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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1978-10-07, Collections de BAnQ.

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[" ^^7 octobre 1978 Vol 20 No 40 1 Li GILLES VILLENEUVE, UN DES HVVORIS AU GRAND PRIX DU CANADA KHGE3 ' >j m .skec '«V », ¦ 2ï?s ' vfr't.r, abaft è , ô BS® i ¦- .a KsSlL Kgfl a?-'-.-«G is** P****\u2019 g 5 G*?\" * .mmMk > mm % ¦ Mfëa .4 zM _ SONLAGE DE LA SEMAINE plus (55 p.c.) de discrimination contre les obèses, et ceux aux revenus de $10 000 à $15 000 qui s'en plaignent le moins (33 p.c ).Les sociologues ont longtemps cru que les pauvres sont plus souvent obèses parce qu'ils doivent, vu leur prix, remplacer une partie des protéines ou viandes par des sucres et des féculents.Notre sondage montre qu'il n'en est rien puisque l'obésité règne dans toutes les couches sociales et qu'on y consomme autant de desserts sucrés de l'une à l'autre.C'est dans les Maritimes que l'on se plaint le plus de l'obésité (50 p.c.des gens) et c'est au Québec et dans les Prairies qu'on s'en préoccupe le moins (37 et 35 p.c.respectivement), mais c'est au Québec qu elle est la plus forte: 39 livres contre 14 à 17 livres ailleurs.Les gens des provinces Maritimes font le plus d'efforts pour diminuer leur poids et ceux de Colombie britannique le moins (46,5 contre 21 p.c ).Toutefois, les Colombiens distancent tout le monde par leur obstination à ne consommer que certains aliments: 26 p.c.contre un minimum de 4 p.c.dans les Prairies.C'est dans cette dernière région qu'on se plaint le moins de discrimination envers les obèses mais c'est également là qu'on manifeste le plus de répulsion contre l'obèse de sexe opposé! Le Québec détient le championnat des desserts (7 par semaine), et surtout à cause de l'élément francophone:\t8,5 contre 4 pour l'élément anglophone.L'excès de poids est en moyenne de 50 livres chez le francophone, de 15 chez l'anglophone.Allons, messieurs dames, un peu de retenue! La semaine prochaine: la psychiatrie.fait-elle preuve de discrimination à l'endroit des obèses?» Oui, répondent 63 p.c.des gens, et même de discrimination bien marquée, disent 19 p.c., tandis que la réponse est.non chez 34 p.c.Plus de femmes que d'hommes (46,5 contre 36 p.c.) avouent un poids trop élevé par rapport à leur taille; mais cet excédent n'est que de 15 livres en moyenne chez le sexe faible, comparativement à 29 livres chez l'homme.Il y a toutefois plus de femmes (43 p.c.contre 26 p.c.) à suivre un régime.Le pourcentage d'obèses tend à croître avec l'âge, de 28 p.c.chez les citadins de 18 à 24 ans à 52,5 p.c.chez les gens de 45 à 54 ans, pour retomber à 41 p.c.chez ceux de 55 ans et plus.Toutefois, c'est la catégorie de 35 à 44 ans qui se plaint du plus haut taux d\u2019obésité: un excès de 41 livres, tandis qu'il oscille ailleurs de 12 à 18 livres.C'est cette même catégorie qui, lorsqu'elle se plie à régime, choisit plus que les autres de le faire en ne consommant que certains mets.Les citadins les plus âgés sont plus portés que les autres à le faire en évitant certains aliments, que leur déconseille une plus longue expérience.Mais ce sont surtout les personnes de 25 à 34 ans qui recourent au jeûne partiel (50,5 p.c.d'entre elles contre 26 p.c.des vieillards) car à cet âge on est plus préoccupé de son apparence.L'attraction pour le partenaire obèse croît légèrement après 35 ans, la répulsion marquée diminue vers le même temps, ainsi que l'impression de discrimination.L'excès de poids est nettement plus marqué chez les gens au revenu supérieur à $25 000, soit 47 livres, tandis qu'il ne dépasse pas 20 livres dans les autres catégories; mais c'est le groupe de citadins aux gains de $20 000 à $25 000 qui se plaint le plus d'être trop maigre: de 29 livres, tandis que la maigreur varie de 9 à 17 livres dans les autres groupes.Les plus riches recourent proportionnellement deux fois plus au jeûne que les citadins gagnant de $5 000 à $10 000(47 p.c.des premiers contre 22 p.c.des seconds).Ce sont ceux dont les gains vont de $20 000 à $25 000 qui se plaignent le Quel type de régime amaigrissant suit-on?Les réponses ont produit le tableau suivant: je ne mange que certains aliments je m'abstiens de certains aliments.je réduis la quantité des aliments .\".je recours à d'autres moyens.n'ont pas donné de réponse.Un bon moyen de mesurer la tendance à l'obésité est de compter le nombre de repas par semaine où l'on se permet un dessert sucré.74 p.c.des Canadiens s'en accordent au minimum un par semaine; mais, chez ceux qui le font, la moyenne est de cinq repas.Les obèses disent en consommer un petit peu moins que cette moyenne tandis que, chose curieuse, les gens trop maigres absorbent 6,5 desserts hebdomadairement, soit plus que la moyenne, ce qui ne leur profite quand même pas.Ceux qui s'obligent à un régime consomment moins de 4 desserts, les autres, 5,5.Les interviewés trouvent-ils attirants ou pas les obèses du sexe opposé?Ils déplaisent à 70,5 p.c.des citadins canadiens, et même de façon marquée à 29,5 p.c.d'entre eux.Par contre, 15,5 p.c.des gens trouvent plutôt agréables les rondeurs de leur partenaire de l'autre sexe.Ces pourcentages ne varient guère quand on les décompose pour tenir compte de la propre obésité ou maigreur de l'interviewé.«A votre avis, la société ETES-VOUS TROP GRAS?10 p.c.39 p.c.Mb|z .38 p.c.Trop 4 p.c.9 p.c.> q w feiftnN uasarucK fly jjirtirj x >\\ .!.\" r j \\ ¦v t- Qu\u2019est-ce que c\u2019est qu\u2019un Grand Prix automobile?v .J ?\" es \u2022fir* COMPETITION SPORTIVE, FETE POPULAIRE ET FOIRE COMMERCIALE PAR GUY ROBiLLARD leur idole ou de leur écurie préférée.Même les compagnies de pneus et les commanditaires ont maintenant leurs propres produits qui trouvent preneurs.A certains endroits, on installe même des manèges de parc d'amusement et, toujours, l'atmosphère est à la foire.Ceci dit sans malice, l'amateur de course automobile est généralement un consommateur de rêve pour les commerçants et il s'avère souvent un superbe «quétaine», puisqu'il faut bien employer le mot.Aussi n'est-il pas rare de le voir se balader lui aussi tel un panneau publicitaire, sauf que, dans son cas, c'est lui qui paye pour faire la publicité de ses marques préférées! Casquettes, gilets, tee-shirts-réclames, ainsi que des collants sur sa voiture, jusqu'à nuire à la visibilité parfois, constituent l'apanage de ce type de mordus dans tous les pays du monde.Compétition sportive et foire commerciale, un Grand Prix de formule 1 constitue également une immense fête populaire.La clientèle type est jeune, plutôt financièrement à l'aise et a le coeur à la fête.A cet effet, Montréal, tout comme Monaco, fera un peu exception à la règle car il n'y aura pas de camping à l'intérieur des limites du circuit, ce qui suscite toujours l'occasion de réjouissances mémorables.et pas toujours du meilleur goût.A Wat- «Nous voulons faire du Grand Prix du Canada un second Monaco et la course la plus prestigieuse hors de l'Europe.Nous ambitionnons de susciter ici un événement international couru et recherché.» L'homme qui s'exprime ainsi est Maurice Brisebois, vice-président et directeur général du Grand Prix du Canada Inc., filiale à part entière de la brasserie Labatt Limitée, chargée d'organiser le Grand Prix du Canada qui se déroule pour la première fois cette fin de semaine dans l'île Notre-Dame.Déjà, pour cette année, Brisebois ambitionne d'attirer quelque 125 000 spectateurs en trois jours, ce qui constituerait, et de très loin, un record d'assistance payante pour un événement sportif au pays.Le Grand Prix du Canada s'avère déjà un très gros morceau: Labatt y aura investi plus de 3 millions de dollars, soit 1 million de plus que prévu, uniquement pour cette première course d'une série de cinq, garanties par contrat, avec option de renouvellement pour cinq autres années.Des campagnes de publicité ont été faites partout au Canada, aux Etats-Unis et en Europe, où les organisateurs sont déjà parvenus à redorer le blason du Grand Prix du Canada, fortement terni par de mauvaises expériences à Mosport, en Ontario, expériences qui ont conduit le commanditaire à rompre son contrat avec les anciens promoteurs de l'événement, qui ont d'ailleurs traîné l'affaire devant les tribunaux.Rares sont les Québécois familiers avec le monde des Grands Prix de formule 1, qui constituent pourtant avec le football (soccer) la plus grande des attractions sportives internationales.On estime à 600 millions de téléspectateurs l'auditoire d'un Grand Prix télévisé en direct ou en différé à travers le monde.Cette année, 16 Grands Prix constituent le championnat du monde des conducteurs automobiles qui se termine justement à Montréal après s'être transporté sur quatre continents, soit dans les deux Amériques, en Afrique (du Sud) et évidemment en Europe.entraîne le déplacement d'une trentaine de pilotes, mais aussi de plusieurs centaines de mécaniciens, journalistes, officiels et commanditaires.C'est le petit monde de la formule 1, habitué à cohabiter quelque huit mois par année.Un Grand Prix de formule 1, c'est au moins autant une entreprise commerciale qu'une compétition sportive.La publicité est partout, comme pour la coupe du monde de ski, sauf que, cette fois, on ne lente pas de convaincre personne qu'on fait du sport amateur.Dans leurs combinaisons, les pilotes ressemblent plutôt à des panneaux-réclames ou encore à des hommes-sandwichs.On évalue à $200 000 et plus les revenus que rapportent à Gilles Villeneuve, pourtant une recrue, les collants qu'il porte sur sa combinaison et sur son casque.Ceux qu'on retrouve sur les voitures profitent aux propriétaires de celles-ci.On nous affirme, par exemple, qu'il en coûtait $450 000 à Parmalat, compagnie laitière italienne, pour avoir son collant sur l'uniforme de Niki Lauda! Dans le cas de Villeneuve, les nombreux collants qu'il porte peuvent lui rapporter jusqu'à $30 000 chacun, selon leur grosseur, car tout est mesuré au centimètre! Sur chaque circuit, des kiosques sont installés où les fans peuvent se procurer des tee-shirts ou des gilets à l'effigie de Le petit monde de la formule 1 Un peu comme la coupe du monde de ski alpin, le circuit des Grands Prix combine un championnat mondial de l'élite de cette spécialité et les éléments d'un vaste cirque en perpétuelle tournée mondiale.Chacune des courses, disputées généralement à deux semaines d'intervalle.Suite page 6 7 octobre 1978 - 3 a ' X i v t\": - - Grand Prix Canada Le langage des drapeaux une equ ITS du j * < ' ! Le conducteur coupable d'une infraction aux règlements ou qui commet une imprudence se verra présenter le drapeau noir accompagné du numéro de sa voiture.Il devra alors s'arrêter au stand de ravitaillement, où il sera puni ou réprimandé, selon le cas.- '(I |Piay6 ; pilte^I |Playcr-' ! FlLTfc^j XA r / ; BalSfS® Naycr hur» r '5 a i -XV ms (T ¦ : m ¦ ; .; Man y Le pilote doit rentrer aux puits; il y a quelque chose de défectueux sur sa voiture.Le drapeau jaune, tendu et fixe signifie danger.Agité,il devient signe de danger immédiat; le pilote doit ralentir et il y a interdiction de dépasser une autre voiture.Ce drapeau constitue un avertissement à un pilote qui a commis une infraction mineure.S'il récidive, on lui présentera un drapeau noir.a 9 : N- \\ s m -Pa in zj \\ \"4# \\ ZÎ, Utilisé pour ouvrir la piste.Il indique que le circuit est dégagé et que toutes les voitures de course ont quitté la piste.On s'en sert parfois pour donner le signal du départ.Le circuit est interdit aux véhicules autres que les voitures de course.Utilisé pendant la course, il signale un danger grave; toutes les voitures doivent s\u2019arrêter immédiatement et se garer.S'il est fixe, le drapeau bleu signifie pour le conducteur qu'une voiture le suit de près.Si le drapeau est agité, le conducteur doit alors céder le passage car le bolide est plus rapide et va dépasser.¦ s kg' \\ : m f.k m \u2022- &6 %g fi x-.v' (ft m vwy ¦: : il 1 S:' Ce drapeau signale la fin de la course.Ce drapeau est déployé dans un coin où il y a de l'huile sur la piste.Un véhicule de service (remorque, ambulance, etc.) est sur la piste.fj o r :%eio N> », -, .