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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2011-12-05, Collections de BAnQ.

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[" XXXXXXXX BLOGUE Les variétés à la télé ne sont plus ce qu\u2019elles étaient.Richard Therrien plonge dans ses souvenirs et vous présente un extrait sur lapresse.ca/therrien ARTS www.lapresse.ca/arts PHOTO AFP OPÉRA DE MONTRÉAL UNPETITGALA EN PAGE 4 MUSIQUE FEIST:NOTRE CRITIQUE EN PAGE 5 LE CIRQUE AVEC MADONNA AU SUPER BOWL! Moment Factory participera aussi au spectacle de la mi-temps ALAIN DE REPENTIGNY ET JEAN SIAG Madonna sera la vedette du spectacle de la mi-temps du Super Bowl XLVI, a confirmé la Ligue nationale de football (NFL) pendant la télédiffusion du match à La Nouvelle-Orléans hier soir.La Presse a appris que Madonna a fait appel à deux entreprises montréalaises pour préparer le numéro d\u2019une dizaine de minutes qu\u2019elle présentera à des dizaines de milliers de spectateurs au Lucas Oil Stadium d\u2019Indianapolis et à plus de 100 millions de téléspectateurs le 5 février 2012: le Cirque du Soleil et la boîte multimédia Moment Factory.Madonna, qui lancera son 12e album au printemps, succède aux Black Eyed Peas ainsi qu\u2019aux U2, Bruce Springsteen, Justin Timberlake, Janet Jackson, Paul McCartney et autres Rolling Stones qui ont profité par le passé de cette prestigieuse tribune.Le Cirque du Soleil a déjà participé aux festivités d\u2019avant-match du Super Bowl en 2007.Cette fois, le Cirque et Moment Factory seront du grand spectacle.Voir CIRQUE en page 3 MONTRÉAL LUNDI 5 DÉCEMBRE 2011 DÉCOUVREZ LA NOUVELLE APPLICATION MOTS CROISÉS Débutant ou expert, jouez partout et en tout temps avec l\u2019application La Presse Mots croisés pour iPhone et iPod touch.Pour renseignements: lapresse.ca/mobile Téléchargez l\u2019application ici 20 JANE BIRKIN JEUDI Débarquée au Japon pour faire sa part peu après le séisme, Jane Birkin ne se doutait pas qu\u2019elle y trouverait les musiciens et la manière, différente et inspirante, de reprendre une fois de plus les chansons de Serge Gainsbourg.À découvrir.8 décembre, 20h, Métropolis ARTS AGENDA DE LA SEMAINE L M M J V S D XXXXXXX TÉLÉVISION THÉÂTRE MUSIQUE Hugo Dumas, Alain de Repentigny, Émilie Côté, Jean Siag MAUVAIS KARMA MERCREDI Dernier épisode de la deuxième saison de cette craquante comédie.Et ce sera l\u2019heure des révélations : Kim, Sarah, Nathalie se retrouveront face à face avec Isabelle, Mélissa et Nicolas.Même Christophe et Richard se grefferont au party.Pendant ce temps, Rajotte règle un cas important à Toronto.Mercredi, 21h, Radio-Canada SUSIE ARIOLI VENDREDI Un an après la parution de son album, Christmas Dreaming, Susie Arioli transpose ces classiques du temps des Fêtes sur la scène de la Maison symphonique en compagnie de son complice de toujours Jordan Officer à la guitare, du contrebassiste Bill Gossage et de quatre musiciens invités.9 décembre, 20h, Maison symphonique BON IVER LUNDI Grâce à sa voix haut perchée et poignante, à son folk-électro de chambre et à ses mélodies prenantes, Justin Vernon, alias Bon Iver, a une fois de plus fait chavirer ses fans avec son plus récent album, sorti en juin dernier.Un grand rendez-vous, ce soir, au Métropolis.Ce soir, à 20h, au Métropolis ORANGE ORANGE JEUDI Voilà un spectacle qui vous donnera de la vitamine C en prévision de l\u2019hiver.Orange Orange, duo et couple fusionnel formé de Sabrina Sabotage et Dom Hamel, vient de lancer un deuxième album intitulé Tropical passion, dont les pièces électro-pop pétillent dans tous les sens.Jeudi, à 20h30, au National GAËTAN Marcel Pomerlo joue tout en finesse ce texte poétique qui nous fait entrer dans la solitude du jeune homme sans jamais inspirer la pitié.Gaëtan, dépeint comme un simple d\u2019esprit, nous fait l\u2019éloquente démonstration de sa profondeur et de sa sensibilité.Tout cela grâce à son contact avec l\u2019art, qui lui fournira quelques réponses.Jusqu\u2019au 17 décembre au Quat\u2019Sous PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION PHOTO FOURNIE RADIO-CANADA PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE PHOTO REUTERS Sabrina Sabotage Dom Hamel NATHALIE COLLARD MÉDIAS Le suicide de la jeune Marjorie Raymond, la semaine dernière, a profondément bouleversé le Québec.Normal : c\u2019était une belle jeune fille qui ressemblait à n\u2019importe quelle adolescente de notre entourage \u2013 notre fille, notre nièce, notre voisine.La portée de son geste a rapidement dépassé les frontières de Sainte-Anne-des-Monts, la petite ville qu\u2019elle habitait dans la région gaspésienne.Grâce (ou à cause) des médias traditionnels et des réseaux sociaux, les détails de la tragédie se sont répandus comme une traînée de poudre dans la province.Même les élus de l\u2019Assemblée nationale ont commenté l\u2019événement qui est rapidement devenu LA nouvelle de la semaine.En l\u2019espace de quelques heures, non seulement la mère de l\u2019adolescente avait accordé plusieurs entrevues dans les médias, mais on connaissait aussi l\u2019identité d\u2019une des amies de la victime, soupçonnée d\u2019intimidation à la suite d\u2019une violente dispute avec la disparue.La page Facebook de cette jeune fille avait également circulé dans les réseaux sociaux.Le coup de grâce: le dévoilement de la lettre que la jeune Marjorie a écrite à sa mère pour expliquer son geste (publiée avec l\u2019accord de la mère, cela dit).Vous avez dit monst re médiatique?Il fut un temps où les médias adoptaient la même attitude que la Société de transport de Montréal face aux suicides.On n\u2019en parlait pas, de peur d\u2019encourager d\u2019autres personnes à faire de même.Dans ses suggestions aux médias, l\u2019Association internationale pour la prévention du suicide recommande de parler d\u2019un suicide dans les médias seulement s\u2019il s\u2019est produit dans un lieu public, si la victime était connue, si d\u2019autres personnes ont été affectées par le geste, ou encore si la personne s\u2019est enlevé la vie pour protester contre une injustice.Dans