Le bulletin des agriculteurs /, 1 janvier 1931, jeudi 8 janvier 1931
Rédaction et Administration: 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal.T Téléphone: HArbour 2830 Abonnement: 1 an.81.00; 3 ans, 52.50.Montreal et paya étrangers, $0.50 do plus par année.Le sol est notre plus grande force JOVWSAL HEBDOMADAIRE publié par la COMPAGNIE DE PUBLICITE RURALE LIMITEE — f** Rédacteur: Donai-C.NOISEUX Tirage Certifié par TA.B.C.MONTREAL, JEUDI S JANVIER 1931 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 16 — Nd2 ) Félicitations à L'U.CC.Vente plus économique des animaux vivants par l'entremise de la Coopérative Canadienne du Bétail L'Exéculif de l'Union Catholique des Cultivateurs annonçait dans La Terre de Chez Nous la semaine dernière qu'à l'avenir les animaux vivants expédiés par les syndicats de TU.C.C.seraient vendus par l'entremise de la Coopérative Canadienne du Bétail cl que de ce fait les frais de ventes seraient diminués de 25% pour Jes expéditeurs.C'est assurément une bonne nouvelle, el si ce sont les circonstances qui ont forcé la conclusion du nouvel arrangement, nous sommes tentés de rendre grâce aux circonstances, car non seulement le nouveau mode de vente qu'accepte l'U.C.C.épargnera aux cultivateurs 25% des frais de venle encourus l'année dernière, mais sauvera aussi à l'Union les services d'un ou de vendeurs qui, J'àn dernier, lui ont coûté plus de $5,000 au bus mot, cl celte noie, c'étaient en définitive les cultivateurs qui la soldaient.La Coopérative Canadienne du Bétail est une organisation fédérale composée des coopératives de vente du bétail de toutes les provinces.Elle existait même avant l'année dernière, mais dans notre province elle est officiellement représentée par la Coopérative Fédérée el pour quelques-uns ça paraissait un empêchement prohibant d'utiliser ses services.Pour ceux qui sont allés à la Coopérative Fédérée pour conclure le nouvel arrangement, ces démarches pouvaient représenter un sacrifice, maïs quand on a promis de prendre les intérêts des cultivateurs et que de plus, dans la situation présente, c'était également dans l'intérêt financier de TU.C.C.d'en venir à cette décision, il faut accepter les sacrifices de toute nature qui sont la monnaie courante avec laquelle on achète à l'avance les services qu'on rend.11 n'y a pas 1res longtemps, à l'occasion du dernier congrès de Québec, comnienlant ici même les activités coopératives de J'U.C.C.durant l'année écoulée, nous écrivions: "L'Union ne doit pas discontinuer d'orienter ses membres dons ta vente el l'achat en coopération, d'organiser la coopération dans ta production, mais comme l'Union n'a pas encore de véritable organisme central de coopération, rien n'empêché d'utiliser la Fédérée dès qu'on aura consenti à admettre qu'elle peut rendre, des services." La récente décision de l'U.C.C.est une sage admission qui a toute noire approbation.Que l'Union Catholique des Cultivateurs, à mesure que les circonstances s'y prêteront, s'attache de plus en plus à remplir son role premier de cerveau agricole, qu'elle vulgarise, diffuse ou infuse l'esprit coopératif chez ses membres sans se constituer Irop elle-même la coopération, el voilà que l'on reviendra à l'idée première de ceux qui onl voulu une association professionnelle pour les cultivateurs de la province de Québec.L'article intitulé L'exemple des autres qu'on lira dans celte même page, el qui démontre que le cultivateur danois, don I on a tant vanté les qualités, a dû son succès à la coopération dans la production, précise, plus clairement encore que tout ce que nous pourrions dire, le role éminemment utile que pc.uvcnl jouer les cercles de PU.C.C.dans ce domaine chez nous.Comment aussi vendre en coopération si l'on n'a pas commencé d'abord par produire des produits identiques pui puissent être vendus ensemble?C'est la logique loule.crue.Pour revenir à la vente des animaux vivants de l'U.C.C.par la Coopérative Canadienne du Bêlai], AI.(.-F.Desmarais, flans l'organe de la Coopérative Fédérée, annonçait aussi sobrement la nouvelle en ces termes, la semaine dernière: "Nous avons, depuis quelques jours, aussi accepté la venle.des animaux vivants pour le compte des syndicats de l'Union Catholique des Cultivateurs: el ce sera, nous l'espérons, une bonne affaire pour l'U.C.C.comme pour nous." Puisqu'il y a économie pour les cultivateurs.l'Union a bien fait d'utiliser un organisme existant au bénéfice de ses membres, et chaque fois qu'elle fera ainsi un gcsle profitable m la classe agricole, nous serons heureux d'y applaudir.Donat-C.NOISEUX L'Exemple des autres Le secret du succès des cultivateurs danois L'Angleterre demande au Danemark 34% du beurre qu'elle achète de l'étranger, 53% de la viande de porc et 22% des oeufs Les succès qu'a rencontrés le Danemark clans l'exportation de ses produits agricoles, notamment en Angleterre, sont dus à plusieurs facteurs, les uns determines par le climat cl la nature du sol et du sous-sol; les autres pur la capacité d'organisation et de progrès de la population.Les premiers échappant à notre, contrôle, c'est aux seconds uu'il convient de s'arrêter, tout en soulignant, que l'essor agricole danois est essentiellement une question d'organisation de.la production.non'pas tant d'organisation de la vente.Les méthodes danoises ont consisté à choisir au moment opportun, pour en faire l'objet d'une production généralisée, (les denrées de grande dcmnnde, à en perfectionner la qualité avec le concours des institutions savantes, à coordonner les efforts individuels et mettre en commun l'expérience acquise dans un système coopératif d'achat cl de production, vaste mais souple, à garantir enfin aux acheteurs la constance de qualité par des contrôles spontanés divers ni par l'apposition d'une marque collective nationale dont l'emploi n'est autorisé que pour des marchandises de chois.L'évolution qui permit d'arriver h l'état actuel de développement de l'agriculture danoise date d'une cinquantaine d'années seulement.Vers 1880, en effet, le Danemark était menacé de In ruine.Il produisait, alors, des céréales dont les epurs tombèrent par suite de l'ac- croissement de la production européenne