\"¦' ;< V o ifi&Q ?AVIS; Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette-Player's Filtre, format rég.: \"goudron\" 18 mg, nicotine 1.2 mg.Player's Légère, format rég.: \"goudron\u201d 14 mg, nicotine 0.9 mg.! GRAND PRIX DU CANADA on vient d'interdire certaines améliorations, car on veut limiter l'augmentation de vitesse des voitures.Quant au choix des pneus, les deux grandes compagnies se livrent une guerre sans merci, engagée depuis < i-\t.i\t» I ailIVCU VJ V- ITIIUICMII vieil o ia mcitflS.L3 Pour ces essais, les voitures sont\tdevenus plus familiers avec la piste et équipées de pneus particuliers, qui\tque les voitures sont à leur mieux, permettent une plus grande rapidité\tToutefois, les conditions atmosphéri- mais ne peuvent durer que quelques\tques rendent souvent impossible de répéter le samedi les performances de la veille.Ou encore, il peut arriver qu en pensant améliorer la peiiumidiiCc prenne une décision qui a l'effet contraire.Tous les détails comptent: on kins Glen, par exemple, où avait lieu le Grand Prix des Etats-Unis la semaine dernière, la tradition veut que des fêtards mettent le feu aux voitures qui s'enlisent dans une certaine section à l'intérieur du circuit! Mais il faut dire que ce cas extrême représente nettement une exception et ne doit pas servir à caractériser l'image du milieu.tours.C'est pourquoi, entre autres, les pilotes s'arrêtent très souvent et chan- gent régulièrement ae pneus, inaque voiture peut user jusqu'à six ensembles de pneus par séance d'essais, voire plus venue de la compagnie française a en effet complètement changé la face des courses de formule 1 qui, depuis cette année, sont pratiquement devenues des courses de pneus! Selon qu'on réussisse ou qu'on déçoive, c'est en effet maintenant les pneus que l'on vante ou que l'on déprécie.La gamme offerte est de plus en plus variée, et choisir les meilleurs pneus pour telle piste, telle voiture et telle température est devenu une opération sophistiquée et même exagérée selon certains, pour qui les pneus sont devenus une excuse trop facile aux mauvaises performances.Effectivement, en formule 1, ce sont les pneus ou la mécanique qui sont mis en cause et presque jamais le pilote.Même lors d'accidents dont il est responsable, ce dernier prétextera souvent la mécanique.ou les pneus.Pour les manufacturiers, les pneus sont devenus une excuse toute trouvée à leurs déboires.La course de formule 1 est d'un maximum de 320 km ou deux heures.Il est important de bien surveiller le départ, où il se fait des mouvements habiles et audacieux.Certains parviennent même à gagner deux ou trois positions uniquement en prenant un bon départ.C'est que, par la suite, il devient très difficile de dépasser les meneurs, tellement les voitures roulent à des vitesses identiques.on Entre deux courses, les nombreux essais On file dans rîte.Le Grand Prix du Canada à Montréal, sur file Notre-Dame.6,7et 8 octobre1978.Parlant d'image, celle qu'on accole généralement aux pilotes, presque directement inspirée de Hollywood, ne correspond pas du tout à la réalité.L'immense majorité des as de la formule 1 n'ont même pas le temps, d'ailleurs, de jouer au play-boy, de mener une vie aventureuse et mouvementée ni de courir les filles et les bars.Ils se couchent généralement tôt la veille des courses et des essais et le seul luxe qu'ils se permettent est de prendre un bon gueuleton avant d'aller au lit.Et les périodes entre chaque course ne sont pas consacrées au repos et à la luxure, loin de là.D'abord il y a les épuisants voyages, et les ennuis d'une vie passée entre deux valises dans une chambre d'hôtel.Mais surtout, il y a les essais continus.Ainsi, entre chaque Grand Prix, Gilles Villeneuve va passer un ou deux jours sur un circuit réservé par Ferrari où aura lieu un prochain Grand Prix, question de faire des tests.Et il y a toujours une autre journée d'essais à Fiorano, à la piste privée de Ferrari.Ajoutez à cela les journées consacrées à des promotions diverses, et les temps libres deviennent très rares.De plus, contrairement à ce que l'on peut penser, les pilotes de formule 1 doivent se maintenir en forme et ne peuvent se permettre d'abus s'ils veulent demeurer au sommet.Certaines courses l'été sont disputées par des chaleurs torrides et la température peut atteindre jusqu'à 50°C et même plus dans l'habitacle.Il faut des nerfs solides pour courir dans ces conditions, alors que la moindre erreur de réflexe peut causer un accident fatal! En fin de course, le pilote est toujours vidé.Une fin de semaine de course commence le vendredi matin par la première séance d'essais, suivie d'une seconde l'après-midi et d'une dernière, le samedi après-midi.Le samedi matin, les essais ne sont pas homologués.Pour les connaisseurs, ces essais sont tout aussi importants et souvent plus intéressants que la course elleAnême.En soi, c'est une course contre la montre, une affaire de vitesse brute.Le principe est simple: on chronomètre tous les tours et celui qui a réalisé le temps le plus rapide commence la course sur la première ligne, du côté .qu'il choisit, et on s'aligne ensuite dans l'ordre, deux par deux, selon les résultats obtenus aux qualifications.Et A une grande fête.Car pour les 3 jours que durera l\u2019événement, ce sera la fête sur I Ile Notre-Dame et dans les rues de Montréal.Venez filer sur l1le, venez les voir filer sur llle, les 6.7 et 8 octobre prochains.Le Grand Prix du Canada sur l1le Notre-Dame, ce sera la grande course, ce sera ,es plus grands coureurs automobile au monde.Venez encourager et applaudir des pilotes aussi célèbres que Gilles Villeneuve, Mario Andretti, Niki Lauda et les autres.venez les voir filer à des vitesses de 300 km/h au volant de leurs puissantes Formule 1.Venez participer à une grande course!.Une grande fête, une grande course.Le Grand Prie du Canada vous est présenté per la Brasserie Labatt.brasseur des bières 50 et B bu.Grand Prix du oms Canada % r.A, V / > M V- a \\ \t\t - 4« \u2022 in Des machines et des hommes .ta x- Ce sont surtout les erreurs de pilotage (dérapage, sortie de piste, collision), les déficiences mécaniques et l'usure des pneus qui fournissent les occasions de dépassement.Le déroulement d'une course est au moins autant affaire de guerre d'usure des mécaniques que question d'habileté des pilotes.Une formule 1 peut atteindre des vitesses frisant les 300 km/h, mais ne pèse qu'environ 600 kilos.C'est une véritable merveille technique à laquelle travaillent les ingénieurs les plus qualifiés de l'automobile.C'est le nec plus ultra du génie automobile: une machine qui peut valoir $100 000 et dont le seul moteur coûte quelque $30 000! Ces engins spéciaux, conçus uniquement pour la course, ne doivent pas dépasser 3 litres et développent quelque 550 chevaux-vapeur.Une exception : le moteur de la Renault qui, parce qu'il est turbopropulsé, n'a droit qu'à 1,5 litre.Evidemment, des machines aussi puissantes et aussi légères, menées à des vitesses extrêmes, sont sujettes à des accidents! Mais une formule 1, comme toutes les autres voitures de course, d'ailleurs, est étonnamment \u2022,r -'4 \\ 4 £ i >¦ Achetez vos billets dés msirrtensnt et économisez 10% sur lea billets de trois jours Le Cfâ-'d Pru du Cened» eet »*«cl*o«né p«' le F I A _ i» F C S A et crgenee per V l»F AO O^nenche 3 (oun 6 octobre 7 octobre 8 octobre I Ifbuore pnnççielet \u2014 A\tr*eerv*e| Ps»cct drtym (Adule#; P^cet Ortoout (Moun de I 7 5 S Billets et renseignements * tous les comptoirs Eaton.se bat pour des centièmes de \"seconde au tour.Les règlements actuels rendent impossible l'augmentation de puissance des moteurs.Presque toutes les voitures se retrouvent donc sensiblement sur un pied d'égalité à ce niveau, et c'est pourquoi les techniciens se penchent maintenant sur l'aérodynamisme et les pneus.Rien d étonnant si les voitures les plus efficaces cette saison ont été les Lotus du Britannique Colin Chapman, qui se trouve par hasard être ingénieur en aéronautique! Par contre, à l'occasion; Good Year et Michelin, les deux fournisseurs attitrés, doivent de plus apporter des pneus de pluie au cas où.En plus de fournir l'occasion d'obtenir la meilleure place possible au départ de la course du dimanche, les essais servent également à la mise au point de la voiture, à la sélection des bons pneus, des bons rapports de vitesse, etc.C'est pourquoi, normalement, les temps décisifs les plus rapides sont réalisés le samedi après-midi, lors de la dernière \u2022séance, alors que les pilotes sont 6- 7 octobre 1978 H il»' rAlti t» I sa \u2019A rAtf/A sécuritaire.Le pilote est bien attaché; de nombreuses barres et ci i arceau de sécurité protègent son habitacle.Casque protecteur, habits ignifuges et extincteur font également partie de la panoplie obligatoire.Le résultat est que des dLuu'cnb SCüvcïil jpcCidtuidires causent finalement très peu de blessu-aux pilotes.Il n'arrive même à peu mm SUS hII» 9 res ; près jamais qu'un conducteur doive manquer une compétition à cause ; d'une blessure, comme c'est souvent le hockey ou au football, par 'M : cas au exemple.Au Japon, l'an dernier, la voiture de Gilles Villeneuve s'est littéra-¦ lament envolée après avoir heurté celle de Bonnie Peterson.Gilles a fait plu! sieurs tonneaux après être retombé au jj sol, mais il s'en est tiré indemne, ne ; s'étant infligé que quelques ecchymo-I ses.Quatre spectateurs, qui s'étaient |j aventurés dans une zone interdite, ont malheureusement été tués.Mais il aussi que des conducteurs y laissent leur vie, comme ce fut récemment le cas pour Peterson au Grand Prix d'Italie, disputé à Monza.En 10 ans d'existence, le Grand Prix du Canada n'a jamais eu à déplorer s d'accident mortel, ni chez les participants ni chez les spectateurs.Les ; organisateurs de Grand Prix sont devenus de plus en plus exigeants au sujet r de la sécurité et c'est un peu ce qui a I valu à Mosport de perdre la présenta: tion du Grand Prix du Canada.Cette raison, et aussi le fait que les i promoteurs voulaient en faire un événe-; ment de prestige, dans une ville de ! prestige.Don McDougall, président de i la brasserie Labatt Limitée et du Grand I Prix du Canada Inc., n'a jamais caché | que son premier choix avait toujours été Montréal et que, même si Toronto avait d'abord été considéré, c'est uni-| quement parce qu'à cette époque on k était lié par contrat avec le groupe I Mosport, qui avait accepté de transférer I le Grand Prix dans la ville-Reine.Ce I n'est donc pas par hasard si, dès le | lendemain du refus des autorités de la j Ville de Toronto, Montréal annonçait | qu'il prenait la relève.«Pour cette année, explique encore | Maurice Brisebois, on s'est d'abord | assuré de bien organiser la course.A i l'avenir, on compte développer un l véritable festival autour du Grand Prix.» X X ' 1 * r arrive Kf P* >?V -V K ;; ! \u2022 \u2022La garantie du téiéviseur-Biackstripe'Tcshiba.que vous achetez aujourd\u2019hui est vaiable.jusqu\u2019à la-fin de 1982, incroyable?Non1 Le téléviseur Biackstr \u2019pe* Tosh o.a est garanti- pour 50 rr.d\u2019S .Cette garantie à\" dom.iciie, put couvre toutesles pièces'et main-d'oeuvre^-adé-paire \u2022 .avec lés quaiité et fiabii'teToshiba .\t\u2022\t.Là \"qualité de - image du téléviseur- Biaçk'str-ipe* saute aux yeux clave, précise, avec des couleurs hature'-ies.cette même qualité avec tous-nos modèles, du remarquable C-05'9 avec soi) écran dé 6\" au'sophistique.C -2100 'qui permet de recevoir 16, chaînes et de programmer- d'avance ses heures désoute Accdrdez-Vqüs un moment de détente devant un téléviseur.Toshiba chez un détaillant TfMiida.Nous savons que vous voudrez partager avec nos téléviseurs vos heures, de détente à ia maison.\t- -\u2022 V .ez S re1 u 1 a SSft ; SO ¦ ;- - -il | i S : ?m BügB yV)V*CW?r,'fi! /OC est publié chaque semaine |_/Ol 0|-M^X-zLlVs^0 par Perspectives Inc.A\t* 231, rue Saint-Jacques Montréal P.Q.H2Y 1M6.Tél.282-2224 j S'ils ne sont pas encore précis, les i projets sont nombreux et les organisaI leurs ouverts à toute suggestion.On | parle, par exemple, de spectacles de j variétés, d'un défilé, d'un festival de la j chanson, etc.D'autres compétitions [ sportives pourront également s'y ajou-[ ter et on espère attirer d'autres com-j manditaires, pourvu qu'ils ne soient pas L brasseurs de bière, évidemment.| «Montréal n'a pas de festival, rappel-| le Brisebois, même s'il a toujours été | une ville attirante.Le Grand Prix ! profitera de son caractère bilingue et 1 international ainsi que de la réputation que lui ont valu l'Expo 67 et les Olympiques.»» n 2 r Président et directeur général Jean A.Dion Directeur de la rédaction Pierre Gascon Directeur adjoint Jean Bouthillette Directeur artistique Pierre Legault Rédaction Edouard Doucet Isabelle Lefrançois Adrien Robitaille Service artistique Marthe Bolduc Michel Brunette Roger Dion Michel Genest France Lafond Photographe Denis Plain Secrétariat Liliane Bitursi Jacqueline Giroux Gisèle Payant Président du conseil Paul-A.Audet Vice-président Charles d'Amour Secrétaire Guy Pépin Trésorier Gaston Vachon 0 & t'>!- :¦ a .vn?FU, v J VRAIES MONNAIES ETRANGERES-104 Deuxième Guerre Mondiale Japonaise billet des Philippines, 1951 lev Bulgare avec cachet filigrane, 1930 billet Chinois pour 10 droits de douane blocs en or, deux autres billets du Chili et de la Corée \u2014 le tout à dix centsI Aussi, pour examen d'autres billets fort intéressants.Achetez le nombre que vous voudrez de ces derniers ou même aucun, renvoyez le reste, annulez n'importe quand votre inscription au service.HARRIS BANK NOTES, Dép.BF 129.Boston, Massachussetts 02117 U S A______________ ISSN0380-6790 f.Représentant publicitaire MagnaMedia Limitée 231,rue Saint-JacquesMontréa! P.Q.H2Y IMô.Tél.282-2120 f 7 octobre 1978 ¦ 7 ! NOW \u2022: jfe I X ¦ m m - V4 ' [> .¦¦ tiï m !.f 0; : \u2022 m x i a as >: r Ï 4 .3 - 'sais y y J ¦ ¦ I?.ï'fcV-v.'- T fi & - :4J -, À Vy r K&, Une sorte i 4u ik jw.