Le bulletin des agriculteurs /, 1 août 1933, jeudi 24 août 1933
Rédaction et Administration: 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montrést.Téléphone: HArbour 2830 Abonnement.I an.$1.00-, 3 an», $2.50 Pays étrantrcrs.1.50 Montreal .1.50 Le sol est noire plus grande force JOURNAL HEBDOMADAIRE publié par le COMPAGNIE DE PUBLICITE RURALE LIMITEE Directeur: Donat-C NOISEUX Rédacteur: Oscar GATiNEAU Tirage Certifié par !'A.B.C MONTREAL, 24 AOUT 1933 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 18 — No 33 Une fausse manoeuvre de l'hon.Weir La Semaine sociale de Rimouski Une cinquantaine de propagandistes et instructeurs du Service fédéral de l'Industrie animale dans la province de Québec, seraient remerciés de leurs services Voiilà une nouvelle qui n'est certes pas de nature à plaire à tous ceux qui ont à coeur l'avancement de l'agriculture dans notre .province.Nous avons d'abord refuse d'en croire nos oreilles lorsqu'on nous a dit pour la première fois que notre ministre fédéral de l'Agriculture.l'hon.Robert Weir.avait décidé de faire disparaître quasi complètement son service de l'industrie animale dans notre province, mais la chose paraît sérieuse, puisqu'on nous affirme qu'une cinquantaine des propagandistes et instructeurs de ce département ont déjà été avisés que leurs services ne seraient plus requis par le.gouvernement fédéral, après le 31 août courant.Question d'économie, parait-il.Economiser aux dépens de l'agriculture en ces temps où tout le monde proclame l'importance primordiale de l'agriculture pour réaliser noire relèvement économique est à notre sens d'un illogisme consommé.Et pour notre part, nous disons tout net que si l'hon.Ministre de.l'Agriculture à Ottawa veut faire battre son gouvernement à "plate couture" dans notre province, il n'a qu'à prendre d'ici les prochaines élections une couple de décisions aussi impopulaires que celle-là.le Bulletin des vue de l'intérêt Lorsqu'on 1930, et avant, plaçant toujours au point de a dénoncé l'incurie du laitière canadienne au profil de 'l'industrie celle fies automobiles, nous croyons n'avoir d'un bon nombre de députés conservateurs gouvernement King sacrifiant Agriculteurs, :>e des cultivateurs, l'industrie du papier et do pas nui à l'élection qui avaient pris l'engagement de mieux protéger l'agriculture.Et depuis 1930, nous avons cru simplement rendre justice au gouvernement Bennett, en reconnaissant que lors des révisions tarifaires, de la conclusion de nouveaux traites et dans les accords impériaux de la Conférence d'Ottawa, on avait pour la première fois non seulement tenu compte des intérêts des agriculteurs, mais on avait mis ces intérêts au premier rang des considéra-lions nonncllr ses affaires et par con-au questionnaire que la Terre, de > scquen, j{.,|js qU«j| est du devoir chez nous a publié et qui doit être dc ces'dirigeants de travailler à soumis aux cercles le l'U.C.C.ToutIaméliorer la situation financière de.cultivateur qui s'intéresse aux ques-ces cultivateurs en travaillant à lions agricoles a élé certainement, fnj baisser l'intérêt qu'ils sont surpris en lisant ce questionnaire.obijfies de paver sur leurs hypothè-de voir que la direction de l'U.C.s ,, nolfs faudrait un crédit C.semble vouloir ne s'intéresserI agricole à bas intérêt.Pourquoi ne qu'aux questions d'assuvanec-vic, demandent-ils pas de baisser le assurance mutuelle, et clic nous |nuj! d'intérêt sur les prêts du parle des Caisses populaires qui se-1 Crédit agricole canadien?Pourquoi raient utiles, il est vrai, mais il y|)cs dirigeants de l'U.C.C.sem-a un quart de siècle que l'on en par- b|cnt-j,s ignorer ce crédit?C'est le avec, un résultat que no rien I , plusieurs se demandent.Si d'encourageant et nous avons rai-icc t.redit ne donne pas satisfac- son de croire que cela est un sys tème qui sera lent à rendre les services que l'on peut en attendre.A propos d'assurance-vie ou maladie, tout en reconnaissant que cela aurait son utilité, je crois qu'il y a une autre assurance que plusieurs cultivateurs voudraient avoir présentement, je veux dire être assurés de.pouvoir garder leur terre, et tion, c'est de l'améliorer el le mettre acceptable.Lux qui étaient si pressés de faire amender la loi des faillites, amendement qui n'a pas été d'une grande utilité aux cultivateurs, pourquoi ne le font-ils pas au sujet du crédit agricole?Je vois aussi dans ce même numéro du Bulletin des agriculteurs.que vous répondez à M.Coupai et je dis que si les dirigeants de notre vous dites que c'est aux congrès l nion veulent s'occuper des assu-1 rances, c'est l'assurance maintien (Suite à la page 3) Prenez part à notre concours Nous demandons à tous les amis de la classe agricole et du "Bulle-lin des Agriculteurs" de découper ot nous adresser le Coupon de Concours ci-dessus et de se mettre à l'oeuvre immédiatement pour faire leur part dans leurs localités respectives, afin de donner 3,000 abonnes nouveaux au "Bulletin des Agriculteurs" et conserver tous nos anciens lecteurs.Plus que jamais l'agriculture a besoin de défenseurs.Le "Bulletin des Agriculteurs" n'hésite jamais devant la tâche à accomplir, mais il a besoin que les cultivateurs lui assurent la vie en payant régulièrement leur abonnement.Tous nos amis dont l'abonnement ost échu, ou même passé dû, doivent donc faire un effort pour s'acquitter sans plus de rotard.D.-C.N.Les gagnants de Concours4tevinette r* i i l €oupon de Concours Mcsiseurs, je désire prendre part à votre présent Concours recrutement et je me propose de vous recruter d'ici le octobre .abonnés nouveaux.Indiquez le nombre de 15 En retour, suivante: .je désire travailler pour obtenir la prime Indiquez ici la prime de votre choix.Nom du concurrent.Adresse.Les juges de notre Concours-Devinette ont complété leur travail et voici les heureux gagnants: 5 PRIX (valeur de $10.00 chacun) M.Jéhova Cirouard.St-Hyacinthc, Que.M.Yclle Rcmi.St-Romi de Napicrvillc M.Eugène Pelletier St-Louis du Ha-Ha, Témiscouata M.Tétrault, Louis ., Bedford.R.R.2.Mitsisquoi M.Lucien Pronovost.St-Narcisse.Champlain 10 PRIX (valeur de $5.00 chacun) M.Fcrrier Desrosiers .St-Hermas, Deux-Montagnes M.Emile Dalgneault.St-Urbain, Chateauguay M.Albert Chapdelaine Ste-Edwidgc, Compton M.|.-B.Deslauriers.Pte-au-Chcnc, Argcnreult M.Hcrménégilde Proulx.St-Camille, Wolfe M.Clovis Bordeleau.Ste-Thèele, Champlain M, Joachim Lasalle.St-Paul.folicttc M.Wellie Barriault.Maria, Cap Bonavcnturc M.Alphonse Carbonneau _____ Langcvin.Dorchester M.J.-F.Baillargeon.St-Magloire, Bcllcchasse 15 PRIX (valeur de $3.00 chacun) M.Alex.Hébert.St-Wenceslas.Nicolcf M.Louis Bergeron.Delisle, Lac St-jean M.Louis Blanchard.5e rang, Drummondvillc M.Antonio Painchaud.M-Mcthodc.Lac St-Jcan Mlle M.-Emilie Crégoire.Napiervillc, Que.Mlle Françoise Faubert (Hec), Oka, Deux-Montagnes M.Adonias Lamirande.St-Ceorges de Windsor M.Ferdinand Gagné.St-Bruno, Lac St-jean M.Lucien Fraser.St-Sévérin, Champlain M.Roland Dcssurault .Stc-Cencviève, Champlain M.Clément Lemire.L'Assomption, Que.Mlle Flore Ethier.L'Epiphanie, L'Assomption M.Adjutor Biais.St-Camille, Bcllcchasse M.Alphonse Bérubé.Rimouski.Que.! M.Dumont, Israël.St-Alcxandrc, Kamouraska.Il est entendu que chaque concurrent a droit à un article de $10.00, $5.00 ou $3.00 selon le cas, à choisir dans le catalogue de Dupuis Frères La commande doit nous être adressée au "Bulletin dos Agriculteurs".Le montant du prix gagné peut être appliqué en déduction sur le coût d'un article de plus de valeur.Dans ce cas, un mandat de poste pour la différence devra accompagner la command- et ce mandat devra être fait au nom du Comptoir Postal Dupuis Frères, mais adresse à nous quand mémo.Ceux de nos abonnés, dans le cas des prix de $3.00 surtout, qui préféreraient appliquer leur prix pour le prolongement de leur abonnement n'auront qu'à nous avertir, MENTION HONORABLE Parmi les autres concurrents ayant conservé un bon nombre des points alloués, mentionnons: Mlle Alino Rivcsf.Rawdon, Montcalm M.Antonio Séguin.Ste-|ustinc, Vaudreuil M.Joseph Thébcrgc.Sf-Raphacl, Bcllcchasse M.Lucien Desrochers.St-|ean de Matha.Joliette Mlle Honoré Lemicux.St-Hugues, Bagot M.Herménégilde Paré.St-Ambroisc, Jolictto Mlle Clairo Crenon.Manscau, Nicolct M.Emile Racine.Dunham, Missisquoi M.Adonias Lehoux.St-Scvcrin.Beauce M.Joseph Dumais .Bean, Témiscamingue M.Xavier Bcaudoin.St-Ludger.Frontenac M.Paul Desnoyers.St-Césairc, Rouvillo M.Edmond Raymond .St-Placide, Deux-Montagnes A chacun de ces concurrents, nous avons cru bon d'accorder, j titra de prix supplémentaires, 50 points ajoutés à coux auxquels ils ont déjà droit dans le présent Concours, en vue d'obtenir l'un des nombreux prix enuméres en dernière page, et que peuvent gagner tous ceux qui désirent faire de la propagande pour le "Bulletin des Agriculteurs".N.B.— Les concurrents seront sans doute curieux d'apprendre qua la réponse i la première question était 2,756 et à la deuxième 1,246 Quant à la troisième répense, elle variait naturellcmetn selon le comté Nous devons ajouter qu'un grand nombre d'abonnés n'ont pas encore' renouvelé leur abonnement actuellement échu.Il faut done qua tous se mettent à l'oeuvre durant le present Concours pour fairo tous las renouvellements a date et recruter 3,000 nouveaux abonnés d'Ici le 15 octobre.ASSURER LA VIE DU "BULLETIN DES AGRICULTEURS" VAUT BIEN UN EFFORT DE CHACUN DE SES LECTEURS.Prenez à notre Nouveau Concours ( Voir page 8) "ACE DEUX LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 24 AOUT 1933 LA SEMA IN L'agriculture familiale et l l'agriculture spéculative Conférence de M.Albert Rioux, président de V "Union catholique des Cultivateurs" — Puissant expose d'une question complexe — Des faits, des chiffres et des réflexions en abondance — L'échec de l'agriculture spéculative: la théorie et la pratique — Les leçons de la faillite — Une enquête -fncricaine — L'exemple ÎT russe — La formule de l'avenir rlc 200 acres sera une exploitation I triols s'étanl aperçus 'Une association de 100.000 cultivateurs serait une puissance formidable, qui pourrait même imposer aux trusts (electrification des campagnes à des conditions convenables" — Une ' grande campagne de colonisation — La réforme agraire en Europe — Comment l'agriculture familiale pourra réussir — Les remèdes nécessaires — Pour une école de coopération ,, L'agriculture familiale ne s'iden-' tifie pas nécessairement avec l'éeo-' nomic domestique qui pourvoyait a tous les besoins de la vie.Ce temps, '•où le domaine rural se suffisait non "seulement pour l'alimentation, mais pour l'habillement et 'les artisanats divers, est bel et bien fini.En préconisant l'agriculture familiale, nous ne prétendons pas qu'il faille revenir aux méthodes , rulturales primitives de nos ancê-.très.Cette forme d'économie rurale vieille comme le monde peut et doit s'adapter aux méthodes d'exploitation agricole les plus modernes.Ce n'est pas un revenant que nous voulons ressusciter: nous tenons compte des événements qui se sont produits depuis un sied,'.La transformation de l'agriculture au cours îles dix dernières décades est due au développement des - voies de communication, au progrès , des sciences, à la spécialisation relative des régions et à l'échange .des produits.Lé développement industriel et commercial permit au cultivateur d'acheter à bon compte certains objets qu'il avait coutume de tirer de «es propres ressources et d'obtenir un plus fort profit en vendant certains produits recherchés de la consommation urbaine.Deux formes d'industrialisation agricole Cet échange des produits agricoles contre des objets manufacturés - força l'agriculture à s'industrialiser de deux manières différentes.Premièrement, nombre d'industries agricoles essaimèrent du domaine rural vers les villes OÙ elles purent bénéficier des avantages de la concentration des capitaux, de la main-d'oeuvre et des matières premières.C'est ainsi que l'industrie prit à son compte la fabrication des textiles, la meunerie, la tannerie, la cordonnerie, la boulangerie, In boucherie et.en partie, l'industrie laitière les conserves et un grand nombre de produits alimentaires.L'agriculture perdit le contrôle fie ces industries qui grandirent s;ms rlle et plus souvent contre elle, qui formèrent de puissantes concentra-lions alors qu'elle-même, tout en les faisant vivre, végète.Minotiers, directeurs de grandes sociétés laitières font figure de féodaux dans le monde économique alors que l'agriculteur reste 1(- >n-[ attache à leur service.Deuxièmement, les pays étant devenus des vases communicants, se sont mis à se spécialiser dans les productions pour lesquelles il5 avaient le plus d'aptitudes, à vendre ces produits et à acheter en retour les produits agricoles et industriels des autres contrées.On il parlé dès lois rte l'industrialisation de l'agriculture.Deux types d'exploitation agricole Depuis un demi-siècle surtout, deux types d'exploitation agricole se soni développés: l'agriculture familiale, qui Tut pendant des sièv cles la seule formule d'économie rurale et qui reste, dans les vieux pays 'a principale caractéristique de l'entreprise agricole moderne: l'agriculture spéculative qui applique à l'entreprise agricole les m-triodes industrielles uniquement