.Depuis deux ans, le marché du foin s'est raffermi à cause de la sécheresse que certaines régions ont connue.par Daniel L.Charron Avec un prix de vente à la ferme de 132 $ la tonne, la production du foin procure une marge sur frais déboursés à l'hectare de 385 $, ce qui équivaut à celles des productions céréalières (voir le tableau I).Pour les producteurs laitiers ou de céréales qui auraient les ressources nécessaires et l'intérêt pour cette production, c'est une façon de diversifier leur entreprise.Pour ceux qui recherchent une production pour briser le régime de la monoculture ou pour améliorer la structure de leur sol, c'est encore une option à examiner.A partir de cette marge, si le travail Daniel L.Charron, agronome, est conseilleren gestion et économie à la Direction régionale de l'Esttïe du MAPAQ.de l'exploitant ( 12 heures/hectare) est rémunéré au taux de 15 $ de l'heure, il reste 205 $ pour payer des emprunts.Avec un taux d'intérêt de 10 %, c'est un prêt de 1260 $ sur 10 ans que l'on pourra rembourser.Si l'on considère qu'il faut investir 3500 $ par hectare pour mettre sur pied une entreprise dans le secteur, il est évident qu'il faut un autofinancement à plus de 66 % pour un établissement dans cette culture.I.Comparaison des marges après débours à l'hectare Type de récolte Rendement Marge t/ha S/ha Maïs-grain ASRA 7,0 465 Blé-grain ASRA 3,8 377 Orge-grain ASRA 4,0 412 Orge-engrainée ASRA 2,5 331 Avoine-grain ASRA 2,5 266 Foin 132$/t .5,8 385 Foin 110 $/t 4,7 154 Source: BEAUREGARD, Guy, et André BRUNELLE, agronomes.Budgets de culture 1992 Depuis deux ans, le marché du foin au Québec s'ert raffermi à cause des pénuries dues à la sécheresse que certaines régions ont connue au Québec.Mais le Québec demeurera une région vulnérable à des variations de prix à cause de la fluctuation des rendements d'une année à l'autre.Le tableau II nous permet de saisir l'influence de ces variations sur la marge.Une province vulnérable Pour contrer ces risques, il faut expédier son foin sur les marchés extérieurs (Japon, Asie, Amérique du Sud).Ces marchés en croissance sont une assurance pour la stabilité des prix à long terme.Une autre façon de stabiliser cette production, c'est d'assurer à l'A.S.R.A.les céréales qui servent de plante-abri.Cette protection est offerte pour des surfaces en grain de 10 hectares et plus.Après le prix, c'est le rendement qui nuit à la marge.Les dépenses de production de foin (fertilisant, machinerie) sont relativement constantes à l'hectare.Ainsi, faucher un hectare LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 11 SAVEZ-VOUS PLANTER DES SOUS?La compétence de nos conseillers vous fera récolter des bénéfices ! Au Québec, plus de la moitié des emprunts agricoles se font à la caisse Desjardins.Mais au-delà du financement, la caisse est engagée dans le milieu agricole par divers moyens: • la collaboration active auprès des caisses d'un réseau d'expertise exclusif, composé entre autres, de plus de 75 agronomes et technologistes agricoles; • des services financiers qui répondent à vos besoins et des relations privilégiées avec des conseillers expérimentés; • le souci d'un grand réseau financier de réinvestir localement les épargnes de ses membres afin de contribuer activement au développement régional.II n'y a qu'un leader pour vous en offrir autant! VOUS ET DESJARDINS, UNE ASSOCIATION PRODUCTIVE La caisse populaire Desjardins 4>) Desjardins L'incroyable force de la coopération. FRANCE II.Marges à l'hectare en fonction du rendement et du prix de vente Prix de vente Modèles étudiés 88 110 132 Rendement supérieur (5,8 t/ha) 129,49 257,09 384,69 Rendement moyen (4,7 t/ha) 50,87 154,27 257,67 Rendement faible (4 t/ha) -53,55 16,85 87,25 qui contient 3,21 ou 5,81 de foin se fait dans le même temps.Conséquemment, plus on aura de rendement, plus notre marge sera grande.Les espèces plus productives sont donc favorisées.La qualité, un «MUST» À 132 $ la tonne, on se doute qu'il doit s'agir d'un foin de bonne qualité.Cependant, pour les marchés d'exportation, qualité ne veut pas nécessairement dire haut taux de protéines ou d'énergie.Selon l'Agence de commercialisation du foin de l'Estrie, on recherche un foin de couleur verte, séché artificiellement, sans moisissures, avec peu de mauvaises herbes, souple et ayant une bonne odeur.Cela caractérise un foin bien fertilisé, récolté tôt et qui n'a pas «attrapé» la pluie.Mais attention, avant de convertir ses champs de céréales en foin, il y a d ' autres facteurs à examiner.D ' abord, la main-d'oeuvre.Chaque hectare en foin nécessite deux fois plus de main-d'oeuvre que le même hectare en grain (15 vs6).Ensuite, il y a lieu d'évaluer la capacité de travail du parc des machineries.Si déjà on utilise sa pleine capacité, il faut se questionner sur 1 ' intérêt de faire de nouveaux investissements.Du reste, opter pour de la bonne machinerie d'occasion ou pour une utilisation en commun s'avéreront des solutions intéressantes pour réduire les coûts.Comme le foin doit être séché et entreposé avant la vente, négliger de réfléchir sur sa capacité d'entreposage, c'est augmenter ses risques de connaître un échec sur le marché du foin.En dernier lieu, comme la qualité est primordiale, il faut se rappeler le proverbe «Qui trop embrasse mal étreint».Compte tenu de nos conditions climatiques, il n'est pas toujours possible de marier quantité et qualité.Dans certains cas, il peut être avantageux de limiter les volumes de production afin de bien contrôler la qualité du produit.¦ Une politique agricole indigeste Au coeur de la crise agricole française se joue le combat pour la défense de l'indépendance nationale.par André Magny Le 20 septembre, les Français vont se prononcer sur le traité de Maastricht.Officiellement, ce traité du nom d'une ville des Pays-Bas ne se préoccupe que de politique, monnaie et défense communes à l'Europe.Mais il va de soi que Maastricht entraîne dans son sillon bien d'autres domaines comme celui de l'agriculture.Y compris, bien sûr, celle des Français.Le 21 mai 1992, une Politique agricole commune (la PAC) était mise au point à Bruxelles.Depuis, le ministre français de F Agriculture et de la Forêt, Louis Mermaz, essaie de faire avaler cette nouvelle politique agro-alimentaire à ses commettants.Pas évident du tout quand celle-ci prévoit une diminution des prix européens garantis aux producteurs, de l'ordre de 35 % selon différents milieux syndicaux.La mise en jachère: catastrophique?Comme au Québec, les paysans français bénéficient de subsides gouvernementaux, notamment en ce qui a trait à la production laitière, bovine et céréalière.Or la PAC propose des mesures comme la mise en jachère de certaines terres pour alléger la production.Paradoxalement, selon le ministère français de l'Agriculture et de la Forêt, «la nouvelle politique agricole choisit de favoriser l'augmentation grâce à la baisse des prix plutôt que par la diminution de la production».Ainsi, croit-il, «la mise en jachère avec compensation, par exemple, n'aura pas le caractère contraignant des quotas».Cette salade gouvernementale apparaît cependant indigeste dans les milieux agricoles.D'où les barrages André Magny est journaliste.d'autoroutes françaises en juin dernier.Manifestations qui se sont poursuivies en août, par la distribution de tracts aux postes de péages français, et supervisées par la Coor-dination rurale.Cet organisme suprasyndical tient à aviser les Français du danger de pertes d'emplois d'une telle politique.Roger Perret, secrétaire de la Fédération nationale agro-alimentaire et forestière—associée à la CGT, syndicat de gauche —, regroupant les travailleurs du monde agricole, hormis les exploitants, est d'avis que la mise en jachère risque d'être catastrophique.«Certaines régions françaises seront désertiques», prévient-il, lorsque rencontré au siège de la CGT à Paris.«Qu'arrivera-t-il si, en cas de sécheresse, une région ne peut subvenir aux besoins d'une autre dont une partie des terres auront été laissées sans production?» De fait, au coeur de la crise agricole française, c'est tout le combat pour la défense de l'indépendance nationale qui est en train de se jouer.Comme le fait remarquer anonymement un observateur de la scène diplomatique québécoise dans la Ville lumière, certains parallèles entre Maastricht et «Meechstricht» peuvent être faits.«Dans quelle mesure est-il dangereux d'abandonner sa souveraineté que ce soit sur le plan social ou agricole?Peut-on un jour être certain de retrouver les pouvoirs abandonnés?» Cette restructuration de la politique agricole européenne intervient à cause des pressions américaines dans les négociations du GATT.Même si le gouvernement du premier ministre Pierre Bérégovoy précise que «la nécessité de réformer la PAC existait indépendamment de toute négociation internationale».¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 13 ECONOMIE Notre agriculture se fait les griffes L'agriculture du Québec est mieux préparée qu'on voudrait bien le laisser croire pour affronter la concurrence.par Simon M.Guertin On assiste actuellement, dans les cris et la douleur, à la naissance d'un nouvel ordre économique.L'agriculture, bien sûr, n'y échappe pas.Grossesse non désirée, peut-être, mais il est trop tard: on aperçoit déjà la tête du nouveau-né.Si on n'en veut pas, attention, il y aura sûrement quelqu'un d'autre pour s'en occuper.Selon le dernier recensement agricole, environ 12 500 entreprises agricoles québécoises totalisent presque l'ensemble des ventes.Ce chiffre correspond aux fermes dont le chiffre d'affaires annuel dépasse les 100 000 dollars.A l'opposé, près de la moitié des fermes québécoises affichent des recettes agricoles sous la barre des 25 000 dollars.L'évolution de la dimension des fermes est tout aussi éloquente; ce sont les entreprises dont la surface dépasse les 100 hectares et celles sous les 30 hectares qui voient leur nombre grandir.En fait, la croissance de ce dernier groupe provient principalement du développement d'un nouveau type d'agriculture, comme les produits biologiques, la production de fruits, de légumes et d'animaux exotiques.Si on en juge par l'ampleur du mouvement en Amérique du Nord, ce type d'agriculture est appelé à se développer encore.Spécialisées et compétitives D'autre part, l'émergence de corporations non familiales est un phénomène nouveau.Presque inexistant jusqu'en 1986, ce groupe a crû rapidement durant les cinq dernières années et représente àujourd' hui environ 1400 fermes.Toutefois, la très large majorité des entreprises est encore de type familial, bien que la formule de pro- L'avenir des grandes cultures repose sur les économies d'échelle et la valeur ajoutée.priété individuelle laisse de plus en plus sa place à la société ou à la corporation.De toutes les productions agricoles québécoises, c'est l'industrie porcine qui est la plus avancée dans la conquête des marchés extérieurs.En effet, dans cet élevage, le rapport canadien exportation/production est le plus élevé au monde, et le Québec arrache à lui seul plus du tiers des exportations canadiennes.Cette statistique est confirmée par Olymel qui déclarait, lors du dernier congrès des meuniers, qu'elle n'arrive pas à combler la demande.En fait, on s'est bâti une réputation de qualité à l'étranger et c'est l'arme offensive par excellence devant la concurrence.La production est concentrée à l'intérieur d'un groupe de 1600 à 1700 producteurs dont les élevages sont tous supérieurs à 600 porcs.Malgré des marges de profit minces, on tire son épingle du jeu en combinant économie d'échelle et intégration de différents paliers de production entre la terre et la table.Déjà on entrevoit une baisse des stocks américains et un redressement des prix pour 1993.Mais ce sont les pressions des groupes écologiques et de ceux préoccupés par le bien-être des animaux qui constitueront le défi des années 90.Par exemple, en Europe et aux Etats-Unis, on dénonce à hauts cris la pollution de l'air et de l'eau engendrée par l'élevage du porc, tandis que d'autres activistes font des pieds et des mains pour procurer un peu plus de joie de vivre et d'espace aux cochons.11 ne faut pas sous-estimer cette menace.Les leaders sont des gens bien scolarisés qui obtiennent des revenus au-dessus de la moyenne et qui côtoient les pouvoirs publics.Ils sont extrêmement bien organisés pour influencer l'opinion publique.Quant aux producteurs de lait, ils ont été confrontés, ces dernières années, à une hémorragie de leurs quotas qu'ils ont dû racheter à prix d'or.Pendant ce temps, les concurrents investissaient dans des moyens de production plus efficaces.Fort heureusement, 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 on se dirige vers des eaux plus calmes.En effet, la consommation nord-américaine de viande, en recul depuis 1970, atteindra un plancher inégalé au tournant du siècle; ce phénomène favorisera la consommation de solides non gras comme les fromages.Par ailleurs, on assiste également à une chute de la consommation des boissons alcoolisées et à une préoccupation à l'égard de la caféine et du sucre.Enfin, l'achat de l'eau en bouteilles touchera bientôt un sommet avant de reculer un peu.En un mot, tout concourt à accroître la consommation de lait sous toutes ses formes, mais les prévisions indiquent aussi que les produits à basse teneur en gras surpasseront le lait entier dans une proportion de 2 contre 1.La production laitière est celle qui est la moins concentrée, puisque les deux tiers du lait provient des fermes qui possèdent entre 18 et 47 têtes.En effet, au Québec, il n'y a que 52 troupeaux dont le cheptel dépasse 125 têtes.Par ailleurs, les coupures de quota ont incité les éleveurs à limiter les suppléments dans les rations, si bien que les moyennes de production dégringolent vers les 5000 kilos par vache.Dès que la situation sera plus stable, les moyennes grimperont à nouveau bien avant que les étables ne s'agrandissent.Or le Québec est avant tout une province fourragère et la moins forte concentration d'animaux permet de disposer plus facilement des déchets.Du grain en grand L'amélioration des cultivars et la mise en place de programmes d'assurance-stabilisation ont contribué à rendre la production de céréales et de maïs-grain plus intéressante pour les agriculteurs.Toutefois, les faibles prix du marché conjugués à des interventions gouvernementales répétitives obligent les agriculteurs à couper dans les coûts de production et à chercher des économies d'échelle.Or, si le gouvernement va de l'avant dans son projet de rationaliser les dépenses en assurance-stabilisation, il n'aurad'autres choix que de faire comme dans le porc et de supprimer les limites dans les superficies assurables.Par ailleurs, les dépenses d'engrais minéraux et de produits phytosanitaires par rapport aux tonnes de céréales chutent continuellement, indiquant que la production tourne tranquillement au vert.L'avenir des grandes cultures re- pose sans doute sur les économies d'échelle, mais aussi sur la valeur ajoutée.À titre d'exemple, plutôt que d'exporter du foin, certains s'intéressent à le transformer en boeuf faible en gras ou en cholestérol et même en viande de gibier exotique.Aussi, plutôt que de nourrir les chevaux de course des Américains, on pense à en produire sur nos grands espaces.Les secteurs de fruits et légumes frais ou conditionnés ou bien les spécialités comme les légumineuses sèches sont aussi appelés à se dévelop- per.En effet, la force de notre industrie repose sur des frais de transport moins élevés, la qualité et la fraîcheur des produits ainsi que la loyauté des consommateurs.Toutefois, il reste à harmoniser les politiques sur les pesticides, compte tenu de la très grande importance de cette variable de production en matière de compétitivité.Il faut aussi réaliser le mandat donné dans l'Accord du libre-échange afin de réduire les obstacles au commerce, notamment en matière de santé, sécurité et étiquetage.¦ POUR UNE PERFORMANCE SUPÉRIEURE EN CONSERVATION, VOICI LA PRESCRIPTION r.: Réglage des résidus de 0% à 85% en marche Coupe.Pénétration.Couverture.Vous avez les avantages de deux mondes avec le Brent CPC 2000 d'Unverferth: les avantages de façons culturales profondes pour la performance de la récolte et les avantages des résidus de récolte en surface pour conserver le sol et retenir l'eau.C'est le remède partait pour maintenir ou même relever les rendements tout en comblant les exigences de votre programme de conservation.Le Brent CPC 2000 coupe les résidus de récolte avec ses séries de disques réglables puis pénètre le sol avec ses dents à travail profond.Derrière suit une autre série de disques réglables à angle qui couvrent les billons et distribuent uniformément les résidus de récolte qui restent.Avec le Brent CPC 2000, vous pouvez varier votre programme cultural d'un champ à autre ou même dans un même champ.Peu importe quelle proportion de résidus exige votre programme, le Brent CPC 2000, entièrement réglable, peut y répondre, de 0% à 85%.Le Brent CPC 2000 est la prescription idéale pour satisfaire au besoin de conservation et tirer une performance optimale de votre programme de récoltes.Donc, pensez un moment à ses avantages pour votre propre exploitation puis téléphonez-nous le matin au 1-800-322-6301 • Brevet américain en instance Votre représentant des ventes: Georges Kremmel 3486, avenue Connaught, Montréal (Québec) H4B 1X3 Tél.: (514) 486-9170 Fax: (514) 486-0718 Unverferth Manufacturing Company, Inc.P.O.Box 357, Kalida, Ohio 45853, U.S.A.Tél.: (419) 532-3121 Fax: (419) 532-2468 1-800-322-6301 auxÉ.-U.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 15 SSSSSSSSSSSSSSSS$S$S$SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS$SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS$SSSSSSSS$SSSS$SS$$S$SS$ Des transferts de ferme en douceur Il existe plusieurs modes de transfert.Certains permettent d'éviter d'endetter l'entreprise au maximum.par Gaétan Villeneuve et Sylvie Bouchard TRANSFERT DIRECT PARENTS-ENFANTS Q.: Nous voulons acheter la ferme laitière de nos parents.Est-ce que l'achat direct est une bonne méthode de transfert?R.: La majorité des transferts de ferme au Québec se fait encore par vente directe.Habituellement, le prix fixé est basé sur le financement maximum que l'entreprise peut théoriquement supporter.A notre avis, ce mode de transfert avec financement maximum est désuet et très risqué.Le fait d'endetter l'entreprise au maximum la rend très fragile financièrement et diminue sa marge de manoeuvre.Le moindre changement des coûts de production ou des marchés (par exemple une mauvaise récolte) peut mettre en péril la survie de l'entreprise.D'ailleurs, beaucoup d'échecs financiers résultent de ces transferts avec levier financier maximum.Il faut dire, toutefois, que l'achat direct est rapide et simple.Il a aussi l'avantage de donner immédiatement le montant total de la vente aux parents.Mais il existe bien d'autres fa- çons de transférer une ferme.L'achat direct est seulement une des possibilités que vous pouvez analyser avec vos conseillers.Au reste, faut-il le préciser, la simplicité de ce type de transfert est relative.Comme tous les modes de transfert de ferme, il demande une planification fiscale et financière élaborée.INCORPORATION ET TRANSFERT Q.: Est-ce que le fait d'être incorporé faciliterait le transfert de ma ferme à mes enfants?R.: Oui, l'incorporation d'une entreprise agricole donne beaucoup de souplesse lorsque vient le temps de la transférer.En plus d'être souvent avan- Eh affaires avec la Société: les Lavallée, de St-Marc-sur-Richelieu.•^Martin, Alain, Lina, Réjean._ï LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 tageuse au point de vue fiscal, elle permet de laisser une certaine participation au vendeur par voie d'actions privilégiées ou ordinaires.On peut ainsi diminuer le besoin d'emprunt extérieur (voir le tableau).On peut choisir de transférer l'es actions graduellement en fonction des résultats de l'entreprise.Mais il faut que les parents soient prêts à conserver des actions un cer- Comparaison d'une vente directe et d'une incorporation Vente directe Incorporation Valeur de la ferme: avec financement maximum 500 000 $ avec participation passive du père 500 000 $ Prix convenu: 300 000 $ 300 000 $ Prêt agricole: 300 000 $ 150 000$ Participation passive: 0 150 000$ Remboursements annuels: 40 000 $ 20 000 $ Avoir net: 200 000 $ 350 000 $ % d'avoir net: 40% 70% Risque financier: élevé faible tain temps.Il faut noter, cependant, que les frais d'incorporation sont assez élevés (minimum 1500 $).Il faut aussi compter les frais annuels (minimum 500 $), par exemple la taxe de capital, les frais comptables et les frais gouvernementaux (rapport financier annuel au provincial, etc.).DIFFÉRENTES FAÇONS DE TRANSFERER_ Q.: Dans les autres secteurs de l'économie, il y a plusieurs façons de transférer son entreprise.Est-ce que certaines méthodes pourraient être utilisées pour transférer ma ferme à mes enfants?R^: En agriculture, la méthode qui nous vient immédiatement à l'esprit quand on pense au transfert de ferme est encore l'achat direct de l'ensemble de l'entreprise.Pourtant, dans les secteurs commercial et industriel, on utilise plusieurs autres méthodes de transfert d'entreprise qu'on pourrait facilement adapter.On peut envisager l'incorporation (voir question précédente).Si votre entreprise est déjà formée en société, vous pouvez transférer graduellement les parts.S'il s'agit d'une propriété individuelle, vous pouvez transférer graduellement une partie de l'actif.Par exemple, vous pouvez transférer graduellement le troupeau avant la vente de l'entreprise.Le transfert peut aussi se faire par voie de participation (actions, parts) ou de financement partiel (billets) du vendeur.On peut aussi acheter ou louer une partie de la ferme avec ou sans association (par exemple le fonds de terre et la machinerie).Par la suite, l'acheteur acquiert d'autres biens avec les revenus obtenus de sa portion d'entreprise.À l'intérieur de ces différents modes de transfert, il existe encore maintes possibilités.Il suffit d'adapter sa méthode selon les attentes et les besoins des parents et des enfants.On a souvent répété qu' un transfert de ferme, ça se prépare longtemps d'avance.Rien n'est plus vrai si vous voulez profiter de toutes les possibilités qui s'offrent à vous.¦ Gaétan Villeneuve, agronome et économiste, est consultant privé en économie agricole, à Saint-Hyacinthe.sécurité des taux d'intérêt avec la Société.» Réjean Lavallée, St-Marc-sur-Richelieu 7 m a ferme Belvallée, opérée par Réjean Lavallée, Lina Provost et leurs fils Alain m 4 et Martin, est située à St-Marc-sur-Richelieu.Cette entreprise laitière et céréalière compte aujourd'hui 150 hectares en culture ainsi que 65 vaches laitières Holstein pur sang et NTP dont la production annuelle est supérieure à 560 000 litres.Réjean acheta la ferme familiale en 1965 grâce à un prêt de la Société du crédit agricole.Ce fut le début d'une relation d'affaires basée sur la confiance.Aujourd'hui encore, après quatre emprunts de la Société, il n'est pas rare de voir le conseiller en financement s'arrêter chez les Lavallée.Pour prendre des nouvelles.Pour parler d'avenir.«Les agriculteurs ne se sentent pas en sécurité, déclare Réjean.Et pas seulement ici.Partout dans le monde la situation économique est difficile.Le libre échange, le GATT, les exigences nouvelles des consommateurs sont la source de beaucoup d'inquiétudes.La seule solution, pour moi, c'est la Société.Avec des taux d'intérêt fixes pour des termes de 3, 5, 10, 15 ans et même plus, comme en offre la Société, tu peux au moins stabiliser les intérêts sur tes prêts à long terme.Et ça, c'est très important pour une entreprise.C'est vital et ça te sécurise.» Agriculteurs dynamiques et réfléchis, citoyens engagés dans leur milieu, les Lavallée ont foi en leur avenir.Nous sommes heureux, à la Société, de leur donner un coup de main.Notre raison d'être: satisfaire les agriculteurs.Que pouvons-nous faire pour vous?Pour savoir comment la Société peut vous aider, appelez sans frais notre service de nouveaux prêts au numéro 1-800-387-3232.