Le bulletin des agriculteurs /, 1 juillet 1926, jeudi 15 juillet 1926
JOURNAL HEBDOMADÀIR1 publié par la Ge QE PUBLICITE RURALE Ltée DIRECTEUR : J.-N.Ponton REDACTEUR ; : ,Firmin Létourneau VOLUME 11 — No 28 MONTREAL, 15 JTJ1LLET 1926 Le sol est notre plus grande force Âqric\jlt@\jg»s Redaction et A.dmïnïstraHoH» 3, RUE NOTRE-DAME EST, Montréal Téléphone: Main 2851 Abonnement: 1 an.61.00; 3 ens, $2.50; Montréal et pays étrangers, 80.50 de plus par année.CINQ SOUS LE NUMERO Tirage Certifié par l'A.B.C Réflexions sages 1 Avec son humilité ordinaire, M.Laurent Bairé nous adresse, pour la "Tribune, libre", la lettre qui suit.Lisez-la bien et vous me direz si elle ne méritait pas la place d'honneur du journal.J.-N.P.TRISTES CHOSES L'Ange-Gardien de Rouville, 9 juillet, 1926.M.le Rédacteur:— Depuis moins d'un an, notre pays est, pour la deuxième fois, en face d'une élection générale.Ce (pie cela coûte est presque impossible à évaluer.Les dépenses officielles pour payer les officiers d'élection sont connues, niais qui pourrait dire les suites du dérangement occasionné: instabilité politique, par suite financière et économique, inquiétude et perte de temps, querelles de partisans, haine et rancunes qui en restent?Ajoutons le fait des caisses électorales, qui se vident, et qui, pour se remplir, entraînent des manoeuvres pas toujours moralisantes.Triste chose (pic des élections fréquentes et il faut que le sentiment patriotique soit bien faible, qu'il y ait bien peu de souci de l'intérêt national chez certaines gens pour désirer des élections sans raisons graves.Mais pour cette fois, il y a des raisons graves; de fait notre pays se trouve presque sans gouvernement.Après une session orageuse est éclatée une crise sans- précédents dans notre histoire.La session touchait à sa fin; des lois avaient été passées.La dépense était considérable, mais on pouvait en espérer des fruits.L'ambition des individus et des groupes est venue détruire tout cela.On n'a pas voulu s'entendre.L'intérêt national demandait certaines concessions de part et d'autre; on n'u pas voulu les faire.Triste chose pour un peuple comme le notre où la situation économique et financière-est pour le moins inquiétante que d'être jeté dans une crise, dont personne ne peut prévoir les conséquences.Triste chose .aussi que de constater que, chez ceux-là même qui sont Constitues en exemple, l'égoïsmc prime le sens du devoir et le souci de l'intérêt national.Notre peuple est composé d'éléments divers, de deux groupes importants surtout: Canadiens français, tes premiers à titre d'occupants, Canadiens anglais, les premiers par le nombre.Entre ces deux groupes, l'entente, l'harmonie sont nécessaires.Partout on s'en rend compte.Mais à quoi peuvent servir les efforts de bonne entente, etc., si deux fois par année, des politieailleurs, pour cacher leur non-valeur personnelle, font appel au fanatisme de race'.' Pourtant, c'est là une des conséquences des élections fréquentes.• Triste chose que ces deux cris que je n'hésite pas à qualifier de criminels, au point de vue uniquement canadien: dans les provinces anglaises: "No French domination", dans le Québec, "A bas l'Anglais oppresseur".Notre pays est une colonie.Quoi qu'on dise ou que l'on fasse, le lien colonial existe, .le dirai même que dans nos conditions de voisi-nage, rte, le lieu colonial est un bien pour nous.Sous la tutelle anglaise, notre peuple a grandi et il est susceptible de développements futurs.Tmit {'il donnant au Canada notre première pensée, tout en cultivant et en développant un patriotisme canadien, nous ne devons pas oublier le lien qui nous unit à la couronne anglaise à laquelle nous devons respect et encsre dévouement dans la mesure prévue par nos traités et notre nstitution canadienne.Ce serait donc une triste chose si la couronne ou' son représentant Hail traîné dans la bouc d'une lutte électorale.Un chef de parti appelé à former un cabinet s'est trouvé dans l'impossibilité de se trouver des ministres parmi les représentants canadiens-français en parlement.Voici une province, la première du pays au point de vue ancienneté et position, la seconde au point de vue population numérique qui, par suite de circonstances connues, se trouve sans repré-sentation véritable dans le ministère fédéral.Triste chose que cet isolement d'une province! Oui, niais chose plus triste encore que ce qui en est la cause! Nos Canadiens français ont le.dreit d'avoir leurs opinions et de donner leurs suffrages à ceux qui les partagent.Ils ont le droit de condamner, par leur vote, un parti, dont le chef ne peut ou ne veut leur donner satisfaction.Nous, Canadiens français, n'avons d'autre patrie que le Canada.Deux siècles de vie sur In sol nous ont permis d'y pousser des racines profondes.Aussi nous voulons (pie nos gouvernants tiennent compte de notre mentalité uniquement canadienne.Personne, je crois, ne peut nous accuser de déloyauté, si/.nous avons le désir de garder notre sang et notre argent pour notre pays, respectant fn cela les divers traités qui nous lient et qui jnmais ne nous ont demandé plus que la défense de notre territoire.