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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2011-11-18, Collections de BAnQ.

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[" MON CLIN D\u2019OEIL STÉPHANE LAPORTE Pubs Benetton, version Québec: Marois embrasse Curzi, Dominic Champagne embrasse Lucien Bouchard, le maire du Plateau embrasse une auto.Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte 128e année No26 56 pages, 5 cahiers 79¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 92¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées L-V 6 21924 98765 1 ANDRÉ PRATTE L\u2019ARROGANCE DE QUEBECOR PAGE A18 APRÈS LES BAISERS DE BENETTON, DÉCOUVREZ CEUX DE CHAPLEAU PAGE A18 EXCLUSIF UNITÉ PERMANENTE ANTICORRUPTION SILENCES, MALAISES ETGROGNE Des enquêteurs de l\u2019UPAC travailleront pour la commission Charbonneau, ce qui soulève des questions sur son indépendance.La Presse a aussi appris que les choses ne tournent pas rond au sein de l\u2019UPAC.PAGES A2 ET A3 LE CARDINAL LAFRENIÈRE PATRICK LAGACÉ PAGE A4 LES LIMITES ANTICANCER DESÉMOTIONS Le pouvoir de la pensée positive ne fait pas l\u2019unanimité.VIVRE OCCUPY WALL STREET L\u2019USURE DUTEMPS Après deux mois, le capital de sympathie des indignés a fondu et l\u2019hiver les rattrape.Mais l\u2019indignation est toujours là.PAGES A16 ET A17 EXCLUSIF GARDERIES EN MILIEU FAMILIAL LAPRESSION MONTE AFFAIRES BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE QUÉBEC SONGE ÀINTERDIRE LA RELIGION PAGE A14 PHOTO ROBERT STOLARIK, THE NEW YORK TIMES CANADIEN 3 ISLANDERS 4 À PLAT SPORTS ILLUSTRATION JULIEN CHUNG, LA PRESSE PHOTO ASSOCIATED PRESS INFOGRAPHIE LA PRESSE Les indignés de New York ont tenté de relancer leur mouvement hier.Montréal vendredi 18 novembre 2011 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique ®/MC Marque(s) de commerce de la Banque Royale du Canada.RBC et Banque Royale sont des marques déposées de la Banque Royale du Canada.\u2021 Toutes les autres marques de commerce appartiennent à leur propriétaire respectif.VPS66061 Offrir un cadeau n\u2019a jamais été aussi facile La carte-cadeauVisa\u2021 RBC® est le cadeau parfait pour toutes les personnesfigurant sur votre liste.Pour en savoir plus, rendez-vousauwww.rbc.com/cartecadeauvisa ou dans une succursaleRBC Banque Royale®.personnes fi gurant MC EXCLUSIVITÉ DE DÉCOUVREZ NOS OFFRES SENSATIONNELLES ! PAGE A20 ACTUALITÉS Analyste en informatique RBQ PIERRE AVON (ex-SQ) Commissaire associé aux vérifications COMMISSION CHARBONNEAU 10 enquêteurs, analystes, agents de liaison de l\u2019UPAC se consacrent aux travaux de la commission Charbonneau CCQ Unité autonome de vérification Resp.: non communiqué 1 cadre 4 employés MAMROT Ministère des Affaires municipales Resp.: Michel Lemoine 19 vérificateurs (10 à Montréal, 9 à Québec) Régie du bâtiment du Québec Resp : Pierre-Michel Auger (ex-député du PLQ) 4 enquêteurs 1 conseiller aux enquêtes Lien opérationnel et hiérarchique avec le commissaire de l\u2019UPAC Unités qui relèvent de leur ministère ou organisme respectif LÉGENDES Manque de communication entre les différents corps d\u2019enquête, ambiance de travail malsaine, possibles problèmes constitutionnels ; les choses ne tournent pas tout à fait rond à l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC), créée il y a neuf mois par le gouvernement Charest.De plus, La Presse a appris que des enquêteurs de l\u2019UPAC collaboreront étroitement avec la commissaire France Charbonneau.La commission sera-t-elle vraiment indépendante ?FABRICE DE PIERREBOURG ET ANDRÉ NOËL L\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) a été créée, il y a neuf mois, pour coordonner le travail d\u2019au moins six équipes d\u2019enquêteurs et de vérificateurs provenant d\u2019horizons différents, mais la plupart rechignent à partager leurs informations, a appris La Presse auprès de plusieurs sources.La frustration est grande.Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a expliqué que l\u2019UPAC regroupait des «ressources provenant de différentes unités d\u2019enquête et de vérification ayant des mandats complémentaires » afin «d\u2019assurer une coordination accrue et efficace ».Mais il n\u2019y a pas de coordination sans communication.Or, selon nos sources, celle-ci fait cruellement défaut au sein de l\u2019UPAC et la coordination ne serait que «médiatique».L\u2019euphorie du départ a cédé la place à la désillusion.Des enquêteurs ou vérificateurs ne comprennent pas trop ce qu\u2019ils font dans cet organisme dirigé par le commissaire Robert Lafrenière.C\u2019est à reculons que certains ont emménagé dans les bureaux de l\u2019UPAC, rue Fullum.Selon le site du premier ministre, l\u2019UPAC compte 189 employés.Selon notre décompte, fait à partir des données fournies par l\u2019UPAC et ses unités, ils sont à peine 140.L\u2019immense majorité (environ 130) travaillait déjà pour ses différentes composantes : Marteau, Revenu Québec, l\u2019Unité anticollusion et les équipes de vérification de la Commission de la construction du Québec (CCQ), de la Régie du bâtiment et du ministère des Affaires municipales.Ils sont détachés par leurs organismes et ministères pour travailler à l\u2019UPAC et conservent leurs liens hiérarchiques originels.Ainsi, les vérificateurs de la CCQ dépendent de leur PDG Diane Lemieux, et les policiers de Marteau de Denis Morin, inspecteur à la Sûreté du Québec.Seuls les enquêteurs-analystes de l\u2019Unité anticollusion ont été intégrés par l\u2019UPAC, peu avant que leur patron, Jacques Duchesneau, ne soit congédié par Robert Lafrenière.À cela s\u2019ajoute une unité de quatre personnes chargée d\u2019enquêter sur les représailles contre les dénonciateurs.Régulièrement, les analystes provenant des différentes unités se rencontrent dans les bureaux de l\u2019UPAC, au 1000, rue Fullum, à Montréal.Au départ, ces réunions avaient lieu chaque semaine.Ces rencontres tournent souvent au DUSABLE DANSL\u2019ENGRENAGE FABRICE DE PIERREBOURG ET ANDRÉ NOËL Une dizaine d\u2019enquêteurs-analystes et agents de liaison de l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) vont travailler main dans la main avec la commissaire France Charbonneau, ce qui soulève des questions sur l\u2019indépendance de cette commission d\u2019enquête, a appris La Presse.L\u2019UPAC relève du ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, et de son sous-ministre, Martin Prud\u2019homme.«Des discussions régulières ont lieu entre l\u2019UPAC et la commissaire Charbonneau, a confirmé Anne-Frédérique Laurence, porte-parole de l\u2019Unité anticorruption.Le rôle exact de ces personnes n\u2019est pas défini, mais cette équipe va être créée pour être efficace, compétente, et cela va se faire le plus rapidement possible.Ça va être une collaboration pleine et entière.» Mme Laurence a précisé qu\u2019il s\u2019agira «d\u2019effectifs supplémentaires », non prévus dans le mandat original de l\u2019UPAC, qui a été dotée d\u2019un budget de fonctionnement de 30 millions de dollars.De ce fait, une «demande va être faite auprès du Secrétariat du Conseil du Trésor », a-t-elle dit.Selon les sources proches du dossier que La Presse a interrogées, il est clair qu\u2019il «n\u2019y a pas indépendance» si une partie des enquêtes de la commission Charbonneau dépend du ministère de la Sécurité publique (voir organigramme), par l\u2019entremise de cette équipe de l\u2019UPAC qui lui est consacrée.«Il devrait y avoir une totale étanchéité autour de la commission, sinon le processus va être vicié», nous a-t-on dit.Les enquêtes policières Toujours selon nos sources, deux personnes auraient déjà été recrutées et cette équipe jouerait le rôle de filtre afin de s\u2019assurer que les témoignages et dossiers qui seront soumis à la commission Charbonneau ne compromettront pas des enquêtes policières ou des dossiers remis aux tribunaux.Si c\u2019est le cas, la commission Charbonneau n\u2019en prendrait pas connaissance.Dans le décret 1029-2011 adopté par le Conseil des ministres le 9 novembre, il est stipulé que la commission «veille à ne pas compromettre les enquêtes actuellement menées» par l\u2019Unité permanente anticorruption.Rappelons que le commissaire de l\u2019UPAC, Robert Lafrenière, s\u2019est toujours opposé à une commission d\u2019enquête sur la construction, au prétexte qu\u2019elle nuirait aux enquêtes policières.La juge France Charbonneau a déjà choisi ses deux cocommissaires, le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, et le juriste Roderick A.Macdonald.Elle s\u2019est aussi entourée de quatre policiers d\u2019expérience avec qui elle a travaillé dans le passé, deux issus de la Sûreté du Québec (René Fortin et Robert Pigeon), un de la police de Montréal (Mario Lamothe) et un de Longueuil (René Beauchemin).La juge Charbonneau n\u2019a pas souhaité répondre à nos questions en raison de son «devoir de réserve».MALAISESÀL\u2019UPAC EXCLUSIF SOMMAIRE Amusez-vous ! ARTS 10 Astrologie du jour AFFAIRES 13 Bourses AFFAIRES 10 et 11 Débats A 18 et 19 Décès AFFAIRES 14 Horaire télévision ARTS 7 Loteries A 14 Monde A 15 à 17 Petites annonces AFFAIRES 4 et 12 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Généralement ensoleillé, maximum 3, minimum 2.AFFAIRES 12 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 Conseiller juridique Conseiller à la planification stratégique MARTIN PRUD\u2019HOMME (ex-membre de la SQ) Sous-ministre à la Sécurité publique ROBERT DUTIL Ministre de la Sécurité publique Me SYLVAIN LÉPINE Procureur en chef Bureau de lutte contre la corruption et la malversation Me ALAIN PERREAULT Directeur des poursuites criminelles et pénales (par intérim) JEAN-MARC FOURNIER Ministre de la Justice 17 procureurs (20 à terme) ROBERT LAFRENIÈRE Commissaire à la lutte contre la corruption NATHALIE PITRE Directrice prévention et information GILLES MARTIN (ex-SQ) Directeur opérations ANALYSTES/ ENQUÊTEURS 4 enquêteurs-analystes Recrutés par concours de la fonction publique (Enquêtes en matière de représailles contre les dénonciateurs, analyse des dénonciations faites à l\u2019UPAC) UNITÉ ANTICOLLUSION Ex-unité de Jacques Duchesneau à Transports Québec 12 membres (19 à terme) 1 chef d\u2019équipe 2 analystes tactiques 1 agent de renseignement 8 enquêteurs-analystes 3 employés en processus d\u2019embauche UNITÉ MARTEAU Service des enquêtes contre la corruption (Marteau) Inspecteur Denis Morin et capitaine Éric Martin (SQ) 55 membres 44 policiers, dont 8 de la police de Montréal, 1 de la GRC, 1 de Longueuil, 1 de Québec, 1 du Bureau de la concurrence du Canada 11 employés civils Équipe d\u2019enquête sur la malversation/ corruption 12 membres (8 à l\u2019UPAC) 1 chef de service 10 enqueteurs 1 technicien en vérification fiscale 2 avocats REVENU QUÉBEC Analyste stratégique PRÉVENTIONNISTES 1 chef d\u2019équipe 4 préventionnistes (2 à Montréal, 2 à Québec) RICHARD DESCHESNES Directeur général de laSQ fiasco.«Le malaise est palpable, nous a dit une source.Des participants ne disent rien parce qu\u2019ils n\u2019ont rien à dire.D\u2019autres ne disent rien parce qu\u2019ils ne veulent rien dire.C\u2019est le cas des représentants de Revenu Québec.» Désormais, les réunions seront plus espacées, une fois par trimestre, dit-on.La même omerta règne aux réunions des comités des gestionnaires des unités.Là encore, Marteau et Revenu Québec seraient souvent muets comme des tombes pour ne pas compromettre leurs enquêtes en raison notamment d\u2019une probable faille constitutionnelle.Revenu Québec : situation délicate Certaines enquêtes menées actuellement par l\u2019UPAC et Revenu Québec pourraient en effet être compromises, une fois les accusations déposées.Les accusés pourraient invoquer l\u2019arrêt Jarvis.Cette décision, rendue par la Cour suprême en 2002, souligne que les informations obtenues au cours d\u2019une vérification fiscale ne peuvent pas être utilisées dans une enquête criminelle, sauf dans des cas bien précis.L\u2019arrêt Jarvis permettra aux accusés d\u2019invoquer la Charte des droits, même si la Loi sur l\u2019administration fiscale a été modifiée pour ajouter l\u2019UPAC à la liste des bénéficiaires de l\u2019information recueillie par Revenu Québec.Concrètement, ces unités ne sont séparées que par des paravents dans les locaux de l\u2019UPAC.Revenu Québec croit en son bon droit : «La validité constitutionnelle de la communication de renseignements de nature fiscale par Revenu Québec à un corps de police a été confirmée par la Cour du Québec, le 14 novembre dernier, dans l\u2019affaire The Queen v.Allan Rubin&Federal Commercial Metals », indique sa porte-parole, Valérie Savard.Un éminent juriste consulté par La Presse est moins catégorique : «Le procureur-chef de l\u2019UPAC [Me Sylvain Lépine] devra s\u2019assurer que la preuve est admissible dans les dossiers où il y a eu partage d\u2019informations dans un contexte de vérification fiscale, insiste-t-il.Il devra veiller à ce que le fonctionnement de l\u2019UPAC ne contamine pas les preuves.» Marteau sous pression L\u2019ambiance n\u2019est pas non plus au beau fixe chez Marteau, maintenant baptisée Service des enquêtes sur la corruption, rouage essentiel de l\u2019UPAC puisque chargée des enquêtes criminelles.Cette escouade compte 55 membres, en majorité des policiers de la Sûreté du Québec (SQ), ainsi que de Montréal, de Québec et de Longueuil (mais aucun de Laval, ville pourtant plus populeuse que Longueuil).Ils ne travaillent pas dans le même bâtiment que l\u2019UPAC.Des enquêteurs déplorent que leur travail soit orienté essentiellement vers le monde municipal.Et là encore, avant d\u2019interroger le moindre conseiller municipal, ils doivent aviser leurs supérieurs, qui en informent le commissaire de l\u2019UPAC.Ils se plaignent qu\u2019on les oblige à réinterroger des suspects, sans aucune justification, et se demandent si ce n\u2019est pas là une façon de ralentir leurs enquêtes et d\u2019éventuelles accusations.Enfin, l\u2019incertitude continue de régner sur le sort du capitaine Éric Martin, numéro 2 et «âme dirigeante» de l\u2019escouade, très apprécié de ses hommes pour son hermétisme aux influences et aux luttes de chapelle entre «verts» (SQ) et «bleus» (police de Montréal).Son successeur serait déjà connu, ce que nie la SQ.Hydro cause des étincelles Enfin, la présence de représentants d\u2019Hydro-Québec dans les locaux de l\u2019UPAC suscite des questions et un certain malaise.L\u2019équipe d\u2019enquête d\u2019Hydro est dirigée par Mario Laprise, officiellement chef de la sécurité industrielle.C\u2019est un ancien de la SQ, assez proche de M.Lafrenière pour l\u2019appeler Laf.M.Laprise et un de ses collègues, Gaétan Guimont, chef des enquêtes et également ancien de la SQ, assistent à tour de rôle aux réunions.M.Guimont a été présenté par M.Laf renière aux analystes de l\u2019UPAC lors d\u2019une rencontre il y a moins d\u2019un mois.«MM.Laprise et Guimond ne donnent aucune information sur Hydro-Québec, mais ils écoutent les autres, alors que font-ils là?», demande une source, rappelant qu\u2019Hydro-Québec est une cible potentielle des enquêtes de l\u2019UPAC.L\u2019Unité s\u2019est d\u2019ailleurs rendue aux bureaux de la société d\u2019État à la mi-octobre.Hydro-Québec a indiqué à La Presse que la présence de son personnel se justifie puisque l\u2019UPAC a élargi son mandat à cette société d\u2019État et c\u2019est à ce titre qu\u2019il y a collaboration.