La presse, 21 mars 2011, T. Le bénévole: gens de coeur de l'anée
[" Contribuez à élire le bénévole de l\u2019année.Votez en ligne à : radio-canada.ca/television/concours/gens_de_coeur_vote/ Assurer la relève en bénévolat sera le grand défi des prochaines années pour les organismes communautaires.Le succès dépendra de la capacité des organismes à harmoniser leurs besoins aux aspirations sociales de la nouvelle génération.« Les bénévoles ont besoin d\u2019être reconnus.Un autre enjeu, pour les organisations, consiste à conserver leurs bénévoles.Pour cela, on doit mieux comprendre leurs attentes et les motivations qui les amènent à s\u2019engager », estime Nicole Boivin, vice-présidente principale, Ressources humaines et Communications pour la Division canadienne de la Financière Manuvie.La Financière Manuvie s\u2019est associée avec l\u2019organisme Bénévoles Canada pour mener l\u2019automne dernier une étude pancanadienne afin de cerner les besoins actuels en matière de bénévolat et de trouver des pistes de solution pour assurer la relève dans ce domaine.Intitulée Combler les lacunes, cette recherche met en lumière plusieurs enjeux importants pour l\u2019avenir.Premier constat : les « superbénévoles », qui ont assuré pendant des années la vitalité de l\u2019engagement communautaire au pays, prennent de l\u2019âge.Il faut donc trouver des moyens pour inciter la nouvelle génération à reprendre le flambeau afin d\u2019éviter de futures pénuries de bénévoles.« Le grand défi consiste à jumeler adéquatement les intérêts des bénévoles potentiels et les occasions offertes par les organismes.Souvent, les bénévoles ne savent pas comment s\u2019engager ni à quelle porte frapper.De leur côté, les organismes, surtout les plus petits, n\u2019ont pas toujours des stratégies de recrutement ou de formation pour soutenir et retenir leurs bénévoles », dit Nicole Boivin.SITE WEB ET APPLICATION FACEBOOK Pour combler ce manque, Bénévoles Canada vient de concevoir en partenariat avec Manuvie le portail www.soyezbenevole.ca, un nouvel outil de jumelage entre les organismes et les candidats au bénévolat.Près de 300 organismes québécois y ont déjà affiché des offres.Une des raisons d\u2019être de ce site?Rejoindre les jeunes.En effet, une des conclusions de l\u2019étude montre que ces derniers désirent s\u2019engager, mais qu\u2019ils n\u2019envisagent pas les choses de la même façon que leurs aînés.Par exemple, ils sont plus enclins à s\u2019engager au sein d\u2019organismes voués à l\u2019éducation et à la recherche ou aux sports et aux loisirs.Ils s\u2019intéressent également davantage aux causes internationales et aux enjeux liés à l\u2019environnement.« Et ils sont très attirés par les outils technologiques et les réseaux sociaux comme Facebook.Or, plusieurs organismes n\u2019ont pas encore de présence sur ces réseaux.C\u2019est donc un enjeu important pour assurer la relève », estime la vice-présidente principale de la Financière Manuvie.Autre réalité : le Canada n\u2019offre pas un profil uniforme en matière de bénévolat.À ce chapitre, chaque province possède ses particularités.Dans les provinces anglophones, l\u2019engagement communautaire est très structuré.« Au Québec, le bénévolat se fait de manière plus organique, cela fait partie d\u2019un style de vie, constate Nicole Boivin.La contrepartie, c\u2019est qu\u2019il est plus difficile à cerner et à catégoriser.Cela explique peut-être en partie pourquoi le financement de l\u2019action bénévole est également plus difficile à organiser.» Le bénévole Gens de coeur de l\u2019année On estime que plus de deux millions de bénévoles travaillent dans l\u2019ombre au Québec.Pour mettre en lumière leur contribution, la Financière Manuvie s\u2019est associée à la Société Radio-Canada dans le cadre du concours Gens de coeur - Hommage aux bénévoles d\u2019ici.Au cours des derniers mois, le public a été invité à soumettre la candidature de personnes qui se distinguent de manière remarquable dans leur communauté par leur engagement bénévole.Un jury formé de représentants d\u2019organismes communautaires, du milieu des affaires et des partenaires a sélectionné 10 finalistes en se basant sur différents critères, comme la motivation témoignée, l\u2019incidence des réalisations et le temps passé au service d\u2019une cause.