La presse, 14 janvier 2012, D. Affaires
[" 1500 1400 1300 1200 1100 1000 900 800 700 600 500 MÉTRES AFFAIRES www.lapresse.ca/affaires S&P TSX B12 231,06 -43,26 (-0,35%) S&P 500 B1289,09 -6,41 (-0,49%) DOWJONES B12 422,06 -48,96 (-0,39%) PÉTROLE B98,70$US -0,40$US (-0,40%) DOLLAR B97,78 -0,42¢US PHOTOS NAUTILUS MINERALS / STEPHEN LOWPRODUCTIONS, RAPPORT OUT OF OUR DEPTH Un robot arrache du fond de le mer de Bismarck le sommet d\u2019une cheminée hydrothermale, riche en cuivre et en or, dans le cadre de la phase d\u2019exploration du projet Solwara 1, en Papouasie\u2013Nouvelle-Guinée.Cette scène pourrait être le prélude de la première mine sous-marine de métaux sur la planète.En haut à droite, une cheminée en activité, qui crache un fluide noir formé d\u2019eau, de sulfures et de minéraux.Dès la fin de 2013, une petite société minière canadienne pourrait lancer la première exploitation sous-marine de minéraux métalliques, en Papouasie\u2013Nouvelle-Guinée.Sa réussite aiguiserait l\u2019appétit de toute l\u2019industrie, qui suit le projet avec attention.En même temps, de grands pays comme la Chine, la Russie, l\u2019Allemagne et le Japon sont déjà à pied d\u2019oeuvre pour découvrir si, dans le fond des océans, gisent d\u2019immenses richesses jusque-là inaccessibles à l\u2019humanité.et désormais rentables à exploiter.UN DOSSIER DE HUGO FONTAINE À LIRE EN PAGES 2 ET 3 MÉTAUX SOUS-MARINS La pêche est ouverte PLUS-VALUE LESÉTOILES ETLES CITRONS DE2011 PAGES 8 ET 9 GRANDE ENTREVUE LESDÉFISDECALINROVINESCU, PDGD\u2019AIRCANADA PAGE 12 SOPHIE COUSINEAU MÉDICAMENTS COÛTEUX, POLITIQUE PÉRIMÉE PAGE 7 CRISE EUROPÉENNE LA FRANCE PERD SONPRÉCIEUX «AAA» PAGE 4 MONTRÉAL SAMEDI 14 JANVIER 2012 ÊTRE MOBILE, C\u2019EST FACILE AVEC YULi! SERVICES GRATUITS ADMTL.COM NAVIGUEZ WI-FI SOYEZ BRANCHÉ 23636 VOTRE Nº DE VOL* TEXTEZ * Taux standards applicables. MÉTAUX SOUS-MARINS À 1600 mètres sous la surface de la mer de Bismarck, entre les îles de la Papouasie\u2013Nouvelle-Guinée, de multiples cheminées s\u2019extirpent du sol accidenté comme des stalagmites du fond d\u2019une caverne, jusqu\u2019à 15 mètres de haut.Dans ce paysage sans lumière évolue une faune d\u2019animaux et d\u2019organismes souvent uniques, dérangés seulement par la visite d\u2019un robot venu en éclaireur au nom de Nautilus Minerals.Car au tournant de 2014, si tout va comme prévu, la société de Vancouver raclera cette partie des fonds marins, lançant ainsi la première exploitation sous-marine de métaux.«C\u2019est une nouvelle frontière pour l\u2019industrie minière», illustre Craig Miller, analyste chez Valeurs mobilières TD.Le conseil d\u2019administration de Nautilus a approuvé le projet, nommé Solwara 1 (« eau salée», dans la langue locale), en novembre.Le gouvernement, qui devrait à terme prendre une participation de 30% dans le projet et payer une part équivalente des coûts, a accordé les permis environnementaux et le bail minier.Nautilus fait actuellement construire l\u2019équipement adapté de la machinerie minière traditionnelle et du matériel du secteur pétrolier et gazier extracôtier.Le projet devrait nécessiter un investissement initial de plus de 400 millions, mais le butin est attrayant.Les sulfures polymétalliques qui forment les cheminées hydrothermales dans la mer de Bismarck affichent des « teneurs exceptionnellement élevées » en cuivre (7,7%) et or (5,8%), souligne le président et chef de la direction de Nautilus, Stephen Rogers, joint au bureau d\u2019opérations de Brisbane, en Australie.Le projet est d\u2019une ampleur relativement modeste.Sur deux ans et demi à trois ans d\u2019exploitation, Nautilus tirera au plus 4 millions de tonnes de minerai, ce qui serait tout de même suffisant pour rapporter des revenus de 800 millions par année, aux prix actuels, selon M.Rogers.Par la suite, l\u2019idée est de déplacer l\u2019équipement pour aller exploiter d\u2019autres secteurs de la mer de Bismarck.«De cette façon, soutient Stephen Rogers, même les plus petits gisements, qui seraient ignorés sur la terre ferme, peuvent être exploités de manière rentable.» La prudence avant la ruée Il reste à voir si cela peut véritablement fonctionner.«Tout le monde regarde le projet de Nautilus, même si c\u2019est un très petit projet, affirme le secrétaire général adjoint de l\u2019Autorité internationale des fonds marins, Michael Lodge, joint au siège de l\u2019organisme en Jamaïque.Si Nautilus peut prouver que la technologie fonctionne, les autres sociétés vont être davantage tentées de dépenser des millions pour développer des projets extracôtiers.» La présence de grands acteurs dans l\u2019actionnariat de Nautilus (NUS à la Bourse de Toronto) est un autre signe de l\u2019intérêt de l\u2019industrie.Le géant russe du fer Metalloinvest détient 21% des actions et AngloAmerican, 11,1%.Les sociétés canadiennes Teck Resources et Barrick Gold détiennent aussi des participations mineures, soutient Stephen Rogers.Malgré l\u2019appui de ces grands acteurs, l\u2019entreprise est risquée.Il manque encore 75 millions pour boucler le financement, selon l\u2019analyste Craig Miller.Le PDG de Nautilus confirme que dans le contexte économique actuel, les banques ne sont pas tentées de soutenir un projet basé sur des technologies qui n\u2019ont pas encore fait leurs preuves.En plus des multiples sites d\u2019exploration de la mer de Bismarck, Nautilus a des droits d\u2019exploration sur 600 000 km2 de territoire dans plusieurs pays de l\u2019Océanie et dans le Pacifique Est.D\u2019autres petites sociétés minières à capital fermé explorent les fonds marins dans les eaux territoriales de Fidji et de la Nouvelle- Zélande, entre autres.Notons que l\u2019industrie diamantaire repêche des pierres dans l\u2019Atlantique, le long des côtes du sud de l\u2019Afrique.Comme les diamants ne sont pas des métaux, cela permet à Nautilus de prétendre au titre de première exploitation sous-marine de minéraux métalliques.La nouvelle frontière de l\u2019industrie minière PROJETSOLWARA1 Source : Nautilus Minerals Dorsales océaniques: Chaînes de montagnes océaniques qui s\u2019étendent sur des milliers de kilomètres, le long des plaques tectoniques, souvent associées à de l\u2019activité volcanique.Sources hydrothermales : Près des dorsales océaniques, les sources hydrothermales sont des endroits où des fluides chauffés par le magma sont éjectés dans le fond de l\u2019eau, formant des cheminées et des monticules.Sulfures polymétalliques du plancher océanique: Dans les sources hydrothermales, la substance chauffée qui est éjectée du soussol est remplie de métaux et de sulfures.Au contact de l\u2019eau froide, ces deux composantes se précipitent et s\u2019accumulent sur les cheminées ou le fond marin pour créer les sulfures polymétalliques.C\u2019est ce que veut exploiter Nautilus.Nodules polymétalliques: Roches rondes de la taille d\u2019une petite pomme de terre.Elles foisonnent au fond des océans, avec des degrés de concentration variables.Elles contiennent surtout du manganèse (environ 29 %), mais aussi du nickel, du cuivre et du cobalt, entre autres.7,7% Teneur moyenne en cuivre du projet 1,5% Teneur moyenne en cuivre de la ceinture minérale d\u2019Abitibi 1,3 Minerai extrait annuellement dans les 30 à 36 mois de durée de vie de Solwara 1 million de tonnes 0,1 Superficie d\u2019exploitation du projet, l\u2019équivalent de 14 terrains de soccer kilomètre carré PHOTO NAUTILUS MINERALS Sources : Autorité internationale des fonds marins, André Rochon (ISMER-Rimouski), Mark Hannington (Université d\u2019Ottawa) GLOSSAIRE HUGO FONTAINE Source:Nautilus Minerals 1600 MÈTRES Navire de soutien à la production Système de remontée du minerai LE SYSTÈME D\u2019EXPLOITATION DE NAUTILUS MINERALS Pompe Équipement minier des fonds marins 1 2 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 2 MÉTAUX SOUS-MARINS HUGO FONTAINE Même si elle génère beaucoup d\u2019informations inédites sur le fond des mers, la nouvelle cadence de l\u2019activité minière sous-marine suscite la crainte de plusieurs scientifiques, selon qui les connaissances environnementales et les politiques de conservation ne suivent pas le rythme.Dans une lettre publiée dans Nature en février 2011, Cindy Lee Van Dover, professeure à l\u2019Université Duke et consultante pour Nautilus, a insisté sur la nécessité d\u2019établir des politiques de conservation avant que l\u2019activité minière sous-marine ne se généralise.Les politiques nationales et internationales peuvent être arbitraires et incohérentes, notet- elle.Elle remarque que l\u2019Organisation des Nations unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (FAO) considère les sources hydrothermales comme des écosystèmes à risque devant être protégés de la pêche.Mais l\u2019activité minière, qui provoque la destruction de ces écosystèmes, est toujours permise.Selon la spécialiste de l\u2019environnement océanique, nos connaissances des fonds marins et notre capacité à prédire et mitiger les impacts ne sont pas suffisantes pour soutenir une activité minière étendue.Si le projet de Nautilus va de l\u2019avant, suggère-t-elle, il faudra prendre le temps de voir comment l\u2019écosystème réagit et comment fonctionneront les stratégies de mitigation de l\u2019entreprise avant d\u2019aller plus loin.Incertitude des impacts Cette incertitude autour des impacts à long terme inquiète des groupes de défense de l\u2019environnement.Le rapport Out of Our Depth, commandité par Mines Alerte Canada et un organisme environnementaliste de Papouasie\u2013Nouvelle-Guinée, est très critique du projet de Nautilus.Selon le rapport, il est tout simplement impossible de prédire les impacts du projet.Comment alors s\u2019assurer de l\u2019efficacité des stratégies d\u2019atténuation de Nautilus?, demande en somme l\u2019auteure du rapport.Le rapport soutient que l\u2019évaluation environnementale de Nautilus est trop générale et que les risques pour l\u2019environnement et la santé des populations côtières, dans les phases d\u2019exploitation ou de transport, sont inacceptables au regard des faibles bénéfices pour la communauté.Enfin, d\u2019après le rapport, les données environnementales sont insuffisantes pour assurer un réel suivi des impacts du projet.Le président et chef de la direction de Nautilus, Stephen Rogers, rappelle de son côté que l\u2019entreprise travaille depuis le début du projet avec une équipe de scientifiques indépendants.«L\u2019impact sera minimal, à peu près 1 ou 2% de ce qu\u2019il serait sur le continent, se défend-il.Nous avons une bonne compréhension du milieu.On a accumulé des données dans les dernières années.Ce n\u2019est pas exhaustif, j\u2019en conviens, mais c\u2019est également le cas pour les mines sur terre.» Certes, un écosystème sera détruit et le sol de monticules deviendra plat.Nautilus conservera intactes des zones de refuge pour faciliter la réhabilitation du site et la survie des espèces animales uniques à ce milieu, comme des gastropodes, des crevettes et des crabes.Nautilus prépare actuellement le plan de gestion environnementale qui détaillera sa stratégie pendant toute la durée du projet.Des biologistes interrogés par la revue New Scientist se sont dits impressionnés par l\u2019étude d\u2019impact de Nautilus, mais ils demeurent prudents face à l\u2019expansion de l\u2019activité minière, liton dans un article publié cet été.P rofesseu r en géolog ie marine à l\u2019Institut des sciences de la mer de Rimouski, André Rochon est plus catégorique : « Ce sont des écosystèmes extrêmement fragiles, et si on les détruit pour des minéraux, c\u2019est à peu près certain qu\u2019ils ne récupéreront pas.» Prudence, disent des scientifiques HUGO FONTAINE Le long des dorsales océaniques, il y aurait un millier de gisements de sulfures massifs (comme dans le projet de Nautilus) d\u2019une taille minimale de 100 tonnes, pour seulement 30 millions de tonnes de cuivre et zinc, selon une évaluation présentée en décembre 2011 dans le journal Geology.C\u2019est à peine plus qu\u2019un an de consommation annuelle globale.Cette estimation n\u2019inclut toutefois que les gisements situés tout près des dorsales, souligne l\u2019un des auteurs de l\u2019article, Mark Hannington, de l\u2019Université d\u2019Ottawa.« En s\u2019éloignant des dorsales, donc des zones explorées, il pourrait y avoir des millions de gisements, des millions de tonnes supplémentaires de sulfures enfouis sous les sédiments », précise à La Presse Affaires l e t itul a i re de l a Cha ire Goldcorp en géologie économique.Les chiffres sont beaucoup plus imposants quand il est question des nodules polymétalliques de la zone Clarion-Clipperton, dans le Pacifique Est.Selon M.Hannington, on estime à 35 milliards de tonnes les ressources qui s\u2019y trouvent, pour environ 455 millions de tonnes de cuivre, au moins autant de nickel, et 10 milliards de tonnes de manganèse, utilisé dans la fabrication d\u2019aciers.Les terres rares ne sont pas en reste.Dans un article publié en 2011 dans Nature Geoscience, neuf chercheurs japonais estiment que les boues du fond de l\u2019océan Pacifique contiendraient des réserves de terres rares supérieures à celles des continents, soit 110 millions de tonnes.Rien ne dit par contre que ces ressources sous-marines sont économiquement exploitables.« Les océans ne sont pas encore un nouvel eldorado, résume Mark Hannington.Mais quelqu\u2019un va faire de l\u2019argent, sans aucun doute.» DESOCÉANSDEMÉTAUX MER DE CORAIL MER DES SALOMONS 300KM PORT MORESBY PROJET SOLWARA 1 NOUVELLEBRETAGNE NOUVELLEIRLANDE Rabaul AUSTRALIE INDONÉSIE OCÉAN PACIFIQUE MER DE BISMARCK Source : The World Factbook, Graphic News PAPOUASIE\u2013NOUVELLE-GUINÉE HUGO FONTAINE Dans les profondeurs des océans, la course aux richesses métalliques est lancée.Des richesses qui appartiennent au «patrimoine commun de l\u2019humanité ».En juillet 2011, l\u2019Autorité internationale des fonds marins (AIFM) a délivré quatre nouveaux permis d\u2019exploration en eaux internationales (au-delà de 370 km des côtes), marquant un renouveau de l\u2019intérêt commercial pour les fonds marins, selon le secrétaire général de l\u2019organisation.Pour la première fois, l\u2019Autorité a délivré deux permis pour l\u2019exploration de sulfures polymétalliques, semblables à ce que veut exploiter Nautilus en Papouasie\u2013Nouvelle- Guinée.La Chine et la Russie pourront explorer pendant 15 ans des zones des dorsales de l\u2019océan Indien et de l\u2019Atlantique Sud, respectivement.L\u2019AIFM, née de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, avait déjà accordé des permis d\u2019exploration pour les nodules polymétalliques de la zone Clarion- Clipperton, dans le Pacifique Est.La Chine, le Japon, la Corée du Sud, la France, l\u2019Allemagne, la Russie et un regroupement d\u2019anciens pays du Bloc soviétique (dont Cuba) y ont des droits.Sont venues s\u2019ajouter en juillet dernier deux entreprises privées \u2013 une autre première \u2013 commanditées par les gouvernements de Nauru et Tonga.Le privé dans la course DeepGreen Resources, société à capital fermé fondée par l\u2019ancien chef de la direction de Nautilus, David Heydon, s\u2019est associée avec Nauru pour mettre la main sur une zone d\u2019exploration de 75 000 km2.S\u2019il devait y avoir exploitation un jour \u2013 au plus tôt dans huit ans \u2013, il s\u2019agirait d\u2019aller chercher sous 4 km d\u2019eau environ 5,5 millions de tonnes par année de nodules de manganèse, également riches en cuivre et nickel.