Le bulletin des agriculteurs /, 1 avril 1944, samedi 1 avril 1944
Le Bulletin des Agriculteurs Avril DANS TOUTES les offensives des Alliés, les véhicules militaires fabriqués au Canada continuent de jouer—aux quatre coins du monde — un rôle de premier plan.Ce sont eux qui, sur le littoral méditerranéen de l'Afrique, ont transporté une grande partie de l'intrépide Hième Armée.Ce sont euxqui.en Italie, sur des routes ici marécageuses et là défoncées par la mitraille, ont permis à des milliers de Britanniques et à la plupart de nos Canadiens d'avancer de la mer aux montagnes du Latium méridional.Dans cette tâche de titans, les automobiles, les camions et les "porteurs universels" fabriqués par la Sté Ford se sont particulièrement distingués.De même, au Canada, les autobus Ford ont contribué à la solution du problème du transport en temps de guerre.Mais, que ce soit dans notre Dominion ou sur le front de bataille, le moteur qui actionne tous les véhicules Ford, c'est le moteur V-8 Ford! Outre-mer tout comme en Amérique, la souplesse, la puissance, la robustesse du moteur V-H Ford sont renommées.Sa consommation d'huile et d'essence est économique et un minimum d'entretien n'empêche pas son fonctionnement de rester irréprochable.Il n'est pas douteux que c'est lui que vous choisirez quand viendra l'heure d'acheter votre voiture "d'après-guerre".FORD MOTOR COMPANY AUrOMOillCS V.l FOtD IT Mi«eu«r,.CAMIONS.iRACrcuis Aomcoits ir autobus roso OF CANADA.LIMITED.OE TOUTES LES SOCIETES DE FABRICATION DE VEHICULES MILITAIRES, DANS L'EMPIRE BRITANNIQUE, LA STE' FORD EST LA PLUS IMPORTANTE. CE MOIS-CI ^ c Bulletin des Agriculteurs AVRIL 1944 Vol.XL No 4 ROMANS ET NOUVELLES LE PERE BOUGONNEUX .CLAUDE-HENRI GRIGNON 6 MONSIEUR LE MAIRE .JEANNE ALLARD 8 ALERTE .RENE LE FRANC 9 LE DON DE SON COEUR.PIERRE LAVAUR 11 ARTICLES UN JOUR, JE NAVIGUERAI ., .GABRIELLE ROY 10 L'INSEMINATION ARTIFICIELLE DES VACHES LAITIERES J.B.ROY 12 LE COMMERCE COOPERATIF AGRICOLE AU SAGUENAY F.FLEURY 13 L'INDUSTRIE PORCINE, FAIBLESSE DU QUEBEC .A.GOSSELIN 15 POUR UNE MEILLEURE SEMENCE D'AVOINE .PAUL GERVAIS 18 LA VENTILATION DU POULAILLER .P.E.BERNIER 20 CHRONIQUES POUR BENEFICIER DES OCTROIS.J.B.ROY 4 A TOI, MON CHER HABITANT .ABBE ARTHUR MAHEUX 5 CHRONIQUE DE QUEBEC .GASTON CHAMPAGNE 7 A NOS COLONS .24 LA SANTE DES ANIMAUX .28 PRIX DU MARCHE .30 VOTRE DOMAINE, MADAME POUR LE BON MOTIF.ALICE BER 55 J'HABILLE LA MARIEE .57 LES SECRETS DE LA COUTURE YVONNE CLOUTIER 58 TISSU D'AMEUBLEMENT .CLAUDE PAYSAN 60 PETITES MULES DE TOILE BISE .SIMONE D'ALENCON 61 DEFENSE DE L'ALCOOL .DR ADRIEN PLOUFFE 62 CHALE DE COMMUNIANTE .LISE PRINTEMPS 63 QUELQUES PREPARATIONS DU VEAU .BERTHE MIREPOIX 64 POUR LES JEUNES .66 ONESIME .ALBERT CHARTIER 67 LE COURRIER D'ALICE BER .68 DEMANDES DE NOS ABONNES.70 LE MOIS PROCHAIN Notre romancier canadien-français, Rex Desmarchais, est magnifiquement servi par une imagination fertile qui fait de chacun de ses romans une oeuvre pleine d'intrigues mystérieuses et captivantes.Notre édition de mai vous apportera "Un homme sons pitié".C'est un roman de la meilleure encre de Rex Desmarchais.Il vous tiendra en haleine.?"Une nuit brumeuse, je partis sur un deux-mâts pour la pêche en eau profonde au littoral de la Baie des Chaleurs.Et sur mer, ovant le jour, je découvris la vraie, la vivante Gaspésie." Voilà le sujet du cinquième reportage de la série "Horizons du Québec" que présentera notre merveilleuse collaboratrice, Gabriellc Roy.Le titre de ce poétique récit: "Une voile dans la nuit." ?' ?"Mademoiselle de la Tour Maudite".A-t-on idée de se présenter sous un tel nom! Ne serait-ce qu'une mystification d'une espiègle?Mystification d'un goût douteux au dire de Bertrand de Roqucfranque.Mais un petit pincement au coeur le surprenait chaque fois que les yeux pervenche s'imposaient à lui.Cette scène est tirée d'un roman sentimental de G.de Boissèblc dont la première de trois tranches paraîtra en mai.?Notre flore indigène est d'une richesse insoupçonnable et la cueillette bien organisée de certaines plantes sauvages grossirait le budget du cultivateur et du colon.La graine d'anis en est une.Mais comment peut-on profiter de cette richesse naturelle?C'est ce.que nos lecteurs apprendront dans le prochain article de J.B.Roy.L'aléseur d'ailes et de tourelles trouve dans l'ASPIRIN un sédatif presque immédiat! Du matin nu soir, sans relâche, il perce au foret, et les trous ainsi pratiques ne doivent pas varier d'un millième de pouce, car, dans les avions que piloteront nos jeunes héros, chaque organe doit s'ajuster avec une précision absolue.Ni maux de tetc, ni névralgie, ni douleurs névritiques ne l'arrêteront, car il sait recourir à l'ASPIRIN, sédatif efficace et sans risque.Suivez son exemple ! "Aspirin" est la marque de commerce de la Cic Bayer, Ltéc.Si la "croix" Bayer ne figure pas sur chaque comprimé, ce n'est pas de l'Aspirin.Fabrication canadienne.POURQUOI L'ASPIP.IN AGIT-ELLE SI VITE?Jetez un comprimé d'A.piri.i d.ins un verre d'eau.II commence immédiatement à se désagréger.En 2 •econdes, il est prêt à avoir raison de la douleur.Le même phénomène se produit dans l'estomac .soulagement presque INSTANTANE.Moins de le le comprimé dons le flacon économique.ÂÊMMM LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Fondé en 1918 UN MAGAZINK MENSURI, publié pour les Cam il } GiMiiLcdei4/i ?TVTE vous faites pas prendre avec un moteur mort quand viendra le temps de commencer vos travaux de printemps.Vérifiez maintenant l'état des accumulateurs de votre tracteur, de votre camion et de votre auto.Il vous sera profitable de les faire mettre au point dès maintenant.Portez-les chez votre marchand Prest-O-Lite .il verra à ce qu'ils vous donnent un prompt démarrage et une longue durée, ce qui fait la réputation des accumulateurs Prcst-O-Lite.PREST-O-LITE BATTERY COtoPMt LIMITED 1352 Dufforin Street • Toronto, Ont.*:V- / ACCUMULATEUR D'AUTOMOBILE SUR 3 PRODUITS AU CANADA EST FABRIQUE PAR PREST-O-UTE.Le Choix des Fabricants d'AutomobilesJ.La ventilation du poulailler par le système "Sanctuary" Par P.E.BERNIER Ce système aux nombreux avantages porte le nom de son auteur, Wm C.Sanctuary, du Mass.State College d'Amherst MM A ventilation du poulailler a toujours été le cauchemar de l'aviculteur.Depuis surtout que la pratique des poulaillers froids a été mise au rancart, ou a pu difficilement trouver moyen de faire sortir de façon convenable l'humidité et les odeurs qui s'accumulent dans nos constructions étan-ches à l'air extérieur.Plusieurs systèmes de ventilation ont été mis à l'essai, qui consistent en un ensemble compliqué et dispendieux d'entrées d'air pur et de cheminées de sorties pour l'air vicié.Dans beaucoup de cas, ces systèmes n'ont pas atteint ou n'ont atteint qu'imparfaitement leur but.Plusieurs causes sont à la base des difficultés de ventilation au poulailler: 1) Les poulaillers sont généralement des constructions peu élevées; il est difficile d'y installer des cheminées suffisamment longues pour qu'elles puissent "tirer" de façon régulière et efficace; si l'on veut remédier à cette difficulté en diminuant le diamètre de la cheminée, on s'expose à ralentir trop considérablement la rapidité d'échange de l'air intérieur.2) D'autre part, les poules ne dégagent que peu de chaleur en regard du volume d'air qu'il leur faut allouer; de ce fait, il n'existe pas suffisamment de différence entre les températures intérieure et extérieure pour forcer la circulation de l'air vers les cheminées de sortie.3) Enfin, l'air qui pénètre dans le poulailler se propage à l'intérieur suivant une direction déterminée et trop souvent les cheminées ne sont pas disposées de façon à bénéficier de ce mouvement de l'air intérieur.Des trois facteurs que nous venons de signaler, il en est un dont le contrôle peut être mis plus facilement à notre portée.Principe du système Le système Sanctuary vise précisément à utiliser la direction naturelle de l'air à l'intérieur; le principe est des plus simple et repose sur les observations suivantes: 1.Le mouvement de l'air à l'inté- rieur s'établit dans le sens de la plus grande grande dimension du parquet à ventiller.2.Placée à l'endroit convenable, la même ouverture peut servir pour l'entrée de l'air pur et la sortie de l'air vicié, (fig.1).Fig.1—Schéma de lo circulation de l'air à l'intérieur du pouloillcr.3.Le brn:5sage de l'air qui se produit n'a pas pour effet de chasser immédiatement la chaleur produite par les poules, mais plutôt de la redistribuer de façon plus uniforme.Description du système 1.Les parquets sont plus profonds que larges afin que la circulation puisse s'établir de la façade vers le fond du poulailler.Ils doivent être déplus séparés les uns des autres par une cloison étanche.2.L'air pur pénètre par les fenêtres sur la façade et par une ouverture dans le mur, au-dessus des fenêtres; fenêtres et ouverture sont munies d'un coton qu'on peut lever ou baisser à volonté suivant les températures.3.Les fenêtres sont distribuées sur toute la largeur de la façade pour chaque parquet (fig.2) de façon à mettre en mouvement toute la masse d'air intérieur.Modifications pour noire climat Les rigueurs de notre climat ne nous permettent pas d'appliquer le système tel que décrit plus haut; ce sentit à peu de chose près, le retour aux poulaillers froids de jadis.Les modifications que nous suggérons et qui jusqu'ici ont donné de bons résultats, n'ont d'autre but que de conserver à l'intérieur la chaleur développée par les poules sans changer en rien le principe du système.fflfflfflfflffl nu H ffl JEffl jLS Fiq.2—-Disposition des fenêtres cf du ventilateur sur la façade. Avril 1944 Le Bulleti'n des Agriculteurs 21 1.Les fenêtres sont distribuées sur toute la largeur de la façade; leurs dimensions seront telles, cependant, (|ue la superficie totale ne donne pas plus qu'un pied carré de vitre par quinze pieds carrés de plancher (fig.2).2.) Au-desus des fenêtres et aussi près que possible du plafond, on pratique dans le mur une ouverture de six à huit pouces de hauteur.:i.Cette ouverture (que nous appellerons ventilateur) est munie d'un panneau sur charnière qu'on peut ouvrir ou fermer à volonté, (fig.3.) Une baguette de fer dentelée ou un simple bout de corde permettra de régler le degré d'ouverture nécessaire.Le panneau enfin pourra être sectionné en longueurs de deux, trois ou quatre pieds de façon à ce qu'il puisse mieux fermer et être plus facile à manier.Détails d'installation Lorsque l'on construit à neuf, il peut être avantageux de faire préparer le ventilateur dans le même cadre que la fenêtre.Pour les constructions déjà existâmes il faut percer le mur près du plafond sans qu'il soit nécessaire toutefois de s'attaquer à la charpente même de la construction; il n'y a en effet aucun inconvénient à ce que l'on voie les poteaux de charpente apparaître au milieu du ventilateur, (l'ig.4) Fig.3—Position du ventilateur sous le toit ra ordinairement remplir le rôle de capuchon.Contrôle Le Système Sanctuary, comme tout autre système naturel de ventilation, exige un certain contrôle; dans les temps doux, on suppléera à son insuffisance en ouvrant les fenêtres.Par les temps froids d'hiver, il faudra fermer plus ou moins les panneaux, Fig.4—Dctoils de construction du ventilotcur Dans les poulaillers d'un seul étage, le ventilateur sera placé le plus souvent sous le toit (fig.3) juste au-dessous de la sablière.Dans les poulaillers à deux étages, le ventilateur aura sa place au niveau des poutres du plancher supérieur; dans ce cas, le panneau du ventilateur devra ouvrir par l'extérieur, (fig.5) Fig.5—Ventilateur du premier étage Enfin, le ventilateur doit être protégé contre la pluie et les vents au moyen d'un capuchon (fig.2, 3, 4, 5.) Quand le ventilateur est sous le toit, le débordement de la couverture pour- suivant la température et les vents.En aucun cas, cependant, il tic faudra fermer complètement tous les panneaux; dans les temps les plus froids, on fermera les panneaux des extrémités, mais on laissera une légère ouverture à ceux ou à celui du centre du parquet.Conditions de fonctionnement Aucun système de ventilation ne peut être réellement efficace dans une construction qui par ailleurs n'offre pas les conditions essentielles de protection eonrVe le froid.Les murs, planchers et plafond doivent être très bien protégés contre la pénétration du froid; les fenêtres seront doubles et' aussi étanches que possible; enfin, on aura soin de maintenir une bonne couche de litière sur le plancher.Avantages En plus de montrer une efficacité supérieure à d'autres systèmes de ventilation, le système Sanctuary offre le grand avantage d'être très peu encombrant, et très économique de construction; il conserve le maximum de chaleur à l'intérieur et peut s'installer aussi facilement dans les vieilles constructions que dans les neuves.Comme il demande des parquets plus profonds que larges, il permet ainsi la construction de poulaillers plus larges, moins longs, et partant, beaucoup moins dispendieux."Les Pondeuses requièrent des soins méticuleux" — dit M.Pioneer "Pour obtenir le rendement maximum de vos pondeuses, certains facteurs fondamentaux doivent être observés.Ils sont tellement importants qu'ils résultent à la fin de l'année en réussite ou faillite.Programme pour un bon troupeau de pondeuses: 1.Poussins de bonne race.2.Moulée de Début Pioneer pour Poussins.5.Bonne basse-cour et beaucoup d'ombre.4.Abris convenables.5.Abondance d'eau fraîche et propre.6.Nombre suffisant de bonnes trémies.7.Moulée de Croissance Pioneer et grains mélangés.Complétez ce programme par des conditions sanitaires et une bonne administration et vos poidettes pondront et paieront—." NOURRITURES PIONEER Lorsque vous écrivez aux annonceurs, veuillez mentionner Le Bulletin des Agriculteurs MAIS NON, NE CONTINUEZ PAS A "DROGUER"! • Pourquoi continuer à droguer avec des purgatifs violents, déplaisants?Découvrez comme tant d'autres que all-bran KELLOGG est une méthode bien meilleure, plus facile à corriger la constipation due au manque du "volume" dans l'alimentation I ALL-BRAN KELLOGG s'attaque réelle- ment à cette cause ordinaire de la constipation en procurant le "volume" nécessaire.Si c'est votre cas—essayez de manger une once de ALL-BRAN chaque jour, ou plusieurs muffins au ALL-BRAN.En boites de 2 grandeurs chez votre épicier.Fabriqué par Kellogg à London, Canada. 22 Le Bulletin d es Agriculteurs Avril 1944 Sur tous les Fronts de Bataille.DE L'ÉNERGIE POUR ROULER! Robustes ci sûres, les lotteries Willard aident à fournir l'cncrRic cïcc-trique nécessaire sur tous les fronts—et à l'arriére aussi.Dans les autos, les camions, les tracteurs et les équipements motorises de beaucoup d'autres «lires, les batteries travaillent plus dur que |amais auparavant.Ou.ind sous vérifiez rolre batterie, vous l'aidez a mieux remplir sa tactic cl ii durer plus longtemps.Cardez donc votre batterie en bon eut et n'en achetez une neuve que si vous ne pouvez pas faire autrement.Alors, achetez s.iBemcnt-achctcz une Willard, qui vous fournira de l énergie pour rouler.BATTERIES A REMPLISSAGE DE SÛRETÉ *| — pour Tanks • Véhicules de Combat • Jeeps • Walkie-Talkies • Novices • Pour Automobiles, Camions, Tracteurs et Autobus à l'Arrière -qui ont l'énergie nécessaire! WILLARD STORAGE BATTERY CO.OF CANADA, LTD., TORONTO.ONTARIO NOS FERMIERS CANADIENS : AIDENT PATRIOTIQUEMENT À PLA CAUSE DE NOS ALLIES Le troupeau laitier agent de la victoire grâce aux écrémeuses Renfrew Même s'il notts était permis de fabriquer autant d'Ecrcniettses qu'il est en notre pouvoir de manufacturer, ce nombre, serait encore insufflant pour subvenir aux besoins tics 733,600 fermes tlu Canada.Les produits laitiers sont essentiels à la Victoire.Ne risquez dune pas une perte sur le.revenu — une réduction sur subsides — ou intervention dans la fabrication essentielle du beurre.Le nombre d'Eerémcuscs pour livraison immédiate fut réduit par la rareté des matériaux et par la pénurie de main-d'oeuvre.Veuillez conserver votre Ecrétncusc en bon état.Si île toute nécessité vous désirez tint; Ecrcnicusc neuve, voyez votre Représentant local Renfrew ou écrivez directement à la Compagnie.POÊLES ECREMEUSES Fabriquées dans toutes les grandeur* populaires.Fonctionnant à bras ou à l'électricité.THE RENFREW MACHINERY COMPANY LIMITED RENFREW ONT.SUSSEX N.B.ST.J tfi N P.Q.1 .R É GIN A SASK.lorsque vous écrivez aux annonceurs, veuillez mentionner Le Bulletin des Agriculteurs Les façons culturelles de la betterave à sucre Par FRANÇOIS BOUCHARD C ET article a un doublé but: Signaler les derniers progrès accomplis dans la mécanisation tie la culture et la simplification des travaux exécutés à là main; fournir les précisions sur le nombre d'heures de travail rc-qùi pour la culture d'une acre de betterave.Ces données éclaireront le cultivateurs sur le nombre d'acres de betterave qu'il peut entreprendre avec la main-d'oeuvre dont il dispose actuellement.Des centaines de cultivateurs ont déjà signé des contrats.Un bon nombre d'entre eux pourraient augmenter l'étendue pour laquelle ils ont contracté.Préparation du terrain-La betterave à sucre devrait être semée sur un terrain parfaitement ameubli, raffermi et bien pourvu d'humidité.Un lit grossier se dessèche rapidement; la Semence qu'on y jette est trop profondément enfouie ou pas assez; d'où germination médiocre et levée irrégulière.Au sarclage les mottes sont projetées sur les jeunes plants, qui meurent.On ne saurait trop insister sur ce point.Le succès île la récolte en dépend.Il faut herser en tous sens, rouler et herser tie nouveau.Semis L'ensemencement d'une acre tie betterave avec le semoir à quatre rangs est l'affaire d'une heure au plus.Ce semoir est muni d'une boite à deux compartiments; l'un reçoit l'enfrais chimique qu'il distribue à raison tic 250 à .'iOO livres à l'acre; l'autre contient la semence.A propos do semence, tous les producteurs «le betterave seront heureux d'apprendre que l'éclaircissagc sera simplifié de moitié par l'utilisation de la semence fragmentée.Voici en quoi elle consiste.Une capsule ordinaire contient généralement deux, trois graines et même plus, qui lèvent en touffes compactes, et font du déniai-liage une tâche difficile et laborieuse.Le nouveau procédé consiste à broyer ces capsules dans des meules pour en séparer les germes, de façon à ce qu'à la levée, il n'apparaisse qu'un seul plant par grain dans 75% des cas.On sème la betterave segmentée à raison de 5 à 0" livres à l'acre, tandis qu'il en fallait 15 livres avec la semence régulière.En Ontario, le producteur entraîné mettait deux journées entières pour éclaircir une acre de betterave.Avec la semence segmentée, le travail s'accomplit en une seule journée, non plus penché au moyen d'une houe ou gratte tie 24 pouces de longueur, mais debout, avec la gratte à long manche.L'éclaircis-sage s'accomplit en une seule opération.On ne laisse qu'un seul plant robuste, à tous les douze pouces.Il est bon tie noter cependant que l'utilisation de cette semaine exige un terrain mieux ameubli et un enfouissement tie la semence à pas plus d'un pouce tie profondeur.Sarclage Un sarcleur spécial à quatre rangs, comme le semoir, est mis à la disposition du producteur.Il est muni de disques, de dents fines, de pattes d'oie et tic couteaux.Avec UN peu de pratique on apprenti vile à se servir efficacement de chacun de ces accessoires.On doit les échanger ou en varier la position d'après la dimension tics plants, la nature du sol et l'état de propreté du terrain.Dans le but d'éliminer les piochages, on passe le sarcleur aussi près que possible des betteraves sans les en terrer.Après le passage du sarcleur, il ne reste qu'une lisière de terre de trois pouces de largeur qui n'a pas été remuée.Le producteur qui emploie le sarcleur spécial ne fait généralement qu'un seul sarclage à la gratte après l'éclaircissagc au cours de l'été.Il n'est pas nécessaire de rehausser la betterave.Le bon producteur fait environ S sarclages à la machine.Si le terrain est quelque peu accidenté, il se peut que ce sarcleur ne fonctionne pas également bien sur toute sa'largeur.Dans ce cas, il vaut mieux le munir d'accessoires pour les deux rangs tlu centre seulement.Le travail île.l'opérateur sera facilité par l'emploi .de chevaux paisibles cl francs.Nous désirons que tous nos producteurs, surtout ceux qui ensemenceront une grande superficie, se familiarisent dès maintenant avec le fonctionnement de cet appareil.Durant la plus grande partie du mois d'août jusqu'à l'arrachage, lu betterave n'exige aucun soin.Le passage du sarcleur risquerait d'endommager les feuilles indispensables à cette époque pour l'élaboration du sucre.D'ailleurs, le grand développement du feuillage empêche la croissance des mauvaises herbes.Puis vient la période tie l'arrachage qui s'étend depuis la dernière semaine de septembre jusqu'à la fin d'octobre.On reconnaît que les racines ont emmagasiné leur sucre quand les feuilles de base commencent à jaunir.Le temps est alors venu de faire la récolte et de la livrer à ht raffinerie.L'àrrachcusc mécanique, tirée par tleux chevaux, déracine les betteraves et les soulève légèrement tlu sol.Cet instrument peut arracher de 4 à ô acres tie betterave par jour.Tous les cultivateurs qui l'ont utilisé ont vanté son maniement facile et la perfection de son travail.Les betteraves «ont ensuite mises en tas et décolletées à la base ties dernières feuilles.On accomplit ce travail à l'aide d'un couteau bien tranchant, muni à son extrémité d'un éperon ou pointe, pour saisir les betteraves sans se pencher.Uji homme peut décolleter l/."5 à 1^2 acre tie betterave par jour.Puis elles sont chargées dans des voitures à l'aide d'une fourche spéciale, et transportées à la station de chemin tie fer ou directement à la raffinerie.Les betteraves seront chargées libres dans des wagons ouverts.Le transport par camion est fort à l'honneur dans les districts à betterave.Pour les distances moins longues, le tracteur tirant tleux ou trois voitures de ferme bien chargées est aussi un moyen de transport à la portée des cultivateurs.Ces différents modes de transport varient naturellement avec les distances qui séparent la ferme de l'usine.Toute la machinerie nécessaire pour la culture tic la betterave à sucre est fournie par le Ministère de l'Agriculture, à ties prix modiques.Les opérations que nous venons de mentionner depuis la préparation du terrain jusqu'à la livraison, requièrent environ 100 heures tie travail.Ces travaux s'effectuent à des époques déterminées, en dehors ties autres travaux réguliers de la ferme.On sème la betterave aussi à bonne heure que possible, avant le grain.Elle est éclaircie avant la récolte du mil et l'arrachage a lieu quand toutes les autres récoltes sont engrangées.D'une Avril 1944 Le Bulletin des Agriculteurs façon générale, les plantes sardines sont les cultures qui requièrent le plus (le main-d'oeuvre.La betterave à sucre est peut-être parmi celles-là, la culture qui s'est le plus mécanisée durant ces dernières années.Voici quelques chiffres a l'appui de cet le affirmation.On estime qu'il faut :!10 heures de main-d'oeuvre pour la culture d'une acre de tabac; 238 heures pour une acre de fèves de conserve et 108 heures pour une acre de pommes de terre.Grâce aux derniers progrès accomplis dans la mécanisation de la récolte de betterave, le temps requis pour la culture sera diminué de moitié.Des invitations nouvelles ont fait leur apparition et seront mises sur le marché dès qu'augmenteront les disponibilités pour l'acier et le caoutchouc.Une compagnie d'instruments aratoires a perfectionné une machine pouvant, en une seule opération, arracher les betteraves, en couper les feuilles, les débarrasser de leur terre et les déposer par tas sur le terrain.On a construit aussi une chargeuse mécanique munie d'une chaîne sans fin qui prend les betteraves sur le sol et les charge duns les voitures.Après la guerre, nous verrons ces instruments fonctionner sur toute grande exploitation betteravière.Tous les cultivateurs désireux de participer aux nombreux avantages qu'offre la culture de la betterave tant au point de vue de l'amélioration du sol que des revenus directs qu'elle procure, n'hésiteront pas à l'introduire dès ce printemps dans la rotation régulière de leurs cultures.AGENT DE LIAISON L'honorable Adélard Godbout, premier-ministre de l'Agriculture de la province de Québec, vient d'annoncer la nomination de monsieur F.