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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
jeudi 6 septembre 1934
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1934-09, Collections de BAnQ.

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Rédaction et Administration: 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.Téléphone: H Arbour 2830 Abonnement.I ln> $|.00; 3 ai», $2.50 Pay» étrangeri.1.50 Montréal .1,50 LE BULL Le sol est notre plus grande force DES AGRIGULT IOURNAL HEBDOMADAIRE publié par la COMPAGNIE DE PUBLICITE RURALE LIMITEE Tirage Certifié par l'A.B.C.MONTREAL, 6 SEPTEMBRE 1934 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 19 — No 36 En marge d'une assemblée Cultivateurs, veillez à vos intérêts - L'U.C.C.et son oeuvre - Que sera-t-elle?Nous étions à Notre-Dame de Stanbridge, dimanche dernier, nous rendant avec plaisir à l'amiable invitation de M.Maxime Coupai, organisateur de rassemblée.Cette réunion nous a grandement intéressés et nous amène à faire les quelques réflexions suivantes.Et d'abord! Il est malheureux que les cultivateurs de la région n'aient pas été plus nombreux.Sans doute, la température n'était pas des plus favorables.Mais, par ailleurs, les questions débattues étaient de la plus haute actualité agricole: crédit et iprix du l'ait.Tous les jours, à nos bureaux, on vient nous c" parler.Presque tous les jours, depuis des mois et des mois, on demande à grands cris la création d'un crédit provincial ou fédéral réellement efficace, la fixation de prix satisfaisants pour la denrée agricole la plus importante dans notre province, le lait.On annonce une assemblée avec discussion de ces deux sujets: 100 cultivateurs seulement trouvent le moyen d'y assister! Le mot de Mgr Courchesne trouverait bien son application: "Cultivateurs, mêlez-vous de vos affaires, mais mêlez-vous-enil" Si les cultivateurs ne veulent pas prendre en main leurs intérêts les plus chers, nous nous demandons qui voudra bien s'occuper d'eux.El ceci nous amené à parler d'un sujet qui nous tient bien au coeur et sur lequel les conférenciers sont revenus avec insistance: l'association professionnelle.MM.le Dr Pickel et Laurent Barré, ont affirmé que si les cultivateurs s'unissaient enfin, ils obtiendraient des autorités tout ce qu'ils voudraient.Nous n'en avons aucun doute nous-même.Il existe une Union professionnelle de cultivateurs dans la province de Québec.Qu'elle ne soit pas parfaite, nous l'admettons volontiers.Mais telle qu'elle est, elle est susceptible de rendre de grands services.Nous savons que certains lui reprochent de ne pas accomplir des miracles.Mais qu'ils se demandent, ceux-là.les raisons pour lesquelles il en est ainsi.On compare l'oeuvre de IT.('.C.n celle du Boercnbond belge! Sait-on que la première compte au plus 10,000 membres et la seconde, au delà dé I#00,000?Sait-on l'importance qu'on attacherait en haut Heu à une demande venant de 50,000 cultivateurs habitant notre province?El du point de vue coopératif, conçoit-on le pouvoir d'achat considérable représenté par une agglomération de 'M) à 40.000 consommateurs?Non.il ne faut pas s'en prendre à l'U.C.C.ou à ses chefs, si les résultats ne sont pas aussi merveilleux que certains le voudraient.Nous y avons passé à l'U.C.C.et nous savons que, comme ses fondateurs, nous y avons donné le meilleur de nous-même! Ce ne sont pas les chefs qui constituent toute l'Union catholique des Cultivateurs cl tant que le nombre, des milliers el des milliers de cultivateurs, ne sera pas avec eux, il ne faudra pas s'attendre à des merveilles.Les meilleurs généraux^erdrnnl les batailles les plus insignifiantes s'ils n'ont pas derrière eux des hommes et des munitions.Nous ne croyons pas l'U.C.C.une organisation parfaite, nous le répétons.Mais nous disons, par exemple, qu'il serait malheureux que certaines idées si1 propageassent el causassent, dans un avenir plus ou moins rapproché, l'abandon ou la mort d'un mouvement absolument rccommandàble et susceptible de rendre à notre population rurale des services considérables.Que les cultivateurs soient fiers plutôt d'une initiative qui compte à son crédit de belles victoires et qui.s'ils veulent la supporter, l'encourager toujours, leur en obtiendra encore de plus belles et de p'ius importantes.L'U- C.C.ouvre ou plutôt termine sa série de congrès diocésains.Nous espérons qu'ils ont été fructueux.En tous cas, nous souhaitons one, d'ici le 1er novembre prochain, le recrutement soit profitable, qiic chaque 'membre actuel convainque un confrère d'en faire partie.Que l'U.C.C.compte 25,000 membres en novembre prochain (nous ne disons pas d'autres chefs, une autre direction), et nous savons qu'elle accomplira de grandes choses.Ce sera pour le plus grand bien de la classe rurale québécoise el de toute la population.Il ne faut jamais oublier en effet une la prospérité agricole est à la base du progrès industriel et commercial chez nous.Robert REYNAULD Assemblée de cultivateurs à Notre-Dame de Stamlbridge Crédit agricole - Pr,|x du lait - Abus à corriger -Résolutions — MM.Pickle et Barré présents — Me Louis Cosselin, maire de N.-Dame, préside (Dr notre correspondant spécial) Ea température maussade de ce premier dimanche de septembre ne Favorisait guère la tenue d'une assemblée en plein air.Aussi, malgré le dévouement des organisateurs, pas plus de 100 cultivateurs n'avaient répondu à l'appel.L'absence d'un trop grand nombre fut fort regrettée, car les questions débattues ne pouvaient faire autrement que d'intéresser au plus liant point.D'ailleurs, si les cultivateurs ne s'occupent pas de leur profession, quels sont ceux qui les défendront '.' Quoi qu'il en soit, les cultivateurs présents n'ont pas paru trouver le temps long et se sont montrés auditeurs attentifs et anxieux de se renseigner; Me Louis Gosselin, maire de Notre-Dame de Stahbridge et préfet du comté, est invité à présider.Il dit son plaisir de se retrouver dans sa municipalité et invite M.le Dr Pickel, député fédérale de Brome-Missisquoi, à adresser la parole.Le sujet de sa causerie portera sur les amendements adoptés à la dernière Session Fédérale concernant la Loi du Crédit Agricole.Congrès diocésain de l'Union catholique des cultivateurs Sous le patronage de S.E.Mgr F.-Z.Dcccllcs, à Sr-Hyacinrhc, le 26 septembre 1934 9h.—Messe à la cathédrale, dite par S.E.Mgr J.-A.Desmarais, évê-que auxiliaire de Saint-Hyacinthe.Sermon par M.l'abbé R.Préfon-taine.aumônier du Cercle de Sl-Ours.Chant par le Cercle de l'U.C.C.c Autres résolutions.lie Allocution de l'Aumoiiicr diocésain, M.l'abbé Rucher Mortel.Election du bureau diocésain.SEANCE PUBLIQUE LE SOI H A 8 HEURES Allocutions: Mgr V.-7.Dcccllcs, évèque de Saint-Hyacinthe: M.T.-D.Bouchard, maire de Saint-Hyacinthe; M.A.Rioùx, président général de l'U.C.C.; P.P.A.Déguirc, S.J.aumônier général; M.L.Théricn.H.S.A., agronome régional; M.Ohs-Edounrd Hébert, cultivateur.Saint-Ours.Dr Pickel Dès le début, on se rend compte que l'orateur n'est pas un inconnu flans cette paroisse.Et malgré l'obligation où il se trouve de s'adresser en anglais à son auditoire, il est religieusement écouté.C'est qu'aussi son sujet d'actualité de premier plan ne peut faire autrement que d'empoigner ces cultivateurs aux prises aves des difficultés presque ininsurmon tables.Le Dr Pickel rappelle d'abord que la population1 canadienne se divise à peu près comme suit: 509< fermiers et 509r appartenant aux autres professions.Il est malheureux, cependant, de constater que la classe agricole est peut-être la plus mal partégée de toutes les classes.Et pourquoi '.' Tout simplement parce que les fermiers ne s'unissent pas.Tous les autres professionnels, avocats, médecins, notaires, ouvriers se syndiquent.Seuls, les cultivateurs restent isolés.Aussi, leurs demandes ne sont-elles pas écoutées.