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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-11-14, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts M O N T R É A L M E R C R E D I 14 N OV E M B R E 2012 LA CULTURE POUR LES NULS PAGE 4 NATHALIE PETROWSKI HUGO DUMAS PAGE 3 YVON DESCHAMPS: À QUELLE HEURE LE PUNCH?ARTS DOSSIER Le Salon du livre de Montréal commence aujourd'hui.Consultez notre dossier à lapresse.ca/salon BONS BAISERS DE MONTRÉAL-NORD PAGE 6 ET CETERA SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL MÉLANIE WATT MARIE-CHRISTINE BLAIS L e 35e Salon du livre de Montréal ouvre aujourd'hui.Et ça va se bousculer au stand 19, qui accueille l'invitée d'honneur Mélanie Watt, créatrice de Frisson et Chester, héros parmi les plus politiquement incorrects qui soient de la littérature jeunesse.Qui aurait pu penser que la névrose d'un écureuil ou la mégalomanie d'un chat puissent être aussi drôles ?En 2007, six ans après ses débuts comme illustratrice et auteure, Mélanie Watt lance un album mettant en vedette le paranoïaque-obsessif-compulsif et néanmoins touchant Frisson l'écureuil (Scaredy Squirrel, en version anglaise).Peu après, elle reçoit un long courriel.C'est l'un des scripteurs du très populaire talk-show américain The Daily Show with Jon Stewart : pour Noël, il a offert le livre de Scaredy Squirrel à chacun des membres de l'équipe à New York, il adore le petit rongeur « control freak » et le trouve hilarant.Il offre donc son soutien à Mélanie si elle en a besoin ! « Je capotais », dit simplement la jeune femme.Inutile de préciser que personne du Daily Show ne faisait pourtant partie du groupe d'âge cible de Frisson : les 3 à 8 ans ! >Voir CHESTER en page 4 PHOTOMONTAGE LA PRESSE \f 2 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 14 NOVEMBRE 2012 ARTS MUSIQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll CINÉMA SARILA SORTIRA LE 22 FÉVRIER Après une décennie de travail, le long métrage d'animation 3D La légende de Sarila sortira sur les écrans québécois le vendredi 22 février 2013.C'est ce qu'a annoncé le distributeur Alliance à La Presse.Alliance a du même coup dévoilé l'affiche officielle du film, que nous vous présentons en exclusivité.Fruit d'un long travail de création qui a nécessité des milliers d'heures de conception par ordinateur, le film, écrit par Pierre Tremblay et Roger Harvey, nous entraînera sur la piste de trois jeunes Inuits à la recherche d'une terre promise pour nourrir les gens de leur village.Dans sa version française, La légende de Sarila mettra en vedette les voix de Guillaume Perreault, Mariloup Wolfe, Maxime Le Flaguais, Mario St-Amand, Rémy Girard et plusieurs autres.Précédant la sortie, la maison d'édition Bayard publiera deux ouvrages, un roman et un album illustré, sur cette grande histoire nordique.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE UNE TOURNÉE POUR LES 20 ANS DES COLOCS Le spectacle Poussières d'étoiles d'il y a deux ans n'était pas assez pour les membres des Colocs Mike Sawatzky et André Vanderbiest.En janvier, ils partiront en tournée partout au Québec avec une « banque » de 20 musiciens qui se relaieront d'un spectacle à l'autre.Tous ont fait partie de près ou de loin de la « famille » ou de l'univers du regretté Dédé Fortin : le tromboniste Benoît Gagné, le trompettiste Benoit Piché, les batteurs Michel Dufour et Justin Allard, mais aussi Marc Déry, Guy Bélanger, Éloi Painchaud et El Hadji Diouf.Parmi les artistes invités à l'un ou l'autre des spectacles qui s'amorceront le 31 décembre au National, à Montréal, citons Stéphane Archambault, Sébastien Plante, Daniel Boucher, Madame Moustache et Loco Locass.« Ça va dépendre des disponibilités de chacun, a expliqué Mike Sawatzky, hier.Les répétitions auront lieu en décembre.» La tournée, qui fera des escales de Saguenay à Gatineau, l'hiver prochain, puis sans doute dans les festivals en été, s'intitule Danser la misère.Une partie des profits sera versée à des organismes qui luttent contre le suicide et le sida.Tout ceci marque le 20e anniversaire des Colocs.« Ce n'est pas parce qu'un membre de la famille est parti que la famille n'existe plus », dit Mike Sawatzky.Tous les détails au www.danserlamisere.com.- Émilie Côté CINÉMA ONE DIRECTION EN VEDETTE DANS UN FILM EN 3D One Direction débarquera dans les salles de cinéma.Sony Pictures a annoncé hier la production d'un film en 3D sur le groupe pop, qui devrait être à l'affiche à la fin de l'été 2013.Le cinéaste de Super Size Me Morgan Spurlock en assurera la réalisation.Le film offrira aux admirateurs de One Direction un accès en coulisse avec le groupe et ses cinq membres : Niall Horan, Zayn Malik, Liam Payne, Harry Styles et Louis Tomlinson.Originaire de Londres, One Direction a été découvert par Simon Cowell à l'émission The X Factor en 2010.Il a vendu plus de 13 millions de disques dans le monde et est connu pour ses succès What Makes You Beautiful, One Thing et Live While We're Young.- Associated Press PHOTO ASSOCIATED PRESS - André Duchesne ARTS VISUELS 50 000 VISITEURS IMPRESSIONNÉS AU MBAM Le Musée des beaux-arts de Montréal a accueilli hier le 50 000e visiteur de son exposition Il était une fois l' impressionnisme : chefs-d'oeuvre de la peinture française du Clark.Présentée depuis un mois au grand public, la présentation comprend des oeuvres de Bonnard, Corot, Cassatt, Degas, Gauguin, Manet, Millet, Monet, Morisot, Pissarro, Sisley et Toulouse-Lautrec, ainsi qu'une sélection unique de 21 tableaux de Renoir.En raison de la fréquentation, le Musée a décidé d'ouvrir ses portes chaque jeudi et vendredi, de 17 h à 19 h, en proposant un tarif à moitié prix.THÉÂTRE DANSE - La Presse Érika Tremblay-Roy, Olivier Sylvestre et Larry Tremblay.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION DES PRIX À TROIS AUTEURS QUÉBÉCOIS Le Centre des auteurs dramatiques (CEAD) a dévoilé lundi soir, à l'occasion de la soirée-bénéfice de sa Fondation, les noms des lauréats des Prix Gratien-Gélinas, Michel-Tremblay et Louise-LaHaye.Le premier prix de la relève en écriture dramatique est accordé au jeune auteur Olivier Sylvestre pour La beauté du monde.Il est accompagné d'une prime à la création de 15 000 $.Le deuxième, celui du meilleur texte dramatique porté à la scène en 2012, va à Larry Tremblay pour Cantate de guerre.Enfin, Érika Tremblay-Roy a reçu le prix pour l'écriture dramatique jeune public grâce à sa pièce Autopsie d'une napkin.