Le bulletin des agriculteurs /, 1 novembre 1930, jeudi 27 novembre 1930
'i IIIIIIWIlrTPflf.Mli' } Redaction et Administration: 3, RUE NOTRE-DAME EST/ Montréal.Téléphone: HArbour 2830 Abonnement: 1 an.$1.00; 3 ana, $2.5t>.Montréal et pays étrangers.$0.50 de plua par année.jommz i COMPAGr RUR tH F & .:¦ ¦-.3Licrr^ 'èà:2 EE *-} *C * co q o' tira ."s: ¦• =3 Le sol est notre plus grande force M.J.-L.PERRON N'EST PLUS M.Perron, qui remplissait, hier encore, la province de Que-bec de son nom, repose, aujourd'hui, dans le champ des morts de |a Côte-des-Neiges.Comme ce chêne vigoureux de nos montagnes qui tombe sous la hache du bûcheron, M.Perron, l'homme le plus puissant de sa race, est tombé sous les coups redoublés de cette terrible maladie qu'on appelle l'angine de poitrine.Les hommes politiques, qui le recherchaient pour résoudre les problèmes de l'administration, les financiers, qui avaient recours à lui pour édifier des industries dans le pays, les pauvres et les institutions, qui n'allaient jamais en vain frapper à sa porte, les cultivateurs, qui comptaient sur son influence pour faire progresser l'agriculture, la race canadienne-française, qui se reposait sur cette puissance pour affermir son indépendance économique, ne le retrouveront plus.Il est tombé à la tâche.Sa disparition jette un voile de deuil sur la province entière et une foule immense, représentant toutes les classes de la société, s'est inclinée sur sa tombe, samedi dernier, avec le respect que méritent le talent, le courage et l'énergie.j'ai connu M.Perron pour la première fois en 1910.Il briguait les suffrages des électeurs du comté de Caspé.Par une belle journée ensoleillée, face à la mer immense, il parlait aux citoyens de ma petite paroisse de Mont-Louis, j'étais jeune alors, mais j'avais admiré cet homme.Il était dans la force de l'âge et, chez lui, s'affirmaient les qualités que tout le monde aujourd'hui lui reconnaît.L'avenir s'ouvrait brillant devant lui.Il paraissait content de vivre et impatient de commencer la vie d'action qui fut la sienne.Je l'ai revu pour la dernière fois vendredi soir dernier.Il était couché dans son cecueil.Ses traits retenaient d'expression de souffrance de la maladie qui l'a fauché.1910-1930! Vingt ans! La vie active de M.Perron s'est déroulée dans cet intervalle.Vingt ans, c'est court! Ce n'est pas le nombre des années qui compte le plus, mais le travail accompli.L'on peut donc dire de M.Perron qu'il a vécu longtemps.Rédacteur: I £ ,1.- < N01SEUX, Pertes pour ta classe agricole Le 11 décembre dernier — il y aura bientôt déjà un.an — la drisse agricole perdait l'un de ses plus vaillants défenseurs, dans la personne de J.N.Ponton, directeur du Hub lettn des Agriculteurs, "Instigateur et organisateur premier «le L'Union Catholique des Cultivateurs".La porte fut vivement ressentie par toute la province.Prochainement, le liullctin des Agriculteurs fera chanter un service anniversaire pour M.Ponton, Dis aujourd'hui, nous donnons rendez-vous a tous ceux qui l'ont connu et admiré, et nous en causerons plus longuement la semaine chaîne.La semaine d'un décor Lutivement senti pro- "Dans la carrière si bien remplie de cet homme d'action, écrit T'Evénement", chacun peut célébrer, selon ses dispositions d'esprit, le grand avocat, l'habile financier, le politique sagace et heureux Dans tous les champs où ses activités l'ont porté, il a brillé, il a réussi, il a dominé.Mais à ne considérer que ces manifestations de talent, d'ambition légitime, d'énergie inlassable, on risque de méconnaître l'idéal de cet humble fils de cultivateur, resté modeste et bienveillant dans le succès.Avant tout et par-dessus tout, M.Perron était un patriote.Son cerveau puissant ne pensait pas égoïstement, mais solidairement, son coeur généreux batlait fièrement pour sa nationalité." A la campagne, c'est surtout son souvenir comme ministre de I agriculture qui restera.Il y a un an.pour opérer les réformes que prêchaient depuis des années les cultivateurs intéressés, pour relever l'agriculture et la remettre à sa place dans la province de Québec, il fallait un i omme d'énergie, capable de tout mettre en branle dans le domaine agricole.Le premier ministre s'est alors tourné vers M.Perron et lui a offert le ministère de l'agriculture.M.Perron, qui .'vait déjà donné beaucoup à sa province, qui s'était dépensé pour 'es siens, qui se sentait déjà atteint par la maladie qui devait l'emporter, aurait pu refuser l'offre de son chef pour jouir d'un repos lien mérité sur sa ferme de Beaconsfield.Mais à cette minute-Ij.les hérédités terriennes de M.Perron, les souvenirs de ses premières années passées sur la ferme de Saint-Marc, ont dû se réveiller et parler cher lui plus fort que l'intérêt personnel, pourtant bien légitime, dans son cas; il a dû peser en un instant tous les services qu'il pouvait rendre à l'agriculture et, en bon patriote, il ¦i accepté d'exercer son énergie dans cet important champ d'action.A son arrivée au ministère, il a immédiatement fait une enquête sur l'état de l'agriculture dans notre province et, s'appuyant sur les demandes légitimes des cultivateurs, il formula un programme oui restera comme le couronnement de sa carrière au service de sa province.Nos lecteurs connaissent ce programme.Ils savent Qu'il embrasse à peu près tous les points de notre économie agricole et qu'il suggère tous les moyens essentiels à prendre pour développer notre agriculture.Nos lecteurs savent aussi le travail qu'il a accompli depuis un an.Qu'il nous suffise de rappeler ici C)U il s'est attaqué avec énergie à la question de l'assainissement des i'Ols.à l'amélioration de l'élevage, à la réorganisation de la coopération agricole, qu'il a eu à coeur d'élever au-dessus de la politique, « l'enseignement de l'agriculture, etc.Il a en même temps invité •out le monde à s'intéresser à cet important problème du relèvement et du développement de l'agriculture.dernière, nu milieu tout autre, bien que re-modeste, nous avons que dans la personne du ministre de l'Agriculture, la classe agricole, pour des raisons différentes, peut-être, venait de faire une autre perte sensible.La classe agricole a perdu en M.J.L.Perron, l'homme le plus puissant pour arracher n l'administration actuelle les deniers dont l'agriculture a essentiellement hesoin.En moins d'un an, la classe agricole de cette province a fait deux pertes particulièrement sensibles.Pain et beurre Le prix du pain a Montréal n'avait pas élé abaissé avant Ja semaine dernière et encore la baisse effectuée n'est que de 2 sous par pain de 1 livre 1-2.Pourtant, il y n longtemps que le prix extrêmement has du blé aurait dû permettre l'abaissement du prix de cet aliment de toute première nécessité.Comment pouvons-nous expliquer que tels gens et tels journaux qui criaient "pauvres consommateurs" en réponse à des réclamations légitimes de la classe agricole, reclamations dont la conséquence, dit-on, serait de faire augmenter le prix du beurre de 3 sous la livre, nient Jusqu'ici si peu ou si faiblement prolesté contre le prix du pain maintenu si longtemps au niveau de l'année dernière, ce qui à cette époque de misère et de chômage, est une lâche exploitation.Pourtant, il se consomme bien plus de pain que rie bourre, cl c'était le temps de protéger le consommateur.La différence d'attitude est d'autant plus difficile ri expliquer que dans le cas du beurre, il s'agissait d'aider les cultivateurs qui, tout le monde l'admet, souffrent -d'une pénurie 'de revenus, tandis que dans le cas du pain, le silence quasi général a permis n «les intermédiaires de faire de beaux profits.Ce silence de la part des journaux surtout, serait-il dû a Ja crainte de perdre de beaux contrais d'annonce de telles boulangeries en vue.Nous posons simplement la question.Et tout ce temps, tout le monde paie le pain bien plus cher que de raison.Pauvre classe agricole! ce n'est pas J-a première fois qu'on aura été plus sévère pour toi que pour les intermédiaires qui vivent des sueurs et du producteur et du consommateur.Le beurre d'Australie Uji lecteur jious demande des explications q lient nu droit exact imposé sur la récente cargaison de beurre australien arrivé à Vancouver, Les dépêches ont été contradictoires au début quant à l'application du droit de "dumping" qui, en raison du traité même, ne peut pas déliasser 15 pour cent de la valeur réelle du p'oduit importé.On a même niinono.} que dans le passé aucun droit de "dumtping" n'avait été collecté, qu'on avait même remis après 18 mois, des droits imposés sur les premières expéditions faites à Jn suite du traité avec l'Australie, Cette année, Je fait que le beurre est envoyé en consignation a pnru compliquer davantage Li situation.Le temps nous .a manqué pour donner tous les détails qu'il faudrait, nous y reviendrons dans le prochain .numéro du Bulletin.Mais en attendant, il reste que le beurre se vend au-dessous du coût de production, et il importe qU'on tire au dus tôt la chose au clair, car cette situation incertaine est fortement préjudiciable ù In vente des produits laitiers.Vers où l'on s'achemine Nous lisions récemment que l'International Harvester Company, la compagnie qui emploie le plus d'ouvriers a Hamilton, Ont., a annoncé qu'elle aiderait ceux-ci 'durant In période de chômage, en leur avançant des sommes qui leur pcrmel-Lronl de vivre honorablement.Les employés remettront cet argent par termes, lorsqu'il auront repris leur travail, à l'International Harvester.L'industriel commence il sentir !