-A.Danscreau, 13.A., B.S.A., au poste d'agent de liaison entre le ministère provincial de l'agriculture et les différents services fédéraux.Après avoir terminé ses études classiques au Collège Ste-Maric de .Montréal, monsieur Danscreau suivit les cours d'agronomie de l'Institut agricole d'Oka où il a gradué en I!)38.Il fit ensuite aux Etats-Unis un voyage d'études de huit mois dans le "corn belt".De retour au pays, il passa quatre ans à l'emploi d'une importante firme industrielle, puis au début de 1943, le ministère de l'agriculture retenait ses services pour lui confier le poste de directeur-adjoint de l'Office de la main d'oeuvre agricole, poste qu'il vient de quitter pour devenir agent de liaison.Monsieur Danscreau est membre de la Chambre de Commerce des Jeunes de Montréal dont il fut le conseiller durant deux années.Il a créé au sein de la Chambre le comité d'agri-tulture, comité d'étude le plus actif.En commentant cette nouvelle, monsieur Godbout a fait remarquer que le ministère de l'agriculture était sans cesse en correspondance avec divers services ou commissions du ministère fédéral au sujet de nombreux problèmes agricoles."L'expérience a démontré, a-t-il dit, qu'il est tou- Monsieur F.A.Danscreau, B.A., B.S.A.jours assez difficile de régler ces problèmes uniquement par correspondance.Il arrive trop souvent que les points de vue exprimés de part et d'autre sont mal interprétés ou incompris.Dans la pratique, c'est généralement l'entrevue personnelle qui donne les meilleurs résultats, aussi chaque question à résoudre nécessite-t-elle de nombreux déplacements qu'il importe de réduire par mesure d'économie".HONNEUR DECERNE A UN ELEVEUR D'HOLSTEINS Monsieur Ray McLaughlin a revu le plus grand honneur que l'Association des Eleveurs d'Holsteins peut accorder à un membre quand on lui présenta la plaquette de "Maître-Eleveur" lors de l'assemblée de l'Association tenue à Toronto le 2 février.L'institution de cette plaquette remonte à 19,'JO et seulement 11 établissements d'élevage l'ont reçu depuis ce temps.Pour mériter cet honneur monsieur McLaughlin a élevé 18 taureaux, 13 vaches "Médaille d'or", 28 excellentes, !) très bonnes.Toutes les femelles ont dépassé de plus de 20% la quantité requise pour se qualifier au Livre d'Or.En 1020 monsieur McLaughlin devint propriétaire de la ferme exploitée par son père.A ce temps-là il possédait un troupeau de Shorthorn qu'il remplaça graduellement par du Holstein.Monsieur McLaughlin a toujours eu comme idéal de ne garder que des vaches à fort rendement en gras et en lait.Depuis quelques années il cherche à intensifier la lignée de Mount Victoria dans son troupeau et disons eu passant qu'il fut le plus gros acheteur lors de la vente aux enchères de ce troupeau en 10-12.Présentement il a à la ttêe de son troupeau Montvic Monogram et Mont-vic Triurne Rag Apple.Il table beaucoup d'espérance sur un fils de Montvic Bonheur Emily venant de Montvic Lochinvar et aussi sur un fils de Montvic Empress Diana venant de Montvic Pag Apple Ajax.On ne peut douter qu'avec une telle combinaison de Montvic la ferme Elmcroft fera beaucoup au point de vue élevage Holstein d'ici quelques années.A cause de la pénurie de il faut HURE P1US DE TRAVAUX AVEC LES MACHINES AGRICOLES Récoltez davantage grâce aux Produits Imperial Oil W Bien qu'il y ait environ 25% moins d'hommes & qui travaillent à la terre, les fermes canadiennes f fournissent presque 50% plus de produits! Félicitations et remerciements aux cultivateurs canadiens pour ce travail important et bien fait! L'entretien de vos machines agricoles n'a jamais été aussi essentiel qu'aujourd'hui! Les machines agricoles, nécessaires à l'effort de guerre, méritent autant de soins que l'armée et la marine en donnent à leurs équipements—et cela veut dire les meilleurs carburants et lubrifiants qui soient.Par conséquent, voyez aujourd'hui l'agent Imperial Oil le plus proche, car ce sont justement ces carburants et ces lubrifiants qu'il vend.Rappelez-vous que c'est moins cher de maintenir les machines en bon état que de les faire réparer quand une panne se produit.Soyez prudent.Fournissez-vous chez l'agent Imperial Oil.PRODUITS IMPERIAL] * ?* IMPERIAL OIL LIMITED CARBURANTS ET LUBRIFIANTS QUI RÉDUISENT LES FRAIS POUR AUTOS, CAMIONS ET TRACTEURS 24 Avril 1944 Si E mois dernier, nous vous donnions sous cette rubrique quelques idées sur la façon dont la commission des juges du Mérite Agricole, section des Colons, apprécie vos bâtisses lors de leur tournée d'expertise; et nous avons même essayé de vous donner quelques conseils pratiques.Ce mois-ci nous voulons faire la même chose au sujet de votre bétail.Il faut de toute nécessité que nos colons soient au courant des différentes règles suivant lesquelles l'exploitation méthodique et raisonnée doit être conduite, afin que leurs animaux de ferme: chevaux, vaches, moutons, volailles, cessent d'être des "rentiers", et deviennent plutôt un facteur de progrès et la principale source de revenus.D'abord soulignons, au bénéfice de ceux qui nous questionnent souvent à ce sujet, que toutes les races d'animaux sont bonnes si on a une bonne lignée ou une bonne famille.La meilleure race à garder, c'est celle qui a le plus de popularité dans la région, à cause de la facilité d'échange et d'achat de sujets en vue de l'amélioration.Mais ce qui compte encore plus pour l'éleveur, c'est d'adopter une race qu'il aime.Car en toute chose, il ne faut jamais ignorer le facteur psychologique qui porte l'éleveur à mieux soigner et à être plus orgeuilleux de de la race préférée."L'oeil du maître engraisse le bétail" dit le proverbe.Quand vous faites le choix d'une race, il est de première importance, pour le colon surtout, d'acheter dès le début une vache qui a des aptitudes laitières.Depuis quelques années, les autorités du ministère de la Colonisation et de l'Agriculture ont adopté une politique heureuse à l'égard des colons, en faisant acheter par des gens expérimentés des vaches provenant de bons troupeaux.Mais combien de fois En serez-vous In prochaine Par GERARD VOYER, B.S.A.fois?n'est-on pas obligé de déplorer le fait qu'un colon achète, chez le cultivateur de son entourage, une vache qui n'a jamais donné de profit à son maître, et dont ce dernier est heureux de se débarrasser.Pourquoi, lorsque vous voulez acheter une vache, ne demandez-vous pas l'avis de votre agronome, ou de votre inspecteur de colonisation?Il saura certes bien vous conseiller.Quand vous avez une bonne vache, prenez-en bien soin.Il n'y a pas de raison qu'une vache donne moins de 35 à 40 lbs de lait par jour durant les mois de mai, juin, juillet et août, (je parle ici d'une vache qui vêle en avril).Si elle ne vous donne pas cette quantité de lait, c'est que vous la soignez mal; vous n'êtes pas suffisamment renseigné sur votre métier de cultivateur, et vous serez toujours un colon et cultivateur médiocre si vous ne vous améliorez pas.Colons, occupez-vous donc de vos affaires, instruisez-vous de votre profession d'agriculteur.Tous les gens de métier et de profession étudient de longues années avant de se mettre à l'oeuvre, eb vous, dont la profession est plus difficile à exercer que n'importe laquelle autre, vous croyez devenir bon colon, et cultivateur du jour au lendemain'.' L'agriculture est une science expérimentale, et c'est en nous basant sur les recherches et l'étude, l'expérience de vos devanciers, que vous deviendrez progressifs.Et n'est-ce pas cette lacune qui fait qu'environ 30r'" de nos colons progressent normalement, quand c'est 80'é qui devraient vivre convenablement après 8 ou 10 ans?Combien de colons savent comment alimenter un veau?A peine 5';.Pourtant, un veau mal alimenté fait une mauvaise vache, et nous n'avons pas besoin d'aller chercher ailleurs la raison pour laquelle environ 5'< seulement des vaches élevées dans nos colonies valent la peine d'être gardées! Combien brisent pour toujours l'estomac des veaux en les suralimentant les premiers jours?Prenez ceci pour règle: Un veau naissant pèse 50 lbs.donnez-lui 5 lbs de lait, (chaudière de 5 lbs) séparées en trois repas.S'il pèse t!0 lbs, donnez G Ibs, et augmentez graduellement jusqu'à 10 lbs à l'âge d'un mois.Ne lui donnez pas de foin avant trois semaines, et commencez par une poignée.S'il devient trop "pansu", c'est le signe qu'il mange trop, diminuez alors la quantité de nourriture.Donnons-lui une poignée de moulée, quand on abandonne de lui donner du lait entier, pour remplacer le gras du lait.Soignons les veaux autant que possible à des heures fixes.Il arrive parfois que le lait caille, et qu'on le donne aux veaux.Dans pareil cas, donnons plutôt un peu d'eau fraîche et augmentons la quantité de moulée, et attendons au repas suivant pour lui servir du but sain, plutôt que de le rendre malade et l UN MOT D'ORDRE PAR MOIS La couche chaude bien conduite es) précieuse pour obtenir de bonne heure des légumes pour les besoins de la famille.Tout bon colon devrait avoir sa couche chaude en 1944 "S lui donner la diarrhée.Donnez-vous du lait caillé à vos jeunes enfants?N'nu.Et pourtant il n'y a pas une si grosse différence entre la constitution de l'estomac d'un enfant et celle d'un veau.Les porcs Les porcs en général sont mieux soignés chez les colons que les autres espèces d'animaux, parce qu'ils sont à peu près les seuls animaux domestiques que l'homme ne peut rendre malade par excès d'alimentation.Quand le porc a bien mangé, il va se coucher, même s'il lui reste de la nourriture dans son auge.Il est de toute mportanec de bien soigner les porcelets durant les premiers mois, parce qu'à cette époque la multiplication des cellules est plus active et par conséquent la croissance plus rapide.Alors soignons bien la mère à l'époque où elle alimente elle-même ses petits.C'est l'alimentation la plus économique, et, au sevrage, ne ménagez pas vos attentions et vos soins, vous en serez largement récompensés.En hiver surtout, les petits sont fragiles.Mettons dans la loge de la truie des "couennes" de terre pour parer au manque de fer du lait de la mère.Les grains récoltés sur la ferme sont les aliments de base pour nourrir les porcs, mais ils ne suffisent pas.Ils doivent être complétés par des aliments d'origine animale: farine de viande, de sang et de poisson, d'origine végétale: tourteau (pain) de lin, blé d'Inde, etc.et d'origine minérale: farine d'os, ou ce qui se vend sous le nom commercial "soil mine".On remarque chez beaucoup de colons le trop grand intérêt porté aux chevaux, au détriment des autres animaux qui donnent profit.Je veux dire tout simplement que vous devez garder des chevaux tout simplement dans ¦ ; -* "m «?ltaVvi '^-^'^.^ v^^'wl-;'' En route pour Trinité des Monts dans le comté de Kimouski, le publicistc du ministère de la Colonisation remarquait, au mois d'août 1912, à un endroit connu dans la région sous le nom de Front d'Ormes, un vaste et bel abattis qu on venait de brûler.Il prit l'instantané ci-dessus.De passage au même endroit en septembre 1913, la même personne apercevait, un soir au coucher du soleil, un colon manoeuvrant la petite faulx et qui dis- L'EPOPEE DES TERRES NEUVES paraissait presque dans l'avoine qu'il était à récolter.Ayant reconnu l'endroit, du superbe abattis de 1942, des photos furent prises du colon propriétaire.M.Albert Banville, lot 17, Rg 8, canton Duqucsnc, et de son superbe champ d'avoine, résultat de l'ensemencement entre souches.A cette occasion on arracha des tiges d'avoine qui mesuraient S pieds et 6 pottccK de hauteur.C'est ainsi que les terres neuves tiennent leurs promesses! Avril 1944 Le Bulletin des Agriculteurs 25 dos conditions voulues pour en avoir un rendement convenable.J'aime mieux l'orgueil «le.l'homme qui se pique d'avoir de belles vaches pour lui donner (lu profil, qui leur donne de temps en temps une "platée de moulée", que l'orgueil (le celui qui se pique de donner 1 gallon d'avoine par repas à son cheval, pour le seul plaisir d'avoir le plus beau et le plus gras de la paroisse.Soignons plutôt nos vaches, nous récolterons plus de lait dans la chaudière, et par conséquent plus d'argent dans nos poches: et n'est-ce pas ce qui compte le plus pour ceux qui ont eu moins?On ne saurait trop insister sur le soin que vous devez donner à vos animaux.C'est le capital productif de votre ferme.C'est avec vos animaux que vous vivez.On fait du bois, on le vend (i il nous donne (lu profil: les animaux on les a et quand on n'en a pas soin, on les garde pour rien, parce qu'ils ne donnent pas de profit.Bien des gens sont surpris de voir que des colons vivent misérablement sur des lots, quand ces mêmes gens, devenus journaliers, réussissent à vi- vre d'une manière convenable durant les temps d'abondance.Tout de suite ces gens sont portés à dire "le métier de colon, c'est un métier pour être misérable toute sa vie." Je donnerais parfaitement raison à ces gens si je ne connaissais pas le colon et le journalier.Pour être colon progressif, il faut, avoir de l'initiative, de l'intelligence, du coeur et de la volonté; et ceux qui ne réussissent pas, il leur manque toutes ces qualités à la fois, ou une très grande partie.Tandis que pour être journalier, il suffit d'avoir un maître qui dicte ses volontés; il suffit en un mot d'avoir un peu plus d'intelligence qu'une machine.Pour être un bon colon, il faut être un homme intelligent, pour être journalier il s'agit souvent d'être un bon manoeuvre.Colons, vivez sur vos lots, aimez ce que vous possédez, prenez-en soin, et vous mirez du succès./'.S.Dans un article prochain, nom Vuais liarlrruits de la manière d'cr])lui-ter votre lot.Un colon consulte son inspecteur Par ANTOINE SIMARD C'était à la fonte des neiges.L'agronome Roudon, inspecteur de Colonisation pour le canton Savoie, était occupé à son bureau à faire les demandes d'octroi pour les futures constructions de grange-établc et de maison.11 aurait aimé pourtant se griser de ce beau retour du printemps, mais non! Là-bas, à Québec, on venait de voter un autre généreux budget.11 fallait en faire profiter ses colons.Depuis le matin, c'était le même refrain qu'il recopiait pour la 20èmc fuis: No.de lot.rang.canton.Nom du colon.de l'épou- .Améliorations actuelles.etc.etc.Tout à coup! — Toc Toc ! - ENTREZ 1 La porte s'ouvre doucement et un robuste gaillard apparaît dans l'encadrement.Bonjour monsieur Martel, venez vous asseoir.-J'vcux p.'is être longtemps par rapport que j'veux pas vous retarder trop, trop.— C'est toujours pareil! Les colons di' votre trempe, c'est connue le beau temps de par ici; il n'est pas aussitôt arrivé qu'il parle déjà de partir.Pourtant, j'aime va jaser avec un colon sérieux de son établissement.— Que voulez-vous M.l'Agronome, j'vois ben que vous avez gros d'ouvrage.Puis su l'truin que l'printemps arrive, il m'restc pas grand temps pour rafistoler les gréments à semence.J'ai peur que nia pièce de labour d'automne crie après moi ben vite.— A propos de votre labour d'automne; avez-yous été voir ça maintenant que la neige est disparue?— Oui, et va fait comme vous m'avez dit.Pourtant l'automne passé, je n'vous croyais pas quand vous m disiez de labourer quand même dans nue terre pas mal mouillée; j'voyais la raie s"'glacer" quand l'oreille de la' charrue la "virrait" et je m'disais: pourtant ce n'est pas correct de labourer dans une terre pareille.C'prin-Icmps les raies sont meubles et "fleuries" comme de la belle chaux.J'pense ben que la pt'itc herse à ressorts fera une bonne ouvrage.Dites-moi donc pourquoi qu'on peut labourer comme va l'automne, tandis qu'au printemps c'est ben mauvais?—C'est un peu compliqué mon vieux ! mais je vais essayer.La terre est, pour bien dire, la maison des racines, des plantes.Ces racines, comme nous dans nos demeures, ont besoin d'air, de chaleur et d'une juste proportion d'humidité pour bien se développer.Aussi, quand vous avez construit voire maison, vous avez arrangé ça pour toujours avoir du bon air à respirer, suffisamment de chaleur et de lumière, et pas trop d'humidité.C'est la bonne structure de votre maison qui vous garantit ces avantages.Ainsi, le sol se fait une structure qui tissure aux racines et à la plante ht distribution du bon air et de la chaleur, ainsi que la juste proportion d'humidité.Par expérience, vous savez qu'une motte de terre s'écrase d'autant plus facilement qu'elle est.plus humide.Par conséquent, quand vous labourez un sol trop humide, ces petites mottes ayant perdu leur résistance, s'écrasent sur l'oreille de la charrue qui les presse.D'où le "glaçage".Et si pareil labour est fait au printemps, les plantes s'y développent mal parce que les racines y manqueront d'air pur, de chaleur, et auront trop d'humidité.— Mais pourquoi que c'est moins dangereux à l'automne?— Parce qu'au cours du printemps, à la fonte des neiges, le "gel", le dégel, l'eau et le soleil chaud reconstruiront les petites mottes que votre charrue aura écrasées à l'automne.Vous dites alors que la terre a "fleuri" comme de ht chaux.— Faut croire que le Bon Dieu a inventé c'moyen-là quand il a vu les automnes mouilleux et les printemps interminables de par ici .! — En plein va.— Bateau! j'vois passer le temps et je n'vous ai pas encore parlé de mon idée! — Quelle idée?— C'est à propos du labour dont j'parlais tantôt.Vous avez vu le dégât (Proches qu'il y a là?— C'est gris rien que de va! — J'avais pensé de les mettre en digues qui me serviraient de clôtures dans mes lignes et mes "refentes".— C'est parfnit et surtout en clôtures de ligne, pour être certain de ne [ante t Protégez vos précieux Bâtiments Agricoles avec les Bardeaux d'Amiante Muraux Cedarqrain • Pensez à ce que vous avez placé d'argent en bâtiments, outillage, produits, volailles et bestiaux.Puis songez à la protection véritable qu'offrent les Bardeaux d'Amiante ŒDARGRA1N —qui défient l'incendie, l'usure, l'intempérie des saisons.Etant fabriqués de fibro-ciment (amiante et ciment Portland), les Cedargrains J-M sont si l'épreuve du feu, de la rouille, de la pourriture, des rongeurs.Ils n'ont jamais besoin de coûteux entretien et vous ménagent de l'argent chaque année.Les Cedargrains peuvent se poser directement sur les vieux bardeaux ou planches à clin.P R O p U I T S IZi JOKNS-MANVIUt I MATERIAUX DE CONSTRUCTION JOHNSMANVILLE i ! j Canadian Johns-Manvillo, Dep.BD-43 I I Edifice Sun Lifo, Montréal, P.Q.I l I Envoyez-moi gratis cl sani aucun engagement des notices descriptives des I Matériaux J-M pour la Ferme.J'indique ce qui m'intéresse: Toiture bardeaux muraux isolotion thermique Flcxboard pour doubler laiteries et poulaillers ?.[ Nom.J I Adressa.'.J I I I .„.™.:-.| I__________________________________________I 26 Le Bulletin des Agriculteurs Avril 19+4- Déroulez votre toiture! 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on me dit que c'est le souffle.Y a-t-il un remède?Un abonné R.—Votre jument est probablement atteinte du souffle.Cette maladie est incurable mais de bons soins peuvent empêcher qu'elle s'aggrave.Ne lui servez que du foin succulent et propre dans lequel il n'y a pas de poussière.Diminuez sa ration de foin mais augmentez sa ration d'avoine et de son.Donnez de l'eau à votre jument avant les repas, jamais après.Ne la faites pas travailler immédiatement après ses repas et ne lui faites pas faire d'exercice violent.Donnez-lui deux fois par jour, pendant dix jours, comme tonique, une cuillerée n thé de liqueur arsenicale de Fowler dans sa ration ; cela pourrait l'aider.Donnez-lui aussi des carottes, si vous e» avez.• * ?Q.—J'ai une vache qui, après une indigestion, a été purgée trop longtemps.Que faire?Un abonné assidu R.