«C\u2019est comme avoir trois mines en une, illustre David Heydon dans une discussion avec La Presse Affaires.Il n\u2019y a rien comme ces roches sur le continent.» Dans les années 70, des sociétés comme la canadienne Inco ont fait des tests concluants en repêchant 2000 tonnes de nodules, mais il n\u2019y avait pas moyen d\u2019obtenir des licences commerciales à l\u2019époque.Moment critique pour le patrimoine commun Aujourd\u2019hui , c \u2019est à l \u2019AIFM que revient le rôle d\u2019encadrer la quête des ressources sous-marines dans les eaux internationales.Or, face à une phase d\u2019exploitation qui n\u2019est plus si lointaine, l\u2019Autorité reconnaît qu\u2019il faudra rapidement développer les connaissances scientifiques des fonds marins afin d\u2019évaluer les impacts de l\u2019activité minière.L\u2019Autorité doit aussi mettre en place un cadre légal et financier pour l\u2019exploitation, incluant les redevances versées à l\u2019AIMF, qui doivent être redistribuées aux pays en développement.Sur tous les fronts, « les décisions qui seront prises dans les cinq prochaines années seront probablement critiques pour la réalisation du patrimoine commun de l\u2019humanité », déclarait en décembre le secrétaire général de l\u2019Autorité, Nii Allotey Odunton, lors de la dernière session de l\u2019Assemblée générale des Nations unies.EAUX INTERNATIONALES La course est lancée 1.Une cheminée hydrothermale crache des fluides composés d\u2019eau de mer chauffée, de sulfures et de minéraux.2.Un robot explorateur arrache un échantillon d\u2019une cheminée hydrothermale dans la mer de Bismarck.3.À bord du navire d\u2019exploration, des employés de Nautilus observent des carottes de forage.4.La foreuse sous-marine est sur le point d\u2019être immergée.«Les décisions qui seront prises dans les cinq prochaines années seront probablement critiques pour la réalisation du patrimoine commun de l\u2019humanité.» PHOTOS NAUTILUS MINERALS PHOTO AP Cuivre 3 4 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 2 L A P R E S S E A F F A I R E S 3 LA PRESSE AFFAIRES À L\u2019AGENDA n PRÉVISIONS n RÉEL BPA: bénéfice par action K: millier M: million G: milliard POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com SUDOKU Source: Bloomberg 5 1 6 4 5 9 8 3 7 9 3 5 1 2 3 3 8 5 2 2 6 7 9 2 8 1 6 4 8 5 2 7 3 9 7 9 2 1 6 3 4 5 8 5 8 3 9 4 7 1 2 6 4 2 9 7 8 6 5 1 3 6 5 7 3 2 1 8 9 4 3 1 8 4 9 5 6 7 2 2 7 6 5 3 4 9 8 1 9 3 1 6 7 8 2 4 5 8 4 5 2 1 9 3 6 7 2185 2184 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque Chaque ligne, chaque colonne et délimitée par un trait plus épais doivent les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre une seule fois dans une ligne, dans dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : TRÈS DIFFICILE Ce une de Pour d'informations, rendez-vous sur les-mordus.ou info@les-mordus.com Par Fabien Savary VENDREDI 20 JANVIER Ventes de maisons existantes (É.-U.) déc.: 4,1% nov.: 4,0% General Electric BPA 4T: 38¢US Schlumberger BPA 4T: 1,10$US MARDI 17 JANVIER Taux directeur 17 janv.: 1,00% (Can.) 6 déc.: 1,00% Citigroup BPA 4T: 62¢ Wells Fargo & Co.BPA 4T: 73¢US LUNDI 23 JANVIER Crane BPA 4T: 90¢US Halliburton BPA 4T: 99¢US J&J Snack Foods BPA 1T: 40¢US Texas Instruments BPA 4T: 23¢US MERCREDI 18 JANVIER Ind.des prix à la production (É.-U.) déc.: 0,1% nov.: 0,3% eBay BPA 4T: 57¢US Goldman Sachs BPA 4T: 1,31$US Viterra BPA 4T: 9¢ JEUDI 19 JANVIER Indice des prix à la consommation (É.-U.) déc.: 0,1% nov.: 0,0% Google BPA 4T: 10,47$US Bank of America BPA 4T: 13,1¢ US LUNDI 16 JANVIER Marchés financiers fermés aux États-Unis (Jour de Martin Luther King Jr.) Diagnocure BPA 4T: -1¢ Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d\u2019informations : www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com RUDY LE COURS Après un repli en octobre, les exportations canadiennes de marchandises se sont redressées en novembre au point où le déficit commercial s\u2019est transformé en un joli surplus de 1,1 milliard de dollars.Statistique Canada a en outre ramené de 890 à 490 millions le déficit d\u2019octobre.En valeur, les exportations ont progressé de 3,2%, tandis que les importations ont reculé de 0,8%.Les expéditions vers les États-Unis ont augmenté d\u2019un demi-milliard.« Ces exportations atteignent maintenant un sommet inégalé depuis trois ans», fait remarquer Krishen Rangasamy, économi ste à la Banque Nationale.Le Canada a dégagé un excédent commercial de 4,5 milliards avec les États- Unis, en hausse de 1 milliard par rapport à celui d\u2019octobre.Les livraisons vers l\u2019Union européenne ont bondi de près de 700 millions pour un nouveau sommet de 4,15 milliards.Notre déficit de 368 millions d\u2019octobre avec elle s\u2019est transformé en un surplus de 249 millions, tandis que le léger excédent avec le Japon a tout de même doublé à 81 millions.Seul le déficit avec les autres pays membres de l\u2019Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) s\u2019est creusé de 350 millions, en bonne partie à cause d\u2019une augmentation des importations de pétrole et de mazout.L\u2019augmentation des livraisons canadiennes à l\u2019étranger était très diversifiée: produits agricoles, énergétiques, biens industriels, machinerie et équipement, produits automobiles.«Les livraisons de l\u2019industrie automobile ont augmenté pour le troisième mois d\u2019affilée, signale Paul Ferley, économiste en chef adjoint chez RBC.Cela reflète le raffermissement des ventes de véhicules aux États-Unis.» Le déficit de nos exportations nettes d\u2019automobiles s\u2019est rétréci à 400 millions.«C\u2019est le plus faible depuis 2008», note Benjamin Reitzes, économiste chez BMO Marchés des capitaux.Seuls les produits forestiers accusent un recul significatif de près de 5%.Le ralentissement du marché de l\u2019habitation chinois a sans doute pesé sur les expéditions de la Colombie-Britannique.Heureuse surprise Ces bons résultats ont complètement pris de court les prévisionnistes qui misaient plutôt sur un déficit d\u2019un demi-milliard.Une autre belle surprise les attendait.Exprimées en volumes, les exportations nettes se sont améliorées de 800 millions grâce une augmentation de 1,5 % des exportations et à une baise de 0,6 % des importations.Le scénario de la plupart des économistes mise sur une contribution négative du commerce extérieur à la croissance durant l\u2019automne.Avec les données d\u2019octobre et de novembre, et ce que révèlent les indicateurs économiques américains de décembre sur la production industrielle et les ventes de voitures, cette hypothèse pourrait ne pas s\u2019avérer.Cela suggère aussi que la Banque du Canada révisera sans doute, mercredi dans son nouveau Rapport sur la politique monétaire, l\u2019estimation de l\u2019expansion au quatrième trimestre.En octobre, elle avait tablé sur 0,8% seulement en rythme annualisé, ce qui paraît un peu faible.Mauvaise surprise Du côté américain, les données du solde commercial ont réservé aussi une surprise aux prévisionnistes.Mauvaise celle-là.Le déficit de la balance commerciale de biens et de services augmente de 4 ,5 milliards pour atteindre 47,8 milliards.Il s\u2019agit du pire résultat depuis mai qui met fin à plusieurs mois d\u2019amélioration d\u2019affilée.Les exportations ont diminué pour le deuxième mois d\u2019affilée, tandis que les importations ont bondi de 1,3%, mues en bonne partie par les achats d\u2019automobiles.Les livraisons vers l\u2019Union européenne ont diminué, reflétant les difficultés économiques du Vieux Continent.La détér ioration de la balance commerciale signifie un apport moindre de ce secteur à la croissance de fin d\u2019année.«Pour 2012, on s\u2019attend même à des contributions négatives du commerce extérieur, prévient Francis Généreux, économiste principal chez Desjardins.L\u2019économie américaine devra donc compter davantage sur sa propre demande.» Forte poussée des exportations canadiennes AGENCE FRANCE-PRESSE PARIS \u2014 La France a perdu hier sa précieuse cote AAA auprès de Standard&Poor\u2019s, qui a dégradé aussi l\u2019Espagne et l\u2019Italie, mais pas l\u2019Allemagne, ravivant la crise au moment où des négociations vitales sur la Grèce semblent en passe d\u2019échouer.Ce coup de tonnerre, attendu depuis le début de décembre, consacre un décrochage entre les deux premières économies de la zone euro.Paris et Berlin bénéficiaient tous deux jusqu\u2019ici de la meilleure notation financière possible, qui permet d\u2019emprunter à moindre coût sur le marché de la dette.La perte du « triple A » français a été annoncée dans la soirée par le ministre français de l\u2019Économie, François Baroin, à la télévision.Il a précisé que la note avait été abaissée d\u2019«un cran» par Standard&Poor\u2019s (S&P), à AA+.La France était le seul État de la zone euro ouvertement menacé par S&P d\u2019une dégradation de deux crans.Les deux autres grandes agences internationales d\u2019évaluation financière, Moody\u2019s et Fitch, attribuent toujours, pour l\u2019instant, un «triple A» à la France.Standard and Poor\u2019s a aussi décidé d\u2019abaisser de deux crans la note des dettes italienne et espagnole.La cote italienne passe à BBB+, soit le même niveau que l\u2019Irlande, et hors zone euro, que le Pérou ou la Russie, a annoncé l\u2019agence italienne Ansa.Selon l\u2019Ansa, c\u2019est la première fois que l\u2019Italie passe dans la «série B» car aucune agence d\u2019évaluation n\u2019avait retiré la note A à la dette souveraine italienne.SP avait déjà abaissé en septembre dernier la note de l\u2019Italie de A+ à A, une décision qu\u2019elle avait justifiée par l\u2019instabilité du gouvernement Berlusconi et les hésitations sur les mesures d\u2019austérité.La pression des marchés sur l\u2019Italie s\u2019était pourtant atténuée après la réussite de deux émissions obligataires jeudi et hier pour un total de près de 17 milliards d\u2019euros de dette, avec des taux en nette baisse.L\u2019Italie inquiète particulièrement les investisseurs étrangers parce qu\u2019elle ploie sous une dette colossale de plus de 1900 milliards d\u2019euros, soit 120% du PIB et va devoir réaliser le tour de force de lever près de 450 milliards cette année.Standard and Poor \u2019s a abaissé à A la note de la dette souveraine de l\u2019Espagne, un des pays les plus fragilisés par la crise de la dette souveraine en zone euro, en l\u2019assortissant d\u2019une perspective négative.L\u2019agence précise que cette perspective signi fie qu\u2019i l y a au moins une chance sur trois que la note soit de nouveau baissée en 2012 ou 2013, notamment si le gouvernement ne réforme pas le marché du travail pour faire baisser le chômage très élevé.Un bien mauvais moment La dégradation de la note française intervient au pire moment pour le président Nicolas Sarkozy, qui a longtemps fait du maintien du «triple A» une priorité nationale, à 100 jours de l\u2019élection présidentielle à laquelle il sera candidat selon toute vraisemblance.«Ce n\u2019est pas une bonne nouvelle» mais ce n\u2019est «naturellement pas une catastrophe », a réagi François Baroin.Selon le min is t re des Finances, S&P souligne «clairement que c\u2019est la gouvernance et l\u2019instabilité de la zone euro» qui sont en cause et non «les réformes de structure qui sont engagées et qui sont au contraire saluées ».Son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, a aussi estimé qu\u2019il ne fallait pas «surestimer les jugements des agences de notation».Mauvaise nouvelle de la Grèce En revanche, une autre mauvaise nouvelle est arrivée hier d\u2019Athènes, épicentre de la crise de la dette depuis le début de 2010.Les banques ont annoncé qu\u2019elles suspendaient leurs négociations avec la Grèce, toujours au bord de la faillite.Elles ont laissé entendre qu\u2019elles pourraient revenir sur leur engagement à effacer volontairement la moitié de la dette grecque qu\u2019elles détiennent.L\u2019Institut de la finance internationale (IIF), lobby des banques, a ainsi affirmé que sa proposition n\u2019avait « pas abouti à une réponse ferme et constructive de la part de toutes les parties».Les créanciers privés de la Grèce s\u2019étaient engagés le 27 octobre auprès de la zone euro à renoncer d\u2019eux-mêmes à recouvrer environ 100 milliards d\u2019euros sur leurs créances afin d\u2019éviter une faillite incontrôlée du pays.Quelques minutes après l\u2019annonce des banques, une source proche des négociations a dit à l\u2019AFP à Athènes que celles-ci traversaient un état de tension « extrême », et que les parties impliquées devaient «prendre conscience de la très grave situation » pour «éviter le pire ».La France, l\u2019Italie et l\u2019Espagne dégradées La Grèce en suspens PHOTO BENOIT TESSIER, REUTERS La perte du «triple A» français a été annoncée dans la soirée par le ministre français de l\u2019Économie, François Baroin, à la télévision.Il a précisé que la note avait été abaissée d\u2019«un cran» par Standard&Poor\u2019s (S&P), à AA+.La France était le seul État de la zone euro ouvertement menacé par S&P d\u2019une dégradation de deux crans.Les expéditions vers les États-Unis ont augmenté d\u2019un demi-milliard de dollars en novembre.«Ces exportations atteignent maintenant un sommet inégalé depuis trois ans», fait remarquer Krishen Rangasamy, économiste à la Banque Nationale.