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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1992-05, Collections de BAnQ.

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* .vous avez besoin d'un insecticide efficace qui a fait ses preuves.Sevin XLR Plus est enregistré pour contrôler 100 insectes dans 60 cultures différentes.Sevin XLR Plus est la composante idéale d'un programme de lutte où l'on utilise différents insecticides.La formulation spéciale de Sevin XLR Plus sous forme de pâte fluide facilite la préparation et la bouillie est résistante au délavage par la pluie, donnant ainsi une protection prolongée.Sevin XLR Plus POUR PRESQUE TOUTES LES CULTURES! POUR PRESQUE TOUS LES INSECTES! RHÔNE-POULENC CANADA INC.2000 Argentia Road, Plaza 3, Suite 400, Mississauga, ON L5N 1V9 (416)821-4450 8 SEVIN est une marque déposée de Rhône-Poulenc Nederland B.V.-usager autorisé Rhône-Poulenc Canada Inc.RHÔNE-POULENC Le PHOTO: QUATRE PAR CINQ INC.Le petit jardin produisait presque assez de légumes pour les besoins de la maison Marmontel Conseil consultatif auprès de la rédaction Pierre Courteau Conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture Vice-doyen, Campus Macdonald Pierre Doyon Consultant en publicité agricole Michel Forest Association des marchands de machines aratoires du Québec Nathalie Gauvin Conseillère en gestion, Joliette Victor Girouard Producteur de porcs, St-Valérien Denise H.Paré Responsable de secteur, abonnement Louis-R.Joyal Producteur de céréales, Yamaska Serge Lebeau Directeur-adjoint du GRÉPA, Université Laval Stéphane Mailloux Association de la jeunesse rurale du Québec Jocelyne Martel-Parisé Répondante à la condition féminine, MAPAQ Gilbert Mathieu Producteur de lait, La Plaine Louise Tellier Productrice de poulets de gril, Saint-Félix Bulletin SPECIAL HORTICULTURE De bons rendements, 27 ça se prépare dès la plantation La baisse de rendement de pommes de terre peut atteindre 14 % si un plant sur dix ne lève pas.La fertilisation s'allie à l'irrigation 30 La fertigation consiste à appliquer des engrais solubles à même le système d'irrigation.Légumes et santé: 32 un outil de marketing La promotion devrait faire croître la demande américaine et augmenter nos possibilités d'exportation.Les fruits de l'innovation 35 La bonne santé du secteur horticole en France stimule les constructeurs de machines.Technique Semence pedigree: il faut rationaliser 11 Jérôme Letellier estime qu'il faut rendre les variétés privées plus accessibles.Bovin: une production 15 pour gestionnaire La rentabilité de l'engraissement du boeuf est une question de techniques mais surtout de gestion.La luzerne «Nitro» laisse plus 18 d'azote dans le sol Et elle s'installe plus rapidement qu'un cultivar dormant.Les pâturages c'est payant 20 Le pâturage en régie intensive représente 50 % du coût de l'ensilage ou du foin.Les billons améliorent le sol 22 et les profits Les Américains estiment qu'ils permettent d'économiser de 75 à 125 $ l'hectare.Des trucs pour mieux 25 rentabiliser le maïs Les rotations limitent la propagation des maladies et des insectes.des agriculteurs De plus en plus de rotopresses 38 On retrouve sur le marché québécois 34 modèles différents.Le SIMA de Paris fait fi du GATT 39 Trente-quatre machines se distinguent; c'est un nouveau record.Économie Ou placer votre argent?44 Êtes-vous de type fonceur ou craintif face au risque?Le choix de vos placements en dépend.Pas besoin d'être «gros» 46 pour être efficace Des petites entreprises obtiennent un revenu par unité de travail deux fois plus élevé que des grandes.Colombie-Britannique: 48 une agriculture menacée Le magasinage outre-frontière a ravivé les craintes causées par le GATT.Vie rurale La recherche d'une compagne 54 à la campagne Il semble de plus en plus difficile d'attirer les filles sur une ferme.Un potager ornemental 58 Aux Jardins du Grand Portage, on cultive des légumes pour le plaisir des yeux et du palais.Chroniques Actualité 7 Agenda 6 Calendrier des expositions 9 Cuisine 57 Éditorial 5 Forêt 37 Lettres de lecteurs 7 Météo 42 Nouveaux produits 65 Nouvelles de l'industrie 66 Onésime 56 Petites annonces 60 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 3 En tenant le levier de vitesse Ultra-Command, vous avez en main la boîte automatique la plus douce et la plus facile à utiliser jamais construite.Elle vous assure une telle maîtrise de la puissance des tracteurs Ford de la série 8030 que vous serez plus productif que jamais.Engagement en ligne droite Un seul levier fait tout.Poussez-le vers l'avant, le tracteur avance.Tirez-le vers vous, vous êtes en marche arrière.C'est aussi simple que ça, et sans jamais débrayer! Aucun autre tracteur de cette catégorie n'arrive à la cheville du dispositif Ultra-Command pour ce qui est du va-et-vient.Boîte de vitesses 8x9 Ultra-Command vous propose un plus grand choix de rapports que tout autre tracteur de cette catégorie, y compris les vitesses de déplacement les plus basses sans vitesses rampantes en option.Que vous soyez en marche avant ou en marche arrière, il suffit de déplacer le levier vers la droite pour passer les vitesses une à une vers le haut, ou de le déplacer vers la gauche pour rétrograder.Marche avant, marche arrière, rapports vers le haut ou vers le bas : des com- mandes simples pour un contrôle optimal.Garantie de trois ans sans franchise Les tracteurs Ford de la série 8030 sont accompagnés d'une garantie de 3000 heures sans franchise.Un programme de garantie prolongée, offert en option, prolonge la garantie de deux ans, ou un total de 5000 heures, avec une franchise de 250 $ seulement.Il n'y a pas une seule autre garantie qui offre une telle couverture moyennant si peu de frais.Tracteurs Ford de la série 8030 Choix de trois modèles de 121 à 170 HP à la PDF.Rien de tel qu'un tracteur Ford de la série 8030 équipé d'une boîte Ultra-CommandMC pour avoir la puissance à portée de la main.Demandez une démonstration à votre concessionnaire Ford New Holland.FORD l\EW HOLLAND Bulletin des agriculteurs MAM992 VOL.75.No 06 Éditeur: Simon-M.Guertin, M.B.A.Secrétaire à la direction: Christiane Martin REDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Murielle Marineau PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514)382-4356 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Directrice de la publicité: Isabelle Poutré Représentant: Claude Larochelle Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontano) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Design Express ABONNEMENTS Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: (TPS non incluse) un an deux ans trois ans Régulier 23,95$ 43,95$ 59,95$ Agricole 19,95$ 35,95$ 49,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 40$ Éditions spéciales: Le Lait (6/an), Le Porc (5/an), Aviculture (4/an) Tous droits réservés 1991 Envoi de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 ^6 Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Magazines Maclean Hunter Québec 1001, bout de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A3E1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'imprimerie: Matthew B.Fyfe Président.Éditions Maclean Hunter Canada: James K.Warrilow EDITORIAL Le grand absent le partenariat L'industrie laitière a besoin d'une bonne dose de souplesse et d'ouverture d'esprit pour se sortir du pétrin.par Marc-Alain Soucy La lecture du Cahier des résolutions présenté à la dernière assemblée générale de la Fédération en dit long sur l'état de l'industrie laitière au Québec.On y retrouve de nombreuses propositions visant à resserrer les contrôles, tant sur les producteurs de lait, les transformateurs que sur les consommateurs.On exige du gouvernement que les consommateurs paient les taxes sur leurs achats outre-frontière, on propose de porter à 25 % la retenue sur les ventes de quota, on enjoint la Régie de resserrer les contrôles chez les producteurs qui demandent un permis de transformateur, etc.Bref, une pléthore de résolutions qui prouvent, hors de tout doute, qu'on est en train d'utiliser à outrance les pouvoirs du plan conjoint pour régler à lui seul tous nos problèmes.Bien peu de place est faite à la recherche de solutions nouvelles ou au développement de la concertation avec les autres intervenants.Au contraire, certaines résolutions transpirent la méfiance qui caractérise la filière laitière.Pour contrer des rumeurs à l'effet que du lait américain serait acheté par des transformateurs, une résolution étonnante s'est rendue sur le plancher de l'assemblée.On y propose: • «d'engager des enquêteurs professionnels pour une période déterminée afin de surveiller les usines de transformation suspectées de recevoir ce lait: • d'établir un programme genre «chasseur de tête» pour découvrir les transporteurs qui se prêtent à cette pratique et d'offrir une prime de 500 $ à quiconque fournira des informations menant à la condamnation des personnes qui pratiquent ce commerce.» Il est impossible, malgré tous leurs valeureux efforts, que les producteurs de lait se sortent seuls de la présente crise.Ils doivent accepter les limites du plan conjoint et des lois et règlements qu'ils se sont donnés.Ce n'est pas en imposant de nouveaux règlements qu'on va s'en sortir.Les seules voies qui s'offrent à nous sont l'innovation et la concertation.Loin de nous l'idée d'accuser encore la Fédération de tous nos maux.Elle a au contraire le bénéfice de la transparence.On a une bonne idée de ce qui s'y passe.Les coopératives ne nous ont pas plus habitués à une grande souplesse et à une capacité de concertation exemplaire.Agropur peut-elle se vanter de toujours jouer franc-jeu avec la Fédération?Par ailleurs, l'incapacité de Lactel et de Natrel de s'entendre après toutes ces années de promesses frise le ridicule.Est-ce que ces étemelles chicanes de clocher servent l'intérêt des producteurs de lait et de toute l'industrie?Non.évidemment! Nous aurons une bonne occasion d'évaluer la souplesse et l'ouverture d'esprit de chacun des intervenants de l'industrie laitière au cours du Sommet de l'agriculture québécoise qui se tiendra les 11, 12 et 13 juin prochain.Ce Sommet sera une entreprise de concertation, nous annonce-t-on.Si on ne profite pas de cette occasion pour s'entendre sur une vision commune de l'industrie, des objectifs et une stratégie, les chances sont grandes que, d'ici quelques années, on ne soit plus assez nombreux dans le lait pour se chicaner ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 5 Une eau-de-vie d'érable Au moment où les boîtes de sirop d'érable s'empilent les unes sur les autres, la Société des alcools du Québec lance sur le marché un nouvel alcool d'érable! Réputé notamment pour ses bouquins sur le vin, Pierre Petel s'est associé avec son fils, Jean-Pierre, il y a quelques années, pour mettre au point une eau-de-vie d'érable.Tout artisanale qu'elle était au départ, la Fine Sève est en voie de devenir un must dans la jeune industrie des boissons alcooliques du Québec.Profitant de 1 ' arrivée du printemps, les dirigeants de la SAQ ont lancé à la mi-mars cette nouvelle eau-de-vie typiquement québécoise.Au goût, les 40 degrés d'alcool de la Fine Sève sont portés par les parfums d'érable, d'amande et de noix de Grenoble.La production, bien qu'encore modeste — 6000 bouteilles de 500 ml à 19,50 dollars chacune se retrouvent dans une quarantaine de succursales de la SAQ et dans les Maisons des vins —, pourrait être un débouché supplémentaire pour les acériculteurs.Jus-qu'à maintenant, 3000 litres de sirop sont entrés dans la fabrication des 500 caisses de la nouvelle eau-de-vie.La SAQ parle de hausser la production.De l'avis des deux concepteurs, la prochaine étape, après la recherche de marchés québécois, voire d'ententes avec des producteurs pour se procurer à meilleur prix le sirop de catégorie D (le plus aromatique pour la Fine Sève), consistera à pénétrer des marchés étrangers.Déjà l'Italie, lors des Sélections mondiales des vins qui se sont tenues début mars à Montréal, s'est montrée vivement intéressée par cette boisson québécoise.André Magny Congrès de la Fédération internationale Cette année, pour la première fois, c'est la Fédération canadienne de l'agriculture (FCA) qui sera l'hôte du congrès de sa grande soeur, la Fédération internationale des producteurs agricoles (FIPA).L'événement, qui aura lieu à Québec du 1er au 5 juin, devrait réunir des représentants des 55 pays membres de la FIPA.Les thèmes seront la situation mondiale de l'agriculture, le développement des régions rurales, le circuit alimentaire et le changement technologique.Trois journées, avant le congrès, seront réservées pour les pays en voie de développement.Pesticides: l'industrie s'impatiente L'industrie canadienne des fabricants et vendeurs de pesticides a accusé le gouvernement fédéral de laisser traîner le dossier de l'homologation.Les recommandations déposées en décembre 1990 par l'Institut pour la protection des cultures seraient restées lettre morte.Il s'agissait pourtant, au dire de l'Institut, de conseils ayant eu l'appui de tous les groupes concernés: consommateurs, environnementalistes et producteurs.Pour l'industrie, il est clair que l'efficacité de l'agriculture canadienne dépend beaucoup de la disponibilité des pesticides.Les agricultrices visent haut Pour sa campagne de recrutement 1992, la Fédération des agricultrices du Québec compte engager 2000 nouvelles membres.Cet objectif peut sembler audacieux si on tient compte qu'au 14 avril, date marquant le début de la campagne, la FAQ comptait 1363 membres.Madame Mia Riddez, auteure du téléroman Terre humaine a accepté d'être la marraine de cette campagne.Fait à noter, c'est la première fois que l'opération recrutement fait l'objet d'un tel «blitz» à la grandeur de la province.Après cinq années d'existence, la FAQ traverse une période financière difficile.«Même si la situation semble assez morose, admet sa présidente, Raymonde Chartrand, les agricultrices n'ont pas décidé de gérer la décroissance.Nos objectifs sont audacieux mais stimulants.Les troupes sont positives.» Madame Mia Riddez, marraine de la campagne de recrutement 1992-1993.ble de l'UPA.discrimination L'UPA aura à Outre la campagne de recrutement, qui devait prendre fin le 30 avril dernier, la FAQ a mis sur pied un ensemble de projets et d'activités pour consolider ses assises syndicales et financières et augmenter son rayonnement dans le monde agricole et la société québécoise en général.Au cours des semaines prochaines, on veut étudier la possibilité d'aménager un parc urbain sous la thématique «Les agricultrices du Québec».On projette aussi une expo-vente de tableaux réalisés par des agricultrices.L'UPA appuie fortement cette campagne.Pour son président, Jacques Proulx, c'est une question de survie, de force et de crédibilité pour les agricultrices et l'ensem-«Je souhaite qu'un jour, il n'y ait plus de entre les agriculteurs et les agricultrices, dit-il.ce moment gagné beaucoup de crédibilité.» 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 Une petite vite, oui ou non?La récente demande de la Fédération pour augmenter le prix du lait de consommation ne fait pas que des heureux.Selon Claire Cloutier, les producteurs de lait de transformation s'en sont fait «passer une petite vite».D'après elle, la Fédération aurait dû attendre après le 1er août pour déposer sa demande.L'augmentation qui sera consentie aurait ainsi contribué à réduire l'écart entre le prix du lait de consom-mation et de transformation.Avant le 1er août, elle ne fera que l'augmenter.«La décision de la Fédération respecte la «lettre» de l'entente entre les deux Claire Cloutier groupes de producteurs, mais pas son «esprit»», opine-t-elle.Pour Alain Bourbeau, économiste à la Fédération, c'est une façon d'analyser, mais «il n'y a pas de sapin là-dedans».Cette question a été largement débattue au moment de l'entente sur le rapprochement des deux pools.Les producteurs de lait de transformation étaient d'accord pour considérer cette augmentation comme une compensation pour les autres avantages cédés par les producteurs de lait de consommation à compter du 1er août 1992.LETTRES DES LECTEURS Le Bulletin fait des heureux C'est Richard Bessette de Richelieu qui a gagné le tracteur à pelouse, CUB CADET, d'une valeur de 9500 $, lors du dernier concours d'abonnement du Bulletin des agriculteurs.Le gagnant (assis) reçoit les clés de son tracteur des mains de Denis Gendron, à gauche, directeur des ventes pour LES DISTRIBUTIONS RVI LTÉE, ainsi que de Monsieur et Madame Tétreault de Saint-Mathias, concessionnaires CUB CADET.Quant au tracteur CUB CADET de 10 CV (2800 $) qui faisait également partie du tirage, il a été remis à Réjean Gauthier de Saint-Théodore par Monsieur Phaneuf, concessionnaire d'Upton.Félicitations aux gagnants! Guide pour les bovins L'Association canadienne des éleveurs de bovins vient de publier un code de bonnes pratiques pour l'élevage.Elaboré avec la collaboration de la Fédération des sociétés canadiennes d'assistances aux animaux et Agriculture Canada, il traite des façons de procurer les meilleurs soins possibles aux bovins.