« Nous avons reçu des soumissions des quatre coins de la province, autant pour des personnes engagées auprès de grands organismes que de plus petits.C\u2019est stimulant de constater comment un individu peut à lui seul façonner l\u2019environnement en améliorant la vie d\u2019autres personnes », dit Nicole Boivin, vice-présidente principale, Ressources humaines et Communications, Division canadienne de la Financière Manuvie.Après avoir constaté que ses employés réalisaient plus de 20 000 heures de bénévolat en une année, Manuvie a décidé d\u2019adopter la cause du bénévolat et de s\u2019associer à Bénévoles Canada, à la CBC et à la Société Radio-Canada qui reconnaissent également l\u2019apport du bénévolat dans le devenir de notre collectivité.Au terme du concours Gens de coeur, la Financière Manuvie remettra 20 000 $ à la cause envers laquelle s\u2019est engagé le bénévole choisi par le public et 1 000 $ à chacun des finalistes.Vous aussi pouvez voter Nicole Boivin Vo tez pour le bénévole Gens de coeur de l\u2019année! Présenté par radio-canada.ca/television/concours/gens_de_coeur_vote/ Alain Gosselin \u2022 Aldo Del Col André Bélanger \u2022 André Courchesne \u2022 André Faucher \u2022 André Filion \u2022 André Gaudreau \u2022 André Langelier \u2022 Andréanne Gignac \u2022 Andréanne Leclerc \u2022 Andrée Fluet-Dubé \u2022 Andrée Quiviger \u2022 Anne Dubé \u2022 Annette Bourdua \u2022 Annie Asselin \u2022 Benoit Therrien \u2022 Bouachaï Phonsavathdy Couture \u2022 Bountham Sayaboupha \u2022 Camil Leclerc \u2022 Camile Callender \u2022 Caroline Bouchard \u2022 Cathy Wong \u2022 Cécile Lampron \u2022 Cécile Plourde \u2022 Cécile St-Jean \u2022 Céline Desautels \u2022 Chantal Lavallée \u2022 Christian Lamarre \u2022 Christiane Mercier \u2022 Claire Béland \u2022 Claire Lépicier-St-Aubin \u2022 Claude Croteau \u2022 Claude Girard \u2022 Claude Lavoie \u2022 Claude Poirier \u2022 Claude Tremblay \u2022 Claudine Robert \u2022 Colin Benoît \u2022 Cyrille Boucher \u2022 Daniel Faucher \u2022 Daniel Hayward \u2022 Daniel Legault \u2022 Danielle Garcia \u2022 Danielle Sarrazin \u2022 Denis Hinse \u2022 Denis Lapalme \u2022 Denise Brault \u2022 Denise Élément \u2022 Diane Gagné \u2022 Diane Hachey \u2022 Diane Ouellet \u2022 Diane Pilotte \u2022 Didier Hamonic \u2022 Dieujuste Beauger \u2022 Dominic Girard \u2022 Dominique Anglade \u2022 Dominique Gagné \u2022 Earl Pinchuk \u2022 Elizabeth Roberge \u2022 Elizabeth Verrier \u2022 Élodée Bonneau \u2022 Esther Cooper \u2022 Florian Joly \u2022 Francine Laplante \u2022 Francine St-Denis \u2022 Françoise Charbonneau \u2022 Françoise Gauthier \u2022 Françoise Nault \u2022 Françoise Ouellette \u2022 Fred Le Maire \u2022 Frédéric Fortin \u2022 Gaétan Forcillo \u2022 Gaétan Rhéaume \u2022 Gaétane Bergevin \u2022 Geneviève Boilard \u2022 Geneviève Harbec \u2022 Gilles et Aline Prieur \u2022 Gilles Sabourin \u2022 Ginette Lanctôt \u2022 Gisèle Brown \u2022 Gisèle Larochelle McNicoll \u2022 Guy Latraverse \u2022 Guy Marsolais \u2022 Héctor Fabio Duque Gómez \u2022 Hélène Filion \u2022 Henri Lafrance \u2022 Jacqueline Guévin-di Stasio \u2022 Jacques Bélanger \u2022 Jacques Gendrot \u2022 Jean Phénix \u2022 Jean Pierre Picard \u2022 Jean Rioux \u2022 Jean Thériault \u2022 Jean-François Villeneuve \u2022 Jean-Guy Tremblay \u2022 Jean-Louis Thémistocle Randriantiana \u2022 Jean-Marc Bisaillon \u2022 Jean-Marie Pelletier \u2022 Jean-Pierre Lapointe \u2022 Jeanne Audet \u2022 Jeannette Lavallée \u2022 Jeannot Beaudet- Landry \u2022 Josée Daudelin \u2022 Josée Fontaine \u2022 Joseph-Candide Perreault \u2022 Karima Sadik \u2022 Karine Pauzé \u2022 Kathie Gravel \u2022 Kathleen Racine Mahony \u2022 Katrine Paradis \u2022 