—Essayez d'arrêter la diarrhée de votre vache; autrement cela peut devenir très grave.Donnez-lui, chaque jour, dans sa moulée environ une once d'huile de foie de morue ou de n'importe quelle bonne huile de poisson.Donnez-lui aussi deux drachmes de salol et deux drachmes de sous-nitrate de bismuth dans du lait bouilli à toutes les quatre heures pendant une journée ou deux.Donnez-lui de l'eau chaude en petites quantités.1.Soyez régulier — commencez la traite à la même heure pour chaque traite.2.Ay*t tout à la main — évitez le bruit, l.i confusion et les distractions de toutes sor-tes.dans^ l'élable.au moment de la traite, afin d'éliminer les mouvements inutiles.$.Preparation de la vache — essuyer soigneu-sentent le pis de chaque vache, immédiatement avant de commencer la traite avec un linge propre trempé dans l'eau chaude (130CF.) contenant 250 p.p.m.de chlore.Procédez ensuite avec le No.A.A.1/tisane du Gobelet dEgOUllemenl — Ensuite, tirer quelques jets de lait de chaque trayon dans le gobelet d'égouttctncnl.Inspec- tez le lait: s'il est anormal, trayez celte vache «n dernier.(Les phases 3 ct a: facilitent l'es coulement du lait.) 5.Appliquez les rèeeptacles immédiatement après l'usage du Gobelet d'Egnultement.Soutenez et appliquez les réceptacles convenablement afin d'éviter la pertv.du vide et qu'il n y eittre le moins d'air possible.6.Les 'êccptacles doivent être enlevés après S ou minutes.L'égouttcme nt à la main doit être fait principalement pour permettre l'inspection et ne doit comporter qu'une seule pres-dc_ la main à chaque trayon.Ne prolongez pas I égoutlemellt.L'égoutlcmcnt à la machine peut se faire_ avant d'enlever les réceptacles en massant rapidement chaque quartier du pis.r-j ENTRETENEZ BIEN VOTRE ECREMEUSE DE LAVAL Vous pouvez maintenant vous procurer les écrémeuscs De Laval .mais en observant les règles suivantes, vous obtenez de votre écrémeuse De Laval actuelle le service dé plu .ne durée et plus effience pour lequel elle n été construite.Cfh le» re 2.Laver le bol et les parties étamées immédiatement après chaque emploi 3.Tournez Técrou du bol fermement.employez que de l'huile à écréttMUM DE Laval et vérifiez voire système lubrifiant tel qu'indiqué.THE DE LAVAL COMPANY, LTD.PETERBOROUGH MONTREAL WINNIPEG VANCOUVER Lorsque vous écrivez aux annonceurs, veuillez mentionner Le Bulletin des Agriculteurs Si c'est ^OgiMe' -c'est bon! Vos profits grossiront selon la rapidité avec laquelle ce porc atteindra le poids du marché.Pour y parvenir il lui faut plus qu'une nourriture ordinaire; les Nourritures pour Porcs "Miracle" lui fourniront tous les ingrédients essentiels à une croissanco rapide.Donnez à vos animaux les Nourri-turcs pour Porcs "Miracle"; ils profiteront vite ct seront forts dès le début .ct vos profits se multiplieront.NOURRITURES POUR PORCS MftPOE OGILVIE FLOUR MILLS COMPANY LIMITE D Avril 1944 Prix du Marché PRIX DU BEURRE au cours des périodes hebdomadaires closes respectivement le No 1 pasteurise-.Nu 2 pasteurise.No 3 pasteurise.("> mars 35 :u 33 13 mars 35 34 33 20 mars 35 34 33 27 ma' 35 la livre 34 la livre 33 la livre PRIX DU FROMAGE nu cours des périodes hebdomadaires closes respectivement lî Blanc m» 1, Blanc no 2.Blanc no 3.20» 201, 194 13 mars 204 204 194 20 mars 20Ji 20', 19H 2i mars 204 la livre 20.4 la livra 19H la livre PRIX DES OEUFS au cours des périodes hebdomadaires closes respectivement le 2 mars 9 mars 1G mars 23 mars EXPEDITIONS TRIEES A-gros.33,4 354 354 A-moyens.33 — 334 33 —33'* 33 —33.4 A-poulettes.274—28 28 28 B.314—32 314—32 314—32 C.27 —274 274 27,4 X—Les œufs vendus en vrac se vendent deux cents moins cher.354 la douzaine 33 —334 la douzaine 28 la douzaine 314—32 la douzaine 274 la douzaine PRIX DE LA VOLAILLE au cours des périodes hebdomadaires closes respectivement le VOLAILLE ABATTUE ».DINDONS 2 mars 9 mars 16 mars 23 mars A.594 394 394 394 la livre B.374 374 374 374 la livre C.31?, 314 344 344 la livre FOLLETS A—nourris au lait 5 lbs et plus.354—364 36!,'—364 36H 36?.,' la livre B-nournsau lait.344—344 344—344 344 344 la livre A.- r ¦ - , - - la livre B.324—324 32,4—324 32J< 32?,' la livre C.- - - - I» livre TOILES A-51bsetplus.294—304 29»,'—30.4 :«>>.; 304 la livre It-5 lbs et plus.27,4—28.4 27?,"—28.4 284 284 la livre VOLAILLE VIVANTE POULETS 5 lbs et plus.29 29?,' 294 29«{ la livre Moins de S lbs.26—27 25—28 27—28 27—28 la livre POULETS De gril.____ la livre ' Cochets.____ ____ 25—26 25—26 la livre POULES 5 lbs et plus.25t-5 25'0 254 25.4 la livre Légères.20—21 20—22 ____ ____ b livre Vieux coqs.la livre | Vieilles dindes.la livre Oies, tous poids.la livre Canetons 5 lbs et plus.la livrt s'.B.— Les prix payés aux expéditeurs sont de un à deux sous inférieurs à ceux du gros.PRIX DES ANIMAUX VIVANTS m cours des périodes hebdomadaires closes respectivement li BOUVILLONS (jusqu'à 1050 Ibsl 2 mars 9 mars 16 mars 23 mars Choix.12.75 ____ ____ "-12.75 les 100 ll>s Bons.12.20 12.40 12.20 12.25 leslOOlb.Moyens.11.40 11.55 11.55 11.60 les 100 lbs Communs.9 80 10 05 10.15 9.80 les 100 lbs BOUVILLONS] (au dessus de 1050 Ibsl Choix.____ ____ ____ 12.75 les 100 lbs 1 Bons.12.20 12 10 12 25 12.25 les 100 11» Moyens.114 1 11.-55 11.55 11.GO les 100 lbs Communs.9 80 ____' ____ 9.80 les 100 II» TAURES Choix.?.____ - ____ les 100 II» Bonnes.10 55 10 60 10.75 10.75 les 100 11» Moyennes.9.50 9.80 9.65 les 100 II» Communes.8.15 8 20 B.IO 8.40 les 100 11» VACHES Bonnes.8 70 8 85 non 9.00 les 100 11» Moyennes.7 65 7.85 8.00 8.00 les 100 II» Commune-.6 65 6 70 6 75 6.75 les 100 11» Très communes.5.55 5.60 5.65 5.65 les 100 II» TAUREAUX -—1 - _ Bons.8.75 9.00 9 20 9.25 les 100 11» Communs.7.80 7.90 8.05 8 00 les 100 II» VEAUX Choix et bons 15 85 15 85 15.80 15.50 |>.-ir tête Moyens et communs.14.15 11 10 14.20 13.50 par lèle D'herbe.8.15 7.75 7.85 8.25 par Ute AGNEAUX 'fens.13.00 - ____ 9.00—10.00 par tête Lourds.par lete Communs.10.25 9.00 9.00 y.00 par léle Non-chalrès.10.25 9.00 9.00 9 00 par tète MOUTONS Lourds.- - G.60 6.65 par tèie Communs.4.50 4.35 .4.35 par léle PORCS v Classes Abattues Catégorie B-l.17.15 17.15 17.15 17.15 les 100 lbs .Catégorie A.Prix des B-l les 100 II» plus prime de $1.00 par léle.B-2.Prix des B-l les 100 lbs moins coupe de $0.50 par tète B-3.17.15 17.15 17.15 17.15 les lOO .!» C-l.Prix des B-l les 100 lbs moins coupe de $1.00 pnr léle.C-2.Prix des B-l les 100 lbs moins coupe de S 1.00 par lête.C-3.Prix des B-l les 100 lbs moins coupe de $2.00 par tête.Légers.Prix des B-l les 100 lbs moins coupe de S2.00 par léle Lourds.Prix (les B-l les 100 lbs moins coupe de S3.00 par tête.Truies no 1.13.00 13.00 13.00 13.00 les 100 lits Truies no 2.13.00 13.00 13.00 13.00 les 100 II.PRIX DES FARINES ET CONCENTRÉS au cours des périodes hebdomadaires closes respectivement le FARINE DE PAIN Première patente.Deuxième patente.Forte à boulanger.FARINE A ENCRAIS Qualité inférieure.SOUS PRODUITS DU BLE Son.Cru rouge.Cru blanc.GRAIN Orge d'alimentation de l'ouest no 2.Blé no I northern.Criblurc moulue (rare).Moulée d'avoine.TOURTEAUX Tourteaux de lin.Drèchc de brasserie très rare.DIVERS Gruau d'avoine gros ou lin Ecailles d'huîtres (rare).SEL Gros sel.Sel en pierre bloc blanc.Sel en pierre bloc iodé____ Sel fin sac en papier.Il faut déduire de la liste de prix ci-dessus livres sur l'orge, l'avoine, le son, le gru blanc, le accorde un octroi supplémentaire de 13J^ cents 2 mars 9 mars 16 man 23 mars 2.45 2.45 2.45 2.45 les 9811» 2.20 2.20 2.20 2.20 les 9811» 2.10 2.10 2.10 2.10 les 9811» 2.10 2.10 2.10 2.10 les 98 II).30.(X) 30.00 30.(X) 30.00 la tonne 31.00 3t.no 31.00 31.00 la tonne 31.00 34.00 34.00 34.00 la tonne 2.00 2.00 2.00 2.00 les 100 II., 2.05 2.05 2.05 2.05 les 100 II» 1.60 1.60 1.60 1.60 les 100 II» 2.25 2.25 2.25 2.25 les 100 11» 43.00 43.00 43.00 43.00 la tonne 28 00 28.00 28.00 28.00 la tonne 3.40 3.40 3.40 3.40 les 80 II».1.10 1.10 1.10 1.10 les 100 II.1.10 1.10 1.10 1.10 les 100 II), .45 .45 .45 .45 les 50 II» .50 .50 .50 .50 les 50 II» .80 .80 .80 .80 les 100 II» l'octroi fédéral de S4.50 la tonne gru rouge et le blé.En outre les cent livres.ou de 224 cents les ceni sur le blé le gouvernement PRIX DES ENGRAIS CHIMIQUES (Province de (Juébeci " L'octroi sur les engrais chimiques est accordé celle année sur le transport seulement.Il varie d'une région a l'autre de la province et va jusqu'à concurrence tic $3.00 la tonne.Pour de plus amples détail, nous recommandons à nos lecteurs de s'informer auprès de leurs fournisseu rs.Engrais simples Kn sacs de Prix (al Cyanamidc.21% 100 livres $48.35 Muriate de potasse.-.-.50% lOOlivres 19.25 Nitrate de soude.16% 100 livre» 52.50 Sulfate d'ammoniaque.20% lOOlivres 44.00 Superphosphate.20% ' lOOlivres 23.2;.Kngrais composés Acide ^zotc Phosphorique Potasse * - 0 14 7 lOOlivres $27.25 2 12 4 100 livres $26.50 4 8 8 100 livres $29.75 4 12 6 lOOlivres $31.50 9 5 5 lOOlivres $32.50 3 18 0 lOOlivres $29.0(1 Engrais ft tabac Acide Azote Phosphorique- Pousse 2 10 G lOOlivres Î30.25 5 8 7 lOOlivres $36.25 Cette liste indique les prix des engrais chimiques livrés en sacs de papier, a) F.A.B.les entrepôts des expéditeurs.QUI PAIE SES DETTES S'ENRICHIT On entend dire de part et d'autre que les cultivateurs touchent de meilleurs revenus qu'au cours des années d'avant-guerré: S'il y en a qui sont imprudents et qui dépensent tous leurs revenus, il y en a d'autres par contre qui veulent parer aux imprévus.C'est ainsi, par exemple, que l'Office du crédit agricole tlu Québec nous ap- prend que plus de 3,000 acomptes volontaires, formant un total de près de un million et demi de dollars, ont été versés d'avance au cours de 1943 en diminution du capital emprunté.Le montant moyen remboursé par les emprunteurs en acompte sur leur dette a été dé $478.00 en plus de leurs paiements réguliers.Si vous ne comptez pas parmi ceux qui se sont libérés, partiellement ou totalement, de leurs obligations soit envers l'Office du crédit agricole, soit envers d'autres emprunteurs, pourquoi ne songc7,-vous pas à suivre leur exemple cette année?L'après-guerre amènera peut-être des temps difficiles; vous serez alors heureux d'avoir profité de la prospérité présente pour réduire le montant de vos intérêts sur le capital que vous avez emprunté.C'est le fait d'un homme sae;e et prévoyant de payer ses dettes, s'il dispose d'économies, avant même de songer à faire des placements.Lu libération de sa terre de toute hypothèque doit être, pour tout emprunteur, le premier souci. Avril 1944 Le Bulletin des Aericulteurr.31 LES JEUNES ELEVEURS Concours entre les éleveurs de porcs Los cinq réponses suivantes fuient jugées les meilleures: ]_Par monsieur Jean-Louis Beauregard: Les garçons de la campagne trouvent de nombreux avantages à entrer dans un cercle de jeunes éleveurs: a) C'est parce que le cercle des jeunes éleveurs groupe les garçons de la campagne qui ont besoin de se connaître, de coopérer, de s'aimer.b) Le cercle peut développer le goût de la lecture qui est utile aussi bien pour les habitants que pour les autres parce que leur travail des champs et l'élevage des animaux demandent des connaissances de toutes sortes.c) Le cercle des jeunes est une école d'agriculture dans la paroisse, à la portée des fils de cultivateurs.Us apprennent à aimer la profession de leur père, à la faire aimer et à la faire respecter par 'les autres.(ii Le cercle des jeunes éleveurs de porcs développe les connaissances pour la sélection et l'amélioration de nos porcs pour le marché ou pour l'élevage des porcs pur-sang.11 nous faut comprendre l'importance d'un bon verrat pur-sang pour améliorer le type du marché, l'importance d'une bonne femelle d'élevage, de la propreté dans la porcherie pour prévenir les maladies, de la bonne alimentation à partir du sevrage jusqu'au poids du marché.c) Le cercle donne à ses membres l'occasion d'étudier la loi des marchés la classification des marches, etc.Comme membre du cercle do St-Damase, j'ai eu le privilège de participer au concours national et j'ai appris que le prix de nos porcs vendus sur le marché de Montréal est fixe par le commerce d'exportation tel le marché anglais; Pour arriver là, il faut que nous, les éleveurs de porcs, fassions de bons cochons ayant le poids, le fini et le type voulus.Nous devons en plus produire la quantité pour durant douze mois par année, 2—Par monsieur Jean-Louis Beauregard: Les causes des fréquentes maladies chez les porcelets sont le manque de matière miiiérale, d'aliments convenables et d'exercice durant la gestation de la.truie surtout en hiver.11 y a aussi le manque de propreté dans la porcherie surtout l'hiver et le manque de soleil.Comme le lait de la mère manque toujours de vitamine après quelques semaines, si les petits cochons n'ont pas des mottes de terre où ils pourraient trouver de la matière minérale et de l'huile de foie de morue poulies vitamines, ils prendront l'anémie, le rachitisme et le choléra.Le manque de lait de la mère est aussi une cause de manque de développement des petits cochons et ils seront plus portés à prendre les maladies.Les chaleurs des femelles nourricières occasionnent assez souvent le choléra.Donc pour prévenir toutes ces maladies, il faudra donner de l'exercice à la mère avant la mise bas, la placer dans une cabane avec Quinze membres ont pris part au concours éliminatoire entre les membres les plus méritants de chaque cercle de jeunes éleveurs de porcs dans la province de Québec et monsieur Jean-Louis Beauregard du cercle de jeunes éleveurs de porcs de St-Damase s'est classé premier avec 92 points sur 110.Voici la liste complete du résultat de ce concours: CONCUHKENTS POINTS POUK QUESTIOBS TOTAL RANG Prés.-1-2-3-4-5 (10) (20) (20) (20) (20) 20) (110) Jean-Louis Beauregard, St-Damase, Cté St-Hyacinthe.5 18 18 18 18 15 92 1er Lucien Rioux.St-Simon, Comté Rimouski 10 17 17 13 18 16 91 2e Jean-Marie Giard, St-Hugues, Comté Bagot.2 17 15 15 15 20 84 3e T homas-Lotiis Tremblay, Albanel, Comté Roberval.8 10 14 13 17 17 79 4e Euchde Duguay, Thurso, Comté Papineau 8 16 12 12 10 10 68 5e Marcel Larivière, St-Zacharie, Comté Beauce.3 13 13 12 14 10 65 6e Clément Larivière, St-Zacharic, Comté • Beauce.5 10 13 17 11 8 64 7e Luc Marsolais.St-Alexis, Comté Montcalm 5 13 8 12 14 9 61 8e Lionel Marcil, Albanel, Comté Roberval.4 13 12 16 10 5 60 9e Gustave Thibodeau, Thurso, Comté Papineau.10 10 8 13 8 10 59 10e Marius Roy, St-Simon, Comté Rimouski.2 10 14 9 12 12 59 10e Maurice St-Pierre, St-André, Comté Argenteuil.5 9 6 6 8 5 39 12e Léo Malenfant, Notre-Dame du Lac, Comté Témiscouata.— 10 9 8 10 2 39 12e Gérard St-Pierre, St-André, Comté Argenteuil.5 8 3 4 7 5 32 14e GuyMireault, St-AIe.\is, Comté Montcalm 9 3 5 7 1 25 15e bonne litière au dehors, lui donner de l'orge, de l'avoine, du blé avec du supplément protéïque.S'il n'y a pas de supplément protéïque, lui donner la matière minérale.3—Par monsieur Jean-Louis Beauregard: Dans l'achat d'une bonne truie d'élevage, il faut tenir compte de la conformation de la truie, c'est-à-dire son développement pour son âge: truie longue, profonde, lisse en avant jusqu'en arrière, forte mais montrant beaucoup de finesse dans ses membres, d'un caractère docile, calme et ayant au moins douze tétines.11 faudra tenir compte de la famille où elle vient, d'un bon verrat pur-sang et d'une mère qui a donné des portées nombreuses et uniformes.Choisir autant que possible une femelle qui vient d'une mère qualifiée à l'enregistrement supérieur.4—Par monsieur Lucien Rioux: D'abord j'ai deux truies d'élevage que j'ai choisies moi-même que je fais rapporter deux fois par année, deux portées vers le mois de mars et vers le mois de septembre.Je tiens toujours mes truies dans des enclos bien propres garnis d'une bonne litière et avec des gardes autour de l'enclos, pour que la truie n'écrase pas ses petits.Pendant la mise bas, je dérange la truie le moins possible et je surveille les petits pour qu'ils puissent téter.Je ne donne de la nourriture à la truie que plusieurs heures après la naissance des petits et lui donne de l'eau tiède avec une ou deux poignées de gru et j'augmente graduellement et au bout de trois jours je donne la pleine ration à la truie.Je lui donne une ration riche en protéine et en matière minérales.Comme moyen de prévention contre l'anémie des porcelets, je leur donne du sulfate de fer avec la dose que j'ai dite plus haut.Quand les porcelets ont atteint l'âge de quatre semaines, je donne dans un TAUREAUX JERSEYS DISTRIBUES L'association des éleveurs de ment en cette province, car elle s'est ; Jerseys du Québec annonce que ses dons de taureaux Jerseys se continueront en 1944.Déjà dans sa troisième année, cette campagne devient de plus en plus populaire et un total de 650 sujets Jerseys ont été distribués aux propriétaires de troupeaux croisés de la province de Québec en 1942 et 1943.Ces jeunes mâles, issus de laitières donnant un haut pourcentage de gras et de bons taureaux augmenteront le rendement en gras de beurre de leurs filles.Comme les sujets disponibles cette année sont limités à 300 veaux seulement, tous les intéressés devront faire application le plus tôt possible.Les premiers veaux ont été distribués au début de mars et les autres seront expédiés dans l'ordre des commandes reçues, au fur et à mesure que l'Association aura des sujets en mains.La race Jersey se répand rapide- démontrée rustique, prolifique et ca- J pable de produire du gras de beurre » sur une grande échelle durant l'année.J Des génisses, provenant de taureaux J Jerseys et de vaches classifiées, feront ; d'excellentes laitières, produisant de fortes quantités de lait de haute teneur en gras.Nous ne pouvons satisfaire aux demandes de vaches Jerseys! il s'ensuit un retard dans le développement de cette race.Le fort pourcentage de ! gras de beurre est responsable des ! chèques substantiels revenant aux '< propriétaires de troupeaux accrédités.! Cela a mis en évidence la valeur de la ' race Jersey depuis quelques années et > a créé une demande accélérée pour ces ; animaux.Il n'y a pas à s'en surprendre car c'est le pourcentage de ; grns de beurre qui remplit d'écus le ; gousset de l'éleveur intéressé à l'industrie laitière.t**********^******** *************** ********* .auge dont la mère n'a pas accès, du lait lorsque les porcelets commencent à boire.Je leur donne quelques poignées d'avoine tamisée; ceci aide beaucoup à la croissance des porcelets.Je sèvre mes porcelets vers l'âge de six semaines et je les soigne à l'auge 'et à la bouette.Ma truie a eu douze porcs et je les ai tous réchappes.J'ai dépensé 0,128 lbs de moulée au prix total de $119.70 et j'ai donné pour $38.00 de lait écrémé, 19,000 lbs.J'ai réalisé par porc un profit de $12.40.J'ai vendu mes porcs par l'intermédiaire de la coopérative locale; j'ai eu cinq selects, G Bl et un consommé par la famille.J'ai vendu mes porcs vers l'âge de 6% à 6 mois au poids de 200 à 220 livres.Quant à mes projets, je vais surtout continuer de produire la qualité et je vais garder le même système d'élevage, 2 truies d'élevage, 2 portées par année et je vais essayer de produire des porcs le plus économiquement possible afin d'avoir de meilleurs profits.-Par monsieur Jean-Marie Giard: A mon point de vue, dans les circonstances actuelles il y a d'excellentes raisons pour que nous soyons encouragés à produire au maximum; au moins à maintenir la production record de 1943.Ces encouragements sont les suivants: L'existence en Grande-Bretagne d'un débouché pour tous les porcs de bonne qualité que nous pouvons produire, preuve notre contrat avec la Grande-Bretagne pour un minimum de neuf cent millions de livres en deux ans.Prime de $3.00 sur les selects A et de $2.00 sur les bacons B-l.Cette prime va contribuer pour une grande part à l'amélioration de la production porcine en quantité et en qualité.De tels boni constituent un encouragement défini pour celui qui produit la qualité mais il mérite bien cette récompense pour un travail bien fait.Ceci va contribuer à augmenter et à intensifier la production des grains sur nos fermes québécoises et une meilleure distribution des grains alimentaires.Sur ce point la situation continue à s'améliorer.Les grains de l'Ouest arrivent dans l'Est en quantité suffisante.On peut se procurer maintenant des quantités plus substantielles de suppléments protéiques, et il y aura plus de rations équilibrées cet hiver que l'an dernier.Crédit qui peut être obtenu des caisses populaires afin de permettre aux producteurs d'acheter les grains nécessaires au char à l'automne.Possibilité de ravitailler les pays libres après la guerre pour plusieurs années.Notre effort agricole qui a fourni à l'Angleterre des denrées essentielles à son alimentation nous met en droit de lui demander l'assurance formelle qu'elle achètera notre bacon après la guerre.Cette assurance formelle c'est un contrat à long terme qui nous la donnera.Nous espérons que sa reconnaissance s'exprimera par cet acte. 32 Le Bulletin des Agriculteurs Avril 19-14 I, XI E gouvernement fédéral vient de nommer quatre sénateurs eanadiens-l'rançais: les honorables T.-D.Bouchard.Cyrille Vaillancourt.J.