et de l'apparition des envois des pays neufs.Les paysans danois s'avisèrent, alors, que, situés à proximité de deux grands pays industriels, comme l'Angleterre cl l'Allemagne, ils auraient avantage à s'orienter vers la production el l'exportation des denrées alimentaires animales.De celle manière, d'ailleurs, non seulement ils éviteraient la crise, mais encore ils la mettraient à profit, puisque la chute des prix fies céréales leur permettrait (l'alimenter a meilleur compte le cheptel qu'il s'agissait de développer.Toutefois, celte modification profonde de l'économie agricole danoise supposait la création de moyens d'utilisation des produits nouveaux.Or.les propriétés .danoises sont le plus souvent de dimensions modestes.Conlrc 1,300 exploitations de plus de 120 hectares, on en comptait, en 1020.4,000 de 00 à 120 ha, (ili.OOO de 15 n 60 ha.et 134,000 de moins de 15 ha.Pour opérer avec plus de sûrelé leur changement d'objectif cl s'assurer la possibilité de débouchés nouveaux, les paysans danois se sont organisés.Ils onl fondé des coopératives pour l'achat en commun des engrais, des semences, du .matériel agricole, pour la transformation du lnit en beurre et la vente du beurre, pour le sélcclionncmcnl des races bovines et porcines, pour l'a-balagc des porcs et la vente de la viande, pour le ramassage et la vente des oeufs, etc.Au début, les matières premières nécessaires a l'agriculture furent achetées cl réparties par le maga- sin de gros des coopératives de consommation.C'est entre 1898 el 1901 que des coopératives d'achat spécialisées furent fondées.Les coopératives de laiterie datent de 1882.les sociétés d'élevage et de sélec-tionnemenl, de 1885, les abattoirs coopératifs de porcs, de 1887, la société d'exportation d'oeufs de 1895.A la fin de 1928.il existait 1307 beurrerics coopératives, groupant 180,000 membres, 48 abat-loirs coopératifs, avec 180.000 membres également, 700 sociétés d'exportation d'oeufs, avec 45,000 membres, 1.275 coopératives d'achat de matières alimentaires, 1,370 d'achats d'engrais, etc.Toutes ces coopératives forment, dans chaque branche, des groupements régionaux, puis des fédérations nationales qui constituent elles-mêmes une Fédération générale des sociétés coopératives de Danemark.Il convient de souligner ici, comme l'a fait récemment un journaliste français, que le mouvement coopératif n'est pas dû à l'action d'un homme en particulier, d'un apôtre, mais de la masse même des paysans guidés par leurs dirigeants.De même, l'évolution ne s'accomplit pas suivant un plan préconçu, mais progressivement au fur et ù mesure des possibilités.Les animateurs de l'agriculture furent alors les institutions telles que la Société Royale de l'Agriculture (créée en 1709) cl ses diverses émanations; les fonctionnaires du ministère de l'Agriculture et les savants chargés de l'enseignement agricole el vétérinaire.Entre ces divers cléments, en effet, a été de bonne heure instituée une collaboration étroite qui est l'un des traits de l'agriculture danoise.En I860, la Société Royale danoise d'Agriculture nomma le premier conseiller agricole.Aujourd'hui, le nombre des conseillers employés par les groupements est de plus de 200.A ceux-ci se superposent 22 Conseillers d'agriculture de l'Etat, dont l'institution date de 1880.L'un de ces fonctionnaires, qui fut.pendant 38 ans, le spécialiste de l'élevage des vaches laitières rouges danoises, est Directeur aujourd'hui de l'Institut Royal Vétérinaire el Agricole.Il est d'ailleurs en même temps administrateur de la principale société lailiè-re de Danemark.La réalisation d'un rendement rémunérateur de l'agriculture rénovée exigeait une production intensive, mais aussi une production de finalité.C'est ce double but que se proposèrent les organismes privés CI officiels qui étaient à la têle du mouvement.Pour améliorer leurs produits cl généraliser celle amélioration, les paysans danois ne se contentèrent pas-de suivre les conseils de leurs techniciens, ils constituèrent des coopératives d'élevage, ils s'imposèrent certaines disciplines et créèrent, notamment, des sociélés de contrôle de la production lailière.Les adhérents de ces groupements font surveiller le lait de leurs vaches par des experts qui en déterminent les insuffisances et cherchent les moyens d'y remédier, par l'élimination de certaines races, un meilleur choix de l'alimentation, etc.C'est ainsi, par exemple, (pic la production laitière annuelle du pays est passée de 2,200 à plus de 3,200 kilos par vache, donnant 125 kilos de beurre.Aux organismes privés, s'ajoutent, bien entendu, les services de contrôle de l'Etal, les stations d'essais, les services d'expertises, clc.Les cultures du navs furent orientées vers la production d'aliments pour le bétail.Aux céréales à bon marché, au fourrage vert s'a-joutèrcnl les betteraves; lui outre il fut fait largement appel aux tourteaux étrangers ainsi qu'aux graines oléagineuses transformables en tourteaux.Le Danemark a importé 730,000 tonnes de tourteaux en 1929.Pour la fertilisation du sol, il a importé 159,000 tonnes de phosphates.188,000 de superphosphates, 77,000 de potasse, 188.-000 de nitrates.Les produits obtenus, les agriculteurs danois complétèrent leur rigoureuse préparation par l'adoption spontanée, en 1901), d'une marque de commerce nationale pour le beurre.Ils fondèrent une nouvelle association, semblable aux sociétés de contrôle mentionnées plus haut, dont les adhérents purent, à certaines conditions de contrôle et de qualité du produit, utiliser la marque pour les beurres destinés à l'exportation.Ce fut la marque-garantie.L'idée fit rapidement son chemin el, en 1900.95% des paysans danois avaient, fie leur propre gré, accepté les conditions d'apposition de la marque.A ce moment, les associations agricoles se tournèrent vers le gouvernement et lui demandèrent de présenter un projet de loi rendant celle-ci obligatoire pour l'exportation.Le projet fut immédiatement voté avec toutes les dispositions de surveillance qu'il comportait.La marque danoise "des cors" est également appliquée à la viande abattue dans des abattoirs contrôlés el reconnus de loul premier choix.Un règlement analogue, avec