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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
dimanche 1 août 1948
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1948-08, Collections de BAnQ.

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International Harvester Company of canada limited HAMi'TON Ontario [illllUlU!LJIUllJ1 McCORMICK-DEERING a°ut.loin — LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Mariette était satisfaite de son choix, une robe d'élégance hors pair! La sueur perlait sur son front.Et quand elle entendit sonner, Mariette se bâta d'aller ouvrir.Ce fut un geste mécanique, presque automate.Depuis des heures qu'elle s'esquintait à poser des tentures sans grand succès, cela lui serait une halte forcée et bienfaisante.—Excusez-moi, mademoiselle .Il était brun, grand, et il avait l'oeil vif.Mariette mit une main à son corsage où un bouton avait sauté, l'autre main sur sa bouche, et réussit à faire sortir un "Oh!" étonné.L'inconnu s'appuya sur la chambranle.de la porte, bien* à l'aise, comme s'il avait été chez un copain, un drôle de sourire au coin de la bouche.Mais cela dura peu, juste assez pour que Mariette ravale sa salive et réussisse à faire sortir un deuxième son de sa bouche.—Monsieur?Le grand brun se redressa, prit son plus beau sourire et dit carrément: —Je puis vous aider?Et ce disant il fit un pas en avant, ce qui obligea Mariette à en faire deux en arrière."Quel culot!" pensa-t-ellc."Quelle désinvolture .mais aussi quelle aubaine!" Il refermait la porte, jetait un regard sur la pièce, au grand éba-hissement de la jeune fille qui sentait maintenant mieux que tantôt combien sa tenue était déplorable.Elle se sentait une âme de femme de peine, et en regardant ses mains elle songeait aux si bons savons de ménage qu'on vantait tant mais qui n'empêchaient pas qu'on put a l'occasion les vouer à tous les diables.Exemple, par ce bel après-midi ILLUSTRATIONS A.CIIARTIEK de mai, alors qu'elle aurait voulu sa mise soignée, ses mains lisses ut blanches, sa chevelure bien brossée et reluisant de tout son éclat .Surtout ses mains, avec des ongles qui avaient mangé de la mist : toute la poussière de l'appartement incrustée dans les pores cie la p —C'est pas très chrétien ce qu'on entend de l'autre coté .jeune garçon en riant.Faudra pas oublier que les cloisons sont minces! Mariette rougit, non pas qu'il eût proféré des blasphèmes, mais seulement de savoir qu'elle vivrait désormais dans une maison di .qu'elle pourrait à peine y tousser à l'aise.—J'y ai bien pense! Oui .j'ai deviné juste! fit l'inconnu.Mariette suivit son regard.La tenture bleue qui s'obstinait à ne pas tenir accrochée, pendait le long de la fenêtre comme un dn à mi-mat.—Besoin d'aide?dcmanda-t-il de nouveau.Et j'espère que ce n'est pas la peur qui vous coupç la parole .Je suis sans méchai aucune et j'ai les meilleures intentions du monde .Satisfaite?—Je vous en prie .fit Mariette.—Alors, dites-moi où il faut pendre ça! Ensuite vous pourrez r ger votre marteau et je pourrai aller étudier en paix! —Oh! fit de nouveau Mariette en portant les deux mains à sa têti je ne pensais pas que vraiment le bruit .la maison .-.Elle songea aussi aux mots impatients qu'elle s'était permis et qui avaient traversé la cloison.Des impatiences, quoi! Rien de grave C'était donc un ermite qui vivait à côté?Pourtant, ce sourire .—Je regrette de vous avoir empêché de travailler, mais vraiment il fallait que ça se fasse! Je n'aime pas passer le dimanche comme ç et avoir l'impression de vivre pratiquement sur le trottoir! —Sans compter qu'elles sont jolies, et que ce serait dommage dispenser l'appartement, continuait-il.Il tâtait l'étoffe lourde d'un bleu prononcé où d'énormes épis ( blé jetaient leur note blonde.—Maman les a faites pour moi .Elle les a tissées, je veux dire .—Splendide! dit l'inconnu.Il aurait dit okay, que le ton n'aurait pas été différent.Il chei chait le marteau.Mariette se pencha pour le lui donner.Il sourit.Avant de lui indiquer l'endroit où fixer à demeure la tringle réca! : trante elle courut chercher une épingle pour son corsage.Ce n'étai pas a vrai dire indispensable, mais Mariette se sentirait moins mal ti celée.En équilibre sur une chaise, il atteignait beaucoup plus aisémenl qu'elle l'endroit indiqué.Ce fut l'affaire d'un instant.Les tenturi en place, l'intérieur prenait un aspect différent, presque habité, malgré les nombreuses caisses qui obstruaient la place, et qui parlai" d'un déménagement récent.—Merci mille fois! dit Mariette.Elle s'était assise sur une des boites, les coudes sur les genoux, i menton dans les mains.—Bienvenue, mack moiselle Dorval .Mariette laissa tomber ses mains sur ses genoux.Elle dit.stupé faite: —Qui vous a appris mon nom?Elle n'était la que depuis trois jours après tout! —Le concierge! Puis il ajouta, malin: —Je suis dans ses confidences .Mais c'est un drôle de bonhomme et au cas où vous auriez l'intention de lui demander le mien, et au cas où il n'aurait pas l'intention de vous le dire, je vais me présenter tout de suite: Louis Poitras, pour vous servir.Ce disant, il faisait une révérence, la main sur le ventre.Avec, le marteau encore dans la main c'était moins élégant cependant, mais assez drôle pour que Mariette rit.—Vous avez le rire fatigué, dit Louis.Si j'étais vous, je ne ferais rien d'ici à demain .LE BULLETIN DES AGRICULTEURS — AOUT, HUB Tant de sollicitude la touchait.Elle allait hocher la tête en signe d'acquiescement et cette fois-là se contenter de sourire en signe d'ap-orobation muette, quand il ajouta: —De plus je pourrai terminer mes examens! Malgré le service qu'il venait de lui rendre, Mariette eut la folle envie dole mettre à la porte.Ça ne dura pas.Avec quelques secondes de retard, elle sourit quand même, se leva et dit: —j'ai une soif formidable, vous?Elle n'attendit pas-la réponse.Quand elle revint avec deux bouteilles de liqueur douce, il s'était assis, tout comme elle l'avait fait l'instant plus tôt, sur une des caisses.-Vous auriez pu au moins prendre un fauteuil, fit-elle avec hospitalité.—J'ai pensé qu'ils étaient la comme ornements, fit-il, quand je vous ai vue tout à l'heure .Il me semble que fatigué comme vous semblez l'être vous auriez pu en profiter tandis que je vous aidais .—C'est que .Mais buvons,'ça vaudra mieux .Il ne cessait de lui parler de sa fatigue qu'elle sentait elle-même de la racine des cheveux jusqu'à la pointe du petit orteil, mais cela la vexait que ce fut à ce point notable.Elle n'était pas à son mieux, à coup sûr.Et dire qu'avec une toilette faite, un brin de maquillage, une robe à laquelle il ne manque aucun bouton .! —Tant pis! dit-elle tout haut.—Hein?Mariette ne perdit pas son air._je disais tant pis! Et vaut mieux tard que jamais! Ce disant, elle s'écrasa au creux d'un fauteuil qui sentait la boule à mites.Us buvaient tous deux à même le goulot de la bouteille, à grandes gorgées.ce qu'il fait vraiment chaud cet après-midi?demanda Mariette.—C'est la plus chaude journée à date, dit Louis.Soyez rassurée, vous n'êtes pas malade! s-donc, fit Mariette que ce dialogue ne cessait de piquer au vif, j'espère bien que vous n'êtes pas venu premièrement dans l'intention de vous payer ma tête et que le marteau n'ait été qu'un prétexte providentiel?Elle disait ces choses, mais sans y mettre le ton.Elle ne se sentait pins aucune énergie, même pour la colère qui lui venait si souvent avec facilité.Elle n'était pas trop sûre non plus de n'être pas malade, et cela la vexait de s'imaginer qu'on pût en douter.Après tout, depuis trois jours qu'elle s'éreintait à tout mettre en ordre pour le dimanche, rien n'aurait été étonnant.—Mademoiselle Dorval, vous me faites de la peine! Et l'avenir s'annonce bougrement terne avec une voisine qui n'a pas le sens de l'humour.De nouveau il semblait taquin et de façon pas désagréable.Il se levai; pour partir, avalant la derniire gorgée de liquide froid, quand Mariette lui dit: —J'imagine bien que cette idée est bien loin de votre pensée, quoi que vous on dites, mais comme je n'ai d'ordinaire pas grands loisirs, je ne prévois pas avoir l'occasion de vous faire bien souvent de la peine, comme vous dites.Elle souriait malicieusement.C'était do satisfaction.—Vous pensez?dit-il en mettant la main sur le bouton de la porte.—C'est très possible, fit-elle comme sûre d'elle-même.—Ah bon, dit Louis, j'aime mieux .ça .Possible est d'ailleurs un mot qui me fascine .—Ah?—C'est tellement vague .