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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1992-04, Collections de BAnQ.

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UN RANCH OU LA % PSYCHOLOGIE DOMINE SPÉCIAL ENSEMENCEMENT etin 3,50$ des agriculteurs I e ¦HHHHiiHI HB WmÊÊBMËSÊBMmÊBWmÊBÈ Mm.HHHEHHHflHHfl IllHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiHii^^l ygiuiiiUMaHini III LIMI mV OHI HHHHBIH VHP HH Efi! Modèle 132-655F595 12 H.P.i/c 38 po.FINANCEMENT DISPONIBLE À TAUX TRÈS RÉDUIT Pour aussi peu que 1449$ Q^RDMaN) BERTHIER Garage A.Garceau & Fils .836-3967 BLACK LAKE Mercier Marine Liée .423-5517 EPIPHANIE Mini Moleurs L'Epiphanie .588-3849 ÉVAIN Molo Sport dj Cuivre .768-5611 GRANBY Les Équipements Pontbriand .378-0046 GRENVILLE Martin L.Lowe Enr.242-3306 JULIETTE Aux Petits Moteurs Charette .756-8844 JONQUIÈRE Saguenay Marine Inc.547-2022 LAC SAGUAY J.& R.Pilon Inc.278-3235 MANSONVILLE O.W.Bedard Reg'd.292-3414 MONT-JOLI Garage P.E.Anctil Ltée .775-3500 NAPIERVILLE Équipement Prairie Inc.245-7990 DISPONIBLE CHEZ: POINTE-AU-PÈRE Équipement André Bellavance .723-2747 ST-AGAPIT Mini Moteur R.Q.Enr.888-3692 ST-ANDRÉ-AVELLIN Les Équipements St-André .983-2229 ST-BERNARD-DE-LACOLLE Garage Gérald D.Moreau .246-3060 ST-BRUNO Les Entreprises Germain Dallaire Inc.343-3758 ST-CÉSAIRE St-Césaire Motosport Inc.469-2733 ST-CÔME R.Loignon Sport Inc.685-3893 ST-CONSTANT Petits Moteurs St-Constant Enr.632-9001 ST-DENIS Garage Bonin Ltée .787-2812 ST-ÉLIE D'ORFORD Centre de Mécanique Poisson .562-1822 ST-ÉPHREM Philippe Sport Motorisé Enr.484-5644 ST-ESPRIT Atelier Mini-Moteur Enr.839-6295 ST-FÉLICIEN Équipement M.Potvin .679-1751 ST-JEAN-DE-MATHA Les Motoneiges Géro Inc.886-3362 ST-JOVITE Garage Ubald Prévost .425-3279 ST-MARC-SUR-RICHELIEU Champigny & Fils Enr.584-2418 ST-PIERRE-DE-SOREL Mini-Moteur R.D.Enr.742-0629 ST-PIERRE-DES-BECQUETS Réjean Tétreault .263-2464 ST-TITE J.M.Sport Enr.365-6370 STE-BRIGITTE-DES-SAULTS Machineries Faucher Inc.336-4929 STE-JULIE-DE-VERCHÈRES Garage B.Blain .649-1297 VICTORIAVILLE Lévis Gagné Inc.758-1112 WATERLOO André Labrecque Équipement Pelouse & Jardin .539-1056 DISTRIBUÉ AU QUÉBEC PAR: Les distributions rVÏ Ltée 2955 J B Deschamps Lachine.Qc H8T 1C5 Tel (514) 636-0620 Le PHOTO COUVERTURE: JACMAT Continuer, c'est passer en pleine nuit à l'écurie, à l'étable, et tirer de leur sommeil les bêtes engourdies.Guy Chastel Conseil consultatif auprès de la rédaction Pierre Courteau Conseiller en communications, Agriculture Canada Marcel Couture Vice-doyen, Campus Macdonald Pierre Doyon Consultant en publicité agricole Michel Forest Association des marchands de machines aratoires du Québec Nathalie Gauvin Conseillère en gestion, Joliette Victor Girouard Producteur de porcs, St-Valérien Denise H.Paré Responsable de secteur, abonnement Louis-R.Joyal Producteur de céréales, Yamaska Serge Lebeau Directeur-adjoint du GRÉPA, Université Laval Stéphane Mailloux Association de la jeunesse rurale du Québec Jocelyne Martel-Parisé Répondante à la condition féminine, MAPAQ Gilbert Mathieu Producteur de lait, La Plaine Louise Tellier Productrice de poulets de gril, Saint-Félix Bulletin Technique des agriculteurs Economie 8 Diriger un ranch, c'est faire de la psychologie Line Vaugeois et Paul Lussier gèrent l'un des plus gros ranch du Québec.L'étable n'est pas nécessaire 11 On peut élever des bovins de boucherie à.l'extérieur sans effet important sur le taux de gain total.L'agitation du purin peut tuer vos porcs14 Dans une porcherie, près de la moitié des porcs sont morts intoxiqués.Des machines de plus en plus 16 performantes Une révolution dans le monde des faucheu-ses-conditionneuses: des machines à disques de grandes largeurs.Luzerne: un mauvais hiver 17 Des pluies hivernales et des froids intenses ont «glacé» le sud du Québec.Des légumineuses qui gagnent 19 à être connues Certaines offrent un bon potentiel comme culture intercalaire ou de couverture.SPECIAL ENSEMENCEMENT Le semis direct diminue les coûts 25 Mais il faut redoubler d'attention et vérifier les réglages tout au long de l'opération.Profitez des subventions 47 à l'établissement Plusieurs organismes agricoles offrent des subventions aux aspirants agriculteurs.Les jours sont comptés 48 pour les mauvais gestionnaires Les entreprises en bonne santé sont dirigées par des gestionnaires avisés.L'agriculture québécoise 51 a-t-elle un avenir?Sans doute.Mais les producteurs devront apprendre à tirer parti de leurs forces.La Saskatchewan 54 exploite le marché extérieur L'agriculture est plus rentable au Québec mais la situation pourrait changer.Les prix parlent d'eux-mêmes 56 Les consommateurs accepteront des prix plus élevés si on leur donne service et qualité.Vie rurale Les doses massives rapportent peu 28 Lorsqu'on passe de la dose normale à massive de fertilisants, chaque dollar investi ne rap- ChrOI1Ì(]UeS porte que 40 e.Les sucres: une maladie 61 printanière incurable A la fin de l'hiver, la fièvre des sucres frappe chez les Brassard de Plessisville.Si vos parents sont difficiles.63 Les enfants doivent apprendre à éduquer leurs parents! Les prairies abandonnées ont besoin de chaux 32 Sur les sols argileux, le chaulage rapporte en moyenne sept fois la somme investie.Le pénétromètre ausculte votre sol 34 Il indique le niveau de compactage à partir de la résistance.L'engrais liquide, ça coule de source! 36 Selon les Mallette, c'est plus pratique et plus efficace, surtout par temps sec.Les légumes manquent d'eau 40 L'eau est en train de devenir un facteur limite au développement horticole québécois.Actualité 6 Agenda 7 Artisanat 64 Cuisine 66 Éditorial 5 Forêt 43 Index des annonceurs 74 Météo 46 Nouveaux produits 73 Nouvelles de l'industrie 74 Onésime 67 Petites annonces 68 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 3 Meilleur le moteur.Meilleur le rendement.-> Redonnez vie à vos équipements dont les moteurs ont rendu l'âme en remplaçant ces derniers par de fringuants moteurs multi-usage Honda.Tous les moteurs de rechange Honda sont de la plus haute qualité.Ils vous offrent la performance et l'endurance tant recherchées, peu importe le travail à effectuer.Ils sont faciles à démarrer, économiques en carburant, silencieux et ils vibrent peu.De plus, ils sont très compacts tout en demeurant faciles à réparer et à entretenir.La fiabilité des Honda est légendaire.Pour améliorer grandement le rendement de votre équipement, il suffit que vous passiez chez un des 600 concessionnaires Honda du Canada.Vous y trouverez le moteur de rechange et le service qu'il vous faut.Pour un meilleur rendement, prenez le meilleur moteur.HONDA.Produits Mécaniques Moteurs Bulletin des agriculteurs AVRIL 1992 VOL.75, No 05 Éditeur: Simon-M.Guertin, M.B.A.Secrétaire à la direction: Sylvie Dugas RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Sylvie Bouchard, agronome Simon-M.Guertin, ingénieur et agronome Secrétaire: Murielle Marineau PUBLICITÉ Bureau de Montréal: Tél.: (514)382-4350 Fax: (514) 382-4356 75, rue de Port-Royal Est.bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Directrice de la publicité: Isabelle Poutre Représentant: Claude Larochelle Bureau de Toronto: Tél.: (416)486-4446 Fax: (416)486-6636 501 East, Eglinton Avenue, suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Directeur de la publicité: Peter Salmond Coordonnatrice à la production: Rochelle Meilleur-Leroux GRAPHISME Design Express ABONNEMENTS Montréal : 382-4350 Extérieur : 1-800-361-3877 Directeur: Normand Thérien Adjointe: Lise Tremblay Tarif de l'abonnement: (TPS non incluse) un an deux ans trois ans Régulier 23.95$ 43.95$ 59,95$ Agricole 19,95$ 35,95$ 49,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 40$ Éditions spéciales: Le Lait (6/an), Le Porc (5/an), Aviculture (4/an) Tous droits réservés 1991 Envol de publication Enregistrement no 0068 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par les Magazines Maclean Hunter Québec 1001, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A3E1 Président: Jean Paré Adjointe au président: Suzanne Lamouche, c.a.Maclean Hunter Limitée Président du Conseil: Donald G.Campbell Président et chef de la direction: Ronald W.Osborne Président de l'Imprimerie: Matthew B.Fyfe Président, Éditions Maclean Hunter Canada: James K.Warrilow EDITORIAL On sème assez pour se former Les intervenants de la formation agricole expérimentent avec succès les possibilités de la concertation.par Marc-Alain Soucy Les producteurs agricoles se sont fait rabattre les oreilles depuis quelques années avec le problème de la formation agricole.A tel point que plusieurs ne veulent même plus en entendre parler.C'est dommage parce que c'est un dossier qui est maintenant sur la bonne voie.Il n'y a évidemment pas lieu de pavoiser mais, depuis la décision du MAPAQ de lier la subvention à l'établissement à la formation agricole, les choses ont commencé à bouger.Il y a un an, le Bulletin des agriculteurs dénonçait le manque de concertation entre les différents organismes impliqués dans la formation agricole au Québec.Un des principaux points faibles de la formation agricole était encore, à cette époque, la reconnaissance des acquis.On attendait, également, des simplifications et clarifications au niveau des différents cheminements que pouvaient suivre les étudiants pour obtenir son diplôme.Le passage du secondaire au collégial se faisait avec beaucoup de complications.Même si ces problèmes ne sont pas tous réglés et que le secteur de la formation agricole n'est pas un modèle de simplicité, il y a maintenant au Québec un réel effort de concertation entre les intervenants.En effet, la bonne nouvelle, c'est que la Fédération de la relève agricole, l'UPA et la Direction de l'enseignement en agro-alimentaire du MAPAQ ont uni leurs efforts.Leurs objectifs: promouvoir la formation et changer la mentalité du milieu agricole et de l'ensemble des intervenants en agriculture vis-à-vis de la formation.Les budgets, mis à leur disposition, ne sont évidemment pas énormes mais on compte beaucoup sur la synergie entre les trois organismes pour obtenir un impact maximum avec une économie de moyens financiers.Déjà, des syndicats régionnaux de la relève agricole sont allés rencontrer les jeunes des écoles secondaires pour leur faire valoir l'importance de la formation en agriculture.D'autres ont pris rendez-vous avec des conseillers en orientation pour qu'ils considèrent la formation agricole comme choix possible pour les étudiants qu'ils rencontrent.Autant de moyens peu coûteux, efficaces et qui font appel à la bonne volonté et à la concertation.Finis les grands projets compliqués et onéreux qui sombrent parce qu'imposés de l'ex-térieur et contestés par les autres intervenants .Laissons parler les chiffres Sans tomber dans l'optimisme aveugle, il est tout de même opportun de souligner, en terminant, quelques chiffres intéressants qui viennent d'être publiés par la direction de l'enseignement agro-alimentaire.• Les inscriptions, au secteur agro-technique au secondaire, sont passées à 595 en 1991-1992 par rapport à 188 en 1988-1989.• Le nombre total des inscriptions en agriculture, aux cours par correspondance, est passé de 2 169 en 1982 à 3 339 en 1991.• Augmentation de 42% du nombre d'élèves inscrits aux cours de formation aux adultes depuis l'année scolaire 1985-1986.Autant de bonnes nouvelles pour l'agriculture du Québec.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 5 L'ACTUALITÉ Un coup de cochon, oui ou non?Pour un effet boeuf, servez du porc! a solidarité entre les producteurs L de FUPAsera-t-elle ébranlée par la dernière campagne publicitaire de la Fédération des producteurs de porc?On sait que la nouvelle publicité du porc est axée sur l'aspect visuel de la viande et appuyée d'énoncés «chocs» qui utilisent des viandes concurrentes pour faire des jeux de mots, tels «Le porc, c'est bon foie de "poulet"», «Du porc au menu, ça "veau" le coût!» «"Arête" le poisson, ce soir, c'est du porc».Monique Daigneault, responsable de la promotion à la Fédération des producteurs de volaille, digère mal cette campagne.Elle reproche d'abord au boeuf d'avoir été le premier à attaquer les autres viandes dans ses campagnes, selon elle, le porc ne ferait que continuer.«J'espère ne pas avoir à reproduire le même modèle d ' annonce quand moi aussi j'aurai à préparer une campagne pour le poulet», menace-t-elle.Jacynthe Beauregard, responsable de la campagne à la Fédération des producteurs de porc, déclare pourtant n'avoir reçu aucun commentaire négatif des autres Fédérations concernées.Elle croit, qu'en définitive, cette campagne ne parle pas contre les autres viandes.Son objectif est de faire consommer plus souvent du porc à ceux qui en consomment déjà un peu.La campagne de publicité du porc, comprenant panneaux-réclames et annonces dans les magazines, a un budget de 600 000 $, défrayé par les producteurs au moyen d'un prélevé de 0,30 $ le porc abattu au Québec.On est convaincu à la FPPQ que c'est une campagne qui fera beaucoup parler.BILAN ET PERSPECTIVES AGRICOLES LE QUEBEC #1 en agriculture Pour la quatrième fois depuis 1985, le Québec s'estclassé au premier rang canadien au chapitre du revenu net agricole en 1991 et l'industrie des aliments et boissons a mieux traversé la récession que les autres secteurs manufacturiers.Jean-Yves Lavoie, sous-ministre du MAPAQ, croit à l'agriculture du Québec et il ne se gênait pas en conférence de presse, à la veille de la marche sur Qttawa, pour qualifier de «plutôt pessimiste» le discours de l'UPA face au GATT et à l'avenir de notre agriculture.La présentation de l'équipe du MAPAQ à cette occasion a également permis aux journalistes de la grande presse, qui, en général, connaissent peu l'agriculture, de repartir avec la conviction que les producteurs agricoles du Québec sont parmi les meilleurs au monde.Geneviève s'en va-t-en guerre Geneviève Simard, jeune agricultrice de 22 ans, porte fièrement sa pancarte demandant la «Clarification de l'Article XI du GATT».Elle a participé avec son mari Douglas Brooks, ses amis Robert et Nora Vaincourt et Mark Stevenson, à la marche sur Ottawa sur le GATT.Ils sont tous producteurs de lait de la région de Omstown et Franklin.«C'était merveilleux de voirtout ce monde ensemble qui marchait pacifiquement pour la même cause.Tout le monde était au courant du dossier.Nous avons rencontré beaucoup d'agriculteurs, mais aussi des vétérinaires, des vendeurs de machineries agricoles.Des gens très sérieux qui ne sont pas venus à Ottawa en "suiveux", mais pour défendre leur gagne-pain», dit-elle.«J'ai même rencontré des agriculteurs de la Colombie Britannique qui se sont rendus à la manifestation en avion.J'espère que le gouvernement ne se fermera pas les yeux devant cette manifestation.Sans ça, il va y avoir une révolte fantastique», conclut-elle le plus sereinement du monde.6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 L'ACTUALITE Albert «Onésime» Chartier à l'honneur Le vaillant auteur de notre bande dessinée «Onésime» a reçu le Prix des Arts Maximilien-Boucher de la Société nationale des Québécois de Lanaudière, en février dernier, lors du gala des grands prix régionaux 1991.Albert Chartier, qui fait à peine ses 79 ans, est considéré par les bédéistes comme le père de la bande dessinée québécoise.Il faut les rencontrer pour voir la haute estime qu'ils portent à ce pionnier.La bande dessinée «Onésime» fêtera d'ailleurs son cinquantième anniversaire de publication dans Le Bulletin des agriculteurs en 1993.M.Chartier, contacté récemment, déclare n'être pas encore redescendu sur terre depuis l'événement.Plus sérieusement, il ajoute accepter avec plaisir les honneurs qui lui ont été faits et souhaite surtout que cela serve d'encouragement et d'émulation pour tous les jeunes illustrateurs et bédéistes qui tentent de percer dans ce secteur des plus difficiles et encore malheureusement sous-estimé de l'édition québécoise.29 avril Expo-printemps Holstein Colisée de Victoriaville 30 avril Colloque sur la formation en qualité des aliments Auberge Universel, Montréal 1er mai Colloque Aquiculture-Québec Institut Maurice-Lamontagne, Mont-Joli 2 mai Colloque sur le cheval Centre Sheraton, Montréal 2 mai Expo-Printemps et Vente Élite Ayrshire Victoriaville 21 mai Colloque sur la compétitivité Hôtel des Gouverneurs, Montréal Un prix de bonne conduite En Alberta, la Société protectrice des animaux donne chaque année un prix au producteur qui a le mieux pris soin du bien-être de ses animaux.Cette année, le titre d'Éleveur de l'année est allé à une ferme de Charoláis.Les propriétaires, Sheila et Bill Gonek, ont une cinquantaine de pur-sang et une centaine de bêtes croisées.Ils dépensent 35 dollars par tête en prévention sanitaire et en suppléments minéraux.Les tracteurs allemands au canola En Allemagne, d'ici dix ans, les tracteurs rouleront au canola.C'est ce que prédit un constructeur de tracteurs dans le numéro de janvier de Successful farming.L'huile de canola peut être utilisée combinée avec un alcool comme l'éthanol.Cette combinaison produit des émissions moins polluantes que le diesel.Centre de formation agricole de Mirabel La région de Mirabel a, depuis juillet dernier, son propre centre de formation agricole.Sous l'autorité du Service régional de l'éducation des adultes et de la formation professionnelle (commissions scolaires Deux-Montagnes, Saint-Eustache et Sainte-Thérèse), il offre une formation autant pour les jeunes que pour les adultes.Il y a trois types de programmes: à temps plein (fleuristerie et horticulture maraîchère biologique), à temps partiel (érablière, compostage, comptabilité), et d'éducation populaire (aménagement paysager écologique).Situé dans un ancien immeuble commercial, il dispose de sept salles de cours, une salle de conférence, une salle d'ordinateurs, une cafétéria et, prochainement, quatorze chambres pour étudiants.Il dispose aussi de deux hectares de champs et de deux serres.LE LAIT GRAND-PRE ou la mollesse de Michael Wilson Voilà plus d'un an que le gouverne -mentportoricain aérigé une barrière commerciale en violation de l'Accord de libre-échange et interdit l'entrée du lait Grand-Pré à Porto Rico.Lactel dénonçait, dans un récent communiqué de presse, la mollesse du ministre Michael Wilson qui tarde àentreprendre une demande d'arbitrage pour débloquer le dossier.Les fonctionnaires fédéraux viennent à peine de déposer sur son bureau des recommandations qui seraient favorables à la position de Lactel.Pour monsieur Wilson, qui sem-ble-t-il ne répond pas aux lettres de Lactel, c'est peut-être un petit dossier.«Mais pour nous, la perte du marché de Porto Rico représente 8 millions de dollars par année et la disparition de 50 % de notre ligne Tetra-Pak à l'usine de Pointe-Claire», souligne André Roy de Lactel.Selon ce dernier, les arguments sanitaires et autres, utilisés par Porto Rico, ne tiennent pas.Il faut plutôt y voir des manoeuvres de la compagnie portoricaine Indulac pour sortir son principal concurrent sur le marché du lait UHT dans cet État.Le plus ironique de l'histoire, c'est que la base militaire de l'armée américaine, établie à Porto Rico, continue à s'approvisionner en lait Grand-Pré.Lactel y vend 500 000 litres par an.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 7 24 PORTRAIT Diriger un ranch, c'est faire de la psychologie «Il y a trois choses à respecter: le bien-être du cheval, l'ambiance et le client», disent les propriétaires du Ranch Poco, de Saint-Philippe.par Aubert Tremblay Diriger un ranch, ça n'a rien à voir avec le métier de producteur laitier ou porcin.C'est avant tout faire de la psychologie! Autant avec les animaux qu'avec les humains, d'ailleurs.Car il y a d'un côté le cheval, cet être sensible qu ' il ne faut pas brusquer ni trop chouchouter, et il y a de l'autre côté le client du ranch, qu'il faut garder motivé pour ne pas qu'il se tourne vers la motoneige ou le «quatre roues».Et comme il y a presque toujours une histoire d'amour entre le client et son cheval, il faut faire attention à conserver le moral de l'un si, par malheur, l'autre disparaissait.Paul Lussier et Line Vaugeois, de Saint-Philippe, en savent quelque chose.Depuis dix ans qu'ils gèrent l'un des plus gros ranchs du Québec, le Ranch Poco, ils ont déjà vu des clients faire une dépression à la suite de la mort de leur cheval.Et ils savent combien un cheval peut s'attacher à son maître.«Moi, il suffit que je marche dans l'écurie, dit Réjean, un client, et mon cheval reconnaît mon pas.» Le service aux clients Mais leur dada, sans jeu de mots, c'est vraiment le service aux clients.A les entendre, c'est la psychologie humaine, plus que celle des chevaux, qui a fait leur succès.Ils aiment d'ailleurs souligner que leur ranch est celui qui, au Québec, offre le plus de services: location, sentiers dans la forêt, pension, instructeur, magasin, restaurant, pratique libre dans le manège, vidéo pour filmer ses performances.Tout y est.Même un endroit pour héberger ceux qui veulent rester plus d'une jour-née._ Aubert Tremblay est journaliste pigiste.Paul Lussier et Line Vaugeois ne regrettent pas leurs anciens métiers.Ils ont trouvé leur vocation: les chevaux.Les propriétaires du ranch déploient des trésors d'imagination pour que leurs clients en viennent à ne plus pouvoir se passer de leurs chevaux.Ils organisent des courses avec barils, des «tournois de plaisance à obstacles», des fêtes d'Halloween,-des épluchettes, le tout copieusement arrosé de musique country.Ils emmènent même leurs clients (et leurs chevaux) faire quelques jours de camping à la mode western.Ces jours-là, les cow-boys envahissent littéralement un petit terrain prêté par le maire d'une municipalité de Mauricie.Les voisins ne semblent pas se plaindre.il paraît même qu'ils participent aux activités! Voilà pour les clients.En psychologie animale, l'autre aspect du travail, les deux propriétaires s'y entendent tout aussi bien.Si Paul Lussier a appris sur le tas comment dompter un cheval, Line Vaugeois, elle, a suivi un cours d'instructeur de la Fédération équestre du Québec.Et tous les deux savent qu'il faut ménager les nerfs de leurs sensibles animaux.Pas question, par exemple, d'utiliser un distributeur automatique pour les nourrir.C'est à peine s'ils acceptent le bruit du petit Jeep qui distribue les balles de foin le long de l'allée centrale.Mais, pour la relation entre le cheval et l'humain, c'est Line Vaugeois qui a l'air d'être la spécialiste.Car elle a ses propres chevaux, dont une vieille jument qu'elle tient absolument à garder jusqu'à sa mort naturelle.Quand un client vient lui parler de l'amour qu'il porte à son cheval, elle sait donc de quoi il parle.Elle songe même à offrir un service de pension de vieillesse pour chevaux, où elle accueillerait les bêtes âgées dont les propriétaires sont un peu sentimentaux.«Quand la mienne va être vraiment trop vieille.», prévoit-elle.«L'amitié entre le cheval et son propriétaire, en conclut Paul Lussier, c'est ça qui a le plus de valeur.» Paul Lussier, lui, comme il s'occupe beaucoup de la vente des chevaux, essaie de ne pas trop s'attacher aux bêtes.«Moi, je ne tombe pas en amour avec les chevaux, se défend-il.Quand je commence à les aimer, je les vends.» Entre le dressage, l'achat, la vente, la location, l'entretien, les clients, les «partys» et les sorties, il y a de quoi s'occuper! «C'est une vocation, résume Paul Lussier.On finit après dix heures le soir, mais c'est ça qu'on 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 voulait faire.» L'année 1991 aura été une des plus difficiles pour le Ranch Poco.Récession?TPS?Difficile àdire.«On vendait d'habitude 70 à 75 chevaux par an, explique Paul Lussier.Cette année, on en a vendu la moitié.» «Il faut dire, ajoute Line Lussier, qu'avant il n'y avait aucune taxe.Ça a changé du jour au lendemain.Le 31 décembre, j'ai vendu un cheval sans taxe, au début janvier, j'en ai vendu un autre avec 15,56 % de taxes!» En sachant que le Ranch Poco vend ses bêtes entre 1200 et 5000 dollars et que cette année les prix sont probablement à la baisse, on peut s'imaginer le manque à gagner.Mais Paul Lussier et Line Vaugeois ne sont pas inquiets pour autant.Comme les bâtiments ils les ont tous construits eux-mêmes, ils n'ont pas trop de dépenses.Autre signe de la récession: l'écurie ne contient que 50 chevaux en pension, alors qu'il y en avait 70 l'an dernier.«Actuellement au Québec, il y a peut-être trop d'écuries pour ce qu'il se vend de chevaux, opine Paul Lussier.Nous, la vente, c'est notre priorité.Parce que dès que quelqu'un achète un cheval, tout est possible.Il Le Ranch Poco dispose d'un vaste manège couvert où les chevaux peuvent se dégourdir.se met à dépenser pour les chevaux.» Mais pour lui, comme pour Line Vaugeois, une vente, ça se prépare longtemps à l'avance.à partir de la première randonnée sur un cheval loué.«La location, ça amène les cours d'équitation, qui amènent la vente, expliquent les propriétaires.Les trois quarts de nos ventes se sont faites comme ça!» Croyez-le ou non, c 'est un peu grâce au Bulletin des agriculteurs que Paul Lussier a décidé de consacrer sa vie aux chevaux.Ce fils de cultivateur MASCHIO HERSE ROTATIVE ROTOCULTEUR MULTI-LAMES COBRA • Des bêcheuses et herses mécaniques pour toutes les grandeurs d'exploitation.• Construction robuste, fabrication soignée.• Maschio, la bêcheuse la plus vendue mondialement NOUVEAU EN Bêcheuse modèle K pour culture en rangée.Idéale pour sarclage et rénovation ( BECHEUSE Distribué au Québec par Jpi Kverneland Pour dépliants, S.V.P.Remplir et nous retourner ce coupon._j£l Kvprnf»l;inH 1200 Rocheleau, Drummondville 'y IVVC1 (QC)J2C5Y3, tél.:(819)477-2055 HERSE ?NOM BÊCHEUSE ?BÊCHEUSE EN RANGÉE ?COBRA ?TELEPHONE MARQUE DE TRACTEUR C.V.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 9 venait de peiner pendant neuf ans à vendre des assurances («ça a été très dur.je n'ai pas aimé l'expérience»), lorsqu'il est tombé sur un article qui parlait d'un éleveur de chevaux de Laterrière, au Saguenay.C'était il y a dix ans.