le cas qui nous intéresse, il ne fait aucun doute que des gens ont été affectés par le geste de l\u2019adolescente.Il fallait en parler dans les médias.D\u2019autant plus que l\u2019intimidation est un véritable fléau dans le milieu scolaire ainsi que dans les réseaux sociaux.L\u2019intimidation et la violence entre jeunes causent une réelle détresse chez les jeunes et le suicide de Marjorie Raymond représentait une occasion d\u2019expliquer à quel point ce genre de comportement peut faire des ravages.Est-ce qu\u2019il fallait pour autant tout dévoiler?N\u2019y a-t-il pas quelque chose d\u2019infiniment intime dans la lettre qu\u2019une jeune fille adresse à sa mère avant de s\u2019enlever la vie?La semaine dernière, sur Twitter, une journaliste se vantait d\u2019avoir obtenu ladite lettre «en exclusivité».Misère.La veille, une blogueuse mettait en ligne la page Facebook de la jeune fille impliquée dans la dispute avec Marjorie Raymond, et ce, sans cacher son identité (elle l\u2019a cachée par la suite).On a également publié les échanges entre les élèves de l\u2019école Gabriel-Le Courtois (école que fréquentait la jeune victime) sur Facebook.N\u2019y a-t-il pas là tous les ingrédients d\u2019un grand dérapage?Certes, tout ce qu\u2019on écrit sur Facebook est public, mais devait-on absolument exposer ces jeunes de la sorte?Dévoiler l\u2019identité d\u2019une jeune fille soupçonnée d\u2019intimidation n\u2019est-il pas, en soi, un acte d\u2019intimidation?Entre le devoir de traiter ces questions difficiles et la facilité avec laquelle on tombe dans le lynchage public, il devrait \u2013 il aurait dû \u2013 y avoir une ligne à ne pas franchir.Les médias ne sont pas les seuls responsables puisque le public, semble-t-il, est friand de ces détails et participe, sur les réseaux sociaux, à ce déferlement.Or, comme l\u2019intimidation, la dérive médiatique est l\u2019affaire de tous.Qui recoudra le tissu déchiré de cette petite communauté, une fois le bulldozer médiatique passé?Qui épaulera cette mère éplorée lorsqu\u2019elle se retrouvera seule avec ses souvenirs et sa douleur?Dans une société où le taux de suicide chez les jeunes est tristement élevé, et où ce type de tragédie risque malheureusement de se reproduire, ce sont des questions qu\u2019on doit se poser.Suicide, médias et éthique PHOTO MAXIME SAUVAGE, LA VOIX DE L\u2019EST Qui recoudra le tissu déchiré de cette petite communauté, une fois le bulldozer médiatique passé ?Comme l\u2019intimidation, la dérive médiatique est l\u2019affaire de tous.Mort de l\u2019auteure Louky Bersianik La femme de lettres et figure importante du mouvement féministe québécois Louky Bersianik a poussé son dernier souffle samedi dans un hôpital montréalais.Elle avait 81 ans.Née Lucile Durand, la poète, romancière et essayiste a créé la commotion en 1976 avec son ouvrage L\u2019Euguélionne, considéré comme le premier grand roman féministe québécois.La Montréalaise est l\u2019auteure de nombreux textes pour la radio, la télévision et le cinéma, en plus d\u2019avoir écrit les paroles de chansons de Richard Séguin.\u2014 La Presse Twilight encore au sommet Le plus récent film de la franchise Twilight s\u2019est maintenu au sommet du box-office nord-américain au terme de l\u2019un des week-ends les moins lucratifs de l\u2019année pour l\u2019industrie du cinéma.Avec des recettes préliminaires de 16,9 millions, The Twilight Saga : Breaking Dawn \u2013 Part 1 a généré le quart des recettes totales enregistrées aux guichets au cours du weekend (82 millions).Il s\u2019agirait ainsi du week-end le moins «payant » de l\u2019année après le second week-end de septembre.Une déception, compte tenu de la présence sur les écrans de plusieurs films encensés par la critique, tels The Muppets, Hugo et Arthur Christmas.Les recettes finales du week-end seront connues aujourd\u2019hui.\u2013 Associated Press FLASHES PHOTO REUTERS Robert Pattinson llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 5 D É C E M B R E 2 0 1 1 ARTS JEAN SIAG Le spectacle du Cirque du Soleil consacré à Michael Jackson, The Immortal World Tour, a entamé le weekend dernier une série de 33 représentations à Las Vegas.Samedi soir, environ 7000 personnes étaient présentes au Event Center de l\u2019hôtel Mandala Bay, a indiqué la porte-parole du Cirque du Soleil, Renée-Claude Ménard.« L\u2019accueil a été très chaleureux, a-t-elle indiqué hier soir.Plusieurs membres de la famille Jackson étaient présents : la maman de Michael, Tito et Jackie, ainsi que les enfants de Michael et beaucoup de cousins!» Bref, toute la clique qui s\u2019était déplacée à Montréal pour la première du mois d\u2019octobre dernier.Toute l\u2019équipe de création est à Las Vegas, a confirmé Mme Ménard, à commencer par le metteur en scène, Jamie King.«Nous avons choisi ce moment pour faire de petits ajustements, pour resserrer le spectacle, a précisé la porteparole du Cirque.Par exemple, le numéro d\u2019ouverture avec les fans a été abrégé.Plusieurs autres petits changements seront ainsi mis en place.» Parmi ceux-ci, le fameux arbre planté au milieu de la scène, qui représentait l\u2019un des grands chênes de Neverland, baptisé « The Giving Tree », source d\u2019inspiration de l\u2019ex-roi de la pop.«Le tronc de l\u2019arbre sert aussi d\u2019appareil acrobatique, mais le déploiement des branches a été revu, parce qu\u2019elles cachaient les écrans géants du fond la scène.Ça peut paraître anodin, mais ça fait une énorme différence.» Un show permament en 2013 Un des objectifs du Cirque du Soleil à Las Vegas est de donner un avant-goût de son spectacle permanent sur Michael Jackson au Mandala Bay, même s\u2019il sera complètement différent.