ça dit tout et puis rien à la fois .Vraiment j'aime mieux ça .C'est ni oui, ni non .C'est possible, tout simplement, tout uniment .Et pourtant quelle latitude! Il partit là-dessus Ce ne fut qu2 lorsque la porte fut refermée sur lui que Mariette reprit ses sens, se demandant si elle l'avait remercié de ce coup de main secourable.Elle ne savait quoi penser des sentiments qui s'agitaient en elle.Elle était mi-fâchée, mi-contente .Et cet émoi la rendait songeuse.Une heure après, elle grillait sa deuxième cigarette la tête perdue dans les volutes bleues.La semaine suiva'nte, en rentrant du bureau, Mariette trouvait une lettre réadressée à sa nouvelle demeure."Maman doit s'inquiéter de mon silence ." songea-t-elle.Depuis mon installation, elle n'avait pas eu le temps d'écrire, d'annoncer la bonne fortune qui lui était échue depuis le mariage d'une amie de ses amies et qui faisait que Mariette avait pu déménager .Quand le soir arrivait, elle était fourbue.Elle n'avait pas été malade, à cause du déménagement.Louis avait eu raison, et cela la choquait presque de l'admettre.Elle aurait voulu qu'un jour il rencontrât dans l'escalier menant au deuxième, un vieux médecin à barbiche brune qui aurait sonné au numéro 3.Ainsi elle aurait eu une petite revanche sur ce qu'elle appelait les sarcasmes de son voisin.Quand il était question de sa santé, Mariette n'avait pas le coeur d'appeler ça des taquineries.Mais Louis Poitras avait eu raison.N'empêche qu'elle était fatiguée et qu'il faudrait malgré tout écrire ce soir, sans cela on serait inquiet à la maison.Elle dirait l'atmosphère de bien-être, le coup d'oeil différent à cause des tentures qui n'étaient pas placées avec avantage clans l'autre appartement, si sombre et avec la fenêtre si étroite .Elle dirait les charmes de la cuisinette et peut-être aussi l'ennui d'y manger seule .Elle dirait les potins du bureau et parlerait des fleurs nouvelles aperçues le matin même .Mais elle savait qu'elle ne parlerait pas de son voisin, malgré toute la curiosité légitime de Madame Dorval quand il s'agissait de l'entourage de sa "petite".Sans doute que les questions viendraient.Mais durant ce temps Mariette gagnait du temps Madame Dorval n'aurait pas approuvé les deux pas de recul de Mariette, le jour où son voisin avait mis les pieds sur le seuil de la porte.Et même si Mariette expliquait les choses telles qu'elles s'étaient passées, cela servirait à peu de choses.Mariette savait d'avance quel chapelet de conseils utiles lui seraient donnés.Les mêmes conseils qu'au départ de la maison trois ans plus tôt.les mêmes conseils qui revenaient périodiquement dans les lettres constantes.Mariette sourit en y songeant.Ce n'était jamais des sermons.Simplement des invitations à la {lire la suite à la paye 7 9» Elle vit la table rte la cuisine encore garnie «les restes d'un lion souper —Mais maman! Toi ici lus iigoliim m m mm par PLACIDE LABELLE Depuis les temps reculés où les hommes se sont pour la première lois entassés entre les murs d'une ville, ils rêvent d'aller s'établir à la campagne.Ceux qui en ont les moyens se construisent une villa au bord d'un lac et y passent la majeure partie de l'été.Puis, de septembre à juillet, aussi anonymes que les roues d'un tramway, ils se mêlent à la cohue banale des villes, pestant contre leurs pauvres diables de concitoyens, et rêvant d'aller un jour se dégourdir les membres et se ventiler l'esprit au grand air.Ils rêvent d'isolement, de vent vif dans les sapins, des saines odeurs de la ferme: ils rêvent de barbes de deux jours et d'une chemise sans cravate.Nombre de fermiers, cependant, ne semblent pas partager avec les citadins cet engouement pour la vie des 'champs.Les plus jeunes d'entre eux, notamment, pour qui le silence des grands espaces est un fardeau, aimeraient se voir au cinéma, au club, dans les grands magasins, ou entraînés par la masse qui rampe sur l'asphalte.La lumière crue et le tintamarre des cités les sollicitent jusque dans le recueillement du t'enil.Les pôvres! Ils tentent même de dissuader l'homme des villes qui est épris de soleil et d'air pur.Ils lui peignent un tableau déprimant et faussé de la vie agricole: le manque de commodités modernes, le poids du labeur, les caprices du sol et du temps, la monotonie des corvées quotidiennes; enfin, ils font de la glèbe une montagne de déboires et de désenchantements.Comme ils s'illusionnent sur la vie factice des villes, où l'on vit au-dessus de ses moyens, où l'on conduit une voiture qui n'est pas payée, où l'on habite un logement dont le loyer est une souffrance, ils se trouvent bien à plaindre sur leur terre de 125 arpents, entourés de leurs dix ou douze vaches, de leurs trois ou quatre chevaux et de leurs vingtaines de poules, dindes et canards .Mais il n'est plus sourd citadin que celui qui ne veut pas entendre.Et chaque jour, des milliers d'yeux avides parcourent les petites annonces des grands journaux, à l'affût des "terres à vendre".Chaque jour, un ouvrier, un employé de bureau, un marchand, ou quelque homme d'affaires, songent à secouer leurs chaînes et à déménager leurs pénates •pas trop loin, disons dans un rayon d'une quarantaine de milles de la ville".Bientôt, le rêve prend forme, et notre citadin se métamorphose en fermier.Il n'a peut-être pas trouvé "dans un rayon d'une quarantaine de milles de la ville", mais il a tout de même trouvé.Désormais, il est libre, indépendant; il n'a plus de patron, de contremaître, ou de clientèle pour lui pousser dans le dos.Il se couche tôt, et prend tout le temps qu'il lui faut pour manger.La ville?Un cauchemar qu'il s'empresse de chasser de son esprit.Toutefois, il y a fermier et fermier.Autrement dit.il y a la réussite et le fiasco.Celui qui ne connait rien de la terre et qui entreprend trop fort pour ses reins, qui apporte sur la ferme l'esprit de mauvais voisinage des villes, qui n'accepte aucun conseil et qui parle m Jos.Connaissant — celui-là ne fera pas "vieux-os." Il repartira bientôt pour la ville, maudissant la terre et les "habitants".Par contre, celui qui entreprend à la mesure de ses moyens et de ses connaissances, qui est disposé à faire son apprentissage comme il le ferait dans tout métier, et qui accepte les bons conseils de ses voisins — celui-là a des chances de réussir.Et, sur la ferme, réussir ne veut pas nécessairement dire: faire beaucoup d'argent.Cela veut dire, plutôt: vivre heureux.Ces pensées me rôdent dans la tète depuis que je suis allé chez mon frère ainé, Martial, qui s'est établi sur une ferme de St-Philippe d'Argenteuil l'été dernier.Qu'on m'excuse de parler de ma famille, mais comme j'y trouve un exemple typique du citadin devenu fermier, je ne vois pas pourquoi j'irais chercher ailleurs.Retraçons la vie de cet homme, afin de mieux comprendre pourquoi il a quitté la ville.Né sur une ferme de St-Constant, comte de Lapralrie, il a été élevé dans la banlieue de-Montréal.D'abord ouvrier d'usine, il apprit plus tard le métier de plombier et se spéc:;!.; dans l'installation et la réparation de systèmes de chauffage.Avec ses économies, il s'acheta un restaurant.En quelques années, ce corn merce lui rapporta assez pour qu'enfin il réalisât le rêve de sa vie: vivre à la campagne sur une ferme bien à lui.Aujourd'hui, il dit à qui veut l'entendre que jamais il n'a été aussi heureux.Tout d'abord, il n'a aucunement la prétention de connaître l'agriculture.Il ne se lap cera donc pas tête première dans la grande culture.Pour le moment, il accepte de faire des travaux de plomberie.De plus, il a con verti l'une de ses nombreuses pièces en épicerie Pour la morte-saison, son métier et son petil commerce devraient compenser pour ce que la ferme ne rapportera pas.L'été, comme tous les autres fermiers, il consacrera tout si temps à-la ferme, ri n'a nullement l'ambition de faire fortune — ce qui fait déjà un problè me de moins à régler — mais il va s'arrangi de façon à bien vivre.Le cultivateur qui est propriétaire de sa maison et de sa terre n'est pas plus maître chez lui que le grand industriel des villes qui est aux prises, surtout de ci temps-ci, avec les grèves et les fluctuations du marché?Mais tout cela est un bien long préambul pour ce que je me proposais de dire dans cet article.Ce que j'avais à l'esprit n'était rien d'autre qu'une suite d'anecdotes qui tendent • prouver qu'on ne s'improvise pas fermier du jour au lendemain.Mon frère s'est parfois trouvé dans des situations cocasses, voire embarrassantes.Mais il a été le premier à en rire.Au reste, il en rit encore.Arrivé à St-Philippe juste à temps pour les foins, et n'ayant pas de roulant, il a eu le bonheur de tomber sur des voisins extrêmement sympathiques.L'un deux lui a prêté deux che- 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS — AOUT, IM8 vaux un autre lui a prêté une charrette à foin «t des" harnais.Tout semblait devoir se passer normalement, lorsque l'un des chevaux — attelé en •'simple" — fit la grève.Sans en demander la permission, il se déposa tout bonnement sur son arrière-train, les pattes de devant raides et arc-boutées au sol, l'oeil narquois et perdu dans le lointain.Distraction d'un moment?Fantaisie?Allez-y voir! Les invitations à se remettre debout entre les traits, les supplications, les ordres, les imprécations, et même quelques taloches d'importance n'arrivèrent pas à lui faire quitter .position'."Je suis assis, je reste assis", semblait-il dire.Il gagna son point: il fallut le déceler.Avec l'autre cheval, qui était censé être plus docile, il n'y avait rien à craindre.En fait, le chargement de la charrette terminé, il prit de bonne grâce le chemin de la grange.Mais à peine arrivé à la cour de ferme, ne voilà-t-il pas