•Cependant, déclare le Dr Pi-| vue de ckel, la dernière Session fédérale a l resume été en grande partie consacrée à l'étude de questions agricoles.El parmi ces questions, je viens en étudier une aves vous, le Crédit agricole! Vous devez partout au; jourd'hui.Par la nouvelle Loi qui viendra en force le 1er octobre prochain, vous pourrez établir un compromis avec vos créanciers et vous ne devrez plus qu'au Gouvernement".M.le Conférencier parlr ensuite du mécanisme de la Loi.(Dans l'un des derniers numéros du "Bulletin", nous avons expliqué nous-mêmes son fonctionnement.) Un représentant sera nommé par le Gouvernement dans chaque, comté.Il recevra les demandes des ctilti-l valeurs endettés qui veulent se prévaloir de cette Loi.Les créanciers se réuniront chez le représentant fédéral pour accepter le compromis.Si les créanciers se déclarent non satisfaits, le débiteur pourra se présenter devant une Cour rurale spé-i cialement désignée à cet effet et la décision rendue sera finale.M.le Dr Pickel explique ensuite que le pouvoir d'emprunt est maintenant porté à 7.ï7r de toutes les valeurs mobilières et immobilières.Il en profite pour déclarer que les municipalités feraient bien de voir à corriger des maintenant leur role d'évaluations."Pour éviter de payei une taxe, bien légère pourtant, au Conseil de comté, vous avez décide, ici comme ailleurs, d'abaisser vos évaluations Jusqu'à 50Ç'r de leur va- à celle du fromage.Notre beurre est de qualité inférieure alors que notre fromage trouve bonne preneur en Europe.En tout cas, tel que ça marche aujourd'hui, le cultivateur ne peut réaliser de gros profits car il est à la merci des gros acheteurs qui entreposent.Si l'on constate présentement une légère amélioration du prix du beurre sur les paiements de l'an dernier, c'est que les "requins" redoutent l'enquête conduite par M.Stevens.Ils devront en effet, venir expliquer, ou du moins tenter de justifier, leurs profils sensationnels, dans un avenir rapproché.Ils le savent, ils redoutent cette confession el déjà ils paient un peu mieux.M.le Dr Pickel termine en disant qu'il en est de même de Ions les produits agricoles, des oeufs, en particulier."Il y a un moven de tout changer cela: UNISSEZ-VOUS ! Me Louis Gosselin est prié de faire le résumé en franais et il ajoute quelques commentaires explicatifs très nets et très appréciés de l'assistance.M.Maxime Coupai, organisateur de cette réunion, présente alors à rassemblée l'orateur suivant.M.Laurcnl Barré député de ItouvjlJe.M.îrénée Vautrin présidera les six séances — Le cardinal Villeneuve, le lieutenant-gouverneur, les archevêques et évêques, de même que les sociétés et les individus qui s'intéressent à la colonisation et au retour à la terre, recevront une invitation QUEBEC.5.(D.N.C> — M.virer tout le monde.Cela nous Ircncc Vautrin, ministre de la | mènerait trop loin et j'aurais peu M.Laurent Barré M.Barré déclare qu'en apprenant la tenue d"une assemblée de cultivateurs à Notre-Dame, il n'a pu s'empêcher de s'y rendre.Il se dit surpris cependant de constater la seule présence du Dr Pickel.Est-ce que les comtés environnants n'auraient pas de députés, par hasard ! M.Barré débute en disant que si les autorités du pays redoutent tant les soulèvements, les idées communistes qui peuvent s'emparer des esprits, c'est que leur conscience ne doit pas être en paix! "Lorsqu'on se sent aimé, dit-il, on ne craint pas le châtiment!" Et il donne comme exemple, nos bonnes familles québécoises où le père cl la mère dignes de ce nom ne redoutent pas la colère de leurs enfants.M.Barré fait une brève re-la situation présente qu'il fi peu près en ces termes: Nous sommes gouvernés par des ; gens qui se sentent sous la domi-: nation des trusts".Il cite de nOm-, breux exemples, la ville de Mont-! real, en particulier, qui a demon-i dé à Onébcc de taxer les conipa-¦ gnies puissantes qui emploient ses j rues à réaliser des millions.Cette demande si légitime pourtant, lui a été refusée.Le défaut, selon M.Barré, pro-I vient du fait que nos Parlements ne comptent pas des hommes bien 1 au courant des besoins el dcs_ né-I cessilés de la majorité.Ainsi à j Québec, la population rurale étant j de 36 à 37 p.c, on ne compte, sur 1 00 représentants, que S cultivateurs véritables et 3 amateurs.Il ne faut pas être surpris alors si les autres membres ne portent pas une attention particulière aux besoins des cultivateurs.L'U.C.C.colonisation, a annonce officiellement, ce matin, que le congres national de colonisation se tiendra au Parlement les 17 et 18 octobre prochains.Il y aura six séances que le ministre présidera lui-même.Son Eminence le cardinal Villeneuve, Son Excellence le lieutenant-gouverneur, les archevêques deputes intéressés a et évoques seront invites, de même que les sociétés et les individus qui s'intéressent à la colonisation et au retour à la terre.COMMUNIQUE OFFICIEL Voici, d'ailleurs, le communique officiel que nous remet M.Vautrin : "Gs congres est convoque pour me permettre de rencontrer tous ceux qui s'intéressent à la colonisation et tous ceux qui en connaissent les problèmes, de façon à ce que je puisse recevoir les suggestions de ceux qui sont le plus aptes à m'orienter et à me conseiller."Il ne peut être question d'in- ct à l'U.C.C.de nous envoyer des représentants."Les cures qui sont à la tâche dans nos centres de colonisation, auraient sans doute des suggestions intéressantes à nous faire.J'en inviterai quelques-uns à venir prêter leur concours."Enfin, il y a dans tous les départements des fonctionnaires qui, de près ou de loin, s'intéressent au mouvement du retour à la terre, de par leurs fonctions, soit qu'il s'agisse des écoles, de l'hygiène, de la classification des sols, de l'agronomie, de la protection contre les feux de foret, les autres sociétés qui.de près ou et que sais-jcP II me semble qu'ils de loin, ont aidé nos colons dans ' auraient voix au chapitre et je j le passé, soit, par exemple, la i ne manquerai pas de les inviter, i Société Saint-Jcan-Baptistc de I Montréal et de Québec, l'Aide confiance dans les résultats d'une 'assemblée où les délibérants seraient trop nombreux.Je me pro-iposc, cependant, d'inviter Son Honneur le lieutenant-gouverneur, tous mes collègues du cabinet.J'inviterai également Son Eminence le cardinal et tous Nosseigneurs, les éveques de la province.Il en va de même des la colonisation."Je crois qu'il serait sage que chaque société de colonisation soit représentée ainsi que toutes '|c me propose de M.Cordon de faire prier l'hon.représenter aux colons et aux pécheurs, son département avec lequel nous l'Oeuvre de secours aux colons."Toutes les municipalités qui ont participe à la politique du plan Gordon auraient intérêt à assister à nos délibérations.Je ne manquerai pas de les inviter."J'inviterai également nos universités à se faire représenter.Je demanderai aussi à l'A.C.J.C.sommes déjà en relations et dont la collaboration nous est très utile."Il est bien entendu que la presse sera la bienvenue car nous tenons à ce que notre population soit mise au courant de toutes les décisions que ce congres pourra prendre".Formes de la potasse des sols Exposition à Laprairie L'Exposition Industrielle el Agricole du Co.de Laprairie aura lieu, comme les années dernières, en la ville de Laprairie, mardi le 18 septembre prochain, au terrain du Kenipton Park.'Cette Exposition de comté attire toujours des foules considérables d'exposants cl de visiteurs.Il n'y a aucun doute que cette année encore nous assisterons à une des plus belles expositions que nous ayons encore eues, étant donné les nombreux exhibits.Nous invitons tous nos anciens visiteurs à venir a Laprairie le 18 septembre prochain.' Le Bureau de Direction, Raoul LUSSIER, sec.Nos annonceurs sont vos amis et les nôtres! Entre amis, on se donne un coup de main^n'est'ce pas?Ne les oubliez pas alors.leur réelle.Qu'arrivcra-t-il si vous continuez à en agir ainsi?Vous n'emprunterez que 75% sur votre évaluation municipale collective ! Si votre propriété vaut en réalilé .