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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
jeudi 4 octobre 1928
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1928-10, Collections de BAnQ.

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Redaction et Adminîstratioii S, RUE NOTRE-DAME EST, ' Montréal: Téléphone: Harbour 2830 Abonnement: 1 an, $1.00; 3 ans, 32.50.Montréal et pays étrangers, $0.50 de plus par année.Le sol est notre plus grande force JOURNAL HEBDOMADAIRE publié par la Cie DE PUBLICITE RURALE Ltée AGRICULTEUR DIRECTEUR: J.-N.Ponlon REDACTEUR: Fir./fn Létourneau Tirage Certifié par l'A.B.C.MONTREAL, 4 OCTOBRE 1928 CINQ SOUS LE NUMERO VOLUME 13 — No 40 Du choc des idées.Tant il est vrai que du choc des idées naît la lumière! Ce fut pour provoquer le choc des idées agricoles que fut fondée, en 1921, TU.C.C.Celte association vit le jour à la suite des deux journées mémorables qui réunirent plus de.deux mille représentants de notre classe, venus de tous les points de la province, dans la cité de Cbamplain.Pendant trois années, tout alla bien: pas de frictions; pas de divergences d'opinion.L'U.C.C créée pour remplir, vis-à-vis de la classe agricole, les fonctions du cerveau vis-à-vis du corps humain, menait tranquillement son petit bonhomme de train.Tous les membres coopéraient; tout allait bien.Mais voilà qu'avec l'avènement du nouveau secrétaire, M.Gatineau, les constitutions paraissent menacées d'un chambardement total.L'U.C.C.ne serait plus l'association professionnelle agricole que l'on avait voulue.Elle devait devenir une sorte d'entreprise commerciale.Des membres lui seraient demeurés attachés aussi longtemps qu'elle leur eût fait croire qu'elle pouvait leur rapporter des sous supplémentaires sur leurs achats, mais pour nulle autre raison.Le Bulletin prit partie contre cette théorie: continuons, dit-il, à unir les esprits cl tout le reste nous viendra par surcroit.La défense, de ce principe lui valut l'anathème du secrétaire général, M.Gatineau, qui, en plus d'une occasion, déclara que, pour assurer la vie de l'Union, il fallait décréter la mort du journal qui l'avait fait naître.La discussion s'engagea.Aujourd'hui, tous les intéressés reconnaissent la logique de la conduite du Bulletin.Les lettres de MM.Lemay et Beauregard, publiées la semaine dernière, en font foi.Tenons-nous-en aux constitutions adoptées par les 2,300 pionniers de l'Union, disent-ils, en somme, et tout ira bien.C'est là notre désir.Oui! L'Union doit susciter la coopération sous toutes ses formes; mais elle doit se défendre de toute participation directe à toute entreprise commerciale.Cela doit se faire en dehors de ses rangs.La discussion de cette question a révélé la sagesse de cette mesure.Continue/, à causer ensemble, cultivateurs; discutez et vous trouverez la lumière que vous cherchez.Vous seuls êtes susceptibles de la découvrir.J.-N.PONTON des vaches.Oh! ces habitants! Penses-tu, Belzémire, qu'on a été chanceux jusqu'à celle heure de pas attraper ces maladies-là?Belzémire de demander: — Vas-tu manner ton steak?— Pas de saint damier.Dans le boeuf, il y a la tuberculose, dans le porc, il g a la trichinose, maladie terrible qui vient du mot qrec trikkos 2.ô0.De ce montant, S125.00 furent envoyés aux témoins pour leurs frais de voyage de.Saint-Gédéon à Montréal.II reste encore à régler les frais des avocats de M.Thibodeau.comprenant honoraires, téléphones, télégrammes, etc., etc., et la balance des souscriptions sera utilisée à cette fin.Bien que cette somme soit insuffisante, nous comptons sur la générosité des avocats Louis Morin, de Saint-Joseph de Beauce, et Ernest Simard, de Montréal, pour éviter à M.Thibodeau des déboursés disproportionnés à ses moyens.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS La tuberculose bovine Deux plans de cultivateurs praticiens - Le jour où l'on voudra écouter les cultivateurs billet du dimanche La mort de Chariot Chariot est mort.C'est bien triste.La mort, c'est toujours triste, mais, la mort de Chariot, c'est encore plus triste.Imaginez-vous que Chariot est mort par la faute, des microbes.Au fait, les lecteurs ont peut-être, oublié Chariot.C'est l'individu des classes supérieures qui labourait derrière un veau et qui voulait as-Acotr les vaches pour les traire.(Voir Bulletin du 20 septembre) Après s'être, tiré, sans trop d'in convinlents de son épouvante, Chariot s'en est retourné en ville, bien èc.ocurê.des habitants qui n'ont aucune notion d'hygiène.Arrivant en ville,'Chariot a averti sa femme de faire bien attention aux microbes.Tout est plein de microbes.Le Inil, par exemple.Les habitants, ces salauds-là, ils mettent leur chaudière à lait sous la vache pour la traire presque entre les deux pattes de derrière.