Le bulletin des agriculteurs /, 1 novembre 1985, Notre cahier porc
Qui pourra arrêter la chute des prix du porc?__3p La bonne utilisation des médicaments_11 p De l'eau à volonté 17 p Vol.6 ?5 © Ridzôl Pour une action rapide et une efficacité démontrée contre la dysenterie porcine Comme RIDZOL' agit spécifiquement contre le microorganisme causal (Treponema hyodysenteriae) dans la dysenterie porcine, vous obtenez un effet rapide contre une maladie qui coûte des millions de dollars par année aux producteurs de pok-si-ancidk-Mis.roi olk> entraîne la baisse du rythme de croissance, la réduction de l'efficacité alimentaire et la perle d'animaux.¦ Une action rapide, voilà ce qu'il vous faut avant tout et c'est exactement ce que la poudre hydrosoluble RIDZOL* à 10% peut vous procurer.¦ Poursuivez le traitement en ajoutant RIDZOL* à 12% à la moulée, aussi longtemps que nécessaire, jusqu'à trois jours avant l'abattage.Amorcez le traitement avec la poudre hydrosoluble RIDZOL* à 10% dans l'eau d'abreuvement, pour obtenir une action rapide contre la dysenterie porcine qui peut sévir à l'improviste, et poursuivez en ajoutant RIDZOL* à la moulée pour une protection continue, RIDZOL* est en vente chez votre fournisseur habituel de produits vétérinaires." Maïque déposée i.' 'I .1 .1/1 i.\ i i^t'i''^Gverli!J Uno division do Merck Fraisi Canada Ine, 1.I' IDI)',, Pollilo ( .l.ilii, II.»./.,! OiiOIi.m I l'Ili -ll'il QUI POURRA ARRETER LA CHUTE DES PRIX DU PORC Le prix moyen du porc payé aux producteurs est en baisse de façon presque continue, depuis un an.Ce problème 7 pose un grand défi aux producteurs et à tous ceux qui sont impliqués dans la commercialisation du porc.par Marc Lestage Les producteurs ont reçu jusqu'à $82,50 les 100 livres pour ieurs porcs livrés dans les abattoirs du Québec, en juillet 1984.Le prix payé n'était plus que de $ 69,50 en juillet de cette année, mais la chute s'est poursuivie à $ 65,20, à la mi-août.Comment expliquer cette situation alors que l'an dernier, à pareille date, le secrétariat à l'Agriculture des États-Unis prévoyait une diminution du cheptel qui devait normalement entraîner un réajustement à la hausse des prix, au cours de 1985?Le mouvement en baisse des prix dont les producteurs font présentement les frais, s'est engagé l'automne dernier.Les prix québécois sont évidemment influencés par les cours du porc fixés à la Bourse de Chicago et sur les autres marchés canadiens (Toronto).Après avoir été de $ 82,50 le 100 livres en juillet 1984, les prix sont tombés à $ 69 en octobre.Ils se sont redressés à $ 74 en novembre.On croyait alors que la période de réajustement était passée.Ce n'était pas le cas.En février et mars 1985, les prix sont tombés à $ 60, puis finalement à $ 56,50 en mai.Les réajustements qui ont suivi sont nettement insuffisants, croit-on.Les producteurs du Québec prétendent actuellement "subir" un coût de production de $ 80 les 100 livres.La loi de l'offre et de la demande n'explique pas tout Pour comprendre cette situation, il suffit de consulter ses vieilles notes de cours ou un professeur d'économie.Ces deux sources vous rappelleront à coup sûr les motifs les plus susceptibles d'expliquer la baisse de prix d'un produit de consommation dans le temps.Ces baisses résultent généralement d'une cause facile à identifier: - L'offre peut être trop importante par rapport à la demande.- La demande peut être réduite par un changement d'habitude des consommateurs, ou une réaction à un prix élevé.- Il arrive aussi que la baisse de prix découle de la diminution des coûts de revient de l'entrepreneur.Théoriquement donc, les économistes soutiennent que le prix de vente d'un produit doit s'établir à un niveau moyen permettant au producteur de réaliser "un profit" et au consommateur de réaliser "une bonne affaire".Cette situation "idéale" se produit lorsque l'offre est bien ajustée à la demande et que le produit en question est disponible à un prix concurrentiel par rapport aux produits de remplacement.C'est ce qu'on appelle une situation d'équilibre.Mais tout cela n'est que théorie.Dans des conditions réelles de marché, bien des facteurs interviennent pour bousculer les règles du jeu.t> BIOTINE Vos porcs ne reçoivent peut-être pas suffisamment de biotine.