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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
samedi 3 juin 1922
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1922-06, Collections de BAnQ.

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it m ivTy .jj.¦ ::.:;^:.::vaa^/?eTO3»liiKfjWh:w.waiatg VOL.7 No 22 MONTREAL LE 3 JUIN 1922 Prix 10c le numéro CULTIVONS DU BLE D'INDE (Voir pnKc 11) D'ACTION ECONOMIQUE POUTIQUE ET SOCIALE Laissez parler la grande voix-dù peuple.(Feu Adolphe Chaplcau ancien premier ministre de la province de Québec.) PAGE (2) 398 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 JUIN 1922 Le Toit Qui Dure Plus Longtemps.c'est le toit fait d'acier cuivré, galvanisé, le matériel qui ne brille pas, qui ne pourrit pas cl qui est à l'épreuve du feu.LE BARDEAU D'ACIER PEDLAR Signifie Sûreté, Permanence et Economie.Ils tic peuvent pas brûler, ne rouillent pas, ni ne pourissent, se maintiennent bien, même durant les plus violents orae.es; ils restent aussi bons, même après plusieurs années de service, qu'aux premiers jours., Lorsque le toit est conve-blcmcnt raccordé a la terre, les bartcaux d'acier Pcdlar constituent un véritable paratonnerre qui défie toute foudre.L'argent que vous placez sur une toiture de bardeaux d'acier Pcdlar constitue un excellent placement.Envoyez-nous le coupon ci-après et nous vous dirons combien il vous en coûtera pour couvrir vos bâtiments.The Pedlar People Limited (Etnbli en 1861) 26 rue Nazareth.Montrai], Que.Bureaux executifs: Oshawn, Ont.Manufactures : Oliawn, Ont.et Montrent, Que.Succursntcs : Québec, Ottawa, Toronto, Hamilton, Winnipeg.Calgary, • Vancouver, Edmonton, St-jean.The Pcdlar People Limited.Dept.L, B., Oshawa, Ont.• Veuillez me dire ce qu'il m'en coûterait I pour couvrir et lambrisser une bâtisse ayant • les dimensions suivantes : Longcur du toit.longcur des | chevrons.Hauteur des Ipoteaux.Largeur de la grange.Nom.Adresse___._._________ Ne le Jette?p.v*.Il.Uhji hint lr\ IrWI tir t.Hj% |n uMcn\ilc* .ç-> Mine rimir, »:ijnil.sart 1 t4u (Jijulr.clc.l'jwlr jJC -'¦.¦,.: 3.00 Montrai! et payi ftrangora Ajoulet $1.00 par année.Payable d avance.TARIF DES ANNONCES Petites Annonces: 25 mot», 50cta pour chaque insertion : 2 centa par mot additionnel; minimum, 50ccnti par annonce Grandet Annences: Demande! condition! au gérant de publicité.Toute annonce est iiijctte à l'approbation du directeur.La copie doit être fournie au moîni 10 jouri avant la date de la publication.Imprimi aui alelieta de l'Agence Canadienne de Publicité Limité*, Z84 cuoil, rue Lagaudistièra Meutré*! VOL.7 MONTREAL, LE :i JUIN 1922 NO 22 UN ASPECT PRATIQUE Lorsqu'en octobre 1921, Le Bulletin des Agriculteurs arborait l'étendard de la cause agricole, qu'il s'engageait à défendre les intérêts de l'agriculture sur tous les terrains, il affirmait qu'il n'entendait nullement faire de la politique son but ultime, qu'il ne s'occuperait d'élections que lorsque les intérêts de l'agriculture l'y engageraient forcément.A ce moment, les événements se précipitèrent, comme on se souvient.Le gouvernement Meighen lança un appel au peuple.Plusieurs comtés ruraux s'avisèrent, devant le mal profond dont souffrait le pays, de réagir fortement en essayant de faire élire des candidats détachés des vieux partis qui avaient tous les deux travaillé à ce qu'ils appelaient le salut de l'empire, sans se soucier de l'avenir du Canada.Ils adoptèrent d'abord un programme national et demandèrent au Bulletin de les aider à le faire connaître au public.Le dépouillement du scrutin révéla que, malgré la nouveauté de la doctrine précitée, environ 25,000 électeurs de notre province avaient voté progressiste.Ceux qui votèrent progressistes prévoyaient que notre ministre des finances nous annoncerait cette année un énorme déficit, malgré les impôts écrasants que nous payons depuis trois ans.Les progressistes que l'on accusait de former un parti de classe axaient compris que c'est un gouvernement de classes qui nous a conduit à l'abîme, qu'il nous y a conduits parce que deux classes seulement gouvernaient: la classe de la haute finance et la classe de la grande industrie, intéressées à faire des profits d'abord et ensuite à travailler pour l'empire sans s'occuper du Canada.Le peuple, c'est-à-dire les cultivateurs, les ouvriers, les petits marchands et les petits industriels, le peuple a été mis"complètement de côté.On a légiféré sans consulter tous ces gens.Les quelques représentants qu'ils avaient en chambres ont été paralysés par le système de partis et ils ont obéi comme des valets obéissent à leurs maître.Depuis l'arrivée des progressistes à Ottawa, les choses ont changé.Les députés libéraux et conservateurs se sentent maintenant plus libres parce que les progressistes ont alégi le poids des chaînes dont les chargeaient autrefois leurs chefs.En effet, M.King comme M.Meighen ne peut rien faire sans obtenir le consentement de deux groupes, au moins; aussi les chefs sont-ils plus conciliants, plus larges et plus démocrates et la voix du peuple exprimée par ces groupes semblc-t-ellc avoir plus de poids; à preuve l'entaille faite dans les budgets militaire et naval.Les progressistes ont permis au peuple de constater que nos gouvernements passés ont été des gouvernements de classes, car en présentant une opposition à base agraire, ils ont forcé le chat à sortir du sac, ils ont obligé la haute finance et la grande industrie à montrer que c'étaient bien elles qui nous avaient conduits, comme on dit, par le bout du nez.Voilà le côté pratique de l'entrée des progressistes dans l'arène fédérale.Les mêmes effets bienfaisants se feront sentir s'ils entrent dans l'arène provinciale.Le gouvernement provincial est un gouvernement de classe: ce sont nos amis les avocats qui conduisent la province.Qu'on consulte la liste des ministres et des sous-ministres, et l'on s'en rendra compte.Les avocats ont leur place dans notre gouvernement; nous le maintenons.Mais nous nions qu'ils soient qualifiés pour traiter toutes les questions d'ordre économique et social qui puissent se présenter Toutes ces questions ne peuvent être réglées d'une façon juste et équi.table qu'à condition que le parlement soit constitué de véritables représentants de toutes les classes de la société.Mais, dira-t-on, vous les cultivateurs, vous ne devez pas vous plaindre; vous êtes représentés en chambre.Oui, il y a des cultivateurs en