d'autres marques, existe depuis 1925 pour les oeufs.Dans les lignes qui précédent, il a été beaucoup question de contrôle et de surveillance.Bien (lue certaines infractions entraînent des sanctions sévères, on aurait tort de croire que ces contrôles aient un but essentiel de répression.On ne doit pas oublier qu'ils ont été demandés par les intéressés eux-mêmes pour diriger leurs efforts et permettre de réaliser des progrès.Au cas, donc, où de:; fautes sont relevées, les contrôleurs onl surtout pour mission dû donner les conseils ou avertissements qui en empêcheront le retour.Celle coopération, dans le sens le plus large du terme, a permis de constituer un cheptel de choix qui comprend, en particulier: 3,000,000 porcs; 3 millions de bêtes à cornes; 22 millions de gallinacécs (poules).11 a élé abattu, en 1929.S millions de porcs el fabriqué 180.000 tonnes de beurre.Le Danemark a fourni, en 1929.31% du beurre exporté dans le monde entier.Les exportations de trois des principaux produits agricoles danois, le beurre, la viande de porc el les oeufs ont atteint en 1929.les quantités indiquées sur le tableau ci-après : nj-ps r>K CRAYON Exportation totale dont en Angleterre Beurre (tonnes) 158.120 108.023 Viande de porc (I on nés 1 248,868 247,783 Oeufs ( milliers) 153.603 I I 3,952 L'importance du marché anglais, pour le Danemark, ressort des chiffres ci-dessus.Au total, le Danemark a envoyé, en 1929.pour 0 milliards 1-2 de francs de marchandises en Anglelerre sur une exportation totale de 11 milliards.L'Angleterre lui a demandé 34% du beurre qu'elle aehèlc à l'étranger, 53% de la viande de porc et 22% des oeufs.Comme je l'indiquais au début, l'importance acquise par l'exporta-lion de produits agricoles danois a l'étranger, et surtout en Angleterre, est due beaucoup plus a l'organisation de la production, qu'à l'emploi de systèmes particuliers de ventes."C'est l'uniformité de bonne qualité de nos marchandises, dit le rapport récent de la Commission danoise pour la recherche de marchés nouveaux, qui nous a valu no-Ire renommée sur le marché mondial el les primes dont, en règle générale, ces marchandises bénéficient." Ce que j'ai dit, d'ailleurs, de l'ef-fori progressif el laborieux des agriculteurs danois indique que ce pclil peuple n'avait, au début de son évolution, ni les ressources, ni l'expérience, ni la puissance nécessaires pour entreprendre une conquête systématique du marché anglais.Ses fermes ont produit avec assiduité de bon beurre, de bon bacon, des oeufs excellents cl les acheteurs se sont peu à peu laissé convaincre.Cela esl si vrai que près du 1-3 du beurre exporté pâlies Danois en Angleterre est acheté au Danemark même, par les représentants de deux grandes entreprises anglaises, "The English Consumer's Cooperative Wholesale Society" el "The Maypole Dairy Co.Lid", qui possèdent ici plusieurs comptoirs.Aussi la progression des ventes danoises à l'étranger a-l-elle été relativement lente.Le tableau ci-dessous en témoigne : exportâtiô n moyenne B curre Lard Oeufs milliers de (milliers de (million lo nues) tonnes) 1881-1885 .15.4 8.7 00 I8S(')-1890 .29.7 27.5 100 1891-1895 .48.1 41.3 140 1890-1900 .57.4 04.9 200 1901-1905 .75.8 76.4 420 1900-1910 .8(5.3 05.4 400 1911-1915 .92.5 130.3 440 1910-1920 .50.7 40.5 420 1921-1925 .109.1 151.8 700 1920 .190.2 840 1927 .250.3 840 I92S.147.7 272.2 780 248!Ô 7S0 A l'origine, l'exportation a élé pratiquée par d'importantes firmes privées, qui achetaient aux cooper rn lives en vendaient aux négociants-importateurs étrangers.Les coopératives, en se développant, songèrent à se passer des intermédiaires.Elles fondèrent entre elles, des coopératives d'exportation qui firent directement leurs offres au dehors.Puis apparurent les acheteurs anglais au Danemark même.Pour l'importance des affaires traitées par chacun de ces groupes.In Fédération des Coopératives d'exporlalion de beurre arrive en lélc (40%).puis viennent les acheteurs anglais au Danemark (30%) cl les maisons privées.Au début, alors que la quantité du beurre était moins sure, les producteurs ont envoyé du beurre en consignation.Celte manière de faire est presque totalement abandonnée aujourd'hui.• Le commerce de la viande de porc, seul, fournit l'exemple d'une organisation danoise de la vente sur le marché anglais lui-même.Un certain nombre d'abattoirs coopératifs ont fonde, en Angleterre, une société de vente.The Danish Bacon Co.D'autres abattoirs sont venus adhérer au nouvel organisme (Suilc de la page 2) .Ces gens de la ville /.c courrier m'a apporte ce matin une lettre de mon cousin Léon.Tiens, ui-je pensé en lu lisant, voici quelque chose qui me remplira une bonne colonne du Bulletin.Ce sera plus profitable aux lecteurs que ma tram-lie de prose quelconque, cl moi je.n'aurai pus à me pressurer les méninges pour cette semaine.Excellent cousin, inestimable Léon, arrive ici saluer nos milliers de lecteurs (pii constituent l'élite de noire population rurale, etc.Mesdames, Messieurs, c'est Léon, un cousin à moi.comme il en existe pen, un cousin scrviublc, discret, exceptionnel, unique, quoi! Et ce qui ne note rien, un fils -le ingrat el difficile de curé fondateur (l'une paroisse en pays de colonisation, (M.l'abbé Morcau a fondé St-Louis de Nédélec au Témisca-niingue) fit à son auditoire le récit de ses expériences comme directeur el conseiller des colons (lui s'étalent dirigés dans celle partie de notre province pour s'y établir.M.l'abbé Morcau, qui vient justement d'être nommé missionnaire-colonisateur pour la région du Té-miscamingue par le gouvernement provincial, a débuté dans ses fonctions et il a établi ses quartiers-généraux à Ville-Mari pi chef-lieu du comté.Le Téniiscamingue passe à juste titre pour la région de colonisation que cité, ville, village, paroisse, de la province la mieux dotée souscanlon ou partie de ?loealilés La loi de la publicité du registre foncier AÇERCU RAPIDE A la diligence du Ministre, de la colonisation de la chasse el des pêcheries, tout bureau d'enregistrement, — il y en t, 77, (S.R.Q.C.2, A.10), — est pourvu d'un plan exael dressé conformément à la loi du cadastre (Status refondus, 1925.chapitre 201) indiquant distinctement