«Hydro- Québec facilite leur travail en mettant à leur disposition les gens et les informations qui sont pertinentes à leurs recherches », indique Marie-Hélène Devault, d\u2019Hydro-Québec.Omniprésence de la SQ Il y a quelques semaines, La Presse a reçu \u2013 et diffusé \u2013 une lettre à l\u2019entête de la SQ qui faisait état d\u2019allégations d\u2019ingérence politique dans les enquêtes.Au cours d\u2019entretiens séparés, quatre sources sont revenues sur le sujet.Toutes se demandent si le gouvernement n\u2019utilise pas l\u2019UPAC pour s\u2019informer sur les enquêtes en cours et, si besoin, «mettre le couvercle» sur les dossiers chauds.Le patron de l\u2019UPAC, le commissaire Robert Lafrenière, relève de Martin Prud\u2019homme, nommé sous-ministre associé à la Direction générale des affaires policières par le gouvernement Charest en 2009.Les deux hommes sont d\u2019anciens cadres de la SQ et se connaissent bien ; la fille de M.Lafrenière, elle-même policière, est la conjointe de M.Prud\u2019homme.Elle a travaillé comme lieutenante chez Marteau.Le commissaire associé aux vérifications de l\u2019UPAC, Pierre Avon, et le directeur des opérations, Gilles Martin, sont eux aussi d\u2019anciens cadres de la SQ.M.Avon relève directement du sousministre Prud\u2019homme, qui se rapporte au ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil.Gilles Martin, lui, n\u2019a pas le statut de commissaire associé.Une division de l\u2019UPAC, le Bureau des procureurs consacré à la lutte contre la corruption, relevait jusqu\u2019à hier de Me Louis Dionne, directeur des poursuites criminelles et pénales et luimême ancien cadre de la SQ.Il a été nommé, hier, juge à la Cour du Québec.Nos sources ont toutes signalé la prépondérance de la filière «verte» de la SQ, dont l\u2019indépendance par rapport au pouvoir est souvent remise en question.L\u2019UPAC EN BREF Création: février 2011 Budget : 30 millions Effectifs annoncés : 189 Effectifs novembre 2011 : environ 140 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 A 3 ACTUALITES Les hommes de pouvoir ont toujours un fidele l ieutenant qui , dans lfombre, sait tout.Il voit venir les coups fourres pour limiter les surprises qui pourraient eclabousser ses maitres .Ultimement, le role de ce lieutenant, cfest de proteger le pouvoir.Le modele du genre, bien sur, la reference, cfest Armand Jean du Plessis, cardinal de Richelieu.Ministre de Louis XIII, le cardinal entreprit de consolider et de repandre le pouvoir royal sur la France divisee du debut du XVIIe siecle.Dans le royaume, et ailleurs, il constitua un gigantesque reseau dfinformateurs.Le cardinal Richelieu aida Louis XIII a transformer le pouvoir de lfEtat francais.Une des assises de cette transformation etait lfinformation qufil recueillait aupres de ses espions.Ses intendants, partout dans le pays, savaient renseigner le cardinal sur les ennemis du roi.Le cardinal savait etre proactif.Ses espions le renseignaient, mais ils pouvaient aussi renverser le cours des evenements.Ainsi, on raconte que lfun de ses pions convainquit lfarchiduc dfAutriche de congedier quelque talentueux general sous des pretextes fumeuxc Avant meme que lfexpression ne soit inventee, Armand Jean du Plessis, cardinal de Richelieu, avait fait sienne cette maxime: lfinformation, cfest le pouvoir.Ce qui nous amene a Robert Lafreniere, commissaire de lfUnite permanente anticorruption (UPAC).¡¡¡ Policier de carriere, il a fait ses classes a la Surete du Quebec.Il etait inspecteurchef a la retraite, en 2003.En 2007, le ministre de la Securite publique, Jacques Dupuis, en fait son sousministre associe.Deux ans plus tard, i l devient le sousministre a la Securite publique.Cfest ce poste qufil occupe quand, en mars dernier, le gouvernement Charest le nomme commissaire de lfUPAC.Cfest toute la structure policiere et administrative de lfEtat, dans la lutte contre la corruption, qui releve desormais de M.Lafreniere.Partout dans la structure de lfUPAC, on trouve nombre dfanciens de la Surete du Quebec.Des gens qui connaissent M.Lafreniere.Les anciens de la pol ice de Montreal sont, disons, plutot rares.Il y avait bien Jacques Duchesneau a lfUnite anticollusion (UAC), mais M.Lafreniere lfa vire.Hors des canaux officiels, M.Laf reniere a dfaut res liens qui en font un homme potentiellement bien informe.Mario Laprise, responsable de la securite industrielle chez HydroQuebec, qui assiste a des reunions de lfUPAC (sans qufon sache trop pourquoi), lfappelle par son sobriquet, Laf.Bref, M.Lafreniere est un homme bien informe sur un tas de choses, grandes et petites, a lfUPAC.Cfest normal, cfest lui, le boss.Ce ne serait pas un probleme si le commissaire de l fUPAC etait nomme par lfAssemblee nationale, comme le verificateur general (VG), par exemple.Pour assurer lfautonomie du VG, ce nfest pas le gouvernement, seul, qui le nomme.Il y a un mur, immense, entre le VG et le gouvernement.Pour M.Lafreniere, cfest different.Il nfa pas lfautonomie du VG.Sa nomination est une nomination politique.Il a la confiance du gouvernement liberal.Or, fatalement, les enquetes de lfUPAC sont susceptibles dfaller ratisser dans la cour du gouvernement liberal.Ce meme gouvernement qui a nomme M.Lafreniere.Je tique.Je tique devant cette proximite entre Robert Laf reniere et le pouvoi r politique.Je tique quand j fapprends que, en plus, lfactuel sousministre a la Securite publique, Martin Prudfhomme, autre ancien de la SQ, est le gendre de M.Lafreniere, conjoint de la fille de M.Lafreniere, Dominique, jusqufa tout recemment affectee a lfescouade Marteau.M.Laf reniere, par ses canaux officiels et officieux, est un homme sacrement bien pistonne.Si lfinformation, cfest le pouvoir, M.Lafreniere est puissant.¡¡¡ Je suis encore plus interloque quand jfapprends que Robert Lafreniere a des interactions avec la juge France Charbonneau, qui presidera la commission dfenquete sur la construction.Lfembauche de 10 membres de lfUPAC (payes par celleci) pour epauler la commission dfenquete, cfest lui qui lfa suggeree a Mme Charbonneau.Par ailleurs, il ne cache pas, a lfinterne, que cfest a sa suggestion que la juge a embauche deux anciens haut places de la SQ pour lfassister.Je tique: cfest bien le meme Robert Lafreniere qui, il nfy a pas si longtemps, critiquait lfidee meme de cette commission dfenquete?Je tique: Robert Lafreniere, nomme par le gouvernement l ibera l , fa it des suggestions de personnel a la juge Charbonneau, qui va inevitablement enqueter dans la cour du gouvernement liberal ?Je crois rever ! Mais le cardinal Richelieu, ce mai t re da ns l fa rt de recueillir de lfinformation et de placer ses hommes aux bons endroits, cfest sur, approuverait les modus operandi du commissaire Lafreniere.Le cardinal Lafreniere PATRICK LAGACE CHRONIQUE Je tique: Robert Lafreniere, nomme par le gouvernement liberal, fait des suggestions de personnel a la juge Charbonneau, qui va inevitablement enqueter dans la cour du gouvernement liberal?Quatre procureurs pour epauler la juge Charbonneau Pour lfepauler dans la commission dfenquete sur lfindustrie de la construction, la juge France Charbonneau vient de choisir quatre procureurs dfexperience qui ont fait leurs armes dans la lutte au crime organise, ainsi qufa la commission Gomery, a revele RadioCanada, hier soir.Dfabord, Me Claude Chartrand, passe au Barreau du Quebec depuis sa demission fracassante de son poste de directeur du Bureau de lutte au crime organise.Me Chartrand a ecrit une lettre virulente en appui a ses employes pendant le conflit de travail opposant les procureurs de la couronne au gouvernement.Outre de lfintransigeance du gouvernement, il a laisse entendre que le Quebec nfaurait plus les moyens de sfattaquer au crime organise.Vient ensuiteMe Sylvain Lussier, qui a represente Ottawa a la commission Gomery sur le scandale des commandites.La juge Charbonneau est aussi allee chercher Sonia Lebel, procureure qui a pilote plusieurs dossiers de trafic de drogue et qui sfest beaucoup impliquee dans le syndicat des procureurs de la Couronne.Lfautre procureur devoile par RadioCanada est Me Denis Gallant, procureur federal qui a ete responsable de dossiers relies au crime organise, notamment celui de ce qufon appellait le áCartel de Bedfordâ, en Estrie.Vincent Larouche EN BREF llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R E A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 Connaissez-vous vraiment lfactualite?L f A U T R E T E L E AVEC JEAN-PHILIPPE WAUTHIER CAPITAINES ET PARTICIPANTS SfAFFRONTENT POUR REMPORTER LE GRAND PRIX.QUI SERA LE PLUS FIN STRATEGE?CE SOIR 19 h LA UNE QUI TUE! telequebec.tv www.birksechangedor.com Le 18 et 19 novembre 2011 P.S.-b.450.461.0011 du 24 au 26 novembre 2011 C.L.450.688.3431 Le 28 et 29 novembre 2011 1240 S.P.514.397.2511 du 30 novembre au 2 deCembre 2011 C.r.514.341.5426 En tant que lfun des plus prestigieux bijoutiers et marques de confiance en Amerique du Nord, Birks vous 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sous serment, l\u2019enquêteur René Boudreau, du programme d\u2019enquêtes criminelles de l\u2019Agence du revenu du Canada, affirme qu\u2019il a des «motifs raisonnables de croire» que sept actionnaires de l\u2019entreprise de l\u2019époque, dont l\u2019actuel PDG, Michel Lalonde, et le fondateur de l\u2019entreprise, René Séguin, se sont approprié une somme totale de 150 000$, qui n\u2019a pas été inscrite dans leurs déclarations de revenus.L\u2019affaire fait l\u2019objet d\u2019une enquête et ces faits n\u2019ont pas encore été prouvés devant la cour.Groupe Séguin experts-conseils, devenue Génius conseil, est une firme d\u2019ingénieurs fondée en 1980.Le Groupe Séguin a changé sa raison sociale en juin 2010, selon le site internet de l\u2019entreprise.Revenu Canada aurait été mis au parfum du stratagème à la suite d\u2019un audit réalisé au siège social de l\u2019entreprise, boulevard Métropolitain Est, entre août et septembre 2010.Au cours de l\u2019examen, la fonctionnaire chargée du processus de vérification a demandé au directeur de l\u2019administration et des finances, Serge Desmarais, de lui fournir davantage d\u2019informations sur quatre de ses fournisseurs: ASL Entrepreneur général, Réno-Brix, Multi-Rénovations et Magna Marketing inc., pour des dépenses réclamées totalisant 186 327$.Lors d\u2019une rencontre de suivi, le 13 septembre 2010, Desmarais aurait admis à la fonctionnaire que six actionnaires de l\u2019entreprise avaient consenti à ce stratagème afin de diminuer les passifs d\u2019impôts de la société.Il aurait par ailleurs révélé qu\u2019une « commission » de 36 327 $ a été payée à une personne non identifiée afin qu\u2019elle fournisse les factures.Le reste de la somme, 150 000$, aurait été redistribué également entre six actionnaires de l\u2019entreprise, dont lui-même.Les cinq autres actionnaires cités sont Michel Lalonde, Yvan Côté, Gino Lanni, Alain Deroy et André Prieur.Selon le site web de Génius, ils travaillent toujours pour la firme.Il ne nomme pas le fondateur de la société, René Séguin.Le responsable des communications de Génius, Philippe Malo, a indiqué hier qu\u2019il n\u2019avait «pas de commentaires » à faire sur le dossier.Entreprises fictives Selon l\u2019investigation de l\u2019enquêteur Boudreau, les quat re fou rnisseur s qui auraient produit les fausses factures sont tous enregistrés à l\u2019adresse commerciale 2348, rue Lucerne, à Montréal.Son étude des six factures produites par les quatre entreprises révèle que la mise en page, le format et les polices utilisées sont les mêmes.Dans le cas de Réno-Brix, les factures détaillent des travaux de réparation sur le bâtiment appartenant au Groupe Séguin et l\u2019installation d\u2019une nouvelle enseigne.Or, des recherches dans des bases de données sur les déclarations fiscales des entreprises ont permis à l\u2019enquêteur de déterminer que les activités commerciales déclarées par Réno-Brix sont des activités de buanderie.Il a découvert que l\u2019actionnaire principal de l\u2019entreprise est une société à numéro enregistrée comme une entreprise qui travaille dans la vente de vêtements.Le président des deux sociétés serait Bernard Ratelle, reconnu coupable d\u2019une fraude fiscale en 2008.Selon une requête produite à la Cour supérieure en octobre 2010, Revenu Québec le soupçonne d\u2019être mêlé à une f raude fiscale de 118 millions de dollars, également dans une affaire de fausses factures.«Facture fictive» Pour ce qui est des trois autres sociétés, l\u2019enquêteur écrit qu\u2019il a des «motifs raisonnables de croire» que les entreprises n\u2019offrent pas de services réels et qu\u2019elles sont utilisées à des fins frauduleuses pour permettre à des tiers de réduire leurs impôts.À la lumière de cette enquête, le 15 septembre dernier, l\u2019Agence du revenu du Canada a mené une perquisition dans les locaux de Génius conseil.Des ordinateurs ont été fouillés et des centaines de documents saisis.Selon l\u2019inventaire des documents, que La Presse a obtenu, au moins deux factures avec la mention «facture fictive » ont été trouvées.Les princ ipaux cl ients du Groupe Séguin sont le ministère des Transports du Québec, la Ville de Montréal et Aéroports de Montréal, a affirmé Serge Desmarais lors d\u2019une entrevue avec la fonctionnaire responsable de l\u2019audit.L\u2019entreprise compte également parmi ses clients plusieurs municipalités et commissions scolaires.De janvier 2005 au 10 juin 2009, l\u2019administration Tremblay a attribué des contrats de services professionnels d\u2019une valeur de 26 millions de dollars au Groupe Séguin.Une firme de génie-conseil dans la ligne de mire de Revenu Canada EXCLUSIF PHOTO PATRICK SANFACON, LA PRESSE Des agents de l\u2019Agence du revenu du Canada ont fait une perquisition au siège social de Génius conseil (nouveau nom du Groupe Séguin experts-conseils), boulevard Métropolitain Est à Montréal, à la mi-septembre.La firme est soupçonnée d\u2019avoir réclamé des dépenses fictives.Le Groupe Séguin experts-conseils aurait réclamé des dépenses fictives de 165 000$ grâce à un «stratagème» de «fausses factures » durant l\u2019année financière 2009.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 A 5 QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL SHERBROOKE CARREFOUR DE L\u2019ESTRIE COMMANDES TÉLÉPHONIQUES 1-877-666-1840 LA MAISON SIMONS VOUS INVITE À VENIR RENCONTRER SASCHA BLICK MAÎTRE ARTISAN ALLEMAND EN CONFECTION DE CRAVATES, PAPILLONS ET FOULARDS QUI SERA SUR PLACE POUR NOUS ENSEIGNER LA FAÇON D\u2019EXÉCUTER UN NOEUD PAPILLON PARFAIT SELON LES RÈGLES DE L\u2019ART DES VRAIS GENTLEMEN L\u2019ART DU NOEUD ÉVÉNEMENT-RENCONTRE AVEC SASCHA BLICK PLACE STE-FOY À QUÉBEC CENTRE-VILLE DE MONTRÉAL LE VENDREDI 18 NOVEMBRE ENTRE 18h ET 20h LE SAMEDI 19 NOVEMBRE ENTRE 14h ET 16h Il est définitivement en émergence dans les tendances mode de pointe.Avec l\u2019immense variété de nouvelles formes dans les cols de chemises, avec toute l\u2019influence smoking qui vient teinter l\u2019image du complet moderne, le noeud papillon est vraiment devenu la signature de la génération montante.De notre collection Blick, voici le «Menzies» tartan authentique d\u2019Angleterre, en laine tissée noir et blanc.Style 578179.La chemise smoking redessinée 98.00 style 525.LE NOEUD PAPILLON TARTAN ANGLAIS «MENZIES» SIGNÉ BLICK 4800 DANS LA CHEMISERIE CLASSE AFFAIRES RAYON 31 POUR HOMME LE COMPLET RAYURES GRAVÉES SUBTILES 25995 On apprécie particulièrement son mélange équilibré 44% laine et 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MONTRÉAL PLUS DAPHNÉ CAMERON Le vér i f icateu r généra l , Jacques Bergeron, s\u2019oppose à ce que les médias publient le contenu des courriels que la Ville de Montréal a consultés et copiés dans le cadre d\u2019une « enquête » du contrôleur général Pierre Reid.Le procès sur l\u2019espionnage des courriels du vérificateur s\u2019est poursuivi, hier, au palais de justice de Montréal.La procureure du vérificateur général, Me Chantal Chatelain, a longuement plaidé pour le maintien d\u2019une ordonnance de non-publication sur toute information découlant du contenu des courriels, y compris les milliers de pages qui n\u2019ont pas été produites devant le tribunal, ainsi que la mise sous scellé des courriels.Cette ordonnance temporaire a été adoptée peu de temps après le dépôt de la poursuite du vérificateur contre la Ville de Montréal.Le vérificateur général souhaite ainsi prévenir toute fuite d\u2019information dans les médias.Il vise aussi à protéger «l\u2019institution » qu\u2019est le Vérificateur général en garantissant la confidentialité aux personnes qui ont transmis des informations au vérificateur général ainsi qu\u2019aux procureurs et juricomptables avec qui il travaille.«L\u2019intérêt public est que les contribuables, les justiciables et toutes les personnes qui ont à s\u2019adresser au vérificateur général aient confiance dans la confidentialité de leur communication avec le vérificateur général et dans ses travaux», a déclaré Me Chantal Chatelain.La Ville de Montréal se défend de vouloir révéler au grand jour les milliers de pages qui ont été espionnées et parle plutôt d\u2019un «nombre limité» de courriels.« J\u2019offre à ma collègue, avant de les rendre publics, de [les] lui montrer et de lui demander si elle a des objections à faire valoir et, si tel était le cas, on fait trancher la cour», a expliqué l\u2019avocat de la Ville, Me Sylvain Lussier.Gesca, groupe de quotidiens dont fait partie La Presse, ainsi que Radio-Canada ont plaidé pour que l\u2019ordonnance de non-publication soit levée.Selon le procureur de Gesca et Radio-Canada, Christian Leblanc, l \u2019ordonnance en vigueur est si vaste qu\u2019elle correspondrait à imposer un huis clos aux journalistes qui couvrent le procès.Puisque les journalistes ne connaissent pas le contenu des milliers de documents visés par l\u2019ordonnance, ils se retrouveront muselés de peur de révéler une information qui s\u2019y trouve et, par conséquent, d\u2019être reconnus coupables d\u2019outrage au tribunal.Il a affirmé que les ordonnances demandées contreviennent au droit à la liberté d\u2019expression, à la liberté de la presse ainsi qu\u2019au droit du public à l\u2019information.La première portion du procès, qui touche des questions de procédure, se déroule jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Le débat sur le fond du dossier, c\u2019est-àdire déterminer si l\u2019ouverture de milliers de courriels et de pages de documents par le contrôleur Pierre Reid et trois de ses enquêteurs était légale ou non, se déroulera ultérieurement, à une date qui n\u2019a pas encore été fixée.Le vérificateur demande à garder secrets ses courriels espionnés La Ville de Montréal se défend d\u2019avoir bafoué sa nouvelle politique de gel d\u2019embauche trois semaines après l\u2019avoir adoptée, précisant qu\u2019elle ne s\u2019appliquait qu\u2019au tiers de ses 28 000 employés.Le réseau de télévision Global a rapporté hier que la Ville avait embauché des employés à la mi-octobre après avoir annoncé un gel le 21 septembre.L\u2019administration municipale a réagi, hier, en précisant que sa nouvelle politique touchait seulement les postes aux services centraux, jugés non essentiels et n\u2019offrant pas de services directs à la population.Cette mesure exclut les quelque 8000 employés des arrondissements, les 4700 policiers, les 2400 pompiers et les 4400 cols bleus.De plus, le gel ne s\u2019applique pas à l\u2019embauche de 70 professionnels recrutés pour améliorer l\u2019expertise de la Ville en construction, une mesure proposée par le rapport de l\u2019Unité anticollusion.