La presse, 10 mars 1979, E. Vivre aujourd'hui
[" r / * i I .'4ËEÛ3B^ vivre aujourd'hui E MONTREAL, SAMEDI 1 0 MARS 1979 i JS8Hi I O v% Sri» I Madeleine Dubuc i La «voix» de la Bourse De l\u2019Alaska à l\u2019absolu! H m %.wm \\ i i it's ; i-i = A entendre sa voix basse, aux intonations à la Tallulah Bankhead racontant les dernières nouvelles de la Bourse de Montréal chaque soir au Montréal-Express de CBF on pourrait croire que Me Anne-Marie Sylvestre, directeur des relations publiques à la Bourse en imposerait par une haute stature ou des manières de garçon manqué.A la rencontre, la jeune femme, mère de deux adolescents est blonde, féminine et souriante.Chez elle, cependant, pas de complaisance.L\u2019esprit est clair et lucide, les expériences passées dans le domaine professionnel sont probantes et le poste qu\u2019elle occupe, elle ne le doit qu\u2019à son intelligence persévérante.Anne-Marie Dansereau Sylvestre est la fille du juge Dollard Dansereau.Elève du Collège Marguerite-Bourgeoys, licenciée en droit de l\u2019Université de Montréal, elle n\u2019a, sauf pour une période critique dans sa vie et celle de ses enfants \u2014 la mort de son mari \u2014 jamais cessé de travailler: Communications Québec, période de recyclage en droit corporatif, travail dans une entreprise d\u2019économistes et.depuis trois ans, le Parquet.«C\u2019est la première fois, dira Anne-Marie Sylvestre, que je ne sens pas dans mon travail, une discrimination à l\u2019égard des femmes, aussi paradoxal que cela puisse paraître.Ici, si une femme a de l\u2019argent, elle peut devenir membre.Si elle veut travailler, elle a les mêmes chances que les hommes.C\u2019est le critère d\u2019excellence qui compte.» Un des rôles d\u2019Anne-Marie Sylvestre depuis son entrée à la Bourse: convaincre les gens de ne pas, comme on le dit souvent, «jouer» à la Bourse, mais de se renseigner et d\u2019investir intelligemment.Et de jaser comme ça, chaque jour de la semaine, avec Pierre Chouinard, entre 16 et 18 heures, avec une voix spéciale que d\u2019aucuns diraient «sexée», même inconsciemment, c\u2019est une façon qui semble s\u2019avérer efficace.Ses longs six-pieds nonchalamment appuyés sur le piano du studio où l'a invité Monique Leyrac, Michel Rivard, anciennement de «Beau Dommage» et maintenant cavalier seul dans le domaine de la chanson, chante pour l\u2019auditoire de «Faut voir ça» avec l\u2019aide de François Cousineau, les vieilles «lounes» américaines d\u2019après-guerre.Avec un éclair de malice au fond des yeux.Des yeux très noirs et très brillants.«De la malice, précise Michel Rivard, mais pas de la moquerie.J\u2019adore ces vieilles tounes-là.» Michel Rivard a 27 ans.A l\u2019image de son désormais inoubliable «p\u2019til phoque en Alaska», c\u2019est un garçon seul, un «ioner», comme diraient les Américains, à la recherche de «son» absolu et prêt à tenter des expériences diverses dans ce monde du spectacle où il se sent très à l\u2019aise.«C\u2019est pour ça un peu que j\u2019ai quitté «Beau dommage» dit-il, assis au Ritz (par hasard) dans son beau complet de velours brun qu\u2019il porte élégamment avec des bottes de draveur.«Pour rester éveillé à une démarche dont je ne sais pas où elle me mènera mais qui me fait, en ce moment, me passionner pour tout ce qui est lecture, art, cinéma.Pour «tripper» sur de nouvelles découvertes».\u2022 vî m y'.'V m Michel Rivard prépare son second long jeu.Après sa découverte de Paris l\u2019an dernier où son spectacle a été reçu magnifiquement par la critique, après sa révélation au El Casino au temps des Fêtes et son passage remarqué à la télévision, il écrit, lentement, minutieusement des chansons, des folles et des sages pour un enregistrement qui devrait paraître en septembre.«Ça ne ressemblera à rien de ce que j\u2019ai fait jusqu\u2019à maintenant.Je me suis entouré de gars qui font une musique qui rappelle la musique de chambre.Je vais avec eux prendre des leçons chez Miles Davies où pas une note n\u2019est de trop, chez Charlie Mingus, qui ne sacrifie jamais à la facilité.Avec les grands classiques, ce sont mes maîtres du moment.» t:.- ; %': m %* g Mô Anne-Marie Sylvestre photo MichëlGro vel, LA PRESSE photo Rvn
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.