pour faire rapporter au maximum des capitaux apportés de l'extérieur.L'agriculture familiale représente un type d'exploitation dont l'étendue correspond à ce qu'une famille normale peut cultiver.Cette étendue est réglée par les besoins et les possibilités de travail d'une famille rurale.L'agriculture spéculative n'a qu'un but: le rendement financier de l'entreprise."Entre les deux, dit Homier, existe une différence sociale et une différence économique.Différence sociale: pour l'agriculture familiale, l'essentiel est que la famille du cultivateur vive et se développe: tandis que pour l'agriculture spéculative, l'essentiel est que le capital apporté de l'extérieur soit rémunéré.Différence économique: l'agriculture familiale, pour parer les risques particuliers et satisfaire les besoins variés de la famille, incline d'instinct à la polyculture, c'est-à-dire à une production multiple dont les rendements, suivant la fortune des saisons, s'équilibrent et se compensent, alors qu'au contraire, l'agriculture spéculative va droit à la monoculture, à la production d'un seul produit en quantité massive, qui.seule, permet d'abaisser les prix de revient et de réaliser de gros bénéfices quand le marché s'y prête." Nous disons l'agriculture spéculative parce qu'on ne peut pas opposer sans distinction l'agriculture industrielle à l'agriculture familiale.Celle-ci n'a-t-elle pas adopté plusieurs des méthodes de production et de vente de l'industrie?"Elle est entrée, contrainte et forcée, dans le système économique moderne caractérisé par la division du travail, la production des marchandises en vue de la vente, la concurrence entre producteurs.la domination du capital" ( Augé-Laribéi.l'eiit-oii prétendre que l'agriculture familiale ne s'est pas industrialisée, quand à peu près toutes nos fermes se spécialisent dans certaines productions, emploient des engrais chimiques et des machines, se servent de la force motrice produite par la gazoline ou l'électricité, utilisent des techniques nouvelles qui leur permettent d'augmenter les rendements du bétail et des récoltés?Pour payer ses taxes toujours croissantes, pour acheter ses matières premières et ses instruments de culture, pour se procurer les vêlements et la nourriture qu'il ne produit plus sur la ferme, le cultivateur a besoin de plus d'argent qu'autrefois.Il doit donc, comme I industrie, produire pour la vente; de fait un grand nombre de nos exploitations familiales livrent nu marché entre 50 et 75 pour cent de leur produit ion.Qu'est-ce que l'agriculture spéculative?(àinimenl reconnaître celle agriculture spéculative qui s'oppose à l'agriculture familiale?Est-ce la grande propriété que les manuels d'économie rurale opposent h la petite?Oui, pourvu que ces deux termes s'appliquent non seulement ii l'étendue mais au type d'exploitation.Ainsi un poulailler qui couvrirait dix acres de terrain, qui serait exploité par une société anonyme; qui achèterait tontes ses matières premieres et qui produirait exclusivement pour la vente serait certainement une entreprise spéculative tandis qu'une ferme mixte familiale.D'autre pari, la grande propriété divisée en petites exploitations confiées à des fermiers doit être classifiéc dans l'agriculture familiale, parce qu'elle n'est pas soumise aux méthodes industrielles.La grande industrie a ruiné un grand nombre de petites industries exercées autrefois par les artisans.Elle règne en maîtresse dans tour les domaines où elle a pu applique! le plus intégralement la quadruple concentration qui fait sa force: concentration (les capitaux qui a mis des milliards entre les mains de quelques potentats industriels; concentration des instruments de production: concentration des divers éléments composant la grande entreprise; concentration du personnel.Grace à celle concentration, la grande industrie peut produire en quantités massives et réaliser des économies considérables de temps, de main-d'deuvrc et de frais généraux.Ces économies abaissent tellement ses coûts de revient que les petites industries rivales sont ruinées.Karl Marx appliquant à la culture du sol ses observations sur la production industrielle a prédit la disparition de la petite exploitation familiale écrasée par la concurrence des grandes entreprises capitalistes.En théorie n'avait-il pas certaines raisons de transposer en agriculture ses conclusions sur la grande industrie?Le chef de la grande entreprise est plus instruit que les cultivateurs, soit qu'il ait reçu une forte instruction scientifique et pratique; soil qu'il ait recours à des spécialistes, comptables.ingénieurs, techniciens, etc.La grande exploitation est formée d'immenses pièces de terre, permettant l'emploi d'un outillage mécanique puissant qui abaisse le coût de revient.Le travail est organisé avec méthode, les ouvriers et les animaux sont spécialisés, les bâtiments et les améliorations coûtent moins cher à l'acre.L'entreprise colossale est supposée avoir plus de capitaux disponibles pour employer des engrais chimiques, parer aux risqués, attendre le moment favorable pour vendre ses produits.Mlle achète aux prix du gros et vend à de meilleures conditions parce que le chef est renseigné sur les cours des marches.Les frais généraux répartis sur de grosses productions sont très réduits.Elle mel en pratique les améliorations conseillées par les théoriciens.A elle sont dus tous les grands progrès techniques qui sont passés dans la culture moyenne par la forci' de l'imitation.Icmcnl en céréales de leur pays étaient inférieurs à ceux de plusieurs pays, de l'Europe, convinrent qu'il convenait de confier, de par une loi, à eux.industriels, le soin de remettre à flot la production agricole française."C'est vers ces hommes d'action, de devoir et de persévérante volonté, écrit M.Alfred Krug, le principal propagandiste de cette idée, qu'il faut se tourner aujourd'hui.C'est à eux qu'il faut confier et au besoin imposer la mission (le sauver le pays.Lorsque l'industrie française se sera chargée de relever l'agriculture, nous assisterons à une splcndide et miraculeuse résurrection.Qu'est en effet la science agricole en comparaison, des problèmes ardus avec lesquels chaque jour nos industriels se trouvent aux prises?Un simple jeu d'enfant".A la suite de cette campagne, il s'est formé, en France, un grand nombre de sociétés à fonds social pour exploiter des domaines de grande étendue.Les leçons de la faillite que les ren-] Pendant cette période de lui il ans il y eut une moyenne de 7.;V.M grandes fermes qui firent un profil net de !?!,347 par ferme.Comparons ces résultats avec ceux des exploitations familiales américaines.Le capital moyen investi dans ces entreprises était en 1924-25 de $9,360.00.Le capital moyen investi dans les grandes entreprises était de 8197.53-1.c'est-à-dire 21 fois plus élevé.La valeur nette des grandes exploitations élnil de $139,750, c'est-à-dire 23 fois plus considérable que celle des entreprises familiales estimée à $5,110.Les revenus bruts des grandes fermes se Une douzaine de ces grandes compagnies ont fait faillite depuis la guerre.Aussi, les économistes français les plus réputés, comme Homier considèrent-ils qu'il faut revenir à une politique agricole franchement familiale."Pour échouer, l'agriculture n'a qu'à cesser d'être familiale pour se faire spéculative".En Angleterre, pays de grandes propriétés, l'agriculture spéculative a abouti à un semblable désastre.Seuls les millionnaires ont pu continuer à faire de l'agriculture avec de l'argent.Les autres ont fait faillite.Le gouvernement britannique n même passé une loi.en lO.'il.pour favoriser le lotissement des grandes propriétés banqueroutières en exploitations familiales.Mais en pratique?La Batteuse Métallique F O R A N O incorpore toutes les améliorations les plus modernes en fait de construction de Batteuses et Décorriqueuses.Elle a donné des preuves évidentes d'une grande supériorité, au'il s'agisse de battage de grain ou de trèn'e.sur ses plus proches concurrents, sans exception aucune.C'est le produit de 60 années d expérience comme techniciens, fondeurs, et mécaniciens.Construite en vue d'un service constant et d'une longue durée, elle constitue un placement de tout repos.20 coussinets 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l'agriculture spéculative fut surtout appliquée dans les pays neufs où d'immenses étendues de terres fertiles, cultivées par une inain-d'ocuvre peu coûteuse, jetèrent sur le marché des quantités massives de produits, qui.en faisant dégringoler les prix, ruinèrent '•t démoralisèrent l'agriculture familiale, forcèrent le petit cultivateur et sa famille A prendre le chemin des villes.Celle agriculture spéculative a complètement désorganisé la production agricole des vieux pays: elle a accentué la surproduction el l'avilissement des prix: la crise agricole qu'elle a provoquée est antérieure à la dépression industrielle; les prix des produits de la ferme étaient déjà tombés alors que les villes étaient en pleine prospérité et que les ouvriers industriels ne connaissaient pas le chômage généralisé.Les causes de l'échec Or.celte formule qui consiste à produire en grande quantité un produit d'un seul type: cette formule inapplicable à l'agriculture familiale devait aussi se révéler fausse dans son application à l'agriculture spéculative.Pourquoi?Homier répond: "Parce que l'homme, ft mesure qu'il dispose de plus (le crédit ou d'argent, peut acheter plus d'automobiles, plus de vêtements, plus de bijoux, aller pllls souvent au théâtre ou au cinema: il ne peut, au contraire, uni-fois satisfait son appétit, consommer indéfiniment plus de pain, plus de viande, plus de vin.La production de quantité; continue l'o-mier.se heurte ici :'t la limite atteinte, ne se développe (pie dans le sens de la qualité.Sans doute, la quantité de produits agricoles consommés aurait augmenté si la population humaine avail continué de croître.Mais l'épreuve fie la guerre devait ralentir le rythme d'accroissement de |a population humaine".L'agriculture spéculative avait obtenu des institutions de crédit, des avances qui furent toujours refusées à l'agriculture familiale.Or il est souvent arrivé (pic.ces capitaux- n-'élant pas remboursés, le banquier el l'agriculteur sombrèrent dans la même faillite.La maiiwl'ocmre.dont disposait L'agriculture spéculative est devenue plus exigeante.Knfip, une rrjse prolongée équivaut à la ruine pour la grande entreprise agricole qui doit supporter une chargé permanente et des frais généraux excessifs.V- * V-II y a une vingtaine d'années, tous les pays assistèrent a un mouvement d'industrialisation de l'agriculture.En France, certains indus- Dans un ouvrage puMié ces mois' derniers.The Farm arid the Xrilion.sir John Russell donne une Illustration frappante des résultats de l'industrialisation à outrance de l'agriculture.Une exploitation de 909 arres de terre labourables dans I,.Norfolk était gérée jusqu'en 1928 selon l'ancien système et employait 40 hommes.Elle fut alors nettement mécanisée et le nombre des hommes employés fut réduit à quatre.Avec l'ancien système le prix le plus bas auquel le blé pouvait être vendu avec profit étail de Kl s.par quintal; se-1 Ion le système mécanisé, ce prix tomba à fi s.par quintal.Mais que sont devenus les 30 boni mes déplacés par la machine?Dis seulement ont pu se placer; les 2(i autres se trouvèrent sans situation et leur entretien coûta depuis à la société entre £1200 et £1500 par an.chiffrèrent à $72,508 el ceux des pe-lilcs fermes à $1.903.De 1919 à 1925.te revenu net moyen des exploitations familiales fut de §793 el celui des grandes entreprises fut de $1,051.C'esl un résultat assez peu encourageant pour les grandes entreprises qui.avec une capitalisation 20 fois plus considérable, ne réussirent pas à doubler le revenu net des e.\c ploilations familiales.Les auteurs de l'enquête indiquent, dans leurs conclusions, que les mêmes facteurs qui contribuent à la prospérité des exploitations familiales assurent le succès des grandes entreprises: forts rendements des récoltes et des animaux, organisation méthodique du travail el comptabilité soignée.Les conditions ne se ressemblent point Ils font remarquer que la grande entreprise ne peut réaliser en agriculture les mêmes économies que dans l'industrie.Ainsi, la nature saisonnière de la production agricole exige beaucoup de inain-d'oeu-vre à certaines époques el oblige à transférer le personnel d'une besogne à l'autre.Les conditions de ! sol et de topographie empêchent Iai standardisation" des opérations de la ferme: les aléas de la température peuvent déranger complètement les plans les mieux élaborés.Les salariés d'une grnndc_ entreprise n'ont pas le même intérêt au succès de l'exploitation que le propriétaire qui cultive sa ferme el la dispersion du travail sur une grande étendue rend plus difficile la surveillance des ouvriers.Les auteurs de l'enquête américaine concluent donc que la multiplication des grandes entreprises agricoles n'est pas possible.En Russie Pour la culture familiale D'après des enquêtes conduites dans plusieurs pays, la culture, familiale, sans salariés, produit plus qiie la grande.livre, à surface égale, une plus grande quantité de produits à la consommation.Pour son pays, le Dr I.aur.secrétaire général de l'I'nion suisse des Paysans, donne des chiffres concluants pour la période de 1901 à 191 fi: La valeur de la production brute A l'hectare, calculée d'après les comptabilités d'un grand nombre d'exploitations agricoles suisses, est la suivante dans chacune des catégories d'exploitation envisagées : Catégories Rend, brut d'exploitation : p.ir hectare: Petite exploit, dp 0 a 5 hoctareu 901.C5 " rumine rte 5 d io hectares 839.12 r.