• besoin d'aider ses employé'-; pourquoi ne pas orofiter de ces bonnes dispositions que la crise actuelle a tendance à développer?Ce devrait être facile, avec la coopération des gouvernants, d'établir chez nous les allocations familiales qui dans d'autre', navs rendent d'é-minents services à l'employeur comme à 'l'employé.pération ou suivi.L'autre ne voulait priver nu ciin groupe des bienfaits de la coq pération, dit: Offrons-leur un plan de coopération ajustable h leur taille et soup'e à leurs besoins, et que la force que représente la coopération soit au service de l'union professionnelle.QUI-: DECIDER?Il y aurait trois façons de régler un problème si compliqué.LU.C.C.continuerait son organisation coopérative sans s'occuper de la Coopérative Fédérée 11 y aurait la prise de possession.Chaque syndicat s'enrôlerait individuellement dans l'autre entreprise avec le dessein d'en faire la coopérative centrale de PU.C.C.Il y aurait le mariage qui exige-rail honnêtement le contrat avant la cohabitation.Ce serait un mariage de raison et non d'inclination.Les conjoints gardant leur personnalité, tacheraient de faire bon ménage malgré leur mentalité différente.J'ai étalé In cueillette d'idées ramassées pendant le congrès.Faisons une dernière réflexion.Le problème qui se pose dans la coopération n'est pas seulement une question d'affaires.11 met en jeu d'autres intérêts bien précieux; cependant n'êles-vous pas d'avis qu'avec une union professionnelle forte, avec des membres bien renseignés, appuyant avec ensemble leurs directeurs, n'importe quelle manière de le régler pourrait être satisfaisante.NOS PAROISSES RURALES Saini-f ean-Bapfrisfre de l'IsSc-Verire .1/(7 belles de Serait-ce possf- l'ne dépêche de Rome, il y a quelques jours, annonçait une réduction générale du salaire des fonctionnaires en Italie, en commençant par les ministres.La dépêche se lisait comme suit: "Le gouvernement a annoncé wii-jourri'hui une réduction de tous les salaires gouvernementaux par suite d'un déficit budgétaire de 729,000.-000 de lires (environ S3G,450,000) pour les quatre premiers mois de l'année fiscale."Une réduction de 12 pour cent sera faite dans tous les salaires -depuis les ministres jusqu'aux commis do bureaux du gouvernement".On peut se demander si chez, nous, une telle mesure aurait des chances d'être acceptée?D.-C.N.paroisse!.Combien choses peut-on dire sur sa paroisse et cependant, malgré toute l'affection qu'on lut porte, l'on ne peut exprimer que des sentiments déjà connus puisqu'il n'y » rien de nouveau sous le.soleil.N'ayant pas la musc d'un André C.hcnier, je ne puis donc pas sur des pensers anciens former des vers nouveaux.Cependant, laissez-moi dire très simplement la douer, joie que.je ressens de pouvoir payer un peu à ma panasse un faible, tribut de ma piété filiale, car cette paroisse, je l'aime.et on l'appelle Sl-.leau-llaptiste de l'Isle-Vcrtcl Que de souvenirs surgissent, mai.'», comme l'espace du Bulletin est précieux, je nie bornerai à parler de ses progrès, tant au point de vue religieux qu'an point de vue agi le.Tout d'abord, pour bien connaître le.pays on l'an vil, il faut s'orienter et c'est ce qu'il y a de plus facile il faire puisque l'Isle-Verte termes éloquents, religieux et pose trouve sur la rive sud de notre trloltques, l'avenir le pins heureux beau Saint-Laurent, ^nste vis-à-vis \ si la jeunesse sait être di de l'embouchure du Saguenay.Mai pour qu'il n'y ail pas d'ambtguïl agrtço- Le chômage — Un moyen d'y remédier St-Prime, Lac St-Jean, P.Q.M.le Rédacteur, Le Bulletin des Agriculteurs, Montréal.Le chômage qui a fait couler tant d'encre déjà, en fera couler encore longtemps.Comment secourir tous ces chômeurs-là?.non pas tous, mais une petite partie, la plus nécessiteuse.On semble inclinés à croire que tous les chômeurs sont dans les villes; il y en a certainement beaucoup, mais II y en a aussi dans les campagnes, les petits villages ou villes.Je dirai toute proportion gardée, qu'il y en a plus encore.Depuis nombre d'années, il se dit qu'il n'y a plus d'ouvrage dans les grandes villes."C'est dull partout", et pour ceux qui restent dans In campagne sans ouvrage, ce n'est guère encourageant d'aller tenter fortune par là; on invite les anciens expatriés de la campagne à revenir dans leur petit village où sont tant de bons souvenirs.S'il leur reste quelque argent, ils s'évadent, ils retournent au pays d'antan; il ne leur faut pas beaucoup, une mansarde à demi délabrée; nous "boucherons les Irons" avec de l'écorce de cèdre", ils y rencontreront au moins des figures sympathiques et à la campagne "personne ne meurt rie faim" et tous ces "revenants" qui sont revenus, ils forment aujourd'hui dans la plupart des lorrililés rurales, les chômeurs.Le gouvernement veut avec la meilleure volonté du monde secourir ces chômeurs; mais quel ouvrage leur donner en hiver?Comment dépenser cet argent autrement qu'en le jetant dans les chemins de neige d'hiver.Mais il y a un excellent moyen: le voici; la plupart ries cultivateurs peuvent employer rie ces chômeurs; n'y a-t-il pas quelques arpents d'arbres sur chaque fol de terre, ou encore, bien des lots non défrichés qui pourraient faire d'excellentes terres de culture plus tard?N'y a-t-Il pas dans chaque paroisse quelques coins de lerre OÙ les brousail-les ou branches étant mis en tns d'abattis, pourraient dans quelques années rapporter plus que ce qu'elles auraient conté?L'on a guère le temps pendant les travaux d'été rie défricher ce coin-là; mais si le cultivateur avait de l'argent du gouvernement, voilà l'aide au chômage; il pourrait lui en donner, lui, «le l'ouvrage au chômeur, qui n'a que de la neige à pel- leter et assez?.Merci, généreuse encore en tombcra-t-ll M, le Rédacteur, de vot.ro hospitalité, JOS.G Â.UDREA ULT, St-Prime, Co.Lac Saint-.Iean, P.Q.Notes légales 1—Indemnités d'assurances et f>* privilèges.— Bien (pic la loi do! faillite (art.-10) oblige les syndicats d'assurer l'actif contre l'inccn-, die, les privilèges se trouvent; éteints par la destruction de la! chose à la suite de tout sinistre' (1910, 11 R.P.Q.350).Il en est autrement dans la géné-ralilé des Codes modernes cl spé-j cialenien.t en France depuis quarante ans.La loi dispose, (modification greffée sur l'article correspon-' riant à notre article 1080 C.C).LeS indemnités dues par suite ri'nssu-1 r.inrrs contre l'incendie, contre la grêle, contre la mortalité des bestiaux ou autres risques, sont attribuées, sans qu'il y ait besoin de dé-' légation expresse, aux créanciers hypothécaires et privilégiés, suivant' leur rang.Néanmoins, les paiements faits rie bonne foi avant opposition sont valables.2—Comptes île métayers sans* formalités et preuve testimoniale., La loi française du 18 juillet, même' année (1380), complète le Code ci-< vil sur les baux de propriétés rurales (art.1040 et s.) par un article 11 qui porte: "Chacune ries parties (au bail à colonat partlaires ou pour une part dans les récoltes) peut demander le règlement annuel du compte d'exploitation.Le juge statue sur le vu des registres des parties; il peut même admettre la preuve testimoniale s'il le juge convenable." Mesure tellement équitable que la Cour d'appel vient de décider avec la même équité même dans le silence de notre Code civil.3—Liberté de la défense et les surprises de preuve de faits non relevés dans les dénégations simplement générales des faits- avancés dans les poursuites en dommages-intérêts contre, les services publics.Le Parlement canadien a profité d'un exemple donné par.l'An-glelerre en 1893 dans le Public Authorities Protection Act, en abolissant, en 1010, ries privilèges qui i se trouvaient glissés dans l'article 391, R-C.c.170; mais la Législature a continué dans des circonstances analogues, à permettre de présenter (Suite à la page 2) je vais, disait-il, me dévouer corps et âme à résoudre le problème agricole; je vais y donner le meilleur de moi-même, mais \le moulues .00.00 Middlings .29.25 Moulée d'orge pure .24.25 MOtrLEES Lo char, la tonno "Success" .33.25 "Union" .0.00 GRAIN MOUI u Lo aac de 08 livres Blé d'Inde moulu .1.75 Blé d'Inde cassé .1.75 TOURTEAUX DE LIN Le cher, la tonne 1ère qualité .43.25 DREÇUE DE Î5RASSERIE La terme Drèche sèche .22.00 SUCRE Les 100 livres .Granulé, sac de jute .4.00 Granulé, sac de coton .4.00 Cassonade no 1 .4.60 Cassonade no 2 .4.50 .MELASSE (BARïi.-VOES) Le pallon No 1, baril de 25 gais.52 No 1, tonneau de 90 galls.48 SEL Le nao Sel fin, sacs de 200 lbs.2.00 Gros sel, sr.es de 140 îbs -Ï.25 Sel en pierre, sacs de 100 lbs 1.35 LARD SALE Le baril de 200 livre» Gras de dos .42 Gras d'épaule.M PETROLE Le galion Imneriul Rcyalite: Barils de bois de 42 gal.0.2J M, Imperial P.oyalite: Barils d'acier de 47 gl 0.21'-i GAZOLINE Le gallon SAINDOUX Tinette de 30 lbs Seaux de 20 lbs .La llvro .16 16 1-2 Imperial premier: Barils de 47 galions .0.2'i'4i Ethyl.0.23 Hi ENGRAIS CHIMIQUES SIMPLES Par chars complets, F.O.B.Québec.L» tonne Superphosphate, assemblable .16 p.13.75 Muriate de pelasse 48%, sac de 200 lbs .ï.i 00 Sulfate de potas«e, 48 p.c, sac de 200 lbs.53.00 Sulfate d'ammoniaque, 20 p.c.d'azote, sac de 200 lbs .43.00 Mitintc de soucie, 15 p.c.d'azote, sac de 1C0 lbs____52.00 chaulage et l'analyse du sol.11 explique le role de la chaux qui solidifie les sols légers et rend compacts les sols plus légers, qui aide aux fumiers et aux engrais verts à jouer leur rôle.M.Parent, représentant de la coopérative du blé de l'Ouest, offre aux fermiers de l'Est de leur fournir les prix de vente de ce cartel et promet la coopération dans tous les domaines possibles.On adopte ensuite les délibérations qui sont soumises à la discussion.Au sujet d'un projet de création d'un comptoir pour l'écoulement des produits agricoles à Ottawa, M.l'abbé Lanicl, curé d'Alfred, fait observer que cette entreprise nécessite de la prudence et du capital.II ne faut pas s'y engager sans bien prévoir tous les angles possibles de la question.M.\V.L.Chauvin du département des fermes de 'démonstration fédérales donne ensuite un travail sur la rotation des cultures.A la suggestion du président, le Congrès vote des remerciements aux officiers sortant de charge, aux conférenciers, au "Droit", à M.Lalonde, à l'agronome M.Ferdinand Larosc.Douze directeurs L'assemblée fait ensuite le choix de douze directeurs qui se réuniront pour choisir dans leurs rang le président de l'Union pour l'année qui s'ouvre.Ces directeurs sont MM.I).Prégent, Lefebvre, président sortant de charge; Ph.Landry, Clarence Creek; Joseph Adam, St-Al-bert; Joseph Lemieux, Embrun; Wilfrid Gratton Orléans; Arthur Roy, Hammond; Adélard Ranger, St-tsidore; Félix Benoit, Cassel-inan; Philéas Trudeau, Vars; Albert Patenaude, Embrun; Arthur Gratton.Alfred; Hector Leroux, Planta-genet.Membres du clergé Au nombre des membres du clergé qui ont assisté au congrès hier, on remarquait S.G.Mgr Forbes, archevêque d'Ottawa; Monseigneur J.Charbonneau, V.G., P.A., le H.P.G.Marchand.O.M.I., recteur de l'Université d'Ottawa; MM.les chanoines Gascon et Touchette, le R.P.Charles Charlebois, O.M.I., M.l'abbé i.