«Je me suis dit: c'est ça que je veux faire! J'avais déjà loué des poneys quand j'étais petit, mais je ne savais pas comment faire de l'argent avec ça.» Et en avant la musique! Tout en continuant à vendre ses assurances, Paul Lussier s'est mis à acheter des chevaux, que sa fille Brenda louait aux clients pour aller trotter dans la forêt derrière la maison.Six mois plus tard, Paul Lussier avait mis un point final à sa carrière de vendeur pour devenir cow-boy à temps plein, avec douze chevaux dans l'écurie.«Depuis, dit Line Vaugeois, c'est toujours la clientèle qui nous a poussés à agrandir.D'année en année, on a avancé.» I_.es chevaux, au début, étaient logés dans une sorte de cabanon transformé en écurie et agrandi progressivement.Le premier bâtiment vraiment spécialisé qui a été construit a été un manège couvert auquel on a, plus tard, greffé une écurie.Au début, on n'hébergeait pas de chevaux en pension.Les propriétaires ne faisaient que la location.Aujourd'hui, les deux tiers des revenus de la ferme viennent des pensionnaires, alors que la location et la vente de chevaux se partagent le reste.Pour vendre ses chevaux, Paul Lussier a adopté une politique claire: il les garantit 31 jours contre tout problème de santé ou de comportement.Une des autres raisons du succès du Ranch Poco, c'est qu'il s'est vite rap- proché d'un grossiste qui va régulièrement aux États-Unis pour acheter les plus beaux chevaux.«Ça m'a donné un bon coup de main, explique Paul Lussier.Je dirais que c'est 50 % de ma réussite.» Aujourd'hui, les compères échangent des services.«On fait de l'entraînement pour lui, et si on n'est pas capables de vendre un cheval, on le lui renvoie.On a le premier choix sur tout ce qu'il achète.» C'est ainsi que le Ranch Poco a pu avoir de bonnes bêtes, dont certaines se sont rendues jusqu'en Europe, vendues à des Hollandais, des Français, des Italiens.Quand on demande à Paul Lussier et Line Vaugeois (qui était autrefois serveuse) si leurs anciens métiers leur manquent, ils répondent sans l'ombre d'une hésitation: «Absolument pas! C'est notre vie et c'est ce qu'on aime.» Récession ou pas! ¦ Du poulinage au sevrage.Mille et une précautions À six mois, le poulain devrait avoir atteint entre 40 et 45 pour cent du poids de l'adulte.par Jean-Paul Lemay La santé de la jument, au moment du poulinage, dépend des soins adéquats et de l'alimentation équilibrée durant la gestation.C'est lors des trois derniers mois de la gestation que le foetus croît des deux tiers de son poids.Les besoins énergétiques de la jument augmentent, mais dans une proportion moins grande que les besoins en protéines, en calcium et en phosphore.Durant cette période, le rapport concentrés/fourrages devrait se situer entre 25/75 et 35/ 65, toujours en fonction des fourrages servis.Trois semaines avant le poulinage, la jument reçoit les rappels des vaccins contre le tétanos, l'influenza et la rhinopneumonie.De plus, un traitement antiparasitaire doit être donné.A l'approche du poulinage, la jument se couche et urine fréquemment.Dès les premiers signes du poulinage, on place un bandage à la queue de la jument; puis, avec de l'eau moyen- Jt'an-Paul Lemay.agronome, est professeur au Département de zootechnie de l'Université Laval.nement chaude et un désinfectant doux, on fait un lavage complet et en profondeur de la vulve, de l'anus, des fesses et des mamelles.Après le poulinage, on doit sécher la jument et la couvrir si nécessaire.Afin de prévenir la constipation, on sert à la jument du son détrempé et de l'eau tiède.Le plancenta doit être expulsé au plus tard huit heures après le poulinage, sinon il faut demander le médecin vétérinaire dans le plus bref délai.Le poulain doit absorber le co-lostrum ou le premier lait de sa mère une ou deux heures après la naissance.On peut de plus donner un lavement au poulain, en utilisant de l'huile minérale.L'évacuation du méconium en est ainsi facilitée.En plus de l'allaitement maternel, le poulain reçoit, dès le jeune âge (deux semaines), un peu de foin et des concentrés à la dérobée.Le premier régime alimentaire doit être riche en énergie et en protéines, afin de s'assurer d'une croissance rapide du poulain durant cette période de vie.Le développement de l'ossature exige du calcium et du phosphore, ainsi que d'autres éléments minéraux en quantité et en juste proportion.Le rapport calcium/phosphore doit être d'environ 1,5/1.Le poulain doit donc avoir libre accès à des matières minérales.De plus, de l'eau fraîche et propre doit toujours être disponible.Au moment du sevrage, le poulain doit être en bonne santé, consommer suffisamment d'aliments solides (1,15 kilo de moulée par jour à l'âge de trois mois et 1,8 kilo par jour à l'âge de six mois).De plus, une bonne méthode de sevrage doit réduire au minimum le stress subi à la fois par la jument et le poulain.De la naissance au sevrage (six mois), le poulain devrait avoir atteint entre 40 et 45 pour cent du poids de l'adulte.Le poulain doit être vacciné contre les principales maladies infectieuses suivantes: le tétanos, l'influenza, la rhinopneumonie, l'encéphalite et la rage.On doit aussi lui administrer un traitement antiparasitaire dès le jeune âge et périodiquement par la suite, selon les modalités d'élevage et le produit utilisé.Le dressage commence aussitôt que possible après la naissance.Dès que le poulain est suffisamment développé, il faut lui mettre un licou en s'assurant qu'il n'est pas trop serré et qu'il ne gêne ni la respiration, ni la mastication, ni la déglutition.¦ 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 BOVINS L'étable n'est pas nécessaire Il est possible d'élever des bovins de boucherie à l'extérieur sans effet important sur le taux de gain total.par Alfred Marquis et Stéphane Godbout Le coût des bâtiments est un facteur important à considérer dans la rentabilité des productions bovines au Québec.On peut cependant se demander si le bâtiment est nécessaire pour les bovins en croissance, étant donné que leur température critique est d'environ 0 °C et celle sans gain est de -26 °C pour un poids moyen de 300 kilos.Rappelons d'abord que la température critique est celle sous laquelle l'animal doit augmenter son activité métabolique pour maintenir sa température corporelle constante.La température sans gain est la température sous laquelle tout ce que consomme l'animal est transformé en chaleur.L'abri et la croissance En fait, quelle qu'en soit la source, on doit s'attendre à ce que l'énergie requise par l'animal pour se réchauffer provienne de quelque part, cela va de soi.On sait d'ailleurs qu'elle provient soit d'une plus grande ingestion de nourriture ou d'une diminution du taux de gain.Cela dit, on peut se demander jusqu'à quel point l'abri peut influer sur le taux de gain.Pour jeter de la lumière sur cette question, Kubisch et Makarechian d'Alberta ont testé l'effet de la présence d'un abri sur la performance des bovins durant l'hiver.Résultat: ils n'ont observé qu'une petite différence du gain journalier et de l'efficacité entre les animaux abrités et non abrités.Maintenant, qu'en est-il de la situation québécoise?Y a- Alfrcd Marquis esl professeur au Département de génie rural et doyen de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'Université Laval, et Stéphane Godbout est étudiant gradue au Département de génie rural de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'Université Laval.Les animaux gardés à l'extérieur ont un gain de poids inférieur l'hiver, mais supérieur l'été.t-il vraiment une différence entre les performances des bovins gardés à l'extérieur, sans bâtiment ou protection, et celles des animaux gardés dans une étable traditionnelle à façade ouverte durant la période hivernale québécoise.C'était le propre d'une étude réalisée par le Département de génie rural de l'Université Laval de répondre à cette question.On a voulu établir la faisabilité d'élever des bovins de races de boucherie de 200 à 400 kilos de poids vif, sous aucun abri.On a aussi évalué le taux de gain et la conversion alimentaire de ces bovins sous les deux systèmes d'élevage et l'influence du système de bâtiment l'hiver sur le taux de gain au pâturage à l'été suivant.Les deux modes d'élevage ont donné le même résultat pour la période de 260 jours.Durant l'hiver, les bovins abrités ont maintenu un meilleur taux de gain.Cependant, cet avantage a disparu durant l'été.En effet, les animaux gardés à l'extérieur durant l'hiver ont eu un taux de gain compensatoire (voir la figure).Ceci permet de conclure qu'il est techniquement possible d'élever des bovins à l'extérieur sans qu'il y ait un effet important sur le taux de gain total.Le site expérimental était localisé à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, soit à approximativement 110 km au sud-ouest de Québec.Un troupeau de 180 bovins pesant autour de 224 kilos a été divisé en deux groupes.Des races croisées Hereford-Charolais et Hereford-Simmental constituaient la majorité du troupeau.Le premier groupe était gardé à l'extérieur sans abri, le deuxième dans une étable non chauffée.Cette étable était ouverte sur l'avant et les animaux avaient accès à une cour extérieure.Des taux de gain presque égaux On a divisé l'étude en deux périodes: une première période en hiver et une seconde à l'été suivant où les bovins d'un poids moyen de 280 kilos étaient gardés au pâturage.Pendant la période d'hiver, la moyenne de gain quotidien a été de 30,4 % plus grande pour le groupe gardé dans l'étable froide (0,6 au lieu de 0,46 kilogramme/jour/animal pour le groupe gardé à l'extérieur) (voir le tableau).A noter, toutefois, que le taux de LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 11 Marksman par tous les temps La température change, mais elle ne change pas l'efficacité de Marksman.Qu'il fasse chaud, froid, humide ou sec.Marksman exerce un contrôle durable sur les mauvaises herbes à feuilles larges, y compris l'abutilon, le chou gras et l'amarante.Quelles que soient les conditions météorologiques, Marksman élimine les mauvaises herbes tôt et les contrôle tout au long de la saison, sans déranger les rotations.Ce printemps, pour un contrôle des mauvaises herbes à feuilles larges sur lequel vous pouvez compter, fiez-vous à Marksman.SANDOZ AGRO CANADA, INC.PAR TOUS LES TEMPS UN CONTRÔLE DES MAUVAISES HERBES À FEUILLES LARGES DANS LE MAIS Maintenant disponible en contenants retournables S POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS COMPOSEZ LE NUMÉRO SANS FRAIS 1-800-263-5969 gain pour les deux groupes a été considérablement plus faible que celui auquel on pouvait s'attendre pour les animaux de cette taille.Ceci est vraisemblablement dû à la qualité de l'ensilage de luzerne utilisé dans l'alimentation.Dans une étude conduite en Alberta, on a obtenu un taux de gain journalier de 1,69 et 1,62 kilo par jour pour des jeunes animaux gardés respectivement avec ou sans abri.Pendant la période d'été, les animaux gardés à l'extérieur durant l'hiver ont eu un taux de gain de 0,44 kilo par jour, alors que ceux gardés dans î'étable ouverte au cours de l'hiver ont eu un taux de gain de 0,37 kilo par jour.Ce qui représente une différence d'environ 20 % en faveur des animaux sans abri l'hiver.Ainsi, les animaux gardés à l'extérieur l'hiver ont eu ce qui peut être considéré comme un gain compensatoire.On peut cependant affirmer que les gains ont été faibles pour des animaux placés au pâturage, ce qui reflète certainement la densité élevée des animaux au pâturage ou la piètre qualité des pâturages.Du reste, les gains totaux pour la période complète d'expérimentation ont été de 121,9 kilos par bovin gardé dans l'étable ouverte en hiver et 116,2 kilos pour les animaux sans abri en hiver.Autres données factuelles Durant l'hiver (114 jours), tous les animaux étaient alimentés d'une ration composée de 80 % d'ensilage de luzerne, à laquelle on ajoutait 10 % d'orge-grain humide, 2 % de criblure de maïs, 8 % de foin sec et des sels minéraux.Le groupe gardé à l'extérieur était sur une surface en pente douce face au sud avec un petit cours d'eau à la base.Il n'y avait ni brise-vent naturel ni artificiel pour la protection.L'eau était Gain de poids moyen par animal en fonction du temps — 120 O) ¦ avec abri f ai 100 ¦ sans abri / ¦ o c « 80 5 a 60 1 40 TO c E 20 CD 3 ¦ < r lit u 100 200 300 Temps (jours) Effets de la méthode d'élevage sur la performance animale Méthodes d'élevage Étable froide Extérieur SEM * Hiver Durée de l'étude (jours) 114,0 114,0 Densité (mz/tête) 24,0 65,0 Nombre d'animaux 87,0 93,0 Poids initial moyen (kg) 225,9" 223,9* 6,13 Poids final moyen (kg) 294,5a 276,2b 7,39 Gain journalier (kg/tête) 0,6a 0,46" 0,04 Consommation journalière (kg sec/tête) 5,8 5,8 Conversion alimentaire (kg/tête) 10,6 12,5 Été Durée de l'étude (jours) 146,0 146,0 Densité (m2/tête) 60,0 60,0 Poids initial moyen (kg) 294,5a 276,2" 7,39 Poids final moyen (kg) 347,8a 340,1a 8,72 Gain journalier (kg/tête) 0,37" 0,44" 0,03 Gain journalier total (kg/tête) 0,47a 0,45a 0.02 Note: * SEM = Erreur standard de la moyenne a-b: Les moyennes suivies de la même lettre ne sont pas significativement différentes.disponible en continu, dans un abreuvoir chauffé pour prévenir le gel.Les animaux disposaient d'environ 65 mètres carrés par tête.L'étable ouverte était construite sur un plancher de béton et consistait en une structure métallique recouverte de tôles non isolées, c'est-à-dire tant sur les murs que sur le toit.Le côté sud était maintenu ouvert et donnait accès à une cour extérieure.Les dimensions de l'étable étaient de 11 mètres sur 24 mètres (3 m2/tête) avec une cour extérieure de 30 mètres sur 61 mètres (21 m:/tête).Pour la période d'été (146 jours), tous les animaux étaient gardés au pâturage.Des balles rondes de foin sec étaient transportées dans le champ.L'alimentation journalière pour les deux groupes était mesurée seulement au cours de la période d'hiver (114 jours).Tous les animaux étaient pesés individuellement au début, après 72 jours, 114 jours et à la fin de l'expérience.La température moyenne mensuelle et les précipitations moyennes basées sur une période de 25 ans étaient comparées aux données pour la période de l'étude obtenues de la Station météorologique de Sainte-Anne-de-la-Pérade.¦ ¦s LE PROBLÈME: 25 DES BESOINS DIVERSIFIÉS l'i^i-ktiit.l.titèà.Utiiti "Lii.i,ki.ii Les travailleurs spécialisés rencontrent quotidiennement de dures conditions de travail qui' diffèrent d'un métier à l'autre.Depuis plus de 50 ans, L.P.ROYER INC.fabrique pour eux des bottes de travail sécuritaire, conçues à partir de là morphologie même du pied et dont les composantes spéciales sont adaptées aux exigences et à T'environnement de chaque métier.Ainsi, le fondeur, le monteur de ligne, le policier, le poseur de toiture tout autant que le bûcheron sont assurés de la qualité supérieure ROYER qui repose sur la souplesse, le confort, la résistance et la sécurité.Les produits ROYER: la solution efficace aux besoins spécifiques des travailleurs d'aujourd'hui! LA SOLUTION ROYER R^J LP.Royer inc.¦ Lac-Drolel (Québec) GOY 1C0 Telephone: 1-800 567-3401 - Fax: 819 - 549-2584 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 13 PORC L'agitation du purin peut tuer vos porcs Dans une porcherie, près de la moitié des porcs sont morts intoxiqués.Le producteur aurait pu, lui aussi, perdre la vie! par Robert Desrosiers Au moment du repas du matin, tout semble normal dans cette petite unité d'engraissement de 300 porcs.Aucune maladie importante ne nuit à l'élevage et rien n'annonce la catastrophe qui va se produire.C'est donc la conscience tranquille que le producteur laisse ses animaux manger la moulée qu'il vient de leur servir.Nous sommes au mois d'août et, pour certains, la période de vidange des fosses à purin est commencée.Cette porcherie compte deux réservoirs souterrains qui communiquent avec l'intérieur du bâtiment par un conduit situé de chaque côté de celui-ci.Vers 9 heures, le producteur débute le brassage du purin contenu dans les réservoirs.Cette opération se poursuit jusque vers 16 heures, après quoi il retourne dans la porcherie pour donner à ses animaux leur deuxième repas quotidien.Un spectacle désolant s'offre alors à lui.Sur les 300 sujets que contient la bâtisse, 133 sont morts.Difficile de se fier à son odorat Le soir même, il communique avec moi pour m'expliquer ce qui s'est passé.Il n'y comprend vraiment rien, puisque tout était en ordre le matin même.Aux deux questions suivantes, il a répondu par l'affirmative.Premièrement, du purin a-t-il été agité durant la journée à proximité des animaux et, deuxièmement, y a-t-il un passage permettant aux gaz produits de retourner à l'intérieur de la porcherie?Il n'est alors nul besoin de pousser plus loin l'investigation.Les animaux sont tout simplement morts d'une intoxication par les gaz du fumier.Robert Dcsrosiers, médecin vétérinaire, est directeur technique de la production porcine chez Nutribec ltée.Sur les 300 sujets que contenait la bâtisse, le sulfure d'hydrogène en a tué 133.Curieusement, 82 % des pertes sont survenues du côté droit de la porcherie.Voyons donc en détail ce qui a dû se produire.Au moment de l'agitation du purin dans les réservoirs, certains gaz sont produits à des taux divers.Parmi ceux-ci le sulfure d'hydrogène (H,S), dont l'odeur rappelle les oeufs pourris, est de loin le plus dangereux.Ce gaz est normalement présent dans les porcheries à des concentrations très faibles et inoffensives.Toutefois, lorsque du purin est agité, la concentration de H.S dans l'air environnant augmente rapidement.Initialement, il est facile de détecter l'odeur nauséabonde de ce gaz.Malheureusement, très rapidement, il devient impossible de se fier à son odorat.À des concentrations plus élevées, le nerf olfactif devient paralysé.Une brochure du ministère fédéral de l'Environnement mentionne que cette paralysie se produit lorsque le niveau de H.S dans l'air atteint 150 ppm (parties par million).La mort surviendrait alors dans les 30 minutes qui suivent.Cette mort survient toutefois presque instantanément lorsqu'on obtient des concentrations de 700 à 1000 ppm.On atteint de telles concentrations lorsque le purin est agité éner-giquement sur une période assez longue.Le danger pour les animaux et pour les humains devient alors très important.Dans notre exemple, le gaz s'est probablement trouvé aspiré à F intérieur de la porcherie par les conduits.Il existait bien des trappes coulissantes conçues justement pour empêcher les gaz de la fosse de pénétrer dans la porcherie par ces conduits, mais elles n'avaient pas été fermées.Il est toujours regrettable de perdre de façon aussi malheureuse autant de porcs.Il s'agit là d'une perte économique importante.Toutefois, il faut aussi penser que l'éleveur aurait pu perdre quelque chose de beaucoup plus important, soit sa propre vie.Dangers et prévention Etant plus dense que l'air, le sulfure d'hydrogène tend à former comme un bassin de gaz près de la surface du fumier.À moins qu'il ne soit forcé vers le haut du réservoir pour se répandre, en passant par le caillebotis ou les conduits d'évacuation, dans les cases placées au-dessus de la fosse.La plu- 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 part des intoxications par le H,S se produisent lorsque le fumier est remué, ce qui libère brusquement les gaz emprisonnés sous forme de bulles, ou lorsque quelqu'un descend dans le réservoir.Les animaux couchés dans la case, ou qui reniflent la surface du plancher, sont plus vulnérables à ce gaz rampant que les hommes qui se tiennent debout.Tout éleveur de porcs devrait être sensibilisé aux dangers que représentent les gaz du fumier, et en particulier le sulfure d'hydrogène.Dans une étude menée à l'Université de ITowa, aux États-Unis, un chercheur a observé que 50 % des citernes de purin contenaient suffisamment de sulfure d'hydrogène pour créer des situations toxiques.Ses recommandations pour prévenir les problèmes sont les suivantes: • Être conscient que chaque citerne, fosse ou réservoir peut être mortel, en particulier lorsque le purin est agité.• Ne pas laisser le réservoir se remplir.Plus il est plein, plus la quantité de sulfure d'hydrogène contenue est élevée.• Ne pas présumer que la présence de ce gaz peut être détectée par son odeur.Concentration à ne pas dépasser pour une durée d'exposition de 8 heures Gaz Sulfure d'hydrogène Méthane Ammoniac Bioxyde de carbone ' ppm: parties par million ppm' 10 1000 25 5000 Cette odeur devient rapidement imperceptible lorsque la concentration augmente.• Agiter le fumier ou purin lentement, graduellement, sur une longue période de temps.• Ne pas entrer dans une citerne, à moins d'y être absolument obligé.• S'assurer que plusieurs personnes se tiennent à l'extérieur de la fosse et qu'elles sont en mesure de soulever facilement celui qui est descendu (câbles).• Exécuter rapidement ce qu'on a à faire et, idéalement, ne descendre dans la fosse qu'avec un système autonome de respiration (masque, bonbonne, etc.).• Toujours refermer les trappes reliant les conduits de la porcherie aux fosses ou préfosses.• S'assurer que les entrées d'air sont largement ouvertes et que les ventilateurs fonctionnent à pleine capacité.En plus du sulfure d'hydrogène, trois autres gaz sont produits lorsque du fumier est entreposé.Il s'agit du méthane, du bioxyde de carbone et de l'ammoniac.La concentration de ces gaz est aussi exprimée en parties par million et des normes existent en ce qui concerne le degré d'exposition à ne pas dépasser, faute de quoi des problèmes de santé peuvent survenir.Le tableau indique les concentrations qui ne doivent pas être dépassées pour ces différents gaz.La concentration de ces gaz dans les porcheries est déterminée à l'aide de petits appareils fort simples.Il est donc possible pour chacun de savoir à quoi s'en tenir.Informez-vous auprès de votre agronome ou vétérinaire.Au Québec, de même qu'ailleurs au Canada, les gaz du fumier ont jusqu'ici été la cause de nombreuses pertes animales et humaines.Ne laissez pas une imprudence faire de vous la prochaine victime.¦ Kverneland Pour l'agriculteur créatif et visionnaire "SILAWRAP Un choix sans égal Il et en équipement de série, la technologie Kverneland mondialement reconnue.MODELE REMORQUE Plusieurs options disponibles: • Rampe hydraulique de déchargement • Arrimage et coupe automatique du film • Compte-tours, etc.09 MODELE PORTE (SUR 3 PT.) Contrôlé à partir du siège de l'opérateur Auto-chargeur Table basculante Coupe-film intégré MODÈLE 7581/82 Demandez votre copie gratuite d'une documentation très explicite sur " L'ensilage en balles rondes'.JEI k'vfrnpbnri ' 200 Rocheleau.Drummondville Rvcmcirtim (Qc) J2C 5Y3 té, .(8)9) 477_2055 DOCUMENT "¿ 'ENSILAGE EN BALLES RONDES' ?NOM DÉPLIANT ?ADRESSE TELEPHONE MARQUE DE TRACTEUR C.V.BA-04-92 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 15. FOURRAGES Des machines de plus en plus performantes Le traitement rapide des .chantiers de fenaison passe par l'amélioration des performances des machines.par Simon M.Guertin Coincé entre le coût de production et le prix des récoltes, les agriculteurs réclament plus de performance de leurs machines.Ceci force les constructeurs à faire preuve de créativité.En réponse à cet impératif, la compagnie Kuhn présentait, lors du dernier SIMA de Paris, deux fau-cheuses-conditionneuses à disques de grande capacité.Ces machines produisent un andain très large ou un double andain, selon les modèles, ce qui accélère le séchage du foin.Le premier modèle produit une largeur de coupe de cinq mètres (16,5 pieds), tandis que l'autre est capable de faucher sur quatre mètres.Ces machines feront l'objet d'un lancement en série limitée en 1992 avant d'être offertes de façon générale en 1993.Aucun constructeur n'avait encore osé proposer des faucheuses à disques de grandes largeurs.Cette lancée met fin à la prétention que ces machines sont limitées à des dimensions plus étroites que les modèles traditionnels.Elles peuvent être équipées de conditionneurs à doigts ou à rouleaux.Devant cette percée, il y a lieu de s'interrroger sur les grandes tendances qui influenceront les faucheuses-conditionneuses dans l'avenir.Rouleaux ou fléaux Bien que la coupe obtenue par les faucheuses traditionnelles soit plus nette que celle réalisée par lacération des modèles à disques, chacun des deux principes offre ses avantages et ses inconvénients.En effet, les traditionalistes opposeront que les faucheuses à disques soulèvent plus de poussière, abîment la récolte et occasionnent plus d'usure à la fourragère.Là où l'on cultive beaucoup de Une révolution dans le monde des faucheuses-conditionneuses: des machines à disques de grandes largeurs.graminées, les conditionneurs à fléaux ou avec brosses sont très populaires.Plus près de nous, dans les universités américaines où les essais portent principalement sur de la luzerne, le conditionneur à rouleaux reçoit davantage la faveur des chercheurs.Ils insistent sur le fait que la vitesse de séchage n'est pas le seul facteur à considérer.Selon eux, les pertes sont souvent plus élevées avec un conditionneur à doigts.Par ailleurs, l'Université de la Louisiane arrive à la conclusion que les rouleaux conditionneurs à chevrons spirales entrelaçants coupent le temps de séchage en deux.Les brosses ou les fléaux accélèrent la dessiccation de seulement 18 %.Le rapport relatant le temps de séchage place les rouleaux de caoutchouc à chevrons spirales entrelaçants en tête de liste, suivis immédiatement par le jumelage d'un rouleau lisse et d'un rouleau à barrettes.Il précise que le temps requis pour réduire la teneur en eau à un niveau acceptable pour le pressage a été réduit de moitié dans les deux cas.Les fléaux à doigts articulés combinés au capot arrondi et les brosses abrasives se classent à peu près au même niveau et accélèrent le séchage d'un peu moins de 20 %.Dans la même étude, on rapporte que le conditionneur à rouleaux en caoutchouc avec un profil à chevrons spirales entrelaçants a produit un bon résultat sans entraîner de pertes excessives des feuilles.On ajoute toutefois que la perte des feuilles était plus élevée avec les conditionneurs à fléaux.Des andains larges Les chercheurs de l'Université du Michigan prétendent que la forme de Tandain a autant d'influence sur le séchage du foin que le conditionnement lui-même.Un andain large et aéré peut réduire le temps de séchage de 30 % en raison de la plus grande surface qu'il offre au soleil et au vent.Ces conclusions sont aussi confirmées par l'Université du Nouveau-Mexique dont les essais démontrent que le foin sèche quatre fois plus rapidement en andain large.Il faut cependant ajouter que ce coin de pays n'est pas tellement affecté par les précipitations.Il ressort donc que les outils utilisés et la régie auront une influence certaine sur la qualité du foin.On remarque que dans tous les cas, la vitesse d'avancement a un effet capital; les performances optimales du conditionneur seront atteintes avec des vitesses d'avancement variant entre 8 et 10 kilomètres par heure.