Le bulletin des agriculteurs /, 1 août 1989, août
"Il faut que ça bouge.Et j'y vois." Merrill Allard, agent Shell Charny (Québec) Merrill Allard se fait souvent .tirer du lit par un appel d'urgence.Et chaque fois, peu importe l'heure ou la saison, Mercill arrive tout de suite à la rescousse! Un soir, très tard, on l'appelle pour réparer un réservoir de carburant qui présente une fuite."Il s'agissait vraiment d'une urgence, et partout où le client avait téléphoné, il avait essuyé un refus." Mais grâce à Merrill, le réservoir est réparé une heure plus tard.Pour suffire à la tâche, Merrill a mis sa famille dans le coup.Ses deux fils l'aident à faire les livraisons, tandis que sa femme s'occupe du travail de bureau.Ensemble, les Allard font en sorte que ça bouge.Les clients de Merrill savent qu'ils peuvent compter sur lui et sur les produits Shell de qualité qu'il leur offre.Parce que, comme tous les agents Shell partout au Canada, il croit fermement que son travail consiste d'abord à s'occuper de vous. Bulletin des agriculteurs Heureux celui qui connaît les divinités des champs.Virgile (30 av.J.C.) Sommaire Production laitière et animal* Les problèmes de boiterie 9 coûtent cher L'emploi du bain de pied mériterait d'être plus répandu sur nos fermes laitières.Culture en serre à deux niveaux 31 Un convoyeur à deux étages permet d'utiliser au mieux l'espace disponible.L'homme qui plantait des arbres 57 «Tous les agriculteurs devraient respecter l'écologie de la planète», dit Frédéric Back.Une entrevue exclusive.Les meilleures productrices 13 du PATLQ Le Québec à l'heure du bison 16 Malgré son mauvais caractère, le bison s'avère un animal d'élevage intéressant.Productions végétales Luzernière : tout peut se jouer 11 en août! // faut prévoir un intervalle d'au moins sept semaines entre les deux dernières coupes.Les détecteurs d'humidité vont 25 s'entendre Un nouveau tableau d'équivalence rendra plus précise la mesure de l'humidité du maïs.Pas de laboratoire?28 Pas de blé Pour que le blé d'alimentation humaine prenne réellement son essor, il faudrait d'abord pouvoir évaluer la qualité des grains.PHOTO COUVERTURE : HUGUETTE LEDUC Machinerie et construction Dossier moissonneuses 20 Les moissonneuses ne grandissent plus, elles se perfectionnent.Une revue des derniers modèles.Chenillard ou quatre roues?35 Les chenilles de caoutchouc font épargner du carburant, augmentent la traction et diminuent la compaction.Surveillez vos moteurs électriques 46 Pour éviter les incendies, il faut utiliser le bon moteur au bon endroit.Silo ordinaire devenu hermétique 33 Une simple membrane de polyester peut rendre étanche un silo.Conservation De la matière organique: 36 à quel prix?Polymères synthétiques, cultures intercalaires ou paille, il existe plusieurs moyens d'améliorer la structure du sol.Vie rurale Des services de garde adaptés?41 Pas pour demain Malgré la bonne volonté du gouvernement du Québec, le problème de la garde des enfants reste entier.La plus longue nuit des éleveurs 42 de races pures La veille d'un jugement, les éleveurs passent plus de temps à bichonner leurs animaux qu'à dormir.Chroniques Actualité agricole 5 Agenda 7 Autour de la ferme 58 Courrier 8 Cuisine 52 Droit rural 39 Loisirs 49 Météo 50 Nouveaux produits 54 Onésime 48 Trouvailles 34 Viens jaser 32 CONSEIL CONSULTATIF AUPRÈS DE LA RÉDACTION Donald Côté, directeur régional des ventes pour le Québec, Ciba-Geigy Pierre Courteau, conseiller en communications.Agriculture Canada Marcel Couture, vice-doyen.Collège Macdonald Denis Désilets, vice-doyen à la recherche.Faculté d'agriculture.Université Laval Pierre Doyon, consultant en publicité agricole Yvon Dumoulin, directeur des services agricoles, Samson Bélair Louis-R.Joyal, producteur de céréales, Yamaska Jean-Marie Proulx, producteur de lait.Oka Lise Sarrazin, productrice de porcs, Saint-Jean-de-Matha Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 3 DE PLUS GROS VOYAGES DK403 Il n'est jamais trop tôt pour commander votre DK 403.Voyez-vous, un hybride qui assure des rendements d'une telle envergure est des plus populaires auprès des producteurs de maïs qui s'y connaissent.Et évidemment, il n'y a toujours qu'une certaine quantité de semence de disponible.Semez le DK 403 pour obtenir : • Un rendement élevé constant • Une robustesse de tige exceptionnelle • Une excellente qualité de grain Soyez prêt à faire de plus gros voyages.Commandez votre DK 403 dès aujourd'hui.Communiquez avec votre agent DEKALB ou téléphonez à : De plus gros voyages.C'est notre façon d'aller plus loin sur la voie du succès.DeKalb Canada Inc., CP.180, Ste-Rosalie, Québec JOH 1X0 (514) 799-3494 Bulletin des agriculteurs Août 1989 Vol.72, No 8 Éditeur: Suzanne Lamouche RÉDACTION Rédacteur en chef: Marc-Alain Soucy Journalistes: Slmon-M.Guertin, Ingénieur et agronome Aubert Tremblay, B.Se.Sylvie Bouchard, agronome Secrétaire: Murielle Marineau ADMINISTRATION Présidente et directrice du marketing: Lucille Fontaine Secrétaire: Sylvie Dugas PUBLICITE Bureau de Montréal: (514) 382-4350 Suzanne Lamouche directeur de la publicité Isabelle Poutre, représentante Bureau de Toronto: (416) 486-4446 Peter Salmond, éditeur associé 501 Eglinton Avenue East Suite 304 Toronto (Ontario) M4P 1N4 Fax:(416)486-6636 Coordonnatrlce: Rochelle Meilleur-Leroux Adjoint: Claude Larochelle TIRAGE Directeur: Normand Thérien Adjointe: Use Tremblay Tarif de l'abonnement: un an deux ans trois ans 23,95$ 43,95$ 59,95$ À l'extérieur du Canada, un an: 35$ Le Bulletin des agriculteurs est publié 12 fols l'an par Maclean Hunter Limitée 110, boul.Crémazle ouest, bureau 422 Montréal (Québec) H2P 1B9 Tél.: (514) 382-4350 Fax: (514) 382-4356 Vice-président, Publications du Québec: Jean Paré Président, Éditions canadiennes: James K.Warrlllow Impression: Maclean Hunter Limitée Tous droits réservés Maclean Hunter0 1989 Courrier de 2e catégorie Enregistrement no 0068 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 L'actualité agricole Nomination chez les charolais L'Association charolaise du Canada s'est dotée d'un nouveau cqordonnateur de l'amélioration de la race Charolaise pour l'Est du pays, Stéphane Saint-Vincent.Domicilié à Berthierville, le nouveau coordonnateur asssurera le lien entre les éleveurs commerciaux et les éleveurs pur-sang.Les agricultrices appuient leurs ainées La Fédération des agricultrices du Québec a remis dernièrement au ministre Michel Page un mémoire réclamant l'accès à la prime à l'établissement pour les agricultrices de quarante ans et plus.La Fédération estime que cette subvention a été jusqu'ici un «incitatif majeur au partage d'actifs entre conjoints», injustement limité aux femmes de moins de quarante ans.Plus de titane dans le cheddar Le ministère de la Santé et du Bien-être social du Canada a décidé d'interdire l'usage du bioxyde de titane dans la fabrication du fromage cheddar au Canada.C'est du moins ce qu'affirme le Conseil de l'industrie laitière du Québec, dans un communiqué.Le bioxyde de titane, utilisé comme colorant, est déjà interdit au Québec depuis plus d'un an.Une salle d'exposition pour les Bois-Francs La région des Bois-Francs se dotera bientôt d'un nouveau bâtiment de 28 000 pieds carrés pouvant abriter 457 têtes de bétail lors des expositions agricoles.L'édifice, de 232 pieds par 120, comprendra une salle de traite et de lavage, un entrepôt et une salle de banquet pouvant accueillir 1 500 personnes.Construit à Victoriaville, il remplacera les cinq étables utilisées jusqu'ici.Le projet, financé en partie par la Société d'agriculture d'Arthabaska et par la Régie municipale des Bois-Francs, nécessitera un investissement de 1,7 million.Le gouvernement du Québec s'est engagé à fournir 600 000 $.Tensions parasites La corporation des maîtres électriciens, en collaboration avec HydroQuébec, forme depuis juin dernier des spécialistes capables de minimiser le problème des tensions parasites dans les étables.Des cours de sept heures sont offerts dans toutes les régions du Québec.Au total, 19 groupes de 12 participants devraient être formés.Une attestation officielle est remise aux finissants.Le cours est réservé aux entrepreneurs membres de la Corporation des maîtres électriciens.Taureaux Hereford L'Association canadienne Hereford a fait paraître son premier annuaire des taureaux disponibles.Les taureaux y sont classés en fonction de leur DPP (différences prévues de progéniture), ce qui, selon la direction de l'Association, sera d'une grande utilité pour les éleveurs commerciaux.Les DPP représentent la différence entre la performance moyenne prévue de la progéniture d'un taureau et celle de l'ensemble de la race.Nouveau secrétaire pour les acériculteurs La coopérative Les producteurs de sucre d'érable du Québec a nommé Luc Desbiens au poste de secrétaire général et gestionnaire de la qualité.Ancien professeur à 1TTAA de La Pocatière, il s'occupera dorénavant des liens avec les 3 000 sociétaires de la coopérative, en plus d'être chargé des communications avec les gouvernements et les autres intervenants de l'industrie.Quinze pays intéressés par notre drainage Une soixantaine de personnes venant de quinze pays différents sont venus voir le mois dernier ce qui se faisait au Québec en matière de drains agricoles.Il s'agissait de représentants de la Commission internationale sur l'irrigation et le drainage, un organisme visant à promouvoir les nouvelles technologies et dont le siège social est à New Delhi.Les membres sont allés visiter, entre autres, le collège MacDonald et l'usine de fabrication de fibres géotextiles de la compagnie Texel, à Saint-Elzéar de Beauce.Cette dernière espère obtenir prochainement un alléchant contrat pour l'installation de filtres à drains au Pakistan.Si le projet se réalise, Texel aura à drainer une superficie de 28 300 ha (70 000 acres).Hausse de la production d'orge Le Bureau national des grains estime que les stocks mondiaux d'orge risquent Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Pourquoi Deutz-Allis est-elle seule à couvrir toute sa gamme de tracteurs et de moissonneuses-batteuses de garanties de longue durée?la confiance! Voici la garantie de 4 ANS/4 OOO HEURES* Voici la garantie de 5 ANS/5 000 HEURES Arrêtez-vous chez le concessionnaire Deutz-Allis et vous verrez par vous-même pourquoi nous avons tellement confiance.Voyez la robustesse de construction de nos tracteurs et moissonneuses-batteuses.Comparez la performance et les atouts.puis comparez nos garanties.Ces nouvelles garanties résultent directement de la renommée de fiabilité que méritent les tracteurs Deutz-Allis et Voyez ce qui les moissonneuses-batteuses rotatives Gleaner.Par exemple, nul autre constructeur n'offre un moteur réputé pour demeurer à la tâche comme le diesel Deutz refroidi à l'air.Pas de radiateur, de pompe à eau, de boyaux ni d'autres pièces de refroidissement par liquide, dont c'est la caractéristique de causer environ 40% de la perte de temps reliée au moteur.Les avantages sont multiples.Avec en surplus les garanties de longue durée, vous pouvez compter sur des frais d'utilisation nous rend à part, moindres, de la part d'une machinerie en laquelle vous pouvez croire vraiment! DEUTZ ALLIS *Des franchises s'appliquent après un an, mais non aux tracteurs de moins de 40 hp.Renseignez-vous à fond auprès de votre concessionnaire. Venez voir ce qui nous rend à part.A DEUTZ ALLIS QUÉBEC Les Équipements J.L.Thibault Inc.536, chemin Vince Lotte Cap-St-Ignace-Statlon GOR 1J0 (41B) 246-5651 Équipements Agricoles Michel Fedeau Compton Inc.33, Principale nord, Compton JOB 1L0 (619) 635-5750 Équipement B.H.R.Inc.746, Rivière Châteauguay Nord Howick JOS 1G0 (514) 825-2156 Les Équipements Agricoles B.S.M.Inc.60, rue des Érables Métabetchouan, Lac St-Jean GOW 1W0 (418) 349-8115 Garage Alfred Charest Inc.413, avenue Béland Laurierville GOS 1P0 (619) 365-4844 Les Entreprises Michel Girouard Inc.176, La Seigneurie Laurier Station, GOS 1N0 (418) 728-4534 Machineries Forest Inc.444, Petit St-Esprit L'Epiphanie JOK 1J0 (514) 588-5553 Machinerie R.C Inc.1618, Pied-de-la-Côte Maskinongé JOK 1N0 (819) 227-2023 Équipement Lefebvre et Frères Inc.185, Si-Jacques, Naplerville JOJ 1L0 (514) 245-3366 Machinerie Benoît & Frères Inc.1723, route 122 Notre-Dame-du-Bon Conseil JOJ 1A0 (819) 336-2130 Garage Pierre-Paul Lussier Inc.158, chemin Grand-Brompton Racine JOE 1Y0 (514) 532-2703 Lafrenlère Tracteur Inc.St-Anne-de-la Pérade Cté Champlain GOX 2J0 (418) 325-2446 Équipements St-Denis Inc.7861, Rang Lafresnière St-Benoit (Mirabel) JON 1K0 (514) 258-2006 Les Huiles St-Charles Inc.St-Charles Cté Bellechasse GOR 2T0 (418) 887-6173 Équipement F.Côté Inc.10090 boul.Lacroix St-Georges Est, G5Y 1K1 (418) 228-2000 Équipements H.Palardy Inc.51, rue Principale, St-Damase St-Hyacinthe JOH 1J0 (514) 797-3325 Les Équipements Baraby Inc.1050, St-lgnace St-lgnace-de-Stanbridge JOJ 1YO (514) 296-4411 Garage Alfred Charest Inc, 255, Principale St-Narclsse GOS 1W0 (418) 475-6704 Rioux Machineries Inc.25, Principale St-Simon GOL 4C0 (418) 738-2868 Les Entreprises Michel Girouard Inc.339, Grande Ligne Victoriaville G6P 6R9 (819) 758-9566 ONTARIO Feenstra's Equip.Ltd R.R.4 Athens KOE 1B0 (613) 924-2805 Metcalfe Service Centre Ltd P.O.Box 250, Highway 31 Metcalfe KOA 2P0 (613) 821-2893 Dan R.Équipement C.P.219, R.R.no 1 Plantagenet KOB 1L0 (613) 673-5830 Votre concessionnaire Deutz-Allis couvre de garanties de longue durée de la machinerie de longue durée.L'actualité agricole d'augmenter de 18 % au cours de la présente campagne agricole.La demande devrait aussi être plus élevée que l'an dernier.Par ailleurs, l'Arabie Saoudite et l'URSS, qui sont d'importants importateurs devraient maintenir leurs importations aux niveaux actuels.Nouvelles stations radîométéo Environnement Canada mettra en service d'ici la fin de l'été dix nouvelles stations de radiométéo au Québec.L'une d'elles diffuse déjà son information au Saguenay-Lac-Saint-Jean, à partir du mont Valin.L'installation de ces stations coûtera près de 250 000 $.On peut les capter sur un appareil de type TFH à l'une des trois fréquences suivantes : 162 55, 163 475 ou 162 400.Les informations, transmises par message enregistré, sont corrigées deux fois par jour et couvrent une période de cinq jours.Un signal d'alarme, qui active à distance les récepteurs dotés d'un système d'urgence, peut être émis en cas d'alerte météorologique.Meilleur tableau de conversion pour le maïs La Commission canadienne des grains a publié le mois dernier un nouveau tableau de conversion (numéro 10A) pour déterminer la teneur en humidité du maïs de l'est du Canada.Destiné à être utilisé avec l'humidimètre de modèle 919, le nouveau tableau remplace le tableau 9 et le tableau non officiel utilisés jusque-là.Le tableau 10A servira exclusivement à donner des valeurs situées entre 20 et 35 % d'humidité.Aucun tableau non officiel ne sera publié en 1989.La Commission canadienne des grains affirme que, d'après des essais effectués au Québec, le nouveau tableau est valable sous nos conditions.Concours pour les innovateurs efficaces Vous êtes innovateur et votre ferme affiche une très bonne rentabilité?Le Salon de l'agriculteur vous invite à participer au concours Ceres 1989.Vous pourriez gagner 1 500 $.Les participants seront divisés en deux catégories, celle des fermes où cinq personnes ou moins travaillent, et celle des plus grandes entreprises.Pour être admissible, vous devez être un des principaux propriétaires d'une ferme rentable, démontrer que l'innovation a été un des moteurs du développement de votre entreprise et enfin prouver que votre ferme vous assure une bonne qualité de vie.Du vrai poulet de grain Suite à l'imbroglio qui a marqué l'affaire du poulet de marque O'Grain, la firme Les volailles de la vallée du Richelieu a décidé de marquer ses poulets de grain d'un «sceau d'authenticité», qui les distinguerait des autres poulets.La compagnie, qui affirme produire 10 000 véritables poulets de grain par semaine, nourris à96 % de céréales et de végétaux, espère ainsi préserver son marché et rassurer ses clients.AGENDA Août du 7 au 13 Exposition du district d'Arthabaska, Victoriaville du 7 au 13 Exposition régionale de Montmagny, Montmagny du 8 au 13 Exposition agricole et commerce du Lac-Saint-Jean, Saint-Félicien du 9 au 13 Exposition agricole de Saint-Honoré de Beauce, Saint-Honoré du 10 au 13 Expositions agricoles du comté de Témiscouata, Notre-Dame-du-Lac et Saint-Bruno-de-Guigues du 16 au 27 Exposition provinciale de Québec (Expo-Québec), Québec du 17 au 20 Exposition agricole des comtés de Compton et Sherbrooke, Cookshire du 18 au 20 Exposition agricole du comté d'Abitibi, La Sarre du 24 au 27 Exposition agricole du comté de StansteadAyer's Cliff du 30 au 4 septembre Exposition du district de Mégantic Thetford-Mines Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 7 APPAT POUR RATS ET SOURIS TUE LES RATS ET LES SOURIS Le courrier du lecteur HAT AND MOUSI ItA» KILLS RATS AND MICE VÏnY0UR RODENT A ciX-^.{£¦5*?RONGEURS UN ^-jrf Présentoir de 25 "SIX-PAK" RAMPAGE est le seul raticide à prise unique qui empêche les rats de s'alimenter dès qu'ils ont consommé une quantité létale: les rats ne consomment plus d'aliments ni d'appâts.C'est un moyen particulièrement économique de lutter contre les rongeurs.RAMPAGE tue les rats et les souris en 2 à 4 jours.Avec les anticoagulants, les rats continuent de s'alimenter pendant 4 à 8 jours, jusqu'à ce qu'ils meurent.Demandez RAMPAGE et les autres produits de qualité de notre gamme complète de raticides TrueGrit à votre détaillant de fournitures agricoles.RAMPAGE est une marque de commerce de Motomco, Ltée 'Marque déposée de SANOFI sanofi SANTÉ ANIMALE A.P.A.division de: SANOFICANADA, INC.Victoriaville, Québec Plans d'écuries Je vous écris, premièrement, pour vous féliciter de la qualité des articles de votre publication et pour vous exprimer l'intérêt que j'y apporte.Je ne suis pas un cultivateur mais je m'intéresse à certains aspects de la vie sur la ferme.C'est pourquoi je suis un de vos fidèles abonnés depuis un peu plus d'un an.Ce qui m'amène à la deuxième raison de cette lettre.J'ai l'intention, dans un avenir assez rapproché, de m'installer à la campagne.Comme j'ai une attirance vers les chevaux, j'ai pensé que vous pourriez m'indiquer un endroit où je pourrais me procurer des modèles ou des plans pour la construction d'une écurie.Alain Beaupré Saint-Hubert N.D.L.R.: Vous pouvez vous procurer des plans de construction en communiquant avec le bureau régional du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, 3230, Sicotte, C.P.40, Saint-Hyacinthe, J2S 7B2, tél.: (514) 773-3924.École de gestion de troupeaux J'ai lu dans le numéro de mars 1989 un article concernant l'exportation de génisses au Venezuela.Or, dans cet article, l'auteur cite l'école internationale de gestion de troupeaux (filiale de Semex Canada).Serait-il possible d'obtenir 1 'adresse de cette école et quelques informations sur la formation?Aubert Lechat Saint-Agapit N.D.L.R.: Vous pouvez obtenir des renseignements sur l'aile technique de Semex Canada en communiquant avec madame Marcia Nyentap, École internationale de gestion des troupeaux, Boîte postale 1919, Kemptville, Ontario, KOG 1J0, tél.: (613) 258-2391.Commercialisation du lapin Depuis huit ans que je demeure en ville, j'ai toujours gardé le contact avec F agriculture.J ' ai grandi sur la ferme paternelle que j'ai dû quitter après la vente de celle-ci.Depuis ce temps je continue de lire Le Bulletin.J'aimerais avoir des informations sur l'élevage du lapin à des fins commerciales.Alain Bourdon Hawkesbury, Ontario N.D.L.R.: Pour obtenir des renseignements sur la mise en marché du lapin, vous pouvez communiquer avec Anne Bou-dreault, Union des producteurs agricoles, 555 boul.Roland-Therrien, Longueuil, J4H 3Y9, tél.: (514) 679-0530.Des bactéries antigel Étant très intéressés et très concernés par «Les bactéries glaçogènes» dans une région nordique, nous aimerions avoir l'adresse des auteurs de cet article paru en page 30 du numéro de mai 1989.Andrée Nault Chambre de commerce, Notre-Dame du Nord N.D.L.R.: Votre lettre illustre bien que la diffusion et la vulgarisation de la recherche peuvent rapporter autant à la collectivité qu'au secteur de la recherche lui-même.Vous pouvez rejoindre les auteurs à Agriculture Canada, 2560, boul.Hoche-laga, Ste-Foy, G1V 2J3, tél.: (418) 657-7980 Production laitière Les problèmes de boiterie coûtent cher Le bain de pied (pédiluve) prévient et traite plusieurs maladies des onglons.par Gilles Rivard, m.v.epuis une vingtaine d'années, les (boiteries chez les bovins laitiers sont une des causes importantes de pertes d'argent sur les fermes laitières.Ces pertes sont dues à la diminution des ventes de lait, à la perte de poids, à la mortalité ou l'élimination prématurées des vaches.Les problèmes d'infertilité, les pertes de temps et les frais vétérinaires complètent le tableau.Même s'il est impossible d'évaluer précisément le coût total des boiteries chez la vache laitière, le Dr Hugues Saint-Pierre de la faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe a déjà estimé ces pertes à près de 10 millions de dollars par année, juste pour le Québec (Symposium sur les bovins laitiers, 1982).Un troupeau où l'incidence de boiteries excède 15 % est généralement considéré comme troupeau problème.Une enquête systématique devrait alors être complétée afin de diagnostiquer leurs causes et leur fréquence.Les autres éléments importants à observer pour porter un bon diagnostic seraient : l'âge où les animaux sont atteints, la saison où l'incidence est la plus élevée, le stade de lactation, la description des principales lésions observées, le mode de stabulation (plancher, attaches, espace vital, etc.), qualité du pâturage, accidents du terrain (drainage,pierres,eau,etc), l'alimentation et les méthodes de prévention utilisées.En plus des boiteries causées par des affections aux parties supérieures des membres ou même à la colonne vertébrale, diverses maladies des onglons causent la plupart des boiteries.Ces maladies aux onglons peuvent être classées selon les tissus atteints : ainsi, nous aurons les affections des tissus mous (piétin) et les affections des tissus durs (ulcères de la sole, bleime, etc.).Les maladies des tissus durs des onglons sont causées généralement par des problèmes d'alimentation (fourbure) ou par des blessures à la corne; tandis Gilles Rivard, médecin-vétérinaire, est consultant en santé animale, pour le MAPAQ à Rock Forest.Des pâturages bien drainés, sans pierres ni problèmes de boiterie.que les maladies de la partie molle des onglons sont généralement causées par des infections bactériennes ou par des problèmes d'hygiène dans l'environnement des vaches.