La presse, 27 novembre 2012, C. Arts
[" www.lapresse.ca/arts M O N T R É A L M A R D I 27 N OV E M B R E 2012 · APRÈS LE BÉTON, LA CRÉATION PAGE 5 MONTRÉAL, MÉTROPOLE CULTURELLE HUGO DUMAS PAGE 3 19-2 : TOUJOURS DES TENSIONS ENTRE NICK ET BEN ARTS AGENDA Consultez notre agenda culturel à lapresse.ca/agenda HISTOIRES DE JOUETS PAGE 6 ET CETERA JUSTIN BIEBER AU CENTRE BELL LE PETIT GARÇON QUI JOUE AU GRAND PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE NATHALIE PETROWSKI Autant l'avouer d'emblée : je ne suis pas une « Belieber ».Je ne communie pas à l'église de Justin Bieber.Je ne craque pas pour sa nouvelle coupe de cheveux plus courte, plus blond cend ré, plus jeu ne homme de 18 ans.Je ne crie pas à m'en fendre les cordes vocales dès que je pense avoir aperçu la pointe de son espadrille dépassant d'un rideau en coulisses.Je ne porte pas de chandail à paillettes, l'uniforme officiel de ses fans.Je ne fréquente pas des pré-adolescentes qui ont tatoué sur leur avant-bras «Justin loves me» et qui pourraient m'apprendre toutes les paroles de ses chansons par coeur.Dernière chose: je n'ai pas 11 ans, l'âge moyen des «Beliebers».Tout cela pour dire que je me sentais un peu seule de ma race hier soir, dans un Centre Bell bondé dans une ambiance du tonnerre, carburant à un enthousiasme tapageur, pour ne pas dire carrément assourdissant.En fin , je n'étais pas si seule que ça puisque pour chaque demi-douzaine de fillettes surexcitées, il y avait une femme de l'âge de la mère de Justin Bieber qui était de garde pour la soirée et qui ne semblait pas plus mal s'en porter.Je ne suis pas une « B elieber », ma is je sa is apprécier un bon gros show, et celui du nouveau Justin B i e b e r e s t é n o r m e a ve c explosions, feux d'artifice, grosse boucane, danseurs en grappe, écrans géants et tout le bataclan.La scénographie de la tournée Believe est assez incroyable merci, même si sa conception étrange n'arrive pas à se brancher entre le vaisseau spatial et la piscine cybernétique.Je ne suis pas une « B elieber », ma is je sa is apprécier un gars qui sait se faire désirer.Et à ce chapitre, Justin suscite toute mon ad m i ration .Di x m i nutes avant son entrée sur scène à 21 h, un décompte numérique est apparu sur l'écran géant pour égrener ces interminables minutes et faire monter la tension qui s'est vite muée en hystérie collective.Puis, au signal donné après moult ex plo sion s , pét a r ade s et bombardements de confettis, Justin lui-même est descendu du ciel, ange ailé tout de blanc vêtu et muni de deux spectaculaires ailes de métal fabriquées pa r u n a rtiste forgeron avec un penchant prononcé pour le bling-bling.Le Centre Bell s'est alors i l lu m i né de m i l l ion s de fanions lumineux.L'effet m'a rappelé celui du concert de Coldplay cet été, à une nuance près: au spectacle de Coldplay, les bracelets lumineux étaient distribués gratuitement.Chez Justin Bieber, ils se vendaient 10$ l'unité.Voir BIEBER en page 2 CONCOURS 40 ANS SIGNÉS SÉGUIN DU 20 AU 30 NOVEMBRE 2012 Consultez la section spéciale qui lui est dédiée et courez la chance de gagner une gravure originale de Richard Séguin, son anthologie « Ma demeure » et une guitare signée par l'artiste.Tous les détails sur Espace.mu/seguin Remplissez et postez ce coupon de participation avant le 30 novembre 2012 (cachet de la poste faisant foi) à : Concours 40 ans signés Séguin, C.P.11424, succ.Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 5V1.Date à laquelle la question a été posée : __________________ Réponse : ________________________________________________ Nom : _________________ Prénom :__________________________ Adresse : _________________________________________________ Ville : _____________ Code postal :__________________________ Tél.domicile : ____________ travail :__________________________ Courriel : _________________________________________________ Je confirme avoir atteint l'âge légal de majorité dans ma province de résidence.Oui j'accepte de recevoir de la documentation de Radio-Canada et de ses partenaires.Fac-similés non acceptés.Valeur totale approximative du prix : 3000 $.Certaines conditions s'appliquent.Règlement disponible sur Espace.mu/seguin \f 2 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll TAPIS ROUGE TÉLÉ FRANÇAISE RENTRÉE MONTRÉALAISE D'ÉSIMÉSAC Ésimésac, le nouvel homme fort de SaintÉlie-de-Caxton, est arrivé en ville hier soir.Le nouveau film de Luc Picard, qui met en vedette Nicola-Frank Vachon dans le rôle-titre, a en effet été projeté en première montréalaise au cinéma Impérial en présence de nombreuses personnalités du monde du cinéma et des arts, comme Hélène Florent, Danny Gilmore, Andrée Waters et Sylvain Cosset te.Outre MM.Picard et Vachon, on a pu côtoyer les autres vedettes du film, à savoir Marie-Chantal Perron, Sophie Nélisse, Gildor Roy, Hugo Giroux, Pierre Collin, Alain Sauvage, Maude Laurendeau et Marie Brassard.Les producteurs Lorraine Richard et Luc Martineau (CitéAmérique) étaient bien sûr de la fête.Un absent de taille : le scénariste et conteur Fred Pellerin est parti en France afin de participer à l'enregistrement d'une émission.Distribué par Alliance Vivafilms, Ésimésac sort en salle vendredi.- André Duchesne Céline Dion et la statuette Bambi du meilleur divertissement qu'elle a remportée en Allemagne, jeudi dernier.PHOTO AP CÉLINE DION CARTONNE De passage samedi soir à Paris, où elle participait à une émission spéciale en son honneur, la chanteuse québécoise Céline Dion a fait exploser l'audimat de la chaîne publique France 2.Amorcée à 20 h 45, l'émission intitulée Céline Dion, le grand show a enregistré un score de 4,8 millions de téléspectateurs, soit 23,2 % des parts de marché.Selon le journal Le Parisien, elle a ainsi « tenu tête » à l'émission Danse avec les stars, dont la demifinale, présentée sur TF1, a attiré 5 millions de téléspectateurs.- André Duchesne Gildor Roy, Luc Picard, Nicola-Frank Vachon et Sophie Nélisse.