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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
jeudi 1 août 1929
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1929-08, Collections de BAnQ.

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Rédaction et Administration 3.RUE NORE-DAME EST, Montréal.Téléphone: ftArbour 2830 •\b°nnement: 1 an, $1.00; 3 ans, $2.50.Montreal et pays étrangers, $0.50 de plus Par année.Le sol est notre plus grande force JOURNAL HEBDOMADAIRE j publié par la Cie DE PUBLICITE RURALE Ltée DIRECTEUR : J.-N.Ponton REDACTEUR: Firmin Létourneau Tirage Certifié par l'A.B.Q MONTREAL, 1er AOUT 1929 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 15 — No 31 Vie chère La Renaissance agricole, organe hebdomadaire de la "Ligue Agricole Belge", avait sur là vie chère, dans son numéro du 13 juillet, une gerbe de considérations qui intéresseront sûrement nos lecteurs.Il serait à souhaiter que nos confrères des villes reproduisissent cet article qui invite h des réflexions salutaires.Chez nous comme en Europe, les populations des villes, particulièrement, ont un train de vie tout à l'ait disproportionné à leurs moyens.C'est un mal.Ce mal s'aggrave du fait que, grâce à l'automobile, ils vont exhiber leur luxe dans les campagnes et contaminent ainsi les populations rurales sur.lesquelles nous avons toujours compté pour conserver les traditions qui ont fait le bonheur de nos ancêtres.Nos compatriotes des villes,, j'entends ceux d'entre eux qui réfléchissent, s'en rendent bien compte et, comme nous tous des campagnes, ils se demandent s'il est possible de retourner aux anciennes coutumes, de rétrograder, comme disent plusieurs, car pour eux le mode de vie actuel l'emporte de beaucoup sur celui d'il y a vingt ou trente ans.Rappelez-vous ces réflexions que vous entendez d'ici de là : Va-t-on demander à nos femmes et à nos filles de se remettre à balayer les planchers et les rues avec leurs jupes tramantes, infectantes, accablantes, encombrantes, dégoûtantes?Va-t-on faire disparaître les chemins de fer, le téléphone, le gramophone, l'automobile, le radio, l'électricité dans toutes ses applications, la machine agricole et industrielle, l'aéroplane, le dirigeable, etc.etc., nouveautés que le grand public ne connaît que depuis dix, vingt, trente ou quarante ans ?C'est à cette question que tous ceux qui s'oeccupent de réformes sociales doivent s'employer à trouver une solution juste.* * * L'autre soir, au sortir du dîner, à mon hôtel, j'engageais connue ça, au hasard, la conversation avec un touriste américain, un vrai gentilhomme, celui-là, qui, après m'avoir fait raconter un peu l'hitoire du pays, de la province et de Montréal, me disait ce qu'il avait" appris par l'histoire et par expérience de l'Etat du New-Hampshire où il habite depuis longtemps.Après m'avoir parlé rie la prospérité présente de son Etat, il remonta aux jours d'autan et ceci l'amena naturellement à m'inviter à considérer l'évolution qui s'est pro chiite, même de mémoire d'homme, dans- la populations humaines et animales.Je causais avec un monsieur d'âge mûr — un glotte, dirais-je en passant.Un jour, me dit-il,- je mettais la main sur un volume dont le titre me frappa: c'était l'Histoire du New-Hamp-Ce volume datait de 1800 quelque chose, si j'ai de nos poly- sliire.bonne souvenance.Dans ce volume, je trouvai un chapitré qui.^^nî'hitéressa particulièrement: c'était celui qui avait trait à Rétablissement des chemins de fer dans l'Etat.Les agriculteurs, qui étaient déjà nombreux à cette date, s'opposaient à cette innovation parce que, prétendaient-ils, les trains circulant sur les voies ferrées effraieraient les vaches et ces dernières n'auraient plus le calme et le sentiment de sécurité requis pour la production abondante du précieux liquide.Les chemins de fer pénétrèrent quand même dans tous les districts de notre Etat.Nos vaches se sont conformées aux exigences matérielles du temps et ont continué de nous donner en abondance leur riche lait qui nourrit nos enfants'et nous maintient eu santé.Sout-ee les hommes ou les vaches qui ont suivi l'évolution?Je sais que les premiers ont accepté les chemins de fer, cette invention infernale, comme l'appelait le maire d'une A'ille.qui avait permis que l'on se servît de l'hôtel de ville pour "traiter d'une question d'intérêt public" et qui, après avoir entendu le discours d'un défenseur des chemins de fer, déclarait: "C'est ignominieux de venir en notre hôtel de ville, à la faveur de notre hospitalité, nous entretenir d'un projet aussi subversif de l'ordre établi.Imaginez donc ces machines quasi fantastiques, capables de dévorer l'espace à une allure de 15 à 20 milles à l'heure!" Les vaches se sont habituées aux chemins de fer, les hommes aussi.Les hommes se sont habitués à l'automobile, les chevaux, les compagnies de chemins de fer aussi.# * * Est-il possible de changer tout cela?L'on admettra que les faits cités par mon interlocuteur sont joliment précis.Désir du bien-être, conscience de sa situation qui fait naître les ambitions, exigences de la société, du milieu où Lon vit, égalité apparente de plus en plus marquée, consé-quemment de plus en plus trompeuse, des diverses classes de la société, tout cela contribue à rendre difficile la solution du problème qu'étudie notre confrère de Belgique ci-dessous reproduit.* * « Si nous devions nous aventurer à exprimer une opinion en la matière, nous dirions: inutile de lutter, contre l'inévitable; mieux vaut chercher à utiliser ce que l'on a sous la main.En ce qui a trait à la classe agricole, elle ne saurait se mettre au diapason des exigences du temps à moins de réduire son coût de production en s'adressant à son intelligence, à ses organisations commerciales et financières et à ses gouvernements.Et voici maintenant l'article précité: LA VIE CHERE Un de ces Jours, nous rencontrions un vieil nmi qui avait l'air tout découragé.Non.nous dit-il.il n'est plus possible d'avoir le coeur content, et tout ce que nous voyons de la vie sociale est profondément déplorable.11 n'y a plus de justice, plus de loyauté, plus de -charité.Et il nous continue ainsi ses doléances décourageantes pendant quelques minutes.P ne faut évidemment pas voir lout en noir, il est dangereux de s'exagérer certaines situations qui sont plutôt nour atlrister que pour réjouir, mais il y a du vrai dans les propos de notre interlocuteur.Ceux qui ont vécu lu prospérité d'nvant-guerre trouvent aussi qu'il y a quelque chose de changé cl que nos vertus nationales sont profon dénient atteintes.Le poinl de départ de cetlc situation fut Lopheni.A ces assises, on trompa les responsables, on trompa le gouvernement, on trompa la nation et l'on fit prendre des décisions irrévocables qui furent profondément malheureuses pour ie pays.Or, l'on sail que plus l'exemple part de haut, plus il est pernicieux, car il est le premier des enseignements.A Lophem, on nous a trompés, et pour beaucoup, cette mentalité a prévalu après guerre; ils se sonl dit, puisque le mensonge, la duplicité et l'injustice conduisent au succès, faisons comme ceux qui nous ont montré ce chemin.Ils étaient responsables et ils n'ont pas hésité pour réussir, à user d'armes perfides! Mais il est d'autres causes qui doivent aussi entrer en considération dans le problème de la vie chère.Notre franc a été sauvé, il est stabilisé, mais en réalité il ne vaut plus que 11 centimes de notre franc d'avant-guerre; on n'a sauvé que son nom mais non pas sa valeur.Devant cette situation, il faut donc gagner plus de sept fois le salaire de 1913, pour arriver, non pas à un même résultat, mais à un résultat moindre, vu l'augmentation du coût de la vie.Or, l'ouvrier, employé et autres salariés qui se voient dans les mains, un las de papiers de maigre valeur, les dépensent plus facilement et le goût de l'épargne se perd.Sans doute, on économisera peut-être quelques francs, mais ces francs de 11 centimes représentent peu de chose; pour être sérieuse, cette épargne devrait être plus cie sept fois plus forte qu'avant la guerre.Est-ce ce que l'on fait'.' Non.notre monnaie ayant une valeur dérisoire ne compte plus aux yeux de la population.On dépense trop facilement.Sans doute, lorsque l'unité monétaire nationale est trop élevée, la vie est plus chère mais il y a un juste milieu à observer, car lorsqu'elle s'abaisse à un taux trop bas, on tombe dans la même situation; les extrêmes se touchent.Et ce fut au moment même où le pays devait se relever de ses rui nés, et où tout le monde eût dû s'im poser les privations nécessaires, étant donné la situation pénible et nrécairc qui nous était faite, que l'on fit miroiter certaines théories insensées, que l'on présente des revendications exagérées en un mol que l'on créa le courant insatiable de désir, de jouissance et de vie facile! pfi 9^ 9r Oc ne fut pas seulement la classe des travailleurs qui fut imbue des idées nouvelles, mais les classes moyennes et dirigeantes se laissèrent aussi emporter par le courant.Or, il est certain qu'une des causes de la vie chère est le rôle joué par les intermédiaires.Dans les villes, on vous montrera de ces petits négociants, boulangers, bouchers et autres qui, il y a dix ans, ne possédaient absolument rien, el à l'heure actuelle, jouissent d'une fortune insolente.On peut se payer une auto, une villa, deux mois à la nier à la saison el un luxe insensé dans les bâtiments, les vêtements et le train de vie ! Pour arriver à de tels résultats, il faut évidemment des gains usurai-rcs.Autrefois, la lutte commerciale se faisait sur des centimes, mais conime le centime aujourd'hui n'est plus qu'une poussière, on pousse le chiffre des bénéfices à des prix très élevés; le client sait que la monnaie est de lieu de valeur, cl une augmentation un peu plus forte ne l'effraie plus.11 y a quelques jours, nous avons vu une étoffe se vendre dans un magasin au prix de 7 fr.75 le mètre.A la même heure, dans un magasin à la mode, nous avons vu exactement la même étoffe, même qualité, ineme dessin, affichée à 10 fr.25.Mettez-vous devant