¦?I Société du crédit agricole Canada Farm Credit Corporation Canada SCA^FCC *«* Prêts à long ternie w* Prêts aux groupements agricoles sàr Hypothèques à risque partagé LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 17 TECHNOLOGIE Les nouvelles machines s'équipent d'ordinateurs L'ordinateur de la compagnie Huard de France se charge lui-même de maintenir la charrue parallèle au sol.L'ordinateur assure un travail presque parfait et réduit les coûts d'utilisation de la machinerie.par Léon Guertin La puissance et la capacité ont été longtemps les principaux critères pour évaluer la machinerie agricole.Mais la rationalisation a aussi touché ce secteur, en ajoutant l'efficacité comme critère de comparaison de la machinerie.C'est ainsi que différents moniteurs sont venus équiper les machines agricoles pour faciliter et Léon Guertin est ingénieur et agronome au Département de génie rural de I ' Institut de technologie agro-alimentaire de Saint-Hyacinthe.perfectionner le travail de l'homme.Maintenant, il est incontestable que, dans l'avenir, l'ordinateur sera de plus en plus présent pour interpréter les messages des moniteurs et apporter instantanément les collectifs pour assurer un travail presque parfait.Labour assisté par ordinateur Les experts vous diront qu'il y a toute une différence entre labourer et diriger un tracteur devant la charrue.En effet, tout le monde peut réussir à retourner le sol au moyen d'une charrue, mais seuls les experts réussiront à faire un bon labour bien «cordé» avec une profondeur égale.D'ailleurs, l'agriculteur averti reconnaît facilement les vrais laboureurs en circulant dans les campagnes à l'automne.En fait, l'art de labourer résulte d'un heu- reux mariage entre la technique et l'expérience.Mais il se peut que, dorénavant, les laboureurs émérites perdent un peu de leur mérite.Pour seconder l'opérateur dans son travail, la compagnie Huard de France a confié à un ordinateur installé dans la cabine du tracteur le soin d'ajuster et de faire quelques corrections sur la charrue durant le labour.Ainsi, l'ordinateur se charge lui-même de conserver la charrue parallèle au sol.La profondeur de travail, gardée constante, est affichée à l'intérieur de la cabine.Si l'opérateur modifie cette profondeur, l'attelage trois points et la roue arrière réagissent simultanément pour que le châssis demeure toujours parallèle au sol.Dans les bouts de champ, l'ordinateur se charge de faire sortir progressivement la charrue de façon à LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 19 ce que les bouts de guéret soient égaux.La pénétration de la charrue se fait aussi progressivement après avoir tourné au bout du champ.En maintenant la profondeur égale sur toute la surface du champ, on obtient un labour beaucoup plus uniforme qui se reprend facilement au printemps.Par ailleurs, puisqu'il est relié au contrôle d'effort, l'ordinateur réagit promptement lorsque le patinage des roues motrices devient trop élevé.L'effort de traction est ainsi optimisé.A noter que l'utilisateur jouit d'un affichage numérique qui lui donne instantanément la profondeur de travail, l'ampleur des réactions du contrôle d'effort, la surface travaillée, la durée du travail et la distance parcourue.Contrôleur de performances pour tracteur La compagnie Dickey-John, elle, a mis au point un nouveau compagnon de bord pour l'opérateur de tracteur.Ce petit ordinateur peut s'adapter à tout tracteur nouveau ou ancien, à deux ou quatre roues motrices.A partir de ses moniteurs, il mesure la vitesse d'avancement avec une précision de 0,1 km/h, il évalue la surface travaillée dans un champ ou depuis le début de la journée, en ne tenant compte que du temps où l'instrument est en fonction.Il indique aussi à l'utilisateur le rendement de l'instrument traîné avec une précision de 0,01 ha/h et il peut mesurer précisément les distances franchies.De plus, l'ordinateur renseigne PARTE.TOTAL NIVEAU DOSE PROOUIT AUXILIAIRE PRODUIT CAPTEUfl DISPLAY SETUP ¦ •**" Q DICKEY-John, L'ordinateur permet à l'utilisateur d'aller chercher le maximum de sa machine.l'utilisateur sur le carburant consommé, le carburant restant dans le réservoir et prévient les pannes au moyen d'une alarme.En outre, il indique la consommation horaire ou par hectare de carburant.Ne reste à l'opérateur que le choix du bon embrayage pour minimiser sa consommation d'essence.D'autre part, lorsque le tracteur est soumis à des efforts de traction intenses, l'ordinateur indique le niveau de patinage.Si le taux de patinage est trop élevé, il devra revoir le ballastage du tracteur, la vitesse d'avancement, le choix des pneumatiques ou encore la charge tirée en fonction des conditions du sol.De toute évidence, cet ordinateur apportera beaucoup de réponses à l'utilisateur soucieux d'aller chercher le maximum de son tracteur.Système expert pour le banc d'essai mobile du tracteur Le CEMAGREF d'Antony en France, pour sa part, a développé un banc d'essai mobile pour évaluer la performance des tracteurs directement sur la ferme.Il s'agit d'un camion équipé d'un laboratoire pourvu de tous les équipe ments électroniques nécessaires.Ce banc d'essai mobile est en mesure d'enregistrer les courbes de fonctionnement du moteur, telles que le couple, la puissance à la prise de force, le rendement du moteur et le débit de la pompe d'injection.Ces données sont comparées aux références et permettent de diagnostiquer les anomalies dans le fonctionnement du moteur.À partir de ces informations, des experts se penchent sur chacun des cas analysés et proposent les correctifs à apporter.Le CEMAGREF travaille présentement à la mise au point d'un système expert qui interprétera automatiquement les données recueillies par le laboratoire mobile et indiquera les vérifications ainsi que les changements à faire pour améliorer le fonctionnement du tracteur.En plus de renseigner l'agriculteur sur le mauvais fonctionnement de son tracteur, il indiquera au concessionnaire et au réparateur les pièces à changer ou à régler sans avoir à refaire des essais.L'agriculteur sera doublement gagnant.Il passera moins de temps à l'atelier de réparations et il profitera d'un tracteur plus performant dans le champ.¦ STANCO U^B ' AGRI SYSTEMS INC.J TANCO "AUTO-WRAP" - TRAINE OU PORTE L'ENROBEUSE des années "2000"! 1.Courroie extra-large assurant l'enrubannage solide des balles irrégulières.2.Les rouleaux horizontaux et verticaux assurent le maintien stable des balles irrégulières sur la plaque tournante à la vitesse maximum conseillée de R.P.M.3.Soutien de la plaque tournante des balles au moyen de 4 roues à bandage de polyuréthane, support de charge, assurant une distribution égale du poids des balles.s.Pre-Ver inc.CP.277, 869, boul.Harwood Dorion (Québec) J7V 7J6 Tél.: (514) 455-7946 Fax: (514) 455-3503 20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 TECHNOLOGIE Le physiographe: un outil de sélection des bovins Grâce à ce système, on peut, entre autres, sélectionner les vaches qui ont une capacité d'ingestion volontaire au-dessus de la normale.par Vincent Girard Le système digestif de la vache est essentiellement adapté à la mise en valeur des fourrages.Ainsi, le rumen, cet estomac «supplémentaire» des polygastriques, fonctionne mal lorsque, dans la ration, la part de la moulée est supérieure à 50 % de la matière sèche.Le problème est particulièrement ardu en début de lactation.A ce stade, la forte productrice n'est pas en mesure de combler ses besoins énergétiques et maigrit à vue d'oeil.Pour l'aider, ou plutôt pour éviter les troubles de reproduction, on augmente la portion de moulée, si bien que la ration de début de lactation en contient souvent trop.En réalité, il faudrait tirer parti des fourrages.Mais le potentiel de production des fourrages — on le sait — dépend en grande partie (70 à 80 %) de l'ingestion volontaire.Il faudrait donc savoir ce qui détermine cet «appétit».Comment se fait-il, de fait, que certaines vaches répondent au déficit énergétique en début de lactation en augmentant plus rapidement que d'autres leur ingestion volontaire?Pour tout dire, cette caractéristique est liée à deux qualités: la qualité de conservation du fourrage et la qualité de la vache.Ainsi, dans une région productrice de fourrage, la recherche de ces qualités représente la garantie de la survie économique.Dans son programme de recherche et développement, le Service de zootechnie du MAPAQ s'intéresse à ces deux aspects de la qualité.D'une part, on cherche à définir la qualité de conservation en identifiant les substances à l'origine de l'inhibition de Vincent Girard est agronome et chercheur, au Service de zootechnie, à la Direction de la recherche du MAPAQ, à Deschambault.Grâce à la fistule, les chercheurs ont directement accès au rumen de la vache.l'ingestion volontaire.D'autre part, on cherche à définir ce qui, dans le comportement alimentaire, caractérise la capacité ruminale supérieure.Capacité d'ingestion: hérédité et longueur de fibre Dans notre troupeau de 24 sujets, les vaches sont reliées à un phy- 0- tooo— 2000-3000-§.°> 4000-5000- to o §2 CD CD ö a> 7000-1 g g, HUUU- 6000-7000-8000-9000- 10 000- 11 000- 12 000- qq Fibre longue 0 0 fibre courte r^g 0 après trois jours \i V Q fibre courte „ après six jours I I I I r 0 6 12 18 24 Heures depuis le premier repas siographe.Ce système (voir la figure) permet d'enregistrer, en continu et sur une base individuelle, les coups de mâchoire, l'ingestion volontaire, la consommation d'eau et le fonctionnement du rumen.La vache mange dans une auge reposant sur un capteur de pesage à jauge de contrainte (D).Les signaux générés par les capteurs (B, C, D) sont conditionnés (I) ou transmis (E) à des cartes d'acquisition (H, G).Une carte d'expansion (F) permet de relier au physiographe jusqu'à huit vaches simultanément.Une première série d'expériences a permis de définir ce qui, en début de lactation, caractérise la capacité d'ingestion.Dans les premières semaines qui suivent le vêlage, la vache qui a une capacité d'ingestion au-dessus de la normale ingère davantage d'aliments pendant le premier repas avant de se mettre à ruminer.Cette vache possède un bagage génétique qu'une supplémentation de moulée sur une base de production laitière ne met pas en évidence.Des recherches menées en Nouvelle-Zélande, avec des couples de vraies jumelles, ont démontré que le comportement alimen- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 21 taire, spécialement la distribution des périodes de rumination, était très héréditaire.Quand on pense à l'importance du premier repas, il y aurait donc ici matière à sélection.Ensuite, nous avons cherché à analyser si la qualité de la fibre NDF pouvait modifier la capacité d'ingestion.Dans toutes nos expériences, les résultats sont exprimés par rapport au comportement alimentaire journalier d'un groupe témoin.Dans le tableau, on voit que, par rapport aux vaches du groupe témoin qui reçoi- vent de la fibre longue (2,5 cm), la rumination des vaches recevant la fibre courte (30 % de fibre à 0,3 cm et 70 % de fibre à 2,5 cm), pendant trois jours, diminue considérablement.Après six jours, les vaches ont réduit de 28 % la rumination (-12 000 coups de mâchoire par 24 heures).Cependant, la quantité de la fibre n'a pas modifié la capacité d'ingestion.Toutefois, nous pouvons dire que la quantité plutôt que la qualité de la fibre NDF détermine la capacité ruminale.Jus d'ensilage Dans une dernière série d'expériences, nous avons abordé le problème des substances dans les jus d'ensilage qui réduisent l'ingestion volontaire.Les jus d'ensilage représentent environ 90 % de la partie soluble du fourrage.Des expériences faites avec des bouvillons ont démontré que la partie soluble des ensilages modifie considérablement la capacité d'ingestion de fibre NDF.Comment?Nous l'ignorons encore, mais les résultats obtenus avec le physiographe nous permettent de distinguer deux sortes de substances dans les jus d'ensilage: celles qui ont un effet à Le physiographe permet de compter jusqu'aux coups de mâchoire lors de la rumination.court terme (4 à 6 h) et celles qui ont un effet inhibitif à long terme.En conclusion, nous pouvons dire que le succès de la production laitière dans l'est du Canada repose à la fois sur la sélection de vaches ayant une capacité d'ingestion supérieure et sur une meilleure définition de la qualité des ensilages.Nous avons souligné 1 ' i mportance du premier repas avant la rumination comme critère de sélection à la portée du producteur.Il en existe sûrement d'autres que nous devrons mettre en évidence.Quant aux ensilages, notre groupe de recherche s'est donné les outils pour identifier les substances à l'origine d'une faible capacité d'ingestion.¦ llonsered Avec tout achat d'un modèle Jonsered Turbo 2036" - 2040" ou 2054* obtenez gratuitement un étui, une chaîne, une casquette et une cannette d'huile Duramax d'une valeur de 80 $.'2036 = 36cc / 2040 = AOcc 12054 = 54cc CORPORATION LTD ATEE 200, Hamford Lachute (Québec) J8H 4L2 Tél.: (514) 562-8872 Fax: (514) 562-6067 22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Qui Sait Ce Que Le Printemps vous Réserve?Mais au moins, vous n'aurez pas de chiendent si vous utilisez Roundup" cet automne.Même un peu de chiendent dans votre récolte de l'an prochain peut réduire son rendement de 10% ou plus.Cet automne, il y aura plus d'une occasion de traiter vos champs avec l'herbicide RoundupMD spécialement au moment d'enfouir le fourrage ou après la récoke des céréales sans vous empêcher de compléter à temps vos travaux d'automne.Vous pourrez même appliquer Roundup après un léger gel, en autant que le chiendent soit encore vert à 60% deux ou trois jours plus tard.En éliminant le chiendent dès cet automne, votre récolte de la prochaine saison démarrera rapidement, proprement et donnera son maximum de rendement.Et surtout, vous n'aurez pas à vous occuper du chiendent au printemps prochain, quand il y a tellement à faire et si peu de temps pour le faire.Il n'y a rien comme Roundup ON DOIT TOUJOURS LIRE ET RESPECTER LES DIRECTIVES INSCRITES SUR L'ÉTIQUETTE DE L'HERBICIDE ROUNDUP™ Roundup est un» marque déposée de la Monsanto Company Monsanto Canada Ine.usager autorisé © Monsanto Company 1992 MonMflto RDP-FQ-M92 .i-c./.V TECHNOLOGIE La vision artificielle comme outil de contrôle Tf y"" —** * **** *~ '—"¦"»• •¦ W NM» .«mw« En production animale, ce système pourrait évaluer la qualité et le rendement des carcasses.La caméra vidéo et l'informatique s'allient pour améliorer la rentabilité des produits agricoles.par Alain Lafond, Claude Gariépy et Mario Laroche Les technologues ne sont pas à bout d'ingéniosités et les producteurs n'ont pas fini de s'étonner.Et ce n'est pas demain la veille.À preuve, toutes les applications rendues possibles du système de vision artificielle développé à la fin des années 70 et au début des années 80.Ça vous dit quelque chose?Un système de vision artificielle est constitué d'une caméra vidéo produisant une image qu'un ordinateur analyse.Il peut traiter des images en noir et blanc et en couleurs.Pour les traitements en noir et blanc, la caméra digitalise une image composée d'un ensemble de teintes grises.Alors que l'oeil ne distingue qu'environ une trentaine de teintes de gris, l'analyseur Alain Lafond est microbiologiste au Campus de haute technologie agro-alimentaire de Saint-Hyacinthe, Claude Gariépy est chercheur à Agriculture Canada et Mario Laroche est ingénieur au MAPAQ.d'images peut en percevoir 256.Là valeur zéro représente le noir total, tandis que la valeur 255 est le blanc le plus pur.C'est par cette «numérisation» des teintes d'objets que l'analyse d'images peut s'élaborer.Le traitement des images couleur en vision artificielle, bien qu'un peu plus complexe, suit à peu près le même processus que celui du noir et blanc.A quoi bon une discrimination aussi poussée?C'est que ça ne s'arrête pas là.La vision artificielle transforme la subjectivité des mesures de nos yeux en une mesure objective basée sur des critères précis de qualité et de quantité d'un produit.Par analyse d'images, il est possible d'effectuer des opérations mathématiques et trigonométriques multiples, des évaluations d'angles, des mesures interactives, des reconstitutions tridimensionnelles, etc.Ces opérations permettent la reconnaissance rapide des formes.Elles rendent possible la détermination numérique exacte de surfaces, de volumes, de diamètres, de périmètres, de densités optiques, etc.L'oeil humain ne saurait effectuer que des approximations.Vous commencez à saisir en quoi ça pourrait vous être utile?La grande souplesse du système le rend apte à un éventail d'applications très large dont voici quelques exemples reliés à F agro-alimentaire.En production animale, le système pourrait permettre l'évaluation de la qualité et du rendement des carcasses de porcs.Une étude est en cours afin de vérifier si l'information issue de l'évaluation en gras, os et muscles par dissection des carcasses pourrait être corrélée aux données provenant de la vision artificielle.L'estimation améliorée du rendement des carcasses pourrait représenter des avantages économiques intéressants pour les producteurs.Dans ce domaine, toute l'information acquise par analyse d'images jumelée aux techniques courantes (biométrie, sondes, échographie) pourraient aussi augmenter considérablement la précision de l'estimation des carcasses et l'automatisation des procédés de découpe.Dans les autres domaines de la production agricole, nous énumérerons le dépistage de mauvais traitements céréaliers, la discrimination des différentes variétés de blé, l'évaluation d'un caillé en fromagerie, la mesure des formes et des grosseurs des pommes de terre, l'évaluation de laqualité d'épis de maïs et la détection des coquilles 24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 d'oeufs fêlées.Des exemples concrets d'applications industrielles sont, entre autres, la recherche de défectuosités dans les procédés se traduisant par une mauvaise distribution des brisures de chocolat dans les biscuits, la détection d'arêtes de poissons et de petits os dans certains procédés, l'uniformité des beurres d'arachide ou de sucres d'érable ou autres, l'évaluation des proportions de fruits non mûrs (verts) dans des préparations, la conformation des emballages sur une chaîne de production et la mesure du niveau des liquides lors du remplissage des bouteilles, etc.Comme outil de classification, l'objectivité de l'analyse d'images rend cette technique très utile et fort avantageuse économiquement dans le domaine des fruits et légumes ou des autres denrées alimentaires.Disposée côte à côte avec des automates prélevant les produits imparfaits d'une chaîne de production, par exemple, la vision artificielle peut rentabiliser davantage le processus de la qualité des aliments.De fait, la plupart du temps.Une image traitée «informatiquement» L'agro-alimentaire profitera de cette nouvelle technologie.par Alain Lafond, Claude Gariépy et Mario Laroche De tous nos sens, c'est la vue qui nous informe probablement le mieux sur notre environnement.Les couleurs, les formes variées, les densités optiques ou les distances en sont des exemples.Malheureusement, la capacité de l'oeil humain est limitée.Il se fatigue.Il est subjectif.Il ne perçoit pas toutes les subtilités de contrastes.Il n'a pas toujours une bonne mémoire.Cependant, toute cette information visuelle peut, potentiellement et selon le contexte, être accessible à la vision artificielle.Elle traite l'image «informatiquement».Le contrôle de la qualité des procédés ainsi que la minéralogie semblent les deux domaines qui utilisent le plus l'analyse informatisée d'images, communément appelée vision artificielle.Un vaste champ d'applications émerge présentement dans le secteur de l'agro-alimentaire.¦ un bris, un défaut ou un mauvais traitement dans l'élaboration d'un produit obligent une recherche particulière et généralement coûteuse.Or l'inspection intégrale et complète sans faille par un système de vision artificielle est tout à fait envisageable.Il ne se fatigue pas, se gère sans difficulté, exécute les tâches promptement et ne demande qu'un minimum d'entretien périodique.De plus, l'analyseur peut travailler dans des environnements peu propices ou dangereux pour l'être humain.Il est très utile là où tout contact est appréhendé pour des raisons sanitaires ou d'usure.Il peut également s'adapter à d'autres logiciels (bases de données, traitement de texte, etc.), ce qui le rend doublement rentable.La démonstration du potentiel qu'offre l'analyseurd'images comme outil de contrôle de qualité et de recherche en alimentation s'effectue actuellement au Centre de recherche et de développement sur les aliments (CRDA), 3600, boulevard Casavant Ouest, Saint-Hyacinthe, J2S 8E3 (tél.: [514] 773-1105).¦ TUBREX CALKERPJSS LA NOUVELLE GÉNÉRATION DE CHAULANTS FERTILISANTS to • * .va PZÎ Riches en POTASSIUM, CALCIUM MAGNÉSIUM, SOUFRE et très finement moulus « Pour abaisser mes coûts de production et améliorer mes rendements » 11 * t'A fQ Tél.: (514) 759-8887 'lOO Fax : (51*4) 759-0223 ?0 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 25 GRANDES CULTURES Fini le labour ! Avec le chisel et le semis direct, Maurice Côté et Estelle Lafrenaye sont en train d'améliorer la structure de leur sol.par Aubert Tremblay On l'appelle monsieur Chisel.Bientôt, on l'appellera monsieur Semis direct.Car Maurice Côté, de La Présentation, est devenu un ardent défenseur de cette méthode douce.Depuis quatre ans, il l'essaie sur une de ses terres, et elle lui a valu un bon 9,4 tonnes de maïs à l'hectare (3,8 t/a) tout en réduisant son coût de production d'au moins 125 dollars l'hectare.Cette année, il a décidé d'en faire sur 36 hectares.Il faut dire que lui et son épouse Estelle Lafrenaye, qui cultivent 350 hectares de blé et de maïs, sont «vendus» depuis longtemps à la conservation des sols.La terre, pour eux, c'est un trésor qu'il faut garder bien au chaud dans un écrin: les résidus de culture ou une plante de couverture.Pas question de briser tout ça d'un labour énergique.«Un sol, ça ne devrait jamais rester à nu», soutient Maurice Côté, convaincu.Sa dernière charrue, il l'a vendue il y a sept ans pour adopter le chisel.S'il a eu du succès dans le semis direct, c'est qu'il y était bien préparé.Quand les agronomes du ministère de l'Agriculture à Saint-Hyacinthe lui ont demandé de l'essayer, il y a quatre ans, Maurice Côté avait déjà une dizaine d'années d'expérience dans le travail minimum.Même avant d'acheter son chisel, il avait déjà commencé à en faire, à la herse à disques.Il avait eu le temps de s'habitueràl'image négligée que donne une terre jonchée de résidus.Mais surtout, il avait déjà amélioré sensiblement son sol.Année après année, en effet, les résidus de culture y ont injecté une bonne dose de matières organiques.Il y a quinze ans, ce loam sablonneux Aubert Tremblay est journaliste pigiste.• Pour Estelle Lafrenaye et Maurice Côté, les résidus de culture ne sont plus un embarras mais une richesse.avait tendance à couler dans les fossés et à s'envoler au vent.Aujourd'hui, il a plus de 3 % de matières organiques et une fertilité qui ne cesse de grandir.La parcelle accueillant le semis direct est maintenant, selon les analyses, presque trop riche en phosphore.«Je dis que c'est faisable d'améliorer son sol en faisant du maïs sur du maïs», lance -t-il.Pas pour les sols lourds?Avec une terre argileuse, ils n'auraient pas obtenu d'aussi bons résultats, dites-vous?Vous avez probablement raison.Même l'agronome Odette Ménard de Saint-Hyacinthe, ardente partisane de la technique, reconnaît qu'il y a des limites au semis direct.Mais elle parle surtout de sols trop froids, que la couverture de résidus empêcherait de se réchauffer, et de sols tassés.A Châteauguay, par contre, l'agronome Pierre Filion, qui a participé à des essais de quatre ans, est plus sévère: dans l'argile, il conseille le travail minimum ou les billons.Le débat est ouvert.Mais tout le monde s'entend pour dire que le semis direct, ce n'est pas une panacée.Tout au plus, ça préserve la structure du sol et, éventuellement, l'améliore.Avant de tâter du semis direct, il faut s'assurer que sa terre est en santé: bon pH, bonne structure, pas de compactage, lutte adéquate contre les mauvaises herbes.«Je dirais qu'avant de faire du semis direct on devrait commencer par faire du travail minimum», opine Maurice Côté.D'après Odette Ménard, le semis direct peut convenir à plusieurs cultures: maïs, céréales à paille, soy a, même des prairies! Le soya, par exemple, a l'avantage de laisser des résidus plus fins, qui laissent le sol se réchauffer plus vite, ce qui permettrait de faire du semis direct dans des coins plus froids.Pour cette raison, la culture idéale pour se faire la main, à son avis, serait le maïs sur un retour de soya.La théorie est simple: des chercheurs américains estiment que.pour éviter que les pertes de sol ne dépassent la formation naturelle de terre, il faut laisser la surface couverte à au moins 30 % par des résidus.Un sol moins bien couvert s'en va progressivement dans les fossés.Il peut maigrir ainsi de 20 tonnes à l'acre le temps d'une pluie, même s'il est plat! On ne sait toutefois pas si ces données sont valables pour le Québec.«Peut-être que notre seuil de tolérance devrait LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 27 aanatça.' LES NOUVEAUX TRACTEURS MAXXUM DE LA SÉRIE 5200 Ces robustes tracteurs de longue jurée MAXXUM® de la série 5200 sont a seule raison qui puisse nous amener à iqus demander de partir "sur le rouge".MOTEURS MAXXUM Les tracteurs de la série 5200 sont ctionnés par des moteurs dernier cri 1AXXUM avares de carburant et qui nt fait leurs preuves.Ils sont obustes, fiables, conçus sans ompromis.Conçus par ordinateur "sur le bâti", s sont faibles en émissions et ossèdent un rapport élevé uissance/poids.Ce ne sont pas de 'mples variantes légères et de moindre prix ' la technique d'il y a 30 ans soumises par 's ingénieurs des années 90 à une cure 'amaigrissement avec réduction du prix.TRANSMISSIONS MAXXUM Elles aussi ont été conçues sans impromis.L'agriculture exige aujourd'hui des transmissions dont le fonctionnement soit de tout repos dans l'exploitation sans travail ou à travail minimal du sol et dans les travaux qui comportent une forte charge de traction.Ces conditions exigent des changements de vitesse avant et arrière sans embrayage ni débrayage.Les TRANSMISSIONS MAXXUM, robustes et de fort rendement, sont m bain d'huile, ce qui les garde fraîches et bien en marche.Les TRANSMISSIONS MAXXUM comprennent exclusivement l'acier et les alliages les plus résistants, gage de fiabilité et de longue durée.Elles sont vraiment faites pour une agriculture exigeante.Il n 'a pas été question de compromis dans leur conception et leur fabrication pour les prêter à d'autres applications.LES CABINES MAXXUM sont nettement supérieures: meilleure visibilité vers l'avant, facilité d'accès et toute la commodité d'avoir les commandes à circulation d'huile dans la cabine même.Le conducteur y trouve un environnement que tous les concurrents tentent d'imiter.Nous vous invitons à vérifier chez votre concessionnaire IH les nouveaux TRACTEURS MAXXUM de la série 5200.Ces machines sont conçues pour le cultivateur et pour l'agriculture—et rien d'autre.Arrêtez au vert.Partez au rouge.avec plus de puissance et de fiabilité sur lesquelles compter.MAXXUM est nettement le leader sur le marché.Partez au rouge.avec un robuste MAXXUM.