Le bulletin des agriculteurs /, 1 juin 1946, samedi 1 juin 1946
MONTR E A L-JUIN 1946 C tt II U C S D r i c ii 11 c 11 r s Juin, 1946 importante ON S'ATTEND A CE QUE DES MILLIONS DE TOURISTES américains viennent en 1946 passer au Canada leurs premières vacances d'après-guerre.Il ne sera pas toujours facile de les loger, car nous manquons d'espace e r i c u 1 t c u r s "X>, Il fut un temps où.h se contenter in sténographe fidèle, un jour-pouvait se tirer d'affaire ho-blcmcnt dans le domaine du rc-! rtage.De nos jours l'exercice de la profession exige une formation qui se, sommairement il va sans ilire, tous les degrés du savoir.Le fail brutal, la nouvelle sèche n'a plus cours.Il faut maintenant savoir faire hi filiation des événements, savoir dérouler la trame des faits qui oui provoqué tel ou tel événement, litre les causes et les consé-nces.Même l'événement politique sait incompréhensible la plupart, du temps s'il n'était intelligemment Lue cl commenté par un journaliste rimenté et entraîné à l'observation.Un exemple?Voici une dépêche annonçant que l'Argentine' vient de déclarer la guer-i lîrésil (il s'agit naturellement une pure invention).Le journaliste lionne les détails ordinaires: historique du différend, la tension des der-jours.la mobilisation des trouas la déclaration de guerre.\ oici une autre dépêche annonçant la même nouvelle.Ici le journa-s'csl souvenu opportunément que Brésil avait conclu un traité de •Hilarité disons avec les Etats-Unis : que, de son côté, l'Argentine avait.un accord identique avec la (irandc-Brctagnc.Nous voici non plus en face d'un conflit circonscrit l'Amérique du Sud.niais d'une vé-lablo guerre mondiale.Un journal publiant la première dépêche annoncera sommairement en manchette: L'Argentine déclare Ut guerre au m'/.Mais un journal utilisant la lième dépêche aura une mante qui se lira à peu près comme Nouvelle guerre mondiale à rixov.Certes, l'exemple est sommaire, mais on voit tout de suite la différence des formules.Le premier unaliste a fait honnêtement son ' r en donnant fidèlement îc ¦ rendu des circonstances qui ""t provoqué le conflit.Sans négli-:"' i cet aspect des choses, le deuxième journaliste a pris l'initiative de '"ter l'événement.Connaissant a des traités et le choc des intérêts, il n conclu avec saison à l'imminence d'un nouveau conflit.Cette différence de traitement d'une nouvelle n'est pas seulement applicable Rux grands événements: elle est perceptible dans les moindres dépêches.Le journalisme personnel C'est ainsi que la dépêche personnelle remplace lentement dans nos journaux la dépêche impersonnelle, circonstancielle et chronologique.Les journaux bannissent de plus en plus de leurs colonnes le fatras et l'accessoire, qui en faisait autrefois le charme, pour ne retenir quo l'essentiel.Le compte rendu stéréotypé el stenographique disparaît, supplanté par le fait significatif, le coup «le plume rapide (pli fixe une image, enferme une définition, marque un personnage, classe "un événement et lui donne son sens exact dans la filiation de tant d'autres événements.Plus de détails prolixes, amphigouriques, plus de ro-donbanco ni de vains remplissages, En d'autres termes, le journalisme devient de plus en plus une profession formelle, où l'improvisation n'aura bientôt plus cours, mais où la compétence sera essentielle.Car entre la formule du journalisme personnel, (pii exige une formation solide, une information au point à peu près sur tous les sujets et l'expérience pratique, et la formule, aujourd'hui périmée, croyons-nous, même si elle persiste en certains journaux reconnus pour leur lourdeur à se retourner, du journalisme impersonnel et prétendu objectif, infiniment moins exigeante en compétence professionnelle, il y a toute la différence du travail bien fait au travail bâclé, de l'oeuvre soignée exécutée par des spécialistes compétents au produit standard fabriqué en série par des forçats de la machine à écrire.Le rôle des agences Un autre aspect «lu journalisme, qui se relie en quelque sorte à ce «pie l'on vient de dire, c'est le rôle des grandes agences internationales d'information.Chaque pays important du monde possède au moins une agence d'information propre: Router en Angleterre, Franco-Presse en France, Tass en Russie, Aneta en Hollande.Canadian Press au Canada.DNB en Allemagne (avant et durant la guerre).Au Canada votre journal est abonné à l'une ou à plusieurs des trois grandes agences de nouvelles américaines: Associated Press, British United Press et International News Service.Ces services d'information sont généralement, objectifs, mais il leur arrive de déformer délibérément les événements à des fins politique*^.soit qu'il s'agisse d'une initiative personnelle d'un correspondant, soit encore — et c'est à la fois plus grave et plus fréquent — qu'ils obéissent à des mots d'ordre subrepticement donnés par leur gouvernement.On a durant la guerre quelques exemples de déformation systématique «les faits, perpétrée par l'une des grandes agences de nouvelles américaines, apparemment d'ordre «lu State Department, sur tout ce qui touchait alors à la France.Quiconque était familier avec les affaires de France pouvait repérer facilement l'interprétation tendancieuse donnée aux événements par les correspondants de la dite agence, qui obéissaient à «ies mots d'ordre lancés dans le but évident de susciter contre la France l'ire du publie américain, ignorant comme pas un des choses françaises.C'est là l'exemple le plus flagrant, ces dernières années, de l'immixion de la politique dans l'information destinée à la presse.A cause du prodigieux rayonnement «les agences internationales, et particulièrement des agences américaines, qui desservent en ce moment des journaux dans presque tous les pays du monde, la tentation est grande de confondre propagande et information.Rédaction des journaux Par bonheur, des journalistes ont vu clair et compris le danger d'abandonner sans contrôle le domaine «le l'information internationale aux seules agences de nouvelles.Mémo s'il faut reconnaître qu'en général les agences américaines, pour parler de celles que l'on connaît le mieux, n'abusent point de leurs privilèges et s'efforcent à l'objectivité (en tout cas beaucoup plus que la plupart des agences étrangères.Router exceptée, qui sont plus ou moins officines de propagande, à la solde do leurs gouvernements respectifs), rien ne vaut la concurrence pour stimuler le zèle et ramener les esprits tentés par la propagande dans le droit chemin de l'objectivité.Pour réagir contre la tendance dos grandes agences à prendre parti et ù solliciter les faits, et surtout peut-être pour les aider à résister à la tentation, plusieurs grands journaux américains, disposant de moyens financiers quasi illimités et résolus à sauvegarder à tout prix leur indépendance, tels le "NeW'York Times" et H: "Chicago Herald-Tribune)", pour ne citer que les doux principaux, ont organisé leurs propres services d'information internationale.En d'autres ternies, ces journaux maintiennent dans la plupart dos capitales «lu monde leurs correspondants attitrés qui câblent tous les jours leurs dépêches, et ne dépendent pas ainsi «les agences pour leur information internationale.