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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2011-10-08, Collections de BAnQ.

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[" ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Après avoir perdu sa mère cette année, Claudine Mercier a surmonté sa peine et préparé avec passion son nouveau spectacle, Dans le champ.Affichant ce sourire et cette générosité qui ont fait sa marque, elle a, pour la première fois, invité un journaliste à passer une journée chez elle, à Saint- Bruno.La Presse a découvert une femme heureuse, qui a l\u2019humour dans le sang.> Un reportage d\u2019Éric Clément à lire en pages 8 et 9 DAVID GUETTA DJ STAR PAGE 10 PETER QUANZ CRÉER A TOUJOURS UN PRIX PAGE 3 EN PHOTOS La grande première de l\u2019aventure Odysséo de Cavalia aura lieu mardi prochain.Avant-goût sur cyberpresse.ca/cavalia BLOGUES Ne manquez pas les commentaires de nos journalistes sur l\u2019actualité culturelle au cyberpresse.ca/arts ENTREVUE VIDÉO À quelques jours de son spectacle au National, Jimmy Hunt livre quelques confidences à Marie-Christine Blais sur cyberpresse.ca/hunt «MY GOD QUE ÇA VA MAL!» CLAUDINE MERCIER DE RETOUR MONTRÉAL SAMEDI 8 OCTOBRE 2011 La Magie des lanternes Le Grand Bal des citrouilles Jusqu\u2019au 31 octobre 9 h à 21 h Pie-IX espacepourlavie.ca ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION Le gentleman a renfilé son uniforme d\u2019agent double et Christyna et ses propres agents doubles foutent le trouble à Occupation double : amis téléphiles, tous les signes concordent et pointent vers une seule direction.Laquelle ?D\u2019abord, cette jolie introduction rimée s\u2019arrête ici, car j\u2019ai épuisé la banque de mots finissant en «ouble».Et si ces entourloupettes stylistiques se poursuivent ce matin, vous n\u2019en aurez pas votre rouble.OK, rayez tout ça.Bref, ce préambule un peu longuet pour déclarer la saison télé de l\u2019automne 2011 officiellement ouverte.Maintenant que toutes les émissions ont atterri dans leurs cases horaires respectives, un premier bilan s\u2019impose.Qu\u2019avez-vous retiré de votre menu télé?Quelles nouveautés vous ont déçu, surpris ou carrément laissé indifférent ?Personnellement, j\u2019ai quitté le Bar ouvert de Christian Bégin à Télé-Québec après trois visites.Pas pour moi.Trop de babillage et de cabotinage, pas assez d\u2019étonnement ou de trucs surprenants.J\u2019y reviendrai peutêtre pour le last-call, qui sait.Je suis également sur le point d\u2019abandonner définitivement la troupe d\u2019Ils dansent à Radio-Canada.Vous aussi d\u2019ailleurs, les cotes d\u2019écoute ayant dégringolé sous les 200 000 téléspectateurs la semaine dernière.Rien à dire sur la réalisation impeccable ou la beauté des images de ce produit très léché.Par contre, les monologues philosophico-poétiques de Nico Archambault brisent le rythme et sonnent un peu trop «Course destination monde 1996 ».Aussi, on dirait qu\u2019Ils dansent n\u2019embrasse pas complètement son côté téléréalité.D\u2019abord, la production refuse d\u2019éliminer des danseurs, comme dans tous les formats similaires, mais consacre un épisode entier à la peine d\u2019amour de l\u2019un des concurrents (JR).Ça ne fonctionne pas : soit on se jette corps et âme dans l\u2019aspect téléréel et on en accepte tous les codes, soit on réalise un documentaire pour ARTV.On ne peut pas s\u2019asseoir entre deux chaises de cette façon (à moins d\u2019être Luc Senay et de faire la split sur commande).Le plaisir de ces émissions à la So You Think You Can Dance, qui a d\u2019ailleurs révélé Nico Archambault, c\u2019est de voter pour son préféré, de l\u2019encourager, d\u2019avoir la trouille qu\u2019il passe à la trappe et d\u2019assister à sa progression commentée par les juges.Dans Ils dansent, oui, la performance finale dite urbaine est superbe, mais à quoi bon se taper tous les entraînements si nous n\u2019avons qu\u2019à regarder les cinq dernières minutes de l\u2019émission?Du côté des auditions de Star Académie, chapeau pour la franchise et l\u2019honnêteté des trois juges Patrick Huard, Gregory Charles et Stéphane Laporte.Peu de complaisance, mais des remarques justes et constructives, qui ne détruisent pas ces jeunes, mais les encouragent à s\u2019améliorer.L\u2019ajout d\u2019une quatrième juge gentille, à la Paula Abdul, ne nuirait pas, toutefois, si ce n\u2019est que pour le spectacle.On adore quand le panel, divisé par une performance, se picosse et s\u2019obstine.Et comme le chantait avec justesse Marie Carmen en 1992 sur Miel et venin: «Un serpent dans une main et sur l\u2019autre, un gant de satin.» Voilà qui résume tout.Le cas d\u2019Opération séduction, moins bon qu\u2019Un souper presque parfait où les participants ont dégusté cette semaine des «pétanques» et des escargots «pas trop chouigneuses », me laisse perplexe.Des fois, c\u2019est rigolo et amusant.Parfois, c\u2019est carrément bête et vulgaire.Et le réalisateur abuse un peu trop des arrêts sur image, question de permettre à Tammy Verge et Alex Perron, très drôles, de pousser deux ou trois craques.Pour de la vulgarité assumée, je préfère Un gars le soir de Jean- François Mercier, que je replacerais dans sa case de 22h si j\u2019étais directeur des programmes chez V.Il me semble que Mercier est meilleur que l\u2019an passé et qu\u2019il joue mieux avec son personnage de gros cave.Du côté des segments, les «nobody» se sont grandement bonifiés et, après un an en ondes, les invités comprennent plus dans quelle galère ils s\u2019embarquent.Le récent passage de Chantal Lacroix dans le garage a été hilarant.Super autodérision, soit dit en passant.Les sketches de camping de Pascal Barriault avec Jacynthe René ont été tout aussi drôles.Non, le king de V n\u2019est pas mort, vive le king.Je lévite Avec Pascale Desrochers dans La galère.Elle a épaté dans la peau de Louise Pouliot, la fille poquée de la cafétéria de Virginie.Dans la série de Renée-Claude Brazeau, elle incarne avec flamboyance l\u2019avocate bijoutée et spécialisée en divorce Tatiana Moskalenko.Un très beau rôle féroce, inspiré d\u2019Anne-France Goldwater, pour une grande actrice que l\u2019on ne voit pas assez souvent, malheureusement.Je l\u2019évite Les pubs de meubles de la Maison Éthier.Sérieusement, un jeu de mots avec «Éthiervous » au courant de telle ou telle promotion sur les tables de cuisine ou les sofas?Non, non et re-non.N\u2019« Éthiervous » pas capable d\u2019embaucher une vraie agence de publicité au lieu de refiler ce mandat au beau-frère qui fait toujours le clown dans les partys de famille?Aïe.S Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Rime et châtiment HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Je suis sur le point d\u2019abandonner définitivement la troupe d\u2019Ils dansent à Radio-Canada.Vous aussi d\u2019ailleurs, les cotes d\u2019écoute ayant dégringolé sous les 200000 téléspectateurs.Maintenant que toutes les émissions ont atterri dans leurs cases horaires respectives, un premier bilan s\u2019impose.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 SUPPLÉMENTAIRES : 2 + 3 NOVEMBRE TNM.QC.CA 514.866.8668 une présentation SPECTACLE D\u2019OUVERTURE DES 60 ANS DU TNM avec GUY NADON / SOPHIE DESMARAIS / JEAN-PHILIPPE BARIL GUÉRARD / HENRI CHASSÉ / PIERRE COLLIN / LOUISON DANIS / MATHIEU HANDFIELD / MIRO LACASSE / RAYMOND LEGAULT décor Martin Ferland costumes Daniel Fortin éclairages Claude Accolas musique originale Catherine Gadouas accessoires Julie Measroch maquillages François Cyr perruques Rachel Tremblay assistance à la mise en scène et régie Roxanne Henry À L\u2019AFFICHE ARTS ET SPECTACLES DANSE Le chorégraphe Peter Quanz, qui signe le ballet Rodin/ Claudel pour les Grands Ballets canadiens, est un cas.Né parmi les mennonites de Baden, en Ontario, interdit de danser sous peine de brûler en enfer, révélé grâce à son travail avec le Ballet Kirov, il est, à 32 ans, une étoile montante et singulière du monde du ballet.NATHALIE PETROWSKI Tous les articles qui composent l\u2019épais dossier de presse de Peter Quanz commencent par la même phrase: à 9 ans, il savait qu\u2019il serait chorégraphe.L\u2019ennui, c\u2019est que dans la phrase suivante, personne n\u2019explique pourquoi un mennonite de 9 ans, élevé dans le sud de l\u2019Ontario, s\u2019est levé un beau matin et a décidé d\u2019être chorégraphe au sein d\u2019une communauté où la danse est un sacrilège sinon un billet direct pour l\u2019enfer.Et que dire des parents d\u2019un tel énergumène, pris pour le convaincre d\u2019abandonner une vie dans le péché ou obligés de se résigner à ce qu\u2019il soit condamné au bûcher de l\u2019excommunication.Dernière question: à 9 ans, on peut décider de bien des choses, mais comment fait-on pour s\u2019y tenir et pour réaliser concrètement ce qu\u2019enfant, on avait fantasmé, innocemment et sans en mesurer toutes les conséquences?En attendant d\u2019obtenir des réponses, j\u2019observe Peter Quanz debout au milieu du foyer de la Place des Arts où il donne un atelier de danse et de sculpture dans le cadre des Journées de la culture.Pas très grand, un gabarit frêle de chat, le crâne nu et lisse comme une boule de billard, entièrement vêtu de noir sauf pour des chaussures de sport gold, Peter Quanz offre à ceux qui le voient pour la première fois une image saisissante, à mi-chemin entre l\u2019extraterrestre, le moine bouddhiste et le chanteur électro-pop Moby.«Je concède que je suis une créature un brin étrange», me confie-t-il plus tard dans le bistro aux vitres battues par la pluie où nous avons trouvé refuge.Étrange en effet au sens d\u2019atypique, d\u2019insolite, de non conforme.Mal vue, la danse Peter Quanz est un poisson né dans le mauvais bocal comme le Billy Elliot de la comédie musicale.C\u2019est d\u2019ailleurs par la comédie musicale que lui est venu son intérêt pour la danse.«Nous habitions à 20 minutes de Stratford et, très jeune, mes parents, qui étaient des mennonites modérés, m\u2019amenaient voir des comédies musicales comme Guys and Dolls.Puis un jour, j\u2019ai vu une chorégraphie de Brian Macdonald dans une comédie musicale montée pour Stratford et ça m\u2019a fasciné au point de me dire que moi aussi, plus tard, je ferais bouger des gens sur scène.» Même si Baden est peuplé depuis plusieurs générations de mennonites (semblables aux amish), il y avait de l\u2019électricité et des appareils ménagers chez les Quanz et à la maison, la famille parlait anglais.Reste que la danse n\u2019a jamais été bien vue chez les mennonites.«Il y a une blague qui dit que les mennonites ne peuvent avoir de sexe de peur que ça mène à la danse, raconte-t-il.Disons que les mennonites ont un rapport problématique au corps qu\u2019ils envisagent surtout comme un instrument de sexualisation.C\u2019est pourquoi mes parents m\u2019ont payé des cours de danse, mais en me priant de demeurer discret et de ne pas trop rendre public mon goût pour la chorégraphie.» Chorégraphe par choix Inscrit à une école secondaire de Kitchener vouée aux arts, Quanz a fini avec un diplôme de danseur qui lui a valu une place à l\u2019école du Royal Winnipeg Ballet, où il a étudié pendant trois ans.Déjà, à ce moment-là, il savait qu\u2019il ne serait pas danseur longtemps.De trop petite taille pour se joindre au corps de ballet du Royal Winnipeg Ballet, où les danseurs sont plutôt costauds, il a toutefois dansé pendant deux ans avec les Ballets de Stuttgart avant de déclarer forfait.«Je n\u2019étais pas un mauvais danseur, j\u2019avais une certaine technique, mais j\u2019avais surtout des idées chorégraphiques que je brûlais d\u2019exprimer avant qu\u2019elles ne s\u2019envolent.Je ne suis donc pas un danseur frustré qui s\u2019est rabattu sur la chorégraphie, mais un chorégraphe qui a dansé pour mieux comprendre la danse et les danseurs.De toute façon, pas besoin d\u2019être un bon danseur pour être un bon chorégraphe.Balanchine en est la meilleure preuve.» La référence à Balanchine n\u2019est pas innocente.À ses débuts, Quanz était un émule enthousiaste qui savait par coeur tous les bal lets de Balanchine et pouvait les reproduire au doigt et à l\u2019oeil.Il a, depuis, pris ses distances de son maître même s\u2019il demeure un amoureux du ballet classique.« J\u2019aime le formalisme du classique et l\u2019idée d\u2019un corps de ballet symétrique et harmonieux, mais je prends de plus en plus plaisir à briser cette harmonie et à explorer l\u2019émotion et l\u2019humanité des danseurs.Reste que ce qui m\u2019intéresse, c\u2019est de créer du nouveau, pas de refaire Casse-noisette ou le Lac des cygnes.Pour moi, le ballet n\u2019est pas une pratique muséale avec des pointes et de vieux tutus poussiéreux.C\u2019est quelque chose de tout à fait contemporain.» Premier ballet intégral En 2008, Gradimir Pankov, le directeur artistique des Grands Ballets canadiens, a fait appel pour la première fois à Peter Quanz pour une soirée Balanchine.À l\u2019époque, Quanz était le premier chorégraphe canadien invité à créer une oeuvre pour le mythique Ballet Kirov de Saint- Pétersbourg, à la demande du maestro Valery Gergiev.Depuis, Quanz a fait le tour du monde, devenant un des jeunes chorégraphes le plus en vue de la planète ballet.Il connaît bien Montréal et la plupart de ses chorégraphes, comme Dave St-Pierre dont il aime l\u2019exubérance.« J\u2019ai vu Un peu de tendresse, bordel et j\u2019ai été très inspiré par la liberté de Dave St-Pierre, par la spontanéité et le contrôle qui se dégagent de son oeuvre», dit celui qui s\u2019apprête à créer à la Place des Arts son premier ballet intégral.«L\u2019an passé, j\u2019ai présenté à Gradimir quatre propositions de ballet.Trois sont tombées pour toutes sortes de bonnes raisons.Restait cette histoire d\u2019amour, de passion, de création et de sculpture parfaite pour la danse, une histoire française en plus.Ça m\u2019a rappelé mon premier voyage à Paris à 19 ans quand je suis allé au musée Rodin et que j\u2019ai imaginé des sculptures qui bougeaient.» Sa Camille Bien entendu, le chorégraphe a vu le film sur Camille Claudel avec Isabelle Adjani.Sa Camille à lui sera à la fois semblable et différente.«Camille avait un arrangement d\u2019affaires avec Rodin.Elle avait un côté calculateur.C\u2019était une arriviste, mais très talentueuse qui a beaucoup inspiré Rodin.Elle aurait dû pouvoir imposer son style à la fin de leur relation, mais elle n\u2019avait pas d\u2019appuis, pas de reconnaissance, personne pour croire en elle et elle a sombré dans la folie.Mon ballet parle du prix de la création et du fait qu\u2019un artiste finit toujours par payer pour son art.» Quanz avoue qu\u2019il a un lien tout personnel avec l\u2019histoire de Rodin et de Claudel et que ça n\u2019a rien de chorégraphique.L\u2019aveu vient après que je lui aie demandé s\u2019il avait une vie, vu le nombre effarant de voyages qu\u2019il fait par an et des heures considérables qu\u2019il consacre à ses créations.Quanz s\u2019est empressé de m\u2019assurer que même s\u2019il n\u2019a pas de maison ni de domicile fixe, il a une vie physique sur terre.Il ne fait pas que vivre dans sa tête.Avant de déba rquer à Montréal à la fin de l\u2019été, Quanz montait un ballet en Sibérie avec le Ballet national de Bouriatie.C\u2019est d\u2019ailleurs la même compagnie qui présentera mardi au célèbre Théâtre Bolshoi de Moscou une soirée complète de ses oeuvres chorégraphiques.Quanz ne pourra y être, trop occupé à mettre la touche finale à Rodin/Claudel qui sera créé deux soirs plus tard à la Place des Arts.Il restera à Montréal jusqu\u2019à la fin des représentations de Rodin/Claudel avant de partir pour Hong Kong et de nouvelles aventures chorégraphiques avec la certitude que la danse, c\u2019est le paradis et non l\u2019enfer.Rodin/Claudel, de Peter Quanz, du 13 au 29 octobre au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.PETER QUANZ CRÉER A TOUJOURS UN PRIX PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE À mi-chemin entre l\u2019extraterrestre, le moine bouddhiste et le chanteur électro-pop Moby, Peter Quanz étonne.