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE HUMOUR STAR MUSIQUE PHOTO STÉPHANE CHAMPAGNE PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE LOUIS-JOSÉ HOUDE : À GUICHETS FERMÉS DES ÉTOILES DANS LES SAPINS Les neuvièmes Féeries du Vieux-Montréal auront lieu du 14 décembre 2012 au 5 janvier 2013.Le parvis du marché Bonsecours accueillera encore une fois le village international des traditions du temps des Fêtes avec la présence de pays comme l'Autriche, l'Allemagne, la Russie, la Belgique et la France.Au coeur de l'événement, l'exposition, au marché Bonsecours, des sapins décorés par les stars, dont Marc Hervieux, Denise Robert, Marc Beaupré et Alain Choquette.- La Presse PHOTO AFP - Stéphanie Vallet C'est à guichets fermés que Louis-José Houde présentera Les heures verticales, son troisième spectacle solo en carrière, pour lequel 100 000 billets ont déjà été vendus.Il donnera deux séries de spectacles à Montréal en 2013, du 12 au 16 février au Théâtre Maisonneuve et du 6 au 9 mars au Théâtre St-Denis.Pour Louis-José Houde, Les heures verticales (expression empruntée à l'auteur français Louis-Ferdinand Céline), «c'est le temps où l'être humain est debout, à partir du jour où il a appris à marcher.et ce sont aussi ces moments au cours desquels il doit se tenir droit dans l'adversité».ELTON JOHN DÉDIE SON CONCERT À PÉKIN À AI WEIWEI Elton John a dédié publiquement son concert à Pékin à l'artiste et dissident chinois Ai Weiwei, provoquant un trouble dans le public.Au cours de son concert de plus de deux heures, dimanche soir, Elton John a lancé que son spectacle était dédié «à l'esprit et au talent d'Ai Weiwei », ont rapporté plusieurs personnes présentes.Les deux artistes s'étaient vus brièvement avant le concert.« Je l'adore », a lancé Ai Weiwei sur son compte Twitter, qui est interdit en Chine, mais qui compte 180 000 abonnés.Sculpteur et artiste aux installations internationalement reconnues, Ai Weiwei utilise son art et sa popularité pour attirer l'attention sur l'injustice sociale et la situation politique de son pays.Il a été emprisonné près de trois mois l'année dernière et ne peut pas quitter la Chine.Les médias chinois en ligne ont parlé du concert de dimanche soir, comme celui de vendredi à Shanghai, mais ils ont passé sous silence les commentaires sur Ai Weiwei.- Associated Press JEUNE PUBLIC TÉLÉVISION PHOTO MICHEL PINAULT PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE 50 000 SPECTATEURS À L'ILLUSION C'est un événement qui vaut la peine d'être souligné : le Studio-théâtre L'Illusion a accueilli dimanche son 50 000e spectateur.Un tour de force quand on connaît l'exiguïté de ce lieu consacré au théâtre de marionnettes, fondé il y a 16 ans par Claire Voisard.Le théâtre né en 1996, situé en plein coeur du Plateau Mont-Royal, peut recevoir environ 40 spectateurs à la fois et on y donne 150 représentations par année depuis 2004.C'est ainsi que la petite Sofia a été la 50 000e personne à y faire déchirer son billet lorsqu'elle est allée voir Pain d'épices, un classique de L'Illusion qui s'approche des 450 représentations et qui est à l'affiche jusqu'au 20 décembre.- Josée Lapointe RETOUR DES CHICK'N SWELL Le groupe humoristique Chick'n Swell fait un retour à la télévision pour deux soirées en décembre.Dans une première émission, le 1er décembre, l'acteur Rémy Girard se joindra au trio dans des sketches déjantés.Pascale Picard, Sonia Vachon, France Castel, Alexis Martin et Christian Bégin seront aussi de la partie.Le 8 décembre, les Chick'n Swell - Francis Cloutier, Ghyslain Dufresne et Daniel Grenier - doivent emmener les téléspectateurs de Radio-Canada au sommet de l'Everest et faire des «révélations stupéfiantes» au sujet de leurs invités spéciaux: Sylvie Moreau et Vincent Vallières.L'ex-membre Simon-Olivier Fecteau, Jean-Michel Anctil, Catherine Florent et Jasmin Roy viendront ajouter leur grain de sel à cette heure d'humour.- La Presse Canadienne Le petit garçon qui joue au grand suite de la page 1 Autre génération.Autre mentalité.Après All Around the World et Take You, les deux premières pièces du concert, Justin a fait une pause.Pas pour vomir comme lors du premier spectacle de sa tournée.Seulement pour boire un peu d'eau et demander à son public d 'adorateu rs qui avait acheté son dernier disque.Toutes les mains se sont levées d'emblée dans un grand concert d'unanimité.P uis, le petit garçon qui joue maintenant au grand a repris le train furieux de son tourbillon scénique, cha ntant par dessus les cris et BIEBER dansant avec une dégaine un brin mécanique.Je ne suis pas une «Belieber», mais je sais reconnaître un phénomène quand il évolue sur Je ne suis pas une Belieber, mais je sais reconnaître un phénomène quand il évolue sur scène devant moi, et Justin Bieber est à coup sûr un phénomène.scène devant moi, et Justin Bieber est à coup sûr un phénomène, pour le culte incroyable dont il est l'objet sur scène et sur les réseaux sociaux, avec ses 31 millions d'abonnés sur Twitter, ses 47 millions de fans sur Facebook, ses 12 millions d'albums vendus en 3 ans et parce qu'à 14 ans comme a 18 ans, son étoile ne semble pas sur le point de pâlir.De là à prétendre qu'il est le prochain Michael Jackson, com me me l'a a ffi r mé ma voisine venue expressément de Nouvelle-Écosse pour le voir au Centre Bell, permettez-moi d'en douter.Avant de remplacer Michael J a c k s o n ou mê me J u s t i n Timberlake, Justin Bieber a des croûtes à manger, des leçons de danse et d'humilité à prendre.Mais surtout, il devra travailler très fort pour convaincre tous les non « Beliebers » qui ne comprennent toujours pas ce qui fait son succès.Avant de remplacer Michael Jackson ou même Justin Timberlake, Justin Bieber a des croûtes à manger, des leçons de danse et d'humilité à prendre.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE \f LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 3 ARTS « 19-2 » : toujours des tensions entre Nick et Ben CHRONIQUE HUGO DUMAS fort entre Nick et Ben.« Ils ne sont pas faits pour être dans le même char, mais ils trouvent des terrains d'entente », note Réal Bossé en entrevue.Claude Legault enchaîne : « Ils ne viennent pas de la même place, mais ce sont deux bons flics.À deux, ils cumulent 32 ans d'expérience ».L'intrigue de 19-2 reprendra trois mois après la fin de la première saison.