Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
samedi 18 janvier 1919
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1919-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOL.4 No 2 Montréal, 18 Jan.1919 (Cm ¦lia Le ministère de l'Agriculture est dans notre province l'agent d'avancement agricole le plus efficace, le mieux outillé, le plus important, le mieux établi qu'il y ait.Trop de gens des classes rurales le méconnaissent ; trop de gens des classes dirigeantes l'ignorent.C'est le ministère le plus important de tous, celui qui devra avoir à sa disposition les plus puissants moyens financiers— puisqu'il active l'industrie la plus importante de toutes.Le ministère de l'Agriculture est le placement le plus sûr qu'ait la nation.Il faut que tous les citoyens de cette province et, naturellement, d'une manière toute spéciale, les cultivateurs sachent bien que la sauvegarde et l'avancement des intérêts agricoles de cette province sont confiés à ce ministère ; que rien ne se fait en matière de progrès qui n'ait été suivi ou encouragé par lui ; que ses fonctionnaires, ses agronomes et ses experts sont absolument au service des classes rurales et que dans toutes les branches de la pratique agricole ils peuvent donner des directions éclairées et profitables ; que les municipalités prospères, comme les individus, sont celles qui ont demandé et suivi les méthodes par eux préconisées ; que les différents services dont se composent le ministère suscitent, surveillent, stimulent, guident, défendent et encouragent moralement et financièrement les initiatives agricoles de notre province, qu'elles soient publiques ou privées.Le Ministère de l'Agriculture. "LE BULLETIN DES AGRICULTEURS" ORGANE DE La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec et des sociétés coopératives agricoles affiliées.Journal hebdomadaire entièrement consacré à l'avancement de la coopération agricole et de 1'agrlculturo dans la province de Québec.REVUE DU MARCHE — COOPERATION — CULTURE PRATIQUE ELEVAGE — INDUSTRIE LAITIERE — AVICULTURE — APICULTURE—ACTUALITES AGRICOLES VITtECTIOJV ET AVMIJ^IST'RATIO^ : 65, rue William, MONTREAL Adresser toute correspondance au " Directeur du Bulletin " ABONNEMENT Sociétaires de la Coopérative des Fromagers et des coopératives agricoles affiliées.Î0.50 par an.Non Sociétaires.1.50 " " TA-RIF VES Aftf/OJVCES : Pour yi, Vi ou 1 page : demander conditions au " Directeur ".Pour petites annonce* : 50c pour chaque insertion de 25 mots ou moins ; 1 cent par mot additionnel.Toute annonce sujette à l'approbation du " Directeur ".Vol.4 Montréal, le 18 Janvier 1919 No 2 SOMMAIRE PAGES Marché.2-3 Editorial—Beurre et Fromage—Le .système de la Coopérative des Fromagers, Interim 4 Coopération Agricole—Faisons de la publicité, JEAN Trudel.5 Industrie laitière—Où en était notre industrie fromagirc avant la loi de 1912, E.Bourbeau 6 La Basse Cour—La comptabilité en aviculture, Raoul Dumaine.7 Causerie Agricole—L'Association des éleveurs de la poule canadienne Chanteclerc, Ferd Larose S Revue de Presse—L'homme qui lit.9 Chronique Agricole — Un'fonctionnaire est parti, (suite) A.LETOURNEAU 10-11-12 Calendrier avicole pour Janvier.13 Notes, petites annonces, etc.14 2 LE DULLETIN DES AGRICULTEURS LE MARCHE L*4 prix ci-dmout 4ont /carnU par la Société Coopératif Abricot* d.t Fromaimr, d, Qaéb.c.Cm tont Ut prix qui ont été obfnuml it payéi aux mtmbr.t dt cttf société dorant la jtmaint finiiiantla datt qui portt U "Bullttin.Semaine du 18 Janvier BEURRE No.1.51c No.2.53c Marché très ferme et à la hausse.FROMAGE Blanc No 1 .24 Kc " No 2.24 Kc " No 3.23tfc Coloré No 1.24Kc " No 2.24 Xc " No 3.23Kc La commission preml encore les quelques lots qui sont expédiés.OEUFS Strictement frais.64c " Petits frais ".58c No 1.53c Marché faible.Nous conseillons à ceux qui ont des œufs frais de les expédier immédiatement, SIROP D'ERABLE En canistres de K ou 1 gallon impérial : No 1.$1.75 No 2.1.65 No 3.».1.55 En canistres ou barils de 5 gallons ou plus : No 1.$1.55 No 2.1.45 No 3.1.35 SUCRE D'ERABLE No 1.26tfc No 2.26c No 3.25c Marché très ferme aux prix de la dernière hausse.MIEL Miel extrait : — Blanc No.1.22c " No.2 (ou ambré No.1).21c No.3 (ou ambré No.2).20c Brun No.1.17#c " No.2.16Kc •' No.3.15#c Marché plus faible et a la baisse.FEVES Blanches No l (triées à la main).8c la livre " No 2.7c la livre No 3.5J4c la livre Jaunes et autres variétés No 1.6,Kc la livre No 2.6c la livre No 3.5c la livre Marché stationnairc.LAINE Lavée No 1.69c la livre " No 2.6Sc la livre " No 3.66c la livre Non lavée No 1.45c la livre No 2.44c la livre No 3.42c la livre Le marché continue d'Ptrc à la baisse.La demande est nulle.VOLAILLES ABATTUES POULETS Extra choix.37c Choix.35c No 1.33c No 2.30c No 3.27c Rebuts.17c POULES No 1.No 2.No 3.30c .28c .21c Rebuts.10c Coqs.15c DINDES OIES No 1.No 2.No 3.41c .39c .37c No 1.No 2.No 3.27c .26e .25c Marché ferme. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 LE MARCHÉ l.tj prit cl-dttjoui tant fournit par ta Société Coopératif* Agricole du f romaitrt dt Québtm.C* dont !tj prit qui ont été obttntit tt payé* aux mtmbrtJ dt emtf société durant ta 4 m main m /initiant à ta daim qui porta tm Tluilmtin.PIGEONS VIVANTS Le couple.35c LAPINS VIVANTS Lapina.$1.00 à $1.50 le couple VEAUX ENGRAISSES AU LAIT No 1.22c No 2.20c No 3.18^c No 4.16c Marché ferme.PORCS ABATTUS Marché tout-à-fait inactif et indécis.Voir remarque à ce sujet a la page des notes.AGNEAUX ABATTUS Agneaux No 1.21c No 2.19^c No 3.ISc No 4.16c Marché ferme.Mouton» No 1.16#c No 2.15c No 3.13c No 4.10#c Marché à la baisse.PEAUX Pesant moins de 50 lbs.17>jc de50à65 1bsé.17c " de 65 lbs et plus.16c Peaux de moutons.