• Pour favoriser une augmentation du poids et de ia taille des portées • Pour aider à diminuer l'intervalle entre le sevrage et la conception • Pour réduire le risque d'affection aux pattes et aux sabots • Pour réduire au minimum le taux de remplacement des truies Veuillez remplir et poster ce coupon pour obtenir plus de détails sur Rovimix® H-2 (biotine) Prière de m'envoyer plus d'information sur l'importance de la biotine ?de ta vitamine E ?chez les porcins _ Code postal _ John Hyde Hoffmann-La Roche Limitée 401 The Wesi Mail, Suite 700 EtotHCoKe (Ontano) M9C SJ4 ¦ Marque déposée ?de poixs _ de boucheiie _ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS NOVEMBRE 1985 3P CONSOMMATION CANADIENNE DE VIANDE per capita, en livres LIVRES 110 100 90 80 70 60 50 40 ANNÉES BO !UF PO VOL/ MLLE 1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 1984 Source: Conseil des viandes du Canada ÉCONOMIE DE COMBUSTIBLE DE 30 A 50°/o DES MILLIERS SONT EN USAGE ÉLEVEUSE À TUBE RAYONNANT NOUVELLE GARANTIE DE 5 ANS AU GAZ NATUREL OU AU PROPANE Nos clients s'entendent à cet égard: l'éleveuse EZ est la plus efficace qu'ils aient utilisée.L'éleveuse EZ émet des rayons infra-rouges sur toute la longueur du tube, chauffant du même coup le plancher et les poussins.Les sujets en deviennent plus sains, plus payants.Ajoutez à cela l'économie marquée de combustible, les frais d'assurance moindres, le fonctionnement entièrement automatique exigeant peu d'entretien et la garantie de cinq ans sur les brûleurs et les pièces: vous conviendrez alors que l'éleveuse EZ est la vraie solution à vos besoins d'élevage.Demandez par téléphone ou par écrit la brochurette et un supplément d'information.J.O.LÉVESQUE LIMITÉE CP.1200, Bedford, Que.J0J 1A0 Tél.: (514) 248-3328 4P LE BULLETIN DES AGRICULTEURS NOVEMBRE 1 Croissance très rapide depuis 1976 Voyons donc comment les producteurs de porc ont vécu cette situation, depuis les 10 dernières années.Le nombre de porcs sur les fermes du Québec est passé de 912 000 en 1961 à 3 440 000 en 1981, selon Statistique Canada.La production porcine a connu sa période de pointe entre 1976 et 1981.Les raisons de cette croissance sont bien connues.Les crédits étaient disponibles et abondants.La main-d'oeuvre, très disponible à la suite du ralentissement dans les autres secteurs, s'est rabattue sur la production porcine.L'élevage porcin demeurait la seule production non contingentée sur laquelle on pouvait compter pour accroître le "cash flow" des installations agricoles.Les programmes d'intégration ont permis d'améliorer l'efficacité et d'encadrer les efforts de nouveaux venus.Des prix relativement élevés durant cette période ont fait de la production porcine une activité très lucrative.Cette situation s'est d'ailleurs poursuivie après 1980 alors que les gouvernements se sont mis à "compenser les pertes des producteurs" avec des paiements de stabilisation.En 1979-80, chaque producteur éligi-ble a reçu un paiement d'appoint de $ 3 558 et en 1980-81 ce montant était de $ 9 675.L'an dernier, à la suite de pressions importantes, les producteurs ont obtenu des indemnités encore plus importantes représentant $ 24,13 par porc.Près de 1 160 producteurs du Québec ont eu droit à cette aide, jusqu'à concurrence de 5 000 porcs par ferme.Il n'en fallait pas plus pour que l'offre se maintienne à un très haut niveau, même si les conditions réelles de marché auraient normalement dû entraîner une chute importante de la production.Dans ces conditions, il semble utopi-que de croire que les producteurs vont réduire eux-mêmes leur production éventuellement: - Les programmes de stabilisation leur assurent un minimum de revenu.- Toutes les discussions concernant la mise en place de contingentement dans le porc les incitent à maintenir leur production.On sait, en effet, que ces contingentements seront sans doute distribués au pro-rata du nombre de porcs qui auront été livrés par chaque producteur durant les campagnes précédentes.Les consommateurs boudent-ils la viande de porc?Voyons maintenant ce qu'il en est du côté de la "demande".Les données relatives aux habitudes d'achat des consommateurs, depuis 1976, permettent assez facilement de comprendre pourquoi les consommateurs semblent actuellement bouder la viande de porc qu'on leur offre à très bon prix.En effet, Statistique Canada précise