À tous ceux qui croyaient connaître rapidement l'identité de la fameuse taupe du poste 19, qui coule des infos au crime organisé, prenez votre mal en patience.Cette révélation ta rdera à apparaître dans le scénario.Les patrons de Radio-Canada ne garantissent même pas que nous apprendrons, à la fin des 10 nouveaux épisodes, qui est ce flic véreux vendant des renseignements confidentiels à des bandits.Étrange.Chose certaine, l'étau se resserrera autour du ou de la coupable.Côté coeur, Ben vivra avec s o n e x- c o pi n e C a t h e r i n e (Fanny Mallette) et le couple essaiera d'avoir un enfant.Par contre, la belle Amélie (Magalie Lépine-Blondeau), et soeur de Nick, troublera encore notre chevreuil national.« Ça va être compliqué pour Ben dans tous les sens », rappelle l'interprète de Ben, Claude Legault.L a vie ne sera pas plus calme chez Nick Berrof, qui refuse de signer ses documents de divorce.Lui qui avait atteint le fond du baril P otin plateau : le bar Chez M a r ie - L ou i s e d a n s la série policière 19-2, où les gars du poste sifflent des bières après leur quart de travail, c'est en fait la célèbre Taverna de la rue Bellechasse, dans le quartier Petite-Patrie.Voilà, vous savez tout maintenant.Hier après-midi, toute la distribution de 19-2 y tournait une scène de fête sans alcool pour la sortie de désintox du grand buveur Tyler Joseph (Benz Antoine), que nous verrons au huitième épisode.Nick Berrof (Réal Bossé) placotait avec Bérangère ( Véronique Beaudet) au bar, tandis que Ben Chartier (Claude Legault) se tenait à l'autre bout de la taverne.Vissé derrière son moniteur, le réalisateur Podz dirigeait le moindre geste des comédiens.Radio-Canada amorcera la diffusion de la suite de 19-2 le lundi 28 janvier à 21 h contre Toute la vérité à TVA.Drôle de coïncidence, ici : c'est Sophie Deschênes de Sphère Média qui produit Toute la vérité et qui coproduit 19-2.Ses deux bébés se battront donc l'un contre l'autre dans l'arène des BBM.La SRC a également annoncé hier que Trauma cédera sa case du mardi soir au téléroman Mémoires vives pour se déposer les mercredis à 21 h, après Les enfants de la télé.De retour à 19-2, les relations entre les deux bouillants collègues de patrouille demeureront acrimonieuses.Comme l'a remarqué Podz hier, ça valse Les relations entre les personnages de Claude Legault (à gauche) et de Réal Bossé (à droite) demeureront acrimonieuses.Au centre, le réalisateur de 19-2, Podz.PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE se « rendra compte qu'il y a un autre fond » dans ce même baril, explique Réal Bossé.Un nouveau person nage de policière, Valérie (MarieÉvelyne Lessard), apparaîtra dans les premiers épisodes.C'est elle qui remplace temporairement la rousse Audrey (Catherine Bérubé), battue v iole m me n t d a n s la pr e mière année.Et non, Audrey n'est pas mor te, révèle la productrice de 19-2, Sophie Deschênes.Elle reprend ra arme et badge après une longue convalescence.Le printemps érable et les agissements du mat r ic u le 728 n'ont pas trop influencé Claude Legault et Réal Bossé dans la façon de camper leurs personnages.« La crise, c'était compliqué.Il y en a qui s'en sont donné à coeur joie des deux bords.On a été hypersatu rés », rappelle Claude Legault.Quant à l'application de la loi spéciale, « ça reste une job de marde.C'est une job épouvantable que d'être pris avec une loi que tu ne veux pas appliquer », dit Réal Bossé.Sans vendre aucun punch, une intervention policière tournera au vinaigre dans le premier épisode, ce qui brassera de nouveau les patrouilleurs.L'auteure Joanne Arsenau ayant quitté le navire, Danielle Dansereau (Le négociateur) et Martin Forget (Km/h, Pure laine et Bienvenue aux dames) signent ce deuxième chapitre de 19-2.Pour nous remettre dans le bain, Radio-Canada repassera la première saison de 19-2 à compter du dimanche 23 décembre à 22h40, à coup de deux épisodes.Le banquier de Julie Snyder a continué de dominer l'écoute du dimanche soir avec ses 1 917 0 0 0 fidèles.Tout de suite après, la grande finale d'Occupation double a attiré 1 509 000 accros.Pour les curieux, Andréanne et Hubert ont obtenu près de 78 % des votes.Les ratés dans le scrutin électronique n'auraient donc pas défavorisé Sa ra h et A lexa nd re, puisque les gagnants disposaient d'une confortable longueur d'avance.À R a d i o - C a n a d a , To u t l e monde en parle a été suivi par 1 234 000 amateurs.Chiffres du dimanche S Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca SÉRIE DVD Falling Skies The Complete First Season SONIA SARFATI I l y a un peu de Battlestar Galactica ( pou r l'ennemi format « robot », l'humanité quasi exterminée, les conflits entre l'armée et la population civile), de V (pour les extraterrestres conquérants et les vaisseaux qui « campent » au-dessus des villes) et de The Walking Dead (pour les survivants largement minoritaires dans le nouvel ordre des choses qui luttent et tentent de recréer un semblant de civilisation) dans Falling Skies.Mais il y a surtout, partout, l'empreinte de son producteur exécutif, un certain Steven Spielberg.Sortie en même temps que Terra Nova - qui faisait l'objet de plus d'attention et jouait un peu les mêmes cartes.mais qui s'est avéré un échec et n'a pas été renouvelée-, cette première saison (10 épisodes en anglais avec sous-titres en anglais ou en français) démarre chaotiquement.Mais elle fait les réglages nécessaires pour se terminer de façon beaucoup plus maîtrisée et prometteuse pour la deuxième saison (une troisième a même déjà été commandée).Les téléspectateurs arrivent alors que la partie s'est jouée six mois plus tôt.La Terre a été envahie par des extraterrestres qui ont, en quelques jours, neutralisé le réseau électrique de la planète, détruit les armées et tué plus de 90 % de la population humaine.Leurs vaisseaux, flottant au-dessus des villes, surveillent les survivants et les traquent avec des drones mécaniques et des créatures humanoïdes à six pattes, les secondes semblant contrôler les premiers.Oh, et un détail qui n'en est pas un : ces conquérants sont particulièrement intéressés par les jeunes humains, qu'ils capturent et auxquels ils fixent un « harnais » biomécanique