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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-11-26, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts M O N T R É A L LU N D I 26 N OV E M B R E 2012 HUGO DUMAS PAGE 3 O.D.: LE COUPLE GAGNANT EST.NOS CRITIQUES DU WEEK-END PAGE 2 Emeli Sandé MUSIQUE ARTS BLOGUE MUSIQUE Discutez musique avec Alain Brunet à lapresse.ca/brunet 10x3/3 2 ET CETERA LE CERVEAU A-T-IL UN SEXE?PAGE 6 DUBOIS CHANGE D'AIR STÉPHANIE VALLET D epuis 10 ans, Claude Dubois le music ien trava ille for t , reprena nt ses plus gra nds succès en duo, en choeur ou encore en version piano/violon.En revanche, Dubois l'auteur-compositeur n'a offert aucun album original à son public depuis une décennie.Avec un nouvel opus en chantier et une série de concerts acoustiques qui débutera à l'Olympia le 20 avril prochain, Claude Dubois prépare ce qu'il se plaît à appeler « son retour ».« C'est un retour puisque ça fait longtemps que je n'avais pas fait de nouvelles chansons.Tout ce que j'ai fait au cours des dernières années était intéressant.La vie m'a amené ces projets et je devais les faire », explique Claude Dubois.Mais l'artiste s'est-il ennuyé de ne pas faire de nouvelles créations?« Non, car le musicien a travaillé très fort ! Maintenant, je me plonge dans la création totale en essayant de prendre le pouls de ce qui nous entoure, sa ns être moraliste.Je déteste les gens qui veulent nous dicter vers où on doit aller, pour qui on doit voter, etc.J'ai envie qu'on nous laisse tranquilles et qu'on nous demande plutôt comment on se sent », précise-t-il.Depuis l'été dernier, Claude Dubois a donc replongé tête première dans la création, sans pour autant se fixer d'ultimatum, en prenant son temps.Trois nouvelles chansons Après ces quelques mois en studio, l'auteur compositeur a terminé trois chansons, bien loin de l'univers de Dubois, dur et tendre.« Mon dernier album était tellement torturé ! Quand je le réécoute, je le trouve déchirant, mais je ne sais pas s'il faut aller aussi loin.Le défi est de décrire en envoûtant, et là, avec les chansons que je viens de terminer, c'est ce que je pense être en train de faire », explique-t-il.Voir NOUVELLES en page 4 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE \f 2 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 26 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Neil Young au Centre Bell Hey Hey, My My ! ALAIN BRUNET CRITIQUE Parmi les 11 398 spectateurs présents au Centre Bell pour le concert Neil Young et Crazy Horse, on imagine que certains ont déploré la rugosité acquise du monument.D'autres auront applaudi la vivacité du vieux scorpion, qui défend son nouveau matériel et sa façon de faire sans compromis aucun.Plus de deux heures sur scène et.13 chansons ! Comment expliquer ce petit nombre de morceaux pour une si longue prestation?La réponse se trouve dans Psychedelic Pill, récent album de 87 minutes où l'homme de 67 ans reprend du service avec Crazy Horse, son fidèle garage band, et dont il offre des chansons émaillées de longs grooves, ambitieuses impros recouvertes de distorsion, réverbération, crépitements, déflagrations.Vendredi soir, chansons neuves et vieilles étaient ainsi déclinées sauf exception.D'entrée de jeu, notre adolescent attardé avait prévu une petite mise en scène digne d'un sketch d'école secondaire : au son des Beatles, des mecs en sarrau aménageaient les décors, on pouvait contempler quatre gigantesques amplis de marque Fender sur lesquels on projetterait ensuite des formes lumineuses.Un immense drapeau canadien a été déployé, hymne national à l'appui, ce qui n'a pas tout à fait déclenché cette ferveur qu'on imagine dans les autres escales du vieux routier dans son pays d'origine.Neil Young était bien en selle sur son fougueux Crazy Horse vendredi soir au Centre Bell.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE On a rapidement oublié ces considérations lorsque Crazy Horse est entré en scène.Armé de sa symbiotique Les Paul, Neil Young a affiché la grande forme guitaristique et vocale.Secousses sismiques Love and Only Love, première au menu, présente des sons costauds, les harmonies y sont virilement exprimées, nous sommes en selle pour une longue chevauchée.Powderfinger propose un dialogue guitaristique entre le maître et son valeureux riffer Frank «Poncho» Sampedro derrière lesquels s'ébaudit la section rythmique formée du batteur Ralph Molina et du bassiste Billy Talbot.« Merci, thank you for being here » et Neil Young entonne Born In Ontario, de factu re country folk, mais salement jouée et sertie de généreuses impros.Les choses commencent à se corser sérieusement avec Wall Like A Giant.Les si ff lotements prév us da ns le thème et les magnifiques or nements mélod iques du pont font contraste avec certains accords presque métal, servis à la fin de certaines phrases.La chanson-fleuve se conclut par un séisme bruitiste de haute magnitude.Pour calmer les esprits, Neil Young nous injecte The Needle and the Damage Done, ballade folk rendue publique en 1972 et jouée en mode soliloque.Idem pour Twisted Road.Notre hôte se met ensuite au piano droit et chante Singer Without A Song, avec un accompagnement discret de l'ami Poncho à la guitare acoustique et.le passage d'une figurante incarnant le personnage de la chanson.Reprise des hostilités avec Ramada Inn, country folk irrésistiblement crotté avec un chorus d'enfer.Pour le plus grand plaisir des fans de la première ligne, le musicien offre Cinnamon Girl, coiffée d'une finale magistrale.Ça chauffe encore avec Fuckin' Up, southern rock hyper garage (créé en 1990), avec en prime une allusion improvisée à Montréal dans le texte.Pendant qu'on balance Mr.Soul (époque Buffalo Springfield), on a droit à des projections psychédéliques.L'apothéose est atteinte avec Hey Hey, My My (Into the Black) qui scande l'impossible mort du rock.Seul rappel au programme ?Roll Another Number, avec des fleurs très sixties projetées sur les décors.Avant ces deux heures, la grande Patti Smith aura servi au public multigénérationnel une quarantaine de minutes bien tassées de rimes, mélodies, thèmes et reprises d'une rem a rquable per t i nence .Com me quoi, la cu riosité, l'ouverture d'esprit et la ferveur n'ont pas d'âge.Emeli Sandé au Métropolis Quelle voix ! CRITIQUE ALAIN DE REPENTIGNY besoin de se dépasser ; Clown, ode à la résistance à la moquerie ambiante qu'elle chante en s'accompagnant au piano ; et Mountains dédiée à sa mère écossaise et à son père zambien.Il y a une bonne dose de renforcement positif, et sans