[£13111 JI Case Canada Une Division de Tenneco Canada Inc. être plus élevé?», se demande Odette Ménard.Le semis direct a d'autres avantages, plus «directs»: il diminue les coûts.En carburant, d'abord, puisqu'on ne fait que trois passages en tout et pour tout.Des frais d'engrais, ensuite, là où l'élimination du labour permet d'améliorer le sol.Maurice Côté affirme mettre environ 250 kilos de moins d'engrais par hectare maintenant qu'il n'en mettait il y a dix ans.Il y a peut-être aussi une économie d'herbicide, mais là c'est plus contesté.Maurice Côté compte, cette année, utiliser seulement les deux tiers de la dose recommandée; il a la conviction que, en ne retournant pas le sol, il remet moins de graines de mauvaises herbes à la surface.La banque de ces semences indésirables s'épuiserait progressivement, selon lui.Pierre Filion, de Châteauguay, n'y croit pas.«Il ne faut pas se faire d'illusions, avec le semis direct, on met plus d'herbicide», affirme-t-il.Quoi qu'il en soit, globalement, le semis direct semble améliorer les profits même si les rendements sont parfois inférieurs.C'est ce que les études de Châteauguay ont montré.Et des désavantages?Maurice Côté n'en a pas vu beaucoup.Le maïs démarre plus lentement au printemps, à cause de la fraîcheur du sol, mais il se rattrape ensuite.A la récolte, il n'y aurait à peu près pas de différence de taux d'humidité dans les grains de l'une et de l'autre méthode.Il faut toutefois choisir des variétés assez hâtives (Maurice Côté choisit surtout des variétés exigeant autour de 2700 unités thermiques).Des variétés plus lentes ne réussissent pas toujours à rattraper le temps perdu avant que ne tombe l'automne.CABINES LAURIN Une cabine Laurin avec ses deux portes, essuie-glace, pantographe avant, chaufferette, air pressurisé, vous gardera au chaud l'hiver et à l'abri de la poussière l'été.Voyez le concessionnaire le plus près de chez vous.WURiN MACHINERIE LAURIN INC.LAVAL, QUE.CANADA Pour se lancer dans le semis direct, ça ne coûte pas nécessairement très cher.Maurice Côté n'a payé que 1800 dollars pour transformer son semoir à maïs de six rangs.Mais il n'a mis que le strict minimum: un coutre monté sur ressort devant l'unité de semis.Il a choisi un coutre «à bulles», parce qu'il fait un sillon assez large et parce que son sol sablonneux le permettait: une argile aurait eu tendance à remplir les bulles et diminuer leur efficacité.Maurice Côté aurait pu ajouter à son système un tasse-résidus, mais cela l'aurait obligé à rajouter une barre porte-outil sur son semoir.Par contre, sans tasse-résidus, il doit enfoncer plus profondément la semence pour que les débris n'empêchent pas l'unité de semis d'enterrer la graine.«On perd une couple de jours de levée», souligne Maurice Côté.Dans ses terres de semis direct, il ne hache pas les tiges comme il le fait quand il utilise le chisel.D'après Odette Ménard, ce n'est effectivement pas nécessaire: les coutres peuvent trancher facilement les résidus.A condition qu'ils soient assez secs au moment du semis.Il faut donc ne pas être trop pressé au printemps ou attendre la fin de la matinée pour semer.Le hachage des tiges a tendance à faire un tapis de résidus plus compact, qui empêche l'eau de bien pénétrer et le semoir de bien fonctionner.«À la rigueur, propose Odette Ménard, on peut les hacher au printemps.» Elle se refuse à conseiller l'achat d'un type de semoir en particulier.Il y a beaucoup de combinaisons possibles.Certains n'utilisent qu'un tasse-résidus: en l'enfonçant un peu, il prépare le lit de semence.D'autres n'ont que des coutres ondulés, ou à bulles.D'autres ont les deux: Les coutres, en fait, ne servent pas qu'à faire le sillon, ils stabilisent aussi le semoir.Sans eux, il aurait tendance à bouger latéralement, à cause des résidus.Odette Ménard estime que le prix de ces accessoires peut varier de 400 dollars à 1800 dollars par unité de semis.Changement progressif Maurice Côté avait pourtant été élevé dans l'univers charrue.«Mon père me disait qu'un cultivateur, ça laboure, se souvient-il.Avec la production de lait, ça allait, conti-nue-t-il, mais pas avec la grande culture.» Le changement est venu doucement, à force de voir les fossés se remplir et la terre s'envoler.Il y a aussi que Maurice Côté s'est un jour retrouvé avec une terre mal défrichée: les restes de bois avaient été enterrés et se retrouvaient à moins d'un pied de la surface.«J'ai commencé par utiliser la herse à disques sur une dizaine d'hectares», dit-il.À F automne, il était déjà pas mal convaincu.«Quand on a vu qu'il n'y avait pas de différence de rendement avec le champ labouré à côté», souligne-t-il.En trois ans, il était passé à 68 hectares, et il a continué ainsi jusqu'à ce qu'il achète un chisel, en 1985.Par rapport aux disques, d'après lui, le chisel laisse plus de résidus en surface, et détruit plus complètement la «semelle de labour».Il a pu comparer les deux en 1987, quand il a acheté une nouvelle terre, jusque-là labourée: le chisel a amélioré plus vite sa structure que ne l'avait fait la herse à disques auparavant.Il ne ramasse pas la paille, mais l'utilise pour faire du compost de surface.Il lui fait absorber du purin de porc pendant une semaine, puis retourne légèrement le tout.Il combine, en fait, cette pratique avec de l'engrais vert, en laissant pousser les grains de céréales à paille échappés de la batteuse.¦ 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Les billons gagnent du terrain Première année de culture sur Pillons au Québec: beaucoup d'essais et d'erreurs, mais un bilan positif.par Sylvie Thibaudeau Al'automne 1991, près d'une centaine d'agriculteurs des régions de Saint-Hyacinthe et Châ-teauguay n'ont pas travaillé leurs champs de maïs après la récolte.Ils ne les ont pas travaillés non plus au printemps 1992.Ce n'était pas pour des raisons climatiques ou parce qu'ils abandonnaient leurs terres, mais plutôt parce qu'ils avaient opté pour la culture sur billons permanents.La plupart d'entre eux ont formé les billons durant l'été 1991, lors du deuxième sarclage.Ils ont donc semé sur billons pour la première fois au printemps dernier.Ils ont réalisé un premier sarclage en juin, puis reformé les billons en juillet.Cette dernière opération a bouclé le cycle pour la première année de culture sur billons et a permis aux agriculteurs de se familiariser avec les différentes facettes de cette technique innovatrice.Beaucoup de réglages de machinerie ont été requis, mais le bilan de cette première année de culture sur billons n'en demeure pas moins positif.Une opération délicate Les agriculteurs ont vite constaté que le sarclage du maïs avec une billonneuse demandait beaucoup de minutie.En effet, la moindre déviation du tracteur se répercute dans un mouvement latéral de la billonneuse.Ces écarts peuvent causer la perte de plusieurs plants de maïs.L'utilisation d'un système de guidage électronique s'est donc avérée essentielle.Par ailleurs, le décapage et semis sur billons est sans aucun doute l'opération culturale qui a suscité le plus d'interrogations et qui a nécessité le Sylvie Thibaudeau.agronome, est consultante privée en conservation des sols.plus de préparation.Au départ, deux possibilités pouvaient être envisagées, soit l'achat d'un semoir spécialisé ou la modification du semoir traditionnel, à l'aide des différents équipements disponibles à cette fin.Cette opération de décapage et semis sur billons s'est avérée très délicate.Les agriculteurs ont rencontré des difficultés à uniformiser la profondeur de décapage, ainsi que pour maintenir le semoir au centre des billons.Ils ont dû s'armer d'outils et de beaucoup de patience pour effectuer les réglages requis.Généralement, ceux-ci devaient être repris lorsque le type de sol ou le relief changeaient.En outre, plusieurs agriculteurs ont rencontré des difficultés de bourrage par les résidus de culture, lorsque ceux-ci n'avaient pas été hachés et que les quantités étaient élevées.Les résidus ont aussi causé des problèmes de bourrage lors des sarclages.Ces problèmes étaient plus importants avec des quantités élevées de résidus, ainsi que dans les sols légers.Lorsqu'une ou l'autre de ces conditions est présente, le hachage des tiges devient essentiel.Les divers équipements utilisés ont procuré des résultats différents.Ainsi, les systèmes de décapage et semis enfouissaient des pourcentages variables de résidus de culture et laissaient au sol un relief plus ou moins billonné.Dans certains cas, les tiges de maïs étaient encore debout sur le dessus des billons, ce qui a décentré le semis.Les répercussions de ces différentes variations pourront être évaluées au moment de la récolte.L'expérience acquise à ce jour par les adeptes de la culture sur billons indique qu'il n'existe pas une seule façon de cultiver sur billons.Chacun a modifié la «recette» de base à sa façon, afin d'en obtenir le meilleur et de l'adapter à sa situation et à ses besoins.Selon plusieurs, le livre d'instructions a été bien inutile ce printemps.La méthode «d'essais et erreurs» s'est avérée plus efficace, bien qu'exigeante en temps et en patience! Évidemment, bien des essais sont encore nécessaires afin d'améliorer l'ensemble de la régie.La fertilisation devra notamment être l'objet d'études spécifiques.En effet, l'absence de travail du sol devrait éventuellement modifier la disponibilité des éléments fertilisants.Des essais sont donc requis afin de déterminer le mode de placement et le positionnement des LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 33 fertilisants qui en permettent une utilisation optimale par les cultures.Actuellement, les agriculteurs ont apporté peu de changements, sinon aucun, à leur programme de fertilisation.Au fait, les agriculteurs qui cultivent actuellement sur billons peuvent être considérés comme des défricheurs, puisque cette technique en est à ses balbutiements au Québec.Mais leurs débuts sont empreints de détermination.Plusieurs d'entre eux se sont regroupés à l'intérieur de clubs spécialisés, ce qui leur permet de partager leurs expériences, de confronter leurs erreurs et leurs réussites.Du reste, ils sont conscients que la maîtrise de cette technique nécessitera quelques années de travail.Surtout pour l'économie Qu'est-ce qui peut bien motiver les agriculteurs à délaisser leurs pratiques culturales habituelles pour se convertir à la culture sur billons permanents?Les changements sont importants, tant au point de vue de la machinerie qu'au point de vue de la régie, et la maîtrise de la technique nécessite beaucoup de minutie.Quelles sont donc les raisons qui motivent ce changement?Au départ, la culture sur billons permet la conservation des sols et de l'eau.Pour certains, cet avantage est la principale motivation pour l'utilisation de cette technique.La culture sur billons est cependant une technique de conservation parmi d'autres, et des raisons bien précises ont orienté leur décision finale.Dans un premier temps, certains cherchent à réduire le nombre d'opérations culturales, en éliminant le labour d'automne et l'épierrage.L'épierrage est, en effet, une opération dispendieuse, qui requiert temps et main-d'oeuvre.En éliminant le travail du sol par la culture sur billons, plusieurs visent ainsi à rayer l'épierrage de leur calendrier des travaux printa-niers.Deuxièmement, les avantages économiques rapportés par les agriculteurs qui utilisent les billons aux Etats-Unis et en Ontario en attirent plusieurs.Rappelons que les Américains estiment que la culture sur billons leur permet d'économiser de 75 à 125 $ l'hectare (de 30 à 50 $ F acre).De telles économies sont, en effet, fort attrayantes! Les agriculteurs québécois sont particulièrement intéressés par la réduction des coûts en herbicides, imputable à l'arrosage en bandes sur les rangs.À noter que la lutte contre les mauvaises herbes entre les rangs est assurée par les deux sarclages mécaniques réalisés durant la saison de croissance.Cette possibilité avantage d'ailleurs la culture sur billons par rapport au semis direct.Enfin, le type de sol a également été considéré par plusieurs lors de la prise de décision.En effet, la culture sur billons est plus appropriée que les pratiques culturales réduites à plat dans certains sols au drainage déficient.Mais peu importe la ou les raisons pour adopter la culture sur billons, il faut être conscient que ce changement aura des répercussions considérables sur la régie et nécessitera des ajustements importants.Aussi faut-il bien maîtriser les techniques traditionnelles de production avant de s'engager dans cette nouvelle technique cultúrale.Il s'agit d'une décision qui doit être mûrement réfléchie.¦ Kverneland Pour l'agriculteur créatif et visionnaire * DURABILITE SUPERIEURE D'AU MOINS 20% DE LA PIECE ORIGINALE KVERNELAND, PAR RAPPORT À SES "IMITATIONS".?Extrait- Etude indépendante de l'Institut de Génie Rural Ultuna, Suède, à l'automne 1991.Résultats d'essais comparés, pièces Kverneland versus 4 autres "imitations", dans le rapport: LA DURABILITE, NOTRE FORCE - disponible chez votre concessionnaire Kverneland, ou sur appel au (819) 477-2055, Drummondville (Qc).EXIGEZ L'EMBLÈME DE LA FLÈCHE KVERNELAND BIEN INCRUSTÉ DANS LE MÉTAL: C'EST VOTRE GARANTIE D'AUTHENTICITÉ ET DE RENDEMENT SUPÉRIEUR.Kverneland 1200 Rocheleau.Drummondville (Qc) J2C 5Y3 A gauche, "l'imitation", À droite, l'originale Kverneland, après essais identiques.BA-09-M 34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Le Bulletin des Agriculteurs Pages 35 à 50 Voir le supplément « Agriculture Canada et le développement alimentaire » MISE EN MARCHÉ Nos légumes peu connus en Nouvelle-Angleterre Les produits maraîchers québécois souffrent d'un alarmant manque de promotion aux États-Unis.par Pierre Sauriol La production québécoise de légumes dépasse de beaucoup notre consommation.Les surplus font chuter les prix.Et l'exportation est un débouché indispensable.Aussi la promotion s'impose-t-elle afin de rejoindre nos clients aussi bien sur les marchés intérieurs qu'extérieurs.Depuis plus de 20 ans, les producteurs maraîchers du Québec ont fait beaucoup de promotion par 1 ' intermédiaire de l'Association des jardiniers maraîchers du Québec.Qui n'a pas vu les immenses affiches de légumes qui se baladent sur 125 autobus et décorent 62 stations du métro de Montréal?Ces affiches rappellent que ces légumes sont fraîchement cueillis sur nos belles terres du Québec.En 1992, elles feront aussi du tourisme dans les rues de Québec.En outre, on se rappellera que, en 1991, 500 000 napperons promotionnels des légumes et des milliers d'affiches ont été distribués en promotion conjointe avec Kraft.A cette liste s'ajoutent la promotion de bols à salades dont 80 000 ont été écoulés, le lancement annuel du mois des salades et la participation à la promotion nationale de la Fondation Fraîcheur = Saveur.L'Association a aussi contribué à l'élaboration d'un cours sur 19 cassettes vidéo réalisé par la Fondation Fraîcheur ~ Saveur.Ce cours a déjà été utilisé par certaines des grandes chaînes d'alimentation du Québec pour la formation du personnel participant à la vente des fruits et légumes pour améliorer les étalages.C'est qu'il faut rejoindre le consommateur ou la consommatrice là où se prend la décision, c'est-à-dire dans le magasin! Somme Pierre Sauriol.agronome, est conseiller.en horticulture au MAPAQ, à Saint-Rémi.Les maraîchers du Québec doivent passer à l'action s'ils veulent développer le marché américain.toute, la promotion sur le marché québécois va bon train.Mais tout n'est pas dit pour autant.Des lacunes criantes La poursuite du développement du secteur maraîcher ne peut se faire sans exportation.L'excellente promotion sur notre marché intérieur ne se retrouve pas à l'étranger.En effet, une équipe du Campus Macdonald, constituée du Dr Randal Westgren, de la Drc Katrine Stewart et de M™ Sylvie Jenni, a étudié le marché de la Nouvelle-Angleterre en 1991.Des lacunes sérieuses sont ressorties, dont l'absence de promotion des légumes du Québec sur les marchés extérieurs.Ainsi, après 20 ans de présence sur certains marchés de Nouvelle-Angleterre, plusieurs acheteurs ne connaissent pas les possibilités du Québec.D'autres connaissent à peine quels légumes sont produits au Québec et quand ils sont offerts.L'absence d'un tableau des périodes de vente des fruits et légumes du Québec dans les bureaux des acheteurs est une lacune criante, alors que de superbes affiches de nos concurrents ornent leurs murs! Un tel tableau devrait être complété par une brochure qui fournit les noms et adresses des exportateurs du Québec avec leurs spécialités! Ces supports promotionnels devraient être expédiés à tous les courtiers, grossistes et chaînes d'alimentation de Nouvelle-Angleterre.Faire connaître le secteur horticole du Québec s'impose: la publication d'un encart publicitaire dans l'hebdomadaire The Packer, qui a un tirage de 35 000 exemplaires et atteint la majorité des acheteurs et expéditeurs du secteur des produits horticoles frais en Amérique, est un moyen à privilégier.La présence du Québec s'impose aussi au congrès annuel de la Produce Marketing Association (PMA) où tous les grands noms se rencontrent durant trois jours.Expositions et conférences sont à l'ordre du jour alors que, dans les salons privés, s'élaborent des stratégies commerciales et se concluent des ententes.L'absence de représentant du secteur maraîcher québécois lors du dernier congrès de la PMA a été remarquée par ceux qui connaissent notre potentiel.L'Ontario et la Colombie-Britannique étaient présents! ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 51 Le rôle des engrais dans une agriculture et une production alimentaire durables L'Association des fabricants d'engrais du Québec (AFEQ) et les membres qui lui sont affiliés croient que l'utilisation appropriée des engrais minéraux est tout à fait compatible avec les systèmes agricoles durables.Les engrais minéraux jouent un rôle important dans l'amélioration de la qualité du sol et, partant, dans la capacité des ressources même du sol à fournir suffisamment d'aliments sains et de grande qualité pour les générations futures.Agriculture Canada définit l'agriculture durable comme «un ensemble de systèmes économiquement rentables qui fournissent à la société les aliments sains et nutritifs dont elle a besoin, tout en conservant et en valorisant les ressources naturelles et la qualité de l'environnement pour le bénéfice des générations futures».L'Institut canadien des engrais et l'AFEQ appuient cette définition, reconnaissant qu'une production compatible avec un environnement durable comprend un vaste éventail de pratiques de fertilisation qui comptent aussi bien sur les intrants étrangers à la ferme que sur le recyclage des engrais d'origine animale ou végétale.L'épandage d'engrais minéraux sur des sols en culture contribue de façon substantielle à l'accroissement de la production agricole.Dans certains pays en voie de développement, on estime que les engrais seraient responsables de 75 % de toute la production agricole; au Canada, ce chiffre est de 40 %.Il est clair que dans un monde où la consommation et la production alimentaire demeurent en équilibre délicat, les récoltes qui résultent des applications d'engrais minéraux sont essentielles à la promotion de diètes appropriées et à la production d'aliments à prix abordables.La révolution verte des années 60 et 70 illustre bien les avantages de l'utilisation des engrais minéraux.Toutefois, depuis quelques années, nous sommes plus sensibilisés aux coûts qui peuvent être associés à une mauvaise utilisation des engrais.La production agricole, tout comme la plupart des activités économiques, génère, elle aussi, des effets indirects dont les coûts peuvent revenir à la charge des tiers non directement impliqués sur la ferme ou même dans la région d'où ces coûts originent.On pense plus communément à l'impact négatif que peuvent avoir les engrais mal appliqués sur la qualité de l'eau.Les pratiques culturales se sont grandement améliorées depuis quelques années, aidant ainsi à une meilleure gestion des intrants sur les fermes, particulièrement les engrais minéraux.Cette nouvelle attitude contribue à une gestion responsable des sols et de l'eau.Association des fabricants dëngrais du Québec L Association des fabricants d'engrais du Québec C P.218, Saint-Hyacinthe, J2S 7B4 Tél.: (514) 799-5081 Les habltutes alimentaires changent.Il faut s'adapter rapidement.Le temps d'agir En promotion, l'inaction coûte cher aux maraîchers.par Pierre Sauriol La promotion doit tenir compte des nouvelles façons de faire la mise en marché et de la façon dont les gens achètent.Parexem-ple, aux États-Unis, il y a plusieurs styles de vie et plusieurs groupes ethniques.En l'an 2000, il est prévu qu'un Américain sur quatre sera noir, hispanique ou asiatique.Il est donc évident qu'il y aura là un marché spécifique auquel il faudra s'adapter sans oublier que les habitudes alimentaires de ces groupes ethniques changent rapidement.D'autre part, l'influence de ces groupes sur les habitudes de consommation de la majorité est aussi très importante.D'ailleurs, on voit de plus en plus de sections dans les supermarchés qui répondent déjà à ces marchés spécifiques.La promotion doit aussi tenir compte de l'importance croissante des acheteurs des grandes chaînes: les volumes de transactions sur les terminaux sont en baisse alors que ceux des chaînes croissent.Et les exigences des chaînes évoluent rapidement — elles exigent de plus en plus des prix fixés des semaines sinon des mois à l'avance.D'où l'importance accrue de faire mousser nos avantages particuliers, dont la proximité du marché et les courts délais de livraison, une fraîcheur supérieure, etc.Les maraîchers du Québec ont donc des gestes à poser.L'Association des manufacturiers de produits alimentaires du Québec ( AMPAQ), de son côté, a senti le besoin de créer une société qui regroupe les transformateurs pour développer leurs marchés extérieurs et faire la promotion générale des produits alimentaires transformés du Québec.Des programmes gouvernementaux peuvent soutenir de tels projets.Et peut-être que les maraîchers auraient intérêt à se joindre à ce groupe pour partager des frais d'exposition, de promotion, de représentation ou de secrétariat.Peu importe la formule retenue, la promotion doit être faite et l'inaction coûte cher.Les exportateurs de légumes doivent y voir, car la conservation et le développement de nos marchés extérieurs en dépendent.Du reste, disons-le, la participation à un tel projet ne dispense pas les exportateurs de légumes d'entretenir leurs propres relations publiques.D'ailleurs, chacun a intérêt à maintenir ses contacts personnels avec ses clients.¦ 52 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 «mmmm ON SE POUSSE AU SOL XO-OP Vous courez la chance d'être l'un des 10 gagnants qui se mériteront un voyage pour deux personnes en Floride, du 18 au 23 février 1993.Visitez Walt Disney! Les mines de phosphore! CF industries! Pour participer c'est facile: • Il faut être producteur agricole • acheter les mélanges-profit avant le 1er juillet 1992 • ou acheter les cultivars de céréales exclusifs COOP avant le 1 er octobre 1992 • ou acheter les maïs exclusifs COOP avant le 1er décembre 1992.Si vous achetez les chances de gagner, trois produits avant Limite: 1 prix par les dates indiquées, exploitation agricole, vous avez trois Détails et règlements à votre coopérative participante.¦ COOPÉRATIVE FEDEREE DE QUEBEC PflOOUCTIOKS VÉGÉTALES COMMERCIALISATION .Qui aura la gestion des marchés publics?L'UPA a conçu une campagne simple, axée sur la fraîcheur et sur le lien avec le producteur.L'UPA voudrait gérer les marchés de Montréal.Elle s'occupe déjà de leur promotion.par Aubert Tremblay Les marchés publics de Montréal sont chanceux: on leur a fait une campagne de promotion solide cette année.Sur les flancs des autobus, des affiches très colorées invitent les gens à venir faire leurs emplettes au marché.Le concept est clair et net.Trois slogans: «La terre est un beau jardin», «La terre est une belle tomate», et «La terre est une belle pomme».Les trois sont affichés à des périodes différentes.Les fleurs (le jardin) au printemps, pour le temps des plantations, puis les tomates pendant l'été et les pommes à l'automne.Les mêmes thèmes, ou du moins leur esprit, devraient être réutilisés encore deux ans, histoire d'avoir de la suite dans les idées.Un principe de marketing élémentaire.D'après le responsable de la campagne, Clément Lalancette, les marchés publics n'ont pas toujours présenté une image si cohérente.Tout simplement parce qu'ils n'auraient pas créé une structure stable pour s'en occuper.Ce qui a changé cette année, c'est que l'UPA a décidé de s'en charger elle-même.Après tout, ce sont ses producteurs qui profitent des marchés publics.Pour près de 200 d'entre eux, c'est leur principal canal de commercialisation.On parle d'un volume équivalant à entre sept et dix pour cent de toutes les ventes de fruits et de légumes du Québec.On parle aussi de producteurs qui iraient chercher des recettes de 200 000 dollars par an.L'intérêt de l'UPA se comprend d'autant mieux quand on sait que les marchés publics sont en pleine expansion, campagne de promotion ou pas.D'après Marc Angers, de l'UPA lui aussi, les ventes n'arrêtaient pas de Aubert Tremblay est journaliste pigiste.croître.jusqu'à cette année.Récession, mauvais temps?On ne sait pas.Celui qui a conçu la stratégie de marketing, Clément Lalancette, a son bureau au 555, Roland-Therrien, à l'étage de la Direction de la commercialisation.Son employeur, c'est l'UPA, mais son client, c'est le Comité des marchés publics de Montréal, composé à 90 % de producteurs louant des terrains dans les marchés (le reste, ce sont des marchands).L'UPA offre simplement ses services.Clément Lalancette a confié la production des affiches à une firme de marketing, l'agence Simcom.Le maître d'oeuvre Le maître d'oeuvre, c'est donc l'UPA.Mais maintenant l'UPA veut aller plus loin: elle voudrait obtenir toute la gestion des marchés publics.Et elle risque fort d'en obtenir au moins une partie.Parce que la ville de Montréal cherche, de son côté, à se libérer de ce boulet encombrant.