La presse, 17 novembre 2011, Cahier A
[" L-V 6 21924 98765 1 MON CLIN D\u2019OEIL STÉPHANE LAPORTE Si la Caisse de dépôt cherche un francophone, je suis disponible ! \u2014 Vincent Lacroix Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte EXCLUSIF PRÊTS À DES RESTAURANTS DES MILLIONS DÉTOURNÉS D\u2019UNPROGRAMME FÉDÉRAL Des réseaux de franchisés bafouent les règles du programme à leur profit.PAGES A2 ET A3 Un projet de mine devrait générer des revenus de 4,1 milliards en 11 ans.AFFAIRES LEBAISERMAUDIT Une publicité de Benetton provoque l\u2019ire du Vatican.PAGE A21 MIRADOR ESTMORT HUGO DUMAS ARTS MIDAM KID PADDLE RESTER JEUNE, C\u2019EST SÉRIEUX ARTS PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE SANS FAUTE Une victoire, un blanchissage.et pas de nouveau blessé.SPORTS PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE , LA PRESSE PHOTOMONTAGE LA PRESSE PHOTO AFP Patrick Labbé DIAMANTS DES MONTS OTISH BRILLANTES RETOMBÉES POUR LEQUÉBEC 128e année No25 68 pages, 4 cahiers 79¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 92¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Montréal jeudi 17 novembre 2011 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique marietteclermont.com VASTE CHOIX À DÉCOUVRIR EN MAGASIN LAVAL: 2300 Boul.Le Corbusier, 514-382-6870 .MONTRÉAL: 2020 Rue University, 514-845-7296 EXCLUSIVITÉ DE DÉCOUVREZ NOS OFFRES SENSATIONNELLES ! ARTS : PAGE 8 ACTUALITÉS FRANCIS VAILLES Le programme fédéral de prêts aux PME fait l\u2019objet de détournement de fonds depuis plusieurs années, selon une enquête de La Presse.Plusieurs sources nous ont indiqué que des réseaux de restaurants franchisés bafouent les règles du programme à leur profit.L\u2019affaire implique des millions de dollars et des dizaines de restaurants.Certains informateurs nous ont fourni des copies de fausses factures et de chèques prouvant que des fonds ont été détournés ou nous ont donné le nom de professionnels et d\u2019institutions financières impliquées.«Graisser les banquiers, les avocats et les comptables sur un dossier de prêts aux petites entreprises est monnaie courante.It is a standard operating practice », nous a dit un avocat de l\u2019Ouest-de-l\u2019Île.Le programme fédéral de prêts aux PME est géré par Industrie Canada.Il est conçu pour les restaurateurs et les commerçants, entre autres.Quelque 7500 entreprises en bénéficient au Canada chaque année, dont le tiers au Québec.De faux documents En vertu du programme, les fonds empruntés par un restaurant à une banque sont garantis par le gouvernement fédéral, qui assume 85% des pertes en cas de faillite.Les fonds sont avancés par la banque à la condition qu\u2019ils servent à rénover un restaurant ou à acheter des équipements.Ils sont versés au restaurateur ou à l\u2019entrepreneur en construction qui rénove les lieux moyennant des pièces justificatives, comme des factures.Or, deux entrepreneurs en construction nous ont dit avoir fabriqué de faux documents à plusieurs reprises pour obtenir indûment les fonds.Dans chaque cas, l \u2019argent a été versé dans leur compte puis détourné illico au profit d\u2019un tiers.Ce tiers est chaque fois le gestionnaire du réseau du restaurant, le franchiseur.Trois autres informateurs affirment que cette pratique est monnaie courante depuis plusieurs années.« Je recevais un chèque de 200 000$ de la banque à 12h01.À 12h05, je refaisais un chèque du même montant au nom personnel du propriétaire du réseau.J\u2019ai gardé toutes les preuves.J\u2019ai appris par la suite que j\u2019avais finalement servi de prête-nom», explique l\u2019un des entrepreneurs à La Presse.L\u2019homme nous parle sous le couvert de l\u2019anonymat par crainte de représailles.Il a répété l\u2019expérience pour plusieurs restaurants au cours des années 2000.En échange, il a obtenu quelques contrats de rénovation.Des factures dopées La plupart du temps, les rénovations ont finalement lieu, mais les factures justificatives remises aux banquiers sont dopées, nous indiquent quatre informateurs.Ainsi, le franchiseur qui reçoit les fonds obtient plus que le coût réel du projet et en tire un bon profit.Par exemple, un projet de 250 000$ peut faire l\u2019objet d\u2019une demande indue à la banque de 325 000$, ce qui laisse un bénéfice de 75 000$ au franchiseur.«Le coût présenté à la banque est plus élevé que la réalité.Par exemple, on fait faire de fausses factures pour les fenêtres, disons de 60 000 $ au lieu de 40 000$», a dit un avocat.Souvent, des comptables ou des avocats obtiennent des commissions sur les fonds obtenus de la banque, par exemple 10 000 $ par restaurant, ce qui n\u2019est pas permis par le programme de prêts aux PME d\u2019Industrie Canada.«Un avocat connu a touché des commissions sur plusieurs prêts détournés du programme fédéral », assure une source bien renseignée.Un restaurateur de La Belle Province, en colère, dit bien connaître le stratagème.Comme deux autres sources, il soutient que le phénomène s\u2019étend à de nombreux cassecroûte franchisés administrés par des franchiseurs de la communauté grecque.Selon lui, le prêt de la banque est généralement déposé dans le compte du franchiseur, mais son remboursement est inscrit dans les états financiers du petit restaurateur.Comme le montant du prêt a été dopé, le petit restaurateur est étranglé par des paiements trop élevés, rendant la rentabilité du resto très difficile.«Ils font ce genre de stratagème depuis plusieurs années », dit le restaurateur, qui connaît personnellement d\u2019autres petits exploitants qui, comme lui, écopent de la situation.Certains survivent quelques années, mais plusieurs déclarent faillite.Bien souvent, leurs pertes bancaires sont alors épongées par Industrie Canada à 85%.Autrement dit, ce sont les contribuables qui paient la facture.Le fisc s\u2019en mêle Habituellement, les immeubles qui abritent les restaurants sont la propriété du franchiseur.Lorsqu\u2019un resto déclare faillite, le local de l\u2019immeuble est réutilisé pour lancer un autre restaurant.Les équipements du casse-croûte peuvent même être rachetés à faible prix par le franchiseur ou par un tiers des mains du syndic de faillite, selon nos informations.Le stratagème pourrait cesser sous peu, cependant.Des restaurateurs et entrepreneurs commencent à dénoncer la situation.La raison : le fisc s\u2019est mis le nez dans l\u2019affaire et exige d\u2019eux une fortune en taxes de vente.En effet, les fausses factures remises aux banquiers en échange des fonds auraient dû faire l\u2019objet d\u2019une perception de TPS et de TVQ de la part de l\u2019entrepreneur en construction.Dans les faits, aucune taxe de vente n\u2019a été perçue, disent deux entrepreneurs, puisque l\u2019argent a été remis entièrement au tiers franchiseur.Ce faisant, le fisc réclame à ces entrepreneurs en construction des centaines de milliers de dollars qu\u2019ils n\u2019ont pas, ce qui les accule à la faillite.« Je faisais ça pour aider.Aujourd\u2019hui, le franchiseur est millionnaire et moi, je suis sans le sou.Si j\u2019avais su, jamais je ne serais entré là-dedans », a déclaré un entrepreneur.Nous avons exposé le problème à Industrie Canada, responsable du programme fédéral de prêts aux petites entreprises, mais nous n\u2019avons obtenu aucun commentaire.Programme fédéral de prêts aux PME DES MILLIONS DÉTOURNÉS À lire demain: Six faillites pour un restaurant PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Le fisc est aux trousses d\u2019entrepreneurs et de restaurateurs pour des millions en taxes de vente impayées, dans le cadre d\u2019un présumé stratagème visant à obtenir des garanties de prêts d\u2019Ottawa.EXCLUSIF llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 1 www.chanel.ca ©CHANEL, Inc.CHANEL ®B® CHANEL S.de R.L.Montre en céramique de titane, un nouveau matériau hautement résistant aux rayures.Couleur et éclat uniques obtenus par adjonction de titane et polissage diamant.Mouvement mécanique à remontage automatique.Réserve de marche 42 heures.Étanchéité 200 mètres. ACTUALITÉS FRANCIS VAILLES L\u2019homme d\u2019affa i res Peter Anastopoulos se défend d\u2019avoir agi incorrectement avec l\u2019entrepreneur en construction George Vretos ou avec ses banquiers pour ses projets de rénovation de restaurants.«J\u2019ai remboursé tous mes prêts et tous les sous-traitants des projets [\u2026] J\u2019ai eu une vérification de Revenu Québec et toutes mes affaires sont correctes », a dit M.Anastopoulos à La Presse.Peter Anastopoulos détient une dizaine de restaurants, notamment de la cha îne Eggstyle.Il explique qu\u2019il ne peut obtenir lui-même les fonds bancaires en vertu du programme fédéral de prêt aux petites entreprises.Il doit passer par un entrepreneur général, dit-il, en l\u2019occurrence George Vretos.