qui les transforment en un genre de zombies à leur service.Au sein de ce marasme, la caméra se pointe sur le destin du groupe de résistants du Massachusetts conjointement mené par un capitaine sorti de sa retraite et un professeur d'histoire américaine de l'Université de Boston qui utilise son savoir pour élaborer des stratégies.Et qui, surtout, tente de récupérer l'un de ses trois fils, capturé et « harnaché » par l'ennemi.Il y aura des tensions au sein du groupe, des trahisons, un méchant qui ne l'est peut-être pas vraiment (qui n'est pas sans rappeler le Sawyer de Lost, mais en moins sexy), des revirements inattendus quant à la nature et aux intentions des extraterrestres.Bref, du conventionnel.Mais bien mené.Les besoins sont grands.Le 6 décembre, donnez.FALLING SKIES THE COMPLETE FIRST SEASON HHH CRÉÉE PAR ROBERT RADAT.AVEC NOAH WYLE, MOON BLOODGOOD, DREW ROY, CONNOR JESSUP, COLIN CUNNINGHAM.CE QU'ON A VU, CE QU'ON EN PENSE.CINÉMA Tous les samedis dans La Presse Dons en denrées non-périssables chez : Dons en ligne à lagrandeguignoleedesmedias.com 1 866 908-9090 (TICKETPRO) \f 4 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Le plus emmerdant MARC CASSIVI CHRONIQUE C e que j'en pense ?J'en pense qu'un mois de suspension, pour un dérapage en règle, ce n'est pas une sanction trop sévère.Je ne connais pas Jacques Fabi.Tout ce que je sais de lui ou presque, c'est cette désolante discussion de près de trois minutes (disponible sur le web) qu'il a tenue avec une auditrice à l'antenne de son émission Fabi la nuit au 98,5 FM, il y a une semaine.L'auditrice, se disant d'origine a rabe, a compa ré les Israéliens à des chiens et déclaré que l'Holocauste était «la plus belle chose qui puisse arriver pour l'histoire».Jacques Fabi, un animateur d'expérience, a fait preuve d'une complaisance sidérante, se désolant qu'il faille « toujours mettre des gants blancs lorsqu'on parle de cette belle population juive de Montréal».H ier, Cogeco Di f f usion , propriétaire du 98,5 FM, a suspendu son animateur pour un mois, sans solde, en date de l'événement.« COGECO Diffusion et le 98,5 FM n'endossent d'aucune façon les propos qui ont été tenus en ondes et déplorent sans réserve le manque de jugement de son animateur dans ce dossier.» La position est ferme.Même si Fabi pourrait être de retour en ondes avant Noël.Dans une lettre envoyée hier aux médias, l'animateur s'est excusé à la communauté juive, à son employeur et à ses auditeurs d'avoir diffusé les propos antisémites de son auditrice.Il ne s'est pas pour autant excusé de sa propre complaisance.Cela eût été, à mon avis, la moindre des choses.Ceux qui défendent Jacques Fabi défendent à mon sens l'indéfendable.Non, il n'a pas « seulement » laissé dire des énormités à une auditrice.Il a beau se défendre de ne pas avoir cautionné ses propos inacceptables, la simple manière dont il a réagi fait aussi peser sur lui des soupçons d'antisémitisme.Le 98,5 FM est une radio privée.Les ondes radiophoniques qu'elle utilise sont, elles, publiques.Il n'est pas permis de tout diffuser à la radio, sous prétexte, comme a essayé de le faire valoir Fabi, qu'une auditrice anonyme profite d'une liberté d'expression qu'un animateur n'a pas.Cette liberté n'est pas absolue.Un animateur qui cumule 35 ans d'expérience devrait le savoir.Et pourtant.Jacques Fabi n'a pas mis un terme à la conversation lorsque son auditrice a comparé les Israéliens à des chiens.C'était non seulement sa responsabilité, mais son devoir de le faire.Pourquoi ne l'a-t-il pas fait?Pas par étourderie.Pas seulement par manque de jugement.Parce que, à l'évidence, Fabi partage en partie, comme bien des gens du reste, le sentiment antisémite de son auditrice.Je ne prétends pas que Fabi est un négationniste ni qu'il célèbre l' Holocauste.Mais après avoir écouté cet extrait plusieurs fois, je suis convaincu que l'animateur trouve les Juifs, oui « les » Juifs, emmerdants.Comment expliquer autrement qu'il ait pu laisser déclarer, sans sourciller, sans offrir la moindre opposition, que l'Holocauste fut une bénédiction pour l'humanité?Ce qu'il y a de plus étonnant dans cette histoire, ce ne sont pas les propos haineux d'une auditrice anonyme, abrutie de haine, qui semble tendre un piège à con à un animateur pour voir jusqu'où il se rendra avec elle.Le plus étonnant, c'est la réaction de Fabi, qui en réponse à des commentaires odieux sur les Israéliens et la Shoah, ne trouve rien de mieux à faire que de se désoler de la susceptibilité de la communauté juive montréalaise, qui musèle la liberté d'expression.«Si vous me demandez ce que j'en pense, dit-il, je trouve ça un peu emmerdant.» Em merda nt.Pas la pro paga nde haineuse.Pas les commentaires inadmissibles d'une auditrice raciste.Non.La «façon de vivre» (ses mots) de «cette belle population juive de Montréal» qui a parfois, dit-il, un comportement emmerdant.La dame lui dit que l'Holocauste, c'est la joie.Il répond du tac au tac que la communauté juive montréalaise est emmerdante.Elle dit: Hourra! Vive la Shoah! Il répond (je caricature): Qu'est-ce que c'est chiant, les vitres givrées du YMCA.S'il ne s'agit pas de l'expression évidente d'un antisémitisme latent, c 'est que l'antisémitisme latent est une vue de l'esprit.Jacques Fabi aura beau se draper de «démocratie» et de «liberté de parole» pour admettre le fiel d'une auditrice, on se demande ce qu'il aurait fallu qu'elle déclare de plus révoltant pour qu'il réagisse et lui coupe la parole.Qu'on ne m'accuse pas d'angélisme.Je sais très bien que des voix de la communauté juive montréalaise s'élèvent lorsqu'il est question de critiquer Israël.Même lorsqu'il est question d'oeuvres de fiction (croyezmoi).Cela ne justifie certainement pas tous les amalgames.Tous les Ju i fs , tous les Israéliens, ne partagent pas la même opinion des politiques israéliennes en matière de colonisation ou de stratégie militaire.Comme tous les Canadiens ne sont pas d'accord avec les politiques du gouvernement Harper.Qu'un régime d'apartheid soit toléré en Palestine par la communauté internationale, au mépris de multiples résolutions de l'ONU, ne justifie pas que l'on banalise l'horreur, la tache