qu'entre 1976 et 1983 les consommateurs ont négligé la viande de boeuf, la volaille et les oeufs au profit du porc.Ce transfert a été très net.Or, les consommateurs sont en train actuellement de revenir à leurs anciennes habitudes.Ils ont "repris goût" au boeuf et à la volaille.Cela se traduit évidemment par une diminution proportionnelle de la consommation de porc, même si cette viande continue de se vendre encore relativement bien.Entre 1976 et 1983, la consommation de boeuf per capita est passée de 113,2 livres à 88,2 livres par année.La consommation de volaille sur la même période est passée de 44,7 à 50,1 livres, soit une hausse modeste par rapport à la consommation de porc qui est haussée de 55,3 à 63,1 livres, malgré un prix élevé (voir graphique.On comprend encore mieux la décision des consommateurs de revenir à la consommation de boeuf ou de rester fidèle à la volaille, durant cette période, si l'on tient compte de la hausse relative du prix de ces produits.Toujours selon Statistique Canada, le prix de la viande de porc a augmenté de 53 points (indice 100-1971) entre 1976 et 1983.Sur la même période, le prix de la volaille augmentait relativement moins, soit seulement 18 points alors que le prix du boeuf subissait une baisse importante de 18 points.Il faut également ajouter à cela les campagnes de promotion agressives menées tout au long de cette période par les producteurs de boeuf et de volaille "afin de récupérer la part de marché qu'ils risquaient de perdre au profit des producteurs de porcs", disent-ils.D> tSSSKËSÊËBËBÊËBÊËÊËi VITAMINE E Vos porcs ne reçoivent peut-être pas suffisamment de vitamine E.• Pour favoriser une reproduction normale • Pour maximiser la taille des portées et le taux de survie • Pour assurer une santé et une croissance optimales • Pour améliorer la saveur, la qualité et la durée d'entreposage de la viande porcine Veuillez remplir et poster ce coupon pour obtenir plus de détails sur les produits Rovimix® contenant de la vitamine E Prière de m'envoyer plus d'information sur l'importance de la vitamine E ?chez les porcins de la biotine ?Aftms&A Vite Prov.Code posta) ?de porcs ?0s© truies rte tKMichen« John Hydo Hottmann-La Roche Limité© 401 The West MaH, Suite 700 Etobi coke (Ontario) M9C SJ4 «Marque déposés LE BULLETIN DES AGRICULTEURS NOVEMBRE 1985 5P On dépend beaucoup des autres Cette analyse ne serait pas complète si on oubliait de rappeler la grande dépendance de la production porcine du Québec par rapport au marché américain et celui des autres provinces.Même si on estimait en août que la production aux États-Unis était de 2 à 3 pour 100 inférieure à celle de 1984, il ne fait aucun doute que le marché de l'Oncle Sam est également engorgé de viande de porc.Il semble bien que la diminution de cheptel que l'on prévoyait l'an dernier ne s'est pas manifestée comme prévu.L'économiste Douglas Mutch, de l'Office canadien des provendes, estimait alors que la production américaine devait diminuer ses livraisons de sept pour 100.Or, il n'en est rien.Pire encore, les porcs livrés cet été aux abattoirs étaient plus lourds qu'ils ne devraient l'être en période de canicule.Et que dire des droits compensatoires imposés par les États-Unis sur les livraisons de porcs vivants provenant du Canada?Ces droits de $ 0,04386 (Can) ont incité bien des producteurs ontariens à livrer aux abattoirs du Québec des porcs destinés aux États-Unis.Cette situation a provoqué un nouvel engorgement qui a fait baisser les prix une nouvelle fois.Cela, au moment où on croyait que la décision de ne pas imposer de droit sur les exportations de viande transformée allait permettre un relèvement des prix.Dans ces circonstances, il est bien évident que les prochains mois ne réservent que peu de changements pour les producteurs.Cela, même si on espère encore assister à un redressement des prix.Des corrections surviendront sans doute, mais l'espoir de rejoindre le coût de production actuel de $ 80 semble plutôt tenir de l'illusion.Il semble tout aussi difficile de prévoir la tournure des événements pour la prochaine année.Toute cette problématique repose sur deux causes principales, soit "les surplus de production" et le "manque d'intérêt des consommateurs" pour la viande de porc.Pour régler le problème de surplus de production, il