-imlllc rte 10 à 15 hectares 733.35 Grande» " rnmllle de 15 à .10 hectare» 709 03 " ramille de plus d» 30 hect.592.39 D'après le Dr Laur.non seulement la petite culture produit plus a l'hectare niais, tout en consommant plus pour ses propres besoins, elle livre plus de denrées au marché que la grande culture.Voi- I ci les chiffres fournis à ce point de vue par le secretarial suisse des paysans, pour la période de 1901- : I010: Alors que tous "les nent à l'agriculture Russie veut faire de rltoire une immense agricole.Les chefs ont collèi pays; ils pays revien-fainiiiale, la tout son ter-exploitation A la terre connue dans les usines, l'apparence de la quantité est acquise au détriment de la qualité et de la quantité réelle.Le paysan ensemence (les lerres où le grain ne donnera jamais que lieu ou pas de récolles".Pardonnez-moi cette longue çi-lation qui montre ce qui nous attend lorsque M.Woodsworlh aura pris le pouvoir.Quelles que soienl ses déclarations actuelles, il faut se souvenir qu'il fil un éloge enthousiaste du régime soviétique nu cours de la dernière session fédérale.La formule de l'avenir L'exploitation familiale restera donc la formule de l'avenir.C'est heureux: si l'agriculture spéculative était aussi rémunératrice que je monopole de l'électricité, le sol sérail possédé par quelques potentats.Comme en Russie le peuple manquera il de pain el de vêtements.Au point de vue social l'avantage esl tout en faveur de la ferme familiale.C'est ce type d'exploila-lion que les économistes oui en vue quand ils proclament que l'agriculture est la force des nations, le reservoir de vie et l'industrie de hase des pays.Les familles agricoles attachées au sol constituent chez un peuple l'élément stable par excellence.Comme les grandes niasses d'eau régularisent le climat, les niasses paysannes stabilisent la société.La contre-partie fatale du développement de la grande entreprise serait la formation d'un prolétariat agricole analogue à celui de l'industrie.Or.il ne peut y avoir de stabilité chez les ouvriers agricoles qui préféreront toujours les salaires plus élevés en apparence du commerce et de l'industrie.Les salariés désertent l'agriculture qui leur offre peu de chance d'améliorer leur situation el d'arriver à l'indépendance économique.Fixer à la terre.Il faut donc fixer à la terre le plus grand nombre possible de_ cultivateurs travaillant eiix-niùmes.avec leurs familles, des lerres leur appartenant.C'est cette masse de petits propriétaires qui const it-tuent la hase la plus solide de l'édifice social.C'esl dans ces conditions (pie la ferme el la famille s'unissent le mieux pour travailler à la prospérité de l'agriculture, base de la- prospérité nationale.|ja famille rurale est placée dans des conditions idéales pour élever des enfants nombreux, sains et vigoureux, lue grande famille est une source de richesse pour un boichevistes | source tivisé toutes les fermes du ont conscrit pour le Ira- 127 millions d'hom dans les campagnes i lions Marché 67.41'; 73.07 77.21 79 70 84 41 Val.livrée mu marché (>50 francs 613 " 571 " 505 " 530 " Auto-aJImeniatlon Petites e.xpl.32.â9' " ram 38:93 Expl.ram 22.79 Cîrde» exp.ram.20.30 " " " 15.59 Il résulterait de ces comptabilités qtie la pelite culture est supérieure à la grande même au point de vue économique; Des recherches scientifiques conduites en Allemagne, avant el après la guerre ont conduit aux mêmes résultats, ont prouvé que les propriétés familiales, tout en faisant vivre un plus grand nombre de per- | sonnes, fournissent aux villes un excédent de production plus élevé que les grandes exploitations.Il est facile d'observer, d'ailleurs, que précisément les pays de petite culture donnent le plus de prodùc-lion.lels la Belgique, la Hollande, le Danemark notamment, où les | deux tiers des exploitations ne dépassent pas dix hectares.Résultais d'enquête L'enquête la plus complète et la plus décisive sur la valeur relative de l'agriculture spéculative cl de l'agriculture familiale au point de vue économique lut conduite aux Etats-Unis.Celle enquête couvre i une période de huit ans, de 191X à 1920.En 1918, il v avait 0.779 grandes fermes et en 1921).9.303.Les plus considérables étaient une .ferme à céréales et à bétail d'' | 300,000 acres, une plantation il» 1 canne à sucre capitalisée à $3.250,-000.00 el une ferme laitière donnant un revenu brut moyen de ' $600.000 par année.Les entreprises spécialisées dans la production des fruits donnèrent les meilleurs résultats avec un (iront net moyen de ?4,70fi par ferme.Les exploitations à base d'industrie animale ont enregistré un fiasco avec une perle nelle de 85.7!) I par ferme .'iOS fermes fruitières ont rapporté un profil nd de ?57.037 par ferme en 1923.el 1-t plantations de coton ont révélé une perle nette de 5103.845.00 par ferme en 192(1.vail agricole les mes qui vivent soviétiques, Ils ont élaboré un programme qui devait se réaliser en cinq ans et qu'on a baptisé le "plan quinquennal", terminé en 1932.M.Victor Borcl, un économiste et écrivain de marqué, qui fut ministre de l'agriculture en France et chef du ravitaillement pendant la guerre, vient de publier un volume intéressant, l.e Paradis Infernal.clans lequel il raconte l'enquête qu'il vient tic faire au cours d'un stage au pays des Soviets.La Russie ressemble à un immense camp de concentration.A cause de la faillite du plan quinqucii-i nul.le peuple russe souffre du manque d'aliments et de vêtements.Les : ouvriers industriels et agricoles sont à la ration.En 1931 et 1932 | on a alloué 3S5 kilogrammes de [grain par tête dans les villes et 295 ; kilogrammes mir tête dans les cam-' pagnes."En ce qui concerne la viande, nous dit M.Boret.le bétail la diminué depuis que la collectivisation a été posée en règle de salut public.Le troupeau n'atteint pas la moitié de l'effectif de 1928.Le manque de fourrage dans les exploitations collectives, dans les fer-j mes d'Etat, empêche la rcconstilu-| lion du cheptel vivant, alors qu'el-; le eût été beaucoup plus aisée dans les exploitations individuelles_ ou 'collectives, si les paysans avaient | pu garder la propriété de leurs animaux.Résultais: les villes man-queill de viande el de lail.Les décrois qui rétablissent le droit poulies paysans, libres on collccti visés de vendre ce qui n'est pas exigé pour la pari de l'Etat, les semailles et les oeuvres collectives n'ont i pas donné de résultats satisfaisants.La raison en est loule simple.Le paysan, tout d'abord, n'est pas ilenlé par la faculté de loucher des ' roubles papier qu'il ne peut échanger contre les produits vcslimcntai-.res ou d'usage domestique dont la , pénurie persistante est singulière-men! grave.Il craint, en outre, que le petit capital qu'il pourrait ainsi constituer ne le fasse ultérieurement cataloguer dans la catégorie des nay sa ils aisés ou enrichis el que les mesures de rigueur ne viennent l'accabler ou tout au moins lui ravir son argent.Il redoute que la jalousie de camarades moins heureux ne lui rende la vie insupportable, ne le classe parmi les suspects, ne le désigne à l'ostracisme do ni les Koulaks furent déjà les victimes.Dans ces conditions, quel intérêt aurail-il à bien travailler, à préparer rapidement et convenablement ses lerres pour leur confier les semences en temps utiles?Quel intérêt a-l-il à soigner des animaux qui ne lui appartiennent pas en propre, à les entourer de ces attentions que leur prodiguent nos paysans français?.N"a-l-il pas, au surplus, quelque raison de se demander si ces mêmes animaux seront traités de façon satisfaisante par ses camarades de la collective?On lui a dit: "Il faul remplir le plan".Puisqu'il faut ensemencer une quantité d'hectares déterminée par les bureaux, il les ensemence donc, mais il les ensemence dans de j mauvaises conditions.Peu lui importe que la semence ne donne! plus lard que des épis maigres, j puisqu'il n'en louchera qu'une part | insignifiante.El puis, il n'est Ion-' jours en celle occurrence qu'un exécutant sans initiative, donc sans responsabilité, bon cultivateur: c'est le gène pour un La ferme fournit de Ions les membres de qu'elle paie en nature, de plutôt une ouvrier, l'emploi à la famille Les (pies-salaires et de main-d'oeuvre sont donc réglées sans qu'il soil nécessaire de débattre, comme à l'usine, le problème si difficile (les relations entre patrons et ouvriers.Le père.In mère, les enfants vivent ensemble unis par les mêmes preoccupations: il n'y a pas, comme dans l'industrie, une cloison entre la vie du foyer et le travail du bureau ou de l'usine.La main-d'oeuvre est intéressée au succès de l'exploitation puisqu'elle est sûre de partager dans les bénéfices.Les intérêts de la famille et de la ferme sont donc identiques.C'est pourquoi, dans l'industrie agricole, c'est l'atelier familial qui rend le plus, travaille le mieux et le plus économiquement.On sait que l'union de la famille cl de la ferme fut notre sauvegarde dans le passé.La famille agricole fortement groupée.encadrée par l'organisation paroissiale.fut rempart qui nous a tous les assauts.sauves le contre Le nombre des exploitations agricoles baisse Il importe donc de favoriser la multiplication des families agricoles.Chez nous, le nombre des exploitations familiales baisse.Nous en avions 137.019 en 1921, et 136,-001 en 1931.Le nombre des rennes tie notre province a diminué de 1.558 depuis dix ans.malgré la fondation d un grand nombre de paroisses nouvelles.S'il a augmenté dans les regions où il s'est fait de la colonisation durant cette décade, il a considéra; blement baissé dans les vieux com tés de la province où l'agriculture devait pourtant devenir plus intensive.Le dernier recensement comptait 2,746 fermes déboisées el essouchées en totalité ou en partie qui ont déjé été ensemencées, mais qui sont maintenant vacantes ou inoccupées.Nous savons par ailleurs que ce nombre est beaucoup trop faible.Nous laissons diminuer le nombre de nos fermes familiales alors que tous les autres pays travaillent à l'augmenter.C'est ainsi (pie les pays de l'Europe orientale el centrale ont évité le bolrhevisme à la fin de la guerre en expropriant les grands domaine-' pour les diviser en petites exploitations familiales.La réforme agraire en Europe D'immenses étendues furent ainsi réparties entre les fils de cultivateurs, les fermiers et les ouvriers agricoles.La révolte commençait a gronder dans les classes pauvres qui se voyaient exclues de In propriété du'sol par de grands propriétaires (lui laissaient leur domaine inculte.La réforme agraire a pacifié les esprits; l'accession à la propriété a donné de l'initiative, de l'ambition et du courage à ces millions de sans-travail el de sans-terre.Aujourd'hui, ces pays sont parmi ceux nui traversent le mieux la crise, malgré l'immense travail de réorganisation nécessité par celle réforme.Pour donner une idée de l'impor- j tance de ce fait économique el social, voici les superficies expro- i priées el transférées en propriété à j de nouveaux acquéreurs dans quel- j ques-uns de ces pays: Roumanie, 15,000,090 d'acres.! C'est plus que toute la superficie de terre arable de notre, province' Pologne, '1.725,000 acres; Lettonie, •1,500,000; Yougoslavie, 4,250,000?Tchécoslovaquie, 4,000,000 d'acres; Orôcc.3,125,000-acres; Finlande, 3.000,000 d'acres; Esthonic.1,750.