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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1979-09-15, Collections de BAnQ.

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[" > iààà MONTRÉAL, SAMEDI 1 5 SEPTEMBRE 1 979 c CAHIER C Le défi de l\u2019ONF survivre à ses 40 ans 5# m hi % PAR LUC PERREAULT I 4 Un courant d\u2019air frais souffle sur l\u2019Office national du film.Ce Saint des Saints du cinéma va s\u2019ouvrir pendant quelques jours à monsieur tout le monde.Groupes ou individus, jeunes ou vieux pourront participer à cet «open house» qui débute mardi et qui se poursuivra jusqu\u2019à vendredi.Pendant ces quatre jours.l\u2019ONF lèvera le voile sur ses trésors: on pourra visiter le grand plateau de tournage pour y vivre la vie d\u2019un film de A à %.admirer des expositions, participer à des démonstrations sur le vif.assister à des visionnements spectaculaires, rencontrer des cinéastes éminents.Pourquoi, se demande-t-on, cet organisme habituellement si discret fait-il soudain étalage de ses charmes?La réponse parait évidente: l\u2019ONF jouit à l\u2019étranger d'une réputation plus qu\u2019enviable mais, chez nous, on le considère comme un organisme un peu coupé de la réalité, réservé à quelques rêveurs enfermés dans leur salle de montage.L\u2019ONF?tout au plus une belle bébelie pour initiés.Cette image de la belle femme qui fait toujours tapisserie, l\u2019actuelle direction de l\u2019ONF a décidé d\u2019y mettre un terme.L\u2019occasion était toute trouvée: li)7l) marque l\u2019année du 10e anniversaire.On a jugé que le moment était venu de convier le grand public à un rendez-vous avec le passé et le présent de cette agence fédérale créée par John Grierson pour «faire connaître le Canada aux Canadiens et aux habitants d\u2019autres nations».Rappel nostalgique des titres de gloire de l'ONF, tentative de briser un certain anonymat face à la population, le 10c anniversaire poursuit en outre un troisième objectif, le plus vital de tous: assurer la survie d'un organisme qu\u2019on laisse depuis quelques années mourir à petit feu.«Le temps est venu, considère François Macerola, de donner un grand coup de poing sur la table pour convaincre le gouvernement de débloquer des fonds.L'ONF ressemble à cet individu qu\u2019on aurait laissé dans le bain de vapeur pendant trop longtemps: il ne lui reste que la peau et les os.On est dans le bain de vapeur depuis 197f>: on y est peut-être resté trop longtemps! Ce cri d\u2019alarme poussé par le commissaire adjoint tranche avec une tradition qui avait prévalu jusqu\u2019alors à la haute direction.Face aux difficultés nouvelles imposées par les restrictions budgétaires décrétées par Ottawa, les derniers commissaires de l\u2019ONF, de Sydney Newman à André Lamy, avaient cru pouvoir réussir à convaincre les pouvoirs publics de mettre fin à cette hémorragie qui ne laissait que les os (les facilités techniques) et la peau (un personnel permanent) mais bien peu de chair pour étoffer une production un tant soit peu consistante, en s\u2019abstenant de porter le débat sur la place publique.Sous le règne du commissaire James de B.Domville, une telle position est devenue insoutenable.VJS vr I .1 s m ' V -< U 4 è -.^ mi.< SfflA r* t; i %#E m V m m n m m SmÊjM m B» m a 0## ¦' '1181 3E m am / m B ü m ES G* n- 4 fci I m m % ¦ -V.7, a : r ; .f m m ,v.m&M- W* #: fà.M V m IB S m m SS ' : ' 8 Voir LA CRISE EN Cld : y m François Macerola: dans le bain de vapeur depuis 1976.4 ¦H 5 «Les femmes chantent, les hommes empochent» a if ^ ' Z a i S|- A m m i- % m ^ ma i - '¦ .% >.l i :.'4 I\t' y m BMB : $ % \u2022 : ÿ.W k«.y %?y- \u2022M te [>< m f y m i.m ilkC'l: ( m* m i H m % # * m mx M : ¦ i ' 8 F B > l-s ¦ m : ¦ : a V V.i \u2022\u2022r 4$,;' m .- X y K ' m TM as >¦ % / #kÈÉ i m & B# Bw Michel Côté: dans l'engrenage.WM 4» m y m » Les Voyagements et le monde curieux des tavernes ill ! .