- Luc Boulanger ÉDOUARD LOCK PRIMÉ PAR QUÉBEC Le Conseil des arts et des lettres du Québec a remis hier son premier Prix du CALQ à la meilleure tournée internationale, assorti d'une somme de 10 000 $, à La La La Human Steps pour la tournée européenne de son spectacle Nouvelle Création.Yvan Gauthier, président-directeur général du CALQ, a remis le prix à Édouard Lock à l'occasion de l'ouverture de la Biennale CINARS à Montréal.Acclamée par la critique au cours de ses représentations en Europe, Nouvelle Création a été applaudie à Londres, Berlin, Madrid et Moscou.Cette tournée comportait 33 représentations dans 17 villes réparties dans les 9 pays visités.LAPRESSE.CA SIENNA DAHLEN À MONTRÉAL L'étoile montante du jazz Sienna Dahlen se produit ce soir au Upstairs.Lisez l'entrevue qu'a réalisée Alain Brunet à lapresse.ca - La Presse DANSE / Diptych Navas en trois temps STÉPHANIE BRODY, COLL ABOR ATION SPÉCIALE Jusqu'à ce soir, à la salle Maisonneuve, le chorégraphe et danseur montréalais José Navas présente Diptych, sa dernière création de groupe.On laisse ici de côté le Navas théâtral et baroque pour renouer avec celui qui nous offre une danse purement abstraite.Dans le prologue, intitulé Prélude à Diptych, le chorégraphe rend un bel hommage à ses interprètes.Puis, il annonce ses couleurs : « Je veux créer de la danse qui danse ! », lance Navas, en voix off, tout en exécutant un solo net et intense comme lui seul sait le faire.Diptych est construite en deux sections.La première partie, dansée sur des extraits de Clavier bien tempéré de JeanSébastien Bach, se déploie en angles, les mouvements bien détachés les uns des autres.On y reconnaît la gestuelle linéaire, précise et tout en bras et en jambes de Navas, en parfait contrepoint au phrasé hachuré du piano.On détecte aussi un amusant clin d'oeil à Balanchine, dans le rapport à la musique, les justaucorps, les unissons et les variations qui s'entrecroisent et se répondent et, surtout, dans les éclairages de Marc Parent, qui joue avec des couleurs unies en fond de scène.Puis, tout à coup, Diptych prend une autre allure.Pour un instant, cette seconde partie laisse enfin poindre une touche de surréalisme, si propre à Navas, et son penchant pour le travestissement, alors qu'il glisse ses danseurs dans les mêmes nuisettes que ses danseuses.Du piano, on passe aux Suites pour violoncelle de Bach.Le nouvel instrument appelle la rondeur, la sensualité et la liberté.La gestuelle et le phrasé hachurés demeurent presque inchangés, José Navas offre une danse purement abstraite avec Diptych.PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION mais maintenant, les membres se dénouent et les colonnes vertébrales s'assouplissent.Ave c c e t t e oe u v r e p ou r grand plateau, Navas flirte, en connaissance de cause, avec le lyrisme et se positionne, plus que jamais, dans la lignée des chorégraphes néoclassiques.au r isque d 'y perd re son unicité.Dans tout ce foisonnement, il manque à Diptych ce supplément d'âme, cette intensité incisive et cette épure qui font la renommée de Navas.Diptych de José Navas/ Compagnie Flak.Ce soir, à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.\f LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 14 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 3 Yvon Deschamps : à quelle heure le « punch » ?HUGO DUMAS CHRONIQUE ARTS L e g ra nd do c u ment a i re de C a n a l D s u r Yvon D e s c h a m ps s 'a pp el le : L'oeuvre d'un homme.qu'ossa donne ?Il aurait malheureusement pu s'intituler : Qu'est-ce que ça donne de répéter ce qui a déjà été dit 1000 fois sur le plus grand humoriste québécois ?Vous n'apprendrez à peu pr è s r ie n d e nou ve au e n visionnant les cinq tranches d'une heure de cette série, dont la première passera le dimanche 25 novembre à 21 h.L'émission s'apparente plus à une introduction à l'oeuvre d'Yvon Deschamps pour des cégépiens de 18 ans ne connaissant pas l'importance de ce comique dans l'histoire du Québec.Et c'est le genre de document que les finissants de l'École nationale de l'humour devraient visionner avant de s'ouvrir un compte Twitter.C 'e s t d o m m a ge .C a r le matér iel de ba se de la série ­ tous les monologues pondus pa r Descha mps en plus de 40 ans ­ est d'une richesse inestimable.C'est a u s s i d o m m a g e q u ' Y vo n Descha mps, 7 7 a ns, a it refusé de pa rticiper au documentaire de Ca nal D.Celui que l'on surnomme le père des humoristes est à la retraite et ne prend la parole en public que très rarement.Hier midi, M.Deschamps, qu i se repose en Floride, n'a pas non plus assisté au la ncement de L'oeuvre d'un homme.qu'ossa donne ?où se trouvaient Marcel Sabourin, Jean-Michel Anctil, Daniel L em i re et Gilbert Sicotte, qui a fa it la na rration du documentaire.La première tranche parle de la « fierté d'être Québécois » à travers les textes d' Yvon D e s c h a m ps .L a c on st r uc tion des émissions est simple : l'extrait du monologue passe et des personnalités com me Da ny L a ferrière et Fred Pellerin le commentent.Selon Dany Laferrière, Yvon Deschamps est l'une des trois clés qui ouvrent le Québec, avec Gaston Miron et René Lévesque.