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 2 805 AVIS DIVERS,COMMUNIQUÉS PRÉDICTION : Le billet sera de 20 $, il se retrouvera dans un poivron et son # de série sera ARP469873.710 OCCASIONS D'AFFAIRES AST-LAURENT, grand condo 3½ neuf, stat.int., toutes commodités, loc.garantie 900$+/ mois, bail de 1 an, 514-969-6929.Médecins et investisseurs qui exploitent plusieurs cliniques médico-esthétiques à Montréal et sur la Rive-Nord de Montréal, recherchent un ou une gestionnaire d\u2019expérience dans le domaine pour s\u2019associer et développer un partenariat à long terme.Prière de contacter Melissa Drouin au 514-999-0959 ou courriel melissadrouin@hotmail.com 715 FINANCEMENT 1-514-241-7000 - Sécur Finance Prêts hyp.: rés., locatifs, comm., construction.www.securfinance.com 715 FINANCEMENT 1ÈRE / 2E HYPOTHÈQUE ET CONSTRUCTION Commercial \u2022 Industriel \u2022 Résidentiel DENCOL, 514-342-1356 (agent protégé) LE CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION DE FIBREK RECOMMANDE À L\u2019UNANIMITÉ AUX ACTIONNAIRES DE REJETER L\u2019OFFRE PUBLIQUE D\u2019ACHAT D\u2019INITIÉ NON SOLLICITÉE ET INADÉQUATE D\u2019ABITIBI RAISONS POUR REJETER L\u2019OFFRE PUBLIQUE D\u2019ACHAT D\u2019INITIÉ NON SOLLICITÉE : ACTIONNAIRES MINORITAIRES : MÉFIEZ-VOUS! L\u2019OFFRE D\u2019ABITIBI EST UNE OFFRE PUBLIQUE D\u2019ACHAT (OPA) D\u2019INITIÉ.LES ACTIONNAIRES DE FIBREK DEVRAIENT ATTENDRE QUE L\u2019ÉVALUATION OFFICIELLE SOIT TERMINÉE AVANT DE PRENDRE UNE DÉCISION : Abitibi est l\u2019ancien propriétaire de Fibrek et dispose de connaissances approfondies des activités de Fibrek en plus d\u2019être son plus important fournisseur de copeaux de bois Fairfax Financial Holdings, qui s\u2019est engagée à vendre ses actions de Fibrek dans le cadre de cette OPA d\u2019initié, est le plus important actionnaire ainsi qu\u2019un initié de Fibrek et d\u2019Abitibi Fibrek a fait appel aux services de Corporation Canaccord Genuity pour une évaluation officielle SELON LE CONSEILLER FINANCIER DE FIBREK, VALEURS MOBILIÈRES TD INC., L\u2019OPA D\u2019INITIÉ NON SOLLICITÉE EST INADÉQUATE D\u2019UN POINT DE VUE FINANCIER POUR LES ACTIONNAIRES MINORITAIRES.L\u2019OPA D\u2019INITIÉ LANCÉE PAR ABITIBI CHOISIT DÉLIBÉRÉMENT DE NE PAS TENIR COMPTE DE L\u2019IMPORTANTE VALEUR INTRINSÈQUE OFFERTE PAR LES ACTIFS DE FIBREK ET DE SES PERSPECTIVES DE CROISSANCE.IL EST ÉGALEMENT RECOMMANDÉ DE TENIR COMPTE DES DOCUMENTS NOUVELLEMENT DIVULGUÉS AINSI QUE DES NOUVELLES RENTRÉES DE TRÉSORERIE : Actuellement, Fibrek a la capacité de générer jusqu\u2019à 33 MW d\u2019énergie renouvelable à son usine de Saint-Félicien ; selon les termes du nouveau programme de cogénération du gouvernement du Québec, cela constitue une occasion de générer un BAIIA supplémentaire pouvant atteindre 16 millions de dollars par année Fibrek a signé, avec un important producteur de papier tissu, une nouvelle entente à long terme visant l\u2019approvisionnement exclusif de 90 000 tonnes par an de pâte RBK aux termes d\u2019un contrat de vente ferme à prix coûtant majoré qui pourrait générer 7 millions de dollars en BAIIA annuel supplémentaire FIBREK EST BIEN POSITIONNÉE EN VUE D\u2019UNE CROISSANCE FUTURE AINSI QUE POUR OFFRIR PLUS DE VALEUR AUX ACTIONNAIRES QUE NE LE PROPOSE L\u2019OPA : La demande mondiale et les prévisions de prix sont favorables aux marchés de pâte dans lesquels Fibrek évolue, tout particulièrement celui de la pâte NBSK Avant de recevoir l\u2019OPA d\u2019initié, Fibrek était sur le point d\u2019annoncer une acquisition prometteuse dans le marché du papier tissu afin de renforcer l\u2019entreprise et d\u2019accroître ses marges bénéficiaires Fibrek est bien positionnée pour profiter du nouveau régime forestier québécois qui entrera en vigueur en 2013 (Loi 57) Fibrek dispose d\u2019un plan stratégique solide appuyé par une équipe de gestion chevronnée LA SOI-DISANT «PRIME» OFFERTE AUX ACTIONNAIRES DE FIBREK EST ILLUSOIRE: SELON LE COURS MOYEN PONDÉRÉ EN FONCTION DU VOLUME DES ACTIONS ORDINAIRES DE FIBREK POUR LA PÉRIODE DE SIX MOIS PRÉCÉDANT LE 28 NOVEMBRE 2011, LA «PRIME» OFFERTE AUX ACTIONNAIRES EST DE 0% OU MOINS.LEMÊME CALCUL EFFECTUÉ SUR UNE PÉRIODE D\u2019UN AN RÉSULTE EN UN ESCOMPTE DE 24%.LA VALEUR DE L\u2019OPA D\u2019INITIÉ D\u2019ABITIBI EST INCERTAINE : Les actions d\u2019Abitibi constituent une part importante de la contrepartie offerte aux termes de l\u2019OPA d\u2019initié Abitibi a une présence importante dans des marchés dont les tendances de prix sont défavorables et qui sont destinés à subir un déclin structurel à long terme, notamment dans les secteurs du papier journal et des papiers d\u2019impression commerciale, lesquels combinés représentent 75% de ses ventes En date du 30 décembre 2011, Abitibi avait une capitalisation boursière d\u2019approximativement 1,4 milliard$, et, en date du 30 septembre 2011, elle avait un passif non capitalisé pour les avantages sociaux d\u2019approximativement 1,1 milliard$1 DES DISCUSSIONS SONT PRÉSENTEMENT EN COURS AVEC D\u2019AUTRES ENTREPRISES ET D\u2019AUTRES OFFRES OU ALTERNATIVES BEAUCOUP PLUS AVANTAGEUSES POURRAIENT ÊTRE PROPOSÉES AUX ACTIONNAIRES.VOUS N\u2019ÊTES AUCUNEMENT OBLIGÉS D\u2019AGIR AVANT LA DATE D\u2019EXPIRATION DE L\u2019OPA.VOUS NE RISQUEZ AUCUNEMENT DE PERDRE VOS DROITS.VOUS N\u2019AVEZ RIEN À FAIRE POUR REJETER L\u2019OPA D\u2019INITIÉ NON SOLLICITÉE ET INADÉQUATE D\u2019ABITIBI : NE PRENEZ AUCUNE MESURE ET NE DÉPOSEZ PAS VOS ACTIONS DE FIBREK.SI VOUS AVEZ DÉJÀ DÉPOSÉ VOS ACTIONS, VOUS DEVRIEZ EN RÉVOQUER LE DÉPÔT IMMÉDIATEMENT.LES ACTIONNAIRES QUI ONT BESOIN D\u2019AIDE OU DE CONSEILS RELATIVEMENT AU REJET DE L\u2019OPA D\u2019INITIÉ SONT PRIÉS DE COMMUNIQUER AVEC L\u2019AGENT D\u2019INFORMATION DE FIBREK : La recommandation du conseil aux actionnaires de Fibrek, selon laquelle ils doivent REJETER l\u2019OPA d\u2019initié, accompagnée de la description détaillée des motifs du rejet figurent dans la circulaire du conseil d\u2019administration datée du 26 décembre 2011 disponible au www.sedar.com ou au www.fibrek.com/fr/offre-non-sollicitee-abitibi/.Cette annonce contient des «énoncés prospectifs» au sens des lois sur les valeurs mobilières applicables.De tels énoncés peuvent être signalés par l\u2019emploi d\u2019expressions de conviction, d\u2019attente ou d\u2019intention, ainsi que les énoncés qui ne sont pas des faits historiques et qui comprennent des énoncés relativement aux perspectives, à la stratégie d\u2019affaires, aux plans, aux attentes, aux résultats ou aux actions de Fibrek, ou des hypothèses qui sous-tendent tout ce qui précède.Ces énoncés sont fondés sur l\u2019information dont dispose actuellement la direction de Fibrek (la «direction ») et reflètent les intentions, plans, attentes, convictions et estimations de la direction au sujet de la croissance, des résultats d\u2019exploitation, du rendement et des perspectives et possibilités d\u2019affaires futures de Fibrek, sa capacité d\u2019attirer et de fidéliser de la clientèle, ainsi que l\u2019environnement économique dans lequel l\u2019entreprise évolue.Les énoncés prospectifs sont assujettis aux risques connus et inconnus, aux incertitudes et à d\u2019autres facteurs qui pourraient faire en sorte que les résultats réels de Fibrek diffèrent sensiblement des projections, de la conclusion et des prévisions mentionnées dans les énoncés prospectifs.Ces risques, incertitudes et autres facteurs sont mentionnés dans la circulaire des directeurs de Fibrek et dans les documents d\u2019information continue de Fibrek disponibles sur SEDAR à l\u2019adresse www.sedar.com.Il est recommandé au lecteur de ne pas se fier indûment à ces énoncés prospectifs.Ces énoncés prospectifs sont valides à la date de la présente annonce, et, sous réserve des exigences des lois sur les valeurs mobilières applicables, Fibrek se dégage de toute obligation de les mettre à jour ou de les modifier pour refléter de nouveaux événements ou de nouvelles circonstances.1 Informations provenant des états financiers d\u2019Abitibi au 30 septembre 2011 Amérique du Nord (sans frais) : 1-800-398-1129 Courriel : inquiries@phoenixadvisorypartners.com LINK GROUP network LA PRESSE AFFAIRES LES BONS COMPTES FONT LES BONS AMIS STÉPHANIE GRAMMOND LE SERVICE Une carte de crédit HBC.LE HIC L\u2019émetteur de la carte envoie des courriels demandant de cliquer sur un lien internet pour mettre à jour son mot de passe.«Quand j\u2019ai vu ça, j\u2019étais sûr que c\u2019était de l\u2019hameçonnage.» \u2013 Paul-André Bouchard AU BOUT DU COMPTE Capital One qui a racheté les cartes HBC, doit recueillir des informations sur les clients afin de se conformer à la législation fédérale.Vous êtes tombé dans un piège ?Vous souhaitez dénoncer des pratiques commerciales douteuses ?Faites-nous part de vos problèmes de consommation.Écrivez-nous en fournissant vos coordonnées.Notre adresse : LA PRESSE AFFAIRES La Presse / Rédaction, 7, rue Saint- Jacques, Montréal, Québec, H2Y 1K9 Notre courriel : lapresseaffaires.com a/s Stéphanie Grammond 514-285-7000 ÉCRIVEZ-NOUS ! Vous aimeriez qu\u2019un planificateur financier examine votre situation ?Investissement, immobilier, retraite, héritage, impôt, crédit, budget\u2026 Quelle que soit la nature de vos questions, écrivez-nous ! Les dossiers retenus seront analysés par un spécialiste, dans le cadre de la chronique «Sous la loupe ».VOICI NOTRE ADRESSE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ou notre courriel : lapresseaffaires.com SOUS LA LOUPE On se tue à le répéter aux internautes : il ne faut jamais répondre aux courriels qui réclament des renseignements confidentiels.Il s\u2019agit probablement d\u2019une tentative d\u2019hameçonnage.En consommateur aguerri, Paul-André Bouchard s\u2019est tout de suite méfié du courriel qu\u2019il a reçu, lundi dernier, de l\u2019émetteur de sa carte de crédit MasterCard HBC, associée aux grands magasins La Baie.«Après le 14 janvier, vous aurez besoin d\u2019un nouveau code d\u2019accès et d\u2019un nouveau mot de passe », disait le courriel adressé à son nom.Pour modifier son compte, on l\u2019invitait à cliquer sur un lien internet où on lui demandait d\u2019inscrire son nom d\u2019utilisateur, son mot de passe et son numéro de carte de crédit.«Quand j\u2019ai vu ça, j\u2019étais sûr que c\u2019était de l\u2019hameçonnage », lance M.Bouchard.Pour leurrer les consommateurs, les pirates se font souvent passer pour une entreprise légitime (une banque, Google, Microsoft, PayPal, etc .) .Généra lement , i ls envoient un message inquiétant (fermeture du compte, alerte de fraude, etc.) qui exige une réaction immédiate du consommateur, explique le Centre anti-fraude du Canada.Ensuite, «on demande aux victimes de cliquer sur un lien qui leur donne accès à un site web bidon, ou de vérifier des renseignements personnels (comme un numéro de carte de crédit ou des mots de passe)», explique l\u2019Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC).L\u2019Agence recommande de ne jamais répondre à ce type de courriels.«N\u2019oubliez pas que les institutions financières ne vous informeront jamais d\u2019un problème concernant votre compte au moyen d\u2019un courriel non sollicité, et ne vous demanderont jamais d\u2019envoyer ou de confirmer des renseignements personnels ou financiers par courriel», note l\u2019ACFC, dans la section de son site web consacrée à l\u2019hameçonnage (www.fcac-acfc.gc.ca/fra/consommateurs/ fraude/courrielTelep- Fraude/index-fra.asp).Pas une fraude Pourtant, le courriel reçu par M.Bouchard est une véritable initiative de HBC.«J\u2019ai téléphoné et ils m\u2019ont dit qu\u2019il fallait que je clique sur le lien et que j\u2019inscrive mes renseignements », raconte-t-il.M.Boucha rd s \u2019étonne que l\u2019institution financière demande à ses clients d\u2019agir à l\u2019encontre des règles de prévention contre l\u2019hameçonnage.Capital One Canada, qui a acheté HBC en janvier 2011, nous a répondu qu\u2019elle est forcée de recueillir davantage de renseignements auprès de ses clients (nom, adresse, date de naissance, profession, employeur, etc.) pour se conformer à la législation fédérale sur la lutte contre le blanchiment d\u2019argent.HBC n\u2019y était pas tenu, étant de chartre provinciale.«Nous communiquons avec les clients concernés pour leur demander de vérifier leur identité et de fournir les renseignements manquants», a confirmé la porte-parole, Laurel Ostfield.Capital One a fait des efforts pour les joindre en personne, par la poste ou par téléphone.Mais ceux qui n\u2019ont pas répondu ont été relancés par courriel.«Nous sommes désolés que ce processus soulève des préoccupations», dit Mme Ostfield.En croissance Les clients de La Baie peuvent donc être rassurés.N\u2019empêche, les internautes doivent rester sur leurs gardes et se méfier de l\u2019hameçonnage qui ne cesse de prendre de l\u2019ampleur au Canada.Durant la première moitié de l\u2019année 2011, le Centre antifraude a reçu 6256 signalements de stratagème d\u2019hameçonnage qui semblaient provenir des grandes banques canadiennes, une hausse de 78% par rapport à 2010.Et l\u2019essor des téléphones intelligents et des tablettes numériques a donné naissance à une nouvelle génération de stratagèmes d\u2019hameçonnage, à l\u2019aide d\u2019applications malveillantes.En mars, Google a retiré, du Android Market, 58 applications qui avaient été téléchargées sur plus de 250 000 téléphones intelligents, selon le Wall Street Journal.Déguisées en jeux ou autres gadgets, ces apps permettaient de capter et de transmettre des données à un serveur externe.On n\u2019arrête pas le progrès! Ceci n\u2019est pas un hameçon RENÉ LEWANDOWSKI COLLABORATION SPÉCIALE C\u2019est une question qui revient souvent et dont la réponse a déjà été fournie il y a quelques années dans une pub télévisée : est-il préférable de rembourser son hypothèque ou de cotiser dans son régime enregistré d\u2019épargne-retraite (REER) ?Pourtant, Colette, de Laval , se la pose elle aussi aujourd\u2019hui.Et elle a bien raison, car les réponses varient selon le contexte économique et la situation financière de chacun.Cel le de Col e t t e e s t d\u2019ailleurs bien particulière.À 50 ans, elle vient de se séparer et, grâce à la vente de ses parts dans deux propriétés qu\u2019elle détenait avec son ex-conjoint, elle dispose d\u2019une somme de 150 000 $.Ave c cet te somme , el le compte acquérir, avec un ami, une nouvelle demeure et peut-être investir un peu pour sa retraite.D\u2019ailleurs, elle vient justement de faire une offre sur un duplex, et se demande quelle serait la meilleure stratégie dans les circonstances, soit de mettre un maximum de comptant sur la maison ou d\u2019utiliser les liquidités pour épa rgner pour ses vieux jours.Elle sait aussi qu\u2019elle devra prévoir une somme à allouer dans son REER pour compenser les 50% de gain en capital qu\u2019elle a réalisé de la vente de la propriété à revenus qu\u2019elle possédait avec son ex.« Qu\u2019est-ce qui serait le plus avantageux pour moi ?», se questionne cette représentante aux ventes, qui se demande combien allouer pour le duplex, les REER ou le compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt (CELI).Au fil des ans, Colette n\u2019a pas beaucoup épargné.Si bien qu\u2019elle dispose pour environ 50 000 $ de droits de cotisation REER non utilisés.Son salaire lui rapporte environ 50 000 $ par année.Elle a encore un enfant à charge et un autre majeur, mais encore aux études.Pour son duplex, elle en est consciente, elle devra aussi allouer une certaine somme pour effectuer des rénovations et l \u2019achat de meubles ; pour le moment, elle arrive difficilement à budgéter tout ça.