-C.Ravlmond, M.l'abbé A.Bélanger.MM.les abbés J.Labelle.Lanicl, Scantland, Racan, Chériier, Landry, Lajoie.Levac, Wilson, La-flainine, Limoges, Dubeau, Vézina, Brosseau, Armand Roll in et R.Claude.Les vertus chez nous sont devenues si minces que quand on est correct on se croit héroïque.A.BARRATIN Cn Jfuraal rut Imprime au No «70 111 Notre-Dame Est.a Montréal, par l'TMPRI.«ERIE POPOLAIHr (a responsable to 11-mitert.GEORGES PELLETIER.nGccluli.trateur.Ministère du Commerce Ottawa, Canada Le 1er novembre 1930.Aux ménagères canadiennes, Sur les fermes canadiennes.Toute notre these ai raccourci! C'est la besogne de votre mari de produire des denrées et de les vendre ensuite au meilleur prix qu'il peut en obtenir.Puisque les cultivateurs, cn général, vendent peu aux autres cultivateurs, votre mari, à moins de produire pour l'exportation, doit recruter ses clients parmi la population des villes ct villages canadiens.Pour qu'il vende ses produits, il faut que ces gcns-là aient du travail.Plus leurs emplois seront stables, plus Us achèteront et mieux ils pourront payer de bons prix.Et plus il y aura de ces gens, occupant des emplois stables, plus votre mari aura lieu de produire pour leur vendre.Vous et vos amies, vous pouvez non seulement contribuer à rendre plus stables les emplois des citadins, mais vous pouvez aider à cn accroître le nombre considérablement.Et la chose est si facile, lorsqu'on sait comment s'y prendre.De tout l'argent dépensé en Canada dans les magasins de détail, une proportion d'environ 80 pour cent est dépensée par les femmes.Chaque dollar que vous dépensez—et la somme globale s'élève à des centaines de millions—ar'de à assurer de l'emploi à quelqu'un.Si vous employez ce dollar à acheter un article fabriqué liors du Canada, la personne à qui vous aiderez à trouver un emploi n'en dépensera qu'une bien minime parcelle—et probablement rien du tout— à acheter des denrées alimentaires produites sur une ferme canadienne.Mais si vous achetez une marchandise canadienne, la personne quctpoas aurez aidée à tenir son emploi dépensera une forte proportion de son salaire cn achats de vivres produits au Canada—Justement les produits que votre mari a à vendre.' Il est donc évident que, chaque fois que vous achetez un article "fabriqué au Canada" de préférence ù un article importé, vous améliorez le marché où votre mari doit vendre ses propres produits.Et à mesure que son revenu augmentera, vous aurez de l'argent pour mieux garnir votre table, pour mieux vous vêtir, vous ct vos enfants, et pour acheter les choses qui adouciront vos travaux de ménage et embelliront votre foyer.Les proverbes résument toute la philosophie des âges passés et il y a une profonde sagesse dans le vieux dicton populaire: "Un service cn attira un autre".P[us vous achèterez les articles manufacturés dans les villes et' villages du Canada, et plus la population des villes, à son tour, achètera des produits de?fermes canadiennes.Très sincèrement à vous.Ministre du Commerce. rage QUATRE J3ULLET1N DES AGRICULTEURS 27 NOVEMBRE 1930 Activités Agricoles Fédérales Dernier discours de M.Perron Une lutte serrée snlion du lait, par laquelle ce pro-I duit peut être rendu inoffensif.11 serait difficile de trouver unejO" Pourrait écrire des volumes SUr|/mDor{e de retenir.lutte plus intéressante que la der- 'Utilité de ce procédé et sur 'la On a dit de M.Perron qu'il est mort à la triche qu'il avatt entreprise de relever l'agriculture.Une semaine exactement avant sa mort, il devait prononcer, à Sherbrooke, le discours gui suit.Ce.discours contient des choses qu'il niere phase du onzième Concours de ponte canadien qui vient de se terminer à la Ferme expérimentale d'Ottawa.Après avoir dûment pesé tous les facteurs qui entrent dans re concours on a constaté qu'un parquet -de Leghorns blanches, entré par Hichard Green, de Earring garantie qu'il confère.La plupart I M.le Premier Ministre des grandes laiteries qui desservent I M.le Ministre, le les centres importants pasteurisent Mesdames, Messieurs, aujourd'hui tout leur lait.Au point : Je veux, dès en me levant, dir de vue de la santé, la pasteurisation I tout d'abord aux dirigeants de 1 hx d'importance que l'on de- j position d'hiver de Sherbrooke, I a pratiquer -'i la maison, si I son président, a son vice-president que l'on reçoit ne vient pas ! à son directeur général, à tous ceux installation commerciale.La , qui.près d'eux, les aidèrent dans a tant d'importance que l'on de-i position d'hiver de Sherbrooke, a vrait la pratiquer -'i la maison si I son président, n son vice-president j,c, 'ait ton Park, Preston, Angleterre est i^'11»* arrivé premier, obtenant un total façon de faire cette pasteurisation 1 leur tAchc, toute notre reconnais de 2,176 points pour 1.904 oeufs.Icsl expliquée dans un feuillet sance, tous nos remerciements.La deuxième place, la première1 "Pourquoi pasteuriser le lait" que1 L'oeuvre "qu'ils ont accomplie a pour les entrées canadiennes, estlvit'»< de publier le Ministère fédéral Sherbrooke, et dont la présente ma-nllée au parquet de Plymouth Rocks ' àc l'Agriculture.Voici en peu de nifcstntion est le premier couron-Barrées, entré par' Mrs W J I mo,s comment elle se fait: Au nement, est dime importance pn-Thompson de Birch Mills.Sask., le- moyen d'un thermomètre et d'une mordiale pour la prospérité oc no-qucl n obtenu un pointage total île i bouilloire double d'une contenance province.¦ .2.174.6 points pour 2.22S oeufs.La suffisante, le lait est tenu à une ; , :» coopération si éclairée, si în-troisième place a été remportée par température de I45°F.pendant une telhgente, si dévouée qu ils ont ap-•in parquet de Rouges de Rhode Is- Période de trente minutes puis re- Portée.et qu ils apporteront encore, iand entré par l'Université de la : froi«i rapidement a une tempéra- ¦ scion leurs promesses, à 1 ««ncul- sm&sWîJSJttS! i nœnixu?la" -, ttsfôÇr ^Sî^ATït Abatag.et habi.,ge 1 82 dernier jour du concours, alors les cuiuyaieurs.que l'écart entre les trois premiers ' v,,;,.; I».~my.~a~ „„„„-„„J 1 n est pas de plus beau pro parquets n'atteignait pas dix points Un autre fait intéressant c'est que.sur un total de 800 poules, 142 seulement se sont qualifiées pour l'enregistrement officiel.Nouveaux types modèles Un des développements Jes plus importants qui se soient jamais produits dans l'histoire de l'industrie avicole vient d'être annoncé par gramme que celui qui se résume es mots choisis par Voici les méthodes recomman-dées pour sacrifier et préparer les ££15 ^ volailles pour le marche sous les ! ,e burcuu de direction de l'Exposi-rypes modèles canadiens pour vo- tion de Sherbrooke comme devant tailles habillées": former la devise même de leur as- Faire jeûner les volailles pen-, sociation : -Tout pour le relève-; dant un temps suffisant avant de , men, e, k, développement de l'agri-les sacrifier pour que le jabot et les culture dans les cantons de l'Est", intestins puissent bien se vider, et Cette brève formule renferme, en eur donner pendant ce temps de effet, le secret même de la prospé-j 1 eau propre à boire.rjte 'non point seulement agricole, I Les volailles doivent être: bien mais encore générale, nationale.; saignées pour qu'il ne reste pas de ; peut-on dire.sang dans les extrémités; non vi- L'agriculture est à la base de no- plumés à sec, toutes les plumes en- ëife que nous souffrons tous, et nul levées sauf quelques plumes à la ne se peut prétendre à l'abri de le désire; cette répercussion.Les hommes d'affaires l'honorable liobert Weir, ministre ''' portant la tête et les pieds; trc vje de chaque jour.Souffre-t- fédéral de l'Agriculture; les acheteurs en gros reconnaîtront à l'avenir les catégories officielles du gouvernement comme types modèles pour le commerce des volailles habillées, l'nc échelle de prix sera établie suivant les catégories dont se composent les types modèles canadiens de volailles habillées.Ceci signifie en un mot que le producteur —qu'il soit un cultivateur ou un aviculteur — sera mieux payé, 11 est mondial, tout d'abord, et n'affecte pas du tout que le Canada.Il est né de causes indépendantes de notre volonté, il est le résultat du grand bouleversement d'après-guerre, de beaucoup d'incohérence dans ln production et d'une véritable anarchie sur les marchés mondiaux de distribution.D'aucuns disent qu'il y a une crise agricole.Je veux bien admettre avec eux que l'agriculture connaît, en effet, une crise, depuis un certain temps, mais Je tiens a préciser qu'il me parait que ht province de Québec est, a ce point de vue, privilégiée, car la crise chez elle n'a jamais atteint le degré de gravité et d'acuité qu'elle a connu ailleurs.Québec a ejicore ses marchés et des marchés qui ne sont pas encombrés.Peut-être ne sont-ils point suffisamment rémunérateurs, c'est vrai, mais nous avons cependant sur nos concurrents cet avuntage d'avoir un marché domestique, dont nous ne contentons pas a l'heure actuelle, dans la plupart des domaines, le dixième des besoins.Il nous est nécessaire d'industrialiser nos méthodes de production, d'apporter à l'ogriculture une science chaque Jour plus grande et plus étendue, de lui donner en un mot, plus d'efficience, pour être en mesure de lutter avantageusement contre la concurrence.Le problème agricole, messieurs, est entre vos mains.Vous pouvez, si vous le voulez, faire disparaître la majeure partie des importations agricoles dans notre province, de ces importations qui sont un fléau pour notre agriculture, et contre lesquelles tous nos efforts doivent se tendre, contre lesquelles nous devons sans cesse lutter, par une production plus abondante, plus choisie, plus sélectionnée.com- QlIP faut-il pour cela?Tl faut tète et aux pieds si on séchées à sec, les pattes propres et; Les hommes d'affaires le l'anus bien nettoyé; tout le sang prennent aujourd'hui et sont venus | avoir un programme bien défini et enlevé de la bouche et le jabot vidé, nombreux déjà vers nous, nous ap-jl'ayant, l'appliquer sans relâche portant, avec leur collaboration be- yous avonS- .„, début de l'an der-névole.leur sens pratique et leurs nicr ,,réparc avec l'aide des tech-méthodes d organisation.Je le dis i llicicns les mejHeurs (je notre dé tout net, l'agriculture a besoin des • hommes d'affaires et de leur sympathie.Ceux-là lui sont utiles nu premier chef, celle-ci lui est indispensable.11 faut que tout notre peuple sin-à l'agriculture, il est de Losqu'il y a de la nourriture dans le jabot, i] faudra enlever le jabot de préférence par l'arrière du cou, mais cet enlèvement déprécie la volaille d'au moins une catégorie.Il est préférable que la tète soit en-proportionnellement à la qualité | veloppée, réelle de ses volailles qu'il ne J'ai Lorsque les oiseaux ont été sacri-éte jusquici.