chambre, mais ces cultivateurs ne pensent pas avec leur cerveau: ils sont attachés, ils ne sont pas libres.A preuve ceux qui critiquent vertement leurs chefs en dehors et qui, dans le parlement, pensent par le cerveau de ces mêmes chefs.Et que dire de tous ces députés qui , de connivence avec certains ministre^ et avocats du cabinet, mettent toutes les entraves possibles à l'organisation de la classe agricole?Un ministre, un ministre sans portefeuille et plusieurs députés ne conseillent-ils pas à leurs électeurs de renvoyer le Bulletin des Agriculteurs, le seul journal agricole qui prône l'organisation des cultivateurs?A supposer que l'organisation prêchéc ne soit pas parfaite, ces messieurs ne devraient-ils pas aider à la perfectionner au lieu de l'entraver.Le ministre de l'agriculture n'a-t-il pas affirmé que l'organisation agricole bien faite rendrait de grands services à l'agriculture?Comment tous ces gens-là espèrent-ils développer l'organisation agricole si personne n'y met la main ?La représentation agricole à Québec est une gigantesque farce aussi gigantesque que celle que vient de faire le ministre de la voirie en essayant de cacher sous la loi des liqueurs la verge qu'il a prise en main pour fouetter les municipalités sur la question des routes.Les agriculteurs de cette province vont s'organiser, malgré l'opposition du gouvernement de classe cpti préside à leurs destinées et qui est continuellement à la recherche de quelques schemes (tours) pour éblouir l'électorat et pour renforcer la ficelle qu'il lui a passé à la patte.Que ces bons parlementaires qui ¦ persistent à croire qu'ils ont le monopole du bon sens et de l'intelligence se ressaisissent: l'heure de la rétribution viendra.Les agriculteurs du Québec les mettront un jour en face des résultats de leur politique de classe privilégiée.Si nos politiciens veulent conserver leur position, qu'ils abandonnent leur politique de centralisation et d'étatisme parce que le peuple ne suivra pas indéfiniment un drapeau rouge ou un drapeau bleu sans se demander si ce drapeau les conduit au succès ou à la ruine.Il finira par comprendre qu'il faut qu'il s'organise; il finira par prendre conscience de son rôle, par réaliser que c'est lui-même et lui seul qui peu! s'organiser pour mettre un frein aux abus de pouvoir et à la négligence dont il souffre depuis longtemps.J.N.PONTON page (6) 402 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 JUIN 1922 DES VACHES PAYANTES Nous publions, clans la page des éleveurs, un article du R.F.Isidore, de la Trappe.Le R.F.Isidore, professeur de zootechnie à l'Institut Agricole d'Oka, possède l'un îles meilleurs troupeaux de la province.C >mmc nous savons le F.Isidore très occupé, us n'avons pas voulu lui imposer le trouble d'écrire pour le Bulletin un article spécial sur son troupeau.Celui que nous publions aujourd'hui est une reproducti >n de la Revue Ayrshire.L'ENSILAGE Le cultivateur se rappellera l'année 1921?La sécheresse a brûlé ses récoltes et ses ani-.inaux et ses produits se sont vendus a vils prix.Il ne perd cependant pas foi dans l'avenir.Il sème encore, ce printemps, et il espère toujours, pas tant cependant des gouvernements que de sa terre.Il sème des céréales, des racines, des patates, etc., mais il n'oublie pas le blé d'Inde, les fourrages verts, voire même le soleil.11 n'oublie pas l'ensilage, qu'il soit destiné à l'alimentation d'été, ou à l'alimentation d'hiver.L'ensilage d'été, dit le R.F.Isidore, occupe un rôle important dans l'entretien du troupeau laitier, car il permet de donner aux vaches des aliments succulents, même lorsque la sécheresse vient ravager les prairies ou lorsque les pâturages sont à peu près tondus.Le maïs ensilé, mêlé aux concentrés, est une nourriture excellente dura t l'été.Sa valeur est inappréciable.J'ajouterais volontiers que l'ensilage d'été est plus avantageux que le fourrage vert du printemps, non pas que le laïs provoque une plus gran le production de lait, car il est prouvé que les plantes coupées vertes, données aux vaches au cours de l'été, valent aùtait (pic le maïs ensilé, en ce cas.Mais l'ensilage est préférable aux fourrages verts, au point de vue économique, quand on considère le prix d'ensemencement et île moissonnage.L'ensilage destiné à l'alimentation d'hiver permet encore au cultivateur de récolter, sur la même éten lue de terre, quatre et même cinq fois plus de nourriture qu'il et obtiendrait avec la culture du foin et de servir à ses vaches, comme en été, des aliments succulents, des aliments qui maintiennent les animaux eii bon état et qui provoquent une plus grande quantité de lait.Le cultivateur n'oublie pas l'ensilage.LA CULTURE DU TREFLE M.Sérapbin Lavoiç, dans une lettre que nous publions en page 3 fait part de ses expériences sur la culture du trèfle dans le comté de Labcllc.Nous invitons nos lecteurs à la lire.REVENDICATIONS Nous invitons nos lecteurs à lire la lettre de M.Laurent Barré, de St.Césaire de Rouvillc, en tribune libre, et nous leur conseillons de la faire lire à tous les cultivateurs qu'ils rencontreront.LES REVENUS DE L'AGRICULTURE En 1919, les revenus de l'agriculture, au Canada, étaient de 82,096,014,000, et en 1921, de §1,396,233,000.f Les revenus de l'agriculture de la province dé Québec étaient, pour les mêmes années, respectivement de S446,734,000 et de 8325,291,000.LE COMMERCE POSTAL L'Avenir du Nord, journal hebdomadaire de Saint Jérôme, sous la signature de Jean Soly, publiait, récemment, un article où on lisait:1 "Saint Jérôme, la "reine du Nord", la prospère petite ville qui se pose comme un trait d'union entre la plaine et les Lauren-tides, se contente et se satisfait de ne verser que soixante-quinze mille dollars par année dans les coffres de sir Ea'ton, vulgairement et irrespectueusement connu sous le nom de "Eaton" tout court.C'est-à-d.irc que Saint-Jérôme, coin du Québec, prend dans son sac, chaque année, la bagatelle de soixante-quinze mille dollars, du premier au dernier gagnés dans Saint-Jérôme, distribués en salaires par ses industries locales, du premier au dernier amassés de grippe et de grappe par ses rentiers, ses ouvriers, ses salaries, ses petits et ses gros négociants, pour les verser ù coups de mandats-poste à MM."Eaton" ou "Simpson", maisons de Toronto, magasins d'Ontario qu'on ne manque pas d'inviter à souscrire largement sans doute aux fonds de publicité dont s'alimente la campagne de