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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
samedi 15 juillet 1922
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1922-07, Collections de BAnQ.

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! B ¦;"¦')' ¦ .i : VOL.7 No 28 MONTREAL LE 15 JUILLET 1922 Prix 10c le numéro RECEIVED Bcurrcric de M.J.A.CAILLER, à St.Félix de Kingscy.Que.De pelile fabrique mal outillée qu'elle Hait en 1915, clic est devenue, en 1921, une des plus modernes cl des plus rémunératrices de la province.Sa production, (le 34 000 Ibs en 1914, s'est élevée à I2ri000 Ibs l'an dernier.Aujourd'hui, celte bcurrcric est munie d'un outillage aussi complet que moderne et reçoit la crime de plus de 12ô patrons.Etant, par surcroît, admirablement située, clic est appelée à devenir l'une des plus importantes fabriques de beurre de la province.mm .WW B tas ss ¦Mi Les cultivateurs ont non seulement.le droit; mais aussi le devoir de se grouper pour donner plus d'ampleur et de force à leurs revendications d'ordre économique. PAGE (2) .118 LE BULLETIN DES AGR CULTEURS 15 JUILLET 1922 LE REMPLACEMENT DES REINES DANS LE RUCHER ILS NOUS DONNENT DU PAIN?Beaucoup d'apiculteurs canadiens éprouvent ions 1rs ans de lourdes pertes parce qu'ils iie.nliu.enl de remplacer par des reines jeunes ct fécondes les vieilles reines bout-donneuses.Les apiculteurs les plus éclairés prennent de plus en plus l'habitude de remplacer systénintiquc-.incnt la reine tous les ans, car les jeunes reines sont en général plus fécondes que les reines ayant plus d'un an.En remplaçant la reine du nieller, il n'est pas lion de laisser les abeilles élever elles-mêmes leur propre reine en toute libellé: il faut adopter une méthode d'élevage par laquelle on ne produit que tics reines des meilleures espèces, el on améliore ainsi la race d'abeilles.Les reines peuvent être introduites sans danger à tout moment pendant la saison d'activité, mais le meilleur moment de l'année pour remplacer la reine est pendant une miellée.On peut se servir de cellules royales mûres ou de reines accouplées.I.e meilleur moyen peut-être est île fournir des cellules royales mûres mais il esl à craindre «pie ces cellules royales ne soient détruites ou «pii' les jeunes reines ne se perdent pendant leur vol nuptial «'I «pie la colonie ne reste ainsi sans reine.I.e système recommandé esl celui qui consiste à élever «les reines au moyen «lu système île "cellules en lasse" au commencement de la miellée principale du trèfle, el «le faire accoupler ces reines dans «le petites colonies préparées spécialement à cet effet.Lorsque ces reines ont élé accouplées et qu'elles pondent, on peut détruire les reines «les colonies dont les reines «loivent être remplacées, et introduire « leur place les jeunes reines pondeuses.Lorsqu'il ne faut que quelques reines ct que l'apiculteur ne pctll les élever lui-même, on peut s'en procurer à un prix nominal «liez les apiculteurs qui font une spécialité de l'élevage des reines.Avant d'introduire une nouvelle reine, assurez-vous «pie la colonie esl sans reine Cl qu'il n'y a pas de cellule royale.Pes directions pour l'introduction accompagnent toutes les reines qui sont fournies.Lc système suivant a donné toute satisfaction à la ferme expérimentale fédérale ( Il la-.va.I lès qu'une colonie si: prépare à essaimer en ayant des larves dans «les cellules royales, au commencement de la miellée principale «lu trèfle, enlever la vieille reine de la ruche el détruire toutes les cellules royales.Neuf jours plus tard, détruire encore uni' fois toutes les cellules royales ct introduire une jeunes nine pondeuse de parentage sélectionné, tin