doute un peu de naïveté, dans ce que chante Emeli Sandé, mais on y entend également les préoccupations sociales d'une jeune femme dégourdie.Et elle s'exécute avec une telle énergie et un tel naturel, ponctué d'éclats de rire, qu'elle vient facilement à bout de toutes les réserves.Les spectateurs montréalais ont chanté avec elle et applaudi longuement ses chansons les plus connues, My Kind of Love et Next to Me.Ils ont également apprécié son emprunt à son idole de toujours Nina Simone (I Wish I Knew How It Would Feel to Be Free) et le clin d'oeil à Coldplay dont elle reprend Every Teardrop Is a Waterfall façon unplugged en substituant sa voix à la guitare électrique de Jonny Buckland.Au rappel, elle nous a laissés sur sa version de Read All About It, succès de Professor Green qu'elle a chanté à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Londres.Juste avant, la fort belle Breaking the Law, la chanson la plus dépouillée de son album, semblait faite sur mesure pour ce concert mémorable.Coup de chapeau à Coldplay I l y avait u ne atmosphère des grands soirs samedi au M é t r o p ol i s où u n pu bl ic diversifié était venu voir et entendre la nouvelle reine de la chanson du Royaume-Uni.En moins de temps qu'il n'en faut pour dire Emeli Sandé, la jeune femme de 24 ans a surpassé toutes les attentes de ces spectateurs curieux.Quelle voix, les amis ! À la fois souple et puissante, capable de toutes les acrobaties mais guidée par une maturité a r tistique éton na nte pou r une artiste si jeune, et qui explique sans doute pourquoi son tout premier album, Our Version of Events, est le disque de l'année dans son pays.Cette cha nteuse dont on parlera sans doute pendant de s a n née s , le publ ic du Métropolis a eu la chance de la découvrir dans un environnement musical idéal.Plutôt que de traverser l'Atlantique avec son groupe élargi, Emeli Sandé a choisi d'entreprendre sa conquête de l'Amérique en se faisant accompagner d'un guitariste-bassiste, d'un claviériste et d'un percussionniste qui ont tout compris : quand on travaille avec une chanteuse pareille, on se fait discret et on lui laisse toute la place.Une voix exceptionnelle, chaude, vibrante, assurée, mais plus encore une présence.Emeli Le public montréalais a eu la chance de découvrir dans des conditions idéales cette chanteuse britannique dont on parlera sans doute pendant des années.Sandé bouge continuellement, comme si elle était possédée par ses chansons dont elle nous raconte systématiquement la petite histoire: Where I Sleep, sur la personne qui compte le plus dans sa vie où qu'elle soit dans le monde ; Heaven, la chanson qui a lancé sa carrière et qui se veut une sorte de prière sur le Emeli Sandé n'a pas eu de mal à occuper le vaste espace du Métropolis.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Dumas au Métropolis Brouiller les pistes CRITIQUE ALAIN DE REPENTIGNY Montréal était musique vendredi soir, et pas qu'au Centre Bell.Les salles du Quartier des spectacles offraient simulta nément du world , de la chanson jazzée ou du métal a i n si que la pop -ro c k de Dumas au Métropolis.Ceux qui s'attendaient à un concert trempé dans la pop d'inspiration britannique du plus récent album de Dumas, L'heure et l'endroit, ont dû être étonnés.Il n'en a joué que cinq chansons, et ce, sans le piano qui est au coeur de la sonorité et du rythme de cet album.Dumas s'est employé pendant un peu plus d'une heure et demie à brouiller les pistes.Dès la première chanson au programme, Un aller simple, l'asguitariste Jocelyn Tellier était aux percussions et c'est le chanteur qui s'éclatait à la guitare pendant que le batteur Martin Lavallée et le bassiste Alexandre Dumas tenaient le fort.Puis Dumas s'est mis a jouer avec sa voix, la trafiquant à l'occasion pour ensuite lui donner du volume sur des musiques parfois très discrètes.Dans ces moments-là, il aurait chanté a cappella qu'on n'aurait pas fait la différence.C'est ainsi qu'a commencé Le cours des jours, l'extrait le plus convaincant, vendredi, de l'album du même nom qui a déjà 10 ans.Dumas a puisé dans tout son répertoire des chansons qu'il a relues sinon carrément transformées.Ainsi J'erre a Difficile à suivre, Dumas ?C'est l'impression qu'il a laissée vendredi soir.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE servi de prétexte à une envolée du chanteur à l'harmonica et Miss Ecstasy est presque devenue roots, avec son rythme à la Bo Diddley et sa touche de rockabilly à la Gene Vincent.Tellier est retourné jouer des percussions pendant une version de Ferme la radio axée sur la rythmique et il y était toujours quand Dumas a fouillé dans les années 70 pour emprunter aux Talking Heads leur Psycho Killer qu'il a adaptée en français.Heureusement, Alors alors nous a permis de renouer avec le guitariste fou qu'est Tellier, mais, tout de suite après, Allez allons nous perdre, la longue suite du récent album, a perdu de sa saveur et de sa cohésion sans piano.Le public, plutôt jeune et gagné à Dumas, a applaudi mollement certaines relectures moins convaincantes pour mieux manifester son approbation dès que la musique gagnait en énergie.De l'énergie, Dumas n'en manquait certes pas, lui qui prenait un plaisir évident à tirer un solo de sa guitare ou à se déhancher comme un jeune Elvis avec son instrument en bandoulière.Au rappel, Dumas a demandé à son public de chanter avec lui Linoleum et Passer à l'ouest, mais il a un peu trop étiré la sauce.Juste avant de nous quitter sur Les secrets, il a lancé qu'il ne savait pas quand il aurait de nouveau l'occasion de donner un concert électrique comme celui-là à Montréal.Reviendra-t-il à la formule solo qui l'a déjà bien servi ?En tout cas, vendredi, Dumas avait l'air d'un touche-à-tout indécis quant à sa future orientation.