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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2012-11-12, Collections de BAnQ.

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[" 129e année No 20 66 pages, 5 cahiers Montréal lundi 12 novembre 2012 Le plus grand quotidien français d'Amérique 85 ¢ taxes en sus ­ Édition provinciale 95 ¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées SÉRIE François Cardinal a visité les grandes villes du pays pour déterminer ce qu'il manque à Montréal.Aujourd'hui : qu'est-ce qui distingue le maire idéal ?DÉBATS PAGE A21 COMMENT REDÉMARRER MONTRÉAL?PHOTOMONTAGE LA PRESSE ANDRÉ SAUVÉ LA QUÊTE DU SAVOIR-ÊTRE ARTS EXCLUSIF APPARTEMENT DE GILLES VAILLANCOURT La tour dans laquelle l'ex-maire de Laval a réservé un appartement de luxe a bénéficié de changements de zonage qui ont permis d'en doubler la hauteur.PAGES A2 ET A3 UN DÉZONAGE TROUBLANT PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE UN CACHEPLAQUE POUR DÉJOUER LES RADARS PAGE A5 EXCLUSIF VISION MONTRÉAL PAGES A6 ET A7 500$ POUR PARLER À DES ÉLUS LES HACKERS À L'ASSAUT DE LA CORRUPTION AFFAIRES PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE AUTO UNE ROUTE CAHOTEUSE GRAND PRIX DES ÉTATS-UNIS LE DÉFICIT AVANT TOUT FOOTBALL UNIVERSITAIRE PHOTOMONTAGE LA PRESSE Il n'y a pas d'intérêt au sein du caucus conservateur pour un plan visant à stimuler Même si la réputation de leur équipe a été ternie récemment, l'économie canadienne.les partisans de USC sont toujours présents, a constaté Richard PAGE A12 Labbé à Los Angeles.SPORTS Quelle est la différence entre Denis Coderre et un joueur de la LNH ?Denis Coderre patine beaucoup, en ce moment.Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte LES FIDÈLES DU TEMPLE RIMA ELKOURI PAGE A16 MON CLIN D'OEIL STÉPHANE LAPORTE PETIT TRÉSOR POSTHUME L-V 6 21924 98765 1 \f A2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 ACTUALITÉS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll La Ville de Laval a changé le zonage pour permettre la construction de cet immeuble où l'ex-maire Gilles Vaillancourt a réservé un appartement situé aux 14 e et 15e étages.PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE APPARTEMENT DE GILLES VAILLANCOURT Le dézonage a fait doubler la hauteur de la tour Vendredi, Gilles Vaillancourt a donné sa démission comme maire de la Ville de Laval, après des mois de controverse.La Presse a fait enquête sur l'un des endroits qui ont fait l'objet de perquisitions par la Sûreté du Québec (SQ), en octobre, soit la tour de condos du chemin des Cageux.En voici le troublant compte rendu.EXCLUSIF FR ANCIS VAILLES ET FABRICE DE PIERREBOURG La tour dans laquelle Gilles Va illa ncou r t a réser vé u n appartement de luxe, à Laval, a bénéficié de changements de zonage qui ont permis de presque doubler la hauteur de l'immeuble, a appris La Presse.En 2003, le terrain vague du chemin des Cageux, près de l'île Paton, a été séparé d'une zone qui autorisait seulement des immeubles d'un ma x i mu m de hu it étages .L'administration Vaillancourt a créé une zone spécifique pour le projet et a progressivement permis d'en faire passer la hauteur de 8 étages en 2003 à 15 étages en 2009, moment où la construction a commencé.L e 5 octobre, l'escouade Marteau a fait irruption dans la tour du chemin des Cageux, du promoteur Elias Khoury, baptisée Parc Regency.Les policiers de la SQ ont fait une perquisition dans un appartement terrasse (penthouse) du 15e étage.Ils cherchaient des documents pour étayer leur enquête sur le maire Vaillancourt.Selon nos informations, la SQ étudie notamment l'hypothèse d'un avantage donné en échange d'un changement de zonage de l'immeuble.L'appartement terrasse de l'ex-maire s'étend sur deux étages, les 14 e et 15 e , fa it 4060 pieds carrés et offre une vue magnifique sur la rivière des Prairies.Il a été acheté non fini en septembre 2010 pour un million de dollars.Officiellement, il est détenu par la cousine de l'ex-maire, Ginette Vailla ncourt, mais tout laisse croire que cette dernière aurait agi comme prête-nom du maire, selon nos informations.Des sources disent avoir souvent vu le maire sur le chantier de l'appartement en 2011, mais également au début de 2010, soit plusieurs mois avant sa vente officielle, en septembre 2010.La femme de Gilles Vaillancourt a d'ailleurs choisi les couleurs et les éléments de décoration du logement, tandis que le maire a fait ajouter une verrière et un B® CHANEL S.de R.L.www.chanel.ca ©CHANEL, Inc.CHANEL ® Selon nos informations, la SQ étudie notamment l'hypothèse d'un avantage donné en échange d'un changement de zonage de l'immeuble.ascenseur à l'intérieur pour circuler entre les deux étages, selon nos sources.Sa cousine détient aussi l 'a p p a r t e m e n t a dj a c e n t à celui de l'ex-maire de Laval.Le porte-parole de Ginette Vaillancourt, Gilles Corriveau, affirme qu'elle n'est pas un prête-nom pour l'ex-maire.L'appartement a plutôt été loué à son cousin Gilles, dit-il, et M me Vaillancourt disposerait des factures pour le démontrer.Sur place, La Presse a pu constater que la tour détonne dans le secteur.Aucun autre immeuble n'est aussi haut.De part et d'autre, les immeubles font huit étages ou moins, tandis qu'en face, les rues s ont b ordé e s de m a i s on s unifamiliales.Ivan Mihajlovits était l'architecte d'origine du projet, en 2004.« Ils n'ont pas construit le projet que j'avais dessiné, qui faisait 10 étages [en 2005].Ils ont changé les règlements de zonage pour l'adapter au nouveau projet », a expliqué M.Mihajlovits, qui trouve aujourd'hui « misérable » l'architecture du Parc Regency.En 2005, l'augmentation de la hauteur de la tour a été acceptée dans le cadre d'un Plan d'intégration architecturale, selon des documents de la Ville.Pourtant, ce genre de disposition a plutôt pour but « d'assurer la bonne insertion de nouvelles constructions de manière à ne pas rompre l'équilibre des lieux».L'administration Vaillancourt donne d'ailleurs des balises pour évaluer tout projet pour le terrain de la rue des Cageux.L'un des principaux critères est d'« harmoniser la hauteur de tout bâtiment à celle des bâtiments voisins de manière à créer une ligne d'horizon régulière», tout en «maximisant les vues sur la rivière».Joint au téléphone, le promoteur Elias Khoury soutient qu'il n'a jamais versé de faveur en é c ha nge d 'u n c ha nge ment de zonage.Il est apparu comme copartenaire du projet après 2005.Votre projet a-t-il eu besoin de changements de zonage?«Non, non, monsieur.Allez vérifier à la Ville.Je n'ai eu aucune faveur de la Ville.C'est confirmé à 100%.[.] Je n'ai jamais rencontré M.Vaillancourt», assure l'homme d'affaires.Elias Khoury affirme toutefois avoir vu Gilles Vaillancourt et sa femme au Parc Regency.« Ils venaient donner des conseils à sa cousine [pour l'aménagement de l'appartement]», dit-il.« Aucune faveur » Changement de zonage Montre en céramique high-tech blanche sertie de 54 diamants (~1.4 carat).Mouvement mécanique à remontage automatique.Réserve de marche 42 heures.Étanchéité jusqu'à 50 mètres.nouvelles@lapresse.ca VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE ?UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL ?Amusez-vous ! Astrologie du jour Débats Décès Horaire télévision SOMMAIRE SPORTS 8 AFFAIRES 7 A 20, 21 et 22 AFFAIRES 7 ARTS 4 Loteries Monde Personnalité Petites annonces Sudoku A 23 A 18 et 19 AFFAIRES 8 AFFAIRES 6 et 4 AFFAIRES 4 commentaires@lapresse.ca Ciel variable, maximum 16, minimum 6.AFFAIRES 6 Météo \f LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A3 ACTUALITÉS Des proches de Vaillancourt dans la tour d'habitation FR ANCIS VAILLES L e pr o m o t e u r d e l a tou r de copropr iétés de G i l les Vaillancourt, Elias Khoury, a des relations avec plusieurs pro c he s de l 'ex- m a i re de Laval, selon une enquête de La Presse.Le chef de police de Laval, l'ex-directeur général de la Ville, un avocat travaillant pour la Ville, une cousine, un important promoteur de terrain : tous ces gens ont acheté des condos à Elias Khoury ou à ses entreprises depuis deux ans.Et les transactions ont pour la plupart été réalisées par le notaire de la famille Vaillancourt, Martial Lavoie.Gilles Vaillancourt a réservé un appartement terrasse (penthouse) au 15e étage de la tour du chemin des Cageux, située près de l'île Paton et baptisée Parc Regency, selon nos informations.La Sûreté du Québec (SQ) a fait une perquisition à cette adresse le 5 octobre.En plus de l'ex-maire, le promoteur a vendu un appartement à sa cousine, Ginette, également au 15 e étage.S'y t r ouve é ga le me nt le c he f de police de la Ville, JeanPierre Gariépy, au 7e étage.M.Gariépy agit comme président du syndicat de copropriétés du Parc Regency.Les deux logements adjacents à celui du chef de police sont également détenus par un proche de l'administration Vaillancourt, en l'occurrence Gilles Laporte, de la firme Dunton Rainville.Me Laporte a acheté les appartements par l'entremise de sa firme Consultation G.Laporte, qui donne comme adresse le bureau de Dunton Rainville, boulevard du Souvenir.Dunton Rainville est le principal fournisseur de services juridiques de la municipalité.La cousine de l'ex-maire Vaillancourt, Ginette, le chef de police de la Ville, Jean-Pierre Gariépy, et un autre proche de l'administration Vaillancourt, Gilles Laporte, de la firme Dunton Rainville, ont acquis des appartements dans la tour Parc Regency.PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE D'autres projets de condos M M .A ssel i n et G rot hé risquent toutefois de se voir expulsés de leurs appartements, qu'ils ont pourtant payés.Le 12 septembre, un huissier s'est en effet présenté à leu r porte et leu r a t ra nsm is u n recou rs en déla issement forcé intenté par un sous-traitant.Ce dernier affirme que M.Khoury da ns cette situation difficile, un à Laval et l'autre à Montréal.Pour ces projets, M.K houry a été associé à un financier en ascension à Montréal : Kheng Ly.M M .K hou r y et K heng Ly ont aussi fait des affaires ensemble dans la tour du chemin des Cageux, à Laval.En août 2011, Kheng Ly a acheté Le promoteur Elias Khoury n'a pas seulement la tour du chemin des Cageux à son actif.Il a récemment bâti un autre projet de luxe à Laval, rue Marineau, à quelques kilomètres à l'est de l'île Paton.Or, deux des six appartements du projet y ont encore été achetés par deux notables de la Ville de Laval, proches de l'ex-maire Vaillancourt.Il s'agit de Claude Asselin, ex-directeur général de la Ville, et de Pierre Grothé, important promoteur.Claude A ssel i n , ma i ntena nt c hez Dessau, a acheté son luxueux appartement non fini en mars 2011 pour quelque 686 000$.Il l'a revendu à sa femme pour 1$ cinq mois plus tard.« Je ne fais pas de screen sur les acheteurs au moment de vendre.» - Elias Khoury, promoteur de la tour Parc Regency fa it défaut d'acquitter des ve r s e me n t s to t a l i s a n t u n million de dollars.En réplique à cette requête, le promoteur Khoury soutient en cour que les démarches sont « exagérées et sans fondement ».Il dit retenir 10 % des sommes du contrat parce que l'entrepreneur n'a pas terminé son travail.D e u x au t r e s pr oj e t s de M.K houry sont également un appartement terrasse au 15e étage de la tour pour 850 000 $, qu'il a revendu 900 000 $ quelques mois plus tard.Pendant quelque temps, Kheng Ly a donc détenu l'appa rtement immédiatement voisin de celui de Gilles Vaillancourt, chemin des Cageux.Kheng Ly et le blanchiment Kheng Ly a un passé controversé.Il s'est fait connaître à Montréal comme propriétaire de certains bureaux de change, qui fonctionnent aujourd'hui sous le nom de Services financiers KL, avec des succursales rues Jean-Talon et Jarry.En 2004, Kheng Ly et son employé Harry Phung ont été arrêtés par la Gendarmerie r oya le du C a n a d a (G RC ) et accusés d'avoir bla nchi 590 000 $ pour le compte de trafiquants de drogue.Les policiers avaient intercepté des conversations téléphoniques qu'avaient eues Kheng Ly et Harry Phung avec les trafiquants, selon une déclaration conjointe des faits, que La Presse a obtenue.Un agent de la GRC avait infiltré le groupe.Au début d e s e s r e l a t i o n s , l 'a g e n t ava it dema ndé au pr i nc ipal tra fiqua nt s'il pouvait convertir en chèque un petit montant « d'argent sale », soit 20 000 $.Le trafiquant a alors appelé Kheng Ly et lui a demandé en vietnamien s'il pouvait lui fournir un chèque « concernant cette chose » et combien il réclamait pour ce service.Après quelques démarches, le service a été rendu, comme deux autres par la suite pour des sommes beaucoup plus importantes.Le nom de Kheng Ly est mentionné 43 fois dans la déclaration de 24 pages.Harry Phung a reçu une peine de 16 mois de prison en 2005, mais les accusations contre Kheng Ly, qui contrôlait les centres d'encaissement de chèques, ont été retirées par la Couronne.Au téléphone, Elias Khoury se défend d'avoir vendu des appartements aux proches de Gilles Vaillancourt.Somme toute, dit-il, les proches de l'ex-ma i re sont peu nombreu x en rega rd du nombre total d'appartements de l'immeuble.« Je ne fais pas de screen sur les acheteurs au moment de vendre », dit-il essentiellement.Kheng Ly n'a pas rappelé La Presse, pas plus que JeanPierre Gariépy, Gilles Laporte ou Claude Asselin.- Avec la collaboration de Fabrice de Pierrebourg Le double rôle du notaire Martial Lavoie FR ANCIS VAILLES L es t ra n sac tion s concer nant la tour d'appartements d'Elias Khoury ou ses autres projets ont pour la plupart été instrumentées par le notaire Martial Lavoie, proche de la famille Vaillancourt.Or, en plus d'être notaire, Martial Lavoie joue souvent le rôle de promoteur immobilier, a constaté La Presse.L'homme achète et vend des terrains ou fait des prêts hypothécaires par l'entremise de sociétés incorporées.Et c'est lui-même ou un des membres de son cabinet qui agit com me nota ire pou r ces transactions, indique le registre foncier.Ce fut le cas de l'immeuble de la rue Marineau, à Laval, dans lequel l'ex-DG de la Ville, Claude Asselin, et le promoteur lavallois Pierre Grothé ont récemment acheté un appartement de luxe.En 2007, le notaire Lavoie éta it copropriéta i re du ter r a i n s u r leq uel a été construit cet immeuble, par l'entremise d'une société à numéro.Avant d'être excavé pour le projet, le terrain a été revendu à deux reprises, entre 2007 et 2009.Chaque fois, c'est le notaire Lavoie qui a agi comme notaire, ou l'un des collègues de son bureau.Martial Lavoie a également agi comme notaire dans une autre transaction où sa société à numéro faisait un prêt hypothécaire.Il signe aussi des actes notariés dans lesquels l'une des parties est l'entreprise Martial Lavoie inc.L a L oi su r le not a r iat interdit qu'un notaire instrumente une tra nsaction « dans laquelle lui ou son conjoint est ou représente l 'u ne des pa r ties », a f i n d'éviter les conflits d'intérêts.Toutefois, cette règle s'applique seulement lorsque le notaire est impliqué directement, pas lorsqu'il le fait par l'entremise d'une société.Les transactions ne sont donc pas illégales.Pa r contre, le Code de déontologie stipule que le not a i re doit év iter toute situation de conflit d'intérêts, c'est-à-dire « lorsque les intérêts sont tels qu'il peut être porté à préférer cer- En 2011, plusieurs invest i s s e u r s l 'o n t p ou r s u iv i pour un projet de « condohôtel » ; on lui reprochait d'avoir décaissé des fonds placés dans son compte en fidéicommis sans leur auto- L'homme achète et vend des terrains ou fait des prêts hypothécaires par l'entremise de sociétés incorporées.Et c'est lui-même ou un des membres de son cabinet qui agit comme notaire pour ces transactions, indique le registre foncier.tains d'entre eux et que son jugement peut être défavorablement affecté ».Si jamais la situation se présente, le notaire doit avoir le consentement des clients par écrit.Par ailleurs, les pratiques d'affaires du notaire Lavoie en ont i r rité cer ta i ns au cours des dernières années.risation.Deux investisseurs ont eu gain de cause dans un jugement rendu en juillet dernier.Les autres causes sont pendantes.L e l it ige c o n c e r n e u n projet de « condo-hôtel » à Québec appelé Loftboutique Développement International (LDI), pour lequel les investisseurs avaient versé une mise de fonds.LDI a déclaré Poursuivi par des clients faillite et les investisseurs ont perdu leurs mises, même si les fonds n'auraient pas dû être décaissés, selon l'interprétation que fait le juge d'un des contrats.Selon le syndic de faillite, Me Lavoie a versé des commissions de 161 24 0 $ au courtier du projet, PI Global, qui aurait agi illégalement.L'A u t o r i t é d e s m a r c h é s financiers (A M F) enquête sur l'affaire.À la fin des années 90, le notaire Lavoie s'est également vu imposer des amendes totalisant 5200 $ par le syndic de la Chambre des notaires pour divers manquements à la profession, dont certains touchaient son compte en fidéicommis.Joint au téléphone, Martial Lavoie affirme que ses activités sont tout à fait légitimes, que ses clients sont au courant et que la Chambre des notaires n'a rien à lui reprocher.Il ne veut pas faire de commentaires au sujet de l'affaire Loftboutique.\f SENTRA DE NISSAN 4,9 L / 100 km sur route1 Boîte CVT nouvelle génération Moteur intelligent à DACT de 1,8 litre plein la vue des économies ;) AVEC LA NouVELLE sentra 2013 · Meilleure consoMMation coMbinée de sa catégorie : 5,8 l / 100 kM1 · Modes de conduite sport/éco · design aérodynaMique · entrée sans clé et déMarrage par bouton-poussoir livrables Mettez-en plein la vue et vous pourriez vous retrouver sur un méga panneau publicitaire de la nouvelle Sentra 2013.Participez sur fandesentra.com Nissan.Innover pour exalter.1) Par rapport aux essais du manufacturier de la Sentra S 2013 avec transmission CVT et selon les données établies par le Guide de consommation de carburant des berlines intermédiaires 2012.Moteur à combustion interne seulement.Véhicules hybrides et diesels exclus.La consommation de carburant réelle peut varier en fonction des conditions de conduite ­ à utiliser à des fins de comparaison seulement.4.9 L / 100 km sur route | 6.6 L / 100 km en ville | 5.8 L / 100 km combinées.Les noms, logos, slogans, noms de produits et noms des caractéristiques de Nissan sont des marques de commerce utilisées sous licence ou appartenant à Nissan Motor Co.Ltd.ou à ses filiales nord-américaines.\f LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A5 ACTUALITÉS La Presse a rencontré incognito un détaillant qui vante l'efficacité de ses produits pour contrer la loi.PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO L'automobiliste fait dérouler une toile noire au-dessus de sa plaque.PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO La Presse a rencontré un entrepreneur qui vend un dispositif dont l'utilisation est illégale PHILIPPE TEISCEIR A-LESSARD À cache-cache avec les radars les radars », affirme sa petite annonce.Les mots-clés associés à l'annonce laissent aussi peu de place au doute quant à l'utilité principale du mécanisme: «pont payant », « police » et « ticket » ouvrent la marche.L'a n nonce a été publiée dans le site LesPACs.com, accessible à tout internaute.Il s'y présente avec son nom réel, confirmé par un profil Facebook affichant la même identité.Dans sa petite annonce, le vendeur explique que le système est officiellement conçu pour protéger les plaques lors d'expositions d'automobiles.Après lui avoir brièvement parlé au téléphone, La Presse s'est rendue au domicile du vendeur, où il reçoit ses clients.C roya nt s 'ad resser à de potentiels acheteurs, le jeune hom me da ns la v i ngta i ne affirme avoir rapporté une centaine de cache-plaques de Chine, d'où il fait de l'importation.Il démontre à ses « clients » que les appareils fonctionnent correctement.Su r tout , i l ra ssu re les représentants de La Presse : à moins d'être pris sur le fait, ils n'auront aucun problème avec la police.Visite incognito Les moyens illégaux d'éviter les contraventions se multiplient aussi rapidement que les radars photo installés par le gouvernement.Certains revendeurs peu scrupuleux ne se cachent même plus pour écouler leur équipement dont l'utilisation est illégale.Ainsi, La Presse a pu rencontrer incognito un détaillant qui vante ouvertement l'efficacité de ses produits pour contrer la loi.Le jeune entrepreneur de la grande région de Montréal utilise d'ailleurs un argument de vente convaincant : il assure l'avoir lui-même testé avec les radars photo et les systèmes électroniques de facturation du pont de l'autoroute 25.Pas un cent ne serait sorti de son porte-monnaie.Prix demandé pour l'appareil : 150 $ l'unité.Le mécanisme est relativement simple.