Étant donné que ce dernier groupe d'affections se rencontre surtout durant l'été, nous traiterons seulement de celles-ci dans cet article.Le vrai piétin Les principales maladies affectant les tissus mous des onglons sont le piétin (ou phlegmon interdigité), l'érosion du bulbe (ou piétin d'étable), la dermatite interdigitée et l'hyperplasie interdigitée.Souvent, l'éleveur ne fera pas la distinction entre ces différentes affections qu ' il nommera toutes par le terme générique de «piétin».Cette infection, souvent appelée phlegmon ou nécrobacillose interdigitée fait suite à des blessures des tissus mous du pied.Mais la cause déterminante est accidents de terrain évitent plusieurs toujours une bactérie nécrosante (surtout Fusobacterium necrophorum), très répandue dans le sol où elle se multiplie facilement en présence d'humidité.Ainsi, tout ce qui peut causer des blessures à la peau située entre les deux onglons permettra la pénétration des bactéries : mottes de terre durcies, accumulation de fumier et paille séchée entre les onglons, surfaces rocailleuses (entrées et sorties d'étable), parcelles de terre gelées ou même des morceaux de glace coincés entre les onglons.La maladie est facilement identifiable.Subitement, une boiterie apparaît et il y a enflure au niveau du pied, surtout à l'arrière; une odeur de chair pourrie (nécrose) est aussi caractéristique.Progressivement, la nécrose des tissus situés plus profondément s'installe et la boiterie devient plus marquée avec apparition de fièvre et l'animal peut même arrêter de se nourrir ou du moins Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 9 son appétit diminue.L'enflure se développe tout autour du pied, à la couronne (tissu au-dessus des onglons) et peut même s'étendre plus haut avec tendinite, lacération et rupture de la peau apparaissant sous forme de crevasses importantes à l'arrière du pied et entre les deux onglons.Lorsque les traitements au moyen d'antibiotiques sont administrés dès le début de la maladie, il y a généralement guérison assez rapidement.Sinon, il y a souvent nécessité d'intervention chirurgicale comprenant un debridement des tissus nécrosés suivi d'un pansement avec antiseptique local en plus des traitements systémiques anti-infectieux.Cette maladie peut être prévenue en améliorant les conditions d'hygiène dans l'habitat des animaux et en prévenant les blessures aux pieds.L'usage de bain de pied (pédiluve) contenant une solution de formaline (2-5 %) ou de sulfate de cuivre (5-10 %) aiderait beaucoup à prévenir la contamination des animaux non atteints.L'érosion du bulbe Aussi appelée crevasses en talon, piétin d'étable ou d'hiver, cette affection du pied de la vache se produit surtout au cours de l'hiver.Nous pouvons cependant la rencontrer en toute saison lorsque des animaux sont gardés à l'étable et parfois même au pâturage.Cette maladie passe souvent inaperçue, car l'animal peut en souffrir pendant plusieurs jours sans manifester de symptômes de douleur.On pourra remarquer chez certaines des crevasses aux talons.La peau à cet endroit sera parfois enflammée avec un suintement à odeur nauséabonde (tissus nécrosés).Ces crevasses sont surtout observées aux talons, juste au-dessus de la come des onglons.L'animal atteint montrera parfois des signes d'inconfort en piétinant ou en s'appuyant davantage sur le bout des pieds.Certaines conditions du milieu favorisent l'apparition de cette affection : l'humidité permanente du milieu (plancher, dalot.), l'accumulation de fumier durci sur le ciment et des stalles trop courtes qui obligent les animaux à garder leurs membres postérieurs dans le dalot sont souvent associées à cette pathologie.Des déficiences nutritionnelles en vitamine A et en zinc sont parfois accusées de favoriser cette maladie.Son traitement est relativement facile si on intervient dès le début.Un bon parage (taillage) des onglons, surtout dans la partie avant, pour diminuer 1 ' appui en talon, favorisera la guérison des sujets atteints et aidera à prévenir de nouveaux cas.On favorisera la guérison en désinfectant parfaitement les crevasses et les tissus environnants du pied avec de 1 ' iode à 2 % ou avec une solution à base de sulfate de cuivre qui asséchera en plus le milieu affecté.Un environnement propre et des bains de pieds (pédiluve)sont aussi recommandés pour prévenir la transmission de l'infection.La dermatite interdigitée et l'hyperplasie interdigitée La dermatite interdigitée est une inflammation superficielle généralement peu sévère de la peau située entre les onglons.Cette affection peut causer un peu de boiterie et conduire à une infection chronique surtout si les animaux sont gardés dans des conditions humides et non hygiéniques.Cette affection répond bien aux traitements locaux avec antibiotiques et an- tiseptiques.Un milieu sec et hygiénique ainsi que l'usage de bains de pieds renouvelés au besoin préviendra son apparition.L'hyperplasie interdigitée est une condition patholoqique plus rarement rencontrée chez les animaux laitiers que chez les races à boeuf.Cette affection apparaît sous la forme d'un épaississe-ment de la peau située entre deux onglons.Elle provoque la formation d'une masse (3 cm) bien visible entre les deux onglons qui s'écartent généralement en présence de cette anomalie.Elle peut être héréditaire, mais fait souvent suite à des irritations chroniques entre les onglons.Le traitement nécessite la plupart du temps de la chirurgie sous anesthésie locale.S'il y a récurrence de la condition, on doit se défaire de l'animal.Le pédiluve Peu utilisé au Québec, l'emploi du bain de pied (pédiluve) mériterait d'être plus répandu sur nos fermes laitières, aussi bien pour le traitement que pour la prévention des maladies des onglons.Des solutions de formaline (5 %) ou de sulfate de cuivre (10 %) peuvent être utilisées comme désinfectants et aussi pour leur action astringente afin de durcir la come.On recommande que le pédiluve soit situé à la sortie de la salle de traite ou de l'étable, dans un endroit couvert.Il devrait être suffisamment long (11 mètres) et divisé en deux sections : une section remplie d'eau servant au lavage des pieds et la seconde contenant le désinfectant.Les deux parties doivent être dotées de drains séparés et la solution antiseptique devrait être remplacée après 800 passages environ.¦ ^BUTLEÈ Il n'y a qu'un modèle original de videur à silo: BUTLER, le voici! Nous sommes le distributeur exclusif de la compagnie BUTLER qui vous offre des produits de qualité supérieure.• videur à silo convoyeur-nourrisseur mélangeur wirlonr Rlf5 IIIV/I (te seul à déchargement par VlUcUr DlU-dlIVI le bas pour silo conventionnel) 3 ANS de garantie même sur notre peinture SILO JEAN-MARC LAMBERT INC.4250 rue Vachon I Drummondville, Québec J2B 6V4 ffiL_L Tél.: (819) 474-6989 - Fax: (819) 474-6990 10 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Production fourragère Luzernières : tout peut se jouer en août Le moment de coupe et une fertilisation potassique élevée prolonge la vie de la luzernière.par Réal Michaud Au Québec, la luzerne subit de sérieux dégâts environ une fois tous les cinq ou six ans.Avant le dernier hiver, il faut remonter aux hi vers 1975-76 et 1982-83 pour retrouver autant de dommages aux luzernières.Cependant, il est intéressant de noter que malgré la similitude des conditions climatiques à l'intérieur d'une même région, certaines luzernières s'en sont bien tirées tandis que d'autres ont été passablement détruites.Cet hiver, la luzerne a péri aussi bien dans les baissières que sur le dessus des buttes.Dans le premier cas, le mauvais drainage et la formation de glace seraient en cause tandis que l'absence de neige durant les périodes de grand froid pourrait expliquer le périssement sur les buttes.On a également pu remarquer que les luzernières âgées ont été plus endommagées que les jeunes qui possèdent des plantes plus saines et plus vigoureuses pour faire face à des conditions rigoureuses.Ces situations reflètent bien toute la complexité du problème de la persistance et de la survivance à l'hiver chez la luzerne.Alors que faire?Le producteur peut, grâce à un bon système d'exploitation, influencer la santé et la vigueur des plantes et ainsi favoriser leur survie.Les effets d'un bon système d'exploitation sont souvent moins perceptibles à la ferme car on a peu de points de comparaison.Cependant, des résultats de plusieurs recherches réalisées au Québec et ailleurs démontrent que le système de coupe joue un rôle important sur la persistance de la luzerne.Au Québec, il est clair que la persistance est largement favorisée par un système à deux coupes par rapport à un système à trois ou quatre coupes.Le système à trois coupes est cependant largement adopté parce qu'il permet de récolter plus de fourrage de qualité.Cependant, quelle que soit la fréquence d'exploitation, il faut respecter certaines exigences pour assurer la persistance de la luzerne._ Dr Réal Michaud est agronome à la Station de recherches d'Agriculture Canada, Sainte-Foy.Traditionnellement, on a recommandé d'éviter de couper la luzerne pendant la «période critique automnale».Durant cette période qui varie d'une région à l'autre et qui s'étend généralement de la mi-août au tout début d'octobre, la luzerne doit pouvoir fabriquer et emmagasiner suffisamment de réserves nutritives dans ses racines pour résister au froid, vivre durant la dormance hivernale et redémarrer le printemps suivant.Idéalement, on devrait s'abstenir de couper la luzerne durant cette période critique et attendre après les premières gelées pour récolter afin d'éviter que les jeunes pousses n'utilisent les réserves.En pratique, le producteur est souvent confronté à des contraintes d'ordre climatique ou autre, et ne peut pas appliquer ces pratiques de façon aussi rigide.Il faut, cependant, viser à utiliser un système qui va permettre de récolter le plus tôt possible à l'automne tout en réduisant les effets négatifs sur la persistance et le rendement.Les résultats d'une étude actuellement réalisée en plusieurs endroits au Québec confirment que des coupes ef- fectuées entre le 10-15 août et le 20 septembre entraînent une plus forte baisse de la persistance que celles réalisées après cette dernière date.Cependant, les résultats de cette étude et ceux d'autres études similaires dans le nord des Etats-Unis indiquent que la dernière coupe n'est peut-être pas la seule à avoir un effet marquant sur la persistance.Tout peut se jouer en août Dans un système à trois coupes, il semble que la longueur de l'intervalle avant la dernière coupe soit un critère presque tout aussi important que la date de la récolte finale pour la détermination de la survie et du rendement.La deuxième coupe devrait être effectuée au moins sept semaines avant la dernière coupe qui devrait être faite après le 20 septembre pour respecter la période critique.Cette deuxième coupe devrait donc s'effectuer vers la fin de juillet ou au tout début d'août et environ six semaines après la première coupe.De nos jours, même si le rendement et la persistance demeurent toujours des préoccupations majeures, l'accent est davantage mis sur la qualité dans le Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 11 système de production des fourrages.Pour atteindre cette qualité tant recherchée, plusieurs producteurs prélèvent une coupe précoce généralement vers le début de juin.La luzerne est alors souvent au stade boutons ou pré-floraison ; sa qualité est excellente.Toutefois, à ce stade, les réserves nutritives dans les racines sont encore basses et des coupes répétées réduisent sa longévité par l'affaiblissement et la disparition progressive des plantes.Afin de permettre à la luzerne de remonter ses réserves nutritives à un niveau adéquat, il est souhaitable qu'une coupe au cours de la saison soit faite au stade floraison.La deuxième coupe est souvent celle qui se prête le mieux à cette exigence.Un intervalle de six semaines entre la première et la deuxième coupe va permettre de refaire les réserves nutritives souvent amoindries par une première récolte précoce tandis qu'un intervalle d ' au moins sept semaines entre la deuxième et la troisième coupe semble tout indiqué pour maintenir la production.La deuxième coupe, effectuée vers la fin de juillet et le début d'août, est donc extrêmement importante pour maintenir la vigueur et la persistance de la luzerne.Et la fertilisation.Le potassium est présent dans la luzerne en plus haute concentration que n'importe quel autre élément minéral à l'exception peut-être de l'azote.Il atteint des niveaux de concentration dans la plante qui peuvent varier de 1 à 3 %.La teneur en potassium dans la plante tend à diminuer avec la maturité.En conséquence, un système d'exploitation qui pratique des coupes hâtives et fréquentes demande une plus grande fertilisation potassique.Chaque tonne métrique de fourrage prélève de 25 à 30 kg de potassium par hectare.Pour maintenir le rendement et la persistance, il faut retourner au sol les éléments prélevés lors de la récolte.Le potassium joue un rôle capital dans beaucoup de fonctions végétales et modifie certains mécanismes dans la plante comme la translocation, l'emmagasinage des réserves nutritives et le développement de la résistance au froid (aoûtement) à l'automne.Les effets bénéfiques du potassium sont d'autant plus marqués que la plante est cultivée dans des conditions stressantes.Une fertilisation potassique élevée permet d'accroître le niveau des hydrates de carbone qui forment les réserves nutritives dans les racines, aide la luzerne à rester vigoureuse, favorise l'endurcissement et prolonge la durée de vie de la luzer-nière.Lorsque la luzerne est cultivée en association avec une graminée, la fertilisation potassique devient encore plus importante.En effet, les graminées sont beaucoup plus efficaces que la luzerne pour tirer le potassium du sol.La luzerne en sera ainsi privée.Le premier pas vers une bonne fertilisation est l'analyse du sol car les besoins de la luzemière vont varier selon les propriétés et les réserves du sol.Les fumures d'entretien doivent donc tenir compte de ces facteurs et des quantités exportées par la récolte.Les applications peuvent être fractionnées ou effectuées en une seule fois.Le fractionnement permet d'adapter l'offre en potassium à la demande de la plante et d'en régulariser la composition minérale.Un épandage unique d ' une quantité de potasse supérieure à 250-300 kg/ha peut entraîner un certain «gaspillage».En haut de ces taux, il est souhaitable de fractionner.L'application de potassium peut se faire tout au long de la saison mais est souhaitable avant la fin d'août afin de permettre à la plante d'en bénéficier tout au long de sa croissance pré-hivernale.Août est une période importante dans la gestion de la luzerne tant au niveau de la coupe que de la fertilisation.C'est pourquoi en août, il faut soigner votre luzer-nière.¦ en assurance de dommages et en assurance-vie.LE SERVICE La Société mutuelle vous offre un service personnalisé, basé sur le professionnalisme et l'expertise d'une équipe gagnante.LA SÉCURITÉ La Société mutuelle membre du Groupe Promutuel, est partenaire d'un fonds de garantie, unique au Québec, de plus de 4 millions $.FAITES LE BON CHOIX ! OPTEZ POUR.VÏNP mm PROMIJTUEL 12 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Production laitière Les meilleures productrices du PATLQ-Officiel • Productions acceptées en mors 1989 ayant une MCR cumulative de 700 et plus • Lactation sur une base de 305 jours • Le nom du taureau (père de l'animal) est généralement inscrit entre parenthèses à la suite du nom de la vache Nom de la vache No d'enr.ou NIP Date de vêlage Âge Lait (kg) % de gras % de prot.MCR lait MCR gras MCR prot.Ayrshire - Classe adulte - 5 ans et plus Turcoval Mrb Lichette (BP) (Hardy Farm MR B) Marc A.Turcotte, Val Brillant, Matapédia 0925681 05-88 5-00 10 522 3,85 3,44 278 260 289 Ruisseau Clair Soya (TB) (Selwood Royal Welcome) Marcel Drapeau, Normandin, Roberval 0697668 03-88 6-03 10 257 3,94 3,41 255 248 263 Cyr Star Pouding (B) (Oak Ridge Star Man) Gilles Cyr, Leeds Village, Mégantic 0885076 04-88 6-00 9 672 4,13 3,17 246 248 238 Ayrshire - Classe senior - 4 ans Lessard Farm Pyvely (B) (Hardy Farm MR B) Léon Lessard, St-Joseph, Beauce 1121609 05-88 4-07 9 410 3,87 3,42 253 238 264 Ayrshire - Classe junior - 4 ans Lebel Soleil (BP) (Mar-Ral Madge's Boy) Huguette et Denis Lebel, St-Narcisse, Rimouski 0700918 04-88 4-01 9 588 4,39 3,35 263 281 268 Soucy Vestuoso Rapie (BP) (Lagace Betty's Vestuoso) Ferme la Gaspésienne, Nouvelle ouest, Bonaventure 0709697 04-88 4-03 8 745 3,85 3,56 237 223 257 Ayrshire - Classe senior - 3 ans Sony de Ste-Louise (BP) (St-Césaire Johnny) Ferme des Trois Maisons Inc., Ste-Louise, L'Islet 1121183 01-88 3-09 9 107 4,40 3,66 247 266 275 De Ste-Victoire Dena (TB) (St-Césaire Johnny) Ferme Ste-Victoire Inc., Ste-Victoire, Richelieu 0705499 03-88 3-08 9 085 3,56 3,25 252 218 248 Ayrshire - Classe junior - 3 ans De Ste-Victoire Joh Gran Y (BP) (Si- Césaire Johnny) Ferme Ste-Victoire Inc., Ste-Victoire, Richelieu Sl-Clément Royal Reine (BP) (Granbyenne Royal Command) Jacques & Bernard Daoust, Beauhamois, Beauhamois 0707748 02-88 3-05 10 497 3,33 3,10 296 240 278 0707539 03-88 3-04 8 955 4,25 3,47 256 265 270 De Ste-Victoire Mélody (B) (Mélody Lane Evremonde) Ferme Ste-Victoire Inc., Ste-Victoire, Richelieu Turcoval Jona Ti Coe 20S (B) (Granbyenne Jonathan) Marc A.Turcotte, Val Brillant, Matapédia 0712218 03-88 3-01 9 378 3,62 3,03 276 243 254 1122821 04-88 3-04 8 975 3,69 3,39 262 233 269 De Ste-Victoire Jody et Ste-Césaire Johnny (B) Ferme Ste-Victoire, Ste-Victoire, Richelieu Du Bosquet Colombine (BP) (Ayr-Phoe Gentleman) Ferme Caron & Fils Inc., St-Roch des Aulnaies 0715795 03-88 3-02 8 748 3,59 3,26 255 221 252 0709741 02-88 3-04 8413 4,16 3,29 239 241 239 Ayrshire - Classe junior - 2 ans Soucy Greta (Rallonge Liberace 35K) Ferme la Gaspésienne, Nouvelle ouest, Bonaventure Petite Rivière Rebel Umory (BP) (Des Peupliers Rebel) Jean-Marie Giguère, Ste-Marie, Beauce 0723125 04-88 2-00 7 320 4,41 3,69 258 272 290 0723778 05-88 2-01 7 144 4,12 3,42 252 247 263 Haut Pré Ursine (BP) (St-Césaire Johnny) Marcel Masse, Louiseville, Maskinongé 0724536 03-88 2-00 7 398 3,86 3,32 258 238 261 Haut Pré Ureka (B) (Des Peupliers Rebel) Marcel Masse, Louiseville, Maskinongé 0724531 03-88 1-11 7 470 3.51 3,19 265 222 256 De Ste-Victoire Indy (B) (St-Martin Intense I6K) Ferme Ste-Victoire Inc., Ste-Victoire.Richelieu 0719472 04-88 2-03 7 157 3,85 3,32 241 s 222 242 Holstein - Classe adulte - 5 ans et plus Vchale Make Rite Cricri (TB) (Inglwae Make Rite) Ferme Vachalè Era., Ste-Anne des Plaines, Terrebonne 3652307 05-88 6-05 13 032 3,19 3,12 252 218 245 Plainelac Summie Elevator (BP) (Aquarius Elevator) Christian Laçasse, St-Vallier, Bellechasse 1000304 04-88 5-04 13 199 2,96 3,14 256 205 251 Malirou Marjorie Elevator (TB) (Aquarius Elevator) Ferme Mybel, Plessisville, Mégantic 3728701 11-87 5-07 13 259 3,31 3,11 244 217 247 Macadorr Melvina (BP) (Inglwae Make Rite) Terry Macdougall, Shawville, Pontiac 0831377 04-88 5-07 12 049 3,77 3,22 233 237 234 Holstein - Classe senior - 4 ans Vachalè Ultimate Lyna (BP) (Quality Ultimate) Ferme Vachalè Enr., Ste-Anne des Plaines, Terrebonne 3828208 02-88 4-11 13 227 3,89 3,14 252 265 252 Canco Premier Nora (B) (A Robthom Premier) Candide Corriveau, St-Vallier, Bellechasse 0981404 01-88 4-06 13 455 3,36 3,01 259 235 249 Holstein - Classe junior - 4 ans Hectare Can Violette (B) (Stanhope Cannonade) Les Hectares Verts, Roxton Pond, Shefford Flueta Impact Nina (TB) (Glenafton Impact) Ferme Raymond Pelletier, St-Georges, St-Simon, Bagot 3968221 05-88 4-02 12 590 3,52 3,48 257 245 279 3970648 03-88 4-04 12 407 4.21 3.29 245 278 256 Cotopierre Elite Wilma et A Chief Elite OfR-K-0 (TB) Ferme St-Pierre et Fils Enr., Rimouski, Rimouski 3999766 12-87 4-04 13 117 3,83 3,01 253 263 245 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 13 Nom de la vache No d'enr.ou NIP Date de vêlage Âge Lait (kg) % de gras % de prot.MCR lait MCR gras MCR prot.Perio Cherry Astronaut (B) (Cherry Lane Starbright) Réal Grenier, Wotton, Wolfe 3924994 02-88 4-03 13 134 3,39 2,86 258 237 235 Cyrano Elsol (B) (Willowholme Mark Anthony) F.Cyrano Inc., Danville, Richmond 1022726 02-88 4-00 11 669 3,72 3,36 2,33 235 248 Amicow Broker Alys (BP) ( A Hanover-Hill Broker) Ferme Amicow Inc., St-Henri, Lévis 3939266 04-88 4-03 10 968 4,24 3,44 221 253 238 Sunior Enhancer Cora (BP) (Glenafton Enhancer) Fred Sundborg Jr, Ormstown 4003655 05-88 4-02 11870 3,49 3,11 242 229 235 Holstein - Classe senior - 3 ans Gébéral Molly Pyramid (Altona Lea Pyramid) Réal et Benoit Bergeron, Aston, Nicolet 1229550 01-88 3-10 14 872 3,22 2,60 301 262 248 Bersyl Rama (BP) (A Sleepy-Hollow Glen Best) Ferme Bersyla Inc., Stratford, Wolfe 3980380 12-87 3-10 13 039 3,47 2,81 262 247 235 Bayonne Ridelle Enhancer (BP) (Glenafton Enhancer) Claude Dumontier, Berthierville, Berthier 1008779 03-88 3-11 12 463 3,03 3,03 253 207 242 Holstein - Classe junior - 3 ans Hectare Enhancer Marie (B) (Glenafton Enhancer) Les Hectares Verts, Roxton Pond, Shefford 4117688 03-88 3-00 11 160 4,06 3,34 246 271 358 Ythebe Pinky Premier (BP) (A Robthom Premier) Ferme Ythebe Inc., St-Michel, Bellechasse 4130308 03-88 3-01 11 826 3,83 2,96 258 268 240 Janibert Nadia Cannonade (B) (Stanhope Cannonade) Paul Robert, Ange-Gardien, Rouville 1311607 04-88 3-01 11 509 3,35 3,03 256 232 241 Janibert Adela Valentin (BP) (Ghielen Valentin) Paul Robert, Ange-Gardien, Rouville 4052180 10-87 3-01 12 141 2,94 3.03 262 208 250 Phamilou Valentin Cynthia (BP) (Ghielen Valentin) F.Phamilou Inc., Upton, Bagot 1311666 01-88 3-01 11935 3,03 2,89 259 213 235 Duhibou Pony Renette (B) (A MR Giltex Pony Express) Emile Bilodeau, St-Lambert, Levis 4141806 05-88 3-01 10 092 4,00 3,27 227 246 229 Maryguy Breeze Jolie (B)(A Lime-Hollow Breeze) Jean-Guy Rainville, Ste-Marie de Monnoir, Rouville 4095462 02-88 3-01 10487 3,75 3,39 227 231 242 Holstein - Classe senior - 2 ans Provetaz Louange Starbuck (BP) (Hanoverhill Starbuck) Ferme Jaton et Gremion Enrg, Coaticook 4171964 03-88 2-08 9 651 4,02 3,52 221 241 246 Guayclair Starbuck Lislet (BP) (Hanoverhill Starbuck) Marcel Guay, St-Philippe, Argenteuil 1323326 02-88 2-10 10776 3,45 3,18 239 224 241 Holstein - Classe junior - 2 ans Lehoux Mattador Loulou (BP) (A Butlerview Mattador) Ferme B.Lehoux et Fils Inc., St-Elzéar, Beauce 4269753 04-88 2-01 9 749 4,05 3,52 246 270 274 Kakouna Starbuck Maîtresse (A Hilltoper Warden) Clément Saindon, St-Alexandre 4275151 04-88 2-01 9 863 3,93 3,40 248 266 268 Jongleuse Warden Tercel (BP) (Meadow Lee Fantastic) Clément Saindon, St-Alexandre 4203250 12-87 2-01 9 724 3,91 3,50 229 245 258 Assomption Fantastic Anna (BP) (Meadow Lee Fantastic) F.Assomption Enrg., St-Joseph, Beauce 4270515 04-88 2-00 8 850 4,16 3,40 226 258 245 Roystein Jade Topper (B) (Brockview) Ferme Lucien & Guy Roy Inc., St-Alexandre, Iberville 4329373 05-88 1-11 9 255 3,70 2,99 244 246 229 Frangivan Evelyn Starbuck (B) (Hanoverhill Starbuck) Gilles & Yvan Meunier.St-Paul D'Abbotsfoid 4291591 05-88 2-00 8 754 3,91 3,52 227 241 251 Desnette Ritsie Mark et Walkway Chief Mark (BP) Jean Desrochers, Warwick, Arthabaska 4282175 05-88 2-03 9 533 3,75 3,18 236 242 235 Rocheray Starbuck Bahamas (B) (Hanoverhill Starbuck) Raymond Rochat, Pike River, Missisquoi 4253391 12-87 2-00 10 358 2,98 3,13 253 207 251 Bonvent Lazer Gigi (B) (A La-Bar Lazer) Donat & Martin Génois, St-Raymond, Portneuf 4261147 04-88 2-02 9 845 3,43 3,04 244 228 236 Lada Starbuck Nana (B) (Hanoverhill Starbuck) Daniel Laroche, Chesterville, Arthabaska 4278467 04-88 2-01 9 247 3,58 3,25 233 227 240 rekïï HO 832 A SIR TRUE GRIT ET, BP Harmony Corners Simon X Limestone Standout Strephon Pour une généalogie différente et un rendement très élevé en lait, optez pour True Grit.De plus: fertilité élevée.CONFORMATION (02/89) Rép.60% Cote + 2_ Fille de TRUE GRIT: Paternelle True Emma-Red, NC MCR 205L-175G proj.Luc Lapointe, Jonquière, Québec 3450, rue Sicotte, C.P.518, Saint-Hyacinthe, Québec J2S 7B8 Tél.: 514-774-1141 PRODUCTION (02/89) Rép.69% Lait +15 Gras + 4 (-,29%) Protéine + 8 (-,14%) Télécopieur: 514-774-9318 14 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 BIEN SÛR, JE VENDS LES ÉPANDEURS NEW IDEA.ET POUR 2 EXCELLENTES RAISONS! 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Products - New Idea CP.3100.Cambridge.Ontario N3H 4S1 Tél.: (519) 622-3440 Fax: (519) 622-1053 Production animale Le Québec à l'heure du bison Quand on pense aux immenses pâturages non utilisés et à la résistance du bison aux rigueurs de notre climat, il semble logique de remettre le bison sur la carte agricole du Québec.par Jean-Pierre Girard Debout dans la boîte de la camionnette, Gervais Bisson secoue une chaudière de moulée depuis quelques secondes.Soudain, à l'orée du bois apparaît un gros mâle farouche.Derrière lui, un autre animal, puis un autre.Tout le troupeau, méfiant, viendra voir de quoi il retourne.Ce sont des bisons d'Amérique.Nous sommes à Saint-Claude, en Estrie, sur une ferme de plus de 650 acres, où vit l'un des trois plus gros troupeaux de la province (environ 70 têtes, dont 35 femelles reproductrices).Le bison n'est pas un animal au doux tempérament.M.Bisson le dit lui-même assez traître et malin, surtout quand il se sent coincé.«A ce moment-là, dit-il, il peut franchir des clôtures de sept pieds de haut et vous faire courir un bon moment avant de se laisser rattraper.Il faudra la plupart du temps l'abattre pour lui remettre la main dessus; le meilleur conseil à celui qui veut se lancer dans cet élevage, c'est de bâtir d'abord un bon corral !» Chez M.Bisson en tout cas, interdiction pour tout le monde d'aller à pied dans le champ.Surtout quand on abat une des bêtes, car l'odeur du sang rend les autres folles.La force de l'animal, sa rapidité et sa nervosité obligent l'éleveur à se munir d'un corral à toute épreuve.Pour l'instant, avec l'installation dont dispose M.Bisson, il faut abattre la bête sur le champ, au fusil, en présence du vétérinaire (pour certifier que le bison était bien en vie au moment de l'abattage).On le saigne sur place, on le charge et on l'emmène à l'abattoir.Si on doit l'attraper pour vérifier son état de santé, il faut l'endormir à la seringue.Les maladies qui frappent le bison sont à peu près les mêmes que celles qui incommodent les boeufs: parasites internes, vers de poumon, d'estomac, d'intestins, pink-eye, tuberculose, brucellose.Les vaccins sont aussi les mêmes.Avant la piqûre, il faut identifier la bête malade, la localiser une fois la seringue prête, l'isoler, etc.Il existe bien un pistolet à eau pour asperger l'animal d'une solution mé- Le bison est un animal farouche.Pour vérifier son état de santé, il faut d'abord l'endormir.dicamentée qui pénétrera l'organisme mais, encore là, il faut être très près de la bête.La solution est donc à nouveau un corral bien aménagé.Même en captivité, il règne une imposante hiérarchie au sein d'un troupeau.Les bêtes se tiennent toutes par groupe d'âge et c'est le groupe le plus faible qui est toujours obligé, l'hiver, de battre la piste menant à la prochaine balle de foin à manger.Une fois qu'il y est parvenu et qu'il l'adécroûtée, il doit céder sa place à l'un des groupes plus forts.Le système de gestion de troupeau, que M.Bisson mettra en branle grâce au corral, évitera que le groupe le plus faible soit trop hypothéqué par cette hiérarchie naturelle.Le bison, de plus, est un animal soumis à la loi sur les bêtes sauvages en captivité.L'éleveur doit conséquemment être équipé de manière à ce que les inspecteurs fédéraux puissent évaluer l'état de santé des bêtes à n'importe quel moment.Un autre point en faveur d'un corral.Mise en marché M.Bisson, président de la toute jeune association des éleveurs de bisons du Canada, (cinq ans en 1989) travaille présentement à faire sanctionner par Ottawa la loi du pedigree.Par cette loi, il sera possible de constituer un troupeau de base, de dresser des lignées, d'établir des critères de qualité.Les premières bêtes du premier troupeau homologué seront considérées troupeau de base et la première génération qui suivra sera enregistrée officiellement.Au terme de l'acceptation de ce projet de loi devrait également apparaître un système de classification des carcasses renseignant le consommateur sur la qualité de la viande qu'il achète (un peu comme pour le boeuf).