Kimberly Labrecque \u2022 Laurent Pouliot \u2022 Laurette Lambert \u2022 Léandre Joannette \u2022 Léopold-Georges Hamel \u2022 Line Brochu \u2022 Lise Bélanger \u2022 Lise Boisvert \u2022 Lise et Robert Dupré \u2022 Lise Godin \u2022 Lise Larivière \u2022 Lise Ouellet \u2022 Lorraine Messer \u2022 Louis Bériau \u2022 Louise Bellavance \u2022 Louise Bourbonnais \u2022 Louise Graton \u2022 Louise Maheu \u2022 Luce Marois \u2022 Lucie Lauzier \u2022 Lucie Morin \u2022 Lucie Phillips \u2022 Lucien Hébert \u2022 Lucile Landry \u2022 Lucille Beaudoin \u2022 Madeleine Bégin \u2022 Madeleine Bélanger-LeBlanc \u2022 Madeleine Gagnon \u2022 Madeleine Girard \u2022 Madeleine Robitaille \u2022 Madeleine Turgeon \u2022 Madeleine Veilleux Bégin \u2022 Manon Leclerc \u2022 Manon Lelièvre \u2022 Marcel Giguère \u2022 Maria Cordaro \u2022 Mariam Diagne \u2022 Marie Cauchon \u2022 Marie-Andrée Thibault \u2022 Marie- Claude Delorme \u2022 Marie-Éliane Wart \u2022 Marie-Ève Arpin \u2022 Marie-Ève Chainey \u2022 Marie-Ève Perrault \u2022 Marie-France Tessier \u2022 Marie-Hélène Dubé \u2022 Marie-Josée Dubeau \u2022 Marie-Rose Bain \u2022 Marielle Raymond \u2022 Marielle Rioux \u2022 Mariette et Laurent Pouliot \u2022 Mariette Roberge \u2022 Marjolaine Tessier \u2022 Martin Caron \u2022 Mary Crépeau \u2022 Maude Léonard \u2022 Maude Thériault \u2022 Maxime Gohier \u2022 Mélinda Wilson \u2022 Michel Cardin \u2022 Michel Dutil \u2022 Michel Gauvin \u2022 Michel Noiseux \u2022 Michel Sanscartier \u2022 Michel Vachon \u2022 Michèle Bureau-Dion \u2022 Michèle Côté Paré \u2022 Michelle Ann Cormier \u2022 Michelle Languedoc \u2022 Mona-Marianne Marikiane \u2022 Monique Allard \u2022 Monique Bourassa \u2022 Mozart Schmidt \u2022 Mylène Gervais \u2022 Nathalie Desmeules \u2022 Nathalie Joly \u2022 Nicole Messier \u2022 Nicole Meunier \u2022 Nicole Tremblay \u2022 Ninon Leduc \u2022 Odette Kemp \u2022 Owen Rose \u2022 Patrice Boudreau \u2022 Pauline Fournier \u2022 Pauline Gendron \u2022 Pauline Lachaîne \u2022 Pauline Lagacé \u2022 Pierre Lafrance \u2022 Pierrette Grégoire \u2022 Raymond Côté \u2022 Raymond Verreault \u2022 Raymonde Bélisle \u2022 Raymonde Gagnon \u2022 Raynald Boutin \u2022 Réal Dion \u2022 Réal Leclerc \u2022 Réjane Genest \u2022 Réjean Dalpé \u2022 René Blanchette \u2022 René Gauvin \u2022 Rhéa Fontaine \u2022 Rivka Cymbalist \u2022 Robin Behar \u2022 Roffann Normandin \u2022 Roger Monderie \u2022 Salwa Sioufi \u2022 Sandra Murphy \u2022 Simon Paquin \u2022 Solange Guimond \u2022 Sophie Laberge \u2022 Suzanne et Gilles Legault \u2022 Sylvain Duhamel \u2022 Sylvain Roy \u2022 Sylvain Thibault \u2022 Sylvie C.Crevier \u2022 Sylvie Gagnon \u2022 Sylvie Lavergne Branconnier \u2022 Thérèse Caron \u2022 Thérèse Martin \u2022 Thérèse Poirier \u2022 Thérèse Ringuette \u2022 Ugo Dionne \u2022 Valérie Zaloum \u2022 Yolande Bertrand \u2022 Yolande Gravel \u2022 Yves Latour \u2022 Yvette Auger \u2022 Yvon Latreille \u2022 Francine Laplante Collecte de fonds et chaire de recherche \u2014Les leçons de vie que donne un enfant sur son lit de mort, ça ne s\u2019apprend pas à l\u2019université.En 1998, alors même qu\u2019elle et son mari attendent l\u2019arrivée d\u2019un enfant adopté en Haïti, Francine Laplante apprend que son fils François-Karl est atteint d\u2019un cancer grave, un lymphome lymphoblastique de stade 3 avancé.« Nous avons eu la chance d\u2019être très bien entourés par la famille, mais nous étions l\u2019exception, explique-t-elle.C\u2019est à ce moment que nous avons fait un pacte : celui de faire la différence pour les enfants atteints de cancer.» Le pacte a été tenu : entre 1998 et 2002, Francine récolte plus de 800 000 $ pour Leucan.Elle crée ensuite la Fondation des Gouverneurs de l\u2019espoir, qui finance une chaire de recherche à l\u2019Université de Montréal, un Centre d\u2019excellence en oncologie pédiatrique et trois chambres en soins palliatifs au CHU Sainte-Justine.En plus de la collecte de fonds, Francine Laplante consacre beaucoup de temps à l\u2019accompagnement des enfants en phase terminale et de leurs parents.Une expérience intense, admet-elle, mais d\u2019une richesse inouïe.