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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
jeudi 25 juillet 1935
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1935-07, Collections de BAnQ.

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No I .Xp 2 .Colore : No I .No 2 20 10 10 i-ir, o-1 o 1-16 1-tfi 1-10 B c 3-16 3-16 — 3 — 3 _ 2 1-2 "A rolir" 1-2 lbs et plus a 3 1-2 lbs .à 3 lbs .20 18 1G Très importât'.! ¦.aucune cornilîiS" lion on frais d'emmagasinage à déduire de nos prix de remise de beurre et de fromage.(Semaine finissant lr 20 juilleti A i.srnsl .\ (moyens) B .23 .21 ,20 .18 PORCS ABATTUS No No Nu VEAUX ABATTUS engraisses au lait la lb 12 1-2 11 1-2 .11 JEUNES CANARDS VIVANTS a .18 B .16 C.13 OIES VIVANTES .14 .12 .10 ct-haut mentionnés, une commission de f>% aux coopératives affiliées et 8% aux expéditeurs individuels.Sur le.s prix nous retenons prix de remise a quebec OEUFS (gros! .:.23 (moyens) .21 .".19 .17 PORCS ABATTUS 90 à 140 lbs.Il 140 à 174 lbs.No No No 174 à 225 llis 1-2 11 10 Bons .Communs .Moyens .POULETS vivants Doivent peser chacun, rendu ?à 2 1-2 11,s B-l | C - p0 au moins 1 B Moiilreal.la lb .7 1-2 .6 .5 A GRILLER" lbs VEAUX ABATTUS tiNGRAISSES AU LAIT Bon.8 Moyen.7 Communs .5 .18 i 2 lbs.16 sauteurs moindres 14 No No No No No No AGNEAUX ABATTUS 45 lbs .35 lbs .30 lbs .35 30 25 MOUTONS ABATTUS 13 12 10 .05 .04 .03 Sur les prix ci-haut mentionnés, nous retenons une commission de 5% aux coopératives affiliées et 8% aux.expéditeurs individuels.U commerce des Etats-Unis avec le Canada, en 1934 M.h.s.c.nle, commissaire nu fflWercc, écrit que le plus fort depression aux 7IV 'examinons au g* exportations au b Etats-Unis, si point de vue .Canada, s'est sentir en 1033.lorsque leur lo-131 "au rlé de 8210,651,312, le plus iiM.J ,• ''"registre depuis pilleurs décades.En 1034, il y a eu Kl».ïlnf reprise et leur valeur flL n,or a 5302,433,395; En 1032, ,.'JS avaicni représenté $228,438,- i en 1031.S377.543.174.des», Pr.""'lPalex augmentations expeditions américaines au Do-mil eu lieu dans le coton sous un volume de es d'une valeur de "'"tii's'i')' • ''"'""iirativciiicnt » SlfUîôt' rcs Les pièces d'automobiles destinées au montage, qui avaient valu $9,-120.605 en 1032, restèrent stationnâmes à $0,180,052 en 1033.mais oui augmenté à S10.533.S5I en 1034.Arrivages Chiffres gracieusement fournis par le Board of Trade de Mom- real.minion Rl«'?5'°40 livn VM\1M\, ce livres .'une valeur de ttjnS^1 ,?n vm- cl à 102,651, ?»2 en 1»32M"C Vn'CUr rvalue Kills de $6,570 le pétrole brut, visT;\?^r'l.!'"7 en 1034.vis-à-les ha« 5'677'855 ''» '033; et dans if tel Tsfcr ¦ °i pn n,"j™.le minerais acier, la d'alumi cbincsH ma,chines textiles, le.s ma ,cs ae mines et'de carrières Au.iour- Sem.d'inii dern.Oeufs! caisses 1278 1 122 Beurre, boites 1653 457 Fromage, boites 1572 3530 18-7-35: Oeufs, caisses 1467 44 1 Beurre, boites 406 7 Fromage, boites 2501 1784 10-7-35: Oeufs, caisses 1460 1116 Beurre, boites 1047 819 Fromage .boites 5837 6107 22-7-35: Oeufs, caisses 1731 407 Beurre, boites 421 070 Fromage, boites 598 867 23-7-35: Oeufs, caisses 1278 1623 Beurre, boites 748 1660 Fromage, boites 2230 2129 L'an passé 495 1005 327 425 926 5284 681 2996 5500 762 495 838 1668 111 3737 Ottawa.24 — Voici, bureau fédéral de la les prévisions relatives te fruitière.Gnlce à la température favorable et à la précipitation suffisante, le.s cultures fruitières «le l'Ile du Prince-Edouard ont belle apparence.Les vergers souffrent toutefois encore des effets «le l'hiver rigoureux de J033-34.Les perspectives en Nouvelle-Ecosse sont toujours favorables.Dans les endroits où la gelée avait endommagé les bourgeons l'année passée, le.s pommiers sont chargés de fruits; dans d'autres régions le.s pommiers sont moins fournis que l'on ne s'attendait.Pour ce qui est des cerises, le.s prévisions sont variables.La situation est toujours satisfaisante au Nonveau-Bruiiswick où la production de pommes s'annonce plus abondante que l'année passée.Dans la province de Québec, les perspectives sont également plus favorables qu'en 1934, Les pommes ont belle apparence dans l'ouest de l'Ontario, mais il y a eu beaucoup de chute pour les variétés Spy cl Greening.La production de cerises enregistre un accroisse-men t de 20 p.c.à 25 p.c.sur 1934.La production de pèches s'annonce très abondante pour la plupart des variétés.Les raisins promettent beaucoup.La vente des framboises bal son plein à l'heure actuelle; les renflements sont estimés à 35 p.c.de plus que l'année passée.La tavelure des pommes a attaqué le feuillage el les f ru il s dans bon nombre «le vergers de l'est ontarien.Le.s variétés hâtives promettent de produire environ 25 p.100 de plus qu'en 1934.Il csl cependant douteux que le rendement des variétés tardives atteigne celui de l'année passée.La cueillette des fraises accuse une augmentai ion de 75 p.c.environ sur 1934; elles se sont vendues à des prix relati-.vemenl élevés.La cueillette des I framboises s'annonce exceptionnellement abondante et de bonne qualité.La saison des fruits esl bien avancée en Colombie britannique, petits fruits ont produit de rendements.La production pêches et d'abricots sera inférieure à celle de 1934.mais les poires donneront un rendement plus élevé.La production de pommes s'annonce aussi abondante que l'année passée.Moyens de défense contre la maladie du puliorum La maladie du puliorum qui affecte les volailles domestiques présente bien des singularités qui prêtent à la confusion et c'esl pourquoi il existe encore beaucoup de malentendu au sujet de celle infection.Autrefois connue sous le nom de diarrhée blanche bacillaire, la forme de la maladie qui affecte les poussins, on savait depuis longtemps qu'elle était le plus grand fléau des jeunes poussins, mais il n'existe plus aucun doute aujourd'hui sur les moyens à prendre pour protéger les volailles.Nous en trouvons la preuve dans les démonstrations qui ont été faites par le Service de l'aviculture sur les basses-cours des Fermes expérimentales fédérales.On sait que l'infection se transmet par l'intermédiaire de l'oeuf.Il faut donc, pour prévenir la maladie, découvrir toutes les poules malades dans le parquet de reproduction et les supprimer.Comme le sang des poules infectées réagit d'une façon différente du sang des poules normales, il est facile fie faire la séparation.De nombreux moyens d'essai du sang ont été proposés, les uns bons, les autres moins surs, mais le moyen le plus sur et le le plus pratique, découvert à la suite de nombreuses recherches conduites par les savants canadiens qui s'occupent d'aviculture, est maintenant bien établi.L'emploi de cet essai, qui offre le plus sur moyen de découvrir la maladie du puliorum.a été approuvé en 1934 par l'hon.Robert Wcir, ministre federal de l'Agriculture., Les 1 bons 'de Quand vendre Voici un problème qui se pose souvent devant celui qui a des produits à vendre; savoir discerner le meilleur temps pour vendre.Doil-on chercher à mettre ses produits sur le marché au temps où les prix sont le plus élevés, ou lorsque, dans le cas des animaux vivants, ses sujets sont prêts pour le marché?La réponse qui nous vient naturellement à l'esprit est que plus les prix sont élevés, plus on aura chance d'obtenir un retour avantageux, cl l'on néglige d'envisager la deuxième partie de la question, El pourtant, en pratique générale, ce n'est pas nécessairement lorsque les prix sont le plus élevés qu'on obticnl le plus pour