La presse, 13 juin 2011, C. Arts et spectacles
[" ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts VIVRE L\u2019ART DU TEMPS PAGE 8 PHOTOS Voyez les photos du film Gerry qui prendra l\u2019affiche mercredi.cyberpresse.ca/gerry BLOGUE Les Kebs ne sont pas trop sensibles à la pop et à la chanson françaises.À commenter sur cyberpresse.ca/brunet LIVRES Consultez notre section livres pour découvrir les nouveautés, entrevues et critiques.cyberpresse.ca/livres FRANCOS / CHARLÉLIE COUTURE DOUBLE VIE! PAGE 3 Les requins de la revente «Je vous parle d\u2019un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître », chantait Charles Aznavour.J\u2019ai beau ne pas avoir tout à fait son âge, moi aussi, j\u2019ai connu un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ni même imaginer! Un temps où les Doors, Janis Joplin et Led Zeppelin venaient enflammer le Forum de Montréal qui était encore un temple du rock plutôt qu\u2019une succursale de Pepsi.Un temps béni où un bon billet pour un de ces concerts incandescents se détaillait entre 4,75$ et 8,50$.Pouvez-vous le croire?À l\u2019époque, une poignée de revendeurs à l\u2019air louche arpentaient les trottoirs du Forum en vendant, sous le manteau, des billets de dernière minute.Au début, les billets étaient au rabais.Un jour, les rabais ont pris le bord.Le siècle suivant, ce sont les revendeurs qui ont pris le bord.Enfin, une version folklorique des revendeurs continue de sévir sur les trottoirs des théâtres et des arénas, mais, dans les faits, ils ont été remplacés par une puissante armée de robots informatiques.Grâce à la magie de l\u2019internet, leurs sites de revente sont aujourd\u2019hui une florissante industrie constituée de dizaines d\u2019usines consacrées à l\u2019exploitation éhontée du pauvre bougre de consommateur et à l\u2019extraction de son fric.Le phénomène n\u2019est pas propre au Québec.Partout en Occident, les consommateurs de spectacles sont devenus les otages involontaires des requins de la revente.En France, dernièrement, des parlementaires ont bien tenté de voter un amendement pour interdire la revente spéculative des billets sous peine d\u2019une amende de 15 000 euros.Mais l\u2019argument de la libre entreprise défendu par le Conseil constitutionnel a eu raison de leurs efforts.NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE >Voir REQUINS en page 6 MALAJUBE, LA SURPRISE DES FRANCOS Avec un nouvel album à peine sorti du four, Malajube était l\u2019un des grands absents des FrancoFolies.Mais le groupe tenait à faire partie du festival, si bien qu\u2019il donnera un spectacle-surprise ce soir, à L\u2019Astral, a appris La Presse.Entrevue avec le bassiste Mathieu Cournoyer, qui annonce la sortie de La caverne aux États-Unis, à l\u2019automne.À LIRE EN PAGE 6 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 13 JUIN 2011 DE TOUT POUR LA FÊTE DES PÈRES! DIMANCHE LE 19 JUIN MAGASINEZ EN LIGNE C\u2019ESTFACILE DU COMPLET AU DENIM PARTOUT AU QUÉbEC 1 888 858-5258 FACEbOOk.COM/ERNEST.CA DE TOUT POUR LA FÊTE DES PÈRES! SOLDE D\u2019ÉTÉ JUSQU\u2019À50% DIMANCHE LE 19 JUIN DE RABAIS CAPRIS, BERMUDAS ET POLOS À PARTIR DE 39,98$ | 2 POUR 75 $ 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 JUIN FRANCOS ARTS ET SPECTACLES NATHALIE COLLARD MÉDIAS La nomination de la première femme en 160 ans à la tête du New York Times n\u2019est pas la seule révolution qui risque d\u2019ébranler les murs du célèbre quotidien.La nouvelle patronne, Jill Abramson, qui jusqu\u2019à vendredi dernier n\u2019était pas abonnée à Twitter, et qui vient tout juste de s\u2019acheter un iPad, semble déterminée à brasser la cage de la célèbre Grey Lady.En entrevue au quotidien The Guardian, Mme Abramson, ancienne journaliste du Wall Street Journal, a annoncé certains changements.Elle dit vouloir modifier la perception qu\u2019ont les gens du New York Times, soit celle d\u2019un journal qui détient la vérité absolue.Il semble que la direction ait l\u2019intention d\u2019engager davantage la conversation avec ses lecteurs (c\u2019est LA tendance dans les médias actuellement).« Les lecteurs sont sceptiques face à l\u2019autorité absolue, j\u2019en suis consciente, a-t-elle reconnu.Nos lecteurs sont une ressource incroyable et nous devons être plus dynamiques dans notre façon de mettre en valeur la grande qualité de cette communauté en ligne.» Jill Abramson a également souligné que le New York Times allait de plus en plus utiliser Twitter dans ses reportages (le journaliste Brian Stelter l\u2019a fait lorsqu\u2019il a couvert les ouragans de Joplin, twittant les événements au fur et à mesure) et faire du NYT une plateforme rassembleuse.Les projets de la nouvelle patronne ne sont pas très différents de ceux de la plupart des dirigeants de salles de rédaction un peu partout sur la planète (à l\u2019exception de quelques endroits comme la Chine , par exemple) .Tous les médias ont compris que le pouvoir n\u2019était plus entre leurs mains exclusivement et que l\u2019information était désormais une activité basée sur la collaboration.Il y a quelques années, on appelait cela du journalisme citoyen, aujourd\u2019hui, dans le jargon, on utilise plutôt l\u2019expression « journalisme pro-am » (professionnelamateur), une approche qui compte sur une communauté de lec teurs ou auditeurs engagés et motivés à contribuer au contenu.Un des plus féroces défenseurs de cette approche est sans contredit Jay Rosen, professeur de journalisme à la New York University, blogueur et auteur.Dans son blogue la semaine dernière, Jay Rosen a attribué des notes aux différentes pratiques journalistiques en cours actuellement.Sans surprise, c\u2019est le travail d\u2019édition de contenu (en gros : l\u2019action de chercher, rassembler et partager des informations sur un sujet donné) d\u2019Andy Carvin qui mérite un A+.Andy Carvin, que nous avons interviewé en mars dernier au festival SXSW, est le responsable des médias sociaux de NPR qui a couvert la révolution arabe en retwittant ses sources établies au Moyen-Orient (blogueurs, abonnés Twitter, etc.).Carvin ne relayait pas les informations sans les avoir vérifiées au préalable, ce qui lui a valu crédibilité et respect dans le milieu journalistique.Jay Rosen rappelle que les médias doivent faire davantage que de demander à leur public de réagir en écrivant un commentaire ou en fournissant des images.Ce n\u2019est plus suffisant.Il cite l\u2019initiative de CNN, iReport, qui demande aux gens sur place au moment d\u2019un événement comme l\u2019accident nucléaire de Fukushima par exemple, de fournir des images ou des témoignages.Pour Jay Rosen, c\u2019est l\u2019équivalent des vidéos amateurs qu\u2019on diffusait dans les bulletins d\u2019information au début des années 2000.Les médias devraient pousser le concept beaucoup plus loin.Jay Rosen va-t-il trop loin?En effet, il va jusqu\u2019à dire que tous les sites des médias devraient mettre à disposition du public un formulaire semblable à celui d\u2019OpenFile sur lequel le citoyenpeut «passer sa commande», c\u2019est-à-dire suggérer un sujet aux journalistes ou encore, enrichir le contenu déjà en ligne.Jay Rosen propose aussi d\u2019imiter Al-Jazira.En mai dernier, la télévision arabe a annoncé qu\u2019elle allait offrir une formation multimédia aux journalistes citoyens qui souhaitaient collaborer à la couverture de certains événements en particulier dans des coins du monde où Al-Jazira n\u2019a pas de correspondants.Au fond, c\u2019est une tout autre façon d\u2019aborder le journalisme citoyen.Plutôt que de le voir comme une menace aux médias traditionnels, on le considère plutôt comme une autre corde à l\u2019arc des médias.Et plutôt que de le laisser évoluer dans tous les sens, sans aucune base ou règle professionnelles, les médias traditionnels gagneraient plutôt à l\u2019encadrer et à lui donner une direction.Le New York Times, qui pour l\u2019instant est loin d\u2019être à l\u2019avant-garde dans ce domaine, ira-t-il aussi loin qu\u2019Al-Jazira?Chose certaine, tous les médias sont en train de repenser leur approche de la couverture journalistique.Bientôt, qui sait, la rubrique que vous lisez actuellement sera peut-être signée Nathalie Collard, avec la collaboration d\u2019un, deux ou trois lecteurs\u2026 Pour lire le blogue de Jay Rosen: pressthink.org Descendre de son piédestal PHOTO FOURNIE PAR LE NEW YORK TIMES, ASSOCIATED PRESS Jill Abramson (au centre) deviendra le 6 septembre la première femme à diriger le New York Times.Elle succède à Bill Keller (à droite) à titre de directrice de la rédaction.Dean Baquet (à gauche) deviendra rédacteur en chef du journal.