Ça peut pas être propre.Comprends-tu, Belzémire?Du lait de vache, l'en bois plus, de la crème des vaches, j'en mar,ae plus, du beurre fuit avec de la crème, du fromane fait avec du lait, c'est plein de microbes.La typhoïde, la picote, le cancer, tout ça c'est dans le produit La tuberculose bovine fait des victimes chez les bovins; ceci est un fait admis.Sans admettre qu'elle soit un des facteurs importants de propagation de tuberculose humaine; elle est un ma] qu'il faut combattre.Tout de même, il ne faudrait pas que, pour combattre un mal admis, on appliquât un remède pire que le mal a combattre.C'est cependant ce que l'on est en train de faire.Cela pour une raison très simple »lM m»tlèr« ronitlto»nt.s «ont •«mhlablr» 4 etllca «n» pr»d«ltent la* ferrara «anadlannra.rirndam le» «nn*rs terminera Je (I mare 191T et 1131 (Compilation de la Section du Commerce Extérieur.Bureau Ferlerai de In Slatlstiijue) On trouvera ci-après les chiffres se rapportant & nos importations de produits agricoles d'origine, animale (c) ouvrés ou en voie de fabrication.• ¦ Classification D'ORIGINE ANIMALE Ici Ouvres ml en voie de fabrication Importatloni totales pour cnnsomnittlon De.BUU-Unls Os pulvcTlsr*.calcinés, c rndre d'o».rrls > 47.343 147,735 .•.7.SS0 103.150 12,209 139,101 31.105 137.286 Plumes, prep.n.a.e.rr>*s de fantaLslel 1 725 - 725 Chaussures cherlllees.ou fil métallltrue .flsées au .paires « 43,857 K7.783 50,309 70,093 12.019 65479 17.928 72.10?332.6!>7 337.531 131.313 110.S02 (91431 1.010.232 308.20O 327.60S 359,917 • 219.001 292,373 t 1.0.12.151 1,205,218 835,073 1,065,110 Chauisures, enfants .paire» f IPr.,207 75,005 01.225 I9439 21.100 21.195 20,059 Oants ei mitaines dr eulr .» R(V,.073 SR.-.059 15.712 11.317 Harnais et sellerie .t .¦ww.su 144444 110,009 Courroies en cuir .r 153.017 105,103 120,030 Cuir manufacture, n.a.é .f rr.i.1^2 871,405 .505.308 679.09S Crin ou poil manufacturé, nJkA .e 22.01 ."> Z3.1M 10.220 8,763 Bsom el Jambon, épaules et fiança llsr.« RS4JM3 1CÎ/.21 2.003,010 319.310 K32.04!' 159.697 2.792.701 330.795 h*-ut salr, en barils .liv.12S.-6.39« 118 11).637 1.092,22?70,506 410 8,033 553,090 2,315,28.5 362.688 523,986 1,954,278 183.950 210,665 5,073.181 210 r."6.»3*.1,581,944 13.818 10.071 22.073 7.8)9 5.103 10.2IS 9.99" 170 21X 8.121 15.519 81.9) I I 12,362 11.10! 39,099 182 26.736 11,2511 1,601 15 .355 18.731 75.990 8,178 210.909 195,662 220,965 97.125 320,818 1,104 •«351 323.922 17.001 1.370 91.116 11.170 19.379 20.708 382.773 10.1.2811 153.10) 184(8 237.552 24407 115.MO 11 ,f.I?130,853 257.573 216462 580,01)0 77,778 02.35 I 2.960 8.103 17.20) 5.)07 3.9c I Tapis de laine.Axminster.en rou- Irauv .;.,verg-s 70.893 73496 91?90S 1 1 1O.3I0 )55,39) 1435 1492 Tapis lalns, Axminster, carres .noinb.12,171 9.800 900 109 % 273.177 211.05) 21.125 3.274 Tapis laine, Bruxelles, rouleaux .nonin.1H.3II 10.097 1 -)5?V2 1 «9406 39433 1465 2.11.5 rapit laine, Bruxelles, carre.remet 5,026 1.730 15 50 1 114,196 133.090 1.5113 2.072 Tapi>.façon d'EcQUCi rouleaus .v»rges 11.817 33.922 2.30) 515 1 03.819 71.IM8 1.67?705 Tapis, façon d'FyCosse.carres.nomb 3.681 16.059 ).T90 1 MS ( 83,7(1 202,352 10.237 22 257 Tapis, 17.VJ) 27,891 370 1,206 ( 775,988 1,111,.'108 53,801 92.927 Tapis.91,97 1 92.752 24O9 3.1159 t 81.371 88.3M 2.813 1,491 Tapis, lapissrrie, carres.nom).0,928 12.670 216 51 682 57.18?13421 21.217 9,820 1491 l.'i'î 5.9X.371 613 I7.06H 21.833 38.111 71.662 561 793 11,982 43.3H9 118 3,129 90.721 3,263 61 615 15,113 51,251 10,30) 1S-,,?7?2tS.60t 171,023 73,713 405,770 161 24439 831,741 po nieri Si on a pris le temps d'étudier quelque peu ces chiffres, on concluc-qne les cultivateurs ont raison de demander plus de protection doua- r.h.TRIBUNE LIBRE (.Suite de In page 1 ) rie l'organisation projetée.Kn l'ffct.on nous fait dire: "Pour garantir la solvabilité de nos cercles.", tandis qu'on aurait dû écrire: "Pour garantir la solvabilité de celte section coopérative projetée.".Pourquoi une section économique OU coopérative dans I'U.C.C.et non pas île coopératives locales indépendantes, (elles que le voudraient certaines sens-.' Je ne veux blesser l'opinion de personne ni manquer de respect à qui que ce soit parce qu'on peut différer quelque peu d'opinion quand, toute considération prise, on veut la même chose.Noire union régionale, par son comité, a cru bon de travailler à développer la coopération sous la protection tie l'Union pour les rai-si.iis suivantes: al Parce que la coopération s'impose pour le plus grand bien de l'agriculture; coopération d'idées, coopération fie production, de ventes, d'achats, de crédit, etc.et que c'est dans l'étude que nous en faisons dans nos cercles que nous en comprendrons le mieux l'importance.lu Parce quo foute organisation pour atteindre son but a besoin d'un cerveau qui puisse s'élever et se maintenir au-dessus du corps afin que cette même organisation puisse être dirigée el maintenue au service de tout le corps et non sen lenient d'une partie ou même d'un autre corps.Je citerai en exemple nos sociétés d'assurances mutuelles contre l'incendie qui donnent de si beaux résultais dans notre province.Ne doivent-elles pas se procurer une charte, se soumettre aux règlements de cette charte et faire rapport de toutes leurs activités à la fin de chaque année d'exercice au surintendant des assurances el ce nour leur plus grand intérêt, c'est-à-dire afin «pie tout soit reçu par tics gens qui n'ont d'autres intérêts (pie de s'enquérir que les dirigeants de ces sociétés ont bien fait leur devoir.Comme PU.C.