lotis les lots de terre gistrée".Les champs sont inspectés pendant la saison de végétation pnr |des inspecteurs officiels, qui opè-I rent sous la loi des semences du L'Associa t i on canadienne des producteurs de semences nc-I corde à tous les champs dans lcs-j quels on ne trouve pas d'impuretés tel qui paraissent être bons à d'nu-i très points de vue.des certificats 1 d'enregistrement, exactement sur la même base que celle sur laquelle les membres de cette organisation reçoivent des certificats pour leurs champs.Le grain battu est ensuite parfaitement nettoyé et inspecté encore une fois par ces fonctionnaires.Si le grain battu satisfait aux types modèles, non seulement en pureté ou en qualité, mais en pourcentage de germination, il est officiellement classé dans la catégorie dite "enregistrée".Tous les sacs contenant de la semence enregistrée sont cousus, étiquetés avec des étiquettes spéciales el cachetés par iiiî inspecteur officiel de semences; celte semence est alors prêle à être vendue aux cultivateurs à pris raisonnable.A quelques-unes des stations, on a installé des machines spéciales pour nettoyer les semences rapidement.Ces stations offrent leurs services aux cultivateurs qui désirent faire nettoyer et trier soigneusement leurs semences.Le service esl offert à prix coûtant; il ne dépasse pas quelques contins iiar boisseau.On espère que chaque ferme-annexe deviendra un jour le noyau d'un centre de production de semences, composé (te quelques cultivateurs du voisinage qui produiront de la semence enregistrée el qui la feront nettoyer à la station et l'offriront ensuite en vente au public.On pourra créer ainsi un approvisionnement considérable de semence pure de première qualité.On ne saurait placer trop haut le service que l'on rendrait aux cultivateurs du pays en leur facilitant ainsi l'achat d'une provision de semence garantie, appartenant à des variétés approuvées, possédant une haute vitalité et ne contenant de graines de mauvaises her- pas bes.(A suivre) Les tomates des Bermudes _ Grâce aux navires de la Canadian National Steamships qui les transportent au Canada en quatre jours, les fameuses tomates des Bermudes peuvent être vendues ici à 30 ou 40 pour cent meilleur marché que les tomates du Mexique, de la Floride ou de la Cali-! fornie.Elles sont aussi meilleures que ces dernières.En décembre dernier les impor-I lalcur.s de fruits à Montréal oui • reçu en une seule fois 500,000 li-| vres de tomates des Bermudes.Une i autre consignation de 000,000 li-: vres est arrivée tout récemment à j bord du "Cavelier".cargo de la C.N.S.Toutes ces tomates sont ; arrivées par le port de Halifax et I ont été transportées à leur destina-; tion au Canada dans des wagons j frigorifiques du Canadien rÇalional.Tant de précautions sont [irises durant le transport que ces légumes savoureux arrivent au Canada en parfait état.A ce propos Ioj importateurs conseillent aux ménagères de laisser les tomates vertes (buis leur enveloppe de papier et de les ranger 'sur une tablette dans le haut de leur armoire de cuisine.Elles mûriront ainsi normale ment.Les obsèques de Joffre LE SERVICE FUNEBRE A ETE CELEBRE CE MATIN A NOTRE-DAME DE PARIS: — DEUX CAR-NAUX ET VINGT-TROIS EVE-QUES FRANÇAIS ETAIENT PRESENTS.— DIX MILLE PERSONNES Y ASSISTAIENT.—LES RESTES ONT ETE TRANSPORTES AUX INVALIDES.— LE CORTEGE.— L'ELOGE FUNEBRE PAR BARTHOU.Activités Agricoles Fédérales Pour les terrains de golf herbes Une des meilleures herbes du monde pour le gazon a élé dévo-loppée en ces trois dernières années sur les terres endiguées du Nouveau-Brunswick.On la connail nous le nom d'agrostide traçante.C'est une herbe idéale pour l'emploi sur les pelouses des terrains de golf, établies sur les sols pourvus d'une quantité raisonnable d'humidité.On la produit actuellement sur une échelle commerciale et elle est très recherchée par les clubs de golf qui désirent avoir le meilleur gazon possible.La graine est emballée sous inspection par la division fédérale des semences el trouve facilement acquéreur.Une livre de celte graille contient plusieurs fois autant de graine viable que le pàturin bleu du Kentucky el les graines plus grossières de ce genre, et le gazon qu'elli est de qualité supérieure à celui de j toute autre espèce employée pour : cela.produit Nouveaux faits au sujet du tarif "Le boeuf — Comment le choi-j si r et le faire cuire".C'esl là un 'nouveau bulletin publié par la di-| vision fédérale de l'industrie animale et qui contient toute une richesse de renseignements sur la ! plus utile des viandes - le boeuf.I Ce bulletin enseigne également à | la ménagère bien des moyens iihii-I veaux et engageants d'utiliser les coupes lion marché du boeuf elas-1 sé par le gouvernement et d'obtenir ' ainsi économiquement une qualité supérieure.Les Institutrices en i science ménagère, les experls en I diététique et les organisations de femmes prennent un vif intérêt dans ce nouveau bulletin dont une quantité limitée est offerte pour distribution gratuite.in élabo-lai d'agri- ¡ stia pensée ! Y Le succès de la réfrigération préalable correspondu service compte de Les producteurs de pommes de la Nouvelle-Ecosse sont extrêmement des résultais des expé- Le grand isatisfails M'iences sur la refrigeration preala nous rece Une au DIT CONTRE L'ASTHME DURANT L'HIVER méthode remarquable qui e|irèlccs.Ceci comprend l'engraissement en épinctte , (cage d'engraissement), un lion abàlagc el une plumaison soigneuse — pour que les volailles puissent obtenir la prime offerte à la catégorie "Nourries au lait", il faut que l'apparence el la qualité soienl des meilleures.P,qr l'intermédiaire de son Bureau des publications, le Ministère de l'Agriculture distribue sans frais un nouveau fcuillcl intitulé "La préparation des produits de la basse-cour pour la venté" (No 125 —N.S.), qui traite de l'engraissement en épineltc.de Pnbàlagé.de l'habillage cl des calégorics gouvernement.Bans.7 (S.P.A.)