À VOIR L\u2019ÉVÉNEMENT MARIE-CHRISTINE BLAIS HABIB KOITÉ 21 h PLACE DES FESTIVALS C\u2019est un guitariste absolument incroyable, un chanteur au timbre de voix exceptionnel, un Malien d\u2019aujourd\u2019hui capable d\u2019harmoniser l\u2019Afrique et l\u2019Amérique en musique, bref, c\u2019est Habib Koité, qui se produit avec son groupe Bamada.Il y a deux ans, Habib avait mis le feu au Club Soda.Ce soir, il devrait enflammer la place des Festivals avec sa virtuosité doublée de chaleur humaine et de beauté.Gratuit.NGÂBO 20h SCÈNE VIDÉOTRON Disons que votre premier album ait été réalisé par Jérôme Minière et qu\u2019Ariane Moffatt figure parmi les choristes.Disons que vous êtes né au Congo mais que vous vivez au Québec depuis sept ans.Et en plus que vous faites de la bien bonne musique qui mêle pop, sonorités world et orchestrations urbaines.C\u2019est clair, vous êtes l\u2019auteurcompositeur- interprète Ngâbo et vous jouez ce soir aux Francos ! Gratuit ÉTÉ 67 21 h PLACE LOTO-QUÉBEC L\u2019air de rien, on a beaucoup écouté l\u2019album du groupe belge Été 67 depuis son passage au Coup de coeur francophone, l\u2019automne dernier.C\u2019est que la formation liégeoise maîtrise étonnamment le son «americana», le twang, le swing, le folk, le rock, et tout ça en français.À découvrir gratos ce soir, histoire de mieux les apprécier demain, en salle, en première partie de Catherine Ringer.Gratuit.«Cette voix brisée par l\u2019alcool/La cigarette et les nuits folles/Cette voix fêlée de fumée/Tout angoissée presque étranglée ».Cette voix unique qu\u2019avait Gerry Boulet, ce soir, c\u2019est un film qui nous la redonne: c\u2019est la première du film Gerry, au Théâtre Maisonneuve, avec Mario Saint-Amant dans le rôle-titre.Rendez-vous doux ?Rendez- vous rock.Marci.19h, Théâtre Maisonneuve CYBERPRESSE.CA ALAN CÔTÉ Alan Côté est l\u2019âme et le sourire du Festival de la chanson de Petite-Vallée.C\u2019est aussi un auteur-compositeur-interprète qui vient tout juste de lancer son premier album, avec l\u2019aide de Marie-Pierre Arthur, Louis-Jean Cormier, Michel Rivard et compagnie.Lisez l\u2019entrevue qu\u2019il nous a accordée sur cyberpresse.ca/alan BLOGUE Pendant les FrancoFolies, notre journaliste AlainBrunet consacre son blogue (cyberpresse.ca/brunet) à ce festival créé en 1989 pour «promouvoir la chanson d\u2019expression française, favoriser sa diffusion et stimuler la circulation des artistes de toute la francophonie».Justement, Alain a couvert les 22 autres Francos.QUIZ Question : Le premier grand succès d\u2019Annie Blanchard a été la reprise de la chanson Évangéline à Star Académie 2005.Nommez deux autres interprètes de cette chanson.Réponse à la question quiz de samedi : C\u2019est en 2003 que Claude Léveillée a présenté aux Francos un spectacle pour ses 50 ans de carrière.PHOTO FOURNIE PAR CHRISTAL FILMS PRODUCTIONS «Nos lecteurs sont une ressource incroyable et nous devons être plus dynamiques dans notre façon de mettre en valeur la grande qualité de cette communauté en ligne.» \u2014 Jill Abramson, nouvelle patrone du New York Times llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 3 J U I N 2 0 1 1 «Peintre qui chante », «chanteur qui peint », le New-Yorkais de Nancy fait un saut à Montréal où il soulignera, ce soir au Club Soda, ses 30 ans de chansons.De Poèmes rock à Fort rêveur : «Ça va dépoter !» DANIEL LEMAY Parce qu\u2019on persistait à ne voir en lui qu\u2019«un chanteur qui peint», il a choisi l\u2019exil.Dans l\u2019île qui ne dort jamais : Manhattan.Nom: COUTURE; prénoms : Bertrand Charles Élie ; DDN: 26 février 1956; lieu: Nancy; pays: France ; occupation(s) : chanteur, compositeur, peintre, écrivain, photographe.C\u2019était en 2004 et Ground Zero fumait encore du premier choc du millénaire.À presque 50 ans et dans l\u2019anonymat le plus complet, Charles Élie Couture le plasticien s\u2019installa bientôt dans une galerie-atelier de la 36e Rue.Pour ses voisins il devait être «The French artist»; lui, il pouvait enfin se consacrer à devenir «le peintre qui chante».Le créateur « multiste » qu\u2019est CharlÉlie \u2013 sa signature d\u2019artiste \u2013 tient toujours boutique dans le West Side (voir charlelie.com).Il ne chante pas à New York, mais il chante New York sur le CD Fort rêveur qui, dans la foulée de son New Yor-Coeur de 2006, confirme de belle façon son retour au rock.«Les gens qui appréciaient cette énergie à l\u2019époque reviennent à ce qu\u2019ils ont aimé», nous disait CharlÉlie la semaine dernière, au cours d\u2019une entrevue téléphonique à la sono difficile, des orages violents frappant le nord de la France où il continue sa tournée.Toujours fort rêveur, mais plutôt content de l\u2019accueil du vieux pays\u2026 L\u2019avait-il quitté fâché?«Non.Je suis parti avant de tomber dans l\u2019amertume\u2026» Vendredietsamedi,CharlÉlie chantait au prestigieux Casino de Paris, établi en 1730; ce soir, il est au Club Soda (de construction plus récente) dans le cadre des FrancoFolies de Montréal dont il est un habitué.En première partie: le Breton Bertrand Belin, ancien du groupe cajun parisien Stompin\u2019Crawfish et lauréat du prix Charles-Cros 2010 pour le très sobre Hypernuit.Soirée de contrastes en perspective donc, où CharlÉlie nous arrive avec ce Fort rêveur qu\u2019il a fait deux fois\u2026 « Je l\u2019avais enregistré à Paris avec Nicolas Repac, un proche de M, et le violoncelliste Vincent Segal, entre autres.Le disque toutefois ne correspondait pas à ma vision et j\u2019ai décidé de le refaire à New York, avec un son plus près du rock américain.» Prise new-yorkaise Pour cette «prise 2» \u2013 faut pas être achalé, comme on dit à Nancy\u2026 \u2013 CharlÉlie a confié la réalisation à Sean Flora, un West Coaster qui a travaillé avec Black Keys, le duo rock de l\u2019heure aux States, et avec les post-punks écossais de Franz Ferdinand qu\u2019on reverra au Métropolis le 31 août.«Comme Sean ne parle pas français, les paroles de mes chansons ne lui disent rien et il a pu se concentrer sur l\u2019expression de ma voix », explique CharlÉlie qu\u2019on entend à la guitare et aux claviers.Quand il s\u2019agit d\u2019expression vocale, le chanteur offre une aussi vaste palette dans son « blues rock poétique» que l\u2019auteur dans ses thématiques.Ici, un tour commenté de New York (Le Phénix, 58th Street), là une chanson sur l\u2019anorexie (Si légère) ou l\u2019urgence de se réconcilier avec la terre (Les ours blancs, La vie facile).«On tire de la terre plus vite qu\u2019elle ne peut recréer : c\u2019est effroyable! L\u2019écologie doit avoir sa place dans les programmes scolaires, partout\u2026» Réapprendre la grammaire de l\u2019eau, de l\u2019air et de la Lumière\u2026 Les États-Unis sont-ils en retard sur l\u2019Europe verte?«La société américaine refuse de se ralentir, d\u2019adopter un rythme plus lent que celui qu\u2019elle a imposé au reste du monde.Il faut élargir la réflexion, voir son profit dans de nouvelles dimensions\u2026» Autocritique Dans la «galerie» CharlÉlie \u2013 où il n\u2019hésite pas à se prendre lui-même à partie : « Parfois, je hais ce que je suis devenu» \u2013, on voit toujours défiler cette faune faite de pâmés et de zonards, de Mustafa qui a «québra le drugstore », de l\u2019autre richard qui fait la belle\u2026 Les mêmes types urbains qu\u2019à ses débuts il y a 30 ans, sauf que maintenant, ils ont des BlackBerry.Montréal a connu CharlÉlie Couture à ses tout débuts.Dans un festival théâtre-variétés que Gilbert Rozon avait décidé d\u2019organiser, en 1982, à l\u2019hippodrome Richelieu, au bout de l\u2019île, et qui s\u2019est avéré l\u2019un des plus grands fiascos financiers de l\u2019histoire du showbiz québécois.CharlÉlie se rappelle très bien: «L\u2019événement s\u2019appelait la Grande Virée, à Pointe-aux-Trembles.À l\u2019affiche il y avait Charlebois et une jeune chanteuse du nom de Céline Dion qui devait avoir 14 ou 15 ans\u2026» Comme la jeune fille de Charlemagne, CharlÉlie avait été bien accueilli avec ses Poèmes rock où il chantait Comme un avion sans aile et Le loup dans la bergerie.«Les Québécois ont toujours reçu avec intelligence mes disques et mes spectacles.» Avec chaleur aussi.Peut-être parce que, à l\u2019instar de leur cousin lorrain Charles Élie Couture, ils savent qu\u2019« il est difficile de ne pas disparaître».La double vie de CharlÉlie PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Charles Élie Couture \u2013 CharlÉlie de son nom d\u2019artiste \u2013 a quitté la France pour New York en 2004 où il tient toujours boutique avec ses tableaux.Son album Fort rêveur, sur New York, confirme son retour au rock.ARTS ET SPECTACLES FRANCOS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 3 J U I N 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 CONCERT SURPRISE L\u2019ASTRAL, Maison du Festival Rio Tinto Alcan 305, rue Sainte-Catherine Ouest 1 855 790-1245 admission.com \u2022 ticketmaster.ca BILLETTERIE BILLETS EN VENTE MAINTENANT ET À LA PORTEDE L\u2019ASTRAL! CE SOIR \u2013 23h \u2013 L\u2019ASTRAL Pour participer: visitez francofolies.com/concourshydro-quebec Pour participer, inscrivez-vous entre le 1er et le 10 juin 2011 avant minuit.Les noms des gagnants seront tirés au hasard le 11 juin, 2011 à midi.Les gagnants seront contactés par téléphone ou par courriel.Ils devront récupérer leurs prix au bureau des FrancoFolies de Montréal, au 400, boulevard De Maisonneuve Ouest.Le concours est ouvert aux résidants canadiens âgés de 18 ans et plus.Aucun achat requis.