dénigrement systématique et de haine baveuse qu'on nous sert trois cent soixante-cinq jouis par année." Commentant cet article, la Rente, organe financier de la Maison Versailles, Vidricaire et Boulais, écrit: "Thackeray, inventeur du mot, a défini le snobisme la basse admiration d'une chose basse, ("lie who meanly admires a mean thing is a.snob'").A la Rente nous ne sommes pas en état de dire quelle part de snobisme il entre dans l'engouement des Canadiens-Français pour la marchandise Eaton ou Simpson.Supposons cet engouement déterminé par de bonnes et solides raisons d'économie.Il n'en reste pas moins que, faute d'avoir pris dans le commerce postal une place équivalente à celle que nous occupons, par exemple, dans l'épicerie, nous versons chaque année à quelques commerçants de Toronto des millions de dollars à même lesquels ils font vivre des armées d'ouvriers et d'employés anglais, subventionnent des institutions anglaises, soutiennent des journaux anglais, font dans tous les domaines, à leur avantage, sinon à notre détriment, une politique essentiellement anglaise.D'avoir ainsi abandonné le terrain à nos rivaux, c'est déjà un crime national.Le crime devient de l'aberration — un aveugle parti-pris de suicide — si vraiment, comme le prétend l'Avenir du Nord, la plupart des marchés que nous faisons par la poste à Toronto ne comportent aucun avantage pécuniaire véritable." LA MEVENTE DES PRODUITS L'honorable M.Motherwell, ministre de l'agriculture à Ottawa, a fourni, à la Chambre des Communes, quelques indications sur la mévente de nos produits agricoles "A la conclusion de la paix, l'Angleterre avait accumulé de si forts approvisionnement de beurre qu'elle n'a pu les écouler avant le mois de juillet dernier.Ce beurre , acheté à des prix élevés, a été vendu à bas prix.La dernière consignation, qui consistait en un lot d'un million de boîtes de 56 livres chacune soit 56,000,000 de livres de beurre, a été vendue à la Belgique; mais cette dernière a obtenu un délai de vingt ans pour s'acquitter.Voilà .qui nous donne une idée du temps qu'il a fallu pour remettre les affaires au point à la suite du terrible cataclysme que fut la dernière guerre.Maintenant que l'Angleterre s'est débarrassée de ces approvisionnements, les produits nouveaux trouveront à l'avenir de meilleurs débouchés que par les années passées sur les marchés mondiaux.Nos exportations de beurre en Angleterro représentent seulement p.100 de tout le beurre qu'elle importe.Il nous est donc permis de croire que nous pourrions facilement augmenter la proportion de nos envois.Nous avons des concurrents comme, par exemple, le Danemark et la Nouvelle-Zélande, mais c'est à nous de recourir à de meilleures méthodes, d'avoir de' meilleures vaches, pour répondre aux exigences de la situation.Quant à certains autres produits, comme le lard, le bacon, les oeufs, etc., nous n'avons jamais manqué de marchés.Les oeufs sont en plus ou moins grande quantité suivant la saison mail il sera toujours facile de les écouler grâce aux entrepôts frigorifiques où nous pouvons les emmagasiner au printemps, ce qui nous permet de désemeombrer le marché à cette époque.Quant au bacon, il s'en produit partout, et l'excédent est expédié en Angleterre, où nous avons les ¦ mêmes concurrents que pour le beurre.Si nous produisons des articles de qualité inférieure, nous n'aurons jamais fini de chercher où et comment les écouler; mais si ces articles sont 3 JUIN 1922 LE BULLETIN DES ACRICULTEURS page (7) 403 de qualité supérieure, le problème sera facilement résolu.Ce n'est pas ce que nous faisons maintenent; notre bacon n'est pas classé avant d'être envoyé au marché, notre lard n'est pas classé avec plus de soin non plus; voilà pourquoi nous avons peine à maintenir notre position actuelle sur le marché britannique.Si nous voulons profiter de ce marché dans une plus large mesure, il nous faut améliorer nos modes de production et la qualité de nos produits." Ces explications seront-elles de nature à ramener la confiance chez ceux qui étaient en train de la perdre ?CES CITADINS Le Soleil du 1S mai dernier, dan,s l'un de ses filandreux éditoriaux, parle du "parti fermier éclos sous l'action réchauffante de certains citadins ambitieux".Le Soleil voudrait-il bien nous dire quels sont ces "citadins ambitieux".L'OLEOMARGARINE La motion suivante a été proposée à la Chambre des Communes par M.Ncill: "De l'avis de la Chambre, il est à propos de discontinuer, dans l'intérêt meilleur de l'industrie laitière et du public en général, la production et l'importation de l'oléo-margarin'e au Canada après le 1er septembre prochain".L'hon.W.S.Fielding, ministre des finances, s'est opposé à la motion.La liberté du commerce, a-t-il dit, doit être respectée.La Chambre l'a appuyé et la motion Neill a été défaite.Le gouvernement, pour protéger les manufacturiers, impose des droits de douane qui s'élèvent, comme dans le cas des produits textiles, à 33%, mais il ne protège nullement les produits agricoles.Les droits d'importation sur le beurre ne sont que de 5% et l'oléomargarine sera admise en franchise.Alors que les Etats-Unis imposent des droits prohibitifs sur le beurre du Canada, le gouvernement canadien ouvre toutes grandes les portes du pays à la margarine américaine qui vient faire concurrence à nos produits laitiers.¦ LES TAUX DE TRANSPORT En 1915, les cultivateurs du Canada, pour faire transporter, par les chemins de fer, des produits agricoles évalués à $374,000, ont payé, en taux de transport, la somme de S43,500,000.En 1921, les chemins de fer n'ont transporté que pour $280,000,000 de produits et les cultivateurs ont été obligés de débourser, pour le prix du fret, la somme de $103,500,000 En 1915, la valeur des produits transportés est huit fois plus grande que le montant total des taux chargés, tandis qu'en 1.921 la valeur des produits transportés n'est que deux fois et demie plus considérable que celle représentant les frais de transport.Le prix des produits baisse tous les jours et ça coûte, pour les transporter, plusieurs fois plus cher qu'en 1915, alors que tout se vendait bien.C'est la situation dans laquelle se trouvent les cultivateurs de la province et du pays.Est-elle brillante?NOS PECHERIES La province de Québec possède l'un des plus vastes champs de pêches du monde et cependant 75% du poisson consommé à Montréal vient de l'étranger, de la Colombie Anglaise, de la Nouvelle-Ecosse et des Etats-Unis.A quoi ça sert donc d'avoir des richesses naturelles inépuisables?LA VOIRIE Le gouvernement va dépenser, cet été, voir la Presse du 20 mai, la somme de $1,450,000 pour refaire 201 milles de roules.Certains chemins qui ont coûté très cher au gouvernement et aux munucipalités, sont à peine terminés que déjà il faut les reconstruire.C'est une preuve que la confection de ces chemins a été mise entre les mains d'hommes incompétents.Nous pourrions citer des exemples où le contracteur, contre l'avis souvent des cultivateurs de l'endroit, pour terminer sa "job" plus vite, ne faisait, dans les chemins qu'il devait gravclcr ou empierrer, aucun travail préliminaire, tel que drainage, etc., Ces chemins, aujourd'hui , sont à refaire et Baptiste , comme toujours , paye.