«Nous espérons que les gens feront le lien entre Michael Jackson et le Mandala Bay, qui sera bientôt sa résidence.Comme le Mirage est maintenant associé à notre spectacle des Beatles, LOVE.» Près de 40% des billets pour les représentations de Las Vegas ont été vendus.Une bonne nouvelle, selon Mme Ménard, qui précise qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un marché «de dernière minute ».Quelques jours après la première montréalaise, le Cirque avait engrangé 60 millions de dollars en vente de billets pour ce spectacle.Le spectacle permanent sur Michael Jackson au Mandala Bay sera présenté à partir du printemps 2013.L\u2019équipe de création n\u2019a pas encore été choisie.Mme Ménard a indiqué qu\u2019elle serait formée seulement le printemps prochain.Il n\u2019est pas dit que le metteur en scène Jamie King prendra les commandes du spectacle.Mais le Cirque n\u2019exclut rien.Le Cirque du Soleil pourrait- il créer des hologrammes de l\u2019ex-roi de la pop?«C\u2019est sûr que c\u2019est une avenue qu\u2019on étudie, répond Mme Ménard.Surtout dans le contexte d\u2019un spectacle permanent où nous pouvons investir dans la technologie.Mais on attendait de voir comment évoluait le spectacle de tournée avant de prendre de décisions.» Rideau sur Viva Elvis Viva Elvis du Cirque du Soleil prendra fin le 31 décembre 2012, comme l\u2019a annoncé MGM Resorts la semaine dernière.Mais le spectacle créé à Las Vegas en décembre 2009, pourrait renaître ailleurs sous une autre forme, selon Renée- Claude Ménard.« La porte n\u2019est pas complètement fermée.Nous avons d\u2019excellentes relations avec notre partenaire, Elvis Presley Enterprises.Nous discutons avec eux de ce que nous allons faire.» Le Cirque du Soleil avait l\u2019intention de revoir le spectac le biographique pour en faire « un spectacle du Cirque du Soleil sur la musique d\u2019Elvis ».Ce projet de 10 millions a évidemment pris fin avec l\u2019annonce de MGM Resorts, qui disait perdre de l\u2019argent, avec un taux d\u2019occupation oscillant autour de 60%.D\u2019ici la fin de l\u2019année prochaine, Viva Elvis sera toutefois modifié de manière à y intégrer le numéro de banquine du spectacle Zed, qui prendra fin le 31 décembre prochain au Japon.La bonne nouvelle, selon Mme Ménard, c\u2019est que MGM est prête à accueillir un autre spectacle du Cirque du Soleil au CityCenter de Las Vegas.Le Cirque pourrait ainsi y présenter un de ses spectacles de tournée.Mais rien n\u2019a encore été décidé.«Nous allons prendre le temps de réfléchir à tout ça », a-t-elle affirmé.C\u2019est la première fois qu\u2019un spectacle du Cirque est retiré de Las Vegas.«Il faut voir le portrait d\u2019ensemble, indique Mme Ménard.En 27 ans, nous avons créé 31 spectacles, dont 22 sont toujours actifs.Ce n\u2019est pas rien.» Le Cirque du Soleil continue de présenter six spectacles permanents à Vegas : KÀ, O, Zumanity, Believe, LOVE et Mystère.CIRQUE DU SOLEIL Michael Jackson revu à Vegas PHOTO FOURNIE PAR LE CIRQUE DU SOLEIL Des changements ont été apportés à l\u2019arbre planté au milieu de la scène du spectacle The Immortal World Tour.Un des objectifs du Cirque du Soleil à Las Vegas est de donner un avant-goût de son spectacle permanent sur Michael Jackson au Mandala Bay.L es d i s c u ss ions ave c Madonna ont débuté il y a un mois, a précisé Jacques Méthé, producteur du Cirque du Soleil sur ce projet.«C\u2019est elle qui nous a joints.Elle nous a demandé de participer à la création de ce spectacle», a-t-il dit.La mise en scène a été confiée à Jamie King, celui-là même qui a conçu le spectacle du Cirque consacré à Michael Jackson, The Immortal World Tour.Jacques Méthé a mis en place une équipe \u2013 avec Jean- François Bouchard et Michel Laprise \u2013 pour travailler avec Madonna et Jamie King, qui a été le directeur artistique de ses deux derniers spectacles de tournée, Sticky&Sweet (2008) et Confessions (2006).« Ça fait un peu plus de deux semaines qu\u2019on travaille sur une base quotidienne avec elle », a précisé Jacques Méthé.Le concepteur de la scène et du décor sera Bruce Rogers, qui a fait le même travail \u2013 spectaculaire! \u2013 pour le spectacle de Jay-Z et Kanye West donné au Centre Bell en novembre.Moment Factory Le Cirque du Soleil a fait appel à Moment Factory pour la portion audiovisuelle et multimédia du spectacle.Les deux entreprises montréalaises ont travaillé ensemble à au moins deux reprises récemment: pour le lancement de la plateforme de jeu Kinect, de Microsoft, en 2010, et sur le numéro d\u2019ouverture du concours de chansons Eurovision à Moscou, il y a deux ans.Ils ont des projets communs pour l\u2019avenir.« Je pense que Madonna apprécie l\u2019ensemble de notre oeuvre, ce qu\u2019on a fait avec (les DJ) Tiësto et A-Trak et avec Nine Inch Nails.Elle sait comment on peut innover avec la vidéo dans un spectacle», a expliqué Sakchin Bessette, direc teur de c réat ion de Moment Factory.Moment Factory a également contribué au nouveau spectacle de Céline Dion, créé en mars dernier à Las Vegas, et elle a conçu et réalisé un coup d\u2019éclat lors du spectacle d\u2019Arcade Fire au festival rock Coachella, le printemps dernier : 1500 ballons interactifs, qui changeaient de couleur dans le ciel du désert californien avant de retomber parmi la foule pendant la dernière chanson du groupe montréalais.«Honnêtement, ce fut un des grands moments de Coachella, ce dont tout le monde a parlé», dit Bessette.Combien d\u2019a rt i stes du Cirque du Soleil participeront à l\u2019aventure ?Dans quelles disciplines ?«Nous sommes au début du processus de création, répond Jacques Méthé.Ce que je peux vous dire, c\u2019est que ce sera assez inusité comme collaboration.La créativité du Cirque du Soleil ne se limite pas à des numéros acrobatiques.Nous avons une expertise dans les costumes, les éclairages, les projections, etc.Nous évaluons toutes les possibilités.Mais nous sommes au service de Madonna.» Sakchin Bessette, lui, a eu deux rencontres à New York avec la chanteuse: «Elle est très rigoureuse, elle veut savoir comment tout fonctionne et c\u2019est elle qui décide tout, raconte-t-il.C\u2019est très complexe, car il faut que le spectacle fonctionne à la fois pour la centaine de millions de téléspectateurs et pour les dizaines de milliers d\u2019amateurs dans le stade.En plus, on n\u2019aura que sept minutes pour tout installer avant que le spectacle soit présenté en direct à la télévision.C\u2019est différent d\u2019un spectacle où tu