\u2014 Pierre-André Normandin Montréal se défend d\u2019avoir bafoué son gel d\u2019embauche Jacques Bergeron dit chercher à protéger la confidentialité des sources qui lui refilent de l\u2019information.EN BREF llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 6 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 NE113G111 © 2011.Sears Canada Inc.PRIX DES ARTICLES SOLDÉS EN VIGUEUR JUSQU\u2019AU DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011 *Cette offre de rabais: à l\u2019exclusion des articles dont le prix se termine par ,97 et ,88, des articles actuellement annoncés et 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ACTUALITÉS LA PRESSE CANADIENNE ET FRANCIS VAILLES Le ministre fédéral de l\u2019Industrie, Christian Paradis, promet que des enquêtes approfondies seront menées sur les allégations de détournement de fonds provenant du programme de prêts aux petites et moyennes entreprises de son ministère.Hier, La Presse a fait état d\u2019un stratagème de fausses factures et de factures gonflées qui permet à des propriétaires de réseaux de franchises d\u2019empocher indûment des sommes importantes garanties par le gouvernement fédéral.Le stratagème touche en particulier des réseaux de restaurants.«C\u2019est répugnant», a laissé tomber le ministre Paradis, hier, alors qu\u2019il se trouvait à Montréal pour dévoiler les grandes lignes de la Loi sur les régimes de pension agréés collectifs.«Les gens doivent être imputables de ce qu\u2019ils font et, effectivement, s\u2019il y a des gens qui ont agi de façon contraire à la loi, ils devront être poursuivis en justice.» Le ministre s\u2019est dit d\u2019autant plus outré que ces allégations visent un programme utile, selon lui.«Je trouve ça inacceptable parce que c\u2019est malheureux; vous avez des bons programmes économiques comme ça qui peuvent être porteurs et ça vient porter ombrage justement à tous les bienfaits que ce programme-là peut amener », a dit M.Paradis.Plus de 7500 ent repr ises canadiennes bénéf i - cient annuellement de ce programme géré par Industrie Canada, dont environ le tiers au Québec.Le ministre Paradis a dit avoir appris la nouvelle à la lecture de La Presse hier.«Je vais exiger que la lumière soit faite sur ça», a-t-il affirmé.«Mais avant d\u2019accuser, on va prendre l\u2019information.On va faire ce qu\u2019il faut pour que ces gens-là soient imputables et même, au besoin, si on se rend compte qu\u2019il y a eu un bris de la loi, qu\u2019ils soient poursuivis en justice», a souligné le ministre.Fausses factures Selon l\u2019enquête de La Presse, des millions de dollars ont été détournés du programme de prêts aux PME depuis plusieurs années.L\u2019affaire impliquerait des millions de dollars et des dizaines de restaurants franchisés.L\u2019enquête repose sur le témoignage de plusieurs informateurs et sur des preuves documentaires (fausses factures, états de comptes bancaires, etc.).En vertu du programme fédéral, les fonds qu\u2019emprunte un restaurant à une banque sont garantis par le gouvernement fédéral, qui assume 85% des pertes en cas de faillite.La banque avance des fonds qui doivent servir à la rénovation ou à l\u2019achat d\u2019équipements, avec pièces justificatives.Or, deux entrepreneurs en construction ont affirmé à La Presse avoir fabriqué à répétition de faux documents pour obtenir l\u2019argent qui, après avoir été versé dans leur compte, a été transféré au franchiseur du restaurant.En général, les rénovations ont eu lieu, du moins en partie, disent-ils.Toutefois, bien souvent, les factures justificatives remises aux banquiers sont gonflées et le surplus est versé au franchiseur qui reçoit les fonds.Des restaurateurs et entrepreneu r s commencent à dénoncer la situation, car le fisc leur réclame ensuite les taxes de vente inscrites sur les factures gonflées.Certains entrepreneurs en construction sont ainsi acculés à la faillite.Hier, le député Guy Caron a posé une question en Chambre sur le sujet à Maxime Bernier, ministre d\u2019État à la Petite Entreprise et au Tourisme.«Est-ce que le ministre peut nous dire combien Industrie Canada a perdu dans ce programme en remboursant les prêts d\u2019entreprises qui ont fait faillite?», a-t-il demandé.«En ce qui concerne des fraudes potentielles, a dit le ministre Bernier, j\u2019aimerais encourager les personnes qui sont témoins d\u2019actes illégaux ou de fraudes de faire les plaintes aux autorités appropriées.C\u2019est sérieux.C\u2019est l\u2019argent des contribuables.» Industrie Canada n\u2019avait pas fait de commentaires à La Presse, malgré les deux jours de délai mis à sa disposition.Hier matin, après la publication de l\u2019enquête, le Ministère a finalement transmis une réaction par courriel.«Industrie Canada prend la fraude au sérieux et travaille avec les prêteurs afin de la prévenir et de la détecter.Lorsque le programme est informé ou détecte une fraude présumée, il procède à une analyse des informations disponibles et prépare un dossier pour présentation à la GRC.Le Programme transmet tous les prêts identifiés comme étant présumément frauduleux à la GRC pour enquête», a répondu le porte-parole du Ministère, Michel Cimpaye.FONDS DES PME DÉTOURNÉS Le ministre Paradis promet une enquête L\u2019affaire impliquerait des millions de dollars et des dizaines de restaurants franchisés.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 A 7 10% Titulaires de permis, agences de la SAQ, comptoirs Vin en vrac et SAQ Dépôt exclus.L\u2019offre Économisez 10% avec tout achat de 100$ et plus (après toute autre réduction) est en vigueur du 18 au 20 novembre 2011 seulement et s\u2019applique uniquement aux produits offerts en succursale, à l\u2019exception des cartes-cadeaux SAQ, des cartes de dégustation et des bons-cadeaux «Les Connaisseurs», ainsi que des produits commandés par l\u2019entremise du service des commandes privées et de ceux en vente dans le catalogue Le Courrier vinicole.Promotion également offerte dans SAQ.com.Achats non cumulatifs.Aucune mise de côté n\u2019est acceptée.18 ans ou plus.VENDREDI, SAMEDI ET DIMANCHE DU 18 AU 20 NOVEMBRE Faites vos provisions ACTUALITÉS L\u2019établissement de 260 places est situé en plein coeur de Cowansville.PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE 1997: UN DIFFÉREND AVEC LE FISC De 1995 à 1997, la Terrasse grecque est détenue par la société à numéro 2739-7058 Québec inc., dont les actionnaires sont notamment Demetrios Tsamis et Michel Vamvakas.Le resto change de main à l\u2019été 1997 à la suite d\u2019un différend avec le banquier et le fisc.Deux ans plus tard, le duo Tsamis-Vamvakas déclare faillite sous la pression du fisc.2001: LES CHAUDRONS SAISIS PAR LA BANQUE En 1997, la famille Tsamis-Vamvakas réussit à poursuivre l\u2019exploitation du resto en obtenant un prêt de la Banque Royale.L\u2019établissement change de nom et devient la Terasse du Sud.Officiellement, c\u2019est la femme de Demetrios Tsamis qui en est l\u2019unique actionnaire, Maria Batsakis, par l\u2019entremise de la société 9053-0031 Québec inc.L\u2019aventure tourne au vinaigre au printemps 2001, lorsque la Banque Royale saisit tous les équipements (cuisinières, chaises, tables, etc.) pour défaut de paiement.Le resto est géré durant quelques mois par le proprio de l\u2019immeuble.En août 2001, Maria Batsakis déclare faillite, incapable de payer une dette d\u2019environ 250 000$, dont la moitié est due au fisc.FRANCIS VAILLES En apparence, la Ter rasse grecque de Cowansville est un restaurant sans histoire.En réalité, l\u2019établissement de 260 places est un modèle d\u2019instabilité financière, qui a fait perdre plus de 2 millions de dollars au fisc.Depuis 15 ans, le restaurant situé au 714, rue du Sud, angle Léopold, a été détenu par cinq entreprises différentes.En excluant le propriétaire actuel, les quatre entreprises précédentes ont déclaré faillite ou fermé à la suite de saisies du fisc ou de la banque.Les actionnaires ou administrateurs de ces entreprises sont issus de la même famille.Les deux soeurs et les deux beaux-frères de la famille Tsamis-Vamvakas se sont échangé la propriété des entreprises durant tout ce temps.Et l\u2019un après l\u2019autre, ils ont, eux aussi, fait faillite.L\u2019homme d\u2019affaires Peter Anastopoulos et la firme d\u2019avocats Kounadis Perreault sont les seuls éléments stables du restaurant depuis 15 ans, selon les documents publics.Le premier est propriétaire de l\u2019immeuble qui abrite le resto depuis 1997, tandis que la seconde a agi à titre de cabinet d\u2019avocats pour toutes les entreprises qui ont été propriétaires du resto depuis 1997, de même que pour les entreprises de Peter Anastopoulos.Autrement dit, Kounadis Perreault a été le cabinet d\u2019avocats du propriétaire de l\u2019immeuble et des quatre entreprises locataires.Joint au téléphone, Peter Anastopoulos nous a dit qu\u2019il est au courant des problèmes des restaurateurs avec le fisc, mais que son rôle s\u2019arrête là.«Moi, je suis le proprio de la bâtisse.Ils me paient le loyer.Chaque fois, ils ont des problèmes avec les taxes.Mais moi, j\u2019ai besoin de quelqu\u2019un pour exploiter le restaurant.Maintenant, depuis juin 2010, c\u2019est moi qui exploite le resto parce que je n\u2019avais plus le choix», dit-il.Après quelques tentatives, nous avons réussi à communiquer avec un membre de la famille Tsamis-Vamvakas, Demetrios (Jimmy) Tsamis.Ses réponses étaient toutefois vagues et M.Tsamis a été incapable d\u2019expliquer l\u2019historique de l\u2019établissement, se disant aujourd\u2019hui un simple salarié.SIX FAILLITES EN 12 ANS VOICI UN APERÇU DE L\u2019HISTOIRE FINANCIÈRE DU RESTO, SELON L\u2019État a perdu 2 millions dans la Terrasse grecque EXCLUSIF llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 8 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 Anaïs Favron et Normand Brathwaite en duo CE SOIR 21 h BAR OUVERT telequebec.tv L \u2019 A U T R E T É L É AVEC CHRISTIAN BÉGIN VOYEZ AUSSI LES PERFORMANCES SURPRENANTES DE MARTIN DRAINVILLE, JULIEN TREMBLAY, DE LA CONTORSIONNISTE ANDRÉANE LECLERC ET DU PERCUSSIONNISTE GUY NADON. ACTUALITÉS 2005: UNE PERQUISITION POUR ÉVASION FISCALE En 2001, Matina Batsakis Vamvakas, la soeur de Maria Batsakis et conjointe de Michel Vamvakas, entre en scène.Elle devient l\u2019unique actionnaire du resto par le truchement de l\u2019entreprise 9100-2857 Québec inc.L\u2019établissement reprend le nom de Terrasse grecque.Mais encore une fois, l\u2019aventure tourne court: au printemps 2005, le fisc fait une perquisition dans le restaurant pour évasion fiscale.Revenu Québec estime que les trois quarts des ventes du resto n\u2019ont pas été déclarés entre 2001 et 2003 et que l\u2019entreprise lui doit près de 300 000$ de TVQ.Incapable de payer, 9100-2857 Québec inc.déclare faillite à l\u2019été 2005 et Mme Vamvakas fait de même au début de 2008, avec une réclamation globale du fisc de près d\u2019un million de dollars.2010: LES CHAUDRONS SAISIS PAR LE FISC Malgré les démarches du fisc, le resto poursuit ses activités, en 2005, cette fois sous le numéro 9103-1237 Québec inc., avec comme unique actionnaire officiel Michel Vamvakas, conjoint de Matina.Mais le manège recommence: en mars 2010, le fisc saisit les équipements pour des impôts impayés de 222 000$.Le propriétaire de l\u2019immeuble, Peter Anastopoulos, s\u2019oppose à la saisie, affirmant que les équipements lui appartiennent.Il dépose en preuve le bail du resto, signé par 9100-2857 Québec inc.Le hic, c\u2019est que cette entreprise n\u2019existe plus depuis cinq ans, ayant fait faillite en tant qu\u2019ancien proprio du resto.Une tierce entreprise intervient alors au dossier et offre au fisc de racheter les équipements pour 7500$.La firme d\u2019avocats Kounadis Perrault représente trois parties: la firme saisie par le fisc, le proprio de l\u2019immeuble et l\u2019entreprise qui rachète les équipements.2011 : LA 2e GÉNÉRATION PREND LE RELAIS Aujourd\u2019hui, l\u2019établissement continue de servir des repas.Il est détenu depuis 2010 par une nouvelle entreprise à numéro, soit 9055-1284 Québec inc.Cette firme est la propriété de la famille Anastopoulos, mais elle est présidée officiellement par Kristina Tsamis, fille de Demetrios Tsamis.Ce dernier ne peut administrer l\u2019entreprise, puisqu\u2019il a fait une faillite personnelle en mai 2011, sa deuxième en 12 ans.Il avait accumulé 538 000$ de dettes, dont 363 000$ dus à Revenu Québec.LESDOCUMENTS PUBLICS RETRACÉS PAR LA PRESSE POUR UN RESTAURANT de Cowansville llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 A 9 Mettez la main sur un nouveau mode de paiement.Voici les Paiements mobiles BMO.Un moyen sûr et pratique d\u2019effectuer vos paiements TapezPartezMC* avec votre mobile.De plus, faites le suivi de vos achats grâce à des avis par courriel.Une autre solution bancaire innovante de BMO.Pour en savoir plus et pour commander votre étiquette MasterCardMD* BMO PayPassMC* de paiement mobile GRATUITE, visitez bmo.com/paypass/fr.MDMarque de commerce déposée de la Banque de Montréal.MC*/MD*MasterCard et le logo MasterCard sont des marques déposées et PayPass et TapezPartez sont des marques de commerce de MasterCard International Incorporated. MONTRÉAL PLUS CHARLES CÔTÉ ET BRUNO BISSON La consultation sur le plan d\u2019aménagement de la région de Montréal a mis en lumière la colère de la banlieue nord contre l\u2019idée d\u2019empêcher toute nouvelle construction dans le territoire agricole pour les cinq prochaines années.Malgré cette opposition, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) doit maintenir le cap, sauf exceptions.C\u2019est ce qui ressort d\u2019un rappor t de consu lt at ion rendu public hier par Helen Fotopulos, qui a présidé les séances publiques sur un projet de Plan métropolitain d\u2019aménagement et de développement (PMAD), en septembre et octobre derniers.L\u2019enjeu le plus controversé de ces consultations était la proposition de la CMM de «geler» le périmètre d\u2019urbanisation dans les 82 municipalités qui composent le territoire métropolitain pendant cinq ans.Les municipalités de la banlieue nord s\u2019y sont opposées en bloc.Certaines municipalités de la banlieue sud ont aussi exprimé des craintes et des réserves.« Il y aura un gel , avec des exceptions, a déclaré Mme Fotopulos, conseillère municipale à Montréal.La zone agricole doit être vue comme un joyau alimentaire.» Cette assurance n\u2019impressionne pas l\u2019Union des producteurs agricoles, qui a «pris acte» du rapport et estime que laCMM «doit aller plus loin», selon un communiqué publié hier.« L\u2019UPA considère que le document n\u2019insiste pas suffisamment sur l\u2019ampleur des préoccupations des citoyens au regard, spécifiquement, de l\u2019urbanisation anarchique du territoire, et de la nécessité de protéger les meilleures terres agricoles du Québec.» L \u2019 o u v e r t u r e d e l a Commission à la reconnaissance d\u2019« exceptions » qui pourraient échapper au moratoire général sur la zone verte ne suscite pas, non plus, beaucoup d\u2019enthousiasme dans des municipalités qui s\u2019opposent au «gel ».Joint par La Presse, le maire de Terrebonne et président de la Table des préfets de la couronne nord, Jean-Marc Robitaille, a dit qu\u2019« il s\u2019agit d\u2019un rapport honnête qui reflète fidèlement le contenu de ce qui a été dit et entendu en audiences publiques».« Il y a des ouvertures, a ajouté M.Robitaille, mais c\u2019est évident qu\u2019on n\u2019y trouve pas ce qu\u2019on aurait souhaité.» La mairesse de Repentigny, Chantal Deschamps, aussi membre du comité de consultation, a dit souhaiter que les possibilités d\u2019« exceptions » figureront dans la version définitive du plan, qui sera publiée le 8 décembre.Mais elle concède qu\u2019il ne s\u2019agira que d\u2019ajustements.