$10,000, mais qu'elle ne soit évaluée qu'à Ç5.000, vous n'aurez droit d'emprunter que 75r/r sur ce dernier montant, déductions faites, de toutes les obligations qui affectent encore votre propriété.Corrige/ donc, au plus tot, vos roles d'évaluations." Problème du lait M.le Dr Pickel s'attaque ensuite à la question du lait.Il rappelle qu'il y a peu de temps encore, les cultivateurs ne recevaient en réalité que 45c et 50c le 100 lbs de lait expédié dans les villes, à cause de l'abus des "surplus"."Il existe, dit-il, un moyen d'éviter les fraudes de la part des Compagnies expéditrices: Unissez-vous ! Par l'Union, vous obtiendrez tout ce que vous voudrez.Vous voulez une division de moitié pour moitié entre le producteur et le distributeur, Gréù-pcz-vous et vous "l'aurez".Il rappelle qu'avec, les coûts de production établis par le Professeur Tou-pin de l'Institut d'Oka et le professeur Fletcher, de Guclph, il est impossible au cultivateur producteur de lait de boucler les deux bouts, à l'heure présente.II faut absolument un changement.Beurre A ce sujet.M.Picktl csl convaincu que nos producteurs gagneraient à passer de la fabrication du beurre M.Barré rappelle qu'en 1024.trois homines à lieu près inconnus, Noé Ponton.Eirmin Lctourneau et lui-même, se sont levés pour porter le drapeau d'une association professionnelle de cultivateurs dans la province."Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes à la cause, dit-il, et un jour, nous avons réalisé que les cultivateurs préféraient confier leurs destinées à des étrangers à la profession, hommes de bon vouloir sans doute, mais qui ne pouvaient comprendre nos aspirations.Où en sommes-nous maintenant?Où en est l'U.C.C.?Combien comptc-t-cllc de membres?" Commission de l'industrie laitière "Voilà encore quelque chose de joli, dit M.Barré.La loi qui la régit, comme toutes les autres lois, est boiteuse.On n'impose pas de sanction ou si peu!" Il rappelle les scandales du charbon, du salaire des femmes dans les centres importants à Montréal, en particulier.Ce sont là des abus qui doivent être corrigés et le plus lot possible sera le mieux.Crédit provincial, une nécessité C'est là l'avis de M.le conférencier.Le Crédit fédéral ne saurai! nous convenir même avec toutes ses améliorations récentes.Nos besoins ne sont pas les mêmes nue dans les autres provinces.El iv crédit pourrait s'établir h un tatTx ne dépassant pas 2V6%, % de \% représentent le coût de l'administration.Le Gouvernement de la Province étant prêt à contribuer lVjCé sur l'argent prêté par le fédéral, pourrait bien le fournir encore sur l'argent venant de nos banques.Monsieur Barré termine en disant que nous avions tout ce qu'il fallait pour devenir un grand peuple, sol, richesses naturelles, esprit de moralité, population: nous sommes en trnin de tout perdre.Il faut réagir."II nous faut, dit M.Barré en terminant, un crédit pour le cultivateur, pour le colon.11 faut met- l.a potasse existe dans les sols sous bien des formes différentes, lo Elle peut être en combinaison avec certains acides du sol, et for-' mer des composés .solubles utilisables par la plante: nitrate de potasse, sulfate de potasse, carbonate de potasse; 2o elle peut faire partie des silicates ( 7(121 insolubles (composés de potasse qui forment les roches, particulièrement le granit) déjà altérés pour former l'argile.La majorité de la potasse du sol se trouve sous cette dernière forme.Cependant les différents agents de transformation des sols solubilisent peu à peu cette potasse insoluble; une fois en solution elle se change en composés utilisables par la plante.La potasse ainsi soluble ne se perd presque pas dans le sol vu qu'elle est retenue par la matière colloïdale (21 i.Relation entre l'origine géologique de sols et leur teneur en potasse Les roches qui ont servi à former la plupart des sols cultivables, contenaient un asez fort pourcentage de potasse, ceci explique pourquoi il y a une asez forte quantité de potase dans tous les sols.Cependant dans les terres sablonneuses cette polas.se est sous forme de silicates insolubles et inutilisables par les plantes.C'est pourquoi la majorité de nos terres sablonneuses montrent souvent des indices d'un manque de potasse.D'autre part, dans les terres argileuses cet élément est en plus grande quantité et sous forme plus soluble.C'est la raison pour laquelle on dit souvent que terre argileuse est synonyme de terre riche en potasse.Cependant dans certains sols spéciaux, la potasse de ces terres peut être sous forme insoluble el par conséquent intilîsablc par les plantes.Formes de la chaux dans les sols La chaux n'existe pas dans le sol à l'étal libre, mais est toujours associée avec d'autres corns: lo Silicates de chaux: ce sont des composés de chaux qui existent dans certaines roches et qui se retrouvent tels quels dans le sol.Ces composés sont fréquents dans les sols.Leur valeur agricole est plutôt minime, vu qu'ils sont pratiquement insolubles.2o Carbone tic chaux: c'est la principale forme sous laquelle existe la chaux dans ies sols.C'est également la forme sous laquelle elle est la plus utile aux plantes.Elle n'est pas soluble dans l'eau pure, mais connue l'eau du sol contient toujours une certaine quantité d'acide, elle se solubilise en assez grande quantité pour satisfaire aux besoins de la plante et même se perdre.La chaux peut encore exister sous d'autres formes dans le sol.niais comme elle s'y trouve en quantité plutôt minime; on peut facilement ne pas en tenir compte.Perte de la chaux dans le sol SAIT-ON Qu'il se distribue, en moyenne, 80,000 gallons de lait par jour à Muni réal?Que ces 80.000 gallons de lait viennent dc 3.200 producteurs environ ?* * # Que.grâce an travail de la Commission de l'Industrie Laitière, ces 3,200 producteurs reçoivent, celte année, environ UN DOLLAR de plus chaque jour pour leur produit?La chaux est dc tous les éléments essentiels à la plante celui qui se perd en plus grande quantité.La chaux une l'ois disoute dans l'eau du sol disparait très facilement, parce que la matière collo'dalr (21) ne peut la retenir.On calcule qu'une I consomme envirpe Acre île terre perd annuellement de : quotidiennement, à > 400 à 900 livres de chaux dans l'eau du sol.Lorsque les terres sont riches en chaux, on peut ne pas se préoccuper de cette perte, mais ce n'est pas le cas sur la plupart de nos terres de Québec.En effet, on peut dire sans exagération que plus de 90% de nos terres manquent de chaux, aussi bon nombre produisent-elles difficilement aujourd'hui.(Dans notre prochain numéro nous étudierons: "L'égouttemenl du sol").Que la vente du lait au chocolal récemment introduite à Montréal est un facteur nouveau important dc consommation du lait?¦Y- * Que malgré le peu de publicité faite autour dc ce produit, il s'en ,500 gallons a Montréal scule- Lc Mérite agricole ,V./.-//.Lavoic.Chef de l'Horticulture, annonce les noms des lauréats de 1934.Cinq médailles d'or.Québec.1 -—"Le concours du Mérite Agricole Juvénile tenu au cours de cet été parmi les quelque 2,400 membres de nos 03 cercles de jeunes agriculteurs a été un plein .succès", a déclaré samedi M.1.-11.Lavoic.chef du Service de l'Horticulture au ministère de l'Agriculture de Québec, en communiquant à la presse les noms des lauréats de la Médaille d'Or dans ment?Qu'il serait possible de multiplier par 5 ou par 10 cette con-, sommation avec un.; publicité bien 'organisée et constante?