une vitrine: examinez attentivement ce costume de 850 francs, cette robe trop courte a 000 francs, ce chapeau à 140 francs; faites mentalement le calcul du prix de revient de la matière première et de la main-d'ocuvre incorporées dans ces vêlements et souvent, vous n'arriverez pas à la moitié de la valeur demandée par l'étiquette épinglée.Mais tous les intermédiaires qui ont touché à ces articles en ont augmenté successivement les prix el se sont enrichis nu détriment des acheteurs.Nous savons qu'il y a des frais; mais ces frais, la plupart du temps sont faits pour arrêter les regards des consommaleurs, pour les induire à l'achat, pour les aider à sacrifier à la déesse "mode".On spécule sur la vanité, sur les passions, et ce courant nui.aujourd'hui poussa la multitude à paraître, à éclipser son voisin, à faire comme tout le monde, ce courant, disons-nous, est exploité à outrance et la foule, dépense, paie et trouve la vie chère! * * * Au lendemnin de la guerre, le mouvement coopératif paraissait comme un remède sérieux el réel pour parer à la vie chère.L'idée fil du chemin cl l'on vit se développer bon nombre d'institutions coopératives qui exploitèrent un peu lous les domaines.Mnis malheureusement, dans bien des cas, le mot el la chose cachaient une exploitation.El, en effet, n'avons-nous pas vu ces mois derniers, des fédéral ions :oopéralivcs intervenir pour des 1 centaines de mille francs, à l'effet de soutenir la lutte électorale socialiste.Ne sont-ce pas encore les mêmes institutions qui versent des fonds à tous les organismes de combat du parti.Or, d'où proviennent ces centaines de mille francs, si ce n'esl de l'ouvrier à qui on fait payer les marchandises plus cher pour pouvoir réaliser des bénéfices plantureux qui serviront aux fins susdites.On dénonçait comme un crime le fait de faire paver 12 francs d'impôts à l'ouvrier, alors que les organismes qui se disent les défenseurs du travail, le rançonnent de toutes les façons.Des centaines de francs sonl prélevées en cotisations des membres: des centaines de milliers de francs proviennent des hauts prix que l'on fait payer aux coopé-rnteurs.Un journal reproduisant il y a peu de temps, les prix payés dans une coopérative socialiste el dans une coopérative patronale.Les premiers étaient de loin supérieurs aux seconds, sans compter (pie la qualité des produits était encore inférieure.La coopérative est un remède à la vie chère par la suppression des intermédiaires el par les conditions meilleures où se font les achats par suite des grandes quantités traitées, mais il faut que les coopéraleurs choisissent librement leurs administrateurs et qu'à la tète de l'institution se trouvent des hommes d'oeuvres, des hommes de dévouement, en qui les affiliés puissent avoir une confiance absolue.La coopérative ne peut être un organisme politique, mais une oeuvre d'entr'aide mutuelle dans laquelle on cherche toujours à faire mieux el où l'on ne doit envisager que l'avantage des coopéraleurs.Ainsi entendue; la coonérnlivf >.- (Ira de réels services el sera un levier puissant pour combattre iu vie chère.En résumé, il faut plus de charité, plus de loyauté, plus de simplicité, et il faut aussi savoir se priver; ce n'est qu'a ces conditions (pie la société rentrera clans la voie normale et retrouvera la paix et la prospérité! Tribune libre Les foins en retard — Finance difficile Henry ville, 20 juillet 1929 Le Bulletin des agriculteurs, Montréal.Monsieur le directeur, Depuis quelque temps, nous viennent de tous côlés les conseils sur le temps de commencer les foins.Les experts en la matière semblent d'accord à trouver que les prairies composées en grande par-lie de marguerite blanche, de franc foin, de verge d'or et autres plantes indigènes, doivent être fauchées les premières, que le trèfle doit être pris quand il est en fleurs el que le mil, qui esl destiné surtout aux chevaux, doit être coupé aussitôt après la chute des fleurs.Cependant, parce que tous les cultivateurs ne commencent pas les foins en temps voulu, il ne faudrait pas conclure à l'ignorance et s'empresser de mobiliser l'U.C.C.l'A.('.1.C.le service des agronomes et convoquer des pournées sociales pour apprendre à ces pauvres ignorants de cultivateurs le temps de faire les foins.Dans bien des cas le temps qu'on leur ferait perdre à assister à ces conférences ne ferait qu'empirer leur situation.L'autre jour, au moulin, je rencontrais Isidore, jeune cultivateur établi depuis une dizaine d'années sur une terre qu'il reçut en héritage, quitte a se rendre responsable de l'hypothèque dont elle était grevée pour la moitié de sa valeur.Pendant que le moulin marchait, je donnais un coup de main à Isidore à recharger ses poches do moulée: celui-ci appréciait d'autant plus ma coopération qu'il s'était éreinlé la veille en transportant ses bidons de lait à la laiterie sise, selon les règlements, à cent pieds de l'établc; il me conta son histoire.En.prenanl possession de son hé-ritage avec sa jeune compagne, ls!-dorc avait amené deux cheveux i-l quelques vaches; mais il lui ma • quail les machines.11 fallut donc s'en procurer à crédit.' L'agent, homme affable el accommodant, lui fil signer, pour valeur reçue, un billet de $600 à 6 mois envers la compagnie, l'assurant qu'à l'échéance, il pourrait renouveler son billet s'il le désirait.Les 0 mois écoulés, Isidore reçut un avis de la banque du village qu'elle avail son billet en collection et qu'il avait 3 jours pour s'exécuter.Il s'en fut voir l'agent, qui lui répondu qu'il ne faisait que les ventes, qu'il ne s'occupait pas de la collection, et qu'il vaudrait mieux pour lui prendre l'argent à la Caisse populaire et bonorcr son billet.A In Caisse populaire, le gérant, d'un Ion onctueux, lui fit remarquer qu'il regrettait beaucoup de ne pouvoir accéder à sa demande, qu'en tbeoric, les Caisses populaires peuvent suffire à tous les besoins des cultivateurs, mnis que pour le moment, la plus grande partie de son nvoir été placée dans des entreprises nationales telles que Cotoh /'Veres.I.amontaanc, La Machinerie Xalionalc.de Monlmaonu, la Cie de Pâtes cl de.Pouvoirs d'eau du Sa-guenay, et qu'il tenait un certain montant en dépôt à la banque Nationale pour parer à toute éventualité.En sortant de la Caisse, Isidore alla voir certains rentiers connus comme prêteurs.Les uns avaient déposé leur argent à la Caisse populaire el ne se souciaient pas de le sortir; les autres, par patriotisme, avaient investi tout ce qu'ils avaient de disponible sur des bons de Ja victoire, de sorte qu'après plusieurs jours de démarches infructueuses, Isidore se décourageait cl commençait à recevoir du papier timbré.Il y avail un cercle agricole dans la paroisse.— L'U.C.C.n'était pas encore fondé.— Là on lui apprit (pie ces associations n'existent que pour apprendre aux cultivateurs les bonnes méthodes de Cultiver el de façon générale, pour faire leur éducation agricole.Pour se libérer de sa deite, Isidore aurait bien vendu sa terre, mais personne n'en voulait.Il lui restait une seule ressource: faire encan, laisser là sa terre el s'en aller aux Etats-Unis, où les Canadiens sont accueillis avec empressement, parce qu'ils ont la réputation d'être les porteurs d'eau cl des scieurs de bois les plus habiles de l'univers.Son voisin l'en empêcha en endossant le billet (|lli lui fit avoir les §000.Il ne le fil pas par altruisme, mais par crainte de rester seul dans son bout de rang, tous les autres cultivateurs ayant abandonné leur terre sur une longueur de deux milles.Isidore n'a encore rien payé de sa dette, mais il espère.Les enfants commencent à aider et.quand ils seront grands, peut-être qu'en s'engageanl au dehors, ils pourront aider aux parents à se libérer.Je demandai à Isidore s'il avait commencé ses foins, que sa pièce du trait carré sableuse et mal égnut-tée qui pousse du foin de- vrait être fauchée.H me répondit', qu'il le savait aussi bien que moi.' Vous savez, me dil-il.il y a pas moyen de trouver un diable d'homme, et mes sarclages ne sont pas li-nis.Ma femme, qui m'aide ordinairement à faire ce travail, vient de faire un acliat, le huitième en dix ans, et la voisine qui en prend soin pendant sa convalescence, ne veut pas entendre parler d'aller sarcler les jardinages, de sorte que ça va me prendre encore une semaine avant d'être prêt à commencer les foins.Heureusement (pie j'ai une chârgcuse à foin, ce qui me permettra de faire le travail plus vile quand j'aurai commencé.Voire 1res dévoué.Une réponse au "Soleil" Mise au point de l'Union catholique fies Cultivateurs Joscpb COMEAU Feu M.Orner Dubcau Mercredi.17 juillet, est décédé, à l'hôpital de Hawkesbury, Orner Dubcau.fils bien-aimé de M.et Mme Zépbirin Dubcau, .le ('.bute à Blondcau.M n'a fait que passer sur la terre, mais son souvenir restera toujours dans nos coeurs.10 ans, c'est bien jeune pour mourir! Il fit généreusement à Dieu le sacrifice de sa vie cl lui rendit sa belle àme après avoir souffert une longue maladie avec patience el résignation.11 laisse pour le pleurer son père el sa mère, M.el M ni" Zcphirin Dubcau.une petite sieur, Estelle.Ses funérailles eurent lieu samedi, le 20 juillet, au milieu d'un grand nombre de parents et amis.Dans le cortège on remarquait, sa grand'mère.Mme Zépbirin Dubcau.de Si-Eugène, son autre grand'mère, aujourd'hui Mme Adélard Farmer, (le Sle-Marlbe.cl M.l'armer, ses oncles el tantes, M.el Mme Antoine Bédard, de Pointe-Fortune, M.et Mme Eugène Saint-Denis, de l'iantagenet, M.cl Mme Eugène Dubcau, de Montréal; M.el Aline Arthur Séguin, de St-Kugènc; M.Laurent Daoust, de St-Kugènc; M.et Mme Cléophas Dubcau, de Vermont, E.