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 LUZERNE Un mauvais hiver Des pluies hivernales ont inondé le sud du Québec.Les froids intenses les ont transformées en glace.par Alain Pesant Au moment d'écrire ces lignes, à la fin de février, la luzerne semble en bon état dans les régions enneigées.Cependant, un doute plane sur l'état des luzernières de la grande plaine de Montréal, à cause du surplus d'eau de pluie emmagasinée dans les sols au cours de janvier.On connaît les bons traitements de régie et de fertilisation à donner à la luzerne pour la faire s'implanter et persister longtemps.On sait aussi qu'il faut des sols bien chaulés et égouttés.En respectant ces exigences, on est en mesure de produire ces 4 à 6 tonnes de foin promis, et ce, pendant plusieurs années.Mais il se présente des hivers dont les conditions climatiques peuvent briser cet espoir.Les écarts de température, les précipitations sous forme de neige ou de pluie, le vent et l'ensoleillement influencent la survie des luzernières.Un hiver froid et pluvieux Dans l'ensemble, l'hiver 1991 -1992 a été un peu plus froid avec des moyennes des températures mensuelles de 1 à 2 degrés au-dessous des normales.En plus, des pluies hivernales très au-dessus des normales ont inondé le sud du Québec au cours du mois de janvier.Elles ont été suivies d'une période de froid intense favorisant l'accumulation de glace sur la surface des champs.A la Station de recherche de Lennoxville, nous avons continué à prélever des échantillons de plants de luzerne en sol gelé afin de déterminer, très tôt à la fin de l'hiver, l'état de santé des luzernières.En sachant très bien, toutefois, que les conditions climatiques printanières ont souvent un effet Alain Pesant, agronome, est chercheur à la Station de recherche d'Agriculture Canada, à Lennoxville.déterminant sur le niveau de destruction.Disons aussi que l'échantillonnage en sol gelé est très limité en nombre de plants (2 à 5 plants par échantillon) et en champs visités, qui ont été au nombre de cinq au cours de février.En fait, on a prélevé des plants de luzerne dans trois luzernières de la plaine de Montréal et deux en Estrie.On a voulu évaluer jusqu'à quel point ces prairies ont été endommagées par l'hiver.Le sort des luzernières, on le sait, dépend beaucoup de l'isolation offerte par la neige pour se protéger des froids extrêmes.Cela dit, il faut noter que les observations n'ont trait qu'aux effets résultant des conditions observées entre le 10 et le 19 février 1992, date des échantillonnages.Le bilan de tout ça?Au moment d'écrire ces lignes, la luzerne ne se porte pas si mal, sauf pour la plaine de Montréal.En effet, les luzernières échantillonnées à Saint-Alexandre et Sainte -Brigide-d'Iberville sont durement touchées.Nos essais font état de dommages qui seraient déjà élevés à cette période de l'année, de l'ordre de 10 à 40 %.La présence de glace sur la surface des champs et même de l'eau sous la neige ne serait pas étrangère aux difficultés que connaissent présentement ces luzernières.À Saint-Alexandre, on a inventorié des dommages de 10 à 15 %.Dans les deux luzernières de Sainte-Brigide-dT-berville (semis 1986 et semis 1991), les dommages seraient un peu plus élevés (20 à 40 %).La repousse des plants est lente et pas très vigoureuse.Il semblerait, du reste, que la luzernière établie en 1991 soit la plus en difficulté.Dans les Cantons-de-l'Est, on déplore 20 % de mortalité dans la luzernière (semis 1989) de Lennoxville, alors que celle d'East Angus (semis 1991) ne présente aucun problème de mortalité.Dans l'ensemble, les dommages de cette région seraient un peu moins élevés que dans la plaine de Montréal.La situation de ces luzernières pourrait cependant évoluer en mars et avril, et la vigueur des plants être amoindrie par un printemps tardif et glacial.¦ QUAND ON EST ?1, ON SAIT ASSOCIER LES SYSTEMES FILET ET FICELLE.ROLLANT 46 Une conception Claas : l'association, sur une même machine, des systèmes filet et ficelle s'accompagne d'un Pickup large qui convient au ramassage de toutes les tailles d'anda/*.Résultat : un gain de temps et une amélioration de la rentabilité importants.Nouvelle gamme Rollant: 46-66.i, - 1-800-368-1516 nous offrons du financement I jusqu'en septembre 1992 I .Vf kWWA LWM M¥W informez-vous de notre programme .ÈW M M M ^MM de location tBmmwm u mâmw de location laissez nous vous faire une demonstration Le spécialiste de Im récolte ON N'EST PAS N'1 PAR HASARD' LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 17 Publicité RESPECTONS 1ES ENTENTES SIGNÉES! Le Québec compte actuellement quelques 13 530 producteurs de lait qui approvisionnent les marchés de lait de consommation et de lait de transformation.Pour chacun de ces marchés, on a établi un système de quotas.Au départ, chacun a reçu en quota la part du marché qu'il fournissait et par la suite chaque producteur a pu acheter le type de quota de son choix.Le 21 décembre 1979 est intervenue une entente entre les deux fédérations afin de les fusionner.Chaque producteur conservait alors les quotas de mise en marché qu'il détenait avant la fusion.Lors de cette fusion, une nouvelle réglementation est entrée en vigueur.Deux éléments majeurs sont à retenir: | Les producteurs de lait de consommation acceptaient de mettre à la disposition des producteurs de lait de transformation, sous forme de quotas, toute l'augmentation des ventes dans le marché du lait de consommation.Cette intégration a permis à 6 838 producteurs du marché du lait de transformation de recevoir un droit de produire sur le marché du lait de consommation représentant 20% de la production totale de ce marché.En valeur d'aujourd'hui, ce droit de produire a une valeur marchande de 161 700 000$.I Étant donné que les producteurs de lait de consommation se retrouvaient en minorité (4 500 sur un total de 21 500 producteurs soit 20%), il fut prévu au sein de l'entente du 21 décembre 1979 (entente Trudeau) ainsi que dans le plan conjoint du 3 décembre 1980, une formule de protection des droits des producteurs détenant des quotas de lait de consommation.L'ENTENTE TRUDEAU a o Les Parties reconnaissent que l'admission des producteurs de lait de transformation au marché du lait de consommation doit se faire à certaines conditions, qui ont pour but d'assurer un produit de qualité, de respecter les droits acquis aux présentes et plus particulièrement à l'article 4.6 et de causer le moins de perturbations possibles dans les usines de lait de transformation.4 g Chaque année avant le début de l'année laitière, la fédération doit mettre à la disposition des producteurs de lait de transformation un volume de quotas de lait de consommation correspondant au volume par lequel 125% des ventes de lait de classe 1 dans l'année laitière précédente, excède le total des quotas de lait de consommation des producteurs de lait de consommation pour la même année.Les dispositions au paragraphe précédent ne pourront être modifiées que par voix de référendum auprès des producteurs détenant un quota de lait de consommation ou leurs ayants droit.Cette entente fut ratifiée par des intervenants représentant tous les groupes impliqués.Ainsi, M.Roland Pigeon de la Coopérative Fédérée du Québec; MM.Pierre Gaudet et Marcel Mailloux de l'Union des producteurs agricoles; M.Réjean Grégoire de la Fédération des producteurs de lait du Québec; M.Jacques Boucher, représentant la Fédération des producteurs de lait industriel du Québec; MM.Michel Lemire et Raynald Giroux d'Agropur; M.Napoléon Théberge de la Coopérative agricole du Bas St-Laurent; M.Réjean Quévillon de la Coopérative agricole régionale de Papineau; M.Hubert Doré, représentant de l'Association coopérative laitière du Saguenay- Lac St-Jean; MM.Léonard Morin et André Forcier de la Coopérative laitière du Sud du Québec et finalement MM.Jean-Charles Chénard et Julien Dupont de la Coopérative agricole de la Côte Sud ont tous approuvé cette entente.ÉVÉNEMENTS RÉCENTS DANS LE DOSSIER DU LAIT AU QUÉBEC | Les Producteurs de lait de transformation ont obtenu la création d'un Groupe de médiation dans le dossier du lait afin d'en arriver à un seul quota, reniant ainsi l'ENTENTE TRUDEAU.| Le 13 novembre 1991, lors d'une assemblée générale spéciale de la Fédération des Producteurs de Lait du Québec, la majorité a voté en faveur des recommandations du groupe de médiation.| Le 25 novembre 1991, la Régie a décidé d'approuver partiellement le nouveau règlement sur les quotas des producteurs de lait.~J L'UPA, lors de son congrès de décembre à Québec, a réclamé au gouvernement une loi spéciale afin de faire entériner le rapport de médiation, sans utiliser la procédure normale devant la Régie des marchés agricoles.| Après l'échec du projet de loi, le Regroupement a demandé au Barreau du Québec de se pencher sur les sujets abordés par le projet en question.Le Barreau, après analyse, en arrive à la conclusion que ce projet de loi est de nature préjudiciable pour un groupe de producteurs laitiers.De plus, il considère que des sections entières du projet outrepassent les droits protégés par les Chartes des droits et libertés de la personne.IMPACTS FINANCIER DES RECOMMANDATIONS DU GROUPE DE MÉDIATION PRÉLEVÉ UNIQUE Appliquer les frais reliés au marché du lait de transformation sur l'ensemble du lait produit.La nouvelle réglementation prévoit que les détenteurs d'un droit de produire du lait de consommation paieraient des frais supérieurs aux justes frais reliés au marché du lait de consommation.COUPURE UNIQUE Appliquer une partie des coupures du marché du lait de transformation sur le volume de lait livré sur le marché de la consommation.Jusqu'à aujourd'hui chacun des marchés assumait ses propres variations en volume.GEL DU PRIX DU LAIT Geler le prix du lait de consommation payé au détenteurs de quotas de ce marché pour ainsi redistribuer les futures augmentations aux détenteurs de quotas de marché de lait de transformation.PERTES FINANCIERES TOTALES En résumé, pour les cinq prochaines années, les pertes financières causées par la totalité des recommandations du Groupe de médiation seraient de 206 883 000$ en termes de revenus et de 37 475 000$ en terme de perte d'actif quota.Ces montants représentent pour les 3 942 fermes du groupe minoritaire, une perte de revenus par entreprise de 52 482$ ainsi que d'un actif quota de 9 506$ par ferme.CONCLUSION La part de quota détenue dans un marché ou dans l'autre a toujours été au libre choix des producteurs.De plus, le règlement a toujours permis l'achat de quotas dans l'un ou l'autre des marchés.Les recommandations du groupe de médiation pénalisent un groupe de producteurs pour les choix qu'ils ont effectués dans le passé.Il est inacceptable de laisser une majorité s'approprier le bien d'autrui sans respecter les ententes déjà signées.LE REGROUPEMENT PROVINCIAL POUR LE MAINTIEN DES DROITS DES PRODUCTEURS DE LAIT. FOURRAGES Des légumineuses qui gagnent à être connues Le lotier est traditionnellement consacré aux pâturages dans les régions trop sèches pour le trèfle blanc.Diverses légumineuses offrent un bon potentiel comme culture intercalaire ou de couverture.par Bruce Coulman La luzerne, le trèfle rouge et le trèfle blanc occupent un territoire important au Québec.Il existe pourtant d'autres légumineuses, introduites récemment ou offertes depuis longtemps, qui ont un bon potentiel comme culture intercalaire ou de couverture.Pour ce qui est de la production de fourrage vivace pour la conservation, il n'y a rien de nouveau pour remplacer la luzerne et le trèfle rouge.Mais, en ce qui concerne les pâturages, le Bruce Coulman est professeur cl directeur du Département de phytotechnie du Campus Macdonald de l'Université McGill.lotier est intéressant pour les régions qui sont trop sèches pour le trèfle blanc.Le trèfle kura, quant à lui, demande d'autres essais pour le pâturage et la production de foin.Les espèces vivaces Le lotier: Utilisé dans l'Est canadien depuis le début des années 50, le lotier est traditionnellement consacré aux pâturages.En effet, il possède de bonnes caractéristiques pour cet usage.Il ne cause pas de gonflement comme les trèfles et la luzerne et, si la régie est appropriée, les champs durent de nombreuses années.Le lotier peut aussi être récolté en foin ou en ensilage, mais ses rendements n'atteignent pas ceux de la luzerne ou du trèfle.Par contre, il est adapté à tout un assortiment de types de sols.Bien que le lotier soit devenu une espèce importante dans les pâturages à boeufs de l'Ontario dans les années 60, il ne s'est jamais étendu surplus de quelques milliers d'hectares au Québec.Le prix assez élevé des semences, des difficultés d'établissement, ainsi qu'une vigueur qui laisse à désirer la première année expliquent sans doute ce manque de popularité.Il faut dire aussi que l'idée des pâturages n'a pas plu autant au Québec qu'en Ontario.Le lotier demande des soins particuliers lors de l'établissement.Par exemple, il faut réduire le taux de semence de la plante-abri et elle doit être plantée en rangs plus espacés.On diminue ainsi la compétition et l'éta-¦ blissement est meilleur.Une fois bien établi, le lotier peut persister durant plusieurs années en pâturage.Ceci est particulièrement vrai si on permet à la deuxième pousse de lotier de faire des graines à chaque trois ou quatre ans.On régénère ainsi la population de lotier.LA CORONILLE: Cette légu-mineuse a été largement utilisée dans LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 19 ¦ Les nouveaux tracteurs Ford PowerStarl"Plus puissants, ils permettent d'en faire plus. Les tracteurs Ford PowerStar.Ces tracteurs de 66 à 106 HP s'adressent aux opérateurs qui recherchent une puissance et une performance supérieures en plus de la traditionnelle fiabilité Ford.Les moteurs Genesis vont plus loin et tirent plus fort! Quand un moteur Genesis est soumis à une lourde charge, il possède le couple nécessaire pour réagir en conséquence et vous tirer d'affaires—sans rétrograder! A la fin de la journée, vous quittez les champs moins fatigué, et vous en avez fait plus! Ce couple additionnel provient d'une circulation d'air plus efficace, d'une meilleure alimentation en carburant et d'une plus grosse cylindrée.Une performance supérieure à moindre coût! 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FORD l\EW HOLLAND On utilise peu la coronille comme plante fourragère.Aux États-Unis, on s'en sert pour réduire l'érosion le long des autoroutes.le centre-ouest des États-Unis.On s'en est surtout servi pour réduire l'érosion le long des autoroutes et sur d'autres surfaces où le sol avait été dérangé.Une promenade à travers la Pennsylvanie en juillet permet de voir les côtés des autoroutes couverts des fleurs roses de la coronille.Cette plante a été utilisée de la même façon dans le sud de l'Ontario.La coronille n'a pas été utilisée souvent comme plante fourragère.La semence est plus chère que pour beaucoup d'autres espèces et les animaux ne l'apprécient pas toujours.De plus, certaines recherches ont démontré qu'elle n'est pas très résistante au pâturage.Pourrait-on l'utiliser pour réduire l'érosion au Québec?Il existe peu d'information disponible à ce sujet.Cependant, on pourrait s'attendre à ce que la coronille ne survive pas très bien à nos hivers.LE TRÈFLE KURA: Ce trèfle vi vace de type «trifolium» a été essayé un peu partout aux Etats-Unis.On semble s'y intéresser de plus en plus dans les régions plus nordiques.Contrairement aux autres trèfles, il a tendance à produire des rhizomes et les plants s'étendent à l'aide de tiges souterraines.Des recherches récentes effectuées au Minnesota démontrent que le trèfle kura est difficile à établir et n'obtient pas de très bons rendements les deux premières années.Cependant, il donne de meilleurs résultats que plusieurs autres légumineuses vivaces par la suite et démontre une excellente persistance.Nous en avons essayé une variété au Campus Macdonald et lui avons trouvé une bonne résistance à l'hiver et une persistance d'au moins quatre ans.Nous comptons poursuivre les recherches sur cette espèce.Légumineuses annuelles Le souci concernant l'érosion des sols dans notre système agricole et la nécessité de réduire les intrants ont eu mm .4 ti L*1 > { .* .MP* • V; :/\H:.J itJ, pli'' ¦ h ¦>' ¦' ''M,' La vesce velue est classée parmi les espèces produisant le plus de biomasse.22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 Le trèfle incarnat est une des légumineuses q pour effet de porter l'attention sur les cultures de couverture, intercalaires et les engrais verts.Bien que le trèfle rouge ait traditionnellement été utilisé pour cet usage, trois autres espèces ont démontré un bon potentiel lors de recherches menées dans l'Est canadien et dans le nord-est des États-Unis.Les légumineuses ont un avantage sur les autres espèces qu 'on peut utiliser pour la lutte contre l'érosion, comme le ray-grass et la phacélie: elles fixent l'azote de l'air et peuvent le transmettre à la culture suivante.LA VESCE VELUE: Plusieurs espèces de vesces ont un bon potentiel pour le fourrage ou bien la conservation des sols.La plus communément utilisée est la vesce velue qui, contrairement à ce qu'on pourrait croire, n'est pas velue.On l'utilise depuis le début du siècle comme engrais vert ou fourrage dans le sud-est des États-Unis.Dans cette région, on plantait souvent des engrais verts qu 'on laissait tout l'hiver, jusqu'à l'arrivée des engrais minéraux bon marché, durant les années 50.Plus récemment, la surface de vesce velue a augmenté et on s'attend à ce qu'elle s'accroisse encore.On l'utilise dans le centre des États-Unis commeculture d'hiver dans la production de maïs avec travail du i offrent un bon potentiel pour servir de culture sol réduit.La vesce velue donne ainsi une excellente couverture de sol durant l'hiver et fournit beaucoup d'azote au maïs le printemps suivant.Des études menées en Ontario et dans l'État de New York sur les cultures de couverture et intercalaires placent toujours la vesce velue dans les espèces produisant le plus de biomasse.Elle couvre très bien le sol en automne lorsque semée entre les rangs de maïs ou de céréales à paille.On remarque, par contre, que cette espèce grimpante produit des graines qui peuvent rester dormantes et émerger plus tard.On peut alors avoir de la difficulté à la contenir.LE TRÈFLE DE PERSE: Cette légumineuse est adaptée aux sols plutôt lourds qui reçoivent des quantités suffisantes de pluie durant toute la saison de croissance.On l'utilise couramment dans le sud-est des États-Unis comme culture d'hiver et on s'y intéresse de près depuis peu dans les Maritimes.Cette légumineuse est compatible avec le ray-grass annuel.Elle soutient très bien la compétition et peut contribuer de façon appréciable au régime azoté de la graminée.Le trèfle de Perse produit un plus haut rendement la première année que le trèfle rouge lorsque semé comme cul- e couverture et intercalaire sous notre climat.ture de couverture ou engrais vert.Le cultivar «Félix» a récemment été recommandé pour les Maritimes.LE TRÈFLE INCARNAT: C'est une des cultures d'hiver les plus populaires dans le sud-est des États-Unis.Semé en fin de saison, il produit un bon pâturage pour la fin de l'automne, stoppe sa croissance durant le plus froid de l'hiver, pousse rapidement au printemps et produit des graines en juin.Plus au nord, on peut F utiliser comme fourrage ou en conservation du sol.Des recherches ontariennes ont démontré que cette espèce est très utile comme culture intercalaire avec les céréales à paille.La couverture et la production de biomasse après la récolte des céréales étaient parmi les meilleures de toutes les espèces testées.Il y a plusieurs années, une variété de trèfle incarnat a été essayée au Macdonald.Elle s'est bien établie, mais poussait mal durant les mois les plus chauds de l'été, où elle semblait souffrir des dommages causés par les cicadelles.La croissance était vigoureuse durant les températures plus fraîches de l'automne.Cette espèce a un bon potentiel pour servir de culture de couverture et intercalaire sous notre climat.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 23 Great Plains M$ Semoir " NO-TILL" spécialement adapté au travail minimal du sol.• Productivité accrue.• Performance inégalée.• Construction robuste.• Coût d'acquisition très intéressant.AMQUI HOWICK NAPIERVILLE SOREL ST-BRUNO ST-PASCAL Centre agricole Co-op Matapédia Équipement BHR Inc.S.C.A.Sud de Montréal C.F.Q Sorel Nutrinor Co-op agricole de la Côte Sud Tél.: (418) 629-4401 Tél.: (514) 825-2158 Tél.: (514) 454-7507 Tél.: (514) 742-5968 Tél.: (418) 343-3223 Tél.: (418) 492-6343 8LACK LAKE LAC MÉGANTIC NICGLET ST-AGAPIT ST-CASIMIR STE ROSALIE Mac Lam Machinerie inc.S.C.A.Lac Mégantic Lemire et Biais S.C.A.La Seigneurie S.C.A Régionale St-Casimir Comax Tél.: (418)428-3411 Tél.: (819) 583-4444 Tél.: (819) 293-6867 Tél.: (418) 888-3938 Tél.: (418) 339-2011 Tél.: (514) 799-5571 BROMPT0NVILLE LA SARRE PARISVILLE ST-ANDRÉ ST-CLET TROIS-PISTOLES Les équipements R.M.Nadeau inc.Garage St-Pierre et Trottier Co-op agricole Parisville Garage J.P.Giroux inc.Équip.Séguin et Frères inc.S.C.A.Régionale Rivière-du-Loup Tel: (819) 846-6828 Tél.: (819) 333-3726 Tél.: (819) 292-2013 Tél.: (514) 537-3984 Tél.: (514) 456-3358 Tél.: (418) 851-2822 C0ATIC00K 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labour et la préparation de sol sont éliminés, l'agriculteur dispose de plus de temps pour gérer son travail.Il peut ainsi réduire ses frais de main-d'oeuvre (voir la figure 1).Et ça ne s'arrête pas là.De fait, la consommation de carburant sera aussi réduite, vu que les travaux les plus exigeants en énergie sont réduits.On estime que cette réduction est de 50 à 80 %.C'est qu'il faut associer à cette baisse de consommation l'utilisation de tracteurs relativement moins puissants.Bien que les semoirs spécialisés pour le semis direct nécessitent une force de tirage plus grande qu'un semoir classique, ils nécessitent moins de puissance qu'une charrue.Finalement, les sols non retravaillés conservent leurs matières organiques et leur valeur fertilisante à la surface.Donc, à long terme, ces sols offriront un milieu plus riche pour l'enracinement des plantes.Toutefois, le travail en profondeur obtenu par les instruments traditionnels tend à diluer en profondeur la matière organique et la fertilité des couches supérieures du Léon Guertin est ingénieur et agronome au Département de génie rural de l'Institut de technologie agro-alimentaire de Saint-Hyacinthe.Les disques de grand diamètre découpent les débris et évitent l'accumulation à l'avant.sol.Il faut donc maintenir la fertilité du sol avec plus d'amendements chimiques.Et pour être tout à fait juste, il faut tenir compte du fait que la lutte contre les mauvaises herbes est beaucoup plus exigeante.La facture du désherbage chimique sera donc plus élevée si on veut conserver des champs relativement propres.Un semoir adapté Le semoir adapté au semis direct doit être en mesure de fonctionner sur un sol compacté recouvert de résidus.Le matelas de résidus ne doit pas provoquer le bourrage des unités et nuire à la régularité du semis.Les disques de grand diamètre faciliteront le découpage des débris et éviteront l'accumulation à l'avant.Lorsque le semis est fait en sol lourd, le poids du semoir doit faire en sorte que les coutres et les ouvre-sillons découpent les résidus et pénètrent dans le sol.En fait, des coutres fixés à l'avant du semoir servent à démêler suffisamment de terre fine pour enfouir la semence (voir la figure 2).Alors ils devront être à la fois robustes et flexibles.En outre, il faut qu'ils soient assez puissants pour s'enfoncer dans un sol non travaillé.Et la tension de leurs ressorts doit leur permettre de rouler sur les pierres.Du reste, un deuxième coutre suivi d'un tube injec-teur servira à déposer le fertilisant 5 cm (2 po) à côté et 5 cm au-dessous de la semence.Les coutres le plus souvent utilisés sont les coutres gaufrés ou les ondulés.Les coutres gaufrés possèdent une lé- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 25 1.Réduction du temps de travail et de consommation de carburant gère ondulation.Ils déplacent peu de terre, mais ils coupent bien les résidus et s'enfoncent bien dans le sol.Aussi, on les utilisera souvent pour 1 ' insertion du fertilisant.Les coutres ondulés, eux, peuvent avoir une ondulation de 2,5 à 5 cm.En plus de découper les résidus, ces coutres travaillent le sol sur cette largeur.Le sol démêlé sur une bande étroite facilite le travail des ouvre-sillons et laisse suffisamment de terre fine pourenter-> rer la semence.Ce type de coutre est plus difficile à faire pénétrer dans le sol que le précédent; aussi il faudra occasionnellement ajouter du poids sur le semoir.La profondeur de travail des coutres précédant les ouvre-sillons ne devra pas dépasser la profondeur à laquelle sera déposée la semence.Un travail trop profond entraînera 1 ' assèchement prématuré de la bande travaillée et une mauvaise levée du semis.Sur le semoir, deux disques concaves ou crénelés disposés en V repoussent de part et d'autre du sillon les résidus devant l'ouvre-sillons.Cette manoeuvre facilite le travail des ouvre-sillons, élimine le bourrage et assure un semis à profondeur régulière.Ces disques sont réglés de façon à repousser les résidus sans travailler le sol.Puis il y a la roue plombeuse.Le rôle principal de cette roue est d'améliorer le contact sol/semence pour faciliter la germination.Certains modèles étroits roulent directement dans le sillon pour assurer un bon contact entre la semence et le sillon.Les roues doubles disposées en V ont plutôt le rôle de refermer le sillon.Quant aux roues larges, elles roulent plus facilement sur les sols légers, mais laissent une pression moins forte au sol.Toutes ces roues sont équipées d'un organe de réglage de tension pour s ' adapter aux différentes conditions.Enfin, sur certains modèles de semoirs, la roue plombeuse sert aussi au réglage de la profondeur.Au fait, l'agriculteur qui combine toutes ses opérations aux champs en un seul passage doit être conscient qu'il faut quadrupler son attention et vérifier ses réglages tout au long de l'opération.Les coutres et les ouvre-sillons doivent être bien localisés et travailler à la bonne profondeur dans un sol qui n'est pas trop humide.Le fertilisant doit être placé au bon endroit.Et l'enlèvement des résidus doit être continu.Il faut veiller aussi à ce que la profondeur de semis soit régu- COUT $/ha i 125 100 75 50 25 0 1 2 3 4 5 6 TEMPS SEMIS DIRECT SEMIS SANS LABOUR SEMIS SUR LABOUR «i •• a a • a a .LABOUR „ ¦ y.