faudrait envisager une réduction volontaire de l'offre par les producteurs ou l'établissement de contingentements.Par contre, les moyens efficaces pour écouler plus de porcs sont moins bien connus.On a vu que les consommateurs n'augmentent pas leurs achats de façon appréciable, même quand les prix baissent de beaucoup.?Ces porcelets se protègent contre les effets coûteux de la rhinite atrophiqûe et des diarrées àE.coli.TM Pour prévenir la rhinite atrophiqûe, vacciner seulement les truies et jeunes truies.TM COLIPIG Maintenant, pour contrôler le large spectre des diarrhées à E.coli, vacciner seulement les truies et jeunes truies.RHINIPIG* et COLIPIG* doivent faire partie intégrale du programme de santé dans votre troupeau.Discutez-en dès aujourd'hui avec votre vétérinaire.P.V.U.INC.345 N.Boul.Labbé Victoriaville (Québec) G6P1B1 6P LE BULLETIN DES AGRICULTEURS NOVEMBRE 1985 un système logique pour l'éleveur de porcs rationnel ¦ LA SALLE POUPONNIERE LA SALLE MATERNITÉ P.O.Box 145, Tillsonburg Ontario N4G 4H3 Telephone (519) 842-7361 • productivité accrue par le sevrage plus précoce et la mortalité moindre.• air de qualité maintenu à 1 ° F près par des éventails variables d'aération.• montage facile transportable, expansion possible avec raccordements d'allées.unités indépendantes entièrement équipées donnant un logement insurpassable .on n'a jamais à déménager les porcs à l'extérieur.• fabrication et service après-vente au Canada.Les salles d'évolution des porcs De Cloet peuvent vous fournir le milieu dernier cri dont vous savez toute l'importance pour un élevage porcin payant et sans entretien.Prix concurrentiels, coûts de fait inférieurs à ceux de la construction sur commande pour assurer un fini comparable.Téléphonez ou écrivez dès aujourd'hui pour obtenir la documentation 'triple p', gage d'une production porcine plus profitable, quelle que soit l'ampleur de votre exploitation.plans de location-vente à prix abordable! LE BULLETIN DES AGRICULTEURS NOVEMBRE 1985 7P POUR .LA PNEUMONIE A MYCOPLASMES Quand un porc est en santé, le producteur est content.Parce que le porc se rend au marché plus jeune, plus vite, après avoir consommé moins de moulée.Et le prémélange LINCOMIXMD est le seul traitement approuvé pour la pneumonie à mycoplasmes - une maladie qui peut réduire de 30% la croissance de vos porcs et augmenter de 22% leur consommation de moulée.Un porc gravement affecté peut prendre jusqu'à 30 jours de plus pour se rendre au marché! Le pire, c'est que la pneumonie à mycoplasmes est difficile à identifier.Tout ce qu'on remarque, c'est une toux sèche et pénible, des poils rudes et une croissance lente.Mais le LINCOMIX vous redonnera le sourire, en aidant vos porcs à devenir plus forts, plus sains.Vous obtiendrez un meilleur rendement de vos moulées, et vos porcs seront plus vite au marché.POUR LA DYSENTERIE PORCINE Le prémélange LINCOMIX combat aussi la dysenterie porcine.Celle-là, vous la connaissez bien: elle se répand rapidement, mais on ne s'en débarrasse pas si facilement.Le LINCOMIX dans la moulée traite les poussées de diarrhée hémorragique.Et vous pouvez continuer d'ajouter du LINCOMIX à la moulée pour garder la dysenterie porcine sous contrôle.Mieux encore: les porcs traités peuvent être abattus 24 heures seulement après la fin du traitement.Donc, utilisez le LINCOMIX dès le premier signe de dysenterie porcine.Demandez à votre fournisseur de vous aider à retrouver le sourire, grâce au prémélange LINCOMIX"0 8P LE NOUVEAU TRAITEMENT DOUBLEMENT AVANTAGEUX BEE» RAISONS DE SOURIRE TUCO LINCOMIX DE pour des porcs en pleine santé Renseignements complémentaires sur les produits disponibles sur demande La compagnie des produits Tuco - une division de Upjohn Inter-American Corporation, Orangeville, Ontario.CTF47821L LE BULLETIN DES AGRICULTEURS NOVEMBRE 1985 9P Statine STIMULATEUR DE CROISSANCE torce vos aliments à travailler en surtemps.ri SfTiithKIiQsxeinpnnv finit" vos porcs rapidement» La finition rapide des porcs et l'obtention d'un profit toujours amélioré, voila le but de votre élevage de porcs.C'est ce que vous obtiendrez avec Stafac® (Virginiamycine), un stimulateur de croissance.Il impose un surplus de rendement aux aliments ce qui aidera vos porcs à se développer plus rapidement et plus efficacement.Stafac