À l'aide d'une télécommande, l'automobiliste fait dérouler un morceau de toile noire au-dessus de sa plaque d'immatriculation lorsque le besoin s'en fait sentir.Le système fonctionne «très bien pour « C'est légal.C'est comme quand tu as un permis d'arme, tu peux avoir une arme, a-t-il affirmé.C'est légal d'avoir une arme, mais ce n'est pas légal de tirer quelqu'un.» Lorsqu'il n'est pas déployé, ajoute-t-il, le cache-plaque ressemble à n'importe quel autre support, et les patrouilleurs n'y verront que du feu.À la Sûreté du Québec (SQ), on rappelle que l'utilisation d'un tel appareil pour dissimuler sa plaque d'immatriculation est illégale.« En vertu du Code de la sécurité routière, Utilisation illégale au Québec, c'est interdit », a tranché Claude Denis, porteparole de la SQ.La conduite d'un véhicule équ ipé d 'u n tel appa rei l , même s'il n'est pas activé, serait aussi interdite par la même loi.L'a mende totale pour un automobiliste accusé d'avoir dissimulé sa plaque au passage d'un radar photo peut dépasser le millier de dollars.Quant à l'achat et à la vente de l'appareil, le corps policier ne veut pas se mouiller.« En ce qui concerne l'achat, il faudrait peut-être vérifier avec un juriste.Mais je ne penserais pas [que c'est illégal].» Objectif avoué LA DOUBLETTE AU QUÉBEC Certains automobilistes peu scrupuleux ont trouvé un moyen encore plus original que le cacheplaque afin d'éviter d'avoir à payer les amendes que leur vitesse excessive leur a values.La doublette, modèle de fraude surtout connu en Europe, aurait traversé l'Atlantique, selon une enquête de Radio-Canada diffusée récemment.Le principe est simple.Il suffit de récupérer deux vieilles plaques d'immatriculation inutilisées et de les couper verticalement afin d'en créer une nouvelle, qui porte donc un nouveau numéro.L'utilisateur place alors une bande élastique ou un autre objet semblable afin de camoufler la jonction entre les deux morceaux de métal.Ainsi, un autre automobiliste héritera des amendes et des factures du pont de l'A25 qui devraient revenir au fraudeur.L'astuce, illégale, peut aussi fonctionner avec des agents de stationnement peu attentifs.« Ce sont des cas très rares », a assuré Pierre Rousseau, commandant au Service de police de la Ville de Montréal, au micro de la société d'État.Selon le policier, seulement six cas de fraude à la doublette auraient été décelés par les policiers de la métropole.La Société de l'assurance automobile du Québec, quant à elle, n'avait jamais été mise au courant de l'arrivée de la doublette au Québec.- Philippe Teisceira-Lessard DU LUNDI AU JEUDI AVEC CÉLINE GALIPEAU Réal.-coord.: Éric Le Reste LE TÉLÉJOURNAL AUSSI SUR RDI À 21 H LE WEEK- END AVEC PASCALE NADEAU NOUVEAUTÉ Notre vidéo Comment déjouer les radars photo Pour visionner la vidéo sur la rencontre incognito avec le revendeur de cacheplaque, allez à lapresse.ca/cacheplaque Réalisateur: Hugues Brassard \f A6 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 ACTUALITÉS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 500 $ pour parler à des élus Un mode de financement de Vision Montréal jugé « préoccupant » Malgré les scandales qui agitent le monde municipal, Vision Montréal a permis récemment à des entrepreneurs et à des promoteurs, non inscrits comme lobbyistes, d'avoir un accès privilégié à ses élus lors d'activités de financement ciblées, a constaté La Presse.Un modus operandi suffisamment « préoccupant » et « malsain » aux yeux du maire de Rosemont-La Petite-Patrie, François Croteau, pour le convaincre de claquer la porte du parti, il y a un an, puis de le dénoncer par écrit à la commission Charbonneau, révèle-t-il aujourd'hui.FABRICE DE PIERREBOURG EXCLUSIF E n 2 011 , le pa r t i V i sion Montréal, plombé pa r une dette de plus de 800 000 $, a organisé des « rencontres thématiques ».Le principe est de rassembler des élus et des citoyens montréalais prêts à débourser 500 $ à titre de contribution politique pour assister à une discussion sur un thème précis.À deux occasions, dans ce contexte, Vision Montréal a sollicité d'importants acteurs de l'industrie de la construction et de l'immobilier.Par la suite, ces derniers ont pu promouvoir leurs dossiers, parfois avec insistance, auprès des élus présents, déplore le maire de Rosemont, qui porte aujourd'hui les couleurs de Projet Montréal.I nter rogé pa r La Pre s se , François Croteau est cinglant.« Je me suis senti piégé par mon propre parti», dit-il sans détour.En janvier 2011, il avait déclaré publiquement qu'il refusait de « rencontrer tout promoteur privé ou particulier» dans l'exercice de ses fonctions pour respecter des « principes d'éthique rudimentaires » et «être au dessus de tout soupçon de conflit d'intérêts, de favoritisme, de malversations».Avec ces déjeuners-causeries thématiques, qui a priori ne sont pas illégaux, Vision Montréal a «joué avec le feu», estime-t-il.«Les gens sont là uniquement pour faire avancer leurs dossiers.Ils s'attendent à un retour d'ascenseur.Pour moi, cela s'assimile à du financement sectoriel.» Une pratique que Louise Harel a juré avoir bannie de son parti dans la foulée de l'éviction de Benoit Labonté en octobre 20 0 9.F ra nçois Croteau n'est pas de cet avis, et c'est pourquoi il s'est décidé à dénoncer par écrit la situation à la commission Charbonneau, au printemps dernier.Les « gens » dont parle l'élu de Rosemont sont discrets.Ils ne font pas partie des cartels des égouts, des trottoirs ou de l'asphalte qui sont les vedettes de la commission Charbonneau.Pourtant, il suffit de regarder le ciel de Montréal et de compter les grues et les tours qui poussent pour constater leur Un an après avoir quitté Vision Montréal, François Croteau affirme que des activités de financement du parti l'avaient rendu « mal à l'aise ».PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE Louise Harel, chef de Vision Montréal, se retrouve sur la sellette pour des rencontres où des entrepreneurs ont versé de l'argent pour parler à des élus de son parti.PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE omniprésence.Ils sont promoteurs, mais aussi urbanistes ou encore architectes.Et ils sont tout aussi présents dans les activités de financement ­ un exemple de « proximité malsaine», selon M.Croteau.Pas inscrits comme lobbyistes L'une des deux activités considérées comme problématiques s'est déroulée en juin 2011 dans un restaurant à deux pas du futur quartier Griffintow n.La Presse a c on st até d a n s le s ét a t s Dans la salle se trouvaient aussi les maires des arrondissements du Sud-Ouest, de Villeray­Parc-Extension, de Pointe-aux-Trembles­Rivièredes-Prairies et de MercierHochelaga-Maisonneuve, tous de Vision Montréal.Les donateurs présents avaient un oeil sur des projets immobiliers ou étaient déjà engagés dans certains projets de la métropole ­ en particulier sur le territoire de l'un des maires présents.Il s'agit d'un vaste secteur du Sud-Ouest, qui com- « Je me suis senti piégé par mon propre parti », dit François Croteau, maire de l'arrondissement de Rosemont­La Petite-Patrie, qui a claqué la porte de Vision Montréal il y a un an.financiers du parti que 8 des 11 « citoyens » donateurs qui ont assisté à ce « déjeuner thématique » sont des dirigeants des groupes Coprim, Maître Carré, Axxco et Prével ­ tous des promoteurs immobiliers.Les dirigeants ou représentants de trois importants cabinets d'architectes et d'urbanistes étaient aussi présents.Après vérification, aucun ne figure au registre des lobbyistes.L'article 2 de la Loi sur la transparence et l'éthique oblige pourtant quiconque souhaite communiquer avec un «titulaire de charge publique» à s'inscrire au registre.S'en abstenir est illégal, explique le porte-parole du Commissaire au lobbyisme.prend Griffintown et le bassin du Havre, le long du canal de Lachine.Le «Klondike», comme l'annonce Prével sur son blogue.Officiellement, ils étaient ve nu s e n t e n d r e le m a i r e d'a rrondissement F ra nçois Croteau, qui faisait un doctorat en études urbaines, évoquer la vision de son parti d'alors en matière d'urbanisme.L'opération était organisée par Soraya Martinez, actuelle chef de cabinet de L ouise Harel, et Jocelyne Cyr, responsable du financement.« Sau f que je me su is rapidement rendu compte, lorsque la période des questions a débuté, que tous ces gens n'étaient pas là pour le contenu de la conférence, mais pour exposer les problèmes qu'ils vivaient entre autres dans mon arrondissement », raconte François Croteau.« Leurs questions étaient ciblées.Je me sentais très mal à l'aise.» L'un des promoteurs, qui a « lâché son fiel » contre les lourdeurs de la réglementation, s'est même permis de dire : « Moi, j'ai payé 500 $, vous allez me laisser parler.» Georges-Hébert Germain Grégoire Delacourt Laurent Gaudé Mylène Gilbert-Dumas Armel Job Marie-Renée Lavoie Georges Leroux Normand Mousseau Bruno St-Aubin Mélanie Watt Président d'honneur : Invités d'honneur : François Croteau affirme qu'il a mis fin abruptement à la période de questions.Il raconte qu'à peine assis à sa table, il a été de nouveau harcelé par d'autres entrepreneu r s ­ en pa r tic u l ier par un promoteur qui avait vainement tenté de le rencontrer à sa mairie.« Au parti, on avait insisté pour que je le rencontre, ce que j'avais refusé.Étrangement, il était assis en face de moi.Il m'a attaqué pa rce qu'il n'avait pas son permis.Je me suis énervé.J'ai haussé le ton.» M me Ha rel lui aurait alors demandé de se calmer et de « collaborer » avec les donateurs du parti.François Croteau dit que, fâché et se sentant piégé, il a alors quitté la table et tenté de sortir de la salle.« Je me suis retiré, car ça allait contre mes valeurs.» « Ces gens-là ne sont pas à la commission Charbonneau, ils ne sont pas véreux ni corrompus », réplique le maire du Sud-Ouest, Benoît Dorais, qui était présent ce jour-là.N é a n m o i n s , c 'é t a i t l a se conde fois en quelques mois que le maire de Rosemont se sentait « mal à l'aise ».Le 19 janvier, il s'était retrouvé en compagnie de la plupart des mêmes promoteurs dans un brunch à 50 0 $ organisé par Serge Paquette, associé directeur de la f i r me de relations publiques National.Le parti a récolté 9000 $ lors de cette rencontre avec M me Harel et ses conseillers.Bien que les invitations aient été envoyées de l'adresse de courriel professionnelle de M.Paquette, Vision Mont réa l a f f i r me à La Presse qu'il s'agissa it d'une initiative personnelle de sa part.« Contre mes valeurs » S Pour joindre notre journaliste : fdepierrebourg@ lapresse.ca ENCAN PUBLIC www.empireauctions.com S.Cosgrove G.Roberts PATEK PHILIPPE mercredi : 9h à 21h jeudi : 9h à 21h vendredi : 9h à 22h samedi : 9h à 21h dimanche : 9h à 19h lundi : 9h à 16h Heures d'ouverture ROLEX 5,25 cts Diamant 12,00 cts Émeraude 3,00 cts Rubis mercredi, jeudi et lundi : 9h à 15h Admission générale : 8 $ Admission générale via Internet : 6 $ plus frais de service Aînés (60 ans) : 6 $ Passeport (photo requise) : 12 $ Programmation complète sur salondulivredemontreal.com Matinées scolaires Vente aux enchères: Dim.11 nov., dès 13 h Lundi 12 nov., dès 19 h Mardi 13 nov., dès 19 h Mercr.14 nov., dès 19 h Les sam.et dim.10 et 11 nov., de 10 h à 17 h Exposition: MUSTANG 1967 ® 5500, rue Paré, Mtl 514 737-6586 \f LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A7 ACTUALITÉS Activité de financement avec des promoteurs immobiliers Harel se défend d'avoir mal agi FABRICE DE PIERREBOURG Louise Harel et sa chef de c a bi net S or aya M a r t i ne z , directrice générale de Vision Montréal au moment des faits, réfutent avec vigueur les propos de François Croteau.« Absu rde, s'insu rge L ou ise H a rel.M .C roteau savait dès le dépa rt à qui il s'adressait et ne nous a jamais dit qu'il y avait un problème éthique.» C e s o n t d 'a b o r d d e s « citoyens montréalais » sympathisa nts du pa rti, ava nt d'être des gens d'affaires, qui ont payé 500 $ pour intervenir lors du déjeuner-causerie du 7 juin 2011, affirme pour sa part Soraya Martinez.« Ils sont venus comme citoyens et non comme promoteurs, ditelle.Ils ont échangé sur les problèmes vécus à Montréal not a m ment à c au se de la non-harmonisation des règlements d'un arrondissement à l'autre.» Elle nie qu'il puisse s'agir d'une sorte de financement sectoriel.M me Martinez, qui a assisté à ces activités de financement, se souvient en revanche très bien du coup de gueule d'un des participants au déjeuner du 7 juin, comme l'a ment io n né F r a nç oi s C r o te au .Selon elle, il s'agissait plutôt du « cri du coeur d'un entrepreneur prisonnier à l'intérieur de règles urbanistiques.C'est compliqué, à Montréal, alors que la ville a besoin de se développer.» Mais jamais il n'y aurait eu de « pression » sur François Croteau pour l'inciter à être do c i le avec ces pu issa nts donateurs.« Je n'y crois pas une seconde.» Elle reconnaît toutefois qu'il pourrait y avoir infraction à la Loi sur le lobbyisme, « mais c'est un problème généralisé à la Ville », dit-elle.Les promoteurs immobiliers qui ont assisté à la rencontre avec des élus de Vision Montréal étaient intéressés entre autres par le développement du quartier Griffintown, sur la photo, où des centaines d'appartements en copropriété seront érigés dans les prochaines années.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Au bu reau du Directeu r généra l des élections, qui au ra it la ncé u ne nouvelle enquête su r le fi na ncement du parti en 2009, on indique qu'il y a illégalité si les promoteu rs et les e n t r e pr e ne u r s pr é s e n t s à ces co c kt a i ls se sont fa it rembou rser leu rs dons de 500 $ d'une façon ou d'une autre par leur entreprise.Le com missaire au lobbyisme annonce pour sa part qu'il va se penc her su r cet te affaire de déjeuner-causerie ra ssembla nt de s promo teurs.Mais aucune « vérification n'a encore eu lieu à cette heure ».Meilleur choix sécurité Forester, Legacy et Outback disponibles en version PZEV Optez pour la technologie PZEV, la solution écologique abordable et sans compromis.VÉHICULES À ÉMISSIONS QUASI NULLES MEILLEURE MARQUE GRAND PUBLIC GAMME SUBARU 2012 GAMME SUBARU 2012 subaru-pzev.ca « On a échangé avec les entrepreneurs, ce sont des citoyens comme les autres, au même titre que la coiffeuse qui m'interpelle dans une file au IGA.» - Benoit Dorais, maire du Sud-Ouest pensez famille I nter rogé pa r La Pre s se , l'un des participants, Hugo Girard-Beauchamp, président de Maître carré, dit avoir participé au déjeuner à titre personnel et de sympathisant du parti.« J'ai écouté les discours et n'ai fait aucun lobbyisme.» A nd ré Coté, président du g r o u p e A X XC O , p r é s e n t aussi, n'a pas rappelé La Presse comme il l'avait promis.Benoit Dorais, maire du SudOuest, a aussi la conscience tranquille : « On a échangé avec les entrepreneurs, ce sont des citoyens comme les autres, au même titre que la coiffeuse qui m'interpelle da ns une file au IGA.» Contrairement à François Croteau, il ne voit aucun problème éthique à rencontrer des promoteurs à son bureau, à condition qu'il y ait transparence et mise en place de balises.« Il y a toujours un moment où on doit les rencontrer, ne serait-ce que pour arbitrer.» En octobre 20 09, Benoit L abonté, ex-lieutena nt de Louise Harel, avait affirmé, peu après son départ précipité dans la foulée des révélations su r le f i na ncement de sa course à la direction du parti pa r A ntonio Accu rso, que Vision Montréal pratiquait ouvertement le « financement sec tor iel ».Ce méca n isme consiste à solliciter du financement auprès d'entreprises dans des secteurs d'activité précis, que ce soit la construction , le gén ie- conseil , les bureaux d'avocats, etc.Cette prat ique ouv re la por te à l 'u s a ge de prê te - no m s , comme dans le cas d'A xor, mis à l'amende par le DGE en 2010.Soraya Martinez soutient que son parti a récemment retourné des contributions à la suite d'un cocktail de financement parce qu'elles étaient jugées non « acceptables ».2.5X 2013 259 Location à partir de /mois taxes en sus $ * 24 MOIS La conscience tranquille · Comptant exigé : 3 183,30 $ (taxes en sus) ou échange équivalent · Montant total exigé avant le début de location : 3 660,00 $ (taxes incluses) à la lo ou à cation l'acha t 500 $ REM ISE D E CARACTÉRISTIQUES OFFERTES Système de traction intégrale symétrique à prise constante Subaru Moteur BOXER SUBARU de haute performance DE SÉRIE Système de contrôle de la dynamique du véhicule et système de contrôle de la traction EN OPTION Transmission CVT Lineartronic® (boîte à variation continue) pour un rendement énergétique remarquable, disponible sur le modèle Outback seulement.DE SÉRIE DE SÉRIE 0 À LA LOCATION $ dépôt de sécurité km alloués 20 000 km/année km excédentaires 0,10 $/km pensez plein air 2.5i Commodité 2013 329 Location à partir de /mois taxes en sus $ * 48 MOIS · Comptant exigé : 3 315,50 $ (taxes en sus) ou échange équivalent · Montant total exigé avant le début de location : 3 812,00 $ (taxes incluses) Économie d'essence (l/100 km) 5MT Ville 9,9 / Route 7,4 4AT Ville 9,9 / Route 7,5 Indice d'octane recommandé : 87 Données estimatives Économie d'essence (l/100 km) CVT Lineartronic® Ville 8,6 / Route 6,5 6MT Ville 9,8 / Route 7,0 Indice d'octane recommandé : 87 Données estimatives Japonais et plus encore ! SAINTE-AGATHE-DES-MONTS www.quebec.concessionsubaru.ca CONCEPT AUTOMOBILES GRANBY LAVAL SUBARU SAINTE-AGATHE SUBARU REPENTIGNY REPENTIGNY JOLIETTE SUBARU JOLIETTE SUBARU DE LAVAL SUBARU SAINT-HYACINTHE SAINT-HYACINTHE DOLLARD-DES-ORMEAUX SUBARU DES SOURCES SUBARU SAINTE-JULIE SAINTE-JULIE ANJOU JOHN SCOTTI SUBARU SUBARU BROSSARD BROSSARD SUBARU RIVE-NORD BOISBRIAND LACHUTE SUBARU BROWNSBURG SUBARU-MONTRÉAL MONTRÉAL * À la location, les frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers sont inclus.Transport et préparation inclus.Immatriculation (prix varie selon le client) et assurances en sus.Recyclage Québec, droit sur les pneus neufs inclus.Le concessionnaire peut offrir un prix ou taux moindre.Offres applicables sur approbation de crédit des Services Financiers Subaru par TCCI.Remise de 500 $ valable à l'achat ou à la location de tous les modèles Forester et Outback 2013.Cotes de consommation d'essence établie par Ressources Naturelles Canada de 7,4l/100 km (route) pour la Forester 2013 équipée de la transmission manuelle à 5 vitesse et d'un réservoir d'essence d'une capacité de 64 litres; et de 6,5l/100 km (route) pour la Outback 2013 équipée de la transmission automatique à variation continue et dotée d'un réservoir d'essence d'une capacité de 70 litres.Les données de consommation de carburant devraient être utilisées à seule fin de comparer des véhicules.La consommation de carburant réelle variera selon les conditions routières, les habitudes de conduite et la charge du véhicule.Prix valeurs résiduelles 2012 ALG Canada pour la gamme Subaru : première position au classement général, catégorie marque grand public.Mention « Meilleur choix sécurité » pour tous les modèles 2012.Une cote « Bonne » constitue la meilleure cote possible à l'essai de résistance de toit (test de capotage) ainsi que dans les essais de collision frontale déportée à 40 mi/h (65 km/h), de collision latérale à 31 mi/h (50 km/h) et de collision arrière à 20 mi/h (32 km/h) réalisés par l'Institut des assureurs américains (IIHS) (www.iihs.org).Un véhicule doit avoir obtenu la cote « Bonne » aux quatre essais de collision et doit offrir un programme de stabilité électronique (ESC) (Contrôle de la dynamique du véhicule) pour mériter la distinction « Meilleur choix sécurité ».Pour plus d'information sur ces offres, voyez votre concessionnaire Subaru participant.Photo(s) à titre indicatif seulement.Les spécifications techniques sont sujettes à changement sans préavis.Offres valables jusqu'au 30 novembre 2012.