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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1979-10-13, Collections de BAnQ.

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[" ^ j Semaine du 13 octobre 1979 - Vol.21 No 41 Mes # LES NORDIQUES A K ASSAUT DU \u201cSANCTUAIRE\u2019U RAGE 18\tÆ y ¦ > ¦ 4 % I Mm \t ÎV i 1- ! '\tBNTERNÂTEONÂLE v SUR DES ENFANTS PRISONNIERS POLITIQUES PAGE 34 UN NOUVEAU MÉDECIN DE FAMILLE: LE MÉDECIN VOLANT PAGES QUI SONT LES ROSS DE MONTRÉAL?Z 4 * \u2022fit .-I ! \" 'ij I $s ; a m ^ 5 \u2022lory 'O.t 9 i H /y/*C5 i m r \" X\\ .m T A 6 a A' DF ¦ U: V â^at/, h T: >- fa i I .t - 7\tS1, lira 1 / 4 - *?5 f g m C/G*#erres a i K/A/G s^s 7 a m a I ' ' ¦i æ -JM & si I I « r- ffi - % :iï ri»! 6 liiiilBl Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l\u2019usage\u2014éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette-Format King Size: \"goudron\" 4 mg.nicotine .4 mg.S i will v msm Bsif \\ ir% ¦ \\ A if: / V rTS, ' usa Mm î|yr' Le Dr Pierre Savaria, l'un des médecins de l'équipe, en compagnie du technicien médical Richard Lalonde (derrière la porte de la voiture).QUAND LA MEDECINE DESCEND DANS LA RUE UN SIMPLE APPEL ET URGENCE MiD.VOLE À VOTRE CHEVET c'est déjà ça! Le Dr Roux et Robert Thomas sont deux beaux garçons, le premier fraîchement émoulu de la faculté de Médecine de l'université de Montréal, le second visiblement débrouillard et très sympathique.Advienne que pourra! Un peu plus tôt, au bureau du service Urgence M.D., tandis que j'attendais mes coéquipiers, le répartiteur m'a brossé un tableau impressionniste du genre de cas auxquels le service doit répondre: «Il y a de tout, m'a-t-il expliqué.Des constats de décès, des crises cardiaques, de simples rhumes, des accidents.justement, l'accident qui fait la manchette d'un journal du matin, nous étions sur les lieux: deux morts.» Le premier appel n'en est pas un d'ur- où Robert et lui ont pris leur service, relevant une des équipes de nuit.«Deux gastro (il y en a à la pelle en ce moment), une urgence pour un malaise cardiaque, un enfant de trois ans qui faisait de la fièvre: la routine, quoi!» dit-il en guise d'initiation aux neuf prochaines heures que nous allons passer ensemble à bord du véhicule, nous déplaçant d'un point à l'autre, d'un malade à un autre.Et vive les nouvelles expériences! le m'en vais partager le quotidien de ce que les Français appellent un «médecin volant» et de son assistant, moi qui ne supporte pas la vue du sang, qui n'ai jamais voulu entrer dans un salon mortuaire et qui souffre d'incompatibilité chronique avec la maladie.Il fait soleil.gence.Sans utiliser sirène ou clignotants, nous nous rendons le plus rapidement possible au chevet d'un bébé de trois semaines.La maman (une femme de 40 ans) a appelé Urgence M.D.dix minutes plus tôt.Elle s'inquiétait pour son nourrisson: «Il mange bien, il dort bien, mais, dit-elle, j'ai l'impression qu'il a du mal à avaler sa salive quand il est couché; il fait des grimaces.» Le bébé a l'air très gentil.Alain joue avec ses petites mains, avant de l'ausculter.On le croirait presque en visite chez une amie, attendri par un tout petit bébé qui lui fait des belles façons.Pendant qu'il l'examine sous toutes ses petites coutures, Robert sort la paperasse de l'assu- Suite page 4 PAR MARIE-ODILE VÉZINA Mardi matin, 10h 30, au coin des boulevards Le Corbusier et Saint-Martin, à Laval, je m'installe à l'arrière du véhicule beige et vert du service de médecins à domicile Urgence M.D.À l'avant, Robert Thomas, orchestre de l'équipe, communique avec le bureau central pour prendre les messages du répartiteur.En quelques secondes, il note sur sa feuille de route le nom, l'adresse, le numéro de téléphone, l'âge et les causes de l'appel du prochain patient chez qui nous allons nous rendre.À ses côtés, le Dr Alain Roux me donne un bref aperçu des cas qu'il a eus à traiter depuis huit heures, au moment 13 octobre 1979 - 3 chauffeur-secrétaire-homme Photo Denis Plain URGENCE M.D.URGENCE M.D.URGENCE M.D, *¦* tes, ont eu à répondre à des appels d'urgence, avec sirène et clignotants, feux rouges que l'on brûle, chassé-croisé tre les voitures à une vitesse neuse, comme j'ai pu le vivre un jour, avec un autre médecin.Pas d'arrêt cardiaque, pas de crise d'épilepsie, pas d'accident, ce jour-là, pour Alain et Robert.Mais nous avons eu notre part d'émotions: un jeune de 26 ans, en phase terminale de cancer, conscient de état autant qu'on peut l'être, informé sa maladie aussi bien qu'un spécialiste.Très faible, faisant souvent appel médecins d'Urgence M.D.car il ne peut plus se déplacer, il ne supportait plus celle journée-là un hoquet qui durait depuis deux mois causé par les médicaments qu'il absorbe.Sinon guérir, soulager.Le Dr Roux venait pour la première fois dans cette maison où le jeune homme et sa famille vivent avec la pective de la mort comme d'autres vivent avec l'espoir de gagner le gros lot! Calmement, le jeune homme lui conté son histoire.«J'étais étudiant biologie, fiancé, quand j'ai appris il y a 32 mois.Les cancérologues me donnent jusqu'à la fin novembre pas plus!» «Ouais, a dit Alain, ça prend du courage.» «Non, a rétorqué le jeune homme.Ce n'est pas du courage que cela prend, mais la volonté de savoir exactement où l'on s'en va!» C'est dans cette maison, à écouter ce garçon de 26 ans, à voir son père, calme et serein \u2014 car il sait sans doute que son fils a besoin de bien vivre les quelques semaines qui lui restent \u2014 à regarder un médecin communiquer à son patient plus de chaleur humaine que de support médical (qu'y avait-il à faire, sinon une injection pour calmer le hoquet?), que j'ai compris pourquoi le Dr Pierre Marier a fondé Urgence M.D.en mai dernier.«|e crois beaucoup, m'avait-il expliqué précédemment en entrevue, à la médecine de rue.Le médecin doit être sur le trottoir, à la maison, pour voir véritablement ce qui se passe dans la vie des gens.Il faut socialiser la médecine.Ce n'est pas derrière son bureau, loin du cadre, des gens, dans lequel et avec lesquels ses patients vivent, qu'il peut soigner convenablement.«Autrefois, dit encore le Dr Marier, le médecin faisait partie intégrante de la vie de famille.On lui racontait ses problèmes conjugaux, on lui montrait les dernières acquisitions de la maison, on lui communiquait les résultats scolaires des enfants, etc.Il connaissait la petite histoire des familles, savait que si telle rance-maladie.Bébé est trop jeune pour avoir une carte.Sa maman donne les renseignements indispensables à l'administration gouvernementale pour défrayer les honoraires du médecin.La dame s'extasie devant l'efficacité du système: «J'ai téléphoné il y a seulement quelques minutes, c'est extraordinaire: vous êtes déjà là.C'est drôlement pratique un service comme le vôtre.Surtout quand on n'a pas de voiture et qu'il faut se déplacer avec un nouveau-né.» Le Dr Roux sourit, pose deux trois questions sur le comportement du bébé ces derniers jours.«Il n'a absolument rien, votre petit garçon, dit-il, rassurant, il grimace comme tous les nouveau-nés.Soyez sans crainte, il est en parfaite santé.» La dame soupire de soulagement, raconte qu elle s'inquiète pour rien, qu'elle tient plus que tout à ce bébé qui s'est fait attendre si longtemps.«Vous avez bien un pédiatre?» questionne Alain en refermant sa trousse.Non, répond la dame.«Vous devriez en prendre un qui suive la croissance de votre enfant, se charge de lui faire les injections nécessaires, etc.» Pendant que la dame écoute les conseils du médecin, Robert téléphone au central.De nouvelles instructions, une nouvelle adresse, un nouveau nom! Second coup de téléphone, cette fois au futur patient ou à un de ses proches: «Ici le service Urgence M.D., dit Robert calmement, vous avez demandé un médecin à domicile?Nous serons là d'ici dix minutes.» Nous prenons congé de la dame et du jeune patient après les dernières paroles rassurantes d'usage.Les portes de la voiture claquent.En route! Nous arrivons quelques minutes plus tard devant un immeuble luxueux de Montréal-Nord.Sonnette, ascenseur, une porte qui s'ouvre sur un appartement confortable et nous entrons tous les trois en plein drame.en- LE PASSE PARTOUT D\u2019UNE BONNE SONORITE.vertigi-i autre 7 son sur JUX : ?