(On notera incidemment, une fois «le plus, qu'il s'agit en l'occurence d'une autre manifestation de In tendance au journalisme personnel).Excellente en soi, cette concurrence a donné jusqu'ici de très bons résultats: le public a le choix d'une variété d'interprétations des événement-.au lieu «le lire d'un journal à l'autre les mêmes dépêches de l'A.P., de la B.U.P.ou do l'I.N.S.En outre, les agences sont ainsi forcément plus prudentes dans l'interprétation des nouvelles politiques On peut avoir une idée de la relativité des choses, tout en comparant la formule du journalisme personnel et l'autre, en lisant, par exemple, une dépêche d'une agence internationale, datée disons de Berlin, et une dépêche du New-York Times" le même jour, da- A une époque où un pays ne peut rester indifférent aux événements internationaux, où les frontières mêmes ont à vrai dire cessé d'exister, l'importance d'être renseigné sur co qui se passe dans le monde, et bien renseigné, est vitale, quand ou sait les ravages que peuvent accomplir des dépêches tendancieuses sur dos esprits non prévenus.La responsabilité des journalistes on do telles conjonctures est écrasante.Comme on vient «le le constater, personne n'est plus soucieux «le l'information exacte que les journalistes.Ce sont eux-mc-nics qui règlent dans l'intérêt public, les problèmes de l'information exacte, sans sollicitation extérieure et sans même que leurs lecteurs, qui en soin, les principaux bénéficiaires, se doutent do l'existence île tels problèmes.Votre journal, demain Mais tout évolue aujourd'hui si rapidement que l'on peut se demander Quelle sera demain la formule do nos journaux.Déjà l'on peut entrevoir le jour où les quotidiens des grandes capitales du monde seront en vente partout dans l'univers presque le jour même de leur publication, grâce nu transport rapide par avion.Depuis plusieurs mois, par exemple, quelques quotidiens de Londres sont livrés à Montréal le lendemain de leur parution.Ce phénomène de distribution rapide ouvre les portes de toute-, les conjonctures sur un horizon nouveau dans le domaine du journalisme quotidien.Il suffira peut-être d'un visionnaire, qui établira une formule de grand journalisme international susceptible de plaire au public, pour lancer la vogue du quotidien métropolitain, qui sera lu à peu près partout dai'.s l'univers le jour même do sa publication, supplantant ainsi, dans le domaine du prestige et do l'influence politique, les journaux conventionnels, dont le rayonnement deviendra strictement régional et qui feront figure «le journaux ruraux ou provinciaux.En tout cas on peut être assuré «pie l'aile du progrès touchera le journalisme, d'ailleurs éperonné par la radio et par l'innovation prochaine do la télévision.Comme pour toutes choses, ceux qui verront plus loin que le moment présent, les visionnaires et les audacieux, récolteront les bénéfices do leur initiative, abandonnant à l'inanition ceux qui auront fait do la routine et de la tradition un culte.irr lu r .¦¦iiiiiiiii 10 Le B u11 et in des A g ri c u Iteu rs Juin, 1946 Sel m Par J.B ROY, amonomc ;\ Vw» .TO saw ( /( xii' Frcisicro de seconde année à gauche, de premiere onnéo à droite.Une fraisierc ne donne généralement que deux ou trois récoltes, après quoi H faut la remplacer parce que le rendement diminue.Ju E temps des fraises! Des souvenirs de griserie champêtre déferlent .Enchantement des courses folles à travers les prés, joie exhu-bérante des premiers jours de vacances, journées vécues en pleine nature, au soleil et au vent, retour triomphal à la maison où attendent des' parents anxieux de connaître le fruit de la cueillette .Voilà les images qu'évoquent dans l'esprit des campagnards les mots magiques: le temps des fraises.Cette période de l'été ne rappelle-t-elle pas.en effet, de joyeuses excursions où les enfants par groupe, vont dans les champs à la recherche de ce fruit.Dans certaines régions de la pro- vince, le temps des fraises a perdu quelque peu de sa poésie antique pour prendre une signification plus réaliste.Il évoque une période de dur labeur où pendant trois semaines environ, fin de juin et début de juillet il faudra récolter la fraise cultivée.Travail casse-reins qui s'exécute souvent sous un soleil de plomb, mais J^n£2ftL°!L0J_141_J°_gjd-tu.rc dc lo f^M-çhMun bon producteur.Cet enseignement pratique permet Chez les gros producteurs, la cueillette posa un problème de main d'oeuvre que souvent l'on résout en mobilisant tous les gens du canton.dont on oublie les fatigues parce >ilil' bien rémunéré.Au fait, la fraise jouit d'i.dc popularité depuis quelques et les prix qu'elle commande sur marché en font aujourd'hui uii ture payante.Un grand nombi cultivateurs trouvent avantageux de la développer sur leur ferme des fins commerciales.Des cci de production se sont organisé l'on pratique la culture raisonnéc fraisier, où la cueillette soignée c suivie d'une inspection sévère, ou l'expédition en coopération a permi; enfin la conquête d'un marché rémunérateur.En ce domaine comme en tout autre, le consommateur est devenu exigeant.Il lui faut un fruit (leurré de maturité déterminé, sente dans un cageot uniforme, et de faible capacité.Pour sut : à ces exigences bien légitimes, i fr&isiéristes ont dû uniformiser méthodes et s'il reste encore coup à faire sur ce point, il faul mettre que de grands progrès été accomplis.Le citadin qui déguste les fra du Québec s'est-il déjà arrêté à ger à la somme de travail qu'a fournir le producteur pour lui offrit un fruit si délicieux?11 lui a fall i d'abord se procurer des plants d'une variété recommandée, établir sa frai-sière sur un terrain bien choisi, ti nir les mauvaises herbes en échec des sarclages fréquents, assurer ui ¦ protection efficuce contre le attendre la récolte toujours aie.parce que soumise aux caprices de' la température.La récolte?.Précisons qu'elle ne vient que la deuxième année plantation et qu'une fraisière i"É donne généralement que deux ou trois récoltes, après quoi il faut la remplacer parce que le rendement diminue.La cueillette elle-même csi 1 opération délicate qui requiert beaucoup de main d'oeuvre.Les femmes et les enfants sont mis à coud pour ce travail qu'il faut exécuti rapidement car les fraises mûrissent vite et se gâtent tôt après leur maturité.La fraise est un produit délicat cl périssable.11 faut la cueillir avec précaution si l'on veut qu'elle garde le maximum de sa valeur marchande Pour le marché local ou pour les confiseries voisines, on cueille les fraises bien mûries mais encore fermes.Par contre si elles doivent être expédiées sur de grandes distances on récoltera lorsque le bout de la fraise (,-.-.t «n»*f A inci olio nrni_' Juin, 1946 Le Bulletin des A g r ait curs Si l'on en juge par ce pied bien charge de grappes, les fraises seront do bel venue dans cette plantation prospère ¦ il y a tout lieu de s'en réjoui Cogcots de fraises uniformément belles et bien présentées.Les casscoux sont lég"" et bien pleins, l'acheteur doit être t difficile s'il n'y trouve not son oro ers très pas son profit.destination en meilleure condition.Pour garder aux fraises leur plus grande qualité, il faut les toucher le moins possible car les manipulations provoquent des meurtrissures bientôt suivies d'altérations.Au fur et mesure de la cueillette, les fraises sont placées dans les casseaux que l'on emporte le plus rapidement pos- I ible dans un endroit ombragé, à une température plutôt fraîche.!.cs fraises ont de grands ennemis.Les gelées tardives du printemps peu-vi iit.en quelques heures, anéantir espoirs du producteur si elles surviennent à l'époque de la floraison.Une sécheresse prolongée au moment de la formation du fruit peut réduire considérablement la récolte."Sans eau, pas de fraise" dit un vieux dicton.Mais des pluies persistantes au moment de la cueillette fe-ronl périr les fruits mûrs.Enfin de nombreux insectes et plusieurs maladies s'attaquent au fraisier.Mentionnons le charençon, les vers blancs, les vers gris, le mildiou poudreux.II existe des moyens de lutte efficaces auxquels le producteur doit avoir recours s'il veut sauver