$1.75 à $2.50 chacune Peaux de veaux de champs.19c la livre Peaux de chevaux $6.00 à $7.00 chacune, suivant la grandeur.Le marché semble se maitenir assez ferme.ANIMAUX VIVANTS vendus par chars complets seulement.BOUVILLONS (steers) Choix.12c No 1.10#c No 2.9#c No 3.7c No 4.6c TAURES No 1.No 2.No 3.No 4.9c .8c • 7Kc .6Kc Bœuf d'un an et demi ou tauraillc:.6>^c TAUREAUX No 1.No 2.No 3.S^c .7c • 6Xc VACHES .9Ke .Se .7e No 1.No 2.No 3.No 4.6Xc No 5 (très maigre).5^c AGNEAUX No 1.No 2.No 3.14c .13c MOUTONS No 1.No 2.No 3.Se .7#c .7c VEAUX Veaux de champs.5#c Marché ferme.Les animaux vivants expédiés par chemin de fer G.T.R.doivent de préférence être adressés à l'abattoir de l'Ouest. 4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS EDITORIAL m BEURRE ET FROMAGE Le Système de la Coopérative des Fromagers Il si> tenait récemment à Belleville, une grande convention de l'Association d'Industrie Laitière de l'Ksi de l'Ontario.Monsieur J.A.Kuddick, Commissaire Fédéral de l'industrie laitière y prononçait un grand discours, dans lequel il disait, entre autres choses : " La «uerre nous a démontré que le système de vente de beurre cl du fromage en vigueur jusqu'ici dans notre pays n'est plus de mise, n'est plus pratique.L'expérience que nous avons faite en ces deux dernières années, alors que tout le beurre et le fromage exportés ont été classés en catégories bien définies et payés strictement d'après leur qualité, a été tellement concluante que la voie est maintenant toute ouverte pour la mise à exécution d'un plan que nous chérissons depuis longtemps.Ce plan est le suivant : " Tout le beurre et le fromage devraient être expédiés régulièrement des fabriques dans un entrepôt central à Montréal, pour là y être clossific par un expert du gouvernement puis ensuite mis à l'enchère et adjugé au plus haut enchérisseur, suivant la qualité de chaque lot.Ce plan offre des avantages substantiels d'abord aux fabriques en particulier, puis à l'industrie elle-même en général, et ne comporte pas par ailleurs de désavan-tgges.Cela réduira le coût (le mise sur le marché et par le fait même ce sera autant d'ajouté sur le prix de vente dont bénéficieront les producteurs.Les fabriques n'auront pas à retenir les services d'un vendeur.Les exportateurs par contre n'auront pas à payer un acheteur à la campagne et par conséquent pourront payer plus aux producteurs à même ce qu'ils économiseront sur les frais d'achat.Les frais d'enchère seront une bagatelle, toute proportion gardée.Quant aux frais de transport par chemin de fer, de charroyuge.d'entreposage, de préparation, etc., ils seront les mêmes qu'auparavant." Bar contre le paiement du beurre et du fromage suivant la qualité est un moyen particulièrement efficace d'obtenir l'amélioration de la qualité des produits el de faire maintenir cette qualité à un haut degré de supériorité." Mais, se diront nos lecteurs, ce n'est ni plus ni moins que le système que la Coopérative des Fromagers a inauguré, il y a déjà neuf ans el qu'elle continue de mettre en pratique avec un succès toujours grandissant ".Précisément ! ICI Monsieur J.A.Kuddick l'a dit à ceux qui étaient présents à cette convention et son discours u été reproduit dans la plupart des grandes revues agricoles de l'Ontario et du pays tout entier.Il n'a pas même hésité à déclarer que la qualité moyenne du beurre et du fromage de la province de Québec qui est mise sur le marché par l'entremise de !a Coopérative des Fromagers est de beaucoup supérieure à la moyenne de la qualité de ces produits mis en vente par d'autres entremises.Et voilà comment l'on on est venu à suggérer aux fabricants de beurre et de fromage de la Province de l'Ontario, d'adopter, dans leur propre intérêt un système de classification et de vente depuis longtemps en vigueur dans la province do Québec.L'Ontario n'aime pas à se faire faire la leçon par Québec (celle province arriérée ') Mais de se le faire dire comme ça, publiquement, un grand nombre de nos bons amis de l'autre province ont dû en recevoir un choc dont ils no se remettront pas aisément.Pourtant ils devront so résigner à l'admettre.D'ailleurs ce n'osl pas nous qui le disons, mais un haut personnage officiel." Nous sommes plus avancés qu'eux sous ce rapport." INTERIM LE BULLETIN D'E S AGRICULTEURS S COOPERATION AGRICOLE Faisons de la publicité I.a loi oblige chaque société coopérative agricole à tenir annuellement, clans le cours du mois de janvier, une assemblée générale de ses sociétaires, à laquelle doit être soumis un rapport complet des opérations de l'année, certifié par le secrétaire et le vérificateur des comptes.La loi va même jusqu'à préciser les détails que doit contenir ce rap|x>rt : la liste complète des sociétaires, le nombre des actions souscrites, le montant versé sur le capital, l'actif et le passif Je la société, et un état détaillé des profits et des pertes.l'our sa part la Coopérative des Fromagers .'.déjà fait ce relevé complet de ses affaires pour l'année qui vient «le si; terminer.Ce bilan, dûment certifié et approuvé, a été étudié et accepté pair les directeurs et il sera soumis à l'assemblée générale des sociétaires qui sera tenue le 31 janvier courant, au Iîic, comté de Rimouskt.Il sera en outre publié en entier dans le Bulletin des Agriculteurs, aussitôt après son adoption par l'assemblée générale.< >r c'est précisément la suggestion que nous voulons aujourd'hui faire à toutes les sociétés coopératives agricoles de notre Province: publier leur rapport annuel dans notre journal."Le Bulletin des Agriculteurs" peut prétendre, à bon droit, ce nous semble, être l'organe officiel ries coopératcurs de la province de Québec; .'