* * * Que celle liqueur à base dc lait remplace les liqucu.'s à base d'eau et non pas la consommation du I lait en nature?.y.Que ce qui se passe à Montréal [pourrait s'accomplir dans tous les i centres importants dc noire province?V- -Y- * Qu'il serait possible de préparer | d'autres liqueurs à base de lait à d'autres essences, telles que fraise, framboise, citron, vanille, etc?•Y- * * Que la santé du consommateur s'en trouverait beaucoup mieux?Que le producteur surtout en pro-i filerait grandement?cinq classes de ce coula Médaille d'Or tre un frein aux appétits des trustants." M.Maxime Coupai M.Maxime Coupai, dont l'activité el le dévouement à la cause agricole sont bien connus, organisateur de cette assemblée, demande ensuite l'adoption de trois résolutions.11 lit ces résolutions, les commente, et finalement, après quelque discussion, les fait adopter par les personnes présentes.M.Coupai clôt l'assemblée par un mol aimable à l'adresse de chaque invité d'honneur el remercie tous ses confrères cultivateurs dc leur présence.chacune des cours.Les lauréats M.Maurice Talbot.B.S.A.) Classe dc l'Apiculture: Joseph Pelletier, fils de Ludgcr.de Saint-Arsène.Tèmiscounta, Rivière-'du-l.oup (juge: M.Henri Plourdc, B.S.A.) Classe de la Culture Potagère : Raymond Coté, fils de Joseph, de Neuville, Portncuf (juge: M.René Richard.B.S.A.) Ces jeunes agriculteurs, que je tiens à féliciter publiquement au nom de noire minisire de l'Agriculture.M.Adélard Godbout, a ajouté M.I.avoir, recevront leurs décorations el les prix qu'ils ont mérités mercredi, le 5 septembre, au Parc de l'Exposition de Québec, en même tennis que seront proclamés les noms des lauréats du Mérite agricole des adultes.Pendant les six premiers mois d* 1934.le Canada a exporté sur le marché de Londres Angleterre) les conserves suivantes dc fruits: 71.722 caisses de poires: 14,385 caisses de mûres logan; 2,882 caisses dc pèches, et -10,904 caisses de pommes.* * Au 31 juillet 1934, les stocks totaux de blé canadien au Canada se chiffraient par 193,:'22,81)3 boisseaux -— 18,-11,325 boisseaux de moins que le total qui existait à la date correspondante de 1933.mais (il.48.057 boisseaux de-plus qu'au 31 juillet 1932.Avis à nos correspondants Nous avons reçu dernièrement des "tribunes libres" non signées.Qu'on veuille bien se rappeler "QU'AUCUNE DE CES TRIBUNES LIBRES NE TROUVERA PLACE DANS NOS COLONNES".En effet, il nous faut absolument les noms et adresses de ceux qui nous écrivent et lorsqu'on se sera conforme .i ce règlement, nous ferons notre possible pour publier ce que nous recevrons.Nous comptons que les intéresses porteront une attention immédiate à l'avis présent. SEPTEMBRE 193* Ces terres de rOnrario-Nord Ceux qui traversent «elle partie Importante fie notre pays sont surpris rlc l'étendue du plateau il alluvions argileux qui n> la frontière québécoise s'étend jusqu aux réglons minières de N'akina.au pays en lac Long, soit une distance de i-icique 400 milles.Les arpenteurs et les ingénieurs agricoles du gouvernement onta-rien nous apprennent qu'il se trouve là seize millions d'acres des meilleures terres canadiennes 11 mettre en valeur.Quand ce pays sera déboisé il ressemblera a ceux de la région des parcs des provinces du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Albcrta.qui produit les fabuleuses moissons de blé, d'orge, d'avoine, qui ont fait la réputation du Canada comme pays producteur du grain, et où se fait en grand l'élevage des bestiaux.I.e climat de l'Ontario-nord ressemble à celui de ces provinces de l'Ouest.D'ailleurs ces terres sont sous la même latitude que celles du Winnipeg, de Regina, de Calgary, de Saskatoon, cl elles sont plus au sud que celles du pays de la rivière la Paix.— pourtant si réputée pour son climat.— et que celles clcs régions d Edmonton et de Prince-Albert.C'est un pays d'avenir au point de vue agricole.II suffit de faire une visite à la ferme expérimentale de Kapuska-sing, à jeter un coup d'oeil en passant chez certains colons de Val Gà-cné.de Fauquier, de Moonbeam, de Kapuskasing.d'Opasalika.de Hal-léwood.de Hearst pour s'en convaincre.En cultivant comme il convient de 50 à 60 acres d'un sol de cette qualité une famille peut vivre raisonnablement.El dans cette immense étendue de bonne terre, en donnant 100 acres par famille, on pourrait placer là ItîO.UUO famille; de cultivateurs, soit 25,000 de plus que le nombre total des agriculteurs dans la province de Québec; Ce pays est aussi arrosé par de nombreux cours d'eau, et nulle part ailleurs les agriculteurs ne sauraient avoir un meilleur marché pour la vente de tous leurs produits.Quand nous déciderons-nous dînons en emparer?J.-E.LAFORCE Le 1er septembre 193-1.Haut les coeurs! South Durham, le 28 août.1931 Monsieur le Directeur.1» viens vous demander un petit e-pace dans vos colonnes, pour remercier la nouvelle direction du iïiillctin des Agriculteurs de si bien continuer à nous renseigner sur les lr.:.qui nous intéressent, comme le (•••fdit agricole.le tiens aussi à rendre aux anciens rédacteurs un hfnimage bien sincère pour ce qu'ils on! faïl pour nous dans le p:"-sé.¦le demandais que l'on fasse de* miracles, v'i] le fallait, pour aider li> clasie agricole, et je crois avoir obtenu, en partie dl moins, ce que j'ai réclamé, .le voulais que les aveugles voient, que les sourds entendent, el voici qu'on va nous voler dix initiions pour établir nos f!'^ sur fies fermes.Je m'en réjoui; e! :e ne souhaite p!u« qu'une Chose -'cm qu'il ne soil pas nécessaire d'employer la moitié de cette soni-p".pour l'administration de ces dî> millions.Espérons que les cultivateurs comprendront l'importance >,_''il y a pour- eux de recourir au pius toi à ces sommes mises à leur disposition, pour faire de l.i vraie colonisation cl de la bonne agriculture.Rappelons-nous qu'il y a des sacrifices n faire, mais descendons d'ancêtres qui ne giraiénl pas les sacrifices et il revient à nous de marcher sur traces, pour la survivance de culture, base de la prospérité notre province de Québec.Jos.VEBONNEAl'.cultiyalcui nous ci-ni-nous leurs 'agri- cuir, la forint .25.25 .27.25 .30.25 GRAINS Avoine C.\V, no 1 d'alimcnta.50 Orge C.W.no 3 .69 Maïs argentin .92 Blé à engrais no G.78 TOURTEAUX DE LIN SUCRE Le; '.DO lbs Granulé, sac de colon .5.10 Cassonade no 1 .5.00 Cassonade no 2 .4.90 MELASSE (Barbades) Le gallon No 1.tonneau de 91) gaîs .46 1-2 No 1, baril de 25 gais.54 1-2 SEL Le sac Sel fin, sacs de 50 lbs en juin .52 Gros sel, sacs de 140 lbs.95 Sel en pierre, bloc de 50 lbs .65 LARD SALE Le baril de 200 livres Gras de dos (50 à 60 more.) 32.00 Gras de dos (60 à 70 more.) 31.00 Gras d'épaule (25 à 35 more.) 30.50 PETROLE Lu pallon .17 SAINDOUX L_b cn&r, ia tonne Première qualité .33.00 ANIMAUX VIVANTS Tinette de 60 lbs Seau de 20 lbs .La Hrre .10'i .11 Imperial Rovallte: Barils de bois de 42 gai.Impérial Rovalite: Barils d'acier de 47 cal.17 GAZOLINE Le sallon Imperial Three Star: Barils de 47 gallons.18 Ethyl .20 A ces prix il faut ajouter 6 cents par gallon pour la taxe du gouvernement provincial.ENGRAIS CHIMIQUES SIMPLES La tonne Par chars complets, F.O.B.Québec Superphosphate, 16 p.c.assimilable .15.50 Phosphate Thomas 16% ass.520.50 Muriate de potasse 48%, sac de 200 lbs .549.50 Sulfate de potasse 48%, sac de 200 lbs.556.00 Sulfate d'ammoniaque, 20% d'azote, sac de 200 lbs .$34.50 Nitrate de soude, 157o d'azote, sac de 100 lbs .