« Les leçons de vie que te donne un enfant de 17 ans sur son lit de mort, ça ne s\u2019apprend pas à l\u2019université.» Robert Patenaude Un des premiers greffés et premiers guéris, il sauve les autres \u2014On est capables d\u2019avoir une vie normale et même de dépasser la norme.Robert Patenaude revient de loin.Lorsqu\u2019il était étudiant en médecine, il a été atteint de leucémie.À cette époque, 75 % des malades décédaient.Il s\u2019en est sorti grâce à un traitement alors expérimental, la greffe de moelle osseuse.Aujourd\u2019hui, les guérisons l\u2019emportent sur les décès.Trente ans après, l\u2019étudiant devenu urgentologue n\u2019a rien oublié et consacre sa vie à sauver celle des autres, que ce soit par des collectes de fonds pour la recherche, l\u2019écriture de livres ou encore l\u2019aide aux patients.« Étant un des premiers greffés au Canada et un des premiers guéris, j\u2019ai voulu montrer qu\u2019on était capables d\u2019avoir une vie normale et même de dépasser la norme », dit-il.En plus de créer le registre canadien de donneurs de moelle osseuse, ce sportif accompli a mis sur pied plusieurs activités de collecte de fonds reposant sur l\u2019effort physique, comme le Défi persévérance, une course de voilier en solitaire, dont les revenus sont reversés à l\u2019Institut de recherche en immunologie et cancer (IRIC).Le médecin s\u2019implique également au sein du Conseil en environnement de sa région, la Montérégie, dans un souci de santé publique.Pauline Morrier La passion pour la musique \u2014On met en valeur les efforts des jeunes qui investissent dans leur apprentissage musical.Pauline Morrier permet à des centaines de jeunes Saguenéens de faire éclore leur passion pour la musique.Cette ex-enseignante est à l\u2019origine de la création de l\u2019Atelier de musique de Jonquière, une école privée à but non lucratif unique au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Aujourd\u2019hui, cette organisation qu\u2019elle a dirigée pendant 28 ans compte près de 1 200 élèves et une quarantaine d\u2019enseignants.Depuis deux ans, son engagement dans l\u2019univers musical se poursuit à la tête du Festival de musique du Royaume, le seul concours de musique classique et populaire de la province qui s\u2019adresse aux jeunes et aux adultes.« Cet événement met en valeur les efforts de jeunes qui investissent beaucoup dans leur apprentissage musical.Il leur donne l\u2019occasion de rencontrer d\u2019autres musiciens, de découvrir de nouveaux répertoires et de jouer devant un public dans une grande salle ».Son principal défi actuellement : récolter des fonds pour réunir les 35 000 $ en bourses remis lors du festival ou encore recruter des juges bénévoles.« On est comme un train en marche, illustre-t-elle.On fait tourner les roues, mais on veut toujours améliorer la vitesse.» Peter Treacy Aider les autres à remonter la pente \u2014Le sport a changé ma vie.J\u2019ai tourné la page sur ma blessure et j\u2019ai eu envie de faire vivre cela à d\u2019autres personnes.En 1989, Peter Treacy a été grièvement brûlé et a perdu une jambe au cours d\u2019un accident.Peu après, pendant qu\u2019il regarde ses enfants skier, il voit un homme qui souffre du même handicap dévaler les pentes.Il apprend alors qu\u2019il existe des cours de ski pour les personnes comme lui.Il décide de s\u2019y inscrire et devient même instructeur.« Le sport a changé ma vie.J\u2019ai tourné la page sur ma blessure et j\u2019ai eu envie de faire vivre cela à d\u2019autres personnes », dit-il.En 1994, il crée la Fondation des Sports Adaptés pour les personnes handicapées.En plus d\u2019être mordu de ski, il organise des activités nautiques durant l\u2019été.Près de 300 participants profitent de ces programmes chaque année, parmi lesquels les soldats canadiens blessés en Afghanistan.M.Treacy a pris sa retraite d\u2019IBM,à Bromont, afin de pouvoir consacrer plus de temps et d\u2019énergie à sa passion.