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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
samedi 28 septembre 1918
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 1918-09, Collections de BAnQ.

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TRACTEURS Le ministère de l'Agriculture de la Province de Québec a passé un contrat avec la compagnie Avcry, de Peoria, Illinois, qui lui permet de vendre aux cultivateurs de la Province de Québec de?tracteurs Avery et des charrues Cockshutt aux conditions suivantes : Tracteur Avery S-1C, avec charrue Cockshutt à 3 versoirs de 10 ou 12 pouces, SI,050.00, au lieu de SI,215.00, prix régulier de la manufacture.Tracteur Avery 12-25, avec charrue Cockshutt à 4 versoirs de 12 pouces, S 1,450.00, au lieu de SI,795.00, prix régulier de la manufacture.F.O.B.Peoria, 111., pour tous les tracteurs, et f.o.b.Brantford, Ont., pour les charrues, sans droits de douane, échange compris dans le prix de vente et payable d'avance.Le fret pour un tracteur 8-16 de Peoria à Montréal coule environ 835.00.Les cultivateurs qui désirent acheter des tracteurs et des charrues doivent donc en faire parvenir le prix au ministère de l'Agriculture, en même temps que la commande, par lettre recommandée, mandat d'express ou par chèque accepté payable au ministère de l'Agriculture, et non au soussigné ou autre officier du ministère.11 est inutile de demander du délai pour le paiement.Ceux qui désirent voir labourer un tracteur Avcry S-l avec charrue Cockshutt à trois versoirs peuvent s'adresser à l'Institut Agricole d'Oka, La Trappe, comté 'les Dcux-Montagncs, et aux agronomes suivants : Wilfrid Delancy.Rimouski, Abel Raymond.Plessisvillc, J.R.St-Arnaud.Louiseville, \V.G.MacDougalI.Lennoxville, A.J.M.Bélanger.Roberval, P.A.Brunei.Ministère de l'Agriculture, Québec.Le tracteur Avcry S-1G a une puissance de traction de S forces et une puissance de 10 forces comme moteur stationnairc, tandis que le 12-25 a une puissance de traction de 12 forces et une puissance de 25 forces comme moteur stationnairc.On peut se procurer des pièces de rechange pour les tracteurs en s'adressant à la compagnie R.A.Lister à Montréal et à Québec, et pour les charrues en s'adressant à Frost & Wood a Montréal et à Québec.Un instructeur accompagnera chaque machine lors de la livraison. "LE BULLETIN DES AGRICULTEURS" ORGANE DE La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec et des sociétés coopératives agricoles affiliées.Journal hebdomadaire entièrement consacré à l'avancement de la coopération agricole et de l'agriculture dans la province de Québec.REVUE DU MARCHE — COOPERATION — CULTURE PRATIQUE — ELEVAGE — INDUSTRIE LAITIERE — AVICULTURE — APICULTURE — ACTUALITES AGRICOLES VI-RECTIOfl ET AVMipiSTRATIOfl : 63, rue William, MONTREAL Adresser toute correspondance au " Directeur du Bulletin " ABONNEMENT Sociétaires de la Coopérative des Fromagers et des coopératives agricoles affiliées .$0.50 par an.Non Sociétaires.1.50 " " TAHir DES AfffiOJ^CES Tour yi, Vî ou 1 page: demander conditions au "Directeur".Pour petites annonces: 50c pour chaque insertion de 25 mots ou moins ; 1 cent par mot additionnel.Toute annonce sujette à l'approbation du "Directeur".Vol.3 Montréal, le 28 Septembre 1918 No 35 SOMMAIRE PAGIÎS Marché.;.2-3 Le beurre canadien réquisitionné.4 Pour nos soldats—Première liste de souscripteurs.5 L'élevage—Le prix du bacon base sur la pesanteur, Eleveur.6 Agneaux, Moutons—Abatagc et préparation pour le marché.7 Cages pour volailles vivantes—Règlements à observer.8 La Coopération chez les bêtes—Geo.Maiikux.9 Propos Agricoles — Vielles vérités sur un sujet toujours important — A.Letourneau.10 Chronique Agricole—L'industrie laitière en Allemagne A.Letourneau.Il Notes, etc.12 Annonce de la Coopérative des Fromagers.13 2 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS LE MARCHÉ Les prit ci-dessous sont journis par la Société CoopérâtiVe Agricole des Fràmâgrrs de Québec.Ce tant las pria qui ont