\f LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 26 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 3 ARTS Adieu les caméras, allô le condo ! CHRONIQUE HUGO DUMAS M a i s h ie r s o i r , d e va n t le ma rché Bonsecou rs, les sourires ne mentaient pas : Andréanne et Hubert rayonnaient.Depuis la première semaine, ces deux-là dégagent un je-ne-sais-quoi de plus authentique que leurs collègues épilés et bronzés.Qui sait, Andréanne et Hubert ­ mes préférés ­ ont peut-être été d'excellents acteurs, qui ont réussi à tromper près de deux millions de téléspectateurs.Si oui, ils méritent un prix Gémeaux pour leur performance ultra convaincante.Oubliez les filles d'Unité 9.C'était évident que Sarah et Alexandre, qui ont hérité du surnom de Saralexandre comme Brangelina ou Bennifer, n'allaient pas gagner.Mettons qu'Alexandre, en trahissant son ancienne alliance en plus de f lirter allègrement avec Roxane, ne s'est pas fait d'alliés.Personne n'aime un vire-capot, encore moins un Casanova.Là où Occupation double a déraillé hier, c'est pendant le vote du public sur le web.Plusieurs amateurs de cette téléréalité n'ont pu enregistrer leur choix en raison d'un engorgement des serveurs.Franchement, l'équipe de production aurait dû prévoir cette affluence, c'était élémentaire.Certains fidèles ont essayé et réessayé de remplir leur M algré de gros pépins techniques dans le système de votation par internet, Andréanne et Hubert pou r ront pou r su iv re leu r romance à l'abri des caméras fouineuses da ns un condo de 300 000 $ à Griffintown et avec deu x Honda bla nches f la mba nt neuves.I ls pourront aussi se vêtir de la tête aux pieds en vêtements Dynamite et Ernest, en plus de transporter leurs ébats sur un matelas Zedbed.Le bonheur total, non ?L'apollon aux cheveux longs et la belle rousse enjouée ont en effet été élus grands gagnants de la neuvième mouture d'Occupation double hier soir, lors de la grande finale de cette téléréalité de TVA qui a été présentée en direct du Vieux-Port de Montréal.Contrairement à l'an passé, auc u n ma la ise n'est venu assombrir ce grand couronnement.En 2011, rappelez-vous, P ierre-Yves Lord ne savait plus où se jeter : la finaliste Nancy, après avoir voulu se retirer de la course au moins deux fois, avait quasiment été forcée d'accepter la main de Georges-Olivier.Un mariage forcé et arrangé comme ça se fait encore dans certains pays, qui ava it débouché su r la finale la plus gênante de l'histoire d'Occupation double.Couronnement sans malaise (contrairement à l'an passé) pour le couple gagnant de la neuvième mouture d'Occupation double: Hubert et Andréanne.PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE bulletin pendant 30 minutes avant de pouvoir le faire.D'autres, découragés, n'ont jamais pu.C'est le genre de pépin qui ne pardonne pas dans une soirée où des prix valant un demi-million de dollars sont en jeu.Ava nt d'accorder l a c a g n o t t e , l 'a n i m a t e u r Sébastien Benoit ava it conco c té u n der n ier sou per pa rfu mé à l'incon fort.Andréanne, Hubert, Sarah et Alexandre y ont eu l'occasion d'entend re les « a nalyses » de deux autres couples très populaires dans l'aventure, soit Laurie et Nicolas ainsi que la paire la moins bien placée pour juger de la sincérité des autres, Érika et Alex.Oui, oui.Érika et Alex qui ont passé des semaines à se minoucher, à roucouler et à se bécoter pour prouver au Québec qu'eux, ils s'aimaient « sincèrement » pour finalement échouer en première page du magazine 7 Jours cette semaine avec le gros titre : « les raisons de leur rupture ».Oups.Bonsoir, elle est partie.Leur crédibilité, bien sûr.De Palm Springs, en Ca l i for n ie, la cou r tisa ne rie s'est déplacée au x îles Fidji dans l'émission d'hier (NDLR : c'était en Thaïlande l'an passé).Les images étaient spectaculaires, nota m ment pendant les sauts en parachute au- dessus de cet a rch ipel paradisiaque.Le bleu cristallin de l'eau, le sable presque blanc, les palmiers, tout y était pour garnir une gigantesque carte postale.Et, bien évidemment, nos amis les candidats ont continué de parler tout croche.Cette chère Laurie, qui commentait les techniques de jeu d'Alexandre, a souligné qu'il avait le don de «se mettre en avantage dans toutes les situations qui pouvaient l'avantager ».Avantage Laurie, pour cette phrase avantageuse, qui l'avantage.Il y a Hubert, qui a répété plusieurs fois qu'il espérait pêcher un merlin.Un marlin, peut-être.Mais un merlin, ça n'existe que dans les contes avec des baguettes magiques, cher Hubert.Puis, Alexandre, à sa descente d'avion à Fidji, a eu une révélation olfactive : « Tu sens que ce n'est pas la même air qu'à Palm Springs ici.» Non, et ce n'est pas la même végétation qu'à Terrebonne non plus.TÉLÉVISION / Marie-Hélène Copti Une carrière française en pleine floraison ANDRÉ DUCHESNE L a scéna riste et réa lisatrice Marie-Hélène Copti le clame haut et fort : elle est Québécoise, elle le reste et sa v ie profession nelle est d'abord ici.Message reçu ! N'empêche que sa carrière est en pleine floraison en France, d'où elle revient après avoir travaillé durant cinq mois à la réalisation de sketchs pour la populaire série Scènes de ménages.Au Québec, M me Copti est connue pour avoir réalisé les émissions des deux dernières saisons de Caméra Café à TVA.Elle a également travaillé à plusieurs autres projets dont quatre épisodes de 30 vies à Radio-Canada, un documentaire sur les 25 ans du film La guerre des tuques, etc.C'est grâce à Caméra Café qu'elle a décroché un poste de réalisatrice à Scènes de ménages.« Caméra Café est une série d'origine française.Au cours d'un voyage à Paris, je suis allée rencontrer un de ses créateurs, Alain Kappauf.Nous nous sommes bien entendus et il m'a offert d'intégrer l'équipe [de Scènes de ménages].Il y a Très sollicitée par la télé française, Marie-Hélène Copti travaille aussi à un scénario de long métrage de fiction.PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE OFFRES EXCLUSIVES AUX ABONNÉS DE ······························································ La réalisatrice québécoise a tourné quelque 250 sketchs en cinq mois pour l'émission Scènes de ménages, qui attire 4,4 millions de téléspectateurs français par soir.« Je suis allée en France deux mois au printemps et trois mois cet automne.Je reviens au Québec pour le temps des Fêtes, ce qui me per mettra de trava iller au scénario de mon premier long métrage.En 2013, je retourne à Paris pour travailler à une autre série intitulée En famille et à d'autres épisodes de Scènes de ménages », indique la réalisatrice au bout du fil.Diffusée depuis cinq saisons sur la chaîne M6, Scènes de ménages est, au dire de M me Copti, la série la plus regardée par les personnes de moins de 50 ans.La série met en scène quatre couples de tous les âges et de différents horizons plongés dans mille et une situations.« N ou s avon s de s c o te s d'écoute de 4,4 millions de téléspectateu rs pa r soir et nous avons obtenu une pointe à 6 millions.C'est 24 % de parts du marché.Cette sérielà est devenue culte », indique M me Copti qui a tourné autour de 250 sketchs en cinq mois.un groupe d'une vingtaine de scénaristes avec qui les réalisateurs travaillent de près.Nous participons à l'écriture.Pour moi, c'est très enrichissant.» EN COLLABORATION AVEC Un projet de film Lorsqu'elle retournera en France, Marie-Hélène Copti se joindra à l'équipe de réalisateurs de l'émission estivale En famille, qui prend la case de Scènes de ménages.