«Skier donne un sentiment de liberté.On se sent comme un oiseau.Permettre à d\u2019autres de partager cela me donne l\u2019énergie de continuer», confie le bénévole.Et de l\u2019énergie, il lui en faut.Depuis un an, il doit livrer un nouveau combat, contre le cancer cette fois.Une grande partie de la motivation dont il a besoin pour lutter et s\u2019en sortir, il la puise dans la fondation qu\u2019il a créée et qu\u2019il souhaite voir continuer sur sa lancée.Maria Labrecque- Duchesneau Fondatrice de l\u2019organisme Au coeur des familles agricoles \u2014Les agriculteurs vivent avec le stress de travailler avec des éléments qu\u2019ils ne peuvent pas dominer.La détresse des agriculteurs et de leur famille dans les campagnes, Maria Labrecque- Duchesneau la connaît bien.Depuis 40 ans, elle oeuvre dans ce milieu.« Les producteurs agricoles vivent beaucoup de stress.Sept jours sur sept, ils doivent travailler avec des éléments qu\u2019ils ne peuvent pas dominer, comme le prix des denrées ou la température.» Depuis une dizaine d\u2019années, Mme Labrecque- Duchesneau est leur oreille.Elle a fondé l\u2019organisme Au coeur des familles agricoles, en Montérégie, pour répondre à leur détresse.Maladie, deuil, problèmes familiaux : elle écoute les agriculteurs et les aide à trouver des solutions à leurs problèmes et à sortir de leur isolement.Ainsi, elle est à l\u2019origine du premier club gai rural au monde.Son dernier projet : la création d\u2019une maison de répit pour sortir les agriculteurs, ne serait-ce que quelques jours, de leurs tracas quotidiens.« Un agriculteur qui ne va pas bien a constamment son travail sous les yeux.En le sortant de chez lui, on l\u2019éloigne d\u2019un tourbillon d\u2019ouvrage et de difficultés.» Elle a également publié un guide de bon voisinage pour les municipalités qui accueillent des urbains, de plus en plus nombreux à venir s\u2019installer à la campagne.Martin Lonchamps Aider des milliers de jeunes à évoluer dans leur sport favori \u2014On me disait, tu rêves, sors de ta bulle, tu ne réussiras pas.Quand Martin Lonchamps s\u2019est improvisé entraîneur de sa petite soeur à la balle molle, à l\u2019âge de 14 ans, il était loin de se douter que cela l\u2019amènerait aussi loin.Une véritable vocation pour le bénévolat s\u2019est alors révélée chez ce jeune passionné de hockey, qui a aidé des milliers de jeunes à évoluer dans leur sport favori, que ce soit dans le hockey mineur ou les sports de balle.Cet engagement lui a valu de recevoir plusieurs prix et d\u2019être intronisé au Temple de la renommée de la Ligue nationale de hockey.Sa dernière réalisation : le programme H.E.R.O.S, une initiative canadienne qu\u2019il a implantée au Québec en collaboration avec la Commission scolaire de Montréal afin de permettre à 25 jeunes en difficulté de jouer gratuitement au hockey.Sa réussite dans ses différents projets, il la doit avant tout à son caractère fonceur.« On m\u2019a souvent dit : Tu rêves, sors de ta bulle, tu ne réussiras pas.Mes amis n\u2019en revenaient pas de voir que mes projets marchaient.» Sa récompense?« Quand on voit le camion chargé d\u2019équipements de hockey pour les enfants se garer dans la cour, on sent qu\u2019on est capable d\u2019apporter quelque chose de concret.» Marc St-Laurent Sa grande cause, celle des aînés \u2014En soutenant des causes, on se rend heureux.Lorsqu\u2019on demande à Marc St-Laurent la raison de son engagement bénévole, la réponse ne se fait pas attendre : «Pour construire un monde meilleur », dit-il d\u2019emblée.Cet ancien prêtre, qui a enseigné pendant vingt ans la littérature au collège de Hearst en Ontario, s\u2019est investi dans le bénévolat bien avant sa retraite, en 1994.Il travaille depuis plus de vingt ans auprès de Centraide et milite dans diverses associations.Mais sa grande cause, depuis près de 15 ans, c\u2019est celle des aînés.