(— AGENDA-s 20 mai 2° Colloque de zootechnie Hôtel des Gouverneurs, Sainte-Foy 21 mal Colloque sur la compétitivité Hôtel des Gouverneurs, Montréal 25 mal au 5 juin Congrès mondial des agriculteurs et des agricultrices Hôtel Loews le Concorde, Québec 1er au 7 juin Semaine canadienne de l'environnement 9 et 10 juin Journées de recherche en zootechnie Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe Précisions sur l'atrazine Je tiens à apporter certaines précisions en regard des changements apportés à l'étiquette de l'atrazine; ces changements ont été mentionnés dans l'article «Pas beaucoup de nouveau dans le maïs» de l'édition de mi-mars du Bulletin.Contrairement à ce qui est énoncé, les changements qui ont été apportés aux recommandations sur l'atrazine ne sont pas dus à des considérations similaires au retrait de l'alachlore (Lasso) et à l'apparition d'espèces de mauvaises herbes résistant au produit.Ciba-Geigy, premier fabricant d'atrazine, a volontairement modifié les recommandations sur l'utilisation du produit pour protéger la qualité de l'eau souterraine.Désormais, les doses d'application pour le mais se limitent à 1,5 kilo d'ingrédients actifs à l'hectare.A cette dose, l'atrazine peut être utilisée pour réprimer les mauvaises herbes à feuilles larges.Il n'est plus possible, par contre, de réprimer les graminées annuelles et le chiendent.Yvon Therrien, agronome Ciba-Geigy Les «Winner»: plus de puissance Dans votre chronique Innovation SIMA (mars 1992), vous indiquez que la puissance à la prise de force des tracteurs Winner de Fiatagri égale 15 % de moins que la puissance DIN (au volant).Nous voulons préciser que la perte n'est pas de 15 %, mais bien de 8 %.Nous savons aussi que les moteurs reprennent 4 à 6 % de puissance après rodage.Ces tracteurs ont donc presque toujours la puissance à la prise de force inscrite sur les côtés, après leur rodage.J.Bourque, Fiatagri Minimum garanti de puissance à la PDF 100= 92 HP 110= 102 HP 120= 112 HP 130= 122 HP LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 7 24 Marksman par tous les temps La température change, mais elle ne change pas l'efficacité de Marksman.Qu'il fasse chaud, froid, humide ou sec.Marksman exerce un contrôle durable sur les mauvaises herbes à feuilles larges, y compris l'abutilon, le chou gras et l'amarante.Quelles que soient les conditions météorologiques, Marksman élimine les mauvaises herbes tôt et les contrôle tout au long de la saison, sans déranger les rotations.Ce printemps, pour un contrôle des mauvaises herbes à feuilles larges sur lequel vous pouvez compter, fiez-vous à Marksman.MP PAR TOUS LES TEMPS g UN CONTRÔLE DES I MAUVAISES HERBES ¦ À FEUILLES LARGES '* DANS LE MAÏS Maintenant disponible en contenants retournables MARKSMAN SANDOZ AGRO CANADA, INC.POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS COMPOSEZ LE NUMÉRO SANS FRAIS 1-800-263-5969 Prenez l'avion du Bulletin Calendrier des expositions agricoles au Québec, 1992 Expositions locales* Endroits Dates Téléphones Abitibi St-Félix-de-Dalquier août 14-16 (819)727-2286 Argenteuil Lachute juillet 8-12 (514) 562-1012 Bécancour St-Pierre-Ies-Becquets mai 27-31 (819) 263-2466 Brome Brome septembre 4-7 (514)242-3976 Chicoutimi Chicoutimi juin 9-14 (418) 545-8597 Compton et Sherbrooke Cookshire août 20-23 (819) 875-3786 Exposition du Bassin de la Chaudière inc.St-lsidore juillet 28-2 août (418) 882-5649 Exposition agricole de Beauce Inc.St-Honoré de Beauce août 12-16 (418) 485-6507 Exposition agricole Bellechasse-Dorchester Inc.St-Anselme juin 29-5 juillet (418) 885-9190 Exposition agricole de St-Sébastien inc.St-Sébastien août 5-9 (819) 652-2737 Huntington Div."A" Huntington juillet 30-2 août (514) 829-2504 Kamouraska St-Pascal août 4-9 (418) 492-9034 Lotbinière St-Agapit août 4-9 (418) 596-2688 Matapédia Amqui juillet 23-26 (418)743-5409 Missisquoi Bedford juillet 8-12 (514) 296-4578 Papineau Papineauville août 5-9 (819)427-5777 Portneuf St-Marc-des-Carrières juillet 24-26 (418) 873-3523 Richelieu Sorel juin 2-7 (514) 743-5851 Richmond Richmond septembre 10-13 (819) 826-2764 Rlvière-du-Loup L'Isle-Verte juillet 29-2 août (418) 862-3972 Rouville Rougemont juin 29-5 juillet (514) 469-3748 Soulanges Coteau-du-Lac septembre 2-7 (514) 456-3248 Stanstead Ayer's Cliff août 27-30 (819) 876-7317 Témiscamingue St-Bruno-de-Guigues août 6-9 (819) 634-3131 Témiscouata Notre-Dame-du-Lac août 13-16 (418) 899-6878 Terrebonne Blainville septembre 1-7 (514) 433-1717 Verchères Calixa-Lavallée juillet 29-2 août (514) 583-5548 Expositions de district* Arthabaska Victoriaville août 3-9 (819) 752-2101 Drummond Drummondville juin 22-28 (819) 478-4133 La Mauricie St-Barnabé Nord mai 20-24 (819) 264-2120 Mégantic Thetford-Mines septembre 3-7 (418) 338-0827 Ormstown Ormstown juin 11-14 (514) 829-3848 Expositions régionales* Exposition agricole et commerciale du Lac St-Jean inc.St-Félicien août 11-16 (418) 679-1878 Juliette Berthierville juillet 13-19 (514) 836-6667 Montmagny Montmagny août 10-16 (418) 248-3418 Pontiac Shawville septembre 3-7 (819) 647-3801 Rimouski Rimouski août 3-9 (418) 723-1666 St-Hyacinthe St-Hyacinthe juillet 13-16 (514) 773-9509 Sherbrooke Sherbrooke juillet 28-2 août (819) 563-5651 Exposition interrégionale* Exposition agricole du centre du Québec Trois-Rivières juillet 24-2 août (819) 374-2714 Exposition provinciale* Commission de l'exposition provinciale Québec août 19-30 (418) 691-7110 Autres Concours provincial de labour La Durantaye septembre 11-13 (418) 856-1110 ""Expositions tenues par les sociétés d'agriculture ou organismes assimilés, reconnus par le Ministère.Voyage de formation: OUEST CANADIEN DEPART: 18 juin 1992 DURÉE: 15 jours RETOUR: 2 juillet 1992 COÛT: 2279$ par personne en occupation double, plus taxes.Consultez votre comptable pour les dépenses de formation déductibles de l'impôt.Voyage de formation générale pour tous les producteurs.Visites agricoles et touristiques.Visite du Western Canada Farm Progress Show.Calgary • Régina Edmonton • Vancouver Victoria Pour plus d'information, appelez, sans frais, au Bulletin des agriculteurs : 1-800-361-3877 Ce voyage est organisé par le Bulletin des agriculteurs, en collaboration avec les Voyages Interconseil, détenteur d'un permis du Québec.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 9 CSftN COMPTE DE STABILISATION DU REVENU NET IMPORTANT! A tous les agriculteurs Ce printemps, n'oubliez pas d'inclure le Compte de stabilisation du revenu net (CSRN) dans vos plans de gestion agricole.?Présentez votre demande dès maintenant pour l'année d'imposition 1991 et prenez les mesures qui s'imposent pour établir votre propre compte de stabilisation.?Cette année, le seuil d'intervention vous permettra de faire un retrait de votre compte CSRN.Ce compte vous permettra de mieux prévoir votre revenu et sera un outil pouvant répondre à vos besoins de gestion agricole à long terme.?Profitez d'une contribution de contrepartie du gouvernement fédéral et du gouvernement provincial lorsque vous déposez jusqu'à 2 p.100 du produit de vos ventes nettes admissibles dans votre compte CSRN.?Obtenez des taux d'intérêt concurrentiels auxquels s'ajoute un boni d'intérêt de 3 p.100 sur vos dépôts.Le boni d'intérêt de 3 p.100 s'applique également à tout dépôt additionnel (jusqu'à 20 p.100 de vos ventes nettes admissibles), non visé par une contribution gouvernementale de contrepartie, que vous faites dans votre compte CSRN.?Les contributions du gouvernement fédéral affectuées dans le cadre des PSAA I s'appliquent à l'année d'imposition 1991.Elles comprennent une contribution de 1 p.100 pour les céréales, les oléagineux et les cultures spéciales ainsi qu'une contribution de 0,5 p.100 versée au nom de la province participante par le gouvernement fédéral.Des formules d'inscription one été envoyées par la poste aux agriculteurs qui ont participé au CSRN en 1990.Les autres producteurs intéressés peuvent en obtenir sur demande.Pour de plus amples renseignements, composez le: 1-800-665-CSRN (en français) 1-800-665-NISA (en anglais) La date limite d'inscription au CSRN est le 30 juin 1992 /dlbcria Saskatchewan £J>- &s Newfoundland Manitoba ?f Prince Edward Island 11*1 ©Ontario * NovaScotia Canada Quebec ss PORTRAIT Semence pedigree: il faut rationaliser Il faut rendre les variétés privées plus accessibles et mieux planifier la distribution des variétés publiques, estime Jérôme Letellier.par Aubert Tremblay Primes trop faibles, écart de prix trop grand entre les variétés privées et publiques, recherche en déclin.la situation n'est pas particulièrement rose dans le marché des semences.Le Québec a beau se féliciter d'avoir le plus haut taux d'utilisation des semences pedigrees au pays, les problèmes sont là quand même.C'est du moins la vision qu'en a le président du Syndicat des producteurs de semences, Jérôme Letellier.Mais, depuis 17 ans qu'il produit des semences certifiées, il ne baissera pas pavillon.Sa ferme de Napierville (310 hectares) continuera à les faire vivre, lui, son épouse Johanne Deslauriers et ses enfants.Prime trop faible Le problème le plus crucial, selon lui, c'est la prime.«Elle est trop faible, opine-t-il; la différence de prix entre le grain certifié et celui destiné à l'alimentation devrait être d'au moins 25 %, alors qu'elle est parfois en bas de 10%.» «Le marché s'est détérioré», continue Johanne Deslauriers.Tellement détérioré qu'aujourd'hui c'est surtout le maïs (semé sur la moitié des terres) qui fait vivre leur ferme.Quand le couple s'y est installé, en 1974, la situation était bien différente: la marge entre le prix de la semence et celui des grains pour l'alimentation était d'environ 20 %.C'est d'ailleurs pour aller chercher cette différence que les deux propriétaires ont décidé de se lancer dans cette production-là, même si elle demandait plus de travail.L'une des causes du problème, pour Jérôme Letellier, c'est le monopole Aubert Tremblay est journaliste pigiste.i m Jérôme Letellier et Johanne Deslauriers.«Le marché s'est détérioré», disent-ils.exercé par les grandes entreprises sur le marché des semences privées.«Un producteur seul comme moi ne peut pas avoir une variété privée», expli-que-t-il.Ajoutez à cela une distribution parfois anarchique de la semence publique («L'an dernier, il y avait 17 parcelles d'orge Chapais au Québec, de quoi fournir tout le Canada!») et vous avez la situation actuelle: d'un côté les semences privées trop chères, qui découragent les acheteurs, de l'autre côté les semences publiques trop bon marché pour que ça vaille la peine d'en produire.«L'an dernier, explique-t-il, sur 370 producteurs il y en a 70 qui ont abandonné.On a un roulement d'au moins 50 producteurs par an.» Sa solution?D'abord négocier des contrats avec les compagnies de semences privées dans lesquels la marge du producteur serait fixée à l'avance.La Fédération serait en train d'exami- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 11 Modèle 132-655F595 12 H.P.i/c 38 po.Pour aussi peu que FINANCEMENT DISPONIBLE À TAUX TRÈS RÉDUIT 1499 $ (YaRD-MaN > BERTHIER Garage A.Garceau & Fils .836-3967 BLACK LAKE Mercier Marine Liée .423-5517 EPIPHANIE Mini Moteurs L'Epiphanie .588-3849 ÉVAIN Moto Sport du Cuivre .768-5611 GRANBY Les Équipements Pontbriand .378-0046 GREN VILLE Martin L.Lowe Enr.242-3306 JULIETTE Aux Petits Moteurs Charette .756-8844 JONQUIÈRE Saguenay Marine Inc.547-2022 LAC SAGUAY J.& R.Pilon Inc.278-3235 MANSONVILLE D.W.Bedard Reg'd.292-3414 MONT-JOLI Garage P.E.Anctil Ltée .775-3500 NAPIERVILLE Équipement Prairie Inc.245-7990 DISPONIBLE CHEZ: POINTE-AU-PÈRE Équipement André Bellavance .723-2747 ST-AGAPIT Mini Moteur R.Q.Enr.888-3692 ST-ANDRÉ-AVELLIN Les Équipements St-André .983-2229 ST-BERNARD-DE-LACOLLE Garage Gérald D.Moreau .246-3060 ST-BRUNO Les Entreprises Germain Dallaire Inc.343-3758 ST-CÉSAIRE St-Césaire Motosport Inc.469-2733 ST-CÔME R- Loignon Sport Inc.685-3893 ST-CONSTANT Petits Moteurs St-Constant Enr.632-9001 ST-DENIS Garage Bonin Ltée .787-2812 ST-ÉLIE DORFORD Centre de Mécanique Poisson .562-1822 ST-ÉPHREM Philippe Sport Motorisé Enr.484-5644 ST-ESPRIT Atelier Mini-Moleur Enr.839-6295 ST-FÉLICIEN Équipement M.Potvin .679-1751 ST-JE AN-DE-MATH A Les Motoneiges Géro Inc.886-3362 ST-JOVITE Garage Ubald Prévost .425-3279 ST-MARC-SUR-RICHELIEU Champigny & Fils Enr.584-2418 ST-PIERRE-DE-SOREL Mini-Moteur R.D.Enr.742-0629 ST-PIERRE-DES-BECQUETS Réjean Tétreault .263-2464 ST-TITE J M Sport Enr.365-6370 STE-BRIGITTE-DES-SAULTS Machineries Faucher Inc.336-4929 STE-JULIE-DE-VERCHÈRES Garage B Blain .649-1297 VICTORIAVILLE Lévis Gagné Inc.758-1112 WATERLOO André Labrecque Équipement Pelouse 8.Jardin .539-1056 DISTRIBUÉ AU QUÉBEC PAR: Les distributions ÎÏX/Ï Ltée 2955 JB Deschamps Lachine Qc.H8T 1C5 Te! (514) 636-0620 ner cette possibilité.Jérôme Letellier, du moins, semble en faire une de ses priorités.Deuxièmement, s'attaquer aux monopoles en se regroupant.«On en discute de plus en plus, affirme-t-il: on veut se mettre à trois ou quatre producteurs pour demander de la semence.» Cela permettrait d'obtenir une semence que Jérôme Letellier appellerait «semi-privée» et qui serait d'un prix intermédiaire entre les deux types habituels.La recherche L'autre problème de l'industrie de la semence, d'après lui, c'est larecher-che.Autrefois, elle avait la fâcheuse habitude de n'être pas toujours branchée sur les besoins du marché.Aujourd'hui, elle est tout simplement en train de disparaître.«Dans le blé d'alimentation humaine par exemple, se plaint-il, on fonctionne avec des variétés qui viennent de l'Ouest.» donc pas nécessairement adaptées à nos conditions.C ' est la raison pour laquelle Jérôme Letellier verrait d'un bon oeil qu'on confie les rênes de la recherche à un organisme non gouvernemental, où les producteurs seraient représentés.L'idée serait déjà, affirme-t-il, acceptée par à peu près tout le monde.Resterait à la concrétiser.«On parle de plus en plus de former des tables de concertation, dit-il.Aujourd'hui, le MAPAQ ne veut plus travailler tout seul.Il veut que les producteurs s'impliquent.Il s'est déjà fait beaucoup de recherche pour rien par le passé.» Et la Fédération est bien d'accord.Elle serait même prête à contribuer au financement des programmes de recherche.Les chercheurs, d'ailleurs, ont déjà senti tourner le vent.«Ils nous appellent pour avoir des fonds», affirme Jérôme Letellier.La certifiée avant tout Mais, quoi qu'il arrive dans le marché des semences, Jérôme Letellier restera un défenseur de la certification.Il ne se gêne pas pour en répéter les avantages: pourcentage de germination assuré, absence de mauvaises herbes.Depuis deux ans, d'ailleurs, il s'est mis à semer de la semence sélecte.Il a commencé avec une parcelle d'un acre de soya.«Pour avoir ma propre semence souche», dit-il.Ça lui fait plus de travail (il va même visiter les champs à deux heures différentes de la même journée pour détecter les plantes indésirables), mais «il y a moins de danger de se faire déclasser ensuite».Et puis ça permet d'être certain d'obtenir la variété voulue.Jérôme Letellier, avec son poste de criblage, est bien placé pour savoir que l'inspection fédérale des semences a lâché du lest ces dernières années.Johanne Deslauriers aussi, puisque c'est elle qui tient maintenant tous les registres des semences, tâche qui était en partie assurée par les inspecteurs, autrefois.C'est dire qu'elle doit maintenant suivre à la trace les 15 000 sacs de grains qui passent par la ferme.Mais, malgré le travail supplémentaire, ce couple bien organisé ne semble pas voir d'un trop mauvais oeil cette forme de désengagement de l'État.Que ce soient les propriétaires des cribles qui classent les semences n'est pas, à leur avis, une menace pour le marché.Les inspecteurs fédéraux vérifient encore le travail en prenant des échantillons au hasard et ils vont voir chaque champ.Ça suffit.De toute manière, aucun vendeur n'a vraiment intérêt à rouler ses clients.Si la semence ne germe pas comme prévu, Avec les boulons Easy BoltsMC, vous remplacerez les couteaux cassés deux fois plus vite, sans quitter le champ et sans enlever la barre de coupe.Plus de rivets! les boulons Easy Bolts ont une puissance de retenue de 30 % supérieure aux rivets.Et ils restent droits, pas de danger qu'ils tournent ou se desserrent.Venez nous voir dès aujourd'hui pour profiter des prix «Parts Mart» sur les boulons Easy Bolts et toutes les pièces du dispositif de coupe.PARTS MART EVALUE PRICED FORD !\EWHOLLAI\D LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 13 Fixez votre limite de vitesse C'est incroyable à quelle vitesse vous travaillerez le sol quand vous utiliserez l'Auto Guide et le cultivateur pour résidus denses Sukup.Ensemble, ils vous assurent la meilleure combinaison qu'on puisse trouver pour les façons culturales.Cultivez deux fois plus vite Le cultivateur Sukup tranche dans les résidus denses et vous économise du temps, qu'il s'agisse de culture en billons, sans travail du sol ou à façons culturales classiques.Les écrans à sommet ouvert protègent les récoltes de toutes tailles, et les disques réglables crénelés tuent net les mauvaises herbes.Cultiver n'est plus une corvée Le système Auto Guide Sukup, grâce à la détection électronique et à la technologie hydraulique, vous tient droit dans le rang tout en évitant les dommages à la culture.La fatigue est moindre pour le conducteur car les commandes Auto Guide placées dans la cabine et pourvues d'un moniteur à aiguille facilitent la tâche.De plus, seul l'Auto Guide vous permet de régler l'angle et la profondeur du cultivateur en cours de travail avec une tringlerie supérieure mécanique exclusive.Pour cultiver plus vite et plus aisément cet été, voyez concessionnaire Sukup ou communiquez 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semence, ce sont aussi de bons agriculteurs.À preuve: sur leur bureau trône l'imposant trophée que la Société d'agriculture du coin décerne aux producteurs les plus soucieux de la santé de leur sol.Ils ne l'ont pas volé.Depuis qu'il fait de l'agriculture, Jérôme Letellier a toujours respecté le principe des rotations.Actuellement, il fait deux ans de maïs, un an de soya et un an de céréale.Il utilise couramment le chisel et réserve sa charrue pour le maïs.«Parce que ça va trop mal semer dans les résidus», explique-t-il.Il a été aussi un des pionniers du drainage.