\u2022 10 laissez-passer doubles pour le spectacle \u2022 2 grands prix d\u2019un séjour pour 2 à la baie-james Voyez Habib Koité & bamada aux premières loges le lundi 13 juin à 21h aux FrancoFolies de montréal àgagner ! multiculturelle la grande fête concours ! ALAIN BRUNET Alexis HK est joint dans un train français.Il rentre chez lui après avoir donné un spectacle à Saint-Étienne.Il y était seul avec sa guitare, exactement comme cela se produira devant les spectateurs montréalais, auprès de qui il s\u2019est présenté à quelques reprises depuis une première escale en 2004.Depuis ses débuts discographiques en 1997, cinq albums studio ont été rendus publics avec à la clé une croissance lente et sûre en Europe.et toujours modeste de ce côté de la flaque, comme c\u2019est le cas pour tant d\u2019artistes de qualité.Alors ?L\u2019album Les affranchis a été lancé en 2009, les cousins d\u2019Amérique le découvrent vraiment en 2011.Vieux motard que jamais, c\u2019est aujourd\u2019hui et demain que ça se passe.« J\u2019essaie de revenir au Québec dans différentes configurations, explique Alexis HK.Je suis venu en duo, en groupe, ce sera cette fois avec une guitare et mes chansons.J\u2019y essaierai de convaincre dans la simplicité.Vous savez, on ne choisit pas une voie rapide lorsqu\u2019on choisit la chanson.Il faut être patient, obstiné, il faut labourer le terrain sur des années et des années.«Faire de la chanson est un métier et un métier prend toute la vie.Il faut réussir à avancer.Pour moi, c\u2019est toujours un plaisir de continuer à pouvoir exercer ce métier même si ce n\u2019est pas dans des proportions de star.Constituer un public fidèle est mon objectif et je crois être en train de l\u2019atteindre.» Alexis HK fut de cette «nouvelle chanson française».qui semble avoir perdu de son intensité si l\u2019on s\u2019en tient aux échos récents de l\u2019hexagone.Notre interviewé ne s\u2019inquiète pas.«Ce sont des cycles et il y toujours une renaissance après un déclin.J\u2019écoute moi-même beaucoup de musique anglosaxonne et je me rends compte que ça crée chez moi un manque au bout d\u2019un moment.On a besoin d\u2019entendre des mots qui nous parlent vraiment et pas seulement des mots qui sonnent bien.Alors je ne crois pas beaucoup à cette vague de francophones qui chantent en anglais.Les Français chantent généralement très mal en anglais, très peu de groupes sont convaincants.» Alexis HK ne préconise pas pour autant une renaissance du classicime chansonnier à la française.Classicisme qu\u2019il ne renie pas, d\u2019ailleurs.Il semble plutôt rechercher une actualisation soft de la forme: «Aujourd\u2019hui, fait-il obsserver, j\u2019ai le sentiment que ceux qui font avancer les formes de la chanson française en général sont les artistes hip-hop, enfin ceux qui écrivent à la fois très bien et qui ont une vision très actuelle de la musique.Moi, j\u2019essaie un peu de me sortir de mon classicisme même si je reste très attaché aux guitares acoustiques et aux formes connues de la chanson française.Je suis vraiment entre les deux, en fait.«Ainsi, on peut voir que j\u2019aime à la fois le hip-hop et la chanson française classique.Je n\u2019ai pas peur de montrer que je suis à ce carrefour-là.J\u2019ai réussi à trouver une écriture pas trop vieillotte, qui raconte des choses d\u2019une manière assez soignée sans être pompeuse et classique.En même temps, pas trop cacophonique.» Lorsqu\u2019on lui demande ce dont il est le plus fier jusqu\u2019à mai nt ena nt, Alex is HK esquisse une réponse qui n\u2019a rien de définitif : « Mon saint pat ron est Georges Brassens.En plus d\u2019écrire extrêmement bien, il a fonctionné librement sans rechercher le succès permanent.Il m\u2019a appris ceci : lorsqu\u2019on travaille bien ses chansons, on peut être écouté.«Hier à Saint-Étienne, j\u2019ai joué seul devant 400 personnes qui m\u2019ont écouté du début à la fin.Cette qualité d\u2019écoute obtenue fait partie de mes fiertés.Avec une simple chanson, on réussit à diffuser quelque chose.Des choses drôles, des choses plus graves.En tout cas, je constate que les gens ont besoin qu\u2019on leur parle aujourd\u2019hui.» Petit train va loin, celui d\u2019Alexis HK n\u2019y fa it pas exception.Alexis HK se produit ce soir, 17h, tente SlamPepsi (programme partagé avec Alex Beaupain) et demain, 17h, scène Desjardins ALEXIS HK Petit train va loin.FRANCOS ARTS ET SPECTACLES MARC-ANDRÉ LUSSIER CRITIQUE Les spectateurs présents à la salleWilfrid-Pelletier de la Place des Arts samedi soir ont dû avoir l\u2019impression de vivre un moment privilégié.La présence de Jeanne Moreau, d\u2019abord.Récitante d\u2019exception pour un auteur dont chaque parole caresse et tranche à la fois.Celle d\u2019Étienne Daho aussi.Dont la voix, maintenant plus mûre, se fond magnifiquement dans l\u2019univers sensuel d\u2019un auteur scandaleux.Surtout, il y a la poésie de Jean Genet.Il est rare qu\u2019un texte comme celui du Condamné à mort puisse être mis en valeur d\u2019aussi belle façon.Ils se sont avancés sur la scène avec humilité.Elle tout en blanc; lui tout en noir.De sa voix inimitable, elle coupe d\u2019abord court à l\u2019ovation et met le poème en contexte en lisant un extrait de Saint Genet, comédien et martyr de Jean-Paul Sartre, paru en 1952.Puis, elle plonge: «À Maurice Pilorge, assassin de 20 ans».Il enchaîne en chanson: «Le vent qui roule un coeur sur le pavé des cours; un ange qui sanglote accroché dans un arbre\u2026».La toute première oeuvre de l\u2019écrivain- voleur, écrite du fond d\u2019une geôle en 1941, prend dès lors son envol.Les mots crus de l\u2019amour s\u2019entrecroisent à deux voix pour exprimer le désir homosexuel de l\u2019auteur envers «un assassin si beau qu\u2019il fait pâlir le jour».Cinqmusiciensaccompagnent sobrement le chanteur.La partition musicale, qu\u2019Hélène Martin a composée dans les années 60, fut bien entendu réarrangée par Daho.Le quintette (deux guitares, basse, batterie et violoncelle) se fait discret.Et module magnifiquement les accents mélodiques parfois particuliers de cette partition, post-griffée par un auteur-compositeur reconnu pour sa pop sophistiquée.Dommage que les paroles se soient parfois perdues dans l\u2019écho d\u2019une trop grande enceinte.L\u2019entreprise de transporter sur scène le très bel album offert l\u2019an dernier par le duo Moreau-Daho était évidemment très casse-gueule.Elle vire ici plutôt au sublime.L\u2019équilibre des deux voix de ce duo en apparence improbable \u2013 et pourtant d\u2019une incroyable évidence \u2013 est parfait.À la gravité de l\u2019inoubliable interprète de Jules et Jim se juxtapose en effet l\u2019approche voluptueuse du chanteur, qui se fait aussi récitant parfois.Daho prend d\u2019ailleurs visiblement plaisir à s\u2019approprier les mots de Genet \u2013 d\u2019un érotisme exacerbé \u2013 pour les sublimer de façon à en extirper toute leur grâce et leur beauté.S\u2019intéressant à l\u2019oeuvre de l\u2019auteur des Paravents depuis longtemps (la chanson Sur mon cou, tirée de ce Condamné à mort, fait partie de son répertoire depuis dix ans), Daho prend le poème à bras-le-corps, sans faux-fuyants, et l\u2019enrobe de sa voix chaude.De facture très dépouillée, sans véritable «mise en scène», le spectacle laisse toute la place à la parole subversive d\u2019un auteur qui, l\u2019an dernier, aurait célébré son 100e anniversaire.L\u2019unique représentation montréalaise fut ainsi livrée dans une ambiance recueillie.Quand l\u2019état de grâce passe, on ne peut en effet que l\u2019honorer d\u2019un silence.Le public a néanmoins gratifié les interprètes de généreux applaudissements une fois la dernière parole de Jean Genet envolée.Ils les méritaient grandement.En lever de rideau, Pierre Lapointe a séduit en reprenant son spectacle «seul au piano», dédié pour l\u2019occasion au regretté Claude Léveillée.Son interprétation vibrante d\u2019Emmène- moi ne pouvait constituer plus bel hommage.JEANNE MOREAU ET ETIENNE DAHO / Le condamné à mort Genet en état de grâce PHOTO ÉRIC VERNAZOBRES, FOURNIE PAR LES FRANCOFOLIES Alexis HK essaie de mêler sa vision classique de la chanson française à des formes plus actuelles comme le hip-hop.L\u2019entreprise de transporter sur scène le très bel albumoffert l\u2019an dernier par le duo Moreau-Daho était évidemment très casse-gueule.Elle vire ici plutôt au sublime.MARIE-CHRISTINE BLAIS CRITIQUE Plus qu\u2019être femme, l\u2019un des thèmes de son plus récent album, c\u2019est être chanteuse que célébrait hier MarieÉlaine Thibert au théâtre Maisonneuve, avec ses hauts et ses bas.Les bas?Outre ses oreillettes- moniteurs qui ne