% vj r?V F\tle jeune N'ÆANT PLUS A SEE PREOCCUPER D'ASSIMILER UN NOUVEL APPORT DE NOURRITURE LE CORPS PEUT PAR LE JEUNE, SE VOUER ENTIEREMENT A DEUX AUTRES TACHES: -L ELIMINATION DE SES DÉCHETS ET LAUTOLYSE m Wâ /.Photo studio Perspectives 8 - 7 octobre 1978 PAR RICHARD BOETTGER Toutes les religions, sauf le mazdéis-Selon le préjugé courant, le jeûne me de la Perse, ont recommandé le volontaire ne peut être qu'un geste de jeûne comme exercice spirituel.Le déserpoir, comme en font foi les jeûnes judaïsme comporte plusieurs jours de de protestation entrepris par certains jeûne total, dont la fête de l'Expiation détenus ou par divers groupements ou Yom Kippour et le Purim (jeûne contestataires.A moins qu'il ne s'agisse d'Esther).Chez les musulmans, le jeûne de quelque coup d'épate, d'une téméri- du lever au coucher du soleil est té inspirée par la pratique du yoga et du obligatoire durant le mois de ramadan.rhrôfjo x ' mArno h/no niio Qprjj» l*arfo r[c> pieds nus sur des charbons ardents ou de se laisser enterrer vivant momentanément.Aussi n'est-il pas peu étonnant d'apprendre qu'en Suède ou en Allemagne, par exemple, le jeûne est devenu pour plusieurs un mode de vie et qu'on s'y soumet non pour attirer l'attention mais pour refaire ou conserver sa santé.Au vrai, et aussi renversant que cela puisse paraître, le jeûne est une condition intrinsèque de survie pour la nature.On voit s'y soumettre un nombre incalculable de mammifères entrant en hibernation, ainsi que reptiles, oiseaux, poissons et insectes; parmi lesquels, pour ne citer que ceux-là, la marmotte, l'alligator, l'engoulevent (ou «bois-pourri»), le dipneuste et la mouche.Cela est vrai également des plantes en sommeil hivernal.La période de l'accouplement chez les animaux entraîne elle aussi un jeûne mais, à la différence de ce qui se produit en hibernation, le métabolisme (c'est-à-dire le dégagement de chaleur par l'organisme) s'élève au lieu de s'abaisser.Ainsi en est-il du phoque à la saison des amours, comme de la jeune reine fourmi au moment de fonder une nouvelle fourmilière, et encore du saumon au temps du frai.Mais la meilleure preuve qui soit que le jeûne favorise la croissance au lieu de la combattre réside dans la métamorphose que subissent crapauds, abeilles et papillons.Chez l'être humain, le jeûne volontaire existe depuis la plus haute Antiquité.Les Egyptiens y recouraient comme à l'un des moyens de guérir la syphillis.Socrate et son plus grand disciple, Platon, ont souventes fois jeûné pendant dix jours d'affilée, pour se garder l'esprit clair et aiguisé.Le mathématicien Pythagore a jeûné quarante jours avant de subir un examen à Alexandrie, et il obligeait les jeunes gens aspirant à devenir ses élèves à en faire autant.Plutarque, biographe des grands hommes de l'Antiquité, conseillait à ses amis un jeûne d'un jour plutôt que l'absorption d'un médicament, en cas d indisposition.Les quatre plus grands médecins des temps anciens, Hippocrate, Avicenne, Paracelse et Galien, considéraient eux-mêmes le jeûne comme leur meilleur moyen de traitement.Il convient d'ajouter à leurs rangs le Christ, Moïse et Elie qui ont jeûné chacun quarante jours avant d'entreprendre leur mission prophétique; David, qui a jeûné sept jours avant d'accepter la couronne d'Israël; Bouddha, le mahatma Gandhi, qui a jeûné cinquante jours en protestation contre la domination britannique en Inde, Benjamin Franklin, Napoléon, Tolstoï et Mark Twain.5-f Q nt-d e-fri êt carême.Des druides de la Gaule aborigènes d'Amérique, le jeûne a toujours fait partie des rites publics privés.nr»fi manger mais d'un seul type d'aliment, en alternant les périodes de jeûne puis d'ingestion et en changeant, chaque fois, le mets offert jusqu'à ce que se manifeste une réaction allergique qui indiquera l'aliment responsable.En 1959, au cours d'une recherche sur le métabolisme des graisses et des hydrates de carbone menée à l'hôpital Piedmont d'Atlanta, en Géorgie, Walter Bloom est frappé par l'efficacité du jeûne contrôlé dans le traitement de l'obésité.Le grand public commençant de s'inquiéter de l'obésité mais celle-ci continuant de se répandre, la recherche de Bloom en suscite d'autres et provoque de nouvelles découvertes.A la Fondation antidiabétique Joslin, de Boston, Oliver Owen et George Cahill s'aperçoivent que le cerveau humain, qui tire couramment du glucose le plus clair de son énergie, va durant un jeûne en puiser jusqu'à 70 p.c.dans les cétones, ces résidus des graisses dont l'accumulation dans les tissus et les liquides du corps peut être toxique.Les dangers d'acido-cétose pouvant amener le coma diabétique se révèlent ainsi beaucoup moins graves qu'on le croyait alors.Toutefois, même pendant l'acido-cétose, le cerveau continue d'avoir besoin de glucose, qui est prélevé sur les réserves protéiniques de l'organisme.Pour prévenir l'épuisement de ces réserves et l'apparition de l'inanition, ce stade de l'abstinence où les cellules essentielles, après s'être rétrécies, commencent à se désintégrer, le Dr George Blackburn, du New England Deacon-nesses Hospital, procède sur les patients forcés au jeûne à des injections intraveineuses de petites quantités soigneusement dosées d'amino-acides, qui sont les constituants fondamentaux des protéines.Ce sera la méthode du «jeûne modifié avec économie de protéines», que le Dr Victor Vertes, de l'hôpital Mount Sinai de Cleveland, contribuera grandement à populariser en la perfectionnant.A la suite de la publication en 1976 du livre de l'ostéopathe Robert Linn, The Last Chance Diet, les pharmaciens commencent d'offrir diverses marques de protéines sous forme liquide.A la fin de l'an dernier, on estimait que 4 000 000personnes avaient acheté l'un ou l'autre de ces produits.ennessy ou comme les vous propose _ ro son cognac V X Pour vous l\u2019offrir, Hennessy a puisé dans ses réserves de cognac les plus vieilles et les plus grandes au monde.r a Ü .HE Ni 1.1 K ¦i-t E, Hepos dinciaciMÊ digestif On ne doit pas regarder le jeûne comme un simple moyen de perdre un excès de poids.Médicalement, il con- y Hennessy.Matson française fondée à Cognac en 1765.vous propose également son cognac VSOP Fine Champagne et ses célèbres Bras d'Or Napoléon et X.O.70 - 7 octobre 1978 onde talas | frais; garder le corps au chaud et fuir les doit reconnaître qu'ils sont rares.Pour-extrêmes de température; éviter les I émotions vives; boire à volonté; refuser toute drogue, y compris la caféine du café (le jeûne ne fait que renforcer leurs effets et même la simple aspirine peut r entraîner des ulcères); suivre en tout les 1 conseils des experts (sinon, limiter le j jfûne à sept ou dix jours); cesser le 1 jeûne au premier signe d'inanition.Certains individus ne devraient jamais jeûner: ceux qui souffrent d'affections cardiaques, de tumeurs ou de cancer, d'ulcères hémorragiques, de maladies du foie, des reins, du sang, des ! poumons, du cerveau, de la goutte ou du diabète, ainsi que les femmes en grossesse et les personnes trop maigres.IR a 3 quoi surviennent-ils?Depuis 1959 les revues médicales en ont relevé douze chez nos voisins du sud.Il semble que ces décès soient dus -ün-ieQne-excei F\u201d rie» frapper des individus déjà malades qui, ayant épuisé la série de tous les autres types de traitement, se sont jetés sur celui-ci comme dernière bouée de salut.En tout cas, les médecins en charge de la surveillance de ces jeûnes et d'autres observateurs attribuent ces trépas à diverses causes extérieures: drogues, exercices violents, exposition prolongée au froid, etc.dont-à % /¦ tS-l .\u2019y-Ü t \u2022 \u2022 Plus de quarante décès sont survenus chez des patients qui suivaient la diète aux protéines liquides.Celui, par exemple, d'une femme de Burlington, en Ontario, Janine MacDonald, morte l'an dernier après une telle diète au cours de laquelle elle avait perdu en cinq mois un excédent de poids de 139 livres.Pendant cette période elle n'avait absorbé rien d'autre que du thé, du café et de l'eau, plus, quatre fois par jour, deux cuillerées à table d'un produit protéinique.foi,:* X Préceptes de base Voici, pour les autres, les préceptes de base du jeûne ordinaire: 1° vous en tenir pour le premier jour (ou les deux premiers jours) aux fruits et légumes, pour bien vous vider l'intestin, ou r encore prendre un laxatif ou un lavement, la veille du début du jeûne; 2° vous abstenir ensuite de tout aliment solide et de toute drogue; ne boire que de l'eau distillée ou de l'eau de source; 3° par exemple, après un intervalle disons de dix jours, briser le jeûne quant aux jus de fruits ou de ¦ légumes et intercaler ensuite un jour d'absorption de jus après deux ou trois ; jours de jeûne complet.Pour mieux stimuler la production de : salive et d'enzymes digestifs, tentez de : «mâcher» les jus jusqu'au point et au ; moment où vous ne pourrez plus vous l retenir de les avaler.Vers le moment de ; terminer le jeûne pour de bon, procédez l par degrés dans votre réadaptation aux i aliments semi-solides puis solides, en : continuant de veiller à bien mastiquer 1 votre nourriture.L'anabolisme, qui est le remplacement des tissus malades par des tissus sains, se poursuit constamment dans l'organisme, avant, pendant et après le jeûne; mais on ne soulignera jamais avec trop d'insistance qu'il s'accélère surtout pendant la période qui suit immédiatement la cessation du jeûne.C'est pourquoi on doit considérer cette cessation comme la phase la plus critique que traverse l'organisme, et il convient d'agir alors avec circonspection.Offre de tasse-mappemonde Chaque tasse-mappemonde Chaque tasse de Nescafé Nescafé est faite de verre est absolument délicieuse, épais de haute qualité et joli- Vous ne pouver faire mieux, ment décorée d\u2019une mappe- même en moulant vous-monde en verre dépoli.La même le café.Découvrez ce carte est dessinée avec soin savoureux arôme de café pour qu elle garde sa belle que seul Nescafé peut vous apparence même après plu- procurer.Vous comprendrez pourquoi Nescafé fait un délicieux café.Y-a-t-il plus café que Nescafé.Une délicieuse tasse de café Il conviendrait de s'abstenir de tout commentaire profane sur le jeûne modifié avec économie de protéines tant que ne sera pas terminée l'enquête présentement menée au Centre for Disease Control d'Atlanta, en Géorgie.Des chercheurs y poursuivent l'examen des divers produits protéiniques offerts en prétendue compensation des déficiences alimentaires; ils cherchent par ailleurs à établir avec exactitude le taux normal de décès chez les obèses.Quant aux associations médicales professionnelles, elles n'ont encore pris aucune position officielle soit sur le jeûne ordinaire, soit sur le jeûne avec économie de protéines, et se font avares de déclarations sur le sujet.Il se peut qu'on finisse par proclamer que le second type de jeûne adeptes tendent à prolonger beaucoup plus longtemps que le premier \u2014 ne présente aucun danger.Si c'était le cas, il ne faudrait pas penser qu'il en est de même pour le jeûne à l'eau et aux jus.Au dernier quart du présent siècle, l'humanité entre dans une ère de respect renouvelé pour la nature et les médecins emboîtent le pas en constatant que le corps humain tend à se soigner et à se guérir par lui-même.Le jeûne prend ainsi tout son sens* sieurs usages.Lestasses peuvent se laver au lave-vaisselle.1^- \u2022 rTm que ses vM i xN \u2018-n: i NV Commandez Maintenant! Envoyer à Offre do lassos-mappemondes Nescafé, N C.P.41 Succursale G, Toronto, Ontario.M4M 2E6 Veuillez m\u2019envoyer |_J jeu(x) de 4 tasses à $5.99 le jeu.Veuillez m'envoyer O tasse(s) individuelle(s) à $1.99 ch.\t___*»\u2014 Ci-joint un chèque Q ou mandat postal Q â l'ordre de: Offre de tasses-mappemondes.Pour chaque tasse, envoyez^S^000 un sceau intérieur de n'importe quel bocal de café instantané Nescafé® ou Nescafé décafféiné.NOM____________________________________________________________ 1 3! Ce type de jeûne précité et les variations légères qu'on peut lui apporter ne présentent en soi aucun danger grave, et De Vries tient à signaler qu'on n'a jamais relevé de décès attribuable à un jeûne appliqué de la façon recommandée par les autorités médicales.En comparaison, songeons aux quelque 100 000 morts survenues aux Etats-Unis à la suite d'abus de drogues utilisées sous ordonnance! Toutefois, le jeûne a ! parfois entraîné des décès, même si l'on » y/ V.T imprimerie Gagné Suite à la publication de notre reportage sur l'Imprimerie Gagné de Saint-Justin, M.Claude Gagné nous communique qu'il est lui aussi actionnaire de cette entreprise où il travaille depuis 29 ans et où il occupe présentement le poste de secrétaire-trésorier.ADRESSE.VILLE.PROV.Compter Jusqu\u2019à 8 semaines pour la livraison \u2022 offre en vlgeur pour le Canada seulement.Elle prend fin le 31 mars 1979 \u2022 veuillez ajouter la taxe provinciale de vente où applicable.CODE POSTAL 7octobre 1978 ¦ 11 P Il-; m i ! ¦* \\ r* P ;.tv % i, r \u2022 ?