-000; Lithuania, 1,350,000 acres; Hongrie, 1.250.000 acres; Allemagne.1.250,000 acres; Bulgarie, 1,125,000 acres; Italie, plus d'un million d'acres; Autriche, 200,00(1 ac res.La superficie totale ainsi transformée dans les contrées de l'Europe orientale et centrale s'élève à 50.000.000 d'acres.Grace à celte réforme agraire, l'exode rural et l'émigration furent enrayés dans ces pays; la propagande bolchevisle fut arrêtée, les villes rendirent à la terre un certain nombre de chômeurs qui avaient conservé l'esprit rural, les fils de cultivateurs, les fermiers el les .ouvriers'; agricoles, au lieu de fomenter lu revolution, exploitent leur domaine rural avec leur famille.L'Italie a consacré des milliards à l'assèchement de ses marais à l'irrigation de ses régions désertiques., à la meilleure mise en valeur (le ses terres déjà cultivées par des travaux hydrauliques, le remembrement des propriétés, le terrassement el la consolidation au moyen du reboisement des lerres en pentes sujettes à l'érosion.Mussolini voulait-il offrir à l'agriculture spéculative ces domaines conquis à la sauvagerie?Non.il a placé sur ces terres des milliers de familles italiennes qu'étrei-gliaient le chômage el la misère.L'Allemagne surpeuplée recourt à la colonisation intérieure pour augmenter le nombre de ses foyers ruraux.En 1932, elle a distribué 90.000 hectares entre 8,900 familles de paysans.En 1932.elle a établi fi,000 familles nouvelles sur un territoire de 80.090 hectares.Le programme de 1933 prévoit la distribution de 200.000 hectares.Tous les pays aux prises avec les difficultés créées par la crise mondiale s'efforcent donc d'améliorer leur situation sociale el économique en multipliant les exploitations familiales.Un mouvement de colonisation Les heures troublantes que nous traversons commandent un mouvement colonisateur sans précédent.Dans nos villes des milliers de familles sont aux prises avec le chômage et la misère.Plusieurs d'entre elles ont quitté le sol par nécessité ou dans un moment d'erreur; la terre les accueillerait comme (les enfants prodigues: elle leur donnerait le logement, le chauffage, la nourriture, l'indépendance; ! (die leur épargnerait les secours directs.Dans nos campagnes, des milliers de fils de cultivateurs n'ont pas les ressources suffisantes pour s'établir sur une ferme ou un lot de colonisation.Des millions d'acres dr terre fertile chôment, qu'il serait si facile de transformer en exploitation familiale en les distribuant à tous ceux qui veulent conserver ou retrouver leur vocation agricole.Depuis un siècle nos familles rurales ont déserté l'agriculture, fascinées par le mirage des villes.Aujourd'hui tout le monde voudrait rester ou retourner à la terre.Vit-on jamais, dans toute notre histoire, pareil retour à la terre des intelligences et des coeurs?Pourquoi ne pas profiter de cette conversion de masse pour redonner à notre province le caractère rural qu'elle n'aurait jamais dù perdre?Nosseigneurs les évenues, nos sociétés religieuses et nationales, nos chefs politiques et sociaux, nos journaux! tous ceux qui pensent chez nous proclament l'urgente nécessité de la colonisation et de la remise en culture des fermes abandonnées pour multiplier ces foyers ruraux qui ont accompli le miracle de notre survivance.Si nous voulons que l'agriculture familiale nous sauve dans l'avenir, nous devons adopter une politique qui favorise ce type d'exploitation.Trois causes client surtoul liale de donner ment.Elle n'a pas science : Elle est faible ses intérêts; Elle n'est pas organisée pour bien acheter el bien vendre.Les remèdes nécessaires La grande entreprise agricole est supposée être administrée par des techniciens.Dans l'exploitation familiale, c'esl le même qui dirige et exécute.Pour conduire une ferme d'une manière rationnelle, le cultivateur devrait posséder à fond toutes l'es sciences naturelles.Il devrait être chimiste pour connaître la nature de ses lerres quel genre de culture elles exigent, quelles espèces el quelles (loses d'engrais leur conviennent.Il devrait être botaniste., connaître la structure des végétaux, les lois de leur croissance et de leur sélection pour obtenir le maximum de rendement, savoir les méthodes efficaces pour détruire les mauvaises herbes.Il devrai.! pouvoir apprécier le bétail, sélectionner son troupeau; calculer les râlions, créer des pâturages.Il de-vrail connaître les remèdes préventifs el curat! fs coin Ire les maladies des animaux et des plantes.Il devrait être mécanicien pour se servir efficacement des machines nouvelles et dispendieuses dont il ne.peut plus se passer.Comme industriel il doit lutter sur les marchés avec les autres cul-I i voleurs et les autres pays: r'esl en offrant un meilleur produit à meilleur compte qu'il vaincra la concurrence.Il n'y arrivera qu'en appliquant sur la ferme les procédés de la science agricole.A-l-on jamais entendu dire qu'on est trop'*-instruit pour être industriel, commerçant, avocat?On n'ouvre pas un garage sans connaître le premier mol des automobiles; on ne s'improvise pas cordonnier, forgeron, menuisier; on se prépare, pendant quinze ans aux carrières libérales.C'esl quand il s'agil d'appliquer la science la plus complexe (Suite à la page 4) de faiblesse empe-'agriculturc fami-son plein rende- assez recours A la pour In défense de 24 AOUT 1933 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE TftOI 1 Nouvelles ées marchés Marchés aux bestiaux De bonne heure lundi les acheteurs onl consacré surtout leur attention aux petits bestiaux: il en est résulté due les boeufs se sont vendus très lentement et qu'il en est même resté un grand nombre pour le marché de mardi.Les bons boeufs étaient à peu prés soutenus, de *¦! à $5, tandis que les bonnes vaches se vendaient jusqu'à $1): un lot de choix a fait 83.25.Baisse d'au moins 25c sur les autres catégories de bestiaux; les boeufs lourds se vendaient lentement.Un lot de boeufs lourds grossiers venant de l'Ouest du Canada s'est vendu $3; les boeufs moyens onl rapporté en général de $3 à s:i.7f> c( les espèces ordinaires, minces et légères, ont baissé en général jusqu'à $2.Vaches à viande cl à conserve, 91 à $1.50; vaches de boucherie communes cl tout juste passables, $1.75 à $2.25; midlines vaches d'un type laitier, grasses et à forte taille, onl fait environ ?2.-50.Les taureaux étaient à peu près soutenus, de $1.50 à -SU.Hausse d'environ 25c sur les veaux de bonne qualité; les veaux d'herbe étaient lents avec baisse Environ 800 agneaux onl été livrés sur contrats; on n pavé S5.75 pour les bons; $3.75 pour les avortons (culls).Cependant, les ventes nouvellement effectuées comprenaient quelque 800 bons agneaux à 95.5(1; moyennement bons à bons, $5.25; rabais de $2 le cent livres sur les nvorlons (culls).Des lots mélanges d'agneaux de passables à moyens ont rapporté de $4.50 à .$5; les moulons étaient aux mêmes prix, savoir: $1 à $3.Le marché aux porcs s'est raffermi; les bacons se vendaient de $0.75 à $0.85, n.&a.; les porcs de boucherie étaient au même brlx, tandis que les sélects onl obtenu la prime habituelle de $1 par tête.Porcs légers, de $0.50 à $0.85.Les approvisionnements comprenaient une assez grande quantité de porcs d'engrais qui se sont vendus lentement de $0.25 à $0.511; il en est res- j lé un reliquat considérable.Les petits porcs onl fait environ $2.75 chacun.Oeufs de 15c les espèces les plus communes.La plupart des bons veaux se sont vendus $5.25, tandis que ceux d'assez bonne finalité ont rapporté de $1.75 à $5: communs à moyens $3.50 à $4.Veaux de lait, communs à passables.S2.75 à $3.25; veaux d'herbe.$1.75 à $2.25.Ce marché s'est raffermi celte se- | mai ne et les prix sont en hausse.| Les oeufs frais sont en vive demande et les quantités de ces oeufs ont | diminué.Celte hausse de prix a été peut-ôtre plus sensible à Montréal qu'ail-leurs cl les prix de vente des expéditions triées de l'Ontario et de l'Ouest onl monté de 3 à \ c par douzaine pendant la semaine.A la lin de la semaine le marché de Montréal était peut-être un peu plus élevé qu'il ne l'était à la même date l'année dernière, et il en est de même de celui de Toronto.Les rapports en général indiquent qu'il y, a eu une légère amélioration de qualité en ces dernières semaines.C'est sans doute parce que les grandes chaleurs sont passées et ausi parce que les poules ramassent plus de grain qu'elles n'en ramassaient au commencement de l'été, maintenant que le battage est en inarche sur une grande partie flu pays.Celle amélioration de qualité aura certainement un heureux effet sur la situation générale du marché.Il n'y a pas de doute que l'inactivité de la demandé pendant la mi-été esl due en grande partie à la pauvre qualité générale fies oeufs que l'on trouve en ce moment.Les producteurs et les commerçants d'oeufs devraient mieux se rendre compte de celle imparlance fie la qualité; il ne lient qu'à eux d'améliorer le marché en veillant à la finalité fies oeufs.Les oeufs triés de l'Ontario revus dcsrnicrcmcnl se son) vendus aujourd'hui sur place aux prix suivants: extras 23 1-2.premiers IS.seconds 15.Les oeufs frais fies Prairies offerts par wagons se sont vendus pour livraison immédiate aux prix suivants: extras 22 1-2, premiers 18, seconds 15 livrés.Correspondant à la hausse enregistrée sur les marchés les prix cotés par les commerçants aux producteurs cl aux expéditeurs de campagne sont plus élevés: extras 23.premiers 10, seconds 15, livrés, caisses renvoyées.Les arrivages d'oeufs locaux sont très faillies.Voici les prix de gros aux magasins de détail: extras: 24-20.premiers 120-21, seconds 10-18.le- oeufs, emballés dans fies carton:'; rapporlciif le fie plus.Le commerce du gros au détail devient très actif.HAUSSE DÈS PUIX A QUEBEC Ce marché s'est réveilé celle semaine et il y a quelque hausse flans les prix fie gros.Les arrivages locaux sont très légers et les oeufs de lionne finalité sont rares, aussi, les prix varient sur la catégorie des extras.Il a été reçu cette semaine deux wagons d'oeufs venant de l'ouest.Les commerçants cotent les prix suivants aux producteurs el aux expéditeurs de campagne pour les oeufs: extras 19-23 cents, pre ni i ers 14-15 cents, seconds 12-13 cents.Prix flu gros aux détaillants: extras 23-30 cents, premiers 18-H), seconds 10.Volailles NOUVELLES DES PRIX CE QUE VOUS ACHETEZ PRIX DU GROS, PRIS A MONTREAL FARINE A PAIN I c chi.-.le burl!, en sucs Première palenlc .2.00 Deuxième patente .2.30 Forte à boulanger .2.25 FARINÉ A ;;:\ti!i,\is le char, le nnrll.en sacs Première patente .2.00 Deuxième patente .1.90 SOIS-I'HODI I l'S DU BLE Lo char, in tonne ! _____ 19.50 .21.50 .23.51) .29.50 DRECHE DE BRASSERIE La tonne .20.00 lr* ioo iba ____ 0.05 ____ 0.05 ____ 0.30 ____ 0.20 Son .Cru rouge .Cru blanc I.aurenlia Middlii.gs extra .GRAINS Avoine C.W., no 2.43 Avoine C.\V.no 3 .41 Avoine d'alimentation no 1 .40 i iriic l '.W'.no 3 .50 Blé Northern no 2 .74 Maïs .75 TOURTEAUX DE LIN Premiere qualité ¦-c enar.la vmne .34.011 Drcchc, 21 pour cent SUCRE Cranulé, sac fie jute .('¦ranulé.- sac fie coton .Cassonade no 1 .Cassonade no 2 .MELASSE (Barbades) Le sallori No |, tonneau de 00 gai.40 No 1, baril de 25 gai.5(1 SEL ;>el fin.sacs de 200 lbs .2.10 Cros sel, sacs de 140 lbs .1.10 Se! en pisrre, sacs rte 100 lbs LARD SALE Lo baril de 200 livrei (.ras de dos (40 à 50 more.) 31.50 ('.ras fie dos (30 à 40 more.) 31.50 Gras d'épaulp (25 n 35 more.) 31.0(1 SAINDOUX Tinette fir 00 lbs Seaux de 20 lhs La livre .10 .10',;, PETROLE L« cal ion imperial Rovalilc: Barils de bois de 42 gai.15 Imperial Royalite: Barils d'acier de 47 gai.15 GAZOLTNE Lo (rnllon Imperial Three Star: Barils de 4/ Râlions .15 Slhyl .19 ENGRAIS CHIMIQUES SIMPLES La tonno Par chars complets, F.O.B.Québec Superphosphate, 20 p.c.assimilable .,.$10 75 Phosphate Thomas .$16.01) Muriate de potasse 48*^.sac de 200 lhs .45.25 Sulfate de potasse 48 p.c.sac de 200 lbs .555.50 Sulfate d'ammoniaque, 20 o.r.d'azote, sac de 125 lhs .$53.00 Nitraie de soude.IS p.c.d'azote, sac de 100 lhs .$47.00 NOUVELLES DES PRIX CE QUE VOUS VENDEZ Prix de gros, nef, livre à Monrrôaf — Dernières corrections, mercredi, I heure BEURRE DE BEURRERIE I.p livre Pasteurisé no 1 .17 15-10 Pasteurisé no 2 .1/ 7-10 Non pasteurisé no I .'-"> FROMAcifSS LOCAUX Meules de 5 lbs .» ;,*> Meules fie 20 livres .8V4 » 8% FROMAGE COLORE No 2 .8V» FROMAGE BLANC No 1 .No 2 .7% OlîUFS ;.•» douzaine Frais extras .23 Frais premiers .-" POULES ABATTUES ' I a livre A .IJ.C .POULES VIVANTES a.1.3 ,, .-Il !: .08 POULETS VIVANTS .17 A .i.-, S ^ POULETS ABATTUS (sélectionnes) v La livre A .•'•.''"' B.C .DINDES ABATTUES L* livre A .B .OIES ABATTUES La livre Bonnes.10 jbi el plus .Moyennes.8 lbs et plus .CANARDS ABATTUS ^ ^ A, S lhs et plus .B.4 lbs et plus.JEUNES CANARDS VIVANTS^ A .* ,,.•• • MIEL BLANC Récipients fie 30 lhs .Récipients de 5 lbs Récipients fie 2V4 lhs .MIEL AMBRE Récipients Récipients le 30 lhs île 5 lhs La 11 ire .071r .08 .08% la livre .00 V» .07 | .07% ' Récipients de 'l'A lhs .miel BRUN la livre Récipients de 30 lhs.05 Récipients tic 5 lbs .05-; Récipients dP 2'i lhs.00 No l No 2 SIROP D'ERABLE SUCRE D'ERABLE No 1 No 2 enl'.on L« livre .12 .08 ROUVILLONS VIVANTS No I .84.25 à 85.25 No 2 .83.00 à 84.00 No 3.$2.00 à 83.00 No 1 No 2 No 3 No I No 2 No 3 No I No 2 TAURES VIVANTES t-M 100 livres .83.50 '.$2.2ïi a 83.00 .$1.50 a 82.25 VACHES Vrv/.NTES tes 100 livres .S2.75 à 83.25 .82.25 à 82.50 .81.75 à 82.00 TAUREAUX VIVANTS f.n» »00 livre* ,.$2.50 à 83.00 .1.50 à 2.00 VEAUX DE LAIT VIVANTS No I No 2 No 3 VEAUX AHATTUS r,r« 100 livres 85.00 à 85.25 83.25 à 85.00 82.75 n 83.00 Choix No 1 La livre ;.os .07 VEAUX DE CHAMPS VIVANTS Les 100 livres .Nos 1 rt 2 .1,75 à 2.25 VEAUX DE CHAMPS ABATTUS Les 100 livres No 1 .No 2 .'.'!.'!!!!! MOUTON VIVANTS Choix .n.flo ¦Nr> I .ÎLOO à 82.0(1 moutons abattus Les 100 livres Choix .4.00 No 1 .3.00 AGNEAUX Les 100 livres No I .5.25 à 5.50 No 2 .3.25 à 5.00 agneaux Abattus Les 100 livres Choix .0.00 No 1 .8.00 No 2 .7.00 ron.es A bacon .0.75 à 0.85 De boucherie .(i.75 à 0.85 Légers .(i.25 à (i.50 D'engrais .(i.25 à 0.50 Truies .3.50 ft 5.25 Les selects oui rapporté uîie prime de .81.00 par lêle el les lourds et extra lourds une diminution tic 50 cents el 81 par 100 livres res-pccitvement.PORCS ABATTUS t.M 100 livres No I, 00.à 150 lhs____9.00 à 9.25 No 2.100 n 220 lhs____8.50 à 8.75 No 3, 250 lhs et plus .0.00 à 0.25 PEAUX VERTES La livre De boeuf, moins de 48 lbs 7Và à .08 De boeuf, plus fie 48 lhs .De taureau .05 Vj De veau .80 à .90 De veau engraissé, la lb .12 à.13 De cheval, la peau.1.75 à 2.00 LAINE La livre Lavée .151i Non lavée .11V» patates No 1.Québec, nouvelles.80 No 1, N .