(.eci signifie égale-; fiés par toute autre méthode que ment que pour profiter de cette oc- par ie saignage parfait par la bou- Presse r.rf .,.inn a„ casjpn il faudra donner plus d at- chc ou lorsqu'ils ont été fortement t™1?importance que affectioni de tendon a 1 avenir a l'alimentation ébouillantes ou qu'ils ont été vidés tnus- sentimentalement, si on peut et a la preparation des volailles :ul ijeu d'ètre laissés non vidés, il pour le marche.faudra indiquer ce fait ou ces faits Kl n .- .sur l'extrémité de la boite où sont (Nouvelle Catégorie de inscrits la catégorie et le poids.semence Une catégorie spéciale commerciale de semence a été créée pour la semence enregistrée et certifiée du blé.de l'avoine et de l'orge, à l'Ex-position Royale d'hiver qui se tiendra à Toronto le 19 novembre.Les lots d'exposition dans cette catégorie seront composés d'un demi boisseau chacun, mais représenteront des quantités de 50 boisseaux de semence nettoyée, classée et scellée, dont ils ont été prélevés! Jusqu'à complet développement c'est-à-dire jusqu'à l'âge de cinq mois environ, coule de 7c.à 8c.,(J?""W^ de la Division pu livre, et seulement de 5 fédérale des Semences qui expé- Engraissemenr en épinette Le travail le plus important de la ferme, celui qui rapporte le plus pour la main-d'oeuvre qu'il exige, est le bon engraissement des uni-1 leur crédit.maux destinés au marché.Ceci ! N'oublions jamais que plus I'agri-s applique plus spécialement aux culture sera organisée, plus elle se-volaillcs.M.F, C.Llford.aviculteur ra florissante, plus le bien-être gé-du Dominion, dit que la nourriture nt;.ral s-cn ressentira, plus notre dire, soutienne l'effort des cultivateurs, mais il faut aussi, impérieusement, que "les affaires" en général soient avec l'agriculture, il faut que ceux qui les dirigent, industriels, commerçants, _ financiers, aient compris quel rôle est celui de l'agriculture dans l'économie générale de notre pays et ne négligent aucune occasion de lui apporter leur aide, leur soutien, tout l'appui de leur bienveillance et de prospérité sera grande.A ~h "A dans des j.dient les lots à Toronto contenants scellés.Il y aura douze divisions dans la nouvelle catégorie et un total de S765 a été pourvu pour les prix.Monsieur le premier ministre, ce m'est une joie très grande de vous voir ici ce soir et de vous saluer, ) a Ce.par livre, pour engraisser une vo-' tille en épinette et la mettre à point.Un fait significatif, c'est que.la dernière livre de fini améliore! en mon nom personnel et au nom la qualité, rehausse la catégorie et j des cultivateurs des Cantons de augmente le poids de l'oiseau à l'Est.Lo date finale pour l'entrée a été I vendre.L'engraissement en épinet-i Depuis que vous avez pris en retardée île dix jours, du 31 octo- te est un procédé relativement sim-i mains la destinée de notre provin-bre au 10 novembre: ceux qui se ! P'e.On fait une caisse à claire-voie, ce, depuis que vous consacrez à la proposent d'exposer et qui n'ont ' en lattes, de six pieds de long, 16 direction des affaires publiques pas encore fait leur entrée sont J pouces de large et 20 pouces de | tout votre temps, tous vos efforts, priés d'écrire à l'Inspecteur de la profondeur, divisée en trois com-1 vous avez compris l'importance des Division des Semences pour le dis-i parlimcnts au moyen de cloisons en problèmes agricoles, vous en avez trict.pois et d'extrémités.Les lattes sur saisi les multiples rouages et vous le devant sont placées dans les deux ; connaissez, aussi bien que moi-mè-sens, a environ deux pouces d'é- me, les désirs, les besoins de l'agri-cartement, et Ion met sur le de-1 culture dans notre province, vaut, a une hauteur convenable.; Vous n'avez jamais cessé de proline auge d alimentation.Le culti- diguer aux différents ministres de valeur qui se propose de vendre l'agriculture qui furent vos colla-ment comme tvpes modèles dans lel^V.cet automne trouvera : borateurs, ainsi qu'à tous ceux qui commerce des volailles.Les volail-! (,lMl J, :UI.ra un grand bénéfice; les dans la basse-cour ordinaire doiPour lui a engraisser ses volailles j travaillèrent sous leurs ordres, la la ferme peuvent se classer dans la en éPincJi*• plus confiante et lu plus constante catégorie "Sélectionnée B".mais uan?'engraissement en épinette ! bienveillance.Aujourd'hui, par vo-au moyen d'un engraissement en points essentiels sont les sui-1 tre présence ici vous témoignez vos vants: I alimentation a pour but i sentiments à l'égard de la classe d améliorer la qualité de la basse- agricole et soyez convaincu qu'elle cour de la ferme pour que les oiseaux puissent se classer, une fois habillés, dans les catégories "Nourris au lait A et 13".On ne doit em- Cc que cela signifie Un fait nous permet d'évaluer toute l'importance de rétablissement de catégories du gouverne- épinetle poursuivi pendant une période de deux ou trois semaines, le poids de l'oiseau peut être augmenté d'environ une livre et la qualité améliorée à tel point que l'oiseau se classe dans la catégorie moyen- ne "Nourri au lait A".Ceci signifie une augmentation de valeur de 50 à 7"> cents pour les volailles engraissées en épinette.Il se vendra linéique 15.0011.000 de volailles fendant les trois mois qui vont suivre cl les cultivateurs canadiens auront tiliser beaucoup do grain à bas prix mais aussi de se faire un supplément de revenu de $5,000,000 à $7.-.".00.000.vous en est reconnaissante.* * * Ce m'est enfin le devoir le plus tgréoblc que de saluer, en vous le 'honorable Pour vous le présenter il me suf- nloMlMv qm,Con «A.îllimTenlS fincmen! | présentant, Messieurs, "Nourris au lait" sont l'orge, l'a-If¦.voinc et le sarrasin.Il faut les mé-1 f,t de VCT dlrC SOn nom' ,c:,r tous* langer avec du lait de beurre ou du ! '.cl' vous )c connaissez, et de longue ion seulement" d'u- \ '¦'.'t .t-crémé de façon à obtenir une j onor„b].Monsipllr Wp:P .patee a\ant la consistance du gru- , u"jnoraDic Monsieur ucir est au.Le lait sur donne les meilleurs des volrcs' c.c " cst n,),nl 1,11 ama" résultats, et ceux qui en ont feront'11'111"' ,na's un Professionnel de bien de s'en servir.Lo nourriture ' l'agriculture et principalement de doit être préparée un repas d'avan-1 l'élevage.ce.Lorsque l'on met les oiseaux Suns vouloir sous-entcnilre aucu-dans des épi nettes, il faut voir à ce I nement que quelque confidence qu'ils aient suffisamment d'appétit m'ait été faite à ce sujet, je présu-pour manger et qu'ils ne soient pas i n'e même, messieurs, que vous pré Comment rendre le lait inoffensif On considère généralement que le , , ait e ses produits sont les aliments ^ n(, ven| ronsommer 'cn vill^t SJ^-.'j^S^ï^ul.^'SS «matai.L'auge doit être nettoya trop nourris les premiers jours.Il 1 le.alimentaire de lo famille mais ils ne sont pas sans danger car ils peuvent porter des germes de maladies.C'est pour celte raison que les officiers de santé et que les experts en industrie laitière recommandent constamment la pasteuri- La vraie manière de guérir une hernie après chaque repas.A cette époque de l'année deux repas par jour suffisent.Le premier devrait être donné le matin, dès qu'il fait assez clair pour que l'oiseau puisse manger et l'autre environ une heure avant le coucher du soleil, le soir.Un rhume sérieux En mai dernier, je fus pris d'un rhume sérieux ou plutôt tic l'in-I fluenza, avec toux pernicieuse qui vn merveilleux traitement nu«- chacun m'affaiblissait grandement," écrit peut utiliser chez lui pour la gncrlson i w i,.„„i.T-J.i.I.i c de n'importe quelle hernie, M.Jacob Irictsch, de Songer, grande ou petite.j Texas."Tous les médicaments il mc rnirrroicw d/-»iid P°"r rhumes et toux dont je fis IL NE COUTE RIEN POUR usage restèrent sans effet.Après ESSAYER l'emploi de deux bouteilles de No- De» milliers d'hommes et de femmes crevés, apprendront avec plaisir que le traitement par lequel le Capt.Colllngs .fut guéri d'une rupture, qui le condamna I Cine I Hera voro du Dr Pierre, je revins a une condition normale." Cette méde-'¦o: m n,- élimine les ba-i & garder le lit pendant tien années, sera I cilles nuisibles et aide a atlgmen- qu^fe*dêmanXom.eratult " "Hier le pouvoir de résistance et la Envoyez simplement votre nom et votre vitalité du Corps.Le Novoro ne se Kira?" w- ù Colllngs.inc.Bto vend pas dans les pharmacies mais toq-K, watertown.N.T.Il ne voua en ! direclcmenl par le Dr Peler Fahr- ncy A- Sons Co., 2051 Washington N.T.Il ne coûtera pan un bou et cela peut vous valoir une fortune.Des centaines de per-connes ont déjfi affirmé leur «uérlson i la aulte de cet casai gratuit.Ecrivez lmmé-rtlatement^-MAINTENANT—avant de mettre cetto annonce en oubli.Blvd, Chicago, III.Livré exempt de douane nada.ferez grandement accueillir ce soir en tant que ministre fédéral de l'agriculture, l'honorable Major Robert Weir, que le même Monsieur Robert Weir comme éleveur de chevaux et candidat avec vous aux différents prix de cette exposition.Ses succès à l'Exposition royale de Toronto vous eussent fait craindre, je le crois, de voir vos premiers prix quitter et les Contons de l'Est et la province de Québec.Monsieur le ministre, je veux vous remercier, personnellement, pour votre bonne coopération.Les problèmes de l'agriculture sont d'importance nationale et pour les régler, chez nous, nous avons besoin du ministre fédéral de l'agriculture.Nos deux départements au doivent collaborer étroitement si nous voulons arriver à un résultat tangible.L'agriculture est au-dessus des partis et ne peut connaître, dans ses directives, les fluctuations mouvantes de la politique.Le drapeau de l'agriculture est celui-là même du Canada et il ne peut, fût-ce un instant, devenir celui d'un parti.Votre présence ici.à nos côtés, est la preuve la meilleure que votre pensée sur ce point est exactement la mienne.* .y.