Ça, c'est joli.Les autres chapitres de ce documentaire de cinq heures traiteront de la libération des femmes, de la condition masculine, du bonheur et de l'avenir, toujours en revisitant les mots de cet humoriste humaniste né dans le quartier Saint-Henri.P oi nt po sit i f : env i ron 5 0 % du temps d 'a nten ne est consac ré au x a rc h ives d ' Yvon D e s c h a mps , qu i nous replongent à l'époque des méchants A nglais, des unions, des Canadiens français soumis, des conditions de travail des ouvriers ou du «bill 63».L'ensemble manque cependa nt de mise en contexte.E t les cl ic hés débou lent : notre histoire résonne dans c hac u ne des blag ues de Descha mps, son oeuvre témoigne de l'évolution du Q uébec .Tout ç a est bien La nouvelle série sur Yvon Deschamps, à Canal D, ne renouvelle pas le genre documentaire.PHOTO FOURNIE PAR ARTV vrai.Mais on l'a déjà entendu 1000 fois.Dommage.La chaîne numérique M lle a congédié cette semaine les trois animatrices de Par ici la sortie, soit Varda Étienne, Kim Rusk et Jacynthe René, et les remplacera par Patricia Paquin en décembre, selon nos informations.Cela fait plusieurs mois déjà que le sort de Par ici la sortie est incertain.La deuxième a n née de ce maga z i ne de tendances devait compter 26 épisodes, mais les tournages ont été stoppés le 5 juin dernier, question de raccourcir la saison à 10 heures seulement.Le trio d'animatrices a ensuite été renvoyé à la maison en La sortie pour trois animatrices attendant que leur sort soit scellé.Des sources bien branchées dans le milieu indiquent que T VA , qu i possède et exploite M lle, souhaite attendre avant de publiciser cette nouvelle.L'agent de Kim Rusk et Varda Étienne, Luc Myre, n'a pas commenté hier.Par ici la sortie gardera le même titre et conservera aussi le chauffeur Richard au volant de la l i mou si ne .P at r ic ia Paquin ferait désormais ses sorties avec des amies vedettes.Après six ans et demi à la tête de l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision au Québec, le président C ha rles Ohayon ti rera sa révérence avant la fin de 2012, Charles Ohayon s'en va a-t-on appris hier.« Il a fait le tour.Il a choisi de se retirer pour se consacrer à des projets personnels », indique la directrice générale de l'Académie, Patrice Lachance.Le conseil d'administration de l'Académie planche présentement sur les mécan i s m e s d e s u c c e s s io n d e Cha rles Ohayon.Ce cha ngement de garde incitera-t-il les récalcitrants comme Julie Snyder et Fabienne Larouche à réintégrer l'organisation ?L'Académie, qui organise le gala des Gémeaux, en profitera-t-elle pour remettre en question son fonctionnement, qui fait encore de nombreux mé c onte nt s d a n s le p e t it monde de la télé ?En attendant des réponses, le regroupement pa rt à la recherche d'un ou d'une nouvelle chef.Des idées ?GRANDE BIBLIOTHÈQUE Exposition France Daigle a remporté le prix du Gouverneur général pour son roman hors norme Pour sûr.PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE PRIX LITTÉRAIRES DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL France Daigle, Pour sûr ! DANIEL LEMAY En collaboration avec l'Université McGill Cet ouvrage hors norme, pour lequel elle a mis 10 ans à sortir du carcan qu'elle s'éta it elle-même imposé, a valu à France Daigle le prix du roman du Gouverneur général, doté de 25 000 $.À l'instar des tenants de l'Oulipo ­ OUvroir de LIttérature POtentielle ­ comme Georges Perec, qui a écrit un roman (La Disparition, 1969) qui ne comporte pas une seule fois la lettre e, la Monc ton ien ne s'est imposé une « contrainte », mais d'ordre mathématique : « Douze fois 12 fois 12 : Pour sûr compte 144 petits chapitres de 12 fragments chacun, ça fait 1728 passages sur la vie quotidienne d'une famille.Je suis incapable d'écrire sans contrainte.», dit-elle.Dans la catégorie essais, le jury a choisi Comment tuer Shakespeare de Normand Chaurette, P rix 2011 de la revue Études françaises.Pou r ce premier essai (publié aux PUM), le dramaturge remporte un quatrième « GG » et un deuxième en deux ans.E n accepta nt son pri x , Nor ma nd Chaurette a dit avoir bon espoir que le Conseil des arts du Canada (qui administre les prix du Gouverneur généra l) sau ra pa r a illeu rs fa i re preuve de « vigilance » pour que les créateurs, les auteurs dramatiques notamment, continuent de recevoir l'aide publique dont ils ont besoin.« E n théâtre, d it M .C hau rette à La Presse, les compagnies comme UBU se sont fait couper les subventions de tournée en Europe.Pour le gouvernement Harper, la culture ne semble pas peser lourd.» La dramaturge Geneviève Billette, pour sa part, a reçu le « GG » de la catégorie théâtre, son deuxième, pour Contre le temps (Leméac), créée en 2011 au Théâtre d'Aujourd'hui dans une mise en scène de René Richard Cyr.Dans la catégorie poésie, le prix est allé à Maude Smith Gagnon pour Un drap.Une place., publié chez Triptyque (voi r c on s ei lde s a r t s .c a p ou r le s détails).E n l it térat u re j eu ne sse, A l i ne Apostolska est la lauréate pour Un été d'amour et de cendres (Leméac), une histoire d'amour impossible entre une jeune Québécoise et un Tibétain destinée aux « futurs adultes » de 15 ans ; le prix de l'illustration jeunesse est allé à Élise Gravel pour La clé à molette (La courte échelle).En traduction finalement, Alain Roy est devenu le troisième lauréat d'un « GG » pour un livre sur le pianiste Glenn G ould (Boréal), une traduction de l'oeuvre de Mark Kingwell (Penguin).Nigel Spencer, de s o n c ô té , a r e m p o r t é l 'au t r e prix pou r Mai at the Predators'Ball (Anansi), une traduction du roman de Marie-Claire Blais originellement publié chez Boréal.Salle d'exposition principale, niveau M Entrée libre Jusqu'au 25 août 2013 Conférence Par Georges Leroux, professeur émérite au Département de philosophie de l'Université Geo du Québec à Montréal et commissaire rge Leroux de l'exposition Raymond Klibansky (1905-2005) ­ La bibliothèque d'un philosophe Pho to :N Le jeudi 15 novembre à 19 h à l'Auditorium* Pour tout savoir sur les activités culturelles de BAnQ et pour réserver des billets : banq.qc.ca · * Gratuit · Possibilité de réserver une place (frais de billetterie de 4 $) at ha lie St- Une vie au service de la justice et de la pensée P ierre , U QAM Raymond Klibansky Photo : Michael Schwarz , Heidelberg University Archives \f 4 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 14 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL ARTS 14 15 16 17 18 19 NOVEMBRE La culture pour les nuls NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE S i l'importance d'un auteur se mesure au nombre de notables qu'il réussit à attirer à son lancement, alors l'historien Éric Bédard, qui n'a que 42 ans, est un homme respecté et influent.Lundi soir, dans la maison même du chanoine Groulx à Outremont, les personnalités publiques venues saluer la sortie de son nouvel ouvrage se comptaient au pouce carré, depuis Lucien Bouchard jusqu'à Pierre Karl P él a d e au e n p a s s a n t p a r Claude Béland, le nouveau ministre de l'Éducation Pierre Duchesne, Jacques Godbout et j'en passe.Ce soir-là, le docteur en histoire de McGill et diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris ne célébrait pas la publication d'un autre essai comme la demi-douzaine qu'il a déjà signé, mais son entrée dans un club sélect : celui des nuls.Entendons-nous : il ne s'agit pas d'un club d'imbéciles, mais d'une très prestigieuse collection française de manuels destinés à l'origine pour les nuls en informatique et publiés par les très french éditions First.Grâce à un succès planétaire retentissant, les Nuls et leur couverture noire et jaune emblématique sont devenus une marque réputée, traduite en un million de langues et couvrant un océan de sujets allant du Tricot pour les nuls jusqu'au Judaïsme pour les nuls en passant par Le sexe pour les nuls, Le solfège pour les nuls ou Le néerlandais pour les nuls.