À maturité, la bisonne pèse entre 900 et 1 500 livres et le bison entre 1 800 et 2 500 livres.On vend une carcasse de bison environ 5 $ la livre de viande.(Pour une bête de 1 400 livres, on récupère plus de 700 livres de viande).16 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Sur le marché, la viande de bison vaut deux ou trois fois plus cher que la viande de boeuf.Malgré ce coût en apparence élevé, les fins connaisseurs sont en nombre suffisant pour que s'écoule toute la production de viande de bison au pays.«Pas question de faire de la publicité, dit M.Bisson; si la demande était plus forte, nous ne pourrions la combler.» Cette année, uniquement pour fournir les hôteliers avec lesquels il est déjà engagé et ne pas perdre leur clientèle, M.Bisson doit aller chercher du bison dans l'Ouest et le revendre sans réel profit.La viande de bison est très maigre, très riche en protéines et très pauvre en gras (environ 25% de moins que le boeuf).Cela signifie qu'un morceau de viande de bison cuit dans la poêle y perdra moins de graisse qu'un morceau de boeuf.A l'achat, on paie donc la viande de bison plus cher, mais le pourcentage de viande sur le cube de bison devrait être supérieur au pourcentage de viande sur le cube de bœuf d'un poids similaire.Investissements Vivre de l'élevage du bison exige un bon capital de départ.On peut se procurer une femelle reproductrice pour 2000 $, bien que celles qui ont fait leurs preuves coûtent facilement 6 000 $.Un excellent reproducteur peut valoir jusqu'à 10000$.Un troupeau de 200 reproductrices garantit une bonne rentabilité.A cela, il faut cependant ajouter un mâle par 10 femelles, ce qui est fortement conseillé pour assurer que toutes les bêtes soient porteuses.Il n'existe pas d'insémination artificielle pour les bisonnes.Le coût d'achat des bêtes, les délais de fertilité pour les femelles (au moins trois ans), le corral à toute épreuve, de même que les grandes étendues de pâturage dont le troupeau a besoin et la machinerie de base, sont les aspects les plus dispendieux de ce type d'élevage.Au Québec, il y a environ une quinzaine d'éleveurs de bisons dont trois (Mont-Laurier, Lampton et Saint-Claude) ayant plus de 60 têtes.Tous s'y sont d 'abord adonnés comme à un hobby, parce qu'ils aimaient les bêtes et les travaux physiques, mais n'aimaient pas tirer des vaches matin et soir.M.Bisson se hissera cependant bientôt au rang des gros éleveurs canadiens.Il mise sur le fait que le marché du bison est en pleine expansion, notamment au niveau de l'exportation.Il a en effet décidé de faire de cet élevage sa seule activité.Par le biais, entre autres, d'une société de commandite, il a fait l'achat des 700 plus belles femelles des Etats-Unis.Il veut mettre toutes les chances de son côté pour que ces bêtes soient, dès la première génération, reconnues aptes à l'exportation.Des projets Cette année, il vendra sa production à un commerçant qui l'écoulera sur les marchés étrangers.À sa connaissance, il est le premier à faire de l'élevage du bison son activité principale et à en tirer son principal revenu.Son troupeau atteindra 1500bêtes pendant l'été et retombera à 800 en novembre, au moment de la vente des veaux.Les 650 acres de Saint-Claude ne suffiront donc pas pour tout le troupeau.Celui-ci devrait être transféré sous peu sur une ferme de 1 400 acres de bois, de pâturages et de cours d'eau.Mais on ne se procure pas un tel troupeau sans appareillage adéquat.Et c'est à ce chapitre qu'intervient le projet de corral.M.Bisson a décroché une subvention dans le cadre d'un programme conjoint d'Agriculture Canada et Agriculture Québec, «Aide à l'innovation technologique».Il s'agit de l'instauration d'un système novateur de manutention pour animaux qui s'insérera dans un investissement total de 5,5 millions $ (dont plus de 4,5 millions $ iront à l'achat d'animaux).Pour l'instant, M.Bisson gère seul la ferme avec l'aide de son frère Maurice mais, avec le projet, entre 10 et 15 emplois saisonniers pourraient être ouverts.Avec le corral (environ neuf acres), tout le travail serait grandement facilité.On attirera les bêtes aux auges, puis, grâce à un impressionnant système de corridors et un jeu de barrières, il sera possible de les capturer dans une cage à contention dont les parois seront munies d'une multitude de petites portes servant à traiter les bêtes individuellement.On pourra couper les cornes, faire des tests sanguins, vacciner, évaluer l'état de santé général, bref, traiter de manière plus efficace.Le projet est certes ambitieux, mais quand on pense aux immenses pâturages non utilisés du Canada, de même qu'à la grande résistance du bison aux rigueurs du climat, on ne peut que trouver très censé le fait d'investir dans cette industrie et de tenter par tous les moyens de remettre le bison sur la carte agricole du Québec et du Canada.¦ Une forte constitution Les deux espèces de bisons reconnues (bison des bois et bison des plaines) sont originaires de l'Amérique du Nord.Leur distribution naturelle s'étendait d'ailleurs de l'Alaska au Mexique, ce qui en dit long sur la robustesse de l'animal et sur sa capacité d'adaptation aux différentes conditions climatiques.Certains experts affirment que la population originelle de bisons était de près de 60 millions de têtes.De nos jours, les cheptels québécois, canadien et nord-américain ne représentent respectivement plus que 300, 10 000 et 70 000 bêtes environ.Et il faut préciser qu'au Canada, près de la moitié de ces bisons vivent dans des parcs de conservation ou des jardins zoologiques.Grâce à sa très forte constitution, le bison peut vivre à peu près partout sur terre (On retrouve des élevages en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Allemagne et même à Hawaï).Dans certaines régions cependant, 1 ' animal perdra sa bosse et ressemblera davantage à une vache.Un bison termine sa croissance à 11 ans.Il grossit cependant de manière irrégulière; entre la naissance et un an, 11 profite beaucoup; ralentissement la seconde année et nouvelle croissance rapide la troisième.C'est d'ailleurs dans cette troisième année que les bêtes deviennent aptes à la reproduction.C'est aussi dans cette troisième année qu'on décide quelles bêtes seront vendues ou abattues, car entre trois et cinq ans, la croissance sera de nouveau très lente, ce qui augmentera le coût d'élevage pour un moindre résultat au niveau du poids de l'animal.Le bison mange foin et ensilage dans une proportion similaire au boeuf, mais d'une manière différente; son métabolisme est plus lent l'hiver, il absorbe donc moins d ' aliments.Il est beaucoup plus souple que le boeuf pour ce qui est de la qualité des produits offerts (grande capacité de conversion des aliments).L'espérance de vie d'un bison est de 35 ou 40 ans, bien qu'à partir de 20 ans, une femelle ayant donné un veau par année (disons bisonneau, bien que le terme ne soit pas encore accepté dans le dictionnaire) est généralement considérée sur le bord de la retraite.L'accouplement des bisons se fait généralement entre septembre et novembre.Le bisonneau vient au monde en liberté.Il est d'une couleur beige qui vire au noir vers l'âge de trois mois.Pour une gestation de neuf mois, la femelle donne un veau par année.Certaines lignées donneront deux veaux aux trois ans.Note: L'auteur remercie M"c Carole Ricard pour sa précieuse collaboration.Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 17 La performance des hybrides de marque Pioneer® n'est vraiment pas comme les autres! C'est pourquoi, pour les décrire, il a fallu inventer un mot spécial.RENDEMENTENUE"5.Les sélectionneurs de Pioneer recherchent des traits précis qui assurent à nos hybrides RENDEMENTENUE une tenue supérieure et une grande productivité constante.L'an dernier, plus de 7,000 comparaisons effectuées sur des fermes ont démontré que les producteurs de maïs qui avaient semé des hybrides Pioneer au printemps ont bénéficié d'un beau cadeau à l'automne.un rendement additionnel moyen de 6.8 boisseaux à l'acre.Et comme vous ensemencez environ trois acres avec chaque sac, cette amélioration de productivité représente 20 boisseaux de plus par unité semée.Vous pouvez combiner fous les autres produits Pioneer pour profiter d'escomptes de quantité intéressants.Voyez votre représentant pour plus de détails.RENDEMENTENUE.En un mot, c'est la description des hybrides de marque Pioneer.Comparez et vous verrez Procurez-vous un blouson d'hiver gratuit en complétant une comparaison pesée de rendement Pioneer avant le 17 novembre 1989.Contactez votre représentant de Pioneer aussitôt que possible! 3953 2550 unités thermiques • Excellentes récoltes de grain jaune • Fortes racines et tiges • Séchage naturel rapide 3902 2700 unités thermiques • Potentiel remarquable de rendement • Excellente levée de terre au printemps • Grain de bonne qualité • Excellente robustesse des tiges 3772 NOUVEAU! 2900 unités thermiques • Très haut rendement • Tolère très bien la sécheresse • Levée de terre rapide et excellente croissance au printemps • Grain de qualité, à poids élevé au boisseau Vous pouvez combiner tous les produits Pioneer pour profiter d'économies basées sur la quantité! /-7 \ MAÏS DE SEMENCE X*3PI0NEER, PIONEER HI-BRED LIMITÉE, CHATHAM, ONTARIO N7M 5L1 Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux."-^Marque de service de Pioneer Hi-Bred Limitée.^Marque déposée dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée. Machinerie Dossier moissonneuses Un coup d'oeil sur les derniers modèles, de plus en plus efficaces, que proposent les fabricants.par Simon-M.Guertin Les constructeurs de moissonneuses ont accru progressivement la capacité de récolte en augmentant à la fois la puissance du moteur et les dimensions des organes de travail, mais la largeur des routes ou tout simplement la capacité de support des sols les empêche de concevoir de plus grosses machines.Aussi, pour améliorer leurs modèles, ils s'efforcent plutôt de diminuer le nombre de pièces mobiles, de réviser les moteurs, et surtout de rendre plus efficaces tous les organes.En effet, la capacité horaire d'une moissonneuse dépend de la limite imposée aux différents mécanismes qui règlent soit le battage, la séparation du grain et des résidus ou le nettoyage par tamis.Afin d'attirer les acheteurs, chaque constructeur tente de rendre ces mécanismes plus efficaces, et ce, dans toutes les conditions de récolte.Certaines machines ont fait l'objet d'essais par le Prairie Agricultural Machinery Institute (PAMI), groupe indépendant situé dans l'Ouest canadien.Les essais standards du PAMI sont exécutés avec des céréales à paille et ont pour but de mesurer le volume total de matériel (grains et pailles) que la machine peut avaler en maintenant les pertes de grains en deçà de 3 %.Les résultats sont normalement compilés en les comparant à ceux d'une machine qui sert de référence.Le PAMI utilise la moissonneuse John Deere 7720 Titan II à ce titre.Il importe de préciser qu'on ne peut faire de comparaisons simples entre les moissonneuses conventionnelles et les modèles axiaux en ce qui concerne les organes de battage et de séparation.Néanmoins, les spécifications sont fournies à titre indicatif.M-F et Class Massey-Ferguson offrira dès cet automne son modèle de moissonneuse 5650 à battage conventionnel fabriquée au Brésil.D'une capacité moyenne, elle est équipée d'un moteur Perkins 136 cv.L'organe de battage se compose d'un batteur à grande inertie améliorant le rendement avec les récoltes difficiles.Les plates-formes de coupe accompa- Les concepteurs de moissonneuses veulent accroître leurs capacités sans augmenter leurs dimensions gnant cette machine seront offertes en largeur variant de 13 à 19 pieds, tandis que le nez à maïs peut accommoder six rangs.En vertu d'une entente, Massey vendra, également sous ses couleurs, deux modèles conventionnels de grande capacité fabriqués par le constructeur allemand Class.Ces moissonneuses attendues pour la présente récolte seront équipées d'un moteur de 162 cv ou 221 cv.Selon les modèles, le batteur conventionnel occupera une largeur de 52 pouces ou de 62 pouces.Quant à la trémie, elle pourra contenir 150 ou 185 boisseaux selon la grosseur de la moissonneuse.Ces machines possèdent tous les avantages techniques des nouvelles moissonneuses, en plus d'offrir le confort d'une cabine à grande visibilité.Les plates-formes de coupe pourront atteindre 30 pieds de largeur tandis que les nez à maïs seront capables d'accom- moder six ou huit rangs à la fois.Quant à la moissonneuse axiale, Vicon en a acheté la technologie et entend lui apporter des modifications avant de la remettre en vente aux couleurs de Massey dès qu'elle sera au point.Don 1500 Vendue depuis quelques années déjà dans l'ouest du pays, cette moissonneuse soviétique est maintenant offerte au Québec.Elle utilise les principes conventionnels de battage, avec des composantes de grandes dimensions.En effet, le batteur mesure 58,5 pouces de large et 31,5 pouces de diamètre, tandis que son périmètre est garnie de 10 battes.Avec un angle d'enveloppement de 130° et une largeur de 58,5 pouces, le contre-batteur offre une surface de 2160 pouces carrés.Le secoueur conventionnel présente une surface de séparation de 9 596 pouces carrés.Le tamis su- 20 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 MASSEY-FERGUSON M-F 8460 CASE IH 1660 périeur, en deux sections ajustables, couvre 2 591 pouces carrés tandis que le tamis inférieur, également ajustable, offre 2 620 pouces carrés de nettoyage.Le PAMI a testé cette machine à l'été 1988.Le rendement a varié de 13,6 à 21,8 tonnes à l'heure (grains et pailles) soit une capacité de 1,15 à 1,35 fois celle du modèle de référence.On a jugé que cette moissonneuse offre un bon rendement à l'exception du convoyeur d'alimentation qui aurait tendance à former des bouchons.Les conditions à 1 ' intérieur de la cabine sont confortables, sauf pour l'ajustement du volant qui n'offre pas suffisamment de positions.Toutes les fonctions importantes sont supervisées par des détecteurs, toutefois certaines manettes de contrôle posent des problèmes d'utilisation.Avec un moteur de 217 cv, une transmission hydrostatique et une trémie de 170 boisseaux, cette machine peut accommoder des plates-formes de coupe allant jusqu 'à 28 pieds et un nez à maïs à six rangs.Maximizer Avec le lancement de sa nouvelle série 9 000, John Deere a démontré qu'elle préférait le principe conventionnel de battage pour offrir une machine qui s'adapte plus facilement à plusieurs récoltes.Plusieurs modifications ont toutefois été apportées.Le moteur a été installé derrière la trémie ce qui a permis de placer la cabine au centre de la machine.Plusieurs courroies ont été éliminées en faveur de transmissions en roues d'engrenage.Par exemple, un embrayage hydraulique, inspiré de la transmission power-shift, entraîne le secoueur.Un convoyeur d'alimentation allongé de 12 pouces repousse la plate-forme de coupe vers l'avant pour offrir une meilleure visibilité.Ce convoyeurd'ali-mentation plus large alimente un batteur de 26 pouces de diamètre et de 53,5 ou 64,5 pouces de largeur selon les modèles.L'angle d'enveloppement du contre-batteur a été élargi et offre une surface variant de 1 255 à 1 503 pouces carrés qui comprend maintenant 14 battes plutôt que 12.La conception du secoueur a été repensée pour obtenir des surfaces accrues de 20 % variant de 8 618 à 11 625 pouces carrés selon les modèles.Un courant d'air provenant d'un prénettoyeur maintient les résidus légers en suspension pour les repousser vers l'arrière tandis que deux tamis et quatre ventilateurs complètent le système de nettoyage.Ces machines sont offertes en trois modèles et la puissance des moteurs va de 155 à 253 cv.La capacité des trémies varie de 182 à 240 minots.Enfin, avec son plus gros modèle, Deere introduit l'injection électronique du carburant dans les moteurs agricoles en plus d'offrir un nez à maïs pouvant accommoder 12 rangs distancés de 30 pouces.Puisque cette machine est très récente, elle n'a pas fait l'objet d'essai au PAMI.Toutefois, certains agriculteurs au sud de la frontière ont pu s'en servir pendant 1000 heures.Ils ont apprécié la nouvelle cabine et l'allongement du convoyeur d'alimentation repoussant vers l'avant les différentes plates-formes et facilitant la surveillance.Les résultats préliminaires annoncent que les capacités comparées à la série 20 se sont accrues de 10 % pour le maïs et de 20 % pour les céréales à paille.Axial-llow S'inscrivant dans la suite logique des modèles déjà offerts par International Harvester, Case IH présentait en 1986 la Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 21 La vis de coin Brent vous laisse 100% de visibilité Le concept novateur de la vis de coin ou d'angle Brent provoque encore une opération de rattrapage dans l'industrie des chariots d'alimentation.La vie de coin vous permet de suivre par la fenêtre latérale de votre cabine le déchargement du chariot à grain.Vous n'avez plus à vous tordre le cou et le chariot et la remorque ne subissent plus de dommages dans le chargement et le déchargement aux champs.Vous avez aussi bien moins de difficulté à combler la charge.Les chariots à grain Brent® offrent une capacité de 355 à 930 boisseaux.Tous sont offerts avec balance en option et possèdent la construction robuste et fiable que vous attendez d'un chariot Brent.Pour en savoir davantage, demandez par téléphone ou par écrit la documentation gratuite dès aujourd'hui.800-322-6301 Unverferth Manufacturing Co., Inc.P.O.Box 357, Kalida, Ohio 45853 800-322-6301 aux É.-U.(419) 532-3121 • FAX (419) 532-2468 Télex: 265026 6640 Votre représentant des ventes George Kremmel St-Jacques ouest, Montréal (Québec) H4B 1V8 Tél.: (514) 486-9170 série 1600.Quatre modèles de la seconde génération de moissonneuses axiales furent proposés aux agriculteurs.En même temps, le constructeur cessait de fabriquer ses modèles conventionnels.Les nouvelles machines offrent trois dimensions de batteurs dont le diamètre va de 20 pouces sur le petit modèle, à 30 pouces sur les plus grosses machines alors que la longueur est de 109 pouces dans tous les cas.La capacité de battage a été augmentée de 15 % par rapport à l'ancienne série.Les modifications ont porté sur la zone de séparation qui a été augmentée de 54 à 161 % selon les modèles.On a doublé l'éparpilleur de paille pour l'adapter aux plates-formes de coupe de plus en plus larges.La capacité de refroidissement ainsi que la puissance des moteurs ont été améliorées.Ces derniers, à nouveau révisés en 1989, justifient l'appellation XPE pour «plus puissant et plus économique».En effet, Case IH installe maintenant sur les moissonneuses, comme sur les tracteurs Magnum, ses moteurs de la famille II dont la puissance varie de 124 cv à 235 cv.Enfin, la trémie peut contenir entre 125 boisseaux et 210 boisseaux selon les modèles.Selon le rapport d'essai sur le modèle 1660 produit par PAMI, cette machine donne un rendement allant de 1,2 à 1,4 fois celui de la moissonneuse de référence.On attire l'attention sur le très bon travail de l'organe de battage, puissant et régulier.Le rapport indique des pertes minimes de grains non battus ou cassés.Il conclut que la séparation du grain et de la paille est très bonne et qu'elle ne limite pas la capacité de la moissonneuse.En contrepartie, le PAMI déplore le faible rendement de l'éparpilleur de paille.Quant à la cabine, le rapport souligne son confort, son silence et la très bonne visibilité qu'elle procure; toutefois il ajoute que la colonne de direction nuit au champ de vision de la plate-forme de coupe.Le tableau de bord donne toutes les informations nécessaires; placé à droite de l'opérateur, il se consulte facilement autant le jour que la nuit.PAMI précise toutefois que les cadrans situés dans le coin supérieur droit de la cabine sont plus difficiles à lire quand la machine fonctionne.Natural Flow En présentant ses quatres modèles de série R l'an dernier, Deutz-Allis a annoncé qu'elle abandonnait la fabrication des moissonneuses conventionnelles pour adopter le système axial.Les changements les plus évidents sont bien sûr le remplacement des batteuses de la série L par les nouveaux modèles axiaux R40 et R50 et l'utilisation de moteurs 22 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Deutz refroidis par courant d'air.Sur les modèles R60 et R70, les transmissions à courroies et pièces mobiles ont été diminuées substantiellement.Les nouvelles machines conservent le convoyeur d ' alimentation séparé en deux sections afin d'acheminer le matériel dans le batteur toujours selon le même angle.A cet endroit, elles combinent une alimentation conventionnelle à un battage axial qualifié d'écoulement naturel.L'angle d'enveloppement du contre-batteur a été modifié afin d'augmenter la surface de battage; celle-ci varie de 1 380 à 3 219 pouces carrés selon les modèles.Enfin, sur la seconde portion du rotor, on a accru la dimension des trous pour améliorer la séparation.Le nettoyage en deux étapes a été conservé; il comprend des rouleaux accélérateurs projetant d'abord les grains contre un courant d'air afin de les débarrasser des résidus légers, après quoi un ventilateur centrifuge et des tamis terminent le travail.Enfin, l'épandeur de paille à l'arrière a été doublé afin d'améliorer la répartition des résidus lorsque la largeur de coupe devient importante.Indépendamment des modèles, le batteur a un diamètre de 25 pouces mais sa longueur varie de 68 à 90 pouces selon la grosseur de la machine.Le contre-batteur présente des surfaces de battage variant de 1 380 à 3 219 pouces carrés alors qu'à la séparation, elles sont de 4 598 ou 6 757 pouces carrés.La capacité de la trémie va de 150 à 310 boisseaux tandis que le moteur offre de 155 cv à 270 cv selon les machines.Twin Rotor Bien que New Holland fabrique toujours des moissonneuses conventionnelles mais de type modifié, ses usines américaines ne produisent que des modèles axiaux dont le TR86 et le TR96 qu'elle lançait en 1985.Contrairement aux autres fabricants, New Holland offre une conception exclusive utilisant deux batteurs identiques, parallèles et inclinés, mais chacun d'une moindre longueur (88 pouces) et d'un moindre diamètre (17 pouces) que le batteur unique.Cette configuration permet de mieux utiliser la force centrifuge dans la séparation des grains et de la paille.Les deux rotors jumelés tournent en sens opposé pour régulariser la charge du moteur et limiter les vibrations.Cette machine possède un dispositif électronique de synchronisation de la vitesse de rotation des batteurs qui ne supportent pas forcément la même charge.Elle offre un détecteur de pierres électronique qui écoute continuellement le bruit dans la plate-forme de coupe et ouvre une trappe sous le convoyeur d'alimentation dès qu'un bruit anormal se fait entendre à cet endroit.La plate-forme de coupe et le nez à maïs peuvent être inclinés de côté à la main et de façon automatique avec la plate-forme à soya.Cette machine est offerte en deux modèles dont les moteurs comptent 185 cv ou 240 cv alors que la trémie correspondante contient 180 boisseaux ou 240 boisseaux.Dans les essais du PAMI, le modèle TR96 a atteint un rendement de 2 à 2,3 fois celui du modèle de référence; il faut cependant préciser que le TR96 appartient à la classe VI alors que le modèle de référence se range dans la classe V.Le rapport souligne que la vis d'alimentation fonctionne très bien, mais qu'elle a tendance à bourrer si le rythme d'ali- LAVERDA À FLUX AXIAL mentation est irrégulier.La machine bat avec force et régularité dans toutes les récoltes laissant peu d'épis non battus.De plus le nombre de grains cassés est très faible.La séparation du grain et de la paille se fait très bien réduisant les pertes à presque rien tout en ne limitant pas la capacité de la machine.Toutefois, le rapport souligne la faible capacité de la vis de déchargement.Comme avantages de la conduite, on mentionne le confort de la cabine et une très bonne visibilité sauf au niveau de la colonne de direction qui obstrue le champ de vision vers la plate-forme de coupe.Le tableau de bord, placé à la hauteur des yeux, se lit facilement sauf lorsque le soleil l'éclairé directement.Enfin on Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 23 souligne le bon éclairage pour travailler durant la nuit.Laverda Fabricant des moissonneuses pour le marché européen selon les deux principes de battage, Fiatagri propose aux agriculteurs québécois trois modèles de machines conventionnelles appartenant à la série 3000.D'une capacité moyenne, ces machines sont livrées avec des moteurs Fiat produisant entre 100 et 175 cv.Selon les modèles, la largeur des batteurs à huit battes va de 43 à 53 pouces alors que le diamètre demeure de 24 pouces.Le contre-batteur offre une surface de 1 037 pouces carrés sur les petits modèles et de 1 282 pouces carrés sur le plus gros.Ce fabricant insiste sur l'utilisation de concaves différents pour le mais ou les céréales à paille et offre différentes versions répondant aux caractéristiques spécifiques de chacun de ces grains.La séparation par secoueur occupe une surface de 7 498 pouces carrés dans les petites unités tandis que la plus grosse présente 10 354 pouces carrés.Le nettoyage comprend ventilation et tamis; toutefois ces machines peuvent recevoir un ébarbeur et un second système de nettoyage en plus du premier.Ces options sont prévues pour les producteurs de semence de céréales à paille.En 1986, Fiatagri a lancé sur le marché européen une moissonneuse axiale dont le batteur est jumelé à la plate-forme de coupe afin de réduire le volume de paille qui doit passer dans la machine.Cette machine combine l'alimentation conventionnelle à un battage axial.Toutefois, pour l'instant, il est impossible de savoir si ce modèle sera bientôt distribué sur le marché québécois.Que réserve l'avenir?Les chercheurs recommandent de limiter la charge par essieu à un maximum de cinq tonnes.Ils ont déjà proposé aux concepteurs d'augmenter le nombre de roues et de bâtir des moissonneuses articulées, supportées par plusieurs roues de même dimensions où la trémie deviendrait une remorque.Toutefois, les fabricants n'y voient pas de rentabilité, à court terme du moins.Bien qu'on ait atteint une limite pratique, il semble que les concepteurs travaillent encore pour accroître les capacités sans changer cependant les dimensions des moissonneuses.On s'attend à voir apparaître des moteurs encore plus puissants.Il ne faut pas plus de 10 minutes aux moissonneuses les plus efficaces pour remplir leur trémie alors que la vidange nécessite au moins trois minutes.Cette étape diminue le rendement de la machine qu'on aime mieux voir au travail.DON 1500 Bien que la conception d'une trémie de grande dimension semble une chose facile, elle obligerait les fabricants à réviser la construction générale de la moissonneuse.En effet, le poids du grain supplémentaire exigerait un bâti plus résistant, un essieu adapté, une transmission et un moteur en conséquence.Les coûts grimperaient.Il semble plutôt qu'on se dirige vers des moissonneuses qui circuleront plus rapidement et dont 1 ' amélioration portera sur les convoyeurs d'alimentation, la flottaison de la plate-forme et les mécanismes intérieurs.On ne s'attend pas à des modifications révolutionnaires des organes de battage.Mais on espère qu'on pourra combiner sur une même machine les avantages des modèles conventionnels et axiaux.L'ajustement complètement automatique des différents organes semblent poser des problèmes de taille aux concepteurs.Mis à part les coûts, ces systèmes relèvent de l'intelligence artificielle.Un ordinateur doit continuellement apporter des modifications minimes et déterminer si le rendement en est amélioré.D'autre part, on s'inquiète de l'entretien de ces appareils hautement spécialisés qui nécessiteront des techniciens en électronique.Enfin, certains détails font réfléchir les fabricants.Par exemple, les moniteurs de pertes sont faciles à utiliser et ne posent pas de problèmes d'entretien; pourtant, très peu d'opérateurs s'en servent adéquatement.