ÀU1NTÉRIEUR.Toshiba présente le système audio RT8700S de type chaîne stéréo.Cet ingénieux appareil AM/FM stéréo (courant alternatif ou courant continu) est doté d\u2019un magnétophone à cassette pour enregistrement et lecture.Il peut aussi servir de modèle de table et procure une sonorité de studio.COMMEÀLEXTÉRIEUR.Le RT8700S est portatif.C\u2019est une de ses principales qualités.C\u2019est à la fois un appareil radio stéréo et un magnétophone à cassette que vous pouvez transporter partout.Il gm vous permet d\u2019enregistrer J en plein air et d\u2019écouter jy votre musique préférée ¦\tn\u2019importe où.Le système audio por- ¦\ttatif RT8700S est vrai-I ment fonctionnel.C\u2019est un H autre exemple remar-H quable qui prouve que ï \"S Toshiba met aujourd\u2019hui à votre service le génie électronique de demain.pers- a ra- rri B \u2014 Une oreille compatissante ?Couché dans son lit, un monsieur de 79 ans tremble de tous ses membres et pleure convulsivement en poussant de petits cris.Sa rem me, âgée de 75 ans, vêtue avec beaucoup d'élégance, très bien coiffée et maquillée légèrement, nous explique que son mari refuse de se lever depuis la veille, qu'il ne lui semble pas malade, juste extrêmement nerveux mais qu elle a très peur parce qu'il a déjà fait trois tentatives de suicide au cours des six derniers mois en ingurgitant des doses massives de barbituriques et d'al- mari est vraiment malade, madame.Il cool mélangés.«Il n'est pas malade, ré- fait une gastro-entérite.Il a besoin de repète-t-elle, c'est juste les nerfs, juste les pos.Il ne doit rien manger pendant les nerfs.» Une autre dame et un monsieur prochaines vingt-quatre heures, absor-dans la quarantaine interrompent alter- ber uniquement du liquide.Je vais éga-nativement la vieille dame pour y aller lement lui prescrire un médicament.» La de leurs propres explications.«Veux-tu vieille dame se met à pleurer.Elle ra-conduire mesdames et monsieur dans le conte une nouvelle fois combien il lui salon pendant que j'examine le pa- est difficile de vivre avec un époux suicident?» demande le Dr Roux à Robert.daire.En choisissant ses mots, Alain Il s'asseoit sur le lit du vieux monsieur, Roux informe la dame qu'il peut faire met doucement sa main sur son bras, une recommandation aux services sociaux pour que son mari soit placé dans une maison de retraite où il recevra des nous avons été plongés pendant près d'une demi-heure, nous nous taisons.«Leur maladie, c'est cinquante années de griefs l'un contre l'autre et l'acharnement à ne pas se quitter malgré tout», dis-je soudainement.« C'est exactement mon diagnostic, docteur, me répond Alain Roux.Et contre cela la médecine ne peut rien.» Pendant neuf heures d'affilée, nous avons été ainsi de maison en maison, parfois de drame en drame: des cas de gastro-entérites, de virus de grippe, une petite fille qui était tombée d'un balcon « Alors, qu'est-ce qui ne va pas ?» Dans le salon, Robert rassure la fa- 4 -13 octobre 1979 URGENCE M.D.URGENCE M.D.URGENCE K/LD.patiente souffrait de maux de tête fréquents c'était beaucoup plus à cause des tensions existant dans son milieu, par exemple, que pour des raisons médicales réelles.Aujourd'hui, la même patiente se présente chez un praticien qui ignore tout de sa vie.Avant de découvrir que ses maux de tête sont psychosomatiques, le médecin va devoir lui faire passer une série de tests, en milieu hospitalier, qui, d'une part, vont coûter très cher à la société et, d'autre part, faire perdre bien du temps à sa patiente et, surtout, ne pas du tout régler son problème.» La médecine froide, la médecine moderne, aseptisée, déshumanisée, enca-gée dans des bureaux impersonnels, le Dr Pierre Marier l'a pratiquée.C'est pourquoi il en parle, d'ailleurs.C'est pourquoi également il a choisi d'exercer sa profession différemment.«Urgence M.D., c'est le retour à la médecine traditionnelle.Un service de visites médicales à domicile pour répondre à des situations où les gens ont besoin rapidement d'un médecin», explique-t-il succinctement.Une trentaine de médecins, une solide équipe de chauffeurs, secrétaires, répartiteurs d'appels, des véhicules équipés spécialement pour répondre aux cas d'urgence, un matériel médical imposant, Urgence M.D.répond 24 heures sur 24 aux demandes téléphoniques des gens.«Il n'y a pas toujours des appels de détresse, dit encore le Dr Pierre Marier.Nous traitons beaucoup les cas d'enfants, de personnes âgées, de patients qui peuvent difficilement se déplacer jusqu'au cabinet de leur médecin.Les appels d'urgence sont évidemment considérés en priorité.Généralement nous sommes sur les lieux en quelques minutes.Quant aux autres cas, nous essayons d'y répondre le plus vite possible aussi.D'ordinaire, nous arrivons à la maison entre vingt et quarante minutes après l'appel.» «Plusiemrs fois, nous avons sauvé des vies, témoigne Robert Thomas.Souvent, c'était une question de secondes.Ce service-là permet d'être tellement proche du monde, c'est ce que j'aime dans mon travail.» Cas psychosomatiques Pourtant (le Dr Marier est formel), la moitié des appels que reçoit Urgence M.D.proviennent de patients qui ne souffrent que de malaises phychosoma-tiques.«Les gens ont besoin que l'on s'occupe d'eux, qu'on les écoute, qu'on les rassure.Il arrive souvent aussi que nous fassions de l'éducation populaire.«Choisissez donc un pédiatre pour votre nouveau-né, c'est important!» Ou «ne prenez pas tant de bicarbonate de soude (petite vache), c'est pas bon.» \u2022 Socialiser la médecine, cela signifie dépasser la frontière du symptôme-diagnostic-traitement! Cela veut dire: faire de l'intervention sociale, travailler conjointement avec les ressources existantes, services sociaux, agences gouverne- mentales, etc.«Nous avons des liens très étroits avec les différentes structures des services sociaux, explique le Dr Marier.Quand nous leur référons un cas, nous sommes sûrs qu'il passe en priorité, qu'il ne viendra pas s'ajouter à la liste d'attente.» Même s'il s'appelle Urgence M.D., ce service de médecins à domicile assure un suivi auprès des patients.Chaque patient a son dossier, détaillé, classifié, qui, au besoin, peut être envoyé au médecin traitant ou aux services hospitaliers.«Plus nous vieillissons, plus le service s'améliore, précise le Dr Pierre Marier.Non seulement nous desservons le territoire de Laval, mais nous allons à Sainte-Thérèse, Terrebonne, jusqu'à Repenti-gny, à Montréal, au nord du boulevard Métropolitain.» C'est un service entièrement gratuit pour les patients, puisqu'il entre sous les normes de l'assurance-maladie.«Toutefois, nous ne recevons aucune subvention pour l'équipement, l'achat de matériel, de voitures.» Il faut dire qu'un tel système dérange bien du monde.Certains médecins considèrent que cela va gâter la clientèle, leur ôter des patients! Pierre Marier, pour sa part, se contente de recevoir ('approbation du public.Il est bien servi en ce domaine: je l'ai constaté de mes propres yeux.«Marcus Welby n'existe pas juste à la télévision», a lancé une patiente auprès de qui nous nous étions rendus.On ne sait jamais, voici le numéro de téléphone d'Urgence M.D., vous pourriez en avoir besoin: 337-3081.v \"% s \u2022*Æ : i ii TW m vs .$ 4 Mî : \" ; / m Lcl / K'.'/t .Û %» /y i l à \\ a I : - , ,*- > ¦N Devenez \u201cl\u2019Artisan\u201dde vos loisirs Faites vous-mêmes vos pièces artisanales de décoration.Soyez fier de vos talents en passant vos loisirs d'une façon agréable et divertissante, en fabriquant de splendides murales, coussins et tapis Aronelle.Ces pièces décoratives, très simples à réaliser, qui feront l'admiration de tous vos amis, se donnent merveilleusement bien en cadeau.Les ensembles d'artisanat décoratifs Aronelle sont disponibles à votre boutique ou à votre comptoi r de laine préféré.PI us de 100 modèles, de $10.00 à $70.00 envi ron.V, Pour obtenir GRATUITEMENT votre dépliant couleur sur les techniques et tous les produits Aronelle.faites-nous parvenir le coupon ci-dessous.Aronelle Textiles Liée, 2955 Cartier, St-Hyacinthe, Qué.J2S1L4 arone ftsr.textiles MOM Itee ADRESSE VILLE PROV.CODE 13 octobre 1979-5 8F En1980, roulez en grande eee m V.ife 7.i r r* \u2022 .A: *\u2022 V rr ¦ III m i, \u2022V- ' T ¦m - .\u2022 -*-r' n f/à ¦*W-_ .SE^_ ~ % iig ; RSw & m ¦ l \u2022i2*S wteflB me .¦ I vmmm® .sa .¦r ,1 ¥\u2022 La Continental Mark VI quatre portes mïh La Continental Mark VI deux portes ¦ \u2022A ViV> a r w «' \u2022s.