con t rule ainsi efficacement l'essaimage el l'on fournit à la colonie une jeune reine féconde, à temps pour peupler la colonie de jeunes abeilles pendant l'hiver cl la mettre en étal «le mieux travailler au printemps suivant.Lorsqu'un apiculteur n'a pas de reines il ¦ rechange, ou qu'il ne peut se les procurer, el qu'il est nécessaire à la colonie «le fournir elle-même sa propre reine, on peut laisser une cellule à l'époque où l'on sort la vieille reine de la colonie, mais il faut examiner la colonie plus tard pour s'assurer (pie la jeune reine est bien accouplée et qu'elle pond.C.It.Goodcrham, Apiculteur du Dominion."Récolte manquée, année pauvre pour un pays", voilà des mots synonymes.lion nombre d'industriels, de man hands, de commerçants et de professionnels semblaient vouloir oublier cette vérité du père La Palisse.La Providence s'est chargée de le leur rappeler.Dans tout l'est du Canada—le Lac Si-Jean excepté—l'an dernier, la récolle de foin a été presque nulle.Celle des céréales n'a guère valu mieux.Conséquence: il n'y a pas d'argent nulle pari.Tout le inonde le crie.Tout le monde aussi a les yeux sur la nouvelle récolle pour meltre à flot ses propres affaires."Agriculture prospère" veut donc dire richesse pour toutes les branches de l'industrie humaine.El comme l'agriculture n'est pas un mot abstrait, mais bien une profession exercée par des hommes faits de chair et d'os connue les attires mortels, il importe donc de respecter, de protéger, d'aider et d'instruire ces hommes qui sont à la base de notre richesse nationale et individuelle.Comprenons-nous bien ce devoir?I.'ac-coniplissons-notis exactement ?Pas toujours.Précisons notre pensée.Kl d'abord, qil'cst-CC (pie respecter quelqu'un ?C'est avoir pour lui des égards, des prévenances dans nos paroles ct dans nos actes.Les autres classes de la société respec-tcnt-cllcs notre, habitant comme elles devraient le faire?Bien qu'il y ail un mieux sensible, d'une façon générale, dans trop de milieux encore le mol llilhitilllt craché à la figure d'un adversaire esl le ternie du suprême mépris.Exemple: Il y a quelques mois à peine, dans une gare remplie de cultivateurs, un soldat en goguette s'amène au guichet.L'employé s'impatiente el lui lance par la téte et à tttc-lête ce mot injurieux: pas pour l'homme chaud—Va au d.m.habitant C'est ça ! Avale, brave habitant qui vient d'appotler à manger à ce freluquet, et en plus, a part dans le salaire qui lui sera payé le mois prochain ! Autre exemple.Dans les magasins, sur la rue, quelqu'un est-il mesquin, grossier, on lui crie: fais pas/ habita lit, au encore espèce d habitant; loul connue si ce mot état synonyme de mesquinerie et d'impolitesse.Si l'on croit (pie c'est respecter le cultivateur dans ses paroles, ça !.Et si l'on croit que c'est relever l'agrii attire aux yeux de la jeunesse que de se servir du mot habitant comme terme de comparaison pour tout et avec tout ce qu'il y a de plus bas dans la société.Certaines gens respectent-ils l'habitant dans leurs actes au moins.Pas jusqu'en paroles.Combien de gens rendent à l'habitant le salut poli qu'il leur envoie ?Combien d'automobilistes, hautement huppés, trouvent très drôles de tuer le chien du m.habitant, d'écraser ses poules ou de le faire courir après son cheval qui s'ûpou-vanle ?Mais au moins est-ce (pie l'habitant est protégé, aidé connue il devrait l'être?Pas plus qu'il n'est respecté.Proléger quelqu'un, c'est prendre sa défense.Qu'il me suffise de rappeler deux fails encore assez récents : la crise de l'immeuble et les exemptions des fils du cultivateurs au temps de la conscription.Dans le premier cas, qu'un tas de bons à rien ou de vauriens se sont