$300,000! Du 1er juillet 191S au 30 juin 1921, la ferme de Deschambault a coûté $208,612.46 Les comptes publics nous diront dans un mois ce qu'elle a coûté du 1er juillet 1921 au 30 juin 1922.Supposant que le ministère de l'agriculture ait dépensé durant cette période sur cette ferme la même somme qu'en 1920-21, soit $97,407.67, Deschambault aura alors coûté à la province 8306,020.13.Et dire qu'on n'aura pas encore fini de l'aménager.Si le ministère de l'agriculture était appelé à organiser toutes les fermes de la province au nombre de 150,000 environ, d'après les méthodes de Deschambault, ça lui coûterait cher.L'AGE D'OR Les Américains détiennent 49% de nos industries d'appareils électriques, 41 % de nos nos industries de viandes en conserve, 50% de nos industries de caoutchouc, 86% de nos industries de remèdes patentés, 47% de nos industries de peintures et vernis, 61% de nos industries de voitures-automobiles, 93% de nos inclustrics d'accessoires d'auto, 59% de nos usines de matériel de chemins de fer, 44% de nos industries de laiton et de cuivre moulé, 40% de nos fabriques de lait condensé, 53% de nos industries de pétrole raffiné, 17% de nos raffineries et 24% de nos pulpcries.Outre cela, ils sont en train de s'emparer de nos terres, de nos forêts, de nos mines, de nos pêcheries, de nos pouvoirs d'eau, du fleuve S.t-Laurent et jusqu'à nos lacs.Ce que nos pères ont défendu au prix de leur vie durant les guerres de 1775 et de 1912 les gouvernements, depuis vingt-cinq ans, le livre aux Américains qui refusent même d'acheter nos produits.Et on appelle ça l'âge d'or du Canada et du Québec.LE MACADAM 11 y a quelques années, certains conférenciers parcouraient la province en prêchant la doctrine du macadam.Le macadam, d'après ces messieurs —ils basaient leurs arguments sur la voie appien-ne — devait durer indéfiniment et ne pas coûter plus que §4,000 du mille.Les cultivateurs, après avoir hésité assez longtemps, croyant entendre des paroles basées sur l'expérience, se décidèrent de faire du macadam.Les chemins étaient terminés.Au lieu de 84,000 du mille ils avaient coûté de 88,000 à 810,000.C'était un peu cher, mais comme ces routes, comme la voie d'Appins, devaient durer toute la vie, on se consolait.Six ou sept ans se sont écoulés.Contrairement à ce que disaient les conférenciers, le macadam n'a pas duré jusqu'à la fin du monde.11 est déjà fini, hors de service.Les chemins macadamisés, il y a sept ou huit ans, au coût de 810,000 du mille, font aujourd'hui partie de la catégorie des mauvais chemins.Us sont tellement mauvais qu'on passe à côté, dans les fossés.Ceux cpii se hasardent à passer dessus se font saboter comme aux premiers temps de la colonie et sont obligés de faire bander les roues de-leurs voitures une fois par semaine.Les municipalités, poussées par des incompétents, ont englouti , dans le macadam, des millions de piastres cpii ne rapportent à peu près rien.Le seul moyen de le refaire, paraît-il, serait de le goudronner, réparation qui coûterait énormément cher.Si ce n'est pas là un scandale.BRAVO M CRERAR La résolution demandant de réduire les dépenses navales de 81,500,000 a été adoptée par la Chambre des Communes.Les progressistes ont fortement appuyé le gouvernement.M.Crcrar s'est montré franc Canadieif, antinavalistc, antimilitariste.L'opposition conservatrice, elle, s'est montrée plus impérialiste que jamais.Firmin Lctourneau. LES P, )UITS LAITIERS DU SPECIAL BLANC 200 CANADA Marque de Commerce sous laquelle la maison AUGUSTE TRUDEL Limitée exportera le beurre et le fromage du Québec sur les marchés étrangers.KO.i 1 s i 3; 1 i l S 1 I 1 1 ! i Te Il faut arriver à exporter tout le fromage de notre province sous son PROPRE NOM ! La maison Auguste Trudel Limitée a comme gérant, le promoteur de l'exportation directe du fromage de Québec en Angleterre sous le nom de "QUEBEC." SPECIALITES : Aidez le champion de cette immense entreprise à poursuivre et à compléter cette oeuvre nationale: Votre intérêt personnel et le bien général de l'agriculture vous y engagent.BEURRE "PASTEURISE" ET -'No.FROMAGE "SPECIAL" ET "No.I" — OEUFS.[J TR Limitée 678, RUE ST-PAUL OUEST, MONTREAL.PRIX DE LA SEMAINE FINISSANT LE 26 MAI 1922 BEURRE PASTEURISE $0.30 3/8 No.1 .0.29 7/16 No.2 .0.2S 7/1 ft SUCRE D'ERABLE No.I EN PAIN DE 1 LB.0.14 Noî 2 " '0.13 No.1 GROS PAIN.0.12K No.2 _.$0.11K No.3 „.0.10 BEURRE DE FERME No.1.S0.23JS No.2.$0.22Mi No.3.$0.19.?i; SIROP D'ERABLE EN BIDONS DE V, OU I CALE.IMP No.1 .SI.75 No.2 _________.1.65 No.3 .1.50 PROMAGE BLANC SPEC1AI.$0.12>.( No.1.0.12 No.2 .0.11 EN RIDONS DE 1 GALL.OU PLUS No.I .S 1.60 So.2 .1.50 No.3 .1.35 PROMAGE COLORE OEUFS SPECIAI.$0.l2'.f STRICTEMENT FRAIS $0.31 No.1 .0.12 No.1 .„0.29 No.2 .0.11 MIEL Blanc No.1.$0.11 " No.2 .0.09K " No.3 .0.07 Ambré No.1.No.2 Brun No.1 .No.2 ,.