as une heure et demie pour faire lever l\u2019énergie: il faut que ça \"rentre dans le dash\" tout de suite et que ça soit fait pour la télé.» Le Cirque du Soleil avec Madonna au Super Bowl ! CIRQUE suite de la page 1 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 5 D É C E M B R E 2 0 1 1 A R T S 3 COUREZ LA CHANCE DE VIVRE DES MOMENTS HILARANTSAVEC 30 coffrets DVD à gagner pour souligner les 30 ans Pour participer et pour tous les détails, rendez-vous sur lapresse.ca/concours m o n t r e a l j a z z f e s t .c o m HÔTEL OFFICIEL 29 mai 2012 \u2022 20 h Salle Wilfrid-Pelletier, PdA BILLETS EN VENTE AUJOURD\u2019HUI ! ARTS 1205 17h00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC Privé de sens Union fait la force Le Téléjournal 18 h 30 vies Les Parent L'auberge du chien noir / Retours! Les Lavigueur / Le procès Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports 23h05 Kiwis et hommes / Liette Dion \" TVA 16h55 TVA nouvelles TVA nouvelles Le cercle Les Gags Occupation double Occupation double autour du monde Juste Pour Rire: Gala TVA nouvelles 22h45 Denis Lévesque 23h45 Le Match \" V Duo La guerre des clans Atomes crochus Un souper parfait Taxi payant Rire et délire CSI: NY / Pilule amère Le mentaliste / Sang pour sang Séduction Un gars le soir Dumont Call TV \" TQc 1, 2, 3.Géant Toc toc toc Kaboum Tactik Légitime dépense .monde dehors Planète science 21h05 Nou, les écrivins Mad Men / Les grands La une qui tue! / Daniel Brie CBC CBC News: Montreal Coronation Street Coronation Street Jeopardy! InSecurity For Laughs: Gags Being Erica / Purim CBC News: The National 22h55 CBC News: LN /23h05 George S.CTV-M The Dr.Oz Show CTV News eTalk Big Bang Theory Lanny and Wayne Prep/ Landing 2 Two and Half Men Mike&Molly Castle / Cuffed CTV National News CTV News \" GBL-Q 16h30 ! Young & R.Ricardo Evening News Global National E.T.Canada Ent.Tonight HOWTHE GRINCH STOLE CHRISTMAS (2000) avec Taylor Momsen, Jim Carrey.Hawaii Five-0 / Pahele News Final E.T.Canada \" ABC The Dr.Oz Show 30 Rock ABCWorld News ABC 22 Local News The Office C.Brown C'mas Prep/ Landing 2 You Deserve It Castle / Cuffed ABC 22 Local News 23h35 Nightline \" CBS Channel 3 News The: 30 Channel 3 News CBS Evening News Ent.Tonight Met Your Mother 2 Broke Girls Two and Half Men Mike&Molly Hawaii Five-0 / Pahele Channel 3 News 23h35 Letterman \" FOX The Simpsons Family Guy Two and Half Men Two and Half Men Big Bang Theory Big Bang Theory Country Music Awards / Blake Shelton , Eli Young Band , The Band Perry.Fox 44 News Met Your Mother King of the Hill NBC First at Five 5:30 Now Newschannel 5 NBC Nightly News Jeopardy! 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Qui vient jouer?RelieF Tank: Les grands combats LA BELLE NOISEUSE (1991) avec Emmanuelle Béart, Jane Birkin, Michel Piccoli.23h05 Ruby TFO 23h35 Canada \" TV5 Prendre sa place 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Ma caravane au Canada / Kelowna Les derniers jours d'une icône La foi du siècle Global Drinks TV5 le journal 23h35 Bascule \" VIE Desserts de Patrice Cuisinez Louis Bye-ByeMaison Idées de grandeur Bye-ByeMaison Secrets de style Gardienne double / Gardienne Rose Manon, ma cuisine Idées de grandeur Décore ta vie Airoldi pour sortie Simplement vedette Z Mélinda, entre deux mondes La porte des étoiles Les Nerdz Comment c'est fait Le complot / Une solution pérenne Le sanctuaire / Le réveil La porte de l'univers / La peur en face Sales Jobs / Artificier RDS Le 5 à 7(D) Hockey 360° (D) LNH Hockey / Lightning de Tampa Bay c.Sénateurs d'Ottawa (D) L'antichambre (D) Sports 30 Sport en liberté SPN Prime Time Sports (D) Sportsnet Connected Hockeycentral (D) Blackout Sportsnet Connected Hockeycentral (D) UFC Central TSN Off the Record (D) Interruption (D) SportsCentre Monday Night Countdown(D) LNF Football / Chargers de San Diego c.Jaguars de Jacksonville (D) SportsCentre \" Disney Maison de Mickey Route p.jungle Les Doodlebops Jake et les pirates Aladdin Harry & dinos Agent spécial Oso Maison de Mickey Les Doodlebops Aladdin 101 Dalmatiens Tibère.maison Agent spécial Oso Maison deMickey TTF Jimmy L'intrépide Johnny Test Les Simpson Tom et Jerry Tales Bugs Bunny et Tweety Splatalot Passe ou casse Les Simpson American Dad Family Guy South Park Les Simpson Célibataire cherche VRAK Dans le trouble Victorious Les menteuses 90210 Beverly Hills Grenade avec ça?Dans le trouble Majeurs et mariés Ma famille d'abord Buzz Mag Derek Fan Club Je t'ai eu! VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.LAPRESSE.CA/TELE JEAN SIAG CRITIQUE Ceux qui s\u2019attendent à voir un hommage à Serge Gainsbourg seront déçus .Le Cabaret Gainsbourg, lancé la semaine dernière à Montréal, relève plus de la performance tripative, mêlant musique et marionnettes avec une certaine impertinence.En s\u2019inspirant de la compilation Du jazz dans le ravin, le metteur en scène de Pupulus Mordicus, Martin Genest, a créé de petits numéros ludiques pour chacune des chansons interprétées par les comédiens-musiciens-manipulateurs, en y intégrant masques et marionnettes de toutes tailles.Le spectacle s\u2019ouvre sur les notes jazzées d\u2019Angoisse et Coco and co.Le manipulateur Pierre Robitaille y peint sur une grande toile le visage de Serge Gainsbourg, clope au bec, une fille dans sa mire.On y note l\u2019inscription suivante : « La laideur surpasse la beauté en ceci qu\u2019elle dure.» Le coup d\u2019envoi est donné d\u2019assez jolie manière, mais l\u2019interprétation des premières pièces sème la confusion.Assisterons-nous à un spectacle musical après tout?Où sont les marionnettes promises ?Car si les musiciens tirent bien leur épingle du jeu, les voix sont, disons, plus inégales.Petits bijoux d\u2019irrévérence Il faut attendre la sixième chanson pour que le spectacle décolle, celui des Sucettes, avec une petite marionnette représentant France Gall (excellente Valérie Laroche), qui chante bien naïvement les paroles à double sens de Gainsbourg en se gavant de champignons magiques.Des fleurs apparaissent, multipliant les pas de danse.C\u2019est très drôle.Deux musiciens coi