«Un marché, ça ne se gère pas comme une bibliothèque, explique la porte-parole de la ville dans ce dossier, Jenifer Maduro, ça prend une gestion plus commerciale.Nous ne pouvons pas offrir ça.Actuellement, c'est divisé en plusieurs services.» La ville négocie avec l'UPA depuis un certain temps.Les options sont nombreuses.Parmi elles, il y a la vente pure et simple.L'UPA voudrait, quant à elle, obtenir un bail à long terme qui lui permettrait de s'occuper des marchés à sa guise.Car il n'y a pas que le problème de la promotion à régler.Il y a le stationnement, la circulation, l'enlèvement des ordures, 1 ' entretien.Actuellement, certains de ces aspects laissent à désirer.«Il y a des investissements à faire, explique Clément Lalancette.Les producteurs veulent se prendre en main.» Les négociations traînent en longueur pour des raisons techniques, comme les vacances des conseillers, et parce que le problème est délicat: un marché c'est plus qu'un centre commercial, c'est une ambiance, un attrait, même un moteur commercial.Peut-on décemment vendre ça à des intérêts privés?De toute manière, s'il fallait payer des taxes pour ces vastes emplacements, ce ne serait probablement pas rentable.Par contre, ne serait-il pas mieux d'en confier la gestion à un organisme tiers, pas nécessairement les vendeurs eux-mêmes?D'après Jenifer Maduro, le dossier nécessitera encore au moins deux ou trois sessions de discussions.¦ 54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 SYSTEMES VITAUX Votre véhicule n'a pas de problèmes actuellement ?Les pièces AC-Delco peuvent l'aider à continuer de bien démarrer et de tourner rond pendant longtemps.Parce que les pièces de rechange AC-Delco sont conçues pour les performances et la fiabilité qu'il exige.Faites faire des mises au point régulières et demandez des pièces AC-Delco de qualité.Pour durer longtemps et vous éviter des problèmes, c'est ce genre d'entretien qu'il faut à votre véhicule.Une qualité distinctive. Belarus.(M Servo-direction à volant inclinable et coulissant Hydraulique indépendante Turbo-diesel 4 cylindres refroidi à l'eau Filtre à huile centrifuge à vie Attelage 3 pts de Catégorie II PTO indépendante 540/1000 t/m Transmission à 18 vitesses Le modèle 925 Belarus est bâti pour donner des années de performance robuste et fiable.Il procure la puissance et la souplesse voulues pour le labour, le moissonnage et tous les durs travaux, à un prix très abordable.3ô Belarus Le plus gros producteur de tracteurs au monde Plans de financement: voir le concessionnaire Belarus.Prix de liste suggéré par le constructeur.Le concessionnaire peut vendre moins cher.Ne comprend pas transport, préparation, options, livraison ni taxes en jeu.Belarus se réserve le droit de modifier sans préavis le prix, la conception ou les caractéristiques."Évaluation du constructeur.Belarus Equipment of Canada Ltd.43 Goldthorne Ave., Toronto, Ont.M8Z 5S7 (416) 259-3791 22 East, 6th Ave., Regina, Sask.S4P 3N8 (306) 757-5617 foret Le PQ: pas de priorité à la forêt privée Mais le porte-parole forestier de l'opposition admet qu'il faut remettre en question certains privilèges de l'industrie.par Pierre Dubois Le porte-parole forestier de l'opposition péquiste, Jean-Pierre jolivet, ne croit pas qu'il faille donner la priorité au bois de la forêt privée dans l'approvisionnement des usines.Il est cependant d'avis que la nouvelle politique forestière est inachevée et qu'il faudrait repenser la gestion de la forêt dans le voisinage des villes et des villages, la forêt privée y compris.La politique forestière, votée par l'Assemblée nationale en 1986, devait donner une priorité au bois de la forêt privée pour l'approvisionnement des usines.Mais, au fil des ans, des humeurs du ministre Côté et des modifications qu'il a apportées à la Loi sur les forêts, les producteurs de bois du Québec ont vu fondre une bien belle promesse.Si le Parti québécois prenait Pierre Dubois est ingénieur forestier.Selon Jean-Pierre Jolivet, le peu plus ce qu'i le pouvoir, Jean-Pierre Jolivet n'ose pas, lui non plus, affirmer qu'il accorderait cette priorité.Il reconnaît qu'il y a un problème.Les papeteries, qui ont de plus en plus la mainmise sur les prix du bois devrait refléter un I coûte à produire scieries, ont actuellement le pouvoir d'imposer leurs conditions à la forêt privée sur les prix du bois.Les scieries québécoises fournissent de la fibre de bois aux papeteries sous forme de co- Poulcin PRO "Mo/, ma scie à chaîne fia fais travailler dur et c'est pour ça ^ l) que f choisis Poulan PRO".¦ Ron Hartill, bûcheron professionnel et sept lois champion du monde des coupeurs de bois J'comple vraiment sur Poulan PRO et dans mon travail de bûcheron professionnel, j'utilise des scies Poulan PRO depuis des années.Quand on est là pour couper du bois, si la scie tombe en panni.on peut pas travailler et il faut donc une scie très fiable.Pour _, od»» la durabilità à un bon prix, ie „^ ori***1 > ¦ J xyak du»*1 r*r\ J recommande Poulan PRO".POU\fltt , , ome" Dès la première minute .«•-¦ d'utilisation d'une scie à chaîne Poulan PRO.vous savez que c'est la meilleure scie possible pour son prix.C'est \ raiment la durabilité et la puissance maximum à un bon prix.Pour trouver quel est le concessionnaire le plus proche, appelez au (514) 628-0440 ou, sans frais, au 1-800-363-2393.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 57 peaux, à prix très compétitif, comparativement au bois rond de la forêt privée.Une régionalisation forestière Selon Jean-Pierre Jolivet, il faut réviser la politique forestière et faire en sorte que les entreprises qui transforment le bois ne soient plus directement engagées dans l'aménagement forestier de la forêt habitée du Québec.Le Parti québécois n'a pas arrêté encore de formule de gestion forestière à mettre en place.M.Jolivet admet cependant qu'il faut remettre en question certains privilèges de l'industrie pour que le prix du bois reflète un peu plus ce qu'il coûte à produire.«Les fermes forestières font partie des options àenvisager, mais ne seront pas les seules», d'affirmer le député de Laviolette.M.Jolivet s'est d'ailleurs payé, l'an dernier, une tournée dans plusieurs régions du Québec pour entendre la population exprimer ses récriminations et ses souhaits pour la forêt québécoise.En remodelant la gestion des forêts, il croit que cela changera suffisamment les règles du jeu pour rendre moins importante la priorité réclamée par les producteurs privés.Dans le contexte actuel, le porte-parole du Parti québécois est contre le désengagement du ministère des Forêts vis-à-vis des forêts privées.Ce désengagement prend la forme de restrictions budgétaires dans les programmes d'aide à la forêt privée, du gel des activités du crédit forestier, de diminution de l'importance des services à la forêt privée dans la structure administrative du ministère des Forêts et, bien sûr, de la remise en question du pouvoir de la Régie des marchés agricoles sur le contrôle des prix du bois.Selon M.Jolivet, tant que la politique forestière ne changera pas, les producteurs de bois de la forêt privée auront besoin de mécanismes de contrôle pour se protéger du trop grand pouvoir de l'industrie papetière sur le prix du bois.Selon lui, la politique forestière connaît des contradictions.L'État subventionne l'aménagement forestier en forêt publique dans le nord de la province, par le biais des crédits de droits de coupe à l'industrie.En même temps, il réduit son soutien à la forêt privée.Jean-Pierre Jolivet est maintenant fort des résultats de sa consultation portant sur le thème de la forêt habitée du Québec.Avant lui.le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement a entendu les citoyens sur la stratégie de protection des forêts.S'il est un thème qui devient cher à la population, c'est celui du développement régional passant par une meilleure utilisation de la forêt.Dans un document écrit à l'issue de la consultation péquiste sur la forêt, on peut lire que «chaque région devrait définir comment elle entend utiliser sa forêt habitée comme levier de revitalisation de sa région».Et on propose quelques mesures, telles que la privatisation d'une partie de la forêt publique et son inclusion dans des unités de production viables, le rétablissement et la bonification du crédit forestier, l'obtention d'un statut fiscal avantageux pour le producteur de bois ou la création de fermes forestières de démonstration.La proposition péquiste colle tellement aux revendications connues de la Fédération des producteurs de bois du Québec qu'il est difficile de ne pas y déceler une saveur électoraliste.¦ J'ACHÈTE UNE ET JE PARS AVEC POUR SEULEMENT 999s Pour un temps limité chez les détaillants participants.Coffret de protection pour le transport de votre scie à chaîne SIIHL' Casquette identifiée oux couleurs STIHL ' STIHL 58 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 CHANGEZ POUR UN MOTEUR HONDA ET VOUS NE VOUDREZ PLUS LE CHANGER.ESSENCE DIESEL OU Un moteur à soupape en tête qui démarre facilement, donne plus de puissance, offre une bonne efficacité énergétique et consomme peu d'essence.Offerts dans une gamme de modèles de 3,5 à 13 HP, avec arbre vertical ou horizontal, les moteurs à essence Honda répondent à toutes vos exigences.Distributeurs des moteurs Honda ESF Inc.Ville Vanier (Québec) 418-683-2318 Produits Mécaniques Honda marque son entrée sur le marché du moteur diesel avec une nouveauté technologique sans précédent offrant une autre image du moteur diesel: L'injection étagée.Le système d'injection Honda atténue le claquement qui caractérisait jusqu'alors les moteurs à injection directe.Outre les avantages inhérents à l'injection directe (facilité de démarrage, faible consommation et rendement élevé) l'injection étagée Honda réduit considérablement les niveaux de bruit, de vibrations et les émissions de fumée.Arnos [Location Amos Inc.(8I9)732-830I Breakeyville Equip.Lavcrtu Inc.(418)8.12-6143 Cabann Poger A.Pelletier 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Les Équip.Motorisés J.A.Marcoux Inc.(418) 387-2509 St-Gervais G.L.Sport Inc.(418) 887-3691 St-Hyacinthe Moto Centre Honda Inc.(514)774-3133 St-Pascal de Kamouraska Jean Morneau Inc.(418)492-3632 St-Romain G.Fortier Mécanique Enr.(418)486-7580 Trois-Rivières Machineries Baron & Tousignant Ltée (819)378-3472 Valcourt Outillage Valcourt Inc.(514)532-3828 Victoriaville Lévis Gagné Inc.(819)758-1112 Ville DégtTis Garage Ghislain St-Pierre (418)853-2310 Ville-Marie Centre ATC Inc.(819)629-3367 Pour l'agriculteur créatif et visionnaire Kverneland_ Il était une fois en 1879, une modeste boutique de forge dont le fondateur, ?.G.Kverneland, voyait "GRAND".rien de moins que ce qui allait devenir en 1 992 'usine de charrues la plus moderne sur la planète!" Gest là, en Norvège, qu'on "PENSE", conçoit et redéfinit sans cesse les standards de la gamme de charrues LA PLUS ÉVOLUÉE AU MONDE.Ici à ?rummondville, au Québec, une équipe technique "chevronnée" et "branchée" DISPENSE et transmet son savoir-faire et ses connaissances à travers un réseau de concessionnaires motivés et orientés vers L'EXCELLENCE: voilà pour l'agriculteur d'ici ce qui fait toute la "différence" entre avoir une charrue ou mieux, posséder une KVERNELAND.L'équipe technique Kverneland / ?rummondville (de gauche a droite] André Rodier Florian Ménard Renault Bergeron Jean-Charles Marcil et Jean-Paul Mignault.KvemelAnd ' ^00 Rocheleau.Drummondville f (Qc) |2C 5Y3, tél.: (819) 477-2055 CATALOGUE CHARRUES ?NOM ADRESSE TELEPHONE MARQUE DE TRACTEUR BA-09-92 j MACHINERIE Calibrer l'épandeur à fumier, une simple opération Il suffit d'évaluer le taux d'application en fonction de la distance parcourue dans le champ.par Léon Guertin Autrefois considéré comme l'engrais des pauvres, le fumier est de plus en plus reconnu à sa juste valeur.Aussi les agriculteurs avertis mettent-ils une attention spéciale lors de son épandage pour s'assurer que les bonnes quantités soient appliquées aux bons endroits.La dose de fumier retourné au sol dépend bien sûr du type de sol, de la culture concernée et de la valeur fertilisante du fumier.Soit dit en passant, des analyses rapides peuvent être faites pour déterminer sa valeur fertilisante.Les agronomes des bureaux de renseignements agricoles sont équipés pour vous renseigner sur ce sujet.Maintenant, pour calibrer son épandeur à fumier, il s'agit d'évaluer Léon Guertin est ingénieur et agronome au Départementde génie rural de l'Institutde technologie agro-alimentaire de Saint-Hyacinthe.Un épandeur à lisier de 13,8 tonnes équipé de 6 injecteurs espacés de 75 cm doit parcourir 767 mètres pour épandre 40 tonnes à l'hectare.le taux d'application en tonnes à l'hectare en fonction de la distance parcourue dans le champ.La capacité de l'épandeur et sa largeur de travail entrent aussi en ligne de compte pour la calibration (voir le tableau I).Le même processus est applicable pour le fu- I.Comment appliquer la bonne dose Si je désire savoir quelle est la distance que je dois parcourir pour épandre du lisier à un taux de 40 t/ha, j'utilise la formule suivante: L = V x 10 000 dxl où: L = distance parcourue dans le champ (mètres) 'V = capacité de l'épandeur (tonnes) d = dose à appliquer (tonnes/hectare) I = largeur de la rampe (mètres) (nombre d'injecteurs x espacement entre les injecteurs).* Si vous connaissez la capacité de l'épandeur en gallons, multipliez cette capacité par 4,6, puis divisez par 1000 pour obtenir la capacité en tonnes.Par exemple, un épandeur de 3000 gallons équivaut à 13,8 tonnes.Pour appliquer une dose de 40 t/ha avec un épandeur de 3000 gallons (13,8 tonnes) qui est équipé de 6 injecteurs espacés de 30 pouces (6 x 0,75 m = 4,5 m): L = 13,8 tonnes x 10 000 = 767 mètres 40 tonnes/ha x 4,5 m Je dois donc parcourir une distance de 767 mètres avec un réservoir de 13,8 tonnes pour obtenir un taux de 40 t/ha.Si les mesures métriques vous embêtent, sachez qu'il y a environ 60 mètres dans un arpent.Il faut donc que l'épandeur de notre exemple soit vidé de son contenu après avoir parcouru 12,8 arpents.Si l'épandeur est vide avant, il faut augmenter la vitesse d'avancement.Et s'il reste encore du purin dans le réservoir, il faut diminuer la vitesse.mier solide.Si vous ne connaissez pas la contenance de votre épandeur en tonnes, prenez le nombre de boisseaux et divisez-le par 42.Un épandeur de 310 boisseaux contient environ 7,4 tonnes de fumier solide.En ce qui concerne la période d'application, un II.Coefficient d'efficacité de l'engrais d'origine animale par rapport à l'engrais chimique Coefficient d'efficacité de l'azote* Période d épandage automne printemps Type de enfoui*' non fumier enfoui enfoui non enfoin % % % % Lisier de bovin 47 42 Lisier de porc 41 36 Lisier de volaille 40 35 72 47 75 61 77 61 Coefficient d'efficacité du phosphore: 80 % Coefficient d'efficacité du potassium: 100 % Remarques: ' Pour des épandages annuels répétés."' Enfoui signifie incorporé au sol après un délai maximal de 24 heures.Non enfoui signifie laissé en surface.Source: L'épandage des fumiers et l'environnement.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 61 règlement du ministère de l'Environnement stipule que le responsable doit vidanger son lieu d'entreposage au moins une fois l'an.Et l'épandage doit être fait sur des terres en culture, en pâturage ou en friche herbacée sans dépasser les quantités maximales annuelles, compte tenu de la nature du sol.Il est aussi interdit d'épandre du fumier sur un sol gelé ou enneigé à moins que le fumier ne soit enfoui directement dans le sol.Du point de vue agronomique, le fumier ou le lisier devrait être appliqué CONSEIL DES PRODUCTIONS VÉGÉTALES DU QUÉBEC lorsque la plante a besoin d'éléments fertilisants et que les micro-organismes du sol peuvent minéraliser les fertilisants.On doit donc favoriser les applications au printemps et à l'été.Les applications d'automne sont plus sujettes au délavage, surtout dans le cas des fumiers liquides qui seront moins utilisés par les plantes.Qu'on applique du fumier de bovin, de porc ou de volaille, c'est lorsqu'il est enfoui au printemps qu'il est le plus efficace (voir le tableau II).Fait à noter: les fumiers de porc et de volaille sont deux fois plus efficaces s'ils sont enfouis le printemps plutôt qu'épandus par aspersion l'automne.Il faut noter, par ailleurs, que l'épandage par irrigation a l'avantage de vider très rapidement les réservoirs de lisier et d'éliminer le compactage du sol.En contrepartie, il faut bien admettre qu'une bonne partie de l'azote est volatilisée au moment de l'aspersion et que les pluies abondantes lessivent facilement le purin laissé sur le sol.¦ CPVQ Colloque • La gestion des fumiers • Motel Universel, Drummondville • MARDI, LE 20 OCTOBRE 1992 8h00 à 9h00 Inscription 9h00 Mot d'ouverture à 9H15 Michel Paradis, sous-ministre adjoint Milieux agricole et naturel, MENVIQ Problématique et enjeux Animateur: Gaétan Gingras, ing.et agr.9h15 Problématique à l'échelle de la ferme Rémi Asselln, ing., agr., M.Sc.9h45 Problématique à l'échelle du bassin Claude Bernard, agr., M.Sc.10h 15 Approche intégrée à l'échelle de la ferme Raymond Martel, ing., agr., M.Sc.Entreposage: choix et optimisation 10h45 Relation entre l'efficacité alimentaire et les caractéristiques des fumiers Michel Lemelin, agr.11h15 Réduction des volumes Denis Lord, ing., agr., M.Sc.11ti45 Diner à 13h30 Visite de l'exposition Animateur: Denis Côté, agr., M.Sc.13h30 Portrait de l'entreposage versus les secteurs de productions Pierre Proulx, ing.14h00 Travail de conception et de construction d'une structure d'entreposage Guy Désaulniers, ing., agr.14h30 Effets de la glace et de la température sur les structures en béton armé Alfred Marquis, ing., agr., Ph.D.15h00 Pause 15h30 Étude des méthodes de réduction d'odeur Gerardo Buelna, ing.16h00 Le point sur les eaux de laiterie Réjean Racine, ing., agr.16h15 Le point sur les élevages sur litière pour le porc Paul Caouette, ing., agr.Clôture de la journée 16h30 Clôture Michel Paradis, sous-mlnistre adjoint Milieux agricole et naturel, MENVIQ 16h45 Visite de l'exposition Cocktail r Formulaire d'inscription Colloque sur la gestion des fumiers (À retourner au CPVQ, 200-A, Chemin Sainte-Foy, 11e étage, Québec, G1R4X6, avant le 7 octobre 1992) Nom:_ Prénom: _ Adresse: - _Code postal: _ _ Bur.:_ _ Profession:_ ~l Tél.rés.:_ | Secteur d'activités: MERCREDI,-LE 21 OCTOBRE 1992 Valorisation des fumiers Animateur: Aubert Mlchaud, agr.9h00 État de la situation sur la valorisation des fumiers Jean-Noël Couture, agr.9h30 Caractérisation et variabilité des fumiers Louis Robert, agr.10h00 Pause 10h30 Optimisation de la valeur fertilisante dans le système cultural Denis Côté, agr., M.Sc.11 hOO Interdépendance des fumures minérales et organiques Régis Slmard, agr., Ph.D.11 h30 Valorisation des fumiers par les engrais verts André Brunelle, agr.12h00 Dîner à 14h00 Visite de l'exposition Animateur: Donald Côté, agr.Du nouveau sur les équipements d'épandage Claude Laguë, ing., agr., Ph.D.Le point sur le compostage Denis Potvin, agr.Pause État de la situation de la gestion des surplus par bassin Raymonde Fortin, agr.Témoignages de producteurs Producteur laitier sur fumier solide Émillen Laçasse Avant le 7 octobre, une journée: 50 $ Après le 7 octobre, une journée: 60 $ les deux jours: 70 $ les deux jours: 80 $ I Retourner le coupon accompagné d'un chèque émis à l'ordre du ministre des Finances du Québec.| L'inscription doit nous parvenir avant le 7 octobre 1992.Les frais d'Inscription comprennent le droit d'entrée, le ou les repas du midi, les pauses, le cahier de conférences et les taxes.14h00 14h30 15h00 15h30 16h00 16h10 16h20 16h30 L J Producteur de porc Michel Vermette Producteur laitier sur fumier liquide Gervais Fortler Clôture du colloque Diane Vincent, sous-minlstre adjointe Recherche et Enseignement, MAPAQ 62 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 FRDVIBEC PRÉSENTE SON SYSTÈME D'ÉPANDAGE EN POST-ÉMERGENCE Au cours d'une démonstration tenue récemment à la ferme Duvalier de Nicolet, Rovibec a présenté aux producteurs agricoles et agronomes réunis, son système d'épandage.Parmi les manufacturiers présents, Rovibec s'est démarqué et a confirmé une fois de plus son ingéniosité.Toutes les parties présentes à cette démonstration ont reconnu la qualité du rendement du système d'épandage Rovibec.Des démonstrations ont aussi été données en Beauce, à Lotbinière, St-Hyacinthe, Joliette et Kapuskasing en \ Ontario.Système d'alimentation robotisé sur roues (MINI-ROVTRONIC) sur rail (DEC ROVTRONIC) nourrisseur motorisé à ensilage mélangeur super-mix rouleuse convoyeur à usages multiples manutention de fumier: citernes 2,500, 3,000, 3,500 gal.can.(4,375 gal.US) v:.'r" .1 I • pompe LE GROUPE 7ROVIBEC DISTRIBUTEUR • 50 CONCESSIONNAIRES AU QUEBEC 591, Route 259, Ste-Monique (Quebec) JOG INO Tél.: (819) 289-2260 Fax: (819) 289-2757 VIE RURALE Quand toute la famille met la main à la pâte Les Messier de Saint-Damase: un modèle d'harmonie et de complicité.À la Ferme Jacmi, tous les enfants travaillent sur l'entreprise, à leur rythme.On les paie à l'heure selon leur âge.par Sylvie Bouchard Tous les matins d'été, les deux couples Messier, leurs employés et leurs six enfants âgés entre 9 et 19 ans se dispersent dans les porcheries, le bureau ou les alentours.Et ce n'est pas pour jouer que tout ce beau monde se lève tôt.A la Ferme Jacmi inc.de Saint-Damase, où on élève 250 truies et engraisse 3500 porcs, chaque membre des deux familles participe de près au travail quotidien.En fait, on n'oblige personne à mettre la main à la pâte, mais on incite fortement les enfants à travailler à la ferme.Pas de travail, pas d'argent de poche.Ça peut vouloir dire, par exemple, que le petit Nicolas, âgé de neuf ans, devra se passer de patins àroulettes s'il n'accumule pas assez d'heures de travail sur la ferme.Un peu tyrannique, direz-vous?Pas du tout! Tout le monde se porte très bien et semble bien heureux de la situation.«Le secret, c'est de faire participer les enfants à mesure qu'ils sont intéressés», affirme une des quatre actionnaires de l'entreprise, Anne-Marie Messier.Et évidemment de bien les rétribuer.Ainsi, chez les Messier, les enfants remplissent chaque jour leur feuille de présence, comme les employés.Leur salaire est calculé selon leur âge.Comme il est le plus vieux et que, durant les vacances scolaires, il travaille à plein temps sur la ferme, Sylvain, 19 ans, reçoit le même salaire que les autres employés.Marilyn et Catherine, 13 et 14 ans, sont payées 4,00$ de l'heure.Isabelle, qui a 15 ans, recevra 4,50 $ pour chacune des heures qu'elle consacre au travail.Annie, qui à 16 ans est l'aînée des filles, en reçoit 5.Quant à Nicolas, le petit dernier, on lui donne 2,00 $ de l'heure.Cependant, quand on fait des «travaux forcés», c'est-à-dire l'épier-rage selon Jacques Messier, chacun reçoit le même salaire.Ne pas les surcharger Cette formule simple, qui permet de responsabiliser tout ce petit monde, existe chez les Messier depuis que les enfants sont en âge de travailler.En fait, on a un peu copié la formule des voisins, qui produisent des légumes, des fleurs, du blé, du soya et du maïs, et qui doivent, eux, engager plusieurs employés.Et ça marche! A partir d'environ 8 ans, les enfants Messier com- 64 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 PRENEZ L'AVION DU BULLETIN mencent à exécuter des petites tâches faciles, comme tondre le gazon ou nettoyer les vitres des porcheries.Déjà, Nicolas peut exécuter plusieurs travaux simples pour autant qu'il n'est pas restreint à la même tâche trop longtemps.Selon Michel Messier, il faut encourager beaucoup les jeunes, et surtout ne pas les surcharger d'ouvrage.Ainsi, les quatre adolescentes travaillent surtout l'avant-midi et peuvent profiter du reste de leurs journées librement.Il faut dire, par ailleurs, que c'est encourageant de travailler en groupe.Un matin, Cathy est restée à la maison pour se reposer.Au bout de quelques minutes, elle a préféré aller rejoindre sa soeur et ses cousines à la ferme, parce qu'elle s'ennuyait.Il faut dire aussi que les quatre complices, presque du même âge, s'entendent très bien.Même si, comme le dit Marilyn en riant, c'est plus facile de s'entendre avec ses cousines qu'avec sa soeur.C'est ainsi qu'elles s'arrangent pour faire des paires de cousines plutôt que des paires de soeurs.Et elles peuvent s'estimer chanceuses.C'est d'ailleurs, comme l'avoue Nicolas, un de ses plus grands drames.Lui, il est tout seul dans sa «gang».Au jour le jour D'autre part, comme le souligne Michel Messier, «il ne faut pas planifier aux enfants la même «job» trois jours de suite, sinon ils se découragent; mieux vaut leur donner du travail au jour le jour, pour les occuper deux ou trois heures».«Et ne pas donner les travaux moins intéressants toujours aux mêmes», ajoute son épouse Anne-Marie.Et surtout, il ne faut pas trop leur forcer la main.Ainsi, si un matin une des filles ne se sent pas d'attaque, elle peut rester au lit.Elle se reprendra le lendemain.