sur notre conscience collective que fut la Shoah.Ni que l'on fasse de parallèle grossier entre cette tragédie et la «façon de vivre» de la communauté juive montréalaise.Jacques Fabi n'est pas seulement coupable d'avoir laissé dire des conneries.Il est aussi coupable d'avoir tout mélangé, sans discernement.C'est ça qui est le plus emmerdant.S Pour joindre notre chroniqueur : mcassivi@lapresse.ca MUSIQUE PSY : le roi de YouTube ÉMILIE CÔTÉ Oubliez Justin Bieber, qui avait déjà détrôné Lady Gaga.C'est maintenant le chanteur coréen PSY qui est le roi de YouTube avec le plus grand nombre de visionnements de son clip Gangnam Style.Hier, on dénombrait un total de plus de 827 millions de clics depuis la sortie du tube électro-pop en février 2010.C'est aussi le clip de musique qui a décroché le plus de mentions like sur YouTube, soit plus de 5,4 millions.Faites-vous plutôt partie des 323 000 personnes qui ont cliqué en sa défaveur?Même si plusieurs personnes espèrent que les partys de Noël seront le chant du cygne du tube assorti d'une danse (reprise aussi des millions de fois par des fans sur YouTube, dont le sprinter Usain Bolt le week-end dernier), son succès viral est impressionnant.Âgé de 34 ans, PSY (de son vrai nom Park Jae-Sang) est considéré comme un vétéran de la pop coréenne.Gangnam Style lui a permis de danser aux côtés de Madonna, Britney Spears, MC Hammer et même d'en montrer les pas au secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Ban Ki-Moon.Comme quoi le web, ça ne change pas le monde, sauf que.P a rla nt de pa l ma rès , i l faudra surveiller si la controverse entourant la tournée de Rihanna (les journalistes invités da ns son jet privé n'ont eu presque aucun accès à la st a r) nu i ra au x ventes de son nouveau disque Unapologetic.Ce serait plutôt surprenant.Selon Billboard.biz, son album devrait prendre le premier rang, à l'image de l 'e x t r a it D iamo nd s q u i est au sommet du palmarès Hot100.L'album d'une autre chanteuse pop sortira la semaine procha ine, soit Warrior de Ke$ha.La jeune femme semble vouloir changer d'image et prendre une tangente plus rock et mature, avec des collaborations avec Iggy Pop, Wayne Coyne des Flaming Lips et le groupe électro The Dust Brothers.Ke$ha n'a toutefois pa s délaissé complètement la pop en retravaillant en studio avec les bonzes et fabricants en série de tubes Dr Luke et Max Martin.La chanteuse décrit par ailleurs son nouvel album comme de la «cock-pop» (traduction libre: de la pop avec des couilles).Toujours dans les nouvelles de l'industrie, soulignons que Rod Stewart a obtenu son premier numéro depuis 1993 au palmarès Soundscan des titres « adulte contemporain » avec sa reprise de Let It Snow ! Let It Snow ! Let It Snow ! qui Le clip de la chanson Gangnam Style, du rappeur sud-coréen PSY, a récolté jusqu'ici plus de 827 millions de clics sur YouTube.PHOTO DANNY MOLOSHOK, REUTERS figure sur son nouvel album de Noël.Depuis quelques années, la musique de Noël représente un marché particulièrement lucratif.L'an dernier, deux albums de Noël (soit ceux de Michael Bublé et de Justin Bieber) se sont hissés dans le palmarès des 10 disques les plus vendus.Une première depuis que SoundScan a commencé à compiler les chiffres de ventes.EN RAFALE > C'est le collectif hip-hop Alaclair Ensemble qui sera l'hôte de la dernière soirée Nocturne de l'année 2012 au Musée d'art contemporain de Montréal, vendredi soir.Le concept ?Expositions, musique live et service de bar.> Les membres du groupe AC/DC ont finalement accepté que leur catalogue soit disponible sur iTunes.C'est en ligne depuis la semaine dernière.> L'excellent groupe rock psychédélique Tame Impala sera en spectacle au Corona le 11 mars (billets en vente vendredi).> L'équipe du festival MEG Montréal est de retour avec l'opération baptisée Le père Noël est un DJ, du 8 au 20 décembre 2012.Il s'agit d'une collecte de jouets pour les enfants défavorisés, orchestrée en collaboration avec l'organisme Jeunesse au soleil qui se déroule dans différents lieux du boulevard Saint-Laurent (dont le Laïka et Omnivore), et qui se clôturera le 20 décembre avec un party au Divan Orange (avec des invités comme Beat Market, Mateo Murphy et Cherry Cola).SORTIES DE LA SEMAINE > > > > > Girls On Fire, Alicia Keys Wu-Block, Wu-Block Fox, Karim Ouellet Futur, Booba Les Étoiles du dodo (compilation), Artistes variés > Légende d'un peuple, tome II, Alexandre Belliard > 100 000 fois merci (compilation), Sir Pathétik > La Grande Roue, Adamo Salvatore SUGGESTION DE LA SEMAINE Black Atlass Alex Fleming a 18 ans.Avec sa musique électro et R&B de salon à fleur de peau, on le compare souvent à Frank Ocean, James Blake et The Weeknd.Son nom d'artiste?Black Atlass.Son premier EP est en écoute sur Soundcould et il assurera la première partie de Plaster jeudi soir au Club Soda.http://blackatlass.com/ Chostakovitch quatre fois CLAUDE GINGR AS MUSIQUE Deux des 15 Symphonies de Chostakovitch, parmi les dernières et les plus sombres, figurent quatre fois au calendrier de la semaine.La Symphonie no 10 marque les débuts à l'OSM de Vasily Petrenko demain, 20 h, série « Grands Concerts », et vendredi, 10h30, série «Matins symphoniques».Le chef russe de 36 ans a entrepris, chez Naxos, l'intégrale des symphonies de Chostakovitch avec le Royal Liverpool Philharmonic dont il est le titulaire.Donné à la Maison symphonique, le programme débute par le Concerto pour violon de Samuel Barber et Alexandre da Costa en soliste.Vendredi et samedi, 19 h 30, Pollack Hall, Alexis Hauser dirige l'Orchestre symphonique de McGill, le Choeur masculin de l'institution et Taras Kulish, basse, dans la Symphonie no 13, dite Babi Yar.En début de programme : les Nocturnes de Debussy, avec le Choeur féminin de McGill.Ce soir, 18 h 30, Maison symphonique, aux concerts de musique de chambre de l'OSM: Sonate pour violon et violoncelle de Ravel, Sonate pour deux pianos et percussions de Bartok et pièces rares de Martinu et de Kodaly.Les pianistes Jimmy Brière, Richard Raymond et François Zeitouni e t l a c o m é d i e n n e S yl v i e Drapeau se joindront alors à cinq musiciens de l'orchestre.