«Le père de Johanne avait été le premier à en faire dans le coin, se souvient-il ; il avait sa propre draineuse.Je voyais bien la différence entre un champ drainé et un autre.» Depuis cinq ans au moins, Jérôme Letellier sème du trèfle avec ses céréales, histoire d'améliorer la structure du sol et d'y fixer un peu d'azote.Le trèfle, qui met du temps à germer, ne nuit pas à la céréale.Il suffit de le labourer à l'automne.«La première année, j'étais le seul à faire ça», se souvient-il.Cette année, Jérôme Letellier essaie quelque chose de nouveau: le fumier de poulet.Dans une région où les productions animales se font rares, il a en effet la chance d'être près de plusieurs poulaillers.«Ça devrait pouvoir faire baisser de moitié ma facture d'engrais, espère-t-il.De plus de 50 000 dollars, elle passerait à 25 000.Et je pense que ça va faire augmenter le taux de matières organiques du sol.» Sauf que pour accomplir ce miracle, il doit y mettre le prix: du temps.Les aviculteurs veulent bien lui fournir leur fumier, mais à condition qu'il vienne le chercher régulièrement.«Tous les deux mois, on va le chercher et on le met en tas dans les champs», précise-t-il.Et ce qui retarde encore l'opération, c'est qu'il faut faire du compost avec les tas avant de les utiliser.«Sinon c'est trop acide.» Pour éviter les problèmes, les tas sont formés en plein milieu des champs les plus près des poulaillers, loin de la route et des habitations.¦ 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 BOVIN L'engraissement: une production pour gestionnaire L'engraissement rentable du boeuf est une question de techniques mais surtout de gestion.par Lauréat Lepage Un chiffre d'affaires élevé lié aux aléas du marché font de l'élevage de bovins de boucherie un refuge pour gestionnaires avertis.Avec des revenus bruts avoisinant les 750 000 $ pour un peu plus de 540 bouvillons produits en moyenne par ferme, une marge sur frais déboursés de 8 à 10 % peut être considérée comme un seuil, tout dépendant du taux d'avoir propre de l'entreprise.La marge sur frais déboursés, soit l'excédent des revenus moins les débours, nous indique les niveaux de gestion des entreprises spécialisées d'engraissement.Les résultats du tableau I peuvent être quadruplés d'un groupe de producteurs à l'autre.Ainsi, on obtient 205,20 $ par bouvillon produit pour le groupe des meilleurs gestionnaires, par rapport à 144,85 $ pour la moyenne, et 45,30 $ pour le groupe le plus faible.C'est un écart considérable, quand on sait que cet excédent doit rémunérer le travail des producteurs et effectuer les remboursements d'emprunts.De même, le ratio de cette marge, c'est-à-dire le pourcentage de profit sur les revenus globaux, varie de près de 15 % pour le groupe le plus performant à moins de 4 % pour le groupe le plus faible.Et on obtient une moyenne autour de 11 % pour l'ensemble des producteurs.De meilleurs revenus A première vue, la marge paraît être attribuable aux produits plutôt qu'aux débours.Les bons gestionnaires réussissent à tirer plus de revenus que les autres pour chaque dollar de dépenses.Ils semblent ainsi mieux utiliser leurs ressources productives que ceux de la Lauréat Lepage, économiste, est agent de recherche à la Direction des études économiques du MAPAQ.Les meilleurs gestionnaires obtiennent une marge de 205 $ par bouvillon.C'est quatre fois plus que les plus faibles.moyenne et surtout ceux du groupe inférieur.Les produits comprennent, en plus des ventes de bouvillons, les ventes de céréales incluant l'assurance-stabi-lisation, les autres revenus tels le travail à forfait et la vente d'autres produits agricoles ainsi que la variation d'inventaire.Les débours englobent les achats d'animaux, les frais de culture, les aliments achetés ainsi que les autres débours.Parmi ceux-ci, on retrouve les salaires payés, les frais de médicaments et de vétérinaire, les intérêts à court terme, la litière s'il y a lieu, les frais de transport et tous les frais généraux comme les taxes, assurances et entretien.Le nombre de bouvillons produits tient compte naturellement de la vente de bouvillons effectuée dans l'année, mais aussi de la variation d'inventaire.Le total des frais de culture inclut les intrants (engrais, semences, pesticides), les frais d'entretien de machinerie et de tracteurs de même que le carburant et le lubrifiant, la location de terres et les travaux à forfait (voir tableau II).Ces frais englobent intrinsèquement le coût de production des céréales vendues.I.Marge par bouvillon produit Niveau de gestion Bon Moyen Faible Nombre de fermes (1) 4 24 4 Produits Vente de bouvillons 1287.38$ 1228,77$ 1067,89$ Vente de céréales 81,70$ 38,77 $ 0,00$ Autres revenus 19,08$ 33,72 $ 23,39 $ Variation d'inventaire 20,46 $ 51,90$ 156,09$ Total des produits 1407,62$ 1353,16$ 1247,37$ Débours Achat d'animaux 768,19$ 708,54 $ 697,24 $ Charges cultures 198,29$ 146,13$ 111,77$ Aliments achetés 49,70 $ 113,92$ 178,13$ Autres 186,24$ 239,72 $ 214,93$ Total des débours 1202,42$ 1208,31 $ 1202,07$ Marge sur les débours 205,20 $ 144,85$ 45,30 $ Ratio de la marge 14,6% 10,7% 3,6 % (1) Les fermes retenues ont un produit provenant de la vente de bouvillons égal ou supérieur à 85 % du total des produits.Source: M.A.P.A.Q., Programme de consolidation des entreprises d'engraissement de bovins de boucherie, exercice 1990-1991 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 15 Les balles John Deere ont le coeur solide Elles gardent ainsi la bonne forme et Un foin de qualité mérite un pressage de qualité.Autrement dit, une rotopresse John Deere, car du début jusqu'à la fin, une John Deere garde la balle bien serrée.À commencer par le tendeur hydraulique qui forme un coeur solide pour accroître la densité de la balle.Le foin conserve mieux sa qualité et ne se gaspille pas.La balle bien serrée garde sa forme, sans s'aplatir ni absorber l'humidité.Cela facilite le transport et le service aux bêtes.Aucune autre rotopresse ne traite mieux le foin.et l'opérateur.En effet, avec une John Deere, le contrôleur permet de surveiller aisément la formation de la balle, au fur et à mesure du pressage.maintiennent la qualité au foin D , , 1 J Renseignez-vous chez le concessionnaire.John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M4H5.UN CHOIX D'ACTUALITÉ Donc, si l'on soustrait les revenus de la vente de ces céréales des frais reliés aux cultures, le coût net ainsi obtenu correspond au coût des aliments pro- II.Détails des frais d'aliments Niveau de gestion' Bon Moyen Faible Intrants pour cultures 110,57$ 66,94 $ 51,83$ Entretien de machinerie et carburant 41,92$ 54,81 $ 48,38 $ Loyer de terrain 14,93$ 6,82$ 0,60$ Travaux à forfait 30,87 $ 17,56$ 10,96$ Total des charges cultures 198,29 $ 146,13$ 111,77$ Vente de céréales -81,70$ -38,77 $ 0,00$ Coût des aliments produits 116,59$ 107,36$ 111,77$ Aliments achetés 49,70 $ 113,92$ 178,13$ Coût total des aliments 166,29$ 221,28$ 289,90 $ duits et consommés par les bouvillons.Ce coût d'aliments produits se compare assez bien d'un groupe de producteurs à l'autre, soit: 116,59 $, 107,36 $ et 111,77 $ par bouvillon.Mais, en y ajoutant le coût des aliments achetés, les frais totaux liés à l'alimentation sont de beaucoup inférieurs pour le groupe des meilleurs gestionnaires.En effet, leurs frais s'élèvent à 166,29 $ par bouvillon par rapport à 221,28 $ pour l'ensemble des producteurs et 289,90 $ pour ceux ayant le plus faible niveau de gestion.Le gain journalier, une clé De tous les critères technico-éco-nomiques (voir le tableau III), le gain journalier est un facteur déterminant du succès des bons gestionnaires.Il constitue, en quelque sorte, la clé de voûte du système d'engraissement.Ce critère est la résultante de plusieurs éléments de régie: régime alimentaire, qualité d'aliments, politique d'achat, hygiène du milieu et condi- tions d'élevage.Un taux de gain journalier plus élevé contribue à réduire la période d'engraissement et à diminuer considérablement la consommation d'aliments.Ainsi, des récoltes peuvent être vendues ou moins d'aliments doivent être achetés de l'extérieur.Selon le modèle de coût de production du MAPAQ, pour alimenter et finir un bouvillon de 261 à 563 kilos, il faut en moyenne 5,2 tonnes de maïs-fourrager, 1 tonne de maïs-épi et 0,2 tonne de maïs-grain, complétées par des suppléments protéiques et minéraux ainsi qu'un peu de foin.Pour produire tout le maïs nécessaire, cela exigerait 0,33 hectare par tête en considérant un taux de gain de 1 kilo par jour.D'après les normes alimentaires, une différence de 25 % dans le _ taux de croissance (1,18 kilo par jour pour le groupe des meilleurs gestionnaires par rapport à 0,94 kilo pour le groupe inférieur) implique un écart de 11,8 % des besoins en énergie.Ceci est attribuable principalement à la quantité d'aliments nécessaire pour l'entretien des animaux entre les deux périodes d'engraissement, soit moins de 250 jours pour le premier groupe par rapport à 300jours pour le dernier.Cette économie d'aliments se traduit par la vente d'un surplus de céréales qui représente près de 50 dollars par bouvillon.Ce montant explique en bonne partie le revenu supplémentaire (81,70 $ de la vente de céréales) obtenu par le groupe des meilleurs producteurs.En outre, les producteurs ayant les meilleurs résultats s'organisent pour produire le plus d'aliments possible et en achètent moins de l'extérieur que les autres.Un lien paraît donc assez évident entre la marge de profit et le gain journalier, et ce, d'un groupe de producteurs à l'autre.Il faut toutefois mentionner que cette corrélation existe à condition d'avoir affaire à des systèmes de production de même type ; c' est le cas pour la majorité des entreprises du groupe à l'étude.Par contre, des producteurs utilisant surtout des fourrages pourraient obtenir de bons résultats avec des gains journaliers plus faibles si le prix de revient des aliments est plus bas.D'autre part, un gain très élevé réalisé avec des aliments plus chers donnera peut-être des résultats économiques décevants.Pas si simple donc; et pour y voir plus clair, il faut calculer.III.Résultats techniques Niveau de gestion Bon Moyen Faible Nombre de fermes 4 24 4 Têtes produites 472 543 799 Poids d'achat (kg) 306 286 275 Poids de vente (kg) 569 573 558 Gain journalier (kg) 1,18 1,08 0,94 Taux de mortalité 1,2 1,7 2,1 Hectares par tête 0,32 0,34 0,22 Souvent, dans l'entreprise de type commercial, la place qu'occupe la gestion croît plus vite que la taille elle-même de l'entreprise.Trop d'agriculteurs oublient qu'ils sont en affaires.L'engraissement du boeuf, c'est une question de techniques, bien sûr, mais aussi et avant tout une question d'opportunité et de gestion.¦ SIMPLEMENT MIEUX CONSTRUITES Disponible chez votre dépositaire local.-j I =J CENTRE DE DISTRIBUTION '//57°?/7W 575.rue Marais, Vanier (Québec! Canada,G1M2Y2 l,J£Hdmîd Tél.: (418) 683-2952 Fax:(418)687-3172 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 17 FOURRAGES La luzerne «Nitro» laisse plus d'azote dans le sol En plus de la teneur en azote total plus élevée de ses racines, «Nitro» s'installe plus rapidement qu'un cultivar dormant.par Lucius Belzile et René Desjardins Ceux qui ont travaillé à améliorer ou sélectionner le cultivar de luzerne Nitro ont atteint en bonne partie leur but.C'est-à-dire qu'ils ont réussi à produire un cultivar de luzerne capable d'accumuler ou de laisser dans le sol une plus grande quantité d'azote dès l'année du semis.Cependant, sous nos conditions, cette amélioration n'est pas toujours aussi évidente qu' ailleurs; elle dépend principalement des conditions climatiques.C'est quand même une bonne amélioration, car, en plus de cette teneur en azote plus élevée de ses racines, ce cultivar s'installe plus rapidement qu'un cultivar dormant.On peut donc, par exemple, l'utiliser pour réparer temporairement une luzernière partiellement détruite par l'hiver.Aussi, le cultivar Nitro produit, F année du semis, autant de végétation sinon plus qu'un cultivar dormant.C'est donc une plante annuelle intéressante dont les qualités de conservation des sols se rapprochent de celles du trèfle rouge dormant.Sans être un cultivar miraculeux, il peut être très intéressant à cultiver.Rappelons que la luzerne Nitro est un cultivar considéré comme annuel, lorsqu'il est cultivé sous nos conditions climatiques.Contrairement aux légumineuses vivaces, il ne se prépare pas en fin de saison pour l'hiver.En fait, ce cultivar non dormant a été créé comme source annuelle de fourrage et comme culture d'engrais vert pour enfouissement du regain ou des parties restantes après la dernière récolte, à l'automne de l'année du semis.D'autre part, comme il n'est pas Lucius Belzile esl agronome et René Desjardins est technologiste à la Ferme expérimentale d'Agriculture Canada, La Pocatière.Développement racinaire de la luzerne Nitro et dormant, le cultivar Nitro ne subit pas d'arrêt de croissance en fin de saison.Or cette caractéristique lui permet une plus longue période de croissance végétative et possiblement une plus grande accumulation d'azote dans ses racines que les cultivars dormants.Une bonne partie de ces observations et d'autres résultats supplémentaires ressortent d'essais réalisés sur deux ans sur les types de sol Ka-mouraska (argile) et Saint-André (loam graveleux).En plus d'accumuler des de la luzerne Apica à la fin octobre.informations sur le rendement, nous avons comparé la teneur en protéines brutes de la partie végétative et la teneur en azote total des racines du cultivar Nitro, du cultivar Apica et du cultivar de trèfle rouge Tristan.Les résultats L'analyse des rendements végétatifs a montré que, lorsque les conditions sont favorables à la croissance en fin de saison, la luzerne Nitro en profite plus que les autres à cause de son Teneur en azote total (% m.s.) des racines des cultivars de luzerne Nitro et Apica et du cultivar de trèfle rouge Tristan Semis 1989- Récolte 1989 Sol Kamouraska Saint-André Nitro 1,85 Apica 1,50 Tristan Nitro 2,05 1,74 Apica 1,80 Tristan 1,87 Semis 1990-Récolte 1990 Sol Kamouraska Saint-And ré Nitro 2,77 Apica 1,92 Tristan Nitro 1,88 2,24 Apica 2,04 Tristan 2,29 18 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 caractère non dormant.En effet, lorsque les conditions climatiques ont permis seulement à la Nitro de produire trois coupes, le rendement total en fourrage de ce cultivar a été supérieur à celui des deux autres.Cependant, lorsque les conditions climatiques ont permis de prélever une troisième coupe de tous les cultivars, la différence de rendement total entre eux a été généralement faible'ou inexistante sur l'argile Kamouraska, mais en faveur du trèfle rouge sur le sol Saint-André.Des différences pas évidentes Donc sous nos conditions régionales, les différences dans le rendement total en fourrages entre Nitro et les autres cultivars n'ont pas toujours été évidentes.Ce fait est possiblement imputable à notre fin de saison plus courte que sous des climats plus tempérés et à F inconstance des conditions de dormance.En effet, si les conditions de dormance apparaissent tôt en saison, les cultivars dormants ralentissent leur croissance pour diriger leurs efforts sur leur préparation pour l'hiver.Par contre, le cultivar Nitro, lui, va profiter des périodes propices à la crois- sance.C'est que même si son activité de croissance est plus au ralenti, elle demeure plus grande que chez les cultivars dormants.En revanche, si le phénomène de dormance est déclenché plus tard en saison, les cultivars dormants profiteront eux aussi d'une plus longue période de croissance.Ainsi, la différence de production végétative sera moins apparente.D ' autre part, l'évaluation de la teneur en protéines brutes (mesurée en pourcentage de la matière sèche) de la partie végétative du cultivar Nitro a montré qu'elle a été souvent inférieure à celle d'Apica et à celle du trèfle rouge Tristan.Une caractéristique génétique particulière à ce cultivar ou bien une croissance végétative plus rapide que celle des autres pourrait peut-être expliquer cette situation.Quant à la teneur en azote total des racines, toujours exprimée en pour- Luzerne Apica, septembre.luzerne Nitro et trèfle rouge Tristan à la fin centage de la matière sèche, l'analyse a révélé qu'elle était généralement plus élevée chez la luzerne Nitro que chez la luzerne Apica.Cependant, la plupart du temps, elle a été légèrement inférieure à celle du trèfle rouge Tristan (voir le tableau).Le trèfle rouge est d'ailleurs reconnu pour son système racinaire dont la masse augmente en fin de saison.C'est une plante excellente pour reconditionner les sols et y retourner une bonne quantité d" azote.