> A \u2019 ÉÊL \u2022* \u2022 a'*' Bo H m O! m rfrr-r+sr*-*^*:- w .: V T La Lincoln Continental Tbwn Coupé La Lincoln Continental quatre portes LA LINCOLN CONTINENTAL 1980 LA CONTINENTAL MARK VI1980 Elle fait peau neuve, tout en gardant son élégance.Tbujours la voiture à laquelle se comparent les autres voitures de luxe.L\u2019incomparable Lincoln Continental 1980.Somptueusement parée, elle offre l'expérience d\u2019un luxe inoubliable.Sensible aux exigences des années quatre-vingt, la Lincoln Continental est équipée d\u2019une boîte de vitesses à surmultiplicateur.Un ordinateur de bord et un système d\u2019ouverture électronique des portes sans clef sont deux des accessoires exceptionnels en option qui vous attendent dans le monde des Lincoln Continental 1980.Encore et toujours, la marque des connaisseurs.Lélégance vibrante et le luxe classique de la superbe nouvelle Mark VI, qui bénéficie des toutes dernières techniques automobiles, la situent d\u2019emblée au tout premier rang.En équipement de série, par exemple, sur la Mark VI1980: ordinateur de bord, boîte de vitesses automatique à surmultiplicateur plus efficace et plus économique.Et, pour la toute première fois, une Mark quatre portes.Consommation réduite, opulence discrète, la Mark VI c\u2019est encore ce qui se fait de plus beau.¦ : %» Grand style, ou grand sport \"deoES BS : SU m w .oJ - m â* ' I û « m \\ ¦ 98 FI 'Æ .m a; I1 2È H 3=5:' ¦ \u2022\u2022 WW- ' ¦ >*¦» ¦%' U S 1 ' ^ Sî5ü V £ 1 i* S » 5^9 Xi m mm M ¦ .¦ a?4 ¦ WÊ*L c* .c ¦ mim gps.-r~ ! â H / .7 La Cougar XR-7 avec groupe décor (en medallion: XR-7 avec groupe de grand luxe) l$ESJ&gS§ .LA COUGAR XR-71980 * Tel qu'illustré plus haut, la Cougar XR-7 offre en 1980 plusieurs pièces d\u2019équipement en option, y compris un système d\u2019ouverture des portes sans clef, un ordinateur de bord avec indicateur de vitesse à affichage numérique et des sièges \"Twin Comfort\".La légende des grands félins prend la forme du futur.toute nouvelle d\u2019un bout à l\u2019autre.Le légendaire félin bondit vers une nouvelle décennie glorieuse.La Cougar XR-71980: elle vous suivra partout, splendide sous toutes ses coutures.Racée, la XR-7 aborde les années 80 avec un moteur V8 de 4.2 litres, plus économe de carburant.Vous admirerez son très futuriste ordinateur de bord.Mais ne rêvez pas plus longtemps à la silhouette Cougar, à sa puissance et à des innovations ultra-modernes comme l\u2019ordinateur de bord et le système d\u2019ouverture des portes sans clef.Ils sont à vous! Prendre place dans la luxueuse Cougar XR-71980, c\u2019est entrer avec elle dans la légende.La Mercury Cougar XR-7: les années quatre-vingt sont là./.MERCURY MERCURY.Si vous voulez rouler en grande.LINCOLN ¦J \"\u2018l i i \\ RABAIS DE «35 sut II MX K PINnX Saisissez l'occasion de vous procurer un appareil photo Pentox.En effet, pour une période de temps limitée, votre marchand Pentox vous offre un rabais de $35 sur le MX et de $10 sur le dispositif d'entraînement motorisé MX.Ne tardez par à profiter de 4Ê& cette offre spéciale.Passez, fl dès aujourd'hui, chez votre marchand Pentox.Le MX: l'appareil photo conçu pour satisfaire les gens les plus expérimentés en photographie.Le MX est le meilleur modèle d'une série d'appareils photo remarquables.En plus d'être le plus petit et le plus léger des reflex monoobjectifs 35 mm, il est très robuste.Leurs boîtiers métalliques coulés sous pression, leur construction modulaire unique et leurs dispositifs électroniques perfectionnés font de ces modèles les appareils les plus résitants fabriqués jusqu'ici.Son viseur ne trompe pas.Grâce à son viseur, vous savez tout de suite si vous obtiendrez une excellente photo.En effet, le grand viseur vous donne une image claire et vous renseigne de façon précise le réglage du diaphragme, de la vitesse d obturation et de la profondeur de champ.Posemètre d'une haute précision.Les modèles de la série M de Pentox ont été dotés les premiers de diodes de gallium-phosphate ! destinées à mesurer la lumière.J Ainsi, le MX de Pentox réagit 1000 ! fois plus vitre que tout outre appareil ! photo pourvu de cellules cds.Sans oublier que les diodes de P™*\u2014 gallium-phosphate sont tout à \\ fait insensibles aux rayons j infrarouges.UfJ Le MX de Pentox mesure la lu-! mière avec rapidité et précision I Ensemble d'accessoires I fiables.Les accessoires du MX sont I tout aussi remarquables que I l'appareil même.Ainsi, le MX ïttü ~''n*l peut être muni, entre autres, des divers éléments suivants: fl plus de 40 objectifis SMC à B baïonnette, moteurs, filtres, fl flashes, prismes de viseur, matériel mocrophoto-i graphique, 8 verres de mise au | point facilement interchangeables, ' magasin pour pellicules de 250 j poses, déclencheur à distance, dos i \"Dial Data\" et viseur à angle droit.! 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Il arrive parfois que la chanteuse et l'écrivain se dédoublent, pour la plus grande joie de l'intéressée.Dernièrement, à Télé-Métropole, micro en main, Suzanne se préparait à pousser sa ren- gaine, mais le pianiste ne se décidait pas à attaquer la première note.«La chanteuse, en moi, enrageait, raconte Suzanne.Mais l'écrivain, elle, se marrait.Non mais, lu parles, quelle scène!» Elle a souvent, comme ça, dans la vie, ce qu'elle appelle son regard d'écrivain, c'est-à-dire un regard observateur, critique: «La fin de semaine dernière, en Abitibi, l'Union des écrivains avait organisé une tournée de promotion.À une réception, on nous a servi un plat inénarrable, du jambon entouré d'un jello tout ramolli.J'ai bien failli m'étrangler de rire.Il fallait nous voir faire des prouesses pour attraper le jambon tout en évitant le jello.» Si Suzanne Jacob sait capter l'absurde, la drôlerie, elle s'attache surtout, dans ses oeuvres, à stigmatiser les automatismes de la société moderne, l'aliénation de l'individu en général et de la femme en particulier, de même que nos hypocrisies et nos difficultés à aimer, à communiquer.De son premier roman, Flore Cocon, Suzanne dit qu'il provoque souvent, chez les lecteurs, « une grande poussée d'énergie».Flore Cocon, c'est l'histoire d'une femme libre qui refuse les rapports-fonctions, les rapports-rôles avec les autres.Ce personnage peut sembler aussi admirable qu'utopique.« Pourquoi les héroïnes des romans sont-elles si souvent anémiques, pourquoi n'arrivent-elles pas à respirer, c'est une ques- PAR MICHÈLE THIBAULT « De quoi sont faites les petites filles, de quoi sont faites les petites filles?De sucettes et de bonbons et de tout ce qui est bon.» Il s'agit là, bien sûr, d'une comptine d'avant le féminisme, quand les petites filles, toutes roses et sucrées, se préparaient docilement à devenir de jeunes femmes en fleurs.Chanteuse, écrivain, productrice de disques et éditeur, Suzanne Jacob, femme de coeur et femme de tête, est d'une autre génération : celle où les jeunes filles (en fleurs ou pas) ont appris à se défaire d'une féminité toute d'artifices pour conquérir de haute lutte leur identité à travers, entre autres, la parole, l'écriture et l'action.Il y a quelques mois, à l'occasion de son spectacle au Patriote de Montréal, des critiques saluaient en elle une artiste émouvante, sensible et intelligente.La parution de ses deux oeuvres de fiction.Flore Coconet la Survie, publiées aux éditions Parti pris et Biocreux, a été également reconnue comme un événement important.Suzanne Jacob, elle, se contente de voir la création (de chansons, ou d'oeuvres de fiction) comme un instrument de connaissance et de conscience.«Je ne mythifie pas l'écriture», m'a-t-elle expliqué quand je suis allée la rencontrer chez elle, à deux pas du Jardin botanique, dans un appartement dont la cuisine a vue, presque mi- RABAIS DE *10 SUR LE DISPOSITIF D'ENTRAÎNEMENT MOTORISE La plume avant la férule sur «Quand l'écriture est devenue importante dans ma vie, m'explique Suzanne, j'ai cessé d'enseigner.L'enseignement du français comme langue seconde, c'est une question de structure.Pour un écrivain, c'est bien trop asséchant.Mais je ne vis pas encore de ma plume ni de mes spectacles.Depuis cinq ans, j'ai un Conseil des arts bien à moi: mon père.C'est lui qui assure les subventions d'urgence! Bien sûr, je l'accepte avec reconnaissance, mais ce n'est pas l'idéal, l'espère être autonome très bientôt.On devrait bien pouvoir vivre de ce foutu métier!» Un grand éclat de rire.Elle est comme ça, Suzanne Jacob: vingt ou trente phrases et puis un rire en cascades Remettez ce bon à votre marchand Pentox et saisissez ainsi l'occasion de vous procurer un appareil photo Pentox.Ne tardez plus, car cette offre se termine 31, décembre 1979.PENTÂXïMq>\u20ac 8-13 octobre 1979 Suite page 10 A A 1 v/ X .i ».! SUZANNE JACOB ÉCRIVAIN ET CHANSONNIER b Z Il faut démolir les murs fi V ! it fir A ' \u2018 ¦ - .