sa récolte.La culture des fraises dans la pre-\ inçc de Québec offre de belles possibilités.Si les prix actuels se maintiennent, l'expansion qu'elle a prise di puis C> OU 7 ans se maintiendra ore quelques années.En organisant des champs de multiplication et de régénération des variétés, le ministère provincial de l'Agriculture a pris une initiative qui aide beaucoup les fraisiéristes.Ces champs fournissent des plants sains et vigoureux qui servent principalement à la 11 cation de nouveaux centres de production*.L'époque de la cueillette varie généralement d'une région de la province à l'autre.Les fraises de Montréal arrivent sur le marché au moins quinze jours avant celles de Québec et lorsque ces dernières font leur apparition, la récolte tire h sa fin dans la région métropolitaine.On saisit l'avantage d'une telle situation: les liaises de l'un et l'autre districts ¦.ont sur les mêmes marchés sans s'y rencontrer.La concurrence est supprimée par le fait même et, pour le consommateur, le temps des fraises dure A ou 5 semaines.Espérons que la consommation de la fraise ira en augmentant.Son as-I eet appétissant, ses qualités de goût, ses nombreuses vertus médicales Oï 1 s propriétés alimentaires ne In vouent-ils pas à une grande popularité?.Pour les enfants, le temps des fraises veut dire beaucoup- C'est une aubaine dont ils savent tirer orofif. Le Bulletin des Agriculteurs Juin, 1946 Les producteur', de Bcllcclia-.se, groupes en cooperation, expedient leurs fraises sur le marche de la région de l'Ile de Montréal.Sur les lieux de l'expédition, l'inspecteur du gouvernement se rend' compte de la qualité et de la propreté du produit, prêt à être envoyé. Juin, r;46 Le Bu I 1 e t i il des Agriculteurs 13 l'if ikiltire eg Si riwlliISkiiiit A situation alimentaire de 'a France est encore difficile.On s'é-tonne parfois à l'étranger qu'un aussi rond pays agricole, qui souffrait avant la guerre d'une crise chronique de surproduction en céréales, en vin cl même en viande, reste toujours , n butte à d'aussi graves, complica- .Il y a là un phénomène Miffi-¦ à expliquer pour ceux qui n'ont pas suivi de près le développement île vie agricole française au cours des dernières années.De là à incriminer la technique ou l'ardeur an travail du cultivateur français, il n'y :i qu'un pas.De tels reproches sont injustes.Avant la guerre, la France venait :i la sixième place des producteurs de froment, après les Etats-Unis, la Chine, le Canada, l'Inde britannique et l'Argentine et à peu près au même rang que l'Italie.Bien souvint on a reproché aux cultivateurs français leurs faibles rendements à l'hectare, qui auraient tenu à ce que leurs méthodes de culture étaient surannées.En réalité, dans tous les pays où le blé est produit sur de très grandes superficies, on ne peut obtenir les mêmes rendements que dans ceux où on lui réserve les meilleure?ii i res un voudra bien remarquer d'ailleurs que dans tous les pays que nous venons d'énumérer, sans en ex- par J.G.FEVRIER En matière d'élevage, de grands progrès techniques avaient été également réalisés durant la période comprise entre la guerre de 1914-18 et celle de 1939-45: le bétail était engraissé plus vite et de façon plus rationnelle.Quant, à la production de vin, la récolte de la métropole, complétée par celle de l'Afrique du Nord française, était plus que suffisante pour satisfaire les besoins, pourtant considérables, du pays.Dans l'approvisionnement général de la France, une seule lacune grave subsistait, connue pour presque: tous les pays européens, et e)le était inévitable: la France devait importer, à partir surtout de ses colonies, la plus grande partie des graines et fruits oléagineux employés à la fabrication des huiles et graisses végétales: huile d'arachide, margarine, etc.Les résidus de cette fabrication servaient, sous forme de tourteau:; oléagineux, à la nourriture des pores et des vaches laitières.Quels sont les facteurs qui ont déséquilibré depuis 1940 le mécanisme de la production agricole française?En premier lieu, les prélèvements massifs effectués par les Allemands Scène rustique ou temps des foins en Fronce.pter les Etats-Unis, ni l'Italie, les ements moyens à l'hectare étaient inférieurs à ceux que l'on complaît en France.D'autre part on i*' en général à l'étranger que statistiques officielles françaises, établies avec négligence; donnaient : ujours des chiffres très inférieurs à la réalité; bienheureuse erreur, qui a sans doute évité à la France un pillage encore plus intégral de la part '!e l'envahisseur allemand! Dans certaines régions des départements 'le l'Oise et du Nord, cert ains cultivateurs sont arrivés, même pën-la guerre, à des rendements atteignant 00 ou 70 quintaux métriques à l'hectare.Aussi, avant la guerre et exception faite pour certaines catégories très spéciales de froment, la France suffisait largc-ment à tous ses besoins en blé, alors qu'avant 1914 elle était normalement importatrice.ont pêne à la fois l'approvisionnement du pays et sa productivité agricole.Tous les chiffres publiés jusqu'ici, même de source officielle, sont inférieurs à la réalité parce qu'ils ne peuvent pas tenir compte des prélèvements indirects, effectués sous forme d'achats par les militaires et civils allemands.Ceux-ci, payés en francs, étaient les meilleurs clients du marché noir et expédiaient à leurs familles, en Allemagne, les denrées alimentaires qu'ils s'étaient procurées es France.D'autre part, au moment de la débâcle de la Wehrmacht, durant l'été et l'automne 1944, les Allemands ont évacué sur leur pays tous les vivres, tout le bétail qu'ils ont pu enlever.Les habitants de Bel fort n'oublieront pas de sitôt les interminables convois allemands chargés de butin, qui traversaient leur ville en août et en septembre 1944; et les paysans lorrains ne cessent de ré- clamer les dizaines de milliers de têtes de bétail que les Allemands ont emmenées avec eux dans leur retraite.Le cultivateur français s'est néanmoins attelé avec courage à sa tâche aussitôt après le départ de l'ennemi.Une première difficulté l'attendait: le manque de main-d'oeuvre.Mobilisés ou volontaires, la plupart des jeunes étaient au front, en Alsace ou devant les poches de l'ouest.Les labours d'automne et de printemps se sont faits avec des moyens réduits; c'est seulement en juin et juillet 19-15 que les prisonniers ont commencé à rentrer, plus tard encore que les soldats ont commencé à être démobilisés.Ce manque • plus bref délai possible de précieux renseignements sur les moyens de combattre la maladie dans votre troupeau.Ce service GRATUIT est offert à tous les abonnes du "Bulletin des Agriculteurs".Il suffit de décrire aussi conplètemcnt qm-possible les symptômes de la maladie, de donner son nom et sur adresse et d'inclure un timbre d-i cents avec la lettre.Notre spécialiste est toujours à votre service LA DIRECTION plusieurs cas se présentent et qi semble que tous les animaux être atteints c'est une bontie idée construire une boîte peu profonde dans laquelle on met une solutioi sulfate de cuivre à l'i; chaque on fait marcher les vaches el moutons dans cette solution.Il veiller à ce que les bêtes n'en boivent pas car ce liquide est un poison.Si la maladie n'est pas découvci avant qu'un animal ou plus ne soii gravement atteints, les remèdes vent bien ne pas s'avérer efficai i est sage alors de faire traiter- au- i tôt que possible, tous les cas gr.v.par un médecin vétérinaire, car l'amputation peut être nécessaire.Comme mesures préventives, tionnons: un bon nettoyage de la cou de ferme, ia désinfection de l'étali l'enlèvement du fumier, et le draii de l'eau vers les endroits mi" égouttés.Le pavé où des