-U.; M.et Mme Albert Cbarlebois, de Montréal: ses cousins el cousines, M.et Mme Albert Séguin, de St-Eugènc et leurs enfants; Mlle Alicia et M.Henri Bra-zeau, de Saint-Eugène; M.et Mme Moïse Lafrnnce, de Hawkesbury; M.el Mme Eugène Quesncl, de 81-Eugènc.La quête fut faite, par ses oncles, MM.Eugène Dubcau et Cléophas Dubcau.Le service, avec diacre et sous-diacre, fui chanté par M.le curé Leclerc, curé de la paroisse.Le chant fut des mieux rendus par la chorale de ln paroisse.Plusieurs offrandes spirituelles et tributs floraux furent offerts.Les porteurs étaient MM.Albert Baxter, Patrick Baxter.Thomas McDonald.Hoy McDonald.Denis Titlley el Philippe Tittléy.Nous présentons nos meilleures sympathies à ses parents désolés.On nous adresse celle mise au point : L'Union catholique des cultivateur a pris pour ligne de conduite d'éviter autant que possible toute polémique.Jusqu'ici nous -n'avons eu qu'à nous louer de l'attitude franchement sympathique à notre égard de tous les journaux, de quelque nuance qu'ils soient: libéraux, conservateurs, indépendants.Nous avions donc pensé que nous pouvions sans inconvénient ignorer le scribe anonyme qui, à intervalles assez irréguliers, essaie dans les colonnes du Soleil de faire planer des soupçons sur la droiture d'intention des dirigeants de l'U.C.('., de semer la zizanie parmi les cultivateurs et de rendre l'Union suspecte aux yeux 'du gouvernement.Le scribe en question peut en faire son deuil: ni les cultivateurs ni les membres du gouvernement ne se laisseront influencer par ses écrits.Nous aurions continué à garder le silence, si.dans un dernier article, le collaborateur du Soleil n'avait dépassé la mesure en allant jusqu'à jeter le discrédit sur Nos Seigneurs les évéqucsi Dans son opinion, l'U.C.C.n'est qu'une machine politique déguisée, cpii se cache sous le manteau de la religion; el les Evoques seraient assez peu clairvoyants pour accorder leur patronage à une association qui esl un parti d'opposition au gouvernement.Pour ceux qui sont au courant des choses de.I'll.C.C, une pareille affirmation fait l'effet d'une amusante galéjade; mais beaucoup de gens n'ont de l'histoire (le l'Union des Cultivateurs qu'une connaissance très incomplète; ils pourraient fort bien prendre au sérieux les élucubralions tragiques du journaliste québécois.Nous jugeons donc nécessaire de mettre brièvement les choses au point.* * -y- On ne porte, pas publiquement contre un groupe d'hommes la grave accusation de n'être que des bypocrites el des fourbes qui se cachent sous le manteau de la religion pour surprendre la bonne foi des évoques, à moins de posséder quelques-unes de ces bonnes preuves qui ne laissent aucun doute sur là culpabilité de ceux que l'on veut démasquer.Quelles .sonl donc les preuves irrécusables produites par l'écrivain du "Soleil"?Toule son argumentation est basée sur deux faits: le secrétaire de l'U.C.C.a eu lu courtoisie de féliciter M.Iloude de sa nomination au poste de chef et M.Laurent lîarré, ancien président de l'Union, a officiellement déclaré qu'il appuyait désormais le parti conservateur.Si le fait de présenter des félicitations au chef de l'opposition est un indice suffisant pour accuser quelqu'un d'être partisan de M.Iloude ,nous conseillons à noire scribe de bien ouvrir les yeux; car tous les journaux, même ceux de nuance libérale, ont fail de même; bien plus, des membres du cabinet el — ce qui est le comble! — l'honorable M.Taschcrcnu en personne, ont osé jeter des fleurs à M.Iloude.L'écrivain du Soleil ferait donc besogne plus importante pour son parti en dirigeant d'abord ses soupçons et ses enquêtes sur ces oppositionnistes déguisés qui se cachent sous les couleurs libérales; ces ennemis de l'intérieur sont autrement redoutables pour le parti que de simples cultivaleurs du dehors, qui, en harmonie avec le ministère actuel de l'agriculture, emploient tout ce qu'ils ont d'énergie à conjurer ln crise agricole.Mais il y a M.Barré qui s'est déclaré officiellement lieutenant de M.Houdel Que peut-on conclure de là?M.Barré est un homme libre.11 a été Ces 200,000,000 de boisseaux de blé en moins ancien président de I U.rv.9" ,f] nous n'avons aucune difficulté d'avouer qu'il est encore actuellement membre de l'Union.Comme citoyen privé.M.Barré a droit a ses opinions politiques et il peut suivre la ligne (le conduite que sa conscience lui prescrit.Cela n'engage en rien l'Union des cultivateurs.Autant vaudrait dire que le Barreau est oppositionnisle parce que M.Alde-ric.Blain appuie le parti de 1 opposition.11 suffit d'avoir un peu de sens commun pour saisir la justesse de ces réflexions.Seulement le sens commun ne semble pas être le fort de l'écrivain du Soleil.Il v a plus.Dans son arlicle, M.Bouclier parlait de l'alliance de M.Barré avec M.Houde et rappelait les services rendus par M.Barré à l'Union, ainsi que les avantages qup l'Union a de son coté rendus h M.Barré.Il terminait cette partie de son arlicle par le paragraphe suivant : "En nppuvant le parti conservateur, M.Barré agit dans les limites de son droit comme individu.L'Union catholique des cultivateurs, qui est une association purement professionnelle indépendante des partis politiques, ne saurait être engagée en quoi (pie ce soit par l'ntti-; tuile d'un de ses membres.Nous nous permettons de le signaler à nos lecteurs afin d'éviter tout mal» entendu".L'écrivain du "Soleil" a jugé bon de citer entre guillemets ce qui se rapporte à l'appui donné par M.Barré au parti conservateur; anais il a omis de reproduire le dernier paragraphe, qui précise le sens de tout l'article.L'a-t-il fait de propos délibéré?Est-ce plutôt la faute du proie du Soleil, qui, par erreur, aurait sauté un paragraphe du manuscrit fourni par le collaborateur?Nous aimons mieux nous arrêter i'i celte dernière explication, quelque improbable quelle paraisse.Nous profitons île l'occasion pour exposer de nouveau l'altitude adoptée par le Bureau actuel do direction el dont il entend bien nu pas se départir: l'U.C.C.esl une association professionnelle e! catholique, comme le sont les unions ouvrières catholiques; elle est in» dépendante des partis politiques comme le sont les autres associations professionnelles; ouvrières, commerciales et autres.Mais corn, nie toutes ces associations, elle entend traiter avec le gouvernement; bien plus, elle est décidé à travail.1er de concert avec le Ministère actuel de l'agriculture à la re.-ili.sa-_ Hon du programme qu'il a élaboré pour l'amélioration de l'agriculture.Dans son manifeste, l'honorable Perron fait appel à toutes les clns« ses de la société, sans distinction de parti, les invitant à collaborer à la campagne entreprise pour ren.dre à l'agriculture sa prospérité.S'il est une classe qui a le devoir de répondre à cet appel, c'est bien tout d'abord celle des cultivateurs, se tenir à l'écart du mouvement; serait pour l'U.C.C.renier le but qu'elle poursuit.En offrant au mi« nislre actuel son concours loyal, elle ne s'inféode pas au parti politique régnant, de môme qu'elle n'est aucunement liée au parti de l'opposition par l'adhésion person' neile d'un de ses membres.L'écrivain du Soleil n'en sera sans doute pas convaincu.Nous n'espérons pas lui enlever l'idée fixe qui lui a toujours fait voir dans l'U.C.C.un monstre redoutable au gou-vernement.Seulement nous tenions à faire un© fois pour toutes, pour le public, cetlc mise au point que nous jugeons nécessaire dans lc.4 circonstances.Léon LEBEL.S.L Aumônier général; Aldéric LALANDE, Président général.L'on se souvient, qu'il y a quelques années, l'un des correspon-danls du Bulletin proposait, comme remède à la crise agricole", la réduction de la production.Notre production exagérée avilit les prix de vente; une production réduite, contrôlée, disait-il, relèverait ces prix ci les rapprocherait du coût de production.Le ministre de l'agriculture du temps cria au scandale en lisant cela.11 fit même demander à l'agronome de ce district de s'enquérir de l'état mental de l'auteur de cette thèse .en commençant par s'assurer de sa réputation dans sa paroisse, à savoir: "s'il passait pour chicanier", s'il battait sa femme, s'il était bleu ou rouge, etecteri, etcetera.Voici qu'à trois ou quatre uns d'intervalle, les journaux financiers, les journaux agricoles, bon nombre de banques, soient les éléments de publicité les plus sérieux, parlant de la réduction énorme de la présente récolte de blé sur celle de l'an dernier — un déficit de 2(10,000,000 de boisseaux, dit-on, — affirment que la sécheresse, qui est cause de cette diminution, aura été un grand bienfait pour les producteurs de blé des Prairies.Le "Pool" r.déjà annoncé une majoration de $0.85 à $1.00 le boisseau depuis la fin des rapports de la récolte anticipée, ce qui signifie 815,000,000 a être distribués entre environ 135,000 producteurs, disent-ils.Et, cela n'est qu'un commencement, car en plus d'être de qualité supérieure, conséquemment susceptible de commander des prix, plus élevés, cette faible récolte dégrèvera les marchés mondiaux.L'an prochain, la demande sera donc plus forte et, avec la bonne récolte que nous avons raison d'attendre, si nous nous reposons sur la moyenne des rendements annuels, noire récolle nous donnera des revenus non moins désirables que ceux de cette année, quoique pour la raison contraire.Comme quoi il existe encore des gens qui croient en ln loi naturelle de l'offre et de la deman-•de.Et notre correspondant sera maintenant absous de sa prétendue hérésie économique.J.N.Bilan du mois de juin Le bilan du Chemin de fer national du Canada pour le mois de juin dernier accuse une augmentation dans les recettes brutes.Ses .recettes se sont élevées à 22.106,921 en juin 1929 contre $22,0.12,707 en juin 1928, soit une.augmentation de $104,15-1.Durant le même mois, les dépenses du réseau national se sont élevées à $19,755,993.25 et les recettes nettes à $2,140,927.75, chiffres que l'on compare à $19,226,108.-67 et $2,806,658.33 pour juin 1928.L'augmentation des dépenses en juin dernier coïncide avec les augmentations de salaires qui ont élé consenties à certaines classes d'employés du réseau.Durant la période de six mois terminée en juin 1929 les recettes brutes du réseau se sont élevées à $127,145,211, chiffre que l'on compare à $123,213,520 durant ln période de 1928 correspondante, une augmentation de $3,931,685 ou de 3.19 p.c.Durant cette période, les dépenses se sont élevées en 1929 à $106,256.265.62 contre $103,343.150.