ses produits.C'est là un avancé que beaucoup seront portés à contredire, et cependant rien n'est plus vrai.Pour faire mieux saisir le bien-fondé de cet avancé, je me permets de relater le fait suivant arrivé au cours de la récenle baisse que nous venons de subir dans les prix des porcs: Un cultivateur avail dix porcs, pesant 155 lbs en moyenne.Il entend parler de la baisse qui devait probablement survenir.Il vend ses dix sujets sur un marché de 10.40c la livre.Comme tous ses sujets ont été.classés bouchers et légers, ils subirent une coupe d'un demi-sou la livre et rapportèrent SI53.45.Si ce cultivateur avait gardé ses porcs trois semaines de plus pour le.s mieux finir, la classification de ses sujets aurait été fort probablement la suivante: cinq Selects et cinq Bacons, ce qui lui aurait permis de réaliser $185.00 pour ses dix porcs, quoique vendus sur un marché de 9c pour bacons, soit 2,000 livres à 9c, plus 55.00 pour cinq Selects, lui donnant un surplus de $31.55 pour couvrir ses frais d'alimentation.Cet exemple fait voir que même en tenant compte d'une baisse de tout près de 1 Vie la livre, il est encore préférable rie la subir et de bien préparer ses animaux, plutôt que de vendre sur un marché plus élevé un animal qui n'a pas le poids el la qualité désirés.Il arrive souvent que l'on vende ses produits Irop toi, mais il arrive souvent que l'on relarde Irop.Voici un autre exemple; l'ii cultivateur avait 17 porcs qui auraient dû être vendus il y a quinze jours.Il eût pu en obtenir alors S387.22, soit 17 porcs pesant 3055 livres à 10.40.$378.22, plus S9.00 pour 9 selects.Mais pensant «pie le marché pourrait monter, no-Ire cultivateur retarda son expédition de quinze jours et lorsqu'il arriva sur le marché la plupart de ses porcs étaient trop pesants et la classification s'en ressentit; il obtint 4 selects.2 bacons, 7 bouchers Cl 4 lourds, qui se vendirent comme suit: "Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras", disait le bonhomme La-Fontaine, et il avait parfaitement raison.A.& A LA POINTE LUNDI, LE 22 ST-.1UIL- 585; porcs ARRIVAGES CHARLES, LET 1935: Bétail 787; veaux 257; moutons 1593, BETAIL — Les grandes chaleurs que nous subissons depuis quelques semaines continuent à réduire la conformation des viandes et à faire sentir leur influence déprimante sur les prix.La demande pour les bêtes à cornes était faible et dans plusieurs classes de bétail nous enregistrions une diminution dans les prix, particulièrement dans le cas des vaches et certaines catégories de boeuf.Le gros des bêtes à cornes offerts en vente venaient de l'ouest, en sorte que les sujets de type laitier avaient a souffrir de celte concurrence.Peu de changements sont prévus poulies quelques semaines à venir et s'il devait y en avoir il faudrait s'attendre a ce qu'ils se fassent sentir dans un sens défavorable.VEAUX — Les très faibles expédition de cette journée ont eu comme effet de permettre aux prix de s'améliorer légèrement dans le cas des bons veaux de lait; les autres classes de sujets ne subissaient aucun changement.La demande pour les bons veaux de lait se maintient forte cl devra apparemment continuer ainsi au cours des quelques semaines à venir.Les su-j jets communs, et les veaux de champs subiront des baisses prochainement.PORCS — M y a longtemps que nous n'avons reçu aussi peu de porcs sur le marché de Montreal.Les vendeurs en ont profité pour exiger -des prix qu'ils n'auraient certainement obtenir pu porcs.1350 lbs à 0c.plus 4 selects .bouchers.1645 lbs à S'ie lourds.985 lbs à 8 '•;('.Total .s 12 1.50 4.00 I 30.82 83.72 $349.04 si ce n'eût èlé d'expéditions aussi faibles.Les ventes se sonl faites à toutes sortes de prix, de 9 1-2 c.à 10e la livre, la majorité des ventes se faisant y 9 3-4 e.la livre pour les bacons.Bien que l'impression première fût que les prix actuels ne sauraient se maintenir, nous sommes maintenant porté à croire que nous avons assez bonne chance de les voir rester loul près du nouveau niveau atteint aujourd'hui.Les truies, de même que les porcs pesants el extra-pesants, sont très difficiles à vendre: les acheteurs préfèrent ne pas avoir de porcs lourds pendant les grandes chaleurs.MOUTONS, AGNEAUX — La demande pour ies vieux moulons est 1res faible el les prix offerts sont bas: 1 1-2 c, à 2c.la livre.Les agneaux se sont bien vendus à prix firmes.Nous désirons attirer l'attention encore une fois sur le fait que les acheteurs sont excessivement difficiles sous le rapport de la qualité el de la pesanteur.Il est à conseiller de n'expédier que des .sujets bien finis, gras et pesant au moins 70 livres; autrement on s'expose à des désappoinv emenls, à celui représente laquelle il rl'alimenla- : 7 porcs pendant deux se- Ce montant, comparé qu'il aurait pu obtenir, une perle de S38.18 ri faut ajouter les frais lion «le maines.lia ns ce n'est qu'il faul e cas des animaux pas au moment de décider quand vivants.! vendre il faut vendre.C'est lorsque l'on fait servir ses truies que l'on décide du temps où l'on devra vendre leurs portées.Il n'y a pas de meilleur guide, non plus que de plus sur, que celui-ci pour savoir quand vendre: voir si ses animaux ont le fini requis par nos marelles; c'est alors qu'ils rapportent généralement le plus.Chercher à jouer avec les marchés est de la spéculation pure et simple, et comporte les hasards propres à la speculation.Et nos marchés sonl tellement changeants el irréguliers qu'il est très, très difficile de prévoir ce qu'ils peuvent nous réserver même quelques jours à l'avance.La Bourse des produits ETABLIRA UN MARCHE POUR LE BEURiiE, LE FROMAGE ET LES OEUFS D'ici quelques semaines la Bourse des denrées, qui est une filiale de la Bourse de Montréal en quelque sorte, établira un marché officiel pour le.s produits laitiers, soit le beurre, le fromage et les oeufs.Jusqu'à maintenant cette bourse n'avait établi un marché, que pour l'argent en lingots.On rapporte que dans quelque temps les activités de ce marché couvriront aussi le coton, le café et la soie.Voici quels sonl les nouveau.» membres qui ont été admis à faire partie de la Bourse des produits: section de l'industrie laitière: Arthur Adam McKcrgow, de a.a.Aver Co.Ltd.Montréal; Joseph El- Tarif de la le poste aérienne en vigueur 1er juillet 1935 Affranchissement y compris les frais de services empruntes.Tout endroit Canada.Grande-Bretagne et Irlande du Nord.Etat Libre d'Irlande.Terre-Neuve, et les autres pays de l'Amérique du Nord non mentionnés dans les groupes 2 et 4. La Santé ' 2) Sos intérieurs jolis 3 > Mangeons bien Cette semaine, je ne traiterai que les deui derniers sujets.Dés tr.aintenant.je vous di< merci et à la sjmaine prochaine.Tante les bulbes mis Le soin des pieds QUELQUES CONSEILS DE SAINE COQUETTERIE Si on a les pieds tendres, on diminue de beaucoup le malaise en les faisant tremper dans do Veau chaude additionnée de borax et on saupoudre comme il faut de lerre à foulon après les avoir asséchés.La farine de ble-d'lnde est excellente pour les douleurs aux pieds.Il suffit de tremper les pieds dans l'eau chaude dans laquelle on a jeté une poignée de farine de blé-d"lnde.et se frotter lev pieds avec cette farine.La sensibilité ne tarde pas à disparaître.Pour combattre l'excès de transpiration, se saupoudrer la plante des pieds avec la préparation suivante: une once d'amidon en poudre, 1-2 once d'acide borique cl dix grains d'aride salirylique.Bien mêler et conserver dans une boite de fer-blanc, préférablemenl dans une