rués sur nos Campagnes pour vendre à nos cultivateurs des immeubles réels ou imaginaires et parlant pour les exploiter.Dans la plupart de nos paroisses, il s'est trouvé quelqu'un pour aider à filouter l'argenl des m.habitants verts—langage de nos flaneurs de village qui vivent et mangent parce (|lte les autres travaillent.El ceux qui auraient dû élever la voix pour protéger notre peuple agricole.Qu'ont-ils fait?Ils se sont tus.Le clergé paroissial a voulu élever la voix.On l'a menacé dele trainer devant les tribunaux civils.Des faits qui se sont passés au sujet des fils de cultivateurs au fameux temps (le la conscription, n'en parlons,pas! ("est mieux.Qu'est-ce enfin qu'aider quelqu'un?C'est lui prêter son concours en temps opportun.Nos habitants ont-ils reçu ceite aide} Une occasion favorable s'est présentée pour les ailler à produire plus et de meilleure qualité, à vendre et à acheter à meilleur compte loin ce qui louche aux produits agricoles: la Coopération.Qu'est-il arrivé?On a employé le vert et le ste pour faire rater le mouvement.Imaginez donc aussi le scandale! Des habitants qui avaient la préten-t ieiise audace de se passer d'intermédiaires inutiles! A coup d'épingle, quand ça n'a pas élé à coup de sabre, on a miné les organisa-lions naissantes.Des pièges habiles ont élé tendus; les habitants confiants y sont tombés, et le mouvement vraiment coopératif esl relardé pour longtemps petil-êtrc.Conséquence: Grand nombre de ces messieurs, petits et grands, sont acculés à la banqueroute, écrasés par des crédits qu'ils ne peuvent supporter.Par la vraie coopération, l'habitant n'a pu améliorer ses méthodes de culture, d'élevage, de veille et d'achat.Il n'a pas d'argenl.Tout le monde se ressent de la gêne de ces habitants que l'on aurait dû aider de toute façon.On se plaint aujourd'hui, non sans raison peut-être, que l'habitant est ferme, méfiant.Il y a de quoi! I'ii cheval qui n'a jamais reçu de vous autre chose (pic des coups de bâton se cabre à votre approche, même si vous voulez le caresser! Du désarroi dans lis affaires, causé en majeure partie par la mauvaise récolte de l'an dernier, tous ceux qui ont encore une téte sur les épaules devraient tirer la leçon suivante: les habitants font la richesse de notre pays.Ils sont la base du commerce el dé l'industrie.Ils nous donnent du pain, à nous et à nos familles.Au moins respectons-les! Et les habitants ne demandent que cela pour continuer de travailler ferme |Hiur nourrir noire pays, ("esl bien peu.L'obticntlront-ils ?LOUIS ARXF.A f (L'Action Catholique) Ce compliment est souvent adressé à la maîtresse de maison qui, dans toutes les circonstances, sert du Thé Primus, le thé de choix.Aussi se montre-t-elle f ière de la sûreté de son goût.DISTRIBUTEURS: L.CHAPUT FILS & CIE LIMITEE 3 WM 15 JUILLET 1922 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (3) iîlfl ECONOMIE DE $115,000.00 Nous recevions dernièrement d'un de nos lecteurs du bas de Québec, une note nous demandant de commenter un article du "Soleil" ayant trait à l'économie que le ministère de l'agriculture provincial a fait faire aux cultivateurs, en décidant les compagnies de chemins de fer à accorder des taux spéciaux, pour le transport du foin, des cri bl tires et du maïs, au cours de l'hiver dernier! Après avoir parcouru l'article en question, nous sommes arrivés à la conclusion, ou que le "Soleil" voulait se payer la tète de ses lecteurs cultivateurs, ou qu'il traitait une question qu'il ignorait complètement.Et nous nous sommes dit c]ne si l'auteur de cet article s'était donné la peine tie consulter les autorités du ministère tie l'agriculture, ¦—¦ bien que ces dernières ne dédaignent pas que les entreprises nées de leur initiative soient connues et appréciées du public, elles sont sans doute assez honnêtes pour ne pas s'attribuer le nié-rite d'initiatives complètement étrangères à leur cercle — il aurait tenu un langage différent: à l'endroit des personnes qu'il s'appliqua à "blackbouler" au cours de son article.En effet, ce sont bel et bien ces mêmes personnes qui ont fait les démarches pratiques pour gagner définitivement cette réduction.