•le n'écris au nom de personne; niais exprimant mes sentiments personnels, je sais que j'exprime les sentiments d'une foule de mes concitoyens.Peu importe les partis, leurs luttes, leurs querelles.Ce qu'une foule de Canadiens désirent comme moi, c'est que notre statut impérial ne soit pas modifié sans raison, c'est encore que notre participation éventuelle à une guerre ne nous intéressant pas directement ne viennent pas ruiner notre peuple inutilement.Ces questions devraient être posées clairement.1 Le peuple devrait pouvoir se prononcer librement, soit par une consultation en dehors de l'agitation' électorale, soit encore par ses représentants laissés libres par leurs chefs politiques.L'expérience du passé nous a montré que trop souvent, quand un parti est engagé, l'intérêt du pays est sacrifié à l'in-térét du parti! .Pareilles choses sont-elles possibles?Assurément! Les chefs de parti pourront-ils prendre des engagements en ce sens?Pourront-ils laisser h la majorité du peuple le soin d'exprimer un désir sans exciter la colère de certains fnnnliqucs?J'en doute.Triste chose que cette mentalité des gens qui croient qu'ils sont supérieurs et que personne n'a le droit de différer d'opinion d'avec eux! Une enquête a été faite.Elle a révélé un état de choses bien déplorable; mnis ce qui est pire encore, c'est cette ninnièrc courante de solutionner le problème.Couramment, nos gens, quand ils en parlent, raisonnent ainsi: "C'est sale, mais c'est aussi sale de l'antre côté." Faut-Il en conclure que nos politiciens sont malhonnêtes?En général, nos hommes publics sont honnêtes; les canailles sont très rares parmi eux.Mais alors comment expliquer ce sentiment populaire?C'est que presque toujours les enquêtes parlementaires ont été conduites de manière à salir los nttaquants afin de pouvoir excuser les attaqués.Pourtant, c'est pénible pour un peuple que de ne pas avoir foi en ceux i'i qui la majorité a donné un mandat de confiance.Malheureux, n'est-ce pas?Mais ce qui serait pire, ce serait l'indifférence pour les questions d'intérêt public.Que tout citoyen fasse son devoir! L'horizon est somblc! L'époque est trouble! Ccpcndnnt notre peuple en a traversé de pires.Il a essuyé des tem-l'ètes plus violentes encore.Comptons sur nous, sur la conscience populaire, sur les principes de justice et de droiture du peuple, sur nos ressources immenses et surtout sur le sens profondément' chrétien de nos Populations.Voilà phis qu'il n'en faut pour compenser les erreurs commises en haut Heu.¦LAURENT BARRE, cultivateur.Un M.Lacharité Approbation de S.G.Mgr Larocque évêque de Sherbrooke S.G.Mgr Paul Larocque, évèqne du diocèse de Sherbrooke, approuve, dans les termes suivants, les statuts de l'Union catholique des cultivateurs de la province de.Québec: Evcché de Sherbrooke* le 28 mars, 192T) Monsieur Laurent Barré, Président de VU.C.des Cultivateurs de la Province de Québec, L'Ange-Gardien, Co.Roiwille, Que.Cher Monsieur Barré:— J'ai bien reçu, en son temps, votre bonne lettre par laquelle vous mr.demandiez mon approbation des Statuts et Règlements de votre Union, et vous m'envoyiez en même temps un exemplaire des dits "Statuts et Règlements".A mon grand regret, je n'ai pu, ni lire ces Règlements, ni répondre à votre bonne lettre avant aujourd'hui, une maladie assez sérieuse, dont je ne suis pas encore complètement remis, m'en a empêché.Toutefois, ne voulant jxis prolonger outre mesure mon silence qui a pu vous paraître de l'indifférence à l'égard de votre si intéressante "Union Catholique des Cultivateurs", je suis heureux de pouvoir vous dire que, de tout coeur, ù la suite de Son Eminence le Cardinal Bégin, j'approuve les "Statuts et Règlements de l'Union Catholique des cultivateurs de la Province de Quebec".Je forme le voeu que cette Union ne dévie jamais de la vpie si conforme aux désirs et à la discipline de la Sainte Eglise Catholique qu'elle s'est tracée lors de son organisation officielle, en un Congrès Plénicr de la classe agricole de toute la Province de Québec tenu en la Cité de Québec les premier et deux octobre, 1924.Que votre Union reste fidèle au but qu'elle s'est proposé: "Travailler à maintenir vivantes au sein de la population rurale les traditions canadiennes-françaises catholiques qui sont le fondement de notre existence économique et religieuse comme race, en adhérant toujours à toutes les directions et à tous les enseignements de l'Eglièe catholique qui ont trait aux matières qui font l'objet des activités de l'Union", et alors Dieu la bénira, elle se développera, et elle fera tout le bien que l'Eglise et la Patrie Canadiennes sont en droit d'en attendre.Agréez, cher Monsieur le Président, avec tout mon respect, l'assurance de mon entier dévouement en Jésus et Marie Immaculée./ t PAUL, Ev.de Sherbrooke.La puissance de l'Union M.Charles Gagné, professeur à il'Ecole d'agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, a publié, dans l'"Action Française" du mois de juin, un article intéressant sur l'aide de l'Etat à l'agriculture.Nous empruntons à l'article de M.Gagné les deux passages suivants: "A la fin du lOèmc siècle, l'agriculture suisse était menacée d'un oubli presque complet de la part des chefs de la Confédération.La patrie de Guillaume Tell s'industrialisait et voyait grossir très vite le nombre de ses prolétaires.Ces derniers réclamaient l'abaissement du coùl de la vie et la hausse des tarifs douaniers, ceci dans le but de protéger uniquement l'indus-tri et les métiers.De telles réclamations inspiraient peu de confiance aux agriculteurs des 22 cantons.En même temps, les paysans suisses se voyaient aissaillis par la concurrence étrangère et contraints' de changer leurs méthodes-de production.Us résolurent alors de se grouper, d'éhidicr leurs problèmes et de faire valoir leurs réclamations auprès des pouvoirs publics.En 1897, furent jetées, à Berne, les bases de l'Union Suisse des Paysans.Le but de cette union devait être de "soutenir et de sauvegarder les intérêts de l'agriculture." L'Union eut bientôt comme principal organe le Secrétariat des paysans suisses.Ce bureau devait, d'après les fondateurs, être composé d'hommes "instruits dans la théorie et la pratique de l'économie politique en générai et de l'économie agricole en particulier." Le Secrétariat constitue un office central scientifique "chargé d'étudier la situation de l'agriculture suisse, de rechercher les moyens propres à la faire prospérer et de présenter des propositions visant à encourager la profession agricole." Dès 18f>8, il était à l'oeuvre et collaborait à la préparation d'un recensement agricole.Depuis, il a orienté ses recherches vers l'étude de la comptabilité d'un grand nombre de fermes suisses.