anin malades ont séjourné doit être sé avec de la chaux.Soyez sur gardes au sujet de cette maladie elle ne causera pas de pertes.Conseils saisonniers La chaleur est une cause de grande transpiration pour les chevaux, et la perte d'eau chez ces animaux entraine une perte considérable de sel et d'autres substances.Lorsque les réserves de sel sont épuisées, les muscles sont incapables de jouer leur rôle normal et la digestion se trouve entravée.C'est une cause de désordres organiques fréquents chez les chevaux et l'origine de bien des maladies sérieuses.Lorsque les chevaux travaillent par temps chaud, ils doivent toujours avoir du sel à leur disposition.C'est un détail important qui ne doit pas être négligé.Nous sommes ;'i une période de l'année ou les mouches causent des lavages.Détruisez-les dans les étable.; avec un arrosage au D.D.T.Construisez des abris dans les champs pour protéger les animaux contre une foule d'insectes.Ces abris peuvent facilement être faits de branches d'arbre.Ils permettent d'obtenir plus de lait et plus de viande.Au cours de l'été, les coups de chaleur sont toujours à craindre.Lorsque les porcs sont expédiés sur le marché par camion, il faut les arroser avec de l'eau au moins toutes les heures pendant le trajet.L'an passé, pour avoir négligé cette précaution, des éleveurs ont perdu des porcs pendant les grosses journées de chaleur.Lorsque la chaleur affecte les chevaux, il faut immédiatement les placer dans un endroil bragé et leur verser de l'eau froide sur la tête et le dos.On leur accor dera un bon repos.Les agneaux et les moutons sonl souvent affectés par les vers de i mac durant l'été.Si les sujets adulte n'ont pas été traités avant d'être envoyés au pâturage, on peut être c i tain que le troupeau aura à souffr; des parasites.Le traitement ne doi pas être différé plus longtemps.Il a plusieurs remèdes efficaces conl ces parasites.Mentionnons la phénn thiazine, la capsule Néma.etc.Ui solution d'eau (2'/a chopine), de sulfate de cuivre (1 once) et de sulfal de nicotine ( Vj once) donne de bons résultats.Servez-en 2 onces à un mouton adulte et Vs once ou 1 once à un agneau.Administrez cette potion lentement afin d'éviter la toux.'•' lorsque vous faites usage d'une l>" teille ne tenez pas la tête de l'animal trop élevée.Plusieurs de nos lecteurs n'ont paa encore de thermomètre médical siir leur ferme.Nous croyons qu'un te' instrument devrait se trouver partout où il se garde des animaux.Grâce à lui, on peut trouver les bêtes qui font de la fièvre. Juin, 19+6 ¦ L c Bulletin des Agriculteurs 23 lâil (111 E I ; i ?! Il VILLAGES in; lu g Arrêtez à L'ENSEIGN WHITE ROS Ûf«'tfy*é6 Ml EUX!" 24 Le Bulletin des Agriculteurs Juin, 19-15 ; -M dm màwAé PRIX DU BEURRE DE BEURRIE* nu cours des périodes hebdomadaire* .'tose-.resueccivetneat Ij No l pasteurisé.Nu 2 pasteurisé.No 3 pasteurisé.•i mni .is1; 381,' 37;'; 11 mai 38» 37?i !R mni 38 3/10 37 3/16 30 3/16 LT.mal ,!H :i ,16 la livre 37 3 lié la livre .iii 3.Iti la livre PRIX DU FROMAGE nu cours clos périodes hebdomadaires closes respectivement I: Illanc no 1.Itlatic no 2.Itlane no ii.Coloré no 1.Coloré no 2.Coloré no ii.•I mai 2Ï4 21 22 I 16 21 !> 16 ^1 1 16 X — F.A.I).(Hunt d*CXp£diUon( fabrique.11 mai 21« 21 22 1 16 21 !> 116 21 1/16 18 mai •>•> 2Ï'j 21 22 1 lli 21 9 Hi 21 1 lii la livre la livre la livre ,10 la livre 21 !> lli la livre 21 1 lii la livre PRIX DES OEUFS nu cours des périodes hebdomadaires closes respectivement 1ï EXPEDITIONS TRIEES 2 mai 9 mai lfi mai A-un*.36* 36 'M A-moyen.34 34 34 A-poulettvs.31 31 31 B.31 31 31 c.27 27 27 X — Ces prix sont crux dos uuf» classés dans le commerce de gros a Montreal : lea cultivateurs re çoivent d'un à deux cent* de moins.22 mai :t(i la dousatne :u la douzaine .il la douzaine :tj la domaine a douzaine TAURES Bonnes.Moyennes.Communes.VACHES lionnes.Moyennes.Communes.Très communes.TAUREAUX Bons.Communs.VEAUX Chois et boas.,,.Moyens et communs.D'herbe.AGNEAUX Bons.Non-chat rcs.MOUTONS I i >'ircl -.Communs.PORCS •"A"."B" I.;;ir 2.••i>".Légers.Lourds.Kxtra-lotirds.Truies nu I.Truies no 2, 10.95 11.25 11.60 !».70 9.95 10.05 8.15 8.50 8.50 S.71) 10.05 10.20 8.50 8.75 H.90 7.10 7.-10 7.15 6.15 6.45 0.30 10.(X) 10.50 10.80 8.15 8.75 9.10 14.65 15.10 15.05 13 10 13.20 13.25 7.00 7.20 7.35 0.00 9.00 9.10 11.90 9.85 9.25 9.00 6.30 20 25 19 85 19 60 19 li'l 18 60 18.35 18.35 18,35 IK III 18.25 18 (XI 20.25 19.85 19 60 19.60 18.60 18.35 18.35 18.35 18.25 ik II) 18 20 20.SI 20.H) 19.85 19.85 18.85 18.60 18 lit) 18 60 18.55 18.75 18 III II.'Ill 10.05 8.55 10.15 8.95 7.55 G.40 10 •*) ¦I 10 15.60 13.60 7.70 20.95 20.55 20.30 20.'«) 19.30 19.05 19.05 19.05 les llfi II,, les II» Hm les 100 II» les 11» ||„ li - !¦¦)!!„ lis ; 'i:,,, ha luo iim le.HlflIlK les lut) lbs pnr tète par i'tc l>ar tète pai tête par lêlc pu tete DM i."ie Ces prix ne coniprenneiit pas les primes fédérales de $2.00 par tête sur les A et de S1.0 I tète tête tète tète tète ¦ tête Mt PRIX DE LA VOLAILLE ABATTUE ;iii cours des périodes hebdomadaires closes respectivement la POULETS 2 mai 9 mai 10 mai 22 mai "A", nourris au lait.374 374 374 374 la livre "M", nourris au lait.35m 35)» 35» la livre •If.33,4 334 334 35.4 la livre "C".30.4 30)5 30,4 30,4 la livre POULETS DE GRIL X — "A", nourris au lait.37 37 37 37 la livre "M", nourris au lait.35 35 35 35 la livre "If.33 33 33 33 la livre "C".30 30 30 30 la livre X—l'ti boite.POULES "A".301$ 30 4 30 « 304 la livre "If.284 2Si'.281J 28'.; la livre "C".2â)i 25,4 25)5 254 la livre VIEUX COOS "A".22 22 22 22 la livre "If.20 20 20 20 la livre "C".17 17 17 17 la livre JEUNES DINDES ET DINDONNEAUX "A".40 3/8 40 3/8 40 3/8 40 3,8 la livre "If.38 3.8 38 3/8 38 3/8 38 3/8 la libre "C".35 3/8 35 3 « 35 3/8 35 3/8 la livre VIEILLES dindes "A".37 3.8 37 3,« 37 3 « 37 3/8 la livre "If.35 3 8 35 3/8 35 3/8 35 3/8 la livre "C".32 3/8 32 3/8 32 3/8 32 3/8 la livre VIEUX DINDONS "A".36 3/8 36 3/8 30 3/8 36 3/8 la livre "If.31 3,8 31 3/8 34 3/8 34 3/8 la livre "C".313 8 31 3/8 31 3/8 31 3 /8 la livre OIES Sans la tète et avec les pattes) "A".29 3.8 29 3/8 29 3/8 29 3 « la livre i "If.27 3 8 27 3/8 27 3/8 27 3/8 la livre "C".22 3 8 22 3/8 22 3/8 22 3 8 la livre Vendues avec la tête et avec les pattes, le prix est d'un sou la livre rie inoins que sans la tête.CANARDS Sans tête et avec les pattes) "A".31 3/8 31 3/8 31 3/8 31 3/8 la livre "H".29 3/8 29 3/8 29 3/8 29 3/8 la livra "C".24 3 8 24 3/8 21 3/8 21 3/8 la livre Vendu-, avec la tête et avec las pattes, le prix est d'un sou la livre de moins que sans la télé.PRIX DE LA VOLAILLE VIVANTE !•! il LES 5 Ihs et plus.254 inoins fie 5 lbs.2*1 rot uns 3 lbs et plus.30.4 rot i.ets de cru.(Tout poids).28 DINDES 1.1' DINDONNEAUX [Tous poids)., « 24 30.4 28 25.4 21 30.4 28 33 3,8 254 la livre 21 la livre 304 la livre 2H la livre 33 3/8 la livre PRIX DES ANIMAUX VIVANTS pu cours des périodes hebdomadaires closes respectivement le 1ioi VII.I.ON's (jusqu'à 1050 11») 2 mai 9 mai 1C mai 23 mai Bon».12 70 12.90 1:1.05 13.05 les 100 lbs Moyens.11.65 11.95 12.10 12.10 le» 100 lin Communs.9.60 10.30 10.10 les 100 Ibl »Ot VII.I.O.NS (au dessus de 1050 Ihs) Choix.- - 13 75 ____ leslOOlba Bon».12.70 12 90 13.20 13.05 les 100 lin Moyen».11.95 12 10 12.10 le» 100 lbs PRIX DES FARINES ET CONCENTRES nu cours des périodes hebdomadaires closes respectivement I) 4 mai limai 18 mai 25 mai FARINE DE pain Première patente.2.45 2.45 2.45 2.45 les Dftlhi Deuxième patente.2.20 2.20 2.21) 2.20 .Wlhl Forte A boulanger.2.lu 2.10 2.10 2.10 1 FARINE A ENGRAIS QualttÊ inférieure.2.10 2.10 2.10 2.10 I , SOUS PRODUITS DE BLE Son.30.00 30.00 30.00 30 t»l Cru roune.31.00 31.