(U serait tout de même intéressant de savoir où cet écrivain remarquable a puisé ses renseignements.) Nous n'avons nullement l'intention de discuter les chiffres qu'il donne ; nous souhaitons qu'ils soient exacts puisqu'ils prouveraient, s'ils l'étaient, que ceux qui ont d'abord soulevé cette question et que l'on a traités de "braillards" dans le temps, avaient bien raison de s'alarmer.11 y aurait tout un petit volume à écrire sur l'histoire de la réduction de ces taux de transport.Nous nous bornerons cependant à citer quelques faits qui démontreront à l'auteur tie cet article C]it'll force de pratiquer le culte de la vénération des pieds de ministres, l'on en arrive à raisonner avec ses pieds plutôt qu'avec sa tête.Nous ferons remarquer à nos lecteurs que si nous relevons cet article, c'est pour rendre justice aux agriculteurs qui dans le silence travaillent à aider l'agriculture et à la libérer des sarcophages politiques qui lui rongent graduellement la chair et qui menacent delà sacrifier entièrement à la haute finance et à ht grande industrie.Voici donc un résumé de l'histoire des faits d'armes que le "Soleil" attribue au gouvernement Au mois d'août 1021, le Bulletin des Agriculteurs faisait une enquête sérieuse pour découvrir l'état des récoltes clans la province.18,000 circulaires et blancs de rapport furent distribués aux lecteurs et au delà de 1-1,000 furent remplis et retournés au Bulletin.Ces rapports confirmèrent malheureusement nos appréhensions.Les chiffres que nous publiâmes alors existent encore, de même que les appels que nous réitérâmes et qui restèrent sans réponse pratique Comme la saison avançait sans qu'aucune mesure ne fut prise pour parer à une situation devenue très alarmante, le président du Comité de la Production animale commerciale résolut d'appeler une assemblée de ce comité.A l'exception de deux employés du gouvernement provincial, toutes les personnes présentes à cette réunion (il y en avait une quinzaine) se classifient dans la catégorie que le "Soleil" appelle les prétendus chefs agraires.' A cette réunion, l'on discuta les moyens à prendre pour prévenir la disette de fourrage et de grains alimentaires qui devenait de plus en plus menaçante.Il fut convenu qu'il faudrait importer une certaine quantité de ces récoltes du dehors et qu'il était opportun de demander aux compagnies de transport, des taux spéciaux pour ces produits qui serviraient directement à l'alimentation du bétail.Ce fut après cela que le ministère de l'agriculture écrivit à M.Meighen pour lui demander d'intervenir auprès de la commission des chemins de fer.N'ayant pu obtenir satisfaction, le ministère s'adressa à M.Hanna et au président du Pacifique Canadien, mais sans plus de succès.Le Bulletin des Agriculteurs, tenu au courant de ce cpti se passait, provoqua immédiatement une assemblée d'urgence de quelques membres du comité ci-haut mentionné pour rencontrer le chef du service des frets du Pacifique Canadien.Ce dernier les reçut à bras ouverts et après avoir pris connaissance ties rapports pré- sentés par le Bulletin, et considéré la question sous tous ses aspects, il consentit à se faire l'avocat des cultivateurs de la province devant les autres autorités