« On ne repar t pas en expansion.On ne refera pas une autre ville de 80 000 habitants », a-t-elle dit en entrevue à La Presse, hier.Le rapport recommande que le Plan final préconise la création d\u2019une «trame verte et bleue» dans la région métropolitaine, un réseau composé de terres agricoles, de forêts, de cours d\u2019eau et de milieux humides.Il s\u2019agit d\u2019une victoire importante pour les groupes écologistes.Le plan soumis à la consultation ne faisait qu\u2019évoquer cette idée.Mme Fotopulos estime toutefois que le frein au développement traditionnel de la banlieue implique un changement dans ses sources traditionnelles de revenus.Le rapport de consultation recommande donc une réforme de la fiscalité municipale.À cet égard, ce rapport propose d\u2019examiner la question d\u2019un «péage métropolitain» pour assurer le financement des transports collectifs et des infrastructures routières.La version définitive du Plan d\u2019aménagement et de développement de la région métropolitaine de Montréal sera dévoilée le 8 décembre.Elle tiendra compte du rapport de consultation et des avis des MRC de la région.Il doit être adopté avant le 31 décembre.Plan d\u2019aménagement de la région de Montréal Le gel de la zone agricole maintenu PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE Sauf exception, la zone agricole métropolitaine sera préservée, ce qui déplaît aux municipalités de la banlieue nord.Les étudiants souhaitent la fin de la grève La grève des employés de soutien qui dure depuis plus de deux mois, tant à l\u2019Université McGill qu\u2019à l\u2019Université de Sherbrooke, inquiète les étudiants.Dans une conférence de presse commune, hier, les associations étudiantes des deux institutions ont pressé les syndicats et les administrations des universités de régler le conflit rapidement, de façon équitable.L\u2019impact de la grève se fait sentir sur les services aux étudiants et la qualité de l\u2019enseignement, ont-ils fait valoir.De son côté, le syndicat des employés de soutien de l\u2019Université McGill (McGill University Non-Academic Certified Association), qui représente 1700 employés, a manifesté en après-midi devant le bureau de la ministre de l\u2019Éducation, Line Beauchamp, dans l\u2019espoir de faire débloquer les négociations qui sont actuellement au point mort.\u2014 Pascale Breton EN BREF PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Trop peu, trop cher.Projet Montréal condamne la décision de faire de la rénovation du restaurant Hélène-de-Champlain l\u2019un des «legs majeurs» du 375e anniversaire de la métropole.Un cadeau dont ne profitera pas la majorité de la population, dénonce le chef de la deuxième opposition, Richard Bergeron.La Presse a révélé hier que les coûts de la rénovation du bâtiment patrimonial, construit en 1930, étaient passés de 7,3 à 16,4 millions.Deux évaluations de coûts avaient omis d\u2019inclure les taxes, les frais pour gérer le chantier et un fonds de prévoyance.La forte présence d\u2019amiante a aussi fait gonfler la facture.«C\u2019est excessif comme coût et si ça doit être un legs, c\u2019est trop petit», a dénoncé Richard Bergeron.« Si l\u2019Hélène-de- Champlain est un legs, c\u2019est bien mal parti pour 2017.» Le chef de la deuxième opposition ne voit pas en quoi la rénovation à grands frais d\u2019un restaurant de luxe représente un cadeau pour toute la population.«Nous, le bon peuple, quand on va aux îles, c\u2019est seulement pour bénéficier de ce qu\u2019il reste de beauté.» M.Bergeron ajoute que le projet représente une «concurrence déloyale» pour les restaurateurs de Montréal.Le responsable du 375e, Michel Bissonnet, a indiqué hier que la rénovation ne représentait pas un legs de la Ville, mais bien de la Société du parc Jean-Drapeau.Et ce même si Montréal paie la facture.Quant à l\u2019explosion des coûts, l\u2019élu a refusé de se prononcer.«C\u2019est une opération pour que quatre promoteurs puissent faire à nouveau du Hélène-de-Champlain une plaque tournante de la gastronomie », a-t-il simplement dit.L\u2019opposition officielle ne compte pas en rester là.La chef de Vision Montréal, Louise Harel, compte profiter de l\u2019étude du budget en décembre pour questionner l\u2019administration municipale sur ce dépassement de coût ainsi que sur les revenus anticipés par la Ville et la Société du parc Jean-Drapeau.Louise Harel a par ailleurs dénoncé l\u2019« incompétence grave» des consultants embauchés pour évaluer les coûts du projet, invitant la Société du parc Jean-Drapeau à recourir à l\u2019avenir à l\u2019expertise interne de la Ville.Questionnée sur les importantes omissions de son évaluation du coût des travaux réalisée en 2010, la firme SNC-Lavalin a assuré par courriel avoir « fourni à son client un rapport contenant tous les détails requis ».Rénovation du restaurant Hélène-de-Champlain Un legs coûteux et élitiste, selon Projet Montréal Les coûts de la rénovation du bâtiment patrimonial, construit en 1930, sont passés de 7,3 à 16,4 millions.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 10 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 Le spécialiste du CONFORT 3963, rue Wellington à Verdun 514.762.5184 www.chaussuresdupuis.com À 2 minutes de marche de l\u2019Église À 5 minutes du pont Champlain Très grande sélection de chaussures et de bottes tendance adaptées à vos ORTHÈSES.Aussi disponibles pour jambes fortes.PLUS DE 250 MODÈLES Homme : pointures 6 à 15 - Largeurs B à 6E Femme : pointures 4 à 13 - Largeurs AA à 4E Grand choix de pointures et de largeurs Président d\u2019honneur : Georges-Hébert Germain Invités d\u2019honneur : Claude Beausoleil Jacques Laurin Marina Lewycka Martin Michaud Gérard Moncomble Michèle Plomer Élaine Turgeon Jean Rolin Denis Vaugeois Programmation complète sur salondulivredemontreal.com CARREFOUR DESJARDINS 15h30 LES 25 ANS DU DERNIER DES RAISINS Claudia Larochelle reçoit Dominique Demers, Matthieu Simard et Jade Bérubé 18h30 L\u2019INvItAtION AU vOyAgE Laurent Laplante reçoit Michel Cormier, Jacques Laurin, Michèle Plomer et Jean Rolin gRANDE PLACE CONFIDENCE D\u2019éCRIvAIN Gilles Archambault reçoit 18h30 Marina Lewycka 19h Emmanuel Carrère 19h30 Samuel Archibald AUJOURD\u2019HUI ACTUALITÉS CHRISTIANE DESJARDINS KINGSTON \u2014 Fin limier, l\u2019étudiant de Kingston embauché par Mohammad Shafia pour découvrir «la vérité» sur la tragédie de l\u2019écluse savait que l\u2019homme et sa femme étaient innocents.Mais il sentait qu\u2019Hamed, leur fils, cachait quelque chose.Et il a vu juste.Hamed, qui avait résisté à au moins trois interrogatoires policiers, a accepté pour la première fois de révéler ce qui s\u2019était réellement passé la nuit du 30 juin 2009, à l\u2019écluse de Kingston Mills.C\u2019est cette «vérité» que le jury chargé de juger les trois Shafia, Mohammad, le père, Tooba, la mère, et Hamed, le fils, s\u2019apprête à entendre, aujourd\u2019hui, à Kingston.Ces derniers sont accusés d\u2019avoir tué avec préméditation les soeurs Zainab, 19 ans, Sahar, 17 ans, Geeti, 13 ans, de même que Rona, 53 ans, première femme de Mohammad.Les quatre victimes ont été trouvées noyées dans une voiture au fond de l\u2019écluse de Kingston Mills, le matin du 30 juin 2009.La Couronne allègue qu\u2019elles auraient été exécutées parce qu\u2019elles transgressaient les règles «d\u2019honneur » de la famille.Auj ou rd \u2019hui , donc, la Couronne fera écouter l\u2019enregistrement réalisé le 7 novembre 2009 dans une prison de Kingston, lorsque l\u2019étudiant en ingénierie a pris la déclaration d\u2019Hamed.Cette déclaration de même que la révision du dossier réalisée par cet étudiant, à l\u2019automne 2009, ont été faites à l\u2019insu de l\u2019avocat deMohammad Shafia, Me Peter Kemp.En fait, ce dernier a embauché l\u2019étudiant en août comme interprète, pour pouvoir communiquer avec les accusés.L\u2019étudiant, qui parle le farsi-dari, a ensuite conclu une entente secrète avec Mohammad Shafia pour réviser l\u2019enquête policière.M.Shafia l\u2019a payé 4500$ pour son travail.Impressionné L\u2019étudiant, dont on doit taire l\u2019identité pour le moment, a rencontré Mohammad Shafia en prison pour la première fois en août 2009.Il a été impressionné par l\u2019accusé.C\u2019était le mois du ramadan.Le quinquagénaire se plaignait de ne pas avoir de montre en prison pour savoir quand il pouvait se sustenter entre ses jeûnes et faire ses prières quotidiennes.Un homme aussi pieux et ancré dans ses convictions ne pouvait avoir tué ses propres enfants, s\u2019est dit l\u2019étudiant.« Pendant qu\u2019il [Shafia] parlait, je percevais son caractère.La manière directe avec laquelle il répondait aux questions montrait qu\u2019il était sûr de ses croyances.Le ton de sa voix dénotait sa fermeté, il était certain de ce qu\u2019il avançait », a expliqué l\u2019étudiant, en novembre 2009, avant d\u2019enregistrer la déclaration d\u2019Hamed.En parcourant la preuve, notamment l\u2019écoute électronique de même que les interviews des accusés menées par les policiers, l\u2019étudiant dit avoir découvert des erreurs d\u2019interprétation, qui faisaient fi du contexte.Les déclarations de témoins d\u2019origine afghane, comme celles de Fazil Javad et de Latif Hyderi, frère et oncle de Tooba, qui ont fait part de propos de Mohammad Shafia révélant qu\u2019il voulait tuer son aînée, Zainab, lui paraissaient par ailleurs être dictées par l\u2019animosité et la vengeance.«J\u2019ai honte pour la police qui se sert de cela comme preuve.Est-ce qu\u2019on a une police aussi stupide pour prendre ça comme preuve.», a pesté l\u2019étudiant.De la mi-août à la minovembre 2009, l\u2019étudiant a régulièrement visité les accusés en prison.Il était persuadé qu\u2019Hamed, même s\u2019il cachait quelque chose, n\u2019était pas le genre de garçon à commettre quatre meurtres.Il y avait certainement une explication, et il allait la trouver.Hamed lui a donné cette explication le 7 novembre 2009.Par la suite, l\u2019étudiant a fait « son » rapport d\u2019enquête et l\u2019a remis à la police de Kingston.Il espérait que celle-ci reconnaîtrait ses erreurs et libérerait les accusés.«La version d\u2019Hamed correspond à toute la preuve», a dit l\u2019étudiant, mardi, au jury.C\u2019est ce que le jury verra, aujourd\u2019hui.PROCÈS SHAFIA Le jury entendra la version des faits du fils Aujourd\u2019hui, la Couronne fera écouter l\u2019enregistrement réalisé le 7 novembre 2009 dans une prison de Kingston, lorsque l\u2019étudiant en ingénierie a pris la déclaration d\u2019Hamed.VINCENT LAROUCHE «C\u2019est un crime extrêmement odieux, grave et inexpliqué.Tota lement inexpliqué.» C\u2019est ainsi que le juge Jean- Pierre Braun, visiblement ébranlé, a résumé hier les gestes reprochés à Cédric Champoux-Martin, 22 ans, accusé d\u2019avoir foncé en voiture sur deux adolescents coincés dans une ruelle.Les faits remontent au 26 septembre.Peu après 16 h, l \u2019accusé c roit apercevoi r deux ados qui tentent de commettre un vol dans un véhicule.C é d r i c C h a m p o u x - Martin n\u2019a pas de permis de conduire.Mais son ami de coeur, un homme beaucoup plus âgé que lui, possède une voiture.Selon ce qu\u2019il a raconté aux enquêteurs, il aurait convaincu ce dernier de le laisser prendre le volant, dans le but de donner une bonne frousse aux jeunes.Des témoins ont raconté qu\u2019il aurait repéré les adolescents de 13 ans et 15 ans dans une ruelle, près des rues Lacordaire et de Toulouse, dans l\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga- Maisonneuve.Puis, « il fonce à toute allure dans la ruelle où sont les enfants», a relaté le juge Braun hier.L\u2019ado de 13 ans a réussi à esquiver la voiture.Son compagnon a été percuté de plein fouet , coincé contre une clôture.L\u2019impact a été si violent qu\u2019une partie du pare-chocs s\u2019est arrachée, selon l\u2019enquête policière.Plus de sept semaines après les faits, la jeune victime est encore hospitalisée à l\u2019hôpital Sainte-Justine et tente de se remettre de ses blessures.Kevin Champoux-Martin est accusé de tentative de meurtre, voies de fait graves, conduite dangereuse et délit de fuite.Le juge Braun a refusé de mettre l\u2019accusé en liberté dans l\u2019attente de son procès hier, même s\u2019il se dit conscient que sa « situation personnelle » rend sa détention «plus difficile que celle de toute autre personne ».C\u2019est que le frêle accusé aux longs cheveux peroxydés est de toute évidence perturbé.Il a subi plusieurs thérapies, dont une qui l\u2019a aidé à vaincre sa dépendance à « la grosse drogue », a-t-il dit hier.Les spécialistes qui suivent son dossier lui ont offert de suivre un nouveau programme à Sherbrooke, mais il a expliqué candidement à la cour qu\u2019i l ne veut pas y aller parce que « Sherbrooke , c\u2019est vraiment loin ».Pour sa sécurité et son bien-êt re, i l se t rouve à l\u2019infirmerie de la prison de Rivière-des-Prairies.Les autorités ne le mêlent pas à la population carcérale.À l\u2019infirmerie, il ne bénéficie pas de tous les services réguliers offerts dans l\u2019établissement.Son conjoint, qui assure que « sa dél inquance est finie », a affirmé lors d\u2019un bref entretien avec La Presse que le j eune homme ne consomme plus de drogue et que c\u2019est accidentellement qu\u2019il a heurté l\u2019adolescent en voulant l\u2019effrayer.Aucune date n\u2019est fixée pour le début du procès.Accusé d\u2019avoir foncé sur deux ados llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 A 11 ce vendredi en lots 67* millions millions 1million lots de *approximatif JOUEZ EN GROUPE et augmentez vos chances de gagner en prenant part à un plus grand nombre de 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s\u2019est réjoui le critique néodémocrate en matière de justice, Jack Harris.Ce n\u2019est pas idéal, mais au moins ce ne sera pas étudié en une seule journée à cause des tactiques d\u2019intimidation» du gouvernement.C\u2019est la motion d\u2019un député conservateur qui a mis le feu aux poudres; en début de journée, Robert Goguen a suggéré que l\u2019étude du projet par le comité se termine à minuit et que celui-ci soit renvoyé à la Chambre des communes pour adoption.Depuis sa réélection, le 2 mai, le gouvernement Harper a ainsi limité les débats plus d\u2019une demi-douzaine de fois à la Chambre des communes.Hier, les partis de l\u2019opposition ont dénoncé cette façon de faire qui, selon eux, leur est imposée injustement et limite la possibilité de débattre convenablement de possibles amendements au projet, dont ceux proposés par le gouvernement du Québec plus tôt cette semaine.« Tough on democracy » Ainsi, tandis que les députés du Nouveau Parti démocratique et du Parti libéral multipliaient les discours pour empêcher la motion conservatrice de passer aux voix, la pratique du gouvernement s\u2019est attiré des critiques jusqu\u2019à Québec.Indigné, le ministre de la Justice, Jean- Marc Fournier, l\u2019a qualifiée de «bris de démocratie ».«Je considère cela inacceptable.Aujourd\u2019hui, on n\u2019assiste pas à un geste tough on crime, mais plutôt à un geste tough on democracy», a-t-il lancé en point de presse.«Nous n\u2019avons aucun justificatif de l\u2019urgence de procéder ainsi.» Le projet de loi C-10 vise à rendre la justice plus sévère à l\u2019égard des jeunes et des trafiquants de drogue, notamment.Il regroupe une série de pièces législatives que le gouvernement Harper n\u2019est jamais parvenu à faire adopter lorsqu\u2019il était minoritaire.Lors de la dernière campagne, le Parti conservateur a promis de l\u2019adopter en 100 jours s\u2019il était réélu.Au cours de son témoignage en comité parlementaire, au début du mois de novembre, le ministre Fournier s\u2019est vivement opposé à ces réformes et a indiqué que la province ne paierait pas la note si elles étaient adoptées telles quelles.Plus tôt cette semaine, il a présenté une série d\u2019amendements qui, à ses yeux, pourraient rendre le projet plus conforme à l\u2019approche québécoise de réhabilitation.Le Parti libéral et le NPD ont tous deux ajouté ces propositions d\u2019amendements à leur propre liste.On saura mercredi soir si elles auront été prises en compte par les membres conservateurs du comité permanent de la Justice.Mais pour l\u2019heure, le ministre Fournier ne semble pas optimiste.«Le Québec a offert sa collaboration.Le fédéral l\u2019a rejetée.Le Québec a soumis 40 ans d\u2019expérience et de connaissance.Le fédéral a fait un sondage.Le Québec a prouvé que C-10 favorise la récidive et multiplie les victimes.Le fédéral ne veut pas le savoir», a-t-il affirmé.Il a ajouté que le gouvernement entend «déployer tous les moyens» à sa disposition pour «endiguer» les impacts négatifs qu\u2019aura la mise en oeuvre de C-10.Il n\u2019a pas voulu préciser ces moyens pour l\u2019instant, se contentant d\u2019évoquer des «orientations » qu\u2019il donnerait aux procureurs.Il n\u2019est pas question que Québec refuse de se soumettre à la nouvelle loi ou qu\u2019il ait recours aux tribunaux pour éviter son application.PROJET DE LOI OMNIBUS SUR LA JUSTICE CRIMINELLE Protestations et obstruction procédurale HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 Le ministre de la Sécurité publique du Québec s\u2019est dit surpris, hier, de la portée du projet de loi visant à abolir le registre des armes d\u2019épaule, qui prévoit aussi la destruction de données recueillies depuis les années 90.Il s\u2019est tout de même montré optimiste devant la possibilité de faire changer d\u2019idée le gouvernement Harper, pour permettre à la province francophone de créer son propre registre.Robert Dutil était le deuxième ministre du Québec à comparaître en comité parlementaire à Ottawa en moins de trois semaines pour dénoncer les positions du fédéral en matière de justice criminelle et de sécurité publique.Son témoignage s\u2019est avéré moins cinglant que celui de son collègue de la Justice, Jean-Marc Fournier, qui a menacé au début du mois de novembre de ne pas payer les frais du durcissement de la justice criminelle tel qu\u2019imposé par les troupes de Stephen Harper.