$0.09 .o.os .08 .0.07 3 juin 1922 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS page (9) 405 REVUE DES MARCHES Du 22 au 27 Mai inclusivement keukke Nous avons eu cette semaine peu de variations dans les prix du beurre, quoique les opérations de la semaine aient été assez limitées et (pie la demande pour le marché de Toronto ait complètement cessé.La raison pour laquelle noire marché s'est presque maintenu malgré l'augmentation des arrivages, s'explique par le fait que quelques marchands de gres ont commencé a entreposer pour les besoins futurs.Maintcmdjnt que l'on pqut compter avoir du beurre d herbe à peu prés partout dans l'Ontario et dans notre province, presque tous les marchands de provisions en gros chercheront à mettre en réserve ce qui, nous croyons, contribuera à maintenir les prix ou empêcher une forte baisse.On compte que durant les quelques semaines à venir, il y aura une grande augmentation dans les arrivages et cela parce que les prix du beurre sont beaucoup plus élevés (pie ceux du fromage, ce qui lait qu'un grand nombre de fabricants, qui, à cette époque de l'année, avaient l'habitude de faire du fromage, tiennent à la fabrication du beurre.Nous n'avons eu cette semaine, à cause des fêtes, que deux encans publics à Montréal.FROMAGE Le commerce du fromage cette semaine a été très limité, surtout dans les premiers jours de la semaine, où il était à peu près impossible d'opérer, le marché anglais étant absolument nul.Aucune vente, ou à peu près, de ce côté, n'a été faite.II y a eu peu d'améliorations même à la fin de la semaine.Cependant nous avons vu apparaître sur noire marché quelques acheteurs américains qui, quoique ayant acheté en petites quantités, ont ramené la confiance dans ce commerce.Il y aura peut-être possibilité de faire un commerce beaucoup plus considérable avec eux pourvu (pie les prix se maintiennent à ce niveau.oeufs Le marché aux oeufs s'est assez bien maintenu cette semaine, quoiqu'il ait montié quelques signes de faiblesse, surtout pour les oeufs laissant quelque peu à désirer pour la qualité, ce qui est le cas pour plusieurs des arrivages de cette semaine, étant donné le temps plus chaud que nous ayons eu.Lcsslockscn entrepôt tant à Montréal qu'aux Etats-Unis, sont considérables.MIEL Le marché au miel offre toujours peu d'intérêt.La demande est pour de petites qiiantités pour répondre aux besoins journaliers.On ne rapporte aucun changement dans les prix cl les transactions sont très limitées.SUCRE ET SIROP D'ERABLE Cjinirché a faibli cette semaine surtout pour les sucres de qualité inférieure quîont subi une baisse d'environ $0.02 par livre, les offres étant plus considérables (pie la demande.Les sucres de cette qualité ne peuvent s'employer (pic pour l'exportation aux Etats-Unis et ce marché même parait actuellement à peu près nul.Les sucres de première qualité, bien qu'un peu affectés eux aussi, ont mieux maintenu leurs prix.La demande pour le sirop est aussi beaucoup diminué et l'on peut obtenir les prix cotés (pie pour des sirops absolument de choix.FEVES par quantité de chars a Montréal, $3.85 el $1.00 le minot.Les fèves australiennes, importées il y a quelque temps, sont maintenant sur notre marché et se vendent de S3.25 à 83.40 le minot.Les offres et les stocks ne dépassent guère la demande.pois Les pois sont toujours très rares surtout ceux de belle qualité et trouvent facilement preneur, à environ S-LOO le minot.ANIMAUX DE BOUCHERIE VIVANTS IJOEUFS Durant la semaine finissant le 26 mai les arrivages de bêtes à cornes ont été inoins forts et se sont chiffrés à environ 800 têtes.Le marché s'est ouvert lundi avec pas beaucoup d'activité, mais durant les jours suivants la demande est devenue plus forte, le marché plus actif, et nous avons pu obtenir à peu près les prix de la semaine précédente.Quelques bons lots de bouvillons (Steers) et taures gras cl bien conformés pesant en moyenne environ y75 livres chacun, ont trouvé preneurs à 8%c.Quelques autres lots trouvèrent preneurs à des prix qui ont varié de Se à 8J£c.Ceux de qualité inférieure furent vendus à environ $7.00 du cent et ceux de qualité commune ont été vendus à des prix qui ont varié entre 4c à Slic par livre.Les animaux très maigres trouvèrent preneurs à environ 2J;j par livre.Les taureaux qui ont été offerts en vente dans le cours de-cette dernière semaine trouvèrent preneurs à des prix qui ont varié de 4c à 7c par livre suivant leur qualité et leur conformation.Pour la semaine prochaine nous prévoyons un marché assez ferme.AGNEAUX DU PRINTEMPS Les agneaux du printemps qui ont été offerts durant la semaine finissant le 20 mai étaient plutôt de bonne qualité mais comme ils sont offerts maintenant en plus grand nombre, les prix baissent quelque peu.Ceux de bonne qualité et ne pesant pas moins que 50 livres vivants ont encore trouvé preneurs à des prix qui ont varié entre 14c et 16c par livre.Les agneaux inoins pesants et de qualité inférieure ont eu à enregistrer une baisse un peu plus forte.Les agneaux de qualité commune devraient plutôt être gardés pour être expédiés plus tard, car l'expédition en trop grand nombre de ces agneaux ont plutôt pour effet de nuire au marché.Pour la semaine commençant le 2') nous ne prévoyons pas des prix beaucoup plus bas.PORCS VIVANTS Nous avons peu de changements à rapporter sur le marché aux fèves.Les prix se sont maintenus fermes au niveau actuel pour les fèves d'Ontario No.1 • Les arrivages de porcs vivants se sont chiffrés à environ 2100.Le marché s'est ouvert un peu à la baisse lundi le 22 mai.mais dans la joiirnéde de mardi nous avons pu réaliser de meilleurs prix ce qui fait (pie les prix n'ont pas beaucoup changé dans le cours de cette dernière semaine.La demande est très bonne et ndiis pouvons plutôt compter sur un marché assez ferme pour la semaine commençant le 29 mai.VEAUX ENGRAISSES AU LAIT Les arrivages de veaux engraissés au lait se sont maintenus A peu prèsau niveau de ceux de la semaine finissant le 19 et se sont chiffrés à environ 3550.La demande fut un peu meilleure en général et nous avons pu disposer des veaux de bonne qualité à des prix plus élevés de 25c à 50c par 100 livres.Les vrais bons veaux de lait, c'est-à-dire ceux ayant été soignés au lait chaud non écremy ont pu être facilement vendus à des prix qui ont varié entre 7Jïc à 8c par livre.Ceux de qualité un peu moindre ont trouvé preneurs à environ 6)->c.Ceux de qualité inférieure et ayant élé soignés au lait froid écrémé n'ont pu êlre vendus qu'avec assez de difficulté à des prix qui ont varié entre $4.50 à $5.25 par 100 livres.Les veaux de cette dernière qualité n'ont pas été beaucoup recherchés.Ceux bien engraissés sont offerts en plus petit nombre depuis quelques jours et comme les veaux de cette qualité sont toujours assez recherchés, nous pourrons encore compter sur un bon marché pour la semaine commençant le 29.Nous ne prévoyons pas de meilleurs prix pour ceux de qualité plutôt commune.Petites annonces TARIF : 50 cents par insertion de 25 mots ou moins ; 2 cents par mot additionnel.A VENDRE.—Reproducteurs Ayrshircs Arc's de 2 à 24 mois, issus de mûres inscrites au Livre d'Or.Troupeau sous le système accrédité du Gouvernement.Visiteurs bienvenus.M.Ste.Marie & Fils.R.R.No.2 Compton, Qu6.Mai 13.20.27, juin 3.A VENDRE.