«Je concède que je suis une créature un brin étrange», confie-t-il.«Ce qui m\u2019intéresse, c\u2019est de créer du nouveau, pas de refaire Casse-Noisette ou le Lac des cygnes.Pour moi, le ballet n\u2019est pas une pratique muséale avec des pointes et des vieux tutus poussiéreux.C\u2019est quelque chose de tout à fait contemporain.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 ARTS ET SPECTACLES LECTURES CHANTAL GUY SIGNET Dans l\u2019épilogue de la très bel le biographie du médecin Paul Farmer, Soulever les montagnes, parue récemment chez Boréal, la biographe T racy Kidder s\u2019inquiète d\u2019une chose: que le récit de la vie de cet homme remarquable, qui se consacre aux plus déshérités de la planète, suscite plus l\u2019envie que l\u2019inspiration.«Des lecteurs semblent avoir pensé : Quand je vois cet homme, j\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir gâché ma vie.Il va me le payer.» C\u2019est le danger de lire des biographies : trouver que sa propre existence ne tiendrait qu\u2019en quelques pages, même pas intéressantes.Ce n\u2019est pas cette impression que donne Limonov, le dernier roman d\u2019Emmanuel Carrère, bizarrement écarté de la dernière liste du Goncourt, alors qu\u2019on le désignait favori.Carrère a fait du roman biographique, ou du reportage romancé, un genre bien à lui, d\u2019une efficacité redoutable.Une méthode personnelle inspirée de Truman Capote qui l\u2019a propulsé aux premiers rangs des écrivains français contemporains.Pour Carrère, Limonov est son livre le plus romanesque, même si, en quatrième de couverture, il est présenté ainsi : «Limonov n\u2019est pas un personnage de fiction.Il existe.Je le connais.» Qu\u2019il existe ou pas, pourtant, importera peu au lecteur de Limonov, qui se lit comme un roman d\u2019aventures \u2013 et c\u2019est voulu.Édouard Limonov a vécu mille vies en une, en montagnes russes ( !) entre les bas-fonds et les sommets, mais qu\u2019on le connaisse ou pas avant d\u2019entamer ce livre ne change rien à l\u2019expérience de lecture.C\u2019est surtout un roman sur les incroyables soubresauts de l\u2019ère post-communiste, dont Limonov incarne les paradoxes et la complexité.«C\u2019est plus compliqué que ça» est une phrase qui revient d\u2019ailleurs comme un leitmotiv dans ce roman.Par Limonov, Carrère éclaire sous un jour nouveau les guerres civiles dans les Balkans qui, dans les années 90, avaient ému les Occidentaux.On se souvient vaguement que les méchants étaient les Serbes.Or, Carrère insiste : c\u2019est plus compliqué que ça.Comme pour le penchant fasciste de son personnage, dont on n\u2019arrive pas à savoir s\u2019il est un héros ou un salaud.Limonov est aussi le roman d\u2019un écrivain bourgeois qui ne cache pas ses origines confortables pas plus que sa fascination pour la vie rocambolesque de son sujet.Carrère est un spécialiste des types difficiles à cerner.Il faut lire sa biographie de l\u2019écrivain Philip K.Dick, Je suis vivant et vous êtes morts, qui annonçait en 1993 son style à venir, abouti avec L\u2019adversaire, son roman sur le meurtrier Jean- Claude Romand dont il avait suivi le procès, et le superbe D\u2019autres vies que la mienne, son récit le plus lumineux dans une oeuvre à la tonalité plutôt sombre.Mis à part Un roman russe, autofiction très impudique qu\u2019il regrette presque, Carrère se dévoile quand même en écrivant sur la vie des autres, car il y insère des digressions personnelles.Pourquoi?«Ce n\u2019est pas de l\u2019exhibitionnisme, mais de l\u2019honnêteté vis-à-vis du lecteur qui consiste à préciser dans quel cadre on lui raconte ce qu\u2019on lui raconte, expliquait-il dans une entrevue au journal Le Temps.Je suis très attaché à la vieille question soixante-huitarde : \"D\u2019où tu parles?\" J\u2019ai aussi été marqué par ce qu\u2019on appelle le nouveau journalisme en Amérique ou, en France, par un magazine du type Actuel, où l\u2019implication de l\u2019enquêteur, du journaliste, est constante.C\u2019est cette école-là qui m\u2019a formé.J\u2019y reste fidèle.Je ne vois pas là du maniérisme, mais une vérité, une justice.Il me paraît important de dire que c\u2019est moi qui parle, avec mes préjugés et mes oeillères éventuelles.» Quand on termine ce livre, on ne réf léchit pas tant à Limonov et Carrère.Ceux qui ont vécu la fin du communisme de loin, en regardant la télé, se questionneront surtout sur leurs oeillères à cette époque, aux clichés qu\u2019ils ont cautionnés, aux significations arbitraires des mots comme liberté, fascisme, démocratie, communisme, héros et salaud.Car rère l\u2019annonce dès le début : cette vie romanesque et dangereuse raconte quelque chose, «pas seulement sur lui, Limonov, pas seulement sur la Russie, mais sur notre histoire à tous depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.» En lisant la vie des autres, c\u2019est toujours un peu soi qu\u2019on cherche, finalement.Et il nous faudrait peut-être nous aussi se poser la question : «D\u2019où tu lis?» S Pour joindre notre journaliste : cguy@lapresse.ca D\u2019autres vies que la nôtre C\u2019est son expérience d\u2019actrice dans un film mexicain se déroulant dans une communauté mennonite du nord du pays qui a mené Miriam Toews à Irma Voth, roman de passage brillant et amusant sur l\u2019art, la religion et l\u2019ouverture au monde.SYLVIE ST-JACQUES Dans le foyer de l \u2019hôtel Germain, où elle séjourne pendant la tournée de promotion pour son roman Irma Voth, Miriam Toews amorce l\u2019entretien par un élan d\u2019enthousiasme pour Montréal.«J\u2019ai vécu ici quand j\u2019avais 18 ans.C\u2019était formidable!», évoque cette grande blonde aux traits germaniques et à l\u2019allure adolescente, lauréate du prix du Gouverneur général en 2004 pour son roman Drôle de tendresse.Si Montréal bénéficie dans son esprit d\u2019une place si chère, c\u2019est que cette ville évoque le souvenir d\u2019une certaine liberté pour Toews qui a grandi dans une secte mennonite au Manitoba.«J\u2019ai quitté ma communauté très conservatrice pour vivre à Montréal, qui est sans doute la ville la plus libérale du Canada.Forcément, je ne me suis pas sentie immédiatement à l\u2019aise.À cette période de ma vie, je me sentais pas mal comme Irma.» I rma, c \u2019est l\u2019héroïne de 19 ans du dernier roman de Miriam Toews.Une jeune femme qui s\u2019ouvre au monde en devenant interprète sur le tournage d\u2019un film dans sa communauté et qui apprend à voler de ses propres ailes.Si, après Drôle de tendresse, Toews avait déclaré qu\u2019elle n\u2019écrirait plus sur les mennonites, les circonstances de la vie en ont décidé autrement.«Je pense que c\u2019est dans le film Magnolia qu\u2019un personnage dit \"Vous pensez avoir tourné la page sur votre passé, mais votre passé n\u2019a peut-être pas dit son dernier mot\"», ironise Miriam Toews, qui a été la première surprise quand le réalisateur Carlos Reygadas l\u2019a pressentie pour jouer le rôle d\u2019Esther dans le film Stellet Licht, qui dépeint le conservatisme d\u2019une communauté mennonite établie au nord du Mexique.«Carlos Reygadas a l\u2019habitude de tourner avec des non-acteurs.Il était en Allemagne pour repérer une actrice quand il est tombé sur une photo de moi dans un article sur un de mes livres.Il savait que j\u2019étais mennonite.Après avoir lu mon livre, il a senti que j\u2019aurais une certaine sensibilité pour interpréter le rôle», relate-t-elle.Comme au cinéma Autobiographique, le récit d\u2019Irma Voth, jeune mennonite de 19 ans chassée de sa famille pour avoir épousé un Mexicain (Jorge) qui a déserté le foyer conjugal ?« Ouais, j \u2019imagine.Tout comme Irma, j\u2019ai pris part au tournage d\u2019un film.Mais la communauté mennonite dans laquelle j\u2019ai grandi n\u2019était pas aussi conservatrice que celle d\u2019Irma.Et contrairement à elle, je n\u2019ai pas pris le chemin de la ville avec un bébé à ma charge.» Pendant le tournage de Stellet Licht, Miriam Toews n\u2019ava it aucune intention d\u2019écrire un roman inspiré de ce premier contrat comme actrice (qu\u2019elle qualifie de « surréaliste »).«C\u2019était très étrange, de me retrouver dans cette communauté où tout le monde m\u2019apparaissait comme vaguement familier.J\u2019étais probablement parente avec plusieurs de ces blonds aux yeux bleus vivant dans cette communauté mexicaine.» Mai s quelques années (et un roman, Les Troutman volants) plus tard, les thèmes du rapport art-religion et de la découverte du monde par le cinéma lui ont donné le goût de sortir de ses tiroirs les souvenirs de ce tournage, qui aura été pour elle une expérience «intense et transformatrice ».«L\u2019art et la religion utilisent des métaphores pour raconter des histoires, pour inspirer et donner de la force aux gens.Les deux sont très puissants.Dans le cas d\u2019Irma, elle puise une part de son élan dans sa foi religieuse, mais se nourrit aussi des découvertes qu\u2019elle fait dans le monde extérieur.» Pour cette Irma qui ne sait pas trop où est sa place, le salut passe par le cinéma, alors qu\u2019elle est engagée pour servir d\u2019interprète, sur le plateau de tournage d\u2019un film réalisé dans sa communauté.Cette ouverture au monde la guidera vers la ville, là où la modernité exulte.«Je trouvais intéressant de jouer avec le concept de communauté.Celle où a grandi Irma prêche des idéaux d\u2019amour, de pardon et d\u2019entraide, mais ne se révèle pourtant pas très bienveillante.En revanche, c\u2019est à Mexico, ville associée à la violence et à la saleté, qu\u2019Irma trouve un foyer et des gens qui l\u2019acceptent et l\u2019aident.» Les personnes rencontrées sur le tournage de Stellet Licht ont aussi été pour Miriam Toews de riches sources d\u2019inspiration.«Il y avait des personnes fascinantes dans ce tournage: des personnalités très fortes, des gens très intelligents et hors-normes, des marginaux adorables.Tout ça correspondait bien à ma façon de voir le monde, qui est pour moi un lieu absurde, ridicule, drôle et tragique.» S\u2019identi fie-t-elle encore aujourd\u2019hui comme mennonite ?«Oui, absolument, même si je ne suis pas religieuse.Il y a diverses façons d\u2019être mennonite, comme il y a diverses façons d\u2019être juif », exprime l\u2019auteure de six romans et mère de grands enfants, qui vit désormais à Toronto après avoir résidé longtemps à Winnipeg.Avec deux de ses romans, qui seront vraisemblablement por té s au g ra nd é c r a n , Miriam Toews se réjouit et s\u2019étonne à la fois du déroulement de sa propre existence.Et cette fois-ci, elle semble en avoir terminé avec ses origines mennonites.«J\u2019ai appris ma leçon : jamais plus je ne promettrai de ne plus écrire sur un sujet.Mais j\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir fait le tour de la question et d\u2019être prête à raconter d\u2019autres histoires.» Irma Voth Miriam Toews Traduction française par Lori Saint-Martin et Paul Gagné Boréal, 290 pages MIRIAM TOEWS / Irma Voth La mennonite mexicaine PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Myriam Toews s\u2019est inspirée de son expérience d\u2019actrice dans un film au Mexique, et de son enfance dans une communauté mennonite, pour écrire Irma Voth.Emmanuel Carrère a fait du roman biographique, ou du reportage romancé, un genre bien à lui, d\u2019une efficacité redoutable.«Il y a diverses façons d\u2019être mennonite, comme il y a diverses façons d\u2019être juif », exprime l\u2019auteure de six romans et mère de grands enfants, qui vit désormais à Toronto après avoir résidé longtemps à Winnipeg.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES Comme en écho aux manifestants qui occupent Wall Street, une bande de joyeux druides québécois ont pris d\u2019assaut la Cinquième salle de la Place des Arts cette semaine.Dédié à Stephen Harper et à Jean Charest, et arborant au centre de la scène une touchante photo de la reine, leur spectacle plaide pour sensiblement la même chose que les indignés de Wall Street : une réforme radicale de nos sociétés capitalistes, consommatrices, corrompues et polluantes, qui tournent à vide, sapent notre humanité et nous tuent à petit feu.Mais contrairement aux indignés de Wall Street qui n\u2019ont pas de leader, ceux du spectacle Tout ça m\u2019assassine sont menés tambour battant par le metteur en scène et militant anti-gaz de schiste Dominic Champagne.Autant le dire tout de suite: Tout ça m\u2019assassine divise déjà la poignée de gens qui l\u2019ont vu, ce qui est un bon signe ou du moins la preuve de la richesse de ce spectacle engagé et composé de trois courtes pièces de Patrice Desbiens, Pierre Lefebvre et Champagne, cette dernière mettant en scène deux bozos qui s\u2019en vont à pied aux funérailles de René Lévesque.Évidemment, monter un spectacle engagé à une époque qui carbure au désengagement est périlleux.Il y en aura toujours pour crier au réchauffé, au remâché, au déjà vu, à la nostalgie trempée dans la babiche et le sirop d\u2019érable.C\u2019est d\u2019ailleurs précisément cela et le cours d\u2019Histoire québécoise 101 que déplorent les détracteurs du spectacle.Les autres, dont je fais joyeusement partie, trouvent au contraire que le rappel historique et la remise en contexte politique du texte de Champagne sont nécessaires, salutaires et qu\u2019ils nous illuminent.Quant au duo antinomique à mi-chemin entre Don Quichotte, Sancho Panza et Laurel et Hardy que forment Antoine Bertrand et Mario St-Amand, il est extraordinairement évocateur en cela qu\u2019il saisit avec justesse les deux courants contraires et quasi contradictoires qui traversent la société québécoise.D\u2019un côté, la combativité débordante d\u2019espoir, d\u2019euphorie et d\u2019illusions pour la survie identitaire et le pays à faire.De l\u2019autre, le défaitisme, le ressentiment, l\u2019amertume et la désillusion face au pays qui ne se fait jamais.Deux courants aussi soudés qu\u2019inséparables, chacun tentant d\u2019abattre l\u2019autre, mais chacun, aussi, prenant le relais quand l\u2019autre tombe.Comme il l\u2019explique luimême dans le programme, Dominic Champagne voulait écrire «une marche funèbre sur la tragique dépossession de nos rêves communs ».En cours d\u2019écr iture, i l a été happé par les gazières qui ont débarqué dans son arrière-pays.L\u2019écriture a pris le bord pendant que le militant montait au front.