('.a été fondée pour être le cerveau de l'agriculture, pour promouvoir el défendre les intérêts île la classe agricole.! le comité de notre union régionale a cru qu'elle pouvait et devait être le cerveau charge de surveiller l'administration de notre organisation coopérative tout en lui laissant sa complète responsabilité financière.Afin d'éclaireir la situation el d'éliminer les doutes oui pcuwnl planer sur notre secrétaire général ou sur çl'autros nu'oi, ne veut ou n'ose nommer, j'ajouterai que nous n'nvons rien défini quant à la si-BTiification du mot "central", contenu dans la même résolution où il est dil qu'un billet de.garantie de 840 pour le local cl fié îdlO pour le central devra être donné par charme membre qui voudra entrer dans l'organisation projetée, devra s'appliquer à une fédération devant couvrir toute la province ou seulement une partie.Pour ma part, après considération prise de notre mentalité agri-cole, de notre expérience acquise et aînés avoir consulté plusieurs membres de notre comité et des compétences en fait de coopération, je crois que nous devrions procéder 11 nous organiser par régions à mesure que l'expérience et la mentalité agricole le permettront, sans grand frais, et le bureau central, par son organe ou nar correspondance privée pourrait nous aider à mesure que les moyens h en agissant commt motion.lui permettront bureau d'Infor- Je ne risquerai personnelle (niant aucune opinion aux règlements de details.Nous sommes à étudier des règlements coopératifs qui puissent convenir A nos besoins et nous donner le maximum de protection possible.Ces règlements seront soumis à notre congrès régional qui se tiendra dans le cours d'octobre pour acceptation ou modification, el si l'Union veut les étudier comme règlements (le section coopérative de I'U.C.C.nous pourrons donner lotis les renseignements acquis pour le prochain congrès général.Georges DPOU1N, président de l'Union régionale Bcnucc et Frontenac, Laissez passer PU.('.('.Kous reproduisons ci-après deux lettres intéressantes parues récemment dans le Drrnir de Montréal, LA SEMAINE SOCJALE Montmagny, le31 août 1928 UNE IDÉE Cher Monsieur.J'ai lu avec intérêt et avec profit les comptes rendus de la Semaine sociale de Saint-Hyacinthe dans le Devoir.Permettez-moi de féliciter sincèrement la direction de votre journal d'avoir donné une si large place à ces importantes assises.Il est il regretter que les journaux à grand tirage qui se vantent si souvent de leur dévouement, à la race canadienne-française, et qui font si peu pour elle, n'aient pas suivi votre exemple.La Semaine sociale, qui vient île finir était dévouée aux intérêts de l'agriculture.Dans tous les cours que les savants professeurs y ont donnés s'exhalaient des plaintes sur l'éxode des nôtres vers les villes des Ktats-Unis.On a étudié les causes de cette désertion en masse et on n cherché les remèdes à appliquer.Des suggestions très opportunes ont été faites qui suffiraient à guérir notre peuple de cette maladie qui le ronge, h condition qu'elles soient lues, acceptées et mises en pratique par tous ceux qui en ont besoin.Malheureusement, quelques-uns seulement liront ces précieux travaux et parmi ceux-là un petit nombre seulement en comprendra la portée.Parmi ces derniers, la plupart diront que tous ces conseils sont pour les autres parce qu'ils ne se reconnaîtront pas dans ces lignes tracées avec tant de vigueur et de réalisme par les conférenciers de la Semaine sociale.,le ne veux pas insinuer que ces Semaines sociales n'ont pas de valeur pratique; loin de moi pareille idée.Mais on pourrait les assimiler aux travaux laborieux et persévérants que les savants chimistes poursuivent dans leurs laboratoires.A quoi serviraient les merveilleuses découvertes qu'ils y y font si l'industriel et le commerçant ne s'en emparaient pour les rendre accessibles à l'humanité '.' Les travaux des semainiers sont éminemment précieux parce qu'ils font surnager certains grands principes en train de sombrer dans l'oubli, et qu'ils nous révèlent souvent des maladies sociales dont le peuple | ne se rend pas compte, mais dont on pourrait mourir si nous n'en étions pas avertis à temps.Une fois les cours terminés il ne faut pas que toutes c*C, " ce qui leur donne beaucoup \lg pi';, loresqur.Des ceintures d'une' na»j turc semblable étaient aussi perlées aux premiers temps de lie Cjvj Ionic par les coureurs de bpis.Mais" ces ceintures n'étaient pas celles de laine finement tordue e.t d'un fini élégant qui sonl populairement connues comme les ceintures de FAttomplian, l'Assomption étant généralement considéré comme I l'endroit qui a donné naissance à la véritable