ferroviaires.Quelques semaines plus tard, la réduction était annoncée.' Comme moyen de contrôle et pour s'assurer que cette réduction ne bénéficierait qu'aux cultivateurs et non au commerce, les chemins de fer exigèrent que toutes les commandes auxquelles l'on appliquerait la réduction passassent par le département de l'agriculture.M.Grenier, le sotts-ministre, fut consulté à ce sujet et donna finalement l'assentiment du département cpti fournit dans la suite les certificats exigés par les compagnies tie transport.Et c'est ainsi tpie des résultats tangibles ont été obtenus.Et nous défions "Le Soleil" de démentir ceci.Voilà tlu bon travail s'écrie le "Soleil".Oui, voilà du bon travail; mais qui l'a fait! Et puis, comme s'il prenait les cultivateurs pour ties nails, le "Soleil" se fend d'un tas de zéros pour montrer l'économie énorme cpte les cultivateurs ont réalisée, "grâce" à l'intervention du ministère tie l'agriculture.Il prétend d'abord que la réduction moyenne a été, en chiffres ronds,de SIS par char.Sl 15,000sur 2-l00chars représentent en effet une réduction de SI7.87 par char.Quand on se rappelle que In réduction accordée par les chemins de fer était d'environ 2.5%, l'on arrive à des fniis de transport ordinaires joliment élevés.Tout de même nous n'en discutons pas ce point.(suite à la page 13) Veuillez, s'il vous plaît, mentionner Je "Bulletin des Agriculteurs" en cous adressant à nos annonceurs. PAGE (4) 520 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 15 JUILLET 1922 EURE CETTE LISTE DONNE LE PRIX COURANT EN GROS DES PRODUITS CI-DESSOUS A MONTREAL DERNIERE CORRECTION: LUNDI DERNIER, A 1.00 HR.P.M.CE QUE VOUS VENDEZ BEURRE la lb.PASTEURISE.$0.3li?i No.I."0-30 No.2 .— FROMAGE SPECIAL BLANC .No.I .SPECIAL COLORE No.I .OEUFS la lb.$0.10 ."0.15% ." 0.16K ."0.1 G?;, la doz STRICTEMENT FRAIS .$0.31 No.I ."0.29 VOLAILLE Vivante Abattue lu lb.lu lb Poules choix.$0.28 .$0.—• No.1."0.25 ."0.— Poulets Choix- "0.40 ."0.— No.!."0.38 ."0.— Oies Choix____ -o — ."0.— No.1 _."0.— : Dindes Choix."0.— ._"0.— No.I."0.— __"0.— Canards Choix."0 — _"0.— No.1 ."0.— .0_ LAPINS La livre.MIEL .$0.12 .la /4.BLANC AMBRE 14 BRUN No.No.No.No.No.No.No.1 .$0.11 2 ."0.09K SIROP D'ERABLE "0.07 ."0.09 ."0.08 ."0.07 ."0.06 le gall.EN BIDON No.I .$1.75 No.2 ."LoS No.3 ."1.50 EN BARIL No.I ."1.00 No.2 ."1.50 :i No.3 ."1.55 SUCRE D'ERABLE la lb.EN PAINS (lib) No.I .$0.l.?;< .No.2 ."0.I2K EN GROS PAINS No.I ."0.12 i! " No.2 ."0.11 PATATES par 90 lb, BLANCHES .$1.50 ROUGEs."0.— AU CIIar BLANCHES .ROUGES .FEVES BLANCHE No.I No.2 POIS ~ No.I .No.2.le int.$3.60 ."3.00 le mt ,$3.75 ."3.-10 LAINE Non classifiée: .classifiée: Moyenne à peigner liasse moyenne Grossière.$0.1-1 ù $0.21 .S0.21 a §0.25 .S0.22 a $0.23 .§0.10 a §0.17 AGNEAUX VIVANTS NO.1.No.2.la pièce §10.50 § s.oo MOUTONS Sur pieds les 100 lbs Bons.$5.00 Moyens.3,00 Communs.2.00 PORCS VIVANTS la lb A BACON(I50 à 225 lba)___$0.1 fi A ETAL (1204 I501ba.)_____$0.1.%' LOURDS (225 il 300 lba.) ._.$0.]>Â LEGERS (100 à 120)___.$0.15% EXTRA LOURDS.300 et plua.$0.11 }i VEAUX Sur pieds les 100 lbs DE LAIT Bons.$ — à S7.00 Moyens.§-1 50 a $5.75 Communs.§3.50 à §-1.25 DE CHAMPS Bons.$4.25 Moyens.$3.00 Communs.$- BOUVILLONS SUR PIEDS les 100 lbs.CHOIX .— Bons.$7.50 ù 8.50 Moyens.$6.50 ù 7.50 ComrauDS.$5.00 à 0.50 VACHES SUR PIEDS les 100 lbs- CHOIX.__.Bonnes.$5.00 a 5.75 Moyennes.$2.50 ù 4.50 Communes.$1.50 à 2.50 TAURES SUR PIEDS les 100 lbs.CHOIX .$ — il — Bonnes.S7.25 à 7.75 Moyennes.$0.00 ù 7.00 Communes.$1.50 ù (i.00 TAUREAUX SUR PIEDS les 100 lbs.CHOIX .Bons.$— ù $ — Moyens_.Communs.