(X) 31.00 31 (>) Cru blanc.31.00 34.00 34.00 34.00 GRAIN Orge d'alimentation de l'ouest no 2.2.00 7.00 2.00 2.00 BM iw 4 northern.2.05 205 2.05 2.05 Cribltire moulue (rare).1.60 1.60 1.00 1.60 |.100lbs Moulée d'avoine.2.25 2.25 2.25 2.25 TOURTEAUX Tourteaux de lin.13.00 43.00 43.00 43.(X) Drècbe de brasserie très rare.28.00 28.00 28.00 28.00 la tonne DIVERS Gruau d'avoine gros ou fin 3.40 3.10 3.40 3 40 le; Mlbi licaillcs d'huîtres (rare).1.10 1.10 1.10 1.10 SEL Gras ni.1.10 i.io 1.10 1.10 Sel en pierre, bloc blanc .45 .45 .45 .45 le» fiOlbl Sel en pierre, bloc iodé.50 .50 ,50 .50 I, Sel lin.sac en papier.80 .80 .80 .80 le» 103 II» PO IN (y) .16.00 16.00 16.00 16.00 la tonne Il faut déduire rie la liste de prix ci-dessus l'octroi fédéral rie $4.50 la tonne ou de I/:!1.vn: livres sur force, l'avoine, le vin.le cru blanc, le gru rouge et le blé.En outre sur le ble k gouvernement accoide un octroi supplémentaire de 134 cents le cent livres.yj F, A li.le cultivateur.PRIX DES ENGRAIS CHIMIQUES (Province de Ouébect L'octroi sur les engrais chimiques est accordé cette année -,ur le trans|>ort seulement.Il varie rTuae région :i l'autre de la province et va jusqu'à concurrence île $3.(X) la tonne.Pour de plus atnpl nous recommandons a nos lecteurs de s'informer auprès de leurs fournisseurs.Engrais simples Nitrate d'ammoniaque.33rr> Sulfate d'ammoniaque.20% Superphosphate.20';;, Engrais composés Acide A/otc Pliosplionqiic Potasse 0 14 7 2 12 6 4 8 10 4 12 0 2 12 10 2 16 0 Engrais ii tabac A?otc 2 Pllospboriquc 10 H 12 Potasse 8 7 1 10 Bu sacs de KXI livres 1IX) livres 100 livre 1 100 livres I(X) livres 1IX) livres 1011 livres ItK) livres 101) livres 100 livres ItX) livres 100 livres -«Prit SGO.l;'.;.t :. L e B u 1 1 e t i r, d e s A u r- i c u 11 ë u r s 29 ar-mè-fils en- •\ liicntôt ! » * * Le lendemain, tliins If train qu: icnnit à Orléans avec sa more, Lucien donna des détails sur la belle journée.D'abord sa victoire .Son portrait figurait dans tous les journaux sportifs et les autres, avec un tide d'éloges pompeux; mais la tout en étant fière de son ,„.' semblait pas partager son iasme pour le sport illégitime.U •! cher enfant, je ne suis pas tranquille quand tu montes en courses, je n'ai que toi au monde et mon qui est en Amérique, je ne .Qu'adviendrait-il de moi si perdais dans un stupide acci-de course?Songe aux nom-X jockeys qui ont trouvé la mort à Auteuil! Promets-moi de monter le moins souvent possible.— Mais, mère, il le faut, et puis Fur-Ever est un merveilleux sau- : ùr devant l'obstacle! __Un accident est si vite arrive .Hier, je ne vivais pas .cnicnt, Monsieur Anselme, le : ., nouvelle» nuance*.cUu." EMAII.n prix tri.p«.ucmandei notre line de prix.La Cic de Peinture "LUDO" 7M.i de ses nouvelles affaires lui viennent de ses assurés.Demandez à un représentant de la Mutual Life du Canada de vous expliquer les avantages spéciaux qu'offre cette Compagnie.Assurance-vie à bon marché depuis 1869 THE uotual un llHOï CANADA BBHBHBH SIÈGE SOCIAL o WATERLOO, ONT.— QUAND LE COEUR EST.(lire ici la suite de la page 20) "avec le comte de Bcrsanc.Mou père, "dont roux ignoriez la situation fir "nancicro, se trouvait accule par la "crise.Pour sauver mon père, vwn "devoir était d'épouser le Comte, mais "c'est vous seul que j'aime! .Par-"donnez-moi le mal que je vais vous "faire .mais je suis moi-même "très malheureuse .Oubliez-moi."si vous le pouvez.Adieu notre beau "rêve, "SIMONE".— Mère, mère! s'écria Lucien .Lis! lis! Elle m'aime, elle se sacrifie pour son père .Pertlue! Elle est perdue .pour toujours.Ah! que je suis malheureux! Et le jeune homme s'effondra lourdement dans un fauteuil Sa mère le consolait par de douces paroles, mais le jeune homme restait prostré, les yeux fixes.Soudain, il se leva et dit: — Il ne faut pas que cette grande douleur me fasse oublier mon service! _ Et il ajouta, tout bas: — Après tout, il y a toujours un moyen d'en finir et de sortir de son chagrin, tout en sortant de la vie.Le matin d'un dimanche pluvieux, Lucien Dcresne s'était levé de très bonne heure, il écrivit longuement dans sa chambre, puis il dit à sa mère : — Je déjeunerai à Auteuil, le gardien du champ de courses doit nous montrer le nouveau parcours du prix de Châlons.— Mon enfant, tu ne devrais pas monter For-Ever aujourd'hui, tu es trop faible; déprimé comme tu l'es, tu cours au devant d'un échec! — Non, mère .j'ai mon devoir à remplir! — Je ne veux pas vivre dans l'inquiétude .Je préfère l'accompagner .Tu as des cartes d'entrée'.' — Soit .je viendrai te chercher vers midi pour déjeuner.A tout à l'heure ! Vers deux heures, la foule se pressait à Auteuil.La pluie avait cessé, le soleil venait de faire son apparition, la chaleur était extrême.Au pesage, Mme Dcresne était au bras de son fils.Lucien la conduisit aux tribunes, l'air navré.Ils croisèrent sur leur passage Laverdais, Simone et le comte de Bcrsanc, toujours très entourés.Lucien reçut un choc en plein coeur.Simone était plus jolie que jamais.Une rose blanche magnifique fleurissait son corsage.Un peu avant le Militari/, Lucien se trouva nez à nez avec Simone.Lucien la salua respectueusement, sans s'arrêter, mais Simone s'approcha et murmura: — Deux mots seulement, Lucien.M'avez-vous pa rdon né ?— Oui, Simone .il n'y a pas do votre faute ! Tenez, prenez cette rose, elle vous portera bonheur! Lucien prit la rose et répondit: — Mon chagrin est au-dessus de mes forces .Et vous allez voir comment on meurt d'amour .Adieu ! Simone voulut le rappeler, mais il était déjà loin, elle rejoignit le comte de Bersane.Le starter venait de donner le départ de la course du Prix de Châlons.Contrairement à sa tactique habituelle, Lucien prit la tête avec For-Evcr et, à une allure désordonnée, sauta avec brio les obstacles, le res-du peloton avait peine à le suivre.- Le colonel Branchnrd, qui était aux côtés do Laverdais et de sa fille ne put s'empêcher de s'écrier: — Mais il est fou de mener pal train d'enfer .For-Ever ne pourra aller jusqu'au bout .(_'\ croire que Dcresne veut se tuer .C'est la course à la mort! A ces mots, Simone devint pâl crut défaillir Elle se souvenait des dernières phrases de Lucien: "\ allez voir comment on meurt d'amour!".Seul, à vingt longueurs d'avan , Lucien fit sauter la rivière à For-Ever dont les naseaux fumaient, ut l'allure continua.Au mur de pierres, For-Ever tomba épuisé, projetant son cavalier à cinq mètres de l'obstacle.Du pesage, de la pelouse et du pavillon ce ne fut qu'un cri! Le cheval s'était relevé sans aucun mal, mais le malheureux officier restait à terre inanimé, mort peut-être?Deux hommes, porteurs d'uni- rivière, relevèrent l'officier et g;: rent le pesage, pendant que la course se terminait par des cris et ,:• clameurs.Simone s'était trouvée mal.Mme Dcresne, affolée, courut i l'infirmerie.Elle était rejointe, après, par le colonel Branchait.Le professeur Gosselin, l'émil i praticien, propriétaire d'une écurie de course, vint prodiguer ses soin-, éclairés au jeune officier qui se vait en un piteux état.Le docteur constata une fractur du crâne.Mme Deresne, folle de douleur, tra et se précipita sur la civièi sor.fils était étendu.— Lucien! mon Lucien! parle-moi .mon enfant! Mais il était sans connaissance .son regard éploré interrogeait le fesseur — L'état de votre fils est très grave .' .Nous allons le faire tran -porter au Val-de-Grâce .li i ; plus que probable que l'opération du trépan sera nécessaire, heun ment, le cervelet n'a pas été atteint.¦—-Oh! docteur, sauvez-le; sauvez-le! Pendant ce temps, une scène émouvante avait lieu, un peu plus loin, entre Simone, de Bersane et Laver-dais, Simone voulait absolument voir Lucien.