-A.Le-sa.ee et Armand Daigle.En présentant dos félicitations à tous, jêvcrbis devoir ajouter un commentaire spécial en marge de la nomination de l'hon.M.Vaillancourt.M.Vaillancourt est-il un libéral cent pour cent?L'a-t-il toujours été?.le l'ignore complètement et n'ai aucun besoin de le savoir.l'ai simplement l'impression qu'avant de monter sur la scène politique, il s'occupait suffisamment d'oeuvres extra-politiques pour employer tout son temps et que les partis politiques ne le passionnaient guère.Ce qui m'intéresse, en lui, c'est .qu'il s'est consacré à certaines oeuvres éminemment constructive* de chez nous, au point de s'identifier tout particulièrement avec elles; et c'est qu'il a toujours passé pour un esprit très sérieux et fort honnête.Je suis d'autant plus à l'aise pour parler ainsi que les circonstances n'ont jamais favorisé l'intimité entre lui et moi et que.par conséquent, ce que j'écris ici n'est qu'un humble écho du sentiment populaire, du moins là où la politique électoraliste et crétinisante n'a pus encore eu le temps d'exercer ses ravages.Jusqu'à sa nomination au Conseil législatif et à un poste de commande dans la Commission des Prix, person- Le sénateur Vaillancourt Par EUGÈNE L'HEUREUX ne ne songeait beaucoup à décrier M.Vaillancourt; mais, depuis lors, toute une école s'évertue à le démolir, au risque d'ébranler, si c'est nécessaire au triomphe de ses arrières-pensées électorales, une oeuvre aussi féconde et aussi nécessaire au salut du Canada français que celle de nos caisses populaires, Ponrtant.quel crime n commis M.Vaillancourt, en acceptant ces deux postes?Son élévation au Conseil législatif était plutôt île nature à surprendre agréablement ceux qui déplorent la vieille tradition—dont s'est écarté dans le présent cas le gouvernement actuel—de nommer trop souvent à la Chambre-Haute des hommes qualifiés par leurs états de services politiques bien plus que par leurs mérites sociaux.D'autre part, l'entrée de M.Vaillancourt ù la Commission des Prix a permis le redressement de nombreux griefs que déploreraient encore les Canadiens français toujours incompris et maltraités par ces commissions férérales où ils sont insuffisamment représentés.Discutant, un jour, avec deux ministres fédéraux, je leur demandais pourquoi ils ne nommaient pas plus de Canadiens français aux postes élevés de notre immense organisation de guerre.Et ceux-ci de nie répondre: "Nous en avons fait approcher plusieurs, mais tous refusent d'assumer ces responsabilités." A la vérité, il faut aux Canadiens français un courage peu ordinaire pour accepter en ce moment des postes de commande fédéraux.Ils savent qu'ils auront à se défendre simultanément contre deux catégories d'ennemis: ceux d'en avant—certains accapareurs anglo-canadiens—et ceux d'en arrière—certains Canadiens français qui les frapperont dans le dos avec-une élégance comparable à leur incompréhension de tout problème plus vaste qu'un perron de porte.Pourtant, il va falloir, un jour, nous montrer plus entreprenants et plus constructifs, si nous voulons cesser de retraiter devant ceux qui ne demandent pas mieux que de nous éliminer partout pour prendre notre place.En acceptant un poste de responsabilité dans l'administration fédérale, M.Vaillancourt a rendu de grands services à ses compatriotes.Les ennemis du parti politique qui l'a choisi devraient comprendre cela et faire porter sur d'autres points—il y en a tellement d'autres !—leur besoin de critique oppositionniste.Au lieu de combattre à mort celui qui a accepté de servir les Canadiens français sur un front où les combats sont utiles et décisifs, on devrait le soutenir de tout son appui moral et souhaiter publiquement que d'autres aient ce courage d'aller travailler ou.si cela convient mieux ù l'ardeur belliqueuse île certains éléments, d'aller se battre là où c'est difficile, pratique et honorable de se battre.Ce qui importe aux Canadiens français, ce n'est pas tant la prospérité du commerce des protestations et des jérémiades que la conquête des positions stratégiques et d'une situation générale améliorée en conséquence.Ces positions stratégiques, les Canadiens français de talent n'ont pas plus le droit de les déserter que les Anglo-Canadiens n'ont celui de les accu paroi'.Si nous voulons améliorer notre situation dans notre pays, hâtons-nous d'en prendre les moyens et cessons de faire sottement le jeu de nos ennemis, les accapareurs, en nous contentant du rôle, trop facile pour être fécond, de "protesteux" contents de protester et dépourvus de véritable ambition.Sur ce point, l'expérience' a été suffisamment longue pour s'avérer concluante.C'est ce qu'a compris M.Vaillancourt.Qu'il en soit félicité! Puisse-t-il compter plus d'imitateurs à l'esprit conquérant et moins de dénigreurs inconsciemment, mais effectivement démolisseurs! Nos érablières et leurs produits Il 'ENTANT possède en son coeur une source de vie lumineuse qui éclaire et enchante sa vie.Les misères de l'existence n'ont pas encore abaissé ses paupières et embrumé son regard.Aussi l'imagination transfigurant ses moindres désirs en contes de fées, fait rêver de maisons de chocolat, d'arbres magiques aux branches lumineuses, de fontaines île lait et de nectar.Que diriez-VOUS lecteurs, si j'affirmais que nous avons en réalité, dans notre province, des merveilles tout aussi surprenantes?Et sans plus attendre, je parle de notre érable à sucre.Cet arbre, dont la sève cristalline se transforme en sirop d'ambre et d'or, a des ancêtres aussi vieux que les âges préhistoriques.En effet, à l'époque glaciaire, quand le manteau polaire recouvrit notre continent, deux espèces d'érables habitaient la vallée du Saint-Laurent.Aujourd'hui, la famille des ucéra-cées compte huit espèces, mais l'érable franc, ou notre érable à sucre est le plus célèbre.Il est inutile, ici, de décrire les arbres magnifiques qui peuplent les terrains élevés du Bouclier Laurcntien ou qui montent la garde sur les premiers contreforts des apa-laches, dans les Bois Francs.Parler d'érable à sucre, c'est évoquer l'image du travail fiévreux de la sucrerie, c'est évoquer les pique-niques à la cabane à sucre.On oublie souvent que l'érable à sucre était au milieu du siècle dernier, la source d'une industrie très importante.Les cendres de l'érable sont riches en potasse el, pendant de longues années, les quatre-vingt pour cent des engrais potassiques de toute l'Amérique provenaient de nos érables.L'Ecole du Meuble et le regain populaire des coutumes artisanes remettent en honneur les usages du bois de l'érable en ébénisteric et pour le plun-chéiage.Par PELLERIN LAGLOIRE Ce bois blanc très dur est susceptible de prendre un beau poli.Encourageons donc son usage et nous ferons, en même temps, mieux apprécier les beautés de chez nous.Et, pour revenir au fluide vivifiant qui s'écoule des flancs de l'érable entaillé, j'aimerais consacrer tout cet article sur lu valeur nutritive, fortifiante des produits de l'érable, niais je nie contente d'un mot: Les produits de l'érable, outre leur bouquet, contiennent une quantité appréciable de minéraux tels que le fer et le calcium.Le fer.faut-il le rappeler , est intimement lié à l'hémoglobine du sang.La vie des cellules dépend de la présence du fer dans la nourriture; quant au calcium, c'est l'élément de base pour la formation des os et des dents.Le sucre d'érable, en sirop ou en pain, contient du sucre sous forme de saccharose comme le sucre des fruits, il offre sous une composition structurale différente les qualités des sucres dans le lait.On dirait que la nature a cherché à réunir les meilleures propriétés alimentaires dans un seul produit.Oubliant, pour le moment, toute la poésie des érables dont le trop plein de vie printanière régale nos palais comme, plus tard, les samares ailées en tourbillonnant fascinent nos yeux, je rappelle quelques-unes des disciplines de la Loi, du classement et de la vente des produits de l'érable.En conformité avec la Commission Manufacture et entrepôt de La Société des Producteur-; de Sucre d'Erable de Québec, à Plessisville, Ctc Mcgantic.Fédérale des Prix et du Commerce qui a plafonné le prix des produits tie l'érable suivant leur qualité, le Ministère de l'Agriculture de Québec a passé une loi rendant obligatoire la classification dans toute la province.Cette loi comporte deux modes de classification : 1—une classification par le producteur, le commerçant ou le détaillant ; 2—une classification par le représentant officiel du ministère qui seul peut classer le sirop d'érable en barils ou autres grands contenants, et le sucre d'érable en sacs, en boite et en pains tie formes variées, lorsque ces produits sont vendus pour fins industrielles.En s'adressent à la section tie l'A-cériculturc, au Ministère de l'Agriculture de Québec, on peut obtenir moyennant la modique somme de 25 sous, un colorimètre, c'est-à-dire, un appareil avec échantillons servant à classifier les sirops d'après leur couleur.Notons, en passant, que ces colori-mètres mis en usage par le laboratoire du service de l'Horticulture provincial, ont été adoptés par le ministère fédéral de l'Agriculture, reconnaissant ainsi non seulement l'importance tie l'industrie de l'érable dans la province de Québec, niais aussi la technique ties officiers du Ministère tie l'Agriculture tie la province.Les inspecteurs classificatcurs atti-' rent l'attention ties intéressés sur l'importance qu'il y a de bien étiqueter tous leurs produits.Les étiquettes qui sont fournies gratuitement sur demande, doivent dire explicitement toutes les exigences de la loi tant au point tie vue de classement qu'au point tie vue de vente.Le Ministère de l'Agriculture a fait imprimer, sous forme d'un livret, la Loi et les Règlements des Produits (le l'Erable.Il suffit de faire îa demande de ce fascicule pour l'obtenir. Le Bulletin des Agriculteurs 33 Avril 1944 LE DON DE SON COEUR (lire ici la suite de la page 11) dieu, quelquefois, vit à bord de l'un de ces bâtiments et en surveille plusieurs autres, groupés autour de lui, dans la seule compagnie d'un chien dont les aboiements, le soir, résonnent longuement et lugubrement, dans le grand silence de mort qui règne sur cette nécropole maritime.C'est vers cet endroit de la rade que Gérard dirigea "L'Argonaute", pour passer la nuit auprès des navires abandonnés.De même que Le Saux, il était trop profondément marin pour ne pas ressentir avec intensité la tristesse qui s'en dégageait; mais les vieilles coques nuillees lui offraient un abri sûr contre un vent qui se serait levé pendant la nuit et il pouvait facilement amarrer son petit voilier après une chaîne d'ancre.— Je vais dormir quelques heures, dit-il à Le Saux, quand "L'Argonaute" se fut trouvé immobilisé auprès d'un ancien paquebot.Fais-moi lever à deux heures, pour que tu puisses te reposer à ton tour, et, jusque-là, veille.Mais le sommeil de Gérard ne devait pas être de longue durée.A peine reposait-il depuis une vingtaine de minutes sur l'une des étroites banquettes de la petite cabine que Le Saux vint le secouer avec énergie.— Monsieur Brunières, Monsieur Brunicres! Debout! "Il" est là!.-Qui "il"?demanda Gérard avec des yeux effares, sans tout à fait réaliser la situation, au sortir d'un rêve souriant où Christiàne, dans le parc de Rocarabi, lui avouait qu'elle aussi l'aimait.- Eh bien, le cotre suspect que nous m cherchons ! il est subitement sorti de l'ombre, à toute petite allure, derrière un cargo désarmé, et il est venu jeter l'ancre à quelques mètres devant IleUS.Instantanément Gérard fut debout, comme si un ressort l'avait arraché à s«ni inconfortable couchette.Il se précipita au dehors et vit effectivement le bateau suspect immobilisé là, tout près de lui.Un homme, un seul, en enjambait le bordage, se laissait glisser dans un pe-tit canot qu'il traînait dans son sillage et, à la godille, sans se hâter, gagnait la terre voisine et disparaissait dans l'obscurité.Ilevant cette occasion inespérée, Gérard n'hésita pas longtemps.Il jugeait évidemment qu'il était risqué de se rendre, de nuit, à bord de ce navire >ans la certitude qu'il abritât l'enfant lie Christiàne, gage d'un bonheur futur qu'il entrevoyait maintenant tout prochain.Que l'enfant y fût ou non, on pouvait s'attendre, de la part de l'équipage, à une réception brutale, à une réaction violente, peut-être à une plainte en justice, à un scandale, à une bataille en règle.Mais il était, inutile de réfléchir aux suites possibles de l'action à entreprendre: si l'on no se rendait pas immédiatement à bord, le navire pouvait filer comme il était venu, disparaître dans la nuit d'où il était si mystérieusement sorti, et emporter son secret.Il fallait donc agir tout de suite et savoir à quoi s'en tenir sur le rôle qu'on lui prêtait.— La fortune sourit aux audacieux, pensa Gérard, le coeur battant, en glissant un pistolet automatique dans sa poche, tandis qu'il en tendait un autre A son compagnon.Lé fait d'être armé pouvait singu- lièrement aggraver leur cas, mais il fallait tout prévoir.— Allons-y, Le Saux!.Les deux hommes déhalèrent "L'Argonaute" le long du paquebot désaffecté qui les abritait de son ombre et le propulsèrent jusqu'au cotre mystérieux contre la coque duquel ils vinrent se ranger."SAINT-MICHEL" MARSEILLE lut Gérard à son arrière, tandis que d'un couj) de jarret il sautait jusqu'au bordage, s'y agriffait et retombait le plus silencieusement possible sur le pont, suivi aussitôt de Le Saux.Personne! Le pont était désert et donnait l'impression que le bateau était inhabité.La main refermée dans leur poche sur la crosse de leur arme, les deux hommes se dirigèrent vers la petite descente qui donnait accès à la .iiijine du "Saint-Michel".Leurs pas feutrés ne faisaient aucun bruit, et ils si laissèrent glisser comme des chats le long de l'étroit escalier de bois pour se trouver dans une cabine dont ils éclairèrent aussitôt les quatre coins à l'aide de lampes électriques de poche.Rien! Personne! Deux couchettes dont on avait retiré matelas et couvertures occupaient les deux bords; une table fixe se trouvait au milieu et aucun autre objet, aucun autre meuble ne donnait l'impression que quelqu'un habitât ordinairement ce local.— Allons voir le poste d'équipage à l'avant, et la cale, dit Gérard en précédant Le Saux dans son investigation.Là non plus ils ne trouvèrent aucune trace d'occupation humaine.La cale était vide de cargaison et de poste d'habitant.— Etrange! murmura Gérard en remontant sur le pont.Le Saux l'appela à voix basse et lui montra deux bouées de sauvetage fixées de chaque bord, aux haubans.On lisait sur toutes deux: "DUE FRATELLI" GEN'OVA Gérard ne put retenir une exclamation de surprise.Que signifiaient ces deux noms, l'un indiquant, à l'arrière un port d'attache français, l'autre un port d'attache italien, et quelle était l*i nationalité véritable de ce singulier voilier?— Je vais redescendre et fouiller dans la cabine, dit-il à Le Saux.Peut-être découvrirai-je l'indication d'un troisième nom et d'une troisième nationalité.Ses recherches furent vaines et il s'apprêtait à remonter définitivement sur le pont, perplexe et déçu, lorsque sa lampe électrique fit luire un objet sous la table.Il se pencha et, cette fois, poussa un cri de joie.— Le Saux ! viens voir! Tiens, regarde! Il tendait à son matelot une petite breloque d'or représentant un dragon chinois.— Ce dragon est un porte-bonheur que j'ai maintes fois vu accroché au cou du petit Bernard! L'enfant a donc été transporté à bord du "Saint-Michel — Due Fratelli" et je ne m'étais pas trompé!.Le Saux, mon ami, nous approchons du but, nous brûlons! L'enthousiasme gagnait les deux hommes qui revinrent silencieusement à bord de "L'Argonaute".— Le particulier que nous avons vu quitter tout à l'heure le cotre était bien seul, n'est-ce pas?dit Gérard.Il devait suivre de près ses complices qui ont certainement emmené l'enfant à terre, dans quelque maison de La Seyne.C'est là qu'il faut localiser nos recherches;.Aux premières lueurs du jour, tu me conduiras à terre et tu repartiras seul aux Salins d'Hyères avec "L'Argonaute"; mais tu viendras me rejoindre avec l'auto.Nos investigations vont être terrestres, maintenant.Nous préviendrons la police au dernier moment pour faire coffrer la bande et récupérer l'enfant.Après un court sommeil, à l'aube, Gérard débarqua, comme il était convenu et il s'installa dans un petit hôtel voisin des quais, où fréquentaient surtout des ouvriers des chantiers et quelques marins.Et comme il voulait que Christiàne connût aussi vite que possible son premier succès, il lui téléphona longuement pour lui annoncer la nouvelle et pour entendre le son de sa voix.La jeune femme en apprenant ce premier résultat ne put maîtriser son impatience heureuse.Et elle fit part au jeune homme de son intention de venir le rejoindre dans la journée pour se rapprocher de l'endroit où se trouvait son fils, pour remercier Gérard et suivre de plus près la marche des recherches.Lui, estima tout d'abord imprudent ce déplacement.Les bandits n'auraient-ils pas connaissance de la venue de Christiàne à La Seyne et leur méfiance n'en serait-elle pas éveillée?Mais elle insista tellement—et puis, aussi, Gérard avait un tel désir de la revoir — qu'il finit par consentir.A condition toutefois qu'elle laissât son auto à Toulon et qu'elle vint par la rade, avec les petits vapeurs qui relient La Seyne au quai Cronstadt.Son arrivée passerait ainsi plus inaperçue.Christiàne arriva dans l'après-midi.Gérard vint l'accueillir sur le quai, le coeur empli d'un espoir immense.Il la mit à nouveau au courant de sa découverte de la nuit et lui rendit le petit dragon d'or qu'elle prit religieusement et baisa comme une relique.Puis il lui raconta que, depuis le matin, il avait parcouru toutes les rues, examiné'toutes les maisons, interrogé habilement plusieurs personnages et délimité les endroits qui lui paraissaient les plus susceptibles de receler le petit Bernard.— Jusqu'à présent, je n'ai encore trouvé à terre aucun indice.Mais ne désespérons pas.Nous avons déjà obtenu, convenez-en, d'appréciables résultats.Christiàne remercia le jeune homme avec effusion et se déclara heureuse de constater qu'il devançait sérieusement M.de Hortiz et le Docteur Marchand.En rougissant de plaisir, Gérard écouta ces bienfaisantes paroles, puis il félicita la jeune femme d'avoir suivi son conseil et d'être venue par la rade.— Oui, dit-elle.Mais j'ai éprouvé en cours de route une singulière émotion.Un canot automobile piloté par une femme a failli se laisser aborder par notre vapeur.Le capitaine a pu l'éviter de justesse, grâce à une habile manoeuvre.J'ai d'ailleurs reconnu l'imprudente; c'est la chanteuse Nadia Ivanova, l'actuelle vedette du Casino.Une semaine plus tard, cependant, malgré ce beau départ, les recherches n'avaient pas avancé d'une ligne et toutes les investigations de Gérard étaient demeurées vaines.Discrètement prévenue, la police avait enquêté, elle aussi, et s'était livrée à de multiples fouilles et perquisitions sans amener d'autre résultat que des sourires ironiques ou des regards excédés, les habitants de La Seyne ne pouvant admettre que les bandits se fussent réfugiés dans leur paisible cité.— Je ne comprends pas! je ne comprends rien ! s'écriait le malheureux commissaire en assénant de grands coups de poing sur son bureau.Ses subordonnés baissaient la tête, honteux et rageurs et se promettaient in-petto de passer leur fureur sur le premier malandrin qui leur tomberait entre les mains.— Si encore ces brigands avaient formulé une demande de rançon, nous aurions au moins un indice, un point de repère.Mais rien! rien! rien! Je commence à croire que j'ai rêvé, que nous avons tous rêvé dans cette ridicule affaire! Et la seule piste intéressante qui ait été découverte l'a été par un particulier! Ah! vous pouvez être fiers, Messieurs les Inspecteurs! C'est du beau travail!.Les journaux, de crainte de lasser leurs lecteurs, ne consacraient plus à l'affaire que quelques lignes indifférentes, ou n'en parlaient plus du tout.D'autres événements surgissant, relé- 34 Avril 194+ puaient au second plan de l'actualité le rapt de Rocarabi.Après le bienfaisant espoir que lui avait donné la découverte de Gérard sur le cotre mystérieux, Christiane se laissait aller à la douleur profonde d'un découragement d'autant plus amer que l'espérance avait été plus vive.Quant à Gérard, il s'acharnait dans ses recherches avec un entêtement fa-rcuche, en dépit do tout et do tous et malgré les conseils ironiques que lui prodiguait l'hôtelier de La Seyne — enchanté de conserver un excellent client — mais intimement persuadé, dans son intense orgueil local, que les ravisseurs du petit Bernard ne pouvaient se dissimuler en un coin quelconque de l'industrielle cité.Accompagné du dévoué Le Saux, Gérard avait parcouru tout le pays, les villages de la montagne comme les petits ports de la côte, et il n était pas une maison isolée qui n'eût reçu sa vi-,{site, pas un abri naturel qu'il n'eût ex-rploré, pas une ruine qu'il n'eût sondée tel flairée.Il demeurait à La 'Seyne, dont il avait fait sa base d'opérations, parce qu'il lui semblait tenir ainsi un fil au bout duquel devaient se trouver, nécessairement, le petit Bernard et son bonheur futur.Le bon Docteur Marchand et M.de Hortiz étaient venus lui rendre visite.Le premier toujours sympathique, cordial, amicalement ironique, mais d'une •bonté réconfortante qui n'avait pas pris ombrage de son premier succès.Lo médecin, d'ailleurs, accaparé par une clientèle île paysans et de pécheurs à laquelle il était profondément attaché et qui l'adorait, n'avait pas beaucoup de temps à consacrer aux recherches et paraissait se résigner à ne pas retrouver lui-même l'enfant de Christiane.Tout autre était le riche Cubain.Son calme hautain de grand seigneur semblait s'être altéré quand il avait vu Gérard, au:-sitôt après la découverte du bijou chinois: et c'était bien une jalouse inquiétude que son visage avait exprimée devant le premier succès important de son rival.Mais, au bout de quelques jours, il était revenu à La Seyne et, cette fois, c'est Gérard qui avait ressenti angoisse et jalousie en constatant combien son air était assuré et son allure désinvolte.Il avait d'ailleurs des manières et des occupations mystérieuses qui laissaient présager, de sa part, une activité dont il semblait attendre de brillants résultats.Le cotre énigmntique aux deux noms était toujours là, au large des quais, d" La Seyne.parmi la flotte des vaisseaux sans vie, abandonné par ses propriétaires, et l'autorité maritime s'en était saisie.L'enquête avait pu établir qu'il s'agissait en réalité d'un navire italien, récemment acheté par un acquéreur, lequel s'était servi d'un faux nom et avait disparu, connue l'équipage.Le nom français et l'indication du port de Marseille étaient évidemment postiches et n'avaient servi qu'à dépister les indiscrets, pour l'opération délicate en vue de laquelle il avait été exclusivement acheté.La seule vue du petit bâtiment semblait à Gérard une offense personnelle, comme si quelqu'un s'était permis de lu! éclater de rire au nez.Il montait presque tous les soirs au ! s château de Rocarabi, sans souci de la " distance qu'il parcourait à une vitesse-rageuse.Là-bas, seulement, auprès de l'aimée, il retrouvait le calme, le courage et la confiance et il puisait en elle des forces nouvelles pour continuer la lutte nécessaire.N'on (pie Christiane lui rendit l'espoir par ses paroles.Au contraire, c'était lui qui devait soutenir et réveiller chez elle un courage souvent défaillant.Mais sa seule présence lui était d'une infinie douceur, d'un réconfort serein, connue un charme miraculeux.Ils contemplaient tous deux la mer, ce soir-là, la mer violette qu'assombrissait un crépuscule chargé de lourds et sombres nuages: un vent humide, annonciateur de pluie, sifflait dans les pins du grand parc où leurs pas les portaient.