$46.50 Prix obtenus sur le marché de Montréal LUNDI.LE 3 SEPT.1934 • Par la Coopérative Canadienne de Détail de Québec, Lrée ) Porc 180 PORCS VIVANTS à bacon (Select) à 220 lbs .PRIME DE 51.00 Porc a bacon, LS0 à 220 lbs.Porc à boucherie.160 à 230 lbs .Porcs légers ci 1211 é 160 lbs Porcs lourds, 240 à Extra-lourds, 270 Ihs Truies.89.25 i engrais 270 ou .56.59.25 58.75 58.75 5 S.7 5 58.25 Communs Bons.Moyens .Communs Bons béliers AGNEAUX a y* c 5c 3 Vie a 2 Vie à 6c à 5V4-à 3'ïc LAPINS VIVANTS Doivent peser au moins 5 livres.8c à 10c la 1b.OEUFS A (gros) A >moyen) B .C .26 .24 .23 .19 BELIERS 4 1 ¦-• à 4 '»e MOUTONS lbs.plus 75—57.50 Bons .Communs 2Vie à 3c I Vie à I ':(¦ VACHES Choix .2He à 2%c Bonnes .2c à 2 Vie Moyennes.nie à 2'ic Communes .Pic à 1 1 c Très communes .% c a le VEAUX DE LAIT Choix .5c à 6c Bons .4Vie à 5c Moyens .4c à 4' = o Communs.3c à 3 1 ,• c VEAUX DES CHAMPS Bons .2Vie à A (gros) .A (moyens) C .Choix Bons .Moyens .Communs Communs BOUVlLLONS .IV* .4c .3c légers.IVic TAURES Bonnes .3c Moyennes .2V4c Communes .2c Très communes .I 'ic TAUREAUX Rons .1 à 4-lie à 4'-jC à 3Vic à 2 Vie à Hic à 3 Vie à 2!lic à 2Vie à 1 74 c Pigeons vivants, le couple.20 »ORCS ABATTUS la Ib .11U .10 Vi .09 Vi No 1 No 2 No 3 VEAUX ABATTUS engraissés au lait Bon .Moyen Commun la Ib .081 a .06 Vi .04Vi .2C à 2'»C Moyens .134c à 2c Communs .I Vie à 1 c Très communs .l'ic à 1 Vie PRIX DE REMISE Coopérative Fédérée de Québec A QUEBEC OEUFS ! Moyen .OS .2S Commun .06 .2ii .20I AGNEAUX ABATTUS LARD No 1.90 à 140 Mis .No 2.140 à 174 lbs No 3.174 à 225 lbs .INo 1, 35 à 45 Ihs .11 No 2.30 à 35 lbs .5 à 90 pour cent des fruits étaient affectés sur les différents arbres.Ce coeur aqueux a disparu pendant la conservation sans laisser d'effets nuisibles apparents.En fait, d'une façon générale, les pommes de la cinquième cueillette se sont mieux conservées que toutes les autres; il y a eu moins de coeur mou dans ces fruits que dans les autres.En vue de ces observations, qui ne doivent être considérées que comme préliminaires puisqu'elles n'ont duré qu'une année, il semble qu'il n'y ait rien à gagner à cueillir la rameuse plus tôt qu'pn le fait généralement.On sacrifie beaucoup en ce faisant à la couleur, à la grosseur, à la qualité cl à l'apparence générale, sans gagner d'avantages corrspondanis dans la conservation.Lorsque la cueillette est retardée, on court le risque de perdre beaucoup fie pommes qui tombent de l'arbre, à moins qu l'on ne soit prêt à faire deux cueillettes de cette variété.Nous ne recommandons donc pas.au point où nous en sommes, de faire de changements radicaux dans la date de cueillette des pommes Fameuses.(L.C.Young, surintendant adjoint.Station expérimentale.Fréric-ricton, N.-B).Les éleveurs de renards Vérités lues ici et là.l'ii moyen de surprendre les acheteurs, c'est de mettre les grosses pommes au fond des paniers ou des barils.•£ -V -Y lue grande cause de mécontentement parmi les producteurs, lorsqu'ils reçoivent leurs retours pour leurs produits, peut-être mise nu compte de leur propre négligence et de leurs propres méthodes de production et de préparation de leurs produits pour le marche, .y.y.y.L'organisation de vente qui ne classifie pas ses produits se livre à un commerce de coupe-gorge, et Lauréat du Mér'fe agricole M.François Tremblay, d'Hcbcrt-ville, obtient la médaille d'or Saint-Hyacinthe, ô.(D.N.C.) -M.J.-N.Francoeur, ministre ries Travaux publics, de la Chasse et fie la Pèche, a accepté dp rievnir président honoraire de l'Association ds éleveurs de renards des Cantons fie l'Est, dont le siège-social est à Saint-Hyacinthe.Il a écrit à ce propos au Dr H.Bajotte.médecin-vétérinaire fie celte ville, secrétaire-trésorier fie l'Association.M.Francoeur a aussi décidé fie maintenir en fonctions le Dr Rajolte.comme expert du gouvernement auprès des cultivateurs, pour ce qui concerne l'élevage du renard.Le Dr Rajolte relève directement île M.I.-A.Richard, sous-ministre de la Chasse pt de la Pèche; c'est sa propre gorge qu'elle coupe.y.y.y.Les cultivateurs perdent plus, chnqne année, en payant des frais de transport et de vente sur des produits sales, inférieurs, mal classifies et non finis, que ne pour-rail leur faire économiser la meilleure coopérative sur la terre.»y.y.Les seuls moyens qu'il y ait à la portée des producteurs pour augmenter leurs profits sont de: Produire mieux, afin que le consommateur achète plus et paye mieux: réduire le coût de production: réduire les frais dp vente: vendre en coopération.ie.x if.Fles-vous membre d'une coopérative?Essayez-vous de faire votre part pour assurer CCS?Travaillez-vous aider'.' * ¥ Il est très rare que In puisse faire du bien à un sation.même si cette organisation se prèle à la critique.* * * Il y a fies gens à qui il tout naturel de ne voir que vais coté des choses: on qu'ils se font une vocation toujours à redire de tout et Et es-vous de ceux-là?Etudier les faits, les apprécier cl les iuger est une excellente chose, mais n la condition qu'on le fasse dans le but île provoquer une amélioration et.si l'on veut critiquer, que l'on ail quelque chOS mieux à préconiser.son SUC-pour lui critique orgnni- semble le niiiu-croirait d'avoir de tous.Québec, 30 —M.François Tremblay, d'Héberlville.s'est classé au premier rang des concurrents pour la médaille d'or dans le concours du Mérite agricole tenu cet été dans la cinquième région provinciale.C'est ce qu'a annoncé hier soir M.1.-Antonio Grenier, sous-ministre de l'Agriculture, sur réception du rapport préliminaire des juges du concours."M.Tremblay, a ajouté M.Grenier, a conservé un tolal de 921 points sur un maximum possible rie mille.Nous n'avons pas encore devant nous le détail de la classification des cent onze concurrents inscrits, m ai s nous savons cependant (pic la première médaille d'argent a été obtenue par l'Ecole d'agriculture de Rimouski, avec 948.5 points, La ferme des Soeurs du Sl-Rosaire.Rimouski, avec 938 points, se classe deuxième parmi les concurrents pour la médaille d'argent.Viennent ensuite l'Hospice Sainte-Anne île la llnie-Sainl-Paiil, avec 928 points, et M.Raoul Tremblay, de Saint-Octave, avec 900.5 points."ICn l'absence de M.Adélard Godbout.ie suis heureux de félici-; 1er.par l'Intermédiaire de la pres-| se ces heureux concurrents en attendant «le recevoir le rapport final des juges qui nous donnera la classification rie tous les participants à ce tournoi agricole annuel." Tel que les journaux l'ont déjà annoncé, la proclamation des lauréats du concours du mérite agricole et la remise des décorations aux vainqueurs RÙronl lieu mercredi prochain.5 septembre, nu parc rie l'Exposition provinciale île Québec.Conservation du jus de pomme L JUS est i I* M«nui| eratunt d-.BraweU, ro*rqu«* rit commerce, «te.," MARION & MARION 1260 , rv» UnirerMlé.Mootffal ï\ Feuilleton du "Bulletin" La Légende par Pierre GOVRDON —Vous l'avez choisie?