boite de talc.Les callosités à la plante des pieds se ramollissent si on applique à chaque jour de l'huile d'olive.Un cor ne tarde pas à disparaître si on le badigeonne tous les soirs, avec un peu de térébenthine, et tous les matins, avec un mélange de teinture d'iode et de teinture d'aconit, en parties égales, qu'on ap-nlique avec un pinceau cl qu'on laisse ensuite sécher à l'air.On applique d'abord les teintures pendant trois jours avant de commencer le traitement à la térébenthine.Contre les oeils de perdrix, il faut appliquer entre les orteils atteints, un petit tampon d'ouate imbibé de vaseline boriquée qu'on renouvelle à toutes les 24 heures pendant quinze jours, au bout desquels ils suffira d'un bain chaud pour enlever facilement l'oeil de perdrix.Les oignons se traitent en bai-: gnant la jointure dans de l'eau tiè- LUCIE dr.on frotte ensuite avec de la soude ordinaire qu'on laisse sécher a blanc.Une fois par jour, badigeonnez la jointure avec un mélange de teinture d'iode et de teinture d'aconit, en parties égales.Tous ces traitements demandent de la persévérance, mais vous soulageront certainement.Avant d'aller danser, frottez la plante des pieds avec de l'alcool mélhylique et laissez sécher.Lorsque le* pieds sont bien" secs, frottez la plante avec un savon mou.tout comme s'il s'agissait d'une crème, et laissez sécher sur la peau.Tournez les bas à l'envers, saupoudrez la semelle avec de l'acide borique, puis retournez les bas sans les secouer et mettez-les immédiatement.Après plusieurs heures de danse, vos pieds ne seront pas enflés cl vous ne ressentirez pas leur fatigue.Kl cela en vaut bien la peine pour ne lias gâter votre plaisir.] même façon avec ! en vases d'eau.Pour ces derniers, il faut chol-I sir des vases assez profonds et y ! mettre une bonne couche de pe-j tits cailloux, à peu près jusqu'à la moitié du vase, sur lesquels on dé-1 pose les oignons.Bemplir jusqu'à la moitié, d'eau de pluie ou de rivière, ou d'eau fraîche préalablement bouillie, dr façon à ne mouiller que le dessous de l'oignon, et ajouter un peu de char-! bon de bois ou une pincée de gros sel, afin que l'eau ne se corrompe j I pas.Placez les vases à l'obscurité; i ajoutez tin peu d'eau chaque se-1 , msine.Au bout de trois semaines, quand vous les mettez en chambre., renouvelez complètement l'eau, la j remplaçant par de l'eau qui a | bouilli, d'une température égale à , celle de la pièce.Vous pouvez alors rerouvrir de petits cailloux, en ; évitant de baigner les bulbes dans une trop grande quantité d'eau, ce qui ferait pourrir 1rs oignons.Se-! Ion la grandeur du pol.vous mettez un.(rois ou cinq oignons, Les bulbes mis en vases d'eau se vident complètement ci ne peuvent plus vepvir à nouveau.K JUILLET H35 Le coin vétérinaire No> abonnes qui le désirant peuvent nnus adresser une question par semaine et notre expert en Médecine Vétérinaire se fera un devoir et un plaisir d'y repondre dans cette partie même.Nos ABONNES SEULS ont droit à ce service.Il faut absolument mentionner son nom et son adresse dans la lettre qu'on nous adressera.Les initiales ov un pseudonyme seuls apparaîtront dans nos colonnes.inflammation des jointures des poulains (Polyarthrite des nouveaux nés) Bonne nouvelle pour fromagers les [Par le Docteur Sorel.RAJOTTE.Mangeons bien Conservation du beurre LUCIE Nos intérieurs jolis Oignons de plantes mis en pots Beaucoup de personnes ne réussissent pas la culture des bulbes uniquement parce qu'elles s'empressent de mettre à la lumière et à la chaleur les plantes nouvellement empotées.Il faut les placer à l'obscurité dans un endroit frais.Prenez des pots en grès, placez au fond du pot quelques morceaux de po| cassé; recouvrez de bonne terre riche à Jaquelle vous ave/, ajouté un peu de sable fin: place* les bulbes, recouvrez de terre et arrosez copieusement.Ensuite, vous arroserez deux fois par semaine avec de l'eau à la température de.ls pièce.Au bout .de trois semaines, retirez vos pots de l'obscurité, mettez-les dans le coin le moins éclairé de votre pièce pendant une dizaine de jours.Rapprochez en'-uite des fenêtres.11 faut procéder de la Demander les rations balancées Nous ACHETONS les la ferme : produits de pour volailles et bcitiaui E CRAINS — pois — fève» FOIN — paille 145-149 est, rue des Commissaires Meunier et négociant en farine.Crains et Provision» Crains libres — chars assortis.contre : DIARRHEE.Etc.CULTIV Ayez toujours des médicaments LA GOURME.Les BOITERIES.La La TOUX.Les EPARVINS.Le SOUFFLE.Les COLIQUES.Ayez toujours sous la main notre: DESINFECTANT.LINIMENT.TONIQUE.POUDRE DE CONDITION, et VERMIFUCE RAJOTTE.la Pharmacie Vétérinaire du Docteur RAJOTTE SOREL.P.Q.BEURRE FRAIS — Emplissez de beurre frais un pot en près de la contenance de quatre ou cinq livres.Tassez-y bien votre beurre pour qu'il n'y ait pas de vide, et retournez votre pot sur un plat creux rempli d'eau.(,'uand vous aurez besoin de beurre, retirez du pot ln quantité nécessaire, et remettez le tout dans le même état.Changez l'eau tous les jours rt tenez dans un endroit frais et se?.BEURRE SALE Lavez plusieurs fois en malaxant avec vos doigts, une motte de beurre afin d'en faire sortir le lait.Etendez sur la table avec un rouleau à pâle, ajoutez-y une bonne couche de sel.pétrissez le tout à la main; pliez le beurre en quatre, étendez-le et pétrissez-le à nouveau.Répétez cinq ou six fois l'opération.Tassez enfin votre beurre dans des pots de grès très propres et secs, recouvrez-les d'eau salée, mettez le couvercle et portez à la cave.AUTRE PROCEDE — Le beurre frais doit être malaxé dans un linue en toile doublé d'une étoffe de laine, puis pressé fortement pour en extraire l'eau et le petit lait: ensuite on l'enveloppe entièrement de papier albuminé.Le J beurre ainsi enveloppé de papier i albuminé se conserve frais pendant des mois, pourvu qu'il soit placé nuis un endroit sec et surtout bien aéré.BEURRE RAN CE On enlève cette odeur par des lavages dans l'eau de chaux, ou, mieux encore.; en mettant le beurre dans une dissolution d'une cuillerée à thé de bicarbonate de soude par chaque .deux livres de beurre.Lorsque le goût ranec a disparu, on pétrit et l'on rince à l'eau fraîche: après quoi, il floit être salé afin de pou-i voir le conserver.COMMENT ON PREPARE LE PAPIER ALBUMINE — On prend des blancs d'oeufs qu'on bat à l'état de neicc et auxquels on ajoute, par chaque blanc d'oeuf, une petite pincée de sel.Dans ce mélange, on trempe les feuilles de papier sèches puis on fait sécher pendant cinq minutes et on passe dessus un fer à repasser chaud.On enveloppe alors le beurre avec ce papier bien séché.H.