« J\u2019y ai rencontré l\u2019arrogance des puissants, la résignation de mon peuple et beaucoup d\u2019ignorance.Tout ça m\u2019assassine », écrit-il.Mais Champagne n\u2019a pas été assassiné au point de baisser les bras ni d\u2019accrocher son clavier d\u2019ordinateur.Tout le contraire.Avec la ferveur d\u2019un Quichotte, il s\u2019est lancé dans la création d\u2019un ovni pour l\u2019époque et d\u2019une denrée tristement rare dans nos froides contrées : une pièce politique.Cette pièce est peut-être trop primaire ou trop prêchi- prêcha ou trop nostalgico- nationaleuse au goût des uns, mais elle a le mérite de s\u2019assumer et de tenter de faire le point sur ce que le Québec était et sur ce qu\u2019il est devenu en 2011: une société coincée entre le passé mort qui ne veut pas mourir et l\u2019avenir naissant qui ne veut pas naître comme le dit si bien le personnage d\u2019Antoine Bertrand.Je ne suis pas sans savoir que ce que Champagne dit de notre cul-de-sac politique ou ce que Pierre Lefebvre dit de notre asservissement au modèle capitaliste dans le texte Confessions d\u2019un cassé sont des propos que nous avons entendus mille fois, aux nouvelles et dans les émissions d\u2019affaires publiques.Mais l\u2019intérêt, c\u2019est de les entendre au théâtre, dans cet espace privilégié et clos où l\u2019on peut descendre au fond de soi et réfléchir dans le noir.Tout cela avant de descendre dans la rue avec tous les indignés de la terre et de s\u2019y remettre.Pas comme avant.Comme maintenant.S Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Tout ça m\u2019illumine NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Autant le dire tout de suite: «Tout ça m\u2019assassine» divise déjà la poignée de gens qui l\u2019ont vu, ce qui est un bon signe ou du moins la preuve de la richesse de ce spectacle engagé.PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION Tout ça m\u2019assassine, avec Antoine Bertrand et Mario Saint-Amand, est mis en scène par Dominic Champagne.NOTRE VIDÉO> JIMMY HUNT SUR cyberpresse.ca/arts Finaliste dans plusieurs catégories à l\u2019ADISQ, au GAMIQ, etc., Jimmy Hunt est en spectacle au National de Montréal la semaine prochaine, notamment.Il lance aussi sous peu un mini-album.Regardez l\u2019entrevue vidéo qu\u2019il a accordée à Marie-Christine Blais.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 ABONNEZ -VOUS! SAISON 2011-2012 duceppe.cOm 514 288-5034 . ARTS ET SPECTACLES LECTURES La première serveuse automate de Starmania parle de sa terre aimée en évoquant le souvenir des ses aïeuls et le destin de leur descendance.Un récit qui ne manque pas de couleur.MARC-ANDRÉ LUSSIER Fabienne Thibeault vit en France depuis plusieurs années.Là-bas, elle se bat pour la valor isat ion des terroirs et la défense de la ruralité.Chez nous, sa toute première chanson, qui ouvrait son premier album, paru en 1976, était à cet égard quasiment prémonitoire : Chu ben loin, pourtant c\u2019est là souvent dans tous mes souvenirs d\u2019enfant heureux\u2026 «Rien ne me prédestinait à faire ma vie en France, explique- t-elle en entrevue à La Presse.Les circonstances ont fait que mon destin s\u2019est tracé là-bas.Mais je reste fidèle.On ne doit rien à son pays, sinon la fidélité du coeur.» Fabienne Thibeault a publié récemment La fille du Saint- Laurent, un récit retraçant sa légende familiale et l\u2019histoire des familles canadiennes-françaises ayant peuplé les «quelques arpents de neige», abandonnés par Louis XV au XVIIIe siècle.L\u2019histoire ancienne rejoint ainsi celle des enfants de la Révolution tranquille.Le récit est ponctué d\u2019anecdotes liées au monde du spectacle, particulièrement celles sur la création de Starmania, il y a\u2026 33 ans! «Il n\u2019était pas question pour moi de me lancer dans une autobiographie, précise-t-elle.Mon destin n\u2019est pas si exceptionnel.Et je suis encore un peu trop jeune pour me prêter à ce genre d\u2019exercice.Le fait de retracer le fil de la mémoire familiale à travers un récit me permettait d\u2019emprunter un regard plus large.» T rembl ay « au x t r o i s quarts », Fabienne Thibeault évoque beaucoup dans son bouquin le pays de Charlevoix, d\u2019où viennent ses parents et ses aïeux.Elle fait aussi écho à ce moment charnière \u2013 les années 50 \u2013 où les paysans ont délaissé leurs terres pour aller s\u2019installer dans les quartiers ouvriers de la grande ville.Digne hér it ière d \u2019une famille de conteurs, Fabienne Thibeault a une belle plume.C\u2019est en outre grâce à cette aisance littéraire qu\u2019elle peut aborder sans complaisance des aspects plus intimes de sa vie et de celle de ses proches.«J\u2019ai écrit des pages après la mort de mon père, il y a quelques années, et j\u2019y ai trouvé un effet très libérateur, révèlet- elle.Même sur le plan physique.J\u2019ai fait lire ces pages à une amie digne de confiance et de là est née l\u2019idée de ce récit.» Que ce soit à propos de la confidence intime que lui a faite son père peu de temps avant sa mort, d\u2019un épisode étonnant en compagnie d\u2019un éminent producteur de cinéma, ou du destin d\u2019un vil potineur qui, deux jours après avoir reçu sa missive, est tombé raide mort, l\u2019auteure prend visiblement plaisir à raconter ses histoires.Son livre, clairement destiné à un public français, garde néanmoins sa pertinence pour le lecteur d\u2019ici.Fabienne Thibeault évoque en effet l\u2019histoire de notre passé, peu enseignée dans un pays dont la devise est pourtant «Je me souviens».Et la chanson?Promue en 2006 officier du Mérite agricole pour services exceptionnels rendus à la promotion des terroirs en France, Fabienne Thibeault exerce encore aujourd\u2019hui son métier de chanteuse à la faveur de spectacles conçus de façon plus artisanale.Pas question pour elle de retourner dans une dynamique, où les artistes doivent impérativement produire un album et faire ensuite une tournée.« Je n\u2019ai jamais eu cette drive-là, dit-elle.Je ne veux pas non plus être celle qui attend l\u2019appel du grand auteur qui a une nouvelle chanson à lui proposer.À vrai dire, la mort accidentelle de mon producteur Gilles Talbot, en 1982, a changé bien des choses.Quand Gilles est parti, plus rien n\u2019a été pareil pour moi.Et je me suis rendu compte que je n\u2019avais pas nécessairement envie d\u2019exercer le métier de la même façon.J\u2019aurai 60 ans l\u2019an prochain.Il me reste une dizaine d \u2019années ac t ives devant moi, peut-être plus si je suis chanceuse.Et il y a tant de travail à faire pour assurer la survie de nos terroirs.» La fille du Saint-Laurent Fabienne Thibeault Les Éditions du moment FABIENNE THIBEAULT / La fille du Saint-Laurent Causeuse de profession «On ne doit rien à son pays, sinon la fidélité du coeur.» PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE «Rien ne me prédestinait à faire ma vie en France, explique Fabienne Thibeault.Les circonstances ont fait que mon destin s\u2019est tracé là-bas».llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 dès jeudi entrée libre galerieloungetd.montrealjazzfest.com du 13 octobre au 24 décembre 2011 D\u2019aile en ailes l\u2019élan v ital Plus de 50 oeuvres, dont une vingtaine inédites 2e étage La Médiathèque Jazz/La Presse \u2022 3e étage La Galerie Lounge TD \u2022 2e étage L\u2019Expo Bell des Légendes du Festival \u2022 2e étage 305, rue Sainte-Catherine Ouest \u2022 maisondufestival.ca Lundi : fermé Mardi : 11 h 30 à 18 h* Mercredi au samedi : 11 h 30 à 21 h Dimanche: 11 h 30 à 17 h* * jusqu\u2019à 21h les soirs de spectacle à L\u2019Astral dès 21h Duo Félix Stüssi et Daniel Lessard Jeff Johnston Yoel Diaz Elie Haroun Jeudi 13 octobre Samedi 15 octobre Samedi 8 octobre Vendredi 14 octobre Week-end jazz Week-end jazz Week-end jazz Réservations: 514 288-5992 bistrobalmoral.ca heures d\u2019ouverture du Balmoral Club de jazz Billetterie 305, rue Sainte-Catherine Ouest 1 855 790-1245 \u2013 admission.com - ticketmaster.ca Pour toute la programmation, consultez sallelastral.ca Mercredi 12 octobre \u2022 20h Mercredi 19 octobre \u2022 20h Zenzile À Avec entre autres Miguel Zenón, Stefon Harris, Matt Penman, Mark Turner, Avishai Cohen, Robin Eubanks, Kendrick Scott et Edward Simon La musique de Stevie Wonder! Ce soir soirée brésilienne Calendrier des activités en collaboration avec spectacles gratuits du jeudi au samedi ! NOUEZ AVEC VOTRE MUSÉE PORTES OUVERTES GRANDE OUVERTURE 14-15-16 octobre Nouveau pavilloN d\u2019art québécois et caNadieN et uN musée complètemeNt réiNveNté 4 pavilloNs 4 000 oeuvres *sauf les concerts.serge lemoyne, Dryden (détail), 1975.mbam, achat, fonds de l\u2019association des bénévoles du musée des beaux-arts de montréal.©succession serge lemoyne / sodrac (2011) \u201cphoto mbam, christine Guest\u201d.mbam.qc.ca Plusieurs activités Gratuites* pour toute la famille ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE Peter Gabriel est partout ce mois-ci : en trois dimensions, au cinéma ou sur DVD, ainsi que sur CD.Toutes ces sorties sont des excroissances du concert New Blood, avec grand orchestre, présenté en première nord-américaine au Centre Bell en mai 2010.Un an et demi plus tard, ce concert symphonique se transporte en Amérique du Sud et au Mexique.Et Peter Gabriel en est le premier étonné.ALAIN DE REPENTIGNY «Je pensais que ce serait un projet de courte durée», confie Peter Gabriel quand nous le rencontrons après le visionnement du film 3D New Blood Live in London.Pourquoi cette aventure symphonique, qui ne devait faire que six escales, se poursuit-elle donc encore aujourd\u2019hui ?Fidèle à son habitude, le chanteur britannique réfléchit, puis tente une réponse: «Après avoir assisté à un de mes spectacles, David Crosby m\u2019a dit que je faisais quelque chose de nouveau en musique: \"Ce n\u2019est pas du rock, ce n\u2019est pas du classique, mais tu as découvert une nouvelle voie.\" Je ne l\u2019avais pas vu de cette façon, mais ça explique peut-être pourquoi j\u2019aime tellement ça.La forme orchestrale est très vieille, mais pour moi, c\u2019est un nouveau territoire.» L\u2019orchestre donne à la musique de Gabriel un côté théâtral auquel on l\u2019a toujours associé, de Genesis à nos jours.Il acquiesce, puis ajoute : «Il y a une facette de la théâtralité que je n\u2019aime pas.Mais j\u2019aime le sens du drame et l\u2019émotion quand on raconte une histoire.Et je pense qu\u2019avec John Metcalfe \u2013 orchestrateur du spectacle \u2013 on l\u2019a très bien réussi.» La conversation bifurque sur Robert Lepage, un ami de longue date, et Gabriel en profite pour en dire un peu plus sur sa relation amour-haine avec le théâtre: «Robert fait du théâtre pour le monde.Je n\u2019aime pas le théâtre ou plutôt j\u2019aime ça à l\u2019occasion quand ce sont de grands textes.Mais le travail de Robert est pour moi une forme de poésie, c\u2019est de la nourriture pour l\u2019imagination en même temps que pour les yeux, les oreilles et le coeur.D\u2019une certaine façon, c\u2019est aussi un bel objectif pour moi.» Le film New Blood Live in London, tourné en mars dernier, est consacré essentiellement à la deuxième partie du spectacle de Gabriel, où il reprend ses propres chansons à la manière symphonique.Les plus convaincantes sont celles plus grandes que nature et pas les plus commerciales: San Jacinto, Signal to Noise et Rhythm of the Heat.«J\u2019ai spécifiquement choisi des chansons qui avaient ces qualités plutôt que Sledgehammer ou Games Without Frontiers, explique Gabriel.J\u2019ai fait Solsbury Hill, mais je ne voulais pas l\u2019inclure sur le disque parce qu\u2019elle est plus ludique, plus légère.Mais les fans l\u2019ont réclamée et j\u2019ai cédé à condition qu\u2019il y ait un interlude juste avant ce petit cadeau.J\u2019ai donc envoyé mon ingénieur du son enregistrer tous les sons qu\u2019il pouvait entendre à Solsbury Hill même.» Le CD New Blood a été enregistré en studio afin d\u2019obtenir le meilleur équilibre possible des instruments.Le fan fini peut également s\u2019en procurer une version enrichie comprenant un deuxième disque des versions instrumentales des mêmes chansons.Gabriel aime la richesse et l\u2019émotion que procure un grand orchestre, mais il constate que ce ne sont pas tous les musiciens classiques qui sentent le groove.«Le début de Digging in the Dirt était le bout le plus difficile à jouer pour eux.Lors des premiers concerts \u2013 comme à Montréal \u2013 ça ne fonctionnait pas du tout, mais c\u2019est mieux aujourd\u2019hui.» Aura-t-il autant de plaisir la prochaine fois qu\u2019il remontera sur scène sans grand orchestre ?« Je pense que mon approche sera différente, répond Gabriel.Souvent, tu laisses jouer les musiciens parce que tu veux qu\u2019ils soient heureux.Mais maintenant que je connais la valeur du silence, je ne pense pas leur accorder autant de latitude.» Dans le film New Blood, un spectateur, sans doute à la blague, lui réclame la suite Supper\u2019s Ready de Genesis.On sait qu\u2019il y a quelques années, Gabriel a discuté avec ses anciens camarades de la possibilité de rejouer The Lamb Lies Down on Broadway et de filmer ce spectacle pour la postérité.Finalement, Gabriel s\u2019est désisté et même Tony Banks, son ami de toujours , n\u2019a jamais su pourquoi au juste.«J\u2019étais intéressé, mais ça devenait plus gros que je l\u2019aurais voulu, répond Gabriel.Et puis aussi quand Womad \u2014 NDLR: le festival de musique du monde qu\u2019il a fondé en Angleterre \u2014 a fait faillite et que Genesis a donné avec moi un concertbénéfice, on n\u2019a pas eu assez de temps pour répéter parce qu\u2019ils étaient en tournée.Donc je me suis dit que si jamais on devait le refaire, il faudrait que ça soit vraiment bon.» Led Zeppelin l\u2019a fait en 2007.Gabriel y était, il a trouvé ça «très bon» et il ne tarit pas d\u2019éloges envers le batteur Jason Bonham.Mais s\u2019il comprend que les fans chérissent pareilles retrouvailles, il n\u2019est pas très porté lui-même sur la nostalgie.On ne peut figer le temps, mais seulement en obtenir un reflet, dit-il, philosophe.Fans du vieux Genesis, ne retenez pas votre souffle.New Blood, Live in London in 3D, dans les cinémas Cineplex, les 12 et 17 octobre.Le film sera disponible en DVD, Blu-ray et 3D, le 24 octobre.LE CD New Blood sera en magasin le 11 octobre.PETER GABRIEL Une aventure symphonique étonnante PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL Aura-t-il autant de plaisir la prochaine fois qu\u2019il remontera sur scène sans grand orchestre ?«Mon approche sera différente », répond Peter Gabriel.«La forme orchestrale est très vieille, mais pour moi, c\u2019est un nouveau territoire.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 KENT NAGANO DIRECTEUR MUSICAL Partenaires publics Présenté par Collaborateur de saison Diffuseur officiel OSM.CA 514 842-9951 MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL, 1600 RUE ST-URBAIN OSM 5CONCERTS ÀPARTIR DE 155 $* composez votreSaiSON! HÉLÈNE GRIMAUD RÉCITAL DE PIANO MOZART Sonate n° 8 BERG Sonate, opus 1 LISZT Sonate en si mineur BARTÓK Six danses populaires roumaines NEWYORK PHILHARMONIC &ALANGILBERT ALAN GILBERT, chef et directeur musical Le 4 novembre: WAGNER Tannhäuser, ouverture et musique du Venusberg MAHLER Symphonie n°5 Le 5 novembre: SCHUBERT Rosamunde, ouverture MOZART Concerto pour flûte et harpe BRAHMS Symphonie n° 3 LEIFOVE ANDSNES& BEETHOVEN SIR ROGER NORRINGTON, chef d\u2019orchestre LEIF OVEANDSNES, piano VAUGHAN WILLIAMS The Wasps, ouverture BEETHOVEN Concerto pour piano no1 VAUGHAN WILLIAMS A London Symphony 3 DÉCEMBRE 4 5 NOVEMBRE 30 1 NOVEMBRE DÉCEMBRE Pour la programmation complète ou pour parleràundenos conseillers: LEMESSIE DEHANDEL 21 22 DÉCEMBRE 12 11 14 JANVIER KENTNAGANO& LAVALSEDERAVEL CHRISTIAN GERHAHER, baryton DEBUSSY Children\u2019s Corner MAHLER Chants sur la mort des enfants et extraits du Cor enchanté de l\u2019enfant RAVEL La Valse *CERTAINES RESTRICTIONS S\u2019APPLIQUENT ET PLUS ENCORE! JOHN OLIVER, chef d\u2019orchestre SOLISTESDE L\u2019ATELIER LYRIQUE DE L\u2019OPÉRA DE MONTRÉAL CHOEUR DE L\u2019OSM HANDEL Le Messie Billets en vente maintenant Tous les détails au grandcorpsmalade.ca 13 octobre \u2013 St-Hyacinthe Centre des arts Juliette-Lassonde (Salle Desjardins) 14 octobre \u2013Valleyfield SalleAlbert-Dumouchel 15 octobre \u2013 Sherbrooke Théâtre Granada 19 octobre \u2013 Trois-Rivières Salle J.-Antonio-Thompson 20 octobre \u2013 Gatineau Maison de la culture de Gatineau (Salle Odyssée) 21 octobre \u2013 St-Jean-sur-Richelieu Cabaret-Théâtre duVieux St-Jean 22 octobre \u2013 Laval Théâtre Marcellin-Champagnat du Collège Laval 3ètmeemps « Des centaines de personnes accrochées aux lèvres du slameur à la voix profonde, il faut vivre ça au moins une fois pour comprendre le phénomène Grand Corps Malade.» \u2013 La Presse tournée auQuébec en ÉRIC CLÉMENT ans sa maison blottie contre un grand chêne, au bord du parc du Mont-Saint- Bruno , Claudine Mercier nous accueille avec gentillesse, simplicité et humour.On a beau l\u2019avoir perdue de vue depuis quatre ans, l\u2019humoriste au sourire contagieux est toujours aussi attachante et arbore une sérénité léguée par les années, les lectures, les rencontres et\u2026 les soucis.Elle en a eu quelques-uns depuis quatre ans, des soucis.