._ Le service du maréchal j'offre a élé célébré dans l'historique église de Notre-Dame ce malin.Son Eminence le cardinal Vcrdicr, archevêque de Paris.Son Eminence le cardinal Binel.archevêque de Besançon, Son Excellence Maglione, nonce à Paris, cl Sa Grandeur Mgr Tissier, é-véque de Chàlons, qu'on appelle en France l'"évôque de la Marne'.'; ont officié.Vingt-trois évêquçs français étaient présents à l'imposante cérémonie.Quelque dix mille personnes oui assisté au service.Mme .loffrc é-t.iil à côté du catafalque et près d'elle avaient pris place le président Douinergue et plusieurs figures des plus connues.Après le service, les restes du héros de la Marne ont clé transportes aux Invalides au milieu d'une foule immense, contenue par deux cordons d'infanterie, qui s'étendaient de Notre-Dame aux Invalides, une distance d'environ trois milles.Des musiques militaires, aux instruments ornés de crêpe, é-taienl postées à intervalles de 1,0011 métrés.Malgré le soleil, la température était de quatre ou cinq degrés au-dessous du point de congélation.Des cavaliers de la Garde républicaine venaient en lêlc du cortège.Venaient ensuite une batterie et une musique d'artillerie, un bataillon d'infanterie, des délégations des armées alliées.Un caisson tiré par six chevaux portait le cercueil.De chaque côté du caisson marchait une compagnie d'infanterie, dont les sergents-majors tenaient les décorations du maréchal.La monture du maréchal."Sorcière", caparaçonnée de noir, précédait le caisson.Derrière le cercueil, outre les membres de la famille, il y avait le président Doumergue, Je prince Léopold de Belgique, les ambassadeurs, le président du Sénat et ce-j lui de la Chambre, les membres du I Cabinet, le corps diplomatique, les députés, les membres de la chancellerie de la Légion d'honneur, l'état-! major général, les membres des i cinq académies, diverses déléga-' lions et, fermant le corlège, une troupe de la Garde républicaine.On remarquait particulièrement dans le cortège, les trois maréchaux suivants:Lyautey, Frenchct d'Es-l perey el Pétain.Plusieurs des dra-j peaux portés pnr les délégations d'anciens combattants étaient des lambeaux.A l'esplanade des Invalides, le sénateur Louis Bartbou, ministre de la guerre, a prononcé un éloge funèbre du héros de la Marne.Des I mutilés qui ont combattu sous .lof-' fre occupaient des places d'honneur à cet endroit.Après l'éloge funèbre.les restes! I ont été déposés dans In sacristie j des Invalides, non loin du tombeau I de Napoléon, et ils y resteront jus-; qu'au parachèvement d'un mausolée qui les abritera à Louveciennés, ville OÙ le maréchal habitait.Un ' cercueil de chêne sans aucune or-j : nementalion les contient.Une pla-! S que sur le couvercle porte cette ins-criplion: "Joseph Joffre, maréchal de France, 1852-1931." LA TRANSLATION Une foule considérable a assisté ' hier soir à la translation des restes du maréchal Joffre de l'Ecole mi litaire à Notre-Dame.Cent cavaliers, dont vingt porta ni des torches, et une fanfare formaient l'escorte militaire.Le cortège a passé gi té du j 76 8- janvier 1931 -¦- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS CERCLE LITTERAIRE SOUS LA DIRECTION DE Les roses blanches de Noël Liliane Aubry avait toujours habité Maricourt, jolie paroisse sise au pied des Laurentidcs, pittoresque et intéressante avec la chaîne accidentée (ies montagnes (|iii l'en-lourent.Elle s'était attachée à la façon des lierres à ce sol qui l'avait vue naître et grandir, à ce coin restreint où la nature s'étail montrée généreuse en y laissant d'artistiques tableaux sous son pinceau merveilleux.Lily (on l'appelait toujours ainsi) était d'ailleurs d'une nature Sympathique, aimante et loyale, très spontanée dans ses affections, vibrante dans ses élans d'enthousiasme vers tout ce qui était beau, noble et bon.Elle se savait heureuse et savourait son bonheur près d'un père excellent, d'une mère ex-quiscmcnl bonne cpii avait su aplanir les difficultés sous ses pas.Ce matin-là, Lily s'éveilla à une heure matinale, l'aube blanchissait à peine l'horizon, la brume de la mut s'étendait sur la rivière roulant ses eaux limpides à travers les bois et les prairies, une paix recueillie enveloppait toutes choses.Accoudée à sa fenêtre, elle savourait, de toule son àme idéaliste, éprise de beautés el de charmes, l'enchantement pensif de celle heure matinale, mouillée de bruine.Du jardin montait un parfum exquis rendu plus pénétrant encore pnr la rosée du malin perlant au calice des roses, des roses blanches, qu'elle cultivait avec un soin jaloux.-Puis elle pensa à son grand ami d'enfance, qui se montrait pour elle si bon.si prévenant.El du regard.e|le chercha au loin le toit rouge, émergeant de la verdure des arbres sous lequel vivait Jacques, le petit camarade des années d'enfance.*** Ils ne s'étaient jamais fait d'aveu; pourquoi ne se seraient-ils pas aimés'.' Ils se comprenaient si bien! Il devait venir ce soir-là; c'était peut-être pour cela que ses pensées s'attardaient avec charmes dans les bras du rêve.(In élail au temps de la fenaison, l'ombrage commandai! aux bras inlassables: si Jacques n'allait pas venir ! vint el.de celle soirée, elle devait garder un souvenir impérissable, une douceur émue.Us étaient seuls sous le vieux Hlleill, la pénombre baignail les fleurs endormies, l'enclos qu'elle nommait "son jardin", l'horizon clair où le soleil en déroule avait b'issé des sillons d'or, les champs d'où montait l'odeur balsamique des foins fraîchement coupés, l'heure élail tranquille, charmeuse, b- moment des aveux était venu.l'Ile le pressentit en rencontrant le regard 1res tendre qu'il fixait sur elle.Il prit la pelile main qui s'abandonna dans la sienne."Lily.depuis longtemps mes rêves ont été pour vous, je n'ai aimé que vous; dans le secret de mon àme vous ave/, toujours élé pour moi l'unique, l'aimée.dites ce "oui" que j'attends, ce "oui" qui éclairera loule ma vie! "Je sais que vous êtes très bon, Jacques, inurinura-l-elle avec ferveur, el je serai heureuse d'être votre femme, parce que je vous aime ." Leurs regards se rencontrèrent cl dans le sien, (die y vil tant d'amour, tant de douceur, laiil de loyauté, qu'elle ferma les yeux, éblouie.Un poids lourd pesait sur son coeur.Dans les grands bonheurs, l'àmc semble prendre plaisir à rechercher l'aiguillon de la souffrance."Nous sommes trop heureux, Jacques, il me semble que noire bonheur ne pourra durer."Taisez-vous, Lily