¦ EfFICA«.S'UIIuRE$ "est fach* «en ne*»e.1 ¡$(|ües d ew° _ avec iw°'n$ * U^Ä^f wde30mauvaises" satrasms,vam» \0 , ¦ croissance^*^^^^^^ tfendommaa^o^^^ BUCTRIL" est une marque déposée de Rhône-Poulenc Agrochimie, Lyon - usager autorisé Rhône-Poulenc Canada Inc.iP RHÔNE-POULENC Rhône-Poulenc Canada Inc.2000 Argentia Road, Plaza 3 Mississauga, Ontario L5N 1V9 (416) 821-4450 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 19 FOURRAGES Les pâturages c'est payant Le pâturage en régie intensive est la source de fourrage la plus économique.Elle représente 50 % du coût de l'ensilage ou du foin.par Charles Bachand Les études de la structure laitière de différents pays ont mis en évidence l'importance de la régie intensive des pâturages.Elles ont permis de découvrir, en effet, que les pays qui ont les plus faibles coûts de production ont misé largement sur ce type de régie depuis de nombreuses années.Tout bien considéré, c'est la source de fourrage la plus économique que l'on puisse trouver.Elle représente environ 50 % du coût de l'ensilage ou du foin.Avec un investissement initial d'environ 75 $ par vache ou de 50 à 60 $ l'hectare pour établir les clôtures et un système d'abreuvoir, des études américaines montrent des économies annuelles pouvant atteindre 200 $ par vache.Et la qualité de l'herbe d'un pâturage en régie intensive est, sinon supérieure, au moins égale à celle des fourrages récoltés.Déplus, l'herbe est disponible pendant plus ou moins 150 jours, soit 40 % de l'année.Il faut dire cependant que le pâturage en régie intensive exige une planification et un suivi équivalant à toute culture intensive comme le maïs, les céréales ou la luzerne.L'évaluation des besoins La première étape consiste à déterminer la quantité de matière sèche de fourrage nécessaire quotidiennement pour votre troupeau.En utilisant les moyennes de consommation du tableau I, on soustrait les kilos de matière sèche (M.S.) de foin ou d'ensilage qui seront servis.Par exemple, une vache laitière qui a besoin de 12 kilos de M.S.et qui reçoit 2 kilos de M.S.de Charles Bachand.agronome, est conseiller régional en productions animales au MAPAQ, Richelieu/Saint-11> ac mthe.F~ 1 La qualité de l'herbe en régie intensive est au foin aura besoin de 10 kilos de M.S.fournis par le pâturage.Pour un troupeau de 30 vaches, c'est 300 kilos par jour que le pâturage devra fournir.A partir de vos rendements en foin des années antérieures, il est possible d'estimer le potentiel de rendement du pâturage à chaque rotation.Après un temps de repos optimal, le pâturage en régie intensive fournira de 600 à 1200 kilos de M.S.à l'hectare selon le rendement en foin obtenu chez vous (voir le tableau II).Selon le niveau de régie que vous appliquerez, vous améliorerez le rendement de vos pâturages de 75 à 100 %.Autrement dit, un pâturage ordinaire fournit 40 à 50 % du rendement en foin, alors qu'en régie intensive vous obtiendrez 80 à 100 % de vos rendements en foin.Par ailleurs, plus les exigences des animaux sont élevées, plus le temps d'occupation de la parcelle doit être court.Et plus le temps d'occupation est court, plus le rendement en matière sèche, en lait ou en viande sera élevé.Une plante qui a été coupée par la faucheuse ou les dents de l'animal repoussera suffisamment pour être reprise par l'animal après 6 jours au Besoins en fourrage Animal kg de M.S./j* Vache laitière ou à boeuf 10 à 15 Brebis (70 kilos) 1 à 2 Bouvillon (350 kilos) ou taure 6 à 7 : M.S./j: matière sèche par jour moins égale à celle des fourrages récoltés.printempset 10a 12jours à l'automne.La présence des animaux dans la parcelle ne doit donc jamais dépasser 6 jours pour éviter la recoupe de l'herbe dans la même rotation.De cette façon, la repousse sera meilleure et favorisera l'accumulation de réserves et un meilleur développement des racines.Idéalement, le temps d'occupation d'une parcelle par des vaches laitières devrait être d'une demi-journée.Cependant, pour un producteur qui veut s'adapter graduellement au système de pâturage en régie intensive, un changement de parcelle tous les deux jours est un compromis acceptable.Vous retirerez environ 85 % du potentiel du système.Pour des animaux dont les exigences nutritives sont moins élevées, telles les vaches de boucherie et les brebis, un temps d'occupation de 3 ou 4 jours est suffisant.Avec des bouvillons en semi-finition, on visera 1 à 2 jours.Des périodes de repos Comme le rythme de croissance de l'herbe varie du printemps à 1 'automne, la période de repos doit également varier pour correspondre à la rapidité de croissance de l'herbe.Sous nos conditions, le temps de repos sera aussi court que 14 jours au mois de mai, pour atteindre 42 jours au mois d'octobre (voir le tableau III).Ces valeurs constituent un bon guide, mais devront être ajustées selon les 20 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 II - Potentiel du pâturage Foin Pâturage (kg deM.S./ha) (kg de M,S./ha/rotation) 6000 1200 5000 1000 4000 800 3000 600 conditions de croissance de la saison.Si un mois est plus sec et plus chaud que la normale, le temps de repos devra être allongé pour le mois en cours et le mois suivant.A l'inverse, si les conditions de croissance de l'herbe sont plus favorables que la normale, le repos devra être réduit.Une observation régulière du taux de croissance est la meilleure façon pour décider de rallonger ou de raccourcir la période de repos.D'autre part, la quantité de matière sèche nécessaire pour le troupeau et le rendement potentiel du pâturage permettent de déterminer la dimension des parcelles.Par exemple, on peut évaluer les besoins d'un troupeau de 30 vaches qui va paître 300 kilos de M.S.par jour avec un rendement de 800 kilos de M.S.à l'hectare par rotation.Un tel troupeau aura besoin de parcelles de 0,38 hectare par jour ou de 0,75 hectare pour 2 jours d'occupation.2 j.x 30 vaches x 10 kg/jour = 0,75 ha 800 kg de M.S./jour Le nombre de parcelles nécessaire, quant à lui, dépend de la période de repos et du temps d'occupation des parcelles par les animaux.Période de repos +1 =nbre de parcelles Temps d'occupation Comme le temps de repos augmente durant la saison, le nombre de parcelles devra augmenter au fur et à mesure que la saison avance.Ainsi, à la fin d'août et durant le mois de septembre, le nombre de parcelles sera deux fois plus élevé qu'au printemps.A la fin de mai ou au début de juin, les parcelles non utilisées sont récoltées en foin ou en ensilage et le regain pourra être pâturé 25 jours plus tard.Pour bien réussir ce système de pâturage, il est important d'introduire les animaux assez tôt au printemps.Les quelques expériences suivies en 1991 nous ont permis d'établir le moment propice à la première rotation.En fait, elle peut commencer dès la première semaine de mai ou lorsque l'herbe est à 10 cm pour les bovins et à 6 cm pour les ovins.Mais on réduira III - Nombre de parcelles Période de repos Temps d'occupation 14 18 24 30 36 42 (jours) mai octobre 0,5 29 37 49 61 73 85 1 15 19 25 31 37 43 2 8 10 13 16 19 22 3 6 7 9 11 13 15 4 5 6 7 9 10 12 alors de moitié les temps d'occupation mentionnés précédemment.Pour les rotations suivantes, on attendrad'avoir une herbe de 15 à 20 cm pour les bovins et de 7 à 10 cm pour les ovins.Du reste, la première année, il faudra probablement couper les refus dès la fin de juin.¦ CLUB Vous en serez emballé! Presse à balles rondes GALLIGNANI NOUVEAU! • enroule tous les produits (ensilage, foin, paille) quel que soit leur taux d'humidité; • chambre à volume constant formant des balles régulières, facile à emballer et à distribuer; • double lieur «auto-life» à injection forcée électrique, assurant un liage très serré et une répartition optimale de la ficelle pour une excellente tenue du produit.Emballeur de balles rondes GALLIGNANI NOUVEAU! • concept modulaire : des accessoires peuvent s'ajouter après l'achat; • double transmission agissant sur les rouleaux • extension du film réglable de 45% à 90%; • dispositif anti-choc protégeant le système hydraulique contre les surpressions d'exploitation; • choix d'accessoires : compte-tours électronique, courroies pour balles mal formées, dispositit de découpage et connexion automatique, tapis de déchargement.SIGACHAMP et MEMOCHAMP : logiciels de régie des champs • gardent un historique complet de toutes les opérations effectuées dans vos champs (semis, fertilisants, pesticides, etc.); • la richesse de vos sols peut être vue sur un graphique; • les feuilles de travail vous donnent les informations nécessaires lorsque vient le temps des semis; • les cumulatifs et sommaires vous donnent les informations utiles pour négocier avec les différents fournisseurs; • évaluent la valeur fertilisante de vos fumiers; ¦ SIGACHAMP possède en plus les modules «budgets de cultures- et -recommandations de fertilisation-.GALLIGNANI est distribué enclusivent en Amérique du Nord par WIC Inc.SIGA est une marque de commères propriété de WIC inc.Votre détaillant WIC : le spécialiste en équipement d'alimentation, fenaison et gestion des fumiers.m Du travail bien fait.WIC inc., 784, rue Principale.Wickham (Québec) Canada JOC 1S0 • Tél.: (819) 398-6822 • Téléc.: (819) 398-5227 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 21 VEGETAUX Les billons améliorent le sol et les profits Les Américains estiment que la culture sur billons permet d'économiser de 75 à 125$ l'hectare.par Sylvie Thibaudeau Le contexte économique actuel nous amène à réviser nos modes de production, à penser non plus en fonction d'un rendement maximum, mais plutôt d'un rendement optimum.Ajoutez à cela les préoccupations environnementales, et la culture sur billons permanents s'imposera comme l'une des techniques innovatrices les plus prometteuses à ces deux points de vue.En 1990, le concours de 1 ' efficacité économique aux Etats-Unis a d'ailleurs été remporté par un producteur agricole cultivant sur billons.Au fait, nos voisins du Sud estiment que la culture sur billons leur permet d'économiser de 75 $ à 125 $ l'hectare (30 $ à 50 $ l'acre).Us attribuent ces économies à la diminution des coûts d'herbicides, à la réduction du parc de machinerie ainsi qu'à la diminution des besoins en carburant et en temps.Mais qu'en est-il au Québec?Résultats pour le maïs-grain et le soya Un projet réalisé de l'automne 1988 à l'automne 1991 chez quatre agriculteurs de la région de Saint-Hyacinthe a fourni de précieux éléments de réponse à cette question.Le projet portait sur la culture du soya et du maïs sur billons permanents, en comparaison avec le labour traditionnel et des pratiques culturales réduites.Il a été réalisé dans le cadre du programme d'aide à l'innovation technologique en conservation du sol et de l'eau de l'entente Canada/Québec.Les résultats obtenus pour deux fermes représentatives des quatre fermes participantes dans la culture du maïs-grain sont présentés au tableau.Selon les résultats obtenus Sylvie Thibaudeau esi agronome chez F.Bernard inc.La culture du maïs et du soya en bandes alternées constitue une option intéressante de la culture sur billons.pour le loam argileux, les frais de régie de la culture sur billons s'élevaient à 749 $/ha, comparativement à 786,70 $/ha pour le labour, soit une différence de 37,70 $/ha.La marge de régie procurée par la culture sur billons (le revenu brut à l'hectare basé sur le rendement en maïs auquel on a soustrait le total des frais de régie) était cependant légèrement inférieure à celle résultant du labour traditionnel, en raison du rendement inférieur obtenu sur les billons (différence de 0,33 t/ha).Toutefois, si la baisse de rendement n'avait été que de 0,28 t/ha sur billons (écart de rendement en régie), la marge de régie aurait été équivalente pour les deux pratiques culturales.Cet écart de rendement en régie pourrait être augmenté en faveur de la culture sur billons par l'application d'herbicides en bandes.Cette modification a été réalisée sur la deuxième ferme (loam).Ainsi, le total des frais de régie en culture sur billons pour la deuxième ferme était de 724,90 $/ha, comparativement à 810,30 $/ha pour le travail réduit du sol (disques lourds déportés), soit une différence de 85,40 $/ha.La marge de régie procurée par la culture sur billons était de 322,90 $/ha, alors qu'elle était de 298,60 $/ha pour le travail réduit, en dépit d'une baisse de rendement de près de 0,5 t/ha sur les billons.Considérant la régie appliquée sur cette ferme, une baisse de rendement sur les billons de 0,88 t/ha aurait permis d'obtenir une marge de régie équivalente pour les deux pratiques culturales.Des résultats similaires ont été obtenus dans la culture du soya, alors que des baisses de rendement de 0,21 t/ha (loam) à 0,29 t/ha (loam argileux) sur billons procuraient des marges de régie équivalentes.Le rendement économique des différentes pratiques culturales a été évalué à l'ai de des données compilées par 22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 Voici un nouveau modèle qui vient s'ajouter à la gamme déjà existante.Un robuste quatre roues motrices développant 87 cv à la prise de force.Venez le voir.ZETO une division de Motokov Canada Inc.7600, boulevard Trans-Canada St-Laurent (Québec) H4T 1A5 (514) 739-2224 ZETOR Aima J.B.Maltais Liée (416) 668-5254 Amos Agritibi R.H.Inc.(819) 732-6296 Barnston Picken's Farm Equipment Inc.(819)849-2534 Black Lake G.Guillemette & Frères Inc.(418)423-4737 Champlaln Garage Champoux & Frères Inc.(819) 295-3225 Courœlles Benoit Rouillard Inc.(418) 483-5321 Dunham Équipement Gilles Boucher Inc.(514) 295-2636 Joliette Équipements de Ferme Jean Lavallée Inc.(514) 753-7423 Lorrainville Louisevllle Laurier-Station Victoriaville Montmagny Napierville Notre-Dame-du Bon Conseil St.Anicet Ste-Hélène-de-Bagot St-Janvier Ste-Marguehte Ste-Rose de Poularies Thurso Trois-Pistoles Waterloo Garage J.G.Neveu Inc.(819) 625-2290 Machineries Patrice Ltée (819)228-4848 Les Entreprises Michel Girouard Inc.(418) 728-4534 Les Entreprises Michel Girouard Inc.(819) 758-9566 Bossé Machinerie Enr.(418) 248-0955 Équipement Lefebvre & Frères Inc.(514) 245-3366 Machinerie Benoit & Frères Inc.(819) 336-2130 J.R.Caza & Frère Inc.(514) 264-2300 Les Équipements Ste-Hélène Inc.(514) 791-2435 Garage Julien Demers Inc.(514) 435-1357 Dorchester Équipement Inc.(418) 935-3336 Machineries Horticoles d'Abitibi Inc.(819) 782-5604 Hector Labelle Équipement Enr.(819) 986-7783 Équipement D'Auteuil Enr.(418) 851-3772 Picken's Farm Equipment Inc.(514) 539-1114 les agriculteurs concernant les différentes opérations culturales et le coût des produits utilisés.Mais on a aussi eu recours aux données du Comité des références économiques en agriculture du Québec.Plus qu'une question de gros sous.Les coûts des opérations culturales incluent la main-d'oeuvre, les frais * variables de la machinerie et du tracteur (l'entretien et les réparations, les carburants et les lubrifiants), ainsi que les frais fixes de la machinerie et du tracteur (dépréciation, intérêts, coûts de remisage, permis et assurances).Les coûts de semis sur billons comprennent les frais de modification du semoir pour le décapage des billons et F utilisation d'un tracteur de puissance supérieure.Enfin les coûts du sarclage et du billonnage en culture sur billons sont plus élevés que le sarclage en régie traditionnelle, en raison du coût plus élevé du sarcleur et de l'utilisation d'un tracteur de puissance supérieure.Cette analyse économique a donc permis de vérifier le potentiel intéressant de la culture sur billons pour réduire les frais de régie et augmenter les profits.Des essais sur plusieurs fermes et à plus long terme permettront de préciser ces résultats.Du reste, l'amélioration de la technique et de la régie permettra d'améliorer les rendements et d'accroître les attraits économiques de la culture sur billons.On sait, par exemple, que cette technique implique la réalisation de deux sarclages durant la saison de croissance.Ainsi, l'application d'herbicides en bandes s'y intègre particulièrement bien et permet d'en améliorer de façon importante le rendement économique.N'oublions pas que cette technique offre également de nombreux avantages en ce qui a trait à la conservation du sol et de l'eau.Evidemment, il est difficile d'attribuer une valeur pécuniaire à ces avantages.Mais leurs effets permettront éventuellement d'améliorer la rentabilité des entreprises agricoles et la qualité de l'environnement.Depuis de nombreuses générations, nous avons travaillé à améliorer la régie en système traditionnel.Donnons-nous quelque temps pour nous adapter à la culture sur billons; les résultats n'en seront que meilleurs et plus durables.¦ Bilan économique ($/ha) dans le maïs-grain Loam argileux Loam Billons Labour Billons Disques Rendement t/ha (1) 8,60 8,93 8,08 8,53 $/ha (2) 1118,00 1160,80 1047,80 1108,90 Frais de régie Opérations culturales 234,20 266,00 258,10 245,00 Intrants 345,80 345,80 308,50 394,60 Autres (3) 168,80 174,80 158,30 170,70 Total des frais de régie 749,00 786,70 724,90 810,30 Marge de régie 369,00 374,20 322,90 298,60 Ecart de rendement (t/ha) en régie (4) -0,28 — -0,88 — Heures / ha 3,65 3,32 3,42 3,38 ( 1 ) Rendements moyens de 1988 à 1991 (2) Pour un prix de 130 $/t (3) Entreposage, mise en marché et intérêts (4) Écart de rendement qui procure une marge de régie équivalente pour les deux pratiques culturales Idéal pour le maïs et le soya La culture sur billons requiert moins de temps de travail et les opérations culturales sont mieux réparties.par Sylvie Thibaudeau La culture sur billons consiste à produire sur des rangs buttés d'une hauteur de 20 à 25 cm et espacés de 75 cm.Cette technique se prête particulièrement bien à la culture du maïs et du soya.Les billons sont formés en cours de saison, à l'aide d'une billonneuse conçue spécialement à cette fin.Durant la saison de croissance, les billons seront sarclés à deux reprises, ce qui permet d'effectuer un désher-bage entre les rangs.À noter aussi que la moissonneuse-batteuse doit être modifiée pour circulerentre les billons.Après la récolte, les billons sont laissés intacts, aucun travail du sol n'est effectué.Au printemps, le semis sera réalisé à l'aide d'un semoir modifié, qui dégage le dessus des billons des résidus de la culture précédente et dépose les semences de mauvaises herbes dans les sillons (entre-rangs).La réduction des opérations culturales, la circulation contrôlée de la machinerie et les résidus de culture laissés à la surface permettent d'amé- liorer et de préserver la qualité du sol.Cette technique requiert également moins de temps de travail et les opérations culturales sont mieux réparties durant l'année.Ces avantages permettent également de réduire les coûts de production.Afin de bénéficier au maximum du potentiel de cette technique, la régie de culture doit être adaptée aux nouvelles conditions rencontrées.Ainsi, l'application d'herbicides en bandes se prête particulièrement bien à la culture sur billons, la lutte contre les mauvaises herbes entre les rangs étant facilitée par les sarclages.Toutefois, le sol n'étant pas travaillé à l'automne, les mauvaises herbes vivaces peuvent apparaître plus tôt au printemps, de même que certaines annuelles.Le producteur devra donc être vigilant et prêt à réagir à ces changements.La régie des fertilisants devra également être repensée.En raison de l'absence de travail du sol, les fertilisants appliqués à la volée ne pourront être incorporés au sol, ce qui en réduira la disponibilité et l'efficacité.Le placement des engrais constitue donc un élément très important dans la réussite de la culture sur billons.Différentes options peuvent alors être envisagées, selon les caractéristiques du sol, les cultures et la machinerie disponible.