¦ Las recherches du Secrétariat des paysans suisses visent a faire connaître les rendements exacts de l'agriculture.Elles doivent permettre aux gouv.rnants de connaître l'influence des conditions naturelles et des conditions économiques générales-sur la situation de l'agriculture du pays.Dans un rapport du Secrétariat, on lit: "En groupant les domaines d'après leur étendue, les tendances de leur production, etc., on obtiendra des renseignements précieux sur la situation des grands et des petits propriétaires, sur l'inflkionce des diverses branches de la production." Les données du Secrétariat sur lia valeur du sol sont de de grande valeur pour les fins de taxation et de prêts hypothécaires.Les renseignements recueillis par le Secrétariat sont éminemment utiles pour l'enseignement de l'économie rurale.Ils permettent d'indiquer aux agriculteurs suisses les vrais principes d'une organisation économique des fermes."Le Canada exporte un surplus de produits' agricoles.Ceci veut dire que nos cultivateurs rencontrent, sur les marchés étrangers, des concurrents qui, en plus d'être favorisés par des climats souvent plus' doux que le notre, sont mieux renseignés et mieux organisés.Devant un pareil élnt de choses, nous avons le devoir de fournir à nos habitants les moyens d'acquérir la formation économique qui leur manque.Ce qu'il nous faut, c'est, à Québec, un office, bureau ou service qui ait pour fonction.'; d'étudier les conditions économiques de la production agricole dans la province, ainsi que celles du commerce des produits de la ferme, et de publier ensuite, dans les' campagnes, les résultats de ces recherches.On suggère bien des remèdes pour améliorer le sort de nos cultivateurs, mais aucun d'eux ne vaudra beaucoup, si nous ne savons jamais où nous en sommes et si nos habitants n'acquièrent par la formation professionnelle indispensable aujourd'hui pour gagner les batailles économiques.Les travaux d'un tel service, facilités par une classification rationnelle de nos sols, pourront être hommes ont besoin d'adapter de plus en plus leurs particulièrement utiles aux agronomes de Québec.CcS hommes ont besoin d'adapter de plus en.plus leurs activités aux conditions économiques de leurs milieux respectifs.C'est dire qu'ils ont un pressant besoin de données précises sur Q'éooonomic rurale de leur comté.Gomme en Suisse, comme en Angleterre et comme aux Etats-Unis, les travaux de notre service de lVôcono-nùo rurale pourront aussi éclairer les chefs d» l'Etat et ceux qui se donnent comme îles guides de l'opinion publique.Co moade, toujours animé des meilleures intentions, comprendra mieux la.compQcxité des quea- tions agricoles, en étudiant les enquêtes de nos spécialistes'.S'il y a danger qu'un tel service soit un jour atteint du "mal de la bureaucratie", on pourra prévenir ce mal en suivant l'exemple de" la Suisse, où le Secrétariat est en contact étroit avec l'Union Suisse des Paysans, et on demandant la collaboration de l'Union Catholique des Cultivateurs, En Suisse, le seerctairiat dos paysans a toujours évité "de s'enliser dans la bureaucratie".Pour cela, il s'est tenu en contact étroit avec la pratique, avec 3es agricUleurs et avec les associations agricoles affiliées à l'Union Suisse des Paysans."C'est à leur contact étroit avec la pratique, lit-on dans un rapport, et au fait qu'ils se sont implantés partout que l'Union et le.Secrétariat doivent être considérés à juste titre comme les véritables représentants de la classe paysanne.C'est à ce titre (pre leurs travaux, leurs voeux et leurs postulats trouvent l'-accueil qui leur est réservé"; c'est à ce titre aussi qu'ils sont souvent parvenus à régler certains différends survenus entre les' divers groupés ruraux des 22 cantons." L'agriculture suisse, il y a environ vingt-cinq ans, était menacée d'un oubli presque complet de (la part des chefs de ce pays'.Les cultivateurs suisses résolurent alors de se grouper.Ils fondèrent une Union que devait "soutenir et sauvegarder les intérêts de l'agriculture." Ont-ils réussi?Les cultivateurs suisses ont placé l'agriculture au premier rang des industries de leur pays; ils sont aujourd'hui rois et maîtres chez eux et ils travaillent à fonder une Union mondiale des cultivateurs'.Ecoutons l'un des directeurs de l'Union suisse des paysans, le docteur E.Laur: "La grande Confédération internationale à la quelle nous songeons devrait être constituée sur des bases assez larges pour que toutes les organisations de praticiens et d'institutions scientifiques y fussent représentées.11 serait donc indiqué que, dans les pays où les diverses organisations ne sont .pas toutes groupées en une .seule union, comme en Suisse, ces différentes organisations pussent toutes se faire représen ter au sein de Ja Confédération internationale.Tl est certain que la considération dont Jouit l'agriculture dans la vie publique et auprès des autorités s'accroîtrait énormément par la création d'une Confédération internationale des agriculteurs.L'agriculture, à n'en pas douter, ne serait plus exposée à des surprises comme ccJlies que lui réservaient