cessaient de tomber et la chaleur excessive sur scène, c\u2019était un théâtre Maisonneuve moins rempli qu\u2019il y a six ans, aux Francos, ce qui est un peu dommage pour les adeptes de belles voix et de chansons pop de qualité.Car les hauts de ce spectacle, c\u2019est d\u2019abord le timbre vocal, riche, puissant, chaleureux de Marie-Élaine Thibert, qu\u2019elle utilise à ravir lorsqu\u2019elle interprète Le tour de l\u2019île de Félix Leclerc ou qu\u2019elle puise dans son propre répertoire (toujours mieux servi quand elle le chante en spectacle plutôt que sur disque).C\u2019est aussi l\u2019évolution de la jeune femme, qui suit désormais son instinct et ses convictions, ce qui n\u2019est pas exactement très courant dans le milieu de la chanson populaire.En outre, elle présente un spectacle de chansons populaires de qualité, de facture intemporelle et de bon goût, notamment au titre des arrangements et des harmonies vocales (signés par la claviériste Julie Lamontagne): la réactualisation du tempo et des orchestrations de La légende du cheval blanc de Léveillée (qui figure sur son dernier disque) en témoignait.Marie-Élaine Thibert fait une large place à ses nouvelles chansons, qui ne sont pas toutes d\u2019égale qualité, mais qu\u2019elle défend bien puisque ce sont ses choix à elle.C\u2019était tout de même fort agréable \u2013 et fort apprécié des spectateurs \u2013 de l\u2019entendre chanter quelques-uns de ses premiers succès (Dans chacun de mes silences, Le ciel est à moi, \u2026) ou un pot-pourri de Brel.En raison de l\u2019heure de tombée, on n\u2019a pas pu assister à toute la représentation, mais le public (nettement plus âgé que la jeune chanteuse) semblait ravi de sa soirée.Charmante Ingrid St-Pierre Soirée qui a débuté de toute façon sous le signe du charme avec Ingrid St-Pierre qui assurait la première partie.La petite demoiselle malicieuse est arrivée en leggings rouges et en corsage matelot, fraîche comme une eau de source pas du tout embouteillée : c\u2019était d\u2019autant plus charmant qu\u2019elle était accompagnée d\u2019un trio à cordes en robe longue noire et qu\u2019elle jouait sur un vénérable et très formel piano à queue Le public a pu découvrir sa voix délicieusement haut perchée sans être agaçante, ses petites valses tristes qu\u2019elle double de textes parfois souriants, parfois mélancoliques, où il est question de sa famille ou de ses amours.Elle rappel le la Lynda Lemay des tout, tout débuts, très personnelle et douée, et on souhaite de tout coeur à Ingrid St-Pierre de résister à l\u2019attrait des chansons thématiques en série\u2026 Car la jeune femme a vraiment un petit je ne sais quoi qui retient l\u2019attention et l\u2019oreille \u2013 elle a d\u2019ailleurs eu droit à des applaudissements très nourris à la fin de sa prestation.Être chanteuse, c\u2019est aussi cela.MARIE-ÉLAINE THIBERT Être chanteuse > Philémon Hier, la tente Slam bien remplie était littéralement ensorcelée par le jeune auteurcompositeur Philémon, dont les chansons douces-amères en français et en espagnol prenaient vraiment plus de relief sur scène, nettement plus convaincantes que sur disque.Philémon a une de ces voix dont on ne se lasse pas, toujours sur le point de se briser mais jamais rompue, à la fois juste, frémissante et déchirante, comme celle d\u2019Anthony Hegarty (du groupe new-yorkais Antony and the Johnstons), avec quelque chose de Nina Simone aussi! Ce qui est bien, c\u2019est que Philémon est beaucoup plus joli qu\u2019Antony, qu\u2019il est accompagné d\u2019excellents musiciens (dont l\u2019incroyable Philippe Brault), que ses chansons ont une finesse et une présence réelle et qu\u2019on a vraiment hâte de le revoir en spectacle.> Mara Tremblay Vendredi, à L\u2019Astral, le public écoutait dans un silence fervent et affectueux la belle Mara chanter ses chansons toute seule, comme une grande, à la guitare, au piano, sans rien d\u2019autre qu\u2019un délicieux éclairage et sa formidable présence.Drôle comme tout quand elle parle, elle a fait craquer les spectateurs par sa vulnérabilité assumée quand elle chante.Mais aussi par ses dons de mélodiste, de musicienne aguerrie et de chanteuse à part entière.QUELQUESMOTS SUR\u2026 PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Même si elle a attiré moins de monde qu\u2019il y a six ans, Marie-Élaine Thibert a su ravir son public avec sa voix riche.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L LU N D I 1 3 J U I N 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES FRANCOS MARIE-CHRISTINE BLAIS CRITIQUE Pour rendre justice à l\u2019incroyable spectacle du groupe Galaxie, qui a couronné le spectacle marquant le 10e anniversaire de l\u2019étiquette de disque indépendante C4 samedi, il faut absolument citer intégralement et fidèlement ce commentaire extatique d\u2019un spectateur: «Ça rocke en tabarnak.» Oh que oui! Disons que, sur ce gâteau de fête rock, les bougies étaient en fait des bâtons de dynamite.Le groupe de supermusiciens mené par Olivier Langevin a offert samedi soir un des spectacles les plus forts, dans tous les sens du terme, jamais entendus au Métropolis au cours des dernières années: Galaxie (ex- Galaxie 500) explosait, en un big-bang musical hallucinant, frénétique, survolté, physique au maximum, avec des riffs, des solos, des délires maîtrisés (oui, c\u2019est possible), de la démesure sonore, tout ça pendant près de deux heures sans arrêt.Ceux qui trouvaient le troisième (et excellent) album Tigre et diesel de Galaxie «un petit peu trop dance, moins rock sale» \u2013 et tous les autres qui aiment l\u2019évolution du groupe \u2013 ont dansé comme des malades, fait du headbanging en masse, senti le rock leur traverser le corps de bord en bord (merci, plancher en bois du Métropolis).À ces morceaux incroyablement charnels, Galaxie a greffé une bonne partie des chansons de son deuxième album (2006) et disons que tout ça se mêlait parfaitement.S\u2019il y a toutefois un mélange qui n\u2019est pas encore au point, c\u2019est le «mix» hommesfemmes sur la scène: on n\u2019a pas ici la place voulue pour expliquer le léger malaise, et ce n\u2019est pas parce que les deux chanteuses (Audrey-Michèle Simard et Myëlle) manquent de voix ou de présence, mais la soudure ne tient pas parfaitement sur scène.Remarquez, ça ne changeait rien à la portée du spectacle, incroyablement mordant, incisif, décapant, vraiment, vraiment fort, on le répète.Solides performances en ouverture Surtout que les groupes précédant Galaxie avaient mis la barre assez haut.D\u2019abord, les gars des groupes Band de garage et Les Dales Hawerchuk jouant ensemble, qui ont offert un rock franchement jouissif, une manière de métal hurlant, mais sans cheveux longs, avec des pièces de deux minutes max parce que sinon, c\u2019est du temps perdu, pièces qui sonnaient comme autant de tonnes d\u2019uranium sans eau de refroidissement.Il a fallu que Gatineau, après ça, bataille un peu pour prendre sa place.Ça tombe bien, Séba a échappé aux médicaments quand il était petit, et son énergie féroce a fini par contaminer tout le monde, avec le soutien de trois claviéristes fous par moments.Bref, tout un anniversaire pour une étiquette de disques exemplaire.Bonne fête, C4.Lisez l\u2019intégrale de cette critique sur cyberpresse.ca 10e ANNIVERSAIRE DE C4 Rock extrême llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 3 J U I N 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 francofolies.com LA FÊTE EST COMMENCÉE ET SE POURSUIT JUSQU\u2019À SAMEDI! Spectacles à prix FRANCOFOU Achetez un billet de 24,50$ ou plus (avant taxes et frais) et recevez un billet gratuit pour un spectacle à prix francofou de votre choix.PLACE DES ARTS 514 842-2112 \u2022 1 866 842-2112 laplacedesarts.com L\u2019ASTRAL, Maison du Festival Rio Tinto Alcan 1 855 790-1245 admission.com \u2022 ticketmaster.ca MÉTROPOLIS 1 855 790-1245 admission.com \u2022 ticketmaster.ca CLUB SODA 514 286-1010 clubsoda.ca BILLETTERIE BÉNÉFICIEZ D\u2019AVANTAGES AVEC LE PROGRAMME DE RÉCOMPENSES VISA DESJARDINS AU 1 877 BILLETS solo PLACES ASSISES MERCREDI15 JUIN Un événementinespéré : la recréation de son album mythique! Première partie:SARAH BOURDON Première partie: DOUG ST-LOUIS Première partie: PATRICEMICHAUD Premièrepartie:BERTRAND BELIN (France) Première partie:WESLI (Haïti/Québec) Première partie:NUMÉRO# Première partie: ÉTÉ 67 (Belgique) (France) (Côte d\u2019Ivoire) (Belgique) LUNDI13JUIN MARDI14JUIN VENDREDI17JUIN MERCREDI15JUIN SAMEDI18JUIN MERCREDI15JUIN VENDREDI17JUIN JEUDI16JUIN MARDI14JUIN Rentréemontréalaise La mécanique de l\u2019amour (France) Yann solo : 19h Spectacle exclusif aux Francos Un serpent sous les fleurs : 22 h Assistez aux 2 spectacles de Yann Perreau pour 50$ (plus taxes et frais).14 MARDI JUIN 16 JEUDI JUIN Plongezdansson Imaginaire, sonplusrécentalbum ! MARDI14JUIN MERCREDI15JUIN VENDREDI 17ET18 ET SAMEDI JUIN INITIALES S.G.HOMMAGEÀGAINSBOURG