nu'il lui prend la fantaisie d'imiter son copain.Il s'asseoit lui aussi.Et rien au monde, dans toute la gamme qui va de la douceur à la rigueur, ne le décide à se remettre en marche.M rtial ne s'explique pas encore l'attitude de ces deux chevaux.Pourquoi s'étaient-ils assis, l'un après l'autre, sans avis île?Un vieux fermier, qui connaît bien lux, pourrait-il le lui dire?Est-ce que, par hasard, les chevaux feraient la grève de sympathie?Naturellement, il faudrait parler la langue des chevaux pour en savoir le court et le long; et comme les humoristes contemporain: font parler les chevaux plutôt qu'ils ne font hennir les hommes, nous risquerions de r le cheval avec un drôle d'accent.On prêtent! que c'est encore plus difficile à mai-que le latin — à cause, naturellement des verbes irréguliers .Les gorets prennent le large Quand on achète une ferme pourvue d'une rie, il va de soi, n'est-ce pas, qu'il faut des cochons.Autrement, à quoi servirait la porcherie?isi bien l'avouer tout de suite", dit Martial, seuls cochons que j'aie connus dans le passé — et je parle de ceux qui ont quatre pattes - s'étaient présentés à moi sous la forme de grillades de lard et de côtelettes de porc." Mais ceux qu'il a achetés pour sa porcherie étaient bien vivants.Tout petits, tout roses, tout mignons, ils vous regardaient de leurs yeux bleus, mi-clos, et grognaient sans savoir au juste pourquoi.Mais à peine aviez-vous le dos tourné qu'ils s'infiltraient entre les perches de leurs enclos et partaient à gambader gaiement.Il fallait leur courir après jusque sur la grand'route, où les autos passent en trombe."J'aurais pourtant dû savoir", dit Martial, l'iil ''eut des perches plus rapprochées pour l« petits cochons que pour les gros." Un professeur d'histoire naturelle ne pourrait-il pas trouver quelque sain divertissement qui garde les cochons au foyer?Us ne sont déjà pas tellement casaniers .La vache facile à traire Y a-t-il rien de plus bucolique, rien qui fasse plus "campagnes" qu'une vache?Le pas indolent, l'air bonasse de cette bête qui rumine paisiblement dans un pacage, et dont le seul passe-temps est de regarder passer les trains, imprègnent de sérénité tout un paysage.A part ça qu'on n'est vraiment pas fermier qu'on n'ait au moins une couple de vaches.Une ferme sans vaches, ça se voit, mais pas fréquemment.Pour n'avoir pas l'air d'un fermier à la manque, Martial s'est donc acheté deux vaches et une taure.Il se souviendra longtemps de la première vache à lait dont il fit l'achat."Comme je ne connais pas plus les vaches que les cochons", dit-il, "j'aurais facilement pu me faire rouler.Heureusement, ici, j'ai affaire à des gens honrétes."Je savais déjà que certaines vaches sont difficiles à traire, qu'elles retiennent leur lait quand elles ne sont pas habituées à la main de quelqu'un.Par-dessus le marché, je ne savais pas traire les vaches.C'est donc dire qu'il me fallait une vache de bonne composition, avec laquelle il serait facile de m'enten-dre."J'ai donc demandé à un fermier de me vendre une vache facile à traire.En un rien de temps, il a trouvé ce qu'il me fallait: une vache qui perdait du lait à chaque pas qu'elle faisait.Elle était maigre à tel point que je pouvais accrocher mon chapeau à ses hanches.Mais cela n'y faisait rien: je l'engraisserais." —Si elle ne fait pas votre affaire au bout d'une semaine, venez vous en choisir une autre, avait dit le fermier.Peut-on trouver homme plus accommodant?Martial amena la vache.11 n'y a pas à dire, elle se trayait comme un charme.Le lait sortait de peur! "Pas étonnant!", fait mon frère, l'apprenti fermier."La pauvre vache était presque à l'article de la mort.Elle se mourait de vieillesse.Dommage! C'était du si bon monde." Il retourna donc voir son ami et revint avec une nouvelle ruminante, plus jeune celle-ci, et belle comme le jour.Entretemps il avait appris à traire les vaches.Et il finira bien par apprendre à deviner leur âge.Aujourd'hui, à la brunante, on peut le voir précédé d'une petite chienne affairée, aller chercher ses vaches.Prince ne veut pas donner la patte Le cultivateur est sans contredit l'homme qui exerce le plus grand nombre de métiers.Il n'est peut-être passé maître dans uncun, mais comme il n'a pas le temps de courir après les menuisiers, ferblantiers, maçons, peintres et autres hommes de métier — qui ne pullulent du reste pas à la campagne — il lui faut bien se débrouiller tout seul.Le cultivateur doit donc être ingénieux et adroit dans une infinité de travaux manuels — ne serait-ce que pour raboudiner à la broche à foin quelque machine défectueuse.Et comme c'est en forgeant qu'on devient forgeron, Martial a ferré lui-même son gros cheval de trait, Prince, quelques jours après qu'un forgeron de métier l'eût fait à moitié.A la forge, on avait négligé de niveler la semelle du sabot, et le fer posé à froid et mal ajusté, allait se détacher.Au lieu de retourner chez le maréchal-ferrant, le nouveau fermier décida de faire lui-même la besogne, histoire d'épargner du temps.Il faut dire cependant que Prince tout bon cheval de trait qu'il soit, est un être chatouilleux sous le rapport de la dignité.Il doit exister une façon particulière de s'y prendre pour ferrer un cheval, et Martial, sans doute, ne la connait pas.Car Prince refusait carrément de donner la patte.Et, avec un bétail de sa carrure, on ne discute pas.On use plutôt des grand moyens.Martial imagina donc de soulever la patte de Prince au moyen d'un câble passant par un trou dans la cloison de l'entredeux, et enroulé autour d'une poulie au plafond de l'étable.(La cloison, courte et inclinée vers le bas, est censée séparer des vaches plutôt que des chevaux.Pour ceux-ci, il faut une cloison haute et pleine; un mur complet qui va de l'avant à l'arrière).En tirant sur le câble, la patte était soulevée et assujettie à la cloison.Prince se laissa faire un moment, sceptique étonné de cet étrange manège.Bientôt, la corne du sabot était nivelée au couteau et à la lime, et deux clous de fer étaient posés.Il ne restait plus qu'à enfoncer les autres clous, à les river et à les polir.Catastrophe ! En sursaut.Prince avait essayé d'enjamber la cloison, et il se trouvait empêtré, les pattes de devant croisées sur l'arête oblique de la cloison.C'était une posture extrêmement dangereuse pour un cheval.Ainsi posées en X et portant tout le poids du corps, les pattes de Prince risquaient de se fracturer.Et un cheval aux pattes cassées ne vaut plus grand chose.Vite, Martial coupa le câble, lequel, du reste, menaçait de se rompre.Il fallut tout recommencer.Entretemps, des enfants se.servaient à même le coffre d'outils et couraient un peu partout les faire servir à quelqu'usage impossible.Quand le maréchal-ferrant improvisé se rétournait pour prendre un outil, il ne le trouvait plus.Il lui fallait le chercher, interroger les enfants, faire tout une enquête.Décidément, la ferme a ses ennuis! .ltUft LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 7 PROTECTION SECURITE DÉFiniTIVES La Toiture Asphaltée en rouleaux sauvegardera pendant de longues années et à peu do frais, vos granges, étables, bâtiments, poulaillers, "camps", etc.0 Robuste et durable, clic résistera indéfiniment aux attaques des éléments et du soleil-—sans entretien ni réfection.Commode et facile à poser—Chaque rouleau contient un moile d'emploi complet, outre le ciment et les clous nécessaires.Présentée sous deux formes: à surface lisse, et, pour plus de résistance, Cité 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS — AOUT, IBM Les camion conception avancée CHEVROLET sont les seuls à posséder toutes ces caractéristiques de valeur supplémentaire de la suprématie en production.LA CABINE QUI "RESPIRE" Seuls les camions de conception avancée ont la cabine qui "respire"! 