«En autant qu'on en a deux pour nous aider au train du matin, explique Anne-Marie, les autres travaux peuvent toujours attendre un peu.» En fait, chez les Messier, les enfants secondent leurs parents dans les tâches directement reliées à l'entreprise, mais ils exécutent surtout des tâches complémentaires, comme l'entretien de la cour et des bâtiments.Comme ils ne remplacent pas vraiment le travail d'un employé (sauf Sylvain), ils peuvent prendre un peu de liberté.Et cette liberté, les filles I apprécient beaucoup.Car, en plus de retirer un salaire qui couvre leurs peti- Australie Nouvelle-Zélande îles Fiji Un voyage de rêve à l'autre bout du monde dans des pays de grands espaces à l'histoire relativement jeune.Vous ferez des visites agricoles et touristiques.Le voyage comprend entre autres: • 1 nuitée dans une ferme laitière • 1 nuitée dans une ferme céréalière • visite d'un centre d'insémination artificielle • visite de fermes: laitière céréalière canne à sucre élevage de moutons élevage de chameaux • démonstration de tonte de moutons • démonstration et apprentissage du lancer du boomerang! • visites des grands centres touristiques d'Australie, de Nouvelle-Zélande et des îles Fiji Durée: du 7 au 27 février 1993 Notre guide bilingue accompagnera le groupe pendant tout le circuit.Prix: 6500$ par personne en occupation double.Consultez votre comptable pour les dépenses de formation déductibles de l'Impôt.Ce voyage est organisé par Le Bulletin des agriculteurs en collaboration avec les Voyages Interconseil, détenteur d'un permis du Québec.Informations: 1-800-361-3877 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 65 tes dépenses, elles ne sont pas astreintes à se présenter à leur travail à heures fixes, tous les jours.D'ailleurs, cet été, trois d'entre elles ont essayé ailleurs, mais sont vite revenues à la ferme familiale.Le sens des responsabilités Cette façon d'intégrer les enfants au travail de 1 ' entreprise comporte bien des avantages.C'est d'ailleurs assez surprenant d'entendre ces jeunes filles affirmer que leurs parents ont bien raison de leur apprendre à travailler.«On sait qu'il faut gagner notre argent, observe Marilyn.Ça ne pousse pas dans les arbres.» Quant à Cathy.elle s'indigne de voir ses amis se lamenter parce qu'ils doivent aller chercher un pain au dépanneur.«Quand on va être plus vieux, dit-elle, on va savoir c'est quoi gagner de l'argent.» Annie ajoute qu'elles sont aussi beaucoup plus débrouillardes et endurantes que leurs amis.Les six enfants ne se gênent pas non plus pour avouer que leurs parents sont des patrons bien compréhensifs (il faut dire qu'ils ont le même employé régulier depuis 15 ans, ils ne doivent pas être trop méchants ! ).Même si quelquefois, comme le raconte Cathy, elles prennent une initiative pour se faire dire après qu'on ne leur avait pas demandé.Ou que, ajoute Isabelle, les parents n'expliquent pas toujours le travail à faire de la même façon.Elles se-retrouvent alors prises entre deux feux.«Dans ce cas-là, s'ex-clame-t-elle en riant, je leur dis de s'arranger entre eux et de revenir nous voir après.» Par ailleurs, pour les parents, les enfants représentent une main-d'oeuvre fiable, en tenant compte de leur âge, évidemment.Et c'est une excellente façon de les initier au travail et aux responsabilités.«De plus, affirme Jacques Messier, le salaire qu'on leur donne, ça nous revient d'une certaine façon.Ça se reflète sur nos salaires, puisqu'on a moins besoin de leur donner d'argent de po-che;» Évidemment, il y a bien quelques petits accrochages.Par exemple, les deux plus jeunes des filles trouvent un peu injuste de recevoir moins d'argent que leurs aînées pourexécuter la même tâche, par exemple tondre le gazon ou compter les porcs qui s'en vont à l'abattoir.«Il me semble qu'on travaille aussi vite qu'elles», dit Cathy.«C'est bien pour cela, répond son oncle Jacques en blaguant, qu'on demande toujours à la plus jeune de tondre le gazon.Ça nous coûte moins cher!» Une grande harmonie On sent qu'il règne une grande harmonie entre les membres de cette famille.D'abord entre les parents.Les deux frères, Jacques et Michel, ont formé la compagnie en 1980 et, depuis, il n'y a pas eu de conflits majeurs.Quand leurs épouses, Francine et Anne-Marie, ont décidé de s'y intégrer, il n'y a pas eu de batailles non plus.Il faut dire que chacun est responsable de son propre domaine.Michel a toujours été plus près des animaux et Jacques des champs.Et pendant que Francine tient la compta- bilité, Anne-Marie s'occupe de la gestion des troupeaux et travaille à la maternité.Par ailleurs, selon Francine, un des grands avantages de leur entreprise, c'est que les deux familles n'habitent pas côte à côte.En effet, Jacques et elle habitent le village d'à côté.«Bien sûr, note-t-elle, ça oblige les autres à s'occuper des urgences.Mais, comme on n'est pas dans la même cour, ça évite bien des chicanes.Ça nous permet de réfléchir tranquillement chez nous quand il y a des situations délicates.» Selon elle, pour la survie de l'entreprise, c'est un bon choix.Autre point à leur avantage, comme chacun calcule ses heures de travail, personne ne peut soulever des inégalités provenant d'une famille ou de l'autre.En effet, sur l'entreprise, seuls les deux hommes sont payés à salaire fixe.Les deux femmes travaillent entre 20 et 25 heures par semaine et, comme les enfants et les employés, elles doivent elles aussi remplir leur feuille de présence.Enfin, quand les quatre actionnaires doivent se rencontrer pour régler une situation délicate ou prendre une décision complexe, ils invitent quelqu'un de l'extérieur, un genre de médiateur, qui pourra analyser les points de vue de chacun de façon objective.Le plus souvent, c'est un frère de Jacques et Michel qui joue ce rôle de conseiller.Comme il a déjà lui-même possédé une entreprise agricole, il est à même de comprendre les enjeux et d'aider à trouver la meilleure solution.¦ Pasture Pleasers( LE MODELE 7' PASTURE PLEASER Pour tous genres de semences.Exige très peu de puissance de votre tracteur.Disponible en 7'.10'.14', 15'.Modèle porté ou traîné.Optionnel: coffre à mil et à engrais.1- Contrôle la quantité de semence avec douceur et précision.2- Coutre à tension de ressort pour une bonne pénétration dans le sol.3- Ouvre-sillon avec deux disques en «V».4- Roues plombeuses pour contrôler la profondeur de semence et refermer le sillon.Distribué au Québec par: TYE, LES PIONNIERS EN SEMIS DIRECT Prc-Vpr IMP Tél.: (514)455-7946 rMt V En lIMVs.Fax: (514)455-3503 CP.277,869, boul.Harwood, Dorlon (Québec) J7V 7J6 66 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 RÉGIE ' Le sexe faible n'est pas celui qu'on croit! Selon une étude française, une carcasse de 85 kilos d'une femelle rapporte plus que celle d'un mâle castré de même poids.par Ghislaine Roch La recherche constante de l'efficacité des entreprises porcines en pousse plusieurs à s'interroger sur le type et la qualité des porcelets d'engraissement.Plusieurs préfèrent les porcelets de sexe mâle, puisqu' ils prennent, en général, moins de temps pour atteindre le poids d'abattage.Ainsi, il est possible de produire plus de porcs par année, par bâtiment.Toutefois, selon une étude française, bien que les mâles castrés aient un rythme de croissance plus rapide, il serait faux de croire que ce type d'élevage est plus avantageux.D'après UNIPORC OUEST 1990, un important groupement français en production porcine, les femelles abattues en 1990 ont eu un rendement musculaire de 55,9 %, alors que les mâles castrés en avaient un de 53,4 %.Sur la base de la mesure du pourcentage de muscle, une carcasse de 85 kilos (froide) apporte une plus-value de 34 francs ou 7,08 $ (85 kilos x 2,5 % x 16 francs/kg) dans le cas d'une femelle, comparativement à un mâle castré de poids similaire.Une conversion alimentaire plus faible De plus, les avantages ne concernent pas seulement le rendement musculaire des carcasses.Plusieurs recherches effectuées en France démontrent que les femelles ont une conversion alimentaire plus faible que les mâles castrés.Cette différence se situe entre 0,1 et 0,2.Prenons la mesure la plus conservatrice, soit 0,1 pour un gain de 100 kilos (période s'étendant entre le sevrage et l'abattage, avec un coût moyen d'aliment de 1,45 F/kg (0,30 $/kg), aliment de sevrage et aliment d'engraissement combinés).Dans ce cas, les mâles castrés coûtent environ 14,5 F ou 3 $ de plus que les femelles en frais d'aliment.Entre un mâle castré et une femelle, il y a donc (34 F + 14,5 F) 50 francs (10,42 $/porc) de différence, et ce, en faveur des femelles.Selon les données françaises, il faudrait donc apporter un correctif au prix d'achat des porcelets de 25 kilos.Lors de l'étude, les porcelets se vendaient environ 275 F (57 $) l'unité.Ainsi, le prix des mâles devrait se situer à 250 F et celui des femelles à 300 F si l'on désire obtenir une marge identique entre les deux sexes.Naturel-Ghislaine Roch, agronome, est adjointe au développement, responsable de la nutrition des monogastriques chez Nutribec ltée.Les gaz de réclusion posent-ils un problème dans les locaux de vos porcs?La recherche démontre qu'on peut les diminuer de 50% en servant MICRO-AID Soyez un bon voisin soucieux de l'environnement Exigez MICRO-AID® dans votre programme d'alimentation ou téléphonez à Distributors Processing, Inc.17656 Ave.168 Porterville, CA 93257 USA 1-800-888-5688 (209) 781-0297 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Dans le contexte actuel, une femelle rapporterait 5,25 $ de plus qu'un mâle castré.lement, les résultats seraient différents dans le cas de mâles non castrés.Selon la coutume française, la vente des porcelets, autrefois, s'effectuait «à la couple», c'est-à-dire un mâle castré accompagné d'une femelle.C'est à se demander si les anciens avaient observé cette différence et avaient résolu le problème, d'une certaine manière.Différence autour de 5,25 $ par porc Au reste, on trouvera sans doute que la différence entre les femelles et les mâles apparaît, dans cette étude, assez spectaculaire.Mais il faut dire que le prix des aliments et celui du porc étaient nettement plus élevés en France que chez nous durant cette période.Dans le contexte actuel, la différence entre les deux sexes pourrait s'évaluer autour de 5,25 $/porc, si le prix moyen des aliments est de 0,23 $/kg et le prix du porc de 1,45 $/kg.Comme quoi les femelles présentent parfois certains avantages insoupçonnés.¦ Note: la conversion du franc en dollar canadien est de 4,8 francs par dollar.mm ETIQUETTE BACON BUT Étiquettes d'oreille résistantes pour truies et cochettes La nouvelle étiquette Bacon Button est munie d'une pointe métallique très effilée qui pénètre l'oreille facilement, en un tour de main.Le revêtement antiseptique exclusif sur la pointe permet de réduire les risques d'infection.La tige est assez longue pour s'adapter en tout confort aux oreilles les plus minces, jusqu 'aux plus épaisses.Les étiquettes Bacon Button sont offertes pré-numérotées et de différentes couleurs ou vierges.Les étiquettes pré-numérotées sont recouvertes d'un plastique transparent ultra durable.Toutes les étiquettes sont presque Inusables et incassables et résistent au pH de l'urine et du fumier.De forme ronde, elles ne présentent aucun coin pouvant rester accroché ou être mâché.Les étiquettes ultra robustes Bacon Button peuvent être posées au moyen de l'appllcateur habituel ou de la nouvelle pince Vet-Tag.Vet-Tag est offert seulement par votre vétérinaire ivnxO MTC PHARMACEUTICALS 420 Beaverdale Road, Cambridge, Ontario N3C 3P8 GRANDEUR RÉELLE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 GENETIQUE L'insémination artificielle: prête à faire de grands pas Avec le prélèvement à la ferme, on peut économiser près de 15 minutes par saillie en temps et efforts.par Louis Bonneville et Martine Denicourt L'insémination artificielle chez le porc n'est pas nouvelle, mais elle est encore toute jeune au Québec et prête à faire de grands pas.L'insémination artificielle par achat a été, jusqu'à aujourd'hui, peu exploitée.Quant à 1 ' insémination artificielle avec prélèvement à la ferme, on en est encore aux premiers pas de l'utilisation.Pourtant à cause de ses avantages tant pratiques, techniques, économiques que sanitaires, l'insémination artificielle gagnerait à être utilisée davantage.En effet, l'insémination artificielle permet le contrôle de la semence du prélèvement à la saillie, ce qui empêche la diffusion de semence de moindre qualité.Lorsque les normes de contrôle sanitaire et de qualité de la semence sont strictement respectées, la productivité en insémination artificielle est égale ou supérieure à celle de Louis Bonneville est technicien responsable chez Synthèse Élevage Canada inc.et Martine Denicourt, médecin vétérinaire, est consultante privée en pratique porcine à Sainte-Cécile-de-Milton.L'utilisateur doit respecter les règles d'hygiène et d'analyse de la semence, sinon elle risque d'être contaminée.la saillie naturelle.Les objectifs réalisables sont supérieurs à 85 % pour le taux de mise bas et 11,5 % pour les nés totaux, pourvu que la truie soit bien préparée.De plus, la semence de verrats de stature imposante peut être récoltée et servir à inséminer des cochettes.Et on peut effectuer jusqu'à trois inséminations par truie sans l'inconvénient de verrats surutilisés.L'insémination artificielle permet donc l'utilisation de verrats à potentiel génétique élevé sur plusieurs truies chaque semaine, ce qui amène une meilleure homogénéité des lots en engraissement.Et l'utilisation maximale des bons sujets, on le sait, est impérieuse, puisque tout verrat doit être réformé après deux ans pour tirer le maximum de son potentiel génétique.D'un autre côté, l'insémination artificielle offre de meilleures possibilités de passer à l'élevage en bandes aux trois semaines.En effet, on peut alors se permettre de garder un inventaire LAVEUSE À PRESSION M-S -s, .0* ,0^ LAVEZ ET DÉSINFECTEZ VOTRE PORCHERIE AVEC: Modèle LP50R, 2000 lb/po2 ou ¦ Modèle LP75R, 3000 lb/po2 ¦ Compléter votre installation avec un pipeline M-S.¦ Pompe «General» de réputation internationale.¦ Montage direct «M-S» LPso,2000ib/Po' Pulvérisateur M-S inc.4300Vachon, Drummondville (Québec) J2B 6V4 Tél.: (819) 474-1910 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 peu élevé de verrats selon le type d'élevage.Un éleveur de 150 truies en bandes aux trois semaines aura 23 truies à saillir, il aura donc besoin de cinq verrats (voir le tableau).L'insémination artificielle par prélèvement à la ferme peut s'appliquer à tout type d'élevage (multiplicateurs et sélectionneurs de toutes tailles, en conduite d'élevage à la semaine ou aux trois semaines).Elle devient particulièrement intéressante pour les éleveurs qui peuvent regrouper la verraterie, la salle de récolte et le labo- ratoire en un seul endroit.Une personne bien entraînée et bien équipée peut gérer seule le poste d'insémination d'un troupeau de 4000 truies, soit environ 32 verrats.Le temps de récolte par verrat est d'environ 15 minutes plus 30 minutes pour les opérations de laboratoire.On peut obtenir 7 à 15 doses par verrat, ce qui revient à 4,5 minutes par truie sur une moyenne de 10 doses par 100 ml, à cela on ajoute 5 minutes par insémination artificielle.Selon une étude américaine, une saillie naturelle prend Nombre de verrats nécessaires pour un élevage de 150 truies G!II3 vous mène «à bon porc»! Moulangeurs et broyeurs à grains avec ordinateur WIC-100 • possibilité de broyer et mélanger jusqu'à 8 ingrédients simultanément; • capable de mémoriser jusqu'à 99 recettes; • haut niveau d'efficacité; • calibration précise et rapide (le WIC-100 fait tous les calculs); • moulée fraîche et savoureuse, sans gaspillage; • diminution de vos coûts de production; • réduction de votre charge de travail.Nourrisseur motorisé WIC-22 pour porcs • circule facilement dans les allées restreintes de 30" (72,2 cm) de largeur; • propulse le maïs humide sur une distance de 4' à 15' (1,2 à 4,6 m) et la moulée ou le maïs sec jusqu'à 22' (6,7 m); • système d'entraînement unique : vis de déchargement principale alimentée par 2 vis horizontales et agitateurs de maïs humide; • grande précision de déversement grâce à une sortie pivotante (180°) avec bec inclinable (déversement sur 2 côtés possible); • 4 roues directionnelles à l'avant, 2 roues à traction à l'arrière; • dimensions réduites : 29" x 67 3/4" x 78" (73,7 x 172,1 x 198,1 cm); • capacité de 900 à 1100 Ibs (408 à 499 kg), selon le taux d'humidité; • moteur à essence 9 CV -HP».Epandeur de fumier liquide avec châssis articulé sur 6 roues • traction remarquable (6 roues indépendantes avec choix de pneus); • protection maximale du sol lors des virages NOUVEAU! (2 roues arrière directionnelles); • minimum de compaction du sol (excellente répartition du poids); • accès facile pour l'entretien (turbine ouvrante à verrouillage rapide); • réservoir amovible permettant d'utiliser le châssis pour d'autres travaux; • rampe d'épandage EcoloWlC avec sarcloirs en option; • réservoir garanti 10 ans contre la perforation due à la corrosion.Votre détaillant wic : le spécialiste en équipement d'alimentation, fenaison et gestion des fumiers Du travail bien fait.wic Inc., 784, rue Principale, Wickham (Québec) Canada J0C 1S0 • Tél.: (819) 398-6822 • Téléc.: (819) 398-5227 S.N.I.A.A.I.A.P.Bandes de 7 jours (hebdo.) 7 2 2 Bandes de 21 jours (aux 3 sem.) 21 5 5 S.N.: saillie naturelle I.A.A.: insémination artificielle par achat I.A.P.: insémination artificielle par prélèvement à la ferme 24 minutes.L'insémination artificielle représente donc une économie de 14,5 minutes par saillie en temps et efforts.Des avantages sanitaires et économiques À cause du plus petit nombre de verrats à acheter pour assurer une bonne rotation et un potentiel génétique élevé, les risques d'introduction de maladies sont diminués.D'autre part, le coût du matériel pour équiper le laboratoire peut varier entre 4000 $ et 8000 $ et sera amorti sur plusieurs années et saillies.Au fait, il est moins coûteux d'utiliser l'insémination artificielle que la saillie naturelle.Étant donné qu'on a besoin de moins de verrats, on peut se permettre d'acheter des verrats à potentiel génétique plus élevé.Les coûts des verrats, qui sont amortis sur un nombre plus élevé de saillies, sont ainsi diminués de 1 à 2 dollars par porcelet.Du reste, on peut généralement remplacer chaque verrat enlevé par 3,5 truies ou par l'emplacement du laboratoire et de la salle de récolte.Mais toute technique cache des failles.L'insémination artificielle a aussi les siennes.En effet, il existe un risque de diffuser une semence de mauvaise qualité ou contaminée.L'intermédiaire entre la récolte et l'insémination est maintenant l'utilisateur.Ainsi, pour éviter les inconvénients précités, c'est lui qui doit appliquer les règles d'hygiène et d'analyse de la semence, s'il y a prélèvement à la ferme, et respecter les températures exigées lors des différentes étapes du travail avec la semence.Une bonne formation favorisera le développement d'une méthode de travail appropriée.Néanmoins, les centres d'insémination seront toujours nécessaires et se développeront en harmonie avec les sélectionneurs et les préleveurs.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Ayez une longueur d'avance sur la dysenterie porcine.Arrêtez-la avant qu'elle ne frappe La dysenterie porcine est causée par un microorganisme appelé Treponema hyodysenteriae (T.hyo).Les porcs nouvellement intégrés à votre troupeau ainsi que les rongeurs et les oiseaux peuvent servir de vecteurs à cette bactérie.Une fois l'infection établie, T.hyo peut demeurer dans un état latent pendant plusieurs mois dans le sol, dans les dalots et dans les fosses à purin avant de s'attaquer à d'autres porcs de votre élevage.Ayez une longueur d'avance sur les problèmes de dysenterie porcine et protégez vos porcs avant que la maladie ne les frappe.DENAGARD (tiamuline), l'antibiotique d'avant-garde DENAGARD conçu pour combattre la dysenterie porcine attribuée à T.hyo.C'est sous sa forme soluble dans l'eau qu'on l'utilise pour combattre la dysenterie porcine.De tous les antibiotiques en vente sur le marché, aucun ne démontre une efficacité aussi constante que le DENAGARD (tiamuline) pour enrayer la dysenterie porcine.Cet antibiotique est uniquement destiné au domaine de la santé animale.Plusieurs années d'essais dans des fermes ont mis son efficacité à l'épreuve autant en Europe qu'au Canada et aux États-Unis.Le DENAGARD est maintenant approuvé comme additif à la moulée.Des porcs bien portants pour des profits importants Le nouveau prémélange antibiotique DENAGARD protège vos porcs contre la dysenterie porcine.Demandez à votre vétérinaire de recommander à votre fournisseur d'ajouter du prémélange DENAGARD à votre prochaine provision de moulée.Vous serez d'attaquer pour en finir avec la dysenterie porcine et vos porcs seront rentables et en bonne santé.DENAGARD est également disponible sous forme de poudre soluble pour le traitement de la dysenterie porcine.Consultez votre vétérinaire.mm FERMENTA ANIMAL HEALTH Fermenta Animal Health Company 10150 North Executive Hills Boulevard P.O.Box 901350, Kansas City, MO 64190-1350 1-800-777-7722 AH-A-0190F L'Australie aura son «code de bonnes pratiques» Le gouvernement australien devrait exiger de ses États et territoires qu'ils adoptent un code de bonnes pratiques pour le bien-être des animaux.C'est, entre autres, ce qu'a recommandé dernièrement un comité spécial du Sénat.Le pays devrait aussi créer un comité consultatif sur le transport des animaux, car les camions sont souvent surchargés, et renforcer la législation touchant la cruauté envers les animaux.Un gène «monsieur muscle» Des chercheurs américains ont trouvé un gène qui peut faire grossir les muscles.Les souris possédant ce gène (nommé «ski») avaient les muscles squelettiques plus gros.Comme leurs autres muscles et les organes internes étaient restés normaux, les souris jouissaient d'une parfaite santé.Aura-t-on un jour des porcs «ski»?LE PORC D'AILLEURS Coussin chauffant pour porcelets I ne compagnie de Winnipeg a con-w çu une sorte de coussin chauffant qui remplacerait avantageusement les lampes pour porcelets.Elle affirme que, en consommant seulement 65 watts, cet appareil (appelé «Hog Hearth») produit la même chaleur qu'une lampe de 250 watts.C'est une plaque carrée de fibre de verre et de plastique.Sa dimension: 43 cm de côté (2 pi2).Son épaisseur: 6,35 cm (ou 2,5 po).Un producteur manitobain, John Froese, l'a essayé dans ses cinq maternités en bandes.Après plusieurs mois, il s'estime «raisonnablement» satisfait.Si les plaques remplissent leurs promesses encore quelques mois, il se débarrassera de ses 30 lampes.Ce changement lui coûterait 7182 dollars (32 plaques), mais lui ferait épargner près de 1800 dollars par an en électricité (632 dollars contre 2430, sur la base de 300 jours de fonctionnement par année).Après les cinq ans de garantie, il aurait donc épargné 4000 dollars, en comptant les remplacements d'ampoules mais pas les intérêts.Il juge que les plaques sont plus sécuritaires que les lampes puisqu'elles ne risquent pas de se rompre.Il a aussi remarqué qu'elles donnent une chaleur plus uniforme, sur toute leur surface: les porcelets sont moins portés à s'agglutiner.Par contre, les premiers modèles étaient trop fragiles.L'un a été arraché par les porcelets qui en rongeaient les coins.Un autre a éclaté quand une truie a marché dessus.La compagnie affirme cependant avoir renforcé son produit.Le nom de cette firme?Alternative Heating Systems Inc.D'autre part, John Froese a aussi testé une plaque pour engraissement, qu'il a mise sur un contre-plaqué suspendu à 75 centimètres sous le plancher.Deux plaques de 300 watts chacune remplaceraient une chaufferette de cinq kilowatts plus les lampes.Un village porcin de 50 familles E n 1987, une grande compagnie C thaïlandaise de poulet (Charoen Pokphand Group, ou CP) qui voulait se lancer dans le porc avait des problèmes à rentabiliser ses projets.Elle a trouvé une solution originale: elle a confié terres, porcheries et truies à une cinquantaine de familles des environs.Des gens ordinaires, sans terre, qui ne connaissaient à peu près rien de l'élevage du porc! La compagnie leur offrait une maison et un revenu au moins deux fois supérieur à ce qu'ils gagnaient jusque-là.En retour, chaque famille devait emprunter environ 60 000 dollars de la Bangkok Bank, garantis par la compagnie, payables en sept ans.Après cette période, les familles devenaient propriétaires de leur entreprise, dans une sorte de village porcin coopératif.Ailleurs, la compagnie est allée encore plus loin dans l'intégration: elle a confié à un deuxième groupe de familles le soin de produire le grain, et à un troisième celui d'engraisser les porcelets.Leader au domaine de l'équipement de production porcine.BSM fabrique et distribue une gamme complète de systèmes de logement du bétail.Cases et stalles La conception novatrice évite que les porcelets nouveau-nés soient écrasés.Plancher BSM est un des rares fabricants à produire sa propre barre de profil triangulaire pour fabriquer les planchers populaires de barrer en V.Le double sondage robotique de ce produit garantit sa précision et sa qualité constante.