— C'est pour moi qu'il s'est I Je veux le voir.Le comte de Bersane, furieux, lui dit: — C'est de la folie .nous sommes fiancés et cette visite serai déplacée .Que dirait le monde .mais je puis aller aux nouvelles! — Je vous le défends bien ! — Allons, Simone, le comte a raison s'écria Laverdais, rentrons! ¦ Je veux le voir! lie Simone courut à l'infirmerie, pénétra à l'intérieur en disant: — Je suis sa parente.Et elle se trouva devant Lucii et le Docteur Gosselin.Simone se précipita sur le corps île Lucien en pleurant, ses traits lui apparurent, son teint était d'une pâleur sinistre, sa poitrine haletait .les paupières étaient mi-closes.Simone contemplait ce pauvre visage que l'on venait de bander.Une forte odeur d'éther envahissait la pièce — Peut-on le sauver?s'écria Simone, le coeur serré d'angoisse.— Peut-être! répondit Pémincnt praticien.Simone, dans une sorte d'attente passionnée, suivait d'un regard inquiet le professeur.La voiture d'ambulance arrivait.Le docteur achevait de soigner Lucien. 1946 Le Bulletin des Agriculteurs 43 Un chèque à la seconde Vous recevez peut-être des chèques du Gouvernement.Vous pouvez les toucher sans frais à n'importe quelle succursale d'une banque à charte, au Canada.En une seule année, le Gouvernement a émis quelque trente-six millions de chèques —soit plus d'un à la seconde, jour et nuit.Ils étaient destinés aux bénéficiaires des allocations familiales, aux membres du personnel des divers services des armées et aux personnes à leur charge, aux titulaires d'une rente viagère, aux employés des entreprises d'État, etc.Imaginez les frais que devraient payer les contribuables, s'il fallait distribuer toutes ces sommes en argent dans des milliers de bureaux spéciaux, et les inconvénients qu'il y aurait à vous rendre à l'un de ces bureaux pour toucher votre argent.La tâche est facile Votre banque assume, depuis le début de la guerre, un grand nombre de services publics de cette nature, et elle continue de le faire.L'organisation qui lui permet de remplir aisément cette tâche la met en mesure de répondre à l'avenir, dans son domaine, aux besoins du pays.Cette annonce est commanditée par votre banque 4+ Le Bulletin des Agriculteurs Juin, 1946 IÀjul fycwiMLàSL jcomJbjhuL Vous *fa te «aux de têt.a,,.- i» ''colte Il y a une bonne raison pour que tant de cultivateurs nomment le modèle "A" 6-picds de Case "la combine la plus puissante jamais construite".Il est conçu, non pas pour les conditions ordinaires ou faciles, mais bien pour accomplir un travail sous les plus du.-es conditions.Son cylindre à pointes n'a pas son pareil pour battre les grains et les graines dont la tëtc ou l'enveloppe est dure — les récoltes mélangées de grains fins et grossiers y compris.Son "plateau de battage", pleine longueur, assure plus de vigueur pour la séparation des graines et des grains de la paille humide.Le nettoyage "à air" de Case garde les cribles propres et empêche l'entassement, cause de gaspillage.Sa capacité additionnelle, de la fnulx au crible, peut faire rapidement la récolte des moissons en rang ou de peu de hauteur.Cela vous permet d'avancer plus vite et d'accélérer votre récolte.Construite pour les conditions difficiles, la Case "A" possède naturellement une ENDURANCE exceptionnelle — elle vous assure plus d'années de service et les frais d'entretien annuel sont modiques.Votre représentent Case fait son possible pour vous obtenir des machines neuves et (les pièces tie rechange en dépit des difficultés et des retards qui surviennent dans la fabrication.Demandez-lui des renseignements complots sur la combine "A" de 6-pieds et aussi sur la "F" -l'i-pieds.Vous devrez peut-être attendre un peu pour obtenir le modèle désiré, mais cela en vaut la peine.Demandez notre catalogue de tracteurs; mentionnez le modèle qui convient à votre ferme et aussi les instruments dont vous avez besoin.J.J.Case Co., Toronto.Dans In main du jeune officier une rose blanche se fnnnit.Le docteur ln retira et ln jetn loin de lui .elle tombn aux pieds de Simone, et celle-ci prit ln rose rougio du sang de celui qu'elle nimait.Avec mille précautions, on hissa le malheureux blessé dans In voiture de l'hôpital.Simone avait suivi, et, quand In voiture disparut, elle se mit ù fondre en larmes.Son père l'emmena dans sa limousine; mais le comte de Bcrsnne avait abandonné le banquier, furieux du geste de sa fiancée.Mme Deresne passa une nuit atroce, elle ne put fermer l'oeil de ln nuit .Paris commençait a peine à se réveiller.Et mille pensées assaillaient ln pauvre mère, dont l'inquiétude augmentait d'heure en heure.— On le sauvera! murmura-t-elle.Ou bien : — Ah! mon Dieu! Faites que je ne me trouve pas devant un cadavre: Et, à genoux devant un crucifix, elle priait avec ferveur.Puis, elle se releva, et suivit l'aiguille de la pendule qui ne marchait pas assez vite, à son gré; enfin, un coup tie sonnette retentit, c'était le colonel Branchart, qui avait tenu n accompagner ln mère de son lieutenant au Vnl-dc-Grâce.A l'hôpital, ils durent attendre.Le professeur Gosselin pratiquait une délicate opération sur le jeune officier, et ln pnuvre mère ne put qu'entrevoir son fils.— Dnns quarante-huit heures, je serai fixé sur l'état du malade .J'ai bon espoir, mais il repose .Regardez-le deux minutes seulement.La pauvre mère, les yeux remplis de larmes, jetn ses regnrds éperdus sur ce visage entouré de bandages.Le colonel Branchart prit Mme Deresne par le bras et lui dit: — Venez, Madame, et espérez! Chez le banquier Laverdais, Simone venait d'avoir une scène orageuse avec son père; le comte de Bersane n'avait pas donné signe de vie.— S'il allait nous abandonner, ma pauvre Simone, ce serait la débâcle! — Veux-tu téléphoner au Val-de-Grâce et demander des nouvelles de Lucien?— Soit! Dix minutes après, Laverdais revint et dit: — Le professeur Cïosselin vient de faire subir une délicate opération nu malade .il ne peut encore se prononcer sur son état que dans qua- rante-huit heures.Un domestique venait d'entrer, porteur d'un pneumatique, qu'il remit nu bnnquier."Mon cher Lavc.rdais, "Devant la conduite iiiquatifiabl, "(li; Mademoiselle votre fille, hit r "Auteuil, j'ai décide de rompre i "fiançailles; je vous prie de I, , "ma disposition, dons quinze < "c'est-à-dire fin de ce mois, la "me de ein seuil de la porte, un peu pâle .ii eut un sourire sur son visage amaigri par la souffrance.— Vous.Simone .ici?.Merci ! merci ! —- Mon cher Lucien, ju viens vous annoncer que mus fiançailles avec le comte de Bersane sont rompues.— Ali ! tant mioiiN ! Et soi: visage s'illumina de joie.Simone continua en souriant: — Me voilà pauvre, maintenant.Le comte du Bersane retire lus cinq cent mille francs versés à notre banque.Et dans trois jours, quand mon père aura tout payé, il ne nous restera plus rien, sauf l'honneur.— Pauvre Simone! Comme je vous plains .— Ne, me plaignez pas trop .l'ai perdu la fortunu, mais j'ai retrouvé l'amour, mon cher Lucien, mon père seul est à plaindre! Soudain, la porte s'ouvrit brusquement, et Mme Deresne entra.A la vue du la fille du banquier, elle eut un mouvement du surprise.— Approchez, mère.Voici Mademoiselle Simone, ma fiancée! — Ta fiancée?.mais le comte de Bersane .— Il n'épouse plus! Simonu ust pauvre, maintenant rien ne s'oppose à notre union .Monsieur Laver-dais va déposer son bilan .Ma pauvre enfant .Me permet-trez-voos du vous embrasser?— Oh! du grand coeur! Et lus deux femmes tombèrent dans lus bras l'une de l'autre.— Mais, ajouta Mme Deresne.votre père n'arrivera pas à cette extrémité, mon fils, en vous prenant pour femme aidera votre pèru, comme c'est son devoir! — Mère, que veux-tu dire?Tu sais bien que notre petit avoir nu serait qu'une goutte d'eau ! — Détrompe-toi, mon enfant, tu es riche, tu possèdes quatre millions du dollars; j'attends ici-même, d'une minute à l'autre, Me Grandon, notaire à Paris, pour obtenir la signature.Lucien Deresne regardait avec ahurissement, ii crut (iu'cIIu était devenue subitement toll".