ceinture.La qualité de la ceinture cm-1 ployée dans la fabrication d'une I ceinture fléchée ne manque jamais d'intéresser tous ceux qui en font un soigneux examen.Elle est fine, dure, brillante el tordue très serrée.Le mode de lissage est difficile à décrire.Près de MW à MU fils, quelques-uns rte It pieds de longueur, sonl d'abord préparés, l'une de leurs extrémités étant attachée au plancher et la seconde à un crochet ou à une poignée de fenêtre.On se sert d'un petit bras en bois pour les maintenir séparé- cl I" tissage est effectué entièrement avec les doigts.Le travail est très lent, une bonne tisserande ne pouvant faire que six ou huit pouces d'ouvrage en 1(1 heures.Comme ces ceintures ont S à Kl pieds de long, il est facile de voir qu'elles exigent une grosse somme de travail.Les ceintures des premiers temps de la colonie se vendent jusqu'à Stall, cl quelques-unes des meilleurs spécimens valent aujourd'hui slillll à s.'ttlll.La fabrication de cet article est particulière à une région du Canada français.On n été témoin en ces derilieiM tennis d'un renouveau de l'iiri de fabriquer ces magnifiques .exemples de l'industrie domestique ca-uadienne-fraucaise.Les Soeurs" de la Providence, à Montréal, ont Bp-nris cet art d'uni.Il pic de vieilles habitante» qui s'\ adonnent encore, el deux des membres de celle communauté ont été choisis pour s'occuper à sa poursuite.Car c'est bien là un art.el un art digue de figurer à coté de la gravure sur bois ou sur pierre.IMPORTANCE DE L'INDUSTRIE DE L'ETOFFE DU PAYS Il v avait, en 1926.109 Cercles des Fermières dans la province de Qllébec, avec un total de 7,000 membres et une production de M'iiii.uun de tissus domestiques'.Ces articles étaient confeclionnés-^oy làinê 'prô^TiitSfrî "Oip.•' fcOn-'s.-.tS! achetée rn 'qin'tiTtrîé's-linTibW aé£ moulins.Comme la quantité d'étoffe diïVpiO^'.'fabriipiéc par les femmes' n'appartenant pas aux Cercles des Fermières est presque négligeable, on- peiri •eiinsidéi-er-tf •.•«.«h.iMre.ci-ib'ssiïs rVuiiib'r" "ilYïliilaill 'line as-„sex ,-iuste-.- idée de .l'importance de PiiidiisVr'ie.• • 1 S' i ¦ -.Les arliclc.>.,fabriqué.s ;i.u foyer sont généralement vendus par l'/io-bitante nilX boutiques cl ;nix in-lS gasins de spécialités.Ces magasin» les vendent à leur tour aux touristes américains.' constituant poulies femmes du Québec • l'un meilleurs intermédiaires%*p».' Bn'I-l< !•¦ E tl :r.'ir.VariÇt*.HélBOP" rotdes, rKmorriéles, uronchlK* ¦ A.'(hmi», Tubercule**.Coeur Retna, File.Constipation.UI-rt:rf il' l'eitomac, V'tcfVei Variqueux.Kr'frna.etc.etc., et toutes maladif: chroniques ré- .pMC-cs incurables.\l( UN RKCUMTv RTEN QUE DFS PLANTES Ttrer Pierre".Ce remède herbeux ' inroininir^Mr- fortifie -rf regularise les organes d'élimination e| corrige ainsi le procédé digestif.,, Il est vendu directement niais pas dans le conunçrccj^c droaucs, Ecri-, re an l>r Peter Fahrney .'• Sons Co^" '.'.'iii| Washington Hlvd., ChicAgiaçi III.' Livré csemplole douane au- l'.-l-, nida.10 72 5189994 i>age quatre LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 4 OCTOBRE 1928 N OS SPÉCIALITÉS Crème! Oeufs ! Volailles ! Confiez-nous vos produils ons de hauts prix.Demandez, nos "''ours des marchés", [la «ont envoyés gratuitement.Crémeries Mont-Royal LIMITE! Marie-Anne y » LES PRIX DE LA DERNIERE HEURE Ce que vous vendez Prix du gros, net, livrée à Montréal Dernière correction.Mardi, à 1 heure p.m Prix des beurres et fromages seulement, mardi 3 p.m.CANARDS VIVANTS lu livre BEURRE DE REURRERIE la tonne Pasteurisé No i .$0 .38V4 Hon.5 Ibs oi plus (jeunes! 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les pelites quantités de meilleurs veaux de boucherie rapportaient $14; ceux de qualilé moyenne cl lionne $12 à $13 et ceux nourris à la chaudière et de qualité commune $8 à su.Le nombre des porcs vendus a été de 3252 sur un marché incer-jlnin.Les bouchers payaient •*?Ili à $12.50; quelques ventes furenl faites à 813.25, Les saleurs payaient $12 lundi pour les charges de qualité moyenne et plus tard dans la semaine $1 de moins les 100 livres.Enfin Montréal vendait 6038 moulons el agneaux.Les prix étaient plus bas.La plupart des bons agneaux se vendirent Jusqu'à $12 sur contrats cl ventes aux boucliers.Les saleurs payaient $11 à $11.50 lundi, niais à la fin de la semaine on refusait des contrats pour les bons agneaux à $11.Les agneaux communs se vendaient par charges de wagon 810 à $10.50 et les moutons ?3 à 87 les 100 livres.i LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I 3 Noire-Dame, Esl - - - - MONTREAL NOM .BUREAU DE POSTE.COMTE.SIGNATURE.I Prix d'nbonnemcnt: $1.00 pour tin an, $2.t0 pour trois nns.La prospérité du Canada La prospérité d'un pays se mesure au bien-être de ses habitants.Chez les individus, elle se mesure à l'augmentation de leur fortune ou de leurs propriétés et dans l'amélioration de leur manière de vivre, ce qui correspond à son tour n des placements de capitaux dans les pays étrangers, à des constructions