///// /DESHERBAGE, / / / / 1 < DISQUE SEMIS SEMIS iSEMIS 1 h/ha 10 20 30 40 50 60 CARBURANT I/ha 2.Montage du semoir pour semis direct GRAINES J$r % // • 1 x\ 1 • 1 X.GAUFRAGE.DISQUES D'OUVERTURE DISQUES =5 =5 DE SEMIS 3.Comparaison du semis direct et du semis sans labour SECTIONNEMENT ET PLACAGE DES DÉBRIS RECOUVREMENT AMEUBLEMENT ET ENFOUISSEMENT RECOUVREMENT ET PLOMBAGE SOL NON TRAVAILLE SEMIS DIRECT SEMIS SANS LABOUR lière.D'autre part, il faut garder en et s'assurer que la semence soit bien parfait état les distributeurs de semence recouverte.¦ 26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 Sur 4 années d'essais au champ, SutanMD+ a permis d'obtenir un rendement moyen de 4,6 boisseaux de plus à l'acre que Dual^.Quand vous avez besoin d'un herbicide pour protéger votre récolte de maïs, vous vous devez de tirer avantage du plein potentiel de rendement de votre terre - en choisissant Sutan+.AVEC SECURISEUR * Compilation d'une moyenne de 81 essais, par des agriculteurs, pendant plus de 4 ans considérée par [CI Chipman comme représentative de conditions de terrain normales.DUALMi> est une marque déposée de Ciba-Geigy.SUTANMn+ est une marque déposée de ICI Americas Inc. SPECIAL EMSEMEMCEMEMT Les doses massives rapportent peu Lorsqu'on passe de la dose normale de fertilisants à la dose massive, chaque dollar investi ne rapporte que 40 0.par Régis Simard Il n 'est pas nécessairement rentable économiquement de procéder à des applications massives de fertili- 1 sants pour accroître la fertilité d'un sol g pauvre au niveau moyen ou riche.C'est j§ ce qui ressort d'une étude faite par 2 Agriculture Canada entre 1988 et 1990 £ à Gentilly, sur un sol sableux et sur un sol argileux.Régis Simard est chercheur scientifique à Agriculture Canada.Sainte-Foy.On obtient les profits bruts maximaux quand on suit les recommandations du CPVQ.En fait, on a cultivé de l'orge sur des sols dont la disponibilité en phosphore était très faible (moins de 50 kg/ ha).L'étude a été menée selon une régie traditionnelle; les applications d'engrais azotés et potassiques ainsi Eh affaires avec la Société: les Lavallée, de St-Marc-sur-Richelieu.Martin, Alain, Lina, Réjean.28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 I.Profits bruts cumulatifs et niveau de disponibilité en phosphore selon les doses d'application de phosphore que d'herbicides ont été effectuées selon les recommandations du guide du CPVQ sur la culture des céréales de printemps.La recommandation en phosphore la première année aurait été de 75 kg de P205/ha.Les résultats montrent clairement qu'on obtient les profits bruts maximums (en tenant compte du coût des fertilisants minéraux) avec la dose de phosphore la plus près de celle qui est recommandée dans les grilles de fertilisation (voir le tableau I).On note aussi qu'il y a enrichissement du sol en phosphore.Cet enrichissement est évidemment plus marqué avec la dose massive (144 kg de P,05/ha), mais il n'est pas proportionnel aux quantités appliquées.En fait, après trois ans, 40 % du phosphore ajouté a été prélevé par les plantes ou est encore sous forme disponible selon l'analyse du sol.Le reste du phosphore a été «rétrogradé» ou transformé sous des formes non disponibles pour les plantes.Ainsi, l'investissement additionnel, lorsque l'on passe de la dose normale à la dose massive, ne donne qu'un retour d'environ 40 cents par dollar investi.Dose de P205 (kg/ha) Sol sableux Profit brut Phosphore assimilable $ (kg de P/ha) Sol argileux Profit brut Phosphore assimilable $ (kg de P/ha) 0 44 86 144 257 265 481 289 20 43 64 82 103 295 353 212 21 28 58 66 II.Relation entre la richesse du sol et rendements des cultures d'orge Niveau de fertilité Nombre de champs Rendement (kg/ha) pauvre moyen riche 9 20 27 3438 4095 3758 Qu'en est-il des applications recommandées lorsque le niveau de fertilité est élevé?La réponse à cette question est complexe.Lorsque, par exemple, un champ donne un rendement de 9 tonnes de luzerne, on peut s'attendre à un prélèvement en potasse de 250 kg de K,0/ha.La recommandation en potasse, pour un sol dont le niveau de fertilité est supérieur à 500 kg de K/ha, serait de 77 kg/ha, alors qu'elle serait de 150 kg/ha pour un sol dont le niveau de disponibilité en potassium serait entre 250 et 500 kg de K/ha.Tout compte fait, on obtiendrait un mince appauvrissement du sol en potasse.Au fait, les grilles de fertilisation sont le résultat des recherches effectuées sous nos conditions.Aux bas niveaux de fertilité, les doses recommandées dépassent le prélèvement des cultures et permettent un enrichissement du sol.Aux niveaux de disponibilité très élevés, les quantités d'engrais minéraux recommandées sont plus faibles.¦ té des T rniix f 1 intérêt avec la Société.» Ré jeaïi Là vallée, St-Marc-sur-Richelieu a ferme Belvallée, opérée par Réjean Lavallée, Lina Provost et leurs fils Alain et Martin, est située à St-Marc-sur-Richelieu.Cette entreprise laitière et céréalière compte aujourd'hui 150 hectares en culture ainsi que 65 vaches laitières Holstein pur sang et NTP dont la production annuelle est supérieure, à 560 000 litres.Réjean acheta la ferme familiale en 1965 grâce à un prêt de la Société du crédit agricole.Ce fut le début d'une relation d'affaires basée sur la confiance.Aujourd'hui encore, après quatre emprunts de la Société, il n'est pas rare de voir le conseiller en financement s'arrêter chez les Lavallée.Pour prendre des nouvelles.Pour parler d'avenir.«Les agriculteurs ne se sentent pas en sécurité, déclare Réjean.Et pas seulement ici.Partout dans le monde la situation économique est difficile.Le libre échange, le GATT, les exigences nouvelles des consommateurs sont la source de beaucoup d'inquiétudes.La seule solution, pour moi, c'est la Société.Avec des taux d'intérêt fixes pour des termes de 3, 5, 10, 15 ans et même plus, comme en offre la Société, tu peux au moins stabiliser les intérêts sur tes prêts à long terme.Et ça, c'est très important pour une entreprise.C'est vital et ça te sécurise.» Agriculteurs dynamiques et réfléchis, citoyens engagés dans leur milieu, les Lavallée ont foi en leur avenir.Nous sommes heureux, à la Société, de leur donner un coup de main.Notre raison d'être: satisfaire les agriculteurs.Que pouvons-nous faire pour vous?Pour savoir comment la Société peut vous aider, appelez sans frais notre service de nouveaux prêts au numéro 1-800-387-3232.1+1 Société du crédit agricole Canada Farm Credit Corporation Canada SCA»FCC ^r Prêts à long terme â Prêts aux groupements agricoles ¦S?Hypothèques à risque partagé LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 29 Fertilisez vos cultures, pas le sol Un niveau de fertilité du sol élevé n'est pas toujours garant de rendements maximums.par Régis Simard Les recommandations d'engrais au Québec ont été historiquement ba- sées sur le principe de suffisance.Ainsi, après l'analyse de sol, on a classifié les sols comme pauvre, moyen ou riche en fonction de la possibilité de réponse d'une culture donnée aux engrais phosphatés ou potassiques.C'est ce que l'on retrouve dans nos grilles de fertilisation actuelles.On peut décrire ce concept de gestion comme celui de «fertilisation des cultures».Avec la croissance économique des années 60 et 70 est née une approche différente de la fertilisation.Qn a appliqué les fertilisants de façon plus libérale pour atteindre un niveau donné de fertilité du sol.On appliquait même des fertilisants lorsque le niveau de fertilité était élevé.Cette approche de gestion peut être caractérisée comme la «fertilisation du sol» ou «buildup» de la fertilité.On ne tient pas compte du niveau de matières organiques du sol dans les recommandations d'engrais azotés.De plus, on néglige de retourner au sol les prélèvements par la plante en éléments nutritifs secondaires (soufre, calcium et magnésium) et mineurs (zinc, manganèse, bore, cuivre, etc.).La promotion de l'approche du «buildup» a été faite sur la base qu'elle devrait permettre d'atteindre des rendements supérieurs des cultures, année après année.Ainsi, un producteur de céréales devrait «monter» son niveau de fertilité à 250 kg/ha en phosphore et potassium pour espérer obtenir des rendements satisfaisants.La réalité peut être tout autre.La disponibilité en eau au cours de la saison de croissance, le niveau de gestion du producteur, les propriétés physiques (aération, perméabilité) du lit de semence et des couches sous-jacentes, la répression des mauvaises herbes, la disponibilité des 17 éléments nutritifs essentiels, la présence d'organismes pathogènes (maladies, insectes) sont parmi une multitude de facteurs pouvant limiter le rendement.Une étude effectuée par le M APAQ dans les champs d'orge de producteurs du comté de Nicolet illustre bien ce point.Le rendement moyen mesuré dans les champs de sol pauvre (moins de 60 kg/ha de phosphore et de 100 kg/ ha de potassium assimilables) est, d'une manière significative, plus faible que le rendement moyen observé sur les parcelles dont le niveau de fertilité est moyen (voir le tableau II).De plus, le rendement sur sol moyen montrait une tendance à être plus élevé que le rendement obtenu sur sol riche.Cette étude démontre clairement qu ' un niveau de fertilité élevé n'est pas garant de rendements optimums.¦ FERMEMENT IMPLIQUÉE! De plus en plus impliquée sur la rerme avec sa gamme élargie de produits de qualité supérieure, Nutrite offre tout ce qu'il laut pour des récoltes réussies: ¦ Engrais spécifiques 3 et 5 étoiles ¦ Produits phytosanitaires ¦ Semences jcmKO (Hyland) Synonyme de qualité, Nutrite fait depuis longtemps partie du paysage! (514)462-2555 NUTRITE 30 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 Fixez votre limite de vitesse Plus de semis direct ou sans labour Dans le cas du semis direct, on travaille seulement le sillon où est déposée la semence.par Léon Guertin Le semis direct consiste à travailler le sol sur une bande très étroite où les grains de semences seront déposés par un semoir adapté.Puisque la semence doit être enfouie précisément dans la bande de sol travaillée, on montera directement sur le semoir des disques ondulés servant au travail du sol.Les mauvaises herbes doivent être totalement absentes pour la réussite de la production.Il faut donc désherber avant le semis si les mauvaises herbes ont déjà fait leur apparition.Une intervention soutenue en postémergence sera nécessaire pour réduire au minimum la compétition entre la culture et les mauvaises herbes.L'agriculteur qui a atteint un rendement économique optimum cherche à réduire son coût de production en diminuant les intrants ou les opérations culturales.Encouragé par les instances gouvernementales pour contrer les problèmes d'érosion, l'agriculteur délaisse de plus en plus les pratiques culturales traditionnelles pour se tourner vers le semis sans labour ou encore le semis direct.Mais il convient d'en connaître les caractéristiques.Dans le cas du semis direct, seul le sillon où est déposée la semence est travaillé.Les débris de végétation restent à la surface pour limiter l'évapo-ration de l'eau et pour réduire les problèmes d'érosion.Il faudra aussi s'attendre que cette couche de débris retarde le réchauffement du sol le printemps.Aussi l'adepte du semis direct devra-t-il avoir la patience d'attendre quelques jours de plus avant de commencer ses semis.Pour ce qui est du semis sans labour, les résidus sont mélangés dans les dix premiers centimètres de sol au moyen d'un chisel ou d'une herse à disques.Le mélange de résidus avec le sol augmente le taux de matières organiques de la couche superficielle et permet tout de même un réchauffement rapide du sol le printemps.¦ C'est incroyable à quelle vitesse vous travaillerez le sol quand vous utiliserez TAuto Guide et le cultivateur pour résidus denses Sukup.Ensemble, ils vous assurent la meilleure combinaison qu'on puisse trouver pour les façons culturales.Cultivez deux fois plus vite Le cultivateur Sukup tranche dans les résidus denses et vous économise du temps, qu'il s'agisse de culture en billons, sans travail du sol ou à façons culturales classiques.Les écrans à sommet ouvert protègent les récoltes de toutes tailles, et les disques réglables crénelés tuent net les mauvaises herbes.Cultiver n'est plus une corvée Le système Auto Guide Sukup, grâce à la détection électronique et à la technologie hydraulique, vous tient droit dans le rang tout en évitant les dommages à la culture.La fatigue est moindre pour le conducteur car les commandes Auto Guide placées dans la cabine et pourvues d'un moniteur à aiguille facilitent la tâche.De plus, seul l'Auto Guide vous permet de régler l'angle et la profondeur du cultivateur en cours de travail avec une tringlerie supérieure mécanique exclusive.Pour cultiver plus vite et plus aisément cet été, voyez votre concessionnaire Sukup ou communiquez avec nous dès aujourd'hui.Cultivez vite et sans fatigue avec l'Auto Guide et le cultivateur Sukup HUNTINGDON Les équipements Colpron 70, rue Lake.CP.1778 JOS 1 HO Tél.: (514) 264-6871 SABREVOIS Équipements Guillet Inc.1153, route 133 JOJ 2G0 Tél.: (514) 346-6663 ST-CLET SOULANGES Équipements Séguin & Frères Inc.349, route 201 JOP 1S0 Tél.: (514) 456-3358 / (514) 456-3946 -! ; ~*l im ST-OENIS-SUR-RICHELIEU Garage Bonin Ltée 576, chemin des Patriotes JOH 1 KO Tél.: (514) 787-2812 ST-ESPRIT Équipements R.Marsan Inc.164, Rivière Nord.Comté Montcalm JOK 2L0 Tél.: (514)839-2294 ST-GUILLAUME Machinerie C.& H.Inc.12, route 122 J0C 1L0 Tél.: (819) 396-2185 STE-MARTINE Les équipements Colpron 5.rue Beauce.C.V 480 JOS 1V0 Tél.: (800) 363-5315 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 31 SPÉCIAL ENSEMENCEMENT Les prairies abandonnées ont besoin de chaux Sur les sols argileux, le chaulage rapporte en moyenne sept fois la somme investie.par Régis Simard, Claude Lapierre et Jean Zizka La consolidation des entreprises agricoles en milieu rural amène souvent un changement d'affectation des parcelles.Ainsi, un producteur qui achète une ferme où certains pâturages n'auraient pas connu de chaulage ou de fertilisation depuis longtemps pourrait se retrouver avec un problème de sols acides et de faible niveau de disponibilité en phosphore et potassium dans la couche de labour.Alors que faire?Ces pâturages permanents sont souvent caractérisés par la présence de verge d'or, de «poil de siffleux» et de vesce jargeau, ce qui peut les rendre moins attrayants.Mais ils montrent pourtant des taux de matières organiques très élevés.Au fait, pour remettre en cultures ces vieilles prairies, il faut les chauler.C'est du moins ce qui ressort d'un projet de recherches de trois ans mis en oeuvre en 1988 dans la région de Gentilly, par la Station de recherche d'Agriculture Canada à Sainte-Foy.On y a cultivé de l'orge sur de vieilles prairies dont le pH était inférieur à 5,2 et dont le niveau de disponibilité en phosphore était pauvre (moins de 60 kg de P/ha).Régis Simard, Claude Lapierre et Jean Zizka sont chercheurs à la Station de recherche d'Agriculture Canada.Sainte-Foy.Le chaulage permettra d'établir des légumineuses habituellement peu tolérantes à l'acidité.L'accroissement de revenus sur une période de trois ans a varié entre 1,5 et 7,3 fois le coût d'achat et d'épandage de la chaux.En moyenne, cette pratique rapporte sept fois ce qu'elle coûte sur sol argileux.Le chaulage est donc un investissement avantageux, particulièrement lors de la remise en cultures de prairies négligées qui montrent une forte acidification en surface.De plus, le chaulage permet par la suite d'établir des légumineuses qui sont moins tolérantes à l'acidité que d'autres cultures.Les travaux du sol ont été effectués par le producteur.Et la régie de culture suivait les recommandations du guide du Conseil des productions végétales Effet de la chaux sur le profit brut cumulatif ($) d'une culture d'orge sur deux sols de la région de Gentilly Dose de chaux Sol sableux Sol argileux (tonnes/ha) Travail Travail Travail Travail minimum intensif minimum Intensif 0 -45$ 370$ -36$ -155$ 3 287$ 481 $ 408$ 269$ 6 282$ 405$ 407$ 353$ 12 69$ 400$ 232$ 144$ Note: Les calculs tiennent compte du coût des fertilisants et des travaux de sol.du Québec sur la culture des céréales de printemps.On a comparé diverses doses de chaux (0 à 12 tonnes/ha) et deux types de travail du sol: un travail minimum, où le sol n'était travaillé que sur 7,5 cm (3 po) au début de l'expérience, et un travail intensif, où le sol était labouré avec une charrue à versoirs sur une profondeur de 20 cm (8 po) suivi de deux hersages avec une herse à disques au printemps.Les résultats indiquent que le profit brut maximum sera atteint avec une dose de 3 tonnes par hectare sur sol sableux, quel que soit le type de travail du sol (voir le tableau).Sur sol argileux, le profit brut maximum a été atteint avec 6 tonnes de chaux par hectare en travail intensif, alors que les doses de 3 et 6 tonnes ont donné des profits équivalents sous travail minimum.Il est intéressant de noter que le travail minimum a procuré des profits bruts plus élevés sous sol argileux, alors que la régie intensive a rapporté le plus sur sol sableux.Du reste, une dose de chaux plus grande a été nécessaire sur sol argileux en raison de son pouvoir tampon plus élevé.¦ 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 Tracteurs vigoureux pour toutes vos corvées Rien de tel qu'un John Deere 3055 de 92 HP ou un 3255 de 100 HP à 4RM pour abattre de l'ouvrage.Les labours?Un 3255 à 4RM s'en tire aussi bien qu'un gros tracteur.Son adhérence améliore les résultats pour toute une variété de travaux.La fenaison?Pour certains travaux, il faut plus de force, pour d'autres, plus d'agileté, et pour tous, un bon rapport de transmission.Équipez-vous d'un tracteur vigoureux : un John Deere 3055 de 92 HP ou un 3255 de 100 HP.John Deere Limitée, 295, rue Hunter, Grimsby (Ontario) L3M 4H5 UN CHOIX D'ACTUALITÉ SPECIAL Le pénétromètre ausculte votre sol Il indique le niveau de compactage à partir de la résistance et enregistre la pression à différentes profondeurs.par Léon Guertin Lorsqu'on veut obtenir les meilleurs rendements, on doit veiller à ce que le sol soit en bonne condition.Quelle que soit sa texture, si la structure est détériorée, la productivité diminuera.Au fait, on pourrait faire une comparaison avec un être vivant: s'il n'est pas en santé, les éléments nutritifs ingérés seront mal convertis et sa croissance sera affectée.Dans le même ordre d'idées, on pourrait dire que le pénétromètre, un peu comme le fait le stéthoscope pour le médecin, renseigne l'utilisateur sur la santé de son patient, en l'occurrence le sol.Cet instrument est composé d'une tige métallique d'environ 75 cm (30 po) de longueur reliée à une jauge à pression.Il indique le niveau de compactage du sol à partir de la résistance à la pénétration de la tige dans le sol.Et il enregistre la pression indiquée sur la jauge à différentes profondeurs.Des rainures disposées à intervalles réguliers sur la tige servent de Léon Guertin est ingénieur et agronome au Département de génie rural de l'Institut de technologie agro-alimentaire de Saint-Hyacinthe.L'instrument est composé d'une tige métallique de 75 cm reliée à une jauge à pression.repères pour évaluer la profondeur de pénétration.Si la résistance à la pénétration varie entre 0 et 1,4 mégapascal (0 et 200 lb/po2), c'est que le sol n'est pas compacté et que le développement des racines peut se faire normalement.Si la résistance à la pénétration se situe entre 1,4 à 2 mégapascals (200 à 300 lb/po2), le sol commence à montrer des signes de compactage.À des pressions de 2 à 3,5 mégapascals (300 à 500 lb/po2), les racines ont de plus en plus de difficulté à se développer.Le compactage peut se produire dans différents types de sols, mais les argiles sont plus sensibles.Le passage de véhicules lourds, le labour et les différentes pratiques culturales favoriseront le tassement des sols en réduisant les espaces d'air entre les particules de sol.En limitant le développement racinaire, le compactage réduit les rendements.Il diminue l'infiltration de l'eau dans le sol et, du même coup, l'apport d'éléments nutritifs aux plantes.Enfin, il favorise le ruissellement de l'eau à la surface.Dans un sol très humide L'humidité du sol influence les lectures du pénétromètre.En effet, plus le 1.Semelle de labour à 23 cm de profondeur 2.Semelle de labour brisée au moyen d'une sous-soleuse Profondeur (cm) .63 1.88 3.13 4.38 5.63 6.25 Pression (Mega Pa) Profondeur (cm) .63 1.88 3.13 4.38 5.63 6.25 Pression (Mega Pa) 34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 EMSEMEMCEMEMT sol est humide, plus la tige métallique du pénétromètre s'enfoncera facilement dans le sol.L'influence de l'humidité du sol est tellement grande que les lectures seront complètement faussées si l'humidité du sol n'est pas la même sur toute l'épaisseur de la couche sondée.On recommande donc de prendre les lectures tôt le printemps, lorsque le sol est encore très humide.Le pénétromètre est un instrument assez facile à utiliser.Il s'agit d'abord de localiser les endroits dans le champ où il pourrait y avoir des problèmes.Placez ensuite la tige du pénétromètre en position verticale et enfoncez-la lentement dans le sol en conservant une pression continue sur les manchons.À chaque fois qu'un point de repère de la tige s'enfonce dans le sol, enregistrez la pression du cadran du pénétromètre.Faites plusieurs essais dans la même région pour confirmer vos résultats et pour délimiter la zone problématique.Les essais peuvent être répétés à plusieurs endroits sur la ferme, partout où il y a des réductions de rendement.Visualisation graphique Le CEMAGREF d'Antony en France a mis au point un pénétromètre automatique qui enregistre les résultats sur une bande magnétique.Ces résultats peuvent ensuite être convertis en graphique.La figure 1 nous montre des résultats d'essais faits sur un limon argileux.Plus la coloration est foncée sur le graphique, plus la résistance à la pénétration est grande.On remarque, à 23 cm de profondeur, une semelle de labour d'environ 10 cm d'épaisseur.Sa résistance est de 6,25 mégapascals (900 lb/po2).Cette situation est typique pour les sols labourés régulièrement à la même profondeur.Cette couche devient de plus en plus dense et limite le développement des racines.Or pour détruire la semelle de labour, on peut travailler le sol en profondeur avec une sous-soleuse, ou encore cultiver des plantes en rotation qui régénéreront la structure du sol.Sur la figure 2, on voit un profil de sol dont la semelle de labour a été brisée au moyen d'une sous-soleuse.On remarque que.même si la semelle de labour est détruite, il subsiste tout de même de gros blocs dont la densité est encore très élevée.Il faudra donc éviter toute circulation intense avec des poids lourds sur ce terrain le temps que la structure du sol se refasse.¦ Producteurs de maïs FAITESrVOUS î comment: En 1992, traitez votre surface en maïs avec Eradicané?Sutan+ ou Sutazine+, et ICI Chipman vous accordera un remboursement allant jusqu'à 2,00 $ par acre traité.Plus vous traiterez d'acres, plus vous gagnerez d'argent Pour calculer le remboursement pour votre surface en maïs, consultez le tableau ci-après.Ensuite, allez voir votre fournisseur ICI Chipman, et faites-vous un chèque! Nombre d'acres traités Taux de remboursement 0-49 0 50-149 1,00$/acre 150+ 2,00$/acre REMBOURSEMENT ALLANT JUSQU'À 2,00 $ PAR ACRE AVEC Eradicane Sutan* Sutazine* Pour de plus amples renseignements, consultez votre fournisseur ICI Chipman.Sutan+, Eradicane et Sutazine+ sont des marques déposées de ici Americas.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 35 SPECIAL ENSEMENCEMENT L'engrais liquide, ça coule de source! Armand et Sylvain Mallette estiment qu'un bon dosage d'engrais liquide fait «démarrer» le maïs plus vite au printemps.Depuis dix ans, les Mallette ne jurent que par l'engrais liquide.Selon eux, c'est plus pratique et plus efficace, surtout par temps sec.par Aubert Tremblay L'été de 1991 a renforcé la foi des Mallette de Saint-Urbain envers les engrais liquides.Le printemps sec, en rendant les démarreurs granulaires moins efficaces, leur aen quelque sorte donné raison.Quand l'engrais est mis directement dans le sillon du grain, le maïs se développe plus vite.