-Brunswick .Le commerce des volailles en vie est toujours 11 peu prés régulier et les arrivages sont considérables.Il a été reçu un wagon de l'Ouest celle semaine.La demande pour les volailles en vie n'a pas été aussi active pendant la semaine, mais il y a eu une bonne demande poulies poules habillées.Aussi les commerçants ont sacrifié leur surplus d'oiseaux en vie.Les canards en vie sont offerts à 9-10c la livre en gros, mais il n'v a pas de demande.Les prix mi-gros pour les volailles en vie sont les suivants: poules pesant 5 lhs et plus 14-15c la livre: 4 à 5 lhs, 12- 13c; 3 1-2 à 4 lhs.10-12c; poulets en vie, pesant 5 lhs Cl plus.21c; 4 à 5 lhs, |8c; 4 à 4 1-2 lhs.10c; 3 à I lhs.14c.Les prix payés n la campagne sont en général 2c fie moins tpjc ces prix mi-gros.Les enchères de l'U.C.C.M a été vendu mercredi aux enchères de l'U.C.C.050 htes de beurre pasteurisé no I it 18 1-4 c et 111 bles fie no 2 à 17 3-4.Il a été offert pour le fromage 8 7-8 r pour le blanc et 9 1-2 c pour le coloré.Ces offres ont été refusées.Le congrès des agronomes canadiens Celui de 1934 se tiendra dans la province de Québec, au Collège MacDonald ou à Québec môme Québec.17 (D.N.C.) — L'Association fies agronomes canadiens dont M.A délard Godboul est le président.tiendra ses assises de 1934 dans la province de Québec.Telle est l'importante décision que communique le ministre de l'Agriculture.La C.S.T.A.se réunira-toile à Québec même, ou au Collège Mai-Donald?On lie sait pas encore.Ce qui est certain c'est une si le congrès a lieu au MacDonald.le programme comportera une excursion à Québec, et vice versa.En sa qualité de président de relie vaste et importante organisation, M.Godboul a insisté pour que la prochaine réunion annuelle nil lieu dans sa province.PRODUCTION ACCRUE I>U BEURRE DE FABRIQUE La production rte beurre rie fn.hrlo.ue •¦• monte en Juillet à 31.512.207 lb» contre 2ft.391.957 lbs le même mois de l'année pe-'>-sce.— Rccrots-iement.de 7 pour cent.On constate un léger fléchissement pour ln province rie Québec où la production atteint 10.0C0.0O00 de livres.Dans l'Ontario, par contre, elle se chiffre par 9.100.492 lbs.accusant ainsi une augmèntatoln de 2 p.c La production a augmenté dnns tomes les autres provinces.Pour ce qui est de l'accroissement proportionnel, la Saskatchewan détient le premier rang: rie 2.539.-215 qu'elle était en Juillet 1932.la production atteint 3.251.998 un an après, augmentation rie 28 pour cent.La production cumulative des sept mois de l'année en cours se chiffre par 126.-479.845 lbs.accroissement de 2 p.c.sur le laps de temps correspondant de l'année p lusse e.AUGMENTATION ORS EXPORTATIONS SUR LA FRANCE ET LE SUD-AFRICAIN Les traités commerenux conclus avec la France et le Sud-Afrlcoln sont, en vigueur depuis les 10 et 30 Juin respectivement.Nos exportations sur la France se montent en Juillet k si.190.494 contre $685.136.gain rie $505.358 ou soixante-trel'/e pour cent sur le mois correspondant rie l'année passée.Quant au Sud-Africain elle.s se chiffrent par S536.253.contre $324.-577.accroissement de $211.676 ou BS pour cent.IMPORTATIONS r.r.SEURRE EN JUILLET Le Canada a Importé 6.749 livres de beurre en Juillet, dont 6.216 llbx valant.$1.102 en provenance du Royaume-Uni, 495 lbs et $134 les Etats-Unis et 38 lbs et $7 de la Nouvelle-Zélanle.(Suite de la 1ère oage) diocésains que le cultivateur pourra réorganiser l'Union.Admettons que quelques cullivaleurs voudraient la réorganiser, y réussiraient-ils'.' Si je prends par exemple ce qui s'est liasse l'an dernier au sujet de la réforme du Congres généra], les culli videurs étaient en majorité con-Ire si l'on en "croit les rapports tie ces congres diocésains parus dans les journaux.Dans la plupart des cas.ce n'est pas les cultivateurs qui soulevaient celte question, on a fini par leur faire accepter celle réforme quand même el on a raison de croire qu'il sera difficile à un groupe de cultivateurs de donner une autre direction à notre union, ¦le nie rappelle avoir lu le printemps dernier dans les journaux (pie le premier ministre Dennett avait dit à un groupe de cultivateurs: "Pourquoi ne mettez-vous pas vous autres mêmes votre beurre en entrepôts?" cl eux de répondre qu'ils n'a'vaicnl pas d'argent.Il leur dit: "Organisez-vous et l'on vous fournira des fonds".Voilà une question qui devrait intéresser ru.c.c Octave DELISI.E SABOURIN & SABOURIN AVOCATS rli.iM b.p.mi 25.rue St-Jacques, SAINT-JEAN.P.Q.Répense à trois demandes Un abonné nous écrit: "Ma place est hypothéquée, .le dois à différentes personnes, aux unes j'ai des intérêts ù payer, aux autres pas d'intérêts, .le ne fais pas le tiers assez, d'argent pour payer mes comptes.Ce que ie puis serait de payer nies laxes cl mes intérêts.Ceux à qui je dois un paiement sans intérêt peuvent-ils saisir mes itiëublcs ou mes animaux, elc?" Un autre a une rente annuelle de $300 à payer.Il craint de ne pouvoir acquitter ce montant celle année, cl il nous demande si le moratoire Godboul le protège.Un troisième nous dit que certains avocats prétendent que lorsqu'un cultivateur fait une liquidation volontaire ou forcée, s'il cesse de cultiver, il ne peut se prévaloir des amendements apportés à l'article 598 du Code de procedure civile, el garder dix bêles à cornes, etc., elc.Voici ce que nous crovons devoir répondre à ces trois questions: Le moratoire Godboul ne spérific pas de quelle façon il s'applique aux paiements sans intérêts.Ces derniers doivent cependant tomber sous celle loi parce qu'ils sont fies hypothèques.Il reste donc à établir quel capital représente ce paiement.20 paiements de S300 représentent un capital d'environ S3.-600.Il y aurait donc à payer S216 qui sont les intérêts de ce montant.S'il s'agissait d'une renie "la vie durante" ça pourrait varier mais très peu.croyons-nous, Si le créancier établissait que $216 ne lui est pas suffisant pour vivre, ca pourrait encore en changer le montant.Les avocats auraient beau icu à plaider une question comme celle-ci, el un juge serait probablement embarrassé pour rendre son jugement.Voici le lexlc de l'article 508 du Cote fie procédure civile, concernant les objets insaisissables, avec les amendements adoptés à la dernière session provinciale.Choses qui ne peuvent être saisies Il doit être laissé au débiteur à son choix : .1._Les lits, literies et bois de lits à son usage et à celui de sa famille; 2.—Les vêtements ordinaires et nécessaires pour lui et sa famille: 3.—Deux poêles el leurs tuyaux, une crémaillère et ses accessoires, une paire de chenets, une paire de pincettes et une pelle; 4.Tous les ustensiles de cuisine, les couteaux, fourchettes et cuillères et la vaisselle à l'usage de la famille, deux tables, deux buffets ou bureaux, une lampe, un miroir, un bureau de toilette avec sa garniture d'articles de toilette, deux coffres on valises, les tapis ou pièces d'étoffes couvrant les planchers, une horloge, un sofa et douze chaises; pourvu que la valeur totale de ces effets n'excède pas la somme de deux cents piastres; 5.—Tous rouets à filer et métiers à tisser destinés à l'usage domestique, une hache, une scie, un fusil, six pièges, les rets, lignes et seines de pèche ordinairement en usage, une cuvette, une machine à laver, line machine à tordre le linge, un moulin à coudre, deux seaux, trois fers à repasser, une brosse à souliers, une brosse à plancher, un balai: (i.-Cinquante volumes et tous les dessins et peintures exécutés par le débiteur ou les membres de sa famille et à son usage: 7.— Des combustibles el des comestibles suffisants pour le débiteur el sa famille pour trois mois; 8.—- Tous les outils el les instruments fie quelque nature qu'ils soient, dont le culli valeur se sert pour l'exploitation de sa ferme, de sa terre, de son érablière ou de ses arbres fruitiers; deux chevaux.>u boeufs de labour ou un cheval et un boeuf de labour, dix autres hèles à cornes, six moulons, cinq cochons, les oiseaux de basse-cour, les grains et fourrages nécessaires à l'hiver-neinent ou l'engraissement de ces animaux; i).— Les livres relatifs A la profession, art on métier du saisi, jus-somme de deux cents pias- la qu a très; 1U.autres ployés fession somme Ilia, d'été.L'agriculture et le crédit Le crédit agricole ne peut seul résoudre le problème agricole, il n'y a qu'une solution: la coopération — Coopération de crédit et de production — Réalisations Petites annonces -^ TARIF: SO sous par Insertion d| 15 mois ou moins; 2 wis par mo( sdditionnr).- Les outils, instruments ou ; effets ordinairement cm-pour l'exercice de sa pro-1 arl ou métier jusqu'à la de deux cents piastres; Un cheval, une voiture une voilure d'hiver el l'al- Travail présenté à la Semaine sociale de Rimouski.par M.Cyrille Vaillancourt Rimouski, 1".— A la séance de la Semaine sociale, ce matin, M.Cyrille Vaillancourt.président de la Fédération des Caisses populaires, a traité de l'agriculture et du crédit.Voici un résumé substantiel fie son travail: "La question fin crédit agricole n'est pas neuve", dit-il, rappelant l'enquête de la session de 1924:, en plein temps de prospérité.On discutait à ce moment 'de l'urgence du crédit; malheureusement, le crédit agricole ne peut résoudre le problème agricole; il n'y a qu'une solution: la coopération.Il faut qu'on apporte à l'agriculture, la considération méritée et l'assistance nécessaire.Le capital humain est la principale richesse des peuples.Les Canadiens français n'ont eu que cette richesse jusqu'à maintenant et ils sont en train de la perdre par l'exode des campagnes vers les villes.Si.d'ouvriers fies champs, ils deviennent ouvriers îles villes, ils auront perdu la revanche des berceaux comme le manifeste bien le rapport étroit de notre natalité avec le mouvement démographique.Le travailleur du sol forme l'élément le plus fécond, sain et stable, fies familles-souches, les merveilleuses cellules sociales dont parle Leplay.Nos agriculteurs méritent toute notre considération; il faut donc leur accorder une assistance nécessaire.Il leur faut le concours de techniciens, comme aux gens de l'industrie; il faut surtout préparer une génération de terriens instruits par l'éducation de l'école rurale, fie nos collèges et de nos couvents.Le nouveau programme du Comité de l'Instruction publique tend à réaliser cette amélioration.Félicitons-le, car.quand bien même le jeune agriculteur serait instruit dans les sciences agricoles, si nos filles n'acquièrent pas le même esprit, c'est un échec complet qui s'ensuivra.Il faut faire aimer la terre."Le grand industriel", dit Romier, "réussit parce fi'il aime son affaire; partout, on ne progresse qu'avec l'amour de l'oeuvre." Il faut qu'il e" soil ainsi pour la plus noble des professions à quoi puisse se décider un père de famille: la profession agricole.Car vous savez que le credit ne s'entend pas seulement de la solvabilité.mais encore el d'abord de l'autorité et de la consideration.Le premier crédit qu'il faille a 1 agriculteur chez nous, à l'heure actuelle, c'est donc ce que le conférencier s'est permis d'appeler le crédit intellectuel et qui fournira, par la coopération de toutes les classes de notre société, à notre agriculteur québécois, la considération méritée et l'assistance nécessaire.Passons m-aintenant h la coopération de crédit et de production.M.Vaillancourl énumère ici les articles du règlement des caisses d'épargne.Ceux-ci marqùênl qu'il sagil d'abord d'une éducation el de la création de l'instinct d'épargne et d'économie, lequel fut si fortement loué, le 2ô février dernier, par le pape Pic XI, parlant devant 600 employés des banques d'épargne de la province de* Loni-bardie.M.Vaillancourt expose le cas d'un cultivateur se présentant devant une caisse populaire pour un emprunt de ?2.0uo.il dit: "Le service que la caisse lui rendra el les conseils que lui donneront ses techniciens associés, ce qui semble tout n fait la situation qui se trouve celle (le l'industriel, demandant un crédit à une banque, mais avec plus de charité el de sens social, moins fie brutalité en tons cas dans les méthodes.Et le conférencier expose ensuite ce qui a été fait de celle façon il y a vingt et un ans.dans le haut comté de Dorchester, à Ste-G«r-maine.paroisse alors colonisatrice.Il ajoute que la première caisse populaire a été fondée, il y a 33 ans; que dans les années qui se] sont écoulées de 1915 à 1931, elles onl prêté âf) millions el demi ai leurs membres c| reçu, en épargne, I5S millions; qu'elles ont, au 1er' janvier 1933.un patrimoine de $1,135,000; qu'elles ont.en outre.HOMMES DEMANDES A-ons besoin d'homme» sérieux, actif» rt ambl'.leur pour détailler 100 Produit* Onnr.fllci'.'; comprenant Articles du Tollett», Médecines.Produits Alimentaires et Pro-rttit'.i de Ferme.Synéme Comptant.Ne* vendeurs Hctuels font de $25.00 à 135.09 par semaine.Aucun risque.Meilleur temp* pour partir ce commerce.Territoire Réservé.Détails et Catalogue.LA CIB FA» MII.EX.47S5 Ste-Catherlne Est.Montréal.Agents aemandé pour vendre des cravates en sole pour nous.Nous vous vendons a des prix vous permettant de falr» 100 p.e.de commission.Ecrive/.Immédiatement, pour échantillons GRATUITS, e» détails.Ontario Neckwear Co.Dept.SSI, Toronto-R, Ont.3-10-17-34 FEMMES DEMANDEES Femmes demandées pour (aire de 1*.BOUtUro a la maison pour nous.MachlM.