« \\ ' /&L-: \u2019> : | * * .1 - ali .I V ad ?M 1 Photos Denis Plain Suzanne Jacob coup, sans angoisse.Ça ne nuit pas à la création, à l'efficacité dans l'action; je dirais plutôt que ça les favorise.» lion que je m'étais souvent posée, dit Suzanne.Les femmes que je connais, moi, elles ont un beau grand respir, elles sont fortes et énergiques.Flore Cocon a été faite à leur ressemblance.Elle refuse de se laisser enterrer vivante et d'enterrer les autres sous un système d'explications, de justifications.Quand ça ne va plus, elle part, vers du neuf.\u2014\tVos relations avec les femmes sont bonnes ?\u2014\tExcellentes.Les femmes qui ont été autour de moi toute ma vie ont toujours été d'une telle générosité, d'une telle fidélité que je n'ai jamais réussi à comprendre ce lieu commun qui veut que les femmes soient mesquines les unes envers les autres.Remarquez, au départ, j'y crois à la solidarité féminine.Ça aide, probablement.Si je pensais que la solidarité est l'apanage des pilotes de ligne, je ne la rencontrerais sans doute pas souvent.Tout ça, c'est une question de disposition d'esprit.C'est la même chose pour les hommes, d'ailleurs.Depuis cinq ans, vous voyez, je suis mieux dans ma peau, j'ai moins de problèmes avec moi-même.Je remarque aussi que j'en ai moins avec les hommes.Je suis plus chanceuse en amour.Et la maternité.Une question de goût Gulden ou Silveren Dansk?Les gens nous demandent lequel est le meilleur.Nous ne pouvons pas répondre car tout dépend de vous: le fumeur.Le meilleur est celui qui plaît le plus à votre goût.C'est justement pourquoi nous offrons deux \u201cDansk\u201d.Deux tabacs doux.deux tabacs satisfaisants.Nous pouvons toujours affirmer une chose: l\u2019un ou l'autre représentera pour vous le début d'une longue amitié., .Au cours d'une entrevue, il arrive qu'on parle de tout et de rien.Esprit critique, philosophe à ses heures, Suzanne a plutôt tendance, entre deux rires («mon sens du théâtre», dit-elle) à parler de tout que de rien.Ainsi nous avons abordé la question de la maternité laquelle Suzanne, mère d'un fils de 13 ans, a des idées bien arrêtées.« La maternité, c'est une bien belle chose, dans ma vie.Je suis une mère.une sorte de mère.la vraie mère traditionnelle, c'est celle qui pense son enfant en termes d'échec ou de réussite.La réussite, c'est bien; l'échec, c'est mal.Moi je pense que la vie, c'est la vie et qu'on n'a pas à la quantifier, à la mesurer, à la justifier.La réussite et l'échec, ce sont avant tout des normes sociales.Je ne sais pas si mon fils va pouvoir vivre en dehors de ces codes.Ce que je sais, en tout cas, c'est qu'il déteste la compétition, sur laquelle sont basés les rapports sociaux.\u2014\tAu cours d'une interview avec Gilles Gougeon, à Radio-Québec, avez déjà parlé de l'importance des tripes.Ça veut dire quoi, pour vous ?\u2014\tQuand on est pris dans la circulation, en auto, avez-vous déjà remarqué qu'on ne voit que des têtes?Il me semble que nous sommes souvent comme ça, des têtes sans corps.Si on demande à quelqu'un «comprends-tu, là?» montre toujours la tête, jamais le coeur ou le ventre.On a nié le corps en général, et le ventre en particulier.Il faudrait pouvoir fonctionner avec tout son corps, on découvrirait peut-être ainsi une nouvelle façon de percevoir le monde.\u2014\tDe tout ça, de tout ce que vous m'avez dit, qu'est-ce qui passe dans vos écritures ?\u2014\tBeaucoup de choses.Je parle de la vie, des choses de la vie.Je suis fascinée par les relations entre les êtres.Par exemple, je viens de terminer une dramatique pour Radio-Québec.Ça se passe entre une mère et son fils.La mère fait le constat de leur relation, analyse le fait qu'il y a un mur entre eux depuis trop longtemps.Elle dit à son fils, en substance: « |e refuse de courir après toi toute ma vie avec un cordon ombilical.Je préfère que tu partes!» Je crois profondément qu'il faut pouvoir dire ce genre de choses; après, il est possible de créer une nouvelle forme de relation, plus saine, plus satisfaisante.Il faut démolir les murs, les refuser.Écrire, c'est un peu ça# sur - as .-ï; ¦ l/À ¦s\\ DE vous Le droit de parole \u2014\tVous avez changé comment depuis vos vingt ans, pour mettre un chiffre ?\u2014\tJe n'ai pas changé en ce qui concerne mes exigences de communication, de qualité de relation avec les autres.J'ai .changé par rapport à l'expression.La traversée des interdits, ça m'a semblé bien long.C'était comme si je transportais un grand sac sur mon dos.Dans le sac, il y avait des idées comme « ne te prends pas pour une autre », « ne parle pas trop fort», «fais attention, protège-toi».J'ai identifié ces interdits, je les ai affrontés.Ça n'a pas été facile.Je n'ai pas encore fini, mais maintenant j'ai de l'air, de la lumière.C'est une démarche qu'il est difficile d'expliquer aux hommes.L'homme s'est toujours situé dans le social, avec plus ou moins de succès selon les cas, mais le social lui appartient de droit s'il le veut bien.Face à la question de poser ou non sa parole dans le monde, la femme doit d'abord se dire qu elle a le droit de le faire, pour ensuite se donner la possibilité de le faire.Bien sûr, je suis féministe, parce que je revendique la liberté, l égalité, mais je ne considère pas la chanson ou l'écriture en général comme une arme de combat.Ce qu'il y a de drôle, c'est que pour certaines radicales je ne suis pas féministe du tout.Elles me reprochent, par exemple, de vouloir séduire mon public.Tu parles! Je revendique le droit de séduire si MATURE PIPES! \u2019Ulv mild sm M on wm V U A \u2022' U|-'Q compris que la discipline, comme la création, comme le sexe, d'ailleurs, c'est autre chose que des horaires.Je m'accorde le temps de flâner, d'aller au jardin botanique, de regarder la montagne.As-tu déjà réfléchi au fait qu'une femme enceinte attend le moment de l'accouchement pour pousser son bébé ?Elle ne commence pas huit mois avant pour être bien certaine qu'il va sortir à temps.Alors, quand j'ai un délai de deux semaines, je peux très bien flâner pendant 12 ou 13 jours, me remplir de tout ce qui m'entoure, pour produire d'un seul je veux.et aussi le droit d'être séduite.«Mais je n'ai pas changé seulement face à l'expression, continue Suzanne après un bel éclat de rire.On dit toujours que les gens ont peur du changement.Je crois que c'est faux.On a fait croire aux gens qu'ils avaient peur du changement! Une fois qu'on a goûté au changement (ça s'appelle aussi évolution), on ne peut plus s'en passer.Un exemple: j'ai longtemps eu une mauvaise relation avec le temps.J'avais peur de ne pas avoir assez de temps, de mal profiter de mon temps, etc.Puis j'ai 10- 13 octobre 1979 GuyFOüRNIER »/vr ' L'ENFANCE MALHEUREUSE s.¦ Hr-: i; ¦ ; fv NOTE DE LA REDACTION.Nous avons beaucoup hésité avant de publier la lettre qui suit, mais l'argument de l'Année de l'enfant invoqué par ces malheureux enfants nous a paru irrésistible.' Monsieur le directeur Depuis que nous avons appris à lire, notre père ne cesse de nous harceler pour que nous lisions la chronique qu'il écrit dans votre magazine.Il le lance dans notre lit pour nous éveiller le dimanche matin; il nous le remet plié à la page fatidique si nous cherchons du papier pour allumer la cheminée, ou il le recouvre des pages de bandes dessinées, la seule chose qui nous intéresse.Il est même allé jusqu'à envelopper nos cadeaux de Noël avec sa chronique, une année où il pensait en avoir écrit une moins plate que les autres.Nous serions bien prêts à supporter toutes ces agaceries si notre père était un homme normal et s'il se comportait comme les autres pères de famille que nous connaissons, mais c'est un homme réactionnaire et tyrannique.Dans notre petite enfance, comme il passait son temps à nous expliquer notre chance d'avoir un père comme lui, nous ne pouvions faire autrement que de le croire.Ensuite, quand nous avons commencé à avoir des amis, nous avons bien vu que leurs pères étaient mieux que le nôtre.Mais chaque fois que nous le lui faisions remarquer, il piquait une colère noire, nous traitait d'ingrats ou prétendait que nous fréquentions des enfants mal élevés.Grâce à l'enquête de la Société de recherches en sciences du comportement (Sorecom) dont on vient de publier les trouvailles, nous savons désormais que notre père est invivable, despotique et en retard d'au moins une génération sur tous les autres pères du Québec.Nous n'avons jamais pu prendre de drogue (sauf en cachette), alors que tous les pères le permettent qand leurs enfants ont 18 ans.Chaque fois que nous avons rapporté un bulletin scolaire qu'il n'aimait pas, nous avons été privés de sortie, il a rogné sur notre allocation hebdomadaire ou nous a défendu d'aller au hockey ou au football, quand tous les pères sont unanimes à affirmer qu'il est plus important pour les enfants de prendre des initiatives que de réussir en classe.A 17 ans, alors que nos amis pouvaient faire des voyages avec leurs blondes, notre père nous obligeait à les voir à la maison ou exigeait que nous lui disions à l'avance où nous allions.Quand on pense que seulement un père sur cinq prend des vacances avec ses enfants et que nous avons dû le suivre dans toutes ses plates pérégrinations! Vous O # - Y A « % % r nouveaux espaces ?E , m ViV m $> , hi ÉRé ./ » V - iwtssem , i ' Vi ' 38 \u2014 r :.