\f A8 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 ACTUALITÉS MASCOUCHE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Incendie suspect de la résidence d'une famille au passé douteux FR ANCIS VAILLES ET DAVID SANTERRE Une des résidence s de la famille Di Iorio, qui est dans la ligne de mire de la commission Charbonneau, a été incendiée, samedi, à Mascouche.La police croit qu'il s'agit d'un incendie criminel.« Des gens qui fa isa ient une marche et qui passaient par là par hasard, vers 5 h 45, ont vu le feu au 270, place de Cheverny et ont appelé les pompiers », explique l'agente Céline St-André, porte-parole de du Service de police de Mascouche.L e s pompier s ont r a pidement ma îtrisé les f la mmes, qui ont causé des dommages légers au garage de la luxueuse demeure.Il y aurait eu davantage de dégâts à l'intérieur, dont le mobilier, étonnamment, ne serait pas assuré.Les circonstances du sinistre ont rapidement éveillé les soupçons des enquêteurs.Ceux-ci croient qu'il s'agit d'un incendie criminel.Cette résidence, dont la conception et la configuration du terrain seraient la cause de problèmes de voisinage, selon une source, est louée par Stéphanie Di Iorio, fille de Piero Di Iorio et Danielle M me Poitras contre un loueur de machinerie.Ce différend est survenu lors de la réalisation d'un contrat pour la Ville de Montréal.Stéphanie Di Iorio a servi de prête-nom pour les affaires de ses parents, selon nos sources.Au début de l'année 2012, elle a déclaré faillite, avec un niveau d'endettement de plus d'un million de dollars.Sa soeur a également déclaré faillite, ce qui portait à trois le nombre de faillites personnelles dans la famille, après celle de M me Poitras, en mars 2010.Le 23 octobre dernier, en Cour supérieure, Revenu Québec s'est opposé à ce que Mme Di Iorio soit libérée de sa faillite.Au total, elle devrait 623 000 $ au fisc, notamment en qualité d'administratrice de sociétés familiales.S e l o n R e ve n u Q u é b e c , Stéphanie Di Iorio «a occasionné sa propre faillite ou y a contribué par des spéculations téméraires et hasardeuses, par une extravagance injustifiable dans son mode de vie, par le jeu ou par négligence coupable à l'égard de ses affaires commerciales», liton dans l'avis d'opposition.On lui reproche également d'avoir participé à des transactions immobilières douteuses et d'avoir « servi de prête-nom dans le cadre de transactions et de manoeuvres opérées par ses parents ».Elle n'aurait en outre pas fourni de déclaration de revenus en 2011 et abuse du système des faillites, ajoute le fisc.Les enquêteurs de la police de Mascouche sont au courant de ce passé douteux, mais soutiennent qu'ils ne peuvent faire de lien entre les activités de la famille Di Iorio et le sinistre de samedi.Jugement La maison qui a subi des dommages, telle que photographiée il y a quelques mois.PHOTO D'ARCHIVES Poitras, des entrepreneurs aux démêlés judiciaires nombreux et complexes.En 2009 et 2010, Piero Di Iorio a fait perdre 25 millions de dollars à l'entreprise de financement GE Capital et à Insolvabilité notoire des dizaines de créanciers.L'argent avait essentiellement été investi dans ses entreprises de construction, rapidement déclarées insolvables.Malgré cette insolvabilité, Di Iorio avait fait bâtir trois maisons luxueuses à Rivière-desPrairies au nom de ses filles, dont Stéphanie.Les membres de la famille ont par la suite déménagé à Mascouche.C et été , la c om m i s sion Charbonneau a mis la main sur la transcription d'un interrogatoire de Piero Di Iorio, mené aux fins d'une poursuite, intentée par une entreprise de Les travaux sont relancés aujourd'hui à la commission Charbonneau LA PRESSE CANADIENNE Trois fois plus de poursuites ont été intentées par le DGE ALEXANDRE ROBILLARD LA PRESSE CANADIENNE QUÉBEC - Le nombre de poursuites intentées par le Directeur général des élections (DGE) a plus que triplé en cinq ans, indiquent des données transmises à La Presse Canadienne.De 2006 à 2011, les constats d'infraction qui ont été suivis de procédures judiciaires sont passés de 66 à 214, selon des statistiques répertoriées par le DGE.De ce nombre, 89 % concernaient des infractions relatives aux règles de financement des partis politiques ; le reste portait sur des accrocs aux règles entourant les scrutins, a affirmé Denis Lafond, adjoint au DGE et directeur du financement des partis politiques.Au total, seulement 2 % des personnes ciblées ont été acquittées, 74 % ont plaidé coupable et 24 % se sont retrouvées dans cette situation à la suite d'un jugement.Sur 2067 dossiers ouverts durant cette période de cinq ans, 390 ont mené à des poursuites.Une explosion des procédures judiciaires a d'ailleurs eu lieu lors de l'année 2010-2011.M .Lafond a décla ré lors d'une entrevue que cette augmentation était attribuable à un « éveil » amorcé par une série d'allégations qui ont commencé à l'automne 2009.L'adjoint au DGE fait plus précisément référence aux affirmations de L es t ravau x de la com m ission Charbonneau sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction reprennent aujourd'hui à Montréal, après avoir fait relâche pendant une semaine.Les audiences s'étaient conclues le 1er novembre avec le témoignage de Luc Leclerc, ingénieur à la retraite de la Ville de Montréal.M .Leclerc a soutenu deva nt la Commission avoir participé à des stratagèmes de corruption ou de collusion liés à l'industrie de la construction lorsqu'il travaillait pour la Ville de Montréal.Le témoin a décrit la proximité entre les ingénieurs et surveillants de chantiers, et les entrepreneurs, qui leur offraient des cadeaux.Il a admis avoir touché 500 000 $ en argent comptant de la part des ent re preneu r s , sa n s compter le s voyages, tournois de golf, billets de hockey, bouteilles de vin, paniers de Noël et autres présents qu'il a reçus.L'identité des autres témoins qui seront entendus cette semaine n'a pas été dévoilée.L'interrogatoire en chef de Luc Leclerc est terminé.Son contre-interrogatoire commence aujourd'hui.Comme le veulent les règles de pr o c é du r e , l 'ide n t ité de s aut r e s témoins qui seront entendus cette semaine n'a pas été dévoilée.Avis de référendum Aux MeMbres de lA bAnde des MontAgnAis du lAc-sAint-JeAn Prenez avis que les votants de la Bande des Montagnais du Lac-saint-Jean seront appelés à voter, en conformité avec les Directives sur le référendum, le 12 décembre 2012 aux fins de déterminer si la Bande accepte et approuve l'entente de règlement datée à des fins de référence le 30e jour d'octobre 2012 et paraphée le 1er novembre 2012, intervenue entre sa Majesté la reine du chef du Canada et la Bande des Montagnais du Lac-saint-Jean relativement à la revendication particulière intitulée « La gestion des lots 10 à 13 du rang a ».Les votants seront appelés à répondre à la question suivante: Acceptez-vous et approuvez-vous l'entente de règlement intervenue entre sa Majesté la reine du chef du Canada et la Bande des Montagnais du Lac-saint-Jean relativement à la revendication particulière intitulée « La gestion des lots 10 à 13 du rang a » ?Un vote favorable signifie que vous autorisez le Chef ou tout autre membre du Conseil de bande dûment autorisé par résolution, à signer, au nom du Conseil de bande, de la Bande et de ses membres, tous les documents et à prendre toutes les mesures nécessaires pour rendre exécutoire cette entente.Oui NON Une assemblée publique d'information aura lieu le mercredi 21 novembre 2012 à 18 h 30 à la salle communautaire du Centre amishkuisht située au 77, rue Uapakalu, 2e étage, Mashteuiatsh.Le référendum se tiendra le 12 décembre 2012, de 9 h à 18 h au Club d'Âge d'or Kateri de Mashteuiatsh situé au 64, rue Uapakalu, Mashteuiatsh.Tout votant qui ne prévoit pas être présent à Mashteuiatsh le jour du référendum peut voter par courrier en utilisant la trousse de vote par courrier et en faisant la demande avant le 5 décembre 2012 à l'attention du président de scrutin.en tant que membre de la Bande des Montagnais du Lac-saint-Jean, vous pouvez recevoir une copie de l'entente de règlement en version électronique ou en version papier en faisant la demande au président de scrutin ou en vous présentant à la réception du bureau principal de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan situé au 1671, rue Ouiatchouan à Mashteuiatsh, aux heures régulières de bureau.Les Directives sur le référendum qui constituent l'annexe B de l'entente de règlement, sont disponibles sur le site Web de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan au www.mashteuiatsh.ca.De PLUs,Prenezavis qu'une liste des votants a été affichée à la réception du bureau principal de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan à Mashteuiatsh avec le présent avis de référendum.Toute demande de modification à la liste des votants doit être soumise au président de scrutin, le tout conformément à l'article 6 des directives sur le référendum qui énonce ce qui suit: 6.Révision de la liste des votants 6.1.Tout votant peut demander au président de scrutin, dans les dix (10) jours qui suivent l'affichage de la liste des votants, de la faire réviser, si ce membre estime que : 6.1.1.Le nom d'un votant ne figure pas sur la liste; ou 6.1.2.Le nom d'un votant y est inexactement inscrit; ou 6.1.3.Le nom d'une personne inhabile à voter y figure.6.2.Tout membre de la Bande peut, jusqu'au jour du référendum inclusivement, demander au président de scrutin de faire ajouter son nom à la liste, si ce membre peut : 6.2.1.Produire des preuves d'identité suffisantes à jour; 6.2.2.Produire une preuve suffisante de son âge; et 6.2.3.au besoin, obtenir la corroboration d'un autre votant disposé à prêter serment sous forme d'une déclaration solennelle pour confirmer l'identité du membre.6.3.si le président de scrutin est convaincu qu'il est nécessaire de réviser la liste des votants, il doit le faire, et cette révision est définitive.l'ancien chef de l'opposition officielle à Montréal, Benoit Labonté, qui avait alors dénoncé le financement illégal et les malversations dans l'attribution de contrats municipaux.« Il y a comme eu un éveil, autant des journalistes que de différents organismes institutionnels ou de ministères », explique-t-il.Citant la progression du nombre de poursuites depuis cinq ans, M.Lafond s'est par ailleurs dit contrarié par les critiques parfois formulées envers le DGE.« On a souvent taxé le DGE de ne pas être proactif, a-t-il dit.Ça me choque un peu parce qu'on l'a été, proactifs.» Le gouvernement libéral a fait adopter, en 2010, des lois resserrant les règles de financement et augmentant les pouvoirs de contrôle du DGE.Au cours des dernières semaines, le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, a déclaré que le gouvernement serait disposé à augmenter les pouvoirs du DGE s'il en faisait la demande.M.Lafond a confirmé que le DGE profitera de cette occasion .« On nous a fait l'offre, et il y a certains pouvoirs additionnels qu'on pourrait demander.Les principaux nous ont déjà été donnés.Ce sont des pouvoirs complémentaires, alternatifs, à ceux que nous avons déjà », a-t-il dit, sans vouloir donner trop de détails.siGnÉ à Mashteuiatsh en la province de Québec ce 8e jour de novembre 2012.Président de scrutin rock Gill \f Concessionnaires BMW de Montréal bmwmontreal.ca Le plaisir MD de conduire.PARCE QUE L'INATTEIGNABLE EST À VOTRE PORTÉE.VOUS AVEZ BESOIN D'ESPACE TANT À L'INTÉRIEUR QU'À L'EXTÉRIEUR DU VÉHICULE.LES BMW X1 ET X3 ÉQUIPÉS DE LA TECHNOLOGIE xDRIVEMD TRACTION INTÉGRALE SONT FAITS POUR VOUS.Visitez votre concessionnaire BMW du Grand Montréal dès aujourd'hui.JUSQU'AU 2 DÉCEMBRE.Entretien régulier sans frais ­ 4 ans ou 80 000 km X128i 39512 $ 465 $ 2,9 % X328i 44 812 $ 555 $ 3,9 % ** PRIX DE VENTE MENSUALITÉS À LA LOCATION 3 703 $ MONTANT DÛ À LA LIVRAISON TAUX À LA LOCATION * * xDrive ­ 2013 JUSQU'À 48 MOIS PRIX DE VENTE MENSUALITÉS À LA LOCATION 3 896 $ MONTANT DÛ À LA LIVRAISON TAUX À LA LOCATION * JUSQU'À 48 MOIS ** * xDrive ­ 2013 Montréal BMW Canbec 4090, rue Jean-Talon Ouest 514.731.7871 bmwcanbec.com Laval BMW Laval 2450, boul.Chomedey 450.682.1212 514.990.2269 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être exigés pour usure excessive.Cette offre d'une durée limitée est sujette à la disponibilité et peut être modifiée ou annulée sans préavis.Le véhicule doit être livré au plus tard le 2 décembre 2012.Les véhicules BMW 2013 achetés au Canada d'un concessionnaire autorisé sont couverts par un programme d'entretien aux périodes recommandées sans frais de 4 ans ou 80 000 km, selon la première éventualité.Certaines conditions s'appliquent.Consultez un concessionnaire BMW pour obtenir tous les détails.© 2012 BMW Canada Inc.« BMW », le logo BMW, tous les noms de modèles BMW et toute autre famille de marques, d'images et de symboles relatifs à BMW sont la propriété exclusive et/ou des marques déposées de BMW AG utilisées sous licence.\f A 10 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 MONTRÉAL PLUS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Qui connaissait l'étude de 2004 sur les coûts gonflés à Montréal ?Des versions contradictoires PHILIPPE TEISCEIR A-LESSARD L es a nciens directeu rs générau x de la V i l le de Montréal sous l'administration Tremblay se contredisent sur l'identité des personnes qui connaissaient l'existence d'une étude secrète datant de 2004 et concernant le coût de la corruption à Montréal.Selon Michael Applebaum, nu méro deu x de la V i l le jusqu'à vendredi, le document démontre que les projets attribués par Montréal coûtent en moyenne de 30 à 40 % plus cher qu'ailleurs.H ier, l'a nc ien d i rec teu r général Robert Abdallah a assuré que le maire Tremblay a été mis au courant de l'existence de l'étude dès qu'elle a été réalisée.C'est lui qui était en poste lors de la rédaction du fameux rapport.« M.Tremblay était là et tous les membres de l'exécutif étaient présents.Tout le monde.Je n'exclus personne », a-t-il affirmé sur les ondes de TVA.« On a caché ça, et les gens ne le savaient pas, n'étaient pas au courant ?Moi, je vous le dis hors de tout doute, avec des faits, on a été à l'exécutif.» M .Abdalla h plaide nota m ment que le fa meu x rappor t sec ret a été commandé par le comité exécutif lui-même, ce qui exclut toute possibilité que ses membres n'aient pas été au courant.La firme retenue pour rédiger le document était l'entreprise de vé r i f ic a t io n M a c o ge p .« L es preuves sont là », a a f fi r mé l'a ncien d i rec teu r général.« Je me rappelle très bien que jamais l'existence de cette étude n'a été évoquée et que jamais je n'en ai soupçonné l'existence », a-t-il affirmé en entrevue avec La Presse.Vendredi, Michael Applebaum a a ffirmé que le maire de Montréal n'avait pas été mis au Selon Michael Applebaum, le document continue de faire l'objet d'u ne opération de camouflage par l'état-major d'Union Montréal.« C'est inacceptable [qu'il soit toujours gardé secret] », a dit M me Harel.Elle a ajouté être « indignée de penser que étape de la course à la mairie par intérim.Selon M.Applebaum, plusieurs élus d'Union Montréal s'opposent à la diffusion du document pour ne pas amplifier l'im mense controverse qui plane sur la formation politique.Québec veut savoir Le ministre des Affaires municipales a demandé hier à la Ville de Montréal de cesser de jouer à cache-cache.courant de l'existence de cette étude.Au cours de son discours de démission, la semaine dernière, Gérald Tremblay s'est plaint de ne pas avoir pu prendre connaissance rapidement d'un document datant de 2004.La chef de Vision Montréal, Louise Harel, déposera une plainte officielle pour mettre la main sur le rapport secret.le comité exécutif de la Ville de Montréal ait tenté d'étouffer la publication d'un rapport ».Vend red i , M ic hael Applebaum a assuré que les hésitations des élus d'Union Montréal quant à la publication de ce rapport constituaient la raison principale de sa démission du comité exécutif de la Ville.La veille, il a été battu pa r R icha rd Deschamps dans la première Roquet ne savait pas M a is L ou is Roquet , u n successeur de M.Abdallah, a a ffirmé être certain que l'étude était restée secrète pendant qu'il tenait les rênes de l'administration municipale, de 2009 à 2011.Vision porte plainte Le ministre des A ffaires municipales a semblé pencher du côté de Louise Harel, hier, et a demandé à la Ville de Montréal de cesser de jouer à cache-cache.« Je pense que tous les docu ments pertinents à la recherche de la vérité doivent être mis à la disposition de la Commission, des enquêteurs, et si c'est possible, qu'il soit rendu public », a fait valoir le ministre Sylvain Gaudreault.« La clé, c'est la transparence et la mise à la disposition des enquêteurs de tous les documents pertinents.» - Avec Ewan Sauves RIVIÈRE-DES-PRAIRIES Harel arrache un siège au parti de Tremblay PHILIPPE TEISCEIR A-LESSARD Les troupes de Louise Harel ont conquis de justesse un siège appa rtena nt à Union Montréal, hier, à la suite d'une élection partielle peu populaire, cinq jours seulement après la démission du maire Gérald Tremblay.Les résidants du district de Rivière-des-Prairies ont voté à 36,7 % pour Cindy Leclerc, de Vision Montréa l, a lors que 34,8 % des électeurs ont préféré Ni no Colavecch io, d'Union Montréal.Seulement 99 voix sépa rent ces deux candidats.Projet Montréal et sa candidate Nathalie PierreA ntoine ferment la marche avec 28,6 % des voix.« Avec tout ce qui se passait dans le contexte municipal, c 'est certain qu'on a misé sur l'intégrité », a affirmé la gagnante de la soirée, en entrevue avec La Presse.Elle a fait campagne auprès de Chantal Rouleau, mairesse de l'arrondissement, qui avait avoué en 2011 son désarroi devant la corruption qui régnait dans Rivière-des-Praries­Pointeaux-Trembles.Cindy Leclerc se dit d'autant plus heureuse de sa victoire qu'elle considère son siège comme un fief du parti de l'exmaire Tremblay.« R iv ière - des- P ra i r ies , c'était un château fort d'Union Montréal.Et maintenant, ça ne l'est plus, et nous en sommes très fiers, a-t-elle affirmé.Les gens ont quand même voté à 70 % contre Un ion Montréal.Il y a un message clair de changement.» Le siège de conseiller de ville avait été facilement remporté par « Message de changement » Louise Harel a félicité sa candidate Cindy Leclerc, victorieuse par 99 voix contre le porte-couleurs d'Union Montréal.PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Union Montréal lors des deux dernières élections, avec une marge de plus de 35 % chaque fois.Hier, seulement un électeur inscrit sur cinq a voté dans le cadre de ce scrutin.Le district, situé près de l'extrémité est de l'île, compte u ne propor t ion beaucoup plus élevée de propriétaires que le reste de la métropole, selon le recensement de 2006.La majorité des résidants de Rivière-des-Prairies ne parlent pas français à la maison et la moitié des immigrants qui y habitent sont d'origine italienne.L e poste de conseiller municipal dans Rivière-desPrairies était libre depuis juin dernier.La conseillère Maria Calderone avait démissionné pour des raisons personnelles.L a victoi re de Vision Montréal fait en sorte que l'arrondissement compte maintenant six élus de la formation politique sur sept postes dans l'arrondissement.Il s'agit de la 19e élue de Vision Montréal dans l'île.