— Ne mu regarde pas ainsi cl ,;.|.me-toi, partagez tous deux ma joie Tu n'ignores pas que mon frèi parti un Amérique après une mande, un peu trop sévère, de père .Là-bas, il a fait fortune .11 m'écrivit en Algérie, alors ou,' nou; étions ici.Il est mort d'une e il y a quelques années et son lament est un notre faveur.Simone s'écria, triste et (lé rue: — Voilà un nouveau malheur.Vous voilà riches à votre tour, et pauvre, ju nu suis plus die:, — Oh ! Simone mez ! A ce moment, parut.Il salua monc et Lucien, vous blasphè- le notaire Grandon Mme Deresne, s-, s'assit près du lit, ut donna lecture du testament.Quand il eût terminé, il dit : — Veuillez me donner vos signa-turcs.Et voici un chèque qui vous rend millionnaire! Je l'ai mi nom de Madame votru mère, afin qu'elle puisse toucher dès demain, au Crédit Lyonnais, j'ai avisé U banque.Et le notaire su retira.Luciun n'en revenait pas.il s'écria: — Voilà (pli va activer ma | .'ri.son! Simonu, vite, couru/, chez père ut annoncez-lui que je déposerai à la banque mes millions cl qu'il peut disposer, à son profit, de la somme dont il a besoin! — Pourrais-je vous accompagner, Mademoiselle, je profiterai .!•• circonstance pour demander à Monsieur Laverdais votre main poui i n fils?— Tu as bien raison, mère! Lucien et Simone se regardèrent un moment en silence, et l'officier serra sur son coeur la délicieuse jeune fille.* » * Deux mois après, le mariage tic Simonu Laverdais et de Luciun Deresne avait lieu, un grande pompe, à l'Eglise Saint-Honorc d'Eyluu.Lu soir, lu jeune couple partait pour Venise.Quand les deux époux furent • das un compartiment de première classe, Lucien, éperdu d'amour, prit Simone dans ses bras et lui dit: — Tu es à moi ma Simon.' .".durée .aujourd'hui, vous m'appartenez! VLBERT vi ¦• L'orni consolateur: —"Pourquoi det estez-vous autant porlcr de votra jiunLjsc, que vous est-il denc errive?" Lo vieilli: fille: —"Rien I !" Juin, 19+6 Le Bulletin des Agriculteurs 47 PARTISANS II proférons le juste milieu.Grâce aux sages mesures de contrôle .mesure que tu t'acheminais vers ta profession.— Exactement, je m'en souviens connue si c'était hier.Voilà ce qui semble s'être produit.— Cela peut s'arranger.— Tu crois?— Sans doute.Tu dois en préférer une.Lise ou Madeleine?— : ¦ • m'a toujours plu davantage, rquoi alors ne pas bâtir ton avenir avec elle?•le n'en suis pas digne.Je l'ai trahie .le la façon |a p]us S!l]i.Mais, d'après ce que tu m'as manqué, elle aussi, de Le Bulletin des A s r i c u I t e u r s 55 dit.fideli — Peut-être.Mais cela n'excuse pas mon erreur.Et puis d'ailleurs '¦'le ne m'a trompé qu'une seule fois: lea circonstances qui ont entouré son péché sont si atténuantes que je ne Puis qualifier de lâche la conduite quelle a suivie en cette occasion.ACCÉLÈRE LA PRODUCTION DE LA FERME Avec Télectricité on n lOUIOUTI du grain Irais moulu sans avoir A le transporter au moulin.Nulle force humaine n'est comparable à l'électricité pour un travail pénible régulier et pour l'endurance.C'est le meilleur aide jamais employé par un fermier.Partout sur la ferme, à tout heure du jour ou de la nuit, l'électricité est à votre disposition pour accomplir une foule de besognes plus rapidement, plus efficacement et d'une façon plus économique.OUTILLAGE GENERAL @ ELECTRIC Vous embauchez un employé à un salaire très bas quand vous mettez l'électricité au travail à votre ferme.Servez-vous en librement afin d'accélérer la production à la grange comme dans la cour de ferme ainsi que dans la maison.L'énergie électrique pompera l'eau dont vous aurez besoin et vous fournira un éclairage salubre et exempt de trouble.Elle fait siennes les corvées de la traite, du moulage ainsi que de la lessive.Elle se rendra promptement au moindre de vos désirs et au plus bas prix jamais vu.Préparez-vous dès maintenant à profiter le plus possible de l'énergie électrique.Avec une lessiveuse électrique ce n'est plus une corvée de laver et de tordre le linge.Un "relraidisseur" électrique Mip-prime lea pertes occasionnées pat le gaspillage du lait.COUT D'APPAREILS ELECTRIQUES EMPLOYÉS À LA FERME Les chiffres suivants sont bases sur un taux de 3ç* le kilowatt-heure et sur une consommation moyenne.La Canadian General Electric vous offre de profiter de sa longue expérience en electrification rurale, en lui demandant de plus amples détails.Consultez le bureau C.G.E.le plus rapproché.À IA MAISON COUT (Baie sur un toux do 3ç le KWH) Repassage .3c par personne par mois Eclairage et petits appareils domestiques 75i par mois Poêle .3?par personne par jour Réfrigérateur .3c* par jour Radio .ViC de l'heuro Lessiveuse .6; par mois Chauffe-eau ._____20c" par jour À LA FERME Barattage .3c* par 100 livres de beurre Ecrémage .2c* par 1200 livres de lait Moulage .20C à 60: la tonne Foin asséché .75c" à $1.50 la tonne Foin engrangé.4£ la tonne Eclairage de touto la ferme .3e* par iour Lait refroidi.3c par 10 gallons Traite .6C par vache, par mois Ensilage .4C la tonne Pompage de l'eau .75c" par mois (Pour tous usages) Siago du bois.6c* la corde FE-646F Awc une trayeuse électrique la traite prend la moitié moins de temps.Eli* économise 70 hrtirrs dr tr.tv.iH par moi* pour un truuf>vJu du 20 vaches.L'électricité à la **ran»,V procure un éclairage sûr, elle engrange et assèche le foin.CANADIAN GENERAL ELECTRIC co.LTD.SIEGE SOCIAL — TORONTO 56 Le Bulletin des Agriculteurs J»>", 1946 Pratéiii m réelles! CONTRE LES ! : ' INSECTES PARASITES MALADIES FONGUEUSES MAUVAISES HERBES GREEN CROSS vous apporte un nouvel assortiment de produits exterminateurs sensationnels L'argent que vous dépensez et le travail que vous vous imposez pour semer, engraisser et cultiver vos champs el jardins seront en grande partie perdus si les parasites, les maladies el les mauvaises herbes détruisent vos récoltes.Le premier à vous présenter le DDT."Green Cross" vous offre maintenant un assortiment complet de nouveaux produits antiparasites pour protéger vos fruits.Heurs, légumes et crains.Ces produits "GrcCIl CrOSS " comprennent les dernières découvertes en entomologie, pathologie des plantes et recherches chimiques, \ compris plusieurs nouveaux ingrédients dont l'effet est tout aussi spectaculaire (pie celui du DDT el dont les priorités viennent à peine d'etre levées.Voici quelques-uns de ces nouveaux produits "Green Cross".¦j" Soufre Mouillable Micronisé* Mulsoïde Concentre de Poudre Micronisée* à 50% de DDT pour Bâtiments et Bestiaux Insecticide à la roténone NNOR Arséniatc de chaux «&¦ Pondre Daylite* ¦fr Poudre Basi-Cop* ¦fr Basi-Cop3" plus quelque vingt autres produits spéciaux et généraux '"Green Cross" pour la ferme, le verger, le jardin ou la serre.Les produits "Green Cross" se prévalent des ressources, au point de vue fabrication et recherches, de la plus grande organisation du genre au Canada.Leur qualité el leur efficacité sont garanties pour .•.les fins recommandées.Kxigez "Green Cro:-.-" pour des produits exterminateurs modernes.Miirefveillcux." More*, ne punisse* 'II, l'"ro'' nu'll mouille son lit — i.lu'i.M i ««empirer les choses.Essnyei „,.„ a v ' V'"1"'"1 uomcsllquo inoffensif „"„ Z v»|"l«rhoof.lequel rcnforclt les or-.""'r «>rriKcr l'eut de nervosité ?St ceMï "«blinde.ïl.05 lu boite '•* pour le traitement d'essai.Vanderhoof & Co.Limited V"*« !I7, Dept.30-11-2.Windsor, Ont.Priez et réfléchissez.Dans quelques mois, si aucune décision n'est prise de son côté, vous devrez prendre l'initiative de lui en parler.Vous ne pouvez accepter d'être courtisée sans but sérieux, dans votre situation.Q.