¦ Note : Les moissonneuses apparaissant sur la page couverture ont été photographiées sur la ferme de Mario et Jean-Pierre Tanguay à Saint-Pie de Bagot.Ils ont aussi accepté de mettre leur New Holland TR95 à contribution.La moissonneuse Gleaner N6 est la propriété de René et Réal Bernard tandis que la Case IH 1660 appartient à Jean-Guy Beauregard, tous trois de Saint-Pie.La moissonneuse Fiatagri 3750 a été fournie par la Société coopérative agricole de Sainte-Rosalie et la John Deere 9400 était prêtée par Les Équipements Lagiie de Sainte-Rosalie.Ont aussi aidé dans la préparation de ce dossier, Germain Gladu, Les Équipements Lagiie; Jean Bourque, Coopérative Fédérée de Québec; Luc Morrissette, Ford New Holland; Pierre Ton-dreau, Case IH; Léo Saint-Onge, Massey-Ferguson; Mario Palardy et Sylvain Beauregard, Équipements H.Palardy ; Jacques Hudon, Belarus; Les Équipements Adrien Phaneuf.24 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Productions végétales Les détecteurs d'humidité vont s'entendre Un nouveau tableau d'équivalence la mesure de l'humidité du maïs, par Simon-M.Guertin Voyant les marges de profits fondre comme neige au soleil ces dernières années, les producteurs de maïs sont devenus plus sensibles aux différences de lectures entre les hu-midimètres.Ils ont réclamé des tests officiels en laboratoires et ceux-ci sont venus remettre en question non pas les appareils utilisés dans le commerce mais le tableau d'équivalence (charte) en teneur en eau qui leur est associé.La Commission canadienne des grains a réagi en publiant un nouveau tableau, plus précis que l'ancien et mieux adapté aux hybrides de l'est du Canada.La façon de déterminer la teneur en eau exacte des grains consiste à les sécher complètement à l'étuve.Par soustraction, on déduit ensuite la quantité d'eau qu'ils contenaient.Toutefois, pour des raisons de commodité, 1 ' industrie préfère s'en remettre à des humidimètres à lecture rapide.Or, tous les indicateurs d'humidité à lecture rapide mesurent l'électricité circulant à travers une masse de grains.Il faut par la suite traduire cette valeur en teneur en eau.C'est le Cas du modèle de référence 919, largement utilisé par l'industrie.Pour en augmenter la fiabilité, la Commission canadienne des grains prépare des tableaux d'équivalence qui traduisent les lectures du cadran en fonction de la température du grain.Comme il y avait anguille sous roche, le tableau utilisé pour le maïs fait, depuis quelques années, l'objet d'une révision annuelle.Devant l'insatisfaction grandissante des producteurs de maïs de l'est du Canada et à leur demande, l'Université de Guelph et la Régie des marchés agricoles du Québec, avec la collaboration de l'université Laval, ont mis sur pied un programme de vérification annuelle afin de déterminer les causes des différence^ de lectures.Cette enquête a démontré que le tableau était très précis pour les bas niveaux de teneur en eau.Toutefois, il donnait des valeurs erronées lorsque les contenus en eau grimpaient au-delà de 25 %.On a aussitôt vérifié l'origine des échantillons de maïs servant à construire les «chartes» pour s'apercevoir qu'ils provenaient majoritairement du sud-ouest de l'Ontario.C'était, de toute évidence, ce qui provoquait les distorsions.En effet, en raison des différences de poids à l'hectolitre, d'hybrides et de climat, les valeurs obtenues par les appareils de référence pouvaient déroger de plus de trois ou quatre points par rapport aux essais en laboratoires.Conclusion : pour être précise, la détermination de la teneur en eau au moyen d'humidimètres devra dorénavant tenircompte du poids spécifique du grain.Les utilisateurs de l'humidimètre de référence 919 auront donc droit, dès cette année, à un tableau d'équivalence tenant compte de cette composante.De ce fait, il sera plus précis, plus flexible et pourra mieux s'adapter à chacun des nombreux hybrides cultivés dans l'est du Canada.C'est du moins le constat qu'en fait Guy Durivage, ingénieur agricole, conseiller des centres de traitement des grains à la Régie des marchés agricoles, après avoir effectué plusieurs essais de vérification.Toutefois, pour garantir sa fiabilité, les concepteurs du nouveau tableau ont décidé de limiter son application à des teneurs en eau ne dépassant pas 35 %.La refonte de la table d'équivalence ne signifie pas que le travail soit terminé pour autant.En effet, la Commission canadienne des grains admet qu'une révision annuelle pourrait devenir nécessaire eu égard aux nouveaux hybrides de maïs disponibles et à l'évolution de la régie pratiquée.Humidimètres automatiques et fiabilité Les erreurs d'évaluation ne viennent pas que des tableaux, les détecteurs eux-mêmes ont aussi leur part de responsabilité.La précision de leurlecture dépend beaucoup de leur qualité.Bien que leur prix soit grandement variable et se retrouve généralement dans une fourchette de 200 à 2 000 $, on peut distinguer deux catégories d'humidimètres.La premiere, dite commerciale, dont le modèle Labtronics 919 fait partie, est habituellement utilisée dans le commerce et le conditionnement des 25 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 grains.Ces appareils font l'objet d'une révision périodique par le renouvellement d'une charte ou par la mise à jour de leur microprocesseur (sur les modèles complètement automatiques).Ce sont principalement les spécimens appartenant à la seconde catégorie que l'on retrouve sur les fermes.Bien qu'offrant souvent les mêmes caractéristiques que les modèles de la première catégorie, ils sont plus sujets à produire des erreurs.Il est donc conseillé de les confronter périodiquement avec les modèles commerciaux ou de les calibrer par séchage du grain au four.Tous ces appareils mesurent l'humidité des grains les plus courants.Certains présentent des possibilités supplémentaires et sont équipés d'échelles complémentaires, pour les fourrages par exemple.Ces humidimètres de ferme utilisent un volume de grain variable ou constant, suivant le type d'appareil.La plupart d'entre eux sont cependant sensibles à la vitesse d'introduction du grain dans la réserve et dans une certaine mesure, à la hauteur de chute au cours de cette introduction.En effet, la lecture sera influencée par le nombre de grains présents dans le récipient.Il faut se rappeler que selon la Commission canadienne des grains, un appareil fiable doit être en mesure de vérifier l'humidité sur un échantillon d'au moins 600 grains nettoyés ce qui correspond grossièrement à une livre.Jusqu'à 6 % d'erreur Parmi les causes qui entraînent des erreurs importantes de lecture, on cite des essais effectués avec des grains couverts de condensation et la présence de neige ou de glace dans l'échantillon.Dans tous les cas, les humidimètres de ferme sont susceptibles de produire des imprécisions pouvant varier de quatre à six points de pourcentage, principalement pour des teneurs en eau supérieures à 30 %.Selon des vérifications effectuées à l'Université de l'Iowa, leur marge d'erreur est de 1 % lorsque la teneur en eau dans le maïs est de 14 à 25 %.Pour améliorer leur précision, il est recommandé d'effectuer plusieurs tests sur un même grain et d'en déterminer la moyenne.Par exemple, lorsque le maïs a une teneur en eau inférieure à 23 %, on suggère de procéder à trois essais alors que cinq tests sont nécessaires pour des teneurs en eau plus élevées.En raison de ce degré d'imprécision, il est bon de confronter les humidimètres de ferme avec ceux vérifiés par la Régie des marchés agricoles et de faire les corrections s'il y a lieu.Pour valider un humidimètre, il importe d'effec tuer deux groupes de tests : l'un avec des échantil- lons contenant de 12 à 18 % d'eau, l'autre avec du grain contenant entre 20 et 30 % d'eau.Un appareil fiable ne devrait pas déroger de plus d'un demi-point par rapport à la mesure officielle, précision qu'il est habituellement impossible d'obtenir avec un appareil de ferme.La température Enfin, la correction à apporter pour la température est souvent, elle aussi, une source d'erreur.C'est pour cette raison que les nouveaux appareils réalisent souvent ce calcul automatiquement.Quand ce n'est pas le cas, il faut introduire un thermomètre dans la masse de grains et attendre que sa température se soit stabilisée avant d'effectuer une lecture qui, à l'aide du tableau d'équivalence, conduira à la bonne teneur en eau.Compte tenu de toutes les variables impliquées lors de la détermination Régie des Marchés agricoles du Québec Ce sceau certifie que l'écart de cet appareil est d'au maximum 0,5% avec le blé par rapport à l'appareil de référence du Secteur des grains de la Régie des Marchés agricoles du Québec pour des teneurs en eau jusqu'à 17%.Modèle :_ No de série :_ Date :_ Inspecteur - La Régie des marchés agricoles appose son sceau sur les humidimètres dont l'imprécision est inférieure à0$% indirecte de la teneur en eau du grain et des nombreux modèles d'humidimètres utilisés, ce sujet ne manquera pas de demeurer populaire encore longtemps, principalement durant les saisons de récolte.Toutefois, il semble pointer une lueur d'espoir au bout du tunnel puisqu'un humidimètre fonctionnant par microondes est sur le point d'être commercialisé.Ce dernier sera en mesure d'offrir une marge d'erreurs aussi faible que 0,2 %.Mais en attendant, il faut se fier au service de vérification de la Régie des marchés agricoles qui passe en revue deux à trois fois par année les humidimètres utilisés dans le commerce et appose son sceau sur ceux dont l'imprécision est inférieure à 0,5 %.¦ QUEBEC AMOS Services Agricoles Fortier Inc.(819) 732-6296 BECANCOUR Garage Gaston Beauchesne Enrg.(819) 294-2525 BOUCHERVILLE Belarus Equipment of Canada Ltd.(514) 871-8261 CAP-DE-LA-MADELEINE Centre Agricole G.H.Inc.(819) 376-3826 CAPLAN M.J.Brière Inc.(418) 388-2166 HOWICK Équipements Industriels & Agricoles B.H.R.Henderson Inc.(514) 825-2158 LAC MÉGANTIC Garage Réjean Roy Enrg.(819) 583-5266 LAURIERVILLE Garage Alfred Charest Inc.(819) 365-4844 L'ISLET Atelier Mobile Enr.(418) 247-5626 LORRAINVILLE Garage J.G.Neveu Inc.(819) 625-2290 MATANE Garage Gérard Philibert Inc.(418) 562-1437 NOTRE-DAME DU LAC Garage R.Cloutier Enrg.(418) 899-6781 PONT-ROUGE Les Machineries Pont-Rouge Inc.(418) 873-3232 RACINE Garage Pierre-Paul Lussier Inc.(514) 532-2703 RIVIÈRE OUELLE Tracteur Bérubé Enr.(418) 856-3844 ST-ANDRÉ DE KAMOURASKA Garage Denis Décarie Enrg.(418) 493-2620 ST-BERNARD DE LACOLLE M.J.Enrg.(514) 246-3923 ST-CAMILLE DE LELLIS Tractsoud Inc.(418) 595-2425 ST-DAMASE Équipements H.Palardy Inc.(514) 797-3325 STE-MARGUERITE Dorchester Équipements Inc.(418) 935-3336 ST-PRIME Les Équipements E.Lamontagne Ltée.(418) 251-3210 BUR.(418) 251-5165 RÉS.STE-ROSE DE POULARIES Mach.Horticoles d'Abitibi Inc.(819) 782-2604 VAL DAVID Équipement J.B.Enrg.(819) 322-6881 26 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 lïïlfTl ^ Moissonneuse-batteuse automotrice IJJIJJLL Des atouts de grosse moissonneuse ?Moteur diesel à 6 cylindres de 220 HP ?Batteur de 58 1/2" x 31 1/2" à 10 battes ?Transmission hydrostatique à 3 gammes ?Pneus d'entraînement avant à flottement 30.5L-32 ?Système de surveillance 18 fonctions ?Tablier ramasseur de 13'6" ?Tabliers de coupe directe 19'8"-23'0"-28'3" Battage et nettoyage de forte capacité ?Aire de séparation de 9596 pouces carrés ?Secoueurs de paille de 13'5" à 7 montants ?Aire de nettoyage de 5911 pouces carrés ?Contre-batteur 130°, réversible, de type à claire-voie Excellence de confort et maîtrise pour le conducteur ?Cabine climatisée à stéréo-cassettes et radio AM/FM ?Colonne de direction réglable à volonté ?Siège de capitaine de luxe, entièrement réglable ?Groupement commode de toutes les commandes ?Excellente visibilité Éprouvée aux champs ?Évaluée et mise à l'épreuve avec succès en 1987 dans l'Ouest canadien par PAMI.Voir rapport 576.Pièces et service après-vente à votre portée ?Les produits Belarus s'appuient sur des stocks de pièces de plus de 10 millions de dollars au Canada, dans les 4 succursales et chez plus de 120 concessionnaires.?Expédition des pièces de rechange dans les 24 heures après commande.?Représentants techiques formés à l'usine et au Canada, à l'oeuvre partout au pays dans les succursales régionales.Offre spéciale comptant (telle qu'illustrée) 95 130$ Équipement en option: -têtes à grain de 6 et 7 mètres -tête à mais 6-rangs 30" avec hache-tiges Belarus EQUIPEMENTS BELARUS DU CANADA LTEE 1200 De Nobel Boucherville, Qc.J4B 5L2 Tél.: (514) 871-8261 Productions végétales Pas de laboratoires?Pas de blé À cause d'un manque de laboratoires, les minoteries paient moins cher notre blé pour alimentation humaine et la recherche de nouveaux cultivars tourne au ralenti.par Aubert Tremblay Il faut bien le dire, il n'y a pas de variétés de blé pour alimentation humaine adaptées au climat du Québec», dit Henri De Blonde, un producteur de Sainte-Victoire.Malgré qu'il produise lui-même du blé pour consommation humaine depuis cinq ans, Henri De Blonde n'est pas très optimiste quant à l'avenir de cette production traditionnellement réservée à l'Ouest.Ici, les blés de printemps ne donnent pas encore d'assez bons rendements à son goût, ils craignent la fusa-riose comme la peste, et les blés d'automne sont trop frileux pour nos hivers.«On est à la merci des cultivars», résume Jean-Yves Cloutier, de Célubeq.Le pire, c'est que la situation ne risque pas de s'améliorer de sitôt, car aucun des trois centres actuellement dédiés à la recherche de nouveaux cultivars ne compte en mettre un sur le marché avant cinq ans.C'est que les trois se bousculent à la porte du seul laboratoire capable d'évaluer leurs trouvailles : celui d'Ottawa.«J'avais plusieurs lignées intéressantes cette année, dit Marcel Lévesque, de la station de Saint-Hyacinthe, mais je n'ai pas pu les faire évaluer.Depuis deux ou trois ans, le nombre d'échantillons testés diminue.» Produire un nouveau cultivar prend maintenant, selon lui, deux fois plus de temps qu'avant.Claude-André Saint-Pierre, de l'université Laval, lorgne du côté des techniques de pointe, comme la production d'aploïdes doublés, pour tenter d'accélérer le processus d'amélioration génétique.Mais si l'on ne peut évaluer facilement les nouveaux cultivars, le problème reste entier.«Tant qu 'on devra passer par le même goulot d'étranglement.», dit-il, laconique.Ne plus se fier à l'Ouest D'aucuns y voient le résultat de pressions politiques de l'Ouest.Les Prairies, elles, peuvent compter sur le laboratoire de la Commission canadienne des grains.Quant aux Maritimes, elles disposent de celui de Kempville, en Nouvelle-Ecosse.Le gouvernement du Québec semble ne plus vouloir se fier uniquement au bon vouloir fédéral.Un groupe d'experts du MAPAQ, chargé d'élaborer un plan de développement de la production du blé, émettait en octobre dernier une série de recommandations précises.Et selon le coordonnateur qui a dirigé l'étude, Richard Morin, la mise en place d'un système efficace d'évaluation de la qualité boulangère des grains figurait en tête de ces recommandations.D'ailleurs, d'après Marcel Lévesque, le MAPAQ projetterait sérieusement d'implanter un laboratoire à Saint-Hyacinthe.Rien de concret n'a encore été fait, mais le ministère commencerait bientôt à grouper dans un même local les appareils d'analyse déjà existants.Avant que les chercheurs puissent faire tous les tests nécessaires, il faudra toutefois attendre que le gouvernement consente à délier les cordons de sa bourse pour faire l'acquisition de nouveaux appareils.Actuellement, à part le peu généreux labo d'Ottawa, les seuls laboratoires d'analyse au Québec sont ceux des minoteries.ce qui place les centres de grains dans une situation embarrassante lorsque vient le temps de négocier leurs prix.Les centres régionaux ne mesurent, en fait, que quelques éléments de la qualité des grains (pourcentage de protéines, point de chute, couleur, dureté.) et doivent se fier à leurs vis-à-vis pour le reste.«C'est la minoterie qui a le dernier mot», résume avec une pointe de dépit Jean-Yves Cloutier.On chuchote d'ailleurs dans les coulisses que cette situation plutôt irrégulière permet aux minotiers d'évoquer plus souvent qu'à leur tour le spectre de la fusariose pour faire baisser les prix du grain québécois.Le problème, réel à cause de notre climat humide, aurait été exagéré, dit la rumeur.«On a besoin d'un service paragouvernemen-tal pour évaluer la qualité des grains, opine Claude-André Saint-Pierre, chercheur à l'université Laval, sinon on est toujours à la merci de l'acheteur.» L'avantage du rendement Tout le monde s'entend, malgré tout, pour admettre que la qualité des grains d'ici n'atteint pas celle des grains de l'Ouest.Pour la rendre meilleure, on n'en sort pas, il faudrait accélérer le processus d'amélioration génétique.Le Québec possède pourtant un avantage important par rapport à l'Ouest canadien : grâce à ses pluies abondantes, les rendements obtenus y dépassent de 25 à 30 % ceux des Prairies.Et on peut faire beaucoup mieux.«Il est possible d'obtenir des variétés qui donnent de meilleurs rendements et une meilleure qualité que le blé Max», affirme Marcel Lévesque.La moyenne québécoise pourrait peut-être se rapprocher un jour de la moyenne européenne de plus de 5,5 t/ha, qui sait?Un marché appétissant «Il faut continuer à produire du blé pour garder notre marché», dit quant à lui Jean Cournoyer, un producteur convaincu.Le jeu en vaut en effet la chandelle, car l'industrie boulangère est particulièrement alléchante : 6,6 millions de tonnes de blé passent annuellement par les minoteries de Montréal, ce qui représente entre 130 à 150 millions de dollars! Un gâteau fait à 80 % de blé panifiable (blé dur).Mais voilà, l'Ouest s'est depuis toujours gardé la part du lion dans ce marché.Il y a cinq ans à peine, la production de la belle province était à peu près nulle.En 1987, toutefois, le Québec a produit 110 000 tonnes de blé pour consommation humaine, une nette progression.Ce qui s'est produit?Un prix favorable, rien de plus.Mais l'abolition de la politique du double prix et l'incer- 28 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 titude qui plane encore sur le programme de compensation qui a suivi ont eu l'effet d'une douche froide.Cette année, la production risque de ne pas atteindre les 80 000 tonnes.Assurance-stabilisation spéciale D'ailleurs, le comité d'experts du MAPAQ, qui a pris soin de consulter les principaux intéressés avant d'émettre ses recommandations, a demandé que soit créé un programme d ' assurance stabilisation spécial pour les producteurs de blé de consommation humaine.Jusqu'à présent, ces derniers doivent se contenter du programme couvrant les grains de provende, malgré les différences de coûts de production.Selon Richard Morin, l'idée d'une assurance distincte a reçu un bon accueil.Elle serait même «presque acceptée» par les autorités gouvernementales.Mais pour obtenir de bons prix, il faudrait améliorer la commercialisation de nos grains.Les petits volumes qu'ils arrivent à tirer de leurs terres, les producteurs auraient peut-être intérêt à les regrouper.Face aux millions de tonnes de l'Ouest, le blé du Québec ne fait pas encore le poids.«On dérange presque les minoteries quand on arrive avec nos grains», déplore Jean Cournoyer.¦ Les variétés de blé pour consommation humaine actuellement disponibles au Québec résistent mal au froid et à l'humidité.Hyland et Se NOUS NOUS UNISSONS POUR MIEUX VOUS SERVIR Partageant le même intérêt envers le futur agricole du Québec, les Semences Hyland et Semico Inc.se sont unis.Dès la saison 1989/90, Semico assumera la distribution du maïs, du soja et du blé d'hiver Hyland au Québec.Renommées pour leurs variétés telles que: le HL2275, l'Apache et l'Augusta, les Semences Hyland opèrent le plus vaste programme de recherches indépendant au Canada et travaillent en collaboration avec la firme française Lima-grain qui est la 2e au rang mondial dans le commerce des semences.Hyland a 300 représentants répartis à travers le Canada et les régions du nord des États-Unis.Semico Inc.et les Semences Hyland offrent des produits et un service de qualité et projettent une longue et prospère association.Ensemble, ils deviennent une tradition canadienne de plus^ en plus importante.SEMICO INC.4905, Boid.Laurier Ste-Rosalie, Québec J0H 1X0 (514) 799-3225 w-1 Hi Semences Hyland *4 UNE TRADITION QUI VA CROISSANT Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 29 LE CHIENDENT VOUS VOLE DU TERRAIN! DELOGEZ CET INTRUS POUR SEULEMENT 14.50$ L'ACRE ! L^Lwb' Utiliser l'herbicide RoundupMD ne coûte qu'environ 14.50$ l'acre pour une application d'un litre l'acre.Autant pour son efficacité que pour son prix, Roundup est vraiment votre meilleure arme contre le chiendent.Ne vous en privez pas: même une légère infestation de chiendent peut vous faire perdre 0.35 tonne** d'orge à l'acre en rendement.Et, contrairement à l'atrazine, Roundup ne vous limite pas dans le choix de vos prochaines cultures.DE LA POINTE DES FEUILLES AUX EXTRÉMITÉS DES RACINES, ROUNDUP CONTRÔLE ENTIÈREMENT LE CHIENDENT.C'est sous le sol que le chiendent se développe, bien caché.C'est ainsi que bientôt, vous pouvez vous retrouver avec un gros problème de chiendent.Il vaut mieux agir tout de suite, quand le chiendent n'en est qu'au début de son développement.Arrosez simplement Roundup partout où vous voyez du chiendent: c'est la façon la plus sûre de régler votre problème, car Roundup s'attaque aux racines.ROUNDUP.MÊME POUR UN PEU DE CHIENDENT.Un simple arrosage en surface permet à Roundup de s'infiltrer jusqu'aux extrémités des racines.Il vous débarrasse de toute la plante, même des rhizomes souterrains.Monsanto RoundupMI3 csi une marque de commerce déposée de In Monsanto Company.Monsanto Canada Inc.usager autorise.© Monsanto Company 1989.•Basé sur le prix de détail suggère pour l'emballage de 10 litres, pour une dose de I litre/acre.Le prix de détail peut varier.