É V É N E M E N T D E F I N D 'A N N É E 2013 2013 PAIEMENT MENSUEL LOCATION 48 MOIS 518$ * 0$ COMPTANT 2 en PriMe + PreMiÈres MensuALités ProFiteZ du boni des FÊtes de 1000 698$ 0$ $ PAIEMENT MENSUEL LOCATION 48 MOIS COMPTANT * AcurA de LAvAL 2500, boul.Chomedey, Laval 450 682-4050 AcurA GAbrieL 4648, boul.Saint-Jean, Dollard-des-Ormeaux 514 696-7777 AcurA PLus 255, boul.de la Seigneurie, Blainville 450 435-4455 AcurA brossArd 9100, boul.Taschereau, Brossard 450 659-1616 LuciAni AcurA 4040, rue Jean-Talon O., Montréal 514 340-1344 AcurA MétroPoLitAin 5625, boul.Métropolitain, Saint-Léonard 514 362-2872 L'acheteur avisé lit les petits caractères : *Offre d'une durée limitée du 1er novembre au 30 novembre 2012 applicable à la location pour usage personnel seulement d'un modèle neuf Acura TL 2013 (UA8F2DJ) et Acura MDX 2013 (YD2H2DJN) par le biais de Services Financiers Acura sur approbation de crédit.Le versement mensuel pendant 48 mois s'élève à 518 $/698 $ moyennant un acompte initial de 0$.Le paiement du premier mois et un dépôt de garantie de 0$ sont payables dès l'entrée en vigueur du contrat de location.Les frais de transport, de préparation ainsi que la taxe sur le climatiseur sont inclus.Les taxes, frais d'immatriculation et d'assurance sont en sus.Le locataire est responsable de l'excédent de kilométrage après 80 000 km pour 48 mois au taux de 0,15 $/ km.Le concessionnaire peut louer à plus bas prix.Le concessionnaire peut devoir commander ou échanger un véhicule.Valide sur les véhicules en inventaire seulement.Offres valides pour les résidents du Québec seulement chez les concessionnaires participants Acura du Québec.Certaines conditions s'appliquent.Photos à titre indicatif seulement.Voyez votre concessionnaire Acura pour tous les détails.© 2012 Acura, une division de Honda Canada.L'offre de l'équivalent des deux premières mensualités de location est offert aux clients au détail admissibles sur approbation de crédit et s'applique uniquement aux programmes de location pour usage personnel seulement auprès de Services Financiers Acura pour tous les modèles Acura TL/MDX 2013, jusqu'à concurrence d'un maximum de 1 000 $/1 500 $ par mois (incluant les taxes).Le concessionnaire émettra un chèque au client pour l'équivalent des deux premières mensualités de location (taxes comprises), jusqu'à concurrence d'un maximum de 1 000 $/1 500 $ par mois.Le client est responsable de tout montant supérieur au 1 000 $/1 500 $ par mois.Le client sera tenu d'effectuer tous les paiements de location réguliers.L'offre prend fin le 30 novembre 2012 et est sujette à changement ou annulation sans préavis.Certaines conditions s'appliquent.Voyez votre concessionnaire Acura ou acura.ca pour tous les détails.L'offre du boni des Fêtes de 1 000 $ est disponible aux clients au détail admissibles à la location d'un modèle neuf TL/MDX 2013 par le biais de Services Financiers Acura, sur approbation de crédit, et sera déduit du prix de vente ou de location négocié après les taxes.Le consommateur devra signer un contrat de location chez un concessionnaire Acura participant et prendre livraison entre le 1er novembre 2012 et le 30 novembre 2012.Certaines conditions s'appliquent.Visitez acura.ca ou votre concessionnaire Acura pour les détails.© 2012 Acura, une division de Honda Canada.Modèle représenté à des fins d'illustration uniquement.Les offres se terminent le 30 novembre 2012 et sont sujettes à changement ou annulation sans préavis.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.Le concessionnaire peut avoir à commander ou à échanger.Jusqu'à épuisement des stocks.Visitez acura.ca ou votre concessionnaire Acura pour voir les détails.© 2012 Acura, une division de Honda Canada.acuraquebec.ca \f En récupérant des boîtes de conserve, nous créons des électroménagers.Récupérer c'est recréer.RECREER.CA Pour connaître les matières acceptées dans votre bac de récupération, contactez votre municipalité.\f A 12 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 POLITIQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Le caucus conservateur veut d'abord éliminer le déficit EXCLUSIF JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA - Le ministre des Finances, Jim Flaherty, pourrait provoquer une révolte dans le caucus conservateur s 'i l propose de nouvel les dépenses pou r stimuler la c r oi s s a n c e de l 'é c o no m ie canadienne.Des sources conservatrices ont indiqué à La Presse qu'il n'y a pas d'intérêt au sein du caucus conservateur pour un deuxième plan visant à stimuler l'économie canadienne si le pays devait être frappé par une autre récession au cours des prochains mois.Jim Flaherty a mentionné la semaine dernière qu'il est disposé à prendre de nouvelles mesures pour contrer les effets d'une récession si le bras de fer à venir entre l'administration de Barack Oba ma et la Cha mbre des représentants entraîne une crise budgétaire prolongée.L e pré sident a mér ic a i n Barack Obama et la Chambre des représentants, dominée par les républicains, doivent Fin de non-recevoir à un nouveau plan Flaherty d 'i mpôts pou r l'en semble des contribuables entreront en v ig ueu r le 1 e r ja nv ier.S elon des é conom istes et le directeu r pa rlementaire du budget du Congrès, ces mesures réduiraient la croissance de l'économie américaine de 4 % et plongeraient les États-Unis dans une nouvelle récession ­ entraînant aussi le Canada.I n t e r r o gé à c e s uj e t l a semaine dernière, le ministre Flaherty a déclaré : « Si la situation de l'économie mondiale devait se détériorer de manière importante, nous allons évidemment faire ce qui est nécessaire pour protéger nos emplois, notre économie et les familles au Ca nada .Nous a llons agi r d'une manière pragmatique, comme nous l'avons fait avec succès récemment.» Mais l'idée de présenter un autre programme de relance économique ne plaît guère au caucus conservateur.« Le caucus conservateur, en très grande majorité, s'opposerait à un tel programme.Ce qui fait consensus, c'est qu'il faut éliminer le déficit ava nt les prochaines élections de 2015.Il nous reste donc trois ans pour y arriver et un nouveau progra m me de r ela nc e nou s éloig ne r a it c o n s idé r a ble me n t de cet objectif », a soutenu un député conservateur, qui s'est exprimé sous le couvert de l'anonymat.« Il faut se présenter devant l e s ge n s a u x p r o c h a i n e s éle c t ion s ave c u n budget équilibré.Nous n'avons pas le choi x.Cela fa it depu is 2 0 0 8 q ue nou s avon s u n déficit.Notre crédibilité est en jeu », a ajouté un autre député conser vateu r de l'Ontario, qui a aussi requis l'anonymat.Ces députés ont rappelé q u e plu s ie u r s pr o m e s s e s faites par les conservateurs durant la dernière campagne élec tora le sont cond itionnel le s à l 'él i m i n at ion du déficit ­ notamment le fractionnement du revenu pour un couple qui a une enfant de moins de 18 ans ou l'augmentation de la limite de la contribution annuelle à un CELI de 5000 $ à 10 000 $.Or, le gouvernement Harper s e r a i t v u l n é r a bl e s ' i l s e présentait devant l'électorat sans avoir été en mesure de respecter bon nombre de ses promesses parce qu'il aura été incapable d'éliminer le déficit.Faire le « nécessaire » Jim Flaherty se dit prêt à prendre de nouvelles mesures pour contrer les effets d'une récession si le bras de fer entre l'administration de Barack Obama et la Chambre des représentants entraîne une crise budgétaire.PHOTO SEAN KILPATRICK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE s'entend re ava nt la fin de l'année sur le relèvement du pla fond de la dette et su r d'autres mesures budgétaires, notamment le prolongement des baisses d'impôts accordées par l'ancien président républicain George W.Bush.À défaut d'u ne entente, des compressions de l'ordre d e 6 0 0 m i l l io n s d e d ol lars ainsi que des hausses Des promesses à tenir GOLF ?IMAGINEZ-VOUS AVEC 3 DE VOS AMIS SUR LES TERRAINS DE GOLF DU RÉPUTÉ DORAL EN FLORIDE ! UN PRIX D'UNE VALEUR DE 13 000 $ À GAGNER : MORDUS DE Selon un député conservateur, « ce qui fait consensus, c'est qu'il faut éliminer le déficit avant les prochaines élections de 2015.Il nous reste donc trois ans pour y arriver.» Dans la foulée de la crise é c o n o m iq u e d e 2 0 0 8 , l e gouvernement Ha r per, qui était minoritaire à l'époque, avait proposé un programme de relance de 4 0 milliards de dol la r s é c helon né s u r deux ans.Il a par la suite en regist ré des défic its de 5 ,7 5 m i l l i a r d s e n 2 0 0 8 20 09 de 55,6 millia rds en 2009-2010 (un record) et de 33,3 milliards en 2010-2011.En 2011-2012 , le ministre Flaherty prévoyait un déficit de 24,9 milliards, mais il a raté sa cible de 1,3 milliard de dollars (le déficit a finalement atteint 26,2 milliards).« On a été incapables de respecter notre objectif au dernier exercice financier.Je ne vois pas comment on pourrait se lancer dans de nouvelles dépenses », a dit un député ontarien.M .F l a h e r t y, q u i d o i t faire une mise à jour de la situation économique d'ici quelques jou rs, s'attend à ce que ce boulet fina ncier s'élève à 21,1 milliards de dollars en 2012-2013.Mais il pourrait de nouveau rater son objectif compte tenu du ralentissement de l'économie canadienne au cours des derniers mois.Dans son dernier budget, déposé en mars, M.Flaherty pr évoya it de s dé f ic it s de 10,2 milliards en 2013-2014 et de 1,3 milliard en 20142015, avant de rétablir l'équilibre budgétaire en 2015-2016 avec un premier surplus de 3,1 milliards.L'hébergement à l'Hôtel RIU FLORIDA 4 H Le vol aller-retour sur les ailes de SUNWING, classe Élite 3 jours de golf de rêve pour 4 personnes au Doral en Floride La location d'une voiture et allocation pour les repas Un nouvel iPad pour la personne gagnante sur les parcours TPC Blue Monster Course, The Great White Yardage et The Gold Course Yardage MORDUS CONCOURS LES Pour participer, rendez-vous sur lapresse.ca/mordus Les règlements sont disponibles à La Presse et sur lapresse.ca/mordus.Le tirage aura lieu le 10 décembre 2012 aux bureaux de La Presse.La valeur totale approximative, incluant les 2 autres grands prix offerts (Voyage et Mode) est de 36 000 $.\f LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 13 ACTUALITÉS Les Canadiens font leur devoir de mémoire EWAN SAUVES Concert de cornemuses, défilé de vétérans de la guerre et remise de médailles : l'heure était au souvenir et à la commémoration, hier à Montréal.R a s s emblé s au pied du cénotaphe du cimetière NotreDame-des-Neiges, plusieurs colonels décorés et vétérans des grands conflits mondiaux ont rendu hommage aux milliers d'hommes et de femmes tombés au combat.Comme le veut la tradition, une minute de silence a été observée vers 11h.« J'ai commandé l'armée au Québec durant la crise du verglas.J'ai perdu des confrères dans certaines opérations et je les représente aujourd'hui.C'est un devoir de mémoire», a dit le major général et colonel Alain Forand, du Royal 22e Régiment, la main sur les médailles épinglées à son uniforme.Orga n isé pa r la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJ B), l 'é vé n e m e n t a r a s s e m bl é plusieurs ministres du gouve r n e m e n t M a r o i s , d o n t Jean-François Lisée, Bernard D ra i nv i l le et Dia ne D e Courcy.Ils ont préféré assister à cette célébration plutôt qu'à celle qui se tenait quelques kilomètres plus loin, à l'Université McGill, en présence de la Légion royale canadienne et du lieutenant-gouverneur.Les députés du Parti québécois ont toutefois assuré qu'il n'y avait pas de partisanerie en jeu.Pour Jean-François Lisée, il s'agit d'une tradition depuis 1998 d'assister à la cérémonie avec la SSJB.« Ils [les organisateurs à McGill] me ver ront l'a n procha i n .On va être là pour plusieurs a n nées », a si mplement affirmé le ministre responsable de la région de Montréal.En visite à Hong Kong, le prem ier m i n ist re Stephen Harper a rendu hommage aux soldats canadiens tombés au combat dans cette ancienne colonie britannique au cours de la Deuxième Guerre mondiale.- Avec AFP et PC Le capitaine Jean Lacroix fils, Jean Lacroix et Dan Lacroix, venus recevoir une médaille en l'honneur d'un grand-oncle mort au combat en 1916.PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Jusqu'au 30 novembre seulement 3 à la location de 64 mois de la Camry LE GRATUITES mensualités 0 $ comptant 308 Louez-la à partir de Camry LE 2012 $/mois Transport et préparation inclus (droits, TPS et TVQ en sus) Location 64 mois MODÈLE SE ILLUSTRÉ Camry TOYOTA « MEILLEUR CHOIX EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ »* « MEILLEURE VOITURE FAMILIALE 2012 » « MARQUE LA PLUS DIGNE DE CONFIANCE » Remise additionnelle disponible avec le programme Programmes de location au détail et de financement à l'achat de Toyota Canada inc.conditionnels à l'approbation du crédit par Toyota Services Financiers.L'immatriculation, les assurances, les taxes et les droits sont en sus.Sous réserve des conditions applicables, les offres s'adressent aux particuliers qui achètent ou louent un véhicule entre le 1er novembre et le 30 novembre 2012 chez un concessionnaire participant de la grande région de Montréal où vous pouvez obtenir tous les détails.Le concessionnaire peut vendre ou louer à prix moindre.Offre applicable au modèle Camry LE 2012 (BF1FLT AA) de base neuf en stock.Franchise annuelle de 24 000 km.Frais de 0,10 $ du kilomètre excédentaire.Le montant exigé avant le début de la période de location est de 0 $.Le prix suggéré du fabricant du modèle Camry LE 2012 (BF1FLT AA) de base neuf en stock est de 25 365 $, montant qui inclut des frais de transport et de préparation de 1 565 $ et la taxe sur le climatiseur de 100 $.Le prix suggéré du fabricant du modèle illustré Camry SE 2012 (BF1FST AA) de base neuf en stock est de 28 615 $, montant qui inclut des frais de transport et de préparation de 1 565 $ et la taxe sur le climatiseur de 100 $.L'offre des 3 mensualités gratuites s'applique au modèle Camry LE 2012 (BF1FLT AA) de base neuf en stock.À la location, les 3 premières mensualités de 308 $, avant taxes, seront assumées par le concessionnaire.Dans le cadre de financement et de paiement au comptant, vous recevrez un rabais équivalent de 3 mensualités à la location (jusqu'à un maximum de 925 $, avant taxes).* La Camry de Toyota a été nommée « Meilleur choix en matière de sécurité » par l'Insurance Institute for Highway Safety (IIHS) dans la catégorie voitures de taille moyenne à prix modéré en 2012.Pour tous les détails, visitez le www.iihs.org.La Camry de Toyota a remporté la première place du Choix des consommateurs sino-canadiens en 2012 comme meilleure voiture familiale selon le magazine AutoNerve.Toyota a été nommée « Marque la plus digne de confiance » par Sélection du Reader's Digest dans la catégorie Fabricant de voitures de tourisme en 2012.Pour tous les détails, visitez le www.selection.readersdigest.ca.Une initiative de l'AQLPA soutenue par le gouvernement du Québec par l'intermédiaire du Fonds vert.Pour plus d'information, visitez le www.faitesdelair.org.** La remise aux diplômés (jusqu'à 500 $) peut différer selon le modèle.LES CONCESSIONNAIRES DU QUÉBEC toyotaquebec.ca \f LES PROFITS AMASSÉS POUR LE CENTRE INTÉGRÉ DE CANCÉROLOGIE DANS LE CADRE DE MONTRÉAL PASSION VIN S'ÉLÈVENT À La 11e édition de Montréal Passion Vin, présentée par la SAQ, a eu lieu les 2 et 3 novembre derniers à Montréal.L'événement s'inscrit dans une série d'initiatives de la Fondation HMR visant à appuyer la construction du futur Centre intégré de cancérologie de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont.Les efforts combinés de tous les partenaires impliqués dans ces activités ont généré un profit exceptionnel.Sous la présidence d'honneur de Philippe Duval ­ président et chef de la direction de la Société des alcools du Québec, le grand banquet a connu le succès grâce à l'implication remarquable du comité organisateur, présidé par Martin Gauthier ­ président Montréal et associé principal, Sid Lee et aux nombreux participants.Martin Gauthier, président Montréal et associé principal, Sid Lee, Jean Claude Baudinet, président Fondation HMR, Lucie Drapeau, directrice générale Fondation HMR, Philippe Duval, président et chef de la direction SAQ, Manon Boily, directrice générale de l'HMR, Dominique Michel, porte-parole de la Fondation HMR, Dr Julie Beaudet, oncologue et porte-parole pour le Centre intégré de cancérologie de l'HMR et Diane Gadoury-Hamelin, députée de Masson et adjointe parlementaire au ministre de la Santé et des Services sociaux.Le banquet de Montréal Passion Vin, animé par Patrice L'Écuyer, s'est déroulé dans une ambiance festive, en compagnie de producteurs de quelques-uns des plus prestigieux châteaux, domaines et vignobles du monde et des nombreux convives.Tous se sont régalés avec les plats du chef Jérôme Ferrer du Groupe Europea.Nous levons nos verres à nos précieux partenaires pour leur soutien.Cette publicité a été gracieusement offerte par: \f LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 15 SANTÉ Le réseau se mobilise contre Québec DENIS LESSARD Compressions de 50 millions dans les chirurgies Le D r Réjean Hébert doit se préparer à une collision frontale.Jeudi, l'ensemble des directeurs d'hôpital du Québec se prépare en effet à lui dire que son objectif de compressions de 50 millions dans les chirurgies est irréaliste.Selon eux, on ne peut pas faire de telles coupes si tard dans l'année sans rogner sur les services.Dans les agences de la santé, comme dans l'ensemble des établissements, on fourbit les armes en prévision de cette rencontre, statutaire, du ministre avec l'ensemble du réseau hospitalier.Ces face à face instaurés par Philippe Couillard devaient avoir lieu chaque année, mais le dernier remonte à deux ans.La réunion amène au Centre des congrès de Laval pendant toute la journée les présidents des conseils d'administration, ainsi que les directeurs d'établissement et d'agence.Le ministre voit généralement tout le monde à la fin de la journée de cet événement organisé par le Ministère.La Presse a révélé jeudi que le budget de la santé comptait pou r la moitié des dépassements de dépenses ciblés ­ 400 millions sur les 800 millions annoncés en septembre par le ministre sortant des Finances, Raymond Bachand.Le temps presse pour trouver une solution.Avec le budget de 18 mois de la semaine procha i ne, Québec rend ra publiques ses prévisions d'allocation pour les ministères pour le reste de l'année et pour l'an prochain (2013-2014).Pour atteindre sa cible de compressions , le m i n istre Hébert veut réduire du quart les sommes versées aux hôpitaux pour les chirurgies.Selon Québec, une partie des sommes allouées vont à l'administration, déjà défrayée à même le budget général de l'établissement.Certains honoraires témoignent d'une époque où les interventions étaient plus complexes ­ la technologie permet maintenant de multiplier les opérations dans une même journée, notamment pour les cataractes.Le Dr Hébert, qui estime «payer en double» des frais liés à l'administration, affirme que cette ponction ne réduira pas les services.Pour les établissements, ces sommes sont déjà intégrées et permettent de maintenir les budgets à flot.Cet argent en périphérie de de surcroît en fin d'année financière ­ sabrer 50 millions sur les quatre mois qui restent de l'année équivaut à une ponction du triple sur un an, soit 150 millions.Le ministre Hébert doit s'attendre à une rencontre houleuse jeudi, puisque personne ne voudra dire que ces ponctions peuvent se faire sans réduction des services aux patients.Le ministre Réjean Hébert, qui estime « payer en double » des frais liés à l'administration, affirme que la ponction de 50 millions ne réduira pas les services.l'intervention sert par exemple à la réadaptation.Or, vendredi, derrière des portes closes, Lise Denis, présidente de l'Association des établissements de santé, a bien indiqué au ministre qu'il serait impossible de faire ces compressions aux yeux des établissements.Cette décision arrive La Presse a obtenu les nouve a u x b a r è m e s q u e ve u t appliquer Québec pou r le paiement des interventions supplémentaires ­ un budget spécial débloqué en 2003 sous Philippe Couillard, qui était reconduit depuis 10 ans.Québec payait en moyenne 4526 $ pour une intervention l'an dernier.Ce montant sera réduit d'environ 25 %, à 3127 $, pour l'année en cours, selon le plan du Dr Hébert.Pour une prothèse du genou, Québec versait 8598 $ aux établissements.Le chèque sera ramené à 5900 $.Pour une prothèse de la hanche, on passe de 9200 $ à 6400 $.La pose d'un implant cochléaire, financée à hauteur de 37 000 $, ne rapportera plus que 25 700 $.Le ministre Hébert a aussi dema ndé 3 0 m illions au x agences régionales de la santé, à même des budgets non distribués encore.Le D r Hébert compte également faire des économies de 125 millions sur les médicaments ­ par la renégociation de prix avec les entreprises génériques, semble-t-il.Dans le réseau de la santé, on pensait que le ministre comptait remettre en question les ententes coûteuses sur la rémunération avec les médecins ­ une hypothèse que le gouvernement a formellement niée à La Presse, hier soir.Mort de ben Laden Un ex-imam montréalais mis à contribution VINCENT LAROUCHE C'est grâce aux révélations s o u s l a t o r t u r e d ' u n e xima m montréalais que les Américains ont été mis sur la piste qui allait les mener à Ousama ben Laden, affirme dans un récent livre un journaliste américain expert des opérations militaires.Da ns son ouv rage The Finish : The Killing of Osama bin Laden, le jou r na liste Mark Bowden lève le voile su r le rôle mécon nu de M o h a m e d o u O u ld S l a h i , a nc ien Mont réa la is toujours détenu à la prison de Guantánamo.Né en Mauritanie en 1970, M.Slahi a vécu à Montréal entre le 26 novembre 1999 et le 21 janvier 2000, selon des docu ments judicia ires canadiens.Il aurait étudié à l' École Polytechnique et au ra it dirigé les prières à la mosquée A l-Sunna, rue Hutchison.Avant de venir au Canada, il s'est battu en Afghanistan contre les Soviétiques et il au r a it prêté a l lé gea nc e à Al-Qaïda.Selon la commission d'enquête a mérica ine sur le 11 septembre, il aurait aussi recruté des djihadistes en Europe, dont deu x qui allaient ensuite participer aux détournements d'avion le jour fatidique.