À commencer par le vide qui se fait lorsque le dernier spectateur quitte la salle le soir du dernier spectacle.«Quand tu te sépares de ton show, une grosse insécurité apparaît, ditelle.Mais ça fait du bien de mettre fin à la discipline des vocalises, de ne plus faire attention aux courants d\u2019air et à l\u2019air conditionné pour la voix, et de prendre du recul.» Claudine Mercier a trouvé le repos nécessaire dans cette maison où elle pratique ses imitations devant un miroir et peint, une passion qu\u2019elle a depuis toujours.Une peinture à son image Nous avons visité son atelier rempli de cadres, de pots et de pinceaux, tous bien rangés.Elle y crée de grands tableaux abstraits, certains doux et évanescents, d\u2019autres fougueux et colorés.À son image.«Avec la peinture, tu mets ton cerveau à off, dit-elle.Ce n\u2019est pas le résultat que je trouve passionnant, c\u2019est le chemin pour y parvenir et ce que ça fait en dedans.Tu entres dans un autre monde.Si je n\u2019avais pas eu la créativité dans ma vie, je ne sais pas ce que j\u2019aurais fait.» Pour s\u2019oxygéner les méninges autant que les poumons, elle est allée, avec son chum Richard, sa soeur et son beau-frère, user ses semelles sur le fameux chemin de Compostelle, en Espagne.Comme l\u2019humoriste Stéphane Rousseau avec qui elle a beaucoup en commun.«Comme moi, il imite, chante, danse et peint.Je n\u2019ai pas d\u2019aussi beaux pectoraux, mais comme lui, j\u2019aime ça faire plein d\u2019affaires ! Compostelle, j\u2019ai trouvé ça super dur.Et je n\u2019ai même pas perdu de poids.J\u2019étais insultée!» Claudine Mercier n\u2019a pourtant pas besoin de perdre des kilos.À quelques semaines de son cinquantième anniversaire de naissance, elle a toujours la même silhouette.«Je sais que je ne suis pas grosse, mais j\u2019ai toujours eu sept ou huit livres à perdre.C\u2019est ça qu\u2019on pèse à la naissance et on dirait qu\u2019on traîne ça toute notre vie!» Dans le champ Dans ses spectacles précédents, elle travaillait avec Daniel Thibault pour l\u2019écriture et la mise en scène.Comme il est à temps plein sur l\u2019émission Mirador, elle a choisi Daniel Fortin, metteur en scène de Mike Ward s\u2019eXpose.«C\u2019est tellement un génie de la simplicité et j\u2019ai tellement aimé le show de Mike Ward que j\u2019ai choisi Daniel et une mise en scène qui laisse ressortir la performance.Ça allait bien avec ma remise en question de la cinquantaine.» Le titre de son nouveau spectacle est aussi né d\u2019une réflexion de Daniel Fortin.«Avec mon sourire, il a créé un champ de fleurs, les claudines ! Comme je disais que j\u2019étais tout le temps dans le champ, c\u2019est devenu le titre.Ça colle avec mes lectures depuis quatre ans.Mal de Terre, d\u2019Hubert Reeves, la consommation, le suremballage, les producteurs agricoles indépendants, les vaches qui n\u2019ont plus de vie sexuelle, les farines animales dans les poulets, etc.My god que ça va mal! On est vraiment dans le champ!» Consciente de la nécessité de protéger l\u2019environnement (sa tournée a été certifiée carbone zéro) et de l\u2019importance de bien se nourrir, elle évoque dans son spectacle ses préoccupations tout en faisant rire.Elle chante aussi un peu d\u2019opéra, fait deux séries d\u2019imitations et reprend ses personnages fétiches comme la petite fille, la Barbie et\u2026 Lise Watier, sans trop s\u2019attarder sur la parfumeuse qui a peu apprécié ses blagues lors du troisième show.Mais les deux femmes se sont parlé et tout est rentré dans l\u2019ordre.«Aujourd\u2019hui, imiter quelqu\u2019un est délicat dès qu\u2019il y a une marque.Ce que RBO faisait à une certaine époque, oublie ça aujourd\u2019hui!» Elle ajoute qu\u2019en vieillissant, elle a plus de difficulté à être bitch, comme elle dit l\u2019avoir été avec Nanette Workman ou France d\u2019Amour.«Pour ce show, je refais Shakira, Ginette et Céline, mais d\u2019une façon différente.Dans les nouvelles, il y a Coeur de pirate, Marie- Mai, Lady Gaga, Brigitte Boisjoli, Carla Bruni , Marie-Jo Thério, Ima, Barbra Streisand et Marie- Chantal Toupin.J\u2019avais aussi Amy Winehouse, mais vu qu\u2019elle est décédée, c\u2019est un peu gênant de rire d\u2019elle.» Mis à par t son numéro sur Lady Gaga, pour lequel elle a créé un costume, les imitations sont sobres.« Je vais avoir 50 ans et c\u2019est mêlant.Je me suis toujours vue jeune dans ma tête.Cinquante ans : on dirait que tu y réfléchis plus.Ton corps change.Tu n\u2019es plus fertile.C\u2019est comme ça que j\u2019ai abordé le spectacle.» Vieillir Elle parle donc du vieillissement dans ce nouveau spectacle.«Mon chum est à l\u2019étape de la retraite.Inconsciemment, ça t\u2019influence et ça te fait réfléchir sur l\u2019âge», ditelle avant que ses yeux s\u2019embuent soudain de larmes.La mère de Claudine, qui souffrait de la maladie d\u2019Alzheimer, s\u2019est éteinte en mai.Évoquer cette perte est encore très douloureux pour elle.« J\u2019étais proche de ma mère et ça a duré longtemps, l\u2019alzheimer, dit-elle doucement.Un bon dix ans.C\u2019était vraiment dur.Ça te fait beaucoup réfléchir sur la vieillesse.En même temps, je trouve qu\u2019il y a quelque chose de beau à vieillir.Quand tu vois des artistes comme Jean-Pierre Ferland sur scène ou n\u2019importe quelle personne qui continue d\u2019être créative, c\u2019est très inspirant.» Humoriste à la fois déterminée et sensible, Claudine Mercier n\u2019a pas hâte de faire sa première le 19 octobre.À chaque show, elle a toujours le même trac.«Plus t\u2019avances dans le métier et plus c\u2019est épeurant.Ta banque de créativité, à un moment donné, se vide.Et puis, ça me stresse beaucoup, la première.Il ne faut pas que j\u2019y pense.Pour mon deuxième show, j\u2019étais tellement sur les nerfs le soir de la première que je n\u2019étais même pas capable de respirer.À l\u2019entracte, mon prof de chant m\u2019avait dit \u201cMais respire, respire!\u201d» Le rodage de Dans le champ la rassure toutefois.«Ça fonctionne bien.À Saint-Sauveur et Saint- Hyacinthe, c\u2019était vraiment génial.Le rire partait comme une vague depuis le fond de la salle.My god, c\u2019était un bon feeling.Je ne me souvenais pas que c\u2019était l\u2019fun de même! » Dans le champ, de Claudine Mercier, les 18, 21 et 22 octobre au Théâtre St-Denis 1.ARTS ET SPECTACLES HUMOUR Après avoir présenté 450 fois son troisième spectacle, Claudine Mercier a pris une pause en 2007.Pour voyager, se ressourcer, peindre et s\u2019occuper de sa mère, qui a quitté ce monde en mai dernier.À 10 jours de la première de son quatrième show, Dans le champ, l\u2019humoriste a ouvert sa porte à La Presse pour faire le point sur sa vie au seuil de la cinquantaine.PHOTOS MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE le Québec Au cours des dernières années, Claudine Mercier est allée en Italie, au Chili, à New York et en France.Elle a adoré voyager, mais elle est revenue en se disant «qu\u2019on est tellement bien ici ! » «J\u2019aime la mentalité du monde au Québec.J\u2019aime la culture.J\u2019aime mon Québec.J\u2019aime la situation des femmes par rapport aux hommes, ici.En France, je ne serais pas capable ! Au Chili, c\u2019est sexiste, ça n\u2019a pas de bon sens ! » les arts Titulaire d\u2019un DEC en arts plastiques, Claudine Mercier aime l\u2019art.La visite des musées européens l\u2019a fascinée.«Voir de grandes oeuvres, c\u2019est impressionnant.Des tableaux de David et les sculptures de Camille Claudel.Ces sculptures sont venues me chercher davantage que celles de Rodin.J\u2019ai vraiment eu un coup d\u2019émotion avec ses oeuvres.J\u2019en avais les larmes aux yeux.Et son histoire me touche beaucoup.» oeoeoeuvres, SEREINE À L\u2019AUBE DE SES 50 ANS D llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 Nombre de spectateurs qui ont vu son dernier spectacle (de 2002 à 2006).jour de novembre où elle aura 50 ans.trophées Olivier qu\u2019elle a reçus en 1999.âge auquel elle a fait sa première imitation, celle de René Simard, avant de s\u2019attaquer à celle de Jean- Guy Moreau.ANNÉE DE SON PREMIER SPECTACLE.CLAUDINE ET LE CHIFFRE Claudine Mercier et la maladie d\u2019Alzheimer Après le décès de sa mère en mai, Claudine Mercier a décidé de collaborer avec la fondation québécoise Baluchon Alzheimer qui donne du répit depuis 10 ans aux proches des personnes atteintes par la maladie.«C\u2019est difficile pour les proches d\u2019une personne qui a la maladie d\u2019Alzheimer, dit Claudine Mercier.Ce sont des deuils successifs, des choses qui s\u2019en vont.» L\u2019humoriste n\u2019oubliera jamais certains moments passés avec sa mère.«La première fois que tu changes la couche de ta mère ou que tu lui donnes un bain, c\u2019est particulier.Tu vois le corps nu de celle qui t\u2019a mise au monde.C\u2019est tellement rayé de l\u2019imagerie de notre société.Faut se refaire les seins, faut pas avoir de rides, etc.Alors que là, il y a soudain quelque chose de vrai.» son métier Claudine Mercier se rappelle l\u2019époque où elle était au cégep avec Jean-Marc Parent, à Saint- Jean-sur-Richelieu.«On n\u2019était pas amis, mais on se croisait.J\u2019étais dans le groupe Les Artichauts avec Chantal Lamarre.Je commençais à faire des imitations.Après l\u2019UQAM en théâtre, j\u2019ai vu Jean-Marc faire son numéro «L\u2019handicapé».Il m\u2019a convaincue d\u2019aller à l\u2019École de l\u2019humour.J\u2019avais 28 ans.» les enfants Claudine Mercier n\u2019aura pas d\u2019enfant.«J\u2019y ai pensé, mais je ne me voyais pas en avoir en même temps que d\u2019être en tournée.Quand est arrivé le temps, j\u2019avais 37-38 ans.Ça ne tentait plus à mon chum qui a 14 ans de plus que moi.Comme je suis en amour avec lui, j\u2019ai mis une croix dessus.Rien n\u2019arrive pour rien.La vie m\u2019a donné ce chemin, j\u2019en suis bien heureuse et j\u2019ai des enfants dans mon entourage.» pêcher le saumon «Être dans l\u2019eau avec des bottes en caoutchouc jusquelà, tu es vraiment dans la nature.Tu vois le saumon qui passe.L\u2019eau est transparente.C\u2019est beau et sauvage, l\u2019île d\u2019Anticosti.J\u2019ai adoré ça ! On revenait de la pêche le soir, on prenait notre douche, on se mettait beau, puis on avait un gros souper avec.du homard.Jamais vu un aussi gros homard de ma vie ! J\u2019ai trippé pendant cinq jours.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 9 ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE Sa signature musicale a beaucoup influencé la planète pop ces dernières années.Il est lui-même devenu une star qui vend des millions d\u2019albums.Mais parole de David Guetta : il restera toujours un bon vieux DJ.ÉMILIE CÔTÉ Les ondes des radios commerciales ne seraient pas les mêmes sans son influence.I Got ta Fee ling des Black Eyed Peas, c \u2019est lui.Club Can Handle Me de Flo Rida aussi, sans compter Memories avec Kid Cudi.Qui ?David Guetta.Le célèbre DJ français est tout sauf un producteur qui travaille dans l\u2019ombre.Il est devenu une star pop qui sort ses propres albums.«Ce qui est marrant, c\u2019est que je me considère comme un DJ plus que jamais, même si j\u2019ai un succès pop très populaire, ditil.Il y a beaucoup de barrières qui se sont écroulées.Avant, il y avait beaucoup de clans.La pop d\u2019un côté, l\u2019électro de l\u2019autre, le house.Là, c\u2019est tout le monde ensemble.Avant, les clubs et les radios étaient opposés.Je suis content que cela ait changé.» David Guetta n\u2019use pas de fausse modestie.Il confirme avoir imposé un « nouveau son » avec sa collaboration avec les Black Eyed Peas et son album One Love, paru en 2009.Un mélange d\u2019euroélectro urbain avec du R&B.«C\u2019est le nouveau standard », dit-il.En août dernier, Guetta a sorti un autre disque intitulé Nothing But the Beat.«Le casting de cet album-là, c\u2019est assez fou.Je ne sais pas si dans l\u2019histoire, on a réuni autant de gens populaires sur un même album», souligne-t-il.Guetta fait chanter les Sia, Jennifer Hudson, Jessie J, Akon, will.i.am, Snoop Dogg, Flo Rida, Nicki Minaj et Usher, pour ne nommer que ceux-ci.«Mon inspiration vient toujours des clubs, dit le DJ parisien.Je veux faire danser les gens et leur donner de l\u2019émotion.J\u2019aime l\u2019énergie des morceaux de clubs, mais j\u2019ai besoin de mélodies pour aller chercher l\u2019émotion.» Depuis que ses chansons jouent en boucle à la radio, David Guetta donne-t-il une forme plus pop à ses chansons ?« Je mentirais si je disais non ; ce n\u2019est pas une question de radio, mais de chanson et de format.Le fait de faire de vraies chansons m\u2019oblige à obéir à un peu plus de règles, mais quand je suis DJ, pas du tout.Timbaland m\u2019a dit un jour: \"Tu es tellement libre dans ta tête\".C\u2019est ce que j\u2019aime par rapport aux groupes rock et pop en spectacle.Je suis totalement libre.J\u2019écoute et je fais la fête avec des gens.» La première pièce que le jeune David de 13 ans a remixée est Billie Jean de son idole Michael Jackson.«J\u2019ai appris par moi-même, car j\u2019étais trop jeune pour aller en boîte.» Avec la technologie, il est plus facile que jamais d\u2019être DJ en 2011.«Même si la technique est un plaisir, ça reste secondaire dans le métier.Aujourd\u2019hui, mon studio, c\u2019est mon laptop.Moi, je trouve ça fantastique que le métier se soit démocratisé.À la fin, ce qui est important, c\u2019est la création et non l\u2019outil.» David Guetta se produisait la semaine dernière devant des foules de 20 000 personnes.Pour un DJ, disons que c\u2019est pas mal.Guetta a même eu droit à un documentaire sur sa carrière.Le but ultime de David Guetta quand il prépare du matériel en studio?«J\u2019aime imaginer que les gens dansent et pleurent, répond-il.Avoir une énergie et une émotion très fortes.» DAVID GUETTA DJ star PHOTO HUSSEIN MALLA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS «Je ne sais pas si dans l\u2019histoire, on a réuni autant de gens populaires sur un même album», dit David Guetta au sujet des collaborateurs présents sur son nouvel album, Nothing But the Beat.ÉLECTRO-POP DAVID GUETTA NOTHING BUT THE BEAT EMI «Je veux faire danser les gens et leur donner de l\u2019émotion.J\u2019aime l\u2019énergie des morceaux de clubs, mais j\u2019ai besoin de mélodies pour aller chercher l\u2019émotion.