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Quelques lettres chaque semaine, bientôt des centaines, et maintenant, c'est à pleins sacs que le courrier arrive.Il n'y a pas de problèmes qui ne viennent sous envelope.Alice Ber est tour à tour la grande soeur qui comprend, la maman qui console, la conseillère .il n'y a rien qu'elle ignore en économie domestique et sa direction morale est sage et éclairée.11 arrive que, bien des années après, des correspondants lui écrivent leur reconnaissance pour avoir trouvé le succès et le bonheur sur la route qu'elle leur avait indiquée.On retrouve Alice Ber (Jeanne Grlsé-Allard) à C H L P dans le courrier de Jeanne.On sollicite même ses conseils par appels téléphoniques dans les cas urgents.Alice Ber fait partie du Service d'Education Familiale du diocèse de Montréal: elle doit donc y donner une quinzaine de conférences chaque année, suivies de forums sur des sujets de psychologie faim lialc: Elle fut également, invitée à Québec, par la Société Saint-Jean Baptiste, à Vallcylïeld par le Club Richelieu, à Montréal par la Jeunesse laurentiénne.4/î'cc lier chez clic: C'est une maîtresse de maison qui a l'oeil à tout.En même temps que l'épouse, elle est aussi la compagne de son mari dont elle partagi les études.C'est aussi une mère dévouée que la maman de Daniel, 7 ans et d< Pierre et Michel, jumeaux de 5 ans.Pour elle, le plus beau sport, c'est de faire des petites culottes dans des grandes.Mais en plus de la cou-turc, elle sait cuisiner des petits plats appétissante qui stimulent Pappé tit et favorisent la digestion .Alice Ber, mais, c'est une femme d'intérieur parfaite.Alice BER à la ville: Elle trouve quand même quelques loisirs, le soir, pour assister aux conferences, aux cours qui peuvent toujours enrichir son bagage dt connaissances.Vous devine/, que son programme de chaque journée est bien rempli et que pas une minute ni un geste n'est perdu.Avec de l'ordre et de la méthode on parvient à faire tellement de choses."Les pensées mijotent en même temps que la soupe .Il ne reste plus qu'à les écrire" nous dit-elle.Ses amies l'appellent la Brigitte canadienne. Mais il faut sacrifier quelque chose, pas les amis, bien sûr, car c'est moralement nécessaire, niais on les reçoit dans l'intimité, plus de grandes réunions mondaines, plus de club de bridge et tout le monde est quand même heureux.Alice Hà la campagne: C'est bien là, à la campagne, qu'elle vit le plus intensément.Dès le mois de mal elle s'installe dans sa petite maison de Rivière Beau-dette, tout entourée de fleurs et de beaux arbres "Après le bon Dieu, , ,.; & nous qu'ils appartiennent!" Quel joli travail que celui de jardinière! Tantôt les fleurs, tantôt les âmes! La vie y est saine et reposante malgré les mêmes soucis qui suivent.Elle ne se rend à la ville qu'une fois la semaine, le mercredi, pour son courrier à C H L P et pour quelques emplettes .salopettes et Les lettres viennent nombreuses, il faut les ouvrir .i deux .et c'est d'ici que les conseils et les suggestions s'envolent.! bas car il iaut toujours quelque chose pour les petits qui poussent comme de jeunes arbustes.Alice Ber et sa petite secrétaire: ' ¦¦ ; une jeune fille de vingt ans, demeurant à cent cinquante mille .le Montréal qui lui écrivit un jour après avoir lu le courrier.Elle raconte ses rêves et offre ses services—Alice Ber est touchée, elle l'invite à venir chez elle et depuis, on met ensemble la main à la pâte, c'est la vie de famille en attendant, que ce joli talent soit bien développé et orienté vers une carrière de Journalisme.Alice lier et sa carrière: En résumé, elle a toujours lu, toujours étudié, toujours écrit.Ealnt-Césaire est son village natal, clic connaît et aime chacun de ses abres.Elle est très douée pour la peinture mais la plume l'a toujour;; , mporté sur le pinceau.Elle a publié "Gouttes d'eau" (prose et poésie) "Médailles de cire" (vers classiques, médaille de vermeil de l'Académie Française en 1937) "Mystères" (prose rythmée, exaltation «le l'amour maternel).• *OVT, 1013 - LE UVLLET1N DES AGRICULTEURS «oûîpi C'EST VU CHA$e*3M80tlt4 .GOôTeZ-Y AOJOORP'HUI/ Quand vous portez à vos lèvres une tasse de ce Chase & Sanborn plus riche et plus savoureux, vous comprenez pourquoi tant de gens déclarent que c'est "du vrai café i.le meilleur sur le marché!" 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Oyez! venez gagner un appareil de radio, me vadrouille, du parfum, ele.C'est facile! toutes les chances sont pour vous." 'oilà une demande indirecte qui signifie: "DONNEZ-NOUS VOTRE ARGENT!" H dire qu'à chacune des expositions il se trouve parmi nous des "poissons" que 'appât d'un gain impossible attire.L'invitation des crieurs est pressante car Is ont tout avantage :ï ne pas vous laisser le temps de réfléchir si, oui ou non, ous devez écouter leur appel.Sur les terrains d'exposition, remarquons que les kiosques d'amusements midway) sont tenus par des étrangers qui parcourent la province en tous eus, du printemps à l'automne.lia où ils s'installent, c'est pour faire de Tarent et n'espérez pas retirer l'équivalent des dollars que vous dépenserez, sur-out dans les kiosques à "roue de fortune" où l'habileté du tenancier, baucoup dus que le hasard, mène le jeu.Savez-vous comment fonctionne une IIOIIK I>K FORTUNE?D'abord, les clients" placent leurs gageures: pour 2~i cents, vous avez une chance de gagner 5, ">() ou 7"i cents, alors que vous avez aussi quatre-vingt-dix-neuf chances de lerdrc.Les gageures sont faites et la roue commence à tourner.Dès lors.soyez certains qu'elle s'arrêtera sur un numéro non favori des parieurs de façon à ce que le tenancier empoche le plus possible.En toute modestie, avouons qu'il nous est arrivé de nous faire prendr à ce jeu, histoire d'acquérir de l'expérience.Et voici quelques observations qu'il nous est resté à la mémoire: 1) Le tenancier se tient toujours dans le même coin du kiosque.Pourquoi?probablement pour contrôler la ROUE DE FORTUNE à l'aide d'une manette ou pédale bien dissimulée aux yeux des joueurs?2) Parmi les joueurs, il en est toujours un qui gagne: ne serait-il pas un complice du tenancier?Si ce "chanceux" gagne $5.00 ou SI0.00, les autres continueront de jouer afin de tenter de vaincre leur guigne.Remarquons .uissi que ec complice-gagnant ne parle à personne et qu'il ne quitte jamais le kiosque alors que les perdants, eux, se succèdent sans interruption et reviennent tous le portefeuille dégarni.Cultivateurs du Québec, vous irez encore à l'Exposition.Délassez-vous, amusez-vous ferme, mais de grâce, fuyez les kiosques à ROUE DE FORTUNE car vous êtes assurés à l'avance que "TOl'TKS LLS CIIAN't'LS SONT < l'Ki: VOUS." A.-D.liar Les médecins prouvent que 2 femmes sur 3 jeuyent s'assurer un plus beau teint en 14 jours! (1115 pouvez ut"* alien* Ire, a de ces ^èpidernac julemeut! VUll?Iterations en 14 J°urH Un épiderme moins huileux—plus clair "Mon épidémie est devenu moim huileux , déclare Ella May Cagncl.L'excès d'huile laisse souvent In leint niarlin*.I ¦*¦ Traih'iin*iit l'almolivo de Il jours a i-li' la -otirrr d'aiiirtioraliniis probante* pour 89% femmes dont l'épidémie «'tait huileux.Voyez vous-même s*il ne contribuera pan à rendre cotra peau moins UuUeusot plun claire.Un coloris plus frais! "IJiip peau rnilininr! Mmiiib rugueuse", rapporte I Auîse Shaughncsay après avoir fail l'essai «lu Traltemcnl E'almolive* Les 36 médecins attestent cette même amélioration dans 1! vas sur 3.Commencez votre Traitement t'ai motive ,i u ji .m - l'Ii i il ! Oui.c'est vrai! 36 médecins—«1rs dermatologie tes célèbres—ont éprouvé ce traitement sur L2JÎ5 femmes ar jour, pendant 14 jauni.-' (> massa ci- purifiant fail rrs-orlir (oui l'effet embellissant de Palmolive mit votre epidermal Pour le Bain, Pour la Douche, Procurez-vous le Nouveau Pain Géant Economique de Palmolive! ?j Demandez le SPECIAL PALM01IVE pour le BAIN et le TEINT clic/, votre fournisseur 22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS —¦ AOUT, 1011) Lot niaine Tfladame UN PETIT CARNET NOIR A /n même plucc depuis toujours, dans le secrétaire de maman, il y a un petit carnet noir.C'est un tout petit carnet à couverture de toile cirée, à tranche verte.Il date des premières années de mariage de maman.Et si petit soit-il, c'est, le registre de famille, le tableau des naissances et des sépultures.Je suis certaine que ma mère tient à ce petit carnet autant qu'à ses bijoux.Il tient une grande place dans mes souvenirs d'enfant.Même si je savais par coeur la date de naissance de chacun des enfants-de la famille, c'était une faveur toujours nouvelle de le tenir entre mes mains, de répéter à mi-voix, comme une litanie, les noms des petits frères et des petites soeurs.Il y en a qui so?it.partis pour le ciel, c'était l'occasion de les évoquer, de parler de ses petits anges couchés trop tôt dans leurs belles ailes et leurs 'obc.s de mousseline blanche.A deux endroits, il y a de petites croix qui remplacent les noms, et la date du décès est la même que celle de la naissance.Il y a quatre naissances doubles.Oui, quatre fois des jumeaux.C'est la gloire de ce petit tableau de famille qui compte seize enfants, dont neuf sont déjà couronnés au ciel.Ce petit carnet maternel m'impressionnait beaucoup, mais je ne savais pas qu'il était un reflet d'une tradition perdue, la miniature de ces Livres de famille, qu'on appelait aussi des Livres de raison.Hélas, ces anciens livres de famille appartiennent à une tradition perdue.En France, les bouleversements de la Révolution ont englouti cette coutume avec tant d'autres.Ici, au Canada, ce sont d'autres raisons qui ont empêché celle tradition de se propager, dont le manque d'écoles régulières au début de la colonie n'est pas la moindre.Il faut si peu pour créer des archives intéressantes.Des noms, des dates, des signatures .On a gardé le culte des portraits, pourquoi pas celui des manuscrits?Si à côté des anciens albums de famille on retrouvait ces Livres de raison, combien l'histoire de nos ancêtres serait plus vivante.Quand c'était la mode, il se vendait des cahiers spéciaux, solides et par ALICE BER forts, avec explications, et préambules mettant en vedette des maximes empruntées aux Livres saints.Il serait difficile, pour ne pas dire impossible d'en trouver à notre époque.Le vrai Livre de raison n'existe plus.Mais il se vend des cahiers de toutes