les' dispositions du traité de Versailles relatives au Bureau international du travail.D'autre part, cette nouvelle organisation parait absolument indispensable pour que les agriculteurs, dans les domaines les' plus divers, puissent lutter A armes égales avec les ouvriers qui, eux, possèdent de longue date une organisation de ce genre.Enfin, il est certain que l'existence de cette Confédération internationale permettrait aux agriculteurs de chaque pays' de jouer un rôle beaucoup plus efficace que jusqu'ici dans le domaine de l'économie, nationale.Evidemment, je ne me dissimule nullement que la réalisation dos idées exposées ci-dessus se hurlera à des difficultés considérables' et à des pré jugés profondément enracinés.Cependant, ces idées s'imposent à l'esprit de tous ceux qui connaissent h' situation et les conditions actuelles de l'agriculture et rien ne saurait les empêcher de se frayer la voie jusqu'au Jour où ailes auront trouvé leur réalisation.Et elles se réaliseront d'autant plus promptement qu'on les discutera plus ouvertement." En 192-1, l'agriculture québécoise était menacée d'un oubli presque complet de la part des chefs de la province." Les cultivateurs résolurent de fonder une Union: (l'Union catholique des cultivateurs de la province de Québec, qui devait avoir pour but "de sauvegarder les intérêts généraux de l'agriculture dans la province de Québec" Les cultivateurs du Québec ont-ils réussi?L'U.C.C.n'existe que depuis deux ans et déjà elle a accompli de grandes choses.I/O.C.C.apportera aux cultivateurs l'aide sociale, économique et politique dont ils ont besoin pour relever leur industrie, la développer, Oa rendre plus profitable.^11 faut donc s'y intéresser de plus en plus et fonder des cercles dans toutes les paroisses.> - La phrase de M.Jean-Charles Magnan,v agronome de Portheuf, est juste: "La restauration agricole viendra surtout du cultivateur.Forcément M devra compter sur lui-même.Jusqu'ici n'a-t-il pas un peu trop comoté sur les autres?" F.L St-Léonard d'Aston, Co.Nicolct, 5 juillet lil2(i M.le Directeur, Je viens vous demander l'hospitalité des colonnes de votre journal afin de faire connaître à mes amis le travail qui se fait actuellement dans le comté de Nicolct contre l'Union Catholique des Cultivateurs et contre le Bulletin des Agriculteurs.Un M.Lacharité, qui déclare résider dans Yamaska, parcourt actuellement les campagnes duns le but, dit-il, de recruter des abonne înents au bulletin tic lu Ferine.A ceci rien d'anormal.Que M.Lucharité, qui a accepte cetie tâche, qu'il croit sans doute utile, y déploie du zèle.C'est naturel.Mais qu'il juge ù propos de recruter des abonnements en tentant de jeter du discrédit sur le Bulletin des Agriculteurs et sur son directeur, c'est un peu fort.Que M.Lacharité, qui se dit l'am.des cultivateurs, tente de leur fai rc croire que leur Union ue vaui rien et qu'ils ne peuvent comprendre leurs besoins à moins de s'abonner au Bulletin de la Ferme, c'est extraordinaire.Qu'il pousse l'audace, pour atteindre ses fins, jusqu'à déclarer qu'uno purtie du clergé, s'oppose a l'Union et tient des conférences contre elle, quund il sait ou plutôt qu'il devrait savoir que nous avons eu et que nous avons encore l'approbation et l'encouragement (linos plus hautes autorités ecclésiastiques.C'est vraiment dégoûtant.M.Lacharité vous pouvez avoir de l'admiration pour le Bulletin de lu Ferme, puisque sa mamelle est bien remplie et qu'il fait votre affaire! Mais de grâce, dans votre, intérêt comme dans celui de votre cause, cessez donc vos paroles de haines et de mépris à l'adresse de M.Ponton et de sou journal, car nous savons tous que si, aujourd'hui, nous avons une union qui fait notre or-gueuil, nous le devons plus particulièrement à M.Ponton et à son journal.Combien faudrait-il de M.Lacharité et de Bulletin de la Ferme pour accomplir une oeuvre semblableI N'ayant pas eu l'avantage de faire un cours classique, je laisse à un autre le soin de répondre.Wilfrid MARTIN, cultivateur.d'assurance.Je crois cependant que l'on pourrait discuter un plan dans les grandes lignes suivantes: on demanderait au gouvernement provincial de créer un fonds assez élevé qui serait affecté à dédommager les cultivateurs.Les intérêts suffiraient peut-être au remboursement des 2-3 ou de la moitié de la valeur des vaches croisées qui seraient abattues connue tuberculeuses.Les cultivateurs qui voudraient bénéficier (le cette loi devraient verser annuellement a ce tonus un petit moulant d'argent par vache de leurs troupeaux.Celte cotisation servient a alimenter la caisse.Les vanes croisées seraient inspectées par les experts du gouvernement provincial et lorsque 1 on trouverait ues vaches infectées on ferait l'évaluation de ces vaches dont les 2-•i de la valeur au moins seraient remboursés à même les fonds plus haut mentionnés.Ce système aurait pour effet d'encourager nos ;ens a rester sur Ja terre qui les a us naitre plutôt que d'aller augmenter le nombre des sans-travail tans nos villes.Je demeure votre dévoué, Joseph IJRETON, cultivateur.Une suggestion Stc-Hénédine, 3 juillet 1926 .M.le directeur, Depuis longtemps l'on cherche un moyen d'enrayer la tuberculose qui est un fléau terrible.Elle s'attaque a un grand nombre d'êtres humains et elle ne pardonne que rarement.La science n'a pas réussi à trouver d'armes efficaces pour la combattre victorieusement.Pour éviter les ravages de la tuberculose les autorités en sont venues à la conclusion qu'il faut prendre les moyens de prévenir l'infection.Notre "province en particulier a dépensé des sommes énormes pour enrayer ce fléau.Des hôpitaux ont été construits et maintenus à