* [3a- ! Qu'est donc ce problème agricole qui se pose à nous?parlement un programme que nous avons été heureux d'offrir aux cultivateurs de notre province et qui, je crois, a envisagé véritablement tous les points du problème agricole.Les solutions qu'il a suggérées auraient pu peut-être être remplacées par d'autres, mais je ne crois pas qu'aucune d'entre elles ait pu, peut, ou pourra être néfaste à l'agriculture de notre province.Ce problème agricole peut, en deux mots, se résumer.Une partie, et c'est la première, vise -h l'organisation de la production sur une base économique, une nutre, et c'est la dernière, tend à l'organisation de la vente des produits agricoles avec l'aide de la coopération.Ces deux parties ont pour but réel la reprise intégrale de nos marchés et le relèvement des prix de vente avec l'abaissement du coût de la production.Les méthodes modernes de travail permettront ce coût moindre de production, tandis que le système coopératif que nous avons instauré permettra d'obtenir à la vente des conditions infiniment meilleures.La province de Québec peu'i, en effet, être fière de sa Coopérative fédérée.Mon prédécesseur au ministère de l'agriculture, le regretté monsieur Caron, y avait apporté le meilleur de ses soins.Dès que je pris en mains a mon tour la direction de l'agriculture dans la province, j'ai voulu faire de la Coopérative fédérée véritablement le bien même de ceux-là qui lui faisaient confiance et à qui, en réalité, elle appartenait.J'ai tenu à ce qu'elle soit libérée de toute emprise politique, j'ai exigé que nul ne la considère plus comme un tremplin possible ou comme une chose taillablc et corvéable à merci.J'ai voulu qu'elle soit libre, dirigée par des hommes d'affaires, hommes que j'ai choisis dans des milieux d'affaires et d'agriculture, sans tenir aucun compte de leurs opinions ou des services que dans le passé ils avaient pu rendre à tel ou tel parti.J'ai réalisé une Coopérative fédérée digne véritablement du nom de coopérative, appartenant aux coo-pérateurs et n'appartenant qu'à eux, dirigée par eux et pour eux, n'ayant d'autre but que leur intérêt et que leur bien-être, et j'en ai confié la gestion, puis avec la gestion la présidence, à quelqu'un en qui, messieurs, vous pouvez avoir toute confiance, à tous les points de vue, h M.Félix Desmarais, que vous connaissez tous.Peut-être parce qu'elle n'a nulle portée politique, c'est là la partie de l'oeuvre que J'ai accompli?au ministère dont je suis le plus fier.Appliquant tous les points du programme que nous avons tracé, les services du ministère de l'agriculture de la province de Québec ont déjà, dans tous les domaines agricoles, obtenu d'importants résultats.On irt le sait pas qsser et il est bon qu'aujourd'hui je précise devant vous, messieurs, les bornes actuelles de notre effort.Excusez-moi de le répéter encore: dans l'oeuvre accomplie votre Coopérative fédérée a joué un rôle prépondérant, tant dans l'organisation de la vente de tous vos produits, animaux ou végétaux, que dons la fourniture, A des prix e! à des conditions inconnues jusqu'alors, des ailles les meilleures de l'agriculture.En ce qui concerne, par exemple, la vente des animaux vivants, nous croyons, en toute vérité, avoir la meilleure organisation qui soit au pays.Les récoltes de pommes de terre, de pois verts et de maints autres légumes ont trouvé, cette année, grâce à la Coopérative fédérée, des marchés aussi avantageux que possible.Les pommes de terre, par exemple, de notre province, se vendent aujourd'hui à Montréal au même prix que celles des provinces voisines, alors que la différence entre elles était l'an dernier encore de quinze à vingt-cinq cents par sac.Les engrais chimiques et alimentaires avaient tout spécialement attiré notre attention.La Coopérative fédérée a résolu le problème dont l'importance ne nous avail pas échappé.Québec pourra à l'avenir se procurer ses engrais chimiques meilleur marché que n'importe où ailleurs.Par elle toujours, des moulées vous seront désormais vendues, Judicieusement préparées sous 1j surveillance d'experts spécialisés, exactement nu prix coûtant.Le meilleur de nos soins, en dehors de l'oeuvre coopérative elle-même, fut apporté à l'amélioration de nos terres.Pour y parvenir, la mesure la plus efficace est bien certainement l'égouttement.Nous en avons fait la base même de notre travail et aujourd'hui nous pouvons, dire, non sans fierté, que nous avons cet été drainé 450,000 acres de terre dont nous avons ainsi augmenté la valeur de 810 par acre, à tout le moins, ajoutant ainsi — Pontlol Financial Co., Ltd, vond fi A.h notre province une valeur de 34,-500,000.A de bonnes terres il faut de bons troupeaux.Nous avons donc porté une attention soutenue à l'améJiormlion des troupeaux laitiers.Le meilleur moyen d'améliorer leur qualité est de mettre à leur tôte des taureaux de race pure.Nous avons, cette année, éliminé ainsi 2,000 taureaux communs et nous pouvons dès maintenant dire que notre effort l'an prochain portera au moins sur 3,000 têtes.Nous avons acheté chez vous, messieurs, dans les Cantons de l'Est, pour les colons de l'Abltibl, 600 vaches et 50 taureaux l'an dernier, et nos achats l'an prochain, chez vous toujours, seront plus Importants encore.Avec l'aide du gouvernement fé-déralo nous avons, depuis plus d'un an, multiplié les cercles de jeunes éleveurs dans la province, et vous savez mieux que mol encore, de quel bien vous leur êtes redevables.Reprenant en cela une tradition ancienne, et malheureusement trop longtemps abandonnée, nous avons développé chez nous l'élevage du mouton, surtout dans certains districts extrêmement bien adaptés.L'an dernier, nous avons ainsi placé 4,000 brebis, nous en pincerons 4,000 encore cette année.Dans le champ si vaste do l'aviculture, l'oeuvre à accomplir est immense.Alors qu'avec de la bonne volonté et le désir ardent d'y parvenir, nous pourrions suffire aux besoins de notre province, nous lui laissons à l'heure actuelle importer pour $12,000,000 de volailles et d'oeufs.II faut réagir: nous avons organisé 500 basses-cours modèles, nous avons réclamé partout 100 bonnes poules au moins dans toutes les fermes, et notre effort devrait, dès cette année, faire diminuer d'un million environ nos importations.Combien d'autres choses encore ont été réalisées?L'élevage du porc a été amélioré et l'avenir s'ouvre fructueux devant lui.L'horticulture, l'arboriculture fruitière ont bénéficié de nos travaux et des vergers se développent maintenant où voici deux ans encore nul fruit n'était récolté.Et l'oeuvre n'est que commencée et, croyez-le bien, nous n'avons pas encore atteint la dixième partie des résultats que nous visons.rf.3fr rf.Mais à coté de ce programme agricole qui englobe tous les besoins de l'agriculture de notre province, il est un programme nouveau que je veux définir ce soir, et qui est spécial aux Cantons de l'Est.Votre ville de Sherbrooke, messieurs, est appelée la reine des Cantons de l'Est, et vos comtés de l'Est peuvent être dits sans mentir les jardins de la province.La beauté de vos paysages, le charme si prenant de vos bois, de vos lacs, l'enchantement de vos si PETITES ANNONCES TARIF: SO sous par Insertion de 25 mots ou moins; 2 /'jus par mot additionnel.ON DEMANDE A ACHETER Deux termes de bonnes dimensions dans .es Contons do l'Est.Donner tous les détails et les condlUima de vente, cn écrivant a Castor 57, "BulleUn des Agriculteurs", 3 rue Notre-Dame Est.Montréal.Jeune homme robuste, habitue aux travaux de ferme et aux soins des animaux, demande emploi.Adresser réponse, Casier 20, Le Devoir, Montréal.FERME DEMANDEE On demanda a louer ou acheter une bonne terme où II y ¦ 20 vanhos ou plus, avoo tous les Instrumente aratoires.S'adresser a Casier 81 "Bulletin doe Agriculteurs", 3 Notro-Damo est, Montréal.A VENDRE Agneaux et béliers âgés, Lolee.f«.mm lent type & fourrure, »13 00 L ,1?ae'J(î>l çhets kymouth Rook ot Rhort0'ft00- OttJ tectlonnéji.Bétail Canadien et ïRSlffl enregistré et accrédité.S'adrcwer ï 5t cents de l'heure, qui ne connaissait i>as le premier mot en voirie et qui.à faire les chemins du gouvernement, s'est enrichi en cinq ans au point de rouler carrosse et de se payer des voyages en Europe.M.Perron lui-même, qui, s'il :ivait j ses défauts, avait au moins une; brusque franchise, déclarait qu'il! y avian'! eu des abus criants dans la I construction des routes, qu'elles avaient coulé des prix exorbitants.| En résumé, In politique du gouver-nemenl a été si belle que 303 municipalités onl été incapables de payer leurs dettes de voirie et] qu'elles onl clé poursuivies par le j Gouvernement."Je déclare, dit M.I Houde, que dans peu d'années le| gouvernement devrai remettre les dettes de voirie aux municipalités grevées s'il continue à drainer toutes les sources de revenu.M.Houde dit que les ministres sont inquiets, énervés.Pour-la première fois depuis .12 ans.un ministre de la Couronne n été battu dans une élection partielle, —Vous avez tombé dans le tas, commente un électeur d'un ton jubilant.Le glas a sonne Le glas a sonné sa note grave et l'immense assemblée venue aujourd'hui par cette journée de novembre, malgré la température glacée, est un autre glas pour annoncer que vous allez vous débarrasser du régime qui est en train de ruiner nia race.Le gouvernement veut faire les élections sur les bancs de neige el il a raison, car en plein été, à la chaleur, ça sentirait mauvais, et il tomberait en morceaux.Le gouvernement, dit le chef de l'opposition, a des statistiques sur ceux qui viennent boire les'boissons de la Commission; mais il n'en a lias sur ceux qui quittent le sol de la pairie pour l'étranger.Ma pauvreté Des ministres ont parlé avec complaisance de nia pauvreté.J'ai été pauvre et je n'ai pas toujours mangé à ma faim, mais je m'en glorifie, car c'est ce qui me permet de comprendre mieux les souffrances des autres.Mon grand'père n'avait qu'une maigre terre pierreuse, el il est mort avant d'avoir pu vendre sa pierre au gouvernement.Jl parle ensuite du crédit rural.' Le crédit rural Le crédit rural a 8K:9c est in-1 applicable."Ça vaut quelque cho- ! se pou r le parasite.— Vous savez ce que c'est qu'un parasite?C'est quelque chose com- ! me les bêtes à patates — qui veut gruger le gouvernement et ne pas j rembourser.Le gouvernement dit qu'il n'est pas capable de prêter de l'argent à taux raisonnable aux; cultivateurs.Leçon de politesse ,1e ne suis pas instruit et je suis : pauvre, dit M.Barri, et les minis-1res ont eu la générosité et la délicatesse de me le dire et de me le i reprocher.M.Taschereau a cru I devoir m'attnquer et je ne lui répé-terai pas la leçon do politesse que je lui ai donnée à Louiscville.le m'abstiendrai de l'imiter.M.Francoeur, suivant le nob'e ] exemple du premier, ministre, a cru être très intelligent en parlant de certaines qualités d'enfance du chef de l'opposition.C'est ça qui est important, pour un minisjre du travail, quand nos gens crèvent de | faim dans les villes, quand nos campagnes se vident.M.l'ran-coeur, soyez assuré que nous n'irons pas voir dans votre berceau pour voir si vous avez été un enfant prodige.M.Taschereau, je n'irai pas voir si le plancher de votre maison est propre ou sale.