¦ «z-v ¦ ; , _ : I : \\ Z cri ^3h t- l m « » ÎW F' itiit tàraFlCv.» Wai i V 1/ri r/j Fumeurs de pipe, voici votre haut lieu Saint-Claude 1 \\y il ! D\" Vf 111 i t Ü 7 - 1 2____ PAR RÉJEAN TREMBLAY Avant même d'écrire le premier mot de cet article, j'ai accompli un rite important.J'ai ouvert une vieille boîte à chaussure toute échancrée, j'ai fouillé à travers une trentaine de bonnes pipes qui y attendent leur tour d'être utilisées pour en choisir quatre que j'ai bourrées consciencieusement.Une Butz-Choquin flammée que j'ai achetée pour une centaine de dollars lors d'un voyage à Saint-Claude, capitale mondiale de la pipe; une danoise dénichée dans un lot à rabais chez Perkins, à Boston; une Ben Wade que m'a vendue presque à contrecoeur M.Mathias, à Buffalo; et une Blatter qu'a fabriquée lui-même Robert Blatter, à Montréal.J\u2019étais bien assis devant la machine à écrire, et un doux nuage de fumée légèrement aromatisée m'enveloppait quand j'ai enfin réussi «à démarrer».La pipe m'aide à me concentrer., probablement parce que choisir, bourrer et allumer une pipe exige une sorte de rituel qui est toujours le même.Il faut d'abord choisir une pipe qui convient au moment.Pas question d'allumer une grosse bombarde quand vient le temps d écrire car il faudra tenir la pipe serrée entre les dents.Même chose pour le tabac.Je me verrais mal fumer du gros tabac canadien dans une pièce fermée quand j'ai à faire face à une machine à écrire pour une couple d'heures.Vive un doux tabac Scandinave dans de telles occasions! Et si, très souvent, on allume une cigarette d'un geste nerveux et inconscient, il faut prendre son temps pour bien bourrer sa pipe.D'abord remplir le fond par petites pincées de tabac que l'on presse, puis compléter le bourrage en plongeant la pipe dans la blague à tabac.Tout l'art du bourrage réside dans le pressage; trop foulé, le tirage sera difficile et la pipe s'éteindra, trop lâche, le tabac se consumera trop vite, la fumée sera trop chaude et vous brûlera la bouche, sans oublier que vous risquez l'expérience fort désagréable de recevoir une giclée de «jus de pipe ».Juste bien bourrée, une pipe est chaude sans brûler, la \u2022 fumée est consistante et l'arôme du tabac bien accusé.Voilà: je peux maintenant commencer à écrire.Je fais partie de la confrérie mondiale des fumeurs de pipe; je l'avoue, je ne sais pas résister à une belle pipe.A preuve, j'en suis à ma soixante-troisième et je sais que, pipes selon des procédés artisanaux et veillent avec soin jaloux à respecter les grandes traditions des maîtres pipiers français.En Italie, les maisons Savinelli et Rossi fabriquent d'excellentes pipes.En Angleterre, la célèbre maison Dunhill continue de produire d'extraordinaires pipes.même si souvent, les têtes proviennent de Saint-Claude.Cependant, ces pipes coûtent souvent plus de 100 dollars.Les artisans danois produisent maintenant de très belles pipes qui sont copiées un peu partout dans le monde.Une Ben Wade et une Stanwell à 40 dollars sont un placement sûr.Et sans vouloir faire de publicité gratuite, à Montréal, au coin des rues de Bleury et Président-Kennedy, les frères Blatter fabriquent à la main plusieurs belles pièces par semaine.Mais la capitale des fumeurs de pipes, c'est Saint-Claude.Petite ville de 14 000 habitants dont les maisons sont accrochées à flanc de montagne, Saint-Claude jouit d'une renommée mondiale grâce à ses tailleurs de diamants et ses fabriques de pipes.La situation géographique de la ville a évidemment contribué à sa vocation industrielle, mais c'est surtout Claude, évêque de Besançon, qui devait décider de l'avenir de la petite bourgade de Saint-Oyand quand il décida d'y venir finir ses jours au Vile siècle.La petite ville devint une halte pour les pèlerins qui se rendaient aux grands centres de pèlerinage du Moyen Age qu'étaient Saint-Jacques de Compostelle et le Mont-Saint-Michel.Puis, au XI le siècle, surprise et miracle: on découvre le corps encore intact de Claude cinq siècles après sa mort! Voilà Saint-Claude consacré à son tour centre de un travers le monde et de faire de leur ville la capitale mondiale de la pipe en bruyère.Aujourd'hui, 18 fabriques et usines sont installées Ji Saint-Claude.Certaines, comme la maison Berrod-Regad, fabricante de la pipe Butz-Choquin, emploient plus de 150 artisans et produisent plus de 600 000 pipes par année.Cette compagnie, la plus importante de Saint-Claude, est dirigée par deux cousins, Jean-Paul et Jackie Berrod.C'est lui qui a le dernier mot sur la classification des pipes et décide du prix à exiger.Une bruyère sans défaut aux flammes régulières peut valoir plusieurs centaines de dollars.Si les flammes sont imparfaites, le prix baisse en conséquence.et si, de plus, il a fallu obturer certains défauts avec du mastic, on obtient une bonne pipe d'une vingtaine de dollars qu'il sera fort agréable de fumer; si la bruyère est tout à fait quelconque, on en fait des pipes sans marque qu'ôn peut acheter pour moins de 10 dollars dans les boutiques non spécialisées.Les gens de Saint-Claude sont bizarres.Ils produisent plus de 80 p.c.des pipes en bruyère vendues dans le monde sans vraiment s'attaquer au marché «à la moderne».Jean-Paul Berrod vient bien faire son tour de temps à autre aux Etats-Unis et au Canada, mais on laisse aux grossistes, qui achètent leur produit de la maison mère à Saint-Claude, le soin de faire leur propre mise en marché.Pourtant, les Berrod savent que le marché nord-américain est fabuleux, que le mâle américain cherche désespérément des symboles extérieurs de sa virilité menacée (même plus moyen d'acheter de grosses voitures si satisfaisantes pour l'ego d'un mari ou d'un travailleur bafoué!) et que l'ancien freak universitaire qui délaisse la mari aimerait quelque chose de plus corsé qu'une banale Lucky Strike; on sait tout cela, mais on continue à fonctionner selon une espèce de tradition du bon goût qui veqf que, tôt ou tard, le fumeur de pipe en vienne à la qualité.Et le Québécois dans tout ça?Il découvre rapidement la pipe et ses plaisirs.Il y a quelques années, raconte Robert Blatter, la clientèle de sa boutique était surtout constituée d'anglophones; on ne pouvait s'offrir une Quand les moines s'en iront, les tours resteront et belle pipe, semble-t-il, si on notait point médecin, serviront à fabriquer des pipes en érable, merisier, hêtre ' avocat, homme d'affaires.et anglophone; la situation et autres essences qui poussent dans le Jura.C'est la découverte de la souche de bruyère en 1850 qui permet aux artisans de Saint-Claude de s'imposer à d'ici Noël, j'en aurai acheté une couple d'autres.Aimer une pipe, c'est un peu comme un coup de foudre.et les tentations sont nombreuses.Dans chaque ville, dans chaque centre commercial, il y a un comptoir d'articles de fumeurs.Je ne puis m'empêcher d'y jeter un coup d'oeil.Très souvent, heureusement pour mon porte-monnaie d'ailleurs, je ne remarque rien de vraiment intéressant.Parfois, une belle bruyère me fait de l'oeil; c'est une question de forme, de couleur, de chaleur du bois.Dans ce temps-là, je sais que je suis battu; j'hésite toujours, je m'en vais, mais si je repasse une semaine plus tard au même endroit et que la pipe désirée me fait le même effet, je l'achète.Puis c'est le moment de vérité; la plus belle pipe du monde peut se montrer exécrable à l'épreuve du feu tandis qu'un brûlot à cinq ou six dollars se révélera excellent à fumer.Il n'y a pas de règle fixe.Il s'agit de commencer lentement la phase du culottage; il s'agit de bourrer la pipe (à demi pleine), et de tirer lentement pour produire une combustion lente qui donnera le temps au bois de «travailler», de réagir au tabac.Après une dizaine de pipées, il se forme une légère couche de carbone qui protège la bruyère tout en donnant un meilleur goût au tabac; c'est seulement à ce moment que vous saurez si vous avez acheté une bonne pipe ou un vulgaire brûleur.Une bonne pipe, c'est quoi?Il n'y a pas de règle fixe, je l'ai déjà dit: une bonne pipe, c'est d'abord une bonne bruyère, ce bois extrêmement dur qu'on trouve tout autour de la Méditerranée en terrain sec et à une certaine altitude.Les meilleurs racines de bruyère proviennent de Corse et d'Algérie.C'est déjà un critère; il y a la forme qui doit convenir à votre visage, votre personnalité, votre goût et votre occupation; on ne fume pas la même pipe dans une chaloupe, à la pêche, que dans son fauteuil préféré devant un match de football à la télévision.Surtout, il faut choisir une bonne marque.La très grande majorité des pipes en bruyère vendues dans le monde proviennent de la petite ville de Saint-Claude dans le Jura français, non loin de la frontière suisse, mais on fabrique aussi d'excellentes pipes en Italie, en Angleterre, en Irlande et au Danemark.En france, les meilleures maisons sont Butz-Choquin, Chacom, et GBD.Toutes ces maisons fabriquent leurs Il faut admettre que le fumeur néophyte dispose d'un choix de tabacs à faire rêver son collègue d'Europe.Là-bas, surtout en France, on doit se contenter des tabacs français et de quelques marques hollandaises (en fait, du Amphora blague brune et blague rouge), tandis qu'au Québec le fumeur peut choisir entre des dizaines de marques promettant des heures et des heures de plaisantes découvertes.Tout est évidemment affaire de goût, mais vous ne pouvez vous tromper en suivant ce petit guide tout à fait personnel des tabacs vendus chez nous.Les tabacs Scandinaves se sont emparés d'une très forte proportion du marché en quelques années à peine Préparés pour des pays nordiques comme le nôtre où l'on doit souvent fumer dans des pièces fermées, ces tabacs dégagent donc un arôme très doux agréable pour vos voisins.Les plus populaires sont les Borkum Riff, mélanges suédois adoucis au bourbon, au rhum ou à d'autres alcools sucrés, le Gulden Dansk danois (mon favori) et la collection McBaren, fort appréciée également Les traditionnels mélanges hollandais gardent leurs fidèles, que l'on parle des Amphora plus ou moins aromatisés et des Sail que fumait déjà votre aïeul.Les tabacs anglais sont pour la plupart préparés par la maison Dunhill et ne dégagent pas cet arôme légèrement sucré qui fait la popularité au Québec des mélanges Scandinaves; mais je connais des confrères journalistes qui les ont adoptés et qui ne peuvent tolérer les autres mélanges qu'ils appellent avec mépris «du sirop».Enfin, le fumeur pourra goûter aux multitudes de mélanges canadiens et américains, mélanges qui ont pour caractéristique d'être très aromatisés; mes confrères de la Nouvelle-Angleterre, des fumeurs invétérés, ont adopté des tabacs noirs (Captain Black, Black Velvet ou Perkins n° 6) qui sentent littéralement le sucre brûlé.Vous aimeriez fumer la pipe, l'arôme d'un bon tabac vous donne le goût d'essayer une première pipée, vous croyez qu'une belle pipe vous conférerait fière allure?Vous attendez sûrement un conseil.Voyons voir.D'abord, quelle sorte de pipe?Plus de 90 p.c.des pipes vendues dans le monde sont faites de bruyère.il en existe en écume de mer (très belles mais affreusement onéreuses et fragiles) et en matériau moderne comme le graphite.Fiez-vous donc au bruyère et ne craignez pas de dépenser une vingtaine de dollars pour une première pipe.Que vous soyez grand ou petit, gros ou mince, choisissez une pipe avec un fourneau assez grand; l'important, à prix égal, c'est d'acheter une pipe dont vous aimez le touché, la texture, qui «tombe» bien dans la main.Le culottage (en l'honneur du libre-penseur Culot qui le premier définit cette étape importante dans la carrière d\u2019une pipe) doit se faire lentement; fumez doucement et, s'il le faut, rallumez votre pipe: mieux vaut une pipe qui s'éteint qu'une pipe qui brûle! Si vous achetez votre pipe dans une boutique spécialisée, n hésitez pas à poser des questions: un vrai vendeur de pipes se fera un plaisir de vous conseiller sans vous importuner.Combien de pipes?Ça dépend de vous, mais on peut fixer le minimum à deux pipes; vous en fumez une pendant que l'autre se repose.La pipe est fabriquée en bois et obéit aux lois de la nature; il faut laisser sécher ce bois dur qu'on torture par le feu et l'humidité des tabacs qui l'imprègne.Mais vous réaliserez vite que vous vous attachez à telle ou telle bruyère, qu'une Butz-Choquin a un goût et un arôme différent d'une superbe Jean-Lacroix ou qu'un brûlot anonyme se révèle, à l'usage, meilleur et plus savoureux qu'une Stanwell de prix.Et les filtres?J'en ai parlé aux maîtres pipiers de Saint-Claude.Ils en équipent leurs pipes pour faire plaisir à leurs clients qui s'imaginent avaler ainsi moins de nicotine, mais ils sont parfaitement inutiles; la première chose que je fais quand j'achète une pipe, c\u2019est d'enlever cette babiole.Une bonne pipe bien, bourrée et bien fumée ne jute pas.et la nicotine sera facilement absorbée par le bois en lui donnant une belle teinte plus riche.Reste le bon usage?Alors qu'on tolère dans les salons, avions et autobus les fumeurs de ces gros cigares malodorants, on a I habitude de railler les fumeurs de pipe.Si vous pouvez attendre d'être seul ou en compagnie de gens plus rafinés avant de fumer, faites-le Vous n'en relaxerez que davantage et goûterez mieux votre tabac; si vous avez vraiment envie d\u2019une bonne bouffarde, calez-vous dans votre fauteuil, fermez yeux et oreilles, ouvrez bien les narines.et bon plaisir!» pèlerinage.et qui dit centre de pèlerinage, même en ces temps lointains, dit chapelets et souvenirs de toutes sortes; les moines profitent donc de la rivière qui traverse Saint-Claude pour installer des tours à bois à propulsion hydraulique avec lesquels ils façonnent chapelets, médailles et statuettes.a bien changé puisque 70 p.c.des clients servis par les Blatter sont maintenant des francophones de la classe dite moyenne.12- 7 octobre 1978 - 13 OCTOBRE 63.DES JEUNES TURCS LANCENT UNEL.Oi INTELLECTUEL PAR JEAN BLOUIN Rédigée en des termes frondeurs et sur le ton d'une provocation sûre d'elle-même, la revue Farci pris connaît, dès son apparition en octobre 1963, un succès instantané auprès d'une fraction importante de la jeunesse étudiante impatientée par les premiers piétinements de la révolution tranquille.Le nom même qu'elle se donne constitue à lui seul une cinglante riposte à la génération précédente qui, regroupée autour de Cité libre, se targue d'universalisme et d'objectivité.Désormais, rétorquent ces jeunes intellectuels montréalais, il faudra prendre parti; finies les dérobades, sur les grandes comme sur les petites matières! A compter de ce moment aussi, il sera de plus en plus question, sous le ciel québécois, de dépossession, d'aliénation, de colonialisme, de libération nationale, de lutte des classes, d'autogestion, concepts alors relativement nouveaux où s'entrelacent le déshabillage sans pudeur de la réalité d'ici et le projet d'une société à construire qu'on veut laïque, socialiste et indépendante.Comment les principaux auteurs de la revue voient-ils maintenant cet épisode quinze ans après le premier numéro et dix ans après sa disparition?Que sont aujourd'hui devenus ces «poètes égarés dans la prose politique», comme a écrit Jacques Brault?Et comment, en 1978,voient-ils le Québec et le monde?Voici cinq témoignages.tendance sartrienne incarnée par Maheu et Brochu et une tendance marxiste incarnée par Piotte.J'ai toujours eu méfiance instinctive à l'endroit des toll itioot nhiln vite ! r< K > .