Également offert: plancher à revêtement plastique.Alimentation et ventilation Funki BSM s'enorgueillit d'être le distributeur en Amérique du Nord des systèmes d'alimentaiton liquide et de ventilation Funki.Supplément d'information: commuiniquer avec BSM.Les marchands sont invités à s'enquérir.B.S.M.Ltd.R.R.4, Arthur, Ontario N0G 1A0 Tél.: (519) 848-3910 - Fax: (519) 848-3948 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 BONNES NOUVELLES POUR LES FUTURES MERES ! LE NOUVEAU SOWVAC* COMPLET-E VACCIN EFFICACE, SÛR ET PRÊT À L'EMPLOI CONTENANT 6 LEPTOSPIROSES.SOWVAC COMPLET-E est un vaccin prêt à être injecté qui protège efficacement les truies, les cochettes et leurs portées contre trois des maladies du porc les plus destructrices: Le Parvovirus, l'Érysipèle et 6 souches de Leptospirose, y compris Bratislava.Une seule dose de SOWVAC COMPLET-E chez les truies antérieurement vaccinées, une semaine avant la saillie, ou deux doses à quatre semaines d'intervalle chez les cochettes ou les truies qui n ont jamais été vaccinées, c'est tout! SOWVAC COMPLET-E augmente le potentiel pour un accroissement du nombre de porcelets vivants à la naissance et pour de meilleurs taux de gain.Ceci peut représenter un meilleur retour de vos investissements.SOWVAC COMPLET-E s'est montré sûr et efficace.La MUNOKYNIN®, un immunostimulant, renforce la réponse immune aux antigènes du vaccin pour une solide protection contre la maladie.Demandez à votre vétérinaire comment le nouveau SOWVAC COMPLET-E à 6 leptos et prêt à l'emploi peut vous aider.SOWVAC COMPLET-E est disponible en emballages de 6x6 doses et 2x25 doses." Marque déposée Hz Longford Inc.400 Michener Road, Guelph, Ont, Canada N1K1E4 PERFORMANCES TESTS EN STATION (Mâles) Mâles évalués à la station de Saint-Cyrille d'indice 106 et plus et acceptés à l'inspection morphologique, ayant terminé le test en mai et juin 1992.Parents Appréciation phénotypique Date de sur 60 naissance Gain Valeurs génétiques Âge Gras jour.Conver.Gras Âge (jrs) (mm) (kg/jr) alimen.(mm) (Jrs) DUROC LEF-502B P: Ferme Luc & Estelle Forget, St-Jacques M: LEF-503B P: Ferme Luc & Estelle Forget, St-Jacques M DON-5063A P: Ferme D.Després inc., Cap St-lgnace M LEF-920A P: Ferme Luc & Estelle Forget, St-Jacques M: FRC-2100A P.F.Raymond Coutu & Fils enr., St-Thomas M: POISSON 16A FORGET 527A POISSON 16A FORGET 527A DU BERCEAU CRUISE 302Y LEMIEUX S MONSTER 156Z DES TOURNESOL DT243Z FORGET 65Z FORGET 727Z COUTU BEL 638Z 48 92-01-02 152 12,0 1,03 2,19 -1,1 -8,3 52 140 40 92-01-02 154 11,7 0,97 2,19 -1,2 -5,7 52 134 48 91-12-27 164 12,8 0,86 2,32 -0,6 -0,8 56 110 48 91-12-20 141 12,0 0,98 2,31 -0,4 -1,2 45 109 48 91-12-05 146 14,2 1,03 2,45 0,6 -4,6 45 106 LANDRACE ATKC-6B Ferme J.et F.Ouellet, Saint-Joseph ATKC-3B Ferme J.et F.Ouellet, Saint-Joseph ARWK-33B Ferme Vilimax inc., Fortierville ARWK-34B Ferme Vilimax inc., Fortiewille LEF-1000B Ferme Luc & Estelle Forget, St-Jacques P:SYLBEC1231Y M: OUELLET PLEIN 101Z P:SYLBEC1231Y M: OUELLET PLEIN 101Z P: DU LAURIER 191Z M: LA LORRAINE 413X P:DU LAURIER 191Z M: LA LORRAINE 413X P:BICOTE5AMES1662Z M: FORGET 1057A 50 92-01-06 144 13,0 1,06 2,33 -0,5 -10,6 58 146 56 92-01-06 142 12,7 1,00 2,33 -0,7 -8,9 58 142 44 92.01.12 144 9.6 0,89 2,11 -2,1 -1,0 46 130 38 92-01-12 147 10,4 0,1 2,11 -1,6 -1,0 46 125 36 92-01-13 153 13,0 0,93 2,17 0,3 -7,3 52 124 YORKSHIRE FRC-2B P:LAPORCHETEKPORVO5220Z 46 92-01-04 144 7,2 0,98 2,05 F.Raymond Coutu & Fils enr., St-Thomas M: COUTU 293Y ZDW-36B P: FORGET 122Z Daniel Rousseau, Sainte-Perpetue M: ROUSLAY ISLAND 32Z ZDW-35B P: FORGET 122Z Daniel Rousseau, Sainte-Perpetue M: ROUSLAY ISLAND 32Z POUP-987A P:POULINAMGVL5A Ferme Porcine de Beauceinc.,Ste-Marie M: BEAU 10Y LEF-371A P: FORGET 233Z Ferme Luc & Estelle Forget, St-Jacques M: FORGET 40Z 38 46 44 46 92-01-19 156 9,3 0,87 2,15 92-01-19 154 11,6 0,87 2,15 91-12-13 139 11,4 1,03 2,01 91-12-13 145 11,1 0,97 2,26 -2,1 -1,5 -0,6 -0,7 -0,9 -3,4 47 -5,5 50 -3,4 40 -2,1 39 143 142 -5,7 50 130 123 120 Statistiques fournies par Agriculture Canada, Développement agricole (Québec) (418) 648-4775 PERFORMANCES: IPG GRAS IPG ÂGE INDICE GRAS AJUSTÉ ÂGE AJUSTÉ (mm) (jours) IPG (mm) (jours) -1,4 -3,7 144 43 170 DES REPRODUCTEURS DE QUALITE Nom: LEMIEUX PLEI SHAW JML - 162A NAISSANCE: Avril 1991 RACE: Duroc • Verrat à fort développement • Très bonne tête • Verrat solide Centre d'insémination porcine du Québec Inc.Rang Saint-Aimé, Saint-Lambert Beauce-Nord (Québec) C P.220 G0S2W0 Tél.: (418) 889-9748 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 ALIMENTATION Il ne faut pas «jouer» avec l'alimentation des vaches Certains rééquilibrent les rations à toutes les semaines pour régler les problèmes du troupeau.par Bertrand Farmer Une fois la majorité des fourrages récoltés et entreposés pour l'hiver, arrive le temps de «penser» un programme alimentaire rationnel.Le point majeur à considérer est évidemment l'inventaire (quantité et qualité) des fourrages à la ferme.A cet effet, n'est-il pas logique d'investir quelques dollars et du temps à très bien identifier la composition chimique des aliments produits à la ferme?Des dizaines de milliers de dollars sont investis dans la production de fourrages, dans l'équipement utilisé pour la distribution des concentrés et, en retour, on trouve excessif de débourser 75 $ de frais d'analyses en laboratoire.A vrai dire, l'interprétation et la validation des résultats d'analyses est préalable à tout programme alimentaire rationnel.Une vache ne mange pas de décimales mais du foin! Cela dit, il faut se garder des idées préconçues en ce qui a trait à l'élaboration d'un tel programme.Par exemple, certains croient qu'il faut équilibrer la ration toutes les semaines! Mais l'alimentation à court terme pour les ruminants, c'est de la théorie.Pour d'autres, la régie, c'est augmenter le phosphore aujourd'hui pour régler les problèmes de reproduction de demain ou le diminuer de 10 g pour prévenir les chaleurs longues.Pour d'autres encore, un passage de l'ensilage de légumineuses à l'ensilage de graminées ou de maïs, servir du foin de qualité de deuxième coupe ou ne plus en avoir, sont des changements qui n'affectent pas vraiment la vache (?).Mais qu'ils attendent un peu, pour voir.Au fait, il taut bien saisir qu'un problème observé dans un troupeau aujourd'hui, Bertrand Farmer, agronome, est nutritionniste au PATLQ.Un problème observé dans un troupeau aujourd'hui résulte souvent du rationnement des six derniers mois.l'acétonémie par exemple, ne résulte pas d'une déficience ou d'un excès dans l'alimentation de la dernière semaine, mais souvent dans le rationnement des six derniers mois.Planification à long terme En un mot, un programme alimentaire rationnel doit être planifié à long 1.Indices de la valeur fourragère (IVF) des graminées et légumineuses en fonction de la maturité ADF NDF ENI IVF % % Meal kg Graminées 28 53 1,56 135 32 53 1,43 115 36 62 1,30 98 40 66 1,18 83 Légumineuses 28 37 1,48 156 32 41 1,39 133 36 45 1,29 113 40 51 1,20 94 terme et repose sur des analyses réelles de fourrages.Quel que soit l'inventaire disponible, il s'agit d'établir des rations de base qui seront des plus uniformes tout au long de l'année.Voici quelques points à retenir qui vous permettront de profiter au maximum des ressources disponibles: • Répartir une quantité donnée d'ensilage de maïs ou d'ensilage de luzerne également tout au long de la période hivernale ou jusqu'à la prochaine récolte.• Réserver les fourrages d'excellente qualité aux vaches du premier groupe ou vaches à haut niveau de production.S'ils sont disponibles en très petites quantités, les servir aux \ achesàmoins de 60 jours de lactation.Une telle stratégie permet de maximiser la consommation volontaire de matière sèche et ainsi minimiser la perte excessive de poids en début de lactation.À 1 ' opposé, ne pas donner de fortes quantités de fourrages de légumineuses aux LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 BIEN À L'ÉCOUTE.POUR EN FAIRE PLUS.La Compagnie Upjohn — Santé animale.Division d'Upjohn Inter-American Corporation Orangevïlle, Ontario L9W 3T3 7387-1f [~kpp1 LA SANTÉ ANIMALE - Calcul de l'indice fourrager global La formule est la suivante: IFG = IVF + (% de PB) x facteur % de PB: pourcentage de protéines brutes du fourrage Facteur: 6,25 lorsque le prix du tourteau de soya est de 300 $ (300 $/48 = 6,25) Supposons un excellent foin de légumineuses comme référence: • dont la teneur en protéines brutes est de 22 % • dont l'ADF est à 32% (IVF = 133) • dont le prix est de 157$ Après calculs, l'IFG de ce foin est de 270,5.Chaque unité d'IFG représente 0,58 $ (157 $/ 270,5).Chaque unité d'IVF représente 1,18$ (157 $/133).Est-ce que le foin suivant est un bon achat?• dont la teneur en protéines est de 15 % • dont l'ADF est de 38% (IVF = 103) •dont le prix est de 128$ IVF = 103 x 1,18 $ = 121,54 $ IFG = 103 + (15 x 6,25) x 0,58 $ = 114,12 $ vaches en fin de lactation et proscrire ces mêmes fourrages de la ration des vaches taries.• Surtout lorsque les fourrages sont composés majoritairement de légumineuses, il est souhaitable d'inclure dans la ration totale une base de graminées (source de fibre digestible et efficace).Profiter de cet effet de complémentarité des graminées et des légumineuses est fortement recommandé.Des quantités élevées d'ensilage finement haché, des quantités importantes d'hydrates de carbone rapidement fermentescibles (45 % dans la matière sèche de la ration totale) exigent un apport de foin long de graminées ou toute autre source de fibre longue et efficace (sous-produit).Lorsque la vitesse de passage des aliments est exagérée, la digestibilité des aliments est fortement abaissée.• S'assurer d'une fréquence et d'une séquence de repas qui favorisent une synchronisation des apports en énergie et en protéines au niveau ruminai.Par exemple, une base de fibre digestible ( 1 kg de foin), suivie (au moins 30 minutes) d'un repas d'excellent fourrage (protéines hautement digestibles) accompagné d'un repas d'hydrates de carbone rapidement fermentescibles.En d'autres mots, un foin de graminées à 35 % de fibre ADF, suivi d'un ensilage ou d'un foin de légumineuses d'excellente qualité (indice de valeur fourragère I VF - 140) accompagné de maïs-grain humide, d'orge ou d'un repas d'ensilage de maïs.Tous les aliments ont leurs avantages et désavantages; il s'agit de les mélanger dans les proportions appropriées.• Lorsque des fourrages de moindre qualité (IVF < 100) sont servis en majorité aux vaches en milieu ou fin de lactation ou aux taures saillies, il est essentiel que 1 ' apport en protéines dans la ration totale soit adéquat et qu'elles soient assez dégradables pour maxi- miser la production de protéines microbiennes.• Même si la majorité des stratégies citées ci-dessus se rattachent à l'équilibre de la fibre, de la protéine et de l'énergie, l'équilibre des éléments minéraux et vitamines est tout aussi essentiel.Valeur fourragère L'impact économique de la qualité des fourrages a été maintes fois démontré.En outre, l'impact economi- STALLES ET ENCLOS À VACHE HOULE vous offre une variété de 15 modèles de stalles et enclos à vache.ABREUVOIRS EN FONTE MONOBLOC Modèle avec poussoir facilitant le nettoyage de l'abreuvoir.Modèle avec palette permettant l'ajustement du débit d'eau.MANUFACTURIER D'ÉQUIPEMENT DE FERME C.P.370, Drummondville, Qc, J2B 6W3 Tél.: (819) 477-7444 - Fax: (819) 477-0486 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 que négatif d'un faible lait fourrager ou d'une substitution de concentrés aux fourrages de qualité est aussi fortement documenté.Cependant, l'économie attribuée aux fourrages de qualité est toujours associée à une économie de concentrés.On sait pourtant que la matière sèche, caractéristique des fourrages de qualité, a bien quelques vertus.De fait, l'économie associée à une plus haute consommation totale de matière sèche et, conséquemment, à une perte moins grande de poids en début de lactation est difficile à isoler et quantifier, mais elle est bien réelle.Une meilleure santé, parexemple, une longévité accrue, une diminution de l'incidence de désordres métaboliques ou une meilleure performance reproductive ont aussi un impact économique.Des stratégies alimentaires C'est d'ailleurs cette avenue qu'a empruntée, lors d'un symposium présenté en Ohio cet été, une conférence portant sur les stratégies alimentaires des troupeaux de «30 000 livres» de moyenne.Cette conférence mettait alors une emphase toute particulière sur la maximalisation de la consommation totale de matière sèche et sur l'optimisation des conditions de fermentation dans le rumen.Deux objectifs qui, on le sait, impliquent l'utilisation de fourrages de qualité.Evidemment, la qualité des fourrages, case mesure.Le tableau I propose des indices de la valeur fourragère (IVF) associés au potentiel de production de lait des fourrages.Ces indices mettent en relation la valeur nutritive (digestibilité) et la consommation volontaire du fourrage.Aussi représentent-ils un très bon outil lors de l'achat de fourrages.Soit dit en passant, au cours de la dernière année, chaque unité d'IVF représentait plus d'un dollar.Par ailleurs, un article de la revue Hoard's Dairyman d'avril 1992 propose un nouvel indice tenant compte également de la protéine; pour le besoin de la cause, appelons-le l'indice fourrager global (IFG).Les facteurs utilisés dans ce calcul sont en relation avec le prix de la protéine ou du tourteau de soya.En fait, ce nouvel indice se veut une réponse aux producteurs qui observent que le système IVF sous-évalue les fourrages à haute teneur protéique (voir le tableau II).Et la réponse n' est pas nécessairement celle qu'ils voudraient entendre.Selon l'indice de valeur fourragère, le prix du foin de légumineuses à 15 % de PB et à 38 % d'ADF est trop élevé d'environ 10 $.Selon l'indice fourrager global, il y aurait environ 15 $ en trop.Il est important de se rappeler, cependant, que le facteur utilisé dans le calcul de l'indice fourrager global est en relation avec le prix du tourteau de soya.Il vous est possible de le modifier selon vos besoins et objectifs.¦ Vêlages difficiles Les vaches traites trois fois par jour ont un pis en meilleure santé, mais ont plus de difficultés au vêlage que les autres.Elles sont aussi plus longtemps improductives: 130 jours contre 119.Ce sont les conclusions d'une recherche faite sur 600 vaches en Californie.Elles produisaient toutefois plus de lait: 9979 kilos contre 8618.¦ ELAIMCO [MLIJl^lEl^D POUR LES VEAUX LAITIERS ET LES TAURES R umensin est approuvé pour aider à prévenir la coccidiose chez les .veaux laitiers et les taures.La coccidiose est une maladie parasitaire répandue qui peut causer de la diarrhée, de la déshydratation et une perte de poids chez les jeunes bovins et qui peut même leur être fatale.Le micro-organisme responsable de cette maladie peut aussi causer des dommages invisibles: réduction de la capacité d'absorption de l'intestin et ralentissement de la croissance des animaux de remplacement.Rumensin maîtrise efficacement la coccidiose en empêchant ces dommages invisibles et permet la pleine croissance de vos animaux de remplacement.EIANCO Pour plus d'informations sur *• l'ajout de Rumensin dans les ration des veaux et des taures consulter votre vétérinaire.Rumensin CCPP LA SANTÉ ANIMALE Elanco Division Eli Lilly Canada Inc.Calgary, London, Brossard.©Rumensin est une marque déposée de Eli Lilly and Company.Elanco® Division Eli Lilly Canada Inc.est un usager inscrit.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Que peut dire une courbe de lactation?Courbe de production laitière Courbe normale forte productrice 50 .Taure - faible niveau de production - Vache adulte - chute de lait faible 1 40 jour, Kgi co )n par 1 20 CL - '»»^ 10 500 kg 10 1 1 Temps idea pour la saillie 1 1 1 1 1 1 1 1 0 30 60 90 120 150 180 210 240 270 300 Jours de lactation Plus de 70 % des chutes de production sont dues à des causes alimentaires.Elle peut, entre autres, vous renseigner sur les causes d'une chute de production et les moyens d'y remédier.par André Bourdages Les courbes de lactation sont des outils simples d'utilisation qui permettent de visualiser la production laitière des vaches.L'étude de ces courbes permet d'apprécier le rendement laitier et de repérer rapidement les chutes de production pour y remédier le plus tôt possible.Ainsi, on pourra exploiter le potentiel génétique laitier d'une vache, tout en maintenant une bonne efficacité de reproduction.Par surcroît, on améliorera l'efficacité et la rentabilité de l'entreprise.Les producteurs laitiers inscrits au PATLQ trouveront les données nécessaires à la fabrication des courbes (quantité de lait, nombre de jours en lactation, % de gras et de protéines) dans le rapport mensuel des performances (formule 2).On dessinera une courbe pour chaque vache.Le pic de production et la persistance après le pic comparés à ceux d'une courbe standard (voir le graphique) sont les deux éléments sur lesquels on se base pour étudier une courbe.Les chercheurs sont unanimes pour dire que, peu importe le niveau de production, la forme d'une courbe de lactation demeure la même.À partir du vêlage, la production journalière croît pour atteindre un pic de production vers le 45e à 60e jour de lactation (40e jour pour une taure à sa première lactation).Après le pic de lait, il y a une diminution mensuelle de la production de l'ordre de 9 % (91 % de persistance) pour la vache de deuxième lactation et plus, et de 6 % (94 % de persistance) pour les taures à leur première lactation.La production au cinquième jour est très significative du potentiel de la vache, car elle est peu influencée par le André Bourdages, agronome, est nutritionniste chez Nutribec.milieu.On a observé une corrélation de plus de 90 % entre la production au cinquième jour (P5J) et le pic de lactation (PIC).Ainsi, des chercheurs ont établi des formules permettant d'estimer le pic de lactation et le niveau de production annuelle qu' une vache peut génétiquement produire (voir le tableau I).La différence entre la production annuelle réelle et celle estimée nous renseigne sur l'atteinte du potentiel de production.Si ce potentiel n'a pas été atteint, il y a eu chute de production.Une chute de production est une diminution anormale du niveau de production journalière.Si elle n'est pas repérée rapidement, elle aura une répercussion sur toute la lactation.Par exemple, une perte de 1 kilo de lait au pic de production entraînera une perte d'au moins 220 kilos sur une lactation complète.Une chute de production peut être rattrapée si elle est repérée à l'intérieur de cinq jours.Il suffit de réajuster l'alimentation pour que la vache rattrape son potentiel de production.Si une chute n'est repérée qu'une vingtaine de jours plus tard, il sera impossible de rattraper cette chute même en pratiquant une suralimentation.Notons que plus de 70 % des chutes sont dues à des causes alimentaires (sous-alimentation, mauvaise évaluation de la qualité des fourrages, changement d'alimentation, etc.).Ainsi, dès qu'une chute est repérée, il faut vérifier l'alimentation.TAURE-r LACTATION Il arrive, dans certains troupeaux, que la moyenne de production demeure stable ou qu'elle fléchisse, même lorsque les vaches de deuxième lactation et plus produisent au-dessus de la moyenne du troupeau.Le problème est que les taures ne produisent pas comme elles le devraient.Leur courbe de lactation apparaît comme une courbe normale mais à un niveau inférieur à leur potentiel de production (c'est souvent le cas des taures qui ne sont pas suffisamment développées au vêlage).Ou bien elle présente un pic de lait faible comme celui des taures qui ont une mauvaise condition de chair au vêlage et/ou sont sous-ali-mentées principalement en début LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 1.Estimation du pic de lactation et de la production annuelle Numéro de lactation Pic de lactation Production annuelle 1ère 1,35 X P5J 250 x PIC 2ème & + 1,25 X P5J 230 x PIC II.Comparaison entre les races pour le gras et la protéine Race % de gras % de protéine Ratio protéine/gras Ayrshire 3,97 3,35 0,84 Holstein 3,62 3,19 0,88 lactation.Les taures qui ne sont pas suffisamment développées au vêlage ont une capacité d'ingestion limitée.Il est alors difficile pour elles de consommer suffisamment d'aliments pour utiliser tout leur potentiel de production.Il s'en suit une détérioration de la condition de chair et une baisse de production au-dessous du potentiel génétique.Pour y remédier, on devra réévaluer le programme d'élevage des génisses (350 kilos à 15 mois pour les saillies, 580 kilos à 24 mois pour les vêlages, en ce qui a trait à la race Holstein) et avoir une condition de chair au vêlage de 3,75.Les taures sont souvent sous-ali-mentées parce qu'on oublie que, en plus de produire du lait, elles doivent continuer à se développer.Ainsi, leurs besoins d'entretien devront être augmentés de 20 % par rapport à une vache adulte de même niveau de production, pour luipermettre de se développer.En pratique, ceci correspond à un kilo de moulée ou de grains pour la croissance.VACHE-2e LACTATION Dans d'autres troupeaux, ce sont seulement les vaches de deuxième lactation dont le niveau de production fait défaut.Leur courbe de lactation démontre un pic faible ou normal avec une persistance faible.La cause principale est une mauvaise condition de chair au vêlage.Ceci vient du fait que les taures, à leur première lactation, n'ont pas reçu suffisamment d'aliments en milieu et fin lactation pour refaire leurs réserves corporelles.Pourtant, il est important que la taure puisse re- faire sa condition de chair dans le dernier tiers de la lactation.C'est ainsi qu'elle pourra obtenir, au jour du tarissement, une cote de 3,25.Ceci nécessitera l'addition de 1 à 3 kilos de grains ou de moulée en surplus de leur ration quotidienne.Pour ce qui est de la période de tarissement, elle doit être suffisamment longue (50 à 60 jours).Et la qualité de la ration d'une vache tarie doit lui permettre d'améliorer sa condition de chair au vêlage jusqu'à 3,75, tout en lui permettant de continuer à se développer.Il ne faut pas oublier que la vache de deuxième lactation n'a pas, elle non plus, fini son développement.Elle devra recevoir, au cours de la lactation, un surplus d'éléments nutritifs de l'ordre de 10 % (0,5 kilo de moulée ou de grains) au-dessus des besoins d'entretien pour sa croissance.VACHE ADULTE- 3" LACTATION ET PLUS Chute rapide après le pic: Une baisse de production marquée après le Chute de production: causes et solutions TAURE Causes Solutions Faible niveau de production Taure pas suffisamment développée au vêlage Réévaluer le programme d'élevage des génisses (ont-elles le poids et la hauteur recommandés à la saillie et au vêlage?).Mauvaise condition de chair au vêlage Équilibrer le programme d'alimentation des génisses pour obtenir une condition de chair au vêlage de 3,75.Sous-alimentation Équilibrer la ration laitière de façon à maximiser croissance et production.c fZ-TANCO EL^I ' AGRI SYSTEMS INC.7\ TANCO "AUTO-WRAP" - TRAINE OU PORTE L'ENROBEUSE des années "2000"! 1.Courroie extra-large assurant l'enrubannage solide des balles irrégulières.2.Les rouleaux horizontaux et verticaux assurent le maintien stable des balles irrégulières sur la plaque tournante à la vitesse maximum conseillée de R.P.M.3.Soutien de la plaque tournante des balles au moyen de 4 roues à bandage de polyuréthane, support de charge, assurant une distribution égale du poids des balles.C Pre-Ver inc.CP.277, 869, boul.Harwood Dorion (Québec) J7V 7J6 Tél.: (514) 455-7946 Fax: (514) 455-3503 J LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Chute de production: causes et solutions (suite) VACHE ADULTE Causes Solutions Chute rapide après le pic et/ou .persistance faible Manque d'énergie • Sous-alimentaion Maximiser la consommation et la digesti-bilité en utilisant les fourrages de la meilleure qualité possible.La consommation totale de matière sèche est critique.Surveiller ces éléments: • fréquence des repas; •séquence d'alimentation; • fibre efficace; • humidité de la ration.• Énergie Optimiser la densité énergétique de la ration totale (EN 1.1,67 MCal/kg de M.S., 19-21 % d'ADF, 28-30 % de NDF-total et 21 % de NDF fourrage de la matière sèche de la ration).Addition de gras à la ration (augmenter le niveau de protéines non dégradables, Ca à 1 %, Mg à 0,3 % de la matière sèche de la ration).Excès de protéine dans la ration Limiter la concentration de la protéine à 18-19 % de la matière sèche de la ration.• Excès de la protéine dégradable De 60 à 65 % de la protéine de la ration doit être dégradable (50% de la protéine doit être soluble avec un niveau d'hydrates de carbone non structuraux de 35 à 40 %).De 35 à 40 % de la protéine de la ration doit être non dégradable (le taux le plus élevé est pour des rations additionnées de gras).Mauvaise condition de chair au vêlage Augmenter l'énergie dans le dernier tiers de lactation pour obtenir une cote de 3,25 au tarissement.La ration d'une vache tarie doit être adéquate pour obtenir une condition de chair de 3,75 au vêlage.Mauvais équilibre des minéraux Le rapport Ca/P idéal est de 1,6 à 2,2/1 pic indique souvent que, même si le potentiel est atteint au pic, les réserves corporelles sont épuisées avant que la consommation soit suffisante pour combler les besoins de production.Malheureusement, c'est souvent le cas chez les hautes productrices.Par après, la production se stabilise à un niveau inférieur correspondant aux valeurs nutritives consommées réellement.Ce type de chute est un cas classique d'un manque d'énergie.Cette déficience en énergie résulte souvent d'une surestimation de la consommation de matière sèche totale et de matière sèche de fourrage (mauvaise évaluation de la qualité des fourrages).