À Montréal, il aurait côtoyé A hmed Ressam, condamné aux États-Unis pour le complot visant à faire sauter l'aéroport de Los Angeles.Dans la mire des services secrets occidentaux malgré son dépa r t du Ca nada en 2000, Mohamedou Ould Slahi a été arrêté et détenu successivement en Mauritanie, en Jordanie et en Afghanistan, à la demande des États-Unis, selon un jugement de la Cour fédérale canadienne.Dans une poursuite contre les autor ités a mér ica i nes , M .Slahi affirme avoir été sou m is à des t ra itements cruels et inhumains pendant sa détention.Da ns son liv re, M a rk B owde n c o n f i r m e q u e le détenu a été torturé et soumis à des interrogatoires musclés.C'est alors qu'il a donné à ses interrogateurs le nom d'Abu Ahmed al-Kuwaiti, le courrier d'Ousa ma ben Laden, q u i a l l a it p e r m e t t r e au x Américains, plusieurs années plus tard, de retrouver et de tuer le leader d'A l- Qaïda , raconte l'auteur.« Le nom [d'al-Kuweiti] a pris graduellement une plus grande importance alors qu'il ressortait plus souvent.En ce sens, Slahi, je crois, est à l'origine de leur intérêt pour cette personne », a expliqué Bowden da ns u ne récente entrevue au National Post.13 985 Sérieusement.Civic DX 2012 Remise additionnelle disponible avec le programme $ 13 985 Transport et préparation inclus À l'achat $ * 16 485$ -2 500$ PDSF initial de rabais L'Association des concessionnaires Honda du Québec hondaquebec.ca * Le rabais du manufacturier au concessionnaire de 2 500 $ sur le PDSF est applicable avant taxes sur la Civic DX de base 2012 neuve (modèle FB2E2CEX) pour un prix à l'achat de 13 985 $ incluant transport et préparation de 1 495 $.Les taxes, droits, assurances et immatriculation sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Offres valides seulement pour les résidants du Québec chez les concessionnaires Honda du Québec.Offres d'une durée limitée sujettes à changement sans préavis par le manufacturier et valides sur les véhicules en inventaire seulement.Photos à titre indicatif seulement.Voyez votre concessionnaire Honda pour plus de détails.Une initiative de l'AQLPA soutenue par le gouvernement du Québec par l'intermédiaire du Fonds vert.Pour plus d'information, visitez le www.faitesdelair.org.Le rabais de 2 500 $ inclut tout montant offert en dollars Honda par Honda Canada Inc.\f A 16 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 ACTUALITÉS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Petit trésor posthume RIMA ELKOURI CHRONIQUE U n vendredi de novembre, il y a 10 ans, deux é t u d i a n t s f r a ppa ie n t à l a p o r t e d e l 'é c r i v a i n Émile Ollivier.Ils voulaient l'interviewer pou r u n travail universitaire.L'écrivain s'est plié à l'exercice avec u ne g ra nde générosité.I l leur a parlé de l'écriture et de la vie, de Montréal et de Port-au-Prince.C'était le 8 novembre 2002.Le 10, Émile Ollivier est mort, terrassé par une crise cardiaque.Il n'avait que 62 ans et toute une vie de combat contre la maladie dont il ne parlait pas.En tenta nt de ra nger sa vie dans des boîtes lors d'un récent déménagement, Patrice Beaulieu, un des étudiants devenu adu lte, a retrouvé cette entrevue qui l'avait bouleversé.Une vieille cassette poussiéreuse, un travail de session annoté et tant de souvenirs.Le sentiment étrange d'avoir entre les mains les dernières réf lexions de cet auteur qu'il admire.Le souvenir d'un écrivain généreux, mort trop tôt, laissant derrière lui des lecteurs orphelins et un roman inachevé (La Brûlerie, très beau roman post hu me su r le qua r tier Côte-des-Neiges).Patrice m'a envoyé cette entrevue comme on envoie u n hom m age à la mer, y voya nt u ne belle façon de célébrer le 10 e anniversaire de la mort d'Émile Ollivier.On y lit les dernières pensées de l'écrivain et sociologue d 'or igi ne ha ïtien ne, forcé de s 'ex iler en 19 65 après avoir été emprisonné sous le régime Duvalier.Moi qui regrette de n'avoi r ja ma is eu l'occasion d'interviewer Émile Ollivier, j'ai eu le sentiment d'y découvrir un petit trésor posthume.Dans cette entrevue, Ollivier parle de la littérature comme de son « luxe exquis » qui lui permet de se connaître, de se dévoiler à lui-même.Il raconte qu'il est toujours étonné à la fin d'une oeuvre de voir qu'il y avait « ça » en lui.« Pour moi, l'écriture est d'abord un vice.Il faut être insatisfait de l'ordre du monde pour se livrer à cette activité.» - Émile Ollivier, écrivain Qu'est-ce que vous voulez le plus communiquer par vos écrits ?lui ont demandé les étudiants.« Je ne suis ni animateur de radio ni facteur ! Ce n'est pas une question que je me pose ! Pour moi, l'écriture est d'abord un vice.Il faut être insatisfait de l'ordre du monde pour se livrer à cette activité.Il me semble donc que j'essaie de témoigner de ma singularité et de mon expérience d'individu dans un monde qu i m'appa ra ît chaotique, mais ce n'est pas de volonté délibérée.» Avez-vous des inhibitions ?« Comme tout le monde ! », a répondu l'écrivain.« Oui, il y a des pa n nes sèches, mais aujourd'hui, je ne m'en fais plus.J'ai d'ailleurs de nombreux moyens pour les contrer : soit en relisant ce que j'ai fait la veille, soit en prena nt des notes .Même qua nd on n 'é c r it pa s , on écrit.Une fois, j'ai rencontré Gaston Miron et je lui ai dit : \"Gaston, ça fait longtemps que tu n'as rien publié !\" Et il m'a répondu : \"Bien, je prends des notes !\" » À propos de l'avenir du livre et des jeunes plus portés vers l'écran que vers le livre : « Il y a, certes, plusieurs jonctions faites avec les médias électroniques, mais je ne suis pas prêt à dire que l'écriture est menacée.L'objet « livre » sera peut-être différent : dans l'antiquité, c'était un rouleau.Il deviendra peut-être un écran cathod ique da ns le f utu r, mais les gens vont continuer à l'utiliser.» À propos des différences entre Montréal et Port-auP rince en ce qui a trait à l'écriture : « Être écrivain en Haïti, ça n'existe pratiquement pas, car c'est un pays d'a na lphabètes ­ 85 % du pays ne sait ni lire ni écrire.Q u elq u ' u n q u i ve u t ê t r e écrivain en Haïti doit écrire, s 'éd iter lu i-même et a ller vendre ses livres dans la rue.La plupart du temps, les gens qui achètent le livre le font plus pour aider l'écrivain que pour le lire.» Ici, nous som mes gâtés, ajoutait-il.« Le Québec, c'est miraculeux, et il est vu de cette façon par l'extérieur.Comment un pays qui ne compte que sept millions d'habitants a pu produire autant d'écrivains, autant d'éditeurs et autant de lecteurs ?» Émile Ollivier, dont l'oeuvre est ma rquée pa r l'exil et l'errance, disait souvent Émile Ollivier, dont l'oeuvre est marquée par l'exil et l'errance, disait souvent qu'il se sentait « Québécois le jour, Haïtien la nuit ».PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE qu'il se sentait « Québécois le jour, Haïtien la nuit ».Avec humour, il se qualifiait de « sc h i zoph rène heu reu x ».Dans un recueil qui lui rend hommage (1) , son ami Dany Laferrière note que contrairement à beaucoup d'intellec tuels ha ïtiens , Olliv ier ne réduisait pas le Québec à Montréal.Il a vécu et enseigné en Abitibi.Ce pays l'impressionnait à bien des égards.Pour lui, il fallait savoir passer de l'exil à l'immigration.« Je ne sais pas dans quelle disposition la mort l'a surpris, écrit Dany Laferrière.Comme u n Québécois né en Haïti ou comme un Haïtien ayant vécu longtemps au Québec ?Je crois qu'en définitive, ce qui compte, c'est cette oeuvre lumineuse qu'il nous a laissée, même si pour la mettre au monde il a dû faire de terribles sacrifices.» OEuvre lumineuse, oui, qu'il est toujours temps de découvrir.Pour défier la vraie mort qu'est l'oubli.(1) Émile Ollivier : un destin exemplaire.Sous la direction de Lise Gauvin.Mémoire d'encrier, 2012.Promotion pour une durée limitée chez Photo Laplante avec objectif NIKKOR AF-S 18-105mm f/3.5-5.6G ED VR · Capteur CMOS 16.2 mégapixels · Déclenchement à 6 vps · Vidéos HD 1080p les bébés de l'année RÉSERVEZ VOTRE ESPACE dèS MAINTENANT.2012 Le vendredi 28 décembre, LA PRESSE regroupera dans un cahier spécial et sur cahierdesbebes.com les photos des bébés nés en collaboration avec au cours de l'année 2012.avant le 12 décembre minuit.cahierdesbebes.com Inscrivez-vous sur En prime ( valeur de 64.95$ ) Seulement 50 $ (taxes en sus) Vous recevrez automatiquement ce livre de + une séance photo incluant une photo 8X10, une valeur de 90 $, chez un filtre NC Nikon 67mm 1179.$ 95 Le zoom poussé à l'extrême · Capteur CMOS 16 mégapixels · Zoom optique grand-angle 18x · Vidéos Full HD 1080p une ! bébé à la ATTENTION : PREMIERS ARRIVÉS, PREMIERS SERVIS ! 16 bébés se partageront l'honneur d'être en couverture du cahier spécial.Inscription au coût de 235 $ (taxes en sus).VIS ! de plus courez la chance de gagner un chèque-cadeau d'une valeur de 1000 $ échangeable dans l'une des boutiques ou l'une des 20 séances photo incluant une photo 20X24 et une 2e photo à votre choix, une valeur de 254 $, chez Vous pouvez aussi vous inscrire en postant avant le 7 décembre La Presse, Petites annonces, ce coupon dûment rempli avec la photo Les bébés de l'année 2012, qui ne sera pas retournée (maximum 7po x 7po) à : C.P.11053, succ.Centre-ville, Montréal, QC, H3C 4Y9 Nom : Prénom : App.: Code postal : Tél.(trav.) : Courriel : Fille Garçon Date de naissance : 214.$ 95 Adresse : Ville : Tél.(dom.) : Prix régulier 244.$ 95 Prénom et nom du bébé : Prénoms et noms des parents : La photo de bébé dans La Presse et sur cahierdesbebes.com : 57,49 $ (taxes incluses) Ci-joint un chèque ou mandat-poste à l'ordre de La Presse ltée ou paiement par carte de crédit : Visa MasterCard No de la carte de crédit : | | | | Bébé à la une : 270,19 $ (taxes incluses) 350 Bl.des Laurentides, Laval, Qc, H7G 2T8 photo LAPLANTE · | | | | | | | | | | | | | foto source TM inc Date d'expiration : ____/____ Signature : www.photolaplante.com 450-669-0595 Ouvert 7 jours · Département d'articles usagés Très grand stationnement · Tout près du métro Cartier Avec Photo LAPLANTE, la photo c'est facile ! HÂTEZVOUS, LES PLACES SONT LIMITÉES ! Cochez si vous désirez recevoir des offres promotionnelles de La Presse et de ses partenaires.Le tirage aura lieu le 17 décembre 2012 aux bureaux de La Presse.La valeur totale des prix est de 4 000 $.\f LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 · llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 17 ACTUALITÉS Explosion chez Neptune à Sherbrooke Un blessé émerge du coma LA TRIBUNE SHERBROOKE - L'explosion survenue jeudi chez Neptune Technologies et Bioressources de Sherbrooke a fait un troisième mort samedi soir, tandis que l'un des trois blessés qui demeuraient encore inconscients a été sorti du coma artificiel et s'éveillait petit à petit, hier.Marc Couture, un employé de l'usine, a succombé après avoir été maintenu dans un coma artificiel.Il avait été brûlé sur environ 90 % de la surface de sa peau.Ce père de trois enfants au rait ga rdé des séquelles p e r m a n e n t e s j u gé e s t r o p importantes, ce qui a poussé ses proches à demander des « soins de confort ».P u isque des a na lyses devront être effectuées afin de confirmer l'identité des deux corps retrouvés dans les débris jeudi, il est impossible de divulguer leur nom pour l'instant.Certaines sources confiaient ce week-end qu'un homme de 30 ans d'origine cubaine ferait partie des deux premières victimes.Ce chimiste mort jeudi serait arrivé au Québec en septembre pour ensuite devenir opérateur chez Neptune.Deux autres employés de Neptune demeurent maintenus dans un coma artificiel.I ls reposent au centre des grands brûlés de Montréal et se trouvent dans un « état stable », selon le CHUM.voire les prochaines semaines.«Normalement, les délais avant d'obtenir les résultats de l'enquête tournent autour de six mois», assure M me Fournier.Selon la porte-parole de la CSST, le retrait de l'acétone serait terminé et les risques d'explosion sont maintenant nuls.Jusqu'à samedi, la présence de deux réservoirs remplis d'acétone inquiétait les autorités.Or, selon Christian Blanchette, coordonnateur à Urgence-Environnement, près de 30 000 litres devaient être retirés.R a pp elon s q ue prè s de 50 000 litres de cette substance chimique se trouvaient chez Neptune.Les principaux dirigeants de Neptune tiendront une conférence de presse aujourd'hui pour faire le point.Les lieux de l'explosion survenue chez Neptune ont été qualifiés de dangereux le week-end dernier, du moins assez pour empêcher les enquêteurs de la CSST de poursuivre l'analyse de la scène.PHOTO JOCELYN RIENDEAU, LA TRIBUNE Du côté de la miraculée retrouvée vivante da ns les décombres plus de 90 minutes après le début du violent i ncend ie, con fi née da ns un espace restreint, elle a obtenu son congé de l'hôpital samedi midi.L'employée s oig n a it u n v iole n t c h o c post-traumatique.P uisque le person nel j u g e a i t l 'é t a t d u b l e s s é maintena nt éveillé com me éta nt « meilleu r », il a été extubé.Par ailleurs, les lieux de l'explosion survenue chez Neptune ont été qualifiés de dangereux le week-end dernier, du moins assez pour empêcher les enquêteurs de la CSST de poursuivre l'analyse de la scène.« L'enquête a été remise entre les mains de la Commission de la santé et de la sécurité du travail, affirme Julie Fournier, porte-parole de la CSST.Un ingénieur en bâtiment a été contacté et ce dernier a toutefois L'analyse des lieux suspendue suggéré fortement de ne pas se rendre sur les lieux, puisqu'ils ne sont pas su ffisa m ment sécuritaires.La structure est instable et les débris trop nombreux et tordus.Une solution doit être envisagée afin de permettre la poursuite des recherches, comme le nettoyage à l'aide d'une pelle mécanique.» Pendant ce temps, les enquêteurs devaient compiler une série de témoignages et l'exercice se pou rsu iv ra encore durant les prochains jours, BPR : NOUVELLE HYPOTHÈSE ÉTUDIÉE Une forte concentration de vapeur d'essence aurait fait exploser l'atelier du laboratoire de recherche de Bombardier produits récréatifs (BPR), à Valcourt, lorsque deux employés ont ouvert la porte de garage, amenant ainsi un nouvel apport en oxygène.L'explosion, survenue dans la nuit de jeudi à vendredi et qui a fait deux blessés graves, aurait alors entraîné le bris de conduits de gaz naturel.­ La Tribune ENSEIGNANTS NON QUALIFIÉS L'obtention d'un brevet est semée d'embûches PASCALE BRETON INFORMATIONS IMPORTANTES À PROPOS DE LA TEMPÊTE DE VERGLAS DE JANVIER 1998 En vertu d'une entente, vous pourriez avoir droit à une indemnité si vous déteniez, en janvier 1998, une police d'assurance habitation auprès de l'une des quatre compagnies d'assurance suivantes : · Compagnie d'assurance Allianz du Canada · AXA Assurances · Compagnie d'assurance ING (Groupe Commerce) · Compagnie d'assurance Bélair (belairdirect) Une entente à l'amiable est intervenue entre Option consommateurs et quatre compagnies d'assurance afin que soit versée une indemnité à leurs assurés affectés par la tempête de verglas de janvier 1998.Les quatre compagnies d'assurance signataires de l'entente sont : · Compagnie d'assurance Allianz du Canada · AXA Assurances · Compagnie d'assurance ING (Groupe Commerce), ces dernières font maintenant partie d'Intact Assurance, et · Compagnie d'assurance Bélair (belairdirect) Pourquoi cet avis est-il publié?Cette entente s'inscrit dans le cadre d'un recours collectif entrepris par Option consommateurs à l'égard de 19 compagnies d'assurance.Option consommateurs soutient notamment qu'elles auraient dû payer à leurs assurés des frais de subsistance supplémentaires (FSS) pendant la tempête de verglas de janvier 1998.La Cour supérieure tiendra une audience pour décider si elle doit approuver cette entente.Vous pouvez assister à cette audience, laquelle aura lieu le 13 décembre 2012 à 9 heures 30 dans la salle 15.07 du Palais de justice de Montréal, situé au 1, rue Notre-Dame Est, à Montréal.Cette entente ne concerne que les 4 compagnies d'assurance mentionnées ci-dessus, ce qui signifie que le recours collectif se poursuit à l'égard des 15 autres compagnies d'assurance.Veuillez consulter le site internet d'Option consommateurs au www.option-consommateurs.org pour obtenir de plus amples détails à ce sujet.Qui est visé par cette entente?Vous êtes automatiquement membre du groupe lié à l'entente, si : 1.Vous déteniez une police d'assurance habitation auprès de l'une des quatre compagnies mentionnées ci-dessus pendant la tempête de verglas de janvier 1998, et 2.Vous habitiez dans l'une des municipalités mentionnées dans l'entente.Que prévoit l'entente?Les quatre compagnies d'assurance acceptent de verser une somme totale de 12,5 millions $ pour régler le recours sans admission de responsabilité.Option consommateurs et ses procureurs demanderont à la Cour que soient payés à même cette somme, déduction faite des honoraires et déboursés des procureurs d'Option consommateurs, ce qui suit : · Une indemnité minimale de 50,92 $ par police d'assurance habitation à plus de 200 000 personnes du groupe.