-A r.Q.) C'est une maladie assez répandue cette année et dans ma pratique vétérinaire j'ai été appelé a en traiter de nombreux cas.Nul doute qu'il sera intéressant pour les , lecteurs du Bulletin des Agriculteurs de prendre connaissance des symptômes de celle maladie afin qu'ils prennent les précautions nécessaires pour la prévenir.La polyarthrite des nouveau-nés ou inflammation des jointures du poulain est facile à découvrir; elle parait généralement chez le poulain dans la première semaine ou, au plus, dnns les quinze jours delà naissance de ce dernier.Bien qu'il semble né viable, bien proportionné et bien développe, vigoureux, on s'aperçoit au bout de quelques jours que sa marche devient difficile cl qu'il paraît ressentir des douleurs à un des jarrets; si la maladie est bénigne, il se peut que-ces symptômes disparaissent d'eux-i mêmes.Mais dans ics cas de polyarthrite franche, l'autre jarret peut j devenir enflammé ainsi que les boulets et même les articulations I des membres antérieurs; dans ccr-1 tains cas l'inflammation disparaît du membre atteint le premier pour ' passer à d'autres membres et évoluer d'un endroit à l'autre par toutes les surfaces articulaires.Le jeune animal en ressent continuellement de la douleur, ce qui l'empêche de prendre des forcis.On a attribue cette maladie ries poulains à un étal infectieux, soil microbien.Les bactéries seraient introduites dans l'organisme du poulain à cause do la plaie ombilicale, et le manque de désinfection du cordon n toujours été in- > voqtlé comme l'une des portes d'entrée principales à l'agent de la po- ; lyarthrite.Certaines théories onl aussi voulu que celle maladie soit une infection maternelle el que le poulain naisse ainsi contaminé, Dans ma pratique personnelle, 1 j'ai toujours cru que la polyartbri- ' te des nouveau-ncs est fortement reliée à un manque de vitamine anti-rachitique car je n'ai jamais rencontré semblable maladie chez I les poulains dont la mère avait reçu suffisamment de substance calcaire et minérale pour pourvoir à lia formation normale et rationnelle de la charpente osseuse du jeune animal.Néanmoins, cette maladie causant tie nombreuses perles parmi nos poulains, il serait bon de donner a l'éleveur quelques conseils pratiques afin qu'il lui soit permis d'éviter cette maladie.D'abord, je répéterai que nous ne pouvons mieux faire que de donner à la jument parturienlc, tous les jours, une certaine quantité du mélange suivant: une par-lie de sel; une partie de charbon de bois moulu, une partie d'os mou- ! lus et un quart de chaux éteinte, en poudre; on donnera tous les jours à la jument une cuillerée à thé de cette préparation, sur sa portion.Il sera surprenant de constater les heureux résultats que celte pratique donnera aux éle- I veurs soigneux du développement normal d'un jeune animal el de la robustesse du poulain à sa nais- j sanec.Si votre poulain csl atteint de celle maladie, il n'existe actuellement qu'une méthode de traitement biologique à lui administrer: c'est la vaccination contre la flore microbienne de la polyarthrite.J'ai eu du succès en injectant rha-que jour à un jeune animal 100 ce.du sang de sa mère accompagné d'injection inlra-veineuse d'un antiseptique tel que le mercurochro-me el la teinture de métaphçn, Le gluconate fie calcium injecté intraveineux m'a aussi rendu d'appréciables services.De toute façon, dès l'apparition de celle maladie, il est préférable d'appeler immédiatement le méde-cin-vétérinaire le plus rapproché.Cent trois concurrents Une anomalie L'un de nos abonnés nous apprend la naissance d'un porc dont les pattes n'ont que la moitié de la longueur ordinaire el se terminent comme celles du chien, c'est-à-dire par quatre griffes.Si quelqu'un désirait se procurer cet animal, il faudrait écrire à A.Sjcard.St-Bona venture, Yamaska.Que.DANS LE CONCOURS PI' MERITE AGRICOLE Ol'l A 1.1 El DANS LA PREMIERE REGION AGRICOLE DE LA PROVINCE Québec.22 'Cent trois cultivateurs se sont inscrits à date dans le concours du Mérite Agricole qui a lieu cet été dans la première région agricole de la province", a déclaré M.Oscar Lessard, secrétaire du Conseil d'Agriculture, dans une entrevue accordée aujourd'hui.Les juges onl commencé leur travail il v a plusieurs jours, cl il se peut qu'au cours de leur tournée à travers les comtés intéressés ils recueillent de nouvelles entrées.On compte présentement vingt-trois concurrents qui ont déjà gagné la médaille d'Argent du Mérite Agricole dans des concours antérieurs.En vertu des règlements, ces lauréats ne peuvent plus concourir aue pour la Médaille d'Or.(Test dire que la lutte sera vive pour l'obtention de la plus haute décoration du Mérite Agricole".Les concurrents pour la Médaille d'Or sont divisés en trois catégories, comme suit: cultivateurs pratiques, cultivateurs amateurs et régisseurs de fermes de démonstration.Dans le moment, les inscriptions se répartissent ainsi par comté: Argenleuil â.Beauharnois t.Chô-teaucuay .1.Deux-Montagnes IX.Hochelaga .Huntingdon I.Jac-ques-Cartier 1, L'Assomption SI Laval .Laprairie-Napiervillc In Soulanges là, Terrebonne 9, Van-dr.nil fi.La commission des juges se compose de MM.R.R.Ness, éleveur et cultivateur, de Howlck, Château-pua y; Adélard Cartier, cultivateur, de Saint-Guillaume, Yamaska; le professeur Elzéar Campagna, de l'Ecole d'Agriculture de Sainte-Anne de ii Pocalièrc; cl le professent C.-A.Fontaine, de l'Institut Agricole d'Oka, qui remplit en plus les fonctions de secretaire de la commission, m.Fernand Dufour, de l'Ecole d'Agriculture Moyenne de Sainte-Martine, agit comme assistant-secrétaire cl photographe.Ottawa, 24 — Le ministre fédéral de l'agriculture, l'hon.Robert Weir.vient d'annoncer que les bonis décrétés à la dernière session, en faveur des cultivateurs qui distribuent leur lait aux fromageries, seront payés à partir du 1er août.Les sommes versées représenteront un cent et demi sur chaque livre de fromage produit.Ceci veut dire que les recettes des cultivateurs qui livrent leur lait aux fromageries augmenteront de ce fait de 20 à 25 pour cent.Les chèques seront faits par le secrétaire des fromageries contre des sommes avancées par le gouvernement fédéral.Le Dut de cette forme de subvention est de favoriser la production du fromage, ce qui aurait pour tendance de réduire le chiffre de production du beurre.Tant que la production du beurre canadien n'excédera pas la demande locale, le prix du beurre au Canada restera un peu au-dessus du prix mondial.Par contre, le fromage esl toujours vendu sur la base du prix du marché mondial.Il s'agit d'encourager les cultivateurs à produire un plus gros volume do fromage, alors que le prix élevé du beurre portail les producteurs à forcer cette production au détriment de celle du fromage.On croit qu'il est préférable d'exporter le lait canadien sous forme de fromage et non sous celle du beurre, siirloul à cause du fait que le fromage canadien jouit d'une meilleure réputation sur le marché du Royaume-Uni que le beurre en provenance du Canada.Les nouveaux commissaire: Ont été élus commissaires d'écoles: Knowlton: MM.Henri Brassard et Arthur Lefehvre pour la commission scolaire de S.-Edouard de Knowlton; MiM.Ernest flissonnet-te et Oscar La pi erre, réélus membres de la commission scolaire de S.-Hcnri de Brome.Notre-Damc-du-Lar : MM.Isidore Boucher et .los.Roy.Coteau Landing, village: MM.E.-W.Rourbonnais et Kuclide Bouleau.M.Emile Leduc a été élu président de la commission scolaire.Valley-field.paroisse S.-Cécile: MM.Cclrslin Cardinal, réélu, et Aimé Bougie, élu; paroisse de Valleyfield, MM.Armand Daoust, réélu, et Léandrc Plante, élu.S.-Timothée: MM.Joseph Boycr.fils, et Pascal élus.S.-Louis: MM.Roméo Myrc et Domina Daoust, élus.S.-Stanislas : MM, Elzéar Yincent et J.-A.Montpetit, élus.Ste-Barhe: MM.Ovila Rrisson el Alfred Paré.élus.Coteau du Lac: MM.Alphée Rlanchard.élu, et Ernest Isabelle, réélu.Jf, Sf, Sf, S.-Chrislophe.— M.Henry Me-Kenzie a été élu rommissaire d'écoles en remplacement de M.YVjl-frid-l.Rochefort et M.Albert 11 not a été réélu.ABSORBINE SOULACERA CETTE ENTORSE Les chevaux aiment Absorblne ii.comme rapidement elle rtduit i-infi.MT«»» tlon dea tendon», lea éDirvin.I ,nn,mir.i.lubéranees aux genoux, lesVS"' algons tend neux enflure, h.