«Je ne peux pas croire que nous ne parviendrons pas à convaincre le gouvernement fédéral s\u2019il abolit le registre contre notre volonté.Je ne peux pas croire que les données ne nous seront pas transférées», a déclaré M.Dutil au cours d\u2019un point de presse qui a suivi son témoignage.Il était accompagné de représentants de groupes de policiers et de la Coalition pour le contrôle des armes à feu.Un recul Le ministre et la Coalition ont entre autres fait valoir que le projet de loi conservateur marque un recul par rapport à la situation qui prévalait avant la création du registre national, puisqu\u2019on n\u2019obligerait plus les commerçants à consigner l\u2019identité des acheteurs d\u2019armes à feu tels que les fusils de chasse.Cette obligation, créée en 1977, a été abolie lors de la création du registre national au milieu des années 90, pour ne pas faire double emploi.Ce ne sont pas tous les témoins d\u2019hier qui étaient en désaccord avec la position des conservateurs.Par exemple, Hélène Larente, de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, a rappelé que le gouvernement Charest et même l\u2019Assemblée nationale, qui a adopté une résolution unanime dans ce dossier, ne parlaient pas au nom de tous les Québécois en défendant le statu quo.«Les gens des régions ne veulent pas conserver le registre des armes à feu», a-t-elle affirmé.Québec a déjà évoqué la possibilité de poursuivre Ottawa s\u2019il décide d\u2019aller de l\u2019avant contre sa volonté.ARMES D\u2019ÉPAULE Le ministre Dutil plaide pour le maintien du registre PHOTO SEAN KILPATRICK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Jean-Marc Fournier, ministre de la Justice du Québec, est indigné par la manière d\u2019agir des conservateurs.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 12 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 MICHEL BEAUDOIN Rencontre avec l\u2019artiste Michel Beaudoin dimanche 20 novembre de 13 à 16 heures Exposition du 20 au 26 novembre 7903, rue Saint-Denis, Montréal (514) 381-2247 crichelieu@bellnet.ca Du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h Stationnement \u2022 Métro Jarry www.galerierichelieu.com Artistes du Québec et d\u2019ailleurs POLITIQUE DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Louis Dionne, a été nommé juge à la Cour du Québec, hier.Il siégera à la chambre criminelle du district de Québec.La nomination, entérinée mercredi par le Conseil des ministres, risque d\u2019avoir un impact sur le cheminement des nombreux dossiers confiés par la police au DPCP.De sources policières, plusieurs enquêtes touchant l\u2019industrie de la construction attendent depuis un bon moment l\u2019imprimatur du DPCP pour déboucher sur des accusations.Hier, en point de presse, le ministre de la Justice, Jean- Marc Fournier, a loué les compétences du nouveau magistrat, mais n\u2019a pu préciser quand il serait remplacé au poste névralgique de directeur des poursuites criminelles et pénales.La loi prévoit qu\u2019un comité présidé par le sous-ministre de la Justice sélectionnera les candidats.On peut penser qu\u2019un délai de quelques mois sera nécessaire pour nommer le remplaçant, a-t-on appris.Comme la loi le prescrit, Me Alain Perreault, directeur adjoint au DPCP, occupera les fonctions de Louis Dionne de façon intérimaire.La nomination de MeDionne a , s embl e - t - i l , su r pr i s M.Fournier, qui en a pris connaissance mercredi.«C\u2019est lui-même qui a fait sa demande.Moi, je n\u2019étais pas au courant.C\u2019est à lui de faire son choix.Quand j\u2019ai vu cette recommandation, je ne me suis pas posé beaucoup, beaucoup, beaucoup de questions sur ses compétences, parce que je le connais», a dit M.Fournier.Selon la péquiste Véronique Hivon, «il faut se questionner sur les conséquences que cette nomination-là va avoir sur la bonne marche des dossiers qui, on le sait, sont nombreux à être sur le bureau ou étaient sur le bureau de Me Dionne».Les dossiers de «l\u2019UPAC, qui sont liés à la corruption et pour lesquels on nous annonce toujours des résultats imminents qui ne viennent jamais.Il y a de quoi s\u2019inquiéter pour la suite des choses avec la nomination d\u2019aujourd\u2019hui», a dit la députée de Joliette.«On n\u2019arrête pas de nous dire, dans les réponses qu\u2019on entend, même de la part du gouvernement, que les choses procèdent, que des choses sont rendues sur le bureau du directeur des poursuites criminelles et pénales.Or, le directeur des poursuites criminelles et pénales n\u2019est plus en poste parce qu\u2019il est nommé juge.Donc, oui, c\u2019est une source d\u2019inquiétude», a résumé Mme Hivon.SelonMme Hivon,Me Dionne a connu son Waterloo avec la grève des procureurs au début de l\u2019année.«Le rôle qu\u2019il a joué dans le conflit avec les procureurs de la Couronne ne m\u2019est pas apparu adéquat.J\u2019estime qu\u2019à titre de patron des procureurs, il a eu plus que son lot de problèmes.Quand tout notre personnel demande notre démission, c\u2019est certain que ce n\u2019est pas un geste de grande confiance», a soutenu Mme Hivon.Me Dionne était, a-telle insisté, «dans une position très inconfortable» depuis le conflit de travail entre le gouvernement et ses procureurs.Au bureau du Directeur des poursuites, le porte-parole, Me René Verret, a soutenu que le départ n\u2019aurait pas d\u2019impact sur le cheminement des dossiers.Me Louis Dionne nommé juge Le PQ s\u2019inquiète du suivi des poursuites dans les affaires de corruption Lisette Lapointe a adhéré à Option nationale, nouveau parti fondé par l\u2019ex-péquiste Jean-Martin Aussant .La députée indépendante de Crémazie a acheté sa carte de membre il y a quelques jours.Mais même après avoir démissionné du caucus péquiste, en juin dernier, Mme Lapointe a conservé sa carte du PQ.Elle est donc membre des deux partis.Elle terminera son mandat, mais elle ne le fera pas à titre de députée d\u2019Option nationale.Elle restera indépendante.«Mme Lapointe a l\u2019intention de se présenter aux prochaines élections, mais elle ne sait pas sous quelle bannière.Elle espère encore que le PQ se redressera d\u2019ici là », indique son attachée politique, Catherine Berbery.M.Aussant dit ne pas faire de maraudage auprès des péquistes.\u2014 Paul Journet Lisette Lapointe à Option nationale De sources policières, plusieurs enquêtes touchant l\u2019industrie de la construction attendent depuis un bon moment l\u2019imprimatur du DPCP pour déboucher sur des accusations.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 A 13 TROQUEZ VOS VIEILLESFAÇONS DE PAYER.VIEILLES FAÇONS DÉCOUVREZ LES REMISES EN ARGENT AVEC LA CARTE REMISESPLUS DE CAPITAL ONE.\u2022 Aucuns frais annuels \u2022 1% de remise en argent sur tous vos achats \u2022 20% en prime sur vos remises annuelles capitalone.ca Taux d\u2019intérêt annuel : taux préférentiel +16,8 %.Les remises en argent s\u2019appliquent au total des achats nets, soit tout achat porté à votre carte de crédit Capital One Plus, moins les remboursements, les retours ou autres crédits semblables.Les avances de fonds, les transferts de solde et les transactions par chèque pratique ne sont pas admissibles aux remises.La prime d\u2019anniversaire de 20 % en argent dépend du montant de la remise accumulée cette année-là sur le total des achats nets.La prime d\u2019anniversaire sera ajoutée chaque année dans les deux cycles de facturation qui suivent la date d\u2019anniversaire de votre adhésion au programme de remises.Sous réserve d\u2019approbation de crédit.©Capital One, 2011.Capital One est une marque déposée.MasterCard et la marque figurative MasterCard sont des marques déposées de MasterCard International Incorporated.Tous droits réservés. ACTUALITÉS PASCALE BRETON Le gouvernement Charest prépare une directive pour interdire la religion dans les services de garde en milieu familial, comme il l\u2019a fait dans les centres de la petite enfance et les garderies subventionnées, a appris La Presse.«On est en train d\u2019élaborer une directive, dans le même esprit que celle qu\u2019on a présentée l\u2019année dernière et qui est entrée en vigueur en juin, mais il faut tenir compte du contexte particulier du milieu familial.Ce sont des travailleuses autonomes qui gardent les enfants chez elles», explique Étienne Gauthier, du ministère de la Famille et des Aînés.La ministre Yolande James confirme qu\u2019une telle directive est en préparation, mais refuse de fixer une échéance.«Lorsqu\u2019on veut appliquer une telle directive, il y a un processus à suivre de façon à ce qu\u2019elle soit bien comprise.[\u2026] Au moment où on se parle, nous sommes en concertation avec nos partenaires pour identifier l\u2019applicabilité », indique Mme James.Depuis juin, une directive du Ministère interdit toute forme de religion dans les centres de la petite enfance et les garderies privées.Une mesure qui ne touche pas le milieu familial.Un statut particulier Act uel lement , le pro - gramme éducatif de plusieurs responsables de service de garde (RSG) en milieu familial comprend d\u2019ailleurs des éléments religieux.C\u2019est le cas de plusieurs RSG de la communauté juive.Il s\u2019agit principalement d\u2019une initiation à la religion, souvent par l\u2019entremise de chants.Dans l \u2019a rrondissement d\u2019Outremont, 487 places en milieu familial sont ainsi gérées exclusivement par des RSG de la communauté juive, sous la direction du bureau coordonnateur Gan unifié.On y pratique de l\u2019enseignement religieux.« Il y a un peu d\u2019enseignement religieux dans les services de garde en milieu familial.[\u2026] Ce sont des juifs qui s\u2019y trouvent, ça dépend de la RSG», explique la directrice du bureau coordonnateur Gan unifié, Judith Gross.Mais elle affirme que la pratique de la religion n\u2019est pas un frein à la fréquentation des services de garde par des enfants qui ne sont pas juifs.«Il y a des enfants qui ne sont pas de la communauté juive, peut-être 10% environ, ça dépend de la demande », précise Mme Gross.Des annonces offrant des places en milieu familial sont publiées régulièrement dans le News Flash, un journal destiné à la communauté juive.La clientèle visée ne fait aucun doute.Une responsable de service de garde offre une place à 7$ en se présentant comme une enseignante.D\u2019autres font référence à un «service de garde heimishe» et « d\u2019atmosphère propice à l\u2019éducation».D\u2019autres annonces publiées au cours des dernières semaines précisent même qu\u2019un service de transport est offert.Le bureau coordonnateur Gan unifié bénéficie d\u2019un statut particulier décrété par le gouvernement Charest au moment de la création des bureaux coordonnateurs du Québec, en 2006.Son agrément, accordé par le ministère de la Famille et des Aînés, précise qu\u2019il doit travailler «uniquement auprès des responsables d\u2019un service de garde en milieu familial de la communauté juive, sur le territoire du CSSS de la Montagne», révèlent des documents que La Presse a obtenus.L\u2019ensemble des bureaux coordonnateurs, qui supervisent la garde en milieu familial, ont été nommés en fonction de leur territoire.Celui du Gan unifié est plutôt basé sur un critère culturel.L\u2019agrément de tous ces bureaux coordonnateurs doit être revu en 2012.La concentration importante de représentants de la communauté juive à Outremont \u2013 ils comptent pour 20%de la population \u2013 a justifié cette décision, explique encore aujourd\u2019hui la ministre de la Famille et des Aînés, Yolande James.Signal d\u2019alarme I l s \u2019agit toutefois d\u2019un dangereux précédent, estime Louis Rousseau, professeur au département de science des religions à l\u2019Université du Québec à Montréal.«L\u2019existence de cette coordination juive nous pend au bout du nez comme un potentiel conflit sociopolitique», souligne M.Rousseau en rappelant que d\u2019autres communautés culturelles d\u2019importance au Québec pourraient réclamer de telles particularités.M.Rousseau a d\u2019ailleurs signé une lettre d\u2019opinion à ce sujet en 2006, au moment de la création des bureaux coordonnateurs.Non seulement les enfants juifs sont «condamnés à être élevés en marge», mais les services de garde sont les seules institutions publiques financées par l\u2019État où la règle est particulière, constate-t-il.« Il y a une orientation citoyenne dans la législation du Québec.Ces institutions peuvent avoir une couleur particulière [\u2026] mais si elles sont financées par le Québec, elles doivent appartenir à un système de gestion générale et avoir l\u2019obligation, en principe, d\u2019être ouvertes à tous.» Une question délicate Les services de garde doivent accueillir des enfants de toutes les communautés.Mais ce sont principalement des enfants de même confession religieuse qui les fréquentent, ont confié quelques directions de bureaux coordonnateurs à La Presse sous le couvert de l\u2019anonymat.La question de la religion dans les services de garde en milieu familial est d\u2019ailleurs complexe.La responsable du service de garde est une travailleuse autonome.Elle a le loisir de choisir sa clientèle et doit avant tout répondre aux besoins des parents.Plusieurs RSG juives, par exemple, vont offrir des heures d\u2019ouverture plus restreintes, explique pour sa part Robert Racine, directeur du bureau coordonnateur du CPE Saint-Michel, qui compte plusieurs RSG issues de la communauté juive.«Les parents qui fréquentent ces milieux s\u2019arrangent très bien si la RSG doit fermer le vendredi en raison du shabbat.Eux aussi font le shabbat puisqu\u2019ils sont juifs», raconte-t-il.Même chose pour les services de garde qui ferment tôt en après-midi, de façon à respecter le début du shabbat, au coucher du soleil.Reconnaissant que le programme éducatif offert par plusieurs RSG de la communauté juive est teinté de religion, M.Racine souligne qu\u2019il est bien conçu.«Si les responsables prenaient des enfants de toutes les communautés, ce serait un très bon programme», dit-il.SERVICES DE GARDE EN MILIEU FAMILIAL Québec songe à interdire la religion PASCALE BRETON Les jeunes familles qui résident à Outremont peinent à trouver une place en service de garde à 7 $ pour leurs enfants.Le bureau coordonnateur Gan uni fié, qui travail le exclusivement auprès de responsables de service de garde de la communauté juive, compte 487 places en milieu familial.Il dessert principalement les résidants du territoire du CLSC Côtedes- Neiges, soit Outremont.Deux autres bureaux coordonnateurs, qui n\u2019appartiennent pas à la communauté juive, se partagent aussi le territoire du CSSS de la Montagne, notamment dans Côte-des- Neiges et Parc-Extension.Le bureau coordonnateur du CPE du Parc compte seulement sept services de garde en milieu familial à Outremont.Celui du CPE Jardin de Fruits n\u2019en compte aucun sur cette portion du territoire.Listes d\u2019attente Les résidants d\u2019Outremont peuvent se tourner vers les centaines de places qui existent sur le territoire dans un centre de la petite enfance ou une garderie privée, expliquet- on au ministère de la Famille et des Aînés pour justifier cette situation.Il reste que les places sont difficiles à obtenir.Un jeune couple qui vit dans le secteur attend ainsi depuis plus de deux ans que le téléphone sonne.Leur fils est inscrit sur toutes les listes d\u2019attente.