•-l donc l'organe tout indiqué pour de la publicité de ce genre et nous avons lieu de croire qu'elle serait profitable sous tous rapports.lin parle beaucoup de coopération agricole, jusque dans les endroits les plus éloignés de notre province.Mais c'est notre conviction qu'il y a une foule de gens, de cultivateurs même, qui en sont encore à croire que et; n'est qu'une idée abstraite, dont on n'a pas encore fait l'expérience chez nous : d'autres qui croient «pie le seul essai de coopération agricole est celui île la Coopérative des Fromagers.La publication dans le "Bulletin des Agriculteurs", qui pénètre chez la meilleure classe des cultivateurs «le notre pro-vince, de 100 et même 200 rapports de coopérative de paroisses bien vivantes, bien actives, les iitérait vite de leur erreur ; cela démontrait que la période d'expérimentation est depuis longtemps chose du passé et suggérerait certainement à un grand nombre de gens dévoués l'idée de doter leurs localités de semblables institutions.Ce serait donc un excellent moyen de travailler à l'expansion «lu mouvement coopératif agricole «lans notre province.Cette publication aurait encore l'effet d'un stimulant énergique pour les sociétés coopératives elles-mêmes : elle créerait entre elles une salutaire émulation.Toutes les sociétés en effet ne pourront produire un même rapport.Certaines d'entre elles ont fait durant la dernière année des affaires considérables et obtenu tin résultat final excellent ; d'autres ont fait des affaires considérables avec un résultat moins bon ; d'autres encore ont exploité avec succès le commerce de tel produit agricole, tandis qu'elles n'ont eu, dans le commerce de tel autre produit, «pie «les déboires.Ce seront autant de leçons dont pourront profiter ceux qui ont la direction des sociétés coopératives à la campagne.Si telle société a fait des affaires d'or dans la vente des œufs, pourquoi, se dira-t-on, notre société ne pourrait-elle en faire autant ?Si telle autre société a pu organiser de façon pratique l'expédition de chars d'animaux vivants à la Coopérative des Fromagers durant l'automne de 101S, quelles sont les raisons qui ont empêché notre société d'obtenir le même succès?Si la solution ne peut être trouvée dans le rapport même, du moins l'on aura une adresse toute indiquée où s'adresser pour avoir des renseignements complets.Telle société tient cette année la tête, tant pour le nombre des sociétaires, le chiffre total «les affaires, «pie pour l'excellence des résultats.''Nous sommes capables de faire tout aussi bien et même mieux, se diront des directeurs et gérants actifs ; nous le démontrerons bien au rapport de l'an prochain." Ft l'on se mettra au travail avec plus d'ardeur, dès le début de la présente année, afin d'égaler, sinon de surpasser le succès de telle autre société.Pour toutes ces raisons, "Le Bulletin des Agriculteurs" fait donc aux sociétés coopératives de paroisse l'offre de publier leur rapport annuel.Evidemment, ce rapport devra être rédigé de façon claire et concise ; .mais l'on acceptera en même temps avec plaisir tm court commentaire sur les opérations de l'année.Ces rapports ne pourront être tous publiés en même temps, mais chaque numéro de notre journal pourra en contenir un, ou plusieurs même, suivant l'ordre de réception.Cette publication sera commencée immédiatement après la publication du rapport détaillé de la Coopérative des Fromagers.JEAN TRUDEL. 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Où en était notre industrie fromagère avant la Loi de 1912 Il arrive assez fréquemment qu'il devient nécessaire de faire des améliorations à une chose qui est bonne, dans le but de la rendre meilleure : mais, avant de faire ces améliorations, il convient de se rendre compte aussi exactement que possible des conditions de la chose que Ion projette d'améliorer.Comme l'Industrie Laitière ne fait pas exception à cette règle, nous avons cru que le premier pas à faire était bien de s'assurer de ces conditions, surtout au point de vue de sa permanence et de la loi qui la régie.Pour améliorer d'une façon permanente notre industrie fromagère, il faut se demander avant tout : est-elle assise sur une base assez solide ?parce qu'il ne serait pas plus pratique ni plus profitable de rlonner des conseils pour obtenir des améliorations qui ne seraient que passagères, ue de dépenser de l'argent à embellir un édi-ce qui n'aurait pas de fondations solides.A cette question nous pouvons répondre : oui ; les bases sont solides, et si nous entendons parfois du bruit, il ne faut pas s'alarmer, mais se dire : les fondations sont bonnes et il ne s'agit que de terminer l'édifice, en consolidant les parties qui ont été, par l'épreuve, trouvées trop faibles.!1 ne faut pas perdre de vue que cette industrie est plutôt jeune et qu'elle s'est développée très vite.L'on eût tôt fait de s'apercevoir que c'était une affaire payante et tout le monde en voulait, chacun à sa porte, bien entendu, mais l'excès des bonnes choses constitue toujours un abus.11 fallait donc un frein à cette pratique de bfltir des fromageries n'importe où et n'importe comment.C'est dans ce but que la loi de 1912 a été passée obligeant les personnes qui désiraient bâtir une fabrique de beurre ou de fromage d'avoir un permis de construire, et s'engageant, si le permis était accordé, de construire cette fabrique suivant les plans du Gouvernement, à défaut, le permût d'exploiter l'établissement est refusé.