~'eoni- •*¦ chevilles, soulage les m!,,« .gen°mI«2 •oit l'eut.Nous payons Jusqu'à tl 00 rh».cun les sous américains avec téte de Un.coin.Nous payons Jusqu'à S150 00 ch»eus> det pièce.» de monnaie canadienne NMl achetons collections de timbres.mé4»l!!c livres, vieux papler-monnsle.or.etc.Is-voyez 25c pour recevoir gTande ll»t« s» prix avec Illustrations et renselgne.T.raU, Nous voua garantissons satljfaetloa cj vous remettrons votre 2Sc Hub Cala Shop.155-107 Front St., Sarnla, Onl.TABLETTES TOUSSINE POUR LES CHEVAUX Contre: Toux.Gourme.BrOBCMfl et Soufne.Excellentes aussi pou: canner l'appétit, renforctr.purifier I« sang et faire muer Elles débaptisent aussi des vers Pourquoi voui exposer a perdre votre cheval pou: !a modique somme de 50c?Un» bouteille de Toussine prise le printemps et à l'automne, «osur- 1\ s.n-lé de votre cheval.Expédiées FRANCO sur réreptloa du prix: $0.50 la bouteille Ej vente aussi 6 Québec, a la V'.n.rmjclf Brunei, rue Si-Joseph Vt JOZ.COMTOIS.St-Borihelea:'.r a Feuilleton du "Bulletin Une de perdue deux de retrouvées 1 Reproduction gracieusement per mise par la Librairie Bcauchemin.Monrréal.S Sir Arthur fit un signe sévère a «a fille, qui supprima sur ses merveilleuses petites lèvres, quelques sarcastiques remarques prêtes à 6'érhapper."—Mais mieux, bien mieux, merci.Et vous, comment vous sentez-vous du mal de mer?—Le grand air me fait du bien, et d'ailleurs l'espèce d'imperceptible émotion que m'a causé, par rapport à vous et à mademoiselle Sara, l'annonce de deux voiles étrangères, m'a complètement suéri.—Vous êtes bien bon, monseigneur, de vous inquiéter ainsi de nous.—Au contraire, voyez-vous, nous mitres militaire^, nous sommes les protecteurs nés du sexe le plus faible.Le mot Don Quichotte vint trembler sur les lèvres de Clarisse."—Mais, à propos, continua le comte, où sont-elles ces voiles étran-gères?j'ai beau regarder partout, je ne vois qui," le ciel et l'eau.—On ne les voit pas encore, répondit Clarisse en jetant un coup d'oeil au capitaine, il commence à faire sombre, mais du haut du mât.on a parfaitement pu distinguer que c'étaient deux vaisseaux pirates.Il csl tout probable que demain nous serons attaqués! Clarisse Cosford et tous les autres étaient loin de penser nue ce qu'elle disait là.par esprit d'innocente, malice, pouvait bien être la ««rite.• du- ¦ * "—Pas possible.Qu'en pensez-vous, capitaine?- Ce que j'en pense, répondit le capitaine, c'est que ce sont deux bons vaisseaux marchands, qui vont probablement a la Nouvelle-Orléans ou à la Mobile et que demain nous aurons comrjètement perdus de vue et laissés bien loin derrière nous".En ce moment la clochette du souper se fit entendre, et le comte, passant celle fois par l'escalier, alla réparer sa toilette pour se mr-ltrc it là table, oil le capitaine el tous les passagers s'assirent.Le repas fut gai.comme le sont tous les repas en mer lorsqu'il ne fait pas de tempête.Le comte, rassuré par lr capitaine, n l'endroit «les deux voiles à l'arrière, fut d'une excessive jovialité.Après le souper, on monta sur le pont: le capitaine el sir Cosford se promenèrent ensemble; Clarisse et son amie, appuyées sur le bord du navire, regardaient les bouillons phosphorescents qui semblaient courir le long du navire, en faisanl un bruil semblable à celui d'un bâlon mouillé avec lequel on brasserait fies cendres rouges.Le comte, lui, alla se coucher pour prévenir l'effet du tangage, qui commençait un peu.disait-il, à lui remuer les vivres sur l'estomac, qu'il avail affaibli par de copieux tributs journellement répétés.Le vent avait un peu renforcé mais 1p ciel.s'était éclaire!: les nuages s'étaient dispersés el le fir-mcnl d'un bleu si pur sons les Iro-pioues, élincelail des feux des milliards d'étoiles dont il était parsemé.Les deux jeunes files rontituc-rent longtemps à garder le silence, chacune emportée par ses pensées dans des songes bien différents.Clarisse songeait à la Nouvelle-Orléans el à New-York, aux théàlrcs.aux bals el aux plaisirs de toutes sortes qui allaient éclore sous ses pas.Sara.elle, pcnsail à sa vieille mère el a son père; elle aussi elle avait bien regret pour quclqu'autrc personne; un beau jeune homme qu'elle laissait derrièèrc elle à Ma-tance.Ce beau jeune homme, au teint brun, a la moustache légère, ii la taille si souple, si brave, si galant cl si amoureux, elle le quittait, et peut-être pour ne plus le revoir?Son nom venait involontairement mourir sur ses lèvres.Pauvre Sara, elle pensait â son amant.Son coeur était gonflé cl ses lèvres entr'ouver-les semblaient murmurer le nom d'Antonio, mais si faible, mais si bas qu'il n'y eut que son àme qu l'entendit; sa pauvre Ame si triste' une larme vint briller a sa paupiè re et un soupir s'échappa de.sa poitrine."—Clarisse, je vais me coucher, vas-tu venir avec moi?Attends donc encore un peu, il fail si beau, l'air esl si pur.le vent si frais.—.le ne me sens pas bien.je crois que j'ai un peu de fièvre, ma tôle est lourde.Oui' ma chère: eh bien! allons".Cl toutes deux, après avoir embrassé sir Cosford et souhaité le bonsoir nu capitaine, descendirent à leur cabine.Quelque temps après un matelot piqua huit coups sur la cloche, et carillonna; c'était la fin du quart.Une voix se fit entendre sur l'avant qui criail: Tribord au quart ! i:A le quart de tribord monta sur le ponl pour remplacer les babor-rlais.qui allèrent à leur tour se reposer, en attendant qu'un nouveau quart vint les rappeler à la manoeuvre.Le capitaine Pierre fit prendre un ris dans la grande voile el border.Après s'être assuré que tout était en ordre il alla se coucher, en recommandant qu'on le fit éveiller s'il survenait quelque chose d'inusité.Quand le capitaine descendit, il] ventait une forte brise.Tout était tranquille à bord.Les gens de quart, étendus sur le gaillard d'avant, fumaient leurs cigares.De demi-heure en demi-heure, un matelot piquait la cloche el criait d'une voix monotone: A l'autre et bon quart! brise réglée ! Chaque fois que ce cri se faisait entendre, un homme faisait un soubresaut dans la cabine, cl se couvrait fie son drap par-dessus la tête flans son lit.Cet homme, laissons-le reposer; il a le mal de mer: nous le retrouverons demain.CHAPITRE SIXIEME LA CHASSE Durant là nuit, les deux vaisseaux dont le haut des nuits était i peine visible à l'horizon, au coucher du soleil, s'étaient tellement •approchés qu'au point du jour l'un d'eux se trouvai! par le Ira-vers du Zr/ihi/r du côté du vent, ii une portée do canon.C'était une polocre, sous toutes ses voiles, cl offrant au venl tous les chiffons de toile qu'elle pouvait porter.A cinq ou six milles en arrière, une corvette qui.rlle aussi, charriait de la voile autant qu'elle en pouvait porter, faisait tous ses efforts pour gagner au vent du Zéphur.La polaire semblait attendre la corvette, car elle commença à rentrer ses bonnettes el à amener ses perroquets volants.L'officier de quarl crut qu'il eiail à propos de réveiller le capitaine, et il descendit dans deux rear-on-qui la cabine, voiles pas leurs manoeii- au six "—Capitaine vue ! —Et après?-.le.n'aime vres! A quelle dislance?—L'une par notre travers venl; el l'autre à cinq ou milles en arrière.Quelle espèce fie navires?