nouvelles et à une augmentation de consommation dans le pays même.Au Canada, le volume des constructions nouvelles est plus fort que jamais, plus fort même qu'aux meilleures années d'nvnnt-gucrrc.Les placements à l'étranger, augmentent rapidement et une analyse des importations montre une demande croissante pour les articles de confort el de luxe destinés à toutes' les classes de la société.Pendant une période d'expansion en agriculture, dans l'industrie ou de développements miniers, il est d'usage qu'un pays iiugmcuti sa; dette extérieure par une grande proportion des capitaux affectés aux exploitations nouvelles.C'est ce qui a lieu aux Etats-Unis et au I • '•inada pendant la construction des: i icaux de chemins de fer.Le Ca-I 'da a mainlenant suffisamment ; -cumulé de capitaux, cependant, |our pourvoir lui-même en grande I irlie à son programme d'expan-l sion actuelle, et malgré les sommes j énormes employées au développe- j uenl de ses nouvelles industries, il , produit plus de richesses qu'il n'en bsorbe, el commence, par conseillent, à accumuler des valeurs étrangères.Au commencement de 1027, les j placements extérieurs du Canada 'élevaient à $1,300,000,000, c'est-Ù-dire à peu près le quart des $5,500,-1 1110,000 de capitaux étrangers plaies au Canada.Sur ce total de pla-;cments extérieurs, $020,000,000 fu-•enl accumulés de 1023 à 1920.Le Bureau des Statistiques du Domi-lion estime qu'en 1027 le public •anadien absorba $50.000,000 de îouvcllcs émissions de bons élra'.c Igers cl racheta $12.000.000 de va-I leurs canadiennes détenues -.'i! ( ru'idP-Brctngnc.Quand la voleur des exportations dépasse la valeur des importations, quand les dépenses des touristes étrangers au Canada déliassent les dépenses des touristes canadiens à ; 1 étranger, el quand le total des |j en trees, y conquis intérêt, assurances el dette déliasse le total des dépenses, il est inévitable (pie le bilan du commerce international du Canada accuse un solde créditeur.Après avoir fail le total de tous les comptes visibles el invisibles, nous trouvons (pie le solde net en faveur du Canada s'élevait en 1923 à $15.000,000: en 1921, à $108,-(100,000; en 1925.à $277,000,000; el Cil 1»2ti, à $191,000,000.Avant 1923, [nos imoor'ulions de capitaux dé-ipassaivi:! nos exportations.Cette exportation de capitaux n permis au Canada de regagner le contrôle de certaines de ses pro-Iprcs industries contrôlées auparavant par des capitalistes étrangers.Nous pouvons citer comme exemple les actions de Ooodyear Tires, Windsor Hotel, Hiram Walker Distillery, Acadia Sugar, Canadian Bronze, Cosmos Imperial Mills, National Steel Car, Lake Superior Corporation, Provincial Paper et Noranda Mines.La même chose est en train de se produire pour International Nickel, Canada Dry Ginger Ale, Christie Brown, Brazilian Traction et Imperial Tobacco.De plus, les Canadiens participent à l'achat de valeurs souscrites aux Etats-Unis, et de fait, la graille majorité de valeurs canadiennes émises aux Etats-Unis, sont offertes en même temps an publie canadien par les maisons canadiennes chargées de rémission.La construction est à la fois l'effet et la cause de l'activité commerciale — en même temps un indice de développement cl une forme semi-permanente d'épargne.L'énorme volume actuel de constructions en cours et en projet est une évidence tangible de la richesse accumulée dans le pays.Sa distribution géographique permet de croire que toutes les sections du pays partagent cette prospérité.Environ 1,500 milles de chemins d,e fer seront construits ou améliorés d'ici deux ans el donneront accès à des régions agricoles ou industrielles comme le district de la Bi-•vière de la Paix ou du Lac Saint-Jean.Le bien-être matériel c! Te pouvoir de consommation - - troisiè- Feu M.Normandin Le 15 septembre est décédé en la paroisse de Nt-Lue M.Lazare Normandin, époux d'JSlêonorc Bcaudoin, après une cruelle maladie soufferte avec un grand courage et une grande résignation, l'n grand nombre de parents et d'amis ont ns-i-lé aux funérailles.Les porteurs étaient MM.Donat Normandin.Joseph Normandin.Théotime Normandin et Albert Normandin.M.Théode Normandin portait la croixi On remarquait dans le cortfge funèbre son épouse et son fils inloptil'.losa-phnt Dubois, pes beaux-frères et Recomuandcz-voua du Bulletin des Agriculteurs chez nos annonceurs Lisez cl faites lire Le BULLETIN-DES AGRICULTEURS, organe de défense de vos intérêts.nie indice de prospérité sont révélés par la table suivante d'importations, qui comprend tapis d'Orient, soies naturelles el artificielles, parfums, bijoux el objets d'art produits bien typiques de luxe.La valeur totale de l'importation de ces produits a augmenté de $25,000,000 en 1923 à $34,000,000 en 1926; $41,000,000 en 1927 et $43,-000.000 en 1928.l'ne augmentation de 70 pour cent dans le volume des importations d'essences entre 1923 et 192.S correspond à l'usage croissant de l'automobile, ce sine qua non de la civilisation moderne.Le lombie