\t.\t.\tdue je n en avais pas et que je ne voulais surtout pas en avoir.Je suis devenu marginal, une espèce de nationaliste sans idéologie sociale.Nationalisme honteux, prise de conscience de ma situation priviliégiée par rapport à la classe ouvrière au nom de qui, pourtant, je prétendais parler, prise de conscience aussi du peu de risques que nous courrions en tant que Front de libération intellectuelle en m 2Sg 2_ ANDRÉ MAJOR: écrivain,réalisateur au réseau MF de Radio Canada un très qui les présentaient comme des névrosés ou des cas pathologiques.On s'est dit: il faut absolument expliquer aux gens pourquoi il y a du terrorisme et ce qu'il signifie symboliquement.Mais où?D'où la nécessité immédiate d'un instrument de communication.Notre position était contradictoire, évidemment.D'une part, nous affichions notre sympathie et notre compréhension à l'endroit du F.L.Q.et, d\u2019autre part, nous étions relativement conscients de l'impasse politique où ça menait.Ce n'était pas la seule contradiction.Mon expérience de travailleur chez Dupuis Frères à compter de janvier 1964 a été un choc terrible.J'ai alors vécu viscéralement le hiatus déchirant entre la réalité ouvrière aliénée et l'ergotage d'une demi-douzaine d'intellectuels réunis une fois ou deux la semaine à Outremont.Quand je voyais les salariés les plus démunis être les plus près du patron, les plus hostiles aux changements, je me disais: non, la révolution ne viendra pas des milieux défavorisés, toutes nos analyses tournent à vide.Je me suis alors éloigné peu à peu de la revue.D'autant que j'étais un marxiste très accidentel et très peu doctrinaire.En tant que Québécois, l'indépendance m'apparaissait désirable et je me foutais bien de savoir si Lénine était ou non d'accord avec moi.Or dans le noyau d'origine de la revue existaient une J'ai cessé mes études en Belles-Lettres, en 1960.A partir de ce moment, j'ai gravité autour du quartier latin.C'est alors que j'ai connu André Brochu avec qui je me suis occupé des Cahiers de l'A.G.E.U.M.Au printemps de 1963, la revue Liberté m'a demandé de réunir des textes de jeunes écrivains.Dans mon article de présentation, j'annonçais quasi officiellement le lancement d'une nouvelle revue pour l'automne suivant.Rien n'était moins certain pourtant.A la suite de ce numéro, on s'est réuni et on a décidé de foncer.Cela s'est réellement fait très vite.Qui était ce «on»?Nous nous connaissions par personnes interposées.Je connaissais Piotte qui m'a présenté Paul Chamberland.Par ailleurs Pierre Maheu était un ami d'André Brochu.Ç'a fini par former une espèce de réseau d\u2019amis ayant des idées communes.L'idée d'une revue avait beau flotter dans l'air depuis un certain temps, je me demande si on aurait eu la volonté de la créer sans l'intervention du F L Q Les terroristes, pour la plupart, étaient des amis, des voisins même, et on était littéralement révoltés de la caricature et de la calomnie auxquelles la presse tout entière s'adonnait à leur égard.Ça allait des «fauves sont lâchés» d'André Laurendeau aux élucubrations de psychia- comparai- son du F.L.Q.Tout cela en même temps m'a culpabilisé et a entièrement bloqué mon activité littéraire.J'ai alors quitté la revue à l'automne 1964.Mon dernier texte a paru dans le numéro de janvier 1965.L'impact de Parti pris sur l'évol lion des idées au Québec est considérable.En réconciliant nationalisme et socialisme, on a libéré un nationalisme refoulé chez des gens comme Pierre Vadeboncoeur et Marcel Rioux.Les centrales syndicales ont cessé d'identifier, à la Trudeau, nationalisme duplessisme.Les journalistes des grands quotidiens étaient aussi un public lecteur attentif et peu à peu nos idées ont filtré dans leurs pages.La survie de la revue aurait pu être assurée par un travail sur le terrain à la suite des premières années de définition théorique.Mais nous n'avions ni le personnel ni les instruments ni la préparation pour ce genre de travail.Je pensais que la seconde génération de partipristes, celle des Tremblay, Bernard, Gagnon, Racine, qui avait une formation autre que littéraire et philosophique, se livrerait à des analyses concrètes, vérifiant enfin dans la réalité u- et C'est Major qui, le premier, a effectué la synthèse laïcisme, socialisme et indépendantisme.Il nous a précédés et influencés.A un moment donné l'on s'est retrouvé.Major.Chamberland et moi, habitant ensemble rue Drolet, près du carré Saint-Louis, avec Brochu établi en face, juste de l'autre côté de la rue De nos discussions et rencontres a germé peu à peu l'idée d'une revue.André Brochu connaissait Pierre Maheu dont il disait: lui, c'est le Sartre du Québec.Il rêve de faire les Temps modernes ici.Pourquoi ne remplirait-il pas le poste de secrétaire de la rédaction?Il est venu nous voir au carré Saint-Louis.Il accrochait un peu sur I indépendantisme mais l'option laïciste et socialiste ne lui causait pas de T \u2019«Cl : m s\", -m ! h l '< : > \"v- ; rÆ a B c y c û.JEAN-MARC PIOTTE: professeur de science politique à F UQAM Q O O Q.74 - 7 octobre 1978 Æ \u2022Yj le cadre de réflextion et dégageant des stratégies possibles.Ils ne l'ont pas fait Et comme les ventes avaient considérablement diminué, jusqu'à un plan-\"cherde-âôC versTêrftir, la scission est apparue.Chacun rendait l'autre responsable du déclin de la revue.Comment en étaient-ils venus à accepter Straram, ce parfait exemple du gauchiste inefficace, comme secrétaire de la rédaction' C'était devenu folklorique, des signes indiens apparaissant subitement sous la signature du «Bison ravi » Ætraram j Dans les années 1963-66, je trouvais l'évolution politique très rapide.J'ai commencé à militer à 14 ans à l'Alliance laurentienne et en 1966, dix ans plus tard, le R.I.N.recueillait presque 10 p.c.des voix aux élections provinciales.Mais jamais on n'aurait cru qu'un parti indépendantiste deviendrait si tôt l'opposition officielle, encore moins qu'il prendrait le pouvoir en 1976.J'ai toujours l'impression que le P.Q.est un Parti pris en plus gros.Il pose les mêmes diagnostics, propose sensiblement les mêmes solutions à court terme et est le lieu des mêmes tiraillements entre une aile dite plus «nationaliste» et une aile dite plus «socialiste».Il y a cependant une différence marquée: les gens du P.Q.sont plus mûrs tant psychologiquement que politiquement.Notre jeunesse privilégiait une certaine coquetterie idéologique au détriment d'un sens plus certain des réalités.Si Parti pris existait encore, Brochu et moi serions plutôt favorables au P.Q.dans les pages de la revue; Piotte serait contre; Chamberland serait assez près du P Q., quoique ses préoccupations plus «cosmiques» l'éloigneraient de la politique immédiate.Quant à Maheu, je ne peux savoir, je l'ai perdu de vue dans tous les sens du terme.Vous savez, Maheu était la cheville ouvrière du premier Parti pris.Sans lui la revue n'aurait pas existé.C'est d'ailleurs lui qui était l'auteur des principaux textes de fond, ceux qui ont le moins vieilli par rapport à la réalité de 1978.Bien an chaud tout Vhiver comme un agneau IZ / J & N mm » », m * j V 7 ïph à r S $ il il Il 1 : * I : % problème.Pourquoi une revue en 1963' D'abord parce qu\u2019il n'en existait aucune où les 20-25 pouvaient s'exprimer La question nationale nous séparait de Cité libre qui était obstinément fédéraliste, sans nous rapprocher pour autant de l'Action nationale trop à droite.Quand à Raoul Roy, il était un vieux loup qui faisait sa revue presque sans l'aide de personne.Liberté nous publiait bien de temps en temps mais avec paternalisme, pour se donner bonne conscience, «pour fournir à des jeunes l'occasion de s'exprimer».Or nous refusions radicalement le pseudo dialogue avec les aînés.Je l'avais écrit dans une lettre au Devoir à laquelle André Laurendeau avait répon-Suite page 16 Connaître bien-être et beauté, résistance et élégance, confort et satisfaction de longue durée.C\u2019est là le charme d\u2019un manteau en pure laine vierge.Le choix naturel.jamais regretté.pernon PURE LAINE VIERGE Le symbole Woolmark est une marque de certification déposée qui appartient aThe Wool Bureau of Canada Ud .et qui est utilisée sous license par le fabricant de ce produit MONTREAL ¦> 7 octobre 1978 ¦ 15 PARTIS PRIS les universités québécoises qui, dans la\tJe pars à I été de 1966 pour Paris où je tradition du père G.H.Lévesque, ne\tvais étudier le marxisme.Pour moi, tenaient absolument pas compte du fait\tc était fini, ce sur quoi je m explique de l'oppression nationale du peuple\tdans un recueil de textes, à paraître aux québécois.Avec nous, la question\téditions Parti pris cet automne nationale s'infiltre chez les sociologues.\tl'hiver prochain.A mon retour d'une année de travail Ufj6 des causes de la disparition comme animateur social dans le Bas-\trapide chez nous des revues progressé , Saint-Laurent, on me demande de met-\t,es- dont Parti pris represente I arché- tre sur pied le pendant politique de la\ttype, est notre absence de tradition de revue Ce sera la Club Parti pris qui\tgauche.Notre bassin d'intellectuels, deviericfra^ensuite lë~ MouvemenT-de\u2014très restreints we^rtt-vtierhrrev crew~\u2018 libération populaire (M L.P ).Je con-\tune marchandise et le circuit de roule- saeferai le plus clair de mon temps à\tment des marchandises est très rapide l'action politique même si j etait encore\ten Amérique du Nord.Parti pris a eu de l'équipe de rédaction.Il y avait un\timpact très fort, puis il a plafonné dès la gros hiatus entre le comité de rédaction\tdeuxième année par incapacité de et les militants du M L.P Ceux-ci\trenouveler ses analyses, reprochaient à ceux-là, qui leur disaient pourtant brillamment quoi faire dans les pages de la revue, de se montrer rarement à leurs réunions.La division intellectuels-praticiens existait au plus haut point.Il fallait que j'aille les tirer par la manche, même Godin.Le M.L.P.a été un échec.Il s'est scindé en moins de deux ans Un premier eroupe a adhéré au F L Q.avec Vallières, un second au P.S.Q.et un dernier au R I.N.du par un éditorial.Nous étions aussi trions, Major soumis à la double in-une génération d'intellectuels optimis- fluence de Fanon et de Memmi, et tes.Ayant vécu la fin du duplessisme et Chamberland un disciple de Jacques l'avènement d'un nouveau régime qui Be-que, l'auteur de Dépossession du semblait tout chambarder, nous pen- monde.Pour nous tous, cependant, la sions que tout était facile.Cela nous revue a d\u2019abord été un lieu stimulant de démarquait des intellectuels que j ap- travail et de réflexion.C'est là que j'ai pellerais «fatalistes» des années 50.En appris à écrire et à analyser.Nos fait notre optimisme était un peu béat, divergences internes, on les voyait très On s'est dit: pourquoi pas une revue?Et on l'a créée.Il ne faut pas oublier non plus que c'était une période de prospérité économique.Cela participait aussi, finalement, au même courant que le FLQ, que le R.I.N.Nous voulions être l'envers théorique du F L Q en mettant l'accent sur I indépendance nationale et en lui donnant un contenu de gauche.Ça allait à l'encontre de tout ce que les intellectuels de gauche avaient défendu depuis plus de vingt ans.Et notre organe d'information, nous le désirions cohérent, unitaire, contrairement à Liberté qui nous paraissait une mosaïque.Moi, j'essayais d'être marxiste mais avec beaucoup de difficulté.En tout cas je représentais ce courant à la revue.Brochu et Maheu étaient sar- ou peu même si nos bases théoriques et politiques étaient différentes.