«On gagne cinq à six jours au printemps, affirment-ils avec conviction, et un jour de gagné au printemps, c'est plus qu'un jour d'avance à l'automne.On n'a pas battu un grain à plus de 25 % d'humidité cette année, même celui de 3000 unités thermiques.» Les Mallette, ce sont Liliane Normandeau, Armand Mallette et Aubert Tremblay est journaliste pigiste.Sylvain Mallette, fils des deux premiers.Ils n 'avaient pas besoin du printemps de 1991 pour être convaincus, puisqu'ils utilisent l'engrais liquide depuis dix ans.Ils ont même accepté d'en vendre cette année pour la compagnie ontarienne Alpine, qui tente une percée au Québec.Le principe est simple et a toutes les apparences de la logique: la plantule a besoin d'engrais très tôt, or le phosphore se déplace très peu dans le sol.Il faut donc le mettre le plus près possible de la graine.L'engrais liquide permettrait de le déposer directement dans le sillon du semoir, sous la graine, parce qu ' il est beaucoup moins corrosif que l'engrais granulaire, d'après les fabricants.Il ne faut toutefois pas forcer la dose, car ça risque d'affecter la germination.Les Mallette, eux, ont adapté leur semoir à six rangs, il y a dix ans, pour le convertir au liquide.Ils y ont greffé deux réservoirs de 100 gallons chacun, une pompe très simple et des tuyaux.Le système verse l'engrais directement dans le sillon devant les roulettes du semoir.Par ailleurs, la faible acidité de l'engrais liquide (les vendeurs affirment même qu'il est «virtuellement neutre») allongerait sensiblement la durée de vie du semoir, selon les Mallette.«On n'y apas changé un morceau depuis douze ans», affirme Armand Mallette.Pour adopter l'engrais liquide il y a dix ans, ils devaient être convaincus, puisqu'ils ont dû pendant tout ce temps l'acheter à gros prix, faute de compagnie spécialisée et de volume.Pourtant, la supériorité du liquide est loin d'être admise par tout le monde.Le ministère ontarien de l'Agriculture, par exemple, affirme dans un «fact-sheet» que le liquide n'est pas plus efficace (ni moins) que le solide.Sauf que les études citées par le Ministère comparent des quantités égales placées au même endroit.Or l'argument d'Alpine, c'est justement que l'engrais liquide peut être placé plus près de la semence.Mais le liquide aurait d'autres avantages, moins contestés.D'abord du côté pratique: il accélère le semis.«A 36 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 cinq gallons à l'acre et les deux réservoirs de 100 gallons, précise Armand Mallette, on est bon pour 160 hectares sans arrêter.Avec le solide, tu dois remplir à tous les trois ou quatre acres.» Sans compter qu'on évite les manipulations de sacs.«Tout est hermétique», continue Sylvain Mallette.On remplit le semoir comme on fait un plein d'essence, en quelque sorte.Ensuite il y a les avantages environnementaux, moins évidents.La fertilisation au liquide permettrait de mettre moins d'engrais.Au semis, les Mallette mettent autour de 40 kilos à l'hectare de phosphore.«Si j'utilisais le solide, estime Armand, je devrais en mettre 100! Ça fait dix ans que je mets peu de phosphore et mes rendements continuent à augmenter.» Avec la venue d'Alpine, les Mallette estiment qu'ils paieront entre 12 et 19 dollars de moins l'hectare en fertilisant au liquide plutôt qu'avec le granulaire.Ils ont fait le calcul en comparant leurs prix avec ceux d'un voisin qui a une superficie semblable à la leur.Le prix est d'autant plus bas que la compagnie en est à sa première tentative sur le marché québécois.En Ontario, le marché est plus vaste, puisque, d'après les Mallette, le quart des producteurs utilisent de l'engrais liquide.Une différence, d'ailleurs, qui s'explique difficilement.Armand Mallette croit qu'elle est due au manque d'intérêt des compagnies d'engrais elles-mêmes.«Il faudrait qu'elles s'équipent deux fois plus pour vendre la même quantité d'engrais», avance-t-il.Pour équiper un semoir de ce qu'il faut pour le liquide, le coût est de 1300 à 1500 dollars, le prix d'un réservoir d'entreposage.Les Mallette, eux, ont préféré acheter un ancien wagon-ci- terne bon marché.Leurs champs de maïs doivent être beaux, puisque l'un d'entre eux leur a valu un trophée de la Société d'agriculture de Châteauguay.Il avait donné 10,3 kilos à l'hectare.D'autre part, ce trophée soulignait non seulement le bon rendement du maïs, mais aussi le souci de conserver la santé du sol dont ils font preuve.En effet, ils ne lésinent pas là-dessus: ils viennent d'investir plus de 100 000 dollars dans une fosse à fumier.Eux qui ne produisent que du grain! Le plus original, c'est que leur fosse de 27,5 mètres (90 pieds) de diamètre est isolée en plein milieu du champ.C'est un «On n'a pas battu un grain à plus de 25% d'humidité cette année, même celui de 3000 unités thermiques.» producteur de porcs des environs (à quelques kilomètres de là) qui vient la remplir, moyennant une petite rémunération.«Il voulait agrandir son entreprise, mais n'avait pas le terrain pour le faire», explique Armand Mallette.Pour épandre tout ce fumier, les Mallette ont choisi la post-émergence et ont acheté un épandeur de la compagnie Houle.Mais le fumier n'a pas que des avantages environnementaux.Il fait épargner de l'argent et améliore les rendements.Avant de faire construire la fosse, ils faisaient venir des camions de fumier qui répandaient par aspersion.«Mais on voyait qu'on en perdait beaucoup», se souvient Sylvain.«Et ça faisait beaucoup de compactage», continue son père.L'objectif avoué était de remplacer tout le nitrate appliqué après la levée par du lisier.Et dès le début, Sylvain Mallette était convaincu que le meilleur système était l'épandage en postémergence.La première année d'utilisation (1991) a été particulièrement heureuse, encore une fois grâce à la sécheresse.Le lisier, parce qu'il contient beaucoup d'eau, a permis d'humidifier le sol.Le nitrate, lui, à cause du manque d'eau, n'aurait pas été très efficace.«Là où on avait mis seulement du nitrate, explique Armand Mallette, les feuilles roulaient.» Peut-être est-ce dû aux applications de lisier, mais, depuis cinq ans environ, le taux de matières organiques du sol serait en train de monter.Aujourd'hui, chez les Mallette, l'heure est à la préparation du transfert de ferme.Tous les nouveaux équipements sont achetés soit par Sylvain, soit en copropriété.Et c'est déjà lui qui est propriétaire de la ferme principale.Les Mallette pilotent, en fait, trois fermes: celle du père, celle de la mère et celle du fils.Ils ont aussi un centre régional de grain, dont le classificateur est Sylvain, et vendent de la semence Pioneer.Ils emploient un stagiaire durant l'été et cinq ou six occasionnels à l'automne, dont un qui laboure pendant que Sylvain va battre le maïs à forfait chez les voisins.«On a calculé que c'était plus payant comme ça», explique-t-il.Malgré que Sylvain ait un diplôme de zootechnicien, les Mallette ont toujours été des gens «de champ».Son père Armand a vendu ses dernières vaches il y a dix ans.Sa ferme, il l'avait lui-même achetée de son père.Ils ont toujours été un peu pionniers.Leur chisel, par exemple, ils l'ont acheté il y a quinze ans, c'est-à-dire bien avant la mode.¦ M-S, LE SEUL CHOIX LOGIQUE Modèle: R1915-CENT-ELEC Pulvérisateur M-S inc 4300 Vachon, R.R.#4, Drummondville, Québec, J2B 6V4, TéL (819) 474-1910 • Fabrication au Québec par des spécialistes en pulvérisation • Composantes "Standards" Nord-Américaines • Nouveau design, complètement repensé • Nouveau bâti en "T" donnant 23 po.de dégagement • Meilleure visibilité générale • Modèle remorqué de 400, 500 et 750 gallons US • Modèle porté de 50, 85, 110, 150, 200 et 250 gallons US M-S, UNE VALEUR SÛRE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 37 C est en 1919 que le sénateur Giovanni Agnelli a parrainé la construction à Turin de la 702, la première «machine pour la terre».Le secteur agricole de Fiat, qui allait prendre le nom de Fiat Tratton, était né.En 1884, le mécanicien Pierro Laverda ouvrait à Berganze un atelier de construction de machines destinées à la culture conjointe de la vigne et des céréales; ce qui allait devenir la société Laverda trouve là son acte de naissance.En 1947, Lyle Yost, un agriculteur de Hesston, inven-tait-des solutions techniques originales pour le matériel de fenaison et d'affouragement, jetant les bases de la société Hesston.De l'intégration de ces entreprises - auxquelles Braud et Agrifull se joindraient plus tard - est née en 1984 Fiatagri : une ligne complète de machines et de matériel au service de l'agriculture.Fruit d'une approche globale des problèmes d'ingénierie de la terre, FiatGeotech est issue en 1988 du regroupement de Fiatagri, spécialiste de machines agricoles, et de Fiatallis, spécialisée dans les machines de terrassement.Dans ses 9 usines, FiatGeotech fabrique les produits qu'elle distribue dans 130 pays par l'entremise de plus de 2600 concessionnaires.Mais défi de la concurrence oblige : les besoins des agriculteurs au niveau mondial doivent être constamment devancés avec des innovations à la fine pointe de la technologie.C est pourquoi Fiatagri et Ford New Holland ont décidé de travailler ensemble sous un seul nom - N.H.Geo-tech - tout en préservant leurs identités respectives.L optimisation de la gestion des deux systèmes permettra de libérer des ressources considérables; celles-ci seront réinvesties dans le développement et l'innovation de produits répondant aux attentes des agriculteurs sur le marché international.Ceci veut dire aussi que Fiatagri conservera ses propres marques, ses propres réseaux de distribution et de service et sa propre politique de marketing.A compter d'aujourd'hui -1991 - Fiatagri sera plus que jamais Fiatagri.C est en 1907, avant même de concentrer ses efforts sur l'automobile, que Henry Ford a pressenti l'importance des machines agricoles et ouvert la voie à la production de tracteurs à l'échelle industrielle, avec la production du premier tracteur Ford en 1917.En 1895 Abe Zimmerman, mécanicien, décidait d'ouvrir un atelier en Pennsylvanie pour concevoir des machines mieux adaptées aux besoins des agriculteurs : la société New Holland était née.En 1906, Léon Claeys lançait son atelier consacré à l'agriculture à Zedelgem en Belgique.En 1952, son fils Louis Claeys mettait au point la première moissonneuse-batteuse automotrice.Cette société fusionnait avec New Holland en 1964.En 1945, dans un sous-sol à Toronto, Peter Pakosh fabriquait une tarière à grains portative, jetant les bases de ce qui allait devenir la société Versatile.De l'intégration de ces entreprises est née en 1987 Ford New Holland, un groupe situé dans le peloton de tête des constructeurs d'équipement agricole.Dans ses usines réparties sur trois continents, Ford New Holland fabrique des produits qu'elle distribue dans 150 pays par le biais de plus de 3900 concessionnaires.Mais défi de la concurrence oblige : les besoins des agriculteurs au niveau mondial doivent être constamment devancés avec des innovations à la fine pointe de la technologie.C'est pourquoi Fiatagri et Ford New Holland ont décidé de travailler ensemble sous un seul nom - N.H.Geo tech - tout en préservant leurs identités respectives.L optimisation de la gestion des deux systèmes permettra de libérer des ressources considérables; celles-ci seront réinvesties dans le développement et l'innovation de produits répondant aux attentes des agriculteurs sur le mai ché international.Ceci veut dire aussi que Ford New Holland conservera ses propres marques, ses propres réseaux de distribution et de service, et sa propre politique de marketing.A compter d'aujourd'hui -1991 - Ford New Holland sera plus que jamais Ford New Holland. UN ENGAGEMENT SANS RÉSERVE AU SERVICE DES AGRICULTEURS.UN NOUVEL ÉLAN POUR L'INNOVATION TECHNIQUE DES PRODUITS.UNE ASSISE FINANCIÈRE IMPRESSIONNANTE.UN GROUPE INTERNATIONAL APPUYANT DEUX RÉSEAUX DISTINCTS SPÉCIALISÉS DANS LA VENTE ET LE SERVICE DE PRODUJTS DE GRANDE QUALITE.EN UN MOT : N.H.GEOTECH.N.H.GEOTECH ENSEMENCEMENT Les légumes manquent d'eau L'eau est en train de devenir un facteur limite au développement horticole québécois.par Pierre Sauriol L'abondance de lacs et de rivières fait la renommée du Québec.Malheureusement, cette eau n'est cependant pas toujours située au milieu des zones agricoles qui en ont le plus besoin.De plus, la croissance des besoins en eau des divers secteurs de l'économie près des secteurs de production horticole crée une compétition.Au fait, l'eau est en train de devenir un facteur limite au développement horticole tout comme dans plusieurs régions agricoles des États-Unis.Depuis les 20 dernières années, un effort énorme a été mis sur le drainage des fermes: les cours d'eau ont été recreusés et les fermes drainées souterrainement.Plusieurs marais ont été drainés et défrichés.Plusieurs réservoirs d'eau sont donc disparus.La nappe d'eau s'est abaissée.D'autre part, la culture intensive et répétée de légumes sans apport de matières organiques ou sans rotations avec des céréales et des légumineuses contribue à abaisser la teneur en matières organiques des sols minéraux, ce qui diminue aussi leur capacité à retenir de l'eau.Et le déboisement, l'élimination des fossés de lignes, des clôtures et des «lignes de branches» pour accroître les superficies et faciliter la mécanisation ont augmenté la perte d'eau par les vents.La quantité d'eau disponible dans plusieurs cours d'eau, tels que la Châteauguay, le Richelieu, la Yamaska et l'Assomption, pour ne nommer que des cours d'eau de la plaine de Montréal, est aussi limitée.Croire qu'il sera facile d'y pomper de l'eau en grande quantité est illusoire: les contraintes environnementales quant à la Pierre Sauriol, agronome, est conseiller en horticulture au MAPAQ, à Saint-Rémi.L'aménagement de sites d'entreposage est mauvaises herbes.modification du niveau de ces cours d'eau et le coût élevé des infrastructures nécessaires en regard de déficits hydriques aussi brefs que saisonniers sont des obstacles majeurs.Les grands projets similaires de canalisations et pompages aux États-Unis sont en zone de déficit hydrique quasi permanent et sont utilisés de six à neuf mois par année.Enfin, les besoins d'eau des cités et villes, les exigences de tirant d'eau pour la navigation et les besoins pour les réservoirs d'Hydro-Québec vont passer avant ceux de l'agriculture.Car les revenus produits par ces utilisateurs sont supérieurs à la capacité de payer des agriculteurs.Plus de réserve mais même déficit La quantité d'eau disponible dans les zones où il se fait le plus d'irrigation a augmenté beaucoup depuis quelques années.De nombreux étangs ont été creusés et des cours d'eau ont été reprofilés et dotés de barrages.De nombreux puits à grand débit ont été creusés pour remplir ces étangs et ruisseaux.Plusieurs producteurs ont muni leur système de drainage souterrain une solution.Mais ils doivent être exempts de d'un contrôle de nappe qui permet de retenir l'eau en période de sécheresse et même de pomper de l'eau dans le système, ce qui devient de l'irrigation souterraine.Or ce système, qui requiert peu d'entretien, consomme moins d'eau.De plus, il est beaucoup moins coûteux à l'achat qu'un système par aspersion et il coûte beaucoup moins cher à faire fonctionner.En fin de compte, toutes ces mesures ont permis d'accroître la réserve d'eau, mais le déficit réel demeure le même.C'est que la quantité d'eau nécessaire à l'horticulture est en croissance régulière.Les pépinières et les cultures en serres en consomment beaucoup.D'ailleurs, une évaluation grossière des besoins en eau des légumes est de 2,5 cm par semaine durant toute la saison de croissance.Au champ, il faut souvent irriguer pour contrer l'éro-sion éolienne, pour assurer la reprise des transplants et la germination des semis; plus tard, il faut encore irriguer la culture lors de déficit d'eau.De plus, il faut encore de l'eau pour le lavage, le refroidissement et le glaçage de plusieurs espèces de légumes.A vrai dire, le déficit d'eau semble 40 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 SENCOJf SOLI Des champs de pommes de terre propres Pour les producteurs de pommes de terre, SENCOR est la meilleure façon de réprimer les mauvaises herbes à feuilles larges et les graminées - meilleure en fait que tous les autres herbicides.Il est fiable et abordable.Et maintenant, il est même plus facile à utiliser.Une dissolution propre Parce que SENCOR est maintenant emballé dans le nouveau sachet SOLUPAK soluble dans l'eau.Il suffit de verser les sachets pré-mesurés de Chemagro|B| 500 g dans votre pulvérisateur.L'exposition aux produits chimiques et à la poussière est réduite, et aucun résidu ne bouche les ajutages de tuyaux.Contenants propres Du fait que le SOLUPAK se dissout complètement, vous n'avez pas à vous soucier de vous débarrasser d'emballages contaminés.C'est facile et propre.Vous comptez 1,2,3 et les mauvaises herbes disparaissent! Un signe de notre intérêt pour votre sécurité.Toujours lire 1 étiquette avant d'utiliser le produit Il ne faut pas le voir pour le croire Chemagro Limitée.77 Belfield Rd., Etobicoke, Ontario M9W 1G6 SENCOR est une marque déposée de Bayer AC.Cermany.SOLUPAK esl une marque d.p.de Chcmagto Liée. plus grand que jamais.Pourtant, une comparaison des précipitations mensuelles avec les besoins des cultures ne révèle pas toujours ce déficit.En réalité, il arrive souvent que les précipitations mensuelles soient normales.Cependant, elles ont très bien pu être concentrées au début ou à la fin du mois, ce qui laisse alors deux semaines de stress ou de déficit pour la plante.En fait, mis à part le mois de juillet, où il est normal d'observer un déficit d'eau, on note de fréquents stress hydriques sur les plantes.Certains stress, par exemple, se manifestent par des plants fanés.D'autres sont moins apparents: seuls les rendements ou la qualité sont diminués.Peut-être convient-il de préciser ici que certains problèmes sont dus à une mauvaise gestion de l'eau.Tel est le cas, entre autres, des problèmes de brûlure de pointe de la laitue, de coeur noir du céleri, de pourriture apicale de la tomate ou du piment.Les étangs de fermes et les ruisseaux ne suffisent plus.Les puits profonds de certaines régions sont salés.Le problème n 'est pas critique partout, mais la ressource «eau» commence à manquer dans certains secteurs de la plaine de Montréal.À court terme, une meilleure connaissance des moments les plus critiques pour chaque culture où une déficience d'eau est la plus dommageable permettra aux maraîchers d'irriguer au meilleur moment.Et une irrigation aux moments de faible évapotranspiration (peu de vent, pas de soleil) économisera de l'eau.Plusieurs études ont démontré, d ' autre part, que le drainage souterrain comme tel, sans contrôle de nappe, aide à contrer les effets néfastes de la sécheresse, car les plantes ont un enracinement plus profond dès le printemps.Par ailleurs, les contrôles de nappe installés sur les systèmes de drainage souterrain retiennent l'eau et allongent le temps requis par l'eau de pluie pour atteindre la rivière.Ils permettent ainsi une meilleure absorption des éléments fertilisants.Le contrôle du niveau des cours d'eau agricoles par des barrages appropriés, l'aménagement de sites d'entreposage, comme d'anciennes sablières, gravières ou carrières, au lieu de les remplir de déchets, et la gestion plus sévère des réserves sont autant de solutions au problème du manque d'eau.On peut songer aussi à régler les systèmes de drainage souterrain de façon à mieux contrôler la nappe et à pratiquer l'irrigation souterraine et au goutte-à-goutte dans les cultures où c'est rentable.¦ De l'eau de moins bonne qualité Plusieurs cours d'eau contiennent des produits chimiques, des sédiments ou des égouts.par Pierre Sauriol La qualité de l'eau de surface a diminué considérablement depuis 20 ans.Nul ne peut contester le fait que l'eau de plusieurs cours d'eau est d'une qualité amoindrie à cause des sédiments organiques ou des égouts qui s'y trouvent.De plus, la présence de certains produits chimiques d'origine industrielle ou agricole peut poser des restrictions à l'utilisation de cette eau.Par ailleurs, les réservoirs actuels situés dans les cours d'eau munis de barrages sont envahis par les mauvaises herbes.La quantité phénoménale de graines qui s'y trouvent réduit de beaucoup la qualité de cette eau: l'irrigation à partir de ces réserves propage les mauvaises herbes dans les champs.Il est donc urgent pour les producteurs d'apprendre à lutter contre les mauvaises herbes dans ces réservoirs.De plus, les cours d'eau reçoivent aussi des pesticides et des engrais chimiques en solution.Le vent y emporte aussi du sol et des champignons qui causent certaines maladies des légumes.Dans certaines régions, on y trouve même du purin.Ou encore des égouts sanitaires se déversent sans traitement dans des cours d'eau qui servent à l'irrigation, d'où des présences anormales de coliformes fécaux qui contaminent les légumes irrigués avec cette eau.La qualité de l'eau d'irrigation laisse donc parfois à désirer.De plus, cette eau, qui est souvent utilisée lors du remplissage des pulvérisateurs pour l'application de pesticides, a parfois un pH trop élevé.L'efficacité des traitements est alors réduite.¦ Dégagement et bon travail des cultures spéciales avec Unverferth Les nécessaires de conversion de rou< à fort dégagement et à faible espacement Unverferth vous donnent la hauteur de tracteur et l'empattement étroit qu'il faut pour le travail des légumes, fruits et autres cultures spéciales avec le minimum de pertes.Grandeurs jusqu'à 54".Pour la plupart des tracteurs.Voyez votre concessionnaire ou téléphonez à Unverferth aujourd'hui même.Unverferth Manufacturing Co., Inc.P.O.Box 357, Kalida, OH 45853 (419) 532-3121.Fax: (419) 532-2468 1-800-322-6301 aux É.-U.Votre représentant des ventes: George Kremmel 3486, av.Connaught, Montréal (Qc) H4B 1X3 Tél.: (514) 486-9170, Fax: (514) 486-0718 42 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 FORET Le VTT: un excellent véhicule de débardage Il coûte deux fois moins cher qu'une motoneige.Et on peut s'en servir 12 mois par année.par Pierre Dubois Beaucoup de producteurs de bois utilisent le véhicule tout terrain (VTT) pour le transport du bois entre la souche et le lieu de chargement du bois sur le camion.C'est d'ailleurs le véhicule de débardage actuellement le moins dispendieux sur le marché.Grâce à l'installation de skis et de chenilles de traction, il peut être utilisé 12 mois par année.Selon un professeur à 1 ' École forestière de Duchesnay, Godfroy Lamar-che, le VTT a un très bon avenir dans les exploitations forestières à petite échelle.Il attribue ce succès d'abord à son coût minime.A noter toutefois que, pour le travail en forêt, le VTT doit avoir quatre roues motrices et un moteur d'au moins 300 cm3.Or, pour obtenir tout ceci, on paye un prix minimum de 5500 $.Une motoneige assez puissante pour le travail en forêt coûtera presque le double.Un véhicule rapide Avec un VTT, le producteur peut espérer transporter une charge maximale de 0,5 corde de bois destiné à la pâte.Cela semble infime, mais Godfroy Lamarche fait remarquer que le VTT est très rapide lorsque le chemin forestier est relativement bon.Par ailleurs, ce petit véhicule permet au producteur de bois d'économiser ses efforts en se rendant plus près de l'arbre abattu.Il faut seulement une largeur de 6 pieds, un pied de chaque côté du bois à pâte que l'on transporte.Les chemins secondaires de débardage pourront ainsi être plus nombreux.Pour transporter des billots avec un VTT, selon Godfroy Lamarche, le producteur a intérêt à s'initier aux techni-ques de chargement que les vieux tra- Pierre Dubois est ingénieur forestier.Le VTT économise les efforts et il permet de se rendre plus près de l'arbre abattu.vailleurs forestiers utilisaient lors du transport du bois avec des chevaux.Un fabricant d'équipements forestiers, La Forge J.M.S.de LTslet Sud, travaille au développement d'une arche de débusquage, montée sur roue et munie d'un treuil, permettant de tirer plus facilement du bois en longueur.Par ailleurs, en 1991, l'Office des producteurs de bois de la région de Québec (OPBRQ) a mandaté l'Institut canadien de recherches en génie forestier (FERIC) pour développer le plan d'une remorque utilisable avec un VTT.L'OPBRQ vendait le plan 12 $ l'unité à ses membres.En une seule année, plus d'une centaine de plans ont été vendus.Cette remorque est munie de roues disposées en tandem qui facilitent le passage des obstacles sans trop perdre de stabilité.La remorque toute faite est également vendue sur le marché québécois auprès d'une compagnie d'équipements sylvicoles, Nova Sylva inc.de l'Estrie.Mentionnons finalement qu'on a installé un petit treuil électrique sur la remorque pour aider au chargement du bois.Un outil indispensable Le treuil est depuis longtemps utilisé dans les travaux forestiers.Dans les grandes exploitations forestières, toutes les débusqueuses en sont munies.Un treuil («winch»), placé à l'arrière du véhicule, sert à tirer un câble d'acier, sur lequel sont attachés plusieurs autres câbles d ' acier qui tireront autant de troncs d'arbres.Il existe aussi des treuils pouvant être placés derrière un tracteur de ferme.On peut maintenant se procurer un treuil portatif.Ce treuil, vendu sous le nom commercial de «Helper winch», fonctionne à l'aide d'un moteur de scie à chaîne de marque Homelyte.Tout comme ces scies, le treuil est de fabrication américaine.Son poids n'est que de 15 kilos, mais l'engin peut tirer une charge de 900 kilos.Un mécanisme breveté garantit la sécurité de l'utilisation afin d'éviter que les charges tirées ne dépassent la capacité de traction de l'équipement.Pierre Roy, de la compagnie Nova Sylva de Sherbrooke, croit que ce petit treuil peut être un outil de dépannage intéressant en forêt.Selon Godfroy Lamarche, dans l'exploitation forestière à petite échelle en Europe, on utilise des poulies de concert avec les treuils.Ces poulies, solidement ancrées après un arbre, facilitent le ha-lage directionnel des troncs.