—Un ami termine sa lettre par ces initiales: C.A.M.B, Qu'est-ce que cela signifie?J'ai hâte de savoir R.—Tout simplement: avec mes baisers.Cachetée Q.—J'ai 22 ans.Depuis l'âge de 13 ans, je remplace à la maison ma mère qui est moite.Je fais tout l'ouvrage domestique et j'aime bien cela.A 20 ans, je devais me marier, mon fiancé a été tue dans un accident, un mois avant notre mariage.J'ai eu beaucoup artl.r.r.no 1.St-Otlilon de Dntehcsler : Messagère d'amour, Courageuse maman.Joseph Bi loden u, St-Fabien de Montmngny: Je n'avais que cents, Vogue mon bateau.Simon Gngnon, Val-Brillant, Ma taped ta : Cou* rage, Ecris-moi souvent.Philippe Col), Grand Détour, Ma ta ne: L'adieu du marin.Je n'avais que r,ft rents.Cyprien Labrccquc, Petit Cap, Gaspé Nord: Le souvenir de nos 20 ans.Mes rêves sont de plus en plus charmants Lauréat Côté.SUOctavc de Métis.Matane: Redis-moi que tu m'aimes.Gérard La flamme, Plessls-ville: Voudras-tu, L'hirondelle fuit en Angleterre.Lucien Sénécnl, Manscau, Cté Nleolet : Au bord tie jour di : Les Na-com, l'an.Guy Lnnglols, S te-Ange le de Rimouski: L'orpheline, Que vous êtf« jolie.Arthur Sntndon, b.p.2089, Val d'Or, Abitlbi: Je suis un cowboy.Une prière exaucée.Grégoire Bourque, Salnt-Gêileon de Frontenac, rang t».: Rcdis-mol que tu m'aimes.J'en r'viens bch.CORRESPONDANTES Mlles Pauline Villeneuve, r.r.no 1, Chi-iMiitimi: 10-S2 ans, Rolando Forbes, rue St-Jenn, Matane : 15-18 ans.Simone Rous-rcou, Ancienne Lorctte, Grand Désert, a-s M.Paul Clouticr : 22-28 uns.Haehel P iulln, Umbton, CU Frontenac : 16-18 ans.Henriette Smith.I88A Lindsay, Drummondville: 26*30 ans.Michelle Morgan.100 rue Mailhot, Tla tfttnï Mine- 20-30 ans.Jos.-udinc Fla-eeol, St-HenH de Talllon, Lac St-.lean: 19; m ans.Denyac St-And ré, 7111 Christophe-Colomb, Monl real : 18-21 ans, Anila Dtmeel.'¦r.th.!, Albanel, Cté Roberval: 27-37 ans.Klir.ite Verrettc, c.p.71, Windsor Mills.Kdlth Descbêncs, Rouyn: li> un-.Valeria Cacorcttc, Colerafne : 17-10 ana.Germaine Nadenb, Colorai ne : 20-25 an i Alyetto Guerrier, 7266A Christophe-Colomb.Montréal : 18-21 ans.Réjeannc (inen -n, Lan-d rien ne Abitlbi : 18-24.Pauline 1 .a voie Lan-d rien ne, Abitlbi: 18-24.Bliane Carrier, SU Mnftlolre, Bellcc basse: 16-20 ans.Jeanne d'Arc Poulin.Si-Joseph de Bcnucc, c.p.01 : 30-35 nus.(;.La com be, Barrante, Abitlbi : 1S.2.1 ans.Héjane Poirier, St-François d*Assise I" >naventure : L6-I9 ans, Lucienne Bouchard, Cap Martin.St-Urhain, clé Charlevoix: 20-21 uns.Suzanne Pelletier.SUMa-lachte tie Dorchester : 48-53 ans.Itélenc Desgens, r.r.no 2, Brighnm, Ctt"- Brôtnc : 17-20 ans.L'annine Vé/.ina.Hang St-Tl; tniai-, Chieoutîmi : 19-25 nns.CO RRES PONDANTS JIM.ln«iuc* Snrcnull, r„- Avenu.-.1I.it-«llle: ir,.iM .1né, Snint-Philcmon Sud.Clé Dcllcchnue: 16-10 uni.;-io Cnboury, Snint-Honoré ¦ le Henri lîichnnl, Knwilon, Tru- CW Mnntcnlm: 35-40 una.Jcnn-VWHnpo fhim, n-s .l„s I.iilciv, Hcbertvlllo Stntlph, Wiiùt no 1: 18-20 uns, Wllllnm Dullnnl Carrière, Héberlville Station, Depnt no 1.M Jm i.,i.,,¦-.ir.-is nu».Julien llrndcttc, Notre-Dame de I«urdes.("té Mécnntic: 19-21 »n».Guy Itaeluind, Victory Vermont, a-» C.Ininlr)-, U.S.A.: 22-28 nns.Glllea Miron, '«8, Chriatophe-Colomli, Montréiill 1T-2» »"»• Jacque, Maillé 7481 CliriBtnpIic-Colomb, AVIS IMPORTANT Les demandes doivent être faîtes pcrsonncllcmcnl cl signées du nom de leurs auteurs.Les loi 1res qui ne respecteront i>:is cos conditions seront mises de côte.Chaque lettre ne doit contenir qu'une seule demande.LA REDACTION j CEI,; rUFFIT!" Les cabinets extérieurs ne sont plus un problème: pour les garder propres, sanitaires et inodores, il suffit d'y jeter une fois la semaine une demi-boite de Lessive Gillett.Elle en fait disparaître en un rien de temps contenu et senteur.La Lessive Gillett sert aussi à maints travaux de ménage—dégraisse, décrasse, débouche les renvois d'eau obstrués et facilite les nettoyages déplaisants.Eue aide aussi à parer à la rareté du savon .elle fait un excellent savon de ménage qui coûte moins de le le pain.Avec la Gillett — une boite pour dix gallons d'eau — vous faites une solution* désodorisante très efficace pour la laiterie et autres bâtisses de ferme.La Lessive Gillett peut donc vous épargner du temps, du travail et de l'argent sur la ferme, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.•¦'Ne faites jamais dissoudre Ut lessire dans l'eau chaude.L'action de la lessive elle-même réchauffe l'eau.Fabrication canadienne Apprenez comment la Gillett pout vous épargner temps, travail et argent.Conseils sur la fabrication du savon, le dégagement dos renvois d'eau, le soin de l'outillage do laitorio, dos cabinets extérieurs—on un mot, la manière do faciliter les corvées du ménage avec la Lessive Gillett.Ecrivez à Standard Brands Ltd., Fraser Ave.& Liberty St., Toronto, Ontario, pour obtenir votre copie GRATUITE! Naturellement, cette idée l'étonné.Pourtant, la chasse à l'alligator compte pour quelque chose dans son gagne-pain.Dans une petite ville des tropiques, oil le soleil à midi frappe droit sur la terre, les peaux d'alligator sont une source de revenu.Et parce que les journaux de cette petite ville, ses magasins et ses bureaux ont besoin de papier-journal, de papier d'emballage et de papier à écrire, une compagnie de papier canadienne a clans ses livres des répétitions de commandes venues des importateurs de ce pays et de bien d'autres pays tropicaux de par le inonde entier.Ainsi, les peaux d'alligator sont expédiées au Canada, qui en fait des ceintures et des sacs à main, ce qui, en somme, rapporte des dollars au pays tropical acheteur de notre papier.Et voilà! cette jeune fille qui tape des lettres toute la journée pour cette compagnie de papier vend beaucoup plus de peaux d'alligator qu'elle ne le soupçonne! Elle fait aussi le commerce des oranges et des ananas.et nombre d'autres commerces auxquels elle ne pense jamais.Et .il en est de même pour chacun de vous .sur chaque dollar que vous gagnez, au moins 35 cents sont ici parce que le Canada achète et vend des produits à d'autres pays.Songez à tout ce que cela veut dire! Plus du tiers de votre revenu—plus que ce que vous dépensez en aliments pour votre famille provient du commerce d'exportation et d'importation du Canada.COMMENT VOUS CONTRIBUEZ A CREER UNE ERE DE PROSPERITE Le commerce extérieur joue un grand rôle dans votre vie et vous procure de l'ouvrage et un salaire .vous désirez naturellement voir celui-ci augmenter.C'est pourquoi, s'il vous faut attendre encore un peu parce que les marchandises dont vous avez besoin vont à l'étranger .votre patience finira par porter des fruits! Et, s'il vous est donné d'aider li produire un article de commerce quelconque, allez-y de tout votre coeur, de toute votre adresse .car cet article vient du Canada.Et.tout cela aide! 35 $100 CENTS DE CHAQUE QUE VOUS TOUCHEZ .PRO-VIENNENT DU COMMERCE EXTÉRIEUR DU CANADA >\» Qu inconque achète ou vend à l'étranger, crée de l'emploi au Canada! Et c'est ta raison d'être de l'O/Jice du Commerce extérieur du Ministère du l'omméree.Le Ministère a nommé des Commissaires dans 26 pays du monde et il a au siège de l'administration, un personnel d'experts en exportation et en importation qui recueille les renseignements les plus récents sur les marchés étrangers et donne des conseils pratiques à tout le monde, à toutes las maisons de commerce qui s'intéressent à l'achat ou à la tenta en pays étrangers.Ministère du Commerce OTTAWA, CANADA L'hon.James A.MacKinnon, Ministre M.W.Mackenzie, Sous-ministre
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