$3.00 û 4.00 PEAUX DE VEAUX DE LAIT (la lb) $0.10 DE VEAUX DE CHAMPS "0.09 DE MOUTON (Lu peau) "0.70 DE TAUREAU (Lourdea) In lb"0.0S " "(en buode 47 lbs) "0.10 DE CHEVAUX (U pièce) $2.50 FOIN PRESSE au char pur tonne MIL NO.I .$ NO.2 .§25.00 à $20.00 TREFLE NO.I .$- NO.2 .$- MI LETTREFLE MELES.§20.00 à §22.00 CE QUE VOUS ACHETEZ MOULEES la tonne.SON .§25.00 CRU BLANC .- GRU ROUGE .§27.00 MIDLINGS .§30.00 FARINE alimentaire.$40.00 BLE D'INDE moulu.- BLE D'INDE caasé.$35.00 TOURTEAUX de lin.$52.50 CRIBLURES moulues.$25.00 DRECL1E séchec .,.$23.00 PULPE de betterave.- TOURTEAUX de coton.- GRAINS ALIMENTAIRES.AVOINE leminot No.I C.W.- No.2 C.W.$0.64 No.3 C.W.$0C2 No.I .$0.62 No.2.$0.58 BLE D'INDE le minot No.1.$0.— No.2."0.7S CRIBLURES la tonne Non moulues $20.00 ORGE le minot No.2 C.W.$0.— No.3."0.S3 INSECTICIDES Arséniate de plomb en poudre la lb.1 lb.$0.34 50 Ibs.$0.24 Arséniate de chaux en poudre la lb.I lb.0.31 50 lba.0.21 FONGICIDES Bouillie bordelaise en poudre la lb.I lb.0.28 50 lbs.0.18 Bouillie souffrÉe en poudre la lb.I lb.0.22K 50 Ibs.0.\3'/3 Le 100 lb.FARINE A PAIN No.I.$3.90 No.2 .$3.05 No.3 .$3.55 LeIOOlb.SUCRE GRANULE .$7.25 CASSONADE.$û.S5 Au gall.MELASSE .$0.67 Au sac.SEL.$1.50 CORDE A LIEUSE Corde à lieuse $0.14 c la lb (fret payé sur 200 lbs ct plus) FERMIERS-UNIS DE BERTHIERVILLE Dimanche, lc 10 juillet aura lieu à Iîerthierville, comté de Iîerthicr, à 2 hrs.P.M.une grande réunion régionale des cultivateurs du comté de Ilerthier.| Tous les cultivateurs de progrès seront présents.MARCHE BQNSECQURS.Prix du détail pour la semaine finissant le 8 juillet.FRAISES: 15c le casscau, 2c pour 25c.La boite de 54 casscaux: §7.50.TABAC.—Petit quesncl, 50c la lb; grand rouge: de 25 à 30c la II); tabac miel; 40c la lb; belge: 25c la lb; parfum d'Italie: 35 c la lb; 3 lbs pour §1.00.CONCOMBRES.—De 90c à §1.00 la douzaine.douzaine de petits douzaine, 3 douzai- RADIS.—La paquets: 10c.SALADE.— 10c nés pour 25c.RHUBARBE.—10c la douzaine de paquets, (3 par paquet) 2 douzaines de paquets pour 15c, PETITS OIGNONS ROUGES.—5cle paquet, 50c la douzaine.BETTERAVES.— 40c la douzaine de paquets, 2 douzaines pour 75c.PERSIL.—De 35 a 40c la douzaine de paquets.CELERI.—25c le paquet de douze pieds (petite dimension) CHOUX.—De 90c à §1.25 la douzaine selon la grosseur.AIL.—25c la tresse.NAVETS.—De 30c 40c la douzaine.CHOUX-PLEURS.—De 5 a 15c pièce de 50c a §1.50 la douzaine, selon la grosseur ct la qualité.MENTHE.—5c les deux paquets.TOMATES IMPORTEES.—§1.25 les 4 paniers.PETITS OIGNONS BLANCS.—60c les douze paquets.CAROTTES.—De 30 à 40c le paquet, selon la grosseur du paquet.GROSEILLES.—SI.00 les 5 gallons.POIS VERTS EN GOUSSES.—De SI.50 à §2.00 lc sac de 40 Ibs.PETITES FEVES A BEURRE.—15c la livre, §2.50 lc sac de 20 lbs.OSEILLE.—75c la boite.CIBOULETTES.—5c les 2 paquets. 15 JUILLET 1922 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (5) 521 3 JOURNAL HEDDOMADAIRE Puhlll par la LA COMPAGNIE DE PUBLICITE RURALE Limitée, Ridattton t! Admlnhtratlon G88 rue St-PAUL MONTREAL 2651 TELEPHONE ; .MAIN Dlrtcltur; J.N.PONTON; B.A., fl-S.A.RlJatUmr; FIR.LBTOURNBAU fl-S.yt.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS VOL, 7 MONTREAL, LE 15 JUILLET 1922 NO 28 ABONNEMENT: 1 an: $1.50 Z Ml 2.50 3 Ml 3.00 Montréal el paya élrartfora Ajoutai $1.00 par minée.Pajrahlo d atance.TARIF DES ANNONCES Petites Annoncoa: 25 moti.50ct« pour chaque[insertion : 2 cribla par root additionnel; minimum, 50centa par annonce Grandet Anneneeat Demande* conditioni au gérant de publicité.Toute annonce cat sujette à l'approbation du directeur.La copie doit être fournie au moin» 10 joura avant la date de la publication.Imprimé aoi atelier» de l'Agence Canadienne dn Publicité Limité*, 284 oueil.rue Lafaucheliere Montréal EST-OUEST L'un de nos dévoués