-74 en 1928, une augmentation de 2.82 p.c.Les recettes nettes se sont élevées à $20,888,945.3S, une augmentation de $1,018,570.12 ou de 5.13 p.c.Le pourcentage d'exploitation pour les premiers six mois de l'année a été réduit de 83.87 qu'il était on 1928 a 83.57 en 1929.I L'évêque de Chicoutimi la semaine sociale Appel chaleureux aux prêtres el aux fidèles et S.G .Mgr Lamarchc vicnl d'adres-isér n son clergé une circulaire où fil loue l'oeuvre des Semaines so-; ciales el invite prêtres et fidèles ji ; assister h celle gui se tiendra à Chicoutimi à la Tin du mois d'août.Nous sommes heureux d'eu donner quelques extraits à nos lecteurs: "Vous apprendrez avec une légitime fierté, chers collaborateurs, | que la "Semaine .sociale" tiendra ses réunions en celle ville de Chi-1 coutimi du lundi 26 au 30 août | prochain.Les "Semaines sociales" sonl des semeuses de doctrine, de justice, do charité el d'adaptation cvangélique ; elles s'appliquent à répondre, éclairées par la foi catholique, la science sociale et l'expérience, aux mille problèmes soulevés par un monde en ebullition, par une organisation sociale qui ne cesse de s'agiter cl de se transfarmer.La sagesse chrétienne ne consiste pas à défendre ce qui est pour .la seule raison que cela est.ce qui serait bien simple: elle consiste, chose autrement difficile, à suivre avec clairvoyance la marche des j choses cl à mettre les oeuvres apostoliques en harmonie légitime avec '¦ des besoins qui changent cl des situations qui se transforment."Au Congrès international eucharistique de Chicago, je rencon-: Irai par hasard en voiture publique un citoyen américain ne partageant pas nos croyances.En face de ces foules venues de tous les pays du monde pour rendre hommage à l'hostie où elles apercevaient d'adorables réalités, il était vivement impressionné: "Si votre Congrès, me confia-t-il non sans mélancolie.peut ] mettre une petite étincelle spirituelle dans la niasse plus ou moins informe de matière qu'est l'Amérique, que voire Congrès soit béni.'' N'est-ce pas là l'expression individuelle de eel immense besoin que j Ma société présente éprouve încon-• sciemment pour la vérité, pour un | exposé net, loyal, dépouillé de | , passions étroites, des solutions que l'Eglise détient : aux problèmes breux, et aux aspects si divers, de l'âge présent?Rester silencieux en ; face de tous ces problèmes nouveaux comme si le catholique ' n'avait rien à dire sur le sujet, se-! rait prendre une attlitude pitoyable ressemblant à la lâcheté, à l'ignorance, à la trahison, à la capitulation.Quand on a l'honneur de représenter, au milieu de tant de ténèbres, la pure doctrine du Royaume de Dieu sur la terre, ne faut-il pas posséder assez de virilité intellectuelle el morale pour tirer les conclusions et les applications pratiques de cette doctrine si éminemment sociale qu'est la doctrine catholique?Ne faut-il pas apporter les remèdes, positifs et négatifs, aux maux de la société dont la foi catholique doit être la lumière, le sel vivifiant, le levain qui soulève toute la masse?Bénies soient les "Semaines sociales" qui nous représentent et combattent pour nous aux avant-postes! .le ne dis pas qu'elles puissent par les remèdes présentés faire disparaître tous les maux de cette lerre.mais je honneur el reconnaissance aux dateurs, aux bienfaiteurs, aux liens de la "Semaine sociale" souvent 1 pommes s'attend de leur âme afin de mettre en ce monde un peu plus de foi.de charité, de justice et de paix! .Malheureusement l'action ca thoiiquc sociale est trop traversée par l'inertie des bons, les résistances des méchants et les machinations de l'esprit du mal.Qu on laisse la sainte Epouse du t.linsi.l'Eglise, accomplir son oeuvre sans la contrecarrer par l'explosion de mille passions diverses et sans cesse renaissantes, plus que cela, qu on l'appuie et qu'on la seconde, et ce monde sera transforme et 1 on y verra fleurir la justice, la chante el les vertus qui font heureux les peuples et le.s individus."Donnez-nous, disait saint Augustin aux maîtres de son temps, donnez-nous des gouvernants, des magistrats, des négociants, des pères, des mères, des époux, des enfants, des domestiques tels que les demande le Christ, el ce inonde senne république idéale, le para-1 ja rendu", ("hose étrange, a-t-on | t\c it.la doctrine chrétienne, qui semble destinée à procurer uniquement le bonheur éternel, assure aussi merveilleusement le bonheur en ce monde.L'idéal des catholiques sociaux, c'est toujours d'édifier celte cité où chacun s'aime; c'est toujours de combattre cette autre cité, terre de la haine et de I'égoisme féroce.Parler ainsi, c'est déjà proclamer l'excellence de l'oeuvre accomplie par les Semaines sociales.Elles mettent en lumière les problèmes sociaux cl les solutions fournies par la doctrine et ln morale catholique.Ce sont, on l'a dit heu-Universités ambu- 'es industries est normales, quelques usines produisent à plein rendement.L'aciérie emploie 3,000 hommes et 2,200 hommes travaillent aux mines Wabana.L'extraction du charbon se maintient.Les scieries marchent à pleine capacité et le commerce d'exportation tend à diminuer.La flotte de pèche est par-lie pour le voyage annuel d'été de trois mois.Le marché de poisson séché est faible.La prise de homards est bonne, mais la demande n'est pas grande.Le.s pommes et le.s de terre sont belles; on à une récolte de foin ordinaire.Dernièrement rature plus favorable Xeuveau-Brunswiek et Ic-Ecossc une récolte fraises.A Halifax, la csi! active.une tempé-a donné au à la Nouvel-moyenne de construction Les automobiles eu Allemagne ra dis écr ! Bien que le nombre des aulomo-i biles que l'on rencontre en Allema-j gne soit relativement léger si on le i compare à celui du Canada ou des I Etats-Unis, l'augmentation de ces récentes années est une preuve de popularité croissante de ce mode locomotion en dépit du coût relativement plus élevé de l'achat aussi bien que de l'entretien des voitures.En 1921, on comptait dans la république 1'10,069 voitures automobiles de tourisme, tandis qu'en 1928 ce chiffre était passé à 311,219.Le nombre des camions a doublé durant la même période, passant de (ii),029 à 121,765, tandis qu'une augmentation de pourcentage beaucoup plus forte survint dans le nombre dis omnibus, qui Tinta de 1,510 a 7.161.Du côté des importations la situation est à peu près identique.En 1923 il avait été importé 1.169 voitures, tandis qu'en 1928 ces achats portèrent sur 17,819.Le.s im- reusement, des «jh.v;.^1 portatiôns d'automobiles américai lantes .Leurs professeurs sont desi '„„.__,__ maîtres: aucun problème ne leur est indifférent ni aucune difficulté ne les arrête.Si on ne peut y résoudre tous les problèmes, v régler toutes les difficultés, au moins on les place dans un jour intéressant,! on suscite des recherches, on provo-! que de nouvelles études, on fait lever de nouveaux apôtres.Par le et peut apporter j rou]fiment des idées se créent les I nom-, oeuvres apostoliques comme par le maniement de l'or s'organisent les j grandes fortunes.Et tout cela pour le bien de l'individu, le progrès rie | la société, le triomphe du Christ-Roi.Est-ce donc si peu de chose?Et qui ne s'empresserait d'apporter! son concours à une oeuvre si excellente?"Chers collaborateurs-, comment votre zèle apostolique cl social demeurerait-il indifférent pendant j qu'on travaille, qu'on bataille pour la cause dont vous avez promis d'être les soldats?.le vous invile à assister au moins à quelques séances de cette Semaine sociale et je vous prie de transmettre avec insistance la même invitation à vos paroissiens, surtout à ceux que les sujets divers pourraient intéresser davantage."A cette occasion.Son Excellence Monseigneur Andrea Cassulo, délégué apostolique du Canada, nous fera l'honneur de visiter notre ville el noire diocèse.Son Excellence arrivera à Chicoutimi samedi soir, le 2-1 août, célébrera dimanche la messe pontificale à la cathédrale et présidera lundi matin à l'ouverture de la Semaine sociale".nés ont commencé en 1924, pour at.teindre en 1928 le chiffre de 12,393.Les exportateurs canadiens devraient être en mesure de prendre part à ces affaires.La médecine familiale M.Andrew Sodermnn.de Chicago Heights.111., écrit: "I! y a toujours quelque chose qui cloche à la santé d'une grande famille: maux d'estomac.intestins irrégulier.s.rhumes, maux de tète, etc., mais quel que soit le mal.le Novaro du Dr Pierre cil toujours le remède qu'il faut aux enfants aussi bien qu'aux grandes personnes.Il est notre remède de famille depuis 23 ans".Il est vendu seulement par des agents, spéciaux nommés par le 'V PeterTahrney and Sons Co.de Chicago.III.Ce n'est pas une médecine de droguiste.Livré exempt de douane au Canada.La cire rlis: fon-sou-qui depuis dix ans donnent le meilleur l'industrie de la des peaux bais- LA SITUATION DANSic^aS-^Sx f É4An?I£ PP nVlNrC sen1, mais ccux fl" cuir restent fer-V.nAl^U£, ri\UViI\Lll nus en dépit d'une vive concurren- - | ce.Le commerce intérieur de la nii- Qucbcc.— Le commerce de gros noterie est toujours bon, tandis que est satisfaisant el les détaillants lp.commerce «l'exportation est plu-voienl leur commerce stimulé par '"t mediocre.Le foin, maintenant une belle température et une afflu- coupé, a donne une assez bonne ré-ence considérable de touristes.Les code.Le ble d automne a bonne monufac'ures sont généralement ac-1 apparence, mais les céréales semées fives.Les usines de matériel de chemin de fer et les aciéries sonl toujours occupées.Les raffineurs de sucre sont satisfaits des opérations de juin et ont en mains des commandes pour l'exportation.Quelques industries textiles traversent une période de tranquillité.Le.s : briques de confection pour hom mes travaillent aux vêlement d'automne sous des conditions de concurrence aiguë el la vente n'est lias très active.La construction marche bien.Les fabriques de peiulurcs et vernis reçoivent de bonnes commandes ci la demande pour le bois de construction augmente.Les scie- i coite.Le blé d' ! apparence, mais 1 'au printemps donneront a peine une L'emploi de feuilles de cire gaufrées est très répandu et en y ayant recours nous cherchons à réaliser quatre buts utiles à nos colonies: 1.avoir des rayons solides et bien fixés aux cadres; 2.diminuer le temps e[ l'énergie que le.s abeilles doivent dépenser pour construire les rayons; 3.obtenir le plus possible des cellules d'ouvrières et enfin avoir des rayons bien droits.Certains apiculteurs mettent des feuilles entières, d'autres,par raison d'économie, ne mettent que des fragments de feuilles destinés h ser-' vir d'amorce et de guide.L'écnno-j mie réalisée est d'abord fort petite, j mais elle n'est pas du tout avantageuse parce qu'en ne donnant que des morceaux de feuilles nous ne | réalisons pas les deux buts prinei-j paux que nous cherchons.La production de la cire et l3 j construction des rayons exigent de récolte normale.Les pâturages sont I ,a Colonie beaucoup plus de force très beaux.I et r'e travail que la production du Provinces de la Prairie.