« J\u2019a i peur de prendre de mauvaises décisions », dit-elle.Alors que faire ?REER ou CELI ?Tout d\u2019abord, réglons la question du REER ou du CELI.Évidemment, dans un monde idéal, il serait préférable de maximiser les deux, mais, sinon, lequel privilégier ?En fait, la logique est simple, explique le conseiller en pl a cement s Syl va in Lapointe, qui a analysé le cas de Colette.«Si vous prévoyez un taux marginal d\u2019impôt plus élevé à la retraite qu\u2019aujourd\u2019hui, il est préférable de privilégier le CELI.Si, au contraire le taux risque d\u2019être plus faible, alors le REER est à favoriser ».Pour la majorité des investisseurs, dit-il, l\u2019impôt risque d\u2019être moins important à la retraite en raison de revenus plus faibles et d\u2019un niveau de vie réduit .Les taux en vigueur au moment de la retraite vont également jouer un rôle important.Il est impossible de les prédire.Toutefois, il est difficile d\u2019imaginer des niveaux d\u2019impôts plus élevés qu\u2019en ce moment ! Pour cette raison, dans la situation de Colette, le spécialiste lui recommande de privilégier le REER plutôt que le CELI pour ses investissements à long terme.REER ou hypothèque ?Maintenant pour l\u2019hypothèque, une vieille croyance veut qu\u2019i l soit préférable de se libérer de ses dettes le plus rapidement et d\u2019en avoir le moins possible.Un raisonnement simpliste et inexact, selon M.Lapointe.Tout d\u2019abord, explique-t-il, il faut absolument distinguer les dettes de consommation de celles qui servent à acquéri r des acti fs qui s\u2019apprécient dans le temps.« Parlez-en aux entrepreneurs aisés : sans endettement, ils n\u2019auraient jamais pu bâtir leurs entreprises ! », dit le conseiller, pour qui une résidence principale ne se classe pas comme un bien de consommation.Pour lui, il est donc justifiable, dans cer t a ines c i rconst a nces , d\u2019allouer des surplus à ce type d\u2019endettement, particulièrement dans un contexte de très faibles taux d\u2019intérêt, comme en ce moment.De plus, avec son revenu annuel de 50 000 $ et sa situation familiale, Colette pourrait récupérer en impôt un taux supérieur de 45% sur ses cotisations REER, selon les courbes de Claude L a f e r r i è r e (www.c q f f .c om /c laude _ l a fe r r i e r e / courbes2011/11-courbe-151.pdf).Ses courbes permettent de calculer le taux d\u2019imposition sur les revenus supplémentaires.Il lui serait même possible de récupérer un taux frôlant les 70% sur une partie de ceux-ci, toujours selon ces courbes.Pour toutes ces raisons, Sylvain Lapointe lui recommande de minimiser sa mise de fonds sur l\u2019achat du duplex et de maximiser ses REER.D\u2019autant plus que le moment est bien choisi, puisque les marchés boursiers mondiaux offrent des occasions de rendements futurs intéressants en raison des chutes de 30% et plus en 2011.Combien et comment Il reste à déterminer de quelle manière allouer les sommes.Afin d\u2019obtenir un paiement hypothécai re maximum souhaité de 500 $ par mois, M.Lapointe a calculé que cet te mise de fonds devra être de 69 000 $.Dans le but également d\u2019annuler l\u2019effet du gain en capital sur la vente de la propriété à revenu, il faudra compter sur une cotisation REER minimale en 2011 de 37 500$.I l reste donc 43 500 $ (150 000 $ moins 69 000 $, moins 37 500 $).Après un petit exercice budgétaire, Colette a estimé à 26 000 $ les dépenses de nota i re, pour la taxe de mutation, pour les travaux et l\u2019achat de meubles.Nous arrivons donc avec un surplus de 17 500$, que le spécialiste lui suggère de placer dans son REER.Et voilà, le tour est joué ! Enfin presque.Car Colet te n\u2019a pas de fonds d\u2019urgence, et il serait bon d\u2019en constituer un.Ce montant correspond normalement à trois mois de dépenses.Certaines personnes préfèrent le conserver en argent, d\u2019autres sous forme de marge de crédit hypothécaire.« Dans le cas de Colette, le CELI pourrait être un véhicule de choix pour cette réserve », conclut Sylvain Lapointe.REER ou hypothèque ?LA SITUATION Récemment séparée, Colette, 50 ans, a des liquidités à investir.Elle veut acheter un duplex mais se demande si elle devrait maximiser sa mise de fonds ou cotiser davantage dans son REER.LES PARAMÈTRES Actifs Comptant : 150000$ Droit de cotisation non utilisés : 50 000$ Revenus 50 000$ par année « Il faut distinguer les dettes de consommation de celles qui servent à acquérir des actifs qui s\u2019apprécient dans le temps.» \u2014 Sylvain Lapointe, conseiller en placements, Focus Services Financiers «Si vous prévoyez un taux marginal d\u2019impôt plus élevé à la retraite qu\u2019aujourd\u2019hui, il est préférable de privilégier le CELI.Si, au contraire le taux risque d\u2019être plus faible, alors le REER est à favoriser», explique Sylvain Lapointe, conseiller financier.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 2 LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE CANADIENNE Trop de Québécois se dirigent tout droit vers l\u2019insécurité financière plutôt que vers une retraite dorée, selon la Régie des rentes du Québec.Encore cette année, une grande campagne d\u2019appel à l\u2019épargne et à la planification de la retraite se tiendra dans le but d\u2019accroître «les saines habitudes de consommation».Dans la ligne de mire de cette campagne, la fausse illusion de sécurité financière à laquelle s\u2019accrochent encore trop de gens.Le porte-parole de la Régie, Pierre Turgeon, affirme que les régimes publics ne suffiront pas pour assurer les jours de ceux qui quitteront la vie active.S\u2019ensuivront des pertes de revenus et du pouvoir d\u2019achat.Pour conserver leurs habitudes et leur confort, selon la Régie, chaque personne devrait pouvoir compter sur 70% de ses revenus de travail une fois à la retraite.Pour un revenu moyen de 45 000$, les régimes publics remplacent environ 40% de cette somme à 65 ans : il faut donc prévoir les 30% qui manquent.Sauf qu\u2019à l\u2019heure actuelle, peu de gens réussissent à prévoir.Près de trois personnes sur quatre n\u2019ont jamais calculé la somme qu\u2019elles devraient avoir épargnée.Pour cela, la Régie des rentes a développé un outil web, « SimulR » accessible en ligne à www.jepla nifie.gouv.qc.ca .Ce simulateur permet d\u2019obtenir une projection personnalisée de ses revenus de retraite.«Chose certaine, ça prend abs olumen t u n r é g ime complémentaire ou un fonds de retraite, de l\u2019épargne personnelle ou une combinaison de tout ça», soutient M.Turgeon.L\u2019endettement demeure toutefois le principal frein à la planification.La conjoncture économique actuelle favorise les dépenses, avec ses faibles taux d\u2019intérêt.Selon le porte-parole de la Régie des rentes, il serait une erreur de ne pas chercher à accumuler quand même des sommes pour plus tard.«Le crédit est facile, les taux sont bas, et quand on place des sous, les rendements sont faibles.Sauf que quand les rendements reviendront, il sera plus facile de faire fructifier du capital qui a été amassé, plutôt qu\u2019avoir seulement des dettes à combler», affirme Pierre Turgeon.La moitié des travailleurs du Québec n\u2019ont pas de régime privé de retraite.Il faut dire aussi que les régimes à prestations déterminées, ceux qui fixent combien chacun pourra toucher à la retraite, sont de plus en plus convertis pour être transformés en régime à cotisations déterminées, qui eux, fixent avant la retraite le montant de la cotisation.«On n\u2019en a pas toujours conscience, mais l\u2019espérance de vie augmente et on passe plusieurs années à la retraite.Souvent, les gens sous-estiment leur propre espérance de vie», explique M.Turgeon, répétant qu\u2019il faut commencer rapidement à constituer un bas de laine.L\u2019insécurité financière guette les Québécois à l\u2019heure de la retraite Montréal a le blues.Et il n\u2019y a aucun petit granule qui lui remontera le moral.Coup su r coup, c et te semaine, deux géants pharmaceutiques ont annoncé des coupes importantes.La société française Sanofi suppr ime une c ent a i ne d\u2019emplois en recherche et en développement chez sa filiale canadienne, Sanofi-Aventis Canada.L\u2019essentiel des postes visés se trouve à son établissement de Laval.De son côté, le groupe américain Johnson&Johnson ferme le centre de recherche spécialisé dans les produits hygiéniques attenant à son usine d\u2019Hochelaga-Maisonneuve.Quelque 125 professionnels y travaillent.Ces réductions d\u2019effectif reflètent la volonté des multinationales de la santé de réduire leurs coûts à l\u2019échelle mondia le.Leurs brevets expirent, et ces entreprises ont de plus en plus de mal à remplacer leurs médicamentsvedettes, les blockbusters.Les molécules sont moins prometteuses.De plus, elles coûtent de plus en plus cher à développer et à mettre en marché.En réaction, les géants pharmaceutiques sous-traitent leur recherche en confiant des mandats à des firmes spécialisées, plutôt que de tout développer à l\u2019interne.La fermeture en 2010 du laboratoire de recherche de Merck à Kirkland, où travaillaient 180 scientifiques et laborantins, s\u2019inscrit aussi dans cette logique.La tendance est mondiale.Mais cela ne rend pas la chose plus facile à avaler pour le Québec.Surtout que la cinquantaine de biotechs de la province n\u2019a pas vraiment profité jusqu\u2019ici de la manne de la sous-traitance.Ces PME crient famine.Elles ont beaucoup de mal à attirer des capitaux, les financiers étant déçus par les rendements historiques des biotechs.Même la vedette Theratechnologies, qui a vu son médicament Egrifta approuvé par la FDA aux États-Unis en 2010, a dû licencier une soixantaine de salariés \u2013 les deux tiers de son effectif ! \u2013 pour préserver ses liquidités.Québec a historiquement misé gros sur le secteur pharmaceutique, perçu comme porteur d\u2019avenir.La province a privilégié les fabricants de médicaments dits d\u2019origine par opposition aux fabricants de médicaments génériques.À l\u2019époque, cela collait à la répartition géographique des établissements.Les fabricants de médicaments d\u2019origine étaient concentrés au Québec, surtout dans l\u2019ouest de l\u2019île de Montréal.C\u2019est nettement moins vrai aujourd\u2019hui, bien qu\u2019il soit difficile d\u2019obtenir un portrait à jour de la situation, tant les choses changent vite.L\u2019association canadienne Rx&D affirme que le Québec compte 28 sociétés pharmaceutiques intégrées qui emploient 9000 personnes.Sa porte-parole n\u2019est toutefois pas en mesure de dater ces données.Cela colle toutefois avec le portrait de l\u2019industrie établi par le gouvernement du Québec pour 2008.En 2010, toutefoi s , le Québec ne dénombrait plus que 24 entreprises et 8100 emplois directs , selon le ministère du Développement économique, de l\u2019Innovation et de l\u2019Exportation.Quelle que soit la source, le recul observé au cours des cinq dernières années représente une tendance lourde.En comparaison, les sociétés de médicaments génériques et de fabrication à façon employaient près de 5000 personnes au Québec l\u2019an dernier.Pour encourager la recherche et l\u2019innovation au Québec, le gouvernement a instauré de généreux crédits d\u2019impôt à la R et D.La province a aussi mis en place la fameuse «règle de 15 ans».Selon cette règle, le gouvernement rembourse le médicament d\u2019origine pendant 15 ans à partir de son inscription sur la liste des médicaments de la province, même si son brevet expire avant.Ce faisant, le Québec se prive d\u2019économies importantes.Cette politique industrielle a longtemps été payante pour le Québec.En 2005, une étude avait calculé que la «règle du 15 ans» rapportait 37 millions en revenus au gouvernement tandis que son coût annuel s\u2019élevait à 25 millions de dollars.Mais ce n\u2019est vraisemblablement plus le cas aujourd\u2019hui, selon l\u2019un des coauteurs de cette étude, André Lemelin, que mon collègue Martin Primeau avait interrogé à l\u2019automne.Les coûts de cette mesure explosent, révèle le dernier budget du gouvernement du Québec.En 2011-2012, ils atteindront 193 millions de dollars, contre 162 millions au cours de l\u2019année financière précédente.Plus les brevets des médicaments viennent à échéance \u2013 comme le Lipitor, qui abaisse le niveau de cholestérol dans le sang \u2013, plus la politique d\u2019encouragement aux sociétés innovantes coûte cher aux contribuables.Et avec le vieillissement de la population, tous les ingrédients sont réunis pour un dérapage spectaculaire.I l faudrait que Québec reprenne l \u2019exerc ice pour connaître le coût net de cette mesure.Mais le gouvernement prétexte que l\u2019absence de données actualisées de Statistique Canada et la complexité de l\u2019algorithme utilisé l\u2019en empêchent.C\u2019est ce qu\u2019on appelle jouer à l\u2019autruche.Malgré tout, le gouvernement maintient cette politique industrielle! Entre cela et croiser les doigts, il n\u2019y a pas une grande différence.Une telle désinvolture dans la gestion des fonds publics, à une époque où le gouvernement demande à tous les Québécois de se serrer la ceinture, est choquante.Le principe devrait être le suivant.Si Québec est incapable de faire la démonstration qu\u2019une politique industrielle rapporte plus qu\u2019elle ne coûte à la province, il devrait l\u2019abolir.Point à la ligne.D\u2019autant plus que ce n\u2019est pas la seule façon d\u2019encourager la R et D en santé au Québec.Si le gouvernement veut inciter les pharmaceutiques à mener des projets de recherche au Québec, les crédits d\u2019impôt peuvent être bonifiés ou modulés de façon à aider cette industrie en particulier.Ce faisant, on ne privilégie pas un secteur de l\u2019industrie au détriment de l\u2019autre.Toutes les pharmaceutiques qui font de la recherche, même les génériques (car elles en font tout de même), pourront en profiter.Quand un médicament atteint sa date d\u2019expiration, on n\u2019hésite pas à le jeter à la poubelle.Pourquoi en serait-il différemment d\u2019une politique industrielle périmée?Si les multinationales de la santé revoient leurs façons de faire, il n\u2019y a aucune raison pour que le gouvernement du Québec n\u2019en fasse pas autant.S Pour joindre notre chroniqueuse : sophie.cousineau@lapresse.ca Médicaments coûteux, politique périmée MARIE TISON Un ancien directeur de l\u2019usine deGeneralMotors àBoisbriand présidera Bombardier Avions commerciaux.Michele Arcamone a dirigé l\u2019usine de GM de 1999 à 2002, soit pendant les années qui ont immédiatement précédé sa fermeture.Il a poursuivi sa carrière au sein de GM en Amérique du Nord, en Europe et en Asie.Depuis 2009, il était président et chef de la direction de GM Corée à Séoul.M .A r c a m o n e , u n Montréalais qui s\u2019exprime en anglais, en français et en italien, assumera la direction de Bombardier Avions commerciaux à partir du 1er février prochain.Il succédera à Gary Scott, qui a pris sa retraite en octobre dernier.