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 Vote présenté par Isabelle Brigitte Boisjoli Boulay Coeur de pirate Marie-Mai Ginette Reno INTERPRÈTE FÉMININE William Deslauriers Maxime Landry Éric Lapointe Fred Pellerin Richard Séguin INTERPRÈTE MASCULIN Cochez un seul choix dans chacune des trois catégories de Félix et faites parvenir votre bulletin de participation, avant le 11 octobre 17h00 à l\u2019ADISQ, 6420, rue Saint- Denis, Montréal, QC, H2S 2R7.Nom _________________________________________________________________________________________________________________________ Adresse ______________________________________ Ville __________________________________________________________________________ Province ________________________ Code postal ___________________________ Téléphone _____________________________ Âge ________ Adresse courriel _____________________________________________________________________________________________________________ .INTERPRÈTE FÉMININE INTERPRÈTE MASCULIN Brigitte Boisjoli Isabelle Boulay Coeur de pirate Marie-Mai Ginette Reno William Deslauriers Maxime Landry Éric Lapointe Fred Pellerin Richard Séguin .GROUPE Alfa Rococo Karkwa Les Cowboys Fringants Les Trois Accords Radio Radio .Votez Un concours de Radio-Canada * Aucun achat requis.Concours ouvert aux résidents canadiens majeurs.Règlement du concours disponible au www.radio-canada.ca/adisq, sur adisq.com et aux quotidiens du réseau Gesca.Le concours prend fin le 11 octobre 2011 à 23h59.Le tirage aura lieu le 14 octobre 2011.Jusqu\u2019au 11 octobre Oui, j\u2019accepte de recevoir de la documentation des quotidiens du réseau Gesca.VOTEZ POUR LES ARTISTES DE L\u2019ANNÉE GROUPE Alfa Rococo Karkwa Les Cowboys Fringants Les Trois Accords Radio Radio Votez et courez la chance de gagner un des 5 grands prix comprenant : Votez aussi sur Radio-Canada.ca/adisq Réseau principal de vote \u2022 un week-end au Gala de l\u2019ADISQ \u2022 et 1000 $ en argent ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE Sur son quatrième album, My Wilderness, Piers Faccini mêle avec bonheur des musiques qui viennent de partout pour en faire un tout qui coule naturellement.Conversation avec un artiste dont on commence à peine à découvrir l\u2019immense talent.ALAIN DE REPENTIGNY Piers Faccini est en mode promotion.Il vient à peine de rentrer de Paris et Bruxelles que déj à les État s -Uni s l\u2019attendent.Plus que jamais, cet artiste singulier né en Angleterre et qui habite dans la région des Cévennes avec sa petite famille est prêt à répandre la bonne nouvelle : si son troisième album Two Grains of Sand a été choisi album de l\u2019année par les auditeurs de France Inter, le tout nouveau My Wilderness pourra i t lu i appor ter la reconnaissance à l\u2019échelle mondiale.« Pendant une dizaine d\u2019années, jusqu\u2019à 31 ou 32 ans , je gagnais quelques livres en cash dans les concerts, mais mes chansons ne me rappor taient rien, dit-il au téléphone, à peine débarqué du train qui le ramène de Paris.Je vivais des musiques instrumentales que je faisais pour des télévisions anglaises et aussi de ma peinture.Je trouvais que j\u2019avais un truc à offrir dans mes chansons, mais ça ne passait pas.Donc même si aujourd\u2019hui, je peux tourner et jouer mes chansons en concert, je ne tiens rien pour acquis.Je suis totalement passionné par ce que je fais et je travaille comme un dingue, mais je me trouve chanceux.» Faccini s\u2019est toujours situé au point de rencontre de trois sources musicales : le folk anglais, le blues du sud des États-Unis et la musique de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest, notamment du Mali.Sur la pochette de My Wilderness, il a dessiné son visage regardant à l\u2019horizon sur fond de collage de cartes géographiques qui rappellent ce triangle d\u2019influences.«Je me suis rendu compte que, pour la première fois, il y a une petite touche de musique du sud de l\u2019Italie dans la mélodie de The Beggar&The Thief, ajoute-t-il.Même si on y trouve aussi un côté un petit peu oriental ou presque balkanique, il y a dans la mélodie du refrain quelque chose de très napolitain, de très romantique.Et puis, bien sûr, il y a No Reply dont la rythmique s\u2019apparente un peu à une tarentelle.» Des surprises De tels collages, si spontanés soient-ils, cachent parfois maladroitement leurs coutures.Pas avec Piers Faccini dont la musique coule naturellement, élégamment, avec l\u2019appui d\u2019un trio solide de musiciens et de collaborateurs de marque dont l\u2019ami violoncelliste Vincent Ségal et le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf.«C\u2019est fait de façon assez naïve, se défend presque Faccini.Ces airs qui me viennent sont un peu comme des chiens de races mélangées.Les albums que j\u2019adore, qui me marquent le plus, sont ceux où, du premier au dernier morceau, on a l\u2019impression d\u2019être dans le même monde même s\u2019il y a des ambiances très différentes.Même si ce monde est plein de surprises.» Des surprises comme dans That Cry, un blues qui se termine par une danse libératrice.« Il y a une logique dans ce que je raconte et dans l\u2019émotion de la chanson, explique Faccini.Sur trois ou quatre chansons, j\u2019ai vraiment étiré l\u2019élastique au lieu d\u2019opter pour une approche couplet-refrain, et j\u2019ai abordé l\u2019écriture et l\u2019arrangement d\u2019une façon presque théâtrale si le thème et le texte me le permettaient.» Une oreille attentive reconnaîtra peut-être la voix du Montréalais Patrick Watson mêlée à celle de Faccini dès la toute première chanson, No Reply.Le même Watson qui est venu saluer Faccini lors de son concert à l\u2019Astral l\u2019an dernier, le temps de chanter avec lui une chanson de Nick Drake: «C\u2019est une sorte de petite tradition dans mes albums: j\u2019adore demander à des gens que j\u2019aime beaucoup musicalement de faire un petit truc, comme Ben Harper sur le premier morceau de mon deuxième album, mais tu ne les remarques pas sauf si tu lis le livret.Parce qu\u2019ils aiment la musique, ils sont contents de faire partie du truc.Je trouve ça assez élégant.» Piers Faccini tourne avec le batteur italien Simone Prattico et le multi-instrumentiste néerlandais Kieran Smith.Ils adaptent à trois les chansons de My Wilderness, ce qui n\u2019est pas toujours simple, reconnaît Faccini: «Celle qui me cause le plus de difficultés, c\u2019est Dreamer parce que la trompette d\u2019Ibrahim y est tellement importante et que j\u2019y utilise beaucoup de voix à l\u2019unisson comme dans la musique africaine.Il faut juste que je travaille un petit peu là-dessus, mais je suis sûr que je vais trouver.» Avec en poche un nouveau contrat avec le label américain Six Degrees, Piers Faccini fait présentement des premières parties aux États-Unis avant d\u2019y retourner dans quelques mois en tête d\u2019affiche.I l espère repasser par Montréal d\u2019ici la fin de 2011 ou au début de la nouvelle année.C\u2019est la grâce qu\u2019on se souhaite.PIERS FACCINI L\u2019art du collage «Je suis totalement passionné par ce que je fais et je travaille comme un dingue, mais je me trouve chanceux.» PHOTO ALICE DISON Piers Faccini s\u2019est toujours situé au point de rencontre de trois sources musicales : le folk anglais, le blues du sud des États-Unis et la musique de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest, FOLK PIERS FACCINI MY WILDERNESS TÔT OU TARD/SIX DEGREES EN MAGASIN MARDI Intégrale Brahms Une autre intégrale des quatre Symphonies de Brahms sort chez RCA/Sony : David Zinman et l \u2019Orchestre de la Tonhalle de Zurich.Un coffret de trois compacts.Mahler-Bolton Dernière parution dans l\u2019intégrale Mahler de Ivor Bolton et l\u2019Orchestre du Mozarteum de Salzbourg, chez Oehms : la Sixième Symphonie.Brahms- Schoenberg Le dernier disque EMI de Sir Simon Rattle et l \u2019Orchestre Philharmonique de Berlin est centré sur Schoenberg : première Symphonie de chambre, Musique d\u2019accompagnement pour une scène de film et, comme oeuvre principale, orchestration du Quatuor op.25 de Brahms.Mozart par l\u2019Ébène Le Quatuor à cordes Ébène, entendu au LMMC la saison dernière, consacre à Mozart son dernier disque Virgin : Quatuors K.421 et 465, Divertimento K.138.NOUVELLES DU DISQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 11 CONCOURS Àgagner : Un des 10 forfaits Rendez-Vous pour le spectacle Odysséo Pour tous les détails et pour participer cyberpresse.ca/concours Date limite de participation 24 octobre 2011.Valeur totale approximative des prix 4 320 $.PARTENA iRE EN T iTRE ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE Les frères Brad et Andrew Barr sont originaires du Rhode Island.Avec la harpiste Sarah Pagé et le multi-instrumentiste Andrés Vial, les Montréalais d\u2019adoption forment le groupe The Barr Brothers.Histoire \u2013 qui ne s\u2019invente pas \u2013 d\u2019un groupe formé grâce à un incendie et qui a enregistré son album dans une ancienne chaufferie.ÉMILIE CÔTÉ Nés dans le Rhode Island, Brad et Andrew Barr ont vécu à Boston jusqu\u2019en 2007, avant qu\u2019une succession d\u2019événements des plus fortuits les mènent à Montréal.À l\u2019époque, les deux frères faisaient partie d\u2019un groupe nommé The Slip, qui a sorti au moins six albums.«C\u2019était un trio de jazz expérimental, rock et country.un groupe rock sans limites!», précise Andrew Barr.En 2003, The Slip s\u2019est arrêté à Montréal en tournée au défunt Swimming.« C\u2019était notre dernière chanson.Nous avons senti de la fumée.Il y avait un incendie, raconte le chanteur et guitariste.Tout le monde devait évacuer, et devant les flammes, mon frère Andrew a rencontré Meghan, la barmaid.» Disons que cela a cliqué entre Andrew et Meghan, à un point tel que cette dernière était au spectacle que The Slip a donné un an plus tard au Cabaret.«Puis nous sommes déménagés à Montréal.» Encore une fois, le hasard a bien fait les choses.«Mon premier appartement était au coin de l\u2019avenue De Lorimier et de la rue Sherbrooke.Ma voisine était la harpiste Sarah Pagé et le guitariste de Patrick Watson, indique Brad Barr.Un jour, j\u2019étais couché dans mon lit et j\u2019entendais Sarah jouer de la harpe.J\u2019ai attrapé ma guitare, j\u2019ai rejoué la même chanson et j\u2019ai cogné à sa porte.» Les nouveaux amis ont commencé à faire des spectacles, accueillant parmi eux le multi-instrumentiste Andrés Vial.Puis en 2007, les frères Barr ont trouvé un local situé au pied du mont Royal, dont la porte du fond donnait sur une ancienne chaufferie.«C\u2019est devenu notre studio.C\u2019était super d\u2019avoir notre place.le fait que nous n\u2019essayions pas de faire un album, mais juste de jouer de la musique.» Lesmembres des Barr Brothers ont pris leur temps, si bien que leur musique n\u2019est devenue un projet d\u2019album qu\u2019au printemps 2010, quand The Low Anthem a offert au quatuor d\u2019assurer sa première partie.Une attente payante Le d isque, mixé da ns plusieu rs s tudio s , dont Breakglass et hotel2tango, est prêt depuis un an, mais il vient tout juste de sortir avec Secret City Records.Tout vient à point à qui sait attendre.L\u2019adage vaut pour The Barr Brothers qui accouchent après une longue gestation d\u2019un disque d\u2019une grande qualité, qui repousse les frontières du folk dans toutes les directions.Give the Devil Back His Heart est d\u2019inspiration africaine, Let There Be Horses est une ballade aux claviers groovy alors que Lord I Just Can\u2019t Keep From Cryin\u2019 est un voyage immédiat dans le sud blues des États-Unis.Il y a également Ooh, Belle qui rappelle Elliott Smith, Elizabeth Powell qui prête sa voix à The Devil\u2019s Harp, et Cloud (dédiée à Lhasa de Sela), enregistrée avec les portes ouvertes «pour que l\u2019air de la rue entre dans le studio ».« Il y a des chansons inspirées de ma transition à Montréal », ajoute Brad Barr, qui adore la famille d\u2019artistes et d\u2019amis de sa ville d\u2019adoption.«Il y avait une communauté à Boston, mais ce n\u2019était pas comme à Montréal où tu entres dans un café et que tu connais tout le monde.» Brad Barr souligne à quel point la harpe de Sarah Pagé ajoute à la musique de The Barr Brothers.« Ça élève notre sensibilité.Il y a une grâce, surtout quand on la voit jouer.» The Barr Brothers, qui se sont produits au dernier Festival South by Southwest, ne manque pas d\u2019expérience de scène.Le groupe sera en spectacle à La Tulipe le 18 octobre, mais aussi un peu partout au Québec (avec Timber Timbre) et aux États-Unis.Et pour la petite histoire, la Meghan qui était barmaid au Swimming en 2003 travaille aujourd\u2019hui chez Opak Media, la boîte de gérance des Barr Brothers, mais aussi de Miracle Fortress et Patrick Watson.Comme quoi on ne sait jamais où un incendie va nous mener.The Barr Brothers seront en spectacle le 18 octobre à La Tulipe.THE BARR BROTHERS Une histoire qui ne s\u2019invente pas Fin juillet 2010, Birdy Nam Nam avait créé toute une commotion au Club Soda, dans le cadre de MEG Montréal.Vedettes consacrées de l\u2019électro française, champions scratch-mixers dans plusieurs compétitions mondiales, les quatre DJ, compositeurs et réalisateurs reviennent à Montréal avec du matériel neuf: l\u2019album Defiant Order.ALAIN BRUNET Directement de Paris, DJ Pone relate l\u2019évolution récente de BNN, qu\u2019il forme avec ses vieux potes Crazy B, Little Mike, DJ Need.Rappelons que leur groupe s\u2019est imposé aux Victoires de la musique en 2010, catégorie révélation Électronique ou Dance de l\u2019année, supplantant du coup Air, Wax Tailor et David Guetta.Ce n\u2019est pas rien.Ces musiciens n\u2019entendent pas en rester là, en témoigne ce nouvel opus qui sera la matière principale de la soirée dominicale.« Pour Defiant Order, on a bossé avec le réalisateur Para One qui est aussi notre pote et notre voisin de palier.Avec lui, nous avions envie d\u2019un truc plus radical, moins centré sur la piste de danse, plus organique, plus mental, plus mature.Vous savez, la french touch 2.0 d\u2019il y a trois ans avait pris un coup de vieux.Depuis lors, des mecs comme ceux du label Sound Pelegrino ont déniché des sons vraiment mortels! Avec James Blake, on a aussi pris toute une claque.En peu de temps, donc, il se passe beaucoup de choses en musique électronique; il nous fallait un vrai changement.» Pour arriver à ce «truc plus frais », DJ Pone revendique paradoxalement l\u2019usage de «références assez old school ».« Le point commun entre nous quatre et Para Ne, de justifier DJ Pone, c\u2019est que nous sommes des fans finis de hiphop, période 1990 à 2000.C\u2019est pourquoi nous avons utilisé à fond des machines très populaires de cette époque comme la SP 1200 ou la MPC 60, afin d\u2019obtenir un grain particulier pour nos rythmes.Nous avons aussi gratté des vinyles, nous avons fait des plans qu\u2019on faisait quand on est en compétition de DJ pour les adapter à une production studio.En somme, nous avons fait beaucoup de bidouille avec des platines et des sons trafiqués.» Pas question de se tenir pour acquis au sein de Birdy Nam Nam, force est de déduire : «Nous imposons nos choix, sinon ça ne serait que du divertissement.Vous savez, si Radiohead avait écouté son public, il n\u2019y aurait jamais eu de Kid A.Tu sors quelque chose de neuf, tu as toujours des réticents, ceux que qui te préféraient avant, et ceux qui aiment découvrir.C\u2019est le jeu, quoi!» Pas question non plus de miser sur les artifices visuels au rendez-vous montréalais : «À Montréal en 2010, rappelle DJ Pone, nous avions offert le même spectacle que nous donnions en France, mais sans le visuel.Nous disposions alors de tout un arsenal que nous ne pouvions faire traverser en Amérique.Or, cette fois, il n\u2019y aura aucun décalage entre la France et le Québec, car la nouvelle tournée est beaucoup moins considérable sur le plan visuel.« Et puis, c\u2019était devenu la course aux spectacles à grand déploiement ; il y a eu Daft Punk, Vitalic, Justice, nous-mêmes.Non seulement n\u2019avons-nous pas actuellement les moyens de refaire de telles mégatournées, mais encore avons-nous envie de revenir aux fondements de notre musique \u2013 ce qui avait d\u2019ailleurs très bien marché à Montréal l\u2019an dernier.» Bien évidemment, ces as DJ, sacrés champions de compétitions internationales avant de fonder Birdy NamNam, s\u2019apprêtent à nous éblouir en temps réel.Mais.