été obtenus et payés auj membres de cette société durant U semaine finissant à la date que porte le "Bulletin.Semaine du 28 Septembre BEURRE Pasteurisé.47;'sc No 1.47c No 2.463 se Marché t on l à fait indéfini par suite du nouvel arrêté de la Commission dos Vivres du Canada.FROMAGE Blanc No 1.22lie " No 2.22>.,c " No 3.2\}{c Coloré No 1.22#c " No 2.22 }4c No 3.21 La vive compétition être acheteurs ct la livraison immédiate à la commission d'achat des alliés ont déterminé la dernière hausse.OEUFS Strict ornent frais.No 1.30e 50c Marché toujours très ferme ct à la hausse pour les ceufs frais.SIROP D'ERABLE lui canistres de y% ou 1 gallon impérial: No I.$1 .95 No 2.SI.85 No i.$1.75 Kn canistres ou barils de 5 gallons ou plus: No 1.$1.75 No 2.1.65 No 3.1.55 SUCRE D'ERABLE No 1.24>ic No 2.24c No 3.23c Marché très ferme aux prix mentionnés.MIEL Miel encrait:— Blanc No 1.26c " No 2 (ou ambré No 1).25c " No 3 (ou ambré No 2).24c Brun No 1.,.23>ic " No 2.22,'i'r " No 3.'21 '.c Marché très ferme.La demande est bonne pour le marché local de même qui' pour le marché étranger.FEVES Blanches No 1 (triées à la main).12c la livre.No 2.I le la liyn " No 3.9yic la livre; Jaunes No 1.9c la livre." No 2.SKcjat livre " No 3.7}£c la livre Quelques lots de la nouvelle récolle sont arrivés sur le marché; la demande est plutôt faible surtout pour les qualités secondaires.LAINE La vée No 1.$1.1)0 la livre; " No 2.99c la livre." No 3.97c la livre.Non lavée No 1.70c la livrt.No 2.69c In livre.No 3.67c la livre.Marché terme et à la hausse pour la laine lavée.VOLAILLES VIVANTES Poules No 1.28c " No 2.26c " No 3.24c Poulets "choix".32c Poulets No 1.30c " No 2.28c No 3.26c Marché à la baisse.PIGEONS VIVANTS Le couple.45c LE BULLETIN DES AGRICULTEURS LE MARCHÉ La prix ci-dessoui sont fourn/J par la Société Coopératif* Abricot* dm* Fromagmri dm Quitte.Cm 4ont te-t prix qui ont été obtenus mt payé* aux mmmbrm* dm emttm société durant Im jtmmainm finissant à la datm qum portm Im Hullctin.LAPINS VIVANTS Lapina.$1.00 à $2.00 le couple VEAUX ENGRAISSES AU LAIT No 1.21#c No 2.A9 pouce et être protégées " par un filet de fer." Les cages contenant des poulets et des " canards ne doivent pas avoir moins de 12 " pouces ni plus de 10 pouces en hauteur pour " chaque rangée de volailles.Les cages conte-" liant des dindes ou des oies, pas moins de 10 " pouces ni plus de 22 pouces en hauteur pour " chat]ne rangée." Les cages ne doivent pas dépasser 30 pouces " en largeur et 18 pouces en longueur." Les volailles mises dans des cages brisées " ou mal jointes ou qui ne sont pas parfaitement "conformes aux règlements ci-dessus édictés, " seront refusées." La vignette qui est reproduite en tête de la présente page représente une cage a volailles vivantes, conforme en tous points aux règlements de la Société Protectrice des Animaux : les intéressés peuvent donc prendre modèle sur cette vignette en toute surcté.Le cultivateur ou l'aviculteur, soucieux de ces intérêts, se conformera à ces règlements, non pas dans le seul but de s'éviter une poursuite en justice, mais au simple point de vue des affaires.L'on veut avoir pour ses volailles les plus hauts prix possibles : la condition essentielle, c'est qu'elles parviennent sur le marché en parfait état.Or des volailles mises dans des cages mal jointes ou (le quelque façon mal faites, seront à la torture durant tout le temps du trajet et arriveront à destination dans un très piteux état, si la plupart d'entre elles n'ont succombé en chemin, La perte d'un ou plusieurs sujets par suite de l'incurie de l'expéditeur, voilà qui rogne le profit.La cage doit encore, dans l'intérêt même de l'expéditeur, être aussi légère que possible.Mil effet le coût du transport est établi d'après la pesanteur.Plus légère donc sera la cage, moindre sera le fret.Lfne cage qui ne pèse pas plus de vingt livres se transporte ordinairement pour quelques sous seulement.Or il en est qui construisent des cages qui pèsent plus (pie le poids total de toutes les volailles qu'ils y met tent.En terminant nous rappellerons à tous les intéressés qu'ils doivent expédier les volailles assez têit pout qu'elles arrivent sur le marché le lundi ou le mardi, car c'est le commencement de la semaine qui est surtout avantageux pour la vente des volailles vivantes.Observez bien tous ces règlements que nous venons de rappeler à votre mémoire ; expédiez vos volailles ;\ la Coopérative des Fromagers, et vous serez sûrs d'avoir entière satisfaction.COOPERATEUR. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 9 La Coopération chez les Bêtes Pas n'est besoin tie se tant fatiguer les méninges, de franchir l'océan.do fouiller sans relâche une histoire poussiéreuse pour découvrir des exemples de coopératives qui marchent sur des roulettes depuis toujours et dont les résultats sont tout simplement merveilleux.Dans le monde des bêtes ces sociétés mutuelles sont légions qui démontrent hors de tout doute les avantages d'une solide union des associés, les bienfaits indéniables résultant de la mise en commun d'intérêts en tous points semblables.Voyons donc un peu ce que font en ce sens les insectes.Vous êtes-vous jamais demandé comment les insectes, ces petits êtres de taille ridicule, que l'on serait porté de prime abord à dédaigner, en sont arrivés à se constituer les plus redoutables ennemis tie l'homme tpii cultive.Ne cherchez pas, le secret de leur force, c'est l'union.Ils savent s'unir sans discuter ni regimber pour mieux dévorer légumes, fruits, céréales.Leur action concertée nous donne une excellente leçon.En effet, s'ils étaient isolés, s'ils couraient à gauche et à droite selon leur bon plaisir, suivant les fantaisies de leurs caprices, se nourrissant de cent et mille espèces de plantes, on en pourrait rire, le mal qu'ils causeraient serait minime ! Mais une bête à patate (c'est plus fin qu'on ne pense), laisse à d'autres tomates, choux, oignons, pour ne s'occuper, on sait avec quel inlassable zèle, que des seuls plants de pomme de terre.Ah ! l'horrible fricot qu'elles en font, l'irréparable massacre qu'elles y causent : tout le monde sait ça, le cultivateur mieux que quiconque.Il semble qu'une bonne vieille grand'mère de bête à patate réunisse sa progéniture et lui tienne ce discours : " Les feuilles de la pomme de terre, mes enfants, c'est le mets délicieux, le fruit succulent par excellence ; laissons à d'autres familles au goût moins raffiné que le nôtre les vulgaires légumes qui croissent tout à côté.Dorénavant, petits et gros, jeunes et vieux, enfants, cousins, neveux et tout le tremblement, nous ne mangerons que des feuilles de pommes de terre." Et toutes les bêtes d'applaudir, et toutes de monter à l'assaut des fanes vertes.Vous savez le reste, les ruines qu'accumulent à nos dépens ces unionistes d'avant-guerre et d'après-guerre aussi.; pendant la guerre, ma foi, ils jouent au boche a .ec succès.D'autres exemples seraient faciles à trouver chez les pucerons, les fourmis, les abeilles, les ehemilles, les vers gris et blancs, etc.La même ligne de conduite règle l'activité des uns et des autres et démontre les avantages manifestes de la coopération.Mais alors, mes amis, si pour combattre le mal, nous employions un remède efficace, en se basant sur le même principe?Qui y perdrait.les bêtes évidemment, et vous y gagneriez énormément ! lit cela suppose tout d'abord que vous tenez le mal pour grave, que vous voulez lui appliquer une " sirouenne pas piquée des vers ".A la bonne heure, à cela on reconnaît le cultivateur de progrès.Il ne laisse pas détruire un beau champ de patates qui lui coûte de l'argent, du travail, des sueurs, et dont il escompte une grosse récolte et de beaux revenus.Avant, toutefois, de partir en guerre, il convient de se procurer armes et munitions.Dans le cas qui nous occupe une pompe-pulvérisateur sera l'arme idéale, tandis que le vert de Paris ou l'arséniate de plomb feront des munitions étonnantes.En d'autres termes, il faut (pie chacun de vous ait son matériel d'arrosage, ses insecticides, autant qu'il sera nécessaire et au plus bas prix possible.Il n'y a qu'un moyen d'atteindre ce résultat, excellent pour vos cultures, merveilleux pour votre bourse, et c'est.tout le monde devine?c'est l'achat de ces articles en coopération.Retenons pour le moment qu'il faut à tout prix pourchasser les ennemis des plantes dont nous nous nourrissons, si nous voulons obtenir des récoltes abondantes et de qualité supérieure.GEO.M AH EUX, Entomologiste Provincial. 