— Lés mie]> cl,es exigent aussi un temps manufacturiers sont assez occi.-iPlus lonB- Donc si nous fournis pés.la construction et les entreprises connexes sont actives.Le corn-fa.lmerce d'épiceries en gros et le commerce de détail de lingerie et de chaussures accusent une bon renouvellement de marchandises; les autres commerces sont normaux.Le commerce de détail, affecté par la j mauvaise apparence de la récolte est tranquille.Les ventes d'automo-I biles et d'instruments aratoires ont l sensiblement baissé.Les rentrées ries marchent à plein rendement.Demande satisfaisante de bois à pâte, les fabriques de papier produisent à 85 pour cent de leur capacité.La croisance des récoltes, favorisée par la température, est satisfaisante.Ontario.— Le commerce de dé-| lail est p.u\ actif que d'habitude, à [pareille date.La chaleur a poussé 'la vente de certaines marchandises saisonnières et l'arrivée des touristes a activé d'autres commerces.Le commerce de gros s'améliore, les ventes dépassent celles de l'an dernier.Les rentrées sont satisfaisantes.Les facteurs de meubles sont en général liés occupés surtout à exécuter les commandes spéciales [pour cabinets de radio.Les usines .d'automobiles el les industries connexes ont réduit les heures de tra-: vail cl emploient moins d'hommes.Les manufacturiers d'Instruments aratoires sont satisfaits de leur commerce d'exportation, mais au pays la vente baisse.Les fabriques de pneus, de peintures el vernis, lout très occupées.L'exécution de bonnes commandes, pour l'autom- INVENTIONS Demandez le Manuel trtiUr* d*i BnmAa, marquas do commerce» etc.MARION & MARION f , ¦ * /««dU M 1111 , 3W, m» Uninnltt.Mon'.ritt.sont lentes.Le 20 juillet, le blé au I comptai]) fermait à 162 au lieu de 129 5-8 i! y a un an.Les prix du blé ont subi une hausse causée par l'effet d'une mauvaise température sur la récolte.Le marché du bétail a été assez actif et le.s prix ont été fermes, mais le bétail est plutôt inférieur.Le.s bons animaux de boucherie sonl rares.Les porcs se vendent plus cher.Les permis de constructions, pour le premier semestre, se chiffrent à S7,400.000 à Winnipeg.$5,422,000 à Régina, 84,-71 7,000 à Calgary et 83,012,000 à Edmonton, les excédents sur les chiffres de l'an dernier sont respectivement de 15 p.c.18 p.c, 30 p.c.et 57 p.c.On inscrit environ 1110 homesteads par semaine, au Bureau des Terres, à Edmonton.Colombie-Britannique.— Le commerce de gros et de détail accuse une amélioration et le mouvement îles marchandises est satisfaisant.L'activité de la construction à Vancouver el aux alentours se continue.On croit que 'affluence de touristes dépassera de beaucoup celle des années précédentes.L'inactivité de l'industrie du bois de construction est eu partie causée par la diminution de la construction aux Etats-Unis; le marché du bardeau est tranquille.Le.commer- \ ce d'exportation s'améliore, quel-' ques demandes de renseignements viennent du .lapon.La production de billots est ordinaire et les prix se maintiennent.La pêche au saumon débute bien; la prise, à date, est satisfaisante et les perspectives pour la saison sont très encourageantes.La pêche au flétan est au-dessus de la moyenne et les prix sont élevés.Le marche du bétail est tranquille et les prix sont stationnaircs.La température a favorisé la majeure partie des récoltes.Provinces Maritimes.— Le commerce de gros et de détail est .satisfaisant et les rentrées sont très bonnes.L'affluenc'c des touristes augmente graduellement.La marche / sons la feuille entière, les abeilles épargneront des forces et du temps qu'elles pourront consacrer à la récolte et la production du miel.Il est mieux encore de donner des feuilles entières parce que les abeilles ne feront qu'agrandir les parois des cellules commencées et ne construiront pas des cellules de mâles.Or ceux-ci consomment et ne rapportent pas.Nous n'aurons donc que des cellules d'ouvrières.Nous avons donc tout intérêt à garnir complètement les cadres au lieu de les amorcer simplement, malgré que le premier système soit un peu plus coûteux.L.R .A.Consommation du beurre et du fromage D'après des statistiques fédérales qui viennent d'être publiées, la consommation du beurre et du fromage par âme de population a considérablement augmenté de 1927 à 1928.Il y a eu augmentation constante depuis 1925 dans la consommation du beurre par tète, tandis qu'il y a eu des variations dans celle du fromage.Pour le fromage, la meilleure année a été 1926.LE BEURRE Depuis 1925, la consommation du beurre a été la suivante (la consommation par âme de population se trouvant entre parenthèses) : 256.2 millions de livres en 1925 C27.0 livres par Ame): 267.0 millions de livres en 1926 (2S.44 livres par Ame): 273.4 millions de livres en 1927 (28.72 livres par âme); 283.0 millions de livres en 1928 (29.31 livres par âme).LE FROMAGE En 1925, la consommation du fromage a été de 29.3 millions de livres (3.13 livres par âme de population): en 1926 elle a été de 37.9 millions de livres (4.04 livres par âme); en 1927 elle a été de 32.2 millions de livres, soit 3,38 livres par âme de nopulation; en 1928, elle a été de 34.1 millions de livres, soit 3.54 livres par âme dp population.LES EXPORTATIONS CANADIENNES Le* statistique» fédérales révèlent quo pour les 3 mois Unissant le 30 Juin 1029.les exportations canadiennes ont été.par comparaison avec 1928, de: Valeur totale des exportations (production canadienne): en 1928.$284.117,730: en 1B29, $285,376,005.Exportations (production étrangère): en 1928.$5,030.448; en 1929.$5,705.616.Principaux Item d'exportation: Blé.boisseau .Farine de blé.barils.Poisson, qtx.Fourrures .Viandes, qtx.Fromage, qtx .Planches et madriers M pels.Pulpe, qtx.Papier a Journal, qtx.Automoolles et pièces .Cuivre non fabriqué, qtx.Nickel non fnbrlqué, qtx .Valeur dos Importations déclarées pour la consommation (marchandises en Xranchlso).Valeur des Importations déclarées pour la consommation lmarchandises imposables .Valeur totr.lo des Importations déclarées pour la consommation locale .Au 30 Juin 1928 Quantité 60,602,251 2.211.605 516,506 243.813 113,767 427,959 4.084,087 10.166,803 402.375 238.733 Valeur $ 83,905,359 S 13.843,470 $ 5,129.211 $ 5.131,811 S 4,332.137 $ 2,405,150 $ 11.451,359 $ 10.762.499 $ 32.742.540 S 7,118.234 $ 4.955.328 S 5,210.832 $105.137.520 $107,618,961 Au 30 Juin 1929 Quantité Valeur 59,974,380 2,561.512 515.253 ÏBÏ.454 103.989 420.296 4,112.991 11,932,354 520,433 281.671 S 64,840,371 $ 13.581,148 $ 6.491,977 $ 5,057,167 S 4,057,800 $ 2,310.427 $ 11.702,427 $ 10,612,210 $ 35,417,344 $ 11.052.437 $ 8,202.805 $ 6.517,764 $111.248.387 $224.325,319 $302.770,481 .$335,569.700 I/on célèbre la mémoire du R.Père Lacombe Edmonton, Alberta, 21.— A six milles d'ici s'esl déroulée, dimanche, une cérémonie qui a attiré des milliers de personnes.En effet, l'on célébrait, à Saint-Albert, celui dont la vie ne fut qu'un continuel dévouement, le R.P.Lacombe, O.M.I., fondateur de Saint-Albert, un ancien président du Pacifique Canadien", La province de Québec a fourni SI.000 nu monument.La cérémonie a consisté dans le dévoilement d'un magnifique monument.La statue du R.P.Lacombe, coulée dans le bronze, repose sur un piédestal en granit haul de six pieds, et dont le poids est de sepl tonnes.A 10 heures 30, une grand'messe pontificale a été chantée par S.(j.Mgr l'archevêque O'Leary, pendant que dans l'après-midi, l'on a procédé au dévoilement du monument au R.P.Lacombe.Le dévoilement a été fait par M.P.Bums, de Calgary, et le principal orateur a été un cousin du héros de la fête, M.Li-guori Lacombe.CH.représentant de la division Laval-Deux-Monta-gnes à la Chambre des Communes du Canada.M.Lacombe.devant une foule immense, a tracé un vivant portrait de celui à qui il a l'honneur d'être allié par le sang.En taisant la biographie du B.P.Lacombe.l'orateur a fait un récit saisissant de l'arrivée du B.P.Lacombe à Saint-Albert, en 1861.Parmi ceux qui assistaient à la cérémonie, on remarquai! un fort groupe de la province de Québec, dont les voyageurs rie l'Université de Montréal; Mgr Sabourin, supérieur du collège de Valleyfield, M.Henri Laureys, directeur de l'Ecole des Hautes-Etudes commerciales de Montréal oui pris la parole.De même le lieutenant-gouverneur de la province de l'Albcrta et le premier ministre J.-E.Brownlee, l'hon.Charles Stewart, représentant le gouvernement fédéral, l'hon.P.-E.Lessard, sénateur; le maire Ilogan, de la ville de Saint-Albert, le député de la division, au provincial, M.Lucien Boudreau, le Dr Pelitclerc, représentant les Associations canadiennes-françaises de la région; des représentants du Pacifique Canadien et du Canadien National, etc., etc.ainsi qu'un nombreux clergé, i dont plusieurs membres de la com-| munaulé des RR.PP.Oblats, entr'-! autres, le R.P.Ian, de Saint-AJ-\ berl, MM.James E.Reaillv et John Blue.Pour commémorer non seulement le souvenir du R.P.Lacombe, mais encore celui de tous les missionnaires qui vinrent en Alberta, avant 1875.l'on a construit une vaste avenue, nommée: "Avenue du Souvenir".Grâce à sir Henry Thornton, président du Canadien .National, la gravelle de celte avenue a été donnée par le Canadien National.C'est le département de l'intérieur, du Dominion du Canada qui a construit et entretiendra cette avenue.Elle conduit à une chapelle où se trouvent les restes de S.G.Mgr Grandin, premier évoque de Saint-Albert, des RR.PP.Lacombe et Leduc.Le comité en charge de la cérémonie du dévoilement au R.P.Lacom-ve se composait de MM.K.