Ça ne regarde pas la province.Pas d'écoles Si Je suis resté ignorant, c'est parce que je n'avais pas d'écoles, car le gouvernement n'a pas jugé utile de s'occuper de donner des écoles aux fils de cultivateurs.Il a créé des écoles d'agriculture, niais des élèves de ces écoles je n'en connais que trois ou quatre qui sont resjés sur la terre.Je demande la liste des élèves des écoles d'agriculture qui ont réussi sur la terre, mais la liste reste encore à venir.Il faudrait des écoles d'agriculture rurales.Et le prix n'en serait pas prohibitif.Car pour créer une école dans chaque paroisse de la province, il faudrait une somme de §500,000.Or, le gouvernement, à la dernière session, a volé $600,000 rien que pour ses écoles d'ngricul-lure.El le moins qu'on puisse dire, c'est que les écoles rurales d'agriculture rapporteraient plus de résultats que les autres.Les écoles d'agriculture forment des agronomes.Ce sont pour la plupart de fort braves gens, mais le gouvernement, au lieu de les employer utilement, en a fait des agents d'élections, cl parfois de corruption électorale.Mais je gouvernement continue de se faire proclamer la perle des gouvernements, par ses journaux payés à même les deniers publiât.Ainsi que le Devoir l'annonçai! la semaine dernière, il est en train de mettre la presse hebdomadaire sous son joug.C'est pourquoi nous devons aller trouver le peuple pour lui demander justice.La semaine dernière nous avons donné un rapport détaillé, du con-Sires de l'Union catholique des Cultivateurs.Iai semaine dernière, soit le 1!) novembre, les cultivateurs canadiens-français de l'Ontario qui, eux aussi, se sont formés l'année dernière en association professionnelle agricole, avaient à leur tour un contjrès A Ottawa.On lira sans doute avec intérêt un résumé des délibérations de ce congrès, résumé que nous empruntons en partie an Droit d'Ottawa.L'idéal de l'Union des Cultivateurs franco-ontariens est de promouvoir dans les divers diocèses de l'est d'Ontario la formation de cercles agricoles du genre de ceux qui fonctionnent présentement dans le diocèse d'Ottawa et lorsqu'une puissance chaîne .provinciale aura ainsi été forgée, de la fédérer à l'Union catholique des Cultivateurs de la province de Québec.Voilà ce qu'a annoncé en substance M.l'abbé Rodrigue Claude, aumônier général, à l'ouverture du Congrès des Cultivateurs franco-ontariens, ce malin, nu Monument National.Assistants distingues Sa Grandeur Monseigneur Guillaume Forbes, archevêque d'Ottawa, a rehaussé de sa présence les premiers moments du congrès qui a réuni des agriculteurs des comtés de Prcscolt, de RusscU et de quelques autres comtés voisins.Sur l'estrade, aux cotés de .Monseigneur, on remarquait M.D.-J.Prégent, de Lofaivre, .président général de l'Union, M.Clic Bertrand, député de Prescoll au Parlement fédéral, M.O.-A.Séguin, député de Russell à la Législature provinciale, le B.P.Cilles Marchand, O.M.I., recteur de l'Université d'Ottawa, M.le chanoine Touchctte, v.f.curé de Casselman, M.Aldéric Lalonde, président de l'U.C C.Plusieurs Les Juifs M.Barré dit que de bons libéraux font circuler le bruit que M.Houde serait un Juif, parce que M.Houde a tenu à proclamer que les Juifs devaient être traités avec justice.Ce ne sera pas la dernière invention sur son compte d'ailleurs.M.Taschereau, pour faire plaisir aux Juifs, a tout chambardé dans notre système scolaire.Il a Il est vrai aussi que Je n'ai pas les capacités et les connaissances de certains ministres sur la culture de la carotte, pas In petite carotte ordinaire, mais la grosse carotte politique qui vaut 9100,(100 chacune.Les écoles juives M.Iloude parle de la question des écoles juives.Le gouvernement n'a fait en cela qu'obéir à l'atavisme.Car les libéraux de jadis faisaient la lutte à tout ce qu'il y avait de prêtres et d'évèques, et ils avaient demandé un ministère de l'Instruction publique.Or, je prétend qu'aucun homme politique, bleu ou rouge, n'a le droit de diriger les consciences des enfants, de ceux qui nous remplaceront demain aux affaires publiques.C'est uniquement du ressort de l'Eglise el des parents.Le gouvernement n'avait pas le droit de passer sa loi des écoles juives sans consulter d'abord le Conseil de l'Instruction publique qui avait compétence en la matière.La situation politique, dit M.Iloude en terminant, se résume comme suit: En LS07, le régime libéral a pris notre province alors qu'elle possédait d'immenses richesses forestières, de nombreux pouvoirs d'eau, patrimoine que nos pères nous avaient transmis intact afin d'assurer le progrès et la survivance de la race française.Ce patrimoine est disparu: nos forêts sont épuisées; nos pouvoirs hydrauliques ont été vendus pour des chansons.Il ne nous reste plus rien.Or, quelle part notre rare a-t-elle obtenue dans cette dilapidation de notre patrimoine?El je pose se de nouveau la question que partout j'ai lancée.Nommez-moi une seule grande compagnie de pulpe, une seule grande compagnie d'électricité, contrôlée par un ou des Canadiens français, où ces derniers ont une influence prépondérante.Personne n'a répondu.Nous ne possédons avec 25Ce de la population que 1% de l'assuran-ce-vic, 5% des compagnies de fiducie, GÇé de l'épargne.Et je ne parie pas des SI5,000,-000 prêtés pour sauver les parents des ministres, ni des inondés du Lac Saint-Jean, ni de la loi païenne, antisociale, des accidents du travail, ni des scandales dans les travaux publics.M.Houde termine en laissant entendre que si demain il prend le pouvoir, Laurent Barré sera ministre d'agriculture.membres du clergé, curés des paroisses où existent actuellement des cercles agricoles, se trouvaient dans l'assistance.Cordiale bienvenue A l'ouverture du congrès, à 10 heures 30 ce matin, M.D.-J.Prégent, président, souhnitc d'abord la plus cordiale bienvenue à Sa Grandeur Mgr Forbes, disant que la présence de l'archevêque du diocèse est un gage de succès pour les congressistes.Il prononce aussi des paroles de chaleureux accueil à l'égard des pasteurs de paroisse présents, les invitant à user de leur influence, dans leur milieu, pour organiser les cultivateurs.Aux visiteurs, particulièrement à M.Aldéric Lalonde, M.Prégent offre ses cordiales salutations.Il félicite également les délégués de s'être rendus en grand nombre.Il rappelle la fondation de l'Union en 1920, à la suite d'un congrès convoqué par l'Association canadienne-française d'Education d'Ontario et exprime- à celle-ci la vive reconnaissance de tous les agriculteurs pour l'intérêt qu'elle prend à résoudre les problèmes agricoles et améliorer la situation du fermier.M.Prégent exprima également sa reconnaissance envers M.l'abbé Rodrigue Claude, aumônier général de l'Union, et demande à Sa Grandeur de le conserver longtemps ft ce poste où il fait preuve d'un si admirable dévouement.S.C.Mgr Forbes Sa Grandeur Mgr Forbes dil qu'il est heureux d'être present à l'ouverture de cette journée d'études.Vous faites une halte, dit-il, pour mettre en communis vos suggestions, vos idées et tenter de trouver des solutions à vos problèmes.Je fais des voeux pour le succès de votre congrès el j'espère qu'il portera des fruits bienfaisants.Puis, comme il doit s'absenter sur-le-champ, Monseigneur donne sa bénédiction paternelle aux assistants.M.l'abbe CLAUDE M.l'abbé Claude donne lecture d\i rapport du comité exécutif qui démontre cpie l'Union compte présentement 27 cercles, soit plus de 1,00(1 membres en règle.Il donne également connaissance du rapport financier qui laisse voir une belle situation.Puis il donne son travail principal sur la nécessité et les movens de maintenir l'Union.M.l'abbé Rodrigue Claude, -au cours de ses remarques aux congressistes, « faut une étude élaborée de la situation des cultivateurs en Belgique, dont l'organisation a été le modèle pour l'union des cultivateurs catholiques de la province de Québec.Il cite Mgr Deploige qui dit que les intérêts des cultivateurs peuvent être ramenés à sept chefs principaux : 1.Le cultivateur doit avoir des connaissances techniques, l'agriculture est une science et l'une des plus difficiles.2.11 doit produire le plus économiquement possible, il faut qu'il achète de même.')."il doit vendre ses produits à des prix rémunérateurs.•1.Il doit être assuré contTe les éventualités funestes: incendie, grêle, vol, accidents.5.Il doit pouvoir obtenir du crédit dans des conditions convenables.(i.Il doit pouvoir soumettre ses conflits qui .surfissent entre lui el ses voisins à des juridictions peu coûteuses.7.Rien «le ce qui améliore son existence ne doit être ignoré.Dans l'organisation îles fermiers en Belgique les achats et les ventes sont organisées, les assurances sont mutuelles, il y a une caisse centrale, une caisse locale de crédit, un service de documentation, de rédaction et des conférences, d'inspection des oeuvres locales, l'office d'inspection des laiteries coopératives, le service de l'amélioration du bétail, des constructions de l'électricité, du drainage, une ligue de fermières.Bref, le Bocrerobond compte on 1028 340 employés parmi lesquels 7 prêtres, 7 avocats, 2 iiménieurs civils, 1 ingénieur électricien, 19 ingénieur»; agronomes, 3 experts chimistes.1 vétérinaire, I architecte, 1 médecin contrôleur des assurances, 14 licenciés en sciences commerciales ainsi que 'divers autres spécialistes.En résumé, c'est le modèle de l'organisation BTlcoJc.C'est sur elle que s'est basée l'union des cultivateurs de la province'de Québec «qui compte 10,000 membres et 380 cer- l .Plus.' , Eliminez Propriétaire No.7FW.U 1 .Aylmer "Non» tondons depuii dlr ou dome «na.rj^ élimine larement les pou» et lea vaches sont bien mieux.Quand le pis M , pbuif ! ¦:?' i ; '«JsfNiVV '*•"•* tondu, le fumier ne ,y prend pas et U n'on tombe pe» dans le lait.5, u, vaohea paraissent ' bien mloux en vente.", , .Dcni.-indci .-> ¦* ^moritrer.lc .