Ça devait éclater a\" un moment ou l'autre.Xe qui me fait rire, c'est que les journaux officiels nous accusaient .de dogmatisme.Quand on regarde ça maintenant, on constate vite qu'il n'y avait pas grande unité là-dedans.La revue a donc été le lieu d'un immense brassage d'idées et a opéré bien des conversions.Après nous avoir attaqués dans Cité libre, Vallières s'est rallié à notre option indépendantiste.Vadeboncoeur, lui, était plus réticent.Il m\u2019avait dit: «Vous allez vous casser la gueule avec vos trois options.» Je lui avais répondu qu'on essayait quand même.Le succès a été immédiat.Au crédit de la revue, il ne faut pas oublier d'inclure jusqu'au contenu des cours de sociologie dans un Effectivement, avec le P.Q., fraction de la revue se retrouve pouvoir, celle que je qualifierais de nationaliste-populiste: peut-être majoritaire dans le premier Parti pris et dont Codin était le meilleur représentant.Même moi, prétendument marxiste, je m'aperçois en relisant mes textes que la notion centrale en était la nation.Je fais jouer les classes sociales mais à l'intérieur de la société vue surtout à travers une au Québécois parlent mal, il faut donc des campagnes de bon parler français pour qu'ils arrêtent de dire «beans» et disent «haricots-z-au-porc » Voilà le genre de solution que trouvaient notre aristocratie et notre bourgeoisie à un problème historique, économique et sociolo-gique.Même raisonnement dans le domaine des affaires: c'était la faute aux Québécois, pas au colonialisme.Et ainsi dans tous les domaines de notre sous-développement.Ils manifestaient un vrai sentiment de racisme et se plaçaient, comme Trudeau, et Ryan maintenant, dans la logique du colonisateur.La langue est une réalité très importante.En Chine, le régime de Sun Yat sen, qui a marqué la rupture avec les empereurs, a été annoncé par une revue qui défendait la langue populaire contre celle des mandarins.Les jeunes intellectuels de la revue disaient: les mandarins empêchent le peuple d'avoir accès à la culture, l'infériorisent, alors que la vraie langue est celle du peuple C'est donc elle qu\u2019il faut valoriser.De cette prise de conscience du premier seuil d'aliénation est venu le mouvement qui a porté Sun Yat-sen au pouvoir et ensuite Mao Tsé-toung, qui fut poète en son jeune âge.Aujourd'hui le jouai n'a plus de portée politique, il n'est qu'un matériau littéraire parmi d'autres.|e suis devenu responsable des Editions Parti pris, maison toujours vivante, dès les premiers mois, au départ de Laurent Girouard.L'objectif des Edi lions était plus large que celui de la revue.Berque a écrit: «Il n'y a pas de société colonisée, il n'y a que des sociétés sous-analysées.» Nous avons publié, en proportion, plus de textes pour analyser le Québec que tout autre éditeur d'ici.Exposer aux Québécois leur aliénation, leur montrer la culture réelle, celle des patenteux, faire parler des non-écrivains, tout ça pour les nous disposions d'un demi-gouvernement, il n'y avait pas de fascisme ici, pas de torture dans les prisons, etc.Les prises de position de départ de la revue me paraissaient donc excessives.Entre-temps je m'installe à Montréal; et en dépit de ma vision critique quasi blasphématoire à leur égard, les directeurs de la revue me demandent d'autres textes.Le temps passe.Je-participe peu à peu aux réunions.Des discussions intellectuelles s'y tiennent dont je ne comprends pas un traître mot.Mais j'abandonne ma superficialité de provincial complexé et je me mets à lire Frantz Fanon, Jacques Berque, Albert Memmi, les écrits de Maheu et de Chamberland, toute la bibliothèque du parfait décolonisé, par conséquent.Là j'ai commencé à comprendre l'aliénation québécoise.En sortant de mon ignorance théorique, j'ai aussi révisé mon jugement sur la revue et opté définitivement pour l'indépendance du Québec.Et c'est encore sur cette base que je vis intellectuellement.Mieux: mes lectures ont été mobilisatrices.Une fois que tu as compris, tu te demandes: qu'est-ce qu'on fait pour sortir du cercle infernal néo-colonialisme-sous-développement dans lequel le Québec se trouve encore en partie?D'où mon engagement politique.Au début je me confinais à la partie littéraire et à la partie «notules» sur le colonialisme tel que vécu quotidiennement par les Québécois Etant très sensibilisé au problème linguistique, c'est à partir de là que le jouai m\u2019est apparu comme décalque de notre situation coloniale.Vous savez, il n'y a rien de purement linguistique Le premier lieu où se manifeste l\u2019oppression économique, c'est la langue.Je me rendais compte que tous ceux qui n'analysaient pas en profondeur la réalité débouchaient sur le mépris des Québécois A l'égard de la langue, ils disaient les kg -A .¦ V\u2019-iem.' à %.GÉRALD GODIN: député de Mercier à l\u2019Assemblée nationale Au début des années soixante, j\u2019étais journaliste au Nouvelliste de Trois-Rivières, mais je venais à Montréal régulièrement.En tant que provincial, je me méfiais de tous les intellectuels de Montréal et, surtout, de leurs déclarations théoriques et idéologiques.Inutile de vous dire que le premier numéro de la revue m'avait beaucoup irrité.Les auteurs se qualifiaient de Front de libération intellectuelle du Québec, ce qui me paraissait prétentieux et un peu confortable quand je comparais la situation des vrais felquistes, qui eux risquaient leur peau et la prison, à celle de ces professeurs de salon Il faut dire aussi qu'à l'époque j'étais encore fédéraliste.Les écrits de Trudeau dans Cité libre m'influençaient beaucoup.C'est la polémique Trudeau-Aquin de 1962 et le texte de ce dernier, la Fatigue culturelle du Canada français, qui m'a fait tout reconsidérer.En 1963, j'étais en transition.Ma première contribution à Parti pris a été une nouvelle, Alberts, parue au début de 1964.J'y ridiculisais la prétention des partipristes de se croire le Front de libération intellectuelle et j'attaquais ouvertement le vrai F L Q à qui je reprochais de vouloir nous faire passer pour une vraie colonie, situation qui exigeait en retour un vrai terrorisme.Or nous n'étions pas l'Algérie française: 16 - 7 octobre 1978 la nation.Ce qui m'apparaît faux.Quand on étudie l'histoire, la structure fondamentale c'est les classes sociales.Après mon retour de Paris, j'ai versé dans le marxisme orthodoxe à la façon de Lénine: la nation n'était alors vue qu'à travers la lutte de classes.Aujourd'hui j'estime que Lénine avait tort, que la nation a une spécificité qu'on ne peut pas réduire aux classes sociales même si elles la traversent.Marx aussi avait tort sur cette question.Je le démontre dans le livre que je prépare actuellement.Ceci dit, je ne suis pas devenu péquiste.Je pense que le P.Q.c'est mieux que les libéraux: au moins il tient compte de la question nationale.Mais d'après moi il ne pourra pas réaliser son projet de souveraineté-association et il joue beaucoup le rôle d'éteignoir au niveau des luttes de classes, entre autres des luttes syndicales.L'oppression nationale déborde de beaucoup la solution de la souveraineté-association, et si l'oppression nationale est un problème, il n'est pas le seul, pas le plus important non plus.Mais, cela ne veut pas dire que je ne voterai pas «oui» au référendum.¦ Vf » m -i ill! \"L'industrie aérospatiale canadienne prend son envol ici QOO ;x Ü >k: ik.'fro L y ¦\u201c Les DC-10, alignés à l'aéroport international S de Los Angeles, m montrent avec fierté.'1 leurs ailes fabriquées S au Canada.m ¦ ' ¦ vers 114 pays autour du monde.mobiliser.On a publié, côte à côte, On est pas des trous de cul de Marie Tel lier et le Gilbraltar littéraire que représente Gauvreau.Les deux doivent être connus, et je ne cracherai jamais sur un non-écrivain ou un patenteux.A la fin, la revue avait pas mal fait le tour de son jardin, de telle sorte qu elle était moins ressentie comme une nécessité.Elle ne pouvait que se répéter C'est dans ce cadre que le schisme est apparu.En fait il y a eu deux Parti pris, reflet de deux tendances bien représentées encore aujourd'hui dans la société québécoise.La tendance «nationali-taire» \u2014 nationalisme d'un peuple qui veut se libérer «socialiste internationaliste».Moi j'étais pour la décolonisation d'abord et pour le socialisme ensuite.L'autre groupe considérait la décolonisation comme une chose secondaire.Ils disaient qu'on ne changeait rien en remplaçant les capitalistes anglais par des capitalistes autochtones, ce qui est faux à tous égards.A la fin un clan a dit: «Si l'autre reste, je pars.» La revue est tombée.Le grand mérite de Parti pris reste d'avoir «dédouané le nationalisme à gauche», pour reprendre l'expression de Gérard Pelletier.Trudeau et sa revue représentaient le nationalisme comme étant automatiquement fasciste, automatiquement autoritaire, automatiquement brimeur des libertés individuelles.On a démontré, et le P.Q.continue à le faire, qu'il pouvait être ouvert et démocratique.De toute manière, et c'est une des grandes ironies de l'histoire récente du Québec, ce sont les fédéralistes qui ont vicfé les droits de I homme avec la Loi des mesures de guerre, et ce sont les nationalistes qui ont été mis en prison sans mandat, sans causé et sans jamais être amenés devant un tribunal.Plus de 65 compagnies aériennes autour du globe utilisent actuellement des DC-10 et des DC-9.Ils transportent annuellement plus de 161 millions de passagers dans 557 villes et 114 pays.Les ailes de tous ces avions de type DC, actuellement en service ont été fabriquées ici même au Canada, à l'usine McDonnell Douglas Canada de l'aéroport international de Toronto.Les Canadiens ont ainsi donné des ailes à plus de 1,100 avions.Il y a 15 ans, McDonnell Douglas a su reconnaître le talent canadien.et a su entrevoir les grandes possibilités d\u2019une association canado-américaine dans le domaine aérospatial.Depuis lors, des dizaines de milliers de travailleurs canadiens de talent ont participé activement aux grandes réalisations de McDonnell Douglas.Ainsi, d'un océan à l'autre, des firmes canadiennes ont été à la hauteur: elles ont rempli avec succès des contrats de McDonnell Douglas totalisant plus de $1.2 milliard.C'est là une fiche de projets réalisés qui rend justice aux promesses que s'étaient faits Américains et Canadiens.Il est maintenant permis d'entrevoir avec confiance un avenir prometteur, un avenir où l'industrie aérospatiale canadienne aura une place de choix dans le processus de fabrication de matériel aérospatial McDonnell Douglas.et la tendance MCDONNEU-L.DOUGL.AS CANADA Toronto AMF, Ontario L5P 1B7 FINIS LES PROBLEMES QUOTIDIENS DE DENTIERS 6, 58 V NADA iff 107 TIMBRES 10 * M&h, Canada 6 CANADA\u2014 l~j * \u2019V \"asigfe ZJTI Le Coussinet Snug les retient fermement pendant des semaines, en tout confort.Adieu crèmes cl poudres salissantes! 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Et les bombes venaient donner à ce pari une réalité éclatante.C'est vers le même moment que j'ai rencontré ceux qui allaient devenir les collaborateurs de la revue Nous découvrions que nous n'étions pas seuls.Et, ce qui nous réunissait, c'était une '¦ en m ¦ am mon ¦ 1 'v;*S ¦;RH^ » 1\u2019 une .B PIERRE MAHED: écrivain me sen- tout a ne, mais aussi parce qu'il m'apparaissait comme le plus cohérent, le plus progressiste, avec un système philosophique bien articulé.J'avais été, dans le contexte religieux des années 50 au Québec, un enfant pieux, le futur prêtre de la famille.Puis à 15 ans, après la mort de ma mère, j'ai perdu la foi et me suis trouvé en proie à une espèce d'angoisse métaphysique.La question ontologique m'obsédait: qu'est-ce que l'homme?qu'est-ce que le monde?qu'est-çe qu'on fout sur cette planète?L'athéisme humaniste de Sartre est venu m'apprendre à vivre avec ces questions, à assumer l'angoisse.Mes articles de Parti pris sont marqués par l'influence des idées de Sartre, et même de son style.Mon engagement intellectuel avait Au moment de la fondation de Parti pris, je sortais à peine de l'université et des collèges classiques, un monde idéologique en retard sur la réalité d'ici, qui retardait elle-même de beaucoup sur la réalité occidentale contemporaine: l'enseignement de la philosophie se ramenait presque exclusivement à saint Thomas d'Aquin; en littérature, le XVIIIe siècle n'existait même pas.Alors, pendant que nos professeurs déliraient, on s'est mis à lire tout seuls; ma génération en est une d'autodidactes.Moi, je lisais l'Express et me passionnais pour la guerre d'Algérie, dévorais Sartre, Fanon, Camus, les surréalistes.C'est Sartre qui m'avait le plus influencé, peut-être d'abord parce qu'il était ici l'auteur le plus interdit, considéré comme le diable en person- C'était romantique, bien sûr, et globalise et absolutiste.Une histoire de poètes, avec un côté visionnaire, utopiste.Nous exigions pour tout de suite ce qui allait être le programme sociopolitique de deux générations: l'indé- propre modèle théorique et pratique, par transfusion d'apports extérieurs, certes, mais quelque chose qui reflète notre situation historique particulière.Aussi la cohabitation des différentes théories et stratégies était-elle dynamique, en constant travail en vue d'opérer une nouvelle synthèse conceptuelle