— Christiane, mon ange aimé, il ne faut pas perdre confiance, disait Gérard.Votre petit Bernard ne peut être que dans un secteur assez étroitement limité autour de La Seyne.Ses ravisseurs n'auraient pu en sortir sans se faire repérer par la police et la gendarmerie qui étaient alertées dès le lendemain matin de ma découverte.Selon moi, ils sont donc toujours cachés au même endroit, et ils attendent que le bruit causé par l'affaire s'apaise un peu pour vous faire parvenir une demande de rançon.— Mais pourquoi n'ont-ils pas répendu aux annonces et aux promesses de récompense que nous avons publiées dans tous les journaux, aux affiches que nous avons fait apposer sur tous les murs, aux appels que nous avons fait diffuser par la T.S.F.?demanda Christiane d'une voix angoissée.— Toujours pour les mêmes raisons do prudence qui les obligent à se dissimuler, en attendant que le silence se fasse sur l'affaire.— Oui, vous avez toujours des explications qui tranquilisent mon coeur de mère et qui apaisent pour un temps mes tourments, sans tarir mon angoisse.Mais j'éprouve une telle confiante amitié pour vous, Gérard, que chacune de vos visites me rend un espoir qui, sans elles n'existerait plus.Transporté, le coeur empli de tendresse, Gérard prit la main de Christiane et la tint longuement pressée contre ses lèvres.Et dans la nuit qui, peu à peu noyait le parc aux arbres noirs, il ne voyait plus que le lumineux visage aux cheveux blonds, qui lui semblait être la lumière même de sa vie, le soleil de son existence.Le Saux attendait Gérard à La Seyne, dans la salle à manger de l'hôtel et le jeune homme, en arrivant, vit tout de suite aux yeux de son matelot que celui-ci avait quelque confidence à lui faire.— Monsieur Brunières, commença-t-il, j'ai appris quelque chose qui n'est peut-être pas en rapport avec notre affaire, mais qui me paraît intéressant quand même.— Dis toujours .— Eh bien voilà: je sais par la mercière d'à-côté qu'un homme, qu'elle ne connaît pas et qui a une drôle d'allure, est venu lui acheter quelques vêtements pour un enfant de quatre ou cinq ans.Gérard sursauta comme s'il était entré en contact avec une pile élec-t rique.— Et alors, ce client?qui est-il?d'où venait-il?pour où est-il parti?— Voilà le malheur, la mercière n'en sait rien: mais elle le reconnaîtrait sûrement.Elle l'a vu se diriger vers les quais avec son paquet, et elle croit — mais cela, elle n'en est pas sûre du tout — elle croit qu'il est monté à bord d'une embarcation dont elle a entendu pétarader lo moteur.Alors je suis allé interroger des ouvriers qui ont travaillé sur lo port dans l'après-midi, lis n'ont vu, de toute la journée, qu'une seule embarcation à moteur accoster.Elle était pilotée par une femme, cpii est descendue à terre, puis est revenue, au bout d'un moment, avec u'i homme qu'ils ne connaissaient pas .Seulement, ce qui me paraît devoir infirmer ce commoncemnt de piste, c'est que l'un des ouvriers a reconnu la femme.O•¦{.•.¦ une artiste, • Nadia Ivanova, qui danse en ce moment au Casino de Toulon.— Evidemment, dit Gérard déçu, on ne voit pas ce que cette sympathique vedette viendrait faire dans toute cette histoire.Et le canot automobile est reparti ?— Oui, vers Toulon, sans doute.Les ouvriers n'y ont pas fait attention.Une lourde chaleur annonciatrice d'orage régnait, et, dans la petite salle à manger de l'hôtel, la température devenait étouffante.Autant pour prendre l'air que pour calmer son éner-vement, Gérard sortit accompagné de Le Saux et se dirigea vers le bord delà mer, afin d'y trouver un peu de-fraîcheur.De sinistres éclairs s'allumèrent sur un fond nocturne épaissi de nuages et quelques grosses gouttes se mirent à tomber dans la poussière.— Je crois que nous allons nous faire doucher, Monsieur Brunières, dit Le Saux.Nous ferions bien de rentrer.Gérard eut un geste d'indifférence a ne répondit pas, tout accaparé par le cheminement de sa pensée, sans même sentir la pluie qui commençait à crépiter sur le sol et sur la surface lisse de la mer.Un éclair plus prolongé lui fit entrevoir la silhouette du "Saint-Michel — Due Fratelli", en avant de la masse obscure des navires condamnés et il s'immobilisa brusquement, car il venait d'apercevoir avec netteté, sur le pont du cotre mystérieux, l'ombre mouvante d'un visiteur! — lie-garde, Le Saux.il y a quelqu'un sur le cotre! — C'est peut-être un gardien, fit Le Saux.— Peut-être; mais en tout cas, il faut aller y voir, tout de suite.Va vite à l'hôtel, prends nos cirés et demande à l'hôtelier l'autorisation de nous servir de sa barque qui est amarrée près d'ici.En quelques minutes, Le Saux était de retour et les deux hommes faisaient force de rames vers le bateau suspect, suis une pluie maintenant diluvienne.Silencieusement ils abordèrent et se hissèrent comme lors de leur première visite, la nuit de leur arrivée.Mais, comme lors de leur première visite, le petit navire était vide, désespérément vide, et il paraissait bien que nul n'avait rien touché à bord, depuis lors.— Vous voyez bien, dit Le Saux, vous avez dû taire erreur, Monsieur Brunières.Mais, au même moment un crépitement voisin attira leur attention.C'était une série de petits heurts inégaux, les uns longs, les autres brefs, dans lesquel ils reconnurent aussitôt le bruit caractéristique d'un appareil émetteur de T.S.F.Cela provenait de-tout à côté d'eux, d'un paquebot abandonné, qu'aucune vie humaine ne semblait hanter, et où seul, le langage des ondes hertziennes révélait une mystérieuse présence.* • * Dans la grande salle, nette comme une clinique, régnait un silence quasi-religieux que troublaient seuls des crépitements légers et ininterrompus.Devant chaque appareil où s'allumaient de petites lampes, où brillaient dçs cadrans gradués, des opérateurs en.cols bleus transcrivaient, le casque d'écoute en tête, les messages qui, par la voie des ondes, au-dessus des mors et d«s continents, leur parvenaient des navires traçant leurs sillages sur tous les océans du globe.Gérard ayant traversé la pièce frappa à une porte sur laquelle un ccritcau indiquait le nom et les fonctions de son occupant: 3c Région Maritime Service des Transmissions Lieutenant de Vaisseau Chaperon ¦Assis à son bureau, le lieutenant de-vaisseau Chaperon sourit et tendit la main à son visiteur par-dessus une pile de dossiers et de télégrammes.— Nous avons travaillé.Nous avons réussi à localiser tes amateurs de messages secrets.Justement- intrigué par la découverte qu'il avait faite d'un poste émetteur de radio sur un navire abandonné, en principe vidé de tout matériel utilisable, et pressentant qu'il y avait là un élément susceptible de l'aider à nieller à bonne fin son enquête, Gérard était venu, le lendemain même, voir son ami Chaperon, un camarade d'études, iiour lui demander de l'aider à résoudre cette énigme.Roger Chaperon, spécialiste de la radiotélégraphie occupait un poste important dans le service des Transmissions, à la Préfecture Maritime de-Toulon.Il s'était mis aussitôt à l'entière disposition de son ami, avec le matériel et le personnel qu'il avait sous ses ordres.11 avait tout d'abord fallu rechercher la longueur d'ondes utilisée par le mystérieux émetteur, afin de capter ses messages, et cela sans rien faire (pli pût éveiller son attention.Le Saux restait en permanence à proximité du navire abandonné, exerçant à ses abords une surveillance discrète, tout prêt à donner l'éveil, si quelque chose d'anormal s'y était produit.Rien d'ailleurs ne décelait une fif-sence humaine sur le bateau en question — Le "Boukhara" — un ancien paquebot de la Compagnie des M- a geries nationales à la coque fatiguée d'avoir tendu, pendant quarante ans.les flots de la Méditerranée, de la Mer Rouge et de l'Océan Indien.Les appareils de la Préfecture .Maritime avaient capté des centaines el des centaines de messages, émanant de navires marchands, de postes étrangers, ou de ces émetteurs particuliers qui, grâce aux ondes courtes peuvent communiquer entre eux, en dehors de tout contrôle officiel, quelquefois à des distances considérables.Aucun de ces messages n'indiquait qu'il provint du "Boukhara".Le contraire eût d'ailleurs été étonnant et Gérard, pas plus que le lieutenant de vaisseau Chaperon, ne s'y attendait.On eut alors recours à la radiogoniométrie qui permet, avec sûreté, de localiser dans l'espace un émetteur; et après l'élimination d'une multitude de postes, on parvint à intercepter les dicrètes conversations du "Boukhara".("est un poste de faibli-puissance et, au surplus, peu perfectionné qui y avait été installé, et sou manipulateur se servait exclusivement pour ses correspondances de l'alphabet Morse.Prudence?impossibilité d'utiliser la radiotéléphonie?on n'aurait su le dire.En tout cas, Gérard avait été mis en possession île messages inintelligibles, incomplets, où quelques mots en clair se perdaient dans une forêt de chiffres ou de lettres compréhensibles pour les seuls initiés.Il y avait là, toutefois, un indice qui laissait supposer que la piste n'était pas mauvaise.Mais cela ne représentait qu'une des deux faces du problème: le correspondant, l'interlocuteur du "Roukhara", quel était-il?où se trouvait-il?Il fallut encore de nombreuses recherches avant qu'on pût le déterminer, saisir comme au vol un de ses télégrammes — et enfin arriver, par la radiogoniométrie, à situer sur la carte- le lieu de ses émissions.C'est ce résultat que Gérard était venu chercher aujourd'hui auprès de son ami.— Il y a quelques années, lui expli- Avril J.c Bulletin des Agriculteurs 35 ijuii ce dernier, on a abandonné aux amateurs le domaine des ondes courtes, présumé inutilisable pour la transmission à longue distance.Les dits amateurs ne se sont pas privés ,:.-A- installer et, en fait, sont arrivés à des résultats remarquables, par-venunt mémo à communiquer avec aisance d'un continent à l'autre.mais laissons cela."Les ileux amateurs qui nous inté-ressent échangeaient donc des impressions en langage hermétique sur ondes courtes.Sais-tu qu'il n'a pas été facile de localiser le correspondant du "Boukhara"?Mais enfin nous y s.mimes arrivés avec une certaine précision.Et tiens, regarde cette carte île la région, où est, assez étroitement circonscrit, le cercle à l'intérieur duquel il doit se livrer à ce petit jeu.Et voici, ajouta-t-il en tendant un papier à Gérard, son dernier message, émis pas plus tard que ce matin.Nous s.mimes d'ailleurs toujours à l'écoute et rien de ce qu'il pourra dire ne nous échappera.— La difficulté, c'est maintenant île tirer au clair ces hyérogliphes, dit pensivement Gérard en contemplant le papier sur lequel s'inscrivaient des signci et des mots sybillins: '•/•'.28.M' .'12, conservez 28-34 jusqu'à nouvel ordre — inutile discuter ordres formels, S 78-44.68.45 HD A." — HD A doit constituer la signature et représenter le nom du monsieur i ni donne des "ordres formels", dit l'officieur; tu remarqueras que tous • - messages émis de terre se terminent de la sorte et que ceux du "Bou-khara" commencent par ces trois lettres.— Comment pouvons-nous, maintenant, mettre la main surl'émetteur terrestre, qui semble diffuser la volonté d'un chef?demanda Gérard.— Il faut rechercher dans la zone circonscrite; j'avoue que c'est moins facile (pie ça n'en a l'air, parce que le personnage qui parle en maître peut se servir d'un tout petit poste, avoir un émetteur qui dépense moins qu'une petite lampe de chevet, se servir de piles de poche et d'une antenne tendue en travers de sa chambre.— Diable! Il faudrait donc s'introduire dans toutes les maisons de la zone indiquée et fouiller dans chaque appartement.Pas commode! Le sentiment de ces difficultés n'était nullement fait pour abattre le • ou rage de Gérard.La chance lui avait constamment «ou ri jusqu'à présent; pourquoi l'abandonnerait-elle au mo-ih i,i ou il avait la nette impression d'accomplir dans la bonne direction un pas décisif?— Voyons un peu les précédents messages du "Boukbara" dit-il, en tirant de sa poche plusieurs papiers soigneusement plies, et qu'il étala sur le bureau.Regarde, dit-il, frappé soudain en soulignant quelques lignes: ///) A — 28-34 hou état, mais urgent «.12 - S.78.Et si 28-34 signifiait "enfant"?Ce premier texte voudrait dire que "l'enfant est en bonne santé", et la ré-pon8C du mystérieux HD A "qu'il faut le conserver jusqu'à nouvel ordre".— En effet.Et tiens, regarde là: III) ,t _ convient 18.72 — 28-34 difficile.1 c groupe de chiffres, 28-34, revenait à plusieurs reprises; aussi, Gérard commençait-il à lui trouver une allure familière, une apparence presque amicale, un aspect qui l'encoura-"iait à persévérer.— Ecoute, mon cher Chaperon, dit-il.J'ai la conviction que je suis à deux doigts de la vérité; que le "Boukhara" et ///) .4 parlent de l'enfant de Mme \ illiers.C'est un pressentiment plus que le résultat de déductions logiques; mais les pressentiments nous éclairent parfois mieux que les plus solides raisonnements.Je sais que, dans ton rigorisme scientifique tu vas me traiter de visionnaire ou de poète.mais je t'assure que j'ai plus de confiance dans ces élans mystérieux qui viennent du fond de l'être que dans les savants échafaudages des froids logiciens.— J'ai peur, Brunières, que tu ne te laisses emporter par un enthousiasme susceptible de déformer la réalité.— Non.En tout cas, je veux suivre jusqu'au bout la voie que m'indiquent les impulsions irraisonnées ou peu raisonnées.Il faut aller voir à bord du "Boukbara", et il faut que tu m'y aides.— Mais, mon cher, je n'ai pas les pouvoirs nécessaires pour perquisitionner.Et puis le "Boukhara" a encore un propriétaire, la Compagnie des Vessageries Nationales, qui pourrait nous faire poursuivre si nous nous introduisions de force à bord, où elle doit bien entretenir un gardien.Tu conçois le scandale que cette affaire est capable d'entraîner! A la rigueur on pourrait demander à la Compagnie des Messageries Nationales, la permission de visiter ce bateau, mais sous quel prétexte?— Mais non, mais non! Pour une autorisation de ce genre, il faudrait s'adresser à l'Agence de la Compagnie à Marseille, qui demanderait peut-être l'avis de la Direction à Paris.Tu vois d'ici la perte de temps.Si ces bandits cachent leur proie à bord du "Boukhara" ils auraient cent fois le temps de disparaître.— Alors, alertons la police.— Non, elle ne marcherait pas sur de vagues indications basées sur mes simples pressentiments.Et puis, je veux agir et réussir moi-même, tu comprends?Allons Chaperon, mon vieux, fais cela pour moi.Nous irons le plus discrètement possible.Je viendrai te prendre au quai Cronstadt avec "L'Argonaute".J'ai un homme de confiance, en la personne de Le Saux, qui nous accompagnera dans cette petite expédition.Alors, tu te décides?Chaperon après avoir hésité, résisté, se laissait visiblement fléchir.II craignait évidemment, en faisant irruption sans ordre et sans mission à bord d'un navire qui, malgré sa démolition prochaine, appartenait encore à une compagnie privée, de s'attirer toutes sortes>i'ennuis avec les uns et avec les autres — de se couvrir aussi de ridicule aux yeux de ses camarades si l'affaire n'ayant donné aucun résultat •arrivait à être ébruitée.Mais aussi, il voulait rendre service à Gérard et ne pas avoir l'air d'abandonner un ami en péril.Et puis l'affaire avait f'"! par le passionner et le parfum d'aventure qui s'en dégageait lui donnait un singulier relief.Il aurait pu, évidemment, laisser Gérard accomplir tout seul son expédition.Mais une telle dérobade lui paraissait contenir une certaine part de lâcheté qui lui répugnait.Il fallait ou dissuader son ami d'agir, ou marcher avec lui.Et comme Gérard semblait résolument décidé.— Eh bien, soit.J'accepte.Je t'accompagnerai.— Ah! merci! Je n'attendais pas moins de toi.Ecoute.Je vais préparer soigneusement le coup.Nous pourrons le tenter demain soir à la tombée de la nuit, par exemple.Comme Le Saux surveille étroitement le "Boukhara" et que les bandits ne se doutent vraisemblablement de rien, il n'y a pas à craindre qu'ils nous échappent.Les deux hommes arrêtèrent dans ses moindres détails un plan au bout duquel Gérard voyait complaisamment luire le succès final, lequel s'incarnait dans le visage de Christiane, tout empreint de reconnaissance et d'amour.* * * Un vent mauvais, rageur, violent, souffle par rafales sur la rade où il soulève de courtes vagues qui s'éche-vèlent en embruns et blanchissent d'écume comme de colère.Des nuages volent très vite et très haut dans un ciel bleu et des tourbillons de poussière s'élèvent de terre, ternissant les contours de la côte.Les navires mouillés en rade tirent sur leur chaînes d'ancre comme des coursiers impatienta de prendre le départ.Des vols de mouettes et de goélands, les ailes déployées, se laissent porter par le vent en poussant des cris de poulies mal graissées.Le vieux "Boukhara" gémit de toutes ses membrures tandis que dans ses étais, siffle une musique aiguë, comme le cri d'une bête méchante.Dans l'ancien salon des premières classes, où rien ne subsiste du fastueux mobilier d'autrefois, qu'une table et quelques chaises, des hommes sont réunis et discutent avec animation autour de bouteilles de rhum et de whisky.Nous retrouvons là deux figures de connaissance: Mathieu et Pascal, toujours vêtus avec la même élégance suspecte, le chapeau de feutre rabattu sur les yeux.Avec eux, trois gaillards à l'air aussi peu engageant, habillés ceux-là, comme des marins, de gros drap bleu et coiffés de casquettes.L'un d'eux est le gardien entretenu à bord par la "Franchement, je croi» que vous ollcx perdre de l'intérêt o jouer avec moi, mon cher Joseph." Société des Messageries Nationales, pour veiller sur un matériel voué à la vente et à la démolition.— Cela ne peut plus durer, déclare Mathieu; il nous faut l'argent, et ' tout de suite! Que le patron réclame la rançon, ou qu'il y renonce nous n'avons pas à entrer dans ces considérations.Nous avons exécuté — et bien exécuté — le travail commandé, qu'il nous règle! C'est tout ce que nous voulons.— Tu as raison, dit le gardien.Il faut, en tout cas, qu'il prenne une décision, et vite.Moi je ne puis plus continuer à vous héberger, vous et votre compromettant colis.— Voyons, intervient Pascal, ce n'est pas le moment de brusquer les choses et de compromettre notre rémunération finale par une impatience maladroite.Malabar, ajoute-t-il en s'adressant au gardien, tu peux bien garder le moutard quelques jours de plus.Le patron y ajoutera quelques billets.Malabar pousse un grognement de mauvaise humeur que l'on peut prendre à la rigueur pour un assentiment.Et il se renferme dans un silence obstiné, une pipe fichée dans sa bouche aux dents gâtées, passant ses mains rugueuses sur ses joues mal rasées, tandis que ses petits yeux de brute intelligente sont fixés dans le vague, devant lui.Les deux autres personnages de la sinistre Compagnie ne disent rien, fument en silence, vident force verres de rhum et on les sent prêts à obéir à celui qui parlera le plus fort ou le dernier.Mercenaires sans envergure, hommes de main sans idées, ils font docilement le "travail" qu'on leur a ordonné et attendent placidement qu'on les paie.Mais Mathieu, lui, ne désarme pas.— Vous n'êtes pas des hommes, s'écria-t-il, rageur: vous vous laissez rouler comme des enfants par le patron.Vous ne voyez donc pas qu'il va garder pour lui toute la rançon et que vous ne toucherez pas un sou quand il vous aura fait livrer l'enfant?Tout le travail, tout le péril pour vous, tout le profit pour lui.Cette menace semble émouvoir Malabar, et ses deux acolytes muets.Mais Pascal, décidément fidèle au "patron" contre-attaque avec vigueur.— Ridicule ce que tu racontes, Mathieu ! Est-ce que le patron n'a pas toujours été régulier avec vous?S'il estime plus prudent d'attendre un lieu, c'est qu'il a ses raisons.Il ne nous a jamais fait travailler sans nous payer, hein?Alors pourquoi voulez-vous qu'il en soit autrement, cette fois?— C'est que cette fois, nous avons travaillé dans un genre nouveau, réplique Mathieu.Et puis, bien des points me rendent cette affaire suspecte et je trouve l'attitude du patron bien bizarre.— En tout cas, Nadia est allée le voir et elle va arriver d'un moment à l'autre.Elle nous apportera sans doute des instructions nouvelles, plus détaillées que celles que nous pouvons recevoir par radio, et peut-être aussi, de l'argent.— Bon, attendons toujours le retour de Nadia.Mais si elle n'apporte pas l'argent, c'est fini, je ne marche plus! — Que veux-tu faire?— Ce que je veux faire?C'est simple.Nous gardons l'enfant pour nous; nous allons demander la rançon nous-mêmes; nous touchons l'argent et nous pouvons tous filer de notre côté.— Tu es fou?Tu t'imagines que tu serais quelque part à l'abri de la vengeance du patron?