«On ne fait pas de technique pour la technique, prévient DJ Pone.Nous n\u2019offrons pas une performance de cirque bien qu\u2019il y ait une part de risque et de virtuosité.Nous visons d\u2019abord un concert abouti musicalement, c\u2019est-à-dire un show de près de deux heures avec une qualité de son irréprochable et une vraie progression dramatique.Un vrai voyage.» Birdy Nam Nam se produit demain au Club Soda.Le programme sera partagé avec d\u2019autres artistes, dont Dooze Jackers.BIRDY NAM NAM Mutations obligatoires PHOTO FOURNIE PAR TURBO PRODUCTIONS «Nous avions envie d\u2019un truc plus radical, moins centré sur la piste de danse, plus organique, plus mental, plus mature», explique DJ Pone, au sujet du plus récent album de Birdy Nam Nam, Defiant Order.PHOTO FOURNIE PAR BONSOUND Le disque des Barr Brothers, mixé dans plusieurs studios, dont Breakglass et hotel2tango, est prêt depuis un an, mais il vient tout juste de sortir avec Secret City Records.POP-ROCK THE BARR BROTHERS THE BARR BROTHERS SECRET CITY RECORDS Tout vient à point à qui sait attendre.L\u2019adage vaut pour The Barr Brothers qui accouchent après une longue gestation d\u2019un disque d\u2019une grande qualité, qui repousse les frontières du folk dans toutes les directions.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES STÉRÉO LE DISQUE DE LA SEMAINE FOLK PIERS FACCINI MY WILDERNESS HHHH TÔT OU TARD/ SIX DEGREES Le cadeau La musique de Piers Faccini est folk dans ce que le folk a de plus essentiel.Les chansons de cet Anglais aux racines italiennes, établi en France, racontent des histoires universelles sur des musiques qui ne le sont pas moins.Des musiques organiques qui puisent à des sources multiples et les intègrent avec tellement d\u2019intelligence et de sensibilité qu\u2019on ne distingue bientôt plus leurs couleurs européennes, américaines ou africaines.Des chansons dans lesquelles le violoncelle de l\u2019ami Vincent Ségal, la trompette d\u2019Ibrahim Maalouf et les guitares, l\u2019harmonica et la voix veloutée de Faccini cohabitent avec les percussions de son complice romain Simone Prattico et le n\u2019goni du griot malien Makan Tounkara.Treize chansons-fables qui, comme That Cry et la très belle Three Times Betrayed, nous surprennent par un changement de rythme ou de ton.Ça devient du Piers Faccini, l\u2019aboutissement logique, et éblouissant, d\u2019une démarche entreprise dès son tout premier album Leave No Trace en 2004.Treize chansons comme un voyage dont toutes les étapes sont aussi fascinantes les unes que les autres et qu\u2019il faut écouter en boucle.My Wilderness confirme ce qu\u2019avaient deviné ceux qui ont applaudi Piers Faccini à l\u2019Astral l\u2019an dernier : voilà un artiste sur lequel il faudra désormais compter.(En magasin mardi) \u2014 Alain de Repentigny À télécharger : Dreamer, Three Times Betrayed POP LES BB UNIVERS HH MUSICOR CHANSON ADAM COHEN LIKE A MAN HHH 1/2 EMI JAZZ-WORLD GYPSOPHILIA CONSTELLATION HHH FORWARD MUSIC ROCK KASABIAN VELOCIRAPTOR! HHH COLUMBIA/SONY ÉLECTRO RADIOHEAD TKOL RMX 1-7 HHHH INDÉPENDANT JAZZ SF JAZZ COLLECTIVE MUSICOF STEVIEWONDER.HHH 1/2 SF JAZZ RECORDS Retour vers le passé À quoi ressemble la mouture 2011 des BB, qui ont fait battre tant de coeurs il y a une vingtaine d\u2019années ?Disons que le résultat musical est un peu à l\u2019image de la pochette joyeusement modifiée dans Photoshop : beaucoup d\u2019efforts sont déployés pour dégager une image de jeunesse et d\u2019actualité.Mais force est d\u2019admettre que les fans de Patrick Bourgeois, Alain Lapointe et François Jean ne seront pas dépaysés.Le trio n\u2019a pas oublié sa recette, qu\u2019on retrouve jusque dans l\u2019utilisation d\u2019un choeur d\u2019enfants (Vous vous rappelez Seul au combat ?).Comme dans le bon vieux temps, les BB servent une pop légère et rythmée, des ballades un brin sirupeuses, des textes à l\u2019eau de rose.Il ne manque que les cris des groupies ! La locomotive de l\u2019album réalisé par Fred St-Gelais : une collaboration vitaminée avec Marie-Mai sur la pièce-titre.Pour le reste, on ne croule pas sous l\u2019originalité, mais on ne peut pas nier le sens de la mélodie de Patrick Bourgeois, qui manie très bien l\u2019art de pondre des refrains qui restent ancrés au creux de l\u2019oreille.\u2014 Geneviève Bouchard, Le Soleil À télécharger : Univers Trouver sa voix Ce qui frappe d\u2019entrée dans ce nouvel album d\u2019Adam Cohen, c\u2019est la ressemblance troublante avec le Leonard Cohen des débuts : dans l\u2019accompagnement sobre et senti (guitare acoustique, orgue, un soupçon de piano, des cordes occasionnelles), dans la voix nasillarde et le phrasé, dans la présence féminine à l\u2019arrière- plan (Jennifer Warnes) et dans le texte intelligent, évocateur, le sens de la formule et le sourire en coin.Qui d\u2019autre qu\u2019un Cohen aurait pu écrire «I\u2019ve seen you with nothing on but the radio» ?Et pourtant, comme le faisait remarquer un collègue fan de Leonard Cohen, cette ressemblance avec le paternel ne gâche en rien le plaisir que procure l\u2019écoute de Like a Man.Après avoir créé dans le déni pour mieux affirmer sa propre identité, Adam assume pleinement son héritage jusqu\u2019à citer So Long Marianne dans sa chanson Beautiful.Ce faisant, à 39 ans, il trouve sa véritable voix.Il y a bien sûr dans le lexique et dans les thèmes une parenté évidente avec la manière Cohen, mais on imagine mal Leonard Cohen chanter Girls These Days.Like a Man prouve qu\u2019Adam Cohen peut écrire des bijoux de chansons qui lui appartiennent.Ce n\u2019est pas rien.\u2014 Alain de Repentigny À télécharger : What Other Guy, Like a Man Meilleur en pièces détachées Coqueluche \u2014 ou presque \u2014 de la presse rock britannique, Kasabian poursuit sur la voie de l\u2019écartèlement avec ce quatrième disque.Encore une fois, on s\u2019étonne un peu de voir des jeunes hommes tenter de réinventer la roue avec autant de conviction, de panache et un sans-gêne qui, au fond, est typique des groupes anglais.Kasabian cherche l\u2019hymne ultime.Toujours.Sur n\u2019importe quel ton et dans n\u2019importe quelle direction.Velociraptor ! (réalisé par comme l\u2019album précédent par Dan the Automator) est, par conséquent, un disque foisonnant qui embrasse l\u2019électro (I Hear Voices), les Beatles (La fee verte, qui fait un clin d\u2019oeil à Lucy in the Sky With Diamonds) et même l\u2019exotisme de la musique turque importée dans le brit-rock (Acid Turkish Bath).Kasabian, au final, est une sorte d\u2019éponge : ce groupe a tout absorbé et est capable de tout.Ça ne donne pas des albums très cohérents, mais des chansons parfois fantastiquement accrocheuses qui se goûtent pleinement une fois disséminées dans des listes de lecture.\u2014 Alexandre Vigneault À télécharger : Switchblades Smiles Gypsophiles, unissez-vous! Gypsophila est un genre de plantes de la famille des caryophyllacées.Dans le cas qui nous occupe, la métaphore des gypsophiles n\u2019est pas que florale, elle est d\u2019abord gitane.Tzigane.Manouche.Mais dont les fleurs sont hybridées avec d\u2019autres espèces : valse, tango, folklores balkaniques, jazz moderne, jazz primitif, musique de chambre de tradition classique ou même country.Issu de NouvelleÉcosse, ce groupe est composé de trois guitaristes et multi-instrumentistes (Ross Burns, Alec Frith, Nick Wilkinson), d\u2019une violoniste (Gina Burgess), d\u2019un contrebassiste (Adam Fine), d\u2019un trompettiste (Matt Myer), d\u2019un claviériste (Sageev Oore).Ces musiciens sont de bon niveau sans prétendre à la grande virtuosité, leur mélange acoustique s\u2019inscrit dans une mouvance musicale qui ne cesse de fleurir depuis les années 90.Gypsophilia tente de nouvelles greffes au jazz manouche, suggère un mélange qui lui est propre.Le résultat est agréable, la démarche est sincère, mais cette courtepointe me semble assez convenue pour qui s\u2019intéresse à cette mouvance.Voilà néanmoins un groupe qui peut offrir des ambiances relevées dans les festivals et s\u2019attirer de nouveaux fans déjà gagnés à cette esthétique.\u2014 Alain Brunet À télécharger : Montréal Stevie Wonder jazzifié Constitué en 2004 par le festival de jazz de San Francisco, le SF Jazz Collective a pour objet d\u2019approfondir le répertoire de différents compositeurs.Réparti sur trois CD, offert en téléchargement légal, cet enregistrement public (à New York) fait état d\u2019un corpus parfaitement jazzifiable : la musique de Stevie Wonder.On y repère parmi ses titres les plus costauds : Superstition, Race Babbling, Blame It On the Sun, Do I Do, Sir Duke.Ses meilleures ballades aussi : Creepin\u2019, Blame On The Sun, Visions, My Cherie Amour.On en a conservé les thèmes, certaines progressions harmoniques, puis on a procédé à certaines mutations.Depuis qu\u2019on l\u2019estime savant, le jazz n\u2019a cessé d\u2019élever la chanson populaire en la reconstruisant.Réharmonisation, complexification rythmique, transformation mélodique, réorchestration, improvisation.À ce corpus de Stevie Wonder se greffent des compositions originales du trompettiste Avishai Cohen, des saxophonistes Miguel Zenon et Mark Turner, du pianiste Edward Simon, du contrebassiste Matt Penman, du vibraphoniste Stefon Harris, du tromboniste Robin Eubanks, du batteur Eric Harland.À découvrir sur scène, le 12 octobre à L\u2019Astral.\u2014 Alain Brunet À télécharger : Visions Effet miroir On a espéré un deuxième volume d\u2019enregistrements inédits à The King of Limbs de Radiohead, paru le printemps dernier.On reçoit plutôt ce généreux album de dix-neuf remixes, et personne n\u2019y perd au change.De Jamie xx à Pearson Sound, en passant par Four Tet, Blawan et Mark Pritchard (Africa Hi-Tek), Radiohead recrute la crème de la scène bass music anglaise \u2014 soit dit en passant, on se plaît à imaginer que la plupart de ces remixeurs ont influencé le son du dernier album studio du groupe.Voyons ces invitations comme de belles marques de reconnaissance de la part de Yorke et compagnie.Aucune de ces versions ne déçoit (même le remix d\u2019à peine deux minutes de Jamie xx), plusieurs sont carrément brillantes.En vrac, on retient la version du Montréalais Jacques Greene (Lotus Flower, un house funky tout en subtilité), de Lone (viscéral Feral ), l\u2019exploration dub de Bloom par Harmonic 313, ou encore la douillette relecture de Separator par Four Tet.L\u2019intégration entre le rock du groupe et la scène électronique contemporaine est ainsi scellée par cette collection de remixes.Que du bon.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale À télécharger : Feral, Lotus Flower TOUT NUE AVEC TOI, MARA TREMBLAY Mara Tremblay a annoncé la sortie d\u2019un album live studio qui sortira le 25 octobre.Enregistré l\u2019été dernier avec l\u2019équipe étoile formée d\u2019Olivier Langevin, Guillaume Chartrain, Pierre Fortin, Jocelyn Tellier et Pierre Girard, le disque comprend onze pièces, dont neuf des trois premiers albums de la chanteuse, et deux autres de son plus récent.Le premier extrait, Tout nue avec toi, est très prometteur, tout comme la vidéo mise en ligne sur le site de Mara Tremblay.Ambiance feutrée, des guitares sensibles tout en puissance et la voix de Mara qui vibre.On a hâte d\u2019entendre le reste ! EXTRAITS À TÉLÉCHARGER ÉMILIE CÔTÉ UPTOWN, THE WORLD PROVIDER Uptown ouvre le quatrième album du groupe montréalais The World Provider, sorti il y a trois semaines et réalisé par Murray Lightburn de The Dears.C\u2019est du bon pop-rock léger et accrocheur \u2014 moins électro que les disques précédents \u2014, avec une touche de guitares rock garage qui s\u2019ajoute aux claviers dansants propres au groupe.Mais on le sait, c\u2019est en spectacle que The World Provider est au meilleur de sa forme avec Malcolm Fraser qui est déguisé et qui sautille tout partout.MIDNIGHT CITY, M83 Midnight City (Remixes), M83.Le nouvel album du groupe électro français M83, Hurry Up, We\u2019re Dreaming, sortira le 18 octobre.Sombre, envoûtant et dansant, le premier extrait lancé l\u2019été dernier, Midnight City, se termine en puissance avec une envolée de saxophone.La chanson vient même de donner suite à un EP de remix, faits par Trentemoller, Big Black Delta, Man Without Country et Team Ghost.Rappelons que M83 sera en spectacle à la SAT, le 19 novembre.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 13 Vente des billets: Billetterie du Théâtre: 514 770-7773 Ticketpro.ca 514 790-1111 Banquettes - Loges - Groupes - Location de la salle: 514 268-7069 / ecarosielli@gmail.com 5723, av.du Parc, Montréal 7 NOV.19h30 29-31 OCT.20H30 9 OCT.19H30 13 NOV.19H00 12 NOV.20H30 8 OCT.20H30 Comédies musicales: Chicago Festival du film noir: The Big Sleep Simplement Broadway Disco inferno Philippe Noireaut en solo Rocky Horror Show ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS Avec un budget de 1 million, la Triennale québécoise 2011 est le plus gros projet du Musée d\u2019art contemporain de Montréal.Une cinquantaine d\u2019artistes travaillant au Québec ont été choisis pour illustrer le portrait 2011 de l\u2019art visuel dans la province.Des artistes qui s\u2019interrogent, dialoguent avec le passé et proposent des créations surprenantes pour faire travailler nos méninges.ÉRIC CLÉMENT Présentée jusqu\u2019au 3 janvier 2012, cette deuxième Triennale québécoise d\u2019art contemporain est le «maintenant de la création artistique au Québec », explique Marie Fraser, conservatrice en chef du Musée d\u2019art contemporain de Montréal, qui organise l\u2019événement.Avec les commissa i res Lesley Johnstone , Mark Lanctôt, François LeTourneux et Louise Simard, Marie Fraser s\u2019est rendue dans les régions artistiquement les plus fertiles du Québec.Ils ont sélectionné ensemble une cinquantaine d\u2019artistes (au lieu de 38 en 2008) : des peintres, des photographes, des vidéastes et des performeurs.Un grand nombre d\u2019entre eux sont des artistes d\u2019installation.Le prototype de l\u2019artiste qui crée son oeuvre dans son atelier et l\u2019accroche au musée a changé.«L\u2019artiste explore maintenant les conditions de l\u2019exposition et de la présentation de son travail.Ça fait partie de son idée et de son oeuvre, dit Marie Fraser.Ça nous a fascinés.» Les oeuvres présentées sont plus que jamais originales, impliquant de plus en plus une fonction performative par le son, l\u2019espace ou l\u2019intervention de l\u2019artiste.«Des artistes travaillent à redéfinir la performance dans un contexte muséal avec présence de l\u2019artiste dans son lieu d\u2019exposition et une préoccupation de l\u2019artiste quant à la relation de son oeuvre avec le public.On a senti qu\u2019on a touché quelque chose de nouveau.» Une expérience à vivre Cette Triennale est plus une expérience à vivre qu\u2019une exposition à visiter.L\u2019artiste Massimo Guerrera a par exemple organisé in situ une version de son atelier avec son installation La réunion des pratiques.Il y fera plusieurs interventions et causeries.Le créateur d\u2019environnements sociaux et gastronomiques ontarien Dean Baldwin a transformé un voilier en bar, dans l\u2019atrium du musée, où l\u2019on pourra, à l\u2019occasion, prendre un verre.La participation du public fait véritablement partie du leitmotiv de cette Triennale intitulée d\u2019ailleurs Le travail qui nous attend, pour inciter les visiteurs à poursuivre la réflexion entamée par les artistes.L\u2019oeuvre lumineuse de Rafael Lozano-Hemmer, que l\u2019on peut admirer tous les soirs jusqu\u2019au 6 novembre sur la place des Festivals, donne une grande importance au public puisque c\u2019est lui qui va manoeuvrer les leviers qui permettront de créer des sculptures lumineuses dans le ciel à partir de projecteurs commandés par ordinateur.«Productrice d\u2019images » née à Lévis, Jacynthe Carrier a l\u2019honneur de voir une image de son installation vidéographique Rites figurer sur la couverture du catalogue de la Triennale.Sans doute parce qu\u2019elle traduit bien l\u2019éclectisme de cette sélection artistique, organisant des tableaux vivants en pleine nature qu\u2019elle filme et photographie.