- -Le plus près est un Irois-màls.le n'ai pa- pu bien distinguer, mais j'ai cru entrevoir des sabords.Le second est h peine visible.".Le capitaine sauta a bas de son hamac, saisit sa longue-vue cl monta sur le pont.L'aurore commençait à poindre; une lueur pâle et faible semblait sortir des flots vers l'Orient; fie gros nuages noirs, poussés par la brise, semblaient courir au-dessus fies mats.D'un coup d'oeil le capitaine connut que c'était une pol acre mée en guerre.Il ne pouvait core reconnaître le vaisseau étnil a l'arrière, cl qui apparaissait comme une masse noire, s'a-vançanl en roulant sur les ondes, comme le génie fies tombeaux.En haul, tout le monde sur le pont! cria le capitaine.0.:i ordre fut répété par l'officier di quarl.el en un instant tout l'équipage fut debout." Largue les ris du petit hunier! -Oui.oui.capitaine.Et cinq à six matelots s'élancèrent dans les haubans du mAl de misaine."—Horfie le grand foc.en avant la! Timonier., veille à la risée! —Oui, oui, capitaine.-Lof ii la risée! — Lot, répéta le limonier.- Laurin.cria le capitaine en s'adrcssonl ou maître ranonnier vieux loup de nier à la moustache grise, charge-moi un canon à poudre pour assurer notre pavillon.Ce vaisseau ne montre pas ses couleurs, nous allons lui montrer les noires.Oui, oui.capitaine".Un instant après le pavillon américain montait au haut du màt le long fie sa drisse, son ballant flottant au vent el déployant ses couleurs nationales.Un coup fie canon, tiré ii poudre, vint ébranler le Zc-phi/r jusqu'au fond de sa cale.Frappé comme par un coup d'électricité, un homme bondit comme une.balle dans la cabine cl retomba sur ses pieds en dehors do son lit, Ln première impulsion de cet homme fut de se fourrer sous la table, mais la vue fie sir Arthur Cos-ffiifl, qui s'habillait ii la hûle, modifia considérablement l'évolution qu'il allait exécuter."—Oh! mon cher monsieur, qu'est-ce que ça veut dire?nous avons été surpris par des pirates! je crois les entendre qui montent ià l'abordage; ils nous ont tiré une bordée à bout portant! Entendez-_ vous?quel piétinement sur le ponlïj —.l'espère que ce n'est rien, répondit sir Gosford, d'une voix calme.Peut-être quelque signal.Montons sur le pont pour nous en informer.-Oui, c'est ça, montez; vous descendrez me dire ensuite re que c'est.Pendant ce temps-là.je vais m'habillcr et charger mes pistolets.-Oh! comte, vous n'avez pas be-coin de vos pistolets, je vous en ga rantis.¦C'est toujours plus prudent, qui sait?Quand sir Cosford fut monté, sur le ponl, il vil le capitaine Pierre, sa longue-vue à la main, examinant fie dessus la hune d'artimon où il était monté, le vaisseau qui ne se.trouvait plus qu'à une petite portée de canon et qui s'avançait vers le Zéphyr.La moitié de l'équipage était distribuée sur les mâts et sur les vergues déferlant toutes les voiles; l'antre moitié de l'équipage, rangée par file à tribord, se tenait prête u exécuter les moindres ordres.Le capitaine ayant terminé son examen, redescendit sur le pont."—Que pensez-vous de ce vaisseau?demanda sir Gosford, en s'ap-prochnnt du capitaine._—Ma foi, je n'en sais trop rien.Nous avons montré nos couleurs: il ne montre pas les siennes, j'ai envie de lui demander pourquoi.Après, nous saurons h quoi nous en tenir sur son compte.Et le capitaine se tournant vers maître Laurin: — Un coup dr canon à boulet a l'avant de ce navire! El un canon tonna, son boulet allant ricocher à l'avant de la po-lacre."—Ah! ah! s'écria le capitaine, il montre ses couleurs! c'est un pavillon Hollandais.Et la polacre s'avançait toujours, en maintenant sa position par le travers du Zéphyr.—Bâbord la barre! —Bâbord la barre, répéta le timonier.Au mouvement du gouvernail, le Zéphyr, arrivant un peu, prit plus de venl dans ses voiles et s'élançait gracieusement en s'éloignnnt graduellement de la polacre, qui serrait au plus prés afin de ne pas dépasser le Zéphyr, qui était sous en le vent à elle.La polacre exécuta la mèm(?noeuvre que le Zéphyr et fil semblable arrivée."—Capitaine, ce vaisseau .noeuvre comme nous: que préttM il faire?—Je n'en sais rien, répondit lui-ei en secouant la léle; je n me pas son apparence, el j'aimt core moins celle fie celle conriK qui charrie de la voile, plus qui n'en faut pour marcher nient".Il faisait alors grand iour el l»« pouvait facilement distiller corvette, qui n'était guère plus qu quatre ou cinq milles, et gagnai chaque instant sur le «pwrjE n'avait pas encore toutes ses >c dehors.En ce moment.Trim, le gW*«f gre, qui regardait attentivement!-polacre.appuyé sur le bastiwgg de bâbord, fit signe à 1 om de près de lui."—Tom.lui dil-il quand l W» rivé, je ne sais si je nie iromg mais ce vaisseau ma toui d'une certaine, polacre n.uc 1 avons rencontrée aux p1 v,rfV"nUt Cap Frlo.il y a un mois, pw nous allions a Bio, et que no»j avons alors reconnue pour a» .ces maudits pirates, n»' '"["''j les côtes du Brésil à celle epoqu —Trim, tu as raison.„ —Tiens.Trim, regarde SI de misaine; vois-tu çelM«««r toile ronde au milieu, çtce.ir un peu au-dessous?oh! je suM" sur maintenant._««'.aiil -Moi aussi je la reconnais ma tenant, c'est bien la m*"".V&L, Nous allons danser tout t ' au son du canon.Si encore n'avions pas à nos IfOUSMSr' maudite corvette, que je D-'Hîl.'S du lout, je me moqucraiStg" bjc„ la polacre; nou> lui ferions vite prendre le large comme-j le lui avons déjà fall P»«?Ej|jit «—Capitaine, cria H placé en vigie au mât d artim corvette fait des signaux » lacre., .(A suivre) Ce journal e.t publie r»r J fj% S e rublleatlon Rurale JL!, HaVni«w * 11 6te-Catherlne.^SLFV^tMt dactaur en chef, et Imprime » ' .fc rie Populaire Ltee.«n> «t.Napoléon Lafortune.aérant a»' M JUILLET 1935 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE CÎNG CERCLE LITTERAIRE SOUS LA DIRECTION DE Billet de Grande-Soeur La vieille maison "Chaumière où.du foyer étlncelalt ta flamme, Toltc que le pèlerin aimait à voir turner.Objet* Inanimés, avez-vous donc une àme Qui s'attache a notre ime et la force d'aimer?" LAMARTINE On aime parfois.Bourdonnements (le ton! Voisine de la nôtre, il est une maison grise, renfrognée sous les gros saules, ei'le et semblant si menue que le passant la remarque à peine.Chaque été cepsndant, certaines automobiles aux "licences américaines", arré-à la vieille maison.Et des pèlerins entrent, ouvrent les volets rebelles, la visitent, s'y attardent meme.C*est que la demeure abandonnée fut leur nid, ' leur berceau, le témoin de leur enfance et qu'elle sait leur parler d'une éloquente façon Ils la parcourent silencieusement d'abord, puis, chacun fait remarquer: "Ici, c'était le salon! En arrière la chambre des visiteurs! Là, c'était la chambre des vieux! En haut, la chambre des filles, celle des garçons! Puis la cuisine! Notre poêle était ici, je m'en souviens! La table était là! Tiens, dans cette fenêtre, il y avait toujours du soleil et vous souvenez-vous que maman y "collait" sa chaise pour lire, raccommoder ou filer sa laine?Au-dessus de la porte d'entrée, ,1 y avait un crucifix.L'image de la Ste-Famille était entre les deux fenêtres! L'horloge était près de la grande armoire!" Tous les yeux cherchent, interrogent, l'on dirait, avides de savoir tous les souvenirs et les secrets do la vieille maison.Malgré ses peintures salies et défraîchies, ses vitres garnies de toiles d'araignée, son haleine acre et renfermée, ses portes qui ne ferment plus, tout en elle a gardé la tendresse du passé pour parler rie leur enfance.de celle qui ne reviendra plus.Car, en pénétrant dans l'ancienne demeure, dan; l'imagination de chacun des pèlerins, l'image de la n-ère s'est dessinée.Et chaque regard semble suivre le profil d'une femme active oui passe partout.Ses mains tendres qui plissaient les rideaux! Son front soucieux et sercm qui se penchait sur le berceau! Sa voix qui égrenait les Ave quand en disait le