et pratique.Les contradictions me paraissent donc tout à fait normales.D'ailleurs, la principale influence de Parti pris s'est exercée dans la façon de poser les problèmes.Nous avons contribué à diffuser l'approche marxiste au Québec en facilitant la lecture des textes marxistes dans et hors de la revue.Il se créait des noyaux d'abonnés, principalement à travers la province, qui étaient aussi des clubs de lecture et de discussion.J'ai produit beaucoup de textes dans la revue.C'était réellement là l'essentiel de mon activité.A l'époque je terminais ma philo à l'université de Montréal.Par après, j'ai fait un peu d'enseignement avant de devenir traducteur à l'Hydro-Québec.A l'automne 1966, j'étais à Paris, avec Jean-Marc Piotte.Pour deux ans: un séjour d'études.Mon dernier texte, paru à la fin de 1966, marque une première rupture avec la revue.Il avait été assez fortement critiqué par le groupe d'alors, considérablement élargi, on le sait, à partir de l'automne 1966.Ma perception de la réalité se transformait peu à peu.Des faits nouveaux m'obligeaient à tout reconsidérer.Ainsi l'on disait, à l'époque, que les Trudeau et Pelletier bord le dégagement d'un front national de libération; puis la volonté de pousser jusqu'au bout l'entreprise de laïcisation amorcée par la révolution tranquille; enfin, la définition d'une certaine ligne idéologique (théorie et action) qui s'est révélée être électivement la théorie marxiste.Les manifestes étaient le forum où l'on réexaminait, chaque année, la cohérence idéologique.Un rédacteur s'en chargeait mais, jusqu'à la rédaction finale, le groupe se réunissait et endossait ou refaisait le manifeste.Les réunions démarraient vers le printemps pour se poursuivre tout l'été Le succès des premiers numéros nous a tous pris par surprise.J'explique ça par un effet de conjoncture: nous avons condensé une problématique qui tardait à se faire jour.D'abord le fruit d'une conjoncture, la revue Parti pris est disparue avec elle.Je vois comme des tentatives de résurrection dans Presque-Amêrique puis Chroniques.Dans une certaine mesure.Entre autre par leur volonté de poursuivre le travail d'interprétation marxiste et d'articuler le combat révolutionnaire.Parti pris était-il marxiste?Oui: de déclaration, de recherche et de volonté.Je trouve peu significatif de vouloir fixer la proportion entre son nationalisme et son marxisme.Ce qui me paraît important, c'est qu'il y avait à la revue une volonté révolutionnaire axée sur une libération nationale se transformant en révolution socialiste, conformément à certains scénarios du tiers monde.Mais nous devions créer notre ¦ -fl m \u2022 PAULCHAMBERLANB: écrivain et animateur principaux textes de synthèse.En réalité ces textes véhiculaient beaucoup les axes de pensée du groupe, nous étions de simples formulateurs, avec des éléments personnels évidemment.Les autres nous lisaient, nous critiquaient et souvent nous faisaient modifier certains passages.Tout normalement.Nous avions conscience de faire oeuvre commune.La relecture des numéros de Parti pris peut être trompeuse si l'on oublie que le centre de gravité des différents champs théoriques et pratiques qui se côtoyaient à la revue était la décolonisation du Québec.Dans cette optique, on pouvait passer d'un «code» à l'autre (de Marx à Jacques Berque, par exemple).Sans trop de grincement.Surtout que nous visions plusieurs cibles à la fois.D'a- Dans sa cristallisation, Parti pris a été un phénomène de génération.Certains fondateurs auraient peut-être pu faire leur chemin dans les revues déjà existantes.Mais la rupture idéologique, avec Cité libre notamment, était trop radicale.C'est surtout la nécessité d'un collectif, d'un travail de groupe qui a engendré Parti pris.Et, dans les faits, le groupe a exercé un charisme certain.Cela explique même que les divergences idéologiques des trois premières années ne soient pas devenues des points d'opposition insurmontables.Je n'avais pas de fonction définie, j'était polyvalent, comme tout le monde.Je participais au travail de conception, de mise en forme, au choix des thèmes et des collaborateurs.Certains d'entre nous étaient les auteurs des 78- 7 octobre 1978 Même s\u2019il s\u2019agit d\u2019une blague pendance, la laïcisation, le socialisme, tout ce que ça implique: la baie de la révolution.Nous étions quinze ans James, les subventions aux compagnies d'avance; tout cela commence à peine de papier, les voyages de ministres aux à se passer aujourd\u2019hui.\tEtats-Unis, les promesses pour l'Otan, et L'esprit est prompt, mais l'Histoire, le reste: le Québec doit devenir un pays elle, n'avance qu'à petit pas.D'ailleurs, comme les autres, avec un bon gouver-à Parti pris, on avait découvert dès la nement comme les autres.C'est ça la deuxième année la marge entre le dire politique, c'est ça la réalité, et le faire, et on commençait à parler de Alors moi, j'aime mieux m'occuper stratégie.Nous avons vite affirmé que d'autre chose.Et quand on me dit qu'il la révolution, non, ça n'était pas pour n'y a rien d'autre, je réponds que je ne -tout Je-suite, ci qu-H-v/y avuil pl u> pu à vfs que polir et par le\u201d rien d'autre, appuyer la nouvelle bourgeoisie, la Utopie, étymologiquement, ça veut classe montante, René Lévesque et la dire «nulle part».Je cherche à changer gauche du parti libéral qui ne pourrait la vie, ma vie, à sortir des rôles, des faire autrement que d'assumer l'idée structures, de la posssession, du pou-d'indépendance.\tvoir, des interdits.Je crois qu'il faut Il restait à faire un long chemin réinventer l'homme.C'est toute la politique pour réaliser ce rêve, ce civilisation occidentale, l'ordre indus-Québec que nous avions entrevu, que triel, la culture rationaliste-scientifique, nous avions dit On a milité au R.I.N., la politique impérialiste qui arrivent au P.S.Q., au Mouvement laïque, et aujourd'hui à leur fin.Avec la fin du finalement au P.Q.: il n'y avait que ça à Moyen-Age canadien-français nous a-faire.Quant à moi, je ne pouvais pas vons vécu une petite fin du monde; les m'y faire.Les luttes d influence qui prochaines années nous en promettent sévissent dans un parti politique, les une à l'échelle planétaire.Ce qui combines, les jeux du pouvoir, le importe encore cette fois-ci, c'est de marketing électoral.non, franche- préparer l'avenir, de projeter le nou-ment, la politique n est pas mon «bag».veau monde qui n'est encore qu'une Je ne renie rien de ce que j'ai écrit, et utopie.J'essaie d'abord de rester fidèle qu'on va d'ailleurs rééditer bientôt, à ce mouvement qui, il y a quinze ans, Mais, en 68, j'étais d'avis de cesser la nous faisait refuser une «réalité» appa-publication de la revue: nous avions dit remment inébranlable, au nom d'un ce oue nous avions à dire.\trêve de révolution.Je dis encore que le Ce temps de fulgurance est aujour- «réalisme»est un vaste mensonge, que d'hui révolu.Aujourd'hui, c'est le temps tout cela achève, que le tigre en papier de la réalisation politique, avec ses va s'autodétruire, et que point déjà la réalités, ses compromis.Il faut que lumière d'un Sge nouveau, dans les cette étape soit menée à terme, avec yeux d'hommes nouveaux.¦i %*:yv .k: ' J ¦ $ Y Y fisggj » J » A 1)111) Dl 111 I W'-'S r .& m > fi.as?MJ L-Yî S® R m ! \\\\ V, m i : m & - ¦Y'.' - : Y MM ¦ ¦ ïèfe mi B :¦ '¦ IZTi-iY B] II Ik} 'k' 'A ¦T ' : m i-: V V .A #T:_ 1 % 'i ell iPaRi [ïjëfcl el celui [ëlTëfcielce] ggggggggg Hacienda -1 couleur mm g g g \u20220 lëTç U» [«Hlilt 1 lilhlll .; 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Heureusement que je ne rencontre pas cet énergumène tous les jours à la taverne car j'entrerais dans les A.A.ou je ferais ma promesse lacordaire! D'abord il me tutoie, alors qu'il est plus jeune que moi; et il entretient le plus profond mépris à l'égard des journalistes.Le seul qui trouve grâce à ses yeux, c'est Claude Ryan.\u2014\tLui, au moins, il est honnête, ajoute-t-il, chaque fois qu'il prononce son nom.\u2014\tAvec la face qu'il a, il n'a pas beaucoup le choix! C'est invariablement mon commentaire.Il plisse alors les lèvres, me regarde avec dédain et nous restons quatre ou cinq minutes sans nous adresser la parole.Comme il sait que je déteste le sel dans la bière, il ne manque pas d'en saupoudrer un peu dans la mienne en faisant mine de se tromper de verre.Pendant ce rituel devenu coutumier, je me demandai pourquoi l'acquisition par le Gouvernement du Québec du Manoir de Pointe-Bleue, au Domaine de l'Estérel, le chicotait à ce point.Cet achat lui semblait aussi effrayant que si les péquistes venaient de se procurer un arsenal atomique.Une fois calmé, je déposai mon verre avec fracas sur la table afin d'indiquer à mon interlocuteur que j'étais prêt à reprendre la conversation.\u2014\tje ne vois pas pourquoi le gouvernement n'aurait pas le droit d'acheter un manoir, dis-je sur le ton le plus neutre.Ottawa a bien acheté Canadair, des compagnies d'aviation, des traversiez, des intérêts dans des compagnies de pétrole, sans compter un sauna pour son Premier ministre! \u2014\tOttawa achète pour le bien public, tandis que le Gouvernement du Québec ne pense qu'à son référendum.Toi, tu t'en fiches, il ne t'arrivera rien, mais moi, je ne suis pas séparatiste! \u2014\tEn qualité de journaliste, je ne dois afficher aucune opinion politique.\u2014\tPeuf! Plaçant avec rage l'index sous son oeil, il en découvrit le blanc qui était d'ailleurs fortement teinté de rouge.Je ne sais ce qui me retint de l'envoyer au diable et d'aller m'asseoir à une autre table.Une certaine curiosité journalistique, je suppose! Il s'envoya dans le gosier une bonne gorgée de bière, pointa le menton contre sa poitrine jusqu'à ce qu'un rot sonore le secoue de la tête aux pieds.Le séisme parut le rasséréner.\u2014\tTrois cent mille piastres! Quand je pense que c'est avec mes taxes qu'ils ont acheté cette propriété-là! Je ne pouvais croire que le prix le scandalisait, lui qui trouve toujours que les gouvernements n'en font pas assez.\u2014\tQui te dit que tu n'en profiteras pas un jour?ajoutai-je sans me douter ie moins du monde de l'orage que j'allais déclencher.Il me regarda avec incrédulité et abattit son poing sur la table.Heureusement que les verres étaient déjà à demi vides car nous perdions du coup au moins la moitié de notre bière.\tt \u2014\tComme ça, c'est bien ce que je pensais: les péquistes ont acheté le Manoir de Pointe-bleue pour nous enfermer! \u2014\tHein?Où diable a-t-il pêché pareille histoire?\u2014\tPourquoi t'enfermerait-il là?D'après ce que j'ai lu dans les journaux, le manoir sera réservé aux vieillards qui demandent des soins particuliers.T'es encore loin de la retraite.\u2014\tLes journaux, ils sont tous séparatistes.Ce n'est pas ce qu'on a dit à Radio-Canada.Au téléjournal, ils ont révélé que le manoir recevrait des personnes en «perte d'autonomie».\u2014\tC'est rien que le nouveau nom que les fonctionnaires ont trouvé pour les p'tits vieux et les p'tites vieilles qui ont de la misère à se traîner.\u2014\tAie! Aïe! tu feras accroire ça à d'autres! Des personnes «en perte d'autonomie», c'est du monde qui était pour le P.Q.et qui reviennent du bord du fédéral.Les péquistes vont nous enfermer jusqu'à ce qu'on soit prêt à voter oui à leur référendum! C'était à mon tour de le regarder avec incrédulité.\u2014\tVeux-tu que je te le prouve?Je fis signe que oui.Se penchant vers moi, il ajouta sur le ton le plus grave: «Pourquoi penses-tu que les péquistes ont acheté le manoir précisément la semaine où les sondages annonçaient qu'il y a maintenant presque 80 p.c.des Québécois en «perte d'autonomie»?Les Laurentides, c'est dans le nord, comme la Sibérie! Cap-de-la-Madololne \"Monsieur Tapis Enrg.495 rue 3arkolf 379-2630 Charles bourg Claude Michaud Inc.8335 Place Henri-Bourassa 626-2977 Des ch en es Claude Inc.1545 Jean-Talon 626-0171 Les Tissus de Charlesbourg Inc.4545-1st Avenue 623-2385 Charny *J.P.Fillon Inc.496-18lh Rue 832-2956 Chicoutimi Pedneault et Lapointe Enrg.801 rueAlmo 545-2981 \u2018Tissus Tapis Mme Roy 1159 Boul.Talbot 549-5673 Chomedey 'La Société des Tapis du Quebec 1282 boul.Labelle 687-0671 Chute aux Outardes Sylvain Beaulieu Inc 138 Route 567-2251 Contrecoeur Rosaire Jacques 495 Lajeunesse 786-2233 Disraeli Janel Toupin Inc.310 rue Laurier 449-2841 La Salle \"Couvre-Plancher Lasalle Inc.1110 Dollard 366-5330 Montreal Floor Covering 2019 Lapierre 365-1652 Laval Jean Louis Laforest Cont.79-I8th Avenue 669-4694 Valiquette Liée 476 des Laurentides 667-6150 Louisevllle 'Claude Gosselin 671 rue Denis 228-2817 Monsieur Tapis Enrg.237 St-Laurent 228-3919 Lyster 'Couvre-Plancher Pal 121 des Bouleaux 623-2478 Maniwakl 'Ameublement Branchaud Furniture Inc.Sortie Nord 449-2610 Montréal Montreal Floor Covering 15 Bernard est 273-9983 'Robert Tapis Prelart 4577 St-Laurent 845-1520 'Roy et Fils 3399 Métropolitain Sept-lles Decoration L.Ross Inc.685 boul.Lavre 962-6981 725-4754 New Richmond J.A Cormier 392-5262 Thetford Mines \u2018Lucien Coulure & Fils Inc.818 Boul.Smith 338-2113 Tracy Bernard Farley 4400 Chemin St-Rock 743-6978 Trois-Rivières 'Monsieur Tapis Enrg.4210 Boul.des Forges 379-5077 Val Brillant D Amour Décoration Enr.742-3736 Val-D'Or \u2018Courchesne & Lafleur Inc.902-3ième Avenue 824-9657 Valteytield Tapis G.R.L.Inc 195 Montcalm 373-1683 Dollard des Ormeaux \u2018C'est Si Beau Inc.4597 boul.Des Sources 683-6641 Notre-Dame des Laurentides Rembourrage C.Boisvert Inc.1660Boul.Talbot 849-8919 Dolbeau Meuble R.Trembley Liée 1480 boul.Walbere 276-5406 Drummondville Armoires et Tapis Laferte Ltee 1650 boul.Lemire 478-2582 Tapis Aube Inc.682 Côté 472-5456 Farnham Tapis Rainville Inc.405 Meigs N.293-5661 Granby Centre du Tapis Granby 725 Denison 0 .378-1282 Haute-Rive Haute-Rive Terrazo Liée 303 de Puyjalon 589-5723 Nouvelle Lavoie et Fils 794-2296 Paspèblac Centre du Tapis Enr 752-5114 Ptessisville Maison du Prelart 1715 Avenue St-Louis 362-7712 Pont-Vlau Montreal Floor Covering 175 Boul.Concorde 663-9870 Port Alfred Roland Marquis Liée 1271 Blvd.de la Baie 544-2742 Québec La Cie Paquet Liée 480 Blvd.Chares! est 524-5121 Vlctorlavllle J.E.C.Giroux 9 Giroux 758-1555 Michel Demers Enr.53 St-Jean Baptiste 752-9965 \"Boutique du couvre-plancher J La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Oliver Etes-vous végétarien?je reçois parfois des lettres qui me laissent songeuse.