« À leur retraite, on les laisse aller dans la nature et on est souvent obligés de les ramasser à la petite cuillère.Je veux montrer qu\u2019ils ne sont pas inutiles.» C\u2019est dans cet esprit qu\u2019il a fondé, en 2000, le Mouvement des aînés solidaires \u2013 les AS \u2013 dont l\u2019objectif est de sensibiliser les aînés et retraités à l\u2019importance de l\u2019engagement social.Aujourd\u2019hui, les AS comptent plus de 300 membres individuels et 76 membres associatifs.À bientôt 80 ans, Marc St-Laurent avoue avoir conservé son âme de prêtre et trouver beaucoup de satisfaction au bénévolat.«En soutenant des causes, on se rend heureux soi-même.» Morrie Cohen Bénévole à laMission Old Brewery depuis 30 ans \u2014Il y en a qui aiment le golf.Moi, ce que j\u2019aime le plus, c\u2019est aider les gens.Depuis des décennies, Morrie Cohen fait don de ses complets usagés à la Mission Old Brewery.Un jour, sur la rue Sainte-Catherine, il reconnaît un de ses anciens habits sur le dos d\u2019un itinérant.Il l\u2019aborde en lui disant : - Toi et moi on a quelque chose en commun.- Quoi donc?- On a le même tailleur, dit Morrie en montrant l\u2019intérieur de son propre veston.- Quoi?Toi aussi tu t\u2019habilles à la Mission Old Brewery?répond l\u2019itinérant.L\u2019anecdote traduit bien la chaleur humaine et le sens de l\u2019humour de Morrie Cohen.« Le bénévolat, c\u2019est une partie de plaisir, affirme-t-il.Il y en a qui aiment le golf.Moi, ce que j\u2019aime le plus, c\u2019est aider les gens.» Et s\u2019il faut en croire sa longue feuille de route, il n\u2019a jamais boudé son plaisir.Bénévole à la Mission Old Brewery depuis 30 ans, il a fondé l\u2019Auberge Shalom pour les femmes victimes de violence conjugale et est particulièrement actif au Pavillon Patricia Mackenzie pour femmes itinérantes.Et l\u2019homme de 75 ans n\u2019est pas près de s\u2019arrêter.- Je prendrai ma retraite cinq ans après ma mort, dit-il en riant.On a presque envie de le croire\u2026 Nicole Goulet 10 000 heures et 17 ans de bénévolat à l\u2019hôpital \u2014Je sais que j\u2019ai la force de changer des choses.Chaque semaine, Nicole Goulet parle à une centaine de patients de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur-de-Montréal, et les réconforte et les soutient de son mieux.Depuis bientôt 17 ans, elle y a consacré plus de 10 000 heures.« J\u2019y trouve mon compte, assure-t-elle.C\u2019est une aide mutuelle.Me rendre disponible à l\u2019autre, c\u2019est ce qui me valorise le plus.» C\u2019est la longue maladie de son mari, atteint d\u2019une double pathologie cardiaque et rénale dont il décède en 1994, qui déclenche l\u2019engagement bénévole de Nicole Goulet.« C\u2019est là que je me suis rendu compte des besoins criants sur le terrain, de la détresse de gens démunis devant la maladie et qui ont besoin de réponses, d\u2019accompagnement et d\u2019écoute.» Elle abandonne alors sa carrière d\u2019entrepreneure en construction pour se consacrer à temps plein aux causes humanitaires qui la touchent, et elle fonde l\u2019Association des cardiaques en thérapie, les intervenants, la famille et la société (A.C.T.I.F.S.), qu\u2019elle dirige encore aujourd\u2019hui avec persévérance et détermination.«Je sais que j\u2019ai la force de pouvoir changer le cours des choses et des événements », conclut-elle.Ron Rayside Des centaines de projets à vocation sociale \u2014Au-delà du bâti, il faut créer des milieux de vie.Architecte préoccupé depuis près de 40 ans par les enjeux sociaux et communautaires, Ron Rayside vient de s\u2019engager dans un projet à sa mesure : c\u2019est à lui qu\u2019a fait appel Luck Mervil pour superviser la réalisation du premier village modèle de Vilaj Vilaj, une agglomération où vivront bientôt 5 000 personnes, près de Cap-Haïtien.« C\u2019est un projet immense dont les plans sont assez avancés, souligne-t-il.Tout y est intégré : espaces communs, maisons, infrastructures, zones agricoles, etc.» Engagé à titre personnel depuis de nombreuses années dans des comités de citoyens du Plateau Mont-Royal et du Centre-Sud, Ron dirige aussi un cabinet d\u2019architectes qui travaille chaque année à des centaines de projets à vocation sociale.