collaborateurs, M.Pierre Bordcleau, de Ste.Thèclc, nous fait part, dans une lettre que nous publions en "Tribune Libre", aujourd'hui, d'une question ayant trait aux limites du mouvement agricole que nous traiterons avec plaisir parce que nous sommes heureux de contribuer à faire le jour sur ce point que les politiciens de bas étage se sont appliqués à envelopper de ténèbres.Le mouvement agricole doit-il bénéficier à l'Est ct à l'Ouest ou à l'Ouest seulement ?Pour répondre à cette question, il faut commencer par définir lc mouvement agricole.Le mouvement agraire, c'est l'organisation de tous les éléments agricoles en vue de l'amélioration de l'agriculture sur tous ses aspects, donc la participation directe de la classe agricole au développement général du pays.Les cultivateurs, associés comme tout autre groupement humain, s'occupent, en premier lieu, de guérir les maux dont ils souffrent; en second lieu, ils portent leurs activités dans les sphères extérieures.Contrairement à ce que disent certains journaux à la solde des "gros intérêts", et certains ministres qui se torturent le coeur, l'intelligence et celle des électeurs à seule fin de s'assurer leur salaire de SS.000.par année, le mouvement agraire n'est pas un mouvement politique.Les cultivateurs s'occupent des questions politiques qui les concernent; il s'est même trouvé des cas où, pour réprimer des abus excessifs de pouvoir, tel la loi de conscription, les cultivateurs indépendants de l'Ouest ct de l'Ontario furent tenus de se jeter dans la politique en corps.Mais leur but ultime n'est pas la politique.Quelle est la cause qui a intronisé tous les gouvernements agraires de l'univers ?L'indifférence et l'incompétence des gouvernements précédents en matière agricole.Le mouvement agraire existe dans tous les pays du monde.Citons, entre autres: l'Angleterre, la Belgique, l'Allemagne, la France, la Roumanie, la Bulgarie, la Tchécovaquie, l'Autriche, la Nouvelle-Zélande, l'Australie et les Etats-Unis.Dans certains de ces pays, les électeurs se sont donné un gouvernement agraire parce que les gouvernements défaits avaient failli à leur devoir de légiférer pour lc bien de la majorité.Au Canada, l'Ontario et 1'Alberta se sont donné des gouvernements agraires parce que les vieux gouvernements étaient devenus les instruments des potentats de l'industrie et de la finance.Les groupements agricoles n'ont jamais recherché la politique; ils ont cependant parfois été acculés à l'obligation de s'y jeter pour sauver leur province ou leur pays.La Confédération canadienne comprend un immense territoire.Les cultivateurs de l'Ouest, littéralement pris à la gorge par les commerçants de grain et par les chemins de fer sont arrivés les premiers au point où s'en va graduellement la province de Québec.Honteusement exploités et réduits, dans certains cas, à la famine par l'ambition de la ploutocratie commerciale, ils se sont organisés pour défendre, en tout premier lieu, leur propre vie.L'Ontario vint ensuite.Bien que les besoins du Québec fussent pressants, grâce ù un système d'étouffement radical, les politiciens réussirent à brider le mouvement jusqu'à date récente.Les provinces maritimes commencèrent ù s'organiser, mais le fanatisme de parti, constamment avivé par les exploiteurs de la bonne foi populaire, retarda le progrès de l'organisation.Les cultivateurs de l'Ouest furent donc, pendant un certain temps, les seuls ouvriers à l'oeuvre.Séparés du Québec et des provinces maritimes par la distance et l'absence de relations, ils ne pouvaient donc pas se préoccuper de nos besoins à nous.L'on ne peut cependant pas dire que le groupe de l'Ouest rejette l'Est puisqu'il s'associe, à