AVECARIELLEDOMBASLE, BÉATRICE BONIFASSI, FRANNIEETFAB DE RANDOM RECIPE, CLARA FUREY ET MONIACHOKRI JIMCORCORAN, LOUIS-JEAN CORMIER, MICHEL RIVARD, RICHARD SÉGUIN, DANIEL LAVOIE, MARTIN LÉON, YANN PERREAU, YVES LAMBERT, MICHEL FAUBERT, PIERRE FLYNN, VINCENT VALLIÈRES et GILLES BÉLANGER chantent GASTONMIRON Spectacle de clôture JEAN-PIERRE FERLAND LESNOCES D\u2019OR DE L\u2019ALBUM JAUNE «Alorsondanse!» PROGRAMMEDOUBLE Une présentation spéciale de (France) LUNDI13JUIN Première du film GERRY Le prix inclutlaprojection au Théâtre Maisonneuveetl\u2019entrée au party privéauMétropolis en compagnie desacteurs.19h JEUDI16JUIN (Belgique/Égypte) YVON KREVÉ AVEC BUZZY BOY, SOKÉ ETMOCY, L\u2019ASSEMBLÉE AVEC COBNA, TAKTIKA, MANU MILITARI, DIRTY TAZ, KARMA ATCHYKAH AVEC DRAMATIK ET SHODDY, RACINE AVEC FARFADET ET RYMZ, SANS PRESSION, KORIASS ET JENNY SALGADO, ANODAJAY ET CHUB-E PELLETIER, MILITANT ET ALE DEE, DJ SHASH\u2019U.LA TOURNÉEDES FRANCOS SACHA TOOROP (Belgique) ALBIN DE LA SIMONE (France) MARIEPIERRE ARTHUR (Québec) 15 MERCREDI JUIN 14 MARDI JUIN 15 MERCREDI JUIN 16 JEUDI JUIN PAR ÉROTIQUE PQ Habib Koité(Mali) LA GRANDE FÊTE MULTICULTURELLE 13 lundi juin LE GRAND RENDEZ-VOUS TOUJOURS VIVANT 14 mardi juin MARTIN DESCHAMPS MARIO SAINT-AMAND ÉRIC LAPOINTE NANETTE WORKMAN BOBBY BAZINI JONAS SARAH BOURDON Vi ncent Va llières Le monde tourne fort L\u2019ÉVÉNEMENT SPÉCIAL 15 mercredi juin avec invité spécial Richard Séguin Toutelagrâce et la beauté de la culture arabe! Spectacle revisité DOUZEHOMMES RAPAILLÉS LES SPECTACLESCONCEPTS SALLEWILFRID-PELLETIER,PdA\u202220h MÉTROPOLIS\u202221h LESNUITS en collaboration avec LESÉVÉNEMENTS THÉÂTREMAISONNEUVE, PdA\u202220h en collaboration avec L\u2019Astral (Maison du Festival Rio Tinto Alcan) 23h LESFOLLESNUITS TENDANCES CLUB SODA\u202219h TOUT ENCHANSON en collaboration avec L\u2019ASTRAL\u202219h ESPACE PLACE DES FESTIVALS 21 h LESSPECTACLES TOUS LESSOIRS UN évén ementgratuit ! CE SOIR,21h! DEMAIN ! CE SOIR ! CE SOIR ! DEMAIN SOIR ! DEMAIN SOIR ! La chanteuse desRitaMitsouko DEMAIN SOIR ! ARTS ET SPECTACLES ÉMILIE CÔTÉ Il s\u2019en passait des choses à Montréal ce week-end, avec les FrancoFolies, le Grand Prix, sans compter la venue de Rihanna en ville, pour deux spectacles au Centre Bell, les seuls soirs de la semaine où c\u2019est congé le lendemain.Les 15 000 spectateurs réunis au Centre Bell, vendredi soir, ont été déçus d\u2019apprendre que Cee-Lo Green ne pouvait pas se produire avant Rihanna, en raison d\u2019un problème de vol.Mais il était là le lendemain, tout comme le rappeur Drake qui a fait une apparition-surprise pour venir chanter avec Rihanna leur duo What\u2019s My Name.Pour notre part, nous étions au Centre Bel l vendredi.Rihanna a fait patienter la foule plus longtemps que prévu pour finalement monter sur scène \u2013 après quelques huées \u2013 à 21h30.Quatre structures en demi-sphères se sont élevées de la scène en pivotant et en donnant l\u2019effet de hublots, présentant les mêmes images que trois autres écrans géants.Perchée en haut de bottillons roses, Rihanna portait un court manteau bleu métallique.Après Only Girl in the World, la chanteuse a dévoilé un bikini scintillant pour ensuite interpréter Disturbia et Shut Up And Drive.Le premier bloc s\u2019est terminé par Man Down, dont le clip alimente la controverse depuis deux semaines (Rihanna joue une femme qui abat l\u2019homme qui l\u2019a violée).Chaînes et fouets Rihanna a aussi fait parler d\u2019elle pour son numéro aux Billboard Awards où le sadomasochisme de sa chanson S&M était trop explicite aux yeux de certains.Il ne faudrait pas que ces personnes offensées voient le deuxième bloc du spectacle de Rihanna, où elle joue les dominatrices, puis les soumises, avec des chaînes et des fouets.le tout se terminant par une sorte de bataille d\u2019oreillers.L\u2019arrêt à Montréal de la tournée Loud était un des premiers, mais le spectacle Rihanna était déjà fort bien rodé.Rihanna chante pendant toute la durée du spectacle, même si deux choristes lui permettent de reprendre son souffle et de se faire aller le popotin.Rihanna va même faire un tour derrière une batterie qui émerge du sol au milieu du parterre, en plus d\u2019inviter sur scène une spectatrice sur laquelle elle s\u2019accroupit.Au final, Rihanna a offert un spectacle généreux de près de deux heures, divisé en cinq parties qui avaient pour thème le bruit (loud), le sexe, la force (hard), l\u2019amour/haine et le plaisir.La chanteuse de 23 ans a chanté des succès de ses trois derniers albums (elle a l\u2019embarras du choix), que ce soit Unfaithful, Please Don\u2019t Stop The Music, Rude Boy, Hard, California King Bed et Umbrella, servie en rappel.Elle a aussi interprété les nombreuses chansons auxquelles elle a collaboré avec d\u2019autres artistes, que ce soit Run This Town avec Jay-Z et Kanye West, Hate That I Love You avec Ne-Yo et Love The Way You Lie avec Eminem.Sur scène, Rihanna est sexy à souhait, avec une touche garçonne.Sa force n\u2019est pas de créer une grande proximité avec le public, mais d\u2019être solide aux commandes de son spectacle.Contrairementàd\u2019autreschanteuses pop, Rihanna ne joue pas les coquines,mais la femme sexy qui sait ce qu\u2019elle veut, mais pas à n\u2019importe quel prix.Et c\u2019est ce qu\u2019on aime d\u2019elle.RIHANNA AU CENTRE BELL Solide et aux commandes Espérons que cet argument n\u2019entravera pas le projet de loi 25 déposé par le ministre de la Justice avec l\u2019appui de la ministre de la Culture afin de mettre fin au marché noir des billets d\u2019événements culturels, sportifs et commerciaux.Leur cible est ce fameux revendeur qui, dès la mise en vente de billets, agit comme un goinfre en se précipitant sur le buffet avant tout le monde pour s\u2019empiffrer, mais surtout pour en bloquer l\u2019accès aux autres.Ce faisant, le revendeur crée non seulement une congestion digne des rues du Plateau, il crée aussi une rareté (artificielle) qu\u2019il nous fait payer à la sortie.Pis encore, pour les 20, 30 ou 40$ supplémentaires qu\u2019il nous facture sur le prix initial, le revendeur n\u2019offre aucune valeur ajoutée.Ni show de boucane, ni effets de lumières, ni musicien ou magicien supplémentaires.Juste un billet dont le prix a métastasé.L\u2019effet pervers du phénomène, c\u2019est que l\u2019artiste se retrouve face à des spectateurs qui, ayant payé leur billet le double du prix, en veulent doublement pour leur argent.Immanquablement, la frustration se met de la partie.Sans compter que, plus les billets sont chers, plus les consommateurs sont condamnés à réduire leur consommation.Au lieu d\u2019aller voir deux spectacles dans l\u2019année, ils n\u2019iront plus qu\u2019en voir un.Tout le monde y perd, sauf le requin.En Ontario, c\u2019est la police qui gère la loi interdisant la revente.Et comme la police a mieux à faire que de pourchasser ces petits requins perdus dans l\u2019océan de la criminalité, la loi est rarement appliquée.Au Québec, on a eu la bonne idée de mettre la loi entre les mains de l\u2019Office de la protection du consommateur, un organisme qui n\u2019a rien d\u2019autre à faire que de protéger nos intérêts.J\u2019imagine que, dans un premier temps, l\u2019organisme va partir en croisade publicitaire contre la revente spéculative avant de se lancer dans des enquêtes de terrain pour trouver les plus gros requins et éventuellement leur coller des amendes allant de 2000 à 100 00$.Déjà dans certaines radios privées, les apôtres de la libre entreprise se portent à la défense des revendeurs, plaidant que la loi 25 n\u2019existe que pour faire plaisir au lobby de l\u2019ADISQ et à la bande de Louis-José Houde.Peut-être que ces apôtres auraient préféré que Louis-José Houde s\u2019associe carrément avec un revendeur comme l\u2019a fait Madonna en 2008.Avec un cynisme calculé, la «material girl» a en effet conclu une entente de partage des profits avec le revendeur StubHub.Grâce à la tournée de 2008-2009, Madonna a doublé ses profits, mais elle aussi a perdu beaucoup de ses fans.La prochaine fois, des milliers d\u2019entre eux ne seront pas au rendez-vous.Et c\u2019est tant mieux.Car un jour, il va falloir mettre un frein à la monstrueuse inflation du prix des billets, sinon on va définitivement assécher le marché et vider les salles.Un jour surtout, il va falloir cesser de prendre les consommateurs pour des valises.La loi 25 est un premier pas dans la bonne direction.Les requins de la revente REQUINS suite de la page 1 ÉMILIE CÔTÉ Il y a quelques semaines, l\u2019organisation des FrancoFolies se disait déçue de ne pas pouvoir programmerMalajube en raison de leur participation au festival Osheaga avec certaines clauses d\u2019exclusivité.Cela désolait tout autant Malajube, si bien que le groupe a su convaincre le promoteur evenko de déroger à l\u2019entente et de faire un spectacle- surprise aux Francos.Malajube se produira donc ce soir à L\u2019Astral, à 23h, a appris La Presse.