- ,.;••(•- t., 'otçc mnrchnnrt, dc; *oyï-vWschmc.j Tondrr ; *.STEWART., ' .-TV- clcs divisés en unions diocésain« qui a présenté cette année un rhif fre d'affaires de $480*546.40 S aussi sur cet excellent modèle mm nous voulons calquer notre assZ cintion.Notre diocèse du côte on tai-icn, dit M.d'abbé Claude est oî ganisé en partie, ne pourriôns-nou» pas demander aux mitres diocèses qui nous sonl sympathiques, do fonder des unions diocésaines „ui, les centraliser daws un bureau central, déjà existant d'ailleurs ic même, (quelle force ce serait ) pcu " être même nous fédérer ensuite « J'U.C.C.et l'Est du Canada serai' organisé.Cultivateurs, n'entrevoyci vous pas de plus beaux jours1' p0ur cela, dévelopnez vos cercles locaux.Etablissiez un programmé d'études, ayez des assemblée* ré BUliéres, bien remplies, ayez une bi-bhothèque, lisez ]es publications agricoles, établissez un lien l'inté rèt par l'achat et la vente en corn niun par exemple.Le succès sen assuré.Vous ferez par là oeuvre moralisatrice.Vous serez une force pour l'Eglise.• Autres allocutions Le R.P.C.Marchand, reclrur do I Université d'Ottawa, formule pour l'union les meilleurs souhaits el dil que l'Université d'Ottawa est prèle à coopérer pour le plus grand bien de la classe agricole.M.Aldéric Lalonde, président île l'U.C.C, conseille à ses confrères de demeurer sur la terre.Nous avons souffrir, nous les cultivateurs, mais l'ouvrier est-il mieux partagé que nous?La situation de celui-ci est pire que la notre.Vous trouvez la journée longue.C'est encore mieux que de chercher de l'ouvrage du matin au soir el de n'en pas trouver.La campagne est favorable au physique cl l'est surtout an moral, Mais pour que le fermier réussisse vraiment, il lui faut s'unir avec ses confrères.L'Union est absolument nécessaire pour inspirer la législation agricole, pour présente! aux autorités le point de vue 'le l'agriculture.A cet effet, M.Lalonde fait observer que le programme agricole Perron, de Québec, con-tient des points recommandés pai l'U.C.C.L'Union, c'est dune l'affaire des cultivateurs et ceux d'Qn-lario doivent donner à M.l'abbé Claude toute la coopération qu'appelle son talent d'organisation et son dévouement.La Ferme expérimentale, toujours (Suite à la troisième pacr) CONTRAT POUR LE TRANSPORT DES CORRESPONDANCES DES 6OUMTSSIONS CACHETEES, «drw-nées nu Mlnlstro de» Postes, seront tt-çucs n Ottawa.Jusqu'à midi, vendredi.I( 20 décembre 1D30 pour lo transport de correspondnncM do 8a Mnjrsl*.sous le." conditions d'un contrat pour un terni* de quatre années.8 fols par semaine sur lu route rurale No 1.de STE-MONIQUE DE NICOLET a commencer le 1er nvn! 1931 prochnln.Des nvls imprimes contenant ries r(n-selRiiements plus détaillés au sujet de; conditions du contrnt-projcté peuvent être vus au nurenu de Poste de STE-MONI-QUE DE NICOI.ET et au bureau de l'Administrateur du District où l'on poun» nussl se procurer des formules rte soumission.J.TAYLOR.Administrateur de District.Bureau de l'Administrateur de District, Montréal, le 11 novembre 1930.4;-43-41 AUX INVENTEURS NouvcAut:=ii fNvou sun otMANor • CCniVCTNOUÎ AUJOURD'HUI 39* Une ou deux chasse les bleus! BIERE OLD STOCK Brasserie Dow, Montreal 27 NOVEMBRE 1930 LE BULLETIN DEH AGRICULTEURS CERCLE ÜTTEPAIPE SOUS LA DIRECTION DE LA PORTE CLOSE Caché, dans l'angle des murs gris.Sous deux vieux sapins rabougris, Vois-tu ce grand rectangle rose, Ce marteau de cuivre orangé Et cet antique gond forgé?C'est la massive porte close.Droite, dans le rustre châssis, Elle garde le vieux logis Où le souvenir se repose.L'âge n'a point su la courber, Les temps ne la font point trembler La haute et fière porte close.Quand l'autan, tel un vieux jaloux Qu'anime un éternel courroux, Exhale son humeur morose, Comme on est bien près du feu clair, Narguant le froid, narguant l'hiver, A l'abri, sous la porte close! Et quand le silence des nuits, Enlisant tumultes et bruits, Endort lentement toute chose, Comme on aime, quand il fait noir.Sous la lampe venir s'asseoir Près de la grande porte close! Et c'est l'heure des doux scerets, Des confidences, des projets, L'heure où le mieux l'on rit, l'on De tout, de rien, de ses espoirs.Dans le tétc-à-tête des soirs, Sous la discrète porte close.N'approche pas, ne frappe pas, 'touffe le bruit de tes pas, 'effleure point la porte rose oi qui n'es qu'un indifférent, ?.ar, pour qui n'est pas ur, parent, ri n'ouvre pas la porte close.d'avoir atteint l'une de raison.: Pour eux, point n'est besoin de messes ni de prières, leur petite âme toute pure s'est envolée droit au ciel.Mais pour les autres point de ces vaines parures, bonnes que pour flatter l'orgueil de ceux qui les offrent.Catholiques, mes frères.:1 faut réagir contre cette déplorable coutume, laissons cela aux prolestants, faisons offrir le Saint-Sacrifice, prions pour nos bieu-aimés défunts, afin que, quand A notre jour nous serons fauchés par celte infatigable moissonneuse, ces Ames délivrées par nous nous aident à parvenir à la céleste Patrie.Pensez-y bien! A votre mort qu'ainiere/.-vous mieux?Que votre pauvre corps, désormais sans vie, soit couché dans un cercueil de grand prix, orné de beaucoup de fleurs, ou que votre âme soit soulagée par les messes et les prières (pie diront pour vous ceux due vous aimiez?Catholiques, pensez-y bien!.L'Abeille MARCELLE Nov.1030.Coinléi Houvillc.Retour des champs mo semble.Venez me en penses après uvolr tous lea vûtro» qui longtemps.Un pou do potlcnco seulement, voulez-vous?— Votre longue mlftnl-vo m'a fort Intéressée, quelle uctlvo butineuse vous êtesl Le temps passe bien et liasse vite quand on l'emploie pleinement et Balnoment, c'est le moyen lo plus sûr d'être heureux.— Brin de sole est un at-inuble frérot qui gâte sa petite toour d'aimables surprises.J'Imagine quels heureux Jours de vacances furent les vôtres.Je souhaite que les succès s'amoncellent et lie continuent â votre classe afin quo vous continuiez d'êtro l'Instltutrlco vigilante et encouragée quo vous êtes aujourd'hui.¦— Bonjour.BENJAMINE.— C'est quasi une réaur-rectlou le retour de Benjamine tant 11 y avait longtemps qu'elle n'était venue! J'en suis heureuse beaucoup car.depuis G.T'aime — Partout on mo délaisse.Vous, mi moins, vous niiez m'iiimcr.Si oui, venez donc mo lo dire.Seule — C'est un peu égoïste, miils je dois l'avouer.SJoi qui croyuis être seule sans affection, Je m'aperçois bien qu'il y en a plusieurs.Tout de même, ncccptcricz-vous de faire route ensemble.Xoella du Sayuenay et Colibri— Me connaissez-vous?Cherchez donc un peul Je vous le dirui une autre fois, helnl Pour aujourd'hui, longtemps, vous, m'êtes chère, £?l¿CCepte"unMou7d¿ cause, °urquoi soupirer mon ami?;st un gîte, il est un nid ""ont, depuis longtemps, tu disposes, amour n'y fleurit que pour toi ius et mieux que sous ce vieux toit, C'est mon coeur à la porte close.'icn3 y jeter tous tes regrets, es amertumes, tes secrets, Le masque que le monde impose, -t dans sa quiète tiédeur, Coûte l'ivresse du bonheur Et ne crains rien, la porte est close! Marie-Antoinette CRECOIRE-COUPAL Rayons de Miel Quand le roi du jour se couche dans sa gloire, quand les nuages le dérobent à nos yeux, nous voyons sa trace dans l'éther rembruni.i D'un reflet de pourpre cel astre de ! i lumière inonde nos champs et nos forêts et d'une buée d'or il recou- i vre les eaux du Saint-Laurent qui i baignent un coin de chez nous.Tout se fuit sombre, on croirait voir une lampe suspendue dans l'espace: c'est la lune qui se balance A l'horizon.Le voile de la nuit semble s'étendre.Le laboureur, content de sa journée, laisse son ouvrage el, en déharnachanl son cheval, il admire les sillons que le soc de la charrue a tracés sur la terre.Le cheval, fatigué de ce dur travail, regarde son maître el semble lui dire: La Journée esl finie, retournons à l'éta-ble".Le maître le commande et.d'un pas las et ferme il se met en route.Durant ce parcours le laboureur songe: il n'y a pas que les lai-ières qui sachent rêver: ¦'Quel esprit ne bal la campagne?"Qui ne fait des châteaux en Espagne?" Il rêve aux belles moissons futures, aux bottes de foin et aux gerbes de blé qui rempliront sa grange et serviront au bien-être de sa famille.Il suit que ce rêve ne se réalisera que par la volonté de la divine Providence.L'Angélus sonne an clocher du village.Les oiseaux font entendre leurs premières sérénades.Arrivés dans la cour des bâtiments, le cheval arrête et les enfants viennent au devant de leur père en lui aiinon- »on état d'ame, 11 dire co quo vous bonjouré pour mol me sont chers.JEAN DE LA OLEBE.— Comme c'est gentil à vous do vous 6tre arrêté A mon rucher en parcourant la route du souvenir! Je vous accueille comme toujours, vous qui ne venez pas souvent, mais qui avez ln mémoire du coeur fidèle, c'est une qualité tellement nppréclable.Le bonheur vous sourit! Bourlez-lul aussi, pleinement, tendrement afin qu'il demeure longtemps votre lot.C'est mon souhait pour vous, venez nie dire qu'il se réalise tout plein, qunnd ln tAchc vous laissera des minutes do liberté.Mon nniltlé vous de-incure toujours.MIETTE ET CRI-CRI DES BRUYERES.— Je public vos envols et vous remercie de votre amitié en vous assurant de la mienne, sincère toulours.BRISE ENIVRANTE.— Je prends note de votre demande et répondrai a votre désir dés que l'occasion se présentera.Amlcn! sourire.VIOLETTE DES PRES.— Oui.ma chère Violette, c'est vrai que le coeur n des mystérieuses profondeurs que nul être humain ne peut sonder.C'est vrai qu'il est de ce/ plaies sanglantes qui font mal A crier parfois, qu'on sent trop profondément mnls qu'on ne peut dire, qu'on ne peut touch*r parce que trop cuisantes, des plnlcs qui demeurent toulours Inguérissables.Parfois l'on ferme les yeux avec le désir farouche de ne plus les rouvrir.Jamais sur ln terre, de ne plus sentir, de ne plus vivre, de s'endormir paisiblement et de s'éveiller dnns une patrie nouvelle, ln où les coeurs Ignorent les ronces qui déchirent, les pierres qui heurtent, ln où tout n'est que soleil, pnlx et lumière.Mais ne s'endort pns ainsi qui veut.L'on est sur ln terre pour vivre: or savoir vivre Intensément c'est, savoir souffrir volllnm- ; ment, noblement.Souffrir, mnls se pen-Cher sur les misères pires que les nôtres: \ 11 est tant de pauvres pour qui la douleur physique marcho de pntr avec la | souffrance morale, tant de pécheurs qui ignorent les douceurs de ln Fol et.du Pnr- ; don.tnnt do mnlndes dnns les hôpitaux! Souffrir, mnls lever les yeux nu ciel pour ; remercier Dieu de nous ménager les plaies i atroces de nos frères et se réconforter de 1 i sn divine Lumière — Tout celn Violette.