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 43 L'Institut pour la protection des cultures définit de nouvelles normes d'entreposage L'entreposage représente l'un des nombreux secteurs d'activités de l'industrie pour la protection des cultures auquel l'Institut s'intéresse activement.Même si on peut avoir l'impression que l'entreposage n'est pas une question qui touche directement les agriculteurs, il est nécessaire de connaître le rôle de l'Institut à ce chapitre pour apprécier les efforts qu'il déploie au nom de l'industrie.En réaction à une série d'incendies d'entrepôts et de déversements de produits chimiques au début des années 1980, et compte tenu de l'intérêt grandissant manifesté par le public envers la protection de l'environnement, l'Institut pour la protection des cultures a constaté la nécessité d'élaborer de nouvelles normes d'entreposage plus exhaustives pour ses sociétés membres.Un comité de travail constitué de membres de l'Institut et représentant les fabricants, les concepteurs, les distributeurs et les détaillants de produits pour la protection des cultures, a entrepris un processus, échelonné sur quatre ans, qui a permis en 1990, de définir de nouvelles normes d'entreposage.Selon l'échéancier, les nouvelles normes devraient avoir été adoptées dans leur ensemble d'ici à 199S.Raison d'être des normes d'entreposage Les normes d'entreposage mises au point par le comité poursuivent trois objectifs principaux : 1.Faire en sorte que l'emplacement et la construction des nouveaux entrepôts soient conformes aux objectifs environnementaux plus rigoureux adoptés par la société en général.2.Servir de règle immuable pour la restauration des entrepôts existants.3.Servir de modèle aux gouvernements provinciaux qui souhaitent rédiger de nouvelles lois en matière d'environnement.Programme de mise en oeuvre en trois volets Une fois rédigées, les normes d'entreposage ont été publiées et distribuées aux fabricants, aux distributeurs et aux détaillants.Un programme de mise en oeuvre en trois volets a alors été entrepris.Le 1er volet souligne l'importance d'un bon entretien et d'une saine gestion.Les 43 codes qu'il prévoit portent sur certaines améliorations particulières comme l'étanchéification des drains de plancher, l'installation de systèmes d'aération et d'éclairage, et l'adoption de plans d'intervention en cas d'urgence.Le 2e volet présente une démarche un peu plus complexe, nécessitant des dépenses mineures.Les 18 codes qu'il prévoit portent sur des sujets comme les exigences électriques, le matériel de détection des incendies et les spécifications relatives aux réservoirs de stockage en vrac.Le 3e volet définit les exigences relatives aux importantes dépenses d'immobilisation et prévoit 9 codes portant sur des sujets comme les ateliers d'entretien, l'utilisation de matériaux ignifuges pour le stockage de produits inflammables et la nécessité d'appliquer des revêtements pour plancher étanches aux produits chimiques.Démarche dynamique vers l'auto réglementation Les nouvelles normes d'entreposage revêtent une importance capitale pour la santé et la sécurité de ceux qui travaillent au sein de l'industrie pour la protection des cultures.Elles traduisent également l'engagement que l'industrie a pris envers le grand public d'exercer ses activités de façon responsable, en tenant compte de la santé publique et de la protection de l'environnement.Au cours de son assemblée et de son congrès annuels de 1991, qui ont eu lieu à Régina, l'Institut pour la protection des cultures s'est engagé de façon claire à assurer la mise en oeuvre de toutes les normes d'entreposage.Pour plus de renseignements sur l'Institut pour la protection des cultures et ses activités dans tous les domaines touchant la protection des cultures, veuillez communiquer avec : INSTITUT POUR LA PROTECTION DES CULTURES 21 Four Seasons Place, Suite 627, Etobicoke, Ontario M9B 6J8 Tél.: (416)622-9771 Télécopieur : (416)622-6764 L'Institut pour la protection des cultures représente les fabricants, les concepteurs et les distributeurs de produits pour la protection des cultures.MASSEY-FERGUSON AIMA (418) 662-6511 GDM Enr.AMQUI (418) 629-2521 Garage Thériault & Couture Inc.BAIE ST-PAUL (418) 435-2347 Les Equip.Agricoles Gauthier Inc.C0ATIC00K (819) 849-4465 (819) 849-2151 (819) 849-4646 (819) 849-3823 Service Agricole Orner Madore Inc.COURCELLES (418)483-5321 Benoît Rouillard Inc.GRANBY (514) 378-9891 R.Viens Équipement Inc.HUNTINGDON STE-MARTINE (514)264-6871 (514) 427-2339 Les Equipements Colpron Inc.LA SARRE (819) 333-2481 Donia Trudel Inc.LAURIER STATION (418) 728-4534 Les Entreprises Michel Girouard Inc.LÉVIS (418) 837-3686 Benoît Bilodeau Inc.LOUISEVILLE (819)228-9494 Machineries Patrice Ltée MONT-JOLI (418) 775-3500 Garage Paul-Émile Anctil Ltée MONT-LAURIER (819) 623-1724 F.Constantineau & Fils Inc.MONTMAGNY (418) 248-0955 Bossé & Frère Enr.NAPIERVILLE (514) 245-7990 Equipements Prairie Inc.PRINCEVILLE (819) 364-5664 André Rioux Inc.RIVIÈRE DU LOUP (418) 862-7273 Tardif & Frère Inc.SABREV0IS (418) 346-6663 Equipements Guillet Inc.ST-CYPRIEN (418) 963-2647 Garage Alcide Ouellet & Fils Inc.ST-DENIS RIV.RICHELIEU (514) 787-2812 Garage Bonin Ltée ST-FÉLICIEN (418) 679-1751 Equipement M.Potvin Inc.ST-GUILLAUME STE-BRIGITTE (819) 396-2185 (819) 336-4922 Machinerie C.& H.Inc.Machinerie Ste-Brigitte Inc.ST-HERMAS (514)258-2448 J.René Lafond Inc.ST-R0CH L'ACHIGAN (514) 588-2055 A.Henri & Fils Inc.ST-TH0MAS !)E JULIETTE (514) 756-6565 Equipements G.Gagnon Inc.STE-ANNE DES PLAINES (514) 478-2588 Les Equipements Yvon Rivard Inc.ST-ANDRÉ DE KAMOURASKA (418) 493-2060 Garage N.Thiboutot Inc.ST-GERVAIS (418) 887-3327 F.Goulet & Fils Inc.ST-GE0RGES OUEST (418) 228-3622 Aurélien Lessard Inc.ST-MARIE DE BEAUCE (418) 387-2377 Faucher & Faucher Inc.STE-JUSTINE DE NEWTON (514) 764-3333 R.Brisebois & Fils Ltée ST-ANDRÉ AVELLIN (819) 983-2016 Garage André Parisien Inc.VARENNES (514) 652-2552/3604 René Riendeau (1986) Inc.VICTORIAVILLE (819)758-9566 Les Entreprises Michel Girouard Inc.WARWICK (819) 358-2217 Champoux Machineries Inc.44 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 Pourquoi le tracteur M F 3660 est le parfait invité à dîner.Il n'a pas grand appétit.Le système de combustion révolutionnaire Quadram et son moteur diesel Perkins de la Série 1000 consomment 8%.de moins de carburant que le moteur Perkins précédent.Très silencieux.La combustion Quadram se fait beaucoup plus en douceur et est jusqu'à 50% plus silencieuse que les moteurs des concurrents; cette combustion l'est encore plus lorsque vous êtes assis dans la cabine «ultra-insonorisée».Très bien éduqué.Son système Autotronic"' contrôle automatiquement le blocage du différentiel, les 4 roues motrices, la p.d.f.et les principales fonctions pour rendre votre travail plus facile et plus productif.Spirituel et intelligent.Le système Datatronic* en option surveille une douzaine de fonctions qui affectent la productivité; il contrôle aussi le patinage des roues avec les outils 3 points.Aide à la tâche.Son moteur turbo de 365 po3 développe un couple de 140* ch pour effectuer rapidement les grosses tâches.Vous met à l'aise.Grandes portes arrière à charnières.Plancher plat et dégagé.Siège confortable.Commande de climatisation à 3 vitesses pour travailler longtemps et durement en tout confort.Divertissant.Il est précâblé; ainsi vous pourrez poser soit une radio stéréo, soit bidirectionnelle.Aussi, la cabine «ultra-insonorisée« vous permet de mieux écouter la musique et les nouvelles.Arrêtez-vous chez votre concessionnaire M F et faites l'essai aujourd'hui même d'un tracteur M F 3660.Demandez à votre concessionnaire M F de vous expliquer comment vous pourriez en embaucher un pour votre famille.*Puissance en ch à la p.d.f.estimée pur te fabricant.MASSEY FERGUSON Banvel SANDOZ AGRO CANADAJNC.Météo - Mai 1992 •\ Amos Abitibi-Témiscamingue • Ville-Marie Saguenay-Lac-Saint-Jean \ LaTuque • North Bay Pembroke Québec Trois-Rivières ' Ottawa Montréal et Cantons de l'est 1 1 1 1 5| 1 1 1 1 10 1 Précipitations M II w.I Températures 2 Précipitations Ë Températures Pluie y, Averses Abitibi—Témiscamingue Températures et précipitations proches de la normale.Beau et chaud du 1er au 7.Doux avec averses les 8 et 9.Plus frais avec averses les 10 et 11, puis doux avec pluies généreuses les 12 et 13.Frais avec averses du 14 au 16, puis beau temps et température agréable du 17 au 20.Temps surtout beau avec averses dispersées du 21 au 26, puis temps chaud et ensoleillé les 27 et 28.Pluvieux le 29, doux et ensoleillé les 30 et 31.Du 1er au 5 juin, temps frais avec averses.Vallée de l'Outaouais Températures et précipitations voisines de la normale.Beau et chaud du lerau 8, pluies appréciables les 9 et 10, puis frais avec averses le 11, pluvieux le 12.Du 13 au 14, le temps devient beau.Pluies généreuses et temps frais les 15 et 16, puis beau et frais les 17 et 18.Pluie le 19, mais beau temps le 20.Du 21 au 28, temps doux avec, à l'occasion, des averses dispersées.Pluvieux le 29, mais beau les 30 et 31.Du 1er au 6 juin, frais avec averses.Montréal et Cantons-de-l'Est Températures et précipitations proches de la normale.Temps surtout beau et doux du 1er au 8, puis averses le 9.Frais avec pluie les 10 et 11.Temps pluvieux le 12, puis rafraîchissement le 13 et dégagement le 14.Pluie les 15 et 16.Ciel clair, mais temps plus frais les 17 et 18.Pluie le 19, beau temps le 20, averses le 21.Beau les 22 et 23, averses le 24.Temps doux et ensoleillé du 25 au 27.Pluies généreuses les 28 et 29, puis beau temps les 30 et 31.Frais avec averses du 1er au 5 juin.Saguenay—Lac-Saint-Jean Beau et doux du 1er au 8, pluvieux les 9 et 10.Frais avec pluies généreuses les 12 et 13.Beau et frais le 14.Pluies généreuses les 15 et 16.Beau et frais les 17 et 18, pluvieux le 19 et le 21.Beau les 22 et 23, plus chaud avec averses du 24 au 26, beau et chaud les 27 et 28.Pluvieux le 29, beau temps le 30, averses le 31 mai et le 1 "juin.Beau le 2, frais avec averses les 3 et 4, puis beau et frais du 5 au 8 juin.Gaspésie et Nouveau-Brunswick Températures proches de la normale, mais précipitations supérieures à la normale.Averses le 1er mai.Pluies généreuses le 2.Beau et chaud du 3 au 9.Pluie le 10, suivie de temps plus frais avec averses les 11 et 12.Pluie le 13, suivie de beau temps, plus frais, les 14 et 15.Pluies généreuses dans l'ensemble du 16 au 18.Beau et frais le 19.Pluvieux le 20, puis beau et doux du 21 au 23.Averses le 24, pluies généreuses les 25 et 26.Averses le 27, puis réchauffement et ciel clair le 28.Pluvieux et doux les 29 et 30.Beau du 31 mai au 2 juin, puis frais avec averses du 3 au 10.36 $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$s$$$$$$$$$$$$$$i$$s$$«$$ IC D II R R I EJMHM3 E STIDWWfllRE Plusieurs organismes agricoles encouragent les jeunes producteurs à s'établir en leur offrant des subventions.par Gaétan Villeneuve et Sylvie Bouchard SUBVENTIONS À L'ÉTABLISSEMENT Q.: J'envisage d'acheter la ferme de mes parents ou de m'associer avec eux.Quelles sont les principales subventions relatives à un projet d'établissement?R.: Plusieurs organismes agricoles encouragent les jeunes producteurs à s'établir.En voici la liste.Il ne faut pas oublier que toutes ces subventions ont des conditions d'admissibilité spécifiques et que les subventions du MAPAQ dépendent de la disponibilité du budget.1- Office du crédit agricole du Québec (OCAQ): • Subvention d'établissement de 15 000 $.• Contribution au paiement de 1 ' intérêt sur les premiers 50 000 $ pendant cinq ans.Dans ce cas, le jeune qui s'établit ne paiera pas d'intérêt sur cettre tranche de prêt.Il faut dire qu'on ne peut recevoir que l'une ou l'autre de ces deux premières subventions.• Bonification d'intérêt relative à la formation.Il s'agit d'une contribution additionnelle au paiement de l'intérêt qui s'applique sur les premiers 200 000 $ empruntés.Cette contribution peut aller jusqu'à 4 % et régresse pendant quatre ans.Comme cette subvention veut encourager la formation, plus la formation est élevée, plus la contribution le sera.2- MAPAQ: • Subvention «Dossier d'établissement».Il s'agit d'une aide financière de 500 $ pour la réalisation du dossier d'établissement.• Subvention «Frais d'établissement».Cette aide financière de 2000 $ sert à couvrir 75 % des honoraires profes- Gaétan Villeneuve, agronome el économiste, est consultant privé en économie agricole, à Saint-Hyacinthe.sionnels reliés à l'établissement.• Subvention à l'acquisition de logiciels de comptabilité et de gestion agricoles.Cette aide financière représente 500 $ ou 50 % des coûts d'achat.• Subvention pour 1 'adhésion à un syndicat de gestion.Cette aide financière représente 500 $ ou 50 % des frais de cotisation d'un syndicat de gestion.• Soutien aux groupements de jeunes en agriculture.Il s'agit d'une aide financière de 200 $ par personne pour payer 100 % des frais de certaines activités de formation.Ces programmes du MAPAQ étaient en vigueur pour l'année qui vient de se terminer le 31 mars dernier.A partir du 1er avril, ces programmes peuvent avoir subi quelques modifications.3- Régie des assurances agricoles du Québec: • Programme de réduction des cotisations.Cette aide financière réduit les cotisations de 25 % pendant les deux années qui suivent l'établissement.4- Fédération des producteurs de lait du Québec: • Programme de distribution de quota à la relève agricole.5- Fédération des producteurs de poulets du Québec: • Programme de distribution de quota à la relève agricole.PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES MENSUELLES Q.: Je suis sur le point de renouveler ma marge de crédit.Mon banquier me demande de lui présenter des prévisions budgétaires mensuelles.Comment dois-je m'y prendre pour les préparer?R.: Pour réaliser ce document, il faut avant tout préparer de bonnes prévisions budgétaires annuelles de recettes et déboursés (de caisse).C'est-à-dire qu ' il faut prévoir les rentrées et les sorties d'argent pour chaque poste de revenus et de dépenses pour la prochaine année.Il faut ensuite répartir à tous les mois les rentrées et les sorties d'argent de chaque poste de revenus et de dépenses.On obtient une prévision budgétaire de recettes et déboursés pour chacun des mois.Ceci nous permet d'estimer les fluctuations et les besoins de la marge de crédit.C'est un document assez fastidieux à réaliser.Un micro-ordinateur et une aide extérieure (banquier, consultant ou autre) vous faciliteront la tâche.REÉR ET TRANSFERT_ Q.: Mon comptable me recommande de prendre des REER.Est-il vrai que c'est un moyen de faciliter le transfert?R.: Il est reconnu que le fait de cotiser à des REER peut faciliter de façon significative le transfert de ferme.En effet, la somme accumulée au cours des années comblera en partie les besoins financiers des parents après le transfert.Ils pourront ainsi vendre la ferme moins cher à leurs enfants.Par ailleurs, les REER représentent une économie d'impôt intéressante.En effet, ils sont totalement déductibles du revenu imposable.De plus, les intérêts accumulés sur les REER ne sont pas imposés.Une grande partie de la somme accumulée dans les REER provient donc des économies d'impôt réalisées.Cependant, il faut y penser longtemps à l'avance, c'est-à-dire 10 à 20 ans avant le transfert.Par exemple, si on place une cotisation annuelle de 5000 $ pendant 15 ans, en supposant un rendement moyen de 10 %, elle donnera une valeur accumulée de 175 000 $ environ, ce qui n'est pas négligeable.¦ Vous avez des questions concernant l'économie ou la gestion agricole?N'hésitez pas à nous écrire ou à nous téléphoner: Le courrier du gestionnaire Bulletin des agriculteurs 75, rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal (Québec) H3L 3T1 Mtl: 382-4350 Extérieur: 1-800-361-3877 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 47 Profitez des subventions à l'établissement GESTION ;»SS»SSS«SWttWSWWS$$S$$ttWS«SS$SSSSSSSÎ$$$$î$S$$i$»$$$S$$$$S$$^ Les jours sont comptés pour les mauvais gestionnaires Il est impensable de payer 600 000 $ pour une ferme qui produit 200 000 litres de lait par année.À moins de verser un gros comptant et d'accepter qu'il ne rapportera pas.Les entreprises en bonne santé sont dirigées par des producteurs qui font les bons investissements et n'abusent pas du crédit.par Raynald Lapointe Plusieurs raisons peuvent entraîner une entreprise dans une mauvaise situation financière.Une des premières est d'avoir payé trop cher à F achat ou encore d'avoir investi un montant trop considérable pour se lancer en production.Un prix trop élevé, cela signifie des frais fixes plus élevés.L'entreprise démarre alors avec du plomb dans l'aile, car il faut être plus performant que les autres pour faire un bénéfice comparable.Il est donc très important de bien évaluer le prix que la production permet de payer.Par exemple, il serait impensable de payer une ferme laitière qui a une production de 200 000 litres de lait par année 600 000 $, à moins de verser un gros comptant à l'achat et d'accepter que cette mise de fonds ne rapportera pas.Dans le même ordre d'idées, un mauvais choix d'investissements peut également entraîner l'entreprise dans un gouffre financier.Tous savent que, sur une entreprise, il y a des investissements qui rapportent comme les animaux et d'autres qui n'apportent que des charges comme des bâtisses.Il est donc fortement recommandé d'investir d'abord là où cela rapporte et de remettre les autres projets à plus tard, c'est-à-dire lorsque les revenus seront suffisants pour les payer.Avant de se lancer dans un investissement, il faut prendre son crayon, sa calculatrice et consulter son conseiller agricole pour évaluer si on peut se payer tel ou tel investissement.Bien sûr, des bâtisses et des machines, il en faut, mais souvent on peut s'arranger autrement.Prenons le cas Raynald Lapointe, agronome, est conseiller régional en gestion et en économie, au MAPAQ, Direction régionale du Saguenay—Lac-Sainl-Jean.d'un producteur dont la faucheuse doit être remplacée.Il est alors tenté par l'achat d'une faucheuse rotative de 20 000 $.Après calcul, il constate qu'il n'a pas les moyens de se payer une telle faucheuse.Il peut alors étudier d'autres possibilités comme l'achat en commun, le travail à forfait ou encore l'achat d'une machine usagée.C'est la même chose pour une bâtisse.Prenons, par exemple, un producteur laitier qui manque d'espace pour loger ses sujets de remplacement.Après calcul, il est démontré qu'il n'a pas les moyens de se construire une étable chaude.Alors, il faut remettre ce projet à plus tard ou étudier des solutions de rechange comme une étable froide, l'élevage à forfait, etc.Un pensez-y bien.Au cours des dernières années, j'ai souvent vu des entreprises dont les finances étaient bonnes et il a suffi d'un mauvais investissement majeur et les difficultés ont commencé.Comme ce producteur de pommes de terre qui a construit un entrepôt qui devait coûter 185 000 $, mais qui en a finalement coûté 230 000 $.Cet investissement a ajouté des débours pour plus de 25 000 $ par année.Dès la première année après la construction, la ferme était en vente.De même, les entreprises qui font des investissements avant d'obtenir le financement s'ex-posentàd'éventuels problèmes.Qu ' ar-rivera-t-il si on ne trouve pas le financement?On peut toujours remettre une machine, mais pas une bâtisse.Une autre raison qui conduit souvent à des problèmes financiers, c'est une expansion trop rapide ou mal planifiée.Combien a-t-on vu de producteurs se lancer dans des expansions parce qu'il ne fallait pas manquer des occasions?Le voisin est à vendre.On l'achète.L'année suivante, l'autre voisin est à vendre, on l'achète.Toutes ces acquisitions sont faites à gros prix, parce que l'on veut absolument être l'acheteur.Le producteur n'a pas mesuré les conséquences financières de ces achats.Il n'a pas évalué que, en 48 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 Plus de récolte, et pas de pierres Les faucheuses-conditionneuses à disques DiscbineMD de New Holland sont équipées du système de flottaison du tablier le plus efficace de l'industrie; vous obtenez toute votre précieuse récolte, sans écorcher le terrain.Et quand vous passez dans une zone empierrée, vous pouvez changer l'angle de coupe en marche, sans quitter votre siège.Il s'agit de la fonction hydraulique de réglage de l'angle de coupe, offerte en option, une exclusivité Ford New Holland.Elle vous permet d'incliner les disques vers l'avant pour aller chercher les récoltes couchées ou emmêlées, ou encore de redresser les disques afin de passer au-dessus des pierres ou d'ornières.DEUX NOUVEAUX MODÈLES Vous avez maintenant le choix de quatre modèles Discbine: le modèle 408 de 8 pi 3 po, le 411 de 9 pi 9 po, ou le NOUVEAU MODÈLE 415 qui trace une allée impressionnante de ll'/2 pieds de large.Ou encore, le NOUVEAU 412 de 9 pi 9 po.De même largeur que la populaire 411, cette faucheuse est équipée d'un nouveau système de traite- Le système de traitement du nouveau modèle 412 utilise des fléaux pour écraser les tiges et laisser sortir l'humidité pour accélérer le processus de séchage.INEW HOLLAND ment de la récolte à fléaux.Les fléaux écrasent les tiges pour accélérer le séchage et constituer un choix économique aux systèmes de traitement par rouleaux des autres modèles.A vous de choisir.Les quatre modèles passent dans des récoltes denses, mouillées et emmêlées et vous permettent de faucher aussi vite que vous souhaitez conduire votre tracteur.Passez voir un concessionnaire Ford New Holland sans attendre.FORD NEW HOLLÁIS agrandissant, il fallait bien souvent grossir les machines, agrandir les bâtisses.Le système s'emballe, les «termes» s'accumulent et les difficultés commencent.N'oubliez pas qu'une expansion mal planifiée conduit presque toujours à des problèmes financiers.D'autres entreprises se retrouvent en difficulté parce que le producteur retire de l'entreprise plus d'argent qu'elle est capable d'en laisser.Si une ' entreprise permet à l'exploitant un salaire annuel de 15 000 $ et que l'on prélève 25 000 $, il est probable que des difficultés surviendront tôt ou tard.Il est très important d'évaluer ce que peut laisser l'entreprise et de ne pas en prendre plus.Si le revenu laissé par l'entreprise est insuffisant, le producteur doit prendre les décisions pour corriger la situation, ou encore trouver un travail extérieur pour combler la différence, ou finalement vendre la ferme et trouver un autre travail.Le merveilleux monde du crédit.Une autre raison qui a conduit plusieurs entreprises à des difficultés, c 'est d'avoir abusé du crédit.Une entreprise fortement endettée est plus vulnérable lorsque surviennent des imprévus, car la marge de manoeuvre est réduite.Jusqu'à récemment, on peut affirmer qu'il était relativement facile d'obtenir du crédit en agriculture dans les productions bien établies.Avec l'inflation, le prêteur avait toujours des garanties suffisantes.Et même si l'entreprise était plus ou moins rentable, le producteur bénéficiait souvent du doute raisonnable.Bon an mal an, même avec une rentabilité précaire, on parvenait toujours à consolider les emprunts à court terme et les derniers achats de machinerie.Il en résultait que le taux d'endettement augmentait, augmentait, jusqu'au jour où la consolidation n'était plus possible.De même l'utilisation de la marge de crédit à des fins autres que celles autorisées a conduit plusieurs entreprises dans des situations difficiles.Un bon matin, la marge de crédit est au maximum, parce que c'était facile d'obtenir de l'argent pour acheter une piscine, changer la charrue ou acheter un véhicule tout terrain.Avec de l'argent obtenu facilement, on est moins porté à se questionner sur la capacité financière de l'entreprise à faire ces achats.Les conséquences peuvent toutefois être désastreuses.Chez toutes les entreprises en difficulté, on retrouve généralement un dénominateur commun, c'est une gestion déficiente.À la tête de ces entreprises, ce sont souvent plus des exécutants que des planificateurs.La ferme est souvent exploitée au petit bonheur.On tient peu de registres agricoles, sous prétexte que c'est une perte de temps.À l'opposé, les entreprises en bonne santé sont dirigées par des producteurs qui font une bonne gestion, planifient les projets d'expansion, font shindaiwa DEBROUSSAILLER EFFICACEMENT À LA MANIÈRE EUROPÉENNE ¦ Un moteur de 41.5 ce à couple élevé développe 2.3 cv.et fournit un rendement au travail sans égal.iL'incomparable lame Tornado de Shindaiwa passe à travers les broussailles de toutes sortes avec un minimum de contrecoups et de reculs.Disponible chez votre dépositaire local.RC-45 ¦Elle est pourvue de guidons doubles antivibration, à la mode européenne.• Elle est équipée d'un garde-lame de sécurité, genre ISO; d'un harnais professionnel Shindaiwa et d'un carburateur ajustable toutes positions.• Productivité remarquable à un prix compétitif./ /r—J I-\ flf—^ CENTRE DE Dlî» I Hl HU I IUN LSlJuLIUL) 575- rue Mafais- Vanier *0uéb«l Canada, GIM 2Y2 ' rtnmt>WHimt Tél.: (4181 683-2952 Fax: (418) 687-3172 les bons investissements, n'abusent pas de crédit, utilisent à bon escient la marge de crédit et retirent de l'entreprise ce qu'elle peut leur verser.Avec le rétrécissement de la marge bénéficiaire en agriculture, les jours sont comptés pour les mauvais gestionnaires.