évidemment, l'on n'était pas plus exigeant souvent pour les fabricants que pour les fabriques.Pour arrêter cet abus, un article de cette loi (1012) oblige les fabricants de se munir de certificat de compétence ou permis, pour avoir le droit de fabriquer, et cette même loi oblige encore les propriétaires de fabrique, pour avoir leur permis d'exploitation, de n'employer comme fabricant en chef qu'un ouvrier ayant une des qualifications mentionnées plus haut.Depuis cette date, les personnes désireuses «l'établir une nouvelle fabrique sont donc obligés d'obtenir du Département de l'Agriculture un permis.Il n'est peut-être pas hors de pro|>os de dire que ce permis n'est accordé qu'après une cnquGte minutieuse faite par un officier du Département.Cette loi a grandement contribué a améliorer la qualité des produits laitiers en éliminant les mauvais fabricants, et en obligeant les propriétaires de fabriques de bâlir des établissements au moins convenables.Cette même loi pourvoit encore à tirer au clair, dans une série d'articles d'application plutôt difficile, il est vrai, une situation qui aurait pu causer des ennuis sérieux.Je veux parler du cas cle certaines fabriques qui étaient en opération avant 1912 après avoir été dûment enregistrées.De ces fabriques, un très grand nombre n'étaient pas dans des conditions idéales, mais elles étaient nombreuses pour qu'il fût possible, sans exposer un grand nombre de patrons d'être prives totalement des services d'une fabrique, d'exiger que chacune d'elles se mit dans les conditions exigées par la loi.Les plus mauvaises d'entre elles sont éliminées graduellement par le Département de l'Agriculture qui ordonne leur fermeture sur un rapport d'un inspecteur.Ce résumé nous donne une assez juste idée des conditions de notre industrie laitière, avant 1912 et nous servira dans les quelques conseils que nous nous proposons de faire suivre.q E.BOURBEAU, Inspecteur général des fromageries. L L BULLETIN DES AGRICULTEURS 7 La Comptabilité en Aviculture Chez les hommes d'affaires et les industriels, 11 est une sage pratique qui consiste à faire un inventaire sérieux sur la situation financière de leur commerce ou de leur industrie au commencement de chaque année, et ce afin de savoir si tel commerce ou telle industrie est exploitée à perte ou à profit.Par ce moyen, ils en viennent souvent a la conclusion que telle sous-industrie a besoin d'être exploitée différemment pour être payante, (pie telle autre doit être éliminée pour ne pas faire perdre les bénéfices tirés d'autres sources.Pourquoi n'en serait-il pas de même chez nos cultivateurs, rien de plus facile de tenir sur une même feuille un compte assez exact, tout en étant clair et pratique, des recettes et des dépenses de vos basses-cours par exemple.Dans la colonne des dépenses l'on ne doit pas entrer que les grains achetés dans le commerce, mais aussi tous les grains et légumes cultivés sur la ferme ainsi que les déchets de table qui auraient une valeur ailleurs dans l'alimentation des autres animaux.Kn retour dans la colonne cles recettes il ne faut pas faire figurer que les œufs et volailles vendus aux marchanda ou à la Coopérative, mais aussi tous les o-ufs et toutes les volailles consommés par la famille et estimés au prix du marché, sans oublier la plume et le si riche fumier de volailles utilisés sur la ferme.Voici l'exemple d'une tenue de livre d'un ami aviculteur de Warwick que j'avais le plaisir de visiter le 26 décembre dernier.Il faut que je vous dise que mon ami est un marchand, et qu'il se rend compte d'une manière exacte de ce que ses poules dépensent et lui rapportent.Au 1er avril 1918 M.T.M.Pépin débuta en aviculture par les achats suivants : dépenses 23 poules communes à SI.25 chacune.S2S.75 50 poussins Khodc-Island-Rouges à 30 cts pièces.15.00 12 poules et 2 coqs R.I.R.à $2.00.2S.00 Frais d'Expresse.1.85 1 coq R.I.R.5.00 1 coq et une poulette "Chanteclcrc".6.50 Frais de transport.0.85 Crains consommés par tous les sujets du 1er avril au 20 décembre.147.09 $233.0-1 Dans le même espace de temps M.Pépin a vendu : RECETTES 12 poules et 2 coqs.$13.00 00 poulets et poulettes vendus pour la reproduction et pour la chair.92.59 23 poules et -1 poulettes vendus en dé- '.'1 cembre pour la chair.-10.50 Œufs vendus pour incubation et alimentation.87.09 Recettes.Dépenses .$233.1S .233.04 000.14 Comme l'indique le petit état de compte ci-haut donné les recettes de la basse-cour de M.Pépin ont été 0.14 cts de plus que les dépenses et en plus il possédait des sujets et du grain pour la valeur suivante : Grain pavé et non consommé à date.$10.00 15 poulettes R.I.R.à $3.00 pièce____ 45.00 3 poulettes R.I.R.à 81.50 pièce.4.50 I coq R.I.R.à $5.00.5.00 1 chapon R.I.R.à $3.00.3.00 2 sujets "Chanteclcrc".0.50 5 poules Wyandottes Planche à $2.00.10.00 $S4.00 .14 Surplus des recettes sur dépenses.$S4.14 Voilà un aviculteur "homme-d'affaire" qui peut affirmer à nos lecteurs et chiffres en mains, que sa basse-cour après neuf mois d'opération lui laisse comme bénéfice nets des volailles et du grain pour une valeur marchande de $S4.00 en plus les blets excédant des recettes sur les dépenses, ce qui fait comme profits nets la jolie somme de SS4.14 en neuf mois seulement, et je puis en toute sécurité vous affirmer qu'au 1er avril 1919 M.Pépin aura réalisé au-delà de $100.00 de profits nets avec une petite basse-cour de famille.Pour obtenir de semblables résultats n'élevez nue «les poulets de race pure et de bonne lignée «le pondeuses, et nés à bonne heure, nourrissez-les copieusement afin qu'ils se développent rapidement ; une poulette née à bonne heure et bien développée pond en octobre, novembre et décembre, alors «pie les œufs peuvent être vendus par la Coopérative «les Fromagers à 70 cts la douzaine.RAOUL DUMAINE.I.A. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS L'Association des Eleveurs de la Poule Canadienne Chantecler 1.