grands frais pour soulager les malheureiiN qui en sont atteints.La tuberculose est une maladie contagieuse, elle fieut être transmise d'un être mn-ade à un être sain.Elle se transmet non seulement entre êtres d'une même espèce mais même entre êtres d'espèces différentes.Les autorités médicales affirment aujourd'hui que la tuberculose bovine peut se transmettre aux êtres humains ainsi qu'aux animaux d'autres espèces.Cette transmission peut s'effectuer do diverses manières, mais ce qui intéresse particulièrement les cultivateurs, c'est la transmission de la tuberculose de la vache à l'homme par le lait con tnniiné.Donc il est très dangereux de se servir de ce lnit comme nourriture.Etant donné la gravité de infection par ses germes tout 1( monde est bien disposé à faire les sacrifices nécessaires pour prévenir cette infection.Aussi on n'entend nulle part dp critiques contre les mesures prises par les gouvernements pour enrayer, même ù grands, frais, cette maladie de nos troupeaux lnilicrs.Le gouvernement fédéral se charge même de rembourser en partie les propriétaire; des animaux que ses experts font abattre.Le remboursement aux propriétaires de vaches laitières atteintes de la tuberculose ne se faisai' et ne se fnit encore cependant que lorsque les animaux atteints son' des animaux de race pure.L'ôi comprend que cette restrict toi était peut-être nécessaire pour un raison d'économie d'autant plus qui ça incitait les cultivateurs à améliorer leurs troupeaux par le mo ven d'animaux de* race pure.Ce-ncndnnt ce système a pour effet d'occasionner des perles très lourdes aux cultivateurs qui n'ont que des vaches laitières croisées et c'est de In protection de ces derniers que je veux parler.Permettez-moi.amis lecteurs, de faire une suggestion qui serait peut-être un peu onéreuse pour le gouvernement et pour les cultivateurs qui ont des* troupeaux sains.Depuis longtemps l'on cherche un.moyen par lequel le gouvernement provincial pourrait venir en aide aux cultivateurs propriétaires d'animaux croisés Infectés.Jo veux parler d'un système Succès remportés en i aviculture par les éleveurs du Canada RANG OCCUPE PAR LES VOLAILLES CANADIENNES DANS LES CONCOURS DE PONTE (Congrès mondial de l'Aviculture à Ottawa en 1927) Parce que la poule, lorsqu'elle vivait à l'état sauvage, habitait les régions tropicales, ceux qui n'ont pas fait une élude spéciale de l'aviculture peuvent s'imaginer que l'élevage de cet oiseau au Canada doit nécessairement être fort désavantageux, comparativement a celui qui se pratique dans les pays méditerranéens ou mitres contrées à climat chaud.Or, en ce qui concerne notre pays, c'est précisément le contraire qui est vrai, si l'on en juge par le rang prépondérant qu'il occupe parmi les antres contrées au point de vue de la production avicole.Ce fait cadre exactement avec celui (pie l'on constate dans le monde végétal, alors que certaines variétés de plantes cultivées dans des régions très septentrionales ont une plus grande vitalité et sont de meilleure qualité que leurs congénères des pays méridionaux.Il faut aussi se rappeler que, bien que la poule vienne des pays chauds, le dindon, la perdrix, la poule de prairie, le canard.et la fameuse bernnche du Canada sont originaires de notre pays.Les deux derniers sont naturellement des oiseaux migrateurs, mnis leur élevage réussit très bien ici pendant toute i'a nuée.( Dans l'aviculture moderne on s occupe plus particulièrement de I élevage de la poule domestique et c est uniquement à cette gallinacée que s'appliquent les chiffres que nous donnons ici.Au Canada on trouve la poule partout où le colon a pénétré et partout elle s'est très bien adaptée au milieu.Autrefois elle était plus ou moins négligée, comme l'était d'ailleurs le bétail, mais vint une époque où les colons, désirant accroître la produteion de eurs fermes, placèrent leurs volailles dans des endroits chauds, maïs malheureusement dépourvus de lumière et de ventilation.On découvrit enfin, nu cours des trente dernières années, que les basses-cours pouvaient être florissantes en hiver et donner une excellente récolte d oeufs à condition que les volailles reçoivent toute la lumière solaire et tout l'air pur possibles.Aujour-d nui, les efforts des éleveurs du monde entier tendent non seulement à nugmenter la production d oeufs en général, mais plus parti-euherement à accroître cette pro-luction en hiver, alors que le coût des oeufs est plus élevé.Les autorités fédérales et provinciales se sont beaucoup intéressées i l'aviculture.Le gouvernement fédéral possède, outre la Station Agronomique centrale d'Ottawa,-25 fermes régionales et un certain nom-!>rc de sous-stations et chacune I elle a sa section nvicolc.L'élevage d'oiseaux reproducteurs se pratique h toutes les stations; la section avicole de la ferme centrale a institué des concours de ponte dans 'out le Dominion et un Registre na-tional d'inscriptions des oiseaux de ace pure et des records de pro-luction n été créé.Tout cela con-ribuc puissamment à l'obtention ie bonnes pondeuses et en consé-uenec à l'augmentation de la pro-luction dans tout le pays.Etant donné ces deux'conditions de climat très favorable et de concentration des efforts, l'aviculture a fait d'énormes progrès au Canada.Nous donnons ci-dessous le nombre d'animaux de basse-cour que possèdent les fermes et les établissements spéciaux d'élevage: Année Nombre d'oiseaux 1901.17,922,658 1911.31,793.261 1924.54,938,130 Non seulement le nombre de volailles n triplé, mnis ln production d'oeufs par poule s'est également accrue depuis 1901.L'importance de l'aviculture au Canada peut être jugée par comparaison entre