· Un montant de 50 000 $ à Option consommateurs pour le travail accompli à l'égard des membres du groupe.Si vous êtes en accord avec l'entente, comment procéder pour recevoir votre indemnité?Si vous demeurez toujours à la même adresse qu'en 1998, aucune action n'est requise de votre part puisque l'indemnité vous sera envoyée par la poste à l'adresse apparaissant sur votre police d'assurance habitation, alors en vigueur en 1998.Si vous avez déménagé depuis 1998, vous devez communiquer votre adresse actuelle au plus tard le 31 janvier 2013 en complétant le formulaire de changement d'adresse disponible sur les sites internet d'Intact Assurance et de belairdirect : · verglas.intactassurance.com · verglas.belairdirect.com Vous pouvez également procéder par téléphone au 1 855 292 8861.Que faire si vous êtes en désaccord avec l'entente?Vous pouvez vous objecter à cette entente en vous présentant à l'audience qui aura lieu le 13 décembre 2012 à 9 heures 30 dans la salle 15.07 du Palais de justice de Montréal, situé au 1, rue Notre-Dame Est, à Montréal.Pour faire valoir vos objections, vous devez en avoir informé les procureurs d'Option consommateurs par écrit, documents ou preuves à l'appui, au moins cinq jours avant l'audience à l'adresse suivante : No de dossier : 505-06-000006-002 Sylvestre Fafard Painchaud 740, avenue Atwater Montréal (Québec) H4C 2G9 Vous pouvez vous exclure du Groupe (si vous ne désirez pas être lié par cette entente).Pour vous exclure, vous devez faire parvenir une lettre au greffier de la Cour supérieure du Québec.Cette lettre devra contenir les renseignements suivants : · Le numéro du dossier : 505-06-000006-002; · Vos nom, adresse et numéro de téléphone; · Une déclaration à l'effet que vous désirez vous exclure de l'entente; · Votre signature.Vous devez acheminer votre lettre par courrier recommandé ou certifié au plus tard le 12 décembre 2012, à l'adresse suivante : Greffe de la Cour supérieure du Québec PALAIS DE JUSTICE DE MONTRÉAL Dossier 505-06-000006-002 1, rue Notre-Dame est Montréal (Québec) H2Y 1B6 Pour obtenir de plus amples informations, dont la liste des municipalités mentionnées dans l'entente, nous vous invitons à consulter les sites Internet suivants, mis à jour régulièrement : · Option consommateurs : www.option-consommateurs.org · Sylvestre Fafard Painchaud, procureurs d'Option consommateurs : www.sfpavocats.ca · Intact Assurance (si vous étiez assuré avec Allianz, AXA ou ING (Groupe Commerce)) : verglas.intactassurance.com · belairdirect : verglas.belairdirect.com En cas de divergence entre cet avis et le règlement, ce dernier prévaut.La publication de cet avis a été approuvée par la Cour supérieure du Québec.Le nombre d'enseignants non qualifiés continue d'augmenter dans les écoles, et ceux qui choisissent de retourner aux études pour obtenir leur brevet tout en enseignant à temps plein se butent à un véritable chemin de croix.Pour faire face à la pénurie d'enseignants dans plusieurs matières, le ministère de l'Éducation délivre chaque année des centaines de «tolérances d'engagement ».Il s'agit de permis exceptionnels délivrés à des titulaires de classe, souvent spécialisés dans un domaine (anglais, mathématiques, espagnol), mais qui n'ont pas suivi de formation des maîtres et qui ne détiennent pas de brevet d'enseignement.Le Ministère veut réduire le nombre de tolérances d'engagement accordées.Il y en avait 2878 en 2007-2008.On en comptait 2010 en 2011-2012.Pour enrayer le problème des enseignants non qualifiés, le Ministère oblige un certain nombre d'entre eux à retourner sur les bancs d'école pour suivre des cours en pédagogie et en formation des maîtres afin d'obtenir leur brevet d'enseignement.Ces enseignants, souvent titulaires de classe et permanents depuis plusieurs années dans les écoles, doivent étudier tout en travaillant.Le ministère leur délivre une «autorisation provisoire d'enseigner » le temps qu'ils terminent des études.C'est ce type de permis qui a explosé au cours des dernières années.En cinq ans, le nombre de nouveaux détenteurs est passé de 507 à 771 ­ un chiffre qui ne tient pas compte des renouvellements.Environ 11% des enseignants qui détenaient une autorisation provisoire d'enseigner en 2010-2011 bénéficiaient, l'année précédente, d'une tolérance d'engagement.Pour ces enseignants, le chemin vers l'obtention d'un brevet est long et semé d'embûches.Mélanie Tremblay en sait quelque chose.Détentrice d'un baccalauréat en études hispaniques, elle enseigne l'espagnol depuis 2001 dans une école secondaire de la région de Québec.Elle a même obtenu sa permanence en 2008.Les écoles peinent à trouver des enseignants d'espagnol, souligne Mme Tremblay.Mais pour le Ministère, elle n'est pas qualifiée.«Je n'avais pas fait mon baccalauréat avec l'intention de devenir enseignante.Une école cherchait u n professeu r d'espag nol , et j'ai adoré la profession », raconte-t-elle.E n 2 0 03, M me T remblay est retournée aux études pour obtenir un certificat en pédagogie.En 2005, le Ministère l'a informée que ce n'était plus suffisant et qu'elle devait faire un deuxième baccalauréat.Sept a ns plus ta rd , Mme Tremblay est toujours aux études.«Les cours se donnent presque toujours le jour et moi, je travaille.J'ai ma classe », explique-t-elle.«Pour l'instant, je profite de mon congé de maternité pour essayer de compléter les cours qui se donnent seulement le jour», explique M me Tremblay, mère d'un bébé de cinq mois.Même si elle a reçu et supervisé des stagiaires dans sa classe au fil des ans, M me Tremblay devra aussi faire des stages.L'hiver prochain, elle devra prendre un congé sans solde pour faire un stage de cinq semaines dans une école primaire.Elle a toutefois obtenu l'autorisation de faire son dernier stage, qui dure 12 semaines, dans sa classe.Mais elle devra être évaluée par ses collègues.M me T remblay déplore la rigidité du Ministère.La problématique perdure depuis des années et touche bon nombre d'enseignants, rappelle-t-elle.Plusieurs se découragent.«C'est dommage que notre expérience ne soit pas reconnue.On nous engage, on fait un bon travail.Les élèves, les parents et mes collègues m'apprécient, mais personne n'en tient compte.» Bien que le ministère de l'Éducation soit conscient de cette problématique, ce sont les universités qui sont responsables des modalités de la formation, explique Esther Chouinard, porte-parole du Ministère.Quant à la tolérance d'engagement, elle «ne peut être sans cesse renouvelée.Si un titulaire d'une tolérance d'engagement désire poursuivre sa carrière d'enseignant, celui-ci sera invité à suivre une formation d'enseignant», précise-t-elle.\f A 18 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 MONDE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Irak et Afghanistan Obama salue la fin imminente d'une « décennie de guerre » Le président américain Barack Obama s'est félicité hier, en célébrant la journée des anciens combattants, que la « décennie de guerre » en Irak et en Afghanistan touchait bientôt à sa fin.« Après une décennie de guerre, nos héros sont de retour chez eux.Et dans quelques années, plus d'un million de soldats seront en train de revenir à la vie civile », a déclaré le chef de l'État au cimetière national d'Arlington en Virginie, sous un éclatant soleil d'automne.« C'est la première journée d'anciens combattants que je célèbre depuis une décennie au cours de laquelle aucun soldat américain n'est mort en Irak », s'est-il félicité sous les applaudissements, rappelant que les États-Unis avaient déjà quitté l'Irak et étaient en train de se retirer d'Afghanistan.Environ 33 000 soldats américains sont revenus d'Afghanistan, pays que les États-Unis ont l'intention de quitter définitivement en 2014.­ Agence France-Presse Barack Obama était au cimetière national d'Arlington, en Virginie, hier.PHOTO NICHOLAS KAMM, AFP Démission du directeur de la CIA Un scandale peut en cacher un autre RICHARD HÉTU COLL ABOR ATION SPÉCIALE NEW YORK - Il est environ 17 h, le mardi 6 novembre 2012, jour du scrutin présidentiel.Dans deux heures, les bureaux de vote fermeront en Virginie, l'État où se trouvent les principales agences de renseignement américaines.Dans le bureau de James Clapper, directeur national du renseignement, le téléphone sonne.Au bout du fil, un responsable du ministère de la Justice surprend le général de l'armée de l'air à la retraite avec une nouvelle sensationnelle : le FBI a découvert une liaison extraconjugale entre le directeur de la CIA, David Petraeus, et sa biographe, Paula Broadwell.Âgée de 40 ans, cette diplômée de l'Académie militaire de West Point faisait l'objet d'une enquête policière à la suite d'une plainte portée il y a plusieurs mois par une femme à qui elle avait adressé des courriels menaçants.Le soir même, alors que les États-Unis et le reste de la planète attendent encore le résultat de l'élection présidentielle, James Clapper appelle David Petraeus, l'exhortant à démissionner.Vingt-quatre heures plus tard, il met au pa rfum un responsable de la Maison-Blanche, qui refilera l'information à Barack Obama jeudi, soit deux jours après sa réélection face à Mitt Romney.Le même jour, le président reçoit David Petraeus à la Maison-Blanche.Celui que plusieurs Américains considèrent comme un héros de la guerre en Irak lui remet sa lettre de démission, jugeant avoir « fait preuve d'un manque de jugement en ayant une relation extraconjugale ».Le lendemain, Barack Obama accepte la démission du chef de la CIA, tout en saluant un « officier exceptionnel ».C'est aussi la journée où les responsables des commissions du renseignement du Congrès sont mis au courant de l'affaire.Le récit qui précède représente la version officielle des Le FBI a découvert une liaison extraconjugale entre le directeur de la CIA, David Petraeus, et sa biographe, Paula Broadwell.PHOTO ARCHIVES AFP circonsta nces entou ra nt la démission de David Petraeus, qui met peut-être un point final à la carrière prestigieuse d'un des soldats les plus connus et décorés aux États-Unis.Comme la plupart des scénarios hollywoodiens, ce récit contient un certain nombre de coïnci- La démission de David Petraeus a déjà fait naître plusieurs théories de conspiration, surtout au sein de la droite américaine.dences extraordinaires, voire invraisemblables.Se peut-il vraiment que le directeur national du renseignement n'ait pas été informé avant le soir de l'élection présidentielle que le FBI menait depuis plusieurs mois une enquête lui ayant permis de découvrir la liaison entre le patron de la CIA et sa biographe?Peut-on croire que le président n'a rien su de cette histoire avant jeudi dernier?Eric Cantor, lui, était au courant depuis plus de deux semaines.Selon le New York Times, le numéro deux des républicains à la Chambre des représentants a été contacté par un employé du FBI accusant David Petraeus d'avoir noué une relation extraconjugale susceptible de compromettre des informations confidentielles.Le chef de cabinet du représentant de Virginie a par la suite rapporté cette accusation à un responsable du FBI.Bien entendu, la démission de David Petraeus a déjà fait naître plusieurs théories de conspiration, surtout au sein de la droite américaine.L'une d'elles veut que l'administration Obama ait trouvé une façon commode d'empêcher le directeur de la CIA de témoigner cette semaine devant la commission du renseignement du Sénat.Celle-ci entame des auditions sur l'attaque du consulat de Benghazi ayant mené à la mort de quatre Américains dont l'ambassadeur Christopher Stevens le 11 septembre dernier.Plu sieu r s con ser vateu r s v o i e n t d a n s l 'a f f a i r e d e B engha z i le Watergate de Barack Obama.Ils accusent notamment le président d'avoir refusé d'envoyer au secours des assiégés un commando de la CIA qui se trouvait non loin du bâtiment attaqué.La plupart des grands médias américains ont cependant refusé de prêter foi à cette accusation répétée presque chaque jour sur la chaîne Fox News.Le Washington Post, par exemple, a écrit récemment qu'un commando de sept membres de la CIA était arrivé sur les lieux 50 minutes après le début de l'attaque.Le commando n'a évidemment pas été capable de sauver l'ambassadeur Stevens.N 'en dépla ise au x c ritiques conservateurs de Barack Obama, rien n'indique pour le moment que la démission de David Petraeus ait un rapport avec l'affaire de Benghazi.Mais un scandale dévoilé trois jours après un scrutin présidentiel peut certes en cacher un autre.UNE DEUXIÈME FEMME.Le FBI a découvert une seconde liaison extraconjugale à David Petraeus (aujourd'hui terminée) en enquêtant sur des courriels « menaçants » de sa maîtresse Paula Broadwell adressés à une autre femme qui, effrayée, a demandé la protection du FBI, selon les médias.Cette dernière, a affirmé hier l'Associated Press, se nomme Jill Kelley.Elle a 37 ans, habite Tampa, en Floride, et serait une amie de longue date du général.Elle n'avait aucun statut particulier au sein de l'armée et travaillait comme « agente de liaison sociale » avec une base aérienne en Floride, selon l'agence américaine qui cite un haut responsable militaire américain.- Agence France-Presse UN LIVRE À DÉVORER ! « Un style vif, au présent, un récit très accrocheur.» Catherine Perrin, Médium large, 95,1 FM « Revivez une époque foisonnante du monde culturel québécois, revivez Louise Forestier » Paul Arcand, 98,5 FM « Survol d'une vie pas ordinaire » Alain de Repentigny, La Presse « Un moment on rit.L'autre, on pleure.» Agnès Gaudet, Journal de Montréal Offert en librairie ou sur librairie.lapresse.ca \f LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 19 MONDE LE TOUR DU GLOBE PHOTO SOE THAN WIN, AFP PHOTO REUTERS PHOTO ALBERT GEA, REUTERS PHOTO JOHN CANTLIE, AFP Birmanie Treize morts Haïti Onze morts dans trois séismes dans de fortes pluies Trois séismes géographiquement proches les uns des autres ont frappé le centre de la Birmanie hier, faisant au moins 13 morts et une quarantaine de blessés.La première secousse, d'une magnitude de 6,8, s'est produite hier au lever du jour à une profondeur de 10 kilomètres, à 116 km au nord de Mandalay, deuxième ville du pays, a précisé l'Institut américain de géophysique (USGS).Elle a été suivie de deux répliques de magnitude 5.- Agence France-Presse Espagne Organes Syrie Israël tire de chômeuse à vendre des coups de semonce Une chômeuse espagnole de 44 ans a annoncé hier la vente de tous les organes qui ne seraient pas indispensables à sa survie.« J'ai d'abord mis en vente un rein, maintenant je propose aussi les cornées de mes yeux, un de mes poumons, un morceau de mon foie.je fais cela parce que je suis tout simplement désespérée », a déclaré la quadragénaire au quotidien El Mundo.L'argent devrait permettre de payer un logement pour elle et pour sa fille.- Agence France-Presse De fortes pluies jeudi et vendredi derniers dans le nord d'Haïti, à Cap-Haïtien, ont tué 11 personnes et ont forcé le déplacement de milliers d'autres, ont annoncé les autorités gouvernementales hier.Ces inondations surviennent seulement deux semaines après le passage de la méga-tempête Sandy sur la portion occidentale du pays.La tempête a tué 54 personnes et endommagé 70 % des récoltes de la côte sud.- Associated Press L'armée israélienne a tiré hier des coups de semonce en direction de la Syrie après la chute d'un obus de mortier syrien dans la partie du Golan occupée par Israël, premier incident du genre depuis près de 40 ans.En réaction à cette brusque montée de tension qui s'est produite après une série d'incidents ces dernières semaines, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a averti qu'Israël réagirait « plus durement » en cas de nouveaux tirs syriens.- Agence France-Presse Gulnara Karimova est la femme la plus connue et la plus détestée de l'Ouzbékistan Créatrice à ses heures, Gulnara Karimova est aussi joaillière, instigatrice de la « fashion week » ouzbèke et designer de « Guli », une marque qui vient de défiler à la semaine de la mode chinoise.À 40 ans, la fille du président ouzbek, dont la fortune est estimée à 1 milliard de dollars, n'en finit plus de se réinventer.ANABELLE NICOUD La fille du dictateur Il est peu de domaines sur lesquels Gulnara Karimova, 4 0 ans, mère de deux enfants, n'a pas imprimé sa ma rque.Détent r ice d 'u ne maîtrise en arts de Harvard, elle a été ambassadrice de l'Ouzbékista n en Espagne et auprès des Nations unies.Diplomate, donc, Gulnara est aussi professeure à l'Université de Tachkent.C réa t r ic e à s e s he u re s , elle est aussi joa illière, instigatrice de la « fashion week » ouzbèke et designer de « Guli », une marque qui vient de défiler à la semaine de la mode chinoise.Mais comment fait-elle tout cela ?« L'inspiration , c 'est une chose, mais j'ai de très bons amis, très talentueux, da ns le monde a rtistique.J'ai toujours été entourée par des gens qui ont beaucoup de succès », explique-t-elle dans l'une des très complaisantes interviews que l'on peut trouver sur YouTube (http :// www.youtube.com /watch ?v=7bDWG-uaH Tg).Gulnara est filmée dans son bureau, entourée de photos d'ellemême, seule ou accompagnée d'Elton John, de Kenzo ou même de Bill Clinton.Tout naturellement, Gulnara n'est pas seulement la femme la plus connue d'Ouzbékistan.Elle est aussi la femme la plus détestée du pays, selon les câbles diplomatiques américains éventés par Wikileaks.« C lepto c rate », selon le quotidien suisse Le Matin, Gulnara Karimova est à la tête d'une fortune estimée à 1 milliard de dollars.Selon les révélations de l'a ncien a mbassadeu r a méricain Épaules dénudées, cheveux bouclés, lèvres rouge sang, la femme au visage de poupée de plastique est seule à l'a rrière d'une berline.En face d'elle, la vieille ville de B ou ka ra et son i mpo sa nte mosquée.À l'exception d'un jeune homme qui court, saute et virevolte, la blonde chanteuse est seule et se languit dans des robes au lu xe racoleu r.Son site officiel la présente comme G o ogo o sh a , po ète , mez z o s o pr a n o e t b e au t é e xo t i que, auteure d'un premier album en anglais sorti l'été dernier.M a i s G o o g o o s h a n 'e s t pas seulement l'incarnation d'une pop sirupeuse influencée par la Russie.Elle est au s si G u l n a r a K a r i mova , fille du président de l'Ouzbékista n depuis 1989, Isla m Karimova.Créatrice à ses heures, Gulnara Karimova (à gauche) est à la tête d'une fortune estimée à 1 milliard de dollars.PHOTO JASON LEE, REUTERS à Tach kent , la fille a î née du président a « usurpé et poussé à la faillite de nombreu x entrepreneu rs grâce à ses relation s gouver ne mentales ».Pressentie pour succéder à son père, elle est derrière de puissantes entreprises qui règnent sur l'économie de son pays et a mis la main sur l'équipe de soccer de son pays.La justice suisse s'intéresse de près à l'une d'entre elles dans le cadre d'une enquête sur le blanchiment d'argent.Si sa fortune lui permet d'inviter la jet-set mondiale en Ouzbékista n , ou de se faire inviter da ns les événements i nter nationau x , Gulnara Karimova est aussi rattrapée par la répression qui marque le régime de son père, qui règne d'une main de fer sur le pays.À la suite d e s pr e s s io n s d e H u m a n Right Watch, son invitation à la Fashion Week de New York l 'a n der n ier a a i n si été a n nu lée à la der n ière minute.Il est des choses que l'immense fortune de Gulnara ne pourra pas acheter : la reconna issa nce.« G u l na ra peut avoir des admirateurs, mais elle ne sera ja mais reconnue, assure l'anthropologue S a r a h K e n d z io r d a n s u n article publié en août dans The Atlantic.Il faut qu'elle se demande pourquoi elle cherche cette validation.» ­ Avec Le Matin, Le Temps, The Telegraph, The Atlantic, New York Post et AFP Avis de rappel de sécurité volontaire de BFGoodrich / Uniroyal Transports Canada ­ Rappel No 2012-234 Ramassez-la pour une bonne cause Cet avis est publié conformément aux exigences de la Loi sur la sécurité automobile (Canada).La cenne noire va bientôt disparaître.Laissez-la nous aider une dernière fois avant que sa valeur ne devienne que.sentimentale.La Fondation Cité de la Santé de Laval a besoin de votre aide.Consultez le www.1cenne.ca pour connaître tous les détails.