¦ Les bas prix n'expliquent pas tout Des entreprises s'en sortent mieux que d'autres dans de mêmes conditions de prix.par Raynald Lapointe Des agriculteurs ont souvent tendance à invoquer des prix trop bas pour leurs produits comme étant la principale cause de leurs problèmes.Cela peut effectivement être le cas dans certaines productions où une chute importante des prix de vente des produits ou des prix anormalement bas pendant une longue période ont entraîné l'entreprise vers des difficultés financières.Or, quand cela est le cas, ce sont généralement toutes les entreprises engagées dans cette production qui sont plus ou moins touchées.C'est un peu ce que l'on vit depuis deux ans dans la production de certains légumes de serre.Comme on peut difficilement intervenir sur le niveau des prix, il faut alors essayer de réduire le coût de production.Si c'est impossible, il faudra abandonner cette production.Mais, en règle générale, cette raison ne peut être valable dans les productions où les prix sont fixés (lait, oeufs, poulet) et dans celles couvertes par un régime de protection du revenu agricole (boeuf, céréales, etc.).Le fait que plusieurs entreprises engagées dans ces productions soient en bonne situation en est d'ailleurs une preuve.Dans ces cas-là, il faut donc chercher ailleurs les causes qui ont entraîné l'entreprise dans une mauvaise situation financière.Ce sont souvent des raisons liées à des décisions prises ou des actions posées par le producteur.¦ 50 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS /AVRIL 1992 COMMERCE L'agriculture québécoise a-t-elle un avenir?Sans doute.Mais pour se tailler une place sur le marché international, les producteurs québécois devront tirer parti de leurs forces.par Danielle Oagenais Le 12 décembre 1991, le ministre de l'Agriculture, M.Yvon Picotte, rendait publique une «Stratégie industrielle et commerciale pour le bioalimentaire».Elle s'inscrivait dans le cadre de la stratégie de développement économique à moyen et long terme du gouvernement du Québec.Son objectif: rendre l'agriculture québécoise concurrentielle sur les marchés intérieurs et extérieurs.Mais est-ce possible?Tous s'entendent pour dire que nos concurrents ne nous feront pas de cadeaux.Pour se tailler une place sur le marché international, les producteurs québécois devront tirerparti de leurs forces et s'améliorer sans cesse.Il faudra profiter des marchés en expansion et jouer sur nos avantages, Danielle Dagenais.agronome, est journaliste à la pige.Une libéralisation des marchés à la suite de l'éventuelle adoption du rapport Dunkel profiterait probablement aux éleveurs de porcs québécois.bien réels et non négligeables, selon le directeur de la Direction des études économiques au M APAQ, Marc Dion, et le secrétaire général de la Coopérative fédérée de Québec, Mario Dumais.Le premier n 'hésite pas à affirmer que.«lorsqu'on se compare au reste du monde, nous sommes les meilleurs dans beaucoup de créneaux».Un de ces créneaux est, sans contredit, l'industrie porcine.Marc Dion rappelle que le porc québécois est exporté dans 45 pays.Pour Mario Dumais, les producteurs de porcs québécois sont PRENEZ L'AVION DU BULLETIN Voyage de Formation: PORC (Exposition en lowa) Départ : vendredi, 5 juin Durée: 3 jours Prix: 699$ par personne, plus 99$ de taxes Consultez votre comptable pour les dépenses de formation déductibles de l'impôt.¦ Voyages spécialisé pour les producteurs de porcs.Visite du World Pork Expo à Des Moines (lowa).À ne pas manquer.1000 exposants, encans.Pour plus d'information, appelez, sans frais, au Bulletin des agriculteurs : 1-800-361-3877 Ce voyage est organisé par le Bulletin des agriculteurs, en collaboration avec les Voyages Interconseil, détenteur d'un permis du Québec.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 51 Prenez l'avion du Bulletin Voyage de formation: OUEST CANADIEN DEPART: 18 juin 1992 DURÉE: 15 jours RETOUR: 2 juillet 1992 COÛT: 2279$ par personne en occupation double, plus taxes.Consultez votre comptable pour les dépenses de formation déductibles de l'impôt.Voyage de formation générale pour tous les producteurs.Visites agricoles et touristiques.Visitedu Western Canada Farm Progress Show.Calgary • Régina Edmonton • Vancouver Victoria Pour plus d'information, appelez, sans frais, ou Bulletin des agriculteurs : 1-800-361-3877 Ce voyage est organisé par le Bulletin des agriculteurs, en collaboration avec les Voyages Interconseil, détenteur d'un permis du Québec.ssssssssssssssss$sssssss$ssssssssssssssss$sss$ss$sssssssssssssssssssssssssssssssss$ssssss$sssssss$ssssss$s$s rien de moins que les «plus compétitifs au monde».Cependant, d'importantes distorsions existent sur le marché mondial qui nuisent à l'exportation des produits porcins québécois.Par exemple, les producteurs danois, parmi nos principaux concurrents à l'échelle mondiale, nous mènent la vie dure sur le marché japonais.Ils bénéficient de subventions à l'exportation tout en se voyant garantir, par la CEE, un prix intérieur nettement plus élevé que le prix obtenu par leurs confrères québécois (ex.: prix québécois, 1,10$/ kg; prix danois, 2,50 $/kg sur une base carcasse; source: Mario Dumais).Une libéralisation des marchés à la suite à l'éventuelle adoption du rapport Dunkel, base de nouveaux accords du GATT, profitera donc fort probablement aux éleveurs de porcs québécois.Selon ce rapport, la CEE devrait à la fois abandonner ses subventions à l'exportation et ouvrir ses frontières aux importations (3 % du marché dès le 1er janvier 1993, et jusqu'à 5 % 6 ans plus tard).Une telle augmentation des marchés pourrait compenser la réduction des montants d'assurance-stabilisation, soumis à une réduction de 20 % en 6 ans selon le rapport Dunkel.Le «Plan stratégique pour le redressement et le développement de notre industrie porcine» récemment développé par F industrie vise justement à améliorer la compétitivité globale du secteur.Horticulture: prometteur «À la Fédérée, on a investi dans le secteur de la pomme de terre, il y a un an, et on ne le regrette pas, confie Mario Dumais.On veut s'implanter dans le secteur horticole.On pense qu'il y a de l'avenir là-dedans.» En effet, entre 1981 et 1990, la valeur de la production maraîchère à la ferme a plus que doublé (de 59 M$ à 131 995 M$: inflation incluse, pomme de terre exclue) et les tonnages ont augmenté de 346 000 tonnes à 492 000 tonnes; une belle croissance selon Lise Thiboutot et Alain Biais de la Direction des études économiques du MAPAQ.Les perspectives d'avenir sont moins reluisantes, selon le président de la Fédération des producteurs maraîchers du Québec, Jean-Bernard Van Winden: «Reste à savoir si on va être capables de rester compétitifs avec les Américains.» Une guerre de prix sur les marchés de l'Est américain, un taux de change élevé et une politique d'achat de produits américains de la part des chaînes d'alimentation américaines ont érodé les marchés d'exportation des producteurs québécois.Ceux-ci doivent vendre en bas du prix du marché pour percer sur le marché américain d'après M.Van Winden.La multinationale Dole, par exemple, est particulièrement vigoureuse sur ce marché; elle y pratique une politique de prix annuel stable avec les grandes chaînes d'alimentation, en contrepartie d'un approvisionnement lui aussi annuel.Or moins d'exportation signifie plus de volume sur les marchés locaux et donc une baisse des prix québécois pour l'ensemble des légumes.L'ouverture du marché de l'Ontario, maintenant pratiquement saturé, a cependant contrebalancé, en pailie, les revers essuyés sur les marchés américains.«Si on offre un programme de sécurité du revenu, l'avenir de l'horticulture sera davantage assuré», pense M.Van Winden.Ainsi, au MAPAQ, on songe à implanter en horticulture le programme fédéral du Compte de stabilisation du revenu net pour aider cette industrie.Pour d'autres observateurs, cependant, il ne faut pas déclarer forfait, puisque, dans ce secteur, le Québec possède des avantages importants: un climat frais propice aux légumes de la famille des choux et, bien sûr, aux traditionnels carottes, oignons, laitues, céleris, nos cultures majeures avec les choux.Nous bénéficions aussi de la proximité des marchés de l'Est américain, souligne Mario Dumais, des sols et de l'eau, ajoute M.Biais.Par ailleurs, il ne faut pas oublier que «l'horticulture ornementale est en croissance depuis des années et ça continue», insiste Marc Dion.Blé, soya et maïs Le blé, le soya et le maïs seront les productions de l'avenir, prédit le secrétaire de la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec, Michel Neveu.La production de blé pour consommation humaine représente une production récente au développement intéressant.D'après Michel Neveu, la production québécoise, aujourd'hui de 50 000 à 60 000 tonnes pourrait aller à 300 000 et 350 000 tonnes.Cependant, de faibles prix (un prix plus faible pour le prix du blé d'alimentation humaine que celui du blé fourrager) de même que le manque de cultivars adaptés à notre climat et de qualité boulangère I P Dl II I PTIN OPÇ A^Pliri II TPI IRÇ / AVRII 1QQ? acceptable ont freiné l'expansion de cette culture.Les prix semblent se raffermir toutefois.Par ailleurs, selon Michel Neveu, il pourrait être intéressant de produire davantage d'oléagineux, puisqu'on importe passablement de tourteau de soya et de colza.Mais il faudrait développer des cultivars adaptés à notre climat et une usine d'extraction d'huile.Une utilisation plus grande du maïs à des fins industrielles afin d'ajouter de la valeur à notre production (qui se situe actuellement entre 1 800 000 et 1 900 000 tonnes) serait souhaitable.Selon Mario Dumais, la production québécoise de blé et de maïs se compare avantageusement à celle des autres pays développés, en particulier européens.Le producteur européen reçoit 240 $/tonne pour le blé destiné à l'alimentation humaine, le Québécois n'empoche que 120 $ à 130 S/tonne et le Canadien de 100 $ à 110 $.Une tonne de maïs, elle, est payée 100 $ à 125 $ au Québec et 350 $ en Europe.¦ Lait et volaille: virage nécessaire Le lait et la volaille pourraient souffrir davantage de l'application du rapport Dunkel.par Danielle Dagenais Il faut absolument développer une nouvelle culture offensive dans le secteur laitier», avertit Marc Dion du MAPAQ.Car, malgré des prédictions pessimistes sur son avenir, l'industrie laitière québécoise a tout pour survivre à un environnement mondial plus compétitif: du cheptel, une bonne base génétique, un excellent centre d'insémination artificielle, des soins vétérinaires appropriés, des producteurs et des industriels compétents.Or le tant redouté rapport Dunkel propose une ouverture de marché de 5 % après 6 ans et le remplacement des quotas de production par des tarifs.Mario Dumais préconise la clarification de l'article 11 et non l'adoption du rapport.«Si, au cours de la transition, tous les pays se disciplinent et que nos producteurs compétitionnent sur une base équitable», il est persuadé qu'advenant l'adoption du rapport Dunkel, «l'industrie laitière ne disparaîtra pas du Québec».Marc Dion, quant à lui, précise que 5 % du marché américain équivaut à 40 % de la production laitière canadienne.S'accaparer une part de ce marché serait intéressant.«De toute façon, quel est l'avenir du secteur laitier, si on s'en tient au statu quo?», questionnait Jean-Yves Lavoie, sous-ministre aux Affaires économiques du MAPAQ, lors d'une récente conférence de presse.Les analystes prédisent une baisse de la de- mande de 20 à 35 % d'ici l'an 2000, soit la disparition d'environ 500 fermes par année au Québec.On s'attend aussi à ce que les quotas d'importation des fromages soient remis en question devant le GATT.Or on sait que, devant ce même organisme, le Canada a perdu une cause similaire portant sur le yogourt et la crème glacée.À ceux qui parlent de la non compétitivité de la production laitière québécoise, Mario Dumais réplique que, si le prix du lait payé au producteur est plus élevé au Canada qu'aux Etats-Unis, «il y a des subventions cachées aux États-Unis».Ces subventions devraient éventuellement être réduites après conclusion d'un nouvel accord au GATT.De plus, l'écart en- tre les prix canadiens et américains s'amenuiserait, les prix américains s'appréciant et les prix canadiens diminuant, selon Jean-Yves Lavoie.Le secteur de la volaille pourrait souffrir davantage de l'application du rapport Dunkel à cause du niveau probable des équivalents tarifaires plus faibles que dans le secteur laitier.L'industrie avicole ne serait pas protégée contre des pertes de marché aux prix actuels.L'industrie de la volaille, des oeufs et des dindons pourrait être lavée, d'après M.Lavoie.D'autres préfèrent souligner qu'avec la fusion des entreprises Tyson et Bexel, l'industrie québécoise s'est dotée d'une entreprise de taille internationale, un plus.¦ AVIS c*a: ilf affai*™ À tous les détenteurs de cartes de l'UPA bénéficiez de notre tarif corporatif Hôtel-motels Sainte-Foy_ FLEUR DE LYS (418) 653-9321 1-800-463-1857 Saint-Romuald__ KÉBÉCOIS (418) 839-8873 1-800-463-4073 Lévis_ ROND-POINT (418) 833-4920 1-800-463-4451 Rimouski_ NORMANDIE Amqui_ (418) 723-1616 1-800-463-0871 VAL-MONI (418) 629-2241 1-800-463-0831 Faites votre demande pour la carte Privilège et obtenez une nuit gratuite.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 53 MISE EN MARCHÉ $$$$»$$»$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ La Saskatchewan exploite le marché extérieur En Saskatchewan, les céréales sont exportées, mais ne rapportent pas beaucoup plus aux producteurs que le prix des provendes.Même si l'agriculture est plus rentable au Québec qu'en Saskatchewan, la situation pourrait être renversée avec la mondialisation des marchés.par Donald Côté La Saskatchewan et le Québec sont deux provinces engagées dans la production de protéines et d'hydrates de carbone, l'une étant plus tournée vers l'exportation que l'autre.Mais pour l'instant, il semble bien que le Québec est nettement en avance en ce qui a trait à la rentabilité des entreprises.En effet, le Québec est le plus important producteur canadien de protéines et de gras d'origine animale.Les mécanismes de mise en marché ainsi que les infrastructures de transformation valorisent les produits vendus sur le marché intérieur.L'industrie laitière en est l'exemple le plus souvent cité.De son côté, la Saskatchewan, avec ses 50 millions d'acres en culture, re- Donald Côté, agronome, est directeur technique à l'Association des fabricants d'engrais du Québec et consultant privé en productions végétales.présente près de la moitié de toutes les terres arables du Canada.Cette province est la plus grande productrice de protéines, d'amidon et d'huile d'origine végétale (voir le tableau).Si les productions animales sont concentrées autour de Saskatoon et de Régina pour répondre aux besoins du marché local, les grandes cultures prennent le chemin de l'exportation.Pourtant, l'économie agricole de cette province a atteint le fond du baril en ce qui a trait à la rentabilité.En effet, la plupart des céréales produites en Saskatchewan et destinées à l'exportation sortent de la province sans valeur ajoutée.Dans les élévateurs de campagne, ces céréales ne sont nettoyées que sommairement.Le travail de nettoyage est maintenant exécuté dans les ports d'où sont exportées ces denrées: la tête des Grands Lacs, Churchill et les ports du Pacifique.La raison est simple: ce travail de nettoyage et de classification est fait à la demande et selon les exigences des clients.Les minoteries sont pratiquement exclues de ce processus.Les blés de force, tels qu'on les appelle sur le marché européen, prennent donc la voie des mers en ne rap- portant à l'économie locale qu'une petite prime au-dessus du prix des provendes.Les autorités locales s'efforcent de développer le secteur de la transformation.Mais la Saskatchewan est acculée au pied du mur dans sa capacité de payer et s'efforce d'abord à maintenir un niveau de revenu minimal aux agriculteurs avant d'investir dans le «secteur secondaire» de la transformation.Des programmes qui coûtent cher Selon les dires du premier ministre et ministre de l'Agriculture d'alors, Grant Devine, les programmes de soutien à l'agriculture coûtent énormément cher (neuf milliards au fédéral et au provincial en 1990 et probablement autant en 1991) et la situation ne s'est pas améliorée.Le seul espoir réside dans l'entente du GATT et ses effets stabilisateurs à long terme.Toujours selon lui, si les agriculteurs peuvent tenir le coup avec des programmes, de la détermination et beaucoup de sacrifices, ils se tireront très bien d'affaire, car ils servent bien leur marché extérieur.Ils ont toujours misé sur les exportations pour assurer 54 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 le développement et la survie de leur agriculture.Comme la production du Québec et de la Saskatchewan excède leur capacité de consommation, il faut nécessairement compter sur l'exportation.Et si le Québec semble avantagé actuellement par rapport à la Saskatchewan du point de vue de la rentabilité, la situation pourrait nous être néfaste à moyen terme.Dans un contexte de globalisation des marchés, notre marché intérieur ne pourrait absorber notre production excédentaire.La Saskatchewan serait alors en meilleure position que le Québec.Où est le problème?Selon Grant Devine, qui siégeait à la table de négociations du GATT à Genève, les autres pays exportateurs sont aux prises avec les mêmes problèmes.L'harmonisation et la décentralisation, les marchés accessibles, font partie des stratégies de demain du commerce international.L'industrie porcine en est un bon exemple.Malgré des difficultés spo-radiques, cette industrie s'est résolument orientée vers les marchés de Superficies en productions végétales 1991 Cultures En 000's acres Saskatchewan Québec Blé de printemps 17,900 70 Blé durum 4,000 — Blé d'automne 80 10 Orge 3,400 350 Avoine 600 200 Maïs — 765 Soya — 60 Canola 3,450 — Seigle d'automne 250 — Seigle de printemps 50 — Lentille 450 4 Moutarde 240 — Pois secs 190 — Lin 600 — Graines à moineaux 200 — Tournesol 22 — Jachère 14,500 — Surface agricole 65,056 5,000 Source:'Saskatchewan Wheat Pool.Régie ass.récolle du Québec.demain.Même si la situation n'est pas toujours rose pour les producteurs, les mécanismes de soutien leur permettront de prendre de la place sur les marchés d'exportation.Depuis le début de la colonisation, il y a près de 100 ans, on produit en Saskatchewan les meilleurs blés au monde.La qualité des sols de cette province, la pluviosité très limitée et l'en-soleillement permettent la production du blé durum, recherché par les pâtissiers et fabricants de pâtes alimentaires.On le produit surtout dans le sud de la province.Les grandes orges brassicoles font également partie de l'éventail de produits recherchés tant par les brasseries américaines que par les brasseries locales.Les oléo-protéagineux y sont florissants et aussi très recherchés.La moutarde, celle qui nous revient de Dijon, est produite en bonne partie sur ces terres.On retrouve aussi toute une gamme de productions spécialisées: des «graines à moineaux» (Phalaris canariensis L.) au tournesol, en passant par les fleurs exotiques séchées pour la décoration.La population agricole, qui représente 5 % de la population totale, est éparpillée sur le vaste territoire de la province.Les 50 000 fermes forment de petits îlots où se retrouvent des élévateurs et quelques services, typiques des prairies.¦ La Régie des assurances agricoles, partenaire des productrices et des producteurs agricoles du Québec Régie des assurances agricoles du Québec LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 55 COMMERCE INTERNATIONAL ss$$$s$$s$s$$s$$$$$$s$ssss$s$sss$$s$$$$$s Bulletin des agriculteurs Vos représentants d'abonnement Les prix parlent d'eux-mêmes Robert Paré responsable de secteur Marcel Gingras Paul flour youin Ginette Bourgouin Nos représentants sont à votre service.Si vous êtes agriculteur(trice), assurez-vous qu'ils notent les informations reliées à votre production afin que vous receviez s'il y a lieu les suppléments LE LAIT, LE PORC, AVICULTURE '90.Pour toute information, communiquez sans frais avec notre service à la clientèle: 1-800-361-3877 56 Pour faire avaler des prix plus élevés au consommateur, il faudra qu'il ait l'impression d'en avoir plus.par Simon M.Guertin On n'est pas tout seul en agriculture à subir une pression sur les prix.Cinéplex Odéon a vu fondre ses revenus de 20 millions de dollars en 1991, après avoir enregistré un chiffre d'affaires de 170 millions de dollars en 1990.Là comme ailleurs, on serait bien sûr tenté de mettre la faute sur la récession.Mais la haute direction a aussi soupçonné une désertion des salles en faveur des cinémas américains ou ontariens.Pour s'en convaincre, on a tout simplement abaissé le prix du ticket d'entrée de 7 $ à 4 $ dans certaines régions frontalières de l'Ontario, où la baisse de clientèle était la plus marquée.Après cette modification, les clients sont revenus.Il n'y a aucun doute, le marché envoie continuellement des signaux pour indiquer que les prix sont trop élevés de ce côté-ci de la frontière, et ce, indépendamment des secteurs d'activité.A l'instar de Cinéplex Odéon, plusieurs compagnies canadiennes saisissent le message.Et leur premier réflexe est de couper dans les coûts de production afin de protéger leurs marges.Si bien qu'on enregistre une déflation depuis l'automne dernier au Canada.Par ailleurs, les gens d'affaires tiennent les gouvernements en grande partie responsables de la disparité des prix entre les deux pays.Ils rappellent que le prix de la matière première s'est accru d'un mince 7,3 % entre 1981 et 1990, soit moins de 1 % par année.Ils disent aussi que les biens manufacturés ont augmenté de 31,2 % durant la même période, soit l'équivalent de 4 % par année.Puis ils nous remémorent que l'indice des prix à la consommation, quant à lui, a connu une hausse de 58 % pendant ce temps et que les taxes sur l'essence et les cigarettes ont crû de 245 %.Les brasseurs canadiens tiennent le même langage.Parce qu'ils s'affrontent à un plafonnement des ventes au Canada, ils voudraient bien prendre de l'expansion aux États-Unis.Arracher 1 % du marché américain représente pour eux la même chose que si les Canadiens buvaient tout d'un coup 10 % plus de bière.Or ils se plaignent qu'ils doivent acheter l'orge de la Commission canadienne du blé à un prix 40 % plus élevé que leurs concurrents américains.Et que, en plus, les gouvernements les assomment avec des taxes 300 % plus élevées.Plus près des marchés Pour Bata, un immense fabricant de chaussures, le chaos auquel nous assistons renferme également des occasions d'affaires.En effet, le président a fait l'annonce, l'été dernier, que Bata réduirait ses prix pour s'ajuster à la concurrence.Mais plutôt que de déplacer la fabrication vers l'Asie, il l'a rapatriée au Canada.Sa stratégie consiste à avoir ses usines plus près des marchés afin de répondre promptement à la demande avec une chaussure de qualité.Il prétend gagner la bataille en dépit de ses réductions de prix, car il fonde beaucoup d'espoir sur le fait que ses concurrents ne pourront pas répondre au marché juste à temps avec la qualité attendue.Il affirme que, si nous ne pouvons pas fabriquer à un coût inférieur à celui des Asiatiques, nos chaussures peuvent être en magasins plus rapidement.En fait, il prétend que, si un client ne trouve pas la chaussure qu'il désire en magasin, Bata lui en fabriquera une sur-le-champ et la lui livrera le lendemain.Tout revient à dire que, à qualité et service égaux, le consommateur choisira nécessairement le prix le moins élevé.Par contre, si on lui sert un produit pour lequel il perçoit une plus grande valeur, il sera possible de monnayer cette valeur ajoutée.¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 L'économie sans compromis Seulement 1449 FINANCEMENT DISPONIBLE À TAUX TRÈS RÉDUIT ACTON VALE Lalibertô Moto Sport .549-4717 ALMA Atelier André Fortin Ltôe .662-6140 BAIE ST-PAUL Garage Jean-Claude Simard .435-5793 BEAUCEVILLE RM Carrier Inc.774-9112 BONSECOURS Garage C.Lussier .532-4622 BUCKINGHAM Jacques Poirier & Fils .986-8794 CAP-DE-LA-MADELEINE Garage C Bourgoing .378-5978 CHICOUTIMI 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agriculteurs VERS L'AGRICULTURE DE L'AN 2000 TECHNIQUE - GESTION - VIE BUBALE % Pour surmonter le Libre-échange, le GATT, les déficits gouvernementaux, il faut performer.Le Bulletin des agriculteurs vous offre l'occasion d'être mieux informé pour faire des choix éclairés.Mois après mois, vous recevrez toute l'information spécialisée dont vous avez besoin pour assurer la progression de votre entreprise: • machinerie et équipements • santé animale • nouveaux produits • protection des cultures • développements technologiques • gestion • économie • et bien davantage.POUR AUSSI PEU QUE 1,39 $ PAR MOIS ABONNEZ-VOUS au Bulletin (ou profitez de l'occasion pour vous réabonner), il ne vous coûtera que 1,39 $ par mois {basésur le tarif 3 ans -49,95$) et COUREZ LA CHANCE DE GAGNER ce magnifique véhicule tout-terrain: SUZUKI QUADRUNNER VALEUR 6349$ PARTICIPE c'est facile! Vous n'avez qu'à compléter le coupon d'abonnement ci-contre ainsi que le questionnaire.Ce concours est organisé en collaboration avec SUZUKI CANADA. CERTIFICAT D'ABONNEMENT • GRAND CONCOURS DU BULLETIN Pour participer, vous devez vous abonner et compléter le questionnaire Oui Je désire m'abonner I I ?Je désire me réabonner Et j'ai complété le questionnaire ci-joint.Cochez la durée d'abonnement choisie: Tarifs réguliers Tarifs spéciaux aux agriculteurs ?3 ans • 59,95$ + 4,20$ (TPS) = 64,15$ ?3 ans • 49,95$ + 3,50$ (TPS) = 53,455 ?2 ans • 43,95$ + 3,08$ (TPS) = 47,03$ ?2 ans • 35,95$ + 2,52$ (TPS) = 38,47$ ?1 an • 23,95$ + 1,68$ (TPS) = 25,63$ ?1 an • 19,95$ + 1,40$ (TPS) = 21,35$ ?Pays étranger -1 an 35$ Nom.Prénom Adresse^ Tél.: ( Code postal.007- NUMÉRO D'ABONNÉ (1 lettre et 4 chiffres) MODE DE PAIEMENT: ?Je joins un chèque ou mandat-poste à l'ordre du Bulletin des agriculteurs ?Veuillez porter le montant de mon abonnement au compte de ma carte: ?VISA ?MASTERCARD ?AMERICAN EXPRESS No du compte_ Date d'expiration_ Signature X _no tél.(nécessaire à la validation) Retournez le tout à: Grand concours Le Bulletin 75 rue de Port-Royal Est, bureau 200 Montréal, (Qc) H3L3T1 SONDAGE Note: Ces informations sont confidentielles.Elles servent comme statistiques seulement.1.Quelle est votre principale occupation ?CEREALES CULTIVEES nombre d'acres ?(1) agriculteur (trice) Blé (6) ?(2) agronome Avoine ¦ Grain (7) ?(3) vétérinaire Orge - Grain (8) ?(4) meunier Maïs - Grain 0) ?(6) cadre de Coop Seigle - Grain (10) ?