- -Non".Il se leva.Mme de Distré n'insista pas.Elle se contenta fie lui tendre sa longue main diaphane rju'il baisa.L'instant d'après, se refermai) sur lui le lourd vantail de chêne de la porte enchère."J'ai eu tort, pensait-il.fie dire ce que j'ai dit.Celle vieille femiiu-est évidemmcnl une marieuse.Elle ne me lâchera pas".Et il rentra «lie/ lui, un peu troublé, sentant renaître les pressentiments qui l'avaient hanté, à son arrivée à Saumur.qui, depuis, s'étaient évanouis.Ill LES OUVERTURES DE LA DOUAIRIERE "Allons bon!.Je ne me trompais pas." 11 maugréait, furieux- lignes, el, D'un geste de dépit, il avait jeté sur sa table une enveloppe fie petit format nerveusement décacbeiép, une carte rie visite sur laquelle il avait lu: Ln comtesse ts blessures multipliées que l'envie nu In passion savent si souvent infliaer aux esprits les plus dévoués nu bien et au progrès, combien de fois le baiser, de bienveillance rl'unc mère affectionnée, d'une épouse noble el aimante ou d'une irnnc fille au front pur c! radieux n'n-t-il pas fait renaître dans le coeur de l'homme public lut lu ni contre l'égoïsme el les ambitions sordides, CC senliinenl.de liieh-étre moral et de paix Intérieure qu'éprouve le voyageur nbimé par la tempête, quand le ravpn'.con-•olaletir cl doux vient soudain percer le nuage et rassénérer le ciel assombri '.' I'.'c,! au foyer, auprès de la femme aimée, que l'homme vn se re-noser des fatigues de chaque jour, s", consider ries amertumes el des pre-de-l'en- parer aux défaillances de la mière.pour le rappeler aux voirs.s'il s'en est écarté, pour courager et le pousser doucement dan* la voie du bien si le découragement vient l'assaillir, pou i aplanir les aspérités de la roule étroite et difficile de la vie el le conduire par la main dans le sentier de la vertu el rie la foi vers 50! fins éternelles.I.a Femme! c'est la mère adorée, celle qui nous a donné le jour, qui a veillé avec amour sur notre berceau, qui a conduit avec anxiété nos premiers pas chancelants dans In voie du bien et 'lu juste el qui.de haut du Ciel, s'il a plu à Dieu de nous la ravir, sourit encore à nos succès et prie pour nous aux jours sombres dr notre, existence.I.a Femmel c'est l'épouse aimée, celle que notre coeur a choisie en-Ire toutes pour être notre compagne ici-bas.qui a accepté de partager notre bonne comme notre mauvai se fortune, qui sourit à nos joies fl qui.mêlant ses pleur mes nous console dans et le malheur.a nos lar-l'ndversilc I.h Femme! c'est le coeur chéri, l'ange du foyer dont le charmant babil et la douce présence égayent notre demeure el en chassent les ennuis.I.a Femme! c'est l'enfant blonde I OU brune qui a pris notre coeui dont le sourire dissipe nos soupçons jaloux, dont le regard fait rêver notre àme et dont le baiser ten-i dre et pur nous enivre d'amour.douleurs de la tulle quotidienne pour l'existence cl retremper ses I |.n Femme est un être niystc-fnroc: pour reprendre avec plus I ricux et divin, vrai chef-d'oeuvre de courage que In veille la place de de la nature, complètement distinct iiinbat que Dieu lui a assignée | de l'homme, ange descendu du ciel pour le consoler et le protéger.I,'homme vit par la femme et la femme par le coeur de l'homme: ce sont deux cires, deux intelligences, deux coeurs n'en formant plus qu'un seul.l'ne femme belle, aimante et fidèle, c'est le trésor le plus précieux qu l'homme puisse posséder, c'est dans la grande armée humaine.I.a Femme nous rapproche de Dieu en nous faisant oublier les in-iustices du monrle pervers et corrompu, par ses chastes caresses, ses doux encouragements, ses consolations toujours efficaces.Elle semble être en quelque sorte, la seconde àme rie l'homme.relie que Dieu lui a donnée pour'en un mol.le paradis sur lu lerre."Toc.toc"?Entrez, me dit une petite voix calme.J'ouvre el j'entre.Que vois-jc, ô bonheur! Yolande, iun plus grande amie, étendue sur un lit immaculé illuminé d'un rayon de bonheur.Bonjour, bonjour, chérie, dit-elle (le Sa voix douce et tendre avec un sourire au coin de ses lèvres purpurines.Que je suis contente qtié tu sois venue, continua-t-cllc avec le même accent.Hier encore, je disais à Gaétan (c'était le nom de son mari) pourquoi ne vient-elle pas prendre port à mou bonheur, comme elle l'a toujours fait, ma L.chérie?N'aurait-elle pas reçue la dépêche nue je me suis empressé de lui faire adresser à l'occasion du grand événement qui bouleverse toute noire vie en la rendant folle, folle de joie?Oh! ma toute chère, si tu savais comme je suis heureuse d'être mère.Mon coeur a failli éclater de bonheur quand je serrai pour la première fois contre ma poitrine cet enfant que lu vois dans ce berceau, la chair de ma chair, le sang de mon sang! Tu sais que depuis longtemps je rêvais de posséder un jour des chérubins aux boucles blondes OU brunes; depuis mon âge le plus tendre je le caressais ce rêve rose >>>>>>>>>>>> laquelle on a dansé trois fois et joué quatre parties de tennis! Non.madame, je tiens à connaitre mieux (pie cela celle à qui je confierai le bonheur de ma vie.Je voudrais vivre prés d'elle, la pouvoir juger et savoir qu'elle me juge, attendre que jaillisse le divine étincelle où s'allume le foyer des durables amours.Mais je r^ve.madame, je sais que c'est impossible.En général, oui.à moins 'l'épouser une amie d'enfance nu une jeune fille que l'on connaît depuis longtemps, que l'on peul approcher presque tous les jours, qui vil dans une maison où l'on est ic-eu soi-même sur le pied d'une très grande intimité.C'est précisément cela que je vous propose, mon ami.Je ne comprends pas.madame, répondit Hubert étonné.Je ne connais ici que les Verladier.— Les deux petites sont gentil- les, interrompit la vieille dame.Mais elles auront bien peu de fortune, vous savez.Je sais.Après cela, il y a les (iandoin .- Très riches, ceux-ci.Mais Brigitte ne se mariera pas.à moins que.A moins que.quoi, madame?F.lle est entourée de deux petits jeunes gens qui finirent la grosse dot.— Ces deux principaux employés de M.(iandoin.dont il m'a parle, Maurice Gerval et Paul Colard?—Oui.Le premier est bien élevé, et parait intelligent.L'autre ne me plaît pas.En tout cas, épouser Gerval ou Colard serait pour Brigitte un piètre mariage.Je lui souhaite plutôt de rester fille, comme elle semble le désirer.Mais laissons cela.Vous se.m- hlez oublier la troisième maison dans laquelle vous vous êtes présenté.La vôtre, madame?La mienne.C'est chez moi que vous serez à même, chaque jour de rencontrer la jeune fille accomplie qdi vous convient mieux que personne et dont vous êtes capable de faire le bonheur.Qui est-ce.madame?questionna Hubert dont la curiosité était en éveil.La douairière, qui savait ménager ses effets, prononça lentement: — C'est nia petite-nièce.Marline de bistré.Le jeune officier se leva, 1res ému : — Vous me voyez confus, madame, et je ne sais comment vous exprimer ma gratitude pour l'honneur immérité que vous me faites.— Asseyez-vous, ordonna la comtesse, je vais vous expliquer.Mon mari avait un neveu, felic de Distré.qui a fail les pires sottises, el qui est mort, laissant sa femme el sa fille dans un élal voisin de In misère.J'ai fait venir la jeune fille ici.Elle est vrniment charmante.Quand j'ai été malade, elle m'a soignée avec un dévouement! Aussi, ai-je résolu de la doter d'abord, puis de lui laisser toute ma fortune.à une condition, cependant, c'est qu'elle épousera un jeune homme choisi par moi.Et je vous choisis, mon cher Hubert." Hubert restai! abasourdi.Après quelques instants il ne pnl que balbutier; Je ne sais comment vous remercier, madame.Puis, se ressaisissant, il formula une nouvelle objection: En plus de ce que je vous ai déjà dit, madame, au sujet de la fortune, je ne consentirais jamais à Être, pour ainsi dire, imposé par vous à Mlle de Distré.Il ne s'agit pas de cela, répliqua la vieille dame, non sans quelque impatience.Marline, qui esl allée passer quelques jours dans le Midi, près de sa mère, revient ici demain.Je vous invile à venir la voir et nie voir quand vous voudrez, souvent, loua les jours si cela vous plaît, voilà tout Mais elle sera libre, vous aussi.La seule chose que je ne veux pas.puisque je dois lui laisser nia fortune, c'esl qu'elle épouse quelqu'un qui ne serai! pas de noire monde." El, donnant congé an jeune homme: - Allez, mon ami.ajouta-t-clle.Réfléchissez n tout cela.il sortit, en se demandant s'il avait rêvé, ou si celle vieille femme avait toute sa raison.IV MARTINE Mme de Dislré avait dit vrai: Martine était jolie.Elle n'avait ni Ca beauté régulière et grave del Brigitte (iandoin, ni la grâce enfantine des "petites Verladier".mais un charme à part, fait surtout de gaieté mutine et d'entrain.Ni brune, ni blonde, ni grande ni pe- tile.elle plaisait par une étonnante souplesse.Sa physionomie était mobile, expressive, et ce qui frappait le plus, dans son