À 20h, choix entre l'Orchestre de chambre Appassionata, dir.Daniel Myssyk, dans les Symphonies no 1 de Beethoven et no 6 (Le Matin) de Haydn, salle Pierre-Mercure, et l'Orchestre de chambre de Montréal, dir.Wanda Kaluzny, dans la Symphonie no 38 (Prague) de Mozart et le Concerto pour violon de Beethoven, avec Nikki Chiooi en soliste, salle Bourgie.Aujourd'hui et Le Sacre du printemps de Stravinsky réduit à 5 inst r u ments .Vend red i , 19 h , salle Bourgie, les percussions Sixtrum, la pianiste Brigitte Poulin et le violoncelliste Friedrich Gauwerky saluent John Cage avec, notamment, une pièce pour 12 radios ( !).Même soir : Bach par l'Atelier de musique baroque et le C h oe u r de l' Ud M , d i r.Margaret Little et Raymond Perrin, 19 h 30, salle ClaudeC ha mpagne, et Beethoven et son « pendant français » George Onslow par le Trio Fibonazzi, 20 h, Chapelle historique du Bon-Pasteur.et ses musiciens reviendront à Bourgie dimanche, 16 h, pour un programme Vivaldi-HandelTelemann.Retour à Bach lundi, 19 h 30, même salle, pour les quatre Suites pour orchestre par l'Orchestre de chambre McGill, dir.Boris Brott.Jeudi, 20 h, salle Tudor du magasin Ogilvy, Pentaèdre joue Moza rt, Mendelssohn Jeudi et vendredi D'une durée de 13 jours, le Festival Bach s'ouvre samedi, 19 h 30, salle Bourgie, avec le petit ensemble italien La Risonanza, dirigé du clavecin par Fabio Bonizzoni, et la soprano cubaine Yetzabel Arias Fernandez dans la Cantate nuptiale, BWV 202, la Cantate italienne BWV 209 et la deuxième Suite pour orchestre.Bonizzoni Le Festival Bach Sa med i soi r éga lement : S t é ph a n e T é t r e a u l t , c h e f invité de l'Orchestre Nouvelle Génération et soliste au violoncelle dans une orchestration de l'Arpeggione de Schubert, plus des Vivaldi et Haydn, sa l le C laude - C ha mpag ne, 20h; le Quatuor Molinari dans les pièces gagnantes de son 5e Concours international de composition, au Conservatoire, 20h; le Choeur Saint-Laurent, dir.Michael Zaugg, dans l'Oratorio de Noël de Saint-Saëns et A Ceremony of Carols de Britten à l'église Saint-Pierre-Apôtre, 19h30.Le chef Tétreault récents concou rs .Ber na rd Turgeon sera alors intronisé au P a nt héon c a nad ien de l'art lyrique.À 14 h 30, église Saint-Viateur d'Outremont : concert de Noël des Petits Chanteurs du Mont-Royal.À 15 h, salle Marie-Stéphane de l'école Vincent-d' I ndy : Vivaldi et Pergolesi par le Choeur Philharmonique du Nouveau Monde, dir.Michel Brousseau.À 15 h 30, Pollack Hall, au LMMC: Marie-Nicole Lemieux dans Wagner, MahlerSchindler, Ravel et Lekeu.Même heure, au Conservatoire: Bach, Mozart et Schubert par Mireille Lagacé au pianoforte et au clavecin, Jocelyne Bastien à l'alto et Jean-François Normand à la clarinette.Cinq concerts dima nche après-midi.À 14 h, Maison symphonique: Gala annuel de l'Opéra de Montréal avec 15 chanteurs, tous du Canada, entre autres Gordon Bintner et Philippe Sly, lauréats de Dimanche Yannick Nézet-Séguin dirigera l'Orchestre symphonique du Conservatoire dans une répétition publique de l'Eroica de Beethoven lundi, 13 h, au Conservatoire même.Le soir, 20 h, Maison symphonique : le pianiste Stephen Hough.Programme : Nocturnes op.27 nos 1 et 2 de Chopin, Sonate no 3 de Bra h ms, Carnaval op.9 de Schumann et Sonate no 2 de Hough compositeur.Présentation Pro Musica.Lundi \f LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 5 ARTS RENDEZ-VOUS 2012 / Montréal, métropole culturelle Un réel désir de se dépasser ÉRIC CLÉMENT Où donc se bâtira la Maison autochtone ?DANIEL LEMAY Après le béton, place à la création.La rencontre, hier à la Tohu, des forces vives de l'économie, de la politique et de la culture montréalaises, a donné lieu à un foisonnement d'annonces et d'idées, dans un réel désir commun de se dépasser.Si, en 2007, la réunion dont avait découlé le Plan d'action 2007-2017, Montréal, métropole culturelle, était née d'une urgence de pousser la ville sur les saines voies du développement, force est de constater que, cinq ans plus tard, les milieux artistique, politique et économique font montre d'assurance et d'optimisme.En une journée de débats, bien des choses concrètes ont en effet vu le jour, s'est réjoui Simon Brault, concepteur louangé de cet exercice consensuel.D'abord, la première ministre Pauline Marois est venue annoncer aux 900 participants que plus de 10 0 m illions seront investis dans la métropole pour mieux desservir le réseau des bibliothèques, favoriser l'art public, créer plus d'espaces de travail pour les artistes et stimuler la philanthropie culturelle avec des mesures fiscales incitatives.M a lg ré la présence du ministre du Patrimoine canadien , Ja mes Moore, et du sénateur conservateur Claude Carignan, le gouvernement conservateur n'a rien annoncé de concret tout en louant la santé culturelle de Montréal.«Je suis jaloux!», a dit James Moore, originaire de Vancouver.Du coup, c'est du président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, qu'est venue la demande au gouvernement Harper de s'engager à reconst r u i re le pont C ha mpla i n selon des critères de design et de qualité internationaux.Com me le sou ha ite le c ol le c t io n ne u r e t ho m me d'affaires Alexandre Taillefer, M.Leblanc a aussi demandé à En une journée de débats, bien des choses concrètes ont en effet vu le jour, s'est réjoui Simon Brault, concepteur louangé de cet exercice consensuel.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Ce Rendez-vous 2012 , qui s 'est tenu h ier à la Tohu (voir l'article d'Éric Clément ci-contre), a été l'occasion d'annoncer la mise en marc he de plu sieu r s proj et s .Dont celui, très attendu par les Premières Nations, de la Maison autochtone.Personne n'était plus heureux qu'André Dudemaine, rédacteur en chef de la revue Terres en vue, et Odile Joanette, de Réseau, après l'annonce par la prem ière m i n istre M a rois de l'établissement prochain de la Maison autochtone.