adorée, ces mois sont un crime par ce soir unique donl le souvenir restera gravé au fond de nos deux âmes, el que nous unirons au coin du feu, quand nous aurons des cheveux blancs! bonheur! elle apportera Noël et, avec Noël, son union avec Jacques!.Avec, attendrissement, elle la regarde tomber dans l'ombre qui descend.en évoquant des hivers lointains lissés de gaieté et de charmes enfantins, des Noël encore tout imprégnés de ses fraîches illusions d'enfant, des fêtes familiales, avec leur cachet si affectueusement tendre.Une lèle blonde glisse soudain devant ses yeux, elle évoque le soir de juin qui fut le témoin de leurs premiers aveux, elle croit voir encore les yeux loyaux, aimants el sincères, elle croit entendre les paroles ferventes de l'aveu.mais le sommeil pèse sur ses paupières.Sa mère la trouva endormie dans sa chaise longue.Elle a quitté sa chaise longue pour sa chambre, nue pneumonie s'est déclarée et te docteur, à qui Jacques demande In vérité, hoche tristement la tète.Jésus va descendre celle nuit sur la lerre, n'apporlera-l-II pas la gué-rîsoti lanl sollicitée! Farouche, il se tient près du lit, où la mort rôde, lugubre.L'n silence profond pèse sur celle chambre où agonise Liliane, seuls les sanglots de la pauvre mère, la respiration difficile de la malade, troublent ce silence qui pèse sur les coeurs angoissés comme un poids.Enfili, son regard esl plus lucide, elle semble chercher quelqu'un, comme pour s'assurer que ses amies sont là.Avec, effort, quelques mois passent entre les lèvres pâlies.Jacques, Je m'en vais sans loi.vers le séjour des heureux.nous étions Irop heureux.je serai toujours à les côtés, mon aimé.ne pleure lias.je te confie mes parents.reste jirès d'eux pour combler mon absence.Jacques, j'aurais tant aimé avoir des roses blanches comme celles de nos fiançailles.las! elles sont loulcs fanées! Epuisée, elle retombe sur son oreiller, ses paupières se ferment.Jacques sent une idée effleurer son esprit.Chez la fleuriste de la ville voisine, ne pourrait-il pas se pro-.'iyer ces roses blanches, dernier et suprême désir d'une mourante?Car il ne se fail plus d'illusion; avant qu'il ne fasse jour, elles fleurirortl son cercueil, mais elle veill des roses blanches comme au temps des fiançailles.î| les lui donnera.Et Jacques, sous la neige qui tombe à gros flocons, ferme les yeux pour revivre ce soir mémorable de juin où elle avait mis sa main liède dans la sienne, avec un regard si confiant."Nous sommes trop heureux.Jacques", avait-elle dil: son pressentiment se réalissait.hélas! serait-il si court, leur rêve trop beau'.' El sur la route loule blanche, au Irol du cheval.Jacques seul des sanglots s'étouffer dans sa gor-gc, mais une chose seule importe, qu'elle ait ses roses blanches.¦ Il en trouva une boiie merveilleuse, folies cl loulcs pareilles à celles de jadis.Doucement, elle achève son parcours ici-bas; Jacques dépose son fardeau sur le lit où la mort se penche déjà, el prend la main moite', si blanche: "Lily aimée, pelile f-iaueée adorée, vois, ce sont des roses de Noë, des roses blanches de fiançailles." La vie s'en va.mais dans un effort, elle semble comprendre, Cl la main dîanlian- «lisse dans la gerbe odorante: "Papa, maman, Jacques.mes amies.Merci.adieu .adieu !.nirs chers s'éveillent au fond du coeur, multiples el palpitants.Puis, l'âme se recueille dans la pensée du grand mystère qui va se renouveler, elle sent venir pour elle les douceurs de PEnfanl-Jc-sus.elle a de délicieuses et divines émotions.Vienne la joyeuse volée des cloches, à minuit, et les fidèles se presseront dans l'église à la rencontre de l'Emmanuel.A l'autel, à la Crè clic, c'est Lui le doux Enfant de Bethléem que l'on cherche: on le désire, on Pexalle, on le bénit! De suaves harmonies, chants d'amour., hymnes de reconnaissance c! de joie emplissent le saint lieu.Sont-ee des échos du paradis, préludes des chants du ciel?Vraiment, la terre, en celle nuit bénie, ressemble beaucoup au ciel : Ici-bis comme là-haut, l'allégresse divine s'épanche en harmonie, se traduit par des chants.Mais voici l'heure du banquet eucharistique, heure divinement belle où l'Enfanl-Jésus se donne aux "âmes de bonne volonté", les remplit de sa divine Paix.Des pleurs I scintillent sous les paupières nbais-| sées.car l'émotion esl à son comble: c'esl In joie céleste que l'ànie I exilée a peine à contenir.Ah! quand me scrn-l-il rendu le | divin bonheur de communier à la messe de minuit.(.lue le ho.: Dieu vous l'accorde bientôt, Ô chè-' res petites malades, pauvres CSSCU-; lées qui languissez sur voire lit de douleur.Quand viendra Noël, l.i .douce el belle fête religieuse, vous ! aurez, je le sais, la nostalgie de h' j maison du bon Dieu, el d'amers re-' grels de ne pouvoir visiter l'Enfan!-j Jésus: mais, chères petites soeurs malades, consolez-vous avec moi, ! car nous ne sommes pas des malheureuses ni des oubliées.Le divin Sauveur n'a-l-il pas dil sur 'a montagne: "Bienheureux ceux qui pleurent car ils seront consolés".! Depuis lors, la joie fleurit sous les î larmes.Courage el confiance! "Le doux sourire de l'Enfant-J.'*-' sus.le don royal de son amour, la '¦ douceur de sa paix.paix sereine que rien ne trouble et oui transfigure la douleur." voila de l'universel jubilé de Noël la pari que je désire, que je réclame pour les pauvres malades qui n'ont pas de messe (le minuil.PERCE-NEIGE Hôpital Décembre 10.10.de Muskokn.Oui.COURRIER des ABEILLES V.lue mauvaise grippe relient Liliane à la maison: elle ne pourra, aujourd'hui encore, fouler la neige qui tombe du ciel par gros flocons.La neige! quelle prometteuse de Noël! Noël! carillonne le vieux clocher.Jésus vient de naître; Paix sur la lerre aux hommes de bonne volonté.' , L'aube se leva, radieuse, le soleil saluait la naissance du Divin Enfant, la joie était partout, pendant (pie sur la tombe de Liliane se fa-naienl les jolies roses de Noël, loulcs blanches comme les roses de fiançailles, aussi odorantes que pnr ce soir de juin où ils avaient échangé leur premier voeu! BENJAMINE.Si-Casimir, déc.