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PROPOS AGRICOLES Vielles vérités sur un sujet toujours important Nous parlions, l'autre jour, d'un fonctionnaire provincial qui visite gratuitement les cultivateurs pour les bien conseiller dans la construction de leurs étables.A ce propos, ne serait-il pas intéressant de rappeler certaines vérités à ceux qui ne trouvent pas matière à faire demander ce fonctionnaire?Rappelons leur quelques données essentielles à l'aide desquelles ils pourront " accommoder " leurs étables avantageusement et sans grands frais.Ces propos sont d'autant plus d'actualité que l'on est à la veille de faire rentrer les vaches.C'est incroyable, mais on rencontre encore des étables qui sont d'infects taudis où l'air et la lumière n'ont jamais accès et on les animaux croupissent sur une litière dégoûtante, qu'on ne renouvelle qu'une fois par semaine.Le lait récolté dans de tels milieux se charge d'une quantité considérable de poussières, particules de fumier qui apportent avec elles des goûts détestables et de nombreux ferments qui déterminent rapidement l'aigrissement du lait.Toute étalile destinée au logement des vaches laitières devrait avoir un pavage résistant, imperméable et uni, avec une légère pente vers l'arrière, de façon à permettre l'écoulement des urines et à rendre le nettoyage plus facile.Quand oh pense qu'en France, la plupart des étables sont pavées en'.;, terre plus ou moins argileuse ! Cette dernière s'imprègne des déjections et constitue un foyer permanent d'infec-t ion .Il est absolument nécessaire d'adopter des plafonds complètement étanches s'opposant au passage des poussières, de la balle et des mauvaises odeurs.De cette façon, les fourrages placés au dessus ne deviennent pas mal odorants, ce qui arrive souvent sans qu'on s'en rende compte bien nettement.• Les poussières ne tombent pas sur le dos des animaux et l'on ne voit pas ces innombrables toiles d'arraignée qui s'accumulent habituellement dans les recoins et après les soliveaux mal équarris de nombreuses étables dont les plafonds sont à clair-voie.Les murs de l'intérieur doivent être aussi lisses que possible, afin d'éviter l'accumulation des poussières et (les saletés.Il faut badigeonner tous les deux ans soigneusement avec un lait de chaux.On recommande aussi une solution d'alun à 10% laquelle, parait-il, éloigne les mouches.Le grand, le capital défaut de nos étables, c'est d'être mal éclairées, mal aérées.( )n craint de multiplier les ouvertures de peur que les animaux soient exposés aux courants d'air et aux rayons du soleil.Nombreux sont les cultivateurs qui pensent que les animaux sont mieux à leur aise dans un logement presque obscur.Celte manière de voir est aussi fausse que possible.Il est nécessaire de renouvelle!' l'air intérieur • les étables assez fréquemment, de manière à chasser les poussières, les mauvaises odeurs, les gaz de la respiration, les germes nocifs qui incommodent toujours les animaux et souillent le lait.On ne devrait bien jamais oublier qUe l'air ei la lumière sont deux grands ennemis des microbes et des germes dangereux.Les fenêtres ne servent d'ailleurs pas qu'à l'aération ; elles permettent également de régler la température du local et de la tenir préférable-nient toujour.