¦ 24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 Des trucs pour mieux rentabiliser le maïs MAIS Les rotations limitent la propagation des maladies et des insectes et améliorent la structure des sols.par Jean-Pierre Desnoyers Dans la conjoncture actuelle, chacun tente de réduire les coûts et d'obtenir un rendement économique optimal.Et la chose est faisable.Il est possible de mieux rentabiliser la production de maïs, par exemple, en analysant chaque élément de la production.En effet, quelques trucs permettent de réduire les coûts en continuant à obtenir de bons rendements, tout en améliorant la structure du sol.Pour l'amélioration de vos rendements de maïs à moindre coût, profitez de la nature.Si vous êtes équipé pour le foin, faites-en pour la vente en rotation avec le maïs.Le soya et les légumes de conserverie, quant à eux, offrent bien des avantages et diversifient les risques.Par exemple, une rotation avec différentes espèces conserve l'équilibre des sols, limite la propagation des maladies et les infestations d'insectes et améliore la structure du sol.En plus, les légumineuses fournissent de l'azote à la culture suivante.La fertilisation raisonnée Un problème majeur des sols de grandes cultures au Québec réside dans le faible taux de matières organiques.Si on remonte le taux d'humus du sol, on peut compter par la suite sur de l'azote supplémentaire qui se minéralisé au cours de la saison.On peut améliorer cette situation en semant des engrais verts après des cultures de conserverie ou des céréales.Les principales plantes adaptées sont les crucifères, comme le radis huileux et la moutarde.Le trèfle, qu'on laisse pousser après la récolte des céréales et qu'on enfouit superfi- Jean-Pierre Desnoyers est directeur régional des ventes chez Semences Pride.Le séchage à l'air naturel peut fournir un maïs d'excellente qualité à moindre coût.ciellement à l'automne, fournit un bon apport de matière verte et d'azote pour le maïs l'année suivante.On peut aussi réduire les coûts en connaissant bien le potentiel de ses champs.Chacun a son historique selon les cultures pratiquées, le volume et la qualité du fumier épandu.l'application antérieure de fertilisants et le type de sol.Attention cependant de ne pas faire les changements à la légère.On entend souvent dire, par exemple, qu'on applique trop d'engrais minéraux; pour certains sols très riches, c'est sûrement vrai et on peut réduire les doses sans nuire au rendement.Par contre, certains sols sont faibles en matières organiques et en phosphore et ont un pH trop bas.Ils ne donneront jamais de super rendements sans correction de base.Quelques méthodes simples vous permettront de diminuer les coûts et d'obtenir un rendement maximum.D'abord, le pH devrait être maintenu autour de 6,5.Si c'est possible, utilisez du fumier.En plus de contenir des éléments fertilisants, il améliore la rétention d'eau au cours de l'été.Il convient de compter le fumier parmi vos fertilisants; encore faut-il bien l'évaluer.Sans quoi vous pourriez épandre plus d'eau que de fumier ou tasser votre sol au printemps.D'autre part, les engrais appliqués en bandes nécessitent des volumes moins élevés pour la même efficacité.Le phosphore facilite le départ et demeure crucial au semis.Enfin, les nouveaux engrais liquides peuvent compléter l'application de base.Mais, dans votre programme de fertilisation, il convient de faire attention à la phytotoxicité.Si vous augmentez les doses d'azote et de potasse, il faut éloigner les disques d'engrais sur le semoir.Si vous alternez avec des légumineuses à chaque année, il serait sage de réduire les doses d'azote et de profiter de l'apport gratuit de la récolte précédente.Rappelons, du reste, que les cultures d'engrais verts permettent de réduire les apports de fumure.Les mauvaises herbes De leur côté, les mauvaises herbes ont évolué au cours des années.Au début de la culture du maïs au Québec, on appliquait l'atrazine et le tour était joué.Mais, en détruisant le chiendent, des mauvaises herbes moins agressives ont pris de l'expansion et sont devenues des fléaux.Les graminées LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 1992 25 annuelles, les feuilles larges résistant aux triazines et les semences de mauvaises herbes «importées» avec l'achat de grains d'alimentation provenant d'autres provinces (folle avoine, abutilón, proso millet, etc.) envahissent les champs.Un bon programme de lutte commence par l'identification des principales mauvaises herbes présentes dans vos champs.Choisissez ensuite le produit offrant la lutte la plus efficace à meilleur coût et surtout le meilleur stade pour la destruction.Un semoir équipé pour faire l'application en bandes des herbicides permet des économies substantielles.Si vous traitez sur une bande de 25 cm (10"), votre facture de produits coûtera le tiers d'une application traditionnelle en plus de vous épargner un passage.Cependant, avec cette méthode de travail, l'opération sarclage devient plus importante pour bien lutter contre les mauvaises herbes des entre-rangs.L'utilisation d'une houe rotative ou d'un sarcleur à dents très fines en début de croissance détruit les jeunes pousses de mauvaises herbes.En outre.cela déforme la croûte causée par de fortes pluies, facilitant ainsi une meilleure croissance.Ces outils sont souvent indispensables.Mais l'utilisation en commun permet bien des économies.A noter aussi que les pattes traceuses installées sur le semoir facilitent les Un semoir équipé pour faire T'application en bandes des herbicides permet des économies substantielles.passages ultérieurs du sarcleur.Elles permettent au tracteur de rouler plus vite sans détruire le maïs.Le sarcleur devrait également être équipé de pattes traceuses.Ces méthodes ne sont pas nouvelles.Les producteurs de betteraves sucrières les utilisaient pour les entre-rangs de 50-55 cm dans le but de réduire leurs coûts.D'autre part, certains producteurs ne jurent que par les variétés tardives allant jusqu'à 3000-3100 UTM dans le sud du Québec.Il faut dire que, en général, les variétés tardives offrent un potentiel de rendement plus élevé.Mais les variétés hâtives diminuent les coûts de séchage et permettent de commencer la récolte plus tôt.Ainsi, il peut être judicieux d'en semer sur une partie de vos superficies.De plus, elles permettent de labourer par temps plus sec sans endommager la structure de votre sol.Et que dire de tous ces silos et séchoirs à la ferme?Comme souvent chacun veut tout faire sans payer à l'extérieur, on s'organise avec des immobilisations importantes.Est-ce toujours rentable?Ces équipements ne servent pourtant que quelque temps chaque année.Ah! il y a bien certaines régions où on voit défiler de beaux cribs à maïs de plusieurs centaines de pieds de long.Mais, ailleurs, on veut tout sécher artificiellement.Aurait-on oublié que le séchage à l'air naturel peut fournir un maïs de qualité.Il est vrai que le volume récolté influence beaucoup le choix du type d'entreposage.Mais bien souvent, quelques efforts de plus seront récompensés par la réduction des frais de séchage.¦ MINI FORMATS - MAXI TRAVAUX - MINI PRIX Les bouteilles 14 et 16 Air Liquide.Portables Entreposables + 20% de plus de gaz que les bouteilles équivalentes standard L'ENSEMBLE.TM BlueShield Universal II De Luxe 0130-0021-3 UNE OFFRE.Spéciale Abordable 61 439$ Un contrat annuel pour les 2 bouteilles offre en vigueur du '' mai au 30 juin 1992 TM Marque déposée d'Air Liquide Canada Itée.POUR EN PROFITER, COMMUNIQUEZ AVEC LES DISTRIBUTEURS PARTICIPANTS.Accessoires de Soudure Granby Inc.Granby Accessoires de Soudure Jacques Cartier Longueuil Citadelle Oxygène Ltée Québec M & M Nord Ouest Inc.Amos Oxygaz Inc.Pintendre Oxygène Champlain St-Jean Oxygène du Golfe Rimouski (514)378-9001 (514) 677.(418) 872 (819) 732-(418) 837-(514) 346-1-800-463- 2836 8220 3251 3033 6857 0843 Oxygène Frontenac Oxygène Frontenac Oxygène Laurentides Inc Oxygène Montox Inc.Oxygène Nordox Inc.Oxygène Régional Inc.Oxygène Soudest Inc.Oxygène St-Laurent Ltée Oxyval Inc.Drummondville Victoriaville St-Jérôme Montréal Jonquière Valleyfield Sherbrooke St-Jean-Port-Joli Chomedey-Laval (819) (819) (514) (514) (418) (514) (819) 1-800-(514) 478-1809 758-6444 430-4404 254-9403 695-1415 373-1792 566-4063 463-7034 687-7046 OU UNE DE NOS SUCCURSALES : MONTRÉAL (514) 351-7014 - QUÉBEC (418) 683-1917 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 értïcuit De bons rendements, ça se prépare dès la plantation La baisse de rendement de pommes de terre peut atteindre 14 % si un plant sur dix ne lève pas.par Gilles Hamel Pour améliorer la rentabilité d'une entreprise de production de pommes de terre, le producteur doit réduire son coût de production et augmenter les rendements en tubercules.Cette optimisation des rendements se prépare dès la plantation.De fait, une bonne levée des plants est déterminante pour le succès de la culture.Plusieurs facteurs influent sur la levée des plants.La manutention, le tranchage et la plantation auront un effet direct sur les rendements (voir le tableau I).Aussi faut-il prêter une attention particulière à chacune de ces opérations.C'est ainsi qu'on pourra éviter les manques dus aux pourritures des plantons.De plus, la levée des plants doit être rapide pour profiter de la saison courte de croissance et éviter le plus de maladies possible.Enfin, il faudra tenir compte de la distance de semis pour que les plants soient bien distribués.Les pourritures des plantons Pour diminuer les manques à la levée dus aux pourritures des plantons, il faut manipuler avec soin les tubercules de semence.On peut endommager ceux-ci en les récoltant ou encore en les plantant l'année suivante.Des semences sérieusement endommagées sont plus sensibles à la prolifération de certains pathogènes (Fusarium, Erwinia, etc.) dans les tissus.Il en résulte alors des pourritures des plantons et aussi un manque im- Gilles Hamel, biologiste et agronome, est directeur du Réseau de dépistage agricole du centre du Québec et coordonnateur à l'Institut technique de la pomme de terre de transformation du Québec.Pour éviter les plantons sans yeux ou trop gros, la semence entière doit être de la bonne taille.portant à la levée (voir le tableau II).L'impact des blessures mécaniques aux tubercules de semence dépend de la gravité ou de la localisation des blessures.Par ailleurs, certaines variétés sont plus vulnérables (Shepody) que d'autres (Russett Burbank) aux baisses de rendement dues aux endommagements mécaniques des semences.D'autre part, la température de la semence doit se rapprocher le plus possible de celle du sol au moment de la plantation.La température de la semence doit être conditionnée en con- I.Baisse de rendement causée par un manque à la levée de 10 % pour différents cultivars Cultivar Baisse de rendement Russet Burbank Norkotah Norgold Ranger 9,5 % 8,5 % 15,5% 14,0% Adapté de Thornton.1992 séquence de façon graduelle.Des écarts importants de température entre le sol et la semence peuvent favoriser le développement des pourritures des plantons (voir le tableau III).Les conditions du sol, particulièrement sa teneur en eau durant ou après la plantation, peuvent aussi favoriser la croissance des organismes qui causent des pourritures des plantons.Une levée hâtive La température du sol durant et après la plantation doit être adéquate.Rappelons que la vitesse de réchauffement des sols au printemps dépend en grande partie de la texture des sols.Des sols sableux se réchauffent plus rapidement que des sols loameux et permettent aussi de planter plus rapidement.Cela dit.il faut savoir qu'un sol trop froid à la plantation (5 °C) ralentit la germination et favorise l'incidence de maladies.Mais le temps d'émergence des plants varie égale- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 27 .Effet de la profondeur de plantation sur le délai d'émergence des plants II.Effet des endommagements mécaniques Niveau de dommage Pourritures Manque des plantons à la levée Aucun Endommagé sévèrement 4,6 % 7,6 % 65,0% 17,6% Adapté de Gudmestad et al.1Ç III.Effet de la température des semences sur les pourritures des plantons Température Température Pourritures du tubercule du sol des plantons 4°C 16 °C 15 °C 15 °C 30,1 % 4,7 % Adapté de Gudmestad et al.1988 ment en fonction des cultivars (voir le tableau IV).Aussi, il est souvent préférable de ne pas planter trop creux (5 à 7,5 cm) de manière à obtenir une émergence rapide des plants.Une émergence trop lente peut favoriser le développement de différentes maladies.Par contre, pour certaines variétés sensibles au verdissement et dans le cas de certains sols très sableux, il est préférable de planter plus creux (10 à 13 cm).Mais IV.Nombre de jours avant l'émergence à différentes températures du sol lors de la plantation Température Cultivar 5°C 7°C 8,5 "C Variables1 Norgold 56 60 33 39 Frontier 82 64 36 43 Burbank 88 64 34 39 Hilite 83 64 .34 39 Norkotah 78 59 34 38 Shepody 85 64 31 39 Ranger 64 50 28 37 * La température du sol a été soumise à des fluctuations afin de simuler des conditions réelles de champs.il ne faut pas oublier que la hâtivité de la levée est directement reliée à la profondeur de la plantation (voir le tableau V).Des plantons de la bonne taille Les caractéristiques physiques des tubercules de semence entiers, principalement leur taille, sont assez déterminantes lors du tranchage, c'est-à-dire la distribution des plantons.Dans le cas de tubercules de forme allongée, comme le cultivar Russet Burbank, la taille d'une semence entière pour le tranchage en plantons de 55 grammes (2 onces) devrait idéalement se situer autour de 225 grammes (8 onces).Ainsi, on évitera le maximum de plantons sans yeux ou trop gros.Du reste, le tableau VI identifie la proportion idéale des différentes grosseurs de plantons dans un lot de semences tranchées pour cette variété.À leur tour, les caractéristiques des semences tranchées déterminent le placement de la semence lors de la plantation (distance réelle de semis).Cette distance est établie par la vitesse d'avancement du tracteur.Pour obtenir le plus possible des plantons placés entre 20 et 33 cm de distance, le tracteur doit rouler à 4,6 km/h.¦ Profondeur de semis Cultivar ) Desjardins L'incroyable force de la coopération. Où placer votre argent?Êtes-vous de type fonceur ou craintif face au risque?Le choix de vos placements en dépend.par Gaétan Villeneuve et Sylvie Bouchard LE CHOIX D'UN PLACEMENT Q.: Je viens de vendre ma ferme à un bon prix.J'ai une grosse somme d'argent à placer.Quels sont les facteurs à considérer en matière de placement?R.: Vos décisions en matière de placement devraient se prendre en fonction de trois facteurs.Il s'agit de la sécurité du capital et de la liquidité du placement, et enfin du rendement obtenu.La sécurité du capital est reliée au risque de fluctuation de la valeur nominale ou initiale du placement.La liquidité du placement représente la facilité de retirer ou de reprendre le placement sans en affecter la valeur.Elle est reliée, entre autres, au terme du placement, c'est-à-dire à sa durée.Quant au rendement, il s'agit de la rémunération provenant du placement.Il peut s'agir d'intérêt, de gain de capital, de dividendes ou d'autres formes directes ou indirectes de rémunération.: Chaque placement a ses caractéristiques propres en fonction de ces trois facteurs.Par exemple, un placement peut être très sécuritaire mais rapportera peu.Un autre rapportera plus, mais aura un terme élevé, donc une faible liquidité.Prenons par exemple un dépôt à terme de cinq ans dans une institution financière.Ce placement est très peu risqué, parce que garanti totalement par l'institution et par la Société d'assurance-dépôts du Canada.Toutefois, il offre peu de liquidité, puisqu'on ne peut le retirer avant son terme.Et en général son rendement est faible.Ce genre de placement peut convenir au type nerveux qui craint le risque ou au retraité qui ne peut se permettre de perdre du capital.Il convient aussi à Gaétan Villeneuve, agronome et économiste, est consultant privé en économie agricole, à Saint-Hyacinthe.celui qui n'a pas besoin d'argent rapidement.Vous pouvez investir aussi dans des actions de petites et moyennes entreprises à la Bourse.Dans ce cas, le risque est beaucoup plus élevé, la valeur du placement peut fluctuer fortement.Par contre, ces actions offrent une grande liquidité, puisqu'elles peuvent faire 1 ' objet d'une transaction n'importe quand.Par contre, le rendement est aléatoire.Habituellement, il est élevé à long terme, mais fluctue beaucoup au cours des ans.Ce genre de placement convient au type fonceur et plus jeune, parce qu'il a plus le temps d'attendre les fruits de ses placements à long terme.Entre ces deux extrêmes, il y a des placements de type intermédiaire.Par exemple, des obligations municipales à long terme.Ces obligations offrent une grande sécurité du capital même si des fluctuations sont possibles.Elles peuvent faire l'objet d'une transaction par un courtier en tout temps.De plus, le rendement est habituellement plus élevé que les obligations gouvernementales et que les dépôts à terme dans les institutions financières.Il s'agit donc d'un placement intéressant pour un agriculteur qui vient de vendre sa ferme.CONTRÔLE LAITIER OFFICIEL OU REGULIER?Q.: Mon troupeau est inscrit au contrôle laitier officiel.Je vends peu de sujets de reproduction et je ne fais pas d'exposition.Considérant la baisse du prix de vente des animaux de remplacement, devrais-je me convertir au contrôle régulier?R.: La caractéristique du Programme d'analyse des troupeaux laitiers du Québec (PATLQ) officiel, c ' est qu ' un technicien vient prendre régulièrement des pesées de lait sur place.Cette démarche rend les résultats officiels.Un acheteur peut s'y fier pour acquérir des animaux de remplacement.Mais si vous vendez peu de ces animaux actuellement et comme le coût du contrôle officiel est assez élevé, vous pouvez envisager de passer au contrôle régulier, qui coûte beaucoup moins cher.Dans ce cas, vous prendrez vous-même les pesées à chaque mois.En pratique, lorsque les pesées sont faites de façon honnête, les résultats sont aussi fiables, mais ne présentent pas de garanties.En fait, on recommande le contrôle laitier officiel seulement dans le cas des producteurs qui font de l'exposition ou qui vendent des sujets de qualité à l'extérieur.Pour les autres, le contrôle laitier régulier est bien suffisant.FORMATION AGRICOLE Q.: J'ai 16 ans et je suis présentement en secondaire III.J'ai l'intention de prendre la relève de la ferme de mes parents.Quelle est la formation requise pour devenir agriculteur?R.: Aujourd'hui, la gestion d'une entreprise agricole est très complexe et demande une bonne formation générale.