«On voulait faire les Francos.Ça nous faisait de la peine de sauter une année», indique le bassiste Mathieu Cournoyer, attrapé vendredi dernier alors que ses comparses et lui partaient pour le Festival de la chanson de Tadoussac.«Nous sommes dans la van et on s\u2019apprête à partir.» Depuis la sortie du quatrième album de Malajube, La caverne, tout va pour le mieux pour le groupe.«Ons\u2019estpromenés beaucoup.On a fait une petite tournée ontarienne et aux États-Unis», raconte Mathieu Cournoyer Le directeur de tournée et le sonorisateur de Malajube n\u2019ont pu traverser la frontière américaine comme prévu.Aux yeux des douaniers, leurs permis de travail n\u2019étaient pas dans les règles.«Nous étions juste tous les quatre comme dans le temps.C\u2019était une vraie tournée punk rock dans l\u2019âme», dit Mathieu Cournoyer.Le webzine inf luent et imprévisible Pitchfork a accordé une excellente note de 7 sur 10 à La Caverne.«On vient de signer un contrat aux États- Unis, annonce par ailleurs le bassiste de Malajube.L\u2019album va sortir à l\u2019automne (sous l\u2019étiquette MB3).» Laurent Saulnier, vice-président à la programmation des FrancoFolies, est heureux de compter sur la présence de Malajube.«Il fallait trouver une solution, dit-il.Et ça vient d\u2019abord et avant tout du groupe.» Malgré la pluie La température n\u2019a pas joué en faveur des FrancoFolies depuis quatre jours.«On n\u2019a pas été gâtés, il a plu le soir de l\u2019ouverture », dit Laurent Saulnier.Mais vendredi soi r, la foule était monstre pour les spectacles extérieurs gratuits de Mixmania et Marie-Mai.«C\u2019est grâce à ma fille de 9 ans que Mixmania était là, explique le programmateur.Je suis tellement content d\u2019avoir vu une foule de jeunes comme ça.Règle générale, c\u2019est un public qu\u2019on ne rejoint pas car il y a peu de musique francophone pour eux.» Il y avait une ambiance électrique en ville, vendredi soir.«On a parfois l\u2019impression qu\u2019il y a une bulle F1, une bulle Francos, une bulle Nuit blanche sur Mont-Royal et une bulle FTA, mais vendredi soir, c\u2019est comme si toutes les bulles se mélangeaient.» Malgré le temps maussade, samedi soir, une bonne foule était rassemblée sur la place des Festivals pour le spectacle d\u2019Alfa Rococo qui avait invité sur scène Anodajay et des membres de Misteur Valaire.Laurent Saulnier était également surpris du grand public réuni pour le spectacle en français des Planet Smashers.Aumoment d\u2019écrire ces lignes, une forte averse s\u2019abattait sur le centre-ville de Montréal.Quelle relation entretient Laurent Saulnier avec la météo?«Je dis souvent que je ne sais pas où est la \"switch on/off\", dit-il.Je suis zen, mais c\u2019est pour les artistes que je trouve ça plate.» Au final, il reste que la météo a rarement le dernier mot.«La tête d\u2019affiche fait que les gens sortent.» Malajube, la surprise des Francos PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE Les membres de Malajube ne voulaient pas rater les FrancoFolies et ont convaincu le promoteur evenko de déroger à une entente d\u2019exclusitivité liée à leur participation au festival Osheaga.0613 17h00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC 16h30 ! Docteurs Connivence Le Téléjournal 18 h Des squelettes Vie de quartier Le verdict / Denis Coderre Pénélope McQuade / Louis Morissette Le Téléjournal 22h50 Nouv.sports 23h05 Kiwis et hommes / Alan Côté \" TVA TVA nouvelles TVA nouvelles Sucré salé Qui perd gagne Partie 1 de 2 Mon plan Rona / Grande finale Testé sur des humains / Patrick Groulx TVA nouvelles 22h45 Sucré salé 23h15 Le Match 23h55 MÉLISSA P.1 V Zéro à 1000$ La guerre des clans Atomes crochus Un souper parfait Taxi payant Rire et délire CSI: NY / Terminus Le mentaliste Un gars le soir Dumont Bête, bête, bête Call TV \" TQc Cornemuse Toc toc toc Kaboum! Tactik Tactik Légitime dépense Planète science TRUFFE (2008) 22h20 Au nom du sport / Entraîneur 23h20À la di Stasio \" CBC CBC News: Montreal Coronation Street 22 Minutes Hockey Tonight (D) LNH Hockey / Canucks de Vancouver c.Bruins de Boston - Séries éliminatoires de la Coupe Stanley (D) CBC News: The National CTV-M The Dr.Oz Show CTV News eTalk Big Bang Theory Hiccups Two and Half Men Two and Half Men Mike&Molly Castle / Sucker Punch CTV National News CTV News \" GBL-Q 16h30 ! Young & R.Global National Evening News Designer Guys E.T.Canada Ent.Tonight House / Private Lives / Laura Prepon House Hawaii Five-0 / E Malama News Final Make or Break ABC The Dr.Oz Show Smarter-5th Grad ABCWorld News ABC 22 Local News The Office The Bachelorette EM: Weight Loss / Dana ABC 22 Local News 23h35 Nightline \" CBS Channel 3 News The: 30 Channel 3 News CBS Evening News Ent.Tonight Met Your Mother Met Your Mother Two and Half Men Mike&Molly Hawaii Five-0 / E Malama Channel 3 News 23h35 Letterman \" FOX King of the Hill Family Guy The Simpsons Met Your Mother Two and Half Men Two and Half Men Masterchef / Audition 2 Masterchef / Top 38 Revealed Fox 44 News Met Your Mother Entourage NBC First at Five 5:30 Now Newschannel 5 NBC Nightly News Jeopardy! Wheel of Fortune LNHHockey / Canucks de Vancouver c.Bruins de Boston - Séries éliminatoires de la Coupe Stanley (D) Newschannel 5 23h35 Jay Leno \" PBS-P Wild Kratts Electric Company BBC World News Nightly Business PBS NewsHour The Best of Mountain Lake Public Television - Pledge programming.BBC World News Charlie Rose \" SHOW Sea Patrol Relic Hunter Rookie Blue / Mercury Retrograde THE LAST TRIMESTER (2006) avec Matthew Harrison, Chandra West.Endgame / Deadman Talking TRANSPORTER 3 (2008) 1h00 \" ARTV Les Contes d'Avonlea / Evelyn Terre humaine / Orise est déprimée Visite libre Rumeurs Les grandes entrevues / Jean Dujardin Les 5 prochains Brel, les adieux à l'Olympia La Chambre Blanche CD C'est incroyable! / Justice sans pitié Dévoré vivant / Les tueurs de la Savane Ax Men: Danger en forêt Ondes de choc Les hommes-requins / Débat d'appât Contact animal / Les profondeurs Grand rire Québec / François Léveillée Cinépop 16h00 ! LA REVA.17h45 LE COMBAT DU CAPITAINE NEWMAN (1963) avec Tony Curtis, Angie Dickinson, Gregory Peck.L'INSOUTENABLE LÉGÈRETÉ DE L'ÊTRE - Une jeune chirurgien est attiré par une femme qui vient le relancer chez lui.22h55 EL DORADO (1966) 1h05 \" EV Paris bouche à bouche / Rambuteau Les chemins du possible / Scandinavie AlexEnFloride / En passant par Daytona Bouffe-cavale / La pêche miraculeuse 15 bonnes raisons / Los Angeles Orient-express / L'art à Venise De Dakar à Bandiagara HI JAG / Rancoeur Le tour du jardin Nucléaire: Histoires secrètes Tragédies NCIS enquêtes / Perdu et retrouvé Les ailes de la guerre Les Navy Seals / Colombie MMAX L'index québécois Sosie de star Génération 70 Benezra reçoit La danse des étoiles Housewives: Les vraies Génération 80 Benezra reçoit MP Jackass Palmarès L'univers M+ Room Raiders La prochaine Top Modèle Américaine La prochaine Top Modèle Américaine RuPaul: Drag Queen Criss Angel RDI Le Téléjournal RDI RDI monde RDI économie 24 heures en 60minutes Les grands reportages Le Téléjournal RDI RDI économie RDI en direct S+ L.A.: Enquêtes / Meurtres sans cadavres Sans laisser de trace / Le sang versé C.S.I: Miami / Dernier match Border: surveillance / Les fleurs du mal Sophie Parker Agent libre / L'associé de l'ombre Kaya Kaya SE 16h45 ! ORIGINE (2010) avec Joseph Gordon-Levitt, Leonardo DiCaprio.19h15 CHARLIE ST.CLOUD (2010) avec Amanda Crew, Charlie Tahan, Zac Efron.Big Love Ricky Gervais S.Rire ou mourir RESIDENT EVIL: L'AU-DELÀ 0h40 \" TFO J'ai mon voyage Moitié, Moitié Stella et Sacha Le Dino train Carnets d'expédition Artisans du changement LE DERNIERMÉTRO (1980) avec Gérard Depardieu, Catherine Deneuve.Citoyens du monde TV5 Prendre sa place 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Cépages Cépages Global Drinks / le goût des eaux Des racines et des ailes / Aix, au coeur de la Provence TV5 le journal 23h35 Village fr \" VIE Le chalet de Sarah Le chalet de Sarah L'espace d'un été Déco sur mesure Bye-ByeMaison À louer S.O.S.Santé / S.O.S Santé dans l'Sud! Ma maison Idées de grandeur Décore ta vie Airoldi pour sortie Laisse faire La bosse des noces Z Mélinda, entre deux mondes La porte d'Atlantis Revanche nerdz Comment c'est fait Mission Antares / Vénus Chuck / Une histoire de fou The Gates / Course contre la mort Monstres Mécaniques RDS DTM Course automobile Sports 30 Sports 30 Légendes Hockey 360° LNH Hockey / Canucks de Vancouver c.Bruins de Boston - Séries éliminatoires de la Coupe Stanley Finale 6e Match (D) Sports 30 PGA Golf \" SPN Prime Time Sports Hockeycentral SN Connected Canucks Connected LMB Baseball / Indians de Cleveland c.Yankees de NewYork (D) Sportsnet Connected Canucks Connected TSN Off the Record U.S.Open Preview SportsCentre That's Hockey Playoff Edition (D) Interruption Boxing - Friday Night Fights SportsCentre Disney Maison de Mickey Route p.jungle Les Doodlebops 101 Dalmatiens Aladdin Harry & dinos Agent spécial Oso Maison de Mickey Les Doodlebops Aladdin 101 Dalmatiens Tibère.maison Agent spécial Oso Maison de Mickey TTF Ben 10: Alien Force Star Wars: Clone Les Simpson Les zybrides Jimmy L'intrépide Johnny Test Île des défis extr.Stoked Les Simpson Family Guy Têtes à claques South Park Les Simpson Célibataire cherche VRAK Dans le trouble Hannah Montana Smallville / L'alliance Ma famille d'abord VRAK la vie Dans le trouble Famille parfaite VRAK la vie Ça plane pour moi! 70 Le Steph show Fan Club Frank vs.Girard VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE \u2022 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 3 J U I N 2 0 1 1 ARTS ET SPECTACLES MICHEL TASSÉ LA VOIX DE L\u2019EST « Gerry mérite l\u2019hommage qu\u2019on lui rend présentement.Mais ce n\u2019était pas un saint et, heureusement, le film ne le dépeint pas comme tel.» Michel Lamothe, dit Willie, et Roger Belval, dit Wezo, habitent Saint-Pie et Granby.Les deux, on le sait, ont été membres d\u2019Offenbach et de Corbeau, deux groupes entrés dans la légende du rock québécois.Pas le choix, il fallait leur parler de Gerry, le film, qui sort en salle le 15 juin.