visage, c'était la moue drôle des lèvres, l'éclat des grands yeux, de nuance indécise, mais presque toujours animés et rieurs.C'est vous monsieur, ce charmant lieutenant dont ma tante m'a parlé?"Charmant" est de trop, mademoiselle, protesta Hubert, un peu interloqué par cette désinvolte hardiesse.C'est vous qui le dites, monsieur.Telles furent les premières paroles échangées entre eux, quand ils se rencontrèrent, dans le salon de la comtesse, pour la première fois.Car lliibeti de Linieray avait cédé à la curiosité éveillée en lui par les étranges ouvertures de la douairière el il était venu chez elle, im-palienl de voir et de connaître la jeune fille qu'elle lui destinait.Il devait y revenir souvent.Ce n'était pas que.Mlle de Distré eût produit sur lui une impression assez vive pour le déterminer à faire siens les romanesques projets de la vieille dame.Le "coup de foudre" sur lequel celle-ci comptait, n'avait point éclaté.En face de Martine, Hubert restait plutrit expectant et calme, amusé, intrigué même.A coup sûr, il n'était point encore amoureux.Cela ne satisfaisait qu'à demi l'impérieuse douairière.Elle comprenait mal que l'on ne s'aimât pas.quand elle l'avait décidé.A bout de patience, elle intervient : Ah! ça.dit-elle, un jour qu'elle se trouvait seule avec le jeune homme, est-ce que vous allez me laisser très longtemps en suspens?Sur quoi, madame?demanda-t-il avec une naïveté feinte.— Vous le savez bien.El moi.Je désire savoir si, oui ou non.vous épouserez ma petite-nièce, — Comme vous êtes pressée! — Je ne suis pas pressée, mais il est tout naturel qu'après la confiance dont j'ai fait preuve envers vous, j'exiee la réciprocité.— Mais j'ai une entière confiance en vous, madame, je vous assure.Prouvez-le-moi.— Comment?— En ne me cachant rien des sentiments que Martine vous inspire.— Je ne vous cacherai rien, madame.— Eh bien?Eh bien!., ces sentiments.sont infiniment complexes; —Elle vous déplaît?— Je n'ai pas dit cela.— Mais vous le pensez.Ce n'est pas complexe, c'est très simple d'aimer.— Pas si simple que ça.au moins dans le cas présent et en ce qui me concerne.Depuis que vous m'avez fait, madame, des ouvertures si flatteuses pour moi, depuis surtout que je vois chez vous Mlle Martine, que je cause avec elle, j'éprouve ries sentiments tout à fail contradictoires.Voire petite-nièce me parait très digne d'être admirée, et, en même temps .comment dirai-je?.un peu.je vous demande pardon, madame, mais vous m'avez ordonné de vous parler avec franchise.Eh! bien.Mlle de Distré me paraît, parfois, un peu.Inquiétante.C'est une vivante énigme que.malgré mes efforts, je ne parviens pas à déchiffrer.Une énigme! Martine! Mais vous déraisonnez.Vous ne la connaissez pas.pus du tout, mon ami.C'est ce que j'ai l'honneur de vous dire, madame, je ne la connais pas.— Elle n'est pourtant pas cachottière ! Peut-être pas pour vous, madame, mais pour moi.Vous n'avez pas su lui inspt-rer confiance.- C'est possible.Mais enfin, quand je suis là.elle rit.elle plaisante avec vous.El quand je vous laisse seuls?F.lle plaisante et elle ril aussi.Alors, vos lêle-à-tèle sont très gais.— Trop.— Comment trop?Vous aimez la mélancolie.Un hussard! — Je n'aime pas la mélancolie.Je prétends .seulement que les rires et les plaisanteries, quelque amusantes et spirituelles qu'elles soient, peuvent servir à ne pas livrer le secret de son àme.Suite à la semaine prochaine. PACE SIX LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 6 SEPTEMBRE 1934 Un congrès cT habitants L'épiscopar et l'Union - L'organisation économique de la classe rurale - L'historien de Jacques Cartier, oublié par le comité qui a organisé les fêtes du 4e centenaire, est acclamé par les "habitants" Hier se tenait, à Valleyfield, le congres diocésain de VUnion catholique, des Cultivateurs.Une centaine d'agriculteurs sëtâient rendus pour discuter les problèmes les plus importants pour la profession agricole et le race canadienne-française: établissement des fils de cultivateurs, colonisation, caisses populaires, electrification rurale-, etc.S:.K* \'Sr '"'"g'o's faisait remarquer que c'était "l'élite de l'élite".Mais si on avait annonce une assemblée politique! Nous mirions vu accourir dos foules pour entendre vanter le rôuge ou le bleu.Quand tous les cultivateurs de noire province suivront-ils le conseil do S.E.Mgr Courchesne: "Mêlez-vous do vos affaires, mais mêlez-vous-en!" L'évêque do Valley-field a voulu quitter ses absorbantes occupations pour discuter avec ses cultivateurs les questions qui devraient les préoccuper le plus.Avec quelle conviction il leur a resume les raisons de s'unir dans une solide association! fl leur a montre sa cathédrale renaissant de ses ruines grâce à la coopération de ses diocésains.Quelles merveilles les cUltivn-Icurs pourraient accomplir s'ils savaient transposer sur le terrain professionnel ce magnifique esprit coopératif! l'arec que nous n'avons pas écoulé la voix de nos évoques, notre race a partiellement perdu sa vocation agricole; elle a émigré aux Etals-Unis ou s'est enlassée dans nos villes.Combien de nos problèmes nationaux et économiques seraient réglés si lous les descendants des (îO.000 de 17(i0 s'étaient établis sur les terres de leur pays! Aujourd'hui, nos évêques.d'accord avec tous les économistes, enseignent que l'association professionnelle osl l'unique pia' che de salut pour la classe agricole.«a ît * Dans un article dédié à la délégation envoyée par la France pour célébrer le quatrième centenaire do la découverte du Canada.M.Orner Héroux signalait le rôle joué par !" "habitant" clans nos quatre siècles d'histoire.C'est à peu près la seule note historique que nous ayons fait entendre à nos visiteurs.Le comité d'organisation des fêtes a même oublié d'inviter, fût-ce pour le plus modeste goûter, l'historien mémo de Jacques Cartier, l'écrivain qui a brossé les pages les plus vibrantes sur la naissance do notre race.On aurait traité d'imbécile, il y a un an.celui qui aurait prédit qu'on fêterait le quatrième centenaire de la découverte du Canada sans inviter l'abbé Lionel Groulx.De passage dans son petit pays avec le chevalier F.mile Grothé.M.l'abbé Groulx est venu saluer les congressistes: ceux-ci avaient done le privilège, refusé à nos visiteurs d'outremer, d'entendre cet éveilleur national leur faire un de ces résumés historiques dont il a le secret.Il a dit aux cultivateurs canadiens-français pourquoi ils doivent cire fiers de leur profession: il leur a dit surtout comment ils pourront sauver leur profession par l'instruction et l'association.Notre province est en retard de cinquante ans sur les autres, dit-il.parce que nous avons trop retardé à organiser, chez nous, renseignement supérieur de l'agriculture.I.a science n révolutionné l'industrie agricole comme les autres.Les recherches scientifiques sont à la base de tout progrès.Si loirs les pays étaient soumis aux mêmes conditions de milieu, les enquêtes et expériences poursuivies ailleurs vaudraient pour résoudre 1rs problèmes agricoles de la province de Québec.Mais les circonstances physiques et économiques qui conditionnent notre production agricole diffèrent énormément de celles des autres pays.Il nous faut des recherches scientifiques et un enseignement approprie à notre milieu.C'est parce qu'elle a manqué de ce fondement essentiel que notre agriculture est dans le marasme.