æ m .H œs& ¦ î 1 1 M F : 5 IlisSlîS ¦ / ¦ /- par Martial DASSYLVA Les membres de la troupe Les Voya-gements pensaient pouvoir commencer leur deuxième saison sans histoire.C\u2019était compter sans la vigilance des Services de santé et d'hygiène de la Ville de Montréal qui, à quelques semaines de la rentrée, ont obligé le groupe à procéder à des réaménagements importants dans le nouveau local qu\u2019ils occupent depuis l\u2019année dernière au 5145 du boulevard Saint-Laurent, près de Laurier: en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il leur a fallu investir plus de $10,000 dans l\u2019installation de nouvelles salles de toilette et d'un système de ventilation.Au moment où je rencontre Michel Côté, lundi le 10 septembre dernier, les ouvriers s'affairent, le hall d\u2019entrée est dans un état indescriptible et on ne sait pas trop comment on va s\u2019y prendre pour trouver les $3,000 requis par l\u2019entrepreneur contacté pour faire la ventilation.«Et on ne peut pas reculer, de dire Michel Côté.Une fois dans l\u2019engrenage, on est pris.Si nous voulons ouvrir le 20 septembre, il faut le faire.Les fonctionnaires de la Ville nous suivent à la trace.On les voit régulièrement sur les lieux.» Michel Côté qui, avec Marc Messier, Marcel Gauthier et Véronique Le Elaguais forme le noyau de base de la trou pe les Voyagements, reconnaîtra plus tard qu\u2019ils n\u2019étaient pas comme on dit ordinairement «en loi» et que c\u2019est sans 4 a :'r: ¦y.y permis de la municipalité qu\u2019on a ouvert, les portes du théâtre en mars de cette année.Les lenteurs administratives proverbiales sont à l\u2019origine de l\u2019affaire, la troupe des Voyagements n\u2019ayant pas obtenu de réaction des fonctionnaires de la Ville de Montréal huit mois après avoir fait une première démarche officielle.Pour le moment, Michel Côté touche du bois, car après avoir évoqué les déboires rencontrés avec les Services de Santé, il ajoute, plus ou moins résigné: «Et les gens des incendies ne sont pas passés encore! » A partir de jeudi prochain, donc, les Voyagements remettent à l\u2019affiche B roue, un spectacle composé de sketches écrits par cinq auteurs différents et tous centrés sur le curieux univers des tavernes.Créé en mars dernier, à l\u2019occasion de l\u2019ouverture officielle de la nouvelle salle des Voyagements, le spectacle a été joué devant un peu plus de 2,000 spectateurs montréalais avant d\u2019émigrer à l\u2019Atelier de Sherbrooke oi il a été donné du 12 mai au 16 juin.Retravaillé en vue de la reprise de cet automne, Broun comprend maintenant neuf sketches différents dus à la plume de Louis Saia, Claude Meunier, Francine Ruel, Jean-Pierre Plante et Gaston Caron.-V M m m m % a ¦ a Louise Forestier: me reposer! PAR PIERRE BEAULIEU Louise Forestier arrive tout juste de Radio-Canada, complètement épuisée.Depuis cinq jours, sans compter le mois de répétitions qui a précédé, elle travaille à l\u2019enregistrement d\u2019une émission humoristique, «Un humour comme le nôtre», qu\u2019on présentera demain soir, dans le cadre des «Beaux Dimanches».«Change de perruque, de costume, colle, décolle, recolle une nouvelle moustache, endure le maquillage du matin jusqu\u2019au soir, je suis vidée.Depuis juin, je n\u2019ai pas cessé de travailler.A l\u2019enregistrement d\u2019un disque, d\u2019abord.Puis, à mon prochain spectacle.J\u2019ai aussi chanté en France et en Belgique, avant de travailler, finalement, à celte émission.Dans deux semaines, quand j\u2019aurai tout fini, je pars.Je pars pour la campagne.Me reposer, marcher, écrire aussi.Pour l\u2019instant, je n é- ne la scène, de son besoin d écrire, de l\u2019incapacité qu elle a de faire les choses et de vivre à moitié.