«Pour moi, le médium est de produire de la fiction et de la poésie en faisant de la photographie tout en ayant la vidéo en tête et de la vidéo en pensant à la photo!», dit-elle.Rites est une installation qui évoque la relation entre le corps et le lieu, ce que Jacynthe Carrier appelle des «manoeuvres d\u2019habitation ».Dans la salle du musée, trois écrans retransmettent cette performance fondée sur la réalité des paysages et leur interaction avec l\u2019être humain.Exposée dans l \u2019espace culturel Georges-Émile - Lapalme de la Place des Arts, Lynne Marsh présente aussi une installation vidéographique, The Philarmonie Project, qui étudie les coulisses de la production artistique.De son côté, le Montréalais Mathieu Beauséjour a réinstallé Icarus : Acéphale qu\u2019il a exposée récemment à Gatineau.Une partie de l\u2019installation est reproduite sur le mur d\u2019entrée du musée : un homme avec une faux dans les mains et dont la tête est remplacée par un soleil.«À l\u2019origine, Icarus est un projet de dessin où je devais couvrir des surfaces et trouver un centre et une marge, un vide et un plein, le noir et le blanc, avec également l\u2019idée du centre et du soleil qui devient un motif dans toutes les pièces» explique-t-il.Un store crée des espaces vides et pleins, « noirs » et «blancs» grâce à la lumière du soleil dont on entend dans la pièce suivante les sons enregistrés par la NASA.L\u2019artiste américain Grier Edmundson expose des oeuvres peintes évoquant le passé et placées sur un papier peint au motif de «cow-boy».Son inscription «Sometimes I am content» semble évoquer à la fois son intégration et son souci du contenu.Réactualiser le passé Les artistes de la Triennale réactualisent le passé, selon Marie Fraser.« On dirait qu\u2019ils sont préoccupés par la relation qu\u2019on entretient avec le passé et plus particulièrement avec la modernité, dit-elle.Beaucoup d\u2019artistes retravaillent des éléments de l\u2019abstraction, mélangeant genres et styles, retravaillant de grands enjeux de l\u2019histoire de l\u2019art moderne, que ce soit en photographie, en peinture ou en sculpture.» Dans le cas de Sophie Bélair Clément, cette réconciliation avec le passé se traduit par la réappropriation d\u2019un travail d\u2019El Lissitzky qui avait créé un espace d\u2019exposition pour ses oeuvres abstraites à Berlin en 1923.Elle reconstruit donc à Montréal cet espace détruit à Berlin et reconstruit aux Pays-Bas en 1965.«Ces dialogues avec l\u2019histoire sont extrêmement intéressants, dit Marie Fraser.Dans la Triennale, des questions plus politiques, plus sociales et plus sombres sont évoquées.Les artistes se posent les mêmes questions que nous.» Les sons des fonds du Saint- Laurent par Magali Babin, le film arctique de l\u2019Albertain Charles Stankievech ou les vidéos de nature sauvage de Frédéric Lavoie sont éloquents de préoccupation et de questionnement quant à la réalité de notre biodiversité.«Les artistes sont préoccupés, dit Marie Fraser.L\u2019art ne véhicule pas nécessairement un message clair, mais nous force à poser un autre regard sur le monde dans lequel nous vivons.C\u2019était la même chose à la Renaissance.À l\u2019époque, c\u2019était entre nous et Dieu.Là, c\u2019est entre nous et le monde.» Triennale québécoise 2011, au Musée d\u2019art contemporain de Montréal jusqu\u2019au 3 janvier 2012.TRIENNALE QUÉBÉCOISE 2011 L\u2019ère de l\u2019interrogation CYBERPRESSE.CA TRIENNALE Autres informations sur la Triennale à lire sur cyberpresse.ca/triennale PHOTO FOURNIE PAR LA TRIENNALE QUÉBÉCOISE 2011 À l\u2019occasion de la Triennale, le Montréalais Mathieu Beauséjour a réinstallé Icarus: Acéphale, oeuvre qu\u2019il a exposée récemment à Gatineau.On y voit notamment un homme avec une faux dans les mains et dont la tête est remplacée par un soleil.La participation du public fait véritablement partie du leitmotiv de cette Triennale intitulée d\u2019ailleurs Le travail qui nous attend, pour inciter les visiteurs à poursuivre la réflexion entamée par les artistes.LES PERFORMANCES LIVE La performance est un élément important de la création actuelle.Des artistes se produiront en direct tous les mercredis soir du 12 octobre au 30 novembre : l\u2019improvisation contrôlée de PME-ART le 12 octobre; 2boys.tv, le 19 octobre; L\u2019Orchestre d\u2019hommes-orchestres (LODHO), de Québec, le 26 octobre; Karl Lemieux et ses projections incandescentes, le 2 novembre; la performance sonore dans l\u2019obscurité de Tim Hecker le 9 novembre; la performance sous hypnose de Dominique Pétrin et George Rebboh le 16 novembre; les trois axes de la performeuse Sylvie Cotton du 23 au 25 novembre; et le platiniste Martin Tétreault, le 30 novembre.LES NOCTURNES Le 4 novembre, l\u2019auteur-compositeur- interprète Jérôme Minière présentera les chansons de son dernier album Le Vrai le Faux, illustrées par des projections de son cru.Le 2 décembre, l\u2019artiste ontarien Steve Bates (qui fait partie de l\u2019exposition avec son installation sculpturale et sonore Concertina) créera une Nocturne de musique électronique.Les Nocturnes sont organisées les premiers vendredis de chaque mois, de 17h à 21h, avec visite des salles, service de bar et concerts de musique.Les 4 novembre et 2 décembre, on pourra aussi avoir accès aux vidéos sur l\u2019art à 17h30 et 19h30.LA TRIENNALE EN CHIFFRES 1 000 000 Coût de la Triennale en dollars.Le tiers provient de commandites de la part de Collection Loto-Québec, Hydro- Québec et le Partenariat du Quartier des spectacles).75Nombre de jours de l\u2019évènement artistique.Le musée est fermé le lundi sauf le 10 octobre.55 Nombre d\u2019artistes participant à la Triennale, sans compter les participants aux performances, très nombreux parfois, comme dans le cas de celles de Sylvie Cotton (40!).Jérôme Minière llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Denis Bernard voulait ouvrir la saison de la nouvelle Licorne avec une création québécoise.Il a jeté son dévolu sur l\u2019auteure Fanny Britt, qui poursuit dans Chaque jour son exploration des dessous des relations de couples.Relations tordues, tendues et dérangeantes, avec, comme toile de fond, une société en pleine déroute.Un conseil : accrochez-vous.JEAN SIAG Fanny Britt a toujours eu un point de vue critique sur les valeurs véhiculées par la société.Ses personnages, toujours bien ancrés dans le quotidien, se font tous plus ou moins avaler par une société qui dicte ses règles.Qui nous dit quoi consommer, quoi penser, quoi porter ou quoi regarder.Sa pièce Chaque jour cogne sur ce même clou, toujours avec cet esprit vif et grinçant qui fait rire jaune et créé des malaises.Mais pour la première fois, l\u2019auteure d\u2019Hôtel Pacifique et d\u2019Enquête sur le pire trempe l\u2019orteil dans un courant fantastique ou surnaturel, qui fait ressortir le caractère pathétique de ses antihéros.Le récit est celui d\u2019un jeune couple, Joe et Lucie, qui se trouve dans l\u2019appartement de la patronne de Lucie, Carole, pour nourrir son chat en son absence.Tranche de vie à la limite banale, mais qui dérape.« Joe en apesanteur », écrit l\u2019auteure dans sa première didascalie.Le jeune homme vivra une espèce de transe provoquée par l\u2019écoute d\u2019une pièce musica le au coeu r d\u2019une histoire qui prend une tournure inattendue.Le directeur artistique du Théâtre de la Manufacture, Denis Bernard, a tout de suite été interpellé par ce huis clos, qu\u2019il a mis en lecture au Festival du Jamais lu il y a deux ans.Il s\u2019est ensuite engagé à en faire la mise en scène.«Ça faisait image dans ma tête, dit-il.J\u2019ai aimé le sujet, les personnages.Et puis, il y a dans ce texte une parole qui est très forte.» Ce qui frappe d\u2019abord à la lecture de Chaque jour, c\u2019est la violence des dialogues.Joe et Lucie, qui seront interprétés par Vincent-Guillaume Otis et Anne-Élisabeth Bossé, s \u2019aiment en même temps qu\u2019ils se méprisent.Ils ne sont apparemment unis que par « le cul », tout le reste est violence.« Ce sont des enfants en quête de sens, explique Fanny Britt .I ls sont incapables d\u2019exprimer la bienveillance.» Pourquoi tant de violence?« J\u2019ai toujours été fascinée par l\u2019humiliation, précise l\u2019auteure.Et dans la pièce, les deux personnages s\u2019humilient tout le temps, comme pour se protéger.Il y a une partie de moi qui voulait les rendre désagréables pour le public.Pour qu\u2019il soit blessé comme mes personnages.C\u2019était aussi une façon pour moi de montrer les dessous de qui nous sommes.Le grondement souterrain de nos blessures d\u2019enfance.Le rejet, la solitude, le manque d\u2019amour.» Dans la première version, Chaque jour ne mettait en scène que les personnages de Joe et Lucie.Mais Denis Bernard a proposé à son auteure en résidence de créer un troisième personnage afin d\u2019augmenter la «théâtralité» du texte.D\u2019où l\u2019apparition de Carole, qui sera interprétée par Marie Tifo.«Carole nous a permis de voyager dans la psyché de Joe et Lucie, explique Denis Bernard.Carole faisait en sorte que scéniquement, je pouvais explorer le avant et après le drame.» Car Chaque jour multiplie les allers-retours dans le temps.Ces ruptures d\u2019espace et de temps ont représenté un défi de taille pour le metteur en scène, qui a beaucoup travaillé les transitions.« Il a fallu que l\u2019on soit le plus fluide possible et le plus spectaculaire aussi.La construct ion du décor éta it t rès importante pour faire chevaucher les différentes scènes, ici dans un appartement, là dans le métro.» Comme dans plusieurs de ses pièces, la télévision est de nouveau la cible de Fanny Britt.« La télévision est pour moi le symbole d\u2019une existence engloutie dans l\u2019ignorance et le minable.La violence de Joe et Lucie est aussi née de cette maladie d\u2019engourdissement provoquée par la télévision.» Chaque jour, à La Licorne du 11 octobre au 19 novembre.DENIS BERNARD ET FANNY BRITT / Chaque jour Violence souterraine PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE L\u2019auteure Fanny Britt et le directeur artistique de la Licorne, Denis Bernard.Denis Bernard a tout de suite été interpellé par ce huis clos, qu\u2019il a mis en lecture au Festival du Jamais lu il y a deux ans.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 15 ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE ALEXANDRE VIGNEAULT QAux Écuries fonctionne depuis des années déjà.En quoi la présente saison constituet- elle un acte de naissance ?R L\u2019aboutissement du projet sur lequel on travaille depuis 2005, c\u2019est le lieu tel qu\u2019il va l\u2019être le 14 octobre.Avant, on occupait l\u2019espace de création du Théâtre des Deux mondes.Ce qui va changer, c\u2019est qu\u2019il va y avoir la salle qui existe déjà, un café, une billetterie, une aire d\u2019accueil digne de ce nom, un studio de 100 places, trois salles de répétition, des bureaux et un entrepôt.Les gens étaient invités depuis cinq ans dans un lieu où on était en train de rêver.Là, le rêve se réalise.QLes salles se multiplient à Montréal, alors qu\u2019on tend à dire que les billets ne se vendent pas forcément bien.Qu\u2019est-ce qui justifie l\u2019ouverture d\u2019un nouveau théâtre?R On avait besoin d\u2019un nouveau lieu pour accueillir des pratiques qui se multiplient et se diversifient.Le public va se multiplier et se diversifier avec elles.(.) Des spectacles présentés dans des salles comme La Chapelle, Espace libre et La Licorne affichent souvent complet.Quand un spectacle est bon, la salle est pleine et on regrette de ne pouvoir faire que 20 ou 30 représentations.Faisons du bon théâtre et il y aura du monde dans les salles.QComment définir l\u2019identité du théâtre Aux Écuries?D\u2019abord par sa direction artistique à sept têtes, ce qui existe peu ailleurs.Et c\u2019est vraiment sept têtes, en ce sens qu\u2019elles peuvent aller dans des directions différentes, voire opposées, sur le plan artistique.Aux Écuries permet de réunir ces gens-là sous un même toit, puisque ce lieu est un espace de création et de diffusion pour nous, mais c\u2019est aussi un lieu qu\u2019on souhaite ouvert aux autres pratiques et aux autres compagnies.Ces sept directions- là vont aller chercher des projets et des esthétiques qui vont aussi aller dans des directions différentes.[.] Ce ne sera pas un théâtre de consensus.QQu\u2019est-ce qui vous réunit ?R Un esprit de communauté et de partage.Ce qui est à la base du projet, c\u2019est du monde qui se dit : on a besoin d\u2019un local de répétition, d\u2019administration, d\u2019un photocopieur.On a jugé qu\u2019il était plus profitable de partager tout ça.Le constat de base, c\u2019est qu\u2019une société individualiste a ses limites et on les a vécues.On est dans un retour collectivement et pas juste notre génération.Il y a une envie de retrouver un esprit communautaire.L\u2019esprit fondateur d\u2019Aux Écuries ne passe pas par de grandes idées, mais par des choses très concrètes.QVilleray est un quartier plus pauvre et plus diversifié que d\u2019autres à Montréal.Est-ce que le théâtre se sent une responsabilité de faire écho à cette réalité?R Je pense que cette présence et les échanges qu\u2019on va avoir vont influencer certains projets.Mon ambition est éventuellement de faire des projets directement avec le voisinage.[.] Le rapport au voisinage, pour moi , c \u2019est tout sauf celui d\u2019une machine à faire des spectacles qui veut vendre des billets.Le rapport à ce qu\u2019est le spectateur, c\u2019est tout sauf celui à un consommateur qui va consommer un produit culturel entre 20 h et 22 h et rentrer chez lui.L\u2019idée, c\u2019est de sortir de ce discours marchand.La direction artistique du théâtre Aux Écuries est composée de sept personnes qui représentent cinq compagnies : Sylvain Bélanger (Théâtre du Grand Jour), Olivier Ducas et Michel Monty (La pire espèce), Marilyn Perreault et Annie Ranger (Théâtre I .N.K.), Marcelle Dubois (Les por teuses d\u2019a romates et Festival du Jamais Lu) et Olivier Choinière (L\u2019ACTIVITÉ).OLIVIER CHOINIÈRE / Aux Écuries Pour un théâtre d\u2019art et de communauté En activité depuis cinq ans déjà, le théâtre Aux Écuries rouvre vendredi prochain au terme d\u2019importants travaux.Pour les cinq compagnies qui participent au projet, il ne s\u2019agit pas d\u2019une réouverture après rénovations, mais de l\u2019avènement d\u2019un nouveau théâtre ouvert à des pratiques diverses et animé par un désir concret de s\u2019inscrire dans une communauté.PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Les idéateurs et directeurs du théâtre Aux Écuries : en haut, Olivier Choinière, Olivier Ducas, David Lavoie (directeur général); en bas, Marilyn Perreault, Sylvain Bélanger, Annie Ranger et Marcelle Dubois.Souligner l\u2019ouverture d\u2019un théâtre en présentant une pièce, c\u2019est bien, mais ce n\u2019est pas assez quand on a l\u2019ambition de faire les choses différemment.Aux Écuries met en scène sa propre naissance avec une série de performances artistiques gratuites étalées sur 24 heures.Coup d\u2019oeil.17h à 19h: manifeste Un BBQ aura lieu devant l e t h é â t r e ( 7 2 8 5 , r u e Chabot) au terme de processions qui auront visité les 13 autres théâtres montréalais.Les sept directeurs artistiques d\u2019Aux Écuries en profiteront pour lire un manifeste.20h: Just Fake It Première de la première pièce présentée dans le nouveau théâtre Aux Écuries.L\u2019honneur revient à la compagnie Joe Jack et John et à sa pièce Just Fake It, où il est question des arrangements qu\u2019on prend avec la vérité dans l\u2019espoir de vivre plus heureux.22h: insurrection Le 28 septembre dernier, en marge de la présentation de Chante avec moi au Théâtre français du CNA, des membres de la «cellule invisible» ont manifesté devant le parlement affublés de masques à l\u2019effigie de Stephen Harper.Le passage à l\u2019action se poursuivra avec la première réunion publique de cette entité dont le but est de «passer à l\u2019action artistique » dans l\u2019espace public de manière spontanée.Et pas seulement pour défendre les artistes.Minuit à 6h: la première fois Titiller avec un clin d\u2019oeil coquin, tout le monde le fait et Aux Écuries aussi.Le théâtre perdra sa «virginité» avec la présentation de trois cabarets d\u2019une heure sur le thème de la première fois auxquels participeront Sophie Cadieux, Fabien Cloutier, Stéphane Crête, Olivier Morin, Monia Chokri et plusieurs autres.Pour aller jusqu\u2019au bout de cette nuit-là, il y aura aussi, entre autres, de la musique des DJ.9h: Christian Bégin aux fourneaux Comédien, auteur, animateur, gourmand et président du conseil d\u2019administration des Écuries, Christian Bégin sera aux commandes d\u2019un petit déjeuner de lendemain de veille: lecture de nouvelles érotiques et «possiblement » un verre de vino.14h: jardin pas secret Après avoir passé des mois à rencontrer le voisinage du théâtre, l\u2019artiste Cathy Gordon va dévoiler l\u2019installation faite avec les plantes des gens du quartier Villeray, qui se chargeront de les arroser.