« Cette émission est proche de Modern Family », explique-t-elle.D'ici là, elle travaillera au scénario de son premier long métrage de fiction.Intitulée 27 ans, l'oeuvre portera sur le passage d'une jeune femme de la vingtaine à la trentaine.«Mon personnage principal vivra une première grande peine d'amour.Elle va aussi quitter le milieu des études pour la vie professionnelle.Mais tout ne sera pas noir dans le film.Au contraire, il y aura beaucoup de lumière.» Le tournage du film aura lieu principalement à Montréal et un peu à Paris.PROFITEZ RLAP2$ DE ······························································ 2 $ DE RABAIS À L'ACHAT D'UN BILLET AU TARIF RÉGULIER POUR L'EXPOSITION MUSIK - DU SON À L'ÉMOTION Cette offre est valide uniquement à la billetterie du Centre des sciences de Montréal, du 2 novembre 2012 au 1er mars 2013.······························································ Simple et rapide! Visitez lapresse.ca/privileges · · · · · · · · · · · · · · · 10%À 30% sur une sélection de livres des Éditions LA PRESSE D'ESCOMPTE \f 4 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 26 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Dubois change d'air NOUVELLES suite de la page 1 Dans la chanson La la la la l'amour, écrite l'été dernier, Claude Dubois évoque notamment l'actualité.« J'y dis : \"Laisse aux autres la fin du monde.On a mis sur nos plaques d'immatriculation Je me souviens, viens, viens, viens, viens, viens de rien! Même pas du génocide, même pas des francadiens.\" Cette chanson est complètement actuelle ! », s'exclame le chanteur qui aborde aussi la notion du temps dans une autre de ses créations.« On dit que le temps passe, mais c'est nous qui passons.C'est amusant de penser que l'homme se croit toujours éternel, mais \"qu'au moindre petit courant d'air ou tremblement de terre, plus rien ne fonctionne\" », ajoute-t-il.Dubois signe aussi un texte dans lequel il parle de la société, dans la même veine que Comme un million de gens, avec un regard plus amoureux.« Ce n'est pas pour autant une chanson d'amour, je n'en ai pas encore fait une », confie-t-il.« En ce moment, je réfléchis à une chanson, Le sac à reproches.Il existe dans nos vies ! On emmagasine un glossaire des bêtises que l'autre a faites.Dans le couple, c'est un poids que je veux dénoncer ! » À 65 ans, Claude Dubois a choisi de tester une nouvelle méthode de travail, écrivant ses textes et ses mélodies sur des rythmes hip-hop entraînants pour ensuite les reprendre seul à la guitare.« Mon fils Matisse a une voix de ténor quand il pleure ! Comme je travaille dans mon studio à la maison, il désoriente parfois papa dans son écriture.Ce qui est formidable puisque ça me force à faire des textes plus construits.On dit que, si on oublie une phrase, c'est qu'elle n'était pas si importante.Alors je dois me tatouer les bonnes phrases de mes chansons dans la tête ! », s'amuse Dubois.L e printemps prochain , Claude Dubois montera donc sur la scène de l'Olympia pour faire découvrir ses nouvelles créations, en version acoustique.«La raison pour laquelle on a souligné l'aspect acoustique, c'est que, pendant des années, j'ai roulé avec un spectacle piano/violon.Je voulais prendre de la distance avec ça.Mais le clin d'oeil intéressant de ce spectacle, c'est que, d'habitude, on prend des chansons connues et on en essaie de nouvelles; là, on va faire l'inverse en mettant un paquet de chansons nouvelles et quelques must», précise le chanteur qui travaillera à nouveau avec Daniel Mercure dans le cadre de cette série de spectacles.D'ici à son rendez-vous printanier, Claude Dubois don nera quelques concer ts en Républ ique dom i n icaine, puis passera la fin de l'hiver en Guadeloupe, où il terminera son prochain album.« Il faut que je m'y mette ! J'aurai écrit une partie de l'album dans le froid et l'autre au soleil », conclut-il en souriant.MUSIQUE / Agnes Grossmann De Taiwan à Montréal CAROLINE RODGERS COLL ABOR ATION SPÉCIALE Le retour à l'Olympia Quatre fois par an, Agnes Grossmann quitte son domicile montréalais et s'envole pour Taiwan.Elle y dirige le Choeur national de Taiwan, qui visite Montréal pour la première fois ce soir, à la Maison symphonique, dans le cadre d'une tournée nord-américaine.Au programme de la soirée : des oeuvres de Bruckner, Schumann, Brahms et des chants folkloriques taiwanais.Après avoir dirigé l'Orchestre métropolitain de 1986 à 1995, puis avoir été directrice artistique du Centre d'arts d'Orford pendant une dizaine d'années, Agnes Grossmann a beaucoup voyagé en tant que chef invitée.« Je dirige régulièrement en Asie, surtout au Japon.Taiwan s'est ajouté en 2006.Six ans plus tôt, j'y ai été invitée pour diriger une oeuvre de Schnitke et j'ai été impressionnée par le potentiel de cette chorale.J'y suis retournée pour diriger les Carmina Burana, et ils m'ont demandé de devenir leur directrice artistique.Quatre fois par an, nous donnons un concert précédé de plusieurs répétitions.Cette formule a permis à la chorale de se développer en explorant différentes périodes du réper- Agnes Grossmann PHOTO FOURNIE PAR LA SOCIÉTÉ PRO MUSICA pour eux d'une façon nouvelle de mobiliser, d'exprimer ses sentiments et de mieux se comprendre, puisque la musique combine l'intellect et les émotions.» Avant de devenir chef d'orchestre, Agnes Grossmann se destinait à une carrière de pianiste.Cette carrière a été interrompue en 1972 par une blessure à la main droite.« Avec la direction d'orchestre et de choeur, je pouvais quand même m'exprimer musicalement.Je suis donc retournée étudier.Mais à l'époque, à Vienne, ce n'était pas évident d'être femme chef d'orchestre.Il y avait même deux orchestres qui n'acceptaient pas les femmes comme membres.J'ai donc quitté Vienne en 1981 à l'invitation de l'Université d'Ottawa.En 1986, je suis venue à Montréal pour diriger l'Orchestre Métropolitain.» L'époque actuelle est toutefois plus favorable aux femmes intéressées par la direction, selon Agnes Grossmann.