f fés d\u2019immenses chapeaux en forme de champignon complètent le tableau qui a soulevé les premières salves d\u2019applaudissements.La grande force de ce Cabaret , ce sont ses petits bijoux irrévérencieux qui prennent vie sur des airs de Gainsbourg.Le tout bonifié de belles trouvailles scénographiques.Dans ces moments, la musique devient presque accessoire.Mais ce ne sont pas tous les numéros de ce spectacle d\u2019à peine une heure dix qui atteignent un tel équilibre entre la performance musicale et la création théâtrale.Les autres interprètes \u2013 Mathieu Girard, Stéphane Mathieu Doyon et Patrick Ouellet \u2013 portent tous les chapeaux et se débrouillent plutôt bien, mais certaines pièces tombent tout de même à plat.69, année érotique s\u2019étire indûment avec ses poissons et ses méduses phosphorescents qui se promènent dans la salle ; Requiem pour un twister et La femme des uns sous le corps des autres sont bien rendues, mais le savoir-faire de Pupulus Mordicus n\u2019est pas aussi évident qu\u2019on le voudrait.La musique, trop à l\u2019avant-plan, n\u2019est qu\u2019une pâle copie de l\u2019originale.Heureusement, quelques autres pièces font mouche, dont Les femmes, c\u2019est du chinois, Quand tu t\u2019y mets, La fille au rasoir, Conjugué au féminin plusque- parfait, écrite par la dramaturge Anne-Marie Olivier, «à la manière de Gainsbourg », et Le poinçonneur des lilas, qui clôt le spectacle en apothéose, avec une marionnette de sept pieds.Cabaret Gainsbourg, à la Cinquième salle de la PdA jusqu\u2019au 10 décembre.THÉÂTRE / Cabaret Gainsbourg Moments forts\u2026 et plats CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Le Gala de l\u2019Opéra deMontréal rétrécit chaque année.Pour ce 16e concert-bénéfice, qui marquait hier après-midi l\u2019entrée de l\u2019événement à la Maison symphonique, on s\u2019est arrêté, comme l\u2019an dernier, à trois heures, entracte compris (précédemment, cela faisait quatre heures et même plus), mais on a aussi continué à réduire le défilé des chanteurs : 11 hier, alors qu\u2019il pouvait y en avoir une trentaine autrefois.(En passant, ils seront 12, donc un de plus, au Gala de l\u2019Opéra de Québec jeudi soir !) À la réduction quantitative (durée et nombre) s\u2019ajoute l\u2019abandon, pour ainsi dire, de la participation étrangère.Cette année, tous les chanteurs étaient d\u2019ici.Loin d\u2019un hasard, l\u2019OdM parle de « nouvelle orientation ».On réentendra donc d\u2019année en année les mêmes Marc Hervieux et Marie-Josée Lord qu\u2019on retrouvait hier et qu\u2019on retrouve à longueur de saison.On aime bien qu\u2019ils soient là mais, en même temps, on regrette l\u2019éclat et la curiosité des années passées, avec toutes ces voix nouvelles venues d\u2019ailleurs.Mais le Gala a ses inconditionnels \u2013 près de 2000 hier \u2013 et, quelle que soit l\u2019affiche, ils ovationnent tout (ou presque tout) avec le même débordement.On remarquait dans l\u2019assistance les ministres Raymond Bachand ( Fi nances) et Chr i s ti ne St-Pier re (Culture) et la mécène Jacqueline Desmarais.Michel Beaulac, le directeur artistique de l\u2019OdM, a ensuite accueilli Bruno Laplante, baryton et directeur de troupe, élu au Panthéon canadien de l\u2019Art lyrique.« Je suis plus nerveux que si j\u2019avais à chanter! », a-t-il déclaré au micro.Le rétrécissement évoqué n\u2019affectait cependant en rien la qualité du concert.Des 25 numéros, je retiens d\u2019abord le duo de la soprano Gianna Corbisiero et du très jeune violoncelliste Stéphane Tétreault.Lasse de voir le petit accorder interminablement son instrument, la chanteuse fait le geste d\u2019accorder le sien.c\u2019est-à-dire ses cordes vocales.Les voici engagés tous deux dans un curieux arrangement de l\u2019air célèbre de Dalila, « Mon coeur s \u2019ouvre à ta voix ».Mme Corbisiero vole la vedette au nouveau venu avec une voix encore étonnante de puissance et d\u2019expression.Au violoncelle, le son est un peu maigre ; il était meilleur dans la Méditation de Thaïs.Cet événement vocal donnait exceptionnellement la vedette à deux instrumentistes.L\u2019autre, Serhiy Salov, « chantait » au piano le seul air allemand du programme, soit le Liebestod de Tristan und Isolde, dans l\u2019arrangement de Liszt.Arrangement et exécution: dans les deux cas, rien de bien convaincant.Les autres chanteurs forment un mélange où il y a un peu de tout.La voix de Lyne Fortin est encore à la hauteur de Lakmé et de Lucia, mais elle n\u2019a pu se mesurer au «Casta diva» de Norma.Plus prudente, Marie-Josée Lord (dont je tenterai de décrire le costume un autre jour) a remplacé Aida par une très dramatique Wally.Habité par son personnage, Marc Hervieux se donne corps et âme à l\u2019air de désespoir de Pagliacci .Dommage qu\u2019il perde cette énergie à des banalités.Sonia Racine, dont on voit rarement le nom, est encore en voix et méritait mieux que l\u2019air de la Princesse de Bouillon.Phillip Addis était Onieguine déclarant à Tatiana qu\u2019il n\u2019est pas prêt pour le mariage.Il n\u2019aurait pas pris un autre ton pour faire savoir qu\u2019il n\u2019avait pas le goût d\u2019une pizza ce soir-là.Le mezzo de Lauren Segal est bon mais son français ne l\u2019est pas assez pour qu\u2019on lui confie Carmen ou Mallika.Le tenore di grazia d\u2019Antonio Figueroa a perdu un peu de sa pureté et Alain Coulombe est un bon Joseph Rouleau petit format.Une mention très spéciale va au Choeur de l\u2019OdM.Rapatrié de Victoria, C.-B., pour l\u2019occasion, le chef invité Timothy Vernon donna un relief inhabituel à chacun des groupes vocaux, en plus d\u2019accorder à chaque soliste l\u2019appui constant de l\u2019Orchestre Métropolitain.Suivant la tradition, on termina sur le Libiamo de La Traviata.Mais c\u2019est en vain que la foule attendit pendant plusieurs minutes le White Christmas arrosé de confettis tombant du plafond.Pourquoi toujours arracher aux gens les petits bonheurs qui leur font tant plaisir?.16e GALA DE L\u2019OPÉRA DE MONTRÉAL.Hier aprèsmidi, Maison symphonique de Montréal, Place des Arts.