Éric Bédard a été invité à y ajouter sa petite brique avec L'histoire du Québec pour les nuls.Je me suis empressée d'en acheter un exemplaire et de plonger dans ses 400 pages, divisées en 6 parties et en 25 chapitres.D'entrée de jeu, j'ai constaté que c'était bien fait, clair, cohérent, facile à suivre et à comprendre.J'ai bien aimé la mise en garde vou la nt que l 'ouv rage ne s'adresse pas aux chercheurs en histoire, mais au grand p u bl i c , q u ' i l s o i t s e r b o croate ou finlandais.Mais É ric Béda rd a ajouté avec une pointe éditoriale qu'il s'adresse aussi aux Québécois, « ceux qui ont le sentiment de mal connaître leur histoire parce qu'ils l'ont oubliée ou parce qu'ils ont eu des profs moins motivés ».Façon polie de dire que les profs sont nuls.Dernier public cible de l'historien; les nouveaux arrivants comme sa tendre épouse qui, de son propre aveu, aurait bien aimé avoir un tel manuel sous la main lorsqu'elle a émigré au Québec.Bien d'accord.L'ensemble des grands événements politiques qui ont marqué notre histoire, de 1524 à nos jours, y sont tous sans omission : les débuts de la colonie, les guerres, la conquête, Duplessis, Lesage, l'Expo 67, les référendums, l'accord du J'en ai beaucoup plus en arts et dans la culture et là, misère, j'ai été déçue.À ce que je sache, ce qui fa it que le Québec ex iste encore après tant d'épreuves, de revers, d'échecs, c'est la résilience de son peuple, mais aussi la force de la culture à travers laquelle il s'exprime.Or, il n'y a qu'un court chapitre consacré non pas à la culture, ma is à 10 person na lités mythiques.Maurice Richard y est, Louis Cyr aussi, de même que Céline Dion, Nelligan, M ichel T remblay, Leona rd Cohen et.Guy Laliberté.Un jour, il faudra qu'on m'explique pourquoi les nationalistes québécois font si peu de cas de la culture.lac Meech, le FLQ, la mort de Pierre Laporte, le massacre de Poly, la crise du verglas et l'élection de la première femme première ministre.Amen.Pour ne pas assommer les nuls, chaque événement est contenu dans des capsules de quelques paragraphes ressemblant à de longs tweets.On est de son temps ou on ne l'est pas.Tout m'est apparu équilibré et bien documenté, mais qui suis-je pour juger ?Je ne suis pas historienne.Ma culture historique, sans être nulle, est trouée comme un gruyère.En histoire, j'ai peu de repères.Les écrivains brillent par leur absence, de même que Félix Leclerc, André Mathieu, Jean Duceppe, Riopelle et Borduas.Pas u n cinéaste non plus, même pas Claude Jutra, celui dont George Lucas, monsieur Star Wars lui-même en personne, affirmait dans L'Express du mois dernier qu'il avait été une influence majeure.É ric Béda rd n'est pou rta nt pas u n inculte.Da ns son essai Retour aux sources, il a na lyse brilla m ment le cinéma de Denys Arcand et de Pierre Falardeau.Il n'est p a s u n i n c u lt e , m a i s u n fervent nationaliste, proche des milieux souverainistes.Reste qu'en occultant de grands pans de la culture québécoise à la faveur de la politique, il s'inscrit dans une logique trop bien connue et qui fait de la culture d'ici un parent pauvre, à la limite une parenthèse historique qui passe toujours après les affaires importantes.Bédard m'a avoué qu'il avait dû faire des choix déchirants, com me omet t re F ra nçois Xavier Garneau, qu'il idolâtre, ou oublier le cinéma ou Robert Lepage, mais ces choix-là, il les a faits.C'est indéniable.Un jour, il faudra qu'on m 'e x pl iq u e p o u r q u o i le s nationalistes québécois font si peu de cas de la culture.Et je ne parle même pas des péquistes, les pires du lot.À peine deux mois après leur élection, les millions qu'ils avaient promis de faire pleuvoir sur la culture se sont déjà évaporés.À cet égard, Éric Bédard n'est absolument pas dans le champ quand il relègue la culture au rôle de figurant dans l'histoire du Québec.Il confirme qu'au Québec, hier comme aujourd'hui, la culture, c'est pour les nuls.Quant aux éditions First, si jamais leur éditeur cherche un autre angle pour expliquer le Québec aux nuls, la culture serait tout indiquée.S Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Mélanie Watt au Salon du livre suite de la page 1 CHESTER Quoique l'âge n'ait rien à faire quand vient le temps de raconter, lire ou regarder les livres écrits et dessinés par Mélanie Watt.Que ce soit la série des Frisson ou celle des Chester (un matou mythomane ET mégalomane, rebelle à tout crin!), tout le monde y trouve son compte.En tous cas, 2,3 millions d'acheteurs l'y ont trouvé depuis 2001.Car impossible de ne pas rigoler en regardant Chester le chat qui chipe à Mélanie Watt son marqueur rouge (symbole d'autorité par excellence, devenu ici symbole de liberté) pour commenter la page couverture et dessiner lui-même les aventures qu'il juge dignes de son statut : « Les plus petits l'adorent et certains dessinent, par exemple, le directeur de leur école, ligoté par Chester ! » Et com ment résister aux innombrables listes que prépare Frisson pour tout planifier, puis replanifier, puis rereplanifier, ainsi que ses plans de secours, ses graphiques, etc.C'est particulièrement vrai du plus récent livre de Mélanie Watt, qui n'est pas un conte, mais bien un «guide de sécurité pour les stressés» «qui ne s'adresse pas aux casse-noisettes», intitulé Frisson l'écureuil se prépare pour Noël! «Les enfants qui ont été fans de mes premiers albums sont maintenant des pré-ados et des ados, explique Mélanie.Et c'est en pensant à eux que j'ai eu envie d'écrire un guide qui les intéresserait eux aussi.» Pour évaluer si ce « guide » s'adresse bien à vous, Frisson propose notamment un questionnaire de Noël : « Le temps des Fêtes me rend a) heureux (0 point), b) joyeux (0 point), c) nerveux (1 point)».Ou «Mon arbre doit être a) naturel (0 point), b) en plastique (0 point), c) sans bactéries (1 point).» Bref, ça donne des points d'être fataliste, phobique et angoissé! Et tout ça dans une langue d'ici : Frisson parle de « cartecadeau de Dolloranoix » ou de vêtements de Noël de « style académique, bolé ».