-A.McLeod, président; James-E.Beillv, secrétaire; le R.P.Jan.O.M.I.de Saint-Albert; l'hon.P.-E.Lessard, sénateur, le Dr A.Biais.John Blue et Joseph Lambert, de Saint-Albert.Le> débits des banques au Canada Les débits des banques pour 1rs premiers six mois de l'année pré- sente sont de 8 pour cent plus considérables que les plus hauts chiffres établis en 1928.Le total pour la 1ère période de 1920 est de $23,940,100.000, comparé avec $21,120,000 pour la même période de l'an dernier de l'an dernier, d'après les chiffres fournis par le bureau des statistiques du Dominion.La plus forte augmentation relative est constatée dans la Colombie-Anglaise, dont la prospérité est marquée par un gain de 24 pour cent durant le premier semestre.La province d'Ontario montre le gain absolu le plus fort.Le grand total étant de $9,512,000,000.soit 11.5 pour cent.Dans la province tie Québec, l'augmentation est de •1.3 pour cent; tandis que les provinces des prairies montrent une augmentation de 2.8 pour cent.Dans les Provinces Maritimes, le.s échéances indiquent une recrudescence d'activité pour le premier semestre de cette année.Les trois principaux centres de la province de Québec indiquent une diminution générale à Montréal, elle est de 17 pour ceni.Le total du mois de juin pour les trois centres est de $1,181,000,000, soit 16.4 pour cent de moins que le total 1928.Ouébec (échelle de.pointage, etc.» svappliqucront au nouveau cou cours qui ne dérange en rien le concours annuel provincial qui se tient actuellement dans i une (le nos régions agricoles.L'honorable ministre de 1 agriculture est convaincu que lous les anciens lauréats du Mérite Agricole depuis 1921.qui ont obtenu au moins 900 points, se fjront un devoir et un point d'hoiineur de reconnaître le geste du gouvernement français, et rivaliseront d ardeur dans l'espoir d'obtenir celle décoration qu'offre la République française au lauréat qui aura le plus persévéré dans ses bonnes méthodes de culture et d'élevage.La réception ties entrées à ce' concours spécial se terminera le 15 août 1929.alors que le.s juges commenceront la visite (les rennes inscrites.Les Prix d'action intellectuelle min La France déeorera un cultivateur de Ja province de Québec Prenant la parole au cours de la celebration de la fête du Mérite Agricole, l'hiver dernier, M.Edouard Carteron, consul général de France au Canada, annonça qu'il verrait à ce que le gouvernement de la République française mette a la disposition de l'honorable ministre de l'agriculture de Québct une décoration de chevalier ou d'officier du "Mérite Agricole de France" pour l'attribuer à un des lauréats du Mérite Agricole de la province de Québec.Le gouvernemenl français, voulant indiquer l'intérêt qu'il porte au magnifique développement de l'agriculture dans la province de Ouébec, a acquiescé h la promesse de son représentant, M.Carteron.cl l'honorable M.J.-L.Perron, en vue d'attribuer cette décoration française, a décidé d'organiser immédiatement un concours de pers-vérance ouvert à tous les lauréats du Mérite Agricole qui.depuis l'année 102-1 incluse, ont obtenu au moins 900 points dans le concours régulier du Mérite Agricole.Le nombre de ces lauréats est d'une centaine environ, répartis dans tous les districts de la province de Québec.Une circulaire annonçant ce concours de persévérance et les conditions à remplir a été adressée à chacun d'eux.Les règlements du concours du Mérite Agricole de la province de L'intérêt grandissant créé autour de notre littérature par l'organisation des "Prix d'action intellectuelle" encourage l'Association catholique de la Jeunesse canadienne-française à continuer l'œuvre entreprise par elle, il y a bientôt dix ans.Par son entremise, dix prix de $100 chacun seront encore recueillis et distribués au cours de l'hiver prochain entre les auteurs les plus méritants.Grâce au concours de généreux et distingués concitovens toutes les variétés de talents trouvent place et récompense au concours.Les matières se groupent sous les rubriques suivantes: littérature, narration française, poésie, critique littéraire et critique d'art, littérature el sciences religieuses, philosophie et droit, histoire et politique, sciences sociales, économie politique, travaux scientifiques cl techniques.Des jurys, dont la compétence hors ligne assure au concours l'impartialité el la supériorité de choix (lui s'imposent, sont chargés d'examiner les ouvrages soumis dans chaque section.L'A.C.J.C.prime le.s ouvrages en langue française déjà publiés ou présentés en manuscrits, dans les douze mois d'octobre à octobre de la même année, par tout Canadien français Agé de pas moins de 20 ans el de pas plus de 35 ans.de l'un ou de l'autre sexe.Les concurrents doivent s'inscrire avant le 1er octobre 1929 cl adresser leurs œuvres en "fi erein-plaires" au Secrétariat général de l'A.CI.C., 00.rue Saint-Jacques ouest, bureau 701, Montréal.O JnuriiM est imprima *uji Nos .\)C-3*n nie Nolre-Uame Fit.£ Montréal, nej l.'IMPfllMr.n'K Porv.LAlîlE (s rononvi-Alllt' •.'mlti'ei r.EORr.KS PtT.I.KTlF.n.urlmi.-îflrmtrtii c?•PcrrL**'-» Tas-ras déjà invité ta riomf: a fake une ballade wns TOM HOUVEL AUTO, QUAJïD AU PREMIER.COIM DE RUE.ELLE COMMENCÉ PAR.TE COMSclLLEE DtMPUTTER TES FREIrB- ET AU COIN SUIVANT El .LE CP.CVT OEVOÎG T'AVERTIS Çl/fL TAUT COR.MER - ' .d JUSTE gomme TU vas lui demander.de te laissee.conduire EN paix.TU TE fais coincer le long du trottoir par UNE AUTRE voiture- .TAS-PAS DÉJÀ ESSAYÉ UNE BLACK HORS POUR RELEVER LE MORAL.dites simplement '£?C^ÊrarPNT 59>'1 1er AOUT 1929 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE TROIS Nous payons comptant tous les jours de l'année pour les Oeufs frais.Volailles Vivantes et Volailles Abattues, Porcs et Veaux Abattus Beurre rie Crémerie et de Ferme Fromage, Etc.SATISFACTION GARANTIE - ECRIVEZ POUR LES PRIX GUNN, LANG LOI S & COMPAGNIE LIMITEE MAîn 8600 Montréal.Que.PETITES ANNONCES TARIF: 50 sous par insertion fie 25 mots on moins; 2 sous par mot additionnel.Dîverr Bottines, jambières, culottes; chemises, imperméables, couvertures de lit, tentes, provenant du surplus de l'armée.Catalogue sur demande.Magasin du surplus militaire, 022 rue Notre-Dame ouest.A VENDRE TABAC.ETC.TABAC CANADIEN on fouilles ot hache ainsi quo cigares et plpen.Nous vendons aussi Its "Ur?hter3" et montres d'hommes.Demandez ma liste de prix.J.A.Pllcn, 6t-noch L'Achluan.comté L'Assomption.TERRES Desire entrer en relation avec propriétaires dt terres.Prix comptant.Détails fournis.S'adress?r a C.O.Lundqulst.Minneapolis.Minn.E -U."8-29 COURROIES De seconde main.Courroies en bonne condition aux prix minimes suivants: 3 pouces, 4 plis, 15 cents du pied; 4 pouces.4 plis.20 cents du pied; 5 pouces.4 plis, 25 cents du pied; 0 pouces.4 plis, 30 cents du pied; 8 pouces.4 plis.40 cents du pied; 12 pouces, 4 plis.65 cents du pied.Autsl un stock considérable d'outils de forRo do seconde main: enclumes, foreuses (drlllsl, étaux.soufflets et autres machines de toutes sortes il d03 prix très réduits.L.S.Tarshls and Sons Ltd.450-F.rue McGUl, Montréal.LES PRIX DE LA DERNIERE Ce que vous vendez Prix du gros, net, livrée à Montréal Dernière correction, Mardi, à 1 heure p.m.BEURRE DE BEIJRRERIE la îo~>» Pasteurise No 1.S0.3754 No 1.0.36J-4 No 2.0.3534 FROMAGES LOCAUX MeuJes de 20 Ibs.Meules de 5 ]bs (parafine> FROMAGE COLC»r.Ê S0.16K la II"' No2.0.15% FROMAGE BLANC la lin» AYRSHIRES ET CHESTER BLANC — Trois Jeunes taureaux du printemps.Ayr-Bhlrcs enregistrés.Troupeau accrédité.Porcelets Chester blanc enregistrés nés fin d'avril, prix modérés.J.-C.Bernard.St-Ple.comté Bagot, RR.No 2.27-2C-29 No l.No 2., 0.16V4 0.15H OEUFS TERRE A VENDRE Deux lots formant 200 acres dont 90 arpents do tercr faite, bi.lance en r-iiUirofie.bols vert et brûlé.Terrain planche, pas de roche, terre Jaune sablonneuse.Bonnes bâtisses.A 2 milles de l'église.Pour plus d; renseignements s'adresser 6, Mme veuve Orner Béllsle.L'Ascension, comté Labclle.25-26-27-28 la duiiu'nt Frais Extras.o.35 Frein Premiers.0.28 Poulettes .Frair,Seconds.0.23 POULES VIVANTES Choix, S Ibs ot plus.25 J Bonne 43* Ibs et plus.22 :1 Moyenne, -1 lbs et plus.** .23 ; Passable, 3 lbs et plus____.û.2 POULES ABATTUES Courtiers en produits laitiers, spécialités: beurre el fromaRC.AUGUSTE TRUDEL vice-président, et gérant pour la province de Québec.Adresse des correspondances: HENDERSON, STUART, LTD, 500 EDIFICE McGILL, MONTREAL.Adresse des consignations: HENDERSON-STUART, LTD, CANADA COLD STORAGE, MONTREAL.UN REMFDE EFFICACE POUR LES MALADIES DES FEMMES DIX JOURS DE TRAITEMENT "Orange LUy" est un remède cfflcaco pour toutes les maladies des femmes.Il s'applique localement et est absorbé dans les tissus douloureux.La matière morte défectueuse de la région congestionnée est expulsée, donnant i-un soulagement Immédiat.mental et physique; les vaisseaux sanguins et les nerfs Bont tonifiés et renforcls; la circulation redevient normale.Comme ce traitement est basé sur des principes strictement scientifiques et agit sur la localité actuelle de la maladie, u ne peut qu'être bon dans 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comparer avec $97.705,802.95, en 1028, soil une augmentation de •?.» - 940,948.02.Les recettes nettes ont été de $10,350,830.89 en 1920 à comparer, avec $10,45i;737.85 en 1028, soit une diminution de $94,906.96.GRATUIT CONTRE L'ASTHME ET LA FIEVEJES FOINS Essayez-le gratuitement Comment soulager les pires attaques — laéthoda merveilleuse dans ses effets.c.vous souffrez de ces terribles ntta-.ri"asthme et de fièvre des foins; st Sîuï S comme «I chaque respira- ,° Si être la dernière, no manquoz «'écrire immédiatement a Frontier pM._.ri nour un essai gratuit d'une Aïtt morve ouso do traitement.Où mé.vous "oyez.quel que