—11 taureaux Ayrshire de différents ÛKca, dont le troupeau est accrédité: huit verrats Yorkshire nés le 20 mars 1922; A bonne condition.Pour informations, s'adresser ù Antoni BcrKeron, Plessisvillc.Co.Mi-nantie, Que.mai G.20.juin 3, 10.A VENDUE"—Taureau d'un an.veaux du pria" temps Ayrshircs enregistrés.Porcelets Chester premier choix et enregistrés, nés en mars et avril.S'adresser à Georges Emile Morln, H.K.No 2 St.Hyacinthe.Que.Mai 27.juin 3 A VENDUE.—Porcelets Yorkshires,descendant de très bonnes mères, livrables à six semaines, au prix de Si i .oo et veaux Ayrshircs enregistrés accrédités.P.A.Pelletier, Eleveur de Robcrval.Co' Lac St.Jean.Que.» Mal 27.Juin.3.10, 17 A VENDUE.—Une portée de cochons Yorkshire enregistrés, males et femelles, née le 6 avril.Prix S10.les femelles.$12.les mâles, livrés à 6 semaines Nap.Portier, St.Pierre Baptiste, Co.Megan tic Que.Mai 27.Juin 3.A VKNDKK.—I taureaux Ayrshircs de, 2 ans, l de 3 ans, 1 d'un an: prix modérés.Troupeau sous le système accrédité du gouvernement.J.V.Des-cotcau,SteMontquc,Co.Nicole t.Que.Mai 27, Juin 3 A VENDRE.—Porcelets Yorkshire, provenant de très bonnesmères, au prix de SI 1.00 livrées a 6 seniair.es; ans veaux Ayrshircs enregistrés accretes.S'adressera P.A.Pelletier, Eleveur.Rober-val.Co.Lac St J can.Que.mai 20.27 juin3, 10 iiro silo mm Ensllngo Frais ot doux jusqu'à ln dcrnlôro Fourchofo.Le Hylo-3yIo est imperméable h Paîn nvec ce oylo pas d'eniilngc gelé ou gate autour* dei parois.Ses portes s'ajustent parfaitement sans marteau ou clef anglaise.Fait de pin jaune h lougucs aiguilles garanti toute la vie.Reste droit même quand il est vide.Demandez nos prix et notre cotnloaue.CILSON MFC.CO.LTD., 7721 Rue York, CUELPII.ONT.CRISES! \ Demandes le livre gratuit .donnant tous les details sut .Ici 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cher?Nombre de cultivateurs sont tentés de se laisser aller au découragement a la sombre perspective qui s'annonce pour la vente de leurs produits.Beaucoup d'entre eux se demandent s'il vaut vraiment encore la peine de cultiver, s'il ne serait pas préférable de laisser les terres en friche et de ne produire que pour nos propres besoins, ou à peu près.Nous avons déjà dans les récents articles, discuté la question avec nos lecteurs.• Nous avons, avec eux, trouvé que l'abandon de la terre a un état scmi-incul-(c la détériorerait au point de causer de sérieux dommages le jour où les conditions normales seront rétablies et où la production intensive deviendra urgente.L'idée prévalcnte est, non pas de réduire la culture elle-même, mais de réduire les frais de production par une culture plus intensive d'une partie de la ferme, quitte à ensemencer l'autre partie en bon pâturage, bien entretenu, riche en plantes améliorantes, telles que les trèfles, la luzerne, etc.Or, du grand nombre de moyens d'arriver ù celte diminution du coût de production, de tous ces moyens qui ont chacun leur place suivant les circonstances, il en est un que nous voulons discuter aujourd'hui, dont l'efficacité est reconnue: C'est la production de fourrage succulent et bon marché, ("est la production d'ensilage: D'ensilage de blé d'Inde, de soleil, de mélange A.P.V., (avoine, pois, vescesj suivant les conditions, mais de l'ensilage.Et si les cultivateurs nous demandent quels sont les avantages réels de la production d'ensilage, nous pouvons leur répondre, sans crainte de les induire en erreur, que ce sont les suivants: De produire autant de fourrage sur un arpent que sur -1 ou 5 arpents en foin; De produire du fourrage succulent, d'une valeur nutritives et surtout diététique de beaucoup supérieure à celle du foin : ¦ D'allonger considérablement la période de forte lactation par ce fourrage succulent qui lui est propice, alors qu'au foin et ù la paille, les vaches tarissent vite en automne; D'avoir au printemps, des animaux en bonne condition, gras et en état d'entreprendre sans retard une saison de production payante, alors que le bétail hiverné au foin et à la paille sort généralement des étables maigre, dans une si piteuse condition qu'il lui faut plusieurs semaines pour se remettre en état de produire économiquement.11 n'est pas jusqu'aux veaux qui souffrent, à la naissance déjà, du triste régime auquel leurs mères sont sujettes l'hiver.LE BLE D'INDE 1.C'est un aliment extrêmement bon marché: pendant une période d'une vingtaine d'années les frais de production ont oscillé de SI.50 à S3.92 la tonne, ce dernier chiffre lorsque la main-d'œuvre et les fournitures contaient le plus cher 2.Il donne un gros rendement à l'acre.La récolte moyenne dans cet intervalle de temps équivalait à environ S tonnes de foin de trèfle à l'acre.3.C'est la récolte à laquelle on peut le plus avantageusement appliquer le fumier au sol.4.C'est la meilleure récolte à employer pour mettre un gazon en culture.5.C'est la meilleure récolte pour nettoyer la terre.f).C'est la récolte la plus facile à rentrer en ce qui concerne la tempéra-turc.7.C'est la récolte qui exige l'abri le moins cher.guère supplantée que dans les districts où la gelée en compromet souvent la récolte.Elle demande, pour réussir, d'être semée dans une terre: 1.bien chauffée, 2.bien drainée, 3.' bien ameublie, 4.bien fumée.C'est de ces quatre facteurs que dépend le succès de sa culture, à tel point quel'on s'expose à une perte totale de semence, de travail, de temps, dans presque tous les cas où on essaye de la semer: 1 — Dans un terrain humide , mal drainé, 2 — dans un terrain mal préparé, insuffisamment ameubli, 3 — dans un terrain froid, comme le sont généralement des sols dépourvus d'humus, OU l'on peut obtenir un rendement de 30 tonnes à l'acre.S.C'est la récolte qui se manutentionne le plus facilement pour la distribution aux animaux.4 — de trop bonne heure au printemps, quand le sol n'est pas réchauffé et que les gelées sont encore à craindre.9.C'est la meilleure récolte pour prendre la place du pacage en temps de La culture du blé d'Inde pour l'ensilage présente, au Canada, de nombreux avantages que le Dr J.