«Je veux pouvoir m'identifier à mes livres en tant que francophone d'Amérique du Nord, explique l'auteure-illustratrice.Moi, j'aime ça dire du chassebibittes, des sent-bon ou un centre d'achats plutôt que centre commercial.C'est comme ça qu'on parle et c'est ça qui est drôle.J'aime l'humour comme celui de la sitcom Seinfeld, par exemple l'épisode consacré au \" double dipping \", à mourir de rire.J'ai donc décidé moi aussi de parler des \" doubles trempeurs \" dans le \" guide \" de Noël parce que c'est une réalité ici .» En effet, les Québécois et autres Nord-Américains qui plongent leur chip dans une trempette, en croquent un morceau et le replongent ensuite dans la trempette, mêlant joyeusement bactérie salivaire et crème sûre, sont nombreux.Ailleurs aussi.Mais l'Europe, elle, n'a pas baptisé le phénomène! Si l'auteu re-illustratrice aime autant l'humour anglophone, c'est qu'elle est parfa itement bili ngue depu is l'enfance.En raison du métier de son père, elle a déménagé plusieurs fois : à Calgary (à 8 ans), à Toronto, à Québec.Elle réalise donc les versions anglaises et françaises de ses albums, simultanément, partant généralement d'une idée plutôt que d'un texte ou d'un dessin.Et c'est la société qui l'inspire: «La société, les médias, l'hyperprotection, l'idée de perfection, c 'est pa rtout.Ma intena nt, quand on achète du dentifrice, c'est pour avoir les dents propres, mais aussi super blanches! Alors, quand un enfant qui lit mes livres dit : \" Ben voyons donc, ça n'a pas d'allure, telle ou telle peur de Frisson \", c'est ce qui me fait le plus plaisir parce qu'on peut commencer à parler de l'influence qu'ont les autres, les médias, la publicité, la société.» Et on peut même accepter ses propres contradictions.Mélanie Watt le reconnaît, elle est ravie qu'il y ait désormais des distributeurs de savon antibactérien partout.«Et il va y en avoir sur ma table au Salon du livre, c'est sûr», conclut-elle en riant! Mélanie Watt, aujourd'hui, 10 h et 11 h, et demain, 11 h, en entrevue publique; samedi et dimanche, de 13h à 14h30, au stand 19 du Salon; dimanche, 10 h, pour L'heure du conte en pyjama.LE PRIX DU GRAND PUBLIC 2012 VIE PRATIQUE / ESSAI THÉÂTRE / Bérénice Les bretelles de l'empereur ! CRITIQUE Le metteur en scène Daniel Paquette aime « tordre » les cla ssiques du théât re, les moderniser pour les rapprocher du public actuel.Après Molière, Sha kespea re et Cor neille, voilà qu'il s'attaque à Racine, en montant l'une de ses plus célèbres tragédies, Bérénice.Le résultat est peu convaincant.À la mort de son père, l'empereur Vespasien, Titus s'apprête à régner sur l'Empire romain.Or, il doit d'abord choisir entre le pouvoir et son amour pour Bérénice, la reine juive de Palestine.Mais Rome s'oppose au mariage de son souverain avec une étrangère, reine de surcroît.Comment alors se décider à quitter la femme qu'on aime?Et comment lui dire sans se consumer?Avec les vers sublimes de Racine; probablement les plus beaux de la langue française.Titus quittera Bérénice, car «il ne s'agit plus de vivre, il faut régner».L'honneur ou la passion, déchirant duel, et pas seulement pour le couple: Antiochus, roi de Comagène, ami fidèle de Titus, est aussi amoureux de Bérénice.Daniel Paquette a transporté l'intrigue dans la Rome fasciste des années 30 et commence la LUC BOULANGER Participez au 30 e concours du prix du Grand public 2012 Salon du livre de Montréal / LA PRESSE et gagnez l'un des huit chèques-livres d'une valeur de 250 $ offerts par le Salon.Votez pour les plus appréciés des best-sellers de l'année, répartis dans les volets Littérature et Vie pratique / Essai, en choisissant le livre d'un auteur québécois parmi la liste des meilleures ventes de la dernière année dans les librairies indépendantes.Ces listes ont été établies par l'Association des libraires du Québec et la Société de gestion BTLF/Gaspard et ne tiennent pas compte des titres lauréats du prix du Grand public des cinq dernières années.L'auteur du livre le plus populaire dans sa catégorie recevra une bourse de 2000 $ offerte par LA PRESSE, ainsi qu'une oeuvre de l'artiste verrier Denis Gagnon, remises au Salon le samedi 17 novembre à 17 H sur la Grande Place.Les noms des gagnants des chèques-livres seront dévoilés au même moment.Indiquez votre choix sur le coupon-réponse et échangez-le aux guichets de la Place Bonaventure contre une entrée gratuite au Salon du livre de Montréal le mercredi 14 ou le jeudi 15 novembre, de 9 h à 20 h.Vous pouvez également participer à ce concours par le biais de notre site Internet à compter du 30 octobre (un seul vote par personne).A.Le Pouvoir anticancer des émotions - Christian Boukaram - De l'Homme B.À la di Stasio 3 - Josée di Stasio - Flammarion Québec C.Le Guide de l'auto 2012 - Denis Duquet, Gabriel Gélinas, et Marc Lachapelle - Trécarré D.Comment j'ai vaincu la douleur et l'inflammation chronique par l'alimentation Jacqueline Lagacé - Fides E.Cuisiner pour vaincre la douleur et l'inflammation chronique Jacqueline Lagacé - Fides F.Pensouillard le hamster.Petit traité de décroissance personnelle Serge Marquis - Transcontinental G.De quoi le Québec a-t-il besoin ?- Jean Barbe, Marie-France Bazzo et Vincent Marissal - Leméac H.Lettres à un jeune politicien - Lucien Bouchard - VLB I.C'était au temps des mammouths laineux - Serge Bouchard - Boréal J.De colère et d'espoir - Françoise David - Écosociété K.L'Art presque perdu de ne rien faire - Dany Laferrière - Boréal L.Comment mettre la droite K.O.en 15 arguments - Jean-François Lisée - VIE PRATIQUE ESSAI Faites votre choix.