«T\u2019es tombé sur la bonne journée, dira-t-elle pendant l\u2019entrevue.Je suis trop fatiguée pour censurer.» cris qu\u2019une demi-heure par jour.Entre deux répétitions, sur le coin d\u2019une table.Dans deux semaines, ils pourront toujours me chercher, ils ne me trouveront pas.» Il est près de 91.00, le frigo est vide, faute de temps pour le remplir, et il fait un temps de chien.Louise Forestier décide que nous irons ailleurs.Malgré l\u2019orage.Au premier restaurant que nous rencontrerons.Habituellement débordante de vie, de gestes et de paroles, en interview, elle parle aujourd'hui à voix basse.De sa carrière, de sa vie.des 1.1 années qu elle a données à la chanson, de ce qui lui en reste, de sa solitude, de la difficulté d'è-tre femme dans ce métier conçu par et pour des hommes.De la difficulté d\u2019être femme, tout court.Elle parle aussi des compensations incroyables que lui don- Ce soir, elle ressemble à la Louise Forestier qu\u2019on a vu dans Les Ordres Beaucoup plus qu\u2019à celle qui donne des shows.La voix est lasse.De longs silences séparent ses phrases.Au départ, nous devrions parler de son nouvel album.un disque composé, du début à la fin.de vieilles chansons dé Charlebois.qu\u2019elle a «nettoyées, aérées».Finalement, il n\u2019en fut pratiquement jamais question.Voir AMITIE en C3 Voir CHARLEBOIS en C8 7* C 2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 1 5 SEPTEMBRE 1 979 y-G'' 'VA / 4: il v en J 4 Un clinicien plein d\u2019humeur i * X WA k Bien plus que les prétendues carences théologiques d\u2019André Giroux, c'est celte critique sociale qui a diï ébranler un moment la provinciale ville de Québec vers la fin des années quarante, la scandaliser surtout de se voir telle quelle était.Plus tard, les pouvoirs traditionnels dénoncés allaient s\u2019effriter; aujourd\u2019hui, ils reprennent du poil delà bête.Le jeune Giroux y va de toute la verve dont il est capable.En clinicien \u2022 plus cinglant que neutre, il fouille les consciences tordues de tout le beau monde de la ville haute.Il n épargne rien ni personne, faisant seulement attention a ne pas attaquer de front les personnages religieux, quitte à fustiger plus fortement leurs porte-parole officiels ou officieux.O le joyeux carnage! L\u2019affreux réalisme dos écrivains français impies se met à parler par la bouche des gens d\u2019ici, selon les normes grammaticales qui ont fait un temps la qualité du français de Québec.* » * K, * I' Al *t.« i » * * » 1 B a Au-delà des visages n\u2019est pas un roman traditionnel, en ce sens qu\u2019il ne constitue pas le déploiement progressif d\u2019une grande machine narrative conçue pour produire une histoire dont l\u2019intérêt, en principe, serait de plus en plus soutenu, jusqu\u2019au dénouement.Bien au contraire, le lecteur apprend d'emblée que Jacques Langlet.fils de bonne famille.a assassiné une jeune prostituée.dans des lieux interdits sinon aux pères, du moins aux fils de bonnes familles.Il est donc coupable, au sens de la justice des hommes, et le roman n'a rien du genre policier.Il s'agit d'un roman psychologique, au sens où on l\u2019entend depuis le XIXe siècle.Toute l'astuce de l'auteur consiste à amener le lecteur à s'expliquer et à comprendre comment ou pourquoi Jacques Langlet a tué.Aujourd'hui, le mobile est transparent: il l'était peut-être moins à l\u2019époque.Bref, c'est l\u2019énormité de la perte de la pureté qui pousse le jeune héros à un geste démesuré.IL-' photo Pit\u2019iiu McCtinn.LA PRLSSC André Giroux, relu à l'occasion d'une réédition.Nos best-sellers?Une noire bouffée d'air frais On a dit.on a répété que les listes de best-sellers que publient les journaux sont mal faites et ne reflètent pas la réalité.Il est vrai que les libraires sont nombreux a ne pas prendre la peine de communiquer leurs listes II est vrai que la méthode de pondération des listes n'est pas nécessairement la meilleure.Il est vrai que les libra ires-édit eu rs pourraient être tentés de mettre en évidence leurs propres ouvrages.Malgré tout cela et autre chose peut-être, on ne peut s'empêcher de trouver a ces listes de bestsellers un brin de signification.Celle qui paraissait dans LA PRESSE samedi dernier n'exige pas de bien subtiles analyses.Elle révèle de façon éclatante une réalité, incomplete, même en partie erronée, qui devrait faire frémir aussi bien le ministère des Affaires culturelles (où on frémit peu ces temps-ci), que les éditeurs.auteurs