À notre avis, la formation requise minimum pour améliorer ses chances de succès est un secondaire V général ou spécialisé.D'ailleurs, la plupart des subventions reliées à l'établissement exigent ce niveau de scolarité.Idéalement, une formation collégiale, comme technologiste agricole (3 ans) ou exploitant agricole (2 ans), est préférable.D'ailleurs, à partir du 1er avril 1994, l'OCAQ (Office du crédit agricole du Québec) exigera un de ces deux diplômes d'études collégiales pour être admissible à la subvention à l'établissement de 15 000 $.Pour un diplôme d'études professionnelles, option agricole, la subvention à l'établissement sera limitée à 10 000$.¦ Vous avez des questions concernant l'économie ou la gestion agricole?N'hésitez pas à nous écrire ou à nous téléphoner: Le courrier du gestionnaire Bulletin des agriculteurs 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 MU: 382-4350 Extérieur: 1-800-361-3877 44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 De plus en plus de champs ensemencés avec du maïs sont infestés de mauvaises herbes tenaces, telles que l'abutilon et toute une gamme de mauvaises herbes résistantes aux triazines.Un traitement en postlevée avec Pardner est la réponse à vos problèmes.Pardner, avec sa vaste fenêtre d'application, permet une plus grande efficacité des pulvérisations.Pardner agit rapidement, n'est pas volatil et n'affecte pas les cultures avoisinantes.De plus, vous n'avez pas à vous soucier des résidus dans le sol.PARDNER RHONE-POULENC CANADA INC.2000 Argentia Road, Plaza 3, Suite 400, Mississauga, ON L5N 1V9 (416) 821-4450 ® PARDNER est une marque déposée de Rhône-Poulenc Agrochimie, Lyon - usager autonsé Rhône-Poulenc Canada Inc.tP RHÔNE-POULENC GESTION Pas besoin d'être «gros» pour être efficace Il y a des petites entreprises qui obtiennent un revenu par unité de travail deux fois plus élevé que des grandes.par Yvon Allard Certaines personnes ont de la difficulté à envisager un avenir durable pour les petites fermes.Pourtant, c 'est beaucoup plus sur F avenir des entreprises peu efficaces qu'il faut s'interroger.Une étude effectuée à partir de la banque de données de la Fédération des syndicats de gestion agricole du Québec a permis de relever les caractéristiques des entreprises efficaces.D'abord, elles maîtrisent relativement bien les techniques, possèdent une bonne capacité de remboursement, investissent selon leurs moyens dans des biens productifs et sont moins endettées.Leurs actionnaires détiennent une meilleure formation de base et agricole et ils ont adhéré plus tôt à un Syndicat de gestion agricole (SGA).Mais il faut souligner que, si les entreprises à volume de production élevé ont plus de facilité à obtenir de meilleurs résultats, il existe de petites entreprises qui «performent» drôlement bien.Un actif important À partir d'un échantillon de 1244 fermes, notre première constatation fut que les entreprises efficaces détiennent un actif de dimension importante.Elles font une meilleure utilisation de leurs ressources.Elles possèdent plus d'actif en machinerie par unité de travail.Et se distinguent très nettement par une production de lait très supérieure au groupe d'entreprises peu efficaces.Ce modèle suggère donc que, pour atteindre un meilleur niveau d'efficacité, il faut agir sur au moins deux points.Premièrement, les dirigeants Yvon Allard est conseiller en gestion au Syndicat de gestion agricole de Lotbinière-Nord.Le degré de mécanisation est davantage lié à la taille des entreprises qu'à leur efficacité.d'entreprises devront poser les bons gestes au bon moment.Deuxièmement, ils n' auront pas d'autre choix que d'envisager l'augmentation du volume de production de leur entreprise.Insatisfaits de constater que les entreprises doivent inévitablement prendre de l'expansion pour être efficaces, nous avons décomposé l'échantillon en cinq sous-groupes selon le volume de lait produit par ferme.À première vue, on observe que les grosses entreprises (groupe 1 ) obtiennent plus souvent de meilleurs résultats.Mais il existe des petites entreprises qui obtiennent un revenu par unité de travail (RST/UTP) de près du double des entreprises de grande taille et peu efficaces.Elles décrochent de tels résultats avec beaucoup moins de volume de production (voir le tableau I).Par ailleurs, pour à peu près le même volume de production, les entreprises des groupes efficaces obtiennent plus de produits, et ce, avec moins de charges directes.Celles-ci représentent en moyenne 50 % du total des produits pour ces entreprises, comparativement à 65 % pour les autres.Il ne faut pas chercher plus loin pour expliquer une différence de 14 % de l'excédent d'exploitation ou de la marge de manoeuvre entre ces groupes.D'autre part, une formation générale de base et une formation en agriculture sont des éléments qui caractérisent très distinctement les entreprises efficaces, peu importe leur volume de production (voir le tableau II).Maintenant, lorsqu'on compare l'année d'établissement des propriétaires avec la taille des entreprises, on trouve un lien très direct.C'est-à-dire que plus grand est le volume de production, plus les gestionnaires possèdent d'expérience, qu'on évalue en nombre d'années d'établissement.Mais, selon nos observations, les entreprises avec les meilleurs résultats sont dirigées par des gestionnaires comptant un peu moins d'expérience.Bref, le volume de production est relié à l'année d'établissement et l'expérience n'est pas un gage d'efficacité.Le critère de l'endettement par hectolitre de lait, quant à lui, permet de mieux évaluer la pression que représente la dette sur l'entreprise.Il est étonnant de constater que les dirigeants des entreprises peu efficaces sont plus endettés, que leur durée d'emprunt restante est dangereusement plus longue, et ce, malgré le fait qu'ils se soient établis en moyenne deux ans plus tôt.Malgré le fait que pour chaque «strate» de production la situation 46 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$^ qu'en moyenne il n'existe pas de différence significative au niveau des montants nets investis sur les entreprises.Par ailleurs, les dirigeants des entreprises efficaces ont investi un plus faible pourcentage dans des biens peu productifs.Cette constatation se vérifie pour chacune des «strates» de production, à l'exception du sous-groupe 5, c'est-à-dire les entreprises de plus petite taille.Mais il faut souligner que les entreprises efficaces de ce sous-groupe comptent presque la moitié moins d'investissement que celles peu efficaces, ce qui expliquerait en partie leurs résultats divergents.Pour le groupe «efficace», l'excédent ou le solde résiduel d'exploitation représente près de 70 %, en moyenne, des investissements nets réalisés, situation complètement différente de l'autre groupe.Avec un excédent négatif jumelé à des investissements non rationnels, il n'est pas surprenant, mais toujours aussi inquiétant, de constater que les entreprises peu efficaces sont plus endettées et pour plus longtemps.On a même observé, pour certains sous-groupes d'entreprises peu efficaces, des investissements nets de fonds de terre négatifs, c'est-à-dire plus de ventes que d'achats.Il fallait bien que ces entreprises se financent quelque part! Avec de tels résultats, on peut même douter de leur «transférabilité».Plus de biens productifs On note aussi que les entreprises du groupe «efficace» détiennent une plus grande portion de biens productifs.Le quota faisant partie des biens productifs, il n'est pas surprenant d'observer que les entreprises efficaces obtiennent un plus grand volume de production par rapport au nombre d'unités de travail.Pour les entreprises de plus grande dimension, nous faisons les mêmes observations.Du reste, contrairement à ce que nous avons déjà observé à la première approche, les entreprises efficaces possèdent moins d'actif en machinerie par unité de travail.C'est-à-dire que le degré de mécanisation est davantage lié à la taille des entreprises qu'à leur efficacité.Au niveau des charges de machinerie par hectolitre, il y a presque trois dollars en moyenne qui séparent les deux groupes à l'avantage des entreprises efficaces.Pour les petites entreprises, l'écart se situe aux I.Comparaison de certains résultats d'efficacité des entreprises Sous-groupes Type 1 2 3 4 5 Moyenne Nbre d'entreprises: efficace 51 50 51 50 51 253 peu efficace 50 50 50 50 51 251 RST/UTP (1): efficace (S) 37 706 31 503 28 077 27158 20 261 28 938 peu efficace ($) 10 587 9 577 6211 5 531 -846 6 201 Lait produit par ferme: efficace (hl) 4 696 2 880 2 465 2 032 1 628 2 743 peu efficace (hl) 4182 2 942 2 420 2 066 1 314 2 586 Total des produits: efficace ($) 298 784 181 043 152 551 128 522 99 995 172 317 peu efficace (S) 244 583 172187 139 367 117 520 73 494 149 466 Charges directes (2) efficace (%) 49 51 49 51 52 50 peu efficace (%) 64 63 65 65 71 65 Charges de efficace (%) 7 4 4 4 3 5 main-d'oeuvre: peu efficace (%) 5 5 4 4 2 4 Prélèvements: efficace (%) 12 15 15 16 18 14 peu efficace (%) 12 14 14 14 16 13 Paiements: efficace (%) 19 19 18 18 19 19 peu efficace (%) 20 19 19 20 22 20 Excédent: efficace (%) 12 10 14 12 9 12 Solde résiduel d'exploitation peu efficace (%) -1 0 -2 -3 -10 -2 Source: AGRITEL, banque de données agricoles de la Fédération des syndicats de gestion agricole du Québec (F.S.G.A.Q.).Note: Les pourcentages sont en relation avec le total des produits.( 1 ) RST / UTP = Revenu Standard du Travail (revenu comparable) par Unité de Travail Personne (2) Avant main-d'oeuvre, intérêts à moyen et long terme et les amortissements.II.Profil des décideurs et des décisions Sous-groupes Type 1 2 3 4 5 Moyenne Formation générale: efficace (%) 29 24 32 26 21 26 Collégiale et plus peu efficace (%) 16 15 9 20 9 14 Formation en efficace (%) 53 53 45 50 28 46 agriculture: peu efficace (%) 18 32 40 33 30 31 Adhésion aux SGA: efficace (année) 1981 1983 1984 1984 1984 1983 peu efficace (année) 1984 1984 1986 1984 1987 1985 Année efficace (année) 1975 1978 1977 1979 1980 1978 d'établissement: peu efficace (année) 1972 1976 1974 1977 1979 1976 Endettement par efficace (S) 73 74 73 79 70 74 hectolitre peu efficace ($) 88 77 82 89 97 87 Durée restante efficace (ans) 10,9 11,1 12,5 12,9 11,0 11,7 d'emprunt peu efficace (ans) 15,4 14,0 14,5 16,5 18,1 15,7 Total des efficace ($) 52 213 26 182 30 215 18 390 14 732 28 346 investissements peu efficace (S) 40 556 31 253 22 074 30 932 24 831 29 929 Portion d'investissement efficace (%) 59 63 59 51 83 63 peu productif peu efficace (%) 83 79 89 63 62 75 Excédent/ efficace (S) 71 71 70 81 59 70 investissement peu efficace ($) -9 -2 -15 -10 -30 -13 Biens productifs efficace ($) 59 59 58 58 56 58 peu efficace ($) 55 54 52 51 45 51 Lait par UTP efficace (hl) 1 882 1 720 1 541 1 458 1 259 1 572 peu efficace (hl) 1 578 1 463 1 274 1 194 906 1 283 Actif en machinerie efficace (S) 48 420 44 960 43 377 36 884 36 711 42 079 par UTP peu efficace ($) 48 777 50 441 42 335 42 816 38123 44 482 Charge de machinerie efficace ($) 9,12 9,67 9,87 9,19 9,71 9,51 par HL peu efficace ($) 11,24 11,75 12,00 12,62 14,40 12,40 Source: AGRITEL, banque de données agricoles de la Fédération des syndicats de gestion agricole du Québec (F.S.G.A.Q.).alentours de cinq dollars, tandis que les plus grosses entreprises obtiennent un écart se rapprochant de deux dollars.Ces observations confirment hors de tout doute que c ' est le nombre d'unités de production qui détermine les besoins en structures et non l'inverse.Par contre, il faut le reconnaître, le degré de mécanisation quelque peu supérieur des entreprises de plus grande taille leur permet une plus grande efficacité du travail, autant dans le groupe des non efficaces que dans celui des entreprises efficaces.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MAI 1992 47 ne soit pas la même, nous observons COMMERCE $$$$$$SS$SS$$$S$$$$$ì$$$$$$$SSS$tSSSS$$^^ Colombie-Britannique: une agriculture menacée Le magasinage outre-frontière a ravivé les craintes causées par les négociations du GATT.par Hugh Maynard Soixante pour cent des 2,5 millions de personnes qui vivent en Colombie-Britannique résident à moins de 50 kilomètres de la frontière de l'État de Washington.Ces habitants sont dispersés des deux côtés de la vallée de la rivière Fraser.Et à peu près la moitié des fermes de la province sont situées dans cette région.Elles représentent une grande part de la production agricole totale de la province, principalement pour les produits laitiers, la volaille et l'horticulture ornementale.Il est donc compréhensible que la communauté agricole de cette province soit extrêmement préoccupée par les effets du magasinage outrefrontière, de l'agrandissement urbain et de l'environnement.Avec une population qui possède le rythme de croissance le plus grand au pays, la pression sur les fermiers continuera de s'intensifier.Les effets négatifs du magasinage outre-frontière ont récemment ravivé les craintes de «la tarification sans exception», telle que proposée par le GATT.Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation de la Colombie-Britannique, Bill Barlee, affirme que le magasinage outre-frontière coûte 1,5 milliard de dollars annuellement à l'économie provinciale.Ceci représente 10 % de tous les biens produits dans la province.«Cet argent ne voyage qu'en un sens, dit-il.Une fois qu'il traverse la frontière, il ne revient jamais.» Il ajoute que les États-Unis ne se sont pas conformés en partie à l'entente sur le libre-échange.«Le terrain de la concurrence n'est pas égal pour chaque partenaire.» Hugh Maynard est rédacteur en chef du magazine Québec Farmers' Advocate.Pour Herman Driediger, un aviculteur d'Abbottsford, il faut préserver à tout prix l'article XI.Le secteur de l'horticulture de la Colombie-Britannique a été frappé de plein fouet par les ententes de libre-échange.On a vu décliner la vente des pommes, des raisins et des légumes préparés.Les horticulteurs de la Colombie-Britannique ne peuvent, en effet, concurrencer les produits prove- Le magasinage outre-frontière coûte 1,5 milliard de dollars annuellement à la Colombie-Britannique.nant de la Californie qui reçoit des subsides pour l'eau et l'irrigation.Les problèmes du secteur de l'horticulture de la province ont servi d'avertissement aux autres producteurs agricoles.Ils craignent que la même chose se produise dans les industries laitière et aviaire si l'entente du GATT est acceptée sans mesures de contrôle pour l'importation, mesures qui seraient équivalentes au présent article XI.«Nous sommes parmi les producteurs les plus efficaces du monde, affirme un aviculteur d'Abbottsford, Herman Driediger, mais nous ne pouvons concurrencer les États-Unis.Ils opèrent selon des règles différentes et reçoivent le double des subsides reçus par les fermiers d'ici.L'article XI était très bon pour le Canada, gardons-le.» Herman Driediger élève 15 000 poules couveuses et 65 000 poulets à griller.Selon lui, les enjeux sont grands pour l'industrie agro-alimentaire, qui emploie une personne sur sept.«Le monde des affaires s'appuie beaucoup sur les succès de l'agriculture dans cette partie du pays, ajoute un représentant de la Chambre de commerce locale John Friesen.L'agriculture est la principale source de revenus.Nous demandons au gouvernement de ne pas signer l'entente du GATT à moins que l'article XI y soit inclus.» Même si un tiers du 1,2 milliard de dollars que représentent les revenus agricoles de la Colombie-Britannique provient de produits dépendant de la 48 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 gestion de l'offre, il reste que les producteurs donnent l'impression qu'ils aimeraient mieux être tenus en dehors du programme.Les producteurs laitiers ont laissé le plan national en 1986 et d'intenses négociations ont été conduites encore en 1990 afin de garder les produits laitiers et avicoles sous le Le secteur de l'horticulture a été frappé de plein fouet par les ententes de libre-échange.régime de la gestion de l'offre.La réponse unanime à cette question était que les producteurs agricoles des autres provinces ont une fausse perception de la politique d'agriculture de la Colombie-Britannique.