«Je ne peux appliquer sur le prêt moimême », indique-t-il.De son côté, Vretos a affirmé à La Presse avoir produit de fausses factures à la demande de M.Anastopoulos pour que ce dernier obtienne les prêts bancaires garantis par le programme fédéral.Selon les documents qu\u2019il nous a fournis, les fonds ont été versés dans le compte de son entreprise, puis redirigés vers le compte personnel de Peter Anastopoulos ou vers celui d\u2019une tierce entreprise de M.Anastopoulos.À ce sujet , Peter Anastopoulos répond : «Personne parmi les sous-traitants ne veut être payé par Vretos parce qu\u2019ils ne lui font pas confiance\u2026 Vretos me donne donc l\u2019argent et c\u2019est moi qui les paie [\u2026] Je ne savais pas à quel point Vretos était endetté, je le sais maintenant et je ne fais plus affaire avec lui », dit-il.Alors, pourquoi avoir fait affaire avec M.Vretos pendant si longtemps (quatre ans) ?« Chaque resto coûte 450 000$.J\u2019ai utilisé George parce qu\u2019un entrepreneur général va se prendre 30% de marge pour off ri r ses services, tandis que George demande seulement 10%», explique-t-il.George Vretos nous dit pourtant qu\u2019il n\u2019a nullement agi à titre d\u2019entrepreneur général pour les projets de M.Anastopoulos, pas plus qu\u2019il n\u2019a supervisé les travaux des restaurants.Il n\u2019était finalement qu\u2019un sous-traitant parmi les autres.Peter Anastopoulos a-t-il alors une licence de la Régie du bâtiment ?« Je n\u2019ai pas besoin d\u2019une licence parce que ce n\u2019est pas moi qui supervise les travaux.Celui qui paie n\u2019a pas besoin de licence.Je suis le client et je paie chacun des sous-traitants », dit M.Anastopoulos.À la Régie du bâtiment, on nous indique que «quiconque fait exécuter des travaux doit détenir une licence d\u2019entrepreneur général ou de constructeur- propriétaire.C\u2019est le cas des restaurants Normandin, à Québec.Le but est d\u2019assurer la qualité des travaux pour la protection du public », explique le porte-parole, Sylvain Lamothe.Une licence est accordée après des examens de quali fication et le versement d\u2019une caution.Superviser des travaux sans licence est passible d\u2019une amende variant de 710$ à 2839$ par journée d\u2019infraction.UN FRANCHISEUR RÉPLIQUE «Toutes mes affaires sont correctes» FRANCIS VAILLES L\u2019entrepreneur George Vretos, de Laval, a accepté de nous parler ouvertement de ce qu\u2019il appelle le « système ».Son entreprise Pella Construction est aujourd\u2019hui acculée à la faillite parce qu\u2019il dit avoir suivi les directives d\u2019un homme d\u2019affaires pour faire débloquer des projets.P enda nt qua t r e a n s , l\u2019homme aurait consenti à ce que les fonds bancaires garantis par le gouvernement fédéral transitent par son entreprise avant d\u2019être rapidement transférés vers un tiers.Les transferts illicites concernent neuf dossiers de rénovation de restaurants et totalisent quelque 2,5 millions de dollars, soutient-il.L\u2019homme de 64 ans nous a fourni des états de compte bancaire et des copies de fausses factures concernant les deux tiers des sommes en cause.Les fausses factures ont été approuvées par la Banque Royale avant que les fonds soient transférés.L\u2019essentiel de son témoignage sur le transit de fonds a été mis par écrit dans une déclaration sous serment et remise à La Presse.George Vretos le reconnaît : il savait que ce qu\u2019il faisait était illicite.Participer « au système» lui permettait toutefois d\u2019obtenir sa part des contrats de rénovation dans une période difficile.Aujourd\u2019hui, l\u2019entrepreneur général comprend avoir été la marionnette du groupe qui l\u2019a entraîné dans cette affaire.Ce groupe est dirigé par l\u2019homme d\u2019affaires Peter Anastopoulos, dit-il, celui qui gère notamment le réseau de restaurants Eggstyle.«J\u2019ai été naïf.J\u2019ai fait de grosses erreurs, mais je [n\u2019en] connaissais pas l\u2019impact », a-til dit au cours d\u2019une entrevue à La Presse.Taxes impayées L\u2019impact l\u2019a frappé de plein fouet à l\u2019automne 2010.Le fisc a passé ses affaires au crible et lui a réclamé près de 1 million de dollars de TPS et de TVQ impayées, en plus de 700 000$ d\u2019intérêts et de pénalités, pour une facture globale de 1,7 million.C\u2019est que le fisc considère que les factures auraient dû être accompagnées d\u2019un prélèvement de taxes de vente, comme c\u2019est le cas de toutes les transactions.Or, M.Vretos dit n\u2019avoir jamais collecté ces taxes, puisque son entreprise n\u2019aurait fa it que transférer les fonds vers le groupe d\u2019Anastopoulos.Son entreprise a réalisé une petite partie des travaux de rénovation justifiés par les factures, pour lesquels des taxes ont été prélevées.Pour le reste, c \u2019est Peter Anastopoulos et ses associés qui contrôlaient l\u2019argent et attribuaient les contrats aux sous-traitants, dit-il.C\u2019est donc le groupe d\u2019Anastopoulos qui a dû collecter l\u2019essentiel des taxes, croit-il.Incapable de payer les réclamations du fisc, George Vretos a dû mettre son entreprise sous la protection de la Loi sur les faillites.Il tente maintenant de s\u2019entendre avec Revenu Québec.« J\u2019ai fait cette erreur, d\u2019accord, mais dois-je être puni si fortement ?Je n\u2019ai jamais eu l\u2019argent qu\u2019il réclame », dit-il.Pour prouver ses dires, il nous montre des factures pour des travaux réalisés dans des restaurants Eggstyle de Laval et de Granby.Ces factures ont servi à justifier le décaissement d\u2019un prêt de la Banque Royale garanti par Industrie Canada.Par exemple, pour le restaurant de Laval, situé sur boulevard Le Corbusier, il a produit trois factures totalisant 396 137 $ entre les 16 avril et 17 juin 2008.Les factures décrivent des travaux présumés réalisés par son entreprise Pella.Or, contrai rement à ce qu\u2019indiquent les factures, Pella n\u2019aurait réalisé que le quart des travaux, dit-il.Dès la réception des fonds, il en a transféré la presque totalité au groupe de Peter Anastopoulos, ne conservant que la partie liée à ses travaux, indiquent les copies de chèques qu\u2019il nous a fournies.Les factures soumises à la banque précisent que les travaux sont terminés, alors qu\u2019une note de crédit, produite le même jour, indique qu\u2019il retourne plutôt l\u2019argent à Anastopoulos parce que les travaux seront faits par d\u2019autres ou parce que les plans ont changé.Une autre série de fausses factures semblables a été produite pour le restaurant Eggstyle rue principale, à Granby.George Vretos dit qu\u2019il s\u2019agissait de vrais projets, dont les travaux ont été réalisés, au bout du compte.Il ne sait toutefois pas précisément comment le groupe d\u2019Anastopoulos a dépensé l\u2019argent.Le transit des fonds, «c\u2019était une façon de faciliter le démarrage du projet, une façon d\u2019obtenir l\u2019argent plus rapidement pour démarrer [\u2026]», dit-il.« [Peter Anastopoulos] me disait que c \u2019était une politique de la banque de verser les fonds à l\u2019entrepreneur en construction.Il me demandait le transit [vers son organisation] pour contrôler l\u2019argent.» « Je n\u2019ai jamais collecté toutes les taxes de vente que le gouvernement me réclame, ça, c\u2019est certain.C\u2019est impossible.Ils le savent, je leur ai dit où a été l\u2019argent, mais ils continuent de me le réclamer à moi», dit-il.«J\u2019ai fait de grosses erreurs» L\u2019entrepreneur George Vretos dit avoir été utilisé dans un «système» illicite «J\u2019ai utilisé George parce qu\u2019un entrepreneur général va se prendre 30% de marge pour offrir ses services, tandis que George demande seulement 10%.» \u2014 Le restaurateur Peter Anastopoulos PHOTO ARMAND TROTTIER, ARCHIVES LA PRESSE Selon nos sources, des entrepreneurs, des restaurateurs et des avocats sont de mèche pour encaisser l\u2019aide fédérale sans y avoir droit.PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE L\u2019entrepreneur George Vretos, de Laval.affirme que sa participation au «système» lui permettait d\u2019obtenir des contrats dans une période difficile.Pendant quatre ans, l\u2019entrepreneur George Vretos aurait consenti à ce que les fonds bancaires garantis par le gouvernement fédéral transitent par son entreprise avant d\u2019être rapidement transférés vers un tiers.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 1 A 3 LfEVENEMENT TOUT UN CADEAU Versa a hayon 1.8 SL 2012 illustree Sentra SE-R 2012 illustree Berline Altima 3.5 SR 2012 illustree GRANDCHOIXDE MODELES EN STOCK DE CHOIX GRAND + Applicable au financement alfachat ou alalocation.4moissans mensualite* Applicable au financement alfachat.premiers 710 3 $ Rabais des fetes jusqufa Applicable au financement alfachat ou alalocation.** VISITEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE NISSAN DES AUJOURDfHUI.OUVERT JUSQUfA 21H LES SOIRS DE SEMAINE££ nissan.ca Lfevenement TOUT UN CADEAU de Nissan est en vigueur du7 au 30 novembre 2011 et peut faire lfobjet de changements sans preavis.Offres disponibles seulement chez les concessionnaires participants.Les offres de financement sont disponibles uniquement aupres de Nissan Canada Finance pour un temps limite, sont sujettes a lfapprobation de credit, sont exclusives et peuvent faire lfobjet de changements sans preavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Les modeles illustres sont a titre indicatif seulement.Le concessionnaire peut devoir commander ou echanger un vehicule.Voyez votre concessionnaire pour tous les details.* Le programme á 4 premiers mois sans mensualite â sfapplique uniquement au financement a lfachat dfun des modeles neufs suivants : Versa berline, Versa a hayon, Sentra, berline Altima, coupe Altima, Maxima, Rogue, Murano, X-Terra, Pathfinder, Armada et Frontier 2012 ou Juke, Quest, 370Z et Titan 2011 achete et livre avant le 30 novembre 2011.Les paiements differes ne sont pas disponibles sur les achats au comptant.Les mensualites sont differees pendant 120 jours et les contrats sont prolonges en consequence.Les interets (le cas echeant) ne seront pas accumules au cours des 90 premiers jours du contrat.Apres 90 jours, les interets (le cas echeant) seront accumules et lfacheteur devra (le cas echeant) payer mensuellement le capital et les interets a partir du 120ieme jour jusqufau terme du contrat.Le consommateur sera requis de faire les paiements mensuels a compter du 120ieme jour jusqufa la fin du contrat.Le paiement comptant, le transport et la preparation, les frais dfinscription au RDPRM (incluant les frais du registre), le depot de securite, les droits sur les pneus neufs et la taxe sur lfair climatise sont payables a la signature du contrat.** Offres disponibles au financement a lfachat ou a la location dfun des modeles neufs suivants : Versa berline, Versa a hayon, Sentra, berline Altima, coupe Altima, Maxima, Rogue, Murano, X-Terra, Pathfinder, Armada et Frontier 2012 ou Juke, Quest, 370Z et Titan 2011 par lfentremise de Nissan Canada Finance (sujet a lfapprobation de credit) achete et livre avant le 30 novembre 2011.Les montants varient en fonction du modele.Le rabais de 3 710 $ est applicable uniquement a lfachat ou a la location dfune Altima 2.5 S 2012 (T4RG52 AA00), transmission manuelle.Les autres modeles Altima 2012 sont eligibles a un rabais de 3 500 $.Le rabais de 2 162 $ est applicable uniquement a lfachat ou a la location dfune Versa a hayon 1.8 S 2012 (B5BG52 AA00), transmission manuelle.Les autres modeles Versa a hayon 2012 sont eligibles a un rabais de 2 000 $.Le rabais est base sur des dollars dfexploitation ajoutables et sera deduit du prix negocie avant les taxes.1 Prix a lfachat a partir de 21 998 $ (incluant un rabais de 3 500 $ et une contribution du concessionnaire de 210 $) pour lfAltima 2.5 S 2012 (T4RG52 AA00), transmission manuelle / 33 808 $ pour lfAltima 3.5 SR 2012 telle qufillustree (T4SG12 AA00), transmission CVT / 14 460 $ (incluant un rabais de 2 500 $) pour la Sentra 2.0 2012 (C4LG52 AA00), transmission manuelle / 23 551 $ pour la Sentra SE-R 2012 telle qufillustree (C4SG12 AA00), transmission CVT / 13 999 $ (incluant un rabais de 2 000 $ et une contribution du concessionnaire de 162 $) pour la Versa a hayon 1.8 S 2012 (B5BG52 AA00), transmission manuelle / 20 460 $ pour la Versa a hayon 1.8 SL 2012 telle qufillustree (B5RG12 AA00), transmission CVT.2 Les offres de financement sfapplique a lfachat dfun des vehicules neufs suivants : Altima 2.5 S 2012 (T4RG52 AA00) / Sentra 2.0 2012 (C4LG52 AA00) / Versa a hayon 1.8 S 2012 (B5BG52 AA00) a un taux de credit de 4,25 % pour un terme de 182 bi-mensualites ou 84 mois.Bi-mensualites de 139 $ / 92 $ / 89 $ avec 0 $ en comptant initial.Frais de credit de 3 419 $ / 2 269,44$ / 2 197,18 $ pour une obligation totale de 25 417 $ / 16 729,44 $ / 16 196,18 $.££ Chez les concessionnaires participants.Les noms, logos, slogans, noms de produits et noms des caracteristiques de Nissan sont des marques de commerce utilisees sous licence ou appartenant a Nissan Motor Co.Ltd.ou a ses filiales nord-americaines.LfAssociation des concessionnaires Nissan du Quebec RABAIS DES FETES** + 4 PREMIERS MOIS 25708$ 21998$1 PRIX A LfACHAT PRIX REVISE 139$2 FINANCEMENT A LfACHAT aux 2 sem./84mois 0 $ en comptant initial BERLINE ALTIMA 2.5 S 2012 RABAIS DES FETES** + 4 PREMIERS MOIS SANS MENSUALITE* 2 500$ 16960$ 14460$1 PRIX A LfACHAT PRIX REVISE FINANCEMENT A LfACHAT SENTRA 2.0 2012 92$2 aux 2 sem.84mois 0 $ en comptant initial RABAIS DES FETES** + 4 PREMIERS MOIS 2 162 $ VERSA A HAYON 1.8 S 2012 16161$ 13999$1 PRIX A LfACHAT PRIX REVISE FINANCEMENT A LfACHAT 89$2 aux 2 sem./84mois 0 $ en comptant initial 14 460$/84 mois SANS MENSUALITE* 3 710$ 25 708$ 21 998$ 139 84 mois SANS MENSUALITE* 16 161$ MONTRÉAL PLUS VINCENT LAROUCHE La pol ice a terminé son enquête sur la mort de Diane Grégoire et soumis le dossier au bureau des procureurs aux poursuites criminelles et pénales.C\u2019est ce qu\u2019ont confirmé hier soir Radio- Canada et le chroniqueur judiciaire Claude Poirier.Rappelons que la femme de 51 ans a disparu le 31 janvier 2008 aux Promenades Saint-Bruno.Son conjoint, Paul Laplante, est la dernière personne connue à l\u2019avoir vue en vie.Il a raconté qu\u2019il avait laissé sa femme dans le stationnement du centre commercial pour aller déjeuner dans un restaurant.Il aurait ensuite été incapable de la retrouver.La police a mené des fouilles récemment dans une ferme de Saint-Valérien-de-Milton, en Montérégie, afin de faire progresser son enquête.Des indices avaient été découverts puis envoyés pour analyse à l\u2019Institut médico-légal du Québec.La police de Longueuil n\u2019a pas été en mesure de donner plus de détails hier soir.Mort de Diane Grégoire Des accusations pourraient être déposées VINCENT LAROUCHE Alors que la Vil le leu r demande de démanteler leurs structures en bois d\u2019ici les prochains jours pour des raisons de sécurité, les indignés du mouvement Occupons Montréal ont souligné hier qu\u2019ils continuaient d\u2019apprécier l\u2019attitude du maire Gérald Tremblay, qu\u2019ils invitent même à prendre la parole à l\u2019une de leurs assemblées.« Nous tenons à adresser une invitation au maire Gérald Tremblay à venir parler lors de notre Assemblée générale.Son soutien a été très apprécié par les occupants et nous aimerions entendre ses réflexions sur les questions susmentionnées ainsi que sur le mouvement en général», ont déclaré les occupants réunis au square Victoria, dans un communiqué distribué aux médias.Les participants au mouvement ont tenu une assemblée hier soir pour discuter de la réponse à donner aux demandes de la Ville sur les structures en bois.Selon ce qu\u2019ils ont expliqué, la Ville leur donnerait jusqu\u2019à dimanche pour démanteler une quinzaine de structures jugées dangereuses pour la sécurité du public, dont quelques tipis et maisons longues, et des habitations comme «la tente à Jason», «le tempo de la milice» et «la maison au toit en pente ».«De nombreux occupants sont contrariés que la Ville ne leur donne pas une chance de prouver que des abris peuvent être construits en toute sécurité, malgré le fait que nous ayons les moyens d\u2019assurer leur sécurité et que nous ayons pleinement coopéré avec la Ville sur toutes les autres questions à ce jour», précise le communiqué du groupe.Par ailleurs, alors que les autorités municipales s\u2019inquiètent du risque d\u2019incendie dans les structures solides, une tente a pris feu et fondu au campement de Occupy Calgary.Deux protestataires ont été blessés dans l\u2019incident.À Regina, des employés municipaux ont enlevé les tentes et d\u2019autres articles laissés à Victoria Park par une foule d\u2019indignés qui avait déjà abandonné le campement.\u2014 Avec la Presse Canadienne Tremblay a la cote auprès des indignés Le mouvement Occupy Wall Street a prévu une nouvelle journée d\u2019action aujourd\u2019hui pour marquer ses deux mois d\u2019existence, refusant de se laisser abattre par son expulsion du square de New York, berceau de la contestation qui s\u2019est étendue dans plusieurs villes américaines.Après l\u2019impressionnante opération policière qui a démantelé mardi leur village de toile en pleine nuit, les manifestants new-yorkais ont confirmé qu\u2019il y aurait des marches à New York «et dans des centaines de villes».Sur leur site web, des actions sont annoncées aujourd\u2019hui à Portland (Oregon), Madrid, Gand en Belgique et dans une dizaine de villes en Allemagne.Les protestataires d\u2019Occupy Washington DC, Atlanta et Detroit ont également prévu de se mobiliser.À New York, ils sont notamment invités à se rassembler à 7h au square Zuccotti.Le mot d\u2019ordre reste vague: «avant la cloche d\u2019ouverture de la Bourse», pour «confronter Wall Street à des histoires de personnes vivant l\u2019injustice économique».