« Nous travaillons sur ce projet depuis des années, mais l'annonce de ce matin [hier] nous arrive comme une surprise totale », dira à La Presse André Dudemaine, un Innu qui est aussi directeu r du festival Présence autochtone, en soulignant que ce « lieu de mémoire » est le premier du genre depuis le pavillon des Indiens du Canada d' Expo 67.En ordre de priorité, selon M .Dudemaine, la Maison autochtone et les instances qui la soutiennent étudieront les possibilités d'établissement dans le Vieux-Montréal, le c ent re -v i l le et le P a r c olympique.de Montréal à l'élection de novembre 2013, a le sens de la formule.« Je me suis toujours présenté comme le chef d'orchestre pour Montréal », a lancé « Maestro » Coderre à La Presse qui lui demandait ses impressions sur le Rendez-vous.« Aujourd'hui, j'entends beaucoup de bons musiciens et je vois beaucoup de partitions.» - André Dudemaine, rédacteur en chef de la revue Terres en vue et directeur du festival Présence autochtone « Nous travaillons sur ce projet depuis des années, mais l'annonce de ce matin [hier] nous arrive comme une surprise totale.» la Ville de déménager la sculpture de Calder au centre-ville et d'accroître le nombre d'oeuvres dans les espaces publics.Sébastien Nasra, de M pour Montréal, a annoncé son intention de créer, en novembre 2013, un festival multidisciplinaire intitulé Hub Montréal, dans le même esprit que l'idée lancée par Gilbert Rozon de réu nir u ne masse critique d'événements culturels en un même temps de l'année.Quelques suggestions ont été faites pour améliorer le financement des organismes culturels.Le Conseil des arts a créé le Forum Arts Affaires et Nathalie Courville a annoncé le lancement d'une plateforme participative, BoumChicaBoum.L'entente intervenue entre un gros propriétaire torontois, Allied Properties, et des ateliers d'artistes du Mile End, chapeautée par l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, a été longuement évoquée comme un modèle à suivre.« Un quartier sans créateurs, ce n'est pas un quartier culturel, c'est un DIX30 », a lancé Élaine Ayotte, responsable de la Culture à la Ville, fort impressionnée par l'entente avec Allied Properties.« Voilà un homme d'affaires qui nous dit que c'est payant de s'occuper des artistes », a-t-elle dit.Enfin, pour mieux diffuser la culture dans les quartiers, plusieurs ont ciblé le rôle des écoles.D'autres ont plaidé qu'il faudra plus tirer profit de la diversité ethnique de Montréal.« Cette réunion est un rayon de soleil, a dit Jean-François Lisée, le nouveau ministre responsable de la métropole.Merci à vous tous de nous montrer le chemin.» L a consu lta nte et pro fesseure des H EC Nathalie Courville a présenté hier un nouvel instrument de « sociofinancement » (crowdfunding) pour les créateurs québécois en musique et en cinéma : Bou mC h ica Bou m (.com).Par ailleurs, la conceptrice e t i n fa t iga ble pr o mo t r ic e de l'Institut de l'événement ( I DÉ), dont le progra m me mène à un diplôme de formation supérieure à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ), a confié à La Presse que ladite formation sera bientôt offerte en Belgique, sous licence, par un institut national wallon.L e député libéra l Den is C o der re , c a nd id at poten tiel, on le sait, à la mairie Le beau lapsus.Simon Brault, président de Culture Montréal et instigateur de ces gra nds rendez-vous de réflexion culturelle, a référé dans son introduction à la « Chambre de commerce du Montréal culturel », un lapsus salué par Michel Leblanc, le président de la Chambre de com merce du Montréal métropolitain, interlocuteur averti dans la problématique du financement privé de la culture.E t l ' i m p a i r d i pl o m a t i que.Dans ces rema rques de conclusion , le ministre du P atri moi ne ca nad ien James Moore s'est dit heureu x de pouvoir travailler p o u r r é a l i s e r le s p r oj e t s de Montréal 2017 avec son « ami » Maka Kotto, ministre québécois de la Culture et des Communications, et avec « celui qui viendra après M.Applebaum » à la mairie de Montréal.Au grand plaisir de l'assemblée, le modérateur Dennis Trudeau, qui a mené les débats d'hier avec une fermeté toute souriante, a renvoyé la balle au ministre au départ de ce dernier : « On espère vous revoir en 2017, M.Moore ! » DANSE / TAO Dance Theater Cinq questions à Tao Ye STÉPHANIE VALLET Le chorégraphe et danseur chinois Tao Ye et sa troupe TAO Dance Theater ont répondu à l'invitation de Danse Danse et présentent à la Cinquième Salle un programme double composé du duo 2 et du triptyque Weight x 3.La compagnie chinoise a déjà été applaudie en Asie, aux États-Unis et en Europe pour sa virtuosité technique et sa remise en question des conventions de la danse moderne.C'est à guichets fermés qu'elle dansera pendant cinq soirs à la Place des Arts.technique et la structure esthétique, des éléments qui n'ont rien à voir avec la narration, l'émotion ou le drame.Un simple symbole abstrait, comme le chiffre, est donc plus approprié et représente de manière plus adéquate l'extensibilité du mon travail, sans jamais restreindre l'imagination du public.Comment est né votre duo avec Duan Ni dans 2 ?r oi s s e c t n s d e R L e s t séparémentiocomme Weight x 3 ont été chorégraphiées Q Quelles sont vos influenL'idée de collaborer avec Q ces ?Est-ce que les arts R Duan on am'est venue2011 martiaux vous inspirent d'une Ni en 2005, mais dû attendre quelconque manière ?pour vraiment réaliser ce projet.On a découvert que nos corps partageaient certaines caractéristiques, mais aussi certaines qualités de mouvements.des pièces individuelles.C'est seulement après les avoir terminées que j'ai réalisé qu'elles partageaient un style similaire, alors je les ai mises ensemble comme un seul travail en trois temps.Seulement deux des trois sections seront présentées à la Place des Arts.TAO Dance Theater a déjà été applaudie en Asie, aux États-Unis et en Europe pour sa virtuosité technique et sa remise en question des conventions de la danse moderne.PHOTO FOURNIE PAR TAO DANCE THEATER Q R 2, 4, Weight x 3.Pourquoi utiliser des chiffres pour nommer vos créations ?Mon travail se concentre surtout sur le visuel, la l y a de nombreuses R Iinfluences danspar exeml'esthétisme de mon travail, dans ce paysage artistique ?Comment décririez-vous Q danse?moderne en Chine la aujourd'hui Où vous situez-vous Q Pourquoi avoir choisi le triptyque pour Weight x 3 ?ple l'animation