* Et si jamais il ne vous restait plus de vieilles cennes noires, sachez que la Fondation accepte également les chèques avec autant d'entousiasme.BFGoodrich® et Uniroyal® ont décidé qu'un défaut relié à la sécurité automobile existe dans certains pneus de remplacement de marque BFGoodrich® et Uniroyal®, et ils font l'objet d'un rappel de sécurité volontaire au Canada.Ces pneus sont généralement utilisés sur des camions légers commerciaux et des fourgonnettes de grande taille.Il se peut qu'un de ces pneus faisant l'objet du rappel subisse une perte de bande de roulement et/ou une fuite d'air rapide résultant d'une séparation entre la ceinture d'acier et la bande de roulement.Cette condition peut accroître les risques d'accident routier.DESCRIPTION DU PNEU INFORMATION DU MINISTÈRE DES TRANSPORTS Séquence BF0R JD11, Périodes de production 1310 à LT235/85 R16 120Q LRE BFGoodrich Commercial T/A A/S 2912 Séquence BE11 JD11, Périodes de production 1310 à LT245/75 R16 120Q LRE 0312 BFGoodrich Commercial T/A A/S Séquence BF11 JD11, Périodes de production 1311 à 5211 LT235/85 R16 120Q LRE Uniroyal Laredo HD/H LT245/75 R16 120Q LRE Uniroyal Laredo HD/H Séquence BF0R JDUU, Périodes de production 1310 à 2912 Séquence BE11 JDUU, Périodes de production 1310 à 0312 Séquence BF11 JDUU, Périodes de production 1311 à 5211 1cenne.ca * L'information du ministère des Transports est moulée dans le flanc de chaque pneu.Les détaillants autorisés remplaceront les pneus affectés par un produit similaire sans frais pour le propriétaire.Pour plus d'information, consultez les sites www.pneusbfgoodrich.ca/rappelvolontaire ou http://www.fr.uniroyal.ca/rappelvolontaire ou appelez le Service aux consommateurs de BFGoodrich/Uniroyal au numéro 1-888-863-7777.\f A 20 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll DEBATS ÉDITORIAL André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Mario Girard > Directeur principal de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef Lourd mais nécessaire ANDRÉ PRATTE apratte@lapresse.ca U ne com mission de l'Assemblée nationale entreprend aujourd'hui l'étude du projet de loi 1 sur l'intégrité en matière de contrats publics.Le gouvernement Marois veut faire adopter la loi rapidement et le contexte actuel lui assure l'appui de la population à cet égard.Il ne faut pas bâcler le travail pour autant.Seul un régime aussi rigoureux que celui prévu par le projet de loi 1 pourra restaurer la confiance de la population.Le nouveau gouvernement a adopté une approche beaucoup plus lourde que celle qu'avaient choisie les libéraux.Au lieu de dresser une liste noire des entreprises qui, en raison de leur comportement passé, ne peuvent pas avoir accès aux contrats publics, Québec mettra en place un registre des entreprises autorisées.Toute compagnie souhaitant faire affaire avec le gouvernement, les réseaux de la santé et de l'éducation, les sociétés d'État et les mu nicipalités devra faire une demande d'autorisation et montrer patte blanche.Par conséquent, des milliers d'entreprises devront remplir de la paperasse additionnelle.Désagréable, mais c'est le prix à payer pour les nombreux abus commis dans le passé.L'Autorité des marchés financiers, avec l'aide de l' Unité permanente anticorruption, gérera le registre des entreprises autorisées.Le gouvernement a étudié plusieurs possibilités avant d'en venir à la conclusion que l'AMF était la mieux placée pour s'acquitter de cette tâche.Les députés devront toutefois s'assurer que cette nouvelle responsabilité ne distraira pas l'Autorité du coeur de sa mission, la protection des épargnants et des investisseurs.Le projet de loi prévoit que toute entreprise déclarée coupable d'une ou l'autre d'une long ue série d'i n f rac tions énumérées, ou dont un des dirigeants l'a été, se verra refuser l'autorisation permettant d'avoir accès aux contrats publics.Le gouvernement a voulu aussi accorder à l'AMF une certaine discrétion afin d'éviter qu'une compagnie ne parvienne à contourner les exigences de la loi.Ainsi, en vertu de l'article 21.25, l'Autorité pourra refuser d'octroyer u ne autor is at ion « si el le considère que la confiance du public est affectée en raison du manque d'intégrité de l'entreprise (.) ».Ce texte a fait sursauter plusieurs juristes en raison de son imprécision.Qu'est-ce que « la confiance du public » ?Qu'est-ce que le « manque d'intégrité » ?Le projet de loi fournit à l'AMF quelques lignes directrices pour l'application de l'article en question mais celles-ci sont également fort vagues.Les députés devraient resserrer le libellé de l'article 21.25 pour éviter les décisions arbitraires et les contestations judiciaires.Le régime proposé par le projet de loi 1 sera exigeant et coûteux pour les entreprises.Cependant, le gouvernement a raison d'emprunter cette voie : seul un régime aussi rigoureux pourra restaurer la confiance de la population dans l'attribution des contrats publics.DROITS RÉSERVÉS/apcote@lesoleil.com OPINION Gérald Tremblay n'a jamais su inspirer la crainte chez ses interlocuteurs.PHOTO OLIVIER JEAN, COLLABORATION SPÉCIALE OPINION La faillite de VIA Rail L'auteur est un client habituel de VIA Rail qui réside à SaintMathieu-du-Parc, en Mauricie.À en croire les propos de son président Marc Laliberté, VIA Ra il sera it tech n iquement en faillite si nous ne financions pas cette société d'État indépendante à coups de millions.Si on tient compte des résultats catastrophiques des dernières années, nous, les contribuables, avons dépensé plus de 261 millions pour faire voyager seulement 4 millions de passagers, qui ont également payé leur voyage.G I L T R E M B L AY Le maire qui s'écrasait La faiblesse de Gérald Tremblay : il n'inspirait pas la crainte G A É TA N FRIGON VIA Rail ne parvient toujours pas à coordonner ses arrivées et départs afin de maximiser l'offre de service à ses voyageurs.Faut-il se surprendre de cette faillite en sachant qu'en 23 ans d'existence et plus de 3 milliards de dollars investis, VIA Rail ne parvient toujours pas à coordonner ses arrivées et départs afin de maximiser l'offre de service à ses voyageurs ?Par exemple, si vous êtes à O t t awa et dési rez vou s d i r i ge r ve r s S h aw i n i g a n ou Saguenay, vous dev rez dor m i r obl igatoi rement à Montréal, car votre train vers Saguenay aura quitté la gare de Montréal 10 minutes avant l'arrivée de votre train d'Ottawa.Si vous désirez vous diriger vers Québec, vous devrez attendre jusqu'à 9 h 40 pour vous y rendre avec VIA Rail ; oubliez l'idée de faire un aller-retour dans la même journée.À coups de publicités, la société tente de nous faire c roire que c 'est la « façon humaine de voyager ».En tout cas, ça prend des gens pas trop pressés et surtout prêts à payer des chambres d'hôtel pou r attend re le procha in train.Pourtant, en remaniant quelque peu ses horaires, VIA Rail parviendrait facilement à augmenter la fréquentation sans à avoir liquider ses prix pour attirer des voyageurs mal desservis.À t it r e de s e u l s e r v ic e ferroviaire national de voyageurs du Canada, VIA Rail a pour mandat d'offrir des services efficaces, à prix raisonnables et respectueux de l'environnement, tant dans le couloir le plus fréquenté d u C a n a d a q u e d a n s le s régions rurales et éloignées du pays.Il serait important que cette société se décide à améliorer premièrement ses horaires de façon à offrir des voyages efficaces.Ce n'est qu'une question de bonne volonté.En avouant que VIA Rail est en constant déficit, son président confirme que cette société est mal gérée et continue, après 23 ans, à mal desservir une clientèle captive.Un coup de barre s'impose pou r en f i n développer le transport des voyageurs, ce que de nombreux pays ont réussi à faire depuis longtemps et qui ne sont pas en faillite pour autant.Ex-PDG de la SAQ et de LotoQuébec, l'auteur est président exécutif de Publipage inc.Dire que G érald T remblay avait une personnalité complexe com me ma i re de Montréal est certes un euphémisme.Il avait de grandes qualités, dont l'amour de sa ville n'est pas la moindre.Mais selon moi, il n'a jamais eu cet te qua l ité prem ière qui fait la différence entre un grand maire et un maire comme les autres : inspirer la crainte à ses interlocuteurs.Comme les villes sont des créatures du gouvernement, la partie se joue souvent au niveau de la capacité de leurs maires à influencer les évènements.Ils se doivent d'avoir cette assu ra nce tra nqu ille que Québec va les écouter et répondre positivement à toutes leurs demandes, même farfelues.Ça devient une question de poids politique, et, dans le cas de Gérald Tremblay, Québec savait qu'il n'y avait pas de prix politique à payer à lui dire non ou à l'ignorer.L'impression qui ressortait en fin de compte était qu'il s'écrasait dès que la situation se corsait.Voici d'ailleurs un exemple de cette situation, laquelle me fait encore rire chaque fois que j'y pense.Nous sommes en 2002 et je suis PDG de Loto-Québec.Nous avions travaillé pendant des mois à mettre sur pied un plan stratégique qui incluait l'agrandissement du Casino de Montréal, un nouveau stationnement souterrain, une salle de spectacle de 1250 places ainsi qu'un monorail le long de Pierre-Dupuy pour désengorger cette avenue et pour permettre à la population de se rendre plus facilement au casino ou au parc des Îles.Une fois notre projet bien ficelé, j'avais demandé, par simple politesse, à rencontrer le maire Tremblay pour lui présenter les grandes lignes de ce projet rassembleur.Ce devait être une rencontre officieuse, car le tout était encore embryonnaire.Il s'agissait tout simplement de mettre le maire au courant pour ne pas qu'il l'apprenne par les journaux.Québec savait qu'il n'y avait pas de prix politique à payer à lui dire non ou à l'ignorer.Au jour et à l'heure convenus, je me suis rendu à l'hôtel de ville avec Jean Royer, premier vice-président, direction commerciale, de Loto-Québec, pour cette rencontre.À ma grande surprise, l'adjointe du maire nous a fait entrer dans la grande salle du comité exécutif où nous attendaient non seulement Gérald Tremblay, mais tous les membres de l'exécutif, dont Frank Zampino et Claude Dauphin.D'entrée de jeu, le maire, prenant un air solennel, nous dit : « Messieurs, la Ville de Montréal acceptera de considérer un agrandissement du Casino de Montréal seulement lorsque Loto-Québec acceptera de verser à la Ville 15 % des profits de ce même casino.» Il m'arrive parfois de réagir plutôt bêtement et ce fut le cas.Ma réponse fut cinglante : « Sommes-nous ici dans une maison de fous ?Vous savez tous que Loto-Québec se doit de remettre la totalité de ses profits au gouvernement et non à une ville en particulier.Si vous voulez une partie des profits, vous n'avez qu'à aller négocier avec Québec, pas avec moi.Nous n'avons donc rien à faire ici ».Sur ce, j'ai fermé mes dossiers et me suis levé pour quitter la salle.« Attends, Gaétan, m'a répondu G érald T remblay, je fais cette demande parce qu'elle fait pa rtie de mon programme électoral.» « Je me fous complètement de votre programme électoral, lui a i-je répondu.Je su is ici pour présenter un projet important pour Montréal, pas pour négocier à la place du gouvernement du Québec.» « Oublions cette demande », a alors répondu le maire, plutôt mal à l'aise.Montre-nous ton projet.» Et c'est ainsi que Gérald Tremblay, après être monté au x ba r r ic a de s p ou r u ne i mbécillité, a fa it ma rche arrière aussitôt qu'un obstacle s'est dressé devant lui.Il s'agit là d'un exemple démontrant pou rquoi le gouvernement du Québec ne l'a jamais pris au sérieux.Dommage pour Montréal, une ville qui mérite qu'on l'écoute.\f LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 21 DEBATS COMMENT REDÉMARRER MONTRÉAL ?D'abord minée par l'immobilisme, puis par la corruption et la collusion, la métropole aurait intérêt à se ressaisir avant de décliner.Mais que manque-t-il à Montréal pour lui donner un nouvel élan ?C'est avec cette question en tête que François Cardinal a visité les grandes villes du pays.Il a ramené dans ses bagages trois réponses.Nous vous présentons aujourd'hui la première.UN MAIRE FORT 1 IL AIME SA VILLE.PLUS QUE TOUT.S'il y a une chose, une seule, qu'ont en commun les grands maires, les Jean-Paul L'Allier, Jean Drapeau, Boris Johnson (Londres), Bertrand Delanoë (Paris), Michael Bloomberg (New York), c'est un amour indéfectible pour leur ville.«C'est vraiment l'élément le plus important, explique l'ancien maire de Toronto David Miller, dans ses nouveaux bureaux d'avocat, sur Bay Street.Un grand maire vit pour et par sa ville.Prenez l'ancien maire Richard Daley, il était Chicago, il incarnait Chicago.C'était la seule chose à laquelle il pensait, tout le temps.Même chose pour Jean-Paul L'Allier, certainement l'un des meilleurs maires que j'ai rencontrés.» « C'est vraiment une qualitéJean clé, renchérit Naheed Nenshi, Drapeau maire de Calgary, toujours souriant.Il faut aimer sa ville pardessus tout.Il faut se passionner pour la chose urbaine, comprendre ce qui rend sa ville si spéciale, prendre plaisir à décortiquer son fonctionnement, s'intéresser à cet enchevêtrement d'intérêts divergents, à cette juxtaposition de personnes hétéroclites qui partagent un même espace.Tout cela est incroyablement important ! » Comment redémarrer Montréal ?En élisant, d'abord et avant tout, un bon leader à sa tête en novembre 2013.Mais qu'est-ce qu'un bon leader au juste ?Quelles qualités le futur maire doit-il réunir pour dynamiser la métropole ?La compétence, l'intégrité, la ténacité viennent spontanément en tête, mais plus concrètement, qu'est-ce qui distingue le grand leader, le maire idéal ?2 IL AIME LES GENS, ADORE LE TERRAIN.Qui dit ville, dit proximité.La municipalité est l'ordre de gouvernement le plus proche des électeurs, le seul qui permet un contact quotidien avec le terrain, qui oblige les élus à s'intéresser à l'asphalte autant qu'à l'épuration des eaux, à assurer des services on ne peut plus directs aux citoyens.«Aimer les gens, aimer communiquer avec le monde, aimer faire du travail de terrain, voilà les qualités qu'ont tous les grands maires », soutient l'urbaniste torontois de grande réputation Ken Greenberg, qui a travaillé dans les plus grandes villes du monde, notamment Paris, New York et Washington.«Il faut aimer sortir de son bureau, confirme le maire d'Ottawa, Jim Watson, avec le sourire de l'homme qui apprécie d'échapper ainsi à la bulle de l'hôtel de ville.Il importe d'avoir un contact quotidien avec les citoyens, pas seulement les lobbyistes.» Jim Watson se fait ainsi un devoir, chaque semaine, de rencontrer deux élus municipaux accompagnés de représentants et de résidants de leurs quartiers.Puis il se rend sur le terrain, arpente les secteurs en question, fait du porte-à-porte, s'enquiert auprès des citoyens de ce qui marche et de ce qui ne marche pas.« C'est bon pour ma santé, ajoute le maire.Mais c'est aussi bon pour la santé politique de la ville ! » 3 IL NE CHERCHE PAS À PLAIRE À TOUT LE MONDE.Être maire, ce n'est pas un concours de popularité.Chaque jour, des décisions sont prises.Certaines sont bien reçues, d'autres moins.Or, les unes sont aussi importantes que les autres.«Le courage, ce n'est pas de prendre des décisions, plutôt de prendre des décisions même quand elles sont impopulaires», résume l'ancien maire de Toronto, David Miller.Un exemple bien concret : les taxes dédiées à la réfection des infrastructures.Facile d'éviter de les imposer, de repousser à plus tard des travaux nécessaires.qui ne permettent de couper aucun ruban, qui n'enthousiasment aucun électeur.La preuve, c'est que Montréal s'est abstenu d'entretenir son réseau d'eau potable pendant les 50 dernières années sans que personne ne s'en aperçoive.« C'est un énorme problème dans toutes les villes canadiennes, car les maires ont pris l'habitude de fermer les yeux sur ce qui se déroule six pieds sous terre », explique Éric Turcotte, un Québécois devenu Torontois, aujourd'hui associé principal d'Urban Strategies et membre fondateur du Council for Canadian Urbanism.« Or, pour être un bon leader, ajoute-t-il, il faut assumer les décisions plus ingrates et difficiles, mettre de l'avant des choses qui doivent être faites même si ça ne plait pas à tout le monde.On dit souvent qu'un bon leader est aimé par 75 % des gens.Il doit donc accepter d'être détesté par les autres 25 %.» 4 IL A UNE GRANDE CAPACITÉ À MOBILISER.Immobilisme.Le mot a longtemps été accolé à Montréal et pourtant, toutes les grandes villes ont leur propre force d'inertie.Toutes constatent qu'il est de plus en plus difficile de réaliser de grands projets.Le syndrome «pas dans ma cour» est loin d'être l'apanage de la métropole.D'où l'importance, pour un bon leader, d'être capable de mobiliser la société civile, les entreprises, les groupes de pression.« Il faut posséder les habilités politiques et stratégiques pour faire débloquer les choses, pour traduire sa vision en action, indique David Miller, aujourd'hui conseiller aux affaires urbaines auprès de l'ONU, de l'OCDE et de la Banque mondiale.Il ne faut jamais perdre de vue que malgré les protestations, les citoyens s'attendent à ce que le maire livre la marchandise.» « Tenter de créer des consensus est probablement ce sur quoi je travaille le plus, chaque jour, confie Naheed Nenshi.Il faut être en mesure d'asseoir les gens aux intérêts divergents ensemble, de les faire travailler de concert.Il faut travailler fort pour bien faire comprendre que l'on vise le bien commun.» Une façon qu'a trouvée le maire de Calgary pour mobiliser les citoyens est le budget participatif, une idée tentée par Montréal, mais abandonnée.Or là-bas, la chose a été très appréciée.En direct à la télé, les détails des budgets ont été présentés, chaque service de la Ville y est allé de ses justifications et les élus ont expliqué les choix à faire.Puis, les citoyens étaient invités à faire leurs propres propositions.Le mérite de l'exercice, selon le maire, est d'avoir rapproché l'électeur du politique et des politiques.Ce qui n'est pas à négliger dans un contexte de grande suspicion citoyenne.5 IL A UNE VISION CLAIRE DE L'AVENIR DE SA VILLE.Jadis responsables des services à la propriété, les villes sont devenues des tentacules aux multiples obligations, du développement économique aux routes, en passant par le réseau cyclable, la collecte des déchets, la police, la culture.« Le maire est responsable de tout.S'il n'a pas de priorités, il ne fera rien », lance David Miller.Voilà pourquoi il a choisi, lors de sa première élection en 2003, de se concentrer sur quelques dossiers, en priorité le transport collectif.« Il faut être capable de se fixer des priorités claires », confirme l'urbaniste Éric Turcotte.Après avoir scruté en détail ce qui fonctionne et ne fonctionne pas dans de nombreuses villes d'Europe et d'Amérique, il note que les grands maires ont tous une courte liste de projets à accomplir coûte que coûte.Les maires d'Ottawa et de Calgary en sont de bons exemples.Jim Watson prononce chaque année le « Discours sur l'état de la ville » afin de faire le point et surtout, de fixer les priorités de la prochaine année.Quant à Naheed Nenshi, bien qu'il se soit présenté en pur inconnu lors des élections de 2010, il s'est fait élire dans l'enthousiasme grâce à une plateforme en 12 points, les 12 «Better ideas».Chaque Naheed point de sa vision était résumé en une phrase unique (no 8: Le Nenshi conseil municipal sera plus transparent, plus efficace et il sera plus facile pour les citoyens de s'engager), puis déclinée en documents de deux pages.Aujourd'hui, elles font l'objet d'un suivi par le maire, qui se fait un devoir, tous les 12 mois, de noter scrupuleusement les succès et les échecs de son mandat.Demain : Une plus grande mobilité Mercredi : Des citoyens engagés À lire aussi \f A 22 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll DEBATS La petite noirceur ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE À BIEN Y PENSER Je trouve intéressant que le corps policier fasse une vaste opération contre le cellulaire au volant.Bien dommage que les journées et les villes soient dévoilées à l'avance.Quel est le but d'informer les gens de cette vaste opération ?L'usage du cellulaire au volant a augmenté, particulièrement pour l'envoi de textos.Je vois beaucoup d'automobilistes écrire des messages textes au volant, c'est visible : leur conduite est instable, ils ralentissent, ils augmentent leur vitesse, ils freinent au dernier moment.