\u2022¦V JS ¦ wtm - B»' ]MÊëËm< Sps .¦ë SV lilSl V %; ¦ >: - :-4 5 ;¦.' ' ' % %; ,SÎ5< mm ,vV*v % ¦ BS ' -, ¦ : ^mm w?» tsfe-ïtfî A mn IM# rat ! .¦ S*?««38 %## i8 mm St4 ïô* .t : - r:.' NM !*E Direction générale du Québec mM.- y ¦ ¦ nLife du Canada \" , ' \u2022- i =9 4% IS i El \u2022 ¦ .\\lr \" mm le » : iV -, S'-N'- '\u2022 % mk 1 STEAKS \u2022 SPAGHETTI \u2022 B*»M - MW\t- c-r.-v'- 'I ?\u2019 :) ' %sijeik3iGÙ\u20ac \u2022m * £ 5 ' WM - - 6 77} ?b : s A Cj I UllvN =rr ;> , > U ''V\t' \\ P:- \\ T .¦zvp?(ET Si « ; s.; I 22 - 13 octobre 1979 LEUR ROYAUME: LA PATATE, LE ROSBIF, LE HOT-DOG, LES IMPÔTS.LA CHEMISE.¦ - i ' .4C , /MONTREAL «55 \\ u : ' / i i % ¦ { /& J ./ m A r PAR SERGE CARPENTIER V Des rois de la patate, il y en a toujours déclarent les vieux commerçants de chez nous.Cependant, tous sont unanimes à affirmer qu'à Montréal le premier royaume remonte à 1950, alors que M.Gérard Clément s'improvisait «Roi de la chemise» dans un petit local de la rue Mont-Royal.L'expérience fut «couronnée» de succès, ce qui encouragea un grand nombre de commerçants à imiter la formule et à se joindre à la désormais grande lignée des rois.Vers 1968, comme toute bonne chose a une fin, le Roi de la chemise, après quelques fausses manoeuvres, dut déclarer faillite.A travers les années, à cause d'une couleur plus que locale et d'un style de mise en marché assez commun pour devenir particulier, l'appellation «roi» a pris un sens péjoratif auprès de ceux qui prétendent à une certaine culture.Boudés par les bourgeois, reniés par les hommes d'affaires « orthodoxes », la plupart des rois font cavaliers seuls avec, comme unique arme, un argument aussi dangereux qu'un couteau à deux tranchants : les prix les plus bas en ville.Bien que tous ne soient pas «coupeurs de prix», ceux-ci constituent la grande majorité de la centaine de rois dûment enregistrés.Si la tactique de défier les règles établies, portant ainsi de solides coups bas à la concurrence, a réussi jusqu'à présent à maintenir certains royaumes en santé, les structures fragiles du genre d'entreprise (gros volume, petit profit) s'effondrent parfois brusquement.La corde raide sur laquelle se tiennent les monarques a cédé une bonne dizaine de fois ces quinze dernières années, entraînant ainsi plusieurs d'entre eux dans la déchéance et la honte de voir leurs noms figurer à la section faillite du grand Palais de justice de Montréal.D'autres sont simplement disparus dans la nuit des temps.Ainsi, des rois aussi farfelus que: le Roi de la carte mortuaire en couleurs, de la moppe, de la patch, du vieux char et la troupe de théâtre les Rois de rien manquent à l'appel.Déménagés, déchus ou simplement retraités, il ne reste d'eux qu'une trace juridique de leur passage.Laissons un peu nos chers disparus pour nous transporter dans le monde assez particulier de la consommation royale.Pour les besoins de cet exposé et pour faciliter la tâche de votre rédacteur, imaginons le scénario suivant.Au retour d'un voyage à Memphis où se trouve la sépulture de votre idole, vous trouvez votre maison vide de tout son contenu.Votre charmante voisine vous rapporte avoir vu les cambrioleurs reculer un gros camion dans votre entrés et charger ce dernier de tous vos biens.Il :> eu, r ' « I .m \u2022V .- SI T .¦£ÿ.i: * ne vous reste que votre Lincoln rose, votre médaillon « In memoriam » d'Elvis et les vêtements que vous portez.Comme vous êtes un bon «sujet», vous saisissez la chance qui vous est offerte de vous refaire un univers presque entièrement « à la king».Tc>.: -r.a WiæssÊ1 0# « g.¦ ! camping, même les meubles Le costume royal Le lendemain matin, Jean-Paul Cloutier, le Roi des habits, n'a même pas le temps de boire son café que vous êtes déjà devant sa porte à faire des grées pour qu'il vous ouvre.Vêtu de votre chemise en satin bleu, de votre pantalon jaune serin et de vos souliers en cuir verni blanc (le tout avec accessoires assortis), vous entrez et expliquez vos malheurs à votre Roi.Vous venez de trouver un ami, car le Roi des habits est lui aussi un grand admirateur d'Elvis dont il garde une photo chée bien en évidence sur sa caisse enregistreuse.Grâce à un chiffre d'affaires annuel qui frise le million, M.Cloutier se moque bien de ceux qui trouvent à sa marchandise et à son mode de mise en marché une saveur digne de la plus grande «quétainerie».Les économies qu'il réalise sur la présentation lui permettent d'habiter un château de pierre face au jardin botanique, de s'offrir une calèche de l'année et une splendide ca-Suite page 24 j \u2022 La musique royale Votre maison est maintenant meublée de la cave au grenier.Il ne vous manque qu'une chaîne stéréophonique f écouter vos microsillons K-Tel, dans votre nouvel intérieur d'imitation de à pieds chromés.Vous trouverez facilement une des trente succursales du Roi de la radio.Là vous pourrez vous procurer de quoi faire écouter Elvis à tous les habitants de votre quartier.Si par hasard vous rencontrez Gilles Marcel, vice-président de l'entreprise, vous comprendrez son air épanoui lorsqu'il vous racontera qu'il y a moins de sept ans il vendait des fèves au lard dans un petit local de la rue Saint-Zotique.Depuis cette époque, la situation a bien changé.Son frère Robert l'a encouragé à le suivre dans l'aventure de la radio qui leur a fort bien réussi.Réussir, pour Gilles Marcel, ça veut dire un chiffre de vente de dix millions chaque année.Trente magasins, dont quinze concessions, qui fonctionnent à merveille.Réussir c'est aussi essayer d'enlever le monopole aux Américains, de plus en plus présents à l'intérieur du marché québécois.Si vous lui demandez pourquoi il est maintenant le roi de «la» radio et non «du» radio, il vous répondra que l'Office de la langue française en a voulu ainsi.Ça ne dérange nullement M.Marcel, car de toute façon, dit-il, « on est les rois du sound system ».Vos visites royales sont maintenant terminées.Il ne vous reste maintenant qu'à rentrer chez vous et oublier cette épuisante journée, en buvant votre grosse bière, assis sur votre trône préféré.Depuis toujours, nous faisons confiance à l'autorité: l'existence d'une hiérarchie au sein même des produits que nous consommons et des commerçants chez qui nous les achetons le prouve bien.Ainsi, pouvons-nous manger de la gelée Royal, des petits pois Président, de la margarine Monarch, fréquenter le Château, le nettoyer avec l'aspirateur Filter Queen, porter des souliers Le Baron, des dessous Chevalier.Avec tous les rois qui continuent de s'ajouter, qui sait ce que nous réserve l'avenir ?Peut-être deviendrons-nous tous souverains.» \" \u2019 -vsSB pour noyer L\u2019assurance Travelers: une protection qui sort de l\u2019ordinaire.Le parapluie rouge de la Travelers est devenu l'enseigne des gens qui aiment devenu pour les particuliers, les familles aider les gens, et les commerces le symbole d'une assurance peu commune contre la plupart des risques.Depuis 1865, des centaines de milliers de Canadiens ont trouvé auprès de la Travelers une protection qui correspond à leurs besoins.des primes raisonnables et des règlements rapides.Pour eux, le parapluie rouge est La Travelers est représentée au Canada par plus de 1,000 agents et courtiers indépendants.des hommes et des femmes qui connaissent leur métier, leur milieu et leurs clients.Pour une protection qui sort de l'ordinaire, communiquez avec l'un d'entre eux: consultez les Pages Jaunes.j LA SEMAINE PROCHAINE.A l'occasion de leur année plus que jamais, les enfants sont bien servis par Perspectives.Deux reportages sur eux dans notre prochain numéro.Il y est question de bonnes habitudes.Circuler prudemment devrait s'apprendre tôt et de façon active.C'est ce que tentera le Village de sécurité routière de Chicoutimi, une école de bonne conduite à l'intention des écoliers, que décrit Micheline Fortin.Pour sa part, Pierre Brisson Comme il n'est pas question oe vous installer par terre pour déguster votre iestin, il vous faut trouver des meubles.et vite.Son slogan : Ça s'peux-tu ?Ses prix, ça s'peut pas Son nom: Gilles Faucher, le Roi des bas prix.Le père, Rolland Faucher, n'imaginait sûrement pas l'ampleur que prendrait son commerce lors de son ouverture en 1952.Un hangar tenait lieu de château au roi qui préparait l'avenir de son fils.Aujourd'hui, le Roi des bas prix, c'est 205 000 pieds carrés d'espace, deux magasins où travaillent 116 employés.C'est aussi un chiffre d'affaires de vingt millions de dollars pour cette année et une augmentation de quinze millions prévue pour l'an prochain.La publicité, on ne s'en prive pas.Il en coûte un million chaque année pour faire savoir au public que Faucher est le Trcr rmm - 4 .