chinoise ou japonaise.Mais il n'y a aucune influence dans ma chorégraphie, même des arts martiaux.monde : c'est un véritable défi, à la fois chaotique et confus.L'environnement chinois R e senvironnementddanso ulet t d i f férent e t autre Mes pièces sont le fruit de recherches sur la technique et la singularité des mouvements de chaque corps et c'est un processus en perpétuelle évolution.Weight x 3 + 2, du 27 novembre au 1er décembre à la Cinquième Salle.FLASH Le court métrage québécois en vedette en Grèce Les courts métrages québécois seront en vedette au prochain Thess International Short Film Festival (TISFF), qui se tient à Thessalonique, en Grèce.Le festival, qui aura lieu du 12 au 16 décembre, consacrera toute une section aux courts d'ici.Intitulée Tribute to cinéma québécois, cette section du festival regroupera les films suivants : Opsatica d'Éric Morin, Trotteur d'Arnaud Brisebois et Francis Leclerc, Jour sans joie et Ce n'est rien de Nicolas Roy, All Flowers in Time de Jonathan Caouette (réalisateur américain, mais le film a été fait au Québec), Next Floor de Denis Villeneuve et les films Hope et Danse macabre de Pedro Pires.De plus, le festival donne une carte blanche à Hilmi Etikan, directeur du Festival des courts métrages d'Istanbul.Or, dans la sélection proposée, M.Etikan a choisi les films Danse macabre et Next Floor.« Voilà une nouvelle qui fait chaud au coeur.Les organisateurs du TISFF tripent sur nos films.Ce sont eux qui nous ont sollicités », s'enthousiasme Danny Lennon, de PHI Group, producteur montréalais associé à plusieurs des courts métrages sélectionnés à Thessalonique.Le festival, qui en sera à sa sixième présentation, inclut surtout des oeuvres européennes. André Duchesne Concours Courez la ChanCe de gagner l'un des trois forfaits familiaux pour une sortie à la maison théâtre Pour participer, rendez-vous sur lapresse.ca/concours Les règlements sont disponibles à La Presse.Le tirage aura lieu le 3 décembre aux bureaux de La Presse.© suzane o'neill \f 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ET CETERA POUR VOIR LA VIE AVEC LES YEUX DU COEUR HISTOIRES DE JOUETS Le petit basset à roulettes Snoopy Sniffer est le guide de l'exposition.Ce jouet créé vers 1938 aura été l'un des plus populaires de l'histoire de Fisher Price.À l'occasion du 90e anniversaire de l'entreprise, il a d'ailleurs été remis sur le marché sous le nom de.Snoop n' Sniff.1 JOSÉE LAPOINTE La période de Noël arrive et avec elle le temps de magasiner les jouets des enfants.Pour se mettre dans l'esprit des Fêtes et faire un parcours instructif dans l'univers ludique du X Xe siècle, un petit détour au Musée McCord peut être amusant.En effet, pour la troisième année consécutive, le musée de la rue Sherbrooke présente l'exposition Jouets, qui porte cette année sur le thème du voyage.L e Musée McCord possède une collection de 11 000 jouets, et pou r l'occasion , environ 200 ont été utilisés - dont plusieurs n'avaient ja ma is été montrés ava nt.L'expo conçue en quatre sections s'adresse aux enfants.Ils sont invités d'abord à faire leurs valises avant de partir en voyage, à choisir leur moyen de tra nsport, puis à fa ire toutes sortes de rencontres dans le monde de la jungle.Une fois les visiteurs arrivés à destination, le tout se termine par une grande fête.« Nous voulons faire une tradition familiale de cette exposition.Pour nous, c'est l'occasion de partager notre collection et de la diffuser.Et ça permet d'initier les enfants à la fréquentation des musées », dit Suzanne Sauvage, présidente et chef de la direction du Musée McCord.C'est coloré et accrocheur : on peut y peut voir autant des poupées de la fin du XIXe siècle que des peluches de Teletubbies, et observer les modes et les styles qui changent selon les époques, de Bécassine aux poupées Bout'Chou.On ne peut s'empêcher d'ailleurs de se demander ce qui survivra des années 2000 et sera montré dans 100 ans ! Si les enfants apprécieront sûrement le parcours interactif qui est offert, les parents y trouveront aussi leur compte - p e u t- ê t r e m ê m e pl u s .« L'autre soir au vernissage, j'ai entendu deux messieurs avoir une longue conversation, très sérieuse, sur les G.I.Joe », raconte la conservatrice de l'exposition, Guislaine Lemay.C'était évident aussi lors de la visite de presse la semaine dernière : en entendant des adultes discuter des vertus du Spirograph des années 70, en les voyant observer avec un certain recueillement les splendides figurines d'animaux squattant les maisons de poupée, en les entendant raconter toutes leurs histoires de jouets, on constate que l'expo s'adresse aussi à l'enfant qui vit en chacun de nous.Une belle occasion pour replonger dans ses souvenirs.et les partager.Kewpie, minuscule poupée de céramique, a d'abord été une illustration de magazines féminins, puis est devenue un jouet à partir de 1913.Inspiré de la physionomie de Cupidon, ce « noble combattant de l'injustice sociale » est ensuite devenu la mascotte de Jell-O et Kellogg's.Elle sert souvent, encore aujourd'hui, d'élément décoratif.2 Le jeu de puces (tiddlywinks) a été breveté en 1888 et celui-ci date de la dernière décennie du XIXe siècle.Il a été ensuite commercialisé par de nombreux distributeurs sous d'autres noms et formes.Mais près de 150 ans plus tard, le jeu original est toujours sous la surveillance d'associations nationales, et les amateurs peuvent même participer à des tournois internationaux.Du sérieux.3 Au Musée McCord, jusqu'au 28 avril 2013.La majorité des jouets du Musée McCord a été donnée par des particuliers.Éléphants, rhinocéros, girafes, singes : tous les animaux jouets de l'expo proviennent de la collection de 525 figurines du même donateur, l'ancien juge Montgomery de la Cour d'appel du Québec de 1957 à 1987.4 La voiture à pédales de rêve, la Earth Mover Ball Bearing Drive, créée pendant les années 60 par un ancien fabricant de pièces d'automobile de Cleveland, en Ohio.Ce modèle, acheté chez Eaton à Montréal en 1966, a coûté 26 $, une somme importante pour l'époque.5 PHOTOS FOURNIES PAR LE MUSÉE McCORD, JOUETS 3 LE VOYAGE \f "]
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