chapelet en famille, le soir! La vieille maison rappelle tout cela En elle, une autre àme semble imprégnée: àme de femme qui fut une amante, qui avail dbntc son bonheur sous son toit, l'avait chanté.Femme qui s'était donnée, dévouée sans crainte de la lassitude, qui avait créé d'autres âmes, qui avait peiné, pleuré! * Jusqu'au jour où les aines devenus des hommes, grisée par le goût de l'aventure, le luxe facile de la ville, la famille avait vendu la ferme, était partie.Le propriétaire actuel a amclicrc, reconstruit les granges mais, à la maison, nen n'est changé.Et les citadins qui reviennent aujourd'hui ressentent l'emprise de la maison de l'enfance qui leur donne le désir d'échanger pour elle, tout le passé de leur vie aventureuse.Sans doute, si l'on pouvait voir sous leurs fronts, on y retrouverait en pensées les vers de Fernand Cregh.On prend bien vite l'habitude confier.De se dire.Des mots, d'échanger des regards, de se faire un jeu d'inviter les serments; et parce que, au fond, on s'aime surtout, parce qu'un autre nous aime, On aime aussi.Puis, on s'invite à partager douleurs et joies; on ne voit plus l'avenir que dans un niirafte: On fait des rêves.Lorsqu'on a longtemps redit les mêmes mots communié aux mêmes ivresses.On est heureux .Ht l'on continue à ! trop s'en apercevoir, I le: Tout simplement jour dn a commencé.On continue de s'aimer!.ANDREE ! —Envoi de Mariette.répéter, sans le même ro- parce qu un en lui-même, plus malheureux et plus pauvre que moi?Mais lorsqu'il tourna la tète, il e,frouva la réponse, en voyant qu'il v avait un autre sape recueillant les herbes qu'il rejetait.GALANTERIE Un vieux Cclotlon cherche à lier conversation avec une jeune femme, rencontrée dans une allée du Jardin des Plantes.Celle-ci, importunée par cette poursuite senile, traverse rapidement une allée au moment où arrivent plusieurs petits àncs que chevauchent de joyeux enfants.— Madame, madame, s'écrie le vieux galant, en saisissant ce prétexte pour entrer rn relations avec ln belle inconnue, prenez garde, vous avez un âne derrière vous.— Oh! je le sais, répliqua la dame exaspérée, il y a plus d'un quart d'heure qu'il me suit! A NOTER : — Chaque Abeille ou Bourdon n'a droit dans ces colonnes qu'à la publication de ¦ soixante mois par semaine.Les ; communiqués doivent être écrits] h l'encre, au rcclo e! dans l'ordre habituel.Les correspondants ne devront à l'avenir échanger aucune lettre personnellr par l'intermédiaire de la directrice.Ceux qui désirent se créer ici des relations épistolaircs devront publier leur adresse dans ces colonnes: nous ne readresscrons de lettres à qui i que ce soit et sous aucun i>rétcxte.Mariette.— Avec plaisir, gentille ¦ abeille, venez souvent, vous serez ; toujours bienvenue Blonde Actri-\ j ce.—Oh! de grace, ne me traitez ' pas ainsi.Si je n'ai pas répondu j à votre appel, c'est que je ne l'ai pas lu, Serai toujours heureuse de causer avec vous.H rise fies nuits.— J'accepte avec empressement vos chaudes caresses, elles ne sauraient que faire du bien au coeur isolé.Jacasse.amicaux.PRINCESSE Sourires INCONNUE de foi pour les hommes.Un hom- ! me de caractère et de morale doit aimer éternellement, je le crois, mais ceux-là ne sont pas très nom- > breux, dites?Jouvenceau.— Vous ; avez une façon unique de répondre, vous, et une belle opinion des femmes! Je ferai en sorte qu'uni homrn?m'aime éternellement.Mais dites donc, n'existe-t-il pas des! hommes craintifs, qui ne peuvent admirer la rose sans craindre l'épi- ; ne?Comme les femmes préfèrent les braves! MIDINETTE Mimique.— Dites-nous si G.S.t est blonde ou brune, grande ou ne- ; titc.rieuse, ou grave.Mais ne nous parlez pas de son coeur, on le connaît, allez! Midinette.'— Certains hommes %'it le coeur assez grand : pour aimer élcnclle.mcnt.Ce sont1 ceux qui, dès leur jeunesse, ont le | culte de la morale et de l'honnêteté, le respect de la femme.Soyez perspicace pour faire votre choix.; Il e nest tant de."l'autre sorte".! Fantasque.— Puisse "l'image de son oeil bleu" ensoleiller tous vos instants de solitude et vous lutte- ; rez à deux.UNE PAUVRE FEMME Quand vous aurez lu ce journal NE LE JETEZ PAS Faites-le lire à un ami.Correspondance graphologique CONDITIONS.— par voix du journal: Consultation 25 joui.— Consultation détaillée par lettre directe: 75 sous.Prière aux correspondant', de n'envoyer aucune ropie, mais deux ou trois pages d'écriture naturelle, de leur propre composition, sur oapier non rayé.Autant que possible les documents devront être signés du nom véritable du scripteur en plus d'un pseudonyme auquel l'étude tera adressée.Ces conditions sont nécessaires afin quo l?s analyses soient sérieuses et approfondies.Adresse : PEDRO-MARIO, a-] Crande-Soeur.Napierville.Que.Soir.La vie en riant Goutte » goutte le «o'.r fait tomser aur |son Iront Les étoiles si pures! Une a.une les voix qui priment au vallon Effeuillent leur murmure.SIGNES PROFESSIONNELS Lui — J'ai remarqué tout de suite que vous étiez dans la couture.Elle—Tiens, liens, à quoi donc?Lui — A vos yeux de velours et à votre peau de salin ! LA VIE EST UN SONGE Voici un joli conte tout plein de philosophie, traduit du grand écrivain espagnol.(laideron: Un sage élait si pauvre et si misérable qu'il n'avait pour truite nourriture que des herbes qu'il I cueillait dans les champs.— En est-il un autre, pensait-il Et le soir est troubl* d'avoir, Infligé la blessure Qui saigne encore, la-bas.tu Et tache la natur*' j Le soir, le soir si doux.i D'avoir emprisonné.Dans ton coeur la clarté au Jour tel blond.bord de ll'horlzon.calme.la frissonné qu'il |au ravie Jour! Mal* soudain 11 se penche Et sur le rayon blnnc que fait la lune (blanche Il nou« Jette l'amoir' J'habitai» autrefois une maison heureuse.Aux Jours du réve.avant ma vie aventureuse Du seuil clair, des rosiers montaient Jusqu'à «on faite.Son vieux perron de fleurs sans nombre éult beni.Et ses vitres «'ouvraient sur le vaste Infini." CRANDE-SOEUR tr.nvnl dr Ilenjamlnri Allée I.EMIEL'X Courrier d es A les Rayon de soleil.— Venez essayer! Je ne ferai certainement pas "prendre un bain forcé" à une aussi gentille abeille.Etes-vous rassurée?Virginie de I" Loutre.— Oui.il y a des ondes perfides.Bienvenue chez moi."Flots Bleus" n'est pas perfide.il est une exception! Je le suis avec bonheur.Vrai! Comment l'avoz-vous saisi?Fleur du cloitre.Mes meilleures pensées.Jahquiril, Brise ries Suits.Alio! Alio! Etes-vous endormis qu'on ne vous voit plus?FLOTS-BLEUS Surette.Je ne suis pas sure de vous connaître.Mais, pourtant! J'ai cru vous deviner et.savez-j'imagine entendre "Carmen, es-lu sûre ' Venez.Thérèse.— avec mon baiser.Aimer, c'est vouloir l'ra-la-la-la ! ! ! Jurasse.— .1 tous.— I "n bien doux se souvient-il Club des Ba Filles et garçons Avec Marraine Lise LETTRE DE MARRAINE vous ce (pic dans l'espace que je t'aime Bon souvenir .If.Ai Moi.souffrir ! Bonjour, sourire d» moi ?Mes chcri filleuls.Près de 120 membres recevront cette semaine leur carte d'adhésion, qu'ils devront conserver précieusement; car cet cartes portent le numéro F" lequel, a l'avenir, je reconnaîtrai chacun de vous.Notez bien ceci, mes filleurs: chaque 'ois que vous m'enverrex une lettre, vous devrex.au bout de votre nom, écrire votre numéro.N'allex pas l'oublier, car vous peurricx etre déçus et j'en aurais du chagrin, moi qui ne vous désire que du plaisir, ici.Tous ceux qui nous écrivent pour la premiere fois sont priés couper et de remplir le coupon d'adhésion qu'ils trouveront au bas de tonnes.Thérèse Bhérer.La Malbaie, m'a-t-cllc envoyé deux coupons ou si.cet endroit, elles sont deux à porter ce nom?Je ne saurais assex recommander à tous nos membres de lire eetto lettre et toutes les autres que nous reproduisons: il ne fsut pas manquer de nous suivre chaque semaine pour bien s'intéresser au club.Bonjour, mes chers filleuls.