«Nous n\u2019avons reçu aucun appel, que ce soit d\u2019un CPE ou d\u2019un milieu familial.Ce n\u2019est pas juste qu\u2019une communauté soit privilégiée», déclare le jeune père de famille sous le couvert de l\u2019anonymat.Difficile de trouver une place à Outremont PHOTO THE NEWYORK TIMES Le gouvernement Charest se prépare à bannir la religion des services de garde en milieu familial, comme il l\u2019a fait dans les centres de la petite enfance et les garderies subventionnées.Dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont, 487 places en milieu familial sont gérées exclusivement par des RSG de la communauté juive, sous la direction du bureau coordonnateur Gan unifié.On y pratique de l\u2019enseignement religieux.EXCLUSIF llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 14 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 Résultats des tirages du : compl.Jour - Mois - Année - Signe En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.lotoquebec.com/video lotoquebec.com/video lotoquebec.com/video lotoquebec.com/video 2011-11-17 02 12 13 20 23 26 28 30 33 34 35 37 39 42 49 51 56 57 63 64 29 FÉVRIER 62 BALANCE 09 17 19 22 29 728 2096714 6241 32 33 07 18 27 28 40 + CE SOIR, 50 MILLIONS $ + 17 LOTS DE 1 MILLION $(APPROXIMATIF) LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L\u2019INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L\u2019EXCELLENCE NAÎT DE L\u2019EFFORT Partenaires de l\u2019excellence Retrouvez la personnalité de la semaine et aussi celles des semaines précédentes sur cyberpresse.ca/personnalite précédentes sur lapresse.ca/personnalite CE SAMEDI Chéri, j\u2019ai réduit la maison! tous les samedis dans MAISON MONDE LE TOUR DU GLOBE IRAN Nucléaire : «profonde inquiétude» Les grandes puissances au conseil de l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie atomique se sont mises d\u2019accord sur une résolution exprimant «leur profonde inquiétude» concernant le programme nucléaire iranien, mais moins ambitieuse que souhaitée au départ par les Occidentaux.La résolution ne fixe aucune échéance à l\u2019Iran pour répondre aux inquiétudes.\u2014 AFP ÉTATS-UNIS Tentative d\u2019assassinat contre Obama Le suspect arrêté hier dans l\u2019enquête sur des coups de feu tirés près de la Maison-Blanche a été accusé de «tentative d\u2019assassinat contre le président des États-Unis », Barack Obama, a-t-on appris auprès du ministère de la Justice américain.Oscar Ramiro Ortega-Hernandez, 21 ans, a été interpellé mercredi près d\u2019Indiana en Pennsylvanie.\u2014 AFP BRÉSIL Risque d\u2019attentats pendant le Mondial La police de São Paulo est préoccupée par les risques d\u2019attentats terroristes lors de la Coupe du monde de soccer en 2014 et se prépare pour un «scénario de risque assez élevé», a déclaré le chef de la police fédérale, Roberto Troncon.Les terroristes pourraient selon lui profiter du Mondial de soccer pour attaquer des délégations internationales.\u2014 AFP SYRIE Des sites du gouvernement hébergés au Canada Des sites web du gouvernement syrien et d\u2019autres liés au parti chiite libanais Hezbollah, qui sont tous deux l\u2019objet de sanctions d\u2019Ottawa, sont hébergés sur des serveurs situés au Canada, ont annoncé des chercheurs de l\u2019Université de Toronto.Le ministère canadien des Affaires étrangères n\u2019a pas PHOTO AFP commenté l\u2019information.\u2014 AFP Oscar Ramiro Ortega-Hernandez, inculpé hier.MARTIN CROTEAU OTTAWA \u2014 Haïti a mieux à faire de ses ressources que de ressusciter son armée, estime le gouvernement canadien.Le président Michel Martelly doit annoncer aujourd\u2019hui le retour des forces armées d\u2019Haïti, qui ont été démantelées il y a 17 ans.Il concrétisera du coup une promesse formulée lors des dernières élections, mais non sans faire grincer des dents les pays engagés dans la reconstruction.Cette initiative «semble prématurée», estime la ministre d\u2019État canadienne aux Affaires étrangères, Diane Ablonczy.«Le Canada craint que la création d\u2019une seconde force de sécurité réduise de manière significative les ressources disponibles pour les autres priorités importantes d\u2019Haïti », a indiqué son porte-parole à l\u2019Associated Press.L\u2019aide étrangère constitue de 60% à 70% du budget annuel du gouvernement haïtien.Le recrutement d\u2019une force de quelque 500 soldats pourrait coûter environ 25 millions.Malgré tout, la mesure est très populaire en Haïti, d\u2019autant plus que la MINUSTAH, force de l\u2019ONU qui patrouille dans le pays depuis le renversement de Jean-Bertrand Aristide, en 2004, est accusée d\u2019avoir propagé le choléra.Le président Martelly soutient que des forces armées sont nécessaires pour protéger les frontières, aider des victimes en cas de désastre naturel et protéger les rares forêts qui restent au pays.Renforcer la police À l \u2019instar de Washington, de l\u2019Union européenne et du Brésil, Ottawa estime qu\u2019Haïti doit renforcer sa police nationale plutôt que créer une armée.La force policière compte 8000 membres, et le Canada participe activement aux efforts pour la réformer.Jean-Bertrand Aristide a démantelé l\u2019armée haïtienne lorsqu\u2019il est revenu au pouvoir en 1995.Il avait été renversé par un coup d\u2019État en 1991.\u2014 Avec l\u2019Associated Press RÉSURRECTION DE L\u2019ARMÉE EN HAÏTI Une initiative «prématurée», selon Ottawa PHOTO SWOAN PARKER, ARCHIVES REUTERS «Le Canada craint que la création d\u2019une seconde force de sécurité réduise de manière significative les ressources disponibles pour les autres priorités importantes d\u2019Haïti », affirme un porte-parole du ministère d\u2019État canadien aux Affaires étrangères.Ci-dessus, des soldats haïtiens à Port-au-Prince, le mois dernier.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 A 15 Trousse de beauté Le lait nettoyant Johanne Verdon Nettoie l\u2019épiderme en profondeur et en douceur tout en respectant le pH de la peau grâce à sa formule unique aux protéines d\u2019avoine, à l\u2019huile de rose musquée et à la fleur d\u2019oranger.Préfix Est doté d\u2019actifs que l\u2019on retrouve également dans le vernix, une substance qui recouvre la peau du bébé à sa naissance et qui enveloppe le foetus dans le ventre de sa mère.Le shampooing Johanne Verdon Est un véritable coffre aux trésors.Cette formule incomparable 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multi-soins Johanne Verdon, 60 ml Valeur régulière 120,88$ OCCUPY WALL STREET LENDEMAINS INCERTAINS ISABELLE AUDET L\u2019administration Tremblay ne promet rien à Occupons Montréal.Malgré les revendications des indignés, la Ville refuse de signer un document qui donnerait le feu vert à une occupation à long terme du centre-ville.Le groupe accepte de détruire les abris solides érigés au square Victoria, mais en contrepartie, il espère conclure une entente qui lui éviterait une éviction.«On veut une garantie écrite de la Ville qui dit qu\u2019on a le droit d\u2019occuper cet espace d\u2019une façon responsable.Ce sera sûr en ce qui concerne les incendies, et on ne causera pas de problèmes à la communauté en général», explique Paul Bode, un des occupants.Du même souffle, il ajoute qu\u2019Occupons Montréal rendra l\u2019espace moins anarchique et «plus esthétique».La Ville refuse toutefois de s\u2019engager dans cette voie.«Notre préoccupation absolue, c\u2019est le maintien de la sécurité publique au quotidien au square Victoria et non d\u2019avoir des discussions sur des documents», a dit Gonzalo Nunez, porteparole à la Ville de Montréal.Il ajoute que l\u2019administration Tremblay privilégie «l\u2019approche du dialogue» et qu\u2019elle évalue la situation «au jour le jour».Des rencontres presque quotidiennes ont lieu entre la Ville de Montréal et des membres d\u2019Occupons Montréal.Les indignés entendent acheter plusieurs grandes tentes, de type prospecteur, pour s\u2019assurer que le groupe d\u2019environ 200 occupants puisse passer l\u2019hiver au chaud.Devant la possibilité d\u2019une éviction, Occupons Montréal hésite toutefois à faire une telle dépense.La Ville de Montréal donne jusqu\u2019à dimanche aux indignés pour démonter toutes les maisonnettes de bois construites dans le square en prévision de l\u2019hiver.Les propriétaires de ces cabanes se montrent résignés à respecter l\u2019ultimatum.«On va juste se plier à leurs demandes, on va les respecter et on va espérer qu\u2019ils nous respectent eux aussi », a lâché Vincent Ashton-Bernard.Aprè s un automne c lément , Occupons Montréal a formé un comité pour trouver des solutions au temps froid, imminent.Au cours des prochains jours, le mercure descendra sous le point de congélation.Voyez le reportage vidéo d\u2019Isabelle Audet et de Martin Chamberland sur LaPresse.ca/cabanes OCCUPONS MONTRÉAL La Ville refuse de s\u2019engager à long terme PHOTOS MIKE SEGAR, REUTERS / CHANG W.LEE, THE NEW YORK TIMES Quelque 200 personnes ont été arrêtées lors des échauffourées qui ont éclaté près de la Bourse et autour du parc Zuccotti.Plus tard, 80 manifestants ont été interpellés sur le pont de Brooklyn.RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK\u2014 Deux jours après le démantèlement de leur campement, les «indignés» de New York ont tenté de relancer leur mouvement hier à l\u2019occasion d\u2019une journée d\u2019action marquée par de nombreux affrontements avec des policiers en matinée et par un rassemblement de plusieurs milliers de personnes en soirée.La journée d\u2019action avait été organisée pour souligner les deux mois du mouvement Occupy Wall Street, qui dénonce les banques, les grandes entreprises et leurs alliés politiques.L\u2019«anniversaire», qui a donné lieu à des manifestations dans plusieurs autres villes américaines, aura cependant été moins une fête qu\u2019un test pour un mouvement dont l\u2019avenir semble incertain après l\u2019évacuation de la place Zuccotti, où les tentes et les sacs de couchage sont désormais interdits.«Ils ont essayé de nous museler et de nous intimider, mais ils n\u2019y parviendront pas», a déclaré Albert Larotunda, réparateur d\u2019ordinateurs âgé de 53 ans et originaire du New Jersey.«Ce mouvement continuera ici et ailleurs dans le monde.Les gens ressentent le besoin de s\u2019exprimer sur ce qui est bien et ce qui est mal», a-t-il ajouté.Albert Larotunda faisait partie des centaines de manifestants qui ont défilé peu avant 8h en direction de la Bourse de New York, en criant «Wall Street est fermée» ou «Occupons Wall Street, toute la journée, toute la semaine».Ceux-ci ne se sont cependant pas rendus à destination en raison de la présence massive de policiers casqués, dont certains ont utilisé leurs matraques pour repousser les protestataires.Près de 200 personnes ont été arrêtées lors des échauffourées qui ont éclaté près de la Bourse et autour du parc Zuccotti, où des manifestants se sont regroupés après les affrontements initiaux avec les policiers.Cinq manifestants ont été accusés d\u2019assaut.L\u2019un d\u2019eux s\u2019est retrouvé avec le visage ensanglanté après avoir été cloué au sol par des policiers.Au milieu de l\u2019après-midi, le maire de New York Michael Bloomberg a laissé entendre que le mouvement avait donné des signes d\u2019essoufflement en ne réussissant pas à mobiliser les milliers de manifestants que les organisateurs de la journée d\u2019action avaient annoncés.«La vraie histoire pour les journaux de demain, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y avait pas beaucoup de monde», a déclaré le maire lors d\u2019une conférence de presse.Les milliers de manifestants \u2013 des « indignés » soutenus par des membres de syndicats new-yorkais \u2013 ont fait leur apparition plus tard dans la journée.Vers 17h, ils étaient plus de 3000 rassemblés place Foley, selon le Daily News de New York.Plusieurs d\u2019entre eux ont par la suite défilé sur le pont de Brooklyn, où au moins 80 manifestants ont été arrêtés après s\u2019être assis au milieu de la chaussée.Durant toute la journée, les manifestants ont dû composer non seulement avec des policiers fermes, voire agressifs, mais aussi avec des passants excédés.L\u2019un de ces passants, Adam Riback, s\u2019est fait traiter de « sale nazi » par un manifestant.«Moi, sale nazi ?Mais je suis juif!», s\u2019est-il exclamé.«Ils n\u2019ont aucune mission», a plus tard déclaré cet employé de Wall Street.«Même si le président des États-Unis venait leur demander ce qu\u2019ils veulent, ils ne pourraient même pas lui répondre.Ils n\u2019ont aucun programme.» Un «anniversaire» souligné dans le grabuge llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 16 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 Vous y découVrirez les régions du Québec àVisiter cet hiVer et une foule de renseignements pour bien planifier VosVacances.+ Courez la ChanCe devivre 4 expérienCes inoubliables dans les C\u2019EST UN RENDEZ-VOUS SAMEDI DANS Ne maNquez pas samedi le magaziNe NOTRe QUÉBeC ENIVRANT.EXALTANT.SURPRENANT PROMOTION COUPS DE COEUR AT TR AI TS E T ACT IVI TÉS CIRCUI TS 48 H HIVER.2011-12 LES INCONTOURNABLES DE FRED PELLERIN Tous les détails de ce concours dans le magazine OCCUPY WALL STREET LENDEMAINS INCERTAINS Quand les Égyptiens ont occupé la place Tahri r, l \u2019hiver dernier, ils étaient nombreux, à Washington, à s\u2019émerveiller devant l\u2019ingéniosité et le courage de cette belle jeunesse qui se battait pacifiquement contre les inégalités, l\u2019injustice et la corruption.Apparemment, ce qui vaut pour les uns ne vaut pas pour les autres.Cette semaine, la police de New York a entrepris de déloger les manifestants qui occupaient tout aussi pacifiquement un petit square du district financier de la métropole américaine, et d\u2019autres places publiques dans d\u2019autres villes.L\u2019Égypte de Moubarak était une dictature inflexible.Ce n\u2019est pas le cas des États-Unis.Mais il y a aussi quelques injustices à dénoncer.Et c\u2019est pour le moins désolant de voir que dans un pays qui prêche la démocratie, le pouvoir a choisi de déployer la méthode forte pour faire rentrer les génies de la révolte dans la bouteille d\u2019où ils se sont échappés, il y a deux mois.Mais, opération policière ou pas, Occupy Wall Street est arrivé à un tournant .Le mouvement est né d\u2019une idée du magazine canadien Adbusters, qui avait lancé l\u2019appel à occuper Wall Street à compter du 17 septembre.Eh bien, cette semaine, le même Adbusters a suggéré aux protestataires de quitter les places publiques où ils ont dressé leurs tentes.«L\u2019occupation a bien fonctionné, mais la magie des débuts n\u2019est plus là.Le mouvement fonce vers un mur », constate Kalle Lasn, éditeur du magazine, que j\u2019ai joint cette semaine à Vancouver.Une série d\u2019incidents, incluant la malheureuse surdose à Vancouver, ont écorché le capital de sympathie dont jouissaient les manifestants.Et déplacé l\u2019attention publique du message de protestation vers ces dérapages.La question de la sécurité a commencé à hanter les protestataires eux-mêmes, dit Nathan Schneider, du mouvement Waging Non Violence, qui suit Occupy Wall Street depuis le début.Selon lui, Occupy est en pleine mutation: «Le mouvement a dépassé les limites du square original », dit-il.Ainsi, ces derniers temps, les décisions stratégiques étaient prises à l\u2019extérieur du parc Zucotti.Il semble même qu\u2019Occupy ait trouvé refuge dans un bureau de New York.La dure réalité climatique a aussi rattrapé les protestataires, qui ont commencé à se demander s\u2019il était judicieux de continuer leur camping pendant l\u2019hiver.La razzia policière risque donc d\u2019accélérer un processus déjà en cours.Mais pour aller où ?Certains sympathisants d\u2019Occupy croient que le mouvement souffre d\u2019un manque de direction, qu\u2019il devrait embaucher des conseillers politiques et formuler des demandes précises.Nathan Schneider pense plutôt qu\u2019il faut résister à cette tentation, qui ne pourrait qu\u2019affaiblir le mouvement de contestation.Kelly Lasn, lui, suggère aux manifestants de ranger leurs sacs de couchage le 17 décembre.Et de prendre l\u2019hiver pour préparer l\u2019offensive du printemps.Ce qui est certain, c\u2019est que même si la police et l\u2019hiver ont raison des occupants de Wall Street, les motifs d\u2019indignation ne disparaîtront pas pour autant.Comme l\u2019écrit le Prix Nobel d\u2019économie Joseph Stiglitz, les écarts de richesse se sont creusés de façon abrupte aux États-Unis, où le système de taxation est tel que « des milliardaires comme Warren Buffett paient proportionnellement moins d\u2019impôts que leurs secrétaires.» Où les banques sont sauvées par les fonds publics, tandis que leurs victimes sont abandonnées à leur sort.Et où les plus riches peuvent dépenser des fortunes pour « amplifier» leur message, tandis que les protestataires, eux, n\u2019ont même pas le droit d\u2019utiliser un mégaphone.L\u2019occupation se terminera peut-être dans les jours ou semaines qui viennent.Mais l\u2019indignation, elle, est là pour rester.Après l\u2019occupation AGNÈS GRUDA CHRONIQUE PHOTO CHANG W.LEE, THE NEW YORK TIMES Ce qui est certain, c\u2019est que même si la police et l\u2019hiver ont raison des occupants de Wall Street, les motifs d\u2019indignation ne disparaîtront pas pour autant.Plus de 40 000 personnes ont défilé hier en Grèce contre les mesures d\u2019austérité préparées par le nouveau gouvernement grec de coalition de Lucas Papademos, confronté à son premier test social après un confortable vote de confiance obtenu la veille au parlement.À Athènes , la pol ice a recensé 27 000 manifestants dans un défilé compact et sombre.Les forces de l\u2019ordre ont effectué quelques rares tirs de gaz lacrymogènes pour riposter à des jets de pierre par des groupes de gens cagoulés devant le parlement.Quelques poubelles ont aussi été incendiées sur le passage du cortège, notamment devant la direction de la police et quelques vitrines ont été endommagées.