¦ ! vous le pensez et le savez mieux (pie mol.I C'est pour cela que vos peines se enchent ! j toujours sous des mots gais et tendres et | ' ou'nlnsl des yeux moins avertis que ceux : de Grnnde-Soeur ne les perçoivent Jnmn's.Vous êtes une vaillante, ma chère, qui apprenez à sourire sur ln terre pour sourire I toujours dnns le ciel.Puis la vie vous ! ménnge sûrement des surprises heureu- ses, très heureuses, que Je vous désire de i Fas .beaucoup tout mon coeur et qui seront votre lot un I yncirioz-vou de vous mission, connaître les mille choses qui font toute votre vie.— Oui Luce Aimée est une abeille que J'aime bien.La vie Va meurtrie.Je le sais, Comme c'est triste d'être Jeune et de sentir un coeur broyéI 81 vous enviez comme J'nlmernls auo toutes mes abeilles soient heureusesI Mais, c'est vin voeu Irréalisable, ma rucho est trop ubon-dnnto et chaque semaine Jo dois pnnser de pauvrcB oiseaux qui se sont brlBé les ailes dans un essor trop passionné ou bien qui ont reçu en plein coeur, une balle meurtrière.— Une chose m'est douce et constante, c'est que la guérlson vient presque toujours et que mes malades reviennent vite des ensoleillés.— Pour vous Benlnmlne, ln vie n'est pas toujours douce A votre coeur sensible.Mais elle a des bontés aussi, n'est-ce pns?— Votre mn-mnn guérlrn vite.Je l'espère, et qunnd vous reviendrez, vous n'aurez plus d'Inquiétudes du tout, et ce sera bientôt, dites?COLOMBE DE MICHEL-ANGE, — Ma chère enfant comment vous dire toute ma sympathie?Comment vous dire quo Je m'associe A votre peine, que Je voudrais l'alléger, oue Je comprends le vide laissé pnr un frère blen-almé?— Oui.c'est triste, ma chère amie, mais c'est une loi et totiB un Jour nous réprouverons.— Votre frère est mort en saint: c'est une oonso-Intlon n'est-ce pas?Du haut du ciel où Dieu n'a pas dû tarder A le recevoir.11 sourit et prie pour sa petite soeur, ne le pensez-vous pas?— Je le recommande aux prières de tous les membres de notre rucher.— Soyez forte dans l'épreuve pour la consolation de vos chers parents et.qunnd 11 fera trop noir en vous, venez A mol, vous trouverez tinc amie capable de vous comprendre et de vous aimer.— Bon courage.CAMILLE DE LEL1.IS.— Je no saurais refuser un désir menlfosté aussi finement.C'est fait.Etes-vous contente?Pour le correspondant Je note votre demande et tacherai d'être prompte A vous satisfaire.Je n'nl rien A vous pardonner, ne suis-le pas Ici pour vous enter un brin?Demandez encore et vous recevrez si posslblo.ETOILE DU NORD (2).— Oui.J'aime les "revenants" et c'est avec plaisir que Je vous vois revenir.Soyez la bienvenue ou milieu de cette grande "hourdonneuso" et soyez-y heureuse pleinement.— Une ombre au tableau eependnnt.Ce Joli pseu-do est ln propriété d'une autre abeille.Fnudrn-t-'I vous rendre le pseudo premier nu si vous vous en choisirez un autre sous lequel Je serais heureuse rie vous enregistrer?J'attends vos ordres; bonjour amie.JOYEUSE PIE.— Quelle belle vie est la vôtre! Toute simple, toute heureuse et.ce n'est pns encore assez pour votre coeur avide de dévouement?Lnlssez-mol vous donner tin conseil, oh! minuscule, en passant.— Vous êtes Jeune et- vous n'avez FLEUR DELAISSEE M.E.Moi tre dernière J'ai répondu à vo-lettre et puis plus Trotte-menu.— Venez galoper dnns mon domaine, J'ai trois chats qui vous feront peur sans vous croquer, car Je serai là pour vous défendre.J'ai pitié des petites et des faibles.Lèvres closes.— Que faudrait-il pour vous faire ouvrir la bouche?Ayez-vous besoin d'un sourire?.Je vous le donne, mais ne restez plus l'unie et les lèvres closes.C'est douiloureux parfois.Joyeuse pie.— Vous ¦bavardez, moi aussi.nous sommes donc parentes.Aimons-nous bien.VIOLETTE DES PUES Voyageuse cherchez le Quelle bonne aérienne.— Vous bonheur en avion 'J idée! Vous l'aurez rien.qu'ètes-vous donc devenu?j vj(e trouvé au Château en Espagne de santé, pourquoi n'a pas un peu encore avant faire Infirmière?C'est une belle certes oui, mnls qui demande du sacrifice, de l'abnégation et un bagage de forces physiques.SI vous attendiez, un on encore, votre santé s'nméllorernit.votre Ame s'affermirait, vous êtes si Jeune! Mnls c'est A vous de décider et comme Je j ne connais pns les conditions requises | pour une entrée en ln matière.Je pourra! vous mettre en relntlons avec une abeille 1 garde-malade.— Venez me dire ce que nlrre n usé de son Influence Rur votre ! vous rn Peasez-mise.Non: vous m'nvoz toujours servi ! BEBE ROSE.— Ce pseudo vous va très de ces lettres alléchantes quo Je me plal- : bien et.comme 11 n'est pas retenu.Je snls A relire plus d'une fols pour les mieux ! vous l'accorde volontiers.— Moqueuse, snvourer.Vos souvenirs m'ont fait sou- I Vanlna l'Andalouse, Yvette ln taquine sont rire: Je devine tout ce que devait con-| de gentilles nbellles.écrivez-leur un pre-tenlr de propos espiègles et d'Idées orlgt- I mlcr billet sous enveloppe affranchie - Ces Jour.— Ln neige n'est pas encore venue dnns nos montagnes.Je ne l'ai pas encore Invitée d'ailleurs, sentant que Je lui serais une hôtesse peu ntnnblo.Bonjour ma précieuse Violette.A bientôt.COUP DE VENT.— Votre lettre, nvec i ses vieux souvenirs, ses espoirs, ses om- ! bres rinnsnntes.son amitié pour mol.s: grnc.e toute simple avait quelque ressem bianco avec les pays d'Eugénie de Gué rtn.Je ne vous dirai pns que cette der l'est avec plaisir que Je les ferai parvenir.Amitiés.cani les incidents du jour el I mère, près du feu, est â préparer i de vôtre large générosité un souiicr succulent, fruii du labeur de ce père de famille.PORT-A-CARPES nales le cornet ries anciens leurs et tou tes les petites choses qui s'amoncelaient dnns cette mémorable "poche rie soeur".Oui.comme ils nous font sourire, tant aujourd'hui Ils nous semblent nnïfs mais ehnrmants.ces mentis souvenirs de petite femme enfant! J'aime vous lire, amis; souvenez-vous souvent de mol aux heures longues des Rolrs."alors que tout chagrin dnns un rêve s'endort." AME CONFIANTE.— Quelle bonne nmlo vous êtes! J'nl reçu nvec un plnlslr Infini votre longue lettre, depuis si longtemps JJ^S'a^SL-ïffJ JS3SeBS" MISS ANGLAISE.- Chère enfant, quel Ils ma prouvé une fols de plus votre chn- .,rls.n heureux étant aussi le destin «wi avait voulu quo l'amour les élol-•¦'-t "I"'*" dM ""très.Quand elloa ou-'.„»,?10111 10 tour, après lo repos, v '.L.revinrent ensemble snus le -"imlnenx dont les étoiles so brisaient •mirant, dans les •w lut d'abord le JJ a rsnserle.' rttnhlir avec les IndltférenUs.enr 11 rii 80 rr"»prendre pour se tare expliquer.Co fut nlorn que oWrt», nmw* 80 rejoignirent dans les •'•?! n F.1 devinèrent qu'elles ne s'è-bÏÏL"*,1! «"» l'essentiel.•ïîuU?""1' "1U™«™: ¦ ,iolnt d'interrogation, touché dans r.t ,0lT"oila comme un trait de feu.M «"'eR ailes?J'ai dû replier ^ miennes, il ,„ trouvMt ¦tt r-, i.)p .",,l!« heureuse?U»^ï?heureuse! Ht» ïîï?de soupire: connaissez.On m'envie parce que voyage.Je vis dnns le luxe et l'olclvcté Il est sûr que si J'étnlt ln Poupée de: Comtes d'Hoffmann.Je serais très heureuses I — Mol.fit la troisième.Jo suis heureuse, si ma vie était A refaire.Jo la recommencerais sur le même plan.Nous nous aimons, notre entente n'a fait qu'augmcntei avec les années.Nous vivons modestement.11 fout beaucoup compter et économiser; Je travaille e Je sors peu.nos enfants sont Intelligents et beaux.J'ai eu beaucoup de soucis e! de graves Inquiétudes, car mon mari r une santé déllcato.Je n'ai ni replié, n brisé mes ailes, elles me servent encort si bien pour m'élever au-dessus des brouillards et de la poussière, et Jo vous conseillerais, mes chéries de ne pas sacrifie-les vôtres, surtout si vous n'êtes jins très heureuses.Envol de PctUe Fée d'Espérance.Pour nos défunts ¦31 tro'< 4 |l„ét vagues agitées, silence plus Intime ce silence qu'on ne laisse — "Etcs-vous oncombrnn-C'est peut- C'»st "nhnrrassnntn no me fut mari est un être .'A, Ptr,stemm,l,s- Il me laisse une II-"iliBti „, Jortez bien votre nom, mais gare a vous, ne venez pas augmenter ma peine et pour toute autre causette, vous êtes la bienvenue.?- Abeilles.— Où vous trouver, gentilles abeilles?Où rencontrer quelqu'un A qui je pourrais raconter nia peine?Eh bien, je vais prendre le chemin du bonheur, puis je longerai jusqu'à l'avenue gaieté, et lâ je vous attendrai.CHATEAU EN RUINE — Qu'ils inn belle .vous sont "doux moqueuse, reviendrez?— Bonjour.chérie, j'attends votre lettre el votre photo.Amitiés.Rosée de perles.— Oh! comme c'est gentil une rosée de perles.He-viendrez-vous encore A la "Petite Inconnue"?Elle vous aime tant, va! Un sourire.Fleurette des bois.— Ah! ma paresseuse! Le papier est rare par chez vous ou bien tu ménages.Mesquine! Château en ruine.- - Tout le monde vous salue et moi aussi.Que puis-je faire pour vous et voire château?Je suis toute disposée.M'accepterez-vous?Je suis une Moqueuse vos baisers!' j'en rafolel Dites?.Château rn Espagne Vous quitter! pourquoi?puisciiic i'al lotit pour vous égayer.mais."écoutez bien" comment m'orien-ter nour aller droit A vos Châteaux en Espagne?Dites-le-moi bien vite.hein?7ïJ7ie l'Infirmière — Vraiment, vous êtes l'infirmière par excellence.votre douce affection esl pour moi un baume précieux oui ne peul s'évaporer.En retour le vous présente mes amitiés les plu:, "chaudes"! cela vous va-t-il'.' JOYEUSE PIE Stella — Et puis, je suis heureux d'être revenu au foyer.Les abeilles sont si gentilles que tout le monde les admire.Mais qui ètes-vous?Mifiuy — Je ne vous oublie uns.L'amitié a quelque chose de l'immortalité.Marguerite de la Lande — Soyez patiente; mes impressions vous arriveront en surprise.Ame confiante - Espérez.Le courrier vous apportera une répon- JEAN DE LA GLEBE oublié, prouve PETITE INCONNUE Amour rêveur.— lite soeur, venez me Oui, venez, pe-voir.Vous ver- mont trop doux.Je me demande si Ju .i„ .mérite bien.Mais vous êtes heureuse de | rez comme nous serons (le bonnes 'amies! La place ne sera pas toute petite, non, non! Je la ferai grande pour vous accueillir! J'ai hAte! Gros!!! Chevalier de.la Garde.— Pourquoi pas "Chevalier de l'Air"?Les cousines seraient plus contentes! /,(//!
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