À L\u2019OPÉRA DE MONTRÉAL Pour un petit Gala PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Lauren Segal et Phillip Addis dans le duo Don Giovanni-Zerlina hier au 16e Gala de l\u2019Opéra de Montréal.PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Le Cabaret Gainsbourg de Martin Genest mêle musique et marionnettes.On regrette l\u2019éclat et la curiosité des années passées, avec toutes ces voix nouvelles venues d\u2019ailleurs.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 5 D É C E M B R E 2 0 1 1 ARTS ÉMILIE CÔTÉ CRITIQUE Plus introspectif et moins pop que ses prédécesseurs, le dernier album de Feist n\u2019a pas fait l\u2019unanimité.Samedi soir, au Métropolis, la chanteuse s\u2019est gardée de donner à ses fans tout cuit dans le bec ce qu\u2019ils auraient voulu entendre, mais c\u2019était un grand rendez-vous où la beauté et l\u2019émotion du catalogue de Feist prédominaient sur son côté pop et sucré.Le Métropolis \u2013 rempli à craquer \u2013 se prêtait mieux à sa musique intimiste que le Centre Bell, où la chanteuse s\u2019était produite lors de son dernier passage à Montréal, en 2008.Sur son dernier album, Metals, Feist a pris un virage moi ns ac ce ss ible , mai s magni fiquement profond et inspiré.Le succès de son deuxième album, The Reminder, l\u2019a manifestement fait réfléchir.La chanteuse a ainsi écarté de son spectacle son tube 1234, qui a connu un grand succès grâce à sa diffusion dans une publicité d\u2019Apple.Leslie Feist est arrivée sur scène peu après 21h30 avec ses musiciens (Brian LeBarton, Paul Taylor et Charles Spearin) et les trois choristes de la formation vocale américaine Mountain Man.Derrière eux, un écran projetait un dessin abstrait de roches et de cristaux en noir et blanc.Le public a deviné les notes d\u2019Undiscovered First, pièce à l\u2019image de plusieurs autres titres de son nouvel album, où Feist semble vouloir retourner à ses racines avec des sons et rythmes organiques et cérémonials, qui évoquent des sonorités amérindiennes et de grands espaces.Elle a poursuivi avec How Come You Never Go There, premier extrait de Metals, puis avec A Commotion et la superbe ballade Graveyard.Feist était très en voix, elle qui est capable de chanter à la fois en douceur, en soupir et en puissance.À l\u2019unisson avec les trois voix des filles de Mountain Man, c\u2019était souvent à donner des frissons.Notamment pendant Mushaboom, revisitée avec des semblants de chants de gorge.Un répertoire réinventé Certains spectateurs semblaient en reste, eux qui voulaient entendre une interprétation plus collée aux versions originales des succès de Feist.Même My Moon My Man a eu droit à une version plus lourde et électrique avec des jeux de voix très rythmés.Et si Feist a chanté I Feel It All et Let It Die, elle a mis de côté Gatekeeper ou sa reprise d\u2019Inside And Out, des succès de son premier disque.Disons que ce n\u2019était pas un spectacle pour danser.Mais c\u2019était compensé par de grands moments de douceur et de beauté, notamment pendant I\u2019m Sorry et The Circle Married The Line, avant laquelle Feist a expliqué que Kevin Drew de Broken Social Scene a dû la convaincre de l\u2019ajouter à son troisième disque.Parlant de la famille indierock canadienne, Feist a fait monter sur scène Evan Cranley du groupe montréalais Stars, tout en souhaitant bonne fête à la femme de ce dernier, la chanteuse Amy Millan.Samedi soir, on sentait que Feist a ressenti le besoin de revenir à l\u2019essence de son art et à sa famille de musiciens, après le succès de The Reminder.N\u2019en déplaise à son plus grand public, la musicienne est fondamentalement plus art sy que pop.Mais elle demeure avant tout une artiste talentueuse, inspirée et inspirante.Feist au Métropolis L\u2019art avant la pop ANDRÉ DUCHESNE Quelques semaines avant la remise de son rapport sur la coproduction en matière de cinéma et d\u2019oeuvres audiovisuelles à la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, le président de la SODEC, François Macerola, estime toujours que l\u2019avenir passe par un maillage plus serré avec les autres provinces.« Mon rappor t devra i t être remis en décembre ou en janvier.Essentiellement, mes recommandations seront de se tourner davantage vers les provinces canadiennes, de rechercher de nouvelles sources de revenus pour les gros projets et de passer moins de temps à boucler des ententes de coopération où le Québec est minoritaire », nous a-t-il dit au cours d\u2019une entrevue.Pour M.Macerola , les ententes interprovinciales de coproduction permettent d\u2019aller chercher plus de crédits d\u2019impôt.« De plus en plus de provinces ont des formules de crédits d\u2019impôt ou des fonds dédiés aux productions.Avec ces provinces, j\u2019aimerais qu\u2019on en arrive à créer un programme organisé autour d\u2019un fonds spécifique pour les coproductions.Je crois que cela répondrait aux besoins de bien des producteurs québécois.» M.Macerola estime qu\u2019il existe un nombre croissant d\u2019ententes dans ce créneau.Il cite en exemple le projet de remake anglais du film La grande séduction entre Max Films et un producteur de Terre-Neuve.En avril 2010, la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, confiait à M.Macerola le mandat d\u2019évaluer le concept de coproduction internationale.Quelques mois plus tard, en octobre 2010, ce dernier exprimait à La Presse son désir de voir davantage de coproductions entre les provinces.Un an plus tard, il conserve la même ligne de pensée.Par contre, il se demande à voix haute si le Québec doit continuer à mettre beaucoup d\u2019énergie dans des projets de coproductions internationales où il est un partenaire minoritaire.«Actuellement, on évalue les projets comme si nous étions majoritaires.Doit-on y consacrer autant de temps?», se questionne-t-il.M.Macerola semble vouloir privilégier des projets plus porteurs, où la part du Québec est majoritaire ou, à tout le moins, substantielle.