••Source: Essais et recherches Monsanto.Le rendement potentiel d'une récolte sans chiendent est de t.39 tonne/acre.Vos rendements peuvent varier en fonction des conditions du sol, de la temperature, du degré d'infestotion et autres facteurs.Suivei toujours le mode d'emploi inscrit sur l'étiquette de l'herbicide Roundup.R-FQMI-89 Serriculture Culture en serre à deux niveaux Un système automatisé pour utiliser plus d'espace disponible dans les serres.Une rotation complète par jour permet d'obtenir des rendements uniformes.par Danielle Jacques Augmenter l'espace cultivable tout en automatisant les opérations, voilà ce que permet le système modulaire de culture en serre sur deux niveaux.Ce dispositif vient d'être mis au point par l'équipe de Roger Thériault, ingénieur spécialisé dans la mécanisation en horticulture.Il s'agit, en gros, d'un convoyeur à deux étages qui supporte des plateaux utilisés comme aire de culture.Ces plateaux peuvent changer périodiquement de niveau grâce à un système de déplacement sur rails entièrement automatique.Chaque module intègre l'éclairage artificiel au niveau inférieur et un mécanisme d'irrigation automatisé.Un système de production peut comporter plusieurs modules.D'une hauteur de 2,6 mètres, ce système a été conçu pour la culture des plantes basses (potées fleuries, transplants de légumes, plants forestiers, etc.) et pour une serre conventionnelle de trois mètres de hauteur libre.Un module occupe une surface de 2,7 mètres par 10,5 mètres, mais permet, grâce à ses deux niveaux de culture, d'utiliser 132 % de la superficie qu'il occupe réellement dans la serre.Le nombre de lampes dont il est doté au niveau inférieur peut varier selon l'intensité lumineuse désirée.Un ordinateur contrôle le déplacement des plateaux d'un niveau à l'autre afin que tous les plants puissent profiter de l'éclairage artificiel et de l'éclairage naturel.Les chercheurs ont établi que deux déplacements par jour, l'un à midi et l'autre à minuit, permettaient d'obtenir des rendements uniformes.L'ordinateur contrôle également l'ouverture et la fermeture des lampes ainsi que l'irrigation.Cette dernière s'effectue par capillarité; les plateaux sont automatiquement pesés à intervalles réguliers et irrigués en fonction du besoin en eau déduit de la pesée.Les avantages offerts par un tel système sont nombreux.Il permet tout d ' abord d ' augmenter la productivité, car un plus grand nombre de plants peuvent être cultivés dans la serre grâce aux plateaux de culture situés sur deux ni- Danielle Jacques, agronome, est attachée à la faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'université Laval.veaux.Le système engendre également une économie de main-d'oeuvre grâce à l'automatisation des opérations.L'idée de cultiver sur plusieurs plateaux n'est pas nouvelle, du moins en Europe.«Les Hollandais et les Norvégiens ont étudié bien avant nous des systèmes mécanisés comportant deux ou trois niveaux de culture et ont déjà effectué quelques essais chez les producteurs, souligne Roger Thériault.Mais ces systèmes de culture impliquent obligatoirement l'utilisation de l'éclairage artificiel au niveau inférieur et le coût plutôt élevé de l'électricité limite leur développement en Europe.» Au Québec, en revanche, il est bien payant d'utiliser l'éclairage artificiel dans les serres.Cela améliore les rendements et contribue même au chauffage.Conscient de notre avantage en électricité, le chercheur s'est inspiré des systèmes mis au point dans les pays du nord de l'Europe et a adapté le principe aux conditions du Québec.Jusqu'ici, les résultats sont encourageants.Au point de vue mécanique, le système fonctionne bien.Les essais culturaux réalisés au Centre de spécialisation des cultures abritées de l'université Laval, notamment avec le géranium, permettent aux chercheurs d'être optimistes quant à l'avenir de ce mode de culture au Québec.Quelques ajustements sont toutefois requis avant que le système puisse être proposé aux entreprises qui produisent assez pour justifier l'investissement et bénéficier pleinement d'une telle automatisation.Ainsi le système, tel qu'il est conçu actuellement, ne permet pas le chargement automatique des plants sur les plateaux depuis la salle de préparation, ni leur déchargement.Ces opérations s'effectuent à bras.Les chercheurs veulent perfectionner leur module afin de le rendre complètement automatique.Ils se proposent de simplifier le système d'entraînement, surtout aux extrémités du module, afin d'éliminer le risque de dommages aux plants lors du changement de niveau des plateaux.Ils souhaitent aussi améliorer le mécanisme d'irrigation pour que l'eau soit parfaitement répartie dans les plateaux.La structure du module devra également être allégée.«Cela permettra, entre autres, de réduire le coût de construction et d'augmenter les dimensions des plateaux de sorte que le degré d'utilisation de la superficie occupée par le module pourra atteindre 160 %», affirme Roger Thériault.Reste à évaluer la rentabilité d'un tel système.Il faudra prouver qu'il rapporte plus que le mode de culture conventionnel sur un seul niveau.Enfin, les chercheurs envisagent d'aller encore plus loin en mettant au point un module comportant non pas deux, mais quatre niveaux de culture.¦ Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 31 Comment envisager la récolte sans un séchoir Moridge Au mieux, la production du grain est un risque, surtout celle du maïs au Canada.Un séchoir à grain à recirculation Moridge est la façon judicieuse de diminuer le risque.c'est une assurance-récolte qui vous paie à vous la prime.Vous pouvez récolter des semaines plus tôt, avant les intempéries, et sécher uniformément votre grain pour obtenir un produit de qualité qui se vend aux plus hauts prix.Ou bien vous pouvez utiliser votre Moridge pour redonner de la valeur à du grain en mauvais état.Vous pouvez faire le séchage à la ferme pour une fraction des frais de tare à l'élévateur puisque le Moridge est de coût initial plus faible et surpasse de 30 à 40 pour cent en économie de carburant les autres séchoirs à grain.D'ailleurs — en êtes-vous vraiment étonné?-ils sont construits par les créateurs du séchoir à grain à recirculation.Du plus, peu importe la culture, qu'il s'agisse de maïs ou d'autres grains, vous transformerez le "rendement aux champs" en "boisseaux dans le coffre" en éliminant les pertes dans le champ qu'entraîne le séchage aux champs.3 - 3 Moridge 8770 d'efficacité élevée a une capacité 3 retenue de 700 boisseaux et peut sécher jusqu'à 520 boisseaux à l'heure.Il existe des modèles de moindre capacité: les 8330 et 8440.AGFOR INC., 1495 rue Ste-Anne, Plessisville, Que.G6L 3N4 Moridge Manufacturing, Inc.P.O.Box 810, Moundridge, KS 67107 Viens jaser La programmation, c'est moderne par Maurice Hardy, agronome Autrefois, on pensait généralement que le sol était une source inépuisable de bienfaits.Cette croyance s'est maintenue durant des siècles.Même les migrations des populations à la recherche de sols plus riches, qui devaient remplacer ceux sur lesquels elles avaient évolué, n 'avaient réussi à faire disparaître cette croyance.Il y a à peine 50 ans encore, ici même, chez nous, la majorité des producteurs agricoles considéraient que leurs sols étaient suffisamment riches pour durer des siècles.Ils auraient peut-être duré fort longtemps en fournissant à la famille nourriture, vêtement, abri et chaleur.Mais est venu un temps où «la terre» a été appelée à fournir à d'autres familles et à des familles éloignées le confort sous toutes sortes de formes.La ferme a dû d'abord s'agrandir, se développer, se spécialiser et procéder sans faute à l'enrichissement de son fonds de terre.On venait de changer le cours de l'histoire de l'agriculture.Autrement, devant les nouvelles conditions du développement de nos sociétés, il aurait fallu partir à la conquête de nouvelles régions, de nouvelles terres, de nouveaux pays.Il faut donc vivre avec notre temps et préserver la richesse première de notre agriculture, ses sols.Le meilleur traitement qu'on peut faire à ses sols, c'est celui qui permettra, d'année en année, de créer et de maintenir ou d'améliorer une fertilité de base.Il assurera les meilleures conditions dans lesquelles on peut cultiver.Nos sols ne sont pas toujours adéquatement équilibrés en éléments nutritifs pour les cultures qu'on choisit.Il y a 25 ans à peine, nous avions une province agricole à foin où les rendements étaient, dans l'optique d'aujourd'hui, extrêmement faibles (3/4 de tonne à l'arpent).N'allons pas croire que tous nos sols étaient alors prêts à passer du foin de qualité moyenne à passable (quand ce n'était pas du poil de siffleux) à des cultures toutes exigentes à leurs manières comme celles que nous voyons aujourd'hui le long de nos routes.N'allons pas croire non plus que la fertilité de base nécessaire à ces productions pouvait se bâtir en quelques années seulement.La fertilisation moyenne d'alors se limitait à 200 livres à l'arpent d'un engrais comme le 6-12-12, le 5-10-15 ou même le 4-24-20 appliqué en début de rotation.C'était donc une fertilisation bonne, à ce qu'on croyait, pour toute la durée de la rotation, soit 5 à 6 ans et parfois davantage.Du jour au lendemain les recommandations passaient à des applications de 800 livres à l'acre pour des productions modernes comme le maïs-grain.Ces changements exigeaient une nouvelle programmation.On entrait dans l'ère moderne.Il a alors fallu échantillonner les sols, les analyser avec précaution, mieux faire connaître les exigences des plantes, approfondir les mystères des rotations.Il a fallu rééduquer nos sols pour les fonctions nouvelles qu'on leur imposait.Il a fallu établir des programmes tenant compte de tout : cultivars, techniques, mauvaises herbes, égouttement, pH, équipement, périodes propices aux travaux et fertilisation.C'est ainsi qu 'on a mieux compris l'importance du suivi des réactions du sol, réactions parfois à retardement.Un programme de fertilisation commence à l'automne parce que le choix des fertilisants doit répondre à des évaluations précises basées sur l'équation entre ce que le sol peut offrir à la prochaine culture, ce qu'une récolte moyenne ou supérieure peut exiger et, enfin, ce que les cultures précédentes ont pu soutirer ou laisser en disponibilité.Les bons rendements soutenus sont certainement un objectif à réaliser.La fertilisation d'automne, celle où, justement, on redonne au sol les éléments dont la fertilité de base a besoin, phosphore et potasse entre autres, est un des pivots de la programmation des cultures modernes.Il ne restera, au printemps, qu'à apporter le complément d'éléments nutritifs qui assurera aux sols le reste des provisions dont la longue saison de végétation aura besoin.Cette programmation comprend aussi le chaulage de nos sols acides qu 'on doit essayer de maintenir au degré le plus profitable, soit entre 6,5 et 7.Ce sont des exigences qui doivent être respectées si on ne désire pas revenir trop vite à nos anciens rendements des années 50 ou même 60.Un agriculteur des Cantons de l'Est me disait un jour qu'on doit traiter nos sols aussi bien que nos vaches, avec autant d'attention et de respect.C'est sur le sol que toute la ferme repose.¦ 32 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Technique Silo ordinaire devenu hermétique Une membrane de polyester renforcée peut étancher un silo conventionnel.Mais le système convient à peu d'agriculteurs à cause de sa fragilité.par Simon-M.Guertin On a récemment tenté, au Québec, de convertir deux silos conventionnels en douves en silos à atmosphère contrôlée en y introduisant une membrane de polyester renforcée.Le projet était supporté par le programme d'aide à l'innovation technologique d'Agriculture Canada.Après un essai de 24 mois, les consultants F.Bernard concluent que ce mode d'entreposage demande l'attention constante de l'agriculteur.L'expérience fut réalisée en partie sur la ferme de M.Jacques Lafrenière, éleveur laitier de Maskinongé, dont le troupeau comptait 24 vaches en lactation et des veaux de grain, et pour lesquels il utilisait du maïs humide entreposé dans un silo de 16 X 46.La ferme Micha, de Laurierville, faisait également partie intégrante de l'essai.M.Jocelyn Mi-chaud, propriétaire, avait mis à la disposition de l'expérience un silo de 16 X 40 servant d'entrepôt pour le maïs humide de ses cinquante vaches laitières.Afin de s'assurer que la mise en oeuvre respectait les exigences du manufacturier, l'entreprise Silo J.M.Lambert fut requise pour procéder à l'installation de la toile.Le plancher des silos a dû être modifié pour lui donner une inclinaison de 45° permettant au grain de s'écouler vers une vis sans fin à la base du silo.Au dire des consultants, la reprise du maïs sur la ferme Micha s'est faite sans trop de difficultés, sauf à un moment pendant l'hiver, où on a dû intervenir pour réamorcer l'écoulement.On a, par la suite, injecté une faible quantité de gaz carbonique sous pression dans le silo afin de chasser l'air le plus rapide-mentpossible.Par contre, lorsque le silo fut presque vide, l'agriculteur a dû pénétrer à l'intérieur périodiquement pour assurer sa vidange complète.À ce moment, le grain a commencé échauffer, ce qui a causé des pertes importantes dans la masse restante.La reprise du maïs-grain sur la ferme Lafrenière a causé plus d'ennuis.Dès le début, l'agriculteur fut obligé de vérifier régulièrement la toile et de l'abaisser.En effet, le vacuum créé à l'intérieur du sac par la sortie du grain causait des problèmes d'infiltration d'air par les ouvertures.Ce phénomène provoquait des réactions indésirables dans le grain situé à la base du silo.Cependant, la collaboration soutenue des agriculteurs pendant toute la période d'entreposage a permis de maintenir au minimum les pertes de maïs-grain.Les pour et les contre Pour éviter la rupture du sac survenant lors de la descente du grain à la vidange, il faut le vérifier tous les jours et le relâcher périodiquement.Un ajustement trop lâche de la toile peut l'amener en contact avec la vis de déchargement.On peut imaginer les dégâts.Un mauvais calcul de tension peut conduire à la rupture du système d'ancrage entraînant l'affaissement complet de la toile.Les rongeurs constituent une menace; ils ont réussi dans certains cas à perforer la toile faisant ainsi diminuer l'étan-chéité du silo.D'un autre côté, si l'agriculteur oublie de fermer hermétiquement le bouchon sur la vis de vidange, l'étan-chéité en souffrira également.Enfin, le grain peut refuser de couler librement, obligeant l'éleveur à intervenir.Tous ces phénomènes combinés imposent des contraintes à la toile et limitent sa durée de vie.Le rapport des consultants F.Bernard estime que, dans les meilleures conditions, une toile peut servir cinq ans.Le projet a aussi permis d'apporter un éclairage sur la rentabilité de cette technique en la comparant à celle du grain sec.Pour des volumes ne dépassant pas 120 tonnes de maïs, il en coûterait environ 28 $ la tonne pour étancher un silo avec une toile de polyester maintenant 15 % d'humidité.Ce même volume de maïs séché à forfait et entreposé sur la ferme dans un silo en acier galvanisé entraînerait, au dire des experts, des dépenses de 36 $ la tonne.Pour un agriculteur qui utilise une centaine de tonnes de mais par année, les économies ainsi générées s'élèvent à 800 $.Ceci amène les consultants à conclure que ces montants peuvent être rapidement annulés par les préoccupations, le travail et les risques inhérents à l'usage de cette membrane.¦ Evitez les infections de mamelles provoquées par les animaux qui se tètent.Utilisez nos anneaux •60P dès 5 mois jusqu'au vêlage •60A après 9 mois jusqu'au vêlage •60B pour vache Se posent et s'enlèvent facilement avec une pince spéciale.TOUT POUR LE CONFORT ET L'ENTRETIEN DES ANIMAUX.NOUS RÉPARONS TOUT CE QUE NOUS VENDONS.VENTE GROS ET DÉTAIL VEUILLEZ NOUS CONSULTER POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS.Catalogues disponibles: 3.00$ remboursables dès votre premier achat.ATTACHE-QUEUES POUR ANIMAUX SOLUTION RÊVÉE: - Plus de propreté - Traite plus agréable O c Comeau 411, 3e Rang, Iberville, (Québec) J2X 4M9 Tél.: (514) 347-2895 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 33 Trouvailles De l'ensilage en tranche Un couteau pour recueillir l'ensilage tout en réduisant les pertes.En Belgique, et probablement dans une bonne partie de l'Europe, la règle générale, c'est le silo-meule.Aussi, l'industrie de là-bas a-t-elle développé des machines spécialisées pour la prise de l'ensilage, qui permettent de réduire considérablement les pertes.Il s ' agit essentiellement d'un couteau rectangulaire, horizontal, coulissant sur des montants verticaux installés derrière un tracteur.En faisant descendre ce couteau dans le silo-meule, on fabrique une belle tranche d'ensilage facile à transporter.Et, comme la surface du silo reste très droite et compacte, donc assez étanche à l'oxygène, on évite les pertes dues au brassage de l'ensilage.Quand on sait que ces pertes peuvent être de l'ordre de 15 à 30 % du contenu du silo, on comprend l'intérêt des Européens.Mais il n'y a pas que les Européens qui sont intéressés.Un agriculteur al- 1 f II Le couteau est composé de deux lames agitées d'un mouvement de va-et-vient.En s'abaissant, il tranche proprement un morceau rectangulaire d'ensilage.bertain aurait acheté il y a quelques années une de ces machines, fabriquée celle-là en Allemagne par la compagnie BVL.Malgré le prix, 7 500 $, ce producteur laitier s'estime très satisfait.En plus d'avoir réduit les pertes, l'appareil Un morceau de gâteau avec son «crémage» ?Non, une tranche d'ensilage de près de cinq pieds de haut.La partie supérieure est une couche de pulpe de betterave.a accéléré grandement le travail d'alimentation des animaux.L'efficacité de l'appareil dépend toutefois du type de fourrage.Avec l'ensilage de trèfle, il ne donne pas de très bons résultats, selon cet éleveur.¦ A.T.- IfJfftj* NOUVELLE CHARRUE REVERSIBLE PB-115 - Enfin, la charrue réversible que les exploitants de grandes superficies de maïs-grain attendaient.- Des démonstrations seront cédulées à l'automne 1989 dans plusieurs régions-cibles, en collaboration avec nos revendeurs: contactez-nous pour détails.Merci.LES RENDEMENTS DU MAIS-GRAIN ONT BEAUCOUP ÉVOLUÉ DEPUIS 5 ANS.NOS CHARRUES AUSSI! - La nouvelle charrue semi-portée réversible PB-115, avec son extra long dégagement entre versoirs (115 cm) ainsi que l'exclusif système "Variomat" d'ajustement hydraulique de largeur de travail, a été conçue pour les enfouissements importants de déchets de surface dans le maïs-grain.- Le prototype de la PB-115 fut testé à l'automne 1988 dans les conditions les plus difficiles au Québec, et fut exposé pour le grand public au Salon de l'Agriculteur de St-Hyacinthe, en janvier '89.- Disponible (quantité limitée) en 1989, en versions de 4 à 6 versoirs.neuve Kv„.aWttc'nenn,es recevez g* de po.n«s add*°éve^Si- Dépliants/Charrues: Réversibles ?- Semi-Portées + Traînées ?NOM:_ ADRESSE:_ MARQUE.TRACTEUR: _ C.V.BA 08/89 KVERNELAND 1200 Rocheleau Drummondville, Que.J2C 5Y3 (819) 477-2055 34 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Machinerie Chenillard ou quatre roues ?Plus de traction, moins de compaction, économie de 15 à 25 % sur le carburant, confort, voilà les avantages du tracteur sur chenilles de caoutchouc.par Simon-M.Guertin $'inspirant de la motoneige, Caterpillar a conçu un tracteur de ferme qui offre les avantages des chenil-lards tout en conservant la souplesse des tracteurs sur pneumatiques.Deux ans après son lancement, plusieurs utilisateurs américains sont à même d'en évaluer les avantages et les inconvénients.En effet, certains agriculteurs, après avoir accumulé jusqu'à 2 900 heures sur le compteur, veulent le conserver, mais suggèrent d'y apporter des améliorations.Dans l'ensemble, ilsestimentqu'avec ses 270 cv, le chenillard se compare en traction à un tracteur articulé de 300 cv.Un des agriculteurs rapporte qu'il l'utilise pour tirer une charrue à 12 versoirs, une herse à disques de 45 pieds et un cultivateur de 60 pieds.En fait, tous s'accordent pour dire qu'il est plus efficace qu'un tracteur conventionnel d'égale dimension en raison d'une meilleure distribution du poids et d'un glissement réduit.Ce sont principalement des raisons de compaction qui ont orienté le choix des agriculteurs et, après deux années, ils affirment qu'ils ne sont pas déçus.L'un d'entre eux fait observer que le chenillard exerce une pression de 5,5 livres par pouce carré sur le sol comparativement à 22 livres par pouce carré pour un tracteur de dimensions semblables.Il faut toutefois mentionner qu'il pèse 29 700 livres.Puisque ces agriculteurs sèment les céréales avec des semoirs de grande dimension, l'un d'entre eux a utilisé un chenillard pour remorquer cet instrument.A l'inspection de routine avec les photos infrarouges, il avoue ne pas avoir été en mesure d'identifier les traces laissées par le tracteur.Par contre, la plupart de ces utilisateurs y vont de plusieurs suggestions pour améliorer le rendement.On voudrait un moteur plus puissant, un réservoir de carburant contenant 40 gallons de plus, une traction adaptée pour les cultures en rangs, etc.Quant aux inconvénients, les plus souvent rapportés concernent la direction et plus Les chenilles ont l'avantage de diminuer la compaction et de mieux adhérer à la terre humide.Elles compliquent toutefois les manoeuvres en bout de champ.précisément la difficulté d'effectuer des virages lorsque le tracteur tire de lourdes charges.De plus, certains se plaignent d'avoir à lubrifier régulièrement les roulements de support des chenilles.On mentionne aussi que la terre a tendance à s'infiltrer entre les chenilles et les roues de support.Les avantages agronomiques Le chenillard n'est certes pas une innovation en soi en agriculture puisqu'il fut utilisé bien avant le tracteur sur pneumatiques.Les chenillards conventionnels sont utilisés depuis plusieurs années en Europe.On leur reconnaît surtout comme avantages agronomiques la réduction de la compaction et de la semelle de labour.Selon une enquête menée là-bas, les deux tiers des utilisateurs estiment que les chenillards glissent moins et adhèrent mieux en terre humide que les tracteurs à roues.Au labour, certains ont mesuré une réduction de consommation de 20 à 30 % en sol argileux par rapport au tracteur à roues.Les tests du Nebraska Le département de génie rural de l'Université du Nebraska a déjà effectué quelques essais pour comparer ce chenillard aux gros tracteurs articulés.Il conclut que les chenilles en caoutchouc offrent une meilleure traction dans plusieurs conditions de sol et un coefficient de glissement moins élevé.Cependant, les avantages sont beaucoup moins marqués sur une surface dure.Comme les chenilles occupent bien plus de surface que les roues au sol, le chenillard glisse moins.Voilà son principal avantage.De plus, les chenilles répartissent le poids du tracteur sur une plus grande surface que la roue, ce qui facilite le roulement.La roue, elle, s'enfonce légèrement dans le sol ce qui oppose un effort au roulement.Le chenillard, ayant un support plus étroit mais plus long, enfonce moins dans le sol.La cabine complètement insonorisée ne se compare pas à celle des chenillards utilisés dans la construction, rappellent les utilisateurs.En fait, elle se rapproche davantage de celle que l'on trouve habituellement sur les tracteurs de ferme.La direction assistée hydrauliquement est assurée par un volant conventionnel qui modifie la vitesse de déplacement d'une chenille par rapport à l'autre ce qui provoque un changement de direction.Ce tracteur, malgré la facture de 100 000 à 125 000 dollars américains .répond aux besoins d'une certaine catégorie d'agriculteurs particulièrement préoccupés par la compaction, l'économie de carburant, l'entretien et l'efficacité globale de leurs équipements.