sortes, pour les découpures, les photos, les autographes, il ne faut pas en laisser l'exclusivité aux enfants.Dans certaines maisons, il y a le Livre d'or des visiteurs, tout connue dans les Hôtels de Ville et les Maisons de touristes.Nous avons le nôtre et c'est une source de jolis souvenirs.Mon mari me taquinait un peu d'avoir eu ce souci alors qu'il y avait tant d'autres choses à faire pour organiser la maison, et maintenant je le trouve souvent en train de feuilleter ce cahier, s'attendris-sant au souvenir de la dernière visite de ceux qui sont disparus, cons-latant avec fierté le progrès que la signature de notre fils Daniel mar-¦ que cette année sur celle de l'an passé, retrouvant les groupes de visiteurs qui animaient nos dimanches de vacances, les compagnons d'une partie de pêche, d'une excursion sur l'eau .On peut appeler ce livre, sans aucune nuance de prétention, un Livre d'or! Comme bien d'autres mamans, j'ai fait pour mes petits, le journal de leur première aimée de vie.Dans de beaux cahiers illustrés qu'ils ont reçus en cadeau, j'ai noté leur poids à leur naissance, la couleur de leurs yeux et de leurs cheveux, les dates de naissances et de baptême, les noms des parrains et marraines, et ceux des ancêtres à la page de l'arbre généalogique, puis les circonstances du premier sourire, de la première dent, du premier pas, les noms des premiers compagnons de jeux et les joujoux préférés, j'ai noté les premiers mots, les premières phrases.Dans mes jours et mes veilles d'attente, j'ai peint à l'aquarelle le carnet, de mon premier entant, une petite fille trop tôt envolée, et je l'ai repris ensuite à la naissance de Daniel.Sur le premier feuillet, il y a une petite lettre que je lui adressais alors qu'il était encore dans mon coeur, quelques heures avant sa venue.Dans leurs cahiers, îiics fils trouveront plus tard, quand ils seront des hommes, leurs images de baptême, les premières photos de leurs petits visages, l'épingle de leur première couche! Exaltation du sentiment maternel .peut-être, mais si la vie a .tendance à leur durcir le coeur, hélas, les chemins en sont parfois si rudes, ces souvenirs émouvants, ces petites fleurs à peine fanées'des jardins de l'aube de leur existence, les attendriront sans doute, et que je sois présente ou absente, je crois qu'ils auront pour leur mère mie pensée reconnaissante.N'importe quel petit carnet peut servir.Celui de maman est bien modeste avec sa couverture de toile~ciréc noire et sa tranche verte.Bien des mamans vont me dire qu'elles n'ont pas le temps .Il n'y a pas beaucoup de mères plus occupées que ne le fut la mienne.Son petit carnet noir, c'est le minimum des Archives de famille, mats il contient toutes les dates importantes, écrites de sa main, et c'est un souvenir qui compte à la veille des Noces d'or de mes parents.C'était le dimanche, après la grande toilette du bébé, ou des jumeaux qui dormaient dans leur longue robe, de mousseline ornées de petits plis et de dentelle, que maman sortait so?i petit cahier noir, l'encre et la plume et qu'elle notait les noms et les dates d'arrivées de ces nouveaux liâtes de la famille.Son écriture, visiblement la même, trahit pourtant une certaine fatigue aux dernières lignes.L'encre est nuancée d'une année à l'autre.C'est un tableau saisissant dans sa belle simplicité, et je ne le considère jamais sans que le coeur me batte d'émotion.L'année de ma naissance, maman était une bien jeune femme, même si j'avais été précédée d'un frère, de soeurs jumelles, et que j'arrivais encore en duo.Ce petit carnet noir a plus que mon âge.C'est une bien belle relique que maman conserve avec le savonnier de porcelaine bleue, la houpette de cygne qui servaient dans la corbeille de toilette des bébés, cette belle corbeille d'osier doublée de satin bleu, cadeau de l'heureux papa.Le petit carnet noir de maman en a résumé des souvenirs aujourd'hui! ^ r, —tB BULLETIN DES AGRICULTEURS 23 par Berthe Mi repoix L'été offre avec abondance toutes ses richesses.C'est alors que les légumes ces pourvoyeurs de vitamines, viennent à votre rescousse pour aider à la préparation des repas et pour maintenir votre famille en pafai-te santé.Les légumes améliorent le teint, donnent force et énergie et conservent jeunesse et souplesse.Tous les légumes doivent être cuits dans l'eau bouillante salée jusqu'à ce qu'ils soient tendres.Cependant, le blé-d'Inde fait exception à cette règle — il ne faut pas ajouter de sel à l'eau de cuisson pour éviter qu'il ne durcisse.Il est bon d'ajouter un peu de sucre aux betteraves, aux petits pois et aux tomates pendant la cuisson, pour en relever la saveur.Une tranche de pain dans l'eau de cuisson des choux et des choux-fleurs atténue leur odeur acre.¦.Les concombres sont excellents, bouillis dans l'eau salée et servis avec une sauce au beurre.On doit changer plusieurs fois l'eau de cuisson des oignons pour enlever leur goût fort.Pour que les patates ne soient trop blanches et fades, on recommande d'ajouter un jus de citron à leur cuisson.En ajoutant un peu de soda à pâte à l'eau des légumes verts, on leur conserve une belle couleur vive et appétissante.Betteraves à la vinaigrette -l betteraves nouvelles 2 c.à table de beurre ou de graisse 1 c.à table de sucre 1 c.â thé île sel ¦1 c.â table cle vinaigre Faire cuire les betteraves dans de l'eau bouillante salée.Les passer à l'eau froide, les peler, les couper en rouelles ou en filets.Faire chauffer le beurre avec tous les autres ingrédients.Passer les betteraves dans cette vinaigrette, et servir très chaud.Tomates farcies au macaroni 8 à 10 tomates de grosseur moyenne !i tasse de macaroni cassé 3 c.à table de beurre y> tasse de crème ou de lait 2 c.à table de farine » ¦/i tasse de fromage râpe IJanure — assaisonnements 2 oeufs cuits dur à volonté Essuyer les tomates, en couper une tranche sur le dessus, les vider, les placer dans un plat beurré; remplir la cavité avec la farce préparée avec les ingrédients ci-dessus et de la manière suivante: Cuire le macaroni dans l'eau bouillante salée ou pour en relever le goût, dans du bouillon de viande ou de légumes: faire fondre du beurre dans une casserole, ajouter la farine et la crème: à cette sauce, mêler le macaroni cuit et égoutté, le fromage et l'assaisonnement.Saupoudrer le dessus de chaque tomate farcie de panure et d'un peu de beurre fondu.Cuire au fourneau modéré jusqu'à ce que les tomates soient tendres; avoir soin qu'elles ne se brisent pas.Servir chaud et décorer à volonté avec oeufs durs et persil.Timbales de blé-d'Inde tasse de lait 'A tasse de chapelure 2 oeufs 1 c.à soupe de graisse fondue 1J4 tasse de blé d'Inde 1 c.à soupe d'oignons râpés persil, sel et poivre.Mélanger lentement le lait avec.•les oeufs battus.Ajouter le blé d'Inde, la graisse fondue, la chapelure, l'oignon râpé et les assaisonnements.Faire cuire pendant 35 minutes dans des moules soigneusement graissés au four à 350°F.La cuisson est achevée lorsqu'on peut enfoncer la lame d'un couteau dans la timbale sans que rien n'y adhère.Cornets de jambon aux légumes Faire des cornets de papier, y introduire de minces tranches de jambon roulées également en cornet.Remplir avec de la macédoine de légumes liée d'un peu de mayonnaise à laquelle on ajoute quelques noix grossièrement hachées.Disposer des feuilles de laitue autour d'une assiette.Sortir avec précaution les cornets de jambon de leurs moules en papier et les disposer sur les feuilles de laitue.Manière d'npprctor les carottes .lo chou.fleur .ot lo perr.il Macédoine ¦ tasse de carotte» I-, île navets a,sc de petits I>nls de feves a beurre table .le graisse de rOtl ,„.r;,il irais, fines herbes, sel et poivre.Couper les légumes en petits carrés ou autres formes, les mettre (j;l„.de l'eau bouillante et les faire cuiri séparément./Après la cuisson, verser l'eau, faire roussir clans la poêle la graisse do rôt), y ajouter les légumes cuits, brasser le tout délicatement pour ne pas les défaire, ajouter les assaisonnements ser refroidir.Chou au graiin iblc de graisse ou beurre ï oicnmi : , >¦ ne lie lait i .i iblc (le farine assaisonnement Blanchir le chou pendant 10 mile refroidir rapidement, le férence.Ajouter le lait chaud en brassant constamment avec une cuillère de bois afin de ne pas faire de grumeaux.Laisser cuire pendant au moins 15 à 20 minutes.Oignons au four 10 à 12 oignons !i lasse de pain émiellé îi e.à table de beurre ou graisse 2 c.à table de viande liathéi; ' Sel, poivre rouge, fines herbes Chapelure ou panure.Faire cuire les oignons dans l'eau bouillante salée; lorsqu'ils sont tendres les égoutter, enlever l'intérieur, les emplir avec une'farce préparée avec les ingrédients ci-dessus.Saupoudrer de chapelure ou de panure.Faire gratiner au four.Fèves vertes à la lyonnaise î livre de fèves vertes 'able de beurre 2 oignons sel, poivre, persil Pour de meilleurs résultats employez la LEVURE FLEISCHMANN'S ROYAL fain cuire à l'eau bouillante salée.lu'il est cuit, régoutter, le mettre sur un plat, le couvrir de sauce nielle, saupoudrer de fromage ou de chapelure et de quelques noisette de beurre.Faire gratiner au lour 1.0 à 15 minutes.Sauce bcchamclle: Faire fondre ta graisse ou le beurre, y faire frire "oignon râpé.Incorporer la farine non délayée et laisser cuire très lentement et au bain-maric de pré- Enlever les fils des fèves, laver soigneusement à l'eau tiède et cuire clans l'eau bouillante salée sans les couvrir pendant '/t d'heure puis égoutter.Mettre le beurre dans une poêle, le faire fondre et faire dorer les oignons râpés.Ajouter les fèves, saler, poivrer, les faire sauter jusqu'à complète cuisson de l'oignon.Poser sur un plat, les saupoudrer de persil et servir immédiatement.