Écrire en lettres majuscules.Le prix du Grand public 2012 Prénom : VIE PRATIQUE / ESSAI Nom : Adresse : Ville : Téléphone (rés.) : Mon choix se porte sur le Titre : no : Code postal : Téléphone (trav.) : Déposez ce bulletin déjà complété aux guichets de la Place Bonaventure et obtenez une entrée gratuite au Salon du livre de Montréal le mercredi 14 ou le jeudi 15 novembre, de 9h à 20h.Les fac-similés faits à la main sont acceptés.Les règlements du concours sont disponibles au Salon du livre de Montréal.pièce sur un air de Cole Porter.Ce qui pourrait se défendre, or rapidement ça devient un fourretout de styles et d'influences qui nuisent au texte.Comme ces costumes hétéroclites, robe de soirée charleston, veste militaire décorée, tuniques et autres turbans perses! Titus (Alexandre Goyette) enlève sa veste au milieu de la pièce et joue jusqu'à la fin en bras de chemise et en bretelles.À l'acte 4, Goyette livre le monologue de Titus, les mains dans les poches.Plus tard, l'empereur racinien pleure assis à califourchon sur le dossier d'un canapé! Lise Martin joue la sensualité de la reine comme une actrice des Ziegfeld Folies.Carl Poliquin transforme Antiochus en dépressif chronique.Les serviteurs des trois héros épient leurs maîtres comme dans un sketch du Coeur a ses raisons! Seul, Marcelo Arroyo est crédible en Paulin, le confident retors de l'empereur romain.Le metteur en scène a aussi travaillé avec Anne Bédard le phrasé des vers pour les rendre plus accessibles aux oreilles d'aujourd'hui.Ce qui fausse l'émotion et la pureté mélodieuse de la langue de Racine.À la salle Fred-Barry du théâtre Denise-Pelletier.Jusqu'au 24 novembre.\f LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 14 NOVEMBRE 2012 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 5 ARTS FLASHES CONFÉRENCE INTERNATIONALE DES ARTS DE LA SCÈNE Le cinéma québécois vient de perdre un de ses pionniers avec la mort de Roger Blais, disparu vendredi à l'âge de 95 ans.Réalisateur, producteur, scénariste, monteur, directeur de la photographie, artiste d'animation et acteur, M.Blais a littéralement porté tous les chapeaux, essentiellement pour le compte de l'Office national du film (ONF).Comme cinéaste, il réalise les films Fridolinons (1945), Voyage royal (1951), Les moines de Saint-Benoit (1951) et Les aboiteaux (1955), avant de devenir producteur exécutif du studio français de l'ONF en 1954.Après avoir produit le long métrage De l'âge de pierre à l'âge atomique en 1961, il devient coordonnateur visuel à Expo 67.On peut voir ses films sur le site de l'ONF au www.onf.ca/explorer-tous-les-cineastes/roger-blais.- Jean-Christophe Laurence Un pionnier de l'ONF s'éteint La signature québécoise JOSÉE LAPOINTE Ted Kotcheff au Centre PHI Ce soir, le Centre PHI reçoit l e ré a l is a te u r c a n a d i e n Te d Kotcheff, qui présentera aux cinéphiles son plus récent film, Wake in Fright.Le film raconte l'histoire de John Grant (Gary Bond), un enseignant de passage dans la ville minière de Bundanyabba, dans le désert australien.Ce qui devait être le passage d'une nuit se transforme en un dramatique séjour de cinq jours où Grant passe d'un homme bien élevé à un pauvre type saoul et dégoûté de lui-même.Dans le passé, Ted Kotcheff a réalisé L'apprentissage de Duddy Kravitz et Retour vers l'enfer.Il répondra aux questions du public.La soirée commence à 19 h 30 au Centre PHI (407, rue Saint-Pierre dans le VieuxMontréal).- La Presse Le film Catimini de Nathalie St-Pierre a remporté dimanche le prix Kinema franco-allemand de la jeunesse, remis à la clôture du 26 e Festival international du film de Braunschweig, en Allemagne.M me St-Pierre était sur place pour recevoir sa récompense.Il s'agit du second prix que remporte le film depuis sa sortie en première mondiale en août à Angoulême, en France (où il a décroché le prix du meilleur long métrage).Le film, qui met en vedette Isabelle Vincent et Roger Larue, raconte l'histoire de quatre filles de 6 à 18 ans, vivant sous la garde de la Direction de la protection de la jeunesse.Catimini sortira sur nos écrans le 18 janvier prochain.- La Presse Un prix pour Catimini La conférence internationale des arts de la scène (CINARS) réunit tous les deux ans à Montréal des centaines de diffuseurs qui viennent de partout dans le monde faire le plein de spectacles.En ville jusqu'à dimanche, ils verront de tout, de la danse, du théâtre, du cirque, de la musique, et cette vitrine exceptionnelle permettra ensuite à des troupes québécoises de tourner autant en Europe qu'en Asie ou en Amérique du Sud.«On s'attendait à une baisse des inscriptions cette année à cause de la crise en Europe, mais il y a une augmentation de 10% par rapport à 2010», explique Alain Paré, PDG de l'événement depuis ses débuts, en 1984.La représentation européenne est importante bien sûr, mais on retrouve aussi, par exemple, de plus en plus d'Asiatiques.«Rien que de la Corée du Sud, il y aura 45 personnes, dit M.Paré.C'est qu'au cours des cinq dernières années, une centaine de salles de spectacle ont été construites là-bas, dont 80% ont plus de 1000 places.Alors ils cherchent du matériel.» Yu kiki A kawa za , de Fukuoka-shi, au Japon, vient à Montréal pour la troisième fois, en quête surtout d'originalité.« Ce n'est peut-être pas aussi gros qu'à New York ou à Toronto, mais on sait que ce qu'on verra sera toujours de qualité et vraiment différent », dit-elle.Si elle voit beaucoup de spectacles québécois, elle apprécie aussi le fa it que CINARS soit ouvert à des productions d'ailleurs.« La plupart des événements du genre ne présentent que des spectacles de leur pays.À Montréal, on peut vraiment voir de tout.» Patricia Meerts, programm at r ice du C ent re c u lt u rel Woluwe­ Saint-Pierre, à Bruxelles, est une habituée de C I N A R S depu is 19 9 8 .Les spectacles des 7 doigts de la main suscitent l'intérêt de promoteurs partout dans le monde.PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE/MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CIRQUE «Comme je ne peux pas aller à toutes les rencontres professionnelles, je dois faire des choix, explique-t-elle.Je préfère donc un endroit comme CINARS, qui fait déjà une présélection.C'est pour ça que cet événement reste pertinent.D'ailleurs, il n'a pas d'équivalent en Europe.» La programmatrice s'intéresse beaucoup à la danse, au théâtre et au cirque et a appris à reconnaître, avec les années, une signature québécoise.