- : & V X #3 .fil Æ >r.y.L&I?¦ »-r-f-a -:- a suivi un groupe de bambins du parc à la bibliothèque, dans une expérience qui leur a inculqué le goût de la lecture.Et quant à Pierre Harvey, voilà un jeune qui n'a pas besoin d'être poussé dans le dos pour courir deux lièvres à la fois: le vélo et le ski de fond.\" 13 octobre 1979 - 25 12 JOURS AU mis DU BAYOU sirs» qu'ils recèlent.Partout la musique de jazz de ce style particulier à La Nouvelle-Orléans vous accompagne tout au long de la marche; tout au plus changez-vous de mélodie, et encore, pas tout le temps, en passant d'une devanture de café à une autre.Les musiciens sont inégaux: certains brillants, d'autres y mettant plus d'authenticité que de technique, d'autres enfin osant tricher sur les deux plans à la fois.Mais le Country and Western a ses prophètes, et ses adeptes aussi trouvent leur compte dans la cacophonie que scandent de jeunes adolescent noirs, presque des enfants, dansant à claquettes sur la chaussée au son de la musique du bar d'en face pour les pièces de 25 sous que leur lancent les passants attroupés parcelle note exotique.Le logement est agréable dans le Vieux Carré et deux personnes peuvent se partager une chambre coquette et de bon goût dans son ameublement, donnant sur une petite cour intérieure dite «patio», ou prendre au soleil un petit déjeuner inclus fait de brioches et de café, pour une somme allant de $25 à $40 américains.Pour manger, il faut savoir où aller, même s'il est évident que la Louisiane est à peu près le seul État américain à offrir une cuisine originale d'excellente qualité, à base surtout de crevettes, de crabes, d'écrevisses d'eau douce, de poissons de toutes sortes, de riz et des fameuses sauces créoles.Si la cuisine est en général (sauf une horrible exception où on a eu la délicatesse de ne pas nous faire payer) de bonne qualité et le service soigné, les établissements les plus cossus, le célèbre Antoine's, Galatoire's et The Court of Two Sisters, sont prétentieux et exigent en outre le port du veston et de la cravate pour ces messieurs.La vraie cuisine créole, celle qui a intégré les cultures française, espagnole et amérindienne, ce n'est pas à La Nouvelle-Orléans quon la retrouve mais à Lafayette et en Acadiana en général.Baton Rouge Sur la route du pays cajun, il faut traverser la capitale de la Louisiane, .Baton Rouge qui, avec son accent disparu, a perdu sa graphie comme toute allure française, si jamais elle en eut.Surgie en plein centre d'un vieux pays de plantations où des ventes d'esclaves, d\u2019abord publiques puis clandestines, se sont tenues à l'encan depuis 1720 et jusqu'au milieu du siècle dernier, la ville n'offre en pâture au touriste que son vieux capitole, aujourd'hui désaffecté au profit d'un horrible gratte-ciel.Ce monument, datant de 1850, est construit autour d'une splendide et unique coupole de vitrail aux accents gothiques supportée en son centre par une colonne de fer forgé haute de cinq étages.Le tourisme louisianais rapporte un milliard de dollars par année et le gouvernement de Baton Rouge accorde une Suite page 28 TEXTE ET PHOTOS JACQUES LARUE-LANGLOIS iij ! The Bayou State, précise la plaque matricule des voitures de Louisiane.Comme si cela était nécessaire.Le bayou est partout.Tel en témoigne déjà le tour de hublot au-dessus des alentours de La Nouvelle - Orléans qu'offre l'avion qui va s'y poser.Il y a partout plus d'eau que de terre.De grands lacs: le Pontchar-train, le Borgne, le Salvador; un fleuve: le Mississippi, eaux terreuses mais un vrai fleuve par ses dimensions et le rôle économique qu'il joue à porter des dizaines de grands navires qui l'ont remonté sur des centaines de milles pour se ravitailler aux sources de cette manne louisia-naise, le pétrole; et le bayou: tantôt rivière tortueuse, tantôt vaste et inquiétant marécage, tantôt lac peu profond d'où surgissent des cèdres et des cyprès, tantôt fossés ou cours d'eau tracés de main d'homme à double largeur de petits bateaux de pêche.C'est encore lui, cet omniprésent bayou, qui permet, sur des terres basses et facilement inondables, une intensive culture du riz en Louisiane, où l'ensemencement et l'épandage d'engrais se font en avion par de jeunes pilotes (20 à 25 ans) qui, aux manettes de leurs antiques petits biplans, ne le concèdent en rien (quant à l'audace et à la pure témérité de voler à ras du sol, entre des branches d'arbres et sous des fils électriques) à nos pilotes de brousse du Grand Nord.La promenade en canot dans le bayou, alligators bien cachés mais beaux serpents somnolant sur les berges ou pendant aux branches des arbres sous lesquelles glisse le frêle esquif (certains de ces serpents sont venimeux) a également ses charmes, surtout en heureuse compagnie.Le Vieux Carré La Nouvelle-Orléans c'est d'abord le Vieux Carré, ancien quartier français autour duquel, petit à petit, l'essor commercial et industriel aidant, on a construit une autre grande ville terne, sauf pour un immense parc municipal riche en espèces végétales des plus variées.Enserrée entre le Pontchartrain au nord, où elle s'offre terrasses et panoramas sur cette véritable mer intérieure, mi-salée, et le Mississippi qui s'y love au sud, derrière des haies de hangars et de grues, La Nouvelle-Orléans est presque presqu'île.Son Vieux Carré, français de possession comme la ville de 1699 à 1762, espagnol ensuite jusqu'en 1800, français encore pendant quatre ans avant que Napoléon Bonaparte ne vende la Louisiane aux Américains pour financer ses mégalomanies, offre d'abord une admirable unité architecturale dans sa diversité même.Y sont parures uniques des habitations de bois à deux ou trois étages aux balcons festonnés de dentelles de bois ou de fer, comme de petites maisons à pignon et à lucarnes, comme s BE y.m 'K.- LtV y E i ; -is.:' Hi H «V J 'A - ^Ocuci & «OU ,«o üi m f%ODutr .lUcOSSE.u3;; I4J m Mg.V 1 i KÉ temps et d'efforts à monter le petit commerce qui doit leur assurer confort et sécurité qu'ils n'en ont pas eu pour apprendre à leurs enfants la langue que pourtant leurs ancêtres leur avaient transmise depuis huit générations.Laissés à eux-mêmes et à leur omniprésent téléviseur, ces jeunes, dont le papa est très fier des réussites sociales que constituent leurs succès dans le monde américain, ne parlent pas le français et sont souvent gênés d'admettre qu'ils le comprennent.John Guilbeau est le premier à le déplorer et se console en en appelant à la nécessité économique.d'où ils vendent, le long de la route, les produits de la cuisine acadienne qu'ils entendent perpétuer.Fricassées d'écrevisses, gumbos, jumbalayas, fèves blanches, crabes, crevettes, aubergines, tomates et poivrons sont à la base de ces petits plats mitonnés et servis dans la plus grande simplicité.C'est en vue de préserver les traditions, les coutumes et la langue de la Louisiane française que Max Creig fonda son établissement, en 1968.L'appellation tient à la tradition locale qui faisait de la boucherie, où, chaque semaine, les familles venaient faire tuer leur cochon 28 - 13 octobre 1979 13 octobre 1979 - 29 xnaasrôiv RAOUL DUGUAY 0> o>o. 0> Ï?L V ~ A \\V x>- V < ii C/5T ft % ' tfâ V.i~ - L-i.St : \\ ' 0> x; v\\ I \\ ?y v fc ¦ ¦£i ; M po T if/**' 'y o> Si v> A C» /3> 0> % > ¦ 0 > O'» z> . j \u2022\u2022\u2022 1/ \u2022 .m « r.-.: .j V W : : ¦ .J* ï % -¦«?il: ï ;.;ts£T r.t vt > / - ¦' jV 0 \u2022t *>\u2022'.Mil 8$ M ¦siVi : a \u2022 b - s '¦J ¦ % A T %, -\u2022 ; \u2022\u2022 %,v: .