«J\u2019ai vu le film en visionnement privé et franchement, c\u2019est bien fait, lance Michel Lamothe qui, tout comme Roger Belval, a 63 ans.Oui, Mario Saint- Amand est très bon en Gerry.Mais attention, c\u2019est un film sur Gerry et non sur Offenbach.Et on parle beaucoup, beaucoup d\u2019amour là-dedans.Peut-être un peu trop.» Willie a été de la formation originale d\u2019Offenbach, en 1970, alors que Wezo s\u2019est joint au groupe en 1971, à la suite de la parution du premier album, Offenbach Soap Opera.Ils sont partis en même temps, en 1977, pour aller former Corbeau en compagnie de Marjo.« Gerry était un homme beaucoup plus tranquille que la plupart des gens le décrivent, raconte Roger Belval.En fait, il était renfermé, il avait un côté ténébreux.Nous avons vécu ici et là à Montréal en commune, mais Gerry, lui, était le plus souvent seul dans son coin.Il était spectaculaire sur scène.et quand il était saoul!» Le film démontre bien à quel point Gerry a brûlé la chandelle par les deux bouts.En fait, tous ceux qui ont joué avec Offenbach ont vécu intensément.Très intensément.«Aujourd\u2019hui, j\u2019ai un job comme tout le monde et je me lève à 5h du matin, reprend Wezo.Dans le temps, je me couchais à 5h du matin.Et aussitôt qu\u2019on se levait, ça nous prenait notre bière et notre joint.Notre vie était simple: on faisait de la musique, on buvait et on fumait.» Michel Lamothe se souvient encore du long séjour d\u2019Offenbach à Paris en 1973.Un séjour qui a permis la réalisation d\u2019un documentaire sur la vie du groupe, ainsi que la réalisation d\u2019un album, Tabarnac.«C\u2019est la maison de disques qui payait la bière et ils ont calculé qu\u2019on en a bu 85 000 en huit mois! affirme Willie.Et je te jure que je te niaise pas!» En se remémorant tout ça, Lamothe et Belval rient aux larmes.Wezo avouera d\u2019ailleurs qu\u2019il s\u2019ennuie de «ces belles années ».«On faisait le party, mais on faisait de la maudite bonne musique aussi.Et dans le temps, il y avait de la place pour jouer.Aujourd\u2019hui, où est-ce qu\u2019ils jouent, les groupes?Et où est-ce qu\u2019on tourne leur musique?Les années 70, c\u2019était l\u2019fun.» La fin Michel Lamothe, à la basse, et Roger Belval, à la batterie, ont vécu de grands moments avec Offenbach.Ils étaient là, en 1972, quand le groupe a enregistré le fameux Saint- Chrome de Néant, album conçu à l\u2019oratoire Saint-Joseph.Mais la fin, admettent-ils, leur a laissé un goût amer.«À la fin, ce n\u2019était plus Offenbach, c\u2019était le groupe à Gerry, reprend Willie.Il voulait trop souvent faire les choses à sa façon et ça ne marchait plus avec Wezo et moi.Ça ne marchait plus parce qu\u2019on avait toujours travaillé en équipe, tout le temps.On était dus pour autre chose.» Lamothe et Belval n\u2019ont pas eu une tonne de contacts avec Gerry après leur départ d\u2019Offenbach.Wezo dira même qu\u2019il y avait «un frette» quand les membres d\u2019Offenbach et de Corbeau se croisaient.«Mais on a réglé bien des affaires avant que Gerry s\u2019en aille, confie Roger Belval.Je me souviens d\u2019une fois où on avait jasé, lui et moi, et qu\u2019il m\u2019a demandé: \"M\u2019en veux-tu, Wezo ?\" Il savait qu\u2019il allait mourir et il ne voulait pas partir avec des rancunes sur le coeur.» Roger Belval n\u2019a pas encore vu le film.Mais il est heureux qu\u2019on se souvienne de Gerry, «qui a été un grand».« En même temps, c \u2019est un hommage qu\u2019on rend au rock québécois, ajoute Michel Lamothe.Car des fois, on a l\u2019impression que ça n\u2019existe plus, le rock, au Québec.» Le film et la réédition des albums d\u2019Offenbach risquent de remettre le rock de chez nous à l\u2019avant-plan.Et le temps de quelques spectacles, Offenbach va revivre cet été.«Je pense que Gerry serait content.», conclut Wezo, sans toutefois confirmer son retour sur scène.GERRY Willie et Wezo se souviennent PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Roger Belval et Michel Lamothe sont heureux qu\u2019on se souvienne de Gerry et espèrent que la sortie du film aidera à ramener le rock québécois à l\u2019avant-plan.BERNARD BOULAD COLLABORATION SPÉCIALE La bataille des anciens et des modernes est repartie de plus belle au terme du 35e Festival international du film d\u2019animation d\u2019Annecy, qui s\u2019est terminé samedi soir sur un palmarès inégal, à l\u2019image d\u2019une sélection courte qui n\u2019a pas été représentative du meilleur de l\u2019art de l\u2019animation.Sous la pression conjuguée de la production industrielle, qui alimente les salles de cinéma en superproductions américaines en 3D, ainsi que des écrans de télé avec des séries pour les jeunes et des jeux vidéo en ligne, le cinéma d\u2019animation peine à défendre sa singularité.Heureusement, certains longs métrages ont sauvé l\u2019honneur.Il est loin le temps où les films de Walt Disney étaient la référence en matière d\u2019images animées et où les dessins animés des grands studios américains ravissaient de joie les enfants du monde entier.L\u2019éclosion du cinéma d\u2019auteur dans les années 60 laissera son empreinte sur ce genre, jugé mineur, et de grands maîtres s\u2019imposeront (Alexeïeff, McLaren, Grimault, Svankmajer, Back) sans jamais atteindre la notoriété de ceux de la fiction.D\u2019autres, par la suite, en passant au long métrage, réussirent à être considérés comme de vrais cinéastes au même titre que leurs collègues américains : Hayao Miyazaki, Michel Ocelot, Sylvain Chomet, Ari Folman.Leurs films révèlent un univers personnel, un imaginaire singulier, un ton unique, une forme esthétique inventive.La BD à la rescousse Si la peinture a longtemps servi de référence aux anciens maîtres, notamment à Disney, c\u2019est aujourd\u2019hui la BD contemporaine qui devient, notamment en France, une source d\u2019inspiration.Marjane Satrapi avait ouvert le bal avec son captivant Persepolis.Cette année, c\u2019est Joann Sfar (Gainsbourg, vie héroïque) qui a attiré tous les regards avec l\u2019adaptation (avec Antoine Delesvaux) de sa propre BD, Le chat du rabbin, grand vainqueur de la compétition à Annecy.Le graphisme du film respecte assez celui des albums, et le ton, révélé à travers les savoureuses réflexions philosophiques du chat, produisent de réels moments de plaisir, redoublé grâce au somptueux travail des décors.Aux trois quarts du film, cependant, la magie se perd, le récit s\u2019embourbant dans une succession de scènes disparates qui émoussent l\u2019intérêt.Le jury n\u2019a pas tenu compte de ce relâchement narratif.Sois beau et dis quelque chose Maîtriser son récit, l\u2019enrichir continuellement, créer des rebondissements, introduire de nouveaux personnages sans s\u2019éparpiller est une gageure en animation.Souvent, trop d\u2019efforts sont mis sur la direction artistique qui requiert une masse de travail, au risque de noyer l\u2019enjeu dramatique dans une maestria esthétique ou technique.C\u2019est le cas d\u2019Une vie de chat de Jean-Loup Felicioli et d\u2019Alain Gagnol, qui tente maladroitement de plaire aux petits comme aux grands à travers une histoire vaguement policière truf fée de personnages caricaturaux de gangsters et des dialogues dépassés.Dommage.En revanche, Chico et Rita des Espagnols Fernando Trueba (Belle époque) et Javier Mariscal est la belle surprise de ce festival.Cette histoire de passion amoureuse, construite autour de la musique jazz cubaine, démarre à La Havane dans les années 50 pour se poursuivre à New York et Las Vegas en compagnie de Charlie Parker et de Dizzy Gillespie.D\u2019une grande élégance dans sa reconstitution graphique, le film distille un charme langoureux empreint de nostalgie et d\u2019émotion.D\u2019autres longs métrages, tels que Colorful du Japonais Keiichi Hara (prix du public), présenté au dernier FNC, et The House d\u2019un quintet coréen témoignent de la vigueur asiatique dans le domaine en abordant des thèmes sociaux forts (la détresse adolescente, la crise du logement) non sans leur insuffler une poignante dimension onirique.Le meilleur et le pire Beaucoup plus dépouillé et iconoclaste dans son style, Goodbye Mister Christie (présenté hors compétition) de Phil Mulloy s\u2019en prend avec une réjouissante liberté de ton à l\u2019hypocrisie d\u2019une Angleterre traditionnelle sous l\u2019emprise des médias qui se ment à ellemême et rêve d\u2019une gloire passée.