|e vous désire nombreux et de dé-ces code icmaine prochaine, mis chéris! )e vous reserve une Quelqu'un CARMEN contents belle surprise! MARRAINE LISE A I» DE BIZET IâïONS de MIEL La robe A Lucien Fontayne.C'est le soir.La journée est faite, li travail rendu.Maintenant, (iertrude est libre.Klle a soupe avec sa vieille mere.Le repas a duré longtemps.Repas tie pauvres, plus lonpr.que des ripailles de soupeurs; car, dispersée pour le travail du jour, la famille ne se réunit qu'autour- de la tabli commune — et l'on mange lentement, pour faire durer le plaisir d'être ensemble.Puis Gertrude a fait coucher sa men toul rangé pour le lendemain.Seul heures sonnent à une hor-loRi.loin.Des voitures passent, allant au théâtre.Les Flamin.les voisins d'à côté, descendent l'es-calicr leur lanterne il la main pour faire li veillée chez le cousin lias-pard.mi entend leurs galoches sur les marches de bois.Mais Gertrude ni s'occupe pas de ces bruits du dehors.Elle ne va pas an théâtre: elle ne va pas à lf cousin Gaspard.Klle i bien autre Gertrude.Bans s;i chambre niée, elle pose la bord rie la table.la veillée chez chose a faire.la porle for-lampe sur le tout prés de sn j plus machine à coudre.Puis, ouvrant son armoire, elle en sort une robe commencée une robe blanche.S ¦ ibe de noce.Dire que c'est la sienne, celte fois.Après en avoir tant fail pour lés autres, après avoir habillé tant de joyeuses fiancées, elle travaille pour file, maintenant.Chaque soir, la journée finie, quand tout le monde est couché, elle sort sa robe, cl int.les mains tremblantes, avec amour.se ferme.Et Gertrude tressaille, fi lui semble que cette porte vient de se fermer sur ce passe.Alors elle se tourne vers cette robe blanche qui entrouvre l'horizon nouveau, cl la regarde longuement, comme pour lui arracher ! son secret.C'est qu'elle sait ce qu'un morceau d'étoffe renferme i de mystères, de larmes ou de joie.'Mieux que personne elle sait, par j l'histoire des robes, saisir l'intimi-i té d'une vie.Et ceci lui arrive Ions les jours.On la fait appeler.Vite.Ger-, trjide.une robe blanche.Et elle '.voit les beaux épousés, les yeux , agrandis d'ivresse.la tendresse Monte neuve, les cierges allumés, cl Me prélre qui étend les mains: ",1c vous bénis, mes enfants.Soyez heureux." Puis un coupé s'arrête devant sa porte.Une jeune femme monte, j affairée, les joues chaudes de plaisir."Gertrude, il me faut une I robe de bal, pour samedi, sans faillie.Oh! quelque chose de 1res élé-i gant, vous savez.pour chez Mme de Lignères." Gertrude entend dans les plis de la robe de bal.comme on entend dans une coquille marine, des rires lointains, des bruits de fêle, de pimpants refrains de valse.El bientôt."Gertrude, une petite robe d'enfant, un bonnet de dentelles, tout ce que vous avez de ravissant." Oh! l'heureuse mere, penchée sur le berceau.Les premières risettes.les premiers pas.Puis."Oh! non.(iertrude.pas de robe claire.Je n'ai pas le coeur a la gaité.allez!.'" Pauvre femme.El puis.E| puis la robe noire, l'inévitable robe de deuil.N'est-ce pas que vous Mésange.- Pourquoi regretter, amie, puisque aimé de bon coeur, franchement?Puisque êtes donnée avec amour époux vous aime aussi regretter votre serment en face épreuves, des mille difficultés passeront, croyez-le, alors que votre amour se précisera de nouveau dans vos coeurs.La maladie et les mille soucis ternissent chez vous les joies du coeur, car vous aimez encore, c'est sur, et vous vous en rendriez compte si, sérieusement, vous songeriez à partir.Aux grands maux les grands remèdes.A votre foyer en détresse, donnez votre coeur; aimez plus, aimez mieux, feignez d'oublier votre misère et souriez pour aider votre époux qui.[dans tout ça, n'est pas plus coupa-j ble que vous et pas moins malheureux.C'est votre devoir d'ailleurs i et nue vous cherchiez ailleurs votre bonheur, vous ne sauriez le trou-I ver.Aimer c'est tout accepter, tout ! comprendre, tout partager, tout pardonner! Heureuse êtes-vous d'avoir un mari fidèle, doux et prévoyant! L'épreuve ne vous est pas imposée I par lui.elle vient de Dieu! Tout comme vous il est victime de la I crise, mais il est bien plus n plain-I dre que vous puisque, tout en res-llanl aimant et fidèle, il n une épouse qui va jusqu'à désirer le laisser ; seul avec ses soucis pour aller chercher, chez sa mère, le confort! Allons, soyez plus courageuse, plus ferme: soumcllcz-vous de bon coeur cl vous récolterez de.vos peines des consolations nombreuses et de grand prix.Je reçois ici tous ceux cl celles qui m'écrivent et j'aime leur confiance, leur sollicitude, et, pour tous, je désire le meilleur bouilleur possible.Soyez heureuse.Mé-isange.soyez bonne surtout! pleurer el I se le moins, nous arrivent des sur-vous avez I prises qui bouleversent du coup lou-oyalement, i te notre vie.Je sais que vous avez vous vous i été particulièrement éprouvée; que que votre vous avez un commencement bien pourquoi plus déprimant qu'encourageant, des I mais sûrement, de grandes consola-qui lions vous attendent.Pieu éprouve ceux qu'il aime pour les bénir particulièrement ensuite.J'aurai pour vous la bonne pensée que vous me demandez.Reposez vos ailes; faites-vous des provisions de ma tendresse pour les heures où vous vous sentirez trop seule.Car.n'en doutez pas, je vous aime très sincèrement.sur rien pculétre une le satin blanc.ol'f.V travaille avec amour.Rien I lu'.i frôler eetle étoffe soyeuse, ses j V*t» • brouillent, le dé tremble i 3" bout de son doigt piqué de i Peints noirs.Klle.l'habile eoutn-1 fierc.ne peut pas enfiler l'aiguil-1 ¦te" i vest sa robe de noce.'••'uilrr jour, elle a eu une peur.Nie ct'oyail l'avoir tachée, pen-j s*z., El ce n'était rien du tout.!'"p goutte d'eau [arme tombée l nr- peur.f.nr .-'est dans un mois, le ma-j'«Be.Frédéric* l'a désiré ainsi, a J» décembre.Il veut commencer -nn.c avec sa petite femme, tous '•'t* pelotonnés dans le fover ™uvellemenl éclos.tout chaud.rmVw,"1 l)icn BU*si- Il est si rai ««nnrhle.Frédéric, quoiqu'il ail «s yen* de demoiselle et waueo,,,, ,1,.nions,.„.lu>, •¦ '.aiguille s'enlève, «'r Une pensée.I.a nuit en avez vu.o rohes! de ces histoires inti-i mes.de ces scènes de chaque jour, auxquelles vous vous associez sans cesse, mettant dans la maison le rire de votre satin ou l'endeuillc-ment de vos crêpes?Et voilà pourquoi Gertrude, qui sait tout cela, se penche sur sn robe de noces, lui demandant son histoire à elle, le secret rie son avenir, ce que cette vie qui va s'ouvrir lui apportera de joies et de tristesses — et si elle ne regrettera jamais 1rs jours d'autrefois, cl cette chambrette paisible, où la lampe presque éteinte met un recueillement de crépuscule.Jean MADELINE (Envol de Petit l'ois Vert.) ai .pas •'on.•crtrude entend attardée est silen-Otins ce son énio- nense à sn vie finie, à insouc.ianle vie de jeune fil'c, ,|r V'n V;l' a Inquelle chaque coup rni ,i'i''"'x ,1""«'lle donne fait une nw,|,c irréparable.Elle laissera nehV lnl,).ro '"i vue toute tU K.?U c,le ¦ «ri«»'"'.on elle n Plssêriïrw},e' K"c ,ai'"fn I* est! r^"''' donl '¦"«nue gulr-,e «nferme un de ses rêves.' 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