la va- (Sulte a la page a,)., PAGE DEUX LE BULLETIN DES AGRICULTEURS NE LIBRE 15 JUILLET 1926 Tribune Libre (Suite de la première par/c) leur rte ses produits et de ceux d'autres branches de l'agriculture.En 1924.les produits laitiers étaient évalués n 8218.430,532; les fruits du commerce à 525,553,212; la laine a $4,199,000 et les oeufs produits sur les fermes à $57,950.34(1.Comme ce dernier chiffre ne comprend ni la valeur des oiseaux vendus pour la reproduction ou pour la table, ni celle ries oeufs produits par les établissements avicoles spéciaux ou les poulaillers de famille, et que les troupeaux de dindons, d'oies et de canards n'entrent pas non plus en ligne de compte, on peut affirmer sans crainte que durant cette année l'aviculture a rapporté au pays SI 00,000,000.La position occupée par le Canada en aviculture peut être considérée sous un autre aspect.Quatorze pays tiennent des concours de ponte."Les réfiles qu'ils ont établies ne sont pas uniformes et le Canada est l'un de ceux dont les règlements sont les plus sévères.Il exifle par exemple des groupes de dix poules tandis que d'autres pays permettent l'inscription de groupes plus petits ou même d'un seul oiseau, ce qui augmente naturellement leur moyenne.Le Canada élimine en outre les petits oeufs que, la plupart des autres pays comptent, et il ne permet pas l'usage de lumières artificielles, alors (pie plusieurs l'autorisent.En dépit d'une stricte adhérence à ces règlements sévères, les résultats obtenus par les concurrents canadiens sont très remarquables.Les Etats-Unis sont le pays qui a inscrit le plus grand nombre d'oiseaux, c'est-à-dire ."70; puis viennent niques avec 7.538, 1.21(1 et l'Australie autres pays ont présenté un nombre d'oiseaux variant entre 39 et 800.Ces concours ont établi que la production moyenne au Canada' était de 172 oeufs par poule et par année, dans les lies Britanniques de 171 et aux Etats-Unis de 101.Eu prenant pour base quatre races bien connues, les moyennes obtenues au Canada et aux Etats-Unis étaient les suivantes: Moy.oeufs annuel.Canada E.-U.Plymouth Hock barrées 182 175 Wyandotte blanches.109 152 Rhode-Island rouges.150 149 Leghorn blanches.182 175 Sur les 35 oiseaux qui ont pris part à tous les concours et qui ont pondu 300 oeufs et plus, 19 étaient des poules canadiennes et parmi elles se trouvaient les meilleures pondeuses avec 332 et 331 oeufs.En 192-1, le Canada a pris pari au Congrès mondial d'aviculture tenu à Barcelone (Espagne).Nous y avons teljemcnt réussi à commander l'attention par la perfection de, notre organisation et par la haute qualité dos sujets exposas que de nombreuses ventes ont déjà été faites à dès éleveurs de divers pays européens.Nous avons obtenu "de plus que le prochain congrès se tiendrait à Ottawa durant l'été de 1927.On s'attend que de 5,000 a 0.000 délégués de toutes les parties du monde visiteront la capitale eu nadienne et profiteront de l'occasion pour parcourir le pays en tous sens.Ainsi, notre humble gallina-cée aura contribué non seulement à augmenter la production du Cumi da, mais on outre n faire connaître aux autres nations du monde l'éten due de nos ressources naturelles.Frais de vente du fromage canadien Ce que le producteur canadien réalise sur la vente du fromage par comparaison au producteur de la Nouvelle-Zélande.— par J.-F.Singleton, chef du service du commerce des produits laitiers et de la réfrigération, division de l'industrie laitière et de la Ottawa, Ont.réfrigération.les Iles Britaille Canada avec avec 2.571.Les H 'achetez que les véritables Manteaux Coîeman Les manteaux Coleman à haute puissance sont, quant à la forme, la grandeur et la texture, fabriqués de façon, à développer plus de lumière vive et à durer plus longtemps.Co sont les manteaux les plus économiques que vous puissiez utiliser, lis sont spécialement fabriqués pour les lampes et lanternes Coîeman Quick-Lite.DEMANDEZ LES BONS.Voyez h ce que h* nom "Coleman" snit estampé *ur chaque mnntenu.Protégé par brevet.— 10 cts chuciin seulement.Aehetez-Ics A ln boite (fl.cn lu douzaine) chez votre marchand.Fabriques au Canada.The Coleman Umii Co.ï.ld., "031 Coleman Ilulldinr: Toronto, Ontario.PPÊÉ1.Le but de la fabrication et de l'exportation des produits laitiers est d'écouler avantageusement le lait du producteur.Le bénéfice que peut rapporter l'exportation des produits laitiers dépend du prix de vente de ces produits ainsi que des frais de production de vente.Lorsque toutes les autres conditions sont égales, il est clair que le pays où les frais de fabrication et de vente sont les moins élevés a un avantage sur tous les autres concurrents.Il est donc utile pour nous de voir quels sont les frais de fabrication et de vente de notre fromage et de les comparer à ceux de nos principaux concurrents, pour connaître la différence.Vers la fin de la saison dernière, nous avons recueilli des renseignements sur les frais de manutention du fromage entre la fabrique au Canada et l'entrepôt de l'importateur au Royaume-ni.Nous avons également compilé les cours du gros nu Royaume-Uni et noté le rapport net du fromage au producteur canadien et ln proportion du prix de vente à Londres que reçoit le producteur canadien.Nous nous sommes procuré également, pour servir de base de comparaison avec les conditions canadiennes, des renseignements semblables sur le rapport net pour les producteurs de la Nouvelle-Zélande.FRAIS DE FABRICATION ET DE VENTE DC FROMAGE La majeure partie du lait employé pour la fabrication du fromage au Canada est apportée aux fabriques par les producteurs individuellement.Nous n'avons donc pas à prendre en considération les