- Pauline Gevry À VOTRE TOUR adubuc@lapresse.ca Visitez vos aînés ! Nous devons ajouter de la vie à leurs années L e point de départ du conflit étudiant, c'était l'existence d'un très large consensus sur le fait que les universités québécoises souffraient d'un sousfinancement, quand on les compare aux universités des autres provinces, et à plus forte raison, celles des États-Unis.Pour combattre ce sous-financement, le gouvernement libéral avait choisi d'investir des fonds publics supplémentaires dans le réseau universitaire, mais aussi de demander aux étudiants de contribuer à cet effort en annonçant d'importantes hausses de leurs droits de scolarité.Cette stratégie a mené à la crise sociale que l'on sait.On peut craindre que le sommet sur l'éducation supérieure se transforme en tribunal d'inquisition sur les directions universitaires.La victoire du PQ a mis fin à la crise, parce que le gouvernement Marois a répondu positivement aux deux principales revendications des associations étudiantes, l'abolition de la hausse ainsi que la tenue d'un sommet sur l'éducation supérieure, dont les modalités ont été annoncées la semaine dernière.Mais le gouvernement Marois ne s'est pas contenté de céder aux revendications étudiantes.Il a commencé à reprendre à son compte l'élément le plus décourageant du discours des leaders étudiants qui, pour démontrer la non-pertinence des hausses des frais, s'étaient mis à contester l'idée que les universités puissent manquer d'argent.Officiellement, le ministre de l'Éducation supérieure, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne, a choisi de ne pas prendre position sur cette question du sousfinancement, par souci de neutralité dans les échanges du sommet.En soi, ce refus de prendre position est assez stupéfiant.D'une part, parce que c'est la première fois qu'un gouvernement du Québec se lance dans un vaste sommet sans exprimer son projet, sa vision et sa propre analyse de la situation.D'autre part, parce que cette neutralité n'est pas neutre: en soi, elle constitue un virage majeur par rapport aux positions des gouvernements du Québec, peu importe leur couleur politique.Mais dans les faits, le ministre Duchesne n'a pas été neutre.Il a multiplié les expressions de doute sur l'existence du sous-financement que déplorent les recteurs: «Ben moi, je demande à voir».Il a publicisé un bulletin du ministère de l'Éducation qui montrerait plutôt que les universités québécoises sont davantage financées que les canadiennes.Cette étude méritait d'être traitée avec prudence.Elle ne pouvait pas servir de base aux documents préparatoires du sommet ni d'argument pour discréditer les recteurs, comme le ministre l'a fait, incapable de résister à la petite politique, en affirmant que « le gouvernement libéral a caché cette étude avant de prendre sa décision ».C'était bête et faux.Le bulletin en question a été publié 15 mois après l'annonce des hausses des droits de scolarité.Il n'était pas caché, mais présent sur le site du ministère.Et il n'a pas eu de rayonnement parce que sa méthode comporte des défauts, en englobant des éléments qui ne devraient pas être là dans une comparaison avec les autres provinces.Ces manoeuvres auront un impact sur le déroulement du sommet.On ne voit pas comment, avec les propos que multiplie M.Duchesne, on peut espérer convaincre les Québécois de consacrer plus de ressources à leurs universités.Et on peut craindre que le sommet se transforme en tribunal d'inquisition sur les directions universitaires.On comprend que, lorsqu'un gouvernement est minoritaire, les calculs politiques dominent.Il est certainement plus payant de pencher du bord des étudiants que de celui des recteurs.Mais le danger, en confiant, comme M me Marois l'a fait, le dossier majeur de l'éducation supérieure à un politicien plus à l'aise dans le pugilat partisan qu'avec la pensée complexe, c'est de nourrir les préjugés encore présents au Québec envers les universités, et donc de nous faire reculer au lieu d'avancer.Josée Major (à droite) en compagnie de sa soeur Guylaine et de son père Raymond.PHOTO FOURNIE PAR ZABELPHOTO L'auteure réside à Lachine.Lorsque je vais visiter mon père à l'hôpital et qu'il me raconte combien il était content de voir mon fils le visiter, cela me remplit de bonheur de voir ses yeux pétiller en me racontant leurs conversations ! Il est resté à peine une heure et c'était le plus beau cadeau qu'on puisse lui offrir.Nos aînés ne veulent pas de livres, pas de chandails, pas de chocolat, mais plus que tout, ils veulent une présence humaine.Les intervenants en loisirs font un excellent travail pour essayer de les occuper, mais les amis, la famille, l'entourage restent primordiaux.Pourquoi la société oublie-t-elle ses personnes âgées ?Pourquoi les gens de son village, où il a vécu 80 ans, ne viennent pas lui dire un petit bonjour ?Il a toujours été un homme bon, gentil, drôle, adorable, quoi ! Faut-il que je les appelle ?Je ne veux pas voir à ses funérailles ses cousins, ses amis et ses connaissances.Je veux qu'ils viennent maintenant, pendant qu'il peut en profiter ! JOSÉE MA JOR Sommes-nous une société égoïste qui oublie ce que nos aînés ont fait pour nous ?Sommes-nous une société sans coeur, sans aucune empathie ?Des excuses faciles pour ne pas venir le voir : trop occupés, disent-ils ! Eh oui, occupés à aller magasiner, à faire partie de groupes de bowling, etc.! Je ne veux pas voir aux funérailles de mon père ses cousins, ses amis et ses connaissances.Je veux qu'ils viennent maintenant, pendant qu'il peut en profiter ! C'est terrible comme ils trouvent toujours des excuses pour ne pas visiter mon père : ils n'ont pas le temps, ils ne comprennent pas ce qu'il dit, ils trouvent qu'il ne parle pas beaucoup, ils refusent de le voir dans cet état, car cela leur fait de la peine.Il y a toujours moyen de communiquer avec lui: on le fait répéter, on lui dit de parler lentement, on lui donne la main, on joue aux cartes avec lui, on le promène.Bref, ce n'est pas si compliqué que cela! Ou encore, ils viennent faire une visite de 10 minutes et hop, ils se donnent bonne conscience en ayant l'impression d'avoir fait leur B.A.et d'être libres pour les six prochains mois! Réveillez-vous! Comment se fait-il que je me sente coupable d'avoir osé organiser un dîner de Noël pour que mon papa puisse voir ses enfants, ses amis, ses petits-enfants et son arrière-petit-fils ?J'ai le goût de pleurer de rage! Et je vous assure que mon père est chanceux malgré tout, car nous nous relayons, mon frère, ma soeur et moi.Les autres résidants sont plus seuls encore.Je ne vois pas beaucoup de visiteurs pour eux ! Mon but est de réveiller la conscience des gens.Mon souhait est de voir se remplir les centres d'accueil de visiteurs, pas seulement une fois par année ou une fois par mois pour aller quêter de l'argent, mais toutes les semaines.Nous ne devons pas seulement ajouter des années à la vie, mais nous devons aussi ajouter de la vie aux années.S'il vous plaît, allez rendre visite à vos aînés.Malade ?Priez pour que ce soit grave ! R O B E R T L A N D RY L'auteur réside à Saint-Lazare.Il est fréquent de lire ou d'entendre des témoignages de concitoyens qui vantent la rapidité et l'efficacité avec lesquelles ils ont été traités dans notre réseau de santé.De nombreux cas de cancer ou de troubles coronariens ont connu un dénouement heureux grâce à une prise en charge et des traitements efficaces de la part de nos institutions médicales.Je souffre d'une tendinite à une épaule, depuis plusieurs mois, ce qui m'a permis de trouver un nouveau sens à l'expression « médecine à deux vitesses ».Il y a la vitesse rapide, pour les cas graves, et la vitesse très lente pour les autres.Après avoir consulté mon médecin de famille en février pour une douleur à une épaule, j'ai réussi à obtenir un rendez-vous avec un orthopédiste en mai.À la suite d'une première infiltration de cortisone, il a demandé à me revoir en juillet, pour un suivi.Malheureusement, il est « tombé » en congé de maladie d'une durée indéterminée juste avant ma deuxième visite.Comme la douleur était revenue, je suis allé aux urgences de l'hôpital ; j'ai attendu 11 heures avant de voir un médecin qui m'a fait ma deuxième infiltration.J'ai donc dû partir à la recherche d'un autre orthopédiste.J'ai réussi à obtenir un rendez-vous fin septembre.Les radiographies de mon Dans mes rêves les plus fous, il m'arrive d'imaginer que le nouveau ministre de la Santé a transformé l'ancien système de santé en un super système qui fonctionne à une seule vitesse : rapide pour tous les cas.épaule n'étant pas assez claires, il m'a demandé de passer une imagerie par résonance magnétique, après m'avoir fait une troisième infiltration.C'est ici que ça se corse ; il faut entre trois et six mois pour pouvoir passer une IRM, selon l'hôpital.Les prises de rendezvous se font par télécopieur (qui a un fax chez soi ?), et il est impossible de savoir si la demande s'est bien rendue, s'il manque des informations ou si la demande a été faite sur le bon formulaire ! Impossible de prendre rendezvous par l'internet, ni au téléphone, et impossible aussi de savoir quand se fera l'IRM, ou même si elle se fera.J 'a i fina lement obtenu u n rendez-vous un mois plus tard.J'ignore combien de temps il faudra attendre encore, après l'IR M, avant l'opération, puisqu'il semble que ce sera la prochaine étape.J'ai presque peur de connaître la réponse.Heureusement, la douleur a grandement diminué à la suite de la troisième infiltration.Mais qui sait si ça va continuer ainsi ! Dans mes rêves les plus fous, il m'arrive d'imaginer que le nouveau ministre de la Santé a transformé l'ancien système de santé en un super système qui fonctionne à une seule vitesse : rapide pour tous les cas.Je pense sérieusement à m'installer sous l'échangeur Décarie, en espérant qu'il tombe bientôt sur moi.J'aurai certainement des soins plus rapidement alors.POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE ?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITES ANNONCES 514.987.8363 ou 1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca debats@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION ?forum@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.\f LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 12 NOVEMBRE 2012 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 23 Superhôpital cherche mécènes SAR A CHAMPAGNE ACTUALITÉS Le Centre de recherche du CHUM a besoin d'argent pour attirer la crème des scientifiques Le Dr Jacques Turgeon, directeur du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), est heureux de constater que le centre de recherche construit au coût de 470 millions prend forme et qu'il sera inauguré dans les délais, c'est-à-dire en septembre prochain.L'idée, affirme-t-il, est de concurrencer les chercheurs de la clinique Mayo et de Cleveland, aux États-Unis, ainsi que ceux de Singapour.Son plus grand défi consiste ma i ntena nt à ga rder ses bons chercheurs et à recruter d'autres « vedettes » de la recherche.« Un édifice vide, ça ne servira à rien », explique le Dr Turgeon, en montrant du doigt les futurs îlots de travail des chercheurs.Les ascenseurs ne sont pas encore fonctionnels, et il faut donc souffler un bon coup pour grimper les huit premiers étages jusqu'aux laboratoires.Mais l'ascension en vaut la peine.Il y aura au total 75 laboratoires ultramodernes, tous reliés, qui accueilleront près de 400 chercheurs.Au quatrième étage, la construction d'une unité d'hospitalisation pour tester de nouveaux médicaments ou protocoles de traitement sur des patients ­ comme pour la sclérose en plaques ­ est presque achevée.Au moment où La Presse a visité les lieux, il y a quelques jours, des experts de l'Italie s'affairaient au sous-sol de l'imposant édifice de 14 éta- La construction du CHUM progresse au rythme prévu, indiquent le Dr Jacques Turgeon, directeur du Centre de recherche du CHUM (à gauche), et Michel Leblanc, chef du chantier.Il reste maintenant à attirer ­ et à retenir ­ les meilleurs chercheurs du monde.PHOTOS MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE « Un édifice vide, ça ne servira à rien », explique le Dr Jacques Turgeon, en montrant du doigt les futurs îlots de travail des chercheurs.ges à installer un cyclotron de marque belge.La production des isotopes utilisés en médecine nucléaire servira d'abord au CHUM, mais pourra éventuellement s'étendre à d'autres patients à l'extérieur des murs de l'hôpital.Si le CH UM a pu se payer ce cyclotron, c'est grâce à un mécène ­ pour l'insta nt a nonyme ­ qui a versé 1,5 million pour l'achat de l'imposante machine.« Ma is, ex plique le Dr Turgeon, on a une réserve de 0 $ dans notre fonds de démarrage en recherche.En compa ra ison , l' Un iver sité Harvard a 30 millions dans ses coffres.À l'heure actuelle, je fonde mes espoirs da ns l'obtention d'une somme de 10 millions de la chaire fédérale qui doit servir à recruter des chercheurs à l'extérieur de l'Amérique du Nord.Mais mon objectif u lti me, c 'est d'avoir 30 millions provenant de dons privés pour constituer notre fonds de dotation.» Da ns ce contexte, le Dr Turgeon mène un combat pour garder les chercheurs de talent au centre universitaire de santé francophone.« Nos meilleurs ont constamment des offres, et nos moins bons, on aimerait qu'ils en reçoivent », dit-il à la blague.Il est tout de même fier de dire que grâce à la collecte de fonds « Le Grand Labo », il est parvenu l'an dernier à verser deux bourses de 15 000 $ à des chercheurs de haut niveau : le D r Élie Abed, reconnu pour ses travaux dans l'évolution de l'ostéarthrose, et le Dr Elias Assaad, dont les découvertes portent sur les anévrismes de l'aorte abdominale.DES CHERCHEURS ET DU FRIC > Aux États-Unis, les grandes universités offrent de 800 000 $ à 1 million par année aux chercheurs-vedettes.> L'Université de Toronto offre 75 000 $ à un chercheur junior et 300 000 $ à un chercheur senior.> Au CRCHUM, on offre 25 000 $ à un chercheur junior et 50 000 $ à un chercheur senior.Fonds américains constitués grâce à des mécènes > Clinique Mayo : 1,6 milliard > Scripps Research Institute : 120 millions > Salk Institute for Biological Studies : 89 millions > Howard Hughes Medical Institute : 16,1 milliards > CRCHUM : 0 $ Le CHUM est en voie de se doter d'un centre de recherche de calibre mondial.Les fonds privés manquent toutefois pour assurer l'avenir de l'institution.UR CONCO S Ouvriers à l'oeuvre au Centre de recherche du CHUM.Mulroney monte au front pour la recherche L'ancien premier ministre du Canada Brian Mulroney est retourné sous les projecteurs récemment afin de promouvoir sa nouvelle cause: la recherche francophone dans le domaine de la santé.Il a présidé le «Grand L abo 2012 » du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, qui a permis d'amasser 842 000$.Selon lui, il est impératif que les francophones accroissent leur culture philanthropique, à l'instar des communautés anglophone et juive.«Ce n'est pas tellement dans nos moeurs, déplore l'ancien premier ministre.On a tendance à se tourner vers le gouvernement pour financer nos scientifiques.Pendant ce temps, la communauté juive fait quelque chose d'extraordinaire pour son centre de recherche, et c'est la même chose du côté des anglophones.» Les francophones du Québec ne sont plus les mêmes depuis la Révolut ion t r a nq u i l le , estime pourtant M.Mulroney.« On a maintenant quelques fortunes, comme les familles Molson, Péladeau, Desmarais ou la famille Chagnon.Mais on a encore du chemin à faire.» En matière de financement de la santé, il estime enfin que le Québec devrait accoucher d'une nouvelle politique pour attirer les géants pharmaceutiques et les convaincre de rester ici.« Avec la fin des brevets sur les médicaments, il faut penser à autre chose, affirme-t-il.Parce qu'à l'heure actuelle, les grandes compagnies désertent le Québec.» - Sara Champagne ER : iques À GAGN tronom as upers g nes 3 so erson pour 6 p re culinai atelier Un passer laissez- es vins Des alon d our le S p Résultats des tirages du : 2012-11-11 10 13 21 32 38 Pour participer, rendez-vous sur lapresse.ca/concours Le règlement est disponible à La Presse.Le tirage aura lieu le 26 novembre 2012 aux bureaux de La Presse.La valeur totale approximative des prix est de 3 350 $.Jour 30 - Mois - Année - Signe 85 JUILLET POISSONS 537 9209 07 21 30 33 40 0109032 Avec la participation des restaurants et vignobles suivants: RestauRant Les 400 Coups BistRo CoCagne RestauRant LaLoux VignoBLe De L'oRpaiLLeuR VignoBLe sainte-pétRoniLLe VignoBLe Des négonDos 02 04 08 10 11 12 15 16 23 24 26 27 29 30 34 36 39 42 50 59 En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.www.fetedesvins.ca \f Le consommateur avisé lit les petits caractères : , , , *.Les offres de cette annonce s'appliquent à la livraison au détail des modèles neufs sélectionnés achetés entre le 1 er et le 30 novembre 2012 auprès des concessionnaires participants et peuvent être modifiées ou prolongées sans préavis.Le transport (1 595 $) et la taxe sur le climatiseur (le cas échéant) sont compris dans le prix d'achat.Aucuns frais supplémentaires ne seront ajoutés aux prix tout inclus des véhicules annoncés.L'immatriculation, l'assurance, les droits sur les pneus neufs (15 $) et les taxes applicables sont en sus et seront exigés à la livraison.Un acompte peut être demandé.Le concessionnaire peut devoir échanger ou commander un véhicule (lorsque applicable).Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et conditions.Le prix d'achat s'applique à la Dodge Dart SE 2013 (PFDH41 + 25A) : 17 590 $.** Prix du modèle montré : Dodge Dart R/T 2013 à disponibilité tardive (PFDS41 + 27S) : 25 690 $.Les modèles montrés peuvent différer légèrement des modèles qui sont commercialisés au Canada.Données établies selon des méthodes d'essai approuvées par Transport Canada et basées sur le Guide de consommation de carburant 2013 de Ressources naturelles Canada.Cote de consommation de carburant pour MD le modèle Dodge Dart Aero 2013 (disponibilité tardive) avec le moteur turbo 1,4 L à transmission manuelle.Cote de 7,3 L/100 km en ville.La consommation d'essence réelle de votre véhicule varie selon le groupe motopropulseur, vos habitudes de conduite et d'autres facteurs.Voyez votre concessionnaire pour des précisions supplémentaires sur le programme ÉnerGuide.Selon la catégorie de Ward's des petites berlines de gamme supérieure 2012 coûtant moins Jeep est une marque déposée de Chrysler Group LLC et utilisée sous licence.Coop publicitaire des concessionnaires Chrysler · Jeep MD · Dodge · RAM SCANNER Dodge Dart R/T 2013 montrée** PLUS D'OFFRES ÉRIC LEFRANÇOIS, LA PRESSE ICI POUR de 25 000 $.* Caractéristiques livrables sur certains modèles.Le prix total du véhicule varie en fonction des options sélectionnées.MC Tigershark est une marque de commerce de Chrysler Group LLC.MC Le logo SiriusXM est une marque de commerce enregistrée de SiriusXM Satellite Radio Inc.· · · · · · · PRIX DE DÉPART : 15 995 + 1 595 $ FRAIS DE TRANSPORT DODGE DART SE 2013 LA DODGE DART 2013, C'EST AUSSI CONSOMMATION DE CARBURANT AUSSI BASSE QUE 4,8 L/100 KM SUR ROUTE PLUS DE 100 000 FAÇONS DE LA PERSONNALISER* : · 3 choix de moteurs, 3 choix de transmissions, 12 choix de couleurs, 5 niveaux de finition et 7 choix de roues disponibles · Centre multimédia à écran tactile de 8,4 pouces disponible, exclusif à sa catégorie · Roues de 18 pouces, volant chauffant, caméra de recul, démarrage sans clé Enter `n GoMC, phares à haute intensité et tuyau d'échappement sport double disponibles www.dodge.ca/offres LA VOITURE LA PLUS ÉVOLUÉE DE SA CATÉGORIE SUR LE PLAN TECHNOLOGIQUE $ Moteur TigersharkMC 4 cylindres de 2 L à 160 ch L'habitacle le plus spacieux de sa catégorie Glaces, verrouillage et rétroviseurs à commande électrique Télédéverrouillage Phares projecteurs 10 sacs gonflables, 4 freins ABS à disque Système électronique d'antidérapage PRIX TOUT INCLUS À PARTIR DE : PASSEZ CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CHRYSLER | JEEPMD | DODGE | RAM DU QUÉBEC « LA DART NE RECULE DEVANT RIEN POUR EN METTRE PLEIN LA VUE.» « VOILÀ UNE OCCASION À SAISIR.» « MEILLEUR CHOIX SÉCURITÉ » SELON L'IIHS MODÈLE DODGE DART AERO 17 590 COTE DE SÉCURITÉ 5 ÉTOILES DE LA NHTSA AUX ESSAIS DE COLLISION LATÉRALE ET FRONTALE $ \f "]
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