—SON ORIGINE Le premier mars 101S se tenait la première réunion des membres de l'Association des Eleveurs de la poule canadienne "Cliantcclorc", dans la salle du Comptoir Coopératif, à Montréal.C'est à cette convention que fut fondée l'Association qui devait pour ainsi dire piloter la nouvelle poule dans le monde avicole.Cette oiseau est la création du frère Wilfrid O.C.R., Régisseur de la Basse-cour de La Trappe et professeur à l'Institut Agricole d'Oka.Elle est le résultat de sa longue expérience et de sa connaissance technique et pratique de cette importante branche de l'agriculture.fi Depuis de nombreuses années—au-delà de dix ans—l'humble religieux travaillait ardument, ; dans le petit vallon solitaire où sont localisés ses poulaillers, à doter son pays d'une poule d'origine canadienne.Il a procédé lentement, méthodiquement, afin de faire acquérir à sa création des marques bien distinctives, bien caractéristiques et surtout de hautes qualités qui la destinent à devenir, avec un contrôle et une sélection rigoureuse, un produit de première valeur au pays.Telle qu'elle est, la Chantcclerc est une poule blanche à crête en bourrelet et à barbillons à peine perceptibles.C'est une poule à deux lins, lionne pondeuse d'hiver, active et très rustique, qualités maîtresses ducs à la fusion de sangs étrangers.I.e poids Standard est le suivant : coq, 9 livres ; poule, 7 livres ; cochet, S livres ; poulette, (ijw livres.La Poule Chantcclerc est le produit de croisst-ments effectués entre cinq races bien connues de nos cultivateurs : Cornouaille, Livournc, Rhode-Island, Wyandotte et Plymouth Rock.De la première elle tient son tempérament vigoureux, sa chair abondante el délicate, sa crête typique, ses barbillons réduits et ses allures vives.Les autres lui ont conférés ses qualités de pondeuse, son poids lourd et la couleur de son plumage.Pour conserver et propager cette nouvelle race le Frère Wilfrid, de concert avec des éleveurs de érite et des amateurs avicoles, a jeté les bases l'Association dite des Eleveurs de la Poule Canadienne Chantcclerc, la première de son genre au pays.Afin de mieux assurer la fixité des sujets, défense fut faite, dès l'abord, aux éleveurs, d'exposer leurs sujets, de vendre des œufs ou des poussins pour la reproduction, d'inscrire leur nom dans les catalogues officiels des Expositions de Comté.I.e contrôle absolu des sujets fut laissé au Bureau de Direction.Celui-ci vient de décider l'organisation d'une exposition de volailles Chantcclerc qui se tiendra les 2S, 20 et 30 janvier prochain, dans les salles du Marché Bonsccours, à Montréal.On y opérera une sélection rigoureuse et les sujets non désirable- seront mis de côté afin d'être utilisés-pour la consommai ion ou pour les œufs mais non pas pour la reproduction.Il y aura cles démonstrations sut l'abattage des volailles, l'emballage, sur l'installation nécessaire à l'élevage du lapin et sur l'outillage requis |>oiir cette industrie.De très intéressantes conférences seront données par des experts entre autres sur la manière de s'assurer une bonne ponte d'hiver el sur l'avenir de l'aviculture dans la province de Québec.Il y aura également séances publiques le 'J'.l et le 30 avec discours du président M.A.A Lapoinlc, rapport du secrétaire M.( îustave Toupin,E,E,A., distribution de prix, banquet, etc.Nous anions l'occasion d'en reparler.Avant île terminer laissez-moi ajouter quelques réflexions qui, il nu- semble, sont à propos.La création d'une race nouvelle au pays nous prouve que la spécialisation professionnelle est la base du véritable progrès industriel, commercial et agricole.Elle forme des compétences indiscutables et devient par là même un facteur d'importance primordiale dans l'ordre économique et social d'un pays.Elle prouve également que les nôtres peuvent et savent réussir à l'occasion.11 s'agit de vouloir.Enfin si l'on veut aller plus outre,elle permet de toucher du doigt, encore une fois de plus, à la fausseté de la légende des idées rétrogrades dont on s'est plu à entourer les institutions monastiques.Une fois de plus même dans l'ordre matériel, la pensée et le travail auront été facteurs de progrès.FERDINAND LAROSE, Institut Agricole d'Oka. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 9 Revue de Presse Coupures et Commentaires Restriction levée.La "Patrie" du 17 courant annoncent que le gouvernement américain a levé la restriction imposée il y a déjà quelque temps sur les exportations de grains de semences.("est une bonne nouvelle pour nous.On va pouvoir s'approvisionner chez nos voisins.Évidemment il vaudrait mieux produire soi-même ce dont on a besoin.Le prix du foin.I.e même journal annonçait ces jours-ci qu'il semble certain que les prix actuels du foi:; von' se maintenir d'ici la fin du mois.Tant mieux.Mais prévoyons une baisse.Il- n'en veulent pas.La "Presse" du 13 courant annonce (pie les cultivateurs de l'Ouest manifestent de nouveau leur intention tie réclamer l'abolition des droits sur les machines aratoires américaines.i Mi sait que les cultivateurs de là-bas, parce qu'ils sont unis, manifestent avec efficacité.Espérons qu'ils réussiront I I • - fabricants de machines aratoires ont fa.it des profits énormes durant la guerre en dépit • >>fit plus élevé de production.