« Elles sont peu à peu intégrées dans ces postes, mais ce n'est pas facile de combiner la vie de chef et toutes ses responsabilités avec la vie de famille.C'est à cause de cela que j'ai pris la décision difficile de ne pas avoir d'enfants.» FESTIVAL IMAGE + NATION: NOTRE SUGGESTION Beauty (Skonnheid) Oliver Hermanus (Afrique du Sud/France) Cinéma du Parc, demain, 21 h Industriel afrikaner et bon père de famille, François est ouvertement raciste et homophobe.Pourtant, il a des pulsions homosexuelles évidentes, se réunissant clandestinement avec d'autres hommes qui partagent ses goûts et ses idées politiques sur l'apartheid.Lors d'une fête, il repère un jeune homme.Présenté en sélection officielle à Cannes dans la section Un certain regard, le film relate comment François devient obsédé par la beauté du jeune homme sans arriver à « sortir du placard ».Bien construit, Beauty possède tous les ingrédients du thriller à l'atmosphère lourde.On sent rapidement que François se dirige vers une impasse et le réalisateur Oliver Hermanus nous y mène avec doigté.- Éric Clément « Quatre fois par an, nous donnons un concert précédé de plusieurs répétitions.Cette formule a permis à la chorale de se développer en explorant différentes périodes du répertoire.» - Agnes Grossmann Une pionnière PROMOTION COUPS DE COEUR ATTRAITS ET ACTIVITÉS HIVER 2012-13 ENIVRANT.EXALTANT.SURPRENANT toire.Cette année, nous avons même fait une production de La flûte enchantée au Théâtre national de Taipei.» Ces jeunes chanteurs taiwanais, âgés de 25 à 35 ans, ont pour la plupart été formés en Europe ou aux États-Unis.Le ministère de l'Éducation de Taiwan finance cet ensemble national pour propager la musique classique dans la petite île.Musique qui connaît une popularité fulgurante en Chine et à Taiwan.«C'est comme un feu qui s'est étendu en Asie, dit-elle.C'est la conséquence d'une volonté d'inclure la musique classique comme élément important du développement de chaque personne.Cet amour de la musique occidentale s'explique, à mon avis, par le fait qu'il s'agit Choeur national de Taiwan, ce soir, 20 h, à la Maison symphonique.FLASHES Consultez notre version en ligne sur lapresse.ca/kiosque Xiaoyu Liu, pianiste de 15 ans, élève de Richard Raymond au Conservatoire de Montréal, a remporté le Grand Prix, toutes catégories confondues, du 73e Concours OSM, qui s'est terminé samedi.Ce prix comporte plusieurs engagements ici et à l'étranger dont un avec l'OSM le 7 avril prochain.Le concurrent a aussi reçu le premier prix (10 000 $) dans la catégorie Piano B (1317 ans) où il était inscrit.En Piano A (18-25 ans), le premier prix (10 000 $ également) va à Alexander Malikov, 23 ans, de l'Alberta.L'autre discipline au programme était la percussion.Krystina Marcoux, 23 ans, a reçu le premier prix (10 000 $).Les trois prix de 10 000 $ sont offerts par Standard Life.Ont reçu un deuxième prix (5000 $) : Charles Richard-Hamelin et Antoine Rivard-Landry, pianistes, et Clara Warnaar, percussionniste.- La Presse Concours OSM : les gagnants Le comédien américain Larry Hagman, incarnation de l'un des plus célèbres méchants de l'histoire de la télévision, J.R.Ewing, dans la série Dallas, est mort vendredi après-midi à l'âge de 81 ans en raison de complications d'un cancer, a annoncé sa famille dans un communiqué.Linda Gray, qui jouait le rôle de sa femme, Sue Ellen, dans la série américaine diffusée d'avril 1978 à mai 1991, se trouvait aux côtés de l'acteur au moment de sa mort dans un hôpital de Dallas, a précisé Jeffrey Lane, agent de l'actrice.« Larry était retourné dans ses terres chéries de Dallas, reprenant le célèbre rôle qu'il a adoré le plus.La famille de Larry et ses meilleurs amis s'étaient joints à lui pour la fête de l'Action de grâce », a précisé la famille dans un communiqué.Larry Hagman avait retrouvé cette année son costume de J.R.Ewing dans la nouvelle version de la série.- Associated Press L'interprète de J.R.Ewing est mort VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION 1126 Votre guide télé sur WWW.LAPRESSE.CA/TELE SRC TVA V TQc CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS FOX NBC PBS-P ARTV CD Cinépop Evasion HI MMAX MP RDI S+ SE TFO TV5 VIE Zeste Ztélé RDS SPN TSN Disney TTF VRAK 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 Privé de sens Union fait la force Le Téléjournal 18 h 30 vies Les Parent L'auberge du chien noir / T'as fait quoi?Paris et Marrakech / Martin Matte Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports 23h05 Alors on jase! / Denis Bouchard _ 16h55 TVA nouvelles TVA nouvelles Le Tricheur Tranches de vies Occupation double Yamaska Martin Matte Partie 1 de 2 TVA nouvelles 22h45 Denis Lévesque 23h45 Signé M _ Duo Guerre des clans Atomes crochus Un souper parfait Rire et délire Taxi payant L'ÎLE DE L'EFFROI (2011) avec Matthew Alan, Stephanie Lemelin.Séduction Un gars le soir Un souper parfait Instant Gagnant _ 1, 2, 3.Géant Toc toc toc Kaboum Tactik Légitime dépense .monde dehors Planète science / Prêt-à-jeter Questions de société 24 heures chrono / De 2 h à 3 h Une pilule, une p'tite granule CBC News: Montreal Lang and O'Leary George S.Coronation Street Ron James: Quest for the West Murdoch Mysteries CBC News: The National CBC News: LN George S.The Dr.Oz Show CTV News eTalk Big Bang Theory Dancing With the Stars: All Stars The New Normal Mike & Molly Castle / Dial M for Mayor CTV National News CTV News _ 16h30 ^ Young & R.Ricardo Evening News Global National E.T.Canada Ent.Tonight Bones / The But in the Joke Parenthood Hawaii Five-0 / Wahine'Inoloa News Final E.T.Canada The Dr.Oz Show ABC 22 News ABC World News ABC 22 News TMZ Dancing With the Stars: All Stars Ext.Makeover: Home Partie 1 de 2 Ext.Makeover: Home Partie 2 de 2 ABC 22 News 23h35 Nightline _ Channel 3 News The :30 Channel 3 News CBS Evening News Ent.Tonight Met Your Mother Big Bang Theory 2 Broke Girls Mike & Molly Hawaii Five-0 / Wahine'Inoloa Channel 3 News 23h35 Letterman _ 30 Rock The Office Two and Half Men Two and Half Men Big Bang Theory Big Bang Theory Bones / The But in the Joke The Mob Doctor / Game Changers News at 10:30 News at 10:30 The Office Met Your Mother First at Five 5:30 Now News NBC Nightly News Jeopardy! Wheel of Fortune The Voice / Live Top 8 Performances Revolution / Nobody's Fault But Mine News 23h35 Jay Leno _ Wild Kratts Homework Hotline BBC News America Nightly Business PBS NewsHour The Tenors: Lead With Your Heart Christmas With Nathan Pacheco BBC World News Charlie Rose _ Au gré du vent L'Héritage Visite libre Un gars, une fille .Vous danser?Créer / Lynda Lemay , Philippe Dubuc.New York confidentiel / Brooklyn Grand'Art ARTVStudio Lire C'est incroyable! / Chaos en banlieue J'ai frôlé la mort! / Séisme L'exterminateur L'exterminateur Un tout nouveau monde / La santé Agressions animales Mensonges et alibis / Hopkins Grand Rire de Québec 16h00 ^ ALIEN: LE HUITIÈME PASSAG.18h05 LES JEUNES FAUVES (1966) avec Judy Geeson, Sidney Poitier.TELLE MÈRE, TELLE FILLE (2007) Michelle Stafford.21h40 LES RIVIÈRES