— Capon ! Tu trembles comme une femme, devant lui.Les deux hommes se levèrent brus- 36 Le Bulletin des Agriculteurs Le Bulletin des Agriculteu LE COMITÉ NATIONAL DES FINANCES DE GUERRE 'IL y avait un homme qui possédât toutes les richesses de votre village, hésiteriez-vous à lui prêter de l'argent?Savez-vous qu'il existe un emprunteur qui offre des garanties beaucoup plus importantes encore ?Cet emprunteur, c'est votre pays.Quand vous lui prêtez de l'argent en achetant des Obligations, vous prenez effectivement une hypothèque sur toutes les richesses des campages, des villages et des villes du Canada: c'est le Pays tout entier qui garantit le remboursement de votre prêt.Quand vous prêtez de l'argent à un particulier, il vous faut attendre l'échéance et assumer des risques pendant une période plus ou moins longue.Il n'en va pas de même quand vous prêtez de l'argent au Pays en achetant des Obligations de la Victoire.Non seulement touchez-vous vos intérêts tous les six mois et jouissez-vous d'une sécurité absolue, mais encore, au cas de besoin, vous pouvez facilement vendre vos titres.Que chacun fasse donc son devoir qui concorde, d'ailleurs, avec son intérêt.Achetez le plus fort montant possible d'Obligations du Vie Emprunt de la Victoire.IN ferez-vous au Vie Emprunt de la Victoire? Le Bulletin des Agriculteurs Avril 194+ (lire ici la suite de la page 35) quement sans se quitter des yeux, pâles de colère.Pascal veut prouver à Mathieu qu'il n'est pas plus peureux que lui.Ils vont se sauter à la gorge et s'étrangler; mais Malabar interpose sa forte carrure entre les deux adversaires.Il les force à se rasseoir, renfrognés et mâchant des injures entre leurs dents.— Allons! allons! du calme! Qu'est-ce donc que je devrais dire, moi?Je n'ai encore rien reçu, et cependant, c'est moi qui vous abrite et c'est moi qui ai eu l'idée de vous offrir l'asile du "Boukhara" où personne ne peut songer à venir chercher l'enfant.Surgissant soudain, par intervalles, du vacarme irrégulier du vent et de la mer, le bruit ténu mais grossissant d'un moteur ronflant à plein, se fait entendre.Malabar se précipite au hublot.— Voici Nadia, dit-il, et il sort sur le pont, pour aider la danseuse à monter à bord.— Vous êtes souffrants?demande la jeune femme avec ironie, quelques instants après, en pénétrant dans le salon où elle voit l'air mauvais des hommes qui l'attendent.Allons, souriez un peu, anges gardiens, j'ai de ' l'argent pour vous.Aussitôt tous les regards convergent vers son sac, tandis que, dans les yeuv.s'allument des éclairs de cupidité.Des mains s'étendent déjà vers elle, avec rapacité.— Doucement, doucement, mes agneaux! Les choses sérieuses d'abord.Pascal, verse-moi un verre de whisky.Merci.A votre santé.Et tranquillisez-vous, vous allez être débarrassés de l'enfant.Vous êtes contents hein?— Ah! je vous le disais bien, triomphe Pascal.Vous voyez bien qu'il n'y avait rien à craindre.Il faut toujours se méfier de ceux qui vous conseillent d'agir avec précipitation.Le patron, c'est la tête, nous sommes les bras.Mathieu ne dit rien, mais il lance à son complice un regard venimeux.— Dès qu'il fera sombre, poursuit Nadia sans prendre garde aux coups d'oeil hostiles qu'échangent les deux hommes, vous empaqueterez soigneusement le "colis" et vous le descendrez dans mon canot automobile.Tu m'accompagneras.Pascal.Xous avions décidé avec le patron de le ramener à la plaire de Rocaràbi, d'où on l'aurait conduit chez lui.mais la mer est trop agitée.On le mettra à terre à Toulon où attend mon auto._Alors, et la rançon?demanda Mathieu.— Qu'est-ce que cela peut te faire?Ça ne te regarde pas.Tu vas avoir de l'argent; n'en demande pas plus.Nadia fume cicrarette sur cigarette, boit du whisky et contemple de ses yeux froids les cinq hommes qui semblent subjugués.Avec une lenteur savamment étudiée, et des mouvements félins qui mettent en relief ses belles et fines mains blanches, ornées d'un diamant et d'une émeraude de prix, elle prend son sac.l'ouvre, en tire une liasse de billets de mille francs qu'elle se met à compter et qu'elle dispose en plusieurs paquets devant elle.Les yeux cles cinq bandits jettent autant d'éclat que le diamant de la danseuse, mais l'eau en est moins pure.Elle tend un paquet de billets à Malabar, un autre à chacun de ses deux complices laconiques, qui les comptent entre leurs doigts sales en grommelant un confus "merci" et en grognant de satisfaction.Puis elle paie Pascal et enfin Mathieu.Mais ce dernier effeuille rapidement sa liasse et, devenant subitement tout rouge, s'écrie avec violence: — Halte-là! il n'y a pas le compte! Nadia, d'un imperceptible coup d'oeil, arrête Pascal qui allait, lui aussi sans doute, formuler une pareille réclamation.— Quoi, pas le compte?Qu'est-ce qui te manque?— Le dix pour cent sur la rançon en plus de la prime régulière.— Il n'y a pas de rançon.Estime-toi heureux de toucher la prime.Le patron y perd encore puisqu'il 'n'a rien touché, lui.— Je m'en moque.Je veux le pourcentage convenu.Malabar et ses deux compagnons se désintéressent du débat.Ils ont, eux, ce qui leur avait été promis et cela leur suffit.Pascal se demande avec inquiétude ce qu'il doit faire, mais un autre clin d'oeil de Nadia achète son silence.Il tient à rester dans les bonnes grâces de la redoutable jeune femme et du patron et il a l'impression qu'à ne rien dire maintenant, à ne pas s'associer à la véhémente protestation de Mathieu, il ne pourra que gagner.Mathieu trépigne de fureur et invective.Il veut arracher le sac de la jeune femme, mais elle se dresse, recule et sort précipitammnt de son sac un petit revolver qu'elle fixe sur son agresseur, lequel s'arrête net.Mathieu se retourne maintenant vers Pascal et l'insulte, le traite de lâche et de traître.La bagarre évitée de justesse tout à l'heure par Malabar éclate entre les deux bandits qui s'empoignent avec fureur en se hurlant à la face d'horribles injures.Les coups de poing pleuvent sur les chairs avec un affreux bruit; en renversant une chaise, les deux combattants roulent par terre, se cognant avec un acharnement sauvage.Nadia et les autres regardent s'épuiser les deux adversaires sans rien faire, sans rien tenter pour les séparer.Il faut que la querelle se vide et que l'un des deux capitule.Pascal domine son ennemi, lui serre le cou et lui frappe la tête férocement par terre.Puis, comme la résistance de l'autre, à-demi étouffé, commence à faiblir, il se dresse, mû comme par un ressort, s'empare, sur la table, d'une bouteille vide, et, d'un grand coup, fracasse la tête du malheureux, qui exhale un lamentable soupir et s'immobilise, les membres inertes comme ceux d'un pantin désarticulé, la figure couverte de sang.Pascal se frotte les mains, rajuste sa cravate, remet de l'ordre dans sa toilette.— Prends son argent, dit Nadia.Partagez-vous le comme vous l'entendrez.Et filons avec le moutard! Mais il faut se débarrasser de cet imbécile, conclut-elle en désignant du pied le corps inanimé de Mathieu.— Je m'en charge, dit Malabar.Je le jetterai à l'eau quand il fera complètement nuit.En attendant, je vais aller boire un coup à terre pour me réconforter.Pas de danger qu'il revienne à lui pendant ce temps.Il est déjà à moitié mort.* * ?Tandis que les ravisseurs du petit Bernard réglaient dans le -sang leur querelle à bord du "Boukhara", Gérard, que dévorait l'impatience d'agir, montait au château de Koearabi, à la fois pour calmer le fébrile énervement qu'il sentait croître en lui, et pour puiser dans la présence de Christiane un suprême encouragement moral.L'expédition que Gérard avait décidée et organisée avec son ami Chaperon devait avoir lieu le soir même, à la nuit, tandis que le fidèle Le Saux surveillait attentivement la carcasse apparemment abandonnée du "Boukhara".Tenue au courant des dernières découvertes et des patientes et discrètes recherches du jeune ingénieur hydrographe, Christiane l'attendait, le coeur plein d'espoir, dans la petite bibliothèque où, la nuit du rapt, les trois invités s'étaient engagés à lui ramener l'enfant.— Christiane aimée, dit-il, après lui avoir baisé tendrement les mains, j'espère pouvoir, dès ce soir, vous annoncer un gros succès.Tout est prêt pour une action immédiate et bientôt vous pourrez embrasser votre fils.— Mon Dieu, quelle reconnaissance je vous devrai si vous réussissez! — Et quelle plus belle récompense imaginer que votre jolie main, se joignant à la mienne pour sceller la promesse réciproque d'un éternel amour! Christiane ne répondit rien, mais elle eut un sourire consentant tandis qu'un rose léger colorait ses joues et que ses beaux yeux purs se posaient sur ceux de Gérard avec un sentiment mêlé de tendresse et de gratitude.Puis il y eut un silence, un silence fait non de gêne et de réserve, mais au contraire de confiance réciproque, et aussi du désir, chez Gérard, de ne pas troubler cette félicité débordante qu'il sentait monter en lui comme une merveilleuse ivresse.Car il ne doutait plus, dans son jeune enthousiasme qu'il allait ramener le petit Bernard à sa mère.Bien que très importants, les éléments de son enquête ne comportaient cependant aucune preuve que l'enfant fût à bord du "Boukhara" et il se pouvait que le vaillant garçon revînt bredouille de son expédition.Mais son ardente imagination, servie et réchauffée par un coeur généreux et un intense amour, lui donnait la conviction que, déjà, il tenait en mains la victoire.Et puis, il croyait fermement à ses pressentiments, comme il l'avait expliqué à son ami Chaperon.Christiane, de son côté, au contact de cette confiance communicative, était gagnée par un espoir infiniment doux qui lui laissait entrevoir la fin prochaine de ses tourments et de ses angoisses de mère.A ce moment, on frappa à la porte de la bibliothèque et un domestique vint annoncer la visite du Docteur Marchand.¦» Le praticien avait à peu près abandonné ses recherches et il s'était résigné à son échec.Mais il prenait la chose avec son optimisme habituel et le succès de Gérard, qui lui paraissait maintenant à peu près sûr ne lui portait nullement ombrage.11 avait aimé Christiane, certes; peut-être même l'aimait-il encore; mais il se rendait compte que la jeune femme n'aurait jamais pour lui qu'une bonne amitié et il prenait d'autant plus son parti de la voir heureuse avec un autre que cet autre lui était parfaitement sympathique.Gérard, qui éprouvait pour lui un sentiment analogue, ne lui avait d'ailleurs jamais dissimulé les résultats de ses investigations, et c'est sans aucune jalousie que le jeune médecin avait constaté les progrès accomplis par son heureux rival.A peine le Docteur Marchand était-il au château que l'on vint annoncer l'arrivée d'un nouveau visiteur: le troisième concurrent de cette course au bonheur engagée autour du rapt du petit Bernard, le riche Cubain Fer-nand de Hortiz en personne.Si le visage de Christiane demeura indifférent, sans que l'on pût deviner quels sentiments éveillait au fond d'elle-même la venue du prestigieux étranger, les yeux des deux autres prétendants exprimèrent avec une muette éloquence le sentiment de contrariété et d'ennui qu'ils éprouvaient.— Nous voilà donc, ironisa le médecin, tous réunis comme au départ.Est-ce pour constater l'arrivée au but de l'heureux concurrent?Fernand de Hortiz s'inclina devant Christiane, déposa sur sa main un baiser avec une insistance que Gérard jugea parfaitement déplacée et indiscrètement prolongée, puis il serra la main des deux hommes avec une cordialité, feinte ou réelle, qu'ils n'apprécièrent point — Chère Madame, je vous apporte de bonnes, d'excellentes nouvelles qui vont ramener la joie dans vos yeux et dans votre coeur.Christiane blêmit et sursauta.— Mon fils! Vous l'avez retrouvé! Va-t-on me le rendre?— Oui, Madame, je sais maintenant où il se trouve, et demain, pas plus tard que demain, je vous le ramènerai, en parfaite santé, sans que l'aven-.ure qu'il vient de vivre ait seulement altéré la fraîcheur de son teint! Ce fut au tour de Gérard de blêmir.Il entrevit, comme dans un vertige l'effrondrement de l'édifice qu'il avait patiemment, opiniâtrement construit dans le mystère, avec toute son intelligence, toute son habileté, tout son courage, tout son amour.Le Cubain se tourna vers lui tandis qu'un éclair de triomphe brillait dans ses yeux, et qu'un sourire à la fois heureux et légèrement ironique relevait ses lèvres.— Je vous ni devancé, Monsieur Brunières, dit-il et j'ai été plus heureux que vous.Mais convenez que j'ai joué un jeu loyal, et de loyaux adversaires se doivent une mutuelle estime.Il lui tendit une main que Gérard prit machinalement et serra sans chaleur.• A la vérité, un coup de foudre éclatant soudainement dans un ciel serein ni' l'eût pas plus ému que cette nou- —"Ne t'occupe pas des petits arbres! Avril 1944- B e t i n e s A g r i cuit e u r s 39 Faites-en une productrice avec m \ ioutc» quelques «ontles d'Hiiilp de Germe île 1Ultli pour l< v«nlt d« qutlqtiti bout«lll«i dt parfum.RIEN A DÉBOURSER NkhmIii dt vente «ipidic iwr dcnundf.MME SUfriCMESTHIIE MUR raOMfTITDDE 1 EST aui DOSCHISTI» ¦ M ONT Ht AL Pour vous ¦ludrame! Votre intérieur est votre royaume, vous y régnez en souveraine maîtresse et c'est à vous qu'incombe le devoir de le rendre agréable, attrayant et d'y faire le bonheur île ceux qui vous entourent.Pour y réussir vous avez de-soin de collaboration, de con-si'ils et de suggestions sur les mille et un détails que doit envisager toute bonne ménagère.La section féminine du Bulletin des Agriculteurs vous présente, chaque mois, ce qu'il y a de plus à la page concernant la mode, la décoration intérieure, le tricot, la broderie, les soins de beauté, recettes culinaires, hygiène, etc.et notre courriériste se fera un plaisir de vous aider à résoudre vos problèmes personnels.Vous lirez nos romans et nouvelles avec un vif intérêt.En un mot, Le Bulletin des Agriculteurs est votre meilleur conseiller et votre plus fidèle confident.Lisez-le régulièrement, n'en passez pas un seul—nssurez-vous de renouveler votre abonnement à son échénnee et conseilez à vos amies.velle bruyamment lancée par le Cubain.L'atmosphère délicate de la petite pièce, que la présence de Chris-tiane semblait emplir de douceur et de tendresse en était toute troublée.— Vous devez d'ailleurs être heureux d'apprendre que le petit Bernard va être rendu à sa mère, ajouta M.de Hortiz avec un air ambigu.Gérard n'eut pas le temps de répondre; un sanglot fit converger l'attention des trois hommes vers Christia-ne qui, courbée en deux dans son fauteuil, la tête enfouie dans ses mains, secouait convulsivemenut ses épaules et sa chevelure d'or, abattue par une émotion facilement compréhensible.Ils se turent, respectant ces sentiments maternels qui s'exprimaient en silence par les larmes.Mais Christianc se domina.Se redressant aussitôt, elle leva vers ceux qui l'entouraient son visage aux yeux embués, aux traits bouleversés par l'émotion.— Pardonnez-moi, Messieurs, cet instant d'abandon, dit-elle.Après les jours atroces que je viens de vivre, si heureuse qu'elle soit, la nouvelle que m'apporte M.de Hortiz m'a brisée.Mes nerfs sont à bout.La pauvre mère voulait obtenir du Cubain des détails, des précisions; mais il lui affirma qu'il n'en pouvait dire davantage et que.le lendemain, au début de l'après-midi, il viendrait au château avec l'enfant.Par discrétion, les trois hommes se retirèrent ensuite, laissant la jeune femme avec ses parents accourus pour partager sa joie.— Tant pis pour moi, dit sombre-ment Gérard au Docteur Marchand, quand M.de Hortiz fut remonté dans son auto pour rentrer à "la Hacienda", son domaine voisin.J'ai perdu la partie; inutile de continuer.Je ne vais menu1 pas aller ce soir à bord du "Boukhara" où je pensais retrouver l'enfant, ainsi que je vous l'avais dit.J'abandonne.Mais le Docteur Marchand s'arrêta et lui parla avec véhémence.— Non.mille fois non.mon cher ami.dit-il.Ce serait stupide de votre part d'abandonner maintenant la lutte.Ce n'est pas au moment où l'on touche au but qu'on se laisse ainsi aller au découragement.Si le Cubain avait amené l'enfant avec lui, ce soir, vraisemblablement il n'y aurait plus, pour vous, le moindre espoir.mais vous dit qu'il n'a pas inventé une histoire?Il ne m'inspire pas une confiance exagérée, ce noble étranger.Tout ce qu'il avance n'est peut-être que bluff et mensonge 1 "Et puis, qui sait s'il n'est pas sur la même piste que vous, et s'il ne va pas se rendre tranquillement à bord du "lîouUhara".lui aussi, pour reprendre l'enfant'.' Il s'agit au contraire de le battre de vitesse et de lui ravir le profit de sa victoire.Allons, allons, du cran, nom d'un chien! Vous avez encore une chance — au moins une!.Les paroles du Docteur agirent sur Gérard comme un tonique.Son tempérament généreux de méridional, prompt à l'enthousiasme, reprit aussitôt le dessus, et un besoin d'action immédiate tendit ses nerfs et sa volonté.— Vous avez raison, mon cher Docteur.J'ai tort de m'abandonner ainsi.Je vais aller jusqu'au bout, comme si rien ne s'était passé.Mais, j'y pense, pourquoi ne viendrez-vous pas avec nous?L'aventure ne vous tente pas?— Pourquoi pas.au fait?Je ne pourrai que vous être utile.Et puis, vous savez, je ne vous chicanerai pas sur le résultat de votre victoire, moi.Je ne viens qu'à titre de témoin.L'éternel sourire du médecin «se teintait néanmoins d'une pointe de mélancolie, tandis qu'il prononçait ces mots.Ils montèrent tous deux dans l'auto de Gérard qui à toute vitesse les emmena vers Toulon.* * * A l'heure convenue, les deux jeunes gens trouvèrent le lieutenant de vaisseau Chaperon qui les attendait à l'extrémité du quai Cronstadt en faisant les cent pas.Presque en même temps.Le Saux arrivait avec "L'Argonaute" qui, ayant accompli une virée savante, venait accoster à leurs pieds.Les trois hommes sautèrent à.bord aussitôt et "L'Argonaute" repartit vers la rade, poussé par une brise qui, à l'approche du crépuscule, s'était calmée, mais n'en était pas moins suffisante pour donner au petit voilier une jolie allure.L'ombre gagnait le mont Faron et la presqu'île de Saint-Mandrier parais sait plus obscure sur un ciel où, à l'ouest, s'embrasaient encore quelques nuages.— J'ai rôdé toute la journée autour du "Boukhara", dit Le Saux, comme un paisible amateur de voile, et j'ai vu un canot automobile y aborder.A cause de la distance à laquelle je me tenais, je n'ai pas bien pu distinguer son occupant, mais je crois bien que c'était une femme! Les trois hommes se regardèrent.Que venait faire une femme dans cette histoire?se demandaient-ils.Gérard songea aussitôt à la danseuse Nadia Ivanova dont, à deux reprises, la présence lui avait été signalée dans ces parages, seule à bord d'une embarcation à moteur, et son front se rembrunit.Mais il n'en dit rien à ses compagnons.Le Saux avait attentivement surveillé le navire suspect tout l'après-midi, mais, obligé, par le rendez-vous du quai Cronstadt, de venir y chercher Gérard et ses amis, il n'avait pu voir, au moment où l'ombre du soir commençait à s'étendre sur la rade, les auteurs du rapt et leurs complices s'en aller avec le petit Bernard Une angoisse terrible étreignait Gérard à mesure que la distance diminuait et que la silhouette sombre de l'ancien paquebot grossissait à ses yeux.Arrivé dans la zone abritée du vent par les hautes coques des navires abandonnés, "L'Argonaute" n'avança plus que très lentement, porté par son erre.Un coup de barre l'amena le long des flancs rouilles du "Boukhara".Les lumières s'allumaient, au loin, sur la côte, et mille paires d'yeux semblaient à l'affût dans la nuit naissante.Une échelle de pilote pendait le long du navire.— Allons-y sans bruit, et tenons-nous prêts à la riposte, car il est possible que les gaillards ne se laissent pas faire aisément, dit Gérard, qui tendit un pistolet au Docteur.Lui-même et.Chaperon en avaient un, chargé, dans leur poche.Quant à Le Saux il se munit d'une pesante barre de bois.Escaladant un à un l'échelle, les trois hommes se retrouvèrent sur le pont inférieur où nulle lumière, nul indice ne révélait la présence d'une vie humaine.— Ne nous séparons pas, dit encore Gérard à voix basse.Explorons les aménagements supérieurs d'abord.Ils ouvrirent de multiples portes, pénétrèrent dans de multiples cabines, visitèrent des salles complètement vides où leurs pas résonnaient lugubrement sur la tôle nue, dépouillée de tapis, de plnnches ou de linoléum.Ils descendirent dans les flancs du paquebot condamné, par des échelles à-demi démolies, au prix de périlleuses acrobaties.[lire I» suite à la page 41) SEMESANi^î®^ BEL v .augmente-Je rendement des POMMES D E TE-RRE Vous pouvez contribuer à réduire au minimum les pertes de semences, d'engrais et de main-d'oeuvrc et, par le fait même, porter le rendement à son maximum! 