«K m fckv.1 .! i i r .r .: .9 i-r.n: J.; - ;f I w \u2022A: r»V i -1 Ivin * V, ¦'T.f Sk W m3.33rv & % ' T^r.r X' ÜuZ.P/us d'un million de personnes défilèrent devant la tombe du Frère André lors de ses funérailles en janvier 1937.tes premiers plans de l'Oratoire furent plusieurs fois repris et corrigés.Celui-ci apparut dans la Presse du 13 mai 1916.30- 13 octobre 1979 i Z Rabais de 25% sur les week-ends Chez Holiday Inn, nous réduisons même les prix pour vous offrir des week-ends encore plus agréables.\u201cPartir en week-end c'est merveilleux, Arthur, mais comment as-tu pu oublier ma mère?\" !| par serge viau La chapelle primitive de l'Oratoire Saint-Joseph fut inaugurée le 19 octobre 1 .117 \u2019Tf?vous pourrez l'argent», lui avait dit le supérieur du collège Notre-Dame! Le Frère André obtint la permission de conserver à cette fin les offrandes des personnes qu'il avait soignées et guéries, en les frictionnant avec l'huile qu'il utilisait pour la lampe qu'il plaçait devant une statue de saint Joseph.«C'est un vieux frotteux, un vieux graisseux!» comme disait en riant le préfet de discipline).Ces offrandes, jointes pièces de cinq sous que le Frère André recevait pour la coupe de cheveux de chaque élève du collège, lui permirent d'amasser un capital de $200, suffisant pour donner au projet son coup d'envoi.Dès 1910, l'Oratoire accueille entre 400 et 500 personnes par jour.Tous les édifices sont trop petits: la nef de la chapelle bâtie en 1908, le kiosque érigé en 1909, la sacristie également construite en 1909.Mars 1914, un contrat est signé les architectes Dalbé Viau et Alphonse Venne en vue de bâtir la basilique.ous les hôtels Holiday Inn à travers le pays vous offrent < _ un tarif week-end spécial: 25% de rabais sur le prix courant d\u2019une chambre si vous y passez au moins deux nuits* Le forfait week-end au Holiday Inn: une chambre de choix à bas prix.Sans aucune réduction des normes ayant acquis A Holiday Inn T sa réputation dans le monde entier.Chambres spacieuses et bien éclairées, télécouleurs, lits doubles extra-longs, stationnement gratuit pour les clients, piscines et saunas, service de garderie, plan familial \u201cAdolescents gratuits?casse-croûte, excellents restaurants et vaste choix de divertissements.Profitez d\u2019un week-end agréable.F|our réservations,composez \"sans frais partout au Québec: 1-800-268-8980; à Montréal: aux 878-4321.Ou encore appelez le Holiday Inn le plus près ou votre agence de voyages.WVC L\u2019hôtel qui plaît le plus au monde.avec \u2018Vous devez réserver et mentionner le forfait week-end.Valable seulement selon disponibilité.En vigueur les vendredi, samedi et dimanche jusqu'au 15 juin 1980 inclusivement.Sont exclus les forfaits de ski entre le 15 décembre 1979 et le F'avril 1980, les réunions spéciales, les groupes et les congrès.Lentement mais sûrement, la basilique va naître.La crypte est terminée en 1917.Les pelouses et l'esplanade, au bas de la montagne, sont aménagées en 1922.Le monument à l'entrée des parterres est inauguré en 1923, et la première pierre de la basilique est bénite le 31 août 1924.Les travaux progressent rapidement.Mais la crise économique de 1929 vient tout arrêter, pour plusieurs années.Les ingénieurs s'inquiètent.Le gel menace d'endommager la structure de l'édifice.En novembre 1936, au cours d'une réunion du conseil, on demande l'avis du Frère André, alors âgé de 91 ans.Il propose qu'une statue de saint Joseph soit exposée à tous les vents, à l'intérieur Un incroyable coSection da tntxg, de 77 pays différents, de fArgen-dne&la Yougodavio.Tmbres du 19e tiède.Timbres nouveaux, avion ot commémoratifs.Sur rAkrâssage et rEspace.Et bien d'autres! Un velRjr de $S.Q0 au catalogue.Ausd (f autres superbes timbres pour examen gratuit Achetez ce que vous désirez (ou rien), retxmcz la reste; annulez le service quand vous votiez.Mais œtto prédeuse coSoction (plus un catalogue lustré de 48 pages) rested voue.Envoyez 10C AUJOURD'HUI! H.E.Hoirie, Dep.Boston.Mass.0Z1Î7.LA SEMAINE PROCHAINE Avec l'humour mordant qu'on lui connaît, Rolande Allard-Lacerte nous raconte son entrevue avec un Arabe qui estime que les Canadiens vendent leur pays bien bon marché.Il va sans dire que Saad Gabr est acheteur et que, dans cette ancienne chasse gardée des Cantons de l'Est qu'est North-Hatley, on crie à l'invasion! Dans le même numéro, il est aussi question de chasse aux canards de bois, ces appeaux remplacés par la génération du plastique et qui, désormais, n'attirent plus que les collectionneurs.Autre chasse (décidément): Guy Robert nous parle du peintre René Gagnon, «trappeur de paysages du Saguenay».1D.DQD.000 de MARKS \u2018 ü,ê«axu!tos.» Klirl ?: S TigvS.® de marks, témoin de Incroyable.mes mit Cet authentique bdet de 10 U enta des années 1920, sera 1 vous au pris de 10C aeulemenL Au temps oû.Suite page 32 en Alemagne.Teiflatioa faisait la loi.où les pra montaient chaque jour et 06 le pain codait 1 lui setd 10,000.000 de marts, ce Met est venu détrôner les moivwts d'or et d'argent véritables.Nous vous enverrons également, pour es ¦men gr atari.d\u2019autres bdkts.Achetai cam que vous voulez et retournez nous les autres.Vous pourrez 1 tout moment nous demander de cesser tout envoi.Mais vous garderez le blet de 10.000.000 de marts.Harris Beat acta.Dept 314.Bastau.Muxarihttatts 02117 UJSJL IK 13 octobre 1979 -31 Tout a commencé.Ford Rome.Le Frère André meurt le 6 janvier 1937 sans l'avoir vu.Plus d'un million de personnes défileront jour et nuit dans la crypte du sanctuaire.Modeste à l'origine, le paisible sanctuaire du Frère André accueille aujourd'hui, 75 ans plus tard, plus de deux millions de personnes par année.Déjà, c'est presque un miracle en soi!.des murs ouverts de la basilique.«Si saint Joseph veut se couvrir, il y verra», dit-il.Un an plus tard, presque jour pour jour, le dôme couvre la basilique.Conçu par l'architecte bénédictin français Dom Paul Bellot, ce dôme est le deuxième plus grand au monde, surpassé en dimensions uniquement par le dôme de la basilique Saint-Pierre de Les premiers pick-up des années 80 à offrir une meilleure économie d\u2019essence et une plus grosse charge utile.Intérieur de la première chapelle vers 1910.Xi / S' - - y.s 4yr\" iiê~*k~'# \u2022X\u2019dfel * uâjeec-'kjierx K -.\tf ! fc; */V r\\ vr ,V?m 5 m sfcsesEg ¦r.«I .zr: vs i - Lf\\ p3 Les nouveaux pick-up Ford ont tout ce qu'il faut B pour se mettre à l'ouvrage.Une technologie de pointe.Un profil aérodynamique synonyme d'effica-B§® cité.Une économie d'essence améliorée.Une augmentation de la charge utile.Et un intérieur de jgg cabine tout nouveau.Les nouveaux pick-up Ford gp prennent la route sous le signe du confort, sgg de l'économie et du style.UN NOUVEAU PROFIL AÉRODYNAMIQUE Les lignes parfaitement fluides des nouveaux pickup offrent moins de résistance au vent.C'est là un facteur de plus qui contribue à l'économie d'essence.UN INTÉRIEUR DE CABINE REDÉCORÉ Plus d'espace pour les jambes.Un nouveau tableau de bord.Et pour vous mettre à l'abri du vol, une colonne de direction verrouillable et un déclenchement de capot à l'intérieur.Les nouvelles '!\u2022 caractéristiques en option comprennent la radio stéréo MA/MF à cassette ou 8 pistes, un coffre à outils sous le capot et un volant inclinable.Vous pouvez aussi ajouter les fauteuils pivotants et l'ensemble sport.ROBUSTESSE DE TOUJOURS! Du Ford, c'est du fort d'un pare-chocs à l'autre.Exemples: la suspension avant Twin-I-Beam réputée, l'abattant, la caisse et le toit à double paroi.Tout ça.c'est du solide! GARANTIE CONTRE LA CORROSION.Tous les Ford pick-up portent une garantie sans frais de 36 mois, sans limite de distance, contre les perforations causées par la corrosion (sauf dans le cas des pièces du système d'échappement).Le concessionnaire vous donnera tous les détails.I?j r r X NFS ! ; Ê8 \u2014 a ¦S V PsS iàl f.,A Z il .Les pick-up les plus en demande qui en offrent toujours plus.gh 4 LES PICK-UP FORD / Le Frère André prit l'habit le 27 décembre 1070.Vingt jours plus tôt.Pie IX avait proclamé saint loseph protecteur universel de l'Église.Le Frère André le 8 octobre 1925.