«Notre plus gros problème était notre propre gouvernement», affirme un producteur laitier de l'île de Vancouver, Roger Tarves.Les gouvernements antérieurs ont appuyé la politique d'un marché ouvert et ont travaillé dur pour lutter contre les programmes de la gestion de l'offre.L'opinion générale est que les groupes de producteurs agricoles ont eu à dépenser tellement de temps et d'énergie pour combattre leur gouvernement provincial qu'ils ont eu très peu de temps pour se concentrer sur le développement national.L'un des résultats a été qu'un groupe de producteurs dissidents a commencé à envoyer du lait sans avoir de quota de production à une industrie laitière qui n'avait pas de quota de transformation.Par ailleurs, la Colombie-Britannique produit une plus grande variété de produits — 120 différentes sortes — sous une plus grande gamme de conditions géographiques que n'importe quel autre territoire au Canada.Les productions des terres basses et du climat maritime de la vallée du Fraser sont complétées par celles des arbres fruitiers et des vignes de la vallée de 1 ' Okanagan et le secteur du bétail de la région de Peace River.Même si la province ne produit que les deux tiers de ses besoins en alimentation, quelques secteurs ont montré une croissance remarquable durant les dernières années.La production aviaire est montée de 77 millions de dollars en 1983 à 135 millions aujourd'hui.Le directeur adjoint de la Fédération des producteurs agricoles de la Colombie-Britannique, Steve Thomson, affirme que l'augmentation de la population et le changement dans les habitudes alimentaires des consommateurs sont les principales raisons de cette croissance.Les autres secteurs en croissance sont l'aquaculture (de 1,3 million de dollars en 1984 à 79 millions en 1989) et les industries de l'horticulture ornementale et de serres.La floriculture est maintenant au quatrième rang des secteurs de l'agriculture de la province, après les industries laitière, bovine et avicole, avec 112 millions de dollars de ventes.Steve Thomson affirme que le boum de la construction résultant de l'augmenta- PRENEZ L'AVION DU BULLETIN tion de la population a fait augmenter les demandes de produits d'horticulture ornementale.Il soutient également que la production en serres a rempli le vide laissé par le déclin de la production de légumes en champs.L'industrie du bétail, quant à elle, s'est maintenue relativement stable en gardant sa deuxième position avec 130 millions de dollars de ventes.La production de bovins en parcs d'engraissement a été remplacée par l'augmentation du secteur vaches/ veaux, dont les revenus sont passés de 35 à 52 millions de dollars entre 1984 et 1989.Par ailleurs, une grande part de la production agricole de la Colombie-Britannique est faite dans des territoires qui sont à proximité des popula- Voyage de Formation: CEREALES Chicago Départ : samedi, 4 juillet Durée: 7 jours Prix: 991 $ par personne (occupation double) Consultez votre comptable pour les dépenses de formation déductibles de l'impôt.Les producteurs des autres provinces auraient une fausse perception de la politique agricole de la Colombie-Britannique.tions urbaines.Les problèmes environnementaux sont donc prioritaires pour les producteurs.La lutte intégrée dans les serres a d'ailleurs été largement adoptée dans la province.D'autre part, l'utilisation des pesticides chimiques dans les secteurs de la carotte et de l'oignon a été réduite de 80 % durant les cinq dernières années dans la vallée du Fraser.¦ ¦ Voyage spécialisé pour les producteurs céréaliers (Wisconsin, Iowa, Illinois, Indiana).Accent sur la mise en marché et visite de la bourse de Chicago.Pour plus d'information, appelez, sans frais, au Bulletin des agriculteurs : 1-800-361-3877 Ce voyage est organisé par le Bulletin des agriculteurs, en collaboration avec les Voyages Interconseil, délenteur d'un permis du Québec.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 49 Le Bulletin des agriculteurs VERS L'AGRICULTURE DE L'AN 2000 TECHNIQUE - GESTION - VIE RURALE % Pour surmonter le Libre-échange, le GATT, les déficits gouvernementaux, il faut performer.Le Bulletin des agriculteurs vous offre l'occasion d'être mieux informé pour faire des choix éclairés.Mois après mois, vous recevrez toute l'information spécialisée dont vous avez besoin pour assurer la progression de votre entreprise: • machinerie et équipements • santé animale • nouveaux produits • protection des cultures • développements technologiques • gestion • économie • et bien davantage.POUR AUSSI PEU QUE 1,39 $ PAR MOIS ABONNEZ-VOUS au Bulletin (ou profitez de l'occasion pour vous réabonner), il ne vous coûtera que 1,39 $ par mois (basésur le tarif 3 ans - 49,95 $) et COUREZ LA CHANCE DE GAGNER ce magnifique véhicule tout-terrain: SUZUKI QUADRUNNER VALEUR 6349$ PARTICIPE c'est facile! Vous n'avez qu'à compléter le coupon d'abonnement ci-contre ainsi que le questionnaire.Ce concours est organisé en collaboration avec SUZUKI CANADA.50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ' MA11992 18 CERTIFICAT D'ABONNEMENT • GRAND CONCOURS DU BULLETIN Bulletin Pour participer, vous devez vous abonner et compléter le questionnaire Oui ¦ ¦ Q Je désire m'abonner II Je désire me réabonner Et j'ai complété le questionnaire ci-joint.Cochez la durée d'abonnement choisie: Tarifs réguliers Tarifs spéciaux aux agriculteurs ?3 ans • 59,95$ + 4,20$ rrps) = 64,15$ ?3 ans • 49,95$ + 3,50$ (TPS) = 53,45$ ?2 ans • 43,95$ + 3,08$ (TPS) = 47,03$ ?2 ans • 35,95$ + 2,52$ (TPS) = 38,47$ ?1 an • 23,95$ + 1,68$ (TPS) = 25,63$ ?1 an • 19,95$ + 1,40$ (TPS) = 21,35$ ?Pays étranger -1 an 35$ Nom.Prénom Adresse_ Tél.: .Code postal.007- _ NUMÉRO D'ABONNÉ (1 lettre et 4 chiffres) mode de paiement: ?Je joins un chèque ou mandat-poste à l'ordre du Bulletin des agriculteurs ?Veuillez porter le montant de mon abonnement au compte de ma carte: ?VISA ?MASTERCARD ?AMERICAN EXPRESS No du compte_ Date d'expiration_ Signature x _no tél.(nécessaire a la valKtabon) Retournez le tout à: Grand concours Le Bulletin 75 rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal, (Qc) H3L3T1 SONDAGE Note: Ces informations sont confidentielles.Elles servent comme statistiques seulement.1.Quelle est votre principale occupation ?CEREALES CULTIVEES mmm nombre d'acres ?(1) agriculteur (trice) Blé (6) ?(2) agronome Avoine - Grain (7) ?(3) vétérinaire Orge - Grain (8) ?(4) meunier Maïs - Grain (9) ?(6) cadre de Coop Seigle - Grain (10) ?(7) cadre d'institution financière Autres céréales (11) ?(8) autre travail relié à l'agriculture, Maïs - humide (62) ?précisez :_ 16) professionnel 17) col blanc.fonctionnaire 18) ouvrier spécialisé 19) commerçant 20) autre, précisez :_ 2.Dans quelle catégorie d'âge vous situez-vous?25-34 ans (70-01) ?55-64 ans (04) ?35-44 ans (02) ?65 ans et + (05) ?45-54 ans (03) 5.Quelle est la superficie totale de votre ferme?FOURRAGES Maïs à ensilage Foin à ensilage Avoine à ensilage Orge à ensilage Foin sec Luzerne Autres fourrages AUTRES CULTURES nombre d'acres (12) (13) (14) (15) (68) (17) (16) nombre d'acres (acres) 1-9 10-69 70-129 130-179 (D (2) (3) (4) 180-239 240-399 400-559 560 et + (5) (6) (7) (8) Soya (18) Pommes de terre (19) Cultures maraîchères (21) Terre à bois (22) Érables (nombre d'entailles) (23) Pommes (nombre d'arbres) (24) Fraises, framboises,bleuets (61) Horticulture ornementale (63) Autres (20) précisez Culture en serre (pieds carrés) (25) PRODUCTIONS ANIMALES COMBIEN POSSEDEZ-VOUS DE: nombre de têtes EQUIPEMENTS COMBIEN POSSEDEZ-VOUS DE: nombre Vaches laitières (26) Moy.de production/vache (kg/an) (75) Vaches de boucherie (27) Bouvillons (1 an et +) (28) Porcs d'engraissement (29) Truies de reproduction (30) Poules pondeuses (31) Poulets de gril (32) Chevaux (34) Moutons (64) Agneaux (65) Chèvres (66) Lapins (67) Volailles (74) Autres, précisez: Quelle catégorie suivante représente le mieux la valeur de vos ventes brutes annuelles?moins de 2 500$ ?2 500$ à 9 999 $ ?10 000$ à 49 999 $ ?50 000 $ à 99 999 $ ?100 000$ 149 999$ ?150 000$ à 199 999$ ?200 000 $ et plus (60) Tracteur 2 roues motrices (35) Tracteur 4 roues motrices (36) Camionnette (pick up) (37) Camion (38) Auto compacte (71) intermédiaire (72) grosse (73) Moissonneuse-batteuse (40) Andaineuse (41) Presse (balles rondes) (42) Presse à balles carrées (52) Ensacheuse de balles (53) Fourragère (43) Séchoir à grain (44) Faucheuse-conditionneuse (45) VTT (véhicule tout-terrain) (46) Micro-ordinateur (47) Motoneige (48) Scie à chaîne (50) Trayeuses à seau (54) Trayeuses à lactoduc (55) Distributeur automatique de concentré (56) BÂTIMENTS LAITIERS Stabulation entravée Stabulation libre (avec étables à salle de traite) (57) (58) Règlements Pour devenir admissible à ce concours, faites simplement ce qui suit: • Abonnez-vous ou réabonnez-vous au Bulletin des agriculteurs.• Remplissez le questionnaire.Vos réponses sont confidentielles, et ne servent qu'à des fins statistiques pour mieux orienter le contenu du Bulletin en fonction de vos besoins.• Prenez soin d'indiquer vos noms, adresse, numéro de téléphone dans l'espace réservé à cet effet.• Insérez dans une enveloppe, affranchissez et postez le tout dès aujourd'hui.Comment fonctionne le concours Ce concours s'adresse aux abonnés du Bulletin des agriculteurs.Pour être admissible, il faut s'abonner ou se réabonner au Bulletin pendant la durée du concours et le questionnaire doit être dûment complété, posté et reçu au Bulletin des agriculteurs, 75 rue de Port-Royal Est, bureau 200, Montréal, Québec H3L 3T1, avant midi le 26 juin 1992.Sont exclus du concours, les employés du Bulletin des agriculteurs, de Maclean Hunter Liée, de SUZUKI CANADA et leurs familles immédiates.Litige Tout litige quant à la conduite de ce concours publicitaire et à l'attribution des prix pourra être soumis à la Régie des loteries et courses du Québec.Le prix La personne gagnante se verra offrir un véhicule tout-terrain QUADRUNNER1992 de Suzuki modèle LT-F4WD 300N, valeur de 6349 $ moteur à 4 temps, monocylindre de 280cc, 5 vitesses.Lesautres détails techniques sont disponibles chez les concessionnaires SUZUKI.Le prix devra être accepté tel quel.Il ne comprend pas les assurances, taxes et frais d'enregistrement s'il y a lieu.Le prix devra être réclamé avant le 31 juillet 1992 aux bureaux du Bulletin des agriculteurs.Le gagnant devra répondre à une question d'habileté pour obtenir son prix.Durée du concours Le concours débutera le 10 avril 1992 et se terminera le 26 juin 1992 à 11h59.Le tirage Le tirage aura lieu le 26 juin 1992 à midi (12 heures) aux bureaux du Bulletin des agriculteurs, 75 rue Port-Royal est, bureau 200, Montréal, Québec.La personne gagnante sera choisie au hasard parmi les abonnements et réabonnements au Bulletin des agriculteurs, accompagnés des questionnaires dûment complétés et reçus pendant la durée du concours.La personne gagnante sera avisée par téléphone et par lettre. Quelques grains de vérité sur le Laddok.Quand il s'agit de protéger votre maïs contre les mauvaises herbes à feuilles larges qui diminuent vos rendements, aucun autre herbicide ne vous en donne plus pour votre argent que le Laddok.Le Laddok contrôle efficacement 26 mauvaises herbes à feuilles larges, y compris les espèces qui résistent aux triazines.C'est le seul herbicide postémergence qui a un effet sur le souchet.La réussite de votre programme de désherbage en postémergence est assurée, parce que le Laddok est doux à tous les stades de la croissance.Aucun autre herbicide ne peut en dire autant.Le Laddok est dur pour les mauvaises herbes, mais c'est l'her- bicide le plus sûr pour votre culture.Vous pouvez pulvériser le Laddok sur le maïs de 1 feuille jusqu'à 10 feuilles sans brûler les feuilles, rendre les tiges cassantes ou endommager les racines vitales.Il ne reste pratiquement aucun résidu qui limite la rotation des cultures pour l'année suivante.Il n'y a pas de danger de dérive, si bien que vous pouvez utiliser le Laddok à côté des cultures sensibles comme le soya et les légumes.En fait, des études ont démontré que le Laddok donne des rendements 3% plus élevés en moyenne que des produits concurrents.Et ça, c'est un avantage sur lequel vous pouvez compter.Laddok: Le seul herbicide sans danger pour le maïs à tous les stades de la croissance.i _» j Bromoxynil (Pardner) V ^ Dicamba^ Stade: 4 feuilles ou plus, mais pas avant Banvel ou Marksman 1 à 5 feuilles maximum Le Laddok contrôle plus de mauvaises herbes à feuilles larges.Contrairement aux produits concurrents, le Laddok peut être appliqué à tous les stades de la croissance du maïs.Pour obtenir les meilleurs résultats, il faut l'appliquer entre 18 et 28 jours après le semis, selon le stade de cmissance des mauvaises herbes.Evaluation du contrôle Excellent Excellent Excellent Excellent Excellent Mauvaise herbe Abutilon Amarante Chénopode blanc Herbe à poux Lampourde glouteron Mauvaises herbes résistantes aux triazines Excellent Morelles Excellent Moutarde des champs Excellent Renouée liseron Excellent Renouée persicaire Excellent Spargoute des champs Excellent Vivaces Chardon des champs Passable Laiteron des champs Passable Liseron des champs Passable Souchet Bon Source: Publication 75.Guide de lutte contre les mauvaises herbes.1991, Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation de l'Ontario.Mauvaises Herbes: Répression.1991 Conseil des Productions Végétales Québec.Produits agricoles BASF La recherche d'une compagne à la campagne Plusieurs jeunes producteurs sont célibataires malgré eux.Il semble de plus en plus difficile d'attirer les filles sur une ferme.par Sylvie Bouchard I 1 y a quelques années, il était rela-I tivement facile pour un producteur I agricole de trouver la compagne idéale.On connaissait une voisine qui avait grandi sur une ferme et connaissait l'ouvrage, on se mariait jeune et on bâtissait une famille et une entreprise ensemble.Aujourd'hui, ça semble un peu plus compliqué.Les voisines se font rares, les familles étant beaucoup moins nombreuses, et les femmes travaillent souvent à l'extérieur.Il semble de plus en plus difficile de convaincre une fille d'abandonner toutes les libertés qu'offre une vie à la ville pour partager la vie de quelqu'un qui doit travailler sept jours par semaine.C'est du moins l'avis de quelques producteurs, âgés entre 25 et 30 ans, qui n'ont pas encore trouvé chaussure à leur pied.«Qui prend mari prend pays», constate Stéphane Mailloux, producteur laitier de Granby.Selon lui, cette phrase n'a jamais été aussi vraie que dans son cas.S'il a connu plusieurs filles jusqu'à aujourd'hui, il a toujours hésité à leur demander de quitter leurs habitudes de vie pour s'adapter aux siennes.Après quelques semaines de fréquentation, Stéphane remet tout en question et recule.«J'ai peurde m'embarquer, admet-il.Je vais trop avoir à changer la fille à cause de l'entreprise.Elle devra s'adapter à trop de choses.Elle devra faire plein de concessions, vivre avec ce qui est déjà là.Ça m'empêche d'aller loin dans une relation.Nous, on a à s'adapter au côté humain seulement, elle doit en plus s'adapter au côté matériel.» Jean-Louis Brodeur et Daniel Massé, qui ont chacun leur propre maison sur leur ferme à Saint-Césaire, abondent dans ce sens.«Ce n'est pas Daniel Massé, Stéphane Mailloux et Jean-Louis Brodeur trouvent difficile de demander à une fille de s'adapter à leur façon de vivre.moi qui doit m'adapter à une fille, avance Jean-Louis Brodeur, propriétaire d'une entreprise porcine, c'est elle qui doit s'adapter à moi.» «C'est presque toujours le point de vue du travail qui nous bloque, ajoute Stéphane Mailloux.C'est-à-dire la qualité de vie qu'on a à offrir.» Il faut dire que la vie de ces jeunes producteurs est déjà tout organisée, la maison «Quand on leur dit qu'on est producteur agricole, leur figure change.» installée et meublée, et l'horaire bien planifié.Il faut absolument que leur compagne aime la ferme pour comprendre toutes leurs contraintes.«Les filles ont peur de s'ennuyer à la campagne, pense Daniel Massé.On ne peut pas souvent prendre des fins de semaine de congé ou des vacances.» Mais ce n'est pas la seule raison qui expliquerait la solitude de ces jeunes.En effet, plus le temps passe, plus ils sont engagés sur leur ferme et moins ils ont le temps de partir à la recherche d'une femme.Jean-Louis Brodeur,qui est seul propriétaire unique de sa maternité, peut difficilement quitter sa ferme.«Quand je sors, dit-il, je dois avertir mon voisin ou mon père de l'endroit où ils peuvent me rejoindre s'il y avait une panne d'électricité.» Et puis ces jeunes, qui doivent faire le train sept jours par semaine, ne peuvent se permettre de sortir très souvent.«Les gens arrivent dans les bars vers 23 heures, enchaîne Stéphane Mailloux.Nous, à cette heure-là, on commence à s'endormir et à songer qu'il faudra se lever quand même très tôt le lendemain.On n'a pas le même entrain que les autres.» Il semble, d'autre part, que les lieux de rencontres privilégiés sont rares.Il y a bien les discothèques et les bars, mais on y retrouve des gens de tous les milieux et bien peu qui sont intéressés à l'agriculture.«C'est toujours à recommencer, explique Stéphane Mailloux.On rencontre beaucoup de filles dans les discothèques mais le plus souvent, en jasant, on s'aperçoit vite qu'on n'a pas les mêmes affinités.» «Et puis, quand on leur dit qu'on est producteur agricole, appuie Jean-Louis Brodeur, leur figure change.» Il re- 54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 tarde toujours le moment fatidique où il aura à dire ce qu'il fait dans la vie.