« Au moins 20 % de notre chiffre d\u2019affaires est réalisé à titre bénévole », explique-t-il.Pour Ron Rayside, l\u2019architecture est avant tout un outil de développement social.« Au-delà du bâti, il faut créer des milieux de vie où les gens ont un mot à dire dans l\u2019avenir de leur quartier.Le bâti sans l\u2019organisation sociale et la participation des gens, ça ne vaut pas grand-chose.» À vous de choisir le bénévole de l\u2019année: radio-canada.ca/television/concours/gens_de_coeur_vote/ Combler les lacunes Une étude pancanadienne, Combler les lacunes, a étudié les besoins des organisations et des bénévoles appartenant à quatre groupes démographiques : les jeunes, les familles, les bébé-boumeurs et les bénévoles appuyés par leur employeur.Elle a permis de faire ressortir certaines caractéristiques du bénévolat aujourd\u2019hui.En voici un bref aperçu : \u2022 le bénévolat prend différentes formes selon les étapes du cycle de vie; \u2022 les bénévoles d\u2019aujourd\u2019hui sont différents des anciens bénévoles; \u2022 le bénévolat est une relation à deux sens; \u2022 le bénévolat est une démarche personnelle; \u2022 le bénévolat est une façon de transmettre et d\u2019acquérir des compétences; \u2022 le bénévolat de groupe est attrayant pour les personnes de tous les âges; \u2022 il n\u2019est pas facile pour tout le monde de trouver des activités bénévoles satisfaisantes.Cette étude et diverses ressources connexes sont accessibles au www.benevoles.ca L\u2019étude a été financée par la Financière Manuvie.Selon Statistique Canada, en moyenne, les Québécois font 162 heures de bénévolat par année, soit l\u2019équivalent de plus de 200 000 emplois à temps plein.Les principaux bénéficiaires de leur engagement sont les organismes de sports et de loisirs (9 %), de services sociaux (9 %), d\u2019éducation et de recherche (7 %) et de santé (7 %).Le jury a choisi dix bénévoles finalistes qui remportent chacun 1 000 $, montant qui sera remis à l\u2019oeuvre charitable de leur choix.C\u2019est maintenant à vous de choisir celui des dix finalistes qui deviendra le bénévole «Gens de coeur» 2011.Cette personne aura le privilège de remettre 20 000 $ à l\u2019oeuvre charitable de son choix.Financière Manuvie est partenaire de Bénévoles Canada qui a lancé le site soyezbenevole.ca, un nouvel outil de jumelage entre les organismes et les gens intéressés par le bénévolat En effet, l\u2019apport des bénévoles à l\u2019économie canadienne représente environ 2 milliards d\u2019heures de travail par année (l\u2019équivalent de 1,1 million d\u2019emplois à temps plein), ce qui, selon Statistique Canada, correspond à un investissement de 14 milliards de dollars, soit 1,4 % du PIB du Canada.Et si l\u2019on ajoute au portrait les dons de bienfaisance, on parle d\u2019un total de 8,6 milliards de dollars (chiffres de 2007), ce qui représente une contribution à l\u2019économie canadienne supérieure à celle de tout le secteur du commerce de détail.Mais au-delà des chiffres, les retombées du bénévolat sont considérables, aussi bien pour les personnes qui en font que pour l\u2019ensemble de la collectivité.Aux bénévoles, il apporte notamment le sentiment accru d\u2019appartenance à une communauté, la satisfaction de se sentir utiles et l\u2019acquisition de compétences nouvelles.Quant à la société en général, plusieurs indicateurs situent le bénévolat parmi les facteurs qui contribuent le plus au bien-être communautaire et à la qualité de vie dans la mesure où il renforce la solidarité sociale et crée des milieux de vie empathiques et bienveillants.Alison Stevens Présidente du jury Directrice générale, Centre d\u2019action bénévole de Montréal (CABM) Le CABM est le plus vieux centre d\u2019action bénévole au Canada.Alison Stevens a été une bénévole officielle et officieuse toute sa vie.Son engagement dans sa