travaille dans l'intestin du porc - en réduisant le nombre des bactéries qui ravissent l'énergie et les protéines destinées à vos porcs.Ce faisant, plus d'éléments nutritifs sont utilisés par vos porcs.De plus, Stafac ralentit le cheminement des aliments dans l'intestin, de sorte que vos porcs peuvent les transformer plus complètement en viande et atteindre leur poids final plus rapidement.Utilisez Stafac pour augmenter la valeur de la moulée et diminuer ses coûts.Remarquez bien, avec Stafac, il n'y a pas de "coupe", vous pouvez toujours profiter des prix les plus avantageux.Dans tous les cas vous êtes gagnant avec Stafac.C'est un fait prouvé.Mais c'est à vous de juger.Demandez à votre meunier d'inclure Stafac dans vos rations porcines.Vous et vos porcs sauront en profiter.STAFAC (virginiamycine) est distribué par: Laboratoires Salsbury Ltée, Kitchener, Ontario SmithKline Animal Health Products, Division of SmithKline Beckman Corporation Philadelphia, Pennsylvania, U.S.A.Ratent ti la digestion-Aceélère ta finition.Stafac0- Marque déposée de Smith Kl Ine et French (Canada) Liée ©SmithKline Beckman Corporation.1982 10P LE BULLETIN DES AGRICULTEURS NOVEMBRE 1985 LA BONNE UTILISATION DES par Camille Moore, mv Il est même préférable de ne pas traiter vos porcs plutôt que de mal utiliser les produits médicamenteux.Dans un cas comme dans l'autre, les résultats seront probablement identiques mais, en ne traitant pas, vous éviterez de perdre du temps et ^^Ê^^^^^^ vous économiserez au moins le coût des médicaments.Dernièrement, je reçois un appel téléphonique d'un client régulier de la clinique: -Camille, dit-il d'un ton découragé, j'ai huit truies qui ont avorté depuis une semaine; je ne sais pas ce qui se passe mais il va falloir que ça cesse.- En effet, huit truies, ça fait un peu plus de 5% de ton troupeau; c'est évident que quelque chose ne va pas.Dis-moi, à quel moment de la gestation tes truies ont-elles avorté?- Pour les cinq premières, c'est arrivé trois ou quatre semaines avant la mise bas, mais hier, deux truies ont mis bas dix jours avant la date prévue et, ce matin, une autre huit jours avant terme.- Est-ce que les porcelets étaient tous morts?¦ Non, ce matin trois vivaient, mais ils étaient très faibles et poussaient des petits cris très clairs.Je les ai tués; ils allaient mourir de toute façon.- As-tu remarqué si ces truies avaient des porcelets momifiés?- Des porcelets momifiés?Qu'est-ce que tu veux dire?- Ce sont des porcelets noirs, desséchés, semblables à des squelettes recouverts d'un peu de chair.- Non, les porcelets étaient tous blanc-rosé, très normaux; aucun ne répondait à cette description de porcelets momifiés.- Eh bien, j'ai un bon aperçu de ce qui se passe dans ton troupeau et si ça te convient, je te retrouve à la porcherie vers la fin de l'avant-midi.À onze heures, je me rends à la porcherie de cet éleveur.De nouveau, il me raconte les faits et me montre les porce- lets nés le matin.Je l'interroge: _ Est-ce que les truies ont cessé de manger avant d'avorter ou ont-elles fait de la fièvre?- Elles avaient toutes bon appétit mais je n'ai pas pris leur température.- Dernièrement, as-tu traité tes truies avec des produits anti-parasitaires ou des huiles?- Non; il y a un an que j'utilise un produit injectable contre les parasites.- Alors, mon ami, il semble évident que tu fais face à une épidémie d'avortements causés par la leptospirose.- C'est impossible, Camille.Depuis au moins cinq ans, je vaccine mes truies à chaque sevrage contre la LEPTO.- Si tu veux bien, on va envoyer des avortons au laboratoire et des échantillons de sang des truies qui ont avorté, parce que ton histoire ressemble trop à un cas de leptospirose.[> LE BULLETIN DES AGRICULTEURS NOVEMBRE 1985 11P La leptospirose était le résultat de négligences Peu de temps après, j'allais faire part à cet éleveur des résultats de l'analyse 1 en laboratoire, qui confirmaient le diag- < nostic.Il n'y comprenait rien; il me répéta ¦ qu'il avait vacciné toutes ses truies à cha- < cun de leurs sevrages depuis cinq ans.Près de moi dans la porcherie, j'aper- < çus une bouteille de vaccin contre la leptospirose, à moitié remplie.Je m'informe: - C'est probablement un reste de vaccin que tu as oublié de jeter.