\u2014 AFP OCCUPY WALL STREET, DEUXMOIS SOMMAIRE PLUS TARD Amusez-vous ! AFFAIRES 22 Astrologie du jour ARTS 10 Bourses AFFAIRES 17 et 18 Débats A 26 et 27 Décès AFFAIRES 20 et 21 Horaire télévision ARTS 9 Loteries A 23 Monde A 21 à 25 Petites annonces AFFAIRES 19 et AFFAIRES 4 Sudoku AFFAIRES 4 Trait d\u2019union ARTS 10 Météo Percées de soleil en matinée, averses isolées, maximum 5, minimum 1.AFFAIRES 19 VOUS AVEZUNENOUVELLE ÀNOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Les participants d\u2019Occupons Montréal ont tenu une assemblée hier soir pour discuter de la réponse à donner aux demandes de la Ville sur les structures en bois.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 1 A 5 LA BOÎTE-CADEAU SIMONS\u2026 UNE TRADITION DE QUALITÉ POUR TOUS VOS ACHATS DE FÊTE ! OFFERTE GRATUITEMENT À TOUTES NOS CAISSES.LE CARDIGAN EMPIÈCEMENTS FAÇON SUÈDE Détails inspirés de l\u2019esprit chasseur anglais avec ses découpes sur les épaules, ses poches-fentes et son zip gansés effet suède contrastant.Tricot en côtes et câbles géométriques au devant, 50% coton 50% acrylique pour un entretien sans souci.Beige, kaki ou charbon.P.m.g.tg.ttg.Rég.78.00 style 113002.LE SWEAT KANGOUROU \u2022 QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC \u2022 MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL \u2022 SHERBROOKE CARREFOUR DE L\u2019ESTRIE \u2022 COMMANDES TÉLÉPHONIQUES 1-877-666-1840 5995 2995 La forme originale avec le capuchon à lacet, la poche kangourou, les coutures surfilées, les bords-côtes finement côtelés élastiques.L\u2019un de vos grands favoris pour le confort moelleux du mélange 60% coton 40 polyester tout ouatiné sur la face intérieure.Vert irlandais, charbon, rouge, bleu, gris.Tp.p.m.g.tg.ttg.Rég.39.95 style 5100.Une économie de 25%.Une idée gagnante dans la boîte-cadeau Simons ! MONTRÉAL PLUS PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE La présence d\u2019amiante dans le bâtiment a fait grimper la facture des rénovations au restaurant Hélène-de-Champlain, situé au parc Jean-Drapeau.PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Le premier cadeau que Montréal s\u2019offre pour son 375e anniversaire en 2017 lui coûte beaucoup plus cher que prévu.La facture pour la rénovation du restaurant Hélène-de-Champlain, payée en grande partie par la Ville, a plus que doublé, passant de 7,3 à 16,4 millions.La Société du parc Jean- Drapeau a entrepris, à l\u2019automne 2010, d\u2019importants travaux pour mettre aux normes le bâtiment patrimonial datant de 1930.Alors que le projet devait coûter 5,3 millions à la Ville de Montréal, il lui en coûtera finalement 12,4 millions.Le locataire, qui exploitera un restaurant de fine cuisine en vertu d\u2019un bail de 35 ans, paie le reste de la facture.L\u2019évaluation initiale des coûts réalisée en 2006 par un consultant, Jean Martel, avait omis d\u2019inclure le coût des taxes, les frais pour la gérance du chantier et un fonds de prévoyance, explique Nathalie Lessard, porte-parole de la Société du parc Jean-Drapeau.À elle seule, cette « omission » se chiffre à 3 millions.Étonnamment, une deuxième évaluation réalisée en 2010 par SNC-Lavalin, qui avait évalué les travaux à 4,6 millions, a fait la même erreur.Isolée à l\u2019amiante L\u2019explosion des coûts s\u2019explique aussi par la forte présence d\u2019amiante dans le bâtiment, une facture imprévue de 2,6 millions.Une inspection en 2004 n\u2019avait pourtant pas révélé une importante présence de l\u2019isolant, mais l\u2019adoption d\u2019une nouvelle loi en 2006 a forcé une nouvelle inspection qui, cette fois, a révélé l\u2019ampleur du problème.Le bâtiment a été isolé à l\u2019amiante en vue de son utilisation comme pavillon d\u2019honneur lors de l\u2019Expo 67.«À mesure que les travaux de démolition avançaient, on en trouvait davantage.Il n\u2019y en avait pas juste dans les murs, mais aussi dans les plafonds, les planchers et même pour isoler la ventilation», explique Nathalie Lessard.Or, les travaux de désamiantage sont très onéreux.P rotégés pa r des habit s spéciaux et des masques, les ouvriers ont ainsi dû dépouiller 3000 mètres carrés de murs, planchers et plafonds, l\u2019équivalent de la moitié d\u2019un terrain de football.Tout le câblage électrique, la plomberie, la ventilation, le revêtement et même une partie de la structure du bâtiment ont dû être retirés.La majeure partie de l\u2019Hélène-de-Champlain se trouve actuellement dénudée jusqu\u2019aux murs de pierre extérieurs.Devant l\u2019ampleur imprévue de ces travaux, le chantier, qui devait prendre fin en juin dernier, ne sera pas terminé avant l\u2019été 2012.Malgré ces impor tants dépassements, la Ville estime que l\u2019investissement en vaut la peine.Sur la durée du bail de 35 ans avec le restaurateur, la Société du parc Jean-Drapeau devrait récolter 15 millions et la Ville de Montréal, 8 millions en impôt foncier.Le projet de rénovation de l\u2019Hélène-de-Champlain est l\u2019un des cadeaux que Montréal s\u2019offre pour son 375e anniversaire en 2017, selon un document que La Presse a obtenu.Pourtant, la semaine dernière, le responsable des fêtes, Michel Bissonnet, a refusé de dévoiler ce que la Ville comptait s\u2019offrir pour son anniversaire, une consultation publique étant prévue sur le sujet.Il avait toutefois indiqué que «le parc Jean-Drapeau, il va y avoir quelques surprises là ».Rénovations au restaurant Hélène-de-Champlain pour le 375e anniversaire de Montréal Une «surprise» de 9,1 millions EXCLUSIF Pour enlever l\u2019amiante, les ouvriers ont dû dépouiller 3000 mètres carrés de murs, planchers et plafonds, l\u2019équivalent de la moitié d\u2019un terrain de football.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 6 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 1 \u2022 QUÉBEC place ste-foy, galeries de la capitale, VieUX-QUéBec \u2022 MontrÉal centre-Ville, promenades st-BrUno, carrefoUr laVal \u2022 ShErBrookE carrefoUr de l\u2019estrie \u2022 COMMANDES TÉLÉPHONIQUES 1-877-666-1840 LE PALETOT OFFICIER C\u2019est la forme qui retient l\u2019attention cette saison.Point de mire sur la coupe cintrée à double boutonnage symétrique boutons métal armoiries, sur le large col cranté à pointes surdimensionnées.Molleton de laine.Olive ou noir.36 à 46.Rég.350.00 Style 321707.Une exclusivité du 31.19995 Économisez 42% .parsifal collection MONTRÉAL PLUS VINCENT LAROUCHE Un imposteur au long passé criminel qui se prétendait entrepreneur en construction a semé la pagaille dans l\u2019industrie et au sein des gouvernements lorsqu\u2019il a inventé une rocambolesque histoire de terreur syndicale sur un important chantier, reprise par plusieurs médias nationaux au cours des derniers jours.Michele Motta a d\u2019abord réussi à berner un journaliste du Journal de Montréal et s\u2019est retrouvé en première page du quotidien avec son récit samedi.L\u2019histoire a été reprise par TVA et la chaîne Sun News.Lundi, Motta en a remis dans une entrevue au quotidien Le Droit, qui a ensuite découvert des failles dans son récit.Dans tous les a rt icles, Motta se disait propriétaire de l\u2019entreprise Motta Céramique et Marbre.Il affirmait que son entreprise travaillait sur un chantier du boulevard Carrière, à Gatineau.Il s\u2019est fait prendre en photo devant le site, où le promoteur Broccolini érige une tour de bureaux pour le compte de Travaux publics Canada.En tant qu\u2019entrepreneur, il disait craindre pour sa vie en raison du harcèlement syndical.Selon lui, des «gars du syndicat » auraient fait comprendre à ses employés membres de la FTQ-Construction qu\u2019ils n\u2019étaient pas les bienvenus.Lui-même aurait reçu des menaces «quatre ou cinq fois par jour, souvent la nuit » et aurait fui sa maison.Un de ses camions aurait été incendié et il aurait été obligé d\u2019envoyer ses enfants vivre à l\u2019hôtel.Il disait aussi avoir déjà été obligé de verser 20 000 $ «dans une enveloppe brune» au syndicat.Régie du bâtiment Or, Michele Motta n\u2019est pas entrepreneur en construction, comme un simple clic de souris sur le site de la Régie du bâtiment permet de le confirmer .Sa société n\u2019existe pas au Registre des entreprises non plus.À la Commission de la construction, le porte-parole André Martin confirme que M.Motta a déjà été actionnaire d\u2019une entreprise de céramique, mais que celle-ci n\u2019est plus enregistrée depuis 1991.Il a ensuite travaillé comme ouvrier.Depuis septembre 2009, M.Motta a même perdu ses cartes de compétence en carrelage, qu\u2019il détenait depuis 1986.«Donc, s\u2019il travaille, c\u2019est qu\u2019il ne déclare pas ses heures », résume le porte-parole de la Commission, André Martin.La vraie entreprise responsable de la céramique sur ce chantier est Carrelage Casco, sous-traitant du promoteur Broccolini.Les deux entreprises disent avoir eu beaucoup de problèmes en raison des mensonges de Motta.