¦ Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 35 Conservation des sols De la matière organique à quel prix?Les amendements synthétiques ou naturels sont efficaces, mais comportent des coûts différents, par Simon-M.Guertin Les pertes attribuables à la dégradation dçs sols se chiffrent autour de 150 millions $ par année au Québec seulement.Or, ce chiffre signifie entre 25 et 50 $ l'acre.Ces montants substantiels en incitent plusieurs à ajouter de la matière organique au sol.Selon des expériences réalisées à Guelph1, l'utilisation du PVA, un polymère, au taux de 200 kg à l'hectare pourrait corriger les effets attribuables à la baisse de la matière organique.Ce conditionneur de sol est biodégradable et se transforme en gaz carbonique et en eau, ne causant ainsi aucun préjudice à l'environnement.Il a été testé sur des parcelles dont le contenu en matière organique avait diminué de 4% à 3% au cours des 20 dernières années.Pour déterminer l'efficacité du produit, les chercheurs ont mesuré l'évolution de différents paramètres tels le ruissellement, les pertes totales de phosphore provenant du lessivage et de sa non-disponibilité.Enfin, la stabilité structurale a été vérifiée de même que l'évolution du rendement du maïs soumis à ce nouvel amendement.Le PVA a amélioré la stabilité structurale du sol pendant les deux années qui ont suivi l'application bien que l'effet se soit amenuisé lentement dès la première année.De plus, il a réduit considérablement le ruissellement, les pertes de phosphore et de sol en général, dès la première année suivant l'application.L'effet a diminué par la suite.Enfin, il a contribué à augmenter les rendements de maïs de 12 % la première année suivant l'application et de 4,3 % l'année d'après.De façon générale, le polymère a vu son effet décroître de 50 % après la première année.L'augmentation du rendement serait attribuable à une plus grande stabilité structurale et au pouvoir amélioré de rétention d'eau du sol.En effet, ces deux paramètres vont de pair puisque c 'est un arrangement stable de ses particules qui permet au sol de résister aux différentes attaques provenant des gouttes de pluie, des machines de culture ou de la pression des pneus.Or, cette stabilité de la L'implantation d'une légumineuse en culture intercalaire améliore la structure du sol et procure des quantités intéressantes d'azote.structure détermine la nature du lit de semence, 1 ' aisance avec laquelle vont évoluer les racines et la capacité du sol à retenir l'eau de pluie.Enfin, c'est aussi la structure qui conditionne la disponibilité des éléments fertilisants pour la plante.Il semble évident que l'utilisation de la matière organique synthétique comporte de grands avantages.Toutefois, tant que son usage ne sera pas répandu à l'échelle industrielle, les coûts imposeront une barrière non négligeable.En effet, lors de l'expérience, ils se sont établis à 80 $ l'acre.Culture intercalaire La stabilité structurale peut aussi être obtenue par un choix approprié de façons culturales.Même s'il existe peu d'informations sur le sujet, l'alternance des cultures peut contribuer à maintenir une structure adéquate du sol; le principe repose sur l'amélioration substantielle qu'apporte une des cultures permettant de corriger les dommages occasionnés par l'autre.Le type de rotation sera donc fonction du degré de dégradation engendrée et des effets compensateurs de la culture de régénérescence.Le choix de la cul- ture ayant cette propriété repose sur ses caractéristiques racinaires en poids et longueur.Selon ce principe, l'amélioration sera fonction de la masse de racines laissée près de la surface du sol.Une comparaison entre le trèfle, la luzerne et le brome démontre que ce dernier offre un plus grand potentiel régénérateur en raison de son développement racinaire près de la surface du sol, qui peut même être augmenté en lui fournissant un apport supplémentaire d'azote sous forme d'engrais.Or, pour obtenir une amélioration notable de la stabilité structurale, des expériences effectuées à Guelph2 démontrent qu'il faut compter plusieurs années.Dans un contexte où le prix de chacune des récoltes ne laisse pas le même bénéfice, il importe de trouver des solutions alternatives.Pour satisfaire à la fois aux objectifs de rentabilité à court et à moyen terme, les chercheurs proposent l'introduction d'une plante fourragère à même une culture annuelle.Bien que cette technique fasse l'objet d'essais contrôlés au Québec, elle semble plus répandue en Ontario, du moins dans les champs de céréales.36 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Des études bien documentées démontrent que l'amélioration de la structure apportée par du trèfle rouge incorporé à un semis d'orge et labouré dès la première année serait comparable à celle mesurée dans un champ de trèfle de deux ans.Au surplus, le trèfle laisserait 45 kg d'azote pour une prochaine culture d'orge et 90 kg pour le maïs.L'introduction du trèfle dans un champ de maïs se fait avec un semoir à céréales lorsque le maïs a atteint le stade de trois à quatre feuilles.Cette régie requiert l'utilisation d'un herbicide qui contrôlera efficacement les mauvaises herbes tout en permettant la germination du trèfle.D'après les chercheurs, l'introduction d'une légumineuse dans une culture annuelle offre l'avantage d'améliorer la structure du sol et laisse des quantités intéressantes d'azote sans interférer avec le plan de culture déjà établi.Pailles de céréales L'effet favorable de l'enfouissement des pailles ne se fait souvent sentir qu'après un ou deux ans.Il faut en effet un certain temps pour que la transformation en humus se produise, et qu'on observe des résultats positifs sur les cultures.Après décomposition, cette matière organique se combine aux éléments minéraux et joue le rôle de liant, permettant d'empêcher la constitution d'une croûte.Outre un rôle direct de fertilisant à lente restitution, elle joue un rôle de régulateur dans la structure du sol.Un sol riche en matière organique est généralement bien aéré, souple, grumeleux et en mesure de compenser un déséquilibre minéral ou hydrique.Si la teneur en matière organique est proche de l'optimum, il suffit de favoriser les restitutions régulières au sol par incorporation des chaumes et des débris.Toutefois, les chercheurs estiment à 1 ou 2% le taux de destruction annuelle de l'humus soit 1 000 à 2 000 kg par hectare.Si ces pertes ne sont pas compensées par des apports, on peut aboutir lentement à des pertes significatives.La perte, comme l'enrichissement, en humus s'effectue très lentement.En l'absence de fumure organique, on aboutit progressivement à un appauvrissement suivi d'une baisse de fertilité.L'évolution n'est pas irréversible, mais pour récupérer le taux de matière organique correct, il faudra des années et parfois des investissements importants.¦ ' P.H.Groenvelt, M.H.Marsh et E.L.Dickson, Université de Guelph.!B.D.KayetR.W.Sheard.Université de Guelph.Recherche Vieille faucheuse à disques et ancien râteau Saviez-vous que votre "vieux" râteau et votre "vieille" faucheuse à disques pourraient valoir beaucoup plus que vous pensez?Kuhn, producteur mondial d'équipment à foin, lance un avis de recherche à travers l'Amérique du Nord pour trouver le plus ancien râteau et la plus vieille faucheuse à disques encore en opération.GAGNEZ: Gagnez une faucheuse à disques Kubn GMD66 (valeur Canadienne au détail: $6,930.00) si vous possédez la plus vieille faucheuse à disques encore en opération en Amérique du Nord.GAGNEZ: Gagnez un râteau Kuhn GA300GT (valeur Canadienne au détail: $3,495.00) si vous 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tirage au hasard sera fait.3-Le ou les candidats choisis devront répondre à une question d'arithmétique, dans un temps limité, sans aide, et devront accepter de remettre leur vieille faucheuse â disques et leur vieux râteau â Kuhn.Tous les prix seront remis pour le 01 janvier 1990.4 - Pour plus d'informations, ou pour recevoir la liste des gagnants, écrire â: Kuhn Farm Machinery Inc., 2620 Chemin Plamondon, CP.510, Ste-Madeleine, Québec, JOH ISO.Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 37 METTEZ NOS RADIAUX À L'EPREUVE PENDANT 90 JOURS.SANS RISQUE.SANS DIFFICULTÉ.SANS DISCUSSION.Tout ça fait partie de notre offre sans risque du radial Dyna Torque.En voici quelques détails: Achetez deux radiaux Dyna Torque neufs de Goodyear.Chaussez-en votre équipement pendant 90 jours.Sans risque.Si, dans 90 jours, vous n'êtes pas entièrement satisfait de leur rendement, votre détaillant Goodyear les reprendra et les replacera par des pneus diagonaux Goodyear neufs de la même dimension et de la même équi 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Inc.(Div.Rechapex) MONTMAGNY Pneus Total Inc.(418) 248-7270 MONT-ST-HILAIRE Les Pneus Bernard Ltée (514) 467-3688 NICOLET Pneus Jutras Enrg.(819) 293-8545 PAPINE AU VILLE (819) 427-6494 Les Pneus Robert Bernard Ltée PLESSISVILLE Les Pneus P R Ltée (819) 362-6319 SHAWINIGAN Vanasse (Div.Rechapex) (819) 539-2213 SHERBROOKE Pneudis Inc.(819) 569-9493 ST-BARNABÉ-SUD (514) 792-3240 Garage Gaston Chartier & Fils Inc.ST-EUSTACHE Les Pneus Argenteuil Inc.(514) 472-7506 ST-HYACINTHE Les Pneus Bernard Ltée (514) 773-1313 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU (514) 658-0312 Les Pneus Robert Bernard Ltée ST-JÉRÔME Pneus Mathieu (514) 436-1060 ST-PASCAL Pneus F M Inc.(418) 492-6035 ST-PAUL-ABBOTSFORD (514) 379-5757 Les Pneus Robert Bernard Ltée TRACY Pneudis Inc.(514) 743-2711 TROIS-RIVIÈRES Vanasse (Div.Rechapex) (819) 375-4949 VILLEMARIE (819) 629-2515 Pneus Abitibi Inc.(Div.Rechapex)_ WARWICK (819) 358-2774 STL Centre de Distribution Inc.__ Pour autres renseignements téléphoner (514) 334-1112 Droit rural La pension alimentaire n'est pas viagère par Robert Morisset, avocat Ieux cas relevés dans des jugements récents, cas qui se ressemblent en ce que les parties sont à peu près du même âge et ont divorcé après avoir fait vie commune pendant une longue période, illustrent bien certains éléments de l'évolution du droit en matière matrimoniale.En voici les extraits les plus significatifs.Retrait de la pension Ex-époux dans la cinquantaine, plus de 20 ans de vie commune, 4 enfants majeurs autonomes, divorcés depuis 10 ans, pension alimentaire élevée payée régulièrement depuis le prononcé du divorce.Le mari réclame l'annulation de la pension.Le juge: «Le salaire que gagne actuellement madame, recyclée dans la pro- fession qu'elle exerçait avant le mariage, tout en ne travaillant qu'à temps partiel permanent, plus les intérêts lui provenant du montant forfaitaire reçu lors du divorce dix ans plus tôt, sont suffisants pour qu'elle soit déclarée financièrement autonome par rapport à son ex-mari, bien que la Cour reconnaisse que le montant que madame gagne annuellement ne représente pas le «Pérou».«Il faut ici faire ressortir, à l'adresse de madame, que le divorce n'est pas une garantie de pension alimentaire à vie et ne donne, en fait, pas plus de droits que le mariage a pu en donner lui-même.La nouvelle Loi du divorce de 1985 veut que les parties tentent d'acquérir, dans un délai raisonnable, une indépendance économique et, dans le cas de madame, cette chose nous paraît faite depuis quelques années.«En décidant comme il le fait, le Tribunal n'adopte pas le principe que le seul écoulement du temps suffise pour annuler une pension alimentaire.Ce fait ne serait pas suffisant et la jurisprudence l'a décidé.Ce que le Tribunal conclut, c'est que des changements importants sont survenus dans les revenus de monsieur qui, à toutes fins pratiques, sera bientôt obligé de prendre sa retraite.«Ces seuls changements cependant n'auraient pas non plus suffi à amener le Tribunal à faire droit à la requête en annulation de pension de la part de monsieur n'eut été du travail régulier de madame qui lui assure un revenu assez substantiel si, au surplus, on y ajoute les intérêts lui provenant d'un montant Modèles disponibles B-20 B30 B-60 B-70 I l.'lnlu.creusage 78" 102" 126" 150" chargement 60" 84" 106" 133" 150" 174" 1 - S'installe à votre tracteur en seu lement quelques minutes sur le système hydraulique ordinaire à 3 points.2- Valve de contrôle sectionnelle protégée par un maître régula-teur de pression et quatre régulateurs sectionnels.3- Deux cylindres hydrauliques à double actions actionnent la rotation du bras (boom)." 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Monsieur a vendu l'immeuble où logeait madame.Elle devra désormais loger ailleurs et payer un loyer d'un montant mensuel qui n'apparaît pas exagéré.D'ailleurs, monsieur n'a pas contesté fortement l'état des revenus et dépenses de madame.Il n'a pas non plus fait grand état de sa propre incapacité de payer pension; son état des revenus et dépenses à lui l'empêchait sans doute de le faire.(.) Au soutien de ses prétentions, il invoque plutôt les arguments suivants: «Je paie une pension alimentaire depuis 6 ans et la pension alimentaire n'est pas une rente viagère.Je ne suis pas le bien-être social».Il est exact que les tribunaux ont plusieurs fois décidé que la pension alimentaire n'était pas une rente viagère.Mais ce n 'est pas là une règle qu 'on peut appliquer sans nuance.Il est bien reconnu qu'il faut retenir, dans son application, la durée de cohabitation ou de vie commune des époux, la possibilité pour le conjoint d'acquérir son autonomie financière, son état de santé.«Dans le présent cas, la preuve a démontré que les époux ont fait vie commune pendant 20 ans, que madame n'a pas travaillé à l'extérieur pendant le mariage afin de pourvoir à l'éducation des trois enfants nés de l'union des époux, que, depuis la séparation, elle a fait des efforts appréciables pour obtenir un emploi et l'autonomie financière, que son état de santé s'est détérioré pendant le mariage, que sa maladie (le diabète) 1 ' empêche d'obtenir un emploi et qu 'elle est maintenant âgée de 50 ans.Ces faits démontrent largement que la pension alimentaire est bien fondée et que la requête en annulation de cette pension ne peut être accueillie.» Résultat: la pension alimentaire de madame a été augmentée d'un certain montant avant son déménagement, puis doublée après celui-ci.On le constate donc, il n'y a pas de pension alimentaire «à vie», mais les principes qui prévalent veulent que les ex-époux tentent d'atteindre, dans un délai raisonnable, autonomie, autosuffisance et indépendance économique.Des nuances peuvent être appliquées selon les cas et circonstances, mais celui des époux qui s'écarte du principe de base aura à démontrer qu'il a fait les efforts pour atteindre ces objectifs et à justifier ses insuccès s'il veut continuer à recevoir pension.Celle-ci pourra tout de même être réajustée en fonction des moyens et de l'état de celui qui la paye.» (CS.200-12-013416-756 et 200-12-037840-882) À TOUT USAGE ET ADAPTÉE AUX CHAMPS La série toute nouvelle American de White Farm Equipment Fiable et robuste, la toute nouvelle série American de White a la puissance voulue aux champs.Actionnés par un moteur Cummins à 4 cylindres, les modèles de 60 et de 80 chevaux font vraiment merveille tous deux aux champs.moyennant des frais d'utilisation qui vous laissent gagnant au bout de la ligne.De plus, la série American s'offre dans un choix de quatre couleurs historiques: le vert Oliver, l'or Minneapolis-Moline, le rouge Cockshutt et l'argent White Farm.Nous avons pourvu la série American d'atouts à titre standard qui vous donnent ce qu'il y a de mieux au domaine des "utilitaires" et des "row-crop".•Bâti principal de fonte •Transmission à 6 vitesses •Attelage réglable en 3 points Vous avez aussi un choix d'options qui assurent plus encore la performance d'un gros tracteur: •Essieu avant pleine-puissance Posi-trac •Changement électronique de 3 vitesses, sans débrayage •2e et 3e soupapes de détente à distance Mettez à votre service une puissance économique aux champs.Voyez dès aujourd'hui la série American.^-N/TCX>- , , WHITE FARM EQUIPMENT (514) 546-3207 (418) 668-5254 (514) 588-5553 (418) 228-2000 (514) 264-6871 (819) 986-7783 Actonvale Aima L'Epiphanie St-Georges Est Ste-Martine/ Huntington Thurso Les Équipements Acton Inc.J.B.Maltais Ltée Machineries Forest Inc.Équipement F.Côté Inc.Les Équipements Colpron Inc.Hector Labelle Équipement Enr.40 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Vie rurale Des services de garde adaptés à l'agriculture.pas pour demain! Le problème de la garde des enfants en milieu rural demeure entier.Tous les parents qui travaillent selon des horaires irréguliers se retrouvent dans la catégorie «non prioritaire».par Suzanne Dion Le dossier des garderies, malgTé les apparences, est d'abord et avant tout de nature économique», déclarait Alain Dubuc dans sa chronique économique de La Presse, au moment où le gouvernement fédéral, dans un contexte électoral, lançait sa «stratégie nationale sur la garde des enfants».Monsieur Dubuc parlait alors de la nécessité de résoudre rapidement l'équation «travail-bébés» parce que «l'économie ne peut pas se passer de l'apport des femmes sur le marché du travail».Des commentaires semblables ont été émis à la suite de l'annonce de l'Énoncé de politique sur les services de garde à l'enfance du gouvernement du Québec par la ministre à la condition féminine Mme Monique Gagnon-Tremblay.La similitude des réactions aux deux politiques ne s'arrête pas là: tout le monde constate que les services de garde s'améliorent mais sont encore loin de répondre aux besoins.Les limites à la satisfaction de ces besoins sont bien sûr budgétaires — le programme annoncé au Québec est évalué à 513,8 millions $ pour les trois premières années — mais elles touchent aussi à la formation d'un personnel qualifié, à l'aménagement de locaux adéquats, etc.La difficulté à atteindre un équilibre entre l'offre — actuellement 70 000 places — et la demande — on estime que 620 347 enfants de 0 à 11 ans ont besoin d'être gardés de façon régulière à temps plein ou à temps partiel — est reliée à un changement social important: trois femmes sur quatre parmi le groupe en âge d'avoir des enfants sont sur le marché du travail.Cette situation n'est pas nouvelle en milieu agricole.Il y a toujours eu au moins les trois quarts des femmes dont le travail était directement relié à la production.Cependant, sur de petites fermes peu mécanisées, le travail agricole et le travail familial s'harmonisaient plus facilement.Les nombreux accidents dont ont été victimes de jeunes enfants ont alerté plusieurs groupes de femmes qui demandent depuis quelques années des services de garde adaptés au milieu agricole.La nouvelle politique du gouvernement québécois «pour un meilleur équilibre» prend en considération les demandes et les expérimentations du milieu rural.On y lit: «Les services de garde tels que définis parla loi se prêtent difficilement au contexte agricole en raison de l'éloignement géographique des familles et des impératifs saisonniers.Pourtant, les besoins sont grands.Ils n'ont cessé d'augmenter depuis les dernières années, principalement à cause de la croissance de certaines entreprises, du développement de la mécanisation, des impératifs financiers et de la dispersion des familles.Dans les municipalités rurales, les problèmes tiennent principalement au faible bassin de population et aux distances qui rendent difficilement viables des services de garde en garderie.» Des programmes spéciaux sont prévus pour s'adapter à cette situation particulière.Agri-Garde Wotton, un des groupes les plus actifs dans les actions de revendication et l'expérimentation de nouvelles formules adaptées au milieu agricole, évalue de manière positive les ouvertures prévues dans le nouvel énoncé de politique.Certains nouveaux règlements, par exemple celui qui fixe le maximum d'enfants pouvant être gardés en même temps en milieu familial, s'adaptent mieux aux réalités du milieu rural.On regrette cependant que l'ensemble des services, la norme, se réfère encore à des parents qui travaillent cinq jours par semaine à des heures fixes et que la situation de tous ceux qui travaillent selon des horaires irréguliers — il y en a aussi en dehors du milieu agricole — soit traitée dans le cadre de «projets spéciaux» qui peuvent se retrouver dans la catégorie «non prioritaire».La Fédération des agricultrices du Québec croit qu'il est difficile pour des services de garde quels qu'ils soient, garderies, garde en milieu familial, halte-garderies, etc., de répondre adéquatement aux besoins des parents agriculteurs.Aussi, a-t-elle développé à la suite de la parution de la politique fédérale l'an dernier le concept de la main-d'oeuvre agricole domestique.La Fédération demande un soutien financier pour l'embauche de personnel qui, selon l'âge des enfants, serait affecté à diverses tâches ayant pour effet de dégager les agricultrices de travaux domestiques et familiaux pour leur permettre de se consacrer davantage aux tâches agricoles.La nécessité de services garantissant la sécurité des enfants vivant dans des entreprises agricoles est maintenant connue.La problématique spéciale reliée à la mise en place de ces services fait partie de l'énoncé de politique de Mme Gagnon-Tremblay.Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, par sa politique d'intégration des agricultrices à 1 ' ensemble du secteur agricole a reconnu que, comme dans les autres secteurs, l'agriculture «ne peut se passer de l'apport des femmes».Il reste maintenant à trouver les sous et les bonnes formules pour finir de résoudre, en agriculture comme ailleurs, l'équation travail-bébés.Le gouvernement fédéral ayant retiré son engagement à ce sujet, le gouvernement du Québec ne peut réaliser l'ensemble de son programme.Les sommes prévues pour les projets spéciaux seront maintenues, assure madame Gagnon-Tremblay.La Fédération des agricultrices du Québec s'inquiète cependant de la viabilité de ces projets à long terme et exprime sa déception vis-à-vis ces retours en arrière dans un contexte de dénatalité.Mais madame Gagnon-Tremblay parle de «report», elle croit pouvoir atteindre son objectif de 60 000 nouvelles places d'ici cinq ans.Souhaitons que cette fois, le contexte électoral amènera des résultats concrets.¦ Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 41 Vie rurale La plus longue nuit des éleveurs de races pures La veille du jugement lors d'une exposition agricole est un moment crucial dont dépendent souvent les résultats du lendemain, par Sylvie Bouchard Jeudi, 8 juin 1989, 19 heures.Sur le site de l'exposition agricole de Sorel, dans l'étable où sont regroupés les éleveurs de vaches Ayrshire, règne une activité fébrile.Chaque producteur, feuille de notes à la main, conduit à tour de rôle ses vaches au salon de traite.Chacune reçoit un traitement spécial : à une heure déterminée, on doit vider 1 ' un ou l'autre de ses quartiers afin qu'elle soit à son avantage pendant le jugement, prévu le lendemain à partir de midi.Il ne faut pas négliger l'heure précise de présentation de chaque classe.Car une vache de la classe de cinq ans ne sera pas exhibée au même moment qu'une autre de trois ans.Durant toute la nuit, le va-et-vient continue obligeant les éleveurs à une veille durant laquelle l'angoisse grandit à mesure que l'heure avance.Pour planifier le meilleur moment de traite, les éleveurs font des essais durant les jours qui précèdent l'exposition.Avec beaucoup d'observation, on peut calculer exactement le délai nécessaire pour que le pis d'une vache présente le meilleur aspect au moment crucial.L'apparence du pis est en effet un des premiers critères de classement.Yves Champagne, producteur de Sorel, explique : «Pour bien balancer un pis, on peut vider un quartier plus fort à 21 heures et les trois autres à 2 heures du matin.J'aurai terminé la traite à 4 heures du matin.» Dans 75 % des cas, des retouches à la main seront nécessaires durant l'avant-midi.Au cours de cette soirée, on observe régulièrement un éleveur qui sort accompagné d'une de ses bêtes.«Ces courtes promenades servent à dégourdir et détendre les animaux, fait remarquer André Gagné, de Saint-Cézaire.La manière de marcher peut faire la différence entre un premier et un deuxième prix.Et demain matin, je n'aurai pas le temps de donner de l'exercice aux vaches.Les derniers soins de toilette et la préparation des pis occuperont mon avant-midi.» Les aliments fournis ont un effet déterminant sur l'apparence d'une bête.Un animal trop mince sera gonflé par Dès le lever du soleil, les éleveurs s'affairent à laver leurs animaux pour la dernière fois avant le jugement.l'absorption de pulpe de betterave, aliment qui augmente de volume lorsqu'il est imprégné d'eau.Les éleveurs distribuent aussi du foin de bonne qualité en petite quantité une partie de la nuit.Une saine et franche compétition L'exposition locale marque souvent le début d'une série d'événements où la compétition augmente graduellement.Exposition régionale, provinciale et nationale suivront pour les bêtes ou les troupeaux qui auront réussi à se démarquer.Les résultats sont donc déterminants pour les éleveurs qui désirent présenter des animaux lors d'expositions de plus grande envergure.De toute façon, les préparatifs sont exactement les mêmes.Le fait de se comparer tout d'abord à ses voisins aiguise l'esprit de compétition, même si on le pratique de façon plutôt amicale, en échangeant trucs et conseils.Dans le bâtiment où les cinq éleveurs continuent à s'affairer, on se surveille du coin de l'oeil.Bien sûr, chacun a pris soin d'évaluer les bêtes des autres troupeaux afin de les comparer aux siennes.Et on se doute bien que la plupart ont fait leurs pronostics quant aux résultats du lendemain.Pourtant, on se garde bien de les divulguer.Michel Millette, qui participe aux expositions depuis plusieurs années, explique que beaucoup de facteurs entrent enjeu quand les animaux circulent dans l'arène de présentation.«L'aspect général de l'animal dépend beaucoup des soins apportés aux préparatifs, dit-il, et le juge aura le dernier mot.Un juge particulier peut mettre l'accent sur des qualités spécifiques.» Il sait de quoi il parle, ayant déjà lui-même été juge à plus d'une exposition.42 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Mais on ressent surtout un esprit de franche camaraderie entre ces producteurs qui se connaissent de longue date.Tout en surveillant le troupeau et au travers des autres tâches effectuées dans la nuit, on se détend en jasant ou en échangeant quelques mots drôles.L'exposition attire aussi bon nombre d'amis et de connaissances qui profitent de l'atmosphère particulière de cette nuit pour s'amuser en bonne compagnie et à l'occasion donner un coup de main.Ces compagnons finiront toutefois par aller dormir quelques heures dans les petites chambres prévues dans le bâtiment pour le confort des éleveurs.Celles-ci sont libres ce soir, car aucun des éleveurs présents ne relâchera sa surveillance pour prendre quelque repos.Marc Charpentier, jeune producteur de 19 ans, compare le concours à n'importe quelle autre compétition sportive.