à l'âge de 80 ans.Voyez-les chez les concessionnaires Ford et Mercury.Certains accessoires illustres sont offerts en option moyennant supplement 32 - 13 octobre 1979 PSITT! Les premiers 4x4 à suspension avant indépendante.Les Ford 1980 BÉNI SOIS-TIJ, CARILLONNEUR! F te ' t; : \u2022- |>- iS Cinquante-six cloches coulées de bronze d\u2019un poids total de 24 000 livres.Grâce aux quatre octaves chromatiques de son instrument, le carillonneur de l\u2019Oratoire Saint-loseph peut enlever, les quatre membres agiles, n\u2019importe lequel de vos airs préférés.Comme il s\u2019agit d\u2019un assemblage à traction mécanique, aucune électricité, aucun son amplifié artificiellement.Seuls les battants, les fils, les longs bâtons placés sur deux rangs qui forment les touches (un peu comme le clavier d\u2019un piano) et les pédales relient les cloches à l\u2019exécutant.Le son est produit directement comme celui du percussionniste à sa timbale.Ce carillon est unique au Québec.\u2014\tVous n\u2019avez pas acheté cet instrument-là dans un magasin à rayons! ai-je fait remarquer au très efficace relationniste de l\u2019Oratoire.On a beau demander n\u2019importe quoi.\u2014\t|e n\u2019ai même pas « presque » essayé, m\u2019a répondu Bernard Lafrenière.On serait plus près de la vérité si je vous disais que nous avons failli le dénicher.dans la tour Eiffel! \u2014\t?! ?\u2014\tC\u2019était en 1954.Le père Elphège Brassard entendit un récital de cloches dans le parc d\u2019Asnières, aux portes de Paris.Ces cloches, les plus belles jamais sorties des ateliers des célèbres frères Paccard, d\u2019Annecy-le-Vieux, en France, étaient en effet destinées à la non moins célèbre tour parisienne.Pour des raisons techniques, le projet ne se réalisa pas.Les frères Paccard acceptèrent de prêter leur carillon à l\u2019Oratoire, qui, justement, célébrait son cinquantenaire cette année-là.(Des bienfaiteurs l\u2019ont acheté pour le garder sur le mont Royal, l\u2019ai lu leurs noms inscrits sur chaque cloche.) \u2014\tCertains pensent que le carillon est un instrument ingrat, une curiosité.Qu\u2019en pensez-vous, Claude Aubin?Ne voulant pas me faire sonner les cloches par l\u2019actuel titulaire du carillon de l\u2019Oratoire, je me préparais à aiguiller la conversation.\u2014\tBien sûr, nous jouons avec les mains et les pieds, m\u2019a-t-il répondu.Mais nous avons du doigté.L\u2019instrument permet tous les contrastes, du pianissimo au fortissimo, par une flexion appropriée du poignet sur les touches (et une pression plus ou moins grande des pieds sur le pédalier).r F 3# ¦r.* m il i:'i 1 st fc'.w JJ- '* I r V x Jgeei ir 0K :-x FF r: Claude Aubin, carillonneur de l\u2019Oratoire Sa in t-Joseph-du-Mont-Royal.Cette année, les Ford à 4 roues motrices présentent un avantage de première force: la suspension avant indépendante \u2018Twin-Traction-Beam.\" Cette suspension laisse chaque roue affronter indépendamment les cahots.Résultats: une plus grande stabilité du véhicule, un meilleur contrôle pour le chauffeur (voyez l'illustration).Sans oublier, évidemment, un confort routier sublime.Cette année, les autres meilleures idées de Ford se manifestent par un profil aérodynamique, de tout nouveaux intérieurs avec tableau de bord facile à lire et de nouvelles mesures antivol.Les Ford à 4 roues motrices.Cfest Ford! C'est fort! 4 ROUES MOTRICES \"À TEMPS PARTIEL\".Faites votre choix: boîte manuelle à 4 vitesses (illustrée à gauche) ou boîte automatique \u201cSelectShift\" facultative.Dans les deux cas, vous pouvez utiliser les 4 roues motrices \u201cà temps partiel\", engager les roues avant sur terrain défoncé et les dégager sur la route.NOUVEAU PROFIL AÉRODYNAMIQUE.Des contours profilés résultent en une moins grande résistance au vent.Moins de friction avec l\u2019air, moins grande consommation dbssence! GARANTIE CONTRE LA PERFORATION.Tous les Ford à 4 roues motrices portent une garantie sans frais de 36 mois, sans limite de distance, contre les perforations causées par la corrosion (sauf dans le cas des pièces du système d\u2019échappement).Le concessionnaire vous donnera tous les détails.\u2014\tEt quel musicien accompli fut votre prédécesseur! \u2014\tM.Émilien Allard étudia l'orchestration avec Maurice Duruflé, l'analyse avec Olivier Messiaen et la direction d'orchestre avec Eugène Bigot, ce dernier de l'Opéra de Paris.\u2014\tEt vous êtes vous-même pianiste et directeur de chorale! Comme son illustre devancier, décédé en novembre 1976, M.Aubin est membre de la Guilde internationale des carillonneurs, dont les adeptes ne semblent pas nombreux au Québec.\u2014\tAimeriez-vous recruter de nouveaux membres?\u2014\tle ne suis pas exclusiviste, m'a répondu M.Aubin.\u2014\tVous ne seriez donc pas malheureux si les autorités de l'UQAM installaient un carillon dans la tour Saint-Jacques de leur nouveau campus de l'est montréalais.Cette tour, qui fut le clocher d'une cathédrale, s'accommode mal de son mutisme actuel.\u2014\tSuggérer ne coûte rien, s'est contenté de répondre M.Aubin.Mais son regard n'a pu dissimuler que l'idée lui plaît.\u2014\tLe carillon s'adresse à la multitude.Comment conciliez-vous cela avec le minimum d'intimité que doit s'accorder l'artiste pour faire ses exercices?\u2014\tDans la pièce attenante, je pratique sur un clavier silencieux.Voilà pourquoi les pèlerins ne chantent plus.«Maudit sois-tu, carillonneur!» ».ï «i ¦ r, 1 m 4 ItWf 2Si \u201c15 \u2022SpÎ LES CAMIONS Voyez-les chez les concessionnaires Ford et Mercury.Edouard Douce! Certains accessoires illustrés sont offerts en option moyennant supplément.13 octobre 1979 - 33 Nous qui vivons en pays riche et avons tendance à nous ausculter constamment l'inconscient pour repérer les traumatismes de la petite enfance qui causèrent une faille dans nos bonheurs, nous nous payons des thérapies, des vacances, des voitures, des loisirs et des douceurs, pour compenser le manque d'amour ou l'excès d'amour de parents qui nous ont élevés dans des conditions à peu près normales.Nous sommes-nous déjà demandé ce que ressentent des enfants qui n'ont jamais connu les leurs parce qu'ils les ont perdus dans une rafle, souvent même avant la naissance, et les voient réapparaître, des années plus tard, comme des étrangers malades perturbés en qui ils ont peine à se reconnaître! Qui les ont vu arrêter brutalement sans pouvoir intervenir.Qui ont été emprisonnés avec eux et ont connu le froid et l'obscurité des cellules, qui ont entendu des cris de terreur monter des salles d'extorsion d'aveux.Qui ont respiré l'odeur d'urine, de détritus, de sang et de cadavre dans des cachots, des caves et des abris où tout espoir était vain et tout cri inutile.Quand on m'a remis ce document d'Amnistie Internationale, j'ai eu moins l'impression d'apprendre des choses \u2014 car nous sommes tous déjà plus ou moins au courant \u2014 que d'éprouver la condition des bannis, des traqués et des condamnés.J'ai éprouvé de façon intense ce que nous ressentirions tous si, demain ou ce soir, nous n'étions plus sûrs de traverser la rue ou d'achever la nuit sans voir surgir des officiers de police, mobile contingent de la mort, qui nous embarqueraient dans leurs fourgons ou nous tireraient de nos lits en nous arrachant à nos enfants, revolver, baïonnette ou bâton au poing.Je me suis mise dans la peau de ces enfants qui chercheraient ou attendraient toute leur vie la mère ou le père disparus, torturés ou incarcérés pour des raisons inquiétantes et mystérieuses qu'ils comprendraient mal ou ne comprendraient jamais.J'ai ouvert les yeux pour la première fois avec ceux qui sont nés sur un plancher de cellule humide où court la vermine et où n'entre pas la lumière.Avant d'avoir pu manger, marcher, parler, fréquenter l'école, jouer avec des camarades, je suis morte de faim, de frayeur ou de misère parce qu'on m'avait enlevé la mère qui n'avait rien d'autre à m'offrir, pour me protéger, que son sein et ses bras.J'ai moi-même été enlevée, séquestrée, battue, torturée.J'ai eu faim, j'ai eu soif, j'ai eu mal et peur.J'ai vieilli et je me suis demandé où était la justice des hommes et où se cachait le Dieu ou les dieux qui devaient prendre soin des enfants, des familles et des populations.J'ai survécu dans l'angoisse, la maladie, la méfiance ou la révolte, n'osant plus croire en rien ou faire confiance à personne.Parfois même j'en suis morte, quand on ne me laissait ni le choix ni la possibilité de vivre.Dans certains cas.l'agonie s'est perpétuée pendant des heures.Dans d'autres, j'ai eu la chance d'être exécutée rapidement et de basculer vite dans un monde inconnu qui ne pouvait être pire que celui que je quittais.v-\u2018 7 TSÿ .XX -,s V X B.\u2022\u2022 \u2022> .\u2022> prS\\ip Xi vmma ¦ v délicieusement différente T\"-.' xi 00% Joël Filartiga, 17 ans, torturé à mort.V Clara Anahi Mariant avant sa disparition à l'âge de trois mois.Après trois ans,on ne Ta pas revue.1
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