(7) cadre d'institution financière Autres céréales (11) ?(8) autre travail relié à l'agriculture, Maïs - humide (62) ?précisez :_ 16) professionnel 17) col blanc.fonctionnaire 18) ouvrier spécialisé 19) commerçant 20) autre, précisez :_ 2.Dans quelle catégorie d'âge vous situez-vous?25-34 ans ?35-44 ans ?45-54 ans (70-01) (02) (03) ?55-64 ans (04) ?65 ans et + (05) 5.Quelle est la superficie totale de votre ferme?1-9 10-69 70-129 130-179 (1) (2) (3) (4) 180-239 240-399 400-559 560 et + (5) (6) (7) (8) FOURRAGES Maïs à ensilage (12) Foin à ensilage (13) Avoine à ensilage (14) Orge à ensilage (15) Foin sec (68) Luzerne (17) Autres fourrages (16) AUTRES CULTURES Soya (18) Pommes de terre (19) Cultures maraîchères (21) Terre à bois (22) Érables (nombre d'entailles) (23) Pommes (nombre d'arbres) (24) Fraises, framboises,bleuets (61) Horticulture ornementale (63) Autres (20) précisez_ nombre d'acres nombre d'acres Culture en serre (pieds carrés) (25) PRODUCTIONS ANIMALES ÉQUIPEMENTS COMBIEN POSSÉDEZ-VOUS DE: nombre de têtes COMBIEN POSSEDEZ-VOUS DE: nombre Vaches laitières (26) Moy.de production/vache (kg/an) (75) Vaches de boucherie (27) Bouvillons (1 an et+) (28) Porcs d'engraissement (29) Truies de reproduction (30) Poules pondeuses (31) Poulets de gril (32) Chevaux (34) Moutons (64) Agneaux (65) Chèvres (66) Lapins (67) Volailles (74) Autres, précisez: Quelle catégorie suivante représente le mieux la valeur de vos ventes brutes annuelles?moins de 2 500$ ?2 500 S à 9 999$ ?10 000$ à 49 999 $ ?50 000 $ à 99 999 $ ?100 000$ à 149 999$ ?150 000$ à 199 999$ ?200 000 $ et plus Tracteur 2 roues motrices (35) Tracteur 4 roues motrices (36) Camionnette (pick up) (37) Camion (38) Auto compacte (71) intermédiaire (72) grosse (73) Moissonneuse-batteuse (40) Andaineuse (41) Presse (balles rondes) (42) Presse à balles carrées (52) Ensacheuse de balles (53) Fourragère (43) Séchoir à grain (44) Faucheuse-conditionneuse (45) VTT (véhicule tout-terrain) (46) Micro-ordinateur (47) Motoneige (48) Scie à chaîne (50) Trayeuses à seau (54) Trayeuses à lactoduc (55) Distributeur automatique de concentré (56) BÂTIMENTS LAITIERS Stabulation entravée Stabulation libre (avec étables à salle de traite) (57) (58) Règlements Pour devenir admissible à ce concours, faites simplement ce qui suit: • Abonnez-vous ou réabonnez-vous au Bulletin des agriculteurs.• Remplissez le questionnaire.Vos réponses sont confidentielles, et ne servent qu'à des fins statistiques pour mieux orienter le contenu du Bulletin en fonction de vos besoins.• Prenez soin d'indiquer vos noms, adresse, numéro de téléphone dans l'espace réservé à cet effet.• Insérez dans une enveloppe, affranchissez et postez le tout dès aujourd'hui.Comment fonctionne le concours Ce concours s'adresse aux abonnés du Bulletin des agriculteurs.Pour être admissible, il faut s'abonner ou se réabonner au Bulletin pendant la durée du concours et le questionnaire doit être dûment complété, posté et reçu au Bulletin des agriculteurs, 75 rue de Port-Royal Est, bureau 200, Montréal, Québec H3L 3T1, avant midi le 26 juin 1992.Sont exclus du concours, les employés du Bulletin des agriculteurs, de Maclean Hunter Ltée, de SUZUKI CANADA et leurs familles immédiates.Litige Tout litige quant à la conduite de ce concours publicitaire et à l'attribution des prix pourra être soumis à la Régie des loteries et courses du Québec.Le prix La personne gagnante se verra offrir un véhicule tout-terrain QUADRUNNER 1992de Suzuki modèle LT-F4WD 300N, valeur de 6349 $ moteur à 4 temps, monocylindre de 280cc, 5 vitesses.Les autres détails techniques sont disponibles chez les concessionnaires SUZUKI.Le prix devra être accepté tel quel.Il ne comprend pas les assurances, taxes et frais d'enregistrement s'il y a lieu.Le prix devra être réclamé avant le 31 juillet 1992 aux bureaux du Bulletin des agriculteurs.Le gagnant devra répondre à une question d'habileté pour obtenir son prix.Durée du concours Le concours débutera le 10 avril 1992 et se terminera le 26 juin 1992 à 11 h59.Le tirage Le tirage aura lieu le 26 juin 1992 à midi (12 heures) aux bureaux du Bulletin des agriculteurs, 75 rue Port-Royal est, bureau 200, Montréal, Québec.La personne gagnante sera choisie au hasard parmi les abonnements et réabonnements au Bulletin des agriculteurs, accompagnés des questionnaires dûment complétés et reçus pendant la durée du concours.La personne gagnante sera avisée par téléphone et par lettre. VIE RURALE Les sucres: une maladie printanière incurable Quand la neige commence à descendre sur les toitures, la fièvre des sucres frappe chez les Brassard de Plessisville.par Sylvie Bouchard Un an et demi après sa naissance, Lionel Brassard était déjà dans une cabane à sucre.Ses parents l'installaient dans une boîte de carton à l'abri des courants d'air.A 12 ans, il manquait l'école à l'insu de sa mère pour aller entailler avec son père et son oncle.Propriétaire de son érablière depuis 1946, la maladie du printemps n'a laissé aucun répit à cet ancien producteur laitier de Plessisville.Non sans que cela rapporte d'ailleurs; dans sa cabane, on peut voir les nombreux rubans et trophées récoltés au fil des ans avec ses produits de l'érable.«Quand le dégel s'annonçait, se souvient Lionel Brassard, on pensait qu'il fallait aller au bois bien vite.On faisait le train plus tôt, on préparait les chaudières, on sortait la «sleigh» et la tonne à ramasser.Autour du 20 mars, on entaillait quelques érables pour voir si ça coulait.Si on pouvait boire un peu d'eau d'érable avant de rentrer, on était content.» Pour lui, la saison des sucres, c'est une vraie fièvre, «le réveil de la nature, dit-il, j'ai grandi avec ça».Mais, même si Lionel Brassard a toujours considéré son érablière comme un loisir surtout, ça rapportait un revenu d'appoint, «pour payer les semences et les engrais».Certains lui faisaient remarquer qu'il ne gagnait pas cher à la cabane, parce qu'il négligeait sa ferme.Et il ne se gène pas pour dire que c 'est vrai.A partir du 1cr mars, le producteur laitier se transformait en producteur de sirop et délaissait quelque peu ses vaches.D'ailleurs, il lui est arrivé de revenir un soir pour voir son étable inondée.Un tuyau avait cassé et l'eau s'était écoulée toute la journée.Une autre fois, une vache malade aurait demandé des soins rapi- Lionel et Fernande Brassard, un couple qui a dément.Mais elle a dû attendre patiemment que son propriétaire daigne revenir de sa forêt.«Et puis, ajoute Lionel Brassard, quand on a marché en raquettes toute la journée, on apporte moins d'attention, à la traite.» Tire, sucre et bonbons Mais, depuis qu'il a vendu sa ferme à son gendre et à son frère, en 1977, Lionel Brassard peut se consacrer sans remords à sa passion.L'érablière actuelle compte 2000 entailles réparties sur 28 hectares de forêt.Avec sa femme Fernande, il se spécialise dans la transformation du sirop d'érable.Le couple confectionne tire, sucre et bonbons et participe à de nombreuses expositions.En 1978, il a été nommé «maître sucrier» au concours provincial des produits de l'érable, organisé dans le cadre du Festival de l'érable de Plessisville.la «piqûre» des sucres.Aujourd"hui.Lionel avoue, sans fausse modestie, que ceux qui l'ont battu par la suite ont toujours été de ses élèves.Car il faut dire que, depuis 1974, Lionel donne des sessions de formation en acériculture.Durant ces cours, d'une durée de 30 ou de 60 heures, il explique l'aménagement de l'érablière, l'installation de la tubulure, le fonctionnement du bouilleur et, bien sûr, la transformation des produits de l'érable.Les élèves peuvent expérimenter dans les cuisines des polyvalentes les recettes du maître.Et depuis la première session de formation, organisée par le Service de l'édu-cation des adultes, les inscriptions n'ont jamais diminué.Lionel donne jusqu'à huit sessions par hiver.Secondé par Fernande, il s'est rendu jusqu'à l'île d'Orléans, Beauport et Lotbinière en passant par Trois-Rivières.Il faut dire que certains participants LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 fil reviennent suivre la même session une deuxième ou une troisième fois.«Parce que ça fait beaucoup de choses à apprendre du même coup, observe le professeur.Et beaucoup de petits détails à maîtriser.» Lionel explique la popularité de ses cours par son ouverture d'esprit.En effet, le maître ne cache aucun des secrets de cuisine élaborés par le couple au fil des ans.«Et en 1980, ¦ajoute-t-il, si le sirop se vendait bien, on ne peut pas en dire autant maintenant.Aujourd'hui, les gens se tournent plus vers la transformation.» Il y a deux ans, les crédits budgétaires de la commission scolaire étant épuisés, Lionel a décidé de ne pas décevoir la trentaine d'élèves déjà inscrits.«J'ai décidé de donner le cours chez moi, à la cabane, dit-il.Les élèves apportaient leur propre sirop et repartaient avec leurs produits transformés.» Depuis ce temps, si les cours sont revenus à la juridiction des commissions scolaires, ils se donnent le plus souvent à la cabane de Lionel.Car il s'est rendu compte qu'il est beaucoup plus facile d'expliquer le fonctionnement du bouilleur ou des thermomètres à cadran quand on est sur place.DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor Traitement spécifique POUR LES TRAYONS ENDOLORIS, MEURTRIS OU À CROÛTES (GALES) Pour le traitement rapide, efficace et sans danger des trayons endoloris, meurtris ou portant des croûtes ou gales, rien ne réussit aussi bien que les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor.le topique du genre qui se vend le plus en industrie laitière.Un atout important en bonne production laitière depuis plus de 50 ans.• Les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor gardent le bout des trayons ouvert et de forme naturelle tout en maintenant l'écoulement du lait qui s'impose et en permettant une guérison rapide et sûre.• Les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor ont été conçus par un vétérinaire praticien pour servir dans son propre exercice professionnel et dans sa propre ferme *~SZit d'élevage.Les produits transformés sont la spécialité des Brassard de Plessisville.En caravane.La cabane des Brassard peut recevoir des groupes d'une quarantaine de personnes.Et même lorsqu'ils exploitaient encore la ferme, ils recevaient de petits groupes.«C'était plus fort que nous autres, avoue Lionel.J'aime ça le monde.Certains ne peuvent supporter que des gens tournent autour de la bouilleuse.Moi, ça ne me dérange pas.Je réussis aussi bien mon sirop ou ma tire avec 40 personnes autour de moi.» Cet amour des gens, on le sent bien à la cabane des Brassard.Lionel anime les dîners et les soirées par des histoires, des chansons et quelques airs d'accordéon ou d'harmonica.Mais attention, si vous ne faites pas partie de la famille et des amis des Brassard, vous pourrez difficilement être reçu chez eux.Car, des amis, ils en ont bien assez pouf occuper la courte saison printanière.En effet, les Brassard sont très bien connus dans la région.Et Lionel est membre du Club de l'âge d'or de Plessisville qui compte 1100 membres.«Ça me fait près de 600 couples d'amis», dit-il en riant.Il faut dire que Lionel Brassard a toujours été un homme de public doublé d'un producteur avant-gardiste.Dans son coin, il a été le premier producteur à bâtir un silo et à installer un nettoyeur d'étable.Lorsque des groupes venaient visiter la région agricole, le représentant local du M APAQ les amenait invariablement visiter la ferme de cet homme à la parole facile.Il a ainsi reçu des groupes de producteurs et d'étudiants en provenance de toutes les régions du Québec et des autres provinces canadiennes.Par ailleurs, Lionel Brassard a été membre du bureau de direction de la coopérative régionale pendant 17 ans, membre du conseil d'administration de la Caisse populaire de Plessisville presque aussi longtemps.Et il ne compte plus les nombreuses assemblées organisées par l'UPA ou le MAPAQ, touchant l'agriculture ou l'acériculture, auxquelles il a participé.Tant que sa santé le lui permettra, Lionel Brassard continuera à «faire les sucres».Et comme ses fils, Claude et Jacques, sont intéressés à acheter l'érablière et la cabane, Lionel pourra continuer à écouler les printemps de sa retraite à raconter des histoires à ses invités.¦ Comme tous les produits du Dr Naylor, les DILATATEURS DE TRAYONS sont vendus par les magasins de fournitures agricoles, d'aliments et de médicaments de votre région et vous pouvez les commander par la poste port payé: The H.W.Naylor Company, New York U.S.A.62 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 MIEUX-ETRE Si vos parents sont difficiles.Quelquefois les enfants doivent faire preuve de pédagogie.pour éduquer leurs parents! «M par Claude Montpetlt oi, avoue Louis L., agriculteur, j'étais un père muet.Mes adolescents me l'ont fait comprendre.Ils réclamaient la communication et disaient qu'ils voulaient savoir ce que je pensais.Aujourd'hui, même si je ne suis pas volubile, je dis mon point de vue et mes enfants sont satisfaits.» Le Manuel à l'usage des enfants qui ont des parents difficiles, écrit par Jeanne Van Den Brouck, psychanalyste française, n'est pas un livre de recettes.Il s'adresse aux enfants qui ont des parents difficiles et qui ont la difficile tâche de les éduquer.Traité avec beaucoup d'humour, il parle du parent-qui-veut-que-son-en-fant-fasse-la-même-chose-que-lui.Ou du parent-qui-ne-veut-pas-que-son-enfant-fasse-la-même-chose-que-lui.Ou encore du parent-qui-veut-que-son-enfant-fasse-ce-qu'il-aurait-voulu-faire-lui-même.Il s'agit d'un «désir impérialiste de mainmise» sur l'avenir de l'enfant, que les motivations soient mesquines ou généreuses.Ces situations engendrent presque toujours l'irritation ou le refus.L'enfant doit faire preuve de pédagogie, sinon il enfermera son parent dans un pénible entêtement plutôt que de l'aider à en sortir.Des parents obstinés Souffrant de l'obstination du parent, l'enfant peut se déguiser en «débile mental, en cascadeur ou en affreux Jojo».Mais il peut aussi agir d'une manière plus subtile.«Tenir le parent en haleine, voilà la technique.Il se trouve peu à peu à ne plus éprouver qu'un seul désir: avoir la paix.» Évidemment, ces problèmes de Claude Montpetit est journaliste pigiste.Les parents veulent souvent que leurs enfants suivent leurs traces.sans leur demander leur avis.mainmise ne sont pas les seuls irritants.L'enfant peut affronter des catégories de parents encore difficiles à éduquer.Prenons, par exemple, le parent immature, menteur, timide, surdoué, absent, surmené, jaloux, délinquant, brouillon, sadique, déçu par la vie, martyr, narcissique, surprotecteur, âgé, adopté, etc.Retenons le parent menteur qui raconte régulièrement des histoires abracadabrantes quand il s'agit de sexe, d'anatomie ou de physiologie en général.L'enfant doit procéder avec beaucoup de délicatesse.«Il peut tendre la perche et amener le parent à se rétracter.Ainsi, à une mère qui laisse croire à son enfant de 7 ans que le bébé se conçoit, se développe dans le coeur de maman et naît grâce à une chirurgie, le petit garçon rétorque: "Mais papa, lui, il n'est pas fâché?"» Les exemples de réactions enfanti-neg sont tirés d'expériences cliniques que la psychiatre Van Den Brouck a glanées à la suite de longues années de pratique professionnelle.Ils illustrent bien les techniques prises, plus ou moins consciemment, pour se faire comprendre par un parent récalcitrant.Louise, 5 ans, a un père qui apparaît et disparaît.C'est un parent aimé quand il est là, mais on ne sait jamais quand il s'enfuira et pour combien de temps.Que peut faire Louise pour pallier ces trop nombreuses absences?«Faire une grosse bêtise; avoir ou provoquer un accident sérieux; tomber gravement malade.» Un parent très âgé a des craintes devant l'inconnu et fonde tous ses jugements sur son expérience.L'adolescent raisonnable qui en souffre tentera d'amener «son parent à accueillir ce qu'on ne connaît pas avec intérêt, curiosité, ou du moins avec un certain sang-froid».Si ce chapeau ne va pas à vos parents, peut-être qu'un autre lui ira mieux.Par exemple, l'habitat du parent est un lieu sacré qu'un enfant doit apprendre à respecter.Le père encombre le salon d'une étagère en verre surchargée d'objets fragiles qui lui donnent un souci constant.Sa petite fille veut lui venir en aide.Elle renverse l'étagère et tous les objets sont pulvérisés.Scène d'hystérie.«L'enfant pourtant ne voulait que se débarrasser de ce fatras qui empêchait son papa de jouer librement avec elle.» L'éducation du parent, si elle est bien comprise et pratiquée avec mesure, est un facteur de développement de la personnalité.Prenons, pour terminer, l'exemple d'une éducation tendre que donne une jeune fille de 17 ans à ses parents bien-aimés.Elle a un ami et prend la pilule.Son père comprend tout, mais n'ose rien dire.La mère ne remarque rien.Aussi, la jeune fille décide de clarifier la situation.Elle laisse d'abord traîner les ordonnances qui prescrivent la pilule.Elle laisse ensuite traîner les emballages.Après quelques semaines, la jeune fille aborde le problème ouvertement avec sa mère.Succès mérité.Le petit ami est reçu par la fille et parents et enfants préparent le départ des deux jeunes dans un appartement indépendant.«C'est à l'enfant de trouver le rythme qui convient à chaque parent.Trop de précipitation risque d'éveiller chez le parent le sentiment d'être désavoué, rejeté, mal aimé.» ¦ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 63 ARTISANAT Laize de plancher à effet chaîne Une méthode d'ourdissage qui assure une tension parfaite.par Jacqueline Bérard I 1 y a quelques années, j'ai décou-I vert une méthode d'ourdissage as-I sez intéressante.Cette méthode fut mise au point par un ingénieur à la retraite, M.Paul Grothé, ex-président de l'Association des tisserands du Québec.C'est avec sa permission que je vous en livre le secret.Cette façon d'ourdir se situe entre l'ourdissage traditionnel et l'ourdissage direct.Elle permet d'économiser le fil à tisser, prévient la fastidieuse tâche d'enrouler des bobines, assure une tension parfaite et garantit l'égalité de la longueur des fils sur l'ensemble des crampes du métier.Pour sa réalisation, vous devez avoir un métier muni d'ensouple ourdissoir (avec crampes), une boîte à tension, un ourdissoir rotatif (de table ou de plancher), une corde guide et un peu de patience! Il est peut-être plus long de terminer l'ourdissage de cette façon mais combien plus précis.Planifiez votre projet Sur une feuille de papier, on planifie son projet en partageant celui-ci par groupes de 2,5 cm ( 1 po).Ceci est encore plus important lorsque l'on fait usage de plusieurs couleurs.Pour faciliter la tâche, on numérote les espaces entre les crampes du métier.Ces numéros correspondent à la feuille du plan.Une telle précaution évite bien des erreurs lorsque les fils sont transférés sur le métier.Une corde guide, de la longueur totale du travail à tisser, une fois enroulée, sera fixée fermement à plusieurs endroits, sur les poteaux de l'ourdissoir.À cet effet, se servir de ruban cache adhésif («masking tape»).Disposer la corde en commençant par la cheville de la traverse du haut puis Passage en lame Ds*f^Jl IIP A Du B A B A E î ( [ 5 C E 3 A B A E i • • O O • O O • • • • • • O • • • • 0 0 • • 0 D Q C 0 0 o o x19 x13 xi 9 x13 x3 x3 x3 x3 x3 x13 x19 x13 x19 38 26 38 26 12 6 6 6 12 26 38 26 38 m pre ' Je !~" ran A B C D ( E Ì t 0 O • 0 O • • O • • Ü Ü Ü • • 0 Ü Ü • • • 0 0 • • • x3 x3 x3 x3 x3 x3 x3 18 12 6 6 6 12 18 1 e ti rai i ie D C E î A D C D A B ( [ ) • • b • • 0 • • o 0 • 0 0 • 0 O • • O • O • • 0 O • 0 • p O x3 x3 x3 x3 x3 x3 x3 x3 x3 x3 x3 12 12 6 6 6 6 6 6 6 12 12 Ros 12 peiis au pouce .1 fil en lisse .4 fils au peu Largeur en ros 71 cm (28 po) Chaîne: coton 2/8 beige rouille Trame: coton 8/8 ou 8 fils ensemble de coton 2/8 rouille Trame pour liaison et tirelle: coton 2/8 rouille Ourdissage: 1,3 46 fils Q = beige • = rouille Pour le passage en lame procéder comme suit: Bordure 1 fois = 298 fils Alterner 1ère et 2e partie 4 fois = 672 fils Première partie 1 lois = 78 fils Bordure 1 fois = 298 fils Total = 1346 fils Marchure 1re partie 1"3D 1x3 2-4L JXJ 2"3D 1x2 1-4 L -l*^ 2-4 D 1-3 L 1-4 D 2-3 L 2-4 D 1-3 L 2"3D 1x2 1-4 L -I 1"3D 1x3 2-4 L -lXJ 2e partie 1-4 D —î 2-3 L Jx2 2'4D 1x2 1-3 L -lxi 2-3 D 1-4 L 1-3 D 2-4 L 1-4 D 2-3 L 2-4 D 1-3 L 1-4 D 2-3 L 1-3 D 2-4 L 2-3 D 1-4 L 2"4D 1x2 1-3L MD 1x2 2-3 L -J*' Finir par la 1 re partie 64 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 en finissant sur la cheville de la traverse du bas.Pour la laize de plancher, on a 48 fils au pouce et 4 fils au peu.Donc, en longeant la corde guide, ourdir à 4 fils.A la cheville de la traverse du bas, aux demi-croisées, insérer un fil de couleur contrastante.Celui-ci a pour but de séparer les fils par groupes de quatre.Passer chacun des groupes de quatre dans un peu du mini-ros de la boîte à tension.En procédant ainsi, vous éviterez que les fils ne s'emmêlent (dans les peus du mini-ros) lors de l'enroulement.Une fois les fils disposés sur l'ourdissoir à environ 76 cm (30po)de lacheville du bas, fixer ceux-ci à l'aide de ruban cache adhésif.Cela les maintiendra dans l'ordre où ils ont été ourdis.Couper les fils du bas.Notons que la boîte à tension est installée sur la poitrinière (porte-fils) du métier.Passer les groupes de quatre fils, selon l'ordre (à tour de rôle), dans les peus de la boîte à tension.Attacher ceux-ci solidement sur le verdillon (la tige de métal).Pour enrouler, se placer derrière le métier en tournant l.'en-souple vers soi.Faire cette opération sans précipitation (surtout si vous êtes seule à opérer), sinon l'ourdissoir risque de se dévider trop rapidement et ainsi la tension des fils sera inégale.Une fois la crampe remplie, attacher les fds en les fixant par un noeud coulant sur le côté même de la crampe.Poursuivre ainsi jusqu'à ce que toutes les crampes du projet soient remplies.Pour l'enfilage et le passage en ros, consulter le patron reproduit.L'effet chaîne Le tissage de l'effet chaîne exige une bonne force de frappe.A cause de sa densité, les fils de chaîne ont tendance à coller.Lors du pédalage, pour les dégager, on ne pressera qu'une pédale à la fois.On peut aussi en pressant, passer l'ongle de son pouce sur les fils près de la dernière duite tissée.Il est bon aussi de vaporiser un peu d'eau sur les fils de la chaîne surtout si la pièce dans laquelle vous tissez est surchauffée.En cours de tissage, évitez de donner trop d'angle au fil de liaison.Celui-ci devra longer presque le travail.Pas plus qu 'un pouce d'écart.¦ LIVRE Â la recherche du «matrimoine» On ne parle véritablement des «a-gricultrices au Québec que depuis une dizaine d'années.(.) Ces femmes existaient, mais elles n'étaient pas nommées.Il y avait la femme de Jean, la mère d'Arthur, la soeur de Jacques, mais pas de Louise qui fait le train soir et matin, de Rose qui aide aux foins et aux récoltes et de Louisette qui tient la comptabilité depuis 1964.» C'est ainsi que Rosaline Ledoux, journaliste à la Terre de chez nous, introduit le livre La recherche du «matrimoine», un recueil detextes publié sous la responsabilitéd'Élizabeth Côté.Même si les choses ont bien changé depuis quelques années, La recherche du «matrimoine» aborde l'urgence de redonner aux femmes en agriculture la place qui leur revient.On y parle de respect, de reconnaissance, de relations homme-femme, de la difficulté de communiquer, de violence, etc.Une vingtaine d'auteurs, constitués d'agricultrices et de spécialistes du monde agricole, y livre leur réflexion, leur expérience ou encore leurs résultats de recherche.La recherche du «matrimoine» Élizabeth Côté Communications C.P.693, Sutton (Québec) JOE 2K0 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 65 CUISINE Jambon et sauce au porto La fête de Pâques rapporte le traditionnel jambon sur notre table.Pour varier un peu, nous vous suggérons de l'arroser d'une sauce relevée de porto ou de madère.Bon appétit et joyeuses Pâques! par Suzanne P.Ledere (4 portions) Ingrédients 2 livres (1 kilo) environ de jambon cuit tranché 1/4 de pouce (1/2 cm) 1 c.à soupe (15 ml) de beurre 1 c.à soupe (15 ml) d'huile végétale 2 oignons verts ou 1 échalote française de grosseur moyenne 2 c.à soupe (30 ml) de beurre manié * 3/4 de tasse (180 ml) de bouillon de boeuf ou de jambon 1/3 de tasse (80 ml) de porto ou de madère 2 c.à café (10 ml) de pâte de tomates Poivre frais moulu 1/4 de tasse (60 ml) de crème à 35 % 2 c.à soupe (30 ml) de brandy (facultatif) Suzanne P.Leclerc est conseillère en alimentation au MAPAQ.Préparation du plat: Thérèse Gosselin.professeure en art culinaire.Céramique: Louise Doucet-Saito.Préparation • Enlever tout le gras du jambon cuit, le trancher mince et éponger les tranches.• Chauffer l'huile et le beurre, y dorer légèrement le jambon sans l'assécher, le retirer et le conserver sur un plat de service chaud.• Retirer le gras de la poêle sauf 1 c.à café, y faire sauter l'oignon jusqu'à transparence sans y laisser prendre couleur.• Ajouter le beurre manié par petites quantités, brasser sans arrêt pour cuire le roux.Mouiller avec le bouillon, le porto et la pâte de tomates, continuer de cuire la sauce en la brassant sans arrêt, laisser jeter un bouillon, si elle devient trop épaisse, ajouter un peu de bouillon, poivrer.• Au dernier moment, ajouter la crème chaude, laisser réduire très légèrement sur feu doux sans bouillir.• Ajouter le brandy, mêler, rectifier l'assaisonnement.• Placer le jambon sur des assiettes chaudes, verser la sauce et servir avec des épinards cuits à la vapeur et des petits champignons sautés.• Beurre manié: moitié beurre, moitié farine mêlés.Il est plus facile d'ajouter ainsi la farine à une sauce, on évite les grumeaux.Note: Si on omet le brandy, augmenter légèrement la quantité de porto ou de madère.Il est inutile de saler la sauce, le jambon l'est déjà.66 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / AVRIL 1992 êNfS/MC fiai, (j?tS
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