«J'ai décidé de devenir végétarien.S'il vous plaît, envoyez-moi de recettes», dit l'une d'elles.Et je me demande si la personne qui écrit ces lignes mesure bien toute raîîcedU'SliârigcMiciii i- propose d'apporter à son alimentation, «je ne saurais vivre sans une abondante portion de viande chaque jour», assure une autre lettre.Et je m'inquiète tout autant de ce correspondant que du premier.Il est vrai, comme le proclament les tenants du végétarisme pur, ou végétalisme, qu'un régime sans viande, ni oeufs, ni produits laitiers peut nous assurer tous les éléments nutritifs dont nous avons besoin, y compris les protéines.Mais ce régime doit alors être soigneusement équilibré et comporter d'importantes quantités de céréales et de légumes secs.Certains végétariens, qui négligent l'apport de ces aliments, abîment sérieusement leur santé.D'autre part, une trop grande consommation de viande peut aussi nous être nuisible.Les nutritionnistes sont unanimes là-dessus: nous, Nord-Américains, mangeons trop de viande.Si vous envisagez de renoncer complètement à la viande, de grâce, ne le faites-pas sans vous bien renseigner sur la question.Il existe, sur le végétarisme, des ouvrages spécialisés.Donnez-vous la peine de les étudier afin de pouvoir agencer convenablement votre nouveau régime et, surtout, ne pas priver votre organisme d'éléments nutritifs qui lui sont essentiels.Vous opterez peut-être, d'ailleurs, pour ce végétarisme moins draconien qui défend de toucher à la chair des animaux mais permet d'en consommer les dérivés: lait, fromage, oeufs Je ne suis pas végétarienne et n'ai pas l'intention de le devenir.Mais il m'arrive, fréquemment, de préparer des plats sans viande dont je suis fi ère et qui ont l'heur de plaire à mes convives; je vous en offre ici quelques-uns.Que tous les plats maigres soient insipides, c'est un préjugé.Un bon cuisinier peut en créer beaucoup d'absolument délicieux.m i m 1 % ;¦ -, .1, « i -?.m i gfegS /jjri £53 :*\u2022' 3 g&3 r< -s.?Ï.¦*.jfii gg la garniture, et rouler le tout de façon à complètement enfermer le riz.Râper ou couper finement 4 tasses de chou.Le mettre dans la poêle déjà utilisée pour les champignons.Ajouter la sauce tomate, le jus de citron, la cassonade, 1 tasse d'eau, Vi cuil.à thé de sel et V* de cuil.à thé de poivre et cuire à feu bas, en brassant pour bien mêler le tout.Chauffer jusqu'à ébullition, baisser le feu et ajouter les petits rouleaux farcis.Couvrir et faire mijoter, 25 minutes ou jusqu'à ce que les rouleaux soient bien chauds.(3 ou 6 portions) 'A tasse d'eau % de cuil.à thé de sel Va de cuil.à thé de poivre 1 petite feuille de laurier, émiettée 1\tpincée de clou de girofle en poudre 2\tcuil.à table de persil haché 6 oeufs Vi tasse de chapelure fine 2 cuil.à table de margarine, fondue Va de tasse de cheddar fort, râpé Cuire le riz selon les indications sur son emballage.Préparer la sauce pendant la cuisson du riz.Pour ce faire, chauffer 2 cuil.à table de margarine, dans une casserole moyenne.Ajouter l'oignon et le piment vert et cuire ces légumes 3 minutes, en brassant.Saupoudrer de la farine, bien mêler et retirer du feu.Ajouter les tomates, l'eau, le sel, le poivre, le laurier et le clou de girofle et cuire, en brassant, jusqu'à ce que la sauce bouille et soit épaisse et lisse.Ajouter le persil.Chauffer le four à 350°F.Beurrer un plat Vi cuil.à thé de sel Va de cuil.à thé de poivre Faire cuire le riz selon les indications sur son emballage.Chauffer l'huile dans une grande poêle épaisse qui ne soit pas en fonte noire.Y cuire les champignons et l'oignon 3 minutes, en brassant.Retirer du feu.Ajouter le sel assaisonné.Va de cuil.à thé de poivre, la marjolaine et le riz.Bien mêler.Retirer le coeur du chou et verser de l'eau bouillante dans la cavité ainsi formée; laisser reposer jusqu'à ce que les feuilles extérieures du chou se détachent facilement.Choisir six de ces feuilles, parmi les plus grandes, les mettre dans un bol et les couvrir d'eau bouillante; les laisser tremper jusqu'à ce qu'elles soient suffisamment ramollies pour se rouler aisément.Ajouter le parmesan au riz et répartir également le mélange sur les feuilles de chou.Replier les côtés des feuilles, sur CHOU FARCI (notre photo) Vi tasse de riz brun 2 cuil.à table d'huile à cuisson 1 chopine (Va livre) de champignons, tranchés 1 oignon moyen, haché finement 1V4 cuil.à thé de sel assaisonné Va de cuil.à thé de poivre 'h cuil.à thé de feuilles de marjolaine séchées 1 gros chou Va de tasse de parmesan râpé t boîte de 14 onces de sauce tomate 1 cuil.à table de jus de citron Va de tasse de cassonade 1 tasse d'eau OEUFS ET RIZ EN CASSEROLE 1\ttasse de riz brun 2\tcuil.à table de margarine V* de tasse d'oignon finement Haché V* de tasse de piment vert haché 2 cuil.à table de farine 1 boîte de 19 onces de tomates 22 - 7 octobre 1978 La cigarette la plus douce que nous ayons jamais faite.Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l\u2019usage - éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette-Filtre King Size et Filtre Régulière: goudrons 5 mg, nie.0.4 mg.à cuire de 12 x 7 x 1 Vi pouces.Etendre le riz cuit dans le plat.Faire six creux, dans le riz, avec le dos d'une grande cuillère et casser un oeuf dans chacun.Recouvrir le tout de la sauce tomate.\u2014MêieriaxSiapeiare-et 2 cuilrà lubie de margarine fondue, en brassant délicatement, à la fourchette.Ajouter le cheddar, mêler délicatement et parsemer les oeufs du mélange.Cuire au four, 20 minutes ou jusqu'à ce que les oeufs soient cuits comme vous les aimez.Servir immédiatement.(6 portions) 3 tasses de lait écrémé en poudre reconstitué Bien brosser les pommes de terre et les cuire, sans les peler, dans de l'eau bouillante salée, pour qu elles soient tout juste tendres.I AS égoutter en___ conservant leur eau de cuisson.Peler les pommes et les couper en dés.Chauffer la margarine ou l'huile, dans une grande casserole.Ajouter le céleri et l'oignon et cuire 3 minutes, à feu doux et en brassant.Ajouter le maïs, les cubes de pommes de terre, VA cuil.à thé de sel, le basilic, le persil et le poivre.Couvrir et cuire 5 minutes, à feu doux.Ajouter, en brassant, le lait et 1 Vi tasse d'eau de cuisson des pommes de terre; remplacer ce qui pourrait manquer de cette dernière par de l'eau du robinet.Continuer la cuisson, à feu doux et en brassant souvent, jusqu'à ce que la soupe soit bien chaude.La mettre dans des bols et servir.(6 portions) RAGOÛT DE LENTILLES ET D'ORGE 16 livre de lentilles sèches 4 tasses d'eau du robinet ou d'eau de cuisson de légumes 1\ttasse d'orge perlée 2\tcuil.à table d'huile à cuisson 2 gros oignons, en dés 2 grosses carottes, pelées et coupées en dés 2 pommes de terre, pelées et coupées en dés 1 tasse de céleri en dés 16 tasse de navet en dés 1\tboîte de 28 onces de tomates 2\tcuil.à thé de sel Va de cuil.à thé de poivre 16 cuil.à thé de feuilles de thym séchées 1\tpetite feuille de laurier Mettre les lentilles dans une casserole et les couvrir des 4 tasses d'eau mentionnées.Chauffer jusqu'à ébullition et laisser bouillir 2 minutes.Retirer du feu et laisser reposer 1 heure.Rincer l'orge à l'eau froide courante.Chauffer l'huile dans une grande casserole ou cocotte épaisse.Ajouter l'oignon et le cuire 3 minutes, en brassant.Ajouter les lentilles et leur eau, ainsi que tous les autres ingrédients.Chauffer jusqu'à ébullition, baisser le feu, couvrir et faire mijoter, 2\theures ou jusqu'à ce que tous les éléments du plat soient tendres.Brasser souvent, pendant la cuisson, et ajouter de l'eau si cela est nécessaire pour empêcher la préparation d'attacher, à l'ustensile.(Le mélange doit être épais puisqu'il s'agit d'un ragoût et non d'une soupe.) Servir avec du pain croûté et une salade.(6 portions) OEUFS ET SPAGHETTI Va de tasse de margarine 16 tasse d'oignon haché 1 boîte de 10 onces de champignons en morceaux Vi de tasse de farine 3 tasses de lait écrémé en poudre reconstitué 1 cube de concentré de bouillon de poulet (facultatif) 1 Vi cuil.à thé de sel Va de cuil.à thé de poivre 'h cuil.à thé de paprika 6 oeufs durs, hachés 1 paquet de 11 onces de macédoine de légumes congelée 1 cuil.à table de persil haché 1 paquet de 16 onces de spaghetti 1 tasse de fromage Colby, râpé Faire fondre la margarine dans une grande casserole.Ajouter l'oignon, ainsi que les champignons et leur liquide de conserve; cuire, à feu vif, jusqu'à ce que tout le liquide soit évaporé.Baisser alors le feu et continuer la cuisson jusqu'à ce que les champignons soient légèrement brunis.Saupoudrer de la farine et bien mêler.Retirer du feu et ajouter le lait, d'un trait et en mêlant bien.Continuer la cuisson, à feu moyen et en brassant constamment, jusqu'à ce que la sauce bouille et soit épaisse et lisse.Ajouter le cube de bouillon, le sel, le poivre et le paprika et brasser jusqu'à ce que le cube soit dissous.Ajouter les oeufs, la macédoine, qu'il n'est pas nécessaire de dégeler au préalable, et le persil.Garder le mélange chaud.Chauffer le four à 350°F.Beurrer un plat à cuire de 13 x 9x 2 pouces.Cuire le spaghetti 7 minutes, dans une abondante quantité d'eau bouillante salée.L'égoutter et le mettre dans le plat beurré.Verser le mélange aux oeufs sur le spaghetti et parsemer le tout du fromage.Cuire au four, 30 minutes ou jusqu'à ce que le plat soit très chaud et le fromage fondu.(8 portions)» CH AU DR ÉE DE MAÏS 3 pommes de terre moyennes 2 cuil.à table de margarine ou d'huile à cuisson 1 tasse de céleri haché 1 petit oignon, haché 1 boîte de 12 onces de mais en grains entiers 1\tVi cuil.à thé de sel Vi cuil.à thé de feuilles de basilic séchées 2\tcuil.à table de persil haché Va de cuil.à thé de poivre 7 octobre 1978 - 23 V:-' W Craven A\", la marque de cigarettes douces qui inspire le plus de confiance au Canada, présente la Craven A' Special Mild:.une cigarette très ddücë qui offre le bon goût et la qualité exceptionnelle du produit original ¦ ¦ % S .ft B Fï - ê rvj »*\u2022*:¦/**/ CZsîC*/*/ îf \u2022\u2022 i\\»% * 6^.;\t\u2022T-rv?.^- I> » c«\\ < ' 5 S: ; ï O te S; U.' ¦ N O 5 ¦I! m \\ / (l! Î.V.' if s fc,______ s > , A #e 1 / Cri ' ¦ ! il tv' *5* m w sa 0Ê2 i Si .- ë* $ ' W-i$& ' Un prestigieux écrin de cuir véritable Votre pièce de $100 en or 22 carats, 1978, x accompagnée d'un certificat numéroté et ¦V, -ïvïfl ¦ .V .signé par le directeur de la Monnaie royale canadienne \u2014attestant qu\u2019il s'agit d'une authentique pièce canadienne de $ 100 en or 22 carats, ayant cours légal, et autorisée par le Gouvernement canadien \u2014vous parviendra dans un prestigieux écrin de cuir véritable doublé de suédine bleue lui-même glissé dans un élégant étui.C'est un cadeau vraiment mémorable à offrir aux êtres qui vous sont les plus chers.m .mi i * ¦ >s9gmm E ik ^asi \u2022j n si \u2022 ¦ ¦ A \"SE Monnaie royale Royal Canadian canadienne Mint RETOURNER A: Monnaie royale canadienne Ca>v postale 4 V, Succursale A .Ottawa.Ontario.Canada KIN SV.5 Veuillez me faire parvenir .piccc,\u2018«\u2018 de S100 en or tQtei 22 carats 19'.S Lvx bernaches .vmisv.s' par le Gouvernement canadien, a S150 tCan ' l umte s.'Taxe provinciale idans les provinccsoù elle est applicable! S.Total * Provinces s.u l.i taxe ne s applique pas i P E .Quebec.Alberta.T-N O \u201e Yukon No d\u2019exemption de taxe de vente_____________________________ MODALITÉS DE PAIEMENT (cochez la case appropriée) U Vous trouverez U-inclus un cheque visé ou un mandat, a l'ordre de la Monnaie royale canadienne OU Veuillez porter a mon compte de D Master Charge Le numéro de la carte de crédit Date d'expiration de la carte Signature\u2014_________________ - Charges.Visa L_ American Express J Lvscommandes seront remplies dans l'ordre de leur date de reception, lusqu'n concurrence de 200,000 pièces émises II faut allouer six semaines pour laits raisin Toute commande doit être postée avant le 1er décembre 1978.Ce bon de commande est valide au Canada et aux Etats-Unis seulement iLa commande doit être signée pour être valide) Ville.Province.-Code postal CF-92 "]
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