à coudre nécessaire.Pas d* vente a falre.j Ontario Neckwear Company Oept.2S1J Toronto-S, Ontario.3-10-17-24) _____________—-i A VENDRE Terre.90 arpents toute en culture, bon» nés batistes, a proximité de l'école et ds la fromaRcrle.Bonnc3 conditions pouJ/ prompt acheteur.S'adresser il Arthur! 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10b.—• Dans le cas d'une personne qui n'est pas cultivateur; une vache, deux cochons, les oiseaux de basse-cour, quatre moutons, la laine fie ces moutons, l'étoffe fabriquée avec celle laine, les grains, le foin el autres fourrages destinés à la nourriture de ces animaux; 11.— Les abeilles el les ruches qui forment le rucher, ainsi que tous les instruments et accessoires nécessaires à l'exploitation du rucher; Néanmoins, les choses el effets mentionnés aux paragraphes 4.ô.(i.7.8.9 10 10a cl 10b, ne sont pas exempts de la saisie et de la vente, lorsqu'il s'agit du prix de leur acquisition ou lorsqu'ils ont été donnés en gage.L'ameublenicnl de maison est toujours insaisissable excepté le radio, les sels de salle à manger et de chambre, etc.qui sont des choses qui lie sont pas de nécessité.S'il était bien établi qu'un cultivateur cesse de cultiver et qu'il s'en va dans une ville, la loi ne lui accorderait pas dix bêtes à cornes, moulons, elc.Il n'en lient qu'à lui de ne- pas faire de toiles déclarations, et il y a bien des moyens pour arriver à son but.La valeur de ce que In loi accorde est assez, considérable pour qu'il soit toujours avantageux pour quiconque de rester cultivateur au moins un certain temps afin de s'en prévaloir.0.G.rMPOKTATlONS DF.FROMAGE F.N JUILLET Elles s'élèvent, k 91.208 lbs valant J25.8S3.dont.37.906 lba valunt $11.148 en provenance d* nulle.23.927 et S5.SS3 de la Suisse et 14,133 lbs et $4,281 de la France.Pour vous : Propriétaires de laiteries, de beurreries.de fromageries et cultivateurs Nous vendons tout ce qui concerne les diverses industries du lait."Tout sauf la vache** Propriétaires de laiteries: Homogcnéisateurs "Trudel".clarificiteur» et filtres, pasteurisateurs à serpentins ou à palettes.cmbouteiHeuses automatiques et à main, rcfroidisseurs tubulaircs, ccrémeuses, laveuses automatique et toutes les fournitures, entre autres la fameuse caisse "TRUDEL"'.et "Laetosédimcntatcurs, une spécialité".Propriétaires de beurreries: 6arattcs de toutes caoacites, pasteurisateurs, ccrémeuses, bouilloires, coupe-beurre, babcocWs, balances d» toutes sortes et toutes les fournitures.Propriétaires de fromageries: Bassins à fromage, couteaux et moulins à caille, râteaux mécaniques, presses et moules à fromage, réservoirs à petit lait, bouilloires, engins à vapeur, et toutes les fournitures.CULTIVATEURS: Offre spéciale de 25% du prix de liste sur écrê-meuses à main U.S., nombre restreint.Canistres 5, S et 10 gallons, couloirs à lait avec disques ouates antiseptiques, chaudières à lait, babcocks de 2 et 4 bouteilles.TRUDEL & CIE 304, Place d'Youville MONTREAL.Tél.MArquette 8067.Casier Postal 484. PACE QUATRE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 24 AOUT 1V>33 A.la "Semaine sociale" La Colonisation, son importance et ses conditions Résume du cours de M.Esdras Minvillc — Le premier article d'un programme plus vaste — Action durable et nécessaire — Conditions de succès — Restauration nécessaire de l'agriculture — Le rôle de l'Etat, celui de la société et celui du colon — Les terres cultivables à la disposition du colon — Terres et routes — Le colon et le bois — La propagande — Sociétés de colonisation — L'union professionnelle des colons Action durable Dans l'état actuel des choses, 'est évident, l'industrie ne saurait es occuper tous.Mais même si a reprise s'affirme et si les entre-irises se rétablissent, d'ici quel-rues mois, sur une hase normale, '.y a lieu de croire qu'il nous rcs-?ra quand même un excédent de hercheurs d'eniplois d'autant jus considérable nue leur nombre 'a cessé de croître depuis trois Deux Deux Rimouski.M.Esdras Minvillc I ans.et que la a traité vendredi dernier, à la | de l'industrie.Semaine .sociale, de l'Oeuvre de la Colonisation.Voici un résumé de son cours.L'oeuvre de la colonisation est >c premier article d'un programme plus vaste: celui de la restauration économique de notre peuple.Elle se i-ainéne à la consideration du facteur humain.La crise a déçlencllé.chez nous, comme d'ailleurs dans la plupart des pays de forte concentration urbaine, un mouvement de retour à In terre.Malheureusement, chez nous comme ailleurs, on a envisagé le retour à la terre comme une mesure exceptionnelle, répondant à une situation passagère.Une telle conception est.nettement insuffisante dans un pays comme le nôtre.\ disposant encore de plus de terres inexploitées que nous n'en pourrons occuper d'ici plusieurs générations.La crise venant surtout du déséquilibre provoqué par l'industrialisation trop rapide et l'excès de concentration urbaine, il faut considérer le retour à la terre, donc la colonisation, comme une oeuvre permanente répondant à un besoin permanent: le besoin d'assurer a nos enfants et aux enfants de nos enfants une place au soleil, un débouché dans la vie active qui leur permette de tirer tout le parti possible de leurs ressources de tous ordres, et cela, tant que dans les limites de la province de Québec d'abord, de la Confédération canadienne ensuite, il restera une acre de terre cultivable.En d'autres termes, nous devons concevoir et organiser la colonisation comme l'un des moyens, peut-être le plus efficace de tous, de préserver nos foi-ces humaines, d'en assurer l'accroissement en nombre et en qualité — donc comme le moyen de conserver à notre peuple "catholique et français la place qui lui revient au Canada, en lui assurant la possession des ressources naturelles de son territoire, en particulier •le la plus importante et la plus itable : le sol.Le mal dont nous souffrons est issez ancien pour que nous n'en différions pas plus longtemps le •emède.d'autant plus que chaque icure qui passe l'aggrave de qucl-jue façon.La crise a multiplié les .•homeurs dans les villes et dans es campagnes et leur triste continent s'accroît en quelque sorte au rythme même de l'accroissement laturél de la population, A la foule -le ceux que la crise a réduits au lésoeuvrement se sont ajoutés, demis trois ans.la multitude des jeu-îes que le malheur des temps n'a las empêchés de vieillir et qui ont désormais atteint l'âge de sub-ister par eux-mêmes.11 faut pour-'oir à l'établissement de cette jeu-îesse.et d'autant plus vite que tous avons un arriéré de plu-•leurs années."normale"' à venir précisément parce que normale.s'établira selon toute probabilité à un niveau _ inférieur à celui de la période d'exaltation qui a précédé la crise.Nous contenter d'assister les chômeurs, ce serait donc nous résigner à assister indéfiniment nombre d'entre eux.Dans leur intérêt et dans l'intérêt bien compris de la collectivité, il faut songer à les établir de façon à ce que.non seulement ils subsistent par eux-mêmes, mais à ce qu'ils fassent valoir pleinement la somme d'énergie qu'ils représentent.Et comme, d'une part, la forme d'activité économique qui convient le mieux aux aptitudes, aux moyens et aux besoins de notre peuple c'est la culture du sol, et que.d'autre part, nous disposons encore de vastes étendues de terres cultivables, il semble bien que l'oeuvre qui presse le plus c'est de diriger vers ces terres notre surcroît momentané de bras, et ensuite, chaque année, une proportion aussi considérable que possible des jeunes gens qui arrivent à l"âge de s'établir.conditions nécessaires 'La moissonneuse se brisa, mais qu'importe ?" "Nous étions au milieu de l'avant-midi," racontait Jos.Lapierre."Une superbe journée pour les récoltes.Soudain notre moissonneuse se brisa.Plus rien à faire.Je téléphonai immédiatement à l'agent pour me procurer une pièce de rechange.Il nous l'apporta en moins d'une heure.Nous avons profité .de ce délai pour huiler tous les rouages de la machine.La nouvelle pièce fixée, notre moissonneuse fonctionnait comme une neuve.Aussi, quand quelque chose ne va pas," ajoutait Lapierre, "je me dis: 'Qu'importe,' le téléphone arrangera les choses.Vous ne pouvez pas vous en passer." onditions sont indispensables au succès d'une politique de > colonisation à longue portée.La première, c'est la .nécessité pour ; ceux qui sont appelés a diriger le mouvement de se convaincre que la colonisation ne saurait se prati-quer aujourd'hui à aussi peu de .frais et par les mêmes méthodes qu'il y a 100 ou 150 ans.Depuis; celte époque, la face du pays a changé.Il existe aujourd'hui d'iin- ! menses et bourdonnantes usines où | régnait naguère la forêt vierge, et { de grandes villes, là où s'élevaient | de modestes bourgs — ce qui plus | est, de grandes villes où l'on dis- ! tribue parfnis des "secours directs"! Il est sans doute beau de \ magnifier l'héroïsme des colons; d'autrefois, mais ce serait faire preuve de myopie que de tabler sur ce même héroïsme pour assurer aujourd'hui le succès d'une politique de colonisation.Si l'on n'offre pas aux colons de 1933, à ceux de 1934 et de 1945 des conditions de vie au moins aussi humaines que colles dont bénéficient les chômeurs dans les villes, nos gens se détourneront de la colonisation et continueront de vivre des "secours directs" ou des travaux remédiateurs, en attendant qu'il leur I pes soit possible de vivre n'importe où i Ion d'un salaire de manoeuvre.Si l'on dépense des millions pour doter la province de ponts de toute sorte ! et d'un réseau routier, qui sont un actif mort, un actif dont l'entretien exige de perpétuelles mises de ! fonds, il semble logique que l'on dépense avec au moins autant de libéralité pour garder à notre peu- , pie cette richesse, mère de toutes : les richesses que sont les forces humaines, pour créer des paroisses, actif vivant qui non seulement pourvoit à son entretien, mais contribue à l'enrichissement de la co-: lectivité tout entière.La deuxiè-l nie condition du succès de la co-Ionisation dans la province, c'est 1 la restauration de l'agriculture exis- ' tante.La campagne et non la ville fournit a la colonisation ses meilleures et plus nombreuses recrues.Si q'es colons se recrutent par-rois dans les villes, cela ne peut être que parmi les rureux fraîche-irriyés et que l'atmosphère n'a pas encore complète-La colonisa- para nt de celles qui n'y conviennent pas.On nous assure que ce travail a été fait.11 est pourtant étrange qu'on ne puisse obtenir de renseignements précis sur certaines régions soi-disant propres à la colonisation, la Gaspésie, par exemple.De plus on ne s'accorde pas sur la superficie des terres cultivables disponibles dans la province.Les uns prétendent qu'il y a place enoore pour 1500 nouvelles paroisses, les autres •pour 250 seulement.Si la délimitation du domaine agricole avait été faite, on devrait savoir exactement quelle superficie de terres cultivables | il nous reste dans la province en ; général et dans chaque région en ! particulier.Ne serait-ce pas qu'une bonne partie de nos terres cultivables ont ¦ été constituées en réserves forestières et ainsi détournées de leur I fin propre?Il faudrait alors rc-; prendre ces terres aux concessionnaires et les réintégrer au domaine I agricole.Ce serait là une opéra-l lion d'assainissement, à laquelle les ! circonstances présentes se prêtent.Il faudrait d'ailleurs étendre l'opération aux seigneuries inexploitées I qui bloquent l'expansion normale i (le régions entières.La Gaspésie \ souffre particulièrement de la sur-; vivance de celle forme anachronique de propriété.Il est du dc-'¦ voir de l'Etat d'intervenir et, par \ voie d'expropriation ou d'échan-i ges, de réintégrer ces propriétés j au domaine agricole et de les ouvrir i\ la colonisation, rendant ainsi ii la collectivité un droit qui vaut 'bien celui des seigneurs: le droit de vivre des ressources dont la Providence a doté son territoire.Préparer des terres cela veut dire ! encore procéder à l'arpentage et à ! l'nllotissemcnt.Il est clair que l'K-I tat doit savoir d'avance combien I de colons il peut établir en un ' temps donné dans telle ou telle région, et que.pour cela, il doit effeç- ¦ tuer d'avance l'arpentage et l'allo-tissement.Est-il besoin d'ajouter ¦ que ce travail doit être exécuté à 1 la fois dans toutes les régions, car I la colonisation la plus effective et ! la moins coûteuse procède de pro-i elle en proche et non par transplantation d'un point à l'autre du Sociétés de colonisation La deuxième partie intéressée à la colonisation c'est la société elle-même.Nous souhaiterions voir s'organiser sur tous les points -du territoire des sociétés de colonisation, travaillant en collaboration avec la Commission gouvernementale et le ministre de la Colonisa-lion.Il y aurait d'abord des sociétés paroissiales qui dresseraient chaque année la liste des jeunes gens arrivant à l'âge de s'établir, cl, dans leurs milieux respectifs, continucraicnl l'oeuvre du propagandiste attitré.Il y aurait ensuite des sociétés diocésaines, organisées sous le patronage des évêques et