« J\u2019accepte avec humilité cette occasion qui m\u2019est donnée de diriger l\u2019unité d\u2019affaires des Avions commerciaux de Bombardier et je suis ravi de revenir dans mon pays d\u2019origine», a fait savoir M.Arcamone dans un communiqué publié hier.Le nouveau président , diplômé des universités Concordia et McGill, arrive en poste à un moment part icul ièrement impor tant pour Bomba rdier Avions commerciaux : sa nouvelle famille d\u2019appareils de 110 à 130 places, la CSeries, devrait effectuer son premier vol d\u2019ici la fin de l\u2019année en vue d\u2019une entrée en service avant la fin de 2013.L\u2019entreprise doit cependant veiller à ce qu\u2019aucun imprévu ne vienne retarder cet échéancier.Bombardier doit également stimuler les ventes du biréacteur régional CRJ et du turbopropulseur Q400, deux appareils qui ne croulent pas sous les commandes à l\u2019heure actuelle.«Bien que je sois un nouveau venu dans l\u2019industrie de l\u2019aéronautique, je me joins à une équipe de direction solide et expérimentée et notre expertise combinée assurera la prospérité à long terme de cette unité d\u2019affaires, a fait savoir M.Arcamone.J\u2019ai très hâte de mettre mes connaissances et mon expérience au travail et d\u2019honorer nos engagements envers nos parties prenantes.» Ce n\u2019est pas la première fois que Bombardier regarde du côté de l\u2019automobile pour pourvoir des postes de direction.Le président actuel de Bombardier Aéronautique, Guy Hachey, a travaillé pendant près de 30 ans dans l\u2019industrie automobile.Il a notamment dirigé d\u2019importantes divisions de Delphi Corporation, qui s\u2019était détachée de GM en 1999.En arrivant chez Bombardier en 2008, M.Hachey avait exprimé l\u2019intention d\u2019implanter certaines pratiques inspirées de l\u2019industrie automobile pour améliorer l\u2019efficacité des usines de l\u2019avionneur.Bombardier a effectivement mis en place de telles initiatives pour la construction de la CSeries, comme l\u2019utilisation de robots pour l\u2019assemblage du fuselage, l\u2019installation d\u2019une chaîne de montage mobile automatisée à l\u2019usine de Saint-Laurent et l\u2019imposition aux fournisseurs de procédés de planification de qualité et de logistique.L\u2019analyste Benoît Poirier, de Valeurs mobilières Desjardins, a bien accueilli la nomination de M.Arcamone en raison de son expérience au sein d\u2019une grande organisation manufacturière exportatrice.«Bien que l\u2019aéronautique soit une nouvelle industrie pour M.Arcamone, nous croyons qu\u2019il pourra y transférer plusieurs habiletés acquises dans l\u2019industrie automobile, écrit M.Poirier dans une courte note d\u2019analyse.M.Hachey a effectué avec succès une telle transition et nous nous attendons à ce que M.Arcamone fasse de même.» L\u2019analyste considère que l\u2019expérience de M.Arcamone en Asie constitue également un facteur positif puisque cette région représente un important potentiel de croissance pour Bombardier.L\u2019action de catégorie B de Bombardier a perdu neuf cents pour clôturer à 4,41$ à la Bourse de Toronto hier, soit une perte de 2%.Un ex-directeur deGMchez Bombardier Michele Arcamone a été responsable de l\u2019usine de Boisbriand avant sa fermeture SOPHIE COUSINEAU CHRONIQUE Plus les brevets des médicaments viennent à échéance, plus la politique d\u2019encouragement aux sociétés innovantes coûte cher aux contribuables.Et avec le vieillissement de la population, tous les ingrédients sont réunis pour un dérapage spectaculaire.PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Le prochain président de Bombardier Avions commerciaux, le Montréalais Michele Arcamone, était président et chef de la direction de GM Corée à Séoul depuis 2009.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 2 L A P R E S S E A F F A I R E S 7 PLUS-VALUE POUR MIEUX GÉRER VOS PLACEMENTS «Il n\u2019y a pas de doute que les signaux d\u2019avertissement entourant le marché immobilier canadien sont visibles depuis plus d\u2019un an.» \u2013 Bill Downe, président et chef de la direction de la Banque de Montréal BILAN DES FONDS COMMUNS DE PLACEMENT LES DÉTENTEURS DE FONDS ONT EU LA VIE DURE EN 2011 Les étoiles de 2011 STÉPHANIE GRAMMOND Première étoile Les obligations\u2026 pour combien de temps encore?C\u2019est LA surprise de 2011: les obligations de long terme arrivent en tête.Quelle ironie ! C\u2019est la catégorie d\u2019actifs dont les experts se méfiaient le plus au début de 2011.Le consensus recommandait de s\u2019en tenir à du court terme, dans la perspective d\u2019une remontée des taux d\u2019intérêt.Avec la crise en Europe, les taux d\u2019intérêt ont baissé encore plus bas.Et quand les taux baissent, la valeur des obligations grimpe, en particulier celle des obligations de longue échéance.C\u2019est ainsi que les fonds d\u2019obligations à long terme ont gagné 17%.En tête du peloton, le fonds SEI Obligations à long terme, rempli d\u2019obligations du Canada de 2026 à 2031, a bondi de 20%.Avec le retour de l\u2019inflation, les obligations à rendement réel, dont le rendement s\u2019ajuste à l\u2019inflation, ont aussi connu une année fantastique.Deux fonds négociés en Bourse (FINB BMO obligations à rendement réel et le Ishares CDN Dex Real Return Bonds Index) ont avancé de 18%.Les fonds d\u2019obligations classiques ont enregistré de belles performances.Les poids lourds de la catégorie (TD obligations canadiennes, RBC Obligations, PH&N obligations) ont offert un rendement de 8%.Il reste que les obligations vivent sur du temps emprunté.Les obligations 10 ans rapportent moins que 2%, un plancher historique.Tôt ou tard, les taux d\u2019intérêt finiront par remonter\u2026 et la valeur des obligations fondra.Prudence.Malgré tout, il faut garder des obligations dans son portefeuille : «Elles jouent le rôle de gardien de but\u2026 on l\u2019a vu cette année », dit Sylvain de Champlain, président de De Champlain Groupe financier.Deuxième étoile Les fiducies sont mortes, vive les fiducies! Le soir de l\u2019Halloween 2006, Ottawa avait annoncé la mort des fiducies de revenus.Après quatre ans de grâce, ces véhicules de placement ont définitivement perdu, en janvier 2011, l\u2019avantageux traitement fiscal qui les rendait si populaires.« En préparation pour 2011, de nombreuses fiducies de revenu ont été reconverties à des structures de société et ont énormément réduit leurs dividendes », note Philip Lee, analyste en fonds de placement auprès de Morningstar Canada.Cette catégorie de fonds a même été supprimée.Mais Ottawa a laissé la vie sauve aux fiducies immobilières qui conservent leur avantage fiscal.En 2011, les REIT (real estate investment trust) ont été les championnes de la Bourse, grâce à la baisse des taux d\u2019intérêt.Les fonds d\u2019actions de l\u2019immobilier ont grimpé de 12%.Star de cet univers, le iShares canadien REIT Sector Index a grimpé de 21%.Poids lourd de sa catégorie, avec 945 millions d\u2019actifs, le fonds Sentry placement immobilier a gagné 10% en 2011 (7,7% annuel composé sur 10 ans).Troisième étoile Les fonds équilibrés Avec un portefeuille équilibré, les épargnants ne frappent jamais de coup de circuit, mais ils ne risquent pas de se faire retirer non plus.«Les investisseurs qui se font le plus mal, sont ceux qui y vont à la pièce», dit Jean-René Ouellette, analyste principal groupeconseil en portefeuille chez Valeurs mobilières Desjardins.Grâce à la diversification et au rééquilibrage, deux principes de base en placement, les fonds équil ibrés s \u2019en sont sor tis presque indemnes en 2010.Depuis 10 ans, ils affichent un rendement annuel composé de 4,5%.Mention spéciale Les fonds d\u2019actions à dividendes La Bourse canadienne a fondu de 9% en 2011, en grande partie à cause du ressac des ressources naturelles qui forment la moitié de son indice.Mais dans les secteurs plus défensifs, comme les télécommunications et la consommation stable, plusieurs sociétés qui versent des dividendes élevés ont fait de belles avancées.Les fonds d\u2019actions canadiennes à revenus ont donc limité les pertes (-1% en 2011).Certains ont fait de petits miracles, comme les fonds RBC de revenus d\u2019actions canadiennes, Dynamique actions productives de revenus et McLeanBudden revenus de dividende, avec un rendement d\u2019environ 10%.Mention spéciale Les fonds d\u2019actions américaines La Bourse américaine a gagné 2% l\u2019an dernier, en incluant les dividendes.Pour un Canadien, cela fait 4,4% de rendement en 2011, en tenant compte de l\u2019appréciation de la devise américaine.Malheureusement, la plupart des fonds d\u2019actions américaines les plus populaires ont fini l\u2019année dans le rouge.La catégorie affiche un rendement de -0,6% pour 2011\u2026 quand même moins mauvais que les fonds d\u2019actions canadiennes qui ont fondu de 10%.À sou l ig ner : l e fonds RBC O\u2019Shaughnessy valeur américaine s\u2019est bien tiré d\u2019affaire avec un gain de 7% (15,5% annuel composé sur 5 ans).ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE Les épargnants se souviendront de 2011 comme de l\u2019année des grands bouleversements géopolitiques : crise de la dette souveraine en Europe, Printemps arabe, feuilleton du relèvement du plafond de la dette aux États- Unis.Les détenteurs de fonds communs n\u2019ont pas échappé à la tourmente : l\u2019ensemble des fonds communs distribués au Canada a baissé de 5% en moyenne, en 2011.Toutes les grandes catégories de fonds d\u2019actions ont écopé.Mais les fonds d\u2019obligations ont permis de sauver les meubles.Voici les étoiles et les prix citron de l\u2019industrie des fonds en 2011\u2026 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 2 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE SUR LERADAR Chaque samedi, un financier différent répond à nos questions.Il donne sa lecture des marchés, offre son point de vue sur la Bourse et lance quelques conseils d\u2019investissement.Cette semaine, Christine Décarie, d\u2019Investors\u2026 Et si l\u2019Europe prenait du mieux?STÉPHANIE GRAMMOND Cette semaine, il y a eu un peu plus d\u2019acheteurs pour les obligations européennes.C\u2019est positif.Par exemple, l\u2019Allemagne a eu deux fois plus de demande que la quantité d\u2019obligations qu\u2019elle voulait émettre.Même chose pour l\u2019Espagne qui a aussi vu son coût d\u2019emprunt diminuer significativement.Elle a émis des obligations de trois ans à un taux d\u2019intérêt de 3,38%, par rapport à 5,2% lors de ses dernières émissions durant la tourmente de décembre dernier.Et l\u2019Italie a réussi à émettre des obligations d\u2019un an à un taux d\u2019intérêt de 2,75%, versus 5,95% lors de la dernière émission.Il ne faut pas crier victoire trop vite.Mais il semble y avoir un peu plus d\u2019appétit pour les obligations européennes.La confiance des investisseurs revient parce que la Banque centrale européenne est plus encline à racheter des dettes.Il est clair qu\u2019il y a des incertitudes dans chaque région: la crise de la dette en Europe, l\u2019impasse des finances publiques aux États-Unis, le ralentissement économique en Chine.Mais à court terme, ce que je suis le plus, c\u2019est vraiment le marché du travail aux États-Unis.Selon moi, c\u2019est la clé pour assurer la poursuite de la reprise économique qui n\u2019est pas très forte.Il faut de la création d\u2019emplois pour relancer l\u2019immobilier, la consommation, l\u2019automobile\u2026 J\u2019aime bien les sociétés qui versent un dividende.Mais il faut demeurer sélectif, notamment dans le secteur des pipelines et du transport d\u2019énergie.Les investisseurs veulent tellement du rendement qu\u2019ils sont attirés par ces sociétés qui versent un dividende de 3 ou 4%.Mais leurs actions se négocient à environ 20 fois les bénéfices futurs.C\u2019est chèrement payé pour des sociétés dont les profits n\u2019augmentent que de 5 à 6% par an.La Bourse européenne a baissé d\u2019environ 15% l\u2019an dernier.Pourtant, les profits des sociétés européennes devraient augmenter d\u2019environ 3% en 2011 et 7% en 2012.On oublie que plus de la moitié (54%) des revenus des sociétés de l\u2019indice EuroStoxx proviennent de l\u2019extérieur de l\u2019Europe.C\u2019est peut-être ce qui explique pourquoi les profits des entreprises européennes n\u2019ont pas baissé.Il n\u2019y aura pas de solution miracle à la crise en Europe.Mais si l\u2019incertitude macroéconomique se lève un peu, les Bourses européennes pourraient nous surprendre en 2012.Je continue de favoriser la Bourse américaine, plutôt que la Bourse canadienne qui est plus risquée.Aux États-Unis, les profits des sociétés continuent d\u2019augmenter, la Bourse est mieux diversifiée et moins cyclique que la Bourse canadienne (composée à moitié de sociétés de ressources naturelles).En 2011, le marché américain a mieux performé (+5,5% pour le Dow Jones, 0% pour le S&P500) que le marché canadien (-11% pour le S&P/TSX).Et je pense que la tendance va se poursuivre.J\u2019investirais dans des sociétés qui augmentent régulièrement leur dividende.Il ne faut pas nécessairement viser les sociétés qui ont le rendement du dividende le plus élevé (ex: si une entreprise verse 1$ en dividende et que son action vaut 40$, cela équivaut à un rendement de 2,5%).Il faut surtout regarder l\u2019historique d\u2019augmentation du dividende.En 2008-2009, les sociétés avaient pris une pause.Mais en 2011, 80% des sociétés du S&P500 ont versé un dividende et 340 sociétés l\u2019ont augmenté.C\u2019est une tendance lourde.Quand une entreprise choisit de verser un dividende à ses actionnaires et de l\u2019augmenter constamment, cela force les dirigeants à une grande discipline.C\u2019est une stratégie gagnante pour les investisseurs.Il y a une cinquantaine d\u2019entreprises du S&P500 qui ont haussé leur dividende année après année, depuis 25 ans.On peut citer Procter&Gamble, et Target.En 2011, ce groupe a livré une performance 5% supérieure aux autres.Christine Décarie est vice-présidente principale, gestionnaire de portefeuille et directrice de la recherche au Groupe Investors.Elle gère 2,3 milliards dans le fonds d\u2019actions d\u2019entreprises québécoises Investors et le Fonds mutuel Investors du Canada, le plus ancien de la famille, dont elle est la sixième gestionnaire depuis sa création en 1950.