«Ce soir, je me sens comme un joueur de hockey lors des séries éliminatoires», confie-t-il.Et même s'il avoue ne pas sentir trop de stress maintenant, il surveille tous les mouvements de ses bêtes.En effet, chaque bouse doit être ramassée au fur et à mesure afin d'éviter que les animaux ne se salissent.Les vaches et génisses sont douchées chaque matin depuis leur entrée sur le site.Et l'éleveur n'hésite pas à surveiller le troupeau d'un voisin qui doit s'absenter quelques minutes.André Gagné confie que durant les dernières heures avant le jugement, il sera armé de son rouleau d'essuie-tout pour effacer les traces disgracieuses et ainsi préserver la blancheur de son troupeau.La série de lavages commence dès 4 heures du matin.Chaque bête prend une dernière douche avant le grand moment.Puisque le j ugement ne débute qu ' à midi, les éleveurs disposent de plus de temps pour cette tâche.Un jugement prévu ï'avant-midi obligerait les producteurs à laver les animaux beaucoup plus tôt.En début de matinée, l'arrivée des spécialistes en préparation de bovins coïncide avec une augmentation de l'activité et de l'angoisse.Le grand moment approche.«Je commence à sentir des fourmis dans mes jambes, dit Jacques Péloquin.J'espère que tout se passera bien.» Certains éleveurs, tel André Gagné, donnent la touche finale eux-mêmes.Mais il s'agit d'un art de précision qui demande beaucoup d'expérience et de doigté, et la plupart des éleveurs avouent ne pas posséder la dextérité nécessaire.On applique de la colle à certains trayons pour éviter l'écoulement du lait.Si cela ne suffit pas, on peut insérer une mèche à l'intérieur du canal jusqu'à l'heure du jugement ou se servir d'un élastique durant quelques secondes.Enfin, les derniers préparatifs consistent à effectuer quelques retouches de tonte, à fixer les poils de la ligne de dos afin d'obtenir une silhouette parfaite, et à appliquer de la poudre pour faire ressortir la blancheur de la robe.L'étable se transforme en véritable salon de beauté.Une planification à long terme Participer à une exposition exige une préparation de longue haleine.En plus de sélectionner ses animaux avec soin, l'éleveur doit planifier les dates de vêlage des vaches choisies.«Une vache fera voir la plus belle esthétique si elle a mis bas deux mois avant le concours», affirme Michel Millette.Les bêtes sélectionnées subissent l'hiver précédent un traitement spécial : alimentation en fonction du développement de la carcasse, séances d'exercices régulières et même séjour dans des stalles non entravées afin de favoriser une bonne tenue de l'animal.De plus, pour aider au développement des membres, les sabots sont taillés deux fois par an.Et lors de la récolte du foin l'été précédent, l'éleveur 7 EFFICACE DANS TOUS LES 4 fflMSILAGESl à &10 GUAl LES FOINS RECHERCHE ET ESSAI Après plusieurs essais sur une période de 20 ans.Silo Guard s'est avéré très efficace comme inhibiteur (contrôle) des levures et des bactéries indésirables.Il réduit réchauffement de votre fourrage et améliore la récupération de matières sèches.Ces projets de recherche ont été mené par des universités réputées du Canada et des Etats-Unis.LES ENSILAGES Le SILO GUARD contient des stérilisants qui contrôlent les bactéries indésirables en les empêchant de produire des levures et des moisissures.11 en résulte un ensilage plus savoureux et une meilleure qualité de nutriment.Le SILO GUARD contient aussi des enzymes spéciales qui transforment les amidons en sucre.Ces sucres sont utilisés dans la formation d'acide lactique qui permet de faire baisser le PH de l'ensilage ainsi on a une réduction de chaleur, une meilleure fermentation, plus important encore, une récupération de matière sèche.LES FOINS MIS EN BALLE Facile d'application, le SILO GUARD, vous donnera des résultats surprenants.Il réduit la chaleur de façon sûre et garde la saveur et la couleur naturelle de vos fourrages en plus d'augmenter la récupération de matière sèche.>- 3 4 6 8 10 12 _CONTÔLE .CONCURRENT B -CONCURRENT A _S1LOGUARD Vous pourrez maintenant engranger vos fourrages plus tôt (taux d'humidité plus élevé) sans craindre de perdre les valeurs nutritives de vos fourrages.Faites confiance à ISF.des produits de qualité depuis plus de 80 ans Territoire disponible dans certaine région.Pour plus 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sortie.Puis on continue le dressage en effectuant des promenades quotidiennes.Cet apprentissage, qui dure au moins une semaine, exige une heure par jour par tête.Enfin, la première tonte des animaux, effectuée un mois avant le concours, STIHL LA PLUS VENDUE AU MONDE RABAIS DE $5Q Données techniques • Frein à inertie • Allumage électronique • Meilleur rapport poids-puissance: • Système anti-vibration STIHL «Ces courtes promenades détendent les animaux», fait observer André Gagné, éleveur de Saint-Cézaire.oblige quelquefois à des changements dans le choix des génisses.En effet, la longueur des poils de celles-ci au printemps peut cacher un défaut dans la conformation.«D'abord pour comparer la qualité de son troupeau» Tous ces préparatifs augmentent considérablement les tâches normales du producteur agricole.Il lui faut souvent engager de la main-d'oeuvre pour s'occuper du troupeau demeuré à la ferme, et aussi pour partager le travail sur le site de l'exposition.L'argent gagné en prix dans les concours d'une exposition locale ne couvre pas les dépenses dues au transport, à l'alimentation spéciale et à la perte de vente de lait.«À ce stade de compétition, l'objectif principal n 'est pas de faire de 1 ' argent, mais de se comparer à ses confrères, dit Jacques Péloquin, propriétaire d'un troupeau de 145 têtes.Et aussi démontrer aux citadins que l'agriculture de la région est dynamique.» Selon Denis Descoteaux, propagandiste de la Société Ayrshire du Québec, certains éleveurs de bêtes de race pure tirent un revenu supplémentaire de 10 à 30 % en vendant des animaux enregistrés.«Le premier but poursuivi par l'éleveur est de faire connaître son troupeau, dit-il.La comparaison lui permet aussi d'évaluer son propre cheptel et de connaître les points à améliorer.» Et plus le niveau de compétition augmente, plus le prestige retiré par l'éleveur sera grand.¦ 44 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Les gens bien forwes réalisent de grands projets L/es gens d'aujourd'hui recherchent les défis et se préoccupent de la qualité de la vie.L/a Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation forme des professionnels complets, capables de saisir, dans les faits concrets, les aspects scientifiques, techniques, humains et économiques de l'agriculture, de l'alimentation et de la JL/es diplômés de la Faculté sont au service de la société dans les entreprises du secteur agroalimentaire et dans les organismes gouvernementaux.L/es programmes de formation en sciences appliquées dispensés à la Faculté conduisent à des carrières: LUCCHOIN1ÉRE Génierural,19~5 PrésidentB.clR.ChoinièteLiee m k i AGNES ïABNUSaUEWICZ Bio-agronomie, IV directrice de la Division de l'aviculture Coopérative fédérée de Québec d'agronome d'ingénieur rural rclfSSmentair.en consommation UNIVERSITE LAVAL FACULTÉ DES SCIENCES DE L'AGRICULTURE ET DE L'ALIMENTATION QUÉBEC G1K7P4 POUR INFORMATION BUREAU DE L'EXTENSION (418) 656-5693 ÊUSEGAUTHŒR Bio- agronomie, IV» l PIERRE-PAU1-1-^® Sciences et tecrmologie r^eTgti^Uuccntrede ^SffidesviandcProvigo Sécurité Surveillez vos moteurs électriques Avant de remplacer ou d'ajouter un moteur électrique, il faut considérer plusieurs facteurs pour éviter les risques d'incendie.par Bertrand Pelletier Il existe plusieurs types de moteurs électriques et un mauvais choix peut s'avérer néfaste à plusieurs égards.Avant d'acheter, il faut considérer la force (HP), la torque, la conception, la vitesse (TPM), la base, la direction de la rotation, le boîtier, l'efficacité.Il faut aussi surveiller la disponibilité du courant, le voltage, l'ampérage, le nombre de phases de son installation.Un moteur qui doit démarrer en charge exigera de trois à huit fois le courant normal de fonctionnement.La force requise doit être déterminée correctement.Un moteur trop faible surchauffera; les protections existantes, son isolation seront affectées, sa durabilité sera réduite, tout en exigeant plus de courant pour fonctionner.Un moteur trop puissant fonctionnera au minimum d'efficacité pour un coût d'opération plus élevé.La meilleure performance s'obtient lorsque le moteur utilise entre 70 et 90% de sa capacité réelle indiquée.La plupart des moteurs possèdent un facteur de service (SF) de 1.15; ils peuvent donc absorber une surcharge occasionnelle de 15% pour autant que la source électrique soit constante.Ceci peut accommoder certaines applications sans avoir à installer un moteur plus puissant.Il existe aussi des moteurs qui sont construits de façon à ne pas être gênés par une variation de voltage qui est généralement de 115 ou 230 volts.Ils sont protégés pour une variation de plus ou moins 10%; cela est très avantageux là où existe ce problème et quand le moteur est éloigné de la source électrique principale.Plus le fil de raccordement est long, plus le moteur sera sensible à une variation de courant lors d'une surcharge.Pour remplacer un moteur à combustion interne par un moteur électrique de même force, il faut se rapporter à la spécification.Un moteur à essence ou diesel ne peut soutenir sa capacité maximum très longtemps alors que le moteur électrique est conçu pour le faire.Un moteur à essence ou diesel qui indique 165 HP maximum (Brake HP), avec une force continue de 97 HP, peut être remplacé par un moteur électrique de 100HP.KVERNELAND LA CHARRUE PRÉFÉRÉE DES «PROFESSIONNELS DE L'AGRICULTURE!»» MOD.AB/AC PORTE MOD.BB SEMI-PORTE — Principe "Variomat" exclusif d'ajustement hydraulique de la largeur de labour, selon les conditions de terrain = économie de carburant - de force motrice, et commodité d'adaptation pour «tailler» les terrains de forme irrégulière, «finir» les planches, etc.— Versoirs étudiés pour labours efficaces dans une gamme étendue de sols et de profondeurs de travail.— 25 alliages d'acier utilisés pour obtenir une forte résistance à l'usure tout en réduisant le poids de l'appareil.— Succursale établie à Drummondville pour un service et un suivi de la clientèle sans égal.recevez de p0mws ^Dépliants/Charrues: Portées.Semi-Portées.NOM: ADRESSE: MARQUE.TRACTEUR: .C.V.KVERNELAND 1200 Rocheleau Drummondville, Que.J2C 5Y3 (819) 477-2055 HA 08/89 46 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Dans le choix d'un moteur, il faut aussi considérer son application.Le moteur doit-il être utilisé à 100% de sa capacité d'une façon continue, sur une pompe d'irrigation par exemple, ou ne sera-t-il utilisé que d'une façon intermittente?Selon le cas, les exigences varient pour la performance, la durabi-lité et la sécurité.C'est pourquoi, il ne faut pas utiliser un moteur à toutes les sauces.Enfin, un moteur a besoin d'air pour ne pas surchauffer au travail.Par contre, la poussière, l'humidité, la saleté et certains gaz sont néfastes et peuvent compromettre sérieusement son fonctionnement, voire occasionner son brûlage et causer un incendie; la poussière peut être explosive de même que certaines matières en suspension dans l'air.C'est pourquoi, il faut choisir le boîtier en fonction de son application.Il existe des boîtiers ouverts; une perceuse permet le passage de F air à F intérieur du moteur.Pour d'autres conditions, il y a des moteurs fermés et ventilés; le boîtier est complètement fermé mais un ventilateur au bout opposé de l'axe refroidit le moteur en forçant l'air à passer à travers ses ailettes extérieures et assurer le refroidissement comme les moteurs de moulanges.Il y a des moteurs fermés sans ventilation où l'air est propulsé par un autre facteur comme les moteurs pour séchoir à foin.Un moteur est construit pour travailler 24 heures par jour, pendant plusieurs années s'il est bien choisi, bien adapté et bien localisé.La plupart ne nécessitent que peu d'entretien si ce n'est de les garder propres par une bonne ventilation et de vérifier de temps à autre 1 ' usure des coussinets.La plupart sont lubrifiés à vie; sinon, il faut suivre les instructions; trop d'huile ou de graisse peut être aussi dommageable que pas assez.¦ Questions de sécurité Pour utiliser un moteur en toute sécurité, il faut : 1.S'assurer que la source électrique est suffisante.2.Faire un bon choix.En cas de doute, consulter des personnes compétentes.3.S'assurer d'une protection adéquate de raccordement : grosseur et longueur du fil, protecteurs de surcharge et de surchauffe.4.Vérifier la tension des courroies et leur usure si on utilise cette forme de transmission.Les poulies et les courroies doivent être parfaitement alignées; la tension doit être vérifiée et ajustée, s'il y a lieu.Une tension trop forte peut exiger jusqu'à 20% plus de pouvoir en plus de détériorer les coussinets.Une bonne règle est d'allouer 1/2 à 3/4 de pouce de dépression pour chaque pied de courroie entre les poulies.5.Éviter la surcharge et la surchauffe du moteur.6.Le garder propre.S'il est ventilé par l'intérieur, s'assurer que les bouches d'air ne sont pas obstruées.7.En cas de panne, se référer le plus possible au centre de service de la marque en cause.Indicateur d'humidité automatique de modèle 919® Motomco DICKEY-john Commandes simples à clavier.Son fonctionnement automatique élimine le test manuel d'humidité et les tableaux qui portent à confusion.Une "puce" de l'appareil renferme les données du tableau.Les calculs se font automatiquement et vous faites la lecture numérique de la teneur en eau.L'appareil peut aussi "communiquer" avec une imprimante ou un ordinatuer.DICKEY-john canada inc.700 Campbell Street Cornwall, Ontario K6H 6C9 Canada Tél.: (613) 938-2900 — Télex: 05-811581 TELEFAX: (613) 938-8219 LE DEBUT DUNE ERE NOUVELLE TRANSTECH INTERNATIONAL 87 C3r LA SOLUÎION PRÉVENÎIVE VAPORISATION AUTOMATISÉE D'INSECTICIDES - DE DÉSINFECTANTS - DE CONTRÔLE D'ODEUR VOUS AVEZ UN PRODUIT A VAPORISER ?Le système D.G.le fera à votre place, vous procurant ainsi une économie de temps, d'argent ainsi qu'une augmentation de production, grâce â l'uniformité d'application des liquides.Selon les produits vaporisés, le système D.G.- Aide à éliminer: microbes.Insectes et bactéries porteurs de maladies.• Protège la santé de vos bêtes.- Améliore l'hygiène de vos bâtiments.- Économise temps et liquides.CONTACTEZ-NOUS ! Faites-nous évaluer vos besoins, sans aucune obligation de votre pari.garanti un an pièces et main-d'oeuvre MicroSpray^W'International Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 47 l'été dernier J'ai jéte m oeil sue UN0MWI-jwpe.ét LA p'TiTE BLONDE qui ÉTAIT D'DANS.C EST PAS TOUT.LE PIRE C'EST QU'APRES.j'Y Ai JETE LÉS DEUX VEUX * ZENOÏDE.' j'ME SENS ALLER pâss\ viteT^ APRÈS LA CONFESSION^ QUE TU VIENS DE ME FAIRE T'ES PAS MIEUX QUE MORT, MON VIEUX 5NOREAU! 48 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Loisirs La chasse aux papillons Pour le jeune naturaliste, voici quelques trucs concernant la capture, la conservation, l'étalage et l'identification des papillons.par Roch Guay, agronome Collectionner les insectes ne veut pas seulement dire les capturer et les mettre en boîtes.Le jeune naturaliste doit étudier les insectes, apprendre leur mode de vie et leurs moeurs.Si, au départ, il n 'est pas nécessaire de posséder des connaissances approfondies, certaines notions de biologie sont très utiles.Pour Dave Clermont, un jeune entomologiste de la région de Granby, le monde des insectes n'a plus de secrets ou presque.L'été, depuis l'âge de sept ans, il parcourt les champs et chasse les papillons au filet.Il nous livre ses trucs concernant la capture, la conservation, l'étalage et l'identification.Au début, l'amateur recueille toutes sortes d'insectes.Petit à petit, il oriente ses recherches selon ses préférences pour quelques groupes d'insectes comme les lépidoptères (papillons).La première arme, le filet Le succès d'une tournée de chasse dépend de deux facteurs : avoir un plan bien déterminé et être bien équipé pour la chasse.Pour chasser les papillons de jour (diurnes), l'amateur choisira un après-midi chaud, quand le soleil est ardent.En parcourant les champs, les vergers et les jardins, la récolte devrait être excellente.Les papillons de nuit (nocturnes) peuvent parfois être capturés le jour sur leur plante-hôte ou on les attire le soir avec une source lumineuse.Quand il chasse les papillons près de chez lui, pendant quelques heures pour les tuer.La chasse aux papillons ne requiert pas un équipement très compliqué.Avec un peu d'adresse, tout ce qui est nécessaire peut être fabriqué à la maison : un filet, un bocal de verre, un peu d'acétate d'étyle et un petit coffre de rangement et des papillotes pour mettre les insectes.La première arme du chasseur d'insectes, c'est le filet.Il doit être souple et léger tout en étant assez solide.Le Dave Clermont les place au congélateur manche du filet peut être fait avec un vieux balai et ne dépassera pas un mètre de long.Le cercle, de même diamètre que le sac sera fort et rigide.Une broche en acier ou un cintre fera l'affaire.Les extrémités du cintre doivent être repliées de manière à s'insérer solidement dans le manche.Le sac pourra être en nylon, en gaze ou en toile claire.Le tissu choisi sera DURA-DOME DURA SPÉCIAL simple versatile économique espace latéral accru avec portées libres • Estimation gratuite • Livraison rapide • Assistance technique • Plans: structure, fondations incl.Cadres rigides à usages multiples ï^vifv 55?Erigez vous-même ou nos spécialistes s'en chargent 140, RUE ST-EUSTACHE ST-EUSTACHE J7R-2K9 514-472-3560 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 49 BANQUE NATIONALE I I 1 1 R g 2 § Météo - Septembre Abitibi — Témiscamingue Septembre sera plus frais en moyenne que la normale.On prévoit des variations dans la première quinzaine du mois.Le temps le plus chaud surviendra près du 9 septembre puis du 12 au 14.maxima de 27/29°C.Temps beaucoup plus frais entre le 17 et le 22 puis du 25 au 30.minima de -3/0°C.Les 10 premiers jours d'octobre seront plus frais que de coutume.En septembre, les précipitations seront voisines de la normale.Pluie prévue entre le 4 et le 6, et pluie ou averses occasionnelles vers Iesl0etl3.Les averses tourneront à la pluie entre le 15 et le 17 et il y aura de la pluie encore autour du 19.Le reste du mois sera beaucoup plus sec.Vallée de l'Outaouais Précipitations proches de la normale en septembre.Prévision de pluie entre le 4 et le 6, et d'autres précipitations vers le 10.Retour de la pluie à deux ou trois occasions du 15 au 19.Les dix derniers jours seront plutôt secs, exception faite d'averses dispersées autour du 24.Changement renversant du temps au début d'octobre, avec temps humide incertain.Températures de septembre plus froides que d'habitude.Il fera chaud le 9 septembre et du 12 au 15.maxima de 28/30°C.Temps froid après le milieu du mois, dont le plus froid du 26 au 30.minima de 1/4°C au moins une fois.Montréal et Cantons de l'Est Le mois de septembre sera frais et plus pluvieux que la normale.Temps frais au début, mais température de saisonnière à chaude entre le 9 et le 13.maximum de 27/29°C la journée la plus chaude.Pluie prévue du 4 au 6 et autour du 10.On attend des périodes de pluie ou d'averses entre le 13 Chaud et le 15.Temps beaucoup plus frais et plus sec pendant les 10 derniers jours du mois.minimum de 0/3°C la nuit la plus fraîche, entre le 25 et le 30.Saguenay — Lac Saint-Jean Précipitations voisines de la normale en septembre.Périodes de pluie du 4 au 6 septembre et probabilité d'une autre pluie abondante autour du 10.Temps incertain du 13 au 17, avec pluie ou averses occasionnelles la plupart des jours.On prévoit de la pluie et peut-être des orages autour du 19 et du 24.Le reste de septembre s'annonce plutôt sec.Le début d'octobre connaîtra beaucoup de pluie et d'averses.En septembre, les températures seront en moyenne plus fraîches que la normale.Probabilité de quelques jours chauds du 9 au 15.maxima de 28/30°C.Le dernier tiers du mois sera frais.minimum de -3/0°C au moins une fois entre le 25 et le 30.Gaspésie et Nouveao-BrunswUk Températures de septembre inférieures à la normale, mais précipitations supérieures à la normale.Prévision de temps chaud vers les 4-5 septembre et entre le 15 et le 17.27/30°C le jour le plus chaud.Probabilité de pluie vers le 1er jour du mois, puis averses ou pluie vers les 8 et 10.On prévoit aussi un peu de pluie vers le milieu du mois et entre le 17 et le 20.La seconde moitié de septembre sera fraîche, spécialement du 25 au 30, où le thermomètre baissera à -1/3°C à une ou deux occasions la nuit.Prévision de pluie ou d'averses autour des 23 et 24, puis peu de précipitations ou pas du tout pendant le reste du mois.Notre banque nationale La chasse aux papillons.transparent et de préférence brun pâle ou vert pâle pour ne pas effrayer les papillons.Le matériel, bien que léger, devra être renforcé près du cercle pour résister aux éventuels accrochages.Pour en faciliter le maniement, le diamètre ne devra pas dépasser 30 centimètres.La profondeur du sac équivaut à deux fois le diamètre, de sorte que quand un papillon est pris, on puisse replier le sac contre le cercle tout en gardant l'insecte prisonnier.La conservation Une fois les papillons capturés, la meilleure méthode pour les tuer promptement et sans les endommager, c'est de les asphyxier avec un poison, l'acétate d'étyle.De la ouate imbibée du poison est déposée dans un bocal en verre.Si l'excursion s'avère longue, il serait bon d'en apporter une petite quantité supplémentaire pour en mettre au besoin.Il faut éviter de placer les bocaux au soleil, car la chaleur dessèche les papillons et rend leurs pattes et antennes cassantes.Si la chasse des papillons a lieu près de la résidence, on peut les tuer en les plaçant au réfrigérateur pour quelques heures.Lorsque les papillons sont morts, ils sont conservés au sec dans des papillotes faites de papier ciré.Prendre un papier de format rectangulaire et le plier en deux en diagonale à environ deux centimètres d'un coin.On replie ensuite les bords pour former un triangle.Les coins du triangle sont refermés de façon à retenir la papillote cachetée et compléter parfaitement le triangle.Des enveloppes philatéliques peuvent aussi servir.On y placera les insectes, le corps reposant sur la base du triangle, les ailes dressées sur le dos.On met entre les papillotes de la ouate ou du coton absorbant pour empêcher la moisissure de se développer.La date de la capture ainsi que le genre d'habitat sont inscrits sur la papillote.Pour la conservation permanente des papillons, il faut les epingler et les conserver dans des boîtes hermétiques.Montage sur étaloir Avant de songer à inclure un papillon dans sa collection, il faut lui redonner sa souplesse.Pour ce faire, on utilise un bocal à large ouverture, à l'intérieur duquel on place à l'horizontale une plaquette de polystyrène coupée à trois centimètres du rebord.On verse de l'eau très chaude au fond du bocal et on dépose les papillons sur le dessus de la plaquette.Après quelques jours, les papillons sont prêts à être épingles.L'épinglage des insectes a pour but de les retenir solidement en facilitant l'examen.L'épingle est enfoncée dans le thorax, à angle droit avec le corps.On procède ensuite au montage sur l'étaloir.L'étaloir permet le séchage uniforme des papillons en leur redonnant leur beauté naturelle et en mettant en évidence les caractères propres à chaque espèce.Pour fabriquer un étaloir peu dispendieux, on prend un morceau de polystyrène d'environ 30 centimètres de long sur 15 centimètres de large.Au centre, on pratique une rainure d'une largeur d'un centimètre et d'une même profondeur.On pique le papillon dans le dalot, les ailes étendues à angle droit sur les rebords.Pour retenir les ailes en place, on utilise de petites bandes de papier et des épingles.Une manipulation soignée des insectes est recommandée.Les insectes doivent être laissés au moins trois jours sur l'étaloir.La valeur d'une collection d'insectes dépend autant des renseignements fournis par les étiquettes que de la rareté, du nombre ou de la beauté des spécimens.Ces étiquettes sont fixées àdifférentes hauteurs surl'épingle.La première étiquette indique le lieu, la date et le nom du collectionneur.La deuxième porte sur le genre d'habitat tandis que la troisième indique le nom scientifique de l'espèce, le nom de la personne qui l'a identifiée et l'année.y/4 w w £jj W w ^ Les papillons une fois épingles et séchés sont conservés dans des boîtes à collection.Les insectes une fois morts, épingles, séchés sont conservés dans des boîtes à collection.La boîte de bois avec couvercle vitré est la plus populaire.L'amateur placera de la boule à mites dans chaque coin de la boîte pour éloigner les parasites.¦ Volume recommandé: Papillons et chenilles du Québec et de l'Est du Canada par Jean-Paul Laplante, Montréal, France-Amérique 1985.280 p.EFFICACITÉ, DURABILITE ET ÉCONOMIE! Que vous choisissiez le modèle NEWMAC WB-100 ou WG-100, vous obtiendrez la fournaise mixte idéale! Les fournaises Newmac peuvent fournir de 80 000 à 100 000 BTU, au bois ou au charbon, et chacune peut être utilisée seule ou avec une section à l'électricité placée au-dessus, pour obtenir le maximum de rendement et d'économie.Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à: Agence Paul Seiler Inc.5711, avenue Whitehorne, Montréal, Québec H4W2A1 (514)489-6660 L Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 51 Cuisine Arôme et fraîcheur d'un menu estival Des légumes colorés, des herbes parfumées, du poisson frais, des fruits gorgés de soleil : c'est l'été! par Suzanne P.Leclerc Menu pour quatre personnes Entrée Crème de tomates au basilic Assiette principale Plie à l'ail Pain au maïs Courgettes tranchées sautées au beurre et parfumées au romarin Salade Salade verte du jardin, vinaigrette au vinaigre de framboises Fromage suggéré Blubry's Cayer Dessert Granité de cantaloup Crème de tomates au basilic Crème de tomates parfumée au basilic 1 c.