qui, puisant leurs renseignements auprès des sociétés paroissiales, travailleraient en collabora-lion avec la Commission gouvernementale cl le ministre de la Colonisation, indiquant le nombre des jeunes gens à établir chaque année et fournissant tous les autres renseignements nécessaires.De cette façon la province entière, dans les villes et dans les vieilles paroisses rurales, serait couverte d'un organisme hiérarchisé et souille, qui ne manquerait pas d'imprimer à la colonisation un vigoureux et méthodique élan.Les mêmes sociétés verraient a organiser, chacune dans son milieu, l'aide au colon, se chargeant de faire parvenir au colon nécessiteux des secours sous forme de vivres, de vêtements, etc.Enfin, la troisième partie intéressée a la colonisation c'est le colon lui-même.Nous ne pouvons que reprendre ici une idée que Son Excellence Monseigneur Cour-chesne a exposée dans le premier article de la première livraison de Y'Action X(i/ionale, savoir lu nécessité de l'association professionnelle chez les colons Nul plus que le colon n'a besoin d'une telle organisation, en premier lieu, parce que la colonisation exige une grande diversité de concours; en deuxième lieu, parce qu'il n'est pas d'être plus faible que le colon isolé; en troisième lieu, parce que l'oeuvre à accomplir compte parmi les plus importantes du moment.L'association professionnelle chez le colon, c'est Je eomplé-menl normal, cl indispensable aux sociétés de colonisation.C'est l'action ordonnée substituée a.l'action dispersée.territoire.Terres et routes l'entendons, est retourner mais la plus forte de nus gens, recruter dans ment urbaine ment "déruralisés tion, comme nous destinée non pas à à retenir à la terre proportion possibji Elle devra donc .se les régions agricoles où les centres ruraux.Or, la colonisation avant pour fin l'agriculture, n'est-il' pas evident (pie celle-ci fournira à celle-là autant de recrues que nous le Souhaitons, que si elle est elle-même une profession assez lucrative pour exercer sur les jeunes gens désireux de s'établir autant et même plus d'attrait que n'importe quel autre métier ou profession?Si les jeunes campagnards grandissenl dans la gêne et même la détresse perpétuelles, dans une atmosphère de pessimisme cl île regrets, s'ils entendent continuellement dans leur propre milieu, décrier l'agriculture comme un métier de parias, il y a lieu de penser qu'ils ambitionneront pour eux-mêmes et leurs descendants une autre vie, qu'ils n'accepteront pas les cinq ou dix années de durs labeurs et de sacrifices qu'impose le défrichement d'une terre neuve, surtout si la possibilité s'offre à eux de gagner leur vie dans les villes comme ouvriers ou même comme manoeuvres.La restauration de l'agriculture conditionne son expansion.Les trois parties intéressées A l'oeuvre de la colonisation trois parties sont intéressées: l'Etat, la société et le colon.Nous ne saurions demander à l'Etat d'assumer seul la charge de la colonisation dans la province.Comme en bien d'autres sphères d'action, le rôle de l'Etat ici en est un de collaborateur, de suppléant et de coordinateur.Ce role demeure cependant d'une importance décisive, car l'abstention des pouvoirs publics rendrait illusoire toute tentative de colonisation.Que pouvons-nous et que devons-nous' demander à l'Etat?En premier lieu qu'il mette les terres cultivables à la disposition des colons; et cela signifie plus qu'il n'y parait peut-être à première vue.Cela signifie d'abord que l'Etal doit procéder à un classement général des terres, délimitant avec soin les régions propres à la culture, les sé- 'lion.Préparer des terres c'est encore les rendre accessibles.Pas de colonisation sans routes, et pas de programme de colonisation sans un programme parallèle de construction de routes.D'autant plus que la construction de routes se présente comme une forme efficace d'aide aux colons.Il faudrait donc procéder selon un plan préétabli, de façon à ce que le réseau routier s'étende au rythme même du défrichement, sans retarder, afin de ne pas isoler les établissements, sans trop devancer non plus l'expansion colonisatrice, afin de ne pas priver les derniers établis d'un appoint presque indispensable.Tout cela est affaire de méthode, donc de prévoyance.D'après certains spécialistes en colonisation, le gouvernement pourrait affecter, en moyenne, dans les cantons nouveaux et pour les établissements par grou-une centaine de dollars par co-et par année pour l'ouverture des chemins.A l'Etat nous demandons encore d'aider les colons.Mais afin d'empêcher que ne se propagé chez nous le culte de l'Etat-Providence, nous demandons que l'aide au colon ne prenne jamais si possible la forme d'une gratification.L'une des meilleures formes d'aide que le gouvernement puisse accorder an colon, c'est de mettre des terres cultivables à sa disposition avant que.le bois de commerce n'ait été enlevé, car la première récolte du colon c'est la récolte de bois, grâce à laquelle il peut vivre durant les premières années de son établissement.De plus, le gouvernement dc-I vrait exiger des entreprises forestières qu'elles achètent, au prix du marché, tout le bois des colons avant de couper une seule bille sur leurs réserves.Les marchands de bois ont été assez longtemps favorisés au détriment du colon; il est temps qu'on les force à lui prêter leur concours.Puis viennent les primes: primes de défrichement et de labour à condition qu'il y ait résidence.Bien loin de les diminuer, l'Etat | devrait les augmenter, car si elles airlent le colon à vivre durant les années de faible rapport de sa terre, les primes ne sont pourtant qu'une insignifiante rémunération des services que rendent à la collectivité les pionniers des régions nouvelles.Aurons-nous besoin d'ajouter que no-us .souhaitons que les primes soient payées sans retard.L'agriculture familiale et l'agriculture spéculative Exigez les meilleurs fertilisants DEMANDEZ LES PRIX A Coopérative Fédérée de 130 ST-PAUL EST — Québec MONTREAL PRINCIPAL DIOTRIBUTEUK ment compris le mécanisme coopé-, L'histoire démontre que le taux rntif et que chacun, depuis le gé- de mortalité des entreprises coopérant jusqu'au dernier sociétaire, ralivcs agricoles lancées et dirigées et 1 en ver (Suite de la page 2) a plus universelle qu'on dit: "On sait toujours assez pour culti- Pour que l'agriculture familiale puisse rivaliser avec l'agriculture industrialisée dans l'application des techniques les plus perfectionnées, il faut vulgariser les connaissances agricoles chez le plus grand nombre de cultivateurs.M.Louis de G.Fortin a lumineusement, tracé le rôle de l'agronome, le technicien de l'agriculture familiale.Monseigneur Allard a non moins magistralement exposé la nécessité de l'enseignement moyen destiné à préparer dans chacune des régions de notre province des cultivateurs modèles et des dirigeants pour nos organisations rurales.Pour la science agricole Nos collèges classiques peuvent aussi contribuer à nous donner l'élite agricole qui entraînera la masse, en dirigeant vers les études agronomiqeus des jeunes gens qui retourneront à la terre et qui, grâce à leur culture générale et professionnelle, seront les chefs tout désignés de leur profession.Pour ceux qui ne peuvent s'absenter de la ferme pour suivre les cours d'une école d'agriculture, nous espérons que le ministère fie l'Agriculture, de concert avec le Conseil de l'Instruction, organisera bientôt un enseignement post-scolaire permanent et méthodique.Les expériences poursuivies au cours des deux dernières années dans un grand nombre de comtés ruraux de la province prouvent (pic les cultivateurs savent apprécier la science agricole mise à leur portée.Pour ceux que cet enseignement ne peut atteindre, ou qui veulent iinprofondir certaines questions, l'U.C.C, depuis trois ans, publie des cours à domicile qui vont por La propagande A l'Etal nous demandons encore d'assumer les frais de la propagande en faveur de la colonisation.Les I articles fie journaux, à tant la ligne,1 ne rapportent pas.loin fie là.ce 1 qu'ils coûtent.Nous aurions beaucoup plus confiance en des propa- j gandistes attitrés, allant fie paroisse en paroisse et qui.par le contact personnel, les conférences, les projections cinématographiques, agiraient non seulement sur les intelligences, mais aussi sur les volontés.Par l'intermédiaire des mêmes propagandistes d'ailleurs pourraient s'organiser fies excursions fie jeunes gens songeant à s'établir ou de jeunes cultivateurs désireux, pour faciliter rétablissement de leurs: fils, fie gagner les paroisses nouvelles.Ces excursions s'organiseraient! par région vers telle région à fies prix spéciaux, le gouvernement acquittant au besoin une partie des frais.Au lieu de parlir de but en blanc pour un coin de pays qu'il ne connaît que par ce qu'il en a lu ou par ce qu'on lui en a dit, le colon s'embarquerait sachant où il va, quel milieu l'attend, quels avantages lui sont offerls, etc.Les jeunes ruraux ont toutes les facilités possibles de s'en aller en ville, mais à peu près aucune de visiter les régions fie colonisation.Il y a des années que de telles excursions devraient être organisées.Enfin, nous formons le voeu que le gouvernement crée une Commission de la Colonisation, chargée, sous la direction du ministre, fie recueillir des renseignements, d'élaborer un programme d'ensemble et de veiller à son exécu- ter la science agricole au foyer même flu cultivateur.Plus de deuxi mille élèves ont suivi ces cours durant la dernière année.Parmi les diplômés, on remarque des pré-Ires, des instituteurs et institutrices qui veulent acquérir la compétence nécessaire pour mieux remplir, auprès de la classe agricole, leur mission éducatrico.Les succès déjà obtenus démontrent que ces cours sont une fies plus fécondes initiatives de vulgarisation agricole réussie chez nous.Les fermes expérimentales fédérales et les fermes de démonstration provinciales constituent aussi l'un des meilleurs moyens d'éducation agricole parce qu'elles sont un enseignement vécu et parce qu'elles offrent aux cultivateurs ; des résultats précis qu'ils peuvent contrôler.Rien ne vaut une ferme ; de démonstration pour introduire : dans une région de nouvelles cul-i turcs ou fies méthodes d'exploitation plus rationnelles.Encore faut-il que les agriculteurs surveillent j de l'i'ès les expériences poursuivies i dans ces exploitations modèles.Pour se tenir constamment à la j page, les exploitants devraient lire îles bulletins préparés par les mi-1 nistères de l'Agriculture fédéral et provincial cl les journaux agricoles publiés chez nous.Il es| facile de constater, par les statistiques, que nos cultivateurs lisent beaucoup moins que leurs confrères fies autres provinces.Seule la vulgarisation fie la science agricole parmi les cultivateurs l'agriculture familiale mieux et à meilleur l'agriculture spéculn- trielles, commerciales, financières et politiques, ou il sera écrasé sous la meule fies intérêts légués contre lui.Les fondateurs de l'U.C.C.savent pourtant combien il est difficile de faire pénétrer celte vérité élémentaire dans la masse agricole.S'ils avaient vendu fies parts de mines, l'Union aurait compté 50,000 membres dès la première année.Mais l'association professionnelle est avant tout une oeuvre d'éducation; elle demande aux cultivateurs de sacrifier leurs méfiances, leur égoïsme, leur esprit de clocher cl de parti pour se mettre au service de la profession organisée.L'association donnerait à la classe agricole une puissance invincible.Elle imposerait aux gouvernants une politique franchement agricole.Elle pourrait procurer aux cultivateurs tous les services dont ils ont besoin pour exercer leur profession: mutuelles contre l'incendie, contre la mortalité du bétail, assurances, coopération de vente et d'achat.Ainsi, nous parlons depuis longtemps chez nous du crédit agricole, de plus en plus indispensable à l'agriculture.Il est évident que nous l'aurions depuis longtemps si l'union professionnelle avait compté 10(1.110(1 membres.D'ailleurs serait-il nécessaire d'aller chercher des capitaux du dehors?Il y aurait assez d'argent dans nos campagnes pour satisfaire aux besoins de crédit rural.Nous aimerions avoir la Statistique complète des revenus agricoles depuis 25 ans.Nous voudrions connaître quelle part fie ces revenus a servi à payer ou à acheter des biens fonciers; quelle part fut empilée flans le bas de laine: quelle part fut souscrite aux émissions fie l'Etat; dans quelle mesure les cultivateurs ont contribué à la prospérité fie nos industries; combien de millions furent drainés par .