- Non, non, Je n'ai pas les moyens de I jeter des bouteilles à moitié pleines; tu sais comme moi que le prix du porc n'est pas très élevé depuis un bon moment, j L'hiver, je laisse toujours les bouteilles sur le bord de la fenêtre.Et l'été, je les i mets près de la pompe à eau, sur le ciment, c'est toujours un peu plus frais.( - Tu ne gardes jamais tes vaccins ou tes médicaments au réfrigérateur?- Non, il faudrait que je les laisse à la maison et je les oublie toujours quand je dois m'en servir.Je préfère les laisser à la porcherie.- Peut-tu m'expliquer comment tu fais ta vaccination?- À chaque sevrage, avant de sortir mes truies des cages de mise bas, je leur donne 2 ce.de vaccin.- Emploies-tu toujours la même bouteille de vaccin de semaine en semaine?- Oui, et j'achète toujours des contenants de 50 doses, c'est plus économique.- À quel endroit injectes-tu tes truies?- Toujours dans le jambon.- Quelle sorte d'aiguille emploies-tu?- J'utilise des aiguilles de Vi pouce, j'en brise beaucoup moins.- Et de quel genre de seringue te sers-tu?- La même seringue pour toutes les injections; j'en ai seulement une.- J'espère au moins que tu la nettoies entre chaque utilisation de produits.- Non, écoute, ce sont des cochons, pas du "monde".Mal vacciner ou ne pas vacciner, c'est la même chose La leptospirose est une maladie causée par une bactérie, "LEPTOSPIRA PO-MONA", qui s'attaque au système reproducteur et entraîne des avortements habituellement durant le dernier tiers de la gestation.On remarque souvent aussi des truies qui mettent bas cinq à dix jours avant terme, leurs procelets sont plus petits qu'ils ne le devraient et très rarement viables.Lorsque cette maladie survient, habituellement 5 à 10% des truies du troupeau avortent.Cette maladie se retrouve partout au Québec et est relativement fréquente dans les troupeaux non vaccinés ou mal vaccinés.Lorsqu'elle frappe, les pertes peuvent être très importantes.Dans ce cas-ci, il s'agit d'une perte totale de huit portées.Avec une moyenne de 8,5 porcelets sevrés par portée, ça représente 68 porcelets.Si les porcelets se vendaient $40 l'unité, ça signifie une perte de $ 2 720.La vaccination pour sa part coûte environ $0,11 la dose pour un troupeau de 150 truies que l'on vaccinerait deux fois par année, ça revient à $33.Le coût d'une épidémie absorbe les frais de vaccination pendant 100 ans.Alors, je ne pense Avec le Lactt ils ne s'ennuieror • Supplément nutritif pour porcelets au sevrage • Saveur • Réduit le stress dû au sevrage • Maintient l'appétit en période conversion alimentaire • Réduit les risqu OLIER GRISE (514) 12P LE BULLETIN DES AGRICULTEURS NOVEMBRE 1985 pas que le facteur coût puisse influencer la décision de vacciner ou pas.Au Québec, à cause de la forte prévalence de la leptospiro6e, il n'y a pas, à mon avis, d'éleveurs qui peuvent se permettre de ne pas vacciner contre celte maladie.Il existedes vaccins plus dispendieux qui contiennent d'autres souches de lep-tospires.Ces souches sont presque inexistantes au Québec et je ne crois pas à la nécessité de vacciner contre celles-ci.Le vaccin LEPTO POMONA est nettement suffisant.Les sujets adultes doivent être vaccinés deux fois par année.Il existe deux façons de procéder: vacciner chaque truie à chaque sevrage ou vacciner tout le troupeau en même temps deux fois par année, à six mois d'intervalle.Chaque méthode comporte des avantages et des inconvénients.La vaccination à chaque sevrage donnera une protection supérieure puisqu'on aura le maximum de protection au moment voulu pour chacune des truies, soit pour le dernier tiers de la gestation.Cependant, cette méthode implique l'utilisation du vaccin chaque semaine et risque d'entraîner plusieurs oublis.De plus, comme on ne doit jamais conserver une bouteille de vaccin entamée pour utilisation ultérieure, cela vous oblige à jeter plusieurs doses de vaccin si le troupeau est petit.Pour sa part, la vaccination bi-annuelle de tout le troupeau vous permet de ne pas gaspiller de vaccin et d'être certain que tout le troupeau est vacciné.Les deux méthodes de vaccination donneront une protection suffisante au troupeau; ce qu'il faut retenir avant tout, c'est que la vaccination doit être faite et bien faite.Dans tout progamme de vaccination, il y a deux catégories d'animaux qui sont souvent oubliées: les cochettes et les mâles.Les