« C'est clair qu'au Québec, dans les arts de la scène, vous avez une longueur d'avance.Même si en Belgique, il y a des foyers d'ébullition, particulièrement en danse, je vois une plus grande avant-garde chez vous.Pas dans le sens de pointu, mais d'innovant.» Celle qui a déjà programmé O Vertigo et Les 7 doigts de la main estime que les créateurs québécois « sentent le public », et savent s'orienter vers lui.Le directeur du festival Les Nuits de Fourvière à Lyon, Dominique Delorme, revient justement à CINARS pour la deuxième fois après avoir succombé au charme des 7 doigts en 2010.«Je les ai invités immédiatement en 2011, où ils sont venus présenter Psy.Puis, je leur ai proposé de coproduire leur nouveau spectacle, et ils ont fait la création mondiale de Séquence 8 au festival en juin dernier.Et ils devraient revenir en 2014.» La force des 7 doigts, estime Dominique Delorme, est cette volonté de créer une compagnie qui raconte des histoires à travers leur art.Et c'est ce qui définit bien les arts de la scène du Québec, ajoute-t-il.«Il y a une grande technicité des artistes, mais il y a toujours derrière l'idée de raconter des histoires, au-delà de la technique.Je vois une sensibilité narrative qui donne un supplément d'âme aux productions.Le public le sent, il est touché par ça.» CINARS, c'est.1000 23 70 % professionnels des arts de la scène provenant de 40 pays, spectacles officiels, de productions québécoises, CINARS, du 12 au 18 novembre.Pour le programme des spectacles : cinars.org laissez-passer offerts au grand public par le réseau La Vitrine.4000 VOUS OFFRE LA CHANCE DE GAGNER LE GRAND PRIX INCLUANT: · 1 certificat-cadeau de la station touristique Floribell à Saint-Élie-de-Caxton (d'une valeur de 1000$) · 1 laissez-passer quadruple pour la première montréalaise · 1 boule de Noël en verre soufflé fabriquée par ·1 soufflé l'artisane Nicole Trudel-Marion, présente au ! te al ! ain ven astr m de s en de l' let rte Bil po a àl Mundial Montreal et le Festival international de Jazz de Montréal présentent en collaboration avec CaMuz : RIDM ­ NOTRE SUGGESTION 5 Broken Cameras Emad Burnat et Guy Davidi L'histoire du village palestinien de Bil'in, qui a choisi la non-violence pour combattre la construction d'un « mur de sécurité » israélien, a été fortement médiatisée au cours de la dernière décennie.Dans 5 Broken Cameras, le réalisateur Emad Burnat documente six ans de combat.Ce paysan de Cisjordanie a filmé toutes les manifestations, les arrestations, les reculs et les petites victoires des villageois face à l'armée israélienne.Au cours des ans, un de ses amis proches et cinq de ces caméras ont rendu l'âme.Les images, elles, ont survécu.Avec l'aide du réalisateur israélien Guy Davidi, elles racontent une histoire poignante.OU l'un des 25 laissez-passer doubles pour la première montréalaise du film le lundi 26 novembre à l'Impérial (centre Sandra & Leo Kolber, salle Lucie et André Chagnon) scénario de Un film de LUC PICARD FRED PELLERIN avec la participation de LUC PICARD Le meiLLeur de La musique du monde ! Nomadic massive · 21 h H'sao · 21 h 40 Patricia caNo · 22 h 20 LORRAINE RICHARD ET LUC MARTINEAU eccodek · 23 h Boogat · 23 h 40 Jeudi, 15 noveMbre à 21h PRODUIT PAR une compagnie À L'AFFICHE DÈS LE 30 NOVEMBRE! - Laura-Julie Perreault Pour participer, visitez le vivafilm.com et inscrivez l'indice: JARDIN Ce concours est publié dans La Presse du 12 au 17 novembre.Le tirage au hasard aura lieu le lundi 19 novembre.Les 26 gagnants recevront leur prix par la poste.Valeur totale des prix offerts: 1560$.Règlement disponible chez Alliance Vivafilm.l'astral, Maison du Festival rio tinto alCan billetterie : 1 855 790-1245 · admission.com · ticketmaster.ca Ce soir, à 18 h, à la Grande Bibliothèque.www.esimesac.com MundialMontreal.CoM salleastral.CoM Remplissez et postez ce coupon de participation avant le 17 novembre 2012 (cachet de la poste faisant foi) à : Concours La Verità, C.P.9090, succ.Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3P3.Date à laquelle la question a été posée : __________________ CONCOURS Écoutez Catherine Perrin, découvrez La Verità - un spectacle inspiré de Dali - et courez la chance de GAGNER UN VOYAGE EN ESPAGNE.Répondez à la question du jour posée entre 9 h et 11 h.Réponse : ________________________________________________ Nom : _________________ Prénom :__________________________ Adresse : _________________________________________________ Ville : _____________ Code postal :__________________________ Tél.domicile : ____________ travail :__________________________ Courriel : _________________________________________________ Je confirme avoir 18 ans et plus.Oui j'accepte de recevoir de la documentation de Radio-Canada et de ses partenaires.Concours réservé aux 18 ans et plus.Fac-similés non acceptés.Le prix comprend un séjour de dix jours pour deux personnes en Espagne incluant l'avion et l'hébergement.Valeur totale : 6 500 $.Certaines conditions s'appliquent.Règlement disponible sur Radio-Canada.ca/catherine \f 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 14 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ET CETERA C'EST ICI QUE ÇA SE PASSE.RIDM / MAGNUS ISACSSON Bons baisers de Montréal-Nord SYLVIE ST-JACQUES En août dernier, s'éteignait trop tôt Magnus Isacsson.Ava nt d'être emporté par le cancer à l'âge de 64 ans, ce cinéaste épris de justice sociale a eu le temps d'achever compléter Ma vie réelle, fruit d'une immersion filmique dans le quotidien de quatre jeunes de Montréal-Nord qui sera présenté demain aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal.En guise de chant du cygne, il laisse un film hyper sensible qui aborde de front la délinquance et l'abandon, mais aussi l'omniprésente musique et la solidarité d'un, quartier malgré tout, plein de vie.Alex est un ado à casquette tout frêle, au regard flou, un petit bum attachant qui rappe son mal-être et la rage que lui a légués sa mère prostituée perdue dans la brume des basfonds.Danny, qui a papillonné d'un centre d'accueil à un autre, trouve le salut dans la musique et le vélo.