< >n protège toutes les industries.Ne pourrait-on pas protéger l'agriculture, première et essentielle industrie?I.e bacon.De la "Patrie" du 11 courant : loronto : L'une des maisons d'empaquetage 1 'm.trio a reçu un cablogramme à l'effet que le gouvernement anglais était vraisemblablement pour cancclcr tous les contrats de bacon et uc lard pour livraison future, donnant pour raison que les quantités maintenant disponibles dans le Royaume Uni sont assez grandes pour lis approvisionnements de 1 mois au moins à l'avance.Quel effet cette décision aura sur le commerce local du bacon et du lard?11 est difficile de le dire mais il semble raisonnablement assuré qu'il > aura tendance à des prix moins élevés." Voilà une petite note à connaître.Nouvelle revue.l'ans cette petite revue de presse agricole il esl utile de signaler la publication d'une nouvelle revue, " l'Abeille ", périodique mensuel apicole, publié à Québec.Le premier numéro a été publié ces jours-ci.A propos d'apiculture, il est intéressant de noter que le gouvernement provincial, annonçait "la Presse" (12 janvier), va faire donner des cours d'apiculture à Montréal par lieux professeurs compétents.D'autres détails seront donnés plus tard.Prix maximum.I.ors d'une dernière réunion des membres du (Board of Trade) de Montréal on a adopté la résolution de présenter un vœu au gouvernement fédéral à l'effet de faire lever les restrictions sur le prix fixé du blé.Distribution gratuite.I.e "Journal d'Agriculture", numéro de janvier, annonce que le Service fédéral des tabacs, Ferme Expérimentale d'Ottawa, distribuera cette année comme par le passé dos graines de tabac pour semence.Que les intéressés se rapportent à ce journal.Nouvelle publication.Le Service des Publications de Québec (Ministère de l'Agriculture), vient de publier une nouvelle brochure pour distribution gratuite intitulée "Engrais et amendements", par M.11.Nagant, professeur à Oka.Qu'on la demande.De la "Patrie" du 1-1 janvier en note éditoriale les judicieuses lignes suivantes : "Ce retour à la terre, le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux l'encouragent dans le cas des soldats en leur offrant des terres gratuites et des conditions faciles d'établissement.Aucune propagande spéciale n'est faite cependant parmi its civils auxquels on ne parait pas songer à accorder en cette occurrence des encouragements except ionnels.Au point de vue national, il y a pourtant île puissantes raisons pour tendre à un immense essor de l'industrie agricole, en faisant revenir à la terre les travailleurs désœuvrés des villes aussi bien (pie les soldats Et ce serait maintenant le moment propice pour induire le grand nombre de gens originaires des campagnes et qui ont émigré dans les villes depuis 1911 ou auparavant à retourner aux champs.A ceux-là aussi on devrait offrir des terres gratuites et des conditions avantageuses d'établissement, et on devrait les presser de décider immédiatement, leur attribuer sans délai leur terre, afin qu'ils se préparent à la cultiver dès le printemps prochain.Soldats et civils qui vont embrasser la carrière agricole ont tout intérêt à y entrer immédiatement afin de produire dès la saison de 1919 et de profiter des prix rémunérateurs offerts pour les denrées sur tous les marchés du monde.I.ciir début en 1920 serait plus difficile, parce qu'inévitablement les produits agricoles se vendront moins cher." L'HOMME QUI LIT. 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Un fonctionnaire est parti (suite) Dans une première chronique, nous avons, à plume filante, situé un courant d'opinion qui a motive ce que l'on peut appeler la grande offensive agricole du printemps 191S.N'ous avons sommairement relaté l'arrivée à Québec du fonctionnaire chargé fie porter notre rendement agricole à un plus haut—un très haut— degré d'efficacité.Aujourd'hui, voyons M, Charron à l'œuvre.Nous n'ajouterions pas " à l'épreuve " car il a déjà fort brillamment fait ses preuves.Mais voyons une nouvelle preuve de la dextérité constructive de ses efforts et pour cela " brûlons ' le détail des labeurs successifs pour on venir au résultat final.UNE ŒUVRE.Ce résultat n'est ni fictif, ni dubitatif.Il n'est pas matière à opinion.Il n'est pas discutable, exception faite des petits à-côtés propres à tous les problèmes.Il s'exprime, se traduit, s'illumine par des chiffres.C'est dire qu'il a l'éloquence tranchante et aiguë des données mathématiques.La paperasse officielle ne rend pas justice à M.Charron en noyant ces chiffres dans des commentaires bien moins expressifs que les chiffres eux-mêmes.Tant de gens ont horreur de lire les rapports commençant par la ter-minalogic usuelle: "J'ai l'honneur de vous soumettre le rapport de.pour l'exercice finissant le." Aussi M.Charron, qui n'est pas officiel, eût-il sans doute préféré rendre compte de son administration à ses supérieurs en leur communiquant quelques petites colonnes de chiffres très " parlants " qu'il a compilés avec beaucoup de soins.Ces données offrent le maximum de sûreté possible.Les voici : AUGMENTATION DES RECOLTES EN 1918 SUPERFICIES AUGMENTATION RECOLTES 1917 1918 "^Différence Boisseaux Valeur % ou tonnes Monétaire Blé.Avoine.1 Seigle.Orge.Sarrazin.Maïs pour grain.Maïs-fourrage.Pois.Haricots (fèves).Plantes racines.Pommes de terre.105,034 Fourrages verts.00,072 Grains mélangés.57,352 Acres 197,042 584,373 20,294 119,785 135,850 21,755 47,002 57,881 29,080 38,089 Acres 290,043 1,823,543 32,039 177,271 184,490 268,388 49,843 91,712 49/2S7 54,333 194,154 79,050 84,002 Acres 99,001 239,170 ' 12,345 57,480 18,034 5,083 2,241 33,831 20,201 10,244 28,520 18,979 27,250 50.54 15.09 00.83 47.99 35.79 22.90 4.70 53.45 09.45 42.04 17.21 31.27 47.51 1,842,618 0,995,722 231,409 1,408,407 984,838 11S.1S0 17.92S 558,212 308,008 194,928 4,278,000 151,824 742,502 Total.2,535,421^3,145,005) 009,584 24.03 S 4,000,545 0,995,722 347,203 1,700,509 1,231,047 178,270 71,712 2,790,000 2.212.00S 779,712 4,278,000 002,290 938,202 Î267.912.80 * LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 11 Soit :—l'our convertir en boisseaux et en tonnes l'cicé-dent des superficies ensemencées en 191H, on n ndoplcl pour lea céréalea le rendement moyen à l'acre publie pnr lo Bureau provlnrlnl des Statistiques, soit : I>I6 18.50 bols-Eieati, nvolnc 20.25, orge 21.50, sciglo 18.75, sarrazin 20.25, grain 23.25, pola 16.50, barlcols 18.25 et grains mélangés 27.25.Le renelement du mnïs-fourrngc a 616 csllmti à H tonneH u l'acre, celui des plantes-racines a 12 tonnea