cochettes (truies de remplacement) doivent être vaccinées dès leur entrée (et non lorsque la vaccination du troupeau est due).De plus, les cochettes nécessitent deux doses de vaccin, à 15 jours d'intervalle, pour une bonne stimulation du système immunitaire de l'animal et, par le fait même, une bonne protection.Quant aux mâles, vous me direz qu'ils ne peuvent pas avorter.Cependant, s'ils ne sont pas vaccinés, ils peuvent garder le microbe actif dans votre élevage et rendre les truies mal vaccinées susceptibles d'avorter.Dans le cas de notre éleveur, plusieurs raisons expliquent les piètres résultats de sa vaccination.1- Ses vaccins n'étaient pas gardés au réfrigérateur.Tout vaccin doit être conservé à une température inférieure à 4°C (40°F).Si un vaccin est laissé à une température supérieure plus de six heures, il peut perdre une bonne partie de son efficacité et ne pas donner une protection adéquate aux animaux.2- Les vaccins se contaminent facilement.Donc, le vaccin provenant d'une bouteille dans laquelle on a déjà introduit des aiguilles et de l'air, même s'il est réfrigéré, est susceptible d'être contaminé et de perdre de son efficacité.3- L'utilisation d'aiguilles de Vz pouce de longueur n'est pas recommandée.Avec ces aiguilles, le vaccin se loge uniquement sous la peau ou dans le gras.Pour être efficace, tout vaccin doit être administré avec des aiguilles d'un pouce et demi.Toujours au point de vue de l'efficacité de la vaccination, le jambon demeure un endroit valable.Cependant, dans le but de préserver la qualité des jambons et d'éviter les accidents (présence d'aiguilles brisées dans la pièce de viande), toute injection sur le porc (même l'injection de fer aux jeunes porcelets) devrait être faite dans le cou.4- Tout éleveur devrait posséder une seringue servant exclusivement à la vaccination.Tout résidu d'antibiotique dans une seringue et mélangé à un vaccin vivant peut détruire son efficacité.De plus, toute seringue devrait être nettoyée au moins à l'eau après chaque utilisation.t> tore amélioré, tes de leur mère! telle et améliorée • Favorise une meilleure consommation !ost-sevrage • Favorise une meilleure assimilation et une meilleure mortalité • Un rendement de qualité ¦2445.1-800-363-5410.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS NOVEMBRE 1985 13P r GODRO-Multifan Choix complet de ventilateurs et de thermostats Unique en son genre • Gamme de ventilateurs (12", 14", 16", 18", 20", 22", 24", et 28") • Moteur des plus économiques au monde (Ex.: pour un ventilateur de 18" amp.1.5) • Garantie de 3 ans • Hélice en polypropylène • Volet, châssis en PVC et lamelles en polyvinyle • Châssis et boîtier du moteur en aluminium coulé Finition vernissée avec une laque craquelée Grille traitée contre la corrosion FiïterEeze GARANTIE S ans sans condition • Installation simple.Economique • Peut-être taillé à la dimension requise • Se nettoie facilement • Fait de plastique qui n'encourage pas la croissance de bactéries • Léger très rigide et durable avec résistance au glissage • Pas d'entretien sauf nettoyage périodique • Pas de corrosion-donc durera plus longtemps que bien d'autres produits compétitifs 'SPÉCIALISTE EN ÉQUIPEMENT DE PORCHERIE GODRO CP.280 Roxton Pond Que.JOE 1Z0 Tél.: 514-372-1347 Télex: 05-832577 Bien utilisés, les médicaments s'avèrent efficaces Au Québec, en production porcine, il se dépense plus de $40 000 000 par année, en médicaments.Ça représente une somme astronomique.Sans être radical et cesser complètement d'utiliser des médicaments qui, dans certaines situations, sont indispensables, il faut se faire un devoir de les employer de façon judicieuse.Les points suivants devraient toujours être scrupuleusement respectés: 1- Toujours acheter ses médicaments chez un fournisseur compétent, qui est en mesure de vous donner tous les renseignements nécessaires sur l'utilisation des produits qu'il vend.Il vaut la peine quelquefois de payer un peu plus pour s'assurer d'une bonne qualité des produits et bénéficier de conseils et recommandations.Il ne faut pas hésiter à contacter votre vétérinaire pour obtenir toutes les explications additionnelles; aussi, il est illogique d'acheter des vaccins qui vous seront livrés par la poste ou d'un vendeur itinérant qui les laisse sur le siège arrière de sa voiture.Comment pouvez-vous être certain que ces vaccins ont toujours été conservés à moins de 4°C?2- Tout éleveur devrait posséder un réfrigérateur à la porcherie.