à table (15 ml) de beurre 2 oignons verts hachés 1 gousse d'ail hachée 1 1/2 tasse (375 ml) de bouillon de poulet 1 boîte (19 onces) (540 ml) de tomates en conserve ou 4 grosses tomates pelées, évidées et coupées en dés 1 carotte hachée 1 poireau haché 2 pommes de terre moyennes coupées en dés 1 poignée de feuilles de basilic haché frais 1 brindille de thym Sel et poivre 1 tasse (250 ml) de lait chaud Feuilles de basilic • Faire revenir l'oignon et l'ail dans le beurre jusqu'à ce qu'ils soient transparents.• Ajouter le bouillon de poulet, les tomates, la carotte, le poireau, les pommes de terre, le basilic, le thym.Saler et poivrer.• Couvrir et cuire jusqu'à ce que les légumes soient cuits, soit environ 30 minutes.• Passer au mélangeur.Ajouter le lait chaud et réchauffer le tout.• Rectifier l'assaisonnement, garnir de feuilles de basilic.Plie à l'ail 2 livres ( 1 kg) de filets de plie 1/3 tasse (80 ml) de lait 2 c.à table (30 ml) de farine 52 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 (pour enfariner) 2 c.à table (30 ml) de beurre Sel et poivre au goût 5 ou 6 gousses d'ail (selon leur grosseur) Jus d'un citron 3 c.à table (45 ml) de persil frais haché 2 c.à thé (10 ml) d'estragon haché Garniture : tranches de citron roulées dans du persil haché.• Faire tremper 30 minutes les filets de plie dans le lait légèrement salé, les retourner, les éponger pour les assécher et les enfariner légèrement.• Dans une grande poêle, chauffer l'huile avec 1 c.à table (15 ml) de beurre, cuire les filets des deux côtés, les retirer, les placer sur un plat de service chaud, les assaisonner.• Ajouter le reste du beurre dans la poêle, le laisser blondir et y cuire quelques minutes l'ail émincé, ajouter le jus de citron et les fines herbes hachées, bien mêler, verser aussitôt sur les plies.Garnir avec les tranches de citron persillées.Servir aussitôt.Pain doré au maïs 1 gros oignon 1 c.à table (15 ml) de beurre 1 recette de pâte à muffins ordinaire (12) 3/4 tasse ( 180 ml) de maïs cuit et égrené 1/2 tasse (125 ml) de fromage cheddar fort râpé • Dorer l'oignon haché dans le beurre chaud, faire refroidir.• Préparer une pâte à muffins ordinaire, lui ajouter le maïs cuit, mêler.• Verser la pâte dans un moule graissé de 10" x 6" x 1 1/2" (25 cm x 15 cm x 4 cm).• Saupoudrer de fromage râpé.• Étendre les oignons frits sur le fromage.• Cuireaufourà375°F(190°C)20à 25 minutes.• Couper en carrés et servir chaud avec le poisson.Note : Délicieux avec le poulet grillé.Granité de cantaloup a litre) 1/2 tasse (125 ml) de sucre 1 1/4 tasse (310 ml) d'eau 1/4 tasse (60 ml) de rhum brun 1 cantaloup de 2 livres (1 kg) 1 c.à table (15 ml) de jus de citron 1 pincée de sel • Dans une marmite, préparer un sirop : mêler le sucre et l'eau, fondre complètement le sucre en brassant, monter à ebullition et laisser bouillir le sirop 4-5 minutes.• Ajouter le rhum et laisser refroidir le sirop.• Peler, évider le cantaloup, le couper en morceaux et les placer dans la jarre du mélangeur ou robot électrique, laisser tourner pour obtenir une purée homogène.• Verser le sirop refroidi et tourner quelques minutes.• Verser la purée dans un bol, mêler le jus de citron, la pincée de sel, couvrir, refroidir deux heures au réfrigérateur.Mêler quand le mélange est refroidi.• Verser dans deux moules à glaçons sans les séparations et congeler environ trois heures en brassant toutes les 20 minutes pour écraser les glaçons.• Le mélange sera légèrement congelé.Écraser à la fourchette pour alléger le granité.• Servir dans des coupes à fruits ou à champagne.• Décorer de feuilles de menthe.¦ Nous remercions la Fédération des producteurs de lait du Québec qui nous a fourni la photo et la recette de la crème de tomates, ainsi que le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec pour toutes les autres recettes composant ce menu.Pour mieux vous servir LES REPRÉSENTANTS D'ABONNEMENT Accueillez avec confiance un de nos agents.Vous pouvez exiger qu'il vous montre sa carte d'identification portant sa photo et signée par les autorités du Bulletin des agriculteurs.Denise H.Paré responsable de secteur Suzanne Langevin Le Bulletin des agriculteurs 110 boul.Crémazie ouest Bureau 422 Montréal (QC) H2P 1B9 tél.: (514) 382-4350 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 53 Nouveaux produits Détecteur de mammite Sur le point d'être introduit au Canada, Polden Products présente un détecteur de mammite qui propose un filtre transparent laissant voir les problèmes de mammite particuliers à chaque vache.Cette détection rapide facilite le traitement et la correction .Le détecteur comprend un corps transparent et une crépine qui diminue les risques de propagation.Le détecteur s'adapte à chaque griffe de traite et permet de séparer le poil ou tout autre matière étrangère du lait protégeant ainsi le filtre du réservoir.Conservateur d'ensilage Pour donner suite aux dernières recherches effectuées au sujet de Silage Pro, Agriculture Canada a accepté que les précisions suivantes puissent être inscrites sur les étiquettes de ces produits .Le conservateur d'ensilage Silage Pro diminue les pertes de matière SilagePro tei ICEOTBATË • CONCENTRA W.iftr Sokjbfc « Hydro Solwbie sèche et réduit la dégradation protéique d'un ensilage.Il est également fait mention que les vaches consomment plus de matière sèche, perdent moins de poids et produisent plus de lait et de matière grasse.Il est disponible sous forme granulaire ou soluble.Nouveau logiciel Siga Informatique inc.vient de mettre sur le marché son tout nouveau logiciel: le SIGAPORC.Ce logiciel a été réalisé par l'équipe de programma- tion de Siga Informatique, avec la collaboration d'Agriculture Canada, du MAPAQ, des vétérinaires, des syndicats de gestion et quelques producteurs, dans le cadre du programme d-'Innova-tion technologique en agriculture.Les producteurs de porcs pourront utiliser ce logiciel pour suivre de près tous les secteurs de leur entreprise, soit la saisie et la consultation de tous les événements, la performance de production, la santé du troupeau, la reproduction, la généalogie, la consommation des aliments, le contrôle des inventaires, la fabrication et la formulation des aliments, la calibration des moulanges et le suivi des achats et ventes des aliments.Service de pièces en 24 heures Afin de rencontrer les besoins de sa clientèle, Deutz-Allis annonce un nouveau programme qui garantit l'expédition de pièces de moissonneuses en moins de 24 heures.Ce programme s'applique aussi bien aux machines axiales neuves qu'aux usagées de la série R.Il s'ajoute à la garantie déjà annoncée pour les moissonneuses qui couvre une période de cinq ans ou 5 000 heures.Les détails sont disponibles chez tous les marchands autorisés.Remorque trémie Des remorques complètement révisées, capables de compléter la vidange en moins de trois minutes, sont maintenant offertes par Kinze Manufacturing.Les trois remorques ont des capacités qui varient de 440 à 825 boisseaux.Un double système à vis permet le déchargement de 290 boisseaux de grains par minute pour le grain sec ou humide.Une conception excentrique de la vis de déchargement élimine le besoin de boulonner les deux sections.Cette conception ajoute à la visibilité en abaissant la hauteur de la machine ce qui déplace le centre de gravité vers le bas.Ces remorques sont montées sur des pneus qui offrent une bonne flottaison et facilitent le déplacement en terrains humides.Coucher sur un coussin Dow Equipment, de Brantford en Ontario, propose un coussin pour adoucir le sommeil des vaches dans les stabu-lations libres.Le EUKAMAT-K est antidérapant; son fini de surface est fabriqué de polyester lequel s'appuie sur un tapis de PVC protégé par un treillis de nylon.Moelleux et confortable, le coussin procure un effet isolant en raison des cellules formées par le treillis de nylon.Il offre l'avantage de limiterl'utili-sation de la litière et même l'élimination complète dans certains cas.Ce produit résistant est couvert par une garantie limite de 10 ans.Offert en rouleau de 83 pieds, il peut s'ancrer à chaque partition de logette.Inoculant d'ensilage En accordant son homologation à l'inoculantpourl'ensilageSila-bac 1174, Agriculture Canada reconnaît les propriétés annoncées par la compagnie.Il vise à améliorer la qualité des protéines de l'ensilage de luzerne et de la digesti-bilité de la fibre sur les ensilages de légumineuses et de graminées.L'étiquette mentionne une amélioration du gain journalier et de l'efficacité alimentaire.Réseau d'avertissement céréalier Mis sur pied par Ciba-Geigy, le réseau d'avertissement céréalier vise une clientèle spécialisée dans la culture des céréales.Comparable à ceux existant déjà dans les fruits et légumes, ce ser- Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 54 vice est le premier du genre au Québec dans la mesure où il s'adresse aux grandes cultures, et est supporté entièrement par l'entreprise privée.Il se veut une assistance à la décision de traiter contre les maladies dans les céréales.L'approche ainsi que l'évaluation sont faites sur une base scientifique.Ce réseau d'avertissement fournit aux distributeurs de Tilt un outil permettant de mieux conseiller les céréaliculteurs québécois pour une utilisation raisonnée de ce fongicide.Chaque réseau fait l'objet d'une visite hebdomadaire où on observe les stages de croissance ainsi que les maladies présentes et leur degré d'infection.Trémie en polyethylene Westland Plastics Ltd.vient de mettre sur le marché des trémies de polyethylene.Cette construction offre une bonne résistance à la corrosion en I 1 plus de faciliter l'écoulement de matériel et de limiter les pontages.La transparence de ce matériau permet de reconnaître le niveau de remplissage.Enfin, le polyethylene a l'avantage d'être résistant lors du transport.Ces trémies comportent un cyclone et un contrôle à distance pour l'ouverture sur le toit.Les capacités disponibles se situent entre 140 et 302 pieds cubes.Régulateur pour pompe à vide Un nouveau régulateur de vide conçu pour admettre jusqu'à 525 pieds cubes d'air est maintenant offert par Westfalia Systemat.Le Vacurex 15 000 est le plus gros régulateur de vide compris dans cette liste de produits.Il est efficace pour une grande plage dont le vide peut varier de 9,5 à 16,9 pouces de mercure.Il procure un vide avec une bonne stabilité.Souvent les problèmes de stress ou de traite incomplète proviennent d'une variation du niveau de vide.Il offre l'avantage de s'ajuster très rapidement à un millième de seconde près.Cette pièce d'équipement est fabriquée avec des matériaux non corrosifs et le cadran a été conçu pour permettre une lecture rapide.Enfin, tous les ajustements sont faciles d'accès.Centraide Par les 170 organismes qu'il finance, Centraide se situe au coeur des grands besoins et problèmes de notre société.La Croix-Rouge,'les centres de bénévolat, l'Institut National Canadien pour les Aveugles, les Grands Frères et Grandes Soeurs, ne sont que quelques exemples des organismes que finance Centraide Les personnes âgées isolées, les personnes handicapées, les jeunes aux prises avec des problèmes d'insertion sociale, les familles en difficulté, ont besoin de laide et du soutien de la communauté tout entière.Pour poursuivre son action, Centraide doit recueillir cette année 16000000$.Du 1er au 31 octobre, votre générosité est précieuse et indispensable.Les milliers de bénévoles de Centraide font leur part: ils donnent leur temps et leur énergie pour apaiser la faim, la souffrance, la solitude chez les plus démunis.Vous, qu'est-ce que vous allez faire?Centraide, 493, rue Sherbrooke ouest, Montréal, Québec H3A 1B6 Le Bulletin des agriculteurs LRsrrcs ATTENTION! PRODUCTEUR(TRICE) DE PORC OU DE LAIT Payez un seul prix el recevez gratuitement les suppléments du Bulletin des agriculteurs.Tarifs Spéciaux aux Agriculteurs Téléphonez au: (514) 382-4350 Tarifs ?36 numéros (3 ans) 59,95$ réguliers ?24 numéros (2 ans) 43,95$ ?12 numéros (1 an) 23,95$ VOUS DEMENAGEZ?• Collez ici votre étiquette d'adresse • Indiquez votre nouvelle adresse dans l'espace ci-bas et retournez-nous le tout 6 à 8 semaines à l'avance Le Bulletin des agriculteurs 110, boul.Crémazie Ouest, bureau 422 Montréal, Qc, H2P 1B9 | Nom Adresse Ville, Code Postal.Tél.Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 55 flCRO/FORCE_ Les petites annonces du Rachelle Meilleur Leroux Bulletin des agriculteurs Une garantie d'efficacité (514) 382-4350 CAGES ET COUVEUSES Cages à lapins, cailles couveuses pour amateur et professionnel.Pour catalogue écrire à: Ranch Cunicole Enrg.162 rue Principale, Courcelles.Cté.Beauce-Sud, Que.GOM 1C0.Tél.: (418) 483-5467.À vendre Coffre-fort "Data Bank" avec combinaison, à l'épreuve du feu, profondeur 30", largeur 29 3/4", hauteur 41"; aussi, petit coffre-fort "H.H.M." avec combinaison, à l'épreuve du feu, profondeur 21 ", largeur 20", hauteur 28".Pour information, Sylvie Dugas (514) 382-4350.RETAILLES DE COTON/POLYESTER IDÉAL POUR COURTEPOINTE - COULEURS UNIES VARIÉES, BLANC & JOLIS IMPRIMÉS - 6 livres pour $12.00 port payé - COMMANDE de 12 LIVRES pour $23.00 port payé.LES TISSUS JA-DO ENR., 3211, Chemin Royal, Beauport, Qc.tél.1-418-667-5002 G1E 1V7.VOUS DEVEZ COUVRIR VOS BATIMENTS?ÉCONOMISEZ! 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Format A : en-tête plus foncé (bold) maximum 32 mots.90$ Format B : en-tête plus foncé (bold) maximum 80 mots.190$ Format C (encadré) : 1/15 p.- 2" en hauteur x 2-1/8" en largeur.295$ Format D (encadré) : 1/12 p.- 2-1/2" en hauteur x 2-1/8" en largeur-395$ Format E (encadré) : 1/6 p.- 5" en hauteur x 2-1/8" en largeur.800$ À la première parution dans notre magazine, les annonces de formats A et B sont payables d'avance par chèque visé ou mandat-poste à "Maclean Hunter Ltée".Faire parvenir à : Le Bulletin des Agriculteurs, 110 boul.Crémazie Ouest, bureau 422, Montréal, Qc H2P 1B9 [.'Office de la protection du consommateur exige que tout annonceur, offrant aux consommateurs un bien ou un service, indique son adresse complète, Moi un pollueur?JAMAIS! 56 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Environnement l'homme qui plantait des arbres À travers toutes ses oeuvres, Frédéric Back tente de nous livrer le même message : le respect de la vie et de la nature.par Sylvie Bouchard Comme l'homme qui plantait des arbres, Frédéric Back est une véritable force de la nature, animé d'une idéologie qui guide son oeuvre.Le film d'animation qu'il a produit à partir d'un texte écrit par Jean Giono, «L'homme qui plantait des arbres», a remporté plus d'une vingtaine de prix.Les éditions Gallimard/Lacombe, en collaboration avec les Entreprises Radio-Canada, ont publié un album magnifique tiré de ce film.Lors du lancement du livre «L'homme qui plantait des arbres», Frédéric Back a pu accorder au Bulletin une courte entrevue.Rencontre avec Frédéric Back Le Bulletin: Pourquoi avez-vous choisi d'illustrer ce texte de Jean Giono?F.Back: Le texte est très beau et je suis très sensible aux problèmes environnementaux; je crois que l'humanité devrait changer sa mentalité face à l'environnement.Le Bulletin: Pensez-vous que notre planète soit menacée?F.Back: La Terre est en effet très menacée mais on peut la protéger.Par exemple, les gouvernements mettent en place des mesures afin de limiter et même d'interdire l'emploi de certains produits chimiques dangereux pour l'en-vironnement.Le Bulletin: Que pensez-vous de l'utilisation agricole et forestière que nous faisons de la Terre?F.Back: C'est aberrant.Nous utilisons les ressources de la planète en pensant uniquement en terme de rentabilité! Par exemple, les industries agissent presque toujours en ne misant que sur cet objectif, sans respect pour la nature et la vie.Le Bulletin: Croyez-vous qu'on en arrivera à une utilisation plus rationnelle de nos ressources?F.Back: Il faut garder espoir.De plus en plus, les gens sont sensibilisés à la protection des ressources pour le futur.C'est le premier pas à franchir.Il faut conscientiser les gens aux dangers que court la Terre si on l'utilise trop et mal.Actuellement, cette prise de conscience est faite de plusieurs façons: parler plusieurs langages, de manière différente, c'est ainsi qu'on en arrive à des résultats positifs.Même si le langage que j'utilise dans mes films est différent de l'un à l'autre.je tente de communiquer toujours le même message: la protection et le respect de la vie.Le Bulletin: Que pensez-vous du virage écologique prévu par l'UPA dernièrement, c'est-à-dire que 40% des producteurs agricoles québécois seront des producteurs écologiques en l'an 2000?F.Back: Il faudrait que ce soit plus que ça.Tous les producteurs agricoles devraient utiliser les ressources de la Terre en respectant l'écologie de la planète.¦ Vente de 26 chevaux Haflingers Juments, poulains, jeunes étalons et hongres Les Haflingers sont de magnifiques et versatiles petits chevaux originaires d'Autriche qui ont remporté de nombreuses médailles en saut et qui ont gagné le coeur de tous les amoureux des chevaux du monde entier.De tempérament égal et de pied très sûr, ils sont très plaisants à voir; en un mot, les Haflingers sont des chevaux bien spéciaux.Un grand choix de Haflingers, nés et élevés à la Ferme Waldeck-U Lésa, et issus de chevaux de pure race, seront présentés et mis en vente.PRESENTATION ET VENTE: Le 9 septembre 1989; Avant-première : le 8 septembre 1989 à iGa $zxmz Haltak-1 ffieaa La Conception, Quebec, Canada Four obtenir un catalogue et des renseignements complémentaires veuillez communiquer par lettre, téléphone ou fax à: "Vente de Haflingers" a/s de Recochem Inc., 850 Montée de Liesse, Montréal.Québec H4T 1P4 Téléphone: (514) 341-3550, poste 252 Fax: (514) 341-6553 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 57 Autour de la ferme La marmotte, bête noire des cultivateurs ! par Alain Demers La marmotte est aux terres agricoles ce que le goéland est à la mer.De la taille d'un lapin, on la voit partout : sur le bord des routes, près des fossés ou encore à l'orée d'un boisé ou d'un champ.A la fois nerveuse et curieuse, la marmotte se tient sur ses pattes de derrière, pour mieux surveiller les alentours.Si on l'approche trop, elle se précipite dans son terrier en lançant parfois des sifflements aigus d'où son surnom de «sif-fleux».La marmotte, c'est la bête noire des cultivateurs.En creusant des terriers, elle forme des buttes sur lesquelles peuvent se briser les machines agricoles.Sans parler des ravages qu'elle peut faire au potager! Ni des dommages qu 'elle peut causer aux arbres fruitiers et ornementaux en rongeant l'écorce ou en détruisant les racines.On lui reproche aussi de nuire aux cultures en écrasant les jeunes pousses et les tiges lors de ses passages répétés.On comprend que plusieurs agriculteurs veuillent se débarrasser de cette petite peste.Toutefois, avant de la piéger ou de l'abattre avec une arme à feu, certains trucs valent la peine d'être essayés.Ainsi, on peut protéger un jardin ou une culture de petite superficie avec une clôture d'un mètre de hauteur comportant environ 25 cm de grillage enfoui dans le sol.Pour une meilleure protection, on doit installer un fil électrifié à 12 cm du sol et à 12 cm de la clôture.Le fil ne doit pas toucher les broussailles ou l'herbe.Pour les surfaces plus grandes, un labour de printemps aide à réduire le nombre de marmottes pour la saison en détruisant plusieurs entrées de terrier ou en décourageant le creusage.Pour protéger la base des arbres, le mieux est d'installer un bon grillage, fait de mailles de 1 cm placé à 5 cm du tronc.Si malgré toutes vos mesures préventives, vous êtes toujours envahi, il reste des moyens de dernier recours.Par exemple, on peut acheter des cartouches de gaz conçues pour enfumer les terriers.Il faut s'en servir dès le printemps et répéter durant l'été.On conseille de fermer les terriers gazés pour décourager d'autres marmottes de s'y installer.Le repaire de la marmotte comprend tout un plus de sept mètres et relier plusieurs pièces.La loi n'étant pas toujours claire au sujet des animaux nuisibles, il vaut mieux s'informer aux bureaux régionaux du ministère du Loisir de la Chasse et de la Pêche pour s'assurer de ne pas commettre d'infraction.Précisons cependant qu ' on peut piéger ou abattre la marmotte en tout temps et sans limite de captures dans les régions agricoles.Il suffit alors de détenir un permis de chasse au petit gibier.Toutefois, pour protéger l'espèce, son abattage est strictement interdit dans le nord de la province, notamment au nord des zones habitées de l'Abitibi et du Saguenay-Lac-Saint-Jean.La marmotte n'est donc pas exclusive aux terres agricoles.En fait, ce mammifère se plaît dans tous les espaces découverts où il peut trouver sa pitance constituée principalement de plantes sauvages.On retrouve la marmotte aussi au nord qu'au Labrador, au Nouveau-Québec et aux confins de l'Alaska.Mais peu importe où elle se trouve, la marmotte a la manie de se creuser un terrier.Comme elle fréquente un habitat ouvert, ce refuge la met à l'abri de nombreux prédateurs, que ce soit le renard ou l'ours.Sa demeure pouvant se trouver à un mètre de profondeur, cela réseau de corridors pouvant s'étendre sur lui assure en plus une protection contre le froid lorsqu'elle est en hibernation.Son repaire comprend tout un réseau de corridors pouvant s'étendre sur plus de sept mètres et relier plusieurs «pièces».Dans cet «appartement», on trouve au moins une chambre et un débarras (pour les déchets).La marmotte hiberne, comme l'ours.Ayant accumulé une réserve de graisse suffisante tout l'été, elle plonge dans une léthargie profonde d ' octobre à mars.Son rythme respiratoire passe alors de près de 200 respirations à la minute à une seule par minute! Par temps doux, il arrive que la marmotte fasse une petite sortie.D'ailleurs, selon une croyance populaire, la marmotte est supposée sortir de son terrier le 2 février.Si elle aperçoit son ombre, elle rentrera aussitôt pour replonger de plus belle dans un profond sommeil.Cela serait le présage de six autres semaines d'hiver.Selon une autre croyance, la marmotte qui s'attarde à l'extérieur par temps nuageux annonce un printemps hâtif.Histoire de ma grand-mère ou affirmation vérifiée?Il faudrait bien comparer un jour les habitudes de la marmotte et les prévisions de la météo du Bulletin.m 58 Le Bulletin des agriculteurs/août 1989 Sur ce terrain, nous restons imbattables.Il y a plus de 50 ans, Firestone était déjà en tête avec ses premiers pneus pratiques pour les machines agricoles.Nous restons en tête aujourd'hui, en continuant à donner le maximum aux agriculteurs de tout le pays: - Une nouvelle génération de pneus de tracteurs Radial Ail Traction 23OMD pour roues arrière et Radial AH Traction FWDMD pour roues avant motrices; -Avec un centre de recherche, de développement et d'essai le plus grand et le plus sophistiqué du monde pour les pneus de tracteurs; - Et des millions de dollars investis tout récemment pour la mise au point et la fabrication des pneus de l'avenir.Bref, tant qu'il y aura des exploitations agricoles, vous pourrez compter sur Firestone pour rester imbattable sur le terrain.— - La force motrice de l'industrie agricole.¦MM distributeur le plus res vous renseignera ùt les pneus Firestone onvenant à vos agences agricoles.îs Pneus Ovila Bernard RANBY, Québec '14-378-7968) Les Pneus R.Bernard Ltée SAINT-PAUL D'ABBOTSFORD, Québec (514-379-5757) Les Pneus Bernard Ltée SAINT-HILAIRE, Québec (514-467-3688) Garage Gaston Chartier & Fils Inc.ST-BARNABÉ SUD, Québec (514-792-3240) Pneus Métropolitains Inc.MONTRÉAL, Québec (514-323-4630) Service de Pneus CTR Ltée 48 succursales et Franchises QUÉBEC.Québec (418-681-0515) Good-Wear Treaders Limited MONCTON, Nouveau-Brunswick (506-857-2052) Firestone -fière d'appuyer les 4-H au Canada Pour une meilleure alimentation c'est un fait, inoculez m m mm mm\ m mMMAmul m m me les inoculants Silabac! Pour l'élevage du bétail, c'est un fait prouvé.une nourriture de meilleure qualité améliore la performance des animaux.Avec des préparations granulaires ou hydrosolubles à votre choix, les inoculants de marque Sila-bac® peuvent vous aider à améliorer la qualité de votre ensilage de maïs ou de votre maïs à haute teneur en humidité.L'inoculant d'ensilage 1174 Sila-bac, L'inoculant 1186 Sila-bac® pour maïs humide augmente la quantité de lait ou de viande produite par tonne d'ensilage améliore la digestibilité de la fibre et la qualité protéique de l'ensilage réduit le coulage et la congélation accroît la récupération de la matière sèche augmente la quantité de lait ou de viande produite par tonne de maïs à haute teneur en humidité améliore l'écoulement de la nourriture dans les mesureurs et les dispositifs d'alimentation pour assurer des rations plus uniformes permet à la nourriture de rester plus fraîche en réduisant souvent de façon perceptible la croissance des levures et des moisissures Meilleurs auxiliaires de régie de Pioneer Hi-Bred Limitée INOCULANTS DE MARQUE SILA-BAC.Mm.PIONEER HI-BRED LIMITEE, CHATHAM, ONTARIO N7M 5L1 Toutes les ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.Marque déposée dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée.
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