«Ce gars-là a travaillé chez nous quelques jours comme poseur de céramique.Aucun syndicat, aucune police ne sont venus sur le chantier ces jours-là », confirme Nick Ivanowski, responsable du chantier pour Broccolini.Son sous-traitant , Tony Spensieri, de Carrelage Casco, est celui qui avait accepté de faire travailler M.Motta.«J\u2019avais accepté de le prendre parce que je connaissais son père.J\u2019ai essayé de l\u2019aider, regarde ce que ça m\u2019a donné!», dit-il.«Ça n\u2019a pas de bon sens de dire n\u2019importe quoi comme ça.Mon avocat est là-dessus», ajoute M.Spensieri.Casco et Broccolini ont été inondés d\u2019appels d\u2019employés et de partenaires.Même Ottawa a exigé des explications.«Ça nous fait mal.On a un chantier de 180 personnes sans aucun problème.Et là, mon client, le gouvernement fédéral, me demande ce qui se passe », déplore M.Ivanowski.Même la chef de cabinet de la ministre Lise Thériault s\u2019est fait prendre au jeu et a interpellé la FTQ-Construction sur ce qu\u2019elle croyait être un vrai cas d\u2019intimidation d\u2019entrepreneur, lundi.L a F TQ-Const r uc t ion s\u2019estime «salie injustement».«C\u2019est sorti à la grandeur du Québec comme si c\u2019était la vérité.On va regarder maintenant ce qu\u2019on va faire vis-à-vis de ce manque de rigueur », explique son président, Yves Ouellet.Michele Motta, lui , est détenu depuis lundi pour à une histoire de conduite avec facultés affaiblies.Les dossiers de la cour montrent qu\u2019il traîne un historique d\u2019alcool au volant, de non-respect des conditions, d\u2019entrave et de menaces, qui lui ont valu quelques séjours en prison.Un récit fabriqué de toutes pièces Un faux entrepreneur invente une histoire d\u2019intimidation sur un chantier et sème la pagaille PHOTO PATRICKWOODBURY, LE DROIT Michele Motta a notamment réussi à berner plusieurs médias et le ministère du Travail à Québec.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 1 A 7 Captez la magie des fêtes ! · CMOS 16,3 mégapixels · Stabilisation d\u2019image · 51 200 ISO, 7 ips · Mode vidéo HD 1080p · EN PRIME gants Lowepro (valeur 2999$) Boîtier Pentax K-5 + sac Lowepro + flash Sigma EF610DGP PE K5ACC 114999$ Rég.151999$ 156999$ Rég.172999$ Ensemble Pentax K-5 avec 18-135mm WR PE K518135 ÉCONOMISEZ70$ ÉCONOMISEZ50$ ÉCONOMISEZ50$ Offrez le choix Carte cadeau Lozeau Carte cadeau Laboratoire Carte cadeau Ateliers K-R · 12.4 mégapixels CMOS, 6 ips · Jusqu\u2019à 25 600 ISO · ENPRIMEgantsLowepro(P/M/G) (valeur 2999$) 64999$ Rég.67999$ Ensemble Pentax K-r avec 18-55mm 87999$ Rég.91999$ Ensemble Pentax K-r avec 18-55mm et 50-200mm PE 14636 PE KRDUO 28999$ Rég.29999$ PE 16926 OPTIO WG-1 · 14 mégapixels, zoom 5x · Étanche jusqu\u2019à 10m / 30pi · Lumières DEL macro · Vidéo HD 720p · Résistant aux chocs et au froid · ENPRIMEétuiLowepro,courroieet carteTranscend8GO(valeur 6997$) 6499$ Rég.7999$ DA LP36111 VERSAPACK 200 AW · Léger et flexible · Design compact et inventif · 2 compartiments (photo, effets personnels) · Support à trépied · Housse imperméable · Aussi disponible en bleu 7999$ Rég.11999$ GB 19121203 CARTE LOZEAU SDHC 32 GO CLASSE 10 · Capacité de stockage jusqu\u2019à 32 Go · Commutateur de protection d\u2019écriture · Conforme SDHC Classe 10 SO DSCHX100V 43999$ Rég.46999$ CYBER-SHOT HX100V · 16.2 mégapixels · CMOS «Exmor R» 1/2,3po · Vidéo HD 1080p · Stabilisateur optique, GPS · Écran orientable · Zoom grand-angle 30x Carl Zeiss D90 · Fonction vidéo HD720p · Capteur CMOS, 12,3 mégapixels · Système AF sur 11 zones · Mode Live View · Objectif Nikon 18-105mm VR INCLUS 99999$ Rég.104999$ Ensemble Nikon D90 avec 18-105mm VR NI KITD9018105 69999$ Rég.76999$ PE 21910 100MM F2.8 D FAWRMACRO · Protection tout-temps (WR) · Diaphragme circulaire · Finition aluminium · Revêtement Super Protect (SP) · Système Quick-Shift Focus 18999$ Rég.19999$ PAN HMTA20A TA20 · Étanche et antichoc · HD intégrale, prise USB intégrée · Écran tactile 3po · lampe vidéo DEL · Stabilisateur électronique · EN PRIME carte mémoire Lozeau 8 Go (valeur 2999$) NI 32000 26999$ Rég.31999$ COOLPIX P300 · 12.2 mégapixels, capteur 1/2,3po · Zoom 4,2x F/1.8, équivalent 24-100mm · Vidéo HD 1080p · Commandes manuelles · Stabilisateur optique · Mode panoramique Offres valides jusqu\u2019au 23 novembre 2011.Photos peuvent différer.Aucune commande spéciale.« Lozeau », les logos Lozeau et tous slogans, images et symboles relatifs à Lozeau sont la propriété exclusive et/ou des marques déposées de L.L.Lozeau Ltée.6229, Saint-Hubert Montréal, Québec 514 274 6577 1 800 363 3535 www.lozeau.com Beaubien Stationnement Rue St-André P LE FRANÇAIS MALMENÉ À LA CAISSE DE DÉPÔT ANDRÉ DUBUC ET FRANCIS VAILLES La Caisse de dépôt a fait certains gestes, hier, pour s\u2019assurer que le français soit la langue de travail de sa filiale immobilière à Montréal.Toutefois, des postes de direction, auparavant concentrés à Montréal, ont pris la route du Canada anglais, a constaté La Presse.«C\u2019est sûr et certain, des postes importants se perdent à Montréal au profit de Toronto, de Calgary, de Vancouver.Il y a une décentralisation de certains postes», affirme une personne bien au fait des activités du groupe immobilier de la Caisse.Cet te décent ra l isat ion contribue indirectement à l\u2019anglicisation de l\u2019organisation.À Montréal, le bilinguisme est exigé, sauf exception, mais ce n\u2019est évidemment pas le cas ailleurs au Canada.Cette situation obl ige un plus grand nombre d\u2019employés de Montréal à recourir à l\u2019anglais pour communiquer avec leurs patrons de l\u2019extérieur.La décentralisation découle de la réorganisation de la filiale immobilière, Ivanhoé Cambridge.Aujourd\u2019hui, l\u2019entreprise gère ses portefeuilles d\u2019immeubles par région plutôt que par catégorie (bureau, résidentiel, commercial), une décision audacieuse.Le porte-parole de la Caisse de dépôt, Denis Couture, reconnaît qu\u2019il y a une décentralisation de certains postes de direction.«Mais on parle d\u2019une poignée de postes, une demidouzaine au maximum», dit-il.De nouvelles mesures en place Hier, Ivanhoé Cambridge a annoncé certaines actions pour faire une plus grande place au français à Montréal.Le premier vice-président, ressources humaines, David Smith, qui ne parle pas bien le français, sera muté à un nouveau poste au terme d\u2019un programme d\u2019immersion intensif en français de trois mois.À son retour, il deviendra vice-président directeur, ressources humaines, pour les employés hors Québec.Le nouveau cadre en ressources humaines que cherche la Caisse depuis juillet ne sera plus un subalterne de M.Smith, contrairement à ce qui avait été annoncé.Il relèvera directement du PDG d\u2019Ivanhoé Cambridge, Daniel Fournier.Autre changement : le président, exploitation, Kim McInnes, devra accélérer son apprentissage du français par le truchement de leçons particulières et de périodes d\u2019immersion régulières intégrées à sa charge de travail.Daniel Fournier a fait une profession de foi à l\u2019égard du français, tout comme le grand patron de la Caisse, Michael Sabia.«Le français comme langue de travail à la Caisse, c\u2019est pour moi bien plus qu\u2019une obligation.C\u2019est un engagement personnel fondamental», a dit M.Sabia, selon qui la Caisse a parmi ses responsabilités la formation d\u2019une relève francophone de calibre mondial.Toronto Dans l\u2019immédiat, la réorganisation d\u2019Ivanhoé Cambridge a dilué le pouvoir du siège social de Montréal.Avant la restructuration orchestrée par Daniel Fournier, il y avait deux responsables du développement, un bilingue à Montréal, Michel Cyr, et un unilingue à Toronto, Paul Gleeson.Au bout du compte, c\u2019est le Torontois unilingue qui a eu le poste.Michel Cyr a été déplacé à Paris.Autre exemple : Ivanhoé cherche à pourvoir un poste de premier vice-président, construction et coordination avec les locataires.Comme il relève de Paul Gleeson, ce poste sera à Toronto, où le bilinguisme est superflu.La gestion du financement hypothécaire est une autre illustration des conséquences de ce déplacement du pouvoir.La Caisse exerce ce type d\u2019activité depuis des lustres.Les responsables des activités hypothécaires avaient l\u2019habitude de travailler à Montréal et à Québec.Ce n\u2019est plus nécessairement le cas.« Juste avant la réorganisation d\u2019Ivanhoé Cambridge [en juillet 2011], le patron des hypothèques, Ross Brennan, ne parlait pas français.Son numéro 2 est Paul Chin, de Toronto, qui ne parle pas français non plus.Ça fait des réunions qui ne peuvent pas se faire en français parce que les deux patrons ne peuvent pas suivre », explique un professionnel du milieu financier de Montréal, sous le couvert de l\u2019anonymat.Avec la réorganisation, la Caisse a nommé Raymond McManus à titre de patron de la filiale de financement hypothécaire, Otéra Capital.Ex-patron de la Banque Laurentienne, M.McManus est bilingue et travaille à Montréal.De son côté, Paul Chin a pris du galon.Entrée en 2009 à titre de responsable des financements immobiliers Ontario et ouest du Canada, il occupe maintenant la viceprésidence du financement immobilier, syndication des prêts et marchés des capitaux.Il travaille toujours de Toronto.Pourquoi tous ces patrons travaillent-ils à Toronto et non à Montréal?