d'automobiles par tèle au Canada n'est dépassé que par ce-lli des Etats-Unis.Les nouvelles ventes d'automobiles (production plus importante, moins exporta-ions) oui augmenté en valeur de $50.000,000 en 1924 à $71.000.000 en 1920 el $105,000.000 en 1927.L'augmentation porte surtout sur les voitures plus chères.Eli 1920, la valeur totale des appareils de T.S.F.fabriqués au Canada s'élevait à $0.000.000; en 1927.le total arrivait à $8,750,000.Entre 1924 et 1920.la valeur des importations des nouvelles machines frigorifiques a augmenté de $110,000 |n $593.000.La valeur des importations de machines à laver a doublé ! entre 1923 et 1928.I Les importations d'instruments agricoles pour les fermiers ont dou-iblé entre 1925 et 1921! et augmenté j approximativement de 50 pour cent chaque année en 1927 et 1928.A ce sujet, il convient de se rappeler que le Canada est un des plus 'gros producteurs de machines agri-| coles et que sa production en 1925 ; représentai! une valeur totale de $25.000,000 La possession d'un plus Igrand nombre de machines agricoles représente une augmentation réelle dans la propriété mobilière du pays.Jusqu'en 1907, les récolles étaient un facteur décisif dans la depression commerciale du Canada.Les ; crises de 1894, 1900 et 1907 furent toutes accompagnées par une ab-jsence complète ou partielle des révoltes.La reculade de 1913-14 eut Jieu en dépit de bonnes récoltes en 1911, 1912 et 1913.La dépression générale dans le monde entier, un peu trop de présomption financière au Canada, un programme mal justifié de constructions de chemins de fer, la hausse exagérée des j terrains, furent la cause d'un far-! deau trop lourd pour les ressources i publiques et privées du pays.Après j 1914, les demnndes occasionnées maintinrent l'activité agricole et industrielle jusqu'en 1920, et alors arriva la dépression mondiale au cours de laquelle les bas prix des produits alimentaires firent que les grosses récoltes devinrent un fardeau plutôt qu'un appoint.Ce coup d'oeil en arrière indique que l'agriculture occupe une place relative si importante au Canada que la prospérité réelle y est impossible au milieu d'une dépression agricole.Après avoir considéré ces facteurs qui ont été responsables pour Qui paiera alors l'hypothèque?Aujourd'hui, voire passif peut bien ne pas vous paraître Irop fort.Comparé ù votre actif tic santé et d'énergie, il peut même vous i>:i-rnilrc petit.Mais- Dcmain, si votre femme se trouve (Inns lu nécessité de rencontrer seule vos obligations, serait-elle, avec voire famille, écrasée sous le fardeau '.' Personne i\Vst sûr de l'avenir, mais lout le monde peut amasser pour l'avenir.Une assurance-vie protégera votre bien el mettra ceux que vous aimez à l'abri du besoin.Recevez bien le représentant de l'assuranee-vic, il esl votre nmi.s7t-a \ I PAGE SIX.LE BULLET JN DES AGRICULTEURS i 4 OCTOBRE 1928 Comment orienter .'émigration (/:ur Me.v.DUGRE; SX.) On aimera In criinpajjne si elle paie t'I si l'on ne s'y ennuie pas.Nous avons déjà insiste (4) sur là nécessité et sur les moyens île rendre l'agriculture plus rifmunérulrj* ce par le rajeunissemenl de nos nié thoiles et la conquête de nouveaux marchés, par la culture îles fruits, ries légumes recherches, par la mise en conserves, où il y a cinquante millions à gagner par année, rien que dans Québec, c'est-à-dire la vie de vingt mille familles! Les découragés disent que l'industrie lai lien ne rapporte pas; -.i l'on questionne un peu.si l'on va examiner le troupeau laitier.Ton nperçoit dans un infâme pacage sons herbe un ramassis de vaches malingres qui n'ont pas fini île muer en juillet, des vaches «le course qui ne" lion-nenl pas deux mille livres de lait par année, quand on sait que îles vaches records nt iiltci.nl vingt-cinq mille livres el que la moyenne de certains iroupeaux dépasse dix mille livres.I.e Journal d'Aarlcuh ture et quelques agronomes font une belle campagne pour faire décapiter toutes ces petites vaches rentières qui dévorent les produits des récolles sans rendre l'équivalent.Mais il est parfois difficile (le faire comprendre qu'une vache de dix mille livres de lait donne moins d'ouvrage et mange moins que cinq carihous île deux mille livres.El puis, le ('.redit agricole n'est pas encore là pour aider les pauvres à sortir de leur marasme: c'est toujours la première mise de fonds qui est rude, surtout quand on n'a pas de fonds.Puisque les produits de la terre vont à nourrir les animaux, il faut que ces animaux soient de la meilleure sorte pour payer davantage: non seulement le bétail laitier, mais les porcs, les poules, les moutons.; que sais-je?El qu'on fasse suer à la I terre tout ce qu'elle peut donner, afin de nourrir le plus des nieil- ! leurs animaux possible; et enfin qu'on sache le mieux vendre, grùcç ; à la coopération, aux conserves, à la déhrouillardise.Avec l'argent, il r.uii que la campagne fournisse l'agrément: qu'on ne s'y ennuie pas.Sans doute le conseil du vieux sage est toujours bon: il faut