collectivité au sein de groupes travaillant à des questions relatives à l\u2019environnement, à l\u2019éducation, à la justice sociale et à la santé est remarquable.Guy Berthiaume Président-directeur général, Bibliothèque et Archives nationales du Québec Avant son entrée en fonction, Guy Berthiaume était vice-recteur à la recherche et à la création à l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM) depuis 2008.De 2002 à 2008, il a été vice-recteur à l\u2019Université de Montréal, après avoir été directeur de la Maison des étudiants canadiens de la Cité universitaire internationale de Paris.Nicole Boivin Vice-présidente principale, RH et Communications, Financière Manuvie Nicole Boivin est une spécialiste accomplie du milieu des affaires.Elle a occupé des postes de direction aussi bien dans le secteur privé que dans le milieu universitaire ou dans des organismes sans but lucratif.Au début de sa carrière, elle a été nommée directrice générale du Conseil des arts a été responsable de Centraide pour sa région.Liza Frulla Liza Frulla est bien connue autant dans le monde des communications et des médias que dans le milieu politique.Députée libérale à Québec de 1989 à 1998, elle a été quatre fois ministre de la Culture et des Communications.Élue au Parlement canadien de 2002 à 2006, elle a été ministre du Développement social puis ministre du Patrimoine et ministre responsable de la condition féminine.Son expertise est unique au Canada dans le domaine de la culture et des communications.Daniel Germain Président-fondateur, Club des petits déjeuners du Québec De 1990 à 1994, Daniel Germain découvre sa fibre missionnaire, notamment en Haïti et au Mexique.De retour au pays, il met sur pied le Club des petits déjeuners du Québec.En juin 2010, le Club franchissait le cap des 17 millions de petits déjeuners servis.L\u2019équipe compte 62 employés permanents et plus de 3 500 bénévoles.Guylaine Lehoux Vice-présidente, Croissance, Gaz Métropolitain Guylaine Lehoux est responsable de développer et d\u2019entretenir des relations soutenues avec tous les publics externes de l\u2019organisation.Elle pilote des projets d\u2019une grande diversité, qui vont du choix des orientations marketing de l\u2019entreprise au positionnement de la Société en matière de développement durable, en passant par la direction de l\u2019ensemble des services à la clientèle.Elle est également membre des conseils d\u2019administration de l\u2019Agence de l\u2019efficacité énergétique du Québec et de l\u2019organisme communautaire Projet 80.Michèle Thibodeau-DeGuire Présidente et directrice générale, Centraide du Grand Montréal Michèle Thibodeau-DeGuire a exercé sa profession d\u2019ingénieur en structures pendant près de 20 ans.Depuis 1991, elle est présidente et directrice générale de Centraide du Grand Montréal.Elle est Chevalier de l\u2019Ordre national du Québec, membre de l\u2019Académie canadienne du Génie, membre de l\u2019Ordre du Canada et Grande Montréalaise de l\u2019Académie des Grands Montréalais.Contribuez à élire le bénévole de l\u2019année.Votez en ligne à : radio-canada.ca/television/concours/gens_de_coeur_vote/ Le bénévolat: un apport économique et social inestimable Membres du jury Liza Frulla Daniel Germain Sophie Brochu Michèle Guylaine Lehoux Thibodeau-Deguire Alison Stevens Guy Berthiaume Nicole Boivin Quelque 12,5 millions de Canadiens \u2013 soit près de la moitié de la population âgée de 15 ans et plus \u2013 sont engagés dans l\u2019action bénévole à divers degrés.C\u2019est là un signe indéniable que le bénévolat est profondément inscrit au coeur des valeurs canadiennes.Or, cette contribution massive ne témoigne pas seulement d\u2019un esprit de civisme, de solidarité et de compassion.Elle constitue aussi pour l\u2019ensemble de la société une valeur économique considérable.Vo tez pour le bénévole Gens de coeur de l\u2019année! Présenté par radio-canada.ca/television/concours/gens_de_coeur_vote/ "]
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