© LEVURE SÈCHE 1CHMANN! AGIT VITE ! SE CONSERVE! M.I-l*»» •«"••»¦>«-V° /f&pvef-/carréde/ewre abas foufe recette Toujours prête dans les cas pressés Vous pouvez cuire en un rien de temps d'appétissants petits pains Parker House ou de savoureuses brioches grâce à la Levure Sèche Flcischmann's Royal qui lève vite.Plus besoin de courir à l'épicerie à la dernière minute .cette levure sèche moderne se garde fraîche durant des semaines, sans réfrigération.Vous pouvez cuire quand le coeur vous en dit, ayant toujours de la levure sous la main quand vous en avez besoin.Gardez-en une bonne provision à la maison.Vous la trouverez toujours aussi active que le jour où vous l'avez achetée.Demandez aujourd'hui même à votre épicier la Levure Sèche Flcischmann's Royal qui lève vite."• 1918— l.E BULLETIN DES AGItlCUl.TEUltS 25 291 29 O A dated tut do/ell GSidenl m.^Hvjv^ IMPORTANT Tonte demande dolt être adressée comme suit: Service des patrons — lc n'Uletln des Agriculteurs — Edifice Druinmond — Montréal, TOUS CES PATRONS SONT ENTIEREMENT EXPLIQUES EN FRANÇAIS ET SE VENDENT 19 OU 21 CENTS CHACUN SUIVANT LE PRIX INDIQUE lOilt CHAQUE NUMERO, IM.US 1 CENT POUR LA TAXE PROVINCIALE, SOI! ON TOTAL DE 20 OU 25 CENTS SELON LE CAS.Prière de rédiger lc bon ou le mandat de poste à l'ordre du "Rulletin des ,\>;rii-iiltcurs".Seuls les patrons annoncés dans cette page sont à la dis-positi m de nos abonnes par l'entremise de ce service, et ces patrons ne sont lus échangeables.On est pr!6 : 1 — d'écrire lisiblement Z — de mentionner exactement la grandeur du patron désiré ¦1 — de ne pas demander d'autres mesures que celles l »' ventu dans toutes les plinruuieie».nonoii 28 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS — AOUT, Domaine des Boutons par YVONNE CLOUTIER tous droit?réserves P ARFOIS utiles et presque toujours jolis, les boutons jouent un rôle dans le vêtement fémi-,:.les fabrique en toutes sortes de matières, à partir de l'ivoire, ; nacre, des métaux précieux jusqu'aux plus modestes comme le Ijois et le papier.Actuellement, on en trouve une grande variété en ILLUSTRATION II-A-B-C plastique.La grande affaire, c'est de savoir les choisir.Voiri le détail de l'illustration numéro I: A.bouton tailleur employé pour costume et manteau tailleur, B.—bouton tailleur employé pour les manches, C—bouton de corne employé pour manteau couturier, bouton de corne employé pour costume couturier, E bouton de plastique employé pour costume semi-tailleur, F.-bouton de plastique employé pour manteau semi-tailleur.G.—bouton de marocain employé pour manteau de sport, H.—bouton de cuir employé pour manteau et veste de sport, '(.LUSTRATION III-A I.—bouton d'acier ciselé employé pour robe d'après-midi de satin, soie, crêpe ou lainage, J.—bouton de plastique orné de pierreries, K.—bouton de cristal taillé, employé sur lainage, crêpe ou cotonnade, L.—bouton de porcelaine employé sur voile et tissus mercerisés.M.—bouton de bois combiné ivoire, employé sur vêtement de plage, N.—bouton de liège et paille, exclusivement pour toilette d'été, vêtement de plage.O.—boutons de nacre employés pour lingerie, chemises d'hommes, et sous le bouton tailleur, P.—boutons employés pour pantalons d'hommes, Q.—boutons de nacre, à tige métallique amovible, pratiques pour uniformes, "smocks" et robes de maison, .et la grande variété des boutons couverts, des plus modestes aux plus fantaisistes: boutons perlés, pailletés et même brodés, ce qui leur donne beaucoup de relief.épaisseur, vous posez (momentanément) sur le bouton une épingle, un passe-galon, une allumette ou tout autre article qui donnera l'épaisseur voulue Illustration II-A.On retire l'objet, le bouton une fois cousu; pour renforcir cette tige, on l'enroule de plusieurs brins de fil.Illustration II-B.Aux boutons tailleurs et dans les manteaux et costumes, on ajoute sous la parementure un petit bouton spécial Illustration II C, ceci pour protéger le tissu./ / W ILLUSTRATION I Où et comment on pose les boutoris A l'emplacement des boutons, on aura soin d'insérer entre la parementure et le vêtement, une bande de coton mince ou de toile suivant la pesanteur du tissu.Précisément vis-à-vis les boutonnières un point tailleur marque l'endroit où le bouton sera cousu.On emploiera du fil de coton mercerisé ou de toile, mais jamais de rayonne ni de fil de soie, ces fils coupent trop facilement.C'est par un point d'arrêt fait sur l'endroit du vêtement que vous commencez de coudre le bouton.Afin que le vêtement s'attache facilement et ne bride pas vis-à-vis les boutonnières, en cousant le bouton (lorsque celui-ci ne comporte pas de tige à même) faites une queue au fil, elle aura comme hauteur l'équivalent de l'épaisseur que donne le côté des boutonnières; vous guidant par cette 77 p a aussi Ventretien des boutons .savez-vous que vous pouvez rendre leur blancheur à des boutons de nacre jaunis en les faisant bouillir dans une solution concentrée de carbonate de soude, ou encore, en les plongeant, l'espace de quelques secondes, dans de l'acide chlorydrique (esprit de sel) une partie d'acide pour dix parties d'eau?Il faut laver, rincer immédiatement à l'eau claire et faire sécher sur une serviette.De toute façon, il est à conseiller d'enlever les boutons des robes et costumes pour le lavage, car l'eau savonneuse les altère toujours, il y a même certains boutons de plastique qui fondent au contact du fer chaud.Les boutons-pression.et les agrafes rendent de grands services.Voici les numéros les plus usités, en commençant par les plus petits: —0000 à 1 — pour vêtements, mais on en trouve jusqu'au numéro 10 qui servent plutôt pour les tentures et les housses d'ameublement; les numéros 7 et 8 s'employent pour certaines attaches des doublures de manteaux de fourrure.Le choix des grosseurs d'agrafes est encore assez limité dans le moment; on ne trouve facilement que les numéros 0 à 4, et certaines agra- ILLUSTRATION III-B fes spéciales pour pantalons d'hommes.L'emplacement des agrafes et portes, des brides ainsi que des boutons-pression se marque toujours de la même manière, par des points tailleurs.Avec l'agrafe, c'est presque toujours la bride que l'on emploie.Illustration III A.Lorque la fermeture est juxtaposée, posez plutôt une porte en la faisant excéder un peu.Illustration III B.Poulies vêtements plus délicats, on fait la bride en fil.ILLUSTRATION IV Quant à la manière de poser boutons et agrafes, brides, portes et boutons-pression, c'est assez simple; il suffit de les fixer solidement sans toutefois traverser les points à l'endroit.Faites des petits points de côté.Illustration IV.De cette façon, le bouton-pression fermera parfaitement.Ou aura soin de les poser tels que disposés sur les cartes la partie supérieure étant un peu plus lourde, c'est ainsi que doit se faire l'ajustement.O '.10!8— LE BULLETIN DKS AGRICULTEURS 29 Mon arrière, arrière grand-père jurait par L'ABSORBINE 50 ans d'expériences^ ont prouvé sa valeur 0 Depuis déjà longtemps les vétérinaires emploient l'Absorbine pour aoulnucr éparvins, molettes, écorchures nu cou et nutres troubles conuestifs semblables.Ce fameux lini-nient accélère l'aftlux du sanR en nuKinen-tnnt la circulation locale.Ne cause pas d'ampoules ni ne fait tomber le poil.Aux pharmacies, $2.50 la BOUTEILLE DURABLE.W.F.Young, Inc., Lyman House, Montréal.AGIR f/y * SECONDES ¦h * CALME la I PRIX LES PLUS I BAS [ 12 1k 2t ctnpninèl.-.29c I 100 :t-;::-:- .7k etci J«AJ>«J DEMAIN MATIN 35e LA BOITI 3, 1.0O PEINTURE-EMAIL FINI BRILLANT Ton tes nuances $2-75 LE GALLON Demandez natre litte de prix La Cie de Peinture Ludo 305 Crémnxie O.Montreal I» HEMORROÏDES Ne souffrez plus! 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Relevez 20 mailles sur le côté du talon ajoutez la moitié des mailles qui restent du dessous du talon (2ème aiguille) et tricotez sur une 3èmc aiguille les mailles qui restent, relevez 20 mailles sur l'autre côté du talon.Faites une diminution de chaque côté du talon au commencement de la 2ème aiguille et à la fin de la 3ème, tous les deux rangs jusqu'à ce qu'il reste 19 maille sur chacune de ces aiguilles, ayant soin de continuer le modèle sur la 1ère aiguille (dessus du pied).Continuez sans rétrécis jusqu'à ce que le pied mesure 8|A pouces.Commencez le bout du pied: 1ère aiguille ,tric.1 m.2 m.ens.— trie.30 m.— glissez 1 m.— trie.1 m.— passez la maille glissée par-dessus — trie.1 m.— 2ème aiguille, trie.1 m.— 2 m.ens.— trie.15 m.— 3ème aiguille, trie.1 m.