POURPRES (2000) avec Vincent Cassel, Jean Reno.HARVARD À TOU._ Embarquement immédiat L'aventurier alpin Guide restos VOIR / Stéphanie Lapointe Anthony Bourdain / Panama Fourchette et sac à dos / Vietnam Vu sur terre / Ouest américain Canadarama Fièvre encans Pawn Stars Pawn Stars Restauration Profession: brocanteur Les grands défis NCIS enquêtes / La croisée des destins Secrets de musées Tank: Les grands combats Les tops et les flops Relooking de Star Starmag / Ima Les dernières 24h de.La danse des étoiles Millionnaire$ à tout prix Smash Starmag / Ima Le rôle de ma vie Maîtres tatoueurs Top musique Buzz Débat critique La prochaine Top Modèle Américaine Bienvenue à Jersey Shore Skins Maîtres tatoueurs Le Téléjournal RDI Le National RDI économie 24 heures en 60 minutes Les grands reportages Le Téléjournal Commission Charbonneau Le National Le National Loi & ordre: sexuels / Géniteur en série L.A.: Enquêtes / Éliminatoires Sans laisser de trace / Satellites Heartland Castle / Le papillon bleu C.S.I: Miami Zoe Hart / Un ourd secret 16h10 ^ LE CHASSEUR (2011) 17h55 JEANNE CAPTIVE (2011) Clémence Poésy.19h25 UN ÉTRANGER DANS MA MAISON (2010) Salle de nouvelles True Blood 22h55 Ric.Gervais 23h25 Ric.Gervais La quête Indie à tout prix Qui vient jouer?1, 2, 3.Géant! Qhapaq Nan Xpression graffiti BRBR La portée des mots QUATRE NUITS D'UN RÊVEUR (1971) 22h20 Cinéma selon Arrêt court Carte de visite Milos Forman _ Prendre sa place 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Cuisinier sans frontières Secrets d'histoire / Les Grimaldi princes de Monaco Mystères maritimes / Bateaux maudits TV5 le journal ÉTAT DE ._ Chic Shack À louer Bye-Bye Maison Idées de grandeur Bye-Bye Maison Secrets de style Échangé nos mères / Blythe et Roberts Médium Médium Décore ta vie Académie Airoldi L'obésité, le défi d'une vie Côté cuisine Julie Bon chef, bad chef 1 ingrédient Les menus express Boss de la cuisine Heston: Perfection Cauchemar en cuisine / L'Oceana Curtis dans cuisine Curtis dans cuisine Cucina Sabrina Boss des gâteaux Boss des gâteaux 1 ingrédient Nikita / Aux origines Baiser fatal / Révélations Les Nerdz Comment c'est fait Grimm / Cuisine et dépendances Baiser fatal / Révélations Ringer / L'arnaque Sales Jobs / Dans les oignons Le 5 à 7 Hockey 360° L'antichambre Avant-match LNF Football / Panthers de la Caroline c.Eagles de Philadelphie (D) Prime Time Sports Sportsnet Connected Alpine Skiing TO BE ANNOUNCED Sportsnet Connected Hockeycentral UFC Central Off the Record Interruption (D) SportsCentre NFL Monday Night Countdown (D) LNF Football / Panthers de la Caroline c.Eagles de Philadelphie (D) SportsCentre _ Agent spécial Oso Docteur La Peluche Les Doodlebops Jake et les pirates TicketyToc Maison de Mickey Harry & dinos Justin rêve Les Doodlebops Aladdin 101 Dalmatiens Tibère.maison La bande à Picsou Harry & dinos Lego Star Wars Lego Star Wars Les Simpson Johnny Test Retour à l'île La Retenue 6teen Star Wars: Clone Les Simpson American Dad Family Guy South Park Les Simpson Dans l'canyon Dans le trouble Big Time Rush Les menteuses 90210 Beverly Hills Grenade avec ça?Dans le trouble Big Bang Theory Big Bang Theory Les testeurs Je t'ai eu! M.changement Fan Club \f LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 26 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 5 ARTS Débrouillards depuis 30 ans NATHALIE COLLARD Si vous avez moins de 40 ans ou si vous avez des enfants, il y a de fortes chances que vous ayez déjà feuilleté Les Débrouillards, ce magazine québécois destiné aux jeunes lecteurs intéressés par la science.La publication souligne ses 30 ans cette année et, contrairement à d'autres, le magazine se porte plutôt bien.I l faut d i re qu'avec ses 27 000 abonnés payants et des ventes publicitaires qui ne représentent que 10 % des revenus du maga z i ne, Les Débrouillards est peu sensible aux fluctuations qui touchent le secteur de l'imprimé.Le magazine ­ qui a même eu son ém ission épony me animée par Gregory Charles et Ma rie-Soleil Tougas au début de s a n né e s 9 0 ­ a beaucoup changé en 30 ans.Aujourd'hui, en plus de la publication Les Explorateurs (lancée en 2001 et destinée aux 6 à 9 ans), Les Débrouillards publient aussi deux numéros hors série, DébrouillArts et Sport Débrouillards, question de renouveler le lectorat.Félix Maltais a participé à la fondation des Débrouillards.Trente ans plus tard, il y est encore, à titre d'éditeur.Et il ne semble pas avoir perdu le feu sacré.« Nous publions le seul magazine destiné aux en fa nts , sou l ig ne - t-i l .L e secret, c'est de rester proche de leurs intérêts, de leurs besoins et de leurs goûts.On vit dans un monde de plus en plus virtuel.Le magazine, c'est encore un objet qu'ils peuvent toucher, feuilleter.Nous, on prépare les lecteurs de demain.» Cela dit, les habitudes de lecture ont bien changé en 30 ans.On ne présente plus Contrairement à d'autres magazines, Les Débrouillards se porte plutôt bien.l'i n for mation de la même façon que dans les années 80 ou 90.« On s'est adapté, confirme l'éditeur.La présentation visuelle est différente, plus morcelée.Il y a beaucoup de photos et d'illustrations accompagnées de bas de vignette.On valorise tous les types de lecteurs, du petit génie au tannant assis au fond de la classe.» Comme il faut bien être de son temps, Les Débrouillards est présent aussi sur le web.L'équipe travaille d'ailleurs à la création d'une série de webtélé.« On ne s'en cache pas, on a toujours voulu revenir à la télé.Mais autant à RadioCanada qu'à Télé-Québec, il n'y a plus d'intérêt pour ce type de contenu jeunesse, note Félix Maltais.On développe donc quelque chose pour le web avec un producteur.» L a popu la r ité mont a nte de s t a blet te s nu mér iq ue s inspire également l'équipe.« On ne négligera jamais le papier, car, pour les jeunes, recevoir un magazine par la poste demeure un événement, a ssu re l'éd it r ice adjoi nte, Isabelle Vaillancourt.Mais on est conscient que l'environ nement cha nge.On développe actuellement une application iPad qui devrait être prête fin 2013.» L'autre défi des Débrouilla rds demeu re l'adolescence.