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TT Débutez avec des Les Chek-R-Chix proviennent de troupeaux sélectionnés soigneusement en vue d'une production élevée et d'une belle vigueur .sélectionnés sévèrement, ayant subi l'épreuve du sans selon les règlements officiels .ayant reçu une ration Purina spéciale pour sujets reproducteurs.Avez-vous jamais accordé à ce dernier point toute l'attention qu'il mérite?La seule place où un poussin peut obtenir avant l'éclosion, l'aliment nécessaire à l'édification de sa charpente et de son ossature et s'assurer une belle viabilité, c'est dans l'oeuf.Et l'oeuf ne contient rien d'autre que ce que la poule a pu y déposer.Et la poule elle-même ne peut déposer dans l'oeuf que ce qu'elle obtient de ses aliments.C'est dire que la ration servie aux sujets reproducteurs compte pour beaucoup dans la façon que se développent les poussins à l'intérieur de la coquille et le départ qu'ils reçoivent dans la vie.Cette ration Purina pour sujets reproducteurs mentionnée- plus haut est préparée spécialement en vue de produire de bons poussins sains et de leur procurer un départ "enthousiaste" dans la vie et de les encourager à continuer dans cette voie.Demandez à votre marchand Purina où vous pouvez obtenir ces excellents Chek-R-Chix ou écrivez directement à Purina Mills.21 Commencez-les avec du Siwdswa La deuxième étape vers un départ heureux est de donner à vos poussins tout d'abord du Startena Purina pour poussins, ce bon "vieil" aliment de début favorisant tellement un bon départ dans la vie.Vous êtes probablement au courant du travail de recherche, de l'expérimentation, du la longue expérience se retrouvant dans chaque sac.Vous devez avoir en connaissance des résultats extraordinaires qu'il a procurés, soit dans votre troupeau, soit dans celui de vos voisins.Nous voici à un temps où vous recherchez certainement des résultats .une année où tous deux, votre esprit patriotique et votre bourse, vous engagent i accomplir un effort extraordinaire.Nous voudrions vous suggérer ici même et sans retard de voir votre marchand Purina, de lui dire combien il vous faudra de Startena Purina (pas moins de 2 lbs.par poussin) et de vous assurer d'avance que vous le recevrez au moment où vous en aurez besoin.Protégez-vous avec des En troisième lieu, protégez votre placement dans l'achat de bons poussins et de bons aliments, en mettant des Chek-R-Tabs Purina dans chaque-pinte d'eau de consommation servie à vos poussins.C'est la seule tablette que nous connaissons pour l'eau do consommation servie aux volailles.Elle agit comme fongicide, désinfectant et comme astringent des intestins, tout à la fois.Un pourcentage très élevé des troubles qui tuent, affaiblissent ou arrêtent la croissance des poussins proviennent de l'eau de consommation.Un Chek-R-Tab dans chaque pinte d'eau se donne facilement et constitue une assurance bon marché contre de nombreux troubles.Bien d'autre* suRKestions utile» concernant l'administration et I outillage Je» porcheries et de» poulailler» apparaissent sur la "Feuille d activités" Purina cl dan* le livre "Alimentation Lucrative".Demande* donc à votre marchand Purina le plus rapproche de» copie» des deux.Vous y découvrirez certain» avi» précieux, quels que soient les aliment» que vous »ervez.SURVEILLONS NOS POUSSINS! Trop chaud .trop froid .trop de courants d'air .trop peu d'air frais—tout ceci, dans l'éleveuse, ralentira le développement de vos poussins, accroîtra vos déboursés et diminuera vos profits.Dans les cas extrêmes, ces variations de température arrêteront même complètement la croissance de vos poussins et ruineront votre programme d'élevage pour toute l'année.Mais comment un être humain bien couvert et actif peut-il savoir ce qu'est un courant d'air pour un poussin ou si la chaleur ou la ventilation lui conviennent?Voici une suggestion: Surveillez les poussins (étudiez-les attentivement) lorsqu'ils ne sont pas dérangés —par la fenêtre peut-être.Une autre suggestion: S'ils paraissent endormis, paresseux durant le jour, ouvrez une porte ou une fenêtre et laissez pénétrer de l'air frais.S'ils en semblent heureux et se mettent à courir ou à voler dans toutes les directions, c'est une preuve assez sûre qu'il faut ouvrir encore plus la fenêtre ou le ventillateur.JOUR SOIR Courants d'air Si les poussins s'entassent sur un côte ou au fond de l'enclos ou dnns les coins, c'est tin signe évident qu'il y a un courant d'air du cote dont ils s'éloignent.L'entassement est une mauvaise habitude et les courants d'air sont dangereux.Voyez-y sans délai.Trop chaud Les poussins se tiennent alors le long des murs.II y en a très peu sous le capuchon, si même il s'en trouve.C'est le petit nombre probablement qui s'approchent des trémies.Trop froid Les poussins s'entassent sous le capuchon — durant le jour, leur cris sont perçants.Juste bien Durant le jour, les poussins parcourent l'enclos en tous sens et recherchent les trémies mangeant voracement.Ils peuvent s'engouffrer sous le capuchon pour une minute mais ils n'y restent pas longtemps.Le soir, ils forment un cercle tout autour du rebord du capuchon — se distribuent assez uniformément tout le tour.On trouvera une foule de suggestions utiles au point de vue administration et outillage dans le "Programme d'Activités" Purina et la brochure "Alimentation lucrative".Votre distributeur Purina le plus rapproché se fera un plaisir de vous donner une copie des deux.AU SERVICE DE L'ELEVEUR ET DE L'AVICULTEUR DEPUIS 50 ANS Avril 194+ L c Bulletin des Agriculteurs 41 (lire ici h suite 0) Kien! toujours rien! toujours cet angoissant silence de mort que peuplaient seuls, par instant, les lamentables craquements d'une coque fatiguée, ou le bruit d'une vague venant s'écraser contre ses flancs.Descendus par l'arrière, les visiteurs remontèrent exténués, par l'avant et revinrent vers le centre, perplexes, déçus et gagnés par un confus malaise qu'expliquait aisément l'atmosphère de mort du bateau abandonné; A mesure que leurs recherches s'affirmaient sans résultat et qu'il leur apparaissait qu'elles demeuraient vaines, qu'ils ne trouveraient rien ni personne, le ton de leurs voix s'élevait et ils discutaient maintenant tout haut sans se gêner.— Coup d'épée dans l'eau! dit le lieutenant de vaisseau Chaperon.Je crois que nous pouvons nous en retourner, le cornier vide.— Et cependant, je suis sûr que j'ai vu quelqu'un monter à bord, cet après-midi, dit Le Saux.Ce quelqu'un était vêtu d'un ciré et m'a bien semblé être une femme.— Il y a tout de même un poste émetteur de T.S.F.dont nous avons capté les messages et que nous aurions dû retrouver, dit rageusement Gérard.— Les oiseaux se sont envolés et ils ont dû emporter le matériel! dit le Docteur.Un vague gémissement, un râle confus arrêtèrent net ces propos; ceux iiui les tenaient sentirent un frisson parcourir.Ils se trouvaient sur le pont promenade, juste devant le salon ¦ les premières classes.— Mais nous n'avons pas encore regardé là-dedans! s'écria Gérard.Km effet, dnns leur hâte, en arrivant, ils avaient omis de visiter ce ¦.¦rand local.Ils y entrèrent tous à la file et leurs lampes électriques firent apparaître la table recouverte de bouteil-les vides, les chaises renversées, par ¦ ire.et, peignant parmi des débris ¦ If verre et dans une mare de sang, le corps de la victime de Pascal.— Un blessé! cria le Docteur Mar-chand en se penchant sur le malheureux dont le visage tuméfié et sanglant grimaçait de douleur.Ses compagnons silencieux entourèrent le praticien qui examinait les plaies et demandait à Le Saux de lui trouver de l'eau et un linge pour laver et panser celui qu'il traitait déjà avec une sollicitude professionnelle.Le Saux apporta de l'eau do mer et on dut déchirer la chemise du blessé pour lui faire un rapide pansement.La vision de ce décor et l'évocation 'lu drame qui venait de s'y dérouler quelques heures plus tôt raffermirent 'lu-/.Gérard la conviction qu'il approchait du dénouement de l'aventure dans laquelle son amour l'avait jeté.Mais il se demandait avec angoisse si celui qui était là n'avait pas été assommé par Fcrnand de Hortiz ou îles hommes agissant pour son compte dans le but de retrouver l'enfant.— Le Docteur avait raison, se dit-il, il fallait se hâter et gagner le Cubain de vitesse.Si j'avais agi quelques heures plus tôt, peut-être aurais-je l'enfant maintenant.Mais il faut que cet individu parle.Et penché avec angoisse sur le blessé, il guettait impatiemment son retour à la vie.Mathieu, cependant, se remettait peu à peu.Rassemblant des fonds de bouteilles, Le Saux avait à moitié rempli un verre d'une mixture, partie rhum, partie whisky que le blessé avala avec une grimace, mais après l'absorption de laquelle il ouvrit des yeux qu'il promenu sur ceux qui l'entouraient.— Qui êtes-vous?demanda-t-il d'une voix incolore.Police?Je suis fait?— Non, nous ne sommes pas la police, répliqua le Docteur.Mais toi, qui es-tu?Et, sans attendre sa réponse, le médecin dit, à l'adresse de ses compagnons, à voix basse pour que le blessé n'entendit pas: — Il n'a pas de blessure mortelle, mais il a perdu tant de sang que sa vie me parait en danger et je crains l'infection, ear il a séjourné plusieurs heures dans cet état, sur ces tôles qui ne m'ont pas l'air des plus propres.Il faudrait, en tout cas, prévenir la police pour qu'elle vint le recueillir et l'interroger.— D'accord, mais auparavant je voudrais bien l'entendre, moi, dit Gérard qui ordonna à Le Saux de se rendre à terre et d'alerter le commissariat.— Ce ne sera sans doute pas facile répliqua le Docteur.Les gaillards de ce genre ne sont en général guère loquaces quand il s'agit de leurs affaires particulières.Mais d'une voix faible, Mathieu les interpella.— Pardon! Je vais parler moi et je vais tout vous dire, parce quo je n'ai pas à être "régulier" avec ceux qui ne l'ont pas été avec moi.J'ai tout entendu, Docteur, je sais que je vais peut-être claquer avant que la police arrive et je ne veux pas que ma mort serve à ceux qui m'ont tué pour continuer leur petit jeu.C'est ma vengeance que je vais laisser entre vos mains.Son visage blafard, exsangue, éclairé par une lampe électrique, Mathieu commença d'une voix éteinte que la mort prochaine semblait assourdir, un long récit (pie Gérard et ses compagnons écoutèrent avec une attention passionnée.* * * Toute la matinée Cliristiane fut d'une impatience et d'une nervosité extraordinaire, ce qui était fort légitime au demeurant.Elle ne pouvait rester plus de deux minutes à la même place, courait d'une fenêtre à l'autre, se précipitait constamment sur le perron, sursautait à chaque coup de la lointaine sonnette tlu parc, ou à chaque appel du téléphone.Vainement sa mère, nerveuse, elle aussi, s'efforçait de l'exhorter au calme.Il était un peu plus de midi quand le concierge ouvrit toutes grandes les grilles du parc devant l'Ilispano-Sui-za de M.de Hortiz.— Les voici! cria Cliristiane quand elle aperçut la luxueuse voiture s'avan-çant vers le château par la grande allée sablée.Elle se précipita au dehors, suivie de ses parents, son coeur battant follement dans sa poitrine, la tète bourdonnante, les yeux voilés par l'émotion.Sans attendre que le chauffeur descendit de son siège et lui ouvrit la portière, Fcrnand de Hortiz sauta à terre, prit dans ses bras, à l'intérieur de l'auto le bambin aux boucles blondes et le déposa sur le sol.Ses petits bras tendus en avant, l'enfant courut vers sa mère de toute la vitesse de ses jambes menues.— Maman ! ma maman ! Christianc était déjà sur lui, se baissait, le prenait dans ses bras, le ser rait à l'étouffer sur son coeur en cou vrant de baisers et de larmes le gra cicux visage imprégné d'une joie délirante.— Mon ange, mon trésor, mon pc tit Bernard chéri! Mots d'amour, de tendresse, de bonheur retrouvé, chas sant, comme un brouillard mauvais, le souvenir des heures d'atroce angoisse, Les Mots Croisés / 1 2 3 s 6 7 a 9 10 ia 13 14- 1 M z ¦ i ¦ 3 m Bflfl si 4 il m 5 ¦ 6 ¦ ¦ 7 ¦ M ¦ • ¦ ¦ ¦¦ 9 ¦ m 10 ¦ ¦ il ¦ ¦ ¦ 12 m 15 ¦ ¦ ¦ 14 1 ¦ < HORIZONTALEMENT 1Espéranre ou crainte d'une chose probable, quoique éloignée — Support pour lampions.2.—Fila de Pandion.— Action de tirer le sel des eaux de mer.3.—Panier a mesurer le charbon dans le» forges.— Prénom féminin.I.—Klviêre de l'Asie centrale.— Qui vend du lait.— Prénom indéfini.5.—A une ttaveur brûlnnte et aromatique.— Arbre à boll louer, fi.—Une saison.— De la Gironde* —Voyelles jumelles.— Nom vulgaire de toutes les plantes ma rinça de la famille des algues.— En outre.S.—Compagnon.— Fille d'Innrhos.'.t.—Sorte d'étau.— Lettre de l'alphabet grer.— (Jui appartiennent û la campagne.10.—Instrument pour entendre.— Suspention d'hostilités.11.—Pièce pour soutenir les tonneaux.— Partie «aillante du visage.— Dans la ruse des vents.— Fleuve d'Italie.12.—Permis de sortie délivré à un élève.— Cadeaux.31.—D'un verbe gai.— Soutira.— Myrlapo-de.1 I.—Rendre effectif.— Institués.VERTICALEMENT t.—Point de Porbite d'une planète où elle est le plus rapprochée de la terre.— Qui joue un rôle.2.—Uniformité.— Partie du ressort d'un fusil.•1.—Matière inflammable et visqueuse qui découle de certains arbres.— Entourera.4.—Adjectif possessif.— Du verbe aller.— Sorte d'oignon.¦'»•—Avec distinction dans les manières.G*—En les.— Administration supérieure de la marine.— Du verbe être.—Mesurer le diamètre d'un cylindre creux.— Grande activité inspirée par la foi.Solution «Ici tier ni (A* problème H.n.fOM RJiTJEHSiSIrlSEDHE Â}:çpaG]L JMMM mmm .J":tÉHPJp'u;c£] HJlfiBîlOriiRJ^lNjlGilig] '¦ipiSAîamœi] asfcrYlferrlllreJ S.—Pronom.— Instrument propre à faire des ponctions.— Art de lancer avec une 0.—De l'Inde* — Restera, lo., *• pour "neouroKcr.— Division de deux voyelles consécutives en deux syllabe*.II.—Troublait la raison.— Temps futur.12.—Marque de lieu.— Adjectif numéral.— Chemin de halage.— Pas vêtue.13,—Particule négative.— Partie du pain.— Dont les poils sont tombés.11.—Arbres forestiers.— Synonyme de diffusion, (pl).DEMANDEZ-LEUR CETTE CARTE Le Bulletin des Agriculteurs CETTE LETTRE DE CREANCE AUTORISE Valable pendant le mois d'avril 1941 seulement dont la signature parait ci-dessous, à solliciter des abonnements pour LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AVIS Le porteur de cette lettre de créance n'a aucune autorité pour solliciter ou accepter des abonnements pour une publication autre que celle mentionnée plus haut.Si une telle tentative en était faite, cette publication ainsi que vos autorités locales devraient en être avisées tut le champ.Il ou elle n'est autorisé ni à encaisser des chèques ni à transfer au nom de la Compagnie, sauf pour !e recrutement H'arinnn»."«¦_-{».Signature du représentant.Directeur de la Circulation.VALABLE PENDANT LE MOIS D'AVRIL 1M4 SEULEMENT 42 Le Bulletin des Agriculteurs Avril 1944 Agents demandes: Pour vendre nos poussins dans chaque comté.Mélangea Grosso Lcchorn blanche.S!5'!X Plymouth Rock Ba Vous obtiendrez de meilleurs résultats avec LES POUSSINS "LEFEBVRE" QUALITE SUPERIEURE — EXTRA PROFIT et de Rncc Standard Nos poussins sont en bonne santé, forts, vij;ourcu:c et pleins de vitalité, de races pures, provenant de troupeaux certifiés, inspectés ou approuvés ayant subi l'épreuve du sang, ayant ù leur tête des reproducteurs R.6.P.ou de descendance R.O.P.Ils vous assurent par e fait même des sujets s lins et vigoureux étant aussi reconnus pour la ponte de gros œufs de 21 onces a 32 onces par douzaine.L'augmentation graduelle de nos affaires chaque année prouve que nous donnons satisfaction à nos clients.Livraison immédiate et aussi pour les mois d'avril, mal et Juin, vers la date demandée.l>rii le 100 EXTRA PROFIT 90% Cochets 16.00 New Hampshire rouge.î«"S8 18.00 as»i»:::::::::::.18.00 18.00 18.00 Urooniu.Î2*22 Sussex 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31.00 31.00 27.00 27.00 28.00 25.00 25.00 26.00 30.00 30.00 30.00 27.00 25.00 26.00 17.00 18.00 18.00 18.00 17 00 18.00 17.00 17.00 18.00 17.00 18.00 SO POUSSINS GRATIS A toute personne ou.achètera ou nous fera parvenir une commande de B00 Poussins mélangés ou poulettes d'un jour de "Qualité Supérieure Extra Profit", nous donnerons gratuitement 50poussins mélanges Profitez de cette offre avantageuse.Attenta demandés! 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Vous venez, sans doute, participer à notre allégresse commune?.Permettez-moi mon cher ami, de vous faire part de mes fiançailles avec Madame Villiers.Après avoir salué les châtelains, Gérard, qui paraissait sous le coup d'une vive émotion et dont les yeux brillaient étrangement se tourna vers le Cubain sans prendre la main que celui-ci lui tendait.— N'ironisez pas, Scaly! lui dit-il.Votre jeu est démasqué et j'arrive ici pour mettre un terme à vos exploits.En entendant ces mots, Fernand de Hortiz devint extraordinairement pâle et un léger tremblement s'empara de lui, tandis qu'il tendait vers Gérard un doigt menaçant.— Que voulez-VO»s dire, Monsieur?Je vous somme de vous expliquer.Que signifie cette plaisanterie grotesqu» que vous inspire sans doute votre dépit d'avoir été devancé?— Ah ! vous me croyiez bien inoffensif, poursuivit Gérard et vous pensiez que nul n'arriverait jamais à percer votre secret?Vous vous trompiez.Scaly, et maintenant il va falloir ex- pier tous vos crimes.Puis, se retournant vers Christiane et ses parents qui assistaient, muets d'étonnement et frappés de' stupeur, n cet incompréhensible dialogue, il ajouta, montrant du doigt le Cubain blafard: — Le ravisseur de votre enfant, Christiane, le voici! La jeune femme poussa un cri et, instinctivement, comme si un nouveau «langer eût menacé son fils, elle le prit dans ses bras contre elle, dans U'i geste animal de défense et de protection maternelle.Profitant de l'émoi semé par ces paroles, le Cubain bondit comme un fauve et essaya de gagner la porte du parc.Le fuyard fut promptement ceinturé, terrassé, et, en un clin d'oeil,-avant même que l'on eût pu réaliser ce qui venait de se passer, il était immobilisé, entouré et des menottes enchaînaient ses mains.Le commissaire s'avança et salua lea châtelains.— Je m'excuse, Mesdames, Messieurs, d'avoir pénétré chez vous, dit-il, pour arrêter ce dangereux malfaiteur.Monsieur Brunières, je vous remercie des renseignements précieux que vous nous avez fournis et qui nous permettent de mettre un terme aux exploits d'une bande redoutable.— Et moi, je vous félicite, Monsieur le Commissaire, de la promptitude et de l'habileté avec lesquelles vous et vos collaborateurs venez d'agir.Les policiers entraînaient le Cubain qui proférait de confuses injures e» dont les yeux jetaient des éclairs do haine et de fureur.— Mais enfin, Gérard, demande Christiane, encore tremblante d'émotion, nous expliquerez-vous ce que tout cela signifie?Nous n'y comprenons rien.Alors, on pénétra dans le salon du château et Gérard fit le récit de l'extraordinaire découverte qu'il avait pu faire, grâce aux révélations du moribond trouvé à bord du "Boukharu".— Fernand de Hortiz ne s'est jamais appelé ainsi, dit-il, et ce soi-disant Cubain est français comme vous et moi.A la suite d'un meurtre crapuleux, commis il y a une quinzaine d'années dans la banlieue parisienne Scaly — car c'est le véritable nom de ce bandit — fut condamné aux travaux forcés à perpétuité."Mais il ne «levait pas moisir à La Guyane.Il s'évada et réussit à passer en Amérique du Sud où, à la suite d'aventures dont je ne connais pas le détail, il réalisa une belle fortune.' "Comme la plupart de ses semblables, il était tenaillé par le désir tie revoir la France.Ne pouvant revenir sans danger dans le pays où il avait été condamné, il se procura un faux Roppclle-toi, Albert, que Jcr^iji_tu_ou20j_lcj_b^ttmçst_c^ Avril 1944- L c Bulletin des Agriculteurs 43 état civil, fit peau neuve et débarqua „n jour chez nous, les poches pleines d'or."Sa fortune, le grand tram de vie qu'elle lui permit de mener et les nombreuses relations qu'il put se faire, son allure aussi et une excellente éducation reçue autrefois, le mettaient évidemment au-dessus de tout soupçon.••Mais certains hommes sont possé-par le génie du mal.Scaly aurait pu vivre tranquillement avec ce qu'il possédait.Il ne le fit pas, poussé vraisemblablement moins par esprit de lucre que par un besoin diabolique d'action."Comme il avait un réel tempéra-MK'iit de chef et un véritable génie du crime, il organisa avec une rigueur et ii méthode remarquables la plus redoutable bande qui ait jamais, peut-être, opéré sur notre sol."De tels hommes trouvent toujours des collaborateurs dévoués, qu'ils savent évidemment où recruter.Lui, avait un excellent lieutenant dans la ersonne d'une femme, la danseuse Nadia Ivanova.Christiane et ses parents qui écoutaient avec stupéfaction cette extraordinaire histoire, ne purent retenir une exclamation.— Comment, elle, la danseuse vedette du Casino et des principaux music-halls de la Côte d'Azur?Est-ce (possible?_Oui, poursuivit Gérard, Nadia Ivanova qui, pas plus que Scaly, ne se doutait de ce qui l'attendait, doit être arrêtée en ce moment même.La representation d'aujourd'hui aura lieu sans elle.Sous leurs ordres agissaient les comparses, dont la plupart ne connaissaient même pas leur chef.",1e ne vous citerai pas tous les cri-mes qui sont à inscrire à leur actif et ¦ par suite de desordres fonctionnels fréquenta ehex les femmci d'fliee moyen - - essayez le Composé Lydia K l'inkham dé* maintenant.Il est fait spécialement pour Ich femmes.Le CnmptW- Pinkhnm est très efficace pour faire disparaître ces malaises.Pris régulièrement — il aide ft résister contre ces symptômes.C'est également un excellent tonique pour l'estomac Des milliers et des militera en ont bénéficié.Fait au Canada.Il vnut la peine de l'essayer ! 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Querelles d'enfants, minuscules rayures; heurts sans importance, mais qui laissent cependant des traces Ié-pèros, comme il en voyait sur la sur-facc moins lisse, moins brillante qu'étudiait son regard.Ressassant des souvenirs, Philippe m demandait: — Où en sommes-nous?Quand on a commencé ce travail de désaffection?.Pourtant nous étions heureux, moi du moins.Un autre a l'oeil plus averti, a découvert des traces ((lie laissent sur le visage et dans l'attitude, les heurts et les froisse-ments de la vie commune.il a su en tirer hypocritement parti.Mais depuis la guerre jusqu'à mon départ pour Halifax, toutes ces niaiseries ridicules n'existaient plus.je les avais oubliées et elle aussi, j'en mettrais ma main au feu.Alors?Pourquoi?.je ne sais plus, je ne suis sûr de rien.Une chose cependant était certaine.Philippe ressentait une douleur "ù l'amour blessé souffrait plus que l'orgueil.Il se pencha plus près encore du cendrier.Sur la troisième cigarette, celle qui ne portait pas, ou si peu de rouge.disparu entre la seconde et la troisième?c'était net.Pourtant, les Winchester ne gardaient aucune trace.Il respira, soulagé, mais s'avisa aussitôt que ceci n'établissait rien de définitif.Maintenant, acharné il cherchait ailleurs des indices.Cinq heures! où étaient-ils donc?Quelle sciait sa réaction lorsqu'elle rentrerait et le trouverait affalé dans ce fauteuil?Aurait-elle les yeux effrayés, la bouche pleine de mensonges: "Je t'en supplie, comprends-moi.ne va pas croire des choses." Et lui, que dirait-il, que ferait-il?Peut-être ne reviendrait-elle plus?Cette perspective le fit quitter son fauteuil.La table n'avait plus rien à lui apprendre.Il aurait voulu être calme, très calme.une promenade lui ferait du bien.Il laissa en évidence sa musette pour qu'elle sut, du premier regard, qu'il était venu et reparti; ainsi, il ne la prendrait pas par surprise et elle trouverait sans doute une explication pas trop absurde, assez plausible pour être admise.Lentement il fit le tour de la mai-' son, et du jardin, siffla son chien: Griffaut! Griffant! Rien.Lui aussi avait déserté.Ce compagnon de 12 ans, comme il y tenait! C'était le témoin de ses dernières écoles buisson-nières, celui de ses amours, et lui au moins, ne boudait jamais, son accueil restait aussi cordial qu'au premier joui'.Xi femme ni chien, et cette pluie, et cette guerre.et ce maudit soupçon qui lui brûlait la cervelle, qui lui vrillait le coeur.Il rentra, dissimula sa musette et attendit.11 lui sembla qu'il était là depuis des heures lorsqu'il perçut des bruits de fins talons gravissant le perron.Sa montre marquait six heures.Il ne bougea point, gardant ses forces tendues dans un effort pour conserver son calme.Elle n'était pas seule.Albert l'accompagnait encore.Les ongles enfoncés dans les paumes, le sang lui battant aux tempes, il entendait un murmure confus.Denise retirait son manteau et le suspendait dans l'entrée.Petit à petit, le sens de leurs paroles devint perceptible.Albert déclarait de sa voix chaude: —Denise, il faut l'avertir aujourd'hui, n'importe comment.il devra tout de même l'apprendre à son retour.Et Denise répliquait: —Oui, bien sûr.Vous avez été tellement chic, et si patient, Albert.Mais c'est difficile de lui dire cela, il s'y attend si peu.J'ai essayé encore ce matin de lui écrire.