ÎOIIO.RAYONS de MIEL Impressions de Noël Aux Abeilles malade;, avec, affection.Voici venir Noël avec son programme loul de jolies traditions, de < •¦cuirs, de prières el de joies: joies familiales el lestes! in limes, joies cé- Npcl! oh! la doucc fèlc!.Noci! Noci! inol sua ve el doux, rempli de eharmes et de poesie.Ce serti Noci bienlòl.de inaili.celle imit.Et (Ics souve- Pourquoi Est-ce 3ue tant de maladies qui semblent déjouer le savoir e grands médecins repondent à l'influence d'un simple remède de famille, tel que le Du DR.PIERRE C'est parce que ce remède va directement A la racine du mal I impureté du système.Il est fabriqué d'herbes et de racines pures et salutaires, et a été en usage depuis plus de cent ans Ce n'est pas uns médecine de droguiste, mais est fournie directement par le Laboratoire de DR.PETER FAHRNEY & SONS CO.2501 Washington Blvd.Deli irr libra de (oui droit» au Canada) CHICAGO, ILL.Thérèse Rieuse, Petit Beethoven, Violette Dés Près, Amoureux fin sol.Benjamine, Moqueuse.Miellé.lUtu.Frimousse d'Or, Gilka In Bohémienne, Petite Frileuse.Loulou, Yvette la taon inc.Tilite l'Infirmière.— Soyez remerciés mille fois pour vos cartes jolies qui m'ont apporté de délicats souhaits.Camille des Lys.— Votre retour m'a fait plaisir cl vos souhaits m'ont f;iil sourire sous leur façon antique."Le paradis à la fin de vos jours" est bien le plus beau souhait en .somme, souhait que la mode ne permet plus de formuler de nos jours, mais souhait qui comporte en lui le seul bonheur' vraiment réalisable.J'aime le retrouver parmi le.s nombreux voeux qui m'arri-vciil d'un peu partout et je vous en remercie.La vie ne permet pas toujours la liberté complète pour nos amitiés, c'est heureux encore qu'à l'aurore d'un an nouveau, l'on puisse s'assurer les uns les autres de la vivacité du souvenir, n'esl-ce pas?J'attends l'article promis et j'espère souvent voire relour.Don-jour Monsieur Camille.Gaita l'Infirmière.— Le coeur encore eu deuil, nia Gaïla.el bien gros d'un chagrin que je ne puis apaiser, hélas! Les roses qui fleurissaient cl embaumaient votre pelile vie ont vile cédé leur place aux ronces el aux épines, chère petite fille qui n'étiez pas préparée aux billes pour les durs sentiers! La morl esl venue vous prendre un être cher, vous souffrez et pour vous guérir il vous faudrait le calme avec, le souvenir des beaux jours, la prière avec l'espoir; el plutôt (pic de vous laisser loul cela, on vous trouble avec la question héritage, testament, injustice, elc.El c'est cela qui vous blesse surtout, dites?("esl bien la vie, cela, la vie qui se révèle plus lyrnnniquc cl plus décevante à cliaqug pas que nous faisons.El cependant, elle pcul èlre ensoleillée encore, celle vîe-là, si l'on daigne regarder le ciel.Dieu donne sa lumière qui éclaire les plus noirs recoins; elle pcul être bonne si l'on se penche sur les peines, si l'on fail le bien pour le mal, si l'on remplit son devoir plcinc-| ment; elle peut être douce si l'on | peut donner ou recevoir une aini-! lié pure cl désintéressée; elle peut | être belle infiniment quand l'amour s'unit à loul cela, l'amour qui contient, qui apaise, qui donne loul.Vous êtes chrétienne, Gaïla, vous êtes bonne, vous pratiquez l'amitié, vous espérez l'amour sans défaillance qui vous accompagnera loute la vie; vous serez encore heureuse, doucement heureuse, heureuse d'un bonheur inconnu jusqu'ici parce que vous ignoriez la souffrance qui fait pleurer mais qui grandit, qui fait mouler, qui ouvre des horizons nouveaux.Le grand ami va-l-il mieux maintenant, cl.êlcs-vous conlcnle de la grande, grande réponse que vous désiriez, cliére enfant?Mimi de Hruyèrr.— Vous voulez que je devine quelle abeille charmante vous èlcs,?Je vous connais peu, Mimi, mais je vois de belles choses sous voire plume jolie.Je vois un grand besoin d'affection, une nature ardente pas 1res expan-sive et peut-être un peu trop rêveuse.Je vois Un coeur sensitif, 1res aimant, un petit coeur, cela je le pressens seulement, un petit coeur qui s'est donné dans le secret cl qui souffre en silence.Je vois beau-Coup de bonté, de charmes, de confiance pour moi qui veux bien devenir l'amie de cette Mimi, un peu mystérieuse, je l'avoue; mais je sens bien que je vous aimerai, nouvelle soeurette, que je vous comprendrai et que j'aurai du plaisir à recevoir vos longues missives comme vous en aurez à lire mes courts billets.Merci de vos voeux jolis et bienvenue toujours.Denis de Médicis.— Les souhaits que vous formulez pour moi sont des plus jolis et c'est de tout mon coeur que je vous en remercie.Soyez heureuse toujours à mon rucher, je le serai de vous l'entendre redire souvent.Tison de feu.— Une vie active et dévouée n'est jamais ennuyeuse, c'est pour cela que vous trouvez du bonheur dtins une tâche qui demande souvent le sacrifice avec, l'abnégation.Espérons que de bons succès couronneront vos efforts el que vous nie reviendrez heureuse, toujours.Ma meilleure amitié.Petite Minerve.— Merci de votre aumône pour le repos de l'âme de voire soeurette.La personne qui vous a montré celle photo s'est mé-| prise à mon sujet OU vous a Iriini-| péc.Je ne me suis jamais fait ! photographier avec des raquettes et n'ai jamais échangé aucune chanson.Vous ne me connaissez donc encore que de coeur el d'espril, ce ! qui esl peut-être aussi bien, somme : loule: là, vous m'aime/, un petit peu, j ce qui pourra peut-être ne plus être quand vous m'aurez vue pour vrai.Bonjour.Xi nette Amoureuse.Non, je ne savais pas que ce gentil bourdon é-tail voire frère, vous me surprenez, je ne m'en doutais même pas.,Jc vois que les fêles seront pour vous de très belles el très joyeuses fêtes et, vous savez, ce nie serait un vrai plaisir de pouvoir goûter à voire repas des rois, je vous l'assure.J'aimerais admirer voire petit foyer, caresser vos bambins, jaser avec vous cl connaître noire Chevalier.Cependant les vingt-deux milles nie fonl peur et je me demande si je saurais les braver, même pour une noce en double.Mais je Ile suis pas courageuse connue vous.Ninel-Ic, qui irez avec loul voire coeur et qui jouirez d'un' bon plaisir'.Je vous en souhaite à profusion.Ame Espérante.- Ni vos souhaits, ni votre aumône ne sont en retard cl je vous remercie sincèrement du loul cmmitoufflé dans une tendre affection.Mon amitié vous reste toujours fidèle cl dévouée, telle que vous l'avez toujours connue.Mevenez puiser en elle.Ilêbé Pose.Miss Anglaise, Jean de la Glèbe, Mireille.Bamona.