|Ies succursales fie banques au bê- tasse tout son devoir et respecte loyalement la discipline coopérative.Que l'un des éléments faillisse a sa tâche et c'est le fiasco de la coopération.On a attribué à l'individualisme la faillite de la coopérative chez nous.Nos cultivateurs sont-ils aussi individualistes qu'on le dit?Sommes-nous aussi individualistes?Nos ancêtres aimaient à travailler en commun.Ne * faisaient-ils | pas tic la coopération quand ils or-I ganisaient fies corvées pour cons-| tru ire une église ou une école, lever une grange ou une maison, éplucher le blé-d'Inde, travailler à la fenaison, au hrayage tlu lin, à la préparation d'une pièce de terre neuve, faire les semences ou les ré-colles d'un confrère cloué sur le lit par la maladie?La coopération n'esl-elle pas la corvée d'autrefois, organisée méthodiquement?N'cst-ellc pas comme la corvée, une des plus belles formes de l'esprit chrétien?"Tous pour chacun et chacun pour tous" au lieu fie "chacun pour soi".Et les fils de ceux qui ont élevé la corvée au rang de tradition nationale onb-ils toile-ment perdu cet esprit chrétien qu'ils sont devenus réfractaires à la coopération, perfectionnement fie | la corvée de leurs pères?Nous croyons que notre manque de mentalité coopérative s'explique autrement.Depuis vingt-cinq ans, une dizaine fie sociétés coopé-' ralivcs ont vu le jour.Chacune avait au moins une maladie mortel: le dès sa naissance: l'oubli de l'un ou fie plusieurs, des principes coopératifs.par des non-producteurs fut toujours de 1007p.L'histoire s'est répétée dans notre province; les cultivateurs refusèrent d'accorder leur confiance à des organisations sur lesquelles ils n'exerçaient aucun contrôle effectif.Une école de coopération Afin de former l'élite nécessaire pour enseigner aux cultivateurs les vrais principes coopératifs et diriger les organisations coopératives, nous croyons que renseignement de la coopération s'impose dans notre province.En 1031 le ministère de l'agriculture faisait donner des cours de coopération de Irois jours à Oka et à Sainte-Anne de la Pocatièrc.Ces cours devraient être continués; ne serait-il même pas temps de fonder chez nous une école de coopération comme celles qui existent dans plusieurs pays?L'argent dépensé pour l'enseignciiienl coopératif sera mieux employé qu'à soutenir artificiellement des organisations coopératives, .y.y., L'agriculture son service un d'enseignement familiale ayant k système complet professionnel, une association puissante,-un réseau fie coopératives bien organisées, peut lutter avantageusement avec l'agriculture spéculative.Mlle peut suivre celle-ci dans tous ses progrès techniques, commerciaux ou financiers.En gardant sur la terre nos admirables familles rurales.elle tient continuer Je miracle de noire survivance.Albert RIOUX .La Semaine sociale Domaine culti domaine culti ivé et able La superficie du domaine cultivé dans la province — Villes surpeuplées — 51,359 personnes à placer par année — La province peut disposer d'au moins 5,000,000 d'acres de terre arable — Un bon programme de colonisation Causerie de M.Eugène du ministère des Terres et Fo rets permettra a de produire compte que tive.L'union professionnelle L'agriculture familiale est surtout faible pour défendre et promouvoir I ses intérêts.La grande entreprise possède fies moyens dont ne dispose lias le petit cultivateur.Aussi, l'organisation agricole de l'avenir, imposée par les nécessités sociales cl économiques modernes se résume flans la formule suivante: l'exploitation familiale, bien constituée et outillée, renforcie par l'association professionnelle.Sans la pratique de l'association sous toutes ses formes il est impossible à l'entreprise familiale de prospérer.C'est un ancien ministre de l'Agriculture de France qui flisait: "On arrive ainsi à cette conclusion, qui est au bout fie tout quand on étudie sous toutes ses faces le problème agricole, c'est qu'il n'est rien fie plus urgent à l'heure présente que de réveiller partout l'esprit d'association et fie le faire pénétrer dans les profondeurs du monde agricole".Oc Retour à la Terre., p.150).Notre ministre provincial fie l'agriculture.Thon.Aflclard Godboul, a répété en plusieurs circonstances: "Si l'Union catholique n'existait pas.il faudrait la fonder".Le cultivateur n'est plus maître de son attitude.Ou il se groupera pour résister aux coalitions indus- néfice des entreprises urbaines; combien d'autres millions furent engloutis flans des faillites ou filoutés par des bandits à collets blancs.l'.n concentrant toutes leurs épargnes par l'organisation du crédit coopératif, les cultivateurs auraient amplement de capitaux pour satisfaire aux besoins de la classe agricole.Pourvoyeuse fie fonds pour toutes les autres industries l'agriculture n'a pas gardé les capitaux nécessaires à son développement.Dans notre province, il suffirait d'une entente entre le gouvernement provincial et les Caisses populaires pour organiser un crédit agricole qui deviendrait purement coopératif au bout de quelques années.Nous l'aurions déjà si la majorité des cultivateurs faisait partie de leur union professionnelle.Une association de 100,000 cultivateurs serait une puissance formidable qui pourrait même imposer aux trusts ('electrification des campagnes à des conditions convenables.Sans l'union professionnelle, l'agriculture familiale sera toujours paralysée, aux points de vue social, économique et politique.Pour la vente nimouski.—Vendredi séance de la Semaine Rimouski, M.Eugène ministère fies Terres cl parlé du domaine cultivé Notre agriculture se compose de petites et moyennes exploila-lions qui mcttcnl sur le marché d'infimes quantités non classifiées fie chaque produit.La grande entreprise déverse au contraire une grande "quantité du même produit.I! est clair que pour arriver aux mêmes résultats nos entreprises familiales doivent se grouper, avoir recours à la coopération.Celle-ci met aux mains îles cultivateurs l'ouï iI commercial et industriel le plus moderne; elle leur permet de se passer fies intermédiaires coûteux, de négocier directement des transactions considérables.Le groupement pour l'achat îles matières premières dont il a besoin fait effectuer au cultivateur des économies considérables.Mais l'Association pour la vente est encore beaucoup plus efficace pour améliorer sa situation économique.Non seulement elle lui permet de mieux vendre mais elle le renseigne sur la direction à donner a sa production en lui indiquant, avec les tendances et le goût des acheteurs, les qualités qui sont payées au plus fort prix.La coopération bien comprise solidement organisée, ferait mieux pour l'amélioration de notre production que l'enseignement technique s'adrcssanl à une classe agricole désorganisée.Mais pour que la coopération remplisse tout son programme, Il faut que les coopéralcurs soient convaincus que c'est la méthode la plus efficace et la plus économique de faire leurs achats et leurs ventes.Il faut qu'ils aient parfaite- ment' et la main-d'ocuvre étantré inaine cultivable île la province.Voici le résume de son travail: Nous traversons une crise qui affecte beaucoup fies noires, cl qui en inquiète encore davantage: elle aura une fin, nous n'en douions pas, mais quand, nous l'ignorons, et est-ce que demain ressemblera à hier, et reverrons-nous jamais la prospérité de la denière décade?.Voilà autant de questions dont nous attendons encore la solution.Nous avons loul de même des raisons de douter fie la prospérité future quand nous constatons le déséquilibre nui existe entre la population urbaine el la population rurale dans notre province même de Québec.Cette prospérité revicndra-l-elle, qu'elle ne serait que factice et passagère, il faudra nécessairement en venir à un rajustement.Nos villes sont surpeuplées d'ouvriers oisifs qui s'accroissent chaque année du chiffre des naissances; les fils de nos ouvriers de villages qui trouvaient dans ces villes leur débouché, n'y trouvent plus leur place, et les fils de cultivateurs eux-mêmes qui se partageaient entre la ville et la campagne se sont vus forcés fie rester chez eux et ont augmenté d'autant les bras oisifs.Terres cultivées Nous avons flans la province une superficie de 363,442,560 acres carrées, dont 17.257.012 acres seulement sont occupées et sur lesquelles vit une population rurale île 1,060,149 habitants cj une population urbaine de 1.813,001! habitants, soil en tout S.04 habitants par mille carré, ou l'une fies plus basses densités fies provinces canadiennes.De celle superficie occupée, moins d'un tiers est cultivée et souvent mal cultivée.Est-ce qu'il n'y aurait pas moyen de faire vivre une plus grande population sur ces seules terres occupées?C'est ce tine nous allons essayer d'établir, cl c'est l'une des fins poursuivies par le gouverne-mcnl de la province.Terres cultivables Notre population île la dernière décade, de 1921 à 10.11, a augmente tic 22,553 âmes dans les campagnes et de 491,037 aines dans les villes, soit de 513,590 en tout ou de 51,359 par an en moyenne.Si les terres occupées peuvent encore absorber quelques terriens, par contre, les villes sont surpeuplées el ne demandent qu'à dégorger.Qu'allnns-nciis faire de ces 51,-359 habitants qui, chaque année, vont demander leur place nu soleil?C'est 1c problème que nous posons el dont nous cherchons la solution.Sans doute il y aura toujours fies ouvriers-nés pour remplacer les disparus nu remplir les nouveaux emplois, mais, l'industrie ne pouvant s'augmenter indéfini duite par la machinerie perfectionnée, il faillira bien garder ou remettre à In terre ceux qui en ont les dispositions.Nous avons dans notre province d'immense étendues en forêt, tant cultivable que non cultivable.S'il est bon, s'il est nécessaire même fie garder aux rivières cl à l'industrie les forêts incultes ou non accessibles, il faut tout de même faire fie la place pour noire population, et pourquoi ne pas ouvrir à la colonisation des terres cultivables, les transformer en terres cultivées, et y installer des familles qui pourront s'y étendre indéfiniment, et y vivre confortablement et chrétiennement?.L'annuaire statistique du Cana-Cagne, | ,|;, chiffre à 20,(10(1.000 d'acres les terres disponibles et cultivables de la province de Québec.Admettant que ce chiffre puisse êlre un peu libéral, nous savons tout de même, d'après les rapports de classification faits à date, que nous pouvons disposer dès maintenant d'au moins 5,000.000 d'acres de terre arable ou nous pouvons nous étendre dans la mesure de nos besoin.matin, à sociale Gagné, Forêts, a et du do- la de du Conclusion Si nous voulons bénéficier pleinement de ces ressources, il ue faut pas les com promet Ire par les invasions intempestives, non dirigées ou mal dirigées, mais il faut d'avance calculer nos besoins, choisir et diviser nos terres, trier nos colons, les diriger et les aider convenablement.Il faudrait, en somme, un programme de colonisation bien conçu qu'on appellerai! quinquennal ou décennal, suivant qu'on l'entendra, mais qui serait proportionné nu surplus de noire population; soutenu par une finance appropriée el menée avec, toute la fermeté nécessaire au but à atteindre.Ce n'cs| .pas toujours ce que nous avons fait, malheureusement, mais le gouvernement pafail.disposé à réparer certaines erreurs du liasse el le rachat fies terres abandonnées en est une manifestation.Le fonctionnement normal el l'exten-lion fie la loi flu retour à la terre auront pour effej de remplir les cadres des parroisses existantes et de ménager nos forêts, tandis que nos réserves boisées, utilisées ra-lionellenient, absorberaient le surplus.Incapable de dormir "J'étais troublée par fies gaz flans l'estomac ainsi que par la constipation cl j'avais en même temps peur de manger, écrit Mme A.Anderson, de Phoenixville.Pa.Il m'était impossible de dormir et je devenais 1res nerveuse.Après l'emploi (l'une bouteille du Novo-ro les gaz disparurent et mes intestins fonctionnent maintenant régulièrement".Celle fameuse préparation faite fie pinnies active les fondions île l'estomac et facilite le procédé d'élimination.Ce n'est pas un remède de droguiste, seuls fies agents locaux désignés par le Dr Peter Fahrncy & Sons Co., 2501 Washington Blvd, peuvent le fournir.Livré exempt île douane au Canada INVENTIONS f*ratlr 1», 121>'j , rue Unlr.r.lU, Montrtal.Ce Journal eut imprlmd bu No 430.rua Notre-Dame Est, a Montreal.Dar TIMPllI-MKRiR POPULAmE (a responsabilité II- Orr?r* PaUaUnr.administrateur. 24 AOUT 1933 LE BULLETIN DES AGRICULTEUR'.FACE CINQ A la "Semaine sociale" De la matière à réflexion ! Texte de la conférence prononcée vendredi, à Rimouski, par M.I abbé Lionel Croulx — Que faut-il entendre par la survivance nationale et dans quelle mesure celle-ci dépend-elle de la terre?— La terre productrice, la ville mangeuse d'hommes — Deux types — Ou I éducation a chance de donner le plus de résultats salutaires — Sachons "rétrécir les voies du suicide" et nous "cramponner" à la vieille terre, mère des races fortes." J'avoue ttt'Mcri J^^'i ?eplcz-vous les félicitations d'une nouvelle abeille?J'aime beaucoup vous entendre jacasser.Sem Suffit.— Bonjour.Est-ce que cela vous suffit?NORMANDE Semeuse de Joie.Vous me plaisez beaucoup, gentille soeurcl-le.M'acceptez-vous comme correspondante?Mi mi des Bruyères.Quand me reviendrez-vous personnellement?Constant souvenir.Ghislaine.— Vous n'êtes pas la j Ghislaine des V.A., mais celle qui sait me charmer au rucher.Je vous garde un bon souvenir.Rcvenez-moi.Paul d'Argcncourt.— Done, c'est oui, alors?.Violette Canadienne.\.n violette est la fleur que j'ai toujours préféré à toutes autre.Savez-vous pourquoi ?A Ions el à toutes.- Cordiale bienvenue à tous ceux et celles (pli aimeront faire un bout de causette avec VAL D'OR /;(/
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