« À cet âge, les parents ont moins d'influence s u r le s le c t u re s de le u r s enfants et les filles commencent à être attirées par les teen mags, observe Félix Maltais.C'est donc pour attirer davantage les filles que nous avons lancé DébrouillArts.Mais nos focus groups nous disent que ce magazine est autant apprécié par les garçons.» Bref, Les Débrouillards se débrouillent plutôt bien.L'éditeur Félix Maltais et l'illustrateur Jacques Goldstyn, du magazine scientifique Les Débrouillards.PHOTO FOURNIE PAR LES DÉBROUILLARDS Montréal Campus en danger NATHALIE COLLARD les bébés de l'année RÉSERVEZ VOTRE ESPACE dèS MAINTENANT.2012 MÉDIAS On le dit, on le répète : la presse écrite traverse une crise.La chute des revenus publicitaires et l'incapacité de trouver un modèle d'affaires rentable ont bouleversé le secteur de l'imprimé au cours des dernières années.La presse étudiante n'y échappe pas.Avec tous les moyens à leur disposition pour rejoindre les jeunes, les annonceurs délaissent les pages noir et blanc des canards étudiants pour le web et les plateformes mobiles.Au Québec, un journal est particulièrement touché par cette nouvelle réalité : Montréal Campus, journal étudiant de l'Université du Québec à Montréal Le journal étudiant a dû réduire le nombre de ses publications imprimées à deux par trimestre afin d'éviter la faillite.fondé il y a 31 ans.Le Campus, comme l'appellent les habitués, ne peut compter sur les cotisations étudiantes qui assurent la santé financière de ses pairs, soit Impact Campus à l'Université Laval et Quartier Libre à l'Université de Montréal.Il y a quelques mois, voyant sa situation se détériorer, l'équipe du journal a frappé à la porte des services étudiants de l'UQAM afin d'obtenir une subvention qui lui aurait donné un peu d'oxygène.En vain.L'UQAM a refusé de l'aider, prétextant un contexte difficile.Réunis le 19 novembre dernier, les membres du conseil d'administration de Montréal Campus se sont donc résignés à adopter des mesures d'urgence, question d'éviter un déficit de 35 000 $.Il n'y aura donc plus que deux numéros imprimés par trimestre (plutôt que huit).Le Campus continuera toutefois à publier au même rythme sur le web.Les responsables (rédacteur en chef, chefs de pupitre, photographes, etc.), qui étaient rémunérés depuis plusieurs années, deviendront bénévoles.Ces mesures permettront au journal d'éviter la faillite.À plus long terme, Montréal Campus va tenter de toucher des cotisations étudiantes (ce qui signifie aussi renoncer à une certaine indépendance, puisqu'un représentant de l'association étudiante aurait normalement le droit de siéger au conseil d'administration du journal).« L' UQA M nous a remis la liste de documents à fournir en février prochain pour devenir un groupe d'envergure, ce qui nous permettra de demander une cotisation, explique Catherine Lévesque.Des rencontres avec les associations sont à prévoir dans les prochaines semaines.Reste à voir si elles seront cordiales.Les associations étudiantes de l'UQA M n'aiment pas beaucoup les médias et cela inclut la presse étudiante.» Le recours aux cotisations étudiantes n'est peut-être pas la seule bouée de sauvetage pour le Campus.Jean-Hugues Roy, ancien journaliste à Radio-Canada aujourd'hui professeur à l'École des médias de l'UQAM, a lancé l'idée d'un fonds auquel contribueraient les grands médias.Après tout, le Campus s'est avéré une formidable pépinière de talents : on ne compte plus les « diplômés du Campus » qui font carrière dans les grandes salles de rédaction de la province.« J'ai lancé l'idée comme ça, spontanément, souligne Jean-Hugues Roy.Je ne sais pas si cela pourrait fonctionner, mais il me semble que ce serait un juste retour des choses.» Le modèle de Pro Publica, agence qui se consacre au journalisme d'enquête et qui fonctionne grâce à l'implication financière d'une fondation, est un autre modèle intéressant pour un journal indépendant comme le Campus.Malheureusement, les fondations et les mécènes sont plutôt rares au Québec.L'équipe du Campus a l'intention de frapper à plusieurs portes au cours des prochains mois.Elle a également invité tous les anciens à un « 5 à 7 » qui aura lieu au pub L'île noire de la rue Saint-Denis, jeudi.On profitera de l'occasion pour lancer un numéro spécial auquel plusieurs anciens ont collaboré.Reste à voir si son appel à l'aide sera entendu.(Par souci de transparence, l'auteure de ces lignes tient à préciser qu'elle a déjà été chef de pupitre société à Montréal Campus).Le vendredi 28 décembre, LA PRESSE regroupera dans un cahier spécial et sur cahierdesbebes.com les photos des bébés nés en collaboration avec au cours de l'année 2012.avant le 12 décembre minuit.cahierdesbebes.com Inscrivez-vous sur Seulement 50 $ (taxes en sus) Vous recevrez automatiquement ce livre de + une séance photo incluant une photo 8X10, une valeur de 90 $, chez une ! bébé à la ATTENTION : PREMIERS ARRIVÉS, PREMIERS SERVIS ! 16 bébés se partageront l'honneur d'être en couverture du cahier spécial.Inscription au coût de 235 $ (taxes en sus).VIS ! de plus courez la chance de un chèque-cadeau d'une valeur de 1000 $ échangeable dans l'une des boutiques 20 cartes-cadeaux Magenta Studio Photo donnant droit chacune à un forfait comprenant : une séance photo, un agrandissement photo 20x24 et une finition au choix.(Valeur de 254 $) gagner Vous pouvez aussi vous inscrire en postant avant le 7 décembre La Presse, Petites annonces, ce coupon dûment rempli avec la photo Les bébés de l'année 2012, qui ne sera pas retournée (maximum 7po x 7po) à : C.P.11053, succ.Centre-ville, Montréal, QC, H3C 4Y9 Nom : Adresse : Ville : Tél.(dom.) : Prénom et nom du bébé : Prénoms et noms des parents : Tél.(trav.) : Prénom : App.: Code postal : Courriel : Fille Garçon Date de naissance : La photo de bébé dans La Presse et sur cahierdesbebes.com : 57,49 $ (taxes incluses) Ci-joint un chèque ou mandat-poste à l'ordre de La Presse ltée ou paiement par carte de crédit : Date d'expiration : ____/____ Signature : Visa MasterCard No de la carte de crédit : | | | | Bébé à la une : 270,19 $ (taxes incluses) | | | | | | | | | | | | | HÂTEZVOUS, LES PLACES SONT LIMITÉES ! Cochez si vous désirez recevoir des offres promotionnelles de La Presse et de ses partenaires.Le tirage aura lieu le 13 décembre 2012 aux bureaux de La Presse.La valeur totale des prix est de 6 080 $.\f 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 26 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ET CETERA POUR BÂTIR UN MONDE MEILLEUR 3/32 10x TOUS DE LA MÊME PLANÈTE Les femmes sont plus empathiques et douées pour le multitâche, les hommes lisent mieux les cartes routières et sont plus agressifs.Faux, répondent les auteures de Cerveau, hormones et sexe, essai qui déboulonne les stéréotypes sexuels en se basant sur l'ensemble des recherches faites sur le cerveau.JOSÉE LAPOINTE LE CERVEAU A-T-IL UN SEXE ?Il y a beaucoup plus de différences entre les individus d'un même sexe qu'entre les hommes et les femmes en général.