(Vest par renseignement supérieur que nous rebâtirons "notre agriculture sur des hases solides: âme et cerveau de notre enseignement agricole à tous ses degrés, il fait encore défaut chez nous.M.l'abbé Groulx ajoutait que notre agriculture manque d'organisation.On dit que votre profession aux besognes si variées, exigeant tant d'adresse et d'initiative, vous rend plus intelligents nue l'ouvrier habitué à répéter le même mouvement en arrière d'une machine.Mais prouvez-le.en entrant dans Wnion catholique des Cultivateurs.Les ouvriers n'ont pas attendu d'être mangés tout ronds pour s'organiser en syndicats professionnels.Les cultivateurs se font exploiter par les trusts qui manipulent leurs produits et par ceux qui leur vendent des machines ou des matériaux pour leur ferme.Ils vont perdre leur réputation d'intelligence s'ils continuent à se laisser tondre, à se renfermer dans un individualisme dicté par la routine, la méfiance ou un méprisable esprit de parti.Notre classe agricole a su se défondre admirablement contre tous les adversaires qui l'ont assaillie depuis quatre siècles.T'est la première fois qu'elle se trouve sans défense parce nû'cllc refuse de se servir de l'arme moderne et toute-puissante de l'association professionnelle el de la coopération.M.l'abbé Groulx avait commencé par se réclamer de son origine terrienne.Enfant, il a fauché avec une faulx plus grande (pie.lui.mais il sVst habitué à regarder plus loin que son instrument.Ceux qui l'ont entendu hier ont constaté que l'étude du passé lui inspire de fécondes leçons pour le présent.Du Devoir.Albert RI0UX Aux amateurs de belles photos CONCOURS ET PliIX L'Office Provincial du Tourisme reçoit de partout d'excellentes photos de photographes ou d'amateur: qui veulent prendre part au grand concours de photos de chez-nous, qui se terminera le 1er octobre pro chain.Les prix attribués sont comme suit: 1er prix: 850.00; 2èine prix: $25.00; et 85 prix de 85.00 chacun.C'est tout de même agréable de croquer sur le vif un joli sujet de chez-nous et de gagner un prix par dessus le marché.Les sujets inlércsants ne manquent pas dans notre belle province rt comme ce concours est organisé dans le but de la mieux faire connaître et apprécier chez-nous comme à l'étranger, nos amateurs défraient profiter de ce grand con-•ours pour se mettre immédiatement à l'oeuvre.Ce concours esl ouvert à tous, peu importe la nationalité ou le domicile.Aucune restriction n'est imposée quant à la fabrication de l'appareil, de la pellicule ou du papier ni à la dimension pourvu qu'on fasse parvenir en même temps et la photo el In pellicule.Les conditions sont donc faciles à remplir même pour les amateurs, qu'on se fasse donc un plaisir d'y participer.Tout envoi doit être adressé comme suit» "Concours de Photographies", office Provincial du Tourisme, Hôtel du Gouvernement, Québec, Exposition agricole à Blue Bonnets Toute la population de Montréal applaudira d'apprendre qu'elle aura enfin l'occasion de visiter une exposition agricole qui se tiendra aux limites de la ville, les 10 el 20 septembre, à Blue Bonnets, sur le terrain du "Montreal Jockey Club", boulevard Décarie.C'est une innovation et une initiative prise par les trois sociétés d'Agriculture des Comtés de Jacques-Cartier, Laval, Hochelaga, afin que tous les citadins puissent avoir l'avantage de venir constater les progrès de l'Agriculture autour de Montréal, de voir ce que les cultivateurs de l'Ile de Montréal et l'Ile Jésus peuvent produire en légumes, fruits ou fleurs; ce que la femme peut encore confectionner de ses mains.Tout le monde verra également les fameux exhibits de chevaux, de bovins, de porcs et moutons en même temps les volaille-, de toutes variétés.N'oubliez pas que la région agricole autour de Montréal mérite d'être connue; alors ne.manquez pas l'occasion de venir vous renseigner à l'exposition agricole à Bine Bonnets.(Communique) Le foin et la paille Les exportations canadiennes se ront soumises à une réglementation sévère Ottawa, le 4 septembre.—La ri-coltc du fourrage, dans certaines parties du Canada s'annonçani très faible, et les spéculateurs manifestant de la frénésie, le gouvernement a dù régulariser par arrêté ministériel les exportations de foin et de paille, qui ne pourront se faire désormais sans licence.C'est en conformité avec la loi créant l'Office des débouchés commerciaux que cette décision a été prise.Dans une déclaration émise des bureaux du premier ministre, il est dit que la chaleur el la sécheresse ont forcé le gouvernement à agir ainsi pour conserver au pays le fourrage du bétail.La récolle canadienne pour cette année est estimée seulement à 9,884.000 tonnes, à comparer à une moyenne de 16,-000.000 de tonnes pour les années dernières.Voici la déclaration: "A cause de la rareté de la récolte de fourrage dans plusieurs centres de la Puissance du Canada, par arrêté ministériel autorisé par la loi des débouchés commerciaux, le gouvernement a pris des mesures pour régulariser l'exportation de la paille et du foin.La sécheresse cl la chaleur prolongées qui ont nul à la récolte dans plusieurs centres du Canada et des Etats-Unis ont obligé les deux gouvernements à prendre sans retard des mesures pour suppléer à la carence de matières nutritives en quantité su-ffi-ante pour le bétail, et pour empê-cher les spéculateurs d'exploiter et les consommateurs et les producteurs.La diminution de la récolte est surtout apparente en Saskatchewan et au sud de I'Alberta.Il appartienl au gouvernement du pays de voir à ce que les surplus de récolle en certaines parties du Canada servent à upplëer aux déficits en d'autres parties du pays.Le gouvernement ne croit pas.non plus, qu'il soit profitable d'exporter des fourrages à l'étranger.Quand il y aura surplus au Canada dans une région çontigiié aux Etats-Unis où il y aura insuffisance de la récolte, ies deux gouvernements s'entendront pour régulariser les exportations de fourrages." La pyrale du maïs de nouveau à l'oeuvre 1 arrière, reau de vien nent Montréal Foyers d'infection dans la region de Montréal — M.Adélard Godbout réclame la coopération des producteurs dans la lutte entreprise POUR L'INTERET GENERAL "La pyrale du maïs, fléau auquel nous livrons une lutte acharnée dans la province de Ouébec, exerce encore des ravages considérables, a déclaré M.Adélard Godbout, dans une entrevue accordée aux journalistes.Nous prenons tous les moyens dictés par la science.et l'expérience pour combattre cet insecte ravageur, mais nos inspecteurs ne peuvent pas être partout à la fois.Les cultivateurs doivent faire leur part dans la lutte entreprise et nous accorder leur étroite collaboration.Ils sont les premiers intéressés dans la campagne que nous poursuivons contre la pyrale.parce que chaque épi affecté représente une perte nette pour eux.L'année 103-1 aura été exceptionnellement favorable à la multiplication des insectes en général, et la pyrale n'a évidemment pas tiré de Nos inspecteurs du Bu-la protection des plantes de découvrir autour de de véritables foyers d'infection et ils redoutent que le fléau, favorisé par la température, n'ait déjà envahi de nouveaux territoires.Une enquête activement menée par nos inspecteurs permettra de délimiter exactement la zone actuellement accaparée par la pyrale et de constater sa progression depuis l'examen accompli en 1933, mais il importe avant tout que le:, cultivateurs aient l'oeil ouvert partout où l'on pratique la culture du maïs.Ce sont eux qui.dans bien des cas.pourront mettre nos inspecteurs sur une bonne piste, el nous les invitons à utiliser les services du Bureau de la protection des plantes".De son roté.M.Ceorges Maheux.entomologiste provincial.prié d'amplifier la déclaration fie M.Godbout, a fourni les précisions suivantes: "En vertu de la loi de la pro tection «les plantes, toute personne qui découvre la pyrale est tenue d'en avertir le ministère de l'Agriculture Ouébec.Ne pas le faire est manquer à un grave devoir et trahir ses propres intérêts.Tout cultivateur peut reconnaître la présence (!
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