À 10 ans, Michael s'est retrouvé fin seul dans la ville, avec son petit frère à sa charge.Quelques années plus tard, il paie ses erreurs de jeunesse à coups de séjours hebdomadaires derrière les barreaux.Mikerson rappe sur sa solitude et la réalité de Montréal-Nord, accompagné par son mentor Don Karnage.Dubitatif à l'endroit de la couverture médiatique de l'affaire Villanueva, Magnus Isacsson a voulu faire un film qui montrerait Montréal-Nord sous son vrai jour.Il en résulte un portrait d'individus qui survivent comme ils le peuvent.Un film très réaliste qui fait contraste ave c le s i m a ge s g ue r r ière s d'émeutes et de gangs de rue qui plombent les ailes d'un quartier surtout peuplé de travailleurs à faibles revenus.« Montréa l-Nord , c 'est u n quartier comme un autre.Sauf que ses jeunes sont confrontés à des questions plus difficiles.Les organismes communautaires y sont hyper présents, les gens se connaissent, se parlent, il y a un vrai esprit de communauté.Et c'est l'un des quartiers les plus multiethniques de Montréal », témoigne Franck Le Coroller, qui a assisté Magnus Isacsson à la réalisation de Ma vie réelle.Le documentaire s'immisce a insi da ns desappa rtements surpeuplés, des dynamiques familiales âpres, des studios de fortune où l'on bricole avec presque rien des raps qui crachent la douleur de vivre.« Ce n'était pas facile de rester en contact avec eux.Certains ont changé de téléphone portable six, sept fois.Ils m'ont obligé à créer un compte Facebook », relate Franck Le Coroller.L e lien qu'a créé Magnus Isacsson avec ses jeunes protagonistes se fait sentir tout au long du film, alors qu'on l'entend les interroger sur leur vie, leurs succès, leurs états d'âme.« Magnus cherchait toujours à montrer les confrontations et les contradictions de ses personnages.Il était très important d'établir une confiance avec les personnages, mais ça n'a pas été facile.C'est normal, ce ne sont pas des enfants de choeur et ils étaient déjà méfiants vis-à-vis des médias, en général.Mais au bout de six mois, ça y était, on sentait qu'on ne les embêtait plus.» Né en Suède et a r rivé au Québec en 19 70 , M ag nus Isacsson a connu une première carrière de journaliste avant de bifurquer vers le documentaire, au début des années 90.« Il était intéressé par les relations de pouvoir.Un jour, quand je lui ai demandé s'il se voyait comme un cinéaste engagé, il m'a répondu, dans sa grande humilité: « Moi, je documente Magnus contre Goliath ce que font les gens engagés », relate Frank Le Coroller.Documentant les luttes syndicales (Maxime, McDuff & McDo), environnementales (Power, La bataille de Rabaska), M agnus Isacsson avait à coeur les luttes sociales des David contre Goliath de notre monde.« Ce qui m'a frappé chez lui, c 'était son amour de la race humaine.Ses films étaient à l'image de ce qu'il était dans la vie : hyper sensible, sans compassion et sans compromis.» Captant les chansons faites avec un M P3 et beaucoup de vécu ou les scènes quotidiennes de la rue Pascal, Magnus Isacsson a signé un film posthume qui n'embellit guère la dure réalité de Montréal-Nord, mais transmet néanmoins de l'espoir.« Ce sont des jeunes comme les autres, qui sont juste confrontés à des choix difficiles.Ta mère te bat, tu fais quoi ?Tu restes ou tu pars ?» Une jeunesse ni dorée, ni bl i ng- bl i ng , ma is pa s sa n s lumière.Parce qu'il y a surtout une vie réelle, à Montréal-Nord.Ma vie réelle, de Magnus Isacsson, est présenté le 15 novembre à 17 h au cinéma Excentris, à l'occasion des RIDM.Il prendra l'affiche le 23 novembre.Michael, Danny, Alex et Mikerson, les quatre jeunes de Ma vie réelle, film posthume de Magnus Isacsson.PHOTO TIRÉE DU FILM MA VIE RÉELLE VANINA VIGNAL/Après le silence Les blessures du communisme ANDRÉ DUCHESNE Même si le d ic tateu r Nicolae Ceausescu est mort sous les balles d'insurgés le matin de Noël 1989, la Roumanie est aujourd'hui encore un pays sous psychanalyse.Voi là c e q u i s e dé ga ge du film Après le silence réalisé par la documentariste française Vanina Vignal et présenté aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM).Film intimiste, Après le silence fait la démonstration que les stigmates de la dictature communiste demeurent aussi présents dans la conscience collective roumaine que les traces de balle sur les murs.Mais contrairement aux traces de balles, on ne les montre pas.C'est le cas de la famille de Ioa na , a mie très proche de la réalisatrice.En tournant un film sur la famille de celle-ci, oeuvre s'inscrivant dans une démarche plus large sur l'impact des années Ceausescu sur différentes classes, M me Vignal a découvert qu'un immense secret entourait l'histoire du grand-père maternel de Ioana.Selon la version de celle-ci, l'homme avait vécu et était mort dans des circonstances ordinaires.Mais après avoir interrogé Rodica, la mère de Ioana, la réalisatrice a découvert une réalité beaucoup plus tragique.Le cas n'est pas unique.Il ferait partie de l'héritage secret d'un nombre incalculable de familles roumaines.«Le grand-père était au mauvais moment au mauvais endroit, dit M me Vignal rencontrée au Festival international du film francophone de Namur, en Belgique.La honte, le secret, le mythe auront marqué ces familles.Mon film expose comment la grande histoire s'est engouffrée dans leur petite histoire familiale et a créé tout ce silence.» Celui-ci ne s'arrête pas à Ioana.Sa propre fille, Teona, 11 ans, suit les mêmes ornières.Lorsque Vanina Vignal lui pose des questions sur l'histoire familiale, Teona répond : «Ça me brûle les lèvres, mais je ne pose pas de questions.» «Teona dit qu'elle s'en fiche, qu'elle ne veut pas savoir, ce qui n'est pas vrai.Lorsqu'elle m'a dit cela, j'ai eu l'impression de voir Ioana», analyse M me Vignal qui, adolescente, a vécu à Québec et qui est également juge dans la section des courts métrages des RIDM.Selon elle, les blessures de l'ère communiste mettront autant de temps à guérir que celles de la Seconde Guerre mondiale.On parle de générations.«Nous, les Français, commençons à peine à regarder des choses comme la collaboration.On a beaucoup de mal encore à parler de tout ça.Ce sont de vrais secrets de famille.Alors, vous imaginez les dictatures communistes qui ont sévi dans plein de pays!» Après le silence est présenté aujourd'hui à 17h30 et dimanche à 14h à la salle Fellini de l'Excentris.\f "]
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