—C'est ce que vous avez de mieux à faire, alors.Ou préférez-vous que je m'en charge?La voix de l'homme était persuasive, insistante.—Non, c'est à moi de trouver les mots.Cela va lui donner un tel coup.je le connais.Je donnerais n'importe quoi pour que ce ne soit pas arrivé.Philippe se trouvait dans une situation affreuse; sa droiture lui défendait d'en entendre davantage.Il comprenait que l'un et l'autre restés loyaux n'avaient rien à se reprocher, mais qu'ils jugeaient le temps venu de le prévenir, afin de ne manquer ni à la parole donnée ni à l'amitié.Ils se débattaient entre leur amour et le devoir.Elle ne l'aimait plus.Une douleur atroce crispa ses nerfs pourtant solides.Il fallait savoir.Il sortit du boudoir et s'avança tranquillement; sa pâleur s'accentua lorsqu'il vit Albert et Denise debout près de l'entrée du salon.Il toussa pour libérer sa gorge qui se nouait.Denise poussa un cri, traversa la pièce en coup de.vent, son visage exprimant le plus vif étonnement.Philippe! —Je sais, dit-il.je sais.J'ai entendu.Denise, j'ai un chagrin atroce.ne me dis plus rien pour le moment.Les mots avaient peine à sortir de ses lèvres tremblantes.En fait, ils n'étaient que murmurés par une voix T 'année où commença cette guerre, les accidents causèrent deux fois plus de pertes de vie qu'au cours de la première guerre mondiale.Il y eut également beaucoup plus de blessés.De ce nombre, plusieurs le furent sur la ferme.Où que vous soyez, quelle que soit votre occupation, le danger vous guette partout.Ceux qui prennent soin du bétail tout comme ceux qui s'occupent de la machinerie sont exposes aux accidents.La sécurité absolue n'existe pas, même dans la maison.Il y a presque autant d'accidents fatals dans la ville, sur les fermes, que sur les grandes routes.Un accident n'arrive pas tout simplement.Il a une cause quelconque.La majorité des accidents sont dûs aux êtres vivants, très peu sont causés par les choses.En étudiant les statistiques, on découvre que plus de 90% de tous les accidents .du moins ceux qui arrivent aux personnes sur la ferme .sont dûs à la négligence, à l'ignorance et à un mépris délibéré des règles les plus élémentaires de la sécurité.D'autres facteurs sont la fatigue, les gens fatigués sont moins alertes, ou le fait que l'on n'est pas suffisamment familiarisé avec son travail ou les machines que l'on utilise.La guerre a multiplie les dangers sur la ferme, principalement parce que de jeunes personnes ou des personnes inexpérimentées doivent prendre la place de celles qui constituent la main d'oeuvre régulière.Elles ne connaissent pas les principes de la sécurité qui sont .ou devraient être .la seconde nature des fermiers d'expérience.Ce n'est qu'en forçant ces personnes à cultiver les principes de la sécurité que vous pourrez faire votre part pour la prévention des accidents.Placard Gratuit pour la Ferme Notre compagnie et d'autres manufacturiers de machinerie agricole ont largement contribué à la sécurité en adaptant des protecteurs sur les embrayages et autres parties mouvantes.Mais seul le souci de la sécurité peut vous protéger entièrement contre les dangers que représentent les couteaux et les rouleaux qui fonctionnent avec force motrice, les roues et les disques à traction mécanique ou animale.Seule une grande précaution peut vous faire éviter les dangers que représente l'emploi des poisons pour la destruction de la vermine, les chutes au bas des écl-cllcs et des échafaudages, les ruades de chevaux et les risques plus particuliers des incendies sur la ferme.Les points les plus importants de la sécurité sur la ferme sont démontrés sur un nouveau placard intitulé, "Soyez prudent sur la ferme".Vous pouvez afficher ce placard dans l'étable ou dans la remise.Demandez votre copie gratuite dès aujourd'hui en écrivant à J.I.Case Co., Toronto, Ont.^ AU COURS DE CETTE GUERRE, le premier devoir et la plus grande contribution de notre compagnie est de construire des machines agricoles en conformité avec les restrictions de guerre et de fournir les pièces de rechange pour les vieilles machines.De plus, chaque usine Case produit du matériel de guerre tel que; boîtes pour obus, affûts de canon, pontons et ailes complètes pour bombardiers.Votre premier devoir est de produire chaque livre de nourriture qu'il vous est possible, mais vous pouvez aussi accclécr la guerre et hâter la paix en plaçant autant de dollars que possible dans les obligations de lu victoire et en récupérant tout le métal de rebut que vous pouvez. 50 Le Bulletin des Agriculteurs Avril 1944 POUSSINS BRAY LIVRAISON HÂTIVE A/cric Rowley.Lnrrtteville, P.Q.—"Je nuit tre- sati-fait îles pOUS-Bins commandés ehe« vous l'an dernier ?t l'nnnée précédante .IN fou*, d'excellentes pondeuses.Voici mu commande pour le printemps prochain**.Mme Nestor A le rie.Sic-AncMe de Laval, P.Q."L'élevaise ilea Pouealna Pray cet un vrai plui-•ir.Ntius avons un troupeau mu-irnifiquc".Pat Daprlln.South Porcupine, Ont.—"Vos poussins, l'un dur* nier, étaient vraiment quelque ehoee dont on pouvait se vanter, J*- nVn ai perdu que tree peu »'t ce qui nie restait fut »uperbe".Mme J.L.Smith.Wnlthnm Station, P.O.— "De 489 nous* sins reçus, j'en ai élevé 417 en très bonne santé.Ce* volaille* m'ont bien payé".Mme Amy Plendley, Plcasnni Hills.N.-K.—"Os pousslni furent les mellleun vraiment que j'ai jamais élevés, .l'en suis extrêmement satisfaite".si île M.L.Hlslop, Inttersoll, Ont.—"Nous en sommes très contents.Ces oiseaux sont tous vigoureux et pb in- de santé et la production des neufs, cet hiver, a été absolument satisfaisante".DES êclosiona EXCEPTIONNELLEMENT l'éussies nous permettent do vous dire définitivement nue si vous commande"/, vos Poussins Bray (d'un jour ou plus Agés) dès maintenant pour livraison hâtive, nous pouvons probablement remplir votre commande sans tarder.Nous ne saurions promettre autant pour l'avenir.Les commandes données d'avance pour livraison tardive sont très nombreuses.Et certes la justice nous commande de remplir d'abord les commandes reçues les premières.Mais nous pouvons fournir une quantité de bons Poussins Bray dès maintenant, nous le SAVON'S.Ce temps-ci de l'année est bien le plus recommandable pour commencer son élevage.L'expérience nous enseigne que les prix les plus élevé- pour les oeufs, en 1944, seront ceux de septembre, octobre, novembre.Aussi, pour obtenir le maximum de vos poulettes, vous devez vous organiser um tôt pour qu'elle, pondent henucoup dès septembre.I.- bon.Pouuin.Hrny dont vous comencez lélevaice aujourd'hui! ni vout lea traitez bien, devraient être eu pleine production nu moment précis où les prix ties oeuf* sont à leur meilleur.4Si.pur ailleurs, vous vous procure, des poussins déjà "partis", ils voua donneront d'autant plus d'o ufs très gros dont vous obtiendrez ces prix meilleur, QU.l'on consent ton.jours à payer ii l'automne pour les «rus oeufs).Juste pour être sûr de votre affaire lorsque vous donnez \olre commande, nommez un deuxième elioix de la race, de la catégorie et île la date d'expédition.(Nom nous ef forcerons naturellement tie répondra à voir.PREMIER choix)."Commandez Aujourd'hui— "Commandez BRAY" FRED W.BRAY LIMITED 144 John St., N.— Hamilton, Ont.'¦ 456 RUE McGiLL.MONTREAL LES MEILLEURES DU PAYS Vendez votre lait et servez aux veaux le substitut parfait de lait entier LA MOULÉE BIMSÊÊIEÊS POUR VEAUX L'ANNONCE vous renseigne et vous protège L'annonce n pour but de vous faire connaître la qualité d'un produit, son tuns'; cl les avantages que vous pouvez en retirer.Le manufacturier sait que pour se créer une clientèle et la conserver, il doit d'abord produire une marchandise quj donne satisfaction à un prix raisonnable.En lisant les annonces vous apprenez à connaître le produit que voit» désirez acheter, c'est tin guide sûr -t un gage de satisfaction.L'annonce en faisant connaître un produit active le» ventes, augmente la production, ce qui permet au manufacturier de fabriquer à plus bas prix, d'améliorer la qualité dans les procédés de fabricaiton et de mieux servir le public.En achetant un produit annoncé, voiu payez moins cher et vous-voui protégez.si chargée d'émotion qu'il ne In reconnaissait plus lui-même.Albert s'approcha: —Sois raisoJmable, mon vieux Philippe.Ne te frappe pas comme ça! Son regard se portait sur Denise, un reparti rassuré qui semblait dire: "Voyez, ça n'a pas été aussi difficile que vous l'imaginiez".—C'est bien dommage que cela soit arrivé pendant ton absence, mais que veux-tu.continua Albert, et Philippe le trouva d'un cynisme révoltant, lorsqu'il poursuivit: — Il y a tellement tie choses plus tragiques actuellement dans le monde./ Il se laissa tomber sur un siège, ressentant la bizarre impression d'être détaché de tout.La douleur l'a-nesthésiait.I) perçut que deux personnes semblant être d'accord, échangeaient ties propos.il vit Denise reconduire Albert jusqu'à la porte et terminer la conversation dans le hall.Lui, écrasé sur sa chaise, restait immobile comme un mort.Lorsqu'elle revint près tie lui, ses yeux encore pleins de tendresse, il essaya d'allumer une cigarette pour qu'elle ne remarquât pas son désarroi.—Philippe?tu ne m'embrasses pas?Elle le regardait avec inquiétude, mais il continuait de fumer nerveusement et sa cigarette tremblait entre ses doigts.L'embrasser en ce moment?A quoi pensait-elle donc?.Avait-elle perdu la raison?Il la considérait, étonné de son aisance tranquille.Qu'avaitéil fait pour perdre ce cher amour?Il sentit qu'il l'aimait aujourd'hui plus que jamais et qu'il lui serait impossible de l'oublier.de la laisser partir.Il retint à grand peine l'impulsion qui le portait à la prendre dans ses bras, à la couvrir de baisers, à l'implorer de revenir sur sa décision.Ah! pouvoir se réveiller après un tel cauchemar et trouver que rien n'est changé.Denise, silencieuse, restait à ses côtés; elle paraissait aussi affligée que lui.—Crois-tu, Philippe, j'ai beaucoup de chagrin, moi aussi; je me sens presque coupable tic ce qui est arrivé.pourtant j'avais tellement soin de lui.—Soin de lui ?Qui ça ?—Mais de Griffaut, voyons! —Griffaut?.où est-il?qu'est-ce qu'il a?—Mais.tu m'as dit que tu le savais, tout à l'heure.Ne m'as-tu pas entendu parler avec Albert?Il y a quatie jours qu'il était malade.nous espérions le sauver, mais la pauvre bête souffrait trop.Réellement, c'était inhumain de le garder.Nous l'avons conduit chez le vétérinaire, cet après-midi.je ne pouvais pas me décider seule à le faire disparaître, tu l'aimais tant! Je me suis résigné, à la fin.Albert a été bien gentil, tu sais, il ne m'a pas quitté pendant ce temps.Il faudra que tu le remercies.A mesure qu'elle poursuivait son récit, si simple, si clair, il s'était levé, lui avait emprisonné les mains et l'attirait sur sa poitrine, que la joie, comme un raz de marée, envahissait au point de l'étouffer.Des sanglots s'amassaient dans sa gorge.D'un geste presque brutal, il la cueillit et la porta dans ses bras, comme une enfant, jusque dans le boudoir.Il lui montra le guéridon: —J'ai remarqué que le dessus est tout rayé,—il faudra le faire repolir, mit chérie.—Repolir?mais pourquoi?.quelle drôle d'idée tu as tout à coup.Il acheva tendrement, si tendrement: —Mon amour, ne cherche pas à comprendre, veux-lu?.RENE LcFRANC Obtenez plus de Chevaux Let* chevaux travaillent mieux |ors.faites votre tonte von-même, épargne/, de l'argent et des salaire-: MACHINES A TONDRE STEWART Fonctionnement à lu mu in, n rélectririU* ou avec moteur — toute* tsont rapide», efficace* et durables.Les reniements de rationnement fédéral *ur la machinerie nirrieole.n'appliquent aux machines STEWART.Votre marchand, s'il y a des machines en disponibilité, peut vous procurer les formulas d'application nécesHtiIrca de In C.P.C.T.G.Voyex votre marchand local.L ^PoUSSIHS Qualité : Ho&ie e LA MAISON LAURENCELLF.1230 ouest, rue Stc-Catherinc MONTREAL I pratt.ONGUENT AMELIORE POUR LES PIS Ctl! pall ill tardif à portée un pot dt cil onpenl in binjoln adoucis-sail, piitlranl pour pis durcis, io-llis oo confislioDoés i la soilc dt tila|i, d'allalliniol abondait, d'iiposlllon loi inltoipiries oo poor lillois cniassits PlaTT F00I CO.OF MUM Lit, OUI1FH • OWIAIIO COMMUE! 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Suivez les instructions dans le dépliant.NOTA.Employé au moindre reniflement, éternuement.ou signe de rhume, le Va-tro-nol aide à empêcher bien des rhumes de se déclarer.auto.;.COUPEZ ouimev wiœis VOS TROUBLES À LA RACINE .Sovez-vous, madame, mademoiselle, que TOUS vos organes — dont le bon fonctionnement constitue votre santé, votre beauté, votre charme — reçoivent de votre sang les principes nécessaires à leur fonctionnement?Savez-vous que lorsque le sang vient à manquer de certains éléments, vous souffrez de: faiblesse, pâleur, manque d'appétit, fatigue, douleurs de dos, de reins, périodes douloureuses ou irrégulières, troubles internes essentiellement féminins (symptômes ou conséquences de l'ANEMIE)?Savez-vous que pour faire disparaître ces malaises, il faut absolument rendre au sang sa richesse et ses propriétés nutritives .en prenant les bonnes PILULES ROUGES?Depuis près de 50 ans, des milliers et des milliers de femmes ont retrouvé la santé et le plaisir de vivre par l'usage de ce bienfaisant tonique! Pourquoi n'en serait-il pas de même de vous?Par la poste: 50c la boîte ou 3, $1.25.PILULES ROUGES Pour les Femmes Pâles et Faibles Cic Ch imique FRANCO Américaine Ltcc, 1566, rue Sr-Denis, Montreal Lorsque vous écrivez aux annonceurs, veuillez mentionner Le Bulletin des Agriculteurs Il peut y avoir des nuances dans l'amour maternel Q.—Je suis la bcllc-fillc d'une mero our vous, à moins que cela ait amené des complications dans le ménage ou, pire encore: des personnes indésirables.Mais, ne mêlez pas d'enfantillage aux choses sérieuses.Je vous souhaite le bonheur que vous désirez.» * » Q.—Comment se portent les deuils suivants: père et mère, grands-parents, oncle et tante, neveux et nièces, petits-enfants, gendre et belle-fille?2—Un garçon qui accompagne deux jeunes filles en voiture doit-il s'asseoir entre les deux?Jeune homme de 19 ans.R.—On porte un an de grand deuil et six mois de demi-deuil pour la mort de ses parents; six mois de deuil, dont trois de demi-deuil pour ses grands-parents.On ne porte pas de vêtements noirs pour la perte d'oncle, tante ou neveux, sauf le jour des funérailles quand on y assiste.Gendre et belle-fille portent six mois de deuil s'ils habitent la même localité que la famille en deuil, ou si c'est l'habitude de porter un deuil très sévère dans sa belle-famille.Pour les enfants, on ne porte quo quelques semaines ou quelques mois de deuil, selon leur âge; il n'y en a pas pour les petits en'fants.Le deuil est une question de convention sociale seulement, il est beaucoup moins rigoureux qu'autrefois et tend à disparaître.2.—Un homme qui accompagne deux dames en voiture doit prendre le côté des rênes, jamais il ne prend place au milieu.* » » Q.—Quel est le poids normal d'une fillette de 14 ans, mesurant Gl pouces?Je pèse trop pour mon âge et je voudrais maigrir, on me conseille de l'exercice, mais je n'obtiens aucun résultat.Je suis pensionnaire dans un couvent et j'ai engraissé de 19 livres.Comment faire pour perdre du poids?Je veux savoir.R.—Environ 105 livres.C'est sans doute le changement de régime qui a causé cet embonpoint que vous perdrez peu à peu, à votre âpe, c'est assez fréquent.Ne vous alarmez pas et ne faites rien que vous pourriez regretter plus tard.* * » Q.—Quand un homme et une femme montent ou descendent un escalier, lequel doit passer devant l'autre?Merci.H.—L'homme précède la femme en descendant et la suit en montant.* * + Q.—J'ai 18 ans.J'étais courtisée par un garçon de 19 ans l'été dernier.Je l'ai quitté pour aller travailler en ville et sans penser à mes paroles, je lui ai dit de se choisir une autre amie, plus jeune.C'est ce qu'il a fait.Quatre mois -après, quand je suis revenue, il l'a abandonnée.Voilà trois fois que je le rencontre, il me pnrle et me sourit et ne s'occupe pas de l'autre qu'il a d':jà courtisée, bien qu'elle soit avec moi.Je ne savais pas que je l'aimais autant, c'est un bon garçon sans vilain défaut, mais un peu jaloux.Croyez-vous que cela m'empêcherait d'être heureuse en ménage?Donnez-moi un conseil pour qu'il revienne.Puis-je l'inviter pour les fiançailles de ma soeur, à Pâques?Réponse s.v.p.R.—Quand il s'agit de jalousie, un peu, c'est déjà un gros défaut qui compromet vulre bonheur en ménage.Il est rare que l'on se corrige de eette affection qui est une maladie autant qu'un défaut de caractère, et que bien souvent l'on apporte de naissance.Vous êtes assez jeune pour espérer faire d'autres connaissances.Il ne manque pas de garçons gentils qui vous témoigneront un amour et une confiance sans cette ombre vilaine de I la jalousie.Appliquez-vous à guérir 1 votre coeur, à chasser de vos pensées celui dont vous ne devez garder qu'un vague souvenir d'ancien ami.D'ici les fiançailles de votre soeur, vous aurez peut-être l'occasion de faire d'autres connaissances, ou bien un frère, un parent, un ami de votre futur beau-frère peut vous accompagner.Je vous souhaite un bonheur parfait.Je n'ai pu répondre personnellement, vous ne m'aviez donné ni votre nom, ni votre adresse.Q.—Js suis peinée, ayant répondu plusieurs fois à des demandes de chansons sans recevoir aucun remerciement pour mes lettres.J'aurais voulu correspondre pour passer le temps car je m'ennuie.Nous restons loin du village et toutes les jeunes filles de mon âge,sont parties à la ville travailler.Il me semble que toute lettre écrite joliement mérite une réponse.Il est vrai que mon écriture n'est pas bonne et que je fais des fautes, car j'ai dû laisser la classe à bonne heure pour aider ma mère.JJai rencontré plusieurs fois des jeunes gens, mais je ne sors pas et c'est la correspondance que j'aimerais.Dois-je renoncer à ce désir?J'attends votre réponse.J'aime votre courrier R.—Ne vous laissez pas abattre par cette petite déception.Reprenez-vous en demandant vous-même des correspondants et cette fois, vous choisirez entre plusieurs, car on vous écrira sans doute.Ceux qui ont reçu vos lettres en avaient peut-être des douzaines et ne pouvaient pas accuser réception de toutes.Vous écrivez joliment parce que vous écrivez sincèrement, on sent que vous avez une bonne petite âme, un coeur franc.Qu'importe donc les fautes d'ortograpTie.D'ailleurs, c'est une belle occasion de vous perfectionner.Ayez un dictionnaire, une grammaire, et cherchez les mots et les renseignements; lisez en remarquant bien comment les mots sont écrits, copiez même de belles pages quand vous en avez le temps.Reprenez-vous donc, c'es't toujours ce q'i'il faut faire dans la vie.» * * Q.—Un jonc peut-il servir pour un second mariage, après avoir été retravaillé et remis à neuf?Je dois convoler sous peu.Martinien R.—Il n'y a aucun inconvénient.Cela peut même être votre secret, si vous le préférez, un bijou qui a passé tar le feu est un bijou neuf.• * » Q.—Comment faire disparaître une tache de vin sur une robe de crêpe de teinte cocoa ?Abonnée de S.-S.R.—Il y a différentes méthodes; vous pouvez laver cette tache à l'eau de savon tiède et à l'ammoniaque, ou encore vous servir de soufre ou de borax.Dans tous les cas il faut bien rincer et presser entre deux linges doux, avec un fer pas trop chaud.* * * Comment faire allonger les cheveux et les blondir?Gabriclle R.—Pour faire allonger les cheveux, il faut les brosser soir et matin, comme en les étirant et en couper le bout de temps en temps; pour les blondir, il y a les lotions à la camomille, au peroxide, et bien d'autres qu'une coiffeuse vous recommanderait en examinant vos cheveux.• *• * Q.—Une jeune filie sérieuse de vingt ans peut-elle lire sans danger les livres: "Au service de l'amour" du Dr Carnot, et "La femme pauvre" de Léon Bloy ?Marycl R.—Ce livre: "Au service de l'amour", est un livrc d'hygiène; vous pouver certainement en prendre connaissance.Quant à celui de Léon Bloy: "La femme pauvre", non, il n'est pas à conseiller aux lectrices de votre âge, c'est un livre trop avancé.LA LESSIVE GILLETT détruit le contenu des cabinets extérieurs • Ne croyez pas que ce soit chose bien difficile que de tenir propres et sanitaires des cabinets extérieurs.Il existe un moyen bien simple d'en détruire le contenu: employez la Lessive Gillctt.Versez simplement la moitié d'une boîte de Gillctt pure dans les cabinets — une fois par semaine — et le contenu, la senteur, tout disparaît.De plus, la Gillctt, utile en bien des cas, simplifie maints travaux de nettoyage sur la ferme ou dans la maison: elle dégage vite les renvois d'eau, écurc les ustensiles, nettoie l'outillage de laiterie, saleté.fait disparaître graisse et Ayez toujours une boîte de Gillctt sous la main et employez-la pour des douzaines de choses.Ne faites jamais dissoudre la lessive dans l'eau chaude, /.'action de la lessive elle-même réchauffe l'eau.BRQCHURETTE GRATUITE: Ecrivez a Standard Brands Lfd., Fraser Ave.& Libert/ St., Toronto, Ont., et demandez la brochuretts gratuits sur la Lessive Gillett.i ' File vous explique comment1 faciliter un grand nombre do travaux de la ferme et du ménage., faurication canadienne l-„.,.^.:.:;,™ a:
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