\u2014 Alexandre Vigneault Nuit blanche aux Écuries R llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 Contes, musique et enchantement du 16 au 23 OCTOBRE Réservez votre place pour la GRANDE VEILLÉE DES QUÊTEUX le mardi 18 octobre à 19 h 30 Renseignements : 514 935-8136 www.maisonsaint-gabriel.qc.ca SEMAINE QUÊTEUX LA DES Vous avez un événement à célébrer ?Soulignez-le ! tous les samedis dans Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca CÉLÉBRITÉS.50e ANNIVERSAIRE de MARIAGE Félicitations à Lise Portelance et Emile Delage pour 50 années d'amour et de complicité.Votre énergie et passion où chaque jour est une nouvelle aventure nous inspirent tous.De votre famille LUCILLE ET RAYMOND SAVARD 8 octobre 1951 Votre amour de la vie et votre courage face à celle-ci font de vous des personnes inspirantes ! Heureux 60ième anniversaire de mariage.Céline et Gaétan, Lise, Julie et Samuel, Martine, André et France, Andréane MOTS CROISÉS DES ARTS SOLUTION de la semaine dernière 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com 1760 HORIZONTALEMENT 1 Il signe la mise en scène de L\u2019école des femmes, présentée au TNM jusqu\u2019au 29 octobre \u2013 Interjection.2 Rôle de Gabriel Sabourin dans La galère \u2013 Personnage d\u2019Othello.3 Il se prénomme Paolo \u2013 Nymphes des montagnes.4 Infinitif \u2013 Film d\u2019Ettore Scola sorti en 1987 (La .).5 Touché \u2013 Sot \u2013 Desservi.6 En face de Québec \u2013 Inconnu.7 Initiales de l\u2019interprète de Manon dans La promesse \u2013 Se détache par lamelles épidermiques.8 Repris après interruption \u2013 Et le reste.9 Interjection \u2013 Ta famille (les .) \u2013 Initiales de l\u2019auteur de Cyrano de Bergerac.10 Calquer \u2013 Possessif \u2013 Ricané.11 Dialecte chinois \u2013 Propre \u2013 Qui n\u2019ont pas été acquittées.12 Qui nient ce qu\u2019elles savent être vrai.VERTICALEMENT 1 Il joue dans La maison de rêve, de Jim Sheridan.2 Colossales \u2013 Comme Ismaïl.3 Devant le nom d\u2019une femme canonisée \u2013 Rayons \u2013 Documentaire de Pascal Sanchez, ayant pour sujet la mort des abeilles (La .malade).4 Sport \u2013 Poisson élevé dans les étangs.5 Bradype \u2013 Disparaissent.6 Homme petit et contrefait \u2013 Film de Bertrand Blier (Tenue de .).7 Se dit d\u2019une zone marine située au-dessus du plateau continental \u2013 Se dit entre intimes.8 Coupent les branches nuisibles d\u2019un arbre.9 Il correspond à la croûte continentale des théories modernes \u2013 Exclamation enfantine \u2013 Auteur de Justine ou les malheurs de la vertu.10 Tumeur bénigne \u2013 Traditions.11 Période de l\u2019évolution du monde \u2013 Canal.12 La patène est destinée à la recevoir \u2013 Roman de Kathy Reichs.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 M A R C V E L L A B A 2 E T O L E E I D E R S 3 S O Y E U S E S B A S 4 A I M L F E L A V E 5 M R E E S T E V E N 6 O D E N S E T A U E 7 U N I T T H E R E 8 R I T P O E M E N T 9 S E R V A N T E R R E 10 S E I G N E U R A T 11 C T T R E M B L A Y 12 O R N E E S E U L E S www.nicolehannequart.com 1759 ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE entracte@lapresse.ca ÉMILIE BILODEAU Luck Mervil Jo-Wilfried Tsonga LA PHOTO D\u2019HERBY SÉPARÉS À LA NAISSANCE La ressemblance entre le chanteur et militant Luck Mervil et le joueur de tennis Jo-Wilfried Tsonga est frappante.Ils ont le même visage carré, le même sourire éclatant et la même coupe de cheveux.Les deux hommes se ressemblent jusqu\u2019au moindre détail ! Et la similitude ne se limite pas à l\u2019apparence physique.L\u2019un et l\u2019autre ont participé à des événements pour amasser des fonds pour venir en aide aux sinistrés du séisme en Haïti.Merci à Daniel Do pour la suggestion.EN HAUSSE.EN BAISSE LES INVINCIBLES Après avoir animé le petit écran des Français avec leurs déboires amoureux, Carlos, P-A, Rémi et Steve pourraient bien traverser la frontière, cette fois-ci, vers les États-Unis.FOX a conclu une entente avec le géant Sony pour produire la série humoristique avec neuf fois plus de budget que le concept québécois.Petit changement dans l\u2019adaptation: les épisodes dureront 30 minutes et un des quatre personnages subira un changement de sexe.BOB DYLAN Une exposition de Bob Dylan soulève la controverse à New York.Des toiles du chanteur et peintre Bob Dylan ressemblent étrangement à des photos déjà existantes.Des fans et le New York Times ont remarqué que 3 des 18 oeuvres imitent des photos connues.Pourtant, Dylan affirme que son exposition est une «réflexion visuelle de ses voyages au Japon, en Chine, au Viêtnam et en Corée».Coïncidence ou pas?La vérité reste à découvrir.ILS, ELLES ONT DIT «Les fifs italiens se marient pour \u201cfronter\u201d.Tout le monde sait ça.» \u2014 Richard Racine dans Mirador «Après avoir animé \u201cLe cimetière des CD\u201d, il est tout à fait dans l\u2019ordre des choses de retourner à MusiquePlus.On a tous l\u2019instinct de vouloir mourir là où on est né.» \u2014 La carte remise par Dany Turcotte à Claude Rajotte à Tout le monde en parle.«Je me sens comme une petite fille de 8 ans qui a son premier chum.» \u2014 Kristelle à la suite d\u2019une nuit passée avec Dave à Occupation double.«Se donner un accent français, ce n\u2019est pas un talent, c\u2019est une malédiction.» \u2014Jean-François Mercier à Un gars le soir.Jean-François Mercier PHOTO ANDRE PICHETTE, LA PRESSE L\u2019image d\u2019un père heureux, comblé et surtout ému : Jean-Guy Moreau entouré de ses filles.C\u2019était mercredi soir à l\u2019Auberge Saint-Gabriel dans le Vieux-Montréal alors que l\u2019auteur Sophie Moreau (à gauche) nous présentait fièrement la biographie de son père : Jean-Guy Moreau, 50 ans, 1000 visages.Qui de mieux que l\u2019auteur pour raconter l\u2019histoire d\u2019un de nos plus grands humoristes québécois : ses débuts sur scène dans les boîtes à chansons, ses imitations légendaires, ses difficultés à concilier son rôle de père et sa carrière, ses ennuis de santé.Ponctué de témoignages de proches, tels Robert Charlebois et Pierre Verville, ce livre est pour Jean-Guy et ses fans un magnifique cadeau.Son autre fille Véronique (à droite) travaille actuellement sur un documentaire qui sera consacré à son père et diffusé sur Radio-Canada.PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 17 le travail qui nous attend la triennale québécoise 2011 7 octobre / 3 janvier - 50 ARTISTES CONTEMPORAINS D\u2019ICI RÉUNIS AUTOUR D\u2019UNE EXPOSITION ANIMÉE DE PERFORMANCES ET D\u2019INTERVENTIONS MULTIMÉDIAS - De jour comme de nuit! - 185, rue Sainte-Catherine Ouest MONTRÉAL (QUÉBEC) Métro Place-des-Arts www.macm.org (oeuvre: Mathieu Beauséjour, Icarus: Acéphale, 2010) Présentée par: Nouvelle salle de coNcert Bourgie Musée des beaux-arts de Montréal Huit concerts inauguraux 11 au 21 octobre 2011 Fier partenaire Mardi 11 octobre \\ 19 h 30 camerata orford Jean-François Rivest, chef L\u2019Âme russe Jeudi 13 octobre \\ 18 h Les 5 à 7 en musique Musiciens de l\u2019orchestre Métropolitain Haydn, Mozart, Beethoven SaMedi 15 octobre \\ 17 h 30 Frédéric champion, orgue J.S.Bach, Vivaldi diManche 16 octobre 13 h en français \\ 15 h en anglais Les Dimanches-familles en musique la diva Malbouffa : Natalie choquette Mardi 18 octobre \\ 19 h 30 anton Kuerti, piano Récital tout Beethoven Mercredi 19 octobre \\ 19 h 30 les violons du roy Une trompette royale Jeudi 20 octobre \\ 18 h Les 5 à 7 en musique ensemble de gamelan giri Kedaton Musiques et danses de Bali Vendredi 21 octobre \\ 19 h 30 les idées heureuses Voyages en Nouvelle-France saison 2011-2012 Billets en vente maintenant : sallebourgie.ca \u2013 514 285-2000, option 4 salle Bourgie: 1339, rue sherbrooke ouest Photo : Paul Boisvert coMplet Exposition Michel Dallaire, le plaisir de l\u2019objet 40 ans de design industriel par un de ses principaux créateurs Du 28 septembre au 11 décembre 2011 500, rue Sherbrooke Ouest En collaboration avec Métro McGill / 514 499-5087 lotoquebec.com/espacecreation L\u2019idée du BIXI m\u2019est venue du boomerang. ARTS ET SPECTACLES iPAD ZITE Un magazine sur mesure, avec des thèmes que j\u2019ai choisis : télé, cinéma, musique, actualité internationale, course à pied, etc.Et des textes colligés quotidiennement, parmi les meilleures sources d\u2019information.LIVRE DÉRAILLEMENTS DE ROBERT LÉVESQUE Une trentaine de textes, autour d\u2019autant d\u2019écrivains qui ont marqué la littérature (Rimbaud, Proust, Balzac, Nelligan.) et de trains.L\u2019oeuvre fascinante d\u2019un journaliste et auteur parmi les plus doués du Québec.iPAD SHAKE IT OUT DE FLORENCE AND THE MACHINE La voix puissante, aux inflexions lézardées, de Florence Welsh, domine cet hymne pop orchestral irrésistible.Le premier extrait, extrêmement prometteur, de son nouvel album, Ceremonials.CINÉMA CAFÉ DE FLORE DE JEAN-MARC VALLÉE Un film ambitieux et émouvant, complexe et imparfait, impressionniste et atmosphérique, rythmé de bout en bout par la musique.Le beau risque d\u2019un cinéaste qui a raison d\u2019en prendre.TÉLÉVISION LES FILMS À TFO La plupart des soirs, à 21 h, la télévision franco-ontarienne (TFO) propose une sélection de films parmi les plus intéressants du répertoire mondial, de cinéastes tels Bergman, Truffaut, Godard, Téchiné ou Wong Karwaï.Sans interruption publicitaire.Un luxe.STÉPHANIE VALLET Vous ne le connaissez peut-être pas encore, mais plus de 100 000 spectateurs l\u2019ont déjà vu sur scène en première partie du spectacle de Rachid Badouri, Arrête ton cinéma.Eddy King entre dans la cour des grands et présente à partir de lundi son tout premier one man show sur les planches du Théâtre St-Denis.Un spectacle mis en scène par Christian Viau (également scriptéditeur), dans lequel il a choisi de raconter son parcours, entre Paris, Kinshasa et Montréal.«Le show apprend aux gens à me connaître.Je suis né en France et j\u2019ai grandi en banlieue parisienne, dans une cité qui s\u2019appelle Goussainville.Quand ma mère a quitté le Congo pour s\u2019installer en France, elle était enseignante en psychologie à l\u2019université, mais à son arrivée, on ne reconnaissait aucun de ses diplômes », explique-t-il.Eddy King parle aussi de son premier voyage dans son pays d\u2019origine et en profite au passage pour faire un peu de géopolitique\u2026 à sa manière! Arrivé au Québec à l\u2019adolescence en plein coeur du référendum de 1995, l\u2019humoriste y va de son regard extérieur sur les enjeux de l\u2019époque.«Je parle politique et exprime ma vision des choses.J\u2019étais aussi obligé de donner mes impressions par rapport aux clichés qui te collent à la peau, même si tu veux t\u2019en débarrasser.Je suis moitié québécois, moitié français, moitié congolais! Je suis un homme et demi!» Celui qui ne craint pas les stéréotypes s\u2019amuse à déboulonner les tabous et s\u2019attaque sans langue de bois au profilage racial.«C\u2019est surprenant ce que les gens peuvent dire.Une dame, un jour, m\u2019a engagée pour son party de Noël.J\u2019arrive à son bureau et elle me dit : \u201cJ\u2019adore ce que vous faites, c\u2019est très coloré.Le thème de notre party est la glace au chocolat.Alors, vous comprenez pourquoi on a fait appel à vous!\u201d Elle a sorti un gros carton en m\u2019expliquant que j\u2019allais sortir d\u2019une boîte de chocolat ! Le pire, c\u2019est que je l\u2019ai fait ! L\u2019embrayage de ma voiture était brisé.Tout ça, c\u2019est du matériel gratuit ! », explique- t-il.Si son groupe de rap, Dögone Tribe, a été son premier mode d\u2019expression à son arrivée au Québec, Eddy réalise quelques années plus tard que c\u2019est en humour qu\u2019il veut faire carrière.« J\u2019avais besoin de m\u2019exprimer différemment, le rap ne répondait plus à mes attentes.Il fallait que je me réinvente et j\u2019ai voulu le faire d\u2019une autre manière artistique avec l\u2019humour», précise-t-il.Dès sa sortie de l\u2019École nationale de l\u2019humour, tout va très vite et dans les deux langues officielles.Eddy King rêve d\u2019ailleurs de prendre d\u2019assaut les scènes américaines.Mais en attendant, on le retrouvera avec son premier spectacle pour une tournée de 50 dates au Québec.SUR LE DIVAN AVEC EDDY KING PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE CHOIX HEBDOS Si tu étais une chanson?Fall In Love de Slum Village.Chaque fois que je l\u2019entends, il y a une émotion qui me prend.On dirait que le refrain me rappelle à l\u2019ordre.Ça donne : «Don\u2019t set to fall in love with the things you do», ce qui veut dire que parfois, il faut prendre le temps de ne pas être trop à fond dans son travail.Si tu étais un vice ?Workaholic.Ça serait le meilleur que je pourrais être, je crois ! Si tu étais une personnalité qui a marqué l\u2019histoire?Patrick Lumumba.C\u2019est celui qui nous a donné l\u2019indépendance au Congo.Si tu étais un plaisir coupable ?Du sucre, des bonbons ! C\u2019est mon péché mignon.Si tu étais une guerre ?Je serais la guerre froide, une guerre sans prendre les armes.T\u2019as un téléphone rouge et tu as peur qu\u2019il sonne et tu ne sais pas si c\u2019est les Russes qui vont nous faire exploser ou si c\u2019est Batman qui appelle ! Qui serait l\u2019invité d\u2019honneur au souper de tes rêves?J\u2019irais bien à un souper avec Jill Scott.C\u2019est une chanteuse que j\u2019adore.Quel est était ton premier livre et ton premier disque?Le petit Nicolas.Et le premier disque que j\u2019ai acheté, c\u2019était l\u2019un des premiers de Snoop Dogg.Je devais avoir 11 ans et ce n\u2019était pas un très bon exemple ! La chose la plus folle que quelqu\u2019un ait faite pour toi?Une fois, une fan sur Facebook m\u2019a écrit un message de deux pages pour m\u2019expliquer à quel point elle n\u2019était pas une groupie.J\u2019ai trouvé ça assez marrant ! Quelle est ta citation favorite ?«Que dieu me garde de mes amis.Mes ennemis, je m\u2019en charge.» Elle m\u2019a toujours marqué, cette phrase-là.Si tu ne pouvais plus pratiquer ton art, quel métier ferais-tu ?Je serais dans une cage et je me battrais dans le UFC.Ce que tu détestes par-dessus tout ?L\u2019hypocrisie et l\u2019injustice, ça me fait vomir.Quel est ton rêve le plus fou?Être le prochain Chris Rock ou Eddie Murphy, mais est-ce si fou que ça ?Remarque, rien n\u2019est impossible.J\u2019aurais pu dire marcher sur Mars, mais ce n\u2019est pas si impossible que ça non plus.Guy Laliberté est bien allé dans l\u2019espace.Q R LA LISTE PLUS ULTRA MARC CASSIVI CYBERPRESSE.CA Voyez Eddy King sur le divan en vidéo sur cyberpresse.ca/arts llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 8 O C T O B R E 2 0 1 1 "]
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