— glissez 1 m.— trie.1 m.passez la m.glissée par-dessus — trie.1 m.• trie.2 rangs unis — répétez i rangs 5 fois puis trie.1 rang uni entre les rangs de rétrécis jusqu'à ce qu'il reste 14 m.sur la lèn guille et 7 m.sur chacune des 2 autres.Remaillez.r—1 J / / / a 0 x K A Xi X • 0 X / x x / X » o x X y X 0 * X x / — X X y m 0 x Y y X X 0 0 / / 1/ X y X • X X X x x 0 0 / / X / ' / X X X X X x •> 9 x / ?S f o o X X X X X X a> 0» / / s / m X X X x X X 0 0 / y x x / / • X Xj X X X X 0 0 / / f / ?• 0 X X X X F- 0 0 / / / / • X X, X 0 0 / / / / / *• • X X X x 0 • / / / / / • M* X X X x X X 0 0 ?/ / / / 9 * n xl X X X 0 0 y s / / / # x X X te 0 • x / / / / m y.X X X X 0 0 y X f / / » » xt X x x X 0 a» x X X / x f » • X xr X" X X 0 0 X X / x y o e x X X 7< • 0 X / / r / / ù 9 X K x X X 0 « x / / y S 0 X X 1* X* # 0 X X X - y f ?o X X X" K X 0 / / X X / ?m> • X X X x X X 0 0 y x / / ?y X X X X X X 0 0 ?x — 1— / y r X ?< X X X • 0' tanbarb 31 ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ Maintenant! S LE BOUCHAGE ¦ HERMÉTIQUE ¦ conserve ¦ kgoût S et ¦ la saveur Assurez-vous le succès de vos conserves en confiant vos fruits et légumes de bonne qualité au meilleur vinaigre que vous puissiez acheter— le Vinaigre Blanc Distillé Heinz pour Marinades.Chaque cruche d'un gallon porte le sceau Heinz comme marque de garantie.Pour obtenir le livret gratuit intitulé "Pour Réussir vos Marinades," écrivez à H.J.Heinz Company of Canada Ltd., 6465 Durocher St., Montreal, Que.MARINADES A LA MOUTARDE 3 livres de petits concomhres à marinades 1 pinte de Vinaigre titane Distillé Heinz Vz tasse de Moutarde Jaune Préparée Heinz V$ tasse de sel 3'A tasses de sucre Lavez les concombres.Mélangez le Vinaigre, la Moutarde, le sel et le sucre.Amenez à ebullition.Ajoutez les concombres et amenez de nouveau à ebullition.Remplissez vite un bocal à la fois; servez-vous de bocaux stérilisés et cbauils que vous remplissez jusqu'à Vh' 'lu boni.Voyez à ce que les légumes soient bien recouverts de solution au Vinaigre.Scellez chaque bocal immédiatement.Recette pour 7 ebopines.v.ofpp Vinaigre* • vieillis da»| •deforce égale étîîicela»ts de clarté [57 Q.—Je viens :'i mon tour vers vous.J'ai 19 ans, Je suis joli garçon, très sérieux, niais n'ayant pas de plaisir chez-nous, je trouve le temps long;.Je ne me sens pas aimé des miens, pourtant j'ai bon coeur et je voudrais être aimé.Etant marié, il me semble que je serais heureux de me sentir aimé.J'aime beaucoup sortir et ma mère me permet .'.'ailer dans les alentours seulement.Je ne trouve pas de fille à mon goût dans ma paroisse.J'aimerais une fille sérieuse, travaillante.On me dit que je suis difficile Ayant une ferme à moi, si je n'ai pas une bonne femme, je ne pourrais pas arriver.J'ai hâte de vous lire R.—Vous auriez dû me donner votre nom et votre adresse, je suis certaine que bien des jeunes filles ne manqueront pas de le demander, pour vous offrir leur coeur.Vous n'avez pas pensé à correspondre, pour vous distraire, et peut-être rencontrer celle qui vous rendrait heureux?C'est la vie normale.Vous êtes jeune mais sérieux, et vous êtes "établi", clone prêt à fonder un foyer.Si vous cherchiez bien autour de vous, il est possible que des jeunes filles que vous connaissez à peine soient des perles que vous ignorez.11 faudrait essayer d'en découvrir une.Quand on veut bien quelque chose, on prend les moyens de l'obtenir, et c'est un gage de succès.» » , Q.—Où puis-jc m'informer pour travailler sur les bateaux?Line qui a hâte de savoir.R.—Aux compagnies de navigation et de transport maritime.Il y en a plusieurs dont les bureaux sont à Montréal, mais il m'est difficile de vous donner des adresses.On doit faire appel en temps et lieux dans les journaux, quand on a besoin de personnel.Q.—Je pèse 132 livres, je mesure 5 pi.5 po.et j'ai 15 ans, est-ce mon poids normal?Je suis une fillette aimant le garçon qui courtise ma soeur.Comment l'oublier, car je sais que je suis trop jeune pour être courtisée?Je veux savoir.R.—Vous pesez quatre ou cinq livres de plus que votre poids normal.Ce n'est pas grave, mais, ce qui l'est, c'est la folie qui possède votre coeur.Allons, ma petite fille, il faut être sage, raisonnable, prudente, juste, honnête.Vous manquez à tout cela en aimant l'ami de votre soeur, vous n'êtes encore qu'une fillette.Avcz-vous des compagnes de votre âge?Aimez-vous le sport?Intéressez-vous soit à l'étude, soit au sport, à la musique, à la couture .et vous verrez que ça passera.Vous avez bien fait de me dire votre gros secret.N'attendez pas d'avoir 20 ans pour rire de celte folie de vos 15 ans, riez-en tout de suite, pour guérir plus vite, et répétez-vous que ça n'a pas de bon sens, qu'il faut, garder votre coeur tout neuf, pour celui qui viendra plus tard, pour vous, rien que pour vous.Chantez chantez haut, en allant et venant dans la maison, en donnant un "coup de main à maman" surtout quand il y a des folies qui vous passent par la tête.Devenez une petite très très gaie, un vrai pinson, vous "embellirez" et vous serez heureuse.On commence tout de suite?Q.— Depuis mon enfance je remarque un jeune homme qui demeure près de chez nous.Depuis un an, il me courtise régulièrement.Il est très bon pour moi et n'épargne rien pour me faire plaisir.Il m'a même fait des grandes promesses d'avenir.Maintenant qu'il est très sérieux, je m'ennuie en sa présence et je voudrais me trouver une raison pour l'abandonner.Je lui ai fait voir que je songeais â une séparation, mais il ne veut pas en entendre parler."Toi seule fera mon bonheur" me rcpète-t-il.Je continue à le recevoir mais je sens que mon coeur n'est pas à l'aisé.Un conseil s'il vous plaît car je pleure souvent et je suis découragée de la vie â 20 ans.Brunette songeuse.R.— Vous êtes une petite capricieuse, et je ne vous donne pas un mois pour pleurer cet and, s'il vous quitte.C'est votre caractère qu'il faut former, éduquer.Demandez simplement un congé de quelques mois â votre ami.si vraiment votre coeur est dans un tel désarroi, et loyalement, essayez de voir clair en vous.Pleurer n'arrangera pas les choses, c'est le plus sur moyen de vieillir vite, de s'enlaidir.Tournez donc plutôt vos pensées vers les choses pratiques, vers les réalités de la vie.Travaillez dans la maison, comme toute femme le doit, appliquez-vous à la cuisine, la couture, le ménage, en vue de vos futures responsabilités de maîtresse de maison.Recevez ce jeune homme qui vous aime et que vous devez estimer, sans pensées frivoles ou romanesques.Dites-vous bien que c'est dans votre caractère qu'il y a quelque chose qui ne va pas, et tâchez, ayant fait votre examen de conscience, de vous améliorer sur ce point.Mes meilleurs voeux, petite fille, pour une vie heureuse, car elle est belle la vie, regardez-la bien avec vos yeux de vingt ans.LE QUESTIONNAIRE DES ALLOCATIONS FAMILIALES Ce questionnaire a clé approuvé par le Directeur régional des Allocations familiales à Québec.Les textes publiés n'engagent pas le Ministère national de la Sar.lc et du Bietl-étre social quant au versement, ou au retrait des allocations familiales.Adresser, votre demande, signée d'un pseudonyme si désiré, au "Questionnaire des Allocations familiales" au soin de ce journal.Pour réponse personnelle, inclure une enveloppe de retour affranchie.Mon fils Jean a eu seize ans le 22 mai.Avait-il le droit à l'allocation familiale en juin?Comme je recevais l'allocation pour dix enfants, maintenant que Jean ne la reçoit plus .les neuf autres avancent-ils d'un rang?C'est-â-dirc, le cinquième devient-il le quatrième et ainsi de suite?Mme T.L.V.R.Jean n'avait plus droit à l'allocation en juin.Il l'a reçue en mai pour la dernière rois.Je réponds "oui" â votre seconde question.Tous vos enfants avancent d'un rang.Celui qui était le cinquième, et qui perdait $1.chaque mois par suite du taux décroissant, devient quatrième et reçoit désormais son allocaton complète.AVEZ-VOUS UN KODAK EPARGNEZ 40 ' „ En envoyant vos filins directement -> nissrur.Houleuu de 8 poses valeur SO pour 30c.Double grandeur ne) Il Agrandissements 5x7 net 15c _ •' net 25 cents.l'HOTOI.UX — Case Postal,.114 Station N.D.O.Montréal, Que.10 C'ett vroif Le Clo Coal donne maintenant presque deux foil plut d'éclat qu'auparavant! 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Et ainsi, dès le lendemain matin on prenait rendez-vous chez la couturière.—Vous avez déjà porté cette robe, mademoiselle demanda la couturière alors que Mariette se mirait devant la glace.—Non, jamais .—C'est qu'elle n'est pas tout à fait à votre taille .—Pourtant .hasarda Mariette.—N'oublie pas que tu as maigri considérablement.Mariette.C'était vrai, sa mère avait raison.—Alors ce sera beaucoup plus facile que je croyais, dit la vieille fille.Je vais prendre vos mesures et la refaire telle qu'elle puisque vous y tenez .Et d'ailleurs, je ne vois pas pourquoi on la changerait.Mariette était ravie.VERMICEU LE MEME PRODUIT EST AUSSI VENDU EN BOÎTES DE 12 ONCE "Ï! 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Et je t'aime comme un fou! Puis il ajouta tout bas: —Ma femme .