- aux environs de lô degrés.Dans les étables bien tenues, les fumiers sont enlevés chaque jour à la fois pour éviter la production de vapeurs ammoniacales facilement absorbées par le lait et pour empêcher que les animaux se salissent les membres postérieurs et le dessous du ventre.Il est extrêmement utile de procéder, au moins une lois l'an, à un nettoyage complet de l'élable suivi d'une copieuse désinfection (par exemple, bichlorure de mercure à I',.Le biclilorurc se nomme vulgairement sublimé corrosif.Les litières doivent être abondantes et constituées île pailles exemples de mois-àssure-., de rouille, etc.Il faut réserver la paille la plus saine aux vailles laitières et distribuer l'autre aux divers animaux de la ferme.Il faut éviter d'éparpiller la litière au moment de la traite.Il y aurait encore une infinité de choses à rlire mais il faut se borner.Terminons eu recommandant d'étriller chaque jour les vaches laitières.ARMAND ÙîTÔ.URNEAU. LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 11 AORICQiE mil SX 9F-/ p SWfV-:^ ~ a "-f L'Industrie Laitière en Allemagne nu Nous avons sous les yeux uni- brochure du Dr llitlrher comportant une étude fouillée sur l'industrie laitière en Allemagne.Nous pensons intéresser et instruire nos lecteurs en leur résumant ce petit travail, touffu connue sont tontes les études allemandes.L'industrie laitière a pris en Allemagne, parallèlement à l'élevage du bétail, un développement très important qui se chiffre actuellement par un revenu de trois milliards de marks.Cependant l'accroissement de la population (900,000 individus par an) met l'Allemagne dans la nécessité de se procurer une partie du lait à l'étranger.Kn 1012, l'importation atteignait 108 millions de marks.Aussi, un effort considérable est-il produit pour ne pas rester tributaire des pays voisins : le nombre des bovidés est passé de 8,737,641 en 1883 à I),682,234 en l'Jll, augmentation d'ailleurs insuffisante.De nombreuses races bovines ont été lixées et améliorées giâce, en partie, aux subventions de l'Etat (2,101,000 marks en 1913), et sous le contrôle de 7li inspecteurs de l'élevage et de 200 fonctionnaires agricoles.Actuellement, l'effectif des vaches est d'environ 11 millions de têtes, donnant approximativement 25,300 millions de litres de lait.L'hygiène de l'ctablc est en grand progrès.Les constructions récentes procèdent du système' hollandais.Meniere la stalle, une petite rigole reçoit les excréments et subit un nettoyage journalier.Dans les grandes exploitations, le lait reçu pour être transformé en fromage est analysé fréquemment et soumis à l'épreuve de la reductase qui révèle les altérations dues surtout à la malpropreté.La lutte contre la tuberculose, organisée par la Société du Herd Uook hollandais de la Prusse orientale, par les laiteries coopératives, les sociétés de contrôle, les associations d'éleveurs, etc., etc., s'exerce environ sur 200,000 têtes, et repose sur les expériences effectuées en Prusse orientale et la loi du 1er mai qui en découle ainsi que sur le règlement prussien du 26 juillet 1012.Quelques exploitations utilisent les machines à traire qui, d'ailleurs, ne suppléent qu'imparfaitement à la traite manuelle : aussi une propagande constante est-elle faite en faveur de celte dernière (école de frayeurs).500 sociétés de contrôle, en l'russe, déterminent les quantités de lait, la teneur en matière grasse, la consommation ries fourrages.Elles englobent 7,500 agriculteurs possédant 220,000 vaches.•13% de la production laitière totale sont consommées directement par l'homme, qui a augmenté sa moyenne de consommation depuis dix ans grâce à la lutte antialcoolique, h la vente de lait dans les écoles, les ateliers, les kiosques des rues, et surtout à l'augmentation des salaires qui retentit toujours favorablement sur l'hygiène alimentaire.Les grandes laiteries approvisionnent de plus en plus les villes.Elles pasteurisent et réfrigèrent.Les transports sont faits dans des véhicules spéciaux et des bouteilles cachetées.Les grandes beurreries utilisent un outillage et des procédés très modernes.Les crèmes obtenues par centrifugation sont pasteurisées et ensemencées rationnellement.Des maturatcurs île crème, très