«C\u2019est en raison de la proximité de la clientèle principale », a répondu le porte-parole de la Caisse, Denis Couture.Dans les trois cas, explique-t-il, l\u2019institution veut se rapprocher des marchés plus actifs du Canada anglais.DES POSTES DÉPLACÉS AU CANADA ANGLAIS PHOTO ARCHIVES LA PRESSE À Montréal, le bilinguisme est exigé à la Caisse de dépôt, sauf exception, mais ce n\u2019est évidemment pas le cas ailleurs au Canada.Cette situation oblige un plus grand nombre d\u2019employés de Montréal à recourir à l\u2019anglais pour communiquer avec leurs patrons de l\u2019extérieur.«Le français comme langue de travail à la Caisse, c\u2019est pour moi bien plus qu\u2019une obligation.C\u2019est un engagement personnel fondamental », a dit le grand patron de la Caisse, Michael Sabia.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 8 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 1 COLLIERS A PIERRES SEMI>PRÉCIEUSES EN OR JAUNE := CARATS SIGNÉS BIRKS, À PARTIR DE : AA@ ;.BIRKS.COM :.= President et editeur Eric Trottier > Vice-president a lfinformation et editeur adjoint Mario Girard > Directeur principal de lfinformation Andre Pratte > Editorialiste en chef DEBATS ANDRE PRATTE apratte@lapresse.ca MARIOROY mroy@lapresse.ca MARIE BERNARDMEUNIER Diplomate de carriere, lfauteure a ete ambassadrice du Canada a lfUNESCO, aux Pays-Bas et en Allemagne.Elle siege au conseil dfadministration du CERIUM.Aux grands maux, les grands remedes.Pour sauver lfeuro, lfAllemagne est decidee a faire franchir une nouvelle etape a la construction europeenne.De nouveaux transferts de competences vers Bruxelles devront etre operes et une forme de federalisme budgetaire devra etre instauree.LfEurope a deux vitesses sfinstalle.Au centre, un noyau dur de pays ayant choisi dfappartenir a la zone euro et prets a pousser plus loin leur integration; a la peripherie, les autres pays de lfUnion europeenne.Cfest un peu comme si les Allemands venaient de siffler la fin de la recreation.Ou bien vous faites partie de la zone euro et vous pourrez compter sur la solidarite de vos partenaires mais vous devrez alors accepter des contraintes majeures, non seulement des plans dfausterite mais aussi des pertes de souverainete.Ou bien vous choisissez de rester en marge de la zone euro et alors la prochaine etape de la construction europeenne se fera sans vous.Les Anglais sont horrifies.Ils nfont jamais aime lfeuro et toujours espere que son echec consacrerait lfechec dfune Europe supra-nationale.Leur secret espoir a toujours ete de voir lfUnion europeenne devenir une simple zone de libre-echange.John Major avait reussi a biffer toute reference a la vocation politique de lfEurope dans le Traite de Maastricht et ses successeurs avaient reussi a eliminer du Traite de Lisbonne toute reference au drapeau ou a lfhymne europeen.Lfidee que lfEurope politique se fasse tout de meme et qufelle se fasse sans eux leur est insoutenable.Les Francais, eux, ont deja par deux fois refuser lfintegration plus poussee que leur proposaient les Allemands.Une premiere fois au debut des annees 90, juste apres la reunification.Lfinitiateur de ce mouvement etait un certain Wolfgang Schauble, lfactuel ministre des Finances.Il faut lui reconnaitre le merite dfavoir de la suite dans les idees.La deuxieme fois, cfetait a la fin des annees 90, une demarche de Joshka Fisher, ministre vert des Affaires etrangeres et vice-chancelier dans le gouvernement SPD de Gerhard Schroeder.Comme quoi toutes les familles politiques en Allemagne soutiennent, depuis longtemps, une strategie de plus grande convergence et de plus grande integration au sein de lfUnion europeenne.Cette fois, les Francais nfauront pas lfoption de dire non.Ils reclament depuis le debut de la crise de lfeuro un role different pour la Banque centrale europeenne et un financement colossal pour le Fonds de stabilite.Les Allemands viennent de leur repondre.Ils accepteront peut-etre un jour que la BCE soit la banque de dernier recours pour les pays de la zone euro, ils depasseront peut-etre un jour leur hantise de lfinflation, mais il faudra dfabord que sfinstalle dans la zone euro une culture de la rigueur et de la discipline.Il faudra aussi que les structures et les controles politiques necessaires soient mis en place.Il faut se rendre a lfevidence.Si lfaxe franco-allemand est appele a rester necessaire, il sera de moins en moins suffisant.Au depart, lfEurope etait un projet politique.On a fait la Communaute du charbon et de lfacier et le Marche commun en esperant que lfEurope politique naitrait de cette cooperation nouvelle.On a procede a des vagues successives dfelargissement en pretendant toujours, parce qufon lfesperait tant, qufapprofondissement et elargissement iraient de pair.Quand on a cree lfeuro, on a cru et espere aussi qufune monnaie commune allait pousser lfEurope vers plus dfintegration.En dfautre mots, chaque fois on a fait le plus facile en esperant que le plus difficile se ferait tout seul! Aujourdfhui, lfheure de verite a sonne.Le courage politique qufelle nfa pas eu dans le temps, lfEurope devra lfavoir maintenant.LfEurope a deux vitesses Un noyau dur de pays sfintegrera davantage, les autres resteront en peripherie de la zone euro LE BLOGUE DE LfEDITO .Y A-T-IL UN ENTREPRENEUR DANS LA SALLE ?PAR ARIANE KROL Cette fois, les Francais nfauront pas lfoption de dire non a lfintegration plus poussee qufils ont refusee deux fois aux Allemands.Est-il acceptable que la Caisse de depot embauche parfois des hauts dirigeants unilingues anglais?Le fait que deux dfentre eux ne maitrisent pas le francais est-il unmanque de respect a lfendroit des employes francophones de la Caisse?Lisez le point de vue, notamment, de Gaetan Frigon, Jean-Pierre Aubry, Louis Bernard.et surtout, faites valoir le votre.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE La CAQc degriffee Entre gauche et droite, ou loge aujourdfhui Francois Legault?Peu importec A DROITE: ZERO, RIEN, NIET, LE VIDE.Le blogue de lfedito sur blogues.cyberpresse.ca/edito LAPRESSE.CA Quelle est lfutilite dfun siege social a Montreal si tout sfy passe en anglais?llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 26 L A P R E S S E M O N T R E A L J E U D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 1 La ministre Christine St-Pierre a bien raison de songer à laisser tomber son projet de loi sur le statut des journalistes.Elle n\u2019aurait d\u2019ailleurs jamais dû donner suite au rapport Payette, un rapport qui ouvrait la porte à l\u2019interventionnisme étatique, privilégiait le corporatisme plutôt que la liberté et l\u2019ouverture, et qui, de toute façon, s\u2019inspirait d\u2019une approche désuète sans rapport avec les défis actuels du métier.À l\u2019heure où la présence massive de l\u2019internet remet en question les médias traditionnels, à l\u2019heure où l\u2019on prévoit à court terme la disparition des journaux de papier et à moyen terme celle des chaînes de télévision généralistes, le Québec avait autre chose à faire que d\u2019ergoter sur des formules bureaucratiques empruntées, notamment, à la France, où l\u2019accès à la sacro-sainte carte de presse relève du parcours du combattant.La France est un pays admirable mais ce n\u2019est pas là qu\u2019on ira prendre des leçons sur la liberté de la presse.On n\u2019a qu\u2019à voir sa télé tenue en laisse par le pouvoir, les apparitions du chef de l\u2019État orchestrées par l\u2019Elysée, et la culture du copinage qui a permis à DSK, de retour de son enfer new-yorkais, d\u2019être complaisamment interviewé sur la chaîne nationale par une amie de la famille.Le rapport Payette avait tout faux au départ, sauf en ce qui concerne la précarité de l\u2019exercice du métier en province.On tenait pour acquis que la qualité de l\u2019information, au Québec, s\u2019était dégradée, alors qu\u2019au contraire, les jeunes journalistes sont mieux formés qu\u2019auparavant, nos médias font une plus large place à l\u2019information internationale, aux grands enjeux et au journalisme d\u2019enquête.Même un tabloïd populaire comme Le Journal de Montréal s\u2019est grandement amélioré ces dernières années (plus d\u2019enquêtes, des chroniqueurs intéressants).Quant aux normes déontologiques, malgré les dérapages inévitables, elles sont beaucoup plus respectées qu\u2019auparavant.Les journalistes ont toujours voulu éviter le piège du corporatisme, afin de garder l\u2019accès le plus large possible à la profession.Leur carte de presse est distribuée par la Fédération des journalistes selon un critère rigoureux et objectif, c\u2019est-à-dire à ceux dont la majorité des revenus provient