frais de la livraison du lait de la ferme à la fabrique.Le premier compte inscrit au débit du produit est donc, les frais de fabrication du lait en fromage; nous supposons que le prix moyen de la fabrication du fromage est de 2 1-4 cents par livre et nous avons adopté ce chiffre de 2 1-4 cts dans ces calculs.Ce chiffre couvre tous les Irais de fabrication: main-d'oeuvre, fournitures, maintien de la fabrique, frais fixes et bénéfices sur la fabrication, s'il y en n.Vient ensuite lé! transport du fromage de la fabrique a point d'ex- pédition.Au Canada, les différents patrons transportent chacun à leur tour le fromage à la station; c'est là le système presque universel au pays.Il n'y a donc pas de dépense pour ce travail, et c'est là un item qu'il est inutile de prendre en considération.Sans doute, le temps liasse par le cultivateur à transporter le fromage en question vaut quelque chose, mais comme il n'y a pas (je dépense en argent, on doit considérer que ce travail est payé dans le rapport net final reçu par le producteur, tout comme le charriage du lait à la fabrique ou le soin et la traite des vaches laitières.Vient ensuite le transport entre le point d'expédition et le port d'exportation, qui est généralement Montréal.11 s'exporte du fromage par expédition directe, spécialement à partir de Belleville et des points d'expédition de l'Ontario, à l'ouest de Toronto.Le pourcentage de nos exportations totales qui sont exportées de cette façon est si faible qu'il est inutile de les prendre en considération dans ces calculs, qui sont basés sur les exportations faites par les exportateurs de Montréal.Les taux de trnnsport à partir du point d'expédition Jusqu'à Montréal varient naturellement avec la distance; voici la liste des taux de transport du fromage en charges inférieures à une charge de wagon, partant de différents points d'Ontario et de Québec et allant à Montréal : Par 100 lbs Bainsville, Ont.27V- Belleville, Ont.,41% Brockville, Ont.30% * Gampbcllford, Ont.-14 Cardinal, Ont.30% Casselmun, Ont.27ÎS - Coaticook, Que.40 Cornwall, Ont.27 '.- Danville, Que.32 Deseronto, Ont.41% Ilowiek.Que.29 Huntingdon, Que.2!) Inger.soll, Ont.65% Kingston, Ont.36% Lansdowne, Ont.32 Lindsay, Ont.49 Lombardy, Ont.-.32 London, Ont.65% Millbrook, Ont.46!û DONT LA SUPERIORITE EST UNIVERSELLEMENT RECONNUE Posséder une Lieuse capable de moissonner le grain, sous toutes conditions, est le but de tout agriculteur et la réalisation pour sont possesseur d'une Massey-Harris Consomme Moins de Ficelle D'Engerbage pour Chaque Gerbe Renferme Une Plus Grande Quantité de Coussinet» a Rouleaux Coûte Moins En Reparations Dure Plus Longtemps Que Les Autres ENTRETIEN PEU COUTEUX -:- -:.EFFICACITE ASSUREE 1 agences Partout Mille Roches, Ont.-29 Morrisburg, Ont.'.30% Ormstown, Que.29 Peterboro, Que.463/j PlessisvlWc, Que.32 Prescott, Ont.80% Richmond, Que.32 St-llvacinthe, Que.27Mt St.Mary's, Ont.65% Stratford, Ont.Stathroy, Ont.70% Toronto, Ont.'• .49 Trenton, Ont.41% Vlctoriavillc, Que.32 Woodstock, Ont. Choix, 3# Ibn et plus.$0.40 Bon, 3 lbs et plus.0.35 Moyen.2K lbs et plus.ù.31 Passable, 2 lbs et plus.0.26 POULETS ABATTUS la lb Choix, 5 lbs et plus.S0.00 Bon, 4}-i lbs.et plus.0.00 Moyen, 4 lbs ot plus.0.00 Passable, 3 lbs et plus.0.00 DINDES VIVANTES ln lb Choix, 12 lbs et plus.SO.26 Bonne, 10 lbs et plus.0.24 Moyenne, 9 lbs et plus.0.22 DINDES ABATTUES Choix, 11 lbs et plus.A 29 Bonne S lbs et plus.à ô- I'assable, 7 lbs et plus.t\ 25 OIES VIVANTES la lb Bonne.9 lbs et plus.S0.00 Passable., o.OO OIES ABATTUES la Ib Bonne, 10 lbs et plus.S0.00 Moyenne, S lbs et plus.o!oo CANARDS ABATTUS la lb Choix, 5 lbs et plus.(vieux).S0.2S Bon, 4 lbs ot plus.0.24 CANARDS VIVANTS la ib Bon, 5 lbs et plus(jeunes).à 24 Moyen, 4 1ns et plus.a PIGEONS VIVANTS le coupli" Jeune.S0.45 Vioux.0.30 LAPINS ln lb No 1 (41bfl et plus).S0.13 le cou pli' LIEVRES No 1.S0.00 MIEL BLANC ln lb No 1.S0.09 No 2.0.00 No 3.0.MIEL AMBRE la lb Nb 1.S0.07 No 2.0.00 No 3.0.00 MIEL BRUN la lb No 1.S".07 No 2.0.00 No 3.0.00 SIROP D'ERABLE U uni.No 2.SI.40 No 3.130 SUCRE D'ERABLE la lb Noi.0.1» No 2.0.13 No 3.0.12 BOUVILLONS VIVANTS Ici 100 llw Choix.:.• 9 00 Noi.7.25 i\ 7.75 No 2.6.7"> a 7.00 No 3.5.50 à 6.80 TAURES VIVANTES les 100 lbs Choix.Noi.6.50 a 7.O0 No 2.6.00 à 6.50 No 3.4.00 ù.5.00 VACHES VIVANTES les 100 lin.Choix.S S Noi.5.00 ;\ .No 2 .3.50 à 4.75 No 3.2.50 a 3.25 TAUREAUX VIVANTS 1 les 100 Un Choix .SO.00 à 0.00 Noi.0.00 a 0.00 Xo 2.3.50 à 4.75 No 3.•••• • & • VEAUX DE LAIT VIVANTS les 100 lbs.Choix.S à No 1 .S S.5n:\ ir>.00 No 2.8.00 à 8.50 No 3.0.50 a 7.50 VEAUX DE LAIT ABATTUS ln lb Choix.SO.14 Noi.0.13 No 2.0.10 No 3.0.00 VEAUX DE CHAMPS VIVANTS les 100 lbs No 1.S a 6.50 No 2.& VEAUX DE CHAMPS ABATTUS les 100 0» Noi.$ 00 NTo2.00 MOUTONS VIVANTS les 100 lbs.'.Choix.S No 1.6 00 I No 2.4.00 No 3.MOUTONS ABATTUS Choix.No !.No 2.No 3.U lb S 0.00 0.00 AGNEAUX VIVANTS les 100 U>5 No 1.$15.00 Ir.00 No 2.0.00 à 00.00 AGNEAUX ABATTUS ln lb , Choix.S No 1.0.00 No 2.0.00 No 3.0.00 PORCS VIVANTS les 100 lbs.Porcs.515.75 à Sélects (à bacon) .S0O.O0 Truies.£11.00 A.SU .75 PORCS ABATTUS les 100 lbs.No 1 (120 A 160 lbs).21.0.1 No 2 (150 à 200 lbs)._____20.00 No 3 (250 et plus).PEAUX VERTES la lb Peaux de bœufs (moins de 48 lbsl .$0.10 Penux de bœuf plus de 4S lbs) ____ 0.07'i Peaux de taureaux.0.05>j Peaux de veaux de lait.0.14 Peaux de voaux(chacune).90c a 1.00 Peaux (\l'agpéaUXI ln peau).20 h 0.30 Peaux de chcvcauxila peau).3.25 LAINE Lavée No 1.Lavéo No2.Non lavée No 1.Non lovée No 2.Non lavée No 3.la lb 0.30 0.28 0.20 0.18 0.00 FOIN DE MIL nu chnr, ln tonne Extra No 2.