Évidemment, on minimise ce problème en stimulant 1 ' animal à consommer le plus possible quotidiennement.Pour ce faire, on n'offre que des fourrages de qualité (fibres efficaces) et on applique une bonne régie alimentaire (fréquence des repas, séquence d'alimentation, etc.).Par ailleurs, la densité énergétique de la ration peut être améliorée, mais cela ne doit pas nuire à l'équilibre ruminai de la vache.Pour réaliser ceci, les fortes productrices doivent recevoir, en début lactation, une ration contenant 19 à 21 % de fibres ADF, 28 à 30 % de fibres NDF-totales et 21 à 22 % de fibres NDF-fourrages sur base matière sèche.Pour celles qui produisent plus de 35 kilos de lait par jour, l'addition de gras à la ration est à envisager fortement.Du reste, ce type de chute peut aussi être le cas d'une mauvaise condition de chair au vêlage; en fait, il faut viser une condition de 3,75.En outre, une Consultez votre vétérinaire PROTEI Micotil® est une marque déposée de Eli Lilly and Company.ProvelMD Division Eli Lilly Canada Inc.est un utilisateur autorisé.CCPP LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Chute de production: causes et solutions (suite) VACHE ADULTE Causes Solutions Pic de lait faible et bonne persistance Déficience en protéines Équilibrer la protéine de la matière sèche de la ration à 18-19%.Mauvais équilibre de la protéine Fournir de 60 à 65 % de la protéine de la ration en protéines dégradables (50 % de la protéine dégradable doit être soluble avec un niveau d'hydrates de carbone non structuraux de 30-40 %) et de 35 à 40 % en protéines non dégradable.Forte balance énergétique négative • Sous-alimentation en énergie et/ou Maximiser l'énergie consommée tout en maintenant un niveau adéquat de fibres efficaces (voir manque d'énergie au tableau précédent).• Mauvaise condition de chair au vêlage Augmenter l'énergie dans le dernier tiers de lactation pour obtenir une cote de 3,25 au tarissement.La ration d'une vache tarie doit être adéquate pour obtenir une condition de chair de 3,75 au vêlage.Mauvais équilibre des minéraux Le rapport Ca/P idéal est de 1,6 à 2,2/1 quantité de protéines trop élevée jumelée à un manque d'énergie de la ration entraînera un abaissement rapide des réserves corporelles.Il peut en résulter des problèmes métaboliques (acétonémie) et de reproduction (ovaires inactifs, retour des chaleurs).D'autre part, si cette protéine est trop dégradable, il y aura une augmentation du taux d'urée dans le sang.Ceci augmentera le nombre de saillies par conception et le nombre de jours ouverts.Pic de lait faible: Les vaches qui reçoivent des protéines en quantité et en qualité insuffisantes en début lactation ont une courbe de lactation avec un pic de lait faible.Lorsque c'est le cas, les vaches apparaissent en bonne condition, parce que le manque de protéines de la ration ne permet pas d'utiliser les réserves d'énergie pour produire du lait.La quantité de lait qui peut être obtenue des réserves de protéines représente environ le quart de celle obtenue des réserves d'énergie.Ainsi, la vache est très rapidement touchée par un manque de protéines dans la ration.Par ailleurs, un mauvais équilibre des protéines dégradables et non dégradables de la ration entraînera une production insuffisante de protéines microbiennes au niveau du rumen et d'acides aminés essentiels à l'intestin pour répondre aux diffé- rents besoins protéiques de la vache.Les vaches devront recevoir une ration de 18 à 19 % de protéines et un rapport protéines non dégradables et dégradables de 35/65 pour maximiser leur pic de lactation.Mentionnons, du reste, qu'un pic de lait faible peut aussi être le cas d'une balance énergétique négative excessive.Cela provient généralement d'une sous-alimentation en énergie de la ration et/ou d'une condition de chair très pauvre au vêlage.Ratio protéines/gras Un troupeau bien alimenté en temps normal a un pourcentage de gras toujours plus élevé que le pourcentage de protéines.En fait, le ratio protéines/ gras devrait être de 0,88 pour la race Holstein (voir le tableau II).Une variation de ce ratio en plus ou en moins signifie qu'il y a un problème chez la vache.D'autre part, une ration adéquate en fibres efficaces aide à maintenir une courbe de gras normale.Cependant, comme la fibre et l'énergie sont liées inversement, il est difficile de formuler une ration avec suffisamment de fibres et d'énergie pour les vaches en début lactation.Aussi convient-il d'utiliser le ratio protéines/ gras pour vous assurer de l'efficacité de l'équilibre des besoins en fibres et en énergie des vaches.Finalement, il faut absolument rappeler qu'une ration riche en grains diminue souvent le pourcentage de gras, mais augmente celui des protéines du lait.Tandis qu'une ration riche en fibres NDF-totales augmente ou plutôt surestime le pourcentage de gras, parce que le niveau de lait est inférieur au potentiel de production de la vache.¦ AqmqARD SERVIETTES À PIS NOS FORÊTS VOUS TIENNENT ELLES À COEUR?LE RECYCLAGE CONSTITUE UN FREIN A LA DEFORESTATION TOUT EN OFFRANT UNE MEILLEURE GESTION DE NOS DECHETS.AqitiqARD DISPONIBLE CHEZ LES CONCESSIONNAIRES ALFA-LAVAL AGRI.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Informez-vous auprès de votre vétérinaire au sujet de CEFA-LAK,x CEFA-DRI ET DRY-CLOX; DISPONIBLES EXCLUSIVEMENT MUNIS DE OPTI-SERT Ayersf LABORATOIRES AYERSTt Division de Ayerst, McKenna & Harrison, Inc.Montréal, Canada LA SANTÉ ANIMALE C'ist ta Mspsteab&tn (k ims Marque déposée D Marque de commerce fUsager inscrit BOVIN ——— Coccidiose: le voleur invisible Les infections subcliniques sont les pires: elles passent inaperçues, mais nuisent fortement à la rentabilité.par Thierry Kiener De plus en plus, la coccidiose est reconnue comme une maladie importante dans l'élevage des bovins au Québec.Des épisodes de coccidiose aiguë sont fréquemment observés chez les veaux non traités avec des coccidiostatiques aussi bien dans les parcs d'engraissement que dans les élevages de veaux laitiers.Il est aussi clair que de faibles niveaux d'infestation par les coccidies, sans signes évidents de maladie, entraînent de sérieuses pertes économiques dans les élevages.Ces pertes résultent d'une consommation réduite de la moulée, Thierry Kiener est directeur des Services techniques en nutrition animale chez Rhône-Poulenc.La Canadienne eal la première race bovine laitière é avoir été développée en Amérique du Nord.Elle tire aee origines dea vieilles races françaises, la Bretonne et la Normande.Actuellement, elle eat surtout présente au Québec.Sa production laitière moyenne (données du PATLQ officiel) totallae 4569 kg de lait (2 traitée x 305 joura), a 4,21% de matières grasses et i 3,60% de protéine.Monbrianl Rocky Palice La Canadienne est un animal de petit format reconnue pour: • sa rusticité • le haut taux de variant B de la kappa-Caséine, ainsi que celui du contenu en protéine / en gras de son lait.• sa facilité à vêler.• son adaptabllité aux différents sols et climats.Nous avons à vendre des femelles, des embryons (sur commande) et de la semence.Pour plus d'information: SOCIÉTÉ DES ÉLEVEURS DE BOVINS CANADIENS 211, 12e Avenue Sud, No 2 Sherbrooke (Québec) Canada J1G 2V5 Tel/Fax: (819) 346-1258 d'une faible conversion alimentaire et d'une vulnérabilité accrue à l'égard d'autres maladies.Au fait, les éleveurs doivent prendre conscience du coût de la coccidiose.Et ils ont intérêt à reconnaître la valeur des programmes de prévention de cette maladie qu'elle soit déclarée (coccidiose clinique) ou non (coccidiose subclinique).En effet, l'adoption d'un programme préventif de la coccidiose dans les parcs d'engraissement comme dans les élevages de veaux laitiers semble être la solution la plus économique.Traiter individuellement les animaux malades demeure une solution très coûteuse et demande un travail intensif.De plus, ces animaux deviennent une source d'ookystes (parasites à 1 ' origine de la coccidiose) innombrables entraînant la contamination de la totalité du troupeau.En adoptant un programme de prévention, l'éleveur élimine les pertes associées aux infections subcliniques, améliore la performance des animaux (meilleure croissance, meilleure conversion de l'aliment) en même temps qu'il réduit la morbidité et la mortalité.Divers médicaments peuvent être utilisés pour la prévention et la lutte contre la coccidiose.Ils doivent être administrés régulièrement dans la moulée ou dans l'eau de boisson.En fait, l'éleveur en collaboration avec son vétérinaire traitant devront veiller à la mise en place d'un programme efficace de prévention.Pour ce faire, ils devront porter une attention particulière aux animaux qui entrent dans les parcs d'engraissement et qui sont plus vulnérables à l'égard des maladies.La coccidiose: le parasite La coccidiose est une maladie causée par un parasite unicellulaire.Le parasite se développe dans l'intestin grêle et le gros intestin du veau et y demeure tout au long de son cycle vital qui dure 28 jours.Le cycle débute lorsqu'un animal ingère un ookyste de coccidie sporulé.Une fois rendue dans l'intestin de l'animal, la coccidie se divise et se reproduit rapidement pendant une période de 16 jours.Aucun signe de maladie n'est présent à ce moment, mais la conversion alimentaire comme la prise alimentaire peuvent être déjà altérées.Les coccidies poursuivent leur cycle en entrant dans le gros intestin.Elles vont se loger alors dans les cellules épithéliales qui tapissent les parois de l'intestin.Ce stade du développement des coccidies explique la présence de sang dans les fèces des animaux malades.La fin du cycle, quant à elle, correspond à la reproduction en masse des coccidies entraînant l'excrétion d'ookystes en quantités très importantes.Ceux-ci iront en retour infester d'autres animaux, et c'est ainsi que commence un nouveau cycle.A noter que Eimeria bovis et Eimeria zurni sont généralement reconnus comme étant les deux espèces à l'origine des coccidioses en Amérique du Nord.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Un programme de prévention est beaucoup plus économique que le traitement individuel des animaux malades.Elles passent inaperçues L'apparition soudaine de diarrhée, avec une odeur acre, contenant du mucus et du sang sont les signes cliniques d'une coccidiose sévère.Déshydratation et perte d'appétit sont aussi souvent observées.Typiquement, ces symptômes peuvent durer environ cinq ou six jours.Mais il n'en va pas toujours ainsi.Loin de là! On reconnaît généralement que seulement 5 % des animaux infectés présentent des signes de coccidiose.Les infections subcliniques sont probablement le pire problème auquel le producteur et le vétérinaire ont à faire face: elles passent inaperçues, mais nuisent fortement à la rentabilité des élevages.On l'appelle d'ailleurs «le voleur invisible».Il est important de noter que les veaux de moins d'un an sont les plus vulnérables.Cependant, cette maladie peut être présente aussi chez les animaux adultes.Les troubles peuvent être observés à n'importe quelle époque de l'année, mais les infections les plus sévères apparaissent lors des périodes de stress, principalement lors de l'entrée dans les parcs d'engraissement, ou lors des changements climatiques.Le transport des animaux, les procédés de castration, d'écornage et de vaccination sont aussi considérés comme des facteurs qui augmentent l'incidence de la maladie.La présence d"autres agents pathogènes peut également contribuer à augmenter les risques d'épidémie.Au reste, précisons que, chez les veaux laitiers, les six premiers mois sont la période critique pour la coccidiose.Au-delà, les animaux acquièrent une immunité qui leur permet, dans des conditions normales, de lutter contre la maladie.¦ Harmony Unité de traite ¦z v-otre conce^sion/tcur-e, A^a-íav-di aujourd'ku.ii / Un tout nouveau concept dans la traite! • Légère, unité à grande capacité avec vide positif pour une meilleure adhérence.• Griffe à écoulement libre pour une traite sans effort et rapide.• Dessin de sottie du lait par dessus gardant le niveau du lait au minimum dans la griffe; volume du vide au maximum.• Doublures en caoutchouc dynasoft à longue durée de vie et grande capacité, donnant une performance supérieure pour votre dollar.Avec Poh Dome, des veaux en meilleure sanlé FINI L'EFFET DE SERRE! 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MON dieu! 1 tu vas trop vite! 'ohésime!veuxtu cesser 1 ME TASSER COMME CA) (PLU$ DE RAGOÛT V DE BOULETTES J.CA TE FAIT LE SOIR.! FAIRE DES CAUCHEMARS!} t0r8rule! LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 67 ENTREVUE Maurice Hardy au Temple de la renommée L'ancien chroniqueur du Bulletin a bien mérité cette récompense: il a été un des moteurs de la révolution verte.par Aubert Tremblay Dans sa coquette maison de Saint-Vincent-de-Paul, à Laval, Maurice Hardy coule une retraite paisible avec son épouse Armandine Martel.Les jours passent doucement, comme l'eau de la rivière des Prairies juste à côté.Qui soupçonnerait que ce retraité urbain a été un des artisans majeurs de la révolution verte qui a projeté nos campagnes dans l'ère moderne?Quand, dans le tournant des années 60, tout s'est mis à bouillonner dans le monde agricole québécois, Maurice Hardy était à la barre du navire avec les autres agronomes de sa génération.Le maïs-grain, la luzerne, le drainage, l'ensilage, la «fertilisation rendue facile» (vous vous souvenez du dépliant?), même le CPVQ, c'est un peu lui.Pendant dix ans, avec la collaboration des agronomes du gouvernement provincial, Maurice Hardy a sillonné les régions rurales, prêchant la bonne parole: «Faites du maïs et de la luzerne comme aux États-Unis, mais d'abord drainez et fertilisez adéquatement vos sols!» C'était parmi les premières démonstrations à la ferme.Les agronomes du ministère de l'Agriculture faisaient les plans de culture, Maurice Hardy ceux de fertilisation.«C'était tout nouveau, on avait une douzaine de formules.Dans ce temps-là, presque personne ne croyait aux analyses de sol!» C'était l'époque où, en matière d'initiatives originales, tout était permis.D'un côté, les besoins étaient criants.De l'autre, les moyens étaient vastes, car c'était un temps de croissance.Témoin les fameuses tournées de conférences qui se sont faites à bord Aubert Tremblay est journaliste pigiste.m Maurice Hardy et Armandine Martel viennent tous deux de Neuville, dans le comté de Portneuf.d'un wagon spécial du Canadien national.Une drôle d'aventure, qui a duré quelques années, et qui a amené un groupe d'agronomes jusqu'aux coins les plus reculés de la province.«On avait du fun», se souvient Maurice Hardy, un sourire dans la voix.Le wagon, dûment chauffé pour le confort de tout le monde, abritait une salle de conférences et de quoi loger décemment les conférenciers pendant les voyages.Un voyage au Wisconsin Un des événements marquants de ces temps épiques a été le voyage au Wisconsin que Maurice Hardy et Moïse Cossette ont fait pour le Bulletin des agriculteurs, en 1969.«On s'est dit que si on avait quelque chose à apprendre, c'était là qu'on le trouverait.» Les deux compères ont fait le tour de l'État, visitant les plus belles fermes et discutant avec les agronomes locaux.Les articles publiés au retour ont fait des petits.«Allez demander au marchand de silos Beaudry : son carnet de commandes s'est rempli après ce voyage-là!» Un autre des faits d'armes de Maurice Hardy a été la création du Conseil des productions végétales.ou presque.C'est, en effet, pendant le symposium qu'il a organisé avec son confrère Gaétan Lussier en 1966 que se sont jetées les bases de cet organisme.Pourtant, c'était une des premières fois où les scientifiques de toutes les disciplines reliées au sol se réunissaient ainsi, mettant de côté leurs rivalités et ouvrant leurs chasses gardées.La réponse a dépassé les espérances.«On a rempli l'amphithéâtre de Saint-Hyacinthe, se souvient Maurice Hardy.C'est ça qui a été surprenant, on a eu une collaboration totale.» Le CPVQ allait remplir une des missions les plus chères à Maurice Hardy: divulguer l'information scientifique, mais dans un langage accessible aux producteurs.Il est resté 12 ans dans le conseil d'administration, dont quatre à titre de vice-président.Maurice Hardy affirme ne jamais s'être senti en conflit d'intérêts.Il était pourtant, pendant toutes ses croisades de vulgarisation, l'employé d'une association de vendeurs d'engrais.Mais il était sincèrement convaincu que l'avenir de l'agriculture québécoise passait par l'utilisation rationnelle des 68 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 fertilisants.Il n'était d'ailleurs pas le seul à avoir cette conviction puisque, à ses conférences, il y avait toujours des représentants d'autres organismes, dont le ministère de l'Agriculture, venus parler de sol, de drainage.«Je n'ai jamais vendu une poche d'engrais, fait-il remarquer.Je ne voulais pas voir les agronomes des compagnies aux démonstrations.» En fait, c'est grâce à l'ouverture de son employeur que Maurice Hardy a pu creuser son sillon dans le champ agricole québécois.On lui avait, en effet, donné carte blanche.Maurice Hardy en a profité pour faire bien plus que de la promotion des engrais.Il faut dire que, avant d'obtenir ce poste, il avait accumulé plusieurs années de tension à la Coopérative fédérée de Québec, où la centralisation commençait à faire des ravages.L'arrivée à l'Association des fabricants d'engrais du Québec a été pour lui une libération.«Là, le stress était fini!», lance-t-il.Son imagination fut débridée.D'autant plus qu'il était aussi habitué à se frayer un chemin dans des domaines inexplorés.Dans le monde coopératif, il avait déjà participé à la naissance d'un grand réseau de commercialisation du bleuet (il s'en vendait jusqu ' au Wisconsin ! ), à la création de la Chaîne coopérative du Saguenay, à l'organisation du premier département de machineries de la Fédérée, à la fondation du magazine Le Coopérateur agricole.La fertilisation, pour lui, ce n'était qu'un nouveau domaine à explorer.Il n'avait jamais même travaillé en grandes cultures.Ce sont les agronomes des compagnies qui lui ont enseigné l'abc de la fertilisation.Et le travail pour les compagnies d'engrais lui permettait de se remettre à son ancien dada: l'écriture.Il envoyait des textes un peu partout.Jusqu'au jour où le Bulletin lui a demandé d'écrire une chronique régulière.Ce qu'il a fait durant plus de vingt ans.Ce que pense ce vétéran de l'agriculture d'aujourd'hui?Il n'a pas beaucoup de nostalgie.L'ouverture sur les marchés extérieurs, «c'est, en principe, formidable».Mais le Québec devra mettre l'accent sur la qualité de ses produits, pas sur la quantité.«Ça va être dur, avertit-il.Il faudra se discipliner, jeter les carottes pas belles au lieu de les cacher au milieu du panier.L'avenir est là, pas dans la technologie.Demain, on n'aura plus de plans LES NOUVELLES CHARRUES KONGSKILDE CONÇUES ICI POUR LES FERMES D'ICI NOUVEAU 92 - charrue variable - conduite hydraulique - versoirs XL - grand dégagement PERFORMANCE Les charrues Kongskilde fonctionnent dans toutes sortes de conditions.La largeur de la raie s'ajuste facilement entre 1 2 et 18 pouces; les coutres et le dégagement en font de même pour accommoder les résidus.FACILE À TIRER Le dessein des versoirs facilite le travail et permet à la charrue Kongskilde de tirer un versoir de plus avec un même tracteur.PÉNÈTRE DANS LES SOLS DURS La conception avancée de la pointe et du couteau procure une pénétration facile dans les conditions de sol difficiles.QQ KONGSKILDE (ag-pro) 354, Raygo, La Présentation (Québec) JOH 1BO Tél.: (514) 796-2633 • Fax: (514) 796-2635 Agent KONGSKILDE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 69 conjoints, la discipline va redevenir personnelle, ce sera difficile.» La concentration des fermes?C'est le prix de l'évolution.Maurice Hardy regrette seulement que la culture «PME» soit en train de défaire le lien entre la famille et la terre.«Demain, déplore-t-il, une ferme va valoir ce que vaut un garage à la sortie du village.» La mode de la conservation des sols?C'est très bien, mais il y a un peu d'exagération.Sceptique, il se méfie des solutions miracles et parle d'expérience d'autrefois où, déjà, on avait essayé la culture sur billons et le semis direct.Enfin, il reste un défenseur du maïs, «la culture idéale pour apprendre son métier d'agriculteur».«Dans ma carrière, conclut-il, ce que j'ai trouvé de plus intéressant, c'est ramasser l'information pour la redonner.» Bref, Maurice Hardy est avant tout un communicateur.¦ Un itinéraire chargé La carrière de Maurice Hardy a été une suite de décisions hardies et d'heureux hasards.par Aubert Tremblay Si Maurice Hardy est devenu l'agronome que l'on connaît, c'est pour des raisons d'économie! Enfant, il rêvait plutôt de devenir architecte.Mais, heureusement pour nous, parmi tous les programmes universitaires alors offerts en français au Québec, le moins cher était celui de l'Institut agricole d'Oka.Les Hardy n'étaient pas riches.A la ferme paternelle de Neuville (Port-neuf), il y avait huit vaches, quelques cochons, des poules, des fruits et des légumes.Et puis, le jeune Maurice avait connu debons agronomes déjà, comme Stanislas Chagnon de la station de Deschambault.Pourquoi pas?Le reste a été une suite de décisions hardies (y était-il prédestiné?) et d'heureux hasards.En 1943, quand le jeune diplômé Maurice Hardy a voulu se tailler une place au soleil de l'emploi, toutes les portes de la fonction publique étaient déjà fermées.«Nous ferons appel à vous dès qu'un poste sera libre», lui répondaient les chefs de service.Maurice Hardy attend toujours.Il n'a jamais été fonctionnaire.Car le secteur privé, de son côté, commençait à zieuter les jeunes agronomes.Quand la coopérative agricole du nord du Lac-Saint-Jean l'a abordé, Maurice Hardy n'a pas hésité: destination Saint-Félicien, en passant par Neuville pour s'y marier avec Ar-mandine Martel et ainsi «éviter la tentation des belles filles du Lac».Suivent quatre années de journées longues et de longues semaines, au bout du monde.Quatre ans riches en enseignements: l'épopée de la commercialisation des bleuets, celle de la création de la Chaîne coopérative du Saguenay, la chasse, la truite, la ouananiche.Puis Montréal est venu le chercher.Maurice Hardy a fait ses premières armes de communicateur à la Coopérative fédérée de Québec, comme préposé aux relations publiques.Premiers articles pour la Terre de chez nous, premières conférences, première version du Coopérateur agricole, créé par lui en 1947.«J'aimais bien ça, avoue-t-il, mais je détestais les dates de tombée!» Trois ans plus tard, autre changement de cap.Voilà Maurice Hardy parti pour Québec s'occuper de mise en marché de fruits et de légumes.Il s'occupait de pommes de terre, de fraises.«Tous des produits périssables, fait-il remarquer.C'était le département le plus exigeant.» Après deux ans de ce régime, on le nomme responsable de la machinerie pour presque toute la province.«Là ça a été dur!» La cerise a été mise sur le sundae en 1960, quand la Fédérée l'a chargé des coopératives en difficulté.«Une grosse crise de croissance se préparait, se souvient-il, il fallait centraliser les opérations.Je devais voir ce qui n'allait pas dans les succursales».Deux ans de stress plus tard, Maurice Hardy a tout lâché pour aller poser des bouées sur des rivières.C'est en retournant, tout bronzé, régler ses affaires à la Fédérée qu'on lui a proposé le premier poste à temps plein de l'Association des fabricants d'engrais du Québec.Une nouvelle aventure commençait.Celle de la révolution verte.¦ Les concessionaires -DU Ql BEAUPORT Automobiles Lebel Beauport 2981 Boul.Ste-Anne CHARLESBOURG Automobiles Michel Paquet 196 Rue de l'Eglise CHICOUTIMI Harold et Real 890 Bout du Royaume COWANSVILLE Automobiles G.Bilodeau 2427 Chemin Dunham HULL LadaOutaouais 1241 St-Joseph JOUETTE Lada de Joliette 572 Route131 Notre Dame des Prairies LACETCHEMIN Clinique de l'Auto Enr.247 3ieme Avenue LA MALBAIE AutomobilesT.A.170 Boul.Mailloux MATANE Garage Rosaire Lavoie 2661 Route 132 NEWRICHMOND Centre de la Petite Voiture 142 Boul.Peron Est PRINCEVILLE Automobiles Forgues et Hamel 383 Route 116 ST-ANTOINE Les Automobiles G.St-Pierre 380 Boul.La-chapelle ST-DAVID J.Y.Sirois 126 Route des Isles ST-GILLES Mécanique D'Auto St-Gilles 1070 Route 269 QUEBEC ST-JEANSUR RICHELIEU Garage Salvatore 196 Jacques Cartier Sud SHERBROOKE Les Autos #1 1350 Rue King Est ST-AGATHEDES MONTS Garage Marcel Cloutier 135 Boul.Mohn ST-HYACINTHE Marc Auto 5645 Boul.Laurier RÉGION DE MONTREAL CHOMEDEY LAVAL Lada de Laval 1740 Boul.Cure Labelle LES CEDRES Lada Vaudreuil 1512 Chemin St-Fereol LONGUEUIL Auto Allard Lada Rive Sud 2039 Chemin Chambly MONTREAL Cardinal Automobiles 9510 Boul.St-Michel Lada Centreville 4484 de la Roche REPENTIGNY Garage Mario Brodeur 621 Rue Notre-Dame ROXBORO R.P.Automobiles 10365 Boul.Gouin Ouest VILLE LASALLE Village des Rapides Automobiles 7685 Boul.Lasalle 70 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 FORT COMME UN BOEUF, AU PRIX DU GRAIN.Sur une ferme, il y a des travaux qui demandent un bourreau de travail et le pick-up Niva est à la hauteur de la situation.Il est dote de véritables capacités hors-route, d'une garde au sol peu commune, d'une pelle chasse-neige disponible en option et d'une garantie qui promet une durabilité exceptionnelle! 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Ils parlent d'autorité partagée, de complémentarité, de caractères féminins qui savent s'affirmer.Mais ils demandent beaucoup de qualités à leur femme préférée! Ils exigent vingt vertus, alors que les agricultrices que nous avons interrogées n'en demandaient qu'une dizaine à leur homme Claude Montpetit est journaliste pigiste.L'énergie, la santé et la vivacité doivent se dégager de l'être convoité.autonome.Elle doit aussi être entre- préféré.D'abord, les agriculteurs interrogés sont tous d'accord pour affirmer que la femme idéale doit être prenante, intelligente, rationnelle, motivée, travailleuse et ouverte, c'est-à- LA SOLUTION ECONOMIQUE nCWmAC DE CHAUFFAGE À AIR CHAUD AU BOIS AUTOMATIQUE Certifiées par l'ACNOR ECONOMIE du coût de chauffage CHOIX DE MODÈLES • au bois uniquement ou • combiné bois-huile ou bois-électricité (80,000 BTU à 170,000 BTU) ÉCONOMIE d'espace: 2 fournaises dans une Section — électrique facultative au-dessus Fournaise — au bois uniquement fournaise bois-électricité Pour obtenir de plus amples renseignements adressez-vous à: |n£uimnc| Brûleur à l'huile à l'arrière Porte de chargement de bois à l'avant Agence Paul Seiler Inc.t-„ 5711, avenue Whitehorne, Montréal, Québec H4W 2A1 (514) 489-6660 72 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 dire «capable de dire ses sentiments ou encore de discuter de n'importe quel sujet».On préfère une femme tolérante et compréhensive, mais attention, «à l'égard du couple et non seulement à son propre égard».La femme idéale doit, par ailleurs, s'adapter à toutes Les situations.