à l'acre ; celui tlca pommes tie lerre il 150 boisseaux et relui ties fourrages verts h 8 tonneH a l'acre.M.Charron table son application de la valeur monétaire de l'augmentation tics récoltes en 1918 sur les bases suivantes qui représentent approximativement les cotes actuelles : lllé 52.30 le boisseau; avoine $1.00; seigle $1.50; orge $1.23; sarrazln $1.25: mnls-grnln $1.50; mais-cnsllnga $1.00 In tonne; pois $5.00 le boisseau; fèves $G.00; plantes-racines $1.00 la tonne; pommes tic terre $1.00 le boisseau: fourrages-verts $1.00 In tonne: grains melanges $1.25 le bolascauu Mais ce n'est pas tout.Ces chiffres ne sont pas complets et voici pourquoi.On sait qu'il y a 1001 paroisses dans notre province, ou plus exactement il y avait 1001 paroisses en mars 1918.Or sur ce nombre 842 ont répondu au Service île la Surproduction, communiqué et travaillé de pair avec lui.842 ! Chiffre respectable, pas vrai ! On ne donne tlonc dans le tableau de M.Charron que l'augmentation ties récoltes obtenues dans les 842 paroisses où s'est exercée directement l'influence du Service.Ceci n'empêche pas, comme l'affirme très raisonnablement M.Charron, que les résultats obtenus d,ans les 159 autres paroisses qui n'ont pas formé tie comités paroissiaux soient en partie attribuabics au travail tie propagande fait par le Service de Surproduction.Ceci est dû au fait que les nombreux articles agricoles publiés dans tous les journaux, les diverses circulaires qui ont été envoyées aux maires, aux curés et aux officiers des cercles agricoles de toutes les paroisses de la province n'ont pu manquer de stimuler leur zèle comme cette propagande l'a fait chez les collaborateurs immédiats.Citons M.Charron : " L'nugmcntatlon totulc dans la superficie ensemencée réalisée cl atlrlbuablc ù In campagne de surproduction est.sur les fermes consacrées ù la gTandc culture de G09.58-1 acres.SI nous ajoutons l'uugmcntation produite pnr In culture des Jardins scoluircs.des Jardins a domicile et ties lots vacants nous atteignons le Joli chUTrc de 670,0-1-1 acres ce qui dépasse île 106,011 l'objectif tie G00,000 acres-quo nous nous étions proposés d'atteindre, cette année.Nous avons lieu d'élre liera de ce résultat." I.'auteur peut mettre sa dernière phrase au singulier ! Il en a le droit.11 peut être assuré également qu'on est fier de lui.N'était l'espace limité, nous pourrions recueillir une foule d'autres petits résultats qui corroborent significativement le grand résultat final.Nous renvoyons le lecteur intéressé aux sources (Rapport du Chef du Service de la Surproduction, Journal d'Agriculture, janvier 1919, etc.) Mais croyons avoir suffisamment prouvé un premier point, à savoir que M.Charron a laissé derrière lui une œuvre.UNE ESPERANCE.Il a également laissé une espérance.Nos gens sollicités avec tant d'instances à la surproduction ont prouvé qu'ils pouvaient faire beaucoup.Ils ont donné leur mesure.L'agriculteur québécois lui aussi a fait sa preuve.Il est un peu dans la position du petit gâs intelligent mais musard qui donne un jour la mesure de sa "capacité".Un effort le porte à la tête, c'est-à-dire a l'opposé des régions paisibles où il se cantonnait habituellement.Le coup donné, veut-il piétiner ses lauriers et jouir de sa douce quiétude on lui "tape" dessus.L'agriculteur île notre province maintientlra-t-il l'effort donné au printemps tic 191S?Lui tapera-t-on dessus comme durant l'hiver 1918?Nous apprenons de source non officielle il est vrai que le Ministère fédéral n'allouera pas en 1919 de subvention analogue à celle octroyée au 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Service de Surproduction.C'est très malheureux.Car il faut de l'argent pour mettre en branle un rouage aussi complique que ramifié que l'était ce service spécial.Notre habitant comprcndra-t-il que seule la culture intensive paie.Les hauts prix actuels se maintiendront-ils ?Continuera-t-on à déserter la terre?Grosses questions I Questions grosses de consequences ! Quoi qu'il en soit, le Chef du Service de la Surproduction a établi la preuve que le cultivateur du Québec a fait beaucoup de progrès, peut faire beaucoup de progrès.Et cela même est une grande espérance.UN SOUVENIR.Ce "sketch" rapide serait incomplet si l'on négligeait de signaler le bon, l'excellent souvenir que M.Charron a laissé à Québec.Ce souvenir, il vaut une leçon.C'est pourquoi il est bon de le signaler.11 a laissé «.l'abord l'impression d'un travailleur acharné.Beaucoup savent qu'il fut conjointement Chef du Service de la Surproduction et à la même époque chargé de faire valoir les raisons d'exemption militaire des fils d'agriculteurs.Pénible et laborieuse besogne.Après une semaine de labeur à Québec, il fallait venir passer le samedi et le dimanche à St-l Iyacinthe et s'atteler à cette corvée.Ajoutez à cela la direction du laboratoire provincial du chimie agricole et vous aurez une idée de la somme d'ouvrage que cet homme peut abattre.Sa probité, son dévouement—-le signataire de cet article en sait quelque chose—sa parfaite gentilhommerie" lui ont conquis de sûres tiés.Nous avons assisté à son départ de Québec.Nous tenons le sentiment pour une faiblesse et un tour d'esprit particulier nous tourne plutôt les choses à la blague et au scepticisme, n'empêche que pour les amis de M.Charron—et il n'a que des amis à Québec—-son départ n'a pas été gai.On était habitué à sou agréable compagnie.Tous sont venus lui serrer la main.Et ce n'était pas gai.Un très vieux domestique que M.Charron taquinait répondit : " Vou> partez.mais le souvenir.11 s'arrêta là.Son langage en valait bien un plus châtié.M.Charron, maître es-arts, docteur ès-scicnccs île l'Université d'Ottawa, docteur c.