-H.Grisdalc résumait récemment comme suit: suciicressc.10.C'est la meilleure récolte pour encourager les vaches à consommer du fourrage pauvre et grossier.11.C'est l'aliment le meilleur marché et le plus succulent que l'on puisse cultiver dans les provinces d'Ontario et de Québec.12.C'est la récolte qui permet de garder le plus de bestiaux à l'acre.Le blé d'Inde est actuellement la plante à ensilage la plus répandue et ne sera Variétés On recommande les variétés suivantes: Dans les parties de la province de Québec situées au nord de la ligne Montréal-St-Hyacinthc, à l'est de Trois-Rivièrcs et dans les provinces maritimes, les variétés flint (à grains ronds) telles que le Long Fellow, le Compton précoce, le Dakota Nord, le Flint Blanc et peut-être une ou deux variétés de Dent (à grain long et plat) le White Cap Ycllow-Dcnt, (Dent de cheval jaune à Cape blanche) et le North-Western Dent.Dans le sud de la province et dans les cantons de l'est, les variétés Dent, à plus gros rendement, peuvent Ctre cultivées avec succès, telles le Learning, le Wiscon-si No 7 et le Red Cob (Epi rouge).Dans le bas du fleuve: le jaune de Que-bec.Place du blé d'Inde dans la rotation Le blé d'inde donne les meilleurs résultats sur un retour de prairie, labouré cr.automne.Fumure II demande une bonne application de fumier de ferme, de 10 à 12 tonnes à l'arpent, épandu soit l'automne précédent, soit au printemps.Comme c'est une plante à racines superficielles, le fumier ne doit pas être enfoui profondément.Préparation du sol Le lit de la semence doit être parfaitement et profondément ameubli et uni, c'est une des conditions esscntieles de réussite.Semis On ne sèmera que quand la terre sera bien réchauffée et asséchée, vers la fin de mai ou au commencement de juin.On peut semer en rangs ou en carrés.Dans le premier cas, les rangs seront espacés de 3K pds et les plantes éclaircics à S pouces dans les rangs, quand elles ont de 6 à S pouces de haut.Semence nécessaire, 40 à 50 livres, traitées à la formaline comme les semences des autres céréales.Dans le deuxième cas, on sème de 3 à 5 grains de 3 pieds en 3 pieds, dans tous les sens.C'est la meilleure méthode quand le terrain est infesté de mauvaises herbes, surtout de chiendent, car on peut sarcler dans les deux sens.Mais dans les deux cas on sème à plat, non pas sur billons et la semence ne doit pas être enfouie à plus de 2 pouces de profondeur.Semence nécessaire 1S à 20 livres.Hersages, sarclages On hersera:- 1.Une première fois avec une herse très légère ou a dents penchées à rebours entre le 3cme et le 5ème jour après le semis, pour ameublir la surface du sol.2.Avec la même herse aussitôt que les plantes auront levé et que l'on verra les rangs distinctement.On sarclera ensuite le plus souvent possible et le plus longtemps possible soit avec le cultivateur spécial à blé d'Inde, soit avec un cultivateur ordinaire à un rang.Ce travail sera surtout efficace après les fortes pluies, pour briser la croûte qui se forme alors sur la terre.Quand les mauvaises herbes pullulent, cela paie toujours de les enlever à la gratte durant les premières semaines de la végétation.La pratique du rehaussement du blé d'Inde n'est pas recommandable, sauf dans des cas tout à fait particuliers, sur des terres très fortes ou très basses, durant des étés humides.Récolte Le blé d'Inde à ensilage atteint sa plus grande valeur fourragère quand les grains sont encore pâteux, mais commencent à, durcir.Il est préférable de le récolter plus tût que plus tard, car sa succulence diminue en séchant et il est exposé à geler ce qui diminue sa valeur alimentaire.Suite à la page 13 3 juin 1922 LE BULLETIN DES ACRICULTEURS page (11) 407 NE GARDONS QUE DES VACHES PAYANTES Chez la grande majorité des cultivateurs du Québec, on peut dire que l'amélioration du bétail laitiet n'a pas reçu l'attention que son importance mérite, c'est-à-dire que l'élevage, d'une manière générale, a été négligé pendant fort longtemps.Il est cependant juste de reconnaître que grace à la presse agricole et au zèle éclairé des agronomes qui parcourent la province, un certain réveil s'est déjà manifesté chez les cultivateurs.Mais les troupeaux, après avoir été longtemps négligés, ne répondent pas immédiatement aux efforts que l'on fait pour rendre l'industrie laitière aussi payante qu'elle pourrait l'être.Qu'on ne s'y trompe pas; pour réussir en industrie laitière, il faut commencer par la base, l'amélioration des troupeaux.Il est reconnu que le quart—d'autres disent le tiers—, des vaches que l'on garde sur les fermes canadiennes ne paient pas leurs dépenses, et sont une cause de pertes brutes pour l'éleveur; un autre quart paie à peine les frais de leur entretien, il n'y a donc que la moitié des vaches entretenues sur nos fermes qui nous donnent quelques bénéfices.Je ne crois pas faire une exagération en disant que la moitié de nos vaches—je pourrais peut-être dire les deux tiers—sont à charge à leurs propriétaires.Le Bureau des Statistiques de la Province de Québec nous apprend que la population des vaches laitières dans la province s'élève à 1.039.3S9 têtes.pour l'année 1921 Avons-rnous jamais réfléchi sérieusement aux dépenses qu'occasionnent la nourriture l'entretien et le logement des 500,000 vaches non payantes au moins—pour ne pas dire plus—que suppose ce total, d'après les estimés énoncés plus haut ?Ne serait-il pas éminemment plus profitable pour le cultivateur de faire disparaître de son troupeau ces bêtes que je n'oserais pas qualifier des pensionnaires, car dis pet sionnaircs paient au moins leur pension, mais qui sont plutût des visiteuses à long terme, qui engloutissent en pure perte les bénéfices réalisés, par les autres bûtes du troupeau.Du jour où le cultivateur se résignera à faire ce geste, il pourra accorder plus de soins aux bêtes vraiment payantes et les nourrr plus abondamment.Disons qu'en principe tout le monde admet que ces conclusions sont tout à fait rationnelles, et personne ne niera ¦qu'il soit contraire aux intérêts du cultivateur de garder des vaches qui ne paient pas leurs frais d'entretien et qui causent des pertes tous les ans à leurs propriétaires.Mais encore faut-il connaître ces vaches qui ne paient pas, et par conséquent qui ne méritent pas d'être gardées dans le troupeau.Il existe un moyen facile d'en arriver là, et tout cultivateur devrait avoir à coeur de le mettre a profit: Je veux dire le contrôle laitier.Contrôler le rendement d'une vache, c'est se rendre compte, ce qu'elle produit en lait et en beurre annuellement.Pour être parfaitement renseigné sur la valeur de cette vache, on devra en outre savoirce qu'elle a dépensé dans l'année en nourriture et autres frais d'exploitation.De cette sorte on