et libraires québécois.C'est bien simple.Sur dix ouvrages, neuf ont été édités en France.Faut-il penser que les Québécois se tournent pour leur nourriture intellectuelle vers l'immense bassin qu'est la France?Regardons les titres de plus près.Deux ouvrages d'auteurs Fausse rivière, de Maurice Dcnuziêre, et Viens la mort, on va danser, de Patrick Segal.Il en reste sept: Holocauste, de Green: Etats-Unis: Black Ont.de Arthur Hailey.Etats-Unis; Les Jordache.de Irwin Shaw: Etats-Unis; Enseignants efficaces.de Thomas Gordon: Etats-Unis; Le temps d'apprendre à vivre, de Frederic Stewart: Etats-Unis: Chesapeake, de James A.Micheller: Etats-Unis; Il faudrait faire preuve d'un nationalisme borné, d'un manque de confiance morbide dans la vitalité de notre littérature, d'un défaitisme pessimiste pour trouver dans tout cela matière à s\u2019inquiéter, à s'interroger même.Après tout, êst-ee que ce ne sont pas les Editions du Jour, de Montréal au Québec, qui publient Enseignants efficaces'! Ci Il faudrait avoir plus que mon âge pour avoir vécu cl ressenti l'agressivité, que je sais cependant réelle, avec laquelle ont été reçus ce roman d'André Giroux ou.un peu plus lard, les Vendeurs du temple.d'Yves Thériault.ei Poussière sur la ville.d\u2019André Langevin.C'est avec ces écrivains.et avec d'autres à des degrés divers, que la littérature québécoise osait refléter les courants de la conscience contemporaine, osait aussi n\u2019assigner à la littérature aucune fonction dogmatique religieuse.Des livres très noirs, paradoxalement (sauf le roman de Thériault, qui était presque un pamphlet \u2014 mais joyeux), apportaient enfin à nos lettres une bouffée d'air frais et de modernité.A la décharge des critiques du temps, comme en tout temps obnubilés par une conception missionnaire de la critique (mais les missions changent), il faut dire qu'ils ont aussi parlé des prouesses techniques d'André Giroux.sont français: Sans nier la valeur d'Au-delà des visages, à la fois comme étude psychologique et comme étude sociale, et aussi du point de vue de l'écriture, qui est vraiment remarquable pour l\u2019époque:\tdéliée, libre, vivante.\u2014 sans nier tout cela il reste que ce premier roman n\u2019est pas une grande oeuvre.La «technique» devient procédé, à la longue.Nous sommes en face d'une galerie de portraits qui ont chacun un intérêt en soi.Ce qui fait défaut, c'est la continuité du récit.Si on veut considérer que le roman est une suite d'une quinzaine de nouvelles, on se rend éotrip-te que le prétexte, c\u2019est-à-dire le drame personnel de Jacques Langlet.n'est qu'un prétexte.D\u2019autres situations dramatiques, je veux dire: des situations différentes de celle-là, pourraient tout aussi bien provoquer le discours des autres personnages.A la longue.l\u2019exercice devient unpcu gratuit, un peu artificiel.Quatre ou cinq chapitres, les meilleurs, échappent cependant à cette critique.Les Australiens (mais oui! ) ont moins de chance: un seul litre.T/m.de Col leen McCullough, dans les best-sellers du Les derniers jours de l'elé.de Anton Myrcr: Etats-Unis.Bonnes lectures à tous! plus grand quotidien français d'Amérique.R.M.les best-sellers de Ici semaine De quoi se mêle ce romancier?Si le drame de Jacques Langlet est spécifiquement religieux, il n\u2019est pas pour autant étranger à ceux d\u2019autres personnages de romans des années cinquante.On pense par exemple aux drames intérieurs des héros d\u2019un André Langevin de la première manière, plus intéressants parce que mettant en jeu des forces plus complexes, plus laïques, plus modernes aussi, dont la perception de l\u2019absurdité de la vie.André Giroux ne va pas aussi loin, qui parait plus proche d'André Gide et de Julien Greene que de Jean-Paul Sartre et des nouveaux romanciers de l\u2019après-guerre.Notre romancier de Québec, il importe 1 Holocauste G Green Laffont 3 2 Tim Colleen McCullough Belfond 9 3 Les oiseaux se cachent pour mourir Colleen McCullough Sélect 1 meme 4 Les derniers jours de l'été Anton Myrer