Ça demeure la meilleure façon de conserver tous les médicaments à la température requise.Même la simple pénicilline blanche doit être gardée au réfrigérateur.3- On devrait toujours lire les étiquettes sur les produits ou le dépliant accompagnant ceux-ci.Le vendeur ou le vétérinaire peut avoir omis un détail.4- Une fois les cédules de vaccination ou de traitement établies, on doit les suivre à la lettre.Toute dérogation peut entraîner l'échec du traitement.5- On doit toujours respecter scrupuleusement les périodes de retrait avant l'abattage.Nos marchés futurs dépendent directement de la qualité des produits que nous offrons aux consommateurs.Les producteurs de porcs ne peuvent se permettre de mettre sur le marché des viandes contenant des résidus médicamenteux.Les périodes de retrait sont des intervalles de temps minimum à respecter consciencieusement avant d'expédier vos animaux à l'abattoir.6- La majorité des médicaments vétérinaires portent une date d'expiration.Elle se trouve habituellement au bas de la bouteille ou du sac avec le numéro de lot du produit.Après cette date, la compagnie ne garantit pas la stabilité du produit.Ceci veut dire qu'il est possible que l'efficacité soit réduite.On ne doit donc pas prendre la chance d'utiliser un produit périmé (passé dû); mieux vaut le jeter ou le détruire.7- Si votre entreprise est relativement importante et que vous achetez passablement de médicaments, voyez à la ro- tation de votre inventaire.Faites en sorte que les derniers produits achetés se retrouvent en arrière sur la tablette.Ceci vous évitera de vous retrouver avec des produits périmés.8- Dans le cas des vaccins, toutes bouteilles entamées non utilisées doivent être jetées.On ne peut garder ces bouteilles pour utilisation ultérieure.Dans le cas des antibiotiques, si c'est un produit dont vous ne vous servez pas souvent, achetez de petits contenants.La conservation du produit sera meilleure si on n'y introduit pas d'aiguilles et d'air trop souvent.9- On doit toujours utiliser des seringues propres.Idéalement, les éleveurs devraient posséder une seringue pour chaque type de produits (une seringue pour les antibiotiques, une pour les vaccins, une autre pour les hormones.).De plus, les seringues devraient être rincées à l'eau après chaque utilisation.Les désinfections à l'alcool ou autres produits semblables doivent être suivies d'un rinçage à l'eau claire puisque des résidus d'alcool ou autres peuvent détruire les vaccins ou les antibiotiques utilisés.10- On doit toujours employer des aiguilles de calibre et de longueur appropriés.Une aiguille de trop petit calibre rend la vaccination très longue tandis qu'une aiguille de trop gros calibre laisse échapper une certaine quantité de médicament après l'injection.Ceci est particulièrement important lorsqu'on injecte de petites doses comme 2 ce.de vaccin.La longueur des aiguilles, pour sa part, dépend du type d'injection à administrer, c'est-à-dire une injection sous la peau, dans le muscle.De façon générale, pour une injection intra-musculaire, on emploiera des aiguilles de un pouce et demi de longueur (IV2") sur les sujets reproducteurs et des aiguilles de trois quarts de pouce (%") ou de un pouce (1") sur les porcs à l'engrais.11- On doit se faire un devoir de donner toute injection dans le cou.C'est habituellement l'endroit le plus propre chez l'animal, la contention pour l'injection à cet endroit est facile ainsi que la procédure d'injection.De plus, tel que je le mentionnais plus haut, ça vous permet de conserver un jambon de meilleure qualité.12- La fabrication d'aliments contenant des médicaments demande beaucoup de soins.Que ces aliments soient préparés à la ferme ou à la meunerie, on doit suivre toutes les recommandations quant aux quantités, au mélange, à la conservation, à l'étiquetage et au nettoyage des réseaux de distribution après la fabrication.La fabrication de moulées équilibrées est un art et la fabrication de moulées avec médicaments est réservée aux experts.I> 14P LE BULLETIN DES AGRICULTEURS NOVEMBRE 1985 unit uiivitraaiuni rauuv AVEC.V
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