(point d'exp.).SU.00 No 2 .10.00 Nb3.0.00 FOIN DE TREFLE la tonne No 1 (trèfle mêlé).SS.00 No 2.7.00 PAILLE la toniK Bonne.S5.00 à 6.00 PATATES Blanches.Eougos, nu char.00 Ibj .$1.90 .1.65 REVUE DES FEVES le mt.Noi.•.S2.40 No 2.2.35 POIS lemt.No 1.$2.30 No 2.2.10 FICHÉS CE QUE VOUS VENDEZ Les éleveurs d'Ayrshires Une association puissante d'éleveurs d'Ayrshires vient d'être formée dans notre région.Elle comprend les éleveurs des comtés de Sherbrooke, Compton, Stanstcad, Richmond et Drummond et portera le nom de cercle Saint-François des Eleveurs d'Ayrshires.Les bases de cette association ont été jetées mardi après-midi n Lcnnoxville, lors d'une réunion importante des cultivateurs sur la ferme Expérimentale de Lennox-ville.M.Muir, de la division de l'Elevage n Ottawn, était présent a cette réunion ainsi que M.W.-F.Stephen, de Huntingdon, siège social de l'Association.Les officiers furent élus avec le ésultat suivant: président, M.E.-D.Tabcr, de Kingsbury; vice-président.Bernard Mercier, Compton village; secrétaire, Geo.McDougald; secretaire-adjoint, R.Belr.ile; agronomes des comtés de Sherbrooke et Stanstcad, sections anglaises et françaises.Chaque comté se choisit aussi un comité composé d'un président et de deux directeurs: Compton, président, M.W.Edwards, de Cook-shire.L.Copping, Lennoxville et \V.Irving, de Scotstown, Sherbrooke et Stanstcad, section frnn calse, B.Mercier.Compton village Léon Bergeron, Watcrvillc, et Edmond Chngnon, Coaticook; section anglaise.Nap.Vallièrcs, Stanstcad.Bvron Brown, Aycr's Cliff, P.-.T.Whiteombr, Massnvlppl, Richmond.E.-D.Tabcr.Kingsbury, Lesley Hcaly, Richmond, et' E.-D.Sim m s, Kingsburv, Drummond.Albert Smith.Soutb Durham, A.-B.Lystcr, South Durham, et Albert Hyde, South Durham, Wolfe.Orner Comtois, Gustave Carrier et Antonio Garncau, tous trois do Hnm Nord.Le choix des officiers étnbli, MM.Muir.S.Boilv, W.-F.Stephen, J.-A.McLenrv et Ë.-D.Taber adressèrent ln parole aux assistants.L'Association canadienne des éleveurs d'Ayrshires.qui compte avec ln réorganisation du cercle St-François quatre filiales dans le nays, et qui n donné $100 pour défrayer les premiers frais du cercle du district, était représentée pnr M.W.-F.Stephen, do Huntingdon, siège- local de l'Association .1.° Dans son discours, M.Stephen s'est surtout appliqué à faire ressortir la valeur (lu groupement.Ces groupements d'éleveurs peuvent faire beaucoup.Le fait de se mieux connaître est un grand actif.Savoir que l'on n'est pas seul à pratique! telle ou telle industrie est un motif d'encouragement dont la valeur ni pourra jamais être assez appréciée.L'on devrait se réunir souvent afin [l'échanger des idées sur les meilleures manières d'annoncer ce que l'on a à vendre.La publicité a été trop négligée par les cultivateurs.Ceux-ci ne commencent qu'à s'éveiller aux possibilités offertes par une annonce appropriée.Dans les derniers huit mois plusieurs wagons de bestiaux Ayrshiros ont élé vendus par ce moyen.ANIMAUX VIVANTS SEMAINE FINISSANT LE S JUILLET Les A'cntes sur les deux marchés de Montréal, au cours de la semaine, consistèrent en 4594 veaux, 830 hèles à cornes, 3,17G porcs et 1,793 moutons et agneaux.Il y avait, aussi, en cours d'expédition directe pour l'exportation, 1,887 bêtes 1) cornes.Les arrivages étaient nombreux pour la demande de ln mi-été et, comme résultat, les acheteurs étaient indifférents et les prix furent réduits; h l'exception des agneaux, tous les animaux se vendaient très lentement.BETES A CORNES.— La mnjo rite des bûtes a cornes étaient en graissées à l'herbe et elles n'étnient pas suffisamment finies pour se vendre facilement.Les prix étaient moins élevés, en général, ceux des taureaux communs étant les plus bas.Quelques bouvillons de bonne qualité engraissés nu grain donnèrent jusqu'à .«8.50 et les outres de 7.75 A $8.25; ceux de qualité intermédiaire se vendaient de SO.75 a 87.25 et les communs de 86 n 66.50.Plusieurs chnrges de qunlités [mélangées donnèrent 87.Les bonnes vaches rnpportèrcnt 85.50 et une seule, bien préparée, 85.75.Les vaches d'assez bonne qunlité se vendaient environ 64.50 et §5.et les communes qui- étaient en abondance, se vendaient de 83.50 n 64.; celles pour ln mise en conserves et ln coupe donnaient de §2.25 à «ntlsfait de votre position actuelle Territoire réserve.The J.-lt.WATKÎNS COMPANY, 379 Cralg Ouest, Montréal.22-23-21-23-20 SOUFFLERINE gnrnntia pour t ; le soufflo do voire cheval.I/?j certificats que nous avons reçus attestent le vrai mérite ct le succès nccompll avec "SOLT'PLÈ-RINE".On essai eu vaut certainement la peine.Ne négliger, pns de vous renseigner, si votre chevnl n le souffle.Prener le temps de nous écrira de suite, à lbs, fl.HO.MAlNLAPIlKrvr, BOITE POSTALE 1507.MONTREAL MACHINES DE SECONDE MAIN Moteur 1/30 C.V., 110 Toits, avec moulnn-gei et souffleur, 810.00; moteur !i C.V., 110 volts, pour machine a laver, 112.00; clou» neufs, rouUlés, IVj" a 2", J2.50 par barils de 100 livre», forge neuve, nvec souffleur, (10.00- étau neuf a banc 3W", 85.50; étau neuf à pied 5", fS.00; enclumes neuves 50 livres fO.00, 75 livres ffl.00; foreuses (drills) neuves ïiO.OO; cric 0 vis (Jack screw) de 12 tonnen 84.00; davlgm-pbe usagé 815.00: aussi plus grand assortiment du Canada de courroies, poutres, crochet», arbre d» couche, moteurs, machine» de seconde main.L S.Tarshls A Son» Ltd., 184.A MoGIII.Montréal.BLEUETS EN CONSERVES A VENDRE Bleuet» du Lac ôt-Jean en constrves.La mlje en conserves commencera dan» un mots.Placet vo» commandes d'av»ncc.Demandez tes prix.MédArle.BERGERON.Bt-Ceenr ' avait dans chaque paroisse une organisation composée de Dames, do Demoiselles ay
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