d\u2019un travail journalistique dans une entreprise de presse.Le projet de loi veut remplacer ce modèle simple, qui fonctionne très bien, par une structure bureaucratique calquée sur le modèle français, qui relèverait de l\u2019Assemblée nationale et serait assortie de diverses ingérences de l\u2019État dans les médias.Ce «statut» distinguerait les «vrais journalistes » des citoyens blogueurs et des relationnistes, et conditionnerait l\u2019accès à l\u2019information gouvernementale et judiciaire.C\u2019est un faux remède à un mal inexistant, car la carte de presse actuelle donne accès à tout cela.Quant au risque de confusion, il est irréel.Qui donc confond le reporter de l\u2019Écho du Nord, un chroniqueur de La Presse ou un animateur de 98,5 avec les blogueurs amateurs ou les relationnistes?Les journalistes, déstabilisés par les bouleversements induits par l\u2019internet, ont été un moment séduits par la perspective d\u2019un statut spécial, mais le conseil d\u2019administration de la FPJQ s\u2019est ravisé en voyant que le processus d\u2019accréditation leur échapperait.L\u2019approche coercitive préconisée par le Conseil de presse, qui veut partager cette responsabilité avec la FPJQ en y greffant des mécanismes d\u2019appel et de sanctions, a aggravé les choses.En outre, le CPQ voudrait que seuls les journalistes dont les entreprises sont membres du CPQ aient droit au titre de journaliste.En fond de scène, il y a le fait, assez odieux en effet, que Quebecor se soit retiré du Conseil de presse, mais c\u2019est là un problème spécifique qu\u2019on ne saurait régler en privant ses journalistes de la reconnaissance professionnelle.CAROLE LAVALLÉE L\u2019auteure a été directrice des communications du Parti québécois et du Bloc québécois et consultante en communication.À ce titre, elle a organisé plusieurs importantes campagnes nationales de publicité.Visa le blanc, tua le noir?Non\u2026 La campagne publicitaire de l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF) est une campagne bien ciblée, mais mal avouée: elle réduira les plaintes, mais \u2026 pas les marques de commerce en anglais.L\u2019objectif semble davantage de faire accepter aux Québécois des enseignes de commerce bilingues que de franciser ces enseignes.La PDG de l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF), Mme Louise Marchand, a annoncé dimanche une «démarche de sensibilisation [qui] a comme objectif d\u2019amener les entreprises installées au Québec à se conformer à la Charte de la langue française».Mais voyons comme elle s\u2019y prend.Avant de concevoir une campagne publicitaire, l\u2019une des premières questions que se pose un dirigeant, c\u2019est: «Quelle est la clientèle visée?» Dans ce cas-ci, la présidente de l\u2019Office l\u2019annonce d\u2019emblée: «les entreprises installées au Québec».Bref, des chefs d\u2019entreprise dont le siège social est le plus souvent en Ontario, en Californie ou en Pennsylvanie: les PDG de Payless ShoeSource, Banana Republic, United Colors of Benetton, American Eagle Outfitters, etc.Quelle langue parlent-ils?L\u2019anglais, mais l\u2019OQLF fait une campagne en français pour les influencer.Comment veutelle les rejoindre?Au lieu de prendre contact avec eux à leur siège social, elle fait une campagne publicitaire dans les marchés québécois et annonce une tournée des régions du Québec.Il est assez étonnant qu\u2019un organisme aussi prestigieux et aussi bien outillé que l\u2019OQLF fasse autant d\u2019erreurs de communication dans une seule campagne.Il faut décoder que l\u2019objectif avoué publiquement et l\u2019objectif réel semblent assez différents.En effet, Mme Marchand a fait valoir que les plaintes contre les bannières unilingues des commerces augmentent.Et le deuxième paragraphe de son communiqué de presse explique que les noms de commerce dans les deux langues sont permis selon certains critères.Et on sait que la règle des communiqués de presse est de commencer par les messages les plus importants.Regardons maintenant le texte du film publicitaire préparé par l\u2019Office (en fait, lisons-le): «Il y a des marques d\u2019affection et des marques d\u2019appréciation; des marques de soutien, de reconnaissance.Il y a des marques de respect de la loi.Et respecter la Charte de la langue française dans l\u2019affichage d\u2019une marque de commerce comme nom d\u2019entreprise, c\u2019est au minimum afficher un descriptif en français» (Visuel: «ameublement Daily living»).Le message qu\u2019il faut déchiffrer dans le film publicitaire (décliné dans plusieurs produits, tels les annonces à la télé et sur le web), c\u2019est qu\u2019une bannière mianglaise mi-française est légale.Il n\u2019y a rien dans l\u2019annonce publicitaire qui incite les commerçants à avoir une bannière en français ou qui leur demande de traduire leur marque de commerce (Marché Express de Shell l\u2019a fait avec leur On the Run), mais il y a un vrai message pour expliquer que bilingues, les enseignes de marques de commerce sont légales sans prédominance du français.Imaginons maintenant que l\u2019OQLF ait voulu faire une campagne pour expliquer la loi 101 aux Québécois pour que leurs plaintes cessent ou diminuent.L\u2019Office aurait fait une campagne en français au Québec, doublée d\u2019une tournée dans les régions pour expliquer les exceptions à la loi qui permettent les bannières moitié en français, moitié en anglais.Et c\u2019est ce que l\u2019Office a fait\u2026 Mais pourquoi tenter de duper les consommateurs et leur faire croire que l\u2019Office a entrepris une «démarche de sensibilisation [qui] a comme objectif d\u2019amener les entreprises installées au Québec à se conformer à la Charte de la langue française» ?Est-ce trop difficile d\u2019avouer qu\u2019on veut sensibiliser les consommateurs aux droits des entreprises d\u2019afficher leur marque de commerce en anglais pour réduire leurs plaintes?Et que l\u2019on peut respecter la loi 101 en affichant surtout en anglais?POURNOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNENOUVELLEÀNOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTREOPINION?forum@lapresse.ca RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITES ANNONCES 514.987.8363 ou 1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 Quelle bonne nouvelle que ces pouvoirs accrus aux pharmaciens.Il faut féliciter les différents intervenants d\u2019avoir réussi à mettre de l\u2019avant cette nouvelle façon de fonctionner.Mais pourquoi ne pas l\u2019avoir fait il y a 10 ou 20 ans ?Y a-t-il beaucoup d\u2019autres solutions évidentes comme celle-ci qui prennent des années à être mises en place à cause du protectionnisme malsain de certains «clans » trop conservateurs ou avides de pouvoir ?\u2014 Michel Nolet, Drummondville À BIEN Y PENSER DEBATS LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca La ministre St-Pierre a bien raison de songer à laisser tomber son projet de loi sur le statut professionnel des journalistes.L\u2019OBJECTIF INAVOUÉ La campagne publicitaire de l\u2019Office de la langue française cherche à faire accepter aux Québécois des enseignes bilingues Est-ce trop difficile d\u2019avouer qu\u2019on veut sensibiliser les consommateurs aux droits des entreprises d\u2019afficher leur marque de commerce en anglais pour réduire leurs plaintes?GAËTAN LAFRANCE L\u2019auteur est professeur honoraire émérite à l\u2019INRS-EMT.L\u2019humanité vient de passer le cap des 7 milliards.Au Québec, l\u2019événement coïncide avec la sortie d\u2019un grand nombre de documentaires, d\u2019entrevues ou d\u2019ouvrages qui ont pour point commun de tracer un portrait particulièrement noir de notre monde, que ce soit au présent ou au futur.Les cris aux loups viennent de multiples sphères.Les indignés dénoncent la dictature des marchés financiers et le fossé qui se creuse entre les riches et les pauvres.Des humanistes comme Hubert Reeves ajoutent que la terre est trop petite pour satisfaire cette croissance débridée de la demande de ressources.C\u2019est le cycle des civilisations, nous dit à mots couvert le film Survivre au progrès de Mathieu Roy.Si on ne redresse pas la barre, nous subirons le même sort que Rome ou l\u2019île de Pâques.C\u2019est l\u2019histoire qui se répète, sauf que l\u2019abime est cette fois-ci fatale.Trou Story de Richard Desjardins nous présente un argument qui à la base est le même: le comportement de l\u2019industrie minière de la période précédant 1940 est abominable, en sousentendu, c\u2019est une tendance lourde qui n\u2019a pas changé aujourd\u2019hui.Pourquoi un Plan Nord, si nous n\u2019avons rien appris du passé?Comment peut-on faire confiance à ces sociétés minières qui ont tant péché?L\u2019histoire se répète-t-elle, comme le prétendent ces documentaires pamphlétaires?Non, pour prendre une image mathématique, l\u2019histoire traduit un processus d\u2019évolution autorégressif où l\u2019humanité