« » On ne naît pas femme, on le devient, disait Simone de Beauvoir.« C'est vrai, croit Louise Cossette, professeure au département de psychologie de l'UQA M.Et on peut dire la même chose pour les hommes.» Né d'un ras-le-bol devant les clichés véhiculés comme des évidences sur les différences « in nées » entre les sexes, cet essai qui aborde le sujet sous plusieurs angles ­ neurobiologie, sociologie, psychologie, politique ­ veut simplement remettre les pendules à l'heure.« Il y a toujours une ou deux recherches qui peuvent aller dans le sens de ce qui est rapporté dans les grands médias, affirme Louise Cossette, qui a dirigé la rédaction de ce livre.Mais si on regarde l'ensemble des études, la théorie sur les différences neurologiques et comportementales entre les sexes ne tient pas la route.C'est n'importe quoi.» Louise Cossette et ses collègues en ont marre de cette c roya nc e p opu la i re s elon laquelle les hommes viendraient de Mars et les femmes de Vénus.Nous sommes tous nés sur la même planète, nous rappellent-elles, mais, dès notre plus jeune âge, nous avons appris à nous conformer aux rôles dévolus à notre sexe.« Il y a beaucoup plus de différences entre les individus d'un même sexe qu'entre les hommes et les femmes en général.Par exemple, on dit que les femmes au pouvoir font les choses différemment.M a is est- ce que M a rga ret Thatcher était différente ?Et est-ce que tous les hommes P DG ont u n st yle autor itaire ?Moi, c'est cette grande variabilité qui me frappe, et c'est ça la vraie révélation des recherches.» C'est ce que démontre de manière très claire la neurobiologiste française Catherine Vidal, qui travaille su r le sujet depuis une quinzaine d'années.Le cerveau possède une grande plasticité, explique-t-elle dans l'introduction du livre, et « fabrique sans cesse de nouveaux circuits de neurones en fonction de l'apprentissage et de l'expérience vécue ».Des recherches portant sur l'apprentissage des mathématiques le prouvent et ces découvertes sur le cerveau, faites il y a une v i ngta i ne d'a n nées , v iennent confirmer la phrase de Simone de Beauvoir.Pourtant l'adage populaire et les livres de psycho pop continuent à véhiculer le contraire.Louise Cossette se fait raconter, pour la millième fois, qu'un petit garçon s'intéresse spontanément aux camions, elle soupire.« On observe ce qu'on veut bien observer.Et il y a aussi le fait que, sans même qu'on s'en rende compte, les enfants reçoivent des messages différents selon leur sexe.On ne leur offre pas les mêmes jouets, on ne se comporte pas de la même manière.Même si on pense que oui.» On n'a qu'à voir la section « rose » du Toys \"R\" Us pour s'en convaincre.« Même les couleurs, c'est une construction sociale, souligne Louise Cossette.Aujou rd'hu i , on dit que le rose est presque dans l'ADN des petites filles.Pourtant, cette couleur a longtemps été masculine.Le rouge était la couleur des hommes, et le rose en était une déclinaison.La couleur féminine, c'était le bleu pâle.» L'anecdote est amusante, mais Louise Cossette rigole moins lorsqu'elle entend que « l'école n'est pas faite pour les garçons », qui sont « naturellement » plus grouillants.« L'école a été pensée pour les garçons et, pendant des siècles, on a dit qu'elle n'était pas faite pour les filles, que leur cerveau était incapable d'abstraction.Maintena nt, le s ga rçon s sera ient plu s concrets, et les filles plus for tes da ns l'abstrac tion ?Voyons.Il y a des filles qui échouent, des ga rçons qui réussissent, tous les cas sont possibles.Et tous les enfants ont besoin de bouger ! » L ong te m ps , l 'e s pér a nc e de vie a été courte et l'existence des femmes a tourné autour de la maternité et de l'intérieur de la maison, pendant que les hommes investissa ient l'extérieu r.M a is da ns u ne société devenue supposément égalitaire où la fécondité est contrôlée, il n'y a plus de raison de faire perdurer cette séparation des rôles.Surtout en se basant sur des raisons biologiques qui vont à l'encontre de toute preuve scientifique.« On pense que c'est charmant, mais il y a tout le message qu'on passe.On continue de préparer les petites filles à être mères, et les garçons à aller dans la sphère publique.Il faut être vigilant, pour donner à son enfant une éducation qui lui permet de s'épanouir dans toutes ses qualités.» L'universitaire ne blâme pas les parents : on ne change pas une vision millénaire en l'espace de quelques décennies.Et « personne n'a envie de faire de son enfant un mésadapté social ».C'est ainsi que les stéréotypes ont la vie dure.Et qu'il est nécessaire, parfois, de sonner des cloches.Message caché Les hormones ont le dos large DÉPRESSION POSTNATALE Question de perception ILLUSTRATION MARIE LEVIEL, LA PRESSE PICTOGRAMME DU NOUN PROJECT Mais pourquoi ces préjugés persistent-ils ?« C'est souvent une question de perception.Même lorsque les filles performent aussi bien que les garçons en mathématiques, elles continuent à se considérer moins bonnes.» Et quand Une autre livre publié cet automne propose une déconstruction du discours populaire.Sur un sujet précis ­ la dépression postnatale ­, les auteures analysent les paradoxes entre la gravité de la situation et les solutions proposées dans les articles et livres de « self help ».Lorsqu'on suggère aux mères dépressives d'aller magasiner, de se confier à leur conjoint et de fonder un groupe d'entraide (!), on oublie qu'elles sont déprimées justement parce qu'elles sont isolées et sans ressource.« Il y a un côté absurde qui est probablement lié à l'image idéalisée qu'on se fait de la maternité », juge Catherine des RivièresPigeon, coauteure du livre et professeure de sociologie à l'UQAM.Le résultat est potentiellement dangereux pour les femmes qui sont dans cette situation.« En lisant ces recommandations qui ne sont pas en phase avec ce qu'elles vivent, elles risquent de se sentir encore plus coupables.» La psycho pop explique souvent ce type de dépression par un dérèglement hormonal.Une image véhiculée dans la fiction, où des femmes qui jouissent d'excellentes conditions de vie craquent sans raison apparente.Les hormones ont souvent le dos large.«C'est une manière de décontextualiser le problème.Mais toutes les études montrent que la dépression postnatale n'est jamais liée qu'à un seul facteur.» - Josée Lapointe Sous la direction de Louise Cossette Éditions du Remue-ménage, 113 pages Cerveau, hormones et sexe Collectif, éditions Nota bene, 158 pages Les paradoxes de l'information sur la dépression postnatale \f "]
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