« Il faut voir comment utiliser les grands fonds disponibles, dit-il.Par exemple, on vient de créer le Fonds Capita l Culture Québec, doté d\u2019une enveloppe de 100 mi l l ions de dol la rs (dont 60 millions proviennent de la SODEC).Il faut voir ce que les producteurs de gros projets de f i lms pourront aller chercher dans ce fonds.» COPRODUCTION DE FILMS Macerola veut plus d\u2019ententes interprovinciales ALAIN BRUNET CRITIQUE Prince a fait du Centre Bell son royaume, vendredi soir.En toute autorité, il en a géré l\u2019euphorie des 12 092 spectateurs présents.et même leurs téléphones portables, interdits pendant le spectacle sous peine d\u2019expulsion.Malgré cette intransigeance déplorable, ce fut un grand soir de fête.Le condensé idéal pour arénas, synthèse de l\u2019exercice mémorable auquel les fans les plus finis de Prince ont eu droit l\u2019été dernier au Métropolis.J\u2019étais présent à ces deux soirs, je le fus également vendredi.Alors ?Ce que nous avons perdu en jouissance mélomane et en durée, nous l\u2019avons gagné en spectacle et en intensité.Plus de deux heures de showbiz exceptionnel, ambiance surchauffée, corps en liesse.Moments d\u2019anthologie, les concerts du Métropolis ont comblé les amateurs de musique haut de gamme, ceux qui aiment voir les meilleurs bands d\u2019accompagnement, les meilleurs instrumentistes, interprètes capables de transformer une chanson de trois minutes en aventure de 15 ou 20 minutes.Le concert du Centre Bell s\u2019adressait aux fans de Prince, la superstar qui ne prend pas une ride, le fabricant de hits.Si nous n\u2019avons pas eu le luxe cette fois de contempler ces séquences allongées de jazz, funk, R&B, rock, blues ou classic pop, nous avons néanmoins eu droit à un feu roulant de beats, de riffs, voix solistes et voix harmonisées par trois choristes et une guitariste qui chante, ponctuées par le jeu proverbial du saxophoniste (alto) Maceo Parker \u2013 qui fut jadis un pilier pour feu James Brown.Au centre du fameux signe kabbalistique qui le désigne et qui faisait office de scène centrale, l\u2019Artiste a surgi maintes fois du sol, a multiplié les solos de Telecaster.Il a chanté, dansé, stimulé la foule, invité quelques fans à monter sur scène pour se trémousser ou même chanter.Inutile d\u2019ajouter que le coquet personnage a changé de fringues ! Escale nordique oblige, Roger Nelson était d\u2019abord chaussé de bottes de poils longs et blancs, soit la couleur dominante des costumes de scène.Afro-Inuit, le Prince ?Installé dans une fosse d\u2019orchestre, s\u2019exprimait un superbe band à majorité féminine, à peu près le même que celui présenté au dernier Festival international de ja zz de Montréal \u2013 Morris Hays, claviers, John Blackwell, batterie, Ida Nielsen, basse, Andy Allo, guitare et voix, Cassandra O\u2019Neal, claviers, sans compter les choristes Shelby Johnson, Elisa Dease et Olivia Warfield qui ont ratissé l\u2019espace et passablement stimulé les admirateurs de leur employeur.Succession de classiques Comme prévu, la rencontre fut propice à l\u2019interprétation d\u2019une pléthore de classiques : DMSR, Musicology (assortie d\u2019un thème de Charlie Parker aux claviers), Housequake, Take Me With U, Raspberry Beret, Cream, Let\u2019s Go Crazy, Delirious, 1999, Little Corvette, Kiss et autres Controversy.On aura eu droit à un pot-pourri servi par le chanteur seul, façon quasi technoïde \u2013 When Doves Cry, Sign o\u2019 The Times, The Most Beautiful Girl In The World, Hot Thing, Darling Nikki, I Would Die 4 U.On aura également identifié des reprises: Don\u2019t Stop Til You Get Enough (Michael Jackson), Make You Feel My Love (Bob Dylan) ou I Love Rock\u2019n\u2019Roll (The Arrows).On vous épargne quelques titres un peu moins connus au programme de ces deux heures et plus passées avec le monarque.Il fut d\u2019autant plus remarquable d\u2019observer le caractère multigénérationnel et pas vraiment «familial» de cette foule réunie par le groove, la danse, l\u2019immense talent de cet immense showman.Seule ombre au tableau, cette interdiction ridicule d\u2019utiliser les téléphones portables; en 2011, rien ne peut désormais justifier une telle consigne, même lorsqu\u2019on a 53 ans et qu\u2019on est devenu célèbre au tournant des années 80.Prince est un control freak qui semble s\u2019assumer pleinement.Pour arriver à de tels résultats et se maintenir au sommet pendant plus de trois décennies, comment pourraitil en être autrement ?Enfin.ces considérations sont bien secondaires s\u2019il faut résumer cette soirée de vendredi.Appels gigantesques, réponses gigantesques, magnifiées par les éclairages, écrans géants ou de moyenne taille (sur les claviers, entre autres).L\u2019apothéose fut at teinte lorsqu\u2019une tornade de confettis mauves a balayé l\u2019atmosphère pendant que les fans entonnaient la finale mélodique de Purple Rain, suggérée par son créateur.La vie en mauve?Mets-en.Prince au Centre Bell La vie en mauve PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE En concert, Leslie Feist n\u2019opte pas pour la facilité.Visiblement désireuse de revenir à l\u2019essence de son art, la chanteuse a même écarté son tube 1234 de son spectacle.Vendredi soir au Centre Bell, l\u2019Artiste a offert à ses fans plus de deux heures de showbiz exceptionnel.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Le président de la SODEC, François Macerola, doit remettre son rapport sur la coproduction dans quelques semaines.Le président de la SODEC souligne que les ententes interprovinciales de coproduction permettent d\u2019aller chercher plus de crédits d\u2019impôt.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 5 D É C E M B R E 2 0 1 1 A R T S 5 VIVRE PHOTO PC Un nouveau magazine culturel pour les familles SILVIA GALIPEAU Un tout nouveau site web pour les jeunes familles de Montréal vient d\u2019être lancé ce week-end : La marelle, lequel se veut à la fois un calendrier interactif, mais aussi un espace de réflexion sur la création jeunesse en ville.En ligne depuis deux mois, le site n\u2019a été lancé officiellement que samedi.Déjà, on y trouve un calendrier embryonnaire proposant diverses activités culturelles, que ce soit en design, art visuel, cinéma ou théâtre, ainsi que quelques articles portant sur des suggestions de lecture, des idées de recettes, etc.