prend acte du passé, quand c\u2019est utile.Rappeler les erreurs de la deuxième révolution industrielle n\u2019est pas d\u2019un très grand secours pour régler la crise financière actuelle.Le documentaire de Richard Desjardins est intéressant pour décrire ce passé lointain.Mais, s\u2019en servir pour expliquer le présent c\u2019est nier tout progrès social, environnemental, technologique et politique qui a marqué notre époque.Sans contre partie, c\u2019est tout simplement de la désinformation.Au moment, où Steve Jobs vient d\u2019être consacré comme un génie de sa génération, il est tout aussi futile de penser que la solution pour le mieux-être pour l\u2019humanité, c\u2019est de contrer la croissance, au profit de la simplicité volontaire.La croissance est le carburant de l\u2019humain pour se réadapter à un environnement qui change de plus en plus rapidement.Heureusement, les nouvelles sont plutôt bonnes, car cette croissance s\u2019effectue de plus en plus dans l\u2019économie virtuelle, ce qui est moins pénalisant pour les ressources.Chaque époque fait suite à la précédente avec plus d\u2019imagination.Le négatif est particulièrement vendeur ces jours-ci au Québec.Depuis quelque temps, il s\u2019est développé chez nous une rage de dent, un processus de négativisme et d\u2019auto-flagellation, une autocritique sans précédent qui dénigre le présent et voit l\u2019avenir comme une impasse.Devant tant d\u2019acharnement à dépeindre le Québec en noir et gris, comment se surprendre que l\u2019on arrive à cette croyance populaire que tout est plus mal ici, que tout est plus corrompu, que nos élus sont incapables de gérer correctement les affaires publiques, que l\u2019environnement est laissé à l\u2019abandon, et j\u2019en passe.Un sondage du magazine L\u2019actualité (15 octobre) montre que les Québécois ne font plus confiance aux industriels, aux ingénieurs, à Hydro- Québec.à personne.Mais comment penser que le Québec est en panne, comme le suggère le collectif d\u2019auteurs De quoi le Québec a-t-il besoin?, alors que tous les indicateurs globaux nous disent le contraire?L\u2019indignation est saine, en autant qu\u2019elle soit le premier pas vers la réflexion.Le contre a des vertus en autant où on lui permet la réplique avec la même audience et la même diligence.À partir du moment où ce contre devient dogmatique et simpliste, on ne peut pas le considérer comme une plateforme de nouvelles idées.Le Québec du contre Il s\u2019est développé chez nous un négativisme sans précédent qui dénigre le présent et voit l\u2019avenir comme une impasse L\u2019humanité prend acte du passé, quand c\u2019est utile.PHOTOS ARMAND TROTTIER, ARCHIVES LA PRESSE Quelle langue parlent les PDG \u2013 le plus souvent établis hors Québec \u2013 visés par la campagne publicitaire de l\u2019OQLF?L\u2019anglais, mais l\u2019OQLF fait une campagne en français, au Québec, pour les influencer, déplore Carole Lavallée.Le piège du corporatisme llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 7 N O V E M B R E 2 0 1 1 A 27 14 MODELES QUI CONSOMMENT 8,1 L/100 KM (35 MPG) OU MOINS.PASSEZ CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CHRYSLER | JEEPMD | DODGE | RAM DU QUEBEC www.dodge.ca/offres OU OPTEZ POUR LE DODGE JOURNEY SXT 2012 .Nouveau V6 Pentastar MC de 3,6 L a VVT de 283 ch .Transmission automatique 6 vitesses .Deux sorties dfechappement chromees .Phares antibrouillards .Alarme de securite .Suspension sport .Roues dfaluminium de 17 po ET OBTENEZ UN TAUX DE FINANCEMENT VARIABLE PREFERENTIEL DE 3,00%¡ JUSQUfA 84 MOIS 19 995$ö PRIX DE DEPART: PRIX TOUT INCLUS: LE PRIX COMPREND 2000 $ƒ¶ DE REMISE AU COMPTANT.18495$ + 1400$ FRAIS DE TRANSPORT + 100$ TAXE SUR LA CLIMATISATION 59$} DES PAIEMENTS DE PAR SEMAINE POUR 96 MOIS FRAIS DE TRANSPORT ET TAXE SUR LA CLIMATISATION INCLUS OU CHOISISSEZ CHOIX DE MOTEUR 4 CYLINDRES OU V6, AMENAGEMENT DE 5 OU 7 PLACES, TRACTION OU TRANSMISSION INTEGRALE.PLUS PERFORMANT* .NOUVEAU MOTEUR OPTIONNEL V6 PENTASTARMC DE 3,6 L A VVT DE 283 CH, LE PLUS PUISSANT DE SA CATEGORIE (disponible sur les modeles selectionnes) .NOUVELLE SUSPENSION ET DIRECTION PLUS SECURITAIRE* .FREINS A DISQUE ET ANTIBLOCAGE AUX 4 ROUES .SYSTEME ELECTRONIQUE DfANTIDERAPAGE (ESC) .7COUSSINS GONFLABLES DE SERIE .DEVERROUILLAGE SANS CLE ENTERN- GOMC AVEC DETECTEUR DE PRESENCE PLUS DfEQUIPEMENTS DE SERIE* .CENTRE DE MEDIAS UCONNECTMC TOUCH .INTERIEUR ET EXTERIEUR REHAUSSES .CENTRE DfINFORMATION ELECTRONIQUE .COMMANDES AUDIO ET REGULATEUR DE VITESSE SUR LE VOLANT .CLIMATISATION BIZONE DODGE JOURNEY SE 2012 LE MULTISEGMENT LE PLUS VENDU AU PAYSã á Plus de puissance.Moins dfessence.Une valeur sure.â est une comparaison entre la gamme complete actuelle de Chrysler Canada et la gamme complete de Chrysler Canada 2011.Le consommateur avise lit les petits caracteres : ö, ƒ¶, }, ¡.Les offres de cette annonce sfappliquent a la livraison au detail des modeles neufs selectionnes achetes entre le 1er et le 30 novembre 2011 aupres des concessionnaires participants et peuvent etre modifiees ou prolongees sans preavis.Le transport (1 400 $) et la taxe sur le climatiseur (le cas echeant) sont compris dans le prix dfachat.Aucuns frais supplementaires ne seront ajoutes aux prix tout inclus des vehicules annonces.Lfimmatriculation, lfassurance, les droits sur les pneus neufs (15 $) et les taxes applicables sont en sus et seront exiges a la livraison.Le concessionnaire peut devoir echanger un vehicule.Le concessionnaire peut vendre a prix moindre.Les exemples de financement ne comprennent aucun versement initial.Un acompte peut etre demande.Voyez votre concessionnaire participant pour les details et conditions.ö Le prix dfachat sfapplique au Dodge Journey SE 2012 (JCDH49 + 22F) : 19 995 $.Le prix dfachat comprend, le cas echeant, une remise au comptant.ƒ¶ Les remises au comptant (Dodge Journey SE 2012 : 2 000 $) sont offertes sur la plupart des modeles neufs 2011 et 2012 et sont deduites du prix negocie avant lfapplication des taxes.} Le taux de 4,99 % jusqufa 96 mois est offert aux clients admissibles sous reserve de lfapprobation de credit par Ally Credit Canada sur la plupart des modeles Chrysler, Jeep, Dodge et Ram 2011 et 2012.Exemple : Dodge Journey SE 2012 (JCDH49 + 22F) avec un prix dfachat de 19 995 $ finance a un taux de 4,99 % pour 96 mois equivaut a 415 paiements hebdomadaires de 58,43 $, des frais de credit de 4 253,45 $ et une obligation totale de 24 248,45 $.¡ Le taux variable preferentiel de 3,00 % jusqufa 84 mois est offert aux clients admissibles sous reserve de lfapprobation de credit par TD Canada Trust, Banque Scotia et RBC Banque Royale sur la plupart des modeles Chrysler, Jeep, Dodge, Ram 2011 et 2012 et FIAT 500 2012, a lfexception des modeles Caliber Ensemble Valeur Plus et SE Plus, Grand Caravan Cargo Van, Grand Caravan Ensemble Valeur Plus, Journey SE, Ram Chassis-Cabine, Jeep Patriot Sport et Jeep Compass Sport.Exemple : Dodge Journey SXT 2012 (JCDP49 + 28K) avec un prix dfachat de 25 495 $ finance a un taux variable preferentiel de 3,00 % pour 84 mois equivaut a 364 paiements hebdomadaires de 77,67 $, des frais de credit de 2 776,88 $ et une obligation totale de 28 271,88 $.Le taux variable preferentiel est le taux de financement preferentiel de TD Canada Trust, Banque Scotia et RBC Banque Royale et fluctue en consequence.Les paiements ainsi que la duree du financement peuvent varier a la hausse ou a la baisse selon les fluctuations de taux.Lfoffre TD nfest pas valide pour les residants de Terre-Neuve-et-Labrador, du Yukon, du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest.** Prix du modele montre : Dodge Journey Crew 2012 (JCDP49 + 28L) : 27 495 $, incluant 2 000 $ de remise au comptant.Les modeles montres peuvent differer legerement des modeles qui seront commercialises au Canada.ƒ¢ Donnees basees sur le Guide de consommation de carburant 2012 de Ressources naturelles Canada (RNCan) pour le modele Dodge Journey 2012 avec moteur 4 cylindres de 2,4 L et transmission automatique 4 vitesses.Les methodes dfessai utilisees sont celles de Transport Canada.La consommation dfessence de votre vehicule peut varier.* Compare au modele precedent.Compare au modele Dodge Journey 2010 avec moteur V6 de 3,5 L.ã Affirmation basee sur les ventes totales enregistrees de janvier 2010 a juin 2011 selon R.L.Polk.MD SIRIUS et le logo du chien sont des marques de commerce de SIRIUS Satellite Radio Inc.MD Jeep est une marque deposee de Chrysler LLC et utilisee sous licence.Coop publicitaire des concessionnaires Chrysler .JeepMD .Dodge .RAM Dodge Journey Crew 2012 montre** áMEILLEUR CHOIX SECURITEâ SELON LfIIHS 283 CH 48 CHEVAUX DE PLUS.IL REMPORTE UN GRAND PRIX, MAIS IL SE VEND A PETIT PRIX*.* MEILLEUR UTILITAIRE/MULTISEGMENT DE MOINS DE 35 000$ EN 2012 SELON LfAJAC.38 0,5 L DE MOINS AUX 100 KM .7,5 L/100 KM SUR ROUTE MPGƒ¢ ."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.