À l\u2019autre extrême, le festival d\u2019Annecy a servi de rampe de lancement à une mégaproduction française en 3D nourrie aux testostérones, The Prodigies \u2013 La nuit des enfants rois, tirée d\u2019un best-seller.C\u2019est le type même de l\u2019oeuvre hybride, mi-film, mi-jeu vidéo, morbide et malsaine aux accents futuristes, impressionnante sur le plan technique, qui menace l\u2019animation dans son essence et sa capacité d\u2019incarner du merveilleux avec une âme.Côté court, cette 35e présentation, à défaut de n\u2019avoir pas révélé de grand auteur, a confirmé l\u2019originalité du travail époustouflant de l\u2019Italien Blu, graffitiste-animateur anonyme, dans la veine de Banksy, qui explose dans Big Bang Big Boom (prix spécial du jury).Par ailleurs, l\u2019ONF peut s\u2019enorgueillir d\u2019avoir participé à la coproduction internationale Switez, la cité perdue, étonnante épopée mystique du Polonais Kamil Polak qui a remporté le prix de la première oeuvre.Le long supplante le court à Annecy D\u2019une grande élégance dans sa reconstitution graphique, l\u2019histoire de passion amoureuse de Chico et Rita, construite autour de la musique jazz cubaine, distille un charme langoureux empreint de nostalgie et d\u2019émotion.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 3 J U I N 2 0 1 1 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 Le samedi 18 juin 2011 à 18 h 00 Une soirée bénéfice au profit de : Venez voir Présenté par Dans le stationnement de Centre Spectacle seulement www.admission.com 514 790-1245 Gala gourmet et spectacle www.strangersinthenight.ca 514 764-9675 Admission générale maintenant disponible ! L\u2019ART DU TEMPS VIVRE SANTÉ AGENCE FRANCE-PRESSE La consommation de terre pourrait constituer le moyen le plus naturel de protéger l\u2019estomac contre toxines, parasites et autres agents pathogènes, d\u2019après une étude publiée dans le numéro de juin de la revue The Quarterly Review of Biology, par Sera Young et son équipe de chercheurs américains.Après avoir épluché 480 études réalisées par des missionnaires, des médecins, des explorateurs et des anthropologues aux quatre coins du monde, les chercheurs américains de l\u2019Université de Cornell sont parvenus à la conclusion que la géophagie chez les humains \u2013 l\u2019action de manger de la terre \u2013 serait liée à une croyance selon laquelle la terre et l\u2019argile absorbent les toxines dangereuses et protègent des agents infectieux.Après avoir envisagé plusieurs théories expliquant ce comportement \u2013 faim, pénuries alimentaires ou recherche des nutriments contenus dans la terre \u2013, les chercheurs ont découvert que la protection contre les toxines et les agents pathogènes constituait un facteur récurrent.Cela peut sembler contreintuitif, mais les cas de géophagie touchent surtout les femmes en début de grossesse et les préadolescents.Dans certaines parties de l \u2019Afrique, dans cer taines régions rurales des États-Unis et dans des villages reculés de l\u2019Inde, par exemple, l\u2019argile \u2013 capable de protéger les parois du système digestif et d\u2019absorber les toxines dangereuses \u2013 constitue un remède contre les nausées.La consommation d\u2019argile est également courante chez les personnes souffrant de problèmes gastriques, souligne l\u2019étude.Comme la terre est prélevée en profondeur, puis bouillie avant d\u2019être consommée, elle peut servir d\u2019antidote contre les parasites, précisent les chercheurs.«Nous espérons que cette étude stimulera la recherche, mais surtout que nos lecteurs verront qu\u2019il ne faut plus considérer la géophagie comme une habitude étrange relevant d\u2019un comportement pathologique», concluent Sera Young et son équipe.En Haïti, pays le plus pauvre de l\u2019hémisphère Ouest, on trouve encore des «bonbons de terre», séchés au soleil.L\u2019étude souligne que les premiers cas de géophagie humaine ont été signalés par Hippocrate, il y a plus de 2000 ans, et qu\u2019on en a relevé depuis sur tous les continents habités.Une autre étude, publiée en Australie l\u2019année dernière, suggérait que la consommation ou l\u2019inhalation de terre dans les cours de récréation rendrait les enfants plus intelligents.MANGER DE LA TERRE POUR « SE PROTÉGER » SYLVIE ST-JACQUES «ÀVenise, The Clock a fait tourner toutes les têtes », rapporte avec enthousiasme Jonathan Shaughnessy, conservateur adjoint de l\u2019art contemporain au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa.Et pour cause : cette métaphore du temps qui passe sous la forme d\u2019un minutieux collage cinématographique a valu à son créateur, Christian Marclay, le Lyon d\u2019or de l\u2019artiste de l\u2019année, à la Biennale de Venise.Pour les amateurs d\u2019art contemporain d\u2019ici, le moment ne saurait être meilleur : dans moins d\u2019un an, The Clock (que l\u2019auteure britannique Zadie Smith a qualifié de «meilleur film que vous allez voir dans votre vie») s\u2019installera dans la capitale canadienne.Fruit d\u2019une recherche ayant exigé au musicien, compositeur et plasticien californien Christian Marclay un travail de moine de 10 ans, The Clock est un collage de clips extraits d\u2019un millier de films et émissions de télé.Toutes les références ayant servi à composer cette oeuvre de 24 heures ont en commun de faire référence au temps.«La plupart sont des films d\u2019Hollywood ou de France, mais Marclay s\u2019est aussi servi de films asiatiques, dont quelques japonais», explique Jonathan Saughnessy.Ainsi, s\u2019il est 7h du matin à Ottawa, les visiteurs du Musée des beaux-arts d\u2019Ottawa verront sur l\u2019écran une scène de film où, justement, il est 7h sur l\u2019horloge de la tour de Back to the Future, par exemple.Un concept d\u2019apparence un peu simple, convient Jonathan Shaughnessy, qui affirme toutefois que cette oeuvre qui ne dort jamais amène chez celui qui l\u2019observe une réflexion métaphysique sur le temps qui passe et nous mène par le bout du nez.« The Clock est moins un film sur l\u2019histoire du cinéma qu\u2019une oeuv re su r cet t e convention autour d\u2019une idée du temps qui règle notre vie.» Réglé comme du papier à musique Cer t a i nes oeuv r es de Christian Marclay (qui vit entre Londres et New York) ont déjà été vues à Montréal, au centre de diffusion DHC et au Musée d\u2019art contemporain.Le Musée des beaux-arts d\u2019Ottawa s\u2019est joint au Musée des beaux-arts de Boston pour faire l\u2019acquisition de l\u2019installation.Les deux musées auront la «garde partagée» de cette oeuvre, qui sera ensuite prêtée.Les cinéphiles reconnaîtront des scènes de Casino Royale, Pulp Fiction, Easy Rider, Titanic , Bar ton Fink, dans ce pot-pourri filmique où l\u2019heure du jour devient le langage universel.«L\u2019heure devient la trame narrative.D\u2019ailleurs, il n\u2019y a aucun sous-titre.Même si le langage change, ce n\u2019est pas un problème: la référence commune reste le temps.» Pour favoriser l\u2019appréciation de cette oeuvre, le Musée des beaux-arts du Canada aménagera un espace confortable avec sofas.Le Musée prévoit également quelques «nuits blanches », pour que l\u2019oeuvre de 24 heures soit vue et appréciée dans son intégralité.The Clock, que Jonathan Shaughnessy qualifie de «tour de force», existe en six exemplaires et a déjà été présentée à Londres, à New York et à Los Angeles.« C\u2019e s t un a rt i s te t rès important, qui donne à vivre une expérience profonde.Il veut déconstruire toutes les conventions du film de l\u2019histoire du cinéma, en créant une expérience cinématique.» Le temps qui passe, souvent trop vite, parfois trop lentement, règle notre vie.D\u2019une course à l\u2019autre, entre la maison, le bureau, les cours de natation des enfants, on n\u2019a que très peu de recul pour apprécier notre rapport au temps, aux torts et aux travers d\u2019une convention à laquelle on se plie sans se poser de questions.L\u2019oeuvre The Clock de l\u2019artiste américain Christian Marclay fait le pari de réfléchir au temps par l\u2019entremise du cinéma.Et l\u2019installation fait parler d\u2019elle partout où elle est montrée.PHOTOS TODD-WHITE ART PHOTOGRAPHY llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 1 3 J U I N 2 0 1 1 "]
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