\u2014 AFP 40000 Grecs marchent contre l\u2019austérité llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 A 17 En vente en Venez rencontrer François Chartier au Salon du livre de Montréal à la Place Bonaventure Séances de signatures: Vendredi le 18 novembre à 18 h 30 Samedi le 19 novembre à 12 h En entrevue avec Anne L.Desjardins à la scène de la Grande Place le samedi le 19 novembre à 11 h 30 librairie ou sur librairie.cyberpresse.ca François Chartier avec LE Grand rendez-vous annuel de la sommellerie au Québec ! Séances de signatures LE LUXE PEUT ÊTRE ABORDABLE! METTEZ-VOUS ÇA ENTRE LES DEUX OREILLES! www.fillion.ca MONTRÉAL : 5690, Sherbrooke Est, Qc, H1N 1A1 T : 514-254\u20136041 LAVAL : 2323, Aut.des Laurentides, Qc, H7S 1Z7 T : 450-688-0333 B&O disponible à notre salle de montre de Montréal Avec ses deux haut-parleurs rondement performants, le BeoSound 8 donne une nouvelle dimension à votre iPod, iPhone, iPad, Parce que la grande musique doit rester un luxe accessible.Beosound 8 1100 $ \u2014 Il est très rare que nous commentions dans cette colonne les faits et gestes de Quebecor, propriétaire du Journal de Montréal, principal concurrent de La Presse.Si nous dérogeons à cette ligne de conduite aujourd\u2019hui, c\u2019est que le président de Quebecor Media a tenu récemment des propos allant à l\u2019encontre de principes qui devraient être chers à tous les médias canadiens, notamment l\u2019indépendance de la presse visà- vis du pouvoir politique.Soucieux de préserver cette indépendance, les médias du pays ont toujours résisté à toute tentative de l\u2019État de régir leurs pratiques journalistiques.En contrepartie, ils ont accepté de se soumettre à un système crédible d\u2019autorégulation.Au Québec, la responsabilité de cette autodiscipline a été confiée au Conseil de presse.Malheureusement, l\u2019an dernier, le Journal de Montréal et le Journal de Québec se sont retirés du Conseil, lui reprochant des décisions «arbitraires» et «biaisées».Cette semaine, le président du Conseil de presse du Québec, le juge à la retraite John Gomery, a suggéré au gouvernement de légiférer pour forcer Quebecor Media à réintégrer les rangs de l\u2019organisme.Selon le Conseil, une telle intervention législative serait justifiée parce qu\u2019en se retirant, Quebecor «s\u2019est complètement désengagée de toute forme d\u2019imputabilité déontologique volontaire.» Réagissant à la suggestion de M.Gomery, M.Péladeau a laissé entendre que son entreprise contesterait la constitutionnalité de toute législation allant dans ce sens: «Je serais curieux de voir la nature légale d\u2019une telle mesure coercitive.Honnêtement, je trouve que c\u2019est pousser un peu le bouchon.» Voilà une position paradoxale venant d\u2019une entreprise qui a obtenu de l\u2019Assemblée nationale l\u2019adoption d\u2019une loi mettant à l\u2019abri d\u2019éventuelles contestations judiciaires son entente avec la Ville de Québec sur le nouvel amphithéâtre.Quebecor considère- t-elle désormais le pouvoir législatif comme étant à son service, adoptant ou rejetant les projets de loi conformément à ses instructions?Il faut aussi déplorer les propos désobligeants, d\u2019une rare arrogance, tenus par M.Péladeau à Ottawa au sujet de plusieurs médias canadiens.Selon le patron de Quebecor, La Presse, le National Post, CTV, le Globe and Mail et le Toronto Star sont tous «inféodés» à Radio- Canada et donc incapables de tout reportage critique au sujet de la société d\u2019État.Selon nous, les organes de presse devraient se faire concurrence dans un climat de respect mutuel.Ils devraient rivaliser de qualité plutôt que de sombrer dans les insultes.Au-delà des intérêts commerciaux de chacun, ne partagent-ils pas le même objectif, informer les citoyens et ainsi assurer la vitalité de la démocratie?Voilà pourquoi nous invitons les médias de Quebecor à réintégrer le Conseil de presse du Québec.Ensemble, nous pourrons travailler à rendre cet organisme encore plus solide, rigoureux et crédible, ce qui sera à l\u2019avantage de tous.Combien a coûté votre dernière visite à l\u2019hôpital?La plupart des établissements sont incapables de le dire avec précision.Mais plusieurs commencent à s\u2019organiser, devançant le ministère de la Santé (MSSS).Avec raison, car cette information est déterminante.Vous opérer ?Vous garder dans une chambre deux jours?La plupart des hôpitaux ignorent ce qu\u2019il leur en coûte réellement pour rendre ces services.Ils auraient intérêt : s\u2019ils sont particulièrement efficaces dans une intervention, ils pourraient en faire davantage, et recevoir plus de fonds.C\u2019est le principe de «l\u2019argent suit le patient».Québec en parle depuis des années, mais l\u2019argent continue à suivre une autre logique, fondée sur le volume historique des établissements.Un système qui a l\u2019avantage d\u2019être prévisible, mais ne récompense pas les gains de productivité.Toutes les provinces fonctionnent de cette façon, mais certaines, dont la Colombie- Britannique et l \u2019Alberta , s\u2019orientent clairement vers le financement par activité.Cette méthode pourrait bien se retrouver au coeur des discussions sur le renouvellement de l\u2019accord fédéral-provincial sur la santé.«Si on se met à jouer dans les formules, il y a des provinces qui sont mieux équipées que nous par rapport au prix de revient», souligne la directrice générale de l\u2019Association québécoise d\u2019établissements de santé et de services sociaux (AQESS), Lise Denis.Plusieurs établissements, à Montréal et à Chicoutimi notamment, ont donc commencé à analyser leurs coûts d\u2019eux-mêmes.Québec utilise déjà le financement par activité pour certaines chirurgies et certains tests d\u2019imagerie médicale.Le ministre de la Santé est ouvert, mais mesurer les activités est laborieux et doit être fait correctement, nous dit-on à son bureau.Effectivement, le financement par activité a parfois des effets pervers.Les hôpitaux peuvent être tentés de privilégier les interventions plus lucratives au détriment d\u2019autres, ou exagérer la gravité des cas pour toucher davantage.Et faire sortir les patients plus rapidement pour limiter les dépenses est une fausse bonne idée si le reste du réseau, notamment les soins à domicile, n\u2019a pas la capacité de prendre le relai.Cela dit, le système actuel a aussi son lot d\u2019effets indésirables.La démarche mérite donc d\u2019être entreprise \u2013 au moins dans sa première étape, qui consiste à déterminer les coûts réels des gestes posés.Cette information-là est indispensable pour voir si les choses ne pourraient pas être faites mieux, ou autrement.On sait déjà que certains secteurs, dont la recherche, devront continuer à être financés de manière traditionnelle.Pour d\u2019autres act ivités , par contre, on pourrait trouver des idées intéressantes.Tous les patients ont intérêt à ce qu\u2019on développe des manières plus efficaces de soigner.C\u2019est la seule façon de traiter plus de gens plus rapidement à l\u2019intérieur des budgets existants.Le coût de soigner ÉDITORIAUX DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard > Directeur principal de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef DEBATS ANDRÉ PRATTE apratte@lapresse.ca ARIANE KROL akrol@lapresse.ca Quebecor considèret- elle désormais le pouvoir législatif comme étant à son service?JEAN VERRETTE L\u2019auteur réside à Laval, dans l\u2019arrondissement Sainte-Rose.Le fameux débat sur l\u2019euthanasie et le suicide assisté est de retour.C\u2019est cyclique.Il y a la vie et ensuite la mort.Puis, à nouveau la vie et à nouveau la mort.Et, quand on est en vie, on ne veut surtout pas parler de la mort.Et quand la mort rôde\u2026il y a des fins de vie plus difficiles que d\u2019autres.Prenez le cas de Mme Gloria T ay l o r , e n C ol ombi e - Britannique.Elle est atteinte de la sclérose latérale amyotrophique.C\u2019est une maladie dégénérative qui lui fera perdre peu à peu l\u2019usage de ses muscles, donc qui la paralysera jusqu\u2019à la phase où même ses poumons cesseront de fonctionner par eux-mêmes.Elle aura à ce moment-là besoin d\u2019être branchée sur un respirateur artificiel.Imaginez-vous complètement paralysé et branché à un appareil pour respirer.C\u2019est comme être enterré dans le sable, plâtré des pieds à la tête dans une immobilité totale et permanente.Vous conserverez malgré tout vos facultés intellectuelles.Ou bien toute votre tête vous dira de remercier le ciel, que la vie est belle après tout.Ou bien toute votre tête vous dira que c\u2019est invivable, vous souhaiterez que quelqu\u2019un vous débranche au plus vite, que cette torture finisse.Voilà tout le débat.Si dans cet état, pour vous, la vie est belle, il n\u2019y a pas de problème.Vos proches le savent et votre équipe médicale aussi.Ils veilleront tous à vos besoins et la vie continue.Mais si pour vous, c\u2019est une descente aux enfers, une vision dantesque claustrophobique de fin de vie, la société moderne et humaine doit vous entendre et faire en sorte que vos souffrances cessent.Qui sommes-nous pour dire que cette personne doit continuer à vivre dans ces conditions?Nous sommes très bons quand il s\u2019agit de parler de la mort des autres, tout en occultant toujours notre propre mort.C\u2019est simple : respectons le choix éclairé des malades et mettons fin une fois pour toutes au débat.Décidons pour nousmêmes.Si le gouvernement fédéral ne veut pas modifier la loi, regardons sérieusement ce que pourraient faire les provinces dans ce contexte et n\u2019attendons plus que le débat soit encore de retour dans quelques mois, car nous le savons tous, sans nous l\u2019avouer: la mort est inévitable et fera toujours partie de notre vie.Respectons le choix des malades Mettons fin une fois pour toutes au débat sur le suicide assisté OPINION L\u2019arrogance de Quebecor llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 18 L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 En santé, il n\u2019est pas toujours nécessaire de dépenser des milliards pour améliorer les choses.Le plus bel exemple, c\u2019est le projet de loi déposé cette semaine par le ministre Yves Bolduc pour permettre aux pharmaciens de renouveler des ordonnances, de les ajuster, de prescrire euxmêmes pour des problèmes mineurs, comme les feux sauvages.Cette mesure va permettre à des dizaines de milliers de personnes d\u2019avoir accès à des soins sans faire la queue à l\u2019urgence ou dans une clinique sans rendez-vous, de mieux utiliser le réseau de ces professionnels de la santé que sont les pharmaciens, d\u2019alléger la charge des médecins et donc de leur permettre de voir des patients qui pour l\u2019instant n\u2019ont pas accès à un médecin de famille.On renforce la première ligne, on améliore l\u2019accessibilité avec un investissement mineur.On ne peut qu\u2019applaudir.Mais dans un deuxième temps, il faut aussi se demander pourquoi cela a pris tant de temps.La première fois que j\u2019ai écrit sur le sujet, c\u2019était en avril 2000, quand je suggérais à la ministre d\u2019alors, Mme Pauline Marois, de favoriser «une intégration des pharmaciens aux services de première ligne pour bien gérer l\u2019usage des médicaments».Ça fait plus de deux ans que le Parti québécois insiste là-dessus à l\u2019Assemblée nationale.Et il a fallu que l\u2019Ordre des pharmaciens revienne à la charge avec une campagne très bien structurée pour que les choses commencent à bouger.En soi, deux ans de plus ou de moins, ce n\u2019est pas dramatique.Mais cela peut nourrir notre réflexion sur nos façons de faire, notre immobilisme, notre résistance au changement.S\u2019il a fallu deux ans pour réinventer le bouton à quatre trous et accepter de faire ce qui se fait dans la plupart des autres provinces, c\u2019est d\u2019abord à cause de la résistance des médecins à cette forme d\u2019interdisciplinarité, celle du Collège des médecins et de la Fédération des médecins omnipraticiens.On peut noter que le Dr Gaétan Barrette, le président de la Fédération des médecins spécialistes, a par contre fait preuve d\u2019ouverture.Saluant cette réforme, le PDG du Collège des médecins décrit maintenant son organisme comme un «pionnier de la collaboration professionnelle».Pourtant, le collège a plutôt accueilli cette réforme avec l\u2019enthousiasme que l\u2019on réserve d\u2019habitude à une coloscopie, colorée par un paternalisme méprisant à l\u2019égard des pharmaciens, une dramatisation des enjeux, notamment sur le refus de voir les pharmaciens faire des diagnostics, la chasse gardée de la profession médicale.Même s\u2019il ne s\u2019agissait que de feux sauvages.Il est vrai que l\u2019élargissement du pouvoir des pharmaciens affectera la pratique médicale.Cela ne privera pas les omnipraticiens de clients, puisqu\u2019un grand nombre de personnes attendent de pouvoir avoir accès à un médecin.Mais si les pharmaciens s\u2019occupent des «petits bobos», les médecins se retrouveront à traiter davantage de «gros bobos».C\u2019est une utilisation intelligente des ressources, mais elle se traduira par un alourdissement de la charge des omnipraticiens.Ces changements mettent aussi en relief certaines anomalies.Un médecin qui, pour faciliter la vie de ses patients, renouvelle leur prescription par fax ou par téléphone ne sera pas rémunéré, Mais le pharmacien le sera, pour faire la même chose.Cela montre que si on veut encourager l\u2019interdisciplinarité, il faudra adapter la façon dont les médecins sont rémunérés.Un autre facteur dans la lenteur du processus tient à la volonté du ministre Bolduc de ne pas bousculer, de ne pas affronter les médecins et de privilégier plutôt le consensus.En soi, l\u2019intention est louable, mais il y a des cas où il n\u2019est pas mauvais de brasser la cage.ALAINDUBUC COLLABORATION SPÉCIALE adubuc@lapresse.ca POURNOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNENOUVELLEÀNOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTREOPINION?forum@lapresse.ca RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITES ANNONCES 514.987.8363 ou 1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 Merci, M.le maire Tremblay, de faire de Montréal la seule ville au monde qui tolère les indignés.Nous serons un leader mondial.\u2014 Dominique Bourcheix, Saint-Lambert À BIEN Y PENSER DEBATS DENIS BOUCHER L\u2019auteur est associé au Cabinet de relations publiques NATIONAL et soumet ce texte à titre personnel.Il est parfois surprenant de constater à quel point certaines personnes sont complètement déconnectées de leur propre industrie.Prenez le cas de l\u2019industrie du taxi.Encore une fois, on peut entendre les têtes dirigeantes se plaindre de leurs malheurs et du déclin dont ils sont les tristes victimes.Quoi de plus facile que d\u2019accuser les BIXI et autres plaies pour expliquer que les chauffeurs ont du mal à gagner honorablement leur vie?Laissez-moi vous proposer quelques autres explications.Par exemple, les taxis de Montréal sont horriblement sales.Le revêtement des sièges est souvent répugnant, la mécanique des automobiles est plus souvent qu\u2019autrement douteuse, laissant croire que la corruption se trouve peut-être aussi dans le processus d\u2019inspection des voitures taxis.Pourquoi ne pas imposer un âge maximal de trois à cinq ans pour les voitures?Pourquoi ne pas inviter le manufacturier des taxis londoniens à devenir le fournisseur exclusif des voitures à Montréal?Pourquoi ne pas créer un véhicule pour les conditions de Montréal?Que dire des chauffeurs?Pour plusieurs, il s\u2019agit de véritables dangers publics qui conduisent tellement mal qu\u2019on se demande comment ils ont pu obtenir un permis de conduire! Qui n\u2019a pas déjà été vert de peur en raison de manoeuvres dangereuses ou de l\u2019inconscience du chauffeur?Peut-être que les gens prendraient moins les BIXI si les taxis étaient plus propres, que le chauffeur savait conduire, mais aussi qu\u2019il ne vous faisait pas sentir coupable de ne pas lui avoir demandé de vous reconduire à l\u2019aéroport Mirabel plutôt que 10 coins de rue plus loin.Le chauffeur vous dira qu\u2019il attendait au stand depuis une heure et qu\u2019il n\u2019a fait que quelques dollars de toute sa journée et le voilà parti avec ses jérémiades pour les 10 coins de rues que dureront la randonnée.À New York, les taxis ne restent pas à des stands.Ils roulent et se font héler.Mais disons que par bonheur vous tombez sur l\u2019une des rares voitures propres avec un chauffeur qui a un semblant de talent en conduite automobile et qui comprend que tout le monde ne va pas à l\u2019aéroport.Rien ne vous garantit qu\u2019il sache comment vous conduire à votre destination.C\u2019est franchement déconcertant de constater à quel point les chauffeurs ne connaissent pas la ville et je ne parle pas ici des coins obscurs de Montréal.Même les destinations les plus connues semblent être de grandes énigmes pour nos valeureux chauffeurs montréalais.Force est de constater que la formation des chauffeurs est complètement déficiente.