saura à la fin d'une année si elle a rapporté dp l'argent, ou si elle a causé des déficits.L'objectif que tout éleveur devrait avoir en vue serait d'obtenir un minumum de 6000 livres de lait de chacune des vaches de son troupeau et 240 lbs, de "matière grasse, ce qui lui donnerait 280 lbs de beurre.En mentionnant ces chiffres, nous visons à atteindre un résultat beaucoup plus haut que celui que nous avons la réputation d'obtenir actuellement dans notre province de Québec, puisque nos vaches produisent moins de 400 lbs, de lait et une quantité proportionnelle de beurre.Si l'on peut dire que la clef du succès dans l'amélioration d'un troupeau laitier réside dans le contrôle du rendement individuel des bêtes qui composent ce troupeau.Il est juste de dire aussi que l'alimentation doit accompagner le contrôle ou le précéder.A l'appui de cette théorie que je préconise, on me permettra de porter à la connaissance des lecteurs assez satisfaisants que nous avons obtenus à l'Institut Agricole d'Oka, La Trappe, depuis que nous faisons partie de l'Association du contrôle semi-officiel, c'est-à-dirc depuis 4 ans.On constatera d'après le tableau suivant, qu'en ce court espace de temps, et grâce au stimulant que renferme la prati-vc du contrôle quotidien, nous avons pu inscrire au Livre d'Or un bon nombre de nos vaches—dont la grande majorité sont des vaches Ayrshircs sélectionnées sur place, pendant une période de 20 ans.de notre Revue Ayrshire les résultats RENDEMENT EN LAIT ET EN MATIERE GRASSE DES VACHES INSCRITES AU LIVRE D'OR.R.O.P.CLASSE ADULTE Nom No.Race Lait-lbs Gras-lbs Gias % Chevrette 54103 Ayrshire 12,371 471 3.82 Philomèle 34535 Ayrshire 12,241 477 3.89 Junom 34576 Ayrshire 11,138 445 4.La Frcnière 48652 Ayrshire 11,120 482 4.3£ Vendée 25731 Ayrshire 11,025 460 4.17 Gertrude 34536 Ayrshire 10,835 422 3.90 Rosette 27134 Ayrshire 10,532 412 3.91 Mary of G.F.26454 Ayrshire 10,513 413 3.92 Mégère 37894 Ayrshire 10,372 443 4.27 Pénélope 34879 Ayrshire 10,176 397 3.9 Perruche 45099 Ayrshire 9,916 404 4.06 Andromède 34881 Ayrshire 9,309 392 4.21 Fauvette d'Oka 2373 Canadienne 9,295 Bérengèrc 41013 Ayrshire 9,284 379 4.08 Blondine 45101 Ayrshire 9,202 348 3.78 Collombcttc 1771 Canadienne 9,072 410 4.52 Tripoli 25730 Ayrshire 8,897 318 3.57 Baronne^d'Oka 2371 Canadienne 7,896 346 4.38 SUITE A LA PAGE 18 Quelques une) dos vaches payantes de La Trappe, d'Oka. p CULTIVATEURS IL EST DE VOTRE INTERET D'EXPEDIER VOS PRODUITS A LA Coopérative Centrale des Agriculteurs de Québec LA PLUS ANCIENNE ET LA PLUS PUISSANTE DES COOPERATIVES AGRICOLES DE LA PROVINCE.REPRESENTE les cultivateurs sur les grands marchés de production et de consommation; S'EFFORCE de supprimer les intermédiaires inutiles dans le commerce des produits de la ferme.Chiffre d'affaire depuis sa fondation en 1910 au delà de Solvabilité au 31 dec.1921 $325,000.00 PRODUITS SPECIALITES BEURRE FROMAGE OEUFS ANIMAUX DE BOUCHERIE VIVANTS EXPORTATION, Ventes locales et aux enchères au "Board of Trade" de Montréal.{ Exportation en Angleterre sous son l propre nom.— Ventes de gros et de détails.Montreal Stock Yard, Pointe St.Charles, Montréal.DIVERS (Détail & Gros) I Fèves et pois, miel, sirop et sucre d'érable, saindoux, lard salé, veaux de lait, volailles abattues et vivantes, laine et peaux.BUREAUX ET ENTREPOTS 57-59-61-63 RUE WILLIAM MONTREAL 3 JUIN 1922 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAGE (13) 409 BLE DTNDE SOLEIL, ENSILAGE Suite de LE SOLEIL La culture du soleil pour l'ensilage a été expérimentée dans maints districts des Etats-Unis et du Canada.D'après les rapports de ces essais, on peut admettre: 1.Que le rendement du soleil est toujours au moins aussi élevé, généralement beaucoup plus élevé que celui du blé d'Inde sous des conditions identiques du sol et du climat.La ferme Expérimentale Centrale à Ottawa, par exemple, a récolté-la même année et sous les mêmes conditions, 30 tonnes de soleil par acre et seulement 20 tonnes de blé d'Inde.2.Que le so'eil n'étant pas comme le blé d'Inde, sujet à la gelée et aux périodes froides et humides de certains printemps, est plus sûr, plus certain, que le blé d'Inde En un mot, il ne manque pas, alors que le blé d'Inde, dans beaucoup de nos distrits du nord et de l'est manque au moins un an sur quatre ou cinq.3.Qu'il est doue recommandable de semer du soleil partout où le blé d'Inde ne donne pas toutes les garanties certaines d'une forte récolte.Valeur Alimentaire— Comme pour le blé d'Inde, on ne retirera la pleine valeur alimentaire du soleil que par l'ensilage.Un cultivateur du Wisconsin écrit, au sujet de la valeur alimentaire du soleil.dans le "Hoards Dairyman", la note suivante: Je trouve, dans votre numéro du 6 janvier, une note d'un cultivateur du Wisconsin qui se dit distsil'tisfait de l'ensilage du soleil.Or, voici mon expérience.J'ai semé un mélange de soleil, "Grand Mammouth la page 10 de Russie" et de blé d'Inde Minnesota No.3, mélangeant la semence, avant de la mettre en terre, dans les proportions suivantes: Une livre de soleil pour dix livres de blé d'Iitde.Je semai sur un pâturage labouré au printemps.Les soleils étaient pratiquement mûrs lorsque le blé d'Inde fut prêt A ensiler.Nous dûmes couper le soleil au moyen de couteaux, parce qu'il était impossible de se servir de lieuse, les soleils étant de véritables arbres' Nous réussîmes a l'ensiler; nous nous attendions bien que ceux-ci resteraient aussi durs que des copeaux de chêne.Le premier janvier 1020, j'ouvris le silo et commençai ù servir l'ensilage.Jusqu'à cette date, je soignai de l'ensilage fait de blé d'Inde pur.L'une de mes vaches refusait de manger l'ensilage de blé d'Inde.Dans toutes les crèches, l'on trouvait des mottes d'ensilage gelé.Cinq jours après avoir commencé à servir l'ensilage de blé d'Inde et de Soleil mêlé, je découvris que la production en lait des vaches était augmentée d'environ 25^ et que la vache qui refusait de manger l'ensilage de blé d'Inde avait trouvé qu'après tout, l'ensilage nouveau n'était pas si mauvais et l'on ne trouve plus de mottes d'ensilage gelé dans les crèches.Je ne constatai pas de dérangements notables des intestins et qu'une légère augmentation d'engrais liquides.Le "Géant de Russie est la meilleure variété de soleil produisant jusqu'à 30 tonnes à l'acre.Semis On sème la graine de soleil avantageusement en rangs espacés
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