À votre avis, quel est l\u2019événement le plus significatif Q: des derniers jours à la Bourse ?Que feriez-vous avec 10 000$ à investir ?Q: Quel placement évitez-vous à tout prix ?Q: Qu\u2019est-ce que les marchés sous-estiment le Q: plus présentement ?Quel indicateur suivez-vous le plus Q: attentivement en ce moment ?UNGRAPHIQUE VAUT1000MOTS JAN 2011 JAN 2012 INDICE DE VOLATILITÉ 40 30 20 10 Premier prix citron La saignée des pays émergents Pour éviter la surchauffe économique, les pays émergents, notamment la Chine, ont appliqué les freins à partir de 2010.Leur politique monétaire restrictive a fait déraper les Bourses.Les fonds de marchés émergents ont baissé de presque 20% en 2011.De loin le plus important de cette catégorie, le fonds AGF marchés en émergence a limité les dégâts avec une baisse de 15% et il maintient un rendement annuel composé de 10% sur 10 ans.Les fonds BRIC ont connu les pires revers (20 à 30% de baisse en 2011).L\u2019acronyme qui avait été inventé pour regrouper quatre pays d\u2019avenir (Brésil, Russie, Inde, Chine) est maintenant tourné en dérision.Certains stratèges parlent de Bloody Ridiculous Investment Concept, ou concept d\u2019investissement sacrément ridicule! Deuxième prix citron Le revers de fortune de l\u2019or Valeur refuge, l\u2019or a gagné 11% en 2011.Les fonds qui investissent directement dans des lingots (Sprott lingots d\u2019or, Claymore Gold Bullion) ont calqué cette performance.Par contre, les fonds d\u2019actions de métaux précieux accusent la pire performance de toutes les catégories de fonds (-24%).Trouvez l\u2019erreur.«Au cours de la deuxième moitié de l\u2019année, les investisseurs ont recommencé à voir les sociétés aurifères comme des actifs risqués, plutôt que comme une valeur refuge.Pour se mettre à l\u2019abri de la crise des dettes souveraines, ils ont préféré acheter des dollars américains», explique M.Ouellette.Ainsi, le fonds CIBC métaux précieux a fondu du tiers\u2026 ce qui ne l\u2019empêche pas d\u2019être en hausse de 17% sur 10 ans! Ce n\u2019est rien: le fonds RBC métaux précieux affiche un rendement annuel composé de 27% sur 10 ans.Imaginez: 1000$ investis il y a 10 ans vaudraient aujourd\u2019hui plus de 11 000$, malgré le récent repli.Troisième prix citron Le Japon emporté par la vague Le tsunami qui a dévasté le Japon au début de l\u2019année a eu de lourdes répercussions sur les fonds d\u2019actions japonaises qui ont perdu 14% en 2011.Absolument aucun fonds n\u2019a résisté à la vague.Les fonds d\u2019actions japonaises accusent un rendement annuel composé de -1,8% sur 25 ans, la seule catégorie de fonds en recul sur une aussi longue période.Mention spéciale Les rendements sur 10 ans inférieurs aux frais L\u2019ensemble des fonds communs de placement distribués au Canada a baissé de 5% en moyenne en 2011.Depuis 10 ans, ils ont fourni un rendement annuel composé de seulement 2,4%.C\u2019est moins que leur ratio de frais de gestion qui s\u2019élève à 2,5%.C\u2019est donc dire que les épargnants ont obtenu moins de rendement que les frais prélevés par les sociétés de fonds à même leurs épargnes, année après année.Au final, les épargnants réalisent qu\u2019il aurait été plus payant \u2013 et moins stressant \u2013 de garder leur argent en certificats de placement.«Ça commence à peser lourd sur le moral des investisseurs, admet M.De Champlain.Mais comme la dernière décennie a été la pire depuis 80 ans, j\u2019ose croire que la prochaine sera la meilleure.» Les prix citron de 2011 50 Les investisseurs ne doivent pas tenir pour acquis le calme relatif affiché par les marchés boursiers en ce moment.Selon Credit Suisse, la volatilité devrait marquer un retour cette année, en raison notamment des emprunts excessifs dans les pays industrialisés.Cette situation rendra les investisseurs « anormalement sensibles » à tout changement dans la croissance économique et les politiques de ces grandes économies, avance la banque.Le graphique ci-contre compare la volatilité du S&P 500 et la performance du Chicago Board Options Exchange Volatilty Index (VIX), depuis le début de l\u2019an dernier.On observe que les courbes de volatilité ont baissé pendant la deuxième moitié de l\u2019année, une situation qui devrait toutefois s\u2019inverser en 2012, prévoit Credit Suisse.Source: Bloomberg Le calme avant la tempête VIX S&P 500 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 2 L A P R E S S E A F F A I R E S 9 LA PRESSE AFFAIRES INVESTIR Apple a suspendu hier la vente de son iPhone dans ses magasins en Chine pour des raisons de «sécurité », après des échauffourées survenues à l\u2019occasion du lancement de la dernière version pour laquelle des milliers de clients avaient attendu des heures.«La demande pour l\u2019iPhone 4S a été incroyable, et les stocks de nos magasins en Chine sont épuisés», a annoncé le fabricant américain dans un communiqué en début d\u2019après-midi précisant que l\u2019iPhone restait disponible en ligne et chez les revendeurs autorisés.«Malheureusement, nous n\u2019avons pas pu ouvrir notre magasin de Sanlitun (à Pékin) à cause de la foule et pour assurer la sécurité de nos clients et de nos employés, l\u2019iPhone ne sera pas disponible dans nos magasins à Pékin et Shanghai pour le moment», a expliqué Apple.L\u2019engouement pour les téléphones portables de la marque américaine est tel que des échauffourées ont éclaté hier matin devant le magasin du quartier animé de Sanlitun, dans la capitale, où étaient massées un millier de personnes, qui avaient attendu en vain pendant plusieurs heures dans le froid pour être les premières à acheter un iPhone 4S.\u2013 Agence France-Presse LE NOUVEL iPHONE CRÉE DES ÉMEUTES EN CHINE EN BREF PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE Automobile LA BMO PRÉVOIT UN REDRESSEMENT DU SECTEUR AU CANADA > Le secteur canadien de l\u2019automobile a repris de la vigueur et apportera quelques bonnes nouvelles aux acheteurs potentiels d\u2019un véhicule en 2012, alors que les constructeurs proposeront des modèles redessinés à des prix concurrentiels a indiqué hier la Direction des études économiques de BMO.L\u2019économiste en chef délégué de BMO Marchés des capitaux, Douglas Porter, a indiqué par voie de communiqué que le dynamisme sera remarquable dans ce secteur, parce que les constructeurs automobiles luttent pour accroître leur part de marché.M.Porter prévoit que le dollar canadien se maintiendra autour de la parité avec le billet vert, alors que les ventes de véhicules automobiles au Canada chuteront légèrement cette année à 1,56 million d\u2019unités vendues, comparativement à 1,58 million en 2011.M.Porter a indiqué que les ventes de véhicules automobiles au Canada avaient enregistré une hausse de 1,8% en 2011, affichant même une hausse de 2,6% au mois de décembre par rapport à la même période l\u2019année précédente.LA PRESSE CANADIENNE Papiers White Birch QUÉBEC OUVERT À UNE AIDE FINANCIÈRE > Le gouvernement est prêt à envisager une aide financière pour permettre la réouverture de l\u2019usine de Papiers White Birch à Québec, a indiqué hier le ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac.Pour l\u2019instant, toutefois, l\u2019entreprise en restructuration judiciaire n\u2019a pas manifesté d\u2019intérêt à cet égard, a reconnu le ministre à l\u2019issue d\u2019une rencontre avec le président de la FTQ, Michel Arsenault, et le vice-président du Syndicat canadien des communications, de l\u2019énergie et du papier (SCEP), Renaud Gagné.Malgré l\u2019annonce de la fermeture définitive de l\u2019usine, tombée jeudi soir, le syndicat préparera sa contre-offre en fin de semaine.Il reste à voir si White Birch acceptera de l\u2019étudier.Quelque 600 travailleurs ont perdu leur emploi en raison de la fermeture, qualifiée de «sauvage» par M.Arsenault.Mercredi, les syndiqués avaient rejeté les propositions patronales dans une proportion de 90%.M.Gignac a par ailleurs dit avoir bon espoir d\u2019en arriver à une entente avec Produits forestiers Résolu à propos de la réouverture des usines de Gatineau et de Dolbeau.LA PRESSE CANADIENNE 98,70$US Variation 1JOUR -0,40$US Variation 1SEM.-2,82% Variation 1AN +7,99% PÉTROLE .12 mois West Texas Intermediate, contrat à terme S&P/TSX comp.XIC.19,28 -0,08 -0,41 -8,76 S&P/TSX 60 .XIU.17,54 -0,06 -0,34 -8,88 S&P/TSX fin.XFN.21,73 -0,10 -0,46 -5,77 S&P/TSX éner.XEG.16,95 -0,11 -0,64 -16,21 S&P/TSX or .XGD.23,72 -0,18 -0,75 -1,13 Oblig.c.terme .XSB.29,26 0,02 0,07 1,56 Oblig.l.terme .XBB.31,53 0,04 0,13 6,56 S&P 500 .XSP.14,67 -0,08 -0,54 -0,07 FONDS INDICIELS VARIATION FERM.1J .$.1J .%.1AN .%.CONSULTEZ les cotes boursières en tout temps sur lapresseaffaires.com S&P 500 .12 mois | FERMETURE 1 289,09 | VAR.1 J -0,49% | 1 SEM.+0,88% | 52 SEM.HAUT 1 370,58 BAS 1 074,77 VAR.1 J FERMETURE .pts.%.TITRES PERDANTS EN% VOLUME FERM .$.VAR .%.XEBEC ADSORP.XBC.36 500 0,18 -18,60 STARFIELD RES.SRU.68 001 0,03 -16,67 TRANZEO WIRELESS .TZT.29 500 0,09 -15,00 ENTERPRISE OIL.E.18 000 0,13 -13,33 TVI PACIFIC .TVI.394 158 0,04 -11,11 EN $ VOLUME FERM .$.VAR .$.CALFRAC WELL .CFW.377 036 26,48 -2,18 OPEN TEXT .OTC.247 749 49,35 -1,43 CANADIEN NAT.CNR.807 567 78,25 -1,05 CONSTELLATION SO.CSU.13 675 82,62 -1,00 BANQUE LAURENT.LB.88 454 47,30 -0,90 TITRES GAGNANTS EN% VOLUME FERM .$.VAR .%.WARNEX .WNX.352 050 0,03 50,00 POWERTECH .PWE.381 975 0,16 28,00 ETRION CORP.ETX.210 208 0,63 26,00 IMAGING DYN.IDL.567 300 0,03 25,00 CANDENTE GOLD .CDG.138 699 0,30 25,00 EN $ VOLUME FERM .$.VAR .$.AGRIUM .AGU.927 103 79,13 3,36 POTASH CORP .POT.1 951 421 45,80 1,63 IVANHOE MINES .IVN.1 047 223 20,30 1,02 LULULEMON ATH.LLL.241 390 63,37 1,00 NIKO RESOURCES .NKO.59 471 47,98 1,00 PLUS ACTIFS VOLUME FERM .$.VAR .%.BOMBARDIER .BBD.B.16 575 051 4,41 -2,00 CONNACHER OIL .CLL.4 157 009 1,09 6,86 LAKE SHORE GOLD .LSG.4 145 020 1,39 -8,55 MANULIFE FINAN.MFC.3 911 353 11,92 0,25 NEXEN .NXY.3 783 411 18,07 -0,77 TALISMAN ENERGY .TLM.3 765 932 11,74 -3,37 SUNCOR ENERGY .SU.3 651 347 32,63 -0,06 AURICO GOLD .AUQ.3 534 807 8,77 -1,57 BANQUE ROYALE .RY.3 295 669 52,09 -1,29 YELLOW MEDIA .YLO.3 033 322 0,21 -8,89 ORBITE ALUM.ORT.3 005 032 2,99 5,65 YAMANA GOLD .YRI.2 980 941 16,05 -0,25 CROCODILE GOLD .CRK.2 715 635 0,55 0,00 POSEIDON CONC.PSN.2 707 659 13,80 0,07 LUNDIN MINING .LUN.2 636 242 4,53 -3,21 FIRST URANIUM .FIU.2 490 767 0,21 -2,38 LES BOURSES > ÉTATS-UNIS S&P/TSX TORONTO .12 mois > CANADA TSX CROISSANCE PETITES CAPITALISATIONS .12 mois PLUS ACTIFS VOLUME FERM .$.VAR .%.SHAMARAN PETR.SNM.5 552 138 0,24 0,00 PNG GOLD .PGK.5 490 100 0,44 -8,33 ST.ELIAS .SLI.3 668 539 1,25 34,41 WESTERNZAGROS .WZR.3 137 148 0,69 7,81 NWT URANIUM .NWT.2 588 783 0,10 0,00 ARGUS METALS .AML.2 568 300 0,09 28,57 FORUM URANIUM .FDC.2 505 990 0,09 13,33 ALIX RES.AIX.2 306 332 0,10 18,75 FISSION ENERGY .FIS.1 936 803 0,81 1,25 AZURE RESOURCES .AZU.1 752 500 0,04 0,00 > DANS LE MONDE | FERMETURE 12 231,06 | VAR.1 J -0,35% | 1 SEM.+0,35% | 52 SEM.HAUT 14 329,49 BAS 10 848,19 | FERMETURE 1 536,03 | VAR.1 J -0,29% | 1 SEM.+0,68% | 52 SEM.HAUT 2 464,78 BAS 1 305,53 Brazil Bovespa (Brésil) 59 146,58 -774,20 -1,29 CAC 40 (France) 3 196,49 -3,49 -0,11 DAX (Allemagne) 6 143,08 -36,13 -0,58 DJ Euro Stoxx 50 (Europe) 2 396,89 -1,95 -0,08 FTSE 100 (Angleterre) 5 636,64 -25,78 -0,46 Hang Seng (Hong Kong) 19 204,42 109,04 0,57 Mexico Bolsa (Mexique) 36 548,56 -772,41 -2,07 FTSE MIB (Italie) 15 011,09 -181,70 -1,20 NIKKEI 225 (Japon) 8 500,02 114,43 1,36 S&P/ASX 200 (Australie) 4 195,89 14,89 0,36 Shanghai (Chine) 2 244,58 -30,43 -1,34 Swiss Market (Suisse) 5 996,34 -21,73 -0,36 st \u203a Indique un titre dont la valeur a gagné ou perdu1%et plus par rapport à la fermeture de la séance précédente./ Caractères gras \u203a Indiquent une société dont l\u2019action a atteint un haut ou un bas de 52 semaines en cours de séance./ Caractères italiques \u203a Titres triés par ordre décroissant (secteurs et actions)./ M$ \u203a Millions de dollars / Ce tableau présente les titres québécois dont la valeur boursière est supérieure à 300 millions et les autres titres canadiens dont la valeur boursière est supérieure à7milliards.La liste des titres est sujette à une révision périodique.La Presse Affaires présente une sélection de 100 titres inscrits à la Bourse de Toronto.CANADA LPA 100 (HEBDOMADAIRE) SANTÉ 779,59 pts .0,05 3,85 Valeant Pharma (VRX) 50,38 -0,01 -0,02 2 588 3,20 54,28 32,11 0,00 Paladin Labs (PLB) 43,01 -0,24 -0,55 293 0,02 45,60 30,80 0,00 s Theratechnologie (TH) 2,40 0,11 4,80 629 -2,04 5,98 1,82 0,00 t Atrium Inno.(ATB) 11,82 -0,27 -2,23 148 -2,64 16,80 10,66 0,00 MATÉRIAUX 3 441,95 pts .0,10 2,64 s Tembec (TMB) 3,56 0,23 6,91 1 802 17,11 6,40 2,12 0,00 t Osisko (OSK) 11,57 -0,19 -1,62 15 008 10,61 15,86 9,18 0,00 s Agrium (AGU) 79,13 3,36 4,43 9 271 10,21 98,02 63,93 0,45 s Semafo (SMF) 7,35 0,14 1,94 10 862 7,14 11,40 6,06 0,02 s Potash (POT) 45,80 1,63 3,69 19 514 6,66 63,19 39,82 0,28 s Ivanhoe (IVN) 20,30 1,02 5,29 10 472 6,62 28,98 12,85 0,00 Goldcorp (G) 46,45 -0,33 -0,71 19 688 2,77 55,93 38,99 0,54 t Teck Res.