Les Presses de la Renaissance 2 Prouesse il y a, en effet.Dans le Cycle, et selon le registre qui est le sien, celui de la psychologie et plus exactement de la psychanali-se, Gérard Bessette «transcrivait» le monologue intérieur, devant la dépouille d'un personnage, de toute une théorie d'autres personnages.L'effet était presque hallucinant: érosion rapide de la réalité «objective» de la personne morte par l\u2019effet ajouté, multiplié plu- 5 Le temps d'apprendre à vivre Frederic Stewart Belfond 2 6 Les Jordache Irwin Shaw Les Presses de la Cité 25 7 Enseignants efficaces Thomas Gordon Le Jour 7 8 Chesapeake James A.Michener Le Seuil 5 9 L'impossible est possible Joseph Murphy Dangles-Raffin 1 10 Fausse rivière Maurice Denuzière J C Lattes AU-DELA DKS V/SA(iES.roman d'André (li-roux.Jugement* eritiijues.Chronologie ri liihliv-grapliie d'Aurol/i-n llnivin.Collection Hihlinihr-que ipiôhrcoj.M-.Editjons Kjdes.Montreal.UI7U Lift pages.14 Les listes nous ont été gracieusement leurras par écrit par les libre,nos suivantes: Dussault, Garneau.Guérin, Martin (Joliette) et Sons et Lettres Notre dernicre colonne indique le nombre de semaines «best-seller, rte chaque litre Z G NOUVEAUTÉS \\ cmme Sue ::.v: : â at aa -\tA_:\\: $Y- 1 ,1 ( (^Nostalgie d cy^mour^ en vente partout $5.95 GROS \\ ÉâàB-1 'p:V'X et bien dans sa peau i Le guide des Av** irusinr rei,Ka l*V|VJ *ALI M V r -T'f.v.-W» '^«rtll., îlOAhllI't- fl.-' lbiM\".f , >f \u2022 \u2018fl-\tJï f-vO* LES GRANDS RÉVOLUTIONNAIRES : F : DANS UNE MAGNIFIQUE COLLECTION ILLUSTRÉE en COULEURS LES GÉANTS DE 89: ' j \u20ac f A Mirabeou, Danton, Marat, Robespierre et Saint-Just.V- Vi V ( 4 LES SOCIALISTES SCIENTIFIQUES: s S Marx, Engels, Gromsci.Owen, Fourier, Blanqui, Proudhon, Louis Blanc, Bakounine, Flora Tristan, Louise Michel et Sf-Simon.::'-crT2 SOCIALISTES, UTOPISTES ET ANARCHISTES: & l-M:, i, ?l 4 LES REVOLUTIONNAIRES COMMUNISTES À LA CONQUÊTE DU POUVOIR: ANTI-IMPÉRIALISTES ET TIERS-MONDISTES: i m NOSTALGIE D\u2019AMOUR GROS ET BIEN DANS SA PEAU Lénine, Rosa Luxemburg, Tito et Trotsky.Kemal Atatürk, Nasser, Ben Gourion, Gandhi, Ho-Chi Minh et Mao Tsé-toung.Bolivar, José Marti, Zapata, Castro, Che Guevara et Attende.Le guide des 300 vins par Théodore Isaac Rubin, M.D.Maigrir doit être un processus bienveillant Il est beaucoup plus important de s accepter et de s estimer que d'avoir une silhouette mince C est une approche à la fois pleine de compassions et révolutionnaire des problèmes de poids EN VENTE PARTOUT.$9.95 EN VENTE PARTOUT par Charles Kaufman \"Un très beau roman, étrange et surtout une histoire émouvante d une jeunesse perdue et d un amour retrouvé » Irving Wallace Claude Foussard et Gérard Spitzer Le guide le plus complet edilè au Québec.Plus de 300 vins dégustes pour vous aider dans votre choix, selon votre budget.Une liste complète des vins et alcools disponibles à la SAQ avec leur prix.Un repertoire des succursales de la SAQ.LES GUERILLEROS À L\u2019ASSAUT DU POUVOIR: ANTI-COLONIALISTES ET ANTI-ESCLAVAGISTES: Washington, Jefferson, Lincoln, Luther King, Schoelcher et Louis Riel.$5.95 LES SOCIALISTES ET L\u2019EXERCICE DU POUVOIR: Jean Jaurès, Léon Blum, Toge Erlonder, O.Bauer et Dubcek' et L.-S Senqhor.Je désire une plus ample information sur cette nouvelle Expediez-moi sans frais ni taxa.I EDITIONS SELECT S9.95 | ?\tNOSTALGIE D'AMOUR, ?\tGROS ET BIEN DANS SA PEAUS5.95 | I loi Bon de commande - Le guide des 300 vins éditions hurtubise hmh liée 7360 boni newman ville lasalle.Quebec H8N 1X?1555 ouest, rue de Louvain Montreal.Que H4N 1G6 Tél 387-6?68 collection en 8 VOLUMES.I I Nom I NOM I Adresse.| Ci joint D chèque.L] mandat de poste.f i joint S fi 95 I choque mandat ADRESSE Ville.Code.I I TÉL.(N oubliez pas d'inclure votre paiement) (pas de F.S.L.) .CODE POSTAL .ÉDITIONS MARTIN SART 1 Adresse 15-9 79 J LP X \u2014.407, rue St-laurent, suite 1022, Montréal r t T r I LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 1 5 SEPTEMBRE 1 979 C 3
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