soit lo remède 3*lâ essayé ess-vyez notre méthode.Kal-^«le mémo si vous avez essayé sans suc-'S.tnù» les autres remèdes.C*£n essayant notre méthode voua vous .nïroz compte dea progrès réalisés dans u traTtcmeni de l'asthme ot cela en décide vos désappointements passés Cette notr est publiée en vue d amoner les per-oui souffrent de l'asthmo h profité?d'une méthode qui est 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Le mouvement des grains Ottawa."10 (S.P.C.) — Les exportations de blé canadien au cours du mois de juin dernier se sont totalisées ù 25,587,503 boisseaux d'une valeur de $28,340,779, selon les chiffres publiés par le ministère de l'Agriculture.Durant le même mois, le Canada a importé «,020 boisseaux de blé d'une valeur de $8,914.Les exportations d'orge durant le mémo mois se sont élevées a 3,-033,017 boisseaux représentant une valeur de $2,338,271.La quantité d'avoine exportée a été de 2,759,-960 boisseaux dont la valeur Tut de $1,684,543.Le Canada a importé au cours de juin 1,022,905 boisseaux de maïs, ci- qui représentait une valeur de $900,238 et 6,580,061 livres de coton d'une valeur de .?!,4()2,-100.Le Canada a aussi reçu 2,780,-011 livres de Ihé noir d'une valeur de $863;362 et 2.0.10,011 livres de café d'une valeur de $514,423.Les importations de beurre se sont chiffrées à 424,050 livres durant le mois de juin, et celles de la laine à 820,308 livres.Le commerce du Canada avee le Brésil L'orientation de nos exportations au Brésil en ces récentes années est démontrée par le fait qu'en 1013 elles avaient représenté .$047,402.et qu'en 1024 elles furent de $2,024,-310, pour atteindre le total de .$">,-872,940 à la fin de l'exercice 1929, écrit le commissaire du commerce A.-S.Blcakney, de Rio de Janeiro.La tendance avait été à la baisse durant ln période difficile d'après-guerre, mais depuis 1924 elle est a la hausse.L'amélioration depuis cette dernière année a été substantielle et d'une régularité encourageante.Ces chiffres sont d'autant plus remarquables que, vu certaines conditions, il ne fut pas possible d'expédier régulièrement et en Bonne, 4ii lbs et plus.Moyenne.4 lbs et'plus.Passable, 3 lbs et plus.BOULETS VIVANTS Choix, \\A i\ 2 lbs.Bon, Ibs et plus.Moyen.3 lbs et plus.Passable, 214 lbs et iiliin .BOULETS ABATTUS Choix, ,r) lbs et plu».Bon, 4J-i lbs et plus.Passable, 3 lbs et pluB.DINDES VIVANTES Choix, 12 lbs et plus.Bonne, 10 lbs et plus.Vieux dindes.DINDES ABATTUES la llTre 0 20 0 23 0 24 ) à 21 la livre 0 05 0 on 1) 00 0 00 la livre 0 22 0 25 (i 2S 0 00 la UT,e 0 00 0 00 0 00 0 00 la llrr.0.27 0.0.27 CANARDS VIVANT; Bon, 5 Ibs et plus (jeunes).Moyen.4 Ibs et plus.l» llTre .00 .00 LAPINS 1p llrrc No 1 f4 lbs et plus).Ï0.18 à .20 LIEVRES le couple No 1 coup!?.0.00 MILL BLANC Récipients de (30 Ibs).de (5 Ibs).de (2y2 lbs).MIEL AMBRE ln livre .0.10U .0.1 l'X .0.12 M la livre Récipients (30lbs).0.07'/$ K ( 6 lbs).0.08M (2Hlbs).0.9 MIEL BRUN la Hvro Récipient (30 Ibs).0.06H ( 5lbs).0.07H.(2'^lbâ).0.0S SIROP D'ÉRABLE No 1 (nouveau).No 2.lp Rnllon .1.75 .1.65 SUCRE IVÉRABLE Nol.No 2.No 3.la livre 0.17 0.10 0.00 BOUVILLONS VIVANTS 1« 160 livres Choix.Nol.10.50 n 11.00 Xo2.9.50 i 10.00 No3.7.50 a 0.50 VEAUX DE CHAMPS ABATTUS la llvrr Nol.3.15 No 2.!.14 Choix.Nol.No 2.MOUTONS VIVANTS 1rs 100 llvrrJ 7.00 3.50 MOUTONS ABATTUS le tlrrc Choix.0.17 Nol.0.10 No 2 .0.15 No 3.0.00 AGNEAUX VIVANTS les 100 Ilvr«) Nol .13.00 h 00.00 No2.'.'.' .* ; ; ; ; ;12.00 a 00.00 AGNEAUX ABATTUS du printemps « l 1 4) 3 % paquebot se dirigera pour enfin faire vapeur pour Vancouver et plus tard, vers les ports d'Orient, soit exactement le 17 octobre prochain.l."'Knipress of France" qui navigue actuellement sur les eaux du Pacifique, retournera en Angleterre à l'automne où, après avoir subi des modifications radicales, il entreprendra en février 1930 la croisière annuelle du Pacifique Canadien sur la Méditerranée.region ae Gaspc On est A inaugurer ces jours-ci la nouvelle route régionale que le gouvernement a fait ériger tout autour de dii féerique péninsule de Gaspé.On a .travaillé à la construction de celte route depuis quelques années, et la somme dépensée de ce chef approche le million et demi.Il semble dès à présent que.c'est de l'argent bien placé, car les excursionnistes, dans leur promenade d'inauguration, ne tarissent pas d'éloges sur ce qu'ils voient, cl s'émerveillent des beautés de ce coin de terre à peu près ignoré jusqu'à cette heure.M.Taschereau.qui est du voyage, est frappé de voir à chaque maison de ce lointain pays, des groupes d'enfants orner le seuil de ces foyers prolifiques, ("est à croire cpie l.i vigueur de la race ne se démcnl nulle part et (pie.en quelque endroit que les nôtres érigent leur tente, ils apportent avec eux les qualités font de la race un chesse cl de force pays où ils vivent ment que ce soit.L'élonncment a trouver perdu.essentielles qui élément de ri-morale pour le si misérable- été grand de dans une sorte de hours une écolo rurale où l'on donne, en même temps que I éducation, les éléments de la science agricole.C'est à vrai dire la seule école du genre en celle province.Depuis le temps que certains hommes politiques bien inspires, demandent que chaque école rurale de nos paroisses soit aussi une école d'agriculture, au moins élémentaire, • le spectacle offert par les gens de Guspé sera, espérorts-nous, un plus vif encouragement a réclamer le double enseignement dans nos écoles du rang.On travaille à remettre sur pied noire organisation agricole en cette province.On va consacrer dans ce but des .sommes considérables.Il semble que cet effort louable sera toutefois incomplet, si parai-! lèlenienl a celte lâche on ne s'efr force pas d'inspirer mieux à la jeunesse de nos campagnes un goût.plus sincère de la terre, et le désir ' plus ardent d'y demeurer.La désertion de nos campagnes par la jeunesse élevée sur la terre, a été pour nous un grand malheur.Ce qui tient paraître un peu la justification de l'exode pour ces déracinés du sol.c'est que notre imprévoyance n'a pas opposé à l'attrait fallacieux des villes cl des grands centres le goût des choses ¦ de l:i terre et fait voir à temps les beautés de la "ie à la campagne.Si à tous ces petits enfants, ncs< de noire sol.on avait appris en .même temps que l'a, b, c, le càté-l ehlsme, et les notions élémentaires de la science courante, un peu de la grande science agricole; si on avait, dès l'école du rang, inspiré I à ces fils de cultivateurs, le vif désir de devenir à leur tour les maîtres de leur domaine, mois des maîtres instruits de toute l'expérience moderne, et aptes à tirer profit d'un intelligent labeur, la désertion de nos compagnes n'aurait pas clé i si lamentable qu'elle est devenue i depuis des années.Le chemin magnifique que l'on vient de donner à la péninsule de Gaspé, ouvre toute celte fertile région h de solides espoirs de prospérité.11 n'y a pas de doute que ce sera l'endroit de prédilection des touristes, et que de ce seul fait,, toute la région y trouvera un bénéfice immédiat Mais même pour.nous, il y aura bénéfice à tirer de la découverte tardive de ce coin heureux, si l'école rurale."La, seule du genre, dit le Canada, où l'enseignement agricole marche de pair avec l'enseignement secondaire.", inspire à nos campagne», du Québec l'idée féconde d'en ériger de semblables dans les école*, du rang de nos vieilles paroisses, comme dans nos paroisses nouvel-' les.Joseph BARNARD {Le Bien Public.) Quoi de plus rafraîchissant! 1er AOUT 1929 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS L'ENVERS LVUN REVE (Nouv elle) (par Marie-Antoinette Grégoire-Coupal) PIERRE MORELLY AU DOCTEUR .IULES ROCQUEVILLE Outremonl, le 15 juin 1!).Mon cher oncle, 11 y a longtemps que vous ne m'aviez écrit aussi longuement cl que je n'avais eu une aussi douce preuve de l'affection dont vous m'avez toujours entouré.Vous ne sauriez croire, cher oncle, combien je suis louché ut de cette lettre cl de l'invitation chaleureuse qu'elle renferme; j'irai plus loin, je vous remercierai tout de suite de l'intention secrète, du mobile qui vous l'a dictée et que vos lignes n'ont pas su parfaitement dissimuler à mon œil clairvoyant.Vous me vantez votre superbe villa d'été, vous m'assurez que le "climat" laurcn; tien m'est indispensable, à moi qui me porte le mieux du monde, vous me parlez de pèclve, d'excursions, que sais-je encore, mais ce qui vous fait désirer ma présence, avouez-le sans fausse honte, c'est une autre présence sous votre loit, c'est le rayonnement, autour de vous, de la fraîche jeunesse de votre nièce.Mademoiselle Uilberle.Oh! mon oncle, je ne me moque point de vous, je ne vous blâme pas le moins du monde, Mademoiselle Gilbcrtc et moi avons toujours été vos préférés, et c'est loui naturel que vous avez rêvé nous voir unis l'un à l'autre.Votre nièce esl charmante, mon oncle, trop charmante.Que je sois le mari qu'il lui faut, au point de vue du inonde, mettons que j'en convienne, mais que je devienne ce mari, voilà l'impossible, l'irrévocable impossible.Ah! je vous vois protester, mais je n'objecte rien; je vous dirai seulement ceci: Si j'ai un peu de célébrité, un peu de fortune, un peu de qualités parmi de nombreux défauts, un peu d'apparence physique, il me manque la première chose que l'on demande à un mari: un cunir! .le vous entends vous écrier: "Mais Pierre, mon pauvre Pierre, i,- l'ai toujours précisément reproché d'avoir trop île cœur!" Peut-être, mon oncle, mais le cœur csl une chose dont on ne dispose ]ias toujours el c'est sans doute parce (pu- le mien était si grand qu'il s'est épuisé si vite, parce qu'il semblait devoir ne jamais s'épuiser., Voici mon histoire; 11 en dites rien à personne.Elle était mon .secret, elle sera désormais le notre.Il v a quatre ans de cela.Je lisais un soir mon journal préféré quand une pièce de vers me tomba sous les veux, .le la Ids.je la relus, je pleurai, je repleurai, tant c'était vibrant, tant c'était senti comme savent seules sentir les âmes d'e-lile.Celait signé d'un nom de femme, un nom que je n'avais encore, nulle part vu ou remarqué; Beatrice