(TCK.B) 39,35 -0,63 -1,58 18 458 2,61 64,55 27,39 0,80 t Kinross (K) 12,91 -0,17 -1,30 20 592 1,89 18,17 11,08 0,12 Iamgold (IMG) 17,33 -0,16 -0,91 11 219 1,76 23,79 15,07 0,25 Cascades (CAS) 4,70 -0,04 -0,84 847 1,51 7,75 3,51 0,16 Barrick (ABX) 49,44 -0,22 -0,44 15 907 1,17 55,36 42,06 0,61 t Canam (CAM) 3,96 -0,07 -1,74 142 -0,25 8,85 2,81 0,00 Domtar (UFS) 88,18 0,07 0,08 141 -0,42 102,31 63,88 1,41 Agnico-Eagle (AEM) 37,88 -0,18 -0,47 7 819 -2,42 75,39 35,35 0,64 CONSOMMATION AUTRE 929,35 pts .0,50 1,54 Gildan (GIL) 21,66 0,16 0,74 6 080 10,45 36,47 16,54 0,30 Magna (MG) 40,68 0,21 0,52 7 963 9,12 61,19 31,91 1,01 TVA (TVA.B) 8,60 0,00 0,00 9 1,78 14,92 8,00 0,00 Cogeco Câble (CCA) 53,95 0,31 0,58 334 1,28 54,28 40,40 1,00 t Cogeco (CGO) 50,00 -0,64 -1,26 56 1,01 50,64 37,38 0,72 Tim Hortons (THI) 48,74 0,09 0,18 2 408 0,91 52,75 40,47 0,68 Aimia (Aeroplan) (AIM) 12,32 -0,09 -0,73 1 675 0,90 14,14 10,50 0,60 Quebecor (QBR.B) 35,62 0,01 0,03 278 0,03 37,37 26,52 0,20 Uni-Select (UNS) 26,64 -0,06 -0,22 20 -0,41 29,50 24,35 0,48 t BMTC (GBT.A) 17,75 -0,48 -2,63 46 -1,50 23,75 17,12 0,24 Reitmans (RET.A) 14,28 -0,03 -0,21 1 139 -2,72 18,50 13,66 0,80 t Shaw (SJR.B) 19,83 -0,37 -1,83 16 752 -2,79 22,45 19,10 0,97 t Dorel (DII.B) 25,08 -0,35 -1,38 40 -4,17 34,20 21,46 0,60 t Astral Media (ACM.A) 34,60 -0,57 -1,62 635 -4,29 41,63 31,00 1,00 t Rona (RON) 9,55 -0,19 -1,95 2 016 -4,40 15,40 8,64 0,14 t Transat (TRZ.B) 7,05 -0,15 -2,08 1 096 -4,73 19,49 5,56 0,00 t Yellow Média (YLO) 0,21 -0,02 -8,89 30 193 -10,87 6,24 0,13 0,00 t Le Château (CTU.A) 1,55 -0,04 -2,52 42 -11,43 11,87 1,12 0,00 FINANCE 1 589,90 pts .0,39 1,06 Financière Manuvie (MFC) 11,92 0,03 0,25 39 114 4,29 19,29 10,18 0,52 Brookfield Asset (BAM.A) 29,29 -0,01 -0,03 3 527 3,06 33,51 25,91 0,52 Great-West (GWO) 21,19 -0,08 -0,38 2 271 2,47 27,85 19,15 1,23 Sun Life (SLF) 20,05 -0,07 -0,35 9 785 2,09 34,39 17,92 1,44 Banque TD (TD) 77,75 0,05 0,06 19 766 1,67 86,82 68,13 2,72 Financière Power (PWF) 25,65 -0,06 -0,23 7 744 1,58 31,98 23,62 1,40 Banque Scotia (BNS) 52,07 -0,13 -0,25 19 279 1,24 61,28 47,54 2,08 Banque Nationale (NA) 72,94 0,10 0,14 3 571 0,98 81,98 63,27 3,00 Power Corporation (POW) 23,88 -0,14 -0,58 4 269 0,93 29,50 20,90 1,16 Cominar (CUF.U) 22,38 0,07 0,31 1 590 0,77 23,00 20,00 1,44 Ind.Alliance (IAG) 26,15 -0,20 -0,76 4 226 0,58 42,02 24,75 0,98 Banque de Montréal (BMO) 58,25 -0,41 -0,70 12 146 0,45 63,94 54,38 2,80 t Banque Royale (RY) 52,09 -0,68 -1,29 32 957 0,08 61,53 43,30 2,16 Banque CIBC (CM) 74,63 -0,52 -0,69 10 755 -0,03 85,56 67,32 3,60 t Banque Laurentienne (LB) 47,30 -0,90 -1,87 885 -0,08 55,87 38,62 1,80 IGM Financial (IGM) 44,20 -0,16 -0,36 1 197 -0,99 51,10 41,05 2,15 INDUSTRIELLES 1 345,07 pts .0,56 1,04 Transforce (TFI) 15,40 -0,13 -0,84 1 046 11,68 16,00 9,76 0,46 t Bombardier (BBD.B) 4,41 -0,09 -2,00 165 751 6,02 7,29 3,30 0,10 s Chorus Aviation (CHR.B) 3,36 0,11 3,38 3 895 4,67 5,45 2,65 0,60 Stella-Jones (SJ) 42,35 0,03 0,07 38 3,32 42,74 32,50 0,52 SNC-Lavalin (SNC) 54,24 0,45 0,84 1 945 2,67 63,23 38,51 0,84 Canadien Pacifique (CP) 70,77 0,67 0,96 6 660 2,45 70,89 46,01 1,20 s CAE (CAE) 10,64 0,16 1,53 3 997 2,41 13,36 9,03 0,16 Ace Aviation (ACE.A) 10,41 0,00 0,00 7 0,58 13,01 10,01 0,00 t Genivar (GNV) 27,20 -0,64 -2,30 363 0,37 34,55 19,83 1,50 s Velan (VLN) 11,35 0,20 1,79 10 0,18 16,80 11,06 0,32 Transcontinental (TCL.A) 12,35 -0,09 -0,72 788 -0,40 17,25 9,96 0,54 t Canadien National (CNR) 78,25 -1,05 -1,32 8 076 -0,76 81,79 63,72 1,30 t Air Canada (AC.B) 1,06 -0,02 -1,85 2 319 -1,85 3,55 0,96 0,00 GLV (GLV.A) 3,99 0,00 0,00 55 -3,16 8,65 3,50 0,00 Quinc.Richelieu (RCH) 27,20 -0,08 -0,29 416 -5,52 31,06 24,35 0,44 TÉLÉCOMS 989,06 pts .0,43 .0,44 BCE (BCE) 42,40 0,04 0,09 8 934 1,36 43,00 33,75 2,17 t Rogers (RCI.B) 38,25 -0,48 -1,24 14 555 -1,72 39,85 33,29 1,42 Telus (T) 55,80 -0,54 -0,96 8 516 -2,38 57,90 45,92 2,32 TECHNOLOGIES 111,77 pts .1,38 .0,61 Exfo (EXF) 6,74 -0,06 -0,88 119 8,71 12,84 5,38 0,00 t Research in Motion (RIM) 16,56 -0,24 -1,43 20 823 4,94 69,30 12,80 0,00 CGI (GIB.A) 18,28 -0,09 -0,49 13 604 -3,02 24,30 17,02 0,00 CONSOMMATION COURANTE 1 726,44 pts .0,22 .0,68 Lassonde (LAS.A) 71,50 0,00 0,00 1 5,30 77,50 57,25 1,20 Molson Coors (TPX.B) 46,32 0,42 0,92 13 3,07 48,60 39,89 1,31 t Couche-Tard (ATD.B) 30,61 -0,40 -1,29 1 263 0,66 31,95 24,16 0,30 Shoppers Drug Mart (SC) 41,65 0,00 0,00 6 027 0,60 43,43 36,67 1,00 t Dollarama (DOL) 43,49 -0,51 -1,16 700 -0,73 45,48 27,41 0,36 Jean Coutu (PJC.A) 13,11 -0,08 -0,61 3 437 -0,83 13,66 9,25 0,24 Saputo (SAP) 38,09 -0,11 -0,29 1 737 -1,37 49,05 35,80 0,76 Loblaw (L) 36,70 -0,10 -0,27 2 172 -1,71 42,27 34,51 0,84 t Weston (George) (WN) 65,15 -0,85 -1,29 670 -2,41 77,24 63,80 1,44 Metro (MRU.A) 51,40 -0,10 -0,19 4 192 -2,65 54,54 42,11 0,77 SERVICES PUBLICS 1 913,52 pts .0,36 .1,70 Valener (VNR) 16,28 -0,16 -0,97 286 0,68 17,29 13,55 1,00 Brookfield Renew.(BEP.U) 27,15 0,18 0,67 2 124 0,00 28,10 20,58 1,37 Canmarc (CMQ.U) 16,00 0,05 0,31 6 269 0,00 16,27 10,81 0,95 Innergex (INE) 10,08 -0,03 -0,30 660 -1,85 10,67 8,65 0,58 ÉNERGIE 2 747,92 pts .0,42 .2,31 Cameco (CCO) 20,65 -0,02 -0,10 11 587 8,23 44,28 17,25 0,40 Nexen (NXY) 18,07 -0,14 -0,77 37 834 4,57 27,11 14,20 0,20 Suncor Energy (SU) 32,63 -0,02 -0,06 36 513 3,42 47,27 23,97 0,44 s Canadian Oil Sands (COS) 23,95 0,27 1,14 13 655 0,88 33,94 18,17 1,20 Husky Energy (HSE) 24,14 0,08 0,33 4 706 -0,49 30,58 20,63 1,20 Cenovus (CVE) 33,92 -0,13 -0,38 10 820 -2,02 38,98 28,85 0,80 Transcanada (TRP) 42,50 0,06 0,14 6 757 -2,77 44,75 36,10 1,68 t Imperial Oil (IMO) 45,25 -0,68 -1,48 5 426 -2,86 54,00 34,15 0,44 t Can Natural Res.(CNQ) 37,91 -0,46 -1,20 17 873 -3,17 50,50 27,25 0,36 s Enbridge (ENB) 36,47 0,43 1,19 18 410 -3,49 38,46 27,42 1,13 t Encana (ECA) 17,89 -0,31 -1,70 22 068 -7,11 34,25 17,86 0,80 t Talisman Energy (TLM) 11,74 -0,41 -3,37 37 659 -7,41 24,82 11,34 0,27 FERM.VARIATION 1J VOLUME 52 SEM.DIV.$.$.%.100.HAUT BAS ANN.VAR.CETTE SEM.%.st \u203a Indique un titre dont la valeur a gagné ou perdu1%et plus par rapport à la fermeture de la séance précédente./ Caractères gras \u203a Indiquent une société dont l\u2019action a atteint un haut ou un bas de 52 semaines en cours de séance./ G$US \u203a Milliards de dollars / Réalisé à partir d\u2019une liste des plus grandes entreprises américaines inscrites à la Bourse de New York et au NASDAQ.DOW JONES .12 mois NASDAQ .12 mois | FERMETURE 12 422,06 | VAR.1 J .0,39% | 1 SEM +0,50% | 52 SEMAINES HAUT 12 876,00 BAS 10 404,49 | FERMETURE 2 710,67 | VAR.1 J .0,51% | 1 SEM +1,36% | 52 SEMAINES HAUT 2 887,75 BAS 2 298,89 3M (MMM) 83,60 -0,68 -0,81 0,28 98,19 68,63 Abbott Lab.(ABT) 55,43 0,27 0,49 -0,77 56,84 45,07 Altria (MO) 28,96 0,12 0,42 0,84 30,40 23,20 American Ex.(AXP) 49,76 0,11 0,22 3,09 53,80 41,30 Apple (AAPL) 419,81 -1,58 -0,37 -0,61 427,75 310,50 AT&T (T) 30,07 -0,05 -0,17 1,31 31,94 27,20 t Bk of America (BAC) 6,61 -0,18 -2,65 6,96 15,31 4,92 Berkshire (BRK.B) 77,77 -0,73 -0,93 1,81 87,65 65,35 t Boeing (BA) 74,60 -0,91 -1,21 0,84 80,65 56,01 s Chevron (CVX) 106,09 1,12 1,07 -2,05 110,99 86,68 Cisco Syst.(CSCO) 19,06 -0,09 -0,47 1,11 22,34 13,30 t Citigroup (C) 30,74 -0,86 -2,72 7,67 51,50 21,40 Coca-Cola (KO) 66,99 -0,58 -0,86 -2,81 71,77 61,29 Comcast (CMCSA) 25,38 -0,12 -0,47 2,82 27,16 19,19 Conocophillips (COP) 70,34 -0,42 -0,59 -3,19 81,80 58,65 Eli Lilly & Co (LLY) 39,94 -0,24 -0,60 0,15 42,03 33,46 Exxon Mobil (XOM) 84,88 0,14 0,17 -0,28 88,23 67,03 GE (GE) 18,84 -0,09 -0,48 1,02 21,65 14,02 t Goldman S.(GS) 98,96 -2,25 -2,22 5,93 175,34 84,27 Google (GOOG) 624,99 -4,65 -0,74 -3,85 670,25 473,02 t HP (HPQ) 26,49 -0,46 -1,71 0,34 49,39 21,50 Home Depot (HD) 43,51 0,12 0,28 0,72 43,66 28,13 t Intel (INTC) 25,14 -0,61 -2,37 -0,44 25,92 19,16 IBM (IBM) 179,16 -1,39 -0,77 -1,85 194,90 148,25 John.& John.(JNJ) 65,26 0,03 0,05 0,66 68,05 57,50 t JPMorgan (JPM) 35,92 -0,93 -2,52 1,58 48,36 27,85 Medtronic (MDT) 38,65 -0,20 -0,51 -0,97 43,33 30,18 Merck & Co (MRK) 38,32 -0,29 -0,75 -0,39 39,00 29,47 Microsoft (MSFT) 28,25 0,25 0,89 0,52 29,46 23,65 t Morgan Stanl.(MS) 16,63 -0,54 -3,15 4,59 31,04 11,58 Motorola Solu.(MSI) 46,48 0,31 0,67 -0,15 47,91 36,52 t News Corp.(NWS) 18,92 -0,22 -1,15 1,72 19,22 13,83 Occidental P.(OXY) 97,62 -0,20 -0,20 1,93 117,89 66,36 Oracle (ORCL) 27,34 0,17 0,63 1,52 36,50 24,72 PepsCo (PEP) 64,40 -0,22 -0,34 -1,51 71,89 58,50 Pfizer (PFE) 21,84 -0,15 -0,68 1,25 22,00 16,63 s Philip Morris (PM) 77,32 0,87 1,14 0,31 79,96 55,98 Procter&Gam.(PG) 65,81 0,00 0,00 -0,83 67,72 57,56 Qualcomm (QCOM) 56,54 0,21 0,37 0,68 59,84 45,98 t Schlumberger (SLB) 67,99 -1,71 -2,45 0,31 95,64 54,79 Time Warner (TWX) 37,27 -0,34 -0,90 1,97 38,62 27,62 Unit.Health (UNH) 52,70 -0,17 -0,32 -0,15 53,50 38,93 United Parcel (UPS) 74,16 -0,58 -0,78 0,93 77,00 60,74 t United Tech.(UTX) 76,08 -1,16 -1,50 2,95 91,83 66,87 Verizon Comm.(VZ) 38,92 0,00 0,00 1,54 40,48 32,28 t Walgreen (WAG) 32,63 -0,64 -1,92 -1,36 45,34 30,34 Wal-Mart (WMT) 59,54 0,04 0,07 0,92 61,06 48,31 Walt Disney (DIS) 38,40 -0,33 -0,85 -3,78 44,34 28,19 Wellpoint (WLP) 71,91 0,10 0,14 1,67 81,92 56,61 Wells Fargo (WFC) 29,61 0,00 0,00 2,32 34,17 22,58 ÉTATS-UNIS LES GÉANTS (HEBDOMADAIRE) FERMETURE VARIATION 1J 52 SEMAINES .$ US.$US.%.%.HAUT BAS VAR.CETTE SEMAINE FERMETURE VARIATION 1J 52 SEMAINES .$ US.$US.%.%.HAUT BAS VAR.CETTE SEMAINE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 2 LA PRESSE AFFAIRES INVESTIR RICHARD DUFOUR LESMARCHÉS Wall Street sera fermé lundi à la mémoire de Martin Luther King.Alors, le véritable test de confiance en réaction à la secousse causée par S&P hier risque de venir dès mardi.«La France entend vendre des titres de dettes d\u2019une valeur de 8,7 milliards d\u2019euros lundi.L\u2019Espagne et l\u2019Allemagne planifient aussi des ventes d\u2019obligations cette semaine.Peu importe, il y aura de la tension lundi à l\u2019ouverture des marchés en Europe », commente Kathleen Brooks, chez Gain Capital.Cette stratège se demande ce que la perte de la cote AAA en France pourra vouloir dire pour Nicolas Sarkozy et la présidentielle d\u2019avril.« Ça ne fera r ien pour améliorer la cote de popularité de Sarkozy et ça pourrait aider François Hollande.Les marchés pourraient cependant ne pas bien réagir à un président français socialiste parce que la France a un urgent besoin d\u2019une réforme économique struc turel le pour reprendre le contrôle de ses finances.L\u2019effet pourrait se faire sentir sur le marché obligataire à moyen terme.» Chez CMC Markets, Colin Cieszynski estime que la secousse provoquée par S&P hier garde la pression sur les gouvernements européens pour qu\u2019ils continuent de travailler vers une solution à la crise.« L\u2019élément qui pourrait influencer la Bourse lundi est lié à S&P.Est-ce que les décotes seront différentes de ce qui a été colporté et escompté par les marchés?» «Ça crée une réelle préoccupation à propos du fonds de sauvetage européen », dit James Marple, de la TD.«Au minimum, cet événement va exacerber la turbulence financière et aggraver la récession dans la zone euro.Mais c\u2019est seulement la pointe de l\u2019iceberg.Au pire, l\u2019éclatement de l\u2019union monétaire ajoute un risque à la baisse aux attentes des pessimistes.» À la Banque de Montréal, Benjamin Reitzes souligne le merveilleux timing de la nouvelle de Standard&Poor\u2019s.« Pour une fois que les nouvelles en provenance d\u2019Europe étaient décentes, du moins jusqu\u2019à vendredi (hier).Plusieurs ventes d\u2019obligations s\u2019étaient bien déroulées cette semaine.L\u2019Espagne et l\u2019Italie, qui sont les deux pays à surveiller, ont vu les coûts d\u2019emprunt diminuer.» La Chine a aussi de bonnes chances d\u2019influencer l\u2019humeur en début de semaine avec la publication de plusieurs statistiques économiques (produit intérieur brut, ventes au détail, production industrielle, marché immobilier).La spéculation entourant de nouvelles mesures d\u2019assouplissement par la Banque de Chine sera alimentée par ces données.Certains experts pensent qu\u2019une déc ision pourrait venir cette semaine avant les vacances du nouvel an lunaire (l\u2019année du dragon doit commencer dans une dizaine de jours).La Banque du Canada devrait par ailleurs confirmer mardi matin que le taux directeur reste inchangé à 1% au pays.Des statistiques sur l\u2019inflation et la production industrielle aux États-Unis seront considérées dura nt cet te semaine de quatre jours pour les Américains.Les résultats trimestriels seront plus nombreux dans les prochains jours.Google, Intel, Microsoft, CitiGroup, Wells Fargo, GE, EBay, Goldman Sachs, AMD, American Express, Bank of America, IBM et Morgan Stanley vont notamment présenter leurs chiffres d\u2019ici vendredi prochain.«Il devient de plus en plus clair que nous avons dépassé la phase du cycle où les grosses surprises positives sont la norme dans les résultats f inanciers dévoilés », dit Robert Kavcic, de la BMO.Cette semaine, le TSX et le Dow ont enregistré de légers gains, alors que le S&P 500 et le NASDAQ ont gagné 1%.Le prix de l\u2019or s\u2019est apprécié de 1% pendant la semaine.Le prix du baril de brut a cédé 3% en cinq séances au NYMEX.Réagissez, intervenez et commentez l\u2019actualité financière sur le blogue de la Bourse à l\u2019adresse www.lapresseaffaires.com/dufour La France ébranlera-t-elle les marchés?MARTIN VALLIÈRES Vol a t i l i t é b o u r s i è re ?Conjonctu re économique embrouillée ?Le contexte est difficile pour les entreprises qui veulent se capitaliser en vendant de nouvelles actions aux investisseurs boursiers.Au Québec seulement, le nombre d\u2019émissions de titres par les entreprises était en fort recul en fin d\u2019année 2011, révèlent les données obtenues auprès de l\u2019Autorité des marchés financiers (AMF).Au cours des trois mois d\u2019octobre à décembre, seulement 10 entreprises sous l\u2019autorité de l\u2019AMF parce qu\u2019elles ont leur siège social au Québec ont effectué des émissions d\u2019actions ou de titres de dette négociables.Il s\u2019agit d\u2019un nombre réduit de plus de moitié (-60%) par rapport à celui du trimestre correspondant un an plus tôt.Et inférieur d\u2019un quart (-28%) par rapport au nombre recensé au quatrième trimestre de 2009, une année pourtant marquée au fer rouge en Bourse avec une grave crise financière.La raréfaction des émissions à la fin de 2011 a terni le relevé pour toute l\u2019année qui avait pourtant bien commencé.Les entreprises basées au Québec ont lancé 37 émissions durant 2011.C\u2019est 43% de moins que les 65 émissions faites en 2010, et 12% de moins qu\u2019il y a deux ans.« Tant que la conjoncture économique et boursière ne sera pas stabilisée, le marché des émissions d\u2019actions d\u2019entreprises sera moins favorable», a commenté Alain Auclair, directeur du financement corporatif chez Valeurs mobilières UBS.«En contrepartie, avec les taux d\u2019intérêt faibles, le marché est bon pour les titres à revenus comme les obligations corporatives et les actions privilégiées des institutions financières.» Qua n t a u x c a p i t au x recueillis par les entreprises, ils sont aussi en baisse en 2011.Toutefois, cette baisse en valeur est beaucoup moins prononcée que celle du nombre d\u2019émissions montrent les données de l\u2019AMF.Les entreprises basées au Québec ont émis des titres pour 25,4 milliards de dollars en 2011.C\u2019est 5% ou 1,5 milliard de moins que les 26,9 milliards obtenus en 2010, mais un peu plus que les 24,9 milliards de 2009.Par ailleurs, ces montants doivent être considérés en fonction de certaines émissions de grande ampleur qui ont été effectuées par des institutions financières et de grosses entreprises.D\u2019une part, ces émissions mil l ia rdai res concernent souvent des titres à revenus qui sont recherchés par les investisseurs dans un contexte de faible taux d\u2019intérêt et de volatilité boursière.D\u2019autre part, ces émissions de grande ampleur sont souvent échelonnées sur plusieurs mois après leur homologation par des régulateurs boursiers.L\u2019an dernier, les grosses émissions de titres à revenus fixes ont eu lieu chez Bell Canada (3 milliards) et la Banque Royale (15 milliards), laquelle demeure sous première juridiction de l\u2019AMF malgré sa direction torontoise.En 2009, de grosses émissions de titres à revenus furent réalisées par la Banque Nationale (5 mil l ia rds) , le t andem Power Cor p- Financière Power (2,5 milliards) et Capital Desjardins (3 milliards).Moins d\u2019émissions en Bourse dans le Québec inc.