ingénieux, règlent la température, donc l'acidification.La fromagerie a pris moins d'extension.Elles s'efforce d'imiter les fromages français : Camembert, Brie, Neufçhatcl.La fabrication du lait en poudre au contraire, est en plein essor ; cela correspond au développement de la chocolat crie.Le lait condensé, surtout utilisé, comme aliment de conserve pour les voyages lointains, est produit en faible quantité.La fabrication de la caséine, en partant des des laits écrémés, a pris quelque développement en vue d'utilisation alimentaire (nutrosc, cuka-sine, sanosc), mais surtout dans les buts techniques très divers : colles, mastics, papier, imitations d'ivoire (galalite), de crins, de soie, pellicules de cinéma, etc.Quelques fromageries utilisent leurs sous-produits pour la fabrication du lactose et de l'acide lactique.A R NIA N D I .ETOU R N EAU. 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FEVES L'on peut constater que la récolte de fèves est loin d'avoir été faite en bonne condition.Les principaux défauts à relever dans les lots £c Porcs (jeunes).27j4c NOTE Les prix ci-dessus donnés sont sujets à changements sans avis, et toute commande pour l'un ou l'autre des produits ci-dessus énumérés est toujours sujette à acceptation à Montréal.CONDITIONS Strictement comptant.Le montant d'argent nécessaire doit toujours accompagner la commande.Frais de livraison et de transport au compte de l'acheteur.S'adresser à : La Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec, 63, rue William Montreal.Commission des Vivres du Canada.Licence No 9—10920 Avez-vous du A VENDRE ?Messieurs les Cultivateurs Notre compagnie, la St.Lawrence Flour Mills Co.Limited, est prête à acheter, au prix fixé par le Gouvernement, du blé récolté dans la Province de Québec et provenant de semences du Manitoba.Si donc, vous avez du blé à vendre, veuillez nous envoyer un échantillon par la malle et nous faire connaître les quantités dont vous pouvez disposer, et vous recevrez notre réponse clans un bref délai.St.Lawrence Flour Mills Co.Limited, 1110 Rue Notre Dame, Montréal.FLEUR ie L Nos farines réglementaires REGAL et FLEUR DE LIS, malgré les restrictions qui nous sont imposées par le Gouvernement Canadien, sont encore les meilleures farines sur le marché, pour le pain comme pour la pâtisserie—un essai vous convaincra. Pourquoi n'augmenteriez - vous pas de $1.000 à $5.000 par année les recettes de votre fromagerie en vous servant d'un SEPARATEUR A PETIT LAIT DE LAVAL?CEST ce que font des centaines de fromageries par tout le Canada; De cette façon, au lieu de laisser perdre le gras de petit lait, elles en retirent des profits.The Bloomficld Cheese Manufacturing Co., de Uloonifield, Ont., a vendu en 1910 pour $2,890 de beurre de petit lait, fait avec de la crênie extraite au moyen d'un séparateur à petit lait DE LAVAL.The .Mountain View Cheese & Butter Association, de Belleville, Ont., a, du 1er avril au 1er octobre 1917, réalisé SI ,200 de profit en fabriquant du beurre de petit lait avec un séparateur à petit lait DE LAVAL.The Elmbrooke Cheese & Butter Association, de Piéton, Ont., a pu, grâce à la fabrication du beurre de petit lait, dis! ribuer SI ,21S de plus à ses patrons en une seule année.I.a fabrique de R.W.Thomson, située près de Millier, Ont., a fait en 1916 $2,909 en fabriquant du beurre avec de la crème de petit lait extraite au moyen d'un séparateur à petit lait 1)10 LAVAL.Ces substantiels profits ont été obtenus, alors que le gras île beurre se vendait environ 25 sous la livre Imaginez combien il sera facile de gonfler ces profits cette année, avec de la crênie et du beurre de petit lait, maintenant que le gras de beurre vaut de 40 à 60 sous la livre.DEMANDEZ dès aujourd'hui notre nouveau catalogue illustré qui énumère par le détail les nombreux avantages de l'écrèmagc du petit lait, et qui contient aussi de nombreux témoignages d'importantes fromageries recommandant l'emploi
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