Duhautmont.Le lendemain j'étais chez le directeur du journal el je lui demandais d'où lui était.venue celle poe-lessc incomparable.C'est, me dit-il.une nouvelle collaboratrice de notre journal; vous la lirez désormais chaque semaine dans notre page littéraire.C'est une jeune fille dont le talent esl plein de promesse; je ne la connais pas personnellement, elle m a été recommandée par un ami.La lire chaque semaine! La perspective était charmante.J'obtins son adresse el je revins chez moi rêvant déjà de gloire pour cette femme de lettres dont je ne rien ou presque, ou savais lout, puisque, SONNET leu ne savais encore plutôt dont je dans l'unique poème que j avais pu goûter d'elle, j'avais analysé son cœur et que le cœur chez la femme c'est déjà lout elle-même.Sous le coup d'un de ces enthousiasmes dont vous vous êtes si souvent moqué, j'écrivis à Mlle Duhautmont une lettre dont vous pouvez deviner la teneur.Elle ine répondit avec un tael, une gentillesse dont vous ne sauriez douter, vous qui aviez lu el apprécié l'œuvre de mon idole, une œuvre qui fui en si peu de temps célèbre dans les deux Frances.Plusieurs lettres devaient suivre ces deux premières.Je les ai là, chacun de ces feuillets noircis de la fine écriture d'une seconde Eu; génie de Guérin, ces feuillets qui me procurèrent cl nie procurent encore le plus délicieux régal littéraire que j'aie goûté de ma vie.Il faut les lire pour pénétrer l'âme profonde et délicate de Béatrice j Duhautmonl, pour comprendre jus-1 qu'à quel point elle élait artiste dans toute l'acception du mol.Je dis, "il faut les lire", et, cependant du coffre hermétiquement clos où | je les tiens jalousement enfermés, oscrais-je jamais les sortir pour les | laisser loucher par d'autres doigts que les miens, pour les laisser lire par d'autres yeux.! J'adorais les lettres de Béatrice, mais j'adorai bientôt beaucoup plus leur auteur, précisément peut-être parce (pie je sentais flotter autour d'elle un voile mystérieux qui me donnait l'impression que je communiquais avec un être immatériel, une âme délivrée des entraves terrestres.Béatrice m'emmenait dans tous les sentiers de l'infini el de l'idéal cl là.loin des laideurs du monde, elle me découvrait lentement son âme, elle nie I peignait, du plus alerte pinceau, ses aspirations, ses sentiments avec ' leurs nuances délicates, leurs tons i presque insaisissables el pour ' l'humble peintre que je suis, c'é-; lail une délicieuse révélation.Durant loule l'année que dura celle correspondance je vivais dans le rêve; j'avais fies ailes, me semblait-il, el je réussis les deux plus hardis tableaux de ma jeune carrière d'artiste.Pendanl ce temps Béatrice avait préparé son premier recueil de vers: je m'occupai de le faire mettre sous presse el de prendre à l'avance des souscriptions, car ma correspondante m'avait laissé entendre qu'elle n'était pas riche cl que cette impression lui coûtait un réel sacrifice.C'est alors que je réalisai enfin que Mlle Duhaulmonl élail une personne bien vivante, un être humain tout comme moi el que je me sentis pris du désir de la connaître.Une question d'affaires me retenait alors à la ville, il m'étail impossible de nie payer la satisfaction d'une fugue de l'autre côté de Québec.J'inventai donc mille prétextes au sujet de l'impression des volumes pour nécessiter à Montréal la présence de son auteur, mais tontes mes tentatives échouèrent.Mademoiselle Duhautmonl avait des solutions à tout et une façon ensorceleuse de les faire accepter sans réplique.I.'homme n'aime pas la résistance, ou plutôt non.la résistance l'attire: plus je sentais que nia correspondante voulait se faire insaisissable, plus je voulais à mon lour la saisir au vol.comme on lentcrail de saisir un oiseau incomparablement beau, à la voix incomparablement merveilleuse.J'ai vu des lacs profonds à l'onde, calme el pure.J'ai vu la mer immense au flot sombre el rageur.J'ai vu l'astre du jour caresser la ramure El la lune briller au front du bois songeur.El devant ces beautés dont para la nature Celui qui d'un désir fit le monde enchanteur, , Je m'inclinai, ravie et faible créature: J'adorai de mon Dieu la suprême grandeur.Mais j'ai vu mieux encor qu'un lac fier et limpide.Mieux que.la mer géante, écumeuse et rapide.Mieux que le soleil d'or el la lune d'argent: J'ai vu dans les yeux bleus d'un bel enfant timide.Se refléter une cime ingénue el candide El j'ai dit: Rien n'est beau comme des yeux d'enfant.MILLICENT \V or-pain beur- Si VOUS NE M'AIMEZ PAS dans un four modérément chaud, jusqu'à cuisson complète.ENGLISH RAREBIT 1 tasse de mie de pain rassis !i lasses de lait 2 cuillerées à soupe de beurre Quelques grains de poivre de Cayenne Vi tasse de fromage mou doux, coupé eu pot ils morceaux.1 oeuf '/i cuillerée à thé de sel 1 cuillerée à thé -de sauce cesler.Faire Iremper la mie de dans le Jait.Faire fondre le re, ajouter la mie de pfrin et le fro-1 mage.Lorsque le fromage est l'on-! du, ajouter l'oeuf battu légèrement I el les assaisonnements.Faire cuire I trois minutes puis verser sur ties tomates frites, du pain r/>li ou des crackers.Servira six personnes.FROMAGE CANADIEN ET RIZ cuillerée à soupe de beurre lasse de fromage râpé tasse de riz cuit tasse de lail cuillerée à Ihé de sel oeuf.Faire fondre le beurre el le fro-1 mage.Employer le bain-marie si possible.Ajouter le riz et le lait, ci j I assaisonner au goût.Puis ajouter les oeufs légèrement battus.Du pi- j menl haché ajoute saveur et colo- \ ris attrayants.Faire cuire dans un four modéré jusqu'à ce (pie la crème soit prise.Communiqué par le Conseil National Canadien d'Industrie I.ailiè-i re d'Ottawa.—b————a— —m OMADÀÏR! "La Nouveauté" en librairie Fax Chrisli in Kegno Christi! dans le Régne du - "La Paix Christ!" du Christ TTFÏ Pour répondre au désir (lu Saint-Père: UNE CROISADE! UN LIVRE! us Universelle du Christ-Roi (Au Canada "Les Croisés du Christ-Roi' Historique et activités, en France el chez nous.— La Royauté de Jésus-Christ: étude doctrinale, par le P.P.Bona venture.O.F.M.Missionnaire Apostolique.— TEXTE COMPLET de trois grandes Encvcliqucs sociales de S.S.Pie XI: Ubi arcano; Quas Primas et Misèrentissimus Kedeniptor, ainsi que de la Lettre du même I on-tife au Cardinal de Breslau.sur "l'Apostolat laïaue".(A Suivre) Le sentier fleuri PAR M.BÂRRERE-ÂFFRE OÙ sonl les coules bleus qui charmaienl mon enfance, pu es cette ville au nom délicat qui est capitale du royaume des Fleurs'.le le savais, je le savais jadis.• Mais si j'ai oublié les beaux colles cl le nom de la ville, je me souviens' cependant du décor enchanteur OÙ évoluaient des héros fantasques, el je vois "des rues entières dont les ' maisons en fleurs blanches"; el je respire le parfum de ces hautes lourS."tapissées de grosses roses rouges".Cité chimérique, cite fleurie, mirage souriant où rêvaient les poètes, voici qu'un architecte prinla-nier s'inspire de tes plans suaves el bâtit lui aussi des rues neigeuses, de pourpres forteresses embaumées.Il semble décidé à te surpasser en magnificence.Une vie mystérieuse anime les ogives énantiiies, cl chaque arceau recourbé berce un petit chantre prestigieux.Mes amours, venez avec moi vivre dans les décors du coule, puisque la douce saison nous donne l'illusion d'une féerie réalisée.Ce n'est qu'un sentier, qu'un ctroil sentier entre des buissons couverts de corolles.11 descend le long d'une pente vcrle el l'on souhaiterai! qu'il soil infini.Des parfums y tremblent: des mouches y dansent: des oiseaux y rêvent dans leurs nids cachés.I a lumière d'or semble émerveillée el louche les fleurs d'un long doigt peureux.Mille et mille rameaux, structures invisibles, bâtissent maisons cl palais.Les sèves s'épanouissent en grosses touffes délie,des.brodant les façades cl 1rs seuils, si bien que Certaine!* femme» ^njrnenl S30 pur semaine n coudre Rnhea d« malnon.durant le temn» llh-e.Cnulure facile.Pu» d'expérience.Materiel taille.Méthode priiUiil».Drrsfi Specialty Co.Rent M Ht Pl-V'r.-Nrvi-,.Mnntrrat l'on ne voit plus ni liges ni branches, mais seulement celte floraison serrée, pressée, compacte qui se lient dans l'air par quelque prodige el qui csl le joyeux mvslère du printemps,.Là vous serez les héros d'un nouveau ronle bleu; d'un conte où les enfants ne font jamais plcurer leur mère, d'un conte où les gelées ne détruisent jamais les fleurs.Vous vivrez dans ce frais décor les aventures magnifiques que l'on imagine à votre âge et que l'on oublie plus tard; elles charment votre douce enfance comme un rêve heureux charme le sommeil.Incarnez, s'il vous plaît ainsi, les belles princesses des légendes; mais que les monstres soient captifs «dans une for^t bien lointaine, el que l'heure du prince charmant ne soit pas encore prèle i\ sonner!.Le crémisculc rose transforme les choses.Voici les forteresses empourprées et leurs créneaux vermeils.Le jeu change selon le décor et vous rêverez de guerres héroïques; vous assiégerez une tour qui s'effeuillera pour se défendre, el vous me rapporterez avec des rires triomphants des trophées de branches fleuries.car.dans le conte bleu seulement, la ville des fleurs élail imprenable! Quelle capitale ici-bas.si riche el si belle soil-elle, vous donnera de tels moments el une telle joie sans ombre'?.Où Irouverez-vous, dites-moi, tant de grâce et de poésie?.Mais surtout quel sentier vous rendra jamais parmi ses branches l'enthousiasme de votre jeunesse, fleur de vos terrestres printemps?.Demain, le vent aura détruit la parure fragile du sentier qui fuit ntre les buissons.Vous ne le re-connailrez pas quand vous y passerez; les mouches d'or ne danseront plus; les n' v seront vides.El les coules bleus seront oubliés.MARIE BARRERE-AFFRE Le soir à la campagne Lési^rl revêt de pourpre cl d'or 1rs nuages qui flottent autour dr Envoi de Vivia.Si vous ne m'aime: pas.pourquoi lorsque j'arrive Mon regard aussitôt renconlre-t-il vos yeux?Pourquoi cette rougeur qui passe fugitive Sur votre front, ainsi qu'une ombre sur vos yeux?Si vous ne m'aimez pas.si votre coeur sommeille ¦
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