«Tant que la conjoncture économique et boursière ne sera pas stabilisée, le marché des émissions d\u2019actions d\u2019entreprises sera moins favorable.» \u2014 Alain Auclair, directeur du financement corporatif chez Valeurs mobilières UBS LA PRESSE CANADIENNE ET AGENCE FRANCE-PRESSE REVUE BOURSIÈRE NEW YORK \u2014 La Bourse de New York a fini en légère baisse hier, insensible à l\u2019annonce de l\u2019abaissement par Standard and Poor\u2019s de la note de crédit de la France et de plusieurs pays européens.L\u2019indice Dow Jones a reculé de 48,96 points (- 0,4 %), à 12 422,06 points, et le NASDAQ, à dominante technologique, de 14,03 points (-0,5%), à 2710,67 points.L\u2019i nd ic e é la r g i S ta ndard& Poor\u2019s 500 a perdu 0,5% (6,41 points), à 1289,09 points.Wall Street s\u2019était orientée en baisse dès l\u2019ouverture, reflétant le sentiment du marché après la publication des résultats trimestriels de la banque JP Morgan, inférieurs aux attentes du marché.Première grande banque à publier ses résultats, JP Morgan (-3,3%) a annoncé une hausse de 9% de son bénéfice, à 19,0 milliards US en 2011.Par action, le bénéfice du dernier trimestre est ressorti en deçà des prévisions du marché, qui s\u2019attendait également à un meilleur chiffre d\u2019affaires.Sans être particulièrement mauvais, ces chiffres «montrent la réalité du secteur», a commenté Gregori Volokhine, stratège chez Meeschaert .«Parce qu\u2019il y a maintenant du frémissement \u2013 vraiment positi f \u2013 dans l\u2019économie américaine, on avait tout à coup imaginé que les banques allaient faire des bénéfices».Plus que la perte du AAA français, la meilleure note possible, «le marché s\u2019inquiète de l\u2019échec des négociations en Grèce sur la restructuration de la dette », a souligné M.Volokhine.Le marché avait en effet anticipé depuis plusieurs semaines l\u2019abaissement de la note de la France, deuxième économie européenne, ce qui explique le calme relatif des investisseurs américains à l\u2019annonce par le gouvernement français que le pays avait bien perdu son AAA.La note de Paris a été abaissée à AA+ avec perspective négative, a indiqué S&P après la fermeture de Wall Street.Les banques ont annoncé une suspension des négociations avec la Grèce au sujet de la réduction de ce pays, à l\u2019origine de la crise dans le Vieux Continent.Par ailleurs, le doyen de la photographie, Eastman Kodak, a chuté de 22,8% .Proche de la faillite, le groupe américain serait en discussion avec Citigroup pour une éventuelle recapitalisation.L\u2019indice de référence de la Bourse de Toronto, le S&P/ TSX, a chuté de 43,27 points pour clôturer à 12 231,06 points.Le dollar canadien s\u2019est quant à lui déprécié de 0,42 cent US, à 97,78 cents US.L\u2019action de BCE a grignoté 4 cents, à 42,40 $, et celle de Bombardier a glissé de 9 cents, à 4,41$.Les marchés résistent aux décotes européennes PHOTO CHARLES PLATIAU, ASSOCIATED PRESS La perte de la cote AAA en France ne fera rien pour améliorer la cote de popularité de Nicolas Sarkozy à la présidentielle d\u2019avril.Blé ($US/boisseau) 6,02 -0,45 -23,13 Cacao ($US/livre) 1,03 -2,45 -23,14 Café ($US/livre) 2,25 -3,70 -5,16 Maïs ($US/boisseau) 6,00 -1,96 -6,69 Soya ($US/boisseau) 11,60 -1,57 -17,73 Sucre ($US/livre) 0,24 2,45 -25,64 CANADA Taux d\u2019escompte 1,25 0,00 0,00 Taux préférentiel 3,00 0,00 0,00 Fonds à un jour 1,00 0,00 0,00 Bons du Trésor (3 mois) 0,79 -0,02 -0,16 Obligations (2 ans) 0,95 0,02 -0,82 Obligations (10 ans) 1,93 -0,01 -1,32 ÉTATS.UNIS Taux d\u2019escompte 0,75 0,00 0,00 Taux préférentiel 3,25 0,00 0,00 Fed funds 0,25 0,00 0,00 Bons du trésor (3 mois) 0,02 0,02 -0,12 Obligations (2 ans) 0,22 -0,03 -0,36 Obligations (10 ans) 1,87 -0,09 -1,43 LE GOUVERNEMENT DU CANADA Canada 10,25 15-03-14 119,89 0,92 0,04 Canada 9,75 01-06-21 167,69 1,84 0,63 Canada 8,00 01-06-23 159,94 2,05 0,73 Canada 8,00 01-06-27 174,11 2,26 1,02 Canada 5,75 01-06-29 147,69 2,38 0,97 LES PROVINCES Hydro Québec 11,00 15-08-20 163,16 2,69 0,53 Manitoba 7,75 22-12-25 151,48 3,15 0,58 New Brunswick 6,00 27-12-17 121,72 2,09 0,22 Newfoundland 6,15 17-04-28 136,31 3,25 0,59 Nova Scotia 6,60 01-06-27 139,99 3,26 0,57 Ontario 6,25 25-08-28 135,56 3,42 0,59 Ontario Hydro 7,45 31-03-13 107,93 0,77 0,00 Ontario Hydro 8,50 26-05-25 157,60 3,17 0,58 Ontario Hydro 8,25 22-06-26 157,63 3,22 0,62 P E I 8,50 27-10-15 125,43 1,53 0,10 Québec 6,00 01-10-29 134,32 3,40 0,62 LES CORPORATIONS Bell Canada 7,00 24-09-27 122,20 4,94 0,68 Bombardier 7,35 22-12-26 102,75 7,04 0,00 Cons Gas 6,10 19-05-28 129,94 3,65 0,80 Gtaa 6,45 03-12-27 127,44 4,08 0,60 Investors Gr 6,65 13-12-27 117,99 4,99 0,67 Wstcoast Ene 6,75 15-12-27 134,26 3,84 0,79 COUPON ÉCHÉANCE PRIX REND.VAR.DENRÉES LES OBLIGATIONS TAUX D\u2019INTÉRÊT LES DEVISES DANS LE MONDE Afrique du Sud 1$ vaut 7,96 rands Australie 1$ vaut 0,95 dollar Brésil 1$ vaut 1,75 real Chine 1$ vaut 6,17 renminbis Grande-Bretagne 1$ vaut 0,64 livre Hong-Kong 1$ vaut 7,59 dollars Inde 1$ vaut 50,25 roupies Israël 1$ vaut 3,76 n.shekels Japon 1$ vaut 75,18 yens Liban 1$ vaut 1 471,51 livres Mexique 1$ vaut 13,28 pesos Norvège 1$ vaut 5,93 couronnes Nouvelle-Zélande 1$ vaut 1,23 dollar Russie 1$ vaut 31,16 roubles Suède 1$ vaut 6,84 couronnes Suisse 1$ vaut 0,93 franc EN CENTS US .12 mois 0,7717\u20ac VARIATION +0,0060\u20ac SOMME REQUISE POUR ACHETER Un euro 1,2959$ 97,78¢US VARIATION -0,42¢ SOMME REQUISE POUR ACHETER Un dollar US 102,27¢ DOLLAR CANADIEN EN EURO .12 mois Aluminium ($US/livre) 0,96 -2,20 -14,90 Argent ($US/once) 29,49 -1,99 0,82 Cuivre ($US/livre) 3,61 0,25 -17,22 Étain ($US/livre) 9,57 -0,05 -21,67 Nickel ($US/livre) 8,90 0,28 -23,69 Palladium ($US/once) 639,00 -0,35 -21,45 Platine ($US/once) 1 481,70 -1,15 -18,53 Plomb ($US/livre) 0,91 0,20 -25,75 Zinc ($US/livre) 0,88 -0,10 -20,65 MÉTAUX Source : London Metal Exchange VARIATION .%.FERMETURE 1JOUR 1 AN Essence ($US/gallon) 2,76 0,88 12,65 Gaz naturel ($US/gigajoule) 2,49 -2,52 -40,34 Mazout ($US/gallon) 3,05 -0,20 16,82 ÉNERGIE Source : New York Mercantile Exchange (NYMEX) VARIATION .%.FERMETURE 1JOUR 1 AN VARIATION .%.FERMETURE 1J 1AN OR 1630,80$US Variation 1JOUR -16,90$US Variation 1SEM.+0,87% Variation 1AN +17,58% New York RENDEMENT FERMETURE SEM.ANNÉE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 2 L A P R E S S E A F F A I R E S 11 LA PRESSE AFFAIRES GRANDE ENTREVUE JEAN-PHILIPPE DÉCARIE Air Canada célèbre cette année son 75e anniversaire.Ce qui témoigne d\u2019une longévité exceptionnelle dans une industrie où bien des entreprises qui semblaient indestructibles ont brutalement levé les pattes.« American Airlines, qui était encore récemment le plus gros transporteur aérien au monde, vient de se placer sous la protection de la loi sur les faillites.Elle est en voie de subir le même sort que TWA qui était aussi une grande entreprise aérienne.Pan Am est devenue aujourd\u2019hui une télésérie », constate froidement Calin Rovinescu.Avocat d\u2019affaires, Calin Rovinescu était associé chez Stikeman Elliott lorsqu\u2019il s\u2019est joint à Air Canada, en 1999, à titre de conseiller pou r neut ra l iser l \u2019of f re d\u2019achat du conglomérat Onex.À la suite de cette première crise, il a occupé différentes fonctions de président de filiales du transporteur, dont notamment Jazz et Aeroplan, avant d\u2019être responsable de la pénible restructuration qui duré de 2002 à 2004 et qui a permis à Air Canada d\u2019émerger de la faillite.Il a quitté l\u2019entreprise en 2004 pour fonder Genuity Capital Markets, banque d\u2019investissement indépendante, avant de revenir comme PDG du transporteur en avril 2009.A i r Ca nada v ient de connaître une année difficile, admet Calin Rovinescu.Deux renouvellements de contrat de travail ont été imposés, le premier par une loi spéciale du gouvernement fédéral, pour les 3800 agents de vente et de services à la clientèle, et le second par un arbitre fédéral pour les 6800 agents de bord.C\u2019est maintenant au tour des 4000 pilotes et des 12 000 bagagistes de renouveler leur contrat de travail cette année, alors qu\u2019Air Canada est redevenue déficitaire en cumulant une perte de 113 millions de dollars pour les trois premiers trimestres de 2011.«Oui, 2011 a été une année difficile et on a beaucoup de défis pour 2012.Mais, en dépit du contexte qui peut sembler négatif, Air Canada a été désignée meilleur transporteur aérien international en Amérique du Nord par la firme Skytrax, une référence mondiale.«On est toujours désigné comme le meilleur transporteur par les voyageurs d\u2019affaires canadiens.On a aussi réalisé en 2011 notre deuxième mei l leur t aux d\u2019occupation de notre histoire.C\u2019est là-dessus qu\u2019il faut bâtir », insiste Calin Rovinescu.Transporteur à moindre coût Encore cette année, Air Canada n\u2019a pas été épargnée par les fortes fluctuations des prix du pétrole.À elle seule, la hausse des coûts de carburant a entraîné des dépenses additionnelles de 800 millions.La hausse du dollar canadien a aussi affecté la rentabilité du transporteur.Avec pour résultat que l\u2019action d\u2019Air Canada a perdu 68% de sa valeur en 2011.«On n\u2019a pas le choix, il faut réduire nos coûts si on veut rester concurrentiels.Les transporteurs à rabais nous font un tort considérable.Notre structure de coût est de 35 à 40%plus élevée que celle de nos concurrents, on a plus de marge de manoeuvre », déplore le PDG.Air Canada ne peut faire autrement , selon lui , que de lancer une filiale à coût rédui t comme l \u2019ont fa i t Qantas et Singapour Airlines.L\u2019entreprise pourrait le faire à même ses effectifs ou créer une nouvelle entité.«On va rester un transporteur traditionnel (legacy carrier) avec tous nos services à valeur ajoutée tels que notre réseau de réservations, notre site web très performant, nos \"salons feuille d\u2019érable\", nos sièges plus confortables et nos systèmes de divertissement en vol, mais il faut avoir une activité parallèle à moindre coût pour ne pas perdre nos passagers qui veulent payer moins cher», expose Calin Rovinescu.Plan de match Lorsqu\u2019il a pris la direction d\u2019Air Canada, en avril 2009, Calin Rovinescu s\u2019était fixé quatre grands objectifs qu\u2019il estime avoir atteints.«Il fallait remettre le client au centre de toutes nos préoccupations, ce qu\u2019on a fait et ce qui nous permet aujourd\u2019hui de renouer avec l\u2019image de marque d\u2019Air Canada, tant à l\u2019international que chez nous.« On a mis en place un programme de transformation de coûts.On avait fixé à 530 millions les économies annuelles et récurrentes qu\u2019il fallait faire, on les a obtenues.Il fallait devenir un champion international et c\u2019est qu\u2019on est devenu.On a affecté pour 2 milliards d\u2019appareils pour desservir l\u2019Asie.» «Enfin, il fallait changer la culture et favoriser l\u2019entrepreneuriat, afficher une plus grande ouverture aux changements.C\u2019est un processus qui n\u2019a pas de fin, mais on a fait des progrès», observe-t-il.«On est toujours désigné comme le meilleur transporteur par les voyageurs d\u2019affaires canadiens.On a aussi réalisé en 2011 notre deuxième meilleur taux d\u2019occupation de notre histoire.C\u2019est là-dessus qu\u2019il faut bâtir », insiste Calin Rovinescu, PDG d\u2019Air Canada.La décision stratégique la plus marquante que Calin Rovinescu estime avoir prise depuis qu\u2019il dirige Air Canada a été celle d\u2019effectuer le repositionnement de l\u2019entreprise aérienne sur le marché international.«Notre réputation était bien établie.Air Canada est une marque reconnue mondialement, mais il fallait livrer la prestation de façon adéquate à tous les niveaux de l\u2019opération: de la réservation à l\u2019embarquement jusqu\u2019au service en vol.«De plus en plus d\u2019Américains choisissent Air Canada pour aller en Asie.Ils transitent par Toronto et ont accès à un vol quotidien sans escale pour Pékin, Shangai ou Tokyo.Même chose à Vancouver.«L\u2019international représente 35% de nos revenus annuels.Notre objectif est de hausser cette participation à 50%.On va capitaliser sur nos nouveaux Boeing 787 à partir de 2014», anticipe le PDG.\u2013 Jean-Philippe Décarie LA DÉCISION STRATÉGIQUE MARQUANTE De façon cyclique et systématique, l\u2019industrie du transport aérien traverse des crises dont seule l\u2019ampleur varie d\u2019une fois à l\u2019autre.Heureusement pour lui, Calin Rovinescu, le PDG d\u2019Air Canada, est devenu un spécialiste de la gestion de crise et il compte bien utiliser cette expertise pour orchestrer les changements qui assureront, espère-t-il, la pérennité de l\u2019entreprise.CALIN ROVINESCU, PDG D\u2019AIR CANADA CONDAMNÉ À ORCHESTRER LE CHANGEMENT ILLUSTRATION ANDRÉ RIVEST LA PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 De nouvelles pièces de monnaie de 1$ et de 2$ seront mises en circulation au printemps au Canada.Elles seront fabriquées avec de l\u2019acier plutôt qu\u2019avec des alliages de nickel.Un décret en ce sens a été publié le mois dernier dans la Gazette du Canada.La pièce de 1$ sera ainsi composée d\u2019acier plaqué multicouche au laiton.La pièce de 2$ sera composée, pour la partie centrale, de bronze d\u2019aluminium plaqué multicouche au laiton et, pour l\u2019anneau extérieur, d\u2019acier plaqué multicouche au nickel.La Monnaie royale canadienne affirme que les nouvelles pièces devraient être en circulation à la fin de mars ou en avril.Cette mesure s\u2019inscrit dans un effort pour économiser aux contribuables environ 16 millions de dollars par année.Le gouvernement a souligné que le cours du nickel s\u2019est avéré très instable au cours des dernières années et a connu une rapide envolée, entraînant par le fait même une augmentation des coûts de production des pièces.Il soutient que les nouvelles pièces seront un peu plus légères, que leur production et leur expédition coûteront moins cher et qu\u2019il sera plus difficile de les contrefaire.De l\u2019acier dans les pièces de 1$ et de 2$ LA PRESSE CANADIENNE GENÈVE \u2014 La pha rmaceutique Novartis supprimera 1960 emplois aux États-Unis en 2012 en raison de projections de vente à la baisse pour deux de ses médicaments contre l\u2019hypertension, a annoncé hier l\u2019entreprise suisse.Le géant établi à Basel a précisé que sa décision touchait 1630 postes de représentants commerciaux et 330 postes à son siège social américain, au New Jersey.La restruc turation ne devra it pas avoir d\u2019impact sur les activités canadiennes de Novartis.Quelque 2000 personnes travaillent pour la pharmaceutique au pays, qui a installé son siège social national à Dorval, dans l\u2019ouest de Montréal.Novartis a aussi des activités dans la région de Toronto et au Québec, notamment par l\u2019entremise de filiales comme Alcon Canada et Sandoz Canada.Brevet expiré Aux États-Unis, la restructuration était rendue nécessaire en raison de l\u2019expiration de son brevet sur son médicament Diovan et l\u2019échec d\u2019une étude clinique portant sur Tekturna, un autre médicament contre l\u2019hypertension, a fait valoir l\u2019entreprise.Novartis élimine 1960 emplois aux États-Unis llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 2 "]
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