—sciences agricoles de l'Université Laval de Québec, chimiste en chef du Laboratoire officiel de la Province, conférencier et ancien chef du Service de la Surproduction en 1918, ancien président de l'Association d'Education française dans l'Ontario, ilonne un bel exemple à la jeunesse.Il reste pour nous un maître.11 retourne à son laboratoire «le St-l Iyacinthe.IL ARMAND LETOURNEAU.ABONNEZ-VOUS Notre journal a pris des mesures pour s'assurer la collaboration des meilleurs écrivains du inonde agricole de notre province.En même temps il ne reculera devant aucun sacrifice pour être en état de renseigner les cultivateurs toute l'année durant sur l'étal des marchés et les événements qui intéressent le inonde agricole.C'est dire qu'il est indispensable à tout cultivateur soucieux de ses intérêts.L'abonnement n'est que de cinquante sous par année.Abonnez-vous au "Bulletin des Agriculteurs", si vous tenez à être parfaitement renseigné. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 13 Calendrier Avicole pour Janvier I.Prévenir le Corysa des volailles dont les causes principales sont l'humidité du poulailler, les courants d'air, l'arrivée brusque d'une froide température après un temps de pluie.Une nourriture réchauffante, telle que le mais, servie aux jours d'humidité, ou encore dès l'apparition subite d'une '.•ague de froid succédant à une température clémente, peut prévenir cette maladie, commune en hiver.'.Changer régulièrement la litière selon son legré de propreté.Tous les jours, passer la • -11r la table des juchoirs.;.Procurer de l'exercice aux poules en semant .in- dans la litière OU même en les cachant tin tas de balles, de paillettes ou de ripes.4.Quotidiennement, désaltérer vos poules avec de l'eau froide, ou de la neige—mieux : avec du lait écrémé ou de l'eau, tous les deux servis chauds.Tant que le soleil couvre l'horizon, laisser les châssis ouverts.5.Ne pas oublier, dans la ration, les légumes tels que choux, betteraves, etc., la matière animale, telle que viande hachée, os broyés et déchets de table.S'assurer que les augets, contenant : écaille- d'huîtres, charbon de bois et gravier, soient encore bien garnis.G.TOUPIN.—l.e Journal d'Agriculture.Détachez — faites signer et envoyez-nous ce coupon.lf^^%\ ACTIONS! ABONNEMENTS! ¦BULLETIjV DE SOUSCRIPTION La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec, 63, rue William, Montréal Je demande par la présente mon admission comme membre de "LA SOCIETE COOPERA TIVE AG RI COLE des FROMAGERS de QUEBEC" et je déclare vouloir souscrire au capital de cette société.action.de DIX DOLLARS chacune, payables $2.00 par année par action.Veuillez en même temps m'inscrire sur la liste des abonnés du "BULLETIN DES AGRICULTEURS".Je vous envoie avec la présente la somme de CINQUANTE CENTINS, prix d'abonnement pour un an à comptci de.Signature.Adresse.Date.Comté de.\j-tJ 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PRIX DES FEVES Dans le bulletin No 1, 11 janvier 1919, nous avons indiqué comme suit le prix des fèves : No.1, Blanches, triées à la main.9c la 1b.No.2 " " " .Se la lb.No.3 " " " .6^,c la lb.Jaunes et autres variétés.7,'^c la lb.Jaunes et autres variétés No.1.7^jC NOTE Les prix ci-dessus donnés sont sujets à changements sans avis, et toute commande pour l'un ou l'autre des produits ci-dessus énumérés est toujours sujette à acceptation à Montréal.CONDITIONS Strictement comptant.Le montant d'argent nécessaire doit toujours accompagner la commande.Frais de livraison et de transport au compte de l'acheteur.S'adresser à : La-Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec, 63, rue William Montréal.Tel.Main 6857.Commlnion des Vivre» du Cin»d».Licence No 9 - 10920 plllllllllllllllilllllllllUIIIIIIM | A MM.les Beurriers et Fromagers | jj amis du progrès g H et soucieux de leurs intérêts et des intérêts de leurs patrons, j= = nous offrons H Un centrifuge SIMPLEX, économique, simple, durable, pouvant servir pour le lait entier et le petit lait, moyennant l'échange d'une simple pièce de 25c et qui vous assurera toute la crème de tout votre lait.Un pasteurisateur SUCCESS, qui vous permettra de mettre votre crème dans un état de parfaite conservation en attendant la fabrication du beurre, et de rendre uniforme la crème reçue des petits séparateurs.(Voir illustration dans Bulletins précédents.) Une baratte SIMPLEX, qui vous donnera l'avantage de retirer tout le beurre de toute votre crème avec la facilité de travail qu'assure une machine laissant la fabrication visible.== Aussi toutes autres machines des meilleures marques et les fourni- = S tu res qui vous donneront entière satisfaction.S AVEZ-VOUS ESSAYE LA PRESURE NADEAU?' == AVEZ-VOUS EU NOS HUILES ?= | B.TRUDEL&CIE,38PlaceYouviUe,MontreaI | S Main SS70—Weatmount 4120 Demandes de renteignementt appréciée* ES iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiH "Du producteur au consommateur par la coopération'9 Cest dans le commerce des œufs que les sociétés coopératives de paroisses ont fait leurs débuts et c'est en travaillant au développement de ce commerce qu'elles assureront leurs succès définitifs.C'est maintenant le temps de s'organiser pour faire des affaires très actives dans cette ligne durant toute l'année qui commence.Les coopératives de paroisses forment avec la Coopérative des Fromagers l'organisme idéal pour donner entière satisfaction sous tous rapports aux intéressés.Les secrétaires de coopératives de paroisses sont priés de s'adresser à nous dès maintenant pour obtenir des caisses spéciales, êtampes en caoutchouc, papeterie, et en même temps recevoir les indications nécessaires pour l'expédition des œufs." La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec " 57 - 59 - 61 - 63, rue William.Montréal.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.