savoir se contenter île peu.C'est encore le plaisir en famille e| au voisinage qui fait le charme des après-souper el des dimanches: H est bien agréable de s'asseoir sur le perron el de se reposer en regardant monter la nuit ilans la grande paix des chose-.Mais la jeunesse veut ajouter du mouvement à cette poésie, cl la nécessité s'impose d'organiser les amusements à la campagne, sous forme de tennis, de bnlle-au-caniji.de croquet, de boulingrin, de billard* de patinoires, et même de cercles de jeunes, ou l'on se délasse en causant, en s'inslruisanl."On peut tout rraindre d'un peuple qui s'ennuie", disait un grand Français.Chez les Canadiens de l'Ouest et en beaucoup d'endroits de Qiiêbec, on organise, l'automne el l'hiver, des parties de cartes paroissiales, dis soirées dramatiques au profit des œuvres, el tout le inonde y aeeoun avec exubérance, par ici inconscient hesoin de sociabilité française qui est un de nos lions atouts.La beauté aussi esi obligatoire: heureusement qu'à In campagne, elle ne coule pas cher, puisqu'elle se réduit à la propreté; le Créateur se charge du reste.P'anlcr trois arbres devant la porte, peinturer la maison assez, régulièrement; blanchir les bâtiments chaque année, ne.rien laisser à l'abandon, voilà l'essentiel.Ajoutez-y des fleurs, s'il \ a de grandes filles; un hosquel d'arbres fruitiers, un jardin qui dise la vaillance fie la femme furie, l'eau dans la maison, l'électricité, le téléphone, la salle fie bain, cl l'on n'a plus rien à envier aux villes, l'on est bien au-dessus dans leurs cages di Hélas, ce modestf cet essentiel fie la ne se trouvent pas pens; aussi les enfants se dégOÛ-tent-ils flu triste logis paternel, ou ils auraient honte fie recevoir îles invités, les touristes nous prennent pour des métis, et photographient ces tailleurs typiques des dirty Frrnr h.Si nous voulons (pie notre vocation agricole se continue, i! faut que la terre soit généreuse, souriante, agréable: qu'elle sache retenir, ensorceler ses fiis pour qu'ils lui soient fidèles, el pour qu'ils aillent conquérir d'autres champs par la colonisation.Qu'elle donne assez de bien matériel dans les vieux comtés, qu'elle offre de solides espoirs d'héritages dans les forets de bordure, actuellement captives, qu'elle prodigue ses bienfaits moraux et physiques à la meilleure moitié fie notre peuple; qu'elle lion vp des écrivains, des conférenciers des propagandistes pur les vues, les tracts, les affiches el lev calendriers pour la défendre contre les calomnies fies lâches démissionnaires, qu'elle trouve des âmes ardentes pour plaider sa cause, pour dire que les revenus sonnants ne sont pas tout ce qu'elle donne plus et mieux que la trépidation dorée des villes, et p)1p vivra, la lionne vieille terre, elle s'agrandira, elle sera sauvée, elle nous sauvera.grand jeune homme, engagé poui laver des vitres de collège, exprimait toute l'angoisse du manque de terre et du manque d'ouvrage.Elis de Cultivateur, d'une riche parois-e du diocèse îles Trois-liivières.i! avait pris l'ouvrage qui s'était présenté après trois semaines dp recherches."Mais pourquoi être venu à Montréal?"Nous sommes quatorze en-rants à la charge de nos parents, .le -uis l'ainé de huit frères.J'ai hic-rais bien l'agriculture, mais je n'hériterai pas du bien, et l'on n'a pas les moyens de s'agrandir, .le ne peux pas toujours rester chez nous à mt faire nourrir; je pense à mon avenir.L'ouvrage esl meilleur aux Etats; maman n'a i ci- voulu que j'en parle.Mais il faudra bien se décider s'il n'y a que des vitres à laver par ici." Kl si l'on n'indique pas suffisamment où sont les terres faciles pour ces huit fils-là.Les jeunes filles suivent la même roule, quand les paroisses ont perdu leurs garçons: et c'esl le prie temps de la race qui s'en va.l'avenir, les générations suivantes.Nos villes, el les villes américaines, fourmillent ainsi de nos déserteurs qui tournent souvent en déchets de j société parce qu'on ne les a pas ' aidés à devenir des pierres du 'foyer: nous n'en avons que pour J les immigrants.Cela fait grand plaisir aux Orangistes.qui ne nous i l'envoient pas dire, el qui ne s'inquiètent de j'émigratipii que depuis que l'Ontario, les Maritimes el I I OlIPSl COtlIeilt.eUX aussi.Noire | saignée (le cenl ans a fail leur affaire au plus haul degré en nous enlevant tout espoir de suprématie.Ils s'opposent même au tarif de i justice qui nous permettrait de I trouver des foyers dans l'Ouest à des conditions abordables, bien que I moins faciles que pour les iiiimi-I grés d'Angleterre, qui.en outre du .transport gratuit, bénéficient de iirèts'refusés aux Canadiens par le i Canada.Mais.-enlre nous, n'y a-t-il i pas quelque chose de profoudé-: ment humiliant dans cette requête.¦ flans cet agenouillement de la riche province de Québec, qui se vante (le ses luîtes familles, qui possède encore 25.000,000 d'acres à défri-; cher el qui offre ses enfants à l'OlICSl pour qu'ils y trouvent asile, pain et avenir'.' Québec offre ses enfants, el l'on n'en veut pas; Québec ne s'arrange pas pour les garder, el Ils continuent à emigrer.