«Je travaille 12 heures par jour, sept jours par semaine.Elle doit comprendre et s'adapter.» Elle doit avoir une colonne vertébrale solide: «J'oublie parfois mes valeurs, ma femme me ramène à l'ordre.» Enfin, cette perle rare doit être propre, ordonnée, aimable, humaine, maternelle, optimiste, disponible, franche et communicative.«Il faut qu'elle soit capable de discuter, sans avalanches et sans bouderies.» On dirait qu'on espère encore une Sainte Vierge! La tradition est forte chez les agriculteurs, surtout les plus âgés.Les plus jeunes parlent surtout d'intelligence, d'autonomie et d'ouverture.«La beauté, c'est relatif» La beauté est-elle importante?Suprême attribut de la femme, il y a lieu de penser qu'elle doit compter entre tout.Nos agriculteurs sont cependant réalistes en avouant qu'aux yeux de certains une femme n'est pas belle, alors qu'aux yeux d'autres hommes elle l'est.«C'est un atout que d'être belle, avance François.Mais pour moi la beauté, c'est relatif.L'énergie, la santé, la vivacité doivent se dégager de l'être aimé.» Mais, belle ou pas, doit-elle être coquette?Jean-Pierre affirme que ce n'est pas nécessaire.De son côté, François ajoute: «L'emballage est trompeur.Un jour ou l'autre, on démystifie.Je regarde les femmes d'agriculteurs, elles ne mettent pas de rouge à lèvres pour aller aux vaches.Ma femme, elle, en met.D'après moi, c'est trop.» Mais, pour la majorité des agriculteurs, la coquetterie est de mise.«Une femme doit être bien soignée, bien habillée, c'est indispensable», clament-ils.Par ailleurs, 12 défauts sont accablants et mettent la femme au rang des proscrites.Si vous êtes une femme irascible, haïssable, menteuse, paresseuse, ivrogne, malpropre, commère, fumeuse, mauvais juge, irresponsable, hypocrite ou fermée, vous faites mieux d'aller chercher ailleurs que dans le monde agricole un mari potentiel.Voilà l'envers des qualités et l'ajout de vices qui sont dignes de «La mégère apprivoisée».«Avoir trop de «fun» et ne pas être à son affaire»: cette irresponsabilité met hors de lui Marcel.Fernand, lui, n'accepterait jamais une femme assez frivole pour «mettre en risque par ses dépenses la sécurité financière et familiale».Un terrain d'entente?C'est quand on parle des valeurs qu'agriculteurs et agricultrices se rejoignent.Famille et production d'abord.«Une femme doit avoir toutes les qualités morales comme mère de famille, dit Germain.C'est un job qui nécessite un bon «coach».» Il faut que les enfants assument des responsabilités selon leur âge.Et c'est à la femme que la tâche d'éducation revient.De plus, la femme idéale s'occupe de la gestion de l'entreprise.Elle prend part au travail de son agriculteur pour en faire une juste évaluation.L'instruction de la femme est prônée.Son sens de l'épargne est r Kverneland Pour l'agriculteur créatif et visionnaire 2 modèles disponibles pour balles jusqu'à 55" et 70" de diamètre maximum.Foin sec.paille ou.ensilage humide ou gelé?Le Silachop hachera le tout en longueur de 2" à 6", en 5 minutes ou moins! Kverneland accordera directement un montant de 1000$, ou de 500$ (selon le modèle choisi) à l'acquéreur au détail, d'un SILACHOP, entre le 10 septembre et le 1er décembre 1992.Cette offre est limitée à l'inventaire actuel seulement.Jffi Kverneland l 200 Rocheleau, Drummondville (Qc) |2C 5Y3 Pour informations supplémentaires, SVP contacter votre concessionnaire Kverneland / Silawrap, ou téléphonez-nous au (819) 477-2055, à Drummondville.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 73 LIVRES loué.«Qu'elle aime la nature, les belles choses et apprête de la bonne bouffe!» En outre, la vie à deux est une valeur importante.C'est le partage des moments plus ou moins heureux.Le respect aussi est une valeur essentielle.D'ailleurs, Marcel y tient plus que tout: «Il faut le respect pour tenir les liens entre les parents, les enfants et les autres.Il le faut encore dans les rapports individus et société.» Les psychologues disent que c'est la femme qui tient le mariage.L'agriculteur plus âgé en fait la gardienne du foyer.Mais la plupart des femmes n'ont-elles pas encore ce rôle traditionnellement assigné?Du reste, le jeune agriculteur semble conscient des nombreux devoirs auxquels s'astreint sa compagne: le travail à l'extérieur, la tenue de la maison, l'éducation des enfants et l'harmonie du couple.Aussi insiste-til sur son sens du partage: «J'essaie de prendre une bonne part des responsabilités.» Les jeunes semblent bien comprendre, en fait, qu'on ne peut demander autant, tout en négligeant sa propre contribution.¦ A la découverte des plus beaux jardins du Québec Chaque région recèle d'admirables jardins où foisonnent une foule d'espèces végétales, parfois uniques.Benoit Prieur, chroniqueur horticole collaborant au Bulletin des agriculteurs, vous invite à les découvrir.Le Guide des beaux jardins du Québec est destiné à tous ceux et celles qui désirent admirer les plus beaux jardins publics et privés (ouverts au public) qui embellissent notre province.Ce guide pratique se veut un compagnon de voyage privilégié pour tous les amateurs de nature.Chaque site est abondamment décrit, en faisant bien sûr mention des espèces végétales qui s'y trouvent et des attraits particuliers qui attireront l'attention.Ainsi, de la Gaspésie à l'Outaouais, en passant par Charlevoix, Québec, les Appalaches, Montréal et plusieurs autres régions, le Québec offre une nature libre, généreuse et colorée qu'il faut découvrir.Chaque jardin est classé par région qui, elle, figure sur une carte générale du Québec.La description de chaque site est suivie d'un plan de route pour en faciliter l'accès.De superbes photographies accompagnent chaque description.Abondamment illustré en couleurs, le Guide des beaux jardins du Québec est un véritable guide touristique, unique en son genre.Le Guide des beaux jardins du Québec, publié aux Éditions Broquet, est offert dans les librairies, les centres-jardins et les boutiques spécialisées au prix de 19,95 $.¦ ACHETEZ shindarwà EX O 15 I I GRATUITEMENT M E Z UN COFFRE Adapté pour tous nos modèles UN NECESSAIRE D'AFFÛTAGE (OBEGOW) Promotion du 25 août au 25 novembre 1992.Chez les marchands participants UN PROTECTEUR DE CHAÎNE DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor Traitement spécifique POUR LES TRAYONS ENDOLORIS, MEURTRIS OU À CROÛTES (GALES) Pour le traitement rapide, efficace et sans danger des trayons endoloris, meurtris ou portant des croûtes ou gales, rien ne réussit aussi bien que les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor.le topique du genre qui se vend le plus en industrie laitière.Un atout important en bonne production laitière depuis plus de 50 ans.• Les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor gardent le bout des trayons ouvert et de forme naturelle tout en maintenant l'écoulement du lait qui s'impose et en permettant une guérison rapide et sûre.• Les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor ont été conçus par un vétérinaire praticien pour servir dans son propre exercice professionnel et dans sa propre ferme d'élevage.Comme tous les produits du Dr Naylor, les DILATATEURS DE TRAYONS sont vendus par les magasins de fournitures agricoles, d'aliments et de médicaments de votre région et vous pouvez les commander par la poste port payé: The H.W.Naylor Company, New York 1 U.S.A.74 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Vu ses conceptions de la nouvelle génération et ses méthodes de production de pointe, on a plus de raisons que jamais de s'attendre à voir monter encore la popularité de Zetor.ZETOR Une aubaine.MEILLEURE ENCORE! 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Il aide les éleveurs de bétail et les producteurs laitiers à faire du foin de meilleure qualité et à obtenir de meilleurs pâturages, partout sur le continent.)ES ESSAIS MENÉS FAR DES UNIVERSITES MONTRENT QUE: l'utilisation du Aer-Way est rentable; il augmente le rendement et la qualité; il est une composante importante de la gestion intensive des pâturages et prairies; il aide à la conservation du sol, des fertilisants et de l'eau; il réduit la compaction; il améliore la gestion des fumiers; il réduit l'érosion hydrique; il favorise la durabilité du peuplement végétal.john van dorp, de woodstock (ontario) •La majeure partie de ma ferme est en terrain ondule, fortement exposé à l'érosion.Pour mes superficies en maïs, j'incorpore les tiges avec Act-Way l'automne Cela aide à retenir le sol et l'eau dans les pentes tout en accélérant la décomposition des résidus.Au printemps, je travaille mes champs en un seul passage en rattachant mon semoir directement derrière mon Aer-Way.Dans mes prairies et pâturages, j'emploie le Aer-Way pour diminuer la compaction du sol que causent la fertilisation et le passage de la machinerie Ainsi, les fertilisants et l'eau peuvent s'infiltrer dans le sol et être mieux absorbes par les racines.Cela m'aide à optimiser mon programme de façons culturales et de fertilisation," les et clair plke, ferme laitière keewaydln de stowc (vermont) ¦Pour notre ensilage préfané de luzerne et th' graminées, nous faisons usage du Aer-Way afin de diminuer la compaction du sol que créent l'epandagt du fumier liquide et l'usage d'équipement lourd.Il nous a aidé à enrichir le sol d'eau et de fertilisants, d'où la hausse des rendements Nous recommandons le Aer-Way aux autres producteurs.».pour connaître le nom du plus proche concessionnaire: contactez le représentant des ventes GEORGES KREMMEL ENR.' 3 »h6.avenue connaught montréal (québec) m ili 1X3 Tél.: (514) 486-9170 ou contacte/, le constructeur HOLLAND EQUIPMENT LIMITÉE norwich (ontario) 1 (800) 457-8310 78 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 SILOS DIVERS SILO SUPRÊME INC.(418) 428-9591 Achats et ventes de silos neufs et usagés.Construction, déménagement, réparation de tousgenres.Distributeur produits PATZ Ventes - services et pièces Ventes, réparation et modification de séparateurs d'eau d'érable, de laveuses à pression et treuils à balles rondes.AiRABLÔ Estimation gratuite (819) 828-2828 michel TAh— électrificateur 43, Hôtel de Ville Warwick (Québec) J0A1M0 a Réparation de toutes marques: Parmak, Gallagher, Baker, Hallman et autres a Service ultra rapide a Prix avantageux ?Pour information: Michel (819) 358-2191 Cenbraide EQUIPEMENT CAGES ET COUVEUSES Cages à lapins, cailles couveuses pour amateur etprofessionnel.Pour catalogue écrire à: Ranch Cunicole G.L.R.inc., 215, Rapide Plat Nord.Si-Hyacinthe,, Qc, J2S 8B1.Tel: (514) 799-5170 CHAÎNE D'ÉCUREUR DIRECTEMENT DE L'USINE neuve "testée par des ingénieurs», la meilleure sur le marché.Mêmes spécifications que "IDÉAL», s'adapte facilement à tous les ecureurs existants.| Chaine: 5,95 $ / pi., coin complet, ¡35,00 $, "Sproket»: 75,00 $ paye comptant.PRODUITS RFC (Manulactuner depuis 12 ans) Pour plus d'informations: 600 MOËLLER, GRANBY (parc industriel) Tél.: (514) 372-6459, soir 372-8664 Les Systèmes HARVESTORE de l'Estrie Inc.Le Seul, le Vrai, l'Original LE SYSTÈME HARVESTORE • Structures pour grain humide • Structure pour haylage • Ligne complete d'équipement automatise (Structures neuves et usagées disponibles) LE SYSTEME SLURRYSTORE ¦ Fosse à purin • Préfosse • Système complet de pompes LE SERVICE HARVESTORE • Service de pièces • Service d'entretien • Service de programme alimentaire et financement Tél.: (514) 375-5153 999, rue Marcoux.Granby J2G 8C8 rSILO EN DOUVEN DE BÉTON PRESSÉ PLUS RÉSISTANT A L'ACIDITÉ DES ENSILAGES jj BJ> ¦ VOUS pensez a l ensilage UN OE NOS REPRÉSENTANTS SE FERA UN PtAJSfl DE VOUS RENCONTRER NOUS ACHETONS NOUS VENDONS MOUS RÉPARONS NOUS DÉMÉNAGEONS NOUS FAISONS L'ENTRETIEN OE TOUTES LES MARQUES DE SILOS distributeur SILO J.M.LAMBERT Inc.4520, rue Vachon Drummondville (Québec) J2B 6V4 (819) 474-6989 SILO SUPERIEUR INC.VOUS OFFRE: • Silos en douves de béton préfabriqué pour foin et mais d ensilage, maïs, grain et orge humide.• Videur de silo, système de suspension à 3 points, entraînement indépendant, souffleur 28'.Achat, vente, réparation, déménagement, extension et entretien de silos usagés.• CITERNE À PURIN, en béton armé, coulé sur place en un seul bloc.• PLATE-FORME à fumier, descente adaptée selon vos besoins.SILO SUPÉRIEUR inc.C.P.2199.St-Romuald Çté Lévis (Québec) G6W5M5 ¦ ¦¦Il ii I II (418) 839-8808 DE TOUT AU MEILLEUR PRIX DIRECTEMENT A LA FERME PLUS DE 15 000 ITEMS * Pièces mécaniques • Équipement pour bétail * Pièces d'usure de machinerie aratoire • Huile, graisse et filtreur * Pièces d'utilisabon générale • Outillage et équipement général Equipement de ferme • Pièces usagées, rêusinèes et neuves FRANCHISES DISPONIBLES Informez-vous pour votre carte de membre CLUB AGRI PRIX INC.4250, rue Vachon, Drummondville (Québecl J2B BV4 Tél.: (819) 475-9552 LASANTE ANIMALE Faitladifférehce INSTITUT CANADIEN DE LA SANTE ANIMALE P.O.Box 291, Manotick, Ontario K0A 2N0 Téléphone: (613) 692-2861 BUSH HOG TONDEUSE MODÈLE #36*5 Le système «Flex-Wing» donne une coupe uniforme même en terrains accidentés | Recommandée pour les gros travaux de fermes et les remblais d'autoroutes.LARGEUR DE COUPE DE 15 pi HAUTEUR DE 1,5 po À 14 po COUPE JUSQU'À 3 po DE DIAMÈTRE Distribué par Morneau&Thibodeau 1720.boul.de la Rive-Sud.C.P.2100, St-Romuald (Québec) Canada G6W 5M3 Tél.: (418) 839-4127 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 79 NORTHRUPKING • MAIS • SOJA • FOURRAGERE! Météo - Octobre 1992 Abitibi-Témiscamingue » Ville-Marie Saguenay-Lac-Saint-Jean LaTuque • Gaspésie Rimouski Nouveau et Brunswick North Bay Pembroke Québec Trois-Rivières Ottawa Montréal et Cantons de l'est 1 1 1 1 5 1 Précipitations 1 I Températures 2 Précipitations Températures Pluie y.Averses Abitibi—Témiscamingue Beau et frais le 1".Averses du 2 au 6.Frais avec un peu de précipitations du 7 au 9.Précipitations généreuses dans l'ensemble du 10 au 12.Temps partiellement nuageux et frais du 13 au 16.Précipitations appréciables les 17 et 18, puis dégagement le 19 et rafraîchissement le 20.Pluie et température froide le 21.Plus doux et pluvieux les 22 et 23.Doux avec un peu de précipitations du 24 au 27.Frais avec averses de neige la plupart des jours du 28 octobre au 5 novembre.Vallée de l'Outaouais Beau temps frais le 1 er.Plus doux du 2 au 5 avec averses les 2 et 3.Temps doux et averses le 6, puis rafraîchissement le 7 et dégagement le 8.Temps doux et pluvieux les 9 et 10.Beau temps le 11.Précipitations appréciables les 12 et 13.Beau et doux du 14 au 16.Pluies appréciables les 17 et 18, puis dégagement le 19 et rafraîchissement le 20.Temps froid et pluvieux le 21.Plus doux mais toujours pluvieux le 22.Beau temps les 23 et 24, puis pluies généreuses dans l'ensemble du 25 au 29.Doux du 25 au 27, puis rafraîchissement le 29 et dégagement le 31.Saguenay-Lac-Saint-Jean Beau et doux le 1cr.Pluvieux le 2, puis beau et frais du 4 au 7.Pluvieux du 8 au 12.Averses les 13 et 14.Temps agréable du 15 au 17.Pluies appréciables les 18 et 19, puis temps froid les 20 et 21.Temps partiellement pluvieux du 22 au 29 avec averses les 23 et 24.Chaud du 25 au 27.Froid du 28 au 31 avec averses occasionnelles de neige ou de pluie.Montréal et Cantons-de-l'Est Beau et doux le 1er.Précipitations appréciables dans l'ensemble du 2 au 6.Beau temps frais les 7 et 8, réchauffement avec pluie les 9 et 10.Temps agréable le 11.Précipitations appréciables les 12 et 13, beau temps le 14.Beau temps doux les 15 et 16.Pluies généreuses les 17 et 18, puis dégagement le 19 et rafraîchissement le 20.Pluie et température fraîche le 21, pluie et doux le 22.Beau temps les 23 et 24, puis pluies généreuses dans l'ensemble du 25 au 29.Doux du 25 au 28, puis rafraîchissement le 30 et dégagement le 31.Gaspésie et Nouveau-Brunswick Beau temps le 1 Averses les 2 et 3, puis beau temps doux les 4 et 5.Averses et température plus fraîche le 6, beau et froid les 7 et 8.Averses occasionnelles du 9 au 11.Beau temps le 12, pluies généreuses le 13.Beau temps doux du 14 au 16.Temps chaud avec averses le 17, puis temps doux avec averses les 18 et 19.Ciel clair, mais temps froid le 20.Froid les 21 et 22, doux les 23 et 24 avec précipitations appréciables du 21 au 24.Beau temps chaud du 25 au 29.Temps froid avec averses de neige les 30 et 31. NOUVEAUX PRODUITS Transmission Dynashift Après quatre années de recherche et de développement, Mas-sey-Ferguson lance sa boîte «dynashift» sur les tracteurs de la série 3600.Cette transmission consiste en 8 rapports mécaniques combinés à 4 rapports «powershift» qui totalisent 32 vitesses dont 15 sont comprises entre 4 et 12 km/h.Par ailleurs, Massey-Ferguson ajoute le modèle 3670, équipé d'un moteur Valmet de 154 chevaux à la prise de force.Chisel plus robuste Fiatagri vous offre maintenant le «cutter chisel» 4411 de Wil-Rich avec 7, 9, 11 ou 13 pattes espacées de 15 pouces.L'ensemble est précédé de disques pour trancher les résidus.La plaque de fixation a été redessinée et renforcée pour améliorer la prise sur le châssis, et les dents sont plus robustes.Prix réduits Ciba-Geigy annonce qu'elle diminue le prix du Ridomil 240 EC (métalaxyl) de 17 %.Cette réduction considérable vise à promouvoir une saine régie des maladies en encourageant un plus grand nombre de producteurs de fraises, de framboises et de pommes à utiliser le Ridomil 240 EC dans le cadre d'un programme de prévention des maladies.Cultivateurs faciles à tirer Les cultivateurs de la série 2500, 2800 et 3400 de Wil-Rich, distribués par Fiatagri, sont maintenant équipés des nouvelles dents «Drop forged foot».Ces dents de 9/16" d'épaisseur et de 1 3/4" de largeur peuvent supporter des pointes de 2", 4", 7" et 9".La force du ressort donne 120 lb de résistance à la pointe.Le nouveau dessin facilite la circulation des résidus entre les dents et diminue la puissance requise de 20 %.Phytocide pour l'entretien des clôtures DowElanco Canada inc.a récemment obtenu une homologation du gouvernement fédéral pour le phytocide Fencerow, un produit qui débarrasse les clôtures et les abords de ferme des arbustes et des mauvaises herbes.Il contrôle de nombreuses plantes indésirables tout en permettant à la végétation désirable, notamment les graminées, de se développer.Gestion des résidus Le Guide de gestion des résidus pour les outils de travail du sol John Deere donne les pourcentages de résidus restant dans les champs.Une liste d'instruments apparaît sur un côté ou l'autre du guide.Il est offert chez les concessionnaires agricoles John Deere.Soya résistant Du Pont vient de découvrir un gène qui accroît la tolérance naturelle du soya aux herbicides urésulfoniles dont Pinnacle.Cette caractéristique permet au soya d'atteindre son plein potentiel de rendement en éliminant le stress causé par l'herbicide.Identification des truies MTC Pharmaceuticals présente ses nouvelles étiquettes d'oreille Bacon B utton de Vet-Tag pour les truies et les cochettes.Elles sont faites de plastique épais et solide, presque inusable et incassable, qui résiste au pH de l'urine et du fumier.Elles sont offertes dans plusieurs couleurs très voyantes.Elles se posent facilement au moyen de l'applicateur habituel ou de la nouvelle pince Vet-Tag.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 81 Bulletin nos prochains dossiers Octobre: MISE EN MARCHÉ Novembre: GUIDE D'ACHAT DES SEMENCES Décembre: ÉLEVAGE - GESTION L'INDUSTRIE VOUS OFFRE Vidéo, catalogue, guide.Ceux qui sont intéressés aux vidéos, catalogues, guides, etc., mis à la disposition des agriculteurs par nos annonceurs, n'ont qu'à signaler notre numéro sans frais en mentionnant le numéro de l'article désiré.Téléphonez sans tarder au: 1-800-361-3877.1.Ford New Holland: catalogue de 28 pages sur la série de tracteurs 8030, faisant état des caractéristiques de chaque modèle.2.Ford New Holland: catalogue de 16 pages sur les faucheuses-conditionneuses, modèles 411 et 408.3.Ford New Holland: catalogue de 20 pages sur le tracteur Powerstar, décrivant les équipements et les caractéristiques.4.Ciba-Geigy: vidéo et brochure expliquant les pratiques de régie optimale, avec des recommandations'sur l'utilisation de l'atrazine et autres produits en conformité avec la conservation et la protection du sol et de l'eau.5.Massey-Ferguson: brochure de 16 pages sur la gamme complète d'équipements pour pelouses et jardins.6 Massey-Ferguson: formule de spécifications sur chacun des 5 nouveaux tracteurs compacts de la série MF 1100, de 22,5 CV à 53 CV à la prise de force.7, Pioneer: guide de 56 pages rempli de renseignements sur la production, la nutrition et la mise en marché des fourrages.Offert seulement en anglais.8 Sandoz Agro Canada: manuel Marksman sur la lutte aux mauvaises herbes à feuilles larges coriaces, temps d'application, etc.9 Sandoz Agro Canada: manuel Banvel sur la lutte aux mauvaises herbes à feuilles larges dans le maïs (résistance aux triazines.contrôle résiduel, flexibilité des rotations, taux d'application, mélanges en réservoir et temps d'application).10 Yamaha Motor Canada: brochure en couleur décrivant toute la ligne des génératrices et comparant les spécifications des modèles Yamaha.Véhicules utilitaires John Deere lance deux nouveaux véhicules utilitaires dont le GATOR 4X2 de 10 HP, équipé d'un moteur monocylindrique refroidi par air et d'une caisse de 10 pieds cubes.Le modèle GATOR 6X4 de 18 HP est équipé d'un moteur 2 cylindres refroidi par liquide.La caisse de 11 pieds cubes peut transporter une charge de 800 lb.Du Roundup avant la récolte Agriculture Canada a annoncé l'homologation du Roundup (gly-phosate) pour être épandu avant la récolte sur le blé, l'orge, le soya, les pois, les lentilles, le canola et le lin.Il est efficace pour combattre les mauvaises herbes et facilite la récolte en asséchant les mauvaises herbes et les cultures.Inoculant pour maïs humide Agriculture Canada a accordé l'homologation permanente à l'inoculant soluble pour maïs humide 1189 de marque Sila-bac(R) de Pioneer.On a par ailleurs approuvé les déclarations d'efficacité suivantes: il améliore la récupération de matière sèche durant la fermentation, la consommation de matière sèche, le gain de poids journalier et la conversion alimentaire.NOUVELLES DE L'INDUSTRIE Traitement des grains Semico et Pédigrain ont reçu le prix Grain d'or qui vise à reconnaître l'excellence dans le conditionnement des grains de semence.Ce concours est sous la responsabilité de Gustafson qui distribue les produits de conditionnements.Sur la photo, on reconnaît André Lemonde (Semico), Mmc et M.Smith (Gustafson), René Cloutier (Semico), Robert Barrette (Pédigrain) et Cécile Tétreault (Semico).Représentante des ventes Du Pont annonce la nomination de Kim Stephenson au poste de ventes des produits agricoles, industriels et forestiers dans l'est du Québec et au Nouveau-Brunswick.Par ailleurs, Lynn Turenne sera responsable des ventes du Québec pour les produits agricoles.Nomination Yves Martin, directeur de la Division canadienne de MSD AG VET, annonce la nomination du docteur Stewart Bauck au poste nouvellement créé de directeur du Service des ventes et du marketing, et ce, depuis le 1er mai 1992.Le docteur Bauck est chargé de la planification, du développement et de la mise en oeuvre de toutes les activités des équipes du Service des ventes et du marketing.82 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / SEPTEMBRE 1992 Stephane Rivard Albert Chagnon Raymond Durivage Gilles Gingras Gilles Phaneuf Jean Proulx St.Simon.Que.' Iberville.Que.' St.Edouard.Que.' St.Césaire.Que.' Upton.Que.' St.Zephirin.Que.Nous sommes a votre écoute.Ceci est la force de DeKalb.Nos hybrides haute performance vous donnent des rendements supérieurs et nos agents sont toujours prêts à écouter.Prenez le temps aujourd'hui d'aller voir un champ de maïs DeKalb ou une parcelle F.A.C.T.près de chez vous, et faites nous savoir ce que vous recherchez de votre hybride de maïs.Nous vous dirons comment les hybrides DeKalb haute performance peuvent vous combler et vous en donner encore plus.Ou laissez nous le soin de vous diriger.Votre agent DeKalb répondra à votre appel en vous apportant les faits sur les hybrides DeKalb directement chez-vous.D'une façon ou d'une autre, faites-le aujourd'hui, nous sommes prêts à vous écouter.Pour plus d'informations sur les hybrides DeKalb haute performance, faites le (514) 799-5228. LA TRANSMISSION DYNASHIFT Une powershift révolutionnaire - 32 vitesses avant, 32 vitesses arrière - un choix de vitesses tous les 0,5 km/h - les vitesses par simple impulsion du bout des doigts - inverseur synchronisé indépendant Si on passe du premier rapport au dernier rapport ou inversement, Dynashift passe automatiquement les positions intermédiaires selon la charge et le régime du moteur.MASSEYFERGUSON En basculant tout simplement un levier, vous choisissez n'importe laquelle des quatre vitesses Dynashift Demandez une demonstration.£quipements Prairie Inc.433, route 219 Napierville (Quebec) Tel.: (514) 245-7990 Les iZquipements Colpron Inc.5, De La Beauce Ste-Martine (Quebec) Tel.: (514) 427-2339 70, rue Lake Huntingdon (Quebec) Tel.: (514) 264-6871 Machineries C & H Inc.12, route 122 St-Guillaume (Quebec) Tel.: (819) 396-2185 535, rang St-Patrice Ste-Brigitte (Quebec) Tel.: (819) 336-4922 Garage Bonin 576, chemin des Patriotes St-Denis-sur-Richelieu (Quebec) Tel.: (514) 787-2812
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