—Men mari .—Tu aimes ma robe?demanda Mariette.—Ce n'était pas le moment de te le dire ce matin, à l'église, mais je l'avais reconnue, et cela m'a fait grand plaisir .—Tu l'avais reconnue, dis-tu?Mariette eut un air incrédule.Sans doute que Louis se payait sa têtel Elle avait les yeux écarquil-lés d'étonnement, quand il ajouta, malicieux: —Tu te souviens du matin où tu as frappé à mon appartement parce que tu étais malade?-Eh bien, quand j'ai cherché qui : chose pour envelopper le sac d'eau chaude, j'ai ouvert la garde-robe et .—Ah, Louis .Mais tie nouveau on les entourait, et h la dura comme ça tout le de la courte réception.Une taquinerie par-ci, une amabilité par !.la première entre eux, 'la • vis-à-vis des invités, et enfin vint l'heure de s'habiller pour le voyage.ind ils furent prêts à partir i ; que les parents curent essuyé une couple de larmes, on se re-comme perdus pendant un Instanl au milieu "des voeux de bon voyaee, sur le perron des Dorval.• :! dit soudainement Louis.' temps de partir .El il l'en traîna sur le petit trot-toir ¦¦¦ a l'auto stationnée.on ne part pas avec tout Ça! Mariette stupéfaite.Et elle montrait tous les accessoire hétéroclites qu'un invité ma-sans doute dans un mo-¦ 1 e belle humeur ou de vin gai.attaché au pare-choc arrière, t qui résonneraient par toutes les •»' di Ste-Mathilde.1 trouvait l'incident plutôt cocas i D'ailleurs, ce n'était pas 11:1 • ni' pour en vouloir à des invi-ntils qui avaient d'ailleurs fourni une bonne partie de l'ameu-Menii ; ; (h, nouveau nid! à prendre où à laisser, dit Louis gaiement.A prendre ou à laisser, parce que ça vient avec la voiture .Ou plutôt la voiture v" nl i' .C'est comme tu aimes mieux .—Qu'est-ce que tu veux dire?Enfin! Le NpuyeJ OXYDOf Ravivant l'Eclat e au linge une BLANCHEUR DURABLE \ i • Même le linge le plus blanc acquiert une blancheur nouvelle! • Le linge conserve une blancheur éclatante pour toute sa durée! • Les couleurs, elles aussi, brillent d'un éclat permanent! Fabriqua au Canada v#£#ow£u£/termMrroy/i/vri • mns cerre eotre fa Meuse.' Ox La Différence Est Visible Dès le Premier Lavage! Soyez le juge! Comparez avec la lessive de la semaine précédente.Voyez le linge acquérir une blancheur et une fraîcheur nouvelles.Voyez" même le linge défraîchi et jauni redevenir éclatant de blancheur.0""ZZiï'""'., ai ECONOMISEZ.EN ROULANT VOS CIGARETTES AVEC Tabac à Cigarettes DE VIRGINIE; DOUX; SUAVE 'IOUT.I9« — LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 39 JE SUIS ASSURE D'UNE PROTECTION DURABLE AVEC LA TOITURE Elle assure une protection durable contre les intempéries, le feu, la foudre.Facile à poser, avec accessoires s'ajustant facilement et avec précision.Jolio en apparence, la toiture métallique Westeol offre une garantie d'économie aux cultivateurs avertis.?Envoyez les dimensions aujour-d'bui et sur réception de celles-ci, nous vous ferons parvenir un estimé gratuit et un dépliant Illustré avec tous les détails nécessaires.Pa» disponible présentement mais vaut bien l'attente.WESTEEL PRODUCTS LIMITED 4107, RUE RICHELIEU, MONTREAL 30, QUE'.0 F47-ïrf Antérieurement GEO.W.REED & CO.LIMITED ^Wforts SI VOUS SOUFFREZ DE: FAIBLESSE, COURBATURES, NERVOSITÉ, ÉPUISEMENT, FATIGUE HABITUELLE, MANQUE D'APPÉTIT.istt st-denis.mqhtrIai tt CY TUï LA VERMINE DE LA FERME - - FACILEMENT ECONOMIQUEMENT Rats, sifflera (marmottes), vers-tariercs, souris — vous pouvez vous en débarrasser complètement avec CYANOGAS.''erse*/, simplement une grosse cuillerée de ce tueur de vermine aans le trou ou cachette souterraine, fermez toutes les ouvertures et c'est tout! 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En voilà une idée! —J'imacine que.fâchée tu ne serais pas pire à regarder non plus.Simple curiosité, simple curiosité .—Tout de même! dit-elle en riant.—Ce qu'on en a des découvertes devant nous, hein?fit-il après un moment de silence.A cela.Mariette crut bon de ne rien répondre.Louis répétait: —Hein?Mais du même coup il appuyait «ur l'accélérateur.L'auto s'élançait comme un bolide.—Attention! cria Mariette.Faudrait toîit de même pas se tuer avant de les faire ces découvertes-là.Louis! Elle avait eu peur.Le ton des-naroles l'indiquait.Louis ralentit graduellement.Puis, comme pour ponctuer le tout, il dit: —Je savais bien que je te ferais répondre .C'est effrayant comme tu peux être butée quand tu ty mets ! —Tu n'as qu'à continuer à part de ça pour qu'on se chicane, dit-elle en riant.Tu parles d'une façon d'agir avec sa femme aux premières heures du mariage! —Qu'est-ce que tu veux, dit-il, je n'ai jamais fait de noviciat.Espérons .espérons .que ce sera une belle aventure! 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S'iL-VOUS-PLAÎT, ^-7 HEIN, ENLEVE-LA.' r Avant de prendre //ser ceci?Ex-Lax est réellement cffiaicc— mais efficace sans violence.Il n'affaiblit pas, n'occasionne nucun dérangement interne ou effet désagréable.—Il n'est pat trop fortl Vous pouvez prendre Ex-Lax en toute confiance.Bien qu'il ait lu saveur d'un bon chocolat, il_pro-duit invariablement l'effet désiré.—Il n'est pas trop doux! 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On se nourrit de ça pendant toute notre vie.Un bon jour on perd le souffle, on trépasse pis toute ce qui s'est réalisé c'est la mort.Ça, ça manque pas.Jamais.mm* J'ai vu un temps que j'me faisais conseilleux par rapport que j'avais pas eu la chance d'être conseiller de ma paroisse.Par après j'ai appris qui faut pas parler aux hommes comme si i étaient encore des enfants à la bouteille.Se mêler de ses affaires.I a rien de plus consolant au monde.Moi j'me mêlais pas de mes affaires.C'était une accoutumance que j'tenais de mon défunt père qui est mort.Ça m'a coûté de l'argent.Ça m'a coûté assez cher que j'me sus guéri comme par enchantement.Quand j'ai eu cinquante ans j'me suis dit: "Astheure.mon Bougonneux, tu vas te mêler de tes affaires.' Ah! si Grosse Tête avait faite comme moi i d'i serait pas arrivé malheur.Pauvre Grosse Tête! Laissez-moi vous conter son histoire tout uniment.C'est pas e^-Si on l'appelait Grosse Tête c'est pas par rapport qui avait une grosse tête; c'est par rapport qui l'avait enflée.C'est pas pareil.Un p'tit homme de taille, pas mal large des épaules avec un grand cou portant une mailloche au boutte.I était pas beau à voir mais i s'pen-sait le prince des princes.Son vieux père qui était marchand général avait pas été capable de faire grand-chose de son fiston.Pen- dant quecques années i a fréquenté les grands collèges: I -est r'venu avec le fessier de culotte .usé.C'est toute.Grosse Tête a commencé à travailler au magasin.C'était pas vargeux.I aimait mieux parler de ce qui le r'gardait pas au lieurre de travdiiler comme un homme.Quand i avait des pratiquons au magasin i allait à eux autres, pas pour essayer de leu vendre de la marchandise mais pour tâcher d'avoir des nouvelles pis là i donnait son opinion.—A votre place qui disait comme ça j'frais ci, j'frais ça.—Tais-toi don, criait son père de bord en bord du magasin; mêle-toi don de tes affaires.Grosso Tête continuait à jaser de plus belle qu'on aurait cru une commère en train de faire l'inventaire de toutes les maisons du village.C'est indisable toutes les bêtises qui a fait faire pis toutes les crevasses qui a causées à son pauvre père qui se débattait comme un yâble dans l'eau bénite pour garder ses pratiques.Au cours des années le marchand général avait pris pour coutume d'aller prendre les ordres un p'tit brin partout.C'est Grosse Tête qui allait les délivrer, mais i restait si longtemps à chaque place à jaser, à parler de ce qui le regardait pas.qui arrivait au magasin ben tard le soir avec sa charge à moitié pleine.Le lendemain i fallait recommencer.J'vous dis qui était loin d'être un homme fiable.Pour avoir de la paiiette i en avait.Pas de mauvai-seté gros d'mème.En seulement i se mêlait des affaires des autres pis c'est ben là une engeance qui finit par jouer des mauvais tours.• • * Vous me croirez si vous voulez mais j'sus ben obligé de vous dire que Grosse Tête s'est amouraché d'une demoiselle, assez corporente pour attirer les regards.Le monde en r'evenait pas.C'était-y possible que le garçon du marchand général soye en amour.Sa blonde, qui était brune, mais qui était sa blonde pareil, la belle Rita passait pour avoir la tète dure elle itou.Ça pourrait pas marcher longtemps ensemble.Comme de faite Grosse Tête a été la voir pendant trois mois, tous les bons soirs.Par après ça l'a cassé net.Le vaisseau pouvait pus tenir au vieux quai des aventures pis des belles amours.—Tu l'aimes pas i a demandé d'même son père en frisant sa moustache en pointes?—J'connais mon affaire, a répondu Grosse Tête.J'veux me marier à mon goût.J'veux marier une fille qui a de l'argent, pas une quêteuse.Pis i s'est remis à s'ennuyer.I est vrai que Grosse Tête avait pas beaucoup d'amis dans l'village.Lès beaux dimanches après-;: aurait ben aimé à jouer aux ••• ou ben aux palets sus -la pin bliquo,- On le demandait jamais.Ça fait qui r'gardait jouer i
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