«Je pense que ce n'est pas juste le fait qu'on ne peut pas offrir la même qualité de vie que les autres qui fait peur, ajoute-t-il.Les gens de l'extérieur n'ont plus confiance dans l'agriculture.Quand on entend parler de l'agricul- «C'est presque toujours la qualité de vie qu'on a à offrir qui nous bloque.» ture à la radio ou à la télé ces temps-ci, c'est parce que ça va mal.» Daniel Massé, lui, hésite à sortir en ville.Il pense qu'il y a peu de chances qu'une fille de Montréal accepte de vivre à la campagne et que ça ne peut que lui causer des problèmes.Et puis il se voit mal faire la route Saint-Césaire — Montréal deux ou trois fois par semaine pour aller voir sa blonde.Il a donc limité son champ d'action aux discothèques de Granby.Il a aussi tenté sa chance auprès d'une agence de rencontres de la même ville.Ces agences peuvent créer de bonnes occasions.Et un des grands avantages, selon Stéphane Mailloux, c'est que les filles savent en partant qu'elles ont affaire à un producteur agricole.Si ça ne l'intéresse pas, elle n'a qu'à refuser la rencontre.De plus, selon Daniel Massé, les gens qui s'inscrivent le font dans un but sérieux.Mais le choix est limité.Durant l'année qu'il a fait affaire avec l'agence, on lui a proposé quatre rencontres.Malheu- reusement, aucune n'a donné de résultats positifs.Si un journal agricole offrait ce genre de service, les trois amis déclarent en riant qu'ils s'inscriraient sur-le-champ.Ce n'est pas non plus dans les associations agricoles que nos célibataires peuvent espérer rencontrer l'âme soeur.Tous trois sont membres de la relève agricole, mais les filles y sont plutôt rares.En effet, ce sont encore les fils qui prennent la relève des fermes.Les filles qui sont membres sont déjà mariées.Ce n'est donc pas faute d'essayer que nos trois célibataires sont toujours seuls.Stéphane Mailloux avance qu'ils sont peut-être trop vites en affaires et trop sérieux.«Quand on connaît une fille, dit-il, on espère que ça va marcher tout de suite.Peut-être qu'on a dans l'idée de s'engager trop vite.» Il faut dire que le modèle de la ferme familiale est ancré profondément dans nos mentalités.Et qu'il est bien légitime pour ces jeunes de vouloir fonder une famille.D'ailleurs, Daniel Massé avoue avoir cessé une relation avec une fille parce qu'elle ne voulait pas d'enfants.Il semble qu'il y ait de plus en plus de jeunes producteurs qui se retrouvent dans cette situation.«Avant, le contexte était différent, explique Stéphane Mailloux.Il y avait moins de choses à faire à l'extérieur, moins de restaurants, moins de cinémas.L'attirance était moins forte vers la ville.Et puis, aujourd'hui, les couples éclatent plus facilement et on y pense plus.On est plus exigeant.» Quand il voit des couples de ses amis qui se séparent, il se dit qu'il n' a pas à se plaindre et qu'il fait bien de prendre son temps.Pourtant, pour ces trois jeunes, qui ne veulent pas rester seuls jusqu'à la fin de leurs jours, le temps commence à peser.Jean-Louis Brodeur, par exemple, avoue que même si la situation n'est pas critique, plus le temps passe, plus il s'inquiète.Il faut dire que les pressions de l'entourage sont fortes.«Mes parents seraient bien contents que je rencontre enfin la bonne», dit-il.Selon Stéphane Mailloux, les filles qu'ils amènent à la maison sentent ces pressions.«Nos parents nous voient tout de suite mariés, dit-il, et ça fait peur à nos blondes.» Par ailleurs, nos trois compères sont convaincus qu'il est plus facile de ren- «Les filles ont peur de s'ennuyer à la campagne.» contrer des filles en ville qu'à la campagne.Il y a plus de gens, les voisins sont plus proches et les sorties plus faciles.«Ça fait 27 ans que mon voisin est mon voisin», explique Jean-Louis Brodeur.Stéphane Mailloux remarque que les meilleurs lieux de rencontres sont probablement l'école et le milieu de travail.Tous trois ont étudié en agro-technique.À 16 ans, leurs études étaient terminées.Un peu jeune pour songer à se marier! D'autre part, ce n'est pas sur leur entreprise qu'ils peuvent espérer rencontrer la femme de leur vie! ¦ PRENEZ L'AVION DU BULLETIN Voyage de Formation: PORC (Exposition en lowo) Départ : vendredi, 5 juin Durée: 3 jours Prix: 699$ par personne, plus 99$ de taxes Consultez votre comptable pour les dépenses de formation déductibles de l'impôt.¦ Voyages spécialisé pour les producteurs de porcs.Visite du World Pork Expo à Des Moines (lowa).À ne pas manquer.1000 exposants, encans.Pour plus d'information, appelez, sans frais, au Bulletin des agriculteurs : 1-800-361-3877 Ce voyage est organisé par le Bulletin des agriculteurs, en collaboration avec les Voyages Interconseil, détenteur d'un permis du Québec.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 55 80F î t'en fa/5 pas pour moi.ça va bien aller' EXCWSê-MOI AUPRES DES COUè\NE$.AveC MON RUHME J'SUIS MIEUX OE RESTERA L'HÔTEL! .pis,n'oublie pas: les pemmes seules, le soir, dans les rues oe la ville C'EST dangereux! ¦^^^mK bon, ^ YOKO-OTOSHiY A L'AUTRE maintenant.' AVEC LE JUDO [VA RIEN QUI M'FAIT ^ PEUR' 56 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 CUISINE Enfin des salades printanières L'épinard est un légume très nutritif: particulièrement riche en fer et en vitamine A, il contient aussi des quantités appréciables de calcium et de vitamine C.Les radis contiennent du calcium, du potassium, du phosphore ainsi que de la vitamine C en petite quantité.Ils sont très appréciés dans les salades, comme crudités ou comme garniture.Nous vous proposons deux salades printanières, très colorées et très «santé», que vous pourrez servir en entrée ou comme accompagnement.par Suzanne P.Leclerc Salade d'épinards aux raisins de Corinthe Ingrédients 2/3 de tasse (160 ml) de raisins de Corinthe 2 à 3 c.à soupe (30 à 45 ml) de jus de citron 1 sac d'épinards frais 1/4 de tasse (60 ml) de graines de sésame Huile, Poivre Préparation • Faire tremper les raisins dans le jus de citron 30 minutes.• Laver à grande eau les épinards, les trier, enlever les tiges trop dures, les assécher le plus possible, les déchirer et les refroidir.• Dorer les graines de sésame dans une poêle anti-adhésive.• Préparer une vinaigrette avec le jus de citron gui a servi à faire tremper les raisins.Vinaigrette 5 c.à soupe (75 ml) d'huile 2 c.à soupe (30 ml) de jus de citron 1/2 c.à café (2 ml) de sel 1/2 c.à café (2 ml) de sucre 1/2 c.à café (2 ml) de moutarde de Dijon Au goût, poivre noir frais moulu • Au moment de servir la salade, mêler délicatement les épinards, les raisins et les graines de sésame.• Arroser avec la vinaigrette.Saler, poivrer et servir aussitôt.Salade printanière Ingrédients 2 bottes de radis tranchés minces 1/2 tasse (125 ml) de ciboulette hachée 1 carotte râpée (grosseur moyenne) 1/2 botte de cresson en bouquets Vinaigrette 2 c.à soupe (30 ml) de vinaigre à l'estragon 5 c.à soupe (75 ml) d'huile de noix 1/2 c.à café (2 ml) de sel Au goût, poivre noir frais moulu 1/2 c.à café (2 ml) de moutarde ancienne (avec les graines) Préparation • Nettoyer les légumes, trancher les radis minces, hacher la ciboulette, râper la carotte, tout mêler et refroidir.Au moment de servir la salade, ajouter des bouguets de cresson et arroser avec la vinaigrette.• Servi r la salade très fraîche sur une feu il le de laitue avec du pain de campagne beurré.Note: On peut remplacer le cresson par du cerfeuil frais haché.(4 portions) Suzanne P.Leclerc est conseillère en alimentation au MAPAQ.Préparation des plats: Thérèse Gosselin, professeure en art culinaire.Céramique: Danièle Locas Serviette et vase à fleurs: Boutique Pickering, Hudson.Ustensiles a service: Le messager du temps, antiquités.Saint-Lambert.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 57 HORTICULTURE Un potager ornemental Yves Gagnon et Diane McKay cultivent des légumes écologiques pour le plaisir des yeux.et du palais.par Benoit Prieur Les Jardins du Grand Portage, à Saint-Didace, près de Saint-Gabriel-de-Brandon, c'est un magnifique et immense potager que les propriétaires, Yves Gagnon et Diane McKay, ont aménagé comme un jardin ornemental.Aussi peut-on l'arpenter par des sentiers sinueux propices à l'émerveillement.En fait, on y cultive une grande variété de légumes et l'on y pratique ce que Yves a décrit en détail dans un livre intitulé «La culture écologique» (Éditions Colloïdales).Néanmoins, Yves Gagnon n'a pas hésité à nous parler d'une nouvelle technique de compostage et de la culture de quatre de ses légumes préférés qui donnent aux assiettes un irrésistible goût de «revenez-y».Le compostage de surface permet d'éliminer la fabrication du compost en tas et assurerait la fertilité du sol pendant quatre ou cinq ans.Yves Gagnon le conseille pour la préparation du sol l'année précédant la culture de légumes exigeants.Dès que la terre le permet, Yves sème de la féverole dont il se sert comme engrais vert.Il enfouit donc cette légumineuse vers la mi-juin.Le sol, enrichi en azote, est prêt pour la suite.Yves épand ensuite sur le sol quatre à cinq centimètres de copeaux provenant de broussailles déchiquetées (bois raméal fragmenté).Il saupoudre cela avec un produit très riche en azote: du tourteau de soya, de la farine de sang ou de plumes.«Mais si le lisier de porc est disponible, précise notre maraîcher, il fera très bien l'affaire.» Le tout est incorporé au sol.Un autre engrais vert est semé aussitôt; cette fois, il s'agit de sarrasin, Benoil Prieur est journaliste.__^Tffjwffln -^Sfè.lift y^ MiBB ^^^^^ Les Jardins du Grand Portage, c'est un immense potager aménagé comme un jardin ornemental.d'orge ou d'avoine.Quarante jours après le semis, il est enfoui.Au moment de ce labour, on observe le degré de décomposition des copeaux.«S'ils ne sont pas assez décomposés, spécifie Yves Gagnon, on rajoute un peu du produit azoté utilisé dans la deuxième étape.» Enfin, comme couverture hivernale, on sème du seigle que l'on enfouira comme engrais vert, au printemps, juste avant la mise en culture.L'artichaut à la chair délicate Les Jardins du Grand Portage se trouvent dans la zone de rusticité 4a.L'artichaut, vivace dans les pays à hivers tempérés, est considéré ici comme une bisannuelle, même si, en fait, il produit l'année de sa mise en culture.A vrai dire, il faut le semer à l'intérieur début mars, le repiquer en caissette début avril, puis en pots individuels vers la mi-avril.La transplantation se fait vers la mi-mai dans un sol humide et riche en matières organiques.Les plants doivent être espacés d'environ un mètre.Le sol, quant à lui, doit être désherbé et travaillé régulièrement en surface.L'artichaut est un assoiffé; il faut surveiller les arrosages.En cas d'attaque par les chenilles, il convient de traiter avec un insecticide naturel: le Bacillus thuringiensis.Dans la zone 4a, la récolte a lieu début août.Selon Yves Gagnon, on peut obtenir alors jusqu'à quatre artichauts par plant.Fin septembre, on coupe la plante au ras du sol et on la recouvre de paille.Si l'on en croit les expériences, le printemps suivant, on obtient de cinq à six légumes par plant.Inhabituelles: courgette jaune et aubergine blanche La courgette jaune est très utile pour la décoration des plats.Elle se cultive exactement comme la verte, mais elle est un peu moins productive.Même petit défaut pour 1 ' aubergine blanche.Yves attribue cependant cette faiblesse au fait que ce légume devrait être cultivé le plus près possible de la zone 5.Du reste, la culture ne diffère pas de celle de l'aubergine violette.Autre fait à souligner: le doryphore la trouve bien de son goût.Yves suggère soit la récolte manuelle de ces insectes, soit la vaporisation de roténone.Il souhaite, par ailleurs, que le nouveau Bacillus thuringiensis, développé pour détruire les larves de 58 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 doryphore en grandes cultures, soit bientôt mis à la disposition des maraîchers amateurs.Kale, le grand frisé Les visiteurs des Jardins du Grand Portage restent parfois après leur visite pour déguster un festin de plats végétariens.Yves Gagnon connaît donc la valeur gastronomique du kale.«Ce chou très frisé, cuit à la vapeur comme Fépinard, peut servir de légume d'accompagnement ou de décoration de l'assiette, décrit-il.Cru, on le hache pour l'incorporer aux sand-wiches.» Notre maraîcher biologique est formel: le kale se cultive très facilement et, détail à ne pas négliger, même la fameuse et dévastatrice piéride du chou ne s'en approche pas.On sème le kale directement au potager en mai ou à l'intérieur, quatre ou cinq semaines avant la transplantation.Le kale se cultive comme les autres choux.La récolte s'échelonne de la fin juillet jusqu'aux gelées (novembre).Il existe des variétés de kale ornemental, à feuilles blanches ou rouges, tout aussi comestibles que la verte.Elles peuvent transformer le potager en jardin d'automne, car les couleurs Le kale se cultive très facilement.s'accentuent avec la baisse des températures.Cela est d'autant plus intéressant que le kale est très résistant au froid.Pour un peu plus de couleur Si le compagnonnage vous intéresse et si les légumes dont nous avons parlé vous ont séduit, n'hésitez pas à aller visiter les Jardins du Grand Portage.En attendant, comme compagnon aux tomates et pour rendre les assiettes très attirantes, Yves Gagnon suggère la culture du basilic mauve, très savoureux, dont il existe une variété à feuillage plat et une autre à feuillage frisé.¦ Ciba-Geigy investit dans son image L'utilisation rationnelle des pesticides: la responsabilité de tous! I a compagnie Ciba-Geigy a entre-Lpris depuis quelques années d'allouer des ressources pour faire la promotion de l'utilisation sécuritaire des produits phytosanitaires.Les téléspectateurs de la «Semaine verte» auront sans doute remarqué 1 ' annonce publicitaire de cette compagnie qui y vante le sens des responsabilités des agriculteurs québécois.Cette annonce atteint un double objectif, puisqu'elle rappelle aux producteurs qu'ils doivent rationaliser leurs méthodes d'utilisation et rassure les consommateurs.Ils y découvrent, en effet, que les agriculteurs sont conscients des risques liés aux pesticides et de leur impact sur l'environnement.Mais Ciba-Geigy ne s'est pas arrêtée là, elle a joint le geste à la parole.Sans y être forcé par quelque instance gouvernementale que ce soit, le premier fabricant d'atrazine a décidé de modifier de lui-même les recommandations sur l'utilisation de ce produit.Les doses d'application recommandées pour le maïs ont été réduites à 1,5 kilo d'ingrédients actifs par hectare.Le but de l'opération: protéger la qualité de l'eau souterraine.À cette dose, l'atrazine ne peut évidemment plus être utilisée pour lutter contre les graminées annuelles et le chiendent.Elle demeure cependant toujours recommandée pour réprimer les mauvaises herbes à feuilles larges.Finalement, la compagnie a produit un vidéo en français et en anglais intitulé: «Protéger la qualité de l'eau — pratiques de régie optimale».On y décrit, pendant plus de 18 minutes, les pratiques de manutention et d'entreposage des pesticides susceptibles d'assurer la sécurité des utilisateurs et de l'environnement, particulièrement la qualité de l'eau.Les agriculteurs peuvent obtenir une copie gratuite du vidéo auprès du représentant de Ciba-Geigy de leur région.M.-A.S.Bulletin des agriculteurs Vos représentant(e)s d'abonnement Denise H.Paré responsable de secteur Céline Vincent-Lebel Georgette Trudel-Veillette Nos représentantes sont à votre service.Si vous êtes agriculteur(trice), assurez-vous qu'ils notent les informations reliées à votre production afin que vous receviez s'il y a lieu les suppléments LE LAIT, LE PORC, AVICULTURE '92.Pour toute information, communiquez sans frais avec notre service à la clientèle: 1-800-361-3877 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / MA11992 LES PETITES ANNONCES Appelez sans frais Région de Montréal: ^ s-4 /%s\h Extérieur du Québec: (514)382-4350 1 /Scflfll 1A1 (416)486-4446 1 (800) 361-3877 Contactez Claude Larochelle ou Isabelle Poutre X \\J\J\J f vvl %J\J I I Contactez Heather Hambleton AGRONOME CONSULTANT BÂTIMENTS ARTISANAT Bur.: (514) 771-6800 Rés.: (514) 796-1821 GAÉTAN VILLENEUVE Agronome et économiste Saint-Hyacinthe (QC) Négociation de financement, subventions Restructuration financière Transfert de ferme Étude de projet, rentabilité Évaluation agricole Zonage agricole CONSULTANT EN ECONOMIE AGRICOLE 11 ans d'expérience à votre service ELEVEURS Cerf de L'Avenir Inc.L'élevage du cerf roux et du wapiti: • Sujets reproducteurs disponibles •Femelles non saillies •Faon femelle • Investisseurs, logement disponibles • Clôture à cerf disponible Bureau (514)834-8995 Bureau: (514)439-6002 Fax:(514)834-8996 C.P 818 Ville des Laurentides.Qc J0R 1C0 Affiliée avec Coldstream Deer Group ELEVEZ des ÉMEUS Très profitable, l'élevage de ces gros oiseaux gentils et résistants est chose facile.Il exige peu de terrain.À l'heure actuelle, le marché en est un de reproducteurs.Avec le temps, on mettra en marché de la chair d'émeu.rouge et peu riche en matière grasse (elle a le goût du boeuf), un cuir de choix, des plumes et de l'huile d'émeu.Prix et renseignements au sujet de l'émeu, téléphoner œ Mike Violette (bilingue) au (705) 696-2435 ou écrire à Eric Bennett R.R.5.Campbellford Ontario KOL 1LO BLANCHISSAGE NETTOVAGE: alr/uu DÉSINFECTION - DÉS0D0RISATI0N PEIHTURE METALLISATION - SABLAGE tél/fax 682.29.61 (418) 563.79.97 cell régions: 418,514,819 RÉSERVEZ TOT PEINTURES PERMANENTES POUR TISSUS Tubes à bille ou pinceaux.300 transferts pour peindre ou broder.Commandes C.O.D.Catalogue: 2,00 $ ARTISANAT TRI-CHEM INC.1, Casa Blanca St-Zénon (Québec) J0K 3N0 Tél.: (514) 884-5307 Vous devez couvrir vos bâtiments?Économisez! 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