Ottawa, aux quelque vingt députés agraires de l'Ontario et à celui du Nouveau-Brunswick, qui est le président du caucus progressiste.Du reste, l'avenir va régler cette question.Pas plus tard que la semaine dernière, nous assistions à une réunion, à Moncton, N.B., comprenant des délégués de toutes les provinces de l'Est, où il fut pratiquement décidé de fonder une section de l'Est du Conseil canadien de l'agriculture, relevant d'un Exécutif fédéral formé de représentants de l'Ouest et de l'Est canadien.C'est le développement naturel de l'organisation agricole canadienne.Celle-ci ne pouvait pas cependant s'effectuer sans l'intervention des provinces de l'Est.Aussitôt que ces dernières furent en état d'emboîter le pas, le chemin fut ouvert tout grand par l'Ouest.Répétons-le: le mouvement agraire s'impose.Il se développe dans tout l'univers.Quoiqu'cn dise les petits politiciens du Québec, il fleurira ici comme ailleurs, parce qu'ici comme ailleurs les cultivateurs prennent conscience de leur rôle national et parce qu'ils veulent participer au bien-être que mérite leur travail.J.N.Ponton. PAGE (6) G22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS !.JUILLET 1922 ENTRE NOUS H—.———.————.——.—~-,— l ___________ j- CONGRES AGRICOLE Il y aura, le 12 juillet prochain, à 1 heure de l'après-midi, à St.Narcisse de Champlain, un grand congrès agricole composé de délégués de chaque paroisse et organisé dans le but de discuter les moyens à prendre pour faire avancer l'agriculture.Plusieurs orateurs adresseront la parole.Allons-y en l'ouïe ! L'EXPOSITION D'ORMSTOWN Chapeau has devant la Société des Eleveurs du district de Bcauharnois! Trois hourrahs pour les citoyens d'Ormstown! L'exposition qu'ils viennent d'organiser est la meilleure du genre jamais tenue en ce pays! Ainsi s'exprime l'un des rédacteurs du "Ottawa Farm Journal", cpti visite, depuis vingt ans, les expositions d'animaux domestiques du Canada.Le Or Grisdale, sous-ministre de l'agriculture à Ottawa, a déclaré, en présence des exposants, que '.'le district d'Ormstown est le coeur de l'industrie animale au Canada ! On sait que l'exposition d'Ormstown est uniquement consacrée aux animaux de la ferme our des lanternes.Cette docilité enfantine de l'électornt, soigneusement entretenue par tous ceux qui en profitent, en est venue en quelque sorte à conférer à nos gouvernants une sorte d'omnipotence politique à laquelle la plupart, pour ne pas dire tous, ne se sont pas fait faute de croire et dont ils usent pour la plus grande gloire de leur personnalité "morale" (?) et la satisfaction (le leurs bas instincts ploutocratiqucs Pondant leur puissance sur la naïveté de leurs concitoyens, ils finissent par croire que "c'est arrivé" et que, quoiqu'il pensent, disent et fassent, ils ne sauraient, au grand jamais, manquer de bien penser, de bien dire cl de bien faire.De là à se croire indispensables au "bien-être général de la population", il n'y a qu'un pas, lequel est vite franchi, nous payons assez cher pour le croire.Cet état, qui frise de très près l'absolutisme, est fréquent dans nos gouvernements "démocratiques", si bizarre que cela paraisse.Les ministres, presque a moralises par un long exercice du pouvoir, devenus les véritables maîtres d'une population dont ils devraient être les serviteurs, habitués à "régner" sur un troupeau d'humains dociles, craintifs, respectueux et obéissants, ne peuvent mieux être comparés qu'à ces enfants gâtés auxquels on ne sait plus rien refuser et qui ne supportent plus la moindre contradiction, la plus petite contrariété.Gare au courtribtiable ipii.devenu quelque peu conscient
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