À Londres, les personnes désirant conduire une voiture taxi doivent suivre un cours de trois ans.Ici, on se demande s\u2019ils suivent un cours de trois heures.Ainsi, avant de blâmer les autres, les dirigeants de l\u2019industrie devraient d\u2019abord penser à ce qu\u2019ils peuvent faire pour améliorer le produit qu\u2019ils offrent.À l\u2019heure actuelle, il ne faut pas se surprendre que les citoyens désertent les taxis.Au prix qu\u2019il en coûte, le consommateur n\u2019y trouve vraiment pas son compte.C\u2019est aussi simple que cela.On ne peut pas offrir le service d\u2019une république de bananes et exiger les prix pour un service cinq étoiles.Éventuellement, les clients ne sont plus au rendez-vous et c\u2019est le début de la spirale descendante.L\u2019industrie doit donc être revue de fond en comble à commencer par la formation des chauffeurs et la vétusté du parc des voitures taxis.Le taxi en déroute On ne peut offrir un service digne d\u2019une république de bananes et exiger les prix d\u2019un service cinq étoiles Peut-être que les gens prendraient moins les BIXI si les taxis étaient plus propres, que le chauffeur savait conduire et qu\u2019il ne vous faisait pas sentir coupable de ne pas lui avoir demandé de vous reconduire à l\u2019aéroport Mirabel plutôt que 10 coins de rue plus loin.Si les pharmaciens s\u2019occupent des «petits bobos», les médecins se retrouveront à traiter davantage de «gros bobos».Un bon médicament pour la santé QU\u2019ENPENSEZ-VOUS?Racontez-nous vos expériences en taxi à Montréal à debats@lapresse.ca DEBATS@LAPRESSE.CA BORISLAV NICOLOV L\u2019auteur est directeur général d\u2019Ethnique Media inc, qui oeuvre dans le domaine de la publicité et cible les médias ethniques consultés par les immigrants à travers le Canada.Une sorte de réflexe conditionné relie les concepts de loi 101, de langue française et d\u2019affichage.Il suffit d\u2019évoquer un des trois pour que tous les spécialistes en communications se mettent en meute pour redire haut et fort: l\u2019affichage au Québec doit être fait en français, comme le stipule la loi 101.Et en filigrane : l\u2019anglais, dehors.Faut-il préciser que très récemment, la campagne de publicité de l\u2019Office québécois de la langue française a en quelque sorte réactivé le réflexe conditionné en question, si bien que tout le monde s\u2019empresse de montrer patte blanche.Grand bien lui en fasse, au monde bienséant s\u2019entend.Néanmoins, des faits persistent qui n\u2019ont rien à avoir avec la langue de Dumas \u2013 que voulez-vous, je le préfère à Molière \u2013 ni avec l\u2019anglais, lequel n\u2019est pas l\u2019apanage de Shakespeare uniquement.Les faits en question sont les suivants: la population de la Terre a dépassé les 7 milliards.Un groupe de pays obscurs, appelé communément le Sud-Est asiatique, en regroupe 4,2 milliards.La Chine, à elle seule, excède 1,3 milliard.L\u2019Europe et la Russie pèsent pour plus de 800 millions.Jusque-là, aucun rapport avec le bon vieux débat sur l\u2019affichage, n\u2019est-ce pas?En français, s\u2019il vous plaît, pour que grand-maman de Terrebonne ne soit pas dépaysée chez Best Buy?Hum, laissez-moi rire un peu.Tout le monde sait qu\u2019un million de millionnaires chinois attendent pour émigrer aux États-Unis et au Canada.Un regain de l\u2019immigration d\u2019affaires depuis la Russie est observé, sans compter l\u2019Inde dont les millionnaires et les nonmillionnaires viennent s\u2019établir dans ces terres froides que sont les nôtres.Et que pensez-vous que font les gens fortunés de ces pays, une fois ici?Mais ils ouvrent des commerces, bien entendu.Et ils mettent des affiches.Les affiches ne sont ni en français, ni en anglais.Les affiches sont dans leur langue d\u2019origine.L\u2019avenir démographique du Canada sera tributaire de l\u2019immigration économique, sociale et climatique.Derrière chaque Canadien, chaque Québécois, 1000 personnes à travers le monde sont prêts, à tout moment, à prendre sa place.En 10 ans de communications spécialisées dans cet univers dont on ne parle qu\u2019à titre exotique, j\u2019en sais assez pour affirmer que le véritable enjeu est de marier ce futur tellement bigarré à au moins une des langues qu\u2019on peut lire, parce qu\u2019écrite en caractères latins.Et, pour aller un peu plus loin: sensibiliser l\u2019immigration à venir au fait français au Québec est, je crois, l\u2019enjeu de demain.En attendant, on peut toujours argumenter sur l\u2019affichage, en français, comme le présume la loi 101?La myopie des Québécois Un million de millionnaires chinois attendent pour émigrer au Canada\u2026 Une fois ici, ils affichent dans leur langue d\u2019origine En français, s\u2019il vous plaît, pour que grand-maman de Terrebonne ne soit pas dépaysée chez Best Buy?Hum, laissez-moi rire un peu.PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE Les taxis de Montréal sont horriblement sales, la mécanique est la plupart du temps douteuse.Et que dire des chauffeurs ?Pour plusieurs, il s\u2019agit de véritables dangers publics qui conduisent tellement mal qu\u2019on se demande comment ils ont pu obtenir un permis de conduire ! llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 A 19 ACTUALITÉS A 20 L A P R E S S E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 1 FABRICE DE PIERREBOURG Les contrats accordés par la Ville de Mascouche à la firme de construction de Normand Trudel continuent de créer des vagues judiciaires.Dernier rebondissement, une mise en demeure adressée par Transport et Excavation Mascouche (TEM) au conseiller municipal Jacques Tremblay pour le sommer de cesser de «jouer le rôle de justicier».Le 17 octobre dernier, les conseillers de Mascouche Lise Gagnon et Jacques Tremblay ont été les seuls à s\u2019opposer, au cours d\u2019une séance du conseil, à l\u2019attribution d\u2019un contrat de 927 000$ à TEM.M.Tremblay s\u2019est justifié en arguant notamment que cette firme fait l\u2019objet d\u2019une enquête de la Sûreté du Québec.«Il est d\u2019ailleurs assez surprenant que les services policiers vous divulguent des informations sur des enquêtes en cours», écrit l\u2019avocat de Normand Trudel, Michel Savonitto, dans sa mise en demeure.On reproche aussi à Jacques Tremblay sa «méconnaissance des enjeux juridiques existants» pour avoir évoqué «la possible illégalité d\u2019octroyer un contrat à une firme» qui fait l\u2019objet d\u2019une enquête.Il est aussi «sommé de cesser de faire courir des rumeurs [.] et de [s\u2019]en tenir à [son] rôle de conseiller municipal».Par voie de communiqué, Jacques Tremblay a répliqué que cette mise en demeure «vise à le museler dans l\u2019exercice de ses fonctions».«M.Trudel, dit-il, doit accepter que je bénéficie du droit ou non d\u2019appuyer les résolutions présentées au conseil.» Le conseiller estime «légitime de faire preuve de prudence» lorsqu\u2019il s\u2019agit «de l\u2019argent des contribuables».Rappelons que sa collègue, Lise Gagnon, a déclaré à la police avoir été victime d\u2019intimidation quelques jours après la même séance du conseil.Salvatore Pinella, sous-traitant de Normand Trudel, lui aurait dit: «J\u2019aimerais que tu fermes les yeux sur les contrats qui vont passer à la Ville de Mascouche.Laisseles passer pour ton bien.» Des propos qu\u2019a démentis M.Pinella en entrevue à La Presse.La firme TEM et son dirigeant ont fait l\u2019objet de plusieurs enquêtes médiatiques au cours des derniers mois, en raison surtout de faveurs dont ils auraient fait profiter le maire de Mascouche, Richard Marcotte.Le DGE enquête également sur Normand Trudel.Normand Trudel et sa firme poursuivent l\u2019avocat Stéphane Handfield (525 000 $) et le député péquiste Guillaume Tremblay (environ 400 000$) pour leurs propos dans les médias.MASCOUCHE Normand Trudel s\u2019en prend à un conseiller VINCENT BROUSSEAU-POULIOT Les courtiers Marc Dalpé et Jean-Marc Milette, congédiés par Valeurs mobilières Desjardins pour avoir fait des transactions secrètes aux Bahamas pour le compte de certains clients, se sont entendus hier avec leur ancien employeur au sujet de la sollicitation auprès de ces clients.Maintenant associés à la firme Richardson GMP, Marc Dalpé et Jean- Marc Milette devront attendre quatre mois avant de solliciter les clients qui leur avaient été envoyés par Desjardins.Associée à Desjardins depuis 2003, l\u2019équipe Dalpé-Milette gérait des actifs de près de 1 milliard de dollars pour le compte de plus de 2000 clients.Environ la moitié de l\u2019actif sous gestion leur avait été confiée par Desjardins, l\u2019autre moitié provenait de clients de Dalpé-Milette.Après qu\u2019une injonction provisoire, ordonnant à MM.Dalpé et Milette de cesser de solliciter les clients provenant de Desjardins, eut été rendue vendredi, les deux parties en sont venues à une entente entérinée hier après-midi par la Cour supérieure.Les deux courtiers montréalais ne pourront solliciter leurs anciens clients avant le 16 mars 2012 inclusivement.En contrepartie, ils sont libres dès maintenant de solliciter ceux qui n\u2019ont pas transité par Desjardins.«Nous sommes satisfaits et nous souhaitons tourner la page», a dit André Chapleau, porte-parole du Mouvement Desjardins.MM.Dalpé et Milette n\u2019ont pas commenté l\u2019entente intervenue hier.Après leur congédiement, le 3 novembre dernier, Marc Dalpé et Jean-Marc Milette sont devenus actionnaires de la firme de gestion de patrimoine Richardson GMP la semaine dernière.Le président de Richardson GMP s\u2019est dit «plus que confortable» avec leur arrivée.«Il y a eu un malentendu entre eux et leur ex-employeur au sujet de la politique de divulgation.Ils regrettent ce malentendu et ont coopéré pleinement avec Richardson GMP et les autorités de réglementation pour régler immédiatement cette affaire», a affirmé au Globe and Mail Andrew Marsh, président de Richardson GMP.Selon M.Marsh, l\u2019équipe Dalpé- Milette ne compterait que quatre comptes aux Bahamas avec un actif total de 900 000$.Malgré leur nouvelle association avec Richardson GMP, MM.Dalpé et Milette ne peuvent pour le moment conclure personnellement des transactions pour leurs anciens clients, qu\u2019ils soient ou non de chez Desjardins.Leurs permis de conseiller en placement ont été suspendus par l\u2019Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) après leur départ.Ils peuvent toutefois faire une demande auprès de l\u2019OCRCVM pour réactiver leur permis avec leur nouvel employeur, selon les règles de l\u2019organisme.Citant des motifs de confidentialité, l\u2019OCRCVM n\u2019a pas voulu indiquer si une enquête était en cours.\u2014 Avec Francis Vailles TRANSACTIONS SECRÈTES AUX BAHAMAS Entente entre Desjardins et les courtiers congédiés Les deux courtiers montréalais ne pourront solliciter leurs anciens clients avant le 16 mars 2012 inclusivement.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll CE SAMEDI UN APPEL À TOUS LES CENTRES D\u2019APPELS : QUELS SONT CESMÉTIERS?QUELLE EST LA FORMATIONNÉCESSAIRE?LE RENDEZ-VOUS DE L\u2019EMPLOI ET DE LA FORMATION TOUS LES SAMEDIS DANS CONSEILS STRATÉGIQUES STATISTIQUES INTÉRESSANTES TÉMOIGNAGES INSPIRANTS Des plaisirs 100% chocolatés chez Praline & Caramel valeur de 40$ ÉCONOMISEZ 50% 20$ découvrez toutes nos offres dès maintenant sur lerenard.ca QUANTITÉ ET DURÉE LIMITÉES EXCLUSIVITÉ DE 128e année No26 56 pages, 5 cahiers Montréal vendredi 18 novembre 2011 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique DES DÉCOUVERTES POUR TOUS AU SALON DU LIVRE Le Grand Soulard de la cuisine Jean Soulard « Une bible, oui.Un indispensable, assurément ! » Stéphanie Bois-Houde, Le Soleil Papilles pour tous! Automne François Chartier «François a déniché de nouveaux mariages révolutionnaires.» Ferran Adrià, restaurant elBulli Les personnages de Tintin dans l\u2019histoire Collectif «C\u2019est un must !» René Homier-Roy, Radio-Canada Michèle Richard Benoit Gignac « [.] Fascinant à lire, une excellente histoire!» Marie-Christine Blais, lapresse.ca Salon du livre de Montréal Du 16 au 20 novembre 2011 Stand 216 Livres également offerts en librairie ou sur librairie.lapresse.ca LES ÉDITIONS LA PRESSE Dressée pour être star histoire ON VOUS CONSEILLE\u2026 ON VOUS RACONTE\u2026 ON VOUS EXPLIQUE\u2026 ON VOUS DIVERTIT\u2026 LES ÉDITIONS LA PRESSE Salon du livre - Stand 216 HORAIRE Séances de signatures Salon du livre de Montréal Venez rencontrer nos auteurs ! VÉGÉTARIEN PARFOIS, SOUVENT OU PASSIONNÉMENT Jérôme Ferrer, Vincent Graton, Isabelle Huot MES RESTOS, MES RECETTES Jérôme Ferrer 18 h 30 à 20 h DRESSÉE POUR ÊTRE STAR Michèle Richard 19 h à 20 h 30 COURIR AU BON RYTHME Jean-Yves Cloutier et Michel Gauthier 18 h 30 à 20 h PAPILLES POUR TOUS! AUTOMNE; LA SÉLECTION CHARTIER 2012 François Chartier 18 h 30 à 20 h DRESSÉE POUR ÊTRE STAR Michèle Richard 13 h 30 à 15 h et 20 h à 21 h LES MAINS DANS LA PÂTE Alexandre Brunet 14 h à 15 h 30 L\u2019IMMOBILIER EN 2025; INVESTIR ET RÉUSSIR EN IMMOBILIER Martin Provencher 14 h à 15 h 30 VÉGÉTARIEN PARFOIS, SOUVENT OU PASSIONNÉMENT Jérôme Ferrer, Vincent Graton, Isabelle Huot MES RESTOS, MES RECETTES Jérôme Ferrer 15 h à 16 h 30 LA GRENADE VERTE Hugo Fontaine 15 h 30 à 17 h COURIR AU BON RYTHME Jean-Yves Cloutier et Michel Gauthier 15 h 30 à 17 h DE TOUS LES\u2026 CÔTÉ 2011 André-Philippe Côté 16 h 30 à 18 h DRESSÉE POUR ÊTRE STAR Michèle Richard 12 h à 13 h 30 et 15 h 30 à 17 h LES CHEFS ! SAISON 2 Guillaume St-Pierre, Émilie Brochu, Laurence Frenette 13 h à 14 h 30 L\u2019AUTO 2012 Jean-François Guay et Éric LeFrançois 13 h 30 à 15 h AMOUR TOXIQUE Diane Borgia 14 h 30 à 16 h LES MAINS DANS LA PÂTE Alexandre Brunet 15 h à 16 h 30 JEUDI 17 NOVEMBRE 2011 ET SI MOURIR S\u2019APPRIVOISAIT\u2026 Serge Daneault 17 h à 18 h 30 LA GRENADE VERTE Hugo Fontaine 17 h à 18 h 30 DIS-MOI QUI TU ES, JE TE DIRAI QUOI MANGER Julie DesGroseilliers 18 h à 19 h Vendredi 18 novembre 2011 CONSTRUIRE, RÉNOVER, TRANSFORMER Lucie Lavigne 16 h 30 à 18 h DRESSÉE POUR ÊTRE STAR Michèle Richard 18 h à 19 h 30 RESTOS MONTRÉAL 2012 Marie-Claude Lortie 18 h à 19 h 30 Samedi 19 novembre 2011 DIS-MOI QUI TU ES, JE TE DIRAI QUOI MANGER Julie DesGroseilliers 9 h 30 à 11 h LES ADOS Dre Nadia Gagnier, psychologue 10 h à 11 h 30 LA SAISON FROIDE Catherine Lafrance 10 h 30 à 12 h RESTOS MONTRÉAL 2012 Marie-Claude Lortie 11 h à 12 h 30 AMOUR TOXIQUE Diane Borgia 11 h 30 à 13 h PAPILLES POUR TOUS! AUTOMNE LA SÉLECTION CHARTIER 2012 François Chartier 12 h à 13 h 30 COSMÉTIQUES NON TOXIQUES Sylvie Fortin 12 h à 13 h 30 ARTURO GATTI \u2013 LE DERNIER ROUND Jacques Pothier 12 h 30 à 14 h CONSTRUIRE, RÉNOVER, TRANSFORMER Lucie Lavigne 13 h à 14 h 30 Dimanche 20 novembre LES ADOS Dre Nadia Gagnier, psychologue 10 h à 11 h 30 COSMÉTIQUES NON TOXIQUES Sylvie Fortin 10 h à 11 h 30 DE TOUS LES\u2026 CÔTÉ 2011 André-Philippe Côté 10 h 30 à 12 h ARTURO GATTI \u2013 LE DERNIER ROUND Jacques Pothier 11 h 30 à 13 h LA SAISON FROIDE Catherine Lafrance 11 h 30 à 13 h Entrevues d\u2019auteurs PAPILLES POUR TOUS! CUISINE AROMATIQUE D\u2019AUTOMNE François Chartier Samedi 19 novembre de 11 h 30 à 12 h en entrevue avec Anne L.Desjardins Scène de la Grande Place DRESSÉE POUR ÊTRE STAR Michèle Richard Samedi 19 novembre de 19 h 30 à 20 h en entrevue avec Michel Jasmin Scène Carrefour Desjardins L\u2019AUTO 2012 Jacques Duval, Jean-François Guay et Éric LeFrançois CONSTRUIRE, RÉNOVER, TRANSFORMER Lucie Lavigne LES ADOS \u2013 GUIDE DE SURVIE POUR PARENTS Dre Nadia Gagnier L\u2019UNION FAIT LA FORCE TOMES 2 ET 3 Urbis DE TOUS LES\u2026 CÔTÉ 2011 André-Philippe Côté LE PETIT LABEAUME ILLUSTRÉ André-Philippe Côté et Jean-Simon Gagné AMOUR TOXIQUE Diane Borgia ET SI MOURIR S\u2019APPRIVOISAIT\u2026 Dr Serge Daneault LES PIRATES DE SOMALIE Jay Bahadur LA FROUSSE AUTOUR DU MONDE TOMES 1, 2 ET 3 Bruno Blanchet LA GRENADE VERTE Hugo Fontaine ARTURO GATTI - LE DERNIER ROUND Jacques Pothier LA SAISON FROIDE Catherine Lafrance DIS-MOI QUI TU ES, JE TE DIRAI QUOI MANGER Julie DesGroseilliers COURIR AU BON RYTHME Jean-Yves Cloutier et Michel Gauthier COSMÉTIQUES NON TOXIQUES Sylvie Fortin LA SÉLECTION CHARTIER 2012 François Chartier RESTOS MONTRÉAL 2012 Marie-Claude Lortie RECEVOIR EN GRAND PETIT CARNET DES BONNES MANIÈRES Cendrine Chénel NOUVEAU! ON VOUS MET L\u2019EAU À LA BOUCHE\u2026 Salon du livre - Stand 216 PARCE QU\u2019ON A TOUS DE LA VISITE.Ricardo LES RECETTES DE PAPILLES ET MOLÉCULES François Chartier et Stéphane Modat LES CHEFS ! SAISON 1 ET SAISON 2 Collectif Chuck Hughes Alexandre Brunet L\u2019ANARCHIE CULINAIRE SELON BOB LE CHEF LA REVANCHE ! Robert Penny PAPILLES ET MOLÉCULES François Chartier LA CHIMIE DES DESSERTS Christina Blais et Ricardo MA CUISINE WEEK-END Ricardo MES RESTOS, MES RECETTES.Jérôme Ferrer VÉGÉTARIEN PARFOIS, SOUVENT OU PASSIONNÉMENT Jérôme Ferrer, Vincent Graton et Isabelle Huot LES SECRETS DES SAUCES, DES DESSERTS, DES LÉGUMES Jérôme Ferrer GARDE MANGER LES MAINS DANS LA PÂTE LES ÉDITIONS LA PRESSE "]
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