À moyen terme, La Marelle souhaite devenir LE site de référence, en termes d\u2019activités familiales à Montréal, indique Aurore Lehmann, l\u2019éditrice, rédactrice en chef et muse du projet.Très léché, La Marelle proposera autant des activités directement dirigées aux enfants (théâtre jeunesse, contes, cinéma, etc.), que des expositions en art visuel ou en design.«On veut amener les familles à explorer des activités qui ne sont pas directement destinées aux enfants », dit-elle, en faisant ici référence au Musée d\u2019art contemporain, au festival Pop Montréal ou encore aux RIDM (Rencontres internationales du documentaire de Montréal).Quelques sites du genre, notamment I spy Montreal (ispymontreal.com), existent déjà pour les familles anglophones.Mais à ce jour, l\u2019information francophone demeurait plutôt éparpillée.D\u2019où l\u2019intérêt d\u2019exploiter ce filon, indique l\u2019éditrice, qui oeuvre dans le milieu du journalisme culturel depuis plus de 15 ans.« En plus, à titre de maman d\u2019un enfant d\u2019un peu plus de 5 ans, je suis perpétuellement à la recherche d\u2019infos sur les activités culturelles.» Objectif ?Traiter de la culture jeunesse avec le même respect que l\u2019on traite la culture tout court.« En faisant quelque chose qui soit ni pédagogique ni chiant.Mais plaisant ! » www.lamarellemag.com SILVIA GALIPEAU Elle s\u2019appelle Alexandra Schilte et vous ne la connaissez pas.Tout simplement parce qu\u2019elle ne vient ni du monde des médias ni du monde de l\u2019édition.Mais de la lecture, elle en mange.Et un beau jour, cette jeune sociologue de Saint-Liguori, un petit village de 5000 habitants dans Lanaudière, a décidé de réaliser un vieux rêve: lancer un magazine.Culotée, vous dites?Elle a pris son téléphone, envoyé des courriels.À des collègues sociologues, mais aussi des journalistes respectés, des personnalités inspirantes.Pour la plupart, «je ne les connaissais pas.Ils ne me connaissaient pas», dit-elle, citant Laure Waridel, Patrick Masbourian, MC Gilles ou Josée Blanchette.Et puis elle a exposé son projet.«Moi, je suis une maniaque des revues, des périodiques, dit-elle.Ce qui m\u2019intéresse, c\u2019est de faire une revue sociopop, sociologique, mais très accessible.Couvrir un sujet, mais sous différents angles.Explorer les variations socioculturelles d\u2019un même thème.» Le champ d\u2019intéret du magazine?Le quotidien.D\u2019où le nom, Z.a.q., pour Zone d\u2019aménagement du quotidien.«Je veux montrer que le quotidien n\u2019est pas banal.Quand on s\u2019y intéresse, il peut y avoir une réflexion.» Le tout premier numéro, lancé cet automne, explorait donc le quotidien de la nourriture.Mais attention, pas de recettes ici.Plutôt une analyse sociologique de notre fascination pour tout ce qui a trait au «manger», des réflexions sur la conservation et la transformation, mais aussi des textes de fiction sur l\u2019alimentation, et un questionnaire rigolo avec MC Gilles et son rapport à la bouffe.Le deuxième numéro, en kiosque depuis le 1er décembre, explore cette fois le toucher, avec à nouveau, un coup d\u2019oeil sociologique sur ce sens mal-aimé, en plus, entre autres, d\u2019un questionnaire amusant sur le rapport qu\u2019entretient Josée Blanchette au doigté.Et aussi fou que cela puisse sembler, à l\u2019heure des grands conglomérats dans le monde des médias, Alexandra Schilte travaille ici toute seule.«J\u2019ai un seul bailleur de fonds\u2026ma poche!» ditelle en souriant.Voilà trois ans qu\u2019elle met de côté ses économies («et je vis assez modestement!», dit-elle, dans sa maison retapée avec son père, entre un champ de patates et une rivière).Après ses journées passées à travailler dans un organisme communautaire de la région, elle planche donc, soirs et fins de semaine, à son projet.Et mis à part l\u2019impression et le graphisme, elle fait tout: l\u2019édition, les relations de presse, la distribution.Elle écrit quelques lignes, mais cherche surtout à céder la parole et la plume à des auteurs, des chercheurs, des artistes et des journalistes de métier.En les rémunérant «symboliquement».Et non, pour réduire ses coûts, elle n\u2019a jamais pensé publier sur l\u2019internet.«Vous savez, le tandem canapé-revue existe toujours.Oui, ça coûterait moins cher, mais on n\u2019aurait pas le même plaisir à la lecture ! » dit celle qui avoue détester lire à l\u2019écran, na pas posséder de téléphone intelligent, et n\u2019avoir de connexion internet à la maison que depuis.deux ans ! «J\u2019ai toujours été une fille à contre-courant\u2026» «Oui, des fois je me couche le soir et je me dis wow, dans quoi je me suis embarquée, avoue-t-elle.Mais je ne suis pas une fille stressée.Je sais que je peux tenir financièrement un an.Après, on verra!».«Moi j\u2019ai eu un coup de coeur, commente de son côté la journaliste Josée Blanchette.Parce que c\u2019est intelligent et sobre, j\u2019aime beaucoup ça, dit-elle.Cela sort de tous les registres.Et puis c\u2019est reposant de feuilleter quelque chose sans publicité.Ça prend des gens comme elle qui prennent des risques.On ne sent pas la grosse vision économique derrière, et c\u2019est ça qui fait du bien\u2026» Z.a.q., Zone d\u2019aménagement du quotidien, est publié quatre fois l\u2019an.13$ le numéro, en vente sur abonnement et dans plusieurs librairies.Infos : www.zaqeditions.com PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Ce n\u2019est pas tout à fait un livre.Ni un magazine.On n\u2019y trouve pas de publicité.Peu de photos.Mais de longs, longs textes, à saveur sociologique, ethnologique et journalistique.Objectif ?L\u2019information, mais surtout la réflexion.Et puis l\u2019humour et le plaisir des mots.Voici Z.a.q., le dernier-né dans le monde de l\u2019édition, à dénicher dans une librairie près de chez vous.MAGAZINE Z.A.Q.L\u2019AVENTURE DE LA RÉFLEXION Alexandra Schilte llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 5 D É C E M B R E 2 0 1 1 "]
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