— Vos souhaits m'arrîvenl sous des mois jolis que je ne puis rendre à chacun, hélas! Je vous remercie sincèrement el vous souhaite un bonheur complet.Plus de roses.—Chère petite fille qui m'ar.rivc lotit en larmes alors que, dans l'air, tout chaule el tout sourit.Le mal est-il incurable, vraiment ?Peut-être pas.puisque la proie que vous convoitez s'offre à vous, souvcnles fois.11 ne faut .pas laisser mourir l'espoir dans voire coeur, amie; c'est lui qui soutient, qui aide la réalisation des plus beaux désirs.Demandez In lumière el la volonté divine, elle ne saura vous être •refusée et si vous devez souffrir dans le présent, ce sera peut-être le gage d'une sécurité future.Allons, lion espoir cl bon courage encore cl toujours.Planche de la Fraisière.Je suis peinée de vous savoir ainsi souffrante; il me semblait que l'épreuve vous avait libéralement visitée dans le passé et j'espérais de meilleures nouvelles de vous.L'année nouvelle j vous sera meilleure, sans doute, comme je vous Je souhaiteI Je vous renier oie de votre aumône qui nie prouve voire bon coeur.Amitiés.Urso l'Egyptienne.— L'épreuve menace aussi de résider chez nia petite Urso?Mais, vous èlcs courageuse, active, vous avez de l'espoir à profusion, vous triompherez vite d'elle.Urso, j'en suis certaine.J'admire voire énergie el voire inlassable dénouement, continuez-le.vous faites votre bonheur sûrement en assurant celui des vôtres, et c'esl beau cela! .l'ailends de meilleures nouvelles de vous el vous sourît de loule mon amitié.Stella.— Oui, j'avais bien remarqué, dans vos lettres, le changement opéré dans voire àme.jeune encore, mais qui s'affermît graduellement avec les jours.Les pétales filles rêveuses cl se.nsilives connaissent loulcs la mélancolie qui vous assail-la, alors qu'elles fonl leur début dans la vie qui détruit, sans scrupules, les chimères el les illusions, l'n r»eu de rêves, c'est bon; beaucoup de rêves, c'est malsain, trop de rêves, c'est cruel et c'est là le lot de beaucoup de jeunes filles.Sur ce point, je vois que vous êles devenue très sage et je vous en félicite.C'est gentil tout plein de vous lire; vous avez une manière à vous seule de raconter cl je soucis toujours en vous lisant liant k, croirais vous entendre me dire, lxinnement tout ce qui vit sous votTc front candide.Aimez-moi, Stella, sans crainte que je ne vous paie de retour; je vous assure que je ne suis guère en dette I avec vous, de ce côtè-là.Je vous at-tends accompagnée de Brindille.Me | direx-vous où demeure le gentil cou- ' sin qui pourrait peut-être nous accorder .la joie de nous mieux connaître un jour?J'ai bâte, savez-vous.Et vous?Coup de vent.— Vous remplissez, ù la note, le contrat que nous avons passé il y a déjà quelque temps, contrat qui me favorise, croyez-le.Vous avez eu là une idée charmante en somme; elle me fait sourire chaque lois (pic je vous retrouve et, sî un jour vous manquez au règlement, gare à vous.Coup de vent berceiir.dans vos murmures pour Grande-Soeur.Vos souhaits sont riches de tout l'or de votre coeur; ils nie touchent vraiment et je ne saurais assez vous en remercier.Je vous écris ces mois de mon pays natal; une fois retournée dans nos Laurent ides, je prendrai de l'exercice "en skis" el j'évoquerai votre silhouette en descendant les coles, plus rapidement que vous ne pour; rez le faire, je crois.Pensez à moi aussi, tout en vous reposant dans l'Intimité de voire nid charmeur, j'aime le zéphir de voire amitié dans de longues missives.Châleleine aux yeux bruns.— Je fais le changement demandé toul en vous laissant la même place qu'autrefois au rucher.Bienvenue toujours.Petite OU grande.—- Ecrivez une première lettre à Gentil Barron; je me charge de la lui faire parvenir avec l'espoir que vous sympathise* irez loul plein avec lui.Amitiés et souhaits «le prompt rétablissement à votre maman.Benjamine.—Vous retrouver deux i fois dans mon courrier m'est une joie rare que j'apprécie beaucoup.Depuis sî longtemps vous n'étiez ve ; nue' lours vous les .m'en Pour mes yeux, c'esl lou-la même chose: merci de intéresser autant à ces rebel-El voire maman?Vous ne diles rien: dois-ie croire que loul va mieux maintenant?Sî oui, ce sera pour longtemps, j'espère, ou, du moins, pour tous les jours de celle année nouvelle que je voudrais, pour vous, bonne sous loulcs ses formes.Bonjour, chère Benjamine.Oeillet.- Celle abeille esl bien ce que vous l'imagine/.: gentille et bonne.Il n'y a pas très longtemps qu'elle fail partie du rucher, loul comme vous d'ailleurs, cl ce que je '.nis d'elles m'assure que vous pouvez lui donner voire amitié en loule confiance.Je suis "Madame" et ce depuis trois ans déjà: le dernier nom qui figure dans ma signature esl celui île mon mari Cl l'avant dernier, mon nom de jeune fille.Un crêpe plat crème combinerait 1res bien, il me semble, voire robe, de la façon indiquée.Naturellement, mon goûl ne fail pas le vôtre el vous la réussiriez certainement loul aussi bien sans mon avis.Sourire amical.Perce-Neige, - J'ai bien repondu à voire dernière lettre et je regrette que vous n'ayez pu en prendre connaissance.— La sanlé se fail meilleure enfin quel bonheur! Depuis si longtemps elle vous marchande ses faveurs; je souhaite que celle année, elle vous soit généreuse pleinement.Revenez me donner de bonnes nouvelles, je les attends et vous souris un tendre bonjour.GBANDE SOEUR.Pensées Il n'y a de beaux ouvrages que ceux qui ont élé longtemps, sinon travaillés, du moins rêvés.J.JOUBERTj }f.y 4*." Le génie le plus favorisé esl celui qui absorbe toul, qui s'assimile loul, non seulement sans porlcr par là le moindre préjudice à son originalité native, à ce qu'on appelle le caractère, mais bien plutôt en donnant par cela même h ce caractère sa vraie force et en développant ainsi toutes ses aptitudes.GOETHE.I Conditions à remplir pour avoir droit i une piinBcallon dans les Hourdoiine-ments: 1ère—Chaque Abeille n'aura droit désormais qu'a SOIXANTE MOTS par semaine.Tout mot supplémentaire sera re-1 tranché- 2
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