("est un fait inouï dans tontes les histoires.I.a (iaspésie qui peut fonder cenl paroisses si on lui accorde les cent cinquante milles de chemin «le fer du eenlre el le port de Gaspé; les haul, de Itimouskj el de Témis-roualn qui nous souderaient ferme au Nouveau-Brùnswick jusqu'à liouctouche; le nord de Mont-Laurier qui veut unir Montre libi par la continuation dien Pacifique ou mieux prolongé la grand II to.vnblc pour les école, le cette iler- l'équipe- dieu National • lean jusqu'à Rony n-Abitibi; que tous les propres à îles ses si la terre des locataires brique.luxe, ni même propreté rurale assez chez nos al a l'Abi- flu Cana-du C.ana-d'Huber-B ligne île les hauts de pres-comtés qui seraient creation's île parois-y était libre, voilà mitant de réservoirs de peuple qu'il faudrait ouvrir el remplir au plus lot par une propagande et une réclame intense île discours, de cinéma, d'excursions el d'expositions fie produits de colons.Si nous voulons que nos gens se doublent chez nous, faisons-leur de la place, et ili-rigeons-les-y.L'initiative n'est pas précisément la qualité dominante du pauvre, qui .'• le plus besoin de changement, de transplantation.Sans doute, la colonisation coûte aux trésors publies, les premières années: il faut à peu près donner le sol et le bois, ouvrir les roules, construire les ponts (M les écoles, payer les primes el les grains de semence.Mais c'est celle générosité gouvernementale, encore multipliée par cenl cl par mille, qui fait la plus belle gloire des pasteurs fie i peuples qui savent se priver d'un I revenu immédiat fourni par les COU-! pes de bois et qui préfèrent le pen-| pleilient, ce métier de roi.Peupler le paya ou èmtgrer du I payx, c'est le diienine qui se pose à i noire race depuis cent, cent cinquante ans.Nos finances nous per-melteul aujourd'hui des aides im-j possibles à nos pères.La rage de j peuplement des provinces anglophones doil nous être un excitant, si nous ne voulons pas être écrasés à tout jamais.L'idée de nos pères de fonder ici un immense empire catholique c| français nous fait un devoir (le consolider au inoim> le bloc assez restreint où nous finitions présentement nos efforts: la désertion nous a coûté trop cher.Si Dieu veut créer fier, Américains Il en créera; mais puisque ce sont des Canadiens français qu'il place dans nos berceaux, gardons-les donc ! Lutter contre la mortalité in/nn-tile esl bien; lutter contre la désertion itwenile sera mieux.circulera dans le nord ontarien pendant les mois d'hiver 'I arrivé parfois qu'il soil difficile Y l'aire marcher l'éducation de pair avec la civilisation, bien que les deux .•lient d'étroites affinités entre elles.Dans les régions les plus éloignées du Canada, la cause de l'éducation a cependant une rude lâche à surmonter, ci sans l'aide secourablè.du modernisme, la génération qui pousse risquerait de demeurer dans une ignorance forcée.Mien que les localités agricoles n'aient pas.de'nos jours, à se plaindre des facilités (renseignement et que la petite école rurale ait grandi eu importance, d'autres régions moins fortunées souffrent néanmoins d'une certaine pénurie sous j ce rapport.C'est surtout à rapproche «le l'hiver que se fait ressentir! cette lacune, alors que l'état pi-des routes serait peu sûrj enfants, dans les localités ou il n'y a pas d'école permanente.| ('e problème qui.pendant plusieurs , années, n'eut aucune solution, fut finalement résolu par un moyen efficace et fort pratique, et survint alors le wagon-école.De concert avec le ministère on-tarien de l'Instruction Publique, le Pacifique Canadien mit un wagon-école en circulât ion sur son réseau.I.e second wagon e-t récemment sorti des usines Angus de la Compagnie à Montréal et il est maintenant en service dans la région à l'ouest de l-'ort William et Port Arthur, tandis que le premier circule sur cette partie flu réseau située dan- le voisinage de ("artier et Chaplcati.Tout comme la petite wagon n'a rien à envier à nierr.-ou- le rapport de nient: une classe avec tableau noir : j petits bureaux, cartes géographiques, un globe terrestre, des livres.! etc.une bibliothèque, qui est à la] disposition ries élèves tout aussi bien >, que des adultes et un appartement I très confortable pour le professeur., A l'extérieur, le wagon a I apparence d'un